Le devoir, 13 juin 1942, samedi 13 juin 1942
“Le Canada eat une nation souveraine et ne peut avec docilité accepter de la Grande-Bretagne, ou des Etats-Unis, ou de qui que ce soit d’autre l’attitude qu’il lui faut prendre envers le monde.Le premier devoir de loyalisme d’un Canadien n’est pas envers le Commonwealth britannique des nations, mais envers le Canada et son roi, et ceux qui contestent ceci rendent, à mon avis, un mauvais service au Commonwealth.” (12-X-37) Lord TWEEDSMUIR LE DEVOIR Oiractaur : Georges PELLETIER Montréal, samedi 13 juin 1942 ¦*- REDACTION ET ADMINISTRATION 410 EST.NOTRE-DAME MONTREAL TOUS LES SERVICE! TELEPHONE t IHtir 1941 « SOIRS, DIMANCHES ET PETES Alminlttritia* t BEIair 9161 RHictian $ BEIair 29S4 Cirant t BEIair 9961 Les Japonais sont débarqués à Attu dans les Aléoutiennes ÏÏ." A quand la vraie victoire ?LA CONSCRIPTION Juin 1940: la France demande un armistice.Les Allemands entrent dans Paris.Londres est seul en face d’une Allemagne qui, en peu de mois, a vaincu la Pologne, occupé le Danemark et la Norvège, envahi la Hollande, la Belgique et le Luxembourg, délait la France.L’Angleterre.à grand peine, a pu rapatrier son armée continentale par voie de Dunkerque, abandonnant dans les Fian- en faisait tuer à même les réserves de la nation française.Celles-çi épuisées, le colosse s’abattit.A voir le train où va Hitler, — le train d'enfer auquel il mène ses hommes, les lance partout, — on se demande si, après trois ou quatre ans, sa nation n'en sera pas au même degré que celle de Bonaparte le fut après une vingtaine d’années de luttes perpétuelles: acculée au désastre final.l’Allemagne ayant dres ou sur les plages de la Manche un matériel de guerre accumulé un tel arriéré de méfiance, d’hostilité, de rancu-considérable.Elle avait à choisir entre tenter de la sauver ; nés, de haines que devant les nuées d'otage elle tressaillera avec ses hommes et les perdre ensemble, ou sauver les de crainte, de frayeur, comme elle n’a jamais frémi de hommes et tâcher plus tard de remplacer le matériel.Les longtemps hommes saufs, le Royaume-Uni verrait à se défendre.Hitler ne sut pas ou ne put pas, aux semaines qui suivirent, en tenter l’invasion.Ou il n'était pas prêt, ou il se dit, devancé par les événements, que l'automne lui serait plus favorable; alors il serait à pied d’oeuvre et l'invasion tentée, il la réussirait à fond.Il attendit.Il attend.Deux ans ont passé.Hitler dans l’intervalle a terrassé la Yougoslavie, pris la Grèce, gagné la campagne de Crète, gagné, perdu et recommencé, avec l’Italie, la campagne de Libye.11 s’est jeté sur la Russie, il y a un an, et la Russie tient toujours, alors qu’il avait dit à son peuple, en novembre dernier, que déjà elle était vaincue.Elle n est pas vaincue.Il avait dit aussi qu'il tiendrait, en 1942, même avant, l’Angleterre à la gorge.Il l'a bombardée, il ne la tient pas à la gorge, il ne l'a pas envahie.Il se bat en Russie avec acharnement, tandis que son nouvel associé, le Japon, a, depuis six mois, dépossédé l’Angleterre et la Hollande de leurs colonies asiatiques; mais ni Berlin, ni Rome, ni Tokio n'ont encore gagné.Deux ans d’horriblement coûteuse guerre; deux ans de coûteuses conquêtes; deux ans où la mort a marché plus vite que la vie; deux ans que des milliers d’hommes, de femmes et d’enfants crèvent de misère, de faim, de froid, de privations, presque partout en Europe: deux ans que l'humanité se bat sans repit; deux ans que l’espoir d’une victoire immédiate n’aboutit pas; deux ans que la civilisation au milieu de laquelle nous vécûmes va s’effondrant par larges pans, que les fumées des incendies et des nuages artificiels bouchent l'horizon; deux ans qu’il pleut, sur le sol, des avions en feu, de jeunes aviateurs mutilés, expirants; deux ans que les océans engloutissent des navires, des cargaisons, des équipages, victirnes de monstres sous-marins créés par !« science diabolique des hommes, monstres qui vont rejoindre un à un leurs victimes aux profondeurs des mers dont les vagues clapotantes se referment sur eux tous, avec an peu d’huile à la surface, qui étouffe les marins surnageant par accident.Deux ans que l’Allemagne a cru vaincre: deux ans qu’elle n’a pas encore vaincu.La prise de Paris, ce devait être l’avant-veille de la capture de Londres.Paris est à l’ennemi, mais l’âme française tient, et Londres, mutilé, a résisté aux bombes, aux assauts aériens.Qui sait si Berlin ne va pas perdre, l’un de ces mois-ci, la guerre?Tant d’événements incroyables se sont passés, depuis septembre 1939, qu’en 1943 ou j Energiques discours de MM.Crète et Dubois contre le bill King 1944 il se peut que les choses ne soient plus ce qu’elles paraissaient devoir être, à l’été de 1940.Tour peut arriver, même la défaite du Reich, Dieu aidant.Et si Berlin allait être défait malgré tous ses préparatifs, ses calculs et ses plans, qui pourrait dire que cela.Dieu ne l’a pas vou- Après deux ans de guerre, Londres, durement touché, reste debout, entouré de millions d'hommes accourus, appelés de tout l'univers à son secours.Les pires heures ont passé: celles de la solitude quasi complète, de la rareté d’armes et d'armements, de munitions et d'avions.11 y a maintenant, d'un côté, la Russie, dont les ressources n’ont pas encore été à fond inventoriées et dont la vitalité est telle, devant l’adversaire, qu’on peut se dire qu’elle survivra grâce à l'aide continue de Londres et de Washington; de l'autre, les Etats-Unis, dont la machine industrielle puissante, l’esprit à la fois inventif et pratique ne font réellement que de se mettre en branle, et sont déjà en train de changer la face des choses jusque sur le Pacifique lointain.Et puis il y a la mystérieuse Chine, aux prises avec le dragon japonais.Sur la terre, les armées alliées croissent; dans l'air, leurs avions se multiplient et vont terroriser villes et populations ennemies, avec des résultats plus dévastateurs que ceux des raids allemands sur Londres et les villes anglaises, de l'automne 1940 à l’été 1941; sur la mer, les convois, malgré tout, circulent au risque des torpillages nocturnes, de New-York à Bassora, de Boston à Mourmansk, de Halifax à Liverpool, de San-Francisco i à Nouméa vers Auckland, Melbourne et Sydney, portant avions, canons, mitrailleuses, soldats, officiers, provisions de tout genre, en perdant moins qu’on ne pouvait d’abord le croire, pas la moitié de ce que comptait en détruire l’ennemi; convois qui vont créer çà et là des réserves de plus en plus grandes aux points les plus exposés.Certes, il reste l'imprévu, la chance, le hasard, l’audace de l’adversaire, la violence de ses mauvais coups, le démoniaque de ses plans, l’ingéniosité furieuse de ses inventeurs et de ses techniciens entraînés de longue main aux oeuvres de mort, tandis que les autres s’affairaient aux entreprises les plus hardies d'un progrès matériel incessant.Il y a aussi ce facteur à double face: le temps.Il a pendant des mois travaillé contre les démocraties ou plutôt le groupe des nations-unies, parce que les puissances de l’Axe l’ont employé avant elles à mettre presque toutes les chances de leur côté, — du moins les chances dont l’Axe s'est avisé de se servir.Aujourd’hui, ce n’est plus cela.Le temps, comme la chance, paraît vouloir passer dans l’autre camp: celui des nations qui se sont enfin mises, quoique en retard, à la tâche et ne lésinent plus, parce qu’elles ont déjà vu que le temps perdu chez elles, les nations de l’Axe en profitaient pour prendre leurs meurtrières avances.Désormais, le temps est sollicité pat les Alliés, mobilisé par eux aussi, il ne donne plus tout son effort aux autres, il se lu, l'humanité ayant enfin subi la pleine mesure du châti-1 Parta8e entr« !” deux groupe*.Et c’est à savoir auquel des deux il va dorénavant porter le plus d’aide, surtout quand on le sait essentiellement mercenaire, et qu’avec l'or et l’argent, on achète ce Janus, on peut lui faire tourner sa face la plus favorable vers qui sait mieux le payer pour l’employer.¥ * ¥ ment de l’orgueil et du matérialisme dont elle s’enorgueillissait?¥ ¥ M Où en sont maintenant les choses?L’Allemagne trépigne presque sur place.Le Japon n’avance plus guère, depuis quelques semaines, après un départ foudroyant.Les Etats-Unis redoublent d’activité, pour venger l’éclat de Pearl-Harbour.La Russie ne vainc pas l’Allemagne, si l’Allemagne n’a pu écraser Moscou.La Chine résiste désespérément au Japon qui veut l’étrangler.Elle n’est pas encore tombée sous la botte japonaise.Partout où l’on se bat, de Midway, dans le Pacifique, jusque sous Tobrouk ou Sébastopol, les Alliés tiennent le coup.La guerre-éclair est à devenir guerre d'endurance.Les chars d’assaut éven-trés jonchent les sables de Libye et d’autres s’avancent à l’horizon brûlant.Des submersibles font leur dernière plongée, d’autres, leurs premiers torpillages.Les avions qui vont à 400 milles à l’heure remplacent dans Je ciel les merveilles dfâvant-hier qui filaient à 250 milles à l’heure.Le canon a pris des ailes, il remplace 1a mitrailleuse à 20,000 pieds d’altitude, où l’oxygène ravive l’homme sorti presque de l’élément qu’il lui faut pour vivre: l’air de la terre.La torpille aérienne, à 2,000 livres d’explosift; et qui de 20,000 à 25,000 pieds tombe sur le but presque invisible, a remplacé la bombe de 500 livres lancée au hasard, de quelque 2,000 pieds et moins de hauteur.Les massacres continuent, grandissent, s’accumulent.*Les cadavres ne se comptent plus.Les puissances chancellent, le vainqueur de 1940 entrevoit la défaite par lassitude, épui- Où tout cela mènera-t-il?A quelle victoire dès 1942?A celle de personne, croient et disent les plus calmes observateurs.Ce que les Alliés veulent, ce qu’ils recherchent, ce qu'ils peuvent obtenir, ce n’est pas tant la victoire pour eux.dans les circonstances présentes, en 1942, que l’immobilisation des chances de victoire de l’ennemi, cette année.Qu'ils empêchent, ces mois-ci, l’Axe d'envahir l'Angleterre, d'affamer le Royaume-Uni, de vaincre la Russie, de lui imposer une paix séparée, et ils calculent, avec bon sens, tant à Londres qu'à Washington, que les coups décisifs, c’est eux qui les porteront, en 1943, à l'adversaire eurdpéen contre lequel ils seront alors, pensent-ils, en état de déclencher une offensive massive, énorme, sur plusieurs points à la fois, du continent qu’il domine encore cette année.Les plus optimistes ont cherché eette semaine même l’indice d’une invasion continentale prochaine par les Alliés, lorsque Londres prévint les habitant* du littoral français, de Boulogne à Hendaye, d’évacuer le territoire où ils vivent, s’ils ne veulent s’exposer à de très rudes coups.En fait, ce n’est pas tant d'invasion immédiate que de bombardements ininterrompus des ports, des routes et "Combien d’auires qui ont dû quitter la maison, les parents et les amis se sentent abandonnés.On se plaint des dangers de la caserne, sans songer qu'on y est pour quelque chose.Si touH ceux, et surtout celles qui ont un un ami, un frère, un fils à l’armée avaient le courage de leur écrire souvent, très souvent, combien de malheurs pourraient être épargnés! Qu’on songe au laisser-aller qui menace d’envelopper ces jeunes, éloignés, mêlés, guettés par l’ennui et les ennuis, quand ils ont l’impression que les liens de famille sont coupes." Les amis sincères, les parents des soldats, — surtout les mères, les soeurs et parfois même les fiancées que nos militaires ont laissées de ce côté-ci de l’Atlantique — devraient, semble-t-il, remplir avec joie ce devoir élémentaire de rester en contact le plus possible avec ces êtres chers exposés à de multiples embûches morales, sans parler de la mort qui les guette et peut rendre tragique leur éloignement.On ne saurait mésestimer l’influence sur l’avenir que peut avoir, parfois, une lettre arrivée à temps.Le gouvernement canadien facilite d’ailleurs grandement l’envoi des lettres aux soldats outre-mer puisque le ministère des Postes inaugurera, lundi prochain, le service dit des ’’lettres-avions”, formule nouvelle qui permet d’envoyer partout, dans le monde, aux militaires, une lettre assez élaborée en l’affranchissant de dix cents seulement.Raison de plus pour qu’on écrive souvent aux jeunes gens enrégimentés dans les forces armées des Alliés; ce sera leur apporter ainsi le réconfort moral de la famille et des amis que ne sauraient toujours remplacer avec la même efficacité les conseils désintéressés des aumôniers militaires.qu’on n’écoute pas toujours, hélas! Lucian OESBICHS 13-VT-4! Le député de Saint-Maurice-Laflèche fait l’historique de notre politique de guerre et montre que le parti libéral se prépare à répéter Terreur de 1917 et à ébranler à jamais les assises du Canada — Le député de Nicolet-Yamaska établit la thèse d'un sain nationalisme canadien et affirme que le meilleur moyen d'éviter tous ces con* flits qui bouleversent le monde depuis toujours serait de conscrire la richesse pour venir en aide à nos alliés — M.Claxton (un autre député libéral) demande un dra* peau national et préconise un idéal canadien "admettant l’existence de deux races’* travaillant ensemble dans Tharmonie Ottawa, 13 (D.N.C.) — Le débat sur le bill conscriptionniste du gouvernement King s’est continué hier après-midi.Deux députés libéraux du Québec qui s’étaient opposés aux crédits militaires depuis 1937, MM.J.-A.Crète, Saint-Maurice-La-flèche, et Lucien Dubois, Nicolet-Yamaska, ont prononcé de brefs mais énergiques discours pour enregistrer leur désapprobation de la politique conscriptionniste du gouvernement King.MM.Crète et Dubois ont tous deux parlé en français.Le premier a fait l’historique de notre politique de guerre, comparant les événements récents à ceux qui se sont passés pendant la guerre de 1914-1918.Le second a établi la thèse d’un sain nationalisme canadien.Le cas du pasteur Shields Au début de la séance, M.Gaspard Fauteux, député de Sainte-Marie, avait tenté d’attirer l’attention du ministre de la Justice, sur une récente déclaration du pasteur Shields, anticatholique notoire.“Le ministre de la Justice, a demandé M.Fauteux, a-t-il été informé des déclarations du pasteur Shields contre la province de Québec?Je ne voudrais pas citer tout l’articla du journal, mais avèc votre permission, monsieur le président, j’attire l'attention du ministre sur un article paru ce matin dans le journal le Canada, au sujet du pasteur Shields”.A ce moment, le président de la Chambre a prié M.Fauteux d’inscrire sa question au feuilleton de la Chambre.Dans les milieux libéraux de la province d# Québec on est tout de même d’avis que l’on devra régler, l’un de ces jours, le cas Shields comme on en a réglé d’autres.(Suite à la page trots) Bloc-notes Les rfreits du fr*nçsi« Ils ne sont jamais si mal servis que par certains Canadiens français, quand ils s’en donnent la peine.Deux faits que cite un citoyen en vue de la ville de Hull dans une lettre qu’il nous adresse le démontrent surabondamment.Le maire lui-même de la ville qui fait face à Ottawa, M.Brunet, se trouve mis en cause.Comme le signale notre correspondant, M.Brunet est un excellent maire, à tous autres points de vue.Il a par exemple accompli dans Hull des nettoyages d’importance et qui s’imposaient, ainsi, en fermant les maisons de paris.Mais quand il s'agit du français, de la revendication et du maintien des droits du français, son attitude est contestable, pour le i entendra parler, qu’il l’acceptera moins.| et qu’il y donnera suite.A la salle Saint-Rédempteur de i is-vi-43 Emila BENOIST Hull, le 3 juin, nous informe notre correspondant, le maire Brunet, voulant démontrer qu’il avait fait son possible pour amener des industries de guerre dans sa ville, donna lecture d’une lettre qu’il avait adressée à M.Wilfrid Gagnon, ancien ministre à Québec et qui sourciller qu’il a écrit en anglais à la Hall Electric parce que cette entreprise est anglaise, qu’elle fait ses affaires en anglais et que pour obtenir des résultats en traitant avec elle il fallait employer la langue anglaise.Notre correspondant dénonce vigoureusement l’attitude et la façon de raisonner du maire Brunet.Nous le comprenons et bien d’autres Hullois le comprendront aussi, penseront comme lui et voudront jcindre leurs protestations aux siennes.Pa eille façon d’agir est un sûr acheminement vers l’abdication totale, elle contribue à cette abdication plus que toutes les injustices commises par des unilingues fanatiques.Une bonne idée Le rationnement du sucre à une demi-livre par semaine et par personne va devenir, maintenant surtout que le coupon de rationnement est annoncé, quelque chose de tout à fait sérieux.Notre confrère d’Ottawa, le Droit, note que la demi-livre hebdomadaire est tout juste suffisante pour sucrer trois tasses de thé, de café ou de cacao par jour.Il propose au gouvernement dé l'augmenter, quitte à réduire les quantités de sucre allouées aux pâtissiers et aux fabricants de bonbons.