Le devoir, 11 février 1943, jeudi 11 février 1943
Mnntrtal icudi 11 février 1941 "Le Canada e* une nation sou va- raine et ne peut avec docilité accepter de la Grande-Bretagne, ou des Etats-Unis, ou de qui que ce soit d’autre l’attitude qu’il lui faut prendre envers le monde.Le premier devoir de loyalisme d’us Canadien n’est pas envers le Commonwealth britannique des nations, mais envers le Canada et son roi, et ceux qui contestent eeci rendent, à mon avis, un mauvais service au Commonwealth." (»-x-ïT) Lord TWEEDSMUIR LE DEVOIR R«4acttwi «n chef : Omar HI ROUX RIOACTION KT ADMINISTRATION 430 1ST, NOTRE-OAMI MONTREAL TOUS LES SERVICES TELEPHONE : BEIair 3!«t* SOIRS.DIMANCHES ET FITES AdminiitraHaa s BEIair 3301 Rédaction t BEIair 29S4 Gérant t BEIair 3361 “Nous ne devons pas prendre l’initiative de la rupture avec les autres provinces” (M.Henri Bourassa) (voir pages 6 et 71 La force d’un parti politique est surtout dans ses cadres Les cadres comptent plus que "l'argent" -La pierre d'achoppement pour un mouvement nouveau — Le "Comité Central et Permanent" de 1834 Lorsque l'on se met en frais d'apprécier la force et les chances de succès d’un parti, on essaie de mesurer la valeur et le prestige de ses chefs, on examine son programme pour voir quel attrait il pourrait bien exercer sur l’électorat, on pense à la popularité des orateurs qu'il pourra mobiliser et au savoir-faire des organisateurs qui seront chargés de diriger sa campagne — les gens avisés supputent avant tout les ressources possibles de sa caisse électorale—; mais l’on s’arrête trop rarement à se demander quels sont les cadres sur lesquels il pourra s’appuyer.C’est une erreur.La personnalité du chef et de ses principaux lieutenants compte évidemment pour beaucoup, mais il ne se rencontre à chaque génération que fort peu d’hommes à avoir asse^ d envergure pour exercer une influence personnelle décisive sur tout un peuple; et la popularité est d’ailleurs une chose bien éphémère.Il peut arriver qu’un mouvement se présente avec une doctrine qui réponde parfaitement aux aspirations d’un peuple ou aux besoins urgents d’une situation; mais les programmes de nos partis ne sont le plus souvent qu'une mosaïque d’articles disparates, de propositions de compromis, formulés au cours d'un congrès et que le chef interprète plus ou moins à sa guise.Les orateurs et les organisateurs rendent sans doute des services, mais ils ne sauraient faire pencher la balance à moins de déclasser complètement leurs émules du parti adverse Grâce à Dieu, la vénalité de nos gens n’est pas aussi grande qu'on se plaît à la dire.L’argent ne fait pas le succès.La loi du rendement non proportionnel joue dans le cas d’une caisse électorale tout comme dans celui d’une grande administration.Il est des dépenses nécessaires d’ailleurs assez considérables, il est des dépenses de publicité utiles, il y a si l’on veut quelques milliers de votes qui s’offrent sur le marché au plus haut enchérisseur, qui se vendent d’ailleurs souvent sans se livret; mais on atteint assez vite le point où il faut dépenser bien des dollars pour changer un seul vote et où les seuls véritables bénéficiaires des largesses du parti sont les organisateurs et les cabaleurs chargés de la distribution des fonds secrets.Il est un exemple classique de l’impuissance de l’argent à endiguer un courant d'opinion populaire; c’est l'élection fédérale de 1925 où le groupe conservateur indépendant de M.E.-L.Patenaude qui avait de bons candidats jeta aux quatre vents les billets de banque sans réussir à faire élire un seul député.Les cadres ont tout autant d’importance dans un pani politique que dans une armée.Le généralissime aura beau avoir du génie, l’état-major aura beau dresser les plans les plus brillamment conçus, les plus minutieusement préparés, la campagne ne donnera rien si les officiers et les sous-officiers sont inférieurs à la tâche, totalement incapables d’exécuter, chacun dans son secteur, les opérations et les manoeuvres nécessaires.Aux élections de 193 5 et de 1940, le parti conservateur fédéral était à son plus bas dans la province, où ses tendances heurtaient l’opinion générale, il n’avait pas de chefs québécois prestigieux pour remonter la côte, scs fonds n étaient sûrement pas plus abondants que ceux de scs adversaires libéraux et il n’en a pas moins recueilli des milliers et des milliers de voix — environ quarante pour cent des suffrages e; primés — par la seule puissance de ses cadres traditiotinelr.¥ * Ÿ Qu’est-ce au juste que les cadres d’un parti?C'est l’armée des militants qui consacrent leur temps et leurs efforts à assurer sa fortune, c’est la hiérarchie des chefs plus ou moins reconnus de comté, de paroisse et même de rang.Tous les électeurs, sauf quelques esprits indépendants, se trouvent plus ou moins embrigadés dans ces formations assez mal définies mais très réelles.Que l’on songe à ce que tout cela représente de possibilités, de moyens d’action pour la direction d'un parti.S’agit-il d'obtenir un renseignement sur une région éloignée de la province, de connaître les antécédents d’un individu?Il suffit d’un côup de téléphone au chef local pour être fixé.S'agit-il de lancer un mot d'ordre quelconque' Il suffit de donner la consigne et le mot d’ordre se propage d’échelon en échelon.C'est ainsi que l'on entendra répéter en même temps dans tous les coins du pays le même argument que les stratèges du parti ont jugé effi-ticc.que l'on entendra partout à la fois les mêmes accusations, les mêmes insinuations contre les chefs du parti adverse.Les cadres peuvent encore servir à pratiquer des sondages, à lancer des ballons d’essai, à mesurer les réactions populaires.L’action locale de ces chefs est encore plus considérable.Ils s'infiltrent dans tous les groupes pour y faire circuler leurs idées, provoquent partout la discussion des questions politiques du jour, entretiennent le zèle des partisans, réchauffent les tièdes.raffermissent les hésitants, essaient de gagner les adversaires qui peuvent avoir des griefs contre leur propre parti.Ils s’efforcent d'assurer à des amis politiques les postes stratégiques dans tous les domaines, même aux bancs de marguilliers, d’exploiter dans l'intérêt du parti toutes les querelles locales, municipales ou autres, de tirer toute la couverture du côté de leur parti chaque fois qu'il surgit une initiative intéressante dans la localité.¥ ¥ ¥ La pierre d’achoppment pour un parti nouveau, c’est précisément la difficulté à se constituer des cadres qui se comparent un tant sont peu avec ceux des vieux partis.Les hommes les plus actifs et les plus influents sont presque tous déjà enrôlés dans les vieilles formations et les rares indépendants hésitent à faire le saut.Il faut bâtir en neuf.Et, si le nouveau parti s’organise à la veille d'une campagne électorale, il lui faut improviser.L’absence de cadres est la première explication de l’insuccès de mouvr ments dont les chefs et la doctrine inspiraient pourtant confiance.Ce n’est pas tout d’avoir des partisans et des sympathisants, il faut savoir les grouper, coordonner leurs efforts, donner à la masse de* indécis une impression de force.Le choix de ces chefs de file exige beaucoup de prudence et de clairvoyance.La direction d’un nouveau parti ne pourra jamais prendre trop de précautions lorsqu’il s’agit de faire le choix de ces chefs régionaux, des chefs de comté, puisque ce sont eux qui auront la tâche de recruter les chefs locaux, de déterminer les adhésions qui comptent, de trouver des appuis solides dans toutes les paroisses, dans tous les quartiers, dans tous les groupes.Il y a plus d'un écueil à éviter.Il faut sc garder de s’en remettre à un petit clan, si bien disposé qu’il soit, qui pourrait être inacceptable à une bonne partie de la population locale.Il faut encore sc méfier de