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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mardi 11 mai 1943
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1943-05-11, Collections de BAnQ.

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"Le Canada e«t une nation souveraine tt tic peut avec docilité a rcepter de la Grande-Bretagne, ou de; Etats-Unis, ou de qui que ce soit d'autre l’attitude qu*il lui faut prendie envers le monde.Le premier devoir de loyalisme d’un Canadien n’est pas envers le Commonwealth britannique des nations, mais envers !e Canada et son roi, et ceux qui contestent ceci rendent, à mon avis, un mauvais service au Common wealth." (13-X-37) Lord TWEEDSMUiR LE DEVOIR Rcdsctsar an ch«f : Ortitr HI ROUX ?ircct«ur : baergM rELLETlER Montréol, mardi 11 moi 1943 REDACTION IT ADMINISTRATION 410 1ST, NOTRE-DAME MONTREAL TOUS LES SERVICES TELEPHONE: BEIiir 3361* SOIRS, DIMANCHES ET FltlS Administration : REUir 3361 RMsetta : BEIsir 29E4 Gérant : REUir 3361 Les trois quarts de l’emprunt sont souscrits (Voir en page 3) La lettre de M.l’abbé Baudoux Réflexions d'ordre général en éiarge d'un cas particulier -l'admirable effort des minorités françaises du centre ferons jamais trop pour ces avant-postes Les besoins et Nous ne On trouvera dan* une autre page l’émouvant appel de M.l'abbé Baudoux en faveur des concours de français de la Saskatchewan.— M.l’abbé Baudoux, si nous ne nous trompons, est Belge d’origine.Européen en tout cas.C’est l’un de ces francophones venus de l'extérieur qui, comme M.Raymond Denis, par exemple, se sont identifiés avec notre groupe, ont fait de nos luttes leurs luttes.M.l’abbé Baudoux ne parle que de la Saskatchewan: c’est la province dont il a particulièrement le droit d'interpréter les sentiments: mais, avec quelques légères variantes peut-être, le cas de la Saskatchewan est celui de l’Alberta et du Manitoba.Dans les trois provinces du centre, nos compatriotes, pour donner à leurs enfants une éducation française valable, sont obligés d’instituer en marge de la loi et de l'enseignement officiel des concours qui stimulent l’étude du français et permettent d'en vérifier chaque année le degré d’efficacité.La lettre de M.l’abbé Baudoux nous laisse deviner l’étendue de l'effort que s'imposent ainsi les Canadiens français du Manitoba, de l’Alberta et de la Saskatchewan.* * * C’est un effort que nous ne connaissons pas assez Cela tient probablement d’abord au fait que rien de pareil n’existe chez nous où la minorité fait ce qu'elle veut, où l’enseignement de l’anglais comme celui du français est dispensé par des institutions officielles, dans le mécanisme desquelles les particuliers n’ont pas besoin d’intervenir: cela tient aussi sans doute à cet autre fait que ce régime existe depuis de longues années déjà et que, pour extraordinaire et admirable qu’il soit, il n’offre plus l'intérêt de la nouveauté et qu’on a fini par s’y habituer comme à beaucoup d'autres choses: cela tient évidemment encore il le faut bien noter — à ce dernier fait que la presse de la province de Québec, en règle générale, n’attache point au problème des minorités françaises de l’extérieur l’importance qu’il faudrait.Mais ceci ne change rien à la réalité des choses.Ceci ne fait qu’ajouter à l’urgence de faire mieux connaître ce qui se passe au delà des frontières québécoists.Ÿ * * Donc, chaque printemps, en Saskatchewan, — comme au Manitoba et en Alberta — les Franco-Canadiens organisent des concours de français* Des milliers d élèves, au lieu d’aller courir les champs — car cela se fait un jour de congé — s'enferment dans les classes pour faite leur Les Anglais ont fermé l’entrée de la péninsnle du cap Bon L’actualité devoir de français.Des homme» et des femmes de bonne volonté ont préparé le texte des épreuves, surveillent le travail des écoliers, corrigeront leurs copies.Quelques semaines plus tard, les journaux français publient les résultats.Des prix sont attribués aux concurrents les plus heu-reux.Ces gens, et l'on devine ce que représente un pareil travail ajouté à leur besogne ordinaire, donnent gratuitement leur temps.Mais, pour imprimer les textes, les distribuer, etc., il faut de l’argent.Il en faut aussi pour les prix.Du reste, le concours n’est qu’un aboutissant, un moyen de vérifier les résultats obtenus au cours de 1 annee, de fouetter les bonnes volontés.C’est l’effort de l’année entière qui compte en réalité.* * ¥ Le lourd fardeau que te présente pareille entre ptin (pourvoir aux déficiences de la loi) est, écrit avec raison M.l’abbé Baudoux, difficilement supputable pour ceux qui n’y sont point immédiatement engagés.Il foui est possible de vous en faite une idée, cependant, si nous vous disons que nous nous occupons d'environ 5,000 écoliers répartis entre quelque deux cents ecoles dispersées aux quatre coins d'une province d’une superficie habitée de,60,Ü00 milles carrés.S’occuper de ces 5,000 écoliers, cela veut dire tout organiser pour qu’ils reçoivent l enseignement le plus adéquat qui soit possible: placement et direction du personnel enseignant, établissement de programmes d’études aux douze degrés, visite des écoles, examens annuels, avec organisation de ,la correction des copies, distribution des prix et des diplômes, etc.,.Multipliez cela par trois, et vous avez le tableau de ce qui se passe dans les provinces du centre.