“Ce qui va arriver, écrit-il, c’est que les mères de famille, ne pouvant plus confectionner elles-mêmes leurs desserts, achèteront en dehors gâteaux et pâtisseries; et le coût de la vie augmentera, ce que le gouvernement essaie précisément d’éviter.” Notre confrère exprime là une L'utilisation de l’histoire et le pasteur Silcox J Par M.Hervé Biron) Nous avons déjà commenté cette étrange suggestion de M.l’abbé Arthur Maheux d’“utiliser Phistoire" Çour promouvoir la bonne entente.1 est piquant de voir comment, en effet, les amis de Toronto sont en train d’utiliser le livre de l'abbé Maheux pour parvenir à leurs fins.Et, en passant, on notera que cet ouvrage, écrit sous le signe de la bonne entente, aura été reçu dans sa traduction anglaise comme marée en carême, non par ceux qui favorisent la compréhension mutuelle entre les Canadiens français et les Anglais, mais par les bonshommes qui ne cherchent qu'à susciter des préjugés de race.Ainsi, fallait-il s’y attendre, le rédacteur do Food for Thought, le pasteur C.-E.Silcox, vient de consacrer dans sa petite revue un éditorial à French Canada and Britain, a new interpretation.On verra comment on utilise les livres d’histoire de l’autre côté de l’Outaouals.Pour connaître le ton de cette propagande, il suffit de lire l’annonce qu’imprime la même publication: ".the author challenges Carneau and points out the disservice he has done by insisting that the main duty of the.French in Canada is self-preservation”.(L’au bonne, une excellente idée.ESpe-i,eur Q tlnH, ph rons que le contrôleur du sucre en mauva,s serv,ce qinl 8 rendu en sement, tandis que le quasi-vaincu d’il y a deux ans croit ^es chemins de fer français de la région côtière qu il s agit: —• bombardements préliminaires a des tentatives d’invasion et sans lesquels celles-ci auraient peu de chance de réussir, si les Allemands pouvaient encore se transporter en vitesse d’un point du nord à un point du sud pour y faire pièce à des débuts de débarquement.On ne peut guère s’attendre que l’heure décisive arrive tant que les rautes, les ports et les voies ferrées n’auront été minés, entamés, bombardés.mis aux trois quarts hors de service, par des raids aériens en vagues successives.C’est le cas de dire: patience et longueur de temps doivent s’allier à la prudence, au courage, à la ténacité des Alliés, si ceux-ci veulent gagner d’abord la libération du territoire franco-belge, au risque à peu près certain de devoir causer au littoral des dommages énormes, vu les opérations préalables de bombardement sans lesquelles rien ne saurait s’exécuter des plans d’invasion continentale.Que cette invasion soit pour 1942, cela paraît à peu ses chances dorénavant les meilleure* et que.s’il passe 1942, il verra vers 1943 U victoire pressentie dès maintenant, victoire qui tourne comme la girouette et le vent.Le vent tourne.De la Russie, de la Chine, ces immenses réservoirs d’hommes, blancs ou jaunes, on ne sait encore pas grand’-chose tant les distances sont longues, les combats sans témoins éclairés, les capitales à la merci de communications plus ou moins précaires.II y a les communiqués trop peu explicites et qu’on lit sans savoir bien comment les interpreter, qu’ils viennent de l’allié ou de l’adversaire, tant ils donnent des versions contradictoires.Comment démêler parmi eux tous la part de la vérité, celle de la propagande, celle de la fausseté, — celle aussi de la volonté de ne rien révéler qui puisse renseigner l’adversaire?Ce que l’on sait, c’est que le Japon n’a pas encore réussi à dominer la Chine: que Berlin n’a pas encore pris Moscou: que i l’Ukraine, dont le Reich voulait manger le blé dès l’au- près impossible, quoi que Molotov soit venu faire en Amé tomne de 1942, il se peut qu’elle teste un vaste champ aux sillons parsemés des cadavres de l’envahisseur repoussé, tout autant, plus encore que ceux des défenseurs tenaces.C’est à faire croire que, quelles que soient les terrifiantes manoeuvres de l’adversaire, il est de moins en moins assuré de gagner la guerre; de moins en moins certain, parce que le nombre de ses ennemis augmente, tandis que celui de ses soldats diminue, va s'épuisant; comme, au fur et à tique, il y a une quinzaine: pour 1943, elle semble plus probable, praticable même.Quelle ruée ce sera, quelles nouvelles destructions, quels combats formidables, on préfère n’y point penser longuement.Et puis.l’Allemagne matée, il faudra battre fl Japon, — et, ironie des mots, — entreprendre de pacifier le Pacifique.La tâche est énorme: l’humanité est déjà lasse.Pourtant mesure que se succédèrent contre Bonaparte les coalitions il lui faudra aller plus loin dans l'enfer, si elle veut attein-du début du siècle dernier, ses armées s’éclaircissaient, parce dre aux portes de la paix durable, qu’il naissait et grandissait des hommes moins vite qu'il i j3.yj.43 » Georges PELLETIER, Billet du soir Ces mariages de soMats ' Selon une information publiée dans la dernière livraison de /’Action Pafôissiale, des 105.000 soldats canadiens en service outremer.4,000 se sont mariés là-bas.dont un bon nombre de catholiques à des protestantes.Cette situation, qui ne peut que s'aggraver, inspire de justifiables alarmes aux aumô-miers militaires.Dans yombre de ces cas, de telles unions étaient sans doute presque fatales; outre l’attrait naturel qui pousse art Sire vers tel être déterminé plutôt que vers tel autre, en dépit des différences de race, de langue ou de religion, U y a aussi l'attrait de la nouveauté, de l’inconnu.Dans combien d'autres cas, et je parle ici de ceux des Canadiens français et catholiques qui auraient épousé des Anglo-Saxonnes, n’aurait-on pu prévenir, ^cvec un peu de prudence et des bons conseils donnés à temps, des unions qui n’apporteront pas nécessairement le malheur avec elles mais qui ont dès l'origine des germes d'instabilité, d'inquiétude pour l'avenir?A ce sujet, /'Action Paroissiole fait une suggestion qui ne manque pas de sens.Après avoir publié la lettre d'un jeune conscrit qui se plaipt à un camarade de.ne pas recevoir assez souvent de nouvelles de sa famille, le bulletin aue nous citons icriti occupe présentement un poste d’importance dans l’une des commissions de contrôle établies par Ottawa.M.Brunet avait écrit en anglais à M.Gagnon et pour s’excuser auprès de ceux qui assistaient à l’assemblée et qui protestaient contre le fait d'un Canadien français écrivant en anglais une lettre officielle à un autre Canadien français, M.Brunet dit tout simplement qu'il avait préféré écrire en anglais parce que M.Wilfrid Gagnon communiquerait probablement la pièce au ministre des Munitions et Approvisionnements, M.Howe, et qpe M.Howe ne sait pas le français.Le maire de Hull n’est pas du même sentiment que le maire et les échevins de la ville des Trois-Rivières.On se souviênl que ceux-ci, il y a quelques semaines, comme la Commission fédérale du logement avait envoyé aux Trois-Rivières, avec mission de tenir des séances publiques, un enquêteur unilingue et de langue anglaise, insistèrent pour que la cause de la ville fût quand même soumise en français.L’enquêteur unilingue dut avoir recours à un interprète et il est à prévoir que la prochaine fois la Commission du logement, que préside le juge Hyndraan, enverra aux Trois-Rivières un représentant qui saura le français.Deuxième fait, à propos du maire de Hull: le mercredi.10 juin, à l'hôtel de ville, au cours d’un débat au sujet de la Hull Electric Company, propriétaire du tramway local, le maire donne lecture d’une lettre qu’il a écrite en anglais à la compagnie.L’échevin Maurice exige des explications.Il ne comprend pas que la ville de Hull, dont la population est da langue française dans la proportion d’au moins 95 p.c., écrive en anglais à la compagnie qui a le privilège du service ‘du tram.Le maire répond aans Le carnet du grincheux ._____ QU insista, t sur le fait que le principal devoir des Français au Canada est d’assurer leur conservation).Cette phrase fait écho au paragraphe suivant du livre de M.Maheux: “Se conserver tels qu'ils étaient, tel est donc, le but qui leur fut assigné.C'était faire de la tradition, du préjugé même, de l'imi talion des autres, les maîtres de notre destinée”.Il y a là une idée bien perfide qu’on regrette de découvrir chez un professeur d'université canadienne-française, institution que l'on considère comme le coeur de la survivance française en Amérique.M.Maheux n’est donc pas heureux de ce que nos pères aient choisi de demeurer français, que notre historien national nous dicte ce devoir?Aurait-il préféré chez eux un op portunisme que nous rencontrons chaque jour dans le monde des affaires ou dans le monde tout court?Ou peut-être n’est-ce pas notre fidélité qui lui répugne, mais une pré-,, , , .tendue routine, un faux culte de la sommes toujours gardes de le manger, i jra(jj|jon quj ne réussirait qu’à per- * * * ‘ pétuer nos mauvaises habitudes et “Hitler s'attaque au Caucase”, lit-on dans un journal.Que ne fait-il oeuvre plus utile en s’attaquant au cocasse tout simplement?C’est un ennemi commun à plusieurs, celui-là.a ¥ * Lu dans un grand quotidien sous la rubrique Santé pour tout; Les signet do la mort réelle.Sans commentaires.* + * “Il (le Devoir) est de ces oiseaux qui ne vivent que de charogne" (Le |our).Charles McHarvey sait pourtant que si nous l'avons parfois piqué, nous nous Reste à voir lequel des deux fera les plus grosses peurs aux Csnayent.?Le gouvernement provincial a décidé d'envoyer quelqu’un aux Etats-Unis pour étudier le camouflage.* * * Le gouvernement Godbout aurait-il donc encore bien des choses à camoufler pour avoir besoin d'un expert en camouflage?HT * Baptiste trouve que c'est de l’argent jeté à l’eau: 15 jours avec M.Godbout; 15 jours avec M.King; n’importe qui peut apprendre à fond l’art du camouflage.* * * “Dans une démocratie, la volonté de la majorité doit prévaloir”, dit le chef tory.Exemple: l'Irlande du nord.?* # M.Hanson se doit d’aviser immédiatement les gens de i'Ulster de leur erreur de faire bande à part de la majorité des Irlandais.A * # g Quand, aux éiectiôns générales de 1940, la maiorité des Canadiens se sont prononcés contre la conscription, pourquoi M.Hanson et sa clique ne se sont-ils pas soumis à la volonté clairement exprimée de la majorité, au lieu de dénoncer, d’attaquer et de vouloir chambarder continuellement ce que la majorité du pays nos insuccès.Il faut bien répondre à cela que nous ne boudons ni le progrès, ni la culture, ni les affaires, ni aucune autre activité.Il se trouve à la base de toutes nos attitudes un double principe sur lequel tous les autres viennent se briser, c’est notre caractère catholique et français.Il se peut que nous ayons mal défendu notre foi, que notre cultura française demeure bien peu vigoureuse, que nous restions timides en affaires.Pourtant, le seul fait que nous demeurions ce que nous étions en 1760 tout en nous développant numériquement, n’est-ce pas déjà un immense succès?Nous y avons gagné.A maints points de vue.Sans aborder le côté religieux, qui niera que des foyers intenses d’activités intellectuelles se créent, qu’une tradition culturelle soit en train de naître et que nous soyons sur le point de voir apparaître toutes les caractéristiques d’une nation adulte?On a tort de préten-dre que nous nous sommes contentés de demeurer sur les positions de 1760.Je crois que nos pères ne pouvaient s’assigner d’autres buts que la survivance.Aujourd’hui nous avons plus que survécu.Et, d’ailleurs, pour survivre, il fallait progresser.Blâmer nos pères d’avoir voulu résister à l'assimilation, n’est-ce pas conseiller à nos frères de se laisser assimiler?11 n’est pas surprenant que ce fait ait comblé de joie nos amis de Toronto.¥ ¥ ¥ Revenons à la ponte du pasteur Silcox.Il fait état du point de vue de M.Maheux, selon lequel, lors de la capitulation de Quebec, les Français ne demandèrent one très peu de choses et les Anglais accordèrent beaucoup plus.Il est vrai que les vainqueurs des Plaines d’Abraham accordèrent les termes demandés.Là n’est pas le point litigieux.M.Maheux a commis une erreur en parlant toujours de la capitulation de Québec comme s’il s’agissait de celle du pays.Les Français ne demandèrent pas beaucoup parce qu’il ne pouvait être quéstfûn de l’abandon du pays, mais de la reddition d’une place; et encore d’une reddition qui, dans l’esprit des Français, n’etait pas définitive.La bataille de Sainte-Foy le prouve assez.Il s’agissait donc simplèmènt, pour le temps que Québec demeurerait en possession des Anglais, d'obtenir l’assurance que les habitants ne seraient pas molestés, (Suite à la nage neuf) avait décidé?¥ ¥ ¥ M.Hanson et sa clique parleraient-ils de même si la majorité était canadienne-française?* ?Que dirait M.Hanson si, prenant à la lettre son principe, la majorité canadien-ne-française de Québec traitait la minorité anglaise comme la majorité anglaise traite la minorité française dans presque toutes les autres provinces du Canada?* La politique d’imposer la force à une minorité assez importante pour que sans elle le pays se disloque- est criminelle.?* C'est une politique à la Hitler.Si M.Hanson en veut, la province de Québec est trop loyale et trop britannique pour en vouloir, non plus que de la faire sienne.* « a M, Hanson, qui parle tant de chrétien- té, devrait savoir qu'un des premiers principes du christianisme est de ne pas faire aux autres ce que l'on ne veut pas qui soit fait à soi-même.Le Grincheux U-VZ-41 Citation d’actualité “La maltresse caractéristique du monde intellectuel pendant 'es derniers cinquante ans, c’est la perte graduelle de la simplicité et de l’intégrité anciennes qui allaient, chez des hommes tels que Milton et Woodsworth, dans les lettres, chez Abraham Lincoln dans la vie publique, jusqu’au tréfonds de l’être.Cette profond# honnêteté d’esprit n’a pour la remplacer partout, aux temp, présents, qu’un cynisme creux, un esprit de raillerie, parfois brillant, mais derrière le poli duquel il n’y a rien.Raillerie et vanité sont les traits marquants des lettres de nos jours.” Alfred NOYES fCltatlon de The Ed*e of the Aby»», — au bord de l'ablnie) édition» de le Mount Allison L'nlverilty.!Mîl.Lire en page 9: Directives épiscopales et Ligues du Sacré-Coeur, par la R.P.Raymond Dw*, SJa LE DEVOIR, MONTREAL SAMEDI IB JUIN m2 Gazette- _____Tribunaux OS par Paul SAURIOL Responsabilité de l’automobiliste qui stationne sa voiture sur une grande route — Faute commune quand celui qui frappe la voiture stationnaire a commis lui-même une imprudence — Loi modifiant la loi du Barreau —« Un nouveau traité de droit civil Arrêt de la Cour d ippel, 14 avril i été entendue par MM.les jupes Ga-1942.Dossier no 2141 I ex 1 1 vj v* v» • v v* w | stationnée sur la route.M.Gafjne a , fend rendre service à utl • poursuivi M.Caisse en alléguant motocycliste en p3nne et à la ré'- ! que la voiture était stationnée lile- ^ gaiement sur lu chaussée, obstruant 1 .la circulation considérable qui passe par là le dimanche; et qu'il n’avait pas pu éviter de frapper tel obstacle malgré l’application des freins.Il réclamait $338.80 pour dommages causés à son automobile.par ertî sa voiture pour porter assistance.Son automobile stationnait depuis plusieurs minutes déjà à la droite de la route, en partie sur l’accotement ayant au moins 8 pieds, et en partie sur la chaussée.M Caisse^ a plaidé que 1 accident I Apparemment l’automobile du de-était dû uniauement à îa faute du ! fendeur étll,t nwnie de 'es lumlè' demandeuVqu'il avait arrête sa :Y/^HemTndeur‘n^le vo.ture pour aider quelqu’un^quel Aaint Pas qule ^ ^ son automobile n’était pas née au sens de l’arrêté en conseil qui interdit le stationnement sur les grandes routes, M.le juge Demers, de la Cour su- saient défaut."Caisse avait laissé son véhicule,! s’étant muni d’une fouilleuse, et se 1 tenait de l’autre côté de la route j avec les gens en détresse.,.A cette ; perieure, a accueilli l’action, par j heure de la iournée, comme la bru-j jugement du 21 mai 1911.pour la nante était survenue, il était léces-; somme de $273.80.M.Caisse a ap-! saire que les voitures automobib».pele de ce jugement, et la cause a eussent leurs phares en opération.! Il est certain que le defendeur vio-J *- j lait la Loi 24 Geo.V, c.VII, et For-, dre en conseil bien connu qui s’en j est suivi, aussi l’article 555 du Code ! municipal.PERRON.