Le devoir, 28 janvier 1943, jeudi 28 janvier 1943
"Le Canada eat une nation souveraine et ne peut avec docilité accepter de la Grande-Bretagne, ou dea Etata* Unis, ou de qui que ce aoit d’autre l’attitude qu’il lut faut prendre envers le monde.Le premier devoir de loyalisme d’un Canadien n'est pas envers le Commonwealth orîtannique des nations, mais envers le Canada et son roi, et ceux qui contestent ceci rendent, à mon avis, un mauvais service au Commonwealth.” (U-x-W) Lord TWEEDSMUIR LE DEVOIR Montréal, jeudi 28 janvier 1943 RIDACTION ET ADMINISTRATION 430 EST.NOTRE-DAME MONTREAL TOUS LES SERVICES TELEPHONE s BEIsir 3361* SOIRS.DIMANCHES ET FETES Dirsctcar : Georges PELLETIER FAIS CE QUE DOIS Rédacteur en chef ; Orner HEROUX Administration t Rédaction t Gérant t BEIair 3361 BEIsir 2984 BEIair 3361 “Quand la bataille viendra, suit à ‘ " , snit à Ottawa, le Bloe sera là” (M.Maxime Raymond, pages 6 et 7) Petit fait, grande leçon A propos de l'incident de Nobel et de quelques autres choses.Le Droit de vendredi dernier relatait un fait peu consr-dérable en soi, mais qui comporte une grande leçon.U faut marquer l’un et l’autre d’un trait très net.Donc, à Nobel, à 35 milles de Parry Sound, deux classes bilingues viennent de s’ouvrir, qui seront sous la direction de l’inspecteur bilingue Laurier Carrière.Nobel est un centre d’industrie de guerre où, comme en plusieurs autres endroits de l'Ontario anglais, se sont tendus un certain nombre de Canadiens français.La décision qu’annonce le Droit garantit que les enfants de ces ouvriers pourront recevoir une éducation française.Il en sera vraisemblablement ainsi, même si dans ces endroits l’on n'a jamais enseigné de français, partout où se présente une situation analogue, pourvu que les nôtres prennent la peine de s'organiser.Car le ministère de l’Instruction publique de l’Ontario, dont l’assentiment est nécessaire en l'espèce, paraît fort bien disposé.On ne court pas grand risque à dire que, derrière ce progrès, il faut voir, pour une large part, la main de VA»-sociation canadienne-française d’Education d’Ontario.Et c’est ici que jaillit la grande leçon qui nous intéresse.* * Ÿ L'Asnaciation d’Education d’Ontario — VAssociation, comme on dit simplement là-bas- est le corps né du grand congrès national de 1910 — qui a dirigé, dans une très large mesure, la lutte pour l’école française et catholique en Ontario.C’est de ses modestes bureaux d'Ottawa que sont partis les mots d’ordre.C'est là que s’adressaient aux heures de crise les chefs des divers groupements français.assurés d’y trouver conseils et réconfort.Quand, après une quinzaine d’années de dure lutte, les Franco Ontariens purent enfin enregistrer de notables succès, certains qui ne voient que le côté saillant des choses purent croire que l’heure et Futilité de VAtsociaiion étaient reste le centre où aboutissent toutes les réclamations, d'où partent les suppliques et démarches nécessaires, et que l’on sait sérieuses, parce que VAssociation a fait ses preuves.Présentement, [’Association s’efforce, par sa collecte annuelle, non seulement de maintenir son secrétariat, l’indispensable instrument de tous ses progrès, mais de constituer des bourses pour les lauréats du concours provincial de français, afin d’aider ainsi à la formation d’une élite de langue française.De [’Association peuvent du reste partir tous les mouvements utiles.C'est d’elle, par exemple, qu’est née l’Union des Cultivateurs franco-ontariens.Par les relations qu’elle possédait un peu partout, l’/Lsiociation a pu lancer et populariser le mouvement, qu’elle a eu le bon esprit de laisser ensuite à la direction des cultivateurs eux-mêmes.C’est elle encore qui, dans les milieux catholiques de langue française, est le principal moteur de la campagne pour la refonte de l’impôt scolaire.Question dont, tout récemment encore, à propos du cas d’Ottawa, nous rappelions l’extrême gravité.* # * Et l’histoire de l’-Associafi’on ontarienne, c’est plus ou moins celle de toutes les grandes sociétés nationales extraquébécoises.Elles sont nées de périodes d’activité intense, de crise même, elles ont été mêlées à des luttes violentes, qui ont eu au loin un grand retentissement; puis l’accal-j Âvait-on invité le Canada à Casablanca ?Bloc-notes Pour faciliter l'immigration britannique.Il y a des gens qui déraisonnent avec une sérénité admirable.Ils ne se rendent nullement compte de la sottise de leurs assertions et des brouillards épais qui obscurcissent leur cerveau.Le fait est inquiétant quand on le retrouve chez les gens censés représenter l’élite intellectuelle du pays.C’est à désespérer de l’avenir.Le rédacteur en chef de la Saturday Night, M.B.-K.Sandwell, est l’un des bons journalistes du Canada’.Par ses articles et par son petit livre, Canadian Peoples, il a souvent fait preuve de largeur d’esprit et d’un sens canadien averti.Comment en un vil plomb l’or pur s’est-il changé?Comment un homme qui s’estime Canadien peut-il oublier les conséquences logique de son caractère national?Analysant l’autre jour le déjà fameux rapnort Beveridge, M.Sand-svell faisait une remarque incidente qui vaut d’être reproduite, tant elle exprime de façon adéquate un état d’esprit malheureux et détestable.Voici ce passage: Le rapport est du plus vif inté ,, , .- j’-iu.rêl pour le Canada, car s’il est mis mie s est faite et 1 on n a plus guere entendu parler d elles.Elles continuaient quand même leur bon travail.L’on n’ignore point quel formidable effort donnent, par exemple, les groupes de l’Ouest, et de que font, d’une autre façon, nos amis de l’Acadie.Nous avons tenu à signaler le petit fait de Nobel parce qu’il nous parait caractéristique du travail modeste, mais passées.Tel n’était pas l’avis de ceux qui connaissaient àj précieux, qu’accomplissent tous ces groupes.Deux nou-fond la situation, qui en savaient la complexité, quil vdles classes de français, cela peut sembler assez médiocre n’ignoraient point qu’une minorité doit toujours être sutléjns le conflit général, mais c’est autant de pris, autant ses gardes, qu’elle est l’objet de pressions constantes, î^ui de sauvé plutôt.tiennent à sa condition même de minorité.Aussi bien, à la mémorable séance tenue à huis clos, où Us chefs exposèrent aux délégués de la minorité les résultats obtenus, où l’on eut ce rare spectafle de libéraux faisant des compliments à des conservateurs — et rècipro-quemtnt, tous rurent-iis d’accord pour proclamer que l'Association était plus nécessaire que jamais, que l’on ne pourrait sans elle tirer des succès acquis leur profit logique, ni poursuivre la marche en avant.Ÿ ¥ Et c’est à [ Association que 1 On doit sûrement attribuer une bonne partie des progrès réalisés depuis.L'effort n a pas été marqué des scènes spectaculaires d’autrefois, que personne ne souhaitait, même ceux et celles qui en furent C’est par l’addition de détails de ce genre que se font les tableaux d’ensemble; et nous sommes trop faibles pour négliger quoi que ce soit.* * * Avouons-le: nous sommes fort enclins à n attacher d'importance qu’à ce qui frappe et brille, à sous-estimer l’effort quotidien, qui risque toujours de se perdre dans la grisaille; nous avons trop de tendance aussi à ne voir que les mouvement* de masse.C’est pourquoi il n’est pas mauvais de s’arrêter de temps à autre sur un fait modeste comme celui de Nobel, d en extraire et d’en faire saillir la grande leçon: A savoir qu’il ne faut rien, rien sacrifier et que le travail sans bruit est souvent de tous le plus fructueux en vigueur comme il y a tout lieu de le prévoir, du moins dans ses grandes lignes, il sera tout à fait impossible de s’attendre à quelque émigration des citoyens anglais dans ce pays, à moins que nous M.King fut au fait des entretiens, mais on ne l’avait pas prié d’en être — Le Canada et les chefs anglo-saxons — Londres et Washington décident.—Les nations du Commonwealth toutes absentes —Bombardement de Copenhague L’INVASION DE L’EUROPE CONTINENTALE ET LA PART DU CANADA Les commentaires au sujet de la conférence de Casablanca sont loin d’avoir pris fin.On attendait davantage dès le moment où il *ut en public question de la rencontre de M.Roosevelt avec M.Churchill.On a paru quelque peu désappointé de ce qui se serait passé là.En fait on ne sait pas encore le centième de ce qui a pu s'y décider, de sorte qu'il est prématuré de prétendre que cette renccntre fut de caractère plus sensationnel que pratique.On comprend mieux maintenant qu'on n'aurait pas dû dès hier s'attendre de savoir exactement ce qu ont pu décider les chefs anglo-saxons.Cela viendra en temps et lieu.Il est vrai qu'ü n'y a rien de nouveau dans la détermination de ces chefs de n'accepter qu'une reddition sans conditions des nations de l'Axe, le jour où les Alliés en seront voaus à bout, comme on le souhaite depuis des mois.Mois la réaffirmation de cet état d'esprit des chefs, la nouvelle mémo ds cL'tfe conférence ne seront pas sans avoir quelque rëperciusion sur les esprits, en Allemagne, en Italie et au Japon.Et il faut croire jusqu'à un certain point que s'il y a eu tant de publicité ou sujet des entretiens de Casablanca, — non pas, de leur nature même, mais du fait que MM.Churchill et Roosevelt se sont rencontrés avec leurs états-majors en Afrique du Nord française,—ce fut en partie afin de secouer les nations de l'Axe.Berlin a beau parler de mystification, il n'y a pas eu là de mystification, mais geste de propagande qui peut avoir une portée mêmes nous n’adoptions un ^yste-1 (;onsjtj^raj)|e cerj-0ins milieux italiens, allemands, en sorffde" trlnîférer Tlt crS peut-être aussi japonais, quoique le Japon s'intéressa peu pour I heure a ce qui se passe en Europe, ou a ce qui doit s'y passer, d'ici la défaite des Italiens et des Allemands en Afrique du Nord.Ce qui aura lieu ensuite, si les Alliés prennent pied su/ le continent résultat des contributions passées de l’émigrant, afin qu’il puisse bénéficier au Canada des mêmes avantages qu’il aurait été en droit de les héros; mais il fut constant et efficace.L’Assoctafron 23-1-43 Orner HEROUX A Ottawa Comment s’est close hier la session de 1942 Pourquoi le Canada n'était-il pas à Casablanca?Nouveaux députés aux Communes et nouveaux sénateurs Far Léopold Richer Ottawa, 28-1-43.— Lue session finit.Une autre commence.C’est devenu de la routine.La troisième session du dix-neuvième Parlement s’est terminée hier.La quatrième débutera après-midi.On passera de l’iine à l'autre par la transition de la conférence de Casablanca.Le détour est un peu long.N’importe! La première chose dont il a été question hier a été précisément la rencontre de MM.Roosevelt et Churchill en Afrique du Nord.M.Mackenzie King en a parlé, ainsi que MM.Hanson et Coldwcll.Le leader conservateur s’est informé de notre rôle en cette affaire (on dirait que certaines gens s’éveillent à l’importance du rôle que le Canada pourrait jouer, s’il le voulait, dans les affaires internationales) et le chef de la C.G.F.a suggéré la tenue d’une conférence internationale à laquelle participeraient les nations du Commonwealth britannique et les nations alliées qui ne sont pas considérées comme de grandes puissances.Tous ont le sentiment que la conférence tenue en Afrique du Nord marque une phase décisive de l’offensive des Nations-Unies et que, par conséquent, le Canada est vitalement intéressé à savoir ce qui s’y est décidé.Le Sénat et le divorce A la Chambre haute il y a eu présentation des nouveaux sénateurs: le lieutenant-colonel Thomas Vien, ancien vice-président de la Chambre et ancien député liberal d’Outrernont, M.Pamphile DuTrem-blay, président de In Presse, M.Ru-pert Davies de Kingston, et M.J.-.I.Bench, de St.Catharines, Ontario.On a ensuite félicité le nouveau président du Sénat, le lieutenant-colonel Thomas Vien.M.King, leader ministériel, et M.Ballantyne, leader conservateur, ont fait l’éloge de 1 ancien député d’Outremont dont le successeur, le major-général L.-B.LaFlèchr, était, ù peu près au même moment, présenté à la Chambre des communes.Le sénateur A.-B.Copp, de Moncton.Nouveau-Brunswick, a présenté le rapport de la rom mission des divorces.En 1933, le Parlement a accordé 24 divorces, 38 en 1934, 30 en 1935, 40 en 1936, 47 en 1937, 85 en 1938, 50 en 1939, 62 en 1940.49 en 1941 et 73 en 1942.11 y a donc eu progression depuis dix ans.Le problème social que constitue le divorce prend des proportions de plus en plus sérieuses.Le discours de clôture Billet du soir M.Thibaudeau ftinfret.juge de la Cour Suprême, a donné lecture, en français et en anglais, du dis-courvS du Trônç.M.Binfret remplaçait le gouverneur général.Le discours du Trône ne contenait rien de neuf.Il consistait en une revue générale des principaux evére ment* internationaux qui «e sont déroulés depuis un an, ainsi que des mesures législatives les plus importantes passées par le Parlement canadien au cours de la session de 1942: succès rapides de-pays de l’Axe, puis faits d’armes des armées britanniques en Afrique du Nord, débarquement des troupes américaines au Maroc, succès 1e la résistance de la Chine, opérations heureuses des Australiens et des Américains dans le Pacifique.On rappelait le souvenir de Dieppe ou plusieurs des nôtres sont tombés au champ d’honneur.Après avoir souligné la collaboration des Canadiens et des Etalsuniens à la défense de notre continent, le discours du TrÔrte faisait mention de l’augmen talion croissante de notre elfort de guerre, tant au point de vue dis effectifs militaires que de la production des armaments et des denrées alimentaires.Le discours faisait aussi mention du plébiscite.“Aux termes de la loi annoncée dans le discours que je prononçais à l’ouverture de la session, y disait-on, il s’est tenu un plébiscite.En conséquence de ce plébiscite, la loi de In mobilisation des ressources nationales a subi une modification par laquelle disparaissait la disposilion statutaire restreignant le service obligatoire dans les forces armées.” Cette phrase remetlait en question l’une des crises politiques les plus aiguës qui aient été soulevées nu Canada depuis nombre d’années: les "nui” et les “non” qui sc sont partage le (suite à la dernière page) A lo manière du Dr Knock Chrysogone (à l’entrée).— Non, Ti-Pit, inutile d'insister, Noëlla t’en veuf à mort.Indisposée depuis la venelle que tu lui as causée, l’autre soir, elle s’entête à garder ton appareil, en punition de ton étourderie on de ton sournois dessein de lui tourner tes sangs, prétend-elle.Ti-Pit.— C’est vous autres, vraiment, qui avez l’esprit mat tourné.Oh! tà! là! trêve de blagues! J’ai besoin de mon masque et tout de suite.J'ai une idée, laisse-moi faire.En deux temps, je vais la dompter, ta Noëlla, pauvre martyr du conjungo.Chrysogone.—- Attention! Pas de farces plates, ou de ma vie je ne te reverrai et onques tu ne reverras ton merveilleux appareil.Ti-Pit.— Sois sans crainte.Bonjour, madame, ga ne va pas aujourd’hui?Noëlla.— Toujours bien assez pour les sourires que vous méritez, génial inventeur.Ti-Pit.— Dommage.Vous savez, la santé, quelle chose fragile et transitoire! Comme nous sommes fragiles, pauvres humains! C’est effroyable, quand on se met à penser à ça.Prenez le coeur, il fait normalement de soixante dix à quatre-vingts révolutions d la minute, occupé à pomper cinq litres de sang dans nos artères.Il ne se repose jamais; il n’a pas le droit de se reposer.La moindre défaillance de sa part, et adieu, vallée de larmes! C’est un tout petit organe, dont la colère tend les fibres à l’extrême, et notre vie en dépend sans cesse.Bien que d'y penser, on a des velléités de syncope, n’est-ce pas, madame?Notre cerveau commande tout et la moindre lésion de ce côté peut être fatale.Notre moelle épinière, nos veines, nos artères sont exposées à des coups de tout genre.Et à chaque seconde, une personne meurt sur notre planète.Une sourdine de râles ne-rom pagne nos plaisirs, f.a maladie nous guette de tous les côtés.(Noëlla pâlit).Chrusogone.— U fait froid, au jourd’hui, hein?Ti-Pit (qui est lancé, avec une volubilité extrême).