Le devoir, 24 janvier 1942, samedi 24 janvier 1942
“Le Canada eat une nation souveraine et ne peut avec docilité accepter de la Grande-Bretagne, ou des Êtata-Unis, ou de qui que ce soit d’autre, l’attitude qu’il lui faut prendre envers le monde.Le premier devoir de loyalisme d’un Canadien n’est paa envers le Commonwealth britannique des nations, mais envers le Canada et son roi, et ceux qui contestent ceci rendent, à mon avis, un mauvais service au Commonwealth.” m-x-yn Lord TWEEDSMUIR DEVOIR Montréal, samedi 24 {anvler 1942 RKDACTION IT ADMINISTRATION 410 1ST, NOTRI.DAMK MONTRIAl TOUS LIS SIRVICU TILIPHONIi 1161* Dir«cttHr-g«r*nt i Georges PELLETIER FAIS CE QUE DOIS Rédacteur es chef s Orner HEROUX SOIRS, DIMANCHES ET FETES Administration t BEIfir ?36l Rédaction « BElair 2.934 Gérant i BEIalr 3361 es députés libéraux approuvent le plébiscite (Lireen page 3) Les mobiles des Deux-Cents Lr mouvement dit Total War Noif, lancé par un fausse et embarrassante posture des délègues au Comité îroupe de Toronto, les Deux-Cent», comme on les appelle, excutif.Dès mon arrivée à Toronto, une semaine plus tôt continue son agitation.Né vers le temps où M.Mcighen que la réunion, des politiciens se trémoussaient a ce sujet.'' jd.ce ttroupe Coup monté?De toute évidence.Les délégués de 1 Uuest Le gouvernement le plébiscite en King transformera-t-il vote de confiance?annonçait sa campagne électorale de York-Sud, ce groupe Ç pour but d’inquiéter l’opinion publique, de crcer.un ourant en faveur d’un prétendu gouvernement d union, lont M.King ne voudrait et ne saurait être, si M.Meighen en était.Or M.Meighen est le poulain des Deux-Cents.Au fond, ce que veulent avant tout les Deux-Cents, c est de contraindre M.King à s’en aller.Un régime Meighen, dans les circonstances présentes, serait le péril le plus sérieux, tant pour le pays que pour l’idée canadienne.On a dit de M.Meighen qu il est homme de talent.De talent moyen et de caractère froidement déterminé.On n’a jamais vu qu’il fût homme de jugement sûr.Il a l’esprit tourné vers le colonialisme le plus abject, il est fermé à tout ce qui n’est pas cela, il ne saurait con cevoit un Canada libre de toute attache.Pour lui, le Cana da fut, il est, il doit rester irrémédiablement et à tout jamais colonie de la Couronne.Or c est un tel homme politique que les Deux-Cents veulent imposer à la direction de nos affaires, à Ottawa.Le jour où cela arriverait marquerait l’une des dates les plus néfastes de l’histoire du Canada.Par trois fois la masse des électeurs ont rejeté déjà, — en 1921, en 1 925, en 1926.— la direction politique de M.Meighen.En 1927, son propre parti la cassé aux gages, si l’on peut dire.Parce qu’il fut en 1917 commis à l’exécution de la politique de contrainte du régime Borden, faudrait-il qu’il revînt à la surface, en 1 942, reprendre une tâche analogue?C’est cela que veulent les Deux-Cents.Ils n’ont pas le choix de l’instrument.JIs prennent celui qui déjà servit aux unionistes de 1917; celui qui, du témoignage même de sir Robert Borden dans ses Mémoires ment d Canada à la réunion de l’exécutif votèrent contre ce mouvement organisé de A à Z.Rien de personnel ne les a fait agir ainsi.Leur dégoût et leur mépris ont eu pour cause la manière dont l’affaire fut préparée.Leur cri de guerre, ce fut; “Meighen ou te chaos".Et, en tant que délégué de l’Ouest, je persiste à croire que c’est le chaos.’’ La Free Press de Winnipeg, journal ultra-loyaliste et qui sera dès après demain conscriptionniste, sans doute, comme elle le fut en 1917-1918, rappelle cette lettre de M.R.-C.Smith sur le dernier congrès tory d’Ottawa et ajoute; “Ivre de son succès, la clique de Toronto.ainsi que l’appelle M.Smith, ce groupe d’cgocentristes (self-seekers), ainsi que les a désignés la Financial Post (Note du Devoir.Cet hebdomadaire fait aujourd’hui cause commune avec eux.ou du moins s’est rallié à eux, ainsi qu’en témoigne le périodique McLean's), cette clique aspire à de nouvelles conquêtes.Pourquoi ne pas forcer 1a route du gouvernement fédéral pout M.Meighen, cambrioler la porte du ministère pour l’installer en place, avec ses amis?Alors, la clique aurait dans la maison des affidés farcis d’idées raisonnables pour tout ce cjui a trait aux impôts sur les profits exagérés, à la surveillance indue des affaires privées, à de trop grands égards envers les syndicats ouvriers, à un tas d’autres sujets sur lesquels ces messieurs croient de leur droit absolu de dicter l’orientation de la politique canadienne” (Free Press, 12 janvier 1942).¥ Ÿ * Dans sa formidable lettre sur la conscription, lettre adressée au Globe-Mail, que celui-ci n’a pas publiée, et qui rience qu’en 1942 ou 1943 un nouveau gouvernement, sous la ! Meighen, conclut ainsi de judicieuses reflexions, apres direction de M.Meighen, aigri au maximum par sa série ay°'( signalé qu il peut y avoir de violents différends d’insuccès sans égale depuis 1921, nous conduisît jus- ù opinion à propos du service obligatoire pour outre-qu’aux confins de la guerre civile, sinon plus avant?met: Pcut douter qu ils.existeraient si 1 urgence d?Les Deux-Cents et les parrains de M.Meighen à la la situation était claire.Supposons qu’ils existent, qu’ils direction du parti tory ont pris la plus terrible respensa- régionaux: ._____ i.;i* rnironr H avant rpf hnmmr VOtfC pFCOCCUpitl' ne sc pourrait-il pas pour le moins que I biiité envers le pays, quand ils mirent d’avant cet homme i votre préoccupation sur un sujet qui ne s'impose point qu ils eussent dû laisser dans sa demi-retraite du Sénat.Présentement t.enne a ce que vous! le G/obe-Ma./Jpartage-! Quds furent et restent leurs motifs d’agir comme ils le nez avec des gens de votre region une hostilité de fond et ! font?qui entre dans les idées de la “cilê-jardin" fondée par le révérend Père d’Auteuil Pic hard.S.J., M.An-dmte Gosselin et Me Ferland).Voici donc ce qui ni’rivait valu (d'après mon journal^ le premier prix du concours provincial de l'Association des marchands détailiants de la province.(J’ai d'ailleurs regu $2â seulement au lieu de $100), On a prétendu que j’èlais trop instruil pour lutter de force égale avec les autres concurrents.Le concours était sous les auspices de la Presse.Voici donc le poulet en question: “En rêvant.“Décidément, je n’y suis pas du tout, cet après-midi.Du haut de sa chaire sculptée, notre professeur de philosophie développe à soixante-trois tètes attentives ou rêveuses la première des thèses sur la propriété.Moi, j’ai aujourd'hui l’esprit à l'école buissonnière et, il y a là, dans ce coin de fenêtre, pour favoriser mon escapade, un gentil nuage blanc qui m'attire.Oui, gracieuse écharpe de fumée, emporte dans tes plis mon imagination de vingt ans avide d'air pur et d'espace.".Ouf! me voilà déposé brusquement à terre.Mais, que vois-je?.Ce paysage connu! Tu ne me là mes nua-de me Espagne, hâteaux qui croulent tout d'un coup, mais qui sont, par contre, si merveilleux!.Et pourtant.ce n’est pas si mal, ici, et même, si j'étais un étranger, je trouverais ce coin vraiment délicieux! Ces bois rêveurs qui se peu Un amendement conservateur La situation politique devient de plus en plus corsée OTTAWA, 24 (D.N.C.) — La situation politique : devient de plus en plus corsée.On apprend que selon toute probabilité le parti conservateur proposera un amendement à l'adresse en répanse au discours du ; trône.Cet amendement serait rédigé à peu près comme suit: "Cette Chambre regrette que le gouvernement VOTE DE CONFIANCE ?La question qui se pose ici est de savoir si le gouvernement transformera le plébiscite en vote de confiance.A la Chambre des Communes, cela va de soi, le vote ait l'intention de tenir un plébiscite, au sujet du service sur l'amendement conservateur ou tout autre amende-obligatoire pour outre-mer".ment ou sous-amendement, sera interprété comme un Si l'amendement conservateur est ainsi rédigé, >1 vote de confiance.Mais le plébiscite lui-même sera-dénature les intentions immédiates du gouvernement, j t-j| considéré comme tel par le ministère?En d'autres Celui-ci ne posera probablement pas la question de termes le gouvernement démissionnera-t-il si l'électeur la conscription dans la formule du plébiscite.Il demon- refuse de le délier de ses engagements électoraux anti-dera simplement d'être relevé de ses engagements ! cemsaiptionnistes, ou le gouvernement loissera-t-il ¦ 1 entière liberté à l'électeur de se prononcer comme il l'entendra sur cette question?anticonscriptionmstes.M.OSCAR DROUIN A OTTAWA M.Oscar Drouin, ministre des Terres et Forêts dans le cabinet provincial, a tait une visite-surprise à Ottawa, hier.Il a assisté à la séance de la Chambre hier après-midi accompagné du ministre de la Justice, M.Louis Saint-Laurent.Cette visite a été provoquée, à ce qu'on a appris, par la nouvelle politique du gouve*-nement libéral, nouvelle politique qui modifie la situation dans Québec-Est, où M.Drouin agit comme organisateur en chef de M.Saint-Laurent.A LUNDI Hier, en réponse à une question d'un journaliste, un ministre aurait dit que si le résultat du plébiscita était négatif le gouvernement n'imposerait pas la conscription.C'est un point de vue.Il faudra attendre les précisions que le premier ministre donnera-dans son discours de lundi pour être définitivement fixé là-dessus.client avec tendresse sur ce coque?village, ce village lui-même pain-\ , , .tant dans le ciel bleu sa flèche., rcnt P^pncle de leurs auteurs).h.Collections d’objets anciens, accompagnées de notes et de commentaires.(Ces collections demeu- Ces motifs sont nombreux.Il n’y en a guère de défendables.Dans l’ensemble, ils sont condamnables.Les Deux-Cents et les parrains de la candidature de M.Meighen aux Communes mettent d’avant l’intérêt de la démocratie.C’est à rire.M.Meighen démocrate?La démocratie sert de prétexte, ici, M.Meighen est tout ce que l’on voudra, sauf démocrate.Un colonial n’est jamais un démocrate.Ce que M.Meighen veut, au fond, c’est le maintien ou le rétablissement des liens les plus étroits qui existèrent jadis entre le Canada et la Grande-Bretagne.Liens dénoués à renouer?Cela ne saurait se faire de notre res maisonnettes accueillantes et ces champs d’orge nuire ne donnent-ils pas un tableau exquis de calme et de grâce?"A la vue de ces maisons bien canadiennes, canadiennes par le site où elles se blottissent, canadiennes par tes matériaux dont elles sont construites, je me sur- inconsciente, à l’endroit d’un groupe éloigne, qu’incons ciemment aussi vous êtes disposé à irriter et dont vous vous imaginez que l’opinion sur le point que vous débattez heurte de front la vôtre?” En d’autres termes, et moins poliment enveloppés, cela signifie que, de l'avis même du colonel Biggar, le Globe-Mail, organe de choix des Deux-Cents, leur sonneur d’alarme autant que leur clairon de ralliement, est mû,: prends à caresser ce rêve de posté-et eux avec lui, par un violent sentiment d’animosité dct\unjour, moi aussi, une maison envers le groupe canadien-français en particulier.^"Ètre^iriétaire! Quel rêve! Notre clement accepte en bloc la participation active i t\pcir une maison bien à soi, c’est-au conflit; il verse sans barguigner les impôts de guerre | à-dire attendre la fin du mois sans même les plus lourds; il souscrit aux emprunts sa quote-1 la crainte angoissante de l’appari- ___________ , .part: il fournit aux armées un grand nombre de combat-[ f'071 "ponctuelle'’ d’un proprio ré- temps.Nous ne devons pas retourner au colonialisme.