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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mardi 23 mars 1943
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1943-03-23, Collections de BAnQ.

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“Le Canada rat une nation souveraine et ne peut avec docilité accepter de la Grande-Bretagne, ou des Etats-Unis, ou de qui que re soit d'autre l’attitude qu'il lui faut prendre envers le monde.Le premier devoir de loyalisme d’un Canadien n’est pas envers le Commonwealth britannique des nations, mais enver le Canada et son roi, et ceux qui contestent ceci rendent, à mon avis, un mauvais service au Commonwealth.'' (12-X-S7) Lord TWEEDSMUIR LE DEVOIR Oirsctear : Georgct PILLETIIR RééacUar m chef s Orner KEROUX Montréal, mardi 23 mars 1943 REDACTION ET ADMINISTRATION 430 EST, NOTRE-DAME MONTREAL TOUS LES SERVICES TELEPHONE; BEIeir 3361' SOIRS, DIMANCHES ET FETES Administration ; BEIsir 3361 Rédaction t BEIair 2984 Gérant : BEIair 3361 Deux corps alliés menacent de prendre Rommel à revers ( Voir en page 3) Combien de temps encore tolérerons-nous cela ?Une des difficultés de Giraud en Algérie Bloc - notes a port des familles nombreuses d'après le dernier recensement — 17 pour cent Qn ne voit rien venir de nos familles assurent, à elles seules, la survie du pays et supportent, proportionnellement, les plus lourdes charges — D'un incident de détail à des statistiques d'ordre général — L'enquête qui * s'impose-Appel à la bonne volonté de tous Un lecteur déjà ancien joint à une coupure de notre • récent article sur la taxe provinciale de vente et ses conséquences quant au* familles nombreuses la note suivante: Pourquoi ne reteoez-vous pas une autre injustice flagrante; elle frappe aussi le petit et la famille nombreuse.C'est la taxe de 5% sur les repas.Je mange au test autant et je suis “scandalisé” de ta situation suivante' Je suis seul, je prends peu de chose; mon repas de, disons 30 cts, est donc exempt de taxes.Mais si je suis au restaurant avec ma femme et deux enfants de bas âge — assez jeunes pour ne pas pouvoir payer eux-mêmes et séparément leurs comptes — on me présentera, pour le même repas individuel de 30 cts, un compte de $1.20 + 6 cts de taxe.Et ceci est la règle: c’est donc une prime qui affecte injustement la famille.Je ne discute pas la taxe en elle-même: mais pourquoi ne pas la prélever per capita.'’ Et j'ai vu X fois ce cas bien précis.Les restaurants n'y sont pour rien et font automatiquement des comptes dans ce sens.Les clients savent-ils qu'on les ''vole” littéralement2 Cet état de choses est très ancien: mais il n'est pas trop tard pour le dénoncer — ou le signaler à nouveau comme profondément injuste.Il est “provincial” et non pas fédéral! Le cas est frappant.Nous en profitons pour revenir sur une idée déjà familière à nos lecteurs.* * * En gros, nous savons tous que la famille nombreuse ÿouffre gravement de notre régime de législation et d’impôts: mais ceux-là mêmes qui se croient convenablement renseignés ignorent maintes conséquences de ce régime.C’est pourquoi, à la suggestion de l’un des chefs de la igue pour la Défense du Canada, nous proposions l’autre our la rédaction d'un petit catéchisme qui, en termes clairs t précis, marquerait ces conséquences.Cela faciliterait singulièrement la propagande.Pour aider à la rédaction de ce petit catéchisme, tous eux qui sont au courant, qui ont étudié de près certains spects du problème feraient bien de faire tout de suite rofitec le public du fruit de leurs connaissances.Comme la plupart sont des spécialistes — et, partant, ort enclins à croire que tout le monde sait les choses qui eur sont, à eux, tellement évidentes et familières — nous eur rappellerons le mot que le vieil Israel Tarte adressait des gens comme eux: Il ne faut jamais croire que le paie connaît quelque chose.Sous son allure volontairement outrancière, la boutade enferme une grosse vérité.Nous publierons volontiers, cela va de soi, les renseignements que l’on pourra nous fournir à ce propos.Il n’est guère de questions qui méritent présentement d’être aussi profondément creusées que cette question de la famille, * * * Voulez-vous des chiffres qui font singulièrement réfléchir?Lisez — l’un d'entre nous aura l’occasion d’y revenir en détail — les statistiques que vient de faire produire aux Communes le nouveau député de Charlevoix-Sague-nay, M.Frédéric Dorion, qui s’y est fait l'avocat des familles nombreuses.Il y avait au Canada, d’après le recensement de 1941, 2,486,920 familles.On en sera peut-être surpris, mais les , chiffres sont là, le groupe le plus nombreux est celui des \ familles sans enfants: 782,000 en chiffres ronds, soit près d’un tiers ou 31.4% du total En Colombie, ce groupe atteint 37.4%, en Ontario, 34%, dans Québec, 27.9%.Le groupe des familles d'un enfant vient ensuite avec 583,200 ou 23.4%; celui des familles de deux enfants suit avec 432,790 ou 17.4%; celui des familles de trois enfants se classe en quatrième avec un total de 261,160 ou ¦.0.5%.Pour les différentes provinces, les familles sans enfant, les familles d’un, de deux ou de trois enfants représentent ensemble la proportion suivante: Colombie.91.9%; Ontario, 87.3%; Manitoba, 85.8%; Alberta, 82.9%; lie du Prince-Edouard, 81.1%; Nouvelle-Ecosse, 81.1%; Saskatchewan, 79.6%; Nouveau-Brunswick, 75.4%; Québec, 73%, En d’autres termes, sauf dans les provinces de la Saskatchewan, du Nouveau-Brunswick et de Québec, les familles sans enfant, les familles d'un, de deux ou trois enfants constituent les quatre cinquièmes et plus de la population.Pour l'ensemble du pays, les familles de quatre enfants et plus représentent 17% seulement du total absolu.* * ¥ Et comme on estime que, pour se maintenir, il faut que la famille ait au moins trois enfants, ce sont ces familles, qui ne constituent même pas un cinquième de 1 ensemble de nos groupes familiaux, qui assurent la survie du Canada.Ce sont elles aussi qui, grâce à notre régime d'impôts, paient les plus lourdes charges, alors que, de toute façon, on devrait s’efforcer d’alléger leur fardeau, essayer de les compenser un peu du grand service, du service essentiel, quelles rendent à la communauté.Combien de temps tolérer on s-nous qu'il en soit ainsi?,.„ _ „ Omar HEROUX 23-IH-43 Ottawa iscours de MM.Ilsley, Douglas et Lionel Bertrand elui-ci réclame un meilleur traitement envers la presse du Canada — Radio et journaux — L’inutilité relative de la Commission d’information telle qu’elle fonctionne — Contre le rationnement du papier-journal — M.Douglas expose les principes de fond de la “CCF.” — Etrange discours d’un député québécois qui veut rapprocher M.Cardin de M.King M.Ilsley défend sa politique contre l’inflation Par Léopold Richer Ottawa, 23-III-43.—D'habitude les urnaux n’ont guère bonne presse à Chambre des Communes.Quand y parle d’un journal, c’est, plus uvent au’autrement, pour lui re-ociier l'inexactitude d’un compte ndu, pour protester contre un ar-le de rédaction.Parfois on s’ap-lie sur l’opinion d'un rédacteur ur étayer une thèse, mais le nom i journal cité suscite autant de urires amusés que de commentai-s approbateurs.Hier les Cominu-s ont entendu un journaliste de étier faire l’éloge de la presse, en poser les griefs el les besoins, uligner les services qu’elle rend Pays el à l'effort de guerre.M.onei Bertrand, député libéral de rrebonne et directeur de l'hebdo-adaire la Voix des Mille-Ile», a fait rter tout son discours sur ta pres-qUotldienne et hebdomadaire.Il parlé en anglais.Son exposé, clair soigné, a suscité un vif intérêt, est rare d’ailleurs que le jeune dé-Jté de Terrebonne — M.Bertrand que 37 ans — tombe dans la halite.On peut parfois différer opinion avec lui sur certains ints de doctrine politique, il faut connaître qu’il apporte toujours grand soin à la préparation de s discours.Deux outres discours d'intérêt La journée d’hier a été marquée deux autres discours importants, ut-être ce qualificatif est-il trop rt en ce qui concerne l’interven-n du ministre des Financés, M.L.Ilsley.Celui-ci a consacré ses marques à la réfutation des critics dont la politique de contrôle s prix avait été l’objet depuis une uple de semaine».Bien da bien remarquable cependant dans l’exposé du ministre.Mais un discours incontestablement important, c’est celui de M.Douglas, député de Wey-burn.L’un des principaux membres de la C.C.F., M.Douglas, a fait un discours doctrinal.Il a montré quelle sorte de socialisme préconise la C.C.F.11 a dissipé, de ce fail, certaines Idées fausses que l’on entretient au sujet de ce parti politique.Toutefois, le temps manque pour donner justice au discours de M.Douglas.Les réflexions de M.Ilsley Le ministre des Finances ne pouvait pas se contenter de son exposé budgétaire.Il s’est cru obligé de faire un autre discours pour répondre aux critiques des députés op-positionnistes.il a parlé tout d’abord du contrôle des prix.Ce contrôle est absolument nécessaire, a dit M.Ilsley.Sans lui la lutle contre l’inflation serait inutile.Si le gouvernement faisait des concessions de détail, ici et là, toute l’armature du régime serai* affaiblie.Aux Etats-Unis les fonctionnaires admettent que la hausse des prix des produits agricoles déclenche des demandes d’augmentation de salaires de la part des ouvriers; par suite, les agriculteurs sont portés à hausser davantage leurs prix.Le ministre a montré ensuite pourquoi le gouvernement procède par arrêtés ministériels ou décrets, et pourquoi il est nécessaire de délé-| guer certains pouvoirs a des organismes ou à des fonctionnaires.En temps de guerre il est nécessaire d’agir vite.Tout ne peut pas | être soumis à la Chambre des com-i munes et discuté par elle, l/an dernier, la Chambre a siégé six .(suxlc à la deroièra pagal L’actualité Lo mouette solvotrice Le docteur Jean Charcot, qui avait navigué sur les mers tant australes que boréales, à bord du Pourquoi-Pas?avail pris comme mascotte de son trois-mâts une mouette qui devait l'accompagner jusqu'au jour où son navire, assailli par une tempête terrible, alla s'êventrer et se perdre avec tout son équipage, sauf un membre, sur les récifs de la côte islandaise.Ce goéland apprivoisé reste lié au souvenir du dernier voyage de ce vaillant explorateur.On n* saurait non plus évoquer aujourd'hui le nom du grand fabricant d’automobiles, as de l’aviation américaine, Rickenbacker, sans y joindre la présence fortuite d'une mouette d qui lui el ses compagnons sent en partie redevables d'être encore vivants.Cet oiseau leur procura l’espérance et leur permit de survivre jusqu’à l’arrivée de l’avion de secours piloté par le lieutenant Eadie, d’Evanston, Illinois, accompagne de l’opérateur de T.S.F.L.-H.Boutie, d’Abbeville, Louisiane.A la suite de Vamêrissage forcé de leur forteresse volante, qui coula en quelques minutes, à plus d’un militer de milles des îles Hawaï, tes huit membres dr la mission militaire eurent à peine le temps de se.saisir de leurs canots pour éviter d’être engloutis dans les flots.Trois hommes étaient blessés.Quatre oranges pour toute nourriture, sans eau potable, et installés sur trois radeaux caoutchoutés, retenus les uns aux autres par des cordages, les infortunés aviateurs élaieni voués à une mort lente et certaine au milieu d’indicibles souffrances.4 peu près sans espoir, ils étaient ballottés en tous sens par la vague depuis déjà neuf jours, lorsque, à la surprise de tous et par un heureux hasard, un goéland solitaire, apparemment égaré dans ces parages désolés, se posa sur ta tête du chef de l'expédition.L’oiseau se laissa saisir sans offrir la moindre résistance.Sacrifié, il fut partagé et dévoré ri belles dents par ces hommes affamés.On conserva les abattis pour appâter les hameçons.Vers la même heure, une pluie abondante emplit les canots d’eau douce.Un peu plus tard, des bandes de requins évoluèrent autour des radeaux.Xuits de grande Inquiétude.“On prétend, dit Rickenbacker.que .Uuile à la derméra pa««) L’abrogatioirdu décret Crémieux au sujet des Juifs — Illogisme de réclamations à ce propos — Cent mille contre 6 millions — Protestation du baron Edouard de Rothschild — Rapide torunée du général Giraud au front de Tunisie Il y a une quinzaine de jours déjà que le ministre provincial du Travail, M.Edgar Rochette, alors que le chef de l’opposition, M.Maurice Duplessis, profitait d’un débat pour reprocher au gouvernement libéral d’Ottawa de ne pas donner aux ouvriers canadiens de langue fïan cuise la représentation à laque'Ie ils ont droit dans les organismes fédéraux, a annoncé, comme si cela eût été de son ressort, comme s'il eût été commissionné de le faite par le ministère fédéral, la nom’-nation de MM.Roger Brassard et George Hodge comme représentants de la province de Québec dans le nouveau Conseil national du travail.La réponse de M.Rochette à M.Duplessis, en cette occurrence, paraissait péremptoire.Certes, ie Canada français n’était pas ?5té par cet arrangement nouveau que le ministre provincial du Travail annonçait: un conseiller de langue française sur cinq, ça n’est pas la juste proportion qui lui est due, puisque le Canada français compte pour un bon tiers dans la population du pays.Nous disions dans le temps que nous ne doutions pas de l’exactitude de l’information de M.Ro-rhette, si étrange qu’ait paru alors l'annonce qu'il faisait au nom d’un gouvernement dont il n’est pas.Nous ne doutons pas encore de la bonne foi, de la grande sincérité de M.Rochette en toute cette affaire; mais voici tout de même près de quinze jours que le ministre provincial a lancé sa riposte à M, Duplessis, qu’il a annoncé une nomination, deux nominations, au nom d’Ottawa.Ni l'une, ni l’autre de ces nominations ne sont encore faites officiellement, ni l’une, ni l'autre ne s’annoncent comme prochaines, rien ne les indique.Il y a mêmj des indications en sens contraire, s’il faut prendre au sérieux une nouvelle parue dans la Gazette montréalaise de samedi dernier.Selon cette nouvelle, ni la nomination de M.Brassard, ni celle de M.Hodge, ne sont décidées.Des influences se font même jouer pour que la décision ne soit jamais prise.Influences assez louches, mais influences quand même et qui, selon toute apparence, pèsent dans la balance des décisions fédérales.(tuile à la dernière page) jÇe carnet du grincheux Le Québécois qui boit n’a plus droit qu’à 20 onces d’alcool par semaine, au lieu de 40.Déduisons l’eau que la régie y ajoute de plus en plus, — si elle coupe l’alcool, elle ne coupe pas le prix «t l'eau ne lui coûte pas cher, — et l'on verra que le Québécois qui boit s’achemine, sans trop ie savoir, vers la tempérance.Quant à la Régie elle n'y perd pas d’argent.Heureuse combinaison.L’on continue de boire .et l'on boit de plus en plus d’eau, au pnx du scotch.Le bonhomme qui a trouvé cette combinaison équilibrée mérite de recevoir ses 40 onces d'alcool pur par semaine, aux frais de la Régie.Il a dû se les faire promettre.?La littérature de Cheu Nous passe par une crise de conscience ou d’inconscience, Elle ne fait plus que dans la péché.?* * lin citoyen du comté de Témiscouata nous informe que I* vache d'Escourt qui vient de vêler quatre veaux fait partie du troupeau qui, autrefois, eut des démêlés ave la douane américaine.Les vaches de ce pays-là sont parties pour faire parler d'elles.* * * Le microbe de la fièvre ondulante doit se gondoler enîre deux lamelles.+ + * Le micro de la bactériologie n'est pas à confondre avec le micro de la radio.?* Edmond devant un verre du lait d'El-sie, sans doute parce que c’est la vache à Borden ; Eloignes ée moi ce breuvage.* * ¥ I Si M.Godbout avait le talent de M.Duplessis, il aurart donné à sa réponse aux pasteurisateurs d'obligation la forme du calembour: Pas à e't'heure.¥ ¥ ¥ M.Godbout est toutefois homme trop sérieux pour cultiver le calembour et encore moins la calembredaine.* ?Comme disait feu )os.Renaîid.c'est j le temps de tuer les vache» tubercule»».Lo Gricbeus 23-ni-4S M.KNOX ET LE DANGER DES DESERTIONS PROVOQUEES A NEW-YORK Citation d’actualité "Les grands hommes se plaignent amèrement d’être méconnus de la foule, de la malheureuse foule qui a déià si grand'peine à comprendre, une fois de temp» en temps, les vérité» é^mentaire*.Ils se pla’gnent d'étre méconnus, mais, entre eux.Ils ne font presque jamais rien pour se voir dans une saine lumiète et pour se rendre justice." GEORGES DUHAMEL i Le» Maître* — Chronique œ* pu-1 tutor).La Ville armée britannique continue ses attaques contre la ligne de Mareth, en Tunisie.On se bat violemment.Des unités blindées américaines ont pris Maknassi vers le golfe de Gobés.Alger rapporte qu’une colonne de Montgomery a réussi un mouvement tournant sur le flanc de la ligne de Mareth et qu’elle serait rendue à 20 milles seulement du golfe de Gabès, menaçant ainsi l’un des flancs et l’arrière des troupes de Rommel.Giraud a fait une tournée d’inspection de 500 milles par auto à l’intérieur de la Tunisie et il a échappé de justesse à la mort, une des voitures précédant la sienne ayant été détruite par une mine de terre.En Russie, les Allemands attaquent au nord, et les Russes au sud.Les engagements sont continuels et violents.Il y a quelques progrès, de part et d’autre, destruction ou capture de matériel de guerre, chaque parti fait des prisonniers; mais dans l’ensemble, la situation reste plutôt la même.Le rapprochement entre Giraud et de Gaulle tarde, bien qu’on attende à Alger le général Catroux, d’ici peu de temps.On compte sur lui pour aplanir certaines difficultés inhérentes à la personnalité même des deux chefs fronçais.Entretemps, aux Etats-Unis, M.Knox, secrétaire pour la marine, continue de dénoncer les désertions de marins français qui passent de l’un à l’autre camp, compromettant ainsi l’équilibre des équipages dont ils font partie.M.Knox se défend de prendre part aux différends entre les groupes de Gaulle et Giraud, mais il estime que les Etats-Unis perdent leur temps et leur argent à tenter de réparer des unités françaises, si certains Français réfugiés aux Etats-Unis s'intéressent plus à la désertion des équipages qu'à la mise en service rapide de navires de guerre français qui doivent rejoindre les escadres anglo-américaines afin de participer à la guerre sur les mers.Ainsi, dit M.Knox, la marine marchande alliée a perdu récemment un navire sous pavillon français chargé de matériel de guerre américain, et eHe l'a perdu parce que les canonniers du bord ont déserté à la dernière heure pour passer d'un autre côté.Le navire, sans canonniers en nombre suffisant, a été coulé en mer par un submersible allemand.Un autre a dû démarrer avec un équipage aux deux cinquièmes dégarni, par suite de semblables désertions et court risque d'être coulé à cause de cela.Pareilles méthodes de recrutement de la part d'un clan au détriment d'unités en service sont inadmissibles, dit M.Knox.LA TOURNEE DE GIRAUD D'après une dépêche à New-York, ces heures-ci, Giraud a fait la semaine dernière en Tunisie une tournée d'inspection de quatre jours pendant lesquels il a parcouru 500 milles en auto sur des routes boueuses et très dangereuses.Au cours du voyage, à deux reprises, il a failli avoir de très graves accidents.Monté dons une voiture militaire du type "jeep", autrement dit passe-partout, Giraud a d'abord assisté à la destruction, tout près de son automobile, d'un véhicule d'avant-garde dans lequel se trouvaient quatre militaires.Engagé dans un champ semé de mines terrestres, cette automobile a sauté avec ses passagers, un lieutenant de la Légion étrangère du personnel de Giraud a été tué et ses trois compagnons ont été gravement blessés.Giraud s'est immédiatement porté à leur secours, malgré le danger imminent.Une autre fois, la voifure même de Giraud a capoté net, mais les voyageurs avaient eu ie temps de mettre pied à terre avant la culbute finale.A deux oufres reprises, le même "jeep" a tourné court et a glissé dans le fossé.Un avion allemand a survolé à plusieurs reprises la voiture militaire, sans la mitrailler.En vieux soldat et malgré son âge, Giraud a dormi sous la pluie, enroulé dans sa couverture, et il a tout le temps de sa tournée pris des repas ultra-frugaux et rares.Il s'est risqué à pied dans des champs de mines, disant: "Les sapeurs et les soldats en manient des milliers tous les jours, pourquoi est-ce que j'hésiterais à aller où iis vont, même s'il y a des mines un peu partout?Laissez-moi faire".Bonhomme fétu et terrible, rapportent ceux qui l'ont accompagné.Giraud a rencontré le long de la route les généraux alliés Eisenhower, Alexander et Patton, celui-ci commandant des Américains sur ie front de Gafsa.Il a dû rentrer en vitesse o Alger, por suite d'affaires politiques urgentes, mais H a pris ses dispositions pour retourner sur le front de combof d'ici peu.Il n'a eu que des réflexions agréables pour le général anglais Alexander et pour ses deux collègues américains, Eisenhower et Patton, fous trois à la direction, avec Montgomery, des opérations en Tunisie.AUTOUR DU DECRET CREMIEUX Un peu partout, aux Etats-Unis et en Angleterre, l'élément israélitc.s'est mis en branle, au sujet de l'abrogation du décret Crémieux, qui créait une situa- : tion privilégiée, de fait, aux Juifs d’Algérie, et qui, a maintes reprises, valut à l'odministrotion française d'avant la guerre les plus sérieux ennuis, de la part de l'élément arabe, en majorité en Afrique du Nord.