— Il y a tant de maladies.Les médecins en découvrent toujours de nouvelles, ou du moins leur trouvent un nom, ce qui revient nu même.J’ignore vos idées politiques, madame, mais sache: qu’il y a une.ma’aiie bleue et des maladies rouges.Connaissez-vous la maladie d’A-dam-Slockes, la maladie d'Addison, la maladie de Barlow, le maladie de Basedow, la maladie de Bright, la entrevoit la défaite de ses alliés européens, cela lui donnera un choc dont les répercussions devront se répandre dans toute la nation st avoir des conséquences graves pour la cause de Tokio en Asie et en Océanie.M.Curtin a signalé il y a quelques heures en Australie que le Japon st un très menaçant ennemi, et les Etats-Unis sont aussi de cet avis, mois il faut commencer pay disposer de l'Allemagne, si l'on veut libérer l'Europe-.Cela est urgent.FAITS MILITAIRES Grandee.BretagneétaLe retTrd de no" euroPéen aura Plus de ^percussion au Japon, cor s'il tre pays au sujet de la sécurité sociale est reconnu pour avoir été l’une des principles raisons qui expliquent le décli^de l’émigration de Grande-Bretagn ,; depuis la dernière guerre, quoique le peu d’attrait économique du Dominion au cours de ces années ait aussi compté pour beaucoup.” Comme c’est dommage! Pour faciliter l’immigration massive des Anglais au Canada, il faudra que nous nous efforcions de calquer notre politique, nos institutions économiques et sociales sur celles de l’Angleterre, De cette façon, nous pourrons espérer recevoir en quantité des étrangers qui viendront concurrencer sur le marché du travail nos centaines de milliers de soldats et de travailleurs de guerre démobilisés.Vite, adoptons le rapport Beveridge, pour ne pas nous priver d’un apport aussi précieux pour notre vie nationale! M.Sandwell, né en Angleterre, est venu au Canada il y a de nombreuses années et y a fait une belle, carrière.Il s’insurge toujours contre ceux qui lui reprochent de n’êtrc pas Canadien de naissance.Il a raison.Il expliquait récemment que s’il existait une machine dans laquelle il n’y aurai» qu’à passer pour en ressortir Canadien, il s’empresserait de se soumettre à cette opération.Nous ne lui en demandons pas tant; nous doutons au reste de l'efficacité d’une opération exclusivement matérielle.Si M.Sandwell ne veut pas que nous lui rappelions à l’occasion qu’il pense et agit com-mfcetin Anglais et nullement comme un Canadien, qu’il ne fasse pas tout en son possible pour prêter le flanc aux attaques.La politique canadienne est d’abord et seulement 1 affaire des Canadiens et nous n’avons pas à la modifier de telle ou telle façon pour complaire aux désirs des étrangers.Roger DUHAMEL Juste hommage au juge Eno, de Lowell L’Université de Montréal décernera un doctorat honorifique à Mc Arthur L.Kno, juge de Lowell, au titre de cheville ouvrière de la Société historique franco-américaine.M.Alexandre Goulet, docteur de l’Université de Paris, et professeur à l’Université de Scranton, Pennsylvanie, dans le Travailleur, de Worcester, s’en réjouit en ces termes: « “Le juste hommage accordé au juge Kno, la Société historique sera trop heureuse de le partager avec les multiples autres associations auxquelles son trésorier infatigable n’a jamais ménagé son encouragement de même que son action toute positive.“Maître Eno a amplement gagné ses épaulettes”, et c’est avec le plus profond sentiment de reconnaissance que nous disons ‘merci à la (suite à la dernière page) A la suite de la conférence de Casablanca, il y a eu aux quartiers généraux alliés en Afrique du Nord, — ils sont à Alger, — une conférence des chefs militaires anglo-américains.Il se peut que des militaires français y aient assisté, eux aussi.Ce qui est certain, c'est qu'il y a eu là de graves décisions d'ordre stratégique prises pour la suite de la campagne en Afrique du Nord.Et aussi, que le Canada n'y était pas.On a signalé il y a quelques heures que, pour la première fois pendant cette guerre-ci, les Alliés ont bombardé la capitale du Danemark occupé par les Allemands, Copenhague.Cette ville pittoresque, qui compte une population d'environ 800,000 âmes, y compris lo banl.ieue, est un port d'importance.Elle fut en 1801, aux temps des guerres de Bonaparte avec les coalitions dont l'Angleterre était la cheville ouvrière, attaquée par une escadre anglaise, par suite du fait que le Danemark faisait alors partie de la ligue de neutralité armée, formée par la Prusse, la Russie, le Danemark, la Suède, avec l'appui de la France.Cetfe ligue avait été créée pour résister à la prétention de l'Angleterre d'exercer un d'oit de recherche en haute mer à bord de tous les navires marchands qui battaient le pavillon de ces diverses nations.L'escadre anglaise de Parker voulut forcer l'entrée de la mer Baltique.En mars 1801, cette escadre se présenta, avec Nelson commandant en second, devant Copenhague, mise en état de défense.Les canons danois ti-érent d'abord, du fort de Kronborg, contre les Anglais, mais ne les atteignirent pas.L'escadre de Parker s'engagea jusqu'aux approches mêmes de Copenhague, sur Pile de Seeland.Nelson, avec une partie de l'escadrr anglaise, contourna certaines positions défensives de la flotte danoise et engagea un combat au cours duquel il fit semblant de ne pas voir des signoux de Parker, qui lui conseillait de retraiter, après un engagement où il n'avait pas eu le dessus.Il réussit néanmoins à couler tous les navires danois, sauf trois, signa un armistice et se retira.Plus tard, le Danemark se retira de la ligue de neutralité et la mort du tsor de Russie mit fin à cette ligua, où Londres voyait l'influence de Bonaparte, qui aurait prôje*é de se servi' de l'escadre danoise pour kttei contre les Aoglau.Ceux-ci, par leur coup contre Copenhague, gagnèrent leur point et conséquemment la liour « rompit.Depuis lors Copenhague n'avait plus subi d attaque du coté anglais.Les bombardements de ces heures-ci dépendent de la présence des Allemands au Danemark et jb-t-u de ce qu'ils se servent des chantiers maritimes dg Copenhague pour y construire surtout des submersible^ de grandeur moyenne.LE CANADA ABSENT DE CASABLANCA M.King a dit hier aux Communes que le Canada avait été mis au courant du fait qu'il y aurait une série d entretiens entre les Etats-Unis, l'Angleterre, la Chine et la Russie; et qu'il fut aussi tenu au courant des entretiens et des délibérations de Casablanca.On agite maintenant, dans les milieux conservateurs et dans certains groupes libéraux, la question de savoir pourquoi le Canada ne fut pas représenté à Casablanca.S'il n'y fut pas, c'est évidemment qu'il n'y a pat été invité de manière officielle.On n'a pas considéré, à Londres pas plus qu'à Washington, que sa présence y fût nécessaire.On l'a renseigné, sans plus, sur ce qui a pu s'y passer.A ce sujet, on se demande si le rôle tenu par le Canada dans le conflit présent, l'importance de son effort de guerre, sa collaboration & fond avec les grands alliés n'auraient pas dû lui valoir une invitation d'être présent ou représenté aux entretiens qui se sont tenus au Mnroc français.Pourquoi ki Chine et la Russie invitées, pourquoi pas le Canada?On a sans doute considéré que si MM.Churchill et Roosevelt s'entendaient sur un plan d'action commun, le Canada n'avait plus qu'à suivre, sans mot dire.La "Gazette" de ce matin, en correspondance d'Ottawa, dit que M.King n'a pas expliqué hier, aux Communes, Sourquoi il n'a pas pris l'avion lui-même pour Casa-lanca ou pourquoi il n'y a pas délégué le général McNaughton.C'est évidemment parce que, tout en étant prévenu de la rencontre Churchill-Roosevelt, M.King n'y avait pas reçu d'invitation et qu'il s'en est remis à l'Angleterre du soin de décider quant aux nations du Commonwealth britannique.Ni l'Australie, ni l'Afrique du Sud, ni la Nouvelle-Zélande, — trois pays dont les soldats figurèrent dans la campagne africaine, en Libye et ailleurs, — n'ont été du reste invitées à Casablanca, ce qui confirme dans l'impression que ni Washington ni Londres ne considérèrent que la présence de délégués des nations du Commonwealth, hors l'Angleterre, fût nécessaire.Il est vreî que le Canada ne s'est pas battu en Afrique, ou du moins que, hors la présence de Canadiens dans l'aviation britannique qui y firent les campagnes de Libye et d'Egypte, l'armée canadienne en tant que telle ne fut pas partie aux combats livrés en territoire africain.Mais il y eut là des envois considérables da matériel de guerre payé en partie par le Canada; et puisque le Canada peut demain se trouver associé aux opérations de Tunisie et contre le sud de l'Europe, l'impression de certains groupes politiques canadiens, c'est que le Canada eût dû figurer à Casablanca.Or il n'y eut là aucun délégué canadien, pas même dans les rangs des militaires britanniques qui prirent part aux entretiens de caractère stratégique qui ont eu lien en territoire français du Maroc.C'est une absence dont on entendra parler, d'autant que le Canada devra lui-même, à ce que l'on peut déjà deviner, prendre part aux campagnes militaires à venir de ce côté-ià.On dira sans doute, ainsi que le fait remarquer le correspondant de la "Gazette" à Ottawa, que "les autorités britanniques disposent seules et en dernier ressort de l'affectation des troupes canadiennes qui sont outremer" et donc qu'il n’y avait pas de raison d'inviter en particulier le Canada à la conférence Roosevelt-Churchill, M.Churchill devant parler au nom de l'Empire et donc du Canada, partie intégrante de« forces britanniques."Il se peut que, plus tôt qu'on ne le pense, les soldats du Canada participent aux nouveaux efforts dirigés contre la présence de l'ennemi en Afrique du Nord, ainsi que sur le littoral européen, mais cela dépendra d'une conférence stratégique d'oè le gouvernement canadien sera exclu", conclut I* correspondant de lo "Gazette' à Ottawa.Les faite paraissent lui donner jusqu'ici raison, car il y a cet heures-ci, à la suite des entretiens de Casablanca, conférence d'ordre militaire entre les chefs alliés, è Alger ou dans les environs, signalent les dépêches, mais nulle part il n'est question que le Canada y soif présent.Il y sera, l'un de ces jours, en Afrique du Nord, semble-t-il, mais en tant que partie de l'Empire britannique.Les généraux et les chefs britanniques auront parlé et décidé d'accord avec les américains.et les Canadiens auront suivi.M.King donnera sans doute ces jours-ci des explications à ce sujet et quant à cette attitude des chefs de Londres et de Washington.Le "Devoir" avait raison do dire ces jours-ci que, lu point de vue politique extérieure, le Canada reste plus ou moins volontairement à la remorque au lieu qu'on le considère comme un associé majeur, — "a full partner".Attendons sous l'orme.— G.t.(suite à la dcrolira page) J^e carnet du yxincheux Petit» histoire euthentique : Un officier supérieur de l’errnée cenedienn# câusfi avec un officiBf neo-xetandais._____|e suit des plus surprit de constater.dit I» Néo-Zélandeis, que les Canadien* frençai» ne perlent pat tou» la langue anglaise.Chez nous, les indigènes parlent tous l’anglais.— Et vous, demande l’officier canadien.vous parlez aussi la langue des indigenes.sens doute?— Mais non! réplique le Néo-Zélandais, sans hésitation.— Dites donc, alors, ces indigènes sont plus instruits que vous?fait observer le Canadien.L’autre ne dit nen.s » * Un jour, le célèbre politique ouvrier anglais.|ohn Bums, faisant visiter le Parlement de Westminster à un groupe d’Américains, leur dit en indiquant Tamise voisine: dire garçon! ou garçonne! as * * Un contribuable canadien-frin; is reçoit du service municipal montréalais des finances un avis d’arrérages de taxes exclusivement rédigé en anglais.Erreur d’edressage?Des certes bilingues pareraient à cet inconvénient.it * * Le véritable enfant prodige, au jour d’aujourd’hui, c’est celui qui ne perd pas ses claques de caoutchouc au vestiaire de l’école.* as * Comment se trouve-t-il que les seuls G | universitaires du Canada, qui voudraient a fermeture de certaines facultés ou guerre, ment de reau; te Missouri, ces?«o | soient deux principaux d'universités eau boueuse, mais la Tamise, c est de de langue anglaise, l’un venu d’Ecosse 'histoire liquide.et l’autre d'Angleterre?Est-ce que la Le Saint-Laurent, c’est tout simple- écoles universitaires, pendant la de l'eau; le Missouri, c’est de | SOjent deux principaux d'uni' * « * On remplace par des femmes les serveurs des cafés, restaurants et clubs; pour appeler ce» serveuses, devra-t-on voix du sang aurait la voix du bon sens?étouffé chez eux Le Grincheux [Citation d’actualité “Le vrai chrétien est le vrai citoyen, élevé de dessein, résolu dans l’effort, prêt à des actes de héroe.ne dédaignrnt jamais sa tâche, parca qu’elle est jetée dan» le jour des petites choses, méprisant la bassesse, éveillé à ses propres devoirs aussi bien qu’à ses droits, suivant la loi plus haute avec respect, et en ce monde faisant tout c# qui dépend d* lui, afin que, lorsque la mort viendra, il puisse sentir que l’humenitl est quelque peu meilleure parce qu’R a vécu.’’ THEODORE ROOSEVELT (DUoour* prononcé devant.l'A&soclatle* chrétienne de* Jeune» gêna, à New» York.30 décembre IdOO.par 1» ptM» dnK dan J5tate-Unls du temwl.D9D LE devoir, Montreal, jeudi 25 janvier ms VOLUME xxx:v — No 21 Texte du discours du Trône Ottawa, >8 (D.N'.C.t — Texte français du discours du trône que V.le juge Thibaudcau Hinfret a lu hier après-midi à la cérémonie de la prorogation de la troisième session du dix-neuvième Parlement: Honorables membres du Sénat, Membres de la Chambre des Communes, La présente session s’est ouverte ious l’ombre projetée par les succès rapides de l’agression japonaise en Extrême-Orient.En faisant la guerre aux Etats-Unis, l'Allemagne et l’Italie ont fermé la boucle du conflit mondial.L’avance des Allemands en Afrique du nord et en Russie, de même que les progrès des Japonais en Chine et vers l’Inde et l’Australie,* ont encore obscurci l’horizon.A la fin de l’été, nous traversions apparemment les heures les plus sombres.L*s succès remportés en octobre f>ar les effectifs britanniques dans e Nord-Africain, puis le débarquement, en novembre, du corps ex- Péditionnaire des Etats-Unis et de Angleterre, ont donné une nouvelle tournure aux hostilités dans cette région.Ces succès, joints à la résistance résolue de la Chine, aux exploits incomparables des armées russes, aux gains des Américains et des'Australiens dans le sud-ouest du Pacifique, ont sensiblement amélioré la position des puissances alliées.Les forces adverses trouvent enfin une opposilion plus à leur taille.Les Nations-Unies entament des opérations offensives.Les soldats du Canada ont continué, en nombre croissant, de servir et de se battre contre les pays de l’Axe en Europe, en Afrique, dans l’Orient moyen, sur toutes les mers et sur les points les plus reculés d’ud monde en armes.Leur vigilance s’est exercée sur nos propres côtes, à l’ouest comme à l’est.La valeur et l’héroïsme déployés au cours des opérations conjuguées de Dieppe ont ajouté ce nom à la série Inoubliable des faits d’armes du Canada.Notre pays se souvient avec gratitude de ceux qui, dans toutes les troupes combattantes et dans toutes les parties du globe, ont versé leur sang pour lui et pour la cause de In liberté.La collaboration entre les Etats-Unis et le Canada s’est resserrée en vue, de la défense de l'hémisphère occidental.Des effectifs canadiens et américains ont participé de concert aux opérations de l’Alaska cl des îles Aléoutiennes, ainsi qu’elles l’avaient déjà fait à Terre-Neuve, sur les plages de notre littoral de l’Est et dans le Nord atlantique.Le réseau d’aéroports militaires aménagés par le Canada entre les Etats-Unis et l'Alaska s’est enrichi de la route militaire construite par les Etats-Unis.L’exploitation des routes aériennes allant en Europe et en Asie par ie nord s’est également faite sur un pied de collaboration.Aux termes de la loi annoncée dans le discours que je prononçais à l’ouverture de la session, il s’est tenu un plébiscite.En conséquence de ce plébiscite, la loi sur la mobilisation des ressources nationales a subi une modification par laquelle disparaissait la disposition statutaire restreignant le service obligatoire dans les forces armées.Grâce à l'équilibre de l’effort réalisé dans la poursuite de la guerre, les ressources humaines et materielles de la nation affectées aux ob-jectïfs de guerre n’ont cessé de s’accroître.Les effectifs armés ont accusé un progrès constant en nombre, en puissance et en efficacité combattante.La production des engins et munitions de guerre ainsi que des denrées alimentaires a atteint de nouveaux sommets.En plus de ravitailler nos propres troupes, le Canada a fourni directement à la Grande-Bretagne et à certaines autre^ des Nations-Unies une vaste quantité d’armes, de munitions et de denrées alimentaires.Dans les limites permises par nos disponibilités en ressources humaines et ma'-térielles, notre programme de munitions donne maintenant son plein rendement.La quantité et la qualité de ce rendement se comparent favorablement avec celles de n’importe quel pays allié.La production canadienne se voit énergiquement maintenue par un labeur ininterrompu sur nos fermes et dans les forêts, les mines et les - pêcheries, dans les usines, les ateliers et les bureaux et dans toutes nos entreprises de transport.Les femmes canadiennes jouent un rôle de plus en plus grand dans nos forces militaires et dans l'industrie.