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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 29 août 1942
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1942-08-29, Collections de BAnQ.

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“Le Canada e«t une nation souveraine et ne peut avec docilité accepter de la Grande-Bretagne, ou des Etats-Unis, ou de qui que ce soit d'autre l’attitude qu’il lui faut prendre envers le monde.Le premier devoir de loyalisme d’un Canadien n'est pas envers le Commonwealth britannique des nations, mais envers le Canada et son roi, et ceux qui contestent ceci rendent, à mon avis, un mauvais service au Commonwealth.” (i2-x-37i Lord TWEEDSMUIR LE DEVOIR DiracUar i Caorgas PELLETIER FAIS CE QUE DOIS RMfctaai ta ckaf i Omar HEROUX Montra», somefli T9 août TM2 ItEDACTION ET ADMINISTRATIOR 430 EST, NOTRE-DAME MONTREAL TOUS LES SERVICES TELEPHONE t PEIair 3361 * SOIRS, DIMANCHES ET PETES Aëminiitratiaii R44*cHaa i Gérant l BEÎair 3361 ¦Elair 2984 BEIair 3361 L’armée russe résiste victorieusement devant Stalingrad Zïé en 3) Nos partis politiques d'après-guerre Billet du samedi Voconces de petits citadins La Gazette, un jour qu’elle chut par accident dans la' Les autres?lis savent bien que nos deux vieux partis vérité, admit qu’entre les deux grands partis fédéraux il traversent la période suprême de leur existence, celle où ; Ecoliers et écolières vont ce- n y a guere de difference, en temps ordinaire.Sauf sur des I on se dit: I\i 1 un ni I autre n a su, ou n a pu nous (je longues vacances questions de tarifs, ils s'entendent plutôt bien.Et même épargner la guerre.Ni l'un ni l’autre ne s'est inquiété de qui auront refait leurs forces tout en matières tarifaires, ils ne sont plus aussi éloignés l’un savoir quels sont nos vrais buts de guerre.L’un et l'autre en leur donnant un entrain neuf de 1 autre que jadis.A tel point qu aujourd hui, le parti vont passer.Le conservateur est aux trois quarts mort.^ ccr(ajn nombre de privi- libéral ne parle plus du libre-échangisme qu’il prôna tant, depuis que le chef Meighcn a -lancé son cri fameux, vers lêgiés ont en la chance d'aller de- — avec plus ou moins de sincérité, fl est vrai, — tandis! 1915: “To the last man, to the last cent’’, il agonise, mander n la campagne, aux monta-, ., , , c'i .i t.' I - >;i , l j • * i gués ou a la mcr la provision d air que le conservateur, qui criait: No truck and no trade Quant au liberal, a peine s il peut marcher depuis qu il sofei-[ çl,r réclamaient with the Yankees" et fit jusqu’en ces dernières années : s’est engagé dans la voie consctiptionniste que Ion sut- leurs poumons.D'autres ont pu goûter, grâce a des âmes généreuses, les plaisirs des petits riches, en obtenant un séjour de durée plus ou moins longue, dans les camps de santé ou colonies de vacances organisés par nos sociétés de bienfaisance.Mais le grand nombre a dû se contenter des quelques res- sort credo de cette doctrine, doit maintenant, de plus ou 1 ont pousse habilement d abord, puis avec obstina-moins bon gré, admettre qu’il faut rester de toutes façons tion, les Deux-Cents de Toronto, appuyés par une presse en bons termes avec les "Yankees".Autrement, le Canada : soit ffnati9u/l ignorante en tout cas de la dernière impudence.M.King n est plus guere le maître, depuis qu’ils ont réussi à lui faire statuer*la conscription et le ne pourrait obtenir des Etats-Unis, sans frais.considérables, tant et tant de choses dont il a besoin pour mener à bonne fin son vaste effort militaire.Après la guerre, on verra.Il y aura tant de changement partout que peut-être les plus réalistes de nos politiciens, — ceux que guident leurs stuls intérêts matériels, — réclameront, qu’ils soient de l’un ou l’autre partis, l’annexion, ouverte ou voilée, du rivage.Canada aux Etats-Unis.Qu’on ne dise pas: Cela est im possible.Il n’y a pas un siècle, ne sont-ce pas des finan Lutte pour la suprématie dans le Pacifique Américains et Japonais aux prises en Nouvelle-Guinée — La bataille pour la possession des îles Salomon se continue ‘ service sélectif national".Demain, qui sait si le parti libéral ne sera pas irrémédiablement lié au parti qui le poussa dans la voie de la conscription?La baleine aura sources qu’offrent nos parcs locaux.fini par avaler le Jonas monté imprudemment dans une autorités municipales rnm- barque qui faisait déjà eau de toutes parts.La baleine prennent, heureusement, la ncces-aura plongé à tout jamais sans rejeter ce Jonas sur le sité de maintenir en bon ordre nos parcs et nos terrains de jeux.Les uns et les autres sont sans | doute susceptibles d'amélioration.faudrait multintier les , , ., , ., , Que surviendra-t-il donc, la guerre close?Un journal Ainsi, il c.ers et des loyalistes canadiens de langue anglaise qui re- dc Toronto parlait jadis de ,a fuslon éventuelle des con- piscines a ciel ouvert, percer de ¦'ll n i o r es m y lu rt i il fs c \ 2 fl a ti 3 ç 3 ^ f î C' Ç i f 31C — \ I TT I ^ ¦ i J* _ .• -, * 1.1.V*.J — , 1 _ _ clamèrent 1 union des Canadas avec les Etats-Unis, de servatcurs et des libéraux obstinés, dans un seul parti, crainte que l’élément français ne prît la prépondérance, ! le parti tory: tandis que les conservateurs et les libéraux-dans les provinces de l’Union?(1) d’esprit le plus audacieux, socialement parlant, — mais sont-ils nombreux, ceux de cette catégorie?— s’acheminc-^ H- , r-ient vers la fusion dc leur groupe avec ce qui est aujour-1 _ , , .d’hui le parti à tendances socialistes du Canada: le groupe ; j ,oin.,e devoir de considérer non se partagèrent plus selon leurs anciennes lignes.Bien sou- ou prochaiim/de ]a tourmcnte effroyable que tra-!^”^" le, côté P^mque mais j , • » j » '* ' * LiiiUC.T L/U l » l UL1MI II C 3.Lie id LL/U1 IIIL 11 LL L I 1 l CM d UIL LIUC ILn” .vent .1 y eut dans le ministère des débats amrnes, meme ^ ,.univfrs Et Dlcu sajt ni le capitaiisme à ou- f îsf 1 afPert, ardents, sur des sujets d ordre politique: mais chaque fois ___________________ _¦ .#________•____‘._ ,.heures de re des anciens conservateurs et des anciens libéraux se rejoi- trance, ni le communisme ne peuvent servir bien la cause I de l’humanité, pas plus celle du syndicalisme intelligent.moral des longues récréation passées par nos enfants dans les parcs.gnirent dans les memes camps.Il se peut que le caractère Nous ne pouvons nous contenter artificiel des lignes de partis n’ait jamais été mieux mis en Toryisme d'un bord, coopératisme socialisant de l'autre, à la surveillance des relief que par l'expérience que je fis du caractère des hom- faudrait-il voir là le seul alignement possible et à venir des; parcs, comme on le fait dans cer-mes du nouveau gouvernement: dans mon nouveau cabi- partis fédéraux canadiens, dès après l’issue de cette guerre- tains parcs de l ouest, un monitor net les deux tories les plus cncroûte's et stéréotypés aux- | cj?Elfe aurait mis en pièces tant de faux dieux et d’idoles quelconque (janitor serait plus ap quels j’eus affaire étaient deux hommes qui Se disaient | ôu XIXe et du XXe siècles pour instaurer d’autres idoles PT0Priô> qui se Pr^xupe^dcs^en tous deux libéraux et qui avaient été des membres en ve- ct d’autres faux dieux, ou pour nous amener à tenter des dette du parti libéral.Quant à moi.qui avais été jusque-là aventures sociales à fond hasardeuses, voire périlleuses?toujours classé comme un tory à TextccrrA.je me trouvai .bien plus souvent d’accord avec Rowell et Crerar, les libé-1 Entrevoyons plutôt une autre issue, un autre alignement raux d’esprit le plus avancé de leur parti, qu’avec mes des partis politiques canadiens, s’il est vrai que les institu-vieux collègues" (tories’élus en 1911).(2) ! ti°ns démocratiques puissent survivre à la période de dic- tature générale que nous traversons: dictature forcenée Cet accord de fond des deux grands partis sur des ques- dcs pays totalitaires acharnés à la ruine du monde et des lions politiques subsiste: nos conservateurs ct nos libe- institutions tels que nous les avons vus; dictature forcée raux en vedette ne diffèrent d’avis que pour la forme, sur d’anciennes démocraties affaiblies par les abus de tout des matières de détail, ol en fait d’ambitions personnelles, ; genre, sociaux, économiques, politiques, et qui pour un Alors, ils peuvent être aux antipodes, car les ambitions temps s’emploient à tâcher de calquer leurs méthodes ad sont effrénées.Autrement.Voyons, par exemple, leur état d’esprit quant à la guerre.Les deux grands partis furent pour lâ participation du Canada au conflit européen dès septembre 1939.Les deux partis, depuis 1 935, avaient d’accord voté des bud-, gets militaires relativement élevés, eu égard à ce que le pays dépensait jusque-là.Là-dessus comme à propos de la guerre, il n’y eut de divergence entre eux que par rapport à des questions de chiffres, ét à certaines modalités de la ministratives sur celles des dictateurs qu’elles combattent, persuadées qu’il leur faut en user ainsi afin de rompre les reins à l’adversaire formidablement audacieux, de protéger la substance même de la démocratie, quitte à la faire revivre en plein, le péril maté, la dictature absolue une fois vaincue.* L’on voit donc ainsi cet alignement nouveau, dans l’ensemble du Canada: parti canadien, parti impérialiste: lutte à mort engagée entre les deux, sitôt le traité de paix participation éventuelle aux événements d’Europe.Tout final imposé et signé soit à Washington, soit à Bruxelles, au fond, ils s’entendaient assez bien, sauf que les uns, soit dans une autre capitale des Nations-Unies, quand moins pressés q\ic les autres, voulurent d’abord commencer celles-ci auront enfin pu disposer de Hitler, de Mussolini, au ralenti.En fait, aujourd’hui, le même esprit impérial des cohortes de l’Axe appuyées par les Jaunes du Japon, les a gagnes, s’ils n’entendent pas adopter en plein la poli- , tique l’un de l’autre.Tous deux se sont entendus ct s’ac- Le Partl impérialiste se formerait alors, chez nous, des parc Jarry.L'oeuvre, pour etre plus cordent sur ce qu’il faut d’abord sauver l’Empire: chacun rt’stes du Part> toty du P*»1 llJbcrf!