Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 18 septembre 1943
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Le devoir, 1943-09-18, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
-x-e Canada eat nne nation aouve-ratne et ne peut avec docilité a :cepter de la Grande-Bretagne, ou de: Etats-Unis, ou de qui que ce soit d’autre l’attitude qu’il lui faut prendre envers le monde.Le premier devoir de loyalisme d’un Canadien n’est pas envers le Commonwealth britannique des nations, mais envers e Canada et son roi, et ceux qui contestent ceci rendent, à mon “avis, un mauvais service au Commonwealth.’’ (12-X-37) Lord TWEEDSMUIR DEVOIR MonfrêaT, samedi 18 saptembra 1943 tiOACTION IT ADMINISTRATION 4J0 1ST.NOTRI.0AMI MONTREAL TOUS LES SERVICES mCPHONE i ¦Etaii 1)41 • SOIRS, DIMANCHES ET FETES Pirsctsar : CsargM PELLETIER FAIS CE QUE DOIS RsdsctMir m ch«l i Omar HEROUX AdministratiM y RédactlM | Gérant i BEUir IS6I BBIiir 2984 •Sliir SS61 “Sauver l’Europe et l’Asie”.(M.King, 1939) Deux sujets surtout préoccupent l’opinion publique, ces emps-ci, en Amérique du Nord, — Canada et Etau-Unis, ’aventura alliée en Italie et le récent discours de M.Chur-hill à l’université Harvard, à Boston.Il ne fau-'rait pas que l’Italie nous fît oublier la thèse e M.Churchill, pendant qu’il attendait chez os voisins la nouvelle de l’armistice dont Washington t Londres avaient engagé déjà des pourparlers avec Rome, ’n peu de temps a passé depuis lors; toutefois, le discours t M.Churchill sur le Basic English et certaines déduc-ions qu’il a faites valent qu’on y revienne.* * Basic English, on sait ce que cela veut dire: il s’agit de ’usage, à répandre, d’après M.Churchill, d une langue nglaise simplifiée, limitée à 650 substantifs et à 200 utres mots anglais, dont une quarantaine de verbes.On ait que pendant des siècles le français fut langue de la iplomatie et des traités.Déférent à un point extrême en-ers Lloyd-George, qui ne savait pas un mot de français, t le président Woodrow Wilson, le premier mi-istre Clemenceau, qui avait appris l’anglais aux tats-Unis et fut toute sa vie anglophile, accep-a, lots des conférences préliminaités au traité de ersailles (juin 1919), que le français ne fût plus qu’une des langues employées par les diplomates et les hommes chargés de débattre et de rédiger le traité de aix.Il se disait peut-être que la tâche serait plus facile.De Versailles date la diminution du français en tant que langue de communication internationale.M.Churchill, “grand Français”, a^t-on dit, s'oriente vers une solution qui n’a guère d’égard pour le bilinguisme.La vraie langue internationale, a-t-il fait entendre à Harvard, ce devrait être l’anglais, un anglais en quelque sorte élagué, comprimé, une sorte d'esperanto à bases anglaises.On ne connaissait pas de tels soucis d'ordre linguistique a M.Churchill.A lire entre les paragraphes de son discours si commenté sur le Basic English, on voit qu'il a plutôt et surtout des soucis d’ordre politique.Qu’a-t-il dit, au fond?La phrase suivante illumine l’ensemble de son texte: “It would certainly be a grand convenience for us to be able to move freely about the world.and to find everywhere a medium, albeit primitive, of intercourse and understanding".Cela signifie, en bon français, et si l’on tient compte du penchant de l’Anglais à ïunderstatement, que l’anglais, tel que M.Churchill le voudrait voir simplifié, devrait être la grande langue, la langue indispensable de demain, d’un bout à l’autre de l’univets.Parlons tous le basic English, nous nous comprendrons et nous nous entendrons.Et surtout cela serait si commode pour la pénétration de l’idée anglo-saxonne.Voire, Au XVIIJe siècle, gens de la Nouvelle-Angleterre et Anglais d’Angleterre parlaient la même langue.Et ils ne se comprirent pas toujours.Est-ct que les Américains de Boston, qui organisèrent le Boston Tea Party, et les capitaines anglais qui virent leurs cargaisons de thé jetées par ces Américains à la dérive sut les eaux du port de Boston ne parlaient pas la même langue?Us se comprenaient.mais ils ne s’entendirent pas.A preuve cette que-rel'e, d’apparences puériles, qui finit pat aboutit à l’exclusion du gouvernement anglais de la Nouvelle-Angleterre, à la naissance des Etats-Unis, à l’incendie du Capitole, à Washington par les Anglais, en 1814, etc.Le Basic English n’âurait rien empêché de tout cela à l’époque; la langue commune des deux nations n’empêcha rien non plus, pas plus qu elle ne sautait rien empêcher aüx temps présents et à venir.* * * Ce que M.Churchill a surtout voulu dite, ce qu'il a fait entendre à Harvard, c’est Qu’avec ou sans le Basic English, il faut que l’Angleterre et les Etats-Unis dominent ensemb'e l’univers, après-demain, pour assurer la paix au monde.Quelle paix?Une paix sur laquelle asseoir l’hégémonie anglo-saxonne dans l’univers?Cela ferait moins l’affaire des Etats-Unis que celle de l’Angleterre, l'établissement solide de cette hégémonie.Les Etats-Unis n’ont guère besoin d’associés, tant ils sont forts.Quant à la Grande-Bretagne.Et quelles nations, hors les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, consentiraient à l’établissement de pareille hégémonie?Même aux Etats-Unis, l’on n'est pas outre mesure féru de ce projet, grandiose, certes, mais de praticabilité douteuse.On l’y discute depuis que la presse a donné le texte, les grandes lignes, l’analyse tant soit peu exacte du discours de M.Churchill.Maints quotidiens américains de langue anglaise ont critiqué les paroles retentissantes de M.Churchill.“On a toujours pensé en Les Australiens s'emparent de Lae, en Nouvelle-Guinfie sorte, triées parmi toute une pressé des Etats-Unis qui raisonne sensément.* * * Qu'il y ait bloc politique anglo-saxon et du coup il y aurait réaction tenace, violente même, dans le teste de l’univers.En effet, à supposer que ce bloc se forme, comme le voudrait M.Churchill, il grouperait tout de même à peine 200 millions d’Anglo-Saxons, si l’on se rappelle que près de la moitié des Etats-Unis ne sont ni d’otigine ni de sentiments anglo-saxons.Il y a tout au plus une soixantaine de millions d’autres Anglo-Saxons dans ce qu’on est convenu d’appeler l’Empire britannique; cette race compte moins de 250 millions dans l’univers entier.C’est beaucoup, certes, — et c’est une minorité.U y a les autres.Les autres sont plus nombreux.Ainsi l’on compte 450 millions de Chinois, près de 400 millioty d’indiens, environ 200 millions de Russes, une centaine de millions de Japonais, presque autant de gens de langue allemande, environ 125 millions d’hommes d’origine latine: Espagnols, Italiens, Portugais, Américains du Mexique et des Amériques du Centre et du Sud; une quatre-vingtaine de millions de gens de langue française.Et l’on ne parle ici que de nations ou de races à civilisation séculaire.Et tous ces pays consentiraient à se laisser dominer, politiquement ou autrement, par la combinaison anglo-saxonne en nombre inférieure aux blocs chinois, indiens, russes, latins, etc.?Certes, la civilisation anglo-saxonne est une des grandes, des hautes civilisations de l’univers.Certes, elle a produit des chefs-d’oeuvre.Ils ne dépassent pas néanmoins, dans l’ordre artistique, ceux de la toute petite Hollande.Dans l’ordre des lettres et de la philosophie, cette civilisation ne dépasse pas le prestige de celles de la France, de l’Allemagne Si elle a produit, fondé ou établi des institutions démocratiques, celles-ci ne dépassent ni en valeur ni en profondeur celles de la minuscule Suisse, patrie d’origine de la démocratie la plus élevée.U est vrai que la civilisation anglo-saxonne a démontré sa supériorité surtout dans le domaine de l’industrie, de la finance, du commerce, de la fortune.Néanmoins, cette puissance, surtout d’ordre économique, ne lui confère pas d’autorité la supériorité manifeste que réclament certains tenants d’une hégémonie anglo-saxonne même “bienveillante”.Il n’est pas au reste d’hégémonie “bienveillante”.Il ne saurait y en avoir.Toute hégémonie, dans le monde tel que nous le voyons, tel que nous le verrons, suppose la supéirorité, la suprématie, la prédominance d’une ou de deux nations sur toutes les autres (I).Or, pas plus après cette guerre-ci qu’avant elle, des nations fières d’être ce qu’elles sont ne voudront admettre qu’il existe des pays dont la puissance est telle dans tous les domaines que, de toute nécessité, les autres, moins fortes ou de moindres ressources matérielles, doivent plier devant elles, calquer leur politique et leur vie d’après les leurs, les copier, consentir à leur domination.L’univers n’a pas voulu de l’hégémonie germanique, il a bien fait de la refuser, il se bat pour ne pas l’avoir.Et l’ayant écartée, il itait en accepter une autre volontairement, en toute confiance?Les plus beaux discours, l’anglais le plus simplifié, le Basic English ne sauraient amener 1* reste de l’univers à consentir à cette abdication.Ce que le monde veut, ce n'est pas plus une hégémonie “bienveillante” qu’une hégémonie belliqueuse.Si l’on parle, entre vingt ou trente nations, d’accord pour le rétablissement de la paix mondiale, si l’on pense que Londres, Moscou, Washington, Paris doivent s’entremettre pour faciliter cet accord général et pacifique, cela paraît et serait désirable.Si trente ou quarante nations veulent ensemble assurer à l’univers la paix, une paix juste, durable et chrétienne, tout le monde acceptera cela.Qu’à Londtes et à Washington des hommes prétendent un jour établir la paix, à leurs seules conditions, ou même en y intéressant Moscou, cela pourrait d’autre part constituer à la longue une grave menace pour leurs nations elles-mêmes.Quand se fera la paix, il faudra ce soit hors de toute idée d’hégémonie mondiale, même à trois ou à quatre partenaires.Autrement, on jetterait en terre les semences de nouvelles guerres.La paix signée dans pareille atmosphère serait une paix précaire, illusoire, sinon à brève échéance désastreuse, même pour les protagonistes les mieux intentionnés de cette paix.Le monde n’acceptera pas indéfiniment quelque hégémonie que ce soit.Ce qu’il veut, c’est la liberté, sans hégémonie.« V « (voir «n page trois?Notes outaouaises Images (Tété .Quand nous fûmes sortis de Jonquière et que l’auto se mit à rouler plus librement dans la campagne, le pâle citadin se tourna vers le conducteur de la voiture, robuste et cordial, et lui dit à peu près: — Cher ami, pendant que nos deux compagnes et demie fredonnent à l’arrière les délicieuses chansons d’antan que je leur ai demandées, laissez-moi vous remercier encore de la charité sans prix que ., .vous m’avez faite, d'abord en me ti- Manopul et Melitopol.rant hier de la chambre d’hôpital où l’on m’a, du reste, si bien soigné pendant deux jours, et puis, en m’offrant ce matin cette promenade au “vent frivolant" qui m’a déjà rendu les deux tiers de mes forces accoutumées.Et que sera-ce dans une heure, lorsque j’apercevrai en votre compagnie les flots sans bornes de notre lac Saint-Jean?Mais que les terres d’ici sont belles et fertiles, et quel haut clocher apparaît là-bas entouré d’un village important?— C’est Hèbertville, la paroisse-mère de la région, où s’établirent les premiers colons du curé Pilote, de la Pocatière.Ils furent suivis de beaucoup d’autres qui poussèrent plus loin, dans la direction du lac.— Un souvenir me vient en vous écoutant; c’est que je suis passé ici même, il n’y a pas cinq ans, à l’occasion de la visite de distingués visiteurs de France.Çomme nous traversions la région de Saint-Bruno, où la terre est de premier choix, une dame des villes me demanda un peu naïvement: “Mais dites-moi, monsieur, ces terrains un peu dénudés, à quoi servent-ils, et que sommes-nous venus voir ici?" Je ne prétends pas avoir improvisé une réponse brillante, mais dans ma mémoire trottait un souvenir de lecture, se rapportant à l’élan de colonisation qui remuait notre pays de Québec il y a un demi-siècle et davantage.Il s’agissait d’enrayer l’émigration aux Etats-Unis, blessure par laquelle s’écoulait le sang national et s’affaiblissaient nos chances de survie.Or, écoutez ce qu’en disait un écrivain réputé, l’énergique et amusant Arthur Buies : \Mon cher directeur savez-pous que la moitié des campagnes tfen va chez le diable?Dans te mois dernier on a compté cent quatorze familles parties de trois paroisses d’un seul comté pour s’en aller aux Etats-Unis?” Et dans un autre article écrit vers la même époque, vers 1875, il ajoutait: “On a vu hier trois cents personnes du bas de Québec dans un seul train, abandonnant la terre et la patrie.” Staline annonce la prise de Bryansk et de Bezhitsa Le bulletin russe annonce aussi la prise de centaines de villages LONDRES, 18.(À.P.) — Le premier ministre Staline a annoncé hier la prise de Bryansk, point dê jonction de six grands chemins de fer russes, et la prise de Bezhitsa, à cinq milles au nord-ouest, dans une grande percée sur la ligne de défense de la Desna.Le communiqué russe annonce aussi la prise d'Ossipenko (Berdiansk) port de la mer d'Àxof, entre Les batteries de Moscou ont tiré vingt salves de 124 canons pour la prise de Bryansk.En tout, suivant le communiqué russe, les Russes ont capturé 60 places dans une région, 60 dans une autre, 70 dans une autre, 130 dans la région de Kiev, 40 dans la région de Roslav.Les Allemands avaient d'aberd annoncé au début de la semaine qu'ils évacuaient Bryansk, depui: longtemps serré de près par les Russes.Ceux-ci h'en disaient rien encore.Puis les Allemands annoncèrent qu'ils tenaient encore dans la ville, leurs arrière-gardes ayant sans doute repris temporairement contact.Aujourd'hui, après plusieurs jours Je nettoyage, pour débarrasser tous les quartiers des éléments nazis qui y tenaient encore, les Russes annoncent officiellement la prise de la place.sance à M.Mackenzie King).Tout se passera entre les quatre murs d’une salle de comité, portes et fenêtres closes et gardées.Les libéraux, s’ils ont quelque chose sur le coeur, se serttiront plus à l’aise pour exprimer leurs opinions.Quelques-uns d’entre eux ne manqueront pas l’occasion de dire ce qu’ils pensent de la politique ministérielle.Et quelques jours plus tard, des journaux publieront ce qui se sera dit au cours du caucus qu’on aura voulu entourer du plus grand secret.C’est le sort de la plupart des réunions politiques secrètes d’être suivies de piquantes indiscrétions.Servent-ils leur province ?Dans ie courrier qui s’abat chaque matin sur le bureau d’un journaliste, on trouve parfois des renseignements d’un vif intérêt.Ainsi un lecteur attire notre attention sur un même articulet paru les 29 et 30 juillet dans l’Observer de Coa-ticook et le Leader-Mail de Granby.Il est encore d’actualité.Il s’agit de.commentaires sur l’amendement constitutionnel décrété par le gouvernement King dans le but de satisfaire aux injustes exigences du Manitoba et de la Saskatchewan au détriment de la province de Québec.Que disent ces deux hebdomadaires de langue anglaise publiés dans notre province?Ils soutiennent que vu que la Saskatchewan aurait été la province la plus atteinte par le remaniement de la carte électorale, il serait difficile de soulever l’indignation des autres provinces, excepté celle du Québec, à propos de l’incident.Ces deux hebdomadaires savent-ils que ______ le premier ministre du Manitoba a Trois prêtres fondèrent une sodé- fait des représentations verbales à .M.King à ce sujet?Savent-ils que l’Ontario bénéficie également de L’Acadie en marche Bilan d'un été chez les Acadiens V té de colonisation des terres nouvelles autour du grand lac, dont Buies lui-même a longtemps chanté les avantages, et voilà la réponse que qUC ! j’aurais pu faire à la jeune madame: “Voyez ces fermes et ces familles heureuses à l’entour des sereines églises que nous avons passées; tous ces braves gens, on pourrait les appeler des interceptés."Misereor.” Une sollicitude inquiète s’est penchée vers eux et les a fait descendre du train de l’exil; dirigés vers Tout cela nous intéresse au premier chef, nous, du Canada: nous auxquels l’idée du Basic English, du Basic Angleterre que le monde de langue anglaise est strictement, - a coup sur et a tout jamais, le monde de 1 Angleterre ¦ ., ’ .,__________________,, f ., , -r- j n u .i it/ u\ t~- \ ï f* ?tir â un cchcc comparable a celui de la lour de Babels si yEnglandt World).En Angleterre, 1 on s en est tenu en .ir.Y - ,,____’.particulier à ce point de vue invariable que les Etats-Unis «ont un membre séparé de la famille britannique, sur lequel il y aura toujours lieu de compter, advenant une crise, et dont l’on doit s’attendre qu’un jour il rejoindra le reste de la famille.M.Churchill est tout net sans équivoque de cet avis; et il l’a dit sans se gêner, à Harvard., Mais il n’a fait aucune allusion à ce qui différencie et sépare de fait nos deux pays.Ainsi il n’a pas paru se rendre compte que l’on ne peut pas s’attendre de voir les Etats-Unis,—deux grandes guerres mondiales l’ont bel et bien établi, — nation la plus grande, la plus productive et la plus puissante du monde, consentir à se fondre dans une moindre entité politique (la Grande-Bretagne) dont ils ont déjà deux fois empêche la destruction.L’Empire anglais et les Etats-Unis ont jusqu’à un certain point la même langue, c’est admis; mais ils sont de races différentes, de traditions essentiellement divergentes, de buts de gouvernement et de politique essentiellement dissemblables.Et c’est parce que nous sommes encore la plus grande, la plus indépendante démocratie de Tunivers, et qui sait se gouverner elie-même.que rien de ce qui a trail à notre état dans le monde à venir ne peut être réglé par le premier ministre de l’An-g'eterre, quand même il serait en train de recevoir.le parchemin de docteur en droit de l'université Harvard”, écrit un journal de Boston (le Daily Record, 13 septembre).M.Churchill fait entrevoir que, grâce au Batte English et à un accord politique entre les Etats-Unis et l’Angelterre, le monde accepterait indéfiniment l'hégémonie anglo-saxonne.A quoi un journal des Etats-Unis répond ceci, reprenant cette phrase de l'ancien président Thomas Jefferson, qui disait, le jour de sa prise de possession de la présidence de son pays (4 mars 1801): “La paix, le commerce, d'honnêtes relations d'amitié avec toutes les nations, soit; jamais une alliance compromettante avec l’une d’elles, jamais(enfffngltng alliances with none)”.Au reste, ajoute un périodique catholique influent (Commonweal, New-York, 17 septembre), “comment ces propos de M.Churchill ont-ils pu frapper nos amis de l'Amérique latine, nos alliés chinois ou russes, pour ne parler que de ceux-là?Pouvait-on faire allusion plus clairement que M.Churchill à un après-guerre où une bienveillante alliance anglo-américaine dominerait le monde?.MM.Churchill et Roosevelt savent fort bien que toute tentative de la part de leurs grands empires de diriger ensemble le monde itait jeter la Russie dans les bras de l'Allemagne, avec laquelle elle partage une antipathie de fond à l'endroit du capitalisme et d'un empire anglo-américains.,.” Et l’on pourtait multiplier des citations de cette des rumeurs de fertilité, des promesses d’avenir et de sécurité.Us franchirent les forêts et les rivières, empoignèrent la hache, bâtirent le camp, puis la maison.Les premiers arrivés, par le Saguenay, étaient au nombre de vingt et un; ils ont leur monument à Bagotvüle; les autres eurent parfois une arrivée moins