« ün a décrété des mesures en vue j de pourvoir au rétablissement des militaires dans la vie civile et d’ai-J der les anciens combattants à s'établir sur le sol.On a augmenté la solde des sim-.pies soldats, en reconnaissance de leur service diligent et efficace.On ! ! a majoré les allocations versées aux j personnes à la charge de ceux qui servent sous les drapeaux.On a superbement maintenu la réglementation du coût de la vie.J D’autres mesures encore ont été j adoptées en vue de parer aux me- j faits de l’inflation.Au besoin, on a assuré une plus équitable distribution des nécessités de la vie en rationnant ia consommation des denrées.On a adopté des moyens en vue i de restreindre la production et la j consommation des boissons alcooliques.On a pourvu à l'assurance contre les risques de guerre et à l’indemnisation pour les dégâts occasionnes par ia guerre.Membres de In Chambre des Communes, .le vous remercie des sommes que vous avez affectées à la poursuite de la guerre; elles ont atteint des proportions jusqu’ici sans exemple.Grâce aux ententes conclues avec les provinces, on a simplifié l'assiette de l’impôt.En alliant à l’épargne obligatoire une taxe abruptement progressive, on a réparti plus équitablement, sur l’ensemble de la population, le fardeau financier de la guerre.L’appui splendide et spontané qu’ont re-cueili les deux emprunts de la Victoire, réalisés au cours de la présente session, a été une source de vive satisfaction.Honorables membres du Sénat, Membres de la Chambre des communes.Je vous remercie de la grande application que vous avez apportée, en ces jours périlleux, à l’exercice de vos fonctions publiques.Avec vous, je rends grâce à la divine Providence des succès qui ont jusqu’ici couronné les efforts des Nations-Unies.FAITS DIVERS \ / I I ft‘ -m x I voi ae $/,uuu â ia Banque Provinciale Quatre bandits armes dévalisent !a succursale de ’a rue Delorimier — Domestique brûlée a mort — Negre détenu pour un meurtre -dans un train — Condamnations en vertu des règlements de la Commission des prix — Le marché noir de la viande continue à Montréal Imprimés de deuil MEMENTOS — REMERCIEMENTS Imprimés ou gravés.Nouveau conseil de la Croix Rouge A la réunion annuelle de la Croix Rouge, tenue hier à l’hôtel Windsor, le lieutenant-colonel \V.Leg-gat, M.C., fut réélu président de la société.Les membres du nouveau bureau d’administration sont les suivants: Le lieutenant-gouverneur sir Eugène Fiset, patron; S.E.le cardinal Rodrigue Villeneuve, le Très Rév.Phillip Carrington, et lady Drummond, présidents honoraires; le premier ministre de la province, MM.C.-P.Beaubien, Louis S.Coldwell, W.M.Dobell, le It.-col.E.G.Hanson, le colonel A.!.A.Mills, J.W.McConnell, le brj-gadier-général E.do B.Panet, Philippe Roy, P.-R.du Tremblay, Mme H, B.Yates, sir Montaguy Allen, Mme F.-L.Béique, M.R.F.Cream, M.Henri Groulx, Dr E.J.C.Kennedy, Mme C.F.Martin, col.W.S.M.MacTier, brigadier-général G.E.McCuaig, brigadier K.M.Perry, W.G.M.Shepherd, le juge C.Gordon Mackinnon, présidents honoraires.M.Jackson Dodds, O.B.E., et M.J.-E.Perrault, vice-présidents; M, P.E.Durnford, trésorier honoraB re; MM.Paul Vaitlancourt et R.E.Haldenby, secrétaires honoraires; M.McDonald, Currie and Co„ vérificateurs.Conseillers: le colonel L.-J.Amyot, Mme Winthrop Brainerd, Mme Pierre Casgrain, MM.Sydney Dobson, colonel Royal L.H.h win g, D.S.O.Mme Andrew Fleming, H.E.Herschorn, E.A.Macnutt, Mme Jacob Ni col, It.-col.C.F.Ritchie, Mme H.J.Savoy, MM.Paul Béique.Murray Chipman, C.Davis, Mlle E.Flanagan, MM.Louis Morin (St-Jo-seph de Beauce), le vice-maréchal de l’Air A.de Nivervüle, O.B.E., Mme Hanson Wilkee, It.-col." • O’Brien, Mlle Mona Prentice.M.W.F.Angus, Dr A.T.Bazin.Mme Samuel Bronfman, M.Ross Clarkson, L.Durand, Mme Françoise Faure, Dr Léon Gêrin-Lajoic, M.R.S.Ar-mitage (Chicoutimi), it.-col.John Molson.H.L.Roscoe, Frank W.Ross, Mme A.Sangster, E.Charron, Mme C.L.Roman, le juge H.R.Fiset, It.-col.W.Fraser Hadley, A Stewart McNiehols.capitaine J.E.W.Oland, J.V.R.Porteous, James Wilson.Vol audacieux Trois bandits armés ont dévalisé, de bonne heure hier après-midi, la succursale de la Banque Provinciale du Canada, située au no 3538 De Lorimier, coin Gauthier.Après avoir forcé quatre membres du personnel à se réfugier au sous-sol, ils vidèrent la caisse et s’emparèrent d’une somme de $7,ÜUÜ puis ils prirent la fuite en sortant par la porte principale de l’immeuble.Il n’y avait pas de client dans l’établissement au moment du méfait.Les quatre employés qui furent conduits et maintenus de force, à la pointe du revolver, dans le sous-sol, sont MM.P.-A.Piette, caissier, Robert Provost, caissier, Mlle Yvette Bisson, comptable, et M.Maurice Rhéaumc, commis.La police a une bonne description des malfaiteurs.Nègre détenu pour meurtre Albany, Oregon, 28 (A.P.) — La police a arrêté à Los-Angeles, un jeune nègre de 20 ans, Robert L.Folkes, en rapport avec le meurtre d’une jeune mariée, Mme Martha Virginia Brinson James, 21 ans.fille d’une famille en vue de Norfolk, Vermont, et femme de l’enseigne de vaisseau Richard F.James.La jeune femme a été poignardée à l’aide d’un couteau de cuisine, dans la nuit de samedi dernier, alors qu’elle reposait dans le wagon-dor-loir d’un Irain du Southern Pacific West Coast Limited, alors que le convoi terminait à Los-Angeles un long trajet de 1,800 milles à travers l’Orégon et ia Californie.Folkes était second cuisinier du train.Infractions aux règlements des prix David Sailopsky, 822 avenue Stuart, Outremont, accusé d’avoir vendu des articles à tempérament sans exiger un paiement initial d’un tiers et d’avoir vendu ces articles sans indiquer au contrat de vente la date de chaque versement, a été condamné à payer une amende de 8100 et les frais pour chaque chef d’accusation, soit un total de $200.Léo Cytrynbaum et Florence Wei-ser, 3684 rue Saint-Laurent, se sont avoués coupables des mêmes infractions aux règlements du crédit aux consommateurs et ont été condamnés dans le premier cas à une amende de $50 et aux frais, et dans le second, à une amende de $75 et aux frais.Abraham Cohen, 4609, rue Esplanade, Montréal, a aussi été condamné à une amende de $25 et aux frais, et Joe Blit, 897 avenue McEa- chran, Montréal, à $50 et aux frais.# Vente illégale de coupons d'essence Guy Gagné, propriétaire o’un poste d'essence, rue Bridge, Montréal, s’est avoué coupable ce matin devant le juge Amédée Monet, d'avoir vendu 69 coupons d’essence.contrairement aux règlements du régisseur des huiles.Me Frank D.Genest, représentant la Commission des prix et du commerce en temps de guerre, a demandé au juge Monet une senten ce d’emprisonnement, étant donne la gravité de l’infraction.Le tribunal portera sa sentence le 2 février.Broyé à mort Québec, 28 (D.N.C.) — Un Jeune homme de 25 ans, Paul-Henri Bol-duc, de Ladurantaye, Bellechasse, a été broyé à mort par une pelle mécanique, hier après-midi, à Val-cartier, non loin des chantiers de construction des nouvelles bâtisse; de l’arsenal.Il a été coincé entre la chenille et la plateforme, au momem où l'énorme machine pivotait.Vol chez Cassidy'i Roland ParrozzelH.commis, 18 ans, 1562 est, nie Marie-Anne, s’est Prix tt spécimen* sur demande.L’Imprimerie Populaire, Limitée 410, Notre-Dame est, Montréal Tél.BEIair 1361 —THE RECORD SHOP— Sous 1» direction de SETHCO SALES CO.LTD LOUEZ UN PHONOGRAPHE POUR EGAYER VOS SOIREES 2175 S.-Catherine O.- WE.2713-14 iK CALENDRIER 1er mois JANVIER SI tours Demain ; VENDREDI, 19 JANVIER 1943 S.Francois de Sales, tv., conl.et doct.Lever du soleil.7 h.27, Coucher du soleil.S h.Lever de la lune.0 h.33, Coucher de la lune, H h.34.Nouvelle Lu*ie.le e.à 7 h.37m.du matin.Premier Quartier, le 13, à 2 h.48m.du mat.Pleine Lune, le 21.A 5 h.4Sm.du matin Dernier Quartier, le 29.A 3 h.13m.du mat JANVIER 1943 ’ | Dim Lun lias Méi Jeu Vrn Sxm N.» .6 C POI3 ® PL.31 nOW 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 i 1 Examen de la vue Verres correcteurs HENRI-N.BORDELEAU OU.M.C.8.O.OPTOMETRISTE 3423, rue St-Dcms HA.1435 AUMtMTATION / Bien Manger Ici, on vous sert, chaque jour, les éléments essentiels de bonne et saine alimentation.REPAS COMPLET 50é! taxe comprise.HOTEL LAFAYETTE ANTONIO-H.PATENAUDE.prop.Amherst et Dcmontigny CH.8825 Vient dt paraître "L'Oeuvre des Terrains de Jeux de Québec" PAR GERARD DION Le problème de l’organisation des loisirs pour les jeunes comme pour les adultes est aussi urgent que difficile à résoudre.L Oeuvre des Terrains de Jeux de Québec, que l’auteur étudie dans ce volume neut être considérée comme ua modèle de solution à ce problème qui sc pose un peu partout.C’est avec raison que M Lucien Borne, maire de Québec, peut dire j que ‘Tcxpérience réalisée par j l’Oeuvre des Terrains de leux de Québec mérite d’être signalée à tous ceux qui s’occupent lu bien être physique, intellectuel et morai de l’enfanée et de la jeunesse daiis ce domaine”.Dans son livre, l’auteur présente une étude détaillée de l’organisation pratique de l’Oeuvre des Terrains de Jeux de Québec cornuu oeuvre sociale, comme mouvenie.it d’Action catholique et comme oeuvre d’éducation.L’ouvrage contient en outre plusieurs pièces explicatives qui ajoutent à son into rêt pratique.C’est un guide indis pensable à tous ceux qui cherchent une organisation rationnelle et technique des loisirs.Ce livre s’adresse également à tous les narents et aux éducateurs parce qu’il leur fera mieux comprendre que les loisirs bimi organisés sont une véritable école Je formation physique, intelieetue 'e et morale pour l’enfance et la jeunesse.L'Oeuvre des Terrains de Jeux de Québec, volume de 122 pages, est en vente au prix de 10.60, par la poste, $0.05.Service de Librairie du Devoir M.GUSTAVE-A, LONGTIN, nouveau président du comité régional de récupération.M.Longtin est gérant des ventes de la maison W.-R.Brock et vice-président de l’Association des voyageurs de commerce du Canada.avoué coupable de vod de $1200 de bijoux et coutellerie chez son patron, Cassidy’s Ltd, rue Saint-Paul.Sentence le 2 février.Brûlée mortellement Alice Pigeon.37 ans, 2526 Châ-teauguay, employée comme bonne chez Alphé Granelli, 2154, rue Visitation, a été brûlée à mort, hier matin, lorsque un retour de flamme de la fournaise qu’elle venait d’ouvrir, a mis le feu à ses vêtements et l’a brûlée vive.Elle est morte quelques heures plus tard à l'hôpital Notre-Dame.Incendie à la Canadian Tube Un incendie a causé des dommages considérables, hier après-midi, à ia Canadian Tube & Steel Products Ltd., rup Saint-Patrick.Deux ors de prison Le juge Amédée Monet a condamné hier Henri-Paul Chouinard, 20 ans, 3949, rue Adam, coupable de vol d’une auto, avec effraction dans un garage, angle Saint-Laurent et Laurier, mardi, à deux ans de prison.Vol de pners La police provinciale a ’arrêté hier Hervé Meloche, de Valleyfield, sur l’accusation d’avoir volé des pneus et chambres d’air au garage Morin, de Grand Ile, en compagnie de Maurice et Raymond Potvin, de Granby, et d’Alb.Daneau, de Montréal, lesquels sont déjà en état d’arrestation.La police prétend qu’une bande volait des pneus, dans diverses municipalités de 'a rive sud pour les revendre à Montréal.Aviatrice tuée Calgary, 28 (C.P.).— Les quartiers généraux d« l’Aviation royale canadienne à Oplgary annoncent que l’oîficière defection R.-J.Goodman, de Glasgow, N.-E., a perdu la vie, hier soir, lorsque l’avion d’entrainement à bord duquel elle était s’écrasa près de Claresholm, en Alberta.On pense que c’est ie premier accident mortel qu’ait éprouvé jusqu’ici la division féminine de l’Aviation canadienne.Accidènt mystérieux Un jeune homme de 22 ans, Roger Paquin, 1943, avenue des Erables, a été trouvé en sang, vers 11 heures hier soir, dans un ilôt de sécurité, au coin des rues Craig et Ber-ri.Le jeune homme, qui a été transporté à l’hôpital St-Lucf souffre d’une large plaie dans la region pariétale.de blessures au rein droit et peut-être de lésions internes.On ne sait pas encore si M.Paquin a été frappé par une auto ou un tramway, ou s’il a été victime d’une agression.Le marché noir du boeuf Des fonctionnaires régionaux de la Commission des prix et du commerce en temps de guerre révèlent que le marché noir de la viande, particulièrement du boeuf, continue à être très actif à Montréal et dans la région.Selon ces fonctionnaires, ceux qui se livrent à ce trafic illégal ont recours à plusieurs subterfuges, entre autres aux fausses pesées, pour réussir à faire passer leur marchandise aux marchands de détail.La Commission a déjà mené de nombreuses enquêtes pour mettre fin à ce marché noir et elle entend continuer activement ses efforts pour mettre fin à cet abus.Assemblées, conférences, etc.Jeudi, 28 |onvi«r U*bat lnter-unlvetslt*lr« orgsnu* par led universités de Montréal et McOUl; MM Jean-Paul Grégoire, trésorier de la faculté de droit et René Brunet, aec de la Société des débats de l'Un, de Montréal, seront opposés à M.Jean de Grandpré, président de la faculté de Droit et Alex Baker, sec.-très de ladite faculté, de l'Un McGill.Sujet: ''Frète ou forte".Débat bilingue.Les auditeurs pourront poser des questions aux orateurs.* * * L’Alliance française, à S h.1S, à ! bétel Rit* Cariton.Le colonel Gustave Pierre-né: sujet: “La vie et le moral d'un régiment français d'infanterie dans la bataille de Prance".* * Slf Cercle Universitaire, déjeuner-causerie.Mme Nadia Labarre.Sujet: Musique française.Présentation par le Dr Jean Saucier.* * ¥ Institut Pie XI, 3725.rue St-DenU.k 4 * et à 8 hrs:: Doctrine sociale — Pouvoir politique et pouvoir économique, par M.B.Olngras, pss ; à SVa et k 8’* hrs: Action catholique — La Session Intensive, par M.Roger Marlen.aumônier fédéral de la JIC.de de Salle St-Prançols, 3000 ouest, rue Dorchester.8 h.15 p.m.soirée d«e "Amis de la Famille".Conférence par M l’abbé Alphonse Rloux: "Le droit de l'enfant k une formation du caractère".Entrée libre.¥ ¥ ¥ Art Association of Montreal.379 ouest.Sherbrooks, k 3 h.30 p.m., causerie: "La technique en peinture".Pour les membres seulement.¥ ¥ ¥ Débat Interunlversltalre dee Faculté de droit des Universités de Montréal et McGill.Sujet: Frêle ou forte".ife it Société Salnt-Jean-Baptlste.au Monument National.Salle 13, k 7 h.30 p.m .cours de diction française par Mlle Idola Saint-Jean.Salle 11.k 8 h., cours d’alimentation rationnelle, par Mme Rose du TUly.i elHLËÜS geneva E Vendredi, 29 janvier Conférence du colonel Qounoullhou.salle du Gesû.1180, rue Bleury, près Ste-Ca-therine.Entrée libre.tfe Société St-Jean-BaptUte, au Monument National, salle U k 7 b.45 et k 9 h., cours de coopération (2ème année) par le R P Jean d’Auteul! Richard.S.J., sujet: "Les coopératives d'habitation".•/ç ^e * floristique laurenttenne, par î?R' M2£le Vlct*>rtn au Jardin botanique, salle Provencher.à 4 h.30 p m ÿ* * t’Audltorium St-Alphonse, rue St-Gé-rard, près Crémazle.réunion conjointe d# 1 Union Economique d'Habltatton et du Logement Familial de St-Alphonse, k 8 h.30 p.m.Exposé des principes d’organisation du nouveau groupement de construc- InvUé^”111® t0ndt à TouvU1«' Dame* Société canadienne d'histoire naturelle, séance k 8 h.30 p.m.au Jardin botanique, pisepurs présidentiel de M.Julee Brunei.sortant.Sujet: "Où en est l‘al-gologle américaine”.Entrée libre.Les plus grosses pertes de vire par raids aériens en Angleterre out «u Heu en septembre 1940, soit DjUOO.Avant le rationnement, les automobilistes américains dépensaient 70,000,000 de gallons d’ev sence par jour.C EST DU MELCHERS CROIXTÜR 40 OZ-*33fi • 26 0Z-*2— • 10 0Z-*|Ü •••ou*» 04 mclcmc»* oiSTiLitmis iiMirco •*o*rrmtAh 4 MftTMic»v inné bttom d* '*rr« pou, ta puarrt Conuran toute, ta, boutaihaa néaa m I L’.