Le devoir, 7 décembre 1942, lundi 7 décembre 1942
"Le Canada est une nation souveraine et ne peut avec docilité accepter de la Grande-Bretagne, ou des Etats-Unis, ou de qui que ce soit d’autre l'attitude qu’il lui faut prendre envers le monde- Le premia devoir de loyalisme d’un Canadien n’est pas envers le Commonwealth britannique des nations, mais envers te Canada et son roi, et ceux qui contestent ceci rendent, à mon avis, un mauvais service au Commonwealth.” (i2-x-S7> Lord TWEEDSMUIR LE DEVOIR Directeur ; Georges PELLETIER Rédacteur en chef : Omur HEROUX Montréal, lundi 7 décembre 1942 REDACTION ET ADMINISTRATION 430 EST.NOTRE-DAME MONTREAL TOUS LES SERVICES TELEPHONE; REIair 3361* SOIRS, DIMANCHES ET Adminietratiee s Rédaction t Gérant : FETES BEIair 3361 iflair 2914 •Clair 3941 Washington reconstitue l’escadre d’Hawaï ravagée l’an dernier (VOlk EN PAGE TROIS! Qu’est-ce que la vraie démocratie ?Avons-nous un vrai régime démocratique au Canada ?Pourquoi le Japon n’est pas maître de l’archipel Hawaï Bloc-notes On se rappelle le succès remporté par la Semaine sociale 1 de Saint-Jean.Pendant quatre jours, du 24 au 27 septembre, d'éminents conférenciers ont étudié, sous ses différents aspects, le problème de la démocratie.Problème d’intérêt permanent: puisque nous vivons sous un régime qui se prétend démocratique, il importe de connaître la nature de la démocratie et les conditions sans lesquelles il n'exisie pas de véritable démocratie.Problème d’un intérêt accru par les circonstances’ actuelles, puisque, d’après les chefs Je 1 Etat, le Canada est entré en guerre pour défendre 'es libertés démocratiques.Les cours et conférences donnés à Saint-Jean viennent d’être réunis en volume.Ce recueil permettra à ceux qui n’ont pu suivre au jour le jour les travaux de la Semaine sociale de se renseigner sur l'une des questions les plus importantes de notre temps et de profiter des directives, de l'expérience et des recherches de compatriotes renseignés, studieux et désintéressés.* * Ÿ La démocratie, la pratique du gouvernement par le peuple, disait le président Roosevelt le 5 janvier 1939, est "un traité entre les hommes libres pour le respect de* droits et des libertés de leur prochain".Le premier ministre du Canada, M.Mackenzie King, tenait à peu près le même langage lorsqu’il disait le 3 septembre 1940: ‘ Pour moi, la démocratie signifie cét état d’une société organisée qui reconnaît à ses membres le droit à l’égalité dans leurs entreprises: la démocratie signifie la faculté qu'a le grand nombre de développer dans la plus entière liberté, et aussi de façon continue, ses forces latentes et son talent; la démocratie signifie la liberté de tous de jouir, sous la protection des lois qu’ils se sont eux-mêmes imposées, dans une mesure juste et adéquate, des fruits de leur propre travail".Les deux chefs d’Etat de notre continent font donc reposer la démocratie sur la reconnaissance et l’exercice de la liberté.La démocratie et les libertés démocratiques ne sont pas nécessairement liées à une forme particulière de gouvernement, pas plus au parlementarisme britannique ou éfatsunien qu’à la Troisième République française.‘‘La démocratie, a dit le R.P.Delos.O.P., embrasse toute la catégorie des régimes qui, pour résoudre le problème de la Cité, établissent un ordre social fondé sur les droits et la dignité que l’homme tient de sa nature raisonnable et de son individualité spirituelle, et instituent en fonction de ces droits et du bien commun un ordre positif de libertés et de responsabilités civiques".On peut déduire de cette définition que la démocratie parfaite serait la Cité parfaite.On admet volontiers qu’une telle perfection est rarement atteinte.La démocratie, dans presque tous les cas, est un régime perfectible.Les libertés démocratiques, par ailleurs, sont un bien qu’il faut sans cesse défendre contre les ennemis de l’extérieur et de l’intérieur.Dans sa Politique, Aristote dit ceci: “Pour ceux qui veulent un gouvernement démocratique, la tâche la plus laborieuse n’est pas de l’établir, et ce n’est pas la seule: il s’agit surtout de pourvoit à sa conservation".* Ÿ Ÿ Entendons-nous bien.Dans des conditions idéales, la tâche la plus laborieuse n’est peut-être pas d’établir la démocratie.Mais les conditions idéales se rencontrent rarement dans l'histoire.Certains régimes politiques qui se disent démocratiques, ne le sont qu’à un état très imparfait.Le cas d’un pays comme le Canada, par exemple, pourrait faire l’objet d’une étude spéciale qui montrerait que la tâche d’établir une véritable démocratie n’est pas moindre que celle de la conserver.La Constitution rie 1867 a établi au Canada une forme de démocratie.Elle a accordé aux citoyens des droits réels, qui étaient-loin cependant d’être aussi étendus que ceux dont jouissaient les sujets du Royaume-Uni.A notre avis, le régime démocratique d’un pays est plus ou moins démocratique selon que le pays est plus ou moins indépendant.D’autres facteurs peuvent sans doute vicier le régime démocratique, mais tant qu’un pays n'est pas indépendant, on ne saurait dire que ses sujets jouissent pleinement des libertés démocratiques.Dans les pays en tutelle, il né saurait exister de démocratie.Au Canada, la lutte constitutionnelle en vue cl une autonomie ou d’une indépendance de plus en plus complète est véritablement uile lutte pour instaurer un régime démocratique de fait aussi bien qu’en théorie.Il ne s'agit pas de fairè abstraction des liens que constituent pour un pays, même pour une grande puissance, traités, ententes et alliances.La conception de l'Etat souverain a incontestablement évolué.Il s’agit plus spécialement de considérer la situation particulière de pays comme le Canada.l'Australie, le Sud-Afrique.En parlant d’eux, M.René Maunier disait qu’ils étaient dans un état de séparation imparfaite, qui n'est pas tout à fait l’autonomie, au sens hellénique du mot, et qui n'empêche pas que certaines lois soient suggérées aux colonies par le pouvoir central.(Sociologie coloniale, p.49, 1932).Ces suggestions peu-ventre être verbales, d’homme à homme.Elles peuvent aussi prendre la forme de consultations entre deux gouvernements.Il n’est pas impossible, non plus, qu'elles soient faites par des mouvements de propagande massive.Que ces suggestions s'adressent directement au gouvernement d'un pays ou au peuple, afin que celui-ci exerce ensuite une pression sut le gouvernement, ou que le mouvement d^ pince s'exerce à la fois et sur le gouvernement et sur le peuple, il n'en reste pas moins que ce sont là des atteintes directes à la liberté démocratique."La démocratie, disait M.King, signifie la liberté de tous de jouir, sous la protection de lois qu’ils se sont eux-mêmes imposées, dans une mesure juste et adéquate, des fruits de leur propre travail".