rude, mais ils s’étendi-du flot N oublions pas.nous, Canadiens, quoi qu’aient dit et n'émigrait plus et cherchait la bon-distnt tant de chefs de nations contemporaines, que les ne terre dont on parlait haute qu’elle devait conduire l’humanité à la porte du ciel, disent ses architectes, et qui la jeta dans une inextricable confusion où les nations s’entre-déchirent.l’ajournement du remaniement de la carte électorale?Savent-ils, enfin, que de l’avis du directeur de la Saturday Night de Toronto, la décision de M.Ring a été un rude coup aux intérêts du Québec?L’ar-ticulet du Leader-Mail de Granby et de YObserver de Coaticook ne démontre qu’une chose: c’est qu’ils sont moins soucieux de défendre les intérêts de leur province, le Québec, que ceux de leurs cotnpa- les espaces déserts d'où s’élevaient friotes de langue anglaise des autres provinces.Des quotidiens d'expression anglaise, publiés chez nous, ont depuis longtemps prêche d’exemple sous ce rapport.paroles les plus sensées, peut-être, qu’un homme de notre époque ait dites, ce sont celles-ci, et peu de mois avant ce conflit qui a déjà fait oublier tant de choses de l’avant-guerre: “Nous avons une tâche énorme à accomplir chez nous: celle de fournir des logements aux Canadiens, de prendre soin des vieillards et des impotents, de soulager la misère due à la sécheresse et “au chômage, de construire des routes, de faire face à l’énorme fardeau de la dette nationale [elle n’était alors que de $3 milliards, contre $12 milliards ces mois-ci], de préparer la défense du Canada, d'élever notre niveau de vie et de civilisation dans la mesure que nous le permettent nos connaissances actuelles.Nous n'aurons pas trop de nos propres ressources pour ces fins: NOUS DEVONS DONC, DANS UNE MESURE PLUS OU MOINS GRANDE, CHOISIR ENTRE VAQUER AUX AFFAIRES DE NOTRE PAYS ET ESSAYER DE SAUVER L'EUROPE ET L’ASIE.Bien des gens tiennent pour UN CAUCHEMAR ET UNE PURE FOLIE LTDEF QUE NOTRE PAYS DEVRAIT, TOUS LES VINGT ANS.AUTOMATIQUE-MENT ET TOUT NATURELLEMENT, PARTICIPER A UNE GUERRE OUTRE MER POUR LA DE-PENSE DE LA DEMOCRATIE OU POUR ASSURER LA SOUVERAINETE D’AUTRES PETITES NATIONS; ou qu’un pays dont toutes les énergies doivent être employées à sa propre administration devrait être tenu de sauver, à certaines époques fixes, un continent qui ne peut se tirer d’affaire lui-même, ET CELA AU PRIX DE LA VIE DE SES PROPRES HABITANTS, EN S'EXPOSANT A LA FAILLITE ET A LA DESU-NION” (Discours de M.King aux Communes, à Ottawa, 30 mars 1939).C'est à cause de cels, c’est pour éviter en tout cas de participer à toute nouvelle guerre d'Europe ou d’Asie que le Canada doit placer, au-dessus de tous les projets d'hégémonie, même “bienveillante”, la haute directive qu’en 1 939 donnait sensément à son pays, à notre nation, M.King, alors premier ministre du Canada.ll-IX-U Georges PELLETIER trouvée, madame, et voyez tout ce peuple que nous traversons! On sait les noms des premiers éfab/fs, mais c’est trente paroisses qu’U faudrait énumérer aujourd’hui, à la moyenne d’un millier d’âmes chacune.Puis l'industrie s’en est mêlée, et vous en savez quelque chose vous-même, cher ami, qui êtes gérant d’un magasin coopératif, “la Sociale d’Ar-vida” au rythme de ventes de quinze mille dollars par mois.Et des miniers de dollars en ristourne que reçoivent vos actionnaires ne s’en vont pas à Washington! Ernest BILODEAU 18-IX-43 Bloc - notes “Public opinion” (!) Hégémonie, dit le Dictionnaire de l’Académie, "suprématie d’une puissance”.En anglais, cela signifie "poti tion of predominance among equal nations” (Encyclopedia Britannica), C’est le titre, pas très original, d’un nouvel hebdomadaire poüti-que publié à Brampton, Ontario.Les progressistes-conservateurs avaient besoin d’un organe officiel pour chanter les louanges de leur chef, M.John Bracken, et pour répandre le culte dû à la personne et au gouvernement du lieutenant-colonel George Drew, premier ministre ontarien.Le premier exemple de Public Opinion est d’humble apparence.Il compte huit pages, format tabloïd.Il est rempli à pleine capacité d'articles et d’informations fortement teintés d’indigo.Gomme de raison, l’organe officiel du parti progressiste-conservateur pose à l’Indépendance.Il prétend refléter l’opinion publique, mais il ne néglige aucun effort pour représenter les événements soils un jour favorable à M.Bracken et à M.Drew.(Qn a, dan» la province de Québec, plusieurs journaux étroi Par le R.F.Antoine Bernard, C.S.V.Surge, Acadia! L'appel romain du 8 septembre 1942, par la voix de S.Exc.le Délégué apostolique, a éveillé de profonds échos dans l’âme acadienne.Pendant que ses fiis, au taux fréquent de six ou sept par famille, donnent leur sang et leur vie sur les champs de bataille du monde, l’Acadie attristée mais courageuse s’est levée.Elle a mis à profit les mois d’été 1943 pour hâter le pas vers un but défini: l’instauration d’un ordre plus humain, plus chrétien, dans son milieu social à elle, qui en a grand besoip.Marquons ici quelques étapes de cette marche en avant.La souscription du Québec Un geste de large portée historique: une campagne de souscription en faveur des oeuvres de Presse acadienne, a créé là-bas, en une couple de mois, une atmosphère inconnue des générations précédentes.Atmosphère d’optirnisme raisonné, de confiance totale et de vive reconnaissance à l’égard des Canadiens français.A vrai dire, les paroles de sympathie et d’encouragement n’ont jamais manqué, dans Ja province de Québec, vis-à-vis des frères français d’Acadie maltraités par le sort.Mais quand, aux paroles, vient s’ajouter Pacte généreux et décisif, quand une souscription hâtivement lancée, à une époque défavorable et avec ries moyens de fortune, dépasse le chiffre de cent mille dollars, l’âme acadienne s’émeut.Toutes ses vieilles fibres françaises tressaillent.Elle met dans son “merci” un accent nouveau, riche de toute l’affection d’un peuple.Telle page ancienne de Mgr Louis Bichard, supérieur acadien du séminaire des Trois-Rivières, vers 1900, sur les “choses” qui séparent Acadiens et Canadiens, appellerait une révision après la souscription de 1943, entreprise par le Comité permanent de la Survivance française en Amérique et qui restera longtemps, peut-être, la réalisation la plus méritoire, la plus audacieuse, de cel organisme national.A la baie Sainte-Marie S.Exc.Mgr Robichaud, archevêque dt Moncton et animateur de la campagne de Presse acadienne, est un ancien élève dt» Eudistes qui célèbrent cette année le troisième centenaire de leur fondation par saint Jean Eudes, prêtre normand de la région de Caen.Se souvenant de son titre d’arr/ieth1-que des Acadiens, Mgr Robichaud parut à la Poinle-de-l’Eglise en même temps que S.Exc.Mgr Camille Leblanc, évêque d* Bathurst et ancien élève, lui aussi, du collège fondé en 1890 par le P.Blanche.Glande fête au prys acadien de la baie Sainte-Marie, terne rocailleuse et balayée par la brise du large, où 20.000 fils de l’exii tiennent malgré l'isolement, malgré les relations difficiles avec l’Acadie centrale et certains obstacles humains Réunions secrètes Un quotidien montréalais disait ces jours-ci que les caucus que sénateurs et députés libéraux, ainsi que les membres de la Fédération libérale nationale, tiendront à la fin du mois, seraient des caucus publics.Le journaliste qui écrivait cela se demandait comment des caucus pouvaient être publics, puisqu’il est de la nature d'un caucus d’être secret.M.Norman McLarty, secrétaire d’Ktal et président de 'a Fédération libérale nationale, a tranché la question.U a déclaré que les réunions du parti seront secrètes.C'ftst plus normal.Qn ne lave pas son linge sale en public.| Les libéraux ne permettront pas aux Journalistes d’entendre les griefs, les récriminations, les reproches et les blâmes des députés mécontents.(On ne parle pas de sénateurs “mécontents".C’est un non-sens.Les sénateurs sont toujours satisfaits.C’est leur façon de payer leur dette de reconaais- tement partisans, au service du par- j ^ tei,r progrès social Ici.du moins, ti libéral, qui poussent, eux aussi, | on pp|1j rj|Pr j l'honneur, à côté l’hypocrisie au point de se dire in-1 dpfs Nudistes, quelques chefs la';.dépendants.Public Opinion n in vente donc rien.I.'hcbdomadain se contente d'imiter).Quoi qu’L I en soit, ce n’est pas avec ce quatre-feuilles que les progressUtes-con-j servateurs révolutionneront l’opinion publique.Ses rédacteurs n’ont su que faire écho aux critiques générales dont la politique libérale est l’objet.Comme effort de présenta-talion et de rédaction, c’est pauvre, décevant, lourd, Indigeste.ques bienfaiteurs de leur région» MM.Willie Comeau, ministre à Halifax, François Comeau, docteur Emile Leblanc, d’autres encore.Le zèle de ces apôtres s'est surtout exercé, depuis quelques années, dans le domaine de l’instruction publique, et l’enseignement du français en a bénéficié.Les cours d'été de la Pointe-de-l’Eglise, appuyés par le Comité permanent de la Survivance française, réveillent des bonnes volontés endormies au bercement de la mer.Au moment de passer à la direction de l'Université du Sacré-Coeur à Bathurst, le R.P.Jules Comeau, supérieur de l’Université Sainte-Anné, peut considérer avec satisfaction l’oeuvre qu’il laisse derrière lui.Son successeur à la Pointe-de-l’Eglise, le R.P.Wilfrid Haché, lui aussi de vieille souche acadienne, fut un protégé de la Société l’Assomption.C’est sans doute une garantie des futurs progrès d» cette belle mutuelle au pays de là baie Sainte-Marie.A défaut de grande feuille française, le Petit Courrier continue là son oeuvre de liaison des foyers acadiens.Si la feuille paraît petite, familière, l’Idée qu’elle symbolise est noble et digne de tout respert.Quand tant d’encre couie au service du mal, ne sourions pas de la plume hâtive, prise par ja vc quotidienne, qui s’efforce de prolonger une pensée française et catholique sur le: côtes baptisées par Champlain en 1604 et qui virent passer les martyrs de 1755 sur leurs vaisseaux d’exil.Cours d'été au Nouveau-Brunswick Malgré les restrictions et les difficultés des temps, l'oeuvre des cours d’été se maintient également au Nouveau-Brunswick et dans ITle du Prince-Edouard, grâce à l’esprit de coopération qui anime organi sateurs, professeurs et élèves.A Bathurst, ces cours s'adressent plutôt à une élite qui veut \e munir de ‘ parchemins universitaires.On y comptait, en juillet 1943, une cinquantaine d’étudiants et étudiantes, dont une vingtaine de laïques.Le programme dés cours s’étendait de la philosophie à la musique, en passant par les lettres et les sciences.Une soutenance de thèse en vue du doctorat en droit, par M.l’avocat Albany Robichaud, de Bathurst, mit une note particulièrement brillante à la séance de clôture de ces cours.Les cours d’été organisés par les religieux de Sainte-Croix, à l’Université Saint-Joseph, visent à intéresser un plus grand nombre d’institutrices, religieuses et laïques.L’inscription de 1943 a évidemment souffert des conséquences de la guerre.Et puis, bon nombre d’institutrices qui ont suivi ces leçons pendant deux ou troi» antt n’éprouvent pas le besoin d’y revenir, surtout dans le cas de religieuses qui profitent de l'expérience de leurs aînées.Malgré cela, c’est encore une centaine d’étudiantes ou tout près, dont une quarantaine de laïques, que l’on trouvait groupées aux bords de la Memram-cook, à l'ombre de la statue du P.Lefebvre.Toutes animées d’un vif (suite à la page deux) Léonold RICHER IS-IX-43 Citation d actualité “Le» délit» pour leiaueli l'Etat devrait leter en pri»on sinon pendre au gibet chacun dt *e» citoyens, le meurtre, le vol, la fraude, l'escroquerie, I» eelomnie, l'Etat les commet depuis toujours, et sans remords, quand il croit défendre son ordre," FRANZ WERFEl (U Chaat M BernMMUe).carnet du grincheux A New-York,' un peintre en bâtiment est accusé d'incendie pour avoir mis le feu à ta maison.S'il avait mit le feu à toute la ville, il passerait sans doute pour un grand homme.• « • L’affaire de la betteraverie de Saint-Hilaire t'est étrtngement calmé».L’entreprise avait fait couler tant de salive parlementaire, durant 36 heures d'affilée que le sujet semble avoir asséché les gojiers oppositionnistes, Les critiques se sont tues depuis la session.Le rationnement du sucre produit ses conséquences.* 4 4 Quelques «harder.» secs du Fancilltur, dans la Tarra de chaa neut: — "Ccmbian y a-t-ll de personnage: importants dans un peste de radio?"Comment donc! Tous sans axeep.tion.” — "Un caricaturiste, pour qui la basse flatterie n'a plus de secret, nous représente M.King entre M.Churchill «I M.Roosevelt.Le chef-d’oeuvre est Intitulé: "Le trait d'union".Un trait d”unlon est un petit signe qui n'a pas de sens par lui-méme et qui unit deux mots qui forment tout le tens.Notre caricaturiste a bien jugé sans fslr» exprès.” — “Si la gr.-nde Franc» eût livré sa flotte I l’Allemagne, cela eût été de la trahison.L'Italie livre sa flotta à l’Angleterre et e'ast de la loyauté.Simple question de points de vue." — “Le général de Gaulle est un grand Français., Il y a six pitds et quelques pouces.” U Grinehtw XI-IX-41 * 2 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEPI 1g SEPTEMBRE 1943 VOLUME XXXIV — Ne 214 Propos astronomiques “Qu’est-ce que L* Acadie ?- —-irche Qu'est-ce en somme que l’astronomie?.Nos lecteurs, il est vrai, en ont une juste idée ou, du moins, connaissent les .principes fondamentaux qui la gouvernent et sont de plus en mesure d’apprécier et SA vajeur.et sa portée; mais il y en a encore" beaucoup, malheureusement, qui l’ignorent, n’en savent pas le premier mot, ne regardent jamais les étoiles et, ce qui est pis encore, la confondent avec l'astrologie, ou la météorologie.Le Petit Larousse en donne la définition suivante: “Science qui traite des astres".L’astronomie est en effet la science qui sa rapporte à l’observation et à l’étude des planètes, des étoiles, des galaxies et des nébuleuses à l’aide d’instruments d’optique.Voilà son côté physique.Elle traite également des mouvements des corps célestes et des lois qui régissent l’univers, son côté mathématique.L’astrologie est un art néfaste qui prétend prédire le sort et l’avenir des êtres humains par l’influence des astres, influence qui ne saurait se faire sentir à des millions de milles pour les planètes et à des trillions de milles pour les étoiles.Nous pouvons la qualifier de cor-runlion de l’astronomie ou, comme le disait récemment un savant américain bien connu, sa cinquième colonne.Il est regrettable de constater en ce 20e siècle la popularité dont elle jouit, popularité qu’elle s’était acquise au moyen âge.La météorologie se rapporte à la prévision du temps et quoique, en général, l’astronome s’intéresse à la température, il ne peut d’ordinaire prévoir le temps qu'il fera, à moins de posséder l’outillage nécessaire qui comporte, non le télescope, mais le baromètre, l’hygromètre, le pluviomètre et les appareils pour enregistrer le vent.Ne confondons pas non plus les instruments scientifiques, non, je vous en prie, ne les confondons pas, tâchons de les différencier.11 y a encore des gens qui ne semblent pas voir la différence qui existe entre un microscope et un télescope, entre une lunette et un télescope.Le microscope explore le domaine de l'infiniment petit; le télescope, celui de l’infiniment grand, l’un a affaire aux animalcules, aux bactéries, aux atomes; l’autre sonde le soleil, la lune, les planètes et les étoiles.La lunette astronomique est une longue-vue à lentilles, un réfracteur; le télescope se compose de miroirs, c’est un réflecteur.Aux yeux de la majorité de la population du globe terrestre, aveuglée par le mercantilisme, l’astronomie prend, soit figure de science occulte, soit fi,pire de science mathématique.L’on s’imagine de plus que pour s'adonner à l’observation des astres, il faut avoir fait des éludes très poussées.Quant à l’astronomie libre, l’astronome amateur, eh, bien! souvent on le ridiculise parce que l’on ne peut concevoir qu 1 soit assez qualifié pour se livrer à de telles études, et, lorsqu’on l’aperçoit, l’oeil à la lunette en train de scruter le ciel, on le cro:l absorbé dans la contemplation pure et simple.C’est un excentrique, un type original, peut-être' même un être légèrement déséquilibré, rien de plus, rien de moins.Ah! il va sans dire que l’astronomie est intéressante, captivante, parfois passionnante quand on a des loisirs el que l’on peut se payer le luxe d’un télescope, mais en fin de compte, c'est une perte de temps, une science sans bénéfice pécuniaire, donc sans valeur, !e privilège d’un petit nombre, d'un; élite.D’autres la considèrent d’un autre point de vue.Us la mettent au ri’!g de eètte science diabolique dent les oeuvres ravagent l'humanité.Ces individus sont contre tout progrès qu'ils blâment pour la guerre, et.pour quelques-uns, de mauvaise foi, l’astronomie en est responsable.Faussetés, faussetés que tout cela.L’on parle sans savoir, sans connaissance de cause el l’on végète sans cesse dans l’ignorance de la vérité.N’est-il pas étrang*.disait Camille Flammarion, “que les habitants de la Terre vivent sur cdte planète sans savoir où ils sont et sans se douter des merveilles de l’univers’’?En l’an de grâce 1943, en dépit des développements scientifiques et de l’essor toujours tendu de l’intelligence humaine, n’est-il pas plus étrange que nous puissions répéter ces paroles?Combien de temps encore cet état de choses durera-t-il?Quand se rendra-t-on compte que les plus grandes jouissances sont intellectuelle.;, viennent de l’âme, que l’âme a soif du beau, du grand et du vrai et qu’elle ne peut réellement se rassasier que dans la contemplation des oeuvres du Créateur?Non, chers lecteurs qui me lisez pour la première fois, jamais vous n’avez connu le beau, le grand et le vrai si vous n’avez pas observé les lumières du firmament.Nul phénomène ne peut ravir votre âme autant que celui d’une éclipse; nul spectacle ne vous émerveillera comme relui des anneaux de Saturne, du croissant lunaire, des étoiles doubles colorées, des amas d’étoiles, des nébuleuses aux formes fantastiques et des comètes mystérieuses.L’astronomie est aussi la science humaine qui élève 'e plps l’âme; celle qui lui prouve le mieux l’exis-tc.ice de Dieu, celle qui, un jour peut-être, lorsque la Terre deviendra inhabitable, pro'ongera l’existence de la race humaine par la navigation interplanétaire.Enfin, l’astronomie, pour citer Laplace, “par la dignité de son objet et par la perfection de ses théories, est le plus beau monument de l’esprit humain, le titre le plus noble de son intelligence’’.‘Séduit par les illusions des sens et de l’amour-propre, l’homme s’esi regardé longtemps, comme le centre du mouvement des astres, et son vain orgueil a été puni par les frayeurs qu’ils lui ont inspirées.Enfin, plusieurs siècles de travaux on! fait tomber le voile qui cachait à ses yeux le système du monde.Alors il s’est vu sur une planè'e presque imperceptible dans le système solaire, dont la vaste étendue n’est elle-même qu’un point invisible dans l'immensité de l’espace.Les résultats sublimes auxquels celte découverte l’a conduit sont bien propres à le consoler du rang qu’elle assigne à la Terre; en lui' montrant sa propre grandeur dans l’extrême petitesse de la base qui lui a servi pour mesurer les cieux” (1).De Lisle GARNEAU de l’observatoire Ville-Marie.(1) Exposition du system?du monde.Prochain article : Un» élite scientifique.par Maurice Brodeur.Avis de décès VILLENEUVE.