Le devoir, 10 mai 1943, lundi 10 mai 1943
“Le Cenada eat une nation souveraine et ne peut avec docilité a rcepter de la Orande-Bretagne, ou de; Etait-.Unie, ou de qui que ce toit d’autre l’attitude qu’il lui faut prendtc envers le monde.Le premier devoir de loyaliame d’un Canadien n’eat paa envers le Commonwealth britannique des nations, mais envers le Canada et son roi, et ceux qui contestent ceci rendent, à mon avis, un mauvais service au Commonwealth.’’ (12-3C-Ï7) Lord TWEEDSMUIR iv nwniD JLJj JsJjVUlIi Montréal, lundi 10 mal 1943 MDACTICN IT ADM INISTRATION " 430 1ST.NOTRI-DAMI MONTRKAL TOUS LUS SIRVICIS TILIPHONK i llltir 21611 OtrsetSMf : CsergM PELLETIIR FAIS CE QUE DOIS RédactMr «h chif : Omtr HEROUX SOIRS, DIMANCHES ET PETES ASminlrtratiM i REUtr SSCI RéStctiefi i BElalr 2914 Cirant t BElalr SSCI L’armée de l’Axe en Tunisie réduite à 80.000 hommes _ ^ ^ ^ ^ ^ - - - .- • I * Le général Franco déclare qn’il serait insensé de retarder la paix M.Ilsley est ministre canadien Et H se pense plutôt ministre des intérêts financiers anglais 1 Lt débat parlementaire sur le projet de loi relatif au don de $1,000,000,000 aux Nations-Unies cit à peine amorcé.Avant qu’il ne se termine, on invitera le gouvernement — qui prétexte des règlements de la censure pour tenir la Chambre dans l’ignorance —- à fournir des renseignements plus complets sur la façon dont il aide la Grande-Bretagne depuis le début du conflit et sur la manière dont il se propose de sc porter i son secours dans l'avenir.Bien que le ministre des Finances ait volontairement limité ses remarques à un exposé général de politique, il en a dit assez pour nous permettre de porter un jugement d’ensemble sur les sentiments qui inspirent le gouvernement dans ses relations avec l’Angleterre.Sous l’égide de M.King et de M.Ilsley, lt ministère entend suivre une politique toute de largesse et de générosité.Loin de lüi le désir d'imposer des conditions onéreuses à la métropole.Il lui a consenti tout d’abord un prêt sans intérêt de $700,000,-000.Puis il lui a fait un don de $1,000,000,000.Ensuite il a acquis les intérêts anglais dans nos usines de guerre: il s'agissait d’une somme de $200,000,000.Enfin, le Canada vote ces jours-ci un autré milliard aux Nations-Unies.# * * M.Ilsley appelle cela traiter nos allié» d’une façon juste et raisonnable.11 ne s'agit pas de don, à son avis.Mais bien de contribution S l’effort de guerre commun.Et puisque l’on parle d’aide mutuelle — on ne voit pas trop, toutefois, ce que le Canada recevra en retour—, il ne convient pas d’insister sur les avantages que le pays pourrait retirer de l'assistance qu’il accorde au Royaume-Uni.C'est du moins ce que le ministre prétend.li serait mime inconvenant, paraît-il, voife très dur et presque honteux, d'insister pour rentrer en possession des titres détenus par les Anglais.Entre nation»-»oeuti cela ne se ferait pasl Nation de'bitrice depuis les premiers temps de la colonie, le Canada doit le demeuret.Autrement ce serait déchoir, pouf ainsi dire, puisque du même coup l’Angleterre, du tang de nation créancière qu’elle occupe, passerait S celui de nation débitrice.Or, que le Canada prenne le pas sur l’Angleterre en matière de finance, cela est tout simplement inconcevable.Cette pensée jette notre ministre des Finances en pleine confusion.Il en bégaie et bafouille.Ecoutons-le: “Ce n’est pas accomplir un acte de cha- bcaucoup de rigueur que de supprimer les fruits de placements utiles et pratiques qu’ils ont effectués chez nous et des avances qu’ils ont consenties, durant la période de notre développement national, soit au pays, soit à certaines de ses parties, et de contraindre les Britanniques à liquider pendant une crise tout cet actif et d’exiger d’eux tout ce que nous pourrions en obtenir.(.) Le monde des affaires reconnaît et comprend ce principe: Vive/- et Icittez vivte.En outre, la réduction des placements britanniques au Canada nuirait inéluctablement à nôtre commerce d’après-gutrre.” A cela il serait facile de rétorquer que les Anglais n’ont pas voulu faire de prosélytisme en plaçant leurs capitaux au Canada.Ils y voyaient des avantages financiers sérieux.Us n’ont pas été déçus.A l’avenir ils continueront à commercer avec nous s’ils y voient leurs intérêts.* * * .Tant d’onction et de sentimentalisme larmoyant en affaires, de la part du ministre de?Finances, n'a pas ému les députés dont le loyalisme n’obnubile pas le jugement.MM.M.-J.Coldwell, leader de la C.C.F., et M.P.-J -A.Cardin, ancien ministre des Travaux publics, ont répondu au ministre.Ils ont tous deux soutenu que le Canada, à l’instar d'autres Dominions britanniques, devrait rapatrier tous les titres canadiens détenus en Angleterre.Nous n’in-voquetons pas le témoignage de M.Cardin.Pour une seule raison.Non pas que l’ancien ministre n’ait aussi bien parlé que M.Coldwell.Mais M.Cardin est Canadien français.À ce titre, dès qu’il parle de l’Angleterre sur un certain ton, les Anglo-Canadiens disent tout de suite qu’il a tort, qu’il tient le langage d'un nationaliste étroit.Pour qu’un Canadien français puisse avoir raison de ce temps-ci, U faut qu'il répète fidèlement ce que disent Us Anglo-Canadiens.M.Ernest Lapointe était un grand homme quand il parlait comme M.King, la Gazette et le Globe & Malt.II avait tort sitôt qu’il tenait un langage canadien.M.Cardin lui-même était dans le vrai au temps où, ministrr, il défendait la politique de M.King.Depuis qu’il a quitté le ministère, sa pensée n’aurait plus aucune valeur.Le cas de M.Coldwell est différent.Il est né en Angleterre.Par conséquent, il a droit à la confiance de Ses compatriotes!.M.Coldwell a affirmé que le Canada devrait se débarrasser des capitalistes anglais.M.Ilsley l’a interrompu pour faire valoir l’argument sentimental.“L’ho- rité que mettre des fournitures de guerre à la portée de romP“ P°ur r.*,re vai.°“ 1 ^ ceux qui luttent à nos côtés.Ce geste relève de l’effort de n0fab,e d?uté nt tro,t-,, P”’.a dernde U “’T"’ ^ qui luttent a nos cotes.Le geste guerre du pays.En fournissant des approvisionnements, nous ne faisons qu'assumer la part qui nous revient du fardeau de la guerre.Si nou» ne trouvion» pat le moyen d’auurget nous-mimet cette juste part du fardeau, nou» secion» forcés de traiter no» allié» de façon qui serait inévitablement, et avec raison, jugée duce.Ce terait, par exemple, impoter à la Grande-Bretagne un dur traitement que de la forcer à liquider toutes les valeurs canadiennes encore aux mains de la population britannique”.Remarquons Lien que le ministre court au-devant des coups.U est assez intelligent pour savoir que le citoyen moyen ne peut s'empêcher de se poser la question suivante: “Comment se fait-il que le Canada soit obligé de faire des dons à l’Angleterre, alors que lès Anglais possèdent au pays des place- [ rnents s'élevant encore à des centaines et des centaines dé millions de dollars?” Ÿ * ¥ Le ministre répond, en premier lieu, que le Canada a rapatrié une bonne partie des titres canadiens détenus en Angleterre: “Jusqu'ici la Grande-Bretagne nous a revendu ou remboursé tous le?titres du gouvernement canadien ou des Chemins de fer nationaux que sa population détenait.Elle nous a vendu tous les placements de guerre qu'elle détenait dans nos usines et qui avaient été effectués, en son nom, pat le ministère des Munitions et Approvisionnements.En outre, les Anglais ont vendu un certain nombre de valeurs canadiennes qu’ils avaient en portefeuille et qui étaient d'un débit facile ,iu Canada.Le chiffre total des valeurs ainsi rapatriées officiellement ou vendues par des particuliers aux acheteurs canadiens s'élève à environ $&00,000,000.La dette de $700,000,000 contractée par la Grande-Bretagne à l’endroit du Canada fait contrepoids à l'ensemble des valeurs canadiennes encore aux mains des Anglais”.M.Ilsley oublie de dire que le Canada a prêté ces $700,000,000 sans intérêt i l’Angleterre, alors que les détenteurs britanniques de valeurs canadiennes continuent de toucher des intérêts sut ces titres.Il y a Hi tout un symbole.Nous donnons, ce qui s’appelle donner, à l'Angleterre.Quand nous ne lui donnons pas, nous lui prêtons sans intérêt.Mais nous continuons de payer des intérêts sur les titres canadiens détenus par les capitalistes anglais.Voili le genre d’aide mutuelle que préconise M.Ilsley.Pour de l'aide mutuelle.On nç touche pas i ce qui reste de placements anglais au pays.T)n n’y touche pas pour des raisons que M.Ilsley énumère en ces termes: “Grâce aux titres canadiens qui lui restent, la population britannique Sera encore intéressée dans les affaires et le commerce du Canada.