Le devoir, 22 janvier 1943, vendredi 22 janvier 1943
"Le Canada eat une nation souvr raine et ne peut avac docilité accepter de la Grande-Bretagne, ou des Etats-Unis, ou de qui que ce soit d'autre l’attitude qu’il lui faut prendre envers le monde.Le premier devoir de loyalisme d’un Canadien n’est pas envers le Commonwealth britannique des nations, mais en ver- le Canada et son roi, et ceux qui contestent ceci rendent, à mon avis, un mauvais service au Commonwealth.” (U-x-17) Lord TWEEDSMUIR LE DEVOIR OirscUer : Csorget PELLETIER Montréal, vendrsdt 22 janvier 1943 REDACTION ET ADMINISTRATION 430 EST.NOTRE-DAME MONTREAL TOUS LES SERVICES TELEPHONE: BEIair 3361* SOIRS, DIMANCHES ET FITES AdminUtutiM ; BEIair 3361 Rédaction : BEIair 2984 Gérant : BEIair 3361 Nouveaux règlements pour la conscription du travail au pays (VOIH EN PAGE TROIS) Une chose qu’il ne faut pas perdre de vue L' de l’Europe continentale possible en 1S43?La campagne qui s amorce en faveur d'une immigration massive-Les intérêts et les facteurs qui la favorisent — Ses dangers »— Le premier devoir de nos gouvernants Bloc-notes Radio-Canada et la politique Il suffit de jeter un coup d’oei! à travers les journaux de langue anglaise pour constater qu’une grande campagne, visant à l'adoption d’une politique de très large immigration, se développe déjà.Il est à présumer que cette campagne ne fera que s’accentuer.Elle correspond à des cal culs, à des intérêts précis, à des vues dont l’expérience paraît bien avoir démontré l’irréalité, mais qui exercent toujours sur plusieurs une grande séduction.Il est à prévoir qu’elle trouvera même dans les milieux de langue française de vigoureux appuis.C’est déjà commencé, du reste.Nous accumulons des dettes énormes, qui hypothèquent lourdement l'avenir.Il est nature] que plusieurs se disent* Il nou> faut plus de contribuables pour partager demain le poids de ces dettes, demandons-les aux pays étrangers.Le procédé est d’une tentante simplicité.L’immigration étrangère, massive, pourrait sans doute d'ailleurs faire l’affaire de certains individus, comme elle fit, lors de la grande poussée ancienne, celle de plusieurs, celle des compagnies de transport, par exemple, et de ceux qui avaient des terrains à vendre, etc.Mais quant à l’ensemble du pays?Le résultat fut-il aussi brillant?Le Canada possède, d’après le dernier recensement, une population de 1 1,500.000.Cela excède-t-il beaucoup celle que nous eût donnée le croît naturel, — surtout, si nous avions pratiqué une intelligente politique de conservation et de développement de notre capital humain?Si nous avions organisé à fond la mise en valeur de nos terres colonisables par les enfants du pays; si nous avions institué un régime d'habitations qui eût mieux protégé nos gens contre les dangers de la vie urbaine; si, de toute façon, nous nous étions employés à sauvegarder la vie et la santé de nos citoyens, si l'on eût, par exemple, mené les salutaires campagnes dont la guerre seule paraît nous avoir fait comprendre la nécessité et l’urgence?En fait, l’examen des statistiques semble bien démontrer que l'immigration massive, que nos gouvernants ont si largement favorisée, n’a abouti qu'à un déplacement de population, les immigrants prenant, en gros, la place des nôtres qui s'en allaient à l’étranger, ou passant eux-mêmes de l’autre côté de la frontière.?» » II n’est pas besoin d’être grand clerc pour devintt les lignes maîtresses de ce qui se passera après la guette.Nous avons actuellement des centaines et des centaines de milliers d’hommes et de femmes dans les divers services armés; nous en avons un plus grand nombre encore dans les industries de guerre.On ne peut imaginer que.le conflit