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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
vendredi 20 février 1942
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1942-02-20, Collections de BAnQ.

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"Le Canada eat une nation aouve* raine et ne peut avec docilité accepter de la Grande-Bretagne, ou des ttata-Unis, ou de qui que ce soit d’autre, l’attitude qu’il lui faut prendre envers le monde.Le premier devoir de loyalisme d’un Canadien n’est pas envers le Commonwealth mtanmque des nations, mais envers te Canada et son roi, et ceux qui contestent ceci rendent, à mon avis, un mauvais service au Commonwealth.” (ia-x-rr» Lord TWEEDSMUIR LE DEVOIR Montflel, raadradl 20 février 1941 REDACTION ET ADMINISTRATION 410 1ST NOTRE-DAME MONTREAL TOUS LU SIRVICIS TILIRHONI i SEIalr SSCI* DirccttBr-sérant i Caorgei PELLETIER FAIS Cl QUE DOIS Ré4*«t«ar en chtf i Omar HEROUX SOIRS, DIMANCHES ET FETES Administration I BEIjh 3361 Rédaction t BElair 2984 Gérant t .BEIalr 3361 Nouvelle offensive sous-marine de l’Axe, des Açores au Groenland (voir en page 3) Un autre cadeau qui s’ajoute à ceux qu’on a déjà faits Comment le ministre du Commerce, M.MocKinnon, en vient à dire aux producteurs de la Saskatchewan que leur blé est vendu à rabais en Grande-Bretagne — Les Saskatons sont pour le cadeau mais ils ne veulent pas être seuls à en faire les frais — Des largesses au delà de nos moyens L’entrée de sir Stafford Cripps dans le cabinet Bloc-notes Il faut y voir Quelle politique le gouvernement fédéral entend-il sui- semble-t-il, inéquitable.Les Saskatons considèrent qu’il vre, cette année, à propos du blé?Quel prix minimum est du ressort et du devoir de l’Etat de la faire disparaî-— car il n’est pas vraisemblable qu’il décide d'abandonner ! tre, en prenant les moyens pour que cela s’accomplisse aux la politique d’économie dirigée, étatisée, dans laquelle il dépens de tout le pays, mais cependant pas aux dépens de se fourvoyait déjà bien des années avant la présente guerre ¦— le gouvernement voudra-t-il fixer pour cette céréale dont la récolte constitue le gros de la production des trois l'acheteur de Grande-Bretagne, Sur ce point, la requête des délégués saskatons est bien explicite et il n’en faudrait pas davantage pour compren- provinces des prairies et que l'on tient pour essentielle au dre la gêne où se trouverait, en l’occurrence, le ministre du maintien du ravitaillement alimentaire du Canada, de la ! Commerce.Grande-Bretagne et des alliés de celle-ci?I On lit en effet dans la requête: “Le gouvernement cana- Ces questions se posent, depuis des semaines, mais au-! Par l entremise de la Commission du Blé , déter-cune réponse n’est encore venue.Le ministre que cela re- mir>e présentement le prix de vente de notre blé.La mire-garde, celui du Commerce et de l lndustrie, M.MacKin-jpa^ est comme de raison le grand consommation, ne parait pas pressé de répondre, il paraît même gêné teur de notre blé et le prix que la Gtande-Bre-de le faire.A ce qu’il semble, il y aurait de quoi.Une dépêche de la Presse Canadienne, en date d’Ottawa, a fait dire au ministre, ces jours derniers, que les membres du comité du blé qui a été formé au sein du cabinet • , • , , », e.les membres de la Commission Canadienne du Blé — peix plus forts pour ses approvisionnements.Nos le Canadian Wheat Board, comme on le désigne d’ordi-i'5rorfufffu''s de Saskatchewan partagent avec le monde en-naire et qu’il ne faut pas confondre avec la Commission I "er,ur5e ûd,r,,raf'0?/orm'£?ab/c’.(trem*ndoUs).p0ur /e.ma tayne paiera doit être déterminé par des négocia lions entre les représentants des gouvernements canadien et britannique.Cette délégation ne veut pas demander que l'on exige de la Grande-Bretagne qu’elle La Confédération générale des Travailleurs catholiques vienl de porter à la connaissance du chef du gouvernement fédéral — à celle du public, indirectement — deux faits d’importance considérable.Le deuxième, surtout.La Confédération se plaint d’abord de "la trop large élimination, dans les industries de guerre, des hommes d’âge non militaire” et de "leur remplacement par la jeunesse, surtout les jeunes filles”.Elle estime que l’emploi d’un plus grand nombre d’hommes d’âge non militaire aurait, entre autres, un avantage qu’elle formule ainsi: "Ces derniers, étant d'âae plus rassis, seraient plus attentifs à leur travail, plut prudents, et les accidents seraient moins nombreux dans ces établissements." .i Et l’observation en vaut sûrement la peine.des Grains — tiennent quotidiennement conférence en vue de déterminer la politique du blé et de la faire connaître au public; et que, sitôt qu'une décision aura été arrêtée, on la soumettra à une réunion plénière du cabinet pour approbation.La même dépêche a fait entendre de plus que le prix du blé sera haussé.11 y a presque une semaine de cela, rien ne s’est présenté en fait de decision.Ça n’est pas toutefois que les plus directement intéressés en l’affaire, les agriculteurs de l'Ouest, ne s’en soient occupés, qu’ils n’y aient vu Je près, qu'ils ne se soient mis.gnifique courage du peuple britannique, et ils sont déterminés, en autant qu’il sera en leur pouvoir, à fournir à la mère-patrie tous les ravitaillements alimentaires dont elle aura besoin et à n'importe quel prix qu’elle pourra payer, même gratuitement si les circonstances l’exigent.En même temps, ils considèrent toutefois que l’on ne puisse s’attendre que les simples fermiers qu’ils sont assument toutes les obligations qui découlent de ces approvisionements, attendu que cela devient une responsabilité national».La dêlé-i:tion comprend que la Grande-Bretagne ne sera pas en Le cas des jeunes filles Mais le cas des’ jeunes filles appelle plus instamment encore l’attention des gouvernants et du public.La Confédération, qui est bien placée pour vérifier les faits, qui dé- (suite à la page six) Churchill est significative Un ultra-radical exclu du parti travailliste en 1939 devient le leader des Communes anglaises en 1942—Partisan à fond des Soviets — M.Churchill se donne un nouvel assistant premier ministre — Beaverbrook s'en vient en Amérique du Nord — M.Churchill promet le rétablissement de l’Autriche — L'Australie dev ant le japon Plusieurs députés du Québec flanchent, appuyant d’avance M.King certains d’entr: eux, ceux de la Saskatchewan, dans des e£flf de P^et Pouc da b{e un conforme à celui que frais considérables pour exposer leur cause aux hommes du gouvernement central, la plaider auprès d’eux.Au début de ce mois-ci, plus de quatre cents délégués de la Saskatchewan étaient rendus à Ottawa pour obtenir précisément des informations, en même temps que pour soumettre des demandes, exposer et réclamer ce qu'ils croient leur être dû: un prix qui leur soit satisfaisant pour le blé qu’ils produisent, qui leur permette de vivre, après avoir rencontré leurs obligations, et qui.par voie de conséquence.permette aussi à leur province, qui ne depend que du blé, de subsister., Ces délégués étaient porteurs d une requête impressionnante, au moins par le nombre de ses signataires, 1 85,000.Ce qui ajoutait au poids, à la valeur de cette pièce, c'est que les 185,000 signataires ne s’étaient pas contentés de signer: chacun d’entre eux avait de plus souscrit à un fonds qui devait permettre aux quatre cents et quelques délégués de faire le voyage d’Ottawa.La requête mentionne en effet que la moyenne des souscriptions à ce fonds a été de 24 cents et que les 185.000 signataires ne sont Le carnet du grincheux O nous avons en vue et qu’un subside du gouvernement du Dominion deviendra nécessaire.Comme nous l’avons déjà indiqué, nous croyons que le prix du blé pour consommation domestique doit être établi à un niveau convenable et sans qu'il, soit nécessaire d’avoir recours à un subside du gouvernement.Mais cette partie de la récolte du blé qui doit trouver un marché outre-mer est d’une catégorie différente.’’ Autrement dit, les Saskatons ne sont pas opposés à ee qu’Ottawa fasse un autre cadeau à la Grande-Bretagne: ils accueillent même avec joie et enthousiasme l’idée d’un tel j dire que M.Fauteux est arracheur de cadeau, mais à la condition qu'ils ne soient pas les seuls à dents; et les électeurs auraient dû se le en faire les frais.rappeler.La répartition des fiais du cadeau, en supposant qu’il se fasse, paraît raisonnable, mais l’idée même du cadeau, beaucoup moins.D’autant plus que cette nouvelle largesse se surajouterait à celle déjà faite d'un milliard de dollars, à cette autre encore des $750,000,000, si ce ne doit être davantage, sous forme d’un crédit consenti sans intérêts.pour le cours de la présente année.Le Canada a-t-il les moyens de faire tant de générosités.obtenir un prix fixé de $1.42 le boisseau de leur M.MacKinnon leur a fait la déclaration suivante: blé, pas que des agriculteurs, des producteurs de blé, mais ^ "°«vcau cadeau, en nature, sous forme de blé, a aussi des gens qui appartiennent à toutes les classes de la 8r;in«es chances pourtant de se faire.A ce que nous appre-société saskatonne: des marchands, des hommes d’affaires, | î10"5’ d excellente source quand les délégués furent reçus des professionnels.La délégation était elle-même constituée ; *L_t.a'va?e.u"“'t , 5U 1 S ,n*,stcrifnt Pf.11.1 de façon à représenter ces mêmes catégories diverses.Beau geste de solidarité que cette souscription pour les frais de voyage d’une délégation qui devait agir dans l'intérêt commun.Le problème du blé en est un qui intéresse certes la Saskatchewan dans son entier: quand il y a faillite de la récolte du blé, mévente du blé, avilissement du prix du blé, c’est toute la province qui s’en ressent dans son économie.Les délégués saskatons ont demandé l’établissement d’un prix minimum pour le prix, mais un prix minimum d une espèce particulière, variable, sensible aux oscillations des mercuriales et de l’indice du coût de la vie.Ils réclament ce qu'ils appellent la parité entre le prix du blé et le prix des choses que le producteur de blé, en tant que producteur et en tant que consommateur, doit acheter chez le marchand.A leur avis, qu’ils disent d'ailleurs fondé sur des statistiques de bon aloi, le boisseau de blé.pour représenter la même valeur d'échange ou d’achat qu’en 1926, devrait se vendre présentement au prix de $1.4 2, La.b.Fort-Williams.Le prix actuel, qui est celui fixé par la Commission Canadienne du Blé, pour 1941, est de 70 cents seulement, ce qui ne laisse qu’environ 50 cents au producteur.La requête insiste sur ce fait que l'indice du coût de la vie est présentement au niveau de 1926, tandis que le prix du blé, qui était de $1.49 en 1926, est tombé aux environs de 74 cents.Donc, disparité évidente et, Dénonciateur convaincu (!) da '• conscription alors qu’il voulait capter les votes dans Ste-Marie, M.Gaspard Fau-teux a voté par deux fois, hier, à ;a Chambre, contre deux motions anticons-criptionnistes.* * * C'était ses deux premiers votes.Encore un et le coq aurait chanté.Il faut Le Canada nous traite de pharisien pârce que nous avons trouvé étrange qu'à un bal organisé par des Canadiens français on crut opportun de servir le souper à minuit, le 18 février, Mercredi des Cendres (selon le calendrier).Il s'est conclu une entente entre les gouvernements canadien et britannique à propos du prix du blé pour livraison en Grande-Bretagne.Il ne nous est pas permis de faire connaître le prix qui a été convenu, mais vous seriez surpris si nous vous faisions savoir combien le Trésor canadien devrait dépenser pour rencontrer le prix de parité que vous demandes.Cost dans l'atmosphère discrète d’une réception tenue à huis clos que le ministre a dit ces choses, qu’il en a fait la confidence à des visiteurs de la Saskatchewan.Il y a dix-huit jours de cela.Le Parlement, qui est en session, n’en a pas entendu parler.Comment se fait-il?Un cadeau, sous forme de blé vendu à prix faible, n’est pourtant pas un secret d’ordre militaire.Craindrait-on, dans les cercles ministériels, que la multiplicité des cadeaux de cette sotte ne paraisse à la fin pratique légèrement onéreuse pour le contribuable?Les producteurs de blé de la Saskatchewan ne veulent pas être les seuls à payer un cadeau en blé.Ils ont quant à cela tout à fait raison.Que l’offrande soit faite par tout le Canada, elle n’en parait pas moins dépasser nos moyens, et de combien?Plus ça va et plus l’on oublie que notre participation à la guerre devait être raisonnable et modérée.20-11-42 Imik BENOIST Le carême, réplique notre docte Escobar, ne commençait qu'à minuit heur* loisir*.Nous aurions dû nous en douter, le Canada suit le Soleil en religion, dans toutes ses leligions.Mais, nous le lui demandons en toute candeur, n'est-ce pas proprement pharisien que cette prédominance de la lettre sur l’esprit qui vivifie?Est-ce dans l'esprit de l'Eglise, en particulier aux temps présents, que de célébrer par la danse et un réveillon (qu’il commence à minuit, heure solaire, ou minuit, heure Borden) l’entrée du carême, quand cette même Eglise s'élève cher nous contre la célébration par des réjouissances pareilles de l’entrée du nouvel an, fête d’un tout autre caractère pourtant que le Mercredi des çendres?¥ ¥ 4 Il est du reste à noter que le Grincheux ne mettait pas le Canada en cause mercredi; et qu’il prenait simplement note d'un compte rendu de ce journai pour marquer un 'étonnement assez naturel.L* Grincheux 20-11-42 A Ottawa Douze députés libéraux du Québec votent contre le discours du trône Tous les autres acceptent le plébiscite, le cadeau d’un milliard, la demande de M.King de le relever de ses promesses contre la conscription — Ils font confiance aveugle à M.King — Ils oublient leurs engagements ! les mêmes, n de 1939 et de 1940 — La bêtise de l’esprit de parti | les mène — M.King, d’abord inquiet, jubile — Il a 144 voix contre 61, sur le vote quant à l’adoption de son programme de session — Rejet par le président de la Chambre du sous-amendement de M.Pouliot — La Chambre appuie la decision du président par 182 voix à 19 — Les noms des députés récalcitrants et les noms des députés-moutons La journée des dupes, et ceux qui sont les vraies dupes tenu le point de vue du député de Témiscouata.Le député de Laval-Deux-Montagnes, M.Liguori La-combe, a proposé son sous-amendement; il n’a été appuyé que par onze députés du Québec.L'amendement conservateur a été battu aux voix, (nous attirons l’attentiou des libéraux orthodoxes du Québec sur le fait que tous les députés libéraux dissidents se sont prononcés contre l'amendement tory).Quant à la motion principale, elle a obtenu une majorité de 83 voix, douze députés du Québec, toujours acceptant ni le di ,-rône ni le plébicite ou'il contient.(Par Léonold fULHFR) Ottawa, 20-11-42 — Le débat sur l'adresse en réponse au discours du Trône est terminé.La fin a été Intérêt intense La séance a été brève et d’un intérêt intense.Avant-hier soir, le sous-amendement de M.Pouliot avait jeté les ministériels en pleine panique.Ils ne savaient que faire.Le premier ministre lui-même n'eut rien de plus pressé hier après-midi 3uc de se lever et de dire au prési- i guère réconfortants pour les élec leurs qui mirent en 1940 leur ron-fianee dans le gouvernement liberal et dans les députés libéraux hier, le président de la Chambre, M.J.A.(îlen.a écarté le sous-amen-deraent de Si.Jean-François Pou- .Ilot, faisant ainsi disparaître une | doigts, causant tantôt avec Tun, tan .a.