Le devoir, 3 avril 1943, samedi 3 avril 1943
"Le Canada r*t une nation touve-raine et ne peut avec docilité accepter de la Grande-Bretagne, ou des Etats-Unis, ou de qui que ce soit d’autre l'attitude qu’il lui faut prendre envers le inonde.Le premier devoir de loyalisme d’un Canadien n'est pas envers le Commonwealth britannique des nations, mais enver le Canada et son roi, et ceu* qui contestent ceci rendent, à mon avis, un mauvais service au Commonwealth.” Lord TWEEDSMUIR LE DEVOIR Montreal, samedi B avril 1943 l.RIDACTION ET , ADMINISTRATION 410 1ST.NOTRE-DAME MONTREAL TOUS LES SERVICES TILEPHONB t REItir SKI* SOIRS.DIMANCHES ET FITES OimctMi i CsargM PELLETIER FAIS CE QUE DOIS RédacUar sn cMI : Om«r HEROUX Rédaction : Gérant s •¦lair SS«I B liait 2914 ¦liait IS61 Dialogue sur une machine ^démocratique” Ceux qui se battent, ceux qui "se la battent' Vous connaissez cette Union démocratique cana-lenm-françaite, qui reçut ces jours derniers tel ministre t M.Godbout à Montréal?— Et de quoi parla-t-il donc?— Vous ne le sauriez pas?J'en doute.D'autaht que obs êtes du groupe qu’il dénonça.— De quel groupe?— Vous vous l’imaginez bien.Parlons d'abord de -c Bienvenue.Homme charmant, dit-on, et de talent; ce 'fa't demain, dans le parti libéral provincial."T" -"^’homnie de demain”, la formule est belle.Le trti libéral n’a donc plus d’hommes, aujourd'hui?— Quand va partir M.Bouchard, — et peut-être avant 1*.— le vrai successeur de M.Godbout est tout dési-lé.Ce serait M.Bienvenue, si l'on en croît les amis de l.Bienvenue M.Bienvenue aussi le croit.Mais je ne •vrais pas vous dire tout cela.— Vous ne m’en dites point tant.,.Quant à remplacer K Goclbom-;- Au fait, s’il fallait vraiment garder un aérai à la tête de la province, aussi bien M.Godbout l’un autre.— Vous méprisez les rouges'i C’est vrai, j’oubliais le vous êtes de ce groupe dont a parlé samedi.M.Bien-¦”?e: 8rouPe de “démagogues”, d’ ‘arrivistes effté ‘super-patriotes”, de “démolisseurs de patrie”, : “traîtres inconscients”, de “ralentiseeurs d’effort de lemy, de “poignardeurs dans le dos”, d’ “isolationnistes rcenés”, bref, de “saboteurs de notre avenir”, qui font honte, le désespoir, le scandale de la province.— Beau langage, vraiment, d’un membre de l’Union mocratique; et digne d’un monsieur qui a si bien défen-i sa patrie, de 1914 à 1918, qu’on ne voit nulle part n nom sur la liste des anciens de cette campagne.Il avait ngt ans en 1914, vingt-quatre en 1918; en 1939, 1 4v*it donc que quarante-cinq ans.Il aurait encore pu tyir à la guerree.A-t-il plus bougé à celle-ci qu’à la pre-ière?Il n’y parait pas.Il s’est dit que.sans lui, Hitler fait aussi bien vaincu.C’est vrai.Qu’a-t-il donc alors tant crier contre les isolationnistes! Défendent-ils le mada plus mal que lui?Le défend-il mieux qu’eux us?Paient-ils leurs taxes moins bien que lui?Ils sont dationnittes par principe.Lui, il l’est d’autre façon, lisqu’il ne se bat pas, c’est qu’il a ses raisons.Du point vue effectif, que fait-il mieux que les membres de la gue pour la Défense du Canada?Il veut que les autres battent et ne sc bat point.!— Mais il parle, mon ami.Il appuie des gens de chez •us qui, eux non plus, n’ont pu prendre du service pour guerre, trop occupés qu’ils sont à la prêcher aux autres (ur y aller eux-mêmes.M.Harvey qui prêche, ce n’est pas rprenant qu’on ne l’écoute pas, direz-vous.M.Harvey fdicant.M.Bienvenue, qu est-ce qu’il fait?Je vous le il parle.— Je vois.Il préfère le crépitement des applaudissc-nts intéressés, le murmure des flatteries à ceux des mielleuses.à l’éclat des grenades à main.Il parle, soit.Se T-il et sur quel front?Le front de l’arrière.Voilà.— S’il fallait maintenant qu'à part de battre les mains ^aussi se “battre de la g.”, comme disent pittoresque-,nt nos gens, M.Bienvenue soit obligé d’aller se battre it court, où irions-nous, mon ami?N’a-t-il pas sa faille, ses affaires.— Et les autres?Je vois chez M.Bienvenue un partisan la démocratie sans borne.Ils sont quelques dizaines de [reil poil dans cette Union démocratique.Se battre tout Mrt, va pour les autres, les gens qui ne peuvent être, ou imbicionnent d’être ni ministres, ni avocats du roi, ni l.gistrats.Car certains des messieurs qui étaient à table, inedi dernier, — moins quelques excellents garçons suris dans un milieu auquel ils sont d'otdinaire étrangers et B, s'ils eussent su où ils allaient, n’y seraient jamais lés, ni eux, ni leurs femmes, — la plupart, devrais-je le, des messieurs qui étafent là, sauf quelques chevaux Lretour, étaient en 1914 ou en 1939 assez jeunes pour Bnter au front.Mais s’ils y étaient allés, en 1939, n’eus-|t-ils pas manqué leurs chances, déjà minces, d’être ces ms-ci, croient-ils, qui magistrats, qui sous-avocats du I?Gens de sens pratique, ils se sont dit que les absents [! toujours tort.Et ils se sont arrangés pour que la brre, ils la fassent ici, parmi l'armée de ceux qui “se la [tent”, au lieu d’être à côté de ceux qui, croyant à la [rrre.s’y battent vraiment.— Vous nie sembler assez pointu, mon ami.— Je ne fais que constater ce qui est.Vous étiez là, Ls^samedi dernier?|— A titre de curieux; pas autrement, j— Et vous, qui êtes curieux, vous y avez vu des per-[mages, des vrais, des authentiques?Je me doute que In.La liste ne désignait aucun personnage; mais que de iodés, de nicodèmcs, de cocquatds, de béjaunes, de ros-lantes de la politique alimentaire et, parmi l'auditoire rinin, — il formait la masse, ai-je lu quelque part.I que d'oies jaunes, — disons des oies tout court, c'est ¦ s juste.— de pintades, d'Egéries et de pseudo-Egéries [i pointé dans la liste des assistants les noms de très rares Isomwt de belle tenue, égarées par leur curiosité ou mal tnt#» par leur amitié envers l’hôte du jour.Quant à [ ne serait-il point de ces "arrivistes effrénés”, dont il a fié comme s’il sc voyait dans sa glace à raser?Pour le l e.quand on a dit qu’il y avait là tel énergumène, plat Inestique de gens se servant de lui pour leurs basses livres, tel bonhomme qui est pédiatre, dit-on.— il a ] tôt la mine d’un pédicure,—tel faux cousin de France [ est d’Israël, tels aspirants à des places qui se font atten-I et qu'ils attendent, tirant la langue et hochant la tête, l'es-moi si cela ne dépeint pas assez justement presque ], te la demi grosse d’hommes groupés autour des tablés?Lut ce monde voulak entendre parler de démocratie.Vl'hôte leur a servi, — bu plutôt resservi, — les reliefs I n gucleton oratoire de Québec où les viandes étaient juses autant que les raisonnements vides.