certaines catégories d’hommes qui seront les premiers à offrir leurs services à un nouveau parti: les ambitieux, malchanceux, les ratés qui cherchent une occasion de sc mettre en évidence, les parasites de la politique évincés des vieux partis pour une raison ou pour une autre et qui invoquent leur expérience, les emballés, beaucoup plus estimables, mais dont le zèle intempestif peut tout gâter.Tout nouveau mouvement peut s’attendre en outre que les vieux partis s’empressent de faire des avances et des offres alléchantes aux hommes de valeur qui songent à lui apporter leur concours.La formation de cadres parfaitement articulés offre des obstacles qui peuvent au premier abord paraître insurmontables pour un nouveau parti.Les militants, les organisateurs se recrutent en effet d’ordinaire parmi les hommes qui ont le goût de la politique et s’y adonnent comme à un sport, parmi les arrivistes qui y voient un moyen rapide de mousser leurs affaires — sans parier des traditions familiales qui ont créé dans certaines paroisses de véritables dynasties routes ou bleues — et la plupart de ceux-là sont déjà engagés.Le nouveau parti pourra cependant, si ses chefs ont suffisamment de prestige, si sa doctrine engendre une véritable mystique, décider des hommes de première valeur qui n’ont jamais voulu se mêler de politique à se jeter dans la mêlée.Il devra se tourner surtout vers les hommes qui ont fait leurs preuves dans des domaines autres que la politique et qui ont pu y acquérir le sens de l’organisation et l'habitude de manier les hommes.Le dévouement servi par un bon jugement peut d’ailleurs suppléer à bien des choses.Il faudra savoir découvrir au bc soin des hommes qui n’ont jamais cherché ou trouvé l'occasion de se produire, mais qui n'en possèdent pas moins de véritables aptitudes de chefs.On ne saurait trop insister sur l’importance souveraine des cadres pour un nouveau mouvement tout comme pour un vieux parti.L’opinion que l’on se fait de lui dépend souvent bien plus de ses représentants locaux que de ses chefs et de sa doctrine; il faut qu’ils puissent commander le respect et la confiance.Le vieux parti a intérêt à surveiller et à remanier ses cadres s’il ne veut pas que des organisateurs intéressés et très peu scrupuleux, même s'ils sont assez habiles pendant un temps pour gagner des élections, n’amassent contre lui des animosités dont il finira inévitablement par subir les contre coups.Il y va de la survivance memé du nouveau parti de profiter de l’enthousiasme qu’il aura pu susciter pour se créer des cadres solides, pour grouper et discipliner scs adhérents.On pourrait ajouter comme corollaire que les citoyens qui estiment qu’un mouvement répond véritablement aux aspirations et aux besoins de la nation, au heu de constituer simplement un pis aller plus ou moins satisfaisant, ont le devoir de ne pas se contenter d'applaudir platoniquement à scs efforts, mais d’offrir leurs services pour constituer les cadres d’une armée puissante et victorieuse.¥ ¥ ¥ Nos devanciers s’étaient rendu compte bien avant nous de l'importance et de la puissance des cadres.Dans son remarquable ouvrage sur les Patriotes de 1837 qui résume en un vaste tableau la période la plus intéressante de notre histoire politique, M.Gérard Filteau expose en ces termes ¦ organisation du parti qui défendait il y a un siècle les intérêts des Canadiens français: v Tel que constitué en 1834, ce parti [/e parti patriote] disposait d'une force immense.U ralliait la quasi-unanimité des Canadiens français de même qu’un groupe assez imposant d'Anglais.Son organisation constituait une force peut-être encore plus grande que le nombre de ses adhérents.Il était admirablement constitué en vue d'une action politique et nationale.Non seulement il posscêdait un chef d un talent supérieur —— Papineau, — dont l'autorité était incontestée et incontestable, mai» il était doué d’un organisme de direction très habile, extrêmement influent, d'un pouvoir d'action, d'une puissance et d'une rapidité surprenantes.C était le Comité Central et Permanent.Papineau en était iàme et sa parole y faisait loi.Le Comité mettait à sa disposition toute une phalànge d’hommes intelligents, actifs, désintéressés, qui exécutaient ses ordres avec le plut grand empressement et le dévouement le plut inlassable.Le Comité possédait des filiales et des correspondants par tout le pays, jusque dans les plus petites paroisses.Les chefs patriotes pouvaient, ainsi, se tenir en communication conr-tante non seulement avec toutes les parties du pays, mais même avec tout leurs partisans.Il faut ajouter à cela la presse patriote: le Canadien, la Minerve, le Vindicator, TEchodu Pays, le Township Reformer.Les mots d’ordre, les instructions précises pouvaient être lancées avec une envergure et une rapidité sans pareilles.On pouvait en quelques jours créer une mentalité" (Gérard Filteau: Histoire des Patriotes — tome II — pp.130-1).Comme on le voit, le patriotisme et le dévouement n’ont jamais exclu l'organisation pratique.Les politiques qui voudraient de nos jours faire de l’aetion nationale en même temps que de l’action politique, recueillir l’héritage de Papineau et de La Fontaine, ne feraient que renouer une tradition illustre en se donnant des cadres où l’on trouverait, comme il y a cent ans, les meilleurs parmi nos hommes "intelligents, actifs, désintéressés'’.il-IMS Pierre VIGEANT L’actualité Pour obtenir la paix, il faut la mériter Ces lignes ne veulent pas être un sermon.Simplement l'expression d'une pensée qui éprouve le besoin de se faire jour.Elle s'inspire de la situation.Comme un chancre rongeur, la guarra s'étend sans cesse, menaçant dans ses chairs vives ce qui reste d'un monde prétendument civilisé.Pourtant, dans les monastères, les cloîtres, des prières s'exhalent, des mains suppliantes sr lèvent vers le Ciel pour implorer la cessation du fléau vengeur.S'empêche qu’à des masses de gens — pour ne parler que de chez nous — ces ardents appels à la clémence divine ne disent rien encore.Naguère, ils quémandaient, pour vivre, leur "secours direct".Aujourd'hui, ils gagnent un argent fou, prix du §ang que d'autres versent, mais ils le dissipent en dévergondage, en débauche.Comme la stupide autruche, qut s'enfouit la tète dans le sable du désert, croyant échapper ainsi au simoun dévastateur, eux.le nez dans l'auge, ne voient pas, ne w’ilent pas voir le péril tout proche; ils jouissent goulûment de la vie, sans s'arrêter une minute d songer à ce que sera demain, oublieux de leur récente cl dure ex- (suite à U dernière page) Churchill annonce une offensive en Afrique Bloc-notes L'inévitable La Gazelle d hier malin, mercredi, publiait le compte rendu de l’assemblée annuelle du Negro Community Centre, de Montréal.On y lisait qu’il a été constaté une augmentation notable (cr marked increase) dans la délinquance juvénile (il s’agit évidemment du milieu nègre auquel s’intéresse part:-culièremert l’association) et que l’un des hauts fonctionnaires de l’oeuvre, M.Dudley P.Sykes, attribue pour une large part cette augmentation à l’absence du foyer du père et de la mère de famille.“Quand de petits enfants sont laissés au soin d’un plus grand, d'!: M.Sykes, dans la plupart des cas tous les enfants échappent à la discipline (gel out of control)”.Et il conseille aux mères qui ont petits enfants de bien y réfléchir avant d’accepter des besognes hors de leur foyer.“Si l’homme travaille, rester à la maison pour s’occuper de lui et des enfants, n’est-d pas un bien meilleur moyen d’aider?’’ a-t-il demandé.