(On le cioit tans peine).Ce serait, semble-t-il, traiter nos alliés < M.Ilsley ne parle plut de ta mire-patrie qaund il t'agit de VAngleterre; il emploie l'expression; nos alliés), avec son attitude a un peu trop l'air de laisser entendre que la situation critique dans laquelle sc trouve l’Angleterre est une aubaine pour le Canada?” M.Coldwell lui a répondu avec force: “Non! Né et élevé en Grande-Bretagne, j’aime l’Angleterre tout autant qu’aucun des membres de la Chambre; mais nous n’aidons pat l'Angleterre en laissant ces titres outre-mer.Nous favorisons un petit groupe de financiers et de capitalistes qui retireront des bénéfices du fait que leurs actions, leurs obligations et autres valeurs restent en Angleterre.S’il s'agissait de les donner à la niasse du peuple anglais, je prendrais une attitude différente.Nous ne faisons, i mon avis, qu’abandonner la domination de ces puissantes associations (entreprises établies au Canada) entre les mains d’un groupe de capitalistes absentéistes qui ont exploité depuis des années les Canadiens et les Anglais tout aussi bien”.¥ ¥ ¥ Le mythe de la pauvre Angleterre, aux prises avec des difficultés financières insurmontables, ressuscite après vingt-cinq ans d’éclipse.On l’a inventé pendant la première guerre mondiale (ou plutôt bien avant cela: pendant l’intervention canadienne en Afrique du Sud).Et pourtant, après la guerre de 1914-1918, l’Angleterre jouissait d’une situation privilégiée.C’était l’opinion que Jacques Bainville exprimait dans un curieux petit livre, publié en 1919, qui n’a plus qu'une valeur documentaire: Comment placer sa fortune.Jacques Bainville ne voyait qu'un point noir en Grande-Bretagne et cela confirme la thèse de M.Coldwell): aucun équilibre entre un vaste prolétariat et un haut capitalisme puissant mais restreint.Tout en éprouvant des sympathies envers la population anglaise qui ptint, combat et souffre depuis 1940, le Canada doir songer aux intérêts de sa patrie.Le Canada pourrait rapatrier les titres canadiens en Grande-Bretagne et faire des dons à l'Angleterre si le coeur lui en dit.En fait, nos cadeaux dépassent de beaucoup maintenant la valeur des valeurs canadiennes détenues par des Anglais.De sorte que la différence entre les deux sommés serait encore tout à l'honneur de notre esorit de charité et d'entpi’aide.Au surplus, M.J.-L.Ilsley est ministre des Finances du Canada.Il n’est pas chancelier de l’Echiquier.Il n’a pas à défendre les intérêts de l’Angleterre, mais ceux du Canada.Il a parlé l’autre jour comme le ministre des Finances de ta Grande-Bretagne.Puisqu’il a le coeur sensible à la pensée des capitalistes anglais qui nous vendraient (il n'est pas question, pour eux, de nous les donner) leurs titres canadiens, on aimerait le voir s’exprimer avec autant de sollicitude au sujet du père de famille nombreuse, du Canadien qui élève des enfants et qui travaille, lui aussi et beaucoup mièux que le capitaliste, à faire du Canada un pays populeux et puissant.to-v-43 Léopold RICHER explique que pareille opération ne se fera pas sans L^ctualitê Pays de lait de miel i et de sirop d'érable (par Emils Benoist) Au bas de la feuille, Il y avail celte précision: Le chemin pour sé rendre à la cabane est très facile à trouver.On se rend au village de Saint-Bruno et on demande son chemin au premier venu qui s'empresse de rtous l’indiquer, du vrai, les Intéressés n’avaient pas A recourir au moyen classique pour trouver ce chemin-là, il leur était déjà connu.Les Intéressés, en l'occurrence, étalent les membres de l’Association des distributeurs de lait naturel et ça n'itall pas la première fols que l'accueillant et très hospitalier Frère Alogs les Invitait ainsi, avec leurs amis, en la Ferme du Grand-Coteau, que possèdent et exploitent d’admirable façon, sur l’une de» pentes douces de la montagne de Saint-Bruno, les Frères de Saint-Gabriel.Chaque année, depuis des années, à l'époque des sucres, Frère Alogs réitère ton invitation.Il tient, semble-t-il, à prouver et à reprouver à ses amis que ce coin du pays de Chambly, comme d’ailleurs ta pluQprt des autres coins de pays dans le grand pays de Québec, vaut la terre qui fut autrefois, fl y a bien longtemps, promise à Moïse par Jéhovah.Dans celte terre-là, pays de Chanaan, coulaient, au dire des émissaires de Josué, des ruisseaux de lait et de miel.Le pays de Québec a plus et mieax encore: il connaît en plue, chaque printemps, des ruisseaux de sirop d'érable.L’on tait mafnténant pourquoi Frère Aloi)S\ fait ses invitations à l'époque des sucres; dans le cas des distri buteurs de lait naturel, c’est particulièrement symbolique, complémentaire d’une analogie tirée de la Bible.La modestie de Frire Aloys cl de tous ses frères en Saint-Gabriel serait certes soumise à trop rude épreuve, si nous disions, ici, en entre nom et au nom de tous les invités de l’autre jour, tout le bien qu'il faut penser de l’hospitalité qui s'exerce au Grand-Coteau.Hospitalité 4 la fols champêtre, géorgi-que et bucolique, quelque chose de très vlrgillen, cjmme qui dirait de conforme au géni« latin dont il arrive au Canada français de se réclamer.Hospitalité charmante, délectable.Lee distributeurs de lait naturel étaient invitée avec leurs amis.Ce qu'ils en ont tout de même des amts^ et des amis de qualitèl La société crufour des tables dressées en plein air était représentative autant que nombreuse, représentative d’un peu tou* les mondes les meilleurs.Ne parlons pas du monde journalistique, dont on ee plaît, nous semble-t-il, à reconnaître généralement l’importance: il était représenté à cette réunion.Le député fédéral du comté, M.Vincent Dupuis, en était aussi, qui n'a pas fa* mystère de son opposition à la pasteurisation obligatoire du lait.Le monde médical?Et la chose Importait asset en la circonstance.Il y avait bien là quelques domaines de médecins, non des moindres, et pour n'en mentionner que quelques-uns, le président du Collège des médecins, le Dr Desrochers, les deux docteurs del Vecchio, le père, qui est /’Institut Bruchési depuis trente ans et plus, le fils, qui est de Sainte-Justine.Ceux-là et tous les autres médecins présents, comme de raison partisans du lait naturel, propre et sain, adversaires déclarés aussi du lait obligatoirement pasteurisé.Ce ne sont pas précisément des discours qui se sont prononcés à l'occasion de cette partie de sucre, tout au plus des allocutions.Quant au sujet, il était tout indiqué d’avance: l'urgence qu'il y a de faire échec i Fabsurde propagande qui .Uuita à U derniers pige) Bloc-notes (par Gaorges Pelletier, O.H., Peul Sauriot et Roger Duhamel) Invasion Pour envahir l’Afrique, du nord française, il y a six mois, l’on a dû mobiliser 2 millions de tonnes de transports maritimes, soit 500 cales d’un tonnage moyen de 4000 tonnes chacun, sans compter plusieurs douzaines de navires de guerre et des centaines d’avions.Et il ne s’agissait que de transporter une centaine de mille soldats de toutes armes.On voit d’avance ce qu’il va falloir trouver et grouper de navires de guerre, de transports océaniques, d'avions de chasse, de bombardement, de plongée, de chasseurs de mines, de navires auxiliaires, de submersibles, etc., pour transporter, accompagner et protéger les dizaines de mille hommes que les Alliés vont devoir jeter sur deux ou trois points du continent européen, ces semaines-ci, afin de donner suite à la victoire qu’ils viennent de remporter en Tunisie, simple préface de l’invasion européenne même.Les Allemands n’avaient qu'une trentaine de milles à traverser pour essayer de débarquer en Angleterre, de juillet 1940, à maintenant; et ils n’y ont pas réussi, sans doute, entre autres choses, parce qu’ils n’avaient pas assez de navires, tant de guerre que de commerce, pour risquer le coup dont ils ont tant parlé et qu’ils n’ont pas osé lancer.L’Angleterre, les Etats-Unis et les Nations Alliées ont, de leur côté, le nombre de cales qu’il leur faut pour une pareille opération contre le continent européen; et là-dessus ils ont nettement la suprématie, de même que, depuis quelque temps, ils ont celle de l’air.Néanmoins, les préparatifs de leur descente en Europe auront nécessité des travaux énormes de tout genre, depuis des mois et des mois.Us ne peuvent entreprendre l’affaire sans être assurés de la réussir de point en point, quoi que cela coûte de toutes maniérés.-Et cela ^ , embarras sé rieux.Ou’elle se tente à l'été, que les troupes d'invasion pénètrent réellement en Europe et s’y installent pour tout de bon d'ici septembre et ce sera déjà une extraordinaire victoire; ensuite il y aura à assurer le réapprovisionnement, le ravitaillement et les renforts des troupes d'invasion, sans la moindre solution de continuité.L’entreprise sera la plus difficile qu’on ait vue jusqu’ici, et dans tous les domaines.11 faut pourtant la tenter et la mener jusqu’au bout, si l’on veut terrasser le monstre allemand.G.P.Le professeur Osborne Après cinquante ans de service, M.W.