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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 12 décembre 1942
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1942-12-12, Collections de BAnQ.

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"Le Canada eat une nation souveraine et ne peut avec docilité accepter de la Grande-Bretagne, ou des Etats-Unis, ou de qui que ce soit d’autre l’attitude qu'il lui faut prendre envers le monde.Le premier devoir de loyalisme d'un Canadien n’est pas envers le Commonwealth britannique des nations, mais envers le Canada et son roi, et ceux qui contestent ceci rendent, à mon avis, un mauvais service au Commonwealth.” (12-x-jt) Lord TWEEDSMUIR DEVOIR Montréal, samedi 12 éécsmbre 1942 REDACTION ET ADMINISTRATION 430 EST.NOTRE-DAME MONTREAL TOUS LES SERVICES TELEPHONE : lEUir 3361* Dirtetcur : George* PELLETIER FAIS CE QUE DOIS Rédacteur en chef : Orner HEROUX SOIRS.DIMANCHES ET PETES AdminUtratie* : BEIeir 3341 Redactiee t BEIair 2914 Gérant : BEIair 3341 Et il reste moribond — Quant au parti libéral.Borden, Meighen, Guthrie, Bennett, Hanson, Manion, [plein, comme en Australie.M.King, dans son dernier dis- Hanson, Meighen, cela faisait, en 23 ans, huit change- cours aux Etats-Unis, a dit, il y a peu de jours, à nos ments à la direction du parti conservateur fédéral.Le voilà voismï Canada ] compte déjà 600,000 hommes dans ses services actifs.avec un neuvième chef, M.Bracken.Le parti eut jus- ; dont 180,000 volontaires rendus en Angleterre, 210,000 qu'ici trop de chefs pour ce qu’il eut dé vrai chef.Un hommes en service au Canada, 125,000 dans notre seul, et bon, aurait mieux valu que tant et tant, et de si aviation, près de 50,000 dans notre marine de guerre, précaires, il faut le dire, puisque c’est la vérité.Le nom- Comptons les services auxiliaires de tout genre et les bre ne remplace pas toujours la qualité.On l’a vu.Si les conservateurs ont souvent changé de chefs, depuis vingt-cinq ans, ils ont rarement changé de programme.Tous conscriptionistes, leurs programmes, sauf celui de M.Manion, en 1940.Et cela ne prit pas de temps, après qu’il eut été battu, puis déposé, pour que ceux-là mêmes de ses candidats qui avaient été par accident élus députés en mars 1 940, — moins de 40 sur 245, — répudiassent leurs engagements anticonscriptionnistes.Le Québec avait donc eu raison de se méfier de leur bande.Ainsi que l’a écrit il y a peu de temps la Saturday Night de Toronto.“leur conduite subséquente a prouvé que les soupçons du Québec quant à leur sincérité ne manquaient pas de fondement”.A les entendre, en effet, après 1940, jamais ils n’avaient été de la politique de M.Manion.Il ne se priva point de leur dire, il,n’y a pas de très longs mois, qu’ils avaient manqué de loyauté à son endroit et que, pour sa part, il les mettait dans l'ensemble à peu près au-dessous de rien.Il avait raison.Ils avaient voulu se servir de lui pour prendre le pouvoir; et, n’y ayant pas 600,000 sont là.A ce compte et dans les mêmes proportions, a dit M.King, les Etats-Unis, — dont la population est douze fois plus considérable que la nôtre, — auraient 7 millions sous les armes: 2 millions outre-mer (ils n'en auront qu’un million, dans un mois, a dit M.Roosevelt) ; 2 millions et demi en Amérique du Nord; 1 million et demi dans l’aviation; 600,000 dans leur marine de guerre, etc.En tout et partout ils n’ont pas encore levé 4 millions d’hommes.Nous ne sommes donc pas en retard, nous sommes meme fort en avance, quoique nous n’ayons pas mis en vigueur la conscription pour outremer, même si nous l’avons à toutes fins pratiques dans notre loi.Les Etats-Unis ne nous rattraperont pas de sitôt.Nous n'avons pas nous-mêmes besoin du service obligatoire pour outre-mer, pas plus que n’en a besoin l’Australie, et elle n'en veut pas plus que nous.Il faut en revenir là, l’Australie, pays exclusivement anglo-saxon, — bien plus que les Etats-Unis et le Canada, — se trouve à n’avoir le service obligatoire que pour la defense de son territoire insulaire et des îles avoisinantes,—comme, pour nous, celle de Terre-Neuve.Cela lui suffit; cela devra réussi, ils lâchaient injustement celui que tout au fond nous suffire.Nos gens ne veulent pas plus entendre parler d’eux-mêmes ils n'avaient jamais accepté d’un coeur sin-1 d’outre-mer qu'avant avril 1942.cère.Singulière attitude des tories du temps.Ceux de Winnipeg seront-ils plus fidèles au chef qu'ils se sont choisi hier, on sait dans quelles circonstances?Il est vrai que dans le cas de M.Manion il leur déplaisait qu'il fût catholique, Irlandais et lié par sa famille aux Canadiens de langue française.¥ * * Ce qui ressort nettement des discout; et du programme mis d’avant à Winnipeg, ces jours-ci, c'est que le parti conservateur fédéral reste conscriptionnisté.Il vient encore de le dire.Il est incurable.Conscriptionnisté, il l’est à ce point qu'il reproche à M.King, parrain du service militaire obligatoire de par sa loi de 1940, et qui, en juillet 1942, a fait disparaître de la même loi de 1940 toute restriction quant aux endroits où le Canada pourrait envoyer ses conscrits, — n'importe où dans le monde, — de ne pas vouloir de la conscription.Grief imaginaire.Ce n'est pas tant de la conscription que M.King ne veut pas, — elle existe de par sa loi de mobilisation de 1940, •— que de l’arrêté ministériel la mettant en vigueur immédiate.En bref, M.King ajourne sa signature.Deux ou Un journal de Toronto, le Star (3 décembre 1942), écrivait, au surlendemain des élections d’Outremont et de Cbarlevoix-Saguenay: “On a souvent dit: King a tort, au sujet du Québec.H exagère l'hostilité du Québec à la conscription pour outre-mer.Qu’il marche d’avant, qu’il l’impose et le Québec prendra vite son parti de cette nouvelle loi.Ainsi parlait-on.Voyons cela.Il vient d'y avoir trois élections partielles, dont deux dans le Québec Les résultats du Québec font bien voir où en est le Canada (voir an page trois) Le parti conservateur M.John Bracken est choisi chef du reste conscriptionnisté parti progressiste-conservateur Les Canadiens français célèbrent au Monument national l’anniversaire du statut de Westminster Un grand deuil La mort du général des Jésuites est un grand deuil pour l’Eglise.L’homme était éminent: il n'en pouvait être autrement; il était te chef de l’un des corps les plus puissants qui soient dans l'ordre ecclésiastique.Le monde entier doit à la Compagnie de Jésus une énorme dette de gratitude.Le Canada est particulièrement son obligé.Elle est liée à toute notre histoire.Aussi, est-ce de tout coeur qua.dans cette heure douloureuse, nous offrons à l’illustre Compagnie nos très respectueuses condoléances et l'hommage de notre profonde sympathie.L’actualité Drôle ctéiection Les 5.9 candidats à l’élection municipale montréalaise de lundi prochain accomplissent leur dernier effort de guerre électorale.De multiples affiches aux poteaux et aux arbres, des voix plus ou moins radiophoniques et des comptes rendus de journaux le rappellent à la majorité de l’électoral indifférente ou sceptique.Pour la seconde fois, nous faisons l’essai d'un système de représentation inauguré il y a deux ans.Nos conseillers, — ils ne portent plus U nom d’èchevins, — forment un aréopage de 99, et le maire complète la centaine.Ils sont groupés par tiers et catalogués en trois classes: A, B et C; .33 sont les porte-parole des propriétaires (les A), 33, les élus des propriétaires et des locataires (les B), et 33, les délégués aes “corps publics'’ (les C).Le mai- français quant au service obligatoire pour outre-mer.Ces re est le choix de l’ensemble des résultats prouvent que M.King connaissait bien la nature votants.de l’opposition canadienne-française quand il a décidé de ne pas précipiter la conscription, puisque 3 millions de Canadiens français avaient dit y être pour la plupart irrévocablement opposés.Son gouvernement a procédé par degrés, lentement.Mais même les mesures de moyen terme qu’il a prises, après qu’il eut donné au Québec l'occasion de dite aux urnes électorales ce qu’il pensait [le 27 avril 1942], sont d’une telle impopularité dans le Québec que dans une des deux élections partielles du 30 novembre, pas un seul des quatre partisans du gouvernement ne fut élu, trois traits de plume de lui et nos jeunes gens devraient j bien '«“"O «"didats se fussent déclarés anticonscrip- s’embarquer pour aller se battre en Europe, en Asie, en Afrique, en Océanie, partout où M.King l’aura voulu.Les tories s’impatientent que, ces traits de plume sur un arrêté ministériel.M.King ne les trace pas aussi vite qu'eux-mêmes le voudraient: car ils le veulent depuis le commencement de la guerre et dès avant juin 1940.M.King n'est pas si pressé.Il fait bien d’attendre: le pays ne veut pas encore de la conscription pour outre-mer.Il l'a dit encore le 30 novembre dernier.En voudra-t-il même jamais?¥ ¥ * Mercredi dernier, comme s'ouvrait le congrès tory de Winnipeg, le Globe-Mail, organe des Deux-Cents de Toronto, écrivait que “l’obsession pernicieuse du gouvernement [King], hanté de préoccupations politiques, empêche seule le Canada de prendre les mesures nécessaires à la pleine et totale mobilisation, en pratique, de nos ressources en capital humain: cela n’est pas au crédit du Canada, qu’il soit en retard suc la Grande Bretagne, manifestement à bout de ses réserves de capital humain.Les défen-’ seurs de notre gouvernement mettent d’avant cette excuse que le Canada est allé plus loin dans le domaine de la conscription absolue que n'est allée l’Australie.La réponse à cela, c'est que le Canada n’est pas exposé au péril immédiat d(une attaque hostile, comme l'est l'Australie, amplement justifiée de retenir chez clic une large partie de ses troupes de combat, pour des fins de défense territoriale” (9 décembre 1942).Plusieurs orateurs en soulignent la portée — Voie ouverte vers l'indépendance — Comment les autres Dominions s'en sont servi-Les principales stipulations du statut-Réunion convoquée par la "Ligue pour la défense du Canada" Le 11 décembre 1931 était adopté le statut de Westminster qui conférait aux différents Dominions britanniques leur souveraineté et leur permettait d’orienter à leur gré leur existence nationale.Tous les Dominions devenaient en effet associés librement à la Grande-Bretagne et pouvaient maintenir avec elle des rapports d’égalité complète.C’est cet anniversaire nue la Ligue pour la défense du Canada a voulu célébrer cette année par une grande manifestation au Monument national.Le silence des personnages officiels et de la presse en général, joint au fait des élections municipales, explique aisémenl que la salle hier soir n’ait pas été aussi remplie qu’il eût été légitime de le souhaiter.Ce fut néanmoins une réunion intéressante, présidée par le Dr J.-B.Prince, et les orateurs s’employèrent tour à tour à dégager les conséquences pratiques du statut, M« Jacques Perrault Présenté par H.André Laurendeau, Me Jacques Perrault rappelle d’aller vivre en plein air, qui permet aux Dominions d’acquérir leur liberté.Qu’en ont fait les Dominions?Pour s’être endettée, Terre-Neuve est retombée au rang de colonie de la couronne; l’avenir dira si les dettes sont compatibles avec le statut.La Nouvelle-Zélande ne s’en est jamais servie et l’Australie ne lui a témoigné que peu d’enthousiasme, ne le ratifiant qu’en 1933.Il y a cependant deux faits heureux, deux Dominions l’ont utilisé pour s’affranchir d’une tutelle devenue trop lourde.En 1934, l’Afri-que-Sud adopte une loi qui établit une personnalité distincte de celle de sujet britannique.Les Sud-Africains n’ont pas le droit de se battre en dehors du territoire africain.Il y a mieux.L’Irlande du Sud a eu le courage de se rendre au bout de la loi.Les liens furent un à un _ _ tn tranchés: versement des annui-cette autre assemblée commémora-1 lés aux propriétaires anglais, rétive de 1938 et il constate que les «onnaissance de la personnaJ'té s’étaient vantés de l’acquisition du ,pfls une telle loi concurrente, ie statut sont ceux-là mêmes qui nous frône d’Irlande devient donc va-ont dit en 1939 que nous n’étions icant.Elle adopte plutôt une cons-pas libres.Le statut est la clef qui fitution qui décrète son indépen-nous permet d’ouvrir les portes et l ance.Aujourd’hui, sa neutralité >ui Cette réponse n’en est pas une.Le Canada est de fait rendu plus loin que l’Australie sur la vok de la conscription: car il n’y a plus chez lui qu’un arrêté ministériel à venir pour que la conscription aux fins d’outre-mer s’applique dans tout le Canada.En fait menacé, d’un côté, dans le golfe Saint-Laurent et, de l’autre, par voie de l’Alaska, le Canada a tout autant de raison que l’Australie de garder chez lui une large partie de ses troupes levées pour service n importe où, soit ici, soit hors du Canada.Incidemment, quelle est la situation de l’Australie?La conscription pour outre-mer n’y existe pas, même dans ses lois: tandis qu’ici elle existe en droit et d'après la loi.Avant l’amendement King de 1942, l’Australie et le Canada n’avaient de service obligatoire que pour défense territoriale.M.King a fait sauter cette restriction en juillet 1 942.Or elle existe encore en Australie et la loi n’y pourvoit qu’à la défense du sbl du pays.Tout au plus, ces semaines-ci, l'Australie a-t-ellé décidé que ses soldats devraient défendre les îles du sud-ouest du Pacifique, en bordure des mers australiennes: comme nous, nous devons défendre Terre-Neuve et l'Alaska, régions immédiatement voisines du Canada.L’Australie n’a pas voulu aller aussi loin que nous, c’est-à-dire jusqu'à la conscription pour outre mer par arrêté ministériel.Il y eut là-bas campagne violente au cours de laquelle on a parlé, tout comme ici, de colonnards, de “Quislings”, de gens qui “font le jeu de Hitler”, de “Judas”, de ‘‘lâches”, de “poltrons”, de “menteurs publics”: à tel point qu'on s’y serait cru en pleine campagne ministérielle d’Outremont.Pourtant, il n’y a en Australie que des gens d’origine anglo-saxonne.Il n’y a là aucun de ces contemptible French Canadians anticonscriptionnistes qui horripilent les patriotes du Globe-Mail, de la Gazette et du Star (voir sut la situation en Australie l’article de Grant Dexter à la Free Press de Winnipeg.3 décembre 1942; Australians Debate Conscription).La réponse vigoureuse et convaincante des anticonscriptionnistes australiens à ceux qui voulurent là-bas la conscription pour outre-mer.c'est que “imposer la conscription pour outre mer te ferait au prix de l’unité nationals’’: que, “pendant la guerre totale, t’unitf national» est encore plus essentielle que la conecription pour outremer"; et qu'enfin "il ne manque pas de volontaires pour la guerre d’outre-mer".C'est presque exactement la situation telle qu’elle se présente ici: sauf que, du fait de l’existence chez nous d’une population mixte.— dont plus des deux cinquièmes ne veulent pas le service pour outre mer, —• l'unité nationale canadienne est d'un bien plus grand prix et bien plus en péril au Canada qu'en Australie, pays de population homogène.* Au surplus, cher nous aussi.1« volontariat marche à tionnistes.Dans un autre comté, un candidat de 26 ans, conscriptible lui-même et qui disait représenter les conscrits, fit plus que sauver son dépôt, en obtenant au delà de la moitié des voix enregistrées par le général LaFlèche, ministre de la Couronne; et cela dans un comté où il n’y a guère plus que le tiers des électeurs canadiens-français.Les critiques qui ont assuré à M.King que le sentiment anti-conscriptionniste au Canada est superficiel auront de quoi réfléchir, devant le résultat des dernières élections partielles”.De fait, même à Winnipeg, ville loyaliste, le candidat coopératiste, dont le parti refusa de voter en 1942 la suppression des restrictions imposées au service militaire obli-gotoire, a été élu à un^très forte majorité, dépassant les 1 2,000 voix, contre un libéral conscriptionnisté appuyé par les deux seuls quotidiens de Winnipeg.Ils ont fait bloc pour le candidat de M.King et il a été ignominieusement défait.¥ # * Que dire de tout cela?Ceci, entre autres choses: le Québec n’est pas seul à persister dans son opposition à la conscription pour outre-mer; le Québec du 30 novembre 1942 reste tout aussi hostile à l’idée de conscription pour outre mer que le Québec d’avril 1942: le Canada, quoiqu’il n’ait pas eu jusqu’ici la conscription pour outre mer, est bien avant des Etats-Unis, — qui ont la conscription, — dans son effort de guerre; les Etats-Unis ne rattraperont ni ne dépasseront le Canada de sitôt, toutes proportions gardées: le Québec, ne voulant pas de la conscription pour outre-mer, agit tout aussi loyalement et tout aussi sensément que l'Australie, dont les gouvernants estiment, — comme on l’estime ici, hors du cercle des Deux-Cents et de leurs affidés, — que “la conscription pour outre-mer ne saurait s'appliquer qu’au prix de l’unité nationale", et que."pour mener une guerre totale, l'unité nationale est plus essentielle que la conscription pour outremer’’ (article de Grant Dexter, à la Free Prêts, 3 décem- À la mise en candidature, 69 ont reçu leur consécration officielle de conseillers; 33 étaient nommés par les associations et 36 ont facilement triomphé, n’ayant pas eu d’adversaires.Il reste 30 fauteuils à combler à l’hôtel de ville; 9 de la caftè-gorie A, pour lesquels 13 se disputent les suffrages, et 21 de la classe B, avec 42 aspirants qiti se bousculent pour une place.La mairie est encore le gâteau le plus convoité.Quatre la recherchent.On observe, un aspect nouveau dans cette course aux honneurs de Concordia: l'absence des assemblées coutumières où les candidats couraient leurs électeurs de salles en salles et les pressaient sur leur coeur, sans désemparer, du début à la fin de leur “talkathon".Ils arrivaient encore tout fumants du précédent ralliement, la voix éteinte, le geste fatigué, escortés d'adeptes triés à point et suffisamment chaut.fés, — u réchauffés, — d’un enthousiasme bien organisé.Ces temps semblent révolus.l.es facilités radiophoniques, tes occupations aux travaux et aux oeuvres de guerre et surtout (indolence et le scepticisme populaires pour la chose publique ont changé ces habitudes anciennes.Et le fait avéré que notre démocratie municipale est une feinte, — les 100 élus seront encore sous la régence de deux ou trois tuteurs, — est loin d’aiguiser l’intérêt public sur le choix de conseillers et d’un maire de parade.A peu près tous les candidats onl donc choisi une méthode nouvelle: les affiches, les circulaires, les démarches par intermédiaires et, encore plus, le “truchement" de la radio.Bon nombre, pour leurs quelques assemblées, leur affichage et leur sollicitation, ont adopté le “pool system'; des groupes de trois ou de six d’un même district louent les mêmes salles, présentent leurs figures sur les memes cartons et prédictions faites alors ne se sont guère réalisées.De quelle indépendance jouissent en 1942 les jeunes qui avaient 20 ans en 1938?En quoi consiste le statut de Westminster?C’est une loi du Parlement impérial, une charte quif irlandaise, choix d’un ancien rebelle comme vice-roi.En 1936 a lieu l’abdication d’Edouard VIII, fait sans précédent dans l’histoire îbri tan nique.Le Parlement doit donc «dopter une loi pour assurer la con-inuité de la monarchie, loi qui permet aux Dominions de devenir ¦ en vertu du statut de Westminster, indépendants pourvu qu’ils le veuil- doit être ratifiée, par tous les Dolent.Au Canada, les hommes qui‘minions.Seule, l’Irlande n’adopte .vaut le respect de toutes les nations, y compris et surtout de la Grande-Bretagne.H ressort donc de cet exposé que le statut en lui-même n’accorde pas l’indépendance, mais qu’il permit aux Dominions d’y accéder.Un seul a jusqu’ici posé les actes décisifs.M.Gérard FHion Nous n’avons pas vraiment le sentiment d’appartenir à un peuple libre, nous n'avons pas de drapeau national.