- — retournant ont que diaprés lui le sous-amendement de M.Pouliot était hors d’ordre.Pendant les quatre votes qui ont été pris, le premier ministre était nerveux."ial a l'aise, tapotant son puphee du bout des marquée pir des votes qui ne sont menace sérieuse pour le parti.Le tôt avec l’autre, sc 4insi que le Devoir le prévoyait i députés de langue anglaise ontsoué député de Témiscouata a protesté de la décision présidentielle et il » demandé un vote.Seulement douze députés île langue française et sept i comme s’il eût été le whip du parti — pour voir comment tel ou tel député enregistrait son vote.M.Mac- ( sui te à la page six) Citation d’actualité "Les antisémites s’imaginent que le Juif est l’unique agent de la subversion universelle et que lorsqu il sera éliminé, tout renaîtra de soi-mêmo.C’est naïf ou c’est hypocrite.j* crains que dans cette haine exclusive du |uif, il n’y ait une certaine paresse d'esprit, et aussi une manière commode de rejeter les responsabilités aryennes dans l'immense faillite df l’Occident.Nous avons trop tendance à croire que cous ne sommes que des victimes innocentes du méchant Israël, que sans ce démon, nous serions de petits saints, qu’il n’y aurait ni crimes ni erreurs.Le vrai, c'est que nous ne sommes pas des victimes, mais des comphees et que, sans notre complicité, jamais Israel n’aurait atteint ce pouvoir de corruption que nous lui voyons.Si nous avons laissé renier notre foi pour embrasser le messianisme charnel de la révolution maçonnique et de sa fille naturelle le marxisme, c est que notre nature donnait i cette révolte contre l'ordre chrétien un secret consentement.Se borner à dire; "C'trt le luit qui a tout fait", ne résoudra jamais la problème.Il nous faut d’abord renverser les faux dieux à figure de bêtes Qu'il nous a (*h adonr, Israël nous a donné Béiial comme il nous a donné le Christ.Si nous chassions Israel après avoir chassé le Christ de nos lois, tout en gardant Déliai, rien ne serait fait.Nous serions seulement devenus nous-mêmes encore plus luifs" .Robert VALLERY-RADOT (ïxUHt d» Ur»*l et nous, ehee Bernard ortxMt.Perla 1M0F Ce qu'il y a peut être de plu* chargé de sens dons les dépêches des dernières vingt-quatre heures, c'est le remaniement du ministère Churchill, et surtout l'entrée de sir Stafford Cripps dans le cabinet de guerre, dont le nombre des membres est réduit de 9 à 7.De même il y a la sortie de lord Beaverbrook et son départ prochain pour Washington, où il sera censé surveiller la mise en commun de toutes les ressources des 26 nations unies contre les puissances de l'Axe.On sait que mardi dernier M.Churchill faisait entendre à la Chambre des Communes que les projets de remaniement de son ministère sur lesquels on ovait l'air d'insister n'auraient lieu que s'il y consentait et quand il le voudrait.Il envoyait, en réalité, la Chambre des Communes à ses affaires et lui disait: le ministère, c'est mon affaire.Et il fit cela avec un brio inimaginable.Quelles influences se sont exercées depuis dans la coulisse politique, on n# sait, mois il y a toutes sortes de suppositions et de rumeurs à ce sujet.On apprendra plus tard, peut-être, ce qu'il y a de fondé dans tout cela.Entretemps, on constate que sir Stafford Cripps, jusqu'à ces semaines-ci ambassadeur de la Grande-Bretagne en Russie, devient le leader, aux Communes; qu’il fera partie du cabinet de guerre, à titre de "lord Privy Seal"; que le premier ministre, M.Churchill, s'il garde la direction de la défense impériale, et s'il a refusé de s'adjoindre un sous-ministre de la Défense, — alléguant que puisqu'il a la responsabilité de sa politique, H doit lui-même prendre les décisions les plus graves, — a néanmoins consenti à nommer un nouveau sous-premier ministre et à remanier quelque peu le cabinet de guerre et le ministère britanniques.Sir Kingsley-Wood et M.Arthur Greenwood sortent du cabinet de guerre et n'y sont pas remplacés.Le composent maintenant: M.Churchill, M.Eden, M.Attlee, sir St,“iffard Cripps, sir John Anderson, Oliver Lyttleton et Ernest Bevin.MM.Eden, Bovin et Attlee sont les seuls des ministres de M.Churchill à diriger chacun un ministère, à part lui-même."Nos bévues seules pourraient nous empêcher de marcher à la victoire", a dit de façon optimiste M.Churchill, devant une association féminine, il y a quelques heures.Au cours de la même réunion, M.Churchill a dit ce qui suit à propos du rétablissement de l'Autriche, une fois la victoire assurée aux Alliés: "La nation anglaise n'abandonnera jamais la cause de la liberté de l'Autriche du joug prussien.Nous avancerons.Nous marcherons des milles et des milles.Nous avons avec nous les trois quarts de l'humanité.Et lors de la victoire des Alliés, l'Autriche reprendra sa place d'honneur".Ce qui veut dire que l'erreur effroyable commise par les Alliés en 1919, quand ils dépecèrent l'Autriche, dernière puissance catholique d'Europe, ils tenteront de la réparer.L'excuse des Alliés, dans le temps, c'est qu'ils versèrent dans de nuageuses idéologies où se perdirent Wilson, Clemenceau et Lloyd-George.La réparation s'impose.QUI EST SIR STAFFORD CRIPPS Singulier homme politique; fils d'une famille aristocratique, inscrit dans les rangs du parti travailliste anglais, il fut, un temps, exclu de son propre parti, à cause de ses idées trop tadicales, ultra-avancées même, car il versait dans des théories tout proches du communisme.Il se fit longtemps l'apologiste du régime soviétique russe et prêcha le rapprochement de Londres avec Moscou.Avocat de marque en Angleterre (il gagnait plus de S220,000 par an d'honoraires professionnels), il abandonna sa clientèle parce que, dit->l à l'époque, "il était fatigué de recevoir d'un capitaliste de très fortes sommes d'argent pour les remettre à un autre capitaliste".Un temps on le qualifia de "révolutionnaire le plus dangereux de toute l'Angleterre".Depuis, il a fait du chemin, sans rien abandonner de ses théories révolutionnaires, entendons anticapita-listes, tel que se présente le capitalisme des temps actuels.Fils de lord Parmoor, élevé dans les traditions les plus aristocratiques, sir Stafford Cripps n'a que S3 ans, ce qui veut dire que sa carrière politique peut encore être longue.Versé dans l'agriculture et dans les sciences, il a quitté le droit pour la diplomatie et la politique la plus avancée.Député travailliste, solliciteur général dans le cabinet MacDonald, critique de | ses propres chefs, exclu en 1939 de son groupe, partisan de la résistance aux éléments fascistes et nazistes, depuis des années, très porté envers les théories do gouvernement et d'économique des Soviets, partisan du rapprochement anglo-russe, même après le pacte Hitler-Staline de 1939, envoyé en Russie sous prétexte de mission commerciale, en 1940, — Moscou refusa de l'admettre sons qu'il fut en mission diplomatique, — il devint ambassadeur de son pays au Kremlin, travailla apparemment dans le désert, jusqu'à ce que Hitler -t jetât sur son ancien partenaire, Staline, et sur les Soviets, en juin 1941.Sir Stafford Cripps avait dans l'intervalle usé de toute sa diplomatie pour se faire des amis personnel* dans les milieux les plus influents des Soviets, et, comme Litvinov regagna sa place dans la diplomatie russe, Cripps lui aussi se fit accepter au Kremlin.Aujourd'hui, c'est l'Anglais le plus influent auprès de la Russie."La guerre nous a peut-être appris à nous attacher moins aux mérites de notre propre régime politique et à être plus tolérants quant à ce que nous considérons être des défauts chez les autres, S'il en est ainsi, nous pouvons espérer en venir à nous entendre sur des bases communes d'action constructive, avec des régimes différents du nôtre, plutôt que de nous attarder dans la culture de crainte et de soupçons ou sujet de la rivalité possible et à venir entre ces régimes", a écrit il y a peu de temps l'ancien ambassadeur anglais à Moscou.Homme actif, énergique, froid, diplomate calculateur, à son entrée dans le ministère Churchill, — il a attendu son heure et écarté d'autres projets qu'on lui soumit précédemment, — sir Stafford Cripps devient à vrai dire le chef de la députation anglaise.Exclu de son parti, il aura ces mois-ci une grande influence sur la politique de son pays; d'aucuns même prétendent voir en lui un successeur éventuel de M.Churchill, de quinze ans plus âgé que lui.Ce qui est certain, c'est qu'avec sir Stafford Cripps, le radicalisme le plus avancé entre de plain-pied dans la citadelle capitaliste anglaise.Qu'arrivera-t-il après cela et en tiendrait-il un jour les clefs?Tout est possible, ces temps-ci, même l'invraisemblable, — surtout l'imprévisible.AFFAIRES MILITAIRES L'Australie a subi un troisième raid aérien japonais à Port-Darwin, ces heures-ci.Les deux premiers ont su lieu hier et ont causé des dommages importants à cette base navale nouvelle, la plus importante en territoire britannique du côté du Pacifique, depuis la chute de Singapour.Les détails manquent, dans les informations d'Australie; Tokio prétend, de son côté, avoir pris Port-Dorwin ou dépourvu, comme Pearl-Harbour, y avoir coulé un grand croiseur auxiliaire, 2 contre-torpilleurs, plusieurs chasseurs de submersibles, 9 transports, détruit 3 hangars d'avions, 2 casernes, des quais, des aménagements maritimes, brûlé 26 avions au sol, etc.Tokio est d'humeur plutôt vantarde.Mais Port-Darwin aurait été alerté trop tard., ce qui peut arriver ailleurs, ainsi sur le littoral de la Colombie canadienne.Comment est-il, comment serait-il défendu?Peut-être nos députés le sauront-ils un tant soit peu, lors de la première séance secrète de nos Communes.Cela a son importance.M.Richard Casey, ministre de l'Australie aux Etats-Unis, vient de dire à la radio américaine ("N.Y.Times", 19 février) que "quoi que fasse l'Australie elle ne peut toute seule arrêter le Japon" et que Washington doit se presser d'envoyer dans le Pacifique des chars d'assaut, des avions et d'autres machines de guerre."Ce qui se passe au nord de l'Australie est plus qu'une bataille ordi noire.C'est un combat vital entre les Japonais et les nations unies.Ne prétendons pas que cela ira bien.Cela ne va pas bien.Cela va mal.Notre côté, — le vôtre tout comme le nôtre, — a perdu des bastions extrêmement importants, il a souffert de graves revers, et la menace grandit.L'Australie devient de plus en plus importante, elle est vitaiement importante pour les grandes nations anglo-saxonnes et toutes les démocraties qui combattent l'agression des puissances de l'Axe".M.Casey rappelle que depuis deux ans son pays a envoyé des troupes et des armes partout, sur tous les théâtres de la guerre et perdu un grand nombre d'hom • mes, à des milliers de milles du sol australien.Aux pays alliés d'aider maintenant à fond l'Australie, soldat de la civilisation dans le Pacifique.Seul, il ne peut résister indéfiniment à la vague japonaise.Depuis quelques heures, celle-ci a déferlé sur l'île de Bali, fout près de Java, elle y a détruit des points vitaux, élis bot l'ile de Timor, où les capitales hollandaise et portugaise sont envahies, — le Japon promet de se retirer de la partie portugaise dès qu'il aura nettoyé les troupes britanniques qui y sont descendues il y a quelqua temps, En Birmanie, les troupes anglaises restent dans leurs lignes intactes, sur la Biline, après 24 heures de combats furieux; l'évacuation de Rangoon est 11 moitié accomplie, tandis que la ville de Mandalay a subi sa première attaque aérienne.On rapporte que l'Inde et la Birmanie ont établi d'accord avec la Chine une nouvelle route intérieure, dans le nord des deue premiers pays, afin de continuer le ravitaillement de la Chine intérieure, à supposer que le Japon réussit à couper la route birmane de Rangoon.Il n'y a encore aucun signe très rassurant contre les avances japonaises.Un second cargo brésilien vient de couler, ou large de l'Amérique du Nord, torpillé par les Allemands; et aussi une corvette canadienne, avec une cinquantaine de membres de son équipage.POLITIQUE CANADIENNE M.Meighen battu à York-Sud et invité par son parti à se porter candidat dans un autre comté, plus sûr, vient d'écarter l'offre, parce que les divisions politiques peuvent à l'heure présente, dit-il, nuire à l'effort de guerre et qu'il faut les éviter.S'il y avait pensé plus tôt il se serait évité la défaite écrasante que l'on sait.On lira ailleurs le résultat de quatre votes pris hier aux Communes, au cours desquels une douzaine de députés libéraux canadiens français ont refusé de foire bloc avec le reste de leurs collègues et se sont prononcés net contre la conscription.Nos autres députés québécois?Ils restent ministériels.Leurs noms sont à retenir, comme ceux de leurs collègues plus courageux et moins pris par l'esprit de parti.L'emprunt de guerre de $600 millions est plus qu'au quart souscrit, avant la fin de la première semaine du temps affecté à cette fin.Le pays a souscrit jusqu'ici $164 millions et demi, le Québec près d* $33 millions et demi, dont au delà do millions • Montréal, M.Ilsley est satisfait.— G.P.20-11-42 t A OTTAWA Le discours du député de Rimouski contre le plébiscite et la conscription "A mon avis, le plébiscite tel que proposé signifie purement et simplement la conscription pour service outre-mer"-Fidèle à ses engagements solennels envers ses électeurs -"Je répondrai "non" et je conseillerai également à mes électeurs de répondre "non"-"Tous les députés siégeant en cette Chambre ont pris les mêmes engagements que le gouvernement au sujet de la conscription" — L'exemption des cultivateurs Rcnc Dupont L emprunt k» w mpi un i M.Raynault allume le “feu de la liberté” sur la montagne La campagne se poursuit activement un peu dans tous les coins de la province — Allocutions de MM.Beaudry Leman et F.-Philippe Brais — A Sherbrooke, Thetford et St-Jean OUawa.— Texte du discours que 't gcmcnls qu’il M.Emmanuel D'Anjou, député libéral de Rimouski, a prononcé aux Communes contre la conscription et le plébiscite : M.I.-E.-S.