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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mercredi 16 juin 1943
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1943-06-16, Collections de BAnQ.

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"Le Canada eat une nation souveraine et ne peut avec docilité a :cepter de la Grande-Bretagne, ou de; Etats-Unis, ou de qui que ce soit d'autre l'attitude qu’il lui faut prendre envers le monde.Le premier devoir de loyalisme d’un Canadien n’est pas envers le Commonwealth britannique des nations, mais envers ie Canada et son roi, et ceux qui contestent ceci rendent, à mon avis, un mauvais service au Commonwealth.” (12-X-S7) Lord TWEEDSMUIR LE DEVOIR ^ Montréal,'mercredi 16 juin 1945 > i! , RIOACTION IT ADMINISTRATION -430 1ST.NOTRI-DAMI \ MONTRCAL - * TOUS LES SIRVICtS TELEPHONE i BEUii 3361* SOIRS, DIMANCHES ET FETES AErainiitraHwi I llliir 3361 Rédaction i Bllair 2914 Diroctaor i Ceorgoa PELLETIER FAIS CE QUE DOIS Radactour an chat t Omar HIROUX Gérant t lllair 3361 “Le Canada a plus fait pour l’effort de guerre que tout autre” Pour que l’on sache bien que nous serons à leurs côtés.% ^ Quelques réflexions nouvelles sur la campagne acadienne — Un souvenir d'Ontario — Il importe de crever le plafond, partout ! (Mme Chiang-Kai-Shek) (voir aa page 5) Eisenhower peut trancher entre Giraud et de Gaulle La campagne s’étend i travers la province entiire.Chaque jour nous en apporte une preuve nouvelle.Il faut qu’elle finisse par atteindre tous les milieux, — absolument tous.11 y a à cela d’excellentes raisons, dont nous avons indiqué plusieurs déjà.D’abord, plus les souscripteurs seront ^ombreux, plus il y aura chance — c’est une vérité de La Palisse — que soit considérable le total de la souscription.Or, est-il nécessaire de le répéter?il faut, pour fonder et maintenir un quotidien dans un pays mixte particulièrement, comme ce sera le cas ici, beaucoup d’argent.Beaucoup plus que ne l’imaginent la plupart des gens.Et, tout le bien que nous attendons du journal, pour les Acadiens d’abord, pour nous tous ensuite, dépend dans une large mesure de sa puissance, des conditions de force dans lesquelles il sera lancé.Autre point, que tous voient bien.Derrière cette aide pécuniaire s’affirme une grande pensée de fraternité.Jamais plus belle occasion ne nous aura été offerte de dire aux Acadiens, d’une façon efficace, notre profonde aym-pathie.Plus les souscripteurs seront nombreux, plus ils seront représentatifs de tous les éléments de notre groupe, plus ce témoignage sera éloquent, plus il sera fructueux.* » ¥ ¥ Nous demandons la permission d’ajouter autre chose, qui peut ne pas manquer d’importance.Les Acadiens ont à lutter contre tous les obstacles qui ie dressent sous les pas des minorités, contre ceux qiyi les peuples, même les plus admirables, trouvent en eux-nêmes.Ils ont à lutter contre l’ignorance, les préjugés et, .lins certains cas, —l’expérience, hélas! le prouve, — lontre une hostilité consciente.Il n’est personne qui n’ait été frappé de l’accent avec lequel l'un de leurs chefs disait récemment, dans une réunion à demi intime: J'ai l’imprmion que quelque choie se pcipatt contce nous.Si déf heures plus difficiles viennent à sonner ou si, plus simplement, certains révent d'attaques nouvelle», il ne sera peut-être pas mauvais que l’on sache, dans les milieux mal disposés, que l'on se heurtera, non point au groupe acadien seulement, mais à tout ce qui, dans notre pays, est d’origine française et, nous l’espérons, à tous ceux qui ont le souci de U justice et de la liberté.¥ ¥ ¥ Epinglons ici un souvenir.Nous causion» un jour avec l'un des grands artisans de la lutte scolaire en Ontario.— Après tout, lui disions-nous, la province de Québec n’a point tant fait pour vous-.Elle vous a donné $65,000 peut-être.— Elle a fait beaucoup plus que vous ne serti-blez croire, nous répondit cet homme d’expérience.L’ac-gent qu’elle nous a donné noua a d’abord permis de parer à des situations très difficiles, de franchir de rudes pas.Puis, il a donné i ceux qui voulaient nous écraser l’impression que la partie serait beaucoup plus dure qu’ils ne pensaient, qu’ils n’auraient pas affaire simplement au quart de million d’hommes que nous étions alors, mais i tous les Français du pays, qu’il deviendrait partant impossible, par exemple, de nous prendre par la famine.L’observation contient une profonde vérité.On respecte toujours les forts, — ceux qui, en tout cas, paraissent associés à la force.Raison nouvelle de donner à la souscription acadienne h plus vaste ampleur possible.On saura de la sorte que nous serons aux côtés des Acadiens, quoi qu’il advienne.