-, tous> deux deçà-j jeune que la precedente, tien est le veut à sa manière.L’un aurait établi la conscription dès den,s' ^ auraie"t ™nneJ6 Canada .,0Iln' trM lo,n dans ^ moins "ll’anle: septembre 1939: l’autre a dit, avec M.King, depuis I'aventu« d' 1939 a 1945, — si loin que personne ne 1940: "Elle existe chez nous à compter du 24 juin de ; doiv' fai« de projets d ici cinq ans pour la conduite de sa cette année-là: il n’y a plus qu’à l'appliquer où il faudra v'e personnelle , vient de declarer a Detroit M.Ralston, fanfs comme dc sa première chemise.d’offrir de temps à antres aux petits habitués des parcs une partie de bâtie on un bonfire.Non.Tout en laissant à l'enfant la plus grande latitude possible dans ses jeux et amusements, il faut exercer une surveillance discrète mais efficace, d'autant plus efficace que Ton saura gagner la confiance et l'affection de l'écolier, de l'écolière, en organisant ses jeux et ses fêtes, en g prenant part soi-même à l'occasion.C'est re souci de l'aspect moral des vacances qui a incité les Pères Jésuites, par exemple, à prendre l'initiative d’organiser des séances de jeux et de culture physique, des concours et des fêtes de toutes sortes au parc LaFontnine, ces dernières années.On a pu constater, par le dernier festival présenté par la “colonie” citadine de nos splendides jardins, le succès de l'entreprise.Ce que les Jésuites font an parc LaFontaine, les Pères Rèdemploris-tes sont en train de le réaliser au et quand il faudra.Un simple arrête ministériel y suffira.’’ Le jeune Canadien se dit, .voyant enfin clair dans les menées du parti au pouvoir: "Que je sois conscrit par voies détournées, que je le sois par simple arrêté ministériel.je le serai bientôt pour tout de bon, et pour outre- nctre ministre de la Guerre, peu enclin à l’optimisme.Les Meighen.les Ralston, les Macdonald, les Ilsley, les Hansen, les Bruce, les Slaght seraient ensemble de ce parti, si les événements ou la vie n'ont dans le temps déjà disposé deux —; avec eux se grouperait l’élément hétéroclite de ceux qui votèrent, d’un bord ou de l’autre, la mer.Du point dc vue résultat final, ne sera-ce pas le même conscription et l’auraient appliquée, pour quelque raison sort qui m'attend?" En fait, nos deux grands partis sont conscriptionnistes: celui-ci le fut avant 1939.l’autre l’est depuis juin 1940.C'est cela qui importe.Le reste?Détails, plus ou moins grand opportunisme.Les motifs qui mènent les politiciens, qu’ils les appellent loyalisme, qu’ils les appellent urgence, ont la même origine, ils aboutissent au , .« _ .D , même dénouement.Alors, qu’est-ce qui peut distinguer les I ™ P'ut a^c a“lPter * “ Grande-Breta- tories des libéraux et les rouges des bleusl Trompeuses gne.ou des Etats-Un,,, ou de qui que ce soU d autre l at-étiquettes sur une même marchandise.¥ 46 ?que ce fût, ne serait-ce que parce que le-< Deux-Cents l'auront voulue.Quant au parti canadien, inspiré de la doctrine de lord Tweedsmuir.telle que formulée dans ses nlémorablcs paroles d’octobre 1937: “Le Canada est une nation souve- Cela se constate assez bien, cela se constate même très bien, de la part des observateurs et des analystes attentifs de la chose publique, au Canada.Il n'y a plus, à se servit des vieilles défroques, que des gens obstinés à s'imaginer que le public ne verra jamais les ressemblances dc fond, la parenté manifeste entre les deux vieux partis.Cela ne berne plus guère personne de sensé.Seuls l'intérêt personnel ou un esprit de parti exagéré empêche certains braves gens de se rendre compte qu’il a affaire à des frères, — des frères ennemis pour le seul temps des périodes électorales, des frères ennemis comme en imagina Racine dans l'une de ses premières tragédies, frères qui, au XXe siècle, ne sont plus que figurants dc la vaste comédie humaine.Qui les prend encore au tragique, même au sérieux?Des gens faciles à tromper en tout temps, restés aussi naïfs, aussi faciles à duper au XXe siècle qu’ils 1 ont toujours plus ou moins été.cette semaine, au festival sportif qui clôturait ta saison des écoliers et écolières au parc Jarry.Les jeunes “colons’' et “colonnes'’ de Saint-Alphonse d'Youville ont accueilli les invités avec un chant martial: Au parc Jarry On ne s'ennuie guère Au parc Jarry On ne s’ennuie pas.Accourez les p'tites filles Hâtez-vous les p’tits gars On s’amuse en famille On chante à tour de bras.Le ballon, la balle molle, Ca réchauffe les mollets J’vous assure qu’ça décolle.Pas besoin de sifflets.A toutes les semaines, L’autobus nous attend Pour aller prendre haleine Au bout dTlle: c’t'épatant! C’est là tout un programme qui résume en langage familier.Voeu- Quartier général des Nations unies en Australie, 29 (C.P.) — On rapportait de bonne heure ce matin que de violents engagements se livraient sur terre entre les soldats alliés et les troupes d'invasion japonaise dons la région de la baie de Milne au sud-est de la Nouvelle-Guinée.Des bombardiers alliés qui volent à faible altitude appuient vigoureusement les troupes alliées et bombardent sons répit les positions de l'ennemi.La bataille pour la possession de cette pointe stratégique en est à sa troisième journée.Le bulletin ajoute que des avions japonais ont bombardé la base de Port-Darwin dans le nord de l'Australie, mais sons réussir à causer des dommages.* * * MELBOURNE, 29 (C P.) — Le commandant en chef de l'armée australienne, le général sir Thomar Blarney, a déclaré hier que l'on engagera de part et d'autre des forces très considérables dans la batailh pour la possession des îles Salomon.Il a ajouté qu il ne s'agit pas d'une action unique, mais d'une bataille qui a atteint la phase agressive et doit se poursuivre jusqu'à ce que l'un des deux adversaires soit défait.Le général Blarney envisage avec confiance l'issue des opérations en cours à la baie de Milne à l'extvé- ! mité sud-est de la Nouvelle-Guinée.Il croit que tbm Alliés réussiront à empêcher les Japonais qui sont débarqués en cet endroit d'opérer leur jonction avec , les troupes japonaises qui ont atteint Kokoda à l'intérieur de la Papouasie.Il a révélé que les troupes ; ciliées qui combattent en cet endroit doivent affronter la pluie et la boue, mais il assure qu'elles possèdent toute l'expérience nécessaire pour faire la guerre dans la jungle.* * * WASHINGTON, 29 (A.P.) — Un porte-parole de la marine américaine a déclaré hier soir que l'on n'avait reçu aucun rapport de nouvelle action dans la région des îles Salomon depuis le bulletin de mercredi aernier.“A venir jusqu'à 5 h.40, dit-il, le département ae la marine n'a reçu aucun rapport indiquant qu’i( se serait déroulé de nouvelles actions dans la région des îles Salomon''.Cela signifie que l'ennemi n'a pas renouvelé set tentatives pour déloger les fusiliers marins et les forcit navales des positions durement conquises dans la région de Toulagi-Guadalcanal.Le dernier bulletin disait que "nos forces à Guadalcanal tiennent leurs 1 positions en dépit de fortes attaques de l'ennemi".Bioc-notes choses de Saskatchewan titude quit lui faut prendre envers le monde.Le premier devoir de loyalisme d'un Canadien n'est pas envers te Commonwealth britannique des nations, mais envers te Canada et son roi, et ceux qui contesfenf ceci rendent un mauvais service au Commonwealth”, ce parti formerait le bloc dc tous ceux qui, partout au Canada, voudront leur, pays libre de toute attache, de toute influence extérieures Rédemptoristes au parc et seul maître de son destin: et dont le gouvernement, s’il Jarry: procurer des amusements croyait que le pays dût jamais entret dans une nouvelle sains aux enfants de la paroisse et guerre, le ferait de son propre chef, de son unique gré.; empêcher que 1rs âmes délicates de consultant le seul intérêt suprême du pavs, la mènerait] nns petits se ternissent à des con-sous son propre drapeau, sans égard à quelque puissance, à quelque propagande extérieure que ce fût.Chameau gigantesque Dans le choix des comparaisons que leur imagination inventrice leur suggère, des gens ont vraiment peu, peut-être trop peu de respect, pour les choses qui, de prime abord, apparaissent pourtant comme sacrées, sacro-saintes.D’est ainsi qu’un journal colombien, la Vancouver Province, compare le Service national sélectif, c'est-à-dire la conscription telle que revue, considérablement augmentée et rebaptisée par M.King, à “un chameau gigantesque”.Gomment pourrait-on, en pareilte matière, être plus irrespectueux?L’entrefilet colombien vaut qu'on le traduise et qu’on le reproduise ici: Nous allons avoir la conscription au Canada, et nous niions t'avoir complètement (all-out), sur la plus grande échelle possible, en sorte qu'elle atteindra et touchera chacun d'entre nous, dans chaque phase dc notre économie de guerre et dans tout l'effort de guerre delà nation.Seulement, nous ne l'appellerons pas cbnscription, parce que: “What's in a name”.Nous allons l'appeler le service national sélectif.El comme nous en venons à celte chose qui est inévitable et qui doit être faite si nous voulons gagner la guerre, celte chose que tout honnête homme parmi nous aurait voulu savoir faite depuis longtemps déjà, Ton nous permettra bien de poser une question: Autour de quoi s’est fait tout ce débat sur la conscription?Qu'avons-nous perdu en temps, en énergie, en unité nationale par tes manoeuvres incertaines et les postures de ces politiciens gui ont reculé devant le moucheron dc la conscription et qui se préparent à avaler maintenant ce chameau gigantesque du service national sélectif?Il faut admettre que le chameau, qui ne passe pas facilement par la porte de l’aiguille, pourrait bien s'arrêter dans la gorge des conscriptionnistes et leur causer, tôt ou tard, des embarras.E.B.Pourquoi ?Voici L'exacte reproduction d'un blanc de lettre aérienne destinée aux soldats canadiens d’Angleterre: Un nouvel article de M.Raymond Denis — La question de la radio — Son extrême importance du point de vue fronçais — Le peu de français que Ton donne, et à des heures qui ne conviennent point — Ce que penserait d'un pareil régime la minorité anglo-québécoise — Emouvants spectacles — Ils ne demandent pas l'impossible — Appel à la province de Québec M.Raymond Denis, qui a joué un si grand rôle en