Le devoir, 6 juin 1942, samedi 6 juin 1942
“Le Canada est une nation souveraine et ne peut avec docilité accepter de !a Grande-Bretagne, ou des Etats-Unis, ou de qui que ce soit d’autre l’attitude qu’il lui faut prendre envers le monde.Le premier devoir de loyalisme d’un Canadien n’est pas envers le Commonwealth britannique des nations, mais envers le Canada et son roi, et ceux qui contestent eeci rendent, à mon avis, un mauvais service au Commonwealth.” (iï-x-37) Lord TWEEDSMUIR IF I)FVOIR JüJu U Là Ir U1IV Rédacteur tn chef : Omar HEROUX Directeur : Georges PELLETIER Montréal, somadi 6 juin 1942 REDACTION ET ADMINISTRATION 430 EST.NOTRE-DAME MONTREAL TOUS LIS SERVICES TELEPHONE : BCIalr ÎS«I« SOIRS, DIMANCHES ET PETES Administration t BEIair 3361 Rédaction t BEIair 29S4 Gérant t BEIair 3361 Ni dominateur, ni dominé .“L’armée active du Canada se recrute parmi les Canadiens de langue anglaise dans une proporrion bien plus élevée que celle de la population de langue anglaise par rapport à celle de langue française.Pourquoi donc?Quelle cause y a-t-il à cela?Les Canadiens de langue française manquent-ils de courage?Probablement pas.S'ils se comportent ainsi, c’est qu’ils ont un but.Ils sont une majorité qui n’a nulle sympathie envers les aspirations, les croyances, la façon de vivre de leurs concitoyens de langue anglaise.Ils considèrent le Canada comme leur propre héritage.Qu’ils le veuillent consciemment ou non, le résultat de leur attitude présente, ce sera d’accroître leur mainmise sur le pays.Quand l’armée canadienne passera en France, elle aura des corps-à-ecips avec l’ennemi, nous verrons de longues listes de morts.Cse listes ne renfermeront pas de noms français dans la proportion qui existe entre les Canadiens de langue française et ceux d'autres origines, au Canada.Nos troupes, à leur retour ici, s’apercevront que la minorité aura accru sa prise d’étranglement sur le pays, que le coût de la guerre ne se sera pas partagé dans une juste proportion et que les idéais pour lesquels elles se seront battues outre-mer seront désormais en péril au Canada.” * * * Ce ne sont pas là propos irréfléchis d’un quelconque fanatique; ni le pasteur Shields, ni le chef orangiste Car-son ne parlent ainsi; non plus le pasteur Silcox.l’homme qui vient de découvrir que si l’Angleterre n’avait pas été aussi indulgente au XVIIIe siècle envers les Canadiens de langue française que l’a dit M.Maheux, — Silcox écrit cela en marge d’une analyse qu’il vient de publier sur l'édition anglaise de Ton Histoire est une Epopée, — elle n’aurait sans doute jamais perdu les provinces anglaises de l’Amérique du Nord, de 1775 à 1790.Comme quoi c’est nous qui fîmes perdre les colonies d’Amériqae à Londres.L’auteur des phrases citées au début de cet article, c’est un publiciste de Toronto, rédacteur au Globe-Mail (1er juin).Le Globe-Mail, journal qui se dit et se croit sérieux reprend ainsi, tout au fond, ce que Carson er Shields om déjà dit, ce que pense fermement Silcox.ce qu’il fait entrevoir dans un récent article à la Saturday Night, avant le plébiscite du 27 avril dernier.Ainsi, tout est là: l’élément canadien-français ne s’enrôle pas dans l’armée d’outre-mer pârce qu’il entend conquérir le Canada pendant que les Anglo-Canadiens vont se battre en Europe.En 1971, selon Carson, les Canadiens de langue française domineront le pays si on ne les en empêche point.C’est aussi l'avis du Globe-Mail.Ce serait pour en arriver à cela qu’en 1941-1942 nos gens ne s'enrôleraient pas plus qu’en 1914-1917.Ils voudraient prendre le pays à la gorge, le tenir à leur merci, — "‘increase their stranglehold on the community”, aux termes mêmes du Globe-Mail.Et donc moins il y aurait de jeunes Canadiens français tués à la guerre et plus il y aurait d’Anglo-Canadiens morts au front, plus vite le Canada français deviendrait la maîtresse pièce du pays.Tel serait le calcul au Canadien français, d’après le Globe-Mail: dominer le Canada.Et ce serait en vue de l’exécution de ce plan que le Canada français n’apporterait point à la guerre le même enthousiasme, le même zèle que l’Anglo-Canadien.A supposer que l’élément français du Canada eût fait ce calcul, lui qui n’en fait guère, on pourrait d’abord se demander en quoi l’influence du Canadien de langue française sur notre pays serait plus condamnable, plus répréhensible.que la domination par l’Anglais du vaste empire britannique.Celui-ci n’est peuplé ni par une majorité d’Anglais, ni par une majorité d’Anglo-Irlando-Ecossais, ni même par une majorité de race blanche.Et il est néanmoins conduit surtout par des Anglais.C’était affaire aux peuples de l’Empire d’accepter ou de refuser cet imperium, cette domination, certes.Si l’Empire en bloc l’a subie, cette maîtrise, c’est qu'il l’accepta.Même s’il ne l’eût pas acceptée, pense-t-on que l’élément de langue anglaise eût à cause de cela renoncé de son propre gré à cet empire?IJ ne faudrait connaître ni la ténacité, ni la poigne, ni l’esprit de suite anglais pour croire que cela eût fait quelque différence à Londres.Les positions acquises, ce qui s’appelle en anglais les vested rights, Londres les eût gardées.Pourquoi donc ce qui serait bien pour l’Anglais serait-il moins bien, même mal, pour le Canadien de langue française, s'il l’eût ambitionné?La vérité, c’est qu’il ne l’a pas ambitionné, ne l’ambitionne pas, ne l'ambitionnera pas.Le Canadien de langue ftançaise n’a jamais fait de tel rêve.Il a trop de bon sens, il n’a pas assez le goût du pouvoir pour cela.Et puis, même | s'il l’eût ambitionné, en quoi l'hégémonie du Québec fran- | çais sur le Canada serait-elle pire que l’hégémonie des races anglo saxonnes sur l’univers d’après-guerre, dont nous j entretient à tout bout de champ, depuis des mois, toute une presse anglo-américaine, hégémonie qui n'est que rêve grandiose, démesuré?Car enfin, il n’y a pas dans l'univers que des races et nations anglo-saxonnes; et qu’est-ce qui aurait préparé celles-ci mieux que les autres à guider, à diriger l’univers d’après-guerre?Que les journaux d’Angleterre et des Etats-Unis parlent beaucoup de cette perspective, soit: mais ni M.Churchill ni M.Roosevelt n’ont jamais formulé de telle ambition pour leurs deux pays.C’est que l’un et l’autre, ils ont, dans la charte de PAtlan-* tique, reconnu, proclamé même le droit des petites nations et des minorités à vivre et à organiser leur vie comme elles l'entendent.Et ce ne sont jamais elles qui mettraient en péril la paix du monde; pas plus que les Canadiens de langue française, celle du Canada d’après-guerre.n’a pu absorber le groupe français; l'élément anglais, grossi des loyalistes, est simplement venu se juxtaposer à lui sans l’éliminer, ni même l’entamer; et si la nouvelle immigration de l’Ouest, largement cosmopolite, s'adapte à un type canadien, cela ne veut pas dire qu’elle doive nécessairement devenir britannique.On me fera remarquer que le peuple américain n'est pas moins composite.Mais, aux Etats-Unis, l'assimilation joue pleinement à l'égard de tous les nouveaux venus, quels qu’ils soient, tandis que les Canadiens français, bénéficiant par traité de droits égaux et conservant intacte leur volonté de rester distincts, constituent, au Canada, un bloc réfractaire à toutes les tentatives d’unification.Ajoutons qu’aux Etats-Unis la politique d’assimilation s’exerce au bénéfice d'une civilisation déterminée, à la fois anglo-saxonne et américaine, sans qu’il y ait même d’alternative possible.Au Canada, il y a concurrence entre une civilisation canadienne-fran-çaise qui n'abdique pa»s> une civilisation britannique relevant du prestige anglais et une civilisation américaine qui cherche ses exemples, sa base, sa raison d'être chez le puissant, l’irrésistible voisin” (1).L’épiscopat canadien définit l’attitude des catholiques dans la présente guerre Le Canadien français n'a pas plus le goût de dominer le Canada que celui-ci eut jamais celui de dominer l’Amé- j rique du Nord.Le Canada sait bien que cela ne serait pas possible.Le Canadien français, lui, sait aussi bien qu'il ne peut pas, qu’il ne veut pas, qu’il ne pense même pas j s'attribuer ceci: la domination du Canada.Pourtant le Québec serait aussi apte à le diriger que peut l'être l'Ontario.Baptiste a des ambitions plus modestes.Que veut-il?Quelques-uns des nôtres ont dit, sans réfléchir, que trois millions et demi de Canadiens français s'imaginent pouvoir dominer l’Amérique du Nord.Certains publicistes dt chez nous, acharnés à flatter une majorité qui 1rs méprise: de rares avocats des nôtres, à forte clientèle de langue anglaise, qui pensent s'élargir l'esprit alors que leur jugement s’obnubile: des conférenciers et des conférencières qui ne savent ni penser ni réfléchir, tous ces gens ont ensemble lancé ce reproche gratuit à leur race: elle voudrait dominer le Canada.Ils s'inrpiraient de la Saturday Night, du Globe & Mail, du Citizen, de Silcox, de Harvey, d'autres esprits biscornus, et créaient de toutes pièces une légende, combattaient un fantôme.Or jamais le Canada français n’a rien voulu de cela.Ce qu’il veut, c’est simplement de n’ètre ni dominé, ni as imilé.Il est ici chez lui, comme et avec l'Anglo-Cana-dien, au titre de Canadien, de partenaire à droits égaux dans la Confédération.Le Canadien de langue française use de ses droits, remplit ses devoirs, ne prétend imposer à personne sa manière de voir.D'autre part, il entend résister à toute politique d’assimilation.Cela serait-il un crime, cela n'est-il pas légitime?Cela n’est-il pas son droit?Un observateur attentif du Canada.André Siegfried, a justement éciit en 1937».“«.Devenu anglais, le Canada La situation est bien ainsi.Le Canadien de langue française ne veut pas abdiquer.Qu’est-ce à dire, sinon que la civilisation d'origine latine le retient, et qu'il la garde; qu'au fond, le Canadien français serait mal venu de renoncer à cet héritage précieux pour aller, contre son destin, consentir à se laisser dominer ou assimiler par qui que ce fût?Il n’est pas de ceux qui se laissent unifier.Il entend rester ce qu'il fut toujours et ce qu’il est: ni dominateur ni dominé.Il comprend l’instinct, la détermination des autres groupes de ne point s’en laisser imposer par qui que ce soit.11 a quant à lui le même sentiment.Lui, maître du Canada?Le voudrait-il.il a trop, au fond, le sens de la liberté individuelle pour aller prendre et tenir pareille place.Associé avec tous les droits et les justes prérogatives de l'associé à parts égales, voici ce qu’il s’obstine à vouloir: il veut être libre chez lui, laissant à ous les autres leur liberté chez eux: être catholique chez lui, reconnaissant aux autres le droit d’être protestants, anglicans, presbytériens, méthodistes, etc., chez eux; être Canadien de langue et de civilisation françaises chez lui, reconnaissant aux autres le droit d’être Canadiens anglais, écossais, irlandais, gallois, etc., chez eux; être libre d’avoir autour de lui autant de fils et de filles que sa femme et lui en auront eu de leur union féconde, et ne s'occupant pas de savoir pourquoi ses voisins, de quelque autre origine qu’ils soient, en auraient moins que lui: être libre de faire de ses enfants des citoyens de langue française, de religion catholique, de sens national canadien d’abord, quitte aux autres habitants du pays de faire de leurs descendants, qu’ils en aient plusieurs ou se bornent à l’enfant unique, des citoyens exclusivement de langue anglaise.Le Canadien français réclame pour lui er les siens toutes les libertés qu’il reconnaît volontiers aux autres.Il ne leur impose ni sa foi, ni sa langue, ni ses façons de vivre, ni sa manière d’interpréter le monde et ses événements, ni sa philosophie de la vie, ni ses raisons de se conduire comme il se conduit.D’autre part, il veut garder sa liberté d’esprit et sa liberté de juger les faits comme il les juge.Qui prouva jamais qu’en tout cela il est arriéré, comme se plaisent à le dire ceux de ses critiques qui n’ont jamais pris la peine de le connaître, de k '«•"'"lenter pour le connaître, et l’ont jugé à vue de nez, au petit bonheur, — comme l’aveugle-né juge des couleurs, le sourd congénital de l’harmonie?Lui, un arr'*'?Qui l’établit jam -s?Nul de ceux qui s’ingénient à l’humilier, à le diminuer, à le vilipender, et qui le calomnient, au fond, d’abord parce qu’il est catholique et qu’il veut rester de culture et de langue françaises.Le Canadien français, s’il veut vivre, — qui pourrait aujourd'hui le supprimer?— n’a jamais eu la moindre idée que ce doit être lui.le leader de l’Amérique, pas même du Canada.Dominât-il le Canada, celui-ci, du reste, ne serait à coup sûr ni moins bien gouverné, ni moins bien orienté, ni moins bien conduit qu’il ne saurait l'être par les Deux-Cents de Toronto de même que par la séquelle de la presse ultra-loyaliste.Ce n’est pas un Canadien français, c’est un Anglo-Canadien ayant bien connu notre race qui a dit un jour, dans une conférence sur le Canada français, il n’y a pas vingt-cinq ans, — après qu’on nous eut vilipendés, de 1914 à 1918: “The spirit of Quebec is an ancient brooding spirit, and has made of that province a haven for good sense, political sense and personal freedom.If this spirit it left undisturbed, Quebec will be the last refuge of civilization on this Continent.Without Quebec, Canada cannot be governed at all”.Ce qui veut dire: “L'esprit de Québec est un vieil esprit réfléchi; il a fait de cette province un refuge de bon sens, de sagesse politique, de liberté personnelle.Que cet esprit ne s’altère pas et Québec sera le dernier abri de la civilisation sur ce continent-ci.Sans Québec, il est impossible de gouverner le Canada” (2).¥ ¥ * De* témoignages désintéressés tels que celui-là, et beaucoup d'autres, d’Anglo-Canadiens, d’Américains, de Français sensés qui prirent la peine de connaître et ont approché le peuple canadien de langue française, dans le Québec et au dehors, ont une plus haute valeur que les invectives et les calomnies de folliculaires, de gazettes, d’auteurs irréfléchis qui prétendent voir chez l'élément fiançais du Canada, un tempérament dictatorial, des tendances arrogantes à la domination matérielle du pays, un esprit de calcul qui nous inciteraient tous ensemble à vouloir subjuguer le Canada à nos propres fins, au détriment des autres races.C’est ne pas connaître, c’est mal connaître le Canadien de langue française que de le croire tel, de lui attribuer des visées que d’autres pourraient à la rigueur entretenir mais dans lesquelles il n'a jamais versé.Ce qu’il veut, tout ce qu’il veut, c'est de rester du Canada, de vivre au Canada, pour le Canada, d’y garder sa place et son tang, d'être exclusivement Canadien.Le lui reprocherait-on?II s’en enorgueillirait, s’il avait l’ombre de l’ombre d'une pensée d'orgueil, lui.si modeste, trop modeste.en ces temps d’enflure et de déséquilibre presque universels.C-VI-43 Georges PELLETIER, (1) Le Canada, puissance internationale Paris 1937, pages 39 et 40.(2) Extrait d'une conférence intitulée: The Citadel, prononcée en décembre 1919, à Québec et à Montréal, par sir Andrew MacPhail, professeur à l’université McGill, citée par Relations, ma» 1942.Le journal de lundi Lundi, fête légale, le "Devoir" paraîtra vers midi.Nos bureaux et ateliers fermeront à une heure.Billet du soir Joies du jardinier novice .Par ce chaud samedi après-midi, j’ai le privilège à la fois doux et périlleux de surveiller- mes deux petites —• et automatiquement tous les enfants du voisinage dont les visites fréquentes sont passées à l’état chronique.Les jeux commencent au ralenti, parmi tout ce minuscule monde frétillant.Encouragé par ce calme prometteur, je m'arme de ma fauc’lle et de ma bêche, dans l’espoir de faire la toi-| leite printanière de la pelouse et des arbustes qui sont dans un étal lamentable.Le soleil me brûle le cou, me cuit le front, la sueur me coule par tout le corps, mais je n’en ai cure, tout à la joie féroce (Tarracher le' chiendent, de déloger les parasites, d’écraser les vers, de tailler le bois des rosiers: car il faut faire tout à la fois et faire vite si je ne veux pas que mon modeste ' domaine retourne à Vital sauvage.—“Papa, papa.j’veux un mouchoir.” (Bon, voilà que commencent les tribulations, me dis-je in petto tout en décrottant mes souliers alourdis d’une couche de glaise.Il me faut ensuite me passer les mains sous le robinet du jardin, laisser IA une-grosse racine aux deux tiers arrachée, courir au deuxième étage chercher le petit carreau de toile, pendant que ma cadette me poursuit de ses appels désespérés: “Vite, vite, ça coule dans ma bouche.” (O poésie de la puériculture et de l'horticulture!).C’est fait.Francine est rassérénée jusqu'à nouvel ordre.Le soleil, poursuivant son petit bonhomme de chemin, me rôtit ! maintenant une autre partie du corps, pendant que je me bats courageusement mais avec rage con-| tre de plantureux pieds de chardons qui m’arrivent aux genoux.Aux rosiers maintenant! Les mauvaises herbes les ont envahis, eux aussi, et malgré d'infinies précautions et des prodiges d'ingéniosité pour aller chercher les herbes rébarbatives dissimulées au cœur même de mes plants, je m’égratigne à fond les bras alors que des épines à peine visibles se glissent sournoisement sous la peau pour y rester.“—Papa.Francine est rendue dans la rue” (cette fois, c’est Monique qui vient interrompre mon carnage).Il faut prendre mes jambes à mon con pour aller rattraper l'indisciplinée, la morigéner, régler cinq ou six différends de toute celte marmaille qui est venue grossir ma famille.et qui se dresse sur ses ergots comme autant de coqs en état de bataille.Je retourne aux epines pour entendre bientôt un cri désespéré: ‘Papa, Jacques m'a tiré du sable \dnns les yeux.” Cela devie~' plus sérieux, car je n'ai pas d autorité sur ledit Jacques; je dois tout de même le menacer d’expulsion, ce qui ne l’énerve guère, car il sait que la menace ne sera pas exécutée.En dépii de tous ces aléas, le travail avance et déjà il y a des éclaircies dans le bosquet en friche.Mon ardeur augmente avec la sueur.La faucille se livre à un beau massacre qui me remplit d’ai$e.,.pas pour longtemps; car, soudain, j'ai peine à retenir un hurlement.La lame recourbée que, de la main droite, je tournais en moulinet tout en maintenant une touffe de chiendent de ma main gauche, rencontre celle-ci et °nlève prestement une lamelle de peau.La blessure est peu profonde mais le doigt saigne abondamment.Afin d'échapper aux multiples questions des fillettes, je m'entoure vite le doigt d'une de ces larges feuilles tueuses de gazon qui épousent ironiquement la forme des feuilles de rhubarbe.Il faut de nouveau me “déglaiser” pour aller faire le pansement.Tout cela me fait perdre une bonne demi-heure.Je reviens dehors juste à temps pour entendre des pleurs mêlés de cris: “Monique stole my bail, Monique stole my bail.,.,” Je lente vainement de connaître le fond de l'histoire.Monique proteste qu elle n'a pas pris de balle, qu'elle n’en a pas vu.En désespoir de cause, je me mets à chercher la balle.et je trouve seulement fine toute petite “perle” de bois: “That is my bail”, hur/e la jeune voisine, se précipitant sur ma main.Je retourne enfin ai/x joies de l'horticulture pour être rappelé d mes devoirs de père, cinq minutes après par l'une de mes fillettes.Elle s'est fait piquer par un marin-gouin et insiste pour avoir du mer-c.uro-chrome et un pansement élaboré.Je commence alors une savante argumentation avec ma fille pour lui faire entendre raison, la persuader d’endurer sa piqûre de bestiole.J’en suis encore dans tout le feu de mon éloquence quand j’aperçois ma femme, là-bas, de retour du marché.Allons, c'esl maintenant l’heure du souper et je n’ai plus que le temps de remiser mes instruments de travail et de me débarbouiller., La journée est finie.,, A un autre jour, les épines, les chardons, les entailles, les boursouflures et autres joies du jardinier novice., Lucien OESBIENS Consécration solennelle du Canada au Christ-Roi, le dimanche 14 juin Une lettre pastorale collective des archevêques et évêques de tout le pays -N.—- QUEBEC, 6 (D.N.C.).— L’Archevêché de Québec publie aujourd’hui la communication suivante: “Dans une lettre pastorale collective qui sera lue en chaire dans toutes les églises du pays, le dimanche 14 juin, Son Eminence le Cardinal archevêque.Leurs Excellences Nosseigneurs les archevêques, évêques et autres Ordinaires de tout le Canada viennent de définir l’attitude des catholiques dans la présente guerre.“Le même document contient aussi diverses recommandations inspirées par les dangers, d’ordre moral surtout, que comporte l’état de guerre.“Nosseigneurs terminent en disant: “Afin d'attirer sur notre patrie, sur ses chefs et sur tous ses fils la protection et l’assistance du Très-Haut, Nous avons résolu de consacrer solennellement le Canada au Christ-Roi, souverain universel à qui appartient la domination du monde, “a mari usque ad mare’’ (Ps.71, 8).Nous prononcerons Nous-mêmes, chacun pour son diocèse, le dimanche quatorze juin, la consécration au Christ-Roi; les curés et les recteurs d’églises ou d’oratoires la prononceront pour leur paroisse; et Nous recommandons à tous les chefs de famille de la réciter aussi dans leur foyer.” Le document porte la date du 31 ma! 1942.6-VT-42 En page 2 : "La Fête-Dieu", par le | R.P.A.Blais, C.S.C.Bloc- notes ! Le sublime Conseil législatif! Il faut tenir pour exactes les paroles que le Canada a mises dans la bouche de M.Godbout au sujet du Conseil législatif.Elles ont été publiées dans le numéro de lundi et le premier ministre ne les a pas corrigées depuis.