Le devoir, 20 mars 1943, samedi 20 mars 1943
Montréal, samedi 20 mars 1943 "Le Canada est une nation souveraine et ne peut avec docilité accepter de la Grande-Bretagne, ou des Etats-Unis, ou de qui que ce soit d'autrt l’attitude qu’il lui faut prendre envers le monde.Le premier devoir de loyalisme d’un Canadien n’est pas envers le Commonwealth «ritamuque des nations, mais enver le Canada et son roi, et ceux qu contestent ceci rendent, à mon avis, un mauvais service au Commonwealth.” (U-X-37) Lord TWEEDSMUÎR LE DEVOIR Pirsctsar i George* PELLCTIKR » REDACTION ET ADMINISTRATION 410 1ST, NOTRE-DAME MONTREAL TOUS LES SERVICES VtLEPHONE : RfUir 3361* SOIRS, DM ANCHES ET FETES AdminUtrsttoa t •Blal» 3S61 Rédaction ; RBair 2914 Gérant : BEIair 3361 e status international du Canada au sein du Commonwealth Le vrai pouvoir.Staline le tiendra” Déclaration du premier ministre Mackenzie King (William C.Bullitt) Londres veut s'appuyer sur Moscou Un ancien ambassadeur des Etats-Unis, d’abord en j armée, écrit William-Henry Chamberlin, correspondant usaie et puis en France, M.William-C.Bullitt, a dit américain qui vécut longtemps en Russie sous le régime autre soir, à Philadelphie, ceci, entre autres choses: ; soviétique (New-York Timet Book Review, 3 janvier Le jour que l’Allemagne s’effondrera, il nous restera le 1943), “il ne pourrait réduire simplement par pression apon à vaincre: la Russie soviétique n’est pas en guerre diplomatique et par intimidation la Russie au rôle d’Etat vec le Japon.Donc, pour elle, ce serait la paix.Et pour- vassal, de seconde Italie.Aussi Hitler poussa-t-il à fond mt nous auront betoin de l'appui de la Ruttie afin de Mter le Japon.Le vrai pouvoir, alott, Staline le tien-ra” (dépêche de VAssociated Preu du 12 mars, dans le tac de Montréal, page 31).Staline est le maitre point d’interrogation de l’Europe, ue fera-t-il quand les Alliés seront vainqueurs?Qu’exi-era-t-il au traité de paix?S’engagera-t-il contre le Japon?usqu’où ira-t-il alors?Autant de questions auxquelles taline seul pourra répondre.Que voudra-t-il?Quelqu’un dit, dès le commencement de cette guerre-ci (le Devoir, 16 août 1939), que le vrai vainqueur ce pourrait bien Ctre l inscrutable Géorgien Staline, taciturne et de plus en lus impénétrable, à mesure que se déroulent les étapes de ette guerre-ci.Cela serait-il la vérité?* * * On se rappelle peut-être comment, en août 1939, la france et l’Angleterre s’attendaient de conclure un accord Vec Staline; et comment, le 23 août, à peine une semaine ses préparatifs d^invasion massive’’.Dallin ajoute, quelque part dans son ouvrage sur la politique étrangère des Soviets pendant cette période, que l’Allemagne, dès lors, ayant formulé des exigences concrètes, les autait fait tenir à Moscou: ou céder ou sc battre.On n’a eu jusqu’ici nulle preuve de pareilles demandes, dit Chamberlin.Et Molo-toff affirme que “l’Allemagne attaqua la Russie, en juin 1941, sans ultimatum préalable et sans le moindre avis’’.Cela était à prévoir.Staline avait conclu avec Berlin, en août 1939, sans prévenir, sauf à la dernière minute, Paris et Londres, alors en négociations avec Moscou.Pourquoi dès lors Hitler se serait-il gêné de traiter cavalièrement Moscou?La guerre germano-russe se déclencha en coup de tonnerre, sans phrases, sans ultimatum.* * * Que s’est-il passé depuis?On l’a vu: invasion rapide de vastes régions russes: conquête de l’Ukraine: dévastation vant que l’Allemand ne se lançât contre la Pologne, Sta-1 de «•'cb“ provinces et de villes industrielles nouvelles sur ne signa avec von Ribbentrop, à Moscou, le pacte de on-agression qui jeta par terre l’échafaudage des projets nglo-français, à l’heure où Paris et Londres comptaient ir Staline pour se joindre à eux contre Berlin et immo-iliser ainsi Hitler, alors de plus en plus redouté par l’Eu-ape.Les délégués anglo-français s’en allèrent de Moscou écouragés.La diplomatie hitlérienne paraissait avoir riomphé.ta guerre éclata.Paris et Londres entrèrent dans : conflit.La Pologne fut écrasée, démembrée, l’Allema-ne ouvrit des digues à l’ambition russe du côté des Etats altcs, — Estonie, Latvie, Lituanie, — et Berlin découpa lesquelles comptait le Mosovite.Après la résistance tenace, voire magnifique, du Russe enraciné au sol natal, refoulement, l'hiver de 1941-1942 aidant, de l’adversaire naziste combattu par le froid qui avait en 1812 vaincu Bonaparte.Au printemps de 1942, reprise de l’avance allemande; et l'hiver revenant, nouveaux échecs à Hitler, infligés tant par la saison rigoureuse que par les troupes de Timoshenko et de ses collègues aux armées des Soviets.Printemps 1943: nouvelles offensives massives de l’Allemand, nouveaux gains.Tous ces temps-là, les Etats-Unis, l’Angleterre, le Canada, — les secours de celui-ci même la Pologne une partie de l'Ukraine et la Russie j passant par la voie anglaise, — aident à fond la Russie, lanche, pour les jeter à Moscou.La Russie allait pouvoir ; Moscou jette au combat des millions d’hommes: et ses entrer dans ses anciennes limites d'avant Brest-Litovsk | alliés, d*s milliards de dollars en vivres, armements, four-t Versailles.Elle reprendrait son influence du côté des lalkans, après une éclipse de vingt ans.Un peu plus tard, lie devait s'arrondir d’une partie du territoire de la Fin-mde, malgré la résistance courageuse que celle-ci tenta l'opposer aux projets staliniens.Hitler entreprit de supprimer tant le peuple polonais la nation polonaise.Puis il se lança soudain ue lontre la Scandinavie, la Hollande, le Luxembourg, la Bel- nitures de guerre, chars d'assaut et avions.L’amiral Stand-ley, ambassadeur des Etats-Unis, l’a montré avec une franchise de marin méprisant les formules et le langage diplomatiques, dans sa conférence de presse russe, la semaine dernière.Staline, non plus que Roosevelt et Churchill, n'ont encore laissé voir leura impressions de tout cela.Que fera Staline si la victoire sur Berlin vient?S'uni ique, envahit la France, commença de préparer l’invasion ra-t-il à la combinaison anglo-américaine contre le Japon, le l’Angleterre, désormais isolée, sans alliés autres que les leuptes du Commonwealth des nations britanniques.Hitler allait dominer l’Europe, qui sait, la tenir tout en-lère entre ses deux poings: et les nations qui ne pouvaient [ii résister, il se les attacherait par des traités de domina-ainsi la Hongrie, la Roumanie, la Bulgarie—: ur subjugua la Grèce, la Yougoslavie, après qu’elles eurent nté de lui résister.Tout ce temps, Staline ne perdait pas un jour.Il tra-ailla ferme à l’exécution de ses plans grandioses.En juil-t 1940, à l'heure où l’Allemand soufflait quelque peu, près avoir vaincu et morcelé la France, Staline annexa ’un coup à l'empire moscovite l'Estonie, détachée du rritoire russe en 1918, la Latvie, indépendante depuis ovembre 1917, la Lituanie, libre depuis 1918, mais qui, ès octobre 1939, avait dû signer, sous la menace de Mos-u.un pacte mettant dès lors les Lituaniens à la merci des oviets.De même, à l’autre extrémité de l'immense Russie, taline enlevait à la Roumanie la Bessarabie, ainsi qu’une artie de la Bukovinc.11 avait déjà, en mars 1940, arra-é à la Finlande le territoire qu'il convoitait.Ainsi Sta-rfe accumulait des gains territoriaux.» * ¥ On s’est demandé quels'furent, tout ce temps-là, — de illet 1939 à juillet 1941, — la pensée de fond et les astes calculs de Staline.Un Russe qui vécut assez long-mps à l'extérieur de son pays natal, David-J.Dallin.le prénom de David serait-il indice de l’origine ethni-ue réelle de cet auteur?— a publié, en 1942, un curieux uvrage, traduit depuis en anglais, sous le titre: Soviet ussia’s Foreign Policy 19)9-1942 (1), Il y interprète s visées de Staline dès 1939: Staline, écrit-il, avait conclu accord de non-agression avec Hitler, en août de cette nnée-là, parce qu’il pensait qu’en traitant avec Hitler, lui, Russe, il serait à la fin le vrai vainqueur.Il jouait sur s deux tableaux.S’il n'y avait pas la guerre, parce que aris et Londres, privés de l’appui qu'ils espéraient rece-oir de Moscou, hésiteraient à s'y engager et accepteraient n quelque sorte un nouveau Munich, la Pologne isolée erait vaincue et démembrée, Moscou recevrait sa part: ela serait le prix de son coup du 23 août 1939, où Staline de M.Eden, que la Grande-Bretagne, maintenant et pour it faux bond aux deux capitales alliées.S'il y avait guerre, l'avenir, fera de ses relations avec la Russie le pivot de sa ondres et Paris appuyant Varsovie, Staline envisageait la politique en Europe.Dans les cercles diplomatiques de • « •««.* « __ _ ' ~ .1a VL7 Aor*% tnAo ai lune nrinrtnslrc fine qui devrait, lui aussi, comme l’Italie et l'Allemagne, se rendre sans conditions: "Capitulation without condition”, ont décidé à Casablanca MM.Roosevelt et Churchill?On l’a noté dans le temps, Staline, bien qu’invité aux entretiens du Maroc, n’y fut pas.Tokio l’a remarqué.Serait-ce à cause de cette abstention que Staline continue de recevoir par voie du Pacifique, sur des navires américains qui.pour aborder à VJadivostock, doivent passer à proximité des eaux du Japon, — il serait facile à celui-ci d’y intercepter ces envois, — du matériel et des provisions de tout genre, expédies des Etats-Unis?Staline s’est dit que sa présence à Casablanca, dans les circonstances, lui vaudrait des actes d’hostilité de Tokio, peut-être la guerre.II est donc resté à Moscou.Et Tokio n’a pas bougé.Moscou et Tokio observent encore une paix mutuelle.Est elle précaire?Durera-t-elle?Ni Londres ni Washington ne sauraient le dire.A son hôtel d'ambassade, à Washington, Litvinoff, prodigue de caviar et de vodka, serre les lèvres, ne dit rien, fait le sphinx, comme à Moscou son maître Staline et à Londres son collègue Maisky.Triple énigme.