Saskatchewan et dont le.premier article a suscité un si vif intérêt, veut bien, à son retour du congrès de Saskatoon, nous adresser cette deuxième communication qui, nous Tespêrons, ne sera pas la dernière.1! est tout naturel que les esprits soient tout entiers tendus vers les grands événements qui bouleversent le monde.On ne parle que de guerre.Toutes les autres questions deviennent secondaires.On leur accorde à peine» quelques instants d’attention: c’est ce qui explique que les congrès tenus dans les provinces anglaises par les minorités canadiennes-françaises passent inaperçus.Oui donc, dans Uuébec, a entendu parler des congrès de Saskatoon et de Saint-Ronifare?Qui donc, en dehors de M.Orner Héroux et des quelques directeurs de la Saint-Jean-Raptiste, en a suivi les travaux?Probablement personne.Que nous pensions à la guerre, c’est normal, mais il ne faudrait quand même pas que nous nous désintéressions d’une façon complète de ce qui se passe dans notre propre pays.11 s’en trouve parmi nous qui, après près de deux siècles, reprochent encore à la France de Louis XV d’avoir abandonné le Canada.Prenons garde de ne pas mériter le même reproche envers nos compatriotes des provinces de l’Ouest.U question de la radio Parmi les questions qui furent discutées au congrès de Saskatoon, il n’en est pas qui soulevèrent un inté.rêt plus passionné uue celle de la radio.Le rapport de l’abbé M.Beau* doux, curé de Prudhornme, et le dé* bat qui s’ensuivit marquèrent bien toute l’importance que nos rompn.triotes de là-bas attachent à ce grave problème.On a dit souvent dans Québec qui les salles de cinéma étaient del agents actifs d’américanisation.On peut dire, avec plus de raison encore, riue la radio dans les provinces de l’Ouest est le facteur par excellence de l’anglicisation de la jeunesse.Dans les campagnes, sur 1rs fermes, loin des distractions des villes, la radio est foute puissante, (’.‘est sur elle qu’on compte pour avoir chaque jour des nouvelles, c’est autour du radio que chaque soir la famille se groupe pour entendre ses programmes préférés.La radio sur la ferme fait partie de la vie familiale.Elle exerce sur les grands, mais surtout sur les petits, une influence qui dépasse peut-être l’influence de l’école.Or, dans ces programmes de radio on n’entend presque jamais de paroles françaises, de chansons françaises, et les jeunes en arrivent à se demander pourquoi consacrer tant de temps à l’étude d’une langue qui tient si peu de place au Canada.Il existe des postes privés de ra- (suite à la page deux) armed forces AIR LETTER BY AIR MAIL 1 IF ANYTHING IS ENCLOSED, THIS LETTER WILL BE I SENT BY ORDINARY MAIL I- AJFFIX 10c iPOSTAOE Number, R«nK and Name .lads malsains.Ce programme, en somme bien simple, petits et plus grands l’ont illustré de façon fort intéressante, au parc Jarry.l’autre jour, par des jeux de halle, des Quand se sera dose la période ardente que nous traver- chansons mimées, des courses et sons, et lorsque les esprits auront pu réfléchit à Faction sauts périlleux, des exploits de cul-néfaste des deux vieux partis dc chez nous, aux consé- ; turc physique, des danses gracieu-quences de tout ordre de leur zèle outrancicr.dc leur impré- J™- 4 cette fête enfantine parti- voyance constante, de l’opportunisme qui eut raison de cipaient également des scouts qui ' toute apparence de ,ugcmcnt chez leurs chefs, s’ils ne s>f.! assuraient le d°rdre, des ¦¦ ,J ,, 6 _ .Juristes qui agissaient comme mo- facent I un et 1 autre comme tels, ils se mueront en un njlrjrex ^ vni( Vimpof.praacpi* ignore de Ailin Pîrt,i n'0l,’‘ canadien que jamais.Jl y aura P®ur J a^^on‘ tance de tous nas groupements Unit (Company Squadron, Battery, etc ) Regiment or Branch Servie» .• t^onisfparu'en mi'à'To'onto'Tu/i’Tu^ d*.°Annexion.ter- 1e contre-battre.achever de le ruine, dans l’opinion nrgrinisés qui sc complètent et ’referential Trade and Retiproe,t,y.chez Muaaon Encore rea publique, le seul parti digne de gouverner enfin un pays s'entr’aident, à partir du tout petit Aeriw - n note Jorru ioutnt It rfife dt north reuse de rester indéfiniment dans iBmplre, rewmentanRlo- mtmM cadres, avec les memes organismes que jadis?Il V „-nui lin ne canadien, a’ii allait devenir minorité au pays, réclamerait 1 an- .d dunerjf, on a tmjbfement as'.-ltonnerrr, dan* «ne rffé grniiillan • r«a«5?XfrK.^B voTm-q-'-"-* “ ™ -.1-oJuia!:.V.comme la nôtre.Elles ne se multi dans "Le Canada, pulsaanee nnéea.Ca ne sera Jamla le C.-»- -— — - , ., .,, premier : annexion.bon sens et l équilibré stable.Lucien DESBIENS (Ji Robert Laird Borden.Hie Memoirs.Macmillan.Tronto ja.ym.aj GéOrgiS PELLETIER Ije-Vm-U lutôt, que de vivre avec une maior te iui iai,i u ™ .comme ht nôtre.Elles ne se miiUi- n'v a os des, vlud.é, '"s'tut'on’.Pad^enta.ret .Problème ardu que Iieront jamaU F, ,e plus îi.CMMia ftïûwîe'qîll dématidéra le de réformer la société, meme politique, dans 1 ordre, l* M, OVERSEAS Pas un mot dc français.Exisle-f-il une version française de ce texte?Nous l’ignorons, mais ces jours derniers on pouvait en vain la '¦éclamer au bureau de poste du parlement, à Québec.Pourquoi?Des excuses La vilie des Trois-Rivières ayant protesté contre le fait que le ministère de la Défense nationale lui avait adressé en anglais seulement des remerciements, après avoir déformé soli nom, qui est légalement Les Trois-Rivières et ne se traduit point, a reçu des excuses officielles.On a d't que des ordres, qui n'avaient pas été exécutés, avaient été donnés pour qu'on se servit en ! pareil ra , du français.Fort bien, mais ces ordres rte-j vraien’ s’appliquer à nombre rt’au-l‘res cas.(suite à la page deux) Le carnet du grincheux "Le gibier à plume o'* pas hite eu 12 septembre” dit un journal qui dresse le tableau des dates où s’ouvrira la chasse aux oiseaux.Et le gibier à revenus, donc, — le contribuable, —- a-f-il si hâte au 1er septembre où on lui tirera dessus i bout portant Quels beaux coups de fusil pour le fisc de M.Ilsley! Ministre, prends ten arme [et m* tire une taxe!” » ¥ 4 S'il fallait à tout prix que ce fût un conseiller législatif qui devint vice-président du nouveau bureau d'information de guerre, pourquoi n'a-t-on pas pensé à ces maîtres-journalistes que sont MM jacob Nicol et Pamphile DuTrembléy?M.King avait le choix des as.* * * Le témoin Harvey a l'air de se demander pourquoi nous avons publié "un ntéressant document" relatif au manage Bois, mariage auquel II fut témoin, àaur satisfaire sa légitime curiosité, c'est rapport à l'histoire, celle qui s’écrira demain sur certaines gens d’auiourd'hui.V V * Dans les pays totalitaires, les officiers déculottent leurs prisonniers; dans le ville démocratique de Montréal, c'est le brave officier de police qui s* fait dé-j lester de sa culotte par l'Inculpé.Autres pays, autres moeurs.V 4 V Beaucoup d* leun*.ce reviendront oes d'Angleterre.Par contrg, il y a de : vieux revenants, ainsi lord Bennett.Con-| solation?w * « Devinette : à la veille de l’enregistre-r-ment des femmes de 20 à 24 ans: combien vont continuer à se rajeunir et combien vont consentir à se dire plus âgées?* ?* Il est Question d* supprimer les indus- tries non essentielles à la poursuite de le guerre Que vont devenir les membres des clubs politiques?WW Un bonhomme demande à son voisin si M.Godbout est pour l'autonomie de le province.Il ne peut pas, dit l’autre, Duplessis est pour, 4*4 Mme Roosevelt a reçu un blâme de L censure de Washington pour avoir parlé du temps qu'il fait dans sa chronique journalistique quotidienne.Il n’y a pas à dire, la météorologie est à la j baisse.Le Grincheux 2*-vin-«a Citation d’actualité "Votre profession, on l a dit soim vent, est une de celles qui rapprochent I* plus de Dieu, parc* qu’elle est placée dans un* dépendance plu* immédiate et plus sensible de la Providence.Ce que saint Paul a dit de la culture spirituelle n'est pas moins vrai de la vôtre Celui qui plante n’ait rien, ni celui qui arrosa; mais tout viont do Dieu qui seul donne l ac-croisaament ICor.Ill, 71.A chaque instant, vous êtes amenés à reconnaître l’insuffisance d* nos efforts.A chaque pas, vous vous trouvez face à face avec une puissance qui vous domine et qui tient votre sort entre ses meins.La vertu de religion, qui est la conscience de Dieu présent, l’hommage à sa suprême puissance, le recours 1 s* bonté, est donc pout vous une vertu pour ainsi dire naturelle, une vertu d'état et presque de nécessité.Vous seriez plus coupables que d'autres si vous étiez oublieux d* Dieu, parce que Dieu se montre à vous de plus près.” Mgr PIE.cardinal-évêque de Poitiers (extrstt Q'une horn*!!» à flee lurdlnler», en la f* Cité me.cune annonce qui puisse les intéresser.Mais il existe aussi en Saskatche-et Villes, annotée par lui-mê- wan, à Watrous.un poste très puis- 1 sant de Radio-Etat.C’est de là que coup plus éloquemment à leur coeur qu'un article de journal.Je vois encore dans plusieurs familles que j'ai visitées, tout le monde réuni autour du radio attendant avec impatience les quelques minutes de français qui allaient suivre.Je vois ces enfants, des tout petits, assis tout autour du radio, le plus’ près possible pour ne pas perdre un mot.Je vois ces fermiers attachant leurs chevaux au bout du champ, à un poteau de clôture, à des distances souvent éloignées, et courant à la maison à 1 heures et quart pour ne pas manquer “Séraphin Poudrier’1.Je me souviens encore de l’émotion de tous ces délégués à la convention, acclamant les programmes français, plus spécialement I n homme et son péché, et réclamant avec une EN VENTE chez votre pharmacien la bouteille EAU DE VICHY Il y a eau de Vichy et eau de Vichy, mais Civita possède l'authentique formule française: Limpide, pétillante et agréable au goût — recommandée par l’auforité médicale compétente.En garde donc contre toutes les eaux dites de Vichy contenant quatre fois plus de sels et aucun des autres ingrédients que renferme la vraie formule française.Commandez un carton de six bouteilles: $1.70 le carton.Allocation de 15c pour chaque carton retourné.— Si votre fournisseur n'a pas Civita.signalez : CRescent 4121.