-F.Osborne vient de prendre sa retraite comme professeur de l’Universilté du Manitoba.De ces Cinquante années, vingt ont été employées à l’enseignement de t’an-glais, trente à celui du français.M.Osborne, né à Quyon, au comté de Pontiac, dans notre province, est un excellent bilingue, ainsi qu’en peuvent témoigner tous ceux qui ont eu le plaisir de causer avec lui.On a fêté au Manitoba le cinquantenaire d’enseignement de M.Os-borne, et nos compatriotes n’ont pas été les moins empressés à rendre hommage au vieil éducateur.En dépit des différences d’origines et de croyances, M.Osborne n’a point ménagé à ses concitoyens de foi catholique et de langue française une sympathie qu’on lui rendait de tout coeur.M.Osborne ne fréquentait point que les livres français; il a multiplié les occasions de prendre contact avec les Canadiens français, de tous les milieux.Avec l’étonnant Raoul Blanchard, il est l’un des très rares hommes qui aient parcouru ta province de Québec à pied, s’arrêtant chez les cultivateurs et chez les ouvriers comme chez les curés et lea hommes de profession.— partout accueilli, aime-t-il à dire, avec la plus grande bienveillance.On imagine qu’il a dû faire la même chose au Manitoba.Aussi bien est-ll l’un des Anglo-Canadiens qui paraissent avoir le mieux compris l’état d’esprit des Canadiens français.M.Osborne n'est pas tout à fait septuagénaire.Aux dernières nouvelles, il était encore d’une remarquable vigueur.Aussi peut-on penser nue sa retraite ne sera pour lui nue l’occasion de se donner complètement à ses travaux préférés.Il est de ceux qui peuvent faire beaucoup pour le développement de plus cordiales relations entre Canadiens des deux langues.Nous lui souhaitons de tout coeur une heureuse et féconde vieillesse.O.H.(suite à la dernière page) Reddition des formations blindées sllemandes — Les débris de l’armée germano-italienne enfermés sur la péninsule du cap Bon — Des troupes encerclées à Porto-Farina tentent de fuir en bateaux — Le chef d’Etat espagnol est d’avis qu'aucune coalition n’est plus en mesure de vaincre l’autre—Le Saint-Siège, l’Espagne et la paix La grande victoire alliée en Tunisie rend plus actuelle que jamais la question de l'invasion de l'Europe.L'Axe intensifierait ses préparatifs tout le long du front méditerranéen, du midi de la France jusqu'à la mer Noire, et on rapporte que te mouvement des troupes allemandes à trovers la Hongrie vers les Balkans est aussi considérable que pendant les jours qui ont précédé l'attaque contre la Yougoslavie et la Grèce.Un commentateur militaire de la radio allemande a signalé des mouvements de troupes alliées dans l'ile de Chypre ainsi qu'en Palestine et en Syrie, mats il a affirmé que l'on o puissamment renforcé les défenses de l'archipel du Dodécanèse et de toutes les îles de la mer Egée.On affirme même que le maréchal Erwin Rommel, qui aurait quitté la Tunisie avec le général von Arnim en laissant le commandement des troupes allemandes et italiennes au général Messe, un officier italien, dirigerait les préparatifs de défense en Grèce.L'invasion alliée pourrait évidemment frapper l'Europe occidentale et on croit que c'est cette crainte qui porte les Allemands à décréter la toi martiale en Hollande.Les dépêches de Londres laissent cependant entendre que l'invasion de la France et des Pays-Bas devra attendre un peu en faisant observer qu'une bonne partie des meilleures troupes alliées, sauf l'armée canadienne, ont quitté les Iles britanniques pour aller combattre en Afrique.A Stockholm, on croit comprendre que Hitler songe à tenter pour la troisième année consécutive de porter un coup décisif à la Russie en dépit de toutes les menaces qui pèsent contre l'Europe qu'il s'efforce de transformer en forteresse.On parle même dans certains milieux d'une expédition alliée contre Petsamo en Finlande pour déloger l'Axe de toute ta Scandinavie et l'investir par le nord.On n'a pas encore expliqué pleinement la chute soudaine de Bizerte, l'une des plus grandes places fortes, du monde qui aurait dû pouvoir soutenir un assez long siège en dépit de la puissance des attaques alliées.Est-ce qu'elle a succombé à la surprise comme To-brouk lorsque le maréchal Rommel s'en est emparé en 36 heures?Le chroniqueur militaire du "Times'' de New-York, M.Hanson-W.Baldwin, fournit une explication qui paraît plus vraisemblable et qui cadre d'ailleurs mieux avec les détails déjà connus.Les Allemands auraient décidé de ee pas défendre sérieusement Bizerte et ils auraient commencé avant même l'attaque alliée un mouvement de repli vers la péninsule du cap Bon dons le but de tenter dans cette région une défense désespérée et prolongée comme celle du général MacArthur sur la peninsula de Bataan.La rupture du front dans la vallée de Medperda par la 1ère armée anglaise et l'exploitation rapide de cette percée par les formations blindées anglaises auraient en partie déjoué ce projet et permis aux Alliés d'encercler des corps considérables entre Bizerte et Tunis, ce qui explique le grand nombre des prisonniers allemands et italiens.M.Hanson se demande s'il reste plus de 100,000 hommes à l'Axe pour tenter de tenir sur la péninsule du cap Bon.EN TUNISIE jÇe catnet du gxincheux M.Godbou» à la Léglslatura : U gau-pl« vaut miaux qu« eaux qui prétanèant la «tndalre ¥ 4 ¥ La mémt au mêma androlt: On lave-qua dai rastrictiens sur la èaurra at tur Le dernier bulletin allié venu d'Afrique annonce que toutes les forces de l'Axe qui se trouvaient au sud-est de Bizerte se sont rendues à discrétion hier et que toutes les troupes ennemies qui poursuivent la résistance se trouvent sur la péninsule du cap Bon.Ceia donnerait à entendre que les troupes qui faisaient face à la 8e armée anglaise dans le sud se sont repliées en toute hâte vers la péninsule pour donner la main aux survivants des batailles livrées autour de Bizerte et de Tunis.Les forces ennemies du nord-est de la Tunisie se sont rendues au 2e corps d'armée des Etats-Unis à 11 h.hier matin et l'on évalue à 25,000 le nombre des prisonniers dans ce seul secteur.Les bulletins allemand et italien ont annoncé la reddition des troupes de l'Axe encerclées au sud de Bizerte qui auraient combattu jusqu'à l'épuisement de leur munitions.Les formations blindées anglaises ont rencontré une vive résistance au sud-est de Tunis où les troupas allemandes et italiennes s'efforcent de tenir ouvertes les routes qui donnent accès à la péninsule du cap Bon.Elles ont cependant réalisé une certaine avance dans la journée l'hier après avoir pris Crèteville, à 14 milles de Tunis, et Hamman-Lif.Le 19e corps d'armée français a également avancé en direction de Zaghouan en dépit d'une vigoureuse résistance et du fait qu'il avait fourni des renforts à la 1ère armée anglaise pour foncer sur Tunis au centre.Le nombre des prisonniers allemands et italiens s'accoît sans cesse.Un bulletin extraordinaire émit hier soir annonçait que l'on avait fait 50,000 prisonniers depuis le 7 mai.Si l'on en croit la radio d'Alger, l'armée de l'Axe en Tunisie aurait perdu 64,000 hommes faits prisonniers, 42,000 hiét, 330 chars,' 500 canoni et 4,000 camions.Le bulletin allié insiste sur le fait que la flotta alliée opère des deux côtés de la péninsule du cap Bon dont elle fait le blocus.Il affirme que ce blocus durera aussi longtemps que la péninsule ne sera pas aux mains des Alliés et que l'on n'aura pas disposé des dernières troupes ennemies en Afrique-Nord.On ne croit pas que l'ennemi tente sérieusement d'évacuer son armée d'Afrique en raison de la supériorité incontestable de la marine et de l'aviation alliées.Une dépêche venue du grand quartier général rapporte cependant que des avions alliés ont coulé d'innombrables petits bateaux chargés de troupes qui fuyaient la Tunisie.L'aviation alliée continue d'aillaun à pilonner les toupes ennemies ainsi BEIair îî61“ : Il vows donnera l’adraaao d’un dénositairé dé vétr# voisinage.Numéro spécial sur le communisme L’Action Nat tonale: Pour comprendre le communisme.“ fra')* çois Hertel: Le communisme: grande idée, grande erreur.Damien Jasmin: La niques.