- A Saint-Jua-chim La Plaine, le 16 septembre 1943.à l’âge de 73 ans.est décédé Joachim Villeneuve.Les funérailles auront lieu lundi, 20 courant, à l’église paroissiale, à 9 h.30.Imprimés de deuil MEMENTOS — REMERCIEMENTS •mprimei ou gravé».Prix et spécimen» tut demande L'Imprimerie Populaire.Limitée 430.Nstre-Oame cet Montréal Tél.BEIair 3361 Assemblées, conférences, etc.Dimanche, 19 septembre Cercle Universitaire de Montréal, dtner-causerle à, 7 h.30 p.m.M.Pierre Dupuy, diplomate.Sujet ¦.De quoi s'agit-11?Presentation par le Dr Oscar Mercier M.EJouard Montpetit remerciera.* Ÿ * Société St-Jean-Baptiste, réunion* des sections suivantes; St-Alphonse d'Youville, conférence de Me Demetrius Baril, avocat, k la récollection des retraitants du nord à 10 h.du mctln k la salle paroissiale, entrée rue 8t-Oérard.Il traitera de nos forces nationales et économiques et de la campagne de recrutement de la Société St-Jean-Bap-ttste.Tous les retraitant*, leurs amis et les membres de notre Socitêe nationale sont cordialement Invités.Alfred-Longpré de Notre-Dame des VH-tolres, élection du conseil k 4 h , au sous-sols de l'église.Lundi, 20 septembre Société St-Jean-Baptlste, réunion: Comité de la campagne de recrutement: grande soirée-concert pour l'ouverture de i campagne de recrutement de la région du centre A 8 h.A la salle paroissiale des Pères du T.S.Sacrement.4450 rue St-Hu-bert.M.Arthur Laplerre.maître de chi-pelle A St-Stanlslas, est le directeur artls-de cette soirée Extraits de l’opéra-comique le Père des Amours, chant par ’e Choeur du Conservatoire national de musique et saynète IntUulée Et de Trois, dî Mme Arthur Olbeault Interprétée par M Henri Poltras, artiste connu A la radio, Mme Lucie Poltras, Roger Fleurant.Philippe.Robert et Lorenzo Barlteau.M.L Athanase Fréchette, président général, prononcera une allocution.Une causerie sur la politique économique du Bloc La prochaine causerie régulière du Bloc Populaire Canadien aura lieu demain soir à 7 h.30 au poste U K AC, et ce soir à 7 h.15, au poste CH RC.Le conférencier sera Me Marie-Louis Beaulieu, professeur à l’Uni-! versité Laval, qui donnera quelques aperçus sur la politique économique du Bloc Populaire Canadien, — (Communiqué par le se-! crétariat du Bloc Populaire Cana-j dien.) M.Bonnefoy succède h M.Dominique Londres, 15.— Radio-Vichy annonce que M.René Bonnefoy, secrétaire général à l’Information, a été nommé, p« OFTOMETRlb i fc 6761 St-Hubert.CA.7616 A St-Jér9me 330 St-Ceotaes.fél.171 MAISON D'ENSEIGNEMENT ^Leçons de chanty par MADAME DONALDA Royal Opera, Covent Carden, Opéra Comique, Paris.Manhattan Opera, New-York.Théâtre de la Monnaie, Bruxelles.L’Opéra de Monte Carlo.Membre du Comité de l’Union Professionnelle des Maîtres du Chant Français.Membre du Comité du Congrès International du Chant.Opéra, Opéra Comique, Concerts.Oratorio, Diction en français, anglais, allemand.Italien et espagnol.2184 Lincoln Ave.Wl.5916 apprene; En six mois classes de jour, ou un an classes du soir.Leçons de pratique et de théorie Moteur», générateurs, enroulement d'induit, transformateurs, canalisation, dessin touchent l'électricité, etc.4 «««i cours tmr correspondance EXPERTS EN ELECTRICITE DEMANDES Plus Ot 1.000 GRADUES MAINTENANT EMPtOYII Ecrives d CANADIAN SCHOOL of ELECTRICITY Ltd 282 OUEST, RUE ONTARIO.MONTREAL.HA.4745.Papier d'emballage Sacs de papier Serviettes de papier Papier de toilette ’ll* Deiff Pn Inn Mac bregor rapi 451, rue St-Sulpice, Montréal ji Bag bo.inc.LAncaster 2274-5 Succursale i QUEBEC A MacGregor si c'est fait demandei de papier CHEZ RONCAEI -—- RENOMME DEPUIS 50 ANS LE MEILLEUR SPAGHETTI EN VILLE Rue Saint-Laurent Dorchester FUMEZ EL LONDRES PIETTO |.-E.riITTE Gr FRERE, 351- M*ric-Anne, Montréal, DOUX HA.6718 •v • ‘t VOLUME XXXIV — Ne £14 > ~~t k TROIS SOUS LE NUMERO -i ABONNEMENTS BAR LA POST! 1 EDITION QUOTIDIENNE CANADA $6 K) (Sauf Montréal at la banliaut) (.•Unis at Empira brltanniqua B 00 UNION POSTALE IC 00 rTION HEBDOMADAIRE 2.00 (.-UNIS at UNION POSTALE 9.00 DEVOIR SAMEDI, 18 SEPTEMBRE 194) TEMPS PROBABLE BEAL ET FRAIS Le DEVOIR est membre de la "Canadian Press", de l",A.B.C" et de la "CD.N.A." Les Allemands retraitent à Salerne Ils doivent abandonner les deux extrémités de la tête de pont — A douze milles à l'intérieur Pertes canadiennes sur le front de la Méditerranée Des règlements d’urgence pour les fonctionnaires LONDRES, 18.(C.P.) — Les troupes allemandes se retirent des deux extrémités de la tête de pont dans la région de Salerne, en Italie, pen- : jD^fense dont que l'arrière-poste combat avec acharnement.Cette nouvelle a j noms de été lancée du poste de radio des Nations-Unies à Alger et captée Par i ('Associated Press.¥ # # Afin de pourvoir aux nominations à faire et aux questions de régie in- Ottawa.18 ¦— Une liste des pertes de 1 armée canadienne sur le front de la Méditerranée, pubilée aujourd’hui par le ministère de la nationale, contient les 22 officiers, sous-officiers m mv/'i sous-officiers et soldats, ! Quebec, la (u.N.C.l — Des rc-Ces noms se partagent comme | glfments d urgence viennent d’etre , suit: 14 officiers, dont 12 infirmiè- I ad°Ptc.s par la Commission du ser-! res du service de santé de l’armée, ! >',ce civil.Ils seront en vigueur ____s -v.i _____________________ nicsTii nu La saison de chasse Prise de Lae, en Nouvelle-Guinée Québec, 18 (D.N.C.) — La chas-j Quartiers généraux alliés, sud-ouest du Pacifique, 18.(A.P.) — Le se aux canards et aux outardes est j commandement allié annonce la prise de la grande base japonaise de commencée depuis | Lae, en Nouvelle-Guinée, assiégée depuis le 4 septembre dernier.Les déjà dans le district de Quebec, et ' .?, r , ,r11 ., ”7 Le le, k" j ! se continuera jusqu’au 19 noveni- loupes australiennes sont entrees dans la v.lle a 11 heures du matin, rerne , er «ecernDre, des | ^re inclusivement.Dans le sud de; |eudi.Elles continuent la poursuite, a travers la jungle, des restes de la La prise de Lae donne aux Alliés le contrôle du golfe examens réguliers seront organisés la province, on aura le droit de i garnison (oponaise chasser les memes gibiers depuis Huon le 25 septembre jusqu’au 3 décembre inclusivement.A ce propos, M.Charles Fré- ce propos, Des quartiers alliés en Afrique du Nord, 18.(C.P.I — Les 5e et 8e - sont rapportées blessées, un sous-! jusqu’au premier décembre pro-j™°”L surintendant général du dé- es alliées ont ieté avec furie leurs forces arandissantes contre l'enne- : officier a été tué à,l’action et deux j chain.Le lieutenant-gouverneur ! o”* 2 transmis ciuelouls ?n- soldats sont portés morts, enfin, en conseil les a approuvés et ils j ^tie- n.?us a transmis quelques in- r*innr crslrlatv crmt r»nrt«ac hlixccÂc 1 Çpront nililiiCS ailinil,rrl’hni mAivn» : ^OmiâtlOnS QUI HCî SdUrOnt Ill^rKIUCr cinq soldats sont portés blessés.Les soldats rapportés morts sont: le soldat Jules Gagnon, dont seront publiés aujourd’hui même dans la Gazette officielle.L’article 14, de la loi instituant .-.qui d’intéresser les chasseurs.Il n’est pas permis de chasser le armées alliées onf jeté avec furie leurs forces grandissantes contre l'enne mi dons la bataille de Salerne aujourd'hui.D'après un communiqué du front, les troupes du général Clark ont occupé le village de Roccadaspide, à douze milles à l'intérieur.Des renforts alliés continuent d'arriver en Italie.Pendant ce les navires de guerre anglais et américains bombardent l'ennemi large avec leurs plus gros canons.¥ ¥ ¥ Avec la Sème armée, en Italie, 18.(C.P.) — La Sème armée américaine a continué son offensive et repris tout le terrain perdu pendant1 tes quatre jours de contre-attaques ennemies, et elle avance.La Sème Gascon, de l’artillerie, 7 rue Nelson, ; vigueur le 1er septembre et qu’il ! Ton place dans le canon.- j Hawkejsbury, Ont., et celui du sa- fallait d’abord pourvoir ’ aux no-! K„ im.min ______________h,.Mme Cormier à la tete du bureau de logement Mort de M.l'abbé Théotime Gravel Tous j iviMi; ÇV • ^ L'Office du travail et les çuvriers de Cherrier i - En rendant Les absences à l'école Richard-Wilfrid-Gerald Hogan, fils de M.J.-J.Hogan, 2011, avenpe Maplewood, Montréal; le sergent de section Jack Glassberg.fils de M.Abraham Glassberg, 4576, avenue Lambert; l’officier pilote Miron-Ed-ward Barker, fils de M.J.-A.Barker, 1540, rue Summerhill, Montréal, et le sergent Alexander-Crawford _______ Cantley, fils de M.Thomas Cantley, j niuni.Les immeubles qui renfer 1460, rue Sicard, Montréal.! ment des pièces habitables dans le Québec, 18.—Certains employeurs! • (C.P.) semblent ignorer qu’une provision! Jll8ement hier au sujet des reclama- de la loi qui concerne la fréquenta-i tlons dcs ouvriers des usines Ghev- .1 rier, l’Office national du travail en de guerre a protesté contre ntervention de T Allied War Sur-ies Corporation dans les repré-H B.V IBV sen tâtions faites devant l’Office Article 290d.Le contrôleur d’ab-l P;ir les employés des Canadian Car les vérandas et toutes les parties re- j majs après vérification des aptitn-! u.netou Phisieurs périodes n’excé-couvertes d’un toit, doivent être /Am,! "c ,V„J , “L miU.i dant.pas ?n.‘out six semaines par comprises dans la superficie maxi- T ?._ _ _ l.t .Bat i grenier ou dans la cave seront clas La chasse aux prisonniers sés avec les maisons à un étage et demi.On ne doit pas finir de d?,s.dcs, ca.ndidats’ !1.ae,lis!e d année scolaire lorsque les services bihte de tous candidats a un cm- de cej enfant sont requis pour ies travaux de la ferme ou pour des travaux urgents et nécessaires à la mai- ploi dans le service extérieur, dans les cas seulement qu’elle jugera ur-____ gents, et si la chose est nécessaire; SOn ou pour le soutien de cet en-pour empêcher toute gêne séneu-j fant ou de ses parents, se dans les affaires publiques.; La dispense est accordée par un 2 — Dans le service intérieur, lesj certificat en relatant les motifs, vacances seront remplies temporai-; Article 290e.Durant les heures de ___ rement par le choix d’un fonction- classe des écoles publiques, nul ne qui" remfermèrônt plus ‘de sept ap- i naire dont les services seront prêtés; doit, sous peine d’une amende n’ex- ' hM| —¦•J * 1 * mployer chambres dans les sous-sols ou les greniers pour fins de récréation.On ne permettra pas la construction de maisons d’appartements parlements et on ne prendra pas ! au département concerné pour rem-1 cédant pas vingt dollars, e en considération des demandes si ; plir la vacance à la satisfaction du! un enfant avant la fin de Tannée A la frontière italo-suisse, 18 (A.P.) — On rapporte que les autorités allemandes s’emparent de tous les prisonniers al'iés relâchés en Italie après la capitulation du gou- ___________________________________ .________ ___________ vernement Badoglio, et qu’elles or- les appartements dépassent une su- chef de ce département.Si la corn-1 scolaire au cours de laquelle cet en-donnent à toutes les troupes ita-| perficie de 1000 pieds carrés.Cet- 'mission ne peut trouver un fono-j fant a atteint l’âge (le quatorze ans, liennes de se rapporter pour ser- lte superficie doit comprendre les | jjonnajre qUaiifjè déjà au service du a moins qu une dispense n’ait été vice dans l’armée allemande.Dans; murs, les escaliers, les vestibules et j gouvernement, et s’il est absolument: accordée en vertu de l’article prcce-la région de Como on a donné aux îles antres espaces.On n’accordeua ; n^cpssajre urgent pour le bon;(|ent.soldats italiens jusqu'à 6 heures pas de permis pour des apparie- ; fonrGonnement des affaires publi-i hier soir pour se présenter aux Al ments de luxe ayant des pieces ; ^ jajre Hnc nomination per- ’us grandes que la moyenne.Il a fallu inaugurer cette nouvel- | lemands.Le loup et l'agneau , ____ i ques ne «aire une numiiiiuiun ijn-i — .pïus grandes que la moyenne._t , ou (ie créer lin nouveau j Terrible explosion Ce qui en reste ments.On permet de maisons deTrois’grandeurad?"- i tement dhin foncUonnaTrë perma- d»n« " très gravement, hier.Un »ur répondre aux be-! nent qui n’a pas alteint le taux immense hangar et,plusieurs au res nannes ne loups qui jusqu ici ont ae- “'V »'Jur imiuiiuiv.«ua , v i * M iccn ,inVra être bâtisses ont ete dévastés par lex-: I „ voré 300 moutons.Les loups qui vi- s9in.a de 0RcmP,Ls d„î?*,icsriët11r,op j maxim i anmmi-sinn ip plosion dont la puissance a été telle! Lo république faSCIStC vent dans la région de façon inter- on il y a grande rarete de log - soumise a L .T’.rt que des pans d’acier ont été proje-j au transport des ouvriers à l'usine.Ainsi, l’Office recommande aux patrons d’accorder le transport gratuit à ceux de leurs ouvriers demeurant à des distances aussi éloignées que, par exemple, Joliette.(Les employés demeurant à Montréal bénéficient déjà de ce transport gratuit).Pour ce qui est de i’auginenla-tion de salaire de 15 pour cent réclamée pour les poliieers de Tusi-ne, l’Office national a dit qu’il lui est impossible d'intervenir dans ce cas, à cause du rapport du Conseil régional du travail.Une autre requête portait sur les classifications.L’Office est d’opi-nion que celles-ci ont été bien définies dans le rapport unanime d'un comité d’arbitrage présidé par Me Bernard Rose, de Montréal, dont les recommandations devaient être finales et obligatoires pour les parties en cause, L’Office ne voit pas pourquoi les employés de Cherrier s’opposent aux recommandations dudit comité.En Yougoslavie Londres, 18 (C.P.) — On rapporte que les bandes de partisans yougoslaves attaquent Fiume.Les guérilla ont occupé Trogir, Vlaseni-ca, Susak.Les Allemands sont tellement inquiets de la progression étonnante des troupes yougoslaves, qu’ils engagent jusqu’à des bombardiers plongeurs pour tenter de freiner l’avance de ces corps alliés.Les nazis ont effectué des raids particulièrement violents sur Spolete et Soline, deux villes côtières qu’occupent les Yougoslaves.L’archevêque catholique de Spo-lète, Mgr Clement Bonifacci, a protesté contre ces raids des Allemands, car, dit-H, les troupes ne font que passer dans la ville, et seuls les enfants et les femmes sont victimes des bombes nazies.A Rhodes bandes de loups qui jusqu’ici ont dé- férentes pour mittente sont devenus audacieux et se sont même attaqués aux bestiaux.Un cultivateur s’en est fait tuer qua tre.Les ours retardent les trains Londres, 18 (C.P.) — La rad»«.alliée (française) de Brazzaville, en Afrique équatoriale, rapporte que des troupes alliées sont débarquées sur Tile de Rhodes, et que la garnison italienne de la place collaliore avec ce commando a l’occupation de Tlle, la principale de Tarchipel italien du Dodéca-nèse., ., (On rapportait ces jours-ci des débarquements alliés à Samos, Cos et Leros, autres îles du Dodécanèse, qui se trouve dans la mer Eaée, entre la Grèce occupée et la Turquie neutre.(Aucun de ces debarquements n'a été confirmé par les autorités alliées.On craint qu’il puisse s agir d’éléments de la neuvième armee «Uiée du Moyen-Orient dont la situation actuelle demeure un mystère depuis qu'elle a quitte sa base en Syrie alliée).ments.L'économie du charbon Ottawa, 19.— En vue d’écono-j vernement dans la catégorie des sur-1 miser le charbon, le régisseur du numéraires, mais dont la classtfica-charbon, M.E.-J.Brunning, lance i tion permet des augmentations de: un appel aujourd’hui à tous les Ûa-; traitement jusqu’à un certain taux i Daairi»., ! nadiens pour les inviter à retarder maximum, seront considérés com-; (lièn ont déeliiré hier soù quc ïa së- aldanft P0Ssibl° de Gauffer i mc permancnts au sens du présent | maine dernière les ours, par deux; 1 ' al,£ , j charbon ! Ï-La description de la classe •G’! fois, ont arreté les trains transcon-i , "n w,,e P,us , .an)°n: !t Arrêté sous-chef du scr'''(j, ; tés à plusieurs ecntHincs do pieds et i New-York, 18 (A.P.) La radio ne pourra être acrordie que sur re- ; (Jue ]çs majS0Ils ,|e |a vji^, ., m de Rome, sous contrôle allemand, a i commandation de la commission.; tujlll,s (Je (|isjatl0t.t on| ^ èbranK-es.! promis que bientôt Ton entendra la Tout le système électrique de la base i v°i* de Mussolini.Alessandro Pa-navalc a été coupé.Les flammes gi-| vollni, secrétaire du parti fasciste «antesques qui s’élevaient ont fort i républicain créé à l’aide des Alle-empèché le travail (les sauveteurs, mands, a dénoncé le roi Emmanuel ! et le maréchal Badoglio.Les fonctionnaires figurant actuellement sur les listes de paie du gmt- II prédit une victoire républicaine Le __ __ Philadelphie, 18 (A.P.) tinent'aiix dc là rmnn'nànie'V'éTrain ! ai(,llta Brunning, à ce temps-ci telle qiTeiicle'troim dans l’arrêté gouverneur de l’Ohio John W.vers Toronto a été'a^'rètlT28 mïniî- de Tannée qu’en tout autre temps.j en conseil numéro m» du oe‘o;j Bricker.pred.t_unc_vido.re tes près de Nemegos, Ontario, après!On a'îunie les fournaises pour les lire lOJô.une collision avec un ours.Le len- matinées froides, mais vers midi, ; anu s)i'rs demain, le train • Vancouver-Mont-1 lorsque la temperature a atteint un n.lenl réa) a été détenu 45 minutes à tel degré qu’il faut ou est modifiée en ajoutant1 blicaine aux élections présidentiel mots “chef de départe j les de 1914, mais il n’a pas voulu les mots “et de la commis-1 annoncer qu’il sera candidat a _w _ .„„vrir Vcs feôê-! sion du scr''ir(‘ ‘ nomination républicaine.suite; très, on devrait laisser mourir le .3—11 ne peut être_accordé_4 un Londres, 18 ( A.P.) —La marine | d’une autre rencontre avec un ours, j feu.Autrement, presque tout le White River, Ontario, à la italienne n’est plus qu'un squelette ' de la puissante force maritime au début de la guerre.Seuls les cuirassés vont bien.L’Italie avait neuf cuirassés au début de la guerre.Elle en a perdu un en 1940, un autre eu 1941, et les Allemands en ont coulé un troisième la semaine dernière.L'n autre ne peut plus porter la mer.De plus Tltalie a perdu 7E p.c.de ses croiseurs, contre-torpillcuis rt sous-marins.Au début elle avait 35 croiseurs, 100 contre-torpilleurs el 125 sous-marins.Les Alliés ont actuellement 9 croiseurs, 27 contre-torpilleurs.et 25 sous-marins.En 1940.Tltalie a perdu 1 croi scur, 4 contre-torpilleurs et 6 sous-«narins.En 1941 elle a perdu 10 croiseurs, 20 contre-torpilleurs et 12 ious-marins.En 1942 elle a perdu 8 croiseurs.35 contre-torpilleurs et 30 sous-marins.Ce qui laisserait 7 croiseurs, 14 contre-torpilleurs et 52 sous-marins dont on n'a pas encore rendu compte.Coupable d'assassinat Cochrane.Ont., 18 (C.P.) — Le juge E.-R.-E.Chevrier a condamné Wilfrid Desroches, 23 ans, à être pendu le 30 novembre.Desroches a élé trouvé coupable par le jury, après trois heures cl demie de délibérations, d’avoir assassiné Mme Alfreda April, le 1er Juillet dernier.La virtime dans une étable charbon que Ton consume sert à chauffer l’extérieur.” Le régisseur fait remarquer que la consommation domestique au cours des deux dernières semaines de septembre dépasse ordinairement plus de 500,00()c invite* • Georges SAVARIA, planiste (prix d'Europe) FAFTlsrs» invut» .Nap Muriel Cuilbault — Lia* Prince Denyse St-Pierre —» Gisèle Schmidt —- lanine Sutto.Maaiiaun : |aan-Marc Audat — Gérard Berthiiuma — Ro'a 'd Chanail — Piarra Durand — Robart Gadouaa —- Rogar Garceau —- Noël Gau-vin —- Paul Cury — |can-Piarre Maaeon —- Brjno Paradia — Jean Ranay.MUSIQUE DE LAURENT (ODOIN — DECOR DE |EAN CHOQUCT.LES BILLETS SONT EN VENTE AU MONUMENT NATIONAL • • - PLataiu 6404 SOIRIi: i $1.00 - .10 .73 - .60 plut taxa.MATINE! i .90 .75 • .67 .60 .52 plua taxa.idoriird s-es shades SAIVT-nt.MS “Le Petit CaféF “Acc£d VaP' 50' « h «' 9 h « tna^s 10' s h 10' » h “T,aorated" *8 h '45 12 h' 45' 3 h' »' 8 h 03 ST-DENIS Lumiï’feîmé Lvr “?,'na'n ^ulement unt.1 feme.Mardi: saison d'opéra BgBEaEBBBaa ÇHgbMERj G 60RG ES RSGAUD WTOBO FlflflU 1 «HtCHATE J 9 ème semaine 'WV&ïl ' 'Mi faé WEEK IN RADIO ory£,.V l’affiche ||0\& T7 ” T£CHNtCoLüfl_ furhon ytmytj* rrZTTQHtXaNDWONtD pcl.16* \ l'affiche MORGAN ^Iwlickets toJhndm KO' UtOl • Mtt'fT HUiUlfi CtàU Hr DOM'D tvj pfO ptffR and Gian Grey ® =35# GAiA LOMA QfC«STU jjr fl A Va ffiche • OCSi O CEflMDV Aujourd'hui, demain MICKEY ROONEY "Humon Comedy" Autre spectacle : "Ox Bow Inciden!" A PARTIR DE LUNDI : "Cobin in the Sky" Autie spectacle : "All by Myself" kiDCDiAi Azsrarauj.nrtHIAir/glfcTFTyrp FRANCE- FILM présente ta troitiém* laiton annuel!