Le devoir, 7 mai 1942, jeudi 7 mai 1942
“Le Canada e»t une nation souveraine et ne peut avec docilité accepter de la Grande-Bretagne, ou des Etats-Unis, ou de qui que ce soit d'autres l’attitude qu’il lui faut prendre envers le monde.Le premier devoir de loyalisme d’un Canadien n’est pas envers le Commonwealth britannique des nations, mais envers le Canada et son roi, et ceux qui contestent ceci rendent, à mon avis, un mauvais service au Commonwealth.LE DEVOIR Montriol, jeudi 7 mai 1942 SIDACTION CT ADMINISTRATION 410 1ST, NOTRI-DAMI MONTREAL TOUS LIS SERVICES TELEPHONE i lElcir 11614 SOIRS.DIMANCHES BT FETEE service au Commonwealth.” HHHH IHHHB Administration s BEIatr 3361 (12-X-37) Lord TWEEDSMUIR Diractaar-girtnt « Caorgai PELLETIER FAIS CE QUE DOIS Rédactrar m chef s Omar HEROUX Girnt T ' BE .V 3361* 1 Les troupes anglaises occupent Diégo-Suarez à Madagascar Zt % Solennelle intervention | Londres préparait depuis trois mois l’opération de Madagascar -! - Solennelle intervention de l’Assemblée législative La résolution Raquette et le travail des femmes dans les usines de guerre Un avertissement qui devra porter -Personne n'a plus maintenant d'excuse pour se désintéresser de ce grave problème L’Assemblée législative s’est occupée hier de la question du travail féminin dans les usines de guerre.A l'unanimité, elle a adopté la résolution dont M.Paquette, ancien ministre de la Santé, avait depuis quelque temps déjà donné avis.Nous prions qu’on lise avec soin, dans le Devoir d’aujourd’hui, le texte de cette résolution et les commentaires dont l’a accompagnée son auteur.Il faut féliciter de cette solennelle intervention M.Paquette et tous ses collègues, La question se trouve aujourd’hui posée avec un tel éclat que personne n’aura plus pour s’en désintéresser la moindre excuse.On sait du reste que l’action de l’Assemblée ne fait que suivre une série de déclarations particulièrement significatives.La Confédération générale des Travailleurs catholiques, voici des semaines déjà, a signalé le problème à l’attention des autorités fédérales.Au congrès du Travail social, qui se tient présentement à Montréal, le président, M.Fisher, et l’un des conférenciers, M.Paul Goulet, dans des textes que nous avons reproduits, ont projeté sur le même sujet une grave lumière.Presque en même temps, à la Chambre des communes, M.Coldwell, le chef de la C.C.F., donnait à ses collègues, à ce même propos, des avertissements qui ne sauraient manquer de les faire réfléchir.On ne peut, pour ainsi dire, ouvrir un journal sans y trouver sur ce grand sujet l’écho de quelque déclaration d’hommes ou de femmes d’oeuvres.* * * Tous ceux qui voient de près ce qui se passe, tous ceux qui sont en contact avec ces observateurs, sont effrayés de l'état de choses qui existe déjà, de celui, plus menaçant encore, qui sera demain, si l’on ne prend les moyens d’enrayer, dans une certaine mesure tout au moins, la tuée des femmes vers les usines de munitions (on prétend qu’elles sont 75,000 déjà à y travailler, dans notre seule province) et de parer aux dangereuses conséquences qui en découlent.Ceux qui élèvent ainsi la voix appartiennent à tous les groupes, aux plus loyalistes même.Ils souhaitent autant que qui que ce soit la victoire! mais, c est evident, ils n’estiment pas que ce serait vraiment travailler à la victoire que de ruiner un grand nombre de foyers, de briser la santé des mères actuelles et futures, d’ajouter, dans des proportions déjà effrayantes, au nombre des jeunes délinquants, de préparer, par une dangereuse sous-alimentation une génération de rachitiques.Ils voient au delà de l’instant présent.Ils voient au delà de la simple fabrication des munitions.Ils songent que, s’il est à propos de protéger les techniciens, de les soustraire à certains des risques de la guerre à cause des services spéciaux qu’ils peuvent rendre, il ne l’est peut-être pas moins d’envelopper d’une protection spéciale les sublimes ouvrières qui assurent la vie de la race, sa vie physique et sa vie morale.Ont-ils tellement tort?* » * C’est, tout naturellement, le cas des femme* mariées qui frappe d’abord les observateurs.On ne peut s’empêcher de noter la corrélation qui existe entre l’absence du foyer des mères de famille et l’augmentation du nombre des jeunes délinquants.On ne peut davantage ne pas remarquer la jous nutri-tion dont cette même absence est la cause.(Comment voulez-vous que se nourrissent les enfants, quand les mères sont absentes?) Et, si les petits vont à l'école, il est évident que pareil état de choses ne saurait que nuire à l’efficacité de leur travail.M.Paquette, médecin et qui a fait la dernière guerre, a élargi le champ ordinaire des observations et des plaintes.Il a parlé, non seulement des mères de famille, mais des jeunes filles aussi.Il a carrément dit que la tuberculose et l’anémie guettent les jeunes qui travaillent dans les usines de munitions; il a marqué le caractère épuisant de certains des travaux qu’on y fait.Songez au retentissement qu’auront sur l'avenir de pareilles conditions de travail.Songez à la singulière inconséquence, à l’étrange manque de suite dans les idées, qui font qu’effrayées par les révélations des examens militaires, 1m autorités lancent de grandes campagnes pour une meillcnre alimentation des gens, intensifient les vieilles luttes contre la tuberculose, et qu’en même temps, on laisse se créer des conditions qui rendent plus difficile une saine alimentation et préparent à la tuberculose de faciles conquêtes.* * * La déclaration de l’Assemblée législative aura son effet; mais il faut que tous ceux qui le peuvent, cotps ou individus, s'emploient à cette saine campagne.Certes, on n’empêchera pas tout le mal, mais on pourra tout de même l’atténuer, spécialement en ce qui concerne le travail de nuit.U faudra du reste agir, non seulement auprès des gouvernants, mais auprès des particuliers aussi.Certaines de celles qui.sans trop y réfléchir, compromettent aujourd'hui leur santé et la stabilité de leurs foyers, la santé et l’avenir de leurs enfants, y regarderaient peut-être à deux fois si elles savaient.Ce n'est certes pas le gouvernement fédéral, dont le maintien de la santé physique et morale de ses sujets doit être l’un des soucis essentiels, qui verrait d'un mauvais oeil une entreprise dont le seul objet sera de protéger, dans la mesure du possible, l’une et l’autre.Penser autrement et le dire seraient lui faire la plus cruelle des injures.7_v.42 Omar HEROUX Le C.P.C et le 17 mai A Ottawa La décision de M.King en marge de la conscription On «n aura une bonne idée la semaine prochaine — Relations avec la France —Toronto s'inquiète — Le retour de M.Dupuy — Quinze vacances au Sénat CEUX QUI ATTENDENT LEUR RECOMPENSE (nar Ltooold RICHER) Ottawa, 7-V-42.— Les partis )litiques s’apprêtent à prendre isition sur la question du plebis-te.Hier le parti conservateur a nu un caucus.On suppose qu’on y étudié l’attitude qui s’impose, uis les circonstances, pour des ries, M.R.