Le devoir, 2 octobre 1942, vendredi 2 octobre 1942
"Le Canada est une nation «cuve-rame et ne peut avec docilité accepter de la Grande-Bretagne, ou de* Etats-Unis, ou de qui que ce soit d’autre l’attitude qu’il lui faut prendre envers le monde.Le premier devoir de loyalisme d’un Canadien n'est pas envers le Commonwealth britannique des nations, mais envers le Canada et son roi, et ceux qui contestent ced rendent, à mon avis, un mauvais service au Commonwealth.” (ia-x-an Lord TWEEDSMUIR LE DEVOIR Oir«ct««r i CMrgM PELLITIER Montréal, vendredi 2 octobre 1942 REDACTION ET ADMINISTRATION 420 EST, NOTRE-DAM’ MONTREAL TOUS LES SERVICES TELEPHONE t RSUIr IS61' SOIRS, DIMANCHES ST PETES AéminitlraliM t BEIair 3l6t Rédaction t BEIair 29B4 Gérant t BEIair SSSt Contre-attaques considérables des Russes à Stalingrad Zt“ Le sort pitoyable des petits laitiers sous le coup d’un arrêt de mort Des salariés des grandes laiteries remplaceront ceux que la Commission provinciale de Tindustrie laitière supprime par décret-L'effort de guerre n'en sera pas accru et la société y perdra — Toute la petite entreprise doit faire sienne la cause des petits laitiers L'on nous permettra de revenir sur le sujet, car il nous parait d'importance capitale, d'abord pour les intéreasés au premier chef, ceux qu'un.récent décret, en date du 29 août, de la Commission provinciale de l'industrie laitière menace, sous très bref délai, de la mort économique, et aussi pour la société dans son ensemble, qui ne peut souffrir, sans se trouver elle-même atteinte dans ses fondements, que tout un groupe de petits entrepreneurs soit supprimé d’un seul et même coup.Il s'agit du sort d une centaine de petits laitiers de Montréal et de la région avoisinante.Sous le prétexte de te que l'on dit être des nécessités de la guerre, on les a condamnés à disparaître d'ici à jeudi de la semaine prochaine.En fait, prétexte spécieux, nécessités qui n’en sont guère, qui, à l’examen, n’en sont même pas du tout.Le seul tort de ces malheureux est d'être petits, de n’êtte pas de taille, comme certains autres, à pouvoir ambitionner d'engloutir des concurrents dans l'abîme béant de leurs ambitions démesurées.Voyons d'abord les faits, ceux des faits qui sont app-arents, discernables à première vue.connus, que n'importe qui, à 1a condition qu'il s en donne la peine, peut constater.La Commission de l'industrie laitière de la province de Québec (le Dr Emile Nadeau, président.MM.Jules Côté et Gilbert MacMillan, commissaires.Alphonse Savoie, secrétaire.Oscar Boisvert, inspecteur général des produits laitiers, et Germain Beaulieu, conseiller juridique) décidait, 1 sa séance du 18 août — et ce décret a paru dans la Gaxette officielle de Québec, le 29 août — de plusieurs choses: de la fixation des prix du lait et de la crème, 'des heures de distribution de ces mêmes produits, de la suppression de certaines distributions, plus exactement de la suppression de certains distributeurs, des petits, le tout, "en coopération avec la Commission des prix et du commerce en temps de guerre”.L’article 11 du décret stipule en effet que "pour la distribution 3u lait, de la crème Ou autres produits laitier;, aucun marchand de lait, société coopérative, syndicat coopératif et distributeur de produits laitiers ne peut, par lui-méme ou par son employé, utiliser un véhicule à moins qu'il ne fasse au moyen de ce véhicule la distribution d une charge d’au moins 1,800 unités par semaine”.L'unité, en l’occurrence, équivaut à une pinte de lait, ou encore à un demiard de crème: une distribution hebdomadaire de 1.800 unités, cela veut donc dire une distribution quotidienne d’un peu moins de 65 gallons de lait ou de son équivalence en crème.Un grand nombre de petits laitiers, en gagnant convenablement leur vie et celle de leurs familles, n’en distribuent pas davantage et même plusieurs d’entre eux, ceux-là qui sont présentement sous le coup d’une sorte d’arrêt de mort, font des disrtibutions encore plus modestes.C'est tellement le cas que le décret de la Commission de l’industrie laitière, dont la mise en vigueur avait d’abord été fixée au Ier* septembre, pour être subséquemment, en raison des protestations qui se sont fait entendre, être reportée au 1er octobre, se trouve, si elle est maintenue.à affecter, d'un premier coup, plus des deux tiers des membres de l'Association des maîtres-laitiers du district de Montréal.Sur 512 petits laitiers dans Montréal et la région, 250 sont de l'association et une centaine d’entre eux verraient tout de suite supprimer leur commerce, purement et simplement: une cinquantaine d'autres se trouveraient en danger, à la première occasion, de subir le même sort.Dans le cas de certains, il suffirait de 1a perte de quelques clients pour voir tomber leur distribution mensuelle en bas du niveau prévu des 1.800 unités.Les conséquences du décret paraissent, à leur face même et avant qu'elles ne se soient produites, tellement iniques, qu'un nouveau délai, de huit jours, a été consenti à ceux qu'elles atteignent, pour leur permettre, si la chose leur est possible, de vendre leurs routes de distribution.C'est ainsi que le décret, à ce qu'on nous dit, ne doit prendre effet que jeudi prochain.Mais ce dernier délai de huit jours ne suffit pas.Ce qui s'impose, c’est que la Commission de l'industrie laitière revienne sur sa décision et, en coopération, si elle y tient, avec la Commission dites des prix et du commerce en temps de guerre, qu’elle permette aux petits laitiers, même aux plus modestes, d’exercer le’iîf métier comme par devant.Ces petits laitiers sont d'ailleurs capables, et déjà ils l'ont fait, de s'organiser pour répondre aux exigences de la Commission fédérale des prix, quant à l’économie nécessaire de certaines matières devenues précieuses, telles l'essence et le caoutchouc.Leur association s'est mise à la réorganisation des routes de distribution qui les concernent et, par cette action, concertée depuis plus de deux mois, le parcours des routes en question se trouve réduit de 30 à 3 5 pout cent.Les grandes laiteries, avec tous les moyens dont elles disposent, ont-elles pu faire mieux?Le commerce du lait dans les villes est présentement dominé, du fait des exigences de la loi, par les établissements de pasteurisation.Montréal en compte une douzaine.Certains de ces établissements, les plus importants, font eux-mêmes la distribution de leurs produit* pasteurisés.soit directement aux consommateurs, soit par l’entreprise d’établissements de commerce, épiceries et restaurants: les autres, tout en pratiquant ce même genre, de commerce de détail et de commcrcee de gros, acceptent d'être les fournisseurs des petits laitiers, distributeurs au détail, fournisseurs directs du consommateur, à son domicile.Ce sont ces derniers, distributeur* modestes, mais vivant de leur entreprise et non pas d'un salaire, que le décret de la Commission de l'industrie laitière atteint dangereusement.Qu'une centaine d'entre eux soient supprimés d'ici huit jours, que d’autres 1e soient subséquemment, il ne s'ensuivra pas que les routes de distribution qu’ils possèdent actuellement, et qui représentent leur gagne-pain, seront par le fait même supprimées.Ces mêmes routes continueront d’exister, des distributeurs de lait les parcourront encore, mais ces distributeurs-là, au lieu de travailler à leur compte, seront des salariés des grandes laiteries de la pasteurisation.L’effort de guerre s'en trouvera-t-il accru?Rien ne l'indique.Il n’y aura d’économie ni pour l’essence, ni pour le pneu automobile.Les petits laitiers ainsi jetés sur le pavé ont par ailleurs, pour la plupart, dépassé l’âge militaire, 45 ans; et parmi les moins de 45 ans, il s’en trouve encore plusieurs que leur état physique rend inaptes au service militaire.La communauté trouvera-t-elle avantage au chambardement qui résultera du décret?Evidemment nc,n; elle en subira même un tort grave.Le seul avantage, manifeste, évident, bien réel, sautant aux yeux celui-là, ira aux grandes laiteries.Elles se partageront les dépouilles des petits laitiers tués par le décret de la Commission provinciale de l’industrie laitière.Les petits laitiers de Montréal, tous et non pas seulement ceux qui attendent incessamment le coup de mort, sont aux abois.Ce qui se comprend sans difficulté.La condamnation est portée contre eux tous, même si tous ne sont pas de la même fournée d’exécution.Dans les circonstances, tout le petit commerce, toute la petite industrie, la petite entreprise dan* son ensemble — et l'ensemble, agissant avec cohésion, peut devenir une force imposante —- doit se solidariser avec la confrérie des petits laitiers.Ce qui arrive aujourd'hui à reux-ci peut arriver, arrivera sûrement demain à beaucoup d'autres.S'il est un temps où les petits doivent s'unir, se sentir les coudes, c’est bien te temps-ci.fmil« BENOIST 2-X-41 PolitiqiM fédérait Pourquoi MM.Ralston et Howe sont-ils allés à Londres ?Pour régler le différend au sujet des nécessités relatives de chacun de leurs ministères?— Cela en a bien Pair __Londres décidera, comme Londres a déjà décidé tant de choses — L'appel des dix-neuf ans et l'industrie de guerre M.Thorton va-t-il quitter le ministère?— Pourquoi s'en irait-il?Par Léopold Richer Ottawa, 2-X-42.— Le voyage «« Grande-Bretagne de MM.L-L.Ralston, mintatre de la Défenac national*, et C.-D.Howe, ministre des Munition* et d* l’Approvisionnement, ne peut avoir qu’une explication.NI à Londres ni à Ottawa on n’a révélé les buts exacts de ce voyage.Il aérait naïf de croire que M.Ralaton a’aat donné la peina de traverser l’Atlantique à la seule fin d’inspecter les troupes canadiennes stationnée» en Angleterre et que M.Howe y eut allé voir daa amia.On a noté que le général Kenneth Stuart, chef de Pétat-niajor général canadien, et le colonel H.