- Parler ainsi de l’Union démocratique.I— Cela vous heurte?Je dis ce que j'en pense.Et je In pense pas le diable.I— Comment cela?I— Voici une association fondée, dit-elle, pour expo-I interpréter, défendre, faire comprendre les idées démo-Itiques; or elle ne sait même pas te que c'est.Elle con-I d démocratie avec dictature.Elle réclame pour elle et I membres la liberté de tout dire, de tout penser, de tout | r*.Ot la voilà pâmée devant un monsieur niant aux |res le droit d'entretenir et d'exprimer des opinions dif-ntes des siennes sur la guerre, sur la participation du sada à la guerre, sur nos dépenses de guerre, sur notre nière de faire la guerre.Il a cette liberté, il la réclame ¦r lui.Il la nie aux autres.Ce serait cela, la démoera-Allons donc! Autocratie, cette négation de la libetté penser, de parler, d'exprimer un avis libre, indépen-«t, raisonnable, qui est censée faire le fond de la vraie nocratie.Autocratie, ai-je dit?Il y a pire.Hypocrite annie drapée dans les haillons d'une mauvaise doctrine nocratique.Ce monsieur reproche à ceux qu'il dénonce c emphase de vouloir la mort des partis, de ne vouloir s qu'un srul parti.Or lui.qu'est-il.sinon le fruit creux n parti politique corrompu, parti qui voudrait néan- Les pêcheries des Iles de la Madeleine sous juridiction québécoise (Voiren page 3) moins imposer à tous le culte aveugle de lui-même, sous prétexte que, hors de ce parti, rien de bon n’existe et que c’est lui, le seul vrai parti.Or l’on sait s'il est tyrannique, sans vergogne, pourri d’un travers à l’autre, même si ’’on y^ trouve encore, par accident, des gens sincères et honnêtes, en minorité, de toute évidence.Parler au nom de la démocratie et faire partie d'une autocratie; pérorer au nom de la liberté de penser et la nier aux autres: traiter les autres d’isolationnistes et l'avoir été soi-même, quel illogisme, quel mensonge! — Cet orateur aurait été isolationniste?Je ne saurais vous croire.Il est si loyaliste, si porté envers la guerre.•— Qu'il n’a jamais faite, ne fait pas, ne fera pas, je vous le jurerais.— .qu’il aurait été isolationniste?Impossible, vous dis-je.—.¦!* u* dis pas qu’il ait jamais été sincèrement isolationniste.Il a toujours été d’abord opportuniste.En pratique, pourtant, il fut isolationniste; car il n’a fait aucune des deux guerres qu’il aurait pu faire, vu son âge, de 1914 jusqu’à ce qu’il ait eu 50 ans et il ne les a pas.Si vous croyez à la guerre, commencez par y aller avant de reprocher aux autres de n’y pas aller.Abstentionniste égale ici isolationniste.— Mais il parle si bien.— C’est comme je vous disais; il devrait être sous les armes depuis 1939.Or il porte, au lieu du fusil ou du pistolet, la crécelle et le maroquin.De 1914 à 1939, il a pris part à nombre de luttes politiques, tant fédérales que provinciales, — ainsi, par exemple, dans le comté de Belle-chasse.qu’il représente à Québec et où il a paru pendant des élections fédérales.Jureriez-vous qu’il ne fut jamais aux côtés de M.Lapointe, aux élections de 1930, de 1935, de 1940?Serait-il invraisemblable qu’il ait pu participer i l’élection partielle de M.J.-N.Francoeur, dans le comté de Lotbinière, en 1937, à celle du fils de M.Lapointe, en 1940?Mettons que rien de cela n’ait été; qu’il n’ait été nulle part en politique, ces temps-là.Ce serait incroyable, car il ne serait pas déjà ministre, après avoir été l’un des chou-choux de procureurs généraux libéraux.Auriez-vous lu quelque part que ce favori ait jamais protesté contre scs chefs du temps: MM.Cardin, Lapointe, King, quand l’un d’eux dit: "Le Canada ne va pas participer aux guerres extérieures.Le Canada ne sera pour rien dans les guerres en dehors du territoire canadien" (M.Cardin, Saint-Henri, 1938)?L’avez-vous entendu protester, ce M.Bienvenue, le jour que M.Lapointe, homme qu’il admirait et suivait, a dit à Saint-Flavien de Lotbinière (automne 1937); “On veut vous protéger contre la guerre.On est pour qu'on n’envoie personne à la guerre.Nous sommes pour la défense du sol canadien, NOUS N’EN SORTIRONS JAMAIS"?L’avez-vous entendu, ce M.Bienvenue, à l’automne de 1939 — où il fut élu député de Bellechasse à Québec — répudier quelque part ces paroles de M.Lapointe, toutes fraîches; “La guerre entre les nations est devenue une atrocité dépourvue de sens.Et notre premier devoir eet de nous en écarter.La guerre ne peut plus être la voie du salut; car elle minerait au chaos" (Aux Communes, novembre 1938)?Enfin, avez-vous vu ce M.Bienvenue se lever, manifester sa désapprobation, se retirer, même avec discrétion, de cette réunion libérale québécoise au cour* de laquelle M.La-pointe dit: "Au lieu d'aller faire la guerre à l'étranaer.NOUS RESTERONS CHEZ NOUS POUR DEFENDRE LE CANADA que nous aimons" (le Soleil, 13 décembre 1939)?Si M.Bienvenue était là, et il devait y etre, il a applaudi, il n a pas marqué sa déconvenue d’entendre ce propos isolationniste.M.Bienvenue a-t-il écrit à la prèsse pour dénoncer M.King, le lendemain du jour ou celui-ci dit aux Communes, que “l’idée que notre pays devrait, tous les vingt-cinq ans, automatiquement et de façon toute naturelle, participer à une guerre outre-mer pour la défense de la démocratie.en s’exposant à la faillite et à la désunion, et au prix de la vie de ses propres habitants , était 1 un cauchemar et une pure folie” (Aux Communes, 30 mars 1939, cinq mois à peine de la guerre ou nous sommes)?NON.Tout ce temps, M.Bienvenue applaudit ses chefs, les flatta, les louangea, fut d’apparence avec eux et comme eux isolationniste.L’entendre maintenant dénoncer les isolationnistes, jusque devant le gendre, qui l’applaudit, de l’isolationniste fédéral un temps le plus marquant du parti libéral québécois, cela devrait vous donner une juste idée de ce que c’est qu'un “politicien arri- ' forcené, dont les électeurs, dans la proportion de 95 % t votèrent» il n y a pas un an* contre la politique de guerre présente de M.King, et voteront encore contre cela, des qu ils en auront l’occasion.Ce député québécois crache ainsi en public sur lui-même, sur ses électeurs, sur les têtes dirigeantes de son parti, sur le chef suprême de son parti.Et il s est trouvé un cent de personnes qui se prétendent libérales, pour applaudir l’auteur étourdi de ce propos méprisant, insultant?Et tout cela, sous les auspices de ce qui s appelle 1 Union démocratique, association de hur-uberlus.de demi-ratés, d’opportunistes, de libérâtres.parmi lesquels trônent des communisants, des anticléricaux notoires, un demi-quart d’esprits forts — ce qui veut dire têtes vides, caboches creuses, enflées, — une demi-douzaine d’esprits larges, — lisez des sots prétentieux, quand ce ne sont pas des renégats nationaux.Cette Union devrait s'appeler plus justement l’Union des Jean-sans-tête.Ne parlons point des tourterelles frémissantes, à la cervelle d'oiseau, sorties de leur volière pout s'égarer parmi ces corbeaux déplumés.— Eh! mon ami, voilà un jugement, — un jugement.Alors cette Union.,, ‘— On dit parfois, abusant d'un prétendu proverbe chinois, que le poisson commence à pourrir par la tête.Cela va.s'il a une tête.Chez nous, c’est par le ventre que le poisson pounit.Voyet les trois quarts et demi de l'assistance qui se groupait autour des tables du Windsor, ce jaur-là.et applaudissait un ministre en train de souiller la tombe de tant d'ancêtres politiques libéraux.Combien de ces gens pratiquaient — autour d’une table à manger, cela s'imposait, la politique alimentaire! Ils ont faim, qui d’une place où il pourrait être quelque chose, n’ayant ja-mais été rien ni personne; qui, d’un emploi où il acquer-tait la certitude de ne pas indéfiniment vivre crève-faim; qui, dépité d’être parasite à la semaine, a faim d'obtenir l’assurance ferme de l’être à la longue année; celui-ci convoite un emploi de magistrat promis pour lui à ses alliés, parce qu'ils en ont assez de l'entretenir.Et j'en passe.Pourris par le ventre, vous dis-je.sauf quelques-uns qui pensaient déjeuner dans un milieu de choix et churent parmi le groupe de* plus parfaits nicodèmes montréalais.Pourris psr le ventre, puisqu'on ne peut dire qu'ils aient jamais eu de la tête.Et non pas de cette pourriture que les vignerons français appellent "ta pourriture noble".Courez vous commettre avec ces pseudo-démocrates, mon ami, et vous vous rendrez ridicule aux yeux des simples honnêtes gens.Allez figurer aux côtés du fondateur