“Parlant du Conseil législatif, lit-on dans le compte rendu du Canada, M.Godbout a dit que “nous en avons besoin plus que jamais par les temps troublés que nous traversons.La Chambre haute constitue un élément temporisateur.Il arrive que les membres de l’Assemblée législative, dans la chaleur de la discussion ou dans la tourmente électorale, vont trop loin.Les conseillers sont là pour arrondir les coins et envisager la véritable psychologie de notre province.“Le Conseil constitue donc un rouage absolument essentiel.Il est vrai que j’avais déjà songé à l'abolir.Mais je suis revenu sur ma décision quand j'ai pensé aux problèmes de l’après-guerre.Le Conseil nous aidera alors à faire réintégrer les gens dans leur vie d'autrefois.Ce problème ne sera pas facile.On sait que la jeunesse a été détournée des professions libérales pour servir dans l'armée et les usines de guerre.“Il faudra voir à tout cela après la guerre.Je sais que la jeunesse aura alors de l’inquiétude.Mais j’es-nère qu’elle n’aura pas d’aigreur.Et pour régler tous ces problèmes nous aurons besoin des lumières des conseillers législatifs qui ne sont pas à la Chambre haute pour l’honneur, mais bien pour servir”.Une déclaration pharamineuse A notre avis, voilà l’une des plus pharamineuses déclarations qui soient tombées des lèvres de M.Godbout, célèbre pourtant pour l'inattendu de ses propos.Nous avons besoin du Conseil législatif, dit M.Godbout, parce que c’est un element temporisateur.Il ne cesse lui-même de se doloir des longueurs des sessions.Les conseillers sont là pour arrondir les coins et envisager la véritable psychologie (?) de notre province, dit encore M.Godbout.Ils n’y parviennent pas toujours, témoin l’accueil fait dans la presse anglaise, que le gouvernement lient pourtant à se concilier, à la loi qui force le recorder Semple à prendre sa retraite.Cette presse invective le conseil municipal à ce sujet; mais c’est le Conseil législatif qui porte la responsabilité de la loi.(Inutile de dire, du reste, que nous ne pnrta- geons pas plus sur ce point que sur ien d’autres l’avis de nos confrè-rjs de la minorité).Le Conseil, selon M.Godbout, constitue un rouage essentiel.Il confesse qu’il avait songé à l’abolir.Voyez-vous l’impulsif qui peut h pied levé saboter des rouages essentiels, c’est-à-dire indispensables?Mais à la vérité, c’est tout le parti libéral qui a voulu jeter un bâton dans ce prétendu rouage essentiel, puisque c'esl une résolution de la convention qui a confirmé M Godbout comme chef du parti qui exigeait la suppression du Conseil législatif.On voit donc que l'étourderie du chef est partagée par tout le parti.“Mois, confess* M.Godbout, je suis revenu sur ma décision”.Comme il n’y a pas eu de nouveau congrès ou de nouvelle convention depuis pour modifier cet article du programme, le procédé de M.(îod-bout semble assez cavalier, fleure même le césarisme.Si le Conseil reste, c’est pour aider à régler les problème* d'après-guerre et alraliniser, notamment, l’aigreur possible de la jeunesse, en pratiquant l’art suave d’être grand-père.On se demande quelles, lumières supérieures à celles de la Chambre basse peuvent posséder les conseillers.Sans doute en principe, le Conseil législatif devrait se com poser d'hommes sages et détachés (Suite à la page neuf) Qu’est-ce que signifie ce “non” ?Texte français d'un article du professeur t F.-R.Scott, au "Canadian Forum" de Toronto On a beaucoup épilogue sur le sens véritable de la réponse négative donnée par le Québec, le 27 avril dernier, au plébiscite tenu à propos de In libération du gouvernement King des engagements anticonscrip-tionnistes qu’il prit en 1939, par rapport d la guerre d’Europe.M.F.-R.Scott, auteur de: Le Canada d''aujnurd’hui, vient de donner à ce sujet au Forum, périodique mensuel de Toronto, un arttcle dont voict la traduction littérale.(Les sous-titres sont du Devoir).Le point important à ompren-i dre pour les Canadiens, au sujet du plébiscite du 27 avril dernier, ce n'est pas ce que veut dire la réponse affirmative, mais ce qu'ont voulu dire ceux qui ont répondu non.La réponse affirmative est assez obscure pour satisfaire même le premier ministre.Ce n’est pas un vote pour la conscription; càr on ri'a jamais posé aux Canadiens la question de savoir s’ils voulaient ou non la conscription pour outremer.Une question aussi simple aurait été trop directe pour cadrer avec nos traditions politiques.La question c’était de savoir si le gouvernement devait ou non être libre de se servir à l’avenir du capital humain canadien comme il l'énten-dra.Mais il n’y a aucun doute que pour plusieurs de Ceux qui ont voté oui, cela signifie qu’ils veulent la conscription, et tout de suite.D’autres, qui ont voté non, l’ont fait parce que M.King les a mis sous l'impression qu’un vote négatif serait un vote de manque de confian-re en lui-même.Ainsi, il a presque fait du parti conservateur et des C.C.F., qui ont ensemble demandé de voter oui, des machines électorales libérales, quoique, à la dernière minute, il ait nié qu’il voulût poser la question de confiance.L’impression subsistera, ainsi que le démontre un coup d’oeil sur les journaux.Tout cela fait que des gens ont voté oui pour toute* sortes de raisons différentes et même contradictoires.C’esl le vote négatif.Néanmoins, cela ne met pas le pays en face de plus grandes diffi-cutlés, ni de plus grands dangers.Les yestnen approuveront pour la plupart une politique de guerre plus résolue.C’est le vote des non qu’il faut étudier et peser, parce que si l’on ne comprend pas ce vote et si le gouvernement agit sans comprendre ce vote, il en résultera facilement de graves périls pour notre pays.Aucun homme sensé, même s’il est prêt à sacrifier tout l’avenif du Canada, en tant que nation, pour accroître l’effort de guerre présent du pays, ne voudrait poser un acte qui diviserait immédiatement nos forces et affaiblirait ainsi la volonté nationale.Cêla aurait autant de bon sens que si les tories d’Angleterre se lançaient dans un assaut à fond de train côrttre les Trade Unions, afin d’activer la production de guérre, ou que si Cniang Kai-Sheek renouvelait ses anciennes attaques contre les armées communistes q»ii se battent dans ses propres rangs.Aller aggraver des dissensions intestines, (suite à la page neuf) Le carnet du grincheux L« spare Edmond en a contre l'Isola-tioniime.Il ne s'aperçoit pas qu’il en fait, pour son propre compte et pour le compte de M.Mackenzie King, à la façon qu'avait M.Jourdain de faire de la prose: sans le savoir.* » * Il est vrai que si ce pauvre spare attendait, pour écrire, de savoir quelque chose, il n'écrirait peut-être pas souvent.Tout de même, il finira par comprendre qu’au Canada français, l'ilot des oui est bel et bien perdu, isolé, en l’immensité de la mer des non.* ¥ « Pour obtenir un oui formidable de la part du Canada français, M, King eût dû poser sa question autrement, par exemple sous cette forme-ci: Itei-vous pour le rospect de la parole donnée?• * » A l'intention d’un aviateur célèbre, ces paroles qui peuvent se chanter *u' un air connu: C’ott l’hydravion qui nous mène, [mène, mène, C’est l’hydravion qui nous mène on , , .bas! ir + it Parce qu’il choit en des jérdms aquatiques, qu’Edmond ne se croie pas tenu de nénu .pherder la vérité.¥ * * M.Godbout a contracté la très vilaine habitude, pour un homme qui a parfois des oublis ou des distractions, d’employer I des formules fort absolues.* * * Il affirme que les Canadiens, de Ien-I gue française et de langue anglaise, sont prêts à tous loi sacrifices.Se rend-il compte que cela ne parait prévoir aucune ! exception* * * w La conscription de la richesse serait- elle un sacrifice que certains des auditeurs de M Godbout i l’Université Bishop, de Lennoxvil!#, consentiraient?* * * Des Canadiens de langue anglaise seraient-ils prêts à consentir le sacrifice des avantages connus que leur vaut le régime ?4 ?* M.Godbout est-il aussi sûr que cala que les Canadiens de langue française seraient prêts su sacrifice de leur religion, au sacrifice de leur langue?«as v Nous sommes tous des Canadiens, et surtout des Canadiens, dit M.Godbout.Il reste que tous les Csnsdiens que nous sommes n’ont pas de drapeau et qu’ils se sont fait dire, sous l’autorité du ministre de l’Aviation, M.Powei, que l’hymne national O Canada! n’est pas leur hymne national.* * • Le sentiment canadien, à et qu’il semble, n’est pas un sentiment à extérioriser.?* Un agent de police de New-York, du nom de Ludwig, vient de passer de brillants examens au “City College”.Il sait, outre l’anglais, le français, le grec, le Istin.Que cet homm* doublement bilingue n’espère jamais être de la police de Toronto.Dans le fonctionnarisme d'Ottawa, Il ne pourrait guère aspirer qu'à une bien petite |eb.Le Grincheux C-VI-41 Citation d’actualité “Je ne vous dirai pas que l’esprit de parti perdra le pays.Il vous fait une guerre plus terrible: la véritl.Il justice, la franchise, le loyauté, ui» jugement sain, l’empira sur vous-même, les douces affections, c’est ce qu i' attaqua sans répit at ce qu'il se plait à détruire”.William E CHANNINQ (extrait dee oeuviea de o» phllantbreM ire-iMM.et phuneophe eaértoela. LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 6 JUIN 1942 VOLUME XXXIII — No 130 Gazette- ____““Tribunaux P«ui SAURIOL Sur une vente d'appareil agricole — L’agent du vendeur a accepté de* conditions qui ne sont pas mentionnées dans la commande signée par l’acheteur — Divergence d’opinion des membres du tribunal La Fête-Dieu (Par le P.A.Blais, C.S.C.) Après les hommages de la ville : rette même foule se tourna contre; $e iune ^ g mars ef \es commu-à Notre-Dame de Montréal au parc Jésus, le saisit comme une Sroie | n/>af/0ns oui s’ensuivirent.Ils se Jeanne-Mance, dimanche soir der- et le poussa à la mort.L’histoire, wuvienMnt aussi de M.Hubert Burner, la solennité de la Fête-Dieu se répète.Après vingt siècles de /our séminaire de Chicoutimi, est la grande actualité religieuse de christianisme, la foule est restée la (je ses eXceUentes observations, non demain.Un jour, il y a bien long- même: aujourd’hui comme hier, seulement de l’éclipse, mais égale- temps, une foule acclamait le comme avant-hier comme au temps ment de la comete Whipple.Eh Christ.Elle l’acclamait avec un en- du Christ.bien, c'est ce même monsieur Du- tant elle vou- Demain, tout Montréal se réveil Propos astronomiques La planète Mars est-elle habitée ?•Vos lecteurs se rappellent l'éclip- Martiens, dès leur prochain passa- ' ge.NOUVEAUTE Arrêt d« U Cour d'*pp«L 14 tomrior 1942.Dossier no 1977 (C.S.Bejuh.ir-noit 7636) Mswev-Harri* Company Limited Company Limited, demanderesse appelante et Antonio Vincent, défendeur intimé.Appel accueilli.La compagnie Massey-Harris a poursuivi M.Vincent pour la so»»* me de .?572; elle alléguait que le S ; mai 1938 elle lui avait vendu un ; thousiasme délirant, tant elle vou- - - lait lui crier sa joie et son amour.; lera “au carillon des cloches de la ! Les hommes enlevaient leurs man- : Fête-Dieu”.Nos clochers petits et a'.! teaux pour les étentlre sur le che- grands chanteront de leur poitrine La demanderesse répondit en aa- lin Lej.fpmmes 5e précipitaient de bois, de tôle et de pierre la vi-mettant que le montant de ¦ , vers jes oliviers et les figuiers bor- site de Dieu dans Montréal.De- etait de *ol2 au lieu ne o/_, i ^ant la roulet en coupaient les main, nos carillons imposeront si- que le contrat ^avait ete s g branches printanières et jonchaient tence aux sirènes des autos, au 111 1 le sol de leurs débris parfumés ou ; grincement des trains, au gronde- mai et non le 8; le reste el prétendit rjue^l: et n-, ^ cômp0saient des faisceaux verts | ment des camions.Us feront taire les conven- i qu’elles agitaient en signe d’ailé-; les murmures profonds de la ville lions qui pouvaient avoir été con- presse.Ceux qui pensaient ne pas 1 et ceux de la vie qui trop souvent venues en dehors du contrat n a- voir à .vaient aucune valeur juridique, | on 1 appelait en ce temps-là.deur devait sen tel que signé, et que voir à leur aise le Maître — comme ( nous empêchent de nous recueillir et de penser aux choses de l'éternité; arrosoir mécanique pour verger au j parce qi!e ceux qui'aüraienï grimpaient sur les oliviers, escala-! pour quelques heures, cessera le prix de 8572, dont $262 payables telles conventions n’étaient pas au-; daient les murs ou_ s installaient sur , spectacle coutumier de nos ag sur livraison et $250 payables le ,orisés a agir ainsi et dépassaient les sycomores.Et au passage du ; lions et de nos fievr®*’^ * n™' 1er novembre 1938.La demande- leurs pouvoirs; que tout ce qui pou- Christ qm s’avançait en son eter-j veau, Montreal aura connu ce que resse prétendait que selon le con- vait avoir été convenu en dehors nelle beaute, de toutes les^poitrines , r est que le vrai^ recue^nlemen^ trat, à défaut par l’acheteur de payer le montant dû sur livraison, ; le prix total de vente était exigible,; que 1 appareil avait été livré quel- msaui que iu vruic etc ia,*^ , -•» - * - t - - , ¦ le 5 mai; que l’appareil a été livré________________________________________- ! en Judee .1 s’avancera vers les pe le 9; que le contrat signé le 10 n'é- : ids, les humbles, les pauvres, le.tait pas conforme à la vente, et que ; Camion, que la balance de^ $250 se- grands, les riches et les savants, c’était par suite des agissements tie four gui nous revient aujourd'hui avec un article sur la planete Mars, la planète mystérieuse, celle gui hante l'esprit des profanes comme l'esprit des scientistes.Les observateurs du calibre de M.Dufour sont rares.Il est vrai qu’un grand nombre de personnes s’intéressent à l'Astronomie mais.n’en font pas; d'autres en font mais pour leur propre compte.Quelques-uns .«'// intéressent pour satisfaire leur curiosité et vont même parfois jusqu'à se joindre à une société, mais, pas plus loin; enfin ceux qui se livrent à des études Ce nouveau retour de Mars eut lieu en 1894.Avec des instruments plus perfectionnés, on fit encore d’intéressantes découvertes; mais c’est en vain que l’homme de la terre tenta d'apercevoir l’homme de Mars; et c’est à se demander si on l’apercevra jamais.Les canaux simples et doubles prouvent-ils vraiment que la planète soit habitée?Tous ne le croient pas.Des gâte-fètes sont intervenus et ont démontré qu’il était impossible que ces canaux fussent une oeuvre humaine.Et nous pouvons jugeç: Ces canaux, on les compte par centaines, ils auraient une largeur moyenne de 5 à 10 lieues, une longueur d’environ 500 lieues.En supposant que c’est là l’œuvre des Martiens, ces derniers auraient à nos yeux une Quelques gerbes Recueillies de sermons, causeries, * conférences, saynettes, critiques.* par l'abbé EMILE LAMBERT * L’auteur de Quelques gerbes n’est { pas précisément un inconnu.Il a , déjà publié : Au (il de la plume, Me-1 langes et souvenirs, Glanures, Pro-.pos oratoires, une deuxième édi-, lion de Mélanges et souvenirs, Sou-1 venirs de relâche et Nouveaux pro*.•, , .n -r, , 1 p .pos oratoires.La série de ces volu-, te soit habitée.lous ne le croient 1 meS) sauf ie dernier, est mainte-5 nant épuisée.Ces œuvres ont déjà, subi le feu de la critique car, du*t rant trente ans de prédication sacerdotale, l’abbé Emile Lambert at discouru dans presque tout le dio-.cèse de Montréal et ailleurs.11 at ensuite choisi pour produire ce! qui avait été le plus apprécié.Une-"j des particularités de sa parole c’est, | qu’elle fait franchement sonner lai envergure et une capacité de cons- note canadienne, à l’encontre d’au-s ques jours après le contrat, et que le 3 septembre l'acheteur n’avait pas encore payé ce qui devait l'être sur livraison.M.Vincent a plaidé qu’il n’était pas en défaut.Il a signalé d’abord que le montant de la vente était de $512 — $262 plus $250 — et non pas $572.Puis il a dit qu'il ne de pratiques peuvent se compter sur j traction pour le moins étonnante, j J.'j^ sienne* es^du t°e^-î les doigts des deux mains.Nous ne Mais comment expliquer autrement , dl Pauthentiauement de che*-rwus attendons pas, évidemment, a l’existence de ces canaux doubles ^ o «n 1» .» >• ’agent de la compagnie que ; contrat n’était pas conforme à la ; vente parfaite le 5 mai.; M.le juge Denis, de la Cour supérieure, par jugement du 6 sep- rait payée le 1er novembre sans Sans doute, il y aura une foule de | yneraH d’être signalé à l'attention ce que les astrophiles aient leurs yeux rivés sur le ciel ou qu'ils passent des veillées entières à le scruter; cependant H nous semble que si une aurore boréale se manifeste, si une étoile filante spectaculaire surgit ou si une éclipse se déroule ! et qu’ils en sont témoins, cela nié- i : 4 .‘j A f .oicwrtnIÀ r* l'nUpnfjnn e I intérêt.Ceci appert en toutes let- fervents qui se tiendra sur les trot- (jes astronomes, .~ ‘ -: —“ f""'“ ^ De Lisle GARNEAU de l’observatoire Ville-Marie, 4052 Wilson, Montréal.vait rien a la compagnie avant le lernt,re 1940.a rejeté l’action.La 1er novembre; qu’il avait payé les rompagnje a appelé de ce jugement $262 à M.Charles Larocque, agent-!a f.ailse a étc entendue par MM.vendeur de la compagnie, le 10 les jUges Hall, Galipeault, Saint-mai; et que la compagnie n avait Germain, Walsh et Francœur; la très à l’écrit, exhibit D-l.préparé toirs, et, parmi cette foule, des scep-par Larocque, portant ses initiales, tiques, des tièdes, des esclaves rie et qui a été remis au père du dé-j leurs sens, des passionnes del ar-fendeur.Quelques jours après, le : gent.Regarderont-ils .e t.hnst défendeur.accepta les condi- ; comme Zachée l'a regardé du haut iions- il fût arrêté que la livraison du sycomore?Ou le verront-ils de l’arrosoir se ferait sans délai.: d’un oeil étranger, banal, quelcon-I 'exhibit D-l est un écrit complet que?D’autres se colleront aux feet fait voir un contrat en bonne efj nètres ou assis sur les balcons pour qu'à se faire remettre l’argent par majorjté des membres du tribunal due forme; il est signé de Larocque regarder le défilé eucharistique et son agent., ont accueilli l’appel.MM.les juges jmit romm'e la commande elle-même contempler le reposoir qui, dan' Le défendeur ajoutait qu’au mo-i Galipeault et Walsh étant dissi- , a.a remis à l’acheteur qui l’a ses cierges vacillants, attendra 1 To, 11 CT j:.* T T Jt.4 ,1 „ IV, Ollîjn 1 ment de la signature du contrat, le: dents.accepîé 10 mai.il avait demandé à M.La- Voici des extraits des notes de ‘ ‘ rocque pourquoi ce dernier n’indi- MM.les juges Saint-Germain et Ga- ^exhibit P-l (la corn «“« p“ “ c°mra, q“e '' "TiïW W-Crmita- !££*>.il «IMaü.d'accord .«« - .s'il /J vrai, comme l 'avoue le les , conventions .¦«'cÇ'enues un ,« \ rnntrat perit niiï n «1V3It p3S dcsoii* defendeur lui-meme, que Larocque ^' .e ^pjlérm-nte, si ce n’est.lui a declare que la compagnie ^j^Kses sûbsidiaires.- -, , , Prenait P?s camions en éçhan- po.^Ux ,ermes de son contrat, Vin- que fait, que ce n était qu une for- ge.que c est lui Larocque qui de- , rcndu a joutes ses obli- malité, et qu’il était entendu que’ vait financer le truck, il est cer- tant comptant était reçu en valeur,-par la livraison d’un camion conformément à l'entente intervenue le 5 mai, mais que M.Larocque lui avait dit de signer le contrat tel divin Hôte de l’ostensoir.Quand » , «.ini rnè-iie 'a si- la procession passera, ils liront de A mon sens,.avant_mème .a si , ^ ^ brodép sur les banderoles flottant aux vents: "La planète Mars est-elle habitée?." L’unique espoir des partisans de la théorie des mondes habités est maintenant dans la planète Mars Mars?Selon la théorie de Meunier, les canaux doubles ne sont qu’une illusion d’optique.Par réflexion de la lumière, une image du canal simple vient se former sur des nuages légers et en mouvement dans l’atmosphère.C’est cette image qui devient pour notre œil un deuxième canal parallèle au premier.Si l’existence des canaux simples ne peut être niée, nous pouvons toutefois : l’attribuer à des forces physiques: ] fendillements et creusements de la.planète, par effet de contraction, I déchirements de la surface par des ! phénomènes volcaniques, passage ! des glaciers, etc.L’existence des canaux ne dé-1 titres et à bien d’autres, elle mérite^ d’être encouragée.1 Service de Librairie du Devoir,l __________.- t t Très prochainement Le "Devoir" commencera-très prochainement la! publication d'un nouveau* | feuilleton.L’occasion d’observer favorable- ; montre donc pas nécessairement ; ment cette planète _se présente ; j'existence d’une population suri Mars.Venons-en aux tours.Quand les astronomes découvrirent une montagne cylindrique sur tous les quinze ans.C’est en 1879 que.pour la première fois, on l’observa au télescope.On y fit de merveilleuses découvertes: succession le camion était accepté paiement des $262.Avis de décès BASTIEN.