¦ C'est ainsi que, dès la semaine dernière, le baron Edouard de Rothschild, Juif français réfugié à New-York et président du Consistoire central des Israélites de France et d'Algérie, a protesté au nom de ses coreligionnaires contre la mise ou rancart du décret Crémieux, en Algérie.On sait que ce décret, qui remonte à 1870 et dont l'auteur fut le ministre de la Justice Crémieux, Juif français membre d'un gouvernement provisoire, après la chute du II le Empire, reconnaissait aux Juifs d'Algérie en bloc des droits de citoyenneté française que les Arabes algériens ne peuvent obtenir qu'individuellement, par requête personnelle accompagnée de toutes sortes de formalités.D'après le baron de Rothschild, dans une déclaration au journo! "Times" de New-York, — journal ayant cppartenu à un Israélite américain en vue, M.Alfred Ochs, et passe depuis sa mort aux mains du gendre de celui-ci, M.Sulzberger, lui aussi Israélite américain, —• l'annulation, en pratique, du décret Crémieux aurait pour effet de priver de leur droit de citoyenneté plusieurs milliers de Juifs établis en Afrique du Nord depuis des années, et descendants soit de Juifs venus de France, soit de Juifs passés en Afrique en des temps agités.Détail singulier, les Juifs algériens ont été rétablis, ces semaines-ci, et en particulier depuis le début de mars courant, dans une situation légale qu'ils avaient perdue par suite de l'application en Algérie de décrets et de lois adoptés contre les Juifs par Vichy, après intervention à peine déguisée de Berlin, qui visait a étendre un régime antisémite partout où son influence pouvait s'exercer.Vichy avait suspendu 1'applkation du decret Crémieux, dès 1940, alléguant que par suite de ce décret les Juifs algériens bénéficiaient d'un régime légal opérant discrimination contre les Arabes.Un Juif algérien était de droit citoyen français, un Arabe habitant la Tunisie depuis toujours ne l'était pas.En ne promulguant pas de nouveau le décret Crémieux, Giraud a eu pour but de faire disparaître la différence de traitement légal entre Juifs et Arabes, du point de vue citoyenneté française.Logiquement, puisque les Juifs protestent contre la discrimination dont ils furent l'objet de la part de Vichy, du point de vue racial, ils auraient dû accepter que Giraud n'établît aucune discrimination entre eux et les Arabes, — d'autant que ceux-ci sont en grande majorité en Algérie.Or, ayant repris leurs droits d'une part, les Juifs algériens et leurs protecteurs voudraient qu'ils gardassent aussi leurs privilèges, par rapport aux Arabes de Tunisie.En d'autres termes, "reconnaissez-moi tous les droits, mois n'accordez pas les mêmes aux Arabes, qui sont en plus grand nombre que nous", se trouvent à dire de fait les Juifs d'Algérie.Les tenants du nouveau régime disent qu'il y o nécessité militaire de placer les Arabes dans une situation analogue à celle des Juifs, en Algérie, car 70 à 80 pour cent des troupes françaises en Afrique du Nord sont d'origine arabe, et la grande majorité de In population africaine du Nord est aussi de cette origine.Le décret Crémieux protégeait surtout les Juifs des villes, où ils font de la finance, du commerce, ou exercent des professions libérales.D'après une dépêche de Drew Middle-ton, correspondant du "Times" de New-York à Alger, 40,000 Juifs algériens mâles ef aptes à voter devront demander leur réinscription comme citoyens français, tout comme les Arabes qui voudraient le devenir, en acceptant toutes les lois françaises."Le décret Crémieux fut pendant longtemps une source de mécontentement parmi les Arabes, qui ne pouvaient automatiquement, du fait de leur origine, devenir citoyens français, alors que les Juifs l'étaient du simple fait de leur naissance en Algérie.Vichy rappela le décret Crémieux.Le régime de Giraud considère que ce décret est une mesure de discrimination qui atteint les Arabes et il a craint que si on le promulguait de nouveau, il y eût encore de sérieux incidents à ce propos.De fait, le mécontentement général au sujet du décret Crémieux fut à la source des insurrections sanglantes de Kabylie, en 1871, Un officier français d'expérience en questions africaines m'assure que, depuis lors, "le mécontentement càusé par cette inégalité de traitement entre 7 millions de musulmans et 100,000 Juifs a toujours persisté.Pas plus aujourd'hui qu'en 1871 les musulmans d'Algérie n'acccpterort le traitement de préférence pour la minorité juive", me dit cet officier.L'attitude de Giraud se fonde sur ce qu'il n'est pas admissible que les Juifs soient traités différemment des habitants musulmans de l'Algérie.En bref, le Juif ne peut se plaindre d'une port qu'on oit établi contre lui, à Vichy, des lois de discrimination et réclamer à Alger qu'on en établisse une autre en sa faveur".Où l'on voit que les réclamations de la presse sémitophile en faveur du rétablissement, pour les Juifs algériens, d'un état de choses qui mettrait l'élément minoritaire en situation légale privilégiée à l'endroit de la majorité des habitants du pays, qu'il faut ménager, tant pour des considérations d'ordre militairî que parce qu'ils sont la population de fond du pays, et la grande majorité, même en regard de lo population chrétienne, n'ont guère chance d’aboutir, si puissante soif l'influence pro-juive en Angleterre, aux Etats-Unis et dons différentes outres nations d'institutions dites démocratiques.S'il y avait malheureusement des soulèvements parmi les Arabes nord-africains, les Alliés se trouveraient aux prises a/ec d'énormes difficultés de fout ordre et, au surplus, les Juifs de l'Afrique du Nord française, qui sont un bloc d'une centaine de mille, ou maximum, seraient les premières victimes de ce soulèvement.Aussi l'un des correspondants du "Times" sur place dit-il que les Juifs les plus instruits admettent que ce leur sera facile de recouvrer leur citoyenneté française d'ici peu de temps, qu'il y oit ou non remise en vigueur du décret Crémieux.Alors, on voit assez mal pourquoi le tapage des Juifs new-yorkais et la protestation indignée du baron de Rothschild, président du Consistoire central des Israélites de France et d Algérie, puisqu'il s'agit pour la démocratie de mettre tous les habitants d'un pays sur pied d'égalité, et qu'il s'agit aussi d'instaurer en conséquence les institutions démocratiques en Afrique du Nord française.— G.P.23-IH-43 La base de Kiska WASHINGTON, 23 (A.P.) — Le département de la Marine des Etats-Unis annonce aujourd'hui que des bombardiers de l'armée ont attaqué la base japonaise de Kiska dons les îles Aléoutiennes à deux reprises dimanche et allumé un incendie considérable.Cela porte à 21 le nombre des attaques contre Kiska depuis le début du mois. u pgvoiK, monthul maidi zi mars ms VOLUME XXXIV Dépêches de la nuif Manoeuvres de l’armée canadienne en Angleterre "Offensive" d'une semoine sur un territoire de 4,000 milles carres — En Nouvelle-Guinée — Gaz asphyxiants Nouvelles des Etats-Unis Les demandes des mineurs Le gouvernement affirme son autorité sur les salaires — Volontariat et conscription dans le domaine du travail — Mme Tchiang et la paix ! Couri publtc» sur lo foréfr _ L'exploitation I de la forêt Historique trace par M.Edgar Porter — Du régime français aux "bois carrés", à l'ère des sciages et à celle de la pulpe et du papier — Rôle du Service forestier — Colonie de forestiers ?Gaz asphyxiants puisante armée sous le commande- | au r0urs d’une bataille dans le sud ment du lieutenant-général J.-A.| |a province de Houpé.A la suite CammelL commandant de l’arniee d'une vigoureuse contre-attaque clii-anglaise de l’est.Ce furent les ma- noise dans un secteur, les Japonais «oeuvres les plus considérables < t auraient riposté en employant les Washington.23 (A.P.)— M.John j d'oeuvre.M.McNull.mais c'est su L.Lewis, président des United Mi- { président et au Congres qu'il apparues Workers, a été iverti par le tiendra de décide' « pirl moment ______ nis que1 il faudra rappliquer, n'iri 1* nouai ., , .lisation ferons de notre mieux pour réussir j 'oici le resuiné_ du cours pro-Hoose avec le réaimr actuel du volonta-! »;on« vendredi toir par M.Edgar un télé- riat ” ¦ sVr : xploitation forestière, gramme hier que toute augmenta- Lf major^enéral lewia-B.Hera- dHamësPFlude^' i tion obtc - par les mineurs sera ht.y> directeur du reerutemeid miii- .f,,,' (,e Montréaî* 1 "U*"' àt tev,Jwn P3r }0f(,c* du i taire, a déclaré a «m comité du Con-, Socs le î^gime français, malgré gieterre te L^ McNaughton, commandant en i sogne chef de raruiée canadienne en Grande-Bretagne, vient de termine.- de grandes manoeuvres qui constv j Tchoungking, Chine, 23 (A.P.), j travail «te guerre.gréa que le gouvernement "devrait préaene de riches peuplements t aient en une offensive dune so-j _ i>e haut commandement a accuse ; Les mineurs exigent une aug- ; donner l’exemple" en envoyant sons fotesü.’rs en bordure du Saint-Lau- mai ne à travers un territoire de 4,- ; ies Japonais dans son bulletin d’hier mentation générale de ?2 par jour; |ej> armes les jeunes fonctionnaires ,fnt l’exploitation forestière se 000 milles carrés défendu par uf>e j d'avoir recouru aux gaz asphyxiants leur salaire est en moyenne de *7 d’âge militaire qu'il garde à son fyjsàjt surtout pour répondre aux J~- '.' par jour dans le moment; ils me- service.' ! besoins locaux.Car la France menacent de faire grève à partir du j | € syn^,r8^ Herahry s'est dit sur-| tropolitaine d’alors possédait des 1er avril s’ils n’obtiennent pas s»* pris d’apprendre par la bouche du massifs boisés suffisants pour son tisfaction.représentant Forest Harness, répu- industrialisme naissant.Çepen- M.Roosevelt propose, pour evi- blirain de l’indiana.que 750 fonc- dai]!’ « la.f,n d.e reipme, .les (æ- ter la cessation du travail, que tout ; tionnairrs d’âü.' militaire sont dis-' I|J,dtens français étaient déjà mai- »ccord soi, ronsidfrc j-omW rt- ïruîMploll '*Hutej5r“' •“"* '' ^ troactif au premier avril; et s.cet-; à rofficc d’fnformation de guerre; noW1f,U ,)0,*o ljn ta| e|1 !808 te enten e cause quelque autre d.f- l27 autrcs> dans le même cas.« «"> ! f d ^3 (A.p.) Benito Mus-victimes, mais très peu de dégâts.; a.u’rajt convoqué Pierre Laval Attaques sur l’Allemagne Mardi, 23 mars I a R'Miie dans le but de clarifier e! nai.usa.st-L*urent.cours de publicité de faciliter, si possible, les rela-lPw; ^ Vaimore Oi»ttoo; sujet: '_L* ré-tions actuelles très tendues entre pubiiciuire , Mii« U.à 8 h.p.m.Londres.23 (C.P.).— Des boni- ! ja France et ritalie, Le l>uce se-bardlers lourds des Etats-Unis ont ; rait inquiet en constalanl Vinstabi-survolé hier l’Allemagne pour pilon-a(U-nie du pays en face du prôner la base navale de Wilhelmsha- gramme du travail lorcé en Aile-ven.Les aviateurs américains qui en ! niagne après avoir reçu d'Hitler étaient à leur troisième attaque con j*ordre de dépêcher en France plu- tre Wilhelmshaven ont jete des cen sipürs d|viSjons de troupes pour mnooi*, taines de tonnes de bombes sur remplacer les Allemands transie rés R*nfer, profcsseiir.m Gérard Thtbeauît.quais et les bassins.Ils ont eu a u-j au front russe.1- '— - - — -— vrer balaille aux chasseurs aHe-1 mands de la côte jusqu'à l’objectif et encore au retour et ils en ont descendu un certain nombre.Trois midi et demi.Conférencier.M Eugène Thérlen.gérant dfj service* du Trust généré.! du Cened* Su'et : ' En œarse de ! l'ordonnance no 106".* Ÿ * i Société SWcan-Baptiste.Monunent > national, 1182 rue St-Laurent, cours d'aca-j démle par M.José Delaquerrière.salle 31, à 7 h, 45 p.m.Cours de coopération par M.Maximilien.Caron, élèves de 1ère an-i née.Sujet: Législation coopérative, salle i H, a 7 h 45 et è s» h p.m.(deux cours par eotr).ÿ Jf éF , .^ | Cercle des Polygiottoe.réunion A la Pa- Soclété St-Jean-Baptiste, réunions de» îestre nationale, à 8 ti pm Conférence sections suivantes: i de M le Dr S.Letendre.intitulée: Voyage Conseil général — Béance ordinaire 8 en Bretagne, en G-èce et au Maroc.FUm S h., au Monument national.fQ couleur».Em-ée libre» Saint-Louis-de-Gonzague — Assemblée u.u.x.importante A 9 h, après l'exercice de lai ______________ „„ -«>ïce* de .u génie Société St-Jean-BaptUte, Monument Na- Cours publics sur la forêt, a VHcole des H.EC.«t de ! Ecole Le nouvel ordre de l'Axe _________ _________________ New-York, 23 (A.P.) — Au,cours bombardiers américains manquent | d’une réunion des représentants du à l’appel.i Japon, de l’Allemagne et de 1 Italie, .„ , , .• „ en conférence à Tokio conformé- La Royal Air force a attaque pour ^ ^ cIausrs de ra le gallon pour la qualité no 1; $2.45 le «allon pour la qualité no 2; $2.30 le «allon pour la qualité no 3.Etant donné que la loi provinciale oblige tous les producteurs à classifier leur sirop et à indiquer sur chaque récipient la qualité et leur nom, l’ordonnance décrète que Je sirop d’érable non classifié ne ooit pas se vendre à un prix plus élevé que $2 le «allon.Les conditionneurs qui embouteillent le sirop d’érable en réci-pients de 16 onces, de 32 onces et d’un gallon pourront vendre leur produit aux prix manima suivants: $5.82 la caisse de 24 bouteilles de 16 onces; 85.57 la caisse de 12 bouteilles de 32 onces; 816.06 la caisse de 6 récipients d’un gallon.En vue d’empêcher la course anx produits de l’érable, l’ordonnance décrète que les confiseurs et tous «eux qui emploient le sirop ou autres produits de l’érable pour fins indusfrielles n‘ont pas le droit d’en acheter une quantité plus grande que celle qu’ils ont employée au cours de l’année 1941.Les autorités de la Commission des prix informent les producteurs de sirop et de sucre d’érable que les prescriptions de l’ordonnance seront rigoureusement appliquées.Elles recommandent à chacun de se renseigner auprès des bureaux locaux afin d’éviter des ennuis.Les conditionneurs doivent payer aux producteurs les prix établis par la Corporation de la stabilisation des prix des denrées d’après les dispositions de la loi provinciale.Classification obligatoire dans Québec Québec, 23 — Le premier ministre de la province, M.Godbout, a précisé hier soir que la classification des produits de l’érable est obligatoire dans le province de Québec.(Cela n’empêche pas le cultivateur cependant de vehdre du sirop à ses amis ou voisins, mais il doit indiquer sur la bouteille ou autre récipient les mots “non classifié”).I! y a donc deux méthodes de classification: 1.—Tout acheteur en gros est tenu de faire classer le sirop ou le sucre d’érable par le classificateur du ministère; 2.— Tout vendeur au détail, qu’il soit producteur, commerçant ou détaillant, est obligé de classifier lui-même son produit pour le vendre.La categorie sera indiquée sur une étiquette accolée au contenant et que l’on peut se procurer au ministère de l’Agriculture.Au même endroit, on peut également obtenir, pour la modique .somme de 25 sous, l’appareil appelé “Colorimè-tre”, servant à établir la démarcation entre les différentes classes de sirop et de sucre.Les baux d'été de moini- de trois mois Une lettre ouverte, publiée dans un quotidien, a créé un sérieux malentendu.Elle laisse entendre que le locataire qui sous-loue sa maison pour l’été, meublée ou non, ne peut pas expulser le sous-locataire à l’expiration du bail et court le risque de ne pas avoir de logement pour lui-même.Que les locataires n’aient aucune inquiétude à ce sujet.Ils n’auront pas d’ennuis quant à cela, pourvu qu’ils aient la précaution de sous-louer leur logis pour un terme de moins de trois mois.Les règlements des loyers sont très explicites sur ce point.Dans le cas des maisons, appartements, duplex ou plein-pieds qui sont sous-loués, meublés ou non, pour une période de moins de trois mois, le sous-locataire doit quitter les lieux à l’expiration du terme et n’a aucuns droits particuliers en vertu des règlements des loyers ni pour renouveler le bail, ni pour continuer à occuper le logement.(suite à la dernière page) Quartier général des Alliés o Afrique Nord, 23 (A.P.) — La 8e armée anglaise poursuit avec succès son assaut contre les fortifications de la ligne de Mareth en dépit d’une violente résistance.Le iiulletin officiel annonce en même temps que des unités blindées des Etats-Unis se sont emparées de Maknassy, à 34 milles seulement du golfe de Gabès, et qu’elles poursuivent leur avance vers l’est.(Une émission du Columbia Broadcasting System d’Alger, captée à Londres, dit qu’un grand mouvement tournant exécuté autour du flanc de Rommel a conduit des unités de la 8e armée, après une avance de 106 milles, à 10 milles au sud de l’aérodrome allemand d’El Hamma et à moins de 26 milles du golfe de Gabès), Le bulletin dit que les troupes-du général sir Bernard Montgomery ont avancé en dépit d’une résistance acharnée et de vigoureuses contre-attaques de l’Axe (La radio du Maroc dit que les soldats de la 8e armée ont pratiqué une brèche dans la partie la mieux défendue de la ligne Mareth.Elle ajoute que c’est l’assaut le plus concentré que l’on ait encore vu et que les avions les chars et les canons alliés pilonnent les positions allemandes sans répit).Le bulletin affirme que le général Montgomery a déjà fait 1,700 prisonniers allemands.(La radio du Maroc'dit que Hitler a donné à ses troupes en Tunisie l’ordre de combattre jusqu’au dernier homme).Les Américains qui attaquent Rommel sur le flanc en Tunisie centrale et qui menacent de le prendre à revers et de couper ses communications en atteignant la mer se sont établis sur des hauteurs à l’est de Maknassy après avoir occupé ce centre ferroviaire.(La radio d’Alger dit que les Américains ont occupé une hauteur à trois milles au delà de Maknassy.Cela les place à 31 milles du golfe de Gabès à vol d’oiseau).Les Américains n’auraient guère rencontré de résistance à Maknassy.L’autre colonne américaine a envoyé des patrouilles à l’est d’El Guetar.Le corps de la 9e armée anglaise qui a contourné la ligne de Mareth par le sud-ouest et qui se trouve maintenant fort loin à l’intérieur, doit affronter une puissante concentration de chars et d’artillerie à El Hamma, à vingt milles à l’ouest de Gabès.L’aviation alliée a déjà vigoureusement attaqué cette concentration allemande et le bulletin officiel dit qu’elle a atteint au moins 32 chars et qu’elle en a détruit au moins 9.(Un correspondant de la BBC a rapporté que Rommel avait prévu le mouvement tournant anglais et que ses troupes sont retranchées dans des positions soigneusement préparées à l’avance à dix milles au sud d’El Hamma.En plus de compter l’une des bases aériennes allemandes les plus importantes, El Hamma est un carrefour stra' trique où convergent les routes de Gabès.de Matmata, de Kebili et d’El Guetar).(Le correspondant de la BBC dit encore que le général Montgomery emploie les mêmes tactiques qui lui ont si bien réussi à la bataille d’El Alamein et qu’il s’efforce de couper la ligne de Mareth tout près de la côte afin d’isoler toutes les troupes qui se trouvent à l’intérieur.Son offensive sur la côte aurait cependant eu à franchir un ouadi profond défendu par un réseau compliqué de tranchées et de nids de mitrailleuses qu’il fallait supprimer.L’obstacle aurait cependant été franchi et les troupes anglaises attaqueraient maintenant une hauteur puissamment défendue.Le bulletin allemand affirme que les Alliés ont été repoussés en plusieurs points au cours de la violente bataille défensive dans le sud et le centre de la Tunisie).Dans le nord de la Tunisie, on ne rapporte que des duels d’artillerie et des opérations de patrouille dans la région de Djebel Abiod, à 47 milles à l’ouest de Bizerte.L’aviation alliée a été plus active que jamais hier.Outre son attaque contre les unités blindées ennemies près d’El Hamma, elle a pilonné les positions de la ligne de Mareth ainsi que les aérodromes de Mezzouna et de Sfax, bombardé les quais de Païenne en Sicile et attaqué un convoi entre la Sicile et la Tunisie.L’aviation alliée a descendu au total 23 appareils ennemis — 6 au-dessus de Palerme, 9 au-dessus de la zone de., opérations et 8 au cours d'une violente bataille aérienne au-dessus du convoi.Les aviateurs alliés ont mis le feu à un transport de troupes du convoi et atteint un gros navire ainsi qu’un vaisseau d'escorte.Le nouveau tarif postal En vigueur à partir du 1er avril — Il faudra un timbre de trois cents pour affranchir une carte postale Ottawa, 23 (C.P.) — Le ministère des Postes annonce aujourd’hui le taux de deux cents pour la carte postale personnelle sera augmenté à trois cents le 1er avril, en même temps que l'augmentation d’un cent pour les lettres.Dans son discours du budget.M.llsley, ministre des Finances, avait déclaré que le tarif de la carte postale ne serait pas modifié, mais aujourd’hui un fonctionnaire des Postes a affirmé que cette décision avait été changée et qu’il y aura à ce sujet un amendement à la résolution du budget.Voici les détails des augmentations postales: L’affranchissement des lettres (sauf dans une même localité) adressées au Canada, dans l’Empire britannique, en France, en Espagne, aux Etats-Unis et dans tous les endroits de l’Amérique du Nord et du Sud sera de quatre cents pour la première once et de deux cents pour chaque once additionnelle ou fraction d’once.Le tarif de la lettre non cachetée sera de trois cents pour la première once et d’un cent pour chaque once additionnelle ou fraction d’once.Le taux de la carte postale sera de trois cents; les cartes postales d’affaires imprimées demeureront à un cent.Le tarif de la lettre par cour- I rier aérien adressée au Canada, ; aux Etats-Unis, à Terre-Neuve, en ! Grande-Bretagne, en Irlande du Nord et dans l’Eire, sera de sept cents pour la première once et de cinq cents pour chaque once additionnelle ou fraction d’once.Aucun changement dans le taux d’affranchissement pour la correspondance destinée aux forces armées outre-mer.M.Arthur Mathewsoit annoncerait un surplus Pour le dernier exercice financier — L'Université de Montréal — Le livre des comptes publics est bilingue Elections au Danemark Londres, 23 (C.P.) — Pour la première fois depuis l’occupation allemande, le Danemark est appelé à se prononcer aujourd’hui dans une élection parlementaire; le vote, au dire des observateurs, va faire connaître les sympathies nazies bien qu’il ait été convenu d’avance que le gouvernement du premier ministre Erik Scavenius ne sera pas en jeu.L’on croit que les Allemands ont permis cette élection par crainte d’une crise constitutionnelle qui pourrait amener la démission de Scavenius.Si l’on croit que les voleurs soient libres au Danemark, il n’en sera probablement pas ainsi pour les 40,006 ouvriers danois qui travaillent en Allemagne, ajors que les 10,000 Danois de descendance allemande qui vivent dans le sud du Jutland voteront sûrement pour les candidats du parti pro-allemand Clausens.Les Allemands vont essayer d’obtenir 100,000 votes pour réclamer un succès; Clausens avait obtenu 31,000 votes en 1939.M.Maxime Raymond toujours chef du Bloc populaire canadien En dépit des rumeurs que l’adversaire fait courir — “je serai bientôt avec vous dans la lutte”, déclare M.Raymond On nous a communiqué, cet avant-midi, du secrétariat du Bloc populaire canadien, la mise au point suivante: "H ne se passe pas deux jours, depuis quelque temps, que des partisans libéraux, conservateurs ou unionistes n’annoncent la démission prochaine de M.Maxime Raymond comme chef du Bloc populaire canadien.