de la Ligue Pan-Canadienne, — la Ligue des Pan-pans, morte U lendemain du jour qu’elle naquit, parce qu’elle eut trop de mal à naître, et ensevelie en secret, tel l'enfant bâtard issu d’une désastreuse liaison.3-tv-u Gaotgai PELLETIER L'actualité À trois ^d«M Bracken Projet de loi pour l'indépendance de Porto-Rico (par Roger Duhamel) Il m'est arrivé jeudi midi de déjeuner avec M.John Bracken, chef du parti progressiste-conservateur.Qu'on ne s’y méprenne pas; je n'étais pas son commensal.J'assistais avec plusieurs centaines de personnes à une réunion hebdomadaire du club Kiwanis, au Windsor.Et la table des journalistes était située tout près de celle où de nombreux personnages de la vie montréalaise entouraient M.Bracken.Première impression; c'est un homme de l’Ouest.Il est vigoureux, pétulant, énergique, direct.Un cow-boy bien mis.Ce professeur d’agriculture n’a rien du pédagogue.A peine se conforme-t-il au type habituel du politicien.Il sail dissimuler son habileté sous des apparences de sévérité, même de rudesse.Il est de taille moyenne, néanmoins solidement construit, les épaules bien découplées, la télé bien posée, le regard bleu d'acier, les yeux enfoncés dans l’orbite.Les cheveux, gris sur les tempes, ont tendance à se raréfier, mais ce n'est pas encore fait.Vêtu tris dignement, sans aucune recherche de l'effet, son allure est en général sympathique.M.Bracken n’est pas un grand orateur.Il Ut un texte avec vigueur, d’une voix uniformément ferme, qui ne laisse pas de devenir monotone.Il n'a ni le débit professoral d’un King, ni la verbosité ultra-ra pide d’un Manion, ni l’éloquence ultra-rapide d’un Bennett.Il s’exprime avec beaucoup de conviction, s'il ne varie guère ses moyens.Pour être juste, il faut reconnaître qu’il pouvait difficilement faire mieux.Il devait prononcer une causerie politique devant un groupe non-politique.Il prit donc le parti de s'en tenir à un texte académique, où se découvraient des observations opportunes d côté de développements d’une grande habileté.Pour le juger pertinemment, c’est au Parlement ou sur les tribunes populaires qu’il y aura lieu de Ven-tendre.Le chef progressiste-conservateur fait une tournée dans la province de Québec.Une tournée informai, comme disent les Anglais; sans assemblées, sans grandjs ralliements.Il se contente de causer avec les chefs de file locaux, de serrer des mains, d'entretenir ses interlocuteurs des grandes lignes de son programme politique.Le procédé est habile, Inconjesta-blemenl.On peut néanmoins douter qu’il soit d’un excellent rendement dans la province de Québec, très blasée sur les grands chefs successifs et nombreux du parti conservateur.Autour de M.Bracken, on retrouve tout l’état-major habituel canadien-français: de braves gens qui espèrent contre tout espoir et qui sont fiers de nous produire leur poulain fripant.Ah! celui-là, ce n'est pas Meighen, ni Bennett, ni Hanson! Il est montrable.Certes, il est personnellement beaucoup plus sympathique que ses prédécesseurs.Il n’a pas un passé d'antipathie ethnique à se faire pardonner.Jusqu’à preuve flagrante du contraire.soyons bons princes, accor-dons-lui qu'il est bien disposé à notre égard.Il reste qu’il représente, qu'il le veuille ou non, un parti .'t des traditions dont les Canadiens français ne goûtent guère le rappel.Que les conservateurs se le tiennent pour dit: si nos compatriotes décident un jour de mettre un terme à leur longue fidélité au parti libéral, ce ne sera sûrement pas pour accorder leur allégeance au parti conservateur, même s’il s'est greffé pour les circonstances quelques glandes de rajeunissement progressiste.Le passé politique de M.Bracken indique à n'en pas douter qu’il est homme habile.Pendant vingt ans, sous une étiquette ou sous une autre, il est demeuré au pouvoir, il a dominé la politique manttobainc.Peut-être s’apercevra-t-ll un jour qu’il eu! tort de changer de sphère.J soixante ans, il entreprend une difficile besogne.Pour ma pari, je serais bien élonné qu’il fût de taille ri s y égaler.Sans doute lui sera-t-il beaucoup pardonné, parce qu’il est homme de bonne volonté.Roger DUHAMEL S-lV-43 ~ mm» ¦ ' ¦' Bienvenue Nous souhaitons la plus cordiale bienvenue à nos confrères de la presse argentine qui sont présentement de passage à Montréal.L’Argentine est un pays au développement rapide, presque merveilleux.C'est l’nn des plus importants parmi ces pays de l’Amérique lutine auxquels nous » rattachent, nous.Canadiens français, tant de tiens spirituels.Nous nous réjouissons de voir se multiplier les relations entre res | pays du Sud et le Canada.Et nos I vieux lecteurs savent que er n’est | pas là un compliment de rimons-tance, que le sujet nous intéresse depuis longtemps.Le séjour dans le Nord drs journal isles argentins aidera à faire mieux connaître le Canada, non seulement dans leur pays mais dans toute l’Amérique du Sud.Kous voulons espérer qu’il ne se passera pas lmp de temps avant que des journalistes canadiens puissent rendre û leurs confrères de là-bas ceÂe aimable visile.Le sénateur Millard Tydings, sénateur dé mocrate, président du comité sénatorial des territoires, présentera un bill à ce sujet — Reliquat de la guerre d'Espagne WASHINGTON, 3.(A.P.) — Le présider)» du comité sénatorial des territoires, It sénttour Millard-R.Tydings, démocrate du Maryland, vient de proposer quo los Etats-Unia accordant à Porto-Rico aen indéptndanco complète et abaolue.Il a annoncé hier au Sénat qu’il avait inscrit un projet de loi à cette tin.Lorsque Porto-Rico aura obtenu son indépendance, le gouvernement des Etats-Unis aura manifesté une conception modorne de la civilisation canformo aux aspirations les plut élevées de la race humaine.li n'y a pas da raison, d’ajoutar la sénatsur Tydings, pour que l'indcpendan-ce de Porto-Rico, inspirée par une conception moderne d'attistance, ne donne pat d'aussi bons résultats que l'indépendance de Cuba at l'indépendanca à va -nlr des Philippines.La sénateur Tydings fut f un des auteurs de la loi qui consacrait l’indépendance des Philippines.Le projet de loi touchant Porto-Rico ressemble par plus d'un point à la loi de l'indépendance des Philippines, M exige une constitution garantissant la liberté de religion, de parole, de preste et d’assemblée ainsi que la aauvtgarde des droits des individua et des placements des Etats-Unis.Il prévoit l'entrée en vigueur de droite da douane par l’oc- troi da l'indépendance à cinq pour ccnr chaque année jusqu'à c* que I on ait atteint le plan tarit au bout de 20 ans tandis que Porto-Rico pourra imposer des droits similaires sur ses importations des Etats-Unis.Le projet de loi ne fixe pas de date définie pour la reconnaissance do l'indépendance du pays.La souveraineté des Etats-Unis prendra tin le 4 juillet suit vant l'axécution da toutes les mesures : préliminaires.Pendant la période dé ! transition, un haut-commissaire nommé | par le président des Etats-Unis sauve-‘ gardera les droits des Etats-Unis ot de : leurs nationaux.Près de 2,000,000 de personnes qui sont devenues citoyeyns des Etats-Unis par une lai du Congrès habitent cette Ile du groupe des Antilles.On a fait de Porto-Rico une île fortifiée pour assurer la défense du canal de Panama.Les Etats-i Unis conserveraient leurs bases naveles, I militaires et aériennes qui ne seraient < pas cédées à la nouvelle nation.Au cours des 10 dernières années, les Etats-Unis ont déponsé près de $300,-; 000,000 en secours do toutes natures | pour ce territoire.Son économie uni centrée sur l'expertation elle ne produit pas de quoi se nourrir.La guerre sous-marine et la rareté de* cale* a affamé Perte-Rico déns une certaine mœure «t quelque 300,000 de ses habitants sent des chômeurs.Un projet d'assistance actuellement soumis au Congrès demande des crédits de $25,000,000.On a également soumis à la Chambre une résolution qui demand# une enquête sur la situation politique car le commissaire résident de Porte-Rico et d'autree ont accusé le gouverneur Rexford-Cuy Tug-j well de chercher à établir un Etàt communiste.Le projet d'indépendance du sénateur Tydings survient quelques semaines après que le message du présidant Roosevelt demandant au Congrès d'accorder à Porto-Rico son autonomie.Le président * dit qu’un gouverneur élu par les citoyens devrait remplacer te gouverneur déeigné par Washington.On a également inscrit au cour* de la session actuelle dee projets de loi pour créer l'Etat porto-rlcain et pour mottro fin è l'administration du gcuvsrneur Tugwoll.Lorsqu# Porto-Rico aura obtenu ton indépondâneo, a déclaré le sénateur Tydings en annenftnt son projet da loi, les Etats-Unis se seront complètement dépouillés des liés habitées qu’ils ont obtenue* i la luite do lour guerre contre l'IspagM.Bloc>notes (par Emile Benoist et Roger Duhamel) Le rationnement1 des viandes Ceux-là qui ne sont pas des végétariens de la stricte observance — et c’est encore apparemment Je grand nombre de ceux qui constituent la population du Canada — ne verront certes pas venir avec délectation le rationnement des viandes qui s’annonce pour le mois de mai.Mais il faut tout de même se faire un,, raison et puisque nous avons collectivement assumé ou que l’on a assumé en noire nom collectif de fournir en abondance, sous forme de bacon, de jambon, d’oeufs, de fromage, de beurre, etc., etc., des vivres à la Grande-Bretagne et à ses alliés, il devient parfaitement compréhensible que le consommateur canadien, si grand que soit son appétit normal, se doive serrer la ceinture.On ne peut à la fois tout donner et tout avoir pour soi.Dans les circonstances, il paraîtrait néanmoins raisonnable aussi que le gouvernement canadien, une bonne fois et pour toutes, se rendit compte de la nécessité, si le Canada doit rester le garde-manger de la Grande-Bretagne et des Nations-Unies, doit le devenir de plus en plus, de laisser au travail de production agricole et alimentaire la rnain-d’oeuvre qu’il faut.Si l'on continue d’enlever des bras à la terre canadienne, comme cela s’est fait systématiquement depuis des mois et des mois, depuis la conscription et depuis avant la conscription, comment peut-on espérer la faire produire suffisamment pour alimenter des populations à l’étranger et pour alimenter aussi, il le faut bien, quand ça ne serait que sommairement, parcimonieusement, ce qui reste encore de population canadienne, augmentée, il est vrai, d’un certain nombre de réfugiés que la guerre a amenés sur nos bords?Des porcs à bacon ne s’élèvent pas tout seuls et les céréales qui doivent constituer l’engrais de ces mêmes porcs ne croissent pas toutes seules non plus.11 y a déjà pas mal de mois que le minislre du Travail à Ottawa, M.Humphrey Mitchell, celui-là même qui vient de faire régler de si brillante façon la grève du tramway montréalais, se demandait, dans un discours à la Chambre des Commune, si le Canada, pour un pays de son imporlancc, n’avait pus trop entrepris dans cette guerre-ci.La même question se peut toujours répéter avec beaucoup d'ù-propos.Le Canada peut-il fournir à flots continus des soldats, drs soldâtes, des munitions, des vivres, sans parler de l'argent?La diète canadienne C’est le mot diète qui s’impose, en effet, pour désigner le present régime alimentaire du consommateur canadien au Canada, puisque le sucre, le thé, le café, le beurre lui sont comptés à l'once et qu’il en sera bientôt de même pour les viandes.A propos de ce régime alimentaire de temps de guerre, le Star, celui de Toronto el non celui de Montréal, public des notes de grand bon sens.On se souvient que (oui réc"in-ment le ministère fédéral de la Santé ministre.M.lan MacKcn* zie, natif d’Ecosse — a fait loute une campagne dite nctionnle et qui a porté sur la nutrition, sur l'art au plus exactement la science de >e rationnellement alimenter.Carmin-gne faite smis le signe d'un not d’ordre réconfortant; Bien nuinqer pour se bien porter — Eat right to feel right.Comme dit le Star torontois.ien de plus réconfortant et en nêu-e temps d'impressionnant que la liste des menus quotidiens dressés par les meneurs de cette propagande alimentaire.Chaque jour pour chacun: 3 verres de lait (1 ou 5 pour l'enfant); un verre de jus de tomate ou de jus de fruit; un ou deux services de fruits; un service de pommes de terre et deux servicer de légumes verts ou jaunes; trois ou quatre œufs au moins par semaine; un service quotidien de viande, de poisson ou de, fromage; quatre ou cinq tranches de pain riche en vitamine, tel qu'officielle-ment approuvé par le gouvernement, du beurre avec le pain; un service de céréales de grains entiers, avec du lait; en plus pour l’enfant, et en autant que posaibi-; pour l'adulte, de l'huile de foie de poisson ou une autre substance riche en vitamine D.• A ce qu’en ont dit et répété les propagandistes du gouvernement, cette diète type doit être maintenue pour que la population canadienne soit en santé et vigoureuse, capabb de remplir la tâche qui esl sienne.‘‘Les gens ne demanderaient pas mieux que de s’en tenir à relu" écrit le confrère torontois.Quelle est la mère qui ne veut pas bien alimenter ses enfants?La femme ne demande pas mieux que de préparer un bon déjeuner que son mari apportera à l'usine.Mais un grand nombre de gens ne suivent pas les bons conseils alimentaires et officiels parce qu’ils n'ont pas l’argent qu’il faudrait.On n’améliore pas l'alimentation des masses simplement par des bons con-sèils.Il est nécessaire de mettre 1rs aliments essentiels à la portée de ceux qui en ont besoin, du peuple." Dans une table connue, le singe de la lariterne magique avait simplement oublié d’éclairer sa lanterne.Les propagandistes alimen (aires du ministère fédéral de m Santé ont pareillement oublié quelque chose d’essentiel: de dire éus gens comment s’y prendre pour obtenir les aliments quotidiens d'une nutrition sèiènüfiquemcnt rationa Usée.Cinq «xj>trt« En annonçant le prochain ration nement, par mise en coupons, de la viande, le ministre des Finances.M- llsley, a fait connaître à I» Chambre des Communes les norm de ceux que l’on a consulté» à ce propos.11 s’agit de cinq experts: lé Dr E.W.McHenry, de l’Université de Toronto, le Dr D.L.Thomson, de rUniversité McGill, le Dr J.Harry Ebbs, de Toronto, le Dr L.B.Pett, d'Ottawa, le comitial-dant d'aviation F.F.Tisdail.tic Toronto.Sur cinq, comme l’on voit, cinq Anglo-Canadiens, dont quatre ic Toronto; pas un seul Can:i4Inn français.En diététique rationnée, (suite à .'a page deux) jfy carnet du grincheux Un lournaliste anglo-canadien est \ d'avis que le plan Beveridge n'est pat j plus, dans l'ordre économique et social, que, dans l’ordre thérapeutique, le traitement à l'insuline.Une société qui connaît le rationnement du sucre peut-elle souffrir du diabete?a * * De Victoria, capitale de la Colombie, nous vient la nouvelle que la chair de requin est délicieuse à manger.