*.- f_* *?"- lw i»1*»” «néoram.se, et prcjei le, corn,, la poumtre en tu tenant *¦*••••**•• 4t r*metier-le» i votre Comité tocsl de Récupération riLim JOUR nui t M m tn toute smson vos mms soni DfvELOPPÉSdimpiwnÉs En DEUX HEURES • APPELEZ ft IR PUflRIMIE mOdTREQL yjljy ia Peu5 oarooc tMAHnACic m Détail au mono! HO .7251 M»tf4 Des expériences démontrent que le verre change lentement de forme et de dimensions même à tem-1 pérature de la maison.Plus de 8,000,000 de bébés sont nés aux Etats-Unis en 1942, ce qui est le nombre le plus élevé dans l’histoire des Etats-Unis.'la Famille" Sommaire janvier 1945 Couverture, Photo Rie — Editorial: Le foyer, oasis de paix, Richard Thivierge — La famille fait des heureux — Noire Cour juvénile et la protection de l’enfance, J.-A.Robillard, juge — Au seuil de Tan nouveau, Marguerite St-Germain-Le-febvre — Lu psychologie pratique au service de la jeune fille, Mireille Fortier — Noire famille rurale, J.-Ernest Laforre — Revue des livres — L'enfant, centre d’intêràt principal, Albert Tessier — La famille en grand danger, Jeanne Méthier-Des-biens — Patience, Rrnée Chades — Ecrire, A.-S.M.— Pour la sécurité du foyer.Odette Vincent — Quand les lampes sont allumées — La pii-chc de pain — Pour une meilleure éducation familiale.Bernardin Ver-ville—Chez les Dubois, Voysin Den-face — Menus économiques.Monique Bureau- //ois de Santal, Adrienne Choquette — Occupons nos loisirs.Monique Bureau — SeYvire généalogique, Archange Godbout."L'Educateur" Information familiale, le Directeur de l'Institut — La santé tie noire peuple est-elle en progrès?Jean Rollicu — Formation de la volonté, Gilbert Laverdure — Les amygdales, Joseph Lamouretix, M.D.— l es défauts de vos enfants, Odette Vincent — L’enfant et sa mère, Guillaume Lavallée — L'enfant protégé et non exploité, Gonzalvc Poulin — L’éveil de Tamour, Ferdinand Coitcux — Standards de vie.Jean Rollicu.Au comptoir 10s.Par In poslc 1-s.Service de Librairie du Devoir.Une question qui a son importance maintenant plus que jamais .QUI FAIT LE CHOIX DE VOS VETEMENTS EN PREMIER LIEU ?Vous ne vous êtes probablement jamais même soucié de cela et vous étiez loin, évidemment, d‘en réaliser la conséquence sur l’économie de vos vêtements en temps de guerre.Peut-être vous est-il arrivé d’imaginer vaguement que quelqu’un devait avoir fait avant vous le choix des vêtements que vous achetez, mais avez-vous déjà pensé à l’essentiel P .que leur durée dépend de l’aptitude avec laquelle il a jugé le premier de leur qualité et de leur valeur.La réputation enviable que notre magasin s'est acquise est, dans une large mésure, due au bon goût et à la sûreté de jugement de nos acheteurs experts.C'est à eux que rendent hommage, sans s'en douter, les milliers de clients que nous avons le plaisir de servir chaque année et qui ne tarissent pas d'éloges sur l'excellence de nos vêtements.ASSORTIMENT COMPLET DE VETEMENTS ET ARTICLES POUR HOMMES N\\v v______________ VOLUME XXXIV — Ne 21 TROIS SOUS LE NUMERO ABONNIMENTS PAR LA POST! EDITION QUOTIDIENNE CANADA $6.00 (Sauf Montréal at la banjiauc) E.-Unis et Empira britannique 8.00 UNION POSTALE 10.QD EDITION HESDOMADAIR! CANADA 2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE $.00 LE DEVOIR le DEVOIR est membre de la "Canadian Press", de l"'A.B.C." et de la "C.D.N.A." JtUDI, it JANVIE» IM» ~ Demain: Modérément froid, neige, MAXIMUM et MINIMUM! Aujourd'hui maximum.19.Même date l'en dernier.12.Minimum aujourd’hui.«.Même date l’an dernier.A BAROMETRE : !• h.ajn.Sl.M.Chiffre* fournie par Mme veuve M.-R.de Mealé.4M Sherbrooke eet.appt t.La province de Québec est menacée CocScmuiîüreS d’une disette de bois de chauffage Le gouvernement provincial mène une enquête pour parer à la crise qui s’annonce pour l’hiver prochain — Manque de main-d'oeuvre QUEBEC, 28 (D.N.C.) — Tout récemment, on a parlé d'une crise du bois de chauffage dans la Colombie canadienne, portant très riche en ressources forestières.La situation n'est pas plus brillante dans la province de Québec, où la principale industrie est l'industrie du bois.Cela est dû au fait que des industries de guerre se sont développées un peu partout et qu'elles absorbent toute la main-d'oeuvre disponible.Les cultivateurs et les colons, qui ont des loisirs, trouvent plus avantageux d'aller travailler dans les usines que de couper du bois de chauffage.Résultat, la province est menacée de disette de bois de chauffage pour l'hiver pipchain.La situation serait même beaucoup plus sérieuse qus l'an dernier, alors que le gouvernement a jugé à propos de faire un inventaire.On apprend cependant que le ministère des Terres et Forêts est bien au courant de l'état de choses présent et qu'il ne négligera rien pour prévenir cette disette de bois.Ce qu'il y a de certain, c'est qu'il a déjà envoyé des circulaires à tous les secréta’res des municipalités, leur On se servirait de l'Afrique-Nord Afriq Nord, 28 (A.P.) — L'a via comme tremplin pour I invasion de fjon , a repris son offensive en (Europe ____________ Tunis j en attaquant divers objec- Qunrticr géniTal des Allies eu ennemis et en bombardant deux J Afrique-nord.28 (A.P.) —Une cou-! contre-torpilleurs italiens dont l'un i férence de deux jours qui a rér.iija vraisemblablement coulé.Su.j ici les principaux chefs militaires | terre |e mauvais temps a restreint ,de laGrande-BretaKneetdeshtats-!rocti^é à dej opérations de trouille.En Afrique du Nord Quartier général des Alliés en i avance vers la Tunisie et ses pa- Unis après les entretiens de Casablanca semble bien annoncer que! Rencontré per notre représentant, M.Wilfrid Mamei, ministre des Terres et Forêts, a admis qu'une enquête se poursuit auprès des municipalités et qu'il a déjà reçu de nombreux rapports.Les chiffres une fois compilés, on pourra se rendre compte des besoins réels et prendre des mesures en conséquence.Evidemment, le problème n'est pas facile à résoudre.On aura de grandes difficultés à surmonter.Cependant, on reste persuadé qu'il y aura moyen de remédier à la disette qui s'annonce.On verra à ce que personne n'ait à souffrir du mancue de bois de chauffage.Les causes de la rareté du bois de chauffage sont multiples.I) y a l'augmentation de la population dans les centres, les salaires payés dans les usines de guerre et le peu d'enthousiasme des colons et des cultivateurs à couper du bois, alors qulls ne peuvent plus le vendre aussi cher qu'ils le voudraient, sinoi au plus haut enchérisseur, comme cela s'est vu l'an dernier, dans certains coins de la provmce.demandant de faire connaître h situation qui existe dans leur loca-; |oS Nations-Unies comptent se ser-| Des bombardiers escortés de lité et leurs prévisions pour la saison vir de l’Afrique-nord comme d’un chasseurs ont repéré les deux con- 1943-1944.pour une Offensive contre; tre-torpilleurs à 100 milles au large 1 hurope.Les chefs militaires sont ' .t • »__•.-u*.j.* venus conférer avec le lieutenant-1 Tunis et ont obtenu deux coups général Dwight D.Eisenhower, ! directs contre I un d eux qui o pris commandant en chef du corps ex-i feu.L'autre a probablement été péditionnaire allié en Afrique-nord,! avarié par quatre bombes qui sont .“evdl ’T 11“"primfcT^'miQuîre! ,°?bétî ** ^ £ '« Churchill.On croit que les chefs; ^es chasseurs de la Royal Air alliés en sont venus à la conclusion! Force et du 12e corps de I armée des qu’une offensive contre l’Axe en ; Etats-Unis ont multiplié les attaques Méditerranée constitue l’un des contre les tronsports et des dépôts meilleurs moyens d assurer la vic-j de münitions et de CQrburonfs enKne .trouilles étaient aux dernières nou velles en contact avec l'ennemi dons la région de Sabratha a 41 milles à l'ouest de Tripoli et à moins de 60 milles de la frontière de la Tunisie.Le bulletin dit que l'activité aérienne a été assez restreinte hier mais que l'on a effectué des attaques réussies contre des objectifs ferroviaires dans le sud de l'Italie L’extermination des Allemands encerclés devant Stalingrad Prise du dernier aérodrome ol'emond — Il ne resterait plus que 8,500 soldats allemands dans la ville — Les Allemands annoncent une nouvelle retraite MOSCOU, 28 (A.P.)—Les Russes poursuivent les exterminations im Un appareil anglais manque à l'ap- pitoyables des Allemands encerclés mis.Des bombardiers anglais ont pilonné des concentrations ennemies au hameau de Mezzouna, à 13 milles à l'est de Moknassy.Des pilotes français de l'escadrille Lafayette ont De plus grands sacrifices pour les Allemands Hitler les annoncera samedi — Discours du dixième anniversaire de son ascension au pouvoir — Le civil récalcitrant sur le pied du déserteur toire.La Grande-Bretagne était représentée par le maréchal sir John Dill, chef de la mission anglaise d’état-major à Washington, par l’amiral de la flotte sir Dudley Pound, chef de l’Amirauté, par le général___-.î'! 7 J ' —j"‘ sir Harold Alexander, commandant] P^t’Cipe aux operations contre es eu chef des armées anglaises dans! depots de munitions et de carburant, le Proche-Orient, par le vice-amiral La Royal Air Force a mis le clou aux lord Louis Mountbatten, chef des | opérations de la journée par un i tvts i* major du ministre de la défense' “°se n°vole de Bizerte.Le bulletin (M.Churchill), J’amiral sir Andrew dit que I aviarion alliee n'a perdu Cunningham, commandant de l’ex- qu'un seul appareil et que des rap-pédition navale alliée en Afrique-; ports p|us complets établissent que étaient représentés par le général ! en ,em'.° perc,u slx e* non P0* deux George C.Marshall, chef d’état-ma- bombardiers au cours de son attaque jor de l'armée des Etats-Unis, pai aerienne contre Alger dans la nuit l’amiral Ernest J.King, comman-; de mardi à mercredi, dant en chef de la flotte américaine, Londres, 28 (C.P.) —Le gouvernement allemand a décrété aujourd’hui le service du travail obligatoire pour toi» les hommes de 16 à 65 ans et toutes les femmes de 17 à 45 ans, selon une émission de la radio allemande captée par|1’Associated Press.Le décret ordonne à tous les intéressés de s’inscrire aux bureaux locaux du travail.Dans un préambule au décret, le commissaire allemand du travail, M.Fritz Sauckel, avertit le peuple allemand qu’il doit consacrer “ses énergies seulement à combattre et à travailler pour la nation et rendre ainsi possible l’obtention aussi prochaine que possible de la victoire finale”.(Une émission de Berlin captée à New-York dit que “le service du travail obligatoire n’affecte pas les personnes qui travaillent déjà 48 heures par semaine” et il prévoit d’autres exemptions).Les exemptés seraient les étudiants, les ministres du culte, les étrangers et les femmes qui ont un enfant au-dessous de l’âge scolaire ou deux enfants au-dessous de 14 ans.Les mères qui n’ont qu’un en- fant d’âge scolaire seraient appelées s’il n’y avait pas suffisamment de femmes sans enfants.Londres, 28 (C.P.*— On dit à Londres que le chancelier Hiller annoncera samedi à l’Allemagne des lois sévères, peut-être même la peine de mort, pour toui civil qui ne fera pas son effort de guerre.Hitler parlera samedi à l’occasion du 10e anniversaire de son ascension au pouvoir.La radio allemande aurait laissé entendre ces jours-ci que tous les Allemands mâles de 16 à 65 ans et toutes les femmes de 17 à 45 ans peuvent s’attendre à la conscription du service militaire ou du travail.Dans une causerie, Joachim Schieferdecker, porte-parole du ministre de la propagande Goebbels, aurait dit aux Allemands de s’attendre à de plus grands sacrifices et aurait fait comprendre par le lieutenant-général H.H, Arnold, commandant en chef du corps j de l’aviation de l’armée, par le ll-général B.B.Somervell, chef du service de l’intendance de l’armée américaine, et par M.W.Averill Harriman, administrateur du prêt-bail en Grande-Bretagne.La conférence s’est tenue au grand quartier du général Dwight-D.Eisenhower, commandant en chef du corps expéditionnaire allié en Afrique-nord.On croit que la présence du généra' Alexander indique que les Alliés ;c proposent de réunir sous un commandement unique toutes les armées alliées qui combattent dans la région de la Méditerranée.Il v a longtemps que les observateurs militaires prédisaient que la chose s’imposerait dès que l’armée du général Eisenhower et l’armée du gé-péral Montgomery auraient opéré leur jonction comme elles semblent à la veille de le fa De en Tunisie.Au Japon Tojo affirma à la Diète sa confiance en la victoire LE CAIRE, 28 (A.P.) — La 8e armée anglaise a poursuivi hier son pel.(Le haut commandement italie.t admet que l'aviation anglaise a attaqué deux trains dans la province de Calabre, un autre train entn Vittorio et Raguse, e« Sicile, la gare de Brolo dans la province de Messine ainsi que deux localités de la province de Syracuse et que ces attaques ont fait 2 morts et au moins 13 blessés.Il affirme que les avions de l'Axe ont bombardé des objectifs à Malte et que l'on a établi qu'un cargo ennemi que l'on avait rapporté avarié hier a coulé).jft y y DAKAR (dépêche retardée à l'As-sociated Press) — Le premier gros convoi de tirailleurs sénégalais, les meilleurs soldats indigènes de France, a quitté Dakar pour aller renforcer les armées alliées au Maroc, en Algérie et en Tunisie.?NEW-YORK, 28 (A.P.) — L'agence soviétique “Tass" a transmis aujourd'hui par radio une dépêche de Genève en Suisse disant que l'Italie avait réquisitionné tous les navires marchands, les goélettes de pêche et les bateaux de plaisance pour les envoyer vers les ports de Sicile qui sont en face de la Tunisie.Les troupes américaines lancent une grande offensive New-York, (A.P.) — Le premier ministre Hideki Tojo a déclaré aujourd’hui à la Diète japonaise que les victoires remportées par les forces armées du Japon au cours de l’année dernière ont jeté les bases d’une victoire assurée contre la que les civils récalcitrants seront f'rande-Bretagne et les Etats-Unis, traités comme les déserteurs sur le ! qu’il a accusés de nourrir l’ambition champ de bataille.Citant un déevet de dominer le monde.Tojo a déclaré ip du 17ème siècle, il aurait ajouté: telles sont les ordonnances d’une guerre totale, qui régiront la mobilisation prochaine de toutes les energies qui restent au foyer.Les nazis se plaignent d avoir été joués Stockholm, 28 (A.P.) — La presse allemande tente d’expliquer les grandes défaites nazies sur le front russe en déclarant que, les Busses les ont trompés, rapporte aujourd’hui un correspondant suédois.La presse du Reich se plaint que les Allemands ont été induits en erreur, même pendant la seconde anné^de la campagne, par la ruse déployée par les Russes pour dissimuler leur véritable puissance militaire en recourant au camouflage.Ainsi, selon les journaux nazis, les Russes auraient changé les noms de plusieurs de leurs villes et autres points stratégiques, ils auraient construit de nouvelles villes dont ils auraient gardé l’existence secrète et ils auraient aussi établi de nouvelles lignes de chemins de fer qui n’apparaissert sur aucune carte à la disposition des Allemands.a __ Conférence agricole Québec, 28 (D.N.C.) —• La conférence agricole provinciale convo-quée par M.Adélard Godbout, premier ministre et ministre de l’Agriculture, afin d’étudier les voies et moyens à prendre pour intensifier la production des denrées alimentaires, s’est terminée ce matin au Parlement., _, _ A l’issue des délibérations, M.J.