“En maints cas, la dépense qu’entraîne la négligence du soin d’un mari ou d'un enfant est beaucoup plus considérable que le montant que peut gagner la mère”.Ces constatations, — et l’on sait que celles-ci s’ajoutent à beaucoup d’autres, -— de témoins qui vivent tout près de la réalité devraient faire réfléchir, non seulement les intéressés directs, mais tous ceux qui ont charge de la chose publique.Il est à peu près inévitable que la désorganisation du foyer qu'entraîne l’absence de la mère ne réagisse poinl de façon déplorable sur le sort et la conduite des enfants.Pour l’assurance-chômage Depuis i940, il a été publié toute une série, de texf'4 au sujet de l’assurance-chômage.Il existe de ces textes une version française que l’on peut obtenir, graituute-ment, sur simple demande, au bureau-chef de la Commission d’Assu-rance-chômage à Ottawa.Voici la liste de ces documents, qui sont de nature à intéresser un très grand nombre de gens: Loi de 1940 rur raaaur&nce-chômage; Réglements concernant les contributions; Renseignements pour les employeurs; Brochure pour les employés; Règlement» concernant les prestations; C.P.10156, 7 Janvier ,942, appliquant la Loi sur l'assu-rance-chômage à cert.ünes personne* dont 1» rémunération dépasse $2,000; C.P.7031, 13 août 1942, modltlant les Réglemems concernant les contributions, en ajoutant un article au sujet des emplois mixte»; C.P.9998, 3 novembre 1942, modifiant les Réglements concernant les contributions, en ajoutant un article au sujet des agents d’assurance-vle; Législation Instituant Lassurance-chftmage au Canada — Reproduit de la “Gazette du Travail”, Juillet 1940: Assurance-chOmage au Canada — Reproduit de la “Gazette du Travail”, août 1040; Débuts de l'assurance-ehômage au Canada — Reproduit de la ‘ Gazette du Travail”, Juin 1941; Procès verbaux et témoignages du comité spécial de ta Chambre des Communes relatifs au Bill 98 sur Vassurance-chômage, 22 Julllet-24 juillet 1940.Il serait singulier que les intéressés ne voulussent point profiter d’une aussi riche documenla- (suiie à la dernière page) Citation d’actualité On peut tout partager également, en ce monde, le mal comme le bien, la liberté comme la servitude, et jusqu’ici, il faut bien le dire, d'après le témoignage de l’histoire, en fait de libertés, ce sont plutôt leurs pertes qu': leurs gains que les hommes ont coutume de répartir entre eux sur le pied de parfaite égalité.Il est rarement arrivé, clans le monde, que des droits tout à fait égaux entre les citoyens d’un même pays ne soient pas devenus assez rapidement de» droits fout à fait nuis, ou, pour parler de langage vulgaire, que la démocratie n'ait pas été le grand chemin du despotisme sans contrôle.” ALBERT de BROGLIE «Question» de religion et d histoire; préface).{ a(e caxnet du (ftincheux j ¦ _—.• L'organe matutinal et montréalais du parti libéral est bien imprudent.Sous une rubrique nouvelle qu'il intitule: Le» jour* so suivent .H réédite de ses propres extraits de 1918 et de 1933.Si la réédition est probe, ça n’est certes pas un bon moyen pour l'organe en question de faire oublier les attitudes anti-conscriptionnistes, antiimpérialistes, farouchement canadiennes, presque nationalistes, qu’il affichait en ces âges quasiment préhistorique*.* * * Mais |usqu a preseni, suus i» rupric nouvelle, il n'a été question de run tout cela.* * * On devrait dire, parodiant Rostand, dans l'Aiglon; En 1918, en 1933, il ne s’est rien passé.* * * Et, pour finir la phrase que commence le titre de la rubrique nouvelle¦ Les jour* •a ‘»ulvent.et ne m reaaeniMent paa.Le premier ministre britannique, dans un discours au Parlement de Londres, dit que les Nations Alliées ont arrêté leurs plans pour les neuf prochains mois — Il faut d’abord régler le cas de l’Allemagne, celui du Japon viendra ensuite — Le général Eisenhower exercera le commandement suprême en Afrique — Un renfort de 500,000 hommes débarqué sur ce continent — Les Etats-Unis n’ont pas besoin d’un engagement écrit de la part de la Grande-Bretagne, à propos du Japon: la parole donnée suffit LES ALLEMANDS RETRAITENT ENCORE DANS LA REGION DE KHARKOV Le discours de M.Churchill ou Parlement de Londres est le grand fait international de la journée.Discours qui intéresse le monde entier puisqu'il se rapporte.à la cjuerre, exclusivement à la guerre, aux choses de la guerre et, plus particulièrement, de la guerre en Afrique.C'est manifestement de ce côte que les Nations-Unies ont décidé de porter leurs prochains grands coups.Elles ont pris leur décision de frapper d'obord l'Allemagne et de l'abattre avant de s'occuper intensivement du Japon.Le premier ministre britannique a déclaré que des renforts de 500,000 hommes ont été débarqués en Afrique et que l'on peut s'attendre, sous peu, à les événements d'importance.Les Nations-Unies ont tiré leurs pians pour les neuf mois à venir et elles se sont entendues pour que ce soit le général américain Eisenhower qui exerce le commandement suprême en Tunisie, autrement dit dans toute l'Afrique, puisque c'est la seule région africaine où la guerre se fasse présentemenf.Une fois que les neuf mois se seront écoulés, pour lesquels des pions ont été arrêtes, les représentants des Nations-Unies conféreront de nouveau, ce qui veut sans doute dire qu'une nouvelle conférence de Casablanca, à Casablanca ou ailleurs, devra avoir lieu.Il se pourra sans doute que ça soit alors pour déterminer et fixer le sort du Japon.M.Winston Churchill a parlé de la guerre sous-marine.Il ne cache pas qu elle représente encore un très grave danger pour les Alliés mais il affirme m même temps que les mesures nécessaires sont prises pour minimiser ce danger, le pallier, enfin le faire disparaître.M.Churchill est d'avis que l'Allemagne ne peut compter sur les exploits de ses sous-marins pour gagner la guerre.Lors de la conférence de Casablanca, dit M.Churchill, le président Roosevelt était disposé à se rendre jusqu'à Khartoum, au Soudan anglo-égyptien, pour rencontrer là le premier ministre des Soviets, M.Staline, mais celui-ci était alors trop pris par les graves événements militaires qui se déroulaient dons son propre pays.Par la même occasion, M.Churchill a annoncé que le maréchal sir John Dill, Britannique, et le lieutenant-général Henry-K.Arnold, Américain, ont eu une conférence à Tchoungking, avec le général Tchiang-Kai-chek, et que ce dernier a exprimé a satisfaction des secours qui sont donnés à la Chine.Il a annoncé aussi avoir offert aux Etats-Unis la signature d'un engagement formel de la part de la Grande-Bretagne à propos de la guerre jusqu'au bout contre le Japon.Le président Roosevel* aurait répondu que la simple parole de la Grande-Bretagne fui suffit.Ce qui est bien de nature à démontrer que les Etats-Unis et Ig Grande-Bretagne sont en plein accord et en pleine confiance mutuelle.D'opérations militaires connues, annoncées, il n'y en a d'importantes sur aucun front.Les Russes ont repris quelques places dans la région de Kharkov et cela mettrait en danger cet important centre ferroviaire, auquel s'accrochent encore les armées allemandes en retraite.En Afrique du Nord la Huitième armée britannique (général Montgomery) aurait pénétré jusqu'à 20 milles à l'intérieur de la Tunisie.Une émission de Vichy donne la nouvelle, non confirmée, que les Britanniques auraient subi deux échecs en Tunisie et en Tripolitaine et auraient légèrement reculé.En Afrique-Nord encore, des troupes américaines auraient relevé des troupes françaises dans les premières lignes, centre et sud de la Tunisie, pour permettre à ces derniè es de se réorganiser et de s'armer en neuf.En Nouvelle-Guinée, on rapporte une avance des forces alliées (6 milles) dans la région de Wau.UNE STRATEGIE DE DEFENSIVE Après avoir subi les revers que l'on sait en Russie, manquant des effectifs qu'il lui faudrait pour recourir sur un front quelconque à une stratégie d'attaque, Hitler serait déterminé, bien à contre-coeur, mais les circonstances l'y forcent, à s'en tenir tout au long do la présente année à une stratégie de défensive^ Un correspondant londonien de la "Presse aïsociée", qui dit tenir ses informations de sources allemandes, annonce la chose.Hitler s'était substitué à son haut commandement militaire.Le manque d'hommes et de matériel de guerre le force maintenant à prendre conseil de ce même haut commandement et de raccourcir considérablement ses lignes de front du côté de l'est.La ligne Nikolaïev-Vitcbsk elle-même deviendrait peut-être intenable, du moins difficilement tenable pour les Allemands.Dans ces conditions, il ne saura.t s'agir, pour eux, comme par le passé, de forts mouvements d'offensive sur des fronts de 1,000 milles de longueur.Tout au long de 1943, il r'y aurait, du côté de la Russie, que des attaques localisées et dans l'.xn- sembie la stratégie allemande, cessant d'être hitlérienne, en serait une de défensive.Au plus fort de sa campagne polonaise, l'armée allemande disposait d'un effectif total d'enviion 9,000,000 d'hommes.Cet effectif se trouve maintenant réduit aux environs de 7,000,000 d'hommes.Et pour remplacer les hommes disparus, Hitler ne peut maintenant, comme autrefois, faire appel à l'industrie pour obtenir des hommes parfaitement valides.Ce réservas ont été largement entamées, au point qu'il n'est plus possible de compter sur elles sans mettre en danger l'industrie même qui est essentielle à la guerre.LE MORAL ITALIEN EN BAISSt Le moral italien est à la baisse, et cela se comprend à la suite des récents événements, qui sont autant de revers pour les puissances existes: retraites allemandes en Russie, défaites italo-allemandes en Afrique, bombardements des villes italiennes par des aviateurs britanniques et américains.Une dépêche de la "Presse associée", datée de Berne, en Suisse, signale que le journal de Mussolini, "Il Popolo d'Italio", vient de changer comme qui dirait de cri de guerre.Il a remplacé la formule: "Vinceremmo" (Nous vaincrons), par une autre moins prometteuse: "Non vinceranno'1 (ils ne vftincront point).Autre signe, mais plus significatif encore, de la baisse du moral italien: le cours de la lire sur les places où cette monnaie garde une valeur d'échange, par exemple les places suisses, s'est encore déprécié.REVENDICATION DE LA POLOGNE La Pologne n'abandonne rien de son droit d'accès à la mer, plus que cela elle entend qu'après cette guerre-ci ce droit lui soit reconnu dans une plus large mesure que précédemment, de façon qu'il ne puisse plus lui être disputé.La Pologne veut s'appuyer plus fortement à la côte de la mer Baltique que ne le lui permettait, avant l'occupation allemande, l'étroit corridor qui menait à Dantzig.Le premier ministre da gouvernement polonais en exil, M.Wladyslov Sikorski, dans un discours qu'il vient de prononcer à Londres, à l'occasion de l'anniversaire d'établissement de l'ancien corridor, l'a déclaré de façon bien nette: ''Avant la guerre, notre accès à h Baltique était faible et insignifiant.Dans de telles condition; nous ne pouvions défendre efficacement notre côte contre l'agresseur allemand.En conséquence après la seconde guerre mondiale, nous nous établirons fermement et fortement sur la mer pour garantir à la Pologne les communications directes qui lui sont indispensables avec le monde entier".M.Sikorski souligne le fait que la marine polonaise o maintenant beaucoup plus d'importance qu'elle n'en avait en 1939, faisant observer que cela a plus qu'une signification militaire, une signification priitique.En dépit des malheurs des temps, l'on voit que le Pologne et ceux qui, de Londres, veillent à ses destinées, ne perdent pas courage Non seulement font-ils la guerre, ils veulent, la guerre terminée, l'agresseur repoussé, vaincu, non seulement reprendre ce qui autrefois leur appartunait mais prendre davantage et s'assurer la libre possession en même temps que la libre jouissance de tout.UN SCRUTIN EN FINLANDE Lundi prochain, la Finlande doit se choisir un nouveau président et 300 électeurs se rencontreront è cette fin dans la capitale du pays, Helsinki.Le président Risto Ryti, élu en 1940, voit expirer son terme d'office.Les électeurs auront à le réélire, car il semble que Ryti sera sur les rangs, ou à lui choisir un successeur.La réélection, à ce qu'on dit est probable, mai* Washington entend dire que des candidatures nouvelles sont possibles.Il y aurait par exemple celle de maréchal Gustav Mannerheim, celle encore de l'ancien ministre des Affaires étrangères Vainc Tanner, ou celle de l'ancien premier ministre, Paasikivi.Les 300 électeurs qui sont appelés à aç,ir la semaine prochaine sont les mêmes qui éliront, en 1937, feu le président Kallio, et, en 1940, après le décès de Kallio, le président Ryti.Depuis la guerre, la Finlande a suspendu l'article de sa constitution qui stipule le choix par le scrutin populaire des électeurs présidentiels.A proprement parler, le nouveau président ne sera donc pas, même au second degré, l'élu du peuple.Les gouvernements de Washington et de Londres nèn suivent pas moins avec un intérêt extrême le résultat du scrutin de lundi.Du choix du président dépendra ensuite le choix d'un premier ministre; il s'agit de savoir si le gouvernement oui résultera de ce double choix sera ou non favorable à une paix séparée avec la Russie.Il y a déjà plusieurs mois que le ministre des Etats-Unis en Finlande est rentré dans son pays, pour consultation avec M.Sumner Welles, et ce dernier vient de dire qu'il n'est pas question d« retour prochain de ce ministre, M.Arthur Schlenfeld, auprès du gouvernement de Helsinki.Attitude d'attente.— E.B.U-lI-43 A qui le dilM-vous.tien enficonscnp-lionniste» libéreux?* * * Des gens des Etats-Unis se plaignent amèrement de ia vague montante de le vulgarité aux émissions radiophoniques.Ne faut-il pas rc placer par quelque chose la gomme à mâcher disparue ?Le Grincheux U-K-ei DEMAIN : Le discours de M.Maxime Raymond, chef du Bloc, aux Communes, à Ottawa, mercredi.EN PAGE 10 : A Ottawa — M.Raymond dit à M.King: "Nous n'avons plus confiance en vous", par Léopold Richar.La conférence de M.Bourassa On trouvera en pages 6 et 7 wi compte rendu substantiel de la conférence de M.Bourassa au PlotM% hier Johr. ce DEVOIR, MONTREAL Igupi il FEVRIER 1943 VOLUME XXXIV — No 33 Gazette DIS Tribunaux par toi SAÜIKH.En marge du draguage de la rivière du Chêne — Motion pour référence d'un litige à la Régie des services publics Hrrtf 6* U Cour 4'tpp*\.30 octobre I qu’elle réclame.Elle ne reconnaît 1 b4X_ Çiioorjf oo 3247 iC.S.Torro-bs*M 64*1 Coraorifion du Comté des Smn-Woatoftet.dct*nd*to*«« «ppeljn-M.w.0«m* Virfiom ViKotto.demrnde-tmm ^ : dre l’Office qui aurait quelques r>oarsaivi .a Corporation iu comte r conséquences sur le procès; quelle oes ÎVux-Monîagaes pour la somme Àt tSMÉI.Oie a allégué que le oassed ie cette corporation a dé-déê le îè a:ût 1952 de faire !e dra-fsi^re de '.a riejèra da Chêne de la jeœrw jaaqa’è iemboochure dans '« rrriè-v des Mile-Iles; que les tra-v*sx es*î e*e faits de 1934 à 1937 et Québec, 11 — M.Cléophas Bas-tien, ministre de la Colonisation dans le cabinet Godbout, est décédé presque subitement hier soir, au Château Frontenac, à ’’âge de 50 tervenir, leur a-t-elle donné l’autorité, les pouvoirs nécessaires, les a-t-elle munis d’un mécanisme qui m ne ' Tc-a:«3t au moment où elle a jeur permettrait d’agir et qui aurait pns nctiss *n 1939; que ces tra-jUn effet pratique?La loi a-t-elle en-t*zx cat ee pour effet de supprimer 1 levé la juridiction à la Cour supè-*« jr-irrag-es naturels, de creuser rieure saisie de la cause par le sim-di'antiie la r;v.ère, de faire dispa-; pie désir exprimé d’une partie rate» ce* courbes, de sorte que i ayant accepté le débat judiciaire, en l’espèce la défenderesse?(.) La Régie pourrait-elle se pro- Trac * ecou.e plus rapidement qc autre',-.s.que e débit de la ri- T-;,-e es* moiaa régulier, et que l’ex-pÈe:î*îioa du moulin est devenue pin eeeneose.Elle réclame les dcouBages «ibis.Lm rorporaLon a plaidé k l’en-rr-.