# d’opéra avec det artiitai du METROPOLITAN OPERA SAINT-DENIS au MARDI 21 sept, en tolrée : “AIDA’1 MERCREDI 22 sept, en soirée I "LOHENGRIN” JEUDI 23 sept., en soirée i "BARBIER DE SEVILLE” VENDREDI 24 sept., en soirée 1 "IL TROVATORI" SAMEDI 25 sept., en tolrée t "BORIS CODOUNOW” DIMANCHE 28 sept., en metlnée I "CARMEN" DIMANCHE 26 sept., en tolrée I "LA TRAVIATA" Dlr.artistique: M.WILFRID PELLETIER Dlr.de la trène: M.DESIRE DEFRERE PRIX 2.00 2.50 3.00 3 50 J.78 Taxe P.40 .50 .60 .70 .78 Taxe P.25 .12 38 .44 M 12.65 13.32 13.98 84 64 84 9» BILLETS: Au SAINT-DENIS.PL.3111 ! chr* ARCHAMBAULT.MA 6201 i che» LINDSAY (ouest).MA.1701. VOLUME XXXIV - No 214 U DEVOIR, MONTREAL SAMEDI 18 SEPTEMBRE 1943 Duectrice : Germaine BERNIER Des rôles qui ne sont pas pour eux La Semaine des Bénévoles On est tout surpris à présent, dans les bureaux, en voyant arriver les messagers avec leur tête d’enfant et, pour la plupart, leur taille chétive.L'autre jour, la curiosité me poussa a demander son âge à l’un d’eux.Quatorze ans et quelques mois, fut la réponse.Quand les enquêteurs de la Commission scolaire le rejoindront, dans quelque temps, il aura peut-être atteint ses quinze ans et il aura perdu toute une année de classe, grâce à l’incompréhension ou à l’insouciance de ses parents.Avec le nombre considérable de jeunes au travail présentement et la facilité de trouver de l’emploi pour la plupart des adultes, c’est impossible que tous ces enfants soient également dans l’absolue nécessité de travailler pour manger.Autre point de vue.Ce petit messager si pâle et si maigre qui a attiré mon attention, serait peut-être plus à sa place dans un préventorium que dans une maison de commerce.Des enquêtes officielles, les unes après les autres, ont démontré assez clairement que la majorité de nos jeunes ont un record déficient au point de vue santé.Ce n’est pas en faisant des travaux souvent au-dessus de leurs forces, comme tous ceux qui ont porté la glace aux clients cet été, que leur santé va s’améliorer.Il y a les travaux au-dessus des forces physiques, U y a les tâches au-dessus des forces morales et intellectuelles.Ainsi, un correspondant qui s’intéresse aux questions d’éducation m’écrit, en me donnant les détails les plus précis, qu’une maîtresse d’école, de 15 ans a obtenu la permission d’enseigner! Plusieurs vont peut-être penser qu’une maîtresse d'école de 15 ans, c’est encore mieux qu’une école fermée comme les centaines qui vont rester fermées celte année dans notre province, année qui est, par contre, ne l'oublions pas, celle de la nouvelle loi de scolarité obligatoire.En vérité, comment une fillette de quinze ans, — surtout si elle est, comme on le voit trop souvent, frêle et petite de taille, — va-t-elle pouvoir établir et garder le bon ordre seulement dans son école, avec des enfants d’âges différents, plus ou moins disciplinés et de capacités scolaires inégales?Quant à la science pédagogique.Une enfant de quinze ans a beau avoir fait un bon petit cours.Qu'on le croie ou non, elle n’est toujours pas prête Adressez-vous au Service de Librairie du "DEVOIR", 430 rue No tre-Dame test), Montréal et les demoiselle*, dévouée» «tix missions «ont coroi&iemtoDt iuvuvcs.Partie de cartes Lundi, le 20 septembre, k 2 h., «ou» U preslüence de Mme Prime Prénovost.au no 4312 rue Papineau, aura Ueu une partie d* rartes, au profit, d* l'Oeuvre de la Réparation k la T.8.Face Inc.Cordla e Invitation a toutes le* dames.Pour Information»' FR.3828, FR 9411.Centenaire de l'école St-Jacques les 8 10 et 11 octobre 1943, les) Anciens de l’Ecole Saint-Jacques fêteront le centenaire de la fondation de leur école.Ils exprimeront aux chers frères dos Ecoles Chrétiennes ] leur admiration et leur reconnais- j sauce de tout le bien qu’ils leur dm , vent pour ces cent ans de dévoue ! ment sans compter à l’éducation et | à l’instruction de la jeunesse.Dimanche, le 10 octobre, MgH LF.S PRIX ANNONCES PRETENT SOUVENT A CONFUSION — La gravure qui représente un manteau de fourrure aver le prix n’a pa» grand signification: H v a tant de détails qui ae rattachent au prix d "un manteau de fourrure ! Pourquoi n» vlendrlez-vou» pas k 1k fabrique d« FOURRURES CUMMINGS?Des commis d'expérience se feront un plelelr de vous expliquer au long le pourquoi d* la durée de votre manteeu d» fourrure Vous ne paye».Ici.que la fourrure que «ou» emportei à la maison.Manteaux en seal d'Hudson (RM musqué telnll.Manteaux en peaux «a qualité rholete.fourrure épaisse, soyeuse.Ile donneront longue durée.Appro- •a - 1 ~y Le "Devoir" commencera tout prochainement la publication d'un nouveau feuilleton.Zone, boulevard de.la Révolu lion.La cérémonie sera présidée par Son Eminence te cardinal-archevêque de Paris.Ue fut h qui serait invité.La chapelle ne contenant que cinq cents personne», on décida que la cérémonie se ferait, fenêtres et portes ouvertes, afin que, de la place et des ruelles, tout le monde puisse en suivre les details, Les Scouts et les Routiers feraient le service d’ordre; et une Soriété d’amateurs, toujours du XVIIe arrondissement, organisait les chants, qui devaient être magnifiques.—Pourvu qu’il fas-'r beau temps! soupirait M.te (tiré.—Mais il fera hrau temps! affir- .malt l’abbé Join.1 Et, avec humilité.M.le curé ajou- I ,ni*: , • , , —Je voudrais toujours avoir la | foi comme vous.I En effet, le soleil se leva radieux.| Toute la zone était là.et.aussi, I des députations de paroisses voi i sines.Des ganiirs, qui n’a valent jamais assisté a une messe, rt-gar-I riaient, avec admiration, les entants rie choeur en cottas blanches et soutanes rouges les Enfants rit Marie en voiles blancs, (leux suisses en culotte pourpre, les prêtres qui évoluaient en surplis, le* ornements qui resplendissaient sur l’autel, la croix rie procession prêtée par St-François rie Sales, un bouquet flot tant rie rirnocaox.et un drapeau tricolore qui le» dominait tous’ de scs trois couleurs, aver un beau Sacré-Coeur en plein milieu.Mais, le clou ce fut quand, tout a coup, la fanfare des Jeunes-Aveugles, invitée par l’abbé Joël, sonna aux champs.Le cardinal de Paris arrivait! Il y eut alors un long frémissement dans toute cette foule de misère.Puissance dos traditions ancestrales!.Malgré les ruines, la boue, les objections, les sarcasmes entendus., du* fond de leurs âmes de baptisés jaillissait quand même le cri de la fol.subitement retrouvée.Ils reconnaissaient leur église.leur culte, leurs chefs, dont tant de mensonges les avaient séparés.Maintenant, ils redevenaient des hommes.Ils avaient un foyer religieux.Sur leur -tisère se levait, de nouveau, la grande espérance chrétienne.et s’ouvraient les brus de Uelui qui a dit: “J’ai pitié ries foules.,.Venez à moi, vous tour qui so iffrez.” Et ils allaient à Lui.Le cardinal passa dans les rangs.A bout rie bras, les femmes lui tendaient leurs enfants, El, paternellement.Il les bénissait.Puis, ce fut te Salut.i.a liturgie aurait trouvé bien drs choses â redire sur le programme.On chanta le Noire Père de Bus ser.Le ciel a visité la terre d» Gounod.la Prière de Perreyve.I Mais tout celt, était compris, et il i vrai! , , , .i.» Oui, aujourd hui, le pain étal ' distribué a ceux qui mouraient d» : faim.I.c ciel était descendu sur h | terre boueuse de la zone.Diet lavait eu pitié de ceux qui s ai niaient et qui avaient été séparé*, el II donnait à tous l’espérance et la paix.Le vieux curé revint à pied, au travers du faubourg, s’appuyant sur le bras de l’abbé Joël.Quand il arriva à U porte du presbytère, il embrassa, de nouveau, son vicaire: Je vous remercie! Après celui de mon ordination, vous m'avei donné le plus beau jour de ma vie XXXI L'abbé Joël, ce soir-là, dims sa chambre, brisé de joie, d» fatigue cl d’émotion.Roui la première fois de sa de prêtre, il avait vu tout un peu pie se levant pour la rêsiirre.tinn Le Christ était venu crier à La zare déjà décomposé: (à lutvrel O» imuna! »»i 'mt>ntn# au se s.10 m» Moot •»( k Montreal sat rlwofr ff.»rls Pnouiii-r 'k r»*ix>n»»bin*e itwuA»» •dltricf-nrorir'eikif* — U«o:sH » h Lt DEVOIR, MONTREAL SAMEDI 18 SEPTEMBRE 1943 VOLUME XXXIV — No 214 “ 8h u A Documents précieux Une lettre de l'Episcopat allemand sur la morale chrétienne Nous avons reçu voici Quelques ! milliers d’Allemands qui se «ar-murs un paquet de journaux suis-1 dent purs dans cette ambiance de ses datant tie.décembre 1942.| corruption.Mais le temps n’enlève point à cer- i On soulève — parmi les jeunes laines choses leur intérêt ni leur surtout — une deuxième objection portée.On nous saura quand mê-; contre la morale chrétienne: A gré de reproduire, d’après La quoi servent des forces naturelles Liberie, de Fribourg, du 12 decern- j dont on n’use pas?On ne distin-bre, avec les quelques lignes de, gl]e souvent plus l’usage de ces presentation QUI la précédaient, : forces dans le mariage de celui qui l’analyse de l’importante lettre pu büée par l’épiscopat allemand à la fin de 1942: Les évêques allemands viennent de publier une lettre pastorale collective sur la morale chrétienne.Si nous la reproduisons ici en extraits, ce n’est pas dans la méchante intention d'étaler les misères des autres.Vous avons, nous aussi, des plaies à panser et, d’ailleurs, les journalistes chrétiens doivent s'inspirer de la rèqle de saint Benoit: Aliena vulnera non detegere.“.Ve découvrez pas sans raison les blessures des autres".Mais il i/ a des pens, chez nous, qui voudraient nous faire adopter les principes que combattent les évêques allemands.C'est pour cela que nous donnons ici la parole aux évêques de ce paps.Dans une première parlie de leur lettre, ils définissent le concept de morale chrétienne et marquent les relations fondamenlales qui existent entre la morale et la conception de la vie.La morale chrétienne a pour base une philosophie qui distingue nettement le corps de l’ânie et constate dans l’homme un dualisme, conséquence d’un péché originel héréditaire.Niez un Dieu personnel transcendant, niez la spiritualité, l’immortalité et la responsabilité de l’âme et partant la liberté de la volonté: vous assimilerez — ou quasi — l’homme à la brute.Une seconde partie de la lettre est consacrée à la réfutation des objections courantes contre la morale chrétienne.Les exigences de la morale chrétienne, prétend-on, excèdent les torces de l’homme.De nombreux témoignages de juges, d’hygiénistes, de médecins et même de chefs nazis montrent combien fausse est cette assertion.Dans les milieux racistes, on s’élevait tout récemment encore contre en est fait en dehors du mariage.Deux professeurs d’université ont relevé l’erreur dangereuse de ceux qui mettent sur le même pied les “mariages biologiques’’ et les unions légitimes.De ce que nous avons reçu des forces .pour en faire usage, il ne s’ensuit pas.qu’on puisse les employer à son gré.On doit en user selon l’ordre de la nature, faute de quoi on tombera dans des égarements qui tournent à la ruine des individus et des peuples.On ose même justifier ces égarements sensuels en alléguant l’exemple des animaux.Cet argument tourne à la confusion de ceux qui y recourent.L’anima! obéit nécessairement aux lois de la nature, tandis que l’homme, intelligent et libre, peut les violer.Il devient alors — l’experience le prouve — plus bestial que les bêtes.On légitime aujourd’hui l’adultère et d’autres égarements en prétendant'que la nature et ses instincts sont bons.Canoniser la nature humaine, affirment les évêques allemands, c’est là une ries erreurs les plus graves de notre temps.Pour peu qu’il ait un reste rie conscience, l’homme sent bien que ses appétits déréglés émanent rie la partie inférieure — et non rie la partie supérieure — de.son être.On avilit le rpot “amour” en l’appliquant aux relations ries sexes en dehors du mariage.Il est peu rie vocables dont on ait tant abusé.On a prétendu que tout ce qui se fait par amour animal est situé “au-delà du bien et du mal”.Affirmer cela, c’est faire montre d’une perversité proprement bestiale: c’est laisser libre cours au libertinage, saper la santé et la moralité publique, faire de l’humanité un troupeau de brutes.De là,il n’y a qu’un nas jusqu’au projet njnns- mté.Ln peuple qui se prétend la norme absolue de la morale et qui, pour ses fins, entend justifier des moyens illicites, trouvera la ruine dans sa propre déification.N’ac-cordér aux enfants et aux mères illégitimes qu’une aide matérielle, c’est, de la part de l’Etat, seconder l’oeuvre des séducteurs.A dessein d’enrayer la dénatalité, on propose d’interdire le célibat et d’imposer le mariage à tous.C “si méconnaître que le mariage eit plus qu’une institution pour la conservation de l’espèce humaine et qu’il exige une union des âmes; c’est oublier que nombre de grands hommes renoncèrent au mariage pour se livrer entièrement à leur tâche.La raison intime de la dénatalité est la déchristianisation.Les gouvernants des peuples vraiment chrétiens n’ont pas besoin d’encourager la natalité.Ceux qui corn-batlent le christianisme pèchent donc gravement contre la race et le sang.On sert mieux un peuple civilisé en favorisant la vraie liberté de la personne humaine qu’en prenant des mesures d’ordre biologique qui ne seraient souvent pas même praticables dans l’élevage du bétail.“A l’Elat-éleveur”, les évêques opposent l’Etat civilisateur qui sait avoir affaire à des hommes intelligents et libres et non pas à des animaux supérieurs.La troisième partie de la lettre pastorale expose la tâche des catholiques: fortifier ceux qui sont purs et innocents, sauver ceux qui hésitent et fléchissent, guérir, — autant que possible.— les contaminés et les malades.Dans cette campagne pour la pureté, la religion rend des services extrêmement précieux.On se moque, il est vrai, de ceux qui voient dans le christianisme le meilleur fondement de la famille.Mais l’avenir montrera que le peuple allemand ne recouvrera la samé et la force qu’en redevenant profondément chrétien.Les évêques pressent leurs diocésains de lever leurs yeux vers le Christ.Dans le monde antique, une farce émanait du Christ, qui purifiait et relevait peuples et individus.La croix n’a rien perdu de sa vertu.Ceux qui connaissent vraiment le peuple allemand savent quelle propreté morale et quelle grandeur animent certaines élites chrétiennes, spécialement dans les rangs de la splendide jeunesse catholique.C’est à ces jeunes que s’adresse le salut tout particulier des évêques.A ceux qui veulent rester purs et fidèles à la nature, à ceux qui, dans un moment de faiblesse, sont tombés, les évêques recommandent la prière comme le moyen le plus efficace de demeurer chastes.La piière nous procure la grâce.Mais notre temps ne veut rien savoir ni de l’une ni de l’autre.Les évêques insistent sur la prière à la Vierge sans tache, qui exauce immanquablement la demnndr humble.Ceux qui sont tombés ne doivent pas s’en tenir pour perdus Au repentir et au ferme propos doit s’ajouter une confiance accrue en Dieu.Ce qui est fatal, c’est de rester dans la boue; le comble des malheurs, c’est d’aimer la boue.Il est, certes, difficile de remonter la pente; on recourra à la confession et à la communion fréquentes — planche de salut des naufragés.Celui qui reste pur aujourd’hui sentira, dans le témoignage de sa conscience, un avant-goût de la joie toute divine 'qui, au ciel, est la récompense des sacrifices, de la patience et des peines d’ici-bas.G.H.Pour l’après-guerre Les problèmes que soulèvent en Grande-Bretagne les projets de reconstruction ceux qui présentent la jeunesse ' trueux d’élever un homme nou- comme le temps où il faut “vivre sa vie”.Avec les meilleurs sociologues allemands contemporains, les evêques accordent qu’il est aujourd’hui plus difficile que jadis de repousser les ennemis — intérieurs t» extérieurs — de la morale chrétienne.De longtemps, on n’avajt assisté à une exhibition si délibérée et si raffinée des attraits séducteurs du corps: une mode féminine sans vergogne expose ce que jusqu’ici h pudeur tenait pour un mystère vénérable et soigneusement caché.Quoi d’étonnant si, à j la ville comme à la campagne, on entend des plaintes amères sur la débauche précoce des jeunes?Les barrières qui.jadis, séparaient jeunes gens et jeunes filles dans les excursions n'existent plus.L’amour, qui, jadis, en Allemagne, exaltait la femme, cède plus fréquemment que jamais le pas à la camaraderie charnelle et égoïste d’hommes dépravés, qui tiennent effrontément des propos scabreux, recourent pour venir à leurs fins aux stupéfiants et aux boissons enivrantes et emploient pour séduire l’appât des cadeaux.La jeune fille est devenue l’objet de plaisanteries graveleuses et de liasses convoitises, un appât de réclame, le jouet d’une littérature, d’un film et d’une musique lourdement sensuels.La chute est la suite, bien souvent, de la vanité de la Jeûna fille avide de plaire, de la connivence plus déplorable encore des parents, des mères surtout, qui négligent leurs devoirs.Dans le mariage, on voit à côté du mari ’Ta-mi , aussi infidèle et séducteur que lui: il s’arroge des libertés qui bouleversent les foyers et condui-rent au divorce.Et le nudisme, réprimé jusqu'ici, croit son heure arrivée et s'enhardit.Dieu merci, disent les évêques, il existe encore des milliers et des veau, un surhomme, sans mariage ni union d’âme entre les époux.Dans les milieux ouvriers, on objectera peut-être que les jouissances des sens sont les seules accessibles au prolétaire.Que cela soit, les évêques allemands n’en disconviennent pas; mais, ajoutent-! !s, ces .relations charnelles en dehors du mariage n’en sont _pas moins illicites et déshonnêtes, elles n’en nuisent pas moins à la santé, elles n’en conduisent pas moins à la ruine.La morale chrétienne ne fait pas violence à la nature humaine, mais l’oblige à suivre de justes lois.Et cette docilité ennoblit la femme tout comme l’homme.D’après une autre objection, il serait dangereux et nuisible de réprimer les mouvements de la chair.Une première remarque: cette assertion ne prouve pas du tout que la mortification soit illicite.Tous accordent que, pour un idéal élevé, on peut compromettre sa santé, que le soldat peut exposer sa vie pour la défense de sa patrie.De plus, cette objection porte à faux, car, l'expérience l'atteste.la mortification est une source d’énergies physiques et spirituelles.L'indiscipline des moeurs se voit souvent punie par la stérilité et l’hédonisme.Il y a relation de cause à effet entre les péchés contre le sixième commandement et les crimes contre la vie naissante.Los maladies honteuses cl les perversions sexuelles sont l'objet rie lois rie plus en plus sévères dans nombre de pays civilisés.CONSTIPATION