* Les Canadiens ne sont pas libres parce quils ne ie veulent pas, et ils ne le veulent pus parce qu’ils n’ont pas le sens de patrie.La patrie, étymologiquement, c’est la terre de ses pères.Or, combien sont vraiment enracinés dans ta terre canadienne?U convient parfaitement de célébrer la fête pour l’indépendance canadienne et de travaillera en faire une fête populaire.Il faut également Tépandre partout la notion de patrie, la faire aimer, la faire respecter et apprendre à nos compatriotes qu’Ts doivent lui consentir au besoin des sacrifices.Mt Philippe Ferland Me Philippe Ferland définit en quoi consiste juridiquement le sta- (Suite à la page trois) lé peuple m’aime et tout à l’heure (car il est marchand), je vendrai des fruits au peuple.Dehors les moulons, le.lion s'en vient." Ce sont à peu près les seules perles ignorées de cette lutte municipale terne et très peu oratoire.Celles qui suivront prêteront encore moins à la rhétorique échevi-nale, si le projet d’un Ontarien se réalise.Cet échevin de London pro.pose d’abolir définitivement les assemblées dans les campagnes municipales des grandes villes, à cause du peu d’intérêt que le peuple porte à ce genre d’amusement.Les municipalités affermeraient de.; pages dans les journaux et chaque candidat aurait son coin pour exposer ses panacées.Il y aurait, soutient-il, triple profit: économie de paroles, concision dans les idées exprimées et lecteurs assurés, puisque tout le monde Ut un journal.Un “gallup poli’’ pris parmi les concurrents du H décembre montre qu’un bon nombre favorisent le système de l’Ontarien.Ce serait le suicide oratoire de nos Cotons municipaux.La plume électorale prendrait le pas sur le verbe ou la verbosité.Louis ROBILLARD 12-XII-4Î Bloc' notes De 46 à 78 milliards bre 1942): l’attitude sensée de l’Australie, pays *ox nitUsen1 aes démarcheurs conjoin 99/100mes d’origine britannique, peut et doit être celle |/pmenf rémunérés.du Québec: l’on n’a pas raison d’aller reprocher à celui-ci | L’affiche est leur principal me un manque de loyalisme qu’on ne s’imaginerait pas d’aller reprocher le moindrement à l’Australie; enfin, lorsque le Canada français refuse la conscription pour outre-mer, le dit.le manifeste, le prouve et s’en tient au JAMAIS dit, redit et répété par M.Ernest Lapointe, de 1917 à 1941, le Canada français agit dans le même esprit franc et loyal, avec les mêmes soucis d’ordre national, que ceux dont s’inspire l’Australie.Et l’on doit joindre à l’Australie l’Afrique du Sud, dont les soldats ne se sont battus, depuis 1939, qu’en territoire africain.Ne parlons point ici de l'Irlande du Nord, où M.Churchill persiste à refuser qu’il y ait la conscription: car il faut qu’en Irlande, dit-il, l'on préserve l'unité nationale.Et ici donc! dium, avec portraits les mieux fiai-tés, désignation des districts, indication des métiers ou professions, et numéros de téléphone; rien ne manque.Des “slogans” complètent ces exhibitions de moustaches et de cravates: “Citoyen sérieux; horu-d’affaires reconnu; la Cité a besoin Je lui; l’homme du peuple pour le peuple; candidat des ouvriers; à bas les rackets (?); le tout bilin-i gue.naturellement.Pour la mairie, les déploiements d’arguments et de discours sont plus considérables.Trois des quatre aspirants au collier d’honneur ont pratiqué depuis une semaine la vieille coutume des réunions oru-Si le parti conservateur canadien, avec M.Bracken toires.L’autre a préféré jusqu’ici et son programme nouveau, en tient pour la cons- les ondes parlantes mais tâtera di-cription outre mer, comme il vient encore de le faire r('ntement le pouls popu aire nu-entendre.M.Bracked n’aura pas plus de chances, dans Qn'invoquent-ils à leur appui/ le Québec, que les Borden, les Meighen.les Guthrie, le» [ L’un dénonce farouchement la tn- Hanson et tous les autres qui.depuis 1917, ont conduit chez nous ce parti à la ruine presque définitive.D’autre part, si les libéraux allaient appliquer, un jour plus ou moins lointain, et avec ou sans la pression des tories, la conscription pour outre mer, les survivants de ce parti assisteront, eux aussi, à l’agonie de leur régime déjà fort mal en point pour avoir eu sa crise conscriptionnisté.Répétons-le avec et après Lapointe, même si le Québec allait subir un jour la conscription pour outre-mer, jamais il ne l’acceptera.Toujours il répudiera le parti, si puissant soit-il au dehors, qui la lui aurait imposée.C’est que le Québec est véritablement canadien d’abord, comme l’Afrique du Sud est d’abord pour l'Afrique du Sud et l'Australie d'abord pour l'Australie.Ne nous laissons point duper par ceux qui parlent de loyalisme.Notre premier loyalisme, il doit être envers le Canada, notre seule patrie.Gcorgas PELLETIER telle et fuit danser la sempiternelle "vache à lait"; il se proclame le prochain ma!re du peuple pour le peuple.Un deuxième s'affiche franchement collahorulionnisle avec tous 1rs gouvernements et offre de tenir la place chaude pour (jamtl-Ucn Hoiule; an troisième n’entend pas formuler de promesses, qu it sait vaines, mais fera de son mieux comme dons le passé, puisque le maire de Montréal est encore sans pouvoirs exécutifs.Le quatrième, par représailles routre le précédent, veut abolir les banquets où le bourgmestre se promène une fleur à la boutonnière; comme il se vante de posséder le don de la parole, il poursuit; .I ninv le peuple, je suis du peuple, je virparmi le peuple, je veux que Un grand journal de New-York, le Sun, inscrit au beau milieu d’un article qu'il consacre dans sa page éditoriale à la production de guerre du pays: The resources of the United States arc not limitless; les ressources des Etats-Unis ne sont pas illimitées.Pour que l’auteur de l’article ait éprouvé le, besoin d’écrire cela, il faut qu'il ait compris que dans le public, au jour d’aujourd'hui.on ne croit pas toujours et partout qu’il en est ainsi.Aux Etats-Unis comme au Canada, en temps de guerre, il faut bien admettre que les circonstances ne sont guère de nature à induire ce pauvre public à la réflexion, à l’examen objectif et raisonné d’une situation.Tout marche, tout va en coup de vent, les événements se précipitent on trombe, tout se passe à 1 allure d'une blitzkrieg.On n’a pas le temps de s’étonner d’une chose effarante qu’une autre plus effarante encore lui a succédé et en annonce déjà une troisième.Dans ce même numéro du Sun où il est question de ressources “pas illimitées”, se trouve une dépêche du bureau de {’Associated Press, à Washington, annonçant que la première année de guerre des Etats-Unis, du 8 décembre 1941 ou 5 décembre 1912, leur ont roûté au delà de 46 milliards do dollars, exactement 846,393,890,525, sojt pas mal plus que ne leur avait coûté leur participation entière à l'autre Grande Guerre, 840,583,002,000.Mais qu’est-ce que 46 milliards, 393 millions de dollars, la dépense de guerre de l’année qui vient de s’achever, en romparaismi du budget prévu par la Trésorerie de Washington pour l'année qui commence, 878,000,000,000; et qu'est-cc encore que rcla, en comparaison du budget que l’on commence d'entrevoir pour l’année 1944, dans le ras où la guerre ne serait pas encore terminée à cette époque.8100,-000,000,000.Avec 100 milliards Cent milliards de dollars, c’est une somme, tout le monde en conviendra, mais peut-on facilement, même en ayant le sens mathématique, s’imaginer ce que cela peut représenter dans le cours ordinaire et normal de l’économie d’une société?Avec 8100,000,000,000, écrit le N.Y.San, qui s’est livré à des petit calculs, “vous pourriez reconstruire 250 fois le canal de Panama, ou encore 1923 fois le gratte-ciel new-yorkais Empire State, et il vous en resterait suffisamment pour faire bonne chère.Au vrai, y a-t-il beaucoup d’Américains qui peuvent simplement se faire une petite idée de ce que c'est que cent milliards de dollars?Ça n]est rien moins que l’équivalent d'une dépense quotidienne de 8600,000 depuis le jour de la découverte de ! l’Amérique par Christophe Colomb jusqu’à nos jours; ça serait encore l’équivalent d’un salaire hebdomadaire à 38,461,538 commis aux écritures pendant une année entière,” • Le Canada n'en est pas encore à un budget de guerre de $100,000,-000,000 en une année.Une telle dépense serait non seulement invraisemblable mais impossible dans son cas.Mais, toutes proportions gardées, le Canada, avec un budget de guerre qui est, cette année, de l'ordre des trois milliards, qui sera peut-être, l’an prochain, de quatre ou cinq milliards, n’est-il pas flans une situation financière indentique à celle des Etats-Unis?Etant donné scs moyens, n’a-t-il pas, comme a dit le ministre du Travail, M.Humphrey Mitchell, trop entrepris?Pourtant, scs ressources, à lui aussi, ne sont pas illimitées.Il sera peut-être trop tard quand ceux qui dépensent en son nom voudront bien avoir la condescendance de le comprendre.Le camarade Dubé (Evariste), ci-devant candidat communiste >d antiimpétialisie, était au programme de la soirée communiste de mercredi dernier, marché Saint-Jacques, en compagnie des Buhay.des Rverson alias Roger, des Bourget, des Rose alias Rosenberg, pour réclamer la guerre à outrance du côté de l’impérialisme britannique et du communisme contre le nazisme et le fascisme.En faut-il davantage pour ouvrir les yeux des autorités, les forcer d’agir et de sévir?ia-xn-« Cmilt BENOIST Nos bons petits communistes Nos bons petits communistes, qui sont présentement tout feu tout flamme pour la guerre intégrale et globale contre le fascisme et le nazisme, étaient pourtant d’un autre sentiment à venir jusqu’à l’entrée, d’ailleurs forcée, de la Russie dans cette guerre-cl, du côté des Nations dites Unies.C’est ainsi qu’à l’été de 1940, en juin, eut lieu une élection complémentaire, dans la circonscription montréalaise de Sainte-Marie, pour élire un rempl.-çant à feu le Dr Deslauricrs à la Chambre des Communes.Le camarade Evariste Dubé, l’un fies plus ardents à prêcher la guerre intégrale, fut alors candidat du parti communiste contre le candidat libéral, qui fui d'ailleurs élu, le Dr Le carnet du grincheux L'organe matutinal «t montréalais du parti libéral trouve très bien, très louable qu'on eit baptisé des corvettes Fort-Chambly et Fort-Lennox.Ne croit-il pas convenable qu’une corvette baptisée Trois-Rivières n’en vienne pas à porter le nom Three Rivers?» * 44 L'organe libéral ne pourrait-il intervenir auprès du ministre libéral qui est responsable du changement?* * * Pour peu qu’on laisse faire Victoire et Victoire Alliée, Montréal aura bientôt ses petits soviet», * * * “Les consommateurs d’électricité ont reçu $100,000 en dividendes comme cadeau de Noël.Ils acquitteront leur compte habituel, mais la compagnie leur remettra l’équivalent en timbres de guerre avec un reçu d'acquittement.” as * * Non! cette bonne nouvelle ne vient pas de la Montreal Light mais de la Municipal Light and Power Company de Springfield qui fait profiter de la municipalisation ses 18,000 abonnés au courant électrique.as as * Trait authentique: — Dans une classe de fillettes, au temps des élections d’Oufremont, les élèves ont à réciter uni pièce de lean Rameau.L'une d'elle* s’avcnce et dit dlune voix assurée: Les trois fées, par jean Drapeau.as as * Dans une ville de I’Indiana, Michigan City, voici que l’on organise des courses de tortues.Exemple qui peut être excellent à une époque où chacun veut tout faire trop vite.* * * Un bon dimanche, un pasteur méthodiste de Chicago, ne peut en croire sel deux yeux: les ouailles affluent, remplissent tous les bancs et débordent dans les allées- du temple.Tout ébahi, il se gratte le front et veut connaître la cause d'une si soudaine popu-larié.Il adresse alors un question- ‘ TJ.'1 camarade Dubé n’y allait ne.r, aux nouveaux membre, de sa con n y pas de main-morte, comme on peut s’en rend-e compte en relisant un manifeste qu’il publiait à cette Occasion et que reproduit, dans sa dernière livraison (décembre 1942), lu Jeunesse Ouvrière, organe de la J.O.C.TOUR LA PAIX ET L'INDEPENDANCE, POUR RENDRE LA PAIX AU CANADA, BRISONS LE LIEN IMPERIAL, Ici était le titre du manifeste.dont le texte était à l'avenant.Le camarade Dubé tonnait conlre la guerre profilardc, crimi-nelliy Impérialiste, contre ta participation.prélude de la conscription.grégation.L’un d'eux lui répond: Nous avons tout simplement été attirés par le carillon; comme d'autres suivent le guide ou regardent en l’air, sans savoir pourquoi.Le Grincheux 12-XU-41 - mm » i - Citation d’actualité “Le* livres ont beaucoup de qualités aggréables.k ceux qu! les sça-vent choisir; c’est la meilleur munition que j’aye trouvé à cet humain voyage." A MONTAIGNI USM-IMM LE DEVOIR, MONTREAL SAMEDI 12 DECEMBRE 1942 Gazette DES Tribunaux pat Paul SAURIOL Honoré Gervais Assemblées, conférences, etc.luisait à son aise le camion d'\n‘ il s'agit (.) que cette même taille, savoir exac- ^esponsabilité du propriétaire qui prête un camion en | tement 5*2 V’et qui cependant eoo mauvais ordre — Reclamation du pere pour les frais de funérailles d’un enfant mineur tic.,, ! Si Mercier avait 1 experience et , , ., i la compétence voulues, où pourrait d'appel, 30 juin | tenue responsable.{ijre l’imprudence de l’appelante de Mais 1 appelante s insurge enco- | juj avoir prêté son camion?D’au- Arrct de la Cour d'appel.30 1942.Dossier no 3394 (C.S.Québec 41.692) Bégin Ltée.défenderesse appe-1 re contre l’octroi en faveur du de-lanie, v.Morin, demandeur intimé, ; niandeur de $213.75 pour frais fu-Appel rejeté par la majorité de la Cour, j néraires, déboursés à l’occasion de , .l’accident, frais de voiturage, de l.e 1er mai 1941, la compagnie etc f ej]e s’appuie sur Begin Ltee avait prete un de ses je précédent, Bahen v.O’Brien, cannons a un M.Mercier, son em-.dans lequel notre Cçur, à une majo-ploye.Comme le camion passait r.e rité de trois jupes contre deux, a Commerciale, a Levis, vers t> heu-1 refusé de condamner pour frais res du soir.Mercier a perdu le cou-1 funéraires en décidant que ces dé- au chauffeur, ce grief de sa petite taille s'avère futile, puisqu’il est surabondamment établi, sans l’om- ) bre d’une contradiction, que le co- - défendeur Mercier était apte à ço»-| Certains hommes, au cours d’une „ , duire ce camion, qu il 1 avait d’ail- vie trop brève, exécutent des tâches Samedi, 12 décembre leurs très souvent conduit; le fait multiples, considérables.A 50 ans ^ , qu il avait; seulement 5 2 ne saurait hjs ont accompli plus que nombre a Æ nous inquiéter et surtout ne pou\an d octogénaires.Et si l’un d’eux fête» a) que signirient la fête de*No»! inquiéter 1 appelante dont le presi- meurt, encore ienne l’on s’excla- *1 cf.Ue (lu n°uTei bi comment un dent lui aussi n’avait auere nius i n,f»- **ti , 1 , o d chrétien doit-J lee célébrer?c) n'a-t-on „a1L ."fil- " ! nie- 11 n avait que aO ans?Pour-, pa» tendance à les célébrer d'une façon tant, quel travail il a fourni!” i *“a route une automobile y stationnant, lorsque la rué avait près de 20 pieds de largeur entre les deux trottoirs?Comment expliquer qu’en reprenant sa droite, il aurait mené sa voiture sur le trottoir, lui aurait fait gravir une montée avec le résultat pénible que l’on connaî ?“Mais il y a davantage.La boîte du camion se composait dp 4 panneaux, deux de chaque côté, hauteur quatre pieds, largeur quinze pieds, et pour chacun.Ces panneaux reposant sur la plate-forme et la dépassant de plusieurs pouces rç'y étaient retenus que par des tiges dans des mortaises, tenons non assujettis à la plate-forme ou n.ix mortaises par d’autres tiges, des boulons ou écrous qui les auraient empêchés dans un chemin rocailleux, pierreux comme la voie en l’occurrence, ou à la suite d'un choc quelconque, de sortir des mortaises, de sc détacher et de tomber le long de la route, tout comme il est survenu au jour de l’accident.(.) “J’en viens & la conclusion que la défenderesse en prêtant son camion dans les circonstances que l’on connaît, en permettant que ce camion fût utilisé tout défectueux qu’il était, a été négligente, a commis une faute dont elle doit être Imprimés de deuil MEMENTOS — REMERCIEMENTS Imprimé* ou gravés.Prix et spécimens sur demanda.L’ImprimerU Populaire, Limitée 130, Notre-Dame est, Montréal Tel.BEIalr 3361 “Qui en l’occurrence pouvait et devait se charger de ces soins pieux, sinon le père, le demandeur?(.) “Au surplus, de toute façon, le défendeur ne saurait être inquiété deux fois pour celle dette, et que le demandeur réclamant agisse pour lui-même ayant versé les deniers ou pour la succession (1043, 1031 C.C.J, le défendeur me parait sans intérêt à récriminer."A no’er qu’en matière de frais funéraires, il ne parait au Code civil se trouver qu’un seul endroit où ü en est question, et c’est au chapitre des privilèges.Dans Bahen v.O'Brien, l'ancien juge en chef de notre Cour énonce comme principe de droit que c'est à la succession du défunt qu’incombe la charge des frais funéraires.S’il en est ainsi, en thèse générale, il me semble que cette dette devient une créance des héritiers ou de la succession à l’encontre de l'auteur du quasi-délit ou du délit qui a provoqué le décès d’une victime.Car pourquoi l’auteur du délit ou (Ui_ quasi-délit échapperait-il à la peine du remboursement des frais funéraires de la victime, déboursés d’ailleurs qu’il a rendus nécessaires par sa faute?“Au surplus, l’appelante n’a pas repoussé la présomption de faute édictée contre elle aux termes de 1 art.53, de la Loi des véhicules automobiles, S.K.Q, 1941, ch.142.Le jugement me paraît bien fondé et je le confirmerais”.M.le juge Létourneau concourt u abord dans les conclusions des autres juges du tribunal sur la question de la réclamation des frais de funérailles par le père de la victime, et^ajoute que la compagnie ne peut être tenue responsable que si elle a commis une faute; il poursuit; “On veut que la compagnie défenderesse appelante ait été nu courant, ait connu et cette incompétence du chauffeur Mercier et ces défectuosités du camion, et qu’elle se soit ainsi avérée négligente et imprudente en confiant ce camion défectueux à ce chauffeur incom pètent (.) “Quant à l’incompétence du chauffeur, on allègue 3 choses pouvant impliquer imprudence de l’appelante: 1.qu’il n’avait pas la grandeur voulue ni le physique né-cesaire pour conduire un camion de ce genre; 2.qu’il n’était pas un chauffeur régulier ni un chauffeur d’expérience; 3.qu’il n’avait pas sa licence pour l’année courante (1940) (.) “Mais même envisagé par rapport “Si donc il n’y a pas eu négligence ou imprudence de l’appelante à faire confiance à son employé ou chauffeur Mercier, sa responsabilité ne pouvait guère plus venir que d’une défectuosité du camion (.) “De sorte que véritablement tout se ramènerait en dernière analyse à cette prétendue défectuosité du camion prêté, qu’il y aurait dans l’insuffisance d’attaches des panneaux ou ridelles qui entourent la plate-forme de ce camion.“Je veux, à ce dernier sujet, établir d’abord qu’il n’y avait pas vice ou défectuosité de construction ou d’entretien, du moins à ce point qu’il pût devenir imprudent de se J servir du camion en question et • conséquemment de le prêter ou d’en laisser l’usage à qui que ce soit dans les rues ou sur les routes publiques.“Et, en second lieu, que si même il y avait à ce sujet vice ou défectuosité du camion, cela non plus n’a pas eu, d’après la preuve, de relation de cause à effet avec l’accident dont il s'agit.“Et d’abord, 11 me paraît bien que la façon dont les ridelles reposaient sur la plate-forme, ne constituait pas une défectuosité.Ces ridelles de côté étaient d’une longueur de 14” et d’une hauteur de 4’, et chacune pesait de 125 à 150 livres; chacune des deux également était liée au devant ou en front par un crochet ‘ repos, it quant au reste sur ses tenons dans des mortaises de la plate-forme.“Dans l’occasion dont il s’agit, on avait en outre une chaîne pressante l’une vers l’autre de ces ridelles de côté, de telle façon que les tenons dans les mortaises subissaient par suite une pression les y retenant plus solidement.“U y a, d’après la preuve, d’autres modes de construction ou d’installation.mais celui-ci est courant, et s’il est vrai de dire que l’une des ridelles a pu dans le cas qui nous occupe et à raison d’un choc, sortir de ses gonds et tomber, personne dans la cause n’a pu affirmer que ce mode de construction ait constitué une défectuosité dont un maître-chauffeur prudent se fût méfié.“Ce critérium manquant, ni l’enquête ni aucun argument de raison n’ayant établi que cette prétendue défectuosité n’eût pas été tolérée par un propriétaire prudent et diligent, j’en viens sur ce premier point à la conclusion que le camion prêté par l’appelante à son employé n’était pas plus défectueux que tout autre généralement, et qu’il ne pouvait y avoir imprudence à s’en servir ou à le prêter.“Je ne puis voir dans cette particularité de construction du camion dont il s’agit et que d'ailleurs nous devons imaginer chez beaucoup d’autres, une défectuosité pouvant avoir, eu égard aux circonstances engagé comme pour une faute, la responsabilité de l’appelante.“Mais même s’il y avait eu là faute, encore faudrait-il que celle-ci ait contribué à l’accident, ait eu elle aussi, avec l’accident, une relation de cause à effet”.M.le juge Létourneau analvse les témoignages et continue: “Si donc il n’est pas établi que la ridelle ait été la véritable cause de l’accident, on ne peut rattacher à l’appelante l’accident à raison de cette prétendue défectuosité du camion, puisqu’elîe n'aurait eu qu’un effet secondaire dans ce malheureux accident, "Je crois que la eomnagnie appelante ne pouvait, d’après la preuve.être condamnée.Je ferais en conséquence droit à l’appel et statuant à nouveau, je rejetterais quant à elle l’action"."Revue du Barreau" NOVEMBRE 1942 A propos d'uniformité législative: Louis-Philippe Pigeon; La frustration d’un contrat: P.-B.Mignault; Législation du travail et de la prévoyance sociale: Marie-Louis Beau-lieu; Operative and diagnostic civil liability of physicians and surgeons: Watson Chilean; Procédure pour obtenir jugement: E.Fabre-Surveycr; La critique des arrêts: Antonio Perrault; Barreau de la province (séance du 26 sept.1942): Charles Coderre; Communication du secrétaire-trésorier (re Commission du service civil) : C.C.Nos disparus, par Jean-Jacques Lefebvre.Louis-Philippe Gagnon.fournir 1 effort quotidien, — sa vé- slté de Montréal, rue Maplewood, à 3 n ntable joie, avec sa famille, —.pré- 4i: Le cw- d« Corneille; à 4 h.: Le *er cipita sans doute sa mort.I! était mon ,ur u mort' Bœsuet.»drnneÎAt qHUi’ bâtis tn 1^-7' flIsent Dimanche, 13 décembre trop tôt dans une retraite forcée, | s’ils ont pu longtemps résister un tenace labeur.ïôl.: WEUlnfton IMS .*oeW : 2*30 NOTRJS-DAME OÜÏST L* Compagnie d Assurance Funéraire CALENDRIER 12e moto DECEMBRE SI Jours URGEL BOURGIE, Limitée ASSURANCE FUNERAIRE Et’tURECTEURS’’dT’eÛnERa’iiTeb’1* leu* en conformité avec la loi de* amurance* sanctionnée car la Parlement c.' PM-mi-r gquartlr- le n s on.«m.du soir le 22 décembre 191* parlement de Québec rielnej.unu, le 22.A 10b 3m.du m»tln.Dépôt de 125.000,00 au Oour.mem.n^salo.e^mortua.rc a m dUpaUUon du public Domain ! DIMANCHE IJ DECEMBRE 1942 III A VENT, su Odile, vierge.Lever du soleil.^ h.33, Coucher du soleil, 4 h.16.Lever de la lune.11 h.55.Lever de la lune.11 h, 01.Derniers devoirs .— Laissez-nous vous assister dans vos derniers devoirs envers ceux qui partent Nos conseils sont basés sur l'expédance.SALONS MORTUAIRES SERVICE D’AMBULANCE GEO.VANDELAC FONDEE EN 1890 C.Vandelac.Jr.—- Alex.Cour 120 EST, RUE RACHEL, MONTREAL — 1.