¥ ¥ ¥ Nous savons tous que plusieurs estiment trop modeste l’objectif donné à la campagne actuelle.Le fait est qu'il n’est égal ni aux besoins réels de l’Acadie ni.très probablement, à la générosité de notre province.Ce n’est probablement d’ailleurs que par un souci d’extrême discrétion qu’on ne l’a pas fixé plus haut.Mais, répétons-le, il ne s’agit point ici d’un plafond qu’il importe de respecter.Il faut, tout au contraire, partout le crever, le faire sauter en éclats.Le geste sera beau: il sera très pratique aussi, car, selon le mot de M.Raymond Denis, le vétéran des luttes de l’Ouest qui dirige la campagne ipontréalaise.quand les minorités nous tendent la main, ce n'est point une aumône qu’elles nous demandent; c’est un platement qu'elles nous proposent.Un placement dont, d'un bout i l’autre du pays, nous recueillerons le bénéfice.0*.r HEKOUX % A Otfawj I Mme Chiang Kai-Shek jette de lombresur I171 Aluminium” La femme du généralissime chinois adresse la parole au Parlement cet après-midi — Le chef de l’opposition, M.Craydon, demande une enquête sur r“Aluminium” et le ministre des Approvisionnements, M.Howe, la retuse POSTE IMPORTANT A M.WILFRID GAGNON Far Léooold Richar Ottawa, 16-VI-43—Madame Chiang Kài-Shelç, adresse la parole aujourd’hui aux membres du Sénat et de la Chambre des communes.C’est la première fois qu’une femme prononce «un discours à une séance conjointe des deux Chambres du Parlement canadien.L’événement est historique.La visite de madame Chiang Kai-Shek soulève d’ailleurs un intérêt considérable dans les milieux politiques et sociaux de la capitale.Depuis l’entrée du Japon dans la guerre, aux côtés de ses partenaires de l’Axe, il y a au pays un fort courant de sympathie envers la Chine qui, bien avant l’ouverture des hostilités en Europe, luttait héroïquement pour son existence contre l’agression japonaise.La Chine prend une place de plus en plus imporlante dans les conseils des Nations-Unies.Le Canada, pour sa part, s’habitue peu à peu à se tourner vers l’Asie où se joue un drame aont les grandes puissances ne peuvent se désintéresser, surtout celles qui, comme l’Angleterre, y avaient établi des comptoirs lucratifs.La distinguée visiteuse, femme du généralissime chinois, a eu hier aprèà-midi un entretien avec le premier ministre.Ils ont tout probablement causé des moyens que le Cànada pourrait prendre pour se porter d’une façon plus efficace que pàr le passé au secours de la Chiné.Le Canada, il faut le dire, n'a pas fait grand’chose pour venir ert aide aux Chinois dans leur lutte contre le Japon.Avant la déclaration de là guerre en Europe notre pàys a pris garde de ne pas s’im-rdiscèr dans la querelle d’Asie.Plus tard, au début de la guerre européenne, le Canada a fait porter »ts efforts sur l’assistance qu’il pouvait accorder à la Grande-Bretagne et à l’Empire britannique.Cette attitu» dé, il faut l’admettre, est asseï inexplicable puisque le thème favori de M.Mackemie King est celui-ci: quand la liberté d une nation, en quelque partie du monde que ce soit, est menacée par une agression, c’est la liberté de tous qui est en jeu.Il v a longtemps que la liberté de la Chine est menacée.Le ministre des Finances, M.J.L.llsley, a déjà dit, que la Chine soutient un combat héroïque.''Aluminium” et effort de guerre L* visita 44 madame Chiang Kai-Shek jette temporairement dans l’ombre le débat parlementaire sur le monopole de l’aluminium.Hier après-midi le chef de l’opposition.M.Gordon Graydon, a demandé une enquête royale dans cette affaire qui menace de tourner assez mal pour le gouvernement, à cause des «veux naïfs et eompromettants de M.C.I).Howe.Celui-ci a refusé l’enquête, sous prétexte qu’il ne peut nas assumer la responsabilité d’arrêter ou de diminuer la production d'un métal absolument nécessaire à l’effort de guerre.Réplique faible, encore une fois.Il n’y a pas à le cacher: le ministre défend sa cause d'une façon malhabile.D’autre part on se demande pourquoi l’opposition progressiste-conservatrice, par la