— A Montréal, 1s 12 “D’un aujre côté, le demandeur ; Juin 1942 est décédé, à l'âge de 57 dit avoir conduit sa voiture à 30 | ans.11 mois, le Dr Alphonse Fer- milles à l’heure, et des témoins af-ron, chirurgien a l’hôpital Ste-Jus- Grment avoir été dépassés par lui fine, epoux d’Alberüne Labelle.Les à quelque 1.200 pieds auparavant, funérailles auront lieu le lundi, 15 alors qu’il menait, d’après eux, à juin.Le convoi funèbre partira du une allure beaucoup plus considé-1 no 2020 rue Saint-Denis, à 8 h.45, table.Sa voiture était éclairée de ! pour se rendre à l’église Saint- I ses phares les plus puissants et il Jacques, où le service sera célébré ! se trouvait dans une grande route ; pouvant laisser libre passage à au ; moins trois automob,.es de front, j Avis de décès aour se rendre à l’église Saint-Jacques, où le service sera célébré à 9 heures.Et de là au cimetière de la Côte des Neiges, lieu de sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.MILLETTE.— A Montréal, le 11 juin 1942, est décédée à l'âge de 34 ans, Mlle Irène Milletfe, fille de Eéonil Millette et de Hermina Lamarche.Les funérailles auront i pU éviter, lieu lundi, le 15 courant.Le convoi funèbre partira de la demeure de sa mère, 5814, 6e avenue, Rosemont, à 8 h.45, pour se rendre à l’eglise Sainte-Philomène, où le service sera célébré à 9 heures, et de là au cimetière de la Côte des Neiges, lieu de sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation."Il soulient qu’au moment de ;a ! collision un autre véhicule venait1 dans la direction inverse et qu’ayant gardé la droite du chemin, il s’est trouvé subitement à l’arrière ; de l’automobile stationnée qu’il n’a- ! vait pu voir auparavant et qu’il n’a ; Fondé* en 1877 Manufacturiers de monuments WE.2640 J.Brunet Ltée 4485, Càte-dei-Neiges Montréal Imprimés de deuil MEMENTOS — REMERCIEMENTS Imprimés os» trsvé*.t- - Oit* des pris et spécimen* sut demande.fP - L’Imprimerie Populaire, Limitée 4S0, Notre-Dame est.Montréal Tél.1 BEIaii 3361 MONUMENTS Pourquoi n’avons nous pas un MONUMENT ?ECRIVEZ NOUS POUR PHOTO},DUS INS,PWX.NOUS UIQCONS ors MONUMINTS DANS TOUT Lt CANADA licNiMtoniVcRMCo.10 Soin»-Jacques Quest, Montréal.“Il est bien extraordinaire qu’étant tenu par la loi d’utiliser les iumiéres pouvant éclairer au moins à 100 pieds au-devant de lui, il n’ait pu apercevoir le véhicule stationnaire.Il admet avoir conduit à une allure de 30 milles quand, au jour ! de l’accident (1939) la loi faisait! obligation à un conducteur de véhi-1 cule automobile faisant rencontre.; I d’une autre voiture de même es- i ! pèce, de ne pas dépasser une allure ; : de 16 milles à l’heure, i “Sa visibilité était affectée, nous I dit-il, par les lumières de la voi-1 I ture qui venait au-devant de lui: il] i devait donc être plus prudent.La circulation était intense; il devait donc être en garde, bien avoir en mains la maîtrise de sa voiture.“11 a donc lui-même violé la loi, été imprudent.“Dans mon opinion, chacune des parties, par sa faute respective, a contribué à l’accident et aux dommages.“Dans les circonstances, d’accord avec la jurisprudence de notre Cour, je croirais, et en particulier avec la décision rendue par elle, re: Houle v.Marcoux, 66 B.R.p.582, qu’il faut en venir à la conclusion qu’il y a eu faute contributive, et la responsabilité de cette faute, je la ferais porter également aux deux parties.“J’infirmerais donc le jugement de la Cour supérieure, et faisant droit à l’appel, je maintiendrais i l’action seulement pour la somme j de $136.90, et les dépens d’une ac-j tion de cette classe.” 6 GEORGE VI, CHAPITRE 59 Loi modifiant la Loi du barreau sanctionnée le 29 mai 1942 Sa Majesté, de l’avis et du consentement du Conseil législatif et de l’Assemblée législative de Québec, décrète ce qui suit: 1.L’article 8 de la Loi du barreau (Statuts refondus, 1941; chapitre 262) est modifié en remplaçant le paragraphe “e” par le suivant; “e") Pour définir le mode et le programme des examens des aspirants à l’étude et à la pratique de la profession, ainsi que des qualités requises des candidats en sus de celles spécifiées ci-après; et pour déterminer les fonctions et les privilèges des candidats admis au sta-ge".2.L’article 13 de ladite loi est modifié en insérant, après le premier alinéa, le suivant: “Le secrétaire-trésorier a le pouvoir de recevoir tout affidavit et faire prêter tout serment qui peuvent être exigés par la présente loi".3.L’article 48 de ladite loi est remplacé par le suivant: “48.L’admission à l’étude et à l’exercice de la profession d'avocat ' est .sous le contrôle du conseil gé-| néral., Sauf le pouvoir du conseil géné-; ral de changer, quand il le juge à ; propos, la date et le lieu des exa-! mens, l’examen écrit pour l'admis-I sion à la pratique commence le premier mardi de juillet, que ce ! jour soit juridique ou non.Il a lieu 1 alternativement à Québec et à i Montreal.L’examen écrit de juillet ! 1942 aura lieu à Québec, L’examen oral est divisé en deux ! séances; l’une est tenue le dernier * ieudi du mois de juin dans la cité (Montréal ou Québec) où cette année-là il n'y a pas d’examen écrit; ! la deuxième séance est tenue le ! lundi précédant l’examen écrit et ! dans la cité où a lieu cet examen ! écrit.En janvier 1943, à la date fixee ! par le conseil général, aura lieu à Montréal un examen oral pour les ! stagiaires qui ont subi avec succès I leur examen écrit en janvier 1942, ou antérieurement à janvier 1942.Les examinateurs procèdent à l’examen écrit et à l’examen oral, conformement aux règlements du conseil général.Les examinateurs, au nombre de dix.sont nommés pour trois ans.En juin 1943, et tous les trois ans dans la suite, le conseil de la section de Montréal nomme quatre examinateurs, dont l’un doit être choisi parmi les professeurs de la faculté de droit de l’Université McGill et un autre parmi les professeurs de la faculté de droit de l’Université de Montréal; en juin 1943, et tous les trois ans dans la suite, le conseil de la section de Québec nomme deux examinateurs, dont l'un doit être choisi parmi les professeurs de la faculté de droit de l'Université Laval; pn juin 1943, et tous les six ans dans la suite, le conseil de chacune des sections des Trois-Rivières, de Saint-François, de Saguenay et de Richelieu nomme un examinateur; en juin 1946, et tous les six ans dans la suite, le conseil de chacune des sections du Bas Saint-Laurent de Hull, d’Arthabaska et de Bedford nomme un examinateur.Toute vacance survenant avant l’expiration de la durée des fonctions d'un examinateur est remplie, pour le temps qui reste à courir, de la même manière que la nomination avait été faite.A la première réunion qui suit leur nomination les examinateurs choisissent parmi eux un.président.Le secrétaire-trésorier du conseil général agit comme secrétaire des examinateurs.Avant la tenue de chaque examen annuel, chaque examinateur doit prêter serment devant le secrétaire de remplir fidèlement ses fonctions, de garder le secret sur les délibérations des examinateurs et, notamment, sur le choix des questions d’examen.En cas d'absence ou d’incapacité d’un examinateur d'agir relati: vement à un examen, le bâtonnier de la province, ou, à son défaut, le secrétaire-trésorier lui nomme un substitut- Le quorum des examinateurs est fixé à cinq.A l’examen écrit «t à l’examen oral, le candidat est admis à la majorité des voix.Au cas de partage égal des voix le candidat est refusé".4.L’article 49 de ladite loi est remplacé par le suivant: 49.Au cours des séances de l’examen écrit, les examinateurs considèrent les dossiers et jugent les qualifications des aspirants à l’étude".5.L'article 53 de ladite loi est modifié en remplaçant, dans les deuxième et troisième lignes, les mots "passé ses examens”, par les mots “été régulièrement admis”.6.L’article 67 de ladite loi est modifié en y ajoutant l'alinéa suivant: “Par dérogation à l’article 83 du Code de procédure civile des bacheliers ou licencies en droit, régulièrement admis au stage, peuvent comparaître et plaider, au nom de leur patron seulement, devant certains tribunaux ou commissions, aux conditions et dans les limites fixées par les règlements du conseil général.Ils seront alors assujettis aux mêmes obligations professionnelles que les avocats sauf au paiement de la contribution annuelle”.7.La présente loi entrera en vigueur le jour de sa sanction.¥ * * M.Gérard Trudel.avocat de Montreal, vient de publier le premier volume d’un Traité de droit civil du Québec.L’auteur est avocat depuis dix ans; il a obtenu le doctorat en droit de l’Université de Montréal en 19.39 après soute-nance d’une thèse sur l’action pau-lienne.Il a à diverses reprises collaboré aux revues légales.Des avocats en vue qui sont au courant de ce travail en ont fait de vifs éloges.C’est le premier ouvrage entrepris sur le sujet depuis l’oeuvre du juge P.-B.Mignault.qui remonte à une quarantaine d’années.Ce volume traite des 205 premiers articles du code civil, et porte donc, sur les sujets suivants: droit international privé, actes de l’état civil, nationalité, domicile, absence, mariage, séparation de corps.“Le plan du travail, dit l’auteur dans sa préface, avait un but formel: aider le praticien dans la recherche, la préparation, la critique Chronique de l'automobile Historique de l’i Vidange des systèmes de refroidissements et d'alimentation — Précaution concernant les pneus et la carrosserie Nous avions l’habitude, à cette ! époque de l’annee, de parler du grand tourisme, mais à cause de la guerre ce sujet devient tout à fait hors de propos.Au début de cette saison à laquelle depuis longtemps nous pensions pour nos voyages de vacances en automobile, nous nous' voyons forcés celle année non pas de donner des conseils pour la: conduite de l’automobile sur nos routes de campagne, mais de suggérer certains moyens pour prévenir la détérioration du véhicule remisé.En effet, d’après certains rapports qui nous sont parvenus, le nombre d’automobiles garées depuis le début du rationnement de; l’essence, dû à la guerre, a augmenté sensiblement et il ira certaine- ; ment en augmentant encore jusqu'à ! la fin des hostilités.Il est vrai que 1 dans nos villes un grand nombre [ de véhicules-moteurs circulent en-; core, mais sur nos routes rurales ; il n’en est pas de même à cause de; la ration de l’essence qui ne per-1 met pas de parcourir de longues | distances.Sans être'pessimistes, il nous est permis de croire que si la situation du transport de l’huile na s’améliore pas sous peu, la ration d’essence actuelle des automobilistes sera encore diminuée,* Un autre i fadeur influencera aussi sans au- ; cun doute la circulation de nos ve- j hicules-moteurs: c’est l’impossibi-i lité de se procurer de nouveaux \ pneus et même des parties en caoutchouc, si nombreuses et indispen- ; sables pour le fonctionnement de ! nos automobiles modernes.Devant; ces faits, et à la demande de nom- i breux lecteurs, nous indiquerons ' donc certaines précautions à pren-! dre pour le remisage prolongé de ; l'automobile.Si le garage dans lequel l’automobile sera remisée ne possède aucun système de chauffage, il fau-; dra, bien entendu, vider complète- ; ment le contenu du radiateur et ! afin que la vidange se fasse bien,; on devra ouvrir, en plus du robinet I au bas de ce radiateur, le ou les ro-; binets disposés sur le bas du bloc-moteur même.Dans le cas d’un moteur de huit cylindres disposés en V, on peut voir en plus du robinet au bas du radiateur, un robinet de chaque côté de»ce bloc que l’on atteint ordinairement avec un peu de difficulté à cause de la forme de ce moteur.Lorsnue l’eau semblera complètement éliminée, il sera bon de mettre le moteur en marche et de le laisser tourner au ralenti durant 10 secondes et par ce fait on asséchera au complet le système de refroidissement, et l’eau qui pourt-rait être demeurée dans la pompe en sera chassée.Si le garage possède un svwtème 1 de chauffage et que la température dans celui-ci est toujours maintenue bien au-dessus du point de congélation, il n’en sera que mieux pour l'automobile.Dans un tel cas il sera inutile d'enlever l’eau du système de refroidissement de la des aspects légaux des problèmes que lui confient ses clients.Etait nécessaire donc que le traité fût objectif.La trame de l’ouvrage est un compte rendu de la pensée de nos juristes, conjuguée avec l’application qu’en font les tribunaux.Cet inventaire s’impose plus que jamais.Il fera le point d’où partiront plus aisément des orientations et des dissertations d’une haute philosophie juridique”.Après avoir donné le texte de chaque article du code, f auteur en expose l’objet, puis il cite les auteurs canadiens qui ont traité du sujet, les sources de l’article étudié, et enfin, partout où il y a lieu, l’article correspondant du droit français avec là aussi un commentaire et les références aux auteurs.La recherche est facilitée par le fait que ce plan de l’ouvrage est nettement indiqué, grâce à une disposition typographique qui permet de distinguer du premier coup d'oeil chaque élément.Le deuxième volume de ce traité doit paraître à l’automne.Me Trudel est membre de l’étude Asselin, Crankshaw, Gingras et Trudel, voiture, mais il serait bon quand même de faire la vidange afin que l’eau rouillée ne demeure pas stationnaire car elle endommagerait à la longue le métal avec lequel elle serait en contact.Pour éviter la formation de la rouille, on peut ajouter dans le radiateur certaines solutions mises en vente par les garagistes et marchands de parties d’automobiles et ceci moyennant un faible déboursé.A moins que le contenu du radiateur soit un antigel à base d’éthylène-glycol, du Prestone par exemple, il est préférable de changer cette solution pour de l’eau bien pure, ce'st-a-dire ne contenant pas de matières pouvant détériorer le métal.Dans le cas d’éthylène-glycol, cette solution peut demeurer dans le radiateur sans inconvénient, quelle que soit la durée du remisage de l’automobile.Lorsque les circonstances le permettent cependant, il est préférable pour la durée des joints caoutchoutés sur le système de refroidissement de l’automobile, de maintenir le radiateur plein.Avant de remiser le véhicule, il faudra que celui-ci soit parfaitement lubrifié et, pour qu’il soit en état d’etre remis en marche sans rlificultés durant l’hiver (dans le cas ii’un garage sans système rie chauf-rage).on aura soin de faire remplir la transmission et le différentiel de lubrifiants appropriés pour cette saison froide.Quelques gouttes d’huile claire jetée sur les pistons p*ir les trous des bougies d’allumage seront à l’avantage de toute automobile remisée pour un long terme.Il est bien entendu que l’accumu-la'teur de l’automobile doit être enlevé et confié à un garagiste afin que sa charge soit maintenue.L’extrémité des câbles qui seraient en contact avec la batterie doit être nettoyée et recouverte de vaseline et si ces câbles sont sulfatés, on pourra les nettoyer en employant une solution à base d’eau et de carbonate de solda ou autre alcali, mais dans un tel cas cependant, il faudra laver soigneusement à l’eau courante ces câbles, afin d’en faire disparaître toutes les traces de la solution employée.Au sujet du système d’alimentation de l’automobile, les précautions à prendre nécessitent un travail un peu plus complique mais qui est nécessaire.C’est la compagnie de carburateur Carter qui nous le dit dans un article publié dans la revue mensuelle américaine Motor (avril 1942).Si le propriétaire désire se servir de son automobile après qu’elle aura été remisée pendant une longue période et ceci sans difficulté, Carter nous dit que tout le système d’alimentation de la voiture doit être sec durant son remisage: Il sera donc nécessaire de vider au complet le réservoir d’essence de l’automobile et aussi la pompe à essence et le carburateur.La tuyauterie sur ce système devra être dés-accouplée et asséchée au moven d’air comprimé.Il est impossible