Le devoir, 15 mai 1943, samedi 15 mai 1943
"Le Canada est une nation souveraine et ne peut avec docilité a rcepter de la Grande Bretagne, ou dei Etats-Unis, ou de qui que ce soit ci’autre l'attitude qu’il lui faut prendre envers le monde.Le premier devoir de loyalisme d’un Canadien n'est pas envers le Commonwealth britannique des nations, mais envers le Canada et son roi, et ceux qui contestent ceci rendent, à mon avis, un mauvais service au Commonwealth." Lord TWEEDSMUIR DEVOIR Montréal, samedi 15 mai 1943 IIDACTfON ET ADMINISTRATION 410 EST.NOTRE-DAME MONTREAL TOUS LES SERVICES TELEPHONE i llliir 3141* SOIRS, DIMANCHES BT PETES Direetssr : Gsorgst PELLETIER FAIS Cl QUE DOIS Rédacteur en chef i Orner HSROUX Adminiitratisn i Rédectien t Gérant i Bllair 3361 BEIair 2*14 SSIalr 3361 serait “de la faute à Bourassa” ?' "Nous avions la haute main sur notre organisation mi-itaite, jusqu’au temps de Bourassa.Depuis nous avons \ eculé.On ne veut pas confier un poste de confiance à quelqu'un en qui Von n'a pas confiance”.Ainsi grinçait i Québec l’autre jour une girouette politique qui tourne mx vents de l'ambition et de l'intérêt petsonnels.depuis les années.Un député, — celui de Matane, M.Onésime *3agnon, — a justement qualifié de bêtises les propos du ‘bonhomme tout à'fait ignorant de l’histoire politique canadienne même de celle du parti qu’il courtise ets temps-ci.- - ._ _ pComme quoi l’on peut connaître l’art de solliciter et d’ob- 1899: “Le précédent., c’est le fait accompli”.Deux jours “tenir des contrats payants et ne tien savoir, ou à peu près, plus tard, il disait à Papineauville: “Sj aujourd’hui l’on “de ce qui se passe en politique canadienne depuis 1 900.® Il est vrai que, bien avant cette année-là, il y eut au l*Canada des sous-ministres et des officiers supérieurs de Le Canada paierait leurs frais de transport, lis partirent de Québec le 30 octobre 1899.L’Angleterre les prit à son compte et les incorpora dans ses armées dès leur arrivée à Capetown, quelques semaines plus tard.M.Laurier avait eu beau arguer de la No precedent clause.— cet envoi ne devait pas constituer de précédent, selon l’arrêté ministériel autorisant l’envoi de soldats canadiens contre les Boërs, — il y avait précédent, pour Chamberlain.Il n’avait pas tort.Et M.Bourassa écrivit alors carrément, dans une lettre publique (la Patrie, 20 octobre ^langue française dans l’organisation militaire du pays.'3U est aussi vrai que depuis 1900 nous avons, de ce côté-ll]à, rétrogradé.Ce qui d’autre part est manifestement faux, Vest que la cause de ce recul ait été l’attitude des nationa- * listes canadiens dont M.Bourassa fut et reste le magni-•rfique exemple de ce qu’est un homme public d’esprit na-"(tonal et canadien.Ce qui est plus vrai que tout, c’est eque si, de 1900 aux temps présents, nous avons perdu certaines influences que nous avions, la faute en est à nos '*deux grands partis politiques,' dont la girouette a pris tout là tour le vent, selon que cela favorisait ses combinaisons '•’d’affaires.La girouette a grincé de travers.Et le député n’a ^fait que démontrer sa totale ignorance d’un chapitre d’bis-Voire de chez nous pourtant assez rapproché.Rappelons-le :;en quelques alinéas.* » Ÿ * Vers 1885, l’Angleterre lançait une expédition au Sou-^dan, dont elle avait entrepris et voulait consolider la con-j quête.Londres sollicita l'aide du Canada, s'attendant de .jfaire recruter par nos gouvernants des voyageurs, — c'est-à-dire des bateliers canadiens-français, — pour conduire jdes barges à travers les rapides du Haut-Nil.Macdonalu., alors premier ministre conservateur, prit une attitude tout fait canadienne.Il dit que si Londres voulait des Cana-Tdiens, elle pourrait les recruter ici, à charge par l’Angleterre de faire tous les frais et d’assumer seule la responsa-jbilirc de pareille expédition.Une colonie aitstralasienne, ,1a Nouvelle-Galles, était intervenue de son côté et avait j mis à la disposition de Londres, sans frais pour celle-ci, ,un cotps de coloniaux.Londres avait cru que cela marche-, rait de même.ici.Le Canada, sous la ferme direction de .Macdonald, refusa de s'associer à ce premier essai d’exécu-t tion du programme impérialiste.Macdonald pensait en ] Canadien.Aussi, de son temps à celui de Laurier, le Canada se tint-il à l’écart de toute aventure impériale; il eut , son organisation militaire bien à lui, où l’Angleterre , n’avait rien à dire, de façon directe, ni indirecte.En ces .temps-là, des Canadiens français haut gradés tinrent des 1 postes de confiance dans les emplois militaires canadiens.J parce que notre organisation militaire était uniquement [ canadienne et pour la seule défense du territoire canadien., Depuis, si les choses ont changé, c’est à 1a suite de menées ! incessantes de Londres dans les conférences coloniales ou | impériales, surtout sous l’initiative de Joe Chamberlain, ' ce “vrai disciple de Bismarck qui avait, comme son modèle, une conception grandiose de l’association impétiale" ! (Henri Bourassa, Hier.Aujourd’hui, Demain, 1916).Dès avril 1 887, Londres s’était préoccupée, lors d’une première conférence convoquée outre-mer sous la prési-, dence de lord Salisbury, premier ministre du Royaume- M.Churchill annonce l'invasion Bloc - notes (par Imite Benoist ot O.H.) Le premier fut un Canadien Les Canadiens français se réclament le droit d’être partout cher eux au Canada et, pour qui connait un tant soit peu l’histoire du pays, cela se comprend assez.Des bords acadiens de l’Atlantique jusqu’à la lointaine côte du Pacifique, ce sont des leurs qui ont exployé le pays, qui en ont révélé l’existence au reste du monde.Ce qui est vrai du Canada l’est aussi de la plus grande partie du territoire des Etats-Unis d’aujourd’hui.Et à ce propos des Etats-Unis, et du rôle que des Canadiens catholiques et de langue française ont pu y jouer, un hebdoma daire catholique de New-York, Commonweal, publiait récemment une lettre fort intéressante de l’un de ses lecteurs, le Dr William A.