CE SOIR AU COUCHER Une i deux tablettes ROBOL Résultat demain matin 25c la boîte a* Chimique ntANCO Amfrtcalnt Lté* IMS rvt Sjlnl-Penl».Montréal Veuillez m’envoyer un échantillon de ROBOL Nom «t*> Les évêques allemands mellent en garde contre le péché secret des jeunes, vice si manifestement cou-I tre nature cl si désolant dans ses suites.Loin de s'exclure, morale ohré-I tienne, santé et force sont liées ! l’une à l'autre, ce qui justifie 'P ! sixième commandement de Dieu.I — si tant est qu’une justification | soit nécessaire.La quatrième objection est d'or-; dre démographique Les évêques j reconnaissent qu'il importe ri'cn-! raver, par tous les moyens légitimes.la dénatalité.Or, les rauscs manifestes en sont tout d’abord les maladies honteuses et le vice.D’autres causes sont les conditions sociales, la méconnaissance des devoirs du mnringe, la peut des souffrances et des charges de la maternité et de l’éducation.On croit aujourd'hui pouvoir remédier à la dénatalité en abolissant les barrières qui restreignaient les relations des sexes.Les évêques allemands fonl observer que la santé et In valeur morale des enfants d'un peuple importent plus que I leur nombre.Ln qualité morale i l’emporte sur la quantité démogra* | phique.il est rare que des parents indisciplinés aient un enfant sans tares.L’Eglise, à l'exemple du Christ, a plus de rompassinn que de sévérité pour la femme tombée.Il n’en d'meure pas moins vrai que les maternité* Illégitimes sont un un-j vr dommage pour le peuple et roni-|j| promettent sérieusement l’avenir 11 des enfants, l.e peuple, dil-o’i, s’occupera des I enfants illégitimes: il assume h responsabilité de leur avenir, comme il a assumé celle de leur naissance.Affirmer pareille chose, c’est nier un Dieu transcendant person-net, c’est ériger le peuple en divb De la Tribune de Genève du 22-23 mai: Londres, mai.Il est impossible de faire, ne fût-ce qu’une brève promenade, à Londres, ou dans les grandes villes de la province, sans prendre contact avec le grand problème de la construction: Que construire?Quand construire?Comment construire?Telles sont les trois importantes questions qui, au cours de ces derniers mois, ont été au premier plan de nos préoccupations.La réponse à la première question: “Que construire?” est, à l’envisager superficiellement, assez simple.Tous les types de construction seront requis, du cottage de l’agriculteur aux bureaux municipaux, de l’école enfantine à l’église.De nombreuses villes —- Bristol, Plymouth, Coventry, pour ne citer que les exemples les plus frappants—-n’ont plus de centre, et là où naguère s’étendaient les grandes artères commerçantes, se dressent aujourd’hui des constructions de fortune et ces réservoirs d’eau pour les incendies qui, depuis que les canards les ont inévitablement adoptés, donnent au site le plus urbain quelque vague aspect rustique.Aussi toutes les municipalités sont-elles fort absorbées par leurs projets de reconstruction, et ce n’est pas pour Londres seulement que des plans audacieux sont élaborés par les architecte», les ingénieurs, les autorités municipales.Manchester, Plymouth, Bristol, Birmingham sont également préoccupés par les problèmes d’urbanisme et concentrent leur attention aussi bien sur le développement régional que sur ln reconstitution des points vitaux, au coeur même des villes.* * * Quant à la question: “Quand construire?”, une réponse partielle vient de lui être donnée par le gouvernement, qui a publié un rapport et un Livre blanc sur La formation duns l'industrie du bâtiment.Cet important document envisage un programme de reconstruction à longue échéance pour la période de dix à douze années qui suivra la cessation des hostilités, et annonce la création immédiate d'un Conseil consultatif du bâtiment, dont la lâche consiste à étudier le problème de la formation (le la main-d’oeuvre dans l’industrie du bâtiment.Car le problème urgent de fournir de nouveaux logements à une proportion considérable de la population ne pourra être résolu que si l'on peut disposer des effectifs nécessaires à cet effet, et, ce qui est logique, te gouvernement a choisi l’industrie du bâtiment comme l’industrie-cle pour l'application de cette politique du maintien de la main-d'oeu-vre qu’a préconisée le plan Beveridge.Selon les évaluations du gouvernement, un effectif de 1,250,000 hommes sera requis pour l'industrie du bâtiinent, et il est suggéré qu'au moins 200.000 ouvriers qualifiés soient formés au cours des trois ou quatre premières années après la guerre et que les ouvriers spériali-sés, actuellement sous les armes, soient démobilisés aussi rapidement que possible; enfin, nue des ouvriers soient déjà formés pendant la durée-dc leur service outremer.En même temps, un "Conseil d'apprentissage cl de formation" I s'occupera du problème du recrute I ment, de l'éducation et de l’apprentissage des jeunes gens se destinant à l'industrie du bâtiment.Des centres spéciaux de formation seront créés.Au cours de ces années de guerre, les constructeurs anglais se I sont assimilé les leçons de rapidité et de standardisation, et le* fameuses équipes volailles d’entrepreneurs, formées en juin 1942, et i équipées avec l'outillage et les ma-I térinnx leur permettant de travailler de façon Indépendante pendant sept jours, ont accompli une oeuvra remarquable en rendant les été le premier, suivant en cela l’exemple de la municipalité avancée de Birmingham, à nommer une femme architecte parmi son personnel.Le Comité Dudley, chargé Je l’étude des plans des maisons, a élu des membres féminins.Ainsi, le point de vue de la femme est appelé à avoir une influence considérable sur la façon dont on va construire en Angleterre.* * * Un sentiment général de responsabilité à l’égard de cette question est nettement manifeste.Les autorités municipales sont couramment accusées de manquer d’imagination et d’idéalisme.Cependant, le Comité du logement de Manchester, dans le rapport qu’il vient de publier, déclare: “que la maison de l’après-guerre doit être un lieu offrant la possibilité d’être aménagé avec art et présentant les conditions requises en matière d’espace, de lumière et d’aération”.Quel idéal pourrait être plus digne d’être poursuivi?Aujourd’hui, alors que notre pratique des types nouveaux de matériaux devient plus grande, il semble qu’il soit possible de le réaliser.Lors d’une récente conférence sur “Le home de l’après-guerre”, à la Société royale des arts, M.le Dr E.-F.Armstrong a discuté de l’usage du verre comme matériau de construction ainsi que de celui des matières plastiques et des résines.Aujourd’hui, le verre peut être épaissi au point de résister au choc des pierres ,et ces nouveaux matériaux étant durables et exigeant moins de réparations et de nettoyages, offrent de si grands avantages que, sans aucun doute, ils ne tarderont pas à être largement utilisés.Et plus leur usage sera étendu, mieux cela vaudra, étant donné qu'alors ils ne deviendront pas, comme cela a été le cas pour l’acier, “un sport excentrique”, mais les instruments utiles de i architecte.Grâce aux matériaux nouveaux et aux techniques nouvelles, “rien ne s’oppose donc — ainsi que l’a déclaré un commentateur — à ce que l'Anglais soit bien logé, selon les règles du confort et de l’esthétique”.Mais la réalisation de cet idéal dépend de l’application intégrale des principes établis dans le “Livre blanc”: “Seul un programme de construction accompli par tous avec la fierté du travail bien fait sera à même, cette fois-ci, de produire le résultat désiré”.H.FIELD En ce temps de guerre .d'zctivité intenta et de rationnement de main, d’oeuvre, il importe de ne pet texpoter i «voir moint de choix et i payer plut cher.— Commen.dex dès maintenant pour bénéficier de toutea pour let aubeinet “gui passent’”.MANTEAUX A DES PRIX EXCEPTIONNELS ( CHAT SAUVAGE ( Raton) à partir de » J y g MOUTON DE BOMBAY *275.chacun.ALASKA (sconi* *295.chacun.Colleta de Fourrure.ne toutea sortes Pour manteau de draj *15.4 $r P.A.ASSELIN e;,lT MEMBRES DE L’ASSQCIATlniu nom __.___ ET nES MARCHAVn«EnirÏÎJ?RI!:S’,r0l,RRElJRS- 1439 AMHERST marchands détaillants^ ^ ^ ruines habitables, en édifiant toutes sortes de constructions provisoires, de l’école au cinéma.Toutefois, ce ne sont pas là des méthodes capables d’être appliquées à des lâches de reconstruction dont dépend — si elles sont réalisées de façon efficace — une grande partie de l’avenir.V- V ¥ Durant la période de l’“entre-deux-guerres”, l’industrie du bâtiment, en Angleterre, a passé par une période de chômage aiguë, et si l'on veut recruter pour cette industrie des ouvriers qualifiés spécialement formés, il faudra qu’elle devienne une industrie beaucoup plus stable qu’elle ne l’a été jusqu’à présent.Selon le Manchester Guardian, elle serait à même de procurer du travail, directement ou indirectement, à trois ou quatre millions d’hommes de la prochaine génération et, par là, de faire disparaître le spectre de la misère qui barre le chemin à tout progrès en matière d’hygiène, de morale et de culture.La première grande tâche qui s’impose aujourd’hui est d’assurer une augmentation rapide de plus de 50% des ouvriers spécialisés dans une industrie qui garde encore le souvenir du chômage persistant et des réductions de salaires qui furent la conséquence de son expansion non contrôlée après la dernière guerre.Reste la troisième question: “Comments construire?” Et ici, ce n’est pas trop dire que d’affirmer que la nation tout entière participe à l'étude du problème.Les rapports et les recommandations, les suggestions et les exposés des besoins affluent de toutes parts.En ce qui concerne l’action du gouvernement en la matière, un comité technique, sous la présidence rie lord Dudley, est chargé ries plans de maisons et d’appartements.Il travaille de concert avec diverses organisations et personnalités compétentes, et contrairement à la majorité des comités officiels, demande des suggestions à l'extérieur.C’est ainsi que des mémorandums importants émanant du Standina Joint Committee of Workinq Women (Comité permanent de la main-d’oeuvre féminine) et du Itoual Gol-Icr/e of Physicians (Collège royal des médecins) viennent de lui être soumis.Le premier de ces doru-inenls est basé sur une enquête étendue effectuée parmi les ménagères de la classe ouvrière, sur Its aspects pratiques des plans de logements; dimensions, nombre des pièces, aménagement intérieur, installations sanitaires, chauffage, lumière, etc.Les deux documents cn_ question sont d’accord sur plusieurs des points essentiels — P:,r exemple, sur lu nécessité de fourniture d électricité à bon marché et d eau chaude - et tous deux recommandent que les dimensions minimums d une chambre, telles qu’elles sont fixées dans le llausinti Act (Loi sur les logements) de 193B.à savoir Ij* n*(*L soient désormais de 18 m2 ou 2.1 ni2.En ce qui concerne les points d importance secondaire, il est demande en général des parois doubles pour les placards, selon l’usage largement répandu en Suisse.Le point de vue féminin est de plus en plus pris en considération, ear les W tori tes se sont rendu compte qu ctnnt riont.t que ce sont les femmes qui dirige” la maison, il légitinte quelles nient des idées et des désirs à ce sujet.Il n'a pas été constaté su ns surprise que les femmes en général, n’ont aucune objection â l’égard du chauffage rentrai, à condition toutefois qu'elles nient une cheminée “pour se sentir confortables”.Car quelque moderne que soi t une Anglaise, sa concepttoM* a félicité est une “causette au coin «Ut feu” - qu’elle vive dans un cottage ou dans un château.Il est intéressant de signaler à ce propos que le ministère de la Santé (qui, avec d’autres ministères, s’occupe des auaaUon* *>8111 trait au logement) a Lettre de Vichy La réglementation des caprices de la mode L emploi de la fourrure, qui avait fait fureur ces derniers temps pour les sacs, va être également interdit-plus de tissu non plus pour les sacs de dame, qui seront tous en kres-kine, produit nouveau à base de papier, de paille, de ficelle et de bois.Les fabricants vont être obligés d’établir cinq ou six modèles standard.Quant aux portefeuilles et porte-monnaie, qui étaient jusqu’ici de cuir, ils se feront, eux aussi, en kreskine.Afin d’éviter que les élégantes tentent de s approvisionner au marché noir, des contrôleurs seront autorisés à aller surprendre chez eux, les fabricants.Tout sac vendu dès le mois d’août prochain devra porter avec la marque du fabricant le numéro de fabrication.On annonce que pour toute fraude les amendes seront de taille.Gageons que malgré cela les fabricants d’articles de Paris trouveront moyen de sortir des sacs qui ne dépareront pas trop les toilettes dont ils sont censés être un des accessoires.Robert VAUCHER (Gazette de Lausanne, 19 mai 1943) locataires en l’absence du concierge qui avait abandonné sa loge L est le propriétaire qui paiera le* dommages et intérêts alloués aux victimes.Les employés manuels de Montréal Ou Von s’habille Coup# spécial# à chacun Aussi Façon soignes “Valet Servie#" i votre disposition ERNEST MEUNIER marchand-tailleur Rachel e«t - FR.9348-8860 / Vichy, 30 avril 1943.Le grave Journal Officiel vient de s’occuper, en ces jours de fêtes pascales, de questions qui peuvent paraître futiles, et qui pourtant vont avoir dans le monde de la mode des répercussions inattendues.Un premier décret vient d’interdire les chapeaux volumineux, qui, depuis quelques mbis, avaient pris une ampleur démesurée et semblaient vouloir narguer l’époque d’épreuves et de restrictions dans laquelle nous vivons actuellement.En effet, alors que de toutes parts les restrictions abondent, que comme une lèpre elles gagnent mois après mois les derniers domaines où le libéralisme d’antan avait pu sauvegarder quelques-unes de ses prérogatives, la mode paraissait se jouer des censeurs les plus austères.Alors qu’il faut des points de textile pour la moindre paire de chaussettes ou la cravate la plus banale, les modistes parisiennes, car ce sont elles les grandes coupables, se sont lancées depuis l’hiver dernier dans des créations aussi fantaisistes que volumineuses.Ce n’étaient plus les chapeaux de 1941, qui cherchaient à se faire aussi petits que possible et a participer à l’ambiance de modestie inspirée par le destin actuel de la France, mais une éclosion de chapeaux immenses pour lesquels rien n’était trop beau, dont la confection exigeait des mètres de tissu, de ruban, de tulle, de velours.Ces feutres aux larges bords étaient la teneur des spectateurs dans lès salles de cinéma.Ils obligèrent les ouvreuses des théâtres à se montrer d’une sévérité impitoyable pour les belles dames qui portaient sur leur tête, non seulement parfois une volière mais souvent une roseraie.Une décision du répartiteur en vêtements vient de mettre un terme à cette frénésie de créations baroques.L’emploi de tous les tissus contingentés entrant dans la fahri-ention des chapeaux pour dames est désormais limité, l’utilisation de certains tissus est complètement interdite.Quant auv autres, ils ne pourront être employés que dans les limiles d’un barème fixant les | équivalences en points suivant la | classe du tissu choisi.Les adversaires du libéralisme economique ont beau jeu à montrer que le chapeau, qui était en France dans la période d’économie dirigée où nous sommes actuellement.le dernier survivant des libertés d’antan et le seul domaine où la fanlaisie était permise, n’a l as su rester dans les limites des lois élémentaires qui régissent, en ces temps difficiles, oc qu’il est possible et loisible de faire.Il s’est lancé dans un dévergondage insensé comme s’il voulait prouver, en cette période d’occupation, que la Parisienne peut tout sc permettre, car elle arrive à porter avec un chic étonnant des coiffures ressemblant à tout sauf à un chapeau tel que nous le concevions jusqu’ici, (.ela lui a valu de tomber maintenant, lui aussi, sous le coup des réglementations et des restrictions.Le second décret vise la fabrication des articles de cuir qui va être interdite à partir du 1er août, (’.hose étrange qui montre bien que nous vivons dans une période de trouble des esprits; alors que la pé-nûrio du cuir aurait dû rendre le plus petits possible les sacs des maroquiniers, ces derniers se sont ingéniés à augmenter dans des proportions considérables les sacs à main des dames, Certains ont pris l'ampleur d’une véritable valise, et ont atteint des prix .astronomiques qui arrivaient jusqu'à 15,000 ou 20,000 francs.On veut que désormais toute femme soit assurée de trouver à un prix abordable un sac à provisions ou un sac à main utilitaire.On nous communique ce qui suit: "Dès que la nomination du comité d’arbitrage chargé de régler le différend entre la viMe et ses employés sera complétée, le Syndicat des employés manuels de la cité présentera un mémoire complet en ce qui concerne les employés du département des Travaux publics.Le Syndicat exposera ses revendications et fera voir ses vues.Devant le comité, le Syndicat insistera sur le‘plein boni et sur un fonds de pension pour les employés manuels Le Syndicat se déclare satisfait de la nomination de Me C.-A.Sylvestre comme représentant de la cité au comité d’arbitrage.Le Syndicat a confiance en son esprit de i justice.Le Syndicat insiste pour déclarer qu'il n’a jamais fait de politique, il ne sacrifiera jamais l’intérêt de ses syndiqués à un groupement politique quel qu’il soit.Le Syndicat demande aux ern-j ployés de la cité de lui maintenir à ; tout moment leur appui plus que je-1 mais, afin d’assurer la victoire de ses revendications qu’il a faites et qui sont sur le point de lui être accordées.” F#rfum Tulip# Noir# 30—.60 #t plu# flocon# «t étuis.CANADA DRUG CO., MONTREAL Poudr» fine, «t parfumé#, qui redonn# à la peau •on velouté notur#l.*0 cents I# botte, _____ #v?ç échantillon de parfum Tulipe Noire,1 4 1 Propriétaire responsable de vols Londres, 15 — Selon Radio-Mont-peilier, une intéressante décision de jurisprudence vient d’être rendue par la 7ème Chambre de la Cour à Paris: le propriétaire d’un immeuble a été rendu responsable des vols commis chez deux de ses ANTIKor-LAURehcE CORS.VERRUES h DURILLONS ^ ÆÊÊHÊTSiSSÉtÊÈÉ LJ roucm I# mtr### 4# ITi•mm# Fl#n vit# .me.reor covnrtcnn itomtaiho CETTE CARTE IDENTIFIE SÛREMENT LES NÔTRES .;i I b h ' fv./¦ .4 (A LIGUE 01 TACHAI CHEZ NOUS BEURRE de Crémerie LIMITÉE Prrmlérr mf _ Qualité Deuxième^ ^ .Qualité rrol#lénirF% ^ -Qualité .SUS.1121.2309.MTV SIS*.SS20.2034.1174 1SS4 2S28 4R3S.rue BT-HUBERT me MONT-ROYAL B.rue ONTARIO R.rue ONTARIO S.rue ST-I.Al'RBNT rue ST-HtJBKRT rue MONT-ROYAL & rue ONTARIOO B.me RTK-CATHERINR B.me MASSON me WELLINGTON.