-B.Hanson a fait une terpellatlon au sujet du plébis-te à l’ouverture de la .séance de Chambre hier après-midi.De irt et d’autre on se surveille de •es.La bataille est imminente.Les rres conscriptionnistes sont pre-s à se lancer à l’assaut.La violen-¦ du débat dépendra de la déci-on du ministère.Jusqu’ici le •emier ministre a évité de se com-•ul endroit où l’on peut décider e la nécessité ou du besoin de ècrétcr une certaine mesure nilitre c’est le Parlement, et qu’au arlement le gouvernemen» pourra exposer la situation et fournir les renseignements justifiant une sage décision”.Le premier ministre a répondu sans hésiter: “Je devrais peut-être d’abord corriger une affirmation du chef de l’opposition.Il affirme que le vole final et officiel a été donné.Je ne veux pas insister sur cette inexactitude.Je dirai à mon honorable ami que je m’attends de faire une déclaration à la Chambre dans quelques jours sur le point qu’il a soulevé.D’ici là, le gouvernement continuera, comme par le passé, de faire face à n’imporle quelle situation, en tenant compte de toutes les circonstances: “Cela signifie que le gouvernement continuera Ir même politique pour le moment.A moins d’événements imprévus, il est improbable que le gouvernement fasse connaître, avant la semaine prochaine, dans quel sens il interprète le vote du 27 avril et comment il entend donner suite à cet exposé d’opinion populaire.Les rumeurs vont bon train.Cela s’explique.Les esprits sont montés et excités.Avec la Fronce M.T.-L.Church, député tory de Toronto-Rroadview, poursuivant sa campagne systématique, a demandé au gouvernement: "Le gouvernement reconnaîtra-t-il dorénavant, d’une façon officielle, le gouvernement provisoire du général de (îaulle, de France?” Le gouvernement a répondu: “Le comité national de France libre, auquel cette question se rapporte, n’est pas un gouvernement provisoire.Il n’a pas cnrore été question de le reconnaître”.Cela fait au moins dix fois que le gouvernement déclare, en réponse à les questions de députés, que le mouvement de France libre n’est pas un gouvernement et que, par conséquent, il ne pouvait pas être question de le reconnaître comme tel.Malgré les explications réduite à la dernière page).Bloc-notes L« silence du colonel André Maurois est entré dans la carrière littéraire avec un livre, écrit en français, qui a pour titre: Les Silences du Colonel Bramble.Traduit en anglais, ce livre eut un très grand succès en Grande-Bretagne.Maurois avait pu l’écrire parce qu’il avait vécu, pendant la plus grande partie de /autre guerre, avec les troupes britanniques en France, servant alors comme agent de liaison entre les deux grands élî.ts-ma-jors alliés.Ayant appris à connaître les traditions de l’armée britannique, de Grande-Bretagne, Maurois a pu se permettre d’interpréter et de très pittoresque façon ies silences d’un colonel, qui a pour le sûr existé, mais auquel, pour les besoins de la fiction apparente de son livre, il a imaginé le nom de Bramble.C’est donc que les colonels, dans Tarmée britannique de Grande-Bretagne, savent observer le silence, voire en pousser l’observance jusqu’à le multiplier.Au vrai, il n’y a pas que les colonels britanniques qui en soient là; tous les militaires, du simple soldat jusqu’aux généraux, savent en faire autant, ils le doivent faire et ils le font.Une loi de l’armée les y oblige.Les dépêches de Londres, ces jours-ci, signalent le cas typique d’un silence obligatoire auquel ce règlement a soumis, du moins temporairement, le jeune rédacteur en chef de l’un des journaux de lord Bcaverbrooke, M.Frank Owen.Au Pays de Galles, circonscription de Llandaff-Barry, il se tiendra bientôt une élection complémentaire, nécessitée par la mort d’un député conservateur et ministériel.Il est fortement question que M.Frank Owen soit candidat à cette élection, non pas candidat conservateur mais candidat indépendant.Et il y mirait à cela non pas une seule, mais deux raisons majeures.Il s’agit d’envoyer au Parlement de Westminster un autre député qui soutiendrait la cause de lord Beaverbrook pour l’ouverture d’un deuxième front de combat sur le continent européen; et aussi, ce qui est de prime importance, dans sou cas particulier, do rendre à M.Frank Owen la liberté de parole qu’il a perdue depuis son enrégimentation dans l’armée.Depuis des mois que ce journaliste s’etail constitué, dans VEvening Standard, l’un des journaux londoniens de lord Rraverbrook, cham- (suite à U dernière pageà Le Canada publiait ce matin la note suivante: IL Y AURA DEFILE DU C.P.C.LE 17 Certaines rumeurs ont circulé, hier, qui disaient que le C.P.C.avait décidé de contremander le grand défilé qu’il organise pour le 17 mai prochain.On nous a informé, hier soir, qu’il n’en était rien et que le programme que le C.P.C.a préparé pour ce jour-là reste inchangé.Nous espérons qu’à réflexion, les chefs de la C.P.C.vou Iront donner raison à la rumeur.Us n ont pas dû —peut-être n’étaient-ils pas au courant — quand ils ont décidé d’organiser le défilé du 17 senger au fait qu’ils risquent ainsi de nuire à l’une des plus émouvantes manifestations qui marqueront le Troisième centenaire de Montréal.Car, dimanche l’après-midi, à Theure même où le C.P.C, se propose de convoquer rue Sherbrooke des centaines de mille curieux, les catholiques de Montreal, au Parc Jeanne-Mance, assisteront à l’exposition du Saint-Sacrement qui commémorera le premier hommage à l’Hostie, il y a trois cents ans.11 doit être encore temps d’ajourner la manifestation de la C.P.C., dont rien n’exige qu’elle ait lieu le 17.A réflexion, encore une fois, on comprendra qu’à part les fortes raisons de convenance que tout le monde aperçoit, il n’est pas dans l’intérêt de la C.P.C.elle-même qu’elle paraisse contrecarrer l’une des plus hautes manifestations de la piété religieuse et patriotique des Montréalais.0.H.Il fallait aller plus vite que le Japon — Déclarations de M.Churchill — Guérillas po«* sibles — Vaste territoire à tenir — La part des Sud-Africains — Wainwright accompagnera ses troupes en captivité — L’état d’esprit, en Italie et en Aile- * magne — Tant que l’idole sera puissante.Le vote des soldats déçoit Ottawa—Pourquoi le Québec est calme Le carnet du grincheux La mouche du coche du Canada nous annonce qu’elle va mettre ses lunettes.* ?Elle fait bien, car sa vue ne vaut pas cher.C’est ainsi qu'en citant le Grincheux à propos des mauvaises lectures, elle omet de voir partie du texte.A ?Le Grincheux rappelait, en effet, qu'on pouvait classer parmi les “mauvaises lectures" certains textes de MM.Lapointe, Cardin, King, Dandurand, etc.A A ?Prudence, on le sait, est mère de sûreté; et la mouche doit réfléchir avant de parler de chefs qui ont eux-mêmes trop parlé.L’aventure d’un certain prédécesseur l’invite à se montrer circonspecte.A A A Mais les procédés de la mouche révèlent en vérité moins de myopie que de mauvaise foi.Que voulez-vous?elle sait qu'elle doit gagner son salaire en passant à la loupe les textes du Devoir.Elle fait partie, en effet, du triumvirat auquel cette mission incombe.