| tantSt —sa proportion à tout le moins—; il obéit sans but'butif venant réclamer son dà, s ^ sv v C — ._ _ _ _- ê — ._ .2 a IL 4 A JfX 1 *->rs_ ' • ' • * •• • .nn Ptifin up nns pnnnnîi au enfin, ne pas connaître "l’êcheance”, cette épée de Damoclès sans cesse suspendue sur la tête pauvre locataire.On se rappelle la fameuse réponse de M.Meighen à 1 ap-1 récriminer au service obligatoire pour la défense territo-pel de Lloyd-George sur le point de lancer la Grande-Breta-1 naie (ju Canada.Et tout cela ne compte pour rien aux s gne dans un conflit armé entre la Grèce et la Turquie.yCux des Deux-Cents.Les Canadiens français s'opposent du pi lors de l’incident de Tchanak (septembre 1922).Jèeodi/, au service obligatoire pour outre mer; donc il faut le leur1 “Etre propriétaire! Quel reve! age, ready", dit alors M.Meighen, chef de 1 opposition imposer en vitesse, les forcer à l’avaler.Qui voudra le faire Avoir une maison bien à soi, c’est-tory fédérale.Lloyd-George demandait l'aide du Canada.sans consultation populaire et.s'il le faut, par simple H punir un coquet “chez-soi ’ M.Meighen, devançant le chef du gouvernement cana arrêté ministériel?Ceneserapas.ee ne doit pas être (I lin jardin potager et dien élu depuis quelques mois à la direction du pays, s'ex-;M.King.Ce sera M.Meighen.Il la fait jadis, il recom- j de^urbulent^bmnbins ^rcuoes'rt clama au nom du Canada qu’il ne dirigeait plus et ne menccra.Et voilà le troisième motif d’un grand nombre : jouflus.' représentait point: “Nous sommes avec vous”.La menace j des Deux-Cents.Motif antinational, motif de rancune.El je de guerre s’éloigna de nous, en partie grâce à M.King, et ; motif sordide?Qu importe! Ces gens du Québec, on leur parce que le Canada ne répondit point à Lloyd-George montra™ Hpr-rlW «„»! .e, i- a.j.— comme celui-ci l’aurait voulu.M.Meighen, ridicule, rentra dans l’ombre, avec son affublement jingo-colonial On voit qu’il y a place pour des travaux fort intéressants.(Le concours se terminera le 1er mai prochain).Nous souhaitons à cette belle initiative plein succès.Au dernier concours général organisé à Montréal sous les auspices de l’A.C.J.G.certains concurrents acadiens présentèrent, on le sait, des travaux remarquables.O.H.Mise à contribution des réfugiés L’Australie comme d’ailleurs le Canada donne asile, depuis le début de la guerre, à pas mal de ré- La Free Press écrit qu’en août 1941 les ventes de détail au Canada furent de 42.4 pour cent supérieures à celles du mois d’août 1939, c’cst-à-dire du mois qui a précédé le commencement de la présents guerre.Aux Etats-Unis aussi, 11 y a pareille augmentation mais elle n’est, dans leur cas, que de 38.8%; pour le mois d’octobre, dans les deux pays, il y avait encore augmentation, pins faible cependant, de 34.1% au Canada et 22.5% aux Etats-Unis.Ces chiffres indiquent donc que la participation à la guerre a été pour le Canada un adjuvant plus fort pour son commerce de détail que df- simples préparations de défense ne l’ont été pour le commerce de détail aux Etats-Unis.Et la Free Press conclut: Ces chiffres dans les deux pays nous avertissent de ta nécessité d'adopter des fugics venus d’un peu tous les pays mesures qui décourageront la dé-d’Europe.Elle en compte même pense faite sur une telle échelle.Cette fois encore, il s’était montré tel qu’il fut, tel qu’il est et restera: colonial jusqu’au trognon, adversaire d’un libre choix pour le Canada, homme public prêt à écarter le sentiment national, à l’ignorer même, en temps de guerre plus encore qu’en temps de paix.Le premier motif des Deux-Cents donc, c'est de mettre au pouvoir un adversaire de ce qui est saine démocratie, sain canadianisme.On en trouve une nouvelle preuve dans le fait qu'en train de sommer le ministère King de consentir à l'application d'un régime de contrainte aux jeunes Canadiens, M.Meighen s'oppose violemment, avec ses tenants, à toute consultation préalable du peuple, tant par plébiscite que par voie d’élections générales, sous prétexte d’urgence immédiate.C’est ce qu’il a fait hier encore, à York-Sud (voir la Gazette du 23, première page).Cet homme, un démocrate?A peu près autant qu’Hitler.Celui-ci, du moins, ne cache point son jeu d’autocrate.Hitler est le dictateur arrivé; Meighen est l’aspirant-dic-tateur en marche.Et c’est pour le mener au but de son ambition que les Deux-Cents l’ont pris au Sénat et hissé sur leurs épaules.Us veulent pour lui et pour eux la dictature.Ce serait Meighen contre Hitler, comme ils ont accepté Staline contre Hitler.Un goû.effarant de pouvoir absolu les anime, pourvu que le dictateur soit de leur choix: Meighen.* ¥ * Premier de leurs motifs, donc; appétit de la dictature montrera derechef quel est le maître du Canada, puisqu’ils paraissent l’avoir oublié.Si c’est Hitler, le maître, en Allemagne, ici, ce sera Meighen.44 * * Le seul mobile avouable des Deux-Cents, celui des plus honnêtes d entre eux, — et combien en rallie-t-il?-—• c’est une sorte de patriotisme dont l’objet n’est pas le Canada en tant que Canada mais en tant que partie de l’Empire; un patriotisme qui s’ingénie à placer l’Empire au-dessus du Canada.Ces gens, — et certains autres avec j eux, qui ne sont pas encore résolument conscriptionnistes, mais dérivent vers cette politique, — oublient les paroles retentissantes autant que sensées de lord Tweedsmuir.citées tous les jours en tête du Devoir et d’après lesquelles le premier devoir d un Canadien est envers le Canada, “pas envers le Commonwealth britannique des nations".Ces paroles, les a-t-on reprochées, en milieux ultra-loyalistes, au plus Canadien de nos vice-rois”, ainsi que l’a dit heureusement un autre remarquable Canadien, M.Ernest Lapointe! La formule de lord Tweedsmuir, c’est pourtant 1 expression même de la vérité la plus haute.Si tout 1?monde s’y tenait, au pays, il n’y aurait ici ni le colonial M.Meighen, ni les réactionnaires Deux-Cents, ni les fougueusement jingos Globe & Mail, Gazette et autres feuilles de politique rétrograde.Le sentiment patriotique est des plus louables, à la condition de correspondre à la réalité, de ne pas sc centrer sur un pays, une nation qui, si admirables, si respeciables soient-ils.ne sauraient être, ne sont pas la vraie, l’unique patrie des Canadiens.Un Canadien n’a d’autre allégeance qu’envers le Canada.Pourtant, ces temps-ci.ne voit-on point des gens s'imaginer, croire.continuais ainsi dans lr même style à la fois naif et pompeux.Mais, au moins, j’étais sincère.J’étais tellement sincère que j'ai réalisé mon rêve d'enfant.El je voudrais que tous les petits salariés comme moi soient un jour chez eux.dans la splendide "citc-jar-din’’ oui surgit peu à peu des hauteurs de Rosemont.Lucien DESBIENS 24-1-42__ ^ ^ ^ Bloc-notes Pourquoi pas ?Sur un paquet de journaux qui nous arrivent de l’Amérique du Sud, nous relevons cette inscrip-lion au timbre encreur: APPROVED FOR RELEASE Ry Press Censors (or Canada J.S.ROE, Examiner of Publications Department of National Revenue CUSTOMS POSTAL BRANCH tellement qu’elle a décidé de les mettre à contribution, en les invitant à s'employer dans les industries de guerre.Pour le moment, elle les invite à le faire, volontairement, en attendant qu’elle les y contraigne, pur une sorte de loi de conscription, dans le cas où ils ne sc soumettraient pas volontiers au régime qu’on leur propose.La loi de celte conscription-là serait même à la veille d'être soumise au Parlement de Canberra, et elle vaudrait tant pour les uihains ressortissants de pays amis que pour les réfugiés qui sont ressortissants ou anciens ressortissants des pays présentement en guerre contre la Grande-Bretagne et l’Empire bri Ce à quoi la Tribune riposte qu’il n'est pas vrai qu'il y ait eu orgie de dépenses au Canada, que les Canadiens aient changé pour la peine leurs habitudes ordinaires de consommation.“Les Canadiens sont des gens économes et de bon sens, écrit-elle; ils sont aussi gens patriotes, faisant de leur mieux pour se conformer aux nécessités qui résultent de l'effort de guerre de leur pays.Ils ont bien accueilli ta politique du contrôle des prix et les autres mesures au gouvernement nour l'ajustement de l’économie canadienne aux nécessités de la guerre, mais, à la vérité, il ne sert de rien que des enthousiastes sans discernement lan- diné*s t'enlèveront aussi I* vie.Il n’y aura plus, en effet, de baleines de corsets, man bon nombre de baleines sans corsets 1 A ?L’honorable japon voudrait bien s’entendre avec l’honorable Chine qu’il n'a châtiée bien, dit-il, que parce qu'il l’aimait bien.La Chine, proclame-t-il comme dam la chanson, est un pays charmant.A A A Evidemment cela na manquerait pas de piquant si les pays d’extréme-orient faisaient la paix sur le dos d'Albion.Mais Albion peut encore se défendre avec la bec et les ongles.A A A En éditorial, la Pressa à Pamphile annonce à propos du plébiscite; Le peuple décidera.Quel culot! il y a déià des semaines que la Presse a souscrit au Gallup Poll, en a vanté l'exactitude et nous a prouvé par le Gallup Poll que le peuple est pour la conscription à 70%.A A A Le peuple décidera! La Pressa nous apporte la moutarde après dessert.Il y a défà belle lurette qu'elle a donné des armes aux conscriptionnistes, * 44 * La Presse n est pas encore atteinte par le rationnement du caoutchouc, comme on voit.Elle prétend rebondir.La preuve c’est qu’elle se prononçait carrément samedi dernier contre un referendum.¥ ¥ * On pourrait retirer pas mal de matière flexible, supérieure en qualité au lastex 'e plus pur, en réquisitionnant les échi- cent des accusations de caractère tannique.Pour les auhuins de cette I ffé/téraf et mal fondées contre fotifc j nés de nos politiciens.C’est curieux, dernière catégorie, on formerait la population.lt y a sans doute ça et \ notre contrôleur du caoutchouc, anglais même des bataillons du Irnvail.là quelques particuliers dont les ha-\ comme tous nos contrôleurs pourtant, La dépêche qui nous apporte cet-1 ù?fwr/es de dépenses se concilient \ n'a pas songé à exploiter cette soute nouvelle, indique les motifs qu'a j avec les nécessités de la guerre, \ plesse dont ses collègues et lui béne-le gouvernement australien d'agir maison ne parviendra rertes nas à ficient tant, ainsi.11 lui semble inéquitable que /, qui ont rejeté l’appel.Voici îles extraits des notes de MM.les juges Létourncau et Survey er.M, le juge Létourneau: “Il est.évident nue ce qui a induit l’appelant à cette faillite, c’est la condamnation que douze jours plus tôt il avait subie.C’est dans ces circonstances que le syndic Louis Goldberg a, le 7 octobre 1940, fait pour le compte du failli une demande pure et simple de libération à laquelle s’est opposé l’intimé, ce dernier invoquant qu’il a le droit d’être payé du montant des dommages que lui aurait par sa faute causés le failli.“Apparemment une preuve a été faite sur cette demande de libération.contestée, devant le juge siégeant en faillite, car le^ procès verbal mentionne que T.Sederoff, le failli, a alors été successivement entendu pour le requérant et poulie contestant.‘’Cependant et comme à l’enquête on n’a pas eu recours à la sténographie, rien de ces deux dépositions ne nous est par enu.“D’où une première objection à l’appel soulevée par motion de l’intimé au terme de janvier dernier , , (1941), et au sujet de laquelle il a Sede-1 adjugé comme suit par M.le juge Bernier parlant pour la Lour: “Attendu que l’appel est basé suides questions de droit seulement, la motion est rejetée, sans frais”."Je doute qu’à raison des circonstances de cotte cause, l’on pût ainsi dire d’avance que l’appel est basé sur des questions de droit seulement, et si comme je le crois c’est l’appelant qui a ainsi représenté la position, il lui faut aujourd’hui s’en tenir à ce cadre restreint qu’il s’est donné.“.si comme je le crois il a entendu soutenir qu’à raison tics circonstances la conclusion du premier juge doit être modifiée, il nie parait certain que la Cour devait être saisie non plus seulement de quelques-unes des circonstances, mais de toutes ces circonstances.Or, il va de soi que pour une libération du présent appelant, il y avait lieu de considérer et de peser les explications qu’il lui a été donné de fournir dans ses deux témoignages comme aussi des transquestions qu’a ce sujet on lui a fait subir.Ce qui nécessairement a ainsi pu servir en première instance, devenait essentiel sur un appel.