- - Cinq généraux se sont rendus avec le général Krause; ce sont le major général Boroweitz, commandant de la 15e division blindée; le major-général Neuffer, commandant d’une division aérienne; le “pÿ^ait apporter ici un «oulage-iieutenant-géneral Buelouvius, | P pnt rti“faux voyageurs de com-commandant de la division Mann-! merce e{ à ceux qui exercent des teuffel; le major-général von ( fessions analoglIM.Vaesrt, commandant de la Ve ar- v ièRe sociai de l’A.P.C.V.méc blindée, et le major-genérall .ftU nUm£ro 1855 est rue Ra-Baumsenge, commandant des forces! Montréal.TéL: CRescent aériennes de Bizerte.M.G.Lafleur, chef du se- crétariat.contact- -, , , M.Edouard Labne, de la section Mont-Royal, exposa les grandes lignes d’une législation passée en Suisse donnant un statut juridique à la classe des voyageurs de commerce Une législation semblable leurs fondation de - toute la Nouvelle-France.Monseigneur l’Archevêque rendit hommage aux Pères Eudistes pour le bien qu’ils font par leurs prédications et leurs autres oeuvres, aux religieuses du Bon Pasteur et des Saints Coeurs qui sacrifient leurs vies pour sauvegarder la vertu de la femme et pour réhabiliter celles qui ont eu le malheur de tomber.Mgr Charbonneau rappela aussi qu’en 1925, il assistait à Rome aux fêtes grandioses qui marquèrent la canonisation de saint Jean Eudes.C’est alors, dit-il, que j’ai lu la biographie de votre fondateur, et que j’ai pu admirer les bienfaits de la grâce de Dieu dans sa vie et ses oeuvres.Le sermon de circonstance fut prononcé par le R.P.François Tressel, professeur au Scolasticat des Pères Eudistes à Charlesbourg, près Québec.Il fit d’abord allusion à tout ce que la paroisse doit à saint Jean Eudes, puisqu w y a à Laval-des-Rapides deux maisons des Religieuses du Bon-Pasteur, un couvent dirigé par les Soeurs des Saints Coeurs, ainsi que la maison provinciale des Eudistes qui s’occupent en plus de la paroisse.Le Père prédicateur rappela alors le mot que l’on a appliqué à saint Jean Eudes: "un géant de sainteté".Dans un tableau bien saisissant, il considéra saint Jean Eudes, comme un géant d’apostolat, un géant des oeuvres d’apostolat, un géant de sainteté, en plus d’être un grand écrivain ascétique et un théologien remarquable.Le Père Eudes fut surtout missionnaire: il pourrait même être regardé comme le modèle du missionnaire populaire; “c’est ainsi que nous devrions tous prêcher”, disait de lui le grand Bossuet.De grandes oeuvres d’apostolat perpétuent l’apostolat même du grand missionnaire.Sa Congrégation, d’abord, qui devait s’occuper avant tout de la formation des futurs prêtres dans les Séminaires, congrégation purement sacerdotale, soumise à la jnndic- d’honneur; des RR.PP.A.Dion et viennent Sherbroo B.McClusky, comme diacre et sous- et Shawinigan-les-' diacre d’office; de M.l’abbé Tou- p.c.Chutes, avec chette, secrétaire de Son Excellen-«e, comme maître de cérémonies.On remarquait aussi au chœur, aux côtés du R.P.Camille LeDoré, curé de la paroisse, Mgr Larochelle, P.A., supérieur du Séminaire des Missions-Etrangères, le R.P.Damase, provincial des Franciscains, le R.P.Belliveau, S.J., supérieur du Noviciat St-Joseph, le R.P.Marion, O.P., le R.P.Gabriel Gagnon, C.SS.R., représentant du Père Provincial, le R.P.Joseph Larochelle, supérieur du Noviciat des Pères Blancs, M.Allard, P.S.S., supérieur de l’externat Grasset, M.l’abbé Bord, aumônier des Frères des Ecoles Chrétiennes du Mont LaSalle, M.l’abbé Charbonneau, curé de Pont-Viau, les Pères Fitzgerald, C.J.M., aumônier militaire dans l’aviation, O.Hébert, assistant-curé, Marcel Lagrée, A.Charest, Paul David, et Henri Roy.tous Eudistes.Un groupe nombreux de religieuses avait tenu à s’unir aux Pères Eudistes pour célébrer celui qu’elles regardent comme leur Père spirituel, saint Jean Eudes.Ainsi nous remarquions des religieuses du Bon Pasteur des maisons Sainte-Domitilde et Lorette de Laval-des-Rapidcs, de la maison provinciale, des maisons Sainte-Darie et Saint-Louis-de-Gonzague de Montréal.Parmi les Frères des Ecoles Chrétiennes, se trouvait le Frère Stephen, directeur du Mont LaSalle.La chorale, qui avait chanté la messe à trois voix égales d’Archam-beau, était sous la direction de M.Eugène Raymond.Il y eut dans le cours de l’après-midi vêpres solennelles chantées par le R.P.Legarrec, supérieur.Une soirée musicale et artistique à l’Académie S.-Jean-Eudes vint terminer cette fête.Les paroissiens, après avoir assisté nombreux à toutes les cérémonies de U journée, avaient voulu offrir un magnifique cadeau aux Pères de la paroisse; Son Honneur le maire (Dr Joseph Gervais) fit la lecture d’une adresse au nom des paroissiens à laquelle répondirent le Père curé et le Père Provincial des Eudistes.local, dans le cas g résent, ce pc c.La Ca Sorti t dépassé U million Sorel, 10 (Spécial au Devoir).— M.Brousseau, représentant à Sorel des quartiers généraux de l’emprunt de la victoire, autorise le comité local à annoncer que Sorel a dépassé le million de dollars, dans ses achats d’obligations du 4e emprunt.Cette bonne nouvelle fut annon cée au cours d’un grand ralliement qui réunissait au delà de 5,000 ouvriers des Marine Industries Ltd, stimulésh par l’actif vice-président de la compagnie, M.Edôuard Simard.Les Marine Industries Ltd ont déjà dépassé depuis plusieurs jours leur objectif de $300,000 et, à l’heure actuelle, les employés de cette industrie ont fourni plus de la moitié du million de dollars souscrit par l’ensemble de la ville.Les principaux orateurs au grand ralliement ouvrier furent, outre M.Simard, MM.Henri Gendron, gérant du personnel de la compagnie et organisateur de la manifestation, et le sergent d’escadrille Aubin.M.Simard a dit, entre autres, aux employés: "Mettez de l’argent du côté pour l’après-guerre.À cette époque, vous aurez grandement besoin de votre argent pour manger en pain et en victuailles de toutes sortes ce que vous n’aurez pas dépensé en futilités durant la guerre.Pendant la période de réorganisation du travail en temps de paix, vous dépenserez les gains actuels.L’avenir dépend de vous.Votre achat d’obligations est une arme que vous possédez.Vous êtes ici dans une atmosphère paisible.Songez à nos soldats.” M.Simard s’est aussi dit heureux de constater que Sorel est encore à l’affiche de façon éclatante, quand il s’agit de souscrire aux emprunts de la victoire, de produire intensivement pour hâter la victoire et assurer le retour de la paix.Dont renstmble du poys Français d'abord Giraud prédit une invasion prochaine Malaise généra! en Europe occupée —- La France doit attendre le moment de la libération Comme le* derniers éléments des forces existes d’Afrique fuient en débandade vers la péninsule du cap Bon, Il est de plus en plus question d'une invasion prochaine A Alger, le général Giraud a déclaré à ses compatriotes que l’invasion de la forteresse européenne se produira demain.Il ne se passera pas beaucoup de temps maintenant avant que les Alliés ne frappent de l'Ouest et de l’Est.Ces paroles ont eu leur écho chez l'ennemi.D’Ankara, on apprend que Hitler fait masser des troupes dans les Balkans et demande à la population de creuser des abris contre les raids aérinns.' Un général nazi annonce que la Xe armée britannique se concentre à Chypre.Les Pays-Bas sont sous la loi martiale.Le gauleiter Seyss-lnquart prend toutes les précautions nécessaires, tandis que les Hollandais se préparent à aider efficacement les envahisseurs.Moscou se réjouit bruyamment de la chute de Tunis et de Bizerte, rappelant qu'il reste encore l'Europe à reconquérir.* * * Londres, 10.(C.P.) — Le général Henri Giraud a déclaré hier à la population française que demain la forteresse de l'Europe sera attaquée et que la lutta Les pertes de l'Axe en Afrique Londres, 10.(C.P.) — L’Axa a perdu plus de 750,000 hommes dans sa retraite d’Afrique qui a commencé P*f ]a reconquête de l’Ethiopie.Voici les détails: en Afrique orientale, 280,000 hommes, y compris 200,000 troupes nègres.En Afriquis Nord, 426,000.sans compter les 50,000 prisonniers capturés autour de Bizerte et de Tunis.Les Italiens perdent 3 hommes contre les Allemands, l.nn Les pertes matérielles dépassent 2,000 tanks.5,000 avions, 1,500 canons.Philadelphie, 10, (AP) — M.William C.Bullit, ancien ambassadeur des Etats-Unis en France et maintenant fonctionnaire spécial de la marine américaine, a déclare hier, dans un discours prononcé a [’Indépendance Hall, à l’occasion de la fête de Jeanne d’Arc, que “gaullistes et gijaùdistes sont des noms honorables, mais qu’il en est un plus noble et plus glorieux, le simple nom de Français.Tous les Américains souhaitent que les forces de ces deux généraux, leurs forces militaires, intellectuelles et spirituelles, se réuniront en une seule force française indivisible.Il s’est passé de grands événements dans les derniers six mois, mais je pense qu’il n’y en a que deux qui seront décrits dans les manuels d’histoire des petits enfants: D’abord la défense héroïque de Stalingrad et ensuite la résurrection de la France comme puissance militaire en Afrique-Nord’’.La Jeunesse étudiante à Notre-Dame Hier la jeunesse étudiante Montréal clôturait d’une façon grandiose sa campagne nationale sur la Messe.“Tous dans le jeu”, tel était le cri de ralliement des etudiants.Devant une manifestation aussi neuve et sur un thème apparemment inapte à soulever l’enthousiasme, voilà un succès qui fait ouvrir les yeux et qui nous prouve à tous, que les étudiants savent où trouver les vraies valeurs formatrices.Aurait-on jamais osé songer il y a une dizaine d’années à lancer dans tout Ottawa, 10 (C.P.) — Les quartiers généraux de l’emprunt de la Victoire, à Ottawa, annoncent, aujourd’hui, que durant les deux premières des trois semaines de campagne du IVe emprunt de guerre, la population canadienne a acheté pour un total de $771,019,600 d’o-| bligations, sur un objectif national ! de $1 milliard, $100 millions.Ceci de | représente; les contributions de 1,-041,320 souscripteurs.Durant la même période, lors du précédent emprunt, 753,652 souscripteurs s’étaient inscrits pour un total de $309,281,700 alors que l’objectif n’était que de $750 millions.Les ventes, pour la seule journée de samedi, à travers le pays, se sont élevées à $63,169,600.