djassécher complètement le système d’alimentation de la voiture en laissant le moteur en marche jusq’u’à l’épuisement du contenu du réservoir d’essence, car ce procédé permettrait à de petites quantités d’essence de demeurer dans la pompe et dans le carburateur.Il est très important de se rappeler qu’une cuillerée à thé d’essence dans le carburateur, sr cette petite quantité demeure là pendant une longue période de temps, se changera d’abord en une substance gélatineuse qui à la suite durcira comme de la gomme-laque séchée (dry shellac).Il n’existe aucun moyen pour enlever l’essence lorsqu’elle a pris cette forme solide, de là l'importance de ces conseils.Le carburateur devra donc être enlevé, retourné sens dessus dessous et complètement vidé de son contenu.Pour que cette opération soit faite avec succès, il faudra que le levier du papillon (throttle) soit agité afin que l’essence dans toutes les parties du carburateur soit éliminée.L’extérieur de cet organe mécanique devra être soigneusement asséché et afin de garder au piston plongeur sa souplesse, quelques gouttes d'huile de pied de boeuf devront lui être appliquées.Nous ajouterons que ces mêmes précautions doivent être prises pour la pompe à essence, sans toutefois lui appliquer de lubrifiant.Si ces précautions sont observées il n'y a aucune raison, nous dit Carter, pour que le système d’alimentation de 1 automobile se détériore et ne donne pas de nouveau un bon rendement lorsque 'e véhicule sera remis en marche.Plusieurs automobilistes nous ont demandé s’il était préférable de recouvrir la carrosserie avec une toile ou avec du papier d’emballage.Nous conseillons plutôt de donner à la carrosserie une bonne couche de cire, ce qui empêchera la poussière de détériorer la peinture de la voiture.Toutes les parties de l’automobile qui sont recouvertes de chrome doivent recevoir une bonne couche de vaseline et quelques boules à mites déposées à l'intérieur de ta carrosserie après que celle-ci a été soigneusement nettoyée, seront une bonne précaution à prendre.Il faudra gonfler à dix livres de plus que la pression normale tous les pneus dlu véhicule et disposer sous celui-ci quatre appuis afin que le caoutchouc ne touche pas le plancher du garage.La lumière du jour affectant le caoutch uc, on doit recouvrir les pneus de papier opaque.après avoir pris le soin de VOLUME XXMH - Ht m faire disparaître toute trace de matière grasse sur ceux-ci.En dernier lieu, nous dirons que l’huile peut demeurer dans le carter du moteur, mais dans le cas d'un garage ne possédant aucun système de chauffage, le degré de viscosité de cette huile doit être très bas afin que si la mise en marche du véhiculé survenait durant l’hiver, elle puisse être faite sans difficulté.Raymond HURTUBISI LEXIQUE Beam — poutre; faisceau de rayons (lumière).Beam, blinding — faisceau de rayons aveuglants.Beam, brif/ht — faisceau nourri.Beams, crossed — faisceaux ou rayons convergents.Beam, deflected — faisceau décalé.Beam, dimming — faisceau abaissé.éclairage réduit.Beam (of light rags), distance — j faisceau d éclairage-distance.Beam, driving — faisceau code.! Beam, headlamp — faisceau da phare.Beam, high — faisceau de grande intensité.Beams, the beams hit the around So feet ahead — les faisceaux frappent le sol 25 pieds en avant.Beam of light (rags) — faisceau lumineux.Beam, road-light — faisceau route.Beam (of light) upper — faisceau relevé.AVIS AUX INSTITUTEURS Instituteur*, avant l'occasion da rencontrer des leunes «erus de 18 à 18 ans.sont demande* comme Intermédiaires Vos services seront rémunérés sur une base de commU-alon substantielle.Il n’eet paa question d'enseignement.Ecrire ease 110, le ''Devoir''.Montréal.EXAMEN DE LA VUE Bacheflef OPTOMETRIS PB 6761 St-Hubert.CA.7616 A St-Jérôme Tél.! Wellington 1148 Siège social ; 268(1 NOTRE-DAME OIISSI La Compagnie d'Assurance Funéraire URGEL BOURGIE, Limitée meoroorfe par Lettre# Patentes de la Province de Québec au capital d# 1150.000 ASSURANCE FUNERAIRE ET DIRECTEURS PE FUNERAILLES Taux en conformité avec la loi des assurance* sanctionnée Par te Parlement de Québec le 22 décembre 1916 Dépdt de *25.000.00 au Gouvernement — salon* mortuaire* h la disposition du publie SERVICE TOUR ET NUIT Derniers devoirs .— Laissez-nous vous assister dans vos derniers devoirs envers ceux qui partent.Nos conseils sont basés sur l'expérience.SALONS MORTUAIRES SERVICE D’AMBULANCE GEO.VANDELAC FONDEE EN 1890 LIMITEE C.Vandelac.|r.•— Al**.Cour 120 BST, RUE RACHEL, MONTREAL - BEIttir 1717 r~c ALENDRIER 6e mois JUIN 30 lonrs Demain: DIMANCHE 14 JUIN 1948 III PENTECOTE Sol du Sacré-Cœur.Lever du soleil 4 h.11.Coucher du soleil.7 h.49.Lever de la lune.5 h.f»9.Coucher de la lune.R h, 1T.Dernier quartier le 5, a 4 h 26m.du soir Nouvelle lune, le 13.A 4 h.2m.du soir Premier quartier le 21.à 3 h.44m.du soir.Pleine lune, te 78.A 7 h 9m.du matin JUIN 1942 Dim Lun Mai Met Jeu Ven Sarr G U.Q.?1 2 3 4 5 6 7 8 I 1C 11 12 13 14 1S U 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 2?! 28 29 30 - - 9 NI U » POU © ! P.Lîjj, Assortiment complet do bandages herniaires, bas élastiques, béquilles chaises roulantes, etc.C.MARTIN Enr.— Matson établie en 1856 — Spécialités : APPAREILS ORTHOPEDIQUES — MEMBRES ARTIFICIELS - CORSETS POUR DIFFORMITES 48 et 50 est, rue Craig - - - Montréal Dép.34 — Tél.: HArbour 3727 PAS DE SUCCURSALE Cartes Professionnelles ANCETRES Four retracer tous vos ancêtres, consultez GABRIEL Directeur de L'INSTITUT GENEALOGIQUE DROUIN 4184, St-Demi - LA.8151 - MH DROUIN ASSURANCES HORACE LABRECQUE COURTIER EN ASSURANCE Nous Invl an* les Communauté* Rell-eléuse* à m prévaloir de no* service# Particulier».441, St-Prançois-Xavier - Mantréal Tél.M Arquette 2383-23*4 CARON & CARON domptable* Agréés — Chartered Accountants Edmond Caron.B a LB.O., OA Henri Caron.BA.L L.L.LB.C.OA 59, rue St-Jacque» HArbour 3835 MONTREAL 159.rue Alexandre.TROIS-RIVIERES COMPTABLES P.-A.GAGNON & CIE P.-A Gagnon.CA - René Gagnon.CA Comptable* agréa» Chartered Accountant* IMMEUBLE DEE TRAMW4 YS 159 OUEST, RUE CRAIG Tél.HArbour 5990 AVOCATS An toi* Vanter, Oit.Guv Viuier.C.B VANIER & VANIER AVOCATS 57 ouest, rue Salnt-Jacque* Tél.HArbour 2841 Chartré, Samson & Ci* : Comptables anéés • Chartered Accountant* Maurice Chartré, OA, Maurice Samron, OA.j Jacques LaRue.O A.A.-E Beauvais.OA.J.-Paul Gauthier.CA E Harry Knlght.CA.Mon CAté.CA Gérard Marceau,OA.P -Emile Brunet.OA.Luclen-P.Bélalr.CA.Lionel Roussln, CA Jacques Angers.CA.G.Frank Laferty.CA Raym Fortier.OA, Doüard Huot.CA Guy Bernard.CA Albert Garneau.OA Jean Lacroix.OA.BREVETS D'INVENTIONS Montréal Québee Rour» ALBERT FOURNIER _ ._ CURlUPdeBBEVETSa INVENTION *934 STÏCATHERINE!£ MONTRÉAL CARTES D’AFFAIRES DACTYLOGRAPHE MEUBLES 44 DU NOUVEAU 44 Assortimant complet Underwood.Remington, Rc^M PortatU et Stand-ard «achlne» 6 Addition-ner C.-’culateurs Protec-teur» d*, Cbèaue* Pupitre», etc.etc Canada Dactylographe Enr.Nouvelle adresse ; 44 St-|acqu*s O.HArbour 696* B -T Armand nron Acheter chez Marcotte C’est être dans la note K ¦ Du meuble en général Mb * C’est l'endroit Idéal.E|?t A.E.Marcotte WèJ 3906.ONTARIO EST près Orléans CH.9628 REMBOURREURS-MATELASSIERS DACTYLOGRAPHE ROTAI.REMINGTON.UNDERWOOD.Slir-ndeux.-eculler JhaBMW» et ponatir Protecteurs de chèque?et ameublement -JmBTTgafffa _ de bureau ÆÊ .Maehlnea * addl-t longer Service N.MARTINEAU & FILS 1619 me BLEURY BK.tSII Entre les mes Vitré et LagaucheOér» REMBOURREURS-MATELASSIERS BOYER Limitée Spécialités: meuble* et matelas sur command* a'nst qu« réparations Eetlnês rratutts iur demande 3886 Hanrl-lulien - Tél.PL.1112 % ENCADREURS REPARATIONS ELECTRIQUES Wisintainer & Fils 90* BOULEVARD ST-LAURRNT LES ENCADREURS MANUFACTURIERS Monturei — Cadre» — Miroirs Réparations de cadres et miroir» I.AOC.22*4 Réparations électriques * Service, vente et ré-«uiLlâüV paradons de ntn-leurs.eénératrurs.' transformateurs 4359.PAPINEAU 4M 2141 Geo.DAICNEAULT Ltée importateurs Fondé* en 1892 C.X.TRANCHEMONTAGNE A CIE LTEE Importateurs de tissus *t toiles Spécialités Pour Communauté* religieuse* 459 St-Sulpic* Tél.i Bl.2531-2 Avez-vous besoin de bons livres ?1 Adressez-vous ou Service de U-broirie du "DEVOIR", 430 rue Notre-Dame Itst), Montreal, INVENTIONS Protégées en tous par» Demandes le manuel traitant des Brevets, marques de commerce, etc.MARION & MARION Fondée en 1892 761, 8te-Catherlne ouest.Montréal Hurtubise & HurtubiM Léon-A Hurtubla*.CFA Gérard Hurtubise.CFA Comptable* oublies llcanclé* • 60.SMacquas O* - Montréal Téléphona ; HArbour 1353 Protégées en taxis oavs Demandez ïe manuel traitant des Breveta, marques de commercé, etc MARION & MARION Fondée en 1892 761, Rte-Catherine ouest.Montréal M Arquette 5845 MORENCY & VIAO c.l.A COMPTABLES-VERIFICATEURS Spécialité : tmpAt «ut le reven» BUREAUX : 4527 St-Denit - 57 St-Jaeou** O.COMPTABLES Anderson & Valiquette Comptables-Vinficateurs J.-Charles Anderson L I C Jean Vallquette.CA L.t.C Roméo Carle.L8C., C A A Dagenal».L.S C.CA 84 Notre-Dame ouest - PI.9709 OPTOMETRISTES OPTICIENS Spy,'i.,]it; HArbour 55 11 F X.ni EX DK l.A Vl’E, AJUSTEMENT DE YFRKES A.PHANEUF-fl.MESSIER OPTOMEJRISTËS-OPT’CIENS 1767 St-Denis Montreal Retenez le "Devoir" d'evonct chez votre dépositaire — c'est le SEUL MOYEN de ne jamais le moe-quer — 3 sous le numéro.i Telephones au service du tirage i i Ellair 3361* il vous donnera l’adressa I d un depositaire de voir* voisinage.ASSURANCES 3 V .ajfnie Assurance sur U Vit •y* Saubf&arbe MONTREAL NARCISSE DUCHARME, PRESIDENT A ^ VOLUME XXXIH - No TW te TROIS SOUS LE NUMERO J T ABONNEMENTS PAR LA POSTE ?EDITION QUOTIDIENNE CANADA $600 (Sauf Montréal at la banlleua) E.-Unis at Empira brltannlqua E.00 UNION POSTALE 10.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA 2.00 E -UNIS «t UNION POSTALE 3 00 « DEVOIR ^ ftMHH, T| JUIN 1*4f TEMPS PROBABLBf PLUS FRAIS CE SOIR Le DEVOIR est membre de la "Canadian Press", de r"À.B.C" et de la "C.D.N.À." Energiques discours de MM.Crète et Dubois .lopper, mettre ses ressources en valeur.Appel aux deux races Je désire faire appel à mes com- Lo Russie aura une légation à Ottawa OTTAWA, 13.(D.N.C.) — La patriotes de langue anglaise corn-: Russie communiste aura une légation (Suite de la première page) vous rappeler les événements de me ^ ceux *anSue française pour à Ottawa et un consulat à Halifax.Création d'un Bureau dont le Jirec-cette triste période qui ont laissé nu 1 J?! C'est ce que le premier ministre j feur sero M.Roch Delisle ““fSSST” Débarquement japonais à Attu Paroles sensées de M.Claxton Avant de rapporter les paroles de MM.Crète et Dubois, disons un mot du discours de M.Brooke Claxton, député libéral de Saint-Laurent-Saint-Georges.Ce député de Montréal qui a, dit-on, des ambitions ministérielles, a dit des choses justes, tout en approuvant la politique du gouvernement.Il a réfuté le discours de M Hanson, chef conservateur, puis il a parlé des deux groupes qui se partagent maintenant l’opinion publique: les conscriptionnistes et les anticonscriptionnistes.D’après lui, le gouvernement King aurait choisi la ligne de conduite la plus sage, une sorte de moyen terme, de juste milieu.“Le fait brutal, a dit M.Claxton, c’est que les Anglo-Canadiens n’ont jamais compris ce que la conscription signifie pour les Canadiens français- Il s’agit d’une question de race, d’une question d’histoire, da combats livrés pour la survivance, de d®icultés économiques”.Citant le mot de M.Cardin, la veille, à l’effet que l’ancien ministre ne voyait pas pourquoi il devrait défendre le drapeau britannique, M.Claxton a ajouté: “Ainsi un Canadien ne voit pas pourquoi il doit soutenir !e drapeau britannique.Cela est \rai d’un très grand nombre de Canadiens, fwce que nous n’avons pas de drapeau national.Le Canada est le seul Dominion, le seul pays du monde qui n’ait pas son propre drapeau.Nous devrions avoir un drapeau qui signifie quelque chose pour les Canadiens et pour le.Canadiens seulement.Le député de Saitit-Laurenl-Saint-Georges a déclaré d’un même souffle: “Je me permets de suggérer, que, nous.Canadiens de langue anglaise, certains d’entre nous du moins, avons contribué, par notre attitude, à susciter un sentiment nationaliste aigu dans la province de Québec, chez certains extrémistes.D’après moi ces deux groupes ont loncièrement une mentalité de coloniaux.Ils s’accusent l’un l’autre de déloyauté.Tous deux sont dans l’erreur.Ils mentionnent no’re unité nationale.Ils minent i;i foi du Canada en lui-même.Ils l'empêchent d’assumer toutes ses resnonsabilités de nation adulte” M.Claxton a préconisé un idéal canadien, admettant l’existence de deux races travaillant ensemble sans craindre, de part et d'autre, la domination ou l’assimilation.Le député de Saint-Laurent a dit qu’il appuierait le bill du gouvernement mais il a déclare que lorsque le proie't de loi serait étudié en comi-ié, il insisterait pour que le gouvernement y insère une clause pour-vovnnt à la mobilisation de toutes les ressources de la nation en hommes, en richesse et en matériel.M.Crète Voici le discours de M.Crète, député de Saint-Mauriee-LaFlèche.Le 11 février dernier, parlant sur 1' dresse en réponse au discours du Trône, je prenais une attitude définie au sujet de la conscription et du plébiscite.“Je désire faire savoir, disais-je ce jour-là, que je demeure irréductiblement opposé à toute mesure de conscription pour service outre-mer, et que je ne demanderai pas à mes électeurs de me libérer des engagements que j’ai pris antérieurement à ce sujet.” J’exprimais aussi l’opinion que la conscription n’augmenterait pas beaucoup nos effectifs, qu’elle nuirait a notre effort de guerre en détruisant l’unité nationale, qu’elle affaiblirait l’enthousiasme du peuple a participer à cet effort, qu’elle mettrait en danger le pacte fédératif et qu’elle pourrait enfin accroître la vulnérabilité du Canada qui.de l’avis de nos experts militaires, était susceptible d’être attaqué par l’ennemi.Que s’est-il passé depuis quelques mois pour justifier l’abandon du volontariat?Rien du tout.Au moment où nous avons des centaines de milliers de Canadiens qui servent dans toutes nos forces armées pour outre-mer, au moment où le Canada vient de subir des attaques sous-marines dans le Saint-Laurent, on propose de faire disparaître la dernière restriction relative à la conscription et d’accorder au gouvernement l’autorité d’envoyer ce qui reste chez nous de jeunes gens mobilisables.On nous répète qu’il ne s’agit pas encore de la conscription.Cette affirmation me fait penser au cas du coeur_des Canadiens des blessures | dbuTin7dl.PaS à iamais Mackenzie King a annoncé officiel- encore vives.Le U novembre 1918.les cloches; Alors que nous nous battons pour lement hier à la Chombre des Com-, ,D X C ) — Une ini- de nos églises sonnaient à toutes vo-j « die,?1iI?_cber: « niunes._ Il a confirme la nouvelle très importante dans le do- Présence de vaisseaux japonais dans le nort de Kiska sises, endeuillé par la perte de mil-, ._ .lions d’êtres humains, ruiné dans i a,u développement de ce pays et à plénipotentiaires avec la Russie, ses trésors historiques et dans ses M acc|amPbsseraent de ses desti-biens matériels,reprenait le cours de I la vie normale.Toutes les nations1 Quel est le député qui voudra de l’univers étaient unanimes à iu-| de la conscription, si elle entraîne rer qu’on ne reverrait jamais plus1^3 dislocation du lien fédératif?de guerre comme celle qui venait de ] Quel est le député qui soutien-se terminer.1 dra raisonnablement que la cons- Pendant les premières années qui i cription, par l’addition de quelque ont suivi le traité de Versailles, le | mille mobilisés aux effectifs des peuple canadien reprit courageuse- n.ah°ns alliées, nôus assurera la i ment sa marche vers la conquête de | victoire et justifiera chez nous Ta- j ,9 , , sa liberté, pleurant en silence la, bandon de deux siècles d efforts j de nouveaux ren orts de troupes D'autres renforts canadiens arrivent en Angleterre LONDRES, 13.(C.P.) — Les quar- Quebec, 13 (D.N.C.) _ cne xm- f Washington.13 (A.P.).