terminé, le Canada maintiendra une pareille armée, et les industries de guerre tomberont forcément, pour la majeure partie.Nous aurons donc à placer, à réintégrer dans la vie ordinaire une énorme population, subitement privée de ses moyens de vivre.L’opération prendra des proportions très considérables, qui inquiètent déjà ceux qui ont quelque «»" dio-Canada, a déclaré hier que le gouvernement ne s’ingère pas dans la direction de la C.B.C.H répondait ainsi aux critiques faites par M.Meighen à Winnipeg.M.Thompson parlait devant le Coat-mercial Club, de Halifax.“Parmi les distinctions qui me sont échues, dit-il, l’une a été de permettre un thème pour le ‘ chant du cygne” d’un homme d’Ltat ca nadien âgé qui a consacré la plus grande partie de son dernier discours public comme chef d’un grand parti politique à démontrn la méchanceté de la C.B.C.en général et de son gérant général en particulier.On a prétendu que nous étions simplement une créa tion du gouvernement pour fourmi la chance aux chefs politiques dt s’insinuer dans les bonnes grâces du peuple canadien à la faveur le la radio.Je tiens à déclarer aussi catégoriquement que je puis ^le faire que jamais, depuis que j'*1 assumé mes fonctions, la moindre tentative n’a été faite de la part d’un fonctionnaire ou d’un ministie d’Etat pour influencer la politique de la C.B.C.” M.Thompston dit que M.Mackenzie King, plusieurs ministres et plusieurs chefs de départements sont tous venus à lui avec ”de.> requêtes, que, dans l’intérêt publie du Canada, ils devraient averti le public en faisant telle ou telle déclaration”.M.Thcmpson dit que le peuple du Canada ne tolérerait pas que le gérant general s'oppose à de telles déclaration i “D’autre part, dit-il, il y a une place légitime pour ceux qui pai tagent différents points de vue’.Parlant des journaux, M.Thomp son dit que la radio est évidemment un concurrent nouveau dans le domaine des nouvelles, mais il ue croit pas que “la radio, qui ne présenté que la parole, puisse jamais supplanter le journal écrit.U*, apres tout, le programme de rad o meurt des Qu’il est émis» taudis cçue la parole écrite reste”.Au Cercle Univenifoira w« ou par l’Office provincial des recherches scientifiques.Le dernier organisme distribue des bourses dans le but de stimuler !a recherche et de l’orienter vers les pr >-blêmes qui intéressent l’éconon'ie de ia province et aussi pour fail la place large à la recherche >cien-tifique dans notre province.Des résultats ont déjà été obtenus, de» travaux divers ont été présente* à la suite de quoi des maîtrises ont été décernées, et déjà l’on pert prévoir que le succès dépassera tout ce que l’on avait prévu.Assemblées, conférences, etc.FAITS DIVERS Vendredi, 22 janvier C’est M.Paul Riou, pr elle irofesseur de technologie industrielle à l’Eco»e des Hautes Etudes commerciales qui était le conférencier au dejeu-ner-causerie du Cercle l niversitai re, hier midi.11 a traité de la re cherche scientifique, illustrant ses propos d’exemples empruntés a la vie quotidienne, aux phénomènes qui se déroutent sous nos >eux, sans que nous en comprenions toujours l’explication.11 avait a cote île lui, à la table d’honneur, le docteur Oscar Mercier, vice-president du Cercle, qui Ta présente a 1 auditoire en terme élogieux et qui a rappelé ses études brillantes, M.Bené Guenette, secrétaire du Cercle» et le Frère Marie-Victonn, q-recteur de l’Institut et du Jardin botanique., La recherche, qu'il s agisse de travaux de chimie, de physique ou de biologie, se fait dans les lano-ratoires.Elle s’inspire d’une mé thode énoncée par Descartes dans son Discours de la Méthode.L On st contentait autrefois de surveiller es réactions des êtres vivants et les