-L.Styles, de b'iushing, municipalité de Long Island, N.Y.Un Rédemp-toriste, le R.P.Murphy, de Washington, dans un article à celte même publication, avait fait dater de 1846 l’institution des aumôniers catholiqies dans l’armée des Etats-Unis.Le Dr Styles rétablit la vérité historique.premier au- mônier catholique dans l’armée des Etats-Unis, a été, écrit-il, le Père François-Louis Chartier de Lothi-nière, un Récollet du diocèse de Québec, désigné à cette fonction par le générai Benedict Arnold, le 26 janvier 1776.La nomination fut confirmée, ajoute-t-il, au mois d’août suivant par le Congrès.Ce religieux devait servir d’aumônier au First Congressional Regiment du colonel James Livingston, régiment qui était en majorité composé de Canadiens français et il resta en fonction jusqu’en 1781.Le Père Chartier de Lotbinière fut non seulement le premier aumônier catholique désignée par le Congrès pour l’armée des Etats-Unis mais le tout premier aumônier.Avant lui, l’armée des Etats-Unis n’avait jamais eu d’aumônier d’aucune religion.Comme l’indique le Dr Styles, il s'agit là d’qn fait historique qui a bien son importance.Emile BENOIST prochaine de JL’Eiirope Cest ce que déclare le premier ministre de Grande-Bretagne, à Ig radio de Washington Uni, de faire aboutir le projet d'unifier l'organisation mi litaire des diverses colonies anglaises et d’amener celles-ci à partager les fardeaux de l’Empire.Le marquis de Salisbury dit nettement à cetie conférence de 1887: “Cette réunion est le début d'un état de choses dont les résultats à venir seront considérables ".U parla de “'l’union pour la défense mutuelle”.Il exprima le désir “que tous assument une part équitable et légitime de la tâche dçnt tous devraient s’enorgueillir.Cette tâche ne consiste pas seulement à fournie de l’argent, MAIS AUSSI A FOURNIR DES HOMMES” (Les soulignés sont du Devoir; et ce texte est la traduction, mot à mot, des Proceedings of the Colonial Conference, 1887, Londres).Dès 1887, donc, lord Salisbury fit pressentir que le Canada devrait apporter à Londres des secours en argent au rythme de centaines de millions par an, de 1914 à 1919, et de milliards, de 1939 aux temps présents; aussi bien, des secours en hommes, par centaines de mille, pen dant les deux grandes guerres européennes du XXe siècle.Le marquis de Salisbury avait vu loin en exposant dès 1687 l'esprit du programme impérialiste quant au Canada.Tout ne se fit pas, il est vrai, d'emblée, ni tout seul.D'une conférence à l’autre, Londres avança par degrés ses plans.C’est en 1899 que le programme initial de lord Salisbury, repris et poussé d'avant avec audace par Joe Chamberlain, ami et collaborateur de Cecil Rhodes, âme de l'im- ipérialisme acquisitif, cupide et conquérant de la fin du XIXe siècle, prit du corps et de l'ampleur.M.Laurier était au pouvoir depuis 1896.M.Kruger était président de la petite république des Boërs, le Transvaal.Les Uitlanders, étrangers du pays et pour la plupart de race et de langue anglaises, désireux de spolier le Transvaal de terres et de gisements miniers et diamantifères très riches, servirent si bien les fins de Rhodes, qui avait fait les frais de la tentative coûteuse du Dr Jameson, que l’Angleterre, voyant quels avantages de tout ordre elle en pourrait tirer, s'intéressa à leur sort.Elle fit signifier au président Kruger par le |ouverneur du Cap, alors sir Alfred Milner, ses exigences à elle-même.A Bloemfountain, Kruger céda sur de nombreux points.Il voulut néanmoins réserver les droits de sduveraineté du Transvaal.Cela ne faisait pas l’affaire de Rhodes, ni celle de ses affidés de Londres.Le délégué anglais prétendit “dicter la nature et la qualité des impôts au chef d’un pays dont la Grande-Bretagne.avait reconnu et proclamé l’indépendance absolue, du moins en tout ce qui toucherait à son gouvernement intérieur”.Pression tyrannique, audacieuse tentative d’usurpation.En août 1899 (voir article South African War, dans VEncyclope dia of Canada, 1937.volume VI), un envoyé secret des Uitlanders, du nom d’Allen, aux gages de la Charter Company de Cecil Rhodes, vint au Canada tâcher d’inciter notre gouvernement à s’associer à une “manifestation morale” des gouvernements coloniaux envers l’Empire, afin d’amener Kruger à céder à Chamberlain.Le Parlement du Canada marcha.Il vota, par surprise, et les trois quarts des députés absents, une motion Laurier-Foster «(connais-sant de fait à l’Angleterre la souveraineté sur le Transvaal qu’elle n’avait pas encore conquis.Quelques semaines plus tard (30 septembre 1899), Londres déclarait la guerte au Transvaal.Ce fut la guerre la plus condamnable qui soit: celle de la conquête brutale d’un petit pays trop riche pour demeurer