(Verdun) Nou« fcrtnonj I • h.30 tou» le» tour» eteepté le* eendredl» ri SOYEZ SAGES N# souffres pis inutilement alors qu# pour #uol#u#s tou* vous pou-v«s soulager et combattre vos douleur».Aras Compound # été #m-plojré avec succé» dan» de» centaine» d# cas d# douleur* rhumette-mtlei, goutte, sciatique, nous de tét# epiniitrei, etc.Employés-le en toute confiance.THE AREX COMPANY, Lévii, P.Q.COMPOUND centre le* douleurs rhumatismales i VOLUME XXXIV No ZM LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 1g SEPTEMBRE 1943 7 LES LETTRES AU CANADA FRANÇAIS Courrier des lettres par Roger DUHAMEL •— Découverte du moyen âge i Le moyen âge est une découverte moderne.Je veux dire qu’il y a d’un souverain national.Les chansons de geste, qui ont exalté à la une cinquantaine d’années, l’on n’a- fois le dévouement au roi terres-vait pas encore mis à jour les splen- j tre, la foi au Roi céleste et l’or-deurs de ces siècles perdus et que l'on entretenait encore beaucoup de préjugés pour cette époque révolue, mal connue et éclipsée par la Renaissance.Encore de nos jours, il existe des primaires et des , intellectuels mal dégrossis qui parlent sérieusement du sombre moyen âge et qui ne peuvent s’interdire une moue de mépris à l’évocation de ces siècles d’obscurantisme.Après les travaux patients des érudits, il n’est plus permis d’entretenir des vues aussi fausses, il est coupable de faire commencer au XVe siècle notre culture qui plonge ses racines dans un sol beaucoup plus solide et qui rejoint, par le moyen âge, l’efflorescence merveilleuse de l’humanisme gréco-latin.C’est donc une erreur et j’ajouterais une faute que de ne pas dégager en pleine lumière l’apport multiple du demi-millénaire où nous retraçons les fastes impérissables des origines de la culture occidentale.Pour enlever toute excuse aux lecteurs superficiels et distraits, le professeur Gustave Cohen publie La grande clarté du moyen âge, pèlerinage ému au pays des cathédrales et des épopées, des vitraux et des mystères.Ce petit volume ne prétend pas tout dire.Il A'eut être un essai cursif et combien suggestif d’une vie intense qui s’est épanouie en oeuvres toujours vivantes.Dès les premières pages, Cohen rend hommage aux monastères qui nous ont permis de recevoir l’héritage de l’antiquité, un héritage qui a été menacé et qui aurait très bien pu ne.pas nous être transmis.“L’abbaye surtout, les Ecoles Capitulaires, ou bien, dès le début du XUIe siècle, les Universités, offrent à ceux qu’attirent l’exercice de la pensée spéculative et la recherche du savoir, un asile calme, à l’abri des besoins matériels qui les entraveraient et des guerres, qui les troubleraient, le nécessaire havre de grâce.On a dit, mais on ne dira jamais assez ce qu’ont fait les grands monastères d’Occident pour la conservation de la littérature antique, qu’ils auraient pu cependant laisser périr en tant que message de l’esprit païen”.Une philosophie fondée sur la révélation et reconnaissant, comme maître et inspirateur, un philosophe, Aristote, qui en a été exclu, une culture fondée sur la foi et qui avoue comme maîtres et éducateurs La Faculté des Lettres de Québec LIVRES ET REVUES 1 gueil féodal, ont obligé la population à se rendre compte de sa personnalité et lui ont facilité le rattachement à un sol particulier.A cet égard, la Chanson de Roland demeure une glorieuse anticipation.On a bien raison de voir en elle “un fait unique, non pas seulement dans la littérature française, mais dans la littérature européenne.Il faut remercier Dieu et Turold, qu’il inspira, de nous avoir donné à l’aurore de notre littérature, à une époque où la notion du royaume de France se forme à peine, un poème où ^ s’exprime dans la forme la plus sûre et avec la prescience du génie créateur l’âme de la future nation”.Le moyen âge, qui a débuté avec la Chanson de Roland, se clôt sur la geste unique de Jeanne d’Arc, mais “l’une et l’autre ne se conçoivent point sans la foi”.Ÿ * * La seconde moitié du XHe siècle est marquée par l’avènement de la femme et de l’amour courtois.C’est là une des grandes révolutions européennes, car elle devait modifier très profondément les rapports des hommes entre eux et permettre le triomphe d’une civilisation policée, l’expression de sentiments à la fois forts et délicats.Comme le pied de la Vierge écrasait le serpent, l’empire de la femme éloignait les bornes de la barbarie.Au reste, ce n’est nullement une figure de style que d’évoquer ici la figure de Marie, puisque le culte très pur et même souvent assez abstrait rendu à la femme tirait son origine de la vénération portée à la mère du Sauveur, Vempérière des infernaux pains, que devait chanter Villon dans sa ballade pour sa mère.Cohen souligne qu”1}! n’y a pas, dans le moyen âge chrétien, d’une part l’amour divin d’autre part l’amour humain, l’amour céleste et l’amour terrestre, l’amour spirituel et l’amour charnel, il y a l’amour, dans toute sa ferveur et sa complexité, moteur de la vie.L’amour est une grande découverte du moyen âge et en particulier du XHe siècle français.Avant cette époque il n’a pas'la même saveur d’éternité et de spiritualité.Nous avons déjà dit que, pour que s’en trouvât la formule, il a fallu la rencontre de la mystique chrétienne et de la rêverie celtique sur le sol élu de la France”.Cette révolution sociale et sentimentale est des écrivains antiques qui en ont! aussi un grand événement litté- été privés, tel est le grand para' doxe de la culture médiévale.Tel est aussi le fait fondamental que les parvenus de la culture préfèrent ne pas retenir, tant est grand et exclusif leur amour du seul rationalisme, tant surtout est insurmontable leur répugnance à reconnaître l’apport incommensurable de ces âges de chrétienté.^ ^ ^ Gustave Cohen détache et étiquette chaque siècle, déterminant ce qu’il a contribué au savoir et à l’art, Pour le profane, le moyen âge est généralement un tout, d’autant plus massif qu’il est plus ignoré.Chaque siècle au contraire vit par lui-même, possède son autonomie et rayonne de ses propres gloires.Le savant qui examine les textes de cette époque ne peut s’empêcher de s’émerveiller en constatant le véritable miracle d’une littérature raire.On lui doit une série d’oeuvres qui lui empruntent leur climat particulier; c’est une voie nouvelle qui explique l’épanouissement des siècles suivants.La grande merveille du XUIe siècle, c’est la cathédrale.Gillet et Focillon, pour ne citer que deux écrivains tout récemment disparus, en ont chanté les fastes.Ces monuments de pierre conservent la même vie, le même message spirituel, le même rayonnement qu’au moment de leur édification par des armées d’artisans voués à leur tâche auguste et peut-être inconscients du grand oeuvre auquel ils s’attachaient.L’église était alors le centre de la vie sociale; le théâtre lui-même devait en sortir, expression même de la liturgie.“La participation de la cathédrale à la vie commune en ’elle a de plus intime et de U.A"IC mieTu,4e pîus "spirituel n’aura jamais été ftançaise.Aujourd hui sans (1outu|piU5 intense.La cathédrale la créé nous n y voyons rien d étrange ou j la possjbi]it4 du rassemble-de curieux.Sachons toutefois nous | ^ t el la favorise par l’instruc-replacer dans le cadre historique et, tion visibie et l’exaltation de l’ef-reconnaitre que le français n’a | fort acCompli à deniers communs emerge que lentement du latin ré- et offrandes individuelles.Elle gnant à l’époque gallo-romaine et ; eSf l’armature visible de la vie dans les siècles qui ont suivi.“Je j intérieure et sociale et il n’est point suis toujours étonné, d’écrire M.Co- rip fête corporative qui ne la pren- hen, non qu’il y ait une littérature latine survivant à la perte du latin comme langue parlée, mais qu’il y ait eu une littérature française, étant donné que, jusqu’au XVIe siècle et même parfois jusqu’au XVIIe, le latin a été dans renseignement la seule langue véhiculaire, comme on on dit en Belgique.Jusqu’au XVIe siècle on n'a enseigné à l'Ecole ni .la grammaire française, ni le vocabulaire ni le style français”.Une langue, et par la suite une littéra-I tare, ne se forme que par une gestation laborieuse, où interviennent , mille éléments différents qui la modifient en cours de route.A son sommet, elle est dans une très large mesure l'oeuvre du hasard, d’un bienheureux hasard qui nous vaut un instrument d’une’rare perfection et d’une beauté peut-être jamais atteinte.La recherche des influences diverses qui s’exercent sur une littérature offre un grand intérêt et un haut enseignement.Pour celle du moyen âge, il faut d'abord mentionner l’influence celtique.Combien de chansons de geste doivent leurs thèmes, leurs héros ef leurs aventures au folklore breton?Rap-pelons-nous le beau drame d’amour de Tristan et Iseult (magnifiquement reconstitué par Joseph Bédicr) qui se passe aux Cornouailles.l.es échanges furent • nombreux entre res deux civilisations qui devaient par la suite s’éloigner.On a souvent noté, par ^ exemple, que saint Anselme est évêque de Cantorbéry, tandis que John Salisbury est évêque de Chartres.Les différenciations nationales ne «ont pas encore accomplies au moyen âge.Les courants d’idées ne se heurtent pas aux murs des frontières territoriales ou intellectuelles.C'est un vaste bras-sement où chacun fournit son apport, une élaboration véritablement européenne qui ne refuse même pas l’Influence judéo-arabe et l’Influence germanique, cette dernière pourtant alors si lointaine.Mais peu à peu toutefois te précise, quant à la France, la notion de fête corporative qui ne, un instant au moins, pour cadre”.Impossible de ne pas mentionner, ne serait-ce que d’un mot, l’importance incomparable du moyen âge dans le domaine philosophique.Le nom seul de saint Thomas suf-Uruit à illustrer une époque et a faire du XUIe siècle le grand sie-el» de la pensée humaine, surélevée ei comme annoblie par la révélation.Et il est admirable et rare que cette philosophie se retrouva exprimée dans l’architecture et la sculpture, qui en sont le complement artistique.“Ainsi la cathédrale est un tout et manifeste au plus haut degré et de façon plus totn e l’encyclopédisme qui aboutira a la Somme de Saint Thomas.L/éléva-lion des courbes prépare celle des âmes, les couleurs des vitraux caressent les yeux, le peuple des statues par le geste et l'attribut enseigne l’esprit, la polyphonie des motels enchante les oreilles, les paroles latines de l’office, même imparfaitement comprises, et l’action des officiants comblent je coeur qui attend son Dieu”.jft if, Je n’ai fait ici qu'aligner quelques citations de ce livre dense de Gustave Cohen pour en montrer toute in richesse el toute la révélation qu’il est en mesure de procurer A des esprits désireux de découvrir dans sa véritable lumière le moyen âge.Ce petit ouvrage n'a ni les dimensions ni les prétentions d’une somme; c’est, si l'on veut, un panorama à vol d'oiseau qui permet de prendre une vue d’ensemble de ces siècles grouillants de vie el qui ont ajouté tellement au patrimoine de l’humanité.Le professeur Cohen note, en terminant, que “les ténèbre* du moyen âge ne sont relies que de notre ignorance”.Celte ignorance n’a plus d’excuses.La grande clarté du moi/cn âge nous apporte une magnifique introduction, elle ouvre des avenues qu’il s’agira dorénavant de fréquenter à loisir.Dommage toutefois que ce volume soit si pauvrement édité; la ponctua- Nous regardons toujours ce qui se fait à l'étranger pour î y chercher quelque inspiration, pour découvrir des initiatives qu’il soit possible d’imiter ou d’adapter selon les conditions de notre milieu.J’ai eu l’occasion, depuis quelques mois, de montrer ce en quoi consiste une véritable faculté de lettres dans une université européenne; rien d’étonnant à ce que nous portions surtout nos regards Je l’autre côté de l’Atlantique, puisque nous voulons nous abreuver aux sources des disciplines gréco-latines et que nous désirons nous rattacher à un humanisme qui plonge ses racines dans les lettres d'Athènes et de Rome, christia-1 nisées au cours des siècles et parvenues en France à un ; point admirable d’achèvement.Il est bon toutefois de ; souligner ce qui s’accomplit, même à une échelle plus mo- j deste, tout près de nous.Et je voudrais aujourd’hui fournir aux lecteurs montréalais l’occasion d’apprécier le tra-1 vail louable de la Faculté des lettres de TUniversité Laval.On constatera ainsi qu’ii est possible, même dans notre province, de créer et d’entretenir un milieu de culture.II s’agit d’une fondation, somme toute, assez récente, qui ne date que du 6 décembre 1937.Depuis 1852, la Faculté des arts comprenait les différents enseignements de lettres et de sciences.A la suite des progrès accomplis et d’une spécialisation nécessairement plus poussée, il apparut évident qu’il y avait lieu de scinder ces enseignements; et d’assurer leur autonomie au sein de TUniversité.Cestj pourquoi, il y aura bientôt six ans, Laval établissait sa Faculté des lettres.En fait, elle existait déjà virtuellement depuis 1920, alors’que fut fondée l’Ecole Normale Supérieure, destinée à former un personnel professoral pour les collèges et les diverses institutions de savoir.La section des lettres de cette Ecole devait donc donner tout naturellement naissance à la nouvelle Faculté des lettres.“Son objet propre, indique-t-on, est l’enseignement supérieur des lettres et des disciplines qui s’y rattachent, comme la philologie, This-toire, la géographie, la pédagogie, les langues vivantes.Elle retient dans ses cadres et sous sa direction la section des Lettres de l’Ecole Normale Supérieure”.Formule particulière née des circonstances et qui, en fait, ne relève que de la régie interne de l'institution.* * * Les cours qui se donnent à la Faculté québécoise s'efforcent de couvrir le plus de terrain possible.Qâ il y ait lieu d’apporter des améliorations, cela ne fait aucun doute, et le conseil lui-même est le premier à le reconnaître et à le souligner, avec une probité intellectuelle et une modestie qui Thonorent, dans le prospectus de la maison.Toutefois, renseignement, tel qu’il est actuellement donné, permet d’affirmer qu’il s’agit d’une véritable faculté de lettres, et non pas d'une simple classe du cours classique.Québec tend ainsi à devenir un centre universitaire de belle distinction et cherche à étendre sa réputation.Voilà un fait dont il importe de la louer et même, à l’occasion, de l’imiter.Car nous avons au moins les mêmes responsabilités intellectuelles que la capitale provinciale.Le tableau des cours de français ne laisse pas d être assez impressionnant et de nous faire envie.Voyez plutôt, grammaire française, explication de textes, civilisation française, histoire de la littérature frança;se et canadienne, théorie de la dissertation française et correction des dissertations, vocabulaire, histoire de la langue française et grammaire historique, séminaire et discussion, style et compo-' sition.H s’agit bien en effet d'un enseignement qui forme un tout cohérent et bien équilibré.Les cours de langues anciennes paraissent également complets.Je cite en suivant fidèlement l'horaire: correction de devoirs et explication de textes latins, histoire de la littérature grecque, explication de textes grecs, institutions romaines, correction de devoirs ou grammaire grecque, institutions grecques.Il y a aussi des cours d’anglais, d’allemand, d’italien, d’espagnol, de russe.L’explication des textes forme à certains égards la partie la plus féconde et la plus essentielle de l’enseignement des lettres.C’est ainsi que l’étudiant peut se pénétrer des grands écrivains, les comprendre en les étudiant d’abord en eux-mêmes et ensuite en les replaçant dans leur cadre historique et intellectuel.Encore ne faut-il pas, en 1943, se borner exclusivement aux auteurs dits classiques; chaque époque possède ses vertus et ses défaillances et il est indispensable de fournir à l’étudiant un tableau aussi large et aussi complet que possible.Pour fournir une idée du sain éclectisme qui préside au choix des textes que les professeurs commentent à la Faculté des lettres de Laval, je transcris ici une liste qui décèle, en même temps qu’un goût sûr, la préoccupation d’initier les étudiants à des écrivains très différents par l'époque à laquelle ils ont vécu ^ar leur style et par leur philosophie de la vie.U s'agit du programme de Tannée universitaire 1943-1944: AUTEURS FRANÇAIS: Molière: Les Précieuses Ridicules — La Fontaine: Choix de Fables — Fénelon: Lettre à l'Academie — Le Sage: Cil Bias — Beaumarchais: Le Barbier de Séville — Chateaubriand: Atala — Lamartine: Méditations — Flaubert: Trois contes — J.de Pesquidoux: Un petit univers — Giraudoux: Textes choisis.AUTEURS ANGLAIS: t Shakespeare: The Merchant of Venice — Swift: Gullivers’ Travels — Lamb: Essays of Elia — Dickens: David Copperfield — Untermeyer: Modern British Poetry — Beljame et Legonis: Morceaux choisis.(J’écarte à dessein les auteurs allemands, italiens et espagnols qui supposent déjà une spécialisation plus poussée des études).* * * Parcourant au hasard les cours d’histoire de la littérature et de civilisation, je ne puis m’interdire d’en monter quelques-uns en épingle, tant ils me paraissent bien inspirés et correspondre à une exigence précise.Ainsi ces leçons sur le régionalisme littéraire, si précieux pour nous, au Canada français.Le professeur y traite tour à tour de la Provence (Mistral.Alphonse Daudet, le félibrige), des Alpes (Henry Bordeaux, Giono), des Pyrénées (Francis Jammes), de la Bretagne (Pierre Loti, Anatole le Braz, Le Goffic), de TAlsace-Lorraine (Maurice Barrés, René Bazin), la Belgique (Verhaeren, Rodenbach), la Suisse (Gonzague de Reynold, Ramuz).Imagine-t-on enseignement plus fécond pour des Canadiens français que la connaissance de l’influence régionale ou provinciale sur quelques-uns des bons écrivains de notre temps?Pour bien mettre en valeur la puissance de rayonnement de notre culture et montrer ce qu’elle a produit en France, un professeur donne un cours de civilisation française dont voici les grandes lignes: Coup d’oeil sur la géographie et l'histoire de France — les institutions politiques — l’Empire colonial et l’expansion de la langue française hors de France — les conditions de la production intellectuelle — histoire de 1 art, des sciences, de la religion et de la pensée en France.La langue est un héritage sacré dont nous aimons à l’occasion nous vanter: il n’est toutefois nullement nuisible de la connaître à fond et de la parler et de 1 écrite avec élégance et correction.Un autre professeur traite du vocabulaire, de la nature et de Torigine des mots, de Tety-mologie, du vocabulaire commun et technique, de la création de mots et des emprunts faits aux langues étrangères, des principes d’assimilation en français, de la signification et du changement de sens des mots, des préfixes et suffixes populaire et savants, de la disposition des mots, des noms propres de lieux et de personnes.* * * I! est grand temps de conclure.Je n ai pas tout fes sociologues ont pas éloigné où ils trouveront des j j portée de la main, la synthèse des lecteurs un peu partout dans le Encycliques papales, des doctrines monde.A mon avis, l’auteur obtient un véritable succès dans l’éclaircissement de plusieurs des questions que, intentionnellement ou incidemment, il amine au plan de la dissertation.La lecture de ce livre commence par une étude néo-scolastique de la personne humaine et se termine par la dissection de la personnalité dans une méditation profonde sur l’action de la grâce dans l'âme humaine.des esprits catholiques les plus subtils en plus des appréciations personnelles de l’auteur, qui ne sont pas à dédaigner.Il est bien dommage que dans quelques pages, le besoin de subtiliser amoindrisse la clarté de l’expression si importante dans un livre de ce caractère.L«s trois amours Sans doute parce qu’il était las d’imprimer les livres des autres, Àn- impr mer ses propres vers et à les offrir Il analyse les trois formes les ! au public.L’auteur est demeuré plus pernicieuses du totalitarisme fidèle aux émotions de sa jeunesse.politique: le communisme à la rus- \ Il les revit dans des poèmes d’une tion est franchement détestable et la présentation générale ne rend pas justice au texte de l’auteur.