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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
vendredi 9 janvier 1942
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1942-01-09, Collections de BAnQ.

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“Le Canada est une nation souve* raine et ne peut avec docilité accepter de la Grande-Bretagne^ ou des États-Unis, ou de qui que ce soit d’autre, l’attitude qu’il lui faut prendre envers le monde.Le premier devoir de loyalisme d'un Canadien n’est pas envers le Commonwealth britannique des nations, mais envers le Canada et son roi, et ceux qui contestent cec* rendent, à mon avis, un mauvais service au Commonwealth.” iis-x-jt» Lord TWEEDSMUIR LE DEVOI Montréal, vendredi 9 janvier 1942 «IDACTION ET ADMINISTRATION 430 EST.NOTRI-DAMI MONTREAL TOUS LIS SERVICES TELEPHONE t BEIair 3361* Dircctcwr-sérint .Ctorfei PELLETIER FAIS CE QUE DOIS Rédacteur an chat t Omn HEROUX SOIRS, DIMANCHES ET FETES Administration I BEIan 3361 Rédaction i BEIan 2984 Gérant > BEiair 3361 Leningrad et Sébastopol libérés des Allemands (Lireen page 3) M.Claxton et le mot “conscription” Quelq ues remarques en marge d'un discours prononcé devant le "Canadian Club" de London, Ont.-La bigarrure des races au Canada - Nos "devoirs" envers la France Le député de la circonscription montréalaise de Saint-1 Laurent et Saint-Georges, M.Brooke Claxton, homme sympathique, au demeurant libéral aussi bon teint que peut l’être jamais un ex-président du Reform Club, est allé faire un discours devant le Canadian Club de la ville races qu’aucun autre pays, a-t-il dir.Le Canada est au-jeurd hui moins anglo-saxon que les Etats-Unis.Dans ma propre circonscription, un bureau de l’enregistrement national, installé au soubassement d’une église grecque, a reçu, dans la même salle, les déclarations de gens qui parque Les raisons des échecs anglais en Malaisie de London, quelque part en Ontario.H a parlé de la laient vingt-deux langues différentes.Nous disions guerre, de nos buts de guerre — sans chercher à les définir, en demandant simplement qu’on les définisse; mais qui donc le pourrait?—; il a aussi parlé de la conscription.lier l’affirme et il y élait: je n’y étais pas et pour cause.Mais, comme me le faisait observer un camarade, cette facétie esl vieille comme le monde; nos yrands-pères la racontaient déjà à nos pères; et ils la tenaient eux-mêmes des leurs.9-1-42 L* D.Bloc-notes c’était la tour de Babel, mais je crois vraiment que, dans un concours à propos de la confusion des sons de voix, i D® qui r ce oui est tout i fair HW,H r n ; ‘f.vraie tour à «té de cela, eût simplement donné | Le Ca/utrfa publie ce matin, dans, r ., „ .I n ,0Ut * .d actua'lte “ePuls scrutin Gallup 1 impression de n ctre pas plus qu une solitaire boite a sa- sa dernière page, une dépêche de Grande-Bretagne, si puissante qu elle soit, ne peut etre von dans Hyde Park.” MM.Eden et Attlee les expliquent; «t lord Moyne assure que les Alliés reprendront vite le dessus — Avantages russes et gains britanniques, en Europe et en Afrique du Nord — La capitale du caoutchouc brut serait-elle aux mains des Japonais?— Les Etats-Unis, l’Angleterre et l’avenir Pourquoi un plébiscite?C’est un ministère d’union que veulent nos conscriptionnistes Si elle o des échecs en Maloisie et en Extrême-Orient, ce n'est pas parce que la Grande-Bretagne a été négligente dans l'organisation de la défense des postes et des places qu'elle y tient.C'est parce que la Québec de la C.P.(Presse cana , - , , , .(tienne).On y annonce que le rai- fctant donne la mosaïque de races qu est la population du nistère de l’Instrucüon publique Canada, n’est-ce pas en prêchant à tous un patriotisme en le leur enseignant, que l’on pourrait espérer les voit le mieux s’entendre, tomber d’a>cord?dont la Preste et quelques autres feuilles à syndicated fea tares (y compris les funnies) nous ont récemment entretenus.M.Claxton, homme sérieux et, s’il le faut répéter, émi- ** '.»