“A défaut de cette partie de la preuve, il m’est impossible de tenir compte îles circonstances, toujours si importantes dans un cas oii le premier juge était admis à exercer une discrétion.Ht si dans un semblable cas la Cour d’appel doit, en thèse générale, hésiter à intervenir, l’objection devient péremptoire lorsque partie de la preuve faite en première instance lui fait défaut’’.M.le juae Surveyer: “L’appelant s’est opposé à ce que t’intimé donnât au tribunal le détail (lu jugement qu’il a obtenu contre l’appelant.Il aurait peut-être été plus régulier d’en produire une copie certifiée, mais on peut sans peine présumer la proportion dans laquelle ce jugement profite à l’intimé et dans quelle proportion il favorise scs créanciers.Aussi ne donnerons-nous, et seulement à titre d’exemple, que des chiffres ronds: Incapacité permanente .ILpOD Salaire perdu, 1 mois.200 Pf rson.ife n’est malheureusement à l’abri d’un accident d'automobile cl il peut même survenir au meilleur chauffeur.11 est vrai que cchii-ci ne sera pas, dans la plupart des cas, responsable des dommages causés, mais il .l’en sera pas moins ennuyé d'une façon ou d’une autre.Le premier noint à observer dans un accident d'automobile comme dans tout accident d'ailleurs, c’est de garder son sang-froid.Pour certaines gens c’est un grand sacrifice, et pour d’autres, c'est par leur nature ou par entrainement, affaire de routine.Il n’en demeure pas moins (pic celte contenance “giaciale’’ devant les dommages causes est toujours profitable.A quoi bon se dire “des ventés” pendant une heure?Une telle manière de procéder attire toujours un attroupement et les témoins de l’accident sont 1rs premiers à disparaître a jamais du groupe de spedateurs.Souvent aussi, des arguments verbaux, on en vient aux arguments “frappants” et les suiles soin toujours, sinon coûteuses, du moins douloureuses.Picnons donc j comme principe d’être calme lors , d’un accident et cela nous sera tou- j jours très profitable, Le second point à observer, c’est de constater immédiatement après I l’accident, le nombre de personnes dans la voiture que Pou a frappé* et en autant que la chose est possible, la gravité des blessures qu elles out rubies.Pour bien illustrer l'importance de ce point, nous vous raconterons la malheureuse aventure arrivée à un automohjlisle montréalais.Ce chauffeur conduisait sot véhicule au moment d’une tempête de neige lorsque la voiture qui le précédait ayant (ait un arrêt subit, il dût diriger son véhicule sur le côté gauche de ia rue.Une voiture venant en sens inverse heurta la sienne et par le fait qu’il était du mauvais côté de la rue il fût responsable du dommage qu’il occasionna.Aussitôt l’accident arrivé, sans constater le nombre d’occupants dans l autre voiture, il dirigea son véhicule sur le côté droit de la rue et à la suite de cette manoeuvre seulement, il alla s’enquérir des dommages causés.Le chauffeur de l’autre voiture lui dit qu’il n’était pas blessé lout en lui indiquant les dommages materiels qu’il venait de subir.Notre automobiliste admettant sa responsabilité lui dit de faire faire les réparations et qu’il en payerait le coût.Ce qui fut fût fait, mais quelle ne fut pas sa surprise de recevoir un mois après, en plus de cette facture, une autre représentant des frais de médecin, médicaments et garde-malade, pour deux s dollars, blessures Irouvant Avis de décès ARCHAMBAULT.- A Montreal, le 22 janvier 1942, à l’âge de 82 ans, est décédée Marie-Louise Rousseau.vnu„ épousé de feu Gaspard Archanibaull, j Vvocat (',nvj'ron .notaire, autrefois de Sainte-Julienne, “Restent, toujours en ronds, les item suivants: Médecin, hôpital, dommage aux vêtements, taxis, réparations à l’auto, etc,, environ $23100 chiffres ?l et mère de Mme Dr J.-B.Prince.Les t funérailles auront lieu lundi, le 26 j courant.Le convoi funèbre parti- I ra de sa demeure, no 8118, rue St-1 Denis, à 8 h.45, pour se rendre à| l’église Saint-Yinc.ent-Ferrier, où le service sera célébré à 9 heures, et_de la au cimetière de la Côte des Neiges, lieu de la sépulture, Parents et amis sont priés d'y assister sans autre invitation.GROl'LX.V Saint-Laurent, le 23 janvier, est lécéde à l’âge de 75 ans et 10 mois-, Emery Groutx, forgi ron, epoux d Aclélia fournellc.Les funérailles auront ,uu lundi le 26 courant.Le convoi funèbre par tira de la demeure du défunt, 17 rue Cartier, nour se rendre à l'église paroissiale, ou K service sera célébré à 9 h, 30.Parents cl amis sont priés d’y assister.NECROLOGIE $ 300 400 $ 700 de- A RB OU R A Montreal, le 21 A 81 snv ; V.Dhonsr Arbour, époux d?f*u Yvonne : Arbour., „„ .ARCHAMBAUl.T A Montré!»!, le 22 A R! an.Mur le-Louise Rousseau, épouse de feu Uaspard Archambault BEAUDET-DUNN - A Montréal, le 22.« 63 ans.Mme -Vin" Beaudet-Dunn BELEC A South Ozone Park New-York.le 17 A 77 ans.Mme veuve John Bêler.née Alblna Mantha BOURDON — A Montreal, le 22.Marie Bourdon.COTE — A Montréal, le 22 a 78 ans.Mme veuve F-rmt Côté, nee Délim» C6té.DUMAS — A Montréal.Je 22 A 30 an?.Mme veuve Joseph Dumas, née Bédard.Mélina.LANDRY — A Montréal, le 22.A 23 ans.Lionel Landry, époux de Berthe For- , ' POIRIER — A Montréal.1« 22.Mme , veuve Joeephat Poirier, née Bourque, OU- ' vine.POTHIER — A Montreal.1* 22.Mme Eugène Pothier, née Lemieux.Louisa PROULX — A Montréal, le 22 Mire- veuve Anthime Proulx.née Caroline La-pointe.RHEAUME — A Montréal, le 21.Mme veuve Joseph Rhéaume.née Flora Clouet-te A 70 an».ROBERT — A Drummondvllle, le 22 à «1 au».Qeorses Robert.SAINT-JEAN - A Montréal, le 22 A 38 an».Déairé Saint-Jean, époux de Lumina Lapointe VALLEE — A Montréal, le 23 A 72 an».Pierre Vallée, époux de leu Joséphine Poulin.“Ces deux dernières sommes vront, normalement, être par l’intimé, de sorte que çoit du syndic $350, il devra tirer de sa poche l'autre $3 >0.S il reçoit Rl.OOO pour $2,000 il lui restera 4650.Voilà un fait que le tribunal ne pouvait pas ne pas prendre en considération, s'il eût examiné le?chiffres nets, ou les chiffres presu- “Celte somme de $700 est fixe, invariable.L’intimé est tenu, légalement et moralement, de la compléter si l’aopelant pmi éviter de la fournir.Si ce dernier réussit a faire réduire à deux ans la période préliminaire à sa liberation, il versera au syndic $1,040.plus ce qu’il aura déposé entre les mains du syndic au jour hi jugement, soit $460, ou $1.500 en tout.St l'épouse de l’appelanl demeure créancière, le dividende sera, au maximum, de 15 pour rent, à-dire que les créanciers de 1 intimé.mentionnes au jugement, retireront $105 et l'intimé $300.et l'intimé demeurera leur débiteur pour $‘295.“Si réponse de l’appelant, hene-ficiaire d'une assurance de $11.000 se retire, les créanciers retireront $210.l’intimé $600.dont il déduira, pour payer ses rréanciers.payec’j nienjant ainsi la crée ,.11" cals de $150 enviro Imprimés de deuil MEMENTOS — REMERCIEMENTS Imprime» ¦?u grivé*.U» ta 4a» ori* *1 ipéciman» »ur demanda.L'Imprlmaria Populaire.Limita* 4J0, Noéra-Dama a»l, Montréal Tél.C BEIair 3361 $390, de sorte qu'il lui restera $210, dix et demi pour cent.Os chiffres! approximatifs sont éloquents, et j justifient bien l’intimé de s’opposer à la demande de libération de , l’appelant.Les autres créanciers! seront moins mal traités; mais il ne faut pas oublier que c’est pour éviter de payer l’intimé que l’ap-peanlt s’est mis en faillite.Scs autres créanciers semblaient tout disposés à lui faire confiance.“(.es biens du débiteur sont le gage commun de ses créanciers.Par l'habile manoeuvre qui a consisté à se mettre en faillite, aug-réance de ses avo-environ.l’appelant a déjà réussi à couper en deux la créance liquidée par le jugement rendu en faveur de l’intimé, ce qui, malheureusement, ne veut pas dire j que l'intimé retirera 509é de ce ; que le tribunal lui accorde, coin-; me nous l’avons dit plus haut.“L’appelant a une femme et trois enfants.Comme il a 35 ans, les enfants ne peuvent être bien âges.(Juant à sa femme, elle est pourvue par son contrat de mariage et par une assurance de $11.000 dont elle est bénéficiaire.Pour cette assurance l’appelant paie une prime de $250 par an, mais, comme il est : lui-même agent d’assurance, il doit réduire sa commission de la somme à payer.Ce paiement a dû être pris en considération lorsque le juge des faillites a fixé le salaire de l’appelant a $30 par semaine.“Kn somme, ie ne vois ici aucune question dg droit qui puisse justifier un appel d’une sentence rendue dans l’exercire d’un pouvoir discrétionnaire.L’appelant a cite des arrêts de M le juge Boyer permettant a un failli de sc libérer au bout de deux ans.ou même de six mois, il est plutôt à présumer que le savant juge a considéré qqe les circonstances étaient différentes de l’espèce actuelle.“L’appelant est jeune: il pourra augmenter ses gains et en déposant davantage, hâter sa libération, surtout, s’il met autant de zèle à gagner sa vie qu’il a mis d’ingéniosité à se débarrasser de scs rréanciers.11 est malheureux qu i! ait employé aux frais d’un appel de l’argent qui, remis au syndic, aurait pu hâter sa libération.Mais, je ne vois rien qui puisse me justifier de modifier je jugement qui a été rendu, et je suis d’avis de le confirmer avec dépens.’* une somme de Ces frais concernaiciil le subh s ù une personne dans le véhicule au moment de l’accident et comme il ne pouvait jurer qu’au moment mètre de l'accident, seul U- eliantli in\ l’au-toimhile était dans ce véhiculé, il dut payer celte seconde laelure.Ce qui est certain, c’est que cette person!:!' avait etc blessce, mais ce qui est beaucoup moins ceitaii!.c’est qu'elle iût dans le véhicule au moment de l'accident, mais elle joui sait du bénéfice du doute.Que l'on soit responsable nu pas.s’il y a des blesses, nous devons les assister dans la mesure du possible.A Montreal, il est facile de communiquer avec la Radio-Police qui sera d’un précieux secours, surtout dans le cas de blessures subies aux personnes.Si l'accident consiste en léger dommage matériel, ayons soin de prendre note std-gneusemént des noms et adresses des chauffeurs et proprietaires, tout en vérifiant attentivement si les numéros inscrits sur la carte d'enregistrement du véhicule correspondent à ceux des piaques attachées à l’automobile.Tâchons de prendre les noms et adresses de tous les témoins de l’accident c.no perdons pas de temps a leur demander leur opinion.Cette opinion, nous pourrons la connaître de façon plus profitable en allant les voir plus tard, a “télé reposée” 11 faut constater exactement le don.iTiage causé et Je faire remarquer à l'autre chauffeur comme aux témoins autant que possible.Ceci est très important, car si l’automobiliste n’a pas fait de justes constatations et n’a pas pris soin de garder les noms des témoins, il pourra être appelé à paver un dommage beaucoup plus < onsidérable que celui qu’il a occasionné.Si l’on a sous la main un appareil phoiographique, il faut 1 employer, car les photos sont toujours d’un précieux recours, surtout si l’accident est grave.Mesurons aussi i i longueur des traces laissées à la suite de l’application des freins, celle distance pouvant être assez, facilement connue en calculant trois pieds au pas.Conservons précieusement le résultat de ces calculs.car il sera tri s utile en temps et lieux.Aussitôt arrivés au bureau ou à la maison, il est très important de mettre par écrit les détails que nous possédons concernant cet accident d’automobile, en prenant soin de faire un schéma indiquant la position des véhicules, l'angle des rues, etc.Ce rapport est très utile au bout d'un certain temps, car souvent notre raémoire'fait défaut En dernier lieu vous été?assuré, il est obligatoire d’aviser la compagnie d’assurance dans ie plus court delai possible.N'mi-blions pas non olus que tout automobiliste est obligé d’arrêter son véhicule et de constater les faits à !a suite d'un accident Taulomobi-!e quelque soit son importance.Cardons toujours aussi dans" notre automobile, nrayon et papier, afin de pouvoir, en cas d'accident, prendre blés.Lue petite boite, peu encombrante, contenant des médicaments pour les premiers soins aux blessés sera d'une grande utilité en cas d'accident d’automobile comme dans le cas de fout accident, surtout lorsque nous sommes éloignés des grands centres.Une lampe de poche (flashlight) est non moins utile aussi dans de telles circonstances, soit pour signaler la pré-senre d’une automobile en panne ou soit pour examiner les dommages causés.Raymond HURTUBISE LEXIQUE Armature bore — creux (m) d'induT.Armature circuit — circuit (m) d'en- rouiement d'induit.Armature with collector dise — induit avec bague de frottement.Armature commutator — collecteur im> d'induit.Armature connection — coupage (m) d’induit.Armature, double-spoke — induit à doubles raies ou bras.Armature drive gear — roue (f) d’entrainement d’induit.Armature hand play or hand dise (m et f) amovible (ou en!e-d'mduit.?ield —• champ im) d’induT.hood — chapeau (m) d’is- Sur un professeur d'histoire Les Trois-Rivières, j 22 janvier 1942 Monsieur le directeur.J’ai cru devoir m’élever avec j énergie contre le ton d’un ouvrage j récent de M.l’abbé Maheux, / on j ! Histoire est une épopée.J’estinie j j avec bien d’autres que les idées de j ! fond de cet ouvrage le rendent dan- I gereux.Je l’ai dit assez vertement, j i j’ai attaqué plusieurs assertions de : M.l’abbé Maheux, j’ai relevé des j j contradictions, souligné des fai-j blesses de style.11 me semble que j c’est mon droit de m’indigner con- i tre ce qui me parait un livre faible, assez pauvrement écrit, fortement tendancieux.M.l’abbé Maheux, comme histo- Un texte à relire Le Devoir a publié le 31 décembre dernier la substance d’une information câblée par Ira Wolfert, rédadeur de la Xorlh American Xeiospaper Alliance, au sujet d’incidents survenus dans Tarchipel de 'saint-Pierre et Miquelon, On nous demande la publication intégrale de cette dépêche.I n voici le texte original complet tel que transmis aux abonnés de la .’