Ça n'est quand même pas plus invitant que cela pour qui tient è sa réputation.On connaît en effet le proverbe: Dis-moi gui tu mange*, j* t* dirai gui tu e*.* * « Au vrei, si l'homme se mettait à manger du requin, ça ne serait p.s plus que l'application de la peine du talion.Il y a si longtemps que le requin, à ce que l'on dit, mange des hommes.à ?* A tout bien considérer, beaucoup de gens préféreront toutefois s'en tenir à l’idée de M, Godbout et, tu besoin, manger du cheval, * * ¥ Boulotter du Cambermont est sans doute plus chrétien que de se casser les dents sur le filet coriace d’un requin qui pourrait être apparenté à Shylock.¥ * * Un conscrit new-yorkais invoque un motif plutôt inusité pour s'exempter du service militaire: la crainte de ne pouvoir, à l'armée, soigner convenablement sa chevelure.Celui-là ne veut pas prendre une calvitie à la caserne.¥ ¥ ¥ En 1943, quatrième centenaire de Copernic.Cet astronome polonais s'est rendu célèbre par sa démonstration de la double révolution des planètes sur cMet-mémes et autour du soleil.Il n'a-vait pas su prévoir Ijes révolutions à venir, et contre éux-mêmes, des habitants de la planète qui s'appelle la Terre.* A * Comme c'est parti, on peut toutefois se demander s'il y surs jameis un après-guerre.En plus d'étre totale, intégrale, la guerre ne prend-elle pas des air» de permanence définitive ?* * * Une rereté, au jour d'aujourd'hui: un parti politique qui n'a pas son plan d'après-guerre.¥ ¥ ¥ On rapporte qu'aux Etafs-Unii, envi- ron 500,000 personnes viennent d’emprunter $100,000,000 aux banques afin de pouvoir acquitter leur impôt sur le revenu.Ça n’est pas précisément Ce qui s'appelle rencontrer au fur *t à mesure.En fait de pay n you ge, en a déjà vu miéux.?* ?Quelqu’un propose le rationnement des plans d'après-guerre.L'idée est bonne, on peut même dire qu’elle n’est pas mauvaises.En tout cas, elle s'impose.Le Grincheux 3-IV-43 Citation d’actualité "Ces violerions de notre constitution, cette direction donnée à notre politique en marge du but que ses institutions lui indiquaient, proviennent de raisons extérieures qui lentement ont influencé nos politiques tn-glo-canadiens.Ceux-ci ont accepté, comme une possibilité, le pan-bntan-msme qdl met, iu-dessus des intérêts canadiens, les intérêts de l'Empire et qui, pour parvenir à son but, est prêt à compromettre l'avenir économique du Canada., Cet impérialisme a jeté dans notre pays des ferments de discorde d'ôù sont nés les problème! qui se dressent aujourd'hui devant nous, problèmes les plus propres i diviser les peuples qui l'habitent, les provinces qui le composent.Quant a nous, nous croyons è la nécessité d'un esprit canadien.Comment pouvons-nous alors concevoir qu’il puiss» être avantageux pour notre payt d'adopter une doctrine dont l’élément esscntiél est d'empàcher la formation de eet esprit?N'est-ii pas permis d’affirmer que l’impérialisme en sol est un danger pour le monde, qu'il soit romain, grec, allemand, anglais ou américain?(.) Nous ne pouvons comprendre l’intérêt que peut avoir notre paya à accepter cètte thèse d'égo'isme qu) met à contribution les *petits peuples pour faire la fortune et le puissance d'un grand.(.) Que l’ambition de ceux qui désirent affirmer ctfte doctrine dans le monde anglais reflète un ardent patriotisme, je le crois.Que cette pensée d’un grand empire sur lequel le soleil ne se couche jamais soit uni, expression d'orgueil admirable, c'est bien.Mais qua noua Importent à nous cetta grandeur et cette puissance elle» sont faites de notre faiblesse et de notre asservissement?'' ATHANASI DAVID lia marge «a la peUtéqua». LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 3 AVRIL 1943 VOLUME XXXIV — HoTI Bloc - notes UmU (it iJ (il • ••• • WüKt * tins! qu'en bien d'autres choses, la part du Canada français n’est pas large.Pour le Canada français, c est le rationnement total, intégral.Emile BENOIST Le successeur d« M.Montpetit Il y a déjà quelques semaines,-M.hdouard Montpetit, secrétaire general de l’Université de Montréal, donnait sa démission comme membre du comité consultatif sur la reconstruction d’après-guerre, présidé par le principal de l’Université McGill, M.Cyril James.On a dit dans le temps qu'un surcroit de besogne empêchait M.Montpetit Je poursuivre plus longtemps sa^colla-boration aux travaux de ce comité.Il se peut que ce soit là une rnison plausible.Ce n’est peut-être pas la seule.Peu importe, en tout cas, pour l’instant.Ce qui compte, davantage, c'est que l’on n’ait pas vu a nommer sans retard un successeur à M.Montpetit, li tombe sous le sens qu’il c >t indispensable que les Canadiens français soient représentés au sein d’une commission qui a pour tâche d'elaborer un vaste programme d’organisation économique et sociale pour l’après-guerre.Nous avons des points de vue à signaler, des positions à défendre.S’il n’est nullement démontré, bien an contraire, que les membres de langue anglaise agréeront toujours gracieusement aux représentations des Canadiens français, il reste tou tefois nécessaire que noire abstention ne leur fournisse pas un argu ment additionnel.Car les absent* ont toujours tort.Ainsi du rapport Marsh, dont il est encore difficile de préciser le lien avec la commission James.Ce projet, dont il n’y a pas lieu de discuter ici le mérite intrinsèque du point de vue de la sécurité sociale, fait bon marché des droits des provinces.Il prévoit une législation uniforme pour tout le pays, sans s’embarrasser des questions d'autonomie.qui sont tout de même inscrites en noir sur blanc dans notre constitution.On voit tout de suite les opinions solidement étayées qu’un représentant canadien-fraii-eais aura fail valoir au nom de >es compatriotes.Ce lie s, il est malheureux que M.Montpetit ail dû abandonner son poste, car nui sans doute parmi les Canadiens français ne possède son prestige et son autorité.H demeure toutefois indispensable de pourvoir le plus tût possible à son remplacement, Nous comptons suffi somment de sociologues et d'économistes pour permettre au gouvernement ('.'opérer un choix judicieux.Sans vouloir dresser une liste complète, qu’on nous permette de signaler des spécialistes tels qur MM.Ksdras Minville et Krançois-AI hert Angers, 1rs HR.PP.l'.mile Bouvier.S.J., et Georges Henri Lévesque, O.P.Voilà qui réparerait une omission qui ne doit pas durer indéfiniment.D’aucuns se scandalisent comme d'un crime de lèse majesté des critiques qu'il est légitime de faire au sujet du rapport Marsh.Si la rom mission James ne compte pas un ou des représentants canadiens français, comment voudrait-on que nous éprouvions pour ses travaux un préjugé favorable?Roger DUHAMEL ;-iv-4s Vient de pornurc L’Action Nationale MYRAISON D'AVRIL DM3 l.Action Xationalr: 1.'Acadie.Lettres ou "Devoir- •• auMiom «m too laHtM ai-« 4m •MnauMifaHoiio ft amp» pié** é'mot (Mtr* »4h*m MlttonHa**.La “Dav-xr" aa a«aa4 M* U rMaoRU’ Mité 4a ca aai naratt «aat cafta rabHana.Ce pouvre M.Smith Montréal, 31 mars 1943.M.Je directeur, Le Devoir.Cher monsieur.Comme c’e«t révoltant, cette lettre de M.Smith à la Gazelle, quand nos Canadiens français sont allés «e battre la-bas, pour les Anglais comme pour les autres alliés.Et dire que M.Smith est en liberté après de pareilles outrances! Que dire des gens de Toronlo, quand nos confrères d’ici sont ainsi et qu’ils vient parmi nous les Canadiens français?.,.Tout d'abord s'il n’y avait pas eu de Canadiens français avant vous, vous ne seriez pas aujourd’hui établi à Westmount.Ensuite s’il n’y en avait pas pour vous faire vivre d’une façon ou de l’autre, vous devriez quêter votre subsistance.Qu'attendez-vous donc pour vous excuser?Lecteur du Devoir.En frique du Nord Quartier général des Alliés en Afrique-Nord.3 (A.P.) — Un infor-maleur autorisé a nié hier que tes troupes anglaises et américaines eussent effectué leur jonction dans le sud de la Tunisie et entrepris de concert la poursuite de l’armée du maréchal RommeJ.