— A Montréal, le 5 juin 1942, est décédée à l'âge de 53 j camion, ans, Cécile Maillé, épouse de Conrad “Dans ces conditions, même en Bastien, ingénieur civil.Les funé acceptant la version du defendeur, railles Liront lieu lundi, le 8 cou- comment peut-on arriver à la con- tion.de foi, et d’amour.C’est alors qu’ils comprendront mieux que _______________ c’est Notre Seigneur qui passe en gâtions.Le camion a été livré à La- 1 triomphe en pleine ville de Mont Ve ni te Adorenws.Par la pensee, j dps" sa isons, jour de 24 heures, im ils s'uniront aux prières, aux c.iiiti tT1pI1ses canaux parallèles, hautes ques dans un même aete^d adora-, tours< fpUX triangulaires qui, dit-on.comme tain que le défendeur a eu tort de "ocaue.’ ÎTrevendeur; un billet de féal, comme il passa jadis au jour se fier a la finance de Larocque, de payable au 1er novembre jes Rameaux en pleine ville de Jé- 1938.sans intérêt, lui a aussi été signer le contrat de la rompagme sans insister pour faire Inclure dans le contrat que le montant de ; $262 était payable au moyen d’un seraient allumés à dessein pour communiquer avec nous.Nous n’attaquerons pas ici l’existence de ces phénomènes, mais nous croyons qu’ils peuvent fort bien découler de causes naturelles et qu’ils ne démontrent pas néces- • ___4 1' in 1 V SJ Ci V- V.4 * r 4 V v ^ ^ accepte, qu’elîe détenait lors de ; avec Son même sourire, sa meme l'institution des procédures.bienveillance et son même amour “Si l'on doit tenir compte, pour d>ji y a -vingt siècles.Il accueillera l’interprétation du contrat, de la davantage tous ceux qui l'escorte-coramande indiquant la convention ront comrne ceux qui.le matin mê-“payable comme suit: comptant mp sp seront réconciliés avec lui.qui : ter sans autre invitation.NECROLOGIE ; du défendeur, nous savons comment ; le paiement de $262 a été fait.“Si le défendeur prétendait avoir payé la somme de $262 en argent comptant, et non par le crédit d’un cfmion, peut-être pourrions-nous déduire une ____ _________ rusalem.De son côté, n’en doutons remis, que la compagnie a^reçu et pas, ]e Christ nous accueillera tousj sairement l’existence d’agents in- * telligents.La principale découverte de Schiaparelli, en 1879, est celle des canaux, avec de nombreuses convergences qui, d’après lui.représenteraient des centres d’habita-rue i tion.qui! Il assure que certains de ces ca-na- ; naux sont doubles et ¦>arallèles.Cet astronome italien d-couvrit aussi une haute montagne qu’il nomma: “Fons Juvenis’’, et qui, d’après certains théoriciens, serait une tour élevée de mains d’hommes.Après avoir dressé une carte de la planète, Schiaparelli continua ses observations.C’est alors qu’une dame demanderesse j hommes aÿx grandCs assises solen-i nelles du jugement dernier., ,, ., - , .„arv,;„n 1 En cette année du troisième ren- contrât, alors que de 1 aveu même payee par la remise dun camion tenairp dp Montréal dont ies fêtes h?mention $262 pas able sont encoresous nos yeux et dans ne ARSENEMJLT — A Montréal, le 4.é 10 »as, Mme Eugène Arseneault, née Mary Beaudrv BASTIEN — A Montréal, le S, à S3 ans.Cécile Maillé, épouse de Conrad Bastien.BERGERON — A Montréal, le 5.à 60 ans, Zéphlrln Bergeron, époux de Sophie Tremblay BROUILLETTE — A Montrée!, le 4.à 62 ans, Jdseph-Maurlce Broulllette.DALPHOND — A Montréal, le 5.à 74 ans, Mèdard Dalphond, époux de Clara Robert.DAITOURAND — a Montréal, le; 4, Ju- i pas ]jPU suivant moi, de donner au liette Garlépv, épouse d U.Dandurand.1 dubois — a st-Hyacinthe, le 4.à 80 contrat une signification contraire ans.J.Dubois, époux de Laura Black- aux faits prouvés par le défendeur bura I lui-même.'L’honorable juge .dit que oomrae'suiî: ' comptant" sur'tiTrai- cent mille a 1 apothéose du Christ euenansu j francs à ceîui qui trouverait un SO“L'ûne des grandes objections que ïe Prolongement de l’action de | n de l’appelante au jugement qui a grace pour tous les bienfaits que e Pït à tVffet nue Ciel a répandus sur notre ville?Oui,, de communiquer avec les conclusion différente e^ieTonTction, est à .’effet que Ciel a ^Pandas L’occasion est fa- ! quelque temps commandant inten- livraison de 1 arro raison de la poste qu'il occupa jusqu’à mainte pas - travers les deuils et les souf-1 frances; ne sentent-elles pas ce ; besoin de revenir à l’enseigne-j DUPONT — A Lachlne.le 5.8 50 ans Ernest Dupont, époux d'Amanda Legault conventions acceptées par le défendeur, après la confection de l'exhibit D-l et après la livraison de l’arrosoir._________ “.notre code civil, particulière- ment du Christ, le “seul qui puisse ; ment à l'article 1139.nous dit que j ]eur procurer justice et charité?” j Honoré* ünond".1 a«c,u «*.un renouvellement de courage et : phe Fresniére, époux de Clara Duires- voir du defendeur le prix de la cho- gpnt pour acquitter une obligation, resDOjr dans l’avenir de notre GAUTHIER — A Montréal, le 4.8 26 aji*.Jeannette Bastien, épouse d'André au Christ comme premier mion au gent; cec Services médicaux du C.P.C.Gauthier LEFEBVRE — A Montréal, le 5 8 56 ans, Alexandre Lefebvre, époux d'Agnès Ladou-ceur.LAPOINTE — A Verdun, le 4, 8 72 an*.Joseph Lapointe, époux de feu Louise Gauthier MICHAUD — Aux Trois-Rivières, le 5, 8 38 ans.Mme Georges Michaud, née Marguerite Chartier.ROBERT — A oMntréal.8 87 ans.Marle-Loutse Robert, veuve d’Hyacinthe Robert.ROT — A Montréal, le 4 8 24 ans, Marie-Jeanne, fuie de J Roy et de G Van-delac SEVIGNY — A Montréal, le 5.8 52 ans, Dosla Sévlgny, fille de T.Sévlgny.se vendue, ce mandat lui permettait raais l’exécution de toutes choses % 0ue demain, la population de , aussi de recouvrer ce prix comme il .auxqUeiies les parties sont respec- Montréal accoure pour servir de s ,, l’entendait, c’est-à-dire d accepter tivement obligées.A mon sens.^ d d'honneur au Christ et lui Ja DllJ.auc .,4lIUU4a.v,v.v remier paiement un ca- le défendeur n’aurait pas paye en dire que c’est a lui désormais qu’elle ! St’.Jean avBec ]es principaux heu dun paiement en ar- especes sonnantes, mais il a paye 4 ip, n,roles de la vie Jean» rmsitiral i, ajoute l’honorable juge, sur l'heure et a acquitté son obli- ![p'nPedpq‘ En ces heures d’angois- 5?Px1Î!“ÎI“aJÎV!»C il! fiïELÆni rie Le Service de Santé de Montréal, en liaison avec la Croix Rouge, avec Association ambulancière Saint-Jean, la Brigade Ambulancière n'était qu’une modalité”.j galion.i se’’le~ passage de Dieu est particu necessaire pour de Montréal et les Associations de i gardes-malades, a organisé un sys-qu | tème très complexe pour parer aux de raids en- Fondée * Manufacturiers de monuments WE.2640 J.Brunet Ltée 4485.Céfe-des-Neiges Montréal i ,, i .la demanderesse ne peut pas, “Avec encore toute deference, tirer du contrat ce qui peut être à ueremeiu i —.«- v - - , comment peut-on en arriver à cette son profj{ avantage et répudier écarté de notre pays toute menace, | éventualités tragiques d< I conclusion, alors que le défendeur ja balance de la convention.Dans qu V donne la paix c»ez ", u*‘ nemis., .] lui-même avoue que l’agent Laroc- snn action, elle s'arrête à la corn- ; union dans les lammes * i que lui avait dénoncé que la compa- mande elle-même, et la commande himr dans nos to>ers ct P°u, 9 « j gnie n’acceptait pas de camions.( qu’elle a en mains depuis des mois selon i admirable formule a , : qu'il n’avait pas le droit d’accepter indique que le premier versement de Mun, Jesus-Gnnst rentre rinm-; un camion comme partie du prix de i est payable comptant, crée la pré- pha.ement dans la vie sociale, porte I vente; le défendeur ne pouvait pas somption qu'en effet le paiement a sur les épaules du peuple .!i n ui | être mis plus sur ses gardes quant à été fait tel qu’indiqué.Il est un attend demain.Respectons sa con-i l’étendue du mandat de Larocque.i fait certain, c’est que Vincent n'au-“II n’y a donc aucun doute que rait pas acheté l’arrosoir si Laroc-le défendeur a été trompé par ; que n’eût pas accepté, soit pour lui-i'agent, si nous devons accepter sa même, soit pour la compagnie, le version et dans ces conditions, il j camion qu on lui donnait en echan-n'a qu'à s’en prendre à l’agent s'il ge- l’écorce de Mars, des partisans faciles à émerveiller s’écrièrent: “Ce n’est là qu’une tour artificielle, dressée par les Martiens pour nous faire connaître leur existence.En ; 1894, lorsqu’on découvrit, près de la première, une deuxième tour plus petite, ils étaient sûrs que là encore c’était l’œuvre des Martiens.Mais sur la terre, n'observe-t-on pas de pareils phénomènes qui ne sont point du tout œuvre humaine?Par exemple, la tour du Nid du Corbeau: une tour naturelle, élevée avec une perfection qu’envieraient les architectes les plus minutieux.N’y a-t-il pas lieu de croire que les “Fons Juvenis” sont de cette catégorie?Et si l’on n’aperçut la petite tour qu’en 1894, c’est qu'on possédait des instruments plus perfectionnes qu’en 1879.Encore ici, impossible de prouver l’existence des Martiens.Que penser des feux triangulaires?Quelles sont les causes de ces feux?D’immenses volcans, des réverbérations solaires sur de gigantesques nuages ou "ir dp hantes montagnes couronnées de neiges perpétuelles, etc.?Ici encore, les explications d’ordre physique ne manquent certainement pas.Et voilà donc pour le moins rendues bien douteuses les trois principales prétendues preuves de l’existence actuelle d’un monde martien: et voilà ce qui peut ébranler l’enthousiasme’ que provoquèrent les découvertes astronomiques si vantées des années 1879-1894.Donc, tant que leurs preuves ne seront pas plus fortes les Nemrods ne pourront conclure à l'existence des Martiens.Si, un jour, ils font certaines découvertes qui ne peuvent s’expliquer autrement que par la présence d'êtres intelligents sur notre voisine, ils auront gagné notre assentiment et pourront commercer en paix avec nos frères les Martiens.Robert DUFOUR, Méthode “B”.Prochain article: Le manuel de l’observateur.s._ L’Art dans les fleurs LA PATRIE, Fleuriste Service télégraphique partout Radio-programme C.H.L.P.le Jeudi entre 12,15 et 12.30 h.Ser.e chaude attenante au studio 168 STE-CATHERINE EST PL 1786-87 J.-R.BRULE, prop.Membre du Klwants.Prés, Ass.Fleuristes de M.EXAMEN Bothell*» OPTOMETRI8 Hubert Jérôme Pourquoi n’avons noos pas un MONUMENT ?ECRIVEZ NOUS POUR PHCTOJXfSilNSePWX.NOUS UMSEONÏ DfS MONUMENTS DANS TOUT kE CANADA MoNimtamWoRiuû).10 Seint-Jaeque» Quest, MontréoL signe divine.Savons au poste.A.BLAIS, C SC."Aujourd'hui' MAI 1942 a été ainsi trompe.En effet, nous "Si Larocque n’était qu’un man- j POLITIQUE: Canada et Améri-avons vu que la compagnie prend la dataire, qu il a dépassé son rnanna , ^ latine; L’Inde à la veille d’une peine de mentionner dans ses con- c.e Rest pas au defendeur, un crjse- l3 patrie suisse; Le Portugal trats: ‘ Il n’v a pas d’autres condi- tiers, a en souffrir, mais a a _ e- et se, voisins, lions, conventions, garanties, pro-1 manderesse qui peut exercer tout ABTS: tnanderesse qui peut exercer tout j “ \BTs7"ci*arence Gagnon; Le ly recours contre lui.risme de Paul Claudel; Romans de _________________________________| 0„(0njn vnpntinnnés t "Si encore une fois lappelante ice.j,éo-Pol Morin et la com- riln.il ™nira* n’était pas entièrement au courant nositinn ranadienne; Léo-Paul Des-îf1' , Y nuu1" PdI! Ud Y !' ' des manoeuvres reprehensibles de ’ ipr, .« * • » *1 1 .n est mentionne que la r, ;T1! ' , Larocque pour Induire l’intimé à ’ HISTOIRE* Le Parlement de Imprimés de demi ^àcCader*26renaànraTntaUX s,8ner p*1’ v'1*’ .pou?!t pas 1792; La Vénérable Mère d’Youvil- * place aes e.h.en argeni.ignorer que Vincent n avait jamais “.avec toute deference, vu les erdendu faire un déboursé de $262.admissions faites par le defendeur dpu de persister à faire affir-dans cette cause, je ne puis pas en j mer un contrat obtenu par le dol, par erreur ou à la suite même d’un malentendu si l’on veut, elle devait, de toute élémentaire justice, demander l’annulation de tout le contrat, reprendre son arrosoir et libé- MIMENTOS — REMERCIEMENTS Imprimé* «*• gravé».itm 4— prix «» •pécim»m i«r déminé*.L'Imprimerie Populaire.Limite* 499.Notre-B*m* e*t.Montréal Tél.i SEIait 1961 Tét.: WBtUmton 1145 , arriver à la conclusion que l’action I de la demanderesse n’est pas bien ! fondée.” i M.le juge Galipeault: “.Dès le 5 mai, le père du dé-! fendeur, agissant pour son fils, avait ! r(.r Vincent.” eu une entrevue avec Larocque, et ! il avait été arrêté que le prix de j ; l’arrosoir serait de $512, qu’un eré-; 1 dit de $262 serait alloué pour un j SCIENCES: Ua botanique, science d’avenir; La médecine en coopération; Il faut des atocas; Violons anciens et violons modernes.VARIETES: Nos bons voisins d’en bas; Montréal, ville française; Montréal, grand centre économi-F'rères ennemis?Une simple énumération ne peut donner qu’une faible idée de l'étendue de l'organisation qu’il a j fallu mettre sur pied: postes d premiers secours aux blessés, répar-1 tis dans toute la ville; centras ; d’évacuation vers les hôpitaux de ; ceux qui sont le plus gravement j atteints; services d’ambulance sup-; plémentaires car, en cas d’urgen-1 ce, le nombre de voitures dont on ; dispose actuellement serait insuffi-j sant; création d’hôpitaux auxiliai-i res pour accroître la capacité assez I limitée des institutions qui existent I à présent; entraînement du personnel des hôpitaux pour le cas où ces établissements seraient visés par les ennemis.Et ce n’est là qu’une partie de l’immense travail accompli par le Service de santé du C.P.C.qui a d’ailleurs reçu dans l’exécution de ce plan, la plus cordiale et la plus effective collaboration des groupes et organisations auxquels il a fait appel.complet de bandage* herniaire», bas élastiques, béquilles chaises roulantes, ete.C.MARTIN Enr.— Maison établie en 1858 — Spécialités : APPAREILS ORTHOPEDIQUES — MEMBR*S ARTIFICIELS — CORSETS POUR DIFFORMITES 48 et 50 est, rue Craig - - * Montréal Dép.34 — Tél.: HArbour 3727 PAS DE SUCCURSALI .1 que 30c \u comptoir, 25c; par la poste, Service de librairie du Devoir.CALENDRIER Siège social : 2630 NOTRE-DAME OUES1 L» Compagnie • mot.«Oo minimum NAISSANT: EB SERVirm SERVICES ANNIVERSAIRES ORANIV-MTESSES HFMEPC-TEMENTS POUR SYMPATHIES ET AUTRES 2c rar mot minimum d» 50c FIANÇAILLES PROCHAINS MARIA-GEr 11 00 nar Inaertlon AREX ne coûte qu« quelques sou» soulage des douleurs rhumstismeliH* de la goutte, des névralgies.CONTRE douleurs Rhumatismales Cours d'été ESPAGNOL, roura d’été mardi*, mercre-dU ft Wlà)maton 31SS.fl-7-42 Glacière à vendre Bull* giacién Monarch an acier, air conditionné, preique neuve.55 pouce* hauteur, Tél.CR.5034.Pension d'été ave ,.lUNdon.retiré du grand chemin, pré» f !.Iinval 22c.11 fut ücndant eau.excellente cutalne Prix epéclal.Juin.C le Kojat —t.n P R aauthler.12e *v*nue.M-42 REPONSES su troisième concours des dates historiques Ne manque* pas d'y participer; ii y aura distribution de cent dollars en argent.1608—Fondation de Québec par Champlain.1689—Massacre de.Lachine.1774—Acte de Québec.1834—La Saint-Jean-Baptiste fondée par Duvernay.I860—Visite du Prince de Galles.1886—Mgr Taschereau est nommé cardinal.1907—Ecroulement du pont de Québec.1912—Congrès de la langue française à Québec.1929—Pont de Montréal.(D'autres uates paraîtront ces jours prochains! VOLUMI mill — No ISO k TROIS SOUS LE NUMERO AIONNIMENTS PAR LA POSTI EDITION QUOTIDIENNE CANADA $6.00 (Saut Montrfei at la banllaua) I.-Uni* at Enx>lra britannlqua 8 00 UNION POSTALE 10.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA 2.00 E -UNIS at UNION POSTAL! LE DEVOIR SAMFW/6 JUIN 1941 / Le DEVOIR est membre de la "'Canadian Press", de r'À.B.C" et de la "C.D.N.À." Tarn** probiMa i * MAU at CHAUD Etats-Unis La menace sous-marine sur la côte orientale va en décroissant On prend des mesures pour assurer plus de gazoline aux Etats de la Nouvelle-Angleterre qui commencent à en manquer La Ruhr bombardée hier soir Londres, 6 (C.P.) — Un groupe considérable de bombardiers britanniques a attaqué hier maints objectifs dans la région industrielle i de la Ruhr au cours d’opérations qui coûtèrent 13 appareils.A la Honolulu, 6 (A.P.l — L’amiral pointe du jour, d’autres avions bri- «Chester-W.Nimitz a annoncé dans tanniques reprenaient la route de ' L'escadre japonaise qui attaque Tile Midway a subi de très lourds dommages (Canadian Press) Des officiers de marine chargés de défendre la côte orientale des Etats-Unis qui s’étend sur une distance de 1,200 milles ont déclaré hier que la menace sous-marine en cette région allait en décroissant et que l’on prend des mesures pour assurer plus de gazoline aux Etats de la Nouvelle-Angleterre qui commencent à en manquer.Le contre-amiral Kaufmann, commandant de la côte- du golfe du Mexique, a promis une meilleure protection aux navires qui font le service entre Jacksonville et la frontière mexicaine.On a annoncé dans le cours de la journée la perte de trois autres navires en Atlantique — un hollandais, un norvégien et un anglais— ce qui porte à 20 le nombre des navires perdus au cours de la semaine et à 247 le nombre des navires qu’on a rapportés officiellement comme détruits depuis le début de la guerre.Les autorités navales disent que ces pertes sont graves et que les quatre ou cinq prochai'ns mois constitueront une nériode critique.Le problème serait plus difficile que lors de l’autre guerre parce que les sous-marins allemands d’aujourd’hui peuvent faire à la fois la fonction de sous-marins et de contre-torpilleurs en raison de leur vitesse et de leurs canons.A New-York, on annonce cependant que moins d’un pour cent des quelque S',500 navires qui ont quitté un grand port de l’est des Etats-Unis du 7 décembre au 31 mai ont été coulés, que 90 p.c.des équipages de ces navires ont été sauvés, que l’activité des avions et des navires de guerre a refoulé les sous-marins vers le sud, dans le golfe du Mexique et la mer des Antilles.l’Allemagne en vue de bombardements additionnels.Les rapports ne spécifient pas quelles villes en particulier furent pilonnées hier soir.Il se peut qu’Essen qui a été bombardé lundi un bulletin émis hier soir, que l’escadre japonaise qui attaque l’ile Midway a subi de très lourds dommages.Au fur et à mesure que les rapports nous parviennent, dit le bulletin, il semble bien que les dom- i Le nouvel accord sur l'instruction aérienne MU MU1 i.c-ic ijuiijuaruc m».ui ; mages subis par l’ennemi sont très soir dernier par mille appareils, et :.° .de nouveau 2 heures apres, ait été encore atteint nit.soir.En Russie Les escadrilles canadiennes conserveront leur identité outre-mer — Formation d'un groupe de bombardiers canadiens Ottawa, 6 (D.N.C.) — Le nouvel accord relatif au programme d’entrainement aérien du Commonwealth assure à la force aérienne du Canada un contrôle décisif sur nos aviateurs servant outre-mer et pose des règles précises pour conserver l’identité des escadrilles canadiennes.Cet accord au sujet de la “cana-dianisation” des aviateurs canadiens qui, jusqu’ici, servaient en immense majorité dans quelque 600 imités de la “R.A.F.”, constitue la partie la plus volumineuse de la déclaration que le premier ministre King a faite, hier après-midi, ri::.Communes.Le premier accord devait prendre fin en mars 1943.Toutefois la réussite du projet et la nécessité de développer l'entraînement aérien i.nt incité le Canada, l’Australie, la > uivclle-Zélande et l’Angleterre à renouveler l’accord qui vient d’être ’ coiïelu.Ce nouvel accord entre en vigueur le 1er juillet et prendra |in le 31 mars 1945.I.application du nouvel accord coûtera environ 81,500,000,000.(Un milliard et demi).L’Australie, la Nouvelle-Zélande assumeront respectivement les frais d'entraînement de leurs élèves envoyés au Canada.L'Angleterre prendra à sa charge la moitié des frais, moins les ver-M-ments effectués par l’Australie et la Nouvelle-Zélande.Le Canada paiera le reste, la ¦quote-part de l’Angleterre étant surtout versée sous forme d’appareils aéronautiques.Fait importer à noter, ce sera à l’avenir le Canada, qui, en sa qualité d’administrateur du plan, décidera de la nature de l’équipement fourni par la Grande-Bretagne.Autrefois, c’était la “R.A.F.” qui en décidait.