* Ÿ # 11 y aurait toute une étude à faire sur cet aspect de la question.Un autre aspect intéresse également le Canada français.Le R.P.Archambault, S.J., citait à ce propos M.l’abbé Maheux "dont le loyalisme, disait le président des Semaines sociales, ne saurait être mis en doute".Voici ce qu’écrivait M.Maheux dans le Canada français de septembre I 941 : “Notre régime fut pour nous théoriquement démocratique: en pratique, la bureaucratie, sorte de family compact, une clique vorace, essaya de faire du gouvernement sa chose à elle, et on sait dans quelle mesure elle y réussit: Durham lui-même déclare que les Canadiens français auraient été des imbéciles s'ils avaient toléré le régime qu’on leur imposait.La démocratie n’eut en réalité pour nous un sens qu'après 1848 et surtout à partir de 1867.Et encore, encore! Que de plaintes justifiées n’ont-elles retenti sous le régime de la Confédération?Si notre peuple avait vraiment été heureux sous ce régime, aurait-il exhalé tant de gémissements?Et, alors, pourquoi voudrait-on qu’il prît les armes pour défendre une démocratie qui lui a donné surtout des fruits amers?” La tâche d’instaurer un véritable régime démocratique, pour le Canada tout entier et pour le Canada français en particulier, n’est donc pas moins laborieuse que celle de pourvoir à la conservation des libertés déjà acquises.Celle-ci s’impose, il va sans dire, comme celle-là.Là-dessus on trouvera dans le compte rendu de la Semaine sociale de Saint-Jean un ensemble de travaux remarquables sur la valeur de la démocratie (M.Jacques Cartier), les qualités que la démocratie exige des citoyens (M.Jacques Perrault), le droit de suffrage (M.Georges Pelletier), l’élite dans la démocratie (M.Edouard Montpetit), la coopération et la démocratie (M.François-Albert Angers), l’organisation corporative au service de la démocratie (M.Maximilien Caron), l’Action catholique et la démocratie (R.P.Louis Cbagnon, S.J.), la démocratie et le communisme (R.P.Gustave Sauvé, O.M.I.).Il y a là des vues générales et particulières qui montrent l’extrême complexité du problème démocratique.Les conférenciers ne se sont pas arrêtés à l'analyse des vices du régime.Ils ont suggéré des remèdes et indiqué les réformes.* * * A la lumière des enseignements de la Semaine sociale, on voit que la tâche des Canadiens, envisagée du point de vue des libertés démocratiques, est double.Elle consiste tout d’abord à obtenir la plus grande somme d'autonomie ou d'indépendance, en respectant l’ordre établi et en procédant par voie d’évolution constitutionnelle.Un pays ne saurait prétendre vivre sous un régime démocratique s’il tolère que des lois, des actes, des décisions, des attitudes ou une politique, soit extérieure, soit domestique, lui soient dictés ou suggérés dû dehors, par un pays étranger; ou encore,, s’il laisse travailler l’opinion publique par des agents de l'extérieur, dans le sens que le désire un pays étranger.Il faut ensuite établir un régime qui permette au plus grand nombre, selon l’expression de M.Mackenzie King, "de développer, dans la plus entière liberté et aussi de façon continue, scs forces latentes et son talent”.Il n’existe pas de véritable démocratie dans un pays comme le nôtre si l’on y accepte, comme principe de gouvernement, la dictature d’une race, d’une classe, d'un parti, d'un clan.C'est ici qu'interviennent, d’une part, la lutte contre le fanatisme jingoe, les intérêts particuliers, l'esprit de parti, l'esclavage pécuniaire, la vénalité ou l’ignorance de l’électeur, le vol des élections: et, d'autre part.les campagnes en faveur de la reconnaissance de nos droits," de l’éducation nationale, d’une saine liberté de presse, de la coopération, du corporatisme.Ainsi posé, le problème intéresse tous les citoyens.Chacun doit travailler à sa solution dans la mesure de ses moyens.Il faut faire en sorte que les libertés démocratiques soient quelque chose de réel et non pas seulement un thème à discours politique et î article de propagande.7-XU-42 Leopold RICHER La Démocratie, compte rendu de* cours et conférences donnés à la Semaine sociale de Saint-Jean, volume de 217 pages, $1.50 l'exemplaire, $1.65 franco, au Service de Librairie du Devoir.Pur “gaspiC Un nous mesure maintenant le papier au pouce.Les services fédéraux promettent de donner l’exemple de l’épargne de la pulpe par les coupures qu’ils veulent pratiquer dans leur papeterie, leur paperasse et les informations qu’ils fournissaient jusqu'ici au public.Toutefois, les journaux continuent à recevoir, à côté d’une information qui pourrait être condensée, une inondation de papiers inutilisablès: flancs, propagande, nouvelles plus ou moins fraîches, articles tout cuits.Cette “littérature” stéréotypée, servie en même temps à la presse, prend le plus souvent la route des rebuts.Généralement, un journal, à l’exception d’une nouvelle intéressante, évite de publier la même matière que son voisin; dans les articles et l'information, il cherche le différent et l’inédil.Les rédacteurs et le personnel préposés à ces besognes d’information uniforme et toute préparée pourraient être affectés à d’autres emplois plus utiles.Tous ces envois réguliers aux journaux, inutilisables en majeure partie, représentent en travail de préparation, de rédaction, d'expédition et en frais d’emballage, de papier et de clicherie une dépense d’énergie et d'argent considérable.Tous ces efforts, ce matériel ef eet argent pourraient servir plus utilement à d’autres fins.Pour le moment, tout cela est du pur “gaspil”.“Des voisins, mais non pas des étrangers” Enregistrons une nouvelle apologie des Canadiens français à h suite du trop fameux article de Life.Celle fois, c’est une voix ir- (suite à la dernière page) Le carnet du grincheux Sociétés neutres (Par le R.P.Louis de Lery, SJ.) Imiter en oins jom-Exc.Mgr Il y avait autrefois un journaliste anglais, qui prenait plaisir a heurter de front l’opinion publique el à saisir le taureau par les cornes, en écrivant des unpopular editorials.Un article contre les sociétés neutres sera toujours un unpopular editorial, un sujet que la plupart s’entendent tacilement à éviter comme trop délicat à pays mixte.A voir le la page dé cer naux, on dirait que S.l'Evêque de Sherbrooke aurait énoncé quelque principe nouveau ou donné quelque directive inédite Pourtant le canon 684 du Code (té Droit canonique, qui s'adresse aux catholiques du monde entier, veut “que les fidèles se gardent des si>-riélés secrètes, condamnées, factieuses, suspectes, ou oui cherchent à se soustraire à la légitime vigilan ce de l’Ei/lise”.S'inspirant du texte d’nnc Instruction du Saint-Office, 10 mu 1884, le Concile Plénier de Québec (1910), dont les prescriptions obligent les catholiques île loul le Canada, distinguait, aux canons 852 365, trois espèces d'associations: les sociétés séditieuses, condamnées sous peine d’excommunica- tion; les sociétés seerètes, réprouvées sous peine de faute grave; les sociétés suspectes ou neutres, dénoncées mais sans qu’aucune peine ne frappe immédiatement celui qui ne tiendra pas compte de cette mise en garde ( 1 ).Comme exemple des premières associations, citons la Maçonnerie, Condamnée de plus expressément au canon 2335.Les Oddfellows, eux aussi condamnes explicitement par le Saint-Office en 1894, illus trent le second genre de sociétés Comme type de société suspecte, mentionnons la Y.M.C.A., denon eée par le Saint-Office, en 1920.comme créant le danger d'indifférentisme.Il s'agit, dans la lettre de S.Exc.Mgr l’Evêque brooke, de la troisième espèce, des sociétés neutres nu siispeeles.La note caractéristique de ccs sociétés est lem neutralité.Elles ne sont pas (suite à la dernière page) (1) Nous avons écrit autrefois sur le su.trl une broehurette, qui reste actuelle : Sociétés séditieuses, secrétes, suspectes.(Messager canadien, 1961, Rachel est).pastorale de Shcr- Tragédie familiale Un père de famille est parti., .—"On recommande à vos prières Joseph A'., décédé et inhumé la semaine dernière".L'exhortation descend rapidement de la chaire, passe par-dessus les distraits, glisse sur les indifférents.émeut une seconde les âmes charitables, trouve asile dans les coeurs unis par le sang ou l’amitié Au sortir de l'église, quelques remarques: —“A.que le curé vient de recommander aux prières, ne res-tail-il pas rue J/.?—Mais oui, et tu le connais.Ce lui qui avait une si grosse famille.—f.c père de douce enfants?—Justement.—C’était pus riche!’’ C'était vas riche.le sujet était épuisé.On ne pouvait s'extasier sur la file interminable des landaus de fleurs, sur les personnages de marque liai suivirent le eorlège.sur le catafalque monumental, les banderoles et décorations violetles.*”’• la chorale renommée cl l'organiste réputé, enfin sur tontes ccs pompes funèbres que le: riches achètent de leur superflu (suite à la dernière page) Les ministres libéraux n’en finissent plus de se faire banqueter dans notre privince.En temps de rationnement cela ne devient-il pas indécent?