• f** nemment sympathique, a prononcé un discours dont !c s ’ P en tnt canac ;in-ton, par le fond et par la forme, dépassait certes le niveau ^ csp^rer lcs vou lc , .du meilleur des tunnies.Le Star montréalais a donné de ' v T* ' Paft0Ut P°Ur ^ dU Canada Uur patrie nOU‘ cette causerie un long compte rendu, par son correspon- i Vell°’ qU °n lcUr CnSe,8ne Un Patr,otlsme canadien, inten-dant de London ou par un envoyé spécial qu’il avait dépêché là bas.A propos de conscription, M, Claxton a dit qu il n en faut plus parler sous cette désignation, que le mot de conscription doit être banni de notte vocabulaire: Je déteste ce mot, non pas parce que je veux être subtil, mais parce qu’il est devenu un symbole, plutôt deux symboles, et les symboles sont des puissances de forces émotives.Chez certains Canadiens, la conscription, c’est le svmbole de l’effort de guerre total; chez d’autres Canadiens, qui ont un amour aussi profond de leur pays que les autres, le mot de conscription est symbole de domination de race.” Et dans le reste de son discours, il semble que M.Clax ton veut la conscription — s’entend la conscription mili- sement, essentiellement canadien, et l’on aura chance de les voir devenir de vrais Canadiens.SENTIMENT ET DEVOIR A L’ENDROIT DE LA FRANCE Ce patriotisme canadien, n’est-ce pas, à la vérité, dans le Canada français qu’il s’est surtout manifesté jusqu’à présent.M.Claxton n’a pu s’empêcher d’y fait*, allusion.Lui-même Montréalais de vieille date, ayant eu l’occasion fréquente de rencontrer des Canadiens français, il a pu se i rendre compte du sentiment qu’ils ont dans le coeur pour le Canada, pays qui n’est pas pour eux simple patrie d’adoption ou de passage.Voici ce que M.Claxton a dit de notre genre de patriotis-taire des Canadiens pour service mditaire en debo^s du ! Nous autrcs Canaciief>s toutes races, nous Canada — à la condition que l’on ne l’atmclle pas con^ deV°"S, nOUS, raPPeler.yir maximum, ou dé-su art y demeurer, aura droit-à un renouvellenient,de son iiail aux mêmes tenues et conditions, à moins qu it s agisse d'iiu bail pour une période déterminée" de moins de trois mois pourvu qu'il signifie at; locateur un avis de renouvellement dans le temps prescrit.Ot avis, dans le cas 1 un bail de semaine eu semaine, doit être donné dans les deux Jours suivant la réception d’un avis de quitter les lieux; dans le cas d'un bail d’année en année dans les trente itiurs suivant la réception d'un avis de quitter les lieux; dans le eus d’un bail de mois en mois ou de tout autre bail qui n’est pas pour une période déterminée, dans les dix jours suivant la réception de l’avis de quitter tes lieux; dans le cas d’un bail pour une période déterminée d’au moins trois mois mais inférieure à six mois, dans les dix jours suivant la réception d’un avis de quitter les lieux ou d’une demande de renouvellement.(2) Même s’il donne un avis de renouvellement un locataire d’un logement n’aura pas droit au renouvellement de son bail si l’avis de quitter les lieux lui a été remis et s’il est prouvé que le locataire et à défaut du paiement de son loyer, qu’il ne prend pas un soin raison- I nable de la propriété ou autre-i aient viole les conditions de son I bail; si le locateur requiert le loge-| ment pour “lui-même ou pour son i parent, ou son enfant ou pour qui-j conque demeure habituellement avec lui comme membre de sa | famille ou pour toute personne qu’il emploie” ou qu'il requiert nos session du logement dans le but d’effectuer des modifications importantes de le subdiviser ou de le convertir en lieux d’affaires, ou que le locateur a de bonne foi conclu un accord en vue de la vente du logement aux termes duquel il a consenti de donner possession | du logement évacué à l’acheteur; ou s’il est prouvé que le changement de locataire sera dans l’intérêt des autres locataires.