“Le nouvel accord, a dit M.King, prévoit la fourniture des équipages nécessaires au maintien de toutes les escadrilles d’opérations militaires qui pourraient être retenus au Canada pour la défense intérieure”.Le reste du document lu par le premier ministre King a trait à la “canadianisation” de nos escadrilles.L’accord prévoit d’importantes modifications dans l’administration et le contrôle du personnel du corps d’aviation canadien outremer.Les dispositions voulues exis- Moscou, 6 (A.P.) — Dans un assaut contre les troupes russes sur le front central, l’armée allemande a perdu plusieurs milliers de soldats, tués et blessés, et huit chars d’assaut.Le service d’information soviétique ajoute que cette bataille fait partie de la série d’engagements qui se déroulent depuis quelque temps dans la région occidentale rte Moscou.Les aviateurs soviétiques ont descendu deux avions allemands, dont l’un contenait de précieux documents.Les opérations aériennes de jeudi donnent le bilan suivant: 20 chars allemands, 75 camions, 60 voitures de provisions, 18 cano\s de campagne ou antiaériens, 5 mortiers et 40 wagons de chemin de fer ont été détruits ou endommagés.On a fait sauter aussi une réserve de munitions.lourds, que plusieurs porte-avions, plusieurs cuirassés, plusieurs croiseurs et plusieurs transports ont été atteints.Ces dommages dépassent de bien loin ceux que nous avons subis.Sauf quelques coups sans effet tirés par un sous-marin, poursuit le bulletin, les Japonais n’ont rien tenté depuis leur première attaque aérienne contre Midway.Le gros du travail de défense a été accompli jusqu’ici par notre aviation où la marine et l’armée sont représentées et qui s’est glorieusement distinguée.Un porte-avions déjà avarié par des attaques aériennes a été atteint de trois torpilles lancées par un sous-marin.Il est encore trop tôt pour réclamer un grand desastre japonais, mais on peut affirmer sans s’écarter de la prudence que les Etats-Unis ont le dessus dans la région de Midway.L’ennemi semble battre en retraite, mais nous poursuivons la bataille.A Ottawa Westminster ne siège pas beaucoup pins que le Parlement canadien Ce n'est pas encore le moment, pour les Communes, de commencer à siéger le mercredi soir, ni le vendredi soir, annonce M.King 1 {aient déjà en ce qui concerne les consultations sur les questions importantes en matière d’opérations aériennes.Dorénavant, il existera également une liaison beaucoup plus étroite en ce qui a trait aux questions relatives à l’emploi du personne’ canadien.Pour résumer, notons que: (1) Le quartier général de l’aviation c'radienne assume la surveillance générale* du personnel attaché à la “R.A.F.”; (2) Le quartier général pourra rappeler pour service dans la ‘T.A.R.C.’’ tout officier ou aviateur ainsi à la “R.A.F.”; (3) Les nominations supérieures d’officiers dans la “C.A.R.C.” seront faites par le quartier général canadien, et non la “R.A.F.” Londres devra conserver, autant que le permettront les raisons d’ordre militaire, l’identité nationale des aviateurs canadiens.“Dans le cas du Canada, le nouvel accord aura pour effet, dit M.King, d’ajouter à une telle disposition, grâce à la création outre-mer d’escadrilles et de formations plus importantes entièrement canadiennes, sous le commandement d’officiers canadiens, grâce également à l’affectation de personnel canadien à des escadrilles dans lesquelles les Canadiens sont déjà en service.A l’heure actuelle, le personnel canadien est disséminé dans plus de 600 unités de la Royal Air Force.M.King a annoncé la formation d’un groupe de bombardiers canadiens, commandé par des officiers canadiens et avec des équipages terrestres canadiens.Afin de ne jamais perdre de vue le but du projet, le ministère de l’air britannique nommera un comité où le Canada sera représenté pour promouvoir cette “canadiani-sation” d’un groupe de bombardiers.Les escadrilles de combat doivent nécessairement demeurer sous le contrôle du commandant en chef de combat qui est un officier de la R.A.F.“Cependant, a dit M.King, pour obtenir l’identification nationale, les^ escadrilles de combat du C.A.R.C.seront attachées à des stations qui deviendront des stations canadiennes dont le personnel sera canadien”.Le personne] des escadrilles des commandements côtiers, a ajouté M.King, sera canadien.Quant aux escadrilles de coopération avec l’armée canadienne, elles seront également canadiennes.Donneurs de sang Le C.P.R.ouvrira une clinique aux usines Angus En coopération avec la Croix Rouge, les autorités du Pacifique Canadien ouvriront prochainement j été partiellement ou totalement une clinique de donneurs de sang j détruits par le feu et ne pourront aux usines Angus.Pas ,efre restaures.Ceux qui ont Le nombre des volontaires s’élè- survécu à l’horrible nuit de diman-ve déjà à 1,200.Il est probable quel che savent que leur malheur est la clinique sera ouverte le lundi et i irreparable car c’est l’âme même le jeudi, et qu’on y recevra une i 9e, a Vi .S£1S traditions qui ont centaine de donneurs chaque se- été frappées au coeur dans tous ses marne.La direction de la clinique est confiée au Dr J.-V.Pagé, membre du personnel médical du Pacifique Canadien.M.H.-R.Duckworth s’occupe de l’enregistrement des volontaires.Les directeurs de la Croix Rouge nous font remarquer que, à la Clinique de la rue Bishop, le nombre des donneurs tend à diminuer, bien que plusieurs maisons d’affaires en aient fourni quelques groupes.Ils demandent aux citoyens — de 21 à 55 ans — de s’enregistrer le plus tôt possible, car en vue de nouveaux développements des hostilités, la Croix Rouge veut constituer des réserves considérables de sang en poudre, au Canada et outre-mer.On .s’inscrit à la Clinique des donneurs de sang de la Croix Rouge.1426 rue Bishop, dont le numéro de téléphone est PLateau 9821, Nouveaux curés L’archevêché de Montréal annonce les nominations suivantes: M.l’abbé Horace Chabot, curé de Strathmore, est nommé curé de Ste-Gertrude, à Montréal-Nord; M.l’abbé Hormisdas Papineau, curé de Ste-Clotilde, devient curé de Saint-Marc; M.l’abbé Georges-Etienne Boileau, curé de Notre-Dame de la Paix, est nommé curé de Saint-Zo-tique; monuments.L’incendie flambe encore près des églises Saint-Martini et Sainte-Marie”.Le “gauleiter” de Cologne, dans une proclamation aux habitants, dit: “Peu d'entre nous n’ont pas été éprouvés matériellement par les conséquences de cette nuit; il faudra du temps, du courage et de la patience pour réparer les graves conséquences de cet assaut sur notre ville”.(La radio allemande rapportail que des milliers de petits Allemands viendraient passer les vacances d’été en Hollande occupée, pour fuir les villes industrielles devenues intenables sous les bombes britanniques).Parade à Notre-Dame de Grâce Lundi soir le 8 juin, tl y aura dans le quartier Notre-Dame-de-Grâces, üne parade à laquelle prendront part plus de deux cents militaires du 7e bataillon de Reconnaissance (Réserve) autrefois le 17e Duke of York R.C.H., commandé par le lieutenant B.C.Hutchison, E.D.Cette parade sera accompagnée j d« deux fanfares et partira du parc | McDonald, angle des rues Earns-I cliffe et Isabelle à 8h.45 p.m., et .passera par les rues Earnscliffe, i Chemin de la Reine-Marie, Boule-I vard Décarie, Côte Saint-Luc, Gi- M.l’abbé Arthur Payment, curé | wn ck de Saint-Vital, est nommé curé de i ^ il son, Sher- Ste-Clotilde- brooke.Grand Boulevard, Notre- Ste-Clotilde; M.l’abbé S à Notre-Dame de Liesse, est nommé curé de Saint-Vital.Chatillon, aumônier P*™J1* ^ees.rdrouard Saint- Si un carnet de coupons est perdu ou volé Jacques, Oxford, jusqu’au paie Oxford où la parade se dispersera.L'aviation américaine pilonne Rangoon La R.A.F.bombarde la France occupée Londres, 6 (C.P.) — Les escadrilles de chasse de la Royal Air Force oui bombardé dans la journée d’hier toule la côte de la Manche, de la Belgique jusqu'en Bretagne.On rapparie que c’est l’une des plus vigoureuses offensives de l’aviation de ••’¦r.sve anglaise depuis le début de l i guerre.Après avoir attaqué le i atiii des objectifs dans la région l’e Calais et de Dunkerque, les aviateurs anglais ont bombardé Ostende et le Havre, qui servent de bases aux eorsaircs allemands qui alta-quent les convois, les aérodromes de Morlaix et de Laimion et Abbeville à l'inlérieur.Le ministère de r wiation a annoncé que l’on a perdu six chasseurs de part et d’autre au cours de la journée.Prit-bail à certains pays d'Europe Washington, 6 (A.P.) — Le gouvernement des Etats-Unis a offert hier de conclure des accords de prêts-bail avec la Norvège et tes Pays-Bas.C’est le secrétaire d’Etat Cordell Hull qui a soumis les projets d’accord qui sont similaires à ceux qu’il avait récemment transmis aux gouvernements de la Russàe et de la Chine aux ambassadeur* des dm pay* A Washington.Opposés au rationnement de la gazoline i Washington, 6 (A.P.) — Le pré-; sident Roosevelt a conféré hier avec ses principaux collaborateurs des problèmes jumeaux du caoutchouc et de la gazoline, pendant que la Chambre des représentants adoptait au cours d’une séance orageuse une résolution affirment son opposition au rationnement de la gazoline à| moins qu’on lui fournisse des “faits”! pour démontrer sa nécessité.On ! n’en est venu à aucune décision au] cours de la conférence à la Maison; Blanche, mais un haut personnage a1 laissé entendre que le président Roosevelt ferait une déclaration d’ici quelques Jours.Ottawa, 6 (D.N.C.) — Si un car net de coupons de la catégorie “A” j est perdu ou volé, un nouveau car-j net ne sera émis qu’après la fin du I présent trimestre qui se termine le 30 juin.C’est ce qu’on a annoncé hier au ministère des Munitions et Approvisionnements.“C'est dire, a ajouté M.G.-R.Cottrelle, régisseur des huiles, que si un carnet est volé ou perdu, son propriétaire ne pourra se procurer!1-., ¦ d’essence avant le jour où il reee-1 ,er'en,r’ mfl,s vra un nouveau carnet, soit quelques jours après la fin du mois de juin.Pour se procurer un nouveau carnet, il faut obtenir une permission spéciale du plus proche bureau régional et payer un nouveau droit d’inscription de 81.00”.Nouvelle-Delhi, Inde, 6 (A.P.) — L’aviation de l’armée américaine a bombardé avant-hier, de jour, le port de Rangoon en Birmanie occupée.Le bulletin dit que les escadrilles américaines ont bombardé les quais et les navires dans le port et qu’elles ont perdu leur premier bombardier depuis qu’elles ont commencé à opérer de l'Inde.Douze iy hnsseurs japonais ont tenté d'in-deux et peut-être même trois d’entre eux ont été descendus.Les quartiers gaullistes resteront à Londres "La Familiale" Fausse alerte au sujet de Pearl-Harbor Washington.6 (A.P.) — Un porte-parole du département de la Ma-, rine a démenti catégoriquement sur la fin de la journée d’hier les ru-' meurs voulant que les Japonais fussent en train d'attaquer Pearl-Har-bor.Il a dit que l’on était en com munication directe avec Honolulu et que tout était calme.C’est le re-.présentant John McCormack, démocrate du Massachusetts, qui avait dit à la Chambre qu’on venait de l’informer que la radio annonçait i une attaque contre Pearl-Iiarbor.j A l’occasion de ses noces de bois, La Familiale donnera dimanche, le 7 juin, un souper dans sa salle de conférences, rue Boucher, angle Saint-Hubert.Tous les amis de l’oeuvre sont cordialement invités.Projet d'un comité conjoint anglo-américain Londres, 6 (C.P.) -Dans les milieux des Français libres de Londres on dit que la proposition faite | par le Canada, de Montréal, de , transporter à Montréal les quar-! tiers des de Gaullistes n’est pas i acceptable.On explique que l’un I des éléments de la résistance à l’eu-j netni en France est la proximité j des Français libres.Il suffit de quelques minutes en avion pour i passer d’Angleterre en France.On j fait entendre que le jour de la libé-] ration venue, il faudra que les Français libres soient en mesure de* passer rapidement en France.Taxe de vente Cologne est en ruines Berne, 6 (A.P.) — Les premiers journaux à reprendre leurs éditions quotidiennes dans Cologne en ruine ont reparu mercredi et arrivent en Suisse neutre.La Gazette de Cologne (Koelnische Zeitung) décrit la ville comme “une vaste ruine encore fumante, plusieurs incendies flambant encore et des quartiers entiers vides de leurs résidents”.(D’après un Journal danois, les résidences de 10,000 habitants ont été détruites, le quartier des affaires rasé et il y a même des dommages dans la banlieue).La Gazette rapporte aussi que “l’aspect général de la cité est complètement chambardé; des milliers de citoyens ont appris la nuit fatale que l’on ne peut rien contre un destin aussi horrible, la plupart des précieux monuments de Cologne Reboisement Plus de trois millions d'arbres Québec, 6 (D.N.C.) — Le ministère des terres et forêts de la province de Québec a pris dans ses pépinières plus de trois millions d’arbres, cette année pour reboiser notre domaine forestier.Environ quatre millions de jeunes plants et semis seront placés dans les mêmes pépinières pour combler les vides et garantir une réserve de plus en plus efficace.Ces chiffres nous ont été fournis bier par M.J.A.Roy, ingénieur forestier et chef du service provincial du reboisement.Le reboisement se fait sur les terres de la Couronne qui ont été affectées par les coupes intensives ou les feux de forêts.Les cultivateurs et tous ceux qui s’intéressent au reboisement peuvent aussi obtenir des néninieres les plus rapprochées, à des conditions particulièrement avantageuses, les plants qui leur permettront d’améliorer les parties de leurs fermes jugées impropres à la culture.La politique de reboisement a pour but d’aider le cultivateur, de maintenir les grandes industries fo-i restières et de conserver les têtes ’, d’eau.On sait que dans plusieurs parties de la province, le déboise-1 ment des régions où certaines rivières ont leur source, a eu des conséquences désastreuses.M.Roy nous expliquait que le ] couvent forestier agit comme une ! éponge, au printemps.Interrogé au sujet des arbres af- j fectés au reboisement, M.Roy nous ! a déclaré qu’on employait surtout ] le pin et l’épinette.Mais on utili-i se aussi les bois francs, tels que l’érable, le merisier, Tonne, pour] répondre aux exigence1- ’du commer-1 ce.; Pour que les plantations soient ; fructueuses, i) faut qu’elles soient ¦ faites avant l’éclosion des hour- ! geons et des feuilles, ou encore à I l’automne.Ce printemps, le reboi- ; sement s’est fait dans d’excellentes : conditions et a pris une ampleur inusitée.L'état des semailles dans l'ouest canadien Ottawa, 6 (D.N.C.) — Ce n’est pas encore le moment, pour la Chambre des communes, de commencer à siéger le mercredi soir ni le vendredi soir, encore moins (Tinaugurer les séances du malin, d’après une déclaration du premier ministre.Relevant certaines remarques de M.Donald McNiven, libéral de Régina, à cet effet, M.Mackenzie King a dit qu’il était d’usage de ne commencer les séances du mercredi et du vendredi soir que lorsque les commissions parlementaires ont terminé leur travail et que la fin de la session approche.M.McNiven a prétendu que la Chambre des communes travaillait beaucoup moins que le congrès de Washington et la Chambre de Westminster.Les Communes canadiennes ne travailleraient que 24 heures par semaine, alors que le Congrès siégerait trente heures et Wesl-minster, 40 heures par semaine.M.Mackenzie King a corrigé ces avances erronées.En fait, Westminster ne siège pas beaucoup plus que le Parlement canadien depuis le dé- i but de la guerre.D’ailleurs les dé- : mités travaillent beaucoup plus cm# 24 heures par semaine.M.Hanson, chef de i’oppositio.iv a admis qu’il travaillait jusqu’à heures par semaine.Quoi qu’il en soit, pendant quelf que temps encore, la Chambre n» siégera pas le mercredi soir, non plus que le vendredi soir.On s’ef-forcera toutefois d’expédier le tra« vaiL parlementaire.Hier après-mi# di.la Chambre a approuvé le proiet de loi du budget de guerre de 82,# 000,000,000 en première lecture.En l'honneur de deux aviateurs Dans la soirée, on a fait une grande manifestation sur l’esplanade parlementaire, en l’honneur de deux jeunes aviateurs canadiens» français, Paul-Emile Morin et Lau* rent Robillard, qui se sont couvert* de gloire en Europe.Le premier* ministre, M.Mackenzie King, a pro# noncé un bref discours dans lequel il a loué le courage de ces jeunes hommes et rappelé les traditions d’héroïsme des découvreurs Français de ce continent.LIBYE Encerclement de Rommel Winnipeg, 6.— Les pluies récentes tombées dans les provinces de l’ouest du Canada ont grandement amélioré la situation des semailles, dit le rapport du service de l’agriculture du Canadien National.L’humidité du sol dans les endroits desservis par le Canadien National, est satisfaisante.Toutefois, des pluies seront nécessaires aux endroits qui] souffraient de sécheresse.Les dangers de gelée et de neige ; sont complètement disparus dans la] région du nord de la Saskatchewan et les semailles sont presque toutes terminées.Le blé pousse rapidement.Il est déjà cinq pouces de haut.Des conditions similaires existent au Manitoba et dans le sud dè la Saskatchewan.Les pluies de ces derniers jours ont grandement amélioré la situation et la germination du lin dans les régions du centre de In Saskatchewan.Les semailles se sont grandement améliorées dans les régions du centre de Test de TAlberta où la sécheresse se faisait déjà sentir.Du nord de TAl-j bertn on rapporte que toutes les ! semailles sont terminées et que les! conditions d’humidité du sol sont en général satisfaisantes.Dans la région de la Rivière de la , Paix, les semences de grain sont terminées.ou à peu près.Le grain pointe sur une hauteur de trois à six pouces et l’état d’humidité est satisfaisant.Pour M.Power Washington, 6 (A.P.) Le ml-! nistre anglais de la production, M.j Oliver Lyttelton, a discuté hier avec le président Roosevelt la création d’un comité de production conjoint anglo-américain.M.Harry-L.Hop-! kins, président américain de la com-; Washington.6 (A.P.) — Le co-mission anglo-américaine de répar- mité des voies et moyens de la lition des munitions, a participé à Chambre des représentants a averti ; l’entretien.M.Lyttelton a exprimé le gouvernement des Etats-Unis] son espoir de voir ce comité de qu’il ne pourra obtenir son revenu! production anglo-américain pren- de 88,700,000.000 sous forme de dre corps avant son retour en Gran- taxes sans l’imposition d’une tav de-Bretagne.A j de vente.Québec, 6.- A une assemblée régulière des directeurs de TUnion libérale Laurier Enr., la résolution suivante fut adoptée à Tintenlion de] M.C.-G.Power, ministre de TAir! dans le cabinet King: “Que les directeurs et les membres de TUnion libérale Laurier Enr., ont été particulièrement heureux d’apprendre que ce fut sur les instances de M.C.-G.Power que la conférence de Tair des pays alliés se tint à Ottawa.“Qu’ils tiennent également à exprimer leur vive satisfaction à la suite de la déclaration faite par l’honorable ministre, et dans laquelle il annonçait son désir de “cana-, di.iniser" nos escadrilles aériennes”.Ciigné) Adélard LALIBERTE, I ________ _ président.] Très prochainement Le "Devoir" commencera très prochainement la publication d'un nouveau l feuilleton.Attaque britannique à l'ouest de Knightsbridge Le Caire, 6 (A.P.) — Les chars d’assaut et l’infanterie des Britanniques ont attaqué jeudi soir les troupes de l’Axe à l’ouest de Knightsbridge, reprenant ainsi la bataille vieille de onze jours, qui a coûté 340 chars d’assaut au maréchal allemand Rommel.Les Britanniques ont soutenu avec succès leur attaque toute la journée d’hier.Les troupes britanniques étaient rangées en demi-cercle jeudi soir, au moment de l’attaque, autour des positions axistes.Les aviateurs ont constamment harcelé les Allemands et les Italiens.Au sud du débouché ouvert par Bommei, les Français libres et les indigènes qui tiennent Bir-Ha-cheim ont reçu des renforts après avoir à plusieurs reprises repoussé les attaques nazistes.Knightsbridge est situé à 15 milles au sud-ouest de Tobrouk et à 20 milles environ du théâtre des attaques.Au nord, les Sud-Africains ont attaqué l’ennemi et ont fait des prisonniers.Des observateurs-disent que Rommel est encerclé de telle façon qu’il devra frapper un grand coup pour essayer de reprendre l’initiative ou retraiter vers l’ouest.— - ——— Perte de 113 avions anglais cette semaine Londres, 6 (A.P.) — Selon des sources bien - informées, il appert que la R.A.F.a lancé plus de 3,000 appareils sur l’Allemagne durant la semaine finissant aujourd’hui.Sur ce nombre, les perles furent de 113 appareils, ce qui donne un pourcentage de moins de quatre pour cent.On estime qu’hier soir, 300 an-oareils prirent part au raid sur la Ruhr et que 13 appareils ne sont pas revenus des opérationns.Seule la mauvaise tempérrfture arrêtera désormais l’offensive, dit la même source d’information.Le sexage des dindonneaux Québec, 6 (D.N.C.) — C’est à M.Simon Matte, instructeur avicole de Lennoxville, que revient l’honneur d’être le.premier technicien canadien à réussir le sexage des dindonneaux d’un jour.Désormais, grâce à l’habileté de ce spécialiste, il sera possible de déterminer chez nous 'e sexe dfs dindonneaux d’un jour sans avoir recours à un tcch nicien étranger.Le sexage des dindonneaux se fait déjà aux Etats-Unis, mais, sauf erreur, personne au pays n’avait pu réussir ce délicat travail d'une manière pratique, c’est-à-dire avec un faible pourcentage d’erreurs.Al.Matte est au service du ministère de l’agriculture de Québec depuis 11 ans, en qualité d’instructeur avicole.Depuis 5 ans, il s’est spécialisé dans le sexage des poussins.Ce printemps, M.Matte a sexé.plus de 400,000 sujets pour le compte de divers couvoirs coopératifs.Le succès de ce spécialiste québécois est d’une importante portée économique.A Ottawa, on pourra maintenant expérimenter sur Ton-graissement des dindonneaux en commençant le trava.il dès l’éclosion et ainsi en arriver A des conclusions plus justes aù bénéfice de l'industrie avicole canadienne.Chuhsien serait tombée Tokvo, 6 (A.P.) — I.'agence de nouvelles Domci annonce aujourd’hui que des unités japonaises sont enlrérs dans la ville de Chuhsien, dan l’ouest de la province île Tchékianfe, hier, et au'elles onl ronlinué leur offensive A l'ouest de eetie ville combattant des forces chinoises sous une phrie torrentielle.Un rapport précédent indiquait que les Japonais s'étaicnl emparés de J'aùrodroma de la ville.Pour le camp de Farnham Départ d'un premier groupe du Corp* école des officiers de t'Université de Monfréol On annonce par l’entremise du Bureau des relations extérieures de l’armée aux quartiers généraux du district militaire no 4 que dimanche matin, le 7 juin, le premier groupe de jeunes gens faisant partie du contingent du corps école des officiers de l’Université de Montréal partiront pour entreprendre leurs 15 jours d’entraînement annuel au camp d’été de Farnham.A sept heures dimanche matin, quatre compagnies, dont une formée de jeunes gens de l’Institut agricole d’Oka, se rendront à l’arsenal du corps école des officiers de l’Université de Montréal alors que le lieutenant-colonel Sylvestre, aumônier de Tunité, célébrera la sainte messe.A 9 h, 30 a.m., ces jeune# militaires quitteront leur arsenal pour défiler par lu rue Sherbrooke vers ] Touest jusqu’à la rue Peel et descendre la rue Peel jusqu’à la gare Wind-I sor, où ils prendront Je train à 10 I h.30 a.m.Le défilé sera sous le commande-; ment du lieutenant-colonel Paul Ranger, commandant de Tunité, Les souscriptions pour la Croix Rouge Total pour, la provinc* de Québec l $2,084,000 ______ La campagne de la Eroix Rouge est terminée depuis plus d’une semaine, mais les rapports et même les souscriptions n’ont cessé d’arriver au quartier général.On nous informe que le total des souscriptions, pour la province de Québec, est maintenant de $2,084,-000.Pour les districts en dehors de la région métropolitaine, on donne le grand total de 8608,877.Les résultats de la campagne dans ces districts sont très inégaux; en certains endroits, par exemple aux îles de la Madeleine, les souscriptions ont dépassé de beaucoup ce qu’on espérait; par contre, certains districts, pour des causes diverses, sont loin d’avoir atteint leur objectif.Mais les présidents conjoint» des districts ruraux, MM.C.