-Hmmanuel D’Anjou, (Rimouski): Monsieur le président, conscient de ma responsabilité comme député du comié de Rimouski, je me lève en ce moment pour dire, avec toute la franchise dont je suis capable, ce que je pense du plébiscite dont fait mention le discours du a pris de ne jamais l’établir?Le risque est bien grand et la plus élémentaire prudence me commande de me tenir sur mes gardes et d’avoir l’oeil ouvert.dependant, je dois dire que j’ai la plus entière confiance au très honorable premier ministre.Mais qui me garantit qu’il restera encore longtemps à la tète du gouvernement?Comme nous tous, il n’est pas immortel.Et les morts vont vite.Vous en avons fait l'expérience il n'y trône.Libéra! depuis toujours, j’ai j., p.ls très longtemps, lors de la dis- lutté depuis.trente ans pour mon parti, non seulement dans mon ! comté mais dans un grand nombre | de circonscriptions de la province j de Québec, de l’Ontario et du Nouveau-Brunswick.Disciple tic Lan-; rier et de Lapointe, je puis ajou-! ter également disciple du très honorable premier ministre (M.Mackenzie King), j’ai toujours eu foi dans leur doctrine politique, parce que le mol libéral a toujours voulu i dire pour moi liberté de pensée et! d’expression sur toutes les questions qui relèvent de la politique.Aussi; usant de cette liberté, je dirai en toute franchise et sans arrière-pensée pourquoi je suis oppose au plébiscite mentionné dans le discours du trône.A mon avis, .le plébiscite tel que proposé signifie purement et simplement la conscription pour service outre-mer.C’est ni plus ni moins qu’un paravent derrière lequel on aperçoit la face hideuse de la conscription.Or, j’ai toujours été opposé à la cons- dehors parihon presque soudaine ou regretté ministre de la Justice, M.La-pointe.Je souhaite cependant, en toute franchise, que le très honorable premier ministre demeure encore de nombreuses années à la tête du gouvernement du Canada et, cela, pour le plus grand bien du pays.Mais, encore une fois, pour une raison ou pour une autre, il peut malheureusement disparaître de la scène politique, et je ne suis pas prêt à faire d'avance confiance à son successeur éventuel quant à ce qui regarde l’imposition de la conscription pour service outre-mer.Monsieur le président, nos adversaires politiques ont souvent déclaré que la seule province de Québec était opposée à la conscription.Cependant, le verdict du 26 mars 1940 a démontré la fausseté de cette assertion.Les deux partis politiques se sont déclarés contre la conscription et le gouvernement actuel ., l’a emporté par la plus grande ma- poli,i BEIait 1361 Monsieur le président, lorsqu'il | sera question de répondre au plé-| biscite, pour ma part, je le dis ! d’avance, je répondrai: non, et je conseillerai également à mes électeurs de répondre: non.Je ne veux pas que le gouvernement soit relevé j de se» engagements, pas plus que I moi-même.Il n’y a pas que les membres du gouvernement qui ont pris i des engagements au sujet de la cons-: oription.i'Aus les députés siégeant ' en cette Chambre ont pris les mêmes i engagements.Je voterai contre le j sous-amendement, contre l’amende-! ment et contre la motion principale, j Monsieur le président, le gouvernement.à mon avis, ferait acte de bonne politique en modifiant la loi de mobilisation afin d’exempter du service obligatoire les fils de cultivateurs et les garçons de ferme.Dans mon comté, qui est essentiellement agricole, j’ai eu l’occasion souvent de demander des délais pour des fils de cultivateurs.Je puis ci-lcr, entre autres, deux cas réellement tristes, l'n brave cultivateur âgé de soixante-seize ans, malade, avait trois fils.Deux d’entre eux étaient rendus à l’entrayiement; il est venu me voir afin que j’obtienne un sursis pour le dernier.Eh! bien.Monsieur le président, je n’ai pas réussi et, malgré que ses deux autres fils étaient à l'entrainement, on lui a enlevé le troisième.Il >ne semble que cette façon de procéder n’est pas raisonnable.< ar, enfin, la guerre ne se gagne pas seulement avec des soldats, sur- CALENDRIER 2o mois FEVRIER 28 tour* i Demain; SAMEDI 21 FEVRIER IM! su- Vitaline.vierge, lever du soldi.6 h 55.Couchvr du soleil: 5 h.34.I ever de la lune.10 h.10.Coucher de la lune, matin Pldne lu> le j.a i n.,2 m.du matin ! Dernier uuartU'r.le 8.A 9 h.52 ni du mal , Nouvelle lone, le 15, A 5 h.02 m, du mat.! Premier ouartirr.le 32.à I" h.10 ni.du s.! FEVRIER 1942 1 illm Lun l.u 1 2 3 1 8 9 10 15 lé 17 22 1 23 24 P i.! ii.q.n “Les Contes de Maska por Jeonne DAIGLE Récits illustrés.Au comptoir, 75 sous; par lo poste, 85 sous.SERVICE DE LIBRAIRIE DU "DEVOIR" 430, N.Dame («*tl, Montréal CELEBRONS LE 3ème CENTENAIRE 1642 19 4 2 DE MONTREAL I tout si ccs soldats n'ont rien à manger.Ni l'on désire que des soî-| dais soient forts dans le combat, il ! faut qu’ils soient bien nourris.Et pour obtenir la nourriture néce»-| saire, il faut des cultivateurs pour que la terre donne tous les pro-| duits dont on a besoin.Voici l'autre cas que je veux citer: l'ne veuve avait un seul fils et possédait une terre considérable.Elle m'a demandé également de réclamer un délai pour son fils, mais je n'ai pas réus»i à l’obtenir.Je crois que l'on devrait être plus larges, surtout lorsqu’il s'agit de fils de cultivateurs.M.l’orateur, comme ie le disai» il y ' a quelques instants, je suis pour la défense du Canada et la défense du Canada uniquement, parce que je suis Canadien d'abord.Je fais mienne la devise de sir Wilfrid Laurier: Le Canada d’abord, le Canada toujours, rien que le Canada.Je lirai également un passage d'un discours de lord Tweeds-muir, ancien gouverneur général du Canada, dans lequel il décla-! mit ceci: “Le Canada est une nation souveraine et ne peut avec do-l cilité accepter de la Grande-Breta-i gne, ou des Etats-Unis, ou de qui que ce soit d'autre, l’attitude qu'il i lui faut prendre envers le monde.Le premier devoir de loyalisme l'un Canadien n’est pas envers le Commonwealth britannique des nations, mais envers le Canada et son Roi, et ceux qui contestent ceci rendent, à mon avis, un mauvais service au Commonwealth.’’ M.l’orateur, je termine en répé-t mt que je voterai contre l’adresse en réponse au discours du trône, c esl-à-dire contre le plébiscite dont il fait mention.Causes d'incendies Les fumeurs imprudents en tét« D’après un rapport du directeur’ du service des incendies de Mont-! réal, M.R.-E.Fare, il appert que la principale cause des incendies < survenus ici en 1941 est la négligence dans la manipulation des allumettes.En effet plus de 750 in-! eendies ont été déterminés par des ! allumettes mal éteintes ou allumées ; sans discernement.L’autre source principale d’in-1 ceudie c’est l’automobile.11 y eut ! 361) incendies de cette nature en j 1941, dûs a des courts-circuits, des collisions, des fumeurs imprudents, des moteurs défectueux.Les fu- ; meurs imprudents ont été la cause i d’un nombre considérable de feux | durant la même période.Par contre, il n’y eut qu’un in-( cendie causé par le film de cinéma.61 sont dus à des feux de joie.La combustion spontanée des dé ! chets a donne 193 incendies plus ou j moins considérables.Les cheminées défectueuses e* ont causé 123, 11 y eut 233 feux de brousse.La foudre n’a déterrai- ; né qu’un incendie.Le "Lady Hawkins" j Ottawa, 20 (C.P.) — Ix ministre! de la Marine, M.Macdonald, a dé-j dat é hier à la Chambre des com-i munes que le navire Lady Hawkins, de la flotte du Canadien Natio- ! nal, ne faisait pas partie d’un con- ; voi lorsqu’il a été torpillé et coulé j dans l’Atlantique récemment.Au député coopératiste Coldwell, M.Macdonald a répondu, en outre, j que rien n’indique que la perte du Lady Hawkins ne soit autre chose , qu’un regrettable accident de guer- ! re.L'itinéraire des navires rnar-, chauds, dit-il, est déterminé par: les pouvoirs alliés et ne peut se discuter en public ou être révélé a l'ennemi.Le chef conservateur ; Hanson a néanmoins réclamé une enquête approfondie sur le coulage de ce navire dans l'intérêt des pa-: rents des victimes.M.Re«« Dupon- preiident de l* maison A.-L, Dupont Limitée, gui celcbre «#tt* s.-ma w I* à 4cme anniversaire 4e j tondafion de son etablissement par une venta sans precedent dans I histoire de la maison.il; Caron contre MM.Bédard et Brassard Une autre procédure a été faite hier dans la cause de M.Henri Caron contre MAI, Rodolphe Bédard el Télesphorc Brassard.On sait qu’il s’agit d’une requête pour bref de quo warranto contre ces deux anciens officiers de la Société des Artisans canadiens-/Tançais.Mc Ku-rlide Desjarlais, avocat des intimés, a demandé la permission de j produire une défense.L’avocat du requérant.Me Rcr- I nard Bourdon, s'est opposé parce que les délais sont expirés, et qu’;! a obtenu par jugement sur une motion l’autorisation d'inscrire la ; cause an mérite.M.le juge Forest | a accordé la demande et il a accordé aux intimés un délai rie cinq j jours pour plaider.MM.Saint-Laurent et Fauteux prennent leur siège Ottawa, 20 (C.PA Le minis-I Ire de Nn Justice.M.Louis'Suint j Laurent, élu le 0 février dénoté de Québec-Est.cl M Gaspard Fauteux élu !e même jour député du coudé j de Monlréal-Slc-Murie, ont tous deir officiellement pris leur siège à 1 > J Chambre des communes hier, M Mackenzie King, premier ministre j a présenté 1rs deux députés au president de la Chambre.Journaux de Paris à deux pages Paris.En raison de la pénurie de papier, lotis les lournnux du malin paraissent sur deux pages.Les soldats des Etats-Unis à Québec Allocution de M.Godbout a la salle du Conseil législatif Québec.20 (lt,N.t:.l — Le détachement de l’arniet' iméricaine est arrivé au paria ¦> ,i 3 h.45.Los 149 militaires tic i.t r< publique voisine furent reçus a la porte centrale de l'hôtel du gouvernement par le lieutenant-colonel Léon Lam-beit.chef de la police provinciale, et du comité ih protection civile, a Québec.Les visiteurs prirent place.arme au bra».sur le parquet de la salle du Conseil kgt.xlatif.A l’arrivée du premier ministre, le, soldats présentèrent les armes et les clairons s huèrent.Après les présentations officielles, le chef du gouvernement de la province gravit le premier degré du trône et porta la parole aux visiteurs.-M.Godbout souhaita la plus cordiale bienvenue au détachement de j l'année américaine, leur déclarant ! quiis étaient les représentants d’un grand pay», avec lequel nous entretenons les plus étroites relations, et dont plusieurs problèmes sont communs aux nôtres.Dans cette période de crise, dit-il, vous êtes avec nous et nous sommes avec vous.Vous êtes attachés à la démocratie autant que nous le sommes.Pendant votre séjour ici, je vous invite à ouvrir vos yeux et vos oreilles afin de voir ce qui se passe et d’entendre ce qui se dit chez nous.Vous aurez alors une idée excellente de notre état d’esprit.En considérant notre attitude, vous vous rendrez compte que personne n’est plus désireux que nous de gagner cette guerre.Xous collaborons avec le fédéral dans toute la mesure du possible.M.Godbout remercie les Américains d’être venus nous voir et ajoute: “J'espère que ce ne sera pas votre dernier voyage.Je vous invite, tous et chacun, à revenir pour un plus long séjour.Nos concitoyens vous accueilleront toujours avec ie plus grand plaisir, car ils vous considèrent comme des frères.’’ A 5 h., une autre magnifique réception devait avoir lieu à Spencer-wood pour le» officiers du détachement américain.VL L.-A.Taschereau, président du Comité provincial, y assistait.Cours de comptabilité coopérative M.Gilles Murray, professeur à l'Ecole des Hautes Etudes commerciales, continuera ce soir, à 7 h.45, au Monument National, salle 11, la série des cours sur la coopération.M.Murray donnera douze leçons sur la comptabilité coopérative.Il y aura deux cours par soir.Tous ceux qui s’occupent des Caisses populaires Desjardins ou des Coopératives d’achat et de vente trouveront grand profit à suivre ces cours.Promotions et nominations dans l'armée canadienne Au Canada Ottawa.20.— Les Ordres courants de l’Armée annoncent que M W.-C.Woodward, lieutenant-gouverneur de la Colombie canadienne, a été nommé colonel honoraire d’une brigade du littoral du Pacifique.Le capitaine J.-E.-H.-A.Bouchard, de Saint-Hyacinthe, est nommé major au dépôt du district militaire no I.Outremer Les Ordres de l’Armée canadienne outre-mer annoncent que le colonel R.-J.Leach, M.C., et le lieutenant-colonel G.-G.Simmonds, tous deux de l’Artillerie royale canadienne (force pernianenle), ont été promus au grade de brigadier.Le brigadier H.Lefebvre, M.C.V.D., de Montréal, ancien commandant du district militaire no 5 à Québec, a été nommé commandant d’un groupe d’unités de renforts aux unités de bases canadiennes Le colonel J.-C.Mackenzie, dt Montréal, commandant de Phôpita! général no 5, qui faisait fonction de colonel, est confirmé dans son grade.* c in.iirc de Montréal, M.Adhé-Rasnautt.entouré de plusieurs ri>\ (ic» municipalités environ-U's, a allume, sur le mont Royal •feu de li liberté".Gel te céré-iie symbolique avait été orga->e comme on le sait, par le G.o-( local de l’emprunt de la vic- La fête de ce soir, dit M.Ravit, est une étape très saillante dans la durée de •celte campagne que nous avons entreprise en nous rendant a la demande du gouvernement de notre pays oui.en ce mv'.iu’nt, a besoin de notre argent pour pourvoir aux grandes nécessites de l'heure.‘•Votre présence ici indique voire determination de faire tout en votre pouvoir pour que Montréal prenne le devant, si possible, dans cette grande poussée nationale."M'appuyant sur l'enthousiasme que vous manifestez ce soir, je m'autorise en votre nom à assurer tout le comité national de l’emprunt et les hommes dévoués et eminents qui forment le comité local.que Montréal, une fois de plus, fera sa part et ne ies désappointera pas.’’ La cérémonie d’hier soir a été précédée de deux défilés aux flambeaux, dont l’un venait de l’est et l'autre de Touest.Les défilés comprenaient les étudiants des deux universités locales, les cadets du Mout-Saint-Ljuis, des groupes de raquetteurs, des sétérans, des skieurs de l’armée canadienne, un ({détachement d’aviateurs, la cavalerie de la sûreté municipale, des détachements de Frontiers Men et de membres du C.P.C., etc.Le bûcher préparé à cette occasion par M.Armand Giroux, avait une hauteur de 30 pieds et un diamètre de 25 pieds.Parmi les maires présents, mentionnons MM.Joseph Beaubien, d’Outremout.W.Merrill, de \Ve$t-mount, Metcalf, de Ville Moiil-Moyal, H.G.Parson, de Hampstead, Georges-P.Laurin, de Ville Saint-Laurent, et James R.Pearson, de Montréal-ouest.Causeries de propagande M Philippe Brais, l’un des présidents conjoints du comité provincial de l’emprunt, a fait un appel spécial, hier, aux membres de l’Office de contrôle des prix, réunis dans l’immeuble Aldred.Il a remarqué qu’il faut absolument empêcher les prix de monter, mais qu'il n’y a pas de plafond pour l’achat des obligations de la victoire, (.es obligations, dit-il, représentent, surtout pour les Canadiens engagés dans les industries de guerre, une garantie pour l’avenir.Hier soir, à la radio, M.Beaudry Leman, président de la Banque Canadienne Nationale a, lui ausG, lancé un énergique appel en faveur du deuxième emprunt de la victoire.Il a demande à tous ses concitoyens d’appuyer l’emprunt en achetant, dans la mesure de leurs moyens, des obligations de la victoire, autant par devoir patriotique que par souci de faire un excellent placement.Dons |q province A Sherbrooke, il y aura demain une grande parade de propagande pour l’emprunt, avec ia collaboration des industriels et commerçants, cêubs de raquetteurs et autres sociétés locales.Des nouvelles encourageantes parviennent aussi de Thetford et de Saint-Jean, où les comités locaux se montrent très actifs.Chez les notoires Réunion du Conseil de la Chambre Lundi, à Montréal .•,ir,esCu"SriD1‘r^lu,'nh,e no-tairts de la Province de Québec téunira a Montréal, lundi, le '>3 du !ir\VlFtra"tVSnUS la hresideme d< Me hdou’urd Biron, président.Seront presents: Me J.-A.Trudet.des I rois itivieres; Me Cvrille-F Deluge el .Mo Ai Unir Duval, de Qtie-t»eo.Me Dominique Pelletier, de Muni rca! ; Me Yves Montreuil, de Quebec, syndic; Me Roch Brunet, inspecteur des greffes et Arthur Lourlois, secretaire.Départ de l'ambassadeur argentin à Vichy Vichy - M.Miguel Angel Car-caiio, ambassadeur d’Argentine a quitté Vichy en auto pour Lisbonne, d’où il gagnera Londres.L ambassadeur d'Argentine rejoint son nouveau poste après avoir été accrédité auprès du gouvernement français pendant plus de trois ans.(.est Vf.Larlos Echague, premier secrétaire, qui se chargera de l’ambassade jusqu’à la nomination d’uq nouvel ambassadeur.A Notre-Dame de Paris Le P.Panici prêchera le carême "Le Christ et l'ordre'' Paris.