*• * * Jeudi de la semaine prochaine, le 17, ça doit être au tour de "Chubby" Power, à l’occasion, paraît-il, de ses vingt-cinq ans de vie parlementaire.Banquet qui devrait avoir l’allure de repas funéraire, attendu que, député de Québec-Sud, "Chubby" doit se tenir comme déjà mort.On serait même porté à dire : Jam foetet.* * * Un individu s’est vu condamner à deux années de bagne pour avoir dérobé une tonne (2,000 livres) de beurre.En voilà un qui ne voulait pas se fier à l'efficacité des rationnements rationalisés.* ¥ V Entre Noël et le Jour de l’An, le 28 décembre exactement, les petits boulangers devront cesser la livraison du pain.Beau cadeau qu’on leur fait là.¥ ¥ ¥ Pour avoir distribué à tant d’autres quotidiennement le pain dê chaque jour, voici que le petit boulanger se fait enlever son propre gagne-pain.La société est évidemment bien malade.¥ ¥ ¥ A Toronto, des ménagères ont menacé de prendre d’assaut les entrepots pour avoir du beurre, parce qu’il y en a, disent-elles, 50 millions de livres "qui attendent les prix plus hauts du printemps".Cela nous rappelle les ménagères montréalaises courroucées du temps de Vaudreuil qui refusaient de manger leur ration de viande de cheval.Mais le gouverneur eut raison des émeutières en les menaçant de la prison ou de la potence.A Toronto, le bureau de contrôle a référé les doléances au cabinet King.* * * Si M.King, pour les pacifier, entreprend de leur faire un discours de quatre heures, ces dames torontoises diront peut-être qu'elles préféreraient la potence ou la privation de beurre.* ?* M.Adélard Codbout se prenait-il pour Vaudreuil quand il proposait aux gens de sa province de manger du chaval?¥ ¥ ¥ A Québec, la prison des femmes est encombrée,- nous dit-on, sans autres explications.Est-ce à cause, de son exiguïté ou du trop grand nombre de ses emprisonnées?La criminalité des Québécoises a-t-elle tellement augmenté ou a-t-on construit trop petit.Sans prévoyance?Parions que le gouvernement Codbout veut tout simplement bâtir quelque chose, avoir l'occasion de donner des contrats.A ?La construction de Bordeaux, c'est loin, mais bien des gens se rappellent que ce fut scandaleux.Le Grincheux 7-XI1-42 Citation d’actualité "Lorsqu'un peuple a obtenu pa’ traité le droit d\ xisfer, il a obtenu, même temps, les corollaires et les accidents nécessaires à cette existence; entre autres le droit de parler sa langue.” GROTIUS Après la destruction de l’escadre et de l’aviation américaines à Pearl-Harbor, il y a un an, il aurait pu le taire — Qu’est-cc qui l’en a empêché?— Hitler aussi a raté une belle chance, à I été de 1940 — Premier état officiel des pertes formidables des Etats-Unis, le 7 décembre 1941 — L’offensive alliée en Tunisie au cran d’arrêt LES ITATS-UNIS INAUGURENT UN SERVICE SELECTIF AVEC POUVOIRS ABSOLUS C'est aujourd'hui le premier anniversaire 1 OR MEkCMR*» OiRTILWlCit* isMITRO MONTft&Al * eSirTMie*VlL4.« Important! On a grand besoin de «erre pour la puerre Conserver toutes les bouteiUea «idea et teurs bouche** Prener-cn soin Ne les laisser pas endommager et proiégez-les contre la poussière en tes tenant bouchées.R» massez'les et remettez«les à «otre Comité local de Recuperation ¦ .—-¦tffg,’ LES MEDECINS RECOMMANDENT NOS BAI1DES HERIIIAIRIS.PHARMACIE MONTREAL Le plus grands pharmacis dm détail au monda.Portas la banda qui convient à votre malaiae.Nous avons un assortiment complet de bandai harotairas.bandes médicales, bas élastiquss.supports, veslss an chamois ou an flanelle rouge pour ceux qui souffrent de bronchite.Essayage à domicile ou dans nos salons J-j\ privés sans frais additionnels.Experts ' ^ et expertes à votre service ajustant salon l’ordonnance de votre médecin.lOVtt El NUIT 8 CONSEILS AUX VOYAGEURS EN TEMPS DE GUERRE-NO * Sj B 71 / On a ftaim -nous autres aussi! U n'y a rien qu'on aimeiait mieux que de vous voir vous attarder à table, dans le wagon-restaurant, après un copieux repas .et nous serions les derniers a vous presser.Mais il y a les autres.ils ont faim eux aussi .et le nombre des places est limité! m : WEllInrton 1145 siège social 2630 NOT RE-DA MK OUEST (a Compagnie d’Aaaurance Funéraire URGEL BOURGIE, Limitée Incorporée bar Lettres Patentes de la Province ôe Québec au capital d» 4150.OOP ASSURANCE FUNERAIRE El DIRECTEURS DE FUNERAII.I ES Taui en conformité avec le loi de* anaurancea sanctionné» oar le Parlement de Québec le 22 décembre 1318 DepOt de 125.000,00 au Oourarnement - Salom mortualrea a la dlapoalUon du public BERVICE JOUR ETT NUIT cAlbumà poux le à enfant à Série PLUCK — Texte et illustrations d'Odette Vincent-Fumet format 8 x 11, nombreuses illustrations en couleurs.Chaque album au comptoir ,50s, par la poste .60s.PLUCK — Ses Aventures PLUCK — Cher les Fourmis PLUCK — Che* les Abeilles.Série FRANCETTE ET RIQUET — format 8x12, nombreuse» illustrations en couleurs Chaque album au comptoir .35s, par la poste .45s.LES AVENTURES DE LIONEL — par Matéja LES AVENTURES DE WO-WANC ET SIMMY — par Frans Piet DEDE LE PETIT PELICAN — par Durst LES AVENTURES DE BILL, BOCK ET KAY — par Mollièt.• • • MON ABC, par Marie-Paule Album de 50 pages, format 9 x 12.illustré de beaux dessins en couleurs et contenant de jolies histoires.Au comptoir .35s, par la poste .45s.AU TEMPS DE MON CRANO-PERE — Album à colorier.Au comptoir ,25s, par la poste .30».MON HISTOIRE — Album à colorier.Au comptoir ,20s, par la poste .25s.SERVICE DE LIBRAIRIE DU “DEVOIR” pp* >r > e p > pp-p p-p-p-ppp P p pp-p p La solidité commerciale du Canada » Il Le “Canadian Daily Newspaper Markets” est jusqu'ici jj la meilleure appréciation de la véritable solidité com- 1 metciale du Canada.É PRINTERS INK || Le “Canadian Daily Newspaper Markets” est un bulletin mensuel de promotion publié par la Canadian Daily Newspapers Assn.Il présente des faits sur les conditions industrielles, commerciales et sociales du Dominion d après des rapports tournis par les journaux associés de l’Atlantique au Pacifique.On y trouve des renseignements nouveaux et authentiques sur les sujets suivants: Les virements bancaires Les ventes au détail Le logement Les nouveaux magasins L'embauchage Les salaires Les contrats La populate La perceptionr des taxes Le trafic, etc.Tout manufacturier, ou son agence de publicité, peut obtenir gratuitement cette publication chaque mois en écrivant à : I.H.MACDONALD, Gerant gênerai Canadian Daily Newpapers Association TORONTO t I VOLUME XXXIII — No 285 TROIS SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS PAR LA POSTE EDITION QUOTIDIENNE CANADA $6.00 (Sauf Montréal «t ta banüaua) E.-Unis at Empire britannique 8.00 UNION POSTALE iq.OO EDITION HEBDOMADAIRE CANADA 2.00 L-UNIS et UNION POSTALE 3.00 LE DEVOIR Le DEVOIR est membre de la •Canadian Press", de r"A.B.Cet de la "C.D.N.A" LUNDI, 7 DECEM8RE 1942 Demain: NEIGEUX .MAXIMl M et NUMNfl M : Aujourd'hui maximum.2C Même date l'au dernier ta.Minimum aujourd'hui, n Mime date l'an dernier, ie lu heure, a m .2».7S: 11 heure.a.m.n.M.CW T*uv* M R e procurer dont je recommande chaudement la lecture à ceux qui ne le connaissent déjà.Pour les autres inutile d’insister.LE CINEMA “The Pied Piper” La guerre a sûrement dérangé l’Anglais moyen dans ses habitudes.Si elle ne lui a lia.s fait perdre entièrement son flegme et son calme traditionnels, elle Ta obligé à sortir de son insularisme mental, elle Ta plongé au fond de la détresse universelle.C’est là le thème illustré de façon cocasse et amusante, par Xevil Shute dans un roman dont l’adaptation cinématographique passe présentement à l’écran du Loew’s.Un vieil Anglais est en villégiature dans le sud de la France.La radio lui apprend l’évacuation de Dunkerque.Il n’hésite pas un instant; il estime que dans les moments de danger national, la place d’un Anglais est en Angleterre, (t! y a là un enseignement d’une haute portée qui dépasse sûrement les intentions du film.) A la même pension, H y a un