-A.Proulx, chef des services techniques au ministère, et président du comité provincial de production agricole intensive, a déclaré qu’il importe d’assurer aux cultivateurs la main-d’oeuvre et l’outillage de tenue indispensables, pour effectuer ses travaux à temps.C’est là la clé du succès de la campagne entreprise.Il a été suggéré qu’une enquête soit tenue dans chaque paroisse aux fins d’inventorier la main-d’oeuvre agricole disponible et de récupérer autant que possible le vieil outillage de ferme mis au rancart, lequel pourrait être, ou remis en état d’usage ou servir à la réparation des instruments aratoires actuellement disponibles.Les grandes lignes d’une vaste campagne de publicité écrite et parlée ont été tracées en vue de renseigner les producteurs sur les raoyena immédiat* à prendre pour élever le rendement des troupeaux laitiers, accroître la production porcine, celle des oeufs et des volailles, des pommes de terre et autres productions végétales fournissant les éléments protéiques et minéraux indispensables à l’alimentation rationnelle du bétail et des volailles.11 s’agit, pour la classe agricole de profiter pleinement des marchés avantageux qui s’offrent aux denrées de la ferme et d’accomplir en même temps un devoir patriotique impérieux en remplissant intégralement son rôle sur le front alimentaire sans lequel les autres fronts ne pourraient tenir.que le situation du Japon, tant pour l’offensive que pour la défenT' sive, avait été complétée par l’établissement de bases éloignées et par l’acquisition d’immenses ressources naturelles.LONDRES, 28 (C.P.) - La rodio de Vichy a annoncé hier soir que les forces des Etats-Unis concentrées dans la région de Tebessa en Algérie, à 150 milles au sud-ouest de Tunis, avaient lancé une offensive.D'après la radio allemande, un officier supérieur aurait déclaré à Berlin que les Américains étaient à préparer une grande offiMsive.Cette offensive aurait vraisemblablement La radio de Paris a été plus précise en affirmant que la plupart des troupes qui participeraient à cette offensive seraient anglaises."Les forces anglo-américaines concentrées dans les régions de Medjez-el-Bob et de Bou-Arada, dit la radio de Paris, ont commencé une offensive contre les positions avancées de devant Stalingrad.Le journal "Pravda" dit que l'on a pris 60 aviateurs allemands qui étaient en train de mettre le feu à leurs avions au moment où les Russes s'emparèrent du dernier aérodrome allemand.Il rapporte en outre que la perte de 48 chars au cours des 12 dernières heures a fort affaibli les Allemands qui résistent encore au centre de Stalingrad.Les Russes estimaient hier soir qu'il ne restait plus que 8,500 hommes de l'armée de 22 divisions qui o assiégé Stalingrad.On rapporte qu'un général et trois coloneL seraient au nombre des Allemands qui se sont rendus au cours de la nuit.(Les Allemands annoncent une nouvelle retraite sur une ligne raccourcie à l'ouest de Voronèje.La bulletin dit que les troupes qui se défendent dans Stalingrad ont brisé des attaques russes).Les Russes laissent entendre qu'ils ont *ancé une nouvelle offensive dans le secteur de Touapse près de la mer Noire en annonçant l'occupation des villes d'Apsheronskaya Jt de Neftegorsk dans l'ouest du Caucase.Apsheronskoya n'est qu'à 19 milles des champs pétrolifères de Maïkop et Neftegorsk sv trouve à 25 milles au sud-ouest de Maïkop.Le bulletin de midi annonce la prise d'autres villes dons le Caucase, mais sans les nommer.Le colonne russe qui marche sur Rostov de Salsk a avancé vers le nord-ouest le long du chemin de fef jusqu'à Ataman qui n'est qu'à 60 milles de Rostov.D'autres unité* russes ont poussé au delà de Belays* Glina qui se trouve à 40 milles ds centre ferroviaire de Tikhoretsk.Le# autres colonnes qui marchent sue Rostov sont rendues à 7G milles a« nord de la ville et à 56 milles è l'est.Les Russes ont encore repris dan* le Caucase Novo-Alexandrovskaya, à 30 milles à l'est de Kropotkin, «t Rashivatskaya, à 20 milles ou sud» est.Ils ont encore pris Gorshechnoyiy à 80 milles à l'est de Koursk, entra Moscou et Kharkov.Dans le secteur de Varvorovka-Shelyakino du front de Voronèje, 5,000 soldats de l'Axa se seraient rendus après un bref engagement.* * * LONDRES, 28 (C.P.) -La radio du Maroc a annoncé en invoquant une source suédoise que l'arméa rouge serait entrée dans le port da Petsamo, dans l'extrême-nord de la Finlande.On n'a rapporté aucuM opération dans cette région en cm derniers temps et la nouvelle n'a èti confirmée d'aucune aufre source.•¥* •£ NEW-YORK, 28 (A.P.) — U radio du Maroc a annoncé sur la foi de sources suédoises que Hitler aurait décidé d'abandonner la df* rection personnelle de l'armée qu'il aurait remise au grand état-majer et que l'état-major aurait préparé un plan de repli sur une nouvelle ligne de défense.La guerre aérienne LONDRES, 28 (C.P.) — La Royal Air Force a jeté la nuit dernière plusieurs centaines de bombes sur la ville de Dusseldorf au cours d'une violente attaque qui a duré vingt mi-Dusseldorf est l'un des prin- comme objectif la côte et le golfe de Gabès afin de couper la refraife ; gros des forces qui participent à à l'armée de Rommel.1 cette attaque''.lAxe.On croit savoir que Ja ,76e jdpaux centrM de industrie lourde division motorisée et la 30e d.v.sion |a||emonde.Un bulletin officiel dit d infanterie anglaise constituent le ; sjx bombardiers ne sont pos Le programme financier de Montréal Le Comité exécutif a continué hier l’étude du projet de refinance-ment et les membres ont échangé leurs impressions avec franchise.On a d’abord convenu qu’il est impossible d’arrêter un programme financier à moins d’être certain que le gouvernement provincial va payer à Montréal la part convenue de l’impôt sur le revenu qui a été abandonné au gouvernement fédéral.La ville devrait recevoir de ce chef pour l’année financière qui s’achève „ i* » * la somme de $2,397,000 et, selon Tac- Ce discours marquait la réouver- cord intervenu, Montréal devrait ac- ture des Chambres après le congé du Nouvel An.La session a été retardée à cause de la maladie du premier ministre, qui a souffert de la fièvre.Naturellement, a dit Tojo, 11 faudra consentir de grands efforts pour que nos ressources démontrent leur richesse et leur puissance véritables”, mais la situation du Japon est néanmoins de toute sécurité.“Contrairement â nous, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, qui se sont vantés avant la guerre de leurs richesses et de leurs ressources, sont présentement menacés d’une dans les matières tuellement avoir touché 90 pour cent de cette somme; or jusqu’ici la ville n’a reçu que $1,000,000.Les membres sont tombés d’accord aussi sur le fait que tout plan de finance est impossible aussi long-temps que Montréal est exposé aux raids de la Législature sur le trésor municipal, comme la contribution de $700,000 imposée Tan dernier à ia ville en faveur des commissions scolaires.Un membre de l’exécutif a même dit que Montréal devrait avoir une assurance-vol pour la protéger contre des éventualités de ce genre.Enfin un autre article important, et sur lequel on a ajourné Tétudc, rentrés de cette expédition contre la Rhénanie.pondu que Je gouvernement britan- L'ottoque contre Dusseldorf a fait nique ne peut en aucune manière oux afflue* de jour effectuées maîtriser cette situation mais qu’il hier par le* aviateurs américains lui serait p'Hit-être possible de faire une déclaration sur ces incidents, lors de Tune des prochaines séances de la Chambre.On sait qu’un certain nombre de prisonniers alliés enchaînés ont été contre les bases navales de Wilhem-shaven et Emden sur la côte nord-ouest de l'Allemagne et aussi à la première attaque de la guerre contre la capitale du Danemark, Copenha-délivrés de leurs menottes mais onlgue.Les Américains en étaient hier n’a encore aucune information ^ |eur premjde expédition en terri- officielle à Teffct que tous auraient ] été déliés.toire allemand.Les Allemands ont prétendu avoir brisé ces attaques contre leurs bases navales et descendu huit appareils, mais les Américains disent que la résistance a été étonnamment faible et qu'ils n'ont Série d'assauts à Tarant' Toronto.28 (C.P.) — Les autorités de Toronto ont assigné à la patrouille nocturne une série de ] perdu que trois avions en descen-constables spéciaux et de détecti-1 dant p|u$jeurl chasseurs allemands vos en civil, en vue de faire cesser! „• „ .w l’épidémie de tentatives de vols ouj^1" on ou'u intervenir, de vols dont le quartier des affai- ; _______________________ res de Toronto a été le théâtre ces.soirs derniers.Plusieurs citoyens 1 Afftfttclvft ont été attaqués et souvent battus .VA Mlllgv WIIdWlTv par des cambrioleurs, depuis le début de la semaine.Des bombardiers de la Royal Air Force ont exécuté l'attaque contre Copenhague hier après-midi.Leur principal objectif, ce furent les usines qui fabriquent des moteurs Diesel pour les sous-marins allemands.Des dépêches de Stockholm en Suède disent que les bombes anglaises ont mis le feu à deux grandes usines dans la capitale danoise.Il y aurait eu 5 morts et 50 blessés et l'on craindrait que ie déblaiement des décombres n'allongeât encore la liste des victimes.Les dommages dans les quartiers bombardés de Copenhague seraient tels qu'il aurait fallu abriter quelque 7,000 personnes dans des édifices publics.Les aviateurs anglais ont encors attaqué des ^objectifs ferroviaires dans le nord de la France et des navires au large de la côte hollandais*.Plusieurs escadrilles canadiennes ont participé à ces opérations.La Royal Air Force a perdu un avion, mais torn les appareils canadiens sont rentrés.Quelques avions allemands ont attaqué ce matin une ville de la côte sud-est de l'Angleterre, causant des dommages considérables et fal* sont un certain nombre de victimes.Aux Assises contre TAustralie CANBERRA, Australie, 28 (C.P.)-On exprime aujourd'hui dans les M.Grierson à la Commis sion d'information de guerre Ottawa, 28 (C.P.) — M.Charles Vining, président de la Commission d’information de guerre, annonce ia nomination de M.John Grierson, commissaire de l’Office nation»! du film du Canada, comme directeur général de la Commission (finfor-| mation.Il sera le fondé de pouvoir de l’exécutif de la Commission.Il est prêté par l’Office du film à la Commission.M.Grierson est venu d’Angleterre au Canada il y a quelques années pour diriger l’Office du film.Moins de viande aux Etats-Unis I n^nr iTnanronlTX'I C’eS‘ *gp*gah» !te de i.of Hfisüwa** v.' \i Cinéma LOEWS: Pride of Uie Yankees.] biosrapliie du fameux joueur amé- j rieain de baseball Lou (ietiris.avec ! iîary Cooper, Teresa Wright, Babe S 1 3.500 ouvriers de l aeierie de la i)o-\ ,îuth et NVatl‘‘r Bretmart.JÜu *22 au | million Steel and Coal Conjuration, 28 *"c‘u*\Ycn;en'!.-.,,, , - j* 1 renton.qui continuent la grève PALACE, /n this our Life, lus-malgré la reQuéte du gouvernement * loirc faniiliale qui se pusse duns le ! fédéral, ont demande a M Philip ' sll ¦ h àsÊWM G a brie lie Dorziat, Arletty et Jeanne Lion, les trois vedettes du film Les trois Meres, qui prendra l’affiche samedi au Saint-Denis.Le théâtre nui.pèrent régler leur différend i sePrano.avec n°ia ».inru .m d’une reunion générale de P‘a.no- Oeuvres de Mozai t Schuben, ion convoquée pour aujour-, [^Yu’-LaS Morning Musical Convocation des syndicats catholiques 11 heures Club”.(Le 28 janvier, a du matin).PLATEAU: Robert Schmitz pianiste.Oeuvres de« Scarlatti, Bach, Ce soir, à 8 h., à l'édifice des Svn-1 l'r?nc^’ t c ^?J'a’.)0^-^un-'z’ e^’ dicats catholiques, no 1231 est, de | Debuss>> e,c’ (le 29 lanv,?.r>’.Montigny, aura lieu une réunion du Sommaire des postes locaux CBè-SS* kUocycSM TJ» Oa.v.::-Uire 4u pomim, 7 Sis amsUUta 8,20 Sauwav».S X5 Uétfctteïis.S.SS S'ifi-poKîT: IB'fiïie*! S-55 S> 10 » JL CfuMV».18 * PSsir va*-?!*» .Hé.14X5 Comjler fia Jsar.WX‘ tte é+ fmœhM.13,45 Fî-rie riirtitli sketfifi U » Gratfir'Serai.«.is MMwn# BAotfiart una 3muietmer eum*.* ïs ri TOusvfit.iXSti Ijntc rond.«h*.-.-, ¦» «-VvSTitârC.- .130 Eae pzumâmSm.tis a»aa*3aSBtfe«A î 39 Vers mieiL 1.45 Mask's: Sfey Dwe-a» 2 .5 Ga^fesonccUK* 235 t'OTîù.SyiapîwSaviir ¦fi» Ptoijpfierlt-id*.- iiSLl.3JSâ «Tt 4# Jl r^TFAlé s&~ m Ma ' 4.33 X.'iTl*:!oe SCO rraaî Je» T«æ11j SJS PïDçrasïsï»* fia soir.5 3$ Heure fia tie.5 45 i£ efisi» fie l'Mtfit- POd 8.13 Cir&aîque «xarUre.S.îS Hiifiî.-i- ou rasa.633 Saey ece».e.is tCaaveiSte ae BBC.3.30 Goofi lue*.1.15 Lee-a Piwaere.ç-lscii-t«.T .30 2* Bru-et.vlOïiJclste, 1.45 A-a* MvitaTüt.eon- i 89 Ceeuseettama.8 05 Dfeea-Jr, fie M COkl- •ea, OlMier*-t se p-azr» aieqr.» 0» fi* • VÜM.9 Ki Ttoeetre af tü?eîr t$.M Setîveêi»*.50.15 CU&nhfiK L.ZTSiM.îî .3» SeuTeXlea fie BBC 1*3* SoaieUe» Il 2t J»bbtt*2«l.« KAt-3» ta serein T.15 SiKiTtia*.153 L’Ors:-: 8»S.8 «i-,43* S-Jf fi* E ert.4 00 KT*:,*nwtiU aoedaux.415 CKAC oe ao»*.425 Ktr-» vtiiaa 4» Pour voua meafiamai 4.4 Musique fi.ea tn.-a»-pi«0 S'* Tac» Lade.Si» Plana «t (de-rat» 5.38 Uk Rut pn&clpaia.5 45 Mafieieln* el Plarra «18 Vie fi« fa»: » 8.55 Quelle* nouva’lea « 39 Progr&BistM lanUJial, 6.25 Pkttei'Jgue.« to Ua pw* 4a tour 6 4S ftoureUfer 7.00 ORglaaiitéa 7 15 R» eta tirant Aiouet'a 7.30 Kazalra et Bar»at>9 7 45 I4oa*S Parent chant* * id Notre Canada 8.30 Méiofije* et vaine».6 56 Nouvel;*» #09 Le thé*tr» fi» cba* noua.j 8 30 Ge ralliement du rira 1000 Our «acret weapon.I 1015 Mélodle».S 10 30 En*emhia tsatruman-tai.10.45 Jot: il pari*.11.00 Spo>.U 15 Oreheatr* 11.37 Orrhcrt-e.12.09 Nouvea**, crcr-iSD kUoeydaa 8 00 Nfiueen» 8.15 Me-îodlea.85» lim Rabertaoa, 8^5 Nouvelle».9 90 Breakfast c.ub.; S.30 Musique.* 9 30 Rtmvabas.i S.46 Nouvelle».10 00 Utzizge du rai.10.38 CaroM , : 1 OO Tour fortuaa.i lî 15 Niivelty Group, i 1125 Cor iafilec.t 11,45 OrcaesSr*.11 50 Soureiiea.Mlfil Mélodie*.: 12.15 Musique.12.30 Seillier a wife.¦ 12.45 Highlight».1.00 Nouvelle» | 1.0S Prîenfi.T hour, i 1.19 Orgue j 1.15 Karl Wrîght*on.: 3.90 Stars ci week f 3.15 Volee memorr., 3.30 Harcourt et Hall.' 5 co Te» riaa* 5 15 Hop HsrrUaa.î.30 Dans».6 45 Today'* ad ventura S O serenafi# »H saaveua» éalatf.8.23 WhaV* heppenlac.S 39 I.uckT me -fisaa fi.45 Méæatre* du Dr latra» hert.Î.80 Dana*." t.lâ Lurr.et Ah&w 7.30 1 ¦.» TPS# * 45 R?* Battle, planiste t 66 Le»t w* for*» 8 35 !n terméfi* i 8 15 C PC.î 30 Town meetla*.s #.13 Musique : »2W Danse #45 Sweet swing.1 #55 Mslaase».• 10.99 Sqvelïtt» i Bout*.'!*» l 29.46 2:«eph Mar ut ‘ tu» M lsfque fi» 0«&aa.12.90 BouTtUea.; 1215 Souvelîas.CHLP-14»» Wlacyclea .#5» Rigolad e*.,< #,30 Nousellaa.8 45 Mélodie» A 1 orfua.I 9 5 Orgu* î 19.00 Mfibdlea 18 15 P-ar vou» plaira.! HUB Parade mattnue ' lî » M-Jilqt!» œmutr* lî 13 O-ch HufiK*.1139 Char:.«en» français»» 11 Studio MKU Heurs féminin.*.190 Rafilo-Journal 1.!» Heur* féminin*.2 80 Heure préci*».2 05 CaaeaOa.j 2.15 Variété» 2,30 Orch .Allan.! 2.43 Variété» i 2 80 Heur* fié ta «yœpho- nle.«90 Kou valla*.410 Och Arnhaim.« » Variété» 4 45 Chanson» franjal*** : «35 CHLP ee »ol' 5.00 Radio»Jeune»»*.5 X Rafito-êpéclal 8 90 Radio-Journal.6 15 Méli-mélo.> « 50 Danse S 8.4* Domain# fi» la lutte 8 50 Chanson» frascaiaaa.i 08 Heura | 7 08 Heure familial* 7 30 D Mûvle, ténor.; 7 45 Ooele Trov ( 8 «i i* trio Connor.; 8.15 Sport.i 8 30 Agent fi» 1a Gestapo.9.00 Heur* ; 9 00 Orch fi» fians».i A 13 Orch fie concert » 30 11 était un* fol*.! 101» Métairie Rtnoourt.1013 Nouvella*.1010 rm-h Neiaon.Il 30 Musique.Le* conférences '"Quand'emti7n^i',r,ava:lla't _____ pour nous Le colonel Pierrené a confiance dans l'union des Français — L'importance de la publicité en temps de guerre, soulignée par M.J.-W.Campbell Au Krwanrs Saint-Laurent RECIT DE GLEBRE PAR PAUL MOUSSET — PRIX THEOPHRAS TE-RENAUDOT 1911 — BER- NARD GRASSET, EDITEUR PARIS, 1941 Voici un témoignage, rfécisit, Conférencier d’honneur au dé- dlli?ltî1i!B,cérité crUeUe sur jeûner hebdomadaire du club Ki- ‘a i» ri« s i wants Saint-Laurent, hier midi, au .f.fra' i abondante floraison de Ritz-Carlton, le colonel H .-Philippe qU‘ iîar,^ent.en 'Pierrené, représentant du général ; ^ a'lcc1?î!|.ie,J^malP 'je 1 Armisa- de Gaulle au Canada et délégué du de 1940 e.( deP.ms ors’ 11 n en j Comité national français à Ottawa, certes- df VlaJt , v .mi A lA^nvrp nAn\*Aiio Ho PgiiI \fnnc_ v a exprime sa confiance sur 1 union que l’oeuvre nouvelle de Paui Mous-définUififiT des^ Français ^Dou^déh- ! set “Quand Je temps travaillait pour i vrer leur patrie de 1 oppresseur.; Après avoir parlé de la récente rencontre entre le général de Gaulle et le général Giraud, à Casablanca, le conférencier dit qu’il est sûr que les deux grands chefs militaires réussiront à surmonter toutes les cm-j bûches qui se dressent encore sur ] la route avant Fadoption d’un programme définitif d'action.