-A.Dyda, secrétaire militaire, accompagnaient M.Ralston, et qua, de leur cAté.M.Ralph-P, Bell, directeur général de le production de l’avloanerle, et M.Desmond Clar- ke, directeur général de la production maritime, accompagnent M.Howe.La présence de ces militaires et directeurs de production de guerre confire au voyage un caractère officiel et en marque l’importance.Pour vider un différend ?Tûut porte à croire que ces ministre* qui, avec le ministre dca Finances, constituent le noyau du cabinet de guerre, sont allés en Angleterre pour y vider le différend commencé au Canada, entre les services armés et l’industrie de guerre.La semaine dernière on a rapporté que le conseil des ministres avait longuement étudié ie problème de* ressources humaines.Tl s'agit de les distribuer équitablement entre les service* armé», (suite à la page six) L’actualité Inconnus ou méconnus?Il parait que les Etatsnniens ne.comprennent pas l’ampleur de noire effort de guerre, qu’ils ignorent à peu prés tout du senlimenl propre au Canada français.La pu-blfcilé qu'on nous accorde dans les journaux des Etats-Unis est souvent fausse ou déformée.Hicn d’èlon-nanl dès lors que le lecteur moyen perde pied et ne soit pas en mesure de juger équitablement une situation sur laquelle on lui apporte des éléments d'appréciation aussi fragmentaires.On parle beaucoup des articles qu'a fait paraître récemment, dans le New York Times, Mgr Francis-C.Kelley, évêque de la ville d’Oklaho-ma et de Tulsa, qui a passé quelque temps dans notre province pour étudier de prés les causes de friction entre tes Canadiens d'origine française et d'origine anglaise.Né dans l’Ile du Prince-Edouard, Mgr Kelley est un ancien élève de VUnlvtrsiti Laval et de Louvain.Il a donc eu l'occasion, avant d'accéder d un haut poste dans la hiérarchie catholique des Etats-Unis, de se familiariser avec le génie français et d’éviter les bourdes que commettant immanquablement les commentateurs patentés qui résolvent en cinq sec un problème complexe.C'est ainsi que Mgr Kelley a dé’ couvert que nous possédons une philosophie particulière de la vie qui motive toutes nos attitudes collectives, malgré nos divergences multiples sur des questions de déisme à la paga six) Le sentiment belliciste est plus fort à Washington que dans le pays Bloc-notes Grande indignation à Ottawa Comme dans toutes les capitales en temps de guerre, le problème de la surpopulation et du logement est aigu à Ottawa.Mais les citoyens d’Ottawa s’indignent surtout des procédés du gouvernement pour loger les divers personnels des nouveaux services qui arrivent par milliers.Les préposés au logement de ces arrivants trouvent-ils une bâtisse qui leur convient, ils s’en empirent sans se soucier des occupants qui n’ont que la rue pour tout partagé.Le Droit et le Citizen se font, à ce propos, l’écho de la colère outaou-aise et blâment le gouvernement et meme M.Mackenzie King.Devant la gravité de la situation du logement, le maire Lewis a déjà proposé un comité de coordination dans lequel le gouvernement fédéral et la ville d'Ottawa seraient représentés, mais sa proposition a été repoussée.De sorte que les départements principaux de la guerre.Armée, Aviation, Marine, Travaux publics et Munitions se cherchent des facilités de logement chacun de son côté "sans prévoir les conséquences de leur concurrence mutuelle'’.L’on déloge ainsi des familles de leurs habitations sans leur trouver un abri.Situation intolérable et qui empire.“Le public proteste, dit le Citizen, contre tant de nouveaux édifices construits et de logements particuliers réquisitionnés en haut lieu.“Extravagance” injustifiée, écrit-il.Des ministres ont deux suites de bureaux, l’une à l’édifice rentrai et l’autre au siège de leur département.Est-ce nécessaire?Ne pourraient-ils pas céder un peu de place aux nouveaux personnels?D’autre part, plusieurs hauts fonctionnaires occupent à eux seuls des bureaux spacieux qu’ils pourraient facilement partager avec d’autres.Le Citizen et les gens d’Ottawa sont d’avis que ces constructions de bâtiments “temporaires” sont inutiles et qu’avant de dépenser un sou de plus dans ce domaine, ou devrait chercher des places dans les anciens immeubles gouvernementaux, et en trouver, au risque de déranger le confort et la dignité des “honorables” et des grands bureaucrates.De guerre lasse, le Citizen en appelle au premier ministre, M.King, bien familier avec la capitale, et qui pourrait consacrer une demi-journée de son temps précieux pour faire la tournée des bâtisses gouvernementales et y découvrir de l’espace.Ottawa souffre d’un évident problème de surcentralisation administrative créée ou aggravée par les prétendus besoins de la guerre.Les grands services et leurs personnels sont dirigés sur la capitale.De là, surpopulation et rareté du logement.Le “Canada" applique son fer “rouge” Le Canada ne se gène pas.lui non plus, pour mettre le fer “rouge” dans cette plaie de l'encombrement à Ottawa et il ne craint pas d’écrire, malgré tout le respect qu’il devrait aux puissances de son parti: "La bureaucratie.d’Ottama ressemble d une prolifération cancéreuse aggravée dix fois par la guerre, et il serait grand temps d’y mettre le couteau.Décidément, trop de.chefs d'administration cherchent à se gonfler d'importance en augmentant inutilement le.nombre de leurs subordonnés et en agrandissant l'espace nécessaire d leurs activités".L’aveu de l’organe libéral est significatif.et juste et courageux.Et le Canada propose une solution opportune pour alléger du moins l’encombrement des hôtels dans la capitale.Les horaires de départ des trains sont des plus malcommodes pour les milliers de personnes que leurs affaires amènent à Ottawa, surtout de ce temps-ci.Le dernier train d’Ottawa pour Montréal part à 5h.45 du soir et “à moins d’une chance inouïe, vous n'aurez Jamais terminé vos affaires de si bonne heure, et vous devrez, par conséquent, passer une nuit à l’hAtel — où pourtant on se passerait bien de votre présence, car trois voyageurs guettent votre départ pour prendre votre place”, note le Canada.M.Roosevelt dit l'avoir constaté pendant son voyage de quinze jours à travers les Etats-Unis — A quoi cela tiendrait-L'accueil fait à M.Willkie, en Chine-Un avion japonais a failli le rejoindre — Les faciles sarcasmes d'Hitler à l'endroit des Alliés (suite à la page six) La production américaine de guerre devra s'accroître, dit M.Nelson Le carnet du grincheux Hitler » dit, à Berlin, parlant de la situation aux Êtats-Unii: ”11 y a 11 13 million» de chômeurs”.Les statisticien» du Führer ne sont pa» à la page.Il y a moin* de 500,000 chômeur» aux Etat»-Uni», depuis de» moi».La» services d'in-telliganca de Hitler se moquerelent-ll» de lui, ou lui de tes auditeurs?* * * Tout marche à grande allure, excepté dans le construction des meiaona d'ha- La République Argentine ne déclarera pas, pour le présent du moins, la guerre à l’Allemagne, bien que, par 67 à 64 voix, il y a quelques jours, — mardi dernier, — la Chombre des députés à Buenos-Ayres ait voté en faveur de la rupture diplomatique entre les deux pays.Le président Castillo a fait savoir aux députés qu’il note l’expression de leur désir, mais que c’est l’exécutif et non l’assemblée législative qui décide des questions de politique étrangère, en Argentine comme dans bien d’autres pays.Les députés attendront.M.Roosevelt, président des Etats-Unis, vient de rentrer à Washington oprès avoir fait en vitesse, — en deux semaines, — une tournée de plus de 8,500 milles à travers le pays; au cours de ce voyage il a traversé lo moitié des Etats de son pays et il s’est rendu jusqu'au Mexique.Il a visité des industries de guerre un peu portout et, de retour à Washington, il a déclaré que ces industries travaillent à 94 ou 95% de leur plein rendement; il a noté toutefois que le sentiment belliciste n'est pas aussi élevé à Washington que dons le reste du pays.A cela, il a trouvé trois couses: des "congressmen" se mêleit ouvertement de questions militaires, qui ne les regardent pas, et cela est cause de mécontentement; toute une presse et certains postes de radio entende >t mal leur mission et disséminent de la nouvelle plu* ou moins fantaisiste, ce qui ne fait pas de bien à la cause en général, car l'on s'aperçoit qu'il y a là des faussetés et de l'imagination plutôt que des faits; il y a aussi des fonctionnaires ou des administrateurs qui parlent trop et qui se font de la publicité plutôt que du bon travail.Tout cela jette quelque confusion parmi le public et le rend à la longue sceptique outre mesure.M.Roosevelt avait commencé sa tournée le 17 septembre et il vient de rentrer à la Maison-Blanche.Il va reprendre dès aujourd'hui ses tâches ordinaires.Le président du bureau de la Production de guerre, M.Nelson, dit de son côté que si les résultats dans ce domaine ont été de 8% meilleurs en août qu'en juillet, il n'y a pas à s'en vanter hautement, car les objectifs délimifés r.e sont pas encore dépassés, pas même atteints.Il va falloir faire mieux que cela, conclut-il.LE VOYAGE DE M, WILLKIE Cinq jours oprès avoir quitté Kouibychev, en Russie, M.Willkie vient d'arriver en avion à Tchoungking, auprès du généralissime Tchiang-Kai-chek, chef de la Chine indépendante qui lutte depuis plus de cinq ans contre les Japonais et qui, ayant failli être submergée par eux deux ou trois fois, a toujours réussi en définitive, jusqu'ici, à leur résister sinon victorieusement, du moins tenacement.Les Chinois manquent d'armes et de munitions, ils ne manquent pas de courage non plus que de détermination.M.Willkie a reçu dans la capitale provisoire de la Chine, où il se rend comme délégué personnel de M.Roosevelt, son concurrent heureux à la présidence des Etats-Unis, à la dernière élection, un accued enthousiaste, le premier de cette sorte, mandent 'es dépêches de là-bas.Si l'on n'a pas eu de nouvelles de lui depuis son départ de Russie, c'est qu'il faisait un très long voyage avec escales à trois ou quatre endroits et qu'il ne fallait pas, en notant ses arrêts, mettre les Japonais sur sa piste.Leurs avions auraient recherché le sien, pour le descendre.En fait, il a déclaré qu'à un point, le long de son trajet aérien, il fut retardé par un avion japonais.Il n'a donné sur cet incident aucune précision, disant: "Je cours bien plus de danger d'être tué par l'hospitalité généreuse des Chinois que je n'en ai couru devant les balles de l'ennemi".Des milliers de personnes l'attendaient pour l'acclamer, à Tchoungking, — c'est une preuve de la popularité des Etats-Unis en Chine, par le temps qui court, et les Etats-Unis ont déjà rendu de grands services à la cause de l'indépendance chinoise aux prises avec le Japon, — ainsi que plusieu's Américains, diplomates ou militaires accrédités auprès du gouvernement de Tchiang-Kai-chek.On croit que M.Willkie passero deux semaines dons le pays, où on lui fera voir les divers