¥ ¥ ¥ Pourtant, Londres compte sut Moscou.Mercredi dernier, à Washington.M.Anthony Eden, ministre des Affaires étrangères du Royaume-Uni, de passage chez nos voisins, alla déjeuner chez Maxim Litvinoff.Ils ont longuement causé, — ou plutôt Eden a dû parler et Litvinoff, écouter.Car il est peu prodigue de mots, ce Juif russe qui ne s’appelle pas vraiment Litvinoff, marié à une Anglaise vraisemblablement d’origine sémite elle aussi, et quelque peu liée, a-t-on dit, à des membres d'une grande famille anglaise.Quoi qu'il en soit, “on commence, à Washington, sur la foi de déclarations déjà faites à Londres, à la veille du départ de M.Eden pour les Etats-Unis, de croire que la Grande-Bretagpe se range définitivement du côté de la Russie, pour les affaires d’Europe.Tout indique que la Grande-Bretagne est déterminée à observer, tant selon l’esprit que selon la lettre, le traité d’alliance de vingt ans qu’elle et le gouvernement des Soviets ont signé ensemble.Des indices définis ont fait entendre, avant le départ L’actualité En regordont couler Teou Voici la saison où tout le monde peut regarder couler l’eau.Il n’est pas nécessaire d’habiter sur les bords ‘du fleuve ou de quelque rivière.Regarde: tout simplement à vos pieds.N'avez-vous jamais remarqué à la fonte des neiges ces minuscules filets d’eau qui parcourent quelques pieds puis se joignent en filets plus considérables pour finir par s’engouffrer dans le puisard?L’écolier pourrait apprendre sa géographie à tous les coins de trottoir ou de parc puisque partout il peut apercevoir toute une hydrographie en miniature: lacs, ruisseaux, rivières, confluents, îles, versants et bassins.Il est vrai que les cours d’eau dont je vous parle perdent en ville un peu de leur attrait du fail qu’ils serpentent au milieu des immondices.Et l’élégante qui vient de faire éclabousser sa fraîche toi’ette n'est guère disposée à les regarder d’un oeil ravi.C’est au collège que j'appris à connaître et à aimer ces minuscules cours d’eau tout comme j’aimais déjà les grands cours d’eau dont les flots viennent clapoter contre votre canot.Au printemps, lorsque les rayons plus chauds du soleil avaient irrémédiablement attaqué la surface de la patinoire, qu’il se formait partout des flaques d’eau sur la neige, nous nous armions de pelles et nous rions improvisions ingénieurs.Ceci avait le double avantage d’égoutter la cour plus vite et d’occuper nos récréations en attendant les jeux d’été.Il s’établissait bientôt tout un système de canaux qui n’oubliait pas un coin de la cour.Si les petits ruisseaux font tes grandes rivières, les minuscules filets d’eau finissent par former des ruisselets fort convenables.J'ai gardé le souvenir bien précis d’un de ces ruisseaux temporaires.II passait entre deux pins, dans une gorge que nous lui avions aménagée en creusant la cendre d'une allée: il tombait ensuite d’une hauteur de tout près de deux pieds dans te fossé du champ voisin.Je.crois bien au’il n’aurait pas été pratique de harnacher la chute pour générer de l'énergie électrique, mais elle n’en faisait pas moins entendre un bruit qui devait être ce que tes poètes appellent le murmure ou le babil d'un ruisseau.Que de fois j’ai regardé couler l'eau à cet endroit, entre les deux pins! Après avoir élevé une digue de neige lassée, ouvert une décharné à une flaque d’eau isolée comme la mer Morte, on finissait toujours par s’appuyer sur une pelle pour regarder couler l'eau.Nous aurions voulu qu'elle se précipitât plus vite car chaque goutte En réponse è M.Groydon, au sujet de la politique étrangère du Canada et de son status international, M.King rappelle la déclaration Balfour qui proclame l'égalité des dominions et de la Grande-Bretagne Par Léopold Richer Ottawa, 20 — Le chef de l’opposition progressiste-conservatrice,M.Gordon Graydon, a provoqué hier après-midi, de la part du premier ministre, une importante déclaration relative au status international cîu Canada au sein du Conimon- mations au sujet de la politique étrangère du Canada.Je l’ai lue et ic ne crois guère que l’expression “graves affirmations” puisse s’appliquer ici; je dirai même que “conjectures malveillantes” serait plutôt de mise.C’est toutefois là affaire d’opnion.Je he crois guère que.sur une wealth, ainsi qu'à la politique question d’importance capitale, étrangère de notre pays.Le pre- comme celle de la politique étran-mier ministre a lu la partie essen- gère, le gouvernement doive faire fiellc de la déclaration Balfour fai- ; une déclaration à l’occasion d’une te à la conférence impériale de | dépêche «le journal.Rien n’est plus 1926, declaration qui proclamait le important que tout ce qui se ratta- slatus de parfaite égalité des Dominions et de la Grande-Bretagne.M.Mackenzie King a ajouté et il a che aux relations extérieures et à la politique étrangère.Je serai prêt à fournir, à un moment quelconque insisté d’une façon tout particuliè- des précisions à mon honorable ami re, là-dessus, que l'on devait faire et à d’autres honorables députés en en sorte que les Nations-Unies fus- réponse aux questions qu’ils pour-sent vraiment unies dans leur dé- ront poser eux-mêmes au gouverne-termination de remporter la victoi- ment.Toutefois, on ne saurait, le rc, ce qui devrait être l’objectif le i crois, s’attendre à ce que, du fait plus important à l’heure actuelle.' que des dépêches ont été transmises len que ne contenant aucun nou \el élément de discussion, la déclaration de M.Mackenzie King n’en était pas moins significative, vu le rôle de premier plan que le Cana-de joue auprès de la Grande-Bretagne et des Etats-Unis et vu également la venue prochaine à Ottawa de M.Anthony Eden, secrétaire des i.ffaires extérieures britanniques.Voici le texte français de l’interpellation de M.Graydon et de la déclaration du premier ministre: M.Grrion Graydon.— J'ai attiré l'attention du premier ministre sur une dépêche de Washington publiée dans un journal et qui contient de graves affirmations au sujet de la politique étrangère du Canada.Je lui demande de bien vouloir, soit maintenant, soit un peu plus tard, faire une déclaration sur le sujet de cette dépêche et nous faire connaître la politique du gouvernement afin qu’il ne puisse y avoir de malentendu dans le public sur l’altitude du Canada.M.Mackenzie King.— Mon honorable ami, le chef de l’opposition, a, en effet, attiré mon attention sur une dépêche de journal venant de Washington, et il m’a fait la demande qu'il vient d’exposer.11 est peut-être bon de dire tout d’abord que la dépêche en question a été envoyée au Toronto Telegram par son correspondant de Washington.Mon honorable ami dit que cette dépêche contient de graves affir- à divers journaux pour leurs correspondants, je doive énoncer la politique étrangère de notre pays.Néanmoins, afin que personne ne puisse dire que je cherche à éviter de faire immédiatement une déclaration au sujet de la politique étrangère du Canada, ie puis rappeler que j’en ai déjà fait en diverses occasions dans cette Chambre.Dès le 24 mai 1938.je faisais ici un long exposé dont je vais citer un passage.étant donné que i’énoncais alors, sur nos relations avec les pays étrangers, une politique qui est encore j nôtr.e “Notre politique étrangère et extérieure est une politique de paix et d’amitié, une politique par laaquelle nous essayons de surveiller nos propres intérêts tout en nous rendant compte de la position des autres gouvernements avec lesquels nous traitons.C’est une politique nui tient compte de nos relations politiques et de nos traditions politiques, de notre situation géographique, de notre population restreinte et des divers éléments qui la composent, du degré de notre développement économique, de nos propres préoccupations et de nos propres besoins, bref, une politique fondée sur la situation du Canada.Etant donné ces conditions, ce n’est pas et ce ne peut être qne politique bien bruyante; c’est simplement l’ensemble de nos rapports quotidiens innombrables avec les autres pays, la résultante 1 générale des efforts que nous faisons pour nous comporter convenablement en traitant toutes les questions ou les incidents qui se présentent avec l’espoir de voir les autres pavs faire la même chose.” Je crois qu’il est bon de faire un pas de plus en ce qui concerne la politique étrangère du Canada à l’heure actuelle, parce que dans cet article et dans cêux que publient certains autres journaux, il semble qu’on veuille, non pas améliorer, mais empêcher une situation déjà difficile en soi.Je veux parler de la situation où se trouvent dans le moment tous les gouvernements qui collaborent en vue d’un effort de guerre commun et qui cherchent une solution commune à quelques-unes des difficultés auxquelles Us ont à faire face.En ce qui concerne ce gouvernement — si, nous nous proposons chaque fois et aussi souvent que l’occasion s’en présentera, de faire tout ce qui dépend de nous en vue de rendre moins difficile ce qui est difficile et d’appuyer de toutes nos forces ce qui est de nature à favoriser le bien commun.Voilà une déclaration très générale, mais qui.mieux que toute autre, fait comprendre l’attitude du gouvernement.L’article sur lequel mon honorable ami (M.Graydon) a attiré mon attention soulève l’élernelle question de la politique qu’occupe le Canada, savoir si le Canada, à partir de maintenant, va agir comme une nation ayant des droits qui lui sont propres, en un mot, des droits souverains; s’il va agir comme une partie de l’Empire britannique, ou, encore, s’il va agir comme une nation de l’Amérique du /lord entretenant des relations particulières avec les Etats-Unis.Ce sont là des questions qu’on pose aujourd’hui, non pas en vue d’aider l’effort de guerre, mais "lu-tôt en vue d’aider (je n’indiquerai pas le but, mais j’en signalerai l’effet) dont l'effet, «tois-je dire, est d’aider à fournir à l’ennemi — qui cherche à semer la division entre les différentes parties de l’Empire britannique, entre l’Empire et les Etats-Unis, et entre l'Empire, les (Suite à la page 3) a venir.A Edmonton, c’est le ministre du Commerce et de l'Industrie dans le gouvernement Aberhart, M.E.-C.Manning, qui s'est chargé de dénon-qtii Passait c’était quelques cristaux eer les tendances centralisatrices du de neige de moins dans la cour.La Sendee sélectif et du ministère fédé- main, d’après-demain et des siècles, ne se fabriquerait plus de «cies circulaires pour la préparation du bois de chauffage.On ne peut tout de même s’attendre, au jour d’aujourd’hui, que des gens, même s’il leur arrive d’être de la race des terre allait bientôt apparaître et nous permettre de jouer.Le printemps allait revenir avec les feuilles et les oiseaux.Puis ce serait la fin de l’année et tes vacances.Nous ne dépassions que bien rarement les vacances dans ces rêveuses xxplorations de l’avenir.Aujour.hui, il n'y a plus de vacances pour couper notre vie en tranches bien nettes; et nous n'avons plus guère le loisir de rêver en regardant couler l’eau.HERMANN 20-111-43 ossibilité de voir se répéter sur une plus grande échelle le ésultat de 1914-1918.alors que tous les belligérants eu-opéens sortirent du conflit quasi ruinés et saignés à lanc, vainqueurs et vaincus.Alors lui, Staline, qui n'au-ait pas fait la guerre, serait pour de bon le véritable vain-ueur avec ses armées intactes, ses réserves inentamées et le erritoire russe rétabli dans toutes ses frontières d’avant rcst-Litovsk (mars 1918).| Les choses ne se passèrent pas comme Staline le calcu-ait.La France, il est vrai, fut écrasée et Paris occupé.Scu-rment.l'Angleterre résista.L’invasion du Royaume-Uni peut jamais lieu.Les Etats-Unis s'intéressèrent de plus en plus à la cause britannique, menacés qu'ils se sentirent ou turent l'être déjà par Berlin.Ainsi Staline vit se dissiper [es projets de victoire sans coup férir.Il sentit monter le Banger.Le voyant, il s'y prépara.Une fois la France pomptée et l'Angleterre bombardée sauvagement, on croit hu en novembre 1940 Staline tenta de négocier un nouvel [ccord avec Hitler.L’histoire le dira.Ce que l'on sait, c'est hue Staline dépêcha, dès l’automne 1940, son partenaire Washington, on se demande si l’une des principales fins de la visite de M.Eden en Amérique, ce ne serait par de bien exposer cette politique réaliste de Londres aux maîtrei des Etats-Unis et d'encourager chez eux un esprit d’acquiescement à tout cela” (dépêche de Washington, parue dans le Times de New-York, le 17 mars, confirmée par les journaux de jeudi soir).Tentative habile, amenée de loin par Londres, pour tâcher de ranger Moscou avec Londres et Washington contre le Japon?Qui sait?Le Times de Londres ( 10 mars) a dit que la politique de ‘Tisole-ment splendide” de la Grande Bretagne a fait son temps: que la Russie et la Grande-Bretagne ont intérêt à participer ensemble à l'ordre continental: et qu'il ne saurait y avoir de paix en Europe si la Russie et l'Angleterre ne s'y intéressent de façon vigilante.Il faut donc la coopération la plus étroite entre Londres et Moscou, dans tous les domaines, conclut gravement le T imes anglais.Après la victoire éventuelle contre Beilin, "The real power will be in the hands of Staline ", a dit M.Walter-C.Bullitt.