¥ ¥ * Un certain nombre de particuliers et d’institutions de notre province ont pris l’heureuse habitude de manifester — et de façon pratique — à nos compatriotes des provinces du centre leur admiration et leur sympathie.Il faut que le nombre de ces précurseurs aille croissant.Jamais nous ne ferons trop pour aider les minorités extra-québécoises.Il y va, non seulement de leur intérêt, mais du nôtre.Car elles sont nos avant-postes.Leur force et leur sécurité nous intéressent au premier chef.L’oublier serait commettre une très lourde erreur.n-v-ss 0mer HER0UX Trois "ma chère't un VER w samedi après-midi (p*r AlcMto) Koëlla.— Ma chère, lu engraisses.Sophonisbe.— Ma chère, ne m’en parle pas.En temps de rationnement, quel malfteurJ J’enrage.Nous avons beaucoup d’amis anglais; ils vont peut-être s'imaginer que je ne prends pas la guerre au sérieux.Noëlla (qui rit).— Tu parles sérieusement?Sophonisbe.— L’embonpoint, ça ne se domine pas et ça coûte cher.Noëlla.— Les robes ne grossissent pas toutes seules, elles.Sophonisbe.— It faut les agrandir ou en acheter d’autres.Noëlla.— Ce qui est amusant.Encore, faut-il avoir des sous.Sophonisbe.— Avec les taxes, ma chère! Tiens on sonne.Noëlla.— Qui est-ce que cela peut bien être?Ah! je la reconnais, c’est notre amie.(Elle va ouvrir et revient avec une dame êlêgantç, sobrement vêtue).Tu connais Mélusine?Sophonisbe.— Bonjour, ma chère.Quel chicl Tu t’habilles dans l’ouest?Tu étrennes une robe qui le va à ravir.Mélusine.— Oui, une robe que j’ai achetée dans l’est il y a deux ans.J’en ai aussi qui ont six ans d’existence.Parfois même, du (Suite à la page 6) L’expectative — Les préparatifs de défense de l’Axe —On ne prévoit P*s, de résistance sérieuse sur la péninsule du cap Bon Les tiraillements entre le général Giraud et le général de Gaulle A OTTAWA Dix députés de chez nous s’opposent au tribut du miiliard La Chambre rejette deux amendements de MM.Sasseville Roy et Liguori Lacombe — M.Ilsley n’aime pas le mot “tribut” mais le nouveau milliard lui paraît un necessaire symbole de solidarité impériale — Les Canadiens ne souffrent pas encore autant que les Anglais ON ATTEND LA RIPOSTE DE M.CARDIN tor Léooold Richer Ottawa, ll-V-43 — La comédie se continue.La Chambre a rejeté deux amendements, l’un de M.Boy, député de Oaspé, l’autre de M.Là-combe, député de Laval-Deux-Mon-iagnes, au bill du don de $1,000,-000,000 aux Nations-Unies.Comédie pour plusieurs raisons.Tout d’abord le ministre des Finances, qui est censé être un homme d’affaires — et un homme d'affaires s’appuie sur des faits, des chiffres, des avantages quand il discute ses projets — parle de son bill comme Je président d’une société de bienfaisance parle des nécessiteux qu’il faut secourir.Il invoque surtout des arguments d’ordre sentimental.Comédie, parce que le hill porte le titre de projet de loi d'aide mutuelle-, alors gue la mesure projetée est en réalité un cadeau sorti tout chaud du grand coeur de nos ministres libéraux.Quand ils sont charitables, nos ministres n’y vont pas de main-morte.Seulement, lepr charité s’adresse toujours à d’autres qu’aux vrais Canadiens qui mériteraient bien, eux aussi, un peu de sympathie.Comédie encore, parce que les partisans des dons à outrance, des cadeaux jusqu’à l’extrême limite de nos ressources et de notre avenir, ne se donnent pas la peine d’argumenter sérieusement.Il faut féliciter les dix députés qui ont appuyé les deux amendements, de même que ceux d’entre eux qui ont eu le courage d’exprimer leur opposition à la mesure dans des discours dont l’un entre autres, celui de M.Lionel Bertrand (Terrebonne), était bien agencé et bien présenté, et dont un autre, celui df M.Pouliot, était fort instructif.Hier soir l’ancien ministre des Travaux publies a été attaqué et par Mme Nielsen — cette femme-députéc qui n’a pas toujours été tendre pour certaines mesures de guerre d* gouvernement — et par M.J.L.Ilsley.Il serait étonnant que les choses en restassent là.M.Cardin n'a pas l’habitude d’encaisser des coups sans réagir.Comme le débat reprend aujourd’hui, il se peut qu'il prononce un autre grand discours à sa façon.Dix contra lo troupa muotta des suiveurs Journée bien chargée que celle d’hier.Il est impossible de rendre justice à tous les orateurs.Il faut en passer sous silence et résumer les discours des autres.C’est l'inconvénient des débats auxquels un grand nombre de députés prennent part, il est consolant tout de même que des hommes comme MM.Car-clin, Wilfrid Lacroix, Lucien Dubois, Lionel Bertrand, Liguori Lacombe, L.-P.Lizotte, Emmanuel D’Anjou, Jean-François Pouliot, J.