fronts de combat, s'il y tient.Ou ne donnera pas d'indications plus précises sur ses mouvements, cor il ne veut pas servir de "pigeon de tir” aux aviateurs ennemis, a-t-il dit avec humour.Tandis qu'il poursuit ainsi sa mission ouprès des chefs d'Etat alliés, auxquels il porte des lettres de M.Roosevelt et l'assurance de l'entière collaboration des Etats-Unis avec eux, M.Willkie subit des critiques au sujet de ses dernières déclamations en Russie à propos de l'éventualité du second front continental, propos dont on la plus ou moins ouvertement blâmé en Angleterre et ailleurs.Le sénateur Connally, président de la Commission des relations extérieures, au Sénat, t Washington, vient de dire qu'il est "malheureux qu* Wendell Willkie oit fait tant de publicité à cette histoire de second front" et que tout l'incident aboutit à "créer l'impression qu'il y a quelque friction entre les gouvernements russe et américain" è ce sujet.A Londres aussi les critiques continuent en marge des propos de M.Willkie.Jusqu'ici, on ne sait pas ce qu'en peut penser M.Roosevelt, qui était en voyage et n'a rien dit de cela aux journalistes de Washington dans sa première conférence de presse avec eux depuis une quinzaine.LES PROPOS FANTASTIQUES DE HITLER D'après le "Times" de New-York (1er octobre), l'impression de Londres au sujet du dernier discours de Hitler, c'est qu'il prépare son peuple à une guerre plus longue qu'il ne l'aurait voulue.Il y eut peu d'applaudissements pendant sa ha*angue, sauf quand il parla de mesures de représailles à prendre contre la Grande-Bretagne à cause de ses bombardements de la population civile allemande, dit-il.Comme s'il n'avait pas lancé les premiers bombardements aériens contre les civils, dès le début de sa campagne contre la Pologne, et subséquemment, contre les civils de Londres et d'ailleurs, en Grande-Bretagne.Il a parlé 70 minutes durant, ce qui est plutôt court, de sa part, a-t-on noté, •t il y avait plus de 5 mois qu'il n'avait ainsi parlé en public.A ce sujet, d'après le texte radiophoné, capté à New-York par le "Times", qui en donne une version è peu près complète, Hitler a commencé par s'excuser de n'avoir pas le temps de faire des discours."Je n ai malheureusement pas autant d* temps libre que mes dignes ennemis", a-t-il dit sarcastiquement."Il y en a qui peuvent voyager des semaines durant à travers le monde, un vaste sombrero sur le crâne et en chemisette de soie blanche; et ailleurs, ils portent une autre tenue; tout cela leur permet de discourir à satiété.Quant à moi, il me faut plutât agir et travailler.Et puis, si j'allais parler chaque semaine, chaque mois, qu'aurais-je donc à dire?C'est à nos soldats de parler, et ils parlent; ce qu'ils font à l'ennemi vaut mieux que n'iorporte quel discours de n'importe qui.Après avoir tenté de ridiculiser M, Eden, des Affaires étrangères à Londres, l'avoir traité de "nullité ridicule" et avoir fait de l'ironie au sujet des hauts faits allemands et des exploits militaires anglais, Hitler a continué: "Vous le savez, nos adversaires accomplissent des miracles tout le temps et sans interruption.Ils ne construisent aucun char d'assaut qui ne soit ce qu'il y a de mieux au monde.Ils n'ont aucun avion nouveau qui ne soit le meilleur de tout le mondé; s'ils coulent un canon, ce n'est pas un canon, c'est le CANON, le meilleur canon dont on ait eu l'idée partout dans l'univers.Hitler continue ainsi pendant quelques minutes, raillant ses adversaires à la façon d'un rhéteur qui entend abuser des énumérations; et il conclut ce chapitre en disant : "Partout et en tout ils nous sont supérieurs.Supérieurs aussi quand il s'agit de leurs généraux sans égaux dans les autres armées; supérieurs par le courage inégalable de leurs soldats.Chaque Anglais vaut au moins trois Allemands.L'ennui, c'est que nous ne rencontrons pas l'Anglais.N'est-ce pas vroi?L'Anglais est supérieur avec son armement aussi.Qu'est-ce qu'un char d'assaut allemand devant un char anglais, devant un cher américain?Et ainsi de suite.Mais, au fond, les héros de la guerre, c'esf nous qui les avons.L'histoire à venir sera juste et véridique quant à nous et pour nous.Nous aurons les alliances que nous aurons voulues et nous aurons eu de nos alliés la coopération qu'ils nous fallait à tous., .Et je leur dis dès maintenant: "Que l'Angleterre se surveille elle-même et se protège contre Is bolchevisme.Jamais et dans aucune circonstance nous ne capitulerons.Nos ennemis feront la guerre aussi longtemps qu'ils le pourront; tout ce que nous ferons, nous, ce sera de les battre et nous les battrons.Il leur sera impossible de jamais venir à bout de .''Allemagne.Cela est une impossibilité.L'Allemagne notionale-socioliste et les Ftats qu’ sont ses alliés sortiront de cette querre-ci tenant une glorieuse victoire, Hs seront tous ensemble de véritables Etats, les Etats du peuple".On a trouvé ce discours, tant à Londres qu'à New-York, Washington et ailleurs, à la fois l'un des plut faibles et des plus grandiloquents que Hitler oit jamais prononcés.—- G.?.3-X-42 bôation.Le vieux proverbe ne dirait donc plus aussi vrai qu’autrefois: quand le bâtiment va.tout va ?* * Oui donc voudrait proposer cette révision: quand le bâtiment s en va, tout s’en va ?• * * * L’homme se fait d# plus en plus, pour toutes sortes de causes, vagabond, migrateur, nomade.On pourrai* dire que la transhumance s’humanise, tant elle ta pratique sur de nombreuses populations.A quoi bon des maisons quand elles correspondent si peu à des foyers?* * * A la radio, comme chez Ernestine, on pratique un peu trop le sant-géne américain du tutoiement: Bonjour Paul, tu vas bien?bonjour Alice, charmé de te voir; bonjour Eugène, ton affaire s’arrange?sans distinction apparente des âges et des premières rencontres.* * * Le vouvoiement est si joli et si Français.puisqu'on prétend imiter les usages de France.» * « A Wabash, dans l'Etat de l’Indiana, un certain Orvlllc Richard Babcock a prit une cuite telle, qu'elle l’e conduit â causer des dommage» matériels qu'on évalue à $5,000.ce qui lui a valu une condamnation à l’incarcération pour une période pouvant varier de 2 à 14 ans Ce qui s’appelle ne pas faire et ne pas réussir le» chose» à moitié, * ?* Citation d’actualité Un quotidien anglais de Montréal publie la lettre d’un lecteur qui propose de faire venir du Brésil les 250,000 ouvrier» dont le Canada a grand besoin et qu'il ne peut trouver chez lu)."Le Bré-sl a déclaré la guerre à l'Axe et nui doute qu'il veut la gagner et qu'il est prêt pour cela â nous fournir des travailleurs”, écrit ce brave homme.Il ne _ _ lui est pas vanu â l’idée que le Canada.En page 2: pour gagner la guerre, pourrait tout simplement garder son monde au travail, chacun i sa besogne.Ça serait trop simple.Le Griachestx i-X‘4A -% "On ne saurait concevoir de national ité plus dénuée de tout ce qui peut donner de la vigueur et de l'élévation à un peuple que la natlonelité de cas descendants de Français du Bas-Canada.et ce.par suite de leur attachement à leur langue et â leurs usages particuliers.Us «ont un peuple tans hlstolra et sans littérature.C'est peur les taira sertir de leur intériorité que je désira donner aux Canadians notre caractère anglais.” Lord DURHAM fextrait « un rapport au gouvernement de Londro* à la suite des événement* de 1M7-1MI), Lt Cansdtcn français vaut raster Canadien, par Mgt ]/.C.Kdkjf. IE DEVOIR, MONTREAL.VENDREDI 2 OCTOBRE 1942 VOLUME XXXMI — No 2» Mgr F.C.Kelley dit.Le Canadien français veut rester Canadien ! nous en sommes venus à fonder des écoles, les Anglo-Canadiens onl j écarté cet accord.Nous, du Qué- j bec, nous avons toujours reconnu { les droits de la minorité anglo-pro-1 testante.Nous avons promis de j la faire, nous tenons parole.Notre | minorité anglo-protestante a ses j écoles à elle; nous ne la taxons pas î pour les nôtres.Ses collèges tou-J Echos soguenoyens Jubilé d'argent du curé de Chambord Troisième centenaire de Montréal A NOTRE-DAME DE GRACE *Nous aiderons l'Empire quand il le faudra, mais en tant que nation libre, pas autrement" — L’avis d’un rural instruit, celui d’un prêtre, celui d’un homme politique du Canada français—L’égalité de sacrifice?Soit.Mais si j’ai trois fils contre mon voisin de langue anglaise, un seul, où sera l'égalité de sacrifice?— Deux philosophies de la vie s’affrontent.— Quand les politiciens nous trompent.Si l’Anglo-Canadien parle de "fair play", le Canadien de langue française le met en pratique — Qui fait le mieux?Pour répondre à la demande du Comité des fêtes religieuses, la pa- , ., - î roisse Notre-Dame de Grâce celè- Chambord, 2.— Hier, la paroisse j ]jrer3 dimanche prochain, fête du , , .n i Chambord était en liesse a 1 oc- j Très Saint Rosaire, le troisième chent exactement ce que nos colle- casion du 25e anniversaire de la no- centenaire de Montreal par une ges touchent.Et nous sommes en- mination de M.labbe William j arande journée mariale .lins à a générosité.Dans le Tremblay .comme curé de cette pa- g™nde ,OUr,?ee - Dans le monde ouvrier MONDE OUV mSSK majorité nous traite là comme est traitée chez nous la majorité pro-1 testante?Non, pas du tout.Si j nous devons avoir un Canada uni, ! que les Anglais agissent envers j nous comme nous envers eux; et ] non pas dans une seule province,! mais dans toutes les provinces.” Est-ce que le Québec changera, si cela ne se fait pas?demandai-je.“Non, monsieur, le Québec ne changera pas; mais le Québec ne mar- ______________________ | chandera pas.Nous ferons ce que - _ „ .! nos principes catholiques veulent Mge Froncis-C.Kelley, eveque catholique a Oklahoma City et de i qyg nous fassions, nous leur don- Tulso, aux Etats-Unis, a fait un voyage récemment dans la province de nerons fair-play.Nous Canada de langue anglaise, nous | roisse.Le jubilaire officia a une | caje Célébrée par S.Exc.Mgr Char-sommes la minorité, hst-ce que la j messe solennelle, à 9 h.30.apres la-1 bonneau archevêque de Montréal." '* quelle le maire du village.Me J.