— Le Père Panici qui, jl’an dernier, avait prêché pour la j première fois le carême à Notre-! Darne de Paris, continuera çette j année sa prédication.Le thème, i Tan dernier, était: “Le Christ et la i grandeur humaine”; il sera cette j année: "Le Christ et l’ordre”.•‘L’an dernier, j’ai voulu montrer que le Christ exalte la grandeur humaine, déclare le Père Panici.Cest notre âme et notre intelligence, notre volonté libre qu’il exalte ainsi que notre destinée, nos relations avec Dieu et svec les hommes, bref, notre valeur de personnes dignes de respect.Au cours du prochain carême je traiterai ce sujet intimement lié à celui de l’an dernier.Je traiterai, pour commencer, des formes trompeuses de l’ordre.Car, entendez bien que le mot “ordre” ne vaut que par son contenu.N’importe quel système peut se présenter sous ce vocable.L’ordre véritable est celui qui vient du Christ, souce et chef-d’oeuvre de Tordre surnaturel.C’est lui qui nous dicte notre conduite à l’égard de Tordre en même temps qu’il permet de réaliser j’ordre naturel”.Exposition missionnaire à Marseille Marseille.- L’exposition missionnaire de Marseille, en septembre 1941 obtint un succès tel que le comité de la Foire de Marseille a demandé à Mgr Delay, évêque de cette ville, de prévoir une nou-1 velle exposition.Celle-ci sera réalisée sur un plan entièrement nou-I veau.Economisez l'essence Un bombardier volant de Londres à Berlin, aller et retour, consomme autant d’essence que douze automobiles de plaisance voyageant de Halifax à Vancouver dans les deux sens.Economisez l’essence."L'espion de Tlle-aux-Coudres" foCOÏZfi SSJtAlT smsIACO, pourœs yeux ' Ma/s iMPOvtflACOxsND C£ rAAVA/£ S/ A£POSAAT! h FABRIQUEEN AU CANADA $4,000 à la minute I.e total des contrats que le ministère des Munitions et Approvisionnements a adjugés et des engagements financiers qu’il a pris l’année dernière s’élève à $2,100,-000,000, soit l’équivalent d’un contrat de $4,000 à chaque minute du jour.“L’ESPION DE L’ILE-AUX-COU-DRES”, tel est le titre du nouveau roman dû à la plume de Laetitia F'ilion, que les Editions Bernard Valiquette viennent de lancer sur le marché.L’auteur n’est pas une inconnue du public, car elle a déjà publie plusieurs ouvrages, dont plusieurs ont même été édités en France.L’espion de ille-aux-Coudres, loin d’être un roman d’aventures comme son nom semble l’indiquer, est un ouvrage sentimental dans le meilleur sens du mot.L’intrigue fort bien agencée nous fait connaître les beautés de la terre canadienne et la fidélité inébranlable que lui ont vouée ses habitants.L’héroïne de ce roman, après s’être laissé éblouir un certain temps par un jeune et beau citadin, est vite blasée du luxe de la ville.Elle est fort heureuse de revenir dans son village qu’elle n’aurait jamais dû quitter et où elle fi nit par épouser un ami d’enfance, un bon terrien comme ceux de sa famille.C’est la glorificatioi des travailleurs de la terre, dont la noblesse ne doit pas chercher à s’allier en dehors de leur milieu.L'espion de ille-aux-Coudres, écrit dans une langue simple et agréable à lire, contient de belles descriptions qui ne peuvent manquer de faire les délices de tous les amateurs de bonne lecture.L’espion de l’Ile-aux-Coudres est en vente au prix de $1.00 ($1.10 par la poste) au Service de Librairie du Devoir.xUcketfy de*.OBLIGATIONS de la VICTOIRE NOUVELLE ÉMISSION CAFE MARTIN Le restaurant français 1* plut chic du Canada.1521, rue De La Montagne Léo Dendurand, président.LA COMPAGNIE DES TRAMWAYS DE MONTREAL Obscurcissement le 22 février Nous attirons l’attention de nos voyageurs sur le fait que, conformément aux règlements, le service sera interrompu sur tout le réseau de la Compagnie entre 8.45 p.m.et 9.30 p.m.Retenez le “Devoir" d'avance chez votre dépositaire — c'est le SEUL MOYEN de ne jamais le manquer —• 3 sous le numéro.Telephone* *u service du tirage : f Elair 3361*.il vou* donnera ( adrets: l d un dcpoiifaire de votre voitinage.UN CENTRE DE CULTURE ARTISTIQUE i Voici un* vu* de Tïrmir*** (3510 Côtc-dci-Neige*.prè* Sherbrooke).L* ttlle infime e( diafinguée cù Les Compagnon* de Jeinf Laurent piétenfenr leur» rpeefaete» rtfuücr; Cest là quo *era joué Ltchengc” avec Madame Ludmilla Pitoeff, let 2, 3 #» 4 mert.Location; ATIanfie 6930.( CONCOURS DES DATES HISTORIQUES Quelques réponses 1534 ; Cartier fait son premier voyage au Canada.1608 : Fondation de Québec par Champiain.' 1634 : Fondation des Trois-Rivières par LaViolette.1642 : Fondation de Montréal par Maisonneuve.1657 : Fondation de la Congrégation de Notre-Dame, par Marguerite Bourgeoyt, 1660 : Combat de Dollard au Long-Sault.1682 : LaSalle explore le Mississipi jusqu’à son embouchure.1689 ; Massacre de Lachine.1692 : Héroïsme de Madeleine de Verchères.1717 : Fondation de la Nouvelle-Orléans par Bienville.1760 : (8 septembre) — Capitulation de Montréal.1774 : Acte de Québec.17 92 à 1838 : Gouvernement constitutionnel représentatif.1806 : Le journal “Le Canadien” est fondé.1834 ; Duvemay fonde la Société Saint-Jean-Baptiste, I84t : Acte d’Union des deux Canadas.1867 : Confédération Canadienne.1910 : MO janvier) — Fondation du journal “Le Devoir”.193/ : llcme Congrès de la langue française à Québec. VOLUME XXXIII — No 41 TROIS SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS PAR LA POSTE EDITION QUOTIDIENNE CANADA S6 00 (Sauf Montré»! «t la banlieue) E.-Unts et Empire britannique 8 00 UNION POSTALE 10.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA 2.00 E -UNIS et UNION POSTALE 3 00 LE DEVOIR Le DEVOIR est membre de lo "Canadian Press", de r"A.B.C" et de la "C.D.N.A." VENDREDI, 20 FEVRIER 1942 *-?Demain: FROID MAXIMUM et MINIMUM i Aujourd’hui maximum.S.Même date l'an dernier.18.Minimum aujourd'hui, A.Même date l'an dernier.10.BAROMETRE: 10 h.a m .29.S5: 11 h.a.m* 29.50.Chltrres fournis par Mme veuva M.-R.d* Mcslé.444 Sherbrooke eat.appt 8.L’Allemagne a lancé une grande offensive sous-marine dans le nord de l’Atlantique à garder une flotte dans l'Atlantique Journalistes de Singa- Les J3>011315 SM Pile de Timor pour arrives sans - f»nrnmbrp -niy TOKYO, 20 (A P ) — Les quortiers généraux japonais ont publ.é LllLUllliri L.xi il A muco vr .dredi le communiqué suivant: ncerlamlaiscs "L'armée et lo marine japonaises, travaillant en étroite coopération, _____* 1 ' ; ont effectué à l'aube dd 20 février des débarquements à des endroits non • i,, ‘ r~~: , , ., .Londres, ‘20 (C.P.).—- L’agence précisés dons le voisinoge de Dilli et de Koepong, capitales portugaise et LO date de lo campagne projetée a ete avancée a la lleutcrs rapporte aujourd’hui, de Ba-'néerlandaise respectives de nie de Timor", demande des Japonais — Pour forcer les Etats-Unis ïdanrde'ffioSd Pr'èreUeI • „ ?Iieu sous la pi?tfctîon de,s c?nons morins dernier journaliste étranger à quit-) l°P°n™ Le bureau d information japonais a declare que les troupes japo-ter Singapour avant qu’elle tombât j noises se retireraient du territoire portugais dès qu'elles en auraient expulsé aux mains des Japonais, est arrivé j les troupes anglaises et indiennes et que le gouvernement japonais va respecter l'intégrité de la colonie portugaise, si le gouvernement de Lisbonne Londres, 20 (L.P.) — De source autorisée on annonce aujourd'hui que l’Allemagne a lancé une grande offensive sous-marine dans le »iord île l’Atlantique, des Açores au Groenland, pour coopérer avec les Japonais en forçant les Etats-Unis a garder leur flotte de l'Atlantique dans cet océan, et ainsi, empêcher les Etats-Unis de renforcer leur flotte du Pacifiqque.On déclare qu’au début de février, on a vérifié qu’au moins 34 sous-marins étaient en mer dans le nord de l’Atlantique, ce qui veut dire qu’il y en a en fait trois fois plus à l’heure actuelle.On dit que le Japon a demandé la coopération navale allemande et italienne à la conférence axisle tenue en Bavière au début de janvier.Le vice-amiral Karl Doenitz, commandant de la flotte sous-marine, aurait dit qu’il ferait des attaques massives, près de l’Europe pendant que ses gros sous-marins avec les meilleurs équipages iraient dévaster les lignes océaniques américaines.La campagne sous-rnarine devait s’ouvrir au 1er avril, mais les Japonais ont demandé une intervention immédiate.Hitler aurait donné a Docnilz la même latitude que le Kaiser accorda à l’amiral von Tirpitz à l’automne de 1917, lorsque les Allemands lancèrent leur vaste campagne sous-marine.Les Allemands ont pressé la construction des sous-marins, cet hiver dans leurs fabriques, à l’intérieur du Reich, d’où ils sont expédiés à Kiel et Brême où on les emploie à des opérations mineures.dans les Indes néerlandaises, avec) i tel t«*t «nm, le J.*.-, L'EMPRUNT Le pays a souscrit $164,662,150 Un cinquième des objectifs montréalais et provincial atteint, soit $28,840,150 à Montréal et $33,418,250 dans la province i.cs attaques sur les pétroliers aul daises.McDaniel est parti de Singa-j Sur I île de Jovo, les aviateurs japonais, suivant Tokyo, ont roidé le large d’Arnba, dans les Indes néer-1 pour le 13 février et le navire où il champ d'aviation de Buitenrorg, hier, détruisant sur le sol, 27 avions omé-landaises et le long de la côle onen- se trouvait a été bombardé dès let rjcajns et néerlandais, sons perdre un seul de leurs ooporeils taie des Etats-Unis a pour but de depart, détruire la flotte de pétroliers mon- diale qui va diminuant.Chez les Anglais, on prédit que les Allemands, après trois mois de la plus terrible offensive sous-mari- navire et s’est dirigé vers une petiie ile tropicale.Là ils purent obtenir une jonque et faire voile vers Surna- ne encore vue noueraient risouer lra- ,,s trouvèrent l’embouchure de ne envoie \ue, pourraient risquer ]a rjvière ct remontèrent tant qu’ils perdre un seul de leurs oppareils Reuters dit: “Le groupe est des-i Builenzorg est à 40 milles au sud de Batovio, sur la pointe ouest de rendu dans une des chaloupes du Java II s'y trouve plusieurs oérodromes militaires pour protéger Bandoeng, n.jv.ro «j c’^i Hii-ioii vf.rv mi» n»fit» sjfe (j'un enorme arsenal, à 70 milles au sud-est.l’envoi de l’un de leurs plus gros navires de guerre dans la mer des Caraïbes pour porter un coup fatal à Aruna et à ses raffineries.Et purent.Puis étant débarqués sur ter- A RIOM re, ils marchèrent jusqu’à ce qu’ils SiHIS lOS AIIuiYIHrwfc rencontrassent des troupes bollan-i 1CS TAIitHldlIUN daises qui les conduisirent à des alors, suivant ce plan allemand, les j ii oupes britanniques dans ie nord de sous-manns allemands auraient dé- Sumatra.Finalement, tout le groupe la force les Allies a disperser leurj fut embarqué à bord d’un navire de grosse marine de surface et une j guerre britannique, et arriva sain et semblable attaque pourrait être exé-j sauf à destination (probablement entée avec succès.Des mêmes sources on dit que parmi les commandants des sous-marins qui opèrent dans l’ouest de l’Atlantique, se trouvent le capitaine llardegen, qui dirige les opéra-lions d’une flottille au large des côtes américaines, ct le capitaine von Tiesenhausen, qui aurait coulé le cuirassé Barham, en novembre dernier.La flollille de Hardegen aurait coulé d’après Berlin, huit navires dont trois pétroliers dans le voisinage du port de New-York.Hardegen est le commandant de sous-marin dont on parie le plus depuis la mort de Guenther Prien.le procès n'aurait pas lieu, dit Daladier Deuxième audience de la Cour suprême aujourd’hui — Quatre journalistes blessés sur la route de Riom à Vichy Riom, France, 20 (A.P.) — Les cinq anciens chefs de la République française, accusés de la défaite de la France pendant la présente guerre, ont reparu cet après-midi , ., devant le tribunal de la Cour supré- 11 entendit se plaindre, mais elle ren-j nie, que préside le magistrat Caous, dit service en soignant les blessés, j pour une deuxième audience.On Reuters dit qu il y a tellement de saj( qu’hier quelques-uns des accu-icfiigies de Singapour qui se diri-!,sés ont posé Ja question de la léga- dans Lile de Java).Reuters dit que le groupe était j sous la direction du capitaine Heu-1 ry Steel.Parmi le groupe se trouvait j le lieutenant Downer, du service de ^ presse du ministère de l’Aviation, et ! une petite Chinoise, Doris Lim, as-j sistante du personnel de l’agence j cinématographique de Melra-Gold-' win-Mayer.Elle fit l’admiration du j groupe, car pas un instant on ne Remaniement du ministère Churchill La principale figure nouvelle sir Stafford Cripps — Il prend la place de M.Attlee, qui devient secrétaire d’Htat pour les! Dominions — Départ de lord ! Beaverbrook Débarquements japonais sur Tile de Bali gent vers tes Indes néerlandaises i que celles-ci ont dû établir un ser-l vice spécial pour ces réfugiés qui arrivent en yatchs, sampans, etc.RUSSIE Batavia, Indes orientales nécrlan-dais's, 20 (A.P.) Le haut com- mandement hollandais annonce aujourd’hui que des forces japonaises sont en Irain d’effectuer des débarquements: sur l’ilc de Bali qui n’est séparée de l’extrémité orientale de Java que par un détroit d’un initie de largeur.Le bulletin dit que l’on a détruit les points stratégiques de l'üe à la suite de cette attaque ennemie contre Bali.I n bulletin antérieur rapportait que des navires de guerre et des sous-marins alliés avaient attaqué la nuit dernière des forces d'invasion japonaises dans les eaux qui entourent Bali.Il ne précisait jjas si les Japonais avaient réussi à débarquer, mais disait que l’on n'avait pas encore reçu de rapport complet sur l’opération.Les forces alliées opposaient alors une vigoureuse'résistance aux Japonais.Des avions alliés avaient obtenu trois coups directs contre des croiseurs, deux coups directs contre des transports et jeté des bombes tout près d’un contre-torpilleur.Des bombes légères avaient en outre alleint un croiseur et un transport.Si les Japonais réussissent à prendre pied sur Tilc de Bali, ils se trouveront à posséder des bases d’attaque de trois côtés de Java, le coeur des Indes orientales néerlan- daises cl le siège du haut commandement des nations unies dans le Pacifique — à Bali à l’est, à Sumatra à l’ouest, à Gélèhes et à Bornéo au nord.L’ilc montagneuse de Bali, dont la superficie est de 2,(>95 milles carrés, compte une population ! de 1.200,000 habitants: ce sont les i meilleurs cultivateurs de riz de tou- | tes les Indes orientales néerlandaises.On ne compte que 400 euro- ! péens sur l'ile de Bali.Des observateurs se demandent ! si l’invasion de Bali n’a pour but ; que d’isoler les défenseurs de Ja- | va ou si les Japonais ne se propo- : sent pas de contourner Java pour ! atlaquer immédiatement l’Austra- i lie.Le haut commandement hollan-! dais rapporte en outre que des es- ! cadrilles alliés ont descendu cinq | bombardiers et cinq chasseurs ja-j ponais au cours des attaques d’hier, et d’avant-hier contre la base nava-; le de Surabaya.Quatre autres chas-1 seurs japonais ont été descendus au cours des attaques contre les navires japonais au large de Bali.On ajoute que les attaques aériennes ennemies contre divers endroits de l'ile de Java, notamment contre les Hitler a perdu 6 millions d’hommes L’offensive d’hiver russe se pour- ! suit Raids sur la Rhur Londres.20 (C.P.) La Bayai Air Barer a attaqué, la nuit dernière, des objectifs dans la Ruhr, la grande région industrielle de rAUernu-gne.Les bombardiers qui ont participé à l’attaque n’étaient pas nombreux et ils sont tous rentrés à leur base.l'n avion ennemi solitaire a bombardé, hier soir, une localité du