— Le dé de la marine a annoncé que les Japonais sont dé-Attu dans les Aléoutiennes de, lerres e, ,?rê„ Au , our, de U iS nufif'^nn hureV»1^ ' U CBnse’ exf' mais qu’ils ont été repoussés des ré-forèfùiPrcb^ I?» ^e n‘RnTea,S e.lons habitées par les escadrilles de maino'fni»3! e 6 ^3nS e ,do'j l’anbée et de la marine, maine forestier, ce bureau remplira ! Voici le texte du bulletin officiel: perte de milliers de ses fils qui reposent en terre étrangère.Depuis 1937 En 1922, à Ottawa, les crédits annuels du ministère de la Défense nationale étaient réduits de deux million, et demi de dollars.Le Canada poursuivit cette campagne pacifiste pendant quinze ans.Mais en 1937, on augmenta considérablement le budget de la défense nationale.On annonça un programme nients reçus, bien que les attaques ries avions de l’armee et de la marine aient forcé les Japonais à se retirer des régions habitées des îles.“Les attaques des forces de l’ar-mee et de la marine dans la région contre ces opérations se poursuivent.Les conditions atmosphériques dans ces îles lointaines ont empêché toute reconnaissance aérien- i.p rujourd'hui que les forces semaine», un nouveau rédacteur en réal, de 1931 à 1940.Depuis deux ans, i) est chargé de cours à TEcole des Gardes de Purhesnay, et attaché au bureau de l'économie forestière.Ses cours portent sur la den-drométrie.!a protection de: forêts, la sylviculture et Texploitation des blindée-, du maréchal Rnmmel se chef, M Edmond Turcotte, a sue* dirigent vers Acroma, à dix milles cédé a M.Eustache Letellier-de-à Touest de Tobrouk.Le rommu- Saint-Just, à la suite d’un article de niqué dit cependant que “toutes nos celui-ci louant l’attitude de M positions sont intactes”, et qu’une Oscar Drouin, ministre dans le ca-attaque contre E] \dpn, à environ binet Godbout, au sujet du plébie- les 115 milles au sud de Tobrouk, a été cite.Depuis M.Le^eJUcr est pe*s4 jrepoussée, la Patrie, ^— - : ;r LE DEVOIR, MONTREAL SAMEDI 13 JUIN 1942 VOLUME XXXIII — No 136 LES LIVRES Et LEVRS AUTEURS} “Le Combat social” Protestantisme et franc-maçonne-rie dans le Québec Rien de plus sommaire et sou-[ Shntford, ce Grand-Maître de la vent de plus erroné que le bagage Grande Loge de Quebec de 19.3 a de connaissances que possède sur 1925, qui fut l’initiateur de "la vas-.la Franc-Maçonnerie le catholique J te et heureuse campagne de sous- ! canadien-français.Les plus ins-j criptinn pour l'érection d’un im- truits ont peut-être écouté ou lu les posant Temple Maçonnique ares-; travaux de M.Bernard Fày; ils sa-| sant sa masse énorme en face du ; Tome NI vent que la Maçonnerie existe.en Europe; pour la plupart des autres, le Maçon demeure un être vague, mystérieux, indéchiffrable.Sur l’existence, le rôle, les activités de la Maçonnerie canadienne, et en particulier québécoise, bien peu osent tenir une conversation sûre d’elle-même: en un sens, le fait s'explique aisément, il y a au delà d'un demi-sièrie qu’aucun ouvrage sérieux n a paru chez nous sur cette question pourtant fort im- ; ne portante.J.-P.Tardivel, dans son c ! 1 ^U1 ‘ • -'laiS les \ OlOnidlI es qU vres puissantes et originales.se défendre longtemps par leurs j des contingents qui combattent propres moyens: un coup d’œil sur | dans le Proche-Orient et en Malai-la carte permettra de juger com-1 sie.Quelque deux cent mille hom-bien il serait malaisé d’y envoyer; mes sont concentrés pour la défende rapides renforts.! se des régions vitales du pays: la L’aviation australienne est d’ex-; de ^i^: P3''Jyd- cellente qualité.Sa quantité s’ac-j .m,: '/„e ^OLn l1,e’ iwth L, |PS fnr croit sans cesse grâce à la produc- 1 admtd tion nationale, qui se développe a .r,.„ ’n°rCl' firanpinx ,n un rvthme accéléré.Mais, si jamais ‘'".fPpele J'f J"?nefaUXi J“ “bataille pour l’Australie” s’en- cs°u™ls.a 1 ontrainement Les * - - j masses de la milice offrent certes armée inévi- I I battent patrie: les gars pleins le ne sont pas -—- ., , 1 — — —-— - .1 »#_ 11 ) luujuuia lies t'iiiiiiiiuues pour leurs comme les trois quarts de ! Europe.Anglo-Saxons des antipodes, elles Melbourne.propres officiers comptent pour- s' éorapris la Russie; mais sa PO-1 sont subordonnées à la persistance! Enfin, l’armée de terre: comme | tant parmi les meilleurs éléments pulation atteint à peine sept mil- Je 1 Empire: c’est pour cela que les 1 ja j0j prescrit ]e service obligatoi- et les plus populaires des forces lions d âmes.Et sur ces sept mu- ^llsjra]jens tiennent tellement a re en temps de guerre pour les impériales.Leur expérience serait lions, plus de trois minions vivent rPSter liriP partie intégrante de la hommes mariés de 18 à 33 ans et très précieuse au pays s’il devait entassés dans cinq villes.S>nney.| “pflIS Grande-Bretagne”.Ils sont.pour les célibataires jusqu'à 451 affronter l’attique nippone.Voilà (1.250.000 habitants», Melbourne majeurs, émancipés; que leur ad-j ans, et que l'état de santé général ; un motif de plus pour inciter le (un million!.Adélaïde et Brisbane viendrait-il pourtant, s’ils rompaient PSf excellent, le Commonwealth | G.Q.G.du Caire à hâter les opéra- (charune 300.000), enfin.Perth,, jOUf jjPn avec la famille?Ils de-! peut mettre sur pied un maximum ! lions en Libye: l’Australie attend (200.000).Par contre, le Territoi-| vrajent faire face seuls à une inva- (j'un demi-million de combattants j avec impatience le retour de sis re du Nord, dont la superficie^égale sjor, nippone.Le péril jaune n'est (sans compter environ la moitié de] fils valeureux.Avec leur aide, elle celles de l’Allemagne, de la France point, pour le Commonwealth, un , eP chiffre pour les formations au- voudrait demeurer un bastion inex-et de l’Espagne mises ensemble, est] mythe ou un épouvantail sans con- xiliaires et l'industrie d’armement), pugnable de la race blanche et de peuplé de cinq mille blancs et dix-1 distance.Les convoitises japonai- Là-dessus, on peut taxée 0 cent j l'Empire.huit mille indigènes.ses visant toutes les terres émer-j mille hommes la force numérique H.M.Ces primitifs, les plus sauvages.de ( gPant des mers du sud, y compris notre globe, en sont encore à l'âge ja p]us grande et la plus riche d'en- : de la pierre.Et les grandes métro-;tre ces terres, ont été assez sou-; pôle» australiennes connaissent les] Vent exprimées.M.Matsuoka, pour j dernières conquêtes de la science, 1 nP citer que lui, a déclaré sans am-; les plus récents perfectionnements : bagPS (jUP f'Océanie constitue ‘Tes- Commentaires sur le discours de Noël de Sa Sainteté dienne y dépassent même ceux de pulation.Des 193fi, on a créé à - l'Amérique.Tokyo le Bureau des mers du sud, De la partie officielle de la 5e-'mandes des peuples comme aussi D'immenses étendues sont tou- qui a préparé les opérations en : mairie Catholique suisse: des minorités ethniques, jours en friche, des richesses natu-J cours et dont la compétence englo-: __ _ _ 4 VI.Revision des traités équita- reiles inépuisables attendent d’être | be l’Australie.LA PAROLE DL PAPE ble, sage et obtenue par la voie exploitées et le problème des chô- Voilà donc des années que les gointotA pi* ytt vinn* rCa pacifique d’un accord amiable, là meurs commençait déjà à devenir gPns de Sydney et de Melbourne sa- samtete ne au sien aa ; FOURRURES m»*** ut**00 to»"*’* wjisJSS.4.•JS"» —p.A.ASSELIN tT» Commande* et mtsnr®» prise* dt* maintenant pour l’hiver prochain.«t ses fils 143$, Amherst - CH.9644 Us DEUX SPECIAUX de cette semaine ; JAQUETTES • de RINARD ARdNTI 8 à partir de *75‘M • DE TAUPE «cMMlte à partir de 947’M La paix et Mgr Besson dresser au inquiétant avant que la guerre et levaient à quoi s’en tenir sur la pro-| pn , e(jr ^ ! comme on l’a vu, en est douloureux.moeurs politiques du sens de la Common- Lp Saint.père ne voit s’éclaircir ! responsabilité, et de la justice so- monde un nouvel appel j °ù elle apparaît nécessaire.#, , _ .¦ , pn lavpiir He lu naix F’accent Restauration dans les réarmement y eussent mis fin: car] chaine guerre du Pacifique.La po-1 ia'eur ae la paix.^ acceni, 1 ., , , les ressources du pays, la culture 5ifi0n stratégique du Common- du ble.l’élevage, les industries lai-j wealth n'est pas le moindre de ses ia 'IXmh^ë et sangian-1 «ia,es- nière et minière, étaient périodique- paradoxes.î -, , .XT -, '¦ .1 te nuee qui enveloppe 1 humanité, i Dans le discours de Noel, on re- trouve les mêmes principes, ramenés à quatre chefs principaux, auxquels Pie XII en a ajouté un cinquième, touchant un point dont il n’avait pas parlé il y a deux ans.Premièrement, le respect de la ment sujettes à des crises.On se D’une part, l’immense développe-j plaignait, depuis plusieurs lustres.* ment des côtes et le peuplement c],n*rairj' e et Vent de s fPa,s‘ que le Commonwealth possédât si,quasi nul du littoral nord, ouest et! e ^,ie davantage, peu d'hommes pour parer à une fu-i nord-ouest permettent à un enne-! [-e Pape gémit à la perspective ture menace japonaise et les lois les mi de débarquer où il lui plaît et des malheurs qui accablent l’hu-plus strictes restreignaient Timmi-;d’avancer sur des milliers de kilo-: mandé.Il est des hommes qui s’en gration.pour ne compromettre ni, mètres sans rencontrer de résis-' prennent à la religion, dont c’était, le caractère purement anglo-saxon tance, et même sans qu’on se doute disent-ils, la mission de rendre im- tique que des dames fort aisées font pour l'assaillant, s’il ne s'empare manqué d’empire «ur les âmes; les lied, dans chaque Etat, le respect leur propre ménage, car on ne I pas des centres habités.Récipro-j coupables, ce sont ceux qui .se sont! des minorités nationales; en troi trouve guère de domestiques: uneiquement, quiconque est maître des] acharnés et s’acharnent encore à fille honnête croirait déchoir si elle; cinq ou six grandes villes, des bas- lui disputer cet empire, ceux qui prenait du service.Mais les per-1 sins miniers et des plus riches ré- ne songent qu'à mettre les forces sonnages les plus choyés, les plusigions agricoles est.en fait, le mai-i de 1 intelligence humaine au ser-j quatrième lieu, l’arrêt des arme-admirés.ce sont le gouverneur gé- i tre de tout le continent australien.| vice d'entreprises fratricides.• ments et l’observation loyale des sième lieu, égal droit de tous à toutes les ressources économiques et matières d'usage commun; en néraî et son entourage, qui doivent nécessairement appartenir à l’aristocratie de Void coun(rt/.Avant que Il est impossible à une nation de pje XII a rappelé aux hommes! traités; cinquièmement, enfin, le sept millions d'individus de pro- d’Etat d’aujourd’hui que d'autres respect de la religion et de TEgli- ______________________.leser tout un territoire dont laden-: avant eux.ont tenté d’établir leur 1 «e.cette guerre éclatât, le due de Kent, .site n’atteint pas un habitant par suprématie dans le monde et de j Tout le monde a compris pour-frère de Georges VI, fut désigné .kilometre carre.Si cela amusait un je modeler d'après leurs idées.Ils * quoi le Pape a élargi, cette fois comme lieutenant du roi à Canber- j agresseur friand de succès faciles, y ont échoué, faute d’avoir fondé le programme des renditions du ra, et cela suscita l’enthousiasme » pourrait s adjuger en quelques, lp régne de leur pUjssance sur la ! rétablissement de l’ordre et de la d’un bout à l’autre du cinquième | mois—juste le temps materiel doc-; loi morale.C’est une leçon qui reste paix en v faisant figurer le respect' continent.Cependant il faudra at- ruper les zones anf soit peu expl^ artücile pour tous.Sek liberlé et des droits de ITgU- ! tendre la fin des hostilités nour que ,ecs — la majeure partie du terri- , .se le respect des âmes.“Dans cer-1 le prince prenne son poste; d’ici là, I Ipire du nord, de 1 Australie occi- .^'11;s jl * expose les exigences de: ,„.,inr.i„.les Australiens doivent se conte ter, comme gouverneur général, de lord Gowrie, Cette charge décorative, disions-nous, revient d’habitude à un Anglais de haut lignage.Or.le seul Australien qui l’ait occupée jusqu’à ce jour, sir Isaar Alfred Isaacs, était le fils d’un petit tailleur Israélite.Les Australiens sont très fidèles à la couronne britannique; leur premier vieux pilote, Hasseberg, déclara n’avoir jamais vu pareil temps depuis 50 ans.Le Saint-Peter fit naufrage dans le groupe du Commandeur, à l’ile baptisée, depuis, Bering, car c’est là que le Danois tomba malade et mourut.Après bien des tribulations, un seul survivant réussit à regagner Petropaulovsky.sur un canot qu’il était parvenu à construire.Il raconta de fabuleuses histoires sur la richesse en ivoire et en pelleteries des Aloutiennes, et ce fut un véritable “rush” d’aventuriers.En 1745, Michel Nevidiskov débarqua à Attu.L’archipel où se trouvait Attu fut d’abord appelé îles Aléoutiennes; le nom s’appliqua, par la suite à toute la chaine d’iles.En 1753.un navire envoyé par Ser-rebrennikof_ découvrit l'es Rat Islands.en 1759.Pairo explora les Fox Islands, ainsi dénommées d’après la multitude de renards de toute couleur qui y vivaient.Andrean Tolstykh visita bientôt l’archipel, le décrivit en 1760.Sous le nom d’An-dreanof, Glottof découvrit Tile Ko.diak, en 1763, Krenissin l’Alaska, en 1768.La population des îles étaient les “Aléoutes”, nom d’origine incertaine, qui viendrait du mot Chuckchee “aliat”, ci gui signifie: île.Par la langue, se distinguaient deux groupes, les “Unalaskains”, aux îles des Renards, et les “Atkains”.à l’ouest.Ils avaient, tous, certains traits typiques de l’Esquÿnau, mais s’apparentaient plutôt, par leur physique et leur culture, aux populations de la côte du Pacifique-nord.Les Aléoutiens étaient petits, trapus, bruns; c’était urve population heureuse et joyeuse; ils vivaient de poissons, d’oiseaux, de loutres, de phoques, de morses, dans des maisons en mottes de gazon, en partie creusées dans le sol, sans autre ouverture que l’entrée, et au milieu d’une saleté repoussante.Quand les Russes arrivèrent, ils ignoraient encore l’usage du métal, n’usaient que des outils en os; chaque tanière abritait plusieurs familles; ils pratiquaient la polygamie, n’avaient pour religion que de vagues superstitions folkloriques.Les Russes commencèrent par les convertir en masse à l’orthodoxie.Les Aléoutiens avaient une science — incroyable et innée — de la navigation, des moeurs des poissons et des phoques.Ils naviguaient, sans savoir nager, dans des canots étanches, les “bidarkas”, de 5 à 6 mètres de long, recouverts de peaux de phoques, à 20 ou 30 milles au large; à l’aviron, ils faisaient des périples de 1,200 milles, transportant, outre leur pêche, femme et enfants accroupis.L’intervention des Russes inter- rompit ce bonheur patriarcal.Les promishleniki s’assemblaient dans un estuaire sibérien, y construisaient des navires, se glissaient jusqu’aux Aléoutiennes.Ils s’v installaient, prenaient des otages, envoyaient les hommes à la chasse, et régnaient sur de véritables harems.Au retour des chasseurs, ils les tuaient si la chasse paraissait insuffisante, leur reprenaient leurs pièges et se rembarquaient avec les fourrures.A mesure que les renards disparaissaient, ils poussaient plus à l’est.Ils finirent par se heurter, sur le continent américain, aux Indiens guerriers de Kodiak.Inférieurs en nombre, ils armèrent conire eux des Aléoutiens, et sur leur vaisseau-amiral, conduisirent à l’assaut des flottilles entières de “bidarkas”.Rentrés au Kamtchatka, les Russes expédiaient les fourrures en Chine.En août 1762, les Aléoutiens, excédés, massacrèrent les équipages du navire russe Zacharias and Elizabeth, à Ubienna, ou la Baie du Massacre, dans l’Unalaska.D’autres détachements russes furent mis à mort, leurs campements brûlés.Un commerçant russe, Ivan Soloviei, les vengea sauvagement.Il marcha contre les Aléoutiens, fortifiés dans leurs “barabaras”, les fit sauter à la poudre, acheva les survivants de plusieurs îles et villages.Il attacha une douzaine d’Aléoutiens l’un contre l’autre et tira une balle dans la poitrine du premier; ils furent transpercés jusqu’au neuvième.Les malheureux indigènes ne se révoltèrent plus jamais, matés.Le gouvernement russe fit ensuite accompagner les expéditions d’un dosaque officiel, chargé de faire rentrer Je “yassak”, ou dîme sur les fourrures.La première colonie russe en Amérique fut fondée en 1784, à l’ÎIe Kodiak, par Gregor Ivanovich Sheljkof, qui y emmena sa femme Natalie, la première blanche qui vécut en ces parages.En 1779, le gouvernement tsariste trouva plus pratique de constituer une corporation officielle, la “Société russo-américaine”, et d’envoyer un gouverneur à tous ces parages.Comme les Pusses n’établirent pas de “réserves” de chasse, ils se répandirent de plus en plus vers le sud, et parvinrent jusqu’à la “Rivière russe”, en Californie, au nord de San-Francisco, tandis que les Espagnols y arrivaient depuis .a Californie et le Mexique.Les Russes furent finalement incapables de se maintenir si loin de leurs bases, devant la poussée américaine, et cédèrent le territoire d’Alaska e! les Aléoutiennes aux Etats-Unis pour 7 millions 200.000 dollars, en 1867.Le nom, dérivé de l’aéloutien Alaksu, fut alors donné à la partie centrale de la péninsule.AHTlKORLAURtNCE MARMACIEUUENa] covt mena er ù ta marque de l’homme bien véhi , , , ?DIAMANTS * Manufacturant met propret bijoux .It suis donc en mesure de vendre au PRIX DU GROS.J ACHETE aux plus hauts prix battues et bijoux b diamante.J'ECHANGE toutes sortes de bl-ioux à diamants.R.MOREAU Manufacturier de bijouterie Importateur de diamante et montres.Ch.3 J0, Edifice Drummond 1117 oueit, Ste-Catherine * LAncaater 9981 ?n*!'dentale et méridionale, du Queens- cette ioi en ce qui concerne Torga- P.3's’ multiples J ftSolldltC fit Ifl ' ?P land et de la Nouvelle-Galles du nisation de la société., dispositions entravent Ja voie^ au j ^ , voirie provinciale mensités désertiques, dépourvues U-IAUIU IlHCl.JIIlrtllH.ll.lUC'* ICUi 11 I CT 1 I I * V I • • .