“Cet ouvrage vient à son heure.! nos compatriotes espéraient le sa- ! energie farouche qu on élargisse L’édition de Maître Saint-Cyr, pu-i lut.Hélas! ils eurent surtout des ¦ av?ll,a8(! ce* programmes, des- bliée en 1928, a rendu dans le passé ; déceptions.quels dependenr dans une large de précieux serviçes, mais on lui , , .' mesure 1 avenir français de leurs reprochait déjà de n’être plus à la Le P?u de fronçais que Ion donne, entants, page.De nos jours les lois évoluent i à des heuures qui ne con-plus rapidement que jamais; et la viennent point législation organique n’échappe pas ! au mouvement.Depuis 1U28 la loi Je ne veux pas mettre en doute des Cités et Villes a subi de nom-i la bonne volonté des trois diree- breuses modifications, au bon plai- ] leurs canadiens-français de Radio- sir des législateurs, et reçu des tri-1 Etat qui ont dû rencontrer sur leur bunaux une variété d’interpréta-! chemin des difficultés qui les ont lions nouvelles.11 y avait lieu de | empêchés d’aller aussi loin qu’ils remettre le tout en état.j l’eussent voulu.Je sais qu’il y a “L’auteur s’* est’appliqué avec à WalI'ous un annonceur canadien-soin.11 a compilé les arrêts perti-i français, et peut-être deux, ce qui nents, publiés au cours des quinze j esf un Progrès, mais il n’en est pas dernières années, et les a distri-1 moins vrai due Radio-Etat, relevant du gouvernement fédéral, Radio-Etat qui émarge à un budget où s’entremêlent les taxes de Québec et les taxes des autres provinces, ne donne qu’à peine une demi-heure de français par jour.Encore, cette demi-heure est-elle reléguée aux périodes lex plus désavantageuses de la journée.Jugez-en plutôt.Ra- lundi, le 31 courant.Le nèbre partira de sa demeure, no 47, rue Sainte-Anne, à 9 h.15, pour se dans I execution du travail pour le rendre à l’église paroissiale, où le miel il était employé par le defen-.9 heures 30, dear Wilfrid Lemoine?Ledit Jean- service sera célébré a et de là au cimetière du même endroit.Parents et amis sont priés d’y assis’er sans autre invitation.NECROLOGIE BASTIEN — A St-Léonard de Port-Maurice.le 23, 4 72 ans, Wilfrid Bastlen.époux de Cordélta Delorme.„ ^ B OIS JOLI — A Montréal, le 27.à 31 ans.Lucien.«Le de Placide Bolsjoll et de Malvina Chaput., .COTE — A Montréal, le 28, Soeur Joseph (Adeline COtê).J D'AOUST — A Ste-Anne de Bellevue, e 27, à 72 an*.Oulsolphe d'Aoust, époux d Alphonslne Dandurand.LISETTE — A Montréal, le 27.8 58 ans, Orner Ftsette, époux de feu Berthe Dee- champs , ., _ CEOFFRION — A Montréal, le 27, Bu-lolle Dorion veuve de Christophe-Alphonse Oeoffrlon._ , GERVAIS - A Montréal, le 27.8 71 ana.Henri Gervals, époux de Joséphine La-pierre.PATENAUDE — A St-Jean, le 27, k 82 ans, Albert Patenaude, époux de feu Adélaïde Mercier PEKR.EAULT — A Québec, le 28.k 51 ans.Gllber Perreault, époux de feu Su-panne St-Auhtn.„ , TBÜÜEAU — A Longueull.le 28, 8 71 ens, Joseph-Edmond Trudeau, époux d'Octav!i Provoet.„ , VIGEANT — A Montréal, le 27.8 84 ans Octave Vlgeant, époux de feu Eugénie Fréchette.MONUMENTS hués d’une manière logique, en Icus citant sous la disposition légale qu’ils visent à appliquer.A l'exemple de son prédécesseur, il a reproduit dans son ouvrage, aux endroits convenables, le texte actuel d'une dizaine de lois municipales supplémentaires, dispersées dans les statuts.Enfin, il a donné à son travail une valeur éminemment pratique, en y insérant des références opportunes à plus de trente lois administratives dont les ordonnances réfléchissent de quelque façon sur la réglementation municipale.“Maître Dorion s’est adonné à la tâche avec une rare compétence.De sa carrière au barreau déjà longue, il a voué une large part au Ils ne demandent pas l'impossible Ils ne demandent pas l’impossible ces fermiers canadiens-français de l’Ouest; ils comprennent qu’ils n’obtiendront jamais l’égalité dans les programmes, mais ils voudraient qu'on se souvienne qu’en dehors du droit du nombre, c’est-à-dire du droit à la force, il y a des droits historiques, des droits cons- ¦ titutionnels, des droits naturels qui j ne sont pas à dédaigner.Ils voudraient qu’on pense à eux non pas seulement quand il y a des taxes à payer ou qu'on a hesoin*de soldats, 1 mais qu’on pense à eux également lorsqu'ils font entendre leurs réclamations justes et légitimes.Appel à la province de Québec dio-journal de 9 heures 15 à 9 heu- res 20 le matin alors que lés jeunes sont à l’école et le père au travai', et à 5 h.37 l’après-midi.Un homme et son péché à 4 heures 30 quand les jeunes ne sont point encore arrivés à la maison et que le père est toujours au travail.De temps à autre enfin quelques courts programmes de propagande à 5 heures ou à 10 heures, et Manufacturier! de monuments WE.2640 i.BrunetLtée 4485.Côfe-dei-Neige* Montréal Pourquoi n’avons nous pas un MONUMENT ?ECRIVEZ NOUS POUR PHcmxmiNs.pwx.NOUS CRIGiONS DES MONUMENTS DANS TOUT LE CANADA MoNimteArmVtaCc.10 Soinr-Jacevm QunT, Montrée).«primés de deuil Ml MENTOS — REMIRCI'.MINTS Imprimé! gravé*.Uito dei pris «I !pécim*n* ¦ur demand*.L’Imprimerie Populaire, Limitée 0, Notre-Dame e»t, Montreal Téi.> BEIeii 1361 Louis Rochon était-il en possession du camion du défendeur Wilfrid Lemoine a la connaissance, et du consentement nu acquiescement de Wilfrid Lemoine ou de ceux dont il est responsable?’’ “Ces questions sont les plus importantes.Sonl-elles exclusivement des questions de droit?Si elles ne comportent que des matières de droit, elles sont du ressort du juge.Si elles ne sont que des matières de faits, elles sont du ressort du jurv.Si elles sont mixtes, de droit et de faits, elles sont du ressort du juge et du jury.“Je crois qu'elles sont mixtes.D appartient au jury de constater les faits et ensuite au juge de décider les questions de droit, mais il a décidé lui-même les deux.“La 1 ù établit un tribunal spécial.le jury.Elle assigne à celui-ci se., fonctions, et au juge les siennes.Il ne doit pas y avoir d’empiétement de l’un sur l'autre.“H me paraît que dans cette cause le juge a exercé toutes les fonctions.les siennes et celles du jury.Ainsi, il déclare: (traduction) “Il est clair que le jeune Rochon était employé simplement comme messager et qu'il^ s est servi du camion sans ta connaissance de son employeur et en dépit de la défense de ce dernier.' t.e chauffeur Iza, employé par ; le défendeur Lemoine, avait refusé de lui donner tes clés, et lui avait 1 expressément défendu de se servir du camion lorsqu'il le lui avait demandé auparavant.j “Malqrè cette défense.Rochon, j hors de la connaissance d'Iza, et ! alors qu’il savait qu'on ne le verrait pas.prit la clé qui était dans une petite boite et s'écarta de son che-\ min, après avoir livré un petit paquet.C'est alors qu’il s'en allait ainsi et s'éloignait du magasin que l'accident est survenu.’’ “Tout cela c’est une constatation de faits de la juridiction du tribunal du iury.Le juge ajoute: (traduction) “Rochon n'était pas à ce moment dans {'execution du travail pour lequel il était employé.Il avait dans une certaine mesure volé le camion du défendeur Lemoine, et ii n'a pas engagé ta responsabilité de ce dernier pour sa faute”.“Cette partie est une question de droit dont l’appréciation lui est réservée.Le jury doit suivre la direction qu'il en donne.“Avec beaucoup de déférence, je suis d’avis qu'il y a une preuve suffisante, susceptible d’être apr préciée par le jury, de le satisfaire et pouvant justifier un verdict, bien cme cette preuve ne satisfasse pas le juge.“Pour ces motifs.je maintiendrais l’appel avec dépens et ordonnerais un nouveau procès." Nouvel ouvrage de droit Me C.-N.Dorion, ancien bâtonnier du Barreau de Québec et ancien député fédéral, vient de publier un ouvrage de plus de 400 pages inti-i tulé: Loi des Cités et Villes, annotée.' On y vol! défiler lout ce qui intéresse une ville: l’organisation de la municipalité, les élections, les services municipaux, les pouvoirs des! autorités municipales et tous les règlement'- qui sont de la compétence! de la ville.L’ouvrage couvre un domaine1 étendu; il embrasse non seulement j U Loi dis Cités et Villes mais en- ! droit municipal; et, afin de mûrir! c’est tout.par la pratique les théories du pré- ; Nos Associations de l’Ouest ont oire,.il a dirige pendant dix ans, à d’ailleurs attiré à maintes reprises la Mairie, l’administration de la ville de Courvüle, où il demeure.Son travail est un témoignage de fidélité à sa vocation: il ne peut être que bien fait.“En vue des services inestimables qu’il est appelé à rendre, ce livre sera favorablement accueilli des juristes et de tous ceux qui, par goût ou par devoir, s’intéressent aux affaires civiques," Chez les ouvriers Les grèves réglées Il y a quelques semaines, les ouvriers des manufactures de chaussures dont les noms suivent: Mc-Farlane, Lefaivre, Dependable flippers, La Salle Slippers, Aird and Son, Labelle Shoe, Daoust, La-londe et Best Ever Shoe quittaient l’ouvrage sur le refus des manufacturiers de payer le boni de vie chère, comme l’avait décrété le Conseil régional du travail.Comme ces travailleurs appartenaient au Syndicat des travailleurs de la chaussure de Montréal, M.Ernest St-Amand, agent d'affaires, commença les négociations avec les employeurs, tandis que les grévistes se réunissaient à l’édifice des syndicats catholiques attendant le résultat des démarches qui avaient cours.Les grévistes ont montré au cours de la durée de la grève un esprit de’discipline qui a évité tout bruit et rien de fâcheux ne se produisit.Les négociations durèrent plusieurs jours mais lei grévistes persistèrent dans leur décision de lutter jusqu’au bout pour gagner leur cause qui était d'exiger des manufacturiers le paiement du boni de vie chère à compter du 6 juillet.MM.St-Amand, agent d’affaires, et Philippe Girard, président du Conseil central, continuerènt les négociations auprès des patrons au nom et.pour le syndicat des travailleurs, et obtenaient finalemen’ une entente en vertu de laquelle les manufacturiers s'engageaient à payer le boni de vie chère, mais à la condition que tous les ouvriers retournent au travail, ce qui fut fait.Le règlement de cette grève presque générale dans l’industr.’ de la chaussure ramenait la paix dans cette industrie et devenait pour les ouvriers et le syndicat un succès qui prouve bien ce que peut la bonne volonté et une meilleure entente entre patrons et Auvriers qui désirent maintenant travailler en collaboration bien général.étroite pour 'e M.J.-B.Délisle M J.-B.Deisle, scerétaire-génè ral de la Fédération des métiers du bâtiment, assistait à la réunion.M.Delisle donna quelques informations relativemenl au congrès de la Fédération qui a lieu en septembre, précédant relui de la Confédération des travailleurs catholiques du Canada.Il termina en invitant les délégués du congrès et leurs épouses à assister au banquet qui clôturera ce congrès.CALENDRIER 8e MOIS AOl'T 31 JOURS Tét.; WEUJnzton 1145 Sicze social : 2830 NOTRr.-DAME Ol'ESl La Compumle d'Auuranoe Funéraire URGEL BOURGIE, Limitée Incorporée par Lettre* Pxtente» de la Prorlnoe de Québec au capital de 1150.008 ASSURANCE FUNERAIRE ET DIRECTEURS DE FUNERAILLES Taux «d conformité avec la loi df» axaurancea sanctionnée Par le Parlement de Québec le 22 décembre 1918 Dépftt de 125.000.00 au Gouvernement — Salon* mortuaire* a la disposition du publie SERVICE JOUR ET NUIT Demain- DIMANCHE 10 AOUT 1342 XIV PENTECOTE Se Rose de Lima, lever du soleil, 5 h.17.Coucher du sole,!.8 h.44.lever de la lune.8 h.51.Coucher de la lune.8 h 59, Dernier quartier, le 3.a « n 4 m.du aolr.Nouvelle Lune, le 11.à 9 h.28 m.du soir.Premier quartier, le 19.8 « h 3(1 du matin Pleine lune, le 25.à 10 h.48 m.du iolr Derniers devoirs .— Léiwez-noui vous «Mister dam voi dornlen devoir* envor* ceux qui partent.Noi consoil* sont basé» tur l’expérience.SALONS MORTUAIRES SERVICE D'AMBULANCE GEO.VANDELAC FONDEE EN 1890 G.Vandclae.|r.— Ale*.Cour 120 EST, RUE RACHEL, MONTREAL — LIMITEE BEIoir 1717 ,1 AOUT Ï»4Î~ Dim Lan Mar Mer Jeu Ven Sam asæx C • » 1 ¦U' 3 \1 f 1 1*010 PL 2 5 2 3 4 S 6 7 8 9 10 U 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 j j 23 U 2S 26 27 28 29 30 31 l'attention de la province de Québec sur cette question.Je sais que les représentants de la minorité ca-nadienne-francaise ont eu des entrevues avec les directeurs canadiens-français de Radio-Etat et avec le gérant général, M.Gladstone Murray, sans apparemment obtenir un succès bien appréciable.Il est regrettable d’ailleurs de constater que si plusieurs journaux de Québea ont fidèlement publié les communiqués des associations d° l’Ouest sur cette grave question, il n’en est pas moins vrai que l’opinion publique elle-même n'a par, bougé, nos députés sont restés muets et les minorités de l’Ouest ont eu la sensation bien nette qu'une fois de plus elles restaient seules, abandonnées par Québec.L’argument contre nous est toujours le même.Les Canadiens français de l’Ouest ne formant qu’à peine 7 pour cent de la population ne peuvent pas exiger plus de 7 pour cent des heures d’émission.C’est bien-juste si on ne nous du pas que les Allemands et les Ruthè-nes qui forment des groupes nombreux ont autant de droit que nous aux faveurs de Radio-Etat.Les droits du français comme langue officielle sont absolument ignorés par l’administration de Radio-Etat.Le bilinguisme dans les services publics est tout aussi malmené.L’égalité des deux races dans les servicev fédéraux n’est pas davantage reconnue.Ce que penserait d'un pareil régime la minorité anglo-québécoise A ce compte là la minorité anglaise dans Québec qui forme moins de 10% de la population totale ne devrait avoir droit qu’à 10% du temps des programmes de Radio-Etat.Or, tout le monde sait que Radio-Etat place à la disposition de cette minorité un poste entier de radio, le CBM, sans compter les nombreux programmes américains radiodiffusés par CBF.Je me demande combien de temps nos amis anglo-saxons accepteraient d’être traités de la même façon que le sont nos compatriotes de l’Ouest.On est parfois surpris que ces groupes canadiens-français n’éprouvent pas un enthousiasme délirant pour l’effort de guerre du pays, mais si c’est vrai, à qui en est la faute sinon à ceux qui sont assez maladroits pour brimer sans cesse cette minorité?L’Allemagne fait à travers le monde entier de la propagande par la radio, mais pourquoi Radio-Etat ne comprend-il pas que la meilleure de toutes les propagande: en faveur de l’effort de guerre c’est de parler aux gens dans leur langue, c’est de leur chanter des chansons qui parlent à leur coeur, c’est de les traiter comme des gens de la maison.L’attitude actuelle de Radio-Etat dans l’ouest n’est sûrement pas de nature à resserrer l’unité nationale .On craint de déplaire à la clientèle anglo-saxonne du réseau?Mais depuis quand Radio-Etat est-il devenu une entreprise commerciale?Si c’est là son idéal, je me demande si les réseaux privés n’auraient pas suffi à la tâche.En supposant qu’on donne deux heures de français par jour, qui done en souffrirait parmi les ra-diophiles anglais qui n’auraient, durant ce temps, qu’à changer de poste pour n’avoir que l’embarras du choix parmi les programmes radiodiffusés flans leur langue.Ils ont des postes à leur disposition, les Canadiens français n’ont que lladio-Elat où on leur mesure parcimonieusement quelques minutes par jour.Encore une fois, je ne mets pas en doute la bonne volonté de M.René Morin, ni colle de M.Frison, encore moins celle de M.Pouliot, mais je regrette profondément que nos députés canadiens-français, que les chefs de l’opinion publique dans Québec n’aient pas usé de leur influence en faveur des réclamations si légitimes de nos minorités.Si l'on pouvait savoir — Emouvants spectacles Je voudrais que ces députés, que ces chefs, que les directeurs de ! Radio-Etat nient pu assister, comnie je l’ai fait moi-même, à certaines scènes qui auraient parlé beau- Us sont nombreux, eux; et dans nos temps de démocratie on a une singulière tendance à ignorer la voix du plus faible, mais rçe se trouvera-t-il pas un seul député dans Québec pour faire de cette question de la radio, son oeuvre?Ne se trouvera-t-il pas un député de Québec pour se faire auprès de Radio-Etat l’avocat des petits Canadiens français de l’Ouest?C’est un point d’interrogation que se posaient les deux cents délégués du congrès de Saskatoon.C’est à Québec, c’est aux directeurs canadiens-français de Radio-Etat de répondre à cette question.Raymond DENIS Bloc-notes (suite de la première pace) Particulièrement quand il s’agit de soldats de langue française.On nous signale un autre fait où les parents ont dû faire traduire le message qui leur apportait une très douloureuse nouvelle.Léopold III Le Devoir publie aujourd'hui un document d’importance considérable, le résumé du livre gris publié à Londres par le gouvernement belge en exil et qui traite des préliminaires c4 des débuts de la guerre.Ce sont des pages à lire.Rappelons à ce propos que ces semaines dernières le gouvernement français a fait publier à la radio une sorte d’amende honorable au Roi des Belges.C’est la contre-partie du discours où M.Paul Reynaud avait jadis flétri l’attitude du souverain.Collaboration Nous tenons à remercier particu- ;** De la musique canadienne pour clore Tannée du troisième centenaire Quelques faits concernant la “Messe au Christ-Roi1 à 3 voix d’hommes, par EDOUARD BIRON ancien maître de chapelle à Saint-Vincent de Paul de Montrlài.• Cette messe est l'oeuvre d'un Canadien français de MontréeJ: • Elle est approuvée et recommandée par des musiciens et UturaUte» de marque, entre autres par un membre éminent de la Commission Diocésaine de Montréal; - • Nombre de paroisses et de communauté* de Montréal l'ont 8 leur répertoire; • Elle est répandue dans toute l'étendue du pays, depuis Victoria, Colom-bie.,Br «nlq'£; (é8lLM'cathMrale).Jusqu'aux réglons du Lac Saint-Jean €u 1& G&SPetSl©.En vente au magasin de musique Ed.Archambault, 500, rue Ste-Catherine est, Iangle Barri) Brûlée vive Saint-Hyacinthe, 29 (D.N'.C.) — Mlle Mariette Longpré, 10 ans, de Farnham, est décédée d’une syncope, à la suite de graves brûlures qu’elle reçut dimanche dernier, lors de l’explosion d’une lampe à pétrole, dans la demeure de ses parents.La jeune fille fut littéralement brûlée vive, mais les médecins sont d’avis qu’une syncope fut la cause immédiate de la mort.La défunte était la fille de M.et Mme Conrad Longpré, et la petite-fille de M.et Mme Joseph Longpré, d’Upton.Les funérailles eurent lieu mercredi à Farnham, et M.l’abbé Anselme Longpré, vicaire à Saint-Damase, oncle de la victime, chanta le service funèbre.L L’Art dans le* fleurs LA PATRIE, Fleuriste Service télégraphique partout Radio-programme C.H.L.P.le Jeudi entre 12.15 et 12.30 h.Ser.-e chaude attenante au studio 168 STE-CATHERINE EST PL 1786-87 J.-R.BRULE, prop.Membre du Klwanl*.Prés.Ass.Fleuristes de M.Le "Centre d'initiation artisanale" de St-Gabriel de Brandon Réouverture le 8 septembre Etablie depuis un an par le mi-1 nistère de l’Instruction Publique,1 cette école a nour but de donner : aux jeunes gens une formation artisanale suffisante pour leur per- ; mettre d’exereer les rnétiers-au bois ; ou du fer, fournir une formation générale répondant bien aux besoins de l'heure présente, et enfin, favoriser l’essor industriel de la région en fournissant la main-d’œuvre compétente nécessaire.Les élèves suivent des cours de dessin industriel, de mathématiques, de français, d'anglais, de religion de sciences, etc., et tous les 1 i èrernén t cert am s de" nos* a mVs^qu i : i°urs- pendant trois heures les ateliers, pourvus de machines des plus modernes, sont à leur disposition.Le professeur en charge: M.Léo Laforest, peut recevoir dès maintenant, tous les jeunes gens de 15 ans ou plus qui veulent s’inscrire pour la nouvelle année scolaire.Toutefois, ceux qui auront complété la 7e année du cours primaire pourront être admis, même s'ils n’ont pas encore 15 ans.EXAMEN Bochelîer Hubert Jérôme nous ont communiqué des citations, par exemple, fort utiles.Nous sommes toujours heureux de recevoir de res pièces.Ainsi s’établit entre le journal et ses lecteurs une fort utile collaboration.29-VIÏI-42 ____ O.H.Journée d'étude Joliettc, 29 — Lundi et mardi, 24 et 25 août, avaient lieu au Pen-'donnat de la Congrégation de Notre-Dame.deux journées d’étude consacrées aux différentes sec-Hons des jéeistes du diocèse de Jo-liette.Présidée par M.l’aumônier diocésain J.