bouche de son leader parlementaire, s’est lancée dans la mêlée à la suite du chef de la C.C.F.Les conservateurs craignent-ils que les membres de la C.C.F.se fassent du capital politique avec cette affaire?Ou sont-Us uniquement inspirés, comme ils le prétendent, par le souci du bien général?On en doute.Hier après-midi, M.Lionel Chevrier, député libéral de Stormont, et adjoint parlementaire du ministre des Munitions et Approvisionnements, a prononcé un discours remarqué.Il a expliqué les méthodes d’achat du ministère, s’effor-Çi'nt de montrer comment le gouvernement surveille lès contrats et les prix.Exposé technique, il va sans dire.Mais exposé clair et succinct.Resté à sàvoir si lé ministère des Munitions et Approvisionnements surveille autant que l'a dit M.Chevrier les deniers des contribuables.(Les a-t-il èurveillés quand il s’agissait des prix de l’aluminium par exemple?) Quoi qu’il en soit, M.Chevrier, malgré l'aridité du su-jèt.à obtenu un franc succès.La Chambre l’a écouté avec intérêt.C’est que le jeune député de Stormont a une belle voix et une diction impeccable.Il prononce mieux l'anglais que les deux tiers de ses collègues de langue anglaise.M.Chevrier semble également avoir bon nombre d’amis parmi les députés.Ce n’est pas de nature à nuire à sa carrière politique.Corftls internationaux Après M.Lionel Chevrier, le leader de l’opposition.M, Gordon Graydon.a pris la parole pour de- (suite à la dernière page) Louis Dupire Il u attra exactement un an, samedi, que mourait notre camarade Louis Dupire.Un service anniversaire sera célébré à neuf heures, en son église, paroisse Saint-Jean-Baptiste.rue Bachel (est).L'apris-midi, à quatre heures, à l'Hôpital Sainte-Justine, rue Saint-Denis, aura lieu, en mémoire de no tre regretté confrère, une touchante cérémonie.On sait que les amis de Dupire, pour honorer son souvenir, et, dans une certaine mesure, perpétuer ce qui avait été son oeuvre de prédilection: le soin des petits, décidèrent de fonder en son nom, à Sainte-Justine, un lit à perpétuité.Voici plusieurs mois déjà gue les petits bénéficient de ce lit, mais on a voulu choisir l'anniversaire même de la mort de Dupire pour en faire la dédicace formelle.Les autorités de l'Hôpital invitent tous tes amis de notre confrère à assister à cette pieuse cérémonie.Bloc notes (par Emile lanoitt) Une réprimande effroyable de M.Mackenzie King Quand Jupiter fronçait le sourcil, tous les dieux grands et petits des anciens Romains, à ce qu’en relate la mythologie, tremblaient ou devaient trembler comme des feuilles.Le premier ministre qui règne présentement dans Ottawa et dont les décisions régissent gens et choses du Canada, M.Mackenzie King, se doit croire, quand il fait à quelqu’un une réprimande, capable de produire sur celui-là un effet identique.On en a eu la preuve récemment et l’on s'explique ainsi u’à l’endroit du président de la alconbridge Nickel Mines, Limited, M.J.-G.Hardy, M.Mackenzie King s’en soit tenu à une réprimande qui équivaut, cela va de soi, à un froncement du sourcil jupité-rien.La Falconbridge Nickel, compagnie canadienne, qui exploite un gisement de nickel à Falconbridge, en Ontario, possède aussi et exploite des gisements de même sorte en Norvège.Lors de la dernière assemblée annuelle des actionnaires, le 21 avril, à Toronto, le président de la compagnie, M.Hardy, disait le plaisir qu’il avait eu d’apprendre que la propriété norvégienne, passée sous contrôle allemand, reste quand même en exploitation.La satisfaction manifestée par M.Hardy en de pareilles circonstances a scandalisé par mal de Canadiens, y compris des parlementaires d’Ottawa, notamment MM.Hanson, ancien leader conservateur, et Coldwell, leader de la C.C.F., qui s’en sont ou-verts au Parlement et au premier ministre.Celui-ci y est allé d’une réprimande verbale à l’endroit de M.Hardy et il a cru que ce châtiment tout platonique pouvait suffire.Mais comme l’indique un journal hebdomadaire de Toronto, le News l'ancien maire de Montréal, M.'In-millien Houde, pour avoir dit quelque chose qui peut ne pas paraitra plus formidable, connaît, depuis environ quelques années, les agré' ments du camp de concentration.L« presse anglaise et les fonds versés à de Gaulle — Situation moins tendue, en apparence, entre les deux chefs français — Qui a des ambitions politiques, en France une fois libérée?