îre de cette action que les tra-t i _x ie iraguage n’ont pas été exé-evtès p*r el>.mais par les gouver-sarts fédérai et provincial, que les noncer sur l’étendue des dommages causés à la demanderesse?Je ne crois pas que la décision serait de sa compétence; seulement la décision ne solutionnerait pas les questions de droit qui devront être déterminées par la Cour supérieure, et même au point de vue estimation des dommages, cette dernière irmvaex cat tie faits selon les rè- i ne serait pas obligée d’en tenir girs, que la demanderesse n a pas ssdsi es dommages mentionnes dans Faction, et enfin, que si dommages il y a eu, la corporation n et* est pas responsable.Elle ajoute que la demanderesse n’a aucun droit de propriétaire sur la rivière da Cbèrte, ni sur le pouvoir hydraulique de la rivière; que la rivière est navigable et flottable et fait partie du domaine public; que les travaux ont été exécutés par un corps public dans l’intérêt public.M.1e juge Louis Cousineau a entendu la cause, et au cours de l’enquête la défenderesse a fait une motion, fondée sur la loi provinciale du drainage qui venait d’être adoptée quelques mois plus tôt, et a demandé que la contestation fût référée à la Régie des services publics.Le juge, par jugement du 24 décembre 1941, a rejeté la motion.C’est de ce jugement que la défenderesse a appelé.Cet appel a été entendu par M.le juge I^tourncau, juge en chef de la province, et MM.les juges Bond, Galipeault, Saint-Jacques et Barclay.La majorité du tribunal a rejeté l’appel, MM.les juges Letourneau et Barclay étant dissidents.Voici des extraits des notes de MM.les juges Galipeault et Létpurneau.M.le juge Galipeault: “La demanderesse ne se plaint pas de la répartition des travaux, du mode adopté pour les opérer, du coût qui s’ensuivra, de la part d’ice-lui qu’elle devra acquitter, de l’injuste proportion des dommages qu’on lui alloue, de l’inopportunité, la non utilité ou la non nécessité des opérations en vue de l’intérêt public, elle prend une position plus nette, plus définie, et en résumé, elle dénie le droit à la défenderesse de faire des travaux de drainage qui peuvent lui occasionner et qui lui ont occasionné des dommages Avis de décès ALLARD-PROVOST.— A Montréal, le 9 février 1943, est décédée à l’âge de 76 ans, Eva Provost, épouse compte et devrait même, maltresse du litige, décider du cas sans plus se préoccuper de l’ordonnance de la Régie que s’il s’agissait d’un précédent à elle soumise, de témoignages rendus ou d’un rapport d’experts tout au plus.“Nécessairement, quelle que soit la solution à laquelle en viendraient et l’Office et la Régie, il faudra de toute nécessité que la cause revienne devant la Cour supérieure.Mais quand, par quelle procédure?La.Loi du drainage est silencieuse et cependant on se trouverait devant la situation étrange que l’affaire ayant été enlevée à la Cour supérieure pour défaut de juridiction, ayant été référée à la Régie ayant compétence exclusive, elle reviendrait devant le premier tribunal que Lon avait considéré sans autorité.(.) L’octroi de la motion conduirait à une situation impossible, impraticable, capable de mettre à néant les droits de la demanderesse (.)” M.le juge Létourneau: l’action qui nous est soumise a trait à des travaux de drainage, encore qu’elle soit pour dommages.Qui pourrait dire qu'il faille exclure des différends en matière de drainage, les dommages auxquels ce drainage pourrait donner lieu.Il suffit de poser la question, puisqu’à la base de tout tel différend, ce que l’on retrouve le plus souvent et en dernière analyse, c’est encore ce recours en dommages.Et c’est manifestement à cause de cela, précisément, que le législateur a tenu à l’arbitrage de la Régie.D’ailleurs, le paragraphe 5’de l’article 12 de la Loi réfère expressément à revaluation des domina ges causés par ces travaux que propriété”.“Dans l’espèce, l’action est net- ans.Il avait quitté son bureau vers huit heures, pour aller dîner chez Kerhulu.en compagnie d’un ami, vgj»-#* ft-jî.’ïï.'S*» f„55 La loi du dramage a|l,*elfI*.l‘r^ ^ heures et demie et M.Bastien prit pareille situa ion que celle faite aux * ]a direction tie son hô.eL r avait parues en cette cause?j refusé une invitation à une confé- -U autoriser 1 Office, la Regu a in-| rçnce ^ l’Université, en compagnie tie trois de ses collègues, en disant qu'il avait du travail à terminer.En arrivant à sa chambre, vers dix heures moins le quart, il tomba sur le sol.Le bruit de sa chute attira l’attention d’un domestique du Château qui passait dans ie couloir.Cet employé prévint aussitôt la direction.Vers la même heure, M.Hector Perrier, secretaire provincial, téléphona à M.Bastien, et comme il n’obtenait aucune réponse, il décida de se rendre à la chambre de son collègue.On manda sans retard un prêtre et un médecin.M.l’abbé Marquis, vicaire à la Basilique, administra les derniers sacrements au ministre et s’en fut prévenir Je premier ministre qui accourut *au Château où l'attendaient ses collègues du cabinet.M.Perrier téléphona la nouvelle au docteur Laurendeau, de St-Ga-briel de Brandon, et le demanda de prier le curé de la paroisse de prévenir la mère de M.Bastien, Le défunt était né le 1er septembre 1892 à St-Gabriel de Brandon, comté de Berthier, fils de M.Joseph Bastien, cultivateur.Après ses études primaires dans sa paroisse, il passa à l’école normale Jacques-Cartier et devint instituteur.Il fut plusieurs années à l’emploi de la Commission des Ecoles catholiques f,e Montréal.Il entra ensuite dans le commerce de l’assurance.Elu député de Berthier en 1927, il fut reélu aux quatre élections générales suivantes.Il fut pendant quelques années ministre d Etat dans le cabinet Godbout, avant de devenir, le 6 novembre dernier, ministre de la Colonisation.M.Bastien laisse dans le deuil, sa mère, Mme Joseph Bastien, une soeur, Mme Donat Lemyre, de St-Gabriel de Brandon, et deux frerea, MM Edouard et Philias Bastien, de Montréal.Le défunt a succombe a une crise d’oedème pqlmonair/v Le premier ministre était visiblement atterré de la mort de son çol-légué.“C’est bien affreux , s est contenté de déclarer M.Godbout.M.Brui* demeur«rait leoder ou Conseil législatif Québec, 11 — Le cabinet provincial doit siéger t0,11*6,,13 sous la présidence de M.Godbout à préparer le programme de la session qui commencera mardi prochain.Le premier ministre doit an-nu»- noncer ces heures-ci le nom du a cha- leader ministériel au Conseil legislatif.M.Philippe les députés puissent obtenir plus d’informations.M.Drew ne voit aucune raison pour agir précipitamment, d’autant plus que Québec n’a pas encore ratifié cet accord.Le premier ministre.M.Gordon Conant, a répondu que ce projet de loi n'avait rien de dangereux.Il n’a en vue que d’obtenir plus d’énergie électrique pour l’Ontario, comme exigence en temps de guerre.M.Conant a fourni des explications sur Ja nature de cette entente.M.G.H.Dunbar, conservateur d'Ottawa-sud, a demandé si Québec avait i imposé les termes de l’accord.M.I Conant a aussitôt répondu que la j question était malheureuse, qu’il s agissait d’une entente bilatérale j conclue librement, sans que per-! sonne impose ses vues.M.Drew a demandé l'ajoume-i ment de la discussion afin que les députés aient le loisir d’étudier j plus à fond ce projet de loi.L'avenir du Canada, selon M.Drew Hamilton, 11 (C.P.) — M.George Drew, chef conservateur ontar.en, a déclaré hier soir que l’avenir du Canada est particulièrement brillant dans le domaine de l’aviation.“Le Canada, par un accident de géographie, est devenu le grand centre aéronautique du monde pour toujours.” Le Canada peut nourrir une population de / ^,000,-000 à 100,000,000 d’habitants.“Je ne dis pas que nous en aurons autant que cela.