-C.Boivin, et sous la direction conjointe de Mlle Jacqueline Rathé, présidente générale de la .I.E.C.F.et du comité fédéral de Jo-liette.de Mlles Mad.Perras, Denise Rnrdeleau et Thérèse Laporte, ces assises réunirent une soixantaine d’élèves représentant les trente sections féminines de ce diocèse.Accompagnaient les congressistes plusieurs aumôniers, supérieures de couvents et assistantes qui ont eu l’avantage de suivre des séances d’étude d’ordre particulier.Au cours du congrès.Son Exc.Mgr J.-A.Papineau et M.le chanoine Wilfrid Caillé, directeur diocésain de l’Action catholique, honorèrent de leur .présence les jéeistes réunies et leur donnèrent de précieux conseils.Mardi soir, une trentaine de garçons, venant des dix sections masculines de jéeistes, commençaient à leur tour deux journées d’étude sous la direction de M.l’abbé Bonin et des membres du trio diocésain, MM.Gilles Lavallée, Jacques Tellier et J.-P.Latour.Avez-vous besoin die bons livres ?Adressez-vous au Service de librairie du “DEVOIR", 430 rue No-tre-Dame (est), Montréal.CETTE CARTE IDENTIFIE SÛREMENT LES NÔTRES [A LIGUt 01 LACHAI CHtZ NOUS Economiser le charbon C'EST CONTRIBUER A L'OEUVRE DE GUERRE Nous vous fournirons gratuitement, sur demande, des échantillons de laine isolante, planches isolantes, etc., ainsi que des imprimés et tous renseignements.Nous avons en magasin un assortiment complet de peintures.150 ouest, rue Beaubien 667 ave de l’Eglise CA.1168 Verdun, WE.4555 404.rue St-Joseph.Lachlne, Zone 8-145 Albert Hudon.Pré*.Conseil d’Adm.•H.Desrosieri, Président.Jonathan Rohlmon.C.E.Sec.-trésorier.Assortiment complet de bandages herniaire*, bas élastiques, béquilles chaises roulantes, etc.C.MARTIN Enr.— Maison établie en 1856 — Spécialités : APPAREILS ORTHOPEDIQUES - MEMBRES ARTIFICIELS — CORSETS POUR DIFFORMITES 48 et 50 est, rue Craig - - - Montréal Dép.34 — Tél.•.HArbour 3727 PAS DE SUCCURSALE U B\È*£ n’ÉP\HïT^ ST» N.FABRICANTS DU ssr«*^'cH’T oèsM^eB FAMEUX NECTAR O^puJJeyX?CHRISTflT VOLUME XXXIII — No 201 TROIS SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS PAR LA POSTE EDITION QUOTIDIENNE CANADA $6.00 (Sauf Montréal at la banlieue) E-Unis et Empire britannique 8.00 UNION POSTALE 10.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA 2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE 3.00 LE DEVOIR Le DEVOIR est membre de la "Canadian Press", de l"/A.B.C." et de la "C.D.N.A." SAMEDI, 29 AOUT 1942 TEMPS PROBABLE AUJOURD’HUI: BEAU mTT‘ Une division cuirassée allemande à paISTpS menacée de destruction L'Associoted Press reçoit l'ordre de distribuer son service à qui vou- ———————————— JfQ pgyer Les nazis envoient des renforts pour tenter de la dégager Xew York 29“7X^.) - Le gou-— Une colonne ennemie serait rendue vernement lies Etats-Unis, en n 1892 à Stirling Ecosse il com !men* Québec, tué à Dieppe, mari de Saint-Janvier, comté de Terre-mençà ses études classiques à FU-I de Pin'lir,e 9e avcn«e.R°- bonne; Saskatoon denuis , L?.™r>0ral Uoranzo Grondines, Saskatchewan, blessé, fils de Mme m ¦n rivé •»ii i y s dtl regiment de Quebec, tué à Diep- Philomène Rainville, de Willow i„ nhiWn Pp- mari d’Angéline Rousseau, rue! Bunch, Sask.; niversité de Glasgow, d’où il sortit | seip.onV Montréal; en 1914.Plus tard, il devait aussi i Aime-.Ioseph-Alphonse Faille, tué séjourner à l’Université de Cam-I ^ R,ePPe' frore de Mme R.Blain, bridge où il remporta de grands ! •,|'*- rue Allard, à Montréal; succès dans l’étude de la théologie.! Adélard Cayen, mort de ses bles-Lntretemps, il aurait fait la grande i sures, mari de Mme Marie-R.Cayen, guerre en qualité d’officier.Il estime Regina; marié et père de deux enfants.ETATS-UNIS Les étudiants et l’armée Washington, 29 (A.P.).— Le !t-gen.Brehon-B.Somervell a déclaré !rcueiliie par le personnel de cha-Des bombardiers allemands ont , que salle de rédaction en la remet-fait subir sur la fin de la veillée tant exclusivement à VAssociated hier un dur bombardement à une ; Press constituent un monopole en région de la côte nord-est de l’An-j limitant illégalement dans un en-gleterre.Ils ont jeté des bombes | droit déterminé le commerce de explosives et incendiaires sur un ! l’information.village.On rapporte qu’il y a eu un I üe plus on prétend que l’Asso-! luer au con8rps ,inkernnp tVappnrH ave en,, fense le long de la frontière orientale belge en la faisant aboutir à Anvers.A moins eie s’inféoder à la France, la Belgique ne pouvait, évidemment, accueillir semblable projet.De multiples démarches furent entreprises auprès du gouvernement français pour que la frontière sud de la Belgique fût couverte par une ligne française de défense en territoire français.En 1932 déjà, l’ambassadeur de Belgique à Paris avait été chargé par le gouvernement belge de faire connaître au Quai d’Orsay tout le désir qu’avait la Belgique de voir la France .or-tifier sa frontière du Nord.Plus tard, de semblables instances furent répétées auprès des milieux officiels français, tandis que ùes interventions officieuses , étaient faites, dans le même sens, notamment auprès de M.Daladier, du général Gamelin et de M.Messimy, président de la Commission sénatoriale de l’Armée.Mais la Belgique organisa un système fortifié sur des liases dont le choix était dicté par la configuration du pays et l’expérience du passé.Ce système comprenait une ligne de résistance épousant les obstacles naturels de la Meuse et du Canal Albert, précédée de positions avancées établies à partir de la frontière.C’est sur ces positions que l’armée belge fut attaquée le 10 mai 1940.11.La guerre CONSTIPATION CE SOIR AU COUCHER Une à deux tablettes R0B0L Résultat demain matin 25c la boîte l ie Chimique FRANCO Américaine l.téc 156(1.rue Satnt-Oenis, Montréal.Veuillez m’envover un échantillon de ROBOL Nom Artreen* .xenani compte ues )a main.d-0PUvre agricole, laissent occupant des emplois SUDDOser que l’industrie peut obte- Aussi la Ligue patronale des boulangers indépendants demande-t-elle la stabilisation du prix ri 1 pain afin de protéger le consommateur contre des abus qui pourraient se glisser dans la fabrication du pain.Elle demande encore la stabilisation du prix du pain dans l'intérêt même de tous les boulangers, sans exception.Nouvelle compagnie de bois à Montréal 1,200,000 femmes ayant un emploi rémunéré à l’heure actuelle, dont plus de 6,00(1 sont dans les forces armées.Pour atténuer la pénurie de main-d’oeuvre masculine, les regards se tournent principalement vers les nir un très petit nombre de recrues parmi les femmes mariées de 15 à 4 4 ans qui vivent sur les fermes.Toutefois, les citadines de ce grou pe d'âge fournissent main-d’oeuvre à peu pr_ A cet effet, une enquête échantil Ion a révélé que, sur 993 femmes nees; “1: Sur la quantité de bacon actuellement consommée au Royau- ; me-Uni quelle est la proportion fournie par le Canada?| ______ "R,—Il n’a pas été publié de statistique depuis le commencement International Hydro Electri# de la guerre, mais une évaluation System et ses filiales ont accusé modérée est de 67%.une jjerle nette de 823,551 durant “2.Avant la guerre on disait cou- le trimestre, terminé le 30 juin, raniment dans , certains quartiers contre une perte nerte de $189,585 que si le Canada désirait fournir à durant le même trimestre en 1941.la Grande-Bretagne une proportion Durant les 12 mois terminés le 30 Inè'Xmn-cp'riV plus considérable qu’il ne lait ae-j juin, le revenu global s’est élevé à prés inutilisée.! tuellement, il lui faudrait produire ! 880,390,551 contre 873,443,132 du-mêl échantil- plus de bacon d’un type semblable rant les 12 mois précédents.Quant femmes qui n’ont pas d’emplois ré- inscrites comme maîtresses de mai-munérés Elles se chiffrent à en- son iors (fc l’enregistrement natio-viron 3 300,000, sans compter les, nai (ie 1940, 87 étaient devenues enfant*- de moins de 10 ans, étant,1 des employées à gages assurables population féminine ]c 1er juillet 1941.Bien que l’é- Ottawa.— Le ministère des munitions et approvisionnements a ; annoncé la formation d’une non eJte pas celle des associations qui se doivent de revendiquer au nom de la grande majorité de leurs membres?La survie économique d un grand nombre des nôtres et la survie de nos associations elles-mêmes ne dépendent-elles pas, dans une très large mesure, du courage ES EEUtLUES FEMELEES ORGéWES mâle; S PROTHPLLE VU TSt DESSOUS MiAur.» "On ••«'1*1» **’S| E n.Ttvitvuv.elles ne donnent rien qui puisse rappeler la forme d’une fougère et montrer que la germination est réussie.Vers la fin du XVlIe siècle, le botaniste John Hay réussit la germination de grains de la fine poussière qui se dégage des taches brunes au dos des feuilles de fougères, obtenant pour tout résultat une lame verte de forme irrégulière, appliquée sur la surface du sol.Résultat qui le laissa fort perplexe.Avant d’aller plus loin dans l’histoire de cette découverte, voyons quelle explication la science nous fournit aujourd’hui sur la production de ces lames vertes, provenant des spores et qui.avec raison, intriguaient John Ray et les observateurs de son époque.Les feuilles de fougères, qu’elles soient plus ou moins découpées, portent au revers, durant la saison d’été, des taches, qui passent du vert tendre au brun et qui à maturité laissent s’échapper une très fine poussière ordinairement brunâtre.C.hacun des grains de cette poussière, mesurant environ 1/200 de pouce de diamètre, est une petite cellule protégée par une membrane et qui, comme les graines des plantes à fleurs, sert à la reproduction; ces grains sont connus sous le nom de spores.Lorsque ces spores, dans la nature, tombent dans un milieu d’humidité constante voulue, elles commencent à germer.Par divisions successives, la cellule, qui constituait la spore, forme une petite masse verte qui devient visible à l’oeil nu.Elle grandit jusqu’à former une lame, d’un peu moins d’un pouce de diamètre, étalée sur le sol.Et le développement de cet étrange rejeton à première vue s’arrête là! C’est là le phénomène étrange, devant lequel les observateurs sont restés perplexes.Cette lame verte est connue sous le notiTde prothalle, signifiant croissance qui précède, tissu qui précède — structure étrange qui vient se placer entre deux générations et qui n’a aucune ressemblance avec celle de l’être dont elle découle ni avec celle de l’être qu’elle produira.Pour revenir à notre histoire, les Vous suis dan savez sans doute que je s un jeune poste en fonda- tion.Etre en pleine brousse dans une mission qui commence, c est bien là le rêve de tous les jeunes missionnaires! Je fus au comble du bonheur lorsque, après quatre mois de mission, le Père Supérieur me dit: “Vendredi prochain, premier vendredi du mois, vous pourrez commencer à confesser.Et la semaine prochaine vous partirez en tournée.’’ (1) Enfin on pourra prendre sa part du ministère et décharger d’autant le Père Supérieur.“Vous partirez en tournée”: ce bout de phrase est tout un programme.D'abord il y aura un sermon à faire à chaque succursale; il faut donc que je me prépare un sermon en Chinyanja.Si c’était en franvais au moins, ç,-a serait plus vite fait! J1 nie faudra aussi toute une batterie de cuisine.Au petit “magasin du coin” (à quatie milles d'ici) je trouve quelques ustensiles; la mission me prêtera le reste.En tournée il faut encore ceci, il faut encore cela.Pendant que je me creuse la tête pour penser à tout, le Père Supérieur me donne un coup de main et me prévient que je finirai bien par oublier les clés de mes caisses de voyage, li parait que cet ennui arrive à tous les Pères au moins une fois dans leur vie.Le grand jour du départ est arrivé.La bicyclette attend à la porte, chargé du sac qui contient le bréviaire, les saintes huiles et le nécessaire pour réparer les crevaisons en cours de route.Jusqu’ici le jeune missionnaire n’a fait que voltiger autour du nid en compagnie du Père Supérieur; le temps est maintenant arrivé de prendre son vol tout seul dans les grands espaces.Un bon vieux catéchiste m'accompagne.C’est lui qui avertira les convertis et les catéchumènes du passage du Père; c’est lui qui | faune assurera le service d’ordre dans les chapelles et les huttes indigènes où se tiendront les réunions; | c'est lui qui me servira de guide premiers expérimentateurs conservèrent ces prothalles durant quelque .__ (ians des conditions d’humi- dans io dédale des sentiers indigente favorables.Mats sans remar- n(,s a travers les herbes hautes de quer d autres phénomènes appa-i | rents, ils obtinrent, après quelques i semaines, une petile fougère qui se développa aux dépens de re pro-thalle même.On croyait avoir démontré contre tout doute que les: fougères portaient des graines! Les ! 12 et 13 pieds.Dans cette première tournée j’aurai à visiter les écoles de brousse et, surtout, à faire le wsonkaiio ou réunion du dimanche.Un msonka-no est une grosse journée de travail.Bréviaire à 4 h.30 a.m., mé- (1) Lui et ses compagnons avaient suivi des cours du dialecte Chinyanja au Canada même, grâce à la présence ici du R.Père Cha-teauvert, revenu du Nyassa récemment."^ROTHALLE.' f C C'Y1 =>E / DEVELOPPEMENT DE LA FLANTULE Lq fougère analysée et disséquée Jusqu’à ce que le microscope ait alteint un degré de perfection siif-fisànt et ce jusqu’après le milieu du siècle dernier, les botanistes n'avaient pas réussi à apporter le moindre éclaircissement au mystère du mode de reproduction chez la fougèrè.Comme la vérité tardait à faire du progrès, les fables et les légendès les plus fantastiques s é-difièrent autour de ce problème d’histoire naturelle.Il est un tait que les pâysans européens avalent créé, autour de la plupart des niantes, des fables ou des croyances de quelque sorte; mais à la faveur de l'ignorance totale qui a si longtemps persisté au sujet de la fougère, l'imagination a pu édifier sur elle des légendes comme il en existe dans peu d’autres cas.Les anciens tirées, sc rendant bien compte que les Fougères ns fleurissent pas, soutenaient quelles ne portaient pas de graines, ils n o-saient cependant fournir aucune explication sur leur processus de multiplication.En Angleterre, au moyen âge, certains esprits illuminés avaient trouvé qu'il était inconcevable que les Fougères n'aient pas de graines pour se reproduire, comme mutes les autres plantes à fleurs; “or’, disaient-ils, “puisque les anciens nous affirment que les Fougères ne portent pas de graines, il faut que les graines qu’elles produisent soient invisibles!” De celte croyance naquirent ensuite les légendes les plus persistantes et dont on reconnaît l’influence dans les œuvres des écrivains de l’époque.“Nous connaissons la formule secrète des graines de fougères, nous pouvons nous rendre invisibles , disent des sorcières dans une pièce bien connue de Shakespeare.tien Jonson fait dire à un person- véla.nage, dans .Yeu» hm, "Je n’avais pas ies le remède qui rend invisible, ie n’avais pas sur moi de graine de Fougère’’, La recherche des graines de fougères était devenue au moyen âge un passe-temps populaire.Elle se, faisait de préférence la nuit, le veille de la Saint-Jean.Il parait étrange, tout d'abord.que les anciens n’aient pas trouvé _________ un rapport possible entre les taches j L’une brunes, nue nous avons tous observées au dos des feuilles de fougères, et leur mode de reproduction.Cela était sans doute dû, pour une part, au fait que les gens du- peuple, durant les expéditions nocturnes de la ; fête de la Saint-Jean, au mois 'de juin, ne pouvaient voir ces spores | ou taches qui n’arrivent à maturité que vers le milieu de l’été.Autre fait, qui a pu induire en erreur les botanistes ou les observateurs de l’époque, c’est que les spores de fougères ne germent que dans des conditions d’humidité bien définies et que.même une fois germées.spores semees pouvaient reproduire des fougères! Au contraire, le mystère n’en devenait que de plus en plus profond.Si, comme on le supposait déjà, le processus de fécondation de cesj spores était le même que chez les; plantes supérieures, on avait trou-, vé l'œuf fécondé, la “spore”—mais i quel était donc l'organe fertilisant, correspondant aux étamines, qui i chez les plantes supérieures entou-! rent l’organe femelle.Celle question souvent posée, et qui ne devait recevoir de solution qu’il y a main* de cent ans, suscita les recherches les plus attentives et les conjectures les plus diverses.Certains allaient jusqu'à nier tout à fait l’existence, chez les fougères, d'un organe mâle, dont le rôle sexuel serait comparable à celui des étami- village de la brousse, fleurs.Chaque petite excrois-1 dilation, confessions jusqu'à 10 ou j 11 heures, messe avec sermon et i grand nombre de communions; après la messe ce sont les baptêmes : d’enfants de chrétiens et les consultations qui vous retiennent jusqu'à deux ou trois heures de l’a-; près-midi.Ajoutez à cela un appel 1 aux malades et ce n'est qu’à 1 : nuit tombante que vous êtes libre pour ! finir la récitation du bréviaire.Le lundi matin, dès 7 heures, ; commence la visite des écoles: de pauvres huttes garnies de deux ou trois fenêtres.A l'annonce de la i venue du Père, les enfants surgis-j sent de partout: des sentiers, du ! sein des hautes herbes, du ruisseau [ où ils se débarbouillaient, des hut-i tes environnantes; ceux qui étaient | déjà rendus à l’école sortent par : les fenêtres pour être les premiers à me saluer.F.es Moni Dambo (bon-; jour Père) fusent de toute part.On se bouscule, on se tiraille; c’est à qui serait le plus près du Père i qui vient les voir.“Tout le monde dans l’école, vite." Encore une belle bousculade.Enfin les voilà tous casés: catholiques, protestants, païens.Il faut voir comme on dévore des yeux ce jeune Père que l’on voit pour la première fois.Même les poupons sur le dos de leur inaman risquent un oeil pour ne rien manquer du spectacle.Pendant une heure on écoute avec attention.Voilà de la bonne semence jetée en bonne terre.Après la classe de catéchisme deux vieillards et quelques enfants viennent me demander la croix qui est l’insigne des catéchumènes.Après avoir prouvé qu’ils savent leurs prières, ils reçoivent la croix avec la même fierté qu'un soldat qu’on décore pour bravoure.Resté seul je fais monter mon lit de camp et ma table pliante dans l'école qui doit me servir de cham-| bre pendant mon séjour dans ce j village.Ailleurs la classe se fait au grand I air.au pied de quelque géant de la africaine.Tout en écoutant le Père, les enfants surveillent du coin de l’oeil le troupeau confié à leur garde; ils grignottent quelques “peanuts” en guise de déjeuner.Comme le bon Dieu doit être content de la simplicité et de la bonne volonté de ces braves enfants qui font tant de sacrifices pour apprendre à le connaître et à l’aimer! Le jeune missionnaire lui-même n'est pas peu touché de tant de générosité.Aussi est-ce de grand roeur qu’il dit mille fois merci aux bienfaiteurs qui lui fournissent les ressources nécessaires pour maintenir ouvertes ces humbles écoles de la brousse, pépinières de nos chrétientés de demain.Louis-Philippe LAURIN, des Pères Blancs DUPUIS Populaires sont- ces gilets sport chez les écoliers GILETS DOUBLE-FACE Cravenette d« coton à l’ép'euve des intempéries.Tons combinés ds beige et brun, beige et bleu, beige et i/ert, beige et marron.Coupe Cosaque.Poches dé biais sur les deux faces.Coupe ample et soignée.6 à 18 ans.CRAVENETTE DE COTON Modèle Cosaqué à chaînette éclair, taille extensible et poches de biais.Crave-nette de coton à l’épreuve des intempéries.Tons combinés ; beige et vert, vert et gris, bleu aviation et gris, beige et bleu.10 à 1 8 ans.3 .29 1 .99 DUPUIS res-de-ehàussée (De Montirny) Journées pleines Au Novrongo — Dons les villages succursales Visitez la MAISON MODERNE méublée par DUPUIS FRERES au numéro /190, rue Sagord (près Jean Talon) entre les rues Delorimior et Iberville.V-J.ALBERT DUPUIS, président DUCAL, v.-p et dlr-gér.ARMAND DUPUtS.see.-trés Enfin je sais assez la langue pour prendre ma part de ministère.Je fais le catéchisme et j’entends les confessions.Dimanche prochain je ferai mon premier sermon dans un J’ACHETE MES FOURRURES BLEAU & ROUSSEAU porcc chez I* J* !• I« veux veux veux veux IA MEILLEURE QUALITE UN STYLE QUI DURERA PAYER MEILLEUR MARCHE LES CONSEILS D'EXPERTS SEAL HUDSON CHAT SAUVAGE ¦ SEAL FRANÇAIS RAT MUSQUE .rat musqué trim Seal lapin Seal Mouton de Perse PATTES DE MOUTON KANGOUROU BEAVER 275 A qualité égale nos prix sont toujours les plus bas SI lî) teint *-|3g .