‘il s’agit là d’une manoeuvre assez basse contre un nouveau mouvement politique qui devient gênant pour les vieux partis et conic lequel on paraît décidé à employer n’importe quelle arme."Ces canards n’ont évidemment aucune valeur.Si M.Raymond • vait quelque décision à faire connaître au public, il ne le ferait certainement pas par l'intermédiaire des organisateurs de MM.Godbout, Duplessis ou King.“Le chef du Bloc populaire canadien a lui-même démenti ces ru-m urs à plusieurs reprises, à l’occasion des assemblées tenues par le Bloc.Il l’a fait ces jours derniers encore, dans un télégramme public, à la population de Chicoutimi, où H réaffirme: "Je.serai bientôt avec^vous dans la lutte".“Comme nous avons autre chose à faire qu'à pourchasser des canards, nous répétons une fois pour toutes, que ces rumeurs sont fausses, qu’elles ne correspondent à au-rune réalité.Il n’est pas question du départ de M.Raymond.Il n’en a jamais été question non plus.“Nous prions le public de prendre bonne note de cette dénégation formelle, de façon que sa bonne foi ne soit pas surprise; et qu’il juge a leur valeur exacte, des adversaires capables de se porter à des manoeuvres aussi odieuses”.(par Louis ROBILLARD) Québec, 23 — Après le grand déploiement oratoire de la semaine dernière sur la conscription, la Chambre des députés entrera dans le domaine très réaliste des chiffres.Ce seront les grandes journées annuelles de M.Mathewson.Le trésorier provincial déposera cet après-midi, son budget supplémentaire pour l’année se terminant le 31 mars 1943 de même que l’état des comptes publics de 1942.Jeudi notre grand argentier prononcera son discours du budget dans lequel il ouvrira la cassette provinciale à la députation et au public et montrera nos richesses en argent ou nos pauvretés.Nous passerons donc la semaine dans les millions, nous devrons analyser des colonnes de chiffres, des pyramides de tableaux, des kyrielles d’additions et de soustractions.Ce sera un inventaire du trésor québécois.On croit savoir que M.Mathewson annoncera cet après-midi un surplus de $1,988,258 pour la dernière année fiscale (1942) puisque les comptes de la province se rendent toujours une année en retard.Le gardien du trésor avait prévu un surplus de $1,577,390.Il se réjouira donc de voir que les réalisations auront favorablement dépassé ses prévisions.Les revenus ordinaires ont été de $91,998,613 et les dépenses ordinaires de $72,153,330.La dette publique a été réduite de $7,097,965.La dette nette est de $313,154,915 et la dette consolidée se chiffre par $332,924,742.Le budget supplémentaire que l'argentier présentera cet après-midi, et qui couvre les dépenses non prévues dans le budget d’avril dernier, comporterait une somme de $1,296,400.Les Montréalais apprendront avec intérêt que M.Mathewson attribue un montant de $340,000 pour acquitter le résidu du coût de construction de TUnivcrsitc de Montréal.Les critiques de la gauche s’emploieront à démontrer — comme c’est la coutume des rouges et des bleus — que le surplus annoncé à grands coups de clairon par le gouvernement est, en définitive, un déficit.Et les électeurs — ou les experts comptables — se débrouilleront à travers ces déclarations contradictoires.Un surplus provincial ne doit pas dépasser un certain chiffre raisonnable, puisqu’une administration n’est pas destinée à encaisser des profits à l’exemple des grandes entreprises commerciales ou industrielles, mais à équilibrer les dépensés et les recettes dans l'intérêt général de la province.Pour la première fois, paralt-il, le volume des comptes publics pour 1942 est entièrement bilingue.Auparavant, on publiait un livre en français et une édition séparée pour les anglophones.Cette année, une seule publication sert pour les intéressés des deux langues.Cette publication sur les comptes publics que le gouvernement distribue aux députés, et, parcimonieusement à quelques autres personnes, est très recherchée dans un certain public québécois et, après quelques années, devient aussi rare qu’un incunable.C’est qu’on y trouve toutes les petites et les grandes dépenses gouvernementales, la liste des favoris qui émargent au budget et surtout les salaires et traitements des fonctionnaires.On connaît de cette façon le salaire du voisin, ou du mari de la voisine; cela contribue à défrayer les potinages pendant des semaines et à établir une cote des relations sociales.Celn existait jadis à Ottawa.et cela y a disparu.C’était le Bottin mondain du fonctionnaire.Les universités canadiennes et la démocratie Toronto.23 (C.P.).— M.F.-C.Auld, professeur de droit à PUmyer-sité de Toronto, a déclaré hier soir devant les membres du Board of Trade que des philosophies et des doctrines contraires à la démocratie sont “activement propagées” dans plusieurs institutions canadiennes d’enseiguement.“Plusieurs de nos professeurs n’ont que mépris pour la loi naturelle, la justice naturelle et la loi de Dieu”.Interrogé après la réunion s’il voulait préciser sa déclaration, le professeur Auld a dit: “Tout ce que je voudrais affirmer, c’est que l’on ne met pas assez d’insistance sur les principes démocratiques”.M.H.-J.Cody, président de PCni-versité de Toronto, a déclaré plus fard qu’ “autant que je le sache, et je suis raisonnablement certain de mes observations, l’Université de Toronto ne propage aucun principe nazi et il n’est pas vrai qu’elle néglige les principes dinnocratiques”.Le coût de la publicité radiophonique Toronto, 23 (C.P.).— M, T.-A.Munphy, progressiste-conservateur de Toroiito-Beaches, a demandé aujourd'hui au gouvernement ontarien combien ont coûté les programmes radiophoniques de publicité touristique en 1942.Il a aussi demandé le coût particulier des programmes auxquels participaient Ned Sparks, acteur de Holleywood et originaire de St-Thornas, Ontario, et pourquoi ces programmes ont été abandonnés.Réplique de M.J.-O, Asselin à M.H.Parent Le président du Comité exéuctif, M.J.-Omer Asselin, a répondu ce matin à la déclaration qu’a faiie ces jours derniers Me Honoré Parent, directeur des services municipaux et administrateur-délégué de la Commission municipale de Québec, au sujet de l’entretien des rues.M.Asselin commence par se poser la question de ^ivoir à quel titre M.Parent s'exprime.“Qui est l’auteur de cette déclaration?deraan-de-t-il.Est-ce M.Honoré Parent, directeur des services, ou M.Honoré Parent, administrateur-delégue de la Commission municipale?Avec la situation fausse qui résulte de ses doubles et incompatibles fonctions, on ne sait jamais si c’est l’employé de la ville ou le dépositaire de l’autorité suprême do la Commission municipale qui par le.Si l’on en juge par le ton autoritaire et péremptoire de son communiqué, il semble bien que c’est ici à M.Parent, délégué de la Commission municipale, à qui nous avons affaire.” M.Asselin expose ensuite que la Commission municipale possédé le contrôle absolu et exclusif de tous les employés de la ville, comme en l'ait foi une lettre en date du 27 no- j vembre 1940 adressée au conseil et ! au comité exécutif.“La seule iati ! tude que nous ayons est d'exprimer des vœux et de faire des represeu- ¦ tâtions.Le contrôle, en loi et en ! pratique, reste exclusivement à !a ! Commission municipale.” Au reste,; M.Parent, par une lettre du 28 no j vembre 1940, a pris soin d’avertir! le public que la Commission enten dait assumer la responsabilité du J entretien des rues.C’est ainsi qu’elle a depuis agi à sa guise et acheté de l’outillage pour $400,000 environ.Toutefois, le succès de l’hiver 1940-41 au sujet du déneigement des rues ne s’est pas répété.“Personne ne conteste, souligne M.Asselin, que nous lyons eu un hiver exceptionnellement rigoureux.Mais est-ce là la seu e cause?N'en trouverions-nous pas une autre dans le fait que certains surintendants de division ont reçu instruction, vers la fin de fevriet dernier, de réduire leurs équipes d’hommes, et de ne faire travailler qu’au ralenti, durant et depuis la dernière tempête, une partie de ceux qui n'avaient pas été congédiés.L’experience de la fin de Thivqr précéaent et les conditions de l’hiver actuel n'auraient-eiles par dû les mettre en garde contre de hâtives réductions de main-d’oeuvre?Un mot, pour terminer, en réponse à i’ultimatum de M.Parent tl me somme de dire une fois oour toutes si je n'entends prendre aucune part, ni aucune responsabilité dans l’administration de la chose municipale.M.Parent connaissait la réponse bien avant de poser sa question, il savait, et le public sait, que ni moi, ni mes collègues du comité exécutif et du conseil n’avous peur des responsabilités; et c’est pourquoi, pour ma part, je n’ai pas hésité, lors de mon discours du 12 novembre 1942, dont M.Parent cits des extraits, à réclamer pour Montréal la liberté de se gouverner.” En Russie Moscou, 23 (A.P.) — Au nord de la Donets, les Russes ont repoussé toutes les attaques allemandes pour essayer de traverser la rivière.Plusieurs violents combats se sont livrés dans les secteurs de Chuguev et Belgorod, au sud-est de Kharkof; l’artillerie russe a détruit un grand nombre de camions et de chars d'assaut ennemis.Un récent communiqué dit que les Allemands ont été repoussés “avec de lourdes pertes” dans un des secteurs de la rivière Donets, bien que de nouvelles troupes continuent d'arriver en grand nombre.Dans le secteur central, les Russes continuent leur marche vers Smolensk avec la prise de plusieurs villes et petits villages au sud de Bely et le long du chemin de fer Vyazma-Smolen.sk — le communiqué parle de 50 villes ou villages capturés depuis 24 heures.Selon une dépêche russe, les premières colonnes de l’armée russe seraient à huit milles à l’ouest de Durovo.La radio de Berlin a admis que les Russes avaient fait une brèche dans les lignes de défense allemandes à l’ouest de Moscou.Dans le Caucase, où les Russes entourent l’ennemi aux environs de Novorossiisk, les dépêches parlent surtout d’activités aériennes: 15 avions ont été descendus par les aviateurs russes, ci 3 par les canons de la défense anti-avions.Les Russes réclament aussi des succès au nord de Bryansk, où de violentes attaques ennemies furent repoussées avec des pertes de plus de 6,000 hommes depuis quelques jours.Retour de troupes australiennes La 9e division de Tonnée impériale australienne est revenue du Proche-Orient, en Australie CANBERRA, Australie, 23 (C.P.) — Le premier ministre John Curtin a annoncé aujourd'hui à la Chambre des Représentants que la 9e division de l'armée impériale australienne était arrivée heureusement en Australie du Proche-Orient Les soldats de cette division s'étaient fait décerner le titre de rats de Tobrouk” à la suite de leur longue occupation de cette forteresse de Libye; ils avaient constitué avec la 51e division anglaise les troupes de choc qui avaient enfoncé les lignes de Rommel è la bataille d El Alamein.Le premier ministre Churchill a adressé à la 9e division australienne un message de félicitations à l'occasion de son départ du Proche-Orient où elle s'était distinguée.M.Curtin a déclaré que "la présence en Australie de cette magnifique division à un moment où la patrie est menacée par le Japon sera un motif de vive satisfaction et d'encouragement précieux pour toutes les forces australiennes et pour la population au cours des opérations à venir".Initiative de la Chambre de commerce et du Board of Trade Formation d'un comité de citoyens pour étudier les problèmes de l'après-guerre particuliers à Montréal dans le but de passer plus facilement de l'activité de temps de guerre à celle de temps de paix Attentat d'un ministre protestant Nouvelle-Orléans.23 (A.P.).Le révérend Charles Monroe, ministre épiscopalien âgé de 50 ans, est sous la garde de la police à l’hôpital ou il est entré aujourd’hui, après avoir été frappé d’un coup de couteau a l’abdomen.Le révérend continuait de faire parvenir des chèques à son ancienne secrétaire.Mme McBride, dont le mari ne goûtait guère cette sollicitude.H avertit le ministre qu’il le tuerai», si ce procédé se prolongeait davantage.Le révérend Monroe se rendit donc au domicile de Mme McBride pour la renseigner sur les menaces de son mari, mais ce dernier fit bientôt son apparition.Le ministre fit feu immédiatement et blessa le couple McBride.Le mari parvint néanmoins à se joindre jusqu'à son assaillant qu’il frappa à l'abdomen avec ion couteau de poche.M.Paul Béique, président de la Chambre de commerce de Montréal, et M.T.B.Weatherbee, président du Board of Trade, ont reçu les journalistes ce matin pour leur communiquer les grandes lignes d’une organisation qui tend à l'établissement d’un vaste programme d’initiatives multiples et diverses susceptibles de permettre à Montréal, non seulement de passer à travers la crise qui suivra l’a-twès-guerre, mais d’affermir et de diriger logiquement son essor économique et industriel.Ce programme est une initiative de la Chambre de commerce de Montréal qui s’est assuré la collaboration du Board of Trade.A l’issue de la réunion la Chambre de commerce et le Board < f Trade ont remis aux journalistes une résolution conjointe relative aux problèmes d’après-guerre et i la restauration économique de Montréal.Voici la conclusion de cette résolution: “Pour aider à la solution des problèmes d’après-guerre, il est proposé et résolu, à la fois par In Chambre de commerce du district de Montréal et par le Montreal Board of Trade, que ces deux corps publics prennent tous les deux, conjointement, l’initiative de constituer un conseil consultatif de citoyens qui assumerait la responsabilité de mettre sur pied et d’organiser les Commissions et Comités d’étude capables d’apporter des solutions pratiques aux difficultés qui se poseront dès la fin de la guerre.“L’organisation comprendra, en premier lieu, un Grand Conseil consultatif qui verra à l’organisation générale, en second lieu, des Commissions techniques consultatives.sortes île chambres de conciliation et de liaison; en troisième lieu, des Chambres de travail, composées de Comités d’experts dans différents domaines qui auront charge d’élaborer les plans, et d’étudier les données capitales du plan d’ensemble, “Le comité consultatif aura le droit de modifier l’organisation proposée pour répondre aux exigences de la pratique.” Le conseil consultatif Il tiendrait lieu du Comité de Citoyens sur la restauration d’après-guerre préconisée par le go.i vernement fédéral.11 s’occuperait de formuler des recommandations sur ce qui doit être fait dans l’intérêt de Montréal.Il aurait le pouvoir d’amorcer et de coordonner les recherches sur l’économie d’après-guerre, d’après un plan d’ensemble et les donnée* de l'urbanisme, et de recommander un programme de travaux en tenant compte du plan d’ensemble.Il organiserait une Commission Technique consultative.Il aurait 'c pouvoir de nommer d’autres comités pour rechercher comment les hommes d’affaires pourraient aider au programme de restauration.Le Conseil consultatif enverra copie de ses recommandations à la fois, à la Cité, à la Chambre de Commerce de Montréal, et «u Board of Trade.Commission Technique consultative La Commission Technique aviserait le Conseil Consultatif sur les problèmes civiques et métropolitains.Des problèmes techniques et autres de leur compétence pourraient être référés à la Commission Technique par le Conseil Consultatif, on le Comité Exécutif Municipal, et par d’autres corps publics par l'intermédiaire du Conseil Consultatif.La Commission technique agirait comme organisme de liaison et coopérerait avec le conseil consultatif, au besoin au moyen de sessions conjointes ou par l’intermédiaire de délégués des deux corps.Les Services techniques de la cité devraient être mis à la disposition de la Commission technique, au moyen d’une requête au directeur des Services municipaux.Autant que possible, les activités des Commissions techniques existantes ou des Conseils consulta tifs établis par la cité, devraient être coordonnées avec les activités de la Commission technique pur les sous-comités ou autrement, afin d’éviter une duplication inutile.Ce serait le rôle de la Coin- t mission technique de convoquer et d'entendre les organsations qui auraient de* suggestions à faire pour l'amélioration du plan d’ensemnle.La Commission technique transmettra ses recommandations au Conseil consultatif, à la cité, aux Chambres de commerce.Il semblerait préférable, au moins pendant la période d’organisation, que le président ou les présidents du Conseil consultatif soient membres de kl Commission technique.' Constitution de comités d'études Les comités d’étude seraient constitués par le Conseil consultatif pour étudier le problème de la restauration d’après-guerre sous tous ses aspects.Des comités seraient établis dans les différents domaines de travaux publics, sous la direction et sous la présidence du directeur municipal officiel ou de son délégué.On admet que ce serait une perte de temps et d’énergie que de ne pas utiliser pleinement le matériel, les plans, et les travaux d’experts que l’on peut trouver chez les services municipaux, et, par conséquent on sugge re que ces organismes municipaux deviennent des comités ou sous-comités.On étudierait les sujets suivants: urbanisme, travaux publics, transport, construction, bien-être public, programme de restauration économique, mesures de sécurité dans le domaine de la construction, dangers d’incendie et protection contre les accidents du travail, organisa lion de la petite industrie e» du ne lit commerce, les taxes et leur effet sur l’économie.Les comités d’études feraient rapport à la cité et à la Commission technique consultative.Le Conseil consultatif devrait, sur demande, recevoir communication de tous les travaux des comités d'étude.En Chine New-York, 23 (A.P.) — Une | émission de Radio-Tokio, entendue par VAssociated Press, a donné aujourd’hui un communiqué des quartiers impériaux annonçant que 10.500 Chinois étaient morts, 25,300 avaient été faits prisonniers.26.500 s’étalent rendus volontairement dans les campagnes japonaises de Hupeh et du nord de Kiang-su.Les Japonais n’auraient perdu que 192 morts dans toutes ces opérations.qui sont à peu près terminées, selon le même communique.Le Souverain Pontife devra se reposer Berne, 23.— Sa Sainteté te Pape Pie XII souffre comme l’an dernier d’une fatigue generate et ses méde-| cins lui ont ordonné hier de garder ! la chambre et de ne recevoir per-; sonne, sauf ses collaborateurs les plus immédiats.Le Saint-Père s’est senti subitement indisposé diman-I che soir, dans son cabinet de tra | vail.Appelé aussitôt, son médecin personnel a déclaré que le Souve-; rain Pontife n’avait besoin que de I quelques jours de repos.On n'a publié sur son état aucun bulletin officiel et il n'est pas vral-\ semblable qu’on le fasse.Toutes ' les audiences prévues pour les trois nrochains jours sont remises a plus tard.T roisième centenaire Québec, 23 (T)7n7c.).— S.Exe.Mgi A.Leblanc, éséque de Bathurst, a célébré aujourd’hui une messe pontificale à l’externat St-Jean-Eu-des, à l’occasion du troisième centenaire de la congrégation des RR-PP.Eudistes.Cette célébration débutait dimanche dernier par une messe pontificale célébrée en l’égli 1 sc St-Coeur de Marie, paroisse des servie par les Eudistes depuis ss fondation._ ., i LL.EK, NX.SS.Norbert Robi-chaud et Napoléon Labrie assis taient à la messe pontificale de ce matin, célébrée à 9 heures 30.Le sermon rie circonstance a été donne ! par le R.P.Matte.SJ., recteur du j collège de St-Charles-Garnier.A l’Issue de ta messe, i! y eut réception en l’honneur de Son Eminence le \ cardinal Villeneuve. LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI ^ MAR* 1943 VOLUME XXXIV — No 67 L’impôt sur le revenu La gazette des spectacles cA la 3cène, au concext et à l écran Mordi, 23 mars 1943 Programmes spéciaux A R A DI 0»C AN AIM I» 9.ÜQ p.m.L'Orchestre de* Concerts symphoniques de Montreal, dirigé par Désiré DeXauw Soliste: le célèbre planiste russe Alexandre Bral'owsky, qu lexécutera avée l’orchestre le 1er Concerto en ml mineur, de Chopin (écrit en 1830).L'orchestre exécutera ensuite l'ouverture de Manfred, de Schumann.< RADIO-CANADA: 4,30 p ni Radio-Collège: histoire du Canada.Causerie de M.l'abbé Albert Tessier.sur Alexander *'-aser et David Thompson, explorateurs, avec sketch de Faguein», de Vallée-Helfetr.Nocturne, de j ou«t*des Rochcilse^10 Btl°n dU ' ^ ^^0MkydaM l2S?ér,Ti,e^ferm^c» I 5 00 p.în Radio-Collège: La Cité de» rtîf'rh^dd ïïn«Hp2wîn : Plante?Causerie de Mlle MarceUe Qau- Player.de Daud Oulon (Mlle Péfontal- j vreau i iuetltut Botanique, sur la famille La Noix.130 p.m Récital conjoint de M Maurice Ouderei.premier violon des Concerts symphoniques de Montrée! (accompagné au piano par Russ Pratt), et de Mlle Cécile Prefontalnc.planiste.Programme: Romance opus 28.et Arabesque opus 18.de Sk-humann (Mlle Préfontalnei.Gavotte, de la Symphonie classique, de Prokofleff.Romance en aol, de Beethoven, Au Pe da ne).Cinéma SAIM'-DKNIS: Deuxième Burtau.film d’espionnage avec Vcra Korè- j ne, Jean Murat, Jean Galland.1-ar- j quey, Pierre Magnier et Janine j Crispin, et Titin des Marti nues, j -—., x avec Aübert, Paulette Hubost.I.ur-! Le Conseil provincial du Quebec i qUev.Aimos ei Jim (iérald.(Uu 20 de l’Association des marchands du tu 5i» inclusivement).Canada, réuni a Montréal le 22 LOEWS: Random Harvest, tiré ! mars, a adopté une résolution pour du roman do James Hilton, avec ! Les marchands détaillants demon-dent la simplification du rapport — Ecrasés sous les ordonnances, ! les rapports et les rationnements LE CINEMA demander au Conseil fédéral de cette association d’intervenir auprès du gouvernement d’Ottawa pour obtenir que les rapports de l’impôt sur le revenu soient simplifiés.Grcer G arson et Ronald (minian.! (Du 19 au 25 inclusivement).PALACE: Xow Voyager, d apres > le roman d’Olfve Higgius Pruuty, | avec Bette Davis, Paul lleiiried, I r Sommaire des postes locaux CBF-IK Kilocycle! 4 13 Récit»; at cheat 4.30 Redlo-Collége.1, 2.j 5.13 Nouvelles.5.30 Le Manoir de 8t-Crl 3 45 Programme mualcal 6.00 Radio-Canada ce ao'.r 6 16 Nouvelle» 6.30 La Petite maîtrise de Montréal.6.45 Neuvaine A S.Joseph.7 00 Un homme et son pe- ehe.T 15 La vie commence 7 30 Causerie du major René Gameau.7 45 Mélodie* masquées.8 00 Secrets du docteur 130 La mine d'or 5 "0 concert aymphoniq-ie de Montreal.IOOO Nouvellea et eport.10.15 Causerie du U-ccd.C -R.Chartier, avunftaier 10 J0 Le» Dleclpâ» de Massenet 10 4J Choeur Victor Brault 11 00 Musique.11.15 Musique.11.28 Nouvelle kliocr'-iee 4.00 latenaéd* 415 Mouvella» 4 18 Cfcueere.4Musîaue ARC î * P a»t dat ,uui», 5 is Muatque 3 38 Reuvalse a S Joseph.5*5 Le Choix de i auu- teur < 30 Prcsranune* du soir.A.li Red: .v jourît» *59 L* Peut* Msicrtse de SAocsréai, * M—atqrve • «* tr SBC ".Si Les «perts datts l'sr- m#* 2-13 Delta.