.l.Y.L, (exlc publié sur l’autorisation de celle-ci : Catholic Bishop of Island denounces Muselier Seizure of St.Pierre ond Miquelon I Up Ira \\ OU-EUT) Copyright, tit il.by Xorth American Newspaper Alliance Si.Pierre, dec.29.- Monsignor A.Poisson, apostolic prefect of the Islands of SI.Pierre, Miquelon and Ile aux Marins, posted the following message on the bulletin board in Ills church here today; “My brothers: à on have the right to know what your apostolic pre- rien, doit admettre le droit des au- foot, chief of your souls, did yester-tres a penser autrement que lui et j ('iaV- Enlightened by three days of à ne pas accepter toutes ses affirma- observation, reflection and prayers, linns historiques.Et il est libre > "’enl to the admiral, who was at-evidemment de leur répondre.C’est .IV .l%vo officers, in order to j le jeu normal de la polémique, j Au lieu de procéder de la façon cou-: rante, le professeur d’histoire du j Canada de l'Université Laval a attendu d’être sur sa chaire officielle d’universitaire pour assommer ses jeunes contradicteurs.Je ne sais s'il a relevé ce qu’il appelle nos erreurs et nos contradictions.Je n’ai que le résumé des journaux pour me ,renseigner sur la substance des deux mardis universitaires consacrés à ce qu’il appelle une polémique empoisonnée.Si j'en juge par ccs deux comptes rendus, les propos du professeur ont pris un ton qui contraste avec l’objectivité et la mesure d’un professeur d’université parlant ex cathedra! 11 y est question de complot, d’anticléïicalisme, d'ultranationalisme, de trust de l’éducation nationale, etc.Il me semble que M.l'abbé met beaucoup d’imagination dans ses colères.Une bonne dissertation bien motivée sur tout ce dont il se plaint aurait certes plus de force et serait bien plus dans le ton d'un cours d'université.J’attendrai d’avoir les textes de ces deux mardis universitaires pour juger s’il y a lieu de reprendre la I went tended tell him: ‘ f can’t in conscience recognize vou as the true government of Saint Pierre, nor does your military seizure of the country or your plebiscite, false in method, as in principle, give you Ihe right to it.You are occupiers.You are not a true government, neither in right nor in fact.“The admiral asked me to write this declaration, t wrote: "I confirm to you that I don’t recognize you as the government of France.Ten times, perhaps, the admiral sought to force me to sav I would keep neutral.My conscience did not allow me.T answered: You will judge me by my acts”."Before God, I owe to vou, dear St.Pierrais, this declaration.“Your apostolic prefect, who blesses you, who prays to God for sou and w ho offers himself to Him for the peace of your little country.“A.POT (SON".The declaration came as a surprise to the community because the bishop during the Pétain regime here had made a considerable noint of keeping the church out of through Ihe streets to gather up a much of Ihe male population of thi, town as could squeeze into thq lown hall, about 300 altogether.Hi told his audience: “I will neve interfere with our religion” a«c added he hud» made clear to th« Bishop that Ihe Church in turn must not interfere in politics HP said further that the Bishop har told him during their discussioi ihi?t one of ihe reasons for whirl he objected to the plebiscite wa-i lha the people of St.Pierre, bein;i colonials, liai! no right to chang; their government.“1 regret very much to have to declare”, ^ the admiral concluded that Bisuop Poisson is in erroi when he states I sought lo forc! him to be neutral; I only slice him to be neutral”.The visible reaction to all ihi?was the following: People came singly or in two' and threes to the church to read the Bishop’s message.They came silently and went away silently, some of them shaking their head» in a troubled way.A large cry of “Vive France Libre greeted the end of admiral Muselier's speech and some sixty' of the 300 men present crowded up lo (he platform to volunteer for, local duty among the Free French forces.Priests here receive a salary and j housing and healing allowances (from the government.The normal payments will be continued, it was declared.Avez-vous besoin de bons livres ?Adressez-vous au Service de Librairie du “DEVOIR", 430 rue Notre-Dame (est), Montréal.plume.Mais je tiens tout de suite à Politics.Some weeks ago DeGaul- protester contre l’attaque d'anticlé ricalisme.C’est un procédé de polémique pas très courageux ni très honnête.Si M.l’abbé Maheux a voulu m’englober dans cette insinuation, il lui serait facile de se renseigner sur mes sentiments religieux et sur mon attitude à l’égard de lists here who had asked Monsignor Poisson to celebrate a mass in honor of Ihe French hostages killed by the Nazis were turned away with the reply: “The Church does not interfere in politics”.In response to the Bishop’s message admiral Muselier, head of the -*111 iiiv'ii o i » i » u »_* a.et i tgai «a via- r-* , , _ ’ — l’Eglise et des prêtres.Depuis ,i,^(f„i^orces here, did and bugle corps longtemps je participe activement aux oeuvres nationales et religieu- j ses; je ne me contente pas d’être : bon “pratiquant”.je m’occupe; avec bonheur d’action catholique; et je respecte et admire les prêtres ; et les religieux dont plusieurs j m’honorent de leur confiance et de leur amitié, Je suis fier que l’attaque de M.l’abbé Maheux me fournisse l’occasion d’affirmer ma j croyance et mon respect envers l’Eglise.Un autre point sur lequel M.l'abbé revient assez souvent: il n’y a, the following: He sent a drum -,6)6 «“^rôme George* L’Art dans les fleurs., LA PATRIE, Fleuriste Service télégraphique partout Radio-programme C.H.L.P.le Jeudi entre 12.15 et 12.30 h.Serre chaude attenante au studio 1S8 STE-CATHER1NE EST PL.1786-87 J -R.BRULE, prop.-klwanlen Prés.Ass.Fleuristes de M.\ Uli YU! I , ET Iz ». Ut av v.1UI v*I L» M* »-* * j .» , .'• .les rensrignernenis indispensa- |aPres (|J,\ U116 quelques jeunes qui fiasque vable i Armature Armature duit.Armature, tiau».Armature ihaft magnet — armature magné- a-bre (m) d'induit.Soirée des ouvrières cotholiques TM.t WEWngum 1145 Le Compagnie Slég* «octal : 2650 d'AMurano* Funéraire NOTRE-DAME OUEST CALENDRIER La sr irée artistique oiganiséo | par la chorale de la Société des ouvrières catholiques, sous la pré-! sidence de Mgr P.PnrUr, P.A., ; Y.G., cl ie patronage de la Eédéra-| lion Nalionalc Saint-Jean-Baptistr, ; aura lieu a ia salle du Goii mercredi le il février.Les pieces A j l'élude sont: Et s lanières à Tôt \ fraude.île Jacques Debout, et La belle aux cheveux d'or.Telle soirée est donnée au br i néfîce des oeuvres de la S.O.C.et i tout particulièrement pour scs cours de ( liant et sollege.| ont trouvé à redire à son livre.| L’opinion des jeunes n’est peut-être | pas toujours aussi méprisable.Puis, j je ne suis tout de même plus, hélas! aus.-u jeune que M.l’abbé le prétend.Je suis père de famille, et je | ne monte plus les escaliers à la | course.Et je marche assez lentement pour avoir l’air d’un homme | réfléchi, capable d'avoir quelques i pensées par lui-même.Enfin, aucun spécialiste en histoi-j re, d’après M.l'abbé, n’a pris la ; plume contre son ouvrage.L'auteur j en conclut que tous les historiens approuvent son attitude et son livre.C’est a voir.Evidemment, M.Maheux veut laisser entendre sur- i tout que scs contradicteurs n’ont aucune autorité.L’autorité historique du professeur de Laval remonte-t-ellc à bien des années?Je m'excuse d’être obligé de dire en public que, sans être une autorité en histoire du Canada, je m’occupe intensivement d’histoire depuis un peu plus de dix ans.J’ai une honorable collection de volumes sérieux, de rapports d’archives, de traites d’histoire canadienne.Ht j’ai souvent recours aux bibliothèques de mes amis et du Séminaire des Trois-Rivières.Kn-; fin, je fréquente assez régulière-i ment les archives du Palais de Jus-j tire des Trois Rivières.Et.depuis 2 : ans, je travaille chaque jour à la 1 classification et à l'indexage d’im* i portantes archives historiques.J’ai lassez le sens de la mesure pour ne ' pas me croire une autorité en histoire; mais d’autre part, il me sem-1 hle que j’ai le droit d’émettre de temps a autre, des opinions qu’on peut discuter à leur mérite.Ce qui est un procédé plus normal que les j attaques et les insinuations étrangè-j rcs au sujet du litige, j Je reprendrai avec plaisir la dis-j cussion si la lecture du texte de M.le professeur d’Histoire de l’Uni-versite Laval semble le commander.J’attends avec calme.Hervé BIRON Exposition de Peintures Mr NARCISSE POIRIER du 15 janvier o.m.à 6 h.p.m.(le au 7 février samedi jusqu'à 458 9 h a m.à 6 h.p.m.(le samedi jusqu'à 11 hres) AUX GALERIES MORENCY EST, STE-CATHERINE (près de Berri) MONTREAL Assortiment complet «le bandages hernlaln bas élastiques, béquilles, chaises roulante», (Mf, etc.C.MARTIN Enr.— Maison établie en 1855 — Spécialités : APPAREILS ORTHOPEDIQUES — MEMBRES ARTIFICIELS — CORSETS POUR DIFFORMITES 48 et 50 esf, rue Craig - - - Montréal Dcp.21 — Tél.t HArbour 3727 PAS DE SUCCURSALE Faite» recouvrir vos pneus use» d une «pusse semelle antidérapante.Aussi vulcanisation générale sur toute» dimensions.URGEL BOURGIE, Limitée Incorporé* par Lettre» Patentes de la Province do Québec au capital d* 4150.000 ASSURANCE FUNERAIRE ET DIRECTEURS DE FUNERAILLES Tau* en conformité avec la loi dee assurances sanctionnée Par le Parlement de Québec le 22 décembre 1916 DépOt de 425.000.00 au Gouvernement — Salon» mortuaire» 4 la disposition du publie SERVICE JOUR ET NUIT 1er mm» JANVIER 31 lours Demain: DIMANCHE 23 JANVIER 1942.Ill EPIPHANIE Conversion de S.Paul, lever du soleil.7 h ïl.Courber du sole!!.4 h .VL Lever de la lune.S 10 Coucher de la lune.I h.28.Pleine lune le 2.A 1» Dernier quartier, le 10.Nouvelle lune, le 18.A Premier quartier, le 24.h 42m du matin • i h.San.du mat.4 b.72m du soir à 1 h 75m du mat JANVIER 1942, qui Derniers devoirs .— Lgittcz-nout vous assister dan* vos derniers devoirs «nvtrs ceux partent.Nos conseils sont basés sur l’expérience.SALONS MORTUAIRES SERVICE D’AMBULANCE GEO.VANDELAC Dépôts du DEVOIR Centre t l'adresse im taire livre â noue oue domicile.Maison 100 p.c.canadienne- Ij I irançaiie.REDUCTIONS DE JANVIER Tous nos manteaux réduction d’au moins Venez vous en rendre de fourrures subissent un« 25% durant cette vente, compte par vous-même.CHAT SAUVAGE de $125.00 à $225.00 SEAL D'HUDSON de $225.00 à $300.00 (RAT MUSQUE TEINT 1 RAT MUSQUE de $150 à $225-00 SEAL FRANÇAIS (lapin teint» $11500 MOUTON DE PERSE de $225 00 à $350.00 Nous faisons une spécialité de manda dans toutes les variétés très raisonnable.manteaux sur com-de fourrures, i prix J.A.TURCOTTE 1590, RUE STE-CATHERINE EST FR.7751 Montréal FONDEE EN 1890 C.Vsndelsc, fr.— Alex.120 EST, RUE RACHEL, MONTREAL LIMITEE Cour — BEIair 1717 Dim Lun :.lar Mer J et j Vi-n 8»m STl-BRICIDI ® c « * i 2 ?i-î 273 rue Maisonneuve, CH 2247 | 1’ LJ rxjio VI, If) ron Mme C.Doyfe, Tél, 4 S 6 7 8 9 10 * î623 est.René rue Craig.Tél.CH.0646! 