—:T LIMITEE BEIoir 1717 Cet homme vigoureux tomba comme il commençait sa carrière de juge à la Cour d’appel.Député, il aurait pu devenir un de nos ministres à Ottawa.Des rivalités po-htiques, une indépendance d’esprit inquiétante dans le milieu de partisans où il évoluait, sa personnalité accusée, sa franchise de langage et d’expression, ennuyeuse pour qui ne voulait entendre que propos flatteurs, tout cela fit que l’avocat heureux, le juriste acharné à l’étude, le professeur de droit en vue, l’homme qui remuait des Ldees vastes comme sa personne même, fut jalousé, presque mis à l’écart des conseils de son parti.L’envie avait sournoisement miné sous ses pas la route du ministère.11 devint juge et ne fut pas ministre.Elu député libéral de Saint-Jacques en 1904.réélu en 1908, en août 191L à Tavant-veille de la débâcle libérale, — elle devait avoir lieu en septembre suivant,— sir Wilfrid Laurier le désignait à la Cour d’appel.Il y siégea trois ans; le mal qui devait l’emporter le frappa vers la fin de 1914 et l’immobilisa jusqu'à ce que la mort vînt le prendre en août 1915.Déjà, pourtant.il s’était imposé parmi ses collègues.Il avait eu le temps de fournir une carrière pleine, de lancer des projets, dans le domaine du droit et de l’enseignement, qui deviennent aujourd’hui des réalités.L’Ecole Polytechnique, l’enseignement de l’architecture.l’Ecole des Hautes Etudes Commerciales, la faculté de droit à l’Université Laval (section de Montréal) — il y avait succédé en 1914, pour très peu de temps, à feu le juge Michel Mathieu, modèle des professeurs de droit civil dont tant d’avocats contemporains rendus au sommet de leur carrière se rappellent encore avec émotion la bonté paternelle, l’esprit judicieux et fin, tout comme le bel enseignement du droit, — autant d’institutions à s’honorer de l’attention vigilante que leur témoignait Honoré Gervais.Pour les unes ce fut un fidèle conseiller, pour d'autres, ce fut un précurseur, un initiateur, un collaborateur obstiné.* ¥ ¥ C’est cela que rappelle, en une élégante plaquette, une étude soignée écrite par Aegidius Fauteux.Une attention filiale vient d’assurer la publication, à la mémoire d’Ho-noré Gervais de l'hommage que lui rendit l'ancien conservateur de la Bibliothèoue Municipale, trop tôt disparu, comme Honoré Gervais.La lecture de cette plaquette se recommande doublement à ceux qui connurent Gervais et Fauteux.Fauteux y décrit en un raccourci vivant la montée de Gervais, frappé en plein sommet de carrière, et oui laissa chez ses contemporains le souvenir d’un bourreau de travail, gai compagnon, esprit sans cesse agité par les idées, coeur serviable, même envers qui n’était point de ses amis politiques.De tout cela, Gervais donna des exemples qui honorent ce descendant d’Ange-vins et de Gascons venus des siècles plus tôt au Canada, ancêtres dont cet arrière-petit-fils avait hérité une vigoureuse, agissante et pittoresque personnalité.G.P.HONORE GERVAIS.par Aegidius Fauteux, plaquette imprimée sur papier de luxe, $1.00 {’exemplaire à la Librairie du Devoir.Société St-Jean-Baptlate, réunion de la section St-Hennéaégllde, rinstallatlon officielle du coneell de la eectlon aura Heu 4 4 h.de l'apréa-mldl, au aoua-aol de 1 église, r le Cadillac.Deux directeurs généraux représenteront le conseil général et prononceront des allocutions.Tous lea membres sont cordialement Invités.¥ ¥ ¥ Société St-vincent de Paul, assemblée générale annuelle, salle académique du Gesu.1180 rue Bleury.4 3 h.pm.Président d'honneur, S.E.Mgr Charbonneau Assemblée présidée par M.J.A.Julien.Entrée libre.t/c Monument national, salle IL k 3 h., M le Dr C.N.Valln prononcera sa dixiéme conférence sur l’hygiène.Sujet; Particularités dee viandes comestibles.Il n’y aura pas de projections lumineuses.¥ ¥ ¥ Monument national, salle 11, k 8 h.du soir, M.Jean-Baptiste Lagacé prononcera une conférence sur l'Art au Canada français.H y aura projections lumlneu- Lundi, 14 décembre Société 8t-Jeau-Baptlste, réunions de* sections; Etienne-Parent, assemblée ordinaire, k 8 h.15, au sous-sol de l'église Ste-Céclle.N.-D.du Perpétuel-Secours, réunion k 8 h.15, au no 6050 boul.Monk.St-Clément, séance mensuelle k 8 h.5, au no 1611 de la rue St-Clément, au sous-sol de l'église.M.J Ernest Laforce, ancien président général de la Société, donnera une causerie sur un sujet de grande actualité.Lea membres et leurs amis sont Invités.Maisonneuve, assemblée ordinaire k 8 h.15.au sous-sol du presbytère, entrée rue Adam.F -X.Garneau, réunion k 8 h.15, k a salle paroissiale, k l’angle des rues VUte-ray et Boyer.N.-D.de Lourdes, séance mensuelle k 8 h.15.au sous-sol de l'église.St-Stanlslas.assemblée 4 8 h.15, k la salle paroissiale.1371 rue Laurier est.¥ ¥ ¥ Canadian Club, hôtel Windsor, déjeuner-causerie, k 1 h.p.m.Invité, M.Walter Nash, vice-premier ministre de la Nouvelle-Zélande et ministre de N.-Z.k Washington.H traitera le sujet suivant: La guerre dans le Pacifique: l'effort tota' de la Nouvelle-Zélande.¥ ¥ ¥ People’s Forum, au Montreal High School Auditorium, rue Université, 8 h.15 p.m.Dr C.-L.Husklns; Dr Arthur LUmei; Leslie G.Bernard et Angus de M.Cameron: Shaping the Victory.PRESCRIPTIONS s cmiHisits 1 tenu eispuniiiei ty Atimm .napuut SERVICE JOUR et IMUIT PWMiflcit moniRtu MMa» mmk ¦ oftlUL RU monat HO .7251 OUVERT JOUA* WIT Anniversaire de la déclaration de guerre Londres, 12 (C.P.) — Les nations de l’Axe ont échangé des messages et' prononcé des discours hier pour exprimer leur union et leur volonté indéfectible de victoire, à l’occasion du premier anniversaire des déclarations de guerre allemande et italienne aux Etats-Unis.L’empereur Hirohito a fait parvenir un message au roi Victor-Ëm-manuel, à Mussolini et à Hitler.Le ministre des affaires extérieures Masayuki Tani a donné un banquet en l’honneur du général Eugène Ott et de Mario Indelli, ambassadeurs allemand et italien à Tokyo.Mme Roosevelt nie avoir commis une indiscrétion New-Bedford, Mass,, 12 (A.P.) — Mme Eleanor Roosevelt, femme du président des Etats-Unis, nie catégoriquement avoir jamais déclaré à M.Fletcher Bowron, maire de Los-Angeles, deux jours après l’attaque contre Pearl-Harbor, que les Etats-Unis avaient perdu six cuirassés dans cette attaque, comme Ta prétendu le maire, Mme Roosevelt admet qu’elle a dit tout au plus au maire Bowron que les pertes des Etats-Unis, lors de cette affaire, avaient été “plus sérieuses qüe nous pensions”.Dernier «Quartier, le 30.A Ih.37m.flu soir DECEMBRE 1942 i IMm Lun Mai Mei Jeu Vei, Sam : « N.l .7 PGM I 2 3 4 S 6 7 8 9 10 11 12 113 14 IS 16 17 18 19 20 21 22 23 24 2S 26 27 28 29 30 31 W .JJ d HQ30 Caxteà de bon gout TA,,» — _i _______C7 • • • Tout en étant du meilleur goût, les cartes de visite gravées à notre atelier ne coûtent pas plus cher que les autres.Prix courant et spécimens sur demande.Planche sur cuivre depuis $J.25 Impression gravee sur Bristol depuis S J.50 E’|us tax* 4 ou 2% selon le cas.L* "tain-«Toeuvre étant réduite, priée* 4* corn-"tender tant retard.Glorieux anniversaire é l’Oratoire demain Il y a vingt ans, Son Ex.Mgr Paul Bruchési, archevêque de Montréal, bénissait l’Oratoire Saint-Joseph du Mont-Royal.Cet anniversaire ne pouvait passer inaperçu.C’est répondre à la reconnaissance de tout un peuple, qui Ta élevé, que de le célébrer, avec une grande allégresse.10 — La file de demain: Des messes basses seront célébrées à 5 h.30, 6, 7, 8, 9 heures.À 10 heures, Son Ex.Mgr Alfred-Odi-lon Comtois, évêque des Trois-Rivières, célébrera une messe pontificale.L’instruction sera prononcée par le R.P.Emile Legauit, C.S.C., directeur des Compagnons de saint Laurent, Une messe basse sera célébrée à 11 h.30.Dans Taprès-mi-di, à 3 heures, M.M.Chaput, P.S.S., professeur au séminaire de Montréal, présidera la cérémonie et dira la gratitude que nous devons à saint Joseph.Dans la soirée, aura lieu la cérémonie hebdomadaire pour la paix.Les hommes et les jeunes gens se feront un devoir et un honneur d’y assister et d’accompagner la statue de saint Josejfh au cours de la procession.2o — L’année jubilaire: 11 est difficile, à cause de la sai- son, de donner tout l’éclat que mérite un tel anniversaire.Cependant, il faut se consoler à la pensée, que, au cours de Tannée jubilaire, le personnel du sanctuaire se propose de solliciter le privilège de la consécration de la crypte du Mont-Royal, ce qui donnera lieu à de magnifiques cérémonies probablement à l’occasion du Patronage de saint Joseph.(Communiqué) soeur du notaire J.-Wenceslas Lé* vesque, de Montréal.Elle avait été supérieure de nombreuses maisons, entre autres les suivantes: Mont Ste-Marie, Académie Saint-Urbain, Pensionnat Bellevue, Académie Bourget, Académie Saint-Paul, Ecole Notre-Dame du Perpétuel-Se.cours, et Notre-Dame de Chicago, dont elle avait dirigé la construction.Elle était née à la Rivière-Ouelle et était entrée en religion au mois d’août 1880.En Afrique-Sud Le Cap, Afrique-Sud, 12 (C.P.) —.Le premier ministre Smuts a annoncé hier que le gouvernement demandera sous peu au parlement sud-africain l’autorisation de faire servir les troupes sud-africaines hors de l’Afrique “lorsque l’Afrique-Nord aura été nettoyée”.ACHETEZ VOS FLEURS ICI Fleuriste La Patrie 168 *.f, S.-CATHERINE EcobUz ^.H.L,* , Livraison partout directement de notre serre-chau- PL.1786-1787 1* Jeudi 12 h.15 12 h.36 Réorganisation Winnipeg, 12 (C.P.)—On a recommencé hier avant-midi, à la convention conservatrice, la réorganisation de l’Association conservatrice du Canada, sur les lignes suivantes.Elle consisterait du chef du parti, des chefs provinciaux, des organisateurs fédéraux et provinciaux, des présidents et secrétaires des organisations de jeunes et de femmes, des représentants des associations provinciales, et de neuf représentants du caucus à Ottawa, dont au moins deux sénateurs.L’exécutif serait composé du président, deux vice-presidents dont une femme, un secrétaire et un membre de chaque province.Soeur Démétrie (Lévesque) décédée à 81 ans La révérende Mère Démétrie (Marie-Philomène Lévesque), de la Congrégation de Notre-Dame, est décédée dans la nuit de jeudi à vendredi, à la maison-mère de la rue Sherbrooke (ouest).Elle était dans la 82e année de son âge et la 69e de sa profession religieuse.Le service aura lieu lundi matin, à 7 h.30, à la chapelle de la maison-mère.La distinguée religieuse était la EXAMEN DE LA VUE Bachelier •ptomé trto OPTOMETHIS r* 6761 St-Hubert CA.7616 A St~Jér6mt 330 St-Ceorgei.fél.171 CETTE CARTE IDENTIFIE SÛREMENT LES NÔTRES IA IIÜUI 01 l'ACHAl CHEZ NOUS EUGÈNE PERRON L-.F.OABOURY, B.A.8C.I.C.co-m û w, OTlaofemotaëf/e C^/aire trudeau —' i(ademoiuel/e umauchef Armaîto A-Rmtau» MARCEL OALBERT ipKirtc* CfTïzarç LEO M DIONNE Adélard Beauchcmin AnTirra Laurkcoitk ^Urar Citmpngtm Revoit - - - Smptimetie ^30, Notre-Dama est, Montréal Tél.BEIoir 3361 -1- “Le bijoutier de confiance” Comblera tous vos rêves pour les fiançailles et le mariage MONTRES BULOVA - OMEGA - TISSOT - CYMA — AumI — ARGENTERIE - COUTELLERIE - HORLOGERIE pour cadeaux Le* prix *ont toujours raisonnables cbei W.RIOPEL 902 KST, RUI BELANGER DOIIard 0640 Deux porte* k l’est de Saint-Hubert BAGUES DIAMANTS “BLUE RIVER” Papier d’emballage Serviettea de papier Sacs de papier Papier de toilette Mac Gregor Paper Bag Co.Inc.LAncoster 2274-5 451, rua St-Sulpica, Montréal Svceunal* k QUEBEC A MacGregor demandez ti c’est fait de papier PAIN de santé par excellence 1 U Mé.aliment complet Par excellence.moula dani no* propret moulins, donne an pain naturel Saint-Michel dee vertu* alimentaire* et diété-Uquet 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VOLUME XXXIII — No 289 TROIS SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS PAR LA POST1 EDITION QUOTIDIENNE CANADA $6.00 (Sauf Montreal at la banliaua) E.-Uni» et Empira brltanniqua 8.00 UNION POSTALE 10.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA 2.00 E.-UNIS at UNION POSTALE 3.00 LE DEVOIR Le DEVOIR est membre de la 'Canadian Press", de l'"A.B.C" et de la "C.D.NA" SAMEDI, 12 DECEMBRE 1942 S Damiin: Nuageux, neige légère gwit glu* froid.La convention de Winnipeg choisit M.John Bracken Il est élu au second tour de scrutin par 538 voix su** 870 votes donnés — Son programme politique — On change le nom du parti en celui de "progressiste-conservateur" La fête de l’indépendance Hitler renforce les positions nazis- maintien de l’Empire.La loi de! l’Amérique britannique du nord a1 été faite pour promouvoir les inté-î rêts de l’Emoire et ceux qui en ont accepté les privilèges doivent en accepter les charges.“En autant que cet Empire est en guerre ceux qui ne sont pas avec nous sont con- j M.Gustave Minette, de Montréal,; DisCOUfS dfi MM.JCGfl DropCOU, Philippe Home!, a parié après m.Drew.ii dit que; j Letorte et Jeon Boucher — M.Dropeau s'évanouit bon nombre de gens dans la provin- ] r ce de Québec croient que pour at- j _ ' teindre l’idéal canadien-françaisj _ Québec, 12 (D.N.C.) — La con à Québec Winnipeg, 12 (C.P.) — M.John Bracken, premier ministre du Manitoba, ancien professeur d’agronomie qui a administré la province du Manitoba pendant vingt ans, a été élu hier après-midi, chef du parti conservateur, par la convention du parti, tenue à Winnipeg.Il a été élu au deuxième tour de •crutin, par 538 voix.Au premier tour de scrutin, M.Bracken avait obtenu 420 voix, M.MacPherson 222, M.Green 88, M.Diefenbaker 120 et M.Stevens 20, soit en tout 870 votes inscrits.Il ne manquait que 16 voix à M.Bracken pour obtenir la majorité absolue, ce qui ne laissait plus guère de doute.MM, Stevens et Green se sont alors retirés du concours.Au second tour de scrutin, on a annoncé que M.Bracken avait obtenu 538 voix, et qu’il était élu, mais on n’a pas donné les votes de ses concurrents, MM.Diefenbaker et MacPherson.Ces derniers ont alors proposé que M.Bracken soit proclamé élu unanimement.Après le premier tour de scrutin, M.MacPherson a voulu se retirer, mais ses partisans ont refusé.11 a alors demandé si l’on voulait qu’il tente le second vote, et ses amis lui ont crié: oui, M.Diefenbaker s’est alors approché du microphone pour dire quelque chose, mais ses amis lui ont crié de s’abstenir, ce qu’il a fait.Lorsqu’il a annoncé qu’il retirait sa candiaature, M.Stevens a déclaré qu’il laissait la conduite de la vie publique entre bonnes mains.Interrogé par le représentant de la Canadian Press, s’il quittait la vie publique, il a répondu: “Vous avez vu le vote”, avec un geste significatif.“En tout cas, a-t-il ajouté, ils ont accepté ma politique s’ils ne m’ont pas accepté”.M.Bracken a remercié les délégués.Il a déclaré qu’il n’eut pas été convenable de sa part de chercher à se faire choisir au point de vue parti, puisqu’il n’était pas membre du parti.Il y a, dit-il, un besoin urgent pour le développement d’un parti de saine doctrine politique dans la guerre et dans les jours difficiles qui la suivront.”11 y a plusieurs points quant à la conduite de la guerre par le présent gouvernement, sur lesquels vous et moi entretenons des opinions différentes.Mais il y a quelques points fondamentaux sur lesquels nous pouvons nous entendre complètement.M.Bracken dit que la politique doit s’adapter aux conditions changeantes du temps.•Me déplore, dit M.Bracken, 1 è-cart de la procédure parlementaire qui s’est pratiqué depuis trois ans à Ottawa”.Sans doute chacun est convaincu que dans l'urgence de la guerre il faut adopter quel-oues moyens arbitraires.“Mais le fait est que les institutions mêmes que nos jeunes gens vont défendre au prix de leur vie sont méprisées devant nos yeux.Cela peut être ne-cessaire dans une certaine mesure, mais c’est notre devoir de veiller à ce que le gouvernement responsable total soit rétabli aussi tôt tue possible après la guerre”.Au sujet de l’Empire britannique, M.Bracken dit qu’il est peu de gens qui ne s’enorgueillissent pas du lien britannique tel qu’exprimé par sir John Macdonald qui s’écriait: 'Me suis né sujet britannique et je mourrai sujet britannique!” Notre association avec les autres Nations Unies doit aussi nous être un sujet de légitime fierté.“Quant à moi-même, dit M.Bracken, je veux réaliser un programme tel qu’il vous donnera à tous et à toutes les races et croyances au Canada ample raison d’être fiers de leur pays.” M.Bracken declare qu il veut enrayer la tendance au séparatisme.Si la démocratie doit survivre il faut que les décisions prises soient démocratiques, et que les droits des mindrités soient sauvegardes.La majorité a le droit de décider, mais il faut aussi la tolerance et la justice.Le nouveau chef du parti dit que les quatre nécessités du moment sont les suivantes: 1.poursuivre la guerre avec la jjlus grande vigueur jusqu’à la vic- 2.L'établissement d'une paix du-rstilc \ 3.Deviser maintenant des moyens pour éviter le chômage et l£ dépression après 'a 8U - i *—•'*• 'dans Québec md Etat français pré- Nns gouvernants sont des valets qui s’excusent en rejetant le blâme sur d’autres, en nous répétant que nous ne sommes pas qualifiés cl que nous ne savons pas l’anglais! ble quelque peu s’améliorer.vu uar la Confédération.Pour qu’u Le Bloc Populaire Canadien à la radio Dimanche soir, le 13 décembre, U Bloc Populaire Canadien reprendra ses émissions radiophoniques hebdomadaires.L’orateur sera M.Fernand Chaussé, l’un des défenseurs de Marc Carrière, qui dira pourquoi il a quitté l’Union Nationale pour adhérer au Bloc Populaire Canadien.La causerie de M.Chaussé sera irradiée à CKAC (Montréal) lie 7 h.à 7 h.30, et à CH RC (QuébeO de 8 h.8 h.30, dimanche soir, le 13 décembre.Le dimanche suivant, soit le 26 décembre, le conférencier du Bl >c Populaire Canadien sera M.Edouard Lacroix, industriel bien connu, député du comté de Boauce à la Chambre des Communes.M.Lacroix parlera aux mêmes postes et aux mêmes heures, (Communiqué par le secrétsriut du Bloc Populaire Canadien;. LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 12 DECEMBRE 1942 VOLUME XXXIII — No 289 Ca Uic musicale To my English-speaking readers — Ce à quoi nous oblige la rupture des relations culturelles — À celles à qui l'on ne peut demander que d'être belles et de se taire Il arrive neuf fois suc dix que !es|//ie publication of their notices: communiqués adressés aux jour- ; cwd in the thin! place, then would riaux s'ils proviennent d’une socié- j promote a sense of good-fellowship ‘é ou d’un aRcnt de langue an«laisc, | more powerful and enduring than ,oient écrits en anglais, sans un mot j all speeches or letters which are l'excuse pour le travail de traduc- j onlp lip-service even on face value.,ion qu’on exige.Si vous accusez ré- .4* for the others who would not cep lion en disant que.pour cette be amenable to the foregoing rea-fois, vous traduirez la réclame, mais i sons and will persist in the convicl-que’vous vous attendez que.la pro- ! ion that they are doing a favour to i haine fois, on vous enverra cette newspapers and their editors bg “littérature” en français suffisam-1 writing them in English only, with-ment bon pour que vous ne soyez .0„i reflecting that in requiring spa-pas obligé de la refaire, on se ren-1 ce tpe!l are asking for value with-ferme dans un dédain qui veut PO-j o/d paging for it, and translation raître supérieur et on coupe votre work which these same papers and nom de la liste des billets si mal tutors are in no way obliged to qualifiés de faveur.do; for those who believe they are Je sais ce dont je parle »> > >>>•>>>> >¦>¦» > > > > y y Fguilttton D I D ET T T C “Devoir" |\ I |\ Ç I I Cr , , , 1 GAGNANTE! Jacquot des CACHONS .", 1 3 (Suite) — C'est égal.Là dedans, c’est die qui a le beau rôle.Quand Je erai grand, je lui rendrai ces vingt nille francs.— Drôle d’idée.Elle te les prête tas; elle te les donne.— Elle sera peut-être heureuse le les ravoir.— Tu seras donc si riche, toi-¦nême?— Moi, je ne serai jamais riche.Ça ne m’amuserait pas du tout d’ê-ire très riche.Je travaillerai.Je gagnerai ma vie.— En élevant des lapins?.— Pourquoi pas?Des poule» et des lapin».Ç» ne serait nas stupide.On «chèlcra toujours des oeufs et rôtira toujours des râbles.J’irai dans une école pour savoir le métier.Mais, pour commencer, je ne serai pas un cancre comme toi.— Dis donc, tu as un certain toupet! si tu crois que je vais t’aider après ce beau discours.— Oh! ça ne sera pas fatigant.Tu n’auras qu’à tenir le pot au vert.— Je me demande qui a pu te mettre ces idées dans la tête.je parle de tes idées sur l’argent.— J’ai des yeux et des oreilles, alors je m’en sers, au lieu de dormir comme une souche.— Moi, j’aime mieux dormir et, tu vois, la fortune vient quelquefois lorsqu’on dort bien tranquille- ment.Quand j’ai fini de dormir, j’entends, moi aussi, les gens parler.Eh bien! mon cher Bcby, j'aime mieux te le dire, tout le inonde parle d’argent.Tout le monde en veut, même ceux qui en ont déjà.Regarde ton M.Rabottault, tu crois qu’il n’a pas été content de toucher ses cent mille francs, offerts par une demoiselle, et qu'au fond il doit être furieux d’avoir raté le gros lot?— Non.C’est un chic type.Tu n’as pas le droit de dire du mal de lui, surtout devant ses poules et ses lapins.— Pardon, poules; excusez-moi, lapins.— Et puis, s’il est riche, c’esl qu'il a travaillé et qu'il travaille encore.Pendant qu’il parlait à Ri-rette, en allant à Saint-Sorre, j'en perdais pas une syllabe: “Voyez-vous, mademoiselle, je suis un paysan.J’aime la terre, c’est une vieille amie; mon père l’aimait et aussi mon grand-père.Quand ma femme a voulu s’appeler de Tcrrade, je lui ai dit: "Va pour de Terrade, si çn vous amuse, mais, moi, je serai toujours Rabottault; je continuerai à cultiver, parce que je ne vepx pas que mes gosses crèvent de faim.” — Ah! tu vois bien qu’il aime l’argent ! — Il aime à en gagner, ça n'est pas la même chose et c’est bien permis.— Dring! tu entends?Encore un raseur, P]t c'est comme ça depuis huit jours, depuis que le portrait de Riretlc a paru dans le Réveif.Ri-rette était furieuse! Ah! ils sont malins, les journaux, Tu penses qu’ils ne sont pas venus nous demander la photo.Ils sont allés chez Rémy, qui a photographié le groupe des bachelières, en juillet, et ils ont demandé un agrandissement de Rirette.En payant, on obtient tout ce qu'on vent! L’argent a peut-être du bon, mais quelquefois du mauvais.Tu ne diras pas le contraire.Grâce au portrait et sur le nom du pauvre papa "grand blessé de guerre”, on est venu de tous les coins du département.Avant le portrait, cela se savait.