-Ai- Tou(e paprès-midi.la récitation Une protestation du Conseil des metiers et du travail contre certaines compagnies qui ' >nt exécuter à domicile des travaux de guerre, le choix fait par les ïi y aura Je matin messe pontifi- employés de la "Stands.d Lime Compa-**— — ny” du Congrès Canadien du Travail Québec, pour étudier la nature des différends qui peuvent exister entre les Canadiens français et les Anglais du Canada.Il résume ses conclusions dans deux articles dont on trouvera le premier ci-dessous.Né dans l'Ile-du-Prince-Edouard, instruit au Collège Saint-Dunstan, h Charlottetown, à l'Université Laval, à Québec, à l'Université Notre-Dame, aux Etats-Unis, et à Louvain, en Belgique, Mgr Kelley s'est mis rapidement en vedette dans le monde du clergé et des lettres aux Etats-Unis Cette traduction des deux articles de Mgr Kelley, reproduits avec l'autorisation de la "North American Newspaper Alliance", est du "Devoir", (tous droits de reproduction réservés).Ces articles ont paru, entre autres places, dans le "New York Times", des 20 et 21 septembre derniers.(Premier article) Québec, 19 septembre Au Canada, les Anglais ne sont pas tout à fait Anglais et les Français ne sont pas tout à fait Français.Les deux groupes sont d’abord canadiens.Les Anglo-Canadiens n’aiment pas outre mesure les Anglais d’Angleterre.Et les Canadiens de langue française ne regrettent pas que leurs ancêtres aient vu les Français partir pour la France après la défaite de Montcalm par Wolfe.Ils préfèrent aimer les Français de France par-dessus l’Atlantique.La raison pour laquelle (iO.OOO Canadiens français voulurent rester au Canada, après la conquête, et sous la domination britannique, c’est qu'ils étaient Canadiens depuis l isez longtemps pour vouloir rester facile de remuer des individus, qui veulent facilement se laisser remuer pendant qu’il y a une guerre, il n’est pas facile de secouer un groupe au point de le faire sortir de sa pensée originale.Les Anglo-Canadiens, eux.consenten! à être remués pendant cette guerre-ci.Les Français ont leur philosophie de la vie.Les Anglais ont un sentiment de la vie.Un philosophe qui j croit dans ses principes et qui sait | comment les raisonner est aussi obs- ) tiné qu’une mule, qui, elle, n’a ni principes ni raison.Les Canadiens français ont l’une et le autres.Ils connaissent leur passé, ils répètent leur devise: Je me souviens.Ils vivent le passé, et ils acceptent les bénéfices du preset^.Us envisagent l’avenir un pied sur le berceau; ' ils ne voient pas le futur diffé- Canadiercs.Et leurs trois millions de j rent du passé non plus que du pré- descendants sont du même sentiment.De leur côté, les Canadiens de langue anglaise détestent qu’on les appelle des “coloniaux” et.en Angleterre, l’on use trop souvent de ce mot-là.Pour les deux races au Canada, leur pays est une nation et les liens interimpériaux ne sont que marché entre égaux.Mais quand l’Empire est en guerre, les Anglo-Canadiens changent, non pas parce qu’ils aiment l’Angleterre plus qu’auparavant, mais parce qu’ils mettent les intérêts de l’Empire avant tout, pour la durée de la guerre.LT mon Jack flotte maintenant partout au-dessus du Canada, au lieu d’un véritable drapeau canadien.Ce changement d’attitude est très apparent, parmi le Canada de langue anglaise; mais les Canadiens de langue française restent ce qu'ils étaient au commencement et ce mi'apparemment ils seront toujours: Canadiens.Différence de pensée fl v a de plus différence fondamentale entre la pensée des deux nations qui se trouvent au Canada: les Français pensent en groupe et les Anglais en individus.S’il est assez NAISSANCE FOREST-MILETTE — Montréal hôpital Ste-Jeanne d’Arc, le 28 septembre 1942: à M.et Mme Jean-Paul Forest (Yolande Milette), un fils baptisé Pierre-Jean-José.Parrain et marraine: M.et Mme J.-N.Forest, grands-parents de l'enfant.Porteuse: Mlle Violette Milette, tante de l'enfant.MONUMENTS sent.Le Canada français n’est pas seulement de nom une race.En réalité, c’est le nom d’une façon de vivre.C’est ce qu'il y a de plus impor- n essayons pas de convertir l’Anglais à notre façon de vivre.Nous ne l'insultons pas parce qu’il est différent de nous.Pourquoi ne pourrait-il pas oublier ses préjugés de façon que tous ensemble nous travaillions i faire ainsi un grand Canada?Si trois races et trois langues, en paix les unes avec les autres, ont réussi à faire de la Suisse une si belle démocratie, pourquoi ne pas abandonner ici la querelle des deux langues et ne pas instaurer chez nous la vraie démocratie?” Ce fut l’homme politique qui parla, lui, de philosophie.Je lui dis ce que le clergé m’avait dit et ce que le rural m’avait déclaré.Manière de vivre Il remarqua, d’un excellent anglais: “Ils vous ont tous deux répondu la même chose.Quant à moi, je ne vais pas trouver mon curé ni mon député avant de parler de ces choses-là.Je vais chez le cultivateur.11 y a plus de cent ans que le clergé a dit là-dessus tout ce qu’il avait à dire.Nos gens ont absorbé les principes philosophiques chrétiens.Ils reconnaissent la vérité, 'a sagesse de leur vie en témoigne.Ils pensent tout aussi juste qu’ils écoutent bien.Au fond, il ne s’agit pas tant de la conscription.Il y a heurt entre une philosophie invariable et mé Fortin, n.p., offrit les hommages ) des paroissiens.Il y eut un banquet j et une soirée récréative et d’action catholique pour terminer cette belle fête paroissiale.Semaine de formation sociale Chicoutimi, 2.— 11 y aura, a Chicoutimi, du 22 au 25 octobre pro- j chain, sous les auspices de la cen- , .traie diocésaine de la J.I.C.une I escalier de I école, un semaine de formation sociale.Tou- i >nstalle.De la Son Lxc tes les conférences, qui seront faites par des RR.PP.Jésuites, porteront sur le travail et la guerre.Congrès forestier à Chicoutimi Chicoutimi, 2.— L'Association forestière québécoise tiendra son premier congrès régional à Chicoutimi Ls 5 et 6 octobre prochains, sous la présidence de M.Orner Lussier.Divers problèmes forestiers, agricoles, industriels et touristiques figurent au feuilleton du congrès.Incendie chez les Trappistes Mistassini, 2.— Un incendie assez violent a causé des dommages considérables, récemment, à la cuisine et à la remise de la renardière de la ferme des Trappistes.On a réussi heureusement à circonscrire les flammes et à les empêcher de se communiquer aux autres bâtiments de la ferme.Cercle Lacordoire a la Doré N.-D.de La Doré.2.— Le diocèse de Chicoutimi s’est enrichi d’un nouveau cercle Lacordaire, dimanche dernier, alors que l’association régionaie jetait les bases d’un nouveau groupe d'apôtres de la tempérance à Notre-Dame-de-La-Doré.Réfection de l'hôtel municipal de Jonquières Jonquière, 2.— Une équipe d’ou- dialoguée du Rosaire se fera sans interruption par les groupes paroissiaux, avec lecture de méditations et chant des mystères.Le soir, procession aux flambeaux comme à Lourdes.Des haut-parleurs installés “aux endroits stratégiques” du parcours permettront de faire prier et chanter la foule a l’unisson.Au haut du grand autel sera Mgr Conrad Chaumont, évêque titulaire d’Arena, et auxiliaire de Montréal, parlera et chantera le salut du Saint-Sacrement.Une place d’honneur est réservée aux malades, aux infirmes et aux vieillards.Visite de Roosevelt une philosophie qiu change tout le entVpT.rdes travaux de temps.Nous, de langue française, les affaires ne nous préoccupent pas tant que la vie elle-même.Nous tant.11 faut le savoir pour compren- ne sommes ni pauvres ni riches; dre.Le Canada français a voté contre la conscription pour service militaire outre-mer, et le Canada do langue anglaise en est mécontent.Mais le Canada anglais oublie que lui-même, après la première guerre mondiale, il aurait voté comme le Canadien français.Personne, pas même le clergé qui a fait le Canada français ce qu’il est, ne pourrait changer ce peuple qui tient plus à sa façon de vivre même qu’à des liens du sang.Et d’abord, le vote du Canada français contre la conscription fut un vote contre les politiciens qui avaient juré par tout ce, qu’ils avaient de plus cher: — leurs intérêts, —- que jamais, jamais, jamais i! n’y aurait de conscription pour autre fin que pour la défense du Canada, Les Canadiens français ont cru ces politiciens et maintenant ils leur en veulent à mort.Tous ont voté presque en bloc contre eux, et il se peut qu’il y ait avant longtemps un nouveau parti politique canadien; celui-ci pendant un hemps du moins, sera prudent avant d’aller faire quelque promesse que ce soit au Québec.Stntiment du peuple Fondés Manufacturier! de monument! WE.2640 J.BrunetLtée 4485.CAte-dei-Ncigoi Montréal nous voulons être satisfaits et nous sommes sûrs que nous avons trouvé la recette du contentement dans notre façon de vivre.Cette façon de vivre, elle est chrétienne et canadienne.Nous ne voulons point qu'elle soit païenne et européenne.Nous n’abandonnerons pas notre manière de vivre; nous ne la mettrons pas en danger.Nous aiderons l’Empire quand il le faudra, parce que l’Empire est le bouclier de notre nation; mais nous lutterons en tant que nation libre, jamais comme des esclaves’’.Et i! ajouta en français quelque chose qui veut dire; “Vous avez la le fond de notre pensée”.* * * Samedi: le second et dernier article.L’Argentine et l’Axe Imprimés de deuil Mf MiNTOJi — REMtRCIIMINTS Imprimé! gravé*.Utu* d«» pri* al «pécimani Mr dvmanda.L'tmprlmaria Pogulaira, llmltca 4JO.Notra-Dama ml.Montréal Téi.i Bilan S361 CALENDRIER Ifle mois OCrOBRF, ït lours nrmain: SAMEt!! S OCTOBRE 194Z St» Thérèse dé rF.ndmt-Jéeus, vtrrîè.lever du soleil.8 h Coucher du soleil, 5 h.3X.lever de la lunr.malin.Coucher de In lune.2 h.H Ocrnier Quartier.Ir Z.! S h.27m.du mat.Nr uvelle l.une, le 9.i II h.Km.du mér Premier Quartier, le 18, à 5 h.S8m.du soir.Plehir l.une, le 2J, i 11 h.5m.du soir.OCTOBRE 1942 Dim Lun i n M(fl Jru ven Sam C 9 © 1 2 3 0.0 2 N.' •» O-lh PL.M 4 5 6 7 8 9 10 » 12 13 14 15 16 ,7I 118 19 20 21 22 23 24 L» 26 27 28 29 30 31 Le différend quant à la conscription, va plus avant que cela.Cela m’effraya d’abord de l'approfondir, parce qu’il me fallait, pour comprendre, me replonger dans l’histoire et la philosophie.Pour ma propre sûreté, j'allai d’abord m’entretenir de l’affaire avec le clergé, des hommes publics et des agriculteurs: l’Eglise, l’Etat, le peuple.Il me semblait que cela était ce qu'il | y avait de mieux à faire pour épargner du temps.Et ce fut tout à fait cela.Il n'est pas surprenant de rencontrer un bachelier ès arts dirigeant une exploitation agricole dans le Québec; car il y a plus de trente collèges classiques dans la province et trois universités bien organisées, dont deux de langue française.Pour exercer une profession dans le Québec, il faut avoir passé par le collège.Cela explique pourquoi la Législature québécoise est une des plus modérées de l’Empire.Mais il y a toujours quelques élèves des collèges qui préfèrent choisir la vie rurale plutôt que pratiquer une profession.1! est excellent de les rencontrer si, leur parlant français ou essayant de le leur parler, on en arrive à les entendre tenir des propos tels que ceux-ci: “Ecoutez, mon ami.Ce que nous voulons, c’est le fair-plan, l’égalité entre les deux grandes races du Canada.Par exemple, j’ai dix enfants; six garçons et quatre filles, Trois de mes fils sont maintenant prêts à s’enrégimenter volontairement; mais imaginez qu’ils soient conscrits en même temps que le fils unique de mon voisin de langue anglaise; voilà donc de noire côté trois contte un.Serait-ce égal, cela?11 n’y a pas là de fair-plau” | Mais les Anglais paient trois fois plus de taxes, dis-je.