* ¥ ¥ • Pour s’entraîner à ses augustes fonctions, la mouche ferait bien de commencer par expurger les textes du Canada aux environs de 1918 quand le journal, ayant eu maille à partir avec Dame Censure, fut menacé d'interdit.A A A Que la mouche, si fine soit-elle, se tienne cependant sur ses gardes; car elle serait bien capable de se laisser corrompre elle-même par cette lecture, nettement de celles, pour employer sa propre expression, qui finissent toujours à la longue par corrompre la jeunesse.A A A Surtout qu'elle mette cette collection hors de la portée de l’un des membres du triumvirat qui est encore assez jeune.A A A Il était temps que la politique découvrit la supériorité de la betterave saccha-rifère sur la carotte.¥ ¥ ¥ Remercions M.Godbout de prendre les dispositions voulues pour que nous ne manquions point de sucre au moment où les taxes sont si salées.A A A On mande que Goëring va démissionner de la présidence du Reichstag.Parions que c’est parce que Hitler veut ajouter cette suprême magistrature à toutes celles qu'il a assumées ces jours-ci.L'appétit vient en mangeant.Le Grincheux 7-V-U Hier, reddition des forts de la boie de Manille aux Japonais.Aujourd'hui, reddition de Diégo-Suarez, base navale française à l'extrémité nord de Madagascar, aux Anglais, dont les navires de guerre et les transports militaires entreront dans le port au cours de cet après-midi.Les troupes occupent la ville, on balaie la mer, à cause des mines qui peuvent y avoir été mouillées, et les Sud-Africains qui composent en partie la force militaire britannique commise à la capture de Madagascar sont à nettoyer la région avoisinante.Cela ne veut pas dire que toute l'île soit aux mains des Britanniques et perdue pour Vichy; ce n'est que le commencement de l'occupation provisoire.M.Churchill a dit il y a quelques heures à Londres qu'il y avait trois mois que l'Amirauté et le "War Office", avec l'assen-tjinent explicite de Washington, travaillaient aux préparatifs de la prise de Madagascar, afin d'empêcher les Japonais de s'installer sur cette île et de se servir des bases et des ports malgaches pour opérer contre les transports anglo-américains dans l'océan Indien, route qu'ils suivent afin de ravitailler, par le golfe Persique, les Russes, et, par l'Inde, la Chine.Les protestations de Vichy n'ont pas encore amené la rupture complète des Etats-Unis avec le gouvernement de l'Etat français, mais il est peu douteux que cela doive se produire prochainement; comme la rupture du Canada avec Vichy devra suivre ou accompagner celle de Washington avec le gouvernement de l'Etat français, à ce qu'on peut déjà savoir.Il n'y aurait même rien d'impossible que d'ici peu il y ait entre Vichy et Londres échange de coups durs dans les domaines militaire et naval.Les Alliés d'avant-hier et d'hier aeviendraient donc à brève échéance non seulement en délicatesse, — ils le sont déjà depuis 1940, — mais en état de guerre, Si cela devait se produire, nous pourrons dire que nous aurons tout vu pendant cette affreuse période-ci, par suite des convoitises de l'Allemagne en Europe continentale.Le feu n'a pas été circonscrit et il s'étend.FAITS DE GUERRE Citation d’actualité ”)e dis qu’avant d’adopter une telle mesure [la conscription pour outremer] nous devons être convaincus à fond que nous avons droit de le faire et que nous agissons d’accord avec le voeu du peuple et dans son meilleur intérêt.C’est une question sérieuse, des plus sérieuses, lourde de graves conséquences et qui peuvent être désastreuses quant à “avenir d’un pays tel que le nôtre ., ” P.-J.-A CARDIN (extrait «un dUoour» du député d* Richelieu à Ottawa.Débat» dee Commua#*.iuiues 1B17.pm* loejk- D'oprès Berlin, les submersibles allemands, parmi lesquels H y aurait des unités italiennes commandées et montées par des Allemands, auraient coulé, depuis une huitaine de jours, une vingtaine de cales e;t Atlantique du Nord, au large des Etats-Unis, soit en tout 138,000 tonnes.Washington ne confirme pas cette information; ce qui est certain, c'est qu'il y a eu plusieurs coulages récents, surtout des pétroliers et des cargos.A MadagascaCd'après ce qu'a dit M.Churchill à Londres, les premières attaques anglaises ont coûté environ un millier d'hommes aux troupes d'invasion, qui compteraient, d'après Vichy, de 20,000 à 25,000 hommes.Les troupes françaises et coloniales se sont bien battues, mais elles sont insuffisantes pour tenir tête longtemps à l'adversaire.Il est question d'opération de guérilla, auxquelles se prête bien la nature du pays, surtout dans l'intérieur.Comment se ravitailleraient et se réapprovisionneraient les bandes françaises ou malgaches résistant aux détachements d'impériaux, on ne le voit pas bien, les Anglais devant avoir commencé d'établir le blocus naval de l'île, ce qui est aussi une entreprise; car Madagascar est une des plus grandes îles du monde, longue de mille milles, — soit trois fois la distance de Montréal à Toronto, — ovec un littoral accidenté de 2,500 à 3,000 milles d'étendue.On ne croit pas que le Japon lance des navires de guerre vers Madagascar; cela arriverait trop tard et la prise Je l'île sera chose pratiquement accomplie, dans les régions les plus importantes, d'ici peu de temps.C'était à prévoir vu le manque relatif d'organisation de la défense militaire de l'île.On croit, à Vichy, que deux croiseurs français envoyés pour protéger Madagascar contre une descente anglaise ont passé aux Anglais, ou à "France-Libre", car on ne signale nulle part leur arrivée dans les eaux malgaches.Du côté de l'Auslralie, recrudescence d'activité de la part d'une flotte japonaise vers la Nouvelle-Bretagne, au large de la Nouvelle-Guinée.On prévoit une tentative d'attaque sévère, vers le sud.Aux Philippines, les détails manquent sur la reddition de Corrégidor, mais on sait que le général Wainwright, commandant des troupes américaines, a refusé de quitter ses troupes et qu'il sera interné avec elles.Il est tombé en tout une dizaine de mille prisonniers américains, tant civils que militaires, aux mains des Japonais par suite de la capitulation de Corrégidor.En Birmanie, une colonne mécanisée japonaise est déjà engagée sur l'ancien tracé de la route vers Tchoungking.On croit que les Japonais vont se jeter sur la Chine afin de tâcher de l'étrangler le plus tôt possible.Il y a plus de quatre ans qu'ils s'y emploient sans y avoir encore réussi.L'évacuation des civils et des blessés en Birmanie se continue, par avions de transport lourdement chargés, mais l'armée anglaise encerclée n'a pas recours à ce moyen de se libérer, donnant la préférence aux civils.A Londres, on vient de refuser de licencier de l'armée des milliers de mineurs de houille, qu'on a enrégimentés et qui forment partie de belles unités de combat anglaises.On a pourvu, par suite de leur départ pour l'armée, au rationnement du charbon, — on a coupé de 10 millions de tonnes l'extraction des gisements houillers, — et l'on croit préférable, en hauts lieux, le rationnement à la sortie de plusieurs milliers de mineurs des rangs de l'armée qui défendra l'Angleterre en cas d'invasion ible, si elle paraît plus ou allemande, toujours possib moins immédiatement probable.NE PAS S’ABUSER D'après une dépêche mi-commentaire mi-explication, que la "Canadian Press" date d'Ottawa et dont ies éléments viennent de "cercles diplomatiques bien informes", à ce qu'on affirme, il ne faut pas croire dur comme fer les rumeurs selon lesquelles il y aurait des indices de désordre intérieur, tant en Italie qu'en Allemagne.Il se peut qu'il y ait eu quelque