-S.Roy et Frédéric Dorion n’abandonnent pas la partie facilement.Cela réconforte des abandons, encore plus nombreux, il est vrai.La phalange libérale, rempart de nos libertés et de notre autonomie, n’est plus qu’un groupe silencieux, qui vote avec le ministère en faveur de projets qu’il eût condamnés au temps ou le parti libéral s'affichait sous l’étendard antitory.Bien des choses ont changé depuis cette époque heureuse.Mais les choses ont encore moins changé que les hommes.À lo conférence de Hot-Springs Au début de la séance, le gouvernement a fait quelques déclarations dignes d’être notées.Le premier ministre a annoncé là nomination du brigadier W.-W.Foster au poste de commissaire spécial pour les projets de défense dans le Nord-Ouest canadien.11 a aussi annoncé que le Canada participerait à la conférence des Nations-Unies qui aura lieu à Hot-Springs.Virginie, le 18 mai, pour étudier les problèmes agricoles et la production des denrées alimentaires.Le sous-mi-nislre de l'Agriculture, M.Barton, présidera la délégation canadienne.M.Gèorges Bouchard, sous-ministre, en fera partie.Le secrétaire de la délégation sera M.Jean Chap-delaine.Cette conférence a été convoquée par le gouvernement des Etats-Unis.Il était temps que le Canada se décidât à participer aux conférences internationales.On souhaite qu’il veuille maintenant dire son mot chaque fois que les gouvernements des Nations-Unies se consulteront pour décider des problèmes de la guerre et de h pajx.La victoire de l'Afrique du Nord Le premier ministre a ensuite fr.it une déclaration sur les heureux résultats do la bataille de l’Afrique du Nord.Le territoire nord-africain est presque entièrement libéré.Les troupes de l’Axe en sont chassées.C’est la première fois que le sort des armes est définitivement en notre faveur.L’on peut interpréter la victoire nord-africaine comme le commencement d’une nouvelle phase.Le premier ministre, appuyé par M.Gordon Graydon, leader de l’opposition, a proposé l’adoption d’une résolution de la Chambre, exprimant la satisfaction du Canada à la suite de cette victoire et offrant des félicitations au premier ministre de Grande-Bretagne, au président des Etats-Unis, au générai Eisenhower, aux commandants alliés et aux troupes des Nations-Unis.M.M.-J.Coidwell, leader de la C.C.F., et M.John Blaclynore.leader des cré b-listes, ont approuvé la résolution.M.Louis Saint-Laurent, ministre de la Justice, s’est exprimé en français.Veici le texte des remarques de M.Saint-Laurent: "Me serait-il permis d’ajouter quelques mots en français pour honorer la victoire que les troupes alliées viennent de remporter en Afrique du Nord?Je me souviens avec émotion que dans la nuit du 7 au 8 novembre (1942) il nous est venu à Québec la requête du président des Etats-Unis demandant que quelques voix françaises du Canada fussent ajoutées à la sienne pour adresser à la population de la France un message de confiance et d’enhouragement, pour lui dire que c’éhiit nous, les Alliés, qm venions de débarquer sur leur territoire colonial, que nous y venions en amis, que nous n’y sillon* pis réclamer un poifce de leur empire, mais simplement pour inaugurer le commencement de celte délivrante qu’eux et nous souhaitions avec !:« même ardeur.C’était réellement pour nous, de langue française, en ce pays d’Amérique, un moment qui réhaussait notre fierté et qui nous faisait constater # '• I VR- JS&fcv.,.v> :.x r * ÆÊÊËÜ&i'i i'^ÊÊ lili .vyvr i ym m Liberté de culte Liberté dans l'aisance Liberté «ans crainte qua tte libellé* ! Brillant d'un vif éclat au sein des troublantes préoccupations de l'heure apparaissent les Quatre Libertés, — les quatre assises fondamentales du monde pacifié d'après-guerre, __ les quatre phares indiquant la route vers ce' monde meilleur de demain.Ce sont : LA LIBERTE DE CULTE — droit pour tout homme d'adorer, sans subir de préjudice, le Dieu de sa foi.Tolérance des divers idéaux religieux qui sont ou coeur des hommes, sans distinction de race ni de couleurs.i LA LIBERTE DE PAROLE — droit pour tout homme d'exprimer ses vues comme bon lui semble, pour le bien du peuple, sans crainte d'amende ni de pénalité.Droit du peuple à une presse libre et à un gouvernement populaire LA LIBERTE DANS L'AISANCE — bannissement de la pauvreté, promesse de meilleures conditions de vie, garantie de sécurité pour le foyer, richesses d'un monde plus fortuné et plus heureux pour ceux qui feront leur part pour les gagner.LA LIBERTE SANS CRAINTE — droit pour tout homme, femme ou enfant de vivre dans le bonheur et la sécurité, librement et à leur gré, sans personne pour leur inspirer de craintes.WWM M / U Il » & U $ ¦ï É* IÉ s* • ?-A* .yi.-v&x: mÆ m its#.¦ v.