libre, considéraient Rhodes et Chamberlain.Devant le travail des impérialisants dans les coulisses en faveur de l'intervention armée du Canada du côté de Londres, M.Laurier avait commèncé par déclarer qu’il ne pouvait être question d’envoyer des soldats canadiens en Afrique (Globt, Toronto, 4 octobre 1899).A M.Bourassa qui l’interrogeait dans le temps sur son attitude, M.Laurier cita aa déclaration au Globe, ajoutant: “Comment pouvez-vous traire que je commettrais la folie de me laisser entraîner au point d’envoyer des soldats en Afri-què?” (Que devons-nous i VAngleterre?, par Henri Bourassa.1915.page 123).Le 13 octobre 1899 pourtant.M.Laurier et set collègue* cédaient, lia autorisaient, par arrêté ministériel, sans avoir consulté les Chambres, l'envoi de 1,000 volontaires canadiens «n Afrique du Sud.plus demande 500 soldats du Canada pour aller combattre contre une nation de 300,000 âmes, que sera-ce quand l’Angleterre aura à lutter contre un peuple puissant?Que serait-ce encore si la Métropole allait porter la guerre en Allemagne?A ce compte, nos fils devront s’attendre à partir au premier signe pour les quatre coins du globe sans profit pour eux-mêmes ni pour la patrie”.(La Patrie, 23 octobre 1899).Lord Minto, alors gouverneur général du Canada, dit à l’époque de l’envoi des troupes canadiennes en Afrique: “C’est une nouvelle orientation et l’avenir est passible de grandes choses”.Nous les avons vues, ces “grandes choses” de 1914 à 1918, nous les voyons présentement.M.Bourassa avait deviné le premier les graves conséquences du compromis de M.Laurier en 1899.On sait ce que Londres en tira, ce qui s’est passé depuis: comment, de 1914 à 1918, le Canada leva plus de 600,000 hommes: comment il dépensa près de $3 milliards pour la guerre en Europe: et comment, cette fois-ci, nous avons déjà 800,000 hommes en armes, comment nous avons déjà yoté et en partie dépensé 11 milliards pour la guerre, sans parler des S2 milliards avancés à nos alliés, à titre de “contribution à l'effort commun”, a dit M.Ilsley.(Le Canada en guerre, avril 1943, publication officielle).* * * Qu’établit ce rappel des débuts de l’impérialisme militaire au Canada7 Entre autres choses que, par suite de ses visées impérialisantes, Londres ne pouvait penser ni consentir à laisser les Canadiens français tenir une place importante dans l’organisation militaire du Canada.Ils étaient trop Canadiens.Iis n’avaient pas l’esprit impérial.Londres considéra, dès avant 1899, et considère encore plus depuis lors, l’armée canadienne comme simple annexe de l’armée anglaise.Cela s'est décidé dès 1887 et cela s’esc développé depuis.Dès lors, tout s’explique.11 fallait donc que Londre eût la haute main dans le domaine militaire canadien.Elle s’y employa sans répit, si ce ne fut pas toujours avec intelligence chez ses militaires.Un Canadien de langue anglaise, fort imbu d’impérialisme, sir John Willison, fondateur et ancien directeur du quotidien ultra-impérialiste les News, de Toronto, disparu il y a une vingtaine d’années, parle quelque part (Sir Wilfrid Laurier and the Liberal Party, vol.II, page 325, Toronto, 1903', en ces termes de la suffisance ennuyeuse des officiers impériaux anglais au Canada: “There was.friction over the action and bearing of Imperial officers in Canada, who, unused to official responsibility and untrained in the methods and maxims of constitutional Government, were full of the idea they had actual authority over questions of policy and were animated by a hazy and hesitating impression that the Government of Canada was a subdepartment of the Colonial Office and the soldiers of Canada subject only to Imperial orders”.(Traduction) “Il y eut de la friction quant à la conduite et aux agisse ments des officiers impériaux au Canada; peu habitués à i lions de particuliers et d’institu la responsabilité officielle, inexpérimentés dans les métho- ! lions, souscriptions d’évêques, de de, et les principe» du gouvernement constitutionnel, rem- ; plis de cette idee que c était a eux de trancher 1« ques-, d,ouvriers*; de pêcheurs, etc.; sous-tiens de politique, mus par cette impression trouble et;criplions d’enfants et de veuves, hésitante que le gouvernement du Canada n'était qu’un i souscriptions de pauvres, double-sous-bureau du Colonial Office, ils considéraient que les ment précieuses, soldats du Canada ne devraient prendre leurs ordres que Tout semble donc laisser prévoir de l’Empire”, Rappelons pour mémoire le cas de ce hautain officier, le comte anglais Dundonald, douzième du nom (Encyclopedia of Canada, volume II, page 28, 1935), Nommé par le ministère Laurier commandant suprême des troupes canadiennes, en 1902, il se heurta en 1904 à tout le ministère qui dut le congédier parce qu’il s’imaginait que lui, Dundonald, était l’autorité suprême du Canada.Depuis ce temps-là, si les officiers impériaux n'ont, en apparence, à peu près aucun pouvoir au Canada, au fond, ils en formulent dans les coulisses toutes les décisions graves.Ceux qui décident, au vrai, ce sont des techniciens et des experts militaires qu’Ottawa reçoit de temps en temps de là-bas et qui viennent ici nous “conseiller” et nous “éclairer”, alors que nous devrions plutôt adapter nos méthodes et notre armement à ceux de nos voisins, les Etats-Unis, nos alliés, comme nous pays d’Amérique et tellement plus près du Canada.