* mais à moins que nous fassions tout en notie possible pour faire vivre une population beaucoup plus nombreuse, il n’y a espoir d’aucune mesure le sécurité et de prospérité pour des millions d’Européens,” La session en Saskatchewan Régina.ll (C.P.) — Le premier ministre Fatterson a annoncé hier que la session de l’Assemblée législative commencera le 23 février.m R JOUR nu n EnTÔUTE saison vos nuns som DÉVELOPPÉS dimPRlIÏIÉS En DEUX MEURES » APPELEZ A LA PliflRfïlflCIE (ÏIOMREQL IA Ku* ORAOOC •wahhaci ex au monoc Ufl .7251 -.i Nouvelles de guerre Le français et le latin souffriront de l’instruction aérienne des cadets Dans les écoles protestantes de Montréal — Cet enseignement bouleverse le programme — Les gens en voyage doivent avoir leur carnet de rationnement — Moins de bois pour le Canada; plus pour les pays Alliés ternent en dommages, et peur des o ^ reprenne cette fonction qu il dommages ayant prétendument re- ^andonnait il y a quelques mois su Hé d’un "di ferend en matière da | abandonnait , -vke.q résidenCe de drainage” (.) H est possible qu au ^“^““ioiî d’information.Tou-cours de son arbitrage la h ^ejtn- ^ n’indique que M.Brais contre certaines objections de droit te,d°l ’iendrait par ie fait même mi-pouvant lui paraître plutôt relever ^ f iU des tribunaux civils.Qu’à cela ne n.stre aan^; portedeuRje tienne, puisque te second almea de Il y a présentement deux vacances à la Chambre haute.Pour un parti unique A la réunion mensuelle de la Commission des écoles protestantes de Montréal, hier, on a décidé de réduire l’enseignement du français et du latin pour la durée de la guerre afin de réussir à introduire dans le programme l’instruction aérienne des cadets, en onzième année.On a commence par dire qu’il était impossible de supprimer les cours de sciences et de mathématiques, de français, d’anglais et de latin parce qu’ils sont obligatoires pour tel ou tel concours ou diplôme.Il semblait que seule l’Histoire pouvait être sacrifiée, mais le chanoine R.K.Naylor a qualifié “outrage absolu” l’immolatioç de l’Histoire.Il a ajouté que si les universités laissaient tomber le latin comme matière du baccalauréat ès-arts, à l’heure présente, elles étaient dans Terreur.Les commissaires ont finalement décidé de proposer au comité protestant du Conseil de l’Instruction publique de ne plus exiger qu’une composition latine ou française pour la durée de la gueore en onzième année.Le carnet de raWonnement sur soi Le service du rationnement avertit toùtes tes personnes qui se trou: vent éloignées de leur foyer et qui n’ont pas apporté leur carnet de rationnement, de prendre les mesures nécessaires pour se faire envoyer ce carnet, afin de remplir les blancs de la carte postale et de retourner le carnet au complet, à une personne fiable, sans détacher la carte du carnet.Rien ne s’oppose à ce que les j carnets soient présentés au centre ! de distribution par une personne qui est déléguée par le bénéficiai- | re, mais celte personne n’obtiendra i pas le second carnet de rationnement à moins de présenter un carnet no 1 dont la carte postale por- , te les renseignements requis.Il ne faut, en aucun cas, mettre cette carte à la poste à l’adresse du , bureau de rationnement.Ceux qui le feront s’exposeront à ne pas recevoir le second carnet de rationnement d’ici plusieurs semaines et se! trouveront privés des denrées ra-tionnées.bombardiers Catalina sont munis d’un dispositif secret pour déterminer la présence de sous-marins.—On mande d’Ottawa que les approvisionnements de paquets de cigarettes et de tabac à pipe de petit format seront épuisés à la fin du présent mois.Les fabricants ont cessé depuis quelque temps de les préparer.Un livre de combat dans Tunlon "Le Canada et les Nations-Unies" Par EMILE yAILLANCOURT Les chapitres de ce livre constituent l’ensemble des causeries et articles de journaux qu’à date M.Emile Vaillancourt a donnés au public sur les sujets d’actualité nés de la guerre.Un volume in-12, 146 pages, broché.Prix; l’exemplaire 75c; par la poste, 85c, au Service de Librairie du Devoir.Assemblées, conférences.etc.Jeudi, 11 février Bngln«er1ng Institute of C&narda.2050 rus Mansfield à 8 h.15 p.m A.E.Byrne conférencier.* * ¥ Cercle Universitaire.déjeuner-cau*«rle.Me Antoine Rlvard.conférencier.Sujet : "Les affaires «ont les affaires’’.Présidence de M.Jean Saucier Tél.MA.1901.A midi et é5 p.m.* * * Société Salnt-Jean-Raptlate.Monument National.1182.rue St-Laurent, cours d’alimentation rationnelle par Mme Rose Du Tilly, salle 11.à 8 b.Cours de diction français et de bon langage par Mlle Idola St-.’ean, salle 15.A 7 h.30.* * * Société Salnt-Jean-Baptlste.réunion de la section.Pére-Marquette — Réunion Importante i 8 h., à la salle paroissiale.1487, rue Ayl-wln.Tous les membres doivent être présents.* * 9: La Société des Nations au Canada, section de Montréal, Montreal Hit;h School, rue Université.Mlle Kathleen Courtney.Sujet: "Planning for a new world".9?tfe Institut Pie XI.3725, rue 8t-Lxmls — A 444 et A 8 hrs: Doctrine sociale — Pouvoir politique et pouvoir économique, par M.l’abbé Bernard Gtngras; & S'a et à 84.hrs: Action catholique — Les Rêcollectlons.par M.l’abbé Roger Marlen.aumteier général J.I.C.* * * Kîwanls Club, déjeuner-causerie.A midi et 30 p.m.Le Dr E.Faludl.Sujet: "Canadian cities and housing after the- war”.* * * Union Economique d’habitations, ft 8 h.30, réunion ft 4210.rue Bordeaux.Causerie sur la Cité-Jardin, film, entrée libre.* * * Geographical Association of Montreal, au MacDonald Physics Bldg, ft 8 h.15.M.E.R.Paterson, conférencier.* * * Enginering Institute of Montreal.2050.rue Mansfield, ft 8 h.15.M.A.E.Byrne, conférencier.* * * L’Ouest commercial et professionnel, assemblée annuelle, hfttel Windsor, salon E.ft 8 h 30.Causerie de M J.-N.Cabana, surintendant de la Cle d'Assurance La Sauvegarde.Vendredi, 12 février Société 8t-Jean-Baptlste, Monument Næ tlonal.cours de coopération par M Thu* rlbe Belzlle.(2ème année) sujet: "La mu« tuai lté” salle il.à 7 h.45 et à # h.** * * Cours de floristique laurentlenne, pal le R, F Marle-Vlctorln.salle Provaneher, a 4 h.30 p.m.* * * Association des em boute meurs des eau J gazeuses de Québec, assemblée annuelle, hàtel Windsor.* * * Association des professeurs de muslqu* de Québec, réunion mensuelle salle Wülls.1220.ouest, rue Ste-Cathertne.M.Nicholas Goldschmidt, de l'Université Columbia, conférence sur la musique et le folklore de Tchécoslovaquie.alimentation Bien Manger Ici, on vous sert, chaque jour, les éléments essentiels de bonne et saine alimentation.REPAS COMPLET 50é taxe comprise.HOTEL LAFAYETTE ANTONIO-H.PATENAUDE, prop.Amherst et Demontigny CH.1825 Examen de U vu* Verre» correcteur* HENRI-N.B0RDELEAU O.D.M.C.S.O.OPTOMETRISTE 3423, rue St-Denis HA.1435 On ne doit pas détacher la carte du livret.C’est Taide bénévole du centre de distribution qui doit le l’article 58 de la Loi réserve à la _____, ____ Cour supérieure ou à l’un de ses ju- de feu Joseph Allard.Les funérail-1 ges «t’homologuer la sentence de la les auront lieu vendredi, le 12 fé- : Régie, et que rien à mon sens ne Devant les membres dt 1 Associa-vrier.Le convoi funèbre partira ! s’oppose à ce que sur reserve ou don libérale Mercier, Me Jacques du no 765, ave de l’Epée, à 8 h.45,1 non de cette dermere.la Cour su- Vadeboncœur a prononce hier soir pour se rendre a l’église de Sainte- périeure pût a ce moment disposer ; une causene sur nos partis politi- Madeleine d’Outremont, où le ser-; d’une objection de droit.ques, où il a conclu qu il n y a qu un vice sera célébré, et de là au cime-l “Tout ceci d ailleurs sujet à un | parti( qUe c est le P^ti Jbera .tière de la Côte des Neiges, lieu de appel a la Cour du Banc du Roi si jj a prononce un arrêt de moit.i;cimc uc -.la sépulture.Parents et amis sont * le dommage dans 1 espece, le litige sans appel, contre la Ligue pour la {ajre Ce dprnier remettra au con- s autre invi- e:.cède cinq cents dollars (.) défense du Canada.D apres ce cou- j sommateur le premier carnet de ra “Dans ces circonstances, le tri-1 férencier, M.Maxime Raymond au- tionnenient en même temps que le bunal de première instance devait i rait dd rester au sein du parti U-j second, car il contient encore des accorder la motion de la défende- |j^rai pour contribuer à l’effort de j COupons valides.cotisé- ; guerre et à la victoire finale; M.Paul Gouin est Thomiue de tous les En que'ques 'iqn» ! désirs et ne sait pas ce qu'il veut; j M.René Chaloult manque de juge-‘ ment et de solidité.