différend d opinion entre Mussolini et le roi Victor-Emmanuel, mais même si cela était fondé, il reste que l'Allemagne domine à fond l'Italie et que les querelles entre Italiens n'ont aucune sérieuse importance, par suite de ce que la "Gestapo" s'est insinuée dans la police secrète italienne, y a placé 15,000 agents et tient l'Italie et les Italiens à l'oeil et sous une surveillance absolue.Les Allemands dominent aussi la censure, le réseau des téléphones et plusieurs grandes industries italienne* et leur présence équivaut à une occupation presque absolue de l'Italie.Même si cela peut irriter les Italiens, on est d'avis que nul gouvernement ne saurait vivre dans le pays, s'il n'a l'assentiment de Berlin.Il est donc impossible de croire qu'il puisse y avoir pour le présent un soulèvement de quelque importance en Italie.D« même des informations de même provenance que la précédente établissent qu'à la suite du discours de Hitler au Reichstag interprété ces jours derniers comme un aveu de faiblesse, il y a eu hausse du moral dan* la population civile allemande, tout comme, à la suite de sa présence aux armées de Russie, il y a eu recrudescence de sentiments combatifs parmi les soldat* allemands.La confiance en sa direction ne diminue pas, elle s'accentuerait même, au dire des source* diplomatiques alliées déjà citées.On ajoute que tant qu'il n'y aura pas de retentissantes défaites allemande* "le moral du peuple allemand tiendra, pour ne s'effondrer que si la perspective d'uni* victoire finale s'éloigne sensiblement, alors qu'il y aurait crise soudaine d'autorité; il ne faut pas s'attendre à la détérioration lente au moral allemand", conclut cette information, dont les auteurs veulent mettre au point certaines impressions répandues parmi le public.D'autres sources, une revue de la situation par un spécialiste de I'"Associated Press", aux Etats-Unis, dit que l'un des grands facteurs de la puissance allemande, présentement, c'est l'état d'esprit de la jeunesse fanatisée du pays, jeunesse qui est naziste à fond et ne croit qu'en la toute-puissance de HiHer, dons le militarisme brutal et dans la suprématie de la race allemande.Il peut y avoir quelque malaise parmi les générations adultes ou âgées, mais à l'heure qu'il est la jeunesse élevée à l'hitlérienne et la tête farcie de préjugés raciaux domine la situation et Hitler est son dieu.Tant que l'idole gagnera des batailles et tiendra le terrain en Europe, ion prestige restera inattaquable dans la masse des jeunes; et seule une série de défaites pourrait peut-être créer quelque désaffection parmi cet élément belliciste à fond, à l'heure présente.CHOSES DU CANADA On s'attend que d'ici peu de jours M.King révèle les intentions et le programme du gouvernement, à la suite du plébiscite du 27 avril dont le* résultats d'ensemble sont dorénavant connus.On avait parlé d'une déclaration cette semaine même.On pense maintenant que cela ira au début de la semaine prochaine, pas plus tard.Un correspondant particulièrement bien placé pour savoir quelque peu ce qui $t passe, écrit que le gouvernement aura formulé sa politique avant de rencontrer ses partisans dans un caucus.Cette réunion secrète doit se tenir ces heures-ci, à ce qu'on a pu savoir, les tories s'étant concertés eux-mêmes il y a quelques heures sur une politique agressive à l'endroit du ministère.Le même correspondant mande à son journal ("Free Press", Winnipeg): "La tendance paraît être à un compromis entre le Québec et les provinces de langue anglaise".Il interprète aussi le calme de notre province comme une preuve que l'intérêt se porte ailleurs, en quoi il pourrait bien errer.De fait il y a calme, non pas parce que le sentiment public se rallie à la conscription, mais parce qu'il ne servirait à rien de mener de l'agitation à contretemps.Du reste le Québec envisage toute la situation ovec calme mais aussi avec réflexion.Le "Droit" d'Ottawa (6 mai) note que "le résultat du vote militaire a causé un grand désappointement sur la colline parlementaire.Plus d'un observateur politique s'attendait que nos forces armées répondraient "oui" dans la proportion de plus que 90% an récent plébiscite.Or, .seulement 80 pour cent d« tous les militaires ont consenti à dégager le gouvernement de ses promesses contre la conscription pour service outre-mer.Ce qui a particulièrement déçu maints observateurs, c'est le résultat du vote des troupes canadiennes envoyées hors du Canada.Parmi les forces canadiennes dépêchées au Royaume-Uni, à la Jamaïque et à Terre-Neuve, 71 pour cent en effet ont répondu affirmativement au plébiscite, mais 2» pour cent ont refusé de délier le gouvernement., C'est dire que nos forces armées stationnées hors di Canada ont donné un vote moins favorable à cette libération que la population civile de toutes les provinces anglo-canadiennes et de la presque totalité d'entre elles prises séparément.Le vote de nos soldats stationnés à l'étranger fournit au gouvernement matière à de graves réflexions sur les moyens les plus efficaces d'assurer le meilleur rendement de notr# çffort de guerre".— G.P.7-V-42 ?Diégo-Suarez tient encore, annonce Vichy VICHY, 7 (A.P.) — Un communiqué publié aujourd'hui dit que la place de Diégo-Suarez tenait encore à 1 h.30 de l'après-midi (7 h.30 ce matin à notre heure).On a insisté sur le fait que le communiqué se fondait sur les derniers rapports reçus de Madagascar et qu'il était publié en réponse au rapport disant que la place avait capitulé.On a ajouté que l'on n'avait pas d autres détails saut que les hostiiU^ se poursuivaient., LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI 7 MAI 1942 js pord« du Pop« Le jeune homme, soldat et disciple du Christ Dioeours àt S.S.Pie XII à un groupe de jeunes gens Le dimanche, 2 novembre, le Souverain Pontife a présidé, au Vatican, la distribution des prix aux lauréats du concours national de culture relÎRieuse et de chant sacré.11 a adresse à ses auditeurs, accourus de toute l'Italie, une allocution sur "Le jeune homme et la grâce’’, objet des études de la jeunesse masculine d’Actlon catholique italienne.Voici la traduction de ce discours, emprunté à la Liberté de Fribourg, Suisse: C'est toujours une joie pour Notre coeur de recevoir des jeunes gens en Notre maison de Père commun, comme c'est toujours une joie de revoir le printemps, symbole de leur âge hardi et florissant.Niais Nous ressentons aujourd'hui une joie plus intime encore à voir en vous, chers enfants, une jeune troupe d'élite, qui, avec la fraîcheur et l'exubérance de votre esprit et de votre coeur, s'est signalée dans le champ où l'on s’exerce ^ servir les grands idéals de l’Eglise.Vos succès flatteurs, conquis en une lutte magnifique, nous remplissent le coeur d’une fierté et d une joie toutes paternelles et nous révèlent une vaillante et mâle jeunesse qui vit de la religion, se serre autour du Christ et de l’Eglise, tient au-dessus de toutes choses la vérité divine et généreusement lui consacre son temps, son activité et ses sacrifices.Soyez donc les bienvenus, chers fils; vous pouvez comprendre avec quelle effusion de coeur Nous vous le disons.Avec émotion.Nous vou> remercions des fruits de votre Journée du sacrifice, petite lutte qui