— “Ça va”; me répond promptement mon interlocuteur; “mais nous payons tous les deux en proportion de notre fortune.Or, le vrai point, c'est que moi, de langue française, je paierai par le sang trois fois plus que mon voisin.Les Anglais, eux, ont le tour de l’argent et ils arrivent toujours à obtenir la plupart des commissions, des places du gouvernement et des contrats de l’armée”.Je dus en rester là.Cet homme peut avoir raison Le clergé de langue française est I tout de même différent de l’homme | rural.Pourtant, lorsqu’on va au j fond des choses, la question reste la même: celle du fair-plan.‘’Voici, | m’a-t-on dit: les Canadiens français .et les Anglo-Canadiens sont des par-| lenaires égaux, au pays.Nom I avons d’abord débuté en fondant nation comme ceci: dcuix ! Buenos-Aires, 2 (AP.) — Tout en indiquant sa détermination de ne pas agir tout de suite, le président Castillo a informé hier soir la Chambre des députés qu’il prend note de leurs recommandations, à l’effet de rompfe les relations diplomatiques du pays avec les puissances de l’Axe.Dans une noie au président de la Chambre, José Luis Cantilo, le président du pays a rappelé aux députés que la direction des affaires étrangères est une prérogative du (Mnrvoir exécutif du gouvernement.“Le pouvoir exécutif, dit cette note, accuse réception de la communication et se berne à en prendre note Conformément à l’autorité exclusive qu’il détient sur les affaires étrangères du pays.** La note présidentielle était contresignée par le ministre argentin des affaires étrangères, Enrique Ruiz Guinazu.Le parti socialiste et le parti radical avaient uni leurs voix mardi soir, formant un vote majoritaire de f>7 contre 64 en faveur de la rupture avec l’Axe.Mais si cette résolution se rend au Sénat, de majorité conservatrice, on prévoit qu'elle ne sera pas adoptée.réparations générales et de peinture à l’hôtel de ville de la ville de Jonquière.Bénédiction de l'église N.-D.de Lorette St-Félicicn, 2.— La bénédiction de l’église du canton Antoine, partie détachée canoniquement de St-Féli-cien, a eu lieu récemment.La nouvelle église a été bénite par M, le chanoine Bluteau, curé de St-Féli-eien, sous le vocable de Notre-Dame-de-Lorette.L’officiant était accompagné des RR.PP.Louis-de-Gonzar gue et Georges, de la Trappe de Mistassini.Le sermon de circonstance fut donné par le R.P.Etienne, de la Trappe.Au prône, le curé de la paroisse, M.l’abbé Henri Larouche, remercia les paroissiens et.tous les bienfaiteurs de la paroisse.Noces de diamant à Ste-Anne | Ste-Anne de Chicoutimi, 2 — M.j et Mme Joseph Gagnon, de Ste-Anne de Chicoutimi, ont célébré leurs noces de diamant, récemment, au cours d’une émouvante fête paroissiale.La messe du jubilé de diamant fut célébrée par M.l’abbé Antonio Gagnon, fils des jubilaires.Le sermon fut donné par M.le chanoine J.-C.Tremblay.Le midi, dans la grande salle du collège, un banquet réunit environ 200 convives.S.Exc.Mgr Melançon, éyèque de Chicoutimi, honorait le diner de sa présence et il y fit une brève allocution.Pont construit à St-Fulgence St-Fulgence, 2.— La construction d’un nouveau pont sur la rivière la Loutre, sur la route de St-Fulgence, avance rapidement.Cette amélioration vient à son heure, car l’endroit était devenu très dangereux.Les travaux sont entrepris par la municipalité et exécutés à la journée.Washington.2 (A.P.)—Au cours des deux dernières semaines le président Roosevelt a fait une tournée secréte d insoection des activités militaires et industrielles du pays.En rentrant à Washington hier il a déclaré dans une conférence de presse que la production de guerre étatsunienne fonctionne trè^ bien et que l’esprit militaire du pays est | fort au-dessus de celui de Washing-I ton.Le président a dit que les usines de guerre fonctionnent à 94 ou 95 pour cent de leur pleine efficacité, les ouvriers et les patrons forçant ensembje pour atteindre la production maximum.Il a donné trois motifs de soi jugement sévère sur le manque d’esprit de guerre dans la capitale; plusieurs représentants au Congrès, voulant faire montre d’une, grande activité se mêlent des questions qui relèvent des experts militaires: une minorité de journalistes et d’annonceurs à la radio font montre d’une mentalité régionaliste outrée et répandent même des nouvelles inexactes (le président n’a pas voulu désigner nommément personne); enfin certains hauts fonctionnaires pour se donner de l’importance, parlent trop.M.Roosevelt était accompagné de trois représentants d’agences de nouvelles (A.P., U.P.et I.N’.S.) qui ont eu la plus entière liberté.Mais leurs comptes rendus, de même que le fait même du voyage du president, ont été retardés par la censure jusqu’à la fin de la tournée.Le président a visité la périphérie du pays, le long des deux frontières et des deux côtes.Il a exprimé l’espoir de pouvoir visitée aussi le centre et le sud-ouest du pays le printemps prochain.Dans cette visite, M.Roosevelt a visité 24 Etats; il s’est arrêté dans onze usines de gueg*e, dans huit camps militaires, dans sept bases navales et deux bases de fusiliers marins.Il a parcouru 8,754 milles.Une des choses qui ont le plus impressionné le président fut le nombre croissant de femmes dans les usines et même les chantiers navals.On avait pris les plus grandes précautions pour assurer la sécurité du chef des Etats-Unis; i! ne se trouva jamais à plus de 300 verges d’un soldat^armé.La réplique de Strabolgi Londres, 2 (C.P.) — A lord Lo: vat, jeune militaire de 31 ans, qui lui reprochait violemment Fartide sur l’armée anglaise qu’il a publié dans le magazine Collier s, lord Stgibolgi a répondu qu’il n’avait as à retirer un seul mot de cet comme intermédiaire auprès des patrons dans les différends ouvriers, la révélation par l’Union internationale des typographes que son fonds de pension atteint actuellement la somme imposante de $2.872,1 13.91: tels sont les faits saillants des dernieres vingt-quatre heures, sur le front du travail Au cours de sa séance régulière, hier soir, le Conseil des métiers et du travail a protesté contre certaines compagnies qui font exécuter à domicile des travaux de guerre.Le Conseil est d’avis que les compagnies visées devraient être forcées de s’abstenir de donner des sous-contrats, dans ce domaine.Cette question a été soulevée par le président de l’assemblée lui-même.M.Paul Fournier.Les membres présents à la réunion ont aussi discuté le problème du service sélectif et en ont conclu que les règlements actuels sont trop compliqués et qu’on devrait y apporter certaines modifications.Un office canadien de l'éducation de la M.W.P.Percival, directeur 1 education protestante dans province de Québec, vient d’annoncer qu’on projette de créer un office ou un bureau de l’éducation a Ottawa, dont le but serait de fournir et de centraliser toutes les informations au sujet de l’éducation.Ce serait une espèce de secrétariat qui permettrait à chaque province d’obtenir les renseignements requis pour améliorer son propre système éducatif.Il n’aura aucune juridiction toutefois pour décréter l'uniformité de telle nu telle mesure.Au reste, la constitution canadienne réserve aux provinces le privilège de décider à eur f?re de tout ce qui concerne 1 education.Chez les typographes _______ M.Charles-E.Chalifour, secrétaire-trésorier de ITnion international des typographes, % révélé, hier, dans une lettre adressée à tous les membres, que le fonds de pension de fUnion s’établit actuellement au chiffre imposant de §2,872,113.91.M.Chalifour a aussi convoqué le» membres à une assemblée régulière qui aura lieu demain aprè*-midi.A la "Standard Lime" A l’unanimité, les employes de l’usine de la Standard Lime Co„ à Joliette, ont décidé de choisir le Congrès canadien du travail, comme intermédiaire auprès de leur* patrons, dans les différends ouvriers.Cette décision a été prise par vote.I Convocations Ce soir, à 8 h., au no 1378 est, rue Sainte-Catherine, réunion de la Fraternité canadienne des charpentiers-menuisiers.Ce soir, à 8 h., au no 1331a, est, Sainte-Catherine, assemblée du local 249 de l’Union internationale des cordonniers.Ce soir, à 8 h., au no 1231 est, Demontigny, réunion de l’Association des plâtriers.Ce soir, à 8 h., au no 1231 est, Demontigny, réunion de l’Association des briqueteurs et maçons.Ce soir, à 8 h., au no 6685 Alma, assemblée de l’Association des poseurs de marbre et de tuile.Ce soir, à 8 h., à la salle no 1» du Monument National, rue Saint-Laurent, assemblée de l’Union nationale des opérateurs de machines à vapeur.Demain après-midi, à 2 h.30, à la salle de l’Union du Commerce, no 1079, Berri, assemblée de l’Union internationale des typographes.Demain après-midi, à 2 h., au no ,es^ Demontigny, réunion du Syndicat de la boulangerie et de la pâtisserie.Ce soir, à 8 h„ au no 1231 est, Demontigny, assemblée de l’Association des plâtriers.Assemblée annuelle de la Société vétérinaire de la province de Québec Une cinquantaine de médecins vétérinaires se sont rendus à Oka, le 26 septembre dernier pour assister à l’assemblée annuelle de la So-ciété.Le banquet fut offert par les RR.PP.Trappistes.Dans la soirée, il y eut 3 conférenciers: les Drs Armand Frappier, M.D.; Roland Filion, M.V., Hermel Chambeiiand, M.V.On montra 2 films médicaux.Les membres ont élu leurs nouveaux officiers: président: Emile Poitras, M.V.; 1er vice-président: H.-R.Tétrault, M.V.; 2e vice-président: J.