(3) Un locataire ayant signé un bail pour une période déterminée de trois mois ou plus, et qui n’a pas reçu d’avis de quitter les lieux ni une demande de renouvellement et qui n’a pas donné un avis de renouvellement, a le droit de demeurer dans le logement.La période de location ainsi créée, en l’absence de toute autre entente sera régie par la loi de la province concernée.Un avis de quitter un logement sera exécuté si le locateur de bonne foi a conclu un accord en vue I de la vente de la propriété aux ! termes duquel il a consenti de don-j ner possession de Timmeuble évacué à l’acheteur.A cet effet, cependant, l’ordonnance prévoit toute évasion aux règlements au moyen d’un accord de vente fictif; dans lequel les versements pourraient constituer un loyer supérieur au loyer maximum autorisé.Quelle que S soit la forme de l’accord de vente, un comité des loyers “peut déclarer qu’un tel accord est en substance un bail” et peut rejeter la demande.Un avis de quitler les lieux signifié par le locateur avant le 30 décembre 1941, et qui n’est pas suivi d’un avis de renouvellement, ou d’une évocation de fait avant cette date, n’aura aucun effet à moins que le locateur ne satisfasse la Cour quant à l’existence d’une ou plusieurs circonstances spéciale?énumérées par la Commission; ou que, de bonne foi, il a loué Tim-meuble commercial ou le logement à un autre locataire avant la date exécutoire de l’ordonnance.Tous les baux sont censés être modifiés en autant qu’il est nécessaire pour donner effet aux dispositions de cette ordonnance.En ce qui concerne les propriétés commerciales il y a certaines raisons additionnelles qui militent en faveur de variations de loyer ou de terminaison de baux.Par exemple, on permettra certaines variations dans les cas où les loyers sont établis d’après le chiffrés d’affaires.Et un locataire qui transige des affaires non prévues lors de la signature du bail, peut être la cause justifiant la terminaison du bail.La Société d'études techniques de Sorel La Société d’études techniques de Sorel vient de s’affilier à l’Association canadienne-française pour l’avancement des sciences, ce qui porte à 42 les filiales de cette association.La Société d’études techniques comprend surtout des techniciens de la Sorel Industrie Ltd.Cette société a pour but de promouvoir l’étude technique.Le conseil pour Tannée courante est le suivant: président, M, Marcel Charron, à qui on doit la fondation de la société; vice-président,, M.Bernard Binette; secrétaire-trésorier, M.Maurice Levasseur; conseillers: MM.Marcel-A.Corbeil, Paul Clou-thier et Walter Delaincy, qui se j trouve en même temps chef du ' comité de publicité.Son Eminence félicite le R.P.Goyer, S.S.S.Québec, le 25 octobre 1941 Révérend et cher Père, Je viens, après tout le monde, vous féliciter de vos deux recueils de radio-causeries.Mais il me faut en tout cas vous remercier de votre double hommage, et je le fais volontiers.Car après avoir entendu quelques-unes de vos causeries, et en les relisant, j’en éprouve aussi vivement la doctrine nuancée, le souffle de zèle, le style alerte.Des citations heureuses, des statistiques, des traits, démontrent une érudition qui allège la théorie et la rend plus prenante.Us ont été d’abord de pénétrants discours, ces chapitres de votre ouvrage, ils peuvent être maintenant d'utiles lectures au foyer.Je souhaiterais qu aux veillées d'hiver on les iicoute lire à haute voix ou tour de la table de famille, La icu nesse.eu particulier, i/ trouverait pour ses cas de conscience de sapes solutions, et pour sa foi'nation psv-chologico-morale des principe> nutritifs et féconds.Que le Seigneur bénisse votre apostolat par lo parole et par la plumeî Que les Ames en soient saisies! Et que le règne du Christ-Roi.Dieu de TlniHiat istie, s’étende ainsi et s’approfondisse parmi nous! Avec mes fidèles sentiments en Noire-Seigneur et Marie Immaculée, J.M R, VILLENEUVE, O.M l.Archevêque de Québec.On se procure les deux ouvrages 'ours pur Son Eminence: "Sois Fort”, .50s; "Sois Tempérant”, ,05s, •"> cents «le plus par la poste, à la Librairie