couple dont le mari, fonctionnaire à Genève, doit regagner sou poste.Ces gens redoutent que l’invasion gagne la Suisse et ils préféreraient mettre leurs enfants, un garçon et une fillette, en sécurité en Grande-Bretagne.La mère demande alors au vieux monsieur Howard le service immense de les amener avec lui.Tl y con sent, ignorant eneore ce à quoi il s’engage.C’est ensuite la traversée de la France.Les Allemands ont travaillé vite.C’est déjà la déroute, les trains ne circulent pas.Nos voyageurs sont pris dans la tourmente.Nous assistons à toutes les péripéties de leur pénible odyssée.C’est une belle occasion pour constater le triste exode de tout un peuple sui les routes, peuple pourchassé pai les avions nazis qui le mitraillent à bout portant.Après beaucoup de peines, M.Howard et scs jeune: compagnons dont le nombre a augmenté .sont rattrapés par l’armée d’occupation.Un officier nazi essaie de faire avouer à son prisonnier des faits qu’il ignore.Finalement, il en vient à un compromis qui permettra au groupe de rcg-i g 11er clandestinement l’Angleterre.Il y avait là matière très riche jour un beau film.The Pied Pipei 1 e nous déçoit en aucune façon.Voûtes les scènes sont justes de ton il ne forcent pas la note.Pas d’inii-Tlc flag-waving, mais une dramati-Mtion très plausible des événements récents.La scène finale dans un dull sélect de Londres mériterait de figurer dans une histoire du caractère anglais.Le grand acteur Monte Woolley qui avait connu dans The Man Who Carne To Dinner un beau succès donne ici toute sa mesure.Il sui> mêler habilement Tallure du gen tilhomme égoïste et le dévoilement obligatoire du monsieur jeté malgré lui dans une aventure qui l'oblige à des actes héroïques.Anne Bax ter joue avec sobriété un rôle assez effacé qui indique Télénient romanesque d’un film qui en est dépolir vu.Les enfants sont d’un nature: charmant, ce qui n’est lins fréqueiu Tout concourt donc à faire de The Pied Piper une pellicule très agréa lile, en même temps qu’un docu inentnirc sur les jours de l'invasion en France.Roger DUHAMEL 'Histoire de France' qui étant ' et la sécheresse ,|c < oc rets physiques et corporels des ou* vriers, soit en leur imposant des Pour un ministre de la production taux de salaires que reçoivent présentement les employés des usines Eherrier (des Canadian Car Munitions), soil une augmentation dans la proportion de 15 à 20 p.c., et ceci avec un effet rétroactif au 1er septembre dernier.Il est question aussi qu’on accorde le transport gratuit aux usines.Dans les brasseries Des négociations sont en cours entre l'Union internationale des employés de brasseries et les brasseries elles-mêmes, en vue de con- heures de travail trop longues, soit souvent foulés aux pieds, surtout en lps faisant travailler dans des endroits Irop dangereux ou des !o- pou ma cand magistrat — - .- j’ai conscience de pouvoir vous être Eons m.l-c.vm.c,.,.* * utile encore au cours du prochain mnt avec vous, avt'™ ;'n , .et avec vos assemblées.Il ni a la:' ‘ ,1c n’ai pas l’intention de soûle- toujours plaisir de vous rencontr,-, ver les passions populaires et de nie toutes /'''1 toutes présenter avec un programme long j f;,ire ' ok e ) -] .comme un catalogue, tout rempli de j occasions.^ ^ Moillréal doit pou.que lorsque time que le rôle du maire n’est pas uniquement représentatif et décoratif.Il doit user de son influence dans l'administration de la ville.Le maire doit bien recevoir les gens, niais son rôle ne se limite pas à cela.1) devrait faire représenter la ville plus souvent par l'un ou l’autre des conseillers, spécialiste des questions lervention de l'Elat doit être abso- , ., , , .i vriers sont violés par de gros em- ue.que 1 Etat doit s emparer de ployeurSi ,es Ineneurs communistes tous les moyens de production.0nt beau jeu pour les monter non Pourquoi 1 Etat doit-il interve-j^eu(emel)j contre leurs patrons in- ^ * 1 îiiclnc* rvv «i à c* /-«ni nomesses it tout plein de proies-1 voir coi]aij0rer sincèrement et loya-: débattues, dans les congrès.Il de- lations véhémentes contre ce qui est impopulaire, , comme par exemple, j *emcIU a tous ceux que leur charge publique appelle à travail- certaines taxes Ce n’est pas que ; ^Tla solution des" problèmes de i approuve ces taxes et je ne veux ; r(.cl d-après.guerre.En con- pas dire que de grandes reformes | jormi^ avec inol, attitude passée, ne s imposent pas, mais je veux i j-entends continuer d’offrir ma col- vous dire en toute franchise que comme candidat à la mairie, ie ne puis m'engager formellement à mettre en pratique tel ou tel programme d'action et réforme strictement défini.En effet, je suis en mesure de vous dire que le maire de Montréal, sous le régime actuel, n’a pas les pouvoirs de résoudre à lui seul le problème municipal.Si je vous faisais entendre un autre langage, je ne prendrais pas l'attitude qu’un électorat sérieux est cn droit d’attendre d’un homme sérieux et digne d’occuper la mairie de Montréal.Je vous l’ai dit en 1940 et je me nermets de vous le répéter en 1942, n’ayant pas de pouvoirs exécutifs, je n’ai pas l’intention de vous faire des promesses qui appellent l’exercice d’un pouvoir exécutif véritable.Mais, j’ai l’intention d’exercer, dans toute leur plénitude, les pouvoirs que le maire de Montréal peut et doit exercer.Il ne faudrait pas en conclure que la mairie de Montréal est un j poste purement honorifique; ce sérail une grave erreur.Le maire, cn effet, a des pouvoirs qui lont d'ordre moral singulièrement puis ¦ i justes, mais contre tous ceux qui ta!ce que partout ou des nom- poss£.den| e^ contre la société eu mes déchus vivent en société, leurs j général.laboration à toutes les autorités qui ont besoin du concours de notre ville, pour la satisfaction de ses intérêts objectifs.Comme il y a deux ans, j’ai la pleine conviction que la collaboration de toutes les autorités du pays permettra de passer à travers les temps difficiles (tue nous vivons et de sauvegarder ce qui mérite d’être sauvegardé.Fidèle à la conduite que j’ai suivie au cours de mon dernier terme, je ne me livrerai à aucune intervention politique qui ne soit du domaine municipal, tant que je serai maire de votre ville.Je pense, aujourd’hui comme autrefois, qu’il faut établir une distinction entre les politiques municipale, provinciale et fédérale.L’autonomie de nos municipalités fait partie de nos institutions les plus chères et les plus anciennes.Si la collaboration s’impose entre les différentes formes d'autorité, (Québec, Montréal et Ottawa), je considère que la fusion de ces autorités et de ces pouvoirs n'est pas à souhaiter et que l’autonomie de ces pouvoirs doit tenir dans le cœur de tout citoyen une place de premier choix, particulièrement chez celui à qui vous faites l’honneur, mesda-sants.Sa qualité .l’élu de l’ensem-j mes et messieurs de decerner le ble du corps électoral de Montréal: titre de premier citoyen.Lest dire __ lui confère une autorité morale , qua ces titres, je desire que a me- que n’exerce aucune autre personne tropole du Eanada recouvre au plus Conseiller municipal .1 desire etre ! l'hôtel de ville.Issu du vote de i tôt la libre gestion de ses affaues.m0(re _ Contre le régime de la r,r,r>nintinn pn mntart Je vous ai pai ( in >u 1 .> tutelle — Eloqe de Camilien vniit déléguer un architecte aux congrès d'architectes; un médecin aux congrès de médecine et d’hygiène; un ingénieur aux congrès de génie civil.M.Dupuis a condamné de nouveau le régime de la tutelle et il a déclaré qu'il est honteux pour la métropole du Canada d’être victime d’un régime semblable.L’assemblée de l’école Ste-Clotilde était sous la présidence de MM.Jos.Lemire, Albert Laberge, A.Mar-solais et J.Bonneau, représentant chacun une paroisse de cette partie de la ville.J.es orateurs y furent MM.Hector Dupuis, Arthur Viziau, J.