* .©ur* centage est de 85.9 p.c.La Canadian Press place la ville de Québec en seconde place, avec 79,8 p, c., cilors que le comité provincial de l’emprunt à Montréal a annoncé, lui aussi cet avant-midi, que la ville cie Québec avait atteint 92.06 p.c.de son objectif, ce qui place la capitale de notre province non seulement en tête de toutes les grandes villes québécoises (il n’est pas question ici des t petites villes) mais de toutes les grandes villes du pays.Los plut importantes souscriptions Dans la dernière liste des plus importantes souscriptions à travers !e pays, signalons les suivantes: American Can.Co., Hamilton, $3,000,000; Imperial Tobacco of Canada; ’iste de paye de la section des employés à Hamilton, Ont., $1,-738,000; Winnipeg Electric Co* $1,500,000; Toronto Transportation Commission, $1,485,000; sénateur Norman M.Patterson.N.M.Patterson and Co.et intérêts associes, $900,000 ; Canada Wire and Cable Co., $750,000; Crane Ltd et compagnies subsidiaires, $600,000.Lt grand raltitmant ouvrier de ce soir Les travailleurs célébreront ce soir (lundi) la victoire éclatante que viennent de remporter leurs frères d’armes en Tunisie.De fait, les hommes et les femmes de nos industries de guerre 3ui fournissent à nos combattants e la première ligne les avions, les canons, les chars d’assaut et les navires nécessaires à l’écrasement de la bête aux mille tentacules du fascisme hitlérien, paraderont ce soir dans les rues de Montréal, et diront bien haut leur volonté inébranlable de continuer la lutte Jusqu'au bout.Cette parade est l’un des plus grandi événements à Montréal de la campagne du 4e emprunt de la victoire.Elle sera suivie d’une grande manifestation au Forum, au cours de laquelle des marins, survivants de torpillages dans l’Atlantique et en Méditerranée, remettront des fanions d’honneur aux représentants de toutes les usines de la ville et de la région, et au cours de laquelle aussi, le chef indien de Caughnawaga, Poking Fire, et ses braves,- exécuteront la fameuse danse de guerre iroquoise, qui, au début de la colonie, était le prélude à des aventures gigantesques en territoire ennemi.w , , , .Dans les rues de Montréal, les ouvriers paraderont au son de la musique.Des chars allégoriques pittoresques constitueront 1 une des nombreuses attractions de la parade, qui «e mettra en marche à 7 h.40 dans les rues situées a l’ouest de Peel, entre Sherbrooke et Burnside.Elle défilera le long de Sherbrooke jusqu’au Forum.à nos pères cette foi authentique, le Canada une campagne nationale | cette verve chrétienne que nous sommes en train de perdre.Les étudiants espèrent par cette campagne, avant tout étudiante, «•veiller partout des échos.Cette propagande sera pour cha Le chef de la Gestapo polonaise Londres, 10.(CP) — Le général Wilhelm Kruger, chef de la Gestapo en Pologne et principal rcs- re.sera dure et peut-être longue.Il « demandé à ses compatriotes d'attendre jusqu'à ce que nous soyons prêts pow frapper en même temps à l’est et à ''ouest, s ponsable de la campagne de (et Le chef militaire français a déclaré, reur organisée contre les Polonais, que “par la libération de Tunis et de ; j, ^ je 2 mai, par trois hommes Bizerte, les forces françaises ont accom-1 déguisés en soldats allemands, pli la première étape ver» la libération de, comTîie h descendait de sa voitu-la France.” Dimanche dernier, Giraud avait prédit que la Tunisie serait libérée avant la fin de mai.Sa prédiction s'est accomplie cinq jours plus tard."Soldats de France, officiers et soldats de l’armée des travailleurs et des prisonniers, mes camarades, c’est à vous que je m'adresse ce soir après avoir offert hier à vos frères de Tunisie mes félicitations les plus chaleureuses.Trois années ont passé depuis l'armistice, mais trois années de résistance ont montré au monde que l’àme de la France n'a pas été vaincue.L’esprit de pur patriotisme a ramené la France au combat.” nous leur devrons de nous rendre un fier service.— E.J.C.Bombardements de navires-hôpitaux Berne, 10, — Le gouvernement italien, par l’intermédiaire de la Suisse, a transmis une note de protestation contre une violation délibérée de la Convention de La Haye par des pilotes américains qui auraient bombardé des navires-hôpitaux dans les eaux italiennes.sur la Messe?Ce simple fait nous fait espérer une relève magnifique par une jeunesse consciente de son rôle social.Les Compagnons de saint Laurent interprétèrent le grand Jeu scénique,'“Lc mystère de la Messe”, d’Henri Ghéon, Acteurs et spectateurs participèrent au jeu en communion de coeur et de sentiments.Toute l’assemblée entonna le chant de la campagne “Hymne à la t joie”.Joie profonde, joie discrète mais joie plus pleine et toujours renouvelée.; Washington, 10 (A.P.) — Un L’après-midi était réservé aux | comité qui groupe des démocrates plus jeunes étudiants.La vaste i ct des républicains travaille au-églisc Notre Dame était super-cpm- ; jourd’hui à mettre la dernière ble, yi.Yvon Danscreau, etudiant , mHin à une nouvelle édition du de 1 externat Ste-Croix, se fit lin-; pian Rqnil pour le paiement cou-terprète «le tous les étudiants.Puis , rant (le i-lmpôt sur |e revenu.Le le P.Emile Legault, C.S.Ç., donna , comj|^ des finances du Sénat a quelques explications sur le Jeu, en , approuv^ le projet par un vote de soulignant que la Messe commenre- j^ ^ 7 same(jj et la mesure doit I être soumise au Sénat demain.Ville-Marie, en forêt drue, assurant 1942, soit de 1943; le contribuable 1 — _i— .—— serait exempté pour 1 année des deux qui comporte la taxe la plus faible.La Chambre des représentants a adopté un autre plan; elle a supprimé dans l'impôt de 1942 les .premiers 19 p.c.d’impôt, ne lais- cun une occasion de s’arrêter, de I san( qUC les surtaxes qui frappent réfléchir sur un problème vital, un |es revenus relativement élevés, problème de paix.La Jeunesse étu- 1 ce|a comporte une annulation de «liante croit au travail entrepris ct 75 p Ct (1u total des Impôts de 1942.et l’exemption de quelque 90 p.c.Les impôts aux Etats-Unis exemption des contribuables.Il est possible que la Chambre ne veuille pas accepter le pian adopté au Sénat et qu on en vienne à un compromis sur une nouvelle formule.Vol par effraction fidèles seraient des participants ct non de simples spectateurs.La soirée attirait les grands étudiants et les universitaires, les aînés de la cité étudiante.M.Cas-< l’exemption dune année ton Pouliot, E.M., nmis dit sa joie: Pour tous 'cs et son étonnement de voir combien la jeunesse étudiante commence à se ressaisir et à bâtir sur des principes solides.Ce Jeu de la Messe rappelle le souvenir des messes poignani poignantes célébrées icl-mêrae à Le plan accepté par le comité, c'est, à part le paiement de l’impôt à mesure que le revenu est gagné, de taxe contribuables l'année de retard qui existait jusqu’ici.Mais pour éviter une série d’objections formulées contre le projet Ruml original qui comportait l’abolition des taxes de 1942, on supprimerait les taxes soit de M.Grégoire Forget, gérant du magasin P.-T.Légaré, 1290 rue Amherst, s’est plaint aux constables Gingras et Masse, de Radio-Folice, que, profilant de la fin de semaine, des inconnus ont pénétré dans le magasin, en passant par une fenêtre du 2e étage qu ils atteignirent en se juchant dans 1 escalier de sauvetage d’une maison voisine.Après avoir fracturé deux cof-fies-îorts, les inconnus ont dérobé une somme d'argent indéterminée pour le moment.Le sergent Mar cil a fa^ enquête. LXJJfcVOm, MONTREAL.LUNDI 10 MAI 1943 VOLUME XXXIV — Na 106 ! Exposition des anciens des Beaux-Arts Lundi, 10 mai 1943 Pro$ rem mes spéciaux A RADIO-CANADA; 8 30 p.m.L’ENVERS DU DECOR.— La Société Radio-Canada vient d'enginer pour une série d'émUalons dramatiques deux comédiens qui ont obtenu récemment à la scène A Montréal et A Québec, de remarquables succès.H s’agit de Mme Albany et de M.Charles Dechamps, dont l'un plus particulièrement a poursuivi une carrière très heureuse au cinéma iran-çals.M.Charles Dechamps a créé plusieurs réles A Paris, rôles qui lui ont valu les plus grands éloges de la critique française.L'engagement de cm deux artistes ne peut que plaire A l'immense auditoire de Radio-Canada en raison du choix des pièces 2u'Us ont fait, de leur parfaite maîtrise s la radio.L'Inauguration de ce théâtre a été fixée au lundi, 10 mal.A I h.30 du soir 8.00 p.m CONCERT SYMPHONIQUE.