sud-est de l’Angleterre, mais il n’a pas fait de victimes ni de dommages appréciables, l'n bombardier allemand a élé descendu pur des chasseurs anglais au large île la côte sud-est.Fin du procès d'Ernest Duplessis Le matin, aux Assises criminelles, s’est terminé le procès d’Ernest Duplessis, accusé d’homicidc involontaire à la suite de la mort de Jean Sivilz.29 ans, qui fut heurté pqr l’aulo de l’accusé, le 24 décembre dernier, vers ü heures du soir à l’intersection des rues C.adillae et Hochclaga.I.e verdict sera rendu Moscou, 20 (A.P,) L’Etoile muge, .journal de l’armée soviétique, affirme aujourd’hui que Ja coalition des Etats-Unis, de la Grande-Bretagne et de la Russie soviétique est plus forte que l’Allemagne en réserves d’hommes et en ressources matérielles et.elle prédit l’échec ’ rie la campagne du printemps d’Hitler ct l’écrasement de ses armées d’ici la fin de l’année.Le journal affirme que Hitler a perdu 6,000,€00 d'hommes au cours des cinq premiers mois de la campagne de Russie et que le rythme des pertes s’est encore accru depuis.L’AI-, lemague ne saurait remplacer lesi hommes qu'elle a perdus et ses j effectifs seront plus faibles ce printemps que l’été dernier, de riirej l'Etoile rouge.Le gouvernement soviétique annonce que son offensive d’hiver se poursuit et que l’on a repoussé des contre-attaques allemandes en certains secteurs en infligeant de lourdes pertes à l’ennemi.Les dépêches du front disent que 1,500 Allemands j ont été tués dans un seul secteur du front du sud où les Allemands irirner dangereux dans' le bas- - _ — i sin de la Donets.Le temps se ferait .plus doux et la pluie sucédcrait à cet après-midi dans celle affaire.! ]a nojge sur le front du sud.Les (,e matin, Me Georges Reed, avo-j Husses auraient repris 12 autres cal de la defense, a fait témoigner v}|jage5 sur je front du nord-ouest, son client, qui a declare que la; chaussée glissante à l’intersection ! -*»»¦* indiquée était la cause de l’accident; selon lui.La visibilité était faible; aussi, le 24 décembre dernier à, l'heure de l’accident.Duplessis a| nié avoir pris de la boisson ce jour-1 «____ , , .là.Auparavant, son employeur ^0^mflndaîite adjoint* au centre; (Duplessis était conducteur de ca-1 4 ^ aérodromes hollandais n ont donné : mü contre-attaque pour suppri que des résultats relatifs.; un sajjjant dangereux dans le La commandante Cécile Bouchard mion pour les magasins E.M.), M.Paul-E.Guilhault, a déclaré que depuis trois ans, l’accusé avait rempli avec soin tous ses devoirs d’employé ct qu’il n’avait rien à lui reinoehcr.d'instruction de Sainte-Anne de Bellevue Le prochain discours de M.Roosevelt “Jamais ! Jamais !.” a dit M.Lapointe M.GEORGES PELLETIER EVOQUE, DANS UN ARTICLE TRES DOCUMENTE, LES DECLARATIONS FORMELLES DE L ANCIEN MINISTRE DE LA (USTICE — LE SAUVEUR DU PORTUGAL — VOIX DE LA LOUISIANE — CHRONI-QUES ET ARTICLES DIVERS Dans le Devoir" de demain, sous >« titr«: ‘ («mais! lamaii!” ., a dit M.Lapointe'’, M.Georges Pelletier rappellera les principales déclaration* faites, a propos de la conscription, par l'ancien ministre de la lustice, et le solennel caractère qu'il entendait évidemment leur donner.Il y a U des textes que tous doivent connaître ct conserver.Dans le meme numéro: ' Voix de la Louisiane ", un article de M.André Latargue.de la Nouvelle-Orleans, sur le Troisième Centenaire de Montréal, et toute une série de chroniques ct d'articles diver*: chronique de Mlle Bernier.' Vie musicale" de M Frederic Pelletier.“Gasctte de* Tribunaux" de M.Paul Sauriel.chronique de l'automobile de M.Raymond Hurtubise, les "Livre* et leur* auteurs", avec une étude sur I "Initiation à la géologie’’ de l’abbé Laverdière et du P.Léo Morin, des notes sur le* mission* d'Afrique et d'Asie, une abondante revue de le preste étrangère avec un grand article sur Salaiar."le sauveur du Portugal”.des bloc-notes de M.Emile Benoist, une “actualité" de M.Lucien Des-biens, le Carnet du Grincheux, un article économique de M.Alvaret Vaillancourt, la graphologia da lean Dashayct.les notes sur le Disque et te Cinéma de M.Maurice Huot.la chroniqut des (tunes naturalistes, avec une étude sur un# tort intéressante exposition, les Propos astronomiques de M.De Lisle Carneau, las dernière* nouvelles du pays ct da ( étranger, un communiqué du College de* Me-etc., etc.PRIX i S SOUS — RETENEZ D AVANCE VOTRE NUMERO.Ottawa, 20.— Deux officicres du j quartier général du Corps auxiliai-J re féminin de l’Armée canadienne j ont clé désignées pour occuper de j nouvelles fonctions dans le por-j sonnel administratif du nouveau i centre d’instruction du C.A.F.A.______ j C., qui sera inauguré en fin de se- Washington, 20 (AP.) ___M.Sic- maine au collège Macdonald, à Ste- phen Karlv, secrétaire de M.Roo-j Anne de Bellevue.Ce sont la secon-M-vell, révèle, aujourd’hui, que dans de commandante Cécile-E.Bon-son discours de lundi soir pro-! chard, autrefois de Saint-Hyacinthe, (¦bain, à la r:id:o, le nrésident tou- qui sera commandante adjointe dut chera peut-être incidemment cer-j centre d'instruction,^ ct la seconde!.tains (mints de stratégie mais que i commandante Ruth Crealock, autre-j Certains enfant plus probablement, il donnera une! fois de Toronto, qui assumera les ! apparence plus âgée pour aller au vue d'cnscmhlc d’un monde sur un fonctions d’adjudanle.spectacle.Deux autres causes de i La sous-lieutenante Natalie Plat- même nature, logées contre Cardi-| ner, de Toronto, qui avait la direc-lion de l’Instruction des recrues au quartier général du district militaire No 2 à Toronto, sera monitrice de culture physique.Le reslc du personnel d’instruction sera pris à même les cadres d’instruction du district militaire No 4, Montréal.lité du tribunal.L’ancien président Daladier a déclaré que sans l’insistance des Allemands le procès n’aurait jamais eu lieu.Le président de la Cour suprême, M.Pierre Caous a immédiatement averti M.Daladier que s’il continuait de mettre en cause des puissances étrangères il serait forcé de tenir la séance à huis-clos.M.Daladier a répliqué: N'ai-je pas le droit de présenter ma version en cette cause après avoir passé 17 mois en prison?Et après avoir joué le rôle de bouc émissaire de la défaite, n’ai-je pas le droit de me défendre, même -si la presse, la radio et le chef de l’Etat lui-même sont ligués contre^ moi?Nous verrons bien de quel côté est la trahison et.par qui le pays a été trahi.Journalistes blessés Berne, Suisse, 20.Dans la nuit de mercredi à jeudi, deux journalistes américains et deux autres correspondants étrangers ont reçu des blessures lorsque l’auto qui les conduisait une voiture du ministère de l’Information de Vichy — a donné sur un arbre.Les quatre journalistes étaient en route de Riom à Vichy au milieu de la nuit.Les deux correspondants américains ont reçu des blessures plus graves que les deux autres.I.e chauffeur a également élé blessé.L’accident esl .survenu à quatre milles de Vichy et les cinq hommes ont été transportés à un hôpital militaire de la capitale provisoire de la France.Ces journalistes sont: Lansmg Warren, du Times de New-York blessé au cou et à l’épine dorsale; Melos Most, de VAssociated Press, blessé à la face et au front; Robert Vaucher, de la Gazelle de Lausanne, et Wilhelm Konnertz.rie l’agence officielle allemande DNB.Tous seraient hors rie danger.Les enfants au cinéma Plaintes renvoyées en faveur d un propriétaire de salle de spectacle M le juge Guérin a acquiUê ce matin Paul Cardinal, proprietaire de théâtres, d’une accusation ri n-voir admis des moins de Ifi ans a scs spectacles.11 ressort du jugement du tribunal que le propriétaire a fail tout son possible pour empêcher hi violation T V, BAHAMA PASSAGE — FUm basé sur un roman rie Nelson Haye», L'action se yassé aux Inde» occidentales anglaises.Vcdrt- | tes- Madeleine Oaèroll, Stirling Hayden, Flora Robson, Léo G, Oarroü, Màry Anderson."Imperior LOUISIANA PURCHASE — Oomedle musicale.Vedettes : Bob Hope, Vera Zorina.Victor Moore, Irène Bordonl, Raymond Walburn.YOU ARE IN TUE ARMY NOW — Comédie militaire.Vedettea: Jimmy Durante, Jan* Wvmac et Phil Silver»."Loew'i" BABES ON BROADWAY — Comédie musicale Vedettes: Mickey Rooney.Judy Garland.Fain Balnter.Film qui raconte ’.'histoire de ce» milliers de Jeune:, qui chaque année envahissent New-York en quête d’un auecèa théâtral."Paine*- MOW GREEN WAS MY VALLEY - Adaptation cinématographique du célèbre roman de Richard Llewellyn.Extérieurs tournés dans les colline» de Ventura.Vedettes: Walter Pidgeon, Maureen O'Hara, Anna Lee, Sara Algood."Prince»** CALL OUT TUE MARINES — Film dAction qui se déroule dans :« milieu de a marine de guerre américaine Vedettes Victor McLaglen.Edmund Lowe.PLAYMATES — Comédie musicale.Vedettes: Kay Kyeer, John Barrymore, Lupe Velez.Saint-Denis L’EMBUSCADE — Drame.Vedettes: Valentine Teas 1er.Pierre Renoir.Jules Berry.Almoa.Robert Tourneur.SCENARIO — Un riche constructeur fi automobt -a s’intéresse à l'avenir d'un brillant leune homme dont la naissance comporte un drame.L'épouse du constructeur craint, à tort, une intrigue entre *a fille et ce leune homme.Celul-cl croyant frustré prend la tète d'une révolte ouvrière et l'usine sera Incendiée.Mais la vérité éclatera, le drame de ia naissance de ce leune homme sera connu et 11 pourra recommencer sa vl* dan» ci’houreuses condition» FRANÇOIS 1er — Comédie-Bouffe.Interprète»: Fernandel.Mo » Goya.Alice Tleeot._ "li folle oventyrt" La Section Missionnaire du Comité des fêtes religieuses du Troisième centenaire de Montréal a confié M.l’abbé Fernand Schetngne, P.M.E., le soin d’organiser des soirées missionnaires ayant frail à la fondation de Ville-Marie.Les S et 'J avril prochain, M.l’abbé Schetngne présentera an Monument National un grand spectacle en 4 tableaux, intitulé: “La folle aventure’.Inspirée par l'épopée écrite par les Fondateurs de Ville-Marie et par feus ceux qui à travers trois siècles d’histoire nous en ont transmis l'esprit, cette pièce fera ressortir d'une façon saisissante et fort originale le caractère missionnaire de Ville-Marie.Pour la réalisation de celle pièce, M.l’abbé Schetngne s’est entouré de collaborateurs dont la réputation n'est plus à faire: M.Paul Guèvremont, à la direction artistique, MM.Lebrun ef Philippe du M.K.T.pour les décors, enfin quelques-uns de nos meilleurs artistes de la scène, comme interprètes.ip^ipipipipipipipipipip Le théâtre n’étant pas libre.PAS DE REPRESENTATION SAMEDI SOIR NI DIMANCHE CT DKIIIC , KKTCMAGCEm m fc>rr*fTgnryTiM imp* semaine jw»y ROOMY* GARLAND V f At ftAINTKR à VIRGINIA WK1DLW Wt nuqjtmAtü • *tt*A*ü otnttt * WttAtd MI5R • AUX ANDES WOOUCOTT A MiSN • AUX AN Jfet /rk ketnl Lien ei/y i'J BILLETS VENTE WALTER PIDGEON MAUREEN O’HARA MMU tàff RM Ut.UH! ItcltHII ieme semaine semaine CESOIR AU FORUM ipl TlCW NI COLOR! CAtoTûl Les plus grands artistes du ballet russe BALLET-THEATRE'' A Taf-flchc 1 2S orehe»tre interprète* SYMPHONIQUE u TW Programme LA PRINCESSE AURORE LE JARDIN DES LILAS LE PAS DE QUATRE BARBE-BLEUE iÛHNBARRYMOIC ¦LUPE VELEZ! 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Le concours des panneaux-réclames et des slogans — Prix et mentions honorables — Dessins exposés chez Dupuis Frères Le Comité de Publicité de la L^npaRne cl’Ahrnentation avait of-;ert aux écoliers de Montréal et des municipalités environnantes, l’occasion de participer à un concours mars 1040”.Sans le savoir, ces députés, en répudiant le sous-amendemcnt de M.I.acom-be, se sont trouvés à mettre au run cart les engagements anticonscrip-tionnistes qu’ils prirent en 1941).Voilà le plein sens de leur vote contre le sous-amendement de M.La- ! combe.On peut dire la même cho- ! se de leur vole en faveur du discours du trône et du plébiscite; ; car, comme le disait M.J.-S.Roy, député de Gaspé, mardi dernier, ! ‘inutile de discourir contre la conscription si l’on ne vote pas contre le discours du trâuc, qui annonce Ut ¦ tenue d’un plébiscite afin de per-' mettre au gouvernement d'obtenir la liberté d’imposer ta conscription à son gré; on devrait craindre que ce danger ne devienne réalité, et d'être alors taxé de complicité et d'hypocrisie ', | Est, Ontario; W.-ll.McDonald, Pontiac; J.-W.WcCibban, Argenteuil; \ J.-E.Michaud, ministre des Pêaiie-! ries; Louis-Philippe Picard, nelle-j chasse: Joseph-Albert Pinard, Ot-, tawa-Est, Ontario; P.-Alp, Poirier, ’ Ronaventure; Vincent-Joseph Pot-j tier, Shetburne-Yarmouth-Ctare, .V.Ecosse; C.-G.Power, ministre de l’Aviation: Martial Rhéuume, Saint-\jen-lberviUeSapiervi\le: Louis St-I Laurent, ministre de la Justice; tr-i mand Sylvestre, Lac Saint-Jean-Ho-| berval: Joseph Thauvette, Vau-dreuil-Sonlanges; Léonard Tretn-¦ blay, Dorchester; James-Gray Tur-1 ! geon.Cariboo, Colombie canadien- > | ne: C.-J.Véniot, Gloucester, Sou- > ! veau Brunswick; lieutenant-colonel ' j Thomas Vien, Ontremont, Montréal: j ! Fred-P.Whitman, Mont-Hoyat, Montréal.Le caucus tory et M.Meighen Avant d’aborder les affaires de la Chambre, un mot du caucus conservateur.Le chef du parti, M.Arthur Meighen.y assistait.Il a passé en revue lu situation mondiale et exposé j comment, à son avis, le parti conservateur peut le mieux servir le pays et l'Lmpire dans les circonstances actuelles.Au sujet de sa situa- Parent tion personnelle.M.Meighen a exprimé l’opinion que, vu les directives données par le gouvernement libéral à l’élection complémentaire de York-Sud, on ne doit pas insister pour qu’il pose de nouveau sa candidature dans l’un des nombreux comtés qui lui sont offerts.Cela signifie que M.Meighen craint l’alliance des forces oppositionnistes partout où il posera sa candidature.Four le moment, par conséquent, il dirigera le parti de l’extérieur.Hier avant-midi, au caucus général, MM.Meighen et Hanson ont tous deux insisté sur la nécessité de n’avoir qu’une seule chose en vue: le service du pays et de l’Lmpire.Le parti essaiera donc de se tirer d’embarras du mieux qu’il pourra.sous-dans a d/ ;¦ >- .mm MÊm i-m CULTIVATEURS canadiens, vous avez raison d’aimer !a terre nourricière.Avec patience et ténacité, vous continuez l’oeuvre des anciens défricheurs.Tandis que vous semez et que vous récoltez, vous vous sentez fiers et libres.Vous songez que votre labeur tenace vous permettra de léguer à vos enfants un beau domaine; Aujourd’hui, ce domaine est menacé.Vous ne pouvez plus en douter.Vous savez que des ennemis pillards et brutaux n’attendent que l’occasion de vous ravir votre bien; Si vous voulez garder votre terre, protéger votre famille, écarter le danger d’une invasion, vous devez produire davantage.Mais cela ne suffit p?.s.Il faut aussi prêter au Pays une part de vos gains, en achetant des Obligations de la Viaoire.Remarquez bien qu’il s’agit d’un prêt.Alors que d’autres donnent leur vie, on ne vous demande pas de donner votre argent; on ne vous demande que de convertir vos économies en obligations, garanties par les ressources du Canada tout entier.Ces obligations rapportent de bons intérêts, payables tous les six mois, et l’argent que vous prêtez au Pays servira à défendre votre ferme, votre famille,votre liberté.Il faut, en aidant nos Alliés, écraser l’ennemi qui menace le Canada de deux côtés à la fois.Travaillez, économisez, prêtez.Pour le salut commun, achetez le plus d’obligations possible.à >T> - S ' m ¦ ;kr]êmi>.* Ï-,V' 'JV , PPG.sifi ii i m m®*» mM.:il; Mm Ei* P/ mm -ipc ¦ t A • •.v.-.- mm mm-.mm Ilsà i, ¦ iGsiiiG'ïîiGÏ-'S r ' : : - < ^ / - .' , f " ' ¦ ’ ¦ P .V ._ ^ ^ fi i if) hpi / / & .»