-ê nê Gustave Cohen.La grande clarté du moyen âge, Editions de la Maison française, New-York, 1943.Echos M.Marcel Raymond, l’auteur du; Jeu Retrouvé, un ouvrage sur le théâtre en France entre les deux] guerres, paru récemment aux Editions de l’Arbre, est de retour de Mount Holyoke College, Mass., où il est allé prendre part aux Entretiens du Pontigny américain fondés et dirigés, en Amérique, par M.Gustave Cohen, à l’image des célèbres Entretiens de Pontigny organisés en Bourgogne par les soins do Thu-maniste Paul Desjardins.M.Marcel Raymond faisait partie du groupe des conférenciers chargés de donner un cours et de présider â tour de rôle, aux discussions.Ce groupe comprenait M.Gustave Cohen, Mme Eve Daniel, M.Jean Benoit-Lévy, célèbre directeur de cinéma, metteur en scène de La Mort du Cligne, de La Maternelle, et de M.Lee Simonson, professe»1' de théâtre à TUniversité de Chicago.M.Raymond a prononcé une conférence sur l’oeuvre et Tin fluence de Copeau.it * ic Un nouveou group.ment, les “Rencontres intellectuelles féminines", sc propose d’étendre la con-naissance des lingues étrangères parmi Télile intellectuelle de Montréal.Cette Initiative est due à Mme Robert Mnyrand, veuve du docteur Robert Mayrand, de Québec, professeur à TUniversité Laval, Pour un prix modique, les dames et jeunes filles pourront se perfectionner ou apprendre une langue étrangère, un cour* d’his- toire de Tari et un cours de littérature française s’adjoindront aux “Rencontres intellectuelles féminines”.Un accueil amical facilitera leurs études et leur procurera une heure de délassement dans une atmosphère agréable et sympathique.De plus, pour favoriser l’extension des relations parmi les élèves, Mme Robert Mayrand fera donner, une fois par mois, une conférence par une personnalité littéraire ou artistique; cette séance sera suivie d’un thé, chaque membre d’un cours aura le privilège d’y inviter une amie.Les cours seront donnés par des professeurs capables et distingués.Histoire de Tari: Mme Laurent Déoux, de TUniversité de Montpellier, France, et professeur au Collège Marie de France de Montréal.Heure du cours: tous les lundis, Je (1 à 7 h.p.m.Espagnol: Mme G.Fielden Briggs, professeur à l'Universiié Laval, au Collège français de Bogota.Colombie, et au Collège Marie de France de Montréal.Heure du cours: tous les mardis, de fi à 7 h p.m., , Russe: M.Dimitri-G.Ter-Assa-touroff, de TUniversité de Saint Pétershourg.Heure du cours: tous les mercredis, de fi à 7 h.p.m.Polonais; Mme Marie-Rose Fran-kowska, décoré de la Croix de Mérité d’or pour son activité sociale en Pologne, membre du Conseil municipal de Gdynia, veuve du capitaine de vaisseau Frankowski, chef de la défense navale polonaise.Heure du cours: ions les jeudis, de 6 à 7 h.p.m.Littérature française; M.Marcel Ravmond, critique littéraire montréalais.Heure du cours: tous les vendredis, de fi à " h.p.m.Le prix des cours est fixé à Afi par mois ou par trimestre.On s’inscrit cher.Mme Robert Mnyrand, 3465 Côte-des-Neigcs près de la rue Sherbrooke, appartement no 80.téléphone: FI.5010.•k ^ Les Edition* de TArbre viennent de publier une réédition d’un de* dernier» volume* P»rua dans la collection “Présences”, dirigée par Daniel-Rops, à la Librairie Plon, Paris.Il s'agit de La bemme et sa Mission écrit en collaboration par Maurice Donnay, de I Academic Française, Dr Pierre Merle.R.P-Benoit Lavaud.Pierre-Henri Simon, Yvonne Estienne et Daniel-Rops.M4'vV' En vente partout $3 se, le fascisme et le nazisme qui souffrent entre plusieurs autres inconvénients de tous les ordres, du défaut principal de ne prendre, qu'un secteur de la population: l’ouvrier, le travailleur, le reproducteur biologique.Le philosophe se demande en maniant les dangereuses abstractions d’hier et d'aujourd’hui: "Ne pouvait-on concevcdr an régime qui s’occupât de l’homme en tant qu’homme?” C’est précisément pour formuler une réponse positive à une question si évidente que François Hertel a rédigé le volume que je commente.Hertel regrette sincèrement que la civilisation mot tant à la mode, ait été convertie en une abstraction, en une chose indéfinie par les manieurs inconscients de ce mot ei les pseudo-sociologues du progrès.Le penseur propose une civilisation de la personnalité par opposition à la civilisation en abstrait.Il ne.suffit pas de travailler pour l’humanité, mais il faut travailler pour les hommes de l'humanité.Un corporatisme chrétien, sans méconnaître les nouvelles valeurs (matérielles) conquises par fes siècles, utiliserait les découvertes modernes, mais comme un moyen et avec les yeux fixés sur un but parfaitement défini: l’amélioration personnelle.La justice et la charité seraient la base de l’ordre corporatiste chrétien.4 Dans une longue parenthèse l'auteur considère la contemplation, "activité pure”.Il dit que c'est l’occupation par excellence de l'ftre rationnel: l’intelligence est l’âme de la contemplation: la captation et la rétention du vrai est son essence.Voici une portion du livre que je commente, submergé complètement dans la métaphysique correcte, sans ambages el sans concessions.Peu, très peu de livres à tendances socio-logistes, démontrent un tel souci de bonne volonté et un si grand désir du bien-être collectif au moyen du seul instrument qui puisse le réaliser: l'Evangile.L’Ecrivain ne craint pas d'affirmer que le péché entrave l'établissement achevé de l’ordre personnaliste, il revise la faute et ses conséquences, au double titre de philosophe et de catholique."Le pêché mortel”, dit-il, "est un acte humain contre la fin ultime de la personne humaine.Si la société est instable, si la civilisation dévie, si la personne humaine se dégrade si le monde est consumé par les passions c’est la conséquence du néché." La fin logique d’une étude comme celle-ci est l’esquisse de comment peut s’engendrer une nouvelle chrétienté, sujet qui préoccupe tant de sociologues chrétiens, entre mitres Maritain.Une chrétienté est un groupe de fidèles qui lultent pour s'élever à la sainteté.Pour conquérir in sainteté la vie doit être informée par la religion et il ne doit pas y avoir entre elles de divorce.Les sociétés modernes, bien qu'appelées chrétiennes doivent leur manque de vitalité à l’antagonisme religion-vie.facture conventionnelle, qui ne manquent pas toutefois de facilité, des poèmes que beaucoup d’entre nous ont écrits au collège et n’ont jamais publiés.Le silence est souvent la marque du bon goût; savoir accepter et reconnaître franchement que n’est pas Valéry qui veut.Le chantre des Trois amours aurait dû s’en rendre compte, lui qui a écrit: Je me sens trop humain, trop [borné, trop petit.et plus loin: O poète, écoute et tais-toi.Antoine Brabant ne s’est pas tu, il a au contraire chanté avec une sincérité et une bonne foi évidentes les sentiments qui emplissent son coeur.Son vers n’est pas toujours dépourvu d’élégance, d’un certain émoi au spectacle de la nature et surtout au rappel des jours anciens.Il se grise toutefois beaucoup trop facilement de mots, sans se soucier suffisamment d’exprimer une idée ou un sentiment neufs.H lui arrive bien aussi, quand il tombe dans cet écueil redoutable de l’actualité (car la poésie s’accommode mal du fait divers), d’écrire sur Hitler un alexandrin aussi rigolo que celui-ci: Ah! Quel est donc cet homme aux [pédantes moutaches.11 est beau de cultiver la muse, mais c’est une déesse exigeante et Tamour qu’on lui porte ne suffit pas à mériter ses faveurs.Depuis qu’il y a des hommes et qui ecri-x'ent, il y a toujours eu des poètes improvisés qui s’amusaient â rimer leurs sentiments.C'est sans contredit un passe-temps tout à fait innocent qu’il n’y a pas lieu de décourager.R.D."JE VOIS TOUT" LA TERRE DE CHEZ NOUS •st un hebdomodoira ogricol* qui appartient aux cultivoUurs •t qui détend leurs intérêts professionnels et coopératifs.• • • L'abonnement coûte un dollar par année et est payable ft La Terre de Chez Nous 515.avenue Vigei, Montréal GRANDS LIVRES ANDRE GIDE: LA PORT! ITROITE.Call* oui ouvra $ur lo suprême bonheur.Prix : $1.50.LOUIS GILLET: (de l'Académie Française) DANTI, Admire, Compris, Espli-gué.Un livre prodigieux.Pris : $1.75.Dé|S parus I HISTOIRE D'ANGLRTRRM, (t volumes).psr André Maurois.Prit : SS.OO YAMILK SOUS LES CEDRES.(Roman).par Hrnrv Rnrdraut.pu* • ti.an LA SOUFFRANCE ET NOUS, Par Ré*.Père Santon (de l'Oratoire) Prit : SI .Sfl CYRANO DF.BF.ROF.RSC.Par Edmond Rmtand (de l'Académie Française).Pris : SI.W Psr la poste ajouter 1#'*.I.IRRAIRIR J.-A.O N Y Limitée SM, sto-ct inert n* rit Montréal Tél.: MA.MM P de SEPTEMBRE VIENT DE PARAITRE • • • SOMMAIRE L’oitfance abandonnée cria: Au secours! psr Pierre VIVIERS La problème noir sut Etats-Unis par Paul DUROC La Foira aux lettres Roman de la pomma da terra par (acques ROUSSEAU A tir L’Incendiaira (roman complet) par Germaine-E.DELBOUSQUET La Trouvaille per Denise SYLVAIN La laçon da bonhaur par Honri GIBAUD La Brut* par Ubald PAQUIN Anglo-Saxons et Asistlques (Chronologie) psr René de BOURIOLY Echos politiques : Québec, par JUSTIN Ottawa, par |.-P.LORTII Los traita journées anglo-amérlctlnts (Confèrence Je Québec) psr René de BOURIOLY Los Matelots frsnçsis ches eux psr lacqueline LIGNOT Marie-Antoinette è Trienon par Raymond ESCHOLIEt (tan Cabin (cinéma) par Loranao COTE Amour (Courrier de RICO' Délicee (Bonne euitine égale bortno humour) Et Modes (Velou-s (t fourruros) Abonnement, $ J pot année L'exemplaire, 10 cents Adresser son abonnement comme suit: M.TAdministreteur do l’OKIL 934 est, rue Ste-C*therlne Bureau: 201 Immeuble de la Banquo •’Epargne — Montréal. I \ f t Z' + Les Missions des Pères Blancs en Afrique Conduite à tenir — Quand les ancêtres sont sourds Le premier devoir du chef de case à Navrongo (Afrique ouest) est d’entretenir les bonnes relations entre le soleil ne me brûle pas le dos j quand je cherche des (ermites pour! - nourrir mes poules.Nous t'offrons J Lo 13ème réunion annuelle de la C.T.C.C.Dans le monde ouvrier Trois importants congrès du monde du travail à Granby: ceux de la Confédération des travailleurs catholiques, des métiers de l'imprimerie et de l’industrie du bâtiment les ancêtres de la famille et 'es vi-j le fruit de nos sueurs et tu te movants dont il a la charge.Ouand tout j ques de nous.Je t’offre encore une .va bien, c’est signe que les ancêtres! poule aujourd’hui; mais, puisque tu sont contents.Quand au contraire le | es si bête et si mesquin, que ce sa-malheur frappe ia famille, il faut en ! rrifice soit à ta honte.A quoi bon conclure que les défunts sont «le les mille recommandations que tu mauvaise humeur.! nous faisais avant de mourir.On di- C’est ordinairement au père du rait que nous avons été enfantés par chef de case que l’on offre les sa-«un imbécile; tout le monde se mo-crifices et que l’on présente ses pétitions.Il est censé avoir conserve que de nous au village.“Quelle espèce «le réception as tn un contact plus étroit avec la Une (jonc en arrivant au pays «les, .„„ ,—.- .- qu’il a quittée depuis peu.Mais.urètres?Tu n’as pas plus d’in- comme aussi par les decisions La tenue du congrès annuel de la C.T.C.C., à Granby, à partir de demain, suscite le plus vif intérêt dans les cercles ouvriers syndicaux.Ces assises revêtent cette année un intérêt tout particulier car les questions qui y seront traitées par les délégués représentant tous les centres «le la provint-* de Québec dans tous ces sacrifices aux morts, le sorcier a son mot a dire.Lui seul est ‘le voyant", lui seul connaît la volonté des défunts: i| fixe dans les moindres «iétails le cérémonial du sacrifice à offrir.Il arrive, cependant, que les sacrifices, si nombreux et si coûteux soient-ils, n’attirent pas les bienfaits souhaites.Maigre les offrandes, la lèpre, la cécité, ou l’anémie s’attaque à l’un des membres de la famille.Le sorcier avait pourtant donné l'assurance que la famille ne connaîtrait pas le malheur, si on observait ses recommandations à la lettre.Son prestige va-t-il souffrir de cet échec?Nullement! “Que veux-tu que j’y fasse?explique-t-il à son client déçu dans ses espérances; je fluence là-bas qu’un esclave et un homme de rien.Avoir un lépreux dans noire famille, est-ce là le seul bienfait que tu as pu nous obtenir?“Aujourd’hui je t'offre «le la bouillie de mil sans sauce.Hemercie-nous de t’offrir même cela; ta façon d’agir laisse croire que tu n'as pas de la bouillie tous les jours au royaume des morts et que la sauce est encore inconnue pour toi! Si vraiment tu as de l’influence auprès des ancêtres, c’est le temps de le prouver; notre patience est à bout.” Si ce suprême assaut n’obtient pas de résultat, le sorcier déclarera que la pierre des sacrifices doit être jetée à la rivière en eau profonde 't que l’autel (monticule de terre glai- tes ancêtres étaient des se) doit être renversé et réduit en croyais que gens serviables.Puisqu’ils veulent faire la sourde oreille, traite-les de nigauds; ça les réveillera peut-être!” , , Le chef de case ne se le fait pas 'dire deux fois.Devant l'autel des ancêtres, il se décharge le coeur.“Dis donc, s'exclame-t-il à 1 adresse de son père défunt, tu as l'air de croire que les poules que je t'offre en sacrifice sont faciles à avoir, que poussière.Un autre autel sera élevé et une autre pierre recevra les offrandes.Mais, désormais, les sacrifices et les pétitions seront adressées soit à l’esprit qui habite tel bois sacré ou telle bête de la brousse, soit à Dieu lui-même.Les ancêtres n’auront plus droit à l’honneur de servir d'intermédiaires entre cette famille et le monde des esprits.Charles GAGNON, Père Blanc.DOMITILLA Domitilla n'est plus.Elle a perdu sa vie pour sauver sa foi.La jeune Noire vivait dans un milieu profondément païen.Chaque dimanche, elle marchait ses six milles à pied pour venir à la Mission, puiser dans le banquet eucharistique et le non! Elle se taira.Elle continue d’accompagner les autres, puiser l’eau au marigot, mais la tête lui tourne ef elle traîne les pieds dans la poussière du sentier.Elle se tait.Ses parents observent son teint décoloré et gris, ses bras qui s’a- prises.Les autorités religieuses et civiles «le Granby ont préparé une réception très cordiale aux centaines «le délégué-s et aux visiteurs qui visiteront cette cité progressive de Granby.Voici le programme préparé pour la circonstance: SAMEDI: Inscription des délégués au cours de l’après-midi au sous-sol de l’église Notre-Dame.Tous les délégués devront se présenter âvec leurs lettres de creance avant 11 heures du soir.DIMANCHE: 8 h.a.m.: Inscription des délégués au locoî des syndicats.10 h.a.m.: Ralliement des délégués et des invités, en face de l’hôtel de ville, et départ en parade pour l’église Notre-Dame.10 h.30 a.m.: Messe d’ouverture du congrès, célébrée par M.l’abbé Jean Bertrand, aumônier général de la C.T.C.C.Le sermon sera donné par S.E.Mgr Douville, évêque de St-Hyacinthe.Chant par la chorale de Notre-Dame, sous la direction du maître de chapelle et organiste, M.Armand Caron.Sainte-Famille, sermon des, prise en considération des rapports.Mercredi, séances d’éiudes, prise en considération des rapports et des divers comités.A la séance du soir, élection des officiers et directeurs de la C.T.C.C.et installation.Clôture du congrès, par une soirée à laquelle les dames sont invitées.Chez les ouvriers du bâtiment Le congrès annuel de la Fédération nationale du bâtiment est commencé depuis hier, à Granby, sous la présidence de M.Osias F'ilion, qui est assisté de M.J.-B.Delisle, secrétaire.Les délégués sont au nombre de plus d’une centaine et tous les centres de la province sont représentés à ce congrès au cours duquel^ de très graves questions devront être étudiées comme aussi de très sérieuses résolutions soumises par les syndicats et conseil des métiers affiliés.Parmi ces questions, il y a cal'a de la demande du Syndicat des charpentiers menuisiers de Montréal qui réclame la nomination, par la fédération d’un organisateur provincial.M.Alfred Charpentier, président de la C.T.C;C., rendra visite aux congressistes et présidera tout probablement à l’élection des officiers de la fédération pour le prochain terme.L’élection mettra fin au congrès.Dans l'industrie de l'imprimerie Le congrès annuel de la Fédération nationale des métiers de l’im- n par j primerie s’est ouvert ce matin mê-Saint-Éu- 1 m< le R.P.Cousineau; à Saint-Éu- I me à Granby, sous la présidence de gène, sermon par M.l’abbé J.-C.M.G.-A.Gagnon, assisté de M.Aimé Saint-Sacrifice une nouvelle force mincissent.Elle sourit pour don- pour les luttes qu’elle a sans cesse ner le change sur son état et se Conseil cent^ dA’ svn i crmtpnir tait de peur de faiblir devant la i s,.t'pnt nu conseil centrai nés syn B suuitriiii ., __ ____ ,____ rlir-ntc iIp liranhv Dicf*nnr« Hp cir Leclaire, professeur au Grand Séminaire de théologie de Saint-Hyacinthe et aumônier diocésain des Syndicats catholiques.11 h.45: Photo des congressistes sur le portique de l’église, immédiatement après la messe.1 h.: Dîner d’ouverture du congrès, chez les FF.du Sacré-Coeur, au Mont-Sacré-Coeur, sous la présidence de M.Lionel Dumas, pré- Oh,.si elles en ont besoin de force et de vaillance les petites de chez nous! Pour le comprendre, il faudrait connaître- quelque chose de ce filet inextricable de coutumes superstitieuses dans lequel Satan retient ses esclaves, depuis des siècles.La vie la plus intime de l’individu est soumise aux exigences de la superstition.Et le démon sait se faire obéir: il établit et maintient son empire par la crainte.U fait croire que fléaux, maladies et mort sont attirés sur la tète J des Pères: la jeune fille doit mou-des humains par la violation de ! rir à la façon des ancêtres.Son quelque prescription des esprits, ( fiancé, un catéchumène, pourrait \(il se garde bien, le Menteur, de i bien les trahir On va ruser: on dire que ces maux sont la suite de l’envoie de-ci de-là, à l’hôpital eu-sa première victoire sur l'homme,1 ropëen, chez des médecins indigè- .nes per(jus au |0int ei aVant que le pauvre trouve un moment pour courir prévenir les missionnaires, il est trop tard.prière de ses proches.Une dernière fois et bien péni-biement, elle se traîne à la Mission, reçoit le pain des forts, assiste à sa dernière messe du dimanche, et cette agnelle, forte comme le lion, retourne au milieu de ses loups.Sur la route, elle a transpiré, elle a pris froid; un rhume la saisit qui, vu son état de grande faiblesse.dégénère rapidement en pthisie galopante.Les païens cachent soigneusement la maladie aux yeux dicats de Granby.Discours de circonstance.4 h.: Visite de la ville sous la direction de S.H.le maire O.-Hora-ce Boivin.8 h.p.m,: Ouverture officielle du congrès, au sous-sol de l’église Notre-Dame, où se tiendront toutes les délibérations du congrès.Rapports du comité des pouvoirs et comités, du comité des lettres de créance, du président général du Bureau confédéral par le secrétaire général.LUNDI et MARDI: Séances d’étu- Comeau, secrétaire.Les syndicats de l'imprimerie de Montréal sont représentés à ce congrès par MM.G.-A.Gagnon, du Conseil allié dt l’imprimerie; Sarto Lacombe, du synclicat des pressiers de journaux; L.-P.Lapointe, du syndicat des pressiers de travaux de ville; J.-H.Delisle, T.Thibodeau, H.Brunelie, et L.Lacombe du syndicat de l’industrie du journal; MM.Aimé Co-raeau, R.Valois, L.