transformations de la matière mer te.Aujourd’hui, on va jusqu a étudier et mesurer l'intensité des phénomènes.Or que faut-il pour faire de -a recherche?demande M.Riou.ti faut des hommes de science, il faut des laboratoires, il faut de 1 argent et finalement des élèves.Des hommes de science nous en avons, des laboratoires aussi, mais nous avons juste assez d’appareils modernes pour former l’indtspensi-ble.Quant à l’argent nous en avons peu.Pour ce qui est des élèves, c’est un problème assez épineux.Nos jeunes gens de plus en plus se dirigent vers les carrières scientm ques, mais les études classiques sont déjà longues, et une fois terminées, le jeune homme souvent est embarrassé, rendu à «on age, de demander toujours de 1 argent * ses parents déjà éprouvés par tous les sacrifices antérieurs Société St-Jean-Baptiste.au Monument National, coure de coopération par le R P.Jean d’Auteuü Richard.S.J.pour la 2ême année.Sulet: "Les coopératives d'habitation".Dans la salle U.à 7 h.45 et à 9 h p.m.(deux coure par soir).* * * Art Association of Montreal.379 ouest, rue Sherbrooke, à 4 h.30 p.m.Mme Naomi Jackson parlera du dessin dans l'Arctique.Entrée libre.* * * Cours d'histoire de l’art, amphithéâtre G.4éme étage, de l'Université de Montréal.av.Maplewood, par M.J.-B Lagaeé, A 8 h.Entrée libre.Leçons accompagnées d Illustrations.* * * La Légion américaine, section de Montréal no 1, au Mont-Royal, à 8 h.30 p.m.M, E.-Q.Fortune conférencier.¦«¦ * * Cours de floristique laurentienne, par le R.F.Marle-Vlctorlu, salle Provencher.Jardin botanique.A 4 h.30 p.m.Samedi, 23 janvier Séance de cinéma éducatif.Cinq représentations, a 9 h.10 h., 11 h.du matin, 1 h.30 et 3 h.30 p.m., au Jardin Botanique.Films: "Quelques fauves de l'Afrique"; “Croisière de Québec aux lies de la Madeleine"; "Roof of the World".Commentaires par Mlle Cosette Marcoux et M.Raymond Ooudreault.* # * Université de Montréal, rue Maplewood, coure du chanoine Sldeleau.A 2 h 45 p.m.: “Le Cld".de Pierre Corneille.A 4 h.p.m.: "La légende des siècles',’ de Victor Hugo.Dimanche, 24 janvier Réunion générale des anciens et ancien-nee élèves de l'école Victor Doré, dans la salle de l ècole, 820, est, rue Demontigny, à 2 h.p m._______ Chantiers de coupe de la glace Un incendie détruit le couvent de Huntingdon Sf-Hyacinthe et Lauzon doivent se passer d'eau pendant toute la journée — La Sûreté provinciale interrompt un bingo — Morts subites — Plusieurs incendies 835 par mois.Me André Montpetit lepresentait la Commission.Vente à temperament Volière Limitée, 862 rue bte-Lathenne est, Montréal, doit La Société Saint-Jean-Baptiste et la campagne d'alimentation ._,„ , .“A litre de président de la So- ^?r el iü5 I eiété S.-Jean-Baptiste, je m’adresse à la population canadienne-françai-se de Montréal, pour lui demander L’inspecteur en chef des établissements industriels et commerciaux de la province, M.Clovis Bernier, 97 rue Notre-Dame est, Montréal, désire attirer l’attention des intéressés sur l’arrêté en conseil no 882, du 15 avril 1942, édicté eti exécution de l’article 5 de la loi des établissements industriels et commerciaux (R.B.P.1941, chapitre 175 et amendements), concernant l’adoption de règlements en vue d’assurer la sécurité et la protection dts travailleurs et du public sur les chantiers de la coupe de la glace, comme suit: Article 1.— Toute personne avant de commencer l’exploitation du chantier où la coupe de la glace doit se faire, transmettre à l’inspecteur des établissements industriels et commerciaux, a l’Inspecteur de TUnité sanitaire et aux autorités municipales de l’endroit où se trouve situé le chantier, un avis par écrit indiquant son nom, son adresse, le nom et l’endroit où est situé ce chantier.Article 2.