-*?- au p-aa».156 Acrs de fnUGcre r.45 Cxt?jcrte 8 00 Commentaire 8.05 Questionnaire.8 30 Variété* , 9 00 John Judy.I 9 30 McGee et Mono?; 10 00 Nouvelle* i 10.15 Causerie 10.30 Centenaire de la ville de Victoria.i 10 45 Choeur Victor Brault 11 00 Causerie.11 30 Nouvelle».CKAC-7J6 Kilocycle* < 90 Evénements sociaux.4.15 CRAC ce toll 4 25 Nouvelle* 4 30 Pour von*.mesda-.me» 4.45 Musique des montagnes.a 00 Tant* Lucie.5.15 Pierre et Pierrette.5.30 La rue Principal*.5 45 Madeleine et Pierre.6 00 Vie de famille 6.15 Quelles nouvelle»?6.3 Variété» musicale».6 40 Le piece du loui 6 45 Nouvelle* ?00 Mélodies Intimes.7 da Originalités.i 30 Naealr* et Sarnaté t 45 Ucnel Parent chante 8 Ol R-dlo-foil's.4 l.4 Orth de concert.gJM A.Joteon.* 55 Nouvelles 900 Ea chantant dans •« vivolr 9 j» Chet > barbier 9 45 Væ amis a en lacé.10 U CLslsoüî de ML* M Mîîîard 18.15 Image» de guerre.1930 Finttsie» au planta :j 45 jUKtmai pari».I i » Ppc—, îï.:« On h entre.U.15 Chanson.-.1130 Orth, de danse 12 09 Meuieil** cr( P-550 kiiocvclea 4.00 Club Matinee.4.5a Mer ul the sea.5 ou heurt du tu*.5.15 Hop Karngan.5.30 Secret Service Scout->45 Today’* Adventure.6 00 Supper serenade, d 15 Nouvellea-éclalrs.6 25 What’s happening.6 30 Luckv mélodie».6 45 Musique.7 30 ürch de dense.7.15 Lum et Abner.7 30 Cnele Troy 7 45 Sports parade.8.00 Lest we forget.E 05 Intermède.8 10 Analyse de 1* toerre 8 20 Musique.a 30 run parade.9 00 Th* mystery club.9 30 Music for madame.10 00 Orgue et chant.10 30 Nouvelle*.10 45 Orcheetr*.1! 05 Dane*, it.15 Danse 11.55 Nouvelle*.c HL r-1190 Kllocytl** 4 00 Nouvelle» 4.10 Souvenir*.4 30 Variété».5 00 The oensant.5 30 Radin.»pé avec Antoinette Giroux ! fassent un peu de comptabilité.Mais Marce] Journet.Marcel Chaorier, à cause de toute la besogne qui leur: Janine Sutt0i flUgUette Oligny a incomba ils se trouveront dans l’impossibilité de préparer les rap-i ports compliqués qu’on va leur demander pour l’impôt sur le revenu.Les calculs de ce rapport sont dif-: ficiles, surtout dans le cas du marchand, et si on ne les simplifie pas, ; un bon nombre de marchands ne pourront pas, malgré toute leur 1 bonne volonté, les préparer.Le Conseil provincial a comblé les vides survenus dans ses rangs; j il a nommé trois nouveaux membres MM.Maurice Fortin, des Trois- tairee.9 15 Orch Tow«.9 y> comte!:# 10 OO Métairie Raneaurl 19.15 No-jrfUea.Mercredi, 24 mars 1943 t'Xsqrtmmes spéciaux A »AIXa-< t> 4J>4 ; LJ3 j.tt Ifcaâqpaw «vrcg-iir-e* g-ys-TaMeei* Icaçon-aas.aenpfe?exee rares**»* 3* «siiadcSph.*, i- î* 5*c E_r*7» OrsteasSy.7 29 CsSessé.r-eai»'*.« H-rlanl.ettmisisisse, iia* 'le i'—H-xrr.rr.* sidveat: Dm-* Twi**-*TO*, Ltse'.vc 0rs.Stsix vwx&m a i—tu***'* Tout 7>vi.vo»i* bleu.Cer oa yarS^L»?ben*.tm yxr CS* I* Thrtrr* î?Saclo-Ca-a*Sst, itzj, '*» lUs-aa;; eemMie cram»-sxga* CBrckmaaox-ChaitrtBB, -Barban Cu*uac*.Jeune planiste d* Vancouver'».La Suite médièvaîe aéra exeestée en premtère.L'auteur, M.Jooea, î«t professeur à Cleveland, Ohio.Il a of-cette oeuvre, aou» forme de m*ati*> crtt.au chef he l'Orch.wtre A corde» de Rsdlo-Canada 4 Toronto, en hommage aux Initiative» muéicalea 6* 1» Société Eedic-Csnada, Roger Garceau.(Commençant le 19 mars, en soirée, et tous les Jours suivants, en matinée et en soirée).MONUMENT NATIONAL; Le troisième front du rire, revue annuelle de Fridolin (Gratien Géü-nas).(Soirée, du 20 février au 31 mars; matinees, dimanche, jeudi et samedi).MONUMENT NATIONAL: LaMa-zot rka bleue, opérette en 3 actes de Léo Stein et Bêla Jenbache, musique de Franz Lehar, aux Variétés Lyriques, avec Marthe Lapointe.Lionel Daunais, Olivette Thibault, etc.(1-3-4-6 avril).Concert HIS MAJESTY’S: Ballet Théâtre.(25-26,27-28 mars en soirée, 27-28 en matinée).HIS MAJESTY’S: Eleanor Steber, soprano du Metropolitan Opera, (le 30 mars).FORUM: Les Festivals de Montréal offrent la septième symphonie (Leningrad), de Shostakovich, sous la direction d’Eugènt Ormandy.(Le 5 avril).Les hôtels du C.N.TJ» KwafMB.• 96 Radia-ycuraaL A15 »*?*•.: ra* 8 JJ Psft-sic'.irrt.4 55 X9UT4LM #90 Brogratzrae a-JlcaJ.6 JS Chazjoo» 4 S Xautf-j»» 19.80 Le Moulin S* .» ch*»' 19 n Coumt." du Jour.16,32 d< fah-A.;».16.45 Pierre Juérla.U 96 Gr»D4« soeur U.15 Métairie Raacourt.1139 Joyeux trouS&doura.Midi Jeune*** dor4«.1315 Qjei:*î nouvelle*?U M ItouTeUe* 13.35 Réveil rural 13.59 -lignai-horaire 1 00 Rue principal» 1 15 Radio-Journal.1 30 Trntê Lucie 1.45 D* fil «n algulUé.2.00 La muiique de la marine américaine.2.15 Chansonnettes.2.30 Récital Taschereau-Dumals-Laaglola.3 00 Music-hall.3 30 Nouvelles 3 33 Maîtres de t* mus- qué 4 13 cuant.4.30 Radio-CoUéKfl (1)-e Ministère fédéral de l’Agriculture recommande la mise en conserve de fruits de préférence à la fabrication de confitures ou gelées parce que: On peut mettre en conserve plus de fruits avec moins de sucre et à meilleur marché.Le fruit en conserve garde une plus grande valeur des vitamines du fruit frais.QUAND ET COMMENT LE SUCRE POUR LES CONSERVES SERA OBTENU lorsque votre Comité fixai de rationnement aura révisé votre demande, on vous fournira à une date antérieure au 1er juin, des coupons spéciaux de sucre pour les conserves.Ces cou|xms vous permettront d'acheter du sucre à n'importe quelle épicerie à rie* intervalles spécifiés.Vous n’étes pas tenu d’acheter tout votre sucre à la fois.REMPLISSE! ET ADRESSEZ VOTRE DEMANDE AVANT LE 15 AVRIL Remplissez votre formule de demande comme dam ta gravure et adreasez-la à votre mmlté local de rationnement au plus tard le 15 avril.Attache**y le» formulée de demande des carnets de rationnement des au tree personnes que vous nourrirez dans votre malaon.N’écrivez rien sauf les numéros de série des propriétaires sur ce* autres formules, (kipiez simplement les numéros de série de ta couverture de leurs carnets de rationnement sur leurs formules de demande et épinglez-ica à votre propre demande remplie au complet.doivent être gardés dans un endroit frais, aec, sombre.Ne servez pas des fruits en conserve lorsque vous pouvez, obtenir des fruits frais, arrangez-vous pour consommer vos fruits mis en conserve à la maisuii durant les mois d’hiver seulement.\ oubliez pus — Leu fausses declarations sont sujettes aux peines prevues par la loi ADMINISTRATION DU RATIONNEMENT LA COMMISSION DES PRIX ET DU COMMERCE EN TEMPS DE GUERRE LE DEVOIR, MONTREAL, MAKUI La MARS I94i VOLUME XXXIV — No 67 FÉDÉRATION des OEUVRES de CHARITÉ S.O.S.Le "S.0.S." de l'Assistance Maternelle et des Gouttes de lait.Scmez-vout qu'on 1942, rAisistanco Motor-nellc o secouru 1,365 femmes, dons notre ville, et que les Gouttes de Lait Paroissiales ont donné, duront lo même période, 143,990 consultations?Ces deux oeuvres affiliées à la Fédération des Oeuvres de Charité canadiennes-françaises, sont d'une importance vitale dans une agglomération aussi populeuse que Montréal, et en répondant généreusement à l'appel onnuel de la Fédération, du 29 mars ou 7 avril, l'on contribuera au maintien et au développement de ces oeuvres.L'Assistance Maternelle secourt les meres indigen tes, AVANT et APRES la naissance de leur enfant, leur procure les services d'un médecin, sauve les bébés et les mères, grâce à ses cliniques prénatales.L'an dernier, l'Assistance Maternelle a dû dépenser la somme de $50,368 pour soulager ses milliers d« protégées et elle a reçu de la Fédération $42,875.Les "Gouttes de Lait Paroissiales" ont pour objet de prévenir la maladie et le décès des nourrissons par leurs consultations médicales gratuites et leurs campagnes éducatives au profit des mires.Elles immunisent, contre la variole et la diphtérie, le: enfants d'âge pré-scolaire.Pour maintenir leurs services dans les 19 centres de consultation, à Montréal seulement, les Gouttes de Lait ont dû affecter ta somme de $23,143.98 et elles ont reçu, à même le produit de la campagne 1942 de la Fédération, une quote-part de $10,000.Chaque citoyen — particulièrement les pères et les mères de famille — doit comprendre, sans qu'il soit besoin d'insister, l'importance de maintenir et même de multiplier dans notre cité les Gouttes de Lait et les services de l'Assistance MaterneHe.Il y va de l'avenir même de notre race.:w ^c r*.- CANADIENNES- FRANÇAISES h;.« Pii J 'il î m-4! Æ ; * 1 ^.y i \ sms Ce que l’on accomplit .Avec le* $510,960 recueillit 1er* de te eempe-gne de 1942, le Fédération des Oeuvret de Charité Cana ¦ diennee-Franfaiiet e été en meture de secourir 118,371 indigents dtns notre ville.Le Fédération sollicitera, du 29 mare au 7 avril, $517,000, afin de répondre au* heroins accrut da tea vingt-quatre oeuvres.On trouvera, ailleurs dans cette page, d’éloquentes statistiques sur le travsil de prévention accompli, l’an dernier, grâce aux octrois de le Fédération, par l'Assistance Maternelle, les Gouttes de Lai» paroissiales, les Camps de santé e» les Colonies de vacances.voici un bilan, non moins impressionnant, des ae-coure dispensés en 1942 par les sutres oeuvres affiliées i la Fédération : , Lee Cintinee scolaires ont distribué gratuitement 775, -498 demiards de lait aux écoliers souffrant de dénutrition; rAssiefancs Publique s donné aux sans-foyers — hommes et ftrmmet —* 15,285 jours d'hospitalisation et leur a servi 84,112 repas; la Société St-Vineent-de-Paul — la première et la plus importante des oeuvres de la Fédération — a secouru 13,548 familles; le Bureau d'Assistance sociale eux Familles est venu en aide i 1 1,384 adultes et enfante; la Maison Ignaca-Bourgat a servi 69,374 repas aux vieillards, infirmes et convalescents sans refuge; l’Aide à le Femme a accueilli h son refuge, 15,687 femmes iee-lées ou abandonnées avec des enfants è leur charge; le Soin des Vieillards Indigents a abrité 186 personnea de* deux sexes; l’Union Nationale Française a porté secours i 531 pauvres d’origine française; le Service des Infirmières Visiteuses a fait 7,961 visites â domicile; l'Institut National des Aveugles a prévenu 766 cas de cécité alors que l'Association Canadienne-Française des Aveugles a employé, dans son atelier, 89 non voyants; L’Oeuvre des Terrains de Jeux a distribué gratuitement, durant les vacances, 24,-666 demiards de lait aux enfants sous-alimentés; le Service de l'Aide aux Désemparés a protégé et orienté 4,659 Jeunes gens et jeunes filles; le Patronage St-Vineent-de-Paul a donné un foyer et procuré du travail à 79 jeunes garçons mineurs, chaque moi*.A tout cela, il faudrait ajouter lee milliers d’heures consacrées au service des pauvret par le Conseil des Oeuvres, par l’Ecole de Service Social et par lei Services Bénévoles Féminins.Tous ces indigents, ces vieillards, cee infirmes, ces futures ou nouvelles mamans, ces petits privés d'air et de soleil, cet désemparés, ces abandonnés, ces tant-foyers ont mis tout leur espoir en nous.SOYONS AVEC EUX !.Ne les décevons pas.Souvenons-nous que notre premier devoir social est d'aider les nôtres.S.O.s.b Le “S.Û.S.” des camps de santé et des colonies de vacances.C'est un* oeuvre de prévenHon et de protection que l'on accomplira en permettant à la Fédération des Oeuvres de Charité canadiennes-françaises de soutenir les camps de santé et les colonies de vacances.Redoublons donc de générosité durant la prochaine campagne de la Fédération du 29 mars au 7 avril.L'an dernier, la Fédération a donné à même le produit de sa campagne la somme de $19,200 aux camps de santé Bruchési, ce qui a permis à cette oeuvre vitale de prévenir la tuberculose chez 548 enfants pauvres.La colonie de vacances des Grèves a pu, en 1942, procurer de l'ai' pur et une nourriture saine i 2,206 petits "colons", grâce aux $18,500 que lui e versés la Fédération.L'oeuvre-soeur de la colonie de vacances Ste-Jeonne-d'Àrc, destinée aux fillettes, a pu procurer un séjour à la campagne à 379 enfarfts débiles et indigentes, ce qui eût été impossible sans l'octroi de $12,840 de la Fédération.C'est encore> notre Fédération qui a permis eu comp "Le Grillon" de recevoir l'été dernier, è Chateau-guay, 398 petits protégés de l'Association catholique de l'Aide aux Enfants infirmes, en lui donnant une allocation de $4,000.Saurions-nous rester sourds â l'appel de détresse de ces milliers de petits et de petites de chez nous, quand nous nous appitoyons si facilement — at è juste titre d'ailleurs — sur le sort des jeunes étrangers éprouvés par la guerre ?.ous POUVEZ REFUSER DONNEZ GÉNÉREUSEMENT OBJECTIF $517,000 Quartiers Généraux: 55 Ouest rue Saint-Jacques - MA.8101 ksi publication da cette page e été rendue possible par le concours des firmes suivantes f Jouets Acme Glove Works Limited 4.-N.Arsenault 447 est, rue Ontario Beaver Products Company Limited Fabricants de Cire et Foli "Elégant" — Ville Saint-Lourent Boudnas Frères Limitée Produits 'CONDOR’' —- 359 est, rue Notre-Dame Lucien Dame Bijoutier-Diamtfntaire — 2011 est, rue Mont-Royol Gagnon, Lachapelle b Compagnie Limitée Manufacturiers de chaussures — 1975 Avenue Kent International Electric Company Limited Montreal Machine Works Limited Edmond Théberge, président — 929 est, rue Ontario Le Roi du Chien Chaud A.Drouin, propriétaire — 1478 est, rue Ste-Cathenne L.-N.Messier Limitée J.-E.Cadieux, président — J -C.Aubry, sec.-très."Le grand magasin è rayons de la rue Mont-Royal" / VOLUME XXXIV — No 67 LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI 23 MARS 1943 7 La prédication du carême Les conférences A 'n cathédrale, M.le chanoine Harbour parle de l'immortalité de l'âme Au Gesù, le Père Brassard, SJ., traite des esprits et coeurs chrétiens aux heures de devoir — A Notre-Dame, le Père Ducattillon, O.P., continue ses leçons sur la Lettre et l'Esprit M.le chanoine Harbour à la cathédrale Dans son instruction du 3e dimanche du Carême, a ta cathedra-le, M.le chanoine Adélard Harbour, curé, a parle de l’inmioria-lité de iâme.Voici son texte: Les erreurs contemporaines concernant la doctrine chrétienne sont ordinairement repérées et dénoncées, quand elles sont d’envergure, par les encycliques des Souverains Pontifes.Ces documents officiels de l’Eglise, que nous citions dimanche dernier, nous ont mis en garde contre le communisme athée et contre les exagérations et les excentricités orgueilleuses de mystiques qui exaltent exclusivement la destinée humaine des nations et des individus.L'immortalité de l'âme En face de ces deux grandes erreurs nous avons voulu d’abord réaffirmer l’existence de Dieu et c’est ce que nous avons fait dimanche dernier; ce matin, nous redirons que ce qui fait la grandeur de l’hoiume et sa supériorité ce n’est pas la qualité de la race à laquelle il appartient, ni la pureté du i-ang qui coule dans ses veines, mais bien son âme spirituelle et immortelle.‘’L’homme a une âme spirituelle et immortelle admirablement pourvue par le Créateur d’un corps et d’un esprit, un vrai “microcosme”, coniine disaient les anciens, c’est-à-dire un petit monde qui vaut à lui seul beaucoup plus que l’immense univers inanimé.En cette vie et dans l’autre, l’homme n’a que Dieu pour fin dernière; par la grâce sanctifiante, il est élevé à la dignité de Fils de Dieu et incorporé au royaume de Dieu dans le corps mystique du Christ.C’est pourquoi Dieu l’a doté de prérogatives nombreuses et variées: le droit à la vie, à l’intégrité du corps, aux moyens nécessaires à l’existence; le droi* de tendre à sa fin dernière dans la voie tracée par Dieu; le droit d’association, de propriété et le droit d’user de cette propriété”.(Divini Redemptoris, 27.) * * * Chacun de nous pense et veut, et ce n’est pas par le corps que nous avons ainsi l’intelligence et la volonté, c’est par quelque chose qui s’en distingue, nous le sentons bien, qui non seulement s’en distingue mais qui le déborde, qui n’appartient à aucun temps, à aucun lieu, qui se reporte à des siècles en arrière, qui parcourt en un instant les pays les plus éloignés, qui dépasse dans ses opérations les limites du visible et du fini; quelque chose enfin qui domine le corps, qui l’oblige ft l’obéissance quand il se révolte, au travail quand il devient.languissant.Qu’est-ee donc qui ainsi se distingue du corps, le déborde et le domine?C’est l’âme, mes bien chers Frères, c’est notre âme spirituelle et immortelle.Je dis donc que l’âme de l’homme, que l’âme de chacun de nous est spirituelle, que c’est un esprit indépendant de la matière pour' les opérations qui lui sont propres, et je n’en veux qu’une preuve: ses pensées.Parcourons donc ici quelques-unes des qualités de la matière et voyons en même temps celles de la pensée; et si elles sont opposées nous conclurons que ce qui pense n’est pas matière.Prenons, par exemple, un arbre, une pierre, un objet quelconque, et comparons-lui l’idée qu’en dégage notre âme.Cet objet, arbre ou pierre, est étendu et figuré, on peut en prendre les dimensions de longueur, largeur et épaisseur, on peut dire s’il est triangulaire, rond ou carré.Mais la pensée, elle, est-ce qu’elle est ou longue ou large?La pensée du soleil est-elle plus étendue que celle d’un oiseau ou d’une fleur?L’une prend-elle plus de place que Tau tre dans notre esprit?En second lieu, la matière est di visible: elle peut être partagée üi parties distinctes les unes îles autres.Mais qui a jamais ouï parler du quart ou du tiers d’une pensée?Ne prendrait-on pas pour un insensé celui qui parlerait d’une manière aussi opposée au sens commun?Mais surtout, tout objet matériel est individuel, c’est-à-dire un arbre est tel arbre en particulier, un homme est tel homme et pas un autre, tandis que la pensée est universelle: l’idée que j’ai de l’homme convient à tous les homnies, l’idée que j’ai d’un arbre convient a tous les êtres la même espèce: il n’existe pas de type général, c’est mon âme qui le forme, qui lui donne son existence.D’où me vient donc cette puissance d’immatérialiser ainsi les choses les plus matérielles et les plus concrètes, de spiritualiser ch que je vois, touche ou entends?Ce n’est pas des objets extérieurs, ni de mon corps qui ne sont eux que unatière, mais d’une faculté ellç-|même immatérielle que je ne vois pas mais qui existe bien réellement |et qui s’appelle: mon âme.ÿ Notre âme est donc spirituelle, |c!le est aussi immortelle.Et ici encore je me bornerai a Lnc preuve: nos aspirations inti-mes considérées en elles-mêmes et dans leur manifestation la plus éclatante, la croyance universelle du genre humain.Descendons, mes biens chers fre-|ics, au fond de nos coeurs pour y écouter la voix de la vérité et ena-|< un de nous dira alors volontiers: Mon âme éprouve un immense de-sir d’être heureuse que rien de terrestre ne peut satisfaire; je cherche avec inquiétude, je cours apres une ombre et plus d’une fois je soupire de dégoût et d’ennui; je voudrais un plaisir pur.permanent et complet; je comprends que le bonheur se trouve dans un coeur dont tous les désirs sont remplis, mais ce repos où le trouver?Au milieu de ses superbes palais, de ses jardins délicieux, de la richesse de ses trésors, de l’éclat de sa gloire, de l’abondance de ses plaisirs.Salomon avoue qu’il n’est pas heureux, que son oreille ne se rassasie jamais d’entendre, son oeil de voir, ni son coeur de désirer.Alexandre a conquis l’univers, la terre s’est tue devant lui.Eh bien! Alexandre est plutôt fatigué que rassasié de gloire, il soupire et s’ennuie au milieu des trophées du monde vaincu.Tibère, dégoûté de la puissance, va se renfermer dans le s}t« enchanteur, incomparable de 1 ile de Caprée; il cherche dans le raffinement des plaisirs ce que la grandeur n’a pu lui donner.Tibère sera trompe, le bonheur n’habitera pas avec lui dans le séjour de ses infamies; il sentira sa misère et sera forcé d’en faire l’aveu devant le monde entier.Et c’est l’histoire de tous ceux qui cherchent le bonheur ici-bas.Mais ce désir qui demeure toujours inassouvi, ce besoin impérieux de l’âme toujours insatiable, ce n’est pas nous qui nous le sommes donné, nous l’avons reçu de vous, mon Dieu.Et vous êtes un Dieu bon et fidèle, un Dieu de sagesse qui ne donne de désirs à ses créatures que pour les combler un jour et avec abondance.Vous êtes le Dieu de vérité et vous ne tromperez pas les besoins les plus impérieux de nos âmes.Voilà pourquoi il est impossible que tout finisse avec cette vie.Tel est, mes biens chers frères, le témoignage de nos aspirations intimes, et celui de la croyance universelle des peuples n’est ni moins explicite ni moins convaincant.Le R.P.Brassard, S.J., au Gesù Le R.P.Albert Brossard, S.J., donnait dimanche, au Gesù, la deuxième instruction de carême qu il avait intitulée: "Esprits et coeurs chrétiens aux heures du devoir".Ce sermon portait sur la pratique du devoir d état, force sociale el vertu chrétienne.Nous donnons ici un résumé de ce sermon et quelques courts extraits.Le P.Brossard rappela tout d’abord “qu’en raison de la collaboration que tout homme apporte à l’oeuvre même de Dieu dans la réalisation de ses desseins sur terre, en raison aussi de la solidarité humaine qui le lie à d’autres hommes au sens d’une même famille, d’une même profession, d’une même entreprise ou d’une même race, l’exercice du devoir d’état se présente à la conscience de chacun comme une fonction essentielle de la dignité humaine, comme un service d'influence sociale dont le rendement fait sentir ses effets sur le milieu immédiat où il est accompli et se résoud en conséquences heureuses ou désastreuses, en force constructive de bien et de prospérité ou en cause d’affaiblissement et de ruine pour la famille, le mille i social et professionnel, pour la nation et la société toute entière”.Le P.Brossard rappela ensuite que ce devoir d’état “constitue pour le chrétien l’expression la plus certaine, la plus» parfaite et la plus personnelle de la volonté de Dieu en sa vie, que la soumission totale de toutes ses activités à celle volonté providentielle compoite par les vertus qu’elle exige le plus bel hommage qu’il puisse rendre à la vérité de son Dieu, 1.1 première et la plus expressive vertu de la sainteté requise de lui, la forme la plus apostolique de son témoignage et un droit certain à la récon.pense promise dans l’Evangile “au bon et fidèle serviteur”.Pratique du devoir d’état, oeuvre de collaboration avec Dieu et d’influence sociale; pratique du devoir d’état, première vertu du chrétien: telles soit les grandes lignes de ce sermon.Nous donnons ici le développement de la première partie: “Notre tâche de chaque jour s'insère tout d’abord dans l’accomplissement de cette loi universelle: la loi du travail humain.La loi du travail Dans le plan de sa Providence.Dieu a fait de l’homme son collaborateur en lui assignant la noble tâche de conserver et de compléter l’oeuvre splendide de m Création: "Ut operaretur et cnstodml ilium’’, lit-on aux premières pages de la Genèse.Telle fut l'auguste fonction confiée à l’activité du premier homme, avant la faute, nans le jardin de délices.Depuis lors, selon les dispositions ordinaires et normales de cette Providence divine, personne ne peut entièrement sc dérober à cette destinée de labeur sans renoncer à l’une des prérogatives les plus ennoblissantes de la nature humaine, à l’un des devoirs les plus utiles aux besoins individuels el les plus nécessaires au bien et au progrès de la société.Loi universelle C’est pourquoi, mes Frères, cette loi du travail exerce ici-bas un souverain empire, une autorité de tous les jours, un commandement auquel il n’est ni facile, ni Immuable de se soustraire sans justes raisons.Elle détermine la variété des occupations, les multiples activités du corps et de l’esprit dans ce vaste champ de production, dans cette colossale usine, dans ce laboratoire d’expériences et d’études, dans ce comptoir d’échanges el, d’affaires qu’est devenu le monde.Elle remplit la terre d’une immense rumeur qui, nuit et jour, monte vers le ciel en hymnes de soumission joyeuse, en hommages respectueux rendus à la souveraineté du Créateur, mais aussi, hélas! en longs gémissements de plainte ou eu sourdes protestations de révolte, depuis que le péché a traversé la terre et marqué le travail d’un signe de souffrance et d’expiation.