prélude à des victoires plus mûres; Nous y voyons ressusciter, refleurir le bel usage des premiers chrétiens qui offraient noblement à l’Eglise et aux pauvres ce qu'épargnaient leur jeûne et leur esprit de sacrifice.Vos sacrifices et vos dons sont pareillement le fruit de la grâce qui vous anime et qui est l'objet de votre campagne de cette année et de vos études.Un monde merveilleux s’est ouvert à vous.Un triple monde: celui des saints du ciel, fêtés hier par l'Eglise; celui des âmes du Purgatoire, qui, dans les peines, attendent le jour de leur entrée parmi les bienheureux, pour lesquelles l’Eglise prie spécialement en ce jnois; le monde des fidèles, pèlerins encore sur la face de la terre, qui par les luttes et les victoires de l’esprit s’acheminent vers la patrie céleste.En ces trois mondes, règne 'a grâce, qui sur la terre justifie, qui réjouit dans les peines du Purgatoire et qui glorifie au ciel.Merveilleux est le règne de Dieu, le grand empire de la grâce qui réconcilie l’humanité avec le Créateur, la lave de toute tache, l’élève, lui rouvre les portes de l’éternelle félicité perdue par la faute de son premier père.C’est un monde que vous ne pouvez saisir avec les sens extérieurs matériels, mais qui n'est pas moins vrai que la lumière du soleil qui illumine notre globe; un monde que l’oeil intime de la foi vous montre réel, et d’une réalité plus vraie et plus profonde que tout l’éphémère et l’instable qui se voit, s’entend et se tâte; un monde qui vous révèle à vous-même, qui vous élève au-dessus des choses qui vous entourent et vous montre que, en vertu de la grâce sanctifiante, vous n’êtes pas seulement des créatures égales aux autres, mai> des enfants de Dieu qui participent à sa nature, des frères du Christ, ses cohéritiers destinés \ l'héritage du ciel; membres vivants du corps mystique du Christ, dont il est le chef et l'Esprit-Saint, l’âme.A vous considérer et juger à cette lumière, vous mesurez en quelque sorte la profondeur et la sublimité des paroles cpie vous adresse l’apôtre saint Paul: “Votre corps est 'e temple du Saint-Esprit qui est en vous, que vous avez reçu de Dieu; vous n’êtes plus à vous-mêmes”.Dieu, qui créa admirablement la dignité de la personne humaine et plus admirablement encore la restaura, nous a associés à la divinité de son Fils Jésus-Christ qui a daigné prendre part à noire humanité: telle est la vraie et altissime noblesse de notre âme; telle est la noblesse du chrétien, telle est la noblesse de quiconque vit en état de , grâce sanctifiante.Mais qu’est-ce que la grâce sanctifiante?C’est ta robe candide qui, au baptême, régénérés par l’eau et: l’Esprit-Saint, vous enveloppa et vous fit enfants de Dieu; robe où brillent les perles de la foi, de l’espérance et de la charité, de cette charité qui est reine et gardienne non moins de la grâce elle-même que de toutes les vertus et de tous les dons qui l’accompagnent.O chers jeunes gens! conservez, défendez cette noblesse et cette grâce qui vous justifie et vous sanctifie! C’est une noblesse qui ne vient pas du sang ou de la gloire des aïeux ou des pères, mais de la Passion et du sang du Christ, dans.l'onde vermeille duquel les martyrs jjj" cej et les bienheureux du ciel lavent leurs robes.Conservez cette robe mystique contre tous les ennemis qui la menacent et l’assaillent dju dehors et au dedans de vous-mêmes, dans l'ombre 'et dans la lumière, à tous les pas de votre chemin joyeux et ingénu.fondement de Pierre, avec ses ca- ; thédrales et ses humbles chapelles | répandues jusqu’aux extrémités du monde.Considérez l’Eglise et louez Dieu, reconnaissant que tout le prodige j s’est accompli grâce à la gigantes-1 que lutte des hommes, coopéra- j leurs volontaires et instrument^ de | Dieu, auxquels au fil des siècles et J dans l’incessante variation des ! temps et des circonstances, pareilles missions ont été confiées.“Vos amis les médecins** 'Médecine et- publicité" L'ossuronce-chômoge Nous avons déjà vu que, sans méconnaître sa raison d’ètre pre-j nu ère qui est de soulager, de pré-I venir et de guérir, la science mé-i dicale a cessé cependant d’être une : chasse méthodique aux grands et pci tits remèdes particuliers.Et Ce qui vaut pour l’Eglise cesse-! .nous nous sommes «’forcés ^ mon-r.‘ chacun* de vous?Le“s‘ Grêci “avaient ! ‘jjlfï,',1?* af“re pour dfenjr biol«- Devant la ^ e ,lum^,ne au sens le plus vaste et plus riche de ce ternie.Le qui vaut pour [Eglise cesse- - „„„„ ait-il de valoir pour la vie de foi:, V j , pu nous lisent quelle t de grâce de toul chrétien, de en vers la re- une maxime profonde: perfection, les dieux ont posé la sueur” (Hésiode).Les dieux de la faille qui ne sauvaient point, nous ne les connaissons pas: nous connaissons un seul Dieu, notre Sauveur.Cela dit, vous pouvez fo“t bien appliquer cette maxime, jail-lie du fond de Fame humaine, à la perfection surnaturelle, à la vie de la grâce, avec une réserve toutefois: l’effort exclusivement hu-!ce main, quelle que soit sa sueur, ne j réussira jamais à la conquête de la Mais puisqu’une de ses tâches les plus importanles est et sera toujours de soulager et de guérir les Le commerce pharmaceutique offre en grande abondance des spécialités destinées à guérir les maladies, quelle qu’en soit la cause.11 serait exagéré et injuste de dire qu’elles sont toutes mauvaises, mais le médecin seul est qualifié pour discerner les cas où elles sont vraiment nécessaires.En effet, ces médicaments, nous ne saurions trop le répéter, ont tous pour base des substances dont l’emploi trop fréquent ou trop abondant est nuisible au coeur ou à l'estomac.Leur usage doit donc être réservé au moment où les autres procédés de soulagement ou de guérison sont malades qui se confient à elle, impossibles, et alors qu’ils ont chan- la médecine a trouvé, tout naturellement, dans la pharmacologie une alliée indispensable et précieuse.Pharmacologie, signifie “la scien-des moyens miraculeux”, — mais l'habitude tue le miracle et nous sommes trop gâtés, dans ce grâce, qui, par son origine et son domaine, pour sentir toute la ,ius-ordre divin, dépasse infinimenl ; esse (*e ce terme.Il _ faut meme toute chose créée et toute énergie av°âer qu il nous parait injuste, en quelque sorte, que tous les mira- naturelle.Dans le monde surnaturel, qui est le règne de la vie éternelle.Dieu seul prend l’initiative de tout pas qui vous conduit: lui, donnera la grâce, lui, donnera la gloire: Gra-tiam et qloriam dabit Dominas.Mais l’avancement et l’élévation progressive de la grâce, la persévérance et la croissance en elle, le fait de s’y féconder en bonté et en sainteté qui s’épandent sur le prochain, tout cela est une somme de perfection que Dieu n’accorde point sans votre coopération rie chaque jour et de chaque heure.De même que, sans un exercice physique continu, il n’y a point de corps robuste, ainsi, sans un exercice spirituel continu, il n’y a point de solidité et de constance surnaturelle.Saint Ignace n’a-t-il pas appelé Exercices spirituels le précieux petit livre où il donne des enseignements, des normes, pour devenir un parfait chrétien?Vous avez déjà appris ou vous apprendrez encore en grandissant une profession ou un art; mais c’est aussi une profession