*• JS* w 'i Si- i: m * ' - ' A U p à- « h*.ïm Quartiers Généraux de l'Emprunt de la Victoir* pour la Province 255 ouest, rue Saint-Jacques Tél.BE 3711 Quartiors Généraux do l'Emprunt de la Victoire pour l'Ile de Montréal 235 ouest, rue Samt-Jocquos Tél.BI.3741 POUR INFORMATION, CONSULTEZ VOTRE COMITE LOCAL DE QUARTIER J?ennemi eût k noô pottei DIUEHIOIS BflCIURE dt NOUVELLE EMISSION VOS DOLLARS VOUS SAUVERONT • VOS DOLLARS VOU^ REVIENDRONT I* | A le devoir, Montreal, vendredi zo revmm iy4z VOLUME XXXIII — N* 41 A OTTAWA Le discours plébiscite de M.Roy contre le et la conscription La grande part de responsabilité des chefs libéraux du Québec — On est toujours puni par où Ton a péché-"L'illusoire unité nationale, inventée à l'usage du parti libéral"-Opportunisme - "Inutile de discourir contre la conscription si l'on ne vote pos contre le discours du Trône " Ottawa.Texte du discours que St.1.S.Hoy.député indépendant ,le (ittspc, a fait le 17 février aux Communes, sur la conscription et ir plébiscite : Monsieur le président, J'aurais aimé faire les compliments d'usage à l'adresse du discours du trône, et de ceux des honorables proposeur cl secondeur de l'adresse, ainsi que du premier ministre; mais les mesures annoncées et les déclarations faites dans ecs divers discours prennent un caractère si pénible que je ne me sens pas le courage d’en féliciter les auteurs.Les compliments ne sont timables que s'ils sont sincères, i.es impressions dont je veux vous faire part ne ressemblent guère à des ( loges.Soyez assuré que je le regrette vivement.Le plébiscite Kn plus de diverses mesures d’ordre financier d'un caractère étonnant, le discours du trône annonce la tenue d'un plébiscite dans Je but de libérer le gouvernement de ses promesses et de ses engagements et de lui permettre de modifier ses méthodes de recrutement militaire !mr national, pour service outre-mer.L’est, en définitive, la dernière étape vers la conscription, ainsi que nous l’ap parlement.Ainsi que je l’ai déjà expliqué, ce parlement-ci en a ap- j prouvé le principe même en juin 1940 et ce principe a déjà reçu un | commencement d’application.Le > 12 novembre dernier, j’ai affirmé I au parlement, en termes non équi-| voques, que la politique minisfé- 1 rielle de mobilisation de nos res- I sources humaines s’appuyait sur le j principe du service national sélec- i tif et que l’extension de Papplica- j tion du service national obligatoire, la conscription si vous voulez, était l'un des éléments de cette politique’'.Le parti libéral renonce donc à cs‘i la doctrine qui lui a obtenu l’appui populaire pendant vingt-cinq ans.Lela constitue un événement national, dont personne ne sous-estime l’extrême gravité.Le discours du Trône est un exemple typique des méthodes habituelles du gouvernement d'envisa-* per les problèmes difficiles et de faire face à une situation donnée.Le gouvernement veut contourner l’obstacle.Il pousse meme l'habileté impertinente jusqu'à ,vouloir faire consentir la population à une politique que les libéraux n'ont cessé de représenter comme un rri- ment libéral soit complète, il fait mine de respecter ses promesses.Il affiche un air vertueux.Il prétend attacher une grande importance à la parole donnée.Son opportunisme l’amène toutefois a créer une situation de plus en plus tendue et confuse.Il y a îles attitudes et des décla-rations qui seraient comiques si j elles n'étaient pas profondément tragiques.Le proposeur de l’adresse, in-! terprétant la politique du gouver-I nement à la satisfaction du premier I ministre, déclare avec un courage ! (ligne de mention, qu’il demandera à ses électeurs et à ses concitoyens de relever le gouvernement de ses promesses et de ses engagements contre la conscription et d’accepter le sacrifice de se laisser imposer le service obligatoire pour o.iç tre-mer, afin de sauvegarder l’unité nationale.prend le premier ministre dans son d'srours du 2fi janvier aux pages 55 et 56 du Hansard.Je cite: “Le ser-\ ice sélectif national est la metho-de que le gouvernement se propose d'employer afin d'effectuer la mo-‘lion des effectifs sur une échelle plus considérable”.Voici ce qu entend le gouvernement par service national.Par service national.on entend toute forme de service, “volontaire ou obligatoire, qui contribue directement à l’effort de guerre du Canada”.El un peu plus loin; “Le gouvernement n’an-nonce pas une politique nouvelle en disant qu’il aura recours au service national sélectif pour mobiliser nos ressources humaines sur une plus grande échelle.Ce que nous en-lendons faire, en somme, c’est de ( (inner plus d'extension à la méthode que nous avons toujours em-plnyér.e’est-à^tttrp.d’appliquer te principe par étapes successives.En d’autres termes, nous nous proposons d’étendre encore plus l’application du service national sélectif | partie?N'est-il pas pour répondre aux nouveaux besoins qui peuvent surgir.” "Comme je l'ai déjà dit, celle mesure non plus n’est pas nouvelle, ni n’est-elle proposée qu’aujour-d'Imi pour la première fois, ni ne vise-l-elle à influer indûment sur l’indépendance des membres du conscription pour servici n'importe où dans le monde est la grande question du jour.Le parti conservateur s’en fait un cheval de bataille.Bon nombre de députés libéraux de langue anglaise sont en faveur de la mesure.On dit que certains ministres — et le ministre des Finances, l’autre jour, n’a guère laissé de doute à ce P'-opos dans l’esprit de ses auditeurs sont des conseriptionnis-tes convaincus.Le premier ministre, Sphinx moderne, dit que son gouvernement procède à l’application de la mesure par étapes; mais il laisse en même temps subsiste.’ l’impression qu’il y est opposé.Il fait la cour aux conscriptionnistes et aux anticonscriptionnistcs.Il prétend placer l'unité nationale au-dessus de tout.Retour en arrière I.es libéraux ont-ils axi ainsi, ont-ils tenu compte de l’unité nationale ru 1916-1917?Ont-jjs prêche une doctrine d'unité, deouis cette époque, alors qu’ils cultivaient l’anü-conseriptionnisme d’une partie du pays et l’ultra-loyalisme de l’autre Attitude du premier ministre craindre qu’au moment ou l’union nationale est plus nécessaire que jamais, on ne soit porté à croire que le souci primordial du premier ministre est d'éviter vue crise ministérielle, de maiulenir avant tout l'unité du parti libéral?Quoique l’évolution du gouverne- ' ELLES SONT MERVEILLEUSES GRÂCE AUX yf •>y:§S.V: CI Au début de ses remarques en réponse au discours du chef de l'opposition le 2(> janvier, le premier ministre a reproché au leader conservateur de ne pas avoir osé pro- j noncer le mot conscription dans; son amendement à l’adresse en réponse au discours du Trône, cons- j cription qu’il venait de demande*, par un plaidoyer en faveur de cet-' te mesure.dette boutade du premier ministre me parait d’autant plus légère et puérile que ledit amendement réclame bien le service militaire obligatoire pour tous les théâtres de guerre.Par ailleurs, lorsque l’on veut savoir ce qu’il fera lorsque le plébiscite l’aura relevé de ses engagements et de ses promesses, le premier ministre se dérobe et évite de se prononcer à son lour, bien que ses Intentions soient clairement révélées dans le discours du trône, dans celui du proposeur de l’adresse et dans son propre discours.C’est la poussière dans l’oeil du voisin et la poutre dans j le sien! Le premier ministre joue i sur les mots et remporte une victoire facile.Le premier ministre, après l avoir explique les proportions gi-; gantesques de notre effort de guerre.de notre aide et de nos dons à l’Angleterre, déclare que la politique du gouvernement libéral, sauf de légères nuances, est la même que la politique du parti tory sur la guerre et le service sélectif.t’.eüe confession est bien surprenante! Le premier ministre ne pensait certainement pas à ce moment à tout le mépris, à tous les opprobres, à toutes les ignominies dont le parti libéral avait couvert celle même politique tory pendant vingt-cinq ans et qu’il fai» sienne aujourd’hui.Le proverbe est donc vrai: on est toujours puni par où Ton a péché.En peu plus loin, peut-être, sous la morsure du remords, le premier ministre avoue candidement que sans les promesses et les engagements pris au cours de la rampa-i gne de l’élection provinciale en 1939, le résultat de l’élection n’eût j peut-être pas été le même.* S’il est vrai que le procédé des promesses et des engagements in-! considérés a pu escamoter un ver-! diet populaire en 1939, le parti dont 1 le premier ministre est le chef doit s'accuser d'avoir aussi escamoté j tous les votes qui l’ont porté au pouvoir depuis 1921, parce que c’est le seul procédé avec lequel il a fait toutes ses élections.Rien d’étonnant qu'il y ait des rancunes et qu’on lui fasse maintenant des luttes acharnées.Bien d’étonnant non plus que, fondée sur le sable de tels expédients, sur les préjuges et l’opportunisme le plus cynique, la position du gouvernement soit chancelante et que l'uni-té nationale soit en voie de s’effriter.f-e premier ministre n’a-t-il pas lui-même prêche contre la conscription dans son discours au peuple canadien au début de la campagne de 1940?Le ministre de l’Agriculture n’a-t-il pas affirmé à Mar-kinch au cours de la même campagne que le gouvernement libéral s’opposerait toujours à la conscription des hommes pour service ou-tre-mer?Tout récemment encore, le ministre des Services de guerre n'est-il pas allé prêcher l’opposition à cette mesure dans la province de Québec dans un discours à Montréal aux premiers jours de décembre 1941?J.e ministre des Ressources naturelles n’a-t-il pas réitéré récemment son opposition à cette mesure qu’il disait être néfaste et inutile?Lu premier ministre n’a-t-il pas lui-même endossé les promesses faites non seulement contre la conscription mais aussi celles faites contre toute participation aux guerres de l’Empire par l'honorable ministre de la Justice du temps, par le ministre des Travaux publics et celui de la Défense nationale pour l’Air, lorsqu’il a télégraphié le 28 décembre 1937, à M.Francoeur: “Les électeurs de Lot; binière ont voté en Canadiens qui mettent l’intérêt national au-dessus de tout.” Chez les Anglais Je pourrais citer bien d’autres témoignages pour prouver que tout comme les libéraux canadiens-fran-yais, les libéraux anglo-canadiens, te premier ministre en tête, ont préconisé au pays, principalement dans la province de Québec, une politique antiparticipationniste, et donné jusqu’à ces dernières semaines de solennelles garanties contre la conscription.Le pays doit savoir qu’ils sont tous également responsables de l'exploitation de fausses promesses pour escamo-! ter la confiance de Télectorat tel que le reconnaît le premier minis-i tre.Pourquoi le premier ministre i cite-t-il seuls à la barre de l’opinion impérialiste, les chefs libéraux du Québec, h ministre des Travaux publics et son ami dispa-| ru, M.Lapointe?Le premier ministre nous oblige à dénoncer son ingratitude envers ceux et celui dont il tient son poste actuel et tous ses succès; il nous incite à penser que son amitié pour feu son bienfaiteur et ami.M.Lapointe, était aussi artificielle due les fleurs qu’il a déposées sur sa tombe en celle Chambre, le 21 janvier dernier.\ Opportuniemc La tournure des événements me convainc! de plus en plus que la conscription sera néfaste à notre effort de guerre tout comme elle le sera à Tajenir de notre pays.La confiance du peuple, prinei; paiement chez la jeunesse, a été ébranlée par les violentes secousses de la crise économique de 1929 a 1940.Il ne faut pas oublier que la finance, dont les couscription-nistes sont les porte-parole, a laissé souffrir la Jeunesse moralement et physiquement pendant toute cette période, en la privant des avantages; de nos richesses nationales (tue l’on déploie devant elle aujourd’hui.A-t-on le droit maintenant de contraindre la jeunesse a aller défendre, ou prix de sa vie, à l'étranger.ces biens dont on lui refusait le partage naguère?Le gouvernement nous a donné un avant-goût de ce que nous pouvons attendre m nous avons la conscription.A la demande de la (irande-Bretagne, des jeunes gens brillants et bien doués ont été envoyés à Hong-Kong avant de subir un entrainement suffisant.On les a transportés en Chine sans l’armement nécessaire, pour défendre une place qui n’était pas assez fortifiée.Il est à craindre que de pareils incidents se répètent si nous avons la conscription pour service outre-mer.Le meilleur conseil que Ton peut donner au gouvernement et à la l'opposition, vu la désunion qui existe présentement et qui prend de jour en jour des proportions alarmantes, c’est de s'en tenir aux engagements pris par les deux par-Us aux élections de 1940.A cette condition Ton peut encore maintenir la confiance, la paix et la concorde.Je termine, monsieur le président.Pour ma part, je voterai contre les amendements de même que contre la motion principale parce que je suis opposé aux mesures inopportunes du plébiscite et de la conscription.Je ne vois pas comment je pourrais faire autrement.Inutile de discourir contre la conscription si l’on ne vote pas contre le discours du trône qui annonce la tenue d’un plébiscite dans le but de permettre au gouvernement d'obtenir la liberté qu'il recherche d’imposer la conscription à son gré.On devrait craindre que ce danger devienne réalité et d’être alors taxé de complicité et d’hypocrisie.L^l L’unité noHonil* ' ^0?> Ce procédé rend les SWEET CAPS plus douces, de meilleur goût.( omment ?A cause de ccci : chacune des 38 classifications des tabacs virginiens les plus choisis apporte une contribution spéciale à la douceur, au goût, à l’arome exclusifs des Sweet (.’ape.Pour s’assurer que chaque Sweet Cap aura sa proportion exacte de ces contributions, les 38 sont d abord mélangés par petits groupes.Ces groupes sont ensuite réunis.Voilà comment les “Mélanges Groupés” font que les Sweet Caps sont, toujours lionnes.tltHktTTtS Sweet Capobal ** La tara* ta dIm aura »oui laquait* la tabac août é*r* hrai ” Cette illusoire unité nationale, inventée à l’usage du parti libéral, fondre sur la non-participation aux guerres extérieures et sur 1 injure aux adversaires de cette politique.| de le premier ministre ne la trahit-d pas quand, en avouant que les succès de son parti tiennent à des promesses solennelles, il met seule on cause et livre aux préjugés la province do Québec qui Ta porté et maintenu aux honneurs et qui a reçu de lui la formation poliîuiuc qu’on lui reproche maintenant?Voici ce qu’a dit le premier ministre dans son discours du 26 jan-vier: (Je lis a la page 38 du Hansard): "Les honorables députés savent encore que si, à Tépoque où la participation du Canada à la guerre était débattue au cours d’une campagne électorale dans la prosincF de Québec par un gouvernement professant une doctrine politique différente de la nôtre, une assurance semblable n’avait pas été donnée au nom du gouvernement actuel par feu le très honorable Ernest Lapointe, par le ministre des Travaux publics, par d’au i 1res chefs libéraux de la province j de Québec, et par des représen-I tauls de celle province à la Chambre des communes, le verdict de la i population québécoise aurait pu | être different ” Les chefs libéraux du Quebec 1 ont certes leur grande part de responsabilité de la situation actuelle et leurs électeurs ne se contenteront pas de futiles et fictives prn-leslations et de regrets platoniques: ils exigeront que ces chefs les protègent contre la conscription, ainsi qu'ils se sont engagés à le faire lorsqu'ils ont prétendu qu'ils étaient des remparts anti-conscriptionnistes.Mais pourquoi dans son énumération de ceux qui ont fait ces promesses, le premier ministre s'exclut-H ainsi que les chefs libéraux de langue anglaise?