-B.Besner, M.V.; secrétaire: Joseph Dufresne, M.V.; trésorier-archiviste: Marcel Picard, M.V.Navires allemands coulés dans la Baltique Moscou, 2 (A.P.) — Les Russes révèlent que certains de leurs navires de guerre ont coulé deux transports allemands, d’un tonnage total de 18,000 tonneaux, dans la mer Baltique.OUI/ MEUBLEZ VOTRE MAISON CHEZ A^ÛÜPONt li£f 4020 EST, STI-CATHERINI • FR.0828 COIN if ANN E PAtC-eRES f 5.Campagne de charité Au fur et à mesure que les jours passent, a déclaré hier soir, le président de la campagne de la Federation of Catholic Charities.M.John C.McLaughlin, notre espoir diminue d’atteindre l’objectif que nous nous étions fixés.Il n’y a en effet que 868,314 de souscriptions un montant total de §190,000.sur 'Relations" SOMMAIRE SEPTEMBRE 1942 Editoriaux — Pas “comme tout le monde”: Solidarité interaméricaine; Service de guerre.Articles — L’électrification des campagnes, Albert Rioux; Ecoles Franco-catholiques du Manitoba, Henri Lacerte; Le Service .social industriel.Emile Bouvier; Les Ecoles ménagères au service du loyer, Albert Tessier.Commentaires — Rendre les mères au foyer; J’accuse: Radio-Canada sur hou chemin; L’histoire se répète; Vers du positif.• Chroniques—Vn deuxième front, Joseph-H.Ledit; Les linguistes états-unions et la tradition française en Amérique, Marine Leland; Un bienfaiteur des Patriotes de T7, Léon Sigouin; Une réalisation i’é-tudinnts, Gérard Labonté; La très pratique leçon d’Antigonish, Louis Bouchard; Horizon international: Mexique.Russie, Costa Rica, Espagne.Brésil; “Mrs.Miniver”, Jean Vallera nd.Livres récents Noire milieu.Emile Bouvier; Renards sur 1rs sciences expérimentales.R.Picard; The Emancipation of a Freethinker, Joseph Carrière.Société St Jean-Baptiste Ouverture officielle des cours publics au Monument National Les cours publics gratuits, organisés par la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal et subventionnés par le secrétariat provincial, s’ouvriront le hindi 5 octobre, au Monument national, 1182, rue Saint-Laurent.Voici l’horaire des cours: Cours d’académie: M.José Dela-querrière, lundi et mercredi, salle 31, à 7h.45.Cours de diction française: Mlle Idola Saint-Jean, mardi à 7h.30, salle 30, Cours de coopération, 1ère année; sujet: Les grandes lignes de l’économique.M.François-Albert Angers, mercredi, salle 11, à 7h.45 et à 9h.Cours d’alimentation rationnelle: Mlle Michelle-S.Gosselin, jeudi à 8b.salle 11.Cours de coopération, 2e année; sujet: Les coopératives de credit.M.Emile Girardin, vendredi, salle 11, à 7h.45 et à 9h, L’inscription à ces cours se fera tous les jours, celte semaine, au secrétariat général de la Société, au Monument national, bureau 1, de 9h.du matin à 5b.'de l’après-midi et de 7h.à 8h.du soir.Coût de l’inscription: §1.Veuillez vous adresser à M.T.-Auguste Poupart.pas article ni des sentiments qui l’ont inspiré.Il a ajouté qu’il n’avait pas condamné les militaires sur le terrain.que représente lord Lovât, ni les soldats britanniques qu’il commande.Voici le passage incriminé de l'article au Collier's: “Non seulement l'armée britannique est-elle encore sur une base de classe, mais elle est en pratiaue dominée par une clique à l’intérieur d'une classe.Dans la guerre civile d’Espagne, Malcolm Dunbar atteignit le Coste de chef d’état-major de la rigade internationale et ses tactiques habiles lui valurent de gagner la bataille de l’Ebre.11 s’est révélé un grand chef et un brillant tacticien.Il s’enrôla dans l’armée britannique au début de la guerre actuelle et il est encore un caporal dans une unité de tanks.Encore maintenant, il est plus facile pour un jeune homme d’aucune habileté particulière qui appartient à la bonne classe de devenir officier et d'obtenir subséquemment de l'avancement que pour un jeune homme possédant des qualités naturelles de chef et qui appartient aux rangs des travailleurs.Mais la situation s'améliore.” Le duc de Wellington, le cinquième à porter ce titre lourd de gloire militaire, s'est joint à lord Lovât pour critiquer l’article de lord Strabolgi, qui est “calculé pour semer les germes de la zizanie” entre les Etats-Unis et la Grande-Bretagne.Retenez le "Devoir" d'avance chez votre dépositaire — c'est le SEUL MOYEN de ne jamais le manquer — 3 sous le numéro.Téléphones au service du tirage : BEIair 3361* il vous donnera t’adresse d’un dépositaire de votre voisinage.% Jean tiendra bon jusqu’à la victoire .et nous aussi! H % Vingt-deux morts dons un accident d'avion San Juan, Porto-Rico, 2 (A,P.) — Les vingt-deux occupants d’un avion-transport de l’armée américaine ont été tués hier lorsque l’ap.pareil s’est écrasé dans les montagnes au nord-ouest do la ville de Connu), dans l’ile de Porto-Rico, aux Antilles.L'enquête est commencée sur les causes du sinistre (un des plus graves encore signalés dans les annales américaines): aucune dérla-ration officielle n’a été formulée cause probable que l'or.une nation comme ceci: dqjix ian- Au comptoir .25s, par la poste touchant m chusc probable qi gucs, un seul coeur, .Mais quand 28s.Service de librairie du Devoir,.| assignerait déjà à l'accident.Critiques de Roosevelt contre le Congrès Washington.2 (A.P.) — Au cours de la conférence de presse qu’il a tenue tiier en rentrant d’un voyage d’inspection à travers le pays, le président Roosevelt a critiqué le Congrès pour son retard à voter le bill contre l’inflation.Il a dit qu'il réserve son opinion sur le compromis voté par le Sénat.Il attend pour se prononcer d’avoir conféré avec les chefs politiques des deux Chambres.1,000 petits Hollandais saisis comme otages Londres.2 (C.P.par râble), — n”“5 r -o dénêchc de Stockholm, le nailn Express rapporte que les Al-.d ai- i 1.000 enfants dans les Pays-Bas, comme otages, par suite d’une “vague de sabotage” qui existerait en Hollande.La dépêche précise que la plupart de ces en-JJants sont des Juifs.GARDEZ VOS OBLIGATIONS DE LA VICTOIRE! Même si vous êtes temporairement à court d’argent, ne les vendez pas.C’est votre devoir de les conserver; et c’est aussi une question de bon sens.Si vous avez temporairement besoin d’argent, servez-vous de vos obligations pour garantir un emprunt à la banque, emprunt que vous pourrez rembourser en plusieurs versements ai vous le désirez.Tout gérant de la Banque Royale du Canada discutera volontiers avec vous les termes d’un tel emprunt.Conservez vos Obligations de la Victoire.Voua ne pouvez faire de meilleur placement.LA BANQUE ROYALE DU CANADA ' VOLUME XXXIII — Ho 1» TROIS SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS BAR LA BOSTB EPITION QUOTIDIENNE CANADA $6.00 (Sauf Montréal at la banliaue) E.-Unis et Empira britannique 8.00 UNION POSTALE 10.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA 2.00 L-UNIS et UNION POSTALE 3.00 LE DEVOIR Le DEVOIR est membre de la "Canadian Press", de r"A.B.C." et de la "C.D.N.À." VENDREDI, 2 OCTOBRE 1942 ^ Demain: BEAU et FRAIS.MAXIMUM et MINIMUM : MAXIMUM et MINIMUM : Aujourd'hui maximum, 44.Mèème date l'an dernier.*#.Minimum aujourd'hui.3t.Même date l’an dernier.48.BAROMETRE: 10 h.a m Ï0 00, 11 h.a.m, 10.05.Chiflret fournie par Mme «euve M -B de Meule 444 Sherbrooke «et eom 8 Nouvelles de guerre LC SOrt de Stalltlgrad Pour le divertisseEnesit reste dans la balance des soldats canadiens Les Américains en France M.Maxime Raymond à la radio Ottawa, 2.t— M.J.-L.Ralston, ministre de la défense, annonce la formation d'une troupe d’artistes de l’armée, qui portera le nom de •‘Troupe de l’armée”, composée d’artistes en service dans l’armée.Elle sera présentée d’abord à la radio, puis fera une tournée dans les camps et centres d’instruction militaire.Chanteuses et danseuses seront recrutées dans le C.W.A.C.La troupe ne fera pas concurrence aux groupes civils.Le corps de musique aura 22 musiciens.La troupe sera soumise à la discipline militaire, logera dans les huttes, et suivra l’en-traipement des soldats.Fini, le temps des confitures! Ottawa, 1er (D.N.C.) — A partir d’aujourd’hui, on ne peut plus se servir de certificats d’achat pour s’approvisionner de sucre pour la mise en conserve.Il y a déjà quelque temps que Ton a annoncé cette restriction, mais l’administration du rationnement craint que les consommateurs et les détaillants ne l’aient oubliée.Il est permis de livrer du sucre commandé le mois dernier avec un certificat d’achat, mais vu que la saison des moissons et de la mise en conserve est terminée, on ne peut plus commander de sucre de cette façon.La Commission avertit les détaillants de ne plus vendre de sucre sur lemise d’un certificat d’achat, et de remettre aux grossistes, avant le 31 octobre, les certificats qu’ils ont en mains.Les grossistes les remettront à leur tour au bureau le plus rapproché du rationnement et recevront en retour un certificat de renouvellement.On espère élaborer un système permanent pour rationner les consommateurs spéciaux de sucre avant l’émission du second livret de rations.Il faut plus d'acier Ottawa, 2.— Les Etats-Unis ont réduit fortement la quantité d’acier qu’ils livreront au Canada dans les prochains trois mois.M.C.D.Howe, ministre des munitions, demande aux patrons et employés d’augmenter la production canadienne.Lm malodes et le sucre soldats parachutistes.La produc-1 tion de l’année dernière fut de j deux mois et demie celle de l’an-1 née précédente.Le sergent Gilbert tué outre-mer Ottawa, 2 (C.P.).— La 383e liste ! des victimes de la guerre du C.A.R.] C.rapporte que le sergent Joseph-Théodore-Louis-Philippe Gilbert, 35, 6ème rue, Limoilou, Québec, et le sergent James Steven Jewett, 5068, avenue Western, Montréal, ont été tués en service actif outre-mer.On nous informe que M.Maxime Raymond, député, chef du nouveau Vichy n'a rien eu à ve:r avec Ces mouveme,nt PoMflu* provincial et fédéral, parlera des buts de ce mou- arrestations vemenr, à la radio, — poste CKAC, — au cours de Ja semaine prochaine, - j à une date et à une heure de la soirée qu'on fera connaître au début de A :l racenrf nno lac D„ceec I j Vî 2 ^f — ^ minist*r^ «a sem0'ne- La causerie durera une demi-heure, parviennent Q MOSCOU, H ressort Que les Kusses des Affaires extérieures a annonce les r'nrfQC aujourd’hui que la police française j' Des dépêches confuses et parfois contradictoires qui contre-attaquent avec succès et que les pertes semblent lourdes des deux côtés — Selon une émission de Moscou, les Allemands auraient perdu 75 pour cent dejeurs effectifs, dans lo bataille de ! forme à cet e gard le gouvernement Stalingrad — Sur le front de Leningrad n’a rien à voir avec les arrestations des Américains en zone occupée et il a donné des instructions à l’ambassadeur français à Washington, Le major Benoit à l'information de guerre Ottawa, 2 (C.P.).