-O.Mo-uat et J.K.Wilson, déclarent que, dans l’ensemble, on peut se réjouir des résultats obtenus.Dentistes en congrès à Québec Québec, 6 (D.N.C.) — Environ trois cents dentistes se sont réuni» à Québec hier pour leur congrès annuel.l e Dr Viger Plamondon préside.î.e président d’honneur est le Dr Air irle Bélair, de Montréal.Le principal événement de la joprné»* a été l’ouverture officielle, par le Dr Philippe Hamel, d’une succursa’e québécoise de la Coopéra! ive dentaire de la province de Quéoei*.Cette coopérative fut fondée • Mont' réal en 1938.Elle groupe présentement 304 chirurgiens dentistes.Les séances du congrès r.e continuent aujourd’hui.L’homme contemporain et le problème social par l« R.P.Gérard PETIT, C S C.Philosophie et problèmes contemporains.Volume de 434 paaei.Au comptoir $1.50; par la poste $1.60 SERVICE DE LIBRAIRIE DU "DEVOIR” 430 rue N.-Dame est, Montréal » Il DEVOIR, MONTREAL.SAMEDI 6 JUIN 1942 VOLUME XXXIII — Hç 190 LES LIVRES ET LEURS AUTEURS V La poé»l« “Les yeux sur nos temps S’inspirant de la Sainte Face du Suaire de Turin.Roger Brien brosse une impressionnante fresque du monde contemporain qui le classe d’emblée parmi les grands poètes mystiques — On voudrait cependant trouver dans son splendide poe me cette poussée conquérante des jeunesses catholiques seules capables de consoler le Christ ensanglanté, couvert d’opprobre qu il nous montre — Oeuvre qui marque une date importante dans nos lettres Roger Brien, dont la destinée est de devenir l’un des plus grands poètes non seulement du Canada mais du monde tout court.— a condition qu’il mette un frein à son imagination desordonnée et une bride à sa prolifique production, —vient de nous donner, avec ses icux sur nos temps, ce que, du strict point de vue littéraire, on peut appeler, «ans exagération aucune, un chef-d’oeuvre, et qui n est qu un commencement car le poète est encore dans toute la sève de sa jeunesse.Mais un chef-d’oeuvre n’est pas nécessairement complet à tous points de vue.Ainsi, celui de notre ami Brien est assombri par deux erreurs, volontai- - rea ou non., , D'abord, en page frontispice, l’auteur reproduit, sans y faire la moindre allusion, la Sainte Face du Suaire de Turin, — qui devrait d’ailleurs lui être particulièrement chère puisqu’il s’en est visiblement inspiré d’un bout à l’autre de son poème.Tes admirateurs de M.Brien eussent aimé une brève explication de cette reproduction étrange qui apparaît au premier plan.Le poète qui.comme tout être terre à terre, est capable de réflexion, aurait pu préciser, par.exemple, que son chef-d'oeuvre lui a été inspiré par cette “Sainte Face” dont Sa Sainteté Pie XI, de glorieuse mémoire, disait, à Casiel-Gandolfo, le 7 septembre 1936, à; un pèlerinage de jeunes gens de l’Action catholique: “Voici des images de Notre-Seigneur Jésus-Christ.Aussi, peut-on; dire que ce sont les images les plus suggestives, les plus belles, les plus précieuses que l’on puisse rêver.Elles viennent en droite ligne de cei objet encore mystérieux, mais qui n’est certainement pas fait de main humaine (déjà l'on peut tenir ceci pour démontré), je veux dire: le; SUAIRE DE TURIN”.‘‘Nous avons dit mystérieux, parce que bien des mystères entourent encore cette chose sacrée.Toujours est-il que c'est chose sacrée, comme peut-être nulle chose au monde.Assurément, on peut dire désormais qu’il ressort, de la façon la plus positive, laissant de côté toute idée préconçue de foi ou de piété chrétienne, que ce n'est certes pas le travail d’une main humaine”.C’est ce qu’aurait dû dire mon ami Brien en présentant, sans la présenter, l’auguste image qui justifie son livre.Il ne l'a pas fait.Ca ne me regarde pas, car les poètes peuvent avoir des raisons que les simples .mortels ne connaissent pas.Deuxième réserve: dans sa tragique épopée du monde contemporain, le poète fait défiler tour à tour les déchets de l'humanité devant le Christ couvert de crachats, d’insultes, d’opprobres.Les seuls éclaircies de consolation qu'il donue au Christ, dans ce monde de 1942, dont je suis et dont il est lüi-mème, viennent d'un jeune homme anonyme et d'une chanteuse «’opéra.Pour ce qui est du premier, le Christ lui demande: “Viens avec moi.'’ (Le poète, ne n^ns dit pas si le jeune d'êtres au bord d revenir au Dieu di ibime et qui veulent sortir de l’ornière, qui veulent leur enfance: Ressuscite ma foi, Et if ri vrai comme autrefois.Comme ait temps où j'aimais m'agenouiller au temple, Petite fleur d'amour, des aves pleins mes mains, Les yeux ensoleillés.le rneur naïf et tendre.du poète, l’obscur regret de “la Ce qui précède est, dans l’esprit __^___________ poi fille des’rues".'Voici, maintenant, le cri du poète O face de mon Dieu, troublante vérité! Sos yeux se sont fermes peur ne pas te connaître.Vos yeux se sont remplis de monts d'obscénités.Pour te priver du gîte où tu voulais renaître.Et cette autre supplication de la jeune fille pure devant le Dieu qu’elle aime mais craint à la fois: Mon front, comme un jardin, subit la canicule.Mon regard s'enrichit de reflets inconnus.Je me sens, jeune vigne, aux pampres fins, ténus, Pousser des sèves de désirs et de romances Je suis la terre ardente aux promesses immenses.Eteindrai-je ce feu qui dévore mon corps?Je sais, mon Dieu, Tu peux frapper.Attends encor.Laisse-moi féconder mes innombrables rêves.Accorde-moi, Seigneur, une décade.Achève.Je refuse, aujourd’hui, mon Dieu, Ta sainteté.J’ai .peur.Je tremble.Assez.Pourquoi persécuter Cette loque de coeur affamé de vendanges?Je suis tonte de chair.Je ne suis pas un ange.Et la ‘‘jeune fille” du poète continue ainsi, enfilant les beaux vers après les beaux vers, pour se faire répondre finalement par le Christ imaginé par M.Brien: .Je comprends que ta nature A besoin d’être aimée et d’aimer, chère enfant.J'ai fait le coeur humain: j'en connais les tourments.Scs méandres de doute et ses blanches chimères.Tous ses épanchements, et ta faim d'être mère Pour immortaliser son règne dans ton sang.J'admets tous tes désirs éblouissants.Et ton art d’être belle, et tes charmes suaves, Ton légitime espoir, et te puissant conclave Où les ardents secrets élisent ton bonheur.Me comprends-tu, ma fille?Oui, j’exige ton coeur.Pourtant, je te te laisse entier.Tu vois, /’approuve L'homme de ton désir, pourvu que tu le trouves Selon mes lois.Ce ne sont certes pas là des vers à faire méditer par les jeunes filles de nos couvents.On pourra peut-être, on certains milieux, se scandaliser à tort des Yeux fermés sur nos temps, comme on s’est scandalisé d’ailleurs de l'Echange de Paul Claudel, du \oé d’Obey et même de certaines pièces d’Henri Ghéon., , „ j .• ».Quoi qu’il en soit, le poeme de Brien marque une date importante dans'iios lettres, un tournant dans notre poésie.Avec cette oeuvre, comme d’ailleurs avec «on incomparable Prière de Marie des Neiges, Roger Brien s'affirme comme un grand, très grand poète dont on peut tout attendre.Lucien DESBIENS homme a répondu à l’appel, mais on doit le supposer, par les nombreux points de suspension).Quant à la cantatrice, elle fait preuve de bonne volonté, et elle termine son dialogue avec son amie Yolande par ces mots qui ne manquent pas de noblesse: “.El nous verrons, un jour, le Christ à la margelle.Assis au bord du puits, les doigts pleins de pardons, L’Artiste de nos jours et que nous ignorions.’ Mots prophetique-s qui, je l’espère, se réaliseront un Jour.Et le poème se termine sur cette parole désabusée du Christ devant l'humanité de 1942: ."Et malgré tout, j’espère.” ,1e ne suis pas poète, mais il me semble que si j avais eu ce privilege, mystn?de la [iainte-Trinité 1 Romans historiques canadiens (1941) Au mois de mars 1942, M.Charles Clay a publié dans la Canadian Historical Review une analyse des , différents romans historiques ca-! nadiens parus en librairie en 1941.! Tiré à part, son article forme une j brochure d'une dizaine de pages i de texte serré.Deux romanciers canadiens-fran- philosophe catholique, issu d’une vieille famille française, écrit des pages définitives sur la vie politique de son pays entre les deux guerres.$1.25 au comptoir, $1.35 par la poste.Les Italiens tels qu'ils sont, par le comte Sforza.— Ce livre nous apprend à mieux connaître les quali-; vraie grandeur du peuple Dom Grenier, O.S.B., prieur du monastère «e Saint-Benoit-du-Lac, vient de publier un traité de Dom Iju-ien Chambat sur le mystère de la Sainte Trinité.En partant du donné de la Révélation.l’auteur étudie les divers aspects de ce mystère fondamental de notre foi, en procédant, comme le langage de la Sainte-Ecriture y invite, par des comparaisons avec ce que notre raison peut saisir dans les créatures.De la considération de l’activité intellectuelle de l’homme il passe à la première procession que l’on trouve en Dieu, celle de la génération du Verbe.Et en prenant comme point de comparaison l’opération de la volonté humaine il passe à la deuxième procession divine, la spiration du Saint-Esprit.Ces deux processions, l’une par voie d’inteliigenre et l'autre par voie d’amour, Dom Chambat en montre les caractères qu’exige la perfection divine.Puis il entreprend non pas certefs d’expliquer le mystère, mais de résoudre les objections des incrédules; de montrer comment Dieu peut être à la fois un et trine, sans détriment pour la très simple essence qui est tout lui-même.Le principe qui permet de réfuter cette apparente contradiction c’est celui de relation, relation de paternité et de filiation, relation de spiration active et passive.Les deux processions divines fondent des relations substantielles qui sont les Personnes divines.Le Père, le Fils et le Saint-Esprit n’unt qu’une seule substance, qu’une intelligence, qu’une volonté, qu'une opération; c'est un seul Dieu; et tes relations substantielles, qui s’identifient absolument avec la substance divine sous l’aspect où elles sont réalité, sont distinctes sous l'aspect où elles exercent une opposition entre elles et constituent les trois Personnes.* * * Dans la note qui précède ee hrtf traité.Dom Grenier dit que c’est un chef-d’oeuvre du genre, et il ajoute: "C’est, si l’on veut, de la vulgarisation, mais d’une telle perfection qu’elle ne laissera pas d’être utile même à ceux qui ont fait, dans la Somme de saint Thomas, une bonne étude de sujet.Toutes les personnes qui ont de bonnes notions de philosophie apprécieront hautement ces pages de lumière”.C’est donc à un public assez étendu que s’adresse l’auteur.D’ailleurs celte brochure de 76 pages est le texte d’un cours donné à Moulins, aux Dames du cercle ‘‘Lumen”.Le seul motif qui nous a porté à signaler cet ouvrage aux lecteurs, c’est qu'à cause du sujet traité il est possible que beaucoup de aussi on attribue la réalisation du projet de reconstruction de la maison de Pierre Chauvin, à Tadous-sac, à deux pas du nouvel hôtel.Le volume de M.Coverdale s’ou-vrc par une préface du gouverneur de la province de Québec, sir Eugène Fiset.Il se divise en trois cha- Canada voudront posséder.Imprimé avec goût et se présentant avec belle apparence, il fera certes bonne figure sur les rayons de toutes nos bibliothèques.Volume de près de 300 pages.Au comptoir $1.25, par la poste $1.36.La série complète, au comptoir, pitres: De la légende à la réalité, $3.25- par la poste, $3.40.1497 à 1603; la lutte pour la possession du Saguenay (guerres des Français et des Anglais), 1603 à 1782; la métamorphose ou l’essor de Tadoussac, 1783 à 1942.Le*; illustrations sont les suivantes: carte de la Nouvelle-France, dessinée par Champlain; scène de portage; carte de Tadoussac, également de la main de Champlain; carte de Tadoussac en 1840; carte des postes de la traite des fourrures dans la région du Saguenay; la chapelle de Tadoussac (datant de 174'/); aspect de Tadoussac en 1872: reproduction du croquis de Service de Librairie du Devoir.Livres d'actualité » j Les guerres modernes et la pensée catholique, par l’abbé Luigi Sturzo.— C’est un livre que tous les catholique désireux de connaître la pensée des Papes sur la guerre juste, la paix arrivée, la morale internationale, se doivent de lire.Au comptoir $1.25, par la poste $1.35.L’Extrême-Orient et nous, par Auguste Viatte.— L’auteur, professeur à l’Université Laval, qui a vi- at sité l’Extrême-Orient et qui en ob-l’architecte Sylvio Brassard pour L.1 serve l’évolution depuis une quin-maison de Pierre Chauvin, en voie 1 /.aire d’années, nous donne une de reconstruction; le premier liô-! svnthqse précise qui éclaire les évé-tel de Tadoussac, 1865, puis l’hôtel i nements actuels.Au comptoir 65 moderne qui sera inauguré le 27 lets, par la poste 70 cts.juin prochain.; Lettre aux Américains, par Gus- Ce livre de M.Coverdale est une (ave Cohen.— Dans ce livre, un professeur de la Sorbonne, arrivé récemment aux Etats-Unis, nous dit ses étonnements et ses espoirs, ra- -conte avec simplicité ses aventu-res.Mais surtout, il nous parle de la jeunesse française et nous dit sa foi en elle et dans la destinée de sa patrie.Au comptoir 50 cts, par la poste 55 cts.Tous ces livres sont présentés avec le souci de perfection qui caractérise les livres publiés aux Editions de l’Arbre.En vente au Service de Librairie du Devoir.oeuvre de goût raffiné.Alfred AYOTTE VIENT DE PARAITRE “Histoire des Patriotes” - Tome III La Prise d’armes et la Victoire du Nationalisme (par Gérard FILTEAU) • t ' i m ¦ “i à] *1 i* at el a .•t, a! i-s tt* •-i x- er •i *.t t t iguet.Desro Je ne suis pas poète, mais il me semble que si j’avais eu ce privilège, J est Les Opiniâtres, titre que M., je n’aurais pas oublié de faire défiler devant mon Christ mutile, rejete, Clay serait porte a traduire de qua- .^(^e contre de errant en vain dans un monde qui le fuit, toutes ces admirables jeunesses tre açons Hie Stubborn Ones The j ^ ^ Jmouv catholique, du XXe siècle (jeunesses ouvrières, estudiantines, agricoles, Obstinate Ones, ou bien i lie luire- ^Tnrajtnage emom etc.) cuii, dans leurs milieux respectifs, prêchent d exemple pour remet- ; pid Onos ou encore i he Determined .» i i /"M._ » .i _ __ ___ r ) z-' i i »• m et a ï n i m .catholique, du XXe siècle (jeunesses etc.) qui, dans leurs milieux respecti tre à sa vraie place le Christ, dans leur foyer, parmi leur entourage imme diat et dans la société* ?¥ re avec joints à cardan.A cause de ce système chaque remorque ou fourgon j de livraison avait deux roues mo- j trices et le “train” de Charles Renard était donc en “progression I continue”.(Force motrice répartie selon le nombre de fourgons).En I France et même dans les pays voisins, ce système de Renard se répandit très vite et l'on croyait avoir trouvé pour toujours la solution au problème du transport de marchandises lourdes et de pièce d’artillerie.Vers 1910 cependant, les routes et les pneus ayant été considérablement améliorés, le camion reprit sa popularité pour le transport de poids lourds.Depuis quelques années toutefois, à cause de nos | moteurs puissants, munis de multiples rapports d’engrenage, et aussi à cause de nos boulevards larges et résistants qui s’étendent comme un tapis blanc entre nos prairies et même dans nos montagnes, la livraison interurbaine au moyen de fourgons tirés par un camion tracteur devient de jour en jour plus répandue.Le li juin 1906, entre Montmartre et Saint-Germain*des-Prés, à Paris, circulait pour la première fois un autobus.C.e véhicule, dessiné par Eugène Hrilllé, était un autobus à impériale américain (Chicago type bus, double-deck covered) pour 18 passagers.La caisse provenait des anciens omnibus à agrément on voyageait à cette époque sur des routes recouvertes de poudre grise épaisse, cachant même la verdure aux abords du chemin, lorsque l’on sait que l'automobile était à ce moment-là dépourvue de pare-brise! La seule pensée de ce spectacle devrait nous calmer, lors-ue de temps à autre nous parcourons dans nos automobiles à la carrosserie étanche une route quelque peu poussiéreuse.Ce fut le Dr Cu-glielminettl qui démontra le premier que le meilleur procédé dans la lutte contre la poussière consisted tout simplement à l'empêcher de se former et que.pour ce faire.Laughlin-Buick.Pour nous c'était une nouveauté, mais pour l'Européen, cette grande amélioration lui était déjà connue depuis 1904.En effet, le plus ancien brevet que l'on connaisse sur le freinage des roues avants, (au moyen du passage d’un cable dans le pivot de la roue) est celui de Renouf pris en cette même année en Angleterre.Malheureusement, cette invention ne fut pas bien accueillie à ce moment-là, car on considérait que ce système ocea-1 ion liera it (les catastrophes.En 1996.Mercédès, voiture de fabrication allemande, essaya à son tour d'imposer un système de freins aux quatre roues mais ceci sans beaucoup de succès.En 1910, soit treize ans avant que la voiture américaine adoptât ce système, de nombreuses voitures anglaises furent munies de freins aux quatre roues et la même année la maison italien- ' ne Isotta-Frasehini prenait un brevet se rapportant à un tel système de freinage.Le frein mécanique rencontra cependant un sérieux concurrent en 1924 dans le frein à transmission hydraulique (à l'huile) Lockheed de fabrication américaine et popularisé surtout par la Société Chrysler.Aujourd'hui, le svstème île freins hydrauliques est adopté par toutes les voitures de fabrication américaine et par la plupart des automobiles européennes; cependant parfois, dans Je cas de voitures de tourisme de grand luxe et pour certains camions très l quantité suffisante de goudron minéral, résidu de la distillation de la houille.(îrâce à la campagne énergique qu’il entreprit à ce sujet, la poussière disparut peu à peu sur les routes et ce promoteur du goudronnage des routes fut considéré comme un véritable bienfaiteur de l’automobile.Vers cette même époque.Georges Huilier, administrateur de la Société des Automobiles Mors, démontra que le meilleur moyen d'empêcher les moucherons et lu poussière d’atteindre la figure du chauffeur et des voyageurs était de munir l’automobile d’un pare-brise.C’était simple, nous direz-vous, mais il fallait y penser! Le premier pare-brise était loin de ressembler à celui de nos voitures modernes, puisqu’il consistait en une glace supportée à la hauteur des veux par deux potences et reliée au tablier de la voiture par une simple toile.C.e système permettait de rapprocher la glace du visage du conducteur et «le son voisin el éliminait par ce fait la mauvaise vision qui se produit lorsque les yeux sont fort éloignés d'une glace.Ce système aussi permettait la mobilité du pare-brise, facilitant ainsi l'entrée des voyageurs dans le véhicule.Tels furent en somme les débuts du pare-brise que le fabricant d’automobiles a modifié ronsi-dérnblement depuis cette date, mais qu’il n'a jamais pu cl ne pourra jamais éliminer.Raymond HURTUBISE garnitures « redan (m) crénelé du (rn) d’atta-couvercle Battery box fittinys: de caisses de batterie.Buttery box channel: ou épaulcment (m) de bac d’accumulateur.Battery lid bolt: axe che ou de fixation du d’accumulateur.Battery cable bindiny boit: manchon de connexion de batterie.Battery, care of the: entretien (m) de la batterie.Battery carrier (support or brackets): support de batterie.Battery carrier anale (or crossbar): traverse de support de batterie.Battery carrier brace: renfort de support de batterie.Battery carrier damp: bride (fl de fixation de support de batterie.Battery carrier clip: collier de serrage de support de batterie.Battery chnrqer adn rectifier: redresseur-chargeur pour batteries.Battery clanip: patte d'attache de batterie; bride ou collier de serrage de batterie."Aux origines de Montréal' par l'abbi GEORGES THDOT L Voici un livre qui renie! sous les yeux de tout Canadien, fier d *s origines si catholiques el françaises «le la métropole de notre pays, une épopée de souffrances, de vaillance et de foi, dont la grandeur sévère et pure n’a pas été, semble-t-il.dépassée ni même niteinte dans l’h’s loire d’aucune autre cité C’est ie livre que voudront consulter conférenciers, professeurs «d élèves, afin de pouvoir évoquer grâce à des documents authentiques, les débuts héroïques de Ville Marie: afin de comprendre et d’ex pliquer pourquoi il ne fallait point que passât inaperçu le trireme).ai re de Montréal.Au comptoir .75s., par la pos’e .80s.Sendee de Librairie du Devoir, Le seul obstacle serait peut-être l’impossibilité de se procurer les ressorts de métal nécessaires aux pistons de divers instruments, mais qui sait si les laboratoires ne réussiront pas à découvrir un substitut tout aussi élastique.Enfin, qui empêchera les fabricants d’établir des trompettes, des cors et, qui sait, même des tubas, fonctionnant mal que vous constatez existe en Ontario et ailleurs.Nous sommes à établir des standards qui seront applicables partout.Veuillez croire que nous ferons toutes les instances possibles pour diriger vers le travail de nuit tous les chômeurs en disponibilité avant de recourir au travail féminin.Bien à vous, Edgar ROCHETTE, ministre.