“Tu travailleras maintenant à la sueur de ton front”.Depuis cette heure de châtiment, le travail porte en lui Je poids plus lourd, plus pénible de la faute, et sa loi d’activité féconde est devenue une loi d'effort et de sacrifice, qui engendre la fatigue, la lassitude et l'ennui.Loi de collaboration avec Dieu Cependant malgré cette peine du péché, malgré cette empreinte douloureuse et harassante sur nos besognes quotidiennes, parce que nous demeurons encore, placés par Dieu à nos posies de chaque jour, sous sa surveillance paternelle, ses humbles collaborateurs dans les desseins et les développements de sa Création, les bâtisseurs de la Cité terrestre, les artisans d’un plan éternel, les ouvriers d’un éternel Amour, le travail conserve encore, aux regards de ceux qui croient en Dieu, une souveraine dignité.Il n’est pas une déchéance, ni un avilissement; il n’est pas même une servitude.11 ne représente pas uniquement le nécessaire gagne-pain, l’indispensable salaire d’argent, ce profit matériel qui apporte avec lui l’aisance, à laquelle dans une économie bien ordonnée tout travailleur a droit.Selon la haute conception chrétienne, le travail est plus, il est mieux encore: il est l'hommage filial par lequel nous sommes heureux d’offrir à Dieu les heures les plus pleines de nos vies.Il crée toute ta noblesse et le prix de la vie humaine; il explique notre destinée sur terre, il remplit de bien, de dévouement, les heures qui passeraient inutiles sans lui; il constitue notre plus grand mérite devant | Dieu et notre droit à une éternelle 1 récompense.“Viens, bon et fidèle serviteur! tu as été fidèle dans l’emploi de petites choses, je te proposerai à de plus grandes: entre dans la joie de ton maître”.(Mat., 25, 21).Le travail fait la grandeur de l’homme, en lui permettant de se perfectionner, de se dépasser lui-même chaque jour, de se développer jusqu’au plein épanouissement de son être physique, intellectuel et moral dans la mesure mê-me de l’effort qu’il y déploie, des | sacrifices qu’il accepte et des fati-! gués auxquelles généreusement il se soumet, pour un but qui le dépasse lui-même et qui va rejoindre la sagesse des intentions divines, la toute-puissance de l’Amour qui a créé le monde.Merveilleuse symphonie du plan providentiel, chef-d’oeuvre de la magnificence divine, où nos plus obscurs travaux, nos plus secrets sacrifices et nos dévouements de chaque jour exécutent les pensées de Dieu et composent les accords éternels.” Puis le P.Brossard développe la deuxième partie en faisant quelques applications pratiques et il termine ainsi: “Telle est bien, mes frères, la notion chrétienne du devoir d’état.Par lui, nous accomplissons ici-bas notre tâche d’homme et notre tâche de chrétien.Collaborateurs soumis à Dieu dans ses plans providentiels, ouvriers de la Cité terrestre, témoins du Christ et artisans d’un éternel amour, nous devenons les meilleurs serviteurs de la société en apportant dans l’exécution de notre tâche journalière l’influence bienfaisante des plus belles vertus chrétiennes, animées des plus apostoliques intentions de voir s’étendre sur la terre le règne de Dieu et l'amour de Jésus-Christ.Ne cherchons pas ailleurs, le devoir d’élat, le devoir de chaque jour, parfaitement accompli et ainsi sanctifié est la plus précieuse prière de notre vie, la plus essentielle vertu de la sainteté chrétienne et l’argument le plus irrésistible de notre apostolat.Mes frères, à l'exemple de notre Maître Jésus, quand, la tâche achevée, l’heure sonnera pour nous d'entrer dans le repos éternel, puissions-nous redire en présentant à Dieu notre vie, riche et lourde de toutes les heures de notre travail et de notre dévouement: “Père, j’ai accompli l’oeuvre que vous m'avez donné à faire”.Nous aurons alors mérité la récompense du bon et fidèle serviteur: “Parce que tu as été fidèle dans l’emploi de petit:* choses, entre dans les grandes jo'es de ton Maître et dans le repos de ton éternité.” Le R.P.Ducattillon, O.P., à Notre-Dame Le R.P.Vincent Ducattillon, O.P., prédicateur de la Station quadragé-simale à Notre-Dame, a continué, dimanche dernier, la série de ses leçons sur la Lettre et l’Esprit.Voici un résumé succinct de son sermon: Au cours des récentes années, l’Eglise n'a cessé de mettre ses fidèles en garde contre le danger du paganisme.A vrai dire, jamais au cours de son histoire l’Eglise n’a cessé de lutter contre ce danger.La nature du paganisme Il importe donc de se rendre compte de ia nature exacte de ce danger.Dans sa nature générale, le paganisme peut se définir: t’étouffe-ment de l’esprit par la lettre.Il y a d'abord un paganisme qui est comme naturel à l'homme, vers lequel celui-ci tout spontanément se porte.Nous en sommes tous menacés et il n’est pas sûr qu'aucun d’entre nous t'ait toujours évité, Gette forme naturelle de paganisme se signale par deux traits fondamentaux oui sont le formalisme religieux et la séparation entre la religion et la morale.La tendance païenne naturelle de l’âme humaine est différente du paganisme plus particulièrement moderne contre lequel l'Eglise s’est élevée en le désignant par le nom de néo-paganisme.Le néo-paganisme est un retour .systématique aux conceptions de la vie qui correspondent à la notion païenne de la divinité.Les réalités suprêmes sont redevenues les mêmes réalités que dans le paganisme.en particulier les réalités biologiques et politiques; la race, ,1'Eta.t Alors la primauté est à nouveau accordée aux valeurs que le paganisme reconnaissait comme suprêmes et elles sont par là vidées du sens nouveau, de l’esprit nouveau que le christianisme leur avait insufflé.Me A.-R.Gagné affirme que nous devons rompre avec les vieux partis, si nous voulons sortir du gâchis actuel — Me Antoine Rivord loue la législation sociale et familiale de l'administration Duplessis — M.Vladimir-D.Vladykov dit qu'il serait facile de préparer du caviar au Canada — M.R.-W.Barrett parle de l'importance de l'eau pure pour les locomotives — Le R.P.J.-T.Delos, O.P., présente une étude sur la guerre et la liberté de conscience Saveur Sans Égaie THÉ ET CAFÉ "SALAM Lorsque la quantité est limitée, la qualité devient encore plus importante.AU BLOC POPULAIRE Voici un résumé de la causerie prononcée, dimanche soir, au poste CKAC.par Me A.-fl.Gagné, sous les auspices du Bloc populaire canadien: Une époque parait s'achever, où le citoyen bien pensant, mais libre d’attaches de parti, ne pouvait sans scandale, sinon sans danger, exprimer ouvertement son avis sur la conduite du gouvernement, sur les affaires publiques de son pays.L’amoindrissement de fait de l'élément délibératif s’est raanifes-ié de diverses façons non moins concluantes.D’honnêtes citoyens ont insensiblement pris l'habitude de s’abstenir de toute activité, même de toute préoccupation d’ordre politique, sans pouvoir toujours invoquer le souci d'intérêts supérieurs.L’insouciance, puis le dégoût en ont fait des passifs, des renfrognés, des découragés.Si leur abstention doit être déclarée injustifiable, on conviendra cependant qu’elle ne manque pas d’explications.Le pouvoir législatif, à son tour, — ce pouvoir enargé d’assurer, par ses lois, la protection et le perfectionnement de la société, — a subi un abaissement de plus en plus marqué dans sa composition, son inspiration, ses moyens.Pour être un bon législateur, il ne suffit pas d’avoir de bonnes intentions.La composition du corps législatif porte trop souvent la marque de l’incompétence.Ce que l’on cherche surtout chez l’aspirant législateur, c’est un dévouement aveugle à la cause du parti, ici, peut-être plus qu’ailieurs, on se soucie généralement peu de doctrine.On n’exige pas du candidat une préparation intellectuelle ou des garanties morales en rapport avec les responsabilités de la fonction, qui sont lourdes, puisque la société, en définitive, doit en bénéficier ou en pâtir.• On pourrait encore signaler l’habitude détestable des vieux partis de penser et d’agir avant tout en fonction de leur intérêt comme tels, au détriment du bien commun.Des réformes nécessaires, des initiatives douteuses, des mesures mauvaises ont été tour à tour proposées, combattues, puis favorisées par l’un ou l’autre des groupes en présence, selon que la conquête du pouvoir ou le maintien en faveur le demandaient.Enfin, qui dira jamais tout le mal qu’a causé à notre peuple, depuis cinquante ans, cet esprit de parti qui nous ronge comme un chancre?On a élevé cet esprit de parti à la hauteur d’une mystique, sans prendre garde que l’action poliitque n’est ni la seule ni la meilleure forme d’action nationale.Qu^avons-nous gagné à ce jeu mesquin, qui s’est pratiqué sans interruption d’une génération ¦’ l'autre?Ceux qui avaient intérêt a nous diviser y ont deviné un merveilleux instrument de domination, dont ils se servent encore avec une habileté toujours en alerte.Quant à nous, nous y avons perdu la cohésion indispensable au développement de notre force et jusqu’à la notion de nos véritables intérêts.S’il est vrai de dire que la politique ne se fait pas qu'avec des principes, il l'est pour le moins autant d’affirmer qu’elle ne doit pas se faire sans principes.Parce qu’elle est l'art de gouverner l’Etat, parce que l’Etat se compose d êtres humains, parce que les humains ont des rapports nécessaires entre eux, la politique ne peut impunément se séparer de la morale.Qu’cn sc donne le souci de ce principe et d’autres qui en découlent, qu'on s’impose l’ambition de les transposer convenablement dans la vie collective; et l’on pourra ensuite observer des merveilles: moins de politiciens, et plus de politiques; che^ le législateur, moins de déclamation, et plus de savoir et de ju gement; entre les partis, une rivalité moins farouche; dans le gouvernement, comme dit un moraliste de renom, “un peu moins de ' oblique.et un peu plus de besogne gouvernementale (3).Alors, on pourra espérer des lois justes et utiles et une autorité plus soucieuse d’en assurer l’exécution.Mais n’allons pas oublier la réalité.La réalité, c'est le gâchis.Que Il arrive que certains partisans de cet ordre nouveau païen s’accommodent fort bien du catholicisme; il leurs arrive même de l’invoquer et de le défendre.Ils vont mime jusqu’à se dire catholiques mais païens; voire catholiques parce que païens.Le catholicisme est pour eux l’heureuse survivance, au sein d'un monde chrétien, du paganisme antique.En terminant, le prédicateur fait allusion à la situation mondiale actuelle, en ces termes: Comment se fait-il que tant de catholiques ne peuvent s'empêcher de nourrir une complaisance secrète pour les dictatures modernes, toutes solidaires, en fait, des dictatures nettement païennes et ne peuvent s’empêcher de caresser l’espoir d’un compromis de ces dictatures avec l’Eglise?Comment se fait-il que les directives répétées de l'Eglise en faveur de l’instauration d'un ordre social, politique, national, international, basé sur les principes de la justice et de la charité chrétiennes n’aient l trop souvent rencontré parmi nous sous des formes de respectueuse soumission, que suspicion sinon hostilité systématique?Gomment se fait-il que les propagateurs de cette doctrine chrétienne de l'Eglise trouvent tant d'opposition dans les milieux catholiques?C’est à se demander avec un auteur: “Catholiques, sommes-nous chrétiens?ferons-nous pour en sortir, lour remettre de l’ordre dans nos affai-tes, en particulier dans notre politique?Nous devons rompre avec des traditions factices, depuis 'ong-temps vides de tout sens, et auxquelles nous ne restons plus alta chés que par la force de l'habitude.Les vieux partis nous ont desservis: laissons-les aller seuls à leur perte.Et ainsi, notre choix sc fait de lui-mérne.Le ’“Bloc Populaire Canadien’ nous offre une formule solidement conçue et des garanties que nous chercherions vainement ailleurs.Donner son adhésion au “Bloc Populaire Canadien”, ce n’est pas et ce ne doit pas être un gede de dilettante, un geste de partisan, mais un acte réfléchi, sûr de lui même, une protestation et un effort pour le bien commun.A L'UNION NATIONALE Voici un résumé de la causerie prononcée, dimanche soir, au poste CHRC, Québec, par Me Antoine Rivard, c.r., sous les auspices de l’Union Nationale: Dans sa conférence, Me Rivard a loué la législation sociale et familiale du gouvernement Duplessis et les nombreux accrocs apportés à cette politique par celui de M.Godbout.L’orateur commence par dire que la spontanéité des critiques adressées au gouvernement Godbout, les manifestations de mécontentement qui éclatent dans tous les milieux présagent sûrement la fin du régime que nous subissons depuis 1939.“Trois ans ont suffi, affirme M.Rivard, pour que l’incompétence et la tragique duplicité de ce regime, né de la guerre et qui périt par la guerre, éclate aux yeux de tous.C’est que M.Godbout manqua rarement l’occasion de mettre généreusement les pieds dans tous les plats du voisinage, de renier avec une onction inspirée ses promesses sur l’honneur, de suggérer des réformes alimentaires qui ont provoqué dans la province un éclat de rire.Cependant, l’écroulement du chef n’explique pas à lui seul la ruine du gouvernement actuel dans l’opinion publique.Des raisons plus profondes la justifient et la motivent.Gela provient du fait que le peuple de Québec se souvient et compare.Mc Rivard souligne quelques mesures du régime Godbout qui amoin- j drissent, sabotent et, en certains cas.ruinent complètement l’oeuvre sociale accomplie par l’Union Nationale.Il rappelle ia session d’urgence du 7 octobre 1936 alors que, dans le discours du trône, l’Union Nationale affirma un principe qui caractérise sa politique: “la primauté du capital humain spr le capital argent”."Lois et réalisations, declare 1 orateur, ont prouvé la fidélité de l’Union Nationale à ses engage^ ments; elle a su poser des actes qui constituent les oeuvres de base d’un ordre social chrétien.Le conférencier expose alors quelques-uns des "actes de sabotage” du gouvernement Godbout.M.Godbout n’a jamais cru à un crédit agricole provincial.Se gardant d’attaquer le crédit agricole ac-comié par le gouvernement Duplessis.il l’a rendu très onéreux et difficile.La pension aux vieillards fut refusée pendant huit ans aux vieux de chez nous pendant que ceux des autres provinces recevaient cette allocation.Duplessis en fit profiter Québec, ajoute le conférencier, et dès lu fin de 1937 45,700 vieillards profitaient de cette législation sociale et chrétienne.Dès 1940, M.Godbout a brisé le mécanisme de cette lai et apporté aux paiements de ces pensions des retards, complications et coupures, tout en imposant aux municipalités une contribution de 2%.L’aide aux mères nécessiteuses fut instituée par le gouvernement Duplessis en avril 1937.Mais, le 1-juillet 1940, par un arrête ministériel, le régime Godbout réduisit presque de moitié l’allocation versée aux veuves et à leurs enfants de moins de 16 ans, LC 14 avril 1937 fut aussi sanctionnée une loi pour venir en aide aux aveugles.Mais en juin 1940, le régime Godbout a décidé d’imposer, encore aux municipalités une contribution de 2% sur ces pensions.Avant l’U.N., il n’existait qu’une commission du salaire minimum des femmes.Dès le 27 mai 1937,*1 L.i N.crée l’Office des salaires raison-J nables.Mais l’influence de l’organis-’ me créé par M.Duplessis est aujourd’hui mise a néant par l’ingéranccj du gouvernement fédéral en ces matières.M.Rivard parle de la famille ca-| nadienne-française, assise de notre i 'édifice social, et dont I L.N.s>*em-j ployait à assurer la sécurité.| Mais la politique et le laisser-| faire du gouvernement Godbout, i dit-il, désagrègent les foyers, i Chaque jour plus nombreuses, ! dit-il, femmes et jeunes filles ! quittent lu maison paternelle ou le foyer conjugal pour «e diriger ‘ vers les arsenaux, fabriques ou usi-| nés.Le gouvernement les y invite, | Conséquence inévitable: désorgani-i sation des foyers, mort des vertus j anciennes, affaiblissement de la snn-i té morale et physique de l’enfant.I Après avoir énuméré plusieurs au-| très lois de PU.N.sabotées par l'administration Godbout, M.Rivard 1er-j mine en disant que notre province ] comprend qu’un devoir fie justice : sociale lui incombe.Elle sait les Pfineipes rnis en oeuvre par l’t .N.et souhaite que ce parti reprenne bientôt la tâche inachevée.La liberté de nos consciences est-elle en jeu dans cette guerre?Oui.' Le respect de la liberté de conscience est au fondement de toute société qui respecte les droits de : Dieu et les droits de l'homme.Or,* 1 la liberté des consciences et celle de Dieu n’exislett pas là où le nazisme a étendu son pouvoir par cette guerre.En maintes circonstances, Je Pape Pie XI a déclaré solennellement que la persécution religieuse sévissait en Allemagne.I! a déclaré que le nazisme portait atteinte à la liberté de conscience.Le Père Delos cite ensuite plusieurs documents qui appuient son avancé.Ainsi, ce rapport adressé au Pape actuel, Sa Sainteté Pie XII, par le cardinal Hland, après l'invasion de la Pologne: "L’hitlérisme a pour but la destruction systématique ft totale de l’Eglise catholique dans les riches et fertiles territoires de Pologne qui ont été incorporés au Reich.Dans beaucoup de districts la vie de l’Eglise a été complètement écrasée.le culte catholique n’exis-le pour ainsi dire plus; la parole ciu Seigneur n’est plus prêchée, les Saints Sacrements ne sont plus administrés, même aux mourants.Dans certaines localités, la confession a été interdite.Dans le reste du territoire, les églises ne peuvent rester ouvertes que le dimanche, et pour un temps d'ailleurs très court.L’action catholique a été complètement supprimée.La presse catholique a été détruite.La moindre initiative en matière de vie religieuse est interdite.Les oeuvres et associations charitables ont été dispersées.” Après avoir énuméré d’autres exemples de violation de la liberté de conscience pur l’hitlérisme, le Père Delos dit qu’il ne s’agit pas là de l’effet d’un emportement passager tel que, hélas! en connaissent toutes les révolutions et toutes ley guerres.Il s’agit d’une violence mesurée, calculée, pesée, pour arriver à un but d’ordre spirituel, que Pie XI déclare un nouveau paganisme, une “véritable apostasie”, que Pie XII déclare un "plan bien connu des ennemis de Dieu” et que Radio-Vatican affirme être une “hérésie terrible.” A l'Association de la chasse et de la pèche L’un des principaux orateurs au dîner annuel de l’Association québécoise pour la protection du gibier et du poisson, samedi soir dernier, M.Vladimir D.Vladykov, conseiller au ministère provincial des pêcheries, a révélé qu’il serait facile de préparer le caviar au Canada et de développer ainsi un marché très prospère.II a révélé que dans le lac Saint-François, entre autres, l’on trouvait en abondance l'esturgeon dont les oeufs produisent le plus fin caviar au monde.Au club du "Conodien National" Parlant devant le club du personnel du Canadien National, à l’hôtel Mont-Royal, M.R.W.Barrett, inspecteur en chef des chaudières au C.N.R., a comparé une locomotive an corps humain et dit qu’une chaudière avait besoin d'eau pure, comme l’homme.