ça a été les gens de Vicq, aous prétexte de féliciter ^’heureuse gagnante.et de la taper ensuite.Mais après le portrait, g* été des lettres, des dépêches et des visites de toutes sortes d’inconnus.Depuis jeudi, il en vient encore, mais on les envoie chez Bridier qui fait le triage, comme il dit.Il faut tout de même que Rirette n'y soit pas de sa poche.Tiens, la voilà, Rirette.Béby, tu ne sais pas où est papa?— Ça, c’est un peu fort.Tu ne te souviens pas que papa est au lit.Mademoiselle ma soeur perd un peu la tête et la mémoire.— Que c'est ennuyeux! je croyais qu’il allait se lever.Viens voir un peu.J’ai une idée.Jean-Pierre, qui n’a pas quitté sa chaise longue, ramasse son journal illustré;JI laisse Béby sc débrouiller avec Rirette et Béby emboîte le pas de sa soeur, Rirette est toujours Rirette, grande, à In jolie silhouette, dans son tailleur beige que sa mère lui a conseillé de se faire faire, “par convenance”.Elle est toujours la jeune fille de tête que nous connaissons, mais celle qui se présente aujourd’hui parait tout do même un peu grisée par sa vie nouvelle et cette multitude de décisions à prendre.Cette fois, elle aurait voulu en référer à son père.Voici ce qui lui arrive: — Comme je rentrais de chez les Bridier, où j’ai laissé maman, je vois une auto devant la porte et près d’elle un monsieur qui, très poliment, me demande: “Vous êtes Mlle Henriette Dumarest, mademoiselle?Je viens de la part de la maison Villeroi vous offrir cette auto, à une seule condition: vous nous autorisez à faire publier avec votre signature dans les journaux que la gagnante du million a choisi une Villeroi pour faire faire à sa famille son premier tour de France.Vous m’excuserez d'être si laconique, mais la maison, pour des raisons à elle, veut publier la note dans les journaux de demain." Qu’est-ce que tu en dis?C'est joliment tentant.Comment ont-ils deviné que je voulais offrir une auto à papa?Une Villeroi! Ce serait chic que papa, en se réveillant, trouve une Villeroi dans sa cour.Tu n'es pas folle, ma pauvre soeur?prononce lentement Béby, les mains dans le dos, les sourcils froncés.— Viens la voir au moins, cette voiture.¦— Ç0, je ne demande pas mieux, mais ne fais rien sans consulter au moins Bridier.— Bien entendu.Ce qu'il y a d’a-musant, c’est que cette voiture m’a dépassée sur la place du Marché et, en la voyant, je me suis dit: “Voilà la voiture qu’il me faudrait.” Rirette entraîne Béby.Ils arrivent à la grille.Béby fait le tour de l’auto en connaisseur.Il a remarqué même que son numéro finit par un zéro comme son numéro de loterie, à lui.— Pas mal! pas mal! — Le petit monsieur a du goût, dit le chauffeur.(A suivre) C« Journal ear imprimé au no 4)0 rua Nutw-DaU} Mt.a Montréal, par t tmprl-meru Populaire là roaponoablUtt limité*i édltrluo-proprlétalr*.— Ooorgéé Pétiétlaa.'Urectcur-féraafc < .«• i • 7 VOLUME XXXIII — No 289 Lt ütvotu MON THfcAL.SAMEDI U DfcCfcMBKt 1942 Ci r >r ' r 'r >r 'r i >r pour du comptant J.H.CARON Enrg.2211 Mont-Royal est - AM.7263 »->»>>> >¦>>¦>¦> > > > > > >»» >>>>>>>>>>>>>>¦> >>>>>¦> pÉBSSEEE /a matiêe Le plus bel assortiment de bagues et ioncs de mariage en diamants aux plus bas prix.Voyez notre choix de diamants “Blue Bird".PRIX A PARTIR DE $15.00 lAOUit^lMLi tree BIJOUTIERS ^ DIAMANTAIRES 3699 rue Ste-Catherine E.34*A Ste-Catherlne E.(pris Nlcolet) (pris S.-DenU) FR.314»* CHEZ I.R.GREGOIRE QUINCAILLERIE GENERALE 3605 EST, RUE ONTARIO Le SKI et le PATIN sont des sports peu dispendieux quand on achète chez J.-R.GREGOIRE.SPECIALITE: Cadeaux pour les FETES, les MARIAGES, etc.Pour un choix de cadeaux pouvant convenir à qui que ce soit, n'oubliez pas de .visiter la maison J.R.GREGOIRE QUINCAILLERIE GENERALE 3605 EST, RUE ONTARIO FA.1167-8 ! 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Il faut au contraire | quotidiens dc petits enfants de chez nous.t tielle façon se pratiquera la brèche L’énumération pourrait être longue, elle deviendrait qui déterminera l’écroulement gé savoir adapter les lectures à son niveau intellectuel, lui fournir exactement les nourritures qu’il est en mesure d’absorber avec profit.Depuis quelques années, les éditeurs ont.en général, fait des tentatives louables pour publier des albums abondamment illustrés de dessins aux couleurs vives, avec un texte de présentation typographique aérée et rédigé avec la pensée constante de capter l’intérêt facilement distrait des jeunes esprits.On a enregistré dans ce domaine de véritables réussites, qui ont même attiré l’attention des personnes plus âgées; elles regrettent peut- vite fastidieuse.Je ne saurais néanmoins la clore sans ^ c°mP^eil(I (Iès lors que signaler la publication, pour les adolescents, d une vie de de gon volume, cette phrase d< Frédéric Chopin, par André Maurois.Les illustrations sont d’une couleur très riche et le texte ne leur est pas inférieur.II ne reste qu’à souhaiter que ce soit là le premier livre d’une série qui comprendrait les principaux artistes î’Ecclésiaste: “On aura les conséquences.Celui qui creuse une fosst y tombe.Celui qui rompt une haie le serpent le mord”.C’était montrer en une tragique nudité le destin d’un continent dont des hommes et qui initieraient les tout jeunes gens à l’art Vous avez des cadeaux à offrir à des enfants et vous présomptueux avaient mésestimé les vous désolez de constater que les comptoirs des magasins 'iRnes de forces, avaient cru les etre de n avoir pas eu dans leur jeunesse les avantages sont m0ms garnis qu auparavant?L>u a cela ne tienne.aura ^es conséquences.Nous lis aujourd'hui accessibles à nos enfants.n’avez-vous pas songé à donner cette année des livres?vivons aujourd’hui.Je viens de parcourir les principaux ouvrages de jeu- ; Les enfants qui les recevront vous devront beaucoup.Sans ^ n’est nullement nécessaire ; traditions monarchiques de certains nesse qu’on a lancés à l’occasion des fêtes et qui me.pa- le savoir, vous aurez peut-etre determine une vocation.d>ép0user dans son entier da pen-1 Etats allemands, oubliant précise- raissent susceptibles de faire la joie de la clientèle enfan- : En tout cas, vous aurez permis aux petits de faire par s^e politique de Jacques Bainville ment que ces attaches à telle ou ix «’imagination et le rêve les plus beaux voyages.N’hésitez pour reconnaître qu’il eut le mé- jjelle famille princière demeuraient même temps qu'on s’interdisait tous les moyens pratiques pour methe à la raison la moindre velléité de soulèvement contre un traité uniia téral, imposé d’autorité et qui ne jouissait forcément d’aucune valeur contraignante pour la nation qui s’y voyait arbitrairement soumise Ce n’était pas un traité, c’était tout simplement un diktat qui n'avail de chances d’être respecté qu’aussi longtemps que les puissances alliées auraient en mains les moyens d’en assurer l’exécution.Bientôt, les événements et les divisions permettraient à l’Allemagne de reprendre sa place au sein de l'Europe et de redevenir une menace.Une autre erreur des messieurs de Versailles, ce fut de préconiseï, sans souci des circonstances particulières, une diffusion générale des institutions démocratiques.Ils tu se soucièrent en aucune façon des tine.J'ai lu avec un intérêt particulier la série des six «’imagination albums qui racontent les plus belles histoires de l’Ancien | pas; vous n’avez qu'à faire votre choix, et du Nouveau Testament.Cest un prêtre du college' En lisant les revues ' rite souverain d’être l’un des «euis le meilleur empêchement à l'ascen u nilHAMFI à avoir raison, à voir clair, quand liant de la Prusse militariste.Ln Roger uunwviEi.tout le monde ^ perdait dans les député allemand ne devait pas ta;- -—- — j fumées des préjugés et des vues sim- der à justifier cette vue.Le 20 juil- , i piistes et confortables.Son pesssi- «et 1920, à l’Assemblée nationale de tement documenté, à meme les dit-, misnm foncier lui permettait d’éia- férents ouvrages parus ces années- j,uer douces illusions et de re ci et qui reconstituent le china, garder ]es événements en eux-mè-moral de la jeunesse de Mantain mes ^gns faiblesse et sans ègare-II signale les influence conjuguées meid jj souvent dangereux d’a-de Psi char i, de Péguy, de Bergson | raison; cela oblige à mécon La Nouvelle Relève I s.Thomas, entrer dans l'Ordre de ! étaient dignes de 1 amitié des Mari s.Dominique et mourir à trente-huit et hui ont heureusement onen dette revue mensuelle, qui parait an* après de longues années de sauf- j té leur destin.i—, .v.i,i;„ frances; Jacques de Monlron.bien ^ ^ v et de Bloy.Quatre hoimnes qui jen^er ja foule des naïfs et des rou- S M » - S .1 .ri ! " rx n't s 4 ?« x cl ZVI?- • h If blards pour qui les événements n’ont de prix que s’ils favorisent leurs rêves oü leurs intérêts et qui frances; Jacques de Monlron.bien T i n’ont qu’invectives pour ceux gai connu à l’Université Laval; Olivier] De François Hertei, un poème rru,pent en pleine lumière leu;« •environ tous les deux mois, publie dans sa dernière livraison quelques , , , , , i , articles en hommage à Jacques .Ma- Laçombe devenu depuis lors un dramatique mtitule Jeunesse ritain oui a eu (iü ans ces jours î spécialiste des philosophies de Un-\ jeunesse rectiligne et decharnee, derniers'.On sait l’influence pro- de- 11 « avail f°rt Pf»t de profes-1 négation de la graisse.On sait que ; ^ ramer contre le courant.S^n erreurs.Bainville a, sa vie durant, assumé ce rôle ingrat et magnifique raient incompréhensibles à ceux qui nous suivront, il est permis de trouver ce jugement à la fois sommaire et injuste et d’estimer au contraire que la pensée rayonnante de Mari tain éclaire d’une lumière durable les principaux problèmes de notre époque.fonde line ce ohilosonhe cathoJiaue wirs.Il u avait surtout des person-1notre compatriote demeurera très a exercée sur la pensée contempo- «« attirées vers le thomisme par longtemps jeune, à plusieurs poinU raine «dde a en he in dire- dans ; (ies vo,es étrangères à la technique, de vue.Il met ici en scène, si l’ou une na«e de son Journal ou cl es Philosophique: gens de culture et !)eut dire, Rodin, Stravinsky, Rilke, ravaux 111 L, vsv J *A Cv«l-il un 1*1 < * » firrsViHR élan® surnaturelle lucidité.« Mieux que ! phrases ce qu’ils doivent à Jac qui ne manque ni d’intérêt ni de | malgré Penurict, ' quiconque, Maritain a décelé le maljques Maritain.Nombreux sont ceux | mérites et nous sommes heureux de llcs conditions arN,s‘; " t i9User qui ronge au cœur l’univers con- qui pourraient ajouter leur signa-Mire les quelques pages consacrées vanlables qui ne 31 .‘ n; terapurain, il a dégagé avec sûreté turc au bas de cette page.à sa formation et à ses aptitudes, aux hommes que ic s < P , - ¦ .** * * * quotidien.Or, auprès de cette me- Je ne fais que signaler, quitte à ’(-’p (Jes nationalités, des religions e.Augusto J.uureiii rappelle, ave: j «*« ne m»» que signaia, „ .PAtipninene seule de nombreuses oit liions \ l’-innm v revenir plus longuement, les quel- des races, il reste I Allemagne, s i U nombreuses citations a I appui, - , ' i!0|)0rt charbonneau concentrée, seule homogène, suffi- î-s multiples interventions de Ma-, emic«»up m salon dune decoration simple, ’’f.f ff71*/* ^"ritain, méprise a sions Across a World raconte sa ver l’unité de leur patrie: tu.r murs, des tableaux de Chagall.ljrtu t p , p "n* grande expédition qui l’a mené du la démembrant qu’on eut le Ohio Sever m de Jean Hugo, un de Jacques Maritain est de nord.os, de |a indienne, mis leurs rêves d’avenir.O chemin de croix.Sur la cheminée, rayonner à travers Ig dureté îles photographies du Père Clé ri s sac de nos coeurs.ht sans doute h et d’h me st Psichari.Assis au milieu ymcès des canons et des mitrail-de scs hôtes.Maritain donnait nistifie devant un public à causerie, interrompue par des dis- courte vue celle philosophie du médissions, qui durait souvent trois ou ! .quatre heures, il Usait s.Thomas el \ Hais nous qui savons que fa vraie ses commentateurs, expliquait des force est dans la douceur, nous ne textes difficiles, et la recherche désespérons ni de la vertu de chu avançait lentement.Parmi les assidus de ces séances, il g avait quelques étudiants: le doux Marcel I)e- trouveront une ri.lii pâture.ssnires pour recreer 1 ms-.de son pouvoir.Les plém-i ai res allemands se réjoui-oup de pouvoir conser-de leur patrie; c’est en [U comnro jungle indienne, mis leurs rêves d’avenir.On en était dans la région de Brahmapoutra, ! bien loin puisqu’un journal aussi aux montagnes du sud-ouest de la sérieux que YKconomist de IM1"' Chine, de la Côte d’Ivoire à travers dre s mimait écrire, le 5 juillet 1919: le désert de Sahara.Il a rencontré “L'Allemand n’est pas mture'le-des aborigènes et des aristocrates, nient belliqueux.Or, il vient d'ap il a observé le travail accompli par prendre que la guerre n’est pas les missionnaires jusque dans les d'un bon profit.Les Etats nouveaux coins les plus reculés dc la terre, i ont encore à apprendre cette 'e Son livre est donc intéressant pour |o0n: c'est le rôle de la Société des mongeot, qui devait êcritjie un livre de premier ordre sur la politique dc amitiés de Maritain un article foi coup dc nos contemporains un vé ,LÎ'S :l ni meurs qe seanttaics V'hiVn nu’ciiè saurait'en PrHP*e ‘j Ia tradition que quelques .^-«5 I*®**#™* ’ i u,î"™ ii'r l’autre Ira av.n.a- j tre osé, et conforme à la vérité, la vérité de fond, à proportion de son invraisemblance.” Nous voilà renseignés et il n’y a donc pas lieu de lui reprocher ce qu’il a voulu faire.La scène se passe à Kalassa, sur la côte de la Cilicie, en Asie Mineure, aux premiers âges chrétiens.Un nègre s’est noyé.Un jeune seigneur, Aristoclès.l’a ramené sur la rive.Peu après, une chute de cheval lui fait perdre une jambe.Qi^’à cela ne tienne: les docteurs Côme et Damien, dont le prestige médical est égal au renom de leurs vertus, enlèvent une jambe au nègre*et la substituent à la iiunbc broyée.Dorénavant, Aristoclès, jeune homme riche, adonné à tous les vices, devra courir à ses rendez-vous avec une ritê, ni de la mission dc Jacques Maritain.tous les catholiques qui conservent dos réalités permanentes.Marcel Raymond consacre aux l’écho de cette parole: “Allez, en- mirait lès coiSéoucnces.rot- so.«m,., m- '• Hantés par des considjrations ceux qui apprécient > h» diffu- Najjons ^ lr, |eur enseigner”.On ne mon de l'Evangile, c’est-à-dire pour saurait professer un pareil mépris Oui, on _____ ,_______ .liez.en.i uiinniC 1 nm cAminn soignez toutes les nations., Pout vo* Cadeaux Ce n’est pas sans raison que la Société des Ecrivains Canadien* a mis de l’avant, cette année, le mot d’ordr* suivant : “A vo* parents, à vos amis, dor nez des cadeaux utiles, donnez des cadeacoc durables, donnez des LIVRES, le cadeau dont on ne se lasse jamais.'’ On pourrai*- ajouter : et qui ne vieillit pas.On est souvent embarrassé, quand i! s’agit de choisir un cadeau.Mieux que tout, un volume rappelle le souvenir du donateur : on n’y pense peut-être pas assez.Voici quelques suggestions : Pour les prêtres : Les ouvrages du chanoine Glorieux, 8 vol., 1380 pages $5.00 PEINTURE, SCULPTURE, BRODERIE ET VITRAIL, 23 illustrations, — Henri Charlier.$1.60 L HOMME CONTEMPORAIN ET LE PROBLEME SOCIAL, — R.P.Gérard Petit, c.s.c.*.$1.#0 Pour religieux et religieuses : DANS LE CHAMP DU PERE, — abbé Mazioux.$0.80 L’ANNONCE FAITE A MARIE, — Paul Claudel.$1.10 LA VIE INTELLECTUELLE.— R.P.A.-D.Sertillanges, o.p.$1.00 Pour les époux : Ouvrages de Jean Vioilat ; CE QUI EST PERMIS, CE QUI EST DEFENDU DANS LE MARIAGE.$0.15 L’ENFANT DEVANT LA VIE.$U00 MORALE FAMILIALE .$0.85 LA VALEUR SPIRITUELLE DES DEVOIRS D’ETAT $0.55 EDUCATION DE LA PURETE ET DU SENTIMENT $1.00 CE SACREMENT EST GRAND -— A.Christian.$1.15 Pour les mamans ; Franco FEMMES DE MAISON DEPAREILLEES,, photos Tavl — Abbé Albert Tessier.$0.30 PETITS POEMES DOMESTIQUES, 36 photos hors-texte — Madame Alberte Langlais-Campagna.$1.10 BRIGITTE IEUNE FILLE, IEUNE FEMME, BRIGITTE MAMAN, BRIGITTE ET LE BONHEUR DES AUTRES.BRIGITTE ET LE DEVOIR JOYEUX.BRIGITTE FEK/IME DE FRANCE, Cinq volumes de Berthe Bernage, chacun .$1.10 Pour jeunes gens et jeunes tilles : PELERINAGES DANS LE PASSE —- Abbé Albert Tessier $1.10 RELATIONS ENTRE IEUNES GENS ET JEUNES FILLES — J.Viollet .$0-55 Collection de tracts illustrés FACE AU MARIAGE : nos 1 à 12, dans une jolie boîte.$1.10 nos 13 à 24, dans une jolie boîte $1.10 Pour les enfants de 10 à 15 ans : COLLECTION ALFRED: Quatre volumes d’Alex Leduc et Pauline Lamy, avec une cinquantaine d’illustrations dc la Maîtrise d’Arts, franco .$1.20 TON UNIVERS.50 photos pleine page — Abbé Albert Tessier .$0.55 FRANCELINE.illustré — M.-A.Grdgoire-Coupal.$0.55 CATHERINE TEKAKWITHA, illustré—Juliette Lavergne $0.85 CINQ PETITS ENFANTS, superbe album des époux Duguay, 14 illustrations en couleurs $0.65 N.B.1.—Les prix ci-dessus mentionnés comprennent les ôais de poste.2.—Au montant de votre commande, joignez votre carte de souhaits et nous adresserons l'envoi à la personne désignée.EDITIONS FIDES FINES I 3«5, rue St-Denis, Montréal j ^ |F Tél.: HArbour 7228 H VOLUME XXXIII — No 289 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 12 DECEMBRE 1942 Courrier des lettres (suite tte la pane huit) II va de soi que le commerce français ne se limitait pas aux produits de luxe.Jean Gottmann nous révèle une foule d’objets dont la France se faisait la pourvoyeuse sur le marché mondial.A ce titre, son étude est intéressante même pour ceux qui ne sont pas des spécialistes des questions économiques.Ecrit avec clarté, son livre nous peint un tableau vivant de l'activité commerciale la France.11 se termine par ces quelques mots qui sont un motif d'espérance: “La France souffre maintenant mille mo.-îs.C’est en de telles souffrances, bêlas! que s’élaborent les forces de régénération et de création.Dans les froids et les brunies de l’hiver, le vieil arbre décharné peut paraître mort, mais la sève travaille en profondeur.Que le printemps sienne et il refleurira”.De cela, nous ne doutons pas, nous n’avons jamais douté.LES CONSEQUENCES POLITIQUES DE LA PAIX, par Jacques Bain ville Au comptoir, $1.25, par la poste, $1.35.LA JAMBE NOIRE, par Henr tihéon.Au comptoir, $1.25; par la poste, $1.35.ïf Sfr LES RELATIONS COMMERCIALES DE LA FRANCE, par Jean Gottmann.Au comptoir, $1.25, par la poste, $1.35.Echos Jugées par elles-mêmes: une romancière américaine, Nancy Haie, confiait récemment lors d’une entrevue son opinion sur les femmes.“Je me spécialise dans les femmes, disait-elle, parce qu'elles me paraissent si mystérieuses.J’ai l’impression tie bien connaître les hommes, que je sais comment, dans une situation donnée, un homme est censé réagir.Mais les femmes m’intriguent.A l’école, les autres petites filles me paraissaient toujours indéchiffrables.Je m’attendais à ce qu’elles réagissent de telle façon et elles retournaienl cela dans leurs têtes féminines et agissaient de façon incompréhensible pour moi”.Les femmes sont des forêts d’énigmes; c’est une femme qui l'affirme.* * * Emil Ludwig a consacré au Nil un gros ouvrage.Voici que Henry Heston publie un volume sur le Saint-Laurent, dans la collection Hivers of America.L’auteur ^’intéresse aux populations riveraines de notre grand fleuve et décrit le genre de vie des Canadiens français.Il a saisi la poésie qui se dégage de l’existence paisible des habitants canadiens-français.Heston se livre même à des 'incursions dans le domaine historique, et Allan Nevins a pu écrire que sa des-( ription du combat qui opposa Wolfc à Montcalm est même supérieure à celle de Park man, ce qui n'est pas un mince éloge sous la plume d’un Américain.Voilà un livre, semble-t-il.dont il serait intéressant d’avoir une traduction française.Un de nos éditeurs s'y risquera-t-il?* Ÿ * Erskine Caldwell, dont on a lu dans les revues américaines des reportages extrêmement vivants sur la guerre de Russie, publie un petit roman.A'.! Night Long, qui emprunte à la réalité ses meilleurs éléments.Sans souci d’affabulation romanesque compliquée, Caldwell raconte simplement la vie héroïque du oavsan russe qui a dû se trans-foriiier en guérilla pour défendre son pays envahi.Il est amène a décrire comment l’ennemi a occupé le village de son héros Serge Ka-rokoff,'comme il s’esl enfui pour sc joindre aux patriotes, comment ces hommes le plus souvent démunis n’en ont pas moins réussi a rendre l’existence pénible aux troupes d'occupation allemande.Les événements contemporains fournissent une matièVe ample et riche aux conteurs et aux romanciers.Ils y puiseront pendant longtemps^______ Les Missions des Pères Blancs en Afrique "On connaît ça!" Vient de paraître TROP TARD Par Adrienna MAILLET Celles qui raffolent d’un livre original trouveront “Trop Tard” fort 1 leur goût, car la réflexion qui jailli» spontanémant de l’esprit lorsqu’on referme ce livre est précisément.“Quelle originalité ! Comme les oeuvres précédemment écrites par Mlle Maillet."Trop Tard diffère du roman qu’on nous présente d’habitude.Son style, toujours clair et naturel, rend très agréable la lecture de son livre.Ce roman aura le sort heureux de ses prédécesseurs; on le lira, il plaira.Peut-être provoquera-t-il des discussions ?Tant mieux, e’est un atout de succès."L’Action Catholique" Prix $1.00.LA TERRE DE CHEZ NOUS est un hebdomadoire agricola qui appartient aux cultivateur* et qui détend leurs intérêts professionnels et coopératifs • • • L'abonnement coûte un dollar par année et est payable à La Terre de Chez Nous 515, avenue Viger, Montréal Toc, toc."Entrez.” "Bonjour.Monsieur.Je vous prie de m’excuser si je vous dérange.Je suis un Père Blanc.Une aimable dame qui connaît votre bonté m’a recommandé de venir vous voir.” “Bienvenu, mon Père”, fit le gentilhomme.Demi souriant, tout en paraissant affairé, il* présente à l’importun un magnifique fauteuil rembourré tandis que d’un ton plutôt ennuyé il articule lentement: “Oh! oui, on connaît ça.je n’en suis pas pour ces pouilleux de nègres.Affaire de goûf, peut-être, et.de conviction, je ne saurais en douter.” Décidément, monsieur n’en est pas pour mes pouilleux, pense le pauvre mendiant.Apercevant le fard qui déjà couvre la figure, douce et distinguée, de l’humble reliaieux, cette âme délicate après tout se ravise.D’un ton mélodieux ce brave homme appelle madame dont tes pas se faisaient entendre dans l’appartement voisin: “Laurette!” “Oui!” Une visite qui va te faire plaisir.” “Ah! mon révérend Père, que c’est charmant de votre part de.