\ cette preuve éclatante de l’opportunisme et du manque de sincérité du parti libéral, je veux en ajouter une autre, encore plus concrète, si je puis m'exprimer ainsi.Voyons, monsieur TOrateur, à la page 363 du Guide parlementaire où il est question de la force numérique des partis politiques.Nous Usons qu'à l'élection de 1921, sur un total de 117 sièges, la province de Québec a donné 65 sièges au parti libéral.En 1925, 60 sur 101; en 1926, 60 sur 116; en 1930, 40 sur 88, jusque là la province de Québec constituait donc l’élément principal du parti libéral; mais, à Télcctimi de 1935, nous voyons que les autres provinces sont venues grossir les rangs du parti libéral, ajoutant à 55 sièges québécois, 116 autres sièges, pour faire un total de 171.La nouvelle famille libérale augmenta encore sa supériorité numérique sur l’ancienne à l’élection de 1940, alors que Québec donna 61 sièges sur 178 ou 185 si Ton tient j compte des quelques libéraux progressistes et indépendants qui siègent avec le gouvernement.Le parti libéral a commencé a exécuter son programme d’arme- i ment depuis l'élection de 1935.soit en 1937, alors que la nouvelle famille possédait une influence pré-i pondérante sur l'ancienne.C’était | là le commencement de l'évolution ' du parti libéral vers une politique j de guerre.Le centre directeur de l'opportu-1 nisme du parti libéral s’étant dé-1 placé, le premier ministre opte dès | lors pour la politique impérialiste! de Télément majoritaire et voile à peine son abandon de sa premiere doctrine et de sa première famille.! Ce fut pour prendre le pouvoir que le parti libéra! exploita sa première | politique auprès de Télément fran-, çais.C’est pour garder le pouvoir qu’il adopte aujourd’hui celle de l’autre groupe.Cette évolution pu renient opportuniste est donc la cause directe que les deux groupe,', ethniques du pays formés à des croies opposées se heurtent aujourd’hui dans un choc violent.Voilà l’affreux aboutissement où le parti libéral a conduit la nation canadienne par les engagements et les promesses dont il cherche aujourd'hui à sc faire délier.On donne au Québec, un plébicite avant lui imposer la conscription.Comme ce ne sera pas le Québec qui le déliera de ses engagements, mais plutôt les autres provinces, nous avons là une autre preuve de '.opportunisme et de la duperie du parti libéral.Funérailles d« Mme Pascal Lafeie è Jolictte Perte d'une troisième corvette canadienne Neuf montréalais de langue anglaise au nombre des victimes Ottawa, 20 (C.P.) M.MacDonald, ministre de la marine du Canada, annonce (pie la corvette canadienne Spikenard a sombré dans un combat avec l’ennemi, avec 5 officiers et 52 marins.La corvette Spikenard est la troisième corvette canadienne perdue depuis le début de cette guerre.Les pertes en hommes de cette corvette oortent les pertes navales canadiennes totales pour cette guerre-ci n 522 hommes.La Spikenard était commandée par Hubert-G.Shadfortb.Le communiqué dit que la corvette a été torpillée par un sous-marin allemand pendant qu’elle accompagnait un convoi marchand dans le nord de l’Atlantique.Quatre des survivants qui sont légèrement blessés sont hospitalisés en Angleterre.Le fait que huit hommes seulement ont survécu indique que la corvette s’est brisée et a sombré en quelques minutes après le torpillage.Les survivants ont été rescapés par une corvette de la marine anglaise et transportés à un port anglais.Tous les officiers ont péri.* * * Au nombre des victimes, il y a neuf Montréalais, tous de langue anglaise.Dans la liste des victimes, on relève cependant plusieurs noms acadiens et canadiens-français, entre autres Joscph-Arthur-Ivan Blouin, de St-Jean de THe d’Orléans, J.-B.Boudreau, de Boudreauville, Nouvelle-Ecosse; Conrad-William Boutin, d’Arichat, Cap-Breton; Roméo-Joseph Lamoureux, de Niagara; Jean-Marie Legendre, de Rimouski.Il n’y a pas de Canadiens français nu d’Acadiens parmi les survivants.H* *(• H" Spikenard, nom de la corvette qui vient de périr, est le nom d’une fleur sauvage de la région de la Gatineau.Elle appartient à la famille des “rourhes”.SL^ * SHERRY SEC 35% ««pi'll Je preuœ 26 onces 90c PAARL TAWNY (Porto) 34% esprit Je preuve 26 onces 85c BRANDY 78% esprit Je preuve 10 enc*i.*1.05 té onc*>.*2.55 40 oncai .*3.80 1 ÿX'TH ‘miq, ' DRY SHERRY Plus d« 250 ans d*«xpéri*nc« dans la fabrJca* tion dos vins «t un* surv*illanc* étroit* d* Gouv*fn*m*nt assurant aux vins *t brandi** sud-africains un* supériorité incont*stabl*.136F 'Cent- fleurs de mon herbier" (Par E.-Z.MASS1COTTE) Asiemblée de TA.P.C.V.Assemblée 21 février, la Palestre Joliette, 20 (D.N.C.) - Mardi avaient lieu, en la cathédrale de Joliette, les funérailles de Mme Pascal Lajoie, née Lavallée (AlidaL décédée le 15 février, à Tâge de 57 ans.Elle était la femme de M.Pascal Lajoie, depuis plusieurs années prote à l’Action Populaire de cette ville.La levée du corps fut faite par M.le chanoine L.-P.Lamarche, curé de la cathédrale, qui chanta aussi le service.Il avait comme diacre et sous-diacre M.Tabbé Félix Gadoury et M.Tabbé P.La-fortune, tous deux vicaires à la cathédrale.Des messes furent dites aux autels latéraux pendant le service La défunte laisse, outre son mari, six filles et deux garçons.Section Mont-Royal: régulière samedi soir, le à 8h.30.au salon de Nationale, 840, rue Cherrier.Au programme: lo initiation de plusieurs nouveaux membres; 2o causerie sur les ordonnances fédérales par M.J .-Albert Garon, membre de la section Mont-Royal.Section Crcmazie: Assemblée régulière samedi soir, le 21 février, à 8h.15, à la salle de la bibliothèque de la paroisse St-Alphonse d’Youville, rue Saint-Gérard.Au programme: lo rapports des comités; 2o bref débat sur un sujet professionnel par le comité d’action professionnelle; 3n conférence par M.Alfred Charpentier, président de la C.T.C.C.Section Lajoie: Assemblée régulière ce soir, à 7h, 30, à Vécole Lajoie, angle des avenues Outremont et Lajoie.Au programme: lo rapport final de la partie de cartes du 12 février; 2o de 9h.à 11b., cours de secourisme.Cordiale Invitation aux membres et aux voyageurs de commerce en général, ainsi qu’aux agents d’assurance.L’A.P.C.V.du Canada.LES JEUNES NATURALISTES ATTENDAIENT CE LIVRE M.1 acques Rousseau, sous-directeur du Jardin botanique de Montréal, s’exprime ainsi, dans la préface de cet ouvrage: “Pour connaître la flore d’un pays, il faut non seulement cher-chei les plantes sur place, mais aussi les récolter, les conserver dans un herbier et les étudier à loisir.Celui qui aime les livres s* contente-t-il d’en regarder la reliure chez les librairies?Aussi, M.Massicotte déclare-t-il dans la préface des Cent Fleurs de mon herbier: Le désir de connaître davantage le monde végétal.ne manquera pas de se généraliser aussitôt que notre éducation cessera d’être théorique seulement.En ce qui concerne spécialement la botanique, il faut faire de Therborisa-tion.C’est la seule manière d’ac-quérir cette science comme il convient.” T,es inslitufears, les élèves et les parents tireront grand profit de ce livre: Penchons-nous sur les fleurs! Nouvelle édition, revue et augmentée.192 pages, magnifique couverture en couleurs.Au comptoir .75s, per le poete ,85s.En vente au Sendee de Librairie du Devoir.'mfc wm * i ¦M _r W/.LA BIÈRE — Facteur de modération Contre le plebiscite A ce tournant périlleux de notre histoire, je crois, monsieur le président, que tous les Canadiens de bonne volonté, désireux de maintenir Tunilé nationale si indispensable à celte heure de grand danger et soucieux de ne pas compromettre notre effort de guerre, qu’en-semble tous soutiennent pour le triomphe de la cause commune, doivent réagir contre cette vague d’opportunisme qui menace de nou> conduire à la désunion.Nous devrions tous nous opposer a la lemie de ce plébiscite qui est désapprouvé, pour des raisons différentes, par tous les groupes de la population canadienne.Vient de poroiff l/Extrême-Orient et nous par Auguste VIATTE Un volume de 90 pages, format bibliothèque.Au comptoir ,65s; par la poste ,70s.SERVICE DE LIBRAIRIE DU “DEVOIR” De tous temps les peuples ont toujours tenu en grande estime ce breuvage pétillant et savoureux, mélange de malt, de houblon et d’eau, qu’on appelle la bière.Aux heures où le rêve ébauche le passé, que de souvenirs .que de moments heureux ce breuvage blond et mousseux n’évoque-t-il pas?Soirs calmes et apaisants au coin du feu; grisante odeur de fumée qui se dégage des bûches; réunions amicales dans quelque sympathique auberge de campagne; savoureuses histoires soulignées de francs éclats de rire .quelques verres aux reflets blonds, couronnés de mousse blanche .atmosphère de sérénité où se réchauffent d« vieilles amitiés .Par nature, douce et calmante, liée à tant de gracieuses légendes, entourée de tant d’amis, il semble que la bière ne se prête guère aux excès.Apportons à la manutention et à la consommation de ce breuvage le même discernement et le même souci de propreté qui président à sa fabrication.Ainsi, la cause de la modération y gagnera.BREWERS INDUSTRIAL FOUNDATION 0F CANADA pipi1 — VOLUME XXXIII No 41 Lfc DEVOIR, MON I KtAL, VENDREDI 20 FEVRIER IV4Z Vue d'ensemble de Montréal par M.Jean Bruchési Conférence à l’Alliance française — L’histoire et la contemplation de Montréal enseignent aux Canadiens français le sens de leur destinée sur le sol d’Amérique M.Jean Bruchési, soijs-secrétaire de la province de Québec, a terminé sa conférence sur Montréal, prononcée hier soir devant les membres de l’Alliance française, en déclarant que l'étude de l’histoire et la contemplation du haut du mont Royal de Montréal enseignent aux Canadiens français le sens de leur destinée sur le sol d’Amérique.M.Bruchési a traité de Montréal, à l’occasion de l'année du troisié me centenaire de fondation de la métropole.Voici un résumé de sa conférence: M.Jean Bruchési Jacques Cartier fut le premier Européen à mettre le pied sur l'ile de Montréal et le premier aussi à en faire une description.Moins d’un siècle plus tard, Champlain abordait l’ile.11 y faisait défricher une pièce de terrain qu’il appela “Place Royale” et cpii prit plus tard le nom de ’’Pointe à Callières” ("est à cet endroit que M.de Maisonneuve érigeait un fort, de mai 1042 à mars 1043.Montréal était fondé.Mais, bientôt les premiers habitants sortaient du fort, et des maisons s’élevaient de l’autre 'côte de la rivière Saint-Pierre, sur tali «ne de la me Saint-Paul actuelle.Le conférencier rappelle brièvement les difficultés de Pus genres qui assaillirent les associés de No Ire-Dame de Montréal, le fondateur et ses compagnons.De 1043 à la fin du XVIle siècle, les Iroquois ne cessèrent de harceler les habitants de Ville-Marie, dont le nombre ne dépassait guère 2,000, 00 ans aprè> la fondation.En 1725, Montréal avait à peu près l’aspect qu’il devait offrir en 1700 aux soldats du général Am herst.Le 9 septembre de cette an j née-là, les défenseurs remettaient leurs armes au général victorieux et, bientôt, il ne restait plus aucun soldat et officier des années de1 Louis XV.De par sa situation géographique ; dont les fondateurs avaient vite j saisi l’importance, Montréal était devenu et devait rester longtemps encore le principal centre du commerce des pelleteries.Mais sou développement réel ne devait se pro duire qu’avec la navigation à va , leur, Jusqu'à ce moment-la, Montréal n’a pour ainsi dire pas de-part.La ville continue d’être enfermée dans ses murailles de pierre.En quelque sorte elle grossit sur pla- : rc, sans sortir des fortifications, ! ucut le démanlellement s’acheva en I i;>17.Peu à peu, toutefois, l’indus-I trie contribue au développement i.e ses faubourgs.Des maisons de i me se construisent sur divers points de l’ile, qui seront souvent a point de départ d'une paroisse ou d’une petite ville, jusqu’au jour i i Montréal les absorbera à peu pi.s toutes.u.Bruchési donne d’intéressants détails sur la construction, les monuments et les rues de Pile pendant foule la première moitié du XIXe siècle.11 souligne les principaux évènements qui sont survenus: événements d’ordre politique, d’ordre militaire ou d’ordre purement social.11 rappelle ce qu’était à cette époque la vie des Montréalais et montre comment le gros village de ' 1700 est devenu peu à peu, avec les i progrès du commerce et de l’iinlus- i trie, lu première ville du Canada, | avant de s'élever progressivement, après 1807, au rang de métropole.Longtemps le Meuve Satin-Laurent a été la principale voie de communication entre Montréal et l’extérieur.La roule entre Montréal et Québec, que suivait le courrier, était à peine carrossable l’été, et impraticable l’iiiver.Mais, à partir de 1809, un service régulier de bateau reliait les deux villes.U.