“Nous pouvons avoir confiance, ; dil-il, parce que l’unité et l’union j sont dans le cœur de tous les Français, Ceux-ci 'discutent parfois, leurs idées peuvent différer, mais iis arrivent toujours au but qui, en l l'occurrence, est de bouter dehors | le bo> t u.pl >», *0.L' CHERCHEZ-VOUS 9 UN IMPRIMEUR i ADRISSIZ-V0US A MPRIMERIE POPULAIRE KOITItCI OU fODANAt LE DEVOIR MM] TEK qui #v4'uf0r» «vac »»t «r nol-«!«011 parti, d’ici un an ou deux ou quitté les ''ieux partis pour essayer ; sons supérieures d’éducation?Dans 1 la fin de p, guerre, les bleus el qc les replâtrer.Je 'ai* me battre 1 |c moment elles sont fermée* ù ceux i les rougi-s noiir sauver leur peau, ?» en»iîîfi»S H» OndîLn1 énerRle pour qui n’ont Pat le» moyen* de .pour- lui auriM-jq demandé d’en fonder le peuple du Quebec.voir aux frajs dt.M-uhn it».Iu„.j ai , 0)inaIU-e en M.I' trouver certaines irrégularités qui leur permettraient de les éclabousser généreusement et de les faire expier leur vaillance, leur geste d’honnête homme.Dans le Bloc Populaire personne ne pose au saint et ne se croit un exemple de perfection.Comme le commun des mortels, nous pouvons, chaque jour, gémissant sous le poids de nos péchés, dire humblement notre “Souvenez-Vous” aux pieds de la Vierge.Toutefois, — comme disait fort bien autrefois un maire de cette ville, — si nous sommes prêts à frapper notre coulpe avec humilité à l’arrière de l’église, nous n’aurons pas la vertu d’endurer avec les pharisiens hypocrites les monopoles et leurs amis, s avançant pompeusement jusqu’à la balustrade en nous lançant des grimaces de mépris Un haut personnage, nous a-t-on informés, aurait dit que le Bloc populaire ne ferait pas long feu parce que ses principaux membres tomberaient dans le discrédit sous le poids d’accusations graves.Nous tenons déjà plusieurs faits qui confirmeraient la tenta'ive de vouloir s’attaquer à la réputation des nôtres.Il en est qui ont essayé ce moyen dans le passé.Nous les avons la.s-sés sur le bord de la route, tout recouverts eux-mêmes de la boue qu'ils espéraient lancer malicieuse ment aux autres.La dictature joue sa dernière manche Qu’on le sache bien, les maîtres-chanteurs ne viendront pas à bout de nous.On sc méprend sur la valeur de nos hommes La dictatur* jolie sa dernière manche, elle le ait.Elle posera des actes de désespéré, nous le savons.Elle ignore le* coups directs que nous Uii assénerons.Seulement, elle les »P* prébende et non sans raison.Notre cause est assez belle pour que nous nous cnions hors des per-¦nnnalité* mil portent atteinte « la vie privée de nos adversaires.Mais non, entendon;, défendre nos ami* avec toute la vigueur nécessaire.Certains ronnaîlront, à leurs dépens, toute la mansuétude que nous Ces marques de confiance, ce-s adhésions à notre mouvement, elles sont venues nombreuses et de partout dans la province, de toutes les classes de la société, de toutes les nuances politiques, ce qui indique bien qu’il existe un sentiment général, une volonté de se débarrasser des vieilles coteries politiques qui trop longtemps ont abusé de l’esprit de parti pour servir des intérêts particuliers aux dépens de la masse.Le peuple est fatigué de se faire tromper, de se faire leurrer, et il parait bien décidé à secouer le joug des politicailleurs qui ne vivent que de la politique.Nous sommes profondément reconnaissants des concours et des offres de service qui nous ont été apportés depuis le commencement de la lutte, et à vous tous qui m'écoutez, je vous demande, si vous jugez que notre mouvement est nécessaire, ou si vous jugez seulement qu’il est utile, que notre programme correspond à ce que vous attendez, je vous le demande, répandez ce programme, faites-le connaître, joignez-vous à nous, formez bloc autour de cette politique que nous préconisons, que nous entendons préconiser à la prochaine campagne électorale.Au cours d’une première causerie à la radio j’ai énuméré certaines raisons qui avaient motivé la formation de notre mouvement politique.Ceux qui m’ont précédé vous en ont donné d’autres.J’y reviens brièvement.Inquiétude pour l'après-guerre Notre mouvement est né dc l’inquiétude que nous cause la situation existante et la situation de l’après-guerre telle que nous l’entre- _ vovons.Vous entendez des gens Ruerre.dire: Ce n’est pas le temp* de parler de l’après-guerre, H n’y a qu’une chose qui compte, plus rien n’importe que la victoire.Nous la voulons tous la victoire contre les puissances de l’Axe, mais nous ne voulons pas perdre la paix.Si les nations alliées qui combattent avec nous ont le droit de s’occuper de l’après-guerre, si l’Angleterre peut convoquer une conférence pour organiser le commerce de l’après-guerre, pourquoi n’au-rions-nous.pas le droit de sauvegarder les intérêts de notre pays pour l’après-guerre?Notre mouvement est né dc l’insouciance de certains dirigeants qui méconnaissent nos omh’èmos essentiels, qui font de la petite politique sans réfléchir aux eonsé conscription des hommes iiour le service outre-mer 11c constituerait une mesure ni nécessaire, ni efficace.Aucune législation de ce genre ne sera présentée par l’administration actuelle.” Voilà la déclaration de M.King lors de la déclaration de la guerre, et, nous avons maintenant dans nos statuts la loi de conscription la plus étendue qui ait jamais existé.Promesse de M.Godbout Nous avons eu ensuite des éjections provinciales en octobre 1939.Vous vous rappelez les déclarations des ministres: Si le peuple de la province voulait être assuré de ne jamais avoir la conscription il devait voter pour le parti libéral.M.Godbout déclarait: Si jamais une administration libérale met dans les statuts une loi qui force un seul citoyen de cette province à prendre les armes contre son gré, je démissionnerai et je combattrai le parti libéral.Aujourd’hui la loi de conscription existe et M.Godbout est encore premier ministre.J’affirme qu’il n’y a pas un homme public qui ait plus contribué par ses attitudes, scs déclarations, ses acte.* à faire inscrire dans les statuts la loi dc conscription.Nous avons eu ensuite les élections fédérales de 1940, et pendant toute cette campagne les chefs du parti libéral ont dit: Si vous voulez être assurés de ne pas avoir la conscription votez libéral.On dénonçait M.Manion en disant: Vous n’avez aucune garantie avec lui.Pendant toute cette campagne on faisait circuler de la littérature, on rappelait la déclaration faite par M.King lors de la déclaration d« Voilà encore les déclarations, les promesses de chefs de parti qui ont été violées, qui sont violées.Nous avons eu ensuite la loi de mobilisation; au lieu de: conscription on disait: mobilisation, ça s’accepte mieux, paraît-il.Mais M.King déclarait à la dernière session: “Nous avons déjà la conscription depuis 1940 avec la loi de mobilisation”.La loi de mobilisation devait être d’abord pour un mois, puis pour quatre mois, puis on annonça aux jeunes gens qu’ils étaient mobilisés pour toule la guerre.En 1941, M.Ralston demandait aux patrons de libérer les ouvriers en état de porter les armes.Cela voulait dire la conscription des ouvriers; ils avaient le choix entre s'enrôler et crever de faim.C’était miences de ce qu'ils disent et de ce I la conscription déguisée, et le pire qu’ils font ou ne font pas.| c’est que c’était ia conscription des Notre mouvement est né égale- pauvres, ment de la méfiance m’inspirent • au peuple les vieux partis et leurs Le plebiscite dirigeants à cause de leurs promes-’ ses idées et dc leurs contradic- tions.Le peuple a perdu confiance dans les vieux partis parce que leurs dirigeants l’ont tour à t ir trompé, qu'ils ont trahi leurs engagements et violé leurs promesses les plus solennelles.La conséquence, c’est qu’aux élections la maio-rité des électeurs ne se donnent mê î nas la neine de voter.C’est parce me je pense à l'anrès-mcrre, à l’avenir de notre pays et de notre province de Québec, à l’avenir de m* faml”-*, à l'avenir de nos jeune* «en* et du sort qui les attend, me l'ai songé à former un mouvement po'ur of- Ge fut ensuite le plébiscite.Vou* vous souvenez qu’en pleine Chambre M.King avait déclaré qu’il n’étaii pas pas question de conscription, vous vous souvenez des discours à la radio pendant toule celle campagne.On ncrmettait aux partisans du “oui” de parler à Radio-Canada mais on refusait aux partisans du “non” de s’en servir.M.K'ng et les autres orateurs disaient partout qu’il n’était pa» question de conscription, que c’é-lait simplement de la démogogia que le langage de ceux qui prétendaient que le vote sur le plébiscita (Sufie à la page 11 VOLUME XXXIV - No 21 LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI 28 JANVIER 1943 7 Le Bloc." canadien M.Paul Couin (suite de la page six) pour ou contre la Le 25 octobre 1939.au soir de ces élections provinciales qui enga- ¦tait un vote conscription.A oeine le résultat du plébiscite était-ü connu que cinq jours après M.King promettait le vote de la conscription pour outre-mer en disant qpe c’était la conclusion du vote, alors qu'il avait dit auparavant qu’il n’était pas question de conscription.Quelle confiance pouvez-vous accorder aux déclarations et aux promesses de ceux qui vous trompent tous les jours, chaque fois que l’occasion s’en présente?J’ai dit un jour à M.King; Vous faites injure à l’intelligence du peuple; vous imaginez-vous qu’ils ne comprend rien?pensez-vous que les gens vont vous croire?Quelle a été l’attitude de M.God-bout au cours de cette campagne?Vous a-t-il demandé de voter “non”?Non.J’ai entendu dire que même il aurait dit à la députation provinciale que si la province de Québec votait “non” M.King démissionnerait.Procédé de chantage.La province de Québec a voté “non" et M.King n’a jamais eu envie de démissionner.Il y a trop longtemps qu’on a recours à ce procédé de chantage.On dit: M.King est moins pire que les autres.Puis on profite de cela pour mettre dans les statuts une législation piie qu’en 1917.Nous eu avons assez.C’est pourquoi nous avons fondé un mouvement qui vous mettra à même de voter affirmativement, selon votre coeur et votre conscience.Contradictions de M.Duplessis M .Duplessis s’est promené à travers la province en disant: Si j’avais.été réélu au pouvoir en 1939 vous n’auriez pas la conscription.Si M.Duplessis avait eu le moyen d’empêcher la conscription, pourquoi n’est-il pas resté au pouvoir en 1939, alors fju’il avait encore deux années a faire?M.Duplessis nous dit: Vous savez, moi, je ne m'occupe pas de politique fédérale.Mais s’il ne s’occupe pas des problèmes fédéraux, comment peut-11 empêcher la conscription?Quand M.Duplessis dit qu’il ne s’occupe pas de politique fédérale il oublie qu’en 1933, alors qu’il n été choisi chef du parti conservateur provincial, à la convention de Sherbrooke, à peine élu il a proposé la résolution suivante: “Proposé par M.Maurice Duplessis, appuyé par M.Antonio Elie, député de Yamaska, que cette convention présente ses hommages au premier ministre du Canada, l’hon.R.-B.Bennett; elle le remercie du travail qu’il s’impose dans le règlement des difficultés qui troublent le pays et l'assure de son entière volonté de collaboration et de coopération”.Comment M.Duplessis peut->l dire qu’il ne fait pas de politique fédérale alors qu'après avoir été élu chef du parti conservateur irovinciâl, il offrait sa collabora-on et sa coopération au grand mpérialiste qu est M Bennett?Il y a plus.En 1939, quand M.Duplessis était au peu voir, M.Gha->ult avait présenté en.Chambre :e motion antiparticipationniste anticonscriptionniste, et M.Du-assis a bloqué cette motion, l'a nbattue, l’a empêchée d’être prêtée.Des étudiants sont allés voir Duplessis et lui ont demandé > la motion soit présentée, et voi des extraits de la réponse de M.rlessis aux éludicnts; c’était ie mars 1939: “11 n’es', pas question conscription (.) 11 ne faul • donner l’impression que les Cu-liens français sont des peu-ix (.) Nous ne pouvons tout • même pas imposer nos vues aux res provinces (.) Le mandat a j’ai reçu est un mandat proviliai (.) Je n’ai pas le droit de re des lois fédérales”.Et M.Du-ossis vient dire qu’il pourrait ipêcher la conscription.Eh bien, ce sont ces contradic-l'.ons des dirigeants de la politique es vieux partis qui font perdre la confiance du- public.C’est cette ¦onfiance que nous voudrions rétablir une fois pour toutes.Vous entendez dire actuellement que la conscription est dans les statuts, mais qu’elle n’est pas encore imposée.Vous allez voir encore la fourberie des dirigeants de notre politique.Voici un extrait d’un discours de M.King ors de la loi de mobilisation de 1940 pour la défense du Canada.M.King disait: “A quoi bon présenter une mesure législative si ce qui est en blanc et en noir comme loi du Canada ne signifie pas que le gouvernement sc propose de mettre en vigueur les dispositions de ce bill?” Voilà ce qu’il disait: Pourquoi est-ce que je mettrais cela dans la loi si je n’ai pas l’intehtion de l’appliquer?Quelle confiance pouvez-vous accorder aux gens qui vous trompent?M.Godbont avait promis d’abolir le Conseil législatif, il n’en a rien fait.Il avait promis de mettre fin à la dictature économique, elle existe comme en 1939 quand il a pris le pouvoir; il n’a rien fait, il avait promis l’électrification des campagnes et nous sommes au même point.Il avait promis de ''cm»-bier aux griefs des ouvriers, mais .u’a-t-il fait?Quant à M.Duplessis il avait promis d’abolir la taxe de vente mum-lipale; il ne l’a pas fait, et il a l'audace de venir dire que s’il retournait au pouvoir il abolirait la taxe Je vente provinciale.Il avait promis d’abolir le Conseil législatif, il ue l’a pas fait; d'abolir la dictature economique, mais elle existait au même degré en 1939 qu’en 193H.Comment se fait-il que dans la province de Québec, l’ouvrier que l’on vante comme meilleur que l’ouvrier des autres provinces reçoive un salaire inférieur n celui de l’ouvrier ontarien?Comment sc fait-il que les ouvriers de la Beauharnois gagnent moins que les ouvriers ontariens qui travaillent pour la même compagnie et font ie même travail?M.Godbout dit que l’ouvrier de !a province de Québec est le meilleur ouvrier, mais il est satisfait du salaire inférieur qu’on paii» taille, il reste à savoir si nous uousjrisme.Nous comptons pour 30.ou contenterons d’un geste d'union { 33 pour cent de !a population tota-éphémère ou si nous terminerons S le au pays et nous n’avons pas 17 ! l'œuvre de libération si magnifique- ! pour cent des fonctionnaires féde- i geaient la province et le pays sur la ment commencée.; raux et nous ne touchons p is l* j route d’un abime, dont nous nei (üe fut bien, hier, de dire non à î p.cent des salaires.Dans l’armee J voyons pas encore le fond, le 25 oc-' M.King mais il faut faire mieux en- j la marine, l’aviation, avons-nou- ! tobre 1939, m’adressant à toute la core; nous devons faire en sorte , justice, quand les nôtres sont coin Respect du pacte de 1867 vendons un* ^nolf/inu^^sspniilpp* ! population, je disais, entre autres! que ta prochaine fois que nous di-j mandés par des anglo-protestants’, ment canadienne s’insnirani de la ' choses* ceci: “D0"5 «n.dans ! rons non, ce soit non que l’on coin-; Quand on nous demande: Spe ik nhm«e d» lord Tweedcmnir- f • i d011* ans tout au plus, lorsque le j prenne et qu on ne puisse nulle part ! tuhiie, est-il un peuple allié qui nremipr dpvnir do inva„iA j.' ru i Peuple de cette province réalisera1 se moquer de notre volonté et nous tolérerait ce traitement?premier devoir de loyauté d’un Ca nadien c exigerons 1867, convaincus que la constitu-: j'on compren(jra ja sjnc^rjt^ ,je Don de 1867 repose sur une enten- nos paroles et la tragique véracité te entre deux races: 1 anglaise et la ; {|es avertissements que nous avons française, possédant chacune des ; (jonnés à la population et qu'elle n’a ’pli onvor* ipranada n:Tiis * ^ *rahi une foi* de plus, les! imposer malgré nous des mesures Nous voulons bien nous battre j c il r»«nppt dn onnipat dp 1 r^ou'ssances de ce s0*r change-: auxquelles se refusent notre dignité'pour la justice, mais nous voulons nvai-irus oue la constitu-'ront.en larraes de sang.C’est alors et notre bon sens.d’abord qu’elle soit respectée chez; _ ., , nous.Nous sommes les descendants Epanouissement de I Etat français j ^es Français, race fière s’il en fut Est-ce donc mal pour nous que jamais une, et nous n’accepterons < qualités, des traditions religieuaes ! pas voulu entVndfêrSerà-I-ü'temps! d’exiger l’exécution intégrale de n^Duî’aire^tie1'* et nationales.Nous verrons a ce j encore, à ce moment-là, de sauver'l’acte de l’Araérlque Britannique du | ^*r^*bo[1’te H populaire se Nous unir L’obstacle à l’union, e’est i'esprit ! de parti.Nous sommes brimés mê- : que la majorité n’abuse pas de si notre nationalité?Je l’espère ar- Nord comme base de notre politi- foree, respecte tous les droits de la ! demment”.Et je terminais en affir-;que intérieure, acte qui nous garan- minnritp dm»* tons les domaines.