— Staline sera le maitre.Que l’univers doit-il, Bloc - notes Economie de guerre ^yatcheslav Molotoff à Paris, à titre de ministre des Affai- que peut-il attendre de Staline?'C'est moi qui ferai la [es étrangères et plénipotentiaire des Soviets.Molotoff Tjiuva buisson creux.Hitler, dès avant cela, louchait du [ôté de la Russie.N’avait-il pas vaincu la France?N’allait-I pas venir à bout de l’Angleterre?Il le croyait et se disait: ['Qui me résistera?” Hitler s’avisa que.sans intervention (T ) La traduction est de Léon Dennen, aux éditions de la Yale University Press, New-Haven.Etats-Unis.paix, Ici autres n'auront qu'à signer” aurait dit le Géorgien à un ministre anglais à Moscou, vers le début de 1942.S'il ne l’a pas vraiment dit, une chose parait de plus en plus assurée: le vrai vainqueur, ce sera Staline.Sans lai, la victoire pourrait tourner court, n’avoir pas de lendemain.Avec lui, vers quel destin devra marcher le monde?30-IXX-4) Gaorgai PELLETIER Un même jour, la semaine dernière, la Presse Canadienne a donné écho télégraphique à des dénonciations formulées en de lointaines provinces de l’Ouest, la Colombie et l’Alberta, à l’endroit d'organismes de guerre de l’Etat fédéral, le Service sélectif et la Commission des prix et du commerce.A la Législature de Victoria, un député libéral coalilionniste.M.Louis LeBourduis, a pris violemment à parti la Commission, qui, à son dire, n’est l’objet que d’un contrôle très éloigné par Ottawa et qui.en pays colombien, ne parait sous le contrôle d’aucun ministre responsable.“(’.ette Commission des prix, dit-il, n’a fait qu’embarrasser les rouages en ce qui concerne la production du combustible, elle a complètement désorganisé les marchés maraîchers et çlle menace maintenant la petite production laitière.Tout le monde reconnaît la nécessité d’une direction, d'un rationnement dans la fabrication et la vente du beurre, niais lorsque des fonctionnaires fédéraux sont assez myopes pour en venir à causer des tracas au propriétaire d’une vache ou deux, qu'ils veulent obliger un si petit producteur à se munir d'un permis et à se soumettre à la formalité des rapports, il est temps qu'on y mette le hola.Ce qu'il faut, c'est encourager et non pas décourager l’individu nui garde une vache.et pour l'encourager, il ne s'agit pas de lui imposer des tas de formalités.” Ce député colombien parle sans doute un langage de trop grand bon sens pour qu’on l’entende et qù’on l’écoute dans les cercles de la haute stratégie économique, dans les cercles où s'élaborent, très scientifiquement, la sécurité sociale de de- ral du Travail.Il a réclamé pour les provinces le droit de maintenir leur juridiction en matière de travail manuel.' Les organismes fédéraux, dont les cadres sont remplis par des fonctionnaires d’occasion dans le genre de ceux qu’aux Etats-Unis ont commence à appeler, par dérision, les smart boys, n’ont plus très bonne presse.Et cela se comprend assez.Certaines de leurs balourdises, pour employer un euphémisme, ont parfois de si pénibles conséquences qu’il serait étrange qu’il en fût ru-trement.A propos de scie Le député colombien, M.LeBour-dais.a parlé de combustible et sans doute voulait-il entendre, dans une province où la forêt compte encore gros, le combustible sous forme ligneuse.Or la Commission des prix et du commerce en a fait de belles, à propos de scies et, incidemment, à propos du bois de chauffage.De si belles que le gouvernement d’Ottawa, ces tout derniers temps, pour pallier à une crise nouvelle qui menaçait de devenir grave et qui pourrait reparaitre plus grave encore l’hiver prochain en privant beaucoup de gens du bois qu’il leur faut pour chauffer leurs maisons, décidait d'octroyer une prime d’un dollar la corde à ceux qui voudront| scieurs de bois, sc mettent à jouer du godendard, du matin jusqu'au soir, pour assurer à d’autres un ta* de bûches qui ne leur rapportent, à eux, que fort peu d’argent et beaucoup de courbatures.C'eat ainsi que de la décision intelligente de la Commission des prix et du commerce, quant aux scies à bois de corde, il est résulté la crise du combustible ligneux.Il a fallu, ces jours derniers, rescinder cette décision, du moins partiellement.Et la scie circulaire n recommencé de reparaître dans le commerce ordinaire.Ca n’étalt pas trop tôt.C’était même très tard.Nos smart boys de l’économie de guerre finiront-ils par tirer quelque expérience profitable de leurs mésaventures?Nous le leur souhaitons.En attendant, c’est le public qui paie la bêtise pommée des smart boys, Emila BENOIST «ux microbt» dangereux, passer $nn couvert au sublimé corrosif.?* La pasteurisation est obligatoirement inefficace quand elle est garantie épis-tolairement par des savantasses.Ce qui s'est passé lors de l'épidémie de 1927 l« démontre, ?A Le président du Royal Trust.M.lel-lett ne s'en laisse pas imposer par la sécurité sociale telle que planifiée à Londres et replanifiée à Ottawa: L’aifaira a commencé liant un breuvage (Beveridge), dit-il, et elle finit dans un marais (Marsh), ?* C'est comme qui dirait la mare aux grenouilles ou la mare aux crapauds, à moins que ça ne soit la mare au diable.WW* En tout cas ça n’est pas la mare i boire.?* * L’eau de cette mare-U en est vraiment une i pasteuriser, i stériliser parfaitement, dirait Edmond.WW* Au fait, l'eau de la mare aux nénuphars est-elle contaminée?WWW On dit qu'il n’y a aucune relation entre la démission du colonel Thompson et ce de la Cour suprême de l’Ile du Prince-Edouard de M.ie juge Au-bin-E.Arsenault, Juge de la Cour suprême depuis plus de vingt ans et doyen de ce haut tribunal, juriste de grande réputation et de longue expérience, M.Arsenault parait tout désigné produire du bois de chauffage pour ; ?.aJ.?B„drD v‘, Chez les Acadiens sa dénonciation du gaspillage dans l’ad-On aura appris avec plaisir la mjmsti-jtion fédérale.Mettons que c'est nomination probable à la préiiden-1 mijS jg gaspillage dénoncé exista- t-il ?20-IH-43 La Grincheux le commerce Cotte mesure ne venait pas précisément à point; il était plus que temps qu'elle vint.A elle soûle eût-elle cependant suffi à modifier une situation vraiment alarmante?Un en peut d'autant plus douter que cette mesure ne doit d’ailleurs prendre effet que l’été prochain.Rien n’était prévu pour améliorer la situation présente.Or, en maintes régions, c’est tout de suite que le combustible, sous forme ligneuse, fail défaut.L’insuffisance des prix fixés pour le bois de chauffage est certes l’une des causes de cette déficience.ce n’est pas la seule.Parmi les autres principale*, il y a, aussi, il y a eu jusqu’à ces jours derniers, l’insuffisance de l'outillage.Les gens de la campagne et les bûcherons ne pouvaient se procurer les scies, tout particulièrement les scies circulaires, dites scies à bois de corde, qu'il leur faut pour la coupe des bûches de chauffage.La Commission des prix et du commerce, dans sa grande sagesse et sa non moins grande perspicacité, tout imbue des nécessités de la priorité pour industries strictement de guerre, avait décidé qu'il Citation d’actualité ce tribunal, qui deviendra vacante à la fin de ce mois par la retraite de l’actuel juge en chef.On sait dVil-leurs que l’état de santé parfois précaire du président qui se retire a fourni à son collègue, doyen du) tribunal, l’occasion d’ajouter à une expérience qui le préparait particulièrement à l’exercice des fonctions présidentielles.La carrière de M.le juge Arsenault suffirait à justifier sa nomination.Le fait qu'il appartient à une minorité ancienne et considérable, que les pouvoirs publics ont été loin de gâter au cours des dernières années, ne devrait pas — loin de là! — nuire à sa promotion.O.H.jo-iii-o catnet du gt inc h eux Les partisans de la pasteurisation obligatoire se sont choisi une devise : Têtu et tout à l’autoclave.WWW Avent de manger et de boire, rapport “Dieu a donné à la société civilisée la faculté de se développer et de se perfectionner dans le sens de la nature humaine, mais jamais à contre-sens de cette nature.Il a donné en même temps à l'homme quelques instincts primordiaux et naturels que l’homme ne peut pas violer sans périr comme être sociable et sans retomber dans l'état sauvage.Ces lois-là ne sont pas des lois humaines qu'on discute, qu’on nie, qu'on fait ou qu’on défait au gré de ses caprices et de son imagination.Ce sont des lois promulguées par la nature et écrites par le Créateur lui-même dans les fibres de l’humanité.Parmi ces lois absolues de la société civilisée, il y en a deux surtout plus absolues que les autres et qui font écrouler non pas seulement la société, mais l’humanité tout entière, dès qu’on y touche.Ces deux loi* absolues de la civilisation sont la famille et la propriété.” A.de LAMARTINE (Mémoire# politique*).Remis L’encombrement des matières nous contraint d’ajourner la publi* cation d’un certain nombre de tex-tes, notamment des Propos astronomiques.Ce sera pour le Oahut 4a la semaine prochaine. Avec les Prêtres des Missions-Etrangères Cuba — Par Lucien Sarrazin, P.M.E.Cuba, *‘ia pcr’e des Antillfs”, est '» plus grande Ile et 3a plus populeuse des Indes occidentales.Sa position ;èographi0 à j que de publier, on a enregistré quatre tremblement» de terre dans la province de Québec au cours du mois de janvier.Ces séismes ont eu lieu le 14 janvier, vers ia fin de Taprès-midi, à St-Hyacinlhe.à Drummond-ville, à East-Angus et à Hemming Falls.3.000 tonnes de lait en poudre et | de vitamines qui seraient distribuées sous la surveillance de la Croix Rouge internationale aux enfants ainsi qu’à IbO.OOO femmes enceintes.dance de neige.“Le public admettra que le service des travaux publics, | i onrlnmmnnPPt ! Policier blessé avec les moyens qu’il avait à sa dis- i LOCOmOTIVCS enaOÏTimageeS ' Mme Alexandre Thibodeau.61 ans.1117, rue Anderson, s’est fracturé le bras en tombant sur la chaussée au coin des rues Sl-Urbain et Lagaucbetière, Jeunes Canadiennes en Angleterre On annonce l’arrivée outre mer du capitaine Madeleine Saint-Laurent, commandant de la Ile compagnie de la section féminine de l’armée canadienne et fille de M.Louis Saint-Laurent, ministre de la Justice dans ie cabinet King, et de Mme Saint-Laurent .et aussi du capitaine Cécile-Ena Bouchard, officier des relations extérieures de la section féminine de l'armée canadienne et fille de M.T.