î service du même genre assurait ta liaison entre Montréal et la rive | sud.La construction du canal de Lachine, dont les Messieurs de Saint-Sulpice eurent la conception initiale, marqua un second progrès dans la vie du port, dont le développement matériel s’accordait désormais au rythme d'une activité commerciale toujours croissante.Le rapide essor de la navigation à vapeur dans le monde précéda !a non moins rapide expansion par chemin de fer et, dans ce domaine également Montréal ne tarda pas à bénéficier des nouvelles invention.Iles Anglais, des Français, des Maliens, de passage à Montréal, racontèrent ce qu'ils voyaient et entendaient.Le conférencier utiliv' leurs récits pour décrire l’aspect de la ville et le caractère de ses habitants.En 1870, Montréal avail une po-nulation de 100.000.En 1892, année de la mise en opération des tramways électriques, cette population avait doublé.Aux environs de 1910.elle n’était pas loin du demi-million.La ville gagnait rapidement la montagne, en attendant de l'entourer et de l’enserrer, sans interrompre sa poussée irrésistible vers le nord, l’est, l’ouest, absorbant l’une après l’autre la plupart de* quarante municipalités de villes ou physiques ou morales.S'il n’est dans son rayonnement.Elle finissait par abriter le plus grand nombre des industries de la province et.devenu le siège des deux plus puisantes institutions du monde des affaires la Banque de Montréal el le Canadien Pacifique — elle s’imposait, au début du XXe siècle, comme la métropole financière incontestée du Canada.Les progrès de la mécanique appliques aux moyens de transport, permettaient enfin à Montréal de lirer tout le parti imaginable d’une situation privilégiée.En terminant, le conférencier rappelle les principaux faits et évé nements dont Montréal fut le théâtre de 1870 à nos jours, et il con-(lui ses auditeurs au sommet de la montagne, pour admirer l’ensemble impressionnant que la ville présen- te en dépit d’indéniables laideurs nhysiques ou morables.S’il n’est >as sûr que ses auditeurs aient vu Montréal, il espère du moins le leur avoir fait enleiulrc et leur avoir montré que Montréal peut apprendre aux Canadiens français le sens de leur destinée sur le sol d’Amérique._______^ ^ ______ La session de la Nouvelle-Ecosse Halifax, 20 (C-pT — Lu legislature néo-écossaise a ouvert sa première session depuis les élections générales iTU 28 octobre dernier.Le discours du trône annonce une loi pour transporter au gouvernement fédéral la perception de l’impôl provincial sur le revenu et la taxe sur les corporations, une loi pour étendre à plus de personnes les bénéfices de la loi des mères nécessiteuses.L'hérédité Causerie de M.Jacques Rousseau au Cercle Universitaire M.Jacques Rousseau, sous-directeur du Jardin botanique, était hier l'invité au déjeuner hebdomadaire du Cercle Cninersilairc.1! a parlé des lois de Mendel et de l’hérédité chez l'homme.Il a conté comment la génétique,! science de l’hérédité, est née des modestes travaux de (îregor Mende!, moine augustin de Brno, en Tchécoslovaquie, qui.Inconnu de la science officielle, croisait paisiblement des puis.Ses travaux, publiés dans une petite feuille régionale en I8(iü n'ont attiré l’attention des botanistes que trente-cinq ans plus tard et ont révolutionné la connaissance j de l'hérédité.On est arrivé à bien connaître les lois de la transmission de certains caractères héréditaires, notamment les traits physiques normaux: pigmentation des yeux, de la peau et des cheveux; état lisse ou frisé des cheveux, forme de; yeux, des oreilles et du nez, qui ne sont cependant lias toujours des caractères simples.Certains traits physiques anor maux et certaines maladies sont aussi héréditaires: daltonisme, hémophilie, un type de diabète, plusieurs maladies allergiques; on en a catalogué ainsi 15(1.L’hérédité en matière d’intelli gcnce et de beauté est chose plus complexe, car cela dépend d’une multitude de facteurs héréditaires et physiologiques.Les parents peuvent être des adonis et des génies sans que cela soit une promesse infaillible pour leurs enfants.Intel- ligence et beauté sont des mosaïques bien agencées et une seule pièce disparate peut briser cct équilibre.L’intelligence comme la constitution physique s’améliore avec l'éducation, le dressage, la thérapeutique; le milieu familial et l’environnement jouent un rôle important Mais bonne ou mauvaise l'éducation ne laisse pas d'empreinte sur le protoplasme et, h cause de cela, il faut recommencer à chaque génération.Qu’on soit paysan, regrattier.banquier ou universitaire cela modifiera le milieu familial mais n’aura aucune portée sur l’hérédi lé.Quel que soit le sommet atteint par V*s parents, le stock héréditaire intellectuel des enfants n’en sera pas modifié.La génétique a fait beaucoup de progrès.Elle a trouvé la solution de plusieurs problèmes, mais el!.- en a encore bien plus à résoudre évidemment.On peut aujourd’hui tabler sur les données sûres dans certains domaines, mais l’anecdote de George Bernard Shaw reste vraie: “Vous devriez m’épouser, lui disait une danseuse d'une grande beauté- Songez aux enfants que nous aurions, avec votre intelligence et ma beauté”.“Fort bien, répond l’humoriste, mais quelle tragédie ce sérail s’ils héritaient de voire intelligence et de ma beauté”.Retenez le "Devoir" d'avance chez votre dépositaire — c'est le SEUL MOYEN de ne jamais le manquer — 3 sous le numéro.Téléphones au service du tirage i BEIalr 3361 *.il «oui donnera l’adreua d’un depositaire de votre voisinage.A tous les jeunes un texte qu'il faut lire Henri Bourassa à Notre-Dame par le R.P.RACINE, S.J.Un des plus grands moments de notre histoire replacé dons son atmosphère et sa signification par un« étude de professeur et de patriot*.Collection Frangipani no 11.Brochure de 52 pages, avec portrait de M.Bourassa.Au comptoir .35s; par la poste .40.1908 34 ANS DE SERVICE CONSCIENCIEUX FONDÉE EN 1908 i» Sïtss*®* w*’ "Sa» - * ‘-‘t JEUNES MARIES ! 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No 31 7 Place Christin, Charles François Lambin.xploitatioa tlo Limited, iioui lil décembre tic $211,459 sur 747 rue Marché de Montreal Prix de déteil C ourtoisie de la maison Noé Bourassa Liée fabricants des produits: La Belle Fermière, 3863 Rlvarri lél.: HA.9111.Viande* Rosbitt Porter-House Roeblf Tenderloin Epaule, haut côté Burloime eons oe Côt* U .35 22 *1 A8 Bifteck» Aloyau elrloln .*0 Hambourgeois .33 Po'nte de elrloln .33 Flâne 30 Côtelettes .M Steak ronds .U Filet Mignon .» Filet complet .80 Boeuf 77,978.1 4 en regard de $91,-100,14*2.32 ^11 31 décembre 1940.L bon.sénateur Donat Raymond, président de ta Société, commente les opérations du l’exercice et fait les observations suivantes: Les frais généraux ont été comprimés de telte sorte qu’ils sont inférieurs à ceux de l’exercice précédent.Kn se constituant avec un capital eu lié renient libéré de $1,105,000, la Société, dès sa fondation, s'est placée au rang des principales institutions du genre.Les impôts (1rs corporations frappent non seulement les revenus d opérations, mais même le rendement des placements faits à même le capital des actionnaires.Comme re dernier, n’est qu’indi-rectement nécessaire aux opérations de la Société et, en réalité, placé pour leur compte, il est raisonnable que son rendement soit remis intégralement aux actionnaires.entre les mains desquels il reste assujetti à leur impôt personnel.L’impôt sur le rendement du capital-actions doit donc être supporté par le rendement des opérations dont il devient une charge additionnelle, particulièrement onéreuse dans le cas de la Société, dont le capital est élesè eu regard de son volume d’affaires.De, tel impôts ne s’expliquent que par les besoins militaires du pays, et une fois la guette finie, il I sera necessaire, si son organisme ' économique doit subsister, soit de les rappeler, soit d'en rétablir l’as-sielte sur des bases plus saines.Les placements fie la société sont maintenus sous une forme particulièrement liquide d’eù il découle que le rendement en est relativement faible.Au cours de l'année, un impôt fédéral sur les successions est venu s’ajouter aux taxes provinciales qui les grevaient déjà.(.es fieux taxes successives exigibles au décès sur un même capital créent pour le contribuable des problèmes nouveaux et complexes 5®^ 1 pour la solution desquels les servi-1 ces d’une société do fiducie deviennent de plus en plus ulilos.Le président fait ensuite l'éloge de l’hon.Dt-O.L’Espérance, président du conseil et l'un des fondateurs du Trust Général du Canada, décédé en août 1941.Lus actionnaires suivants ont été réélus membres du conseil d'administration: MM.L.-.l .-Adjulor Amyot.loseph Beaubien, L.-C.Beaulieu, Georges Belloau, .l.-T.Donohue, sir l.-lieo.Garneau, MM.Oscar Hamel, Mendoza Langlois, Charles Laurendeau, Beaudry Leman, René Morin, Jacob Nieol, M.Alfred 11.Paradis.J.-E.Perraull, I sénateur Douât Raymond, M.Léo G.R y an, Geo.-A.Simard, C.-H.Taschereau.Arthur Terronx.Me Oscar Hamel, N.P., de Québec, remplace le sénateur R.-O.L'Espérance.A une réunion du conseil d'administration qui a suivi l'assemblée générale des aelionnaires.M.Donat^Raymond a été réélu président el MM.Beaudry Eoman et L.-.l .-A.| Capital Trust Corporation t j Toronto, C.P.) Capital Trust 1 Corporation a rapporté des bénéfi-j ces nets de $41,263 pour cannée J 1941, soit $4.66 par action du ca-I pilai pav é avant les défalcations, contre $48,577 ou $5.48 l'année précédente.L’augmentation des taxes et un rendement moindre d'intérêt sur les placements des obligations gouvernementales et hypothécaires sont la cause de cette ré dilution dans les profits de la compagnie.On a déclaré un dividende de $1 l'action, payable le 1er mars.Il > a un an 011 avait déclaré un pareil dividende, le premier a été payé en 1937.L'agence Cook disparaît Londres.— Des intérêts britanni-«iiies viennent de se porter acquéreurs de J’agence de voyages Cook & Son Limited.Depuis 1927 la corn-pag> ¦ belge Internationale des Wagons.Lits et ties Grands Express Européens en avait le contrôle.\pres la capitulation de la Belgique, les Britanniques ont gelé les capitaux belges, ce qui vient de faciliter cette nouvelle opération financière pour Je compte de la Grande-Bretagne.Western Union Telegraph New-York (P.A,).— Western Euion Telegraph Go., a annoncé qu’elle avait réalisé des profils nets en 1941 de $7,366,240 après avoir pourvu aux taxes, comparativement à $3,621,581 en 1940, Le rapport annuel sera publié le mois prochain.à îa hausse.Bourse de Calgary Par Geo.BeaosoleU ft Cie, 1,2 ouest, rue Saint Jacques, membre de la Bourse des huiles de Calgary Otlre Pern Admiral .H% Alberta Pacific C .7 — Amalgamated .)9 Anaconda .2\\ British Dominion .— ’ Brown .— Calmont .15 Cal.& Ed.100 commander .17 q Commoll .18 Com.Pete .25 Dalhousle .18 Davies Pete .— 2(8)0 Acme .5% 5 5 1500 Ajax .U% 11% 111 500 Aidermac .12 12 12 1C00 Arntfleld 6 6 1400 Aunor 110 110 1500 Bankfleld 4 4 1100 Beattie .77 77 77 2500 Bidgood .8 7% 8 1500 Bob Jo 7% 7 7% 3700 British Dom.22% 22 22% 4400 Broulan , .43 43 43 lioo Cal Edmonton .105 99 BOO Calmont .17 17 17 700 Can.Breweries .130 125 123 1100 Can.Malartlc .40 40 40 2000 Cast.Treth.50 50 50 900 Cent.Pat .104 101 102 B86 Chester., 104 100 101 1000 cochenour , .43% 43% 48% 100 Cockshutt .6 6 6 2000 Commoll .20 20 20 l.ioo Coniarum , , 80 80 80 2000 Duquesne .5% 5 5% 3640 East Mai .135 169 180 2200 Eldorado - .33 32 32 1000 Falconbridge .310 2 TO 295 1000 Fed.Kirk ¦¦ Hz iy2 1% 1200 Franco .28 28 28 2000 Gillies .3 3 1000 Gold Gate .2% **- £ • 2% 1000 Urull .2 2 2 2100 Gunnar .9% 9 9% 1400 Hard Rock .46 45% 45% 1690 Hollinger 700 750 345 2575 Int.Pete .»000 J.M.Con*.2750 Kerr Add .1950 Kirk.Lake .so 700 Lake Shore .900 900 Leltch .40 IOOO MacLeod .135 1200 Madsen .40 4600 Malartlc .151 1100 Mackenzie .go 5000 McWatters .3 1500 Moneta .1500 O'Brien .3500 omega .3000 Ont.Nickel .825 Pamour .,.2000 Partenan .600 Paymaster 1000 Perron 1125 Pickle Crow 700 Pioneer 300 Powell .4980 Preston .1000 St.Anthony 1875 San Antonio 1100 Senator .2200 Sherritt .Haut Bai Ferm.11% 11% U% ’ % % 340 50 895 40 130 39 138 80 8 345 SO 805 40 135 39 149 80 8 2800 Sladen .2200 Steep Rock .3000 United Oil .415 United Steed ., 920 Wr.Hargreaves 24% 24 24 76 76 60 60 7 7 7 7 7 .74 74 74 1% 1% 1 .12% 12% 12 115 110 110 .205 200 205 ., 170 170 170 60 60 .260 242 255 3% 3% 3 .150 145 14,6 .11 11 11 ,.75 75 75 40 40 .22 21 21 , 155 150 152 - 4% 4 4 3 3 3 241 240 240 Bourse de New-York Compila lion de la maison L.-J.FORGET & CIE, 171.rue St-Frs-avier.Montréal.3 23 8 105 28 East Crest .2 Foothills .65 Grease C.5% High Sarcee .15% Home OH t.eth.V.Madison .Mar Jon.McDougall Scgur Mercury .Mm City .Model .National Pete .Okalta .Pacalta .Phlllipps Pete Richfield Royal Canadian Royalite .Share Roy.Southwest .Spooner .Sunset .Three Point .Turner V.United* Oils ____ Vulcan .Wellington .York Oils .237 % 1 1 3% 4 5% 14 4 35 2% 5 1800 1% 17 4 8 2 11 16 4 S'/a 19 250 % 1% 1% 4 5 7 5 36 5 1 5 ' 190Ô 2% 4% 16 3 1% Moyennes de la Bourse de Montréal Par le Montreal Stock et le Montreal Uur'i Exchange Market Allis Chaim, 27 % Amer.loco.y% Amer.Radiator .4*8 Amer.Roll.M I! Amer.Smelt.3B>2 Am.Steel Foun.Amer.Sugar .Am.Tel.& Ttl.Aviation Corp.Baldwin CT .Bendlx Aviation Bethlehem Steel Boeing Aircraft Canadian Pacific Case J.I.Caterpillar Trac.Celane.se Corp.Chrysler .Continental Can Continental OH Crown Zeller ., Crucible Steel Del.& Hudson Dome Mines Douglas Air.Eastman Kodak Gen.Electric General Motor® Great N By Prf Homestake .Howe Sound .Hudson Bay .Tnterlake Iron .Int Bus.M.In*,.Harvester .Int, Nick.Ltd.John Manvtlle .I/Ockheed .Loews Inc.McIntyre P.Mont, & Ward .Nat.Distillers .Haut Has Ferm.20% 17% 128 3% 13% 33 60',i 17 4% 65 35 18% 49% 25% 21% 11% 31% 9% 1% 58% 131 % 26 33 24% 36% 34 20 7 121% 49% 28% 58% 20% 39% 31 26% 20% 27% 9% 4% 10% 39% 20% 17 126% 3% 13% 32% 59 17 4% 64% 34% 18% 48% 25% 21% 11 2712 — 9% + % 4% - % 10% + % 391/4 - % 20% + % 17 % 4- % 127% +1% 3% 13% 32% 60% 17 4% 64% 34% 18% 49 25% 21% 11 1.4 + % 31% 31% + % 9% 9% % 1% 1% % 58% 58% — ’ 2 131 131% - % 25% 25% - % 32% 32% -4- !¦« 24 24 + % 35% 36% + % 33% 33% r % 20 20 1- % 7 7 -i- % 120 120 -1% 48% 48% - % 26% 26% + % 58 53’a + 1% 20% 20’ 4 t- % 39% 39% + % 31 31 + 1 26! 4 26% + % 20% 20% + % Nat.I ,ead .Nat.Setel .N, Y.Central North.Amer North Am.Av.North.P&c.Packard Mot.Paramount .,.Penmsyl R R.Pepsi Cola .Phil.Dodge Radio CV Prf.Rayonler Inc Remington Rand Republic Steel Rey Tob B .Sears Roebuck Serve 1 ft Co.Simmons Co.Socony Vac.South Cal.Ed.South.Railway Sperry Corp.Stan.Oil of N J.Studebaker .Texas Corp.Union Carbide Union Pacific .U.Aircraft .S, Pipe ft F'.S.Rubber S.Rubber Prl S.Smelter* S.Steel ., 8.Steel Prf Vanadium S.Warner Pic .Westinghouse Woolworth .Worth Pump .Yellow Trac.Young S.ft T.U.U U.U.U.U.14% 50% 9% 9% 11% 6% 2% 14% 22% 16% 30% 50 9% 8% 17% 25% 50% 5% 12% 7% 18% 17% 25% 37% 5% 35% 63% 73% 28% 24% 15% 63% 45 51 115% 18% 5% 75% 28% 19 13% 34% Haut Ha* Ferm H% 14% 4.% "" 50% ' - »% 9 11% «% 3% 14% 22% 16% 29% 50 9% 8% 17 25% 59% 5% 12% 50% 9 8% 11% 6% 1% 14% 22% 16% 29% 50 9% 8% 18% 25 494i 5% 12% 7% 18 17% 25% 38% 5 34% 63% 73 + + + + + + + % % 7% 18% 17% 25% 36% 5% 35 63% 73 “1“ % % % as 28% 28% 24% 24% 15% 15% 63 63 45 45 50% 50% 115% 115% .18% 18% 5% 5% 74% 75% 26% 26% 18% 19 11% 12% 34% 34% +1 + % + % — % "t” a —1 — % - % + % - % + % - % + % + % plu* de 5 lb* .Qualité A.4 lbs environ Qualité B, plus de 5 lbs Qualité B, 4 ibs environ .19 .23 .28 .26 10 20 30 10 U tu.Ind.Corn Pap.F’erm .hier 40 5 57,2 51.6 68.50 Ferm .ant.40 3 57.5 51 9 63 50 Change, net .—03 —0.3 —03 n y a 1 sem.41 2 58.4 52.7 70.30 il y a 1 mois 43.4 59,9 54.4 74.88 n y a 1 an .490 55.9 53.6 62.12 Haut 1942 , .43.8 60,5 54.7 77,18 Bas 1942 .41.2 58.1 52.5 10.30 Haut TtfeT .7 54 3 66 6 62.3 88.90 Bas 1941 ., .41,1 52.3 49.3 58.96 15 Or 44 11 44.45 —0.34 52.05 53.74 76.42 54.82 51.21 79.99 52.94 de Beurre fermeture en Bourse du Com- Prèts aux courtiers Washington (P.A).—Ep bureau fédéral de la Réserve a rapporté que les prêts aux courtiers et négociants un valeurs de placement sur des valeurs détenues par les banques membres du système de la ville de New-Nork, pour la semaine finie le 18 En Marché des vivres PRIX DU GROS A MONTREAL Oeufs cents la douzaine.— Les oeuf* «n petites quantités sont vendu* en botte* de carton aux détaillants; libres Us »e vendent 2 ænts de moins la douzaine; d.demande; o.offre; t.traité: S.R.ou LA., sous réserve; TF., Inspecté par le gouvernement fédéral.Prix de fermeture en Bourse du Commerce Livraison immédiate: A-gros .33 A-moyens .31% A-Poulettes .28% janvier, mercredi, accusent une c — l$'2 Clôt 79*, 80% 50% 48% 47% 64% 63 60% 66% 68% 66% 164 164 164 131 132% 134% 88% 90% 91% 57% 87% 90% 92 augmentation de $15,000,000 par rapport à la semaine précédente.Il v a un an à pareille date ces prêts étaient de $282,000,000.Chart, Trust & Exec.Toronto.-—On annonce que M.John D.Hayes a été élu membre du conseil d'administration de Char-tered 7 rust A* Executor Co.L’état financier de 1041 révèle un bénéfice brut augmenté de $23,909.par rapport a 1940.Déduction faile de tous irais, on a porté au compte de surplus $12,566.Les comptes garantis m* sont accrus de $1,102,055 à «5,-067,582, Marché des changes De la Banque Canadienne National» Service des relations étrangères P après les taux de la Banque du Canada.le prix d'achat du dollar étatsunlen est de 10 pour cent et i Prix de vente de 11 cour cent A Montréal uulourd'hui tandis que le prix d'achat de la livre sterling est de *4 43 et le Prix de vente de $4.47 Voici les taux A l'ouverture sur le marché
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