* * * Quand une girouette grinçante du Québec fait entendre, avec le dédain ignare que l’on sait, que nous avons perdu du terrain dans l’armée canadienne depuis l'entrée de M.Bourassa dans la vie publique active, — et donc à cause Je lui, — cela fait penser que si nous en avons tant perdu depuis 1896, la faute n’en est pas à celui qui a vu sc dessiner et qui a prédit dès 1899 quel chemin le Canada prenait.C’est celle des chefs de nos deux vieux partis.L’un et l'autre sont responsables d'avoir créé ou laissé se créer chez nous la situation présente.Ils ont ensemble laisse s’établir ici une caste, une junte militaires dônt le suprême souci, ce ne fut jamais le Canada, ce fut et cela est de plus en plus l’Empire.Cet état d’esprit acanadien est cause que cette junte a écarté et continue d’écarter presque tous les Canadiens français des cadres et des postes militaires supérieurs, soit en les mettant à la retraite, soit en leur donnant un avancement fictif dont le but est de les mettre au rancart.Il ne faut pas laisser à d’autres qu’à des impérialisants, à côté desquels on fait de plus en plus mince h place à des officiers de langue française, la plupart ultra-soumis ou ralliés à fond, pour des causes faciles à comprendre, la mission de commander, de diriger les troupes parmi lesquelles, il est vrai, on ne demande pas mieux que d’incorporer les nôtres aux rangs de simples soldats ou d’officiers subalternes.Nombre d’observateurs savent fort bien, s’ils ne le disent pas tout haut, pourquoi tel militaire haut gradé et qualifié pour un poste important, on l’a WASHINGTON, 15 (A.P.).— Le premier ministre Winston Churchill a prononcé hier après-midi à la Maison Blanche une allocution radiodiffusée à l’occasion du troisième anniversaire de fondation de la MHome Guard” en Grande-Bretagne.Il a déclaré qu’il a rencontré le président Roosevelt avec ses conseillers militaires afin de préparer longtemps à l’avance les plans de campagne des armées qui avancent rapidement et il a laissé entendre que Ton se prépare à l’offensive générale.Le premier ministre anglais a encore déclaré qu’il faut se préparer en vue du moment quf approche et qui viendra sûrement où le gros des armées anglo-américai crit la Grande-Bretagne comme une base de rassemblement pour les troupes américaines qui traversent l’Atlantique.M.Churchill a fait l’éloge de la “Home Guard" en ajoutant que ce corps doit sc charger de la plus grande partie du fardeau ^ i la défense du pays afin de permettre au g.os des troupes bien entraînées de participer à l’assaut contre les places fortes de l’ennemi.Il a rappelé comment les Etats-Unis avaient aidé la "Home Guard" à se constituer en lui fournissant 1,000,000 de fusils et 1,000 canons de campagne, en 1940.Cette célébration a pour but, dit-il, d’amener les soldats de la "Home Guard" eux-mêmes et toute la population anglaise à se rendre compte de l’importance de Pour le presse acadienne Ce n’est que le 24 mai, jour de la Fête de Dollard, que s’ouvrira officiellement au Nouveau-Brunswick et dans la province de Québec la campagne pour la presse acadienne, mais, déjà, le travail est en train et, ce qui est plus significatif encore, les souscriptions rentrent.Souscrip- nea aura franchi la mer pour entreprendre | leurs fonctions et du râle qu’ils doivent une lutte à mort sur le continent.Il a dé-1 jouer dans l’intérêt de la cause commune.M.Maritain Un penseur?Oui.Mais un chef?une abondante et généreuse récolte.La radio joue son rôle dans la campagne.Nous avons eu les émissions de Radio-Canada; au Nouveau-Brunswick, Mgr Robichaud vient d’inaugurer une série nouvelle par une causerie d’ordre très pratique.D'auires suivront, par les hommes les plus en vue de l’Acadie.A Québec, la campagne s’ouvrira le 24 mai, par une grande manifestation au Palais Montcalm; à Montréal, l’inauguration officielle n’aura lieu que quelques jours plus tard, mais les hommes de bonne volonté sont déjà à la tâche.Que l’on se prépare à les appuyer à fond.Il faut que cette campagne soit un triomphe; il faut qu’elle marque, dans les relations des groupes français, une date historique."L’Agriculture" Nos lecteurs connaissent la collection que dirige M.Esdras Mlnvil-le, aux Editions Fides, et qu’inaugurait l’an dernier Solre milieu.Elle est destinée à faire connajtre, de la plus complète façon possible, la vie économique de notre province.Notre milieu, tiré à cinq mille exemplaires, est à peu près introuvable aujourd'hui en librairie.C’est la meilleure preuve de l'extrême intérêt qu'il a soulevé.Il serait étonnant que VAgriculture, qui fait suite à Notre milieu, n’eût pas un égal succès.C’est la somme la plus complète qu’on ait encore publiée sur le sujet chez nous.Nous entendons bien consacrer à ce deuxième volume un article spécial, mais nous ne voulons davantage tarder ni à en signaler l’apparition, ni à en marquer le caractère.Chose étonnante, ces livres grand format, de cinq à six cents pages, se vendent $1.50 (plus 15 sous pour le port).C'esl l’un des tours de veille d'avancer, afin de lui confier un emploi de troisième ordre dans un district militaire de quatrième plan: pourquoi tel autre, auquel allait de droit échoir le titre de général en vue, on i'a fait revenir d’outre-mer, quitte à le désigner à un poste d’ordre diplomatique dans un pays lointain où il vit à l’ombre, dans une capitale provisoire.Il y a chez nous, on le sait bien, des officiers de langue française de belle voleur.Les utilisc-t-on comme ils le devraient et comme ils le méritent, du strict point de vue de leurs état, de service?Non pas.La junte ne le permet point.Ce ne sont pas des "imperially minded men”.Pareils dénis de justice seraient la faute à Bourassa.comme jadis les injustices envers les nôtres, il y a un siècle et plu,, c’éuit la fauts à Papineau, ion grand-père?Allons doncl L’homme qui prétend cela manque à la fois d'esorit d'invention, de génie et de connaissance politiques.