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SAMEDI, 24 JANVIER 1942 TEMPS PROBABLE t PLUS FROID.es députés libéraux Fournier et Macdonald appuient la nouvelle politique du gouvernement sur la tenue d’un plébiscite J'appuierai, dans cette Chambre comme à l'extérieur, dans mon comté comme dans toute la province de Québec, la demande faite par le gouvernement dans le discours du trône" juin 1937, Boris de Schloczer pu-| j bliail un article mltlule Lis horn-j 1 positeurs et le Public.Grâce à Mes j Eiches qui noui en apporte Pans- i lyse dans son bulletin mensuel du ¦ lâ janvier de cette année, il est permis toute autorisation des 1 éditeurs étant impossible a obtenir à Phcure actuelle d’étudier un peu ''importante question traité» pai M.de Schloczer.La conclusion de l’article pose le problème: Le compositeur de mu sique se trouve aujoutd'hui devant ! un public amorphe qu’il doit domi- j ner."Les obstacles qu’il doit vaincre sont deux: il doit choisir ente» ; un orgueil qui le condamne à Fisc- ! lemcnt, et un conformisme qui dé- j grade sa pensée.Les anciens composaient pour le culte, pour le roi, la ¦ our, les sa Ions, les bourgeois.Ils avaient pour leurs oeuvres un public determine, choisi, préparé à les comprendre; “Bach connaissait d’ordinaire scs clients et auditeurs personnellement”.Aujourd'hui, avec la multiplicité toujours croissante des récitals et concerts, des clients venus de tous les rangs de la société du plus bas au plus liant, avec la ; facilité de mettre la musique à l.t ! portée de tous par le phonographe, la radio, le film sonore, les auditeurs forment une collectivité énor- ; me, sans visage et sans nom, sou- ! vent invisibles, ou noyés dans1 l'obscurité.Le compositeur et son I inséparable truchement, l’interprète, individu ou groupe, ne sait lias à quels cerveaux il s’adresse; il ne voit et plus souvent ne devine que la présence immediate ou lointaine d’une masse amorphe F .es réactions de son public lui sont un mystère avant, et après, l’auteur ne sail pas toujours si la faveur qu’on lui manifeste s’adresse à la musique qu'il a enfantée ou au prestige de celui qui l’a traduite en ondes sonores.Prenons par exemple le sort du Concerto que joueront ta semaine prochaine M.Arthur LcBlanc et l’orchestre des Goneerts Symphoniques.Le violoniste renommé poui qui Beethoven l’avait écrit osa, avec une faillite qu'on ne rencontre plus, jouer le Concerto à première vue et sans répétition avec l'orchestre; ce fut un four.Quelques années plus tard, Joachim le remit au programme d'ans toutes les conditions requises de préparation; çe fut un triomphe.De nos jours, une oeuvre contemporaine jouée comme Franz Clemens traita le Concerto de Beethoven tomberait pour ioyt de bon et personne n'oserait la ressusciter avant une génération écoulée et peut-être deux.Lg Renaissance musicale fut Ja fille directe .de longs siècles de preparation et de tâtonnement.Sans ses conquêtes Bach n’aurait pas existé; sans Bach, il n’y eût pas oq de Mozart et de Haydn, desquels Beethoven n’aurait pu procéder.Le Romantisme de 18311 usa en les transformant bien peu, au fond, de» niatérieux et des cadres de l’époque classique et.inventa à leur côté des formes nouvelles qui pouvaient en avoir les dimensions, si elles n’en avaient pas l’ampleur.Tous vécurent avec un système sonore qu’ils améliorèrent, sans le ; modifier.Vint Debussy qui fui un révolu- ! liminaire du langage sonore.Fit ce tut la scission complete entre une longue suite de générations offrant une procession ascendante d’ex- j pression dans l’emploi des matériaux légués, et la musique dile moderne, qu’on devrait appeler plutôt contemporaine, dont la langue était nouvelle avec des cadres brisés.Ce fut une bataille dont le résultat es' encore indécis: On admet les audaces modernes, mais on n'a pas cesse de garder dans son coeur ut: faible pour les anciens.Quelle sera la prochaine révolu-! lion en musique?Sera-ce le retour aux modes antiques comme l’espérait Vincent d'Indy qui en donna l’exemple dans sa Légende de; Saint Ghristophe el dont Gharles Koechlin se fit le théoricien?Nul ne le sait encore.Mais qu’on remarque bien que Debussy et ceux qui profitèrent de sa révolte avaient déjà le phonogra-pre à leur service, qu’avant sa mort, la T.S.K.•venait déjà à la rescousse; que donc, la musique contemporaine avait deux puissants truchements que ses prédécesseurs ne connurent pas.Grâce à la science — la musique en est elle-même une — Part se démocratisa.Est-ce un bien?est-cc un mal?G’est, n'en douions pas, ics deux à dose égale.11 n’y a jamais eti une bonne raison pour que la musique fût l'apanage d’une seule classe sociale ou riche; en revanche, elle s'est mise à la discrétion de beaucoup de gens qui.sans préparation spéciale, s'arro- gent le droit de la juger et, à cause du poids de leur nombre, de trop souvent la tuer.L’auteur de Particle pense que ce sont des compositeurs de second ordre, îles imitateurs, qui ont bénéficié de cette situation, et que les authentiques créateurs y ont trouvé l’incompréhension.Il est toutefois heureux que le sort des créateurs n’ait ie plus souvent été que temporaire.On n’en saurait trouver, dans la musique contemporaine, plus beaux exemples que Wagner, Stravinsky, Debussy Qu’importe que "les compositeurs de second ordre, les imitateurs” y aient trouvé profit.L’éducation du public finira par se faire, même si cela prend du temps, pourvu que la presse musicale finisse par s'occuper un peu plus des oeuvres et beaucoup moins de ceux qui les traduisent pour l’oreille, pourvu aussi que les oeuvres contemporaines cessent d’être trop souvent de purs jeux intellectuels et se bâtissent, à l’instar des anciennes, sur Un fond plus substantiel.L’analyse de Mes Fiches est très intéressante; combien plus doit l’être la lecture de l’article qu’elle présente ! Frédéric PELLETIER A la Sûreté provinciale CHIFFRES POUR 1941 24-1-42 Ea Sûreté provinciale a remis hier après-midi, aux journalistes, un résumé-statistique des opérations au cours de l’année 1941.La police judiciaire a reçu 6,91(i plaintes, fait 11,828 enquêtes, et 949 arrestations.La brigade des moeurs a fait â9U descentes dans les maisons de paris et fait 12,414 arrestations; fait 4(ifi descentes dans les maisons de jeu et fait 4,8().> arrestations; fait 471) descentes dans les maisons de prostitution et fait 2,491 arrestations; au cours de 444 saisies, elle a pris 584 appareils de jeu.La police a accordé 7,700 permis de port d’armes, nommé 1,59(1 constables spéciaux, et émis 20,500 certificats d’enregistrement d’armes.Il y a eu 5,747 prisonniers déte-! nus dans les cellules.Dans le nombre des plaintes por- ; tées, il y en a 1,151 pour vois simples, 3 pour meurtres, 8 pour ten- J tatives de meurtre, 5 pour vols à main armée, 12 pour vols avec violence, 23(i pour vols avec effraction, 308 pour homicide, 10 pour eniè- i vements, 11(1 pour admission d'enfants au cinéma, 107 pour activités subversives, etc.Au Jordin botanique Cactus et plantes grasses M.Raoul Périard est candidat dans Ste-Marie Du peut actuellement voir, dans l'une des petites serres de l'immeuble (iu Jardin botanique, environ 80 variétés de cactus et de plantes grasses originaires d’Amérique centrale et d'Afrique du Sud.Les plantes, formant des groupes plaisants à l’oeil, sont disposées de façon à montrer que, Lien qu’elles appartiennent à plusieurs familles différentes et qu’elles viennent de pays situés a des distances énormes, elles se ressemblent étrangement.C'est le climat de leur habitat qui les a ainsi façonnés; la similitude des conditions climatiques a entraîné cette ressemblance illusoire et déroutante.I! y a aussi 25 variétés de bégonias eu fleurs lans l’autre petite serre de l’entrée.Getle petite exposition durera deux ou trois semaines.Les portes sont ouvertes de 9 heures du matin à 5 heures du soir, les jours de semaine, et de 1 heure à a heures du soir, le dimanche.I M.Raoul Périard annonce sa can-1 didature à l’élection fédérale com- i plémentaire dans Sainte-Marie,! ; comme libéral indépendant.Il j tiendra une grande assemblée, di-; manche soir, à l’école Meilleur, rue : Fullum, à 8 heures.Assemblées de TA.P.C.V.Section Mont-Royal.Assemblée régulière ce soir, à 8 h.15, au salon de la Palestre Nationale, 840, rue Cherrier.Au programme: installation des officiers récemment élus et préparation du programme d’activités pour 1942.Section Crémazie.- Assemblée régulière ce soir, a 8 h.15.à la salle de bibliothèque de la paroisse St-Alpb.onse d’Youville, rue Saint-Gérard.Au programme: installation des officiers récemment élus.Voyageurs de commerce, agents d’assurance, vendeurs, vous êtes tous cordialement invités à ces réunions.L’A.P.C.V.du Ganada.Aviation civile en septembre En septembre 18,6:2 passagers par avion font 5,596,803 milles, soit une moyenne de 300 milles par passager.Il y a une diminution de 7.4 p.e.par rapport au nombre de passagers transportés en août.Au cours des neuf mois terminés en septembre l’avion transporte 135,-992 passagers,, comparativement à 105,015 la période correspondante de 1940, augmentation de 29 p.c.Le voyage moyen augmente de 268 millies à 302 ou de 12.7 p.c„ ce qui fait augmenter les passagers-milles de 46 p.e.Les marchandises payantes transportées par avion augmentent de 1,169,873 livres en août à 1,365,784 livres en septembre; au cours des neuf premiers mois, elles s’établissent à 11,037,528 livres contre 9,333,151 la même période de 1940, augmentation de 18 p.c.Le courrier transporté en septembre s’élève à 272,063 livres comparativement à 282,615 livres en août; pour les neuf premiers mois de 1941.il s’établit à 2,406,420 livres en regard de 1,961,716 la même période de 1940, augmentation de 23 p,c.relations" SOMMAIRE — JANVIER 1942 Editoriaux AUTOUR D'UNE ENQUETE — NOTRE DIMANCHE CHRETIEN.Articles AMERIQUE LATINE, MEDECINE ET CANADA FRANÇAIS .Antonio Contero LE CAS DE LA "MONTREAL TRAMWAYS".Ernest Robttatlle PSYCHOLOGIE DE L'ETATSUNIEN.Burton Le Doux A LA CRECHE DE BON-SECOURS.Rina Lasnier L'ORGANISATION INTERNATIONALE DU TRAVAIL ET LES ENCYCLIQUES.H.Binet Commentaires Service outre-mer a Orient — Un de nos rédacteurs nous quitte — Lit-on à Chicoutimi?et quoi ?— La nicotine déclassée par Tunney.Chroniques ECOLES DES MINORITES EN SASKATCHEWAN, Maurice Baudoux LE "CATHOLIC SOCIAL GUILD".H P.Phelan ANNO DOMINI 194.?.Maurice H-Beaulieu LE PROCES DES ""SEX-FILMS" EST JUGE.Jean Vallerand HORIZON INTERNATIONAL Mexique — Brésil — France — Allemagne Nos conquérants — D'un vieux terrien — Assurance-Maladie obligatoire.Correspondance (1) Livres récents Les étapes vers la défaite .Jacques Cousineau Ton Univers.•.• Jules Faquin Péguy, soldat de la liberté .Luigi d'Apollonia Péguy dans ses plus beaux textes .Luigi d'Apollonia Ils posséderont la terre.Georges-Henri d'Auteui! Le Rayon lointain .Luigi d'Apollonia Au comptoir .25s, par la poste .30s.SERVICE DE LIBRAIRIE DU “DEVOIR” 430, rue Notre-Dame est, Montréal 111 Nos conquérants — D'un vieux terrain — Assurance-maladie obligatoire.Le R.P.Armand G roux, C.S.C., en deuil de son père M.Emery Groulx, père du R.P.Armand Groulx, G.S.G., supérieur du Séminaire Moreau, à Saint-Laurent, est décédé hier, âgé de 76 ans.Outre sa femme, née Adélia Four-nelle, lui survivent: ses fils-, Armand et Léon-Emile; une soeur, Rose de Lima et son époux, M.Joseph Landry.Le défunt était le I ère de Sr Marie de la Paix (Germaine) des SS.Missionnaires de i'Immaculée-Gonception.17, rue Cartier, à Saint-Laurent.Les funérailles auront lieu lundi en l’église paroissiale, à 9h.30.La dépouille mortelle est exposée à la résidence du défunt au no ‘Messe au Christ-Roi" A trois voix d’hommes, complète, par Edouard Biron, ancien maître de chapelle à Samt-Vin-cent de Paul de Montréal.Pour se la procurer, * adresser j S l'autaur même, Edouard Biron, i au "Devoir”, 430 Notre-Dame j est, eu au magasin de musique Ed.Archambault, 500 Sainte-Catherine est.Prix très accessible ILS PREPARENT L'AVENIR ! 