— Elections en Afrique-Sud et dans (’Eire COMMENT REDUIRE LA SICILE ET LA SARDAIGNE?On a fait pressentir que l'accord Giraud-de Gaulle reste possible ces jours-ci, mais que rien de cela n'est encore certain, malgré le simulacre d'entente d'il y a déjà plusieurs jours.Les incidents qui se sont succédé depuis démontrent qu'il y a besoin d'un véritable accord, qui n'existe pas en réalité depuis l'arrivée du général de Gaulle à Alger.Il y a bien eu des manifestations d'amitié entre les deux généraux, l'un et l'autre sont foncièrement convaincus de la nécessité de s'entendre pour réussir à libérer la France au plus tôt avec l'appui des Alliés, mais des divergences sérieuses d'opinions surgies depuis trois semaines, en particulier la semaine dernière, restent à éclaircir.De Gaulle et Giraud devaient se rencontrer hier à déjeuner, avec les autres membres du Comité de libération, mais la réunion a été contremandée.Aux dernières dépêches, on affirme que les deux chefs ont préféré causer en particulier, sans toute une galerie pour participer à la conversation.A l'issue de cette rencontre fermée, on a dit que Giroud avait consenti des concessions assez étendues, mais qu'il reste ferme sur d'autres points.Toute une presse anglaise s'impatiente de la lenteur avec laquelle chemine le rapprochement.Comme de Gaulle, selon des informations de r'Associated Press", a dû compter jusqu'ici sur les fonds anglais pour mener toute son affaire, qu'il en a reçu "la plus grande partie", des feuilles de Londres et d'ailleurs, dans le Royaume-Uni, ne se gênent pas, — ainsi le "Yorkshire Post", qui appartient à la famille Eden, — de dire qu'il est "du dernier entêtement", tandis que l"'Express" de lord Beaverbrook exprime l'avis que "pour gagner fa guerre il va falloir que les deux généraux français cessent de se quereller ensemble".Quant au "Daily Sketch", autre quotidien de Londres, H accuse de Gaulle d'être "plus que dictatorial" et lui reproche de ne pas vouloir coopérer à fond.Le même quotidien insinue que si la Grande-Bretagne allait lui couper les vivres, cela pourrait le contraindre à opérer un compromis acceptable, tandis que jusqu'ici il a prit une attitude irréductible et dangereuse.EISENHOWER L'ARBITRE ?Un texte torontois Ce que le News écrit à ce sujet sous la signature d’un correspondant aq Parlement d’Ottawa.M.Dennis Pratt, vaut d’être ici cité, après traduction: Un châtiment presque trop terrible pour qu'on y pense; un châtiment tel que même la Gestapo nazie hésiterait à l'infliger aux adversai- L’actualité Sourires parlementaires (par Louis Robillard) L’Assemblée législative n’est pas la fosse aux lions que l’on croit.On imagine généralement ta salle des séances ou délibèrent nos députés comme une cage où deux ou trois familles de fauves politi- Îues s'entredévorent sans répit.es journaux sont un peu les responsables de cette fausse conception imprimée dans l’idée du public.Les politiciens apportent aussi leur pierre à cette croyance; ils paraissent désireux de laisser croire à l'électorat qu'ils * entretiennent une animosité personnelle sanguinaire qui ne se dément pas à l’égard de leurs adversaires.Non, les députés ne dansent pas continuellement la ronde du scalp.Ils observent fréquemment des trêves où i amitié et l’estime de leurs relations intimes transparaissent.Pour être plâcis.par lès circonstances, sur deux côtés opposés d'une barricade, en n'est pas fatalement pour cela des ennemis irrè-concUiablis.Après des rencontres, des échanges de vues, on apprend de part et d’autre à se connaître; des préjugés peuvent tàmber.El la barrière séparatrice est souvent très mince.Croire que nos parlementaires portent continuellement le couteau à la main ou le stylet aux dents est une erreur.L'arène législative a souvent des sourires et des émotions.M.God-bout est-il en deuil de son père, le.chèf de l’opposition tuf offre le premier ses condoléances et celles de tous set collègues de fa dépu- .Uuite à la deraiira page) La même presse signale d'autre part que Giraud a tout plein de fonds, et aussi des denrées alimentaires en quantités importantes, pour la population de l'Afrique du Nord, qu'il a remboursé de fortes sommes aux Etats-Unis dernièrement; et qu'à tout prendre, si de Gaulle a ses qualités, et sérieuses, rien ne le justifie de "persister dans sa détermination d'éliminer