-E.Turgeon, Armand Bellemare, !.Marsolais et Me Hubert Duchar-me.La réunion du collège St-Henri était sous la double présidence ria MM.Rosario Biilette et Roland Bélanger.Y prirent la parole: MM.Hector Dupuis, Armand Bellemare.John Kerry, le docteur J.-E.Turgeon, Ubalde Sansregret, Arthur Viziau, Me Hubert Ducharme.Ce soir.M.Dupuis parlera à la salle St-Jean.angle des rues St-Do-minique et Jean-Talon.M.Benoit ouvre sa actes ont besoin d’être tenus en conformité avec les exigences du bien commun par une autorité, non seulement qui existe, mais qui intervient par des actes et par des lois.D’ailleurs l’expérience démontre que les forces économiques abandonnées à leurs propres réactions tuent la libre concurrence, aboutissent à la dictature économique et aux pires excès.Parce qu’il doit, par l’ensemble de ses lois et de ses institutions, faire fleurir la prospérité publique il doit nécessairement s’appliquera relever la classe ouvrière, en particulier pour lui assurer de l’ouvra- D’après Léon XIII, l'Elat doit protéger tout le monde, mais surtout ceux qui en ont le plus besoin: rien n’est plus raisonnable.Or les faibles et les indigents en ont bien plus besoin que les riches.“La classe riche, explique-t-il, se fait comme un rempart de ses richesses et a moins besoin de la tutelle publique.La classe indigente, au contraire, sans richesses pour la mettre à couvert, compte surtout sur la protection de l’Etat.Selon Léon XIII, l’État doit: 1.— favoriser l’esprit de propriété, le réveiller et le développer autant que possible, dans les masses popu- Toronto, 7 (C.P.) — Environ 200 délégués des 25 usines de guerre de la région de Toronto, réunis pour une conférence ouvrière, ont adopté hier, une résolution demandant la nomination d'un ministre canadien de la production, qui pourrait cire assisté d’un comitù consultatif patronal ouvrier.eaux très malsains, soit en abusant de l’âge des enfants et de la faiblesse des femmes, ete.Dans tous les pays civilisés, il doit y avoir des lois, nuancées mais fermes, sur les heures de travail.sur l’entretien des machines dangereuses, sur la salubrité des Bureaux des Syndicats, locaux, sur l’âge auquel les enfants fermés demain peuvent être admis dans les ma- ' nufaclures et les magasins, sur les travaux qui ne peuvent être accomplis par des femmes, etc.Les enseignements de Léon XIII eurent les meilleurs effets, et la plupart des hommes d’Ktat prirent conscience de leur mission et s’appliquèrent à pratiquer une plus large politique sociale.Cette grève du transport La grève des employés d’autobus de la Compagnie de Transport Provincial, qui empochait 10,000 ouvriers des usines de guerre de se rendre à leur travail faute de leur moyen habituel de transport, s’est terminée à 4 heures samedi après-midi, à la suite de négociations On voudra prendre bonne noie que les bureaux de l’Edifice syndical seront tous fermés demain, jour de ITmmaculée-Conception, fête religieuse d’obligation.Convocations Ce soir, à 8 h., à l’Edifice syndical.no 1231, est, De.Montigny, auront lieu des réunions des groupements ouvriers suivants: Syndicat des charpentiers-menuisiers.sous la présidence de M.Osias Filion; Conseil général du Syndicat des cordonniers, avec rapport de l’agent d’affaires M.Ernest Saint-Amand; Syndicat des pressiers de travaux de ville; local 134 de la Fraternité des charpentiers-menuisiers d’Amérique.campagne au marché St-Jacques constant ave°c elk le" mair" de Monk chïse.convaincu que vous préférez réalpeut tirer et’tire de là un^ au-! 1» franchise aux vaines promesses.torité qui peut s’exercer avantageu- j - sement sur les grandes questions.; De par son mode d’élection et par ses relations permanentes avec toute la population, il est en mesure plus que tout autre de se faire i l’interprète des besoins, des reven- | dications et des problèmes de tou- : tes les classes, de toutes les croyan- Eloge Houde dont il entend prendre la succession ces et de toutes les races, ^uprès du conseil municipal, auprès de_ la commission municipale et même auprès du grand public.Seul le inaire représente toute la population et de là proviennent son prestige et son autorité.Je vous ai dit, mesdames et messieurs.que le maire doit avoir un certain sens social.A ce sujet permettez-moi de faire une observation particulière.Tout en élan' le maire de toute la population et en traitant avec justice tous le: cléments de la société, il a le devoir, comme premier citoyen, de se faire le protecteur des petits et des faibles.Et j’en fais le compliment a notre élite montréalaise de ne m’avoir jamais reproché mon attitude, depuis que je suis dans la vie publique, de prendre particulièrement à coeur les intérêts des travailleurs.C’était mon attitude hier ce sera celle de demain.Je remercie les ouvriers de nv cesser de m’en témoigner de la gratitude par les chaleureuses réceptions qu’ils rn’ont accordées encore ces jours derniers et d’aveu démontré qu'ils savent apprécier ceux qui se dévouent sincèrement pour eux et qu’ils n’ont plus d’orcü-les pour les hâbleurs de phrase: creuses qui n’hésitent pas à tou' promettre en temps d’élection, quit M.Périllard veut faire interdire les banquets M.Joseph Benoit a ouvert sa campagne électorale hier après-midi au marché Saint-Jacques.Conseiller municipal, il est candidat à la mairie de Montréal.M.Benoit a j fait le procès de l’administration ¦ présente et dénoncé la tutelle.De j plus, il a fortement critiqué ses adversaires.L’assemblée était sous la prési-: dence de MM.J.-O.Lalanne et René j Dubé.M.Richard de Blois a pré- ! -sente les orateurs, MM.Roger Prévost et le candidat lui-même.M.Benoît a dit au début de son I discours que depuis deux ans le | maire de Montréal l’empêche de ! dire la vérité en soulevant, aux j séances du conseil, d’innombrables : i points d’ordre pour le faire taire, j Le candidat à la mairie Raoul On a dit que les administrations Périllard, est contre les banquets, j passées avaient provoqué la faillite (“est le premier article de son pro- a Montréal.C’est faux, dit M.Be Le condidat à la mairie réclame une loi d'Ottawa — Retour à l'éclairage des vitrines grâce à l'extinction des parcs — Il tient sa première assemblée électorale, puis retourne vendre des fruits gramme, et il réclame même une loi d’Ottawa pour interdire les banquets.Le deuxième article, c’est l’extinction des lampes dans les parcs afin de revenir à l’éclairage des vitrines.Son programme comporte en outre les points suivants: un costume plus léger l’été pour le policier et le pompier, la construc- noit, et je m’engage à le prouver.JI note ensuite diverses étapes j qui, a son avis, ont provoqué les embarras financiers de la ville.; D’abord, dit-il, on a annexé à la ! ville rie Montréal, en dépit de sa volonté, un grand nombre de municipalités voisines qui étaient en déficit.Ensuite, Montréal, vache à : tion de rampes de la rue Sainte- ).,d de ]a province, a dû débourser Catherine au pont Jacques-Cartier, la construction de logements sur les 40,000 lots vacants de la ville, l’extraction d’engrais chimiques des produits incinérés, l’adoption d UV système d’annonces pour la ville de des sommes considérables pour secourir, au temps du chômage, nombre de familles venues expressément des campagnes pour toucher une allocation.Les administrateurs passés, dit omreai, tie.encore M.Benoit, ont fait de bon- Pour réaliser tout cela, dit d.Pe- i., les conséquences politiques de la paix par Jacques BAINVILLE Le livre de Jacques Bamville s'adresse aux milliers de lecteurs soucieux de connaître les principes qui auraient pu épargner au monde le fléau de la guer e.Dans une analyse particulièrement lucide, le célè bre historien se penche sur le Traite de Versailles et montre que les erreurs de ce traité sont directement responsables de la guerre actuelle.C'est le livre d'un prophète et, o ce titre, c'est une oeuvre indispensable a qui s'intéresse aux problèmes de l'après guerre.Volume de 250 pages.Au comptoir $1.25, par la poste $1.35.SERVICE DE LIBRAIRIE DU "DEVOIR" rilïard devant ses auditeurs de l’é cote Souart, à la jiremière assemblée (Je sa campagne, il faut autre chose que des hommes à banquets, des hommes a la boutonniere fieu-1 ‘1 ' ¦ Il faut, au contraire, des horn-: M- Benoît fait allusion, dévouer jiour ncs choses, mais le prosent régime ' n’a jias permis aux conseillers de se faire valoir.Quant à la commission municipale, elle laisse fort à dési-: rie.sans le ; mes désireux de se dévouer pour I nommer, à M.Camilien Houde et à! Je peuple.i sf,n î|f»ministration, dont il fait.! M.Péri Hard, qui estime que “la i l'’ *"• ¦ ¦ l s * -y* y- 'W" - ^ .Y— ’ Cette mesure a été prise conjointement h la déclaration du Gouvernement qui est fermement résolu ft maintenir le coût de la vie à un niveau favorable à tous les ciloyens.Voilà un moyen de parer à la menace de l’inflation qui résulte souvent des conditions anormales de la guerre.Aux termes de la loi, les prix du thé, du café et des oranges sont maintenant réduits et l’on discute déjà des moyens à prendre pour effectuer une réduction du prix du lait aux consommateurs, qui en seront avertis prochainement.Ces produits ont été choisis parce qu’ils occupent une place importante dans le budget hebdomadaire de chaque famille au Canada.LE THÉ ET LE CAFÉ \ A partir de maintenant le prix de détail du thé est réduit de 10c par livre et celui du café de 4c par livre, au-dessous des récents prix maxima autorisés par la loi.Le tableau ci-dessous montre comment on applique la réduction de 10c par livre sur le thé en paquets de moins d’une livre.Ce tableau est publié à titre d’exemple seulement.Prix antérieurs d'une livre de thé $1.00 90e 85e Nouveaux prix du Ihé par 1 livre 90c 80c 75e par ^ livre 45c 40c 38e par yi livre 24c 22c 21c par livre 13e 12c lie THE EN VRAC La réduction des prix de détail maxima du thé en vrac, vendu par quantité moindre qu’une livre à la fois, doit correspondre à la réduction des prix de détail du thé en petits paquets.PAR EXEMPLE, si une qualité de thé se vend maintenant 70c la livre (antérieurement 80c), les prix maxima s'établirent comme suit: pour 4 onces.19c pour 2 onces.10c THÉ EN SACHETS Depuis quelque temps le thé en sachets est empaqueté en boites de 2 oz., 4 oz.et 8 oz.net.La réduction des prix de détail du thé mis en sachets doit correspondre à la réduction des prix du thé en paquets.LES ORANGES Les prix des oranges doivent être réduits afin que les consommateurs bénéficient des réductions accordées aux détaillants, dues à l'amélioration des prix pour la nouvelle récolte, à la suspension saisonnière des droits d'importation (prenant effet le 1er décembre cette année) et à l'annulation de la taxe de guerré sur le change.Les oranges devraient maintenant se vendre à des prix égaux ou inférieurs aux prix de détail en vigueur pour septembre-octobre 1941.ASSUREZ-VOUS QU’ON VOUS ACCORDE SUR CHAQUE ACHAT TOUTES LES RÉDUCTIONS OBLIGATOIRES AVIS AUX DETAILLANTS les détaillants seront remboursés de leurs pertes sur les stocks qu’ils ont en mains, afin que le public puisse immédiatement bénéficier des réductions autorisées.Les détaillants devront faire l'inventaire de leurs approvisionnements de thé et de café, à la fermeture de leurs magasins le samedi 5 décembre.Ils recevront prochainement les formules dont ils se serviront pour réclamer les compensations pour les pertes encourues sur les stocks en mains, par suite de la réduction des prix de détail.LA COMMISSION DES PRIX ET DU COMMERCE TEMPS "DE GUERRE PCIF ^23402 lE DEVOIR MONTREAL.LUNDI 7 DECEMBRE 1942 VOLUME XXXIII — No 283 S COMMERCE ET FINANCE Bourse de MontréalAssemblée annuelle de Sommaire de U semaine dernière Out.Haut Bas C1ÔI Oav Haut Bas Clôt 200 AJgoms Steel .8 2'86 Imp.Oil .1 O' .10% 10% 10' • 2219 Asbestos 21 22 21% 21'2 3:i)7 Imp.Tobacco 11 11% 11 11' • 50 Ass.Grew .15 U4r Int Nickel .32% 32% 32 32% SSO Bathurst A .13 13% is isn 112a Int, Pete .14 7 a 18% 14’s 16% 282 Bell Telephone 14! 143 141 143 110 Int Power .6 8568 Brazilian .11% 1344 11% 13% 41 Do priv 91 235 B C Power A .22% 570 l ake of Woods 18 20 is 20 303 Do B 2 i;«2S Massey-Har .4% 4% 4% 4% 1P5 Bldg Products 12% 13% 12% 13% 2551 McColI-Front 5% 6% 5% 6% 375 Can Cement 4% 4% 4% 4% 4827 Mont Power .22% 23% 22% 23% 300 Can Forgings A 20 25 Mont Telegr 23% 946 C Nor Power 6% 7 6% '7 60 Mont Tram 21 1332 Can Steamsh 8% 8% 8% 8% 1255 Nat Brew .25% 26 25% 26 330 Do priv .30 30% 30 30% 4GO Nat Steel Car.31 32% 30% 32% 475 Can Bronze 31 33 31 33 180 Niagara Wire 14 15% 14 15% 749 Can Car .7% 7% 7% 7% 204! Noranda 40 40% 39% 40 575 Do priv 27% 27% 27% 485 Ogilvie .21 22 21 22 150 Can Celanese 27 170 Penmans 41 42 41 42 145 C Foreign Inv 23 23% 23 23'4 145 Power Corp 5% 5% 5% 3595 C Ind Alcoh A 4% 4 1630 Price .8% 8% 7% B% 935 Do B 4% 4% 3% 235 Quebec Power 13% 13% 13 13% 7728 Can Pac Ry 7% 8% 7 8 74 Regent Knltt 5 125 Cockshutt PI .8 8% 8 8% 120 Saguenay P pr 103 105% 103 105% 567 Con Smelting .37 36% 36% 1615 St Law Corp 145 150 145 150 617 Dist Seagrams 27 433 Do priv 11% 12 11% 12 345 Dom Bridge 23% 23% 23 23% 160 St Law Pap pr 30 460 Dom Coal pr .12’a 13 12% 13 1710 Shawlnlgan 16 16% 16 150 Dom Glass 114 117 114 117 160 Sher Williams 12 13 12 13 2701 D Stl & C B 7% 8% 7% 8% 25 So Can Power 10 610 Dom Tar 5% 8 5% 6 55 Steel of Ca« 61 90 Dom Textile 71 109 Do Priv 66 500 Dryden .4% 5 4% 5 225 United Steel 4% 200 Eastern Dairies 50 110 Wabasso 46 46% 46 46% 285 Eletcrolux .2% 2778 Winn Elect A 2% 3% 2% 3% 50 Enamel Sc eat 5*, 6 5% 5% 67'.Do B 2% 3 2% 3 260 Foundation.Co 15% 15% 73 Do priv .19 20 19 20 335 Gatineau 7% 8 7% Banques 1960 Gen Stl Wares 6% 7 6% 15 Canadienne 128 25 Gurd 5 40 Commerce .127 127% 127% 127% 2065 Gypsum 4 V.'4% '4!.4% 19 Montréal 143 1190 Ham.Bridge 4% 5% 4% 5 21 Nouv -Ecosse 222 1095 Hudson Bay 25% 26 25% 26 16 Royale 126 580 Hollinger 820 825 820 825 Obligations 220 Howard Smith 11 11% 11 11% 300 Mont Po Notes 48% ,, Nouvelles Raisons Sociales Les sociétés et compagnies récemment enregistrées la Banque de Montréal lVil,*"‘iuva Pro*it*on Sto,e- ^ L.P.Letarte Enra.azen* Le Curb de Montréal Ouv Haut Ba, Clôt 1055 Abi P & P Co 65 65 60 65 1540 Do 6% pr .4% 5% 4% 5 1024 Alum Ltd 95 101 95% 100 10 Bathurst P P B 100 135 Beatty Bros A 110% 410 Beauhar LHP 9% 9% 9% 9% 698 Brit A Oil Co 17 17% 16% 17% 10 B C Packers 17 1889 C ⣠D Sugar .15 16% 15 16% 360 C Malting Co 364-7 37 103 Can Nor pr 73% 75 13 C W & C pr 107% 825 Can Brew Ltd 125 390 Do priv 27 >1, 28’ 4 27% 28 61 Can Indust B 151 152 75 Can Int Inv Tr 7% 3 C Light & Pd 12% 200 Can Marconi 85 10 Can P P pr 125 35 Can Vickers 3 3% 90 Do priv 22 23 300 City Gas Sc El 15 625 Com Alcohols 2% 2% 2 ’q 2% 725 Do priv .6% 6 100 Cons Dlv Sec A 15 4551 Cons Pap Corp 2% 2% 2% 2% 10 Dom Eng Wks 23 1695 Dom Oil Sc Lin 21% 23% 21% 23% 301 Dom Woollens 150 50 Do priv 8% lilt) Donnac Paper 3% 3% 60 Eastern Dr pr 11' ¦ 1(0 Fairchild Aircr 2% 10 Fanny Farmer 21% 939 Fleet Aircr 3',3 3% 713 Ford M of C A 20 20% 19% 20% 108 Fraser C Ltd 10% 11 10’a 11 701 Do V T .10% 11% 10% 11% Coori fournis par U maison L.J FORGET £ CŒ, «TL rue St-Frs-Xavier Montréal Out Haut Bas Clôt 13»4 14 13V, 14 100 .ISÎi .100 HUlcrest Coll 90 25 Int Paints A .2' t 25 Int Utll A 3’, 190 Do B .13 2o Lake St John 3 225 MacLaren P P 15‘i 150 Maple Leaf M 3U 895 Do priv S*, 4 101, 648 Massey H pr .5 Melehers Dlst .790 Mitchell & Co 5 Mt Ref & Str 5 Do V T pr 40 Moore Crp Ltd 55 Noorduyn Avla 120 Prov Transp 179 Royallte 30 Sarnia Bridge 8 Sth Can pr 2 United Amus 10 United Secur 245 Walk G & W 100 Do priv Mines 3500 Alder Copper 1000 Beaufor Gold 200 Cen Cad .100 East Mal .200 Eldorado Gld 200 Falcon Nickel lOOn Francoeur Gld 3000 Joliet Que M 100 Kerr" Addieon 500 Kirk Hud Bay 14 Vi 75 17 41',j 3 S 20 2 103', 13 4 48 19 S'-i 4' a 3 114 66 325 20 1?4 450 19 150 Lake Shore M S u 700 Macassa Mines 210 500 Ma! Goldf .165 3600 O'Brien Gld M 52 550 Pato C G Dr 240 900 Perron Gold 80 100 Pioneer Gold .Ill 200 Premier GM 52 2425 Sherr Gord M 65 3110 Siscoe GM.40 1500 Sladen Mal 26 1650 Sullivan Cons 61 100 T.