“Contente, hein!” “Mon Père, hier elle est revenue tout émue de votre sermon.” “On peut l’être à moins! Que n’étais-tu là, cher Roméo, tu ne te fais pas une idée du bien que ces missionnaires opèrent en Afrique noire.” Là-dessus elle résume ce qui l’a le plus impressionnée.Le mari écoule silencieux, pensif, on sent déjà la confusion que lui cause sa méprise.Il ne dit plus: “Oh! oui.on connaît ça.”; des paroles aimables réparent la boutade disgracieuse, puis, s’asseyant tout près de son visiteur rassuré: “Mais, mon Père, c’est intéressant au suprême degré.” On n’a pas vu l’aiguille de la pendule faire une fois le tour; questions et réponses se heurtent dans une vive sympathie réciproque.Le missionnaire se lève enfin pour prendre congé.Son hôte conquis le prie de reprendre son siège, se met à son bureau, écrit de sa plume dorée, puis, de l’air le plus gracieux offre à ce vétéran d’Afrique un chèque substantiel.Gêné, ému, le pauvr Père ne sait comment exprimer sa gratitude.“Ab! si on savait! Nos Canadiens ont si bon coeur!” pense-t-il dans son âme reconnaissante.Et vous aussi, Monsieur, Madame ou Mademoiselle, n’êtes-vous pas tenté de vous dire, lorsque vous ouvrez la porte à un missionnaire ou que vous voyez un apôtre des nations païennes monter en chaire pour vous parler de ses oeuvres: “Ah! on connaît ça; la conclusion aboutit infailliblement à notre porte-monnaie.” A tout risque je me permettrai aujourd’hui de vous traduire de Leaves from a White Father's Diary, du R.Père A.-Fi.Howell, quelques pages de son diaire de voyage dans nos missions du Rwanda et de l’Ourun-ili, en 1938, et vous me direz si vraiment “vous connaissez ça” autant que vous le pensiez; si vous saviez avec quelle irrésistible ardeur les noirs de ces deux vicariats dù nord du grand lac Tanganyka demandent le baptême, que les missionnaires ne peuvent littéralement pas suffire à la tâche malgré un dévouement au-dessus des forces humaines.“Le doigt de Dieu est là”, dans ce coin de l’Afrique équatoriale comme il était dans Rome et dans l’Asie aux premiers siècles de l’Eglise.A lui tout honneur et toute gloire! Parlons aujourd’hui du Rwanda.Extraits de Leaves from a White.Father’s Diary.“Le roi du Rwandu est un calé-chumène.C’est de bon augure, mais il y a une complication; il est marié et sans enfant; alors gardera-t-il sa présente femme?Attendons donc avant de la baptiser! Un Henri VIII dans le Rwanda serait définitivement indésirable.En passant de Rwaza à Kapgaye montagnes et précipices vont en progressant: railles et milles de toute beauté mais qui nous forcent à retenir notre souffle.Nous rencontrons d’abord un Frère qui bâtit une église à 20 milles de la mission de Rwaza; c’est sa 5èrae en 7 ans.et celle dernière sera confiée à des prêtres indigènes quand elle sera finie.Un peu plus loin nous nous arrêtons sur une haute montagne pour respirer un peu et nous reposer de nos émotions lorsque tout à coup apparaît à nos yeux émerveillés toute une ville.C'est Kapgaye, mission centrale du Rwanda et siège du vicaire apostolique.À Kapgaye A l’âge de 73 ans Mgr Classe est encore actif comme un jeune homme en Europe.10 août 1938; Nuit Propos astronomiques L*Astronomie est belle ! La nouvelle comète Paniers de Noël à Notre-Dame mortelle; abominable chaleur; pas d’air à respirer, des dix millions d’insectes qui sifflant, roucoulant, bourdonnant à la fenêtre qu’ils couvrent entièrement.Je préférerais être dans un lit au pôle Nord.Enfin, la nuit se passe, avant 5 heures déjà plusieurs Pères sont debout pour dire leur bréviaire avant la méditation, car il leur faut prendre de l’avance sur la journée qui sera si remplie aujourd’hui comme toujours.Le déjeuner pris, nous jetons un coup d’oeil de la colline voisine sur toute cette immense mission.Il y a plusieurs groupes de bâtisses, chacune ayant sr.raison spéciale d'existence.Au centre est ta mission elle-même, avec école de garçons, l’église, salle de catéchisme pour les hommes, hangar pour travaux et menuiserie.A gauche c’est la résidence des Frères Indigènes et leur noviciat, une école technique et une imprimerie.A droite apparaît le couvent des Soeurs Blanches, la salle de catéchisme des femmes et filles, l’école des filles et un bâtiment pour travaux divers, plus un large dispensaire et un hôpital.Pas encore tout! Ça, c’est le couvent des Soeurs Indigènes, et, un demi-mille plus loin, en bas de la colline, le Grand séminaire.L'église de Kapgaye Nous commençons par une visite à l’église.Fille est très longue et très large.On me dit pourtant qu’il y en a de beaucoup plus vastes encore dans le Rwanda.Il faut bien qu’elle soit grande!_ Imaginez-vous donc qu’il y a 35,000 chrétiens dans les environs.Aux grands jours de fêtes on y distribue jusqu’à 20,000 (lisez bien: vingt mille) communions.Le tabernacle a une verge carrée.Il est cependant trop petit, car il doit contenir un ciboire qui.comme une mère, alimente 8 autres ciboires moindres au moyen desquels la sainte communion est distribuée à 4 tables de communion: une près de l’au-lel, une au milieu, une prés de la porte, et.une autre à l’extérieur où une messe est _ célébrée aussi ¦>our plusieurs milliers gui ne peu-’til pas entrer dans l’église aux „randes solennités.Combien de temps faudrait-il aux 5 prêtres de la mission pour distribuer 20,000 communions?Il faudrait même plus de toute la matinée si les Pères du Grand séminaire ne leur prêtaient main forte.20,000 confessions Combien de temps pour entendre 20,000 confessions à 5 prêtres! Il le faut pourtant dans ces grandes missions du Rwanda (et du vicariat de l’Ourundi)! On y met trois semaines, du matin au soir, car nos bons noirs savent obéir et désirent se confesser tous pour bien célébrer les grands jours de prières, Dans la première semaine viennent les enfants, les adultes suivent dans la 2ème, au moins ceux de près, la 3èmc semaine est réservée à tous les chrétiens qui sont éloignés de la mission.Donc de nombreux adultes font leurs confessions une quinzaine avant la solennité à laquelle ils renouvelleront leur communion.N’y a-t-il pas là matière à réflexion?“Ça, le saviez-vous aussi?” Pourrais-je ajouter aux lignes de l’auteur! Catéchistes Une armée de catéchistes (apôtres laïques exclusivement dévoués au salut de leurs frères) chacun avant sa petite chapelle école, maintient le peuple en contad avec les prêtres, et, pour ceux qui ne peuvent venir à la mission, font le service religieux les dimanches et jours de fêtes.La prière du matin et du soir est aussi dite ejn public chaque jour et dans chaque village.Le Père missionnaire Je jeüe encore les yeux sur le Père O., qui me paraît si exténué à 35 ans.Une mission au rayon de 80 milles, ayant des milliers de catéchumènes se préparant au baptême; des 20,(MM) confessions et communions, des appels incessants aux j malades, des noces, des funérailles, (les baptêmes par plusieurs cental- ( nés (quand ce n’est pas un millier t d’un seul coup), des écoles à diri- i ger, d’incessantes bâtisses de tous côtés, des brebis qui donnent de la tête.et qu’il faut relever, des difficultés ou problèmes épineux qu’il faut démêler.Au nom de Dieu, “demandez au Maître de la moisson d’envoyer des ouvriers.“Oui, vraiment, pauvres missionnaires!” Puis ce furent des études un peu ! réolés de leur mystère et de leurs plus relevées et des lectures de | obscurités, me semblaient pleins jeune homme.Comme tout le mon- : de charme, et encore maintenant, de, j’ai dévoré Flammarion et l’ab- ! parlant de parallaxe, de parsec, il bé Moreux, l’un qui avait tous les j me semble goûter une joie égoïste, attraits bien que ses anecdotes ne faite un peu de vanité sotte peut-fussent pas toujours belles et bon- être?mots magiques réservés à un nés, et que sa doctrine ne fûl pas petit cénacle d’initiés.Puis-je goû-toujours de la meilleure orthodo- tai quelque peu aux délices des thè-xie.l’autre, parce que dans la nou-1 ses ardues de la mécanique céleste.veauté de sa carrière d’écrivain il laissait courir sa vive imagination et que son art de vulgarisateur nous lançait dans l’infini; les titres de ses livres s’appelaient: (Jti al-lons-nous?Qui sommes-nous?D’où venons-nous?.C'était la poésie sans borne, l’élancement san* frein et cependant, l’univers de l’abbé Moreux, celui de 1918, même son univers de 1928 sont bien petits à côté de celui que les travaux des dernières années on! révélé.En même temps je poursuivais des études mathématiques quelque peu absorbantes dans lesquelles je me délectais.S'il en est parmi mes lecteurs qui ne connaissent pas les délices de l’analyse mathématique, je les plains, surtout s’ils ont dû quand même l’étudier.On dit que peu de gens aiment les mathémati-quevà ce point qu'ils préfèrent les joiev^des abstractions, et les acrobaties du calcul, à toutes les autres?Cela est possible car j’ai eu comme élèves des centaines de jeunes gens, et parmi eux il en est plusieurs “tous aimés, tous beaux” qui n’avaient pas la “bosse” et ignoraient sans douleur ces délices de mandarin.Donc je poursuivis l’étude des mathématiques! De temps en temps je rencontrais des problèmes d’astronomie, problèmes hardis, invraisemblables; étude de la loi de la gravitation, calcul de l’orbite d’une planète, calcul de l’orbite réelle des étoiles doubles, et ces problèmes qui ont enchanté et captivé le grand Newton n’ont rien perdu de leur charme.Il m'arrivait de même de lire des livres quelque peu spécialisés en astronomie, et, je ne sais pourquoi, même les mots que Ton y rencontre partout me chantaient dans l’oreille en dehors de leur signifi-calion; ces mots mystérieux: ascension droite, précession des équinoxes, solstices, zodiaque.au- >>>>>>>>>>>>» Dispensoire Ce matin le Père Supérieur n’esi pas au déjeuner, il est déjà parti au secours d'un malade.Il fait très chaud pour faire la visite de la mission.Nous allons au dispensaire.Un jeune docteur Relgc (“Un vrai missionnaire, mon Père, de me dire la Mère Supérieure, qui est occupée à faire un bandage à une fillette”) nous y accueille.Des centaines de patients y attendent tandis que d’autres plus nombreux s’amenaient de minute en minute.Des douzaines sont étendus sur des nattes ou dans des grands paniers dans lesquels on les a apportés pendants à une longue perché posée sur les épaules de leurs Samaritains qui ont parcouru des milles avec leur fardeau.C’était pour mot un souvenir vivant: A field-dressing station on the Western Front.(Une salle de pansements sur le Front de 1 Ouest —car le P.Howell fit la précédente guerre).Je pose une question au docteur; “Que pensez-vous que tout ce monde serait devenu avant que vous et les Sœurs ne fussiez ici?” “Ce qu'ils seraient devenus?Mourir.rien autre.” J’aperçois une jeune Sœur toute souriante en train de panser une affreuse plaie à la jambe d’une fillette.La religieuse me paraît tor< exténuée.“Mais vous devez être toujours a bout de forces, ma Sœur?” lui dis-je., .Un sourire, un large sourire s c-panouit sur toute sa figure.“Pas le temps de se faire de la bile avec des bagatelles, Père.\"est-il pas réconfortant de savoir gu’on est utile?Puis, comme expression d’une pensée tardive, elle ajoute: “Heureusement, nous avons notre temps de repos.Nous avons toujours celui de nos exercices spirituels”.Nos exercices spirituels! Si la beauté des montagnes nous font retenir notre respiration, que se produit-il donc quand on arrête son regard sur l'Ame d’une Sœur missionnaire?•.Un souvenir; d'il y a 4 ans.Au soir d’un dimanche humide je traversais Londres et passais devant moult cinémas.Des centaines de jeunes filles (ou des hommes) faisaient le pied de grue à la porte d'entrée en dépit de la pluie.Undo rance perdue; pieds perdus; mains perdues; cœurs de femmes qui ne produisent rien.et ici elles meurent en pure perte.Pcut-etie en Angleterre pourrai-je trouver quelqu’une d’elles qui trouvera qu ü ‘est beau de savoir qu’on est utile !.Lr,r.iu />IK> is USeflll!) aux enchantements de Tastroobysi-que.Depuis ces jours bénis de la jeunesse et même de l'Age mûr, constamment l’astronomie m’a offert ses enchantements.Je ne puis voir un livre de Jeans ou d’Kddington, ou un article de Russell sans les lire, sans les goûter.Vais-je avouer qu’il m'est impossible de regarder le ciel sans revivre le grand mot de Pascal: “Le silence éternel de ces espaces infinis.m’épouvante!” Au cours des dernières années j’ai suivi comme beaucoup d’autres les lourdes spéculations de la relativité et j’ai essayé d’entrer un peu dans ses secrets; de même pour les théories de l’abbé Lemaître, exposées par M.Lemaître lui-même; ce prêtre modeste sait jongler avec les chiffres et les symboles, en loute sérénité! L’univers de l'abbé Lemaître a dû exploser il y a quelques milliards d'années et notre terre existait peut-être quand le grand chaos commença une carrière d’expansion, alors que les lambeaux d'univers devinrent les nébuleuses solennelles^ Tous ne pensent pas comme l’abbé Lemaître et Hubble, présentement, s’attaque au beau mécanisme de l’expansion.Tous deux travaillent sur le ’grand et les conséquences de ce qu’ils disent sont immenses pour la spéculation pure, autre nom parfois de la rêverie.Notre monde, auquel on ne donne que quelques milliards d’années, est réellement trop jeune! A peine est-il “entré dans la carrière”, comme dit la chanson, et nous ne pouvons soupçonner qu'il y ait été précédé par des “aînés qui ne sont plus”! Monsieur l’abbé, pourquoi nous mesurer le temps?Et voilà, monsieur Vcnne.Voilà; el je n'ai rien dit.N’ayant pas ré pondu à voire question mais ayant abusé du sophisme qui s'appelle précisément l'ignorance de la question.De plus je n’ai parlé que de moi même! Mais j’ai pu rappeler a plusieurs leurs propres joies, leurs enthousiasmes dirigés vers d’autres ! objets.Ils ont aimé la.musique avec les mêmes élans, la poésie, la peinture, l'agriculture, leur métier! Je suis tout heureux d’avoir dit mon amour pour l’astronomie et si j’ai pu consoler un peu quelque lecteur incompris n’osant dire sa joie profonde par crainte du monde.“qui est si méchant”, j’ai bien répondu à votre question.En ces jours d’angoisse regardons vers le ciei; les étoiles y sont immuables; les constellations n’y vieillissent pas; sous elles passe la tourmente mais Celui qui règle tout saura intervenir au bon moment pour rendre à la terre la sérénité, la joie dans la paix.Frère ROBERT « ¥ * * LA NOUVELLE COMETE Nous l’avons repérée samedi soir le 28 novembre, vers 9 heures, dans la constellation du Taureau, non loin de la belle étoile Aldébaran, à peu près sur le prolongement du V des Hyades.Gomme apparence, ça n’était pas grand’chose — un rien cosmique — et il fallait un bon télescope pour l’apercevoir, pour dis- j tinguer sa petite tête entourée d'une | faible chevelure d’où fusait un court | jet plus nébuleux encore.Nous ne croyons pas qu’elle puisse devenir visible à l’œil nu d’ici le 18 décembre, date de son passage au périhélie (plus proche distance au So-jleil); tout au plus serait-il possible de la voir dans une bonne jumelle, et encore.! Mais pour ceux qui aimeraient la pointer sur un atlas céleste, ou qui ont à leur disposition une lunette télescopique, nous donnons ses coordonnées d’après une carte que nous venons de recevoir de l’Observatoire Harvard.La distribution annuelle des Pa-j niers de Noël de la paroisse Notre-Dame aura lieu cette année le 23 I décembre prochain, sous la distinguée présidence de Son Flxrellence Mgr l'Archevêque de Montréal.A cette occasion, la Conférence Notre-Dame de la Société Saint-Vincent de Pau! lance un vibrant appel à toutes les âmes généreuses qui aimeraient à participer au succès de cette organisation, soit en faisant un don en nature, conserves, pois, riz, fèves, beurre, etc., soit en envoyant un don en argent avec lequel les organisateurs achèteront les victuailles pour garnir les paniers.On est prié de bien vouloir faire parvenir son don d’iei le 15 décembre prochain, à M.Robert J.Sells, organisateur des j niers de Noël de Notre-Dame, à ouest, rue Notre-Dame.tendent que le Tennessee perçoit des taxes sur environ $100,000,000 | d’immeubles nui devraient appartenir à la Géorgie.Le gouverneur Cooper, du Ten-j nessee, aurait dit qu’il n’accepterait pas de discuter cette frontière e( mie cet Etat «ntend garder chaque pied de terrain qu’il possède.Le "San-Francisco" Pa- 110 Conflit de frontière Georgie-Tennessee San-F'rancisco, 12 (A.P.) — Le croiseur avarié San-Fruncisco, qui a combattu et battu un -uirassé ja-n>* co r d’i! ngagement au large des îles Salomon le mois dernier est entré hier dans le nort sous sa propre vapeur.Le San-Francisco est 'e premier vaisseau de guerre des Et-ds-Unis à être décoré pour sa vaillance.Il y a eu une brève cérémonie au quai hier après-midi.$38,763.19 souscrits doui le Timbre de Noël Atlanta.12 (A.P.) — Le sénateur d’Etat Wilmer, de Géorgie, a proposé hier que cet Etat accepte le défi du gouverneur du Tennessee, quant au conflit de frontière qui existe entre les deux Etals depuis 7^ jg plusieurs années.Les législateurs de la Géorgie prétendent que la vraie frontière c’est le 35e degré de latitude nord, mais que les arpenteurs en établissant cette ligne en 1818 l'ont placée trop au sud et qu'il y a jusqu’à un mille d’erreur au détriment de la Géorgie en certains endroits.Ils pré- Le comité provincial de TAsso-ciation canadienne antituberculeuse annonce que la campagne d« souscription du Timbre de Noël » rapporté n date, dans lu seule province de Québec, la somme de $38,-soit une augmentation de $13,000 sur la période correspondante de la campagne.Tan dernier.La tendance générale est donc à la hausse dans la province, ce qui encourage fortement les organisateurs à demander un nouvel effort collectif pour que le Québec établisse un nouveau record de générosité d’ici Noël.COMETE OTERMA 17 novembre 4h.09.4m.+3” 57’ 21 novembre 4h.08.1m.+5° 29' 25 novembre 4h.06.7m.+7° 10' 29 novembre 4h.05.3m.+9° 00' 3 décembre 4h.03.9m.+10° 56' 7 décembre 4h.02.5m.+12° 57' 11 décembre 4h.01.3m.+15° 01' Ds Liais CARNEAU de l’Observatoire Ville-Marie (Nice to know one En détournant mes regards je vois les enfants des écoles qui, répondant au son du tambour, s’eo- liquette, a conquis gouffrent dans leurs salles, puis ré- veur du public.A sonne à mes oreilles la prière qm préside à Tétude; elle est entonnée avec vigueur de ces centaines de jeunes cœurs pleins de vie et d enthousiasme: Au nom du Hère.Mon âme se brise d’émotion; Son fecit talitcr ornai nalioni — 11 n’a pas fait ainsi (de si grandes faveurs) à toute nation.Arrêtons-nous là pour aujourd’hui.Nous aurons l’occasion de parler plus tard des âmes d’élite que Dieu se choisit pour le sacerdoce et la vie religieuse, de ces nombreuses vocations qui démontrent, plus que le nombre des convertis, l’action puissante de la grâce chez nos Noirs.“On connaît ça”, disiez-vous, vous aussi, tout à Theure, et voici que, les veux tout humides d émotions, ’ •$»_.: .»At*s«iairnmnt*t • ‘•On n*n _______________, au prix de $1.00 au comptoir, *1.10 Prochain article: La Revue des 1 Revues, par Jacques Labrecque.OUVRAGE D’ACTUALITE "Votre testament et votre succession' (par monsieur le notaire de La R RU ERE FORT 1ER) Tel que prévu, VOTRE TESTAMENT ET VOTRE SUCCESSION, par le notaire de I a Bruèrc F’ortier, publié par les Editions Bernard Va-d’emblée la fa-peine sorti des presses il y a quelques mois, le premier millier d’exemplaires s’est enlevé comme de petits pains chauds, et le deuxième mille qui vient d’être mis en librairie est dé|à for! entamé.La chose se comprend quand on sait toute la mine de renseignements qu’on peut trouver dans cet ouvrage qui résume toute la loi régissant les testaments et fourmille des plus précieux conseils quant à la disposition de ses biens.Ce livre est non seulement utile aux avocats, aux notaires, aux sociétés de fiducie, mais nu public en général, tant tout ce qu’il faut 1 savoir en la matière est condensé et ’résumé d’une façon à la fois complète et limpide.VOTRE TESTAMENT E'T VOTRE SUCCESSION, par le notaire vous dites intérieurement: “On n’a j de La Bnière Portier, est en vente pas idée de cela”! Que d’autres choses attendrissantes raconte chaque mois notre Rut-letin des Missions d'Afrique qui ne coûte que 50 sous 1 an — un joli en-Icndrier compri,^ des Pères Blancs.La Maison des Pères Blancs à Montréal est à 1640, rue Saint-HubcrL par la poste.Service de Librairie du ’’Devoir”.Avez-roui besoin de boni livre! 7 Adressez-vous ou Service de Li broirie du "DEVOIR" 430 rue Notre Dame (est), Montréal.Economie de Charbon GRILLES SASSANTES POUR TIRAGE FORCE.Nettoyage facile qu'il y ait du mâche-fer ou de la cendre.Faites sur commande pour tous genres de fournqjses.SYSTEMES DE SOUFFLERIE BALMFIRTH.Pour changement rapide de Thuile au charbon, uu installation nouvelle.CONTROLE AUTOMATIQUE.A.BALMFIRTH BLOWER SYSTEMS 6293, AVE CASGRAIN, MONTREAL TELEPHONE : CR 8403 HERNIOLOGIE xn nus bas IN VILLI C’est une spécialité pour laquelle un quelqu'un doit tire complètement entraîné Afin de voua démontrer non seulement notre technique mais aussi les résultats d'un ajustement direct de notre bande herniaire nous »ou» Invitons L venir constater Personnellement.sans ohllsatlon aucune Votre médecin est le bienvenu avec vous Nous lui accorderons toute notre courtoisie habituelle, t! pourra se rendre compte de notre méthode unique.Service à domicile 921, rue Ste-Cofherine Est — PL.9622 5RRRRZII1 .