(< V i 'i'-xx ¦mm * ¦ y ! mmm m R| r : mlÈ Nv wm- \ * X • V ,'Vv - ¦ Point de tytannie à la Metier pout nou* ! Liberté de parole Dans l'idéologie des nations de l'Axe qui suivent Hitler, pas une seule de ces libertés n'existe.Dans les vies de ces Européens qui sonr présentement esclaves dans une Europe dévastée, on ne trouve aucun de ces principes d'un mode d’existence juste et humain.Le Quatrième Emprunt de la Victoire vise au delà encore de la victoire à laquelle tout Canadien aspire.C'est, aussi bien, l"'Emprunt des Quatre Libertés" .voué aux principes d'un mode de vie démocratique et juste quand nous aurons remporté la victoire /- Les Quatre Libertés sont plus que de simples mots Plus qu'une charte du Quatrième Emprunt de la Victoire Ce sont de véritables et de pressants espoirs des promesses dont chacun de nous pèut favoriser l'accomplissement en engageant ses dollars aujourd'hui même.Ce quatrième Emprunt de la Victoire nous offre l'occasion de combattre pour les Quatre Libertés.Nous avons la chance de manifester notre détermination d'appuyer l'attaque et de soutenir jusqu’au jour de la Victoire nos forces armées ALLONS-Y A FOND! Voici led cctnthatufitaired ofe ce meddage Associated Textiles of Canada Limited Ferme Saint-Laurent Limitée Canada Flooring Company Limited Le Roi du Chien Chaud Hôtel Plaza Cie de Biscuits Stuart Limitée Compagnie des Produits Familex Hôtel Windsor Dominion Textile Company Limited prètej pw U St Tite Shoe Limited Saiftt-Tlf«, P Q /< fPW-fuene i •'» ft# — Nu lu7 Les conférences Le Bloc Populaire Voici une partie de la causerie hebdomadaire à la radio de M.André Laurendeau, samedi soir: Rendant visite, jeudi de la semaine dernière, à la Chambre de commerce des jeunes, S.Ex.Mgr Char-bonneau, archevêque de Montréal, i dit sa déception de la situation qui est celle des Canadiens français dans leur propre province: “Nous sommes, a constaté Son Excellence, dans la maison de famille, et nous ne jouissons pas des droits de la famille, bien que nous soyons ici en très grande majorité.Notre patrimoine est en grande partie entre des mains étrangères et nous n’en jouissons pas.” .Mgr Charbonneau a même ajouté plus loin que "la religion souffre de ce que nous ne sommes pas une puissance économique”.Une société catholique doit pourtant "se donner des dirigeants qui reflètent ses intérêts religieux et nationaux, et il nie semble que nous avons beaucoup à faire pour nous donner des chefs qui expriment notre sentiment national, dans la fidélilé an passé”.I.e même jour, un journal publie j la lettre du chancelier de Mgr ; l’évêque de Gaspé.Colui-ci proies- ! te contre une nouvelle publiée pré- ; cédemment annonçant que Mgr l’évêque serait l’un des présidents honoraires du comité exécutif de Gaspé pour le quatrième emprunt de la victoire: "Mgr me charge, écrit le chancelier, de vous informer qu’il réprouve absolument U méthode inqualifiable de ces zPlés propagandistes qui, pour mousser leurs affaires, s’arrogent le droit de disposer des evêques à leur grc, les font entrer dans leurs combinaisons sans leur en parler.Ces mêmes messieurs, bien convaincus de leur importance, adressent directement aux curés les annonces qu'ils doivent faire en chaire, toujours, ça va de soi, sans j en rien faire connaître à l’évêque.Ces prétendus sauveurs de la civilisation feraient bien d'apprendre d’abord la civilité."Messieurs les curés du diocèse de Gaspé ont assez le sj-ns de la discipline ecclésiastique pour comprendre que leur évêque saura leur dire lui-même les fonctions qu’il jugera à propos d’accepter, et que la chaire des églises catholiques ne doit pas se faire l’écho complaisant de tout audacieux en mal de pu- ; blicité.” Si Je me permets de citer ces quelques phrases, c’est que j’ai souvent été blessé, comme catholique, de voir la manière dont l’information de guerre utilise la religion pour fins de prooagandè.Ceci n’a rien à voir avec la politique et je n’en fais, ni de près ni de loin, une question de partis.Mais après la protestation que Son Excellence Mgr de Gaspé vient d’élever, nous nous sentons libres pour demander n la propagande officielle d’user dans re domaine de plus de délicatesse et de discernement.T.a religion dépasse infiniment nos que-1 relies, et un folliculaire, fût-il d’Ottawa, n’a le droit de conscrire le I catholicisme.L'avantageux M.Leduc 11 y a déjà quelques semaines, M.René Chaloult avait présenté une motion protestant contre ie fait que dans cinq commissions fédérales, sur 36 membres, l’on ne trouve pas un seul Canadien français.Les libéraux ne se hâtaient point de faire appeler cette notion.Il a pourtant fallu s’y résoudre et on l’a discutée mercredi dernier.“Nous sommes 33% de la population, commença M.Chaloult, mais nous ne détenons que 7% des emplois et nous ne touchons que 11% des salaires dans le service fédéral.Puisque nous faisons des sacrifices pour assurer le triomphe des minorités en Europe, on devrait respecter notre minorité au Canada ".Puis M.Chaloult demanda nommément à des députés libéraux et ministres de seconder sa motion.Comme de coutume, c’est le silence qui lui répondit.Aucun partisan de M.Godbout et (le M.Duplessis ne voulait appuyer les justes réclamations de M.Chaloult, quand un incident cocasse se produisit.M.F.-J.Leduc, l’ingénieur qui a bien réussi dans la vie.voulait protester contre la motion du député du Bloc Populaire.Pour empêcher qu’elle ne soit rayée du feuilleton et pour avoir le plaisir de parler contre elle.M.Leduc la seconde “pour la forme”.Fidèle à la politique de l’autruche, le représentant de l'optimisme, à tout prix assura la Chambre que, si nous n'occupons pas plus de postes à Ottawa, c’est que nous les refusons.M.Leduc le regrette, "pour ta forme” sans doute, mais au fond il parait satisfait d’un régime qui a si bien profité au bureau d'ingénieurs qu’il dirige.Au fait, nous sommes bien ingrats! Comment pouvons-nous être déçus d’un système qui « rapporté à M.l’ingénieur Leduc Si4.374.C9 pour seize mois de services?Depuis cet heureux événement, M.F.