¥ êft H Montréal, 19 mai 1942 Honorable Edgar Rochette, Ministre du Travail, Hôtel du gouvernement, Québec, P.Q.Monsieur le Ministre, Une question d’intérêt national j se pose avec de plus en plus d’acuité chaque jour, la question du tra-; vail féminin.Nos enquêtes faites dans diffé-renls milieux et à travers la majeure partie de la province nous j révèlent les conséquences désastreuses au point de vue physique et moral du travail féminin dans nos usines de guerre, pnrticulière-ment le travail de nuit.Nous savons d’ailleurs nue les principes et les «faits étant d’accord pour démontrer .à l’évidence que le travail féminin q toujours été un désordre familial et social, c’est donc nuire à un cf-:fort rationnel de guerre que de dé-ftruirc le capital humain, ruiner la ; famille et compromettre Tordre so-¦ cial.Voilà pourquoi, nous attirons votre atiention, Monsieur le Ministre, ; sur ce grave problème du travail féminin et nous vous demandons : de prendre en sérieuse considération les amendements suivants que j la Ligne ouvrière catholique désire ardemment voir apporter à I la législation du Iravail féminin pour le bien-être de la classe ouvrière à savoir que: lo Ton utilise d'abord toute la main-d'oeuvre a dans tel ou tel établissement des abus qu’il faudrait réprimer; nos inspecteurs du Travail seront immédiatement dirigés à cet endroit.Le ministère vous remercie aussi de vos excellentes suggestions.Bien à vous, Edgar ROCHETTE, ministre.Graphologie au “Devoir” Minerve — Etait-ce votre écriture?Je puis faire l’analyse sur la lettre du 29 mai.Prière de répondre.P'tit G.,4.L.— Vous avez été patiente?Moi aussi, je vous l’assure! Délicat, très sensible et nerveux.Son activité est capricieuse et devient facilement de l’agitation.Animé, bavard, imaginatif et pas toujours très exact quand il raconte ou rapporte les choses.Il est porté à la rêverie, il a des illusions et quelques préjugés et entêtements.Un peu égoïste, il est susceptible et ses affections ont une pointe de jalousie.La volonté est précise et ferme.Bon, généreux, enthousiaste, il est capable de se dévouer.Il serait un peu gourmand que je n’en serais pas surpris.Humeur très inégale et qui influence l'activité également variable.Jeune, sincère, naïf et crédule.Curly — Hélas! Ici, tous mes patients attendent! L’esprit est sensé, actif et pratique.Il aime les choses précises et les paroles claires, et tout ce qui est embrouillé ou compliqué l'ennuie.Sensible et bon, gai et le plus souvent de bonne humeur, c’est un aimable compagnon.La sincérité est grande et il a des franchises parfois imprudentes car il n’a aucune défiance et il est porté à juger les autres aussi hon- üons passionnées et jalouses.Pas commode Salazar! Yelloiv Brown.— Ce n’est pas assez d’écriture.Je ferai de mon mieux, mais c’est ennuyeux.11 faut deux ou trois pages.C’est une personne un peu nonchalante et qui apporte peu de soin à son travail, Bonne, très naïve, crédule, elle réfléchit peu; elle a, heureusement, un bon sens naturel qui lui évite bien des erreurs.Aucun sens pratique; gaspillage, manque d’ordre.Bonne humeur et insouciance.Aucune timidité et confiance en elle.Sa honte et sa sincérité la rendent aimable et sympathique.Pas de volonté, elle est menée et ramenée par ceux qui veulent l'influencer ou la conduire.Jean DESHAYES Au Palace Les comédiens Bud Abbott et Lou Costello célèbrent cette année le douzième anniversaire de leur collaboration.Leur plus récent film, “Rio Rita”, est à l’affiche du Palace pour une deuxième semaine.Celte opérette est célèbre dans toute l’Amérique.Qui ne connaît les chansons “Rio Rita” et “The Rangers Song”?La nouvelle version cinématographique ne manquera lias de plaire à tous les amateurs «le comédies musicales par le sel nouveau qu’y apportent les inimitables partenaires que sont Abbott et Costello.Ces deux copains ne manquent jamais d’aller voir les bons spectacles de burlesque.Us étudient la technique des comédiens de bur lesque et l’adaptent à leur propre style.Il en résulte ces situation?d’un comique irrésistible, auquel Abbott et Costello ont habitué leurs admirateurs.Très prochainement’ Le "Devoir" commencera très prochainement la publication d'un nouveau feuilleton.Les Compagnons Pour un beau théâtre communautaire “Voici les trésors de TFvangile”.C’est le diacre Laurent qui parle, et c’est le point culminant, c’est le | moment le plus émouvant de Té-i mouvante et dramatique oeuvre de i Henri Ghéon, “Le Jeu de Saint Lau-! rent du Fleuve” que les Compagnons «ie Saint Laurent présenteront à l’enseigne du troisième een-tenane de Montréal, les 23, 2.!> et 27 juin prochains.Ce n’est pas une piécette à l’eau de rose, ce n’est pas du théâtre de paroisse que Ton verra ces soirs-là.Le monde assiste depuis quelques années à un véritable renouveau du théâtre chrétien, et ce n’est pas simplement la bonne volonté oui a obtenu ce résultat.Les Claudel et les Ghéon.les Copeau et les Titoëff sont d’authentiques maîtres, ils ont pris leur place an sommet de Tart dramatique en France.C’est à Tâge de trente-cinq ans que le critique dramatique Ja«-ques Copeau, dégoûté par la canaillerie, le mercantilisme et le cabotinage du théâtre français de l’heure, partit en guerre seul, sans argent, sans répertoire, et sans théâtre, avec Tintent ion, tout simplement, de refaire Tart dramatique en France.11 en est sorti le Vieux-Colombier, il en est sorti toute la glorieuse révo-lution à laquelle nous assistons.On commençait aussi vers ce temps-là à accueillir les fruits des efforts de Psichari, de Péguy, de Claudel, de Maritain.C’est cette armée de poètes, de philosophes, d’artistes dramatiques catholiques que la vague allemande n’a pas détruite.Cela n’a pas été vaincu, et c’est ce qui vivra quand la France retrouvera sa liberté.Et en attendant?Eh bien, 11 y a le Canada, seul pays où 11 reste un cœur français vraiment libre.Les Compagnons de saint Laurent n’ont pas attendu la défaite de la France pour commencer, bien humblement.et dans des conditions aussi peu favorables que possible, il n’y avait pas de raison pour «pie l'œuvre commencée en France ne puisse se poursuivre au Canada.Pas de raison que continue ici plus qu’en France “l’asservissement aux puissances d’argent”! Pas plus de raison qu’on laisse accaparer le théâtre par une poignée d’amuseurs à la solde de marchands éhontés; qu’on continue de tolérer un état de choses où “théâtre” signifie veulerie, désordre, indiscipline, mauvais goût.Pas de raison pour “qu’acteur” soit synonyme avec “exhibitionniste” et “dévoyé”.Car le théâtre est un fait, c’est un élément de culture, et il peut servir aussi bien à la gloire de Dieu et à l’ennoblissement de l’homme qu'à la propagation du mal et à Tenri-chissefncnt pécuniaire de quelques-uns.Seulement il a fallu et i! faut en-’ core des talents, des volontés, du travail, beaucoup d’humilité et de sacrifice.Les Compagnons de saint Laurent ont été formés par leur directeur à fournir cet effort.Leur but est de présenter non seulement le théâtre catholique proprement dit, mais aussi le théâtre profane qui répond à l’esprit chrétien.Quant au théâtre chrétien, c’est bien leur mission de prouver au public qu'il est vivant et dramatique.Ils Tout prouvé une première fois il y a quatre ans lorsque, avec la collaboration de l’auteur même, ils ont présenté l’oeuvre que Henri Ghéon avait composée à leur intention et à l’intention de tout le Canada, “Le Jeu de Saint Laurent du Fleuve”.A ce moment-là les Compagnons manquaient un peu d’aplomb: ils étaient jeunes et i!?; manquaient un peu d'expérience.Et cependant on a bien compris qui c’était un événement d’importance.Depuis, les Compagnons ont mérité une place toute spéciale dans Taffection du public et la nouvelle présentation du “Jeu de Saint Laurent” devrait obtenir un vif succès.,.Car ce “Jeu” est 1res beau et très émouvant.Il est sobre, poétique, et dramatique au plus haut degré.C’est lorsque le diacre Laurent présente au préfet Valérien les vrais trésors de l'Eglise, “la véritable Rome dont Rome ne se soucie pas”, que Ton voit l’intention de l’auteur, cette intention simple et profonde que tout le monde chrétien connaît ou devrait connaître, mais qu’il a besoin de se faire dire de cette fa-çon-là.Car c’est le rôle de Tart de rendre les vérités éternelles encore plus vivantes en les faisant vivre, en nous les faisant voir vivantes.Et Ton s’accorde à dire qu'il n’existe guère dans le théfdre profane de drame plus vivant, plus véritablement théâtral que ce jeu de saint Laurent, que ce jeu de la charité chrétienne.Georges A.MYOT.Avex-vous besoin de bons livres?Adressez-vous ou Service de Librairie du "DEVOIR", 430 rue Notre-Dame (est), Montréal.A la scène, au concert et à l’écran Au Copitc' Eleanor Powell est la vedette du film “Ship Ahoy”, à l’affiche du Capitol aujourd’hui.Eleanor Powell est célèbre pour avoir créé nlusieurs nouvelles danses au cinéma.Elle n’a pas perdu ses bonnes habitudes et les cinéphiles feront connaissance dans “Ship Ahoy”, avec la “Hawonga”.Il ne fait aucun doute que cette danse atteindra bientôt la popularité de la rumba et de la conga.L’orchestre de Tommy Dorsey lient un rôle important dans le film.Aux côtés «TEIeanor Powell, on verra Red Skelton, Bert Lahr et Virginia O’Brien.Le film “Mokey”, avec Dan Dai* ley Jr., Donna Reed et Bobby Blake passera en second.Smiuc Hjikawa at Lite Delamare dan* une icène du film FORFAITURE qui pane cette lemeine i l’écran du cinéma St-Denit.^ i L'horaire des spectacles ST-DENIS Foriallure eamedl et dimanche, 1 h- 40, 4 h 20.8 h.50, # h 40 Lee dégourdis de la onzième eamedl et dimanche, 12 h.30, J h, 10, 5 h, 40, 8 > 40.LOEWS “Fantasia” U h.25.r h.05.4 h.40.1 h.20.10 h.PALACE “Rio Rita” 11 h.20.2 h.4 h.40.T h 20, 10 h.CAPITOL “Ship Ahor” 11 h 50, 3 h.10, 8 h.35.10 h.“Mokey’ 10 h.05.1 h.30.4 h.55, S h.15.PRINCESS “Largeno Inc.” 10 h 05, 1 h 05 4 h.7 h , # h, 55.“I Was Framed” 11 h.50, ?h.45.5 h.45, 8 h.40 Ciné-Çuicie Indicotion* sur quelquei film* à l'affiche aujourd'hui ' ST.DENIS ViCTOR FRANC EN SESIUE MA YAK A WA, T’fittamtîfil tes oecounois DE LA nt*1 SATURMiN FABRS RAtmnr carton «Titrte et texte eniegutree — Toile droite rÉeer'é* Ottsw» lieTl "CapifoP | SHIP AHOY — Comédie mueloaie.Vedettes: Eleanor Powell.Rel SKelton.Bert LAhr et Virginia O'Brien "Imperial" JOAN OF PARIS — Histoire de le France tombée sous le long allemand et aventures s’inspirant de la suerre actuelle."Lo«wr FANTASIA — Dessins animée de Walt Disney."Polacu" RIO RITA — Opérette célèbre Vedettes: : Bud Abbott.Lou Costello, John Oerroll ; et Kathrvn Orayson."Prtneusr I LARCENY INC.— FUm d'action qui passe dans les milieux policiers.Vedettes: i Edward O.Robinson Broderick Crawtord.! Anthony Quinn, Jane Wyman et Jack Car-! son.Saint-Denis FORFAITURE — Drame.Vedettei : Victor Francen, Louis Jouvet.Sessue Hayaka-wa.Lucien Nat.Lucas Orldoiïx, Sllvya Bataille.Comédie.Vedettes: Femandel, André Le-faur.Saturnin Fabre, Ginette Leclerc, Pauline Carton.La célèbre prima-donna française du Metropolitan Opera, Lily Pons, et son mari, le réputé chef d’orchestre André Kostelanetz, fameux couple dans le monde musical aujourd’hui, que la Canadian Entertainments nous présentera pour son gala d’ouverture au Forum mardi soir, le 7 juillet.Le concert Pons-Kosteianetz Au His Majesty's Quand le rideau se lève sur la revue “Meet the People”, à l’affiche du His Majesty’s pour une semaine depuis hier soir, le public a l'impression d’être en face d’une comédie musicale classique.Le décor représente les appartements de la “Belle au bois dormant”.Le prince charmant apparaît et la réveille.Mais il la réveille d’une façon tout à fait inattendue.De sorte que la comédie musicale classique devient peu à peu une revue de vaudeville du plus haut comique.Parmi les artistes qui prennent part à “Meet the People”, mentionnons Buddy Pepper, Lorraine Krueger.Joey Faye, Jack Albertson.Jimmy Alexander, Dorothy Roberts ct Ted Arkin.Au Princess Edward-G.Robinson tient !c premier rôle dans le film “Larceny Inc.” à l’affiche du Princess aujourd’hui.La distribution groupe également Broderick Crawford, Anthony Quinn, Jane Wyman et Jack Carson.Dans “Larceny Inc.”, Robinson revient à un genre de rôles où il a gagné sa célébrité: celui de “gang-! ster”.Ou le verra se lancer dans I le commerce uniquement dans le but d’ouvrir un magasin à côté | d’une banque qu’il a l’intention de cambrioler.Seulement, le commer-; ce march à merveille et Robinson | s’aperçoit qu’après tout l’honnêteté : enrichit aussi vite que le vol.Le second film à l'affiche sera “I j fas framed”, avec Michael Ames ct Julie Bishop.Coupon crtphologlqu* ESQUISSE QQAPIiOEQCIQUE «N )EAN DESHAYES **f) E V€)I I2” Samedi, R juin 1942.Bon doui 2 semmai On coupon y*l«bl« et 2» «oui en tlmbrét-Eotte doivent Accon.pegîi-r choque envoi Tout manuacrlt doit être è ! •encre, eur pepier non, rêvé.Ne on» envoyer de copie Adremer: Jean Dethayet.le “Devoir”.Montréal.L’été de 1939 haussa André Kos-tclanetz au rang des plus importants chefs d’orchestre d’Amérique.La tournée que firent cette année-là Téminent musicien et sa célèbre femme, le soprano du Metropolitan Lily Pons, s’avéra la plus triomphale de toute l’histoire de la musique au: Etats-Unis.Partout les records furent abattus, avec 25,000 personnes au stade Lewisohn de New-York, 10,000 autres,, malgré la pluie, au Grant’s Parv de Chicago, plus de 250,000 auditeurs un autre soir, bref des records qui sont demeurés imbattables.Au concert que donneront conjointement ces deux grands artistes le 7 juillet, au Forum, le programme orchestral sera tout aussi important que la partie lyrique.M.Kostelanetz nous fera, en effet, entendre ce soir-là, entre autres oeuvres, des compositions nouvelles qui ont été écrites à son intention expresse.I! a «leniandé aux compositeurs américains d’écrire des oeuvres symbolisant parfaitement l’esprit d’Amérique aux heures où la démocratie est menacee.Aussi a-t-il ajouté à son répertoire déjà vaste “A Lincoln Portrait", d’Aaron Copland; “Portrait for Orchestra of Mark Twain”, de Jerome Kern, Tauteur de “Show Boat” et tie maintes autres grandes oeuvres pour la scène; et “The Mayor LaGnnrdia Waltzes”, dont Tauteur est Virgil Thompson, critique musical du New York Herald-Tri b une.On fera bien «le se procurer ses billets d’avance pour un événement musical aussi prestigieux que celui qui réunit Lily Pons et André Kostelanetz.Au Saint-Denis ‘Torfailure’’ prendra l’affiche samedi au Saint-Denis.Ce sera un grand spectacle car c’est le créateur du rôle au cinéma muet.Ses-sue Hayawaka.que, à vingt ans de distance, nous retrouverons dans le rôle de l’asiatique nu masque im- ; penetrable.Pour appuyer Scssue Havnkawa ! qui parle un excellent français, on ' a choisi le bel artiste Victor Tran-con.On ne pouvait faire un rhoix plus heureux.Puis c'est Lise Dcla-marre, coquette, belle; Louis Jouvet, papelard; habile, comique à froid; Lucas Gridoux, odieux en Chinois malfaisant; Sylvia Bataille, Eve Francis et combien d'autres.Le second film à l’affiche sera "Les Dégourdis de la lie”.Cette comédie bouffe met en vedette le comédien si populaire Fernande) et le scénario veut qu'il devienne amoureux de Pauline Carton, sous la surveillance d’André Lefaur et malgré les avances de Ginette Le- âÿAlT Ol*N^i W,7chnico«o« nsrvu STOKOWSKI A raffiche mi eme SIM AINE imu fast nuta nu Ntl FM M4M| ggrJMFWXKTV hMamm /Uftfi (MM DMDWUtrjr ' A IV.iche Boss of ¦KC.A l'afliciirl Aujourd'hui, demain MICHELE MORGAN PAUL HENREID "JOAN OF PARIS" Autre spectacle : "SHUT MY BIG MOUTH" A PARTIR DE LUNDI! "SONG OF THE ISLANDS" Autre spectacle : "Ghost of Frankenstein" BEAU TEMPS MAUVAIS TWWP* clerc et les conseils Fabre.de Saturnin Pos de Gazette artistique durant l'été Avec juin s’est terminé la saison artistique régulière.On est prié de prendre note que, selon l’habitude la "Gazette artistique” du samedi sera supprimée durant les mois d’été.msE V0}r LUNDI tète de L'ANNIVERSAIRE DU ROI Rod Skelton et Eleanor Powell «ont let actuellement à Titticke du cinéma deux vedettei du film “SHIP AHOY", Cepitol, TROISIEME FESTIVAL P’: THEATRE CHRETIEN EN OLUN AIR LE JEU DE ST'LAURENT d’Henri Ckéon STADE DE L'UNIVFRSITE McGILL (Avenue de* Pins ct Université) 23 - 25 - 27 jum h 9 hres p.m.?200 pernonne* en «cène — Ooneour* de la Moltrlee d'Art — Amplification sono.E lnlraïes élaborée.Billets : 50c - 75c - SI.00 Location: Permanence dès eàjnpar.nnm,, "578 Chemin Câtf-drs-Nelgis Il est indubitable que tout le i monde ne petit pas s'adonner uni-¦ queutent à l’agriculture.Malgré mie le plus grand intérêt doive être ac-1 cordé aux questions agricoles, il v a certaines petites industries qui mé-! ritent d’être développées, afin de garantir un moyen d’existence à un : certain pourcentage de nos populations urbaines, et par ainsi le guérir de la plaie du fonctionnarisme qui.depuis toujours, a menacé notre stabilité politique, .l’avance que ce pays sera sauvé lorsque le Gouvernement 1 confrontera de sérieuses difficultés pour le recrutement des fonctionnaires ou des employés, parce que chacun se sera consacré à des entre-; prises privées qu’il ne voudra pas abandonner pour courir après les j charges publiques si souvent remplies de désillusions.Il nous faut une nouvelle orientation de notre système éducationnel.Nous vivons le siècle de la civilisation technologique et nous nous cantonnons dans un système d’éducation qui est avant tout à ca-I ractère contemplatif et littéraire, un caractère dont nous pouvons dire qu'il est désuet.Il nous faut nous initier aux pratiques et méthodes de la technologie moderne, afin de pouvoir dominer notre milieu w et en tirer le maximum de bien- nent de notre communauté, a qu ici que, chez nous, l’on ait considéré l’art de mener, et de conduire.uniquement sous l'angle politique.G’est là une erreur.Il nous faut des leaders dans toutes les branches de l'activité nationale, particulièrement des activités économiques.Il nous faut des leaders dans l'agriculture, dans le commerce et dans les métiers.Lorsque nous les aurons, nous connaîtrons le progrès matériel, la prospérité éco-nomictue et la stabilité politique, A la veille du premier anniversaire de l'inauguration de notre administration, nous soumettons ces réflexions à toutes les couches sociales du pays.Nous leur demandons leur collaboration à l’oeuvre de développement agricole que i nous avons entreprise, Nous nous l adressons particulièrement aux Commissaires du gouvernement, 1 aux officiers de la Garde d’Haïti, aux juges de Paix, aux officiers ) de Police rurale et, par-dessus tous, i aux instituteurs de tous ordres ., „„ pour que dans leurs domaines res- l't’*al,.s precis qn on ni pectifs, ils secondent l’action du I Pl1s ‘'"r 1 homme, Département de l’Agriculture et de ses représentants, pour une action sociajc et agricole combinée, afin d’arriver à assurer à la Nation ce climat social, politique et administratif qui est indispensable au développement rationnel et perma- Un livre moqnifique “Sa Sainteté le Pape Pie XII” nar Georges GOYAIJ, de l’Académie française Il est difficile d’écrire une vie aussi pleine, auss mouvementée que celle du Chef ctuei de l’Eglise catholique.Ce travail exige de l’écrivain, beaucoup «le courage, de foi et un ’grand talent.Personne ne devait y réussir mieux cl d’une façon plus attaehante que Georges Goyau, l’écrivain que le Pape a beaucoup aimé.C’est au sujet de cette biographie remarquable que le Saint-Père érri-vait: “Orlcs ee sont dos paroles trop élogieuses qu’il a écrites sur Notre personne, soit à l’occasion de Nos legations à Lourdes, à Lisieux et à Paris, soit lors de Notre élévation à la chaire de Saint-Pierre”.A la vérité, ces pages ne sont trop élogieuses, Confident de XII, Georges Goyau a pu donner retrouve le prêtre, le chef politique et spirituel.Son édifiante biographie constitue donc le document le plus complet, le plus véridique ei le mieux écrit sur le chef des catholiques.En volume de 10(1 pages grand format sur papier eggthrll 10.60 Service de Librairie du Devoir pas Pic des crise gouvernementale qui en résulta obligea Wang à ye démettre de ses fonctions et à quitter sa pa-trie.Malgré rp différend, Tehang-Kai-Chck.qui connaissait les grandes qualités de Wang Ching-Wei, le rappela de son exil en 1933 et lui offrit de présider, pour la troisième fois, le comité central exécutif du Kuo-mingtang.Wang accepta et, pendant deux ans, la collaboration entre ces deux hommes parut harmonieuse.Cette entente devait cesser brusquement quand, le 1er novembre 193,r), de jeunes nationalistes chinois assaillirent Wang Ching-Wei et le blessèrent grièvement.Les raisons de cet attentat n’ont jamais été éclaircies.A tort on à raison, on accusait Wang de mener double ieii et de favoriser la politique pro- j japonaise, Quoi qu'il en soit, cet incident, qui fallit lui coûter la I vie, eut une influence considérable I sur son évolution future.,\ peine remis de ses blessures.Wang Ching-Wei quitta la Chine | et sP rendit en Europe pour y achever sa convalescence.En Allemagne, où il séjourna en 1936, il eu! ronnaissîuire des immenses prêpa-mllfs de guerre qui se faisaient dans ce pays, et il en fut profondément impressionné.Aussi, comme tant d’autres diplomates, il décida de iouer la carte allemande.Cela d'autant plus volontiers nue les discussions mi'il eut avec des personnalités allemandes marquantes le convainquirent que le Reich, quoique allié au Japon et souhaitant la victoire de relui-ri sur les Anglo-Saxons.