=fcr=^= '/^ta^nacienS^^^' OturuUc i VOTEZ POUR HECTOR DUPUIS Candidat à la mairie (L'homme au passé politique sans tache et qui a douze années d’expérience à l’hôtel de ville) Un fier lutteur, Tsmi dés ouvriers, l'apôtre des csuiet justes et des oeuvres de charité.M.H K CTO R in.PllB cniirildat à la mairie L’HOMME QUI NE CRAINT PAS DE COMBATTRE POUR SES IDEES.Grandes Assemblées ce Soir et Dimanche Contrairement au maire Raynault, M.Dupuis r/a pas craint de tenir des assemblées nombreuses dans tous les quartiers de la ville.M.Dupuis tiendra d'autres assemblées aux endroits suivants : CE SOIR : à la salle de l’Ecole de Lévis, 2381, rue Biencourt.DIMANCHE APRES-MIDI : à 2 h.30, dans la salie de l’Ecole Iberville, 2247, rue Delisle, quartier Sainte-Cunégonde, et DIMANCHE SOIR : M.Dupuis terminera sa campagne par une grande assemblée à la salle de l’Ecole Souard, angle Papineau et Lafontaine.VOTEZ POUR DUPUIS COMITE CENTRAL, 1378 STE-CATHERINE EST, TEL.CH.2645 10 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 12 DECEMBRE 1942 VOLUME xxxm — Ne l\ La bataille du Pacifique Le rôle de la Micronésie Les forces américaines et australiennes, en s'attaquant aux îles Salomon, n’ont certes pas manqué d’audace.Les événements ont en effet déjà prouvé que les Japonais, en dépit de quelques revers qu’ils subirent au début de celte bataille, sont loin d’être les vaincus de celle-ci.Bien qu’il soit difficile de se faire une idée précise de la situation dans ce secteur de combat, il n’en demeure pas moins que les Nippons accentuent leur pression et que les troupes défendant Guadalcanal et Port-Moresby ont maille à partir avec un adversaire dont le mordant parait s’accentuer de iour en jour.On peut se demander comment les Japonais, qui ont déjà fort à faire en Chine, qui doivent veiller aux frontières de la Birmanie et de la Sibérie, occuper et veiller sur toutes les lies et terres qu’ils viennent de conquérir, peuvent, malgré tout, amener assez de renforts pour inquiéter sérieusement les défenseurs éventuels de l’Australie.La raison en est simple, bien que généralement ignorée.Les Japonais, en effet, disposent de bases d’une importance insoupçonnée au centre même de la partie du Pacifique qui se trouve à l’est du 18()me degré de longitude et que les Anglo-Saxons nomment la date-: line.Ces bases se trouvent en Mi- j cronésie, soit dans cet immense ar-l chipel de 2,550 lies comprenant les Mariannes, les Carolines et les Marshalls.Cette Micronésie, qui est une région plutôt ethnographique que géographique du Pacifique, s’étend de trois mille milles d’est à l’ouest et de mille trois cents milles du nord au sud.Elle forme le pivot de la stratégie japonaise dans le Pacifique.C’est parce qu’elle existe que MacArthur perdit les Philippines, que les Américains ne purent secourir Singapour et les Indes Néerlandaises.C’est de là que partent les attaques contre les bases américaines du Pacifique oriental.Dès la fin de la première guerre mon- CONSTIPATION CE SOIR AU COUCHER Une à deux tablettes R0B0L Résultat demain matin 25c la boîte CI* Chimique FRANCO Américaine liée 1566.rue Salnt-Oenl*.Montréal Veuillez m’envoyer un échantillon de ROBOL • • ?e lu i diale, les Nippons firent toul ce qui i était en leur pouvoir pour empêcher les étrangers de visiter ces îles.Un jour, ils parlaient d’épidémies rie peste, d’ilôts oil vivaient des lépreux; un autre, ils plaçaient des centaines de sentinelles et faisaient dévier les navires étrangers de leur intinéraire normal.* * * Au centre de ce dispositif se trouve la base de Truk.Elle se compose de 245 îles entourant une lagune de 60 kilomètres de diamètre où toute la flotte nippone peut trouver un refuge sûr.Les îles environnant cette lagune ont en effet été transformées en positions de D.C.A.et en aérodromes.De Truk aux Salomon et à la côte nord-est de la Nouvelle-Guinée, il n’y a qu’environ l,2ü0 milles.A 450 milles à l’est de Truk se trouve la base de Ponape, également formée par une lagune entourée d’iles.L’entrée de celle-ci est défendue par le rocher de Cho-kach, d’une altitude de 350 mètres et que les Japonais ont transformé en un petit Gibraltar.Plus à l’est se trouvent les Marshalls, vaste archipel d’atolls, dont les lagunes peuvent abriter de nombreux bâtiments de guerre et sur lesquels les hydravions se posent sans danger, leurs eaux étant éternellement calmes.C’est de ces îles que l’amiral nippon Suetsugu a dit qu’elles forment autant “de porte-avions naturels”.Des Marshalls, les Japonais ne sont qu’à 2,200 milles des Hawaï.Les îles Palau, à l’ouest de la Micronésie.forment une autre base de tout premier ordre.C’est là que, il y a quelques années, disparut le colonel Earl Ellis, de la marine de guerre des Etats-Unis, dans des circonstances demeurées mystérieuses.11 s’était sans doute montré trop curieux.Parmi ces îles, celles d’Arakabesan a été transformée en aéroport d’où, vraisemblablement, partirent les avions nippons qui attaquèrent les Philippines et les Indes hollandaises.Palau est le quartier-général d’où les Japonais entreprennent toutes leurs actions offensives et défensives dans le sud-ouest du Pacifique.De là leurs avions atteignent les Philippines, Amboine, à l’est des Célèbes, la Nouvelle-Guinée et les îles sous mandat australien en trois heures de vol.C’est là aussi que sont installés les entrepôts et les docks servant au ravitaillement et à l’entretien des navires de guerre patrouillant dans ce secteur.La perte de cette base serait très grave pour les Nippons, car c’est elle qui couvre les Philippines, les Indes néerlandaises et Singapour.La base de Yap, au nord-est de Laiau, est formée par une couronne d’iles que protègent des récifs.Des pylônes supportant des antennes de TSF ont surgi parmi les palmiers, et de nombreux terrains d’aviation ont été aménagés.Au nord de l’ancienne base américaine de Guam, se trouve celle de Saipan, où se cultive la canne à sucre.Là, les Nippons n’ont pas trouvé de positions militaires et navales naturelles et ont donc dû les construire eux-mêmes.S’ils l’avaient voulu, et s’ils s’étaient méfiés assez tôt du Japon, les Etats-Unis auraient pu posséder toute la Micronésie.En effet.^ au lendemain de leur guerre avec l’Espagne, en 1898, ils prirent les Philippines et Guam.Its auraient pu obtenir plus.Toutefois, un an plus tard, l’Espagne vendit le reste des îles de la Micronésie à l’Allemagne.Cette dernière les perdit dès le début de la guerre de 1914, les Japo- Comment Washington envisage l’hypothèse d’une querelle nippo-russe ta théorie moderne de la tactique du char.On sait que l’état-majoi français la rejeta et que l'état-major allemand, la mettant au contraire en pratique, a acquis de la sorte (un avantage décisif.Le premier pus était fait dans une direction (toute nouvelle.Le tank qui était jusque-là une arme auxiliaire île l’infanterie à l’assaut, devenait lui-hnême une arme car l’infanterie ne ! pouvait plus le suivre.Dans la pra-| tique française — qui n’était pas j celle du colonel de Gaulle, — on i comptait sur la possibilité d’en-! voyer le tank en avant et de le i faire ensuite attendre par l'iiifan-! terie, tactique que les Allemands considéraient comme un suicide.Us pensaient que le tank, protège par sa vitesse, sa cuirasse et ses canons devait briser la ligne ennemie puis la prendre par derrière, alors seulement, l’infanterie pouvait entrer de face en action.Un autre changement ne se fit pas attendre; Tinfanterie fut motorisée et sous la protection offerte pelles tanks, elle put acquérir la mê FOURRURES comme cadeaux Si «Ile* portent l’étiquette P.-A.ASSELIN, elles sont de quelité, car U qualité e»t* reine ches P.-A.ASSELIN.Choisisses chez ASSELIN votre CADEAU.ASSELIN MANTEAUX d* SEAL MARANDA •125.MANTEAUX de RAT MUSQUE • • • *175.• • • *275.( Flanc 1 (Dos) MOt’TON DE PERSE MOUTON BOMBAY UK IS SEAL HUDSON (rat musqué teint) ECUREUIL BRUN RAT MUSQUE (dos) •275.•350.•450.P.-A.ASSELIN et ses FILS, 1439, AMHERST - Tél.: CH.9644 Washington, en septembre, Uni- i elle était tout entière aux niaïus ted Press (traduction du Courrier ’ des Japonais.Pour arriver a la de Genève) : : conquérir en entier, les Nippons Le pacte de neutralité russo-japo- devraient organiser une invasion .— nais, conclu à Moscou, le 13 avril ! parlant de leur possession merulio-1 me vjtesst.pour tourner 1 adversai- 1941, avec force protestations I nale, car la côte de la partie russe re nvcc j’irtilierie, motoriser, elle d’amitié et de sympathie ne voit ! est assez abrupte et ne se prete expirer sa validité que dans trois | guère à un débarquement.La posons et demi.Les concentrations de ! session de l’île serait aussi d une troupes nippones en Mandchourie grande importance pour les Busse,, au cas où ceux-ci prendraient i initiative des opérations, car ils se- mquiètent les milieux compétent de Washington qui se demandent si ce nouveau contrat subira le sort raient alors à même de protéger des autres “chiffons de papier”.Il j une grande partie de la cote sibe-a cependant résisté à deux épreu- rienne orientale contre les attaques ves — la guerre entre la Hussie et japonaises, et cette base les rappro-les deux partenaires de l’Axe, en chcrait à 80 km.de la côte mp-juin 1941, et l’ouverture des hos- pone.tilités entre l’Amérique et le Japon ; Sakhaline a une largeur qui ^nrie en décembre dernier.Les observa- ! entre trente et cent cinquante kilo-leurs compétents avaient nrértit.mètres et sa longueur est d envi- avaient prédit dans les deux cas, une rupture entre l’U R.S.S.et le Japon.Mais, les mêmes milieux ne se croient pas autorisés a l’optimisme par ces précédents et croient que les Nippons mètres et sa longueur ron 1.040 km.,.Sa population de 310,000 hommes est concentrée plutôt dans le sud.A part les indigènes, le® Giljaks, on trouve encore des Ainus, une race indigène des renieront le pacte aussitôt que îles de l’Extrême-Orient, a peau l’instant leur semblera propice à j blanche, aux yeux bleus, qui hono-cette démarche.La Russie, elle- ; rent les burs.même, partage cette opinion.Un ; pèche à Sakhaline article de fon ! paru 1 annee der- .q , ou Tannn nière à l’occasion du premier anni.i rapport® annuebe p versaire du contrat, dans la Pravda, ^ 50 millions de yen - on Tiii émanait de l’acence officielle Pêche ie hareng, le saumon et e qui émanait de t agence oriicieue cabiJlau(L Une grande quantité de Fass, déclarait entre autres: “Les cercles militaires fascistes japonais, à qui les succès militaires nippons paraissent avoir tourné la tête, doivent comprendre que leur propagande au Nord (Sibérie), fait tort au Japon".La Pravda ajoute que “le Japon doit s’en tenir strictement au pacte conclu, et respecter ses engagements’’.Ce pacte se compose de quatre articles et d’une déclaration.Les articles précisent: lo, que les deux Etals maintiendront entre eux des rapports pacifiques et amicaux, et respecteront leur intégrité territoriale respective.2o, que chacun des contractants restera neutre pour la durée du contrat, au cas où l’autre partie serait attaquée par un tiers.Les deux autres parties se rapportent à la durée et la ratification du pacte.La déclaration annexée au pacte précise que l’U.R.S.S.doit respecter l’intégrité territoriale du Mand-choukouo, et le Japon l’intégrité territoriale de la Mongolie soumise à l’influence soviétique.Bien que de nombreux rapports parviennent sur l’accumulation de troupes nippones au nord de 'a Chine, les stratèges expérimentés portent leur attention plus spécialement sur l'île de Sakhaline, dont la moitié septentrionale appartient à la Russie et la moitié méridionale aux Japonais depuis 1905.Si les relations venaient à se rompre entre les deux pays, la première lutte se déroulerait probablement dans cette île au sous-sol généreux, pour la possession des puits de pétrole, des mines de charbon et des vastes forêts; Sakhaline produit annuellement 4 millions de fûts d’huile minérale.Bien que la plupart des terrains pétrolifères soient sur territoire russe, les Japonais ont obtenu la concession pour l'exploitation de plusieurs gisements, et une grande parti» du pétrole japonais provient de l’Ue de Sakhaline.L’île serait aussi une base idéale d’opérations contre la Sibérie, si légumes et de fruits doivent être importés pour préserver les habitants de Tile du scorbut, maladie qui faisait autrefois des ravages très importants dans cette région.La saison d’été ne dure en effet qu’une centaine de jours, pendant lesquels les légumes et les céréales doivent germer, croître et mûrir.Les experts se basent sur les raisons citées plus haut pour admettre que si la guerre russo-japonaise se déclenche, elle se déroulera premièrement dans Tile de Sakhaline.Il se pourrait aussi que des raids soviétiques et américains soient immédiatement organisés contre Tokio, qui n’est qu’à 1,000 kilomètres de Vladivostok.Les Japonais, de leur côté, chercheraient à avancer rapidement entre Vladivostok et Khabarovsk, pour atteindre !e point terminus méridional du transsibérien, et isoler ainsi Vladivostok afin de rendre inoffensfî ce pistolet “dirigé contre le coeur du Japon”.Car le but principal d'une attaque contre la Russie serait bien de reculer la “frontière aérienne” pour mettre le Japon à Tabri de toute attaque aérienne.Les experts militaires prétendent que Vladivostok, lui-même, pourrait facilement être bombardé par l’aviation nippone opérant depuis le Mandchoukouo, à 80 km.de là.Si Ton regarde la carte, il semble que le Japon est fortement avantagé par i apport à la Russie en cas d’un conflit entre les deux nations.Mais, en réalité, la ligne éventuelle qui s'étendrait sur 700 km.du nord au sud, entre Khabarovsk et Vladivostok es: entourée d’une ligne Staline, défendue par des blockhaus, des positions d’artillerie et des trappes pour tanks.Cette ligne de défense serait très difficile à prendre grâce à sa position géographique, car elle est établie sur les montagnes qui entourent Vladivostok.Les milieux compétents pensent qu’il faudrait aussi envisager l’éventualité d’une attaque-éclair nippone contre la Sibérie, lancée dans la proximité du lac Tchanka.nais les ayant Immédiatement oecu- Mais les lignes de communication pées.A la fin du conflit, le prési- de l’ennemi seraient très exposées aussi.Avait-on ainsi atteint 1 ideal du tank?Pas du tout! On ne peu» jamais être assez rapide! Mais comme la grande vitesse exclut l'armement lourd et les cuirasses épaisses, on rréa à côté des gros tanks des chars légers susceptibles d’une grande vitesse.Ce sont eux qui, s’élançant en éclaireurs avec une rapidité surprenante, attaquent les positions faibles et disparaissent quand la résistance augmente.Derrière eux s’avancent les tanks plus lourds et solidement armés qui peuvent vaincre des mitrailleuses a couvert et même des canons.On voit ainsi comment est utdisé un système ‘de tanks variés.^ ÿ ^ Dans les grandes batailles la tactique des tanks peut aussi se modifier d’une manière sensible.On 1 a vu dans la bataille de Kharkov, ou un nombre considérable de chars étaient en action — on a dit que ce fut la plus vaste bataille de tanks de l’histoire; ils étaient répartis en petits groupes qui ne comptaient parfois pas plus de 40 à 50 chars.Pourquoi?Parce que ce n'était pas là une bataille où Ton devait percer, comme en France ou en Pologne, mais une bataille en terrain puissamment fortifie, ou il fallait toujours conquérir de nouvelles positions fortifiées.Il y avait très peu de vides où l’on pût lancer des tanks en masse et à grande vitesse et Ton ne rencontrait aucun ‘terrain libre”.Impossible donc d’appliquer la tactique recommandée par de Gaulle, Guderian et F.imann-berger; il fallait s’en tenir à Tatta-que classique de Taucien style * ¥ Ÿ En Lybie, i! en est tout autre-ment: dans cette région, les tanks légers tiennent l’emploi qu’avait la cavalerie dans les guerres précédentes.Ici les années opèrent sur un terrain illimité où leurs flancs sont partout vulnérables: la vitesse y joue un rôle décisif.Comme les torpilleurs de la flotte de guerre, tendent autour des navires de combat un écran de fumée d’où ils émergent à l’instant voulu, les tanks légers provoquent un nuage de poussière derrière, lequel les tanks lourds sont dissimalès.Malgré les avions éclaireurs, on ne sai* jamais exactement ce qui se passe.¥ ¥ ¥ On voit ainsi que les problèmes techniques et tactiques de la guerre des chars s’accroissent ennstani-ment.Il n’existe pas de tank idéal propre à toutes les tâches.Mais la décision appartient toujours au chef de la colonne, au conducteur et au canonnier du tank.Pour eux.la conviction qu’ils possèdent une bonne machine est importante; mais ce qui est plus important encore, c’est le sentiment de combattre pour une bonne cause.W.N.dent Wilson tenta de persuader le Japon d’accepter que ces îles fussent placées sous mandat de la SDN.Mais les Japonais voyaient loin déjà et refusèrent.En 1921-22, la conférence de Washington demanda au Japon de ne pas faire de bases mi-! litaires de ces îles, les autres puis-I sauces s’engageant à agir de même i en ce qui concernait leurs posses-| sions dans le Pacifique.Tokio accepta.Dix-huit ans plus lard, les I Etats-Unis et leurs alliés découvrirent que toutes les îles sons con- nux attaques de l’aviation rouge.Une offensive russe pourrait partir du sud de TAmour le long de la rive occidentale du lac Tchanka, en direction du nord, ce qui permettrait de raccourcir le front de 480 km.en coupant la pointe du Mandchoukouo qui émerge en Sibérie.Il ne faut pas oublier non plus que si la guerre éclatait entre les deux pays, l’armée nippone aurait à lutter encore contre des troupes de guérillas, les restes des soldats Il n'en coûte RIEN pour vous renseigner.Ecrivez-nous les noms de votre père et de votre mère et, par le retour du courrier, nous vous indiquerons le coût des recherches à faire pour corn* piler et dresser votre volume et votre arbre généalogiques.Gabriel DROUIN ARCHIVISTE et GENEALOGISTE Institut Généalogique Drouin trôle japonais n’en étaient pas de Gengis Khan que les Russes nu-moins devenues des bases militai- j raient soin d’équiper avec des acres et navales! I ultra-modernes.¥ ¥ ¥ | - A Tabri de la Micronésie, bastion : formidable barrant la route à toute ; flotte venant de Test, le Japon entend mettre en valeur les conquêtes qu’il a faites récemment.11 s’est donc “éparpillé” bien avant le début de la guerre actuelle et a donc pu organiser cet "éparpillement”.|| Ce n’est pas sans raison que les Américains ont répété, depuis quelques années, que les Japonais se Comment la tactique des tanks évolue De la Gazette de Lausanne du 20 juillet: Les fréquents changements dans la tactique sont un des caractères préparaient depuis 40 ans à une de la guerre moderne.Celle des guerre contre eux, dans le Pacifi- chars en a subi de très importants que.Eu fai!, ce sont les Nippons depuis que les adversaires de qui possèdent les meilleures bases.; l’Allemagne combattent son armée Pas un bateau ne saurait pénétrer en poussant violemment cou Ire elles impunément et sans êîri immédia- leurs béliers cuirassés, tement repéré, en Micronésie.Dès: Il en est des tanks comme des au-qu’on y entre, en effet, on voit, soit 1res armes: ils doivent être adaptes à bâbord, à tribord ou devant soi à leur tâche.Les premiers eurent a quelque île qui, dans la plupart des j combattre une arme qui dans la 4184, Saint-Denis Montréal Généslogi* compléta d* toute famille cenadienne-frmetite, franco-américaine, acadienne de 1608 k not jours — Not archives contiennent quarante-trois millions (43,000,0001 d’actes de baptême, mariage, sépulture, de 2.200 paroisses du Québec, de l’Ontario, de l’Acadie, du Maine et du Vermont.Ecrivez-nous pour prix et renseignements.cas, est un poste d'observation d'où, guerre avait pris une place prépon-1 par radio, un observateur nippon ilérante, la mitrailleuse;, contre la peut alerter des forces stationnées puissance de son feu il s’agissait dans quelque base importante.Ce de trouver une protection pour système de surveillance s'étend sur Tinfanterie.Le tank remplit cette une surface maritime aussi vaste tâche dans les dernières années de que l’Atlantique nord! C’est ce qui ; la guerre précédente.Mais après explique pourquoi les renforts amé- ; la guerre, toutes les armées étudié ricains destinés à l’Australie Uoi- rent le problème de la protection vent faire un détour aussi lotig s’ils contre les tanks et réussirent si : veulent être à Tabr des incursions bien qu’on put pendant quelque navales et aériennes nippone.,.Ain-: temps parler de la “crise du ! si, pour vaincre le Japon, les torccs lank".Les armes créées contre 1 américaines dans le Pacifique de- lui devinrent si puissantes qu i! fal-I vraient avant tout neutraliser cette lut constamment épaissir sa cuiras î poussière d’iles redoutables qu’est se et par conséquent accroître son i la Micronésie, car.de là, les Nip- j poids, pons pourront envoyer dans n’im- oS( ia vitesse qui apporta le remporte quelle direction des troupes mède.Plus celle du tank est grande fraîches pour utlaquer un idver- moins H court le risque d’etre at ! saire fatigué par un voyage de plu leint.Il fallait donc lui donner un sieurs milliers de kilomètres.moteur plus fort ou un poids plu:, léger, ou bien l’un et Taulre à .a fois.C’est en 1934 que le colonel de Gaulle découvrit et développa En Allemggne Une nouvelle lettre pastorale des évêques Voici, d'après le Courrier de Genève du 20-21 septembre, le commentaire que faisait d’une récente lettre pastorale des évêques allemands la Liberté de Fribourg (le Courrier et la Liberté sont des feuilles catholiques) : Les évêques allemands ont pour règle d’adresser à leurs ouailles une lettre pastorale commune après chacune de leurs conférences annuelles, qui se tiennent, comme on le sait, à Fulda, auprès du tombeau de saint Boniface, Tapôtre de la Germanie.La lettre collective de cette année s’ouvre par une note qui répond aux douloureuses préoccupations des familles allemandes.Elle adresse un témoignage de sympathie aux soldats exposés aux dangers des batailles, un message de compassion aux blessés, aux prisonniers, aux disparus, elle promet des prières aux morts.Les évêques rappellent que le clergé, lui aussi, paye le tribut du sang, que ceux de ses membres qui sont à l’arrière se dévouent à réconforter et consoler les familles en souci ou en deuil, que les ordres religieux féminins se dévouent au soin des blessés et que de nombreux prêtres et religieuses sont victimes des bombardements aé- devoir de s’occuper principalement des intérêts de l’Eglise, “royaume visible de Dieu sur la terre”.Elle réclame leur sollicitude toute particulière en ces temps où, comme souvent au cours de son histoire, “elle accomplit un dur chemin de croix”, Ixs épreuves de l’Eglise, dit la lettre pastorale, ne sauraient ébranler la foi de ses enfants.Us savent que le Christ est avec elle jusqu’à la fin des temps et qu’elle est la Colonne de la vérité, la dépositaire de la Révélation.Aussi l’Eglise s’avance-t-elle à travers les siècles d’une marche assurée, sans inquiétude au sujet de l’avenir, car elle sait, de science divine, que les portes de Tenfer ne prévaudront point contre elle.En conséquence, le peuple croyant, ses évêques en tête, garde à TEjjlise une inviolable fidélité.C’est sur ce thème de la fidélité à l'Eglise que les évêques ont principalement à coeur de l’entretenir avec leurs diocésains.De très graves questions et de brûlants soucis (brennende Sorgen) ont occupé la conférence de Fulda.