tous les Français qui ont eu le moindre contact avec Vichy", de 1940 à la fin de 1942.On ajoute que le général américain Eisenhower a le dernier mot à dire en Afrique du Nord, jusqu'à nouvel ordre et que rien res les plus acharnés d’HHler, vient \ ne peut se foire de précipité, à cause du besoin qu'il d atteindre le président et les ac- y 0j pour tous, de tenir compte de tes observations.tionnaires de Falconbridge Nickel.L’on se rappelle que le président en question a annoncé à l’assemblée annuelle de la société, en avril Jusqu'ici, néanmoins, Eisenhower n'est pas intervenu de faoçn indiscrète, il ne s'est préoccupé que de l'aspect militaire des questions nord-africaines, il a laissé dernier, comme il était heureux et toute latitude aux négociations et au Comité de libé- comme il était sûr aussi que les actionnaires étaient heureux d’apprendre que leur raffinerie de Norvège était encore en exploitation sous la direction de MM.Hitler et Goering.M.Coldwell a attiré (’attention de la Chambre sur la foie qui animait ainsi le cœur patriotique de Falconbridge.Après avoir pensé à tout cela pendant environ un mois, M.King a dit à la Chambre, la semaine dernière, combien lui-même regrettait, combien le gouvernement, au nom duquel il parlait, regrettait aussi ‘que pareille déclaration irréfléchie et malvenue ait pu être faite par le chef responsable d'une importante société minière canadienne”.M.King a ajouté que c’était là "une déclaration de laquelle on peut tirer la conclusion — injuste, i’en suis sûr — que les intérêts matériels de cede société étaient mis au-dessus des affaires de ta guerre.*’ M.Coldweli, sans se laisser impressionner, a laissé entendre que M.King eût mieux fait de baisser le caquet et d’en venir aux faits, parce que la déclaration du président de la société minière se trouvait être "beaucoup plus subversive que les propos pour lesquels certains hommes ont été incarcérés ou internés”.Qu'est-ce que le gouvernement prétend faire A ce suiet?Ainsi ores je, M.King rendit jugement: ”Eh bien! je dirai que la déclaration que je viens justement de faire sera, je ie crois, plus efficace dans ses résultats qu'aucune autre mesure qu’H serait possible au gouvernement de prendre.” L’on peut ainsi s'attendre à voir Falconbridge Nickel s’affaisser graduellement sous le poids d'un remords qu'il ne saurait éviter èn apprenant que les paroles de son président ont non seulement fait exprimer des regrets à M.King mais quelles l’ont forci à réitérer ces mêmes regrets.A moins que M.King ne soil atteint de l’illusion de ration français; et l'on compte fort sur son autorité pour empêcher qu'il n'y ait quelque éclat de nature à faire tort à la cause alliée et à la libération de la France.Entretemps, bien que de Gaulle et Giraud n'aient pas assisté au déjeuner qui devait les réunir hier et qu'ils aient préféré causer discrètement ensemble, ils devaient, à ce que l'on apprit ce matin, réunir en séance les sept membres du Comité de libération et inviter à cette réunion les six commissaires français choisis récemment par ce comité.La réunion des Treize devait examiner quels moyens prendre' avant de tirer au net une fois pour toutes la question du choix d'un commissaire de la Défense nationale, poste qui revient de droit à Giraud, disent ses partisans, alors que de Gaulle a jusqu'ici fait savoir que ce poste ne doit pas aller à Giraud, s'il persiste à rester commandant en chef des forces françaises.Mais aux dernières nouvelles, cette réunion des Treize n'o pas marché.Giraud n'en c pas voulu.De Gaulle préférerait devenir le chef de la Défense nationale qui serait le chef véritable de la nation française.On se demande comment on en arrivera à trancher le différend, si de Gaulle en tient pour (éviction, en fait, de Giraud, du poste le plus important de la combinaison.On sait d'outre part que Giraud a dit, redit et répété n'avoir aucune ambition politique et qu'il se retirera de la vie publique active dès après la libération du territoire français.APRES LES PREMIERS SUCCES Du côté de l'Italie, le régime Mussolini craint de plus en plus l'invosion de la Sicile, préalablement au passage du détroit de Messine par des troupes alliées qui envahiraient ensuite la péninsule italienne.Les commentateurs anglo-américains les plus sensés disent qu'il n'y a pas à se foire d'illusion, même