-J, Leduc aime tout ce qui nous arrive d'Ottawa: les milliards à l’Angleterre, ta conscription pour service n’importe où, etc., etc.I.e député de Laval accepte tout cela pêle-mêle.Dans sou allocution de mercredi dernier, il s’en est même pris à M.Henri Boitrassa, coupable à ses yeux de clairvoyance et de courage.MM.Albiny Paquette et Onésime Gagnon n'eurent point de peine à lui répliquer sur ce point et rendirent justice à la carrière politique du grand chef nationaliste."Deviens un chef !" par Jean des Vignes Rouges Essai sur l'éducation des facultés supérieures et de l'aptitude au commandement.Nouvelle édition revue et augmentée.Ouvrage de 296 pages.Au comptoir $1.25, par la poste $1.35.5ERVICE DE LIBRAIRIE DU "DEVOIR" Apres un an Avant de vous quitter, je vous dirai deux mots d’un anniversaire que tous les officiels ont passé sous silence, et qui pourtant nous rappelle l’un des événements les plus heureux de notre histoire.Il y avait un un le 27 avril dernier, les Canadiens français répondaient par un NON retentissant à la question insidieuse de MM.King, Cardin et St-Laurent; iis se dressaient presque unanimement contre l’impérialisme militaire et la conscription pour service outre-mer.Vous vous rappelez comme moi cette campagne mémorable du p'c-biscite.Tous les vieux partis fédéraux prenaient fait et cause pour le oui.On entendit M.King proclamer à la radio qu’il demandait au peuple de tout le Canada d’effacer les engagements qu’il avait pris à l’égard de la seule province tic Québec.On entendit M.Cardin (qui venait de faire voter le premier cadeau d’un milliard par ses dociles suiveux), nous expliquer à la radio que oui voulait dire non.que non signifiait oui.et que nous nous isolerions du reste du pays si nous osions voter suivant noire opinion; M.Cardin nous menaçait de tous les maux imaginables, il assurait que nous nous mettrions au tan du pays, si nous avions l'imprudence de rester fidèles à la politique qu’il trahissait lui-même.A (Québec, sous la direction de M.Godbout, les suiveux de l’Assemblée législative faisaient entendre un noui circonspect; M.Duplessis se réservait, il attendait que la victoire fut certaine pour voler air secours des non.Tout ce que les Valmore Bienvenue, les Hector Perrier, les Godbout et les Perrault Casgrain déclament aujourd’hui contre ie Bloc Populaire Canadien, les tirades contre l’isolationisme, le chantage plus ou moins déguisé, les insultes et les menaces, tout cela fut jeté à la figure des partisans du non.Mais ceux-ci tinrent bon.Lâchés par les vieux partis, ils s’étaient groupés autour de Maxime Raymond qui défendait à Ottawa une politique franchement canadienne, et qui ne voulait pas renier sa parole.Sous cette direction, les Canadiens français ne cédèrent ni au chantage ni aux insultes, ni au oui de M.Cardin, ni au noui de M.Godbout et ils n’attendirent pas les appoints de M.Duplessis pour se dé-oider.Le 27 avril, ils répondirent non.Par la suite, M, King pul bien faire voter sa loi de conscription pour service n’importe où, mais grâce à l’unanimité canadienne-françaisê, cette loi n’est pas encore appliquée ouvertement.Aucun des malheurs prédits par MM.King, Cardin et Godbout ne s’est réalisé.Nous avons posé un acte historique, et nous commençons d’en récoitrr les heureuses conséquences.Je rappelais tantôt que les officiels n ont point célébré cette année le premier anniversaire du plébiscite.De leur point de vue ils ont raison.Car le 27 avril 1942, un nouveau mouvement politique faisait irruption dans notre vie publique.Un Raymond, un Gouin, un Lacroix, un Hamel, un Chaloult, un Gauthier n’avaient point attendu cet événement pour défendre une politique canadienne.Mais pour 'a première fois depuis le début de la guerre, leur doctrine receva t l’appui clair et franc des masses.Le courant populaire date de ce jour fatidique où les plus vrais d’entre les Canadiens ont dit non aux mensonges des vieux partis, à 4 impérialisme militaire, à l’idéal de démission nationale prêché parles Godbout et les Cardin, les King, les Meighen et les Hanson.Le r?avril 1942, on peut dire que le bloc des non a donné naissance au Bloc Populaire Canadien.A l’Union Nationale Voici un résumé de la causerie prononcée à la radio dimanche le 9 mai par Mtre Paul Miquelon.M.Miquelon avait pris comme thème: ‘‘L’union nationale par l’Union Nationale”.