— Le Moscou, 2 (A.P.) — Aujourd’hui, 39e jour du siège de Stalingrad, il est assez difficile de connaître la situation exacte, à cause de la confusion des dépêches et dont plusieurs sont contradictoires.11 semble, toutefois, que non seulement , les défenseurs de la métropole de major .ja y0]ga continuent de résister in des Etats-Unis C’est la réponse à la requête qu’a faite S.Pinkney Tuck, chargé d’af-De leur côté, les Allemands ré-i faires des Etats-Unis, qui cherchait, clament la capture d’Orlovka, dans à se renseigner sur ces arrestations] Georges-A.Benoit, directeur de la| trépidement, mais qu’ils contre-at-mobilisation au ministère des Servi- 1 succè ,ant à i.inté.ces nationaux de guerre, a ete atta-i j ’ ]e ]a viile Got àdlaffue^iSSi°n ^ Les Russes affirment qu’une di- M.R de Gaspé Taché, de Mont-! de I’^j-oAige a chassé réal, assistant registraire division- ; ,ja„c naire des Servie place le major de guerre rem-i une contre-offensive dirigée dans oit au ministère üa banlieue de Stalingrad des Services nationaux de guerre.Manoeuvres de la 34ème brigade La 34e brigade de réserve de la garnison de Montréal, commandée par le colonel Paul Grenier, e.d., aura de nouveau des manoeuvres militaires, en fin de semaine., Visite de soldats canadiens Un contingent de l’armée active du Canada cantonné au centre d’en-, —- , .traînement élémentaire de Hunting-: sur la foi dune emission radiopho-don se rendra aux Etats-Unis di-| nique de Moscou, dit que les pertes manche, invité de la ville de Ma-i subies par les Allemands a Stalin-lone, N.-Y.Nos militaires partiront i grad ont atteint les 75 pour cent dimanche matin pour revenir dans de leurs effectifs à cet endroit.Les Russes disent encore que de fraîches divisions allemandes ont été lancées dans la bataille, du lioeslia rapporte que les Russes ont repoussé une force de tanks allemands, dans la ville.Les Allemands ont répliqué immédiatement par un nouvel assaut de tanks appuyé par l’infanterie motorisée, mais des renforts russes sont arrivés à temps pour contre-attaquer et restaurer les positions russes, détruisant, dans cette opération, 15 tanks allemands et tuant des centaines de nazis.L’agence d’information Reuters, la soirée.Tels que nous sommes la partie suburbaine nord-ouest de Stalingrad, et aussi l’encerclement d’un important groupe russe, à l’ouest de ce centre suburbain.Le haut commandement naziste dit encore que les attaques allemandes progressent au sud-est du lac Ilmen, sur le front de Lenin massives.La version officielle, c’est que la police française a agi conformément aux ordres qu’elle a reçus des Nazis.Le ministère de l’Intérieur a déclaré qu’il ne possède aucune information détaillée de cette opération de police.Ou a ajouté que ce grad et aù sud du lac Ladoga où : sont les Allemands qui ont monté l’annihilation des divisions russes Mpule 1 affaire et aue les hauts fonc-encerclées durant les derniers j |lonna!res n avaient meme pas a jours, serait à la veille d’être un ! ].eur disposition une liste de noms, fait accompli.27 Canadiens français décorés pour leur bravoure à Dieppe Le plus fort groupe appartient au régiment des Fusiliers Mont-Royal — Le lieutenant-colonel Merritt reçoit la Croix de Victoria — Le lieutenant-colonel Dollard Ménard et le capitaine M.-E.-P.Garneau obtiennent la Croix du Service Distingué — En tout, 178 Canadiens décorés rant les dernières vingt-quatre heu-A la réunion annuelle de l’Asso- rcSj raa}s que les nazis n’ont pas tour- Le communiqué de Berlin Berlin, 2 (A.P.) — Le communiqué du haut commandement allemand vendredi: “Dans le nord-ouest du Caucase, les Allemands ont conquis de nouvelles positions, au cours d’une atatque.Au nord-ouest de Stalingrad, les troupes allemandes se sont emparées de la ville suburbaine d’Orlovka qui avait été transformée par les Soviets en une base très fortifiée.Des attaques renouvelées des Russes pour diminuer la pression exercée sur une barrière érigée par les Allemands, dans le nord de la ville, ont été repoussées.Le nombre des tanks russes détruits durant la journée d’hier s’élève à 124, “Des formations de bombardiers allemands ont appuyé des divisions de l’armée et protégé le flanc de défense naziste, entre le Don et la Volga.‘Sur le front du Don, les forces dont le total serait de 1,400.Il est admis que les Américains sont internés à Vittel, une station balnéaire qui avait d’abord servi de camp de concentration pour les femmes de l’Empire britannique.Ils sont logés dans des hôtels et des Ottawa, 2 — Le ministre de la Défense nationale, M.J.L.Ralston, annonce aujourd’hui que 178 Canadiens reçoivent des honneurs militaires en récompense de la bravoure qu’ils ont manifestée au cours des opérations à Dieppe, le 19 août dernier.A 28 officiers et 57 sous-officiers édifices aux alentours du parc où ilj et soldats vont des décorations de y a également des magasins tenus; la Croix de Victoria, la plus haute par des Anglaises internées.La guerre du Pocifigus Avance australienne vers Menari Les uniformes des alliés, camouflés pour la jungle — L'ennemi se replie partout, abandonnant un butin considérable — Pas de nouvelles des îles Salomon Quartiers généraux australiens, 2 (C.P.) — Les troupes japonaises ont* retraité davantage au plus profond de la jungle des monts Owen- ciation de la province de Québec ! pU) maigré cela, imprimer une pour la prévention des accidents,'nure décisive à la bataille.allemandes, italiennes et hongroises j sunieV "en^ NouveHe-Guinée au- on a élu M.J.-Edouard Simard,, j es Soviets rapportent qu ils ont .:nft:0li lourdes nertes en ar-i • j>u • É-n i i ’ - vire nrésident des énre/ ImiustripS • __(né nn orand • 0nt ae JOUrCieS pe.ies en ai ; jourd bill.Elles sont pourchassées yice-presment aes sorei jnausrrzes, mis en deroifte ou tue un 8rana , mes en transp0rt (je toutes sortes i forces australiennes oui a la présidence de cette Associa- nr,mbre d’Allemands, sur les fronts -, iVnnemi.! lort„„.ia!.raiennc_s.^l1 lique de l’année canadienne, a béni j j^nede défen^de nos'tVoupes hier soir le cercle militaire Saint , c|ans un secteur et ont jeté un Maurice, dans la rue des 1 raines.nd nomj)re tanks à l’attaque.H a ete fond« P3! le.s ?R' PP;.d.eÎNous avons détruit huit tanks par Saint-Vincent de Paul et sera din- le canon et ]e feu de la D.C.A.ge par un membre de cette congre- - ¦ galion, le Père Côté.L'amicale du 22ème Des bouteilles incendiaires et des grenades à main ont mis en flammes deux tanks qui étaient rendus dans nos positions.Dans Demain soir, à 6 h., aura lieu, à|cet engagement les Allemands ont Saint-Jérôme, la réunion annuelle; PerdlJ,2UQ hommes et se sont vus de l’amicale des anciens officiers ; refoulés a leurs anciennes pos- dUParmirceuTcmi ont accepté de se! ^Dans des combats aériens, les rcïd™rSu/ré oT remaï I que le major-général L.-R.LaFlè- 9 appareils ennem s tion.| de Leningrad, de Mozdok et de Le général L.-R.LaFlèche, confé-j ^ovorossiisk, render, a parlé de la bonne entente,! faisant observer que cette bonne en-1 Le Communiqué FUSSC t tente entre les deux grandes races! ” I du Canada serait moins difficile àj Moscou, 2 (A.P.) — Le commu-j réaliser si nos voisins prenaient njqUé russe, vendredi: _ toujours la peine de nous voir tels “Pendant la nuit du 1er au 2 o«v-Ottawa, 2 — Pour acheter nu su- qHe nous sommes.tobre nos troupes ont combattu cre en excès de la ration, les mala- • Pcnnenu dans les régions de Stades n’auront plus a produire de .yn centre de récréation lingrad et de Mozdok.certificat de médecin.Us devront ^ j Anrnn changement important sur se munir, cependant, d’un “permis ; Québec, 2 (D.N.C.) - Son Ex.: APC^^ment important su d’achat” spécial délivré par le bu-, Mgr C.-L.Nelligan, évêque de Pem-|KSD®“ .r(.ion’ de Stalingrad, les reau de rationnement.Celui-ci sera • broke et principal aumônier catho-i .yé d pénétrer libre de refuser cette permission, -» mini I Allemands ont essaye ae peneuei s’il ne la juge pas parfaitement justifiée.M.Coulton, adjoint de M.Cottrelle Ottawa, 2 — Le ministère des Munitions annonce que M.George II.G.Caulton, adjoint administratif du régisseur des huiles, a été nommé sous-régisseur des huiles.Il annonce aussi la nomination de M.George Davies, directeur des bureaux régionaux de la régie des huiles, au poste d’adjoint administratif pour le rationnement de l’essence en remplacement de M.Stuart Armour qui a résigné ce poste.Le col.Bishop à la Polymer Corporation Ottawa, 2 — On annonce la nomination du colonel Arthur L.Bishop au poste de président du conseil d’administration de la Polymer Corporation Limited.Le colonel Bishop, qui était autrefois président de la compagnie, est remplaeé à ce poste par M.R.C.Berkinshaw, ancien président de la Commission de contrôle des industries en temps de guerre du ministère des Munitions et approvisionnements.M.Berkinshaw remplira également les fonctions de trésorier de la compagnie.Il est remplacé à son poste par M.Henry Borden, C.H., ancien conseiller général du ministère.Parachutes de nylon Ottawa, 2.— Le ministère des Munitions a annoncé que les parachutes sont fabriqués en nylon, produit synthétique fait d’air, d'eau et de charbon, qui remplace la soie dans la fabrication de ces appareils.Le coton remplace Je lin dans la fabrication du harnais.Trois usines canadiennes fabriquent maintenant des parachutes de trois types et de trois dimensions différentes.Les types de parachutes sont le parachute d’entraînement de 28 pieds, type coussin: le parachute réglementaire de 24 pieds, type coussin; et, le parachute de 22 à 1 ennemi.