après les succès remportés depuis quelques semaines en Afrique du Nord et dans les îles semées entre la Tunisie et la Sicile, et que le coup allié contre celle-ci nécessitera autrement de déploiement, tant dans l'air que sur la terre et sur la mer, qu'il en a fallu pour venir à bout des garnisons de Pantelleria et de l'archipel de Pélagie.La prise de Pantelleria a démontré que l'aviation tiendra désormais un rôle de premier plan dans les manoeuvres contre l'Italie; mais on fait valoir que la Sicile et la Sardaigne ne peuvent se prendra de la même manière que les Iles italiennes de moindre étendue et de population peu importante.On a pu réussir à affamer en quelque sorte les garnisons de ces petites îles, mais il sera impossible d'affamer celles de la Sardaigne et de la Sicile, pays abondants en vivres, en ressources importantes et en hommes.Des garnisons allemandes sont-elles à côté des italiennes en Sicile et en Sardaigne?On ne peut le savoir au juste.Ce que l'on sait néanmoins, c'est que des dizaines de mille Italiens peuvent défendre vigoureusement la Sardaigne et la Sicile, pendant des semaines et des semaines, et qu'il sera presque impossible de les isoler.Il faudra !es réduire par les armes plutôt que de penser à les affamer et à forcer ainsi leur capitulation; d'autant que, là, les soldats italiens défendront leur sol, tandis que jusqu'ici, ils se sont battus pour des colonies italiennes, ce qui n'était pas la même chose.On a remarqué qu'en Tunisie, ils se sont battus avec un courage persistant, parce qu'ils défendaient en quelque sorte les approches immédiates de leur patrie.Et puis ils seront plus près que jamais de leurs bases de défense et de ravitaillement; que les Allemands soient ou non à leurs côtés cela n'a pas l'importance extrême que l'on pensait d'abord.Et aussi l'on sa pose la question de savoir si l'Allemand, à la longue, ne s'est pas rendu compte que l'Italie, de par sa configuration géographique même et son littoral très étendu, pourra difficilement tenir longtemps devant des adversaires qui la menacent par la mer tout autant que par terre et dans l'air.EN FRANCE En France continentale, sur laquelle Hitler continue ses pressions et ses exigences afin d'ôbtenir la plus de main-d'oeuvre qu'il se peut à transporter en Allemagne, tant pour s'en faire des otages aue pour ajouter aux milliers d'ouvriers étrangers qu il a mobilisés dans ses industries de guerre, les Allemands se rendent compte, dit-on, que ce ne sera pas tâche facile pour eux de tenir le pays sous une surveillance à fond, advenant une tentative d'invasion heureuse de la part des Alliés.Ainsi l'on y projette l'établissement d'une sorte de police territoriale allemande voyageant par avions et parachutes, afin d'empêcher des parachutistes alliés de semer le désordre et d'amorcer des insurrections ou du sabotage constant dans la pays, pour paralyser en quelque sorte la défense des Allemands.On ne sait pas bien ce qui se passe présentement dans le pays, mais, selon des nouvelles de Suisse, il y a de ragitation jusque dans les rangs des "collaborationnistes", la rivalité politique entre Doriot et Laval s'accentue et il y a quotidiennement des heurts entre les occupants du pays et les Français irréductibles qui se préparent en secret à donner un coup de main aux envahisseurs dès qu'ils se seront agrippés au sol français.ELECTIONS D'ici peu de semaines, il y aura des élections générales eir Afrique du Sud, où le général Smuts affronte des groupes d'opposition qui, d ici, ne paraissent pas encore constituer un danger très sérieux à la majorité nécessaire au général Smuts pour continuer do gouverner le pays.Et aussi, en Irlande, l'on se prépare à voter dans des élections générales, les premières depuis 1938, et qui auront lieu la semaine prochaine.Il y esf surtout question de gouvernement national et de neutralité pendant cette guerre-ci.Il y a 137 sièges à remplir, — le président de la Chambre devant être élu par acclamation, en tant que 138e député.Partout ailleurs il y a élections contestées.De Volera, premier ministre, et le chef de l'opposition W.Cos-grave conduisent la campagne électorale.Il s'agit surtout du maintien de la neutralité irlandaise.Cos-grave prétend qu'il n'y a pas lieu de la débattre "parce que tous les Irlandais y tiennent".On prévoit la réélection du ministère et de la majorité des partisans de de Valero à une bonne majorité.