“Nous avons considéré comme un devoir sacré d’en faire part en haut lieu, mais nous ne jugeons pas opportun, en ces heures tragiques de guerre, d’entrer dans des détails à ce sujet dans cette lettre pastorale.” Les évêques constatent que l’homme est affamé de vérité.D'où vient-il?Pourquoi est-il au monde?Quel est le but de la vie?Pourquoi tant de souffrances sur la terre?L’homme ne trouve pas dans sa seule raison de réponse à ces questions.Il a envoyé au monde enté-nébré et perverti Celui qui a pu dire de lui-même: “Je suis la vérité”; c’est en son nom que l’Eglise parle.Elle a mission d’instruire le monde; elle a toujours défendu la vérité, à l’encontre de toute fausseté et de toute erreur.Les évêques énumèrent ici les deux principales erreurs sociales que l’Eglise a dénoncées et combattues: le libéralisme, qui a exagéré les droits de l’individu et raccourci ceux de la communauté, et son antipode le collectivisme anti-chrétien.Les évêques revendiquent ainsi, sans accent polémique, pour 1 Eglise le mérite que le régime régnant lui dénie et qu’il s’attribue à lui seul, d’avoir combattu le libéralisme et le communisme.Mais il est d’autres erreurs et d’autres fautes qu’elle a dénoncées; elle a défendu la véritable liberté de conscience, la dignité humaine, les droits naturels de l’homme, l’unité, la pureté et l’indissolubilité du mariage.On devine aisément, ici aussi, pourquoi les évêques allemands énoncent ces objets de la sollicitude de l’Eglise.Us montrent ensuite en termes prenants combien les catholiques doivent se féliciter de se trouver, dans le bercail de l’Eglise, garantis contre les aberrations du monde, SOU* la garde de cette Eglise qui prêche au monde l’imitation du Christ, que le monde ne connaît plus, et qui lui montre les effets merveilleux de sa doctrine dans les légions de saints qu’elle a eleves sur les autels.Répondant, encore ici, a certaines attaques «ui sont dans toutes les mémoires, les évêques disent que les taches qu’on reproche a TEglise, soit dans ses fidèles, soit dans ses ministres, ne sauraient éclipser Téclat des innombrables vertus héroïques qu’elle a fait fleu-lir au cours des siècles et qu elle fait encore fleurir aujourd hui.Une famille n’en reste pas moins digne de l’affection des siens parce uu un journal officiel de la C.T.C.C.Tra- ! vail et la Vie Syndicale; une du Conseil central, relativement de l’assistance des délégués aux séances régulières du Conseil central.11 fut décidé de demander au statisticien dudit conseil, de fournir oes détails sur les présences des délégués du Conseil de construction; une du Département des Impressions du gouvernement fédéral qui fournit les renseignements demandés, et il fut décidé de faire l'achat de l’arrêté-en-conseil No 158, re: fêtes fériées.Le Conseil National du Travail en temps de guerre lour-nit les renseignements demandés au sujet des travaux a l’United Shipyards Limited, de Montréal.En réponse à une lettre du Conseil de construction, le Conseil régional du travail annonce que le boni de vie chère de 5 sous doit s’appliquer aux ouvriers de la construction qualifiés ou non, travaillant sur un chantier, y compris les hommes de métiers et contremaîtres, comme aussi les gardiens et pointeurs.Le calcul de ce boni doit se faire sur les heures de la semaine standard selon la convention collective établie pour une région et que le temps supplémentaire de la semaine régulière ne doit pas compter pour le calcul du boni.Les délégués J.-E.Lamoureux et Ad.Gosselin ont soumis le rapport de la réunion du comité conjoint.Le Syndicat des charpentiers-menuisiers a soumis au Conseil mi avis de motion pour obtenir un amendement à la constitution du Conseil de construction à l’effet que les syndicats affiliés auront droit à trois délégués pour les premiers cent membres et d’un délégué additionnel pour chaque cent membres en plus jusqu’à concurrence de 7 délégués, Chex les peintres Les assemblées régulières du Syndicat des peintres sont de plus en plus suivies par les membres qui manifestent un intérêt qui va grandissant.Au côurs de l’assemblée de lundi soir, qui sera présidée par M.Jos.Boucher, assisté de MM.J.-A.Mercier et P.bt-Pierre, il sera procédé à l’initiation de nombreux nouveaux membres.Les membres prendront connaissance du rapport de M.J.Arcand, agent d’affaires, et des renseignements qu’il fournira sur ies conditions de travail et sur les perspectives d’avenir, comme aussi sur les placements effectués.Les délégués sur les divers comités soumettront des rapports des séances dn Conseil central et du Conseil des métiers de la construction et autres.Un appel est fait aux membres de se tenir en règle avec le syndicat, pour ce qui est du paiement de la cotisation obligatoire.Seuls les membres en règle peuvent bénéficier des avantages du syndicat et du placement au moyçn de permis du Service sélectif, etc.* * * Les membres voudront aussi prendre bonne note que* l'organisation du grand bal du syndicat, à la salle Rialto, 5711, avenue du Parc, le 19 du courant, est complétée et tout fait prévoir un succès complet.Les organisateurs comptent que tous les membres, leurs parents et amis voudront assister à celte fête sociale.11 y aura danse, chant, musique par l'Ensemble musical du syndicat, sous la direction de M.R.Payette, et service de buffet avec rafraîchissements.ce prouvée devient le meilleur moyen d’aider l’ouvrier à améliorer ses conditions de travail et de salaire.L’association se tient au courant des nouvelles inventions mécaniques, des nouveaux procédés apportés dans le travail des pressiez et tout cela, au bénéfice des membres.Chez les cordonniers Une grande assemblée générale des membres des divers locaux du Syndicat des travailleurs en chaussures sera tenue, le 16 du courant, à l’édifice syndical, à 8 heures du soir.Comme les membres seront appelés à prendre une décision au sujet de la per capita à être payée à la C.T.C.C., tenant compte de la décision à prendre, il importe que tous les membres soient présents.Au cours de cette assemblée rapport sera fait des activités de la Fédération du cuir et de la chaussure qui aura une réunion, à Montréal le 13 du courant et aussi de la réunion du comité conjoint qui aura lieu le 14 décembre.M.E.Saint-Amand, agent d’af faires, fait un appel à tous les membres et les prie de se faire un devoir d’être présents à cette assemblée.L'élection municipole Causerie en faveur des candidats de la CCF.M.G.-O.Gagnon, secrétaire-otga- j nisateur de la section québécoise de I la C.C.F., a porté la parole, hier' soir, au poste CHU*, en faveur des canadidats de la C.C.F.dans 'a i présente élection municipale, en | particulier trois candidats du dis- j | trict no 5, classe B: MM.Jean Beauchamp, le conseiller Michel Bu-binstein et le conseiller Albert Eu-j ton; trois candidats du district no ! 9, MM.le conseiller Hugh Corrigan.R .-Jules Dion et Alfred Mathieu; un candidat du district No 1, M.i Maurice Brisebois, jeune ouvrier.M.Gagnon invoque comme l’un ! des motifs à l’appui qu’il donne à ces candidats que, “contrairement ; aux autres qui sont en lice”, ils ont été nommés “de façon détno- j cratique par des comités composés de représentants C.C.F.et ouvrier”; i comme autre motif, il invoque que j ces candidats ne sont pas “des soit- j disant champions des droits du î peuple, nommés par eux-mêmes ou des représentants d'intérêts parti-| culiers.” M.Gagnon dit que les candidats j qu’il appuie offrent un programme ! qu'ils s’engagent à présenter au conseil municipal, une fois élus.“En votant pour eux, dit-il, vous votez en même temps pour les réformes civiques si nécessaires à l’heure présente”.L'orateur ajoute que seuls le groupe C.C.F.ouvrier a un programme positif et défini.II enumère ensuite les grandes lignes du programme cécéeffiste: Changement de la forme “dictatoriale” actuelle d’élections et retour à l’ancienne formule “démocratique” d’élections.Restauration de l’indépendance de la ville qui est actuellement sous la tutelle de la Commission municipale; autonomie complète de la ville à tous points de vue; création d'une commission d'urbanisme, d’une commission du logement, d’une commission des jardins publics et amusements, d'une commission des finances, d’une commission des services sociaux et d’autres commissions qui pourraient réellement faire un travail utile.Ces commissions, dit M.Gagnon, pourraient avoir i’aide d’experts qui prépareraient des plans, lesquels seraient discutés et approuvés ensuite par le conseil.M.Gagnon dit que tous les ouvriers qui sont intéressés à connaître le programme détaillé des candidats de la C.C.F.peuvent s’en procurer une copie au bureau provincial de la C.C.F., no 1502 ouest, Ste-Catherine.Cours du R.F.Bernard Dimanche prochain, le 13 décembre, à 2 h.30 de l’après-midi, le R.F.Bernard fera un cours public d’histoire de l’Acadie: “Visions et impressions d’Acadie 1942”.L’entrée est libre pour tous au grand salon de la Palestre Nationale, 840, rue Cherrier.Ordinations Des ordinations à la tonsure et aux ordres mineurs auront lieu le vendredi, 18 décembre, à C h.30, en la chapelle du Grand Séminaue.Les ordinations aux ordres majeurs auront lieu, le lendemain, 19 décembre, à 7 h.30, à la Basilique.* Les propriétaires de PAPINEAU • SAINTE-MARIE - HOCHELACA MAISONNEUVE • MERCIER à l’unanimité, ont demandé à leuri trois conseillers actuels : HORACE J.-EDOUARD PAUL DROLET JEANNOTTE LeBLANC de continuer à les représentsr su Conseil de Ville.Ils les assurent de leur appui lundi le 14 décembre 1942 par leur vote.L’ORGANISATION DES PROPRIETAIRES DU DISTRICT NUMERO 10.Votez pour Âdhémar RAYNAULT CANDIDAT A LA MAIRIE Pressiers techniciens j En Cour marHqjp Les déclarations du capitaine Grondin au dossier Québec, H (Ci*.) — La Cour martiale chargé* de juger les cinq officier* du corp* médical de l’armée et les quatre autres personnes accusées d’avoir commis des “irrégularités” dans l’exercice de leurs fonctions officielles, a admis, hier, au dossier, comme preuves légales, les déclarations verbales et écrites faites par l’un des accusés, le capitaine Georges-Antoine Grondin, en présence de ses officiers supérieurs.Le capitaine Grondin, qui est accusé d’avoir accepté des pots-devin de différentes personnes, a admis, dans une déclaration écrite et signée, qu’il avait partagé une somme de ?780 avec le major Ludovic Lavallée et une somme de 8120 avec le major Célestin Guimont, tous deux accusés comme lui devant la Cour martiale.Le It-colonel Jules Mercier, officier médical du district de Québec, a déclaré que le capitaine Grondin, avait admis, dans une déclaration verbale, qu'il avait reçu 820 du soldat Léopold Houde, 810 du soldat Louis-Philippe Hamel et 85 du soldat Georges Fortin, tous trois accusés devant la Cour martiale.Dans une seconde déclaration lue devant le tribunal, le capitaine Grondin donne la liste d’un certain nombre de recrues qui ont été classées dans la catégorie “E” de l’examen médical, et il ajoute que les susnommés ont été judicieusement classés dans cette catégorie, au meilleur de sa connaissance et qu’il n’a reçu aucune somme d’argent de l’une ou l’autre de ces recrues.Le major C.-A.Kirouac a corroboré le témoignage du It.-col.Mercier.Un autre témoin, le soldat Roger Croteau, a déclaré qu’il avait d’abord été examiné par son méde- iL’Association technique des pressiers de travaux de ville de Montréal vient de procéder à l’élection de ses officiers avec le résultat suivant: président, M.A.Beau-champ; vice-président, Ed.Gareau; secrétaire, D.Audet; trésorier, P.Bélamh Cette association a des activités qui sont profitables aux membres et à la profession.Les études, les conférences démonstratives visent à une plus parfaite compétence des membres, car tous sont on ne peut plus convaincus que la compéten- « ¦ " i cin de famille qui l’avait classé dans la catégorie “E”.Plus tard, il ut examiné par le capitaine Grondin dans son bureau privé.Ultérieurement, il donna à Grondin, dit-il, la somme de $100 comptant qu’il laissa sur la table de la chambre du capitaine, dans un hôpital local.ANNONCE MUNICIPALE AVIS PUBLIC ELECTIONS CHARGE DE CONSEILLER “B” POUR LE DISTRICT No 8 AVIS PUBLIC est p»r les présente* donné que.en ma qualité d’offlcler-rappor-tcur.j'ai reçu, ce .lour, en vertu d* la section 103 de la charte de la Cité, la démission de l'un des candidate k la chaffie do conseiller "B” pour le district no 8.k l'élection qui doit être tenue lé H décembre courant, savoir : ZOTIQUE DESCHAMPS négociant, 48', rué Saint-Denlc.dOment elRnée par lul-méme et par deux témoin*.I-cs électeurs sont donc requis d'agir en conséquence et de voter pour trois des six candidats k cette charge qui restent atK les rangs, savoir : MM.Ludger CHAR-PI.NTIER.Pierre UE3MARAIB.Alclde-Bt'enne aOYKTTE.Arthur LANDRY.Emile NAUD et Emile PIOEON.L'OFFICIBR-RAPPORTEUR.J.*Alphonse Mongeau Hftel de ville.Montréal, le 11 décembre 1*41, t CITOYENS DE MONTREAL Chacun admet que Monsieur Adhémar Raynault, à la mairie de Montréal, a très fidèlement interprété le désir de ses concitoyens : • en représentant dignement notre ville en toutes occasions; • en se tenant en dehors de toute partisannerie politique; • en observant rigoureusement les lois de l’équité à l’égard de tous; • en se dévouant particulièrement aux oeuvres de bien-être destinées à alléger la misère des dépourvus auxquels il s’est toujours intéressés : se rappelant «ses pénibles et modestes débuts de carrière; • en mettant à profit, pour le bien de ses concitoyens et le renom de sa ville, les connaissances que son goût de l’étude lui a procurées; • en se faisant le collaborateur, et plus souvent le promoteur, de tous les mouvements destinés à accroître le prestige moral, économique, social et artistique de notre métropole.Il est facile de conclure que nous devons à notre maire actuel, non seulement de le réélire, mais de lui donner l’appui d’une forte majorité afin de démontrer que notre population sait reconnaître la valeur d’une conduite cligne, du respect de la parole donnée, de la conscience des responsabilités et de toutes les autres attributions qui ont fait la popularité justement mérité# du maire Raynault.NE PRENONS PAS DE RISQUE, REELISONS ADHEMAR RAYNAULT.Le Comité d’organisation d’Adhémar Raynault COMITES : 355 e*t ru# Craig, — Tel.MA.2201 4495 ave Papineau — CH.6355 1506 rue DeMontigny — FA.0297 12 LE DEVOIR, MONTREAL.SAMEDI 12 DECEMBRE 1942 VOLUME XXXIII — No 289 M.Philippe Ferland parle en Fêtes à faveur de M.Raynault Mont-Laurier % Texte d'une causerie prononcée hier soir au poste CK — L'obligation de voter — M.Raynault a fait ses preuves Voici le texte dune causerie prononcée hier soir au poste ŒAl' par M.Philippe Perland, avocat, en faveur de la candidature de M.Ahémar Raynault: société et chaque électeur un quasi-contrat.De la part de la société, H y a une fonction conférée: eile investit certains citoyens du droit de choisir, dans l’intérêt public, de de Une autre élection, le 14, vous i bons représentants; de la part fournira l’occasion d’aller déposer ! l’électeur, il y a une fonction acce.i votre vote dans l’urne électorale et ! fée, car.en donnant son suffrage, exprimer de nouveau à M.Ray- i! accepte par le fait meme la char- ge qui lui est confiée de choisit le bons candidats.Si donc il fait un mauvais choix, il manque a l’engagement pris.Pour être tacite et implicite, le quasi-contrat qui le lie à la société n'en est pas I toins ferme et précis.II faudra donc que vous alliez ’oter lundi prochain, et pourquoi.' Parce que c’est un devoir e‘ parcc « ne c’est un droit.Vous remarquerez, en et tel.que sur ce point cornue sur beaucoup d’autres, le droit et le devoir ont les mêmes sources et confèrent, par conséquent, les mêmes privilèges ou créent les mêmes obligations.Dans un pays comme le nôtre, il est clair que tous les citoyens ont le droit de voter sur les questions qui inléresseii leur municipalité.Ce droit, fondé sur le fait même de l’existence nationale, est inaliénable et constant à moins que celui à qui il appai-tient ne s’en soit rendu indigne par des actes coupables.Mais on se demande parfois si, tout en conservant ce droit, il est permis de ne pas en user.Certainement non.car il entre pour une part constitutive dans la valeur de chaque règlement, de chaque décret, de chaque loi.qui.â des degrés différents, régissent une part du gouvernement ou de la municipalité.Et quiconque s’abstient, volontairement et sans prétexte fondé, de concourir à l’élection de ceux qui constituent les corps des élus, renonce par là même au droit de blâmer les déci-isions et les actes auxquels il était appelé à prendre part; il se refuse à lui-même l’exercice de tout contrôle sur ce qui a été résolu con trairement à ses vues ou à ses principes.Celui qui ne vote pas se rend coupable, par son abstention mê- 20e anniversaire du sacre de S.E.Mgr Limoges Ün a célébré à Mont-Laurier, dimanche le 29 novembre, et lundi, le 30, le 20e anniversaire du sacre de S.E.Mgr Limoges, deuxièm*' évêque de Mont-Laurier; il a été consacré le 30 novembre 1922 dam sa cathédrale par Mgr Emard, aiois archevêque d’Ottawa.Les fêtes ont débuté dimanche, je 29 novembre.A l’hospice Sainte-Anne, il y çut réception de Son Excellence à 2 h.3ü p.m.et les enfants de l’institution, sous la direction des RR.SS.Grises de a Croix, présentèrent un émouvant programme en l’honneur du disti.i-gue visiteur.Le soir, l’Ecole Normale du Chrst-Roi recevait a son tour ré\è-que de Mont-Laurier.Le piogram-me qui fut exécuté a cette occasi-m comportait un drame allégorique: “Le Royaume des Cieux”, ainsi que de la musique et du chant.Lundi matin, a 9 heures, une j messe solennelle célébrée par Son Excellence réunissait à la Cathe- Dernier appel de M.Raynault par la radio Samedi, 12 décembre 1942 NOTE IMPORTANTE nault les bons sentiments que vous avez gardés à son égard; lui dire en d’autres mots que vous êtes satisfait de son administration et que vous désirez le voir vous représenter à l’hôtel de ville pour un aid e terme.Vous aimez parfois critiquer ceux qui administrent la chose publique, les mettre dans la balance de vos jugements, mais la plupart ou temps vous vous êtes abstenus d’aller donner votre suffrage au meilleur candidat.Vous avez fait mine de vous en désintéresser; et quand l’élu n’administre pas selon vos vues, vous vous posez alors en censeurs.Ceux-là seuls ont le dret de critiquer qui, étant en âge Je le faire, ont usé de leur droit _ de vote, et non ceux sj une majorité est cou- jjres de Noël, en répondant gêné-I-a presence d un seul oei< pable, quand eile abuse de son tri- reusement aux lettres envoyées ou en entraîner d autres qui^ bêsif if ornphe pour violer la liberté de pn c’en procurant aux magasins de A cause du rationnement du papier qui affecte les journaux, nous avons supprime la chronique des programmes détaillés et nous nous contenterons, désormais, d’indiquer tout au plus quelques programmes d’interét général.LE CHRONIQUEUR M.le maire Raynault a parlé hier soir à minuit moins cinq au poste CRAC, juste à la limite du temps fixé pour les discours électoraux à la radio.On sait que la j ladio ne peut pas être utilisée pour les campagnes électorales pendant les deux jours qui précèdent le vo ] te.Voici le texte de cette allocu-10.00 .m., Musique enregistrée.Orchea- j Htm de M.Raynault: tre symphonique sous la direction de Gla- i m’excuse de frannpr n vntre zounoff, dans lea Saisons, de Olazou- i , ., , I rapper a voire nott, j foyer et de vous demander encore quelques instants d’hospitalité à une heure aussi tardive.N’ayez Principaux programmes canadiens « nmSO-CAN VUA: 2.00 p.m , Le Metropolitan Opera dans: La Bohême, de Pucclnl.avec Orace Moore, dans le rôle-titre; Salvatore Baccalont.Frederick Jaegel.George Cehanovsky, Ezio Ptnza.John G-urney.etc.Sommaire des postes locaux 8.30 Share the Wealth 9 00 Nouvelles 9 05 Hockey: Détroit vs Toronto.10.30 Orchestre.11.00 Nouvelles de BBC.I 11.30 Nouvelles.CK.AC-730 KUocyrlM drale de Mont-Laurier une fouie considérable.Plus de cinquante membres du clergé y assistaient, dont Mgr Robert .luiras, P.D., supérieur du Séminaire Saint-Joseph, et Mgr Bazi net, P.D., curé de Sainte-Agathe des Monts; le R.P.Bellavance, S L.M.l’abbé Pierre Neveu, curé de ia Cathédrale; M.te curé S.Noiseux.de Nominingue; M.le curé Thibault, de La Conception; M.le euv Latour, de Ferme-Neuve, et un grand nombre d’autres.La chorale, sous la direction de M.l’abbé F.Biron, du Séminaire Saint-Joseph, était chargée du chant et l’exécution en fut remarquable.Lundi soir, dans la salle académique du Séminaire, les élèves présentèrent une pièce d’Henri Ghéon, intitulée “Le Pauvre sous l’Escalier”.C’est l’histoire de saint Alexis.A l’issue de la soirée, S.E.Mgr Limoges remercia les fidèles de sou diocèse de l’affection qu’ils lui ont manifestée depuis son avènement au siège de Mont-Laurier.Il souligna le travail admirable qui se poursuit tant au Séminaire que dans les autres établissements d’enseignement de son diocèse, et demanda au pu CBF-691) HllocTclei MK-l Musique de Blar,: :2,30 Nouvelles.12.35 Réveil rural.12 59 Signe i-horalre 1 00 La revue des hebdos 1.15 Nouvelles.1 30 Programme musical .45 Victory twins 2 00 Opéra: La Bohème, de K „ Pucclnl : Midi Nouvelles, y ift Orrh i 12.10 Toussaint Bolsciatr.5 45 La Ligue'de sant* j ^ 6 °0 Causerie de M Henri | ^Ue^1 6 15 Hadlo-lournai 6 30 Sport 6.45 Programme musical.7 00 Questionnaire de i!» me, du mal que feront les actes pu- blic de seconder l’oeuvre qui s’ar-blic auxquels il aurait pu s’oppo- complit dans ces divers domaines, scr.Ce n’est pas tout; en négligeant I .JT’"'*.’, .son droit, tout citoyen manque à L Institut’ BrUCheSt a besoin d'espace jeunesse.7 31 Chansons.7 45 R.P Desmarals 8.00 Ço-'C'rt intime 8.30 Jean-Baptiste s en va t en guerre.9.00 Nouvelle» 9 05 Pop session.10.30 Orchestre.11.00 Musique.11.15 Orch Ellington.11.28 Nouvelles.CBM-9ÎU kilocycle* Midi Nouvelles de BBC.12.15 Dawson, chanteur 12.30 Sketch.12.59 Signal-horaire.100 Radlo-iournai 1.15 Khaki scrap book 1.45 Intermède.2.00 A communiquer.2.15 L'heure symphonloue 2.30 Programme musical.3.00 Golden melodies.3.' 