était bien décidé à ne pas laisser croître démesurément la puissance de l’Empire du soleil le vant.Essentiellement opportuniste, Wang pensait aussi qu’une collaboration étroite de la Chine avec le Japon ne pouvait être, momentanément, que favorable à sa patrie.Rentré en Chine, Wang Ching-Wej fut accusé de traîtrise par ses compatriotes et exclu du Kuomingtang.Mettant alors ses plans à exécution, Wang offrit sa collaboration aux Japonais et, le 22 mars 1939, il fonda avec leur aide un gouvernement chinois à Nankin.Les Chinois ne lui ont pas pardonné cette action, et eela d’autant moins qu’autrefois ils lui portaient une grande estime.Venant de la part d’un homme aussi éminent, réputé pour sa loyauté et son ardent natriotisme, — n’cst-il nas un des fondateurs de la République chinoise?— cette alliance avec l’ennemi héréditaire les surprit douloureusement.En agissant ainsi — et tous ses compatriotes impartiaux le reconnaissent sans toutefois l'approuver — Wang Ching-Wei a pensé bien faire, supposant qu’ainsi seulement il pouvait contribuer au bonheur de son peuple.Cet homme étonnant, qui a 57 ans, en paraît vingt de moins; qui, quoique athée, a élevé dans sa maison un petit autel à la mémoire de sa mère; qui mèhe une vie archaïque, entouré de ses six enfants, ce sociologue et politicien qui sait être un poète délicat à ses heures, n’a pas fini d’étonner le monde.L.SIR MAN Offices de l'Eglise LE DIMANCHE 7 JUIN SOLENNITE DE LA FETE-DIEU, double 1ère cl.(Ornements d’or ou blancs).Messe: Cibavil, avec Gloria in excelsîs, 2e or.du dim, II seulement; prose Lauda Sinn; Credo; préface de la Nativité dernier Ev.du dim.— Aux II Vêpres chantées (Ant.Sorccrdos comme à la fête) mém.du dim.IL AU PRONE On lit le Rituel annonçant la procession du S- Sacrement si la température permet de la faire aujour-d hui au dehors R.89; On annonce: Vendredi prochain: fête du Sacré-Cœur de Jésus, dont solennité dim.prochain et procession au-de-dans de l’église; avec acte de consécration au Sacré-Cœur et Litanies R.89.Dans les dioc.de Montréal et de S.-Jean-de-Québec, triduum eucharistique: vendredi, samedi et dimanche prochains.[Dim.prochain, dans le dioc.de Valleyfield, on fera la collecte pour les Clarisses , Pour le relèvement du foyer Le troisième centenaire de la ville de Montréal a remis en lumière l’importance de la dévotion à Marie et du culte de la Sainte Famille dans la vie primitive de la colonie.Ces richesses spirituelles ont soutenu comme un levain l’admirable existence des familles de chez nous Il ne faut pas que ces hautes ! leurs s’affadissent dans nos esprits et dans nos âmes.C.e n’est pas du pessimisme que de constater que les flammes brû- , lent de moins en moins dans Pâme des jeunes filles et des mamans de chez nous.Le culte du foyer, le ! respect de la famille nombreuse, perdent de plus en plus de terrain.| il faut redonner, aux jeunes filles surtout, le respect el l’admiration j pour les vertus et pour les tâches, familiales.Un excellent artiste de chez nous, | M.Ozias Leduc, a exalté dans une j toile remarquable, la place que ' Marie, Mère aimable, doit tenir dans notre rie domestique.Ce n'esl pas une vision, ou une apparition, qu'il : a voulu peindre; sa toile affirme! une presence, la présence perinn-i nente de Marie.Mère aimable, dans les foyers chrétiens de notre pays.Les images saintes d'inspiration et de (Mimât canadiens n'abondent i pas chez nous.Il faudra donc faire bon accueil à celle que nous offre j l’artiste myslique de Saint-Hilaire, j Qu’on répande celte image, qu’on la mette en évidence dans nos foyers et dans nos maisons d’éducation.En même temps qu’unie belle propagande d’art, rette diffusion | constituera une opporlttne prédira | tion religieuse.Format pour encadrement 11 x Il en deux couleurs: bleu ou vert.Prix, 25 cents l’unité» Service de Librairie du Devoir.i reaux de Montréal.Le personnel dul (service administratif est déborda ' Je travail et il faudra agrandir les| | bureaux.Depuis quelques mois, la Croix Rouge a ouvert de nouveaux bu-reaux pour ses nombreux services Au quartier général — maintenant logé a Adair House, rue McTavisb •— se trouvent les bureaux des raes{ internationaux, de la Croixl Rouge de la Jeunesse, etc.Ces serT vices prennent de plus en plul d'importance.A la maison de h Croix Rouge, rue Saint-Antoine, or| a aussi besoin d’ameublement.Les administrateurs de la Croix Rouge -.r voient donc obligés de de mander aux hommes d’affaires qu peuvent disposer d’un pupitre oi d’une table à clavigraphe de téléphoner à la Maison de la Croix Rouge.770 rue Saint-A* toine, Pla teau 1751.La Croix Rouge s’occupera dtl transport des meubles et elle les rel tournera au propriétaire dès qu’ell| n’en aura plus besoin.mmi iumm MOK-TBtâl I* mtrqae d* bien vtfu ?DIAMANTS ?Manufacturant me* propre* bijoux je suis donc en mesure de vendre au PRIX DU GROS.J'ACHETE aux P!ua haute prix bagues et bijoux à diamant*, J'ECHANGE toutes sortes d* bi-loux à diamants.R.MOREAU Manufacturier de bijouterie Importateur de diamant* et montres.Ch.810, Edifice Drummond 1117 ouest1, 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plébiscite.Bien qu’il y ait au Canada français certains groupes qui font de la politique avec ces questions vitales, la très grande responsabilité au sujet des difficultés présentes est attribuable au Canada de langue anglaise.Ce sont les Canadiens de langue anglaise qui ont pris les plus grandes décisions canadiennes de l’intérieur, dans cette guerre-ci comme dans les guerres passées où figura le Canada.Il s’est très rarement fait un effort pour aller au fond de ce qui pourrait être l’hésitation singulière de la part de Québec à voir les choses telles que les Anglo-Saxons les voient.Ce n’est pas souvent que l’on a analysé avec sympathie les courants d’idées du Canada français.Tous les Canadiens de langue anglaise savent que si M.Meighen et Tim Buck ont tous les deux conseillé de voter oui au plébiscite, ils le firent pour des raisons très différentes.Mais combien de gens peuvent distinguer entre les Canadiens français qui votèrent non parce qu'ils veulent l’isolement, et ceux qui votèrent non, parce qu’ils aiment le Canada?! que la répugnance de certaines par- j ties de l’Empire britannique à se I conformer à l’idée britannique de ; guerre totale est au fond due à l’a- I mour de la liberté.Ces parties de ! l’Empire veulent la démocratie chez elles avant de commencer à se faire tuer pour elle à l’étranger.Certes, il ne faut pas pousser cette attitude trop loin, lorsque l’adver- , saire est à la porte.En tout cas, : c’est une attitude très humaine et | au fond c’est une attitude fort admissible.* Sujet de réflexion Partout les Britanniques feraient bien de réfléchir sur un fait que la guerre a mis en évidence, à savoir que les peuples non britanniques, censés “jouir” des bienfaits de l’Empire britannique, ne semblent pas apprécier ces bienfaits autant qu’on nous a enseigné qu’ils le feraient.Les Irlandais ont été sous la domination britannique pendant huit cents ans; et pendant cette crise-ci, ils préfèrent ne pas se battre du tout pour la Grande-Bretagne.Le chef boer Hertzog a préconisé la neutralité pour l’Afrique-Sud, en 1939, et quoique Smuts ait pu trouver assez de partisans pour lui infliger une défaite, il reste encore dans ce Dominion un élément antiguerre dangereux.Le grand chef indien Nehru fut emprisonné longtemps, parce qu’il refusait de combattre pour l’Inde aux conditions de la Grande-Bretagne; et il a récemment rejeté l’offre de Cripps d’accorder le statut de Dominion à l’Inde, le considérant insuffisant.Les Birmans, après avoir vécu cent ans dans l’Empire, paraissent aujourd’hui s’être battus du côté de l’envahisseur japonais.Et maintenant voici Québec qui vote non au -plébiscite.Il n’y a aucun doute que les colonels Blimps (fantoche de l’armée anglaise) diront que tout cela prouve la supériorité de l’Anglo-Saxon sur les inciioènes; mais des hommes doués de quelque intelligence et qui ont le souci de la liberté humaine seront profondément remués par ces indices de danger, ils prendront le temps de faire de l’auto-critique.Il se commit manifestement de sérieuses erreurs politiques.Il n’est peut-être pas trop tard pour corriger certaines de ces erreurs.Contre l'impérialisme Qu’est-ce que tout cela a à faire avec le Québec et avec le plebiscite?Cela y touche de très près.Le vote négatif considérable reste une protestation, non pas contre la | guerre, mais contre l’idée d’impérialisme.Les gens de Québec ont la mémoire longue.Est-ce que la devise de leur province n’est pas: Je me î souviens?Ils envisagent chaque | nouvel événement politique du ' point de vue de leurs expériences particulières.Or, nulle question politique au Canada ne comporte une telle perspective impérialiste que la conscription pour outre-mer.Un pays qui s’appelle le Canada et qui a des liens avec l’Europe existe ici depuis plus de quatre cents ans.Quand, pour la première fois, un gouvernement canadien envoya-t-il un premier corps expéditionnaire canadien dans une guerre outremer?Il n’y a pas 4Î> ans, dans la guerre des Boers.Les Canadiens allèrent alors aider l’Empire à imposer sa domination sur une petite nation qui n’en voulait point.Ce mauvais coup, le pays l’a durement payé.Même ceux qui croient encore que cet acte était justifiable reconnaîtront que cela créa une association d’idées qui n’a jamais disparu: l'idée que les armées canadiennes ne vont en service à l’extérieur que dans l'intérêt de l’Empire britannique.Si quelque lecteur croit que nous ouvrons là une blessure bien fermée, rappelons que la guerre des Boers fit surgir Henri Bourassa, fondateur du Devoir, et que ces deux ennemis avoués de l’impérialisme sont encore fort vivants et bien actifs pendant cette guerre-ci.base du raisonnement de Québec, aucun peuple qui se respecte ne pouvait donner un autre vote que celui qu’il a donné.Il ne paraissait pas qu’il y eût besoin d’avoir la conscription pour la défense du Canada.Evidemment, au regard de tous les Canadiens, cela est fort clair.Comme Leslie Roberts l’a si bien dit, le Canada doit décider la question de savoir s'il se bat pendant cette guerre-ci comme colonie anglaise ou en tant qu'une des nations unies.L’élément persistant de colonialisme dans l’effort de guerre du Canada, élément réel ou apparent, est au fond de toute la difficulté.Nous n'avons pas encore décidé d’être une nation indépendante dans les choses internationales, formulant notre propre politique, donnant aux autres l’appui que peut nécessiter cette politique; et en conséquence, tout ce que nous faisons parait se faire pour quelqu'un d’autre, non pas pour nous.Nous avons même manqué d’afficher les symboles de notre état de nation.Notre publicité et nos affiches de guerre suggèient à force que nous sommes just/ le lionceau à côté du grand lion.Nous prétendons que la bravoure des gens de Londres e*t plus grande que celle des gens de Tchung King ou de Leningrad.Nous sommes coupables de toutes les formes d’or Le rapport Duff sur Hong-Kong L'enquêteur n'a personne à blâmer — "Ce fut une expédition dont le Canada peut et doit être fier" Bloc-notes (Suite de la première page) Ottawa, fi (C.P.).- Le gouvernement a déposé en Chambre hier après-midi le rapport de sir Lyman Duff, juge en chef de la Cour suprême, chargé spécialement par le gouvernement fédéral de faire enquête sur les circonstances qui ont entouré l’envoi du corps expéditionnaire canadien à Hong-Kong, l’automne dernier.gueil de race qui sont des obstacles aui Le scandale de 1917 Le facteur commun à dégager La première guerre mondiale ajouta une autre complication dans le Québec, à et que les forces expéditionnaires fussent d’idée impérialiste.Elle introduisait l’idée du service militaire obligatoire outremer pour les Canadiens français, imposé sur décision de la majorité britannique du Canada.Et, mê-lée à la campagne de conscription de 1917, il y eut une corruption po- ] litique et des schemes financiers portés à un tel degré que cela suffit à noircir même les motifs les plus ! élevés.L’on eut im gouvernement i d’union tout autant pour sauver du | naufrage des intérêts ferroviaires que pour imposer la conscription.I Dans l’intervalle entre les deux grandes guerres mondiales, la plus grande partie du Canada de langue anglaise finit par se rendre compte que la conscription pour service outre-mer avait été une bévue pitoya naturels à la coopération des autres races.Il y a un parallèle évident entre certaines difficultés au Canada et certaines autres dans l’Inde.Les Canadiens français savent ce qu’ils disent et ils disent qu’ils feront tout ce qu’il faut pour la défense du Canada.Us ont déjà accepté la conscription des hommes à cette fin et ils sont prêts à aller en Alaska, au Groenland ou à Panama.Il y a beaucoup plus loin du Québec à l’Alaska que de la ville de Québec à Londres.Pourquoi donc les Québécois font-ils la distinction entre le service obligatoire pour l’Alaska et celui pour Londres?Simplement parce que le service obligatoire outre-Atlantique représente pour eux le lien impérialiste.Cela paraît êfte la défense de l’Empire britannique plutôt que la défense du Canaaâ- et les intérêts canadiens.Qui décidera d’envoyer les troupes canadiennes outre-mer?Qui décide réellement où elles doivent aller, quand elles doivent partir?Ces questions vont au fond du problème de Québec.Plus le Canada insiste pour obtenir voix aux conseils alliés, plus il s’éloigne de la vieille tradition militaire d’après laquelle sa fonction, c’est tout juste d’offrir des troupes à la Grande-Bretagne, afin que la Grande-Bretagne s’en serve où elle les veut, et plus il sera facile de jeter le pont sur le golfe ouvert entre Québec et les autres provinces.Cela n’est pas une nouvelle question pour le Canada; cela date de 1763.Tout ce que le Québec a voulu dire quand il a voté non, c’est qu’il ne veut pas que ses fils aillent mourir pour quelque autre pays que pour le leur.Il n’y a rien à cela de surprenant.Il y a un facteur commun à toutes ces situations et dont l’étude pourrait fort aider à les expliquer.C’est le facteur de la domination anglaise sur ces autres races.Ces étranges peuples non britanniques semblent tant aimer la liberté qu’ils veulent être libres même de la domination britannique.Où il y eut plus de liberté, c’est là qu'il y a le moins de difficultés, et où l’on a refusé la liberté, c’est là qu’il y a le plus d’embarras.Il n’y aurait jamais eu le général Smuts en Afrique du Sud, si l’on n’avait pas reconnu à ce pays le status de Dominion.Il se peut que si le premier ministre U.Saw, de Birmanie, eût obtenu le nouveau status qu’il recherchait pour son pays, les conditions eussent été différentes en Birmanie.Les Irlandais ne se sentent pas encore réellement libres, puisque mister reste sous la domination brilannique; et quoique M.de Valera n’accorde pas rie bases navales aux Alliés, il supprime néanmoins la T.R.A.En d’autres termes l’on est généralement fondé à dire ble qu’on ne devrait pas répéter.Telle fut l’opinion officielle de chaque parti politique.Lo vroie perspective Vint lo seconde guerre CETTE CARTE IDENTIFIE SÛREMENT LES NÔTRES Et puis est venue la deuxième guerre mondiale.Du point de vue de Québec, qu’est-ce qui changea?Au début, fort peu de chose.Le conflit s’amorça comme guerre européenne: l’Angleterre et la France contre l’Allemagne.Les tories gouvernaient l’Angleterre; les Canadiens devail-ils être conscrits à cause de cela?Nul autre pays de notre hémisphère ne considéra cette guerre comme un combat à mort entre la démocratie et la tyrannie.| Ouébec accepta la situation de fait: | eM’on ne peut assurément pas le blâmer de n’avoir pas immédiatement accepté l’idée de grande croisade.Quoi qu’on ait dit au sujet de notre libre entrée dans cette guerre-ci, il reste, du point de vue du Québec, le fait que nous n’avions pas droit d’être neutres — M.Lapointe ne l’a-t-il pas dit?—- et donc que nous n’avions pas le choix dans l’affaire.De la même façon, l’en-spédi D'iPARG"* voi d’un corps expéditionnaire en Angleterre fut'accepté comme inévitable, bien qu’il n’y ait pas eu de vote au parlement canadien sur cette question.Mais lorsque le Québec vit la question de conscription ressuscitée par un groupe d’impérialistes de Toronto et par une petite clique du parti conservateur, tout cela pour servir encore d'arme avec laquelle jeter à bas le premier ministre libéral et le parti libéral, le Québec serra les rangs.Il y avait là quelque chose que tout le monde savait: ee que le maire Houde avait i prédit avant qu’on l’expédiât au camp de concentration.Et de nouveaux facteurs dans la guerre mondiale tels que Pearl-Harbour, l’entrée des Etats-Unis dans la guerre, les victoires japonaises, rien de cela, même s'ajoutant à la chute de la France, ne changea le sentiment sur la conscription, dans le Québec.Le long des deux rives du Saint-Laurent, on considère cctle conscription imposée par des impérialistes, dirigée par des impérialistes, utilisée par des impéria-lislcs.La pitoyable expédition ca* j nadienne à Hong-Kong, à la de-| manne de Londres, n’a pas amélio-I ré les choses.Et puis, est-ce qu’il ; n'y aurait pas présentement besoin de troupes canadiennes au Canada?L'Australie,- l’Afrique du Sud et l’Irlande du Nord n’avaient-elles pas refusé la conscription?Ainsi se répète l'histoire.Une juste esquisse de toute la situation doit tenir compte du minuscule élément québécois qui tonte de capitaliser le mécontentement présent afin de gagner le pouvoir et du prestige, faction qui incline vers un fascisme clérical de type italien ou espagnol.S’il y a de telles gens, ils ne représentent pas plus le Québec que M.Meighen ne représente le Canada.Il y a, pourrait-on dire, des démocrates douteux dans toutes les parties du Canada; mais ceux du Québec sont bien moins puissants que ceux qui sont hors du Québec et ils induisent beaucoup moins en erreur, parce qu’ils ne battent point le tambour Alu patriotisme aussi bruyamment.Les mêmes gens qui ont voté non de façon si écrasante dans le propre comté de M.S.-Laurent avaient préféré, il y a peu de temps, M.Saint-Laurent à un candidat nationaliste qui posait au “de Valera du Canada .I n effort de guerre préparé par des Canadiens pour des Canadiens, d’accord avec tous nos alljés, effort qui rencontrerait le point de vue de la minorité et qui tiendrait compte de l'homme ordinaire des bureaux, des champs et des usines, recevrait tout l’appui qu'il faut du Québec, peu importe où soient les champs de bataille; mais il faul que ce soit un effort de guerre libre de tous les concepts étroits de race et d'empire, libre de la domination par des intérêts matériels, au Canada, effort voué en actes aussi bien qu’en propos, aux ’grands principes de liberté et de fraternité humaines que l’on prétend servir.* * * (du Canadian Forum.Toronto, juin 1H2.La traduction est du Devoir) Funérailles de Mme Tessier, de Lachine Pourquoi le Québec a voté non AUX (VtCIRIIS, PHARMACIES, DEBITS DE TABAC, RESTAURANTS, BANQUES ET BUREAUX DE POSTE 4tSf Le 27 avril, le Québec ne vota pas sur la question de savoir s’il fallait libérer le gouvernement de ses engagements, mais sur la question de savoir si les Canadiens allaient être obligés de défendre l’Angleterre et l'Empire britannique.Et le Québec est ejorli du plébiscite surpris et revigoré par sa propre unanimité.Assurément, tous les Canadiens de langue anglaise el bien des gens hors du Canada devraient comprendre un tel résultat, même s'ils le regrettent.Assurément, si l'on admet les prémisses qui furent à la Ijachlne, fl — tes funérailles de Mme p Tessier (Séraphlne Léger) ont eu Heu a l'église de» SS.Ange» de Lachine, au milieu d’une affluence sympathique.Le ser- vice fut chanté par le R p.Desrochers, “ • “ *- ‘ Parrot et Desjardins assisté de» abbé* Conduisaient le deuil: M.O.Tessier, mari de la défunte; se* deux fUs.P -E Te*!,1er et Jean Teasler; scs deux fille*.Mme Contran Leduc et Mlle Noella Tessier.Le* porteuse* honoraires étalent Mme D.Oolda Mme H.