-D.Bouchard, ministre de la Voirie dans le cabinet Godbout, et maire de St-Hyacinthe.position, a accompli des prodiges cet.hiver.Je n’hésite pas, malgré 1 toutes les déclarations que Ton \ pourrait faire en certains milieux, à me solidariser avec notre service des travaux publics et à le féliciter de la ténacité et de l'énergie avec lesquelles il a accompli spn travail et du succès qu’il a tout de même obtenu.Nos employés ont subi avec patience et résignation les critiques du public et même des administra teuis qui auraient dû plutôt les défendre.Eh bien! je les assure Je teci: je me rends compte ds l’énormité de leur tâche et je resterai avec eux dans la bonne comme dans la mauvaise fortune.” En conclusion, M.Parent écrit.“Je désire ajouter ceci et on peut se le tenir pour dit: nous continuerons avec un maximum de 1,200 hommes de faire le travail de 3,600 La Valette, Malte.20 (C.P.).— Les escadrilles de ia Rouai Air Force qui opèrent de la base de Malte ont détruit ou endommagé 80 loco- rUe'de~ Fiëurimont'.où il était motives italiennes depuis le 1er janvier.Le policier Oscar Surprenant, de la polire municipale, s’est fracturé la hanche en tombant sur la chaussée aux chantiers municipaux de la A une réunion de la section des marchands de bois et de charbon de l’Association des marchands détaillants tenue hier soir à Montréal sous la présidence de M.Rodolphe Corbeil, on a souligné le fait qu’il est devenu presque impossible de se procurer du bois de chauffage.On a expliqué dans une certaine mesure cet état de choses en disant que c’est à cause du plafond des prix qui ne permet pas au producteur de vendre le bois de chauffage assez cher.Aussi a-t-on suggéré une subvention de $2 la corjje au producteur.Arrivée d’un contingent D’un port britannique, 20 (C.P.) — On a annoncé officiellement hier l’arrivée d’un nouveau contingent de troupes canadiennes.Le voyage s’est fait sans aucun incident; actuellement, les soldats, aviateurs et marins sont répartis un peu partout en Grande-Bretagne.Les aviateurs formaient un groupe imposant, puisque ce fut là le plus gros contingent jusqu’à date; outre quelques mille canadiens, il y avait aussi des centaines d’Australiens, et un grand nombre d'autres nationalités.“Je n’ai jamais vu tant d a-viateurs venus de tant de différentes parties du monde”, a dit le commodore de l’air T.E.Howe, dans un message de bienvenue.Dans le même convoi se trouvaient aussi des unités de Tarmée féminine sous le commandement du lieutenant-colonel Joan Kennedy, de Victoria.Mgr F.-S.Spellman en service.Nommé général Coupables Alger, 21) (A.P.).— Le premier aumônier de Tarmée des Etats-Unis, S.Exc.Mgr Francis-J.Spellman, ar.chevèque de New-York, a quitté , ! TAfrique-Nord hier en avion pour I A.Chartrand, .00, rue St-Zotique, ; se rendre en Angleterre où il comp-i et Rosario Savard.6648, rue Drolet.je assister aux funérailles de feu le Washington.20 (A.P.).— Le Sé- ont reconnu leur culpabilité à 1 ac- ; cardinal Arthur Hinslev, primat de nat a confirmé hier, à Tunanimité.cusation d’avoir fourni de faux ran- l'Eglise catholique en Grande-Brc-In promotion du lieutenant-général ports au comité eonioint rie Tin- tagne.H.-H.Arnold, commandant des for- ; dustrie de la construction.Le trices aériennes des Etats-Unis, au | bunal les a condamnés à une amen-! grade temporaire de général.Il n de de $200 et aux frais de la rausc; ».i i .«y présentement sous ses ordres 1,500,- ou, à défaut, à deux mois de prison, j MO IT Od Mgr UIGVÇn 1,000 morts à Beriin Londres.20 (C.P.) — Si l’on en croit une dépêche à l’Agence Reut' ers, des hauts fonctionnaires allemands auraient admis à ,de* visiteurs étrangers que la grande attaque du 1er mars de la Royal Air Force a fait plus de 1,000 morts à Berlin.On aurait compté 45 cratères de bombes le long de la Fried-richstrasse, la grande rue des mx-gasins.11 n’est arrivé que deux fois au cours des grandes attaques aériennes contre la Grande-Bretagne que l’on ait compté plus de 1,000 morts à Londres —les 16 et 19 avril 1941, Protestation de Berlin 000 officiers ct^aviateurs."Comité national russe" et peut-être de 5,000 qui étaient à j c|ar^.qt|’un Stocksholm.20 (A.P.) le-parole de Brûlures mortelles Sam Hardy, 45 ans, 874 carré t, Richmond, a succombé aux brùlu- on por- i t es l'ouvrage antérieurement, comme nous l’avons fait jusqu'ici, mais nouü ne pourrons pas faire et nous n’exécuterons pas ie travail que 9,000 hommes pourraient faire,” V .— Gn por- i tes qu’il s’est infligées au cours de !?.1.f,n®*r.asse,8 I (a semaine à l’usine d’énergie élec- Gomité national rus-1 trique de Westmount, où il travail- sc" opposé au présent régime so-liétique avait été forme en territoi-rr russe occupé sous la direction d’un ancien général de l'armée rouge, Andrei Andrcyevitch Vlasoy, trique lait.Ecrasé par un camion Roland Geoffrion, 8 an», 5973 Londres, 20 (C.P.) — L’agenre hollandaise Aneta rapporte la mort de Son Exc.Mgr Arnoldus-Fi anciens Dieven, évêque de Herlogen-bosch, qui serait décédé à l’âge de 83 ans avant-hier, dans un hôpital foc Bois-le-Duc.L’agence rappelle que le défunt a été l'un des premiers chefs catholiques à se rendre compte de ia menace totalitaire et à la combattre, New-York, 20 ( \.P.) — La British Broadcasting Corporation a rapporté hier soir dans une émission captée aux E‘ats-Unia, que l’Allemagne aurait protesté auprès de Tokyo, contre le libre passage assuré aux navires russes qui trans-portent du matériel de guerre des Etats-Unis en Sibérie par la voie du Pacifique.La radio *! .jouté qu'il passait probablement autant de matériel par cete voie que par Mourmansk et le golfe Per si que a ia fois, mais que la protestation de l’Allemagne n aurait pas réussi à modifier Tattituda du «ou verneraent japonaia.V Il DEVOIR MONTREAL SAMEDI ?0 MARS 1943 VOLUME XXXIV — Ne 65 Normandie le jugé Rintref et Bretagne ^ ^on^rence M*9nau^ Samedi, 20 mars 1943 Programmes spéciaux A RADIO-CANADA : 12 A» p m A la tribune du Réveil rural.M LouU Turseon parlera de la valeur nutritive de* légumes et de leur idle dans le régime alimentaire de guerre.8.00 p.m Le conférencier de l'Heure dominicale sera le H.P.Francis Qoyer, 8 Saint Jo- S8.qui a Intitule sa causerie seph, artisan de l'eapérance.A CK AC: LA REVUE HKDBOMADA IR K BLOC POPULAIRE 7.00 p.m.Revu# de la semaine poilttquf.par M André Laurendeau, aecretalre général du Bloc populaire canadien.DU Reof de voyage au Royaume de l'Herbage par Arthur Lepage, ar-penteur-geomètre Ouvrage de 24" page» :.ustr# gravures et de 14 carte» Couve deux couleurs Rn \-ente dans t librairies et cber l'auteur a Ra: oies.Cté de Ms lane Quebec 1.hou.èuro Thih^iuh aii llu'irel-'le la (.our suprt',itii(e de Monterai.l.e juge Rjnfrel traitera des "subslitutuHis” sujet oui lui tient l.’émi-rai&ons la pro-modifier C'est le récit quatrième eovf 4# II# partit 'ulièrement i ^ coeur.IUP» lient juriste expo *cr« le n u:** pour lesquelles, a son avis* -d*î«Sa- vince de Québec devrait t son c ode civil en faisant reRne îîC faU°n de 11.9 pour cent.Et le reve-honhorni»» M de *rande nu des exportations d’énergie per- fanfaronnade î’a» Sa,jS manentf a Par ailleurs été de *12.- plS, érneaeï, termÆtehn’ j.78'2?3-7* .«AMS,11440.rn.e, ei /Maegiïïï.LS'&Srîkm'' aU8 expose et defend une these economi- m^n„talJ0.n„„i.1 ,,'„40 mo «4, que et agricole infiniment intéressante.(Communiqué) Dimanche, 21 mars 1943 Mardi, 23 mon Programmes spéciaux A RADIO-CANADA : 1 30 p.m.Muiique de chambre.Zara son Nelaovà, violoncelliste, et Ross Pratt, pla-nlite, exécuteront le 1er Concerto opus 3 en la majeur de Beethoven Mouvements: adagio sostenuto.allegro, allegro vivace.3.00 p.m.Concert de l’orchestre symphonique de la NBC, dirigé par Léopolld Sto-kowekl Au programme: 7e Symphonie, t-n « s.- s « -, v., - ~ ' \Ê f* ' m* 11 » * X 4 V|IXX.IV|1IV,> 1 \ I 1 pa% 111 CS : -iu-i i ïTTKt ptuantisme de mauvais afoi.off/* erudition fatigante l’histoire dans le but de noircir les connait rien, ni en métaphysique, ni en chimie, ni en lit- {0r,tre laque,le M.Duhamel nous met en garde est-elle Anglais.Enfin, paraissait un histo-térmure.m en phuuque?vraiment aussi répandue qu'il le prétend?Qu’on me per- i rien probe qui remettait les choses Il est.t*m qu 'au 'premier abord, on mettraitt comme wttf d’en doesttr.Qu’importe d'ailleurs quelque» pédantes point! Et de consacrer M.l’abbé 14 Duhamel se demander i quoi sert i une jeune fille de tn proportion des femmes pondérées et.en inculquant à Maheux grand homme.Je veux bien écorna,tir à fond lotm et grec, de bâti, des théorèmes et de leutr progéniture U goût de, choses de l’esprit, elles nous P8S CeUe "Posséder des notions tti, poussées de physique et de chi- Lal'”‘ d augmenter la phalange de no, intellectuels qui Pnl7a ° c>st « 3s'est° nro^n^et fni,"?o eit P“- hue je sache, trop nom b eu se.Notons en passant .e,qui s es.t proc,u.u«et U meme question ne se poserait-elle pat pour de nom- c” *u",7Vrf pfs T, tUt ' qup !a «‘andV majoritéCde$nCanar hit serf a» ce thétique qui ne se démentira jamuis?.A quoi lui sert il de a '-aines e: a maaeion: x, e»r n un aanger par trop ima- naivete aussi.U prête volontiers le .moles à l’emporte-pièce.pouvoir démontrer un théorème difficile, si ce n’est à rai- ftmatre.Clamons plutôt: Gare à I ignorante féminine et à *lar>c à des attaques.i Dans son désir de tout ramener tonner avec iuslessel> Quant aux "notions très poussées tou* ceux ^ concourent à la maintenir.Les mêmes événements se répété- à un commun dénominateur, l’ab- « „ Mm,.' U ,mi.l'opinion P, v0„i .omm.m il « pouibl, d, diffi,,, d .pipio, j * '* “ ^ d' causeries qu'il a prononcées plusieurs, que le baccalaureat net qu un certificat de un SUJft absolum(nf llbrr „nj * ffoire ob|i ¦ df mourir moyenne ignorance ce prouve le modete litre d ele- - I lnvfctivr j fstimf quf ,, Iettfe d< Mlle Fortier rend ! Derniers au réseau de Radio-merf* que portent la plupart rie nos manuels classiques.7, .lr,,u rannda Xmp ennsiwi», oi inrïco La jeune fille retirera de cet enseignement les mêmes JUS llC a ccux ct ce fs ‘V11 entr*ti*nnent des vues ana- i bjen commun sincèrement attaché avantages que le garçon, ce qui n est certes pas à dédaigner sur cette question extrêmement importante.Il y aura à sa patrie, M.l’abbé Maheux s’in- lorsqut Ton considère que Tinstruclton est véritablement sursoient "tu, un jour prochain, de reprendre cette dis-j___________________ ____ le seul bien imperdable que des parents puissent laisser à cession amicale et de préciser certaines position*.leur enfant, et si un homme, quand il épouse une femme.< Roger DUHAMEL en volume de la série de toutes les notions.A le lire, on a ju'il a prononcées ces l’impression qu apres tout, il n'existe à peu près pas de differen- En lisant les revues il convient d'abord de participer”.Métaphysique de Tordre intuitif, on ie voit, et qui rappelle la méthode bergsonienne, mais en y ajoutant cet élément important de participation qui enqaae le nensenr au 'risque de - ‘Tt vie dans te problème à résoudre.'