¥ * * Un soir, le vent emportera la girouette.Personne n’v pensera plus jamais.Le mur, lui, rrstera debout.ts-v-sa Geoigfts PELLETIER que d’extraordinaires circonstances seules permettent de réaliser.L’ouvrage est naturellement en vente au Service de librairie du Devoir.O.H.15-V-43 Citation d’actualité "Tout ce que les hommes possèdent de liberté civile, politique et religieuse, dans l'âge présent, peut clairement être attribué, dans ?’histoire de chaque contrée, au travail et aux effets du pouvoir indépendant de l’Eglise de Rome sur l« propriété, l’économie sociale, le mouvement, l'esprit et l’intelligence de tous, unis en tout avec elle dans un seul corps social.” .SAMUIL LAI NC (Homme politique et eorlvaln aneUU protfataut.OteenratiMU sur iBuropei.j Français?(per Dom Albert jamet.0.S.B.) M.Maritain a parlé et reparlé à Radio-Canada au programme du “Catholique devant la guerre”.H l’a fait avec une tailleur et une ampleur de vues dont tous les esprits désintéressés lui rendent hommage même s’ils contestent son apocalypse.Pourquoi faut-il qu'il ne se soit pas refusé à mêler à des considérations que leur élévation même devait garder de toute polémique son petit couplet de propagande?Cest un fait que M.Maritain n’a pas su se maintenir dans la belle sérénité des méditations philosophiques dont l'exemple de son maître Bergson lui montrait l’intransigeance.Sa générosité Ta engagé de toute sa personne dans bien des débats extérieurs.Avec bonheur toujours?La droiture de ses intentions n’est pas douteuse.Ses erreurs de tactique sont malheureusement impressionnantes par leur continuité et leur qualité.Phiiosémite coq vaincu et militant, M.Maritain a néanmoins longtemps appartenu au parti politique français le plus eo*- < j miment et le plu:# violemment «atisémite.Ce n’est point sa position sur la ques-tion juive qui l’a séparé de Charles Maurras.Ce n’est point non plus, chose plus étrange, l’opposition irréductible des doctrines philosophiques el religieuses qui l’a fait sortir de l’Action française.Il y a fallu la condamnation de Rome, Sa volte-face soudaine et radicale, au lendemain de l’intervention romaine, ne saurait nous faire oublier que jusqu’à la dernière minute il a exposé les jeunes qui le suivaient à la contamination des erreurs qu’il a dénoncées dans sa Primauté du spirituel.Pourtant, à en juger par sa réfutation, il ne s’agissait pas là de nuances et de tendances.D’ailleurs, M.Maritain est philosophe.De son aveu implicite, il aurait donc été pâtre aveugle ou illusionné.Non moins paradoxale et inexplicable, l'attitude de M.Maritain durant la guerre civile espagnole.Rome et l’Eglise d’Espagne élaient d’un côté, M.Maritain, qui n’avait rien à voir dans cette affaire, de i l'autre.Depuis, il y est resté.M.i Maritain est un catholique intégral.Entre les deux guerres, M.Maritain a fondé chez Plon et chez les Desclée de Bruges la bibliothèque du “Boseau d’Or”, — le roseau de l'ange qui.dans l’Apocalypse, mesure les dimensions de la nouvelle Jérusalem, — et des “Iles”, deux titres révélateurs de son tour d’esprit messianique.C’étaient les nourritures spirituelles de la future cité chrétienne.Tout n’y est pas d’égale richesse.Mais on y trouve cette Jeanne d’Arc de Delteil, que Jean Guiraud traitait de scandaleuse, et ces Lettres à Véronique du nauvre parrain Léon Bloy, une offense au bon sens autant qu'à la pudeur.M.Maritain a fait "tout son possible pour rendre odieuse à l’étranger cette révolution nationale” dont il partage les principes fondamentaux.Il ne faudrait tout de même pas que la question juive, — qui est en outre, pour lui une question domestique, — lui fermât les yeux à tous les malheurs de la patrie, et en particulier à cette autre minorité, innocente celle-là des fautes du passé, et inoffensive, toute française dans toutes ses ascendances, que la barbarie du vainqueur menaçait d’exterminnlion par la famine.Ces centaines de milliers d'enfants au berceau que la diplomatie du maréchal a sauvés d’un nouveau et plus effroyable massacre des innocents, quel homme de coeur, même sans enfants, pourrait en érarter l’image tragique?Ce sentiment de compas sion, qui est plus sûrement ''d’inspiration évangélique que la poussée démocratique", explique bien des mesures et démêle bien des “Implications".M.Maritain, si attendri sur le sort d'Israël, restera-t-il Insensible à l'infortune des petits M.Maritain avait ses raisons de refuser son allégeance au régime de Vichy.Quoi qu’il en dise et quoi qu’il en écrive, la position de l’Eglise, à qui il vient de délivrer un nouveau satisfecit, n’est point tout à fait la sienne, vis-à-vis du gouvernement issu de l’armistice.Il y a une collaboration que l’Eglise doit assurer à tout pouvoir légitime, surtout s’il lui rend justice