(Ce sont des qualités qui ne font certes pas defaut à M.Vadeboncœur) priés d’y assister sans tatjon.THUOT, —- A Montréal, le 9 février 1943 est décédée à Tâge de 67 an«, Madame Veuve Arcade Tbuot, née Simard (Octavie).Les funérailles auront lieu vendredi le 12 courant à Iberville, à l’église paroissiale.Inhumation au cimetière de Tendroit.Parents et amis sont prié* d’y assister sans autre invitation.tf CUVE UCl ICk 1UV18VI1 VAX.resse appelante.Je ferais en cc quence droit à Tappel”.Pour public averti 'Les maîtres' ! Imprimés de deuil MEMENTOS — REMERCIEMENTS Imprimé* on gravé*.Prix et ipéelman» *ur demanda.L’Imprimerie Populaire, Limitée 480, Notre-Dame e*t, Montréal Tél.BEIair 3361 roman (Par Georges DUHAMEL, de l’Académie française) Chaque homme a soif d’un en - - seignement et recherche des mai- et c’est le parti liberal très.Ainsi est Laurent Pasquier.Il ! parti qui ne change ni Il veut réussir, devenir.Au nombre des nouveaux prisonniers de guerre annoncés aujourd’hui, on relève les noms suivants: François Thibault de St-Timothée, , » i comté de Beauharnois; Paul Trem- Et l’Union nationale?Lest une , bianti de ia ri]e Cartier, à Montréal.I union (une trouvaille!), cest J an- ^ £mj]e Vermette.de Cookshire; Ray-] I cien parti conservateur .mond Vézina, de la rue St-Urbain, à | d’une alliance qui n’était pas le Ri- j Montréal; Russell Dubé, de Londres, i time (pourquoi?) Le conférencier; —£es noilveîies corvettes cana-1 partisan rend ensuite à ses maîtres j dienne5i pj,JS fortes et plus rapides, j cet hommage: “Il n’y a qu un parti pOrter0nt désormais le nom de fré-1 CALENDRIER 3e mois FEVRIER 28 Jours P (¦main : VENDREDI 12 FEVRIER 1943 Le» sept fondateurs de» Servîtes, cfs.Lever dti soleil.7 h.09.Coucher du soleil, 5 h.20.Lever de la lune, U h.32.Coucher de la lune.1 h.10.Nouvelle Lune, le 4.a « h.29m.du soir.Premier Quartier, le 11.à 7 h.40m.du »olr, Pleine Latte, le 20, à 0 h.45m, du matin Dernier Quartier, le 27, à 1 h.22m.du soir FEVRIER 1943 inn» .—_ Lun . craindre l’instruction ’.sans Dieu ”, comme disent certaines personnes, parce que le Conseil de l’Instruction publique conserve toujours sou droit de contrôle et de surveillance sur le choix des livres.” L'accord entre Ontario et Québec Toronto.11 (C.P.) — M.George! Drew, chef de l’opposition, et M.j G.H.Challies, député conservateur, ! ont recommandé hier à l’Assemblée : législative que le projet de loi au su- j jet de la ratification de l’entente j conclue entre Ontario et Québec l sur les pouvoirs hydrauliques soit référé à uu comité spécial, aün que gates.—Le régisseur du bois.M.Williamson, a fait entendre que le gouvernement prendra des mesures pour restreindre la consommation et l’usage du bois au Canada afin I d’en exporter davantage aux pays alliés.—Le rationnement du café a eu pour effet à date d’épargner l’équivalent d’une seule bonne cargaison.Cela a repemlant entraîné la manipulation de 250 millions de coupons.—La Commission des prix avert’t que les Canadiens n’ont droit qu’à un livret de rationnement chacun.—On mande de Toronto que.r.e-lon M.Bell, directeur de la produc-lion aéronautique au Canada, les LIVRES ! Achctoni livras uiagés Romans, tncyclopédias.histoire.Livres da iittératura -t da science, etc.PRIX avantageux ROGER LEFEBVRE 4564-A, Avenue Papineau L’Eco nomie de Ch acun Joue Son Rôle! Elle est l’effort essentielle de guerre .a l'économie choses.Comme vos vêtements Chacun doit faire sa part, et elle s'applique à des vêtements autant qu'aux autres il est devenu nécessaire de conserver le plus longtemps possible, il est donc logique de les choisir de qualité durable.Lorsque vous avez réellement besoin d'en acheter, la solution la plus sage est de vous procurer les meilleurs afin d'avoir à en acheter moins souvent.Assurez-vous d'obtenir de solides tissus tout laine et ce qu'il y a de mieux en fait de confection.C'est avec de tels vêtements de haute qualité que vous réaliserez la plus grande économie, et cest d ailleurs le seul genre de vêtements que nous avons toujours jugé bon de vous offrir.ASSORTIMENT COMPLET DE VETEMENTS SOULIERS ET ARTICLES POUR HOMMES 305 JKrthut poulii5* I VOLUME XXXIV — No 33 TROIS SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS PAR LA POSTE EDITION QUOTIDIENNE CANADA $6.00 (Sauf Montréal et la banlieue) L>Unls et Empire britannique 8.00 UNION POSTALE 10.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA , 2.00 L'UNIS et UNION POSTALE 3.00 DEVOIR Le DEVOIR est membre de la "Canadian Press", de l'"A.B.C." et de la "CD.N.À " JEUDI, 11 FEVRIER 1943 Demain : PLUS FROID.NEIGE LECERL MAXIMUM et MINIMTM ; Aujourd’hui maximum.32 Même date l’an dernier.1S.Minimum aujourd'hui.2S.Même date l'an dernier, le.BAROMETRE : ta heures a m.2S.25, 11 heures a.m., 2* 78, midi.89.1S.Chiffre* fournis oar Mme eeuee M -R d* Meaiê 4*4 Sherbrooke est appt 8 r i Discours aux de M.Winston ChurchillEn Nouve^'Guinée ^bns: Une déclaration de M.Louis Saint* • ~ “ 1 — Laurent a propos des conscrits Communes anglaises ; \ " t La conféranca de Casablanca — La lutte contre les sous-marins — Les Alliés ont un million de tonnes de navires de plus qu'il y a six mois — Eisenhower commandant unique en Afrique — Reddition sans conditions Armée alliée de 500,000 hommes en Afrique de leur brillant commandant, le gé-1 Londres, 11 tagne, ainsi que Toeal sur les lies Pendant que l’on abattra Hitler iKai.en Europe, on s’efforcera d’occuper] Le haut-commandement allié le Japon et de l’obliger à épuiser ses dénonce comme faux absolu le bul-ressources matérielles alliées et sur-!letin japonais qui a tenté de dimi-tout américaines.! nuer la brillante victoire que les La guerre dans le Pacifique, mê-j Alliés ont remportée le mois derme si elle ne se livre qu’entre de ! njer en Papouasie en disant que petits effectifs qu’il faut ravitailler ! ]es troupes japonaises ont été éva-à de très grandes distances, a déjà cuées de Buna après avoir accompli sera utilisé dons le traitement du tabac — Nouveau marché pour les pomicuiteurs Philadelphie, 11 (A.P.) — Le ! personnel scientifique de la station ; expérimentale régionale du départe- ] ,, _ „evi ment américain de 1 Agriculture, ^ Uon du ministre de !a justict., M.commence, il y a déjà un an, a Saint-Laurent, sur les arrê- velopper un substitut pour le sucre |j^s ministeriels passés pour en-de table ordinaire.vover des recrues en dehors du 11 a échoué mais, au lieu de cela, paÿs-U a développé une solution qui li'( ‘.\Ien.flvais pas ^intention de berera des millions de livres de #ly-l Les arrêtés ministériels récents et l'envoi de nos conscrits hors du Canada Ottawa, 11 (D.N.C.) — Déclara-1 supérieur, à tous égards, tout comme si ladite instruction, ledit service ou ladite fonction à Terre-Neuve (le Labrador y compris) était une instruclion, un service ou une fonction accompli ou devant être accompli au Canada”.‘‘Telle est la fin pour laquelle le décret du conseil a été adopté.exigé unè bonne part des ressources des Etats-Unis de même que de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande.L’effort de tenir un haltère au bout du bras est si épuisant pour les deux côtés et si coûteux qu’il ne faudrait pas juger cette guerre leur mission.C’est de la propagan- , ., .