« m»*' -!«-« o» - • 1 au travail sons mime prendre le l temps de goûter les fruits de sa vic-» toire.servir ta / rance généreuse cl i Penseur puisse aonner de son hon- • rè ans rl JaTrl qTv ïK /^LT^ néMé (!U(' d argent qu’ils manquaient, mais de le cercie étroit d un oetit aroune une fac°n de voir et de sentir, elle mes réfugiés.L’atmosphère de ce densité.Ils n'étaient plus Thonunz r j j li i,-,,,.,n in.,j, ,,nn^ est un pli de sa sensibilité, une exi- paquebot répandait, elle aussi, une de telle maison, de tel ami, de telle , , .il ’ .njt rr ., pence de sa nature.Le poète en légère angoisse.Ce paquebot traits- responsabilité.U* jouaient le rôle.de >wj expériences le trésor de ses ! Saint-Exupéry esl reponsable de bordait, d'un continent à T nitre, mais ce n’était plus vrai.Personne méditations Par là encore il enri- : l'architecture de son roman et du ceux auxquels il était demandé de n'avait besoin d eux, personne ne ’ ' i ‘ .recommencer d'exister.Je me di s'apprêtait à faire appel n eux, sais: “Je veux bien être un voya Quelle merveille que ce tèlégram-gcur, je ne veux pas être un émi- \ me qui vous bouscule, vous fait le-grant.J'ai appris des tas de choses ; ver au milieu de la nuit, vous vous-quand filais petit.Je veux quelles se vers la gare: "Accours! J'ai be- chil le patrimoine des siens, son \ déploiement de son sujet, propre patrimoine, et.parer qu'il Et plus loin: croit dans "la primauté de T Homme sur Tindividv, de Tuniversel sur le l de Guerre est un poème particulier”, son esprit renverse , en Pfose sur le sens du jeu perdu toutes tes frot,Hires, comme Tavion.el *ur If thème de la fatalité.Sous me servent .Mais voici que mes ré- soin de loi! On se crée vite des qui n'en connaît aucune sans perdre touchons ici A la clef île.notre lu fugiès sortaient de leur poche 'eur amis qui vous aident.On se crie \ toutefois son identité.de- la fatalité est ùn thème de la petit carnet d'adresses.Leur débris ’ lentement ceux qui exigent d’être' * * * poésie el non pas un thème de lu d’identité.Ils jouaient encore à être aides.Certes, mes fantômes, per- j pr0Sg jr„ pofSte e7,994 en i rapidement tous les ans depuis le j sentées à la conférence indiquent j commencement de la guerre, dit M.que les envois de boeufs au marché j IL S.Hamer, directeur du service ! devraient dépasser d’au moins Je I de production au ministère fédéral i lüü.üüü têtes ceux de l'année der-J fes * dépenses d’exploitation : de l’Agriculture.En 1942 elle dé- nière.! et dé taxes *e totalisent à $20,576,- passait déjà de près de 50 p.c.la 11 y a une tendance generale a'309 p0Ur l’année fiscale qui vient quantité moyenne produite penoant | conserver les bœufs plus longtemps de s’écouler en regard de *18,-la période quinquennale de 1830- et à les engraisser jusqu’à ce qu’il » | 4a3 346 en 1941 Le montant seul 40.et cependant cette immense j soient plus pesants et le Mimsté-e; des’taxC8 se chiffre par $3,206.311.quantité ne fournirait pas plus de | fédéral de l agriculture est d’avis -— 85 p.c.de celle qui sera nécessaire j que cette tendance devrait être ac-en 1943.i tivement encouragée.C’est le seul Dans la discussion sur ce pro- j moyen efficace d’obtenir une augmentation importante dans la pro duction de viande de boeuf pendant les douze mois à venir.ale 1942 sont j directeur du Service de la produc par action, à ! tion; Dr J, F.Both, directeur ad-par action l’an- i joint du Service des marchés.Division de l’économie rurale; J.F, Les revenus d’exploitation de cet- I Singleton, président de l’Office des le firme se chiffrent par $23,593,595 | produits laitiers, et L.VV.Pearsall Etablissement d'un Office des denrées alimentaires agricoles Il est évident que l'accomplisse-i M.James-G.Gardiner, ministre ment de ce programme de produc-1 fédéral de l’Agriculture, a annoncé tion animale pendant l’année qm ! qu’un Office des denrées alimentai-de 28 p.c.celui de l'année derniô-1 vi‘i"t 'îe sera /aciif ,,lais «os! res a été établi.Les fonctions de cct S’il n’est pas atteint, nous ne : ‘-’«^‘valeurs sont des hommes de| office, autorisées par 1 arrête en .! nourrons nas remnlir notre .nnlr it '^sources, el 1 ingéniosité dont iN ; conseil pris en application de la Loi ‘sLsrrs?5!^ «.ïïsæ •*»•»* “»• -*• 5™»“ dj‘,s ,*i«w ics dr mem- comme trésor,cr de Que ^ ,)0pulation dvile dcvra co»ti- ^ i le.^ Pcnnetlra cnco^ V* nuer à s'abstenir de manger du ba- ols vaincre ton, du jambon ou d’autres pro- 1 gramme de production animale à : la conférence fédérale-provinciale, i l'attention s est portée natureltc-; ment, sur les porcs.L’objectif pour les abattages commerciaux de 1943 a tté fixé à 8,00(1,000 de porcs.C’est la un chiffre formidable, dépassant La morue salée est la principale | mais on aura peut-être des ennuis exportation de poisson de Terre- : à trouver de la place sur les vais-Neuve Pour la grosse majorité des seaux pour transporter du poisson Terre-Neuviens c'est du "poisson , semblable à toutes les autres sortes étant donné leur nom ordinaire: | saumon, hareng, etc.L'on a manifesté en ces récentes années de l'in-térêt pour l'extraction des filets et la congélation de la morne, et en 1942 les «oipor talion s de ces produits ont fait voir une grosse augmentation sur celles de 1941.La presque totalité des expéditions est allée au Royaume-Uni, quoiqu’il y ait eu aussi une demande aux Etats-Unis et au Canada.Hareng La préparation terre-neuvienne de hareng fumé à l’écossaise esl vendue aux Etats-Unis et au Canada par l’intermédiaire d’un distributeur dans chaque pays, et les résultats obtenus en 1942 ont été tout à fait satisfaisants.Les quantités préparées ont augmenté sans cesse au cours des dernières années, et depuis la saison de 1937-38 les prix ont cessé de monter constamment, la moyenne pour 1942 dépassant de plus de 100 pour cent celle de 1937.Un genre spécial a été préparé pour te marché sud-américain durant l'année, mais à cause de la difficulté d’obtenir du fer feiiïllard aux pays consommateurs.Un nouveau déclin dans l'embauchage au début de Tannée L'embauchage industriel diminue le 1er janvier cette année, conformément au déclin invariablement constaté au début de l’année; bien qu’un nombre considérable d’ouvriers soient congédiés, la diminution de l’emploiement en général est moins grande qu’à Ja même date au cours des 23 années où les statistiques sont établies.Les 13,415 établissements fournissant des données au Bureau fédéral de la statistique, déclarent employer 1,839,754 ouvriers.Sur 1,867.843 M.OSWALD démissionne tomme bec Pulp b Paper Corporation, pour accepter le poste de contrôleur financier de Picfou Foundry b Machine Company, Limited, division maritime, de Pietou.Nouvelle-Ecosse.(Cliché Blank b Stoiler» secrétaire-gérant de l’Office du 1 bacon.Ces deux derniers sont ex-| officio, membres de l’Office des | produits laitiers et de l’Office du ! bacon respectivement.Northern Empire Mines Toronto.— Des bénéfices de $58,453 pour l’année fiscale 1942 i ont été réalisés par la firme Norlh-I ern Empire Mines, en regard de i $281,332 en 1941.Les recettes de 1942 sont l'équivalent fie 11^ cents j par action, contre 70 cents l’année j précédente.Magnet Cons.Mines Toronto.(C.P.) — Le profit net _____ _______ _ ____ __________ ___ j de cette entreprise en 1942 a été ïa plupart de ces > mentaires de ee.s produits, pour sa- de $119,564 _ contre $294,903 m tisfaire aux besoins des forces ar- 1941, soit l’équivalent de 4 cents lient l’utilisation des denrées ali- Chesapeake & Ohio Railway Cleveland.— Les directeurs de la compagnie ferroviaire Chesapeake & Ohio Railway rapportent des recettes nettes de $4,820,447 pour les deux mois terminés le 28 février.On a prévu pour toutes taxes, frais et appropriations au fonds d’amortissement, et les bénéfices nets mentionnés sont l’équivalent de 62 cents par action oadinaire (sur 7,657,675 j — actions), après avoir prévu aussi le paiement des dividendes sur les actions privilégiées de cette firme.Ceci se compare à des recettes nettes de $2.780,412 ou 35 reals par action ordinaire, pour les deux premiers mois de 1942.duits du porc En ce qui concerne les autres produits de viande, on espère que l’offre cette année, se rapprochera mieux des besoins.Ceci dépendra de la proportion dans laquelle l’objectif de production porcine est atteint.Si l’achat de porc est interdit aux consommateurs canadiens.Us se jetteront sans doute sur les autres viandes et spécialement sur le bœuf, comme ils ont fait l’année dernière, et ils en consommeront d'autant plus.La conférence est d’avis que les envois de veaux peuvent être réduits cette année à un point où il n’y aura plus de surplus exyorta- difficultés.il y a des facteurs favorables dont il faut tenir compte.Jamais les approvisionnements de grains et de fourrages n’ont été plus abondants que cette année.11 n’est pas à craindre que les prix des aliments montent au point de supprimer les profits, et grâce à la gratuité du transport offerte par le gouvernement fédéral, les producteurs de l’Est du Canada pourront continuer de se procurer tous les approvisionnements de grains dont ils auront besoin au prix de base de Fort-William.D’autre part on est sûr d'obtenir de bons prix de tous les animaux de boucherie mis en vente.Nouvelles restrictions imposées à l'abatage des porcs Marché du bétail Les arrivages durant la semaine finissant le 18 mars 1943, sur les deux marchés de Montréal furent comme suit: 799 bêtes à cornes, 81 moutons et agneaux, 5066 porcs, et 4902 veaux.En plus, 425 bêtes à bre, il y a une diminution de 28,-(Ki9 employés ou de 1.5 p.c.i.es mines, l’abattage du bois et le commerce fournissent plus d’em-t lois le 1er janvier; l’augmentation dans le commerce est saisonnière, tandis qu’elle est contraire à la tendance habituelle à ce temps de "année pour les deux groupes.pour les barils, Il est probable qu’il Dans les autres divisions indus faudra suspendre temporairement d’autres expéditions.Saumon Le Royaume-Uni a toujours e:e le principal débouché pour le saumon congelé terre-nouvien.Vu l’état de la navigation cet article fut regardé comme un article de luxe, avec le résultat que les exportai ions ont tombé même au-dessous des bas totaux signalés en 1941.Les quantités ces deux années-là furonl de 1.936.000 livres et de 1,753,000 livres, respectivement.Homard Les exportations de homard vivant en 1942 ont été de 1,854,000 livres, vis-à-vis de 2.148,000 livres l’année précédente.La diminution a été due à une réduction du no,libre des gens qui s’occupent de cette industrie.Il y a une petite usine de mise en conserve à Terre-Neuve, mais son aelivité a fait défaut en 1942.Flétan Un plus pelit nombre de vais- trielles manufactures, communications.transports, construction, réparations et services), (’embauchage accuse une diminution saisonnière qui esl inférieure à la moyenne dans la plupart des cas.Le déclin le plus prononcé est celui de la construction; cette industrie congédie 24,285 personnes.Les manufactures mettent à pied 11,333 hommes et femmes, soit une diminution de 1 p.c.des employés; c'est la plus faillie au 1er janvier depuis 1920.Les industries du tabac, du fer et de l’acier, des métaux non ferreux et des produits ouvrés divers fournissent plus d’emploi, mais l'activité ralentit dans les autres divisions.Les plus grandes contractions se produisent dans les textiles, les fabriques alimentaires, les scieries, les pulpe-ries, les papeteries et les manufactures de produits chimiques.En général, les déclins dans les diverses industries sont moins considérables que d’habitude pour celte époque de Tannée, el, dans plusieurs cas, l'embauchage excède le niveau du 1er janvied 1942.personnes employées le 1er décem- cornes, 753 moutons et agneaux, bre.il v a une diminution de 28.