et lui assure le libre exercice de sa mission.L’Eglise de France donne cet appui au maréchal.Rome a été l'une des premières puissances à reconnaître son gouvernement: élle le reconnaît toujours.Dira-t-on que Rome se fait représenter auprès de la nation seulement?Ce serait-là une conception de* la jurisprudence internationale trop nouvelle pour elle qui incarne la tradition.Rome se plie aux circonstances; elle n’invente pas des circonstances pour justifier son altitude.Ce qu’elle fait en Frahce, elle le fait aussi dans l’Espagne de Franco, que M.Maritain déteste autant qu’il déteste Pétain.M.Maritain «e garde avec «es amis pour le jour où un régime hostile voudrait faire payer aux catholiques les complaisances qu’ils auraient eues pour le gouvernement déchu.Mais M.Maritain ni ses amis ne sont la réserve de l’Eglise.Réserve bien inutile du reste.M.Maritain voudrait-il nous dire quels avantages l’Eglise a retirés de «es relations personnelles, sous le ministère de Juifs et de judaïsants dirigé par ce rêveur fanatique de Léon Blum, (jui laissaient les personnes en paix, mais corrompaient systématiquement les âmes, chambardaient l’ordre social et mettaient la France en coupe réglée, au profit d’Hitler et de Moscou?Peut-être un régime d’ordre et surtout un régime nettement catholique est-il encore impossible en France pour longtemps.L’Eglise fera néanmoins toujours des voeux pour cet idéal.Elle ne s’inféodera pas à un parti.Elle aura à lutter partout et en tout temps.N’oublions nas, à ce propos, que les difficultés passagères ne l’Eglise avec le gouvernement du maréchal sont un article de propagande dans la province de Québec et qu’on l’y exploite à fond.Pour le bien spirituel et temporel de la nation, l’Eglise n’en assurera pas moinvS une collaboration plus cordiale à un pouvoir ami qu’à un autre composé d’indifférents dédaigneux, ou de révolutionnaires nantis ou assagis.Les honneurs sont venus avec la soixantaine à M.Maritain.Le voilà président de l’Ecole libre des Hautes Etudes.Mais c’est à New-York.A Paris, en des circonstances normales, les mêmes hommes qui l’ont choisi ne l’auraient-ils pas ignoré, comme ils l’ont fait de Branly et de tant d’autres «avants de premier ordre, dont le tredira.Ce manieur génial de concepts n’est point fait pour l’arène publique.H y est trop découvert.C'est que là, sous le professeur arrivé à la soixantaine, nous retrouvons l’étudiant de la vingt-cinquième année, l’idéologue du défunt Café de la Rotonde et de son inquiétante clientèle.Dans cette Amérique, on a pris M.Maritain pour un penseur et pour un chef.Le chef est de trop.En France, M.Maritain ne conduit personne ou presque personne.Les catholiques ne le connaissent pas, ce qui s’appelle connaître.Une élite infime le lit.Un plus petit nombre encore va le chercher dans la communisantc Nou-nelle Revue Française.L’Eglise de France s’eat quelquefois reconnue dans un homme: elle ne se reconnaît pas en lui.R n’est pas sa voix.M.Maritain revient de très loin.C’est à son honneur.Mais a-t-il fini d’en revenir?Trop de choses dans l’Eglise, dont il ne semble pas encore avoir le sens et la mesure, permettent d'en douter.Il est resté l’individualiste de sa première formation.A le lire, on peut devenir thomiste.A le voir, on doute si le thomisme est nécessairement un état d’esprit.Disons que, pour le bien comme pour le mal, on n’est pas toujours l'homme dé sa philosophie.Une conversion, comme celle *ur laquelle Madame Baissa Maritain a levé discrètement quelques pans du voile, est une oeuvre de longue haleine.Ceux qui entrent dans l’Eglise par les portes latérales sont longtemps éblouis de la découverte.Une adaptation laborieuse leur est Indispensable pour qu’ils acquièrent l’aisance et la familiarité de la grande nef.Sans doute, nul chrétien ne l'est pour lui seul.M.Maritain est un apôtre.Rien de mieux.Encore (suite à la page deux) Jje carnet du grincheux jusqu'au darnisr homm«, jusqu'à la darnlèr* disait M.Arthur Maighén, Formula i raviser: jusqu'au éarmar md-liard, c’est ainsi qu'il le faut comprendre sous le gouvernement de MM.King, Ilsley.Howe et compagnie.* * * Par malheur pour les récipiendaires du tribut, les milliards ne traînent pas les rues et l'on peut craindre qu'à la longue le tribut ne se paie en monnaie de Crédit Social.as « * Emprunter pour faire cadeau, c'est faire cadeau de l’argent des autres.En anglais, on appelle ça te play Santa Claua with other people’s mener, ¥ ¥ * L'Axe Ottawa-Londres se traduit par la Taxe.¥ ¥ ¥ En somme, en toute cette affaire, le Canada a l'air d'un petit grevé.et pas de substitutions.Comme question de fait, on est un peu là pour prendre le tort inexpiable à leurs yeux était j place des autres d’être catholiques?M.Maritain ne sc leurre sûrement pas sur la gratuité de l’encens qu’ils lui brûlent.Il est dans leur bateau.Il fait leur politique.Il leur apporte un appoint qu’a tort ou à raison ils estiment capital pour cette nouvelle union sacrée, dont ils espèrent tirer comme de l’autre un non-lieu décisif et leur réiniégration dans les prébende» perdues.M.Maritain «ait cela.Il ne peut pas ne pas le savoir.Il sait du moins qu'il sert ceux qui le servent et qu'il doit les servir.A la question: M.Hadamard est-il franc-maçon et membre actif de la maçonnique Ligne de l'enseignement de Jean Macé?M.Maritain, qui a publié récemment un cours de Logique, répond par la liste des distinctions universitaires du personnage! Logique des situations.et de leurs collusions! Pour M.Maritain, les catholiques ont encore bien des progrès à faire dans "la formation et l'expérience politiques".Nul de ceux qui le suivent depuis trente ans ne le con- * * ?A chanter sur un eir connu: Y#*, w# have no potetoci And vary little tom*toot.