— Au gala du printemps des Concerts symphoniques de Montréal, avec le concours dlïto Pinza, du Metropolitan Opera, et Rudolf Serkln, planiste, on présentera des oeuvre* de Moeart, de Beethoven, de Ber-itot, de Bach, etc Brio Pinna, la célèbre basse du Metropolitan Opera, prendra part su Gala du printemps qu'organisent les directeur» des Concerts symphonique» do Montréal et dont Radio-Canada fera le re-, lais de 9 h.A 10 h., le lundi, 10 mal.Il chantera les airs du répertoire où 11 excelle, r'est-à-dlre dans celui de l'opéra.Cest ainsi qu'on entendra Non plu sn-dr*i, des Noces de Figaro.Madamlnt.de Doc Juan, In There Sacred Halla, de la Flûte enchanté* 4* Moaart.puU La Ca-lunnia.du Barbier de âévlUe.de Roastül.M Désiré Drfauw am au pupitre de chef d'orchestre II fera entendre la Symphonie no 3$, de Moaart.Dans la même semaine.Radto-Canadi fera le relais de deux autres concerta du Oala du printemps, c'est-A-dtrvs le mercredi.U.de 8 h.A 10 h.du soir et le vendredi, it, de 10 h.1S A U h.Programme du lundi.10 mal: 39e Symphonie, Mozart, Non plu andral (Les Noces de Figaro), Mozart; Madamlna (Don Juan), Mozart: In These Sacred Halls (La Flûte enchantée), Mozart; La Calunnlt (Barbier de Sévill'), Rotslnl (M.Ezlo Plnza, basse).Programme du mercredi, 13 mal: Suite en si mineur (flûte et cordes), Bach (soliste, Hervé Balliargeon); 4e Concerto en sol majeur, Beethoven (soliste, Rudolf Serkln, pianiste).Programme du vendredi.14 mal: La Damnation de Faust, Berlioz (solistes, Eleanor Steber, soprano, Ezlo Plnza, basse, Joseph Rogatchevsky, ténor, et les Disciples de Massenet): 1.Prélude A la deuxième partie, 2.La scène de Faust devant la chambre de Marguerite.3.Scène de Méphlsto, 4.La Coupe du Roi de Thu-lé, 5.Evocation et Menuet dee Feux Follets, 6.Sérénade de Méphlsto, 7.Duo de Faust et de Marguerite, 8.Trio, avec Méphlsto, et choeurs, 9 Romance de Marguerite: D’amour l'ardente flamme, 10.Invocation A la nature (Faust), 11.Récit, Faust et Méphlsto (la signature), 12.La course A l'ablme.13.L’enfer, 14.Le ciel.Sommaire des postes locaux 4JS AM &S$ SJé L«s ptm basas 41»- Beeita.' S* chant.Programme snadcaL j Heure du thé Nouveiie» et eosnaaen- ! T OO Norslesqu*.713 Causerie.7.30 The Sisters.T45 Emp de la victoire: • 90 commentaires 8.05 L» défilé d« ls victoire.8.45 Choeur ukrainien.8.00 Symphonie de Montréal.16 » Radio-Journal î# 15 Revue des Evénement* de la «etnaine.SW* Caaserse «s zsajer R * «* a» M» »¦*»>»>»* leemation.S.VJP.i il» Rouvene* de BBC.-g.UJB NceiveDe* î CBAOT» **• .A» Evénement» eocisux AU rTrgrunnw A» XMlttiM*.AJ* FW» AA- TaASX M M Asr 1 Sr-vc* g® itj tsmM sxt vActame.guerre.il fi'— ü kAmit—(ue SJR, BbicsAüaa AJ*6 Musiïae A2S Rant'iDea «M CXaHSâa AJt Csrassert.** »~a£-t as».L.i} BeyH rauaesaasj* anstt.MF LtMcre «a tSs*.Ski Le risatt àe ï’ass*- «s 4« Le Vieux fasup O* »#r.S.JS6 Xante oac».1X3 ValMs chabaea 3» Rue pnnetpsua.its Made.tine et Pierre *« Ti» de famille.(.13 QueLts semveliaet tx Prcfrsjnœe faaxUiaL ; A» La Réc* du tour.f 45 JCsisvMM* T.» OrigtaalSt*».T15 Restaurant Aàouetta.T» Neaaire et Barnabe T» Uaeai Partait *.» Amour» de Tl-Joe A» String srrsphoeique.«Jo Nacreüe».î X Radih-tbèMre Lent.1MB Screen Guild Players ÏSJ» A chotsir.» 43 Nour felaa AM AM Spart, • ! • 45 (St BBC.11,15 oreh de UJ» Rmaaoce, 12.00 Nouvtiin.CFcr-sje A» Heur» du t&A * « « 5.15 Hop HarrUaa, 1.30 Musique, 5.45 Music for rou.8.00 Sérénade.8.18 Nouvelles-éclairs.A25 Whet's happening.(.30 Lucky melodise, A4S Musique.T OO Dense.7.13 Lum et Abash IJ* Uncle Troy 7.45 Rea Battle, ptaalete.8 90 Lest tee rorvet A10 Analyze dé la (15 Studio 8.30 True or ______ *.» Orgue et puna 8 JO Studio.*.4j Studio.1*.» Novelette*.t*J* N ou veil sa.10.41 Dana* k li.M Orrhvetr#, * 1135 Nouvelles.11 JO Qrehaetre, i 13 oo Nouveilea.4 .05 Ort h «tree.CHLP-ltfO hUeeydH 4 00 Nourallf*.Al* Cleaver et Rote n>ufÎL A70 Chansons (rantale*».IM Thé dansanA 3 30 Radio-epdeiaL 8.00 Nouvelle*; AU MéU-méio.•JO Musique sur demande TW Heur* familiale.T» Heure aréciaee.1.30 :l Claude BourgaeM.* li Oncle Troy.(09 Studio.(18 Orch de danse.* » DaBriva, pianiste, s.oe Studio.*.33 Drame* ignorée.1000 Métairie RancourA 1043 La rjeire et noua.10.15 La «rverta et non 10.35 Ch»»*, m melody.Mardi, 11 mai 1943 Sommaire des postes locaux CW-dM kllecyetes T.» Nottveiiiaa (90 RidS o-Journal (15 Elévations.(30 Pot-pourri.8 55 Nouvel Isa.9 00 Musique.1.30 Le* chansons que vous aimez Ï.4S Belle» mélodie».• SI Nouvelles.10.00 Professeur Mireille.10 15 Courrier du lour.10.30 Vie de famille.10 45 Quart d'heure de détente.11.00 Grande Soeur 11.15 Métairie Rancourt.11.30 Troubadour».Midi Jeunesse dorée.11.19 Quelles nouvelle».12 30 Nouvellés.12.35 Réveil rural.12.59 Signal-horaire.100 Rue principale.1.15 Radio-lournai 1.30 Tante Lucie.1.45 De fil en sigulUe, par Mme Gaudet-Smet.2.00 Musique.2 15 Cnansonaettes.2.30 Récital.I.uu Mualc-nalL 3 30 Nouvelle* 3.33 Chefs-d'œuvre dt la musique.4.15 Récitai a* chant.4.30 Musique.5.00 Heure du thé.$.15 Nouvelles.5.30 Le Comité de protection civile.5.45 Musique.(.00 Radio-Canada ce soir.8.10 Sport.( 15 Nouvelles 8 30 Emprunt de la victoire 8.33 Causerie du major R.Qarneau.8.45 Harmonie en couleurs, TOO Un homme et son péché 7.15 La vie commence T.30 Nouvelles de BBC.T 45 Mélodie* masouees.8.00 Secrets du docteur 8.30 La mine d'or 0 00 Musique de chambre 9.30 S.Kolessa.planiste.10 00 Nouvelles et sport.10.15 Causerie de Mgr de Moor.10 30 Songs of Empira, ll.UO Musique.11.15 Orch.de danse.II.28 Nouvellce.CBM-940 mineyrlœ 7.30 Nouvelles 8.00 Radio-tournai.8.15 Prières.8.30 Marches en musique.9.00 Nouvelles.9.'ii Everything goes.0.30 Musique, B 45 Happy jack, chanteur 10.00 Orchestre.10.il Récital de piano.10 30 Commentaires.10.35 Récital de piano.10.45 Curry, chanteur.11.00 Musique.11.15 Vie and Sade.11.30 The soldier's wife.11.45 Lucy Linton’s.Midi Nouvelle* * BBC.12.15 The Road of Ufa.12 30 Ferme et produite.12.59 Signal-horaire.1.00 Radio-Journal 1.15 The happy gang.1.45 Claire Wallace et Russel) Todd.3.00 Big Sister 2.15 Conseils sur la beauté.2.30 Récital.3.1W Storv ol Mary Marlln 3.13 Ma Perkins 3 30 Young's fanvi?3.45 Right to happiness.4.00 Musique.4.15 Nouvelles.4.18 Causerie 4.30 Musioue A R C.(00 Front line family.5.15 Orch.Cugat.5 30 Heur# du thé.5.45 Le choix de l'auditeur.(00 Programmes du soir.(15 Radio-journal.6 30 Harmonie en couleur 0.45 Nouvelles de BBC.6 45 Nouvelles de tt&Q 7.00 Crusaders in Britan-ny.7,15 De Mark; au piano.7.30 Chansons de folklore.7.45 L'Emprunt de la Victoire M.Bruce Hut-'chlson.8.00 Commentaire.8.05 Soliloques.8.30 variétés 9.00 Jobn Judy.8 30 McGee et Btolloy 10 00 Nouvelles 10 15 Causerie.10.30 Songs of Empire.11.00 Nouvelle» de BBC.11 30 Nouveilea.CKAC-Ué Knocyelae T OO Réveil.7.15 Musique d'orgue.7 25 L'Oratoire.7.40 Pot-pourri.7 5* Information».8.00 L'almanach du Jour.8.25 Sport.S.") Mélodies.8.45 Orch.de concert.8.50 Intermède musical.9.(K Nouvelles.9.10 Intermède musical.9.15 Chansons.9.30 Sans cérémonie.9.55 Revue des modes.10.00 Coffret musical.10.1-j Revue des modes.10.15 Heurs récréative.10 3 ' Nouvellés.10.2., Courrier de LUI.10 45 Capsules méioaiquè».11.00 Courrier du lour.11.15 Chansonnettes.11.30 Mélodies chanceuses.1145 Heure ensoleillé*.Midi Nouvelles et musique, 13.15 En dînant.12.30 Grande Soeur.12.45 Histoires d'amour.1.tF Bulletin des fermiers 1.10 Radio-journal.1.15 Betty bee-hlve.1.30 Mélodies.1.35 Entre vous et mol.1.45 Métairie Rancourt 2.00 Rythme et romance.2.15 Ur peu de tout.2.30 Nouvelle» 2.35 Neuvalne A saint Antoine î.2.45 Koto MendeUslrBn.3.00 Vedettes du lour.3.13 Joe et Ethel.3.30 Violoniste.1.00 Evénement* sociaux.4 13 CK AO ce soir.4.25 Nouvelles 4.30 Pour voue, mesdames 4.45 Pour vous, a.oo Tante iaicI».5.13 Pierre et Pierrette.3.30 La rue Principal*.3 43 Madeleine et Pierre.8.00 Vie de famille 8.15 Que»*» nouvelles?8.3 Variétés musicales.8.40 ta uiet* dvi loui.8 43 Nouvelle» 7.00 Mélodies Intime».7 03 Originalité».7.15 Don Juan.?30 Nasalre et Barnabé 7.43 Lionel Parent ciianiq 8 00 Rndlo-follé» 8.30 Al Jolson.8.55 Nouvelle».B 00 En chantant dans le vlvolr.9.30 Chez le barbier.9.45 A communiquer.10.(0 Chanson* de MU* u Millard 10.15 Images de guerre.10.30 Intermède.10 43 Journal nariA 11 00 sport.11.10 Orchestre.11.15 Chanson» 11.30 Invitation A la musique.12.00 Nouveilea.CTLF-55# kilocycle» (10 Musique.8.30 Jim Robertson, a 55 Nouvelles 9.00 Breakfast club.9.30 Musique.9.45 Breakfast Olub.looo Nouvelles.10.10 Musical headlines.10.25 Musique.10.30 Baby Institut*.10.43 Carnation Bouquet.il.OO Your fourtun*.11.15 Novelty group.U.25 For ladies.11.45 Novelty group.11.50 Nouvelles.12 00 Mélodies.12.15 Musique.12.30 Soldier's wife.12.45 Highlights.1.00 Nouveilea.1.05 Friendly hour.1.15 Soliste.1.30 Canadian Club.\\\ «UV cW- 2.30 They tell me.2a.Hollywood netre.3.00 Smiling Jack.3.15 Voice ot memory, 3.30 Wendell HaU.(15 Mélodies.4.00 Club .Matinee.4.5s Men ot the sea.5.00 Heur* du tue.5.15 Hop Harrlgan.5.30 Secret Service Scout.5.45 Today's Adventure.(.00 Supper serenade.8.18 Nouvelles-èclslra.8.25 Whafa happening.8.30 Luckv melodies.8.45 Musique.7.00 Orch da danse.1.15 Lum »t Abner.7 30 Uncle Troy 1.45 Suorti parade.8 05 Intermède.8.10 Analyse de la guerre.8.20 Musique.6.30 Fun parade.9.00 The mystery club, 10.00 Orgue et chant.10.30 Nouvelle*.10 45 Orchestre.11.03 Dens*.U.15 Dans*.U.55 Nouveilea.CHIP-14M Mlocytlse 8.13 Bonjour, volstnA 8.23 Nouvelles.8.30 Rigolades.9.00 Gaietés du matin.9.30 Nouvelle*.9.45 Five of a kind.10.00 Variétés.1013 Pout vous plaire.