que de faire de soi un bon chrétien; c’est un art.c’est l’art des arts, puisque c’est l’art de toute la vie.Et cet art n’a qfi’un seul maître: Magister vester unus est.Christus.art, Jésus est le Maître ad- cles ne nous soient pas permis, ira patients que nous sommes de faire taire le moindre mal par quelques gouttes ou quelques grains de n’importe quoi.Et dans ce domaine immense de la pharmacologie, elle apporte sa contribution à la grande oeuvre médicale.S’il est des esprits qui trouvent que nous n’avons déjà que trop de médicaments, — il y a peut-être du vrai dans cette remarque.Un inventaire fait il y a déjà quelques années à l’arsenal thérapeutique a dénombré plus de 30,000 préparations.C’est beaucoup plus qu’un médecin, le meilleur soit-il, n’en peut retenir.Mais ce ne sont là que des variantes et des combinaisons d’un nombre relativement restreint d’agents simples.Des milliers de mots désignant des médicaments sont formés avec trois douzaines de sons et le médecin s’en tire lui-même avec autant de corps simples pour rédiger ses prescriptions.Rares sont d’ailleurs les remèdes spécifiques qui comportent une indication formelle.Le médecin se contente d’un choix restreint de principes éprouvés, et les substances, dont il constitue son arsenal sont peu nombreuses en réalité.Mais il en connaît les effets et la valeur et sait les mettre en oeuvre dans une action concertée.Mais tant de richesse, un si vaste ce d’agir efficacement, n'ayant a intervenir qu’à une dose insuffisante pour être pernicieuse.Et tout cela, amis lecteurs, doit vous faire bien comprendre toute la bienfaisance et l’impérieuse nécessité du rôle que sont sans cesse appelés à remplir près de vous vos amis les médecins.Le Collège des médecins et chirurgiens de la province de Québec.Mlle Simonne Simon en ville Mlle Simone Simon, artiste française très populaire à l’écran, est arrivée à Montréal, par avion, à l’aérodrome de Dorval, hier soir.Elle devait recevoir les journalistes à 9 h.30 ce matin, mais l’entrevue a été ajournée à cet après-midi.Mlle Simon tiendra le rôle-titre de Frou-frou, à l'émission radiophonique du Théâtre Lux Français, ce soir, à 9 heurcs1 au poste CKAC.Le communiqué de Rome Rome, 7 (A.P.).— Voici le texte du bulletin émis aujourd'hui par le haut commandement italien: Samedi le 9 mai Dernier jour pour le renvoi des formules d'enregistrement des anciens livres d'assurances aux bureaux de placement et des réclamations VOLUME XXXIII — 10> » "¦ .Ji-g L'absence d'unité nationale La faute en est aux universités et écoles qui ne l'ont pas inculquée dans l'esprit de leurs élèves M- Cyril James A la troisième réunion annuelle des McGill Associates, tenue à l’hô-lel Ritz-Carllon, hier suir, le principal de l’Université McGill, M.Cyril James, a insisté sur la nécessité peur les universités canadiennes de modifier tout le concept de la culture et tout le programme d’études afin que les jeunes gens pensent clairement, aient le sens de l’unité nationale et l’esprit de la victoire.A propos d’unité nationale, M.James a ajouté que si elle fait dé- La Commission d’Assurance-c’tô-mage communique: La Commission d’assurance-chômage a fixé une date qui ne doit pas être dépassée pour le renvoi des formules d’enregistrement des anciens livres d’assurance aux bureaux de placement et des réclamations.M.L.-M.Lymburner Jr., assistant-surintendant régional et gérant du bureau local de placement et des réclamations, a annon-i faut la faute en est aux universités ré que samedi le 9 mai a été fixé : et écoles qui ne savent pas l’incul-comme dernier jour pour le renvoi quer suffisamment, qui ne savent de ces formules et des anciens livres aux bureaux de placement et des réclamations si on disire févi-ter les pénalités de la loi.Les employeurs auront eu à cette date plus d’un mois pour se conformer à la demande de retourner les formules d’enregistrement fournies par la pas cristalliser les principes et Ie« “idéals” propres à la faire s’épanouir.Il a fait l’éloge du sursaut d’unité natiuiiale de pays comme la Grande-Bretagne, la Chine et la Russie, puis il a défendu l’accélération des „ ., ôours universitaires en raison de Commission, ainsi que les anciens j la guerre.livres.A maintes reprises, la Corn- j Les McGill Associates ont élu M mission a sjgnalé l’importance de Ross Clarkson à leur présidence ne pas apporter de retard à rem- —- - plir et retourner ces formules.j M.René CHoloult poursuit M.Lymburner a de nouveau si- .gnalé le fait que les renseignements I le Chronicle-Telegraph" demandés au moyen de ces forrnu- y s.t-, .\ , les sont requis pour étaolir l’inven-1 ’ ;.Rene Chaloult, taire de la main-d’œuvre du Cana-i : P ,.1 'incial de Lotbinière, a intente une action en dommages- da.Ces renseignements sur les ouvriers canadiens sont nécessaires pour permettre d’utiliser les ressources ouvrières du Canada de la manière la plus efficace possible.Les employeurs qui ont négligé de retourner ces formules entravent le fonctionnement de l’un des services de guerre.L’importance de l’affaire au point de vue assurance a été aussi signalée par M.Lymburner.Il a attiré | l’attention sur le fait que les livres pour l’année d’exer- “A Lest d’El Mechili, des unités d-assurance k_.blindées ennemies ont ete repous- cice courante ne peuvent pas être Une si haute noblesse, comme toute autre, impose des devoirs et des obligations d’autant plus graves et impérieuses qu’elle est personnelle et qu’il dépend de vous de la maintenir et de l’accroître sous la mirable, doux et humble de cœur, très sage et très puissant; de sa propre chair, il repaît ses disci- choix de préparations et de médi-ples, car elle est une vraie nourri- caments, ne va pas sans la dange-lure et son sang un vrai breuvage, reuse illusion qu’on a réponse à Son école est un autel.Son autel est tout cela, la publicité aidant, que une table où Ton goûte le pain du ces 30,000 remèdes — certains au-ciel qui a toutes les douceurs., : leurs, certaines statistiques en accusent même trois fois plus de nos O chers jeunes gens, qui cherchez la douceur de la vie en cette i jours — permettent de parer vallée de larmes, approchez-vous les coups, de la table du Christ: “Goûtez et C’est le grand péril des innombra-voyez ccffhbien Dieu est bon!” Son- blés spécialités dont, trop souvent, , «r A I-W» »« r-r i « r- I.- 1 »- 1 t 1 I 4 •> 1 I « C ri O VIO > 1 /> I C .1 i — ._ .1 _ _1 : sées par le feu de notre artillerie.“Des attaques aériennes de l’Axe contre les fortifications et les installations à Malte ont proovqué de gros incendie et de violentes explosions dans la zone des cibles.“L’ennemi a tenté un coup de main contre l’île de Kupho au sud de la Crète, mais il a été promptement repoussé par notre garnison dans File.” Avis de décès MARLEAU.— A Montréal, le fi mai 1942, est décédée à Fâge de 57 ans, Yvonne Fournier, épouse du Dr L.-P.Marleau.Le corps est exposé à Saint-Jérôme.Les funérailles auront lieu samedi, 9 mai, à Saint-Jérôme, à 10 heures 30, à l’église paroissiale.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.NECROLOGIE , ,,.