-Hughes .169 500 Upper Canada 83 Huiles 200 Ang!o-Can Oil 42 100 Dalhousie OU.23 167.5 Home OU 282 1100 Homestead .2'53 42 205i 49 48 49 170 66 44 158 50 63 38 60 158 65 40 350 232 240 Bourse des Mines OS 1OR0NTO Cours fournit pu G.E.LESLIE « Ce.360 St-J arques ouest.135 Abitibi Prf.looo Bagamac .1000 Bankfield .1000 Bear Explor.3500 Bonetal .270 Brazilian 3i00 Brit.Dom.500 Broulan 1000 Bulfalo Can.3 9 13’.i 23 38 4 1000 Caimont .21 4' 125 40 8' 61 56 250 200 Cochenour .65 130 Can.Cement .llu Can.Breweries 200 Canadian Malt.690 C.P.R.100O cent.For.250 cnectervillc 110 Chromium 500 Commonwealth 1(00 aasw Ma.300 Eldorado .200 Falconbridge .500 Franco .900 God's Lake 300 Goidale .2C0j Halliweli .195 Hamilton Bridge 2500 High Sarcee 160 Hollingir .225 Imperial Oil .200 Imp.Tobacco 160 Int.Nickel 335 Int.Pete .300 JolUcoe .1253 Kerr Add.800 Kirk.Hudson , 135 Lake Shore - 350 Lamaque .Haut Bas Term 5's 5 5 73, 73* 7" 3 3 9 9 63* 7 13 22'* 33 4 21 4'r 125 40 8\ 6'/» 53 250 65 20 105 63 330 o0'2 12 8 2 Is 5 20 106 64 330 201 12 8 2’ 5 13 23 38 4 21 4'j 125 40 8 ' s 6 „ 53 2o0 65 20 105 63 330 20 >2 12 3 238 5 252 Little L.L.700 Malartlc .120 M.L.Mlg .425 Massey Harris 165 Do.Prf.500 McVittte .500 Min.Corp.160 Moore .2 ' Okalta .6500 Pacalta 600 Pickle Crow 1600 Pioneer .50 Pow.Corp.Haut Bas 1 term 36 80 86 210 210 210 56 56 50 158 157 158 4% 3% 4 4% 4% 4% 14 14 14 4% 4% 4% 111 111 111 43% 43% 43% 33 33 33 13% 134a 13% 4% 4 4'.4 155 155- 155 115 108 108 5'i 10 10 10 820 8J5 805 10% 10% 10% 11% 11% 11% 32 317 a 32 '•% 15% 15% 1% 1% 430 20 950 350 430 20 945 350 430 20 945 350 500 Premier .56 54 54 500 Preston .150 143 ISO 1000 San Antonio .165 165 165 2000 Sand River 1200 Senator ¦ 1% 1% 1 .19 19 19 2300 Sherritt .fW 65rti 65 1500 Sladen 26 26 26 5625 Steep Rock .165 162 165 225 United Fuel B ¦ 3% 3!-j 3 400 Upper Canada 75 4 0 75 260 Ventures .410 410 410 1500 Vermllata ¦ 11% a a 160 Walker .48% 481 - 48 o00 Wood Cad 1% 1% 1 500 Wr.Hargreaves - 235 232 235 500 Ymlr Yankee 6 6 6 CURB : 400 Dalhousie 23 23 23 500 Fodthllls 75 75 75 400 Temisk Total des ventes: .3% 75,000.3% 3 Bourse de New-'i ork Compilation de U maison L.-J FORGET Si CUL 471.rue St-Fn-avier, Montréal Air Reduction Haul Bas Ouv_ Chan 3H AU is Chaim.St’s Amer.Car & F Am.P & L.6% p Do.Slo p.Amer.Radiator Amer.Roll .Amer Smelt.Am.Steel F.Am.Tobacco .Do B .Amer.WTater W.Amer.Woolen .Do.Prf.Atchison SF.Aviation Cor.Baltimore & Ohio Bendlx Aviation Beth'.ehem Ste»; Boeing Air.Borden's Co.23 mi ISVs 6 97i 37 U 461 * 41 42 3'4 3% 524, 45 3 34b 337b 54'i 154s 22’b 31‘A 241,2 223* 17'À 154s 97s 37'4 I Lambert Co.L.O F.Glass Lockheed .Louis, Nash Borg, Warn.25:>i 21’* 9 13 38 H 337', 17'i 17 6'7i 25% 3:, 26% 13 10% 33% 22’2 Briggs Mfg Burroughs Add Canada Dry Caterpillar T.cues.& Ohio .Colg.Palm.Congo!.Nairn.Cons Oil .Contln.Can.contln .Motore Contln.OU .Crane Co.Crown Zell.,.Crucible Steel .Deere * 34% + '/* 25% + % 14% — 4, 39 % 2845 28% 28'i + ! United Air Lts 21 3 57i 55% 28’i 3% 67 27% 20% 8 5% 55% 23 7% 67 27% 20% 8 5% 55 23% «% 87 27% % £ United Gas Imp.U.S.P At F U.S.Rttbher U.S.smelting L !» ! U.S.Steel - VI i Warner Pie.~ '4 Weete-n Union ’/« 1 Young S.At T.30% 30% 30% 16 16% 16% 57% 57% 577 « 27 27 27 21 20!» 207, 33% 33 33 33% 33% 33% 0 6 6 5% 5% 54* 14% 14% 14% 24% 24% 24% 50 49% 50 158 155% 155% 7% 7',2 7% 50 49% 43% 2% 2% 2% 16% 16% 16% 22% 22% 22% 22% 22% 22% 42% 42 42 6% 6% 6% 49% 49% 494 a 11% 11 11% 9% 9% 9% 57% 57% 57% 23% 25% 251,2 10% 10% 10% 22 >7 22 22% 33% 38 38% SOI, 59% 60% 0% 9% 9 4a 18% 16% 16% 164a 15% 15% 9% 9% 3% 19% 19% 194a 15% 15% 15 ia 33% 33% 33% 244* 24% 24'-'* 264, 26% 26% 26% 25% 264 a 44 43% 44 5 % ¦'Da •5% 39% 3942 39% 36% 36 36 % 14% 14% 14% 7% 7% 7% 76% 76% 76% 79% 79 732* 25% 24% 25 17 * 17% 17% 4% 4 4% 26% 26% 20% 24% 23% 21 44% 44% 44% 46% 46% 46 y, 7 8%.7 25% 25% 25% 29% 29% 234 a - % - % - % - % r % -2‘,2 - V* 4* 4- 'a Discours du président, M.Huntly R.Drummond, et du gérant général, M.G.W.Spinney I.e président de la Banque de Montréal, M.Huntly H.Drummond, et le Réranl général, M.(i.NV.Spinney, ont présenté leurs rapports au cours de rassemblée annuelle de cette institution qui a eu lieu à midi aujourd’hui.Après avoir parlé des affairel de | la banque, le président a dit nu su- I jet des affaires en général au Cana- j da, que le contrôle du gouverne- j ment sur notre vie économique i s'est développé au cours de l’année , et a envahi pratiquement tous les ! domaines des affaires et de la vie S sociale.Même en tenant compte du i fait que notre revenu national est j fortement augmenté, a-t-il dit, nous ' dépensons plus que la moitié de ' nos revenus pour la guerre; la moitié de cette dépense environ est prélevée au moyen de taxes qui sont probablement aussi élevées ici que dans n’importe quel autre pays, sinon plus élevées.Le reste provient d’emprunts et cela continuera.Les Canadiens, conscients de l’enjeu de la lutte, sont à la hauteur des circonstances.Le contrôle des prix et des salaires par le gouvernement a remporté un succès notable, c’est en fait un modèle pour les autres i pays.Quand on songe aux effets : redoutables de l’inflation pour cha-j que citoyen, on peut dire que le gouvernement fait un effort qui mérite l'appui de tous.Notre impôt sur le revenu des compagnies et des individus est probablement le plus élevé parmi les Nations alliées et atteint presque tous les individus.Cela a causé des ennuis à la qjassc souvent oubliée des gens âgés qui doivent vivre de leurs économies.Ils sont pris entre les taxes augmentées et le taux d’intérêt diminué.Cela affecte aussi les employés de bureaux et les professionnels dont les revenus n’ont pas augmenté et qui doivent payer de plus fortes taxes.Niais l’acceptation sereine de ces misères par tous les Canadiens est un signe encourageant pour l’avenir, Nous avons dans notre propre organisation un bel exemple de cet esprit.Les 4,337 membres du personnel de la banque ont souscrit au dernier emprunt de la victoire un total de $929,750 d’obligations.Sur ce nombre, 3,848 _ gagnent 1 moins de $3,000 par année et ont pris pour $465,000 de débentures.M.Drummond a parlé ensuite de la contribution des banques à l’effort national.Si le gouvernement a pu faire ce qu’il a fait, dit-il, il faut dire que depuis longtemps les banques avaient préparé les fondations sur lesquelles le gouvernement s’appuie aujourd’hui.Si la santé monétaire du pays est bonne, cela est dû dans une forte mesure aux banques qui ont su orienter convenablement leurs propres affaires et celles de tous les Canadiens.Le gérant général M.Spinney, a exposé le bilan de la banque.11 a signalé les profils nets de 1 année: $3,283.000; l'- lif total: $1,175,319,-000: l’actif rapidement réalisable.: $896,935.000.qui représente 81.65 pour rent du passif envers le public.Les prêts courants et escomptes, à $244,415,000, marquent une contraction de $59 millions sur l’an dernier.Le total des dépôts, $1.-064,645,000 indique une augmentation de.$136 millions pendant l’année.En conformité é la politique du gouvernement fédéral et aux directives de la Commission des prix et du commerce, les banques ont du discontinuer tous les services non nécessaires.Au cours de l’annee terminée le 31 octobre la Banque de Montréal a fermé 35 succursales dont 16 dans sept grandes villes du j Canada.Au cours de la dermere année) d’autres membres du personnel de la banque ont été prêtés au gouvernement pour les services de guerre.Les enrôlements dans l’armée, la marine et l’aviation, parmi les membres du personnel représentent maintenant un total de 1,043 hommes la banque leur accorde un congé pendant lequel ils conser-vent leur rang de promotion et leurs droits au fonds de pension.Cours des trusts fixes Dem.Offre x-AffiliaOyf Fund In'" E Chicago h Boston.LIGUE JUNIOR (A St-Liuirentl Concordia vs Royal.Canadien va Verdun.CLASSEMENT DES EQUIPES LIGUE NATIONAI.E crhlcaijo .Détroit, ,.Boston .Toronto Canadien Rangera .3 a P.N P.C.Pu 15 7 3 3 48 58 17 15 6 3 4 Al 41 18 15 7 5 1 47 43 15 14 V A 1 87 42 1$ 15 4 B 3 44 deux assistances.Lester Man Brennan.Pete Morin, Marcel Bessette, Jimmy Planche et Jimmy Haggarty uni compté les autres buts des Aviateurs.Jimmy O'Connor, qui a fait le grade des Royaux juniors, Claude White, nouvellement acquis d'Atlantic City, et Tag Millar ont compté pour les Royaux.Composition des équipes: Première partie: OOTAWA.