- Porcs furent consignes aux maisons de salaisons.Les prix des bêtes à cornes stables.Le* prix des porcs diminuèrent de .10 sous et les veaux .50 à .75 sous.Les bouchers locaux n’é-iaient pas très actifs.Les bons bouvillons rapportaient $12 à $12,50 avec 20 bouvillons de choix donnant $12.75, les moyens $11 à $12, et les communs $9 et plus en partie $10 à $10,50.Les taures variaient de $7.50 à, $12.Les bonnes5 taures $11.25 ef plus, les moyennes $10 à $11 et les communes pour la plupart $9 à $9.50.Les quelques veaux engraissés int donné $13.25.Les bonnes vaches de boucheries $10 à $10.50 en partie $10 à $10.25, les moyennes $9 à $10, et les communes $7.50 à $8.50.Les vaches pour la mise en conserve $6 à $7.50.Les bons taureaux, $10.75 à $11 et les communs $9 à $10.50.Les vaches laitières $100 à $165 chacune.Depuis le commencement de Tannée ce fut cette semaine que les arrivages gurent plus nombreux pour le* veaux.Les prix .50 à .75 sous plus bas.Les veaux de lait de qualité moyennement bonne à bonne $15 à $15.50 avec un choix jusqu'à $16.La majorité des veaux se vendaient en lots mélangés entre $14 et $14.50 environ $14 40.Les veaux abreuvés $10.50 à $12.50.Les veaux d’herbe $9.50 à $10 en partie $9.65.Les antenais, $8.50 à $9.Les angeaux châtrés pour la plupart $14,50 avec un choix jusqu’à $15 et les communs aussi bas que $12.Les moutons $7 à $10.Les porcs $17.10 à $17.40, la majorité $17.25 pour B-l abattus (habillés).Grade A obtenait $1 de prime par tête avec les déductions sur les autres catégories.Pesées vivantes les truies donnaient $13 à $13.50 et les porcs d’engrais $13.r/ Ne manquez pas votre but.SUCCESSION dans la loi fédérale et SUCCESSION dans la I oi provi ncia I e n ont pas le même sens.Consultez-nous avant de reviser votre testament.La façon dont l’Etatdis-posera de vos biens peut être très différente de la vôtre.«SOCIÉTÉ 6 NATIONALE DE FIDUCIE 4t.O.8.-J»c 4 , ¦ or* gnie fait I acquisition a une entre- 1 prise à Ottawa, laquelle est exploi- | lée par la compagnie sous la raison social^ de "Simon Furs”.Valeur des inscriptions à la Bourse locale La production de fromage s'es! chiffrée à 110.322 (630,033) livres et acctro une diminution de 82.5% sur te mois correspondant de l’an dernier.Pendant les deux premiers moisi de l’année 1943, ta production tn-1 m] L* valeur des inscriptions à la fin j ,/N P*.du mois dernier sur la Bourse et toi 111.4% celles de la période eorres-; f,c Müntr(-.;ll ^j, de $6,805,-1 pondante en 1942.1 691.625, vit $15.615,252 de moins! l.a production cumulative de fro- (a fin du mois précédent.Heu-magr se chiffre a 307,683 (1.901.- retirement que, par rapport à la fin 270) livre: et enregistre une dimi- de février 1942.elle accusait une nution de 80.7%.hausse de $405,517,990.Wisintainer Or Fil* M* 30UI.EVARD BT-LAURKNT ES ENCADREUR manufacturers Moulure» — Cailr** — Miroir* Réparation cadre* «t miroir* LA»c laiterie CH.KSU-2U9 Holt, laitirie ROSEMONT Lsitcri* e»n»di*n,,,*ff*"5aj** B.PATF.N AUDE.tKOprtéUtrr Réparations électriques Service, vente «?réparation* de moteurs, générateurs, transformateurs, radios.4350.PAPINEAU AM 2141 Geo.DAIGNEAULT Ltce ASSURANCES REPARATIONS MECANIQUES LEFEBVRE FRERES limitée REPARATIONS MECANIQUES • ET SOUDURE • Telephone : PL.9011 968-988 4e Bullion.- Montritl j^ssvntnce sur UVk Sauteûatbe MONTREAL NARCISSE DUCHARME.PRESIDENT par actibn, en regard de 9 3-4 cent1'.La vente du minerai a rapporté $866,556.Standard Brands Inc.New-York.— Standard Brands Inc.a vu ses ventes s’élever à $144,-358,000 en 1942, soit 21 p.c.de plus qu’en 1941.Quant aux profits nets, ils furent de $7,234,126, soit l’équivalent de 50 cents par action commune, contre 54 cents en 1941.-^ * * Z*- St.Regis Paper New-York.— St.Begis Paper Go.a enregistré un profit net de $1,722,-270 en 1942, contre $3.272,541 eu 1941.Le total des arriérés de dividendes sur les actions de nrioritr de cette entreprise est de $70 par action de cette classe.Chartré.Samson Cr Cie Comptable* agréé* - Chartered Accountants Maurloe Samson.CA A.-E Beauvais.CA E.Harry Knight,CA Gérard Mstrœau.CA Uuclen-P Bélalr.CA Jacques Angers CA Dollard Huot CA Ravm Fortier C.A Guy Bernard.C A H Bounrouin.CA Rouyn r E SPORTIVE Les séries éliminatoires commenceront demain soir à Boston et à Détroit Le Canadien sera aux prises avec les Bruins d’Arthur Ross tandis que les champions recevront la visite des Leafs de la Ville Reine — Les joueurs du Tricolore sont con-fiants — Le Détroit est favori pour l’emporter sur les protégés de Happy Day choisies Les dates des séries sont Sammy Angott est victorieux ue Willie Pep Deux parties dans les séries éliminatuires Deux parties marqueront l’ouver- ! ture de la semi-finale de la ligue I des Industries de guerre ce soir au Forum.Le club Noorduyn, qui a j terminé en tête du classement pour | la saison régulière, rencontrera le j Fairchild dans la première partie | tandis que le C.P.lb fera face au | Après avoir j Canadian Car dans l’autre.BARRY Maintenant que les Habitants de Dick Irvin ont réussi à remporter sur les Epcrviers de Chicago ‘pour s’assurer la quatrième position de la Ligue Nationale de Hockey les salariés de la Canadian Arena Co.vont tenter d'avoir raison des Bruins de Boston afin de pouvoir se qualifier pour la série finale qui sera disputée contre le vainqueur de la série Détroit-Toronto.Demain soir, à Boston, le Bleu Blanc Rouge jouera sa première partie contre les protégés d’Arthur Ross et l’on a hâte de connaître le résultat de cette rencontre car la p'upart des connaisseurs sont d'opinion que le club qui gagnera la première partie de la série B sera le club qui sera appelé à prendre part à la finale de la Coupe Stanley.Hier le Bleu Blanc Kuuge s'est rapporté au Forum pour ce qui devait être une pratique mais le pilote du Tricolore a laissé ses joueurs évoluer à leur aise sur la glace considérant qu’une pratique sérieuse aurait pour effet de fatiguer les joueurs et la plupart se sont contentés de patiner et de lancer la rondelle dans la direction des filets.Le Canadien partira ce soir pour Boston et tous les joueurs seront au poste et animés des meilleures intentions du monde.Tous les Habitants sont confiants de vaincre les Bruins à Boston pour ensuite revenir dans la métropole canadienne pour terminer Ir série aussi rapidement que possible afin de poi voir se préparer ensuite pour rencontrer les vainqueurs de la série entre les Leafs de Toronto et les Ailes Rouges de Détroit.On a annoncé hier que seize joueurs feraient le voyage à Boston.Ce sont Pau! Bibeault, Jack Portland, Butch Bouchard, (îlcnn Harmon.Léo Lamoureux, Mike McMahon, Toe Blake, Elmer Lach, Joe Benoit.Ray Getliffe, Marcel Dhee-re, Dutch Hiller, Gordie Drillon, Smiley Meronek, Charlie Sands, Ruddy O’Connor, Dick Irvin, Art.Cayford, Cliff Butler, Ernis Cook et quelques journalistes seront aussi dans le groupe.La majorité des joueurs des Rangers sont retournés directement de Montréal dans leurs foyers après la joute de jeudi soir.Ils étaient arrivés ici avec leurs bagages et seulement quelques-uns sont retournés à New-York.DETROIT FAVORI* Detroit, 'JO — Se souvenant de ce qui est arrivé il y a un an, les parieurs favorisent Détroit pour battre les Leafs de Toronto dans leur série qui commencera dimanche.Détroit qui a perdu la coupe Stanley aux mains de Toronto l’an dernier après avoir gagné les trois premières parties de la finale, sont favoris à 7 pour 5.Pour la premiè New-York, ‘JO.enregistré soixanlc-deux victoires consécutives comme boxeur proies-1 sionnel, Wellie Pep, de Hartford,! | c Noorduyn est favori pour eli-Conn., a subi un échec hier soir i ,njne, je Fairchild qui a terminé la alors qu’il s’attaquait à Sammy An-|scjson en dernière position tandis gott, ancien champion mondial jqUe l'issue de l'autre série est prn- des poid ; légers, dans un combat de dix rondes quj fut disputé au Madi- hiématique.Canadian Car sera privé des services de Bobby Lee, main j son Square Garden.Les juges et!tenant dans le Corps d'Aviation l'arbitre Cavanagh furent unanimes j r0ya| canadien, et de son coéqm-à accorder la décision au boxeur jpjer Heximer, qui a été transféré qui faisait sa rentrée dans l’arène.en Ontario.après avoir abandonné son titre il Noorduyn sera renforcé par l’ad- y a six mois.Angott, qui était monté dans l’arène deuxième choix à 3 contre 1 dans les paris, a bien débuté, gagnant quatre des cinq premières rondes.Willie Pep fit alors un ralliement pour annuler la sixième dition de Marty Barry, présent instructeur de l’équipe, qui a etc réinstallé' comme amateur hier soir et jouera dans la partie de ce soir.Barry, un ancien joueur de la N.H.L.avec Boston et Detroit, rejoin dra donc Pit Lépine dans l'aligne ronde et remporter les septiènie et : ment du Noorduyn.Lepine a été-huitième.A ce moment, Pep, qui j réinstallé au début^de la saison, avait remporté la quatrième ronde,.lavons a / pour o.four la prenne- avau reinpune , .____i i , re partie, ils sont favoris à 9 pour menaça de prendre les devants,: L6 JOUCUt 16 plUS pUfll a.Les clubs jouent ici de nouveau mardi avant de partir pour Toronto.Détroit a terminé huit points en avant de Toronto durant la saison régulière, mais les clubs ont joué sur un pied d’égalité durant toute la saison.Dans dix parties, les Ailes Bouges ont remporté cinq vie- I toircs et ils ont fait partie nulle, i Les Ailes Rouges ont un avantage i de ’28-27 dans le total des buts.Les dates choisies Red Dutlon, qui dirige la Ligue Nationale de - Hockey depuis la mort de Frank CaJder, a annoncé hier les dates des séries de détail du circuit professionnel, series qui commenceront demain soir à Détroit et à Boston.Ces deux séries seront de quatre dans sept.Voici les dates choisies: SERIE A Mars, 21 : Toronto à Détroit.Mars, 23; Toronto à Détroit.Mars 25: Détroit à Toronto.Mars, 27: Détroit à Toronto, si nécessaire.Mars, 28: Toronto à Détroit, Mars, 30: Détroit à Toronto.Avril, 1er: Toronto à Détroit.SERIE B Mars, 21: Canadien à Boslon, Mars, 23; Canadien à Boslon.Mars, 25: Boston à Canadien.Mars, 27: Boston à Canadien.Si d’autres parties sont nécessaires les dates seront décidées le 27 mars.Les Commandos Le hockey et les Aviateurs professionnel sont égaux et amateur Ottawa, 20.F.es Commandos d’Ottawa ont pu se mettre sur un pied d’égalité avec les Aviateurs de Don Penniston dans la série finale qui doit décider du championnat de la Ligue Senior de Québec et du droit de passer dans les autres séries de la Coupe Allan, en triomphant hier soir de l’équipe de l’aviation par le compte de 1 à 2 après une période supplémentaire.Tout comme la première joute de détail la rencontre d’hier fut très contestée et a donné lieu à un duel sportif Irès enlevant et fort intéressant.Les Commandos sont venus deux lois de l’arriére pour égaliser le score et nécessiter une période supplémentaire.Le premier but de hilrea, vers la fin de la deuxième période, fut enregistré sept minutes après que Jimmy Haggarty eut donné l’avantage aux Aviateurs de Don Penniston.Dans la troisième période, Norm Burns redonna une avance aux Aviateurs en comptant sur un “rebound” de Lee mais Neil Colville égalisa de nouveau le score en convertissant en but un lancer de Kenny Reardon.La troisième partie de cette série contestée sera jouée demain après-midi, au Forum de Montréal et la quatrième doit avoir lieu à Ottawa mardi.C.A.R.C.