| , ¦ 1 1 ministre, le travailliste Curtin, vient ^.valeIu/ Pour ]es tleux Part,es bel- Sud.Mais on sait bien que pareille Ôn se rappelle que, à Noël 1939.: ipessa8e de la foi chrétienne, tan-entreprise n’offrirait aucun intérêt | le Souverain Pcutife avait déjà:, fTnj ouvrent largement a pour les Japonais, et on ne craint! tracé le seul programme de paix1 propagande qm combat la foi.pas qu’elle soit jamais tentée.Il; qui eût chance de durée, pour au-1 Pd! pareilles mesures, loin d avoir s’agit donc, pour les services de la, tant, naturellement, que la méchan-; abolies ou mitigées au cours défense australienne, de veiller sur | ceté humaine ne vint pas à la tra-! , ,>.»»> > > > >¦> >¦>>¦>¦»¦> > > »»» » CR.2135 ^t0tm'P*0VJ.Sj0Ns CR.2135 BEURRE de Crémerie LIMITÉE Prrmlèr" 0% te -Qualité Deuxième O >4 * Qualité Troisième « Qualité , 6312.rue ST-HUBERT 1127.rue MONT-ROYAL K.2309, rue ONTARIO E.347S.rue ONTARIO E.5193.rue ST-LAt’RENT 6920.rue ST-HUBERT 2034.rue MONT-ROYAL B.1374.rue ONTARIOO E 1581 rue STE-CATHERINB K 2929.rue MASSON 4835.rue WELLINGTON, (Vertus) Nous fermons à 6 h.30 tous !e« lours except* les vendredis et samedi*.CRAVATE TULIPE Synonyme de Qualité — Bon goût — Nouveauté Cravate de laine tissée chei nous Cravates de sole Importée et domestique.CRAVATE PAYSANNE produit essentiellement canadien Ces deux marques sont manufacturées par N.LATULIPPI s VOLUME XXXIII — No 136 uE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 13 JUIN 1942 9 L'utilisation de l'histoire et le pasteur Silcox (suite de la première page) qu’ils pourraient continuer à prier à leur façon et que leur évêque pourrait aller et venir de la zone française à la zone anglaise sans être inquiété.| Le pasteur Silcox va plus loin que M.Maheux quand il dit: “Mais les Anglais furent très généreux.Et pour le prouver, il [l’auteur] étudie à fond deux choses: a) la conduite générale de Murray qui dès le début employa des Canadiens fran-; çais dans le service civil et qui prit toujours leur part contre les marchands de Boston et de New-York (.), b) la rapidité avec laquelle les Anglais choisirent Mgr Briand comme évêque, spécialement quand on compare cette •promptitude avec les délais et les atermoiements qui retardèrent la nomination de Mgr de Laval, sous le régime français”, j Je ne crois pas que le but de M.i Maheux ait été de nous faire croire | que Mgr Briand avait été nomme évêque “dans un temps record”.; mais que les lenteurs étaient expli-cables et, dans les circonstances, ; normales.On voit que le pasteur 1 Silcox n'hésite pas à employer les Chemins de traverse.Ce qui est plus I fort, c’est qu’il semble s’étonner qu’une telle interprétation paraisse nouvelle chez nous, i Voilà que M.Silcox se fait lui-même historien.M.Maheux est un timide.S’il semble prêt à tourner ; le dos à ses ancêtres, il voudrait i tout de même rester Canadien.Cet-1 te hésitation, le pamphlétaire toron-tois ne l’a jamais connue.Il se met dans la peati des habitants de la Nouvelle-Angleterre.Ils avaient des vengeances à exercer.Ils se souve-, naient de Deerfield.On aurait dû leur donner satisfaction.Ce qu’ils voulaient, sans doute, Murray le disait, c’était de saigner le pays à blanc.On n’a pas eu égard à eux.Et c’est pour cela qu’ils se sont détachés de l’Angleterre.“// serait peut-êlre osé de prétendre, dit M.Silcox.que l’Angleterre, par sa douceur à l'égard de Québec, 1 u abandonné les Etats-Unis pour se concilier le Canada français (évidemment le conflit comportait d’autres causes), mais on pourrait étayer une thèse solide sur cette théorie”.Le point de vue, comme on voit, ne manque nas d’originalité.Silcox avait dit précédemment qu’il était évident que les deux genres de vie (de ceux de la Nouvelle-Angleterre et de la Nouvelle-France), ne pouvaient trouver place en i Amérique.(“In one sense, there was no room on this continent for these two divergent ways of life”).On sait à quoi une telle théorie péut conduire.Si le continent tou! entier ne pouvait s’accommoder du voisinage de 3.000,000 de coloniaux anglais et de 60,000 coloniaux français, que penser de l’existence côte à côte, et dans le même pays, de 10,000,000 d’Anglais et de 3,000,000 de Canadiens français?Voilà une théorie assez dangereuse pour 'a bonne entente.“Mais, ajoute Silcox, quand Québec et Montréal tombèrent, les gouverneurs anglais semblèrent ignorer complètement les sujets de la Nouvelle-Angleterre et leur indulgence ii l'égard des Français n‘a pas peu contribué à la guerre de l'indépendance américaine”.Cette affabilité excessive peut être attribuée: /) à l’impossibilité pour le gouverneur de comprendre les coloniaux, ce qui serait assez général dans les colonies britanniques; 2t à l’opinion entretenue par un ami de Murray et peut-être partagée par lui-même que le Canada était dépourvu de tout ce qui peut rendre la vie agréable, ef que pas | ______ un Anglais ne serait assez fou pour üClîflri^CS COITimCrCIflUX y aller vivre; 3) à la désaffection j croissante qui se manifestait dans les colonies du sud et qui aurait pu | induire Murray à se concilier les j Canadiens français afin de s’en ser ! vir comme des freins à l’agitation de la Nouvelle-Angleterre.Ce dernier argument semble e bon.Il faut choisir.C’est l'un ou avec l’Afrique nord française Directives épiscopales et Ligues du Sacré'Coeur Les Etats-Unis lèvent l'embargo Washington, 13 (A.P.) En temps'de guerre, moins qu'en aucun autre temps, le relâchement, Le se-1 Ie laisser-aller ne sont pas de mise.,, .r.- ,, i crétaire d’Etat Cordell Hull a an- ^os chefs civils et militaires nous i"’ nonce hier dans une entrevue aux * rappellent, de mille façons et à CETTE CARTE IDENTIFIE SÛREMENT LES NÔTRES tr'! r»*i es» i» «emu uq.sm LA lIGUi Di (ACHAT CHEZ NOUS dulgence de Murray à l’égard des Canadiens français, qu on ne pré tende pas que cette attitude le Murray a soulevé la révolte dans le*, colonies du sud.* * * Le pasteur Silcox chicane une dernière fois M.Maheux.Entre amis, ces choses sont bien permises.Selon notre critique, le professeur de Laval ne fait pas assez ressortir le fait que la déportation des Acadiens ne tut causée que par le zèle intempestif des prêtres qui empêchaient les Acadiens de prêter le serment d’allégeance.Or, comme ces prêtres étaient encore assujettis à l’évêché de Québec, on pouvait les considérer comme des agents au service d’une puissance étrangère puisque l’évêque de Québec dépendait lui-méme du roi de France.Il fallait briser ces liehs Et voilà comment s’éclaire l’un des faits capitaux de notre histoire.Avis aux auteurs de manuels.On pourrait citer le titre d’une pièce de Giraudoux en le modifiant quelque peu: La déportation des Acadiens n'a pas eu lieu.Si vous dites le contraire, vous aurez enseigné la haine.L’article du pasteur Silcox suscite un intérêt particulier.Il démontre que nous n’avions pas tort d’appréhender le parti que tireraient du livre de M.Maheux non pas ceux qui prêchent et veulent la compréhension mutuelle des Canadiens français et des Anglo-Canadiens, mais les saboteurs de la paix intérieure, les Orangistes, les spécialistes de la haine des races, les dénigreurs de notre nationalité.C’est par eux que M.Maheux sera louangé; c’est déjà une preniièr-r punition.Silcox écrit: .S’il y avail plus d'abbés Maheux dans les universités et l’Eglise de Québec, la Confédération canadienne ne serait pas dans un semblable danger.Les Canadiens de langue anglaiset doivent se sentir soulagés de oç que quelqu'un dans Québec se soit aventuré à dire la vérité qui doit être dite” Bappelons d’abord au pasteur Silcox que si la Confédération est en danger, si le danger se présente jamais, ce ne sont pas les abbér Maheux qui le conjureront, ce ne seront ni les universités, ni le clergé du Québec qui auront suscité la mésentente, mais ceux,qui refusênt de reconnaître aux Canadiens français des droits égaux à n’importe quel immigrant britannique, et qui éliminent avec un zèle maladif l’emploi du français dans tous les coins du service civil, nomment un Anglais contrôleur de l’Office des prix dans une ville 95 pour cent cana-dienne-française, comme Trois-Hj-vières, et qui comme hü-mème, Silcox, le pasteur Shields et un nommé Carson, se livrent à des attaques contre notre groupe ethnique.Quant aux prêtres québécois, les Canadiens français en sont fiers, parce qu’ils s’efforcent d’aimer Dieu, de pratiquer la vertu, d’enseigner la religion, de soutenir les aspirations du peuple, de suivre fidèlement les directives de leurs chefs spirituels.Hervé BIRON Quatre porte-avions japonais détruits à Midway Pearl-Harbor, 13 (A.P) — Les rapports reçus par le département de la marine indiquent que quatre porte-avions japonais ont été détruits au cours de la bataille de Midway.Les communiqué", officiels ont arvnoncé la destruction de deux porte-avions et la destruction possible d’un Iroisième, mais ils étaient fondés sur les rapports reçus il y a trois jours.journalistes que les Etats-Unis re- *ou* propos, en nous exhortant à prennent les échanges commer- at'cen*uer sans n9*re.(ie ciaux avec l’Afrique-nord françai- RuÇri'e.vue de la victoire, se et que des navires chargés de i ‘eur lou''' d avec plus d'r— marchandises non militaires quit- j r) e ‘?ncore• *e,s l'-'fQues du Cana-teront sous peu New-York à desli-j v,ennle.rl .c no,us avertir des nation des ports de l’Afrique-nord.re*P01n‘'a H 1 qu encourent les ün sait que les négociations avec I .”?/Fe pays a u"c les autorités françaises ont été ^e.^ „ Ps comme ce*ie brusquement suspendues à la mi-! *1 us " la prière surtout dans la dévotion au Sacré Coeur.Ainsi munis d’une grâce surabondante, les Ligueurs en répandent les bienfaits dans les masses populaires au moyen de leurs organismes et de leurs cam pagnes d’action.* * * A leur tour, et avec plus d’auto-j Nos Evêques ont choisi le mois du Sacré-Coeur pour promulguer leur Lettre collective, et ils ont choisi la Fête du Sacré-Coeur pour consacrer notre nation, nos paroisses et nos familles su Christ-Roi.Les Ligueurs verront dans ce avril lorsque M.Pierre Laval a pris ! .! Va.le pouvoir, ün ignore ce qui a pu P?-1.can‘.dlen’ qui Ve"‘ ^ être pu amener le gouvernement américain ; bliée.présente aux Ligueurs du Sa- à lever cefembareo M Hull s’est Kré.Coeur un Pro8ra'nnie essentiel, a ie\er cet emnargo.M.Hull s#st j eminemmen, au|onse un comp]é- contente de d.re que Ion avait pris tnen, néccssaire à leurs études de cette décision apres avoir bien pe-1 |.année- Nous y Msons en effet se le pour et le contre.qu’“il serait vain d’espérer être une t O" s« rappellera que I amiral nation forle ct viriIe en William I).I.eahy, ambassadeur des t^re autant qUe dans sa c Etats-Unis en France, a déclaré dans sa première entrevue après son retour de Vichy que “c’est mon opinion personnelle que l’Améri que devrait accorder toute l’assistance pratique possible au peuple français, à la condition bien entendu que cette assistance ne profite pas aux puissances de l’Axe.” 18 autres Tchèques ont été exécutés * _________ Londres, 13 (C.P.) —La radio de Prague a annoncé hier soir que 18 autres Tchèques avaient été exécutés, ce qui porte à 358 le nombre des victimes des représailles exercées par les Allemands à la suite de l’assassinat de Reinhard Heyd-rich sans parler de tous les hommes du village de Lidice passés par les armes.Il y a eu 10 exécutions à Prague et 8 à Brunn et deux des victimes étaient des femmes.Les condamnés étaient accusés d’avoir pris contact avec des agents parachutistes ou d’avoir projeté du sabotage.^ _____ Vient cre paraître ¦= Www- "Votre testament et votre succession" PAR LE NOTAIRE DE LA BRUERIi FORTIER ‘‘Votre Testament et Votre Succession", que M.le notaire de la Bruère Fortier vient de publier aux Editions Bernard Valiquette est appelé sans aucun doute a rendre éminemment service aux hommes de loi, avocats et notaires, aux administrateurs de successions, aux comptables ainsi qu’au public en général.Ainsi que Me Marie-Louis Beau-lieu, avocat au Barreau de Québec, le fait justement remarquer, l’auteur a voulu protéger le public en lui enseignant les laçons de procéder pour disposer de ses biens avantageusement, soit de son vivant, en évitant ou en diminuant certains impôts, soit à son décès en utilisant tout ce que l’expérience pratique et les connaissance., légales ou fiscales peuvent fournir de mieux pour les droits de succession au provincial et au fédéral.Bref, .Me Fortier démontre l’ira-portance de bien rédiger son testa-; ment et la nécessité de prendre toutes les précautions nécessaires ou i utiles pour réaliser l’objectif pour-| suivi par tout testateur.Il y aura ; certainement grand profit à se pro-l curer cet ouvrage d’une riche substance.“Votre Testament et Votre Succession”, de M.le notaire de la son carac-hair et ses muscles, sans cette maîtrise de soi que seul l’esprit de sacrifice, de re-noiîcement et de discipline est capable de maintenir”.L’héroïsme sur les champs de bataille, comme l’héroïsme du martyre.est un acte sublime; mais il y a.telle chose aussi que l’héroïsme des actions ordinaires, du contrôle parfait de ses gestes et de ses pensées.I! arrive ordinairement que la première ne se produit que si elle est nréoarée par la seconde.Nos soldats sont plus que d’autres en : mesure d’en faire l’expérience: “Ceux que le devoir a appelés aux camps d’entraînement, es|-il écrit dans la Lettre pastorale, doivent se rappeler qu’un héroïsme plus haul encore que celui des batailles leur est demandé, celui d’être dignes du nom de chrétien et de demeurer fidèles à leurs épouses, à leurs foyers, à leurs familles, celui de ne point profiter des loisirs qui leur seraient accordés pour trahir leur sang en même temps que leur conscience et gaspiller, au service de plaisirs infâmes, les forces qu’ils doivent au service de leur Dieu et de leur patrie’’.La vie de camp, la vie militaire, n’est pas, en soi.une vie immorale: elle est une épreuve de courage et de force morale; elle met en évidence ceux qui sont forts et ceux qui sont faibles devant les occasions de chute.En reviennenl ennoblis ceux qui, depuis leur jeunesse, ont pratiqué les vertus chrétiennes: aujourd’hui, ils affrontent avec succès les difficultés inhérentes à la vie d’éloignement e* de contrainte que comporte la discipline militaire.L’honneur chrétien consiste à garder l’état de grâce au milieu des tentations, des embûches, des lassitudes, des trahisons des amis et des mauvais exemples du milieu, tel un soldat harassé, dont le moral se maintient toujours à la hauteur de son idéal dans les hasards et les dangers du champ de bataille.La valeur d'une armée est en proportion de l’esprit de sacrifice de ses soldats.Mais l’esprit de sacrifice ne s’acquiert pas en un jour., Il faut l’avoir connu.s’y être formé en le pratiquant assidûment dès sa jeunesse.