— Buts: Saint-DcnU; défenses: Murray et Joe Cooper; centre: N.Colville; ailes: Shibicky el M.Colvilie.Subs.: Drouin, Brun-ning, Poirier, Saunders, Jerry Couper, Germain.ARMEE.Buts: Bessette; défenses: Goupille, et Egan; centre: Doran; ailes: Kunlz et G.Bruce.Subs.: Galuraith, Peters, White, A.Bruce, Macdonaild, Deniers, Fillon.Arbitres: Bennett et Mullins.Première période 1— Armée, Peters .4.05 2— Armée, Peters.4.54 Punitions: Murray et Egan.Deuxième période 3 Ottawa, M.ColviMe.17.39 4—Armée, Doran .18.39 Punitions: Goupille, Poirier cl Murray.Troisième période Marcel Lajoie a largement con tribué à la victoire du Concordia sur le Canadien par 5 à 3, samedi à TArena de Saint-Laurent, car ce j suite joueur de centre a compté deux buts pour le tricolore et il a de plus obtenu deux assistances.Dans la deuxième partie à l’aff'-che le Royal a eu raison du Verdun par 3 à 2 à la suite d’un duel fort intéressant.Demain soir deux autres joutes seront offertes à l’Arena laurentien-ne lorsque le Concordia en viendra aux prises avec le Royal et que le Canadien bataillera contre le Verdun.Composition des équipes: Première partie CONCORDIA.— Buts, Lemaire; défenses.Dupuis et Deslongchamps.Centre, Coupai; ailes: Lebel et La-j rivière.Subs: Lemay, Auger, Reid,| Beaulieu, Bouvrctte, Lajoie et Denis.CANADIENS.— Buts.Kennedy; défenses, Héron et Mann; centre: Petit; ailes: Perron et Lauzon; subs: Vaillancourt, Hamel, Wibley, Stewart, Blair, Hunt, Campbell et Campeau.Arbitres: Lebel et Daziel.Première période 1 Concordia: Bouvrette-La- joie-Denis .Of.OO 2 Canadiens: Lauzon-Héron 14.70 Punitions: Lemay, Wibley, Hé ron.Deuxième période 3 Concordia: Denis-Lajoie .10.15 4 Canadiens: Petit-Lauzon .14.35 Punilions: Lebel, Lemay, Hunt et Stewart.Troisième période 5 Concordia: Coupal-Lebel .10.05 6 Concordia: l.ajoie .13.58 7.Canadiens: Perron .14.30 8 Concordia .14.54 Punitions: Lemay, Larivière, Wibley, Coupai et Héron, ma).* A * DEUXIEME PARTIE VERDUN: Buts, Lavigne; défenses: Diver et Daniels; centre, Hiltz; ailes: Weatherly cl Larivière; subs: Beauseiglie, Filkennon, Gardner, Provost et Dorias.HOYAUX.Buts: Tousignant; défenses, Lemay et Tainmen; centre: Meyer; ailes: McQucston et Miller; subs: O’Connor.Lilley, Richardson, Harvey, Donnelly, Hunter et Buchanan.Première période 1 “ .Laurent, sa onzième saison, alors | shibicky ; Murray, Drouin, BrBun ] que les Sages de Laval et les Hobos ning, Poirier, Saunders, J.Cooper i se feront la lutte dans la première - ’ " partie et que les Grads seront en- opposês à l’équipe de la Chambre de Commerce des Jeunes.M.le Maire Laurin, de Saint-Laurent, M.André Lesage, président de la Chambre des Jeunes, et le Dr Conrad Archambault, président honoraire de la ligue, seront présents.Comme par les années passées, la ligue présentera un programme tous les lundis soirs avec entrée libre.Les habitués attendent avec impatience l’ouverture, et, maigre les vacances causées par le service militaire, les équipes sont bien équilibrées.Les Hobos, champions actuels, sont cependant favoris pour répéter leur exploit.Les arbitres de ' ce soir seront Me André Montnetü, Me Jacques Vadeboncœur, Jean Gagné et R.Dumesnil.Rovaux : Hunter-Lillev .3.15 Royaux: Miller-McQuisten 6.15 Verdun : Weathcrhv-Lâri- vière .10.30 Verdun : Filkennon-Gard- ncr .Aucune punition.Deuxième période Royaux: Buchanan 10.00 Punitions Bcausialie.Troisième période Aucun point.Punitions Daniels, Lilley.Shawinigan Falls perd hier par 2 à 1 Shnwinignn, 7.L'Armée de Québec n triomphé du Shawinigan, 2-1, dans une partie régulière de la ligue Québec Maritime, ici hier.La ligne de Tremblay.Laroclielle el Scdorn nick a compté les deux huts des vainqueurs.et Inglis.Arbitres: Draper et Fleming.Première période 1.Cornwall, Fasano (Knott).2.33 2.Cornwall, Riley.-.12.40 3.Cornwall, Knott.17.11 4.Cornwall, Fasano.17,33 Pun.: Cooper et Mario.Deuxième période 5.Ottawa, M.Colville.7.45 Pun.: Cooper, Thibeault, Brown, Riley et Mario.Troisième période 6.Cornwall.Knott (Fasano) 7.44 7.Ottawa.Drouin.10.32 8 Cornwall, Knott (Fasano).18.31 9.Ottawa, Drouin (Shibicky) 19.59 Punition : Mario.5- -Année, Doran .1.50 6- -Ottawa, Drouin .4.31 7- -Armée, Kuntz .17.48 8 -Ottawa, Drouin .18.14 Punition : N.Colville Deuxième partie: AVIATION.— Buis: Bourque; défenses: Eddolls et Brennan; centre: MacNichol; ailes: Shaw et Morin, Subs.: Anderson, Eniberg, Hag-garty, Burns, Bosselle, Planche et Mosdeil.ROYAL.— Buts: Durnan; défenses: Currie, Broderick; centre: Kowcinak; ailes: Mil'lar et Hexi-mer.Subs.: Storey, Heffernan, Lee.Gauthier, Sheppard, O’Connor et White.Première période 1— Aviation, Burns .8.40 2— Aviation, Brennan.9.00 Punitions: Eddolls, Anderson.Deuxième période 3— Royal, O’Connor .9.0C 4— Aviation, Morin .9.10 5— Aviation, Burns .13.55 6— Royal, White .17.46 Punition: O’Connor.Troisième période 7— Aviation, Haggarty .6.38 8— Aviation.Bessette .14.17 9— Royal, Millar .17.19 10— Aviation: MacNicholl .17.46 11— Aviation, Planche .18.09 Punitions: Planche, Slorey 2.-en avec Donna Atwood, Markhus et I bornas, un couple de danseurs sur patins qui ont fait sensation aux htats-l nis.I rixie, la plus fameuse jongleuse de l’univers, les jumelles Murry, les Bnnckmann, Henry Lie alti Phillippi, Dick Salter et Ashley Badger.A mesure que le temps s’écoule, la demande de billets devient de plus en plus grande et des milliers de billets sont maintenant entre les mains des amateurs de patinage de fantaisie.Des guichets spéciaux ont été ouverts au contrôle du Forum et on peut se procurer des billets durant loule la journée.Ces guichets seront aussi ouverts le soir durant toutes les representations afin (raccommoder les spectateurs qui désireraient obtenir des billets pour les représentations suivantes.Le New-Haven est déclassé Buffalo, 7 — Les Bisons de Bufia la ont augmenté leur avance en tete de la section ouest de la ligue Américaine en battant les Aigles de New-Haven par 5 à 0 ici hier soir.C est le troisième blanchissage de Gordie Bell, gardien de buts de 17 ans des Bisons, depuis le début de la saison.NEW-HAVEN.— Buts: Woods; défenses: Waldriff et Hoch, centre: Patterson; ailes.Mancuso et Shack.Subs.: Bowman, Reid, Labovitcli, Levandoski, N.Smith, McManus, C.Smith.Depew.BUFFALO.— Buts: Bell; défenses: Dill et Beisler; centre: Chapman; ailes: Hunt et Lewis.>ul:s : Allnm, Allen, Blake.Rimstad, Bennett, Kraiger, Kaminsky, Suiinnrr-hill, Klein.Arbitres: Lee et Vass.Première période Aucun point.Punitions: Bowman 2, Kraigar.Deuxième période 1— Buffalo, Lewis .5.44 2— Buffalo, Bennett .11.30 3— Buffalo, Chapman .14.47 4— Buffalo, Klein .19.30 Aucune punition.Troisième période 5— Buffalo, Klein .12.48 Punitions: Lewis, Bowman, Waldriff.Harold McSpaden gagne le fournei Miami, 7 — Harold McSpaden, de Philadelphie, a su tenir tête à une chaude compétition hier avec une ronde finale de 66 pour s'assoie!- le premier prix de 81,009 dans l’omnium de golf de Miami.NOS PRIX SONT ENCORE DES PLUS BAS 9Â6f ¦ va ROBES étoffe ou laine „ .UNIES JUPES .CHANDAILS.4 CRAVATES .Robes O» Habits d’Enfants _ unie* J O.PICHKTTK, préairiciK al gérant générnl.de moins do 7 an» ""Service de 6 heures—, MANTEAUX _ COMPLETS XI V et PALETOTS parfaitement
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