'Relations' JANVIER 1942 SOMMAIRE Editoriaux: Autour d’une enquête ¦ Notre dimanche chrétien.i.ommcntaires: Service outre-mer d’Orient — Un de nos rédacteurs nous quitte — Lit-on à Chicoutimi?et quoi?La nicotine déclassée par Tunney.Articles: Amérique latine, médecine et Ganada français: Antonio Canlero; Le cas de la Montreal Tramways: Ernest Robitaille; Psychologie de l’Etatsunien: Burton Le Doux; A la crèche de Bon-Secours: Bina Lasnier; L’organisation internationale du travail et les Encycliques: H.Binet.Chroniques: Ecoles des minorités en Saskatchewan: Maurice Baudoux; Le “Catholic Social Guild”: H.P.Phelan; Anno Domini 1942: Maurice-H.Beaulieu ; Le procès des “Sex-fiims” est jugé: Jean Vallerand.Horizon international: Mexique, Brésil, France, Allemagne.Correspondance: Nos conqué- rants D’un vieux terrien — Assurance-maladie obligatoire.Livres récents.Abonnement: $2.00; $0.25 le numéro.Ecole Sociale Populaire, 1961 est.rue Rachel, Montréal, ou Devoir.AU HÉli l ¦£ y- • • ?tip f'I • ¦ > m Tout prochainement Le "Devoir" commencera la publication d'un nouveau feuilleton, oeuvre de l'un des auteurs les plus aimés de notre public.Aux université*, les etudiants s'appliquent è acquérir une formation toute spéciale afin de servir plut fard dans le Corps d'Aviation Royal Canadien.Le cours dure deux ans et ceux qui y sont inscrits portent l'uniforme bleu du C.A.R.C.Une bande rouge, affixée à leur casquette, indique qu'ils sont membres du Corps d'Entrainement Aérien Universitaire.La première année, 1rs étudiants acquiérent des connaissances fondamentales tout comme leurs confrères du Corps-Ecole Universitaire de l'Armée.La seconde partie du court traite du syllabus en usage aux Ecoles Préparatoires de l’Aviation Royale Canadienne, de sorte que les "gradués" sont éligibles pour l'Ecole Elémentaire, oit ils entrent avec le grade d'aviateur-chef.C'est là qu’ils font leur première envolée.Ci-haut, un groupe d’étudiants de l’Université McGill, en visite à l'Ecole d'Aviation Militaire No 13 à St-Hubert, apprennent d’un officier le maniement du lance-fusée Very.De gauche à droite: le sous-lieutenant d'Aviation F.S.Fletcher; les étudiants: C.B.McIntosh, J.W.Kennedy, D.P.Whiting, j.H.Singer et joseph Aboud, tous de Montréal.¦-*na Feuilleton du "DEVOIR'' par Mme A.CHABOT IDOLES AUX PIEDS D’ARGILE airanr,.42.(Suite! Ghislain Devaërt, blême de rage, ; froissa l'étroit carton qui tient ! blait entre ses doigts.Rien pour lui.rien pour Dinu.aucun regret.aucun mot de tendresse.Gomme on l'avait fanatisée, celle enfant qu'il avait rru conquérir et posséder à jamais! Mais il se résignait mal a faire figmr de vaincu.il voulait lullet i encore.Il traça des phrases (Uses- j pét ées, des phrases brûlantes sur j une feuille de papier» el sans se relire, alla lui-même 1rs jeter à la poste.Quand rcs lignes arrivèrent .i destination.Huguettr s'apprêtait à descendre â la chapelle pour y entendre le nifsse, File reconnut sans prine l'écriture qu'elle avait eu l'occasion de voir un jour entre les malps de la petite Dina.courut quand même à la signature, et tomba a genoux devant le crucifix de plâtre suspendu au-dessus de sa cheminée.Puis, se relevant, bouleversée, mais vaillante .elle alluma la petite lampe de cuivre qui Féclatrait le soir, ferma un instant les va ux, fit le signe de la croix, et laissa be consumer lentement, sans la lire, la lettre de Ghislain Devaért.XWI L’exil tFHugucUc ne sYst pa* iu definimeut prolongé.Moins de trois mois après 11 mort de son pèle, plie a appris par une bonne lettre de su grand'mère le très prochain retour de Mme Lemarcllcc, celle-ci devant se réinstaller à Quévillac et donnant conge à son locataire.Ge dernier partit bientôt.Nul ne sut où il s'en allait.Par quelques mots échappés ,i Gertrude chez le* fournisseurs du bourg.oi\ supposa qu'ils retournaient tous en Belgique.Huguetk* revint à son lotir, émue cl heureuse de revoir son pays na-ldi, son aïeule plus pâlie, plus courbée, maïs plus compréhensive et plus tendre.Avec le même bonheur muet et mélancolique elle revit sa petite église du village, les ruelles étroi tes, ia route sinueuse et montante, les champs et les guércls en fleurs.Kite embrassa à pleines lèvres la vieille Jeannine toujours grondeuse et toujours dévouée, et ses bons amis (iuermcm qui FareueilUiienl avec une pitié douce et affectueuse, toute réconfortante.Octobre ramènerai; Uemy.son diplôme de docteur en poche.Ses parents s'en réjouissaient, Mme Mayrief aussi.Seule, Huguetle ne disait rien.Un aurait cru même que quelque chose l’inquiétait et qu'eüe n’aimait pas à entendre trai- ler ce sujet, comme si les projets élaborés devant elle pour l'établissement du jeune médecin lui causaient quelque secret malaise.Se souvenait-elle du sourire un peu dédaigneux avec lequel elle avait tenu jadis t\ distance son ancien compagnon do jeux?Se souvenait-elle l’avoir jugé lourd et sans élégance, quand elle le comparait aux Parisiens qui l’entouraient.et surtout « certain étranger si séduisant en sa sveltesse blonde?Lst-ec le remords de sa froideur passée qui l'agite, ou la crainte de heurts pénibles dans l’avenir?Elle souhaiterait reculer la date d’une rencontre qui l’émeut étrangement, et à M.le Recteur devenu son prudent conseiller, elle n confié ce désir que nul aulour d’elle ne saurait comprendre, hormis celui qui dirige sa conscience et l'oriente d’une main sûre dans le sentier du bien: M.le Heele r, ne croircï-vous donc jamais que je puisse aspirer la paix du cloître, après les orages qui m'ont si durement assaillie?1 Le prêtre se recueille un instant: —Non, mon enfant.Pas plus que la Supérieure de la maison de repos qui vous a consolée et soutenue durant trois mois, je n’admets pour vous la vie d’un monastère; ce n'est pas là votre vocation.—Elles sont si heureuses, pour-! tant, celles qui s’y enferment à Fa-! bri des tempêtes de l’existence! - Le cloître n’est jias de toute nécessité un port pour les barques ; fragiles qu’ont secouées trop rude-1 ment les flots de l’adversité.Pour y goûter le vrai bonheur, il faut v! être vraiment appelé par la Provi-| dence, et vous sentez, bien, n’est-ce | pas, qu’aucun appel de ce genre ne vous a encore été adressé?Elle baissa la tête: —G’esl vrai, mon père.mais' j’espère et j’attends toujours, H sourit un peu: - N’attendez tins, mon enfant, ce serait inutile, le bon Dieu vous j veut ailleurs, au milieu du monde j où il y a aussi beaucoup à faire.| dans la vie de famille qui est, n'en doutez pas, une vie très méritoire) île renoncements cl de sacrifices.Elle rougit très forl et ne répond pas.Le prêtre reprend, après une seconde réflexion où il a sans doute appelé à son aide les lumières de i'Esprit-Saint.—Que diriez-vous d’un voyage, d'un pèlerinage plutôt, qui serait pour vous une pieuse diversion?Peut-être trouveriez-vous, aux pieds de la chère petite sainte qu'on implore dans le monde entier et que vous aimez.je le sais, la clef de votre avenir?Huguetle a compris, elle sourit doucement: —Aller à Lisieux?Prier la petite Thérèse que vous m’avez appris à invoquer chaque jour.Oh! je le voudrais bien!.Mais, grand’mère n’est plus assez ingambe pour ce voyage, j'aurais peur de lui imposer une trop réelle fatigue.- Je le sais, mon enfant, aussi ai-je un autre mentor A vous proposer.Ma plus jeune soeur a grand désir de ce pèlerinage, à condition de rencontrer une aimable compagne de route.Voulez-vous être cette compagne?-Avec bonheur, M.le Recteur!.Quand partons-nous?—Après-demain, pour être là-bas au jour ou le Garmel fête sa petite sainte.—G’est entendu! Je cours en avertir grand’mère, et m'occuper déjà de mes préparatifs! Plus vaillante et plus gaie qu’elle ne Fa été depuis longtemps, la jeune fille a quitté presque en courant le presbytère.Elle arpente de son pas léger la route grise de poussière.jette un bonjour en passant à quelques habitants du pays, et entre en coup de vent à la maison: —Grand'mère.M.le Recteur me propose d’accompagner Fune de scs soeurs à Lisieux.Vous voulez bien?—Gertes, je ne m’y oppose pas.et si j’étais plus jeune!.A quelle dale, ce voyage?Aprés-demàin,-si vous n'y voyez pas d’inconvénient.Nous serons 1 deux ou trois jours absentes.| L’aïeule réprime un geste de contrariété,: (à suivre) C* tournai «*t tnoruns su no «W ru» Notro-Dans mz * MootrSai oar |•Imprt• mt-rt» Ponuislr» iâ r—ponsahinta nmlt4».Mltrlno-crooriatalr# — 'tiractour-tlcan*. VOLUME XXXIII — No 18 LE DEVOIR.MONTREAL, SAMEDI 24 JANVIER 1942 fAGE EEHINin lA mant Directrice: Germaine BERN'ER u L’Ecole des parents du Québec” et la revue “Nos Enfants” 'S'élever pour élever' I.e courrier m'apportait l autre jour ie premier numéro de la nouvelle édition de “Nos Enfants ", revue mensuelle traitant de iarl d'élever les enfants et qui a paru pendant sa premiere année d’existence, en supplément de la revue “La Famille'’.Cette jolie revue était accompagnée d'une, lettre nie demandant de lui consacrer quelques lignes dans le journal, ce que je fais bien volontiers.)Ims comment jxirler de cette revue qui est l'organe officiel de L’Ecole des Parents du Québec", sans dire un mot d'abord de cette cede meme?Car, lout comme a Paris, nous avons une écede des parents et une revue qui s'occupe spécialement de l'art d’élever æs enfants.C'est un signe de progrès, n'en doutons pas.Le problème de l'éducation a toujours été un problème grave et dé-licul, mais il esl certain que depuis plusieurs années, il est devenu des P-us complexes et îles plus ardus.Aussi, devant le nombre des éducations manquées, des formations milles et des personnalités amorties, des esprits réfléchis en sont venus à penser que ce ne sont pas les écoles, les colleges c! les couvents qui nous manquent, mais peut-être bien le jiou-voir educatif des loyers.Est-ce que la proportion des foyers déforma-leurs commençait à t'emporter sur celle des foyers formateurs?C’est bien possible.Il y a une dizaine d'années, chroniqueuse toute neuve au Devoir, dans un article où je déplorais le nombre de valeurs enfantines perdues jmr manque d éducation et laissées à la seule école de la rue, j'avais sou-naite nue les nôtres puissent bénéficier d'une école des parents comme laid it autres à I etranger.Le mot avait surpris au moins un lecteur et lavait fait sourire.Vue Ecole des parents?Quelle plaisanterie! Est-ce quon entendait parler de cela autrefois0 Qu'est-ce que les gens mariés iraient faire u l'école?Est-ce que les enfants, ça ne s'élève pas tout seids?etc., etc.Peut-être qu autrefois les enfants s'élevaient a peu près tout seuls, vu qu'ils relevaient, en généra!, beaucoup de bons exemples et peu ue mauvais.Mais depuis le commence me ni du siècle, il n'eu est jdtts de meme.Et plus 1rs temps sont difficiles jrlus les enfants doivent être solidement foi mes.Quelle force de caractère, ne devront-ils pus avoir pour vivre seulement l'après-guerre que tout le monde nous prédit plus dur que l autre! C'est bien ce que l'on a compris et que l’on comprend de plus en Idas puisque l’école des parents, enfin fondée, n'enregistre que des suc-fr.ç appuis le début de ses activités.Dans l'historique de l'Ecole des Parents du Quebec, un groupe de parents, “frappes de la gravite îles quelles leurs enfants seront appelés a vivre de la légitime préoccupation de leur souci plus large Les cours gratuits d'alimentation La campagne d’alimentation poursuit son travail avec beaucoup de succès.L’assistance aux cours gratuits est de plus en plus forte.On voit donc tine nos gens, quand on s’occupe d’eux, cherchent à se renseigner sur le problème de l’alimentation.Il faut dire aussi que cet enseignement donné par des professeurs qualifiés et entraînés à la tâche, présente toutes les garanties de compétence et de profil.Les cours se donnent à 8 h.du soir et voici la liste des quartiers et des écoles où ils seront donnés à la date indiquée: LUNDI, 26 JANVIER PAROISSES Saint-Arsène Sacré-Coeur Saint-Denis Notre-D.Rosaire N.-D.P.Secours Saint-Nom de Jésus Saint-Stanislas Saint-Henri Sainte-Madeleine d'Outremont Sainte -Philomène Sainte-Mar.-Marie Saint-Sacrement Saint-Jacques Nativité Saint-Paul N.-D.des Neiges ; Saint-J, Berchmans i Saint-Vin.de Paul Saint-Pierre Claver Saint-Zotlque Saint-Jean Matha N.-D.de Grâce Satnt-Enf, Jésus Saint-Ambroise T.S-Rédempteur Saint-Germain d’Outremont Satnt-Nicholas d’Ahuntsic Visitation Saint-Clément Saint-Marc Sainte-Catherine Saint-J.Baptiste Saint-Charles Salnt-PV-d'Asslse Salnte-Brigide Immac ulée-Con.Saint-Edouard Notre-Dame ECOLES Saint-Arsène Marg.-Bourgeoys Laurier N.-Dame Rosaire N.