“Nous avons un chef politique qui n’a jamais exploité les questions de race pour des fins mesquines; qui, en ces circonstances que certains de nos “sauveurs” lui reprochent amèrement, a refusé de se prêter à ce jeu indigne d'un homme public respectable; qui a su «e tenir debout et défendre sa province en face du pouvoir central; qui aurait pu, comme d'autres le font actuellement, exploiter à son profit les malheurs de sa patrie; qui a toujours eu le respect des siens parce qu’il leur a toujours dit la vérité; qui a également le respect des Anglo-Canadiens, même s’ils ne partagent pas tous ses opinions, parce qu’on le sait intrépide, fier et solide; qui sait juger des questions politiques ou sociales en les plaçant bien dans leurs cadres, sans oublier leurs répercussions possibles et probables dans d’autres milieux; qui, seul, de tous ceux qui aspirent à prendre la tète de notre peuple, a la vision et les connaissances politiques nécessaires et indispensables.Il est le seul avec qui la collaboration puisse sc faire dans l’honneur et la dignité.Ses qualités de chef sont incontestables.Il est actuellement à la tète de l’Union Nationale, en attendant d’être de nouveau à la tête de sa province”.C'est par cet éloge de M.Maurice Duplessis que M.Paul Miquelon, avocat, terminait la causerie politique de l’tnion Nationale, dimanche soir.' L’orateur traita d’unité nationale, “mot magique dont on nous corne les oreilles depuis bientôt quatre ans”.Le conférencier recherche quelle a été l’unité nationale pré-chée par le parti libéral pendant .25 ans, demande si cetlc unité est possible et quels sont ceux qui pc i vent le mieux la réaliser.Mais l’unité nationale se fait ê deux, dit M.Miquelor Et il faut présumer qu’il y a chu* la majorité un groupe prépondérant qui veut s’entendre avec nous et est prêt à faire un compromis honorable.Quant à la minorité, R lui faut des clic-fs en qui elle ait confiance, mais non un groupe de petits chefs ne pouvant seulement pas s'entendre entre eux, agisSaiît com- me si Quebec était ua tout politique parfaitement indépendant, tout en se voyant déjà former le le nouveau gouvernement à Ottawa.Tout cela, sur le papier.Mais nous sommes une minorité au Canada.Le gros, à qui le petit refuse son droit, peut l’effrayer et le faire céder.Le petit perd son temps à tenter d’effrayer le gros et est plus habile s'il se sert de la persuasion qui n'exclut pas la fermeté.Nos homines politiques qui ont eu une influence ont été les hommes prudents, énergiques, qui ne perdaient pas la tète, Le Canada pouvait s'attendre à connaître le fléau de la guerre, dit plus loin M.Miquelon.Nous n’avons jamais eu de promesse contraire.sauf du parti libéral.L’histoire de re parti depuis 25 ans fait que le peuple refuse de le suivre dans une croisade qui est la négation de toute la vie politique de ses chefs actuels.En 1917, le parlement canadien votait une loi de conscription, sans camouflage celle-là.Conservateurs* et libéraux s’unirent sur cette question, autant de libéraux étant dans le cabinet que de conservateurs.Mais la guerre n’était pas finie que le travail de désagrégation commençait.Dans les élections fédérales, provinciales, municipales, on parlait de guerre et de conscription.Les libéraux pouvaient-ils faire plus pour soulever les sentiments de notre peuple contre la majorité?Ils faisaient leurs premières armes pour l’unité nationale.A toutes les réclamations du peuple, il répondirent: guerre, conscription! La vie a des retours étranges.Les libéraux se sont rendu compte en 1939.Ils continuèrent la comédie et le jnenaonge plutôt que de partir honorablement.Mais il leur était important d’avoir un gouvernement provincial bien à eux, au lieu d’un chef qu'on ne maniait pas facilement, Maurice Duplessis.Grâce à la banque centrale, au contrôle par la loi des mesures de guerre, on décida d’affamer Québec au point de vue économique, car M.Duplessis avait décidé j que, “guerre ou pas guerre”, la province continuerait à vivre sa vie.Ottawa pouvait gérer ses affaires, Québec était prêt à faire «a part pour le salut commun, mais nous devions continuer à administrer nos propres affaires.Confiant que Québec appuierait sa lutte pour notre survivance économique comme province distincte, le chef de l’Union Nationale sacrifia, au risque de mécontenter plusieurs de ses partisans, quelques années de pouvoir.Faisant appel au peuple, il avait compté sans la fourberie de ses adversaire qui rallièrent quelques mécontents “genre patriote”, chez qui la haine, au besoin, tient lieu de principes politiques.Ils parcoururent la province, ajoutant le chantage à leur bagage de mensonges el de promesses violées tant de fois depuis.La menace de conscription devint une arme entre les mains de ceux qui en avaient probablement déjà préparé le texte.