“Une eau contaminée, dit-il, peut amener autant de perturbations dans une locomotive que dans les viscères de l’homme.” Plus loin, il dit que la chaudière étant le coeur d'une locomotive, celle-ci ne fonctionne bien qu’en autant que sa chaudière est en bon étal.C’est pourquoi, depuis 1923, le Canadien National a établi un système de purification de l’eau pour ses locomotives.Le conférencier fut présenté par M.E\ Godwin et remercié par M.J.L.Smith, deux surveillants attachés aux ateliers du réseau national à la Pointc-Saint-Gharles."Amérique Française" SOMMAIRE DU NUMERO DE MARS j Antoine de Saint-Exupéry : Lettre j à l’Ami; Jean Bruchési: A de Saint-Exupéry et la France; René Carneau: Pilote de guerre; Wallace | Fowlie: La poésie dans •'oeuvre de! Saint-Exupéry; André Giroux: Le message de Sniiit-Exupcry; Pierre Baillargcon: Entretien; Jarques-G.de Tonnancour: Remarques sur l'Art; Anne Hébert: L’Esclave noire; Roger Lemelin: L’Elixir; Jean Cusson: Théâtre en U.R.S.S.; Pau! j Toupln: Fridolinons 43.Des notes, des critiques de livres, le calendrier île la vie artistique, etc.Au comptoir, 35 cts par la poste, 40 rts.Service de Librairie: du Devoir.Lettres au "Devoir" Nou.ne aubliem qec lee lettre* *i-(née* au del communication* «trompa-(nées d'un* lettre lignée avec idreeee •uthenriqu*.Le “Dav'àr*’ ne’ prend pna ta reipoma ’lité d* ce qui parait toui cette rubrioue.Les discours du général Giraud Au moyen âge les souliers ma:- ! culins étaient travaillés souvent1 avec plus de fantaisie que ceux des ! femmes.D’aucuns étaient ornés de jtierres précieuses.SOCIETE RADIO-CANADA Montréal, le 19 mars 1943 M.Emile Benoist, Secrétaire de la Rédaction, Le Devoir, Montréal.Mon cher M.Benoist, Les lettres publiées ces jours derniers dans votre journal, au sujet de la radiodiffusion du discours du général Giraud, le dimanche 14, à une heure, expriment le mécontentement de leurs signataires.Ici des précisions s’imposent.C’est le poste à ondes courtes de l’année américaine en Algérie qui a transmis cc discours, et c’est 'a National Broadcasting Company qui l’a relayé aux Etats-Unis.Cependant Radio-Canada a utilisé es réseau.Le même soit à 6h, 30, Radio Canada transmettait par son poste à ondes courtes d’Ottawa le discours, sans la version anglaise, du général.Les autorités américaines ont décidé de radiodiffuser le discours d'abord, et la version anglaise ensuite.Mais elles changèrent d'avis.Elles jugèrent a propos de superposer, ainsi que la chose a été faite plusieurs fois dans le passé, discours et version.Au cours de la journée du dimanche 14, le poste récepteur de Radio-Canada à Ottawa, a fait des enregistrements phonographiques de ce même discours, le matin et !e soir, sans version, parce que destiné aux auditeurs de langue française du pays.On utilisa l’un de ces disques pour l’émission de 6h.30.Malheureusement, il y eut brouillage.11 fallait tenir compte des conditions atmosphériques et de la distance des postes émeitcur et récepteur, Ottawa-Alger.Techniciens et opérateurs le savaient, qui ont mis tout en œuvre pour rendre l'émission en question aussi audible que possible.Voilà les faits.Ils devraient témoigner de la volonté et des soucis des autorités dans leur effort noue répondre aux vœux du public ra-diophile.Veuillez croire, mon cher M.Benoist, à l’expression de mes meilleurs sentiments.Léopold HOULE La pasteurisation du lait Montréal, 19 mars 1943 M.Emile Benoist.rédacteur au Devoir.Bravo! Monsieur Benoist, de prendre en main la défense du lait cru.Votre phrase: "De tous les tenants scientifiques de la pasteurisation, v en aura-t-il un seul qui voudra prétendre et soutenir, scientifiquement, analyses de laboratoire à l’appui, que du lait cru el du lait pasteurisé, les deux produits dans de bonnes conditions, sont de valeur égale?” Non, Monsieur.Aucun médecin, s’il n'est un ignorant, ne peut pré* tendre que du lait pasteurisé a la même valeur que du lait cru.Il y a autant de différence qu’entre un légume en conserve et un bon légume mûri au soleil.Si.chaque année, la province de Québec perd quatre-vingts enfants sur mille en dessous d’un an, la faute en est à la mauvaise alimentation et au manque de soins intelligents de la mère de famille guidée à tâtons par le médecin bien souvent.Du bon lait cru, voilà cc qu’il faut a nos petits.Je sais qu’une hirondelle ne fait pas le printemps, mais comme preuve à l’appui de ce que j’avance, je vous soumets mon propre cas: J'ai deux fils, vingt et dix-huit ans.Us mesurent tous les deux six pieds, l’un a marché à neuf mois, l'autre à dix.Ils n’ont jamais souG fort de la percée de leurs dents, ni d’aucune des maladies contagieuses de l’enfance, la rougeole exceptée.Tous les deux ont été nourris, exclusivement, au lait spécial cru, dans leur lias âge.Us ont connu les bienfaits de l’hygiène cl des soins intelligents sans plus.Une mère canadienjie-françatse.Retenez le “Devoir" d'avonca chez votre dépositaire — c'est le SEUL MOYEN de ne jamais le manquer — 3 sous le numéro.Téléphone* «u service tirag* : BEiair 3361 : il vous donnera t’adratH d’un dépositaire de votre voiiinag*."Le catholique devant la guerre" Dimanche soir dernier, à Radio* Canada, le conférencier à la tribune du “catholique devant la guerre", était le R.P.J.-T.Delos, O.P., professeur de sociologie à l’Université Laval, qui avait intitulé son travail: "La guerre et la liberté de conscience.” HERNIOLOGIE UI nui SAS PRIX IN VU.» Servie* * domlrllt C'eut une spécialité pour taquell* un quelqu'un doll être compté-, terr.ent entraîné Afin de voua démontrer non seulement notr® technique mats aussi tes résultats d'un alustrment direct da notre bande herniaire nou* rou» Invitons k venir constater personnellement sans obi [«ration aucune Votre médecin e*t le bienvenu avec ven».Non» lui accorderons tonte notre courtoisie habituelle l| nourra st rtndre compte de notre méthode unique.921, rue Ste-Catherine Est — PL 9622 LlililiNliMM'lUB J>ha\tnaci£n^^^^ C/umiftcL LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI 23 MARS 1943 VOLUME XXXIV — N# 67 Bourse de Montréal •1 8t-J*cqac« Montréal li Agu»w-6arp J 00 AabestOb .110 A*s Brew .40 Aluminium 150 Bathurst A 13 Bell Tel .181 Brazilian i« B C Power A 100 Bldtî Prt-4 50 O Cement .3Ï0 c Nor Power 125 C Steamship 150 Can Car 10 C Font Inv, .25 C Ind Alcoh 530 Can Pac Ry .20 Cockshutt .100 Dom Coal pr .150 Dom Tir .JOO Dryder 150 Foundation .305 Gatineau 130 Gurd .200 Gypsum 65 Hudson Bay .Ont Haut «a* CIO: 13 22 IP' 3 .1 40 17% C*n Celanese .1,00 28 Cnn Malting .2.00 38 can.Nor Power 60 Can Vinegars 40 « Canadian Bronte ., 1.50 34 Canadian Cottons 4.00 107% Crown Cork .200 25% C I L B 6.06 153 Can Westlnghou*» 2 00 42 Crown Cork 200 25% Distillers Sesgram 2 22 77 Dominion Bridge 1 20 38% Dominion Glass Dominion Textile 5 00 123 .5 00 80 English El A.2.50 27 Ford of Can A 1 00 21 Imperial Oil Imperial Tobacco .50 11 11% 40 lb*.Coal .600 2» Intern Nickel .2 06 32», Intern Pete .1 20 17% Lake of the Wood .1.29 21 Long Lake A .70 13 Laura Secords 81 10 Montreal Power 1 50 27 Montreal Powei 1 SO 28% National Brewenea .200 27 National Steel C»r .2 00 43% «*tM# 33 Ottawa L.& P.Page Hersev .Penman’s .Quebec Power .! Rovallt» .i St.Lawrence Flour Tr.1 Shawinlgan 6 16 I South.Can.Power 6 72 * steel of Canada 3 36 Walker Oooderham r rl i Western Groceries ® 90 ) Wllstl .s is BANQUES ; 8 47 , Banque Can Nat .4 82 I Banque Dominion 5 44 1 Banque de Montrêa.4.29 ; Dominion 4.10 Banq.de la N.-Bcoa* ?S' Banque Royal» S 57 f Banque » 62 3 00 48 «2.» t 00 15% 6 50 1 OO 23 «08 ! 40 25 5 «0 90 18% 4 86 80 65 4 62 3 00 11 7 27 4 00 49'', 8 72 3.00 70 4 29 1 00 19 3 26 5 00 128 4 69 .» 4 31 6 ««• 5 00 *7 9 13 too 7.00 15?8 OO *0 7 00 95 1 JT ?SO .'2 «81 6.00 99 « 06 6 6 36 7 no 97 513 6 00 its 6 09 6.00 98 « i2 7 00 11* i 01 1.75 37 4 73 7 OO 152 4 81 3.00 *4 S9i Packard Motor Détroit (A.P.) accuse des bénéfices nets conies de $4,72fi,2;i7 pour 1942, l’é-alent de 31 cents par j.lioti (sur les actions ordinaires), en 106% 100% 98% 102 101 10* 101 103 98% 100% 55 57 191 102% -105 — »% .I ~T-_ - — ' • /» •••«•••»**•• 99 • .: McLaren 4rf, 1959 .101 103 Mont Power 3»%% 1956 .102% 104Vi : Mont.Power 3%% 1956 .101 105% Mont Power 3%% 1963 .100% 102% le rinnnrt fi- 50nî’ 1913 .!(»H %p rapport rl (Mont Tramways 5% 1951 _________ 101% 103% Mont.Tramways 5% 1955 .87 gp Nat L & P 80, 1949 .101% 104 Nfld t.& P.4%% 1958 .101 Nflo h and P 5% 1956 .100% MA: and P 4% 1957 .101 Ottawa P 4% 1957 Ottawa F P 4% 1964 ______ Ottawa V.P 3% 1959 .Power Corp.4%% 1959 .Porto R P, 4% 1962 Quebec Power 4%% 1983 Saguenay Power 4%, 1.30 WîsinPaîncr & Fils 908 JOULEVARD «T-LAURENT ES ENCADREURS 91ANUFACTURIER?Moulure* - Cadre» — Miroir* Réparation- d» cadres et miroir* LAnc 2264 Acheter che* Marcotte.C’est être dans la note Du meuble en général C'est l'endroit tdéal A» E* Marcotte 3906, ONTARIO EST »rè* Orléans CH.9628 INVENTIONS Protégées en tou* pay».Demandez le manuel traitant de» Brevets, marques de commerce, etc MARION 6 MARION Fondée en 1892 T Al.SU-Catherlne ouest.Montréal LUCIEN-D.VIAU, C.A.•COMPTABLE AGREE 4643 «v«nii* Verdun, YOrk 0642 VERDUN GENEALOGISTE COMPTABLES REMBOURREURS-MATELASSIERS REMBOURREURS-MATELASSIERS BOYER Limitée Spécialité» meuble* et matelas sur commande ainsi ou» réparation» Estimé» gratuit» »ur demand» 3886 H«nri-|ulien • T«.PL.1112 Anderson & ValiqueUe Comptables-Vérificateur* J.-Charles Anderson.L.t.C.Jean Valiruette.C.A L.I O.Roméo Carle L.8.C.C.A A Dagensls L.3.C.CA D Clalroux.C.A 84 Notre-Dame ouest - PL.9709 DROUIN Pout retracer tous vos ancêtres, consultez GABRIEL Archiviste et (énéaloglste.L'INSTITUT GENEALOGIQUE DROUIN 4184, St-Deni» .LA.8151 • MH MEDECIN REPARATIONS ELECTRIQUES LAITERIE CH.«988-25*5 Holt.laiterie ROSEMONT Laiterie ejnidienne-ffâ84»i*e a PATENAUDR.propriétaire.Réparations électriques Service, vente e» réparation» de moteurs, générateurs, transformateurs, radios.«35(1.P.4PINEAU 4M 7141 Ceo.DAIGNEAULT Lfée CARON & CARON Comptables Agréée - Chartered Accountants Edmond Caron B.A L.8.C.OA Henri Caron BA L.L.L.L>.SC.C.A 59.rut St-Jacqoes HArbOur 3435 MONTREAL 139.me Alexandre.TROIS-RIVIERES Electricité médicale Rayosie X Dr M«xime Brisebofs L G M C.F R C S e.D» 1a Faenité de Médecins de Porta.! 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de Québec et comme les militaires de la capitale ont l’avantage de deux victoires contre une seule défaite, ils sont gros favoris pour l’emporter sur les hommes de Don Penniston.Les Aviateurs sont partis hier pour se rendre à Ottawa bien déterminés à résister aux élans des Commandos afin d’éviter l’élimination dans cette série de trois dans cinq, mais la plupart des connaisseurs sont d’opinion que le club de la capitale fédérale, qui a l’avantage de jouer sur sa propre glace et en présence de ses partisans, remporteront sur les représentants de l'aviation et qu’ils se lanceront ensuite à lir conquête de la Coupe Allan, en s’attaquant aux Aviateurs de Toronto, qui ont décroché le championnat de l’Ontario, Cette série doit commencer samedi soir à Toronto.Dans l'autre semi-finale de l’Est du Canada, le j champion d'Ottawa, le C.A.R.C., de cette ville, fera face au champion des Maritimes, le C.A.R.C., de Halifax., Les Aviateurs gagnèrent la première joute ici par 4 à 3 après deux périodes supplémentaires puis les Commandos gagnèrent la seconde à Ottawa après une période supplémentaire.Dimanche der-nier, au Fonfln, le club d'Alex i Smith gagna par 2 à 1 pour causer une surprise au C.A.R.C., qui s'attendait de gagner sur sa propre glace.Et c’est ainsi que les Aviateurs doivent faire face à la partie de ce soir qui les éliminera s’ils ne peuvent gagner.S’ils gagnent toutefois, la dernière partie de la série aura lieu au Forum vendredi soir.Annonçant qu'aucun de ses joueurs n’est blessé, l’instructeur Don Penniston, qui n’est jamais découragé, a dit qu’il croit que ses courageux joueurs peuvenjt causer , une surprise aux Commandos ce ; soir pour ensuite s’assurer le cham- { pionnat ici vendredi.Penniston n’a ' pas pris de chance et c’esl pour- | quoi il a quitté la métropole hier.Il veut que ses joueurs soient tout à fait reposés pour la joute de ce soir.Toronto, 23 — Les Aviateurs dt Toronto ont décroché le chamniou-nat sénior de l’Ontario hier soir en enregistrant leur troisième victoire consécutive sur les Frood Tigers de Sudbury par 3 à 2 dans cette série de trois de cinq.Les Aviateurs ont eu à soutenir un rude assaut au cours de la dernière minute de jeu de la période finale lorsque le gérant du Sudbury envoya cinq joueurs d'avant sur la glace mais la défense a su repousser toutes les attaques et les Aviateurs ont empêché leurs rivaux d’égaliser le résutlat.Les Aviateurs avaient gagné les deux premières joutes par 6 à 0 et 9 à 4.Les Aviateurs de l’Ontario participeront aux semi-finales de la coupe Allan alors qu’ils joueront contre le vainqueur de la série Commandos-Aviateurs, de la province de Québec.Alignement des équipes: FRUÜD:'Gerth; McLenehan et Webster; llastie; Gee et Blake; Dewey, Lahti, Vaillancourt, Carrier.R.C.A.F.: Scodellaro; Dickens et McJaig; Wilson; Gronsdahl, Wycherley; McAtee, Riopelle, McCreo-dy et Bush.Arbitres: Farrell, Barrie; et Ktn Holsmshaw, de Toronto.Première période 1.R.C.A.F., McCreedy.2.30 2.FTood, Hastie (Webster).18.03 Punitions: Bush et Blake.Deuxième période 3.R.C.A.F., Wilson.13.31 4.R.C.A.F., Wilson.18.03 Pun.: Grondahl 3, Dewey, Me- Lenahan.Troisième période 5.F’rood, Dewey (Gcc).17.28 Punitions: Webster, Riopelle.Le hockey professionnel et amateur HIER SOIR ,:3UE IND.DE OUERRE Fairchilds 8.Noorduyu 4.'alrchUdfl gagfne 1» férl?par 13 4 8 C.P.R 9, Canadian Car 5.C.P.R.gagne la série par 11 4 9.CE SOIR LIOUE NATIONAUX semi-finales: Canadien 4 Toronto.Hoxième p rtle d’une série de duatre de apt.Boston mène 1-0.Toronto A Détroit.Jeuxlème pvrtle d’une série de quatre de ept.Détroit mène 1-0.LIOUE AMERICAINE: Indianapolis 5, Pittsburgh 3 De Pittsburgh est éliminé.Q.S.H.L, finale: R.C.A.F.4 Ottawa, iuatrlème partie d’une série de trol* de Inq.Ottawa mène 2 1.JOUE PROVINCIALE INTERMEDIAIRE: Semi-finale: VaUeyfleld A Cherrler.Jeuxlèmo pi.rtl- d’une série de deux de rois.Valleyfleld mène 1-0.jIOÜE DEFENSE NATIONALE’, finale: Mrulne A Armée de Huntingdon, troisième partie d’une série de deux de Chaque club a gagné une partie.Ballon au panier à la Palestre Le Mont-Royal dans la finale Sbawinigan, 23.— Le club de hockey de la Ville Mont-Royal, sous la direction de Wilf Cude, ancien gardien de but du Canadien de la: Ligue Nationale, s’est qualifié pour la série finale du championnat junior provincial en triomphant hier soir du club local par 7 à 2 pour s'assurer les honneurs de la série par le pointage final de 11 à 4.Par cette victoire le Mont-Royal s’est assuré le droit de rencontrer le Canadien, champion de la Ligue «Junior de la Q.A.H.A., pour le championnat du Québec.La première partie entre ces deux clubs commencera mercredi soir à FAre-na de Lachine.Composition des équipes: MONT-ROYAL.— Buts: Gélineau; défenses: Deslongchamps et King; centre: Doherty; avants; Kidd et Morrow.Subs.: Porteous.Malône, Munn, Mosdell, Crevier et Mason.SBAWINIGAN.— Buts: Colnoir; défenses: St-Arnaud et Turenne: centre: Dénommé; avants: Dolbec et Pellerin.Subs.: Guay, Doucet, Lessard, Boucher, Williams et La-combe.Arbitres: Gordon Crutchfield et Antoine GautHier.Première période 1— Mont-Royal.Porteous .3.50 2— Mont-Royal, Malone.8.27 3— -Mont-Royal, Malone .9.11 Punitions: Mosdell, majeure; Dolbec, majeure; King.Deuxième période 4— Sahwinigan, Pellerin .10.34 5— Mont-Royal.Munn .18-45 Punitions: Mosdell et Kidd.Troisième période 6— Mont-Royal, Morrow .50 7— Shawinigan, Dolbec .7.00 8— Mont-Royal, Munn .».36 9__Mont-Royal.Morrow .13.00 Punitions: King.2; Mosdell, St-Arnaud, majeure; Porteous, majeu- Les amateurs de ballon au panier «ont priés de prendre note que les activités de ce sport ne se sont pas closes avec la finale de la ligue intermédiaire; au contraire la ligue junior est en pleine effervescence.La saison régulière prendra probablement fin d’ici quinze jours, chaque club ayant encore 3 parties à jouer, et alors les éliminatoires commenceront.A date les positions des équipes «ont les suivantes: Ste-Marie 1, Plateau, Mont-St-Louis, Ste-Marie II, Olier, ruais il'est bien possible que cet ordre soit changé par les prochaines parties.C’est ainsi que le Plateau doit sa deuxième position à sa victoire de samedi sur le Mont St-Louis, qui était auparavant sur un pied d’égalité avec lui.Dans cette joute.Lamarre et André Bé-dard comptèrent à eux seuls 14 des 18 points du Plateau, tandis que Légaré, du Mont-St-Louis, faisait presque tout le travail de son équipe qui perdit toutefois par 3 points.Dimanche après-midi, Ste-Marie i et Olier se rencontrèrent pour la deuxième fois.Si Ste-Marie triompha par un score imposant, soit Î3 contre .5, i! ne faut pas en déduire que les protégés de M.Déca-•y et de M.Vallée ne se défendirent nas.Au contraire, et le Frère Philippe.du Mont St-Louis, les trouve Particulièrement agressifs.Nous ne doutons pas que cette équipe, qui l'est vieille que de deux mois, faste bonne figure la saison prochai-if.Le mardi, vendredi et samedi soir ainsi que le dimanche après-midi.il y a toujours une ou deux rencontres de ballon au panier auxquelles le public en général et les élèves de nos écoles en parjicu-liW Ùivitéq.L’entrée est libre.re.Seize joueurs à l’entraînement des Phillies Phillies, Bucky Harris, n’a pas la tâche facile et il doit avoir de gros maux de tête, car le recrutement de son équipe se fait très lentement et le nombre de joueurs au camp d’entralnement est fort restreint.En effet, les Phillies n’ont que seize équipiers au camp local, mais le gérant n’a pas fait connaître le nom de ces joueurs.Au milieu de la saison, alors que la limite de joueurs est de 25, un club des ligues majeures a habituellement sur son alignement 11 ou 12 lanceurs, trois receveurs, 5 ou six joueurs d’intérieur et cinq voltigeurs.Au camp d’entralnement un tel club a beaucoup plus de joueurs, il va sans dire.L’équipe des Phillies, actuellement tout à fait au complet, comprend six lanceurs, un receveur, quatre intérieurs et cinq voltigeurs.Et dans ce nombre, on compte le lanceur Johnny Allen, âgé de 37 ans, et qui n’a pourtant pas signé son contrat encore; l’ar-rêt-court Bob Bragan, qui n’est pas encore arrivé au camp; et le vétéran voltigeur et instructeur.Chuck Klein, âgé de 38 ans.Outre Allen, les lanceurs de Bucky Harris présentement sont Johnny Podgajny, Si Johnson.Walter Beck, Charley Fuchs et Bill Webb.L’avant-dernier fut récemment acheté des Tigers de Détroit, tandis que Webb était avec Atlanta, dans l’Association Southern.Harris craint actuellement devoir employer dans une partie, un beau jour, scs six lanceurs à la fois.Tommy Livingston qui frappa pour .20a Fan dernier, est son seul receveur.Le champ intérieur compte Babe Dahlgren au premier but, Üanny Murtaugh au second.Bragan à Far-rêt-court et Merrill May au troisième but.Dans le champ extérieur, il y a Dany Litwhüer.Karl Naylor et Ron Northey avec Klein et Paul Bucby, une recrue, comme substituts.Voila donc 1 équipé qui devrait terminer en sixième place la saison prochaine dans la Ligue Nationale, d’après son nouveau proprietaire, William D.Cox.Celui-ci.décidément, ne manque pas d’optimisme.En vérité.Cox et Harris esperent coP"lurr quelques échanges» et transactions avant le début de la saison.Ils ont désespérément besoin de substituts.Jusqu içi ils n’ont fait que deux transactions et chacune semble avoir du bon pour eux.Dahlgren qui fut obtenu du Brooklyn en échange de Lloyd 'Varier ef Albie Glossop, devrait etre le meilleur premier but des Phu-lies depuis Dolph CamiHi* tandis que Fusch.âgé de 25 ans, est un ieune lanceur droitier de womessr qui a déjà à son crédit deux parties sans point ni coup sûr dans les mineures.Cox.cela va de soi, travaille bien fort depuis quelques jours pour réussir à bâcler une transaction intéressante.Pittsburgh hors de la série Pittsburgh.23.— Les Capitals d’Indianapolis ont éliminé les Hornets de Pittsburgh en deux parties consécutives en triomphant par le score de 5 â 3 hier soir dans ta deuxième partie de la série de 2 dans 3.Les Capitals rencontreront les Barons de Cleveland dans la se-mi-finale de la ligue Américaine.La joute d’hier soir nécessita une période supplémentaire et le joueur de défense Sandy Ross s est rnis en évidence en comptant le peint victorieux.Quelques secondes plus tard, Jud McAtee compta un autre point pour sceller définitivement l'issue de la partie.Première période 1 Indianapolis: Thomson .18.20 2 Pittsburgh: Palangio .18.54 Aucune punition.Deuxième période 3 Pittsburgh: Currie .>5.2f> 4 Indianapolis: Fisher .5.51 ,5 Indianapolis: Weaver .8.24 6 Pittsburgh; Currie .15.34 Pun.; Shannon.Troisième période Aucun point.Pun.: A.Brown, majeure, Corrigan, majeure.Période supplémentaire 7 Indianapolis: Poss .3.04 8 Indianapolis.MrAtee .3.55 Aucune punition.Pictou éliminé Halifax, 23.- Le C.A.R.C.de Halifax a éliminé le Pictou Shipyards de éliminatoires de la Coupe Allan ici hier soir en gagnant par 9 à 5 dans la troisième partie de la série de trois de cinq.Comme les Aviateurs avaient remporté les deux firemières joutes par 10 à 1 et 2 à 0, e Pictou s* trouve éliminé.Pour le trophée Norman Dawes Le club de PAmiee de Huntingdon alignera ses plus puissantes batteries, Red Doran, Moe Whtie et Kiîbv Macdonald, contre le club de la Marine, ce soir, pour la dernière joute de la finale dans la Ligue de hockey de la défense na-ticmale.Ces trois joueurs, reconnus comme composant l’un des plus agressifs trios du monde du hockey dans la Ligue Québec sénior, devraient mener le club de l’Armée à la victoire.Us ont enregistré les cinq points du club de l’Armée quand celui-ci a défait le club de la Marine par 5 à 4 vendredi soir dernier.La Marine compte plus particulièrement sur la solidité de ses défenses, Andy Anton et Red hagan, pour tenir tête à la tempête.Elle compte de même enregistrer assez de points pour décrocher une deuxième année consécutive le championnat de la Ligue de hockey de la Défense nationale.Les vainqueurs de ce soir obtiendront le trophée Norman J.pawes, emblème du championnat dans lâ Ligue de hockey de la Défense nationale.Le Sudbury est éliminé Les Bruins sont favoris contre Canadien Le Canadien lenlera de se reprendre ce soir contre le Boston afin de pouvoir conserver des chances de se qualifier pour la série finale de la coupe Stanley contre le gagnant de la série Détroit-Toronto et l’on doit s’attendre à une lutte fort contestée.Le Bleu-Blanc-Rouge joue en effet ce soir dans la capitale de l’Etat du Massachusetts contre les Bruins d'Arthur Ross et comme le club montréalais a perdu la première partie par 5 à 4, dimanche soir dernier, il faudra que les protégés de Dick Irvin l’emportent ce soir dans la deuxième joute de la série car sans cela leurs chances seront fort compromises.Les deux clubs bataillent dans une lutte de quatre dans sept et avec deux victoires à leur crédit, les Bruins auraient un avantage qui serait difficile d’annuler même si la série doit se continuer à Montréal pour les deux prochaines rencontres car'il n'est pas certain que les protégés d’Arthur Ross ne gagneront pas une partie dans la métropole canadienne.Les Bruins se sont af firmés supérieurs aux Habitants au cours de la série régulière de la présente saison et même par le passé et si nous prenons en considération le record des deux équipes nous sommes portés à choisir le Boston comme vainqueur probable de la série semi-finale.Le Canadien a sûrement donné du fil à retordre aux Bruins dimanche et il a même peut-être perdu à cause de la vilaine guigne, mais dans le hockey, la chance compte pour beaucoup.Si un club est quelque peu favorisé par la chance et que son record est supérieur à celui de son adversaire naturellement et logiquement l’on doit établir celui-ci comme favori et c’est pourquoi les Bruins ont la confiance de leurs partisans.Les surprises sont toujours possibles dans le hockey comme dans les autres domaines du sport, mais elles ne se produisent pas souvent el il ne faut pas trop compter sur les choses rares.Nous souhaitons ardemment une victoire pour les Montréalais et la chose ne sera possible qu'à la condition que nos hommes se lancent dans la mêlée dès le commencement et qu’ils attaquent sans répit, même s’ils prennent un avantage considérable au début, car la meilleure façon de protéger une avance, c’est d’augmenter le pointage et non de se replier sur la défensive.Les exemples sont trop nombreux et il ne faudrait pas commettre la même erreur.Dimanche dernier, le Bleu Blanc Rouge semblait devoir l’emporter sur les Bruins maisc dans la dernière période les gars du Tricolore ne piment protéger leur avance et ils ont dû baisser pavillon dans la période supplémentaire.Le gérant Gorman a pris toutes les précautions nécessaires pour renforcir son équipe, car il aura plusieurs substituts à la disposition de Dick Irvin et même Bill Durnan, gardien de buts des seniors, est actuellement à Boston pour remplacer Paul Bibeault au cas d’un accident à notre gardien de but.La lutte sera chaude et il est à espérer que nos porte-couleurs se feront valoir et qu'ils égaliseront les chances avec les Bruins.Les Ailes Rouges de Détroit seront aussi aux prises dans la série avec les Leafs de Toronto et les champions de la Ligue Nationale devraient l'emporter pour enregistrer leur deuxième victoire consécutive.devait endurer de Greco, Gunter, par ailleurs, ne dura que trois rondes.Aujourd'hui par conséquent, Greco dut s’entraîner avec son compatriote Johnny Tousignant, qui se bat dans l’arène sous le nom de Johnny Price.Mais contre Tousignant, le brillant Greco retint ses coups.Jusqu’ici Greco s’est entraîné pour 2o rondes et il espère livrer encore 15 rondes de pratique avant son important combat avec Shans.11 pèse actuellement 136 livres.Shans, pour sa part, s'entraîna durant trois rondes avec Al Guido, un poids léger, et sembla être en excellente condition.Shans pèse actuellement 132 livres.Les paris présentement sont de 1?pour 5 en faveur de Greco, tandis que le promoteur Mike Jacobs a annoncé qu’il espère que le combat1 attirera une foule record et une recette d’environ $50,000 dont dix pour cent sera versé au fonds d’équipement athlétique de i’armée canadienne.H y a un mois, 13,000 personnes payèrent $29,000 pour voir Grcco battre Shans par décision dans un autre combat de dix rondes au Madison Square Garden.Dans le monde ouvrier Contrat avantageux pour 2,300 ouvriers de la “Dominion Bridge Co., à Lachine — L’Union internationale de l’aluminium fait du recrutement Toronto.23.