— Buts: Bourque; défenses: Eddolls et Brennan; centre: Mosdell; avants: Gordon et Morin.Subs.: Laprade, Haggerty, Em-berg, Burns.Gruhn, Lee, McNichol.COMMANDOS.— Buts: St-Denis; défenses: Reardon et Barncs; centre: N.Colville; avants: M.Colville et Shibicky.Subs.: Murray.Kilrca, Slowinski, JPuiricr, McGill, Fenn et Brunning.Arbitres: Garney, Large, Toronto; Hugh McLean, Toronto, Première période Aucun point.Punitions: Burns 2, Mosdell, M.Colville.Deuxième période -C.A.R.C.Haggerty .—Commandos.Hilrea .Aucufte punition.Troisième période 3— C.A.R.C., Burns .4— Commandos, N.Colville .Aucune punition.Période supplémentaire 5 - Commandos, Poirier .6—Commandos, Kilrca .HIER SOIR Lia UE SENIOR Ottawa 4.Av late ara 2.((Deuxième partie d'une série de quatre de sept.) LIGUE DEFENSE NATIONALE Armée 5.Marine 4.((Deuxième partie d'une série de deux de trois.Série éaale 1-1.> CE SOIR LIGUE DES INDUSTRIES DE GUERRE Noorduyn vs Fairchild.C.P.R.vs Canadian Car.(Premières partie* d'une série de deux de trois).DETAIL JUNIOR PROVINCIAL Shawlnlgan va Ville Mt-Royal, DEMAIN LIGUE NATIONALE Canadiens à Boston Toronto A Détroit (Premières parties d'une série de quatre de sept.) LIGUE SENIOR Finale Commandos A Aviateur# (Troisième partie d'une série de quatre de sept.Série éxale[ 1 -11.La taotta gagne en six rondes mais Angott eut suffisamment de force et de réserve pour complète-1 Jimmy Orlando, des Ailes Rouges ment ralentir Pep à la neuvième, de Détroit, est le rçi des punitions Angott plia son adversaire en deux cette saison en dépit du fait qu'il a avec un crochet de gauche au corps manqué dix parties.Il a terminé et suivit avec un crochet â la tête, avec 69 minutes en punitions mi-Puis il décrocha un barrage de cro-< neures et majeures, avec une pum-chets de gauche au corps de sno jeu- ! tion de match et deux 10 minutes ne adv ersaire.Pep batailla avec ; pour mauvaise conduite.Son coequi-acharnement mais perdit aussi la ! pier Jack Stewart le suit de près dixième ronde par une faible raar- avec 68 minutes en « parties.Vient ^ .j ensuite Murph Chamberlain du Pep, qui est reconnu comme le | R°stPn avcc ^7 minutes en 45 par-champion poids-plume dans l’Etat' ‘les• de New-York, a été surpris du verdict mais n’a offert aucune excuse.Angott reçut une entaille à la paupièce inférieure à la cinquième ronde alors que leurs têtes vinrent en collision.Pep avait la joue droite enflée.Personne n’est véritablement au plancher, bien que tous deux aient glissé au matelas à la septième et qu’Angoü y soit encore allé deux fois à la huitième, la première fois lorsqu’il glissa et la deuxième fois alors qu’il glissa en étant atteint par Pep.Ce fut un combat dur, au cours duquel les deux boxeurs se sont accrochés et bousculés dans les corps-à-corps.A la huitième ronde, Angott à la suite de ses prises de lutte et de ses moulinets, faillit passer à travers les câbles.Angott avait un avantage de 4Vi livres dans la pesanteur enregistrant 134% contre Pep ISOti.Dans les préliminaires, le soldat Norman Rubio, 147%, de Fort Riley, Kansas, a mis Jos Agosta, 150% de Bhooklyn, hors de combat en 2 rondes; Benny Goldberg 117% livres, de Détroit, a mis Chiso Morales, 120% livres, Porto-Bico, hors de combat en 2 rondes; Freddie Cabrai, 150, Cambridge, Mass., a défait Severio Turiello, 149%, New-York, décision, 6 rondes.Johnny Dudley.138, Des Moines, Iowa, a défait Lou Angelo, 146, Bayonne, N.-J., décision, 6 rondes.Johnnie Jones.156%, Pittsburgh, a défait Ray Rivelli, 160%, West New-York, N.-J., décision, 4 rondes.Les gagnants de la Coupe Stanley Comme les séries éliminatoires de la Coupe Stanley doivent commencer demain soir à Boston et a Detroit nous croyons intéresser nos lecteurs en publiant aujourd’hui la liste des divers vainqueurs de ce fameux trophée.Voici la liste des détenteurs à date: 1893— Montréal.1894— Montréal.1895— Victoria.1896— Winnipeg.1897— Victoria.1898— Victoria.1899— Victoria.1900— Sha m roc k s.1901— Winnipeg., 1902— Montréal.1903— Ottawa Silver Seven, 1904— Ottawa Silver Seven.1905— Ottawa Silver Seven.1906— Wanderers.1907— Wanderers.1908— Wanderers.1909— Ottawa.1910— Wanderers.1911— Ottawa.1912— Québec.1913— Quebec.1914— Toronto.1915— Vancouver.1916— Canadien.1917— Seattle.1918— Toronto.1919— Aucun gagnant.1920— Ottawa.1921— Ottawa.1922— St.Patricks.1923— Ottawa.1924— Canadien.1925— Victoria.1926— Maroons.1927— Ottawa.1928— Rangers.1929— Boston.‘ 1930— Canadien.1931— Canadien.1932— Toronto.1933— Rangers.1934— Chicago.LE PLUS GRAND Choix à Montréal Nom avons encore on stock un assortiment incomparable aux plus bas prix.Demandes nos prix.Escompte spécial aux ctubi SiVOIIiï^'FILi «-tic BIJOUTIERS U1 AMANT AIRES .1699 rue Ste-Catherlne E.J4* A su-Catherine E (près Nlroleti (près S.-Denls) ER.JU9* 1935— Maroons.1936— Détroit.1937— Détroit.1938— Chicago.1939— Boston.1940— Rangers.1941— Boston.1942— Toronto.Ils veulent ovoir Ray Radcliff Détroit, 20 — Les Indiens de Cleveland cherchent à acheter le seteran voltigeur Ray "Rip” Radcliff.des Tigers de Détroit.Ceux-ci, cependant, ont refusé de se départir de leur joueur de 35 ans.Radcliff.qui a joué durant huit ans dans la Ligue Américaine avec les clubs Chicago, St-Louis et Détroit, fut employé comme voltigeur substitut la saison dernière, mais maintenant que les Tigers n’ont que six voltigeurs à l'entrainement il devient d’une grande utilité pour son équipe.La direction des Tigers a par contre annoncé qu’elle ne tenait pas à obtenir Jeff Heath, brillant voltigeur des Indiens qui souhaite être échange à un autre club.Ils acceptent les conditions Lakewood, N.-J.20.— Les voltigeurs Buster Maynard et Howard Moss, ainsi que les lanceurs Johnny Wittig et Ken Trinkle, ont signé leur contrat pour la saison 1943 hier.Les seuls Giants à ne pas avoir encoure signé sont le joueur d’intérieur Dick Rartcll et le lanceur Rube Fischer.Maynard joua pour les Giants l'an dernier et frappa pour une moyenne de .247 tandis que Moss frappa pour .265 avec Columbus.I e droitier Johnny Witting gagna II parties et en perdit 10 pour Jersey City tandis que Trinkle ob tint un record de 14 victoires contre 13 défaites à Baltimore.Une usine Krupp à Kiev New-York, 20 (A.P.) — Radio-Berlin annonce aujourd'hui l’établissement d’une filiale des usines Krupp à Kiev, en Ukraine, pour fournir de l'acier et de la machinerie aux industries de l’Ukraine occupée par les Allemands.Les usines Krupp sont situées à Essen, l’une des villë sics plus durement bombardées d’Allemagne, Pour mettre fin aux transferts i- 8.36 15.55 5.30 6.56 2.46 2.58 Détroit, 20.— Jacob LaMotta, de New-York, a remporté hier soir une victoire par knockout dans le sixième assaut sur Jimmy Reeves de Cleveland et il a vengé les deux défaites qu’il a subies aux mains de Reeves en 1941.Reeves pesait 159 3-4 livres: un quart de livres de plus que LaMolta.Reeves qui avait compilé un plus grand nombre de points dans les premiers assauts fut mis hors de combat pour le compte d’une seconde au début de la ronde mais il reprit l'offensive.Puis LaMotta décocha un solide crochet de la gauche à la figure qui envoya Reeves au pays des rêves après 2 ni.20 s.Celte victoire était la quatrième de LaMotta en cinq combats à Détroit depuis le 1er janvier.Pour ce dernier effort il a touché une som-I me de $6000, élevant ses recettes | gagnées à Détroit à $40,000, Pour sa défaite Reeves a reçu $1.750.Dans d'autres combats, Joey Pir-i roue, 133, de Cleveland, a knork-î outé Joe Bagnato, 134 1-2, de To-| ronto, en une minute de la première ronde d'un combat qui devait en durer dix.Charles Hayes, 162.de Détroit, u battu aux points Jimmy Mande!!, 158, de Buffalo.N.-Y.-— Onze lanceurs avec les Yanks Assemblée du club de natation de Montréal Le Club de natation de Montréal | (Montreal Swimming Club) tiendra sa 68e assemblée générale mardi, le'j 23 mars, à 8 h.15 p.m.à la salle des Chevaliers de Colomb, au no 1191, rue de la Montagne, Après lecture des divers rapports et d’un compte rendu des activités de la saison écoulée, l'on procédera à ('élection des directeurs pour l’année courante.La direction compte, comme par le passé, sur la présence nombreuse des membres du club.Asbury Park.N.-J.20 — Avec John Lindcll au premier but actuellement, les Yanks n’ont que 11 lanceurs e| seulement deux sont des tecrues: Charley Winsloff.qui gagna 21 parties à Kansas City l’été dernier, et Tommy Byrne qui se mérita le remarquable record de 17 victoires contre seulement quatre défaites avec Newark.Dans le département des receveurs, deux joueurs rivalisent.Ce sont Aaron Robinson, qui frappa ,284 avec Newark, et Ken Sears, fils de l’arbitre Ziggy Sears, qui frappa pour .280 avac Kansas City.Sears est arrivé au camp pesant 250 livres, soit 50 livres de trop et 11 est actuellement à la diète.L’un ou l'autre sera choisi pour aider les vétérans receveurs Bill Dickey et Rollic Hemslcy.Toronto, 20 — La Canadian Amateur Hockey Association a hier pris des mesures pour enrayer le transfert de joueurs aux clubs civils, senior et junior, d’après le réglement I de remplacement au cas de service militaire.Une décision de la C.A.H.A.avertit clairement que les remplaçants danse les cas de joueurs appelés au service militaire seront refusés à moins qu'ils ne soient effectués dans les l0 jours oui suivront le départ du joueur en question pour le service militaire.Ainsi, dans les éliminatoires de l'Ontario, les Tigers de Sudbury, les Generals d’Oshawa et les Lions de Brantford ne pourront pas obtenir de nouveaux joueurs.On avait l’intention d'obtenir des jcmeurs pour remplacer ceux qui s'étaient enrôlés il y a plus de 10 jours., On ne sait pas si ce règlement | affectera les transferts déjà effec- : lues, teK que l’addition chez les bearcats de Port-Arthur, d’un j joueur d’Hamilton, Bill Dinning, pour remplacer un joueur qui avail laissé le club le mois dernier.Encore victorieux.Les Patriotes de Rosemont ont remporté une brillante victoire, le 16 courant, à l’aréna de l'Académie; Roussin, a’ors qu’ils recevaient les] As du collège Laval.Le résultat' fut 5 à 4.La joute fut des plus enlevantes, et sans les prouesses de leur vaillant gardien de but, les Patriotes auraient vu la victoire leur échapper.I.a ligne André Saint-Pierre, Gabriel Jarry et Christian Picard fut très effective, comptant les cinq points des vainqueurs, tandis que Roland Boutin et Jacques Thibault furent admirés sur la défensive.Les deux principales vedettes du Laval, Vian et Laverdure, s’illustrèrent.Ce soir, les Patriotes en viendront aux prises avec 1rs Volants, de La-chine, au festival sportif de ces derniers, à l'aréna de Lachinc.Cette joute sera une des belles attractions de la soirée.On peut comp-l ter mit de nombreux supporteursl viendront applaudir nos as de la ¦ glace.j _____ Shawinigan Falls vs Mont-Royal Alphonse Thérrien, secrétaire-trésorier de la Quebec Amateur Hockey Association, n annoncé hier que le club Shawinigan junior rencontrera le Mont-Roval dans une série de deux parties, total des points, commençant ce soir à l'arène de Lachinc.Le vainqueur rencontrera les Canadiens juniors dans une autre série pour le championnat provincial la semaine prochaine.i i M o ttti entants Ses et ûé».