-D.Per Secours Sa!nt-N.de Jésus Saint-Stanisias paroissiale Samte-Méianie Lajoie ADRESSES 6972 Ch.-Colomb 2040 Plessis 505 Laurier est 7637 Boyer 2180 de Blencourt 4210 LaFontalne 1315 Glllord 819 du Collège 690 Champagneur MARDI 27 ’JANVIER Sainte-Phllomène Lartigue Saint-Basile Jeanne-Mance De La Nativité M.de l’Incarnation Notre-D.des Neiges E.5501 5e avenue, Rosemont 2029 Bordeaux 465 Mont-Royal 345 De Montlgny E 2055 Saint-Germain 5446 Angers 5345 C.des Neiges MERCREDI 2 8 JANVIER Mad.de Verchéres Champlain Cham, de Lorimier Esther-Blondin Dol.des Ormeaux N.-Dame de Grâce Saint-Enf.Jésus Saint-Ambroise Baril Saint-Germain Sainte-Marguerite La Visitation Saint-Clément 6017 Cartier 1620 Pu Hum 2015 Gilford 4510 Sainte-Emélie 6639 d'Aragon 5435 N.-D.de Grâce 103 Bl.S.-Joseph-E 6555 de NormanviUe 3601 Adam Bellingham IQfJSO Laverdure 10590 Hamel in 4780 LaFontalne PROFESSEURS Miller, Mad.Ev.LeBlanc Estelle Desaulnlers Estelle LeBlanc Thérèse Marion M.R.Duchesneau Michelle Ooeaelln J Champoux Mme R.Lacroix Madame Miller Ev.LeBlanc Estelle LeBlanc Déchène, R.-A.Duchesneau, M -R Rouisse, E.J.Champoux DuTlUy.Mme R.Ev.LeBlanc Jacques Morvan Estelle LeBlanc Gisèle Volzard Aug.Sylvain Rachel Beaudoin Alice Merlzzi M.-R.Duchesneau Mme R.Lacroix E.Rouisse .1.Champoux Th.Marion JEUDI 29 JANVIER Ut qu'un circonstances dans les-sc sont élevés au-dessus propre râle de parents jusqu'au de relèvement de l'éducation chez nous:’ C’est l’élargissement de ce beau cercle qui a donné naissance à l'institution actuelle.Ses vais sont nombreux, notans-en quatre au passage, pour souligner leur importance et leur excellence: Apprendre aux parents u s éduquer et a cultiver leurs enfants afin qu’ils s'accomplissent en leur vocation propre et unique; insuffler aux parents, pour qu'ils les communiquent a leurs, enfants, l'enthousiasme et F énergie mo, aie qui sont les seuls fadeurs de progrès; susciter la coopération des parents et des instituteurs pour faciliter l’instruction et l'éducation des enfouis et con-tribner a en aire des nommes efficients, travailler a la conservation de t esprit familial au Canada".~ Far son programme de vulgarisation des sciences de l'éducation pour les parents et tous les éducateurs, l'école remplit une lâche éminemment sonate et méritoire.Pedagogic, psychologie de l'enfance et dr I adolescence, philosophie sociale, morale de religion, orientation professionnelle, pédiatrie, puériculture, hygiène, culture physique, sont Iraitées par des spécialistes dans des cours ou des articles n la portée de tous.Il luirait etc mal heureux que notre école des parents ncût pas eu une.pub ication, un organe propre, susceptible de prolonger sou enseignement dans tes foyers et les maisons d'éducation.Ce périodique, cet organe officie!, c’est la revue "A’os Enfants'’.Il serait trop long d'en analyser toutes les rubriques.Mentionnons seulement “La petite clinique d hygiène mentale .à laquelle tous tes parents peuvent recourir et qui est sous la direction d un médecin, spécialiste en hygiène mentale.Les cas étudiés dans chaque “clinique" sont d'ailleurs riches d’enseignement pour fous.“L'Ecole des Parents du Québec" et la revue “Nos Enfants'' sont deux entreprises canadiennes-françaises qui nous font honneur et qui peuvent nous rendre d'inappréciables services.Souhaitons que tous nos jiarents aient assez de eapucile d'appréciation pour s'en rendre compte et en profiter.Qu'ils se rappellent que c'est un signe d'intelligence de s'apercevoir que I on peut encore apprendre quelque chose.Sun huilons aussi, — et combien ardemment — que celte école se développe assez pour s'occuper, un jour, des classes populaires, par des filiales ttans les faubourgs.Les pauvres comme les riches, les ignorants comme les gens instruits ont besoin d'aide et de lumière dans ce domaine.2i-i-42 Germaine BERNIER Verdun Saint-Vin Fender Saint-Alphonse d'You ville Saint-Frs-Solano Saint-Anselme j Saint-Us de France Sainte-Cunégonde j Sainte-Cécile j Saint J.de ia Croix ' Saint-Bernard i Lachine Gabriel-Lalemant Garneau Sainte-Eulaüe Salnt-J.l’Evangè Boucher de la Bru.Satnte-Brlglde Marie-lmmaculée Morin Saint-Laurent N.-D.de Lourdes Hélène-Boulé Saint-Alphonse 6200 des Ecores 1705 Visitation 4273 Drolet 2322 Saint-Char!» 7765 de la Valtrle 1225 Maisonneuve 1375 Marie-Anne E.6361 Saint-Denis 1100 Saint-Urbain Se-Cath.-Dorchester 1100 5 avenue Verdun 8050 de Gaspé 8615 de Bem VENDREDI, J0 JANVIER Mad.d Ailleboust Saint-Anselme Cherrler Salnte-Cunegonde Sainte-Cécile Jardin d’Enfance.Satnt-J.de la Croix Sainte-Marie Savaria 3981-Masson 2743 Rouen 3661 Saint-Hubert 2515 Del Isle 7347 de Gaspé, 6645 Saint-Laurent 2165 Baldwin Madame Miller Ev, LeBlanc Ruth LeBlanc R.-A.Déchêna J.Champoux Mme H.-D.Laroche Mme D.Ouellette Berthe Big ras A Brault Thérèse Marion Mme R Lacroix E.Rouisse Méltda Laflamme Ev.LeBlanc Liliane Lahelle E».LeBlanc Mme R, Lacroix E, Rouisse J.Champoux Th Marion Du côté deThumour LE VRAI COUPABLE —Vous osez prétendre que vous n'avez pas ravi eetle montre et je la trouve sur vous.—Je vous assure, monsieur le j commissaire, que c’est elle qui m’a j j ravi.LA FAIM INITIALE Un mot d'un financier inalheu-! | reux : —Je ne suis pas étonné de ce qui m'arrive.Mes débuts dans la vie ont été déplorables.J’ai commend par la faim! SPECULATION —11 a fait sa fortune en tirant le ;1 diable par la queue.__ —Elle lui est restée dans la main, alors il l’a vendue à un riche Amé-1 ricain.LA SECONDE RAISON Alexandre Dumas fils avait été invité à une sohée chez la célèbre 1 comtesse de Paiva, dont tout Paris i connaissait la jeunesse “orageuse" ; L'invitation concernait aussi la fille ! de Dumas, qui se décida à aller seul j à cette soirée.Comme la Paiva lui j demandait, en le recevant: "Vous , n’amenez pas mademoiselle votre ] fille?” Dumas répondit: “Non, ma-1 dame, popr deux raisons, la seconde est qu'elle est un peu enrhu- j mée”.SENS PRATIQUE Un auteur venait de faire aux comédiens français la lecture d'une j tragédie très obscure.Comme toute l'assemblée se tai- [ sait, le comédien Armand prit sur', lui de dire au poète qui attendait son arrêt que scs camarades trou- : vaient sans doute, comme lui, l’ouvrage un peu compliqué.—Tant mieux! s'écria l'auteur, vous voilà assurés de deux repré- j sentations: le public viendra ap-j prendre à la seconde ce qu'il n’aura ! pas pu comprendre à la première.SCI l'.S'C.E ET Pl«K.R LS Au microscope électrique une main aurait plus de deux kilomètres de long Lisez les revues :tion e de des L ibrairie' RR PP Les Les activités féminines M.Pierre Ricour à la Société d'Etude maculée-Conceptloâ, 314 ch.Se-Catherlns.Messe à 9 h.DPtlt déjeuner, réunion et commentaire d’Evangile, salut du T.S.Sacrement.Les Noèlistes isolées sont cordialement Invitées.Pour renseignements, LA.6435 A lo Ligue pour les droits de lo Femme Mme A.F.Byers pariera lundi soir, le 26 Janvier, à 8 h.15, dans le Salon Bleu de l'hôtel Windsor, sous les auspices de une eau- ! la !,|8ue pour les droits de^ la femme.M.Pierre Ricour, professeur au collège Stanislas, donnera à la Société d'étude .t de conférences, mardi prochain, une eau- Mnïe Bvers est membre du comité pro-serle intitulée.l'aul Valéry ou Ihorieui : testant saxi - n collaborateur de Canadian Business.M.Leo-K tt.a aborde l’étude du marche canadien-franeais pour en sou-„ , f.îlH'rd l'importance en dollars et cents puis pour dégager la psy-„ .du corso-.nr.Mtcur canadien-franeais.Il a constaté que la plupart „ x e> d.Ouébec sont des one company towns.II ne faut pas conte soi gne-l-il.que le monde canadien des affaires dans le Québec est > s.11 a ensuite donné une nomenclature de maisons canadiennes-' -.oses qui font affaires un peu partout dans l’Empire britannique poi r illustrer sa thèse.Aux hommes d'affaires de Toronto qui veulent vendre a la province de Québec, M.Knott signale certains traits de notre .jr.ictère ethnique qui nous sont particuliers et termine en leur donnant des conseils qu'il résumé dans cette formule typique: "Les discours politiques d'Ernest Lapointe, d’Adélard Godbout ou de tout autre chef politique canadien-français recèlent la façon même de prendre contact avec le Canada français et de lui vendre,” Dernièrement encore devant \ Advertising and Sales Executives Club of Montreal, M.H août Daigneault, directeur du service français de publicité chez J.-Walter Thompson Co.Ltd., a tenté de prouver à nos concitoyens d’origine anglo-saxonne que le marché canadien-français existe bel et bien et que les maisons anglo-canadiennes perdent des millions de dollars tous les ans en s’obstinant à vendre aux Canadiens français de la même façon qu'à un Anglo-Canadien.Après avoir donné un aperçu de l'état du marché canadien-français et de ses possibilités, M.Daigneault en a profité pour déclarer que des maisons d’affaires réputées dépensaient en pure perte des millions de dollars annuellement parce qu’elles ne tiennent pas compte du fait économique canadien-français, notamment dans le domaine de la publicité.Pensez-vous, a demandé M.Daigneault, que le Canadien français moyen est assez familier avec la langue anglaise pour saisir toute une publicité souvent subtile mais dont les beautés mêmes lui échappent parce qu’il lui est impossible de penser en anglais?Si l'Anglais ne peut pas penser en français parce que c’est dans sa nature de penser en anglais, peut-on demander aux Canadiens français de penser en anglais quand ils sont faits pour penser en français?M.Daigneault est de ceux qui croient, avec raison, que la publicité doit être pensée dans la langue dans laquelle elle est rédigée.Comme M, Knott, il est d'opinion qu’il faut absolument tenir compte du tempérament, de la formation et des particularités ethniques de ceux à qui l’on .s adresse.1 mis deux —¦ et ils ne sont pas les seuls -—- reconnaissent l'exis-Icnce du fait économique canadien-français et optent pour qu’on se con Situation économique pendant les onze premiers mois de 1941 Au cours des onze premiers mois de 1941 le revenu national du Canada, tel que compile par le Bureau fédéral de ia Statistique, se chiffre à $4,777,751,000.soit une augmentation de 9.t p.e.sur celui de >4.31)5,340.1100 |a même période de 1940.Depuis mai le revenu national mensuel a été assez stable, fluctuant beaucoup moins durant l’année sous revue que les autres mesures de l’activité économique, tel que l’indice du volume physique des affaires.il en est de même en général du revenu attribué à chacun des trois principaux groupes.Depuis mai le revenu des industries productrices de denrées a représente environ 50 p.c.du revenu mnional globa', mais il a diminué un peu depuis septembre.Le total des onze premiers mois est de $2,367,291,000, en regard de $‘2,041,680,900 l’année précédente, augmentation de 15.9 P.stquc des affaires, sur la base 100 en 1935-1939, s'établit a 134.2 les onze premiers mois de 1941, a rapprocher de 120.4 la même période de 1940, avance de 11.5 p.c.L’indice de la production manufacturière atteint une moyenne de 150.7 contre 133.8, soit un gain de 12.6 ! Nouvelles Raisons Sociales Ler sociétés et compagnitt récemment enregistrées nir, montrant les diverses étapes parcourues par I l nion économique depuis sa fondation à l’automne ! 1940 jusqu'au 1er janvier 1942, vint clôturer cette intéressante et sugges-l tive soirée.C- Caltberf and Son Co-, «marchands de cuir».Donald Livingston Bonner et Paul-Emile Gabbert.Poulin's Gift & China Shop, 5395 Chemin de la Reine Marie, Dame Sadie Adam, Nicholas p.c.La production de fer et d a- | Abramovitch.cicr augmente encore considérable- Marché Adam.3449 ment en regard des niveaux élevés I Hlibchuk.de 1940, la production de lingohjH.B.Eletcric Co., 2949 Soissons, Hen-d'acier augmentant de 20 p.c.| ry glatt.Les contrats de construction ad-| yviltrid Noël & Fil», (laitier), St-uau- division de la manutention 27 p- c.jugés pendant les onze premiers mois de 1941 se ehilfrent à $374,-781,000 contre $329,091,900.Ils augmentent «le près de 14 p. .et.12,775 établissements employant j, ,, .