— Avant le commencement des travaux, le chantier doit être entouré de clôture ou de balises.Le chemin conduisant de la rive au chantier doit être balisé de chaque côté.Article 3.— Ces balises doivent être de sapin, d’épinette ou de cèdre, ayant une hauteur minimum de dix (10) pieds.Elles doivent être installées à une distance maximum de quarante (40) pieds, les unes des autres.Article 4.— Avant la fermeture du chantier, toutes les balises du chemin qui y conduit, doivent être enlevées.Les clôtures ou balises entourant le chantier abandonné doivent y être laissées et ce, jusqu’à la fonte de la glace.L’inspecteur en chef invite donc les intéressés à se conformer immédiatement à la loi et à se procurer le permis nécessaire.Et c’i- .système des bourses.Bourses tou -nies par l’Université, par le Conseil national de recherches d Otta- Âssemblée de l'Association des maîtres-fourreuis L’Association des mattres-four- jrais, pour avoir annoncé dans les lournaux, en septembre, des ventes a tempérament, contrairement à .ordonnance relative au crédit aux consommateurs de la Commission des prix et du commerce en temps de guerre.Me Paul Renault représentait la Commission.Incendies Le feu a ravagé hier deux conciergeries de l’ouest de la ville, la conciergerie “Werayss”, au coin des rues St-Luc et du Fort, et la conciergerie “New-Royal”.5961 Chemin de la Côte St-Antoine.La première conciergerie comptait 12 appartements et l’autre 17.Dans les deux cas, il a fallu sonner une deuxième alarme.Les pompiers ont uû secourir plusieurs personnes.Une cinquantaine de personnes ont est ainsi qu’entre en jeu le I reurs, sous la présidence de M.A Imprimés de deuil MEMSNTOS — RIMIRCIIMINTS Imprimé» ou gravé».Prix »pécim«n» lur demandé.L’Imprimerie Populiire, Limitée 430, Notre-Dame e*t.Montré»! Tél.Bllair 3361 CALEN DRIER 1er mol» JANVIER îl tour» Demain: SAMEDI 23 JANVIER 1943 S RAYMOND DE PF.NNAFORT, confesseur I ever du soleil.7 h.33.Coucher du soleil, 4 h.SI.Lever de U lune.T h.13.Coucher de la lune, * h.*5.Nouvelle ! u«e.w o.à 7 h.37m.du maUn.Premier uuartier.le 13.k 2 h.48m.du mat.Pleine Lune, le 21.* 5 h.48m.du matin Dernier Quartier, le 29.à 3 h.13m.du mat.JANVIER 1943 | Dim Lun .lai Mei Jeo Ven Sam ! • N.» .6 C pou PL.31 9 OOJ» 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 U 17 18 19 20 21 22 23 24 25 2é 27 28 29 30 31 Pichet, aura son assemblée générrle le mercredi le 27 janvier 1943 à dh.p.m.chez J.-F.Reid.1473 Amherst, où le local a été spécialement aménagé poor l’occasion.Un projet d’une importance primordiale sera exposé._ _ Une ambulance pour les chevaux La Société pour la protection des animaux a tenu hier après-midi, à l’hôtel Ritz-Carlton, sa 73ème assemblée annuelle.Mme Clara Hope, présidente sortant de charge, a déclaré que l’eu ploi plus considérable des chevaux a suscité le projet d’une grosse voiture d’ambulance pour aller quérir dans la cite les chevaux malades (tu blessés, et que les propriétaires de voitures à traction animale ont ôté priés de contribuer aux frais de cette ambulance spéciale.La Société a maintenant 1332 membres.Mme A.E.Carter a été élue présidente."Le coopératisme et l'organisation économique de la Gaspésie" PAR GEORGES L.(FONTAINE, B.A., L.S.C.Anec préface de M.Esdras Mirudlic, directeur de l'Ecole des Hautes Etudes commerciales, “L’auteur a fait une étude très poussée des conditions de la vie en Gaspésie et indique les méthodes éprouvées, qui pourront lui donner la place à laquelle elle o droit dans la vie économique, agricole et Industrielle de la provinct de Québec”.En vente à la Librairie du Devoir.430 est, rue Notre-Dame.Montréal au prix de
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