(La radio d’Alger, qui avait annoncé la nouvelle de la jonction de l'armée du général Patton avec la 8e armée du général Montgomery a reporté un peu plus tard que “les éléments américains qui ont avancé de 25 kilomètres au sud-est d’El Guetar s’efforcent de prendre contact avec l'aile gauche du général Montgomery” en ajoutant que “la route n'est pas très praticable et l’avance est lente”).On rapporte que les forces de l’Axe n'offrent guère de résistance et abandonnent un riche butin sur le front nord de la Tunisie.Le» troupes anglaises de la 1ère armée ont occupé la gare d'EI Aouana, à six milles à l'est de Sedjenane et pris positions sur des hauteur*;, entre cette localité et Mateur.(La radio allemande a nononcé que la ligne de défense actuelle du maréchal Rommel se trouve à !•> milles au nord de (labès et qu’elle représente la réalisation de I union définitive de l'année de Rommel et (le celle de von \rnim qui était l’objectif initial d’un plan d’opération préparé longtemps à l'avance) .En Russie Le “S.O.S.” des services sociaux de la Fédération Assemblées, conférences, etc.Samedi, 3 avril Xaatltut Pi» XI cercie d'etudee Sujet: l"*cttou catholique et 1 apologétiqu-".î questions: ai quelle relation y a-t-11 entre 1 acUon catholique et l'apologétique?b) j quels sont le* principaux pointa sur lesquels on attroue l'Eglise cher noua actuel- , lement?c) sommes-nous sufflssmm-.'ût | .A cûté des grandes oeuvres affi-| leur dévouement.liées, la Fédération des Oeuvres i 11 faut ajouter a ces services, le — -, -;-——;- de Charité canadiennes-françaises j Conte il des oeuvres, qui est orga- ah?erS\?maintient des service» sociaux d’une ' nisme consultatif et régulateur per .- .particulière importance, au premier rang desquels il faut placer le Bureau d'Assistance Sociale aux familles dont le but principal est de maintnenir et de réhabiliter les familles.C’est à la fois un centre de triage et un agent de liaison entre les oeuvres de charité et les administrations publiques de notre ville et d’ailleurs.Ce bureau s’occupe, entre autres, des familles dont le soutien est malade.de celles dont les conjoints sont séparés, des couples âgés qui attendent leur pension de vieillesse, des veufs ou veuves avec enfants, des familles de soldats abandonnes ou qui ont besoin d’allocations «up-plémentaires, des familles de vétérans, etc.Le Bureau (l’Assistance Sociale aux familles a ainsi secouru, l’an dernier, 11,384 adultes et enfants et reçu de la Fédération la somme de 144,920.Parmi les autres services sociaux de la Fédération, mentionnons: ta Société des Infirmières Visiteuses dont les gardes-malades ont fait en 1842 7,901 visites à domicile, donnant leurs soins à des malades des deux sexes; les Services bénévoles féminins, qui s’occupent de recruter et de former des auxiliaires compétentes en vue d’exercer dans les familles indigentes un travail social pratique et secourable: l’an dernier ces services ont visité 218 familles, ont donné 4.188 heures de travail au siège social de l’oeuvre, ont distribué 5,443 vêtements et 742 articles de ménage, sans parler des examens médicaux et placements dus à mettant de donner aux questions sociales toute la part qui leur revient de droit, et d’assurer aux oeuvres, la coopération et la coordination dans leur travail respectif, en tenant, par exemple, un fichier central de toutes les oeuvres.Enfin, l'Ecole de Service social, fondation de S.Ex.Mgr Charbon-neau, a pour but de former des assistantes sociales professionnelles, au moyen de cours spéciaux et offre des conférences aux gens d’oeuvres afin qu’ils puissent mieux s’acquitter de leur rôle.Pour le maintien de ces divers services qui ont un lien avec l’.4s-sistance sociale aux familles, la Fédération a versé, en 1942: $10,000 à la Société des Infirmières visiteuses, $1.003 au Conseil des oeuvres, $2,000 à l'Ecole de service social, $2,200 aux Services bénévoles féminins.Tou* ces diver* services sont en pleine évolution, particulièrement le Bureau d'Assistance Sociale aux Familles qui volt ses besoins augmenter chaque jour avec le développement de la guerre.Si l’on veut qu’ils continuent de remplir efficacement leur mission indispensable, il faudra augmenter, doubler si possible, sa souscription à la Fédération, qui sollicite, d’ici le 7 avril, la somme de $517,000, requise pour le maintien de ces services, ainsi que des vingt autres oeuvres affiliées.arer?Le» dirigeant» et les militants de isctlon catholique sont cordialement Invités k »e lolndr» au cercle d'études ae l'Institut Pie XI * * * Le» cours de psychologie donnés k l'Int-Utut pédagogique par MM le Dr Marcotte, L.Chats' et l'abbé 1.Lussier Dimanche, 4 avril Amicale ^es anciens d'Oller, * 2 h r>.m., é l’Ecole Olier, 310 est.rue Roy.Portas ouvertes k h.30 p.m.Assemblée à 2 h.AUocutlon du principal, C.C.-E.Nep-veu.Rapport financier par M Jules Frap-pler: revue des activité» de l'amicale par Me Sallusts Lavery.c r.A 3 h .élection des officiers.A 3 h.45 p.m , programme récréatif.Pin de la séance A 5 h.Films, j Invitation A tous les anciens.* * * I Au eoUége Ste-Marle, déjeuner-causerie de la congrégation des anciens et du cercle Félix-Martin.Conférencier, M.Esdras Minville, directeur de l'E.H.E.C.Sujet: Essayons de comprendre.Réunion comme d’habitude, k S h, J>, pour la messe, l'office, etc., déjeuner et causerie à 9 h.45.Tous les anciens du collège sont priés d’assister.Les billets de fin de semaine Le gouvernement fédéral annonce qu'il* seront supprimés du 15 avril au 15 août prochains Ottawa, 3 (D.N.C.), — Le ministère des Munitions et Approvisionnements a annoncé hier soir la suppression des billets de fin de semaine pour une période d’essai allant du 15 avril au 15 août.Cette décision avait été rendue publique tout d’abord par le ministre des Transports, M.J,-E.Michaud, qui en avait fait part au Comité des chemins de fer puis à la Chambre des Communes.D’après le contrôleur des transports, M.T.-C.Lockwood, ces nouveaux règlements s’appliqueront durant une période d’essai, ce qui permettra de constater si cette mesure réduira suffisamment la circulation Les billets de fin de semaine en chemin de fer ne sont pas les seuls à être supprimés.Les billets à prix réduits qu’on émettait d’habitude pour Pâques et les autres fêtes le sont également.On supprime égale-ment les prix spéciaux pour les personnes voyageant en groupe de dix ou plus pour se rendre a des congrès.Celte mesure a pour but de donner, sur les chemins de fer, la priorité au transport des matériaux rie guerre et autres marchandises essentielles ainsi qu’au personnel des for-ces armées en service ou en congé.Ces restrictions sont devenus nécessaires parce que te trafic ries civils continuait d’augmenter malgré les obstacles qu’on avait mis aux voyages en diminuant le nombre ries wagons-réfectoires, des voitures de luxe, pullmans et autres, les trains supplémentaires et spéciaux.Dans son communiqué, te contrôleur des transports Invite d'une façon pressante tout voyageur à se demander, j avant d’entreprendre un voyage.Lundi, 5 avril Société 8t-J«sn-Baptists.Monument Ks-tlonal, 1182.st Laurent, cours d’académie, par M Joeé Delaquerrlère, saUe 31 kk 7 h.45 pm.