— G.P.Quant à la conclusion '‘injuste” à tirer de la joie de "Falconbridge -cela pourrait s’éviter st la société consacrait ses profits accumulés à équiper une force aérienne dont •or principale besogne serait de boni- (suite à la dernière page) la grandeur! Le _ ex-maire Camillien Houde, de Montréal, doit continuer de subir le châtiment beaucoup plus léger de l'emprisonnement, pour avoir dit en public, vers les 19)0: “Je me déclare personnellement et absolument opposé à Venregistrement national’.” M.Sain! Laurent oient justement de déclarer qu'il n'est pas prudent dt remettre M.Houde en liberté_________________ •(e carnet du yiincheux le parti libéral, direction Maekenxiel Ce âui s’appelle avoir de la ehar.é* King, a déjà détanu la pouvoir à Ottawa un marin anglais, après avoir passé ur par une voix de majorité, une seule Et j mois à la dérive sur un beteèu de sauvé-cette voix-lè n’étèit pat une voix du ; taxe, apprend en mettant pied à terre Dens l’organe matutu: le "Sl«« Populaire” n’entend pénétrer dans la politique active que par las comté* où il y s ou un# majorité prépondérant* d* NON •W plébiscite.Celt ne lui vaudre jamais tien da Cartier, nui correspond à l’ancien le pouvoir aux Commun**, ni même le Front Cohen.N* pas oublier que le bloc aolid* de Québec.1 Front Cohen * fini par être enfoncé, ft * * > *00 Parti.ft ft ft La bloc solide des NON représentera, représenta déià.un bloc tolide, et pat rien que Québécois, d’assez belle dimension.voir* assez impressionnant.?* l organe matutu et lès chefs du Parti te contenteraient volontiers d’un bloc comme celui-là.Il leur serait d’un solide appui.ft ?* Quand le bloc solid* dec NON dit | NON, c’est NON, * o * * L’orgen# compte sur le clreonscrip- qu’un congé qu’il avait sollicité et obtenu vient tout juste d’èxpirer.C’est à décourager de se faire rescaper.L* Grincheux le-vi-as Citation d’actualité "Un* grande parti* dea maux de la société vient des dépositaires d* l’autorité, mal choisis par le prince; mais la plupart de ces mauvais choix sont l’ouvrage de l’ambition qui l’a trompé.Si tour le mohd* attends^ le choix au lieu d* s’efforcer de le déterminer per tous les moyens possibles, ie ma sens porté à croire que le monde changerait de face." s.JOSIPH Dt MAISTU LE DEVOIR, MONTREAL MERCREDI 16 JUIN 1943 ! loi.Il ne l’a pas étudiée ou ne l’a | pas comprise.Le premier ministre ajoute que ! deux systèmes s’imposaient.En premier lieu, chaque individu de-! \ait contribuer.En second lieu, chaque chef de famille devait con-| tribuer, quel que soit le nombre I d'enfants.Le deuxième système a j été choisi.Il favorise davantage les familles nombreuses.A Québec L’Assemblée législative adopte le bill Groulx instituant une Commission provinciale d’assurance-maladie I * -L’opposition ne peut reprocher Cet organisme préparera un plan d'ossurance-maladie, *ïfl niŒTLVÆH qu il soumettra a la Legislature et qu il administrera 1 heure actuelle, aucun pays du ensuite — Commissaires nommés pour dix ans —!parenieHilsisEmiSais1 fe^lîfde Les explications de M.Henri Groulx — La critique |^l^"^g^tpndîeaffd^ de M.Duplessis — Discours de M.Godbout —| vants sur le pouvoir central.Si la "Le gouvernement veut prendre les devonts sur le pouvoir central" — M.Chaloult se prononce en faveur de la loi (par Louis Robillard) Québec.16 — L’Assemblée législative a adopté hier après-midi le bill Groulx autorisant la création d’une Commission provinciale d'assurance-maladie qui sera char-;ee de préparer un plan d’assurance-maladie, de le soumettre à la Lé-«islature à une prochaine session et de l’administrer par la suite.Cette commission sera composée de trois membres nommés pour dix ans par le gouvernement et d’un secrétaire désigné “durant bon plaisir" par le gouvernement.Leurs salaires seront fixés par le cabinet mais aucun chiffre n’est précisé dans la loi et dans les résolutions.M.Henri Groulx Comme l’a expliqué le parrain de la loi.M.Henri Groulx, la Commission de l’assurance-maladie de Québec étudiera la question de l’assurance-maladie qui est de primordiale importance.Le gouvernement veut donner suite au rapport de la Commission d’enquête sur les hôpitaux qui recommandait l’établissement d'une assurance-maladie généralisée, financée par trésorier de la province à avancer, sur le fonds