¥ ¥ ¥ Les Américains descendent dans l’archipel aléoutlen et prennent oied dans l'ile d’Attu, dont le nom se prononce à l'anglaise: Atoût.Ça doit être symbolique.* * * Une chroniqueuse en a, avec combien de raison, contre les invraisemblables prénoms dont certains parents affligent leurs enfants: VannuteHi, (offre et Joffrette, Foch et Fochette, Congrestia, pour n’en citer que quelques-uns qui.dans le genre.ne sont d'ailleurs pas les pires parmi las connus.On a vu un garçcvt affligé du prénom Que Warrante, parce quo son père, le jour de sa naissance, avait gagné un procès autour d'un* procédure de cette désignation; une pauvre tMIe prénommée, pour sa vie durant, bien que ça soit à n’y pas croire: Urina.Mieux eût valu, pour «Ile.le prénom Hysopempette.qui eût été le pendant d'un authentique Hytopempe.L X5-V-M y 2 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 15 MAI 1943 VOLUME XXXIV - Ne îîi Gazette DES Tribunaux pu Nui SAURtOL L'ordonnance no 108 sur les loyers — Cas où l’acquéreur d'une maison après le 10 décembre 1942 peut congédier un locataire sans lui donner l’avis de douze mois Jugement de M.le juge Savjrd, de U | mise en forme notariée le 9 mars Cour iupérieure, 10 avril 1943.Adrien Allard, requérant, v.Dame Germaine La-vigueur, épouse de Raoul Perron.Requête accueillie.Jugement de M.le juge Savard, de la Cour supérieure, 10 avril 1943.Adrien Allard, requérant, v.Dame Germaine Lavigueur, femme de Raoul Perron.Requête accueillie.M.Adrien Allard, qui fait affaires sous la raison sociale: L’Hôpital Saint-Hubert, a acheté le 30 janvier 1943, de Dame J.-E.Garceau, un cottage portant le no 4124 rue St-Hubert, afin d’y établir un hôpital.1943.“Le requérant, qui est publiciste, n’entend pas occuper cette maison comme logement ou maison d’habitation, mais il entend la convertir en hôpital privé et il a été autorisé à cette fin.Le 30 janvier 1943, le requérant a avisé l’intimée que son hait prendrait fin le 30 avril et qu’il ne serait pas renouvelé pour les raisons mentionnées dans ledit avis.“La requête du requérant doit être accordée pour les raisons suivantes: “Le locateur ne requiert pas le logement pour son occupation per- , , « .a , a ma a V* a .i — 14 1, ^ % 4 B * I 4 C4 % 4 \rf MM ^4 —a- a Cette maison était louee a Mme sonne]]e ou pour lui servir de rési- Ferron, en vertu d un bail expirant -le 1er mai 1943.Mme Perron n’habitait pas cette maison, elle demeure rue Foch; elle louait le cottage de la rue Saint-Hubert à des cham-breurs.Le jour mè ne de l’achat, M.Allard a donné avis à la locataire qu'il était devenu le locateur de l'immeuble, et que comme tel il lui donnait avis de quitter les lieux le 1er mai 1943.Le 8 février, Mme Perron envoya à l’avocat du nou-veuû propriétaire un avis de renouvellement de son bail; le même jour, elle envoya un avis semblable à la Société d’Administration et de Fiducie, qui administrait la pru- dence et par conséquent, ce n’est pas un cas ou l'avis de douze mois est nécessaire et peut être exigé par le locataire.11 s’agit d’une propriété que le requérant transformera en hôpital.“L’article 16, sous-paragraphe A, décrète qu’un avis de douze mois est nécessaire, si cet avis est donné à cause des circonstances indiquées à l’alinéa F du paragraphe 3 de l’article 16.“L’alinéa F du sous-paragraphe 3 du paragraphe 16 est le cas du locateur qui a acheté un logement après le 10 décembre 1942 et qui requiert ce logement pour son occupation personnelle et pour lui priété pour Mme Garceau; le 13 fé- servjr t|e résidence.M.Maritain (Suite de la première page) eut-il convenu qu’il ne brûlât pas les étapes.Sur le terrain de l’activité extérieure, plusieurs de ses amis, et non des moins autorisés, croient qu’il eût mieux fait de demeurer humblement disciple.Manque de préparation traditionnelle, scs fausses manoeuvres sont plus nombreuses qu’on ne le croit, et qu’on ne le voit de loin.La Primauté du spirituel est une revendication décisive des exigences de la foi en face des anciennes doctrines de l’Action Française.M.Maritain y exprime-t-il pour lui et pour ceux qui se fiaient à lui le regret d’en avoir pendant plusieurs années affronte le voisinage?Nous serions encore en droit d’attendre quelques autres désaveux avec celui-là.Mais M.Maritain ne se rétracte pas volontiers.M.Maritain est un maître dans la spéculation.C’est son ordre.Beaucoup l’y suivent avec ferveur, au risque même d’y perdre pied.La part de l’excellent est considérable dans son oeuvre.Nous lui en devrons une reconnaissance durable.Pour le reste, que nombre de bons esprits trouvent franchement regrettable, s’il est vrai, comme il vient de le dire à la radio, qu’il y a en France un “mythe du maréchal Pétain”, il est plus vrai encore qu’à l’étranger, et au Canada surtout, il y a le mythe^ de M.Maritain.Dom Albert JAMET, O.S.B., N.B.