5 A communiquer 3.30 Saturday special.3.45 Intermède.4.00 Minstrels melodies 4.30 Musique.5.30 Trio vocal.5 44 intermèd» 8 00 Wings abroad.8.15 Radio-Journal, 6.30 Musique variée.7.00 Orch.Lasalle.7.15 Song to remember.7.30 Studio.7 44 Commentaires.8.00 Canadian calendar.1.00 Bulletin des fermiers, l 10 betty bee-niv».1.25 Radio-concert.1 40 Collet musical.2.00 Le Comité aes oeuvres catholiques 2.15 Comité des oeuvres catholiques.3.00 F O B.Détroit.3.30 Hello from Hawaï.4 00 Evénements sociaux 4.15 Nouvelles 4.30 Chant des cordes.4.45 Report Irom London.5 00 Orch de Cleveland 8.00 Vient de paraître.6.15 Femmes en kaki.8 40 La pièce du lour.6 45 Nouvelle» 7.00 Originalités.7 30 Radlo-Petlt-Monde 7.45 Vos amis d'en face.8 00 Orch Turner 8 30 Claire Gagnler.8.45 A choisir.8 55 Nouvelles 9.00 Secret du docteur.9.30 Confession d'un agent de la Gestapo.8.00 Capitaine Bravo.10.00 Denis Harbour.10 30 Soldiers with wings.10.45 Journal parlé.11.00 Bonsoir les sports.11.15 Orchestres.12.00 Nouvelles.CFCF-550 kilocycles Midi Mélodies.11.43 Orgue, 12.15 Musique Black.12.30 Riding the rangs.12.43 Highlights.* * * I 00 Noutelles 1.05 S.p.c.A.Children's Qutzz.1.30 Washington blue.1.45 Victory twins 2.00 Opéra au Metropolitan.5.00 Cocktail musical.3.30 i ucas.6.00 Musique de concert 6.13 Nouvelles-eclalr.6.23 What's happening?6 30 Lucky melodlea.6 45 Orch Barnet 6 50 Danas 7.00 Sing for dough.7.30 Studio.8.00 Intermède.8 10*Analyse de la guerre 8.15 Service Bureau.8.30 Over there.9.15 Music for madame.9.55 Peter Hayward.10 00 Thomas show.10 3t> Nouvelles.10.45 Danse.11.00 Danse.11 55 Nouvelles.CHLP-1490 kilocycles Midi Heure féminins.12.43 Bonin et Frères.1 00 Radio-journal.1.05 Heure feminine.2.00 Heure précise.2 01 Musique.2.30 Fanfare.2.45 Quatuor.3.00 Opera.4 00 Nouvelles.4.10 Sérénadeurs.4.30 Chansons françaises 5 00 The dansant.5.30 Radlo-spéclal.8.00 Nouvelles.6.15 Méli-Mélo.6 30 Musique sur demande 6.45 Chansons françalie* 7 00 Un peu de tout.7.30 A la guinguette.8.00 Sketch.8.15 Cordes symphonique».8 30 Théâtre d'autrefois.8 45 Five of a kind 9 00 Harmony Ranch.9.30 Sketch.10.00 Fanfare militaire.10.15 Nouvelle», } crainte, je ne vous ferai pas de dis-! cours électoral.La campagne par | radio est terminée.Et j’estime qu’en ce moment, votre opinion est ï faite et qu’il serait vain de répéter les rasons que vous pourriez avoir d’appuyer ma candidature.“Les discours par radio «ont ter-| minés, ai-je dit, mais j’aurai tout de même l’occasion de vous rencontrer, dimanche après-midi, si vous acceptez mon invitation de vous rendre à l’école Baril et à la salle paroissiale de Notre-Dame du j Rosaire, et dimanche soir, à Saint-Henri et à l’école Plessis.“Je veux tout simplement, ce soir, manifester ma reconnaissance.Je tiens à vous remercier, chers auditeurs, tout particulièrement.Vos lettres, vos communications téléphoniques, toutes nos relations M.Hector Dupuis cans Rosemont M.J.-Henri Brien, ancien écht* vin de ce quartier, préside l'assemblée — Discours de M.Fau-teux L’assemblée électorale qu’a tenue hier soir à l’école Jean-de-Brébeui M.Hector Dupuis, candidat à ia mairie de Montréal, était sous la présidence de M.J.-H.Brien, an cien échevin du quartier Rosemont Celui-ci a assuré M.Dupuis qu’i prendrait la majorité des vote-dans ce Quartier et dans les environs.Il a ensuite traité de plusieur: questions municipales et il a dé claré qu’il donne son appui le plu* entier à l’ancien échevin de Papi neau.M.Dupuis a parlé un peu plu: tôt dans la soirée afin de se rendre aux poste.de radio porter It parole.Il a particulièrement insis té hier soir sur les déclarations de son principal adversaire, le^naim actuel, au sujet de la compagnie des Tramways et de la Montreal Light, Heat and Power.M.Dupuis a préconisé l’établissement d'un système de crédit urbain parallèle au crédit rural.M.Fauteux Le député de Ste-Marie, le doc- prouvent que vous approuvez mon teur Gaspard Fauteux, était de nou.attitude.En ^ffet, j’ai tout lieu de veau présent à rassemblée de M.croire que vous comprenez que je | Dupuis hier soir et il a adressé la n’ai pas de pouvoirs exécutifs, j parole.comme maire, jsous le régime ac-i M.Fauteux voit en M.Dupuis un tuel, mais, que votre appui me con- j homme d’action, et il estime que fère une autorité morale que je puis employer à la solution des grands problèmes, tels je la sauvegarde des petits propriétaires, le bon fonctionnement et l’amélioration de nos services municipaux.- “Vous avez compris que si je n’ai pas voulu vous faire de promesses, ce n’était pas pour me justifier de ne rien faire.Bien au contraire, et vous le savez, je veux travailler de toutes mes forces i pour le bien commun de notre cité.“Vous l’avez compris, et je vous en remercie.Lundi soir, je n’aurai qu'à vous en féliciter, si vous unissez le geste à la parole en déposant votre vote pour moi.Je remercie aussi tous mes or Dimanche, 13 décembre 1942 son devoir.Puisque, en effet, la société se gouverne par elle-même, en vertu d’une sorte de délégation de chacun de ceux qui la composent, chaque membre de la société est individuellement responsable du mal que peuvent faire les résolutions auxquelles se sont arrêtés, sur leurs domaines respectifs, l'un ou l’autre des corps élus.Qu'il s’agisse de municipalité ou de gouvernement, chaque électeur, alors même qu’il r’a pas voté telle ou telle disposition municipale, est responsable des mauvais effets produits par une décision à laquelle, par sa faute et contrairement à son devoir, il u'a pris aucune part.Une minorité est respectable aurage et toute sa persévérance à défen Sommaire des postes locaux Depuis les campagnes d’éducation populaire entreprises par le service pour Communautés religieuses 459 St-Sulpice Tél.: BE.2531-2 LIVRES DEMANDES Librairie Ménard & Tranquille 903 est, rue Roy — CH.«193 Romans, encyclopédie», histoire, Littérature, langues étrangère», etc.Payons prix élevés — 44 71 Retenez le "Devoir" d'avance chez votre dépositaire — c'est le 19 SEUL MOYEN de ne jamais le manquer — B sous le numéro.téléphones au ierviea du tirage ! i 3361” : il vous donnera l’adresse d’ut, dépositaire de votre voisinage.TAIon 5913 Rés.LA.1392 J.-N.DESCHENEAUX MENUISERIE GENERALE PORTES — CHASSIS TRAVAIL DE BOIS — TOUS GENRE TOURNAGE.ETC.7371 Lajeunesse (Prés De Castelnau! 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on les vendait deux sous le paquet sur le marché de Montréal.Sarrazin, dans une communication à l’Académie des Sciences (1730), écrit que “cette plante fournit un suc dont on fait du sucre en Canada, et que l'on ramasse pour cela la rosée qui se trouve au fond des fleurs”.Il ne semble pas y avoir de traces de cette pratique dans le folklore canadien actuel.La fleur est construite de telle sorte qu’elle constitue un véritable piège où les insectes vont se prendre les pattes.La faune entomologique particulière de l’Asclépiade est des partout les êtres vivants, la loi de la reproduction au moyen des deux sexes.Et tout simplement, à J'aide des sciences naturelles, essayons de .détruire ce sentiment de honte qui j plus remarquables.Elle comprend existe lorsqu’il s’agit de ces choses, le Danaus archippus (notre plus Mettons les enfants en confiance, ftrand Lépidoptère diurne: ailes lis nous poseront alors, à nous, | rouges avec bordure et nervures leurs autres questions.noires) le Tetraopes tetraophthal- La connaissance de la nature i— , .• •„ i-, uaus les oimues ci uaus ics i 5.-'-il.f wVhi : tes et dans les bêtes des forêts., nés rabougris que le vent empêche de pousser.Ils n’ont que deux fois la hauteur d’un homme, mais sont contents tout de même de leur sort.” N’enseignons pas les sciences naturelles à l’enfant.Faisons des sciences naturelles ses amies.L’homme vit sur une terre immense.Mais le coin de pays qu’il habite est très petit: il doit le connaître.S’il le connaît bien, il a des amis partout.De bons amis.Il ne vit pas au milieu d’une foule anonyme comme à New-York.S’il ren- contre un érable à sucre ou un érable argenté, il peut lui dire bonjour.11 ne médit pas de la vie, car ! ment il faudrait que ces Il ne s’ennuie jamais.On peut ap- j gens fussent aveugles.” pliquer aux sciences naturelles cet-1 te parole de Désiré Defauw: ‘ J ai i Et dans l’homme "Sur la face des montagnes et sur la face de la plaine.“Dans les sables de la mer et dans les étoiles qui sont un sable dans h ciel.“Dans l’aigle, ma créature qui vole sur les sommets., "Et dans la fourmi, ma créature qui rampe et qui amasse petitement."Et jusque dans le serpent."J’éclate tellement dans ma création “Que pour ne pas me voir vrai- pauvres Wyi- BOITE AUX QUESTIONS parole de Désiré Defauw: "•rail Péguy:'Le Porche du dit un jour aux enfants que ceux i tère /a jjeUxième Vertu.qui aiment la musique ne sont ja-: (Article paru dans l’Ecofc Cana-mais seuls dans cette vie, et jamais ; ^fenne, novembre 1942).malheureux”.i En contact avec ta nature, il n’est donc pas possible d’être malheureux.Baden-Powell, le fondateur du scoutisme, disait: “Si nous voulons que nos garçons atteignent le bonheur dans la vie, nous devons les habituer à faire du bien a leur prochain et à jouir de la beauté de la nature”.En fait, les enfants s’enthousiasment pour Jes choses intéressantes et belles; ils se préparent sans le savoir de bonnes rides, dans le sens du rire”.Car les sciences naturelles procurent la joie.Dans un cercle de jeunes naturalistes, comme dans toute autre réunion, on peut créer une habitude de fraternité heureuse, où circule un esprit dentr aide, très vivant et désintéresse.Excellente atmosphère pour le professeur qui veut connaître ses élevés, les mieux guider, les mieux servir”.Dans un groupe de quinze enfants, deux, d’abord hostiles, enti-queurs, se sont révélés tout â fait favorables, extraordinairement doués, très différents de ce qu’ils semblaient au début.Avec la joie, la chante.11 faut se pencher pour voir des plantes, des animaux.S’intéresser à plus faible.L'ASCLEPIADE Q.J’ai un peu entendu parler de ’Therbe à lait” et j’ai lu quelque chose de ses précieuses qualités dans le recueil “Digest Français”.Cela m’a intéressé, mais on ne dit pas si cette mauvaise herbe se trouve dans notre région, comment la reconnaître, etc.?(J, G.L., St-Honoré.Co.Témiscouata, Qué.) R.—Il s'agit sans doute du “Milkweed”, c’est-à-dire de TAsclépiade (Asclépios syriaca).Cette mauvaise herbe se trouve partout dans le Québec habité où on la connaît sous le nom de "Petits cochons” ou “Petits moutons”.Voici ce qu’en dit la Flore Laurentienne: "Forme de grandes colonies dans les champs et lieux vagues.Il est certainement indigène dans le Québec, bien qu’il soit devenu agressif à la façon d’une mauvaise herbe, à cause des nouvelles conditions créées par l’homme.Le nom spécifique est déroutant, car la plante i,v.- — r , est exclusivement américaine.Elle tient.Un jour, une fillette vote des ; fuj j’une (|es premières espèces de légumes dans le jardin de sa com- ce continent à être décrites scien-pagne.On lui dit doucement, en tifiquement.On trouve cette destin aidant: “Tu apporteras a la I criptton dans l’ouvrage de Cornuti, maison tous les legumes que tu cul- ; Canadensiun Plantarum Ristoria lives dans ton jardin.Mais le sais- , (I635) sous le nom de: Apocynum * tu?Pour prendre ceux qui son 1 tnajus Syriacum rectum.Cornuti dans le jardin des autres, H taui j rru{ devoir assimiler cette plante leur permission!” Il fallait voir la , nrie espèrc de l’Asie Mineure, désincérité de la petite.'Oh.oui.te j crjte par Qusius.Plus tard Linné le sais! Je ne recommencerai plus ; endossa cette erreur en créant le jamais, mademoiselle!” i binône Asctepias syriaca.Celte es- .mates' péce indigène a toujours attiré l'at- L’anatomie nous en c p ^ ,ies I tention par d’apparentes possibili- tes economiques.Peu exigeante pour le sol, elle fournit deux pro- à plus petit que soi.Cela habitue à penser aux autres, à rendre service.Et à respecter ce qui leur appar- ge, avec quelques points noirs sur les élytres et le thorax), le Labido-mera clivicollis (Coléoptère qui ressemble à la bête à patate, rouge, tacheté de noir), le Lygaeus Kalmii (Hémiptère noir, à thorax et élv-tres largement bordés de rouge), etc.Il est à remarquer que la couleur dominante de tous ces insectes est le rouge.Outre ces insectes pour ainsi dire spécifiques, dont la larve, la nymphe, ou l’adulte, se nourrissent des racines et des feuilles, les fleurs de l’Asclépiade sont visitées par un nombre immense de papillons, diurnes, crépusculaires et nocturnes.” Frère MARIE-VICTORIN DEUX VANESSES Q.—Les papillons Vanessa cardai et V.virginiensis se différencient difficilement.Quels sont leurs caractères spécifiques?( R.D., Montréal.) R.—Sous l’aile postérieure de V.cardui 011 remarque, près du bord marginal, quatre taches ocellées bien distinctes; tandis qu’on n’en voit que deux chez V'.virginiensis.Il y a en plus, chez cette dernière espèce, un point blanc dans la première cellule cubitale de l’aile antérieure.Les papillons rhopalocères appelés aussi diurnes présentent très souvent sur le dessous des ailes un dessin tout à fait différent de celui de la face supérieure.Il est donc important d’en étaler quelques-uns à lrenvers pour faciliter la détermination, particulièrement celle des Argynnis, des Polygonia, de tous les Lycénidés et des Hespériidés.Des spécimens préparés de cette façon rendront plus aisée la détermination de beaucoup d’espèces.Ainsi, une collection de Lépidoptères rhopalocères devrait exposer au moins 4 spécimens de chaque espèce, étalés de la façon ordinaire et 2 spécimens (mâle et femelle) renversés.Gustave CHAGNON UN TISSU NATUREL Q.—Auriez-vous l’obligeance de m’identifier ce tissu provenant d’un pays étranger?(S.M., Montréal) R.—Ce tissu naturel formé surtout de liber et de fibres qui lui donnent de la résistance provient de l’écorce Interne d’un arbre.Plusieurs arbres fournissent ces tissus naturels.Au centre de l’Afrique surtout, c’est une sorte de figuier sauvage, le Ficus natalensis ou encore le Ficus utilis.Dans l’est de l’Asie et en Polynésie, on emploie l’écorce du mûrier à papier (Brous-sonetia papyrifera).Dans certaines parties de la Polynésie, ce tissu est même très employé pour la fabrication des vêtements.Dans le commerce anglais, il porte le nom de "Tapa Cloth”.Le tissu s’enlève de l’écorce par bandes.Après l’avoir mouillé, on le bat sur un tronc d’arbre au moyen d’un maillet.Les bandes sont ensuite réunies.Jacques ROUSSEAU Funérailles de M.Edmond Ayotte Grand’Mère, 12.— Les funérailles de M.Edmond A'otte, de Grand’-Mère, autrefois de Sainte-Flore, ont eu lieu ces jours derniers à l’église Saint-Paul de Grand’Mère.Un grand nombre de parents et d’amis ont formé le cortège du domicile du défunt à l’église, puis de l’église au cimetière.M.Ayotte était le père du Père Ludolphe Ayotte, O.F.M., missionnaire en Terre-Sainte.Décédé le 27 novembre, il était âgé de 7fi ans.En l’absence du fils religieux, attaché à la garde du Saint-Sépulcre, à Jérusalem, le Père Augustin Buisson, O.F.M., ancien confrère du Père Ludolphe.en Terre-Sainte, a célébré le service.Deux autres religieux françiscains l’assistaient comme diacre et sous-diacre, les Pères Marc et Cyprien.M.l’abbé Donat Fréchette, curé de Grand’Mère, a présidé à la levée du corps.Le Père Buisson a présidé à l’absoute.Dans le sanctuaire, on remarquait plusieurs religieux de l’Ordre de saint François: les Pères Daniase, (provincial).Placide, Flavien, Matthieu et Etienne.On remarquait aussi les prêtres suivants: MM.les abbés Donat Fréchette, curé de Grand’Mère, Oliva Landry, curé de Saint-François-d’Assise, des Trois-Rivières, H.Deschcsnes, curé de Saint-Jean-Baptiste de Grand’Mère, Elisée Brunelle, curé de Sainte-Flore, Emilien Girard, curé de Saint-Gérard des Laurentides, H.Jacob, vicaire à Saint-Jean-Baptiste de Grand’Mère.Les porteurs étaient MM.Alfred Villemure, Oscar Dubé, Edmond Rivard, Emilien McGraw, Léo Cham-berland et Eugène Chamberland, tous agents d’une compagnie d’assurance à Grand’Mère et collègues de M.Zoël Ayotte, fils du défunt.Le deuil était conduit par les fils du défunt: Donat, employé du Pacifique Canadien à Montréal; Zoël, gérant adjoint d’une compagnie d’assurance à Grand’Mère; Alfred, 'rédacteur au Devoir, à Montréal; Léo, de l’Ecole des Beaux-Arts, à Montréal.Venaient ensuite, MM.Léo Lambert, marchand aux Trois-Rivières, gendre du défunt, Robert et Jean Ayotte, petits-enfants, de Montréal; Bernard et Albert Lambert, petits-enfants, des Trois-Rivières; Charles et Albert Desches-ncs, de Sainte-Flore et de Shawini-gan, neveux; Ambroise, Udègc, Bor-romée, neveux, de Grand’Mère; Adam Lapolice, neveu, de Grand’Mère; Antoine Boiselle, père de Mme Zoël Ayotte, de Montréal, et nombre d’autres parents et amis.La famille Edmond Ayotte a reçu de nombreuses offrandes de messes, des centaines de messages de sympathies ainsi que des bouquets spirituels et des couronnes de fleurs.g L'Australie et le service extérieur Canberra, 12 (A.P.) — La Chambre des représentants a rejeté hier, un amendement des travaillistes s’opposant “à la conscription pour service militaire hors de l’Australie”, L’amendement avait été présenté par le député Maurice Blackburn, travailliste, appuyé par le député Arthur Calwell, autre travailliste.Graphologie au “Devoir” DUPUIS JETONS SUR SOCLE .le cadeau attendu des amateurs de CARTES.Les jetons sont offerts dans 4 nuances.Fabrication d’os .socle en bois peinturé rouge et sur base rotative.1.50 à 18.50 JETONS INCASSABLES Boite de 100 jetons dans trois nuances.Indispensables aux amateurs de cartes .car les jetons ser- t JC virent de monnaie.LE CENT : * Aux , amateurs dts jeux de cart» .nous suggérons ces articles comme ETRENNES pas de soirées supplémentaires pour faire vos achats ou TEMPS DES FETES.DUPUIS — rez-de-chaussée (Ste- {Catherine) AUBERT DUPUIS, président A.-J.DUGAL, T.-P.et llr.-gér.ARMAND DUPUIS, aec.-tré» Nos magasins n’ouvriront lo soir quo lo modi.sa- t Vivacités et impatiences fréquentes.Légère tendance à critiquer sévèrement.D’humeur plutôt gaie et généralement aimable.REVOIE —- Elle est délicate, sensible et tendre, capable de dévouement pour ceux qu’elle aime.L’activité est variable et dépend beaucoup de Thumeur plutôt capricieuse.La volonté est un peu indécise; elle peut, cependant, être ferme du moment qu’elle a pris une résolution.Elle est, tout de même, très influençable.Orgueil fier et susceptible et une grande timidité, les deux la tirant en arrière quand il faudrait s'avancer, offrir ses services, exprimer ses bons sentiments.Elle est bonne.Elle est plutôt optimiste et elle a beaucoup d’illusions dont est fait son courage qui est exposé à sombrer dans les déceptions inévitables.Pas du tout expansive malgré son besoin de confiance et d’affection.Un peu nerveuse; l’imagination porte aux exagérations et nuit à la sûreté du jugement.LEO—Une imagination très vive qui crée les illusions et les rêves.Délicat, sensible, tendre, honnête et sincère.Il a un grand besoin d’affection et de confiance et il est fier et timide.La volonté est passive et manque de résolution et ù’initiative.Elle se .manifeste surtout comme résistan-RATIONNEE —Cette petite écri- ce par une obstination souvent mu-ture redressée et un peu artifici-1 ette et douce mais difficile à vain- plantes et les animaux sont êtres parfaitement constitues.Nou_ aussi, nous le sommes.Donnons a l’enfant l’idée qu’il a un corps merveilleux, capable de grandes œuvres s’il est conduit par le sentiment du devoir et par l'esprit chevaleresque.En étudiant la biologie, le respect de soi-même s’affirme.De plus, à l’aide des organes floraux, le problème de la reproduction devient un sujet naturel.Les fléurs mâles et femelles, il est vrai, sont très loin de nous.Mais à partir de là, on peut remonter aux animaux, ensuite aux hommes, et remarquer qu’une grande loi régit "Pèlerinages dans le passé"*1' duits intéressants: du caoutchouc, et une matière textile (aigrettes).De timides essais pour l'extraction du caoutchouc ont été tentés en ce pays vers 1899, et en Russie, plus récemment, on a remis la question à l’étude.Les tentatives pour utiliser les aigrettes en les mêlant à la soie, à la laine ou au coton n’ont pas donné de résultats satisfaisants.Par contre, on a utilisé en Russie les fibres libériennes pour la préparation d’une ouate semblable à celle du coton.Les très jeunes pousses, à peine sorties de terre, SOURDS Ravox-Radio-Phon* ZOZ boul.8t-Jo««pb O.Montréal Snrcurtale à Québec ! 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