„ , • n , • 1.676,193 personnes te 1er novem- il attention.Leur influence est assez considerable, notamment relie de hre, augmentation de 17,945 em- M.Daigneault, qui a déjà obtenu des succès presque inespérés auprès ployés ou de 1.1% en regard du maisons anglo-canadiennes et étatsuniennes.1er octobre.L’indice brut de 1 em On peut donc normalement s attendre que nos compatriotes, pour grossir leur volume d'affaires, nous accordent une attention spéciale.H s'ensuit que dans ce cas ils feront une plus rude concurrence à nos propres institutions.On ne doit jamais craindre la concurrence si elle est honnête.Mais il faut s armer pour y faire face, ('/est à nous de nous éveiller et de nous équiper.L’heure est peut-être autant à l'action qu'aux discours.24*ï-42 Alvor** VA IL LA N COURT ploiement, basé sur la moyenne KH) en 1926, avance à 167.6 comparativement à 165.8 le mois pré Industrie canadienne de la construction l.u repercussion de la guerre sur 1 industrie de la construction au , _________ ( .maria est illustrée d’une faço?^6.» $7.Les vaches laitières $70 à frappante dans les statistiques «Ici $130 chacune.Les bonnes vaches 1916 publiées par le Bureau Férié- 111 partie $100 et plus.ial de la Statistique.La valeur des i Plusieurs veaux se vendaient travaux executes par l’industrie $14.25 avec un veau jusqu’à 914.50.augmente brusquement pendant, La plupart des veaux de lait rap-t année, soit à $474,122,778 contre I portaient $12.50 à $14 avec ies a\ec un c hoix de $8.La majorité entre $5.25 et $7.50.Les vaches pour la mise en conserve $4 à $5.25 en partie $4.50 à $5.Eps taureaux fermes de *6 à $8.50.Ees taureaux de choix 88 à $8.50, et les communs C a /.e r t .v.i $373.203,680 en 1939, augmentation de $100.919.098 ou de 27%.L’industrie emploie 149,836 personnes.1,416 de plus qu'en 1939; les salaires et gages, sc chiffrant à $186, 229,498.augmcntenl de $26,787,055.Ees matériaux utilisés coûtent >267.228,786, augmentation de $77,-73Etil.I.augmentalion la plus remarquable en regard de 1939 esi celle de la constnu'tion d'arsenaux, de bu-i aiuieinpiits.de hangars el d’autres bâtiments similaires, dont la valeur globale s’élève à 858,294.322 coin para livement à $12,145.387 en 1939, augmentation de $16,148,935.En construction industrielle comprenant les fabriques, les entrepôts, les bâtiments miniers, etc., vient ensuite par ordre d'importance ave,: une augmentation de $43,969.273.le total élan! de $80,624,101 contre $36,654,828.I.a construction d'habitations en 1910 vaut $59.925,197 contre $53.-926,429 en 1939; d'édifices commerciaux, «41,748,521 contre $35.-166,121; d'Mislitutions, $17,208,119 contre $21,211,315, La construction nouvelle entreprise en 1946 a une valeur de $352,361,695, nugmenta-lion de $93,639,286 ou de 36.2%, tandis que les modifications, l'entretien et les réparations se cliif-frent a $121,821,683, suit une augmentation de $7,279.812 ou de 6.2 p.c.Marché du bétail ! moyens jusqu’à $13.50.Ees veaux nourris à la chaudière $7.50 à $16 et ceux d'herbe $6.50 à $7 en par-! tie $7.Ees arrivages des agneaux com-i prenaient des sujets non châtrés et j sc vendaient en lots mélangés de $10.25 à $10.50.f.cs moutons $4.50 à $7.la plupart $6 à $6.50.l es porcs 15c plus haut.R-l abattus $15.75, $11.75 pour les B-l livres nar camions.Grade A obtenait 81 de prime par tête avec les déductions sur les autres catégories.Eos truies $8.25 à $9.25 pesées vivantes.cèdent.Gc chiffre excède de plus de 20% l'indice de 139.2 le 1er novembre 1940, le plus elevé a cette date à venir jusqu'à présent.L’emploiement augmente d'une façon importante dans les manufactures qui ajoutent quelque 12,750 personnes à leurs effectifs entre le augmentations et diminutions sai sonnières du prix de l’agneau frais et frigorifié, et que l’agneau de printemps et d’été n'est plus maintenant soumis aux prix maxima.La période de base des prix maxima, du 15 septembre au 11 octobre.est normalement la saison quand les prix en gros et au détail de l’agneau sont les plus elevés.Certains frais sont impliqués lorsqu’il faut farder l’agneau frigorifié pour vente ultérieure et qu’il faut Quebec.— D’après une siatistî-que dressée par la section agricole du Bureau des statistiques de Québec, la production de beurre en décembre 1941 s est totalisée à 1,-938,239 livres par rapport a 2,648,-217 en décembre 1940, ce qui indique une diminution de 26.8 p.c.La production de fromage s’est chiffrée à 1,759,780 livres par rapport à 323,413 au même mois de 1940.ce qui fait une augmentation de 444.1 p.c.Pendant les douze mois de l'année 1941, la production totale de les prix.Le groupement a voulu profiter «le cette occasion pour mettre le public au courant de scs activités, ('.’était l’objet de la réunion qui s’est tenue mercredi soir dans la salle de rimmacuJce-Gonception devant un auditoire de quelque cinq cents per- sonnes.M.le maire de Montréal Ibligatlons des formules appropriées de était renrésenté nar le notaire lean-(•(mf Pour les obligations Itn-.IC noidll e jean inatriculées que pour les obligations au flotte et on remarquait la présence ! porteur, ainsi qu'une formule de certi- 1 ficat de votation pour les obligations au porteur confiées à un dépositaire, seront de plusieurs conseillers municipaux Le R.F.d’Autcuil Richard, S.J., de l’Ecole Sociale Populaire et aviseur moral de l’Union Economique d’Habitations, a exposé en une rapide synthèse le travail accompli depuis deux ans et qu’un petit noyau de citoyens convaincus a rendu possible par leur remarqua- ! ble esprit d’initiative et de collabo-1 ration: conférences devant plus del 8,060 personnes, nombreuses assem-! blées d’étude pour les membres, in-: nombrables démarches auprès des compagnies de prêts et de financiers, auprès de l’administration! municipale et de l’administration nationale du logement, auprès d’en-: (repreneurs et de constructeurs, etc.Les résultats tangibles de ce travail ! , .beurre a atleint 76,460,768 livres nourrir les agneaux vivant durant enregistrant une augmentation de 1 hiver et ces frais se traduisent j 3.2 p.c.sur l’année 1940, alors que normalement par des prix plus ele- ]a production totale avait été de 74,-ves suivis de réductions de prix, ; 684.973.f.a production totale de l’automne suivant.Afin de permet- fromaRe a été de 36,769,053 en tre à cette pratique «le se continuer 1941 contre 34,988.766 en 1946, ce t, .- - - .sur la base des prix de l’automne qui indique une augmentation de 1 ,ureJu rapidement énumérés par le sur 5,1 pour cent.conférencier: acceptation par l’ad- ministration nationale de la loi du logement du plan d’urbanisation de Ja cité-jardin et des plans et devis, tranche de terrain achetée avec option sur d’autres terrains permettant la réalisation d'un plan d’en-’ semble, prêts consentis sur la première unité de seizg; maisons en conformité avec la Loi nationale du aernier pour assurer une mise le marché régulier durant toutes! An cours du mois de décembre ies saisons et pour protéger ainsi lu 1«me 470 fabriques onl produit du production en 1942, la commission beurre.143 ont produit du froma-a rendu les décisions suivantes: go et 67 établissements ont fabriqué 1.—Les prix de gros maxima des! du beurre et du fromage, carcasses d'agneau frigorifiées peu-j “-***-" vent être augmentés de Je la livre! D>, , , .1 1 -r en janvier, et %c additionne] la DllOn 06 la NotlOWOl Llr6 livre par mois, de février à juin, - i, -.-.-— — 2.Les prix de gros maxima des! National Life Assurance Coaipa- ; logement, partie I, secretariat per-1 carcasses d'agneaux fraîches, coni-jny of Canada a présenté son rap-j •Jancn« a Jangle de la 26c avenue niunément connus comme agneaux | port annuel qui accuse un gain ! f.» du boulevard Rosemont, obten-j de $2,-! ,l6n "“H Premier reglement muni-| i»r /winhr*.»t i» w novembre t «>« iaffourragés durant l’hiver, peuvent ! dans ses polices en force „v ,, .- cire augmentés par des montants 9.-»é,oOO à un nouveau maximum de ‘ „ P«ri fa«ihtant la creation souhajtce, allant jusqu’à mais ne dépassant) $65,074,000.Le revenu total des | f a!t?",'ant (,de autres.modifica-! pas 4c la livre durant la période primes a augmenté au cours de ! 1,®"s !m'lant «c P1.us Prcs nor-, de janvier à mai.l’an;,ce.tandis que le rerenu en j "leï ‘’'minima prevus par J’admi-) 3,—Les prix de détail peuvent i intérêts a etc bien maintenu.Lrs nirmcVient * /¦“ .,ORemcilt ; être augmentés conformément a la reeettes en especes s’élèvent à $2, n*n,"c,‘^La,nnps' if./jereloPPment pratique normale de parer aux déjà petite propriété economique augmentations payées par les dé-i A meme ses recettes, la compa-taillants.Aucun détaillant ne peut $n"’ a Pa-ve aux bénéficiaires des exiger une majoration sur son coût | :,ssures' on annuités et aux por- L achot de meubles rendu plus facile gains dans la division des marchandises durables sont extraordinairement considérables, particulièrement dans le groupe «lu fer et de l’acier.L’avance dans les manufactures porte l'indice à une nouvelle cime de 187.6% de la moyenne de 1926 et se compare à celui de 185.U le 1er octobre et de 14 4.6 le 1er novembre 1946, le maximum antérieur pour novembre.Parmi les industries non manufacturières, l’abatage du bois, les mines, la construction et le commerce de délai! occupent un plus grand nombre d'employés.Bien «pie dansl ’abatage du bois l'augmentation de l’emploiement soit importante au 1er novembre 1941, elle n'est pas égale a celle observée au début de novembre ees quelques dernières années; ceci est probablement attribuable à un manque f.nn Punitions: Currie, Southwick.Maundrell.____ Doug Weary, gardien de but pour le Clearpoint, s’est mis en évidence hier soir dans la première partie île la Ligue Junior Mont-Royal, disputée à l’Arcna de Lachine, lorsqu’il mit un autre blanchissage à son crédit.Le Clearpoint triompha îles Wing Wheelers par 3 à 0 pour conserver la tête de ce circuit junior.Dans les autres joutes à l’affiche dans la Cité des Sports, les North End Eagles triomphèrent fies Red Wings par 5 à 4 tandis que le Mont-Royal l’emporta sur le Saint-Lambert par 3 kl.Alignement des équipes: MONT-ROYAL: But.Daoust; défenses: King et Thompson; centre.Doherty; ailiers: Ambrosi ct Shaver; substituts: Tadwell, Griffith, Woodside, Tyler, Templeton, Boo-samra, Gélineau et Bird.ST-LAMBERT: Sauvageau; Bourque et Inns; Martineau; Camerlain et Gaudette: Poirier, Bourque, Higgins, Rajolte, Préfontaine, Hugron, Jodoin.* Arbitres; Eddie Duclos, Geo.Mal-linson.Première période 1.Mont-Royal, Doherty.2.15 2.Mont-Royal.Templeton.6.10 Punitions: Poirier et Tyler.Deuxième période Aucun but.Punitions: Poirier, Tadwell, Thompson.Troisième période 3.St-La'mbert, Bourke.2.20 4.Mont-Royal, Griffith.11.20 | Punition: Doherty.«Y» «Y» 'Y' RED WINGS: Marshall; Malfara j George; Wilson; Massé et Cole Samedi, 11 avril, Durham, Montréal vs Durham.Dimanche, 21 avril, Durham, C., Montréal vs Durham.Jeudi, 16 avril, ouverture fie la saison de la Ligue Internationale k Jersey City.Les parties contre Milwaukee donneront l’opportunité aux Royaux de voir à l’oeuvre Woody Jensen, l'un des joueurs locau en 1941 Lors des parties contre Indianapolis, le Montréal jouera contre fieux anciens membres de son alignement: Jake Powell et Steve Hachu nok.6.C.,!en dépit de la mauvaise températu-! re el ceux-ci ne manqueront pas de se rendre nombreux dans les Laurentides, en fin de semaine; c’est ce que révèlent les rapports reçus tics divers agents du Canadien National postés dans les territoires de ski.Des conditions satisfaisantes L’enseignement n’es! pas nécessairement défavorable aux skieurs j A Shawnridge et à Saint-Sauveur, on enregistre quelque 21 pouces de neige, dont 5 pouces sont de neige I potuireuse sur fond dur; à Morin» 1 Heights, les conditions sont les mê» i mes, mais avec 16 pouces de neige.I A Montford, on a 25 pouees de nei» ge.L’enneigement est donc satisfaisant dans toutes ces régions.A Rawdon, il y a douze pouces de neige et le ski est bon.Dans : les Cantons de Test, sept pouces de ! neige rendent le ski difficilement ; praticable.Les conditions sont satisfaisantes dans les régions de Grand’Mère et Shawinigan, où il y a environ 10 pouces de neige; il nei» ' geail ce matin dans cette région.Cartes Professionnelles et Cartes d’Affaires ASSURANCES COMPTABLE HORACE LABRECQUE COURTIER EN ASSURANCE N ou* invï oni 1
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