à \a campagne 'o» * ’ M» en!»"» q„i prtvien- “mpaS ™ de »»”“ B™C w w(»n» P»"' Lee cul« ' û colonie de pent 'a t u 548 entant*- 206 gar- vre»,0”'^'0Grtv«.^^e«r vacance '>« afin que 1» Y lo„,e sonnet.»*'^, fortifient.^ nourriture *u« d-Atc * £ 319 de vac»"» ^^te aup*» mît"' ,c ,e5 et dfibde*- dM (os» fillettes pav ^nta ^ .^n; il leur -A"1 ^ W1'“ U peut»1’ insalubre .^ ^ .ment.manque lc^e ^ppet nom»^ ^ traient o® ' ma'b® .«oignent PoU' t’-n rt» le» aervice* q® »^ Mnfi- jUautmain^ .u {aut organise ndant ^f^nce." '* “B”’a8 ftce df9 enlants pau‘ Vété.procurer aux état îlM,d'Vted«.l«!!:r Jnlroù».de.I’^ /i SOYONS AVEC EUX Slèg« de t* campagne et bureau de la aeetion féminine: as OUEST» RUE ST-JACQUES MONTREAL Tél.t MArquette SIM.' rCl me ^rlce tèclatne- notre 6€ toute ' „ teu* '"“T d* menrfire* ^ Rem- ts-rs'.ru t£u«.cfirÉtient».^ ment.MM mm NZI MARS AU 7 AVRIL Montréal, famed?X ^ I > R v< > I R 20 mars 1943 Notre enseignement depuis la Confédération par Lionel GROULX, prêtre d'agriculture (Sainte-Anne de la Pocatière, Oka, Sainte-Anne de Belle-vue!.les écoles des Beaux-Arts, celte de Québec ( 1922), celle de Montréal (1923).On note surtout le rééquipement de nos universités catholiques et françaises, en particulier de l’Université de Montréal, née en 1876 et devenue indépendante de Laval depuis 1919.Simples facultés de droit et de médecine jusqu’à quarante ans tout près, nos universités se sont donné depuis lors des facultés des lettres, de philosophic de théologie, des sciences naturelles, des sciences sociales.Nulle forme de notre enseignement ne fait voir, à l'heure actuelle, plus d'allant.! s (tu ^ K-ja-a» 'ON NE SAURAIT prendre la Confédération pour un point de Il départ.John A.Macdonald se plaignait du peu d'intérét S TM&ÿ: suscité en Angleterre par la fédération des provinces cana-yr diennes.Elle y était passée inaperçue, disait-il, comme "un petit bill pour la réunion de deux ou trois paroisses anglaises" Affaire de politiciens opérant le plus souvent dans le dos du peuple, 1867 passa, aux yeux des Canadiens français, pour un événement politique, nullement pour un événement national.La nouvelle constitution pouvait paraître, à bien des égards, une victoire d'importance.Elle reconstituait dans son individualité politique la province de Québec; elle recréait, dans une autonomie reeüe cette fois, l’Etat français de 1791.L'on ne voit nulle part néan-mo ns que l'evénement ait donné à la province une forte secousse intérieure un nouvel elan vital en quelque domaine que ce soit.M.Mousseau qui, dans sa brochure La Confédération, c’est le salut du Bas-Canada, s'essaie à une apoiog e du nouvel état de choses, paraît surtout impressionné par es saves du canon de la citadelle québécoise au passage de sir Narcisse Be eau, premier gouverneur français de la province depuis 1760.* * * _ nonneur du Quebec sera d'avoir voté les deux lois d enseignement r>ur c de 1 et de 1875, Pour l’établissement de la liberté scolaire, le respect généreux des droits des minorités, ces lois détonnent singulière-—-e-* su*: ensemble de la législation canadienne; elles dépassent, par leur esc' t r«era tout ce qu'a pu tenter un Etat moderne.Hors cette législa-* cr ~ sr-e-** scolaire de la province se peut résumer comme suit: ni bond ïvcc ç fvx en awnt.ni recul notable, ni réforme radicale; mais un progrès roni-jr* normal, justement rythmé, résultat d’institutions scolaires datant c* v- o- des Canadas, d'avant même l’Union, le tout mis en branle par .Taussee* de la vie intérieure et ambiante et par la contribution singu-ére ce l'Eglise.A*, ound hui avec ses 7,907 écoles élémentaires, ses 915 écoles com-pswe-ta res et intermédiaires, ses 368 écoles supérieures et high schools, ses 56 maisons d’enseignement secondaire, dont 32 collèges classiques, 14 coi eges pour jeunes filles, 10 instituts religieux pour jeunes gens; avec se* •433 écoles de toute espèce, ses 51 écoles nor-i males, ses quatre universités, la province de Québec — qui dépasse à peine les 3 millions d’habitants — nous paraît suffisamment équipée du côté de l’instruction publique.Les résultats répondent à cet équipement.En 1931 le pourcentage de la population, âgée d’au moins dix anx sachant lire et écrire, atteint 94.52% En 1939, 22.3% de la population.— les élèves avec professeurs particuliers mis à part — fréquentent les maisons d'enseignement.Pour la même année 1938-39, la présence moyenne dans l’ensemble des écoles primaires se chiffre à 84.8; à 85.1 dans les écoles catholiques.Les collèges d'enseignement secondaire hébergent 14 473 étudiants dont 2,211 jeunes filles; 25,016 étudiants trouvent place dans les quatre universités, dont 20,032 dans les deux universités de Laval et de Montréal.En ces milliers d'étudiants, nous faisons entrer les élèves de toutes les écoles affiliées.?* * Ne refusons pas pour autant d’apercevoir ici et là, en ce domaine de notre instruction publique, des lacunes de réelle gravité.Nous continuons, par exemple, à proclamer la primauté de l'éducation sur l'instruction.En pratique et comme en tous lieux du monde, nous sacrifions par trop à la pédagogie intellectualiste.Le bachelier, le diplômé de toute catégorie, intéresse parents, maîtres, étudiants, infiniment plus que le jeun* homme de volonté ou de caractère.D'excellents maîtres, sans doute, en tiennent pour la saine pédagogie.A l’esprit brillant, ils préfèrent l’esprit viril; l’homme bien fait à l'homme diplômé.On ne saurait affirmer néanmoins que, d’un bout à l’autre de notre enseignement, chacun tire, de l’incomparable formule de l’éducation catholique, le parti qu’il convient.Nous ne faisons pas plus mal qu ailleurs.L'éducation du sens social n’a guère marqué, depuis soixante-quinze ans, de progrès sensibles.La facilité avec laquelle a pu s’accomplir et s’installer chez nous, depuis cinquante ans, une révolution qui a bouleversé notre structure économique et sociale suffit à édifier sur ce point.Notre résignation devant les coups terribles portés à la famille, à la santé publique.porte avec soi le même témoignage.L’éducation civique ou nationale ne paraît point en meilleure posture.L'incohérence des idées ou l'ignorance satisfaite sur les fondements mêmes de la via nationale, l im- Retraçons cet état d’esprit dans une attitude trop généralisée à l’égard des humanités classiques, Ces humanités gardent, en notre enseignement, leur position et leur prestige, beaucoup plus par leur long état de possession et par l'intelligente ferveur d’une élite, que par l'appui raisonné de nos classes bourgeoises trop portées à leur dénier toute valeur éducative.Arrive-t-il, en ces milieux, qu’on fasse grâce, par hasard, aux humanités?On le fait — et voici qui est symptomatique — moins par conviction ou commandement intérieur, — je veux dire pour la part de finesse ou de vigueur tonique que ces moyens de culture peuvent apporter au génie national -— que par obéissante concession à la mode ou à l’engouement de l’étranger.Chez nous, pour trancher un débat pédagogique sur ce sujet, raffermir une conviction, rien ne vaut comme l’exemple ou la pensée du voisin.Expliquons toujours par le même utilitarisme la parcimonie des “puissances" à l’égard de nos universités.Le budget de l’Etat leur fait la portion congrue, surtout incongrue.Il le fait, non par manque d’argent, puisque, de l’argent, l’on en trouve chaque fois qu'il en est besoin.Le malheur est que le rôle de l’enseignement supérieur dans la vie d'une nation reste encore incompris.On admet assez volontiers la fonction utilitaire d’un avocat, d’un notaire, d'un médecin, d'un ingénieur.On comprend plus difficilement le rôle du chercheur ou du penseur désintéressé, qui fait avancer la science d’un pas, affine, élève, ne serait-ce que d’une ligne, l’intelligence publique, prépare ce fonds d’idées où les plus graves problèmes politiques, économiques et sociaux viennent chercher leur solution.Il appartient à nos universités de corriger elles-mêmes cet état d'esprit.Elles y parviendront le jour où leurs facultés les mieux équipées seront celles qui ont pour mission de révéler et de fortifier notre originalité catholique et française, en d'autres termes, de faire apparaître Québec et Montréal devint les Amériques, comme de hauts lieux de culture spirituelle et latine.* ?Enfin, par le temps qui court, on parle beaucoup du péril de la centralisation de l’enseignement au Canada; corollaire du centralisme politique vers quoi des idéologues s’efforcent d’acheminer la Confédération.£ ï:y •# L’UNIVKRSIT! DK MONTREAL, SUR LA MONTAGNE * * * En ce mouvement scolaire, cherche-t-on les progrès saillants?Pour le primaire et le spécial, ils se ramènent au développement considérable de l'enseignement normal et de l'enseignement ménager.Que de chemin parcouru depuis les trois écoles normales de 1857 et même depuis les quatorze de 1914.En 1939-40, ces institutions sont passées au nombre de soixante-trois.La prbgression est équivalente dans la population écolière de ces maisons: 183 garçons et 1,129 filles en 1914; actuellement, 969 garçons et 2,113 filles.Au nombre de 6 en 1910, de 69 en 1922-24, les écoles ménagères passent au nombre de 201 en 1940 (écoles ménagère* générales à ; |U i M.Valmore GRATTON économiste et publiciste; Fondateur «f ce directeur de l’Office d’initiative «conomiquc de Montreal: Directeur dea ralatiem antérieures de la Fédération dst Chambrai de Commerce de la province de Québec; Ancien président da la Chambre de Commerce de Montréal: Profautur k l’Icola dea Hautes Itudes Commercial*» de Montréal; Membra du Conseil supérieur du travail de la Province de Québec.! k
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