du Devoir, 430 est, rue Noire-Dame, Montréal.Lettres au "Devoir' Nom.no publiant quo let leHres signets tu dts communications accompagnées d'uno Uttrt signée avec adresse authentique.Le “Oevnir" ne prend pat la responta ilité de ce qui parait sous cette rubrique.Architecture et maison canadienne A MM.Albert Alain et Lotus Dupire, le Devoir.Je désire vous féliciler d’avoir souligné, — en journalistes sérieux — fexcelk-nle idée de notre pré mier ministre, au sujet de la maison canadienne.Fuis v,us me permettrez d’y aller de mes propos et de mes suggestions.Je veux faire ma petite part.Si quelques-une de ces idées sont bonnes, utilise/.-les à votre gré.Unissons-nous autour de cette idée.Emboîtons le pas.Continuons dans ce sens.Cela est constructif et dynamique.Donc, nous sommes cent pour cent pour la realisation d’un “projet de concours d’architecture en vue de la création d’un type d’habitation pour le Canada français’.Unissons nos efforts pour cette cause.La bonne volonté est riche chez nous.Messieurs, avec tact, faites votre part pour canaliser cette force.Les premiers volontaires seront obscurs, mais ils en auront d’autant plus de mérite.Us seront tes frères, à plus d'un titre, de ces bâtisseurs des églises gothi ques pendant le moyen âge.Nous avons toutes les raisons d’agir ainsi.La these est évidente.Notre admiration du type de la maison canadienne est raisonnable et devra toujours Tètre.Cette jouissance n’est pas d’un dilettantisme égoïste, “Montrons-nous tels que nous somme.»"! Voilà un mot d’ordre riche de signification, qu’il faut frapper et enfoncer dans le cerveau de nos compatriotes.Scion le mot de M.Emile Faguet, dans son “Art de Lire ' (p.33); “ce qui nous fait sortir de la vie où nous sommes, c’est l’architecture et la musique".Voilà un moyen tout indiqué pour nous sortir de l’étau du conformisme, du conventionalisme, du snobisme, de la médiocrité satisfaite: indices d’anémie dans notre vie, dans notre esprit.Notre vaillant compatriote, Olivar Asselin, a flagellé ces défauts en juge consciencieux de sa tâche.L’art architectonique peut donner libre cours à Texcep-tiounel.Le champ est donc vaste pour l’originalité, pour Tesnrit d’initiative basé, — dans notre cas,— sur du bon goût français.Nous sommes des nord-américains farouchement libres; de la race des coureurs des bais, mais devenus des sédentaires policés.Selon nos origines, notre histoire, notre religion, notre géographie et notre culture, nous marquerons nos oeuvres architecturales.— la maison canadienne, — de Tempreinte de notre personnalité.Notre admiration raisonnable nous fera respecter le type de la maison canadienne.Toutefois, il est évident que nous n’évoluons pas dans un conservatisme “gelé”.“Dans la voie du progrès, de la perfection, qui n’avance pas recule”, dit îaint Augustin.Alors quelque?adaptations a notre temps apporteront à l’antique demeure des cachets nuancés.Selon notre mentalité moderne et contemporaine, ce la rendra le home plus complet, plus confortable.Vous avez parlé de plans et modèles dessinés par notre distingue compatriote, feu Xoulun Uauchon.Eh bien, je crois que le bien commun des Canadiens français exige que ces précieux modèles soient pub'iés et mis a prolit.Que nos architectes s’en inspirent largement.Maintenant, pour coopérer au ' projet, je me permets de faire que1-ques suggestions.SOYONS PRATIQUES.Le projet de concours, surtout, ne doit pas intéresser seule- i ment le groupe des architectes et | des artistes, mais aussi tous les compatriotes, tous les groupes des | gen-, de chez nous.Pour que tous j ces groupes travaillent pour la fin ; mentionnée ci-oessus, il est d’abso- j lue nécessité d’employer le grand 1 moyen de l'instruction, de Tense»- i gnement.Ainsi, je puis énuméré?’ i une foule de moyens d'instruction.Reportages de journaux et tribunes libres.Conférences, discours, interviews d architectes et spécialistes.Programmes radiophoniques pour f’aiie aimer, et pour embellir davantage le foyer canadien: cadres servant à la description détaillée du type.Discussions ou cercles d'étude dans les ecoles des beaux-ar!s, dans les forums ou agoras afin d’in-tensifier le mouvement.Etudes spécialisées et chaire spéciale.Expositions de plans, modèles et devis dans musées, bibliothèques et écoles à divers degrés.Enfin ce qui n'est pas audacieux: directives désintéressées d'un ministère.du Tourisme (du domaine de Tave-nir!> Messieurs les journalistes, — pour y revenir, — faites-nous le reportage de vos propres observations et de vos questionnaires faits auprès de nos bonnes gens, sur les différentes classes de maisons que vous aurez vues au cours de vos voyages à travers le pays.Analyse! les défauts et les qualités, critiquez indiquez ameliorations a apporter.Votre bon goût vous en dira beaucoup.Ce sera intéressant de lire ces différentes opinions, ou ces points de vue.Une puis grande lumière se fera sur le sujet.Il faut surtout être guidé parties artistes compétents.Donc qu'on demande souvent à nos architecte?d’exprimer leurs opinions, de donner leurs conseils, de répondre aux questions des amateurs.Je sais qu’lia le feront avec plaisir.Qu’un dessin ou une photographie illustre souvent cet article mi cette série d'articles.Que les beaux suppléments de nos journaux soient quelque peu utilisés à nous découvrir le foyer canadien.li n’existe pas de monopole de Tesnrit.Les oeuvres du domaine de Tesprit ne sont lias limitées à une personnalité.Aussi une fraternelle émulation pourra régner parmi les compatriotes qui parti- 5 ciperont au concours du type de la | maison canadienne.L'AUTEUR PREFERE DES ENFANTS MAXINE nous revient dans MICHE UN PETIT GARS DE COUTANCE5 magnifique valu e ce 1 j0 page., illustré avec soin, couverture en couleurs Prix: (exemplaire $0.50; par la pc^te $0.60 Maxine a le don a adopter au roman les mille détails de la Petite Histoire Dans MICHE" elle nous reporte aux dernières années cie la conquête Le héros évolue dons le cadre historioue de ia rivière Etchemin et de la ville de Québec ou contact des .Abénaquis dont il apprécié la loyauté et 'e dévouement.Les enfunîs feront leurs deiiees de ces pages vivantes étayées sur la vérité historique Ajoutons que l'ouvrage est magnifiquement illustre et que sa toilette attrayante le fait rechercher comme Tétrenne idéale SERVICE DE LIBRAIRIE DU “DEVOIR’’ Enfin, je crois qu’il importe dv faire la remarque suivante: De grâce, n'exploitons pas ce beau projet de concours pour des lins de réclame Dans ce domaine de notre architecture, évitons ce qui sent la publicité a outrance.Une telle fui, — qui ne doit être qu’un moyen, ne serait pas digue de notre race, dont la mission en Amérique n’est pas la recherche du veau d'or, mais la garde du flambeau de Tesprit.Sur ce continent, montrons par nos faits et gestes oue nous savons, comme race, conserver la hiérarchie ou l'échelle des valeurs.MM.les journalistes, parce que voir, mettez votre plume au service d'une si noble cause, je vous applaudis, je vous encourage.Donc, allez-y à fond de train.Revenez souvent à la charge.Par nos efforts eonceités, le mouvement devrait devenir entraînant.Il aura pris une jolie enverguie lorsqu’H se concrétisera d’une manière générale dans notre patrie.Jean LEFRANC Autorail à gazogène Première liaison tunisienne par ce mode de troction Tunis.— L’amiral Esteva a quitté Tunis, pour le Kef.importante ville de garnison proche de Tunis, dans un autorail à gazogène, inaugurant ainsi la première liaison ferroviaire tunisienne par ce mode de traction.L'adaptation du gazogene à la voie ferrée est due à Tin*énieur Lang, chef de cabinet technique de l’amiral Esteva.Chargé, en mai et juin 1941, d’une mission en Afrique du Nord, il étudia à fond te problème de l'application du gazogène dans le Maghreb et équipa plusieurs centrales électriques limes par gazogène, notam-' ment celle d Oudjda.Il adapta ensuite le gazogène à Taulorail.Le véhicule utilisé en Tunisie