“Au sud-est du lac Ilmen, les attaques allemandes se poursuivent avec succès alors qu’au sud du lac Ladoga, la destruction des divisions russes encerclées depuis quelques jours est à peu près terminée.Les bombardiers allemands ont coulé un patrouilleur russe et avarié un cargo sur le lac Ladoga.En Afrique du Nord, des l oin Le capitaine (major intérimaire) Marie-Edmond-Paul Garneau, d’une brigade d’infanterie canadienne, 1171 rue Saint-Denis, Montréal.Le major William Denis Whitaker, du Royal Hamilton Light Infantry, de Toronto.Le major James Earl McRae, du South Saskatchewan Regiment, de Victoria.récompense accordée à la valeur militaire dans l’Empire, à la Mé- j Biographie du lt-col.Menard avancent cependant avec prudence, par crainte d’une embuscade de l’ennemi.Les Australiens ont camouflé leurs uniformes kaki en j .a rr- ¦ , » vert, afin de se dissimuler le daille militaire Le lieutenant-colonel Charles Cecil Ingersoll Merritt, de Vancouver, officier commandant le South Saskatchewan Regiment, maintenant blessé et prisonnier de l’ennemi, reçoit la Croix de Victoria.Le major-général John Hamilton Roberts, de Kingston, commandant de l’expédition à Dieppe, le lieutenant-colonel Dollard Ménard, commandant des Fusiliers Mont-Royal, de Québec, et le capitaine M.-E.-Paul Garneau, de Montréal, obtiennent avec 9 autres officiers la Croix de l’Ordre du Service distingué (D.S.O.) La Croix Militaire est attribuée à 16 officiers; la Médaille de Conduite distingués, à 12 sous-officiers et soldats: la Médaille militaire, à 45 sous-officiers et soldats; tandis que 92 officiers, sous-officiers et soldats sont cités à l’ordre du jour de l’armée.De ce der- ive lieutenant-colonel Dollard Ménard est né à Notre-Dame-du-Lac le 8 mars 1913.11 fit ses études au Collège du Sacré-Cœur et à l’Académie Commerciale de l’Université Laval.C’est lui qui commandait les Fusiliers Mont-Royal au raid de Dieppe, où il fut blessé.C’est un officier de l’armée permanente.En 1932, il entra au collège militaire royal de Kingston d’où il sortit avec le grade de sergent sénior de sa compagnie.Il obtint le plus grand nombre de points dans tout l’Empire britannique aux examens pour interprètes français.Après la graduation en 1936, il reçut son brevet de lieutenant dans le Royal 22e régiment.A la fin de mars 1938, le ministère de la défense nationale l’envoya aux Indes pour faire du service dans l’infanterie, la cavalerie, les scouts et les chars d’assaut pendant près de deux ans.mieux possible dans la jungle.Le bulletin australien du jour dit que les Australiens se rapprochent actuellement de Menari hameau de|0rdre du service djstingué montagne situe a 46 milles au nord 3 de Port-Moresby, point où l’on bardiers allemands ont attaqué dfs|yrn:t on *'lps j.1Iirinni_ .(,ntpn, j-a positions d’artillerie et des amas de croU tP,e les JaPPnais tenlent d e-combustible, sur le front d’El-Ala- ehe, D.S.O., sous-ministre des Services nationaux de guerre; le lt-col.Henri DesRosiers, D.S.O., sous-ministre de la Défense nationale; le major général Thomas-L.Tremblay, C.M.G., D.S.O., inspecteur général de l’armée canadienne pour l’est du Canada, et autres.Deux navires français capturés Au nord-ouest de Stalingrad, une unité a attaqué une hauteur et a délogé les Allemands.Nous avons tué environ 300 officiers et soldats ennemis et détruit 11 mitrailleuses et 18 dug-outs et blockhaus.Une de nos batteries d’artillerie qui appuyait les opérations de nos unités a rendu inutilisable deux tanks allemands et fait taire une batterie à mortiers.Dans la région de Mozdok, les artilleurs d’une unité ont annihilé 4 tanks allemands, détruit 8 camions Cape-Town, 2 (C.P.) —Des vais-jet dispersé et partiellement anéan-seaux de guerre britanniques et ti environ deuf compagnies enne- sud-africains ainsi que des avions sud-africains se sont emparés de mies d’infanterie Une unité de cavalerie a effee- deux navires français qui s’étaient j tüé un raid nocturne sur un centre échappés de Madagascar pendant! populeux occupé par les Allemands, l’invasion britannique de cette île.| Elle a écrase environ 100 officiers Ces navires sont le Maréchal Gallié- ni et YAmiral Pierre.L'objectif de Québec Au comité des finances de guerre, on annonce ce matin que le montant déterminé pour la provir-ce de Québec au cours de l’emprunt de la victoire qui sera lancé sous peu est de $200,000,000.On avait et soldats, déterminé une explosion dans les stocks de munitions et mis le feu au réservoir de pétrole.Après 3 jours de combats au sud-est de Novorossiisk, une unité soviétique a anéanti environ 1,500 officiers et soldats allemands et roumains et détruit 8 mortiers.25 mitrailleuses, 4 canons, une oatte-rie à mortier et un magasin de munitions.Sur le front de Leningrad, au me:n.“La nuit dernière, les bombardiers anglais ont lancé des attaques sans résultat en plusieurs endroits de la côte allemande septentrionale.Ils ont fait peu de victimes.Vingt-deux avions furent (Jescendus.‘La nuit précédente, il y eut un engagement naval au large de la côte hollandaise entre les navires allemands d’escorte et des torpilleurs britanniques, qui essayèrent d’attaquer un convoi.Quatre torpilleurs britanniques furent coulés pendant que deux autres étaient tellement endommagés que leur coulage a dû survenir peu après.Un navire allemand de patrouille a sombré.“Entre le 20 et le 30 septembre, la “R.A.F.” a perdu 95 avions, dont 34 sont tombés en Méditerranée et en Afrique du Nord.Pendant les mêmes jours, l’Allemagne n’a perdu que 18 avions dans sa lutte contre la Grande-Bretagne.tablir leurs positions.Par ailleurs, les avions alliés, y compris des forteresses volantes, ont bombardé les bases japonaises de Salamaua et de Buna, sur la côte orientale de la Nouvelle-Guinée et pillonné l’jnnemi dans les sentiers de montagnes.Depuis la capture de Nauro par les Alliés, les Japonais se replient dans toute la Nouvelle-Guinée, abandonnant un butin considérable.On n’a pas de nouvelles de la situation aux îles Salomon d’où l’on signalait, la semaine dernière, que les marins des Etats-Unis balayaient les Japonais sur l’ile de Guadalcanal.______ la guerre d'Egypte Il fut ensuite attaché aux quartiers me de troupe ont été tués à l’enne- i généraux à Hong-Kong, mi ou sont morts (Je leurs blessu-1 II prit part à la campagne du res depuis le raid.j Wasiristan (Indes) et fit du service avec la flotte de Chine et le Génie royal., .A son retour au Canada, en mars \oici la liste des douze officiers, jg|Q [\ fuj promu capitaine et of- ficier d état-major de l inspecteur général de l’est du Canada, puis en- Raids sur l'Allemagne Les Britanniques consolident leurs positions Ils enlèvent un saillant stratégique ., .» i j i____a cicr cuiiiiiiimiiüiu un «uj dans le secteur centra, du front, nl0nj 0f Canada, d’Ottawa.d'El-Alamein décorés de l’Ordre du Service distingué pour leur bravoure à Diep- pe: Le major général John Hamilton Roberts, M.C., officier commandant d’une division canadienne, 1787 rue Haro, Vancouver.Le brigadier Clarence Churchill Mann, brigadier d’état-major, 1er corps d’armée canadienne, de Toronto.Le brigadier Sherwood Lett, M.C., E.D., officier commandant d’une brigade d’infanterie canadienne, de Vancouver (C.C.).j.e lieutenant-colonel Robert Douglas King, quartier général cru-ne division canadienne, de Halifax.Le lieutenant-colonel Dollard Ménard, commandant des Fusiliers Mont-Royal, 1216 Chemin Ste-Foye, Québec.Le lieutenant-colonel Douglas Gordon Cunningham, actuellement officier commandant des Queen’s Own Cameron Highlanders of Canada, de Kingston, Ont.Le lieutenant-colonel Arthur Hayward Fraser, actuellement officier commandant du Royal Regi- Londres, 2 (C.P.) — La R.A.F.^ recommencé ses bombardements que Cl Ulll ljnia,c U11 hnrfiomlnf]emiai(P» iu'r soir> hnn.’ lant tenu jusque-là par l’Axe, dans Le Caire, 2 (A.P.) — Les troupes britanniques d’Egypte ont conquis, mercredi matin, une hauteur stratégique et ont balayé un petit sail- le .secteur central du front d’El-Alamein.Les Britanniques ont enlevé un triangle qui existait autour de la dépression de Bir-El-Munassib, depuis la tentative avortée que fit récemment Rommel pour ouvrir une brèche vers Alexandrie et la vallée du Nil.Communiqué du Caire précédemment déclaré que l’objec-l cours d opérations intenses, nos tif total pour le Canada se chiffrerai groupes d’éclaireurs et de patrouil-à $750,000,000.i ! 08 3556 Sigma .450 440 440 800 8V«S(«! .33% 33% 33% 600 Sladen .18 18 18 2000 Slave Lake .3 ‘ 2% 2% 111 Stan.Pave.40 40 40 3600 Steep Rock .130 126 128 2000 Sturgeon .H H U 100 Uchl .3 3 3 277 Ventures .340 340 340 100 Winn.El.A .190 190 1!*> 350 Wr.Harg.210 204 204 Marché de Montréal Üriche Drèche de brasserie, gros *26; Volailles détau «28.Prix la livra aux détaillants pour la quanti A.La qualité D est de deux sous en moins; Dindons qualité é Plus 7.0 Ibs .33 ! Dindons quall-é A.moins de 10 Ibs .32! Poulets engraissés au la^.qualité A M Qualité A 4 lbs environ Qualité B.plus 5 lbs : Les céréales W Blé Northern No 2 Avoine d'alimentation .31 Patates Patates blsnohes de Québec .1.20-1 25 Patates du N B.1.25-1 30 Patates de TI.du P.-E.1.30-1.35 Beurre Prix ds fermeture en Bours* du Oom-mtree : Livraison Immédiate: Québec.92 points .35% Marcnê A terme: Octobre .35% ! Novembre .36 Décembre .36% , Janvier .37-37% Février .37 %-35 Mars .37%-38 Prix de détail Vobillaa Courtoisie de la malson E.Nantel.*2.Marché Bonsecours.tél.: HA 821f.Poulets à rôtir du printemps, 3 é 4 Ibs 29 Poulets à rôtir 4 à 5 Ibs ‘.30 Poulets à rôtir 5 à 6 Ibs .32 Poulets 6 Ibs et plus .34 Canards domestiques, 5 Ibs et plus .39 Pigeons pairs .40 Pigeonneaux paire .60 Dindes .35 Prix de gros Farina et engrais Courtoi le ds la malso- Elv.éhert TurgeoB Enrg., 221 édifice Board of Trade Tél.1 MA 743» Farine, 1ère pat.Manitoba, 98 Ibs .2.30 Farine, 2e pat., Manitoba.98 Ibs - 2.10 Farine, 3e pat., sac de 93 Ibs .$2.00 Farine à pâtisserie, sac de 98 Ibs $2.30 Prix plus hauts F.O.B.Montréal Son, tonne .$25,00 Gru rouge .$26.00 Oru blanc tonne .29.00 Blé d’alimentation en sac .1.59 Blé moulu 100 Ibs .1-57 Orge d’ailmentatlon en vrac 100 llv.1.26 Orge d’alimentation moulue.100 Hv.$1.50 Avoine d’alimentation en vra^ 100 Uv.1.35 Prix plus eas.voir* station octroi de fret pavé car nous Le Gouvernement Fédéral rembeurs* le fret sur blé, orge, svoine, eu meulu, sinsi que son, gru, gru blsnc.Le sucre Courtoisie d* D maison ‘ onvrette-Saurlol, Ltée.50 de Bresoles.tél.HA tlïl Granulé.100 Ibs 'ut# .*7 05 Granulé, 100 Ibs.coton .$7.03 Cassonade no 2.100 1b* Cassonade no 3, 100 ibs M.«8 $8 S3 Beurre at fromagt Courtoisie de la mahor H Duhol* * cte.„ est rn# St-Paul, tél.r H4 4f74 Beurre de crémerie, bloc d'une livre 37 Beurre, en bloc de 56 livres «1?Fromage, mo^celu^ de 20 2
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