— Le R.C.A.F.de Toronto s’est assuré le championnat senior amateur de hockey’ de l’Ontario ici hier soir en triomphant des Frood Tigers de Sudbury par 3 à 2, remportant les honneurs de la série grâce à trois victoires consécutives.Les Aviateurs de Toronto rencontreront maintenant les vainqueurs de la série entre les Commandos d'Ottawa et les Aviateurs de Mont- , .FROOD.— Buts.Gerth; déf., Mc-Lenahan et Wester; centre, Hastie; ailes.Gee, Blake.Subs: Dewey, Lahti, Vaiilanrourl et Carrier.R.C.A.F.Buts, Scodellaro; dcf.Dickens, McCaig; centre, Wilson; ailes, Gronsdahl, Wycherley.Subs: McAtee, Leadenhall, McCreedy ct Bush.Arbzitres: Farrell, Barrie, Holm-shaw, Toronto.Première période 1 R.C.A.F.McCrcedy-Dickens 2.3t) 2 Frood: Hastic-Webster .18.03 Punitions: Bush et Blake.Deuxième période 3 R.C.A.F.Wilson-Wycher- lev-McCaig .13.31 4 R.C.A.F.: Wilson-Bush-Dic- kens .18.05 Punitions: Gronsdal 3, Dewey et ‘ McLenahan.Troisième période 5 Frood: Dewry-Geo .17.28 Punition» Webster, Riopelle.Winnipeg gagne PORT-ARTHLR ~- buts, Hill; défenses, Stahan, Dinning: centre, Laprade; ailes, Wright, Koivisto; subs.: Larson, Robertson, McDougall, McKenzie.WINNIPEG.- buts, Moroz; défenses, Stanowski .Juzda; centre, Langelle; ailes, Sneider.Platz; subs.: McGregor, Trudel, McBride, Branigan.Première période 1 Port-Arthur: Laprade 8 43 2 Port-Arthur: McDougall .11.01 3 Winnipeg: Platz .12,26 Pun.: McKenzie.McGregor.Deuxième période 4 Winnipeg: Trudel .3.15 5 Winnipeg: McBride .8.54 6 Port Arthur: Robertson .12.35 Pun.; Branigan, Laprade, Platz, McDougall.Troisième période 7 Winnipeg: McGregor .16.40 Pun,: Stahan, Branigan.Les coups de Johnny Greco sont redoutés New-York, 23 — Johnny Greco, de l’armée canadienne, qui envisage la possibilité dé s’assurer le championnat mondial de sa catégorie et qui doit se battre avec Cleo Shans vendredi soir au Madison Square Garden, est à compléter son entrainement en vue de celle importante bataille de dix rondes.Il sera en parfaite condition physi-, que lorsqu’il fera son apparition ; dans l’arène contre le nègre de Cle-j veland.Une victoire pour le boxeur montréalais lui vaudrait une i rencontre contre Beau Jack pour ' ie championnat ct ce combat aurait probablement lieu à Montréal, au Stade du rlub de baseball.Greco, d’après les informulionx de scs seconds, a beaucoup de difficulté a retenir les services d'entraîneurs car aucun boxeur n’est anxieux de mellre les gants contre ce militaire, car il craint tous ses coups.Le sensationnel boxeur de 19 ans de Montréal commença à s'entraîner mardi et son gérant Murray Elkins.lui présenta Johnny Jones, un dur mi-moyen, et Bobby Gunter, un “welter”, pour s’entraîner.Jones ne dura que 12 rondes avec Grèce.Dimanche, dans une pratique de trois rondes, Greco mit Jones hors de combat et celui-ci décida que même à •Mû par séance d’entrainement il ne faisait pas d’argent pour le« durs coups qu’il Dans la ligue des industries de guerre Les clubs Canadian Pacific Munitions et Fairchild ont causé des surprises en triomphant dans les semi-finales de la ligue des Industries de Guerre, hier soir au Forum.Dans la première joute, le Canadian Pacific Munitions a causé une surprise en battant le Can.i-dian Car par le score de 9 à 5.Ayant perdu la premièrë partie de la série de deux parties total des points, par 4 à 2, il gagne la série pa rie pointage de 11 à 9.Blanchard s’est mis en évidence en comptant quatre buis pour les vainqueurs.Le Fairchild qui avait causé une surprise en battant le Noorduyn par 5 à 4 dans la première joute a répété son exploit hier et il décroche ainsi la série par le pointage de 13 à 8.Laurent Laframboi-se s’est signalé pour les gagnants en comptant deux buts et en s'assurant une assistance tandis que Gerry Heffernan a compté trois buts pour les perdants.Composition des équipes: C.P.R.— buts, Renaud; defenses, Blanchard, Laforce; centre, Carthy; avants.Perron, Courteau; subs.: Léger, A.Renaud, Dotten, Desroches, Campeau, Forget, Lau-zon, Laionde.CANADIAN CAR.— buts.Tousignant; défenses.Currier Storey; centre, Kowcinak; ailes, T, Millar, Majeau; subs.: Jotkus, Dyte, Davies, j Tamminen, Plamondon, H.Millar, Gibbon, Padolsky.Arbitres: Heffernan et Bennett.Première période 1 C.P.R.: Perron .9.27 2 Carthy: Blanchard .10.24 3 C.P.R.: Perron .10.46 4 C.P.R.: Blanchard .11.53 5 Canadian Car: T.Millar .14.00 Pun.; Blanchard, Dyte.Deuxième période 6 Canadian Car: H.MiMar .3.15 7 C.P.R.; Blanchard .3.32 8 C.P.R.: Dotten .10.21 9 C.P.R.: Perron .18.10 Pun.: Forget, Dyte, Storey, Tam- rninen, Davies, insubordination, Kowcinak, Padolsky.Troisième période 10 C.P.R.; Blanchard .3.34 11 C.P.R.: Dotten .6.11 12 Canadian Car: H.Mülar .14.48 14 Canadian Car: Majeau .19.59 DEUXIEME PARTIE FAIRCHILD.— but, Leclerc, défenses, Despelteau, Laroehelle; centre, Hayes; avants, Laframboise, Bastien; subs.: Ranger, Cormier, Gauthier, Cadorette, Lajoie, Gagné, Laionde, Coupai.NOORDUYN.— buts, Payette; défenses, Mundey, Bean; centre.Davis; avants, Heffernan, Roche; subs.: Barry, Morin, Keyes, Kelly, Marks, Kemp.Première période 1 Fairchild: Bastien .1.00 2 Noorduyn: Heffernan .1.30 3 Noorduyn: Heffernan .2.15 4 Fairchild: Cormier .6.36 5 Fairchild; Laframboise .19.34 Aucune punition., Deuxième période 6 Noorduyn: Kemp .4.21 7 Noorduyn: Heffernan .7.37 8 Fairchild: Hayes .8.12 9 Fairchild: Laionde .10.30 10 Fairchild: Hayes .13.4ft 11 Fairchild: Laframboise 19.32 Aucune punition.Troisième période 12 Fairchild: Gagné .10.17 Aucune punition.Dans la métallurgie Le local 2843 de l’Union des métallurgistes d’Amérique, qui groupe 2,100 des 2,300 ouvriers des usines de la Dominion Bridge Co., à l-achine, vient de signer un contrat de travail avec ia compagnie.En vertu de cette entente, les métallurgistes intéressés “obtiennent sept jours de salaire pour l’ensemble des fêtes chômées, taux et demi pour les heures supplémentaires, double salaire pour le travail du dimanche ou des jours de fêtes, boni de vie chère de $4.25 par semaine.Le C.I.O.recrute L'Union des ouvriers de l’aluminium d’Amérique (C.I.O.) a établi un bureau de direction canadien à Toronto, en vue de lancer une campagne de recrutement dans toutes les usines d’aluminium du pays.Enquête à la Marconi On apprend que M.Gerald Brown, ancien sous-ministre du travail à Ottawa, enquêtera prochainement sur le congédiement d'un groupe d'employés à ia Coma* dian Marconi Co., Ltd.L'entrevue de la Fédération du travail L’entrevue annuelle que la Fédération provinciale du travail devait avoir le 30 mars prochain avec les membres du cabinet Godbout, a été ajournée à une date ultérieure, à cause de la maladie grave du père du premier ministre.A l'enquête du tramway MM.J.-E.Beaudoin, O.-A, Neveu et V.Trudeau, représenteront le local 790 de l’Union internationale des employés de tramways à l’enquête que Me Bernard Rose, conciliateur fédéral, doit ouvrir demain matin, à tl heures, afin de déterminer si le ministère canadien du travaii doit nommer un co-mité d’arbitrage pour régler le différend survenu parmi les employée de Montréal.On sait que ceux-ci exigent que la compagnie reconnaisse la Fraternité canadienne des employés de transports comme leur agence officielle de négociation.Convocations Ge soir, a 8 h., à i Edifice dee Syndicats catholiques, 1231 est, De-montigny, auront lieu d’importantes réunions des groupements ouvriers que voici: Causerie d’un aumônier mili-tiare qui a fait du service à Var-! sovie.Cette conférence, qui portera sur le nazisme, est donnée sous les i auspices de l’Institut Pie XL 1 Syndicat des employés de tramways, sous la présidence de M.Sylvio Laroche, avec rapport de l’agent d’affaires.M.J.-E.Cbagnon.Exécutif du Conseil des metiers de la construction.Ce soir, à 5 h., à la salle St-Denis, coin Laurier et Berri, réunion des employés de la boulangerie A.La-sonde (“Pain Canadien”) avec plusieurs discours, dont un de M.Ad.Gosselin.F FAITS DIVERS L’affaire de Sorel Deux militaires aux Assises — Bambin ébouillanté — Mortel accident de travail — Mort dons une église 1^* jury de la Cour du coroner de ! Sorel a tenu, hier après-midi, Hec-j tor Poulin, 30 ans, d’Acton Vale, j comté de Bagot, criminellement responsable de la mort de Jean-Paul Millettc, *28 ans.On sait que Millettc a perdu la vie dimanche après-midi au cours d’une réunion à laquelle assistaient1 des représentants des Syndica’s catholiques et des représentants des Unions internationales.Militaires aux assises Le juge Wilfrid l.azure preside tcj procès de deux miliat*.es, le -apo-j r.al Harry Steel et le soldat "Inléav Bertrand, de la prévôté canadien-j ne.accusés d’homicide involontaire à ia suite de la mort de Lucien Barrette, le 15 septembre dernier Mort d'un aviateur Mort d’un aviateur (C.P.t — Un aviateur, dont on n’a pas encore dévoilé l’identité, s’est noyé près d’ici parce que son parachute ne s’est pas ouvert au moment tù •! sautait de son avion.Bambin ébouillanté Gérard Canui and, 3 ans, 3339, rue Jean-Talon, Ville S.-Michel, s est douloureusement ébouillanté en tombant dans une cuve remplie d’eau bouillante.On l’a transporté à Sainte-Justine.Accusé d« vol Cornwall (C.P.) — Séraphin Houle, 23 ans, ct Adam Backmao, 24 ans, qui se sont évadés vendredi de la prison de Simcoe, ont été refis.Ils seront accusés d’avoir voté ’auto du lieutenant-colonel Fred Reid, commandant du district militaire No 3, à Kingston.Accident de travail Edgar Pigeon, 35 ans, électricien, 3506, rue Cartier, a été électrocute hier après-midi en travaillant dans le haut poteau lorsque son front a touché par inadvertance un fil électrique chargé à 13,000 volts.Il était à l’emploi d’une usine de guerre Vol de cigarettes J.-Ernest Leblanc, .56 ans, 892, rue Desnoyers, s’est reconnu coupable d’avoir volé pout* $5,iMlü de cigarettes de ses patrons, l’impe-rial Tobacco.H recevra sa sentence devant le juge Orner Legrand le 26 mars.Culpabilité Peler Stepanoff, 24 ans, a avoué un vol de $1,837 à Mlle Annie Scho-lessbergh, acissière à la maison Liberty Watch Case, $370 à Mlle Ruth Goldfarb, de la compagnie Empire Garment, et $1,200 à Mlle Esthf.r Bloomstcin.li recevra sa sentence demain.Incendie Toronto (C P.) — Un incendie o causé pour plusieurs milliers de dollars de dommages a l’immeuble Îu’occupe Dun and Bradstreet rinting Co.Mort dans une église M.Armand Brabant, 44 ans, 3852 est, boulevard Gouin, est mort subitement hier soir dans l’eglise St-Vital, à Montréal-Nord.Trouvé mort On a trouvé mort dans son Jit M Jean-Baptiste La branche, 83 ans, 979, boulevard Saint-Laurent.Renversé par un tram Au coin des rues Ste-Cathenne et Closse un tramway a renversé, hier soir, vers 6h.30, M.David Henti-chon, 65 ans, 206 est, rue Dorchester.On juge son état assez grave a l’hôpital Général.Blessé par une auto M- Napoléon Dalpé, 56 ans, 4659, rue Cartier, souffre d’un traumatisme crânien à la suite de l’accident dont il fut victime hier soir, au coin des rues Papineau et Gilford, vers 9h.30, lorsqu'une auto l'a renversé.Pour persévérer par le R.P.ARCHAMBAULT, S.J.C’est le titre d'un petit livre.t où sont condensées la science et l’expérience d’un homme d’oeuvre dont, l’entrain et l’activité révèlent un maître dans l’art de persévérer.Puisque ie salut ne dépend pas des bonnes dispositions que l’on a pu avoir pendant quelques heures, il faut songer à les entretenir en nous, et voici ce que le livre du Père Archambault nous propose, non nova sed nove, en autant de chapitres, qui sont autant d'aspects du même sujet, le service de Dieu.Ce n’est pas là un livre de méditation, c'est le manuel pratique de la sainteté.Ouvrez le: vous le lirez jusqu’au bout.Ne craignez pas qu’il vous entraîne trop loin: un livre pratique doit rester dans le possible.Mais, s'il vous conduisait loin, où serait le mal?Et qu’avez-vous à craindre?Cela n’arrivera pas malgré vous ou, du moins, malgré le meilleur de vous-même.Juge C.-E.DORI ON, de la Cour d’appel.Brochure de 185 pages.An comptoir 50 cts; par la poste, 55 cls.Service de Librairie du Devoir.Situation financière de Verdun Excellent bilon pour 1942 — $268,* 000 de travoux publics effectués à même le revenu — Surplus da $18,535.56 — Dette fondée nette diminuée de $325,975 Le conseil municipal de Verdun a tenu hier soir sa dernière séance régulière avant les élections du 4 avril.Au cours de cette réunion on a adopté le rapport financier de 1942 préparé par M.J.-R.French, gérant général et directeur des finances de la ville.Voiei les faits saillants de ce rapport : aucune augmentation détaxés.Il n’y a pas eu d’augmentation de la dette fondée brute, et la dette fondée nette a été diminuée de $325,-975; la ville n'a aucun emprunt aux banques mais son avoir en banque atteint *628,668.L’année 1942 s’est terminée par un surplus de $18,535.56, nonobstant le fait que l’on a puisé $268,617 à même le revenu pour effectuer des améliorations publiques de la catégorie des dépenses capitales: achat de terrains, $80,000, dont $10,000 pour l’ouverture d'un parc sur l’avenue Banantyne, et $70,000 pour l’élargissement du boulevard LaSalle et l'ouverture d’un parc au bord du fleuve; $41,254 pour l'achat d’outillage à neige; $147,361 pour divers travaux, notamment la réfection du pavage de la rue Wellington.Toutes ces améliorations ont été effectuées à même les revenus.C’est l’application du principe: pay-as-you-go.Les méthodes de perception des taxes ont été améliorées, avec le résultat qu’on a perçu 84.46% des taxes de l’année courante; 74.76%-des arrérages de taxes; qu'il n’y a pas d’arrérages de taxes antérieurs à 1940; que 44.42% des taxes foncières de 1943 sont payées d’avance.Les services municipaux ont été améliorés, notamment en ce qui concerne le service de santé, ainsi que l’enlèvement des vidanges; on a aussi organisé un département du personnel, la ville paie un boni de vie chère de $4.25 par semaine a chacun dé ses employés; on a amélioré les méthodes budgétaires et la comptabilité des appropriations.La ville a vendu, au prix do $19,000, 153 lots qu’elle avait dû acquérir pour non paiement des taxes.Au cours de 1942 il s'est construit 458 nouveaux logements à Verdun, ce qui a augmenté de $1,-236,650 l’évaluation municipale.TARIF d«t annonces classifiiM du "DEVOIR* TéUpken* : B!l*lr ti$1 I coot 1* mot ZSo minimum oemv* Uint Xnnfmoed fucturSm W »®t- «Oo minimum NAISt ANCEB îjEHVICEB CBK ANNIVERSAIRES, GRAND*-MESSES REMERCIEMENTS POUR SYstTATHIES «-T AUTRES Je run mot minimum de SOe FIANÇAILLES PROCHAINS MARIA-OK~ 41.00 Ineertloc Garçons demandés Commissionnaires : deux garçons de moins de 16 ans pour faire les courses.S’a* dresser au “Devoir”, 430t Notre-Dame est, < près Bon* secours).i Livres demandés L'industrie du caoutchouc aux Indes orientale» a été fondée au moyen de pousses hévêennes transplantées du Brésil, en 1876.Attention ! Fernand Boucher, acquereur de la fameuse collection Marsan, vous informe qu’il achète, toujours les livres français, r4>-mans, littérature, dictionnaires, etc.4461 Brebeuf» Montréal, mardi I.E OKVOIR 23 mars 1943 Discours de MM.Ilsley, Douglas et Lionel Bertrand (Suite de la 1ère page) mois.Celte année elle siège depuis 37 jours.On sait le peu de législation déjà adopté.Au cours de l'an dernier le gouvernement a promulgué 11,537 décrets.Il a divisé le travail entre divers comités du cabinet.Avec toute cette tâche, il est contraint de déléguer certains de ses pouvoirs.Cela ne veut pas dire cependant que l’administration est ronfiée à des gens irresponsables.Les directeurs des diverses commissions administratives sont responsables à des ministres nui veulent les destituer.Les ministres sont responsables devant le Parlement des actes et îles décisions de ces directeurs.Le Parlement peut destituer les ministres ou renverser le gouvernement, ce qui revient au même.M.J.L.Ilsley s’est porté à la défense de M.Donald Gordon, Uirecteur de la Commission des prix et du commerce en temps de guerre.On a prétendu que M.Gordon élabore la politique de la Commission des prix et du commerce et qu’il la met en vigueur arbitrairement, sans se soucier du Parlement.Rien n'est plus faux.On consulte le ministre des Finances sur toutes les questions importantes.Et le ministre assume l'entière responsabilité de toutes les décisions.•‘Je ne dis pas que nous n’avons pas commis d’erreurs, a déclaré le ministre, mais j’en prends la responsabilité.Les attaques ne doivent pas être dirigées contre M.Gordon mais contre moi-même”.Certains députés de l'opposition ont décrit M.Gordon comme un banquier et un dictateur.M.Ilsley a rappelé la carrière de ce fonctionnaire.qui s’est élevé aux plus hauts postes, non par sa fortune mais par sa valeur personnelle.Les inégalités du contrôle de-s prix ont été corrigées lisme qui pourvoit à une organisation économique tout en retenant Hnitiative privée”.La C.C.F.préconise la “propriété sociale”.Cela ne veut pas dire qu'elle red-mie pour le gouvernement le propriété de tout ce qui existe Elle n’a jamais préconisé la ; bien; lire est 1 essentiel.Le pre-nationalisation des industries ordi-j mier ministre prononce un discours naires où la concurrence serait suf-1 à la radio; le public I écouté, parce fisanle pour protéger les intérêts du peuple.Elle a demandé toutefois la nationalisation des puissants monopoles.Elle ne réclame pas l'en-regimentation.L’exploitation des ressources naturelles, comme celle des pouvoirs d’eau, devrait demeurer sous la juridiction des gouvernements provinciaux.Les municipalités auraient par ailleurs juridiction sur certains services comme la distribution du lait, par exemple.La C.C.F.est en faveur des coopératives qui laissent la responsabilité de l’initiative à des groupes unis par des intérêts communs.“Nous ne voulons pas détruire la démocratie, a dit M.Douglas.Nous voulons que le peuple du Canada utilise la démocratie politique pour conquérir la démocratie économique.Une nation ne peut survivre si, jouissant de la liberté politique, elle est dans l’esclavage économique”.M.Douglas a ajouté que le gouvernement veut détruire les coopératives.Etranges propos M.Armand Cloutier, député libéral de Drumrnond-Arthabaska, a fait un bien étrange discours dans lequel il v en avait un peu pour tout le monde.Il a félicité le premier ministre d’avoir nommé trois nouveaux ministres canadiens-francais (le major-général L.-R.LaFjèche, MM.Alphonse Fournier et Ernest Bertrand).Ces nominations ne sont plus récentes, mais M.Cloutier les par des octrois.La Commission i a rappelées et il a dit que la provin-des prix a accompli de l’excellent ce de Ouebec se souviendra de ce avail.A preuve, le fait que le coût j Reste.M.Cloutier a fait lfloge de ‘ augmenté que d’un M ancien ministre des Travaux pu- cré on de la Com- Mies, M.P.-J.-A.Cardin, après avoir création de la COm f;jU ce,u.du nouveau> M.Alphonse Fournier: de cette façon, il n'a pas semé de germes de jalousie.M.Cardin est un grand parlementaire et un grand Canadien, d'après le député île Drummond-Arthàbaska.Tl Ir de la vie n a point depuis la mission.“Nous avons maintenu les prix en échec, a déclaré le ministre, ün calcule le ''out de, la vie d'après une méthode sûre et saine”.—“Si >__________________________ les prix des produits agricoles sont aurait dû demeurer dans le cabinet, plus élevés aux Etats-Unis qu’au • Malheureusement, sans avoir avisé Canada, n’est-ce pas une conséquen- |., députation québécoise, dont il ce de l’inflation qui est plus forte ; était le chef, il a quitté le cabinet lada?” a c’est leur rôle.Ils sont de telle fa- j coriace el élastique de ce jeune j.— xi squate.C'était assez pour restaurer tant bien que mal leurs forces chancelantes.“Comme je maigrissais de jour en jour, mes dents commençaient à me causer des ennuis, ides gencives semblaient se contracter et le dentier que je porte depuis quelques mois était devenu beaucoup trop grand.J’avais bien soin de le rincer à la mer quatre ou cinq fois pur jour, le sel m'apportant quelque soulagement.Même si j'accomplissais cela avec grand soin, il arriva une fois qu’il m'échappa, mais je le ressaisis prestement.Ce fut ma plus vive émotion durant ces trois semaines à la belle étoile'', ajoute le capitaine Hickenbacker.