“Si vous votez pour Duplessis, nous partons et vous aurez la conscription”.Duplessis est parti.Qu’avez-vous eu depuis?Et qui vous l’a donné?C'est de l’histoire pas bien propre, telle qu’on l'a faite, ta seule qui soit vraie.Peut-on avoir confiance aux responsables de tout cela?Le mensonge et l’hypocrisie peuvent-ils être à la base de la vie nationale d’un peuple?Ceux qui vendent tout pour un plat de lentilles n’ont même pas le respect des chefs de la majorité, mais ils s’en servent, les font marcher comme ils veulent.Ils leur feront peut-être cirer les bottes du plus humble troupier anglais: ils y sont prêts Mais l’Anglais, «’il a scs défauts, est généralement franc.11 exige le respect parce qu’il «e respecte.Qu’on se tienne debout devant lui, qu’on lui expos’e franchement, ouvertement, honnêtement, un point de vue qui n’est pas le sien, il est susceptible de persuasion, N'allez pas lui montrer votre faiblesse, car il vous écrasera avec un sourire.Me Paul Miquelon conclut donc qu’au lieu d’un Adélard Godbout, il nous faut au plus tôt un homme de la trempe de Maurice Duplessis, et le reporter au pouvoir à la tète de la vaillante Union Nationale.Lettres au "Devait*' Nom.ne «.Mblioni qua I*tt»** * prestige personnel, mais aussi à la grande œuvre qu'il a entreprise.' .Nul doute que M.Maritain ne refusera pas de se justifier, s’il le peut, ou d’admettre simplement s’être trompé, en toute humilité; Léon Bloy ne serait pas d’un autre avis.Encore une fois, nous devons à M.Maritain beaucoup de respect pour son âge et son érudition, mais je ne crois pas qu’ils puissent constituer à eux seuls une justification de son attitude.Bien à vous, Réginald BOISVERT téressants détails sur les envois aux prisonniers français: “.L'empaquetage se fait su Council, quatre jours par semaine, et tous les paquets préparée au cours de ce mots (Avril) seront chargés sur un bateau partant dans quelques Jours.Les colis qu’on fait actuellement au Council contiennent une grande variété d'articles, de façon à s’adapter aux besoins des prisonniers, dont la vie.en bien des cas, dépend de l'&Uc qu'lia reçoivent de l'étranger.Le contenu d’une p&qufct est le suivant: 1 boite de corned beef 1 boite de saumon 1 paquet de fromage I paquet de lait en poudre 1 botte de café 1 boite de porc 1 boite de margarine 1 paquet de raison 1 paquet de sucre 2 morceaux de savon 1 boite de pâté de foie 1 boite de biscuits 2 bolteu de concentré d orange a tablettes de chocolat I carte d'accusé de réception Pour les prisonniers français Montréal, le 7 mai 1943 | Monsieur le directeur.Le Devoir, Montréal.Cher Monsieur, Du dernier bulletin mensuel i (avril 1943) publié par le Coordinating Council of French Relief j Societies, j’extrais (et je traduis) les | lignes suivantes, qui donnent d’in- l'n tel paquet revient à quelque il dollars.S’ajoutant à la maigre pitance du camp, il peut faire vivre un homme qui, sans cela, ne vit nas, mais végète péniblement pendant 8 et même 15 jours, ou 15 hommes pendant une journée, car il sera, évidemment, nartagé entre de nombreux camarades: 20 sous par jour, 23 sous, avec le change et les frais de poste.Si 12 personnes se réunissent et s'engagent à donner chacune deux sous par jour, elles pourront envoyer chaque mois au Coordinating Council of French Relief Socilies.451, Madison Avenue, New-York, un mandat de 6 dollars américains.Si * elles continuent cet effort jusqu’à la fin de la guerre, elles auront sauvé: la vie d’un homme.Veuillez croire, cher Monsieur, à tous mes meilleurs sentiments.UN LECTEUR FRANÇAIS Traitements médicaux Ottawa, 10.— Une entente réciproque a été conclue dans le but ! de fournir des traitements médi-j eaux ou dentaires au Canada et] aux Etats-Unis aux forces armées de ces deux pays.Cette entente stipule qu’en cas d’urgence, un nombre des forces canadiennes en service ou en congé aux Etats-Unis pourra recevoir gratuitement des traitements médicaux ou dentaires dans les hôpitaux des forces armées américaines.De la même façon, le personnel des forces américaines pourra recevoir les mêmes traitements dans les hôpitaux militaires du Canada.Cette entente ne vise que les cas d’urgence qui nécessitent des traitements immédiats.Dans les cas où ie traitement ou l’hospitalisation durerait vraisemblablement plus que 30 jours, on prendra les mesn-1 res nécessaires pour effectuer le ! transport des patients dans leur pays aussitôt que ce sera possible.! Les traitements et les soins seront gratuits.Toutefois, on a fait des arrangements spéciaux au sujet des frais d'hospitalisation dans le cas des officiers des forces armées de chaque pays durant leur séjour dans certains hôpitaux.Cette entente est valable pour tous les endroits du monde où on peut avoir recours aux soins médicaux de ces deux pays; cependant, en dehors des limites territoriales du Canada et des Etats-Unis .aucuns frais d'aucune sorte ne seront imposés.Les membres des- forces canadiennes qui auront besoin de façon urgente de traitements médicaux ou dentaires pendant qu’ils se trouveront aux Etats-Unis s’adresseront au plus proche hôpital de la marine ou de l’armée américaines, au plus proche hôpital des Vétérans ou à un officier d'administration des vétérans ,ou encore au plus proche représentant médical de l’administration des vétérans.Dans les cas où il ne sera pas pos-sible d’atteindre l’une ou l’autre de i ces institutions plus haut mention-' nées, le personnel canadien sera ad- ! mis dans les hôpitaux civils des Etats-Unis.La legation canadienne à Washington en sera avisée et le transport des patients sera effectué I dès que leur état de santé ie permet tra.Mésaventure d'un dormeur M.Raoul Croteau, 2424 Sle-Ca-therine, est, s'endormit sur une chaise samedi soir, au restaurant Capitol, situe à 1106 St-Laurent.1 endarit son sommeil qui dura en-siron deux heures, des inconnus I ont