• .! s,c?us figez aux énergies spirituelles de vie le succès n’est fait que de la quali- main de Dieu.Le grand mystère rie pUjssanfe qUj jaillissent de FEu- : té de leur lancement et de la pu- charistie! Mais en quoi reside sou efficacité?Dans la possibilité de BIBKAtr — A Montréal, le S.& 44 ans, Mme John Bibeau, née Aurore Archambault.BRISEETTE — A Montréal, le 6, A 68 ans.Joseph-Michel Brlssette, époux de feu Hetmloe Sénécal.CARLIN — A Québec, le 5.Ernestine Labelle.épouse de Georges-E Carlin.CHABOT — A Montréal, le 5, à 71 ans.ans.Frédéric Chabot, époux de feu Eva Doyon.CHAREST — A Montréal, le 5, h 41 ans.Camille, fils de feu Delphls Charcet et de Laurence Lachapelle.CLAUDE — A Montréal, le 5.K 58 ans, Wnophile Claude, époux d'Albertlne Raymond.DELCOURT — A Montréal, le 5, à 10 ans.Jean-Roch, fils d Henri Delcourt et de Cécile Ouimet DEZIElj — A Montréal, le 5.à 58 ans, Mme Télesphore Déziel, née Léna Ja:-qués DUMOULIN — A Montréal, le 5, à 1\ ans.Ben.amin Macauley Dumoulin, époux de Fleur Géllnas.DU ROC HER — A Montréal, le 5.A 72 ans.Mme veuve Esdras Durocher, née Florida Brosseau.JOLY — A St-Lln.le 6, A M ans.Mme Félix Jolv, née Marie-Anna Lamarche.LAMARCHE — A Montréal, le 6.A SI ens.Ernestine Privée, épouse d'Alphonse Lamarche.LAVAILEE — A Montréal, le R.A 92 ans.Joseph Lavallée, époux de feu Adèle Vincent LEPAGE — A Montréal, le 4.A 19 ans, Lucien, fils de Mme Joeeph-H, Lepage, q éicèclèt* MARLEAU — A Montréal, le 5.A 57 ans, Yvonne Fortier, épouse du Dr L -P.Marleau.JALETTE — A Matapédla.le S, Jeanne Beaulieu, épouse d'Ovlla Jalette ROY — A Montréal, le 2.Alphonslne Roy, fille de feu M.et Mme Auguste Roy, «Je St-Valller.SHERIDAN — A Montréal, le 2, Anna Ravmond, épouse de Tommy Sheridan TRUDEAU — A Montréal, le 5.A 44 ans, Oscar Trudeau, époux de Diana Chrétien.l’œuvre de la Rédemption ne se réalise point à la manière d'un mouvement mécanique irresponsable mais il exige toujours, de celui qui est arrivé à l’âge de raison et distingue le bien du mal, le concours et la coopération volontaires.Dieu ne sauve que celui qui veut se sauver.Telle est sa suprême volonté sur la personne humaine qu’il a créée et voulu douée de liberté, de conscience et de responsabilité.Cette libre coopération humaine, Dieu la demande pour son règne ici-bas, dans tout l’immense domaine de l’Eglise, société visible pour la diffusion et la garde de la foi, pour la conversion et le salut des peuples.Le Maître de la moisson appelle des collaborateurs pour les semailles et la moisson; il veut et commande que tout ce qu’ils peuvent faire par leurs propres forces clans l’Eglise — toujours pour le Christ, avec le Christ et dans ic Christ — ils l’accomplissent avec ces forces, et qu'enfin ils n’hésitent point à dire: “Nous sommes des serviteurs inutiles.” Jelez un regard, vous qui étudiez la grâce et sa vigueur, jetez un regard sur le magnifique monument de la doctrine catholique.Telle qu'elle se présente aujourd'hui, c’est le temple sacré de la foi et de la sagesse chrétienne, élevé par un puissant travail spirituel qui ne s'est jamais interrompu au cours vous exposer sans devoir lutter aux périls et aux épreuves de la foi et des vertus?Ou plutôt dans la force que le Christ veut vous donner dans la sainte communion, pour vous armer ses courageux disciples et soldats et vous faire entreprendre et conduire avec persévérance cette lutte de chaque jour qui vous éloigne du péché, vous raffermit dans la vertu et vous fait croître dans le Christ?Dans la vie du chrétien, qui est une lutte de chaque heure, il n’y a biieilé qui les entoure.Dans la pharmacopée moderne, il y a un nombre incalculable de médicaments et de spécialités dont beaucoup sont dangereux, même à très petites doses, soit par le degré de toxicité que chacun d’eux comporte en soi, soit par suite de l’état de fragilisation dans lequel se trouvent fréquemment certaines parties de l’organisme, qui ne peuvent pas supporter les médicaments sans donner lieu à des troubles sérieux, Chaque individu a un seuil de to-i lérance pour chaque médicament' et ce seuil peut être, à un moment point de quiétude; il n'y a ni quar-1 c|onné, placé très bas; dans ce der tiers de halte ou de repos, ni refuge pour l’inertie jouisseuse.Le royaume des cieux est emporté de force i et les violents s’en emparent; il ne | se conquiert ni par la pusillani-! mité, ni par la lâcheté.Mais l’autel du Christ est également une école d’amour, de cet amour qui n’est pas de parole et de langue, mais action et vérité, de cet amour qui est pratique de ses commandements.“Si vous gardez mes commandements, a proclamé le divin Maître, vous demeurerez dans mon amour, comme moi-même j'ai gardé les commandements de mon Père et je demeure dans son amour.” Youle*-vous vous maintenir dans l’amour de Dieu, bien souverain et vie suprême du l’âme?Sachez vous rendre supé- mer cas, l'organisme s’inloxique très facilement, même avec des doses infimes de médicament.Malheureusement, la publicité, que l’on peut dire outrancière, de notre temps diffuse à tort et à travers des conseils toujours intéressés.11 est admis qu’il n’y a pas de panacée et si un remède n’est pas bon à tout, qui dira dans quels cas il peut être utile, — dans quels cas il peut être funeste?De deux choses l'une: ou le remède est inerte, et alors il ne vaut rien, ou il est actif, et alors il est dangereux.Il n'existe pas un seul médicament qui ne pose de dilemme.Et c’est pourquoi l’habitude, infi-ment trop fréquente, de prendre des remèdes sans direction médicale est très dangereuse.Les médecins peuvent citer une liste interminable "Voici la France de ce mois" SOMMAIRE: MARS 1942 France, J-P.E.Saumur 1940, E.Chamard.“La Vie d’aujourd’hui”: L’Université de FOflag XVII A.Propos sur la jeunesse, NIarthe Oulié; Panorama de la vie artistique en tous | Prov[ince< Jacques Wilhelm, “Arts! et littérature”: A la mémoire de Bergson, Paul Valéry, de l’Académie française.Où sont les membres de l'Académie française?d’après Roger Giron.Souvenirs mallarméens, Léon-Paul Fargue, de l’Académie Mallarmé.Bourgeoisie dirigeante et bourgeoisie écrivante, Jean Giraudoux.“Sciences”: Le génie d’Arsonval, René Sudre.A Pasteur l’Afrique reconnaissante.La vie de l’esprit.Croquis de guerre XIII.Le premier contact du “Siroeo”, Pierre Varillon, “Documents”: I — Les réformes de l’enseignement, Jérôme Carcopino; II — Un programme d’union nationale, Maréchal Pétain.Chronologie.