#225 *550 #139 #149 tnt^tefuc j.-T.BLEAU — ANT.ROUSSEAU — 3852 ST-DENIS — 5004 DEUX MAGASINS j.-A.MASSON OUEST, SHERBROOKE nés a sauce que l’on observait sur les J feuilles de fougères était soupçonnée d’avoir ce rôle sexuel.On ex périmentait ! mais toujours l’épreuve restait sans résultat.La vérité, lorsqu’elle apparut,! était que cet organe que l’on recherchait sur la feuille de la fou- ! gère était ailleurs.Voici le fait extraordinaire que le microscope ré-Ces lames vertes ou prothal-qui sont formées à )a suite de la germination de la spore portent sur leur surface inférieure des organes sexués, et un système de fécondation merveilleux et unique dans le règne végétal.Sur sa face inférieure, appliquée sur le sol humide, le prothalle porte des petites protubérances, à peu près invisibles à l’œil nu.Ces protubérances sont de deux sortes.en forme de petit volcan, avec un cratère ouvert, porte au fond de sa cavité un “œuf” unique — r est l’organe femelle.L’autre protubérance est plutôt en forme de sac et contient ce que l’on pourrait s'attendre à être du pollen.Mais non.Ces sacs en s’ouvrant libèrent un liquide, dans lequel se meuvent des cellules que seuls les plus puissants microscopes peuvent apercevoir.Ces cellules, comme les spermatozoïdes chez les animaux,! sont munies de cils dont les mou-1 vements rythmés leur permettent; de se déplacer; lorsqu’elles sont li-; bérées, elles nagent dans le mince film d’eau, qui recouvre la face in-i férieure du prothalle, pour aller féconder l’‘ œuf” fixé à l’autre extrémité de la même face appliquée sur le sol humide.L’“œuf”, une fois fécondé, se développe en restant fixé au prothalle; il produit une plan-tule dressée qui prend bientôt l'apparence de la fougère mère.Le contenu du prothalle absorbé par la fougère on croissance devient bientôt imperceptible.Son rôle rempli il disparaît vite pour laisser] la place à la fougère adulte, dont les feuilles à maturité porteront de nouveau des spores.Et alors, ie j cycle décrit sera prêt à rtoemmen- j cer.Il y a donc deux façons suivant lesquelles les Fougères diffèrent des plantes ordinaires, deux faits! tout aussi fascinants que rares dans le monde végétal.D’abord le passage de la spore à une fougère-fille se fait par deux générations distinctes.Le spore, produite au dos de la fèuille de fougère, germe sans i fécondation pour donner une plan-tule.une prothalle, qui n’a rien de commun avec la plante-mère.C’est seulement dans les organes sexués du prothalle que la fécondation se ! fait, pour donner un "œuf” dont la I croissance donnera une plante ; identique à plante-mère.Le cycle ! vital d’un individu dans le grand Le territoire de la Mission a environ 60 milles de long et 40 de large.Des 80,500 habitants, 2,150 sont catholiques.Il y a donc encore assez de travail à faire pour occu-les quatre Pères de Kaleo! per Pour desservir cet immense terri toire nous avons une quinzaine de succursales dans les principaux villages.Evidemment les routes ne sont pas celles du Canada.Les villages ne sont réunis que par de mauvais sentiers torlueux, sablonneux et rocailleux.Dans chaque succursale le missionnaire a son pied-à-terre: maison en terre couverte de chaume, ayant pour tout mobilier un lit nu sous le nom d’alternance de gé néra lions.L'autre différence avec les plantes à fleurs lieu de produire comme une poudre sèche comme fécondante, elle produit petits organes spécialisés ments fécondants animés, quand on entre chez le voisin.( Dans les villages où les chrétiens sont assez nombreux, on les grou-1 pe ensemble pour une classe de pour me faire cou- cathéchisme.En passant dans la lit de plumes en ce : ease des païens on profite de Foc-; moyenne rasion pour leur parler de Dieu, de ! Après (a prière, des devoirs des créatures j une journée de travail (confessions, ! envers leur Créateur, de la venue distribution de communions, ca-1 ^ Sauveur sur a terre pour ensei-téchisme, tournée de case en casci.Mner le chemin de la vérité qui con- (banc en terre), une table de terre ou de bois et une chaise longue branlante qui obéit à tous les mouvements de la mâchoire.On me paierait cher cher dans un lit de plumes en pays où la température est de 95 à 100 degrés Motion de M.Alfred Toupin ristique que nous avons longtemps crue réservée au règne animal.Voilà, en quelques mots, exposé le mystère de la Fougère.Pensez à cela quand vous les voyez, les F'ou-gères, si vivantes et si vertes, le long des sentiers de la forêt.Pen-sez-y aussi devant la gerbe de frondes frisées des Fougères d’appartement.Que tous ces mystères ne vous rebutent pas.Qu’ils vous inspirent plutôt avec l’admiration, le respect du inonde merveilleux qui nous entoure, et qui, en un sens, fut fait pour nous.René MEILLEUR, Jardin Botanique de Montréal.Publication autorisée par Radio-Canada.on dort bien n’importe où.“Et après tout, comme dit Mgr Morin, on n'est pas venu en mission pour jouir de toutes scs aises; les âmes ne se rachètent pas avec des poules!” Quand on arrive dans une succursale, le catéchiste et le chef chrétien de l’endroit sont déjà rendus, à la case du missionnaire pour lui souhaiter la bienvenue.On s'installe.C’est vite fait, puisqu'il n’y a ] pratiquement que la moustiquaire ià placer.Vers 5 heures du soir 'commencent les confessions.Les ! gens des petits villages environ-j nants, ayant été avertis de l'arrivée du Père, se présentent aussi au saint tribunal.Le lendemain malin, de la fougère ! après la méditation, la messe ét le est qu’au j déjeuner, on visite le village, case par case.C’est alors que l’on constate de ses propres yeux la grande détresse physique et morale de ces pauvres gens.C’est aussi dans ces tournées que l’on apprend à connaître les indigènes et à les aimer malgré leurs défauts.Chez nos Dagaris l'accueil est d'ordinaire symphathique, quand il n'est pas chaleureux.Même les païens sont contents de recevoir la visite du Père.La première fois qu’on entre dans une case indigène, on a la celles-ci i matière dans de; des élé- j caracté- ; duit au ciel.Quand je suis au poste, je passe une bonne partie des matinées au dispensaire pour soigner des yedx, ouvrir des oreilles, laver des plaies, faire des injections.Le dispensaire est l’endroit par excellence pour toucher du doigt la misère humaine dans ce qu’elle a de plus repoussant.Nous avons plusieurs patients qui sont atteints du pian: maladie de la peau qui ronge sa victime vivante.Nous avons a mi plusieurs cas de maladie du sommeil.Je plains de tout coeur les pauvres confrères qui n'ont pu encore trouver place sur un bateau en partance pour l’Afrique.Ce doit être encore plus difficile depuis que les Etats-Unis sont en guerre.Le Père DeSerre et moi nous sommes partis à temps.Venez vite nous rejoindre; il faut des missionnaires et le travail est fort intéressant.Edgar TALBOT.P.B.La maison des Pères Blancs à Montréal est à ItiW, rue St-Hubert.Une motion de caractère assez extraordinaire a été présentée devant M.le juge Alfred Savard, de la Cour supérieure, siégeant dans la division de Pratique par M.Alfred Toupin, ancien pompier, qui demande à la Cour la permission d’interroger M.J.-O Asselin, président du comité exécutif de la ville de Montréal, sur les biens et les créances de la ville et de l’obliger à apporter avec lui tous les livres et locuments relatifs à ces biens et créances.M Toupin, le requérant, veut tenter de faire exécuter, un jugement au montant dé $1,697 qu’il a obtenu contre la ville, le 25 décembre 1940.Toupin prétend que les autorités municipales n’ont pas encore satisfait au jugement de la Cour supérieure.Cette motion serait contestée par les avocats du contentieux municipal, surtout si l’on songe aux difficultés d’apporter en Cour tous les livres et documents dans lesquels sont inscrits les biens de Concordia.Me Désiré-L.Desbois, C.R., représente le requérant, Me Albert Thé-berge, C.ÏU, occupe pour l’associa-Üo.i de bienfaisance des pompiers, alors due Me Yves Choquette, C.R., représente la ville de Montréal.Les anciens de Si-Laurent Le comité exécutif de l’Associa lion de' anciens de Saint-Laurent J Auberge • du ¦ Faubourg BOITE AUX QUESTIONS Q.—J'ai trouvé près du Mont Royal, en juin, sur le trottoir, un grand nombre de petits coléoptères dont je vous soumets plusieurs exemplaires pour identification.G.R., Montréal) R.—Ce sont des Rarypeithcs pel-lucidus de la famille des Curculio-nidés.11 m’est arrivé de capturer quelques spécimens de cette intéressante petite espèce à Cartier-ville, près de Montréal, sous des feuilles tombées.C’est un insecte introduit d’Europe.La larve, comme chez beaucoup de Curculioni-des, vit aux dépens des racines de certaines plantes basses; l'adulte se nourrit des feuilles.On rapporte qu’il est parfois dommageable en Europe en vivant aux dépens des fraisiers.C’est un petit charançon b ru n àt n désagréable surprise de se frapper s’est de nouveau réuni mardi der-la tète contre le cadre de la porte nier, en vue d’activer la vie de l’As-j ou contre le plafond de la hutte, soriation et les meilleurs intérêts Ici il faut savoir courber l’échine fie ses membres.Ce comité est une équipe solide —— ! dont Faction réalisatrice éclatera bientô» aux yeux de tous les an- ] ciens.I.es décisions prises par ! l’exécutif seront comprises dans | la lettre du président général de j l’Association, qui sera envoyée sous peu à tous les membres.Mais pour que cette lettre parvienne à tous, il est important que les anciens fassent parvenir leur; adresse actuelle au secrétariat per- ; manem, lequel est au collège même.] Le numéro de téléphone est BYwâ-ter 2444, SAINT-IEAN PORT-JOLI TARIF des annonces classifiées du "DEVOIR" Télcphon* : BEUir 3361 l c*tu i* mot îSc minimum ccmn-Unt Annonce* facturée» tV4c i» mot 40c minimum NAISSANCES STOVICTCS CERVICES ANNIVERSAIRES.GRAND'.MESSES REMERCIEMENTS POUR SYMPATHIES ET AUTRES 2c nar mot minimum de SOe PIAN-CAILLES PROCHAINS M4RIA-OW" Il 00 oar Inaertlon Comptobiiite generale — ComjHablIlté à domicile, tour ou *
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