Ÿ Ÿ Les points du document épiscopal auxquels s’applique l’esprit de sacrifice, couvrent presque tout 1?champ de la moralité.Nos Evêques signalent les manquements et les erreurs sur lesquels il est plus urgent actuellement d’appuyer.Tous conviendront facilement qu’il n’y a rien d’exagéré dans la liste assez longue malheureusement des abus qu’il nous faut déplorer et auxquels nous devons tâcher par tous les moyens possibles de remédier.Les théories et les pratiques anticonceptionnelles, l’alcoolisme, le blasphème, la violation du diman- La Lettre collective de l’Episco- geste une suggestion à intensifier leur apostolat.Ils ne manqueront pas de consacrer leur fâmille, comme la Lettre le demande; el ils s’efforceront d'en propager la pratique auprès du plus grand nombre possible de familles capables d’apprécier la valeur de cet acte.Ils continueront ensuite d’exercer leur action dans le sens marqué ! par nos Evêques pour l’après-guerre.Ils aideront par tous les i moyens légitimes, dans l’ordre et la j concorde, nos gouvernants à nous | conduire, non seulement à la victoire, “mais aussi aux triomphes plus difficiles encore de la paix j véritable et des reconstructions so- 1 ciales de l’après-guerre”.“Car, continue le document, il ne suffit pas de regarder nos enne: mis; il faut nous regarder aussi nous-mêmes.Il faut nous rappeler que de vaincre ceux qui nous combattent serait vain, si, après avoir triomphé, l’on ne parvenait à établir dans nos sociétés plus de justice et d’équité, un respect plus entier de tous les droits, une meilleure répartition des richesses, une éducation intellectuelle, morale et religieuse plus achevée et mieux assurée au plus grand nombre”.Un tel programme trace la voie à plusieurs années d’activités intenses aux Ligueurs du Sacré-Coeur.Animés par le zèle divin et soutenus par l’esprit de sacrifice, ils sauront se dévouer et même, au besoin, consacrer leur vie au triomphe de la paix et de l’ordre dans les individus, daq.s les familles et dans la société, continuant ainsi les glorieuses traditions d’apostolat i qui, au Canada, ont toujours carac- j térisé les Ligues du Sacré-Coeur.Raymond DUNN, S.J.J aumônier de la J.I.C.i Pour servir te peuple par le théâtre Appel des Compagnons de saint Laurent aux jeunes Les Compagnons de saint Laurent communiquent: Nous sommes nés, il y a cinq ans.dans le but de servir le peuple par le théâtre.Nous pouvons nous rendre aujourd’hui le témoignage d'un travail patient, inégal, mais poursuivi dans la plus complète sincérité.Aujourd’hui, nos preuves faites, notre doctrine précisée, nos allégeances établies, les coups durs des débuts encaissés, nous lançons un appel préci« qu’entendront tous ceux, jeunes gens ou jeunes filles, q:.i se sentent disposés à servir, dans l’abnégation tolale, l’art du théâtre Nous voulons grossir notre équipe systématiquement; nous avons besoin d’interprètes, de musiciens, de machinistes, de décorateurs.Il y faut de la culture, du tempérament, avec la volonté de se soumettre aux règles essentielles que voici: lo la primauté de l'équipe; 2o l’anonymat; 3o l’exclusivité et la gratuité des services.Perspective d’austérité donc qui n’offre guère de prise aux petites et grandes concessions de l’amour-propre.Parce que nous avons foi dans la jeunesse, parce que nous avons fait la preuve surabondante de ses générosités multiples, nous savons que plusieurs répondront à l’appel.Les Compagnons leur promettent l’emploi utile de leurs forces, de leurs enthousiasmes.Car la forme de théâtre que nous nous sommes appliqués à instituer au pays se propose comme un élément nécessaire des proches révolutions.“La révolution sociale sera morale ou elle ne sera pas”, disait Péguy.On prend rendez-vous par lettre ou téléphone chez les Compagnons (3576, chemin de la Côte des Neiges, FL 6604).Un Succès facile ! offrez à votre interlocuteur une Bière d’Epinette Christin cette preuve de Bon Goût vous vaudra son Amitié Livraison coopérative des grands magasins A doter de lundi prochain livraison des magasins ci-dessus livreront les paquets d’un chacun.Dans certains endroits, les magasins alterneront leur livrâison, dans d’autres où la chose sera plus facile, un seul magasin fera la livraison pour les trois autres, durant l’été.Tous les colis livrés par la livraison coopérative porteront ufte éti-quètte distinctive.Anciens de l'école Saint-Pierre Continuant leur politique de Orphelinat agricole pour le diocèse de Sherbrooke CvriHe F°Ddaffe ' ancien^06'*^i ° he, les excès concernant le travai’ de la r.hamhr* \iUc : des femmes dans les usines, la pro- en vente af^nrîv mweî^A esH pagande communiste et athée.la nnciM8 J ?.nc de '’ par Qn reconnaîtra, dans ce program- Trois la poste), au Service de Librairie du Devoir.avions américains à Ankara Le budget Londres, 13 (C.P.) — La radio turque a annoncé hier soir que trois avions américains avaient effectué des atterrissages forcés sur un aérodrome d’Ankara hier matin et que les équipages avaient été placés “sous surveillance”.L'annonceur turc n’a pas indiqué quel était le point de dépari ou la destination des aviateurs.Cela semble une nouvelle version d'un rapport antérieur de la radio allemande disant que des piloles, mécaniciens et ingénieurs en aéronautique anglais étaient arrivés à Ankara.Otlawa, 13 (D.N.C.) — Le ministre des Finances, M.Ilslev, a déclaré qu'il c’avait pas autorisé les journaux à dire qu'il déposerait le budget le 18 ou le 23 juin.M.TLs-Jey a fait cette déclaration a une interpellation du chef de l’opposition.Vient de paraître Louis-C de LERY Aimé COUSINEAU Lucien-J.BOULET R E L AT IONS SOMMAIRE — JUIN 1942 Editorial L'OPINION AMERICAINE ET NOTRE EFFORT DE GUERRE.Articles LA RELIGION DE NOS MAÇONS L'URBANISME EST NE DE L'HYGIENE AGRICULTURE D'HERBAGES AUX ETATS-UNIS LA VOCATION DE L'INFIRMIERE ET LES TEMPS PRESENTS G de la TOUR FONDUE L'OEUVRE DES TERRAINS DE JEUX DE QUEBEC, Alfred LEBLOND Commentaires Le Congrès du Service sôciûl —- Un pôys mais deux cultures — Impressions d'un conscrit — Pour un beau visage.Chroniques LES ECOLES ACADIENNES DE L'ILE' DU PRINCE-EDOUARD J.-Henri BLANCHARD LES BIBLIOTHEQUES SCOLAIRES A LA CAMPAGNE Paul HUBERT L'AVENEMENT DES INDEPENDANTS, J.-G de TONNANCOUR POUR UNE ESTHETIQUE HUMAINE Jean VALLERAND CORRESPONDANCE HORIZON INTERNATIONAL : Etats-Unis — Mexique — Colombie Livres récents Les guerres modernes et la pensée catholique Louis CHAGNON L'Hôtel-Dieu, premier hôpitûl de Montréal 1642-1942 Alex DUGRE Réflexions sur l'avenir des Canadiens français Mane-Jôseph d'ANJOU, Jacques COUSINEAU Rééditions Jacques COUSINEAU Au comptoir .25; par la poste .28.SERVICE DE LIBRAIRIE DU “DEVOIR” "Histoire de la province de Québec" Tome VII (Taillon) par ROBERT RUMILLY avec dédicace à M Pierre-Georges Roy 1 Attendu, réclamé par de nombreux lecteurs, le tome VII de This-! toire de la province de Québec, par Robert Rumilly, vient d’être publié j aux Editions Bernard Valiquette, el est maintenant en vente.Il porte I Pn sous-titre le nom d'un premier I ministre qui a fait honneur à la province, Louis-Olivier Taillon.Ce tome décrit la période qui a suivi la chute de Mercier.A Qué-j bec, les conservateurs reprennent ! le pouvoir, et suivent, en réaction contre les largesses du régime Merrier, une politique d’économies, d’apaisement.A Ottawa surgit 'a question brûlante des écoles du Manitoba.Le gouvernement fédéral (conservateur), pris entre l’Ontario et Québec, entre les orangistes et les catholiques, trahit son embarras, tandis que Laurier, magistralement secondé par Tarte, guette sos heure et gagne du prestige.Les évêques s’inquiètent, interviennent Les trois ministres canadiens-fran-çais, Angers*, Caron et Ouimet, don nent leur démission, qu'Angers seri || maintient, le geste que Chapleau , in’a pas accompli en 1883.Angers ! l’accomplit bravement, en 1895.Les électeurs ne lui en sauront pas gré.L’Histoire de la Province de Québec (Tome VII-Taillon) est en vente au prix de $1 ($1.10 par la poste), au Service de Librairie du DEVOIR.Lundi prochain Le "Devoir" commencera lundi prochain la publication d'un nouveau feuille tonf me, les objectifs des Ligues du Sacré-Coeur.Des lors, il ineombe aux Ligueurs une obligation particulière de faire écho de façon pratique aux aver tissements de la Lettre pastorale; par leur vie personnelle d’abor:!, cela va sans dire, et en même temps par une propagande zélée dans leur milieu.Au cours des vacances, l’Action catholique s'exerce surtout individuellement.L’action collective est nécessairement moins intense, à cause des absences, des déplacements fréquents, des congés de fin de semaine.Les Ligueurs participent moins à la vie de la Ligue; c’cst plutôt la Ligue qui vit d’eux et qui se propage par chacun d’eux, indépendamment de organisation el des cadres.C’est Sherbrooke, 13.— Les R R PP-de Sainte-Croix se sont portés ac- j quéreurs de la magnifique ferme j “Grayburn”, l'une des plus remar-1 quabies.non seulement du diocèse s mais de tous les Cantons de l’Est à une faible distance rie Waterville Les religieux de Sainte-Croix on < été invité par S.E.Mgr Philippe Desranleau, évêque du diocèse, à prendre la direction de cette ferme pour la transformer en un orphelinat agricole.Cette nouvelle institution dan: le diocèse est destinée à l’avenir des orphelins qui sont obligés de quitter l’Hospice du Sacré-Coeur à l’âge de douze ans.Tl y a longtemps que Son Excellence projetait la fondation d’une telle institution.^ * Conférence sur l'éradication des plantes nuisibles à l'homme Ligueur rie montrer X à chaque valeur et la force riu mouvement d’apostolat social que sont nos Ligues.C’est à chaque Ligueur de rayonner son influence par une propagande discrète mais constante.Le meilleur soldai n’est-il pas celui qui, laissé à lui-même, n’er, continue pas moins d’agir ct rie sauvegarder son honneur?Les Ligues du Sacré-Coeur, dans la province de Québec, comptent des centaines de mille membres.C’est plus qu’il n’en faut pour appuyer efficacement une campagn-de rénovation morale.Nous n’avons pas la naïveté de prétendre que ce1-te force globale est, dans toutes ses parties, et partout, également active et disciplinée.Mais il est incontestable qu’elle constitue une puissance réelle, capable de s'imposer.Nous serions bien mal avisés de la minimiser et de n'en point profiter.Ce ne sont pas les bonnes volontés qui font défaut; il arrive plutôt très souvent que nous ne savons pas exploiter les bonnes volontés.Livrons aux mains des communistes un atout rie cette importance: les fils de lumière seraient peut-être surpris du parti que leurs adversaires sauraient en tirer immédiatement, sans perdre lem temps dans des discussions oiseuses.Les congrès diocésains des Li-gués, tels ceux de Sudburv, dp Nicole! et de Boherval cette année, démontrent suffisamment, il nous semble, l’imnortanre e! la fore.' des Ligues.Sans qu'il soit nécessaire d’organiser partout de telles manifestations, les officiers et les | chefs de groupe s’efforceront de , prouver nu'il resie toujours poxsi- I hle de célébrer, l'année durant, le j Sarré Coeur de façon pratique, j Nous ne saurions Iron poux le rappeler; les manifrxtations publiques ne sont pas le zèle, mais le résultat du zèle, vivifie sans cesse dans Jeudi soir prochain, 18 juin, à | 8 h.30, M.Elzéar Campagna, pro- ! fesseur de botanique à l’Ecole su-1 périeure d'agriculture de Sainte-Anne de la Pocatière, fera une conférence sur l’éradication des plantes nuisibles à l’homme.Il traitera particulièrement des herbes qui causent le rhume des foins.Il se fait actuellement une grande campagne pour débarrasser la ville de ce fléau.Aussi, toutes les personnes que ce sujet intéresse sont cordialement invitées.M.Aimé Cousineau, LC.chef de la division de salubrité à l’hôtel de ville, présidera la conférence.L’entrée est libre.A l'Ecole d'apprentissage horticole La fédération horticole du Québec, qui groupe un très grand nom bre de sociétés horticoles de la pro- j vince, vient de récider qu’elle don- ! lierait, chaque année, un prix de î $10 à l’élève se classant le premier j parmi les finissants de l’Ecole d’ap- ' nrentissage horticole.au Jardin botanique de Montréal.Comme on | le sait, le Jardin botanique corn- ; prend, parmi ses différents servi- | ces, une école d'apprentissage dont j i le but est de former des jardiniers j ' professionnels, spécialisés en hor- ! ticulture florale.Le cours dure | trois années, pendant lesquelles les ! élèves font à la fois un travail pra | tique, à titre d’apprentis, et des études théoriques.leur p coopération dans l’effort de guerre du Canada et dans le but d’économiser l’essence, le caoutchouc et les camions, quatre des grands magasins à rayons de Montréal inaugureront lundi, le 15 juin, un système de livraison coopératif, durant les mois d’été, pour desservir les endroits en dehors de la livraison urbaine ordinaire.Les quatre magasins qui ont conclu cette entente volontaire, sont: James A.Ogilvy’s Limited, Dupuis Frères Limitée, Henry Morgan ami Company et The Robert Simpson, Montreal Limited.L'unificatron des services de livraison du 15 juin au 12 septembre a été décidée par ces grands magasins comme mesure de guerre, dans le but d’économiser l’essence, les pneus, les camions.Ce service coopératif s’étendra aux en-drois suburbains où 1rs magasins en questions faisaient la livraison deux ou trois fois par semaine, quelquefois avec des charges restreintes.Ces arrondissements comprennent: File Jésus et la Côte Nord tels que Saint-Eustache, Rosemere, etc.; le bord du lac et le territoire d’Hudson, à l’ouest de Pointe-Ctarie; la rive sud, de Boucherville à Beauharnois, le territoire de Chambly et de Richelieu et la partie est de l’Ile de Montréal, jus qu’au Bout de l'Ile, D'après la nouvelle entente, qui permettra de continuer le service comme d’habitude, les camions de Dittiâiîche, les anciens de l’école Saint-Pierre se réuniront dgns la salle de leur Alma Mater pour fêter Mgr Louis Rhéaume, ancien de l’école, qui doit conférer l’ordination sacredotale à M.Paul Macha-bée, ancien de l’école, fils de M.Ulrci Machabée, également ancien de l’école.La réception aura Heu dans la salle de l’école Saint-Pierre, à 3 heures p.m.L’entrée est libre.Pour tout renseignement, appelés: CH.6421.EN VENTE DANS LES DÉBITS DE TABAC.Pientz t \ une pwitUae / vôtu monnaie 1 M BANQUES * BUREAUX DE POSTt MAGASINS À RAYONS • PHARMACIES EPICERIES ‘ DÉBITS DE TABAC LIBRAIRIES ET AUTRES DÉTAILLANTS _____ LES PLUS BAS PRIX EN VILU Service à domicile HERNIOLOGIE C'est une «pSciallté pour laquell* un quelqu'un doit être complètement entraîné.Afro de voua démontrer non seulement notre technique mal* a usai las résultats d'un alustement direct d# notre bande herniaire, nous voua Invitons à venir eonat&ter Personnellement.sans obllKatlon aucune.Votre médecin est le bienvenu avec vous.Nous lui accorderons toute notre courtoisie habituelle II pourra se rendre compte d* notre méthode unique.921, rue Ste-Cotherine Est PL.9622 Service téléRraphlque partout Radio-programme C.H.I, P le leudl entre 12 U et 12.30 h fE Serre chaude aitenante au studio* (dm I«8 STE-CATHKRJNE EST ^ PI 1780-87 fl' .l -R BRIXE.prop.Membre du Klnanls.\ Près.Ass Fleuristes de M.‘ I.'Art dans les fleur* i cent 1* mot J5o minimum comptant Annonces factures me i* mot 40c minimum NAISiANCKB tKRVKT» BBRVI-CFS ANNfVKRSAmBS.GRAND'-MESSES REMERCIEMENTS POUR SYMPATHIES ET AUTRES 2c par mot -rtlnlmum de SOc PIAN-CAILLES PROCHAINS K \RI A• OE° *1 00 oar Insertion de» annonce» classifiées du "DEVOIR" Téléphone : BEIair 3361 Papier d’emballage Serviettes de papier Sacs de papier Papier de toilette Mac Gregor Paper Bag Co.Inc.451, rue St-Sulpice, Montréal Succursale A QUEBEC A Mactîreqor demandez si c'est fait de papier LAncaster 2274-5 Cours d'été ESPAGNOL, cour» d’été, mordit, mercredis et jeudis.WEIlington 3155.*-7-48 REPONSES au troisième concours des dates historiques Ne manquez pas d'y participer; il y aura distribution de cent dollars en argent.1608—Fondation de Québec par Champlain.1689—Massacre de Lachine.1774—Acte de Québec.1834—La Saint-Jean-Baptiste fondée par Duvernoy.• ^O—Visite du Prince de Galles —Mgr Taschereau est nommé cardinal.1907—Ecroulement du pont de Québec.1912—Congrès de la langue française à Québec.1929—Pont de Montréal.(D'autres dates parnîtront ces jours prochains' 10 LE DEVOIR, MONTREAL.SAMEDI 13 JUIN 1942 VOLUME XXXIII No 134 aaIaaI COMMERCEf ET FINANCE Les petites et les moyennes entreprises AIAA Si l'effort de guerre du pays met leur vie en danger, il faut leur venir en aide — Le cas des petits mergers — La formule à base d'entr aide Rapport annuel déficitaire de la Mexican Light and Power Toronto, 13.— Le rapport finan- j cier de la Mexican Light and Power Co.Ltd dont le bureau chef eM à Toronto, accuse une balance de-, ficitaire de *672,998 pour Tannée ! 