“Je n’ai jamais perdu confiance.J'avais la certitude que nous serions rescapés.Sur ce point, mes çon organises que d’un soleil à l’autre onze millions d’habitants | sont saisi, de la même nouveile.j Sans les journaux, que vaudrait l’ef-! fort de guerre?Quels succès obtien-I draient les campagnes d’emprunt de la victoire et les organisations d'intérêt national?Qui renseignerait le public?Des bureaux d’informations?Combien en faudrait-il?La radio?On a donné, à mon avis, une importance trop grande à la radio en tant que véhicule de l’information publique.Entendre est aux Etats-Unis qu’au Cana demandé M.John Diefenbaker, député progressiste-conservateur de Lake Centre.“Sans doute, de reprendre le ministre.L’indice du coût de la vie a monté plus rapi- pour devenir simple député”, a dit M.Cloutier.Le député a parlé du sous-amen^ dement que M.Cardin a présenté au cours du débat sur l'adresse en réponse au discours du trône, ii a dement aux Etats-Unis qu'au Cana- {|j| reci; “Ee sous-amendement pro da C'est ce que je suis en train de j p0Sé tout récemment par l’honora-dèmontrer”.La politique de con- ‘ ! Irôle des prix sera couronnée tte succès à trois conditions: a) si les membres de la Chambre des communes mettent fin à leurs attaques et coopèrent avec nous à cette poli- tique; b) si les salaires des ou vriers sont maintenus avec la coopération du Conseil du travail en temps de guerre; c) si on appuie la politique fiscale du gouvernement et si on encourage l’épargne.Cette politique n'est pas originale; elle est en vigueur en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis.Nous ne devons rien dire qui puisse lui faire tort.Le ministre a terminé en demandant aux députés de mettre un terme au plus tôt au débat sur le budget.ble député, sans consulter ses collègues de la députation de Québec, a jeté l’émoi dans nos rangs et nous nous sommes demandé à plusieurs reprises quelles étaient les intentions de l’honorable député d'agir ainsi.Personnellement, j'endossais vivement le sous-amendement, en ce qu’il se rapportait à la suspension île la mise en vigueur de la loi de mobilisation.Toutefois, apres avoir consulté des collègues plus expérimentés en politique, après avoir consulté les chefs libéraux de mon comté el après avoir écouté le magistral discours de mon chef.M.Mackenzie King (un vote en faveur du sous-amendement était un vote contre le gouvernement), j’ai été heureux de voter avec ic gouverne-nement.Aussi longtemps que mon i r r r I» oublie I chef, le premier ministre du Cana- La L.C.r.CT te pun j da, ne décrétera pas la conscription M.T.C.Douglas, membre de la ; me ferai SOn P‘HS C.C.F.et député de Weyburn, a fait ( ,u1eIe partlsan • un plaidoyer en faveur de son P»'” Un rapprochement?ti.U a répondu aux critiques que rr les députés progressistes-conserya- : M.Cloutier, quant à lui, a sou-leurs et libéraux ont lancées contre haité un rapprochement entre M.la C.C.F.U s’en est pris parCculie-j King et M.Cardin.D’après le mê- rement à M.R.B.Hanson, ancien chef de l’opposition, qui la semaine dernière a condamné la C.C.F.en termes vigoureux.Les cap it il is tes et la presse en veulent à la En 1938 on accusait la C.C.F.de vouloir fermer les églises; aujoU“-c-’hui on l’accuse de vouloir fermer les tavernes.On confondait autrefois la C.C.F.avec le communisme.Aujourd’hui on prétend que la C.C.F.a des tendances fascistes.M Hanson s’étant prononcé, au nom du parti progressiste-coniervjteur, en faveur de la liberté d’entreprise M, Douglas a dit que cette liberté a engendré les monopoles et la pauvreté.On lui doit le chômage el les maux sociaux dont on déplore maintenant les effets: la sons-alimentation des classes pauvres et les difficultés financières des agriculteurs me député, le budget Ilsley “améliorerait sensiblement la condition du peuple”.Les nouveaux impôts, d’ailleurs sans importance, n’affecteront pas le peuple pourvu qu’il réduise sa consommation d’alcool et de tabac.Des cinq milliards que le gouvernement dépensera pour la poursuite de la guerre, il appert que le cultivateur et l’ouvrier profileront le plus.Le cultivateur de Drumrnond-Arthabaska jouit d’une prospérité sans égale.Les ouvriers qui ne gagnaient que $15 par semaine auparavant en gagnent maintenant $75 el *1(KI.“Tout dernièrement, a dit M.Cloutier, je rencontrais un ouvrier de ma ville qui, dans le temps de la crise, avait dû attendre six mois pour obtenir une position de $14.99 par semaine.11 m’avouait qu’il avait gagné *11(1 pendant une semaine.Après avoir payé $31) en impôts de toutes La L.C.b.ne veut pas detruiie it sor(es jj juj restait $86 par sernai-i existe mais le modifier.Le Peu- nPi au jjeu jjpj.«14.99 qu’il gagnait e n’entend pas retourner a ! an auparavant.Cet ouvrier vraiment qui pie cien ordre de choses.Plusieurs parlent du socialisme sans savoir cj qu’est le socialisme.M.Douglas eu donne la définition d’un dictionnaire, définition qui peut ainri se traduire: “Une théorie politique .d économique d’organisation sociale, basée sur la propriété collective ou gouvernementale et sur l’administration démocratique des moyens essentiels de production et de distribution des biens".Le socialisme vise à remplacer la concurrence par la coopération, à remplacer la recherche du profil par le service social.U vise à distribuer les avantages économiques et sociaux plus équitablement qu’ils ne le sont aujourd’hui.U y a plusieurs formes de socialisme.«La C.C.F.ne préco upar canadien cl patriote me disait que, lors même que le gouvernement redoublerait les impôts, pour pouvoir lui garder sa religion, sa langue, sa liberté d’action, sa liberté de parole en ce pays, il serait encore plus que satisfait.” Le député de Drummond a approuvé le programme de sécurité sociale préconisé par le gouvernement.Il s’est montré toutefois beaucoup moins optimiste au sujet du travail des femmes à l’usine.En Grande-Bretagne, paraît-il, le travail de la femme à l’usine, la nuit, demeure légalement interdit; sa uralique exceptionnelle doit faire l’objet d’une autorisation particulière, (En vertu du raisonnement habituel de nos ministres, si cela que tous les journaux ont annonce le fait; mais le public le lendemain a recours à son journal pour lire le texte du discours, pour en peser les points.Le journal devient donc, dans le rouage de l’information, le véhicule par excellence”.M.Bertrand a dit un mot de la censure et des nouvelles de guerre: “La censure serait-elle trop sévère pour les journaux?Les règlements de la censure, en certains cas, trop arbitraires?Les déclarations officielles faites trop tardivement et parfois trop peu à point?Le public, à mon avis, a le droit d’apprendre toute la vérité sur les torpillages qui peuvent se produire sur les côtes canadiennes, sur les catastrophes ou les revers qui affectent directement le Canada.La diffusion rapide et à point de l'information publique de guerre entraverait ces nuées de rumeurs qui s’amplifient tellement en se propageant nu'un jour ou l’autre elles exigent des déclarations officielles qui, pour être entièrement en conformité avec les faits, n’en laissent pas moins subsister des doutes dans l’opinion publique.Si tous les torpillages dans le St-Laurent avaient été annoncés en bonne et due forme, et en temps et lieu, non seulement les faits seraient maintenant acceptés, mais on eût évité la discussion en cours, pour savoir si ce sont 20 ou 30 navires qui ont été coulés; jeu de cache-cache, bien puéril dans les circonstances.” Le rationnement du papier-journal Le député de Terrebonne a condamné le rationnement du papier-journal.Si on voulait épargner le papier et réduire sa consommation, on aurait pu frapper ailleurs, dans les bureaux d'administration, par exemple.Le rationnement du papier-journal est une mesure injustifiée.M.Lionel Bertrand a parle également de la publicité des boissons alcooliques.On l’a interdits complètement tout d’abord, puis 00 a permis aux brasseries et aux distilleries de publier des annonces en vue d’aider l’effort de guerre M.Bertrand a fait remarquer que les brasseriês et les distilleries américaines anrtoncent leurs produits à pleines pages dans les magazines et journaux américains que Ton vend au Canada.Ainsi les brasseries et distilleries américaines qui écoulent leurs produits au Canada pourront annoncer ceux-ci par l'intermédiaire des magazines américains.Ces magazines américains ont un tirage total au Canada de 1,118,000 exemplaires.Il y a là un cas d’injustice à l’endroit de notre presse.M.Bertrand a mis en relief les services rendus par la presse quotidienne et hebdomadaire au gouvernement et à l’effort de guerre.La presse, en effet, publie gratuite ment les innombrables décrets ministériels relatifs au contrôle de l’industrie et du commerce, aux prix des denrées et à leur rationnement.La presse épargne ainsi au Trésor fédéral des millions et des millions de dollars.Le gouvernement ferait un bon placement s il publiait plus souvent des annonces payées dans les journaux.Le député de Terrebonne n’a pas été tendre pour la Commission de l’information en temps de guerre.Les journaux ont trop d’informations courantes à leur disposition, a-t-il dit, pour s’intéresser à la publication de nouvelles ressassées, de propagande banale, d’informations sans intérêt local.I.e député de Terre-bonne a fait quelques suggestions d'ordre pratique au sujet du travail que pourrait accomplir la Commission de l’information.Ce bureau di guerre tâtonne, perd son temps, coûte de l’argent au pays, ne lui apporte rien en retour.M.^Lionel Bertrand a terminé en demandant au gouvernement d'encourager, d’aider la presse.“Certes, a-t-il dit, chaque journal a ses opinions et il les exprime.La liberté de la presse est chose sacrée; quand elle existe dans un pays 0*1 a immédiatement la preuve que ce pays tient à se développer, à gran dr.à vivre.La presse est une força directrice; priver une société d’une telle force, c’est la condamner à oe-rir.Aussi le gouvernement se doit-il, par des mesures appropriées et par des concessions de bon aloi, de faciliter la tâche de la presse à une époque où elle doit faire face a une besogne augmentée, à des obligations accrues, et lui permettre de remplir ainsi sa mission, toute sa mission: renseigner le public''.On.ne saurait mieux dire.Léopold RICHER Nom dovont rtnvoyor à demain le texte du discourt de M.Lionel Bertrand sur la grasse.camarades ne partageaient pas mon \ opinion.Chaque soir, nous récitions des prières et chantions des hymnes.Depuis plus de vingt ans, je porte constamment sur moi, dans un étui de cuir que j'ai renouvelé une demi-douzaine de.fois, un petit crucifix et trois médailles de Saint-Christophe.Le crucifix m’a été donné en 19il par une enfant de dix uns, fillette d’un ami.J'avais donc ces précieux objets lorsque l’avion sur lequel j’avais pris place toucha la montagne près d’Atlanta, en Géorgie, de même que lors de ma mésaventure sur le Pacifique-sud.Et je leur dois de m’en être pur deux fois tire a peu près indemne”, conclut l’Américain.Çuant à Whittaker, il avoue que le dénouement heureux de l’envolée lient de l'intervention divine et du miracle.L.A.23-III-43 Bloc - notes (suite de ia première oage) Des “éléments Quisling Le journal tory de la rue S.-Au-toine.se disant informé par M.Bo-bert Haddow, échevin, secrétaire-irésorier général du Conseil des métiers de la métallurgie de Montréal et du district, donnait le texte d’un message que ce dernier Conseil vient d'adresser au premier ministre fédérai, M.Mackenzie King; “Le travail organisé dans Montréal voit avec alarme les tentatives qui sont faites de la part de certains intérêts en vue de renverse*' la structure du Conseil national du travail tel que présentement constitué, en proposant l’adjonction de MM.Brossard et Hodge au Conseil; et il demande au premier ministre de mettre fin aux machinations des éléments Quisling qui soulèvent le cri de race, et de nier qu’il ait l’intention de changer la structure du Conseil.” Ce Robert Haddow, échevin élu de fraîche date au conseil municipal de Montréal, pour y représenter le Conseil des Métiers et du Travail, a reçu l’entier appui de Victoire, cette feuille aux accointances communistes qui mène impunément sa p/opagande depuis des mois dans la province de Quebec.Victoire ne laisse pas passer une occasion de chanter les louanges et la gloire, si l’on peut dire, de Robert Haddow.Celui-ci est donc un étrange personnage pour venir, comme il le fait dans le message dont il a transmis le texte à la Gazette et que celle-ci a reproduit, traiter de Quisling les gens qui veulent que la population canadienne-française soit représentée dans le Conseil national du Travail.Ça n’est pas flatteur La nomination de M.Brassard, si grande que soit Ja compétence de celui-ci, ne serait pas suf-sante, elle ne serait propor-t i o n n c i 1 e m e 11 t ni juste, ni équitable: un conseiller sur cinq n’est pas la représentation à laquelle le Canada français a droit dans ce conseil ment en français, aurait nécessairement une signification faussée.Un Ontarien suggère un changement complet; le parti devrait s’intituler Canada First.C’est là un slogan, dont M.Bennett a usé et abusé verbalement, ce n’est pas un nom adéquat pour un parti politique Sans doute, en français, pour dési gner les adeptes «le ce groupement faudrait-il recourir à cette formule: les Canada-d’abordistes?Ce serait quelque peu loufoque.Pour M.Pouliot, libéral jusqu’à la garde, à condition qu’il puisse blâmer tour à tour à peu près tous les ministres du cabinet King, il conseillerait au parti progressiste-conservateur de s’appeler amphibie.Voilà une étiquette qui dit bien ce qu’elle veut dire; M.Bracken devrait l’adopter! En somme, c’est la réponse de M.Deachman qui paraît la plus sensée.Il recommande une prudente expectative.“Donnez un nom au bébé avant qu’il ne soit né, si vous êtes pressé, mais le nom d’un parti politique devrait traduire son caractère tt ce caractère n’est connu qu’après une période au pouvoir.Je suggère donc que le baptême soit retardé jusqu’à ce que les parents sachent avec certitude si c’est un garçon ou une fille”.De cette façon, l’on en arrivera à une simplification nécessaire, un des deux noms tombera sans aucun doute.Nous saurons alors s’il s’agit du parti conservateur que nous connaissons bien ou d’un parti progressiste que le nom et la personne de M.Bracken font miroiter aux yeux de beaucoup de Canadiens.Pour l’instant, le moins qu’on puisse dire et sans aucune intention péjorative, c’est qu’il s'agit d’un parti à deux faces.Roger DUHAMEL 23-XXI-43 Nouvelles de guerre (suite de la page trois) HEURES D'AFFAIRES : 10 H.A.M.A 6 H.30 P.M., SAMEDI COMPRIS.I Les paquets de tabac Ottawa, 23.— La Commission des prix annonce des amendements à son ordonnance qui éliminait, après le 30 avril prochain, les petits paquets de cigarettes et les paquets de tabac de dix cents.En vertu de Pamendement, en vigueur depuis le 20 mars, les paquets de tabac haché devront, après le 30 avril, peser au moins 1/11 de livre.L’ordonnance originale prévoyail que les paquets de tabac pèseraient I au minimum 1/13 de livre.i Les plus petits paquets de cigarettes qu’on trouvera sur le marché contiendront 18 cigarettes.Le tabac en manoques ou en torquettes ne se trouvera que dans des paquets d’une once ou des multiples d’une once.On ne permettra pas la mise sur le marché de nouvelles marques de tabac.Le général Béthouart à Ottawa Ot*awa, 23 (Communiqué).— Le général Béthouart, chef de la mission militaire française aux Etats-Unis, où il représente le général Giraud, est venu faire un voyage privé à Ottawa en fin de semaine.Il y a rencontré le premier ministre, certains ministres fédéraux, ainsi, que plusieurs personnalités canadiennes, de même que le commandant Bonneau, délégué de la France combattante au Canada, avec lequel il a eu un long et cordial entretien.120 rappels pour examen médical Ottawa, 23 (C.P.) — Le directeur du Service sélectif national, M.Arthur MacNamara, annonce que les commissions de médecins réviseurs ont examiné à date environ 30,000 ! conscrits d’abord classés dans des catégories inférieures et sujets 3hi rappel et qu’elles examineront quelque 120,000 conscrits les mois prochains.Le premier examen médical est P U ! gants noirs sont tou jours d'un chic >.t d'une élégance irréprochables • > ¦ Ceux que nous suggérons sont pratiques et à juste titre des plus populaires.la paume en peau et le dessus de la main en tissu .noir seulement.Pointures : 6 à l'/z.DLPIIS — rez-de-chxusséc (Centre) ALBERT UUPUIS.président.A.-J.DUG AL, v.-p et dlr.-Rér ARMAND DL’PLTS, »ec.-tr*s 1943 EST L'ANNEE DE NOTRE 75e ANNIVERSAIRE Mais une représentation, si pC-1 considéré comme une sorte de pas- tite soit-elle numériquement, vaut mieux que pas de représentation du tout.Or cette représentation, réduite au possible, ne nous est pas encore donnée, M.Haddow et d’autres ne veulent pas que nous l’ayons.Que même le seul M.Brassard, après l’annonce faite de Québec et l’information fournie à la Gazette par M.Robert Haddow, ne soit pas encore nommé à ce Conseil, ça n’est pas flatteur pour le ministre québécois du Travail, M.Rochette, *“1 pus plus pour les Canadiens de langue française.Se trouvera-t-il un de leurs ministres, uu de leurs députés, dans le groupe ministériel, pour le dire à Ottawa?M.Robert Haddow et ses pareils auraient-ils plus d’influence sur les décisions du gouvernement de M.King qu’ensemble les ministres de langue française et les députés ministériels de langue française?Les circonstances portent à le croire.fcmilt BENOIST A ia recherche d'une étiquette Le congrès conservateur de Win- Le 15,000ème canon sage au crible.De là la nécessité d’un second examen pour déterminer définitivement la classe à laquelle doit appartenir un conscrit.Les gens attachés à l’agriculture ne seront pas rappelés immédiatement pour leur examen médical et leur service militaire.Le commandant Ravary en Angleterre Le lieutenant-commandant Alain Savary, compagnon de l’amiral Mti-selier lors de la prise des lies St-Pierre-et-Miquelon, à la Noël 1941, et gouverneur de cette colonie française depuis un an environ, est à Montréal en route vers l’Angleterre où il recevra le commandement d’une unité de la France combattante.Le jeune officier a déclaré que la confiance dans le général Giraud ne se pose pas.Il a deux frères sous i les armes en Tunisie.Le commandant Savary a déclaré que la situation des îles St-Pierre-et-Miquelon s’est considérablement améliorée et que la santé générale des habitants y est meilleure grâce à l'amélioration de l’hospitaiisation et des im-j portations de vivres.Marguerite Bourgeoys 1620-1700 par Dom Albert Jamet.O.S.B.La fondatrice de la Congrégation de Notre-Dame, la mère spirituelle de Ville-Marie, la missionnaire des rives du Saint-Laurent, de Montréal à l'île d'Orléans ! Sa vocation, sa mission, son oeuvre, son âme, toute sa vie dans l'histoire de Montréal et de la Nouvelle-France au XVIle siècle, par l'éditeur des Ecrits da Marie de l'Incarnation et des Annales de l'Hôtei-Dieu de Québec.Une interprétation nouvelle, une évocation saisissante.Une révélation 2 vols in-8 carré, 440 et 432 pages.Illustré, En vente au Service de la Librairie du "Devoir", $5.00; franco $5.25.En quelques lignes On annonce la nomination du lieutenant-colonel Harold Richardson au poste d’adjudant général adjoint.Le colonel Richardson fait partie de la direction des services personnels de l’armée canadienne depuis plus de trois ans.—On mande d’outre-mer que Joseph-Arthur Barsalou, sergent d’aviation, 2770, chemin de la Côte Ste-Catherine, à Montréal, est grave- ment malade à la suite de blessures l'Angleterre.glacée sera mise sous contrôle et réduite en nombre, — Les produits rationnés nu Canada ne pourront plus être exportés.— Le major L.-J.Bruneau, du régiment de Maisonneuve, est promu au grade d’officier d’étal-major général au cêntre d’entraînement avancé de l’infanterie à Valcartier.— Les recrues de France combattante ont droit de passage dans nos ports en vertu d’une entente entre le Canada, les Etats-Unis et nise pas le socialisme d’Etat.“Nous, est vrai, on devrait interdire le tra- .1 vuil de la femme la nuit dans les usines: car ce qui se fail en Gran- croyons, a dit M.Douglas, que i.i C.C.F.offre une formule de socta-1 Adoptât Les CAFES, THES, et CONFITURES de J.A.DÉSY, (limitée) Qualité supérieure Montré de-Bretagne doit toujours, imnian quablcment et inflexiblement se faire au Canada).Apportant un correctif sérieux à ce qu’il avait dit auparavant au sujet des ouvriers.M.Cloutier a protesté contre le plafond des salaires en ee qu’il affecte les revenus des ouvriers de la province de Québec.Il y aurait là des injuslices.D’après M.Cloutier.les règlements concernant la mobilisation fonctionneraient à l’avantage des cultivateurs.M.Lionel Bertrand et la presse M.Lionel Bertrand, député libéral de Terrebonne, a prononcé un excellent discours sur la presse quoti dienne et hebdomadaire.“Les journaux ne demandent pas mieux que de renseigner le public, a-t-11 dit; L/actualité (Suite de la 1ère page) la mort attire le requin.Je le crois, cor te treizième jour, apres tant île privations sous le soleil ardent des mers du Sud, le sergent Alex.HfacT-marczyck expirait de faiblesse”, f.q lieutenant de Angelis restait donc seul dans son embarcation.,4 bout de forces, Adamson et Hartek étaient couchés dans le canot pneumatique du centre avec lUckenbac-ker.Le pilote Cherry, le copilote Whittaker et le sergent Heynotds prenaient place dans le troisième.Un matin, un canot avait disparu, mats il fut retracé d un demi-mtt's à ta dérive.Le groupe étant alors dépourvu de toute nourriture, Cherry se mit patiemment à la piche.Un requin de deux pieds de longueur s'amorça.Taillé en pièces, tes naufragés durent ana/ser tear faim de la chair nipeg a compliqué gravement l’onomastique politique.Le parti a changé de nom, il a changé de chef et d’aucuns croient qu’il a changé d’âme.C’est à voir.Ce qui nous intéresse aujourd’hui, c’est son nouveau nom de progressiste-conservateur.11 est long, incontestablement, et il n'est nas très publicitai- Vendredi prochain aura lieu à Hamilton, Ont., à l’usine de guerre
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