___ parler sur les questions qu’on vient cénne, chaque année, et que 1 |raiter et je n’entends pas pren- - - .- pourra utiliser dans la fabrication ; dre t au d^{,at général sur l'a- Telle est 1 autorité qui a été donnée des bombes et autres explosifs de (|resse itependant le député de | par le gouvernement au minisire guerre., .i Beauhàmois-Laprairie (M.Rav- : de la défense nationale — c’est-à* Comme question de fait, cette nlon(j) parlant tout à l'heure sur dire celle de requérir ces hommes, ant que solution est un sirop de pommes {,ps dé'crcls du conseil des minis- quand ils se trouveront à Terre-été éva- qui sera substitué à la glycerine ' tres re|atjfs a Tcnvoi des recrues i Neuve, y compris le Labrador, d’a ccompli dans le traitement du tabac.en dehors du territoire canadien, a complir Tinstruetion, le service < M.R.-E.Latrop dit que c'est le affjrmé qu'en vertu des termes de i la fonction qu’ils pourront être te-de et non pas un rapport militai- seul susbstitut convenable que Ton ccs décrets les troupes ainsi en- i nus d’accomplir quand ils se trou-re, dit le bulletin allie.U n’y a pas *-1 - >- ».1 tions guerrières, marchant dans la ture j ja fjn de 1943 que mainte crainte du Seigneur, très fortement armées et avec une vue de plus en plus claire de leur salut.Elles possèdent maintenant des forces puissantes et grandissantes, avec des masses de munitions.Le problème, c’est de lancer ces forces à Taction.Les Etats-Unis ont de vastes mers à franchir pour atteindre l’ennemi, Nous aussi nous avons des océans à traverser et pour les deux, il y a l’entreprise audacieuse et compliquée de descendre sur des littoraux fortifiés et d’établir des lignes de ravitaillement et de coui- nant au sujet de la navigation.En attendant, laissons Tennemi nourrir ses vains espoirs d’eviter sa ruine par l’action de ses submersibles.Il ne peut l’éviter, mais il peut la retarder.Ce n’est qu’apres une étude entière, calme et raisonnable de tous ces faits que le president et moi-même avons decide nue la note dominante de la conference de Casablanca serait la reddition sans conditions de tous nos ennemis., Notre détermination implacable d’une telle reddition ne signifie pas naises; le général Horii et son armée ont péri.* * * par les effectifs mêmes qui vien-l New-York, 11 (A.P.) — Une nent en contact sur divers points.; émission de la radio de Berlin Pour le moment, dans la guerre j captée aux Etats-Unis a affirmé que contre le Japon, notre effort se li-1 le major-général Kenryo Sato, chef mite au front de l’Inde et nos opé-idu bureau des affaires militaires, a rations visent surtout à rouvrir la j déclaré à la Diète japonaise que la route de Birmanie afin d’apporter ] résistance des troupes japonaises aux Chinois toute l’assistance pos-jà Guadalcanal et à Buna en Nou-sible.Nous nous sommes tenus en] velle-Guinée, n’avait pas été vaine, correspondance étroite avec le gé- “Pendant que nos troupes défendaient le front avancé, dit-il, nous avons pu procéder librement dans .ait trouvé à la glycérine pour le eu d’évacuation des troupes japo- ] traitement du tabac, et qu'il a les ,- -—i u—:• -"n mêmes propriétés que celle-ci.M.Lathrop a révélé que Ton pro munications nécessaires à une cam- que nous allons maltraiter d P une fois le dé- : puiaüons entières.Mais la justice doit s’accomplir contre les méchants et les coupables, et dans des limites convenables; cette justice doit être dure et irréductible.Nous ne laisserons aucune trace de la machine de guerre nazie, fasciste ou nipponne., Voilà qui dispose, je pense, ae deux problèmes importants de la conférence de Casablanca: lo reconnaissance que la défaite des submersibles et l'amélioration de nos ressources est le but ?opéra-lions offensives efficaces; 2o ensuite, la déclaration au sujet de la reddition sans conditions.La conférence de Casablanca pagne vigoureuse, barquement effectué C’est la raison pour laquelle la guerre des sous-marins demeure notre principale pensée.Il n’est pas nécessaire d'exagérer le danger des submersibles mais qu’on sache que les gouvernements américain et anglais s’en préoccupent et leur accordent une priorité dans leur stratégie.Cela a été réaffirmé exr licitement dans les entretiens de Casablanca.Nos pertes en mer sont très lourdes et elles retardent nos opérations, elles nous empêchent délivrer bataille avec toutes nos forces et elles prolongent ainsi la guerre néralissime Tchiang Kai Chek que nous aurions été très heureux de voir participer à nos entretiens s’il lui avait été possible de venir.Le général Arnold, chef du corps d’aviation de Tarmée des Etats-Unis, et le maréchal Dill se trouvent actuellement à Tchoungking où ils discutent nos projets avec le généralissime chinois.Nous avons! rations”, déjà reçu de lui l’expression de sa! satisfaction d’apprendre que la Chi-| ne recevra une aide supplémentaire | considérable à ce stage de sa lutte J prolongée et indomptable.Le gé-j néralissime accepte également Tes, tout le reste de l’Asie orientale à la consolidation de nos positions militaires tandis que pendant tout ce temps les Américains se voyaient obligés d’employer toutes les forces dont ils disposaient dans le sud-ouest du Pacifique pour ces opé- Deux des trois aviateurs plaident culpabilité duira, pour l’usage commercial, cette année, de 2 millions à 2.500,-000 livres de cette solution, à même les récoltes de pommes des Etats-Unis et du Canada — ce qui ouvre vovées pourraient dorénavant, sans* vent au Canada, autre intervention du gouverne-j “H est vrai qu on ajoute dans le ment, être utilisées dans n’importe décret du conseil que “les hommes quel pays du monde.»*nsi envoyés ou qui pourront en “Je ne voudrais pas laisser se ré-j tout temps être ainsi envoyés, sont pandre que c’est là une interpré- j mis en activité de service en dehors talion juste de ces décrets du ca-1 du Canada pour la defense de ce binet.il me parait suffisant de re- j pays”.later les termes de ces décrets pour “Ce n est la que 1 énoncé d un un nouveau marché pour les pro-1 montrer qu’ils ont été adoptés pour fait.Terre-Neuve, y compris le Inducteurs de pommes, sans compter j jes fjns expressément désignées ; brador, se trouve en dehors du Ca- que la nouvelle solution peut être j (jans leurs termes, fabriquée avec des pommes gelées] -jf, Raymond a relevé le décret — produit que les pomicuiteurs.qui p0rt'e le numéro 11,159, qui considéraient jusqu’ici comme une ; concerne renvoi de certaines unités à Terre-Neuve, y compris le Labrador.Si Ton examine le texte de ce décret, on voit que les hommes ainsi envoyés sont tenus par les perte complète.Les tribulations des Montréalais La neige qui a tombé sur la fin de Taprès-midi hier et la pluie qui est tombée pendant la soirée ont désorganisé la circulation à Montréal.Hier soir il était très difficile nada.Et les hommes ainsi envoyés à ces endroits sont requis d'y accomplir leur service et leur fonction.Et le décret du conseil des ministres dit qu’ils sont ainsi mis en activité de service en dehors du Canada pour la défense de ce pays.___ ______ __ “Je puis donc dire à mon hono- termes du décret gouvernemental, râble ami (M.Raymond) que, si le ou peuvent être requis par le mi- gouvernement désirait que ces nistre de la défense nationale (M.hommes accomplissent leur service Ralston) en vertu dudit décret, n rl£- d’accomplir pendant qu’ils sont à ailleurs, il adopterait d’autres décrets.Tout ce qu’on a fait jusqu’ici fut uniquement de décréter qu’il s’agit maintenant d’une chose qui Trois aviateurs du centre d’entraînement de Montréal ont cqm- plans d action pour l'aven re» Ex-.- ce ü Cour de police .ent que nous lui avons.^™ ce, .Gustave perreault.soumis a la suite de nos entretiens.TL , ; Jét£i
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