1941 comparativement à un déficit de §883.8,30 en 1940.gouvernement mexicain, mais qui n‘ont pas encore été recouvrés à a fin de Tannée, le rapport indique -“ totales de $9.887,765 Dans la lutte gigantesque que nous livrons, toutes les forces vives de la nation sont appelées à servir.On demande et on demandera des sacrifices énormes.Il faudra les consentir.Nous avons voulu la guerre, acceptons ses consequences.Dans cette guerre-ci nous n’aurons pas seulement des deuils et des dettes.Combien de pauvres “Canayens" mourront économiquement d'ici le retour de la paix, qui provoquera a son tour des perturbations comme des recettes totales de $9,887,765 -.-a -n-nre s a in » i c vu' contre $8.227.341 en 1940, soit une on n tn aura encor?laniais ^ * _ ., , , .,, ., ., augmentation de 19.46 pour cent.Tandis que les industries d envergure fonctionnent a plein rende-: L’augmentation des dépenses a ment pour executer les commandes de guerre, les moymnes et les petites; été plus forte que celle des recet-s’étiolent, languissent et menacent de disparaître Nous connaissons tous, tes, de sorte que les recettes nettes le cas du petit manufacturier dont Tusine est trop petite et l’outillage trop élémentaire pour exécuter des commandes de guerre et qui voit ses tre £3 395,000.La dépréciation est jours comptés parce qu'il ne peut pas trouver ou se procurer le matériel demeurée inchangée à $1,584,000, ou la matière première nécessaire pour continuer ses affaires, son com-; et après d’autres ajustements, le re- lonné devant le congrès des mai-En incluant 2,790,246 pesos ga très de poste de la province de Qué-gnés pendant Tannée par la vente | bec, en Thôtel Queen's, à Mont-d'électricité et de force motrice au réal.le 10 juin dernier: La guerre à l'inflation Il y a une guerre que chaque citoyen canadien doit livrer avec des armes comme les ordonnances, les restrictions, le rationnement, le raisonnement, le bon sens et le désintéressement Conférence de M.J.-Oscar Séguin, secrétaire de la Commission des prix et du commerce en temps de guerre, chez les maîtres de poste Voici un résumé de la conférence j cette salle, vous conviendrez, je que M.J.-Oscar Seguin, secrétaire crois, qu’il est bien approprié àj de l’exécutif de l’administration du l'idée comme au sens qu'on lui prédétail à la (.ommission des prix et te.En d'autres termes, cela veut du commerce en temps de guerre, a dire qu’une limite à la hauteur est tendre qu'à moins d'une autorisa-1 tion de la Commission des prix et | du Commerce en temps de guerre, j aucun établissement de vente au ; Vouloir vous convaincre que détail n'a légalement le droit de ! nous somme sen guerre serait une vendre, ni aucun acheteur d’aehe-lapalissade.Cependant, combien ter à des prix supérieurs à ceux, pensent et agissent comme si nous ; auxquels cet établissement vendait! ne Tétions pas.Pourquoi le som- ou que cet acheteur payait, pour 1 mes-nous?Il ne m'appartient pas telle et telle marchandise ou tel et : de repondre à cette question, qui tel serwee pendant les quatre se-1 n’est d’ailleurs plus discutable, maines consécutives, du 15 septem- Mais, partant de ce fait accompli, je vous parlerai d'une autre guerre resultant de celle à laquelle nous participons.Aussi paradoxal que cela puisse raerce.Cet état de choses s'explique du fait que les industries de guerre1 [ paraître, c’est à cause de la guerre ont priorité ou préséance sur les industries de temps de raix- Ici encore faut-il se croiser les bras et attendre patiemment la fin?Certes non.Il faut se redvpsser plus fort ?t nller de Tavant en se disant qu'il y a de l'espoir aussi longtemps qu'il y a de la vie.Mais comment aller de Tavant.se tenir debout, quand on est faible et que les puissants nous entourent?En recourant simplement à cette vieille formule qui demande la collaboration sur une bas'1 V coopération.Nos concitoyens anglo-canadiens ont saisi toute I importance de cette co s'élève à §1,756,000 contre §1.-208,000.Les noces de bois de "La Familiale" bre au 11 octobre 1941, dénommées pour la circonstance “période de base”.Le plafond est particulier à chaque cas, c’est-à-dire qu'il existe individuellement et séparément pour chaque magasin ou établissement.que nous avons dû ouvrir un deuxième front, ici même, pour i et pour chaque service payé ou ar préparer Taprès-guerre en faisant tide vendu par celui-là ou celui-ci I la guerre à l'inflation.I durant la période de base.Ce qu’il ' Nous ne combattons pas avec surtout retenir, c'est que le | les mêmes armes, Les orrdonnan-; P.!a‘onu s aPPuque à chaque maga- ces, les restrictions, le rationne- sfn cm cua9ue établissement en par-1 ment, le raisonnement, le bon sens, Lculier, c est-a-dire qu'il n impose le calme et le désintéressement sont Pas.url Pnx uniforme à une café-1 Dimanche dernier ‘ La Familigt- j substitués aux commandements, aux 8orie ue marchands dans une loca- formule et la mettent en pratique.Quelqu'un nous signalait dernièrement le" fêtait ses noces de bois, laps de j jttaqUes,'à la strategie, aux canons, S raais# qu’il est respectif à cba-j le cas d an groupe de petits industriels qui.acculés a la ruine à cause de temps bien court dans 1 histoire, ! a ja mitrailleuse.! Cll;e établissement, soit en vendant Rôle du bureau de poste 1 effort de guerre du pavs.se sont reunis et.après avoir décide de mettre 5Ul d r nou» Jt,ra, epo(Ilue A , ¦ ' , j .Victor Barbeau, fondateur et pre îe‘-r cause en commun, ont forme une espece de petit merger pour sau- | une marchandise, soit en recevant ! une rémunération pour un service, aident, dit combien il est heureux ~ ~ r Pour être plus explicite, j’ajouterai veearder leurs entreprises.On a cité également le cas d'un d ces mergers d'être avec sa famille coopératiste;1 II est notoire que le bureau de qu’il est interdit à chaque détail-qui a obtenu Tan dernier du gouvernement d’Ottawa des commandes de il récapitulera brièvement les pro-i poste, particulièrement celui du lant particulier de vendre une i’ er-c pour un montant d'environ $1.500.000, ! grès de cette œuvre sociale et na-! vil! 4e ou de la petite ville, est marchandise quelconque plus cher * .‘ ‘ • „„>„n ' tionale.Fondée il y a 5 ans, “La l'endroit par excellence où s'adresse que le prix le plus éleve en vigueur .j épitre aux religieuses de la Visita- pn^1 îi„ riPrejqU(!ne lion, ou les remerciements se de-rti^e^U e nUi a*,P,eu,^e PPr' 'inent sous les exhortations pieu-sonnalite, car elle reflete les idees ses pleines de grâce et d'es-ae son entourage sans jamais pren- prit,” (2) et peu d'initiative.Un peu dre la peine de réfléchir à ce quel , „ ___, ., susceptible et n’aimant pas les cri- cesn ifiées représentent.Superfi-1 cu^blJ ,’ZSage quelle PèVe dé tiques, même en les reconnaissant jjL'jp riévelormera P nrnhnh'ïe" ! ^ont^ort a ^te un fervent du Coeur méritées (en lui-même car il ne mini nir t ^ 3 Pr,0>a^ ?" de Jésus; plus, un enthousiaste mentees.(en 1m meme, car .1 ne ment.Délicate et sensible mais prédicateiJr 5e c’ette dévotion; plus 1 avoue pas).L activité est variable uttant contre cette sensibilité en encorei lIn théologien exact et pro- ct il serait parfois un peu indo- la dissimulant.Bon coeur affec- fond, qui" a rimé sa théologie et Ta lent et paresseux que je n’en serais lueux et constant.Peu d’égoïsme: mise’ainsi à la portée des simples pas surpris; comme il est réfléchi elle apprendra à se dévouer quand Qu'on nous pardonne; mais auprès et raisonnable, ces dispositions à H le faudra.Volonté précise, par-; de ces six cantiques, la littérature la paresse sont combattues.U ne fois ferme et souvent molle et in-1 courante de nos chapelles a peu de manque pas de persévérance.Il est j fhiençable.La réserve timide em-! mine.La poésie du Bienheureux est piété Notre Bienheureux de Montfort fut donc un de ces “Cordicoles” auxquels en voulurent dès lors les jansénistes et les impies de toute nuance.Il fit école: ses fils de Té-poque de la Révolution n’eurent pas d’emblème plus éloquent à épingler sur la poitrine des Vendéens, et leur résidence fut désignée aux coups des hordes chargées de 'pacifier”.Pour lui, il a eu conscience de chanter et de prêcher autre chose quune dévotion de surérogation.U chantait et prêchait, en exaltant le Sacré-Coeur de Jésus, l’essence meme du christianisme! ' Voici la plus grande merveille Que j'aie exprimée en mes vers." S.M.M.forte et sans apprêt: c’est une toile ccrue que la piété de nos jours préférera avec avantage aux déjeuners de soleil dont maints petits livres la saturent trop souvent.Qu’on lise et qu'on chante Les ! Sèvre, Vendée, France.) trésors infinis du Coeur de Jesus- A noter qu'une nouvelle édition Christ! On y apprendra ce qu’est le ; des “Cantiques du Bx de Montfort, nÉUir* 1 a ciart'i font* rla i ^ A i « ^ :____ _ * » • y— II,) Rfière pour demander des Missionnaires de la Compagnie de Marie, dite “Prière embrasée”.(-) Préface de “Cantiques au Sacré-Coeur” mis en musique par le R.P.Lhoumeau, S.M.M.(Librai-Vve Biton, Saint-Laurent-sur- ne un peu autoritaire mais jamais avec pêrhe toute expansion.Pour le violence.Il contredit et discute moment, Tordre e?t médiocre mais .^ ^ , ., .volontiers.La sensibilité est déii-'peul s’améliorer, car il y a chez faits aéptUs septembre dernier.Af- rajt, je je répète, la bonté est pro- elle des tendances pratiques, fines en sentembre a la Société ca- fonfje et généreuse nadienne d’Histoire naturelle, nous Folle avoine.— Fine, elle devine hôiis ^ôfnmês plis àu travail avec Minn M.C’est encore une en mieux les autres qu’elle ne se laisse tônt,Têntrain possible.j faut; elle est bonne, douce et sin-1 connaître.Elle est donc capable de _________________________________ N’ouS étions un groupé de quinze cère.Active, appliquée et soigneu-.dissimulation mais elle ne manque Sacré-Coeur: le" serviteur de' Dieu, i pôè te "mystique Tt *'noDula’irë'l,Ex’ naturalistes pour fournir tous les se.elle aime à bien faire son tra-, pas de sincérité; jeune, animée, elle Tarai et la victime des hommes, i traits” vient de sortir des presses travaux.vàil et elle se plie facilement à la I a de jolis enthousiasmes qui ne; Tasile des pécheurs et leur avocat; du ‘ Messager de Marie, Reine des Notre cèrcle comprend trois sec- routine quotidienne.Droiture et i vont jamais à l’emballement, parce la source de la loi, des oracles, des Coeurs; Ottawa-Eastvi’ew, Ont" tiôns, »t uné quàtrièmè va être belle petite conscience.Beaucoup qu’elle a du bon sens et de la ré-1 miracles et de toute v*rtu.Bref, il | au prix de 81.00 l'ouvrage broché ajoutée cet été: les section: de ho- dé bon sens.Imagination vive et flexion.Imaginative, un peu sen-îanique.de minéralogie et d’ento- goût de ce qui est sentimental et un I timentale, un peu romanesque, est le rage broché, et èl.oO ]ç volume relié.môlôgie; pendant les vacances nous ajouterons l’ornithologie Auberge • du - Faubourg SÀINT-llAN PORT-IOU -N è V milles de Québec (Ottawa.345; Montréal, 220: fu-mouïkl.128; Édmundtton.N B 145) 1 mill* à l’oueat de l’édita*, orèl de l’tcole dé sculpture des frères Bôurfcault et de l'Industrie familiale d*e Daoéaux-miniatures Leelsrr.Hôtellerie neuve et moderne.ChaUta chanff#*, près de la plage Chambré» àv'4 bain — Tennis -Canotage.— Bocage.Rappeieg-voua ceci : Pour un succulent rspaa, une agréable fin de semaine ou un sé'our Prolongé, noua offrons ndèal Moyens dé transport faciles : Chemin de fer national canadien.Auto-nus Q U é b e c-Rlvlère-du-Loup-Ed-MunAton.N.-B., chaque tour Demande* nos taux : lia sont modérés.au tour ou a la semaine.peu romanesque, mais le bon sens] mais ce côté fantaisiste est tenu en domine et Posprit pratique se dé-] ordre par les qualités sérieuses no-veloppe.Pas de vanité, au con- tées plus haut.Un peu d’orgueil et traire, la simplicité et le naturel d'amour-propre, rien d’excessif, ne se démentent jamais.T.a géné Pas de vanité.Besoin d'affection rosité favorise une complaisance et p* de confiance gêné par la réserve un dévouement naturels.Sans être j Gère et une délicatesse de sensitive, très forte, la volonté est ferme eU n., douce.Besoin d'affection et de ,, ' ^d^erelte.— Maigre le nom de confiance gêné par une grande ré- ,UI/ if doute que ce manuscrit soit serve timide.| celui d une femme.L esprit est ou- Lauréats du concours Noé Bourassa Premier prix de $35,00.attribué à Pierre Saucier, élève du Collège Stanislas (prêtres séculiers du dio-i cèse de Paris) ; - Deuxième prix de $20.00 attri- Les lauréats et lauréates du con- * ^ à Jacques Gauthier, élève de cours historique organisé par la l'école Olier (Commission des Eco-Maison Noé Bourassa Limitée, vien- les catholiques) ; tient d’être choisis par le jury qui; Troisième prix de $15.00 attri-, était composé de Mgr Olivier Mau- ! hué vert et actif, l’Imagination favorise 1 f 1911 compose ne Mgr unvier .Mau- ; hué à «Mlle Madeleine ' Lanouette, Poltiencte 111 II est intelligent, certaines exagérations et cette fleur rault.P.S.S .recteur de TUniyersité élève du pensionnat Mont-Royal L’esprit est clair, curieux et le ju- ; peut avoir beaucoup d’illusions et Montreal, de la R.Mere Allard, (SS.des SS.NN.de Jésus el de Ma-gement est en bonne voie de for- des préjugés.Un orgueil susceptible ,sl'peneurc (fs re'i18ien^es hospita- rie).mation.Réfléchi et attentif.L’ima- un peu d’égoïsme.Je constate “Nrcs "f, Saint-Joseph, de M.Quatrième prix de $10 attribué à gination est gracieuse et favorise i cependant beaucoup de bonté, mais EdouBra Montpetit, secretaire gêné-1 Gilles de la Rochelle, élève du col-l'idéalisme.Ron, sincère, d’unei dont les élans sont souvent arrêtés.1.~ ' 'aN- _Tangne, professeur a iège Sainte Marie (Pères Jésuites); franchise naïve et sans défiance.] D'activité est grande et courageuse.Le coeur est affectueux, mais la I La volonté est précise, ferme en gé-timidité et la réserve laissent peu néral.impulsive et persévérante, voir Taffection.Actif, ambitieux Gaieté.Humeur changeante, impact faisant toujours preuve de bon- Genres fréquentes.Après tout, c'est ne volonté.La volonté est plu-1 peut-être une écriture féminine?tôt passive et obstinée.Il peut ce- M.Raymond Tanghe, professeur à] Cinquième prix de $5.00 attribué l'Ecole des sciences sociales éco-] à Mlle Thérèse Roy.élève du Col-nomiqties el politiques.1.1 fiaA, M;0.GIROUX ‘ A.PH (LIE (.RODRIGUE • 1-A.ALLAIRE Optométristes diplômés Spécialistes en examen de la vue * BUREAUX CHEZ /Aontrdal [JljJIJI OUVERTS LE SAMEDI SOIR JUSQU'A 10 HEURES.DUPUIS Balançoires de jardin Modèle démontable pouvint se monter en quelques minutes ¦’jiM H Si! i En vente aujourd’hui et lundi à ce prix i II y Fabrication solide en bois émaillé rouge; les sièges sont en bois franc verni.15” POUR ASSEOIR 4 PERSONNES Ces bolâô^oires de jardin, de pelouses, de véranda seront appréciées des adultes et des enfants, tout comme des pensionnaires.Profitez de ce prix samedi et lundi chez DUPUIS pour en faire livrer une sans tarder.LIVRAISON GRATUITE è la campagne d'après notre itinéraire d'été.An RATON des JOUtTS — DUVl’IS — troisième (centre) ALBKBT DUPUIS, président A.-j.DUG AL.y.-P et dir.-cdr.ARMAND DUPUIS, sec.-très pensionnat du Sacré-Coeur, rue Atwater (Dames du S.-C.) ; Troisième prix de $15.00 attribué à Mlle Ôdette Lêspérance.élève du pensionnat d’Outremont (SS.des SS.NN.de Jésus et de Marie) ; Quatrième prix de $10.00 attribué à Mllê Mirèille Lêgault, élève du Collège Marguerite-Bourgèôys, (Dames de la Congrégation); Cinquième prix de $5.0(1 attribué à Mlle Màrielle Cléroux, élève du pensionnat Saint-Louis de Gontâ- Les heureux candidats sont les de la Congrégation).Iège Marguerite-Bourgeoys (Dames Rue (Soeurs du Bon-Pasteur) suivants: A Concours "Jérôme le Royer de la Dauversière": Concours “Dollier de Cas pendant être résolu à l’occasion, mais ce n’est pas une très forte volonté.elle est trop aisément in- j fhiencée.Il est à Tàge où, en exerçant sa force volontaire, il peut j l’augmenter.Très généreux et il sera sûrement dévoué quand il en aura l’occasion.Un peu d’orgueil mais ni vanité ni prétention.Marius III.— C’est un esprit po-, sitif et pratique, sérieux et réfléchi, avec un côté gai et imaginatif Jean DESHAYES HOTEL LA NORMANDIE Uniqud en ton genrt PERCE - - - Gaspé Situe sur U plage fice au rocher L« seul hôtel dont ramrublrment des chambres est de genre "vlrux rtnadlen”, 75 chambre» avec baignoire et douche.Cuisine française.Salle i manger donnant sur la mer.PRIX SPECIAL à la semaine ou au mota.Ooupon graphologique ESQUISSE QQAQI1QEQGIQIJE JEAN DESHAYES —
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.