* * * Canadian Club, déjeuner-causerie, hfttsl Windsor, à 1 h.p m Le luge Charle» P.McTague.Sujet: "The National War labour Board, Its function* and its purpose", * * * AOFAfl.conférence publique par M.Iléon Brillouin, pro’ssseur au Collège de France; sujet: "Les onde» ultra-courtes ne radio ”.Dans la salie de l’Ecole Polytechnique, 1450.ru» St-Denis, à 8 h.30 p.m.Entrée libre.* * * Société St-Jean-Baptiste, réunion dee sections suivantes: De Salaberry — Assemblée mensuelle i 8 h.IS.k la salle de la Fabrique, à l’angle de» rues de Rouen et Hogan.Polnte-aux-Tremblee — Réunion à 8 h.15, au sous-sol de l'église.Très-Satnt-Sacrement d» Lac ht n» — Séance ordinaire à 8 h.1S.à la salle paroissiale.Notre-Dame du Sacré-Cœur, Ville de 1st Salle — Assemblée à 8 h, 15.à la salle de l'école des garçons, è l'angle de la rue Edouard et de la Se avenu».Motions de M.J.-A.Francoeur Londres, 3 (C.P.t .L'office d'information soviétique a émis ce matin un bulletin extraordinaire pour annoncer que l'armée rouge a tué 850.000 soldats rie l'Axe et fait 343,525 prisonniers au cours rie son offensive d’hiver.Le* Allemands auraient perdu en outre du 10 novembre au 31 mars 5,090 avions.9.190 chars et 20,300 canons dont 3.60 avions.4.520 chars et 4 500 canons ont été détruits et le reste capturés rie même que des quantités énormes d’armes el rie fournitures.L'armée rouge a libéré 185,328 milles carrés rie territoire ainsi jut (tes douzaines de ville, el ries milliers rie villages.Le bulletin extraordinaire affirme que l’armée rouge a infligé aux troupes fascistes allemandes à Sli-liugrari la plus retentissante défaite dans l'histoire rie toutes es ries civils pour alléger le fardeau i ce déplacement est vraiment néres ries cheminns de fer.si lourdement sajrei mis à contribution par la guerre terre rie fidélité.Fis Albert An-1 guerres, que l'offensive a encore gers: Le temps est venu pour Ds I réduit le saillant Rjcv Gihatsk Canadiens rie mettre le holà.j \ vanna sur le front central et fait André Laurendeau : Gandhi et TEm- ! lever le siège rie Leningrad.11 aîou-pire britannique.I nc eniiuflc.; le que l'avance russe a atteipl dans qu nationale.chroniques: Dans la cite: Jean Nicolet, La vie politique.Vie de l'esprit Arthur Laurendeau' Fantaisie sur t ridolin et les < inq.Marie-Joseph d’Anjou, S L: Four un ordre personnaliste.-François Merle!: Les (.hausons et les Heures.Abonnement à la revue.$2.00 par année.C P, 1524, Place ri’Armes, Montréal.Tel.: Marquette 2837.L’Acf/on Sationale est en vente au numéro, chez les principaux h-bi aires dr Montreal et de Québec.Imprimés de deuil MIMINTOS — RIMIRCHMINTS Imprimé* eu gtstét.Prix tr ipéelmen* tur demande.l'Imprimerie Populaire, Limitée 410, Notre-Dame est, Montréal Tél.Bllair 1161 certains secteurs une profondeur ri - 373 à 435 milles.Le bulletin ordinaire de minuit révélait qu’un corps militaire tché coslovnque formé en Russie sous h: commandement du colonel Svoho-ria était entré en ligne contre les ¦‘Remands sur le front de la haute lionets et qu'il avait au cours des opérations d’hier détruit 22 rhars et tué plus de 400 Allemands.Exigences allemandes Londres.3 ((.P.) L’agence de nouvelles Reuters a annoncé hier dan* une dépêche de Zurich, Suisse.que le Commissaire allemand du travail.Fritz Sauckel, avait demandé à la France de fournir encore 150,000 ouvriers pour l'Allemagne.50,000 de ces ouvrier* seraient envoyés en Sicile, et les autres travailleraient aux fortifications le long des côtes françaises rie la Méditerranée.La radio dn Berlin a déclaré aujourd'hui que 500,000 Français avaient été transportés en Allemagne pour travailler dans les usines, au coup* de l’année 1942.Tét : irxillattmi lit* SI»*, aorlxl : MM NOTRE-P AMI OIJR9T La CkKBXMurnl* é'Aaauianœ Funérair» URGEL BOURGIE, Limitée Incorporé» par Laura» Paisets* d» la Provbnc# d» Québ»» au capital d« tlsa.UW ASSURANCE FUNERAIRE ET DIRECTEURS PE FUNERAILLES Taux »n conformité avac la loi de» anauranr*» «anctlonné# oar la Farl»tn«nt é« Québœ .'• 51 fléœmbr# 191* oapei a* »»S.000 00 au Oauttmanwnt - naioi» nxvtualrœ a la disposai O» du PRUM SERVICE ICUTft rr NUIT SOYONS AVEC EUX ! .C'est un devoir pour chacun d'entre nous de collaborer à une oeuvre aussi généreuse dons son inspiration et dons ses actes que la Fédération des Oeuvres de Charité canadiennes-françaises.SALONS MORTUAIRES SERVICE D’AMBULANCE GEO.VANDELAC FONDE* EN 1890 I IMITEE C.Vsndélst, |r.— Ale* Cour 120 EST, RUE RACHEL, ^MONTREAL - lElair 1717 La réunion annuelle des anciens (TOlier Demain après-midi au^a lieu la réunion annuelle de l’Amicale des Anciens d’Olie", sous la présidence des an-riens présidents: l’hon.juge G.-A.Bertrand, C.R., le Dr G.T.Lnbrlle, M.G.-A.Lange vin et M.Ubalde Baudry.Tous les anciens élèves le l'école ainsi que les professeurs sont huilés à se rendn dès le début de l'après-midi G’e,st là une occasion de ren contrer les amis d'autrefois, renouveler connaissance, eau ser du passé et se rendre compte du progrès de l'Amicale, l.es perles seronl ouvert-, a 1 h.30.L’assemblée coin mencera à 2 heures précise-et sera suivie d’un program nie récréatif très intéressant.Les films qui seront montrés ont été gracieusement fournis par te bureau de Montréal du Service de Ciné-Photographie de la Province de Québec.Voici le programme: 1 h.30, ouverture des portes de l’école; 2 h., ouverture de l’assemblée dans la grande salle par le chant “O Canada” dirigé par le professeur Hayeur.Allocution de bienvenue par le principal, M.C.-E.Nepveu.Le secrétaire M.Thomas Duchesn* fait la lecture de» minute* de 1s dernière sssemblée générale.Adoption proposée.Le trésorier M.Jutes Frappier Ht le rapport financier 1942-1943.Adoption proposée.Me Sal-lusle Lavery, président sortant de charge, fait une revue des activités de l’Amicale pour l’année ae terminant avec la présente assemblée.3 h., élection des officiers.3 h.45.programme récréatif.5 h., “Dieu sauve le Roi”.Québec, 3 (D.N.C 1 — M.J.-A.Francoeur, député de Montréal-Mercier, dont la motion sur le travail féminin, avait soulevé des objections, à l'Assemblée législative, parce qu’elle aurait été, comme plusieurs autres d'ailleurs, rédigée “sous la forme d’une démonstration”.vient d’inscrire une nouvelle motion, beaucoup plus brève, qui se lit comme suit; "Que T’Assemblée légistative recommande au gouvernement fédéral d’orienter le travail féminin ver# le# fermes”.CONSERVEZ votre SANTE en Mangeant le* Délicieuses POMMES DE FRELIGHSBURG UN FRUIT SAIN CULim SCIENTIFIQUEMENT Arec les compliments de le mira monm M üvs «www.»ymc»e m ©4Tan, mi m< MR.7251 SERVICE JOUR et NUIT Retour en Allemagne Londres, 3 (C.P.) — Le Daily Sketch affirme que les civils allemands quittent l’Espagne en grand nombre.Sans indiquer ses sources de renseignement., le journal londonien affirme que 2,000 Allemands, qui occupaient pour la plupart de# postes officiels ou semi-officiels, doivent passer la frontière à Irun d’ici quelques jours et que l’on croit qu’ils s’en vont servir dans l’armée ou ailleurs.Les observateurs diplomatiques estiment que c’est là un signe encourageant car l’Allemagne ne rappellerait pas tous ces hommes si elle songeait encore à une intervention en Espagne, si elle voulait demander le droit de passage à travers la péninsule pour envoyer des troupes en Afrique-Nord.En Irlande me à l’archevêque Spellman, de New-York, affirmant que la divi* sion de l’Irlande est “le pire crime jamais commis contre notre peuple”.Le télégramme disait qiTaprès la victoire des Nations-Unies, l’Irlande devrait reprendre, sa dignité ancienne comme pays autonome parmi les autres peuples”.L’archevêque Spellman visite actuellement le cardinal Macro-ry, primat de l’Irlande, rencontrant en même temps six autres évêques de l’Irlande du Nord.L’archevêque de New-York a aussi visité les troupes américaines qui sont en Irlande.Belfast.Irlande du Nord, 3 (C.P.) — Les députés nationalistes de l’Irlande du Nord et les sénateur# ont envoyé hier un télégram- CANADIENS.SOYONS VIGOUREUX • RALLIONS-NOUS AU PROCRAMME NATIONAL Di SAINE ALIMENTATION.Ici.on vou* sert, chxaue lour, le» éléments essentiel* de bonne et seine alimentation Rtpn comptât 50 C taxe comprise.HOTEL LAFAYETTE Ant.