est long de 42 mètres et peut emporter 129 personnes.H est muni de 2 moteurs Diesel montés sur boggies, un à l'avant, l'autre a l'arrière et synchronisés par tubulures.Les moteurs sont équipés de 4 gazogènes pouvant utiliser indifféremment le charbon de bois ou Tanlhracite-Après essais le véhicule atteint la vitesse de 120 k!ms à l’heure.L’autorail avec remorque pèse environ 150 tonnes.Sur les 200 klms séparant Tunis du Kef, le trajet dura i quatre heures, mais à chaque gare i Tan iral prenait contact avec les : populations de ia région agricole : traversée par la voie.Accueilli au Kef avec les honneurs militaires, le résident général se rendit au contrôle civil où, s’adressant aux Français et aux Tunisiens, il leur demanda de poursuivre leur oeuvre dans l’union des coeurs et des esprits sous Tégide du maréchal pour que la France et Temoire continuent à jouer leur rôle dans le monde.En auto, le résident général visita ensuite un centre de colonisation et un centre industriel proche de la frontière algérienne; il visita les mines de plomb et de zinc mises en service en février puis la centrale électrique.Après le déjeuner à Kef, l’amiral Esteva visita plusieurs autres localités puis regagna Tunis par le même autorail à gazogene.Avez-vous besoin de bons livres?Adressez-vous au Service de Librairie du "DEVOIR", 430 rue No-t'« Dame (est), Montréal.CETTE ANNONCE FAIT PARTIE D’UNE SERIE D’EXPOSES DE FAITS SUR LA SITUATION DE L'INDUSTRIE DES BRASSERIES DANS LA PROVINCE DE QUEBEC.Si les Brasseries disparaissaient, quelles taxes paieriez-vous?# La bière répond à la demande de la majorité des citoyens.Et c’est justement parce que ce produit jouit de la faveur générale que l’Industrie des Brasseries occupe, même au point de vue social, une place de premier plan.Un autre fait s’impose à votre attention et vous concerne personnellement: dans la structure financière de la Cité, de la Province, du Pays entier, l’apport des Brasseries est considérable.Sans cet apport, que ferions-nous?Que cette industrie disparaisse ou s’affaiblisse, et nous devrons remplacer par nos propres deniers les fonds dont serait immédiatement privé le trésor public.Pas un seul citoyen n’échappe au réseau immense des taxes.Avocats, notaires, médecins, professeurs, commis, ouvriers, cultivateurs, hommes et femmes de toute condition, doivent y aller de leur tribut.Sur chaque objet acheté, chaque dépense encourue, chaque enveloppe de salaire, chaque dollar de revenu, ils donnent une part à l’Etat.Mais chacun de nous paierait bien davantage si l’Industrie des Brasseries n’était pas là pour alléger notre fardeau.Que d’autres contributions indirectes vont, par ce même canal, aider à la gestion des affaires publiques: par les salaires à ses employés, son appui tangible aux oeuvres de bienfaisance, ses fonds de pension, ses assurances en maladie et autres dons gratuits, l’Industrie des Brasseries fournit, par voie détournée, des taxes qui, autrement, retomberaient sur chacun de nous.De grâce, ne jugez pas à la légère .Pensez-y à deux fois avant d’être complices de la grave erreur qui consisterait à attribuer aux Brasseries des torts imaginaires et à amoindrir ou même détruire leur action salutaire.Dès sa fondation par Jean Talon, en lees’1’, cette industrie s’est identifiée avec la vie économique de la province de Québec.A l’heure actuelle, elle nous est plus utile, plus nécessaire que jamais, puisque les obligations financières de la nation sont beaucoup plus lourdes.*C’est avec la sanction du Gouvernement et dans un but de Tempérance que l’Intendant Talon fonda la première Brasserie canadienne.Brewers Industrial Foundation of Canada [ Pour léitiférer de façon intelligente, il faut d'al»ord savoir que Tolmervunce de la loi repose | avant tout sur la conviction et te Ihu» sen*.Autrement, lu loi restera lettre morte, J Lfc UtVUIK, MUlStKtAL, VCINU^CUI > JAINVlCIV IVI l.’ V»>-»I«IU /\/%A\l
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