“Le livre du Mois”.Péguy et les cahiers de la quinzaine: Daniel Ha-lévy.Le merveilleux voyage de la goutte de vitamine.Au comptoir 25 cts; par la poste, 30 cts.Service de Librairie du Devoir 430 rue Notre-Dame est, Montréal distribués aussi longtemps que les anciens livres n’ont pas été retournés, avec les formules d’enregistrement, aux bureaux de placement et des réclamations.Les employeurs qui négligent de retourner ces for mules et les anciens livres se rendent passibles des peines prévues par la Loi.Avez-vous besoin de bons livres ?Adressez-vous au bervice de Librairie du "DEVOIR", 430 rue Notre-Dame (est), Montréal.interets au montant de 81,900 contre la Chronicle-Telegraph Publishing Limited.11 s'agit d’une action pour libelle à la suite d’un article publié par ce journal au cours de la campagne du plebiscite.Le Chronicle-Ttlegraph demandait l’envoi de M.Chaloult au camp de concentration à cause de son altitude.On sait que M.Chaloult demandait à la population de voter “non”.Cette action a été prise au greffe de la Cour supérieure par l’entremise de Me Marie-Louis Beauliei* c.r.Elections de Lavai-des-Rapides Le Dr Joseph Gervais a été réélu hier maire de Laval-des-Rapides, pour un cinquième terme, par acclamation.Les conseillers ont aussi été élus par acclamation; ce sont MM.Robert Plourde, Eugène Raymond, Wilfrid Campeau, Ferdinand Calvé, Hormisdas Lauzon, Napoléon Prud’homme.MONUMENTS J.BRUNET Limitée FONDEE EN 1871 Manufacturiers de Monuments 4485 Côtc-dcs-Nciges Wl.2640 à la clarté de la lumière, leur don ner une forme cristalline et les munir de sceaux contre les attaques de l’erreur.Contemplez l’admira nie spectacle de la sanctification des hommes et des peuples, domptés, éduqués et formes à un authentique christianisme de foi et de moeurs: parcourez les fastes de l’Eglise, de sa direction et administration, de la protection et défense de sa vie et unité contre les ennemis intérieurs les schismes, contre la décadence et l’affaiblissement.Etudiez et admirez ce prodige divin qu’est 1 Eglise elevée sur le CALENDRIER 31 Jours MAI 1942 archangr.Imprimés de deuil IMMfNTOft — RCMERCI1MENTS •• «ravé*.Se mois MAI Demain : VENDREDI 8 Apparition de S.Michel Lever du soleil.4 h.39.Coucher du soleil, 7 h 14, Lever de la lune.I h.42.Coucher de la lune.S.28 Dernier quartier, le 7.A 7 h.1.1 m du mal.Nouvelle Lune, le 15, A 0 h 45 m.du mat.Premier Quartier, le 23.A 4 h 11 du soir.Pleine Lune, le 30.à 0 h.29 m.du maUn Ltmarfcnar)* Feputatra Monte* *J T(M.t BtUii S161 des siècles, toujours vigilant etaus-, • „ , _____ tére, pour faire émerger et resplen-1 r!euls ^ , .1 ¦ dir du trésor de la révélation, clos f*0"5.’ \°u*e£T°U9S avec le Christ et les Apôtres, les ! j® lo ^ DOUr‘u christ ii’hésHe I de cas aS8ravés par cette impruden vérités descendues du ciel, les tirer ] ~ chair et à Satan.Si la voie du ciel est étroite et âpre, vous avez pour compagnon de voyage la puissance de la grâce divine qui vous guide, vous soutient, fortifie votre faiblesse, guérit vos infirmités, vous relève dans vos chutes : toujours prête à verser et à renouveler dans votre âme la vie divine dont Feau jaillit jusqu’à la vie éternelle, elle se jette dans le bonheur infini qu’est la possession de Dieu.Mais, ., ., .1 tout soutenus et vivifiés que vous et extérieurs, contre les heresies et | êtes par la grâce de Uici]) vous devez, pour y arriver, parcourir le chemin des commandements, du sacrifice, de la croix, que, le premier de tous, le Christ a parcouru.Dans votre chemin, chers fils, tenez en haute estime, plus encore que la vie du corps, la vie de Fàme: rien ne vous servirait de vivre mille ans et de conquérir tout l’univers, si vous perdiez votre âme.La grâce n'est elle pas le plus grand et le plus précieux trésor que vous portiez dans votre cœur.Et les trésors plus précieux se gardent et se défendent avec plus de diligence et courage.Gardez la grâce, gardez l'amitié de Dieu, sans laquelle vous ne sauriez rien faire dans l’ordre surnaturel: Sine me.lit le divin Sauveur, nihil polcslis facere.Si la vérité de Celui qui est vie et voie est le soleil de votre esprit et de votre jeunesse, elle vous enveloppera d’un bouclier et d’une cuirasse contre les périls de la nuit, contre les flèches du jour, contre la peste qui rôde dans les ténèbres, contre la contagion qui ravage en plein midi.Mais le grand moyen pour obtenir la grâce, pour conserver l’amour du Christ, c’est la prière, la prière qui est une grâce invoquant la grâce.Priez! Priez avec son Eglise, votre Mère, qui, le premier dimanche après lu Pentecôte, fait cette sup plication: Dcus in AVIS AUX PARTICIPANTS DU CONCOURS ANNUEL 1942 12 MAI TABAC N-C TABAC e**A*rrm Apportez vos cartes dès maintenant et rendez-vous compte des 300 beaux prix à gagner.Prévenez l’encombrement et évitez le danger de perdre vos points.Après le 12 mai 1942, un* nouvelle série de coupons numérotés annulera toutes les cartes précédentes, les Spéciales exceptées.Les certificats restent valable*.CIE DE TABAC TERREBONNE 5100 PAPINEAU, MONTREAL — AM, 0470 41, MJ DEPOT, SHERBROOK! — T44.t 716 Plus eue 6 jours d’ici la Pm du concoure.MAI 1942 Olm Lan Mer Met Jeo Ven 8*m C n.Q 7 # NLI .* 1 PQ 25 © P.1.30 1 2 3 4 5 é 1 8 9 10 11 12 13 14 15 lé 17 18 If 20 21 22 23 24 25 2é 27' 28 29 38 [31 ce.Prenons comme exemple le mal le plus banal: le mal de tète.Les maux de tête peuvent avoir leur origine dans presque tous les organes, dans presque toutes les parlies du corps depuis le cerveau lui-même, d’où la difficulté de déterminer promptement l’origine ou la cause (tes maux de tête que l’on peut ressentir.Les remèdes au mal de tête sont donc aussi multiples que les causes mêmes qui peuvent les engendrer.D’abord, presque toutes les maladies aiguës qui s'accompagnent d’une poussée de fièvre débutent par un mal de tête.IJ faut encore noter que toute manàdie est soumise à une évolution qui dure un certain temps, et le symtôme "mal de tête” peut apparaître ou disparaître à n’importe quelle phase d’évolution sans que la cause qui le détermine soit guérie.A part les maladies, i! y a une foule d’accidents secondaires, de défauts dans les fonctions physiques, de fatigues des divers organes qui peuvent, par suite des relations constantes entre ces organes et le cerveau, déterminer 1*»* maux de télé." ’"“J Les pieds eux-mêmes peuvent intervenir comme étant la cause du mal de tête.Leur position anormale sur des talons trop hauts, leur défaut de combrure (des “pieds plats”) faussent Feffor» des muscles et des tendons, et.par les muscles des jambes, des cuisses, du dos, atteignent les cVntres moteurs et le cerveau.La chaussure est pour beaucoup dans ces troubles et sa meilleure conformation est le premier remède à y apporter.tiontbus noslris; et, quia sine te nihil potest mortalis inflrmitas, prsrsta aurtUuth gratin' Iu.t, ut in te sperantium \ exsequendis mandatts luis et volun- y.-Mu- WÊÊmÈÊÊ.\ çd «a m 3.45 fz 6 OZ| 2.19 ¦ a o zi I .05 mser PRODUIT DE MEL fortitude, udesto propilius invoca- j tate tibi et aclione placeamusl DISTILLERIES LIMITED • MONTREAL ET BERTHTERVTT-T.li IMPORTANT — Mettes d* cote toutes les bouteilles vides pour les remettre à votre Comité loeel tt Récupération.On e besoin du verre pour la poursuit* d* le gucrr% vou>M€ mm — Ns io9 >-f TROIS SOUS LS NUMERO AMMNfMBNTS PAR LA POtTI EDITION QUOTIDIENNI CANADA MOO (Sauf Montré*! M U banllMM) E -Unis «t Empira britannique 8 00 UNION POSTALE 10.00 IMTION HiBDOMARAIM CANADA 2.00 E.-UNIS at UNION POSTALE 3 00 LE DEVOIR Le DEVOIR est membre de la "Canadian Press", de r'À.B.C." et de la "C.D.N.A." JEUDI, 7 MAI 1942 Demain : NUAGEUX.MAXIMUM et MINIMUM l Aujourd’hui maximum, il.Même date l’an dirnler, 80.Minimum aujourd'hui.40 Même date l’a i dernier.70.BAROMETRE : 10 h.a.m.29.69; 11 h.a.m , 30.00.Chiffrée fournie par Mme veuve M.-R do Meslé.444 Sherbrooke est, aoot 8 Le bill de Montréal Indemnité aux conseillers municipaux $20 par séance, avec maximum de 50 séances par année — Débat sur la taxe scolaire — Amendement pour empêcher le paiement de la taxe d'eau deux fois pour le même logis Québec, 7
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