*0.3e Question chanceuse.11.00 Orch.Raymonde.11.13 Chansons françaises.11.30 Comédies musicales.11.45 Méiodlea.Midi Heur».Midi Heure féminin*.1.00 Radio-Journal.1.03 Heur* féminin».2.00 Heure précis*.2.01 Mélodie».2.13 Variété».2.30 Valse*.2.45 Variétés.3.00 Musique symphonl- 3 30 ou».Fmli A 1 occasion du vingtième anniversaire de fondation de l'Ecole des Beaux-Arts de Montréal, une exposition des anciens des Beaux-Arts sera tenue à la Galerie des Arts ce mois-ci.Le secrétaire de la province, M.Hector Porrier, présidera la soirée du vernissage le samedi soir 15 mai.On a voulu accueillir toutes les branches de l’art: dessin, architecture, sculpture, peinture, art publicitaire, céramique, artisanat, etc., de façon à donner une idée aussi complète que possible de ce que les anciens produisent chacun dans sa sphère.On compte parmi les travaux soumis quelques compositions assez grandes sur des thèmes variés et un certain nombre de gouaches.Le pgysagc semble avoir la faveur de beaucoup de peintres, alors que les sculpteurs s’intéressent au portrait.Ici et là quelques toiles drune touche quelque peu agressive.On peut donc s’attendre à un ensemble varié, l’exposition sera ouverte au public à partir du dimanche 16 mai.Au Plateau ce soir C’est ce soir, à 9h., qu’aura lieu à l’Auditorium du Plateau l’ouverture du Gala du Printemps.Ezio Pinza, célèbre basse du Metropolitan Opera House, chantera des extraits d’opéras de Mozart, Le Mariage de Figaro, Don juan, et la Flûte enchantée, ainsi que des extraits de l’opéra de Rossini, le Barbier de Séville.L’orchestre des Concerts Symphoniques, sous la direction de Me Désiré Defauw, exécutera la sym- fihonle no 39 de Mozart ainsi que a première de Shostakovitch.Les abonnés sont priés de prendre note que les portes seront fermées k 8h.55 p.m.Programme des retraites fermées A k maison Notre-Dam* dos Monts (St*-Agathe) pour mai et juin MAI Du 9 au 12, écoliers de St-Jérô-me, années 7e A et 7e B; du 13 au 16, écoliers de Ste-Agathe, 6e, 7e, 8e; du 17 au 20, Ste-Agathe pour hommes et jeunes gens; du 21 au 24, Ste-Bernadette (Montréal) et Ste-Julienne (Lachute); du 25 au 28, finissants du Mont St-Louis (Montréal) ; du 30 au 2 juin, St-Do-nat et St-Jèréme, hommes et jeunes gens.JUIN du 3 au 6, membres du comité d'action catholique de St-Jérôme; du 7 au 10, écoliers de Saint-Jovite, et 9e Ste-Agathe et St-Faustin; du 11 au 14, écoliers de Mont-Rolland et de Ste-Adèle; du 14 au 17, écoliers de Ste-Marguerîte et de St-Adolphe.l/onniversaire des encycliques sociales Grand ralliement au Parc LaFontai-ne la 16 mai Dimanche prochain aura lieu au Parc La Fontaine, sous le patronage de Son Exc.Mgr l’Archevêque et du maire de Montréal, le grand ralliement annuel pour célébrer la publication des encycliques Reram Sovarum et Quadragesima Anno.La manifestation commencera à 3 h.précises.Des discours auront heu du kiosque central autour duquel se réuniront les auditeurs.Le public est cordialement invité.Il y aura des sièges pour les membres des associations catholiques.V*lci I* Sème vélum» de la inflection “LE MESSAGE FRANÇAIS" Pétain dam im plut beaux texte* Les harangues reproduites dans cet paget composent un mattage tain, solide, conforme à b vérité.Le programme de rénovation tpirituslls *t matérielle qu’ellet proposent devrait inspirer not cosurt dans la reconstruction nécessaire de netre pays- Roger VARIN NUMEROS PARUS: 1.Message de Péguy 2.Messsge de Claudel 3.Message de Pétain Chaque brochure su comptoir .25s, par U peste .28t.SERVICE DE LIBRAIRIE DU “DEVOIR’’ LE THEATRE La nuit s’achève Ernest Pallascio-Morin est un obstiné et il réussira.Après quelques tâtonnements littéraires,* il a opté pour le théâtre pour lequel il se croil destiné.Sage décision, qui commence déjà à donner des fruits.Après avoir écrit quelques levers de rideau, il abordait l’an dernier la pièce en trois actes, avec L’homme que j'ai aimé.C’était une tentative sympathique, pas davantage; une histoire banale d’espionnage, qui ne parvenait pas à nous accrocher.11 n’en est plus ainsi cette année.La nuit s'achève marque un progrès considérable et laisse beaucoup espérer.C’est donc un grand plaisir que de féliciter chaleureusement Pallascio-Morin d’avoir travaillé ferme et de s’être corrigé de la plupart de «es défauts.Il s’engage dans la bonne vole et il devra parvenir à créer chez nous une littérature dramatique qui nous fait complètement defaut.L’auteur a découvert, au hasard d’une lecture, un beau sujet médical et il l’a traité pour la scène.Tout en respectant l'évolution normale de son cas, il a su le situer dans un cadre très vraisemblable et inventer une intrigue fort agréable.L’équilibre est sans cesse respecté.Peu de personnages, six en tout, mais chacun représente véritablement un caractère et n’est pas qu’un vague fantoche encombrant sur le plateau.Voilà une pièce en quelque sorte édulcorée, aébarraa-sée de tous les éléments accessoires et ne retenant que l'essentiel.Darencourt est un homme d’affaires nerveux et irritable.Il empoisonne l’existence de sa femme, de sa fille et de sa mère qui, toutes trois, souffrent de l’évolution de son caractère et se rendent bien compte qu’il est malade.Lui, il refuse de consulter un médecin, s’obstinant, malgré des crises répétées, à affirmer qu’il est en parfaite santé.Il souffre de cauchemars et d’hallucinations, à tel point qu’un jour où il s’évanouit, il est Indispensable de faire venir un médecin.Le docteur Bibeau, un de ses camarades d’autrefois, l’examine avec lucidité et sympathie et s’aperçoit vite qu’il est engagé sur la pente redoutable de la folie.Un seul moyen de le sauver, et encore n’est-il pas exempt de grands risques.L’opération réussit, mais le malade retrouve une nouvelle personnalité, il ne reconnaît plus les siens, seules quelques images subsistent dans son esprit de son existence passée; H voit dans sa fille de 18 ans sa femme telle qu’il l’a connue au même âge.Le médecin ne voit plus qu’un remède pour luj permettre de combler l’hiatus: une grande émotion, qui ébranlerait tout son être.Sa fille Suzanne, n’écoutant que son amour filial, tente de se suicider pour lui causer un choc.L’intervention de son fiancé, Constant, fait dévier l’arme qui ne la blesse que légèrement.Le coup a néanmoins porté, c’est le cas de la dire: Darencourt commence à se dépêtrer des ombres qui encombrent «on cerveau, comme le rideau tombe, la nuit s’achève, nous entrevoyons une guérison définitive.Ce schéma fournit «ans doute une idée insuffisante de cette pièce qui est très solide et retient «ans cesse l’attention.Pallascio-Morin a abandonné certains effets mélodramatiques et je lui en suis reconnaissant.Sa matière était assez belle pour se passer de tous les colifichets d’ornementation et de tous les mots d’esprit faciles qui font illusion dans tant de pièces de notre répertoire habituel.Il a préféré travailler dans l’humain et faire vivre devant nous des êtres de chair et de sang, des êtres qui .souffrent, qui aiment, qui ont enfin quelque chose à noi» dire.Fait curieux à signaler: l’auteur a une prédilection particulière pour les scènes à deux.Sauf au dernier acte, toutes les scènes, sauf une ou deux, se passent entre deux personnages; quand une conversation est terminée, l’un sort par une porte, un autre rentre du côté opposé.Ce parallélisme un peu scolaire gagnerait à être brisé.Je sais qu’il est beaucoup plus facile de rédiger un texte pour un simple entretien que pour une conversation générale.Néanmoins, maintenant qu’il parait en possession de ses moyens, Pallascio-Morin pourrait se risquer à étoffer davantage ses dialogues et à ne pas constamment les réduire à un entretien à deux.Simple remarque qui n’entame en rien la valeur de cette pièce.Il y a bien icj et là quelques longueurs et répétitions.Ainsi, au premier acte, Darencourt subit successivement le siège de sa fille et de sa mère.C’est en somme la w la âcène, au concett et à l êctan A L'ECRAN DE L'IMPERIAL Bette Dsvis, vedette du film “New Veyager”, à l’afficha du cinéma Impérial jusqu'à jeudi toir.même «cène transposée et qui se termine exactement de la même façon.A certains moments aussi, l’explication de la maladie devient un peu fastidieuse, car nous la corn* prenons très bien et nous n’avons pas besoin que chaque personnage nous l’explique à nouveau.Ce «ont des vétilles que l’auteur aura tôt fait de corriger.Il pourra ensuite être très fier de sa pièce qui présente très habilement un ca« à fa fois pathologique .et psychologique.Ajoutons que le dialogue, sans être puissamment original, demeure toujours de bonne qualité.Sans vouloir diminuer le mérite de Pallacio-Morin, je dois ajouter qu’il bénéficie d’une interprétation excellente qui contribue beaucoup à son succès.On imagine difficilement Darencourt sous d’autres traits que ceux de Marcel Chabrier, J’ai eu à maintes reprises l’occasion d’exprimer tout le bien que je pense de ce bel artiste d’un Jeu si nuancé, si compréhensif.Il est cette semaine à son meilleur.Il traduit avec une admirable