(Josselin.Mme O, Lacom- be.Mme C.Boulanger, L.Legault et Mm' J Carreau.On remarquait dans le cortège: le Juge J.A.Roblllard, l'échevln Emile Bélanger, MM.Oontran Leduc, J A Leduc.A, Oen-dron, Pat McOlll, A.Boulanger.P.Léger.E.Léger, R, Marsan.R, Black, M.Deschamp», O.Beangtand-Champagne.Jean Beaugrnnd-Champagne, O.Jasmin, J -Wilfrid Bélanger, J, E Daouat.A St-Denis H Cardinal, Harold Poltras, J, D Décary, I.Desmarchals.Alphonse Bernier, C’é-ment Binette, Sylvlo Leduc, le chef Angus Mickle, A.Rivet, le chef D, Boyer, de Dor-val ,1e F Frère Emile, du Mont-St-LouU J.Paré, A Dubreull, J.O Desforge*, J Béi la jger, J.Degulre, J, A, Béclard.A Ouellette, J.Teaaler, D.Rousse, L.Qauvln 8 Deslaurlera.J.O, Dècarle.J V.Lussier H.Rousseau.L.Bélanger, W.O'Donoghue A Miron.J.A Fournier, A Jolleoeur, A Paquln, J.Chamberlain, O.Thcrrlen.P Brunet.J Lafleur, J M Bover, E Monet-te, J.Dubois, A.Métlvler, J.Cadleux, J L.Leroux, J.P.Duncan.P Sheldon, C Johannsen.A, Meloche, J.L Dubola A Claude, D M Balmain J, Dovle, A Le-palHcur, A Bolsclalr, L.Berthlaume, j Hébert, O.Thouln, Oaétan, Jean-Paul a Yvon Tessier, Charles Bourassa et autres.D’après les termes de l’arrêté ministériel, le juge Duff devait enquêter sur l’organisation, l’autorisation et l’envoi du corps expéditionnaire canadien à Hong-Kong en octobre 1941, sur le choix et la composition de ce corps de troupe, sur je degré d’entrainement de ceux qui le com-posaier' la fourniture et l’entretien de ses approvisionnements, sur son équipement, ses munitions et les moyens de les transporter, et si, dans ces ’ifférents domaines, il v avait eu manquement au devoir de la part de ceux à qui il incombait d’autoriser, organiser et envoyer ce corps de troupes.Le gouvernement britannique avait invité le gouvernement canadien, par un télégramme daté du 19 septembre 1941, à envoyer un corttingent canadien à Hong-Kong.Le chef de l’état-major général canadien y acquiesça et le comité de guerre y consentit ensuite.L’inviia-tion fut donc acceptée et l’expédition quitta le Canada, le ns rcma'rquef aux action- ""'"^“f'.â'üov^mbre'aucune eu que nous savons que le nombre des compagnies d assurance-vie cana- „alrts ie président a déclaré que ré,|„Jlion aucune augmenùliôn de «Jiennes-françaises est trop faible pour le volume d affaires qui se transige la production et les recettes de la ] saiajres depuis cette date, chez nous.Si l’Alliance Nationale a déjà joué un rôle de pionner, celui compagnie avaient subi une réduc- Cependant, beaucoup d’employ- qu’elle est appelée à remplir dorénavant ne le cède en rien en importance tlon a ® aue^eroDérations eurs à laJdate du 15 .novembrf,> - - • ’ lanu 1-aKe> niais que les 0Perailons ; payaienj des tarifs supérieurs aux taux fixés par l’ordonnance no 39 ! de la Commission du salaire mini- à celui qu’elle a tenu depuis 1892, c’est même un des facteurs sur lesquels | marquaient une amelioration sen-elle peut et doit s’appuyer pour mener à bonne fin la mission que ses sible depuis lors.fondateurs se sont donnée £n nous réjouissant du cinquantenaire de la fondation de cette entreprise essentiellement canadienne-française, qui coïncide avec l’anniversaire du Troisième centenaire de Montréal, formons le voeu que cette institution continue dans la voie du progrès où elle s’est engagée pour rendre tous les services qu’on attend d’elle.Espérons aussi que d’autres suivront cet exemple pour hâter notre reconquête économique.f ,.T „ Alvarez VAILLANCOURT Le coût des opérations a été plus mum de la province de Québec.Ce lleAittfP.0UL ' ' conseil régional _a_ donc' autorisé projette de faire des travaux sur la propriété de la Payore Consolidated Mines à Bouplamaque et à Senneville dans le nord-ouest de Québec.La mine Tétrault produira cette année Au cours d’une entrevue de presse, M.J.B.Lynch, président de Siscoe Gold Mines, a déclaré que cette compagnie venait de signer un contrat avec une agence gotiverne-de mentale, en vertu duquel elle roa-ince vrira et développera l’ancienne mine Tétrault, de plomb et de zinc, à Montauban-les-Mines.Cette mine est située dans le comté de Port-neuf, à environ 35 milles à Test de Shawinigan.M.Lynch a ajouté que les travaux sont commencés de lundi.La propriété Tétrault est à 5 milles seulement de la voie du Canadien National et il y existe déjà tout un outillage et un moulin pour le traitement du minerai.Au mois de janvier dernier, Siscoe Gold y avait fait des sondages au diamant et Ton croit que la mine pourra commencer à produire à compter du 1er juillet.Le contrat une échelle de salaires dont le mi-1 avec l’agence gouvernementale est La baignade des moutons aidera à la production de la laine Les "Affaires” de juin Nouvelle année de progrès pour les Prévoyants du Canada Une de nos revues les plus con- ! nues pour son caractère pratique | nous arrive pour le deuxième mois j consécutif sous une toilette nouvelle.Les Prévoyants du Canada ont envoyé à leurs 28,000 rentiers de-.Présentée sous le format Digest, ! meurant aux quatre coins de la proll existe un besoin urgent de laine ejje embrasse maintenant un hori- vince de Québec et même à l'exté-au Canada et Ton demande aux cul- zon beaucoup plus vaste auquel les rieur des chèques pour un montant tivateurs d’augmenter la population événements courants donnent un global de $740,000.C’est tout près million de singulier relief.Comme on pourra de trois quarts de million, et la 's’en rendre, compte par le sommai- plus forte somme encore payée par re suivant, c’est véritablement le ! la vieille société ranadienne-fran-rnagazinc des chefs d’entreprises et i çcise depuis que les versements de des hommes d'affaires de toute j rentes ont été commencés en 1929.nimum obligatoire est celui de Tor-donnanee no 39 et dont le maximum est le tarif établi en regard de chaque zone et pour chaque occupation.La province est divisée en trois zones comme suit: Zone no 1, sud et ouest du Lac valable pour deux ans à compter du 1er juillet 1942.Les conditions de travail sont satisfaisantes, a dit M.Lynch.Nombre d’anciens ouvriers de la mine .sont encore disponibles et plusieurs autres sont déjà revenus d’autres districts.A Siscoe même, M.Lynch dit que ovine d'au moins têtes et de prendre toutes les mesures possibles pour augmenter la provision aelueile de laine.Un tie ces moyens est de débarrasser les moutons de poux et de tiques.La meilleure mesure à prendre pour supprimer ces parasites est le bai- Saint-Jean, sud du Saint-Laurent et la production en mai a été la meil-Gaspésie- 1 leure en deux ans.Les profits ont Zone no 2, toute la région du Lac aussi été meilleurs du fait que le Saint-Iean- ! c°ût de production a diminué de Zone no 3, rive nord du Saint- quelques cents par tonne.Laurent, depuis le Saguenay jus- ."T " " T‘ •! qu’au Labrador.MarCnG OU DG ta il A celte échelle de salaires, on doit i - annexer les règlements suivants: Les arrivages durant la semaine lo Tous les tarifs journaliers cités j finissant le 4 juin 1942, sur les plus haut comprennent la pension; : deux marchés de Montréal furent 2o II faudra déduire 60 cents par I «mime suit: 1165 bêtes à cornes.3422 jour pour la pension, des tarifs!'^0 rnou!^5 et agneaux, journaliers pour le travail à la piè-1 p9rcs>,ei veaux.Ln plus, -1 ce, ainsi que le prescrit l’ordon- : t,etes.a ™rnes, et 203 porcs furent Butu|u T assemblée a n miellé States Bankers Association, M.Tow ers dii qu’ofh a commencé par élaborer des projets de guerre et qu’on a ensuite adopté des mesures financières * en rapport avec ces projets et destinées à en faciliter Texécution.Le Canada a adopté une politique rie comptant dans sa conduite de la guerre, nécessitant de lourdes taxes, de gros emprunts à Tintérieur du pays et l’introduction de mesures de con-trôle du change étranger.“Nous avons besoin, dit-il, de grande quantités de matériel et de fournitures de guerre des Etats-Unis et nous devons eu expédier davantage au Koyaume-Uni et vers tous les fronts.Il n’est pas nécessaire d’être économiste pour comprendre que si le pays achète au comptant et vend à terme ou donne sa production, ses problèmes financiers peuvent prendre une tournure des plus critique.C’est pour cette raison que nous avons institué l’Office de contrôle du change étranger, le 16 septembre 1939, chargé avant tout d’empêcher les exportations de capitaux.Une pareille exode aurait épuisé nos dollars américains, dont nous avons absolument besoin pour d’autres fins.” Au sujet des relations financières du Canada avec la Grande-Bretagne, M.Towers a dit qu’il était nécessaire afin d’assurer à la Grande-Bretagne une somme suffisante de dollars canadiens pour qu’elle puisse acheter au besoin.Cela fut possible en effectuant, au début de la guerre, des paiements en or, ainsi qu’en rachetant des obligations du Dominion et des chemins de fer Nationaux du Canada détenues au Royaume-Uni.Aussi, eu lui prêtant sans intérêt $71)0 millions.“Le don de $1 milliard, a dit M.Towers, autorisé jiar le Parlement canadien en mars dernier, s’exprime en dollars, mais signifie plutôt la contribution du Canada en canons, en tanks, en avions et autre matériel de guerre, à l’Empire dans celle guerre.M.Towers a terminé en disant que dès octobre, l’Office du contrôle des prix s'est rendu compte du danger menaçant de l’inflation, que la hausse du pouvoir d’achat du consommateur aurait inévitablement déclenchée.L’Office a jiris des mesures pour Tenrayer: rationalisation et répartition de la production, ainsi que réduction du nombre des produits.Et si cela ne suffit pas, il faudra imposer le rationnement, il faudra accorder des subsides aux producteurs, si c’est le seul moyen de permettre la vente des produits, à des prix au-dessous des plafonds fixés.Indices des ventes de détail et de gros Bien que les ventes de détail au Canada accusent une moyenne plus élevée en avril cette année comparativement à Tan dernier, cette augmentation est cependant de beaucoup inférieure à celle de mars.Les ventes d’avril montrent une augmentation moyenne de 14 p.c.sur le même mois de Tan dernier comparativement à une aug- ! mentation de 22 p.c.pour la comparaison de mars, tandis que les ventes ries quatre premiers mois de 1942 sont de 19 p.c.supérieures à celles de la période correspondante de 1941.L’indice général rii ventes, non ajusté pour le nombre de jours ouvrables ou pour les mouvements saisonniers ordinaires, s’établit à 154.8 en avril eette année, contre 1 14.6 en mars et 135.6 en avril 1941.Les ventes mensuelles moyennes la période quinquennale de 1935-1939 servent de base dans le calcul de ces indices.L’Association des manufacturiers du Canada tiendra son 71e congrès annuel à Thôtel Royal York, à Toronto, lundi, mardi et mercredi de la semaine prochaine.On prévoit u Canada, à I qu’un grant! nombre des 4,000 mem-de la United ! bres prendront part à ce congrès an cours duquel plusieurs personnalités politiques et hauts fonctionnaires du Canada et des Etats-Unis porteront la paeole.Toutes h* discus dons auront trait à 'a production de guerre du Canari i.De la première séance qui s’ouvrir i à 10 h., lundi in tiin, sous la présidence de M.Harold Crabtree, président de T Association, M.G.-K.Shells, sous-ministre des Munitions et des Approvisionnements du Canada, expliquera l’organisation et le rôle de ce ministère.D’autres séances auront lieu dans la suite et porteront respectivement sur la production rie guerre, la main-d’oeuvre et le contrôle des prix.M.Harold Crabtree présentera, lundi après-midi, le rapport des activités de Tannée.Sir Norman Birkelt, président du comité consultatif des règlements de la défense, à Londres, M.1I.-H.Webb, du ministère canadien des Munitions et Approvisionnements, M.E.-P.Taylor, vice-président de l'Office britannique des Appro-sionnements en Amérique du Nord et directeur général de la Commis'* sion britannique des achats, M.G.- H.hash, directeur du Service de l’information, M.Malcolm MacDonald, haut commissaire du Royaume-Uni au Canada, et le Dr Tracy May, directeur de la division de la statistique de la Commission de production de guerre, à Washington, porteront la parole aux déjeuners ou dîners qui réuniront tous les congressistes.classe.Le premier article du nu- i La somme de $740.000 a été versée 1 .1.XI.1— I ._._ .S nitw ,1 ri r» /"\ 1 ! mèro de juin est: Man-ri ihsnic et guerre, condensé de T“Echo du Bas Saint-Laurent”.Puis viennent: Tri-but monétaire, de T"Kvénement- gnage.i.es moutons qui ne sont pas j Journal”.Avancement du personnel infestés rie poux et de tiques se dé-i ^ dirvVONTREAL, SAMEDI 6 JUIN 1942 11 | HI LA VIE SPORTIVE ?! Les Royaux perdent et gagnent ! Autre victoire hier soir contre le Baltimore pour le club Jack Kraus enregistre sa cinquième victoire de la saison après avoir été substitué à Chet Xehn dans la deuxième partie — Les Burge et Jack Graham se sont révélés club montréalais — De nouveau contre les Orioles aujourd’hui et demain Montréal, 6.— Les Royaux de Clyde Sukeforth et les Orioles de Baltimore ont partagé les honneurè du programme double d’hier soir, en cette ville, en gagnant chacun une pa-tie.Les Montréalais furent vainqueurs dans la deuxièrro partie par un compte de 9 à 3, tandis qu’ils furent défaits dans la joute initiale par 4 ü 3.Il convient de faire re- x-frappa pour Trinkle à la 5e.xx-frappa pour Naymick à la 8e.z-frappa pour Ronay à la 9e.Résultat par manche: Montréal .210031101—9 Baltimore .000000120—8 Sommaire: Points produits par Graham 4, Burge_ 3, Moort, Robinson, Robert- marque.- que le club du président ^n\!^raus’ deux-buts, Bur- Hector Racine n’a Pas encore per-! ^’iuM“rr«a,n- Graham, Moore; cir-du deux joutes au'cours des pro- S’ ‘'T 3’,5obe(rtson’ gram mes doubles disputés depuis Le) ; laiissés sur Tes buts Montréal le début de la présente saison Les Royaux ont gagné quatre programmes doubles cette année et ils en ont divisé sept autres.Jack Kraus et Chet Kehn ont tenu les Orioles à sept coups sûrs dans la deuxième partie.Kraus recevant le crédit de sa cinquième vctoi'-e de la saison, contre trois défaites Les Athlétiques et les Browns : bataillent pendant seize manches l'J r' "" ,r '* 1 ' Le club de Connie Mack a dû s’avouer vaincu à la fin de ce beau duel qui se termina par le compte de 1 à 0 — Les Yankees augmentent leur avance dans l’Américaine — Les Dodgers et les Cubs ont divisé J — Les Yankees de New-York ontjmarbre, à la place de Sullivan.! ajouté une partie complète à leur Owen a'retiré Sturgeon au troisié-1 ____ 'avance en tète de la ligue 'Ameri-! me but grâce à un lancer parfait,! Les Trois-Rivières, 6.- Les Tri-kaine, hi5r’,ia,,.an, le« Indiens de mais Cavaren^ a suivi avec un fluviens, qui avaient eu un bien Çlevetand 6-3 dans la premiere deux-buts au champ gauche et Hack i A c''r,c‘ ',0 n “c 1 “ v"" a compté le point décisif.Bîthoru a reçu le crédit de la vie- Les Québécois Deuxième matinée cogne durement de la saison au contre le Rome Richelieu trifluvien I fluviens, qui avaient eu un men | Cleveland 6-3 dans de durs cogneurs «» onl grandement aidé la cause du n,™™, deb^ dan, h Ugas Csrado- ra'aiS,enam St d”’ aTpirants aïlhampîra.! 1™'' 2*« nat de cette ligue, car de nouveau, hier, le club de la vallée du Saint-Maurice a triomphé du club Amsterdam alors qu’il infligea un blanchissage par le compte de 3 à 0 et cela grâce à la magnifique tenue du lanceur Paulin, qui n’accorda que deux coups sûrs aux visiteurs.Les Trifluviens cognèrent neuf fois en lieu sûr * contre le lanceur Panaranto: Sancomb, Biasatti et Martin furent de nouveau en évidence au bâton.Résultat de la partie: en 28 parties.AMSTERDAM 7, Baltimore 7; buts sur ballés pa*- ., Trinkle 2, Kraus 5, Naymick 1; re- i Lsmlc, ac .tiras au bâton par Trinkle 3, Kraus Drews, -b .8, - Naymick 2, Ronay 2; coups sûrs Collins, 1b .sur balles de Trinkle, 9 en 5 man- i Mahon, cg .ches, Naymick, 2 en 3 manches: ; McConnell, cc Ronay, 1 en 1 manche; Kraus, 6 ! Drescher, r .tn 7 1-3 manches; Kehn 1 en 1 2-3 manche; mauvais lancer, Kraus; Ces résultats laissent Montréal en ; halle passée, Kracher; lanceur g deuxième position, à quatre parties des Ours de Newark, qui ont été battus hier soir par Buffalo.Les Royaux ont une avance d’une partie et demie sur Jersey City, qui est passé en troisième place en battant Rochester deux fois.Le premier but Burge a mené l’attaque des Montréalais dans la 2e partie avec trois circuits, portant son total à 12 pour la saison, et un deux-buts, en quatre apparitions au bâton.Burge a compté quatre points.Graham s’est aussi fait valoir au gnant, Kraus; lanceur perdant, Trinkle; arbitres, Henline et Soio-dare; temps, 2 h.10.AUTRES JOUTES Rochester .0000000—0 1 1 Jersey Citv .OOlOOOx—1 4 1 Surkont, Dreisewerd et Narron; Wittig, East et Real.Rochester ., 000000020—2 7 1 Jersey Citv .20000210x—5 11 4 iVissman, Clark, Sakas et Robinson; Coombs et Béai.Buffalo .000040500—9 11 2 Newark .210100200—6 11 Smith, 3b Rossi, cd .Panaranto, 1 .x-Christiana, cd a b 4 4 4 4 2 4 2 1 3 1 es 0 2 r 0 2 0 11 0 3 2 3 3 0 0 0 Totaux .30 0 2 24 15 1 x-A frappé pour Rossi à la le.TROIS-RIVIERES bâton dans la soirée, Jack a réussi | Pulling.Tising et Holbrook; Queen, un circuit et un simple dans5la pre- Holcombe et Robinson.Lapointe, 3b .3 11 10 Yard, cc.3 0 0 0 0 Biasatti, 1b .4 1 2 13 0 1 Martin, cd .4 1 2 0 0 0 Debs, 2b .3 0 0 0 5 0 Sancomb, ac .4 0 3 2 2 0 5 i Quirk, cg .4 0 0 2 0 0 Barnardi, r .2 0 0 9 0 0 0 10 6 0 Lefty Gomez a tenu les Indiens à 2 coup sûrs en 4 manches et il a remporté .sa 2e victoire de la saison, mais il a dû céder sa place à Mery Breuer à la 5e, à cause d’une blessure à une jambe m'i’ü s’est infligée à la seconde manche lorsqu’il a été frappé par un coup de Lou Boudreau.Des simples de Frank Crosetti et Joe DiMaggio.2 buts sur balles à Keller et Gordon et un simple de Rosar ont produit les 3 points de la 1ère manche.Hassell a frappé en Heu sûr dans sa 16e partie de suite.Gomez et Breuer ont accordé 7 coups sûrs aux Indiens, et les Yankees ont frappé 11 coups contre Smith, Steve Gromek et Embree.Dans les «autres joutes de la Ligue Américaine les Red Sox de Boston ont vaincu les White Sox de Chicago par 4-2, tandis que les Sénateurs de Washington ont vaincu les Tigers'de Détroit par 3-2 et que les Athlétiques de Philadelphie ont perdu aux mains des Browns de ! Saint-Louis par 1 à 0 dans un duel; qui dura 16 manches.Trois lanceurs et deux receveurs n’ont pu mettre fin à un ralliement la 10e manche qui a donné une 0 i victoire 4 à 3 au Cubs de Chicago 0 sur les Dodgers de Brooklyn, dans la deuxième partie d’un programme double hier, après que Brooklyn eut gagné la première partie 6-3.toire, sa première de la saison après trois défaites.Whitlow Wyatt a remporté son cinquième triomphe dans la première partie, mais Casey a dû aller à son aide à la 8e manche.LIGUE AMERICAINE Chicago .100010000— 2 8 1 Boston .10200010X— 4 11 3 Humphries et Tresh; Terry, Brown et Conrov.Cleveland .020010000— 3 7 l! New York .3020000Ix— 6 11 2 Smith, Gromek, Embree et Hegan; Gomez, Breuer et Rosar.Détroit .0000010010— 2 6 1 Washington .0011000001— 3 7 0 Renton, White et Tebbetts, Parsons, Newsom et Early.S.Louis 0000000000000001—1 9 1 Phila.0000000000000000—0 10 1 Niggeling, Caster et Ferrell; Fowler et Swift.Québec, 6 — Les Athlétiques de Québec ont eu raison hier du club Rome, dans une joute des séries de la Ligue Canado-Américaine, alors que les gars de la Vieille Capitale sont sortis victorieux par 6-5 en 7 reprises.Les locaux furent redoutables au bâton et n’obtinrent pas moins de 13 coups réussis contre les lanceurs Crockett^et Matthewson tan-disq ue Simons limita les visiteurs à 7 coups seulement dont un circuit par McArity.Résultat détaillé de la joute: ROME AB P CS R Regan, 2b.I 0 1 5 Kamiunski, 3b.¦ .4 0 0 2 1 2 1 1 2 1 3 0 1 7 2 0 0 0 Winkel, c.g.4 1 Sinton c e.3 1 McArity.rec.¦ 3 2 Engle, 1b.Trificano, a.c.Crockett, lane.• .1 1 10 Matthewson, lane.1 0 0 0 A i 3 Ul 0 i 0 I 1 ; 0 ! 4 1 1 Totaux .27 5 7 18 10 QUEBEC LIGUE NATIONALE mière partie, et dans la seconde, i y est allé de son 10e circuit, en plus d’un deux-buts.Graham a fait compter six points pendant la soirée.Les Royaux n’ont pas ménagé Trinkle dans la deuxième partie, ils ont compté deux points dans la première manche, un autre dans la seconde et trois dans la cinquième.Kraus paraissait assuré de triompher facilement lorsqu’il a perdu son contrôle à la huitième et Kehn a dû aller à son aide.Jack a retiré huit frappeurs au bâton pendant son séjour au monticule.Ed.Robinson et Sherry Robertson ont franpé des circuits pour Baltimore dans cette partie.Dans la première joute, Pete Center a tenu les Royaux à six < oups sûrs bien espacés.Les Orioles ont compté deux points pour s’assurer la victoire dans la cin-rniième manche grâce à un simple de Bob Lemon, un trois buts de Hank Edwards et un simple de Robinson.Les Royaux et les Orioles joueront aujourd'hui et dimanche, corès nuoi Montréal ira jouer une érie de trois parties à Newark.Les Royaux visiteront ensuite Jersey CJfv avant de retourner à Montréal le 14 juin.MONTREAL ab P CS r Talum, 3b.• 4 1 ft n Ro
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