| niant que, lorsque sonnerait à nou-:tit l'épanouissement complet de no-à l’autorité fé- veau l’heure du combat, je serais ! tre Etat français.Etat français au- l’autonoimc des encore au poste, prêt à servir la eau-1 quel nous avons droit de par !es t minorité dans tous Nous demanderons déraie de respecter provinces.Nous combattrons ta se nationale, centralisation qui déjouîlle les provinces de leurs prérogatives.Nous exigerons la part des nôtres dans les services administratifs, le respect des minorités dans toutes les provinces.Dans le domaine provincial nous aiderons d’abord aux agriculteurs ./ _ i .ides Pères de la Confédération?Etat Les événements m ont donne raison français qui n’a pas besoin, quoi qu’en prétendent nos adversaires, les bons-ententistes à n’importe quel prix, qui n’a pas besoin, di* quel uuu» a»uu!> uiu« ue par .es i • , .I textes, de par l’intention formelle I J?6 danii“ pr„°'T.' „h 4,'! Vient de paraître : Marguerite Bourgeoys 1620-1700 par Dom Albert Jamet, O S B La fondatrice de la Congrégation de Notre-Dame, la mère spirituelle de Ville-Mane, la missionnaire des rives du Samt-Lau-rent, de Montréal à l'île d'Orléans 1 Sa vocation, sa mission, son oeuvre, son âme.toute sa vie dans l'histoire de Montréal et de la Nouvelle-France au XVI le siècle, par l'éditeur des Ecrits de Marie de l'Incarnation et des Annales de l'Hôtel Dieu de Québec.Une interprétation nouvelle, une évocation saisissante Une révélation 2 vols in-8 carré, 440 et 432 pages.Illustré.En vente au Service de la Librairie du "Devoir", $5.00; franco $525.Nous sommes un peuple pauvre.Si nous sommes les quatre cinquièmes ! de la population, nous n’avons j qu’un cinquième des ressources nationales.Dans ce partage injuste, nous avons nos responsabilités.Si nous avions su nous unir, nous n’en serions pas lé.Sommes-nous résolus à abandonner l’esprit de parti?Sommes-nous j ai^un^traüemen^égaPà^cèlui^dei qu’ait enregistrées notre histoire po-j avec P,us tie justice que les j convaincus que rouge égale bleu et f'ouvAer™, ta’pnNfînce d’IJntarkf i Ijliflue.Reniant, vingt-cina an„és,j "«»n'r Par devenir nationalistes.Jt tacle de ce que peut un peuple, uni i salue aussi les représentants du et opiniâtre, quand il met en son Yfar et de la Gazelle, avec qui j a.âme, la volonté de se refuser à mou- eu des démêlés qui se régleront rir.Quartier général des Alliés en Australie, 28 (A P.) — Le général MacArthur a déclaré aujourd'hui que les pertes des Alliés au cours de la campagne de Papouasie ne représentent fias la moitié de celles de l’ennemi.Aucune campagne dans l'histoire contre une armée parfaitement ontraènée et préparée n’a probablement donné des résultats aussi complets et aussi décisifs à un coût aussi bas en hommes et en matériel, a ajouté le commandant en chef.Il a expliqué que cela provenait pour une partie du soin que l’on a pris à ménager les vies des soldats et à ne lancer l'assaut contre les positions ennemies qu’après une préparation soignée.Les pertes de l'aviation ont été encore plus faibles en proportion de celles des Japonais et celles de ia marine ont été négligeables puisqu'elles se limitent à de petits bateaux.Le général MacArthur n'a pas donné de chiffres, mais il a dit que les pertes alliés comptent les malades — les soldats atteints de malaria en combattant dans la jungle — aussi bien que les morts et les blessés.Le dernier bulletin allié rapporte des attaques aériennes contre les bases japonaises de Finsehhafen, Lae et Salamaua, en Nouvelle Guinée, l’aérodrome de Gasmata.en Nouvelle-Bretagne, et ïes installations ennemies des îles Kai et des îles Aree entre la Nouvelle-Guinée et Timor.Des avions japonais ont coulé un petit navire marchand allié au large de l’ile Wessel, dans la mer d’Arafura, au nord-ouest de l’Australie, mais les pertes de vie ne sont pas élevées.Le beurre expédié aux Russes Chicago, 28 (A.P.) — M, Claude Wickard, ministre de Tagiioulture des Etats-Unis a déclaré hier qu’en 1942, les Etats-Unis avaient envoyé 17,(MM),000 de livres de beurre en Russie, ce qui ne représente que te dixième du ravitaillement de l’armée américaine.En somme ce'-le quantité de beurre n’est qu'une petite fraction des matières grasses expédiées aux Russes, et M.Wickard estime qu’il n'y a pas lieu de critiquer lorsqu’on sait la tâche formidable accomplie par les allie-russes.Londres, 28 (C.P.) —• Le Wa* Office vient de publier une brochure de 28 pages intitulée: “La hatail-d’Egypte , qui est abondamment illustrée grâce aux photographes d* 1 armée qui ont risqué leur vie pour obtenir des instantanés remarquables dans le feu de l’action.La brochure révèle comment la 8e armée anglaise a éventé le piège que lui tendait le maréchal Rom-mel au début de la bataille d’El Alamein pour le battre et sauver l’Egypte.Le commandant allemand n’avait laissé à dessein que des forces très faibles pour défendre sa ligne au centre dans l’espoir que ies Anglais attaqueraient en cet endroit et qu’il pourrait faire donner ses deux ailes très puissantes pour les envelopper.Le général Montgomery a attaqué au contraire à l’extrémité nord du front, le secteur où les positions étaient le plus fortement tenues et onze jours plus tard les Allemands et les Italiens étaient en pleine retraite."Histoire de Fronce" (Par Jacques RAINVILLE) Voici un ouvrage dont on a soin vent dit que c’est l’un des quelque* livres qui soient indispensables à tout homme instruit.Pour raconter, en six cents pages, d’une manière à peu près ,com* nlète deux mille ans d’histoire da France, pour étudier les grandes époques, les guerres victorieuses et les années où le prestige de la France domina le monde, pour analyser les défaites militaires et les révolutions internes; bref, pour éclairer Thistoire et montrer les événements dans leur enchaînement, il faut incontestablement une grand» intelligence, une psychologie aigué, un jugement sûr, un style clair et coloré., On peut dire sans hésiter que toutes ces qualités se trouvent reu-nies chez Jacques Rainville.On a écrit d’autres Histoires de France, de plus volumineuses et de plus détaillées.Mais on n’en écrira jamais de mieux conçues et de plus utiles.“Histoire de France , par Jacques Rainville, est un livre qui s'est lu, se lit et se lira.Avez-vous besoin de bons livres?Adressez-vous ou Servie# de Li-broirie du "DEVOIR", 430 rue No-tre-Dame (est), Montréal.Unité Sous LaFontaine devant les tribunaux.Nous, nous parions de l’effort de paix.Nous voulons gagner la guerre, mais nous ne voulons pa* Si en 1842, après les désastres de; perdre la paix.Les minorités du 1838, après les potences de nos pa- i monde pour lesquelles nous nous triotes et les cendres de leurs mai-1 battons, ne défendent pas, que sons qui semblaient le tombeau de nous sachions, la minorité cana-tous nos rêves nationaux, si en 1842,! dicnne-française.Noue somme', LaFontaine a pu dicter EN FRAN-certes, pour les minorités, mais CA1S les conditions de notre colla-(nous pensons aussi à notre mino-boration à l'union des Deux-Cana-j rité, qui est plus opprimée que >a das, où en trouver la raison, l’explication.si ce n’est dans l'unanimité qu’en ces jours de péril nous avons une autre fois réalisée autour d’un chef?1942 a eu le même résultat; on nous menaçait dans ce que nous avions de plus cher: nous nous plupart des minorités que nous défendons présentement.Charity begins at home.C'est un proverb anglais.Nous qui aimons appliquei les principes britanniques, en voilà un à ne pas négliger.Qui nou.niera le droit de réclamer pour nous?En Onteri nommes unis et rien ni personne ne les petits Canadiens français ne reçoivent pas un traitement égal à celui de leurs concitoyens de langue anglaise; au Nouveau-Bruiis-Maintenant, mesdames et mes- i wick aussi et dans toutes les a i-sieurs, que nous avons montré que | très provinces, no» droits scolair»* nous n'avons pas dégénéré de nos)sont violes.N'avon*-nmi» p«n le prévaudra contre cette union, aussi longtemps que nous y garderons nos cœurs et nos volontés.à cet ouvrier.Une différence de 15 ! ltrMn n >0Mr défendre notre potitlqt»* grands morts et que nous pouvons | droit de demander que ces min > rents de l’heure, cela représente ' quf j# »«u* résumer en deux mon: Le nous eusst poser les artes de salut rité* soient protégées con-enablc-des milliard* pour la province de .Canada aux Canadiens, le Québec aux | public qui nous ramènent à leur ment?Québe#, ' | Québécois.' tradition et nous •Aaus«e/tf à leur j&me chose dan* le fonctionna A ms Détenteurs de Polices A notre quatre-vingt-seizième assemblée annuelle, nous avons pu annoncer une autre année de progrès satisfaisants en 1942.Le compte rendu a démontré que la grande stabilité de votre Compagnie, qui a été une source de satisfaction pour tous les détenteurs de polices, a été encore améliorée.Une fois de plus, un grand nombre de personnes ont reçu l’aide voulue dans des circonstances difficiles grâce à leur collaboration avec les milliers d’autres détenteurs de polices qui constituent la Compagnie.Aussi, les fonds qui se sont accumulés à votre compte servent, en grande partie, à financer la guerre dans laquelle notre pays est engagé.Vous pouvez obtenir un rapport annuel complet à n’importe lequel de nos bureaux.(anadalift Assurance Company Fonde* en 1847 ^ t Lt PtVOH, MONTREAL JEUDI 2S JANVIER 1943 VOLUME XXXtV — No 21 n TOURISME SPORTS D’HIVER SAVEZ-VOUS APPLIQUER technique de la balançoire ?LE iki de descente, en compétition ou autrement, constitue la grands »o*ue des sports d’hiver d'aujourd’hui.Mais le ski de descente est encore bien neuf.Et c'est pourquoi —- jo ne parle pas des champions — on ignore trop souvent ce qu'il y a lieu de taire pour devenir un bon "descendeur'', en dehors même des pures questions de technique.La descente exige une rapide et grande dépense physique.Au bout de trois ou quatre minutes de course, bien des skieurs sont exténues.Il n’est pas rare de voir, sur la fin d'un parcours, des coureurs “s'aplatir'* sur des difficultés de terrain qu'ils auraient franchis facilement s’ils avaient eu les jambes reposées.C'est uniquement pour cette raison qu’il faut savoir économiser ses forces partout où cela est possible.Par exemple.dans les endroits faciles en “laissant aller'', au lieu de pousser sur les bâtons.De cette façon, on arrive sur les difficultés avec des muscles reposés.Tant et si bien que les dixièmes de seconde que l'on a peut-être perdus pour commencer, on les rattrape, multipliés par vingt.L'étude du terrain est extrêmement importante.Il ne faut pas passer n'importe où.De même que l'automobiliste évite certaines ornières, le skieur doit éviter certains trous.Quand il s'agit d’une course, il faut bien déterminer son parcours et s'appliquer, pendant l'entraînement, à ne jamais s'en écarter, même d'un mètre.• • • Mais il n’est pas tout d'être un bon styliste, un tin technicien : il faut encore savoir utiliser son terrain, comprendre co que l'on fait, veiller aux details les plus infimes.Prenons un exemple ; deux skieurs de même poids, ayant axactement les mêmes qualités et un pourcentage de chance égal.partent sur une piste déterminée; l'un la parcourra en dix secondes de moins que l’autre.Pourquoi ?La technique n'est pas ce qui manque le plus â la ma-torité des skieurs; mais l’art d'appliquer cette technique lour fait souvent défaut, ainsi que les mille et une petites nuances qui font l'intérêt de la course et la rendent passionnante.Car, alors, gagne non pas celui qui est seulement lo plus audacieux et le plus fort musculairement et techniquement.mais celui qui est, en outre, le plus subtil, le plut intelligent, le plus tacticien.Tout lo monde a pratiqué dans son enfance le jeu de la balançoire.Pour se balancer, avec une application toujours plus grande, avez-vous remarqué que l'on se fait plus lourd quand la balançoire descend et plus léger quand elle remonte.Dans le ski.il y a beaucoup de la technique de la balançoire, lorsqu’il s’agit de passer des bosses et des creux.Par FRANCOIS VIGNOLES Quand on descend dans un creux, il faut se faire très lourd pour augmenter la vitesse et, quand on remonta do l'autre côte, il faut se faire très léger pour en perdre le moins possible.Ce jeu de la balançoire, il faut savoir rappliquer d'une façon constante sur tous les métrés de la course, sur toutes les surfaces de la piste, sur des dépressions de terrain et des dénivellations qui peuvent paraître insensibles.Tout cet détails infinis de la technique et de son application, les grands coureurs de fond les possèdent mieux que les descendeurs, car ils sont dans l’obligation, eux.d'économiser leurs forces et, pour cela, de profiter i chaque seconde des avantages même minimes que peut leur offrir le terrain.lusqu’à présent les coureurs de descente, pour la plupart, possèdent moins ce sentiment de l'utilisation du sol et éprouvent moins leurs forces, parce 4^% Cette jeune skieuse pratique précisément la technique de la balançoire, décrite dans l'article ci-dessus.Espion nazi exécuté en Angleterre Francisais Aux îles Salomon par la pente, parce que la course est brè ve et parce qu'on va déjà si vite qu’on a vraiment du mal à croire qu’en tel ou tel point du parcours on aurait pu encore gagner du temps.Dans l'esprit de trop do personnes, le ski de descente ne constitue pas un effort à proprement parler.On s'imagine qu'il ne s’agit que de se laisser glisser.En vérité, ce serait trop facile.A ce compte, tout le monde serait champion.Lo ski de descente exige des efforts; il exige des contractions.Comme tous efforts et comme toutes contractions.il met les poumons à l'epreuve.Il est fréquent de voir ics plus grinds skieurs, à l'issue d'une course de descente qui n’a duré que deux ou trois minutes, ruisseler de sueur et avoir besoin de plusieurs minutes pour retrouver le calme respiratoire.Il n'y a pas de méthode, à proprement parler, pour respirer dans les épreuves de descente.Il faut essayer de respirer normalement.• • • Dans la marche à plat, le skieur doit s’habituer à respirer profondément et régulièrement.Dans la descente.Il doit également respirer dans les mêmes conditions.Mais dans cette dernière sorte de compétition, il est difficile de conserver une respiration régulière, car dans les passages difficiles qu'offre la montagne, malgré soi, on cesse de laisser aux poumons leur libre jeu.Pour remédier à cet inconvénient, il y a un "truc” qu’employait autrefois Alliit.Il expirait l’air de ses poumons on soufflant bruyamment.Cette expiration “en soufflet de forge” l'obligeait à ne pas oublier à expirer profondément pirer largement.Wa&hinglon, 28 (A.P.) — Une y__oq v t- formation de bombardiers lourds - — — — -nn i f'rancisc“s américains a bombardé l’aérodra ce besoin d'économiser Minier, espion au compte me japonais de l’ile Baltaie, dans ce qu’ils sont pousses de I Allemagne, qui avait pénétré en | _ U - - l’archipel de Salomon, à ce que rap- Aiigletçrre sous le déguisement d’un I noHnit hier un bulletin du dénaV réfugié, a été exécuté a la prison de! ,„tr ,! „I1„n •„ Wandsworth.L’espion était âgé de |?nîenL.!f ,Ia manne des btats-•40 ans.Il était né à Anvers, Belgi- ,l, ais .C.f,dl-l.,la l^'imere fois que l’on indiquait que les laponais avaient réussi à aménager une base aérienne dans cette petite îic qui se trouve à 3 milles au nor l-esl de l’îlc Shortland et à quelque 300 milles de Guadalcanal.Les bulletins antérieurs se contentaient de dire que l’on av.it bombardé les positions japonaises sur que.Il était arrivé dans un port britannique, le 31 juillet dernier, a bord d’un navire britannique et il avait déclaré aux officiers de l’immigration, à son arrivée, qu’il s’était enfui de Belgique et s’était rendu en Espagne, via la France.Le Home Office précise qu’après.avoir subi de nombreux interroga- i cette ile; celui d’hier dit que l’on a toires, Winter a finalement avoué j allumé de* incendies au milieu deque toutes ses allégations n’était ¦ fortifications ennemies et que la qu’un tissu de mensonges.résistance des batteries anti-avions En realite, il semble que Winter a été faible, avait été envoyé en Angleterre parj le service secret et allemand, en vue i d’obtenir un emploi sur un navire et j de signaler tous les mouvements de convois dont il pourrait avoir con naissance.Année prospère de la coopérative de Mont-Laurier Surplus de $7,485 — Chiffre d'affaires de près de $400,000 — Fabrication de 482,070 livres de beurre — M.Aristide Massé, élu à la présidence Mont-Laurier, 28 — La Cooperative agricole de la région de Mont-Laurier a terminé l’année 1942 avec un surplus de *7,485.Son chiffre d’affaires a été de près de $400,000.La fabrication de beurre a attçint le nombre de 482,070 livres.Ces chiffres ont été révélés à l’as-scnrblée annuelle qui s’est tenue récemment sous la présidence de M.John Demers.Plusieurs centaines de cultivateurs étaient présents.Le docteur Albini Paquette, ancien ministre provincial, député actuel de Mont-Laurier à Québec, a prononcé une allocution.Il a exhorté les cultivateurs à poursuivre ce mouvement de coopération destiné à favoriser l’essor des Canadiens français.