soulagé de son porte-monnaia contenant $24, de sa carte d’enregistrement national et d’une montre-bracelet évaluée a 127.L’agent Emard, de Radio-Police, a fait enquête._______ Le jour de l'Empire ; en Italie Berne, Il (A.P.) — Alors qu’il ne reste plus rien de l’Empire italien d’Afrique, l’Italie, a célébré dimanche la journée de l’armée et de j’empire.A Milan, le général Atti-lio Teruzzi, ministre de l’AfriqiA italienne, a déclaré que tout l’avenir du pays est en jeu et que “nous combattons jusqu’à la dernièra goutte de notre sang”.La mention de la "puissante Allemagne” n’a soulevé que des applaudissements modérés, tandis que le Japon a été acclamé.Trois ans d'occupation \ des Pays-Bas ! Londres, 11 (CLPQ — A l'occasion du troisième anniversaire de l’invasion des Pays-Bas, où la situation s’aggrave à la suite de la proclamation de la loi martiale par les Allemands, la reine Withelnu-noj le prince Bernard et le premier ministre Pieter S.Gerbrandy ont transmis à la radio un message d’espoir pour une libération rapide de la patrie hollandaise.La reine a réaffirmé sa conviction d’une victoire prochaine de la liberté et de la justice sur la barbarie et la servitude.HERNIOLOGIE m mis bas mx in vais Servie* à domicile Ceat une spécialité pour laquelle un quelqu’un doit être complètement entraîné Afin de voua démontrer non seulement notre technique mala aussi lea résultats d'un ajustement direct de notre bande herniaire nous voua invitons à venir constater personnellement.sans oblleatton aucune votre médecin eat la bienvenu avec voua Noua lui accorderons tonte notre conrtoi-sie habituelle.U pourra se rendre compte de notre méthode unique.921, rue Sfe-Cotherine Est — PL* 9622 UliliIHUN ^ CAûtnttei Les Alterna ues ^ i" « a./-* emprunt t fia.i.e quatriew t •„ «t®*3" « ^ -1 "eut vtaWe a*r ?Mande s h»*» *4 SG 31; 2200 Chem.Res.25 2 5 25 24700 Chester.130 121 127 3300 Cochenour .95 92 92 Con 1 arum .113 108 113 3*5 Dome .224, 2222G 220 Dom.PS.2444 24Vc 24>4 JS0 Dom.Steel B .9‘i 9% 9*4 8000 Eastcrest .12 11*4 12 8200 East Mal., .128 133 126 1100 Eldorado.] 85 8 5 85 2850 Falcon .420 400 41S 1000 Glenora.1 1 1 500 Gods Lake .23 22'-, 22la 1000 Gold Belt.12 12 12 2000 Gold Gate .4>i 4>i 41,4 500 Hasaga.20 20 20 1385 Holllnger .970 960 985 50,n* .325 325 325 7000 Homestead .A% 4'4 4';, 289 Imp.OH .13W, 13>4 131., 300 Int.Util.B .30 30 30 2983 Kerr Add .610 610 610 2750 Kirk.L.68 65 68 Him Bas Clot.10'î lü’i 10-, 4» 190 490 Valeurs 500 Kirk.To.500 Lamapue 1500 Lapa Cad 1000 Lelteh .5200 m.ll, .; ; ; « 4350 MacLeoa .163 3000 Madsen .103 3350 Malartic ., .173 1000 McKenzie < 600 Min.Corp .1290 Nat.Groc.295 Nat.Car .1500 Niplrsing .165 410 Normetal , , 500 Oka!ta 11000- Omega .20 32350 Ont.i.lckel .1000 Pacalta 1000 Pamou,- .5500 Paymaster .900 Perron ., 95 550 Pioneer .195 2500 Premier .3350 Preston .?*eves.8'4 8é ****** ywp**t*M*t Aft % 4k*f*4 £pm trrnêf §»*«r 4r SlfM #*!*$ înm*m 4* ****»»• g •# hmt ••v'.-.fb.* **.« «**' ijr; * -mm 4** g'fcjtv-t 4e •jvmiftf'f 4*o* hmxi* w# igRiMgeb* «sbf i** Üm**)f* pfpt* finit ftY1* rémr*m* mr I** Kià P&* fvirt 4nir*r*ilr* -BASEBALL STADIU Giants de lersey-City vs Royaux de Montréal Demain à 4.00 p.m IOURNII DIS DAMES.i ptatr •ItriNns' ¦ f Mr/sîte»! 'VefftSLiitfÇ ¦ Erres*#'*; FVrite» • „ ., j du flatlur d’Ottawa; G.Vincent, de Rowmiin cl Andrew».’ ia Tuque Rouge de Sherbrooke; G.| _ .V, „ 5 27~ 13 i Bérard.du Dollard de Sherbrooke; 'R.Valierand, du St-Françola de j Karua» city Vkmtr* i h $e.: Sherbrooke; R.Senéral, de l’Infati-gabb de St-Hyacinthe; J.-T.Lan-dry, du Cbamphun de St-Je»n; t.Toledo S Boucher, du Laviolette de» Troi*- i «amt-Paui ! Rivière».— F p.o 2 714 ttlWWM-' 1 La production de viande, de lait, de laine, et d’autres produits animaux, dépend surtout de la quantité d’herhe de bonne qualité que les animaux peuvent trouver dans les pâturages.Il est essentiel que rette herbe soit agréable au goût, nourrissante, productive et que les pâturages puissent faire vivre un nombre relativement élevé de bêtes.Beaucoup des pâturages dans l'Est et l’Ouest du Canada n’ont qu'une capacité alimentaire reiad-! .?'4 159:h 159 159VÎ +1 43 y, 43'4 43 >i + y.153 y, 152r.152V, -f % 55V, 35 55 - % 10 9», 9», _ U Steel .65 V, 64y, 64V, — ù 284; 28% 284; f % Valeurs Air Reduction Allied Chem.! Am.Smelting .Am.Tel.3c Tel.Atchison S.P, .Baltimore 3e Ohio B*th.Brtgg's Mfg Canada Dry .Can.Pacific .Chrysler .com.Solvents Cons.Bd.N.T, Con tin.OU Crucible Steel .Curtlea Wr.A.Dtst.Seâg.Dome Mines .Eastman Kod.Fllntkote .Gen.Electric .General Motors Goodyear .Great Nor.Ry (taut Baa CMt.Ch*.| Valeurs 44% 444» 44% + %)Nat.DlstU.S*;1?** .Nat.Lead .18^ 16Û Nat.P.* Lt.G.Si; 5% Nat.Steel .sa % 57»,; N.Y.Central .19% 19 Norf.& W.182 182 Owens 111.G 23% 23 l»a 73% 74% 15% 14% 204; 20% 354;' 35% 36% 35% 2348 234; 28% 28% 204; 20% 234; 11% - % 754; + 4; 144; 4- % 204; + % 354; + % 35% + % 23% +• % 28% - % 20% _ % 166 165'; 166 f % 19% 18»; 18V, + % KimbetS, Badkr tu*' Fie if#*.Deux-wjt* Bra' k TroMk-bttt»; Kunbatl.fUyf vot* : had' L* » Hirtihard’ * f*r»ban»; Graham
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