fidélité le dramatique périple au pays de l’ombre de cet homme au cerveau traqué par une implacable maladie.Il est à la fois tourmenté, excédé et cependant aimant et tendre, malheureux de «e voir sombrer et incapable de se retenir au bord du précipice où il se sent glisser.Chabrier joue avec un élan irrésistible et une conviction de tous les instants.Il se dépense sans compter pour faire de cette création une date dans notre saison théâtrale.Grâce à lui, nous aurons eu cette année des représentations soignées, très au point, auxquelles nous n’avons pas toujours été habitués.Antoinette Giroux prête au personnage d’Annette Darencourt «on indifférence hautaine, qu’elle parvient toutefois à rendre humaine dans les scènes où il lui faut témoigner de sentiments douloureusement blessés.Son défaut est peut-être d’être trop sûre d’elle-mênie; nous ne la sentons jamais menacée et nous croirions volontiers qu’elle connaît d’avance l’issue, relativement heureuse, de l’aventure dans laquelle elle est engagée.Huguette Oügny joue aveç sa fraîcheur habituelle et son souci de respecter scrupuleusement les intentions de l’auteur.Sa jeune fille qui adore son père et qui aime son fiancé est tout à fait convaincante.11 n’y a pas jusqu’à son coup de tête, un peu forcé tout de même, qu’elle ne parvienne a rendre plausible.Le médecin d Albert Duquesne est tel que nous l’attendions de cet artiste accompli; l’autorité, l’aisance, 1 art de préparer «es effets, tout y est.Jean-ne Demons est vine grand mere tout à fait charmante.Et Jean Ducep-pe est un amoureux juvenile cl un bel accent, qui mêle heureusement aux déclarations du jeune homme épris les allures et la naïveté de l’enfant.Duceppe accomplit constamment des progrès; il deviendra sous peu un jeune premier excellent.Un seul décor, d'une agréable tonalité bleue, et d'un goût sûr.La nuit s’achève permet à la troupe de l’Arcade d’ajouter un bon spectacle à sa série de la saison.Roger DUHAMEL La gazette dec spectacle* Ciitama SAINT-DENIS: Toute sa vit.avec Marcelle Chantal et Pierre-Richard Wilm, et Prince de mon cœur, avec Réda Caire, Larquey et Claude May.(Du 8 au 14 mai inclusivement).LOEW’S : Star Spangled Rhythm, avec Paulette Goddard, Dorothy Lamour, Veronica Lake, Bing Crosby, Franchot Tone, Fred Mac-Murray, Bob Hope, Vera Zorina, etc.(Du 7 au 13 mai inclusivement).* PALACE: Assignment in Briian-ny, avec (Jean-) Pierre Aumont, Susan Peters, Margaret Wycherley, Richard Whorf, Reginald Owen, etc.(Du 7 au 13 mai inclusivement).CAPITOL: Happy Go Lucky, comédie musicale avec Mary Martin, Dick Powell, Betty Hutton, Eddy Bracken et Rudy Vallee, et Lady Bodyguard, avec Anne Shirley et Eddie Albert.(Du 7 au 13 mai inclusivement).PRINCESS: Nightmare, avec Diana Barrymore et Brian Donlevy, et Gef Hap to Love, avec Jane Fratee et Robert Paige.(Du 7 au 13 mai inclusivement).HIS MAJESTY’S: Fantasia, production musicale de Walt Disney, avec l’orchestre symphonique de Philadelphie, sous la direction de Leopold Stokowski.(À partir du 11 mai).IMPERIAL: Now Voyager, avec bette Davis et Paul Henried, et Army Surgeon.(Du 10 au 13 mai inclusivement.Théàtra ARCADE: La nuit s’achève, création d’une pièce d’Ernest Pallascio-Morin, avec Marcel Chabrier, Antoinette Giroux, Albert Duquesne, Huguette Oügny, Jean Duceppe et Jeanne Demons.(Vendredi soir et jusqu’au 13 mai inclusivement, en matinée et en soirée).GESU: Verts Pâturages (Green Pastures), mystère nègre de Marc Connelly, traduction française de Bernardine de Menthon.Par les élèves du collège Sainte-Marie.(Le 10 mai, en soirée).AUDITORIUM DE SAINT-LAURENT: Polyeucte.de Pierre Corneille.Musique du Frère Placide, C.S.C.Orchestre et choeurs sous la direction de J.-J.Gagnier.(Matinées; 6 et 15 mai; soirées: 8 et 13 mai).Concert HIS MAJESTY’S: Roméo et Juliette, de Charles Gounod, débuts Jeannette MacDonald (8-10 mai).HIS MAJESTY’S: Les Noces de Figaro, opéra de Mozart, sous la direction de sir Thomas Beecham.Aux Festivals de Montréal.(24-26 mai).HIS MAJESTY’S: Tristan et Yseult, opéra de Wagner, sous la direction de sir Thomas Beecham.Aux Festivals de Montréal.(25 mai).Il y a assez de glace dans l’An-tarctique pour couvrir toute la surface de la terre d’une couche épaisse de 120 pieds .LA PIECE "LA NUIT S'ACHEVE" EST CREEE AU THEATRE ARCADE iisslon pour les malades 4.0« Nouvelle».4.10 Souvenir».4.30 Variété».5 00 Thé a»ne»ol.8.30 R tdln-apéclel 8.00 Rudlo-JourcuU.3.15 Méli-mélo.8 50 Musique sur demande (.45 Chanson* français*» 7.08 Heure.7.00 Heur* femtllat*.7.30 Clinique sportive.7.45 Oreh Troy.8.00 Orch Plorito.8.18 Chanteur du Mont- parnaaee.8.30 Clkaalct va *.00 « la Klolr* taire*.9.18 Orch Tovref.swing.d** mtU- .9.30 Comédie 10.00 10.15 NouveUw.Raneour*.Réunion des anciens du collège Jean-de-Brébeuf La réunion annuelle des anciens du collège Jcan-de-Brébeuf aura lieu le dimanche 16 mai.Le programme est le suivant: le matin, à 9 heures, messe de congrégation où vous pouvez venir accompagné; le soir à 5 heures, banquet et élection des officiers du nouveau conseil.Tous les anciens sont très cordiale ment Invités à participer à cette fêîe.Une balle de coton de 500 livrea donne 140 livres l’huile végétable comestible.W-; • .,r j Aï^'î-ï i M- A M L’iioralre «s spectacles SAINT-DENIS "Tout* ta vl#*’ 1Z h.20.3 h.44.6 h.2*.9 h.*3.Prlnca d* mon Coeur’' PALACE 451 1 ^ 09'8h- 3Î’ "Aftltnment in Brlttanv” *9 h 45 1 h 4 h- 7 b 18' uOEW'S "•*•7 Spanned Rhythm" “ h m 1 h- ^ 4 h »¦ T PRINCESS a “Nlkhtmar*" 10 h.Î0.1 h.20.4 h.15.T h.10, “Ott Hep td Love” U h.50.2 h.45, 7 h.35.8 h.30 CAPITOL ¦ ° n.ou.“Happy Op Lucky” J0 h.fo.* 4 h' «' 7 “• »• “Lady Bodyguard” * l8 h ii.h- 40, 3 h' *>' * b- ' A l'affiche m s afficha Aujourd'hui «t Juaqu’à Jeudi.BETTE DAVIS PAUL HENRIED "NOW VOYAGER" Autrt sptcUcIt : "ARMY SURGEON* C* taért "VaRH* d'amateure" VOLUME AXAIV — No 106 LI P1V01R.MONTB^Ak LUN Pi 10 MAI IV43 3 PAGE EEEIINin LÀ Oiroctrko: Germeine BERNIER Conseils gratuits Les bonnes sont rares, personne ne l’ignore; les bonnes sont introuvables, tout le monde le dit.Aussi les pauvres mattresses de maison, incapables de suffire seules à leur besogne, ne savent plus à 'quels saints se.recommander.U en est ml'me qui dépensent de plus en plus d’imagination afin de trouver des avantages inédits à leur offre d’emploi.Une d’elles est ailée jusqu'à rédiger, pour la colonne des petites annonces de son journal, comme le rapportait la Gazette l’autre matin, une offre d’emploi en vers! C’étaient plutôt des rimeites, mais qu’importe! on conviendra que bien peu d’employés sont priés d’accepter du travail par invitation versifiée! Le premier vers annonçait triomphalement que les arbres fruitiers du domaine étaient tous fleuris! Des arbres en fleurs sous le ciel printanier, y a-t-il croquis plus poétique, plus ravissant?Reste à savoir si les bonnes y sont sensibles et si elles ont le temps de les admirer et de jouir du coup d’oeil, l^ps autres lignes promettaient un bon chez-soi à la personne qui saurait faire la cuisine, tenir la maison, etc., etc.Le journal ne disait pas si les réponses des bonnes à l’âme de poètes ont été nombreuses.Mais il y a mieux.Un journal de Newark publiait récemment l’annonce suivante: Demandée: fille, blanche, ouvrage général, appartements privés, radio, bon salaire, jolie maison et portera mon manteau de vison les jours de congé.Mrs.Burns, l’auteur de l’annonce, a communiqué au reporter qu’à deux heures de l’après-midi, elle avait reçu à peu pris deux cents appels téléphoniques au sujet de la position en question.La plupart des aspi rantes voulaient d'abord savoir la grandeur du manteau! A dix heures du soir, six cents personnes avalent appelé au sujet de la fameuse annonce.L’appel le plus ardent qu’ait reçu Mrs.Burns venait d’un homme qui plaidait pour sa femme, “qui a toujours désiré un manteau de vison et Dieu sait, ajouta le pauvre homme, que je ne peux pas lui en acheter." Avec cette offre, qui a fait sensation comme on peut le voir, Mrs.Burns a fini par se trouver une bonne! A la fin de la soirée, le mari de Mme Burns a annoncé la nouvelle au journal en refusant de donner le nom de la jeune fille acceptée, mais il a ajouté que le manteau faisait! Avis, donc, à celles qui désespèrent de la situation: si vous avez un beau manteau de vison, de chinchilla, de caracul russe ou de zibeline et que vous consentiez à le prêter de temps à autre, vous allez probablement trouver une bonne.Quant aux paletots de chat sauvage ou jaquettes de loup ou de renard argenté, c’est moins intéressant; il ne manque pas de petites bonnes, de servantes de tables et d’employées d'usines qui portent ces fourrures quand bien des jeunes filles qui restent chez elles ne peuvent s’en procurer autant.St vous n’avez pas de manteau assez précieux pour être un appât suffisant et si votre ration d’essence vous le permet, vous pouvez peut-être offrir la voiture.c’est tellement populaire pendant la belle saison.1
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