— M.Maritain a été “bissé” à la radio.Nous aimerions à penser qu’il doit ce rappel plutôt insolite à son magistral exposé.Mais si sa manifestation partisane avait été pour quelque chose dans cette faveur?.La réponse serait indiscrète.Les Missions des Pères Blancs en Afrique Intronisation du roi de Toro — (Royaume du Nord dans le Protectorat de l'Ouganda) vrier elle envoya directement à M.Allard un avis au même effet.M.Allard a présenté une requête à la Cour supérieure, pour faire déclarer par la Cour que la locataire n’a pas droit au renouvellement du bail.11 y alléguait que les négociations pour l’achat de la maison avaient commencé au mois d’octobre; que dès le mois de novembre il avait discuté avec Mme Perron à quelles conditions elle consentirait à quitter les lieux pour le 1er janvier 1943, et qu’ils avaient convenu verbalement d’une indemnité de $500; que le 11 décembre 1943, il avait écrit à l’intimée, Mme Perron, pour confirmer l’objet de l’entente convenue, mais que lorsqu’il se rendit chez l’intimée pour payer l’indemnité convenue, elle avait refusé de recevoir la somme, et déclaré qu’elle exigeait un avis de 12 mois.Dans l’intervalle des négociations, le 10 décembre 1942, la Coin ______ mission des prix, qui contrôle les | Le Conseil de la Chambre des no-pnx des loyers, avait adopté ;’or-1 tnires a siégé a Montréal, le 12 du dormance no 108 qui oblige l’acqué- mois courant, sous la présidence de “L’aninéa J du sous-paragraphe 3 du paragraphe 16 stipule qu’aucun avis de quitter tout logement ne sera donné, sauf à cause d’une ou de plusieurs circonstances suivantes: “J—"Que le locateur requiert possession du logement dans le but de le convertir en lieu d'affaires, pourvu que l’autorisation préalable de V administrateur de la propriété immobilière, ait été obtenu par écrit’’.“Cette autorisation a été obtenue en temps utile et versée au dossier.“Pour ces raisons, la requête doit être accordée sans frais.Considérant la preuve offerte, les ternies de l’ordonnance 108, article 16, paragraphe 3, alinéa J et aliéna IV du paragraphe J : La requête est accordée sans frais.’’ La perception des droits de succession Les cérémonies qui accompagnent l’intronisation d’un roi Nègre de nos jours intéresseraient sans doute les lecteurs du Bulletin.Voici comment les choses se sont passées en 1929 lors de l’intronisation du roi aeluel du Toro (province du Protectorat de l’Uganda).La veille Le 30 janvier 1929, vers 3 heures de l’après-midi, les princes, les chefs de provinces dans leurs plus bemix atours, et une foule compacte de fidèles sujets se pressent sur la colline où se trouve la case royale.Rukidi, le nouveau roi, est assis sur un tabouret près de l’entrée du palais.Se tenant devant lui, le tambour-major lui présente les tambours royaux, pour qu’il choisisse celui qui servira à la cérémonie du lendemain.' Le roi frappe 9 coups sur chaque tambour et désigne celui qu’il préfère.A foule pousse une “Longue vie au rot!” C’est maintenant au tour du gardien des lances à paraître devant son souverain (les armes du roi comportent un tambour et deux lances).Une à une tout un paquet de lances sont présentées au roi.A chaque présentation la foule crie: “Longue vie au roi!” Le tambour choisi par le roi est alors porté en grande pompe hors l’enceinte royale et placé sur une plate-forme.Au premier coup frappé sur le tambour royal la foule applaudit bruyamment au nouveau règne.La fanfare royale exécute quelques morceaux de son répertoire pendant que la foule danse autour de la plate-forme.Les dan- r»«iu «v seurs évolueront jusqu’à unetfieurc Dollo, Loriviere et , du matin; les musicjens s’époumon- L’Ordre du Mérite de Polytechnique reur d’un immeuble après cette date, à donner un avis de 12 mois au locataire dont il veut prendre le logement pour son usage personnel.C’est en s’appuyant sur cetle ordonnance que Mme Perron a contesté la requête de M.Allard.Me L.-A.Dupuis, notaire, à Ste-An-ne de la Pocatière.Au cours de la réunion, M, W.J.Murphy, commissaire des droits successoraux pour le Canada, et M.Rodolphe Joubert, commissaire adjoint à Montréal, sont venus discu- M.le juge Savard a entendu la k‘T certains points de droit rela requête, et l’a accordée.Voici des ! hvement à la perception des droits extraits de son jugement: “L’enquête a révélé les faits suivants: “L’intimée avait loué d’une dame Garceau une propriété située sur la rue Saint-Hubert, à Montréal, propriété, qu’elle n’occupait pas personnellement, mais dont elle se servait pour en louer les chambres.“Au mois de décembre 1942, le requérant songeant sérieusement à acheter cette propriété, était entré en négociations avec la Société d’Administratio» et de Fiducie qui en avait la gérance; “Il avait même discuté avec l’in- j ue succession dans la province de Québec.Après l’étude de questions de régie Interne, il a été résolu que la Chambre des notaires souscrive la somme de $3,000 au IVe emprunt de la Victoire.Persécution contre les Juifs Londres, 15 c) salaire,ef^et, ^ Adélard Godbout, dans un communiqué remis a la presse, annonce, en sa qualité de premier ministre et de ministre de la Colonisation, que dorenas an le, p réunion et y portera la paro- “lî'i8.te “il™, «s, K£S» '«• *& iX^MI iii^ pSSSï '%Ss.v f?':^ » là/ i ipiii ^ W M$$& 5- ;;::;:;-: WMi t ,S2 wmmm ¦ : n, m lb f.xl w Æp' K '} \ ::î;f PS ;.£* iw MM m mmmm X - ; /-> lui llllili ëiÜ P' 'y Ri^ •X X-.-;-x ; -.^ ,.: I.
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