-H.Patenaude.prop Coin Amhant et Damonrigny - CH.'8825 ACHETER VOS FLEURS ICI La Patrie Fleuriste 168 #.OJT 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 lu 12 13 14 1S 16 17 18 19 20 21 22 23 24 j 25 26 27 28 29 30 l'OréannaiM* é’Aémlnlilrataw n# A-401 é» I» C»mmi«il*n daa M* *1 du Cammarc* ait 746, rue Drout, de Montréal; Recelai des marins Best passablement.>'ario Blanche!, 4258, rue Boyer, 179 officiers et marins du Québec ont été victimes de la mer contre 147 de la Nouvelie-Ecosse et 59 de l’Ontario.Le total pour les neuf provinces ainsi que pour Terre-Neuve, le Royaume-Uni, les Antil-les, les Etats-Unis, la Nouvelle-Zélande et les pays alliés aux mains de l’ennemi, qui comptaient des marins à bord des navires canadiens, est de 642 morts ou disparus.Au pourcentage, les pertes du Québec sont de 41%; celles de la Nouvelle-Ecosse, de 33.7%, et celles de l’Ontario, de 13.5%.Le ministre de la Marine, M.Mi-chaud, a fait dresser une compila- de Québec Sous'iniiustres assermentés ———.* M.Louis Coderre sous-ministre de l'Industrie et du Commerce — M.; Emile Morin sous-minrstre des! Affaires municipales Le gouvernement provincial a adopté un arrêté ministériel en ce sens — Il devra garder les employés fédéraux — Le choix des inspecteurs devra être approuvé par Ottawa rue Montréal; Fernand Bleau, 8709, rue Tellier, Montréal; Gérard Bolduc, de Kénogami; Philippe Bourbonnais, 10,380, rue Rancourt, Monr-réal; Jean Breton, comté de Helle-chasse; Camille Caron, de L Islei; Will.Chiasson, de Chéticamp, Nlle-Ecosse; Jean-Paul Charest, 50211, rue Christophe-Colomb, Montréal; L.Chariand, 2158 rue Ste-Rose, Montréal; A.Corriveau, de Québec; Joun-Marie Côté de Cap-Chat; J.(ottreau, de Halifax; William Couture, de Québec; Frank Crète, de ' ille-Emard, Montréal; Morency Delphis, de Berthier-en-Bas; Round Desjardins, de Trois-Pistoles; ioseph Desroches, Ile du Prince- Sembr^W5 an‘éricur**.1*0jj,^ | rue septembre 1939 au 1er avril 1943, ( uvillier, Montréal; Josepli-E.Dou- quil vient de rendre publique en ; cette, de Yarmouth, N.-E.; Hay-1 accompagnant de la declaration i ;nond Dubé, de St-Jeaii-Port-Jofi ; su'v.ante: j (diaries Dugas, de Malane; .Henri Aucun corps des services de Dugas, 2076 rue Visitation.Mont-combat du Canada ne fait plus pour real; Robert Fortin, comté de l’is- la cause de la liberté que ces héros ignorés de la mer les marins de la marine marchande.Tout notre effort de guerre serait vain, n’était le dévouement héroïque des marins, canadiens et autres, des Nations-Unies qui, de jour en jour et sans répit, bravent les dangers des sous-marins ennemis, des bombardiers plongeurs, des corsaires de surface et des mines et, en ce faisant, tiennent ouvertes les lignes de communication qui conduisent aux fronts étendus de combat de l’univers.” M.Michaud ajoute que dans son opinion “aucun effort ne joue un rôle plus important que le transport de nos soldats, de leurs armes çt munitions aux fronts de guerre, ainsi que des innombrables produits de nos manufactures, de nos industries et de nos fermes.Les marins de la marine marchande constituent virtuellement la quatrième arme de nos forces de combat.Ils sont peu communicatifs sur leurs faits et gestes, mais en dépit de cette répugnance à proclamer let; André Fournier, de St-Jean-Port-Joli; Lorenzo Francoeur, de Pointe-au-Père; Roland Fréchette, de Pointe-au-Père; Albert Gabriel, de Sydney, Nouvelle-Ecosse; Walter Gabriel, de Halifax; Gérard Gagnon, du Lac Saint-Jean; Clarence Gallant, de Summerside, N.-E.; O.Garand, du Manitoba; Roméo Gau-tiet, de Verdun; Charles Guimond, de Berthier-en-Ras; Roger Gosselin, 5731 Bordeaux, Montréal; John boulet, 2183 rue Souvenir; Roger Goulet, de Pointe-au-Père; Armand Guilbert, des Trois-Rivières; Con-:ad Hamelin, de Grondines; Wii-bam-T.Hamelin, de Québec; Ga-Uriel Harvey, de Port-Alfred; Na-foléon Hattole, de l’Islet; Albert Hudon, de La Tuque; Julien Roland, de Deschambault; Lucien La-gahière, de Grondines; Léo Lamarre, 2649 rue Rushbrook, Montréal; Rosario Lemay, 4277 rue de Bullion, Montréal; Norman Landry, de McCreadyville, Cap Breton; Jean-Maurice Lavoie, Pointe-au-Père; Raymond Legaré, de Dunrea, Manitoba; Biaise I-essard, de Chicoutimi; Joseph Leblanc, de New-Wa Québec, 3 (D.N.C.) — Le transfert de l’administration des nêche-iies des Iles de la Madeleine, du gouvernement fédéral au gouvernement de la province de Québec, a été officiellement scellé par un arrêté en conseil passé mercredi, par le gouvernement québécois.M.Edgar Rochette, alors ministre des Pêcheries maritimes, avait commencé à cette fin des pourparlers que son successeur, M.Valmo-rt Bienvenue, vient de conclure définitivement.Depuis février 1922, Québec avait le droit d’administrer ses pêcheries maritimes, à l’exception aes Iles de la Madeleine.“Québec devient la seule province du Dominion qui ait le droit, au nom du gouvernement du Canada, d administrer elle-même ses pêcheries, tant intérieures que maritimes et fluviales”, note M.Bienvenue, dans un communiqué remis à la presse.“Il est heureux, ajoute-t-il, eue les pêcheries des Iles de la Madeleine soient transférées au moment précis où nous sommes à préparer le plan d’ensemble de notre production de 1943, “Des dispositions sont prises pour que cette production soit plus eievée qu’en 1942.En raison du rationnement de la viande que vient d’annoncer le ministre des Finances du Canada, le commerce du poisson prendra un essor sans précédent au pays et il faut nous préparer en conséquence.“L leurs de poisson, les problèmes des Madelinots ont été étudiés, parce que nous savions qu’à brève Québec, 3 .N.C.L — M.Oscar Drouin a officiellement annoncé.! | hier, la nomination de Me Emile' Morin, sous-ministre suppléant des! Affaires municipales, de l’Industrie! et du commerce, comme sous-minis-! tre des Affaires municipales.Celte! nomination a été faite par arrêté! ministériel à la suite de la divisionI du département des Affaires muni-cipales, de l’Industrie et du Coin-' merce .en deux départements distincts, mais sous un seul ministre La politique du gouvernement canadien en matière d’aviation M.Mackenzie King annonce une puissante expansion des transports aériens pour Taprès-guerre — Le Canada réclamera sa part dans le domaine international — Concessions aux autres pays qui cesseront avec la guerre échéance ils entreraient dans te do-1 , s, ,, maine provincial des pêcheries.! .^ bendant qui est M.Drouin.M.: Louis Coderre demeure sous-minis- i ôt possible de l’assistance et des !'^e
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