- Il fut établi que le nomore des membres de la coopérative a grandement augmenté au cours de l’année écoulée, et que les patrons de la beurrerie deviennent de plus en plus nombreux.La fabrication du beurre atteint prés de 500,000 livres en 1942, ce^qui donne une augmentation de 77,400 livres sur l’année précédente.Ce coût de fabrication a été de 3.2 ccntins la livre.Puis vint le moment de choisir le bureau de direction pour 1943.M.l’abbé Genest fut nommé président d’élection.Les directeurs élus ont été MM.Charles McGuire, Adélard Campeau, Aristide Massé, Al-déric Coursol, Emile Lauzon.Joseph Forget et Moïse Descham-beault.A l’issue de l’assemblée, M.' John Demers, qui fut président de la Coopérative depuis 1930, a été nommé à la suggestion de M.l’abbé Genest, président honoraire de la i société.Les directeurs se réun' M.EUGENE LAROSE.que l’A«o-tion des architectes de la province de Québec vient d’élire, à son assemblée annuelle tenue à Québec, comme son premier .vice-président.(Photo Lctrose, Montréal) "Le coopératisme et l'organisation économique de la Gaspésie" par georgës'Tafontaine, B.A., L.S.C.Avec préface de M.h'sdras Minvilic, directeur de l’Ecole de* Hautes Etudes commerciales.criA„i„i ,i„ i "L’auteur a fait une étude très .- ., - - •- -—;• l roniimia'snn *ôm" h* ^us*lÇe’ • poussée des conditions de la vie ier de respirer rythmiquement ut It contraignait continua son témoignage, hier apres-: „n ria Adressez-vous ou Service de Li* ves à l’enseignement ménager et Prairie du rus N8' l’enseignement de l’anglais, deux tre-Dame (est).Montrée!.UNE REDUCTION Dans les services des trains de voyageurs pour la région du Lac St-Jean a été ordonnée par le régisseur fédéral du transport entre Joliette et Québec; Québec et Chicoutimi; Chambord et Doibeau; Gorneau Jet.et Rivière-à-Pierre.Le service des voyageurs sera suspendu de 6 h.p.rn., mercredi, 27 janvier, a b h, 59 p.m.vendredi, 29 janvier, ainsi que de 6 h.p.rn., samedi, 30 janvier, à minuit le même jour.Les trains qui seront en route au moment de la suspension continueront de circuler jusqu'à leur point de destination.Le service régulier des trains de voyageurs fonctionnera de 6 h.p.m.vendredi, 29 janvier, à 5 h.59 p.m.samedi 30.N.B.—Aucun wagon supplémentaire à voyageur, ne sera mi.en circulation.A partir de 12.01 a.m.dimanche, 31 janvier et jusqu’à avis contraire, le service des trains de voyageurs dans le territoire ci-dessus nommé ne comportera que les convois suivants : No 109 Dép.Québec 10.50 a.m., pour Montréal, lun., mar.et ven.No 110 Dép, Montréal 9.55 a.m., pour Québec, mar., jeu.et sam.Raccordement à Carneau avec les trains Nos 697 et 698 pour et de La Tuque.No 164-115 Dcp.Chicoutimi 6.00 p.m.de Montréal, mar., jeu.et same.No 116-163 Dcp.Montréal 6.20 p.m , pour Chicoutimi, (un., mer.et von.Raccordement à Hervey avec les trains Nos 11 et 12 pour et de La Tuqu.', Senneferre et endroits au delà de Cochrane et de Noranda.No 163 Dép.Québec 10.25 p.m.pour Chicoutimi, lun.mor.et ven.No 164 Dep.Chicoutimi 6.00 p.m.pour Québec, mar., jeu.et sar.Raccordement à Chambord avec les trains Nos 168 et 167 pour et de Doibeau.j jet un extrait du Washington Star i du 23 janvier dernier, que nous communique le Canadien National: "Le Dr Alberto Guani, ministre des affaires étrangères de l'Uruguay et récemment élu vice-président de son pays, qui vient d’arriver à Washington, est un réel bon voisin.“Il l’a prouvé jdans le train qui l’amenait de Miami, “Le Dr Guani voyageait avec sa poral Chamberlain, de la police fé- ; noyautage parmi la populati >n derate, ont aussi etc rappelés pour noire, contre le gouvernement fournir quelques indications supplé- ; américain, par l’entremise du mentaires.| “Mouvement oriental du Pacifique fondé par un Filippin, Mimo de Guzman, actuellement en prison comme faussaire en titres.Le colonel Ménard invité de la Croix Rouge Au déjeuner qu’elle offrait hier midi à l’hôtel Windsor à l’occasion Cargo torpillé Washington, 28 (A.P.) — Le département de la marine des Etata- : suite dans une voiture particulière.!^.*.*0** assemblée annuelle, b Si-! Unis a annoncé hier après-midi On vint lui dire que trois marins américains se tenaient debout dans une voiture bondée.Aussitôt le Dr Guani, rapportent les membres de sa suite, se rendit à l’avant du train et trouva les trois marins.Il les ramena dans sa voiture particulière et paya de sa poche la différence de prix des billets.“Les marins étaient le warrant officer Edwin H.Levenstein, de Camp Le Jeune, New-River, N.C., le matelot Vincent R.Kasyjanecke et le matelot Stefan Jackenec, tous deux de Cherry Point, N’.C.“Les trois marins reconnaissants firent le voyage jusqu’à Washington avec le ministre uruguayen et descendirent du train avan{ qu’y montât le comité officiel de réception, "Le Dr Guani et les personnages officiels qui l’accompagnaient furent reçus à la gare Union par le Secrétaire d’Etat Hull et l’ambassadeur d’Uruguay aux Etats-Unis, M.Juan Carlos Blanco.“La première fonction officielle sera une réunion de la Commission administrative de l’Union Pan-Américaine.M.Hull recevra à dîner ce soir”.Un livre de combat dans l'union if Le Canada et No 166-167 No 168-165 Dcp.Chicoulimi 6.20 a.m.pour Doibeau, mar., jeu.et tant.Dcp.Doibeau 4.35 p.m.pour Chicoutimi, mer., jeu.ot ïam.Çana -.ett* ’ubriqu*."Ont déclaré ne savoir signer" Ai.le redact* ur.Est-il trop tard pour apportc< encore un témoignage contre l’in- En Nouvelle Angleterre , Woonsocket, Rhode-tslaud.Le mairc-eki Ernest-E.Duprc, tl les nouveaux membres du conseil municipal de Woonsocket ont prë-I té le serinent d’office à la prenne; : re réunion de Tannée et pruc’•.!«.au choix des principaux f.mctio.:-naires municipaux.La plnpail le 'ces hauts fonctionnaires sont des Franco-Américains, notainmeui VI la campagne de 1942, on a un grand ; kiHft du défendeur.M.Archam- "’eLÏ.S:”2;?7!-, Hutia, ,1e notre ! S \ 'STiSLSff**” * ' .- ««itïï % ; ¥%» ÆA'îdTcW I nadienne.Les dépenses au chapi- que selon I article 1927 C.C.on ne , jnt^rêt à les laisser se répandre tre des achats et des frais courants Pfut -ntenter une action pour ré-1 » lepanu,, clamation d argent en vertu d un i i si* gne alors que l’autre perd.Mais e ; Z se sont chiffrées à $781,503.Les déboursés s’élèvent donc à $2,130,-749 laissant un liquat de $611,-749 pour la présente année.Le R.P.Denis Handfield Un missionnaire franciscain meurt au Japon contrat invoqué dans la poursuite n'est pas de cette nature.Le demandeur a payé à un pre- fut pas ma surprise d’y voir éer!t, que “la marraine ainsi que le père ! neur au livre une dette du défen-1 on‘ “:oif.ijf""”; , ! deur que ce dernier ne pouvait pas ¦ .pu nAauitnpfaiaL’ i ! î navp“• T p défendeur ü simné un ^ n\âil eu in^li^tnce de *ù billet à l’ordre du demandeur -11 P,Çtn„d^inCnelui qUI avait présidé a ! l?adeescoamdp™7.anban?ul* ïïrgenl î 'Alors, j’ai eu 1.curiosité de faire I aînsTemprunté !ie la "banque a^Mt- i unc d’une vi à paver la dette du défendeur.! p.er*0P,]e.'rcps.a‘10ulanl .des falts-Le demandeur ayant la dette pour ' el volt 1 ia reponsp ^ rcpols: le défendeur était le mandataire Les autorités franciscaines de Montréal nous communiquent cette notice: Nous avons ia très grande douleur d'annoncer ie décès du dévoué Père Denis survenu a Yokohama, Japon, le 31 décembre Depuis plusieurs mois le misslonnairae souffrait de maux de gorge, maux qui i de .6 500 Can Cement 4% 4 % 4% 4% ! 260 McColl Frt 6% 5 Can Cement pr 92 65 Mont Power 26 U, 80 C.Nor Power 7% .10 Nat.Brew 26^4 242 C.Steamship 9% 795 Niagara Wire 44 45 43% 45 | 43 Bell Telephone 145 146 145 146 450 No.-anda .42 42% 42 42% 50 Can.Car .8U .j na Ogllvle .22% 23 22 \ 23 150 Can Car pr 28 100 St.Law Coro.2 25 Can.Celanese 30 10 St La-.’ C pr 13 530 Ca Pac By 8'.8% 8>v 20 St.Law Pa pr 34% 125 Cockabutt Pi 9% 9% 1 65 Shawinlgan 17% 205 Con.Smelting 42 41% 25 Steel of Can 6t'« 62 Dom Glass pr 9* 70 United Steel 4% 635 Dom SU & C B 7% 7 55 Wa basso 50 25 Drydeu 5-% .j 100 Winn Elect A »> 7 *¦ «» 2% 5 Foundation Co.14% 25 Winn Elect A 21 25 Gen Stl Wares 8% Banques 5 Gen Stl W pr 96 '.10 Commerce 132- 132 1715 Gurd 5 7 Montreal 153 245 Hudson Bay 28-', 28 1 Roval 140 325 HoUlnger 930 925 obligations: 190 Howard Smith 13 5 Mont Pow N 48% .» •* |(UCOMMERCE ET FINANCE .1.¦-.— - M m ¦¦ , ,, .- ,- • .— Le Curb de Montréal 47L rue St-Frt-Xavier Montxta.litre* Offre Dcm .Titres 105 Ablt P 6% pr 334 5% 5% 5% 200 Fraser Co V T 14 9 Beauh LHP .9;,4 15 MacLar P & P 15 50 Can Malting 391’.* ! 250 Mar Tc! & Tel IS 200 Can Brew Ltd 165 1 170 Mas» Har priv 15' 4 Can Indust B 156 3 Me'.ch Dtst pr 3000 Can Marconi 12 t.Martin .18% 18% 18% -f % Am.T Sc Tv.t-'3w -4 sab** Î SÎ *4.2** May Dept St.41 40% 40% — ’b Am Tobacco •&$.45 •i.j «5 ' *ead Corp.- .7% 7 7 — % Do.B 4îî- SM* * Matt! A Ward 38% 35% 35% — 1 Am.Water W .?**4 »¦’% 4'* ¦*# Nat., Biscuit .16% 16% 16% — % Amer Wooàra .4 5 •— Nat.Cash R.20s* 20% 20% -j- % Do Prf —¦ * N*s Dairy 16 15% 15% ¦ % Aaacvmda •1*% .in .* X* ** —- Nat, Distil 27 26% 27 -f "• Armour El.7% * / ‘6i -*• * Na!.Lead 15% 15 15% + % Atchison SF « : « .«5% Ns- F Sc ugh* , 3 2\ % Baldwin C T.it T% t' lk -4 s*- steel 54 53% 53% — % Bait, * Ohio .V‘\ s% — Nor Sc w 172% 171% 171% — Brad.AvtattoG .3$ % North American 11% 10** 11% -J- % Betts Steel .3*9 x >*% 55% — * Nor.Am.Aviat.10*, 104, 10% — % Boeing Air .:s% :5%.— * Ohio Oil 12% 12*8 12», + ", Bohn Alum.4* 48 ; -i Omnibus .5% 5% 5*.4- % Borden s Co.33% 23-S — ¦*4 Owens li! G .58% 58 581* +l Briggs Mfg 22% 22 21% Pac G 6: E2 25% 25% 25% 4- % Canada Dry 15% u% 14% 4* : ParmmouDt 15% 16% 16% 4- % Celanese Corp.39 :3% :s% Si Phelps Dodge 24\ 24% 24% — % Che.& Ohio 36% *5% — ’i Phtl’.lpps P;te 45', 44% 44% — % Coig.Palm 17% 17 n -r \ i Proc Sc G.50% 50*, 50», — % Col.Gas 6: 2% 2% 2% % Pub.Ser.of N.J.13% 12% H», + % Com.Solvents .11% HP* 11% — % Radio Corp.6 54, 5% — % Cons.El's N Y.17% 16% 17% *4“ Do C V prf 62 62 62 — 4, Cons.Oil 7% 7% + % Ravoniec Inc 12", 124, 12>i - % Con tin Can 29% 23% 2S% 4- V* : Republic St?ei .15% 14% 14% — % Cont.Motors 4% 4\ 4% -4- % Aey Tob B 27% 27% 27% — % Con tin.Oil 28 27% 27% + % Safeway Str 36% 33', 36% 4- % Crane Co 16 15% 15-% — 12 Schenley D 22 21% 22 4- % Crown Zeller 12% 11% 12', + ** Sears Rocbu-k .62% 61% 61«i 4-1 Crucible Steel 33 32 325* — % Servcl Co, 11% 10% 11 — % Curtiss Wright ,.7% 7% 7% *4' % Shell U.Oil .19% 18% 19% 4- % Deere 6s Co.28% 28% 28% -— % Soeony Vac 10% 10», lO3; — Del.& Hudson .IV ,9% 10 — % South Railway Prf 37% 36% .37 4- % Dome Mines .163, 16 165, + % Sperry Corp 29% 29% 29% 4- % Douglas A 59% 59 59 18 Stan.Brands 5% 5% 5% — % DuPont de N., 143% 142 142% -i% Stan Oil of Cal 30 29% 29% + % Eastman Kod.153 152% 153 Va Stan.Oil of Ind 23% 28*, 28»; — % Elec.Aut.Lite 317» 31% 31% — V, Stan.Oil of N J 48", 48 48", — % Elec.B n 10", n —» % Texas Corp.43% 43 43% 4- % Elec.Pow.&c L.2% 1% 2% % Texes Gulf 37% 37% 37% — % Ge-.Electric 33% 32% 33 — % Timken P 42 41»; 41 3^ — i% Gen.Food 36% 36% 36% •4* % Union Bag A.P.9% 9 9 — % General Motor» 46% 45% 46a, — % Un.Carbdtp .81% 80% 80% —' Goodrich 25% 23 253* + % Union Pacific 8", 8», 8", — % Goodyear 26% 26% 26% — ‘h United Air Lt 18% 13 18% — % Groat W.Sugar .25% 251; 25% — % United Corp 21 19% 21 4- % Greyhound 15% 15 15 — % United Fruit 68% 67% 67% — % Hiram Walker .40% 40% 40% — % U.S Pipe & F.31 30% .71 -J- % Homes take 33% 31% 35 -f % U.S.Rubber .28% 27% 28% 4- Houston Oil 4% 4% 4% — % Do.P-f 106% 105% 106% 4- 44 Howey Sound .34 33% 33% —» % V.S.Smelt.52 51», 51% — % Hi.Cent.Ry 8% 8 8 — % U.S “teel .« 50% 49 49% — % Inspiration 10%.10% 10% — 4 U.S.Steel Prf.114% 114% 114% 4- % Int.Harvester 59% 57% 53% — % Vanadium Steel 17% 17 17% — ', lut.Nickel 33% 32% 3.3% 4- % Warn Plct 8% 7»; 8% 4- % Int.P.& P.*9% 9% 9% — % Western Union 28% 28 28»i 4- % Do.Prf 54 52% 53% —»* Va Westinghouse .85% 84% 85% 4- », Kennecott .no 29% 29"., — % Woolworth .33% .33 33».; 4- % Kresge S.S.21% 21 % 21% — 7, Worth Pump 17% 17 17% -L % Krog.G.6c B.26% 26% 26% % Yellow Truck 14 13% 14 4- % Lambert 20 20 20 — % Youngs.S.& T 31 29% 30% - % Arrivages: Pomme/ 10; raisins - 13; pamplemousses 9; citrons 3; j oranges 36; poires 3; tomates 8; compilation d.u maison i punies mélanges .1; autres fruits L-j forget * cit t; carottes 3; eelen 9; laitue B.oi- 47i.ru* st-Fta-avier Montréal ; fiions 6; pommes de terre 62; tégu- __________ ! mes mélangés 3; autres légumes 5; I Total 173.Pommes: N.-E., Wagener, Stark, Baldwin, bar., No 1, $4.75-$5.üü; dom., $4.25-$4.50; G.Russet, bar., No J, $4.75-$5.25; dom., §4.25-$4.5U; Délicieuse, Spy, bar.No 1, $5.00- j !*5.5ü; dom., :*4.75-!?5.ÜO; N.-B., McIntosh, caisse, très belles, $2.25-82.-50; ’‘C*’.$2.00-82.25; Cortland, très belles, 82.25; “C”, $2.00; Qué.Mc-îIntosh, cageot Cours des trusts fixes Les rendements x-AffUlsted Fund Inc C 2 40 2 63 x-Boston Fund Inc 1397 IS 02 x-Bu!lock Fund Ltd 12 24 13 42 Can.Invest.Fund 4 25 4 75 Can.Invest.Fund 3 45 .3 30 Commonwealth In corp.x-Corporate Trust So 2.07 290 x- Do.accum.Î 96 x- Do.accum.mod 2 35 x-Corporate Trust Sh 4.10 x-Dlveralf'.ed T.S.C 3.15 x- Do.D.4.78 5 35 x-Dlvidcd Shares 104 x-Iadependence Tr Sh 398 1 79 x-Independence Tr.Shares 1 91 x-Mass.Inv.Trust 17 36 1390 x Do.2nd Fund Inc 8 55 9 19 x-Nation Wide Securities x- Do.Voting .x-North Am Tr.Shares 1952 manne d'un hois., j;* ^ I ».do.ike j x-Quarterly Inc.Shares United Bond & Share x-U.S.El.L.and P.A xd x-U.S.FH, Lt.& Pr ' B" ne d’un bois., No 1, 82.25-82.50; cageot, manne de 1-2 bois., 81.00-81.-25; Ont., McIntosh, bar.No 1, 86.-50-$7.50; dom., 85.50-86.50; Spy, bar., No 1, 87.00-87.50; dom., $5.50-$6.50; Fameuse, bar.No 1, $6.50; dom., $6.00; Snow, bar., No 1, 85.-50-86.00; dom., $5.00-85.25; Baldwin, Stark, Gauo, Peewaukee, Toi- B|é _ man Sweet, bar,, No 1, $4.75-85.00; Mai dom.$4.25-84.50; Ben Davis, Mann, M^voin* ~ bar.No 1, $4.50; dom., $4,00; G.| jiuiiet .Russet, No 1, $5.00-85.25; dom., $4.-50-84.75; K.I., Greening, bar., No 1, 5mn«t ' $5.00; dom., $4.50; bois., No 1, $l.-j seigle — 85-82.00; dom.$1.65-81.75; Snow, No 1, $2.00-82.15; dom., $1.85-12.00; Soy, bois., dom., $2.50; C.-B., Mc- 3 00 1 06 1 80 225 2.18 1.87 4 70 8 11* 1.30 580 AVIS DE RACHAT D'OBLIGATIONS Les syndics de la paroisse de la Sainte-Famille de Granby, province de Québec Avis de rjchaé aux détenteurs des obligations taisant partie de l’émission de $238.300 à 4% % datée du 1er avril 1935 x-Fonéts amVrlcalna.Marché des grains WINNIRPEG Ferm.Les obligations canadiennes DOMINION DU CANADA ; Offre Dcm.'J% Juin 1er 1944 .100H lulli l*% mal 1er 1946 .99>i 100* 2V,i 1er mal 1948 2>i% 1er juin 1942 241,% nov 15.1944 3% OCt i.194;' »':» lutn le.- 1950-55 3r
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