consolidé du revenu, à la Commission d’assurance-maladie de Québec, les sommes requises pour son fonctionnement en attendant l'adoption, par la Législature, du'plan d’assurance-maladie prévu ci-haut.La Commission, poursuit M.Groulx, aura tous les pouvoirs nécessaires pour considérer la situation alarmante des institutions d’hospitalisation.Elle aura le droit de faire des enquêtes, d’assigner des témoins et de faire des suggestions.On lui donnera toute la latitude voulue pour accomplir sa tâche.A la suite d’une discussion, intéressante.la majorité de la Chambre a voté le bill Groulx par 43 à *J; l’opposition exprimant sa dissidence et M.Chaloult accordant sa voix au projet ministériel.M.Duplessis trouve cette loi inefficace; il se dit prêt à voter une mesure réelle mais non un projet qui se contente de projeter et dont le but semble être de placer des amis du gouvernement.Le chef de l’opposition déclare, comme il .me contribution tripartite du gou- l’avait fait pour la Commission du eernemenf, de l’employeur et de l’assuré, et comportant une prime ralculée non sur une base individuelle.mais par cellule familiale.La Commission sera chargée, après consultation des corps intéressés, de préparer un plan d’as-surance-maladie généralisée définissant notamment l’étendue des risques qui formeront l’objet de cette assurance, la nature des prestations, les modalités d’hospitalisation et des soins à domicile, ta formation des organismes administratifs et consultatifs, les taux de contribution des employeurs et des assurés, le mode de perception des contributions,- la responsabilité pour le paiement des primes en cas d’urgence.Le gouvernement provincial entend, par ce projet de loi.protéger fautonomie de la province dans le riomaine de l’assurance-maladie, desclare M.Groulx, et comme l’ex- service civil, qu’il abolira cette Commission d’assurance-maladie, lorsqu’il sera au pouvoir.Le projet de loi Groulx ne mentionne aucunement le chiffre des salaires qui seront attribués aux commissaires.Le ministre, de la Santé ne peut non plus, à des questions de MM.Duplessis et Chaloult, donner les noms des membres de cette nouvelle commission; il assure toutefois la Chambre que le gouvernement choisira des compétences.M.Duplessis Le chef de l’opposition fait tout , d’abord remarquer que l’autonomie de la province n’est pas seulement nécessaire dans le domaine de l’as-surance-malaéie.-mais dans tous les domaines.Il ajoute que l’interven- phquera' plus longuement M.God- | eT'lSie^ 'e! atrophiante.Le projet qu’on soumet à la Chambre est un projet qui Vote de 43 à 9 La Commission devra prévoir les modalites de l’assistance médicale à ceux qui ne pourraient bénéficier du plan d’assurance-maladie (tels que les visiteurs), et l’intégration du plan d’assurance-maladie dans m plan général de sécurité sociale, embrassant les mesures existantes et a venir.Le plan d’assurance élaboré par la Commission ne pourra être mis en vigueur qu’en vertu d’une loi de la Législature; en attendant, la Commision pourra recommander au lieutenant-gouverneur en conseil l’adoption, dans le cadre des lois existantes, de toute action jugée de nature à faciliter la transition du système actupl à celui indiqué dans le préambule de la pré.-sente loi.Tl sera loisible au lieutenant-gouverneur en conseil d’autoriser le Avis de décès PANET — A l’Hôpital St,Tean de Dieu, le 15 juin 1943.à l’âge de 49 ans, 7 mois, est décédé Louis-T.Pa-net, époux de Viola Bender et fils de feu E.,H.Panet, de St-Raymonrî de Portneuf.Le service sera céléb-e ô la chapelle de l’Hôpital, jeudi, le 17 juin, à 8 hres.Inhumation à St-Raymond, place natale du défunt.Parents et amis sont priés d’v assister sans autre invitation.Service anniversaire DUPIRE — Le samedi 19 juin à 9 heures, en l’église Saint-Jean-Bap-tiste, sera chanté un service anniver- j saire pour le repos de l’âme de Louis Dupire.Parents et amis sont priés d’y assister.Imprimés de deuil MEMENTOS — REMERCIEMENTS Imprimé» ou gravé».projette.Le gouvernement présente une loi pour projeter.C est un atome de loi.Elle a toutes les caractéristiques d’une donation à cause de mort, Sentant sa fin pro-1 chaîne, le regime veut favoriser des amis en créant des situation.La loi ne dit pas un mot des salaires qui seront payés.Elle parle d
de

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