-P.Geoffrion, Alb.Charpentier, Ad.Morneau.Convocation L’assemblée des syndicats affiliés au Conseil de construction, qui devait avoir lieu mardi prochain, a été ajournée au 5 octobre.La réunion régulière du Syndicat nat'onal des peintres de Montréal aura lieu le 27 septembre, à l’endroit habituel, sous la présidence de M.Jos.Boucher.Les délégués au congrès de Granby présenteront,.à cette séance, leurs rapports des «iélibérations du congrès.au Paradis terrestre!) et le châti ment qui viendra venger toute infraction aux rites ancestraux peut aussi bien frapper les membres de la famille du coupable que le coupable lui-même.D’où l’intérêt que chacun porte à ce que les coutumes soient fidèlement observées, puisque tous y sont tenus solidairement et que chacun est exposé à payer pour l’infraction d’un autre, membre de la famille ou du clan.L’organisation sociale, aussi bien que la vie individuelle, est inspirée par cette loi de crainte.Dans sa vie publique comme dans sa vie privée, le Noir doit se soumettre à tous les rites de la superstition et »n respecter scrupuleusement tonies les défenses ou “tabous" Aussi, pour les chrétiens, surtout ceux de la première génération encore noyés dans la masse païenne, le point névralgique, relui sur lequel se concentre toute la lutte est Domitilla, elle, reste bien paisible.Elle est allée elle-même chercher son viatique; elle sait que Jésus la regarde avec amour dans ce combat suprême.Confiante, elle s'endort, emportant dans sa tombe le secret de son mal et la grâce sanctifiante qu’elle a su mettre à l’abri par son héroïque silence.Le faible agneau a triomphé des loups.Les siens l’emevelirent et c’est alors qu'ils comprirent le mal qu'elle avait dissimulé et la raison pourquoi elle avait gardé le secret.En vrais païens sans noblesse d’â-ine qu’ils sont, les voilà qui se montrent mécontents comme le diable qui se serait fait duper, au lieu de se laisser attendrir par cette vaillante intrépidité, et ils se répandent en paroles de dépit: "Notre fille nous a joués; elle s’est être celui-ci; résister à l'entourage qui n'admet pas qu'on se soustraie à i laissée mourir pour ne pas l’emprise de la superstition et qui 1 soignée selon nos rites”, veut vous plier sous leur joug | Voilà un fait entre mille.Dieu C’est ce combat de tous les lours.seul sail les combats que nos néo-que Domitilla soutient sans détail phytes ont à soutenir dans ces jeu-lir.Et la lutte est «les plus âpres nes chrétientés: lys très purs éclos avec les vieilles, plus craintives en j sur le fumier du paganisme; Lui core des esprits que les hommes,, seul voit les palmes victorieuses et.partant, plus acharnées que j que ces héros cachés remportent n'importe qui contre les néophytes j nans l’arène, en défendant vail-qui attirent tous les malheurs par ) lamment leur foi contre le prince Lettres ou "Devoir" Nou ne oubliant que (ce laH«*e si «nêM eu des communication* eccompj-«né«i d'flna lettre signée avee «dresse tuthentique.Le “Devait” ne prend pas la r etp on sa' dité de m qui e irait sou» cette rubrique.Les fruits de saison et les exploiteurs M le directeur, le Devoir.Monsieur, Nous vous écrivons cette lettre au nom de plusieurs marchands de fruits de Montréal, pour instruire le public en général et surtout réveiller la Commission des prix, du “racket camouflé” qui se passe entre les importateurs hébreux et les pauvres marchands de fruits.Tout d’abord, je dois vous dire de quelle manière on s’y prend pour nous vendre les fruits plafonnés par la Commission.Parlons des pêches puisque n’est la saison.Nous devons perdre tous les jours entre 7 heures du matin et 3 heures de l’après-midi, un temps énorme pour ne recevoir presque rien de ces fruits.Quand les importateurs ouvrent leurs portes, 95% de leur stock est vendu, réservé et marqué.Vendu à qui?réservé pour qui?l’arène, en défendant vail- I et marqué pour les "hôpitaux''.Or les malades se plaignent m’ils n’ont pas de fruits; pourtant une très forte association et ils nous boycotteront.( Nous voulons seulement que la Commission fasse ses enquêtes personnelles et elle verra si elle est réellement intéressée à protéger le public contre les spéculateurs juifs.Nous vous supplions de bien vouloir faire paraître ceci dans votre journal en qui nous avons bien confiance.Bien à vous, Quelques marchands de fruits.Offices de l'Eglise LF: DIMANCHE, 19 SEPTEMBRE XlVe dim.après la Pent., Seim-double, (Vert).Messe; Protector, avec Gl.et Cr.; 2e or.des Ss.Janvier et ses comp.Mm.3e commandée (M.: m.): (dans les dioc.de Montréal, Valleyfield, Joliette e! Saint-Jean de Québec, 2e or.de l’Uct, «lu Saint Nom de Marie, 3e des Ss.Janvier et ses comp.Mm., 4e commandée M.: m.); préface de la Trinité.— Aux Vêpres du dim.méin.des Ss.Eustache et comp.Mm.(I Vp.) et des Ss.Janvier et comp.Mm.(II Vp.): (dans les dioe.de Montréal, Valleyfield, Juliette et Saint-Jean de Québec: aux vêpres du dim., avec doxologie de la Ste Vierge à la fin de l’hymne Litcis, mém.lo des Ss.Eustache et comp.Mm.(1 Vp.), 2o de l’Oct.du Saint Nom de Marie (Il Vp.), 3i «les Ss.Janvier e, comp.Mm.(II Vp.) Ou bien, d’après un induit de 1913.Solennité libre de N.-D.des Sepi-Douleurs, double 2 cl.(Blanc).Messe: Stabant, avec Gl.et Cr.or- r*u XIV, 3e des Ss.Jan- oeuvres On nnurra la railler In1 uv moyen de de-1 nou* prenons ce qui reste, un stock I vicr et rorop Mm.seulement, («'e- oeusres.un point, m ram r, ia vpmi.„„ rnra^tère.Ions George; L peu près épuisé; mais de reniai-! pendant 4e M : commandée): prose rche; Ma mpr brf* d'achptpurs nprvcux Stabflti preface de Stc Vierge; Kervan; “Pierrot”, quelques bribes pour leur gagne-I dernier Ev.du dim.— Aux II vè- leur mépris des rites.Elles sont ! des ténèbres et ses suppôts.111- Impitoyables envers les jeunes fil-i Robert SAFFOY.Père Rlanc.| depuis un mois des milliers et des les surtout de l’éducation et de la La maison des Pères Blancs à | milliers de paniers de pèches, de conduite desquelles elles se tien-1 Montréal est à 1640 rue Saint-Hu- raisin el de poires sont marqués pour les hôpitaux herb La Tunisie a repris confiance et travaille A propos du voyage officiel que le général Mast, resident généra] à Tunis, vient de faire dans les diverses parties de !a résidence, un des commentateurs de Radio-Alger a déclaré en conclusion: “Dans toute la Tunisie, maintenant au travail, les hommes ont repris leur tâche .avec confiance.Le bruit des marteaux retentit dans les poris et sur les établis.Les ateliers, les usines reprennent leur activité.Les chantiers construi-• sent.Les problèmes du ravitaillement et de l’habillement ont reçu ! «‘les solutions satisfaisantes qui s’améliorent chaque jour.“Un immense effort se poursuit i quotidiennement et la Tunisie, à son tour, entre avec toutes ses forces dans la lutle de libération.Fille y entre avec sa joie de la liberté retrouvée, son amour pour la France qui ne s’est jamais démenti, su romiance dans les chefs que le Co-j mile de la libération nationale lui ! a donnés, et qu'elle a justement ac-; clamés.' "La Tunisie, qui entend prendre sa revanche de l’odieuse occupation germano-italienne, trouve dans ses traditions démocratiques el sa fidélité à la France les raisons qui la conduisent au combat.” ¥ * ¥ M.René Pleven, commissaire aux colonies, est arrivé à Dakar pour une visite de certains territoires de l’A.O.F.Au cours d’une réception officielle, le commissaire a déclaré: “Je suis venu à Dakar pour y travailler, pour m’y renseigner et pour prendre des décisions”.Puis, ajoute la radio d’Alger qui commente ce voyage, abordant les problèmes économiques, M.Pleven a souligné que l’économie de la Fédération devait compter désormais sans les subsides consentis par la métropole, Il a fortement insisté aussi sur la nécessité pour les fonctionnaires coloniaux de se considérer comme les serviteurs d’un seul empire, destinés à servir partout où le pouvoir central jugerait nécessaire de les appeler.M.Pleven a consacré plusieurs heures à la réception du corps diplomatique consulaire, des représentants des missions religieuses et des corps constitués.Dans l’après-midi, il a tenu d’autres réceptions et a eu une longue conférence avec le général Bois-Boissel, commandant des forces terrestres aériennes en A.O.F.Avm-vou» beioin de boni livret ?Adressez-vous au Service de Librairie du "DEVOIR", 430 rue Notre-Dame (est), Montréal.TARIF des annonces classtêiée* "DEVOIR" Téléphone s BEUb Sill t ee&t le mat Me minimum ecmp-«ont ànaonei* fecturflee U*e * a#®».40e minimum vaiseanchs.bB&vicm esm- CSB ANOTVERSAmES.G RAND'-MESajCB REMERenSMENTS POCTS SY?CPATHŒ8 ET AUTRES fc 0*r mot.minimum de Me FIANÇAILLES PROCHAINS MARIA-GEf SU» dw IneertU» "20e Siècle" SOMMAIRE DE SEPTEMBRE ’Invitation à l'étude”; Haros et nent responsables.Reproches, in suites, railleries, mépris, impréea lions, cajoleries perfides, coups | même, rien n’est épargné à la jeune i Domitilla; mais elle ne bronche pas.C'est qu’elle était décidée, le jour où répondant aux interrogations du prêtre qui la baptisait, j elle déclarait renoncer pour tou | jours à Satan, à ses pompes et ! Hra'vo;'1 Fditorial'Tr' oeuvres.On pourra la railler.|« ! ?enir ùn‘caractère1' Tonv George; frapper, elle restera 1 enfant d, |iM, on marrh’.Mb mer Dieu.La menace de mort même ne lonnei Anna Kervan; "Pierrot”.I quelques l8ifri Pr„M,0"rner i*n' ’ esc,B | Andrée «Je la Rochelle; Vacances .I près chantées, mém.seulement lo ' Un sôir une douleur soudaine la I J1l0U.venu’'t'*,,Si7k Je veux vous citer un exemple; «les Ss.Eustache et comp.Mm.(I mord File sr rend eomntr de ce '-«ui V'HÎ J.O.C.r est fort; 1 ne i pOUr recevoir 5 paniers de pèches | Vp.), 2o du dim.XIV, So des Ss, nul rurhé un ab.-ès froid et siitl ,ni,,a,,ve \’,nique.* A tous un appel ; I)0US devons acheter de 15 à 20 pa- | Janvier et romp.Mm.(I 'p ) ma cache, un abcès froid, il sait pressant; I n crrpo sur le monde.! njm de tomates à IM.10 quand le qu’il est catalogue parmi les mala \n,Prt Gervais; Nos bons vieux Est-ce que ceux-ci les reçoivent ou bien si c’est une manière de nous “bloquer” comme on dit.et pour garder leur'stock pour certains gros trusts juifs, qui achètent tout aux prix facturés bien entendu mais qui leur envoient “des petits cadeaux?" Pour en finir, nous, les petits, CONVERSATION ANGLAISE Conversation anglaise.Cercle d’étude et cours nartlcullero Méthode pratique et rapide Institutrice possédant diplôme pédagogique bilingue d’Ontario MA 1888 19-8-43 EDUCATION CULTURE PHYSIQUE, bain turc, massage, vous maintiendront dana un équilibre harmonique.Intellectuel et physique, 3842 Henri-Julien.LAncaster 1583.HOMMES DEMANDES Buanderie et Nettoyage PERSONNEL REQUIS IMMEDIATEMENT AVEC ou SANS EXPERIENCE, pour tous les DEPARTEMENTS de PLUSIEURS ATELIERS de BUANDERIE et NETTOYAGE A MONTREAL.Doivent être exempts du service militaire et ne nas être employés aux Industries de Guerre.8.V.P SE PRESENTER Dans l’avant-mldl • de 9 A II 80 DIVISION des SERVICES SERVICE SELECTIF NATIONAL Suite 719-720 Edifice Drummond 1117 Ouest, Rue Ste-Cathertne qu U est catalogue parmi les mn.a i Albert Gervais; Nos bons vieux marché esï' à 'SO; ou bien des dl«‘"sï^^ntraindr/T^; sa mo,8; M"‘* »’ Snnet de pommes à $5.00 quand quon va la contraindre à «les s:i vres.Inpnt iPS arhf>ipr de nos eulf cri fi ces et autres pratiques païen- Au comptoir .10s.par la poste i ®cVs pour 13 flV/e«père que v it.c est la mort, .lis.Serviee de Librairie du De- rompre nez l’idée du “racket romp.AU PRONE nes.Tfiire son mal s’en débarrasser au prix de su foi.voir.mannes ! on peut les acheter de nos cultiva ous omprenez l’idée du "racket caillé , Nous sommes obligés d'arheler L’homme d’octien qui souffre de l'hernie peut quand même accomplir son travail quotidien en toute sécurité grâce à une bande herniaire judicieusement choisie et scientifiquement ajustée Venez consulter notre expert dès aujourd'hui à ce sujet.Pharmaciens 921, rue Ste Catherine est chimistes PL 9622 On annonce; Mardi prorhain.saint Matthieu Ap.e» Ev.R.104-Dimanche prochain, fête des Ss.Jean de Brébeuf et comp.Mm., se- ANiJU» 9UII1IIIC9 .•» s i tu lis » _ J *A des marrhandises non plafonnées ronds patrons du Canada d âpre où les importateurs haussent les un induit du l(î ortobre prix sans crainte, ear ils sont dans 1 Aujourd’hui, on fera la collecte leurs riroits re n’est pas pla- ! dans le dioe.de S’-Hyacinthe pont fonné - pour recevoir d’eux quel- le Patronage Saint-Vincent de ques morceaux misérables qui sont Paul; dans le dioe.de Joliette.pour plafonnés.l’oeuvre «les séminaristes.Jeudi, Qu’esl-re qu’il arrive?Nous ne dans le dioe.de Valleyfield.19e an-pouvons pas offrir au publie des njv, de la Gonsécratfon épiscopale paniers de pêches qu’ils aimeraient s»-ce pas^ Que Retenei |# -0fv0,r tfovanei chez votre dépositaire — c'est le voulez-vous, nous sommes forcés par des forces majeures.Si nous portons plainte É la Gommission des prix, ie sitlj certain que cette dernière exigera de nous «les affidavit signés.Nous ne pouvons pas le faire, car les importateurs hébreux ont FEMMES DEMANDEES Buanderie et Nettoyage PERSONNEL REQUIS IMMEDIATEMENT AVEC ou SANS EXPERIENCE oour tous les DEPARTEMENTS a* PLUSIEURS ATELIERS de BUANDERIE et NETTOYAGE A MONTREAL Ne pm être emuloyées sux Industries de Guerre 8.V.P.8E PRESENTER Dans l’tbrée-mldl - de 2 A 4 30 «tous le* tours excepté le Samedi) DIVISION des SERVICES SERVICE SELECTIF NATIONAL Suite 719-720 Edifice Drummond 1117 Ouest.Rue Ste-Cstherlne Cartes Professionnelles ASSURANCES COMPTABLES HORACE LABRECQUE COURTIER EN ASSURANCE Noua Inst tons les Communsutée Religieuse* A «e o révaloir de Don service» oarticuller* 441 St-Eranfoii-Xavie» - Moafréj< tél MArqnett» Z38S-2JW Chartré, Samson, Beauvais, Gauthier & Cie Comptables agréés * Chartered Accountants AVOCATS Maurice Chartré A -E Beauvais E Harry Knight Gèrara Marceau Lucien -P Rélalr Jacc.ue.'i Angers Dollard Huot.C Raymond Fortier Ouv Bernard C H Bourgoutn c Marc Anger- C Montréal Maurice Samson C a ¦I -P Oautnler C.A Léon Côté C A Paul-E Trudel CA Lionel Houssin C A G -F Laffrrtv c A Albert C-arnesu C A Jean Lacroix C A Perr Auger C A ¦’ -Pau! Ta.bot C A Roger Rov C A Quête- Rouye YVES PELLETIER AVOCAT Bureau : 60 St-|acquet O.LA.7209 Soir : 4875 Wellington, Verdun WE.2214 Anatole vanler C R Guy Vanter C R VANIER & VANIER AVOCATS n eueet rte Saint-Jaeque» Tél HArbeer CS41 P.-A.GAGNON ù CIE P A Gagnon c a Corn Etable* ip,*** ttei.e Gagnon c » Chartered Accountant* IMMEUCIIS ORS TTt A MWAYg 159 OUEST RUE CRAIG J*1 HA?F 5990 BREVETS D'INVENTIONS ALBERT iQocmup de revers I ST! CATHERINE LU MONTRÉAL Hurhibise & Hurtubise Léon-A.Hurtubise.OPX Gérard Hurtubise C.P.A.Comptables publics licenciés • «0, St-Jaequei O.Montréal Téléphone : HArbour 1553 M*rcel-B.MORENCT, C.G.A, CPA I Lucien VUU.C.G A.C FA, 1 MORENCY & VIAU Comptable* PubUe* Licencié* SpédaJlM • Impôt tur i* Revenu MA.1339 57 St-|aequ«s O.INVENTIONS Protégées en toue pays Demande* le manuel traitant de* Brevets, marques de commerce ste MARION & MARION Fondée en 1892 TOI.Ste-Catherlne ouest.Montréal COMPTABLES Anderson (r Valiquettt Comptables-Vérificateurs J.-Charles Anderson L.I.O Jean Vallouette.C.A L.I O Roméo Carle LB C.CA A Dagenals LS.O.C.A P Clalroux CA 84 Notre-Dame ouest - PL.ï709 LUCIEN-D.VIAU, CA.COMPTABLE AGREE 4643 avenu* Verdun, YOrk 0642 VERDUN CARON & CARON Comptables Agréée — Chartered Aocountajato Bdmond Caron B A LAC OA Henri Carta BA L.L.L.LAC.OA M.ni* St-Jacoues HArtxmr Sffi» MONTREAL 189.rue Alexandre.TROIS-RIVIERES MEDECIN Electricité médicale Rarer,, g Dr Maxime Brisebois L G M C t K C S c °* * '—t* üt Hto'cln* de Pari, Maladies génitales, endocrinienne* urinaires: digestives, circulatoires, respiratoire,.FRontenac D2M n« sherbrooke est OPTOMETRISTES OPTICIENS -ïp*-' 1 *1 i * ¦ ' il Aï b ou r 51 *1 .KXA.AÎEX DE LA VUE AJUSTEMENT DE t ETIRES A.PHANEUF-A.MESSIER OP TOME T RIS T ES -OPT-’ CI E N S 1767 Sl-D.nisl Montréal ASSURANCES dAssvnmce sur is fit ubeoarbe MONTREAL narcisse ducharme, president Cartes d A flaires DACTYLOGRAPHE MEUBLES 44 DU NOUVEAU 44 Assertlmsat complet Underwood Remington Roya.Portatif et Stand ard Machines A Addition ner.Calculateurs Protec-**iirs de Chèque* Pupitres «te etc Canada Dactylographe Enr.Nouvelle adtess* : 44 St-|acqués O HArbour «9*8 R.-T Armand, prop DACTYLOGRAPHE Royal — Remington — Underwood — L C Smith - Cerona Silencieux, régulier et portât)! P r o • recteurs de chèques duplicateur» calculateurs et machines A additionner Vente.servlise.échange, location N MARTINEAU & FILS 101* ru* BLEURV BE.MK Entre l»« rues Vitré et Lacauchetlèi* INSTITUTRICE DEMANDEE ENCADREURS Institutrice préceptrice pour cinq enfant*.Maison privée Salaire et pleine pension.Case poetale 95.Salnt-Euatache.Livres demandés ATTENTION î Achetons livres français; Roman, Lit-tcraturc.Histoire, Dictionnaires, Encyclopédies, etc.AMherst 5794, après 1 heure, HA.1770.Par correspondance, Fernand Boucher, 4669 St-Denis, Montréal.IMMEUBLE Wisintainer & Fils •«»* IOULEVARD RT-L AURKNT t E S ENCADREURS MANUPACTURiERa Mou tare* - Cadre» - Miroir» Réparation, 4e cadre* el miroir* LAnt 22*4 Acheter ches Marcotte.C’est être dan, ta note Du meuble en général C'est l’endroît Idée» A» E.Marcotte 3906, ONTARIO CST prés Orléans CH.9628 REMBOURREURS-MATELASSIERS REMBOUPRCURS-MATILASSIIRS BOYER Limitée Spécialité*, meuble* et mate!** eut commande ainsi au# réparations Rstlmé» gratuite ,ur demand* 1886 Henri-Mien .TU.RL.1112 REPARATIONS ELECTRIQUES Répara lions électriques Service, vente et réparations d» moteurs.générateurs, transformateur*, radios.4.190.PAPINEAU AM 2141 Geo.DAICNEAULT Ltée LAITERIE SEUL MOYEN de ne jomois le mon ouer — 3 le numéro TélépHonca «u servi** 6e Mreg* « tlleir 1361* i il vous donnera l’adreiM d'un drpetittirt 6* vetr* eelelnage.Achats, vtntna.échangea d# tou* genres dt propriété*, par tru le la provint* Ati» % raf^nt d tmuMubte ; ALBINI SAMSON C.P.«27 — Sherbrooke PO Bureau: «.rue King eat APPt I.Tél.I«,7-M.CR.•MI-Z585 Roit, LAITERII ROSEMONT Leiraei* canadlenne-éringelse ¦ PATER AUDE, propriétaire SERRURIER Aves-vout besoin de bons livres?Adresses-vous ou Séirvce de Li-broirie du “DEVOIR”.430 rue No-Ire-Dame (est), Montréal.Ontario Locksmith Shop REPARATIONS GENERALES Spécialité: LIMEUR ET SERRURIER Clef* de toutes aortes faite, t ordre Algutaage: Scies, ciseaux.Couteaux Outils Ressort* de porte.Parapluies Per* électriques Orllle-paln etc.JOS -EMILE BEAUDOIN 1395 ONTARIO EST.MONTREAL REPARATIONS MECANIQUES i LEFEBVRE PRERES Limité* RIPARATIONS MECANIQUES • ET SOUDURE • Téléphone i RL.9011 968-988 de Bullion • Montréal é I LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI Ig SEPTEMBRE 1943 LA VIE SPORTIVE Sème victoire des Toron! ois VictoireduNewarkll.es résultats à la piste Mont-Royal Newark, 18 (A.P.) —- Comptant Les Leafs de Toronto ont enre S ?ua,re fois , da"£ la ^ „ma"che gistré une troisième victoire con-, aPres.c,ue- es de Syracuse Kriitivp sur les Ftovaux de Mont curent Pf** une avance de -trois secutive sur les Hoyaux de Monl- , i)oints dans ,eur moitjé de ,a man.real dans la sérié sem -finak pour j (,he SUppiémenlaire, les Ours de la coupe des Gouverneurs, alors , ont rernporté une excitante qu’ils 1 emportèrent par le score | VIctoire de 9 à § hier, pour s’assu- de 5 a 3.Ce n est qu a la neuvième rer |eur premjer gain en trois par- lère COURSE — 1 mille et 1-18.Bourse $400.Tempe 1.47 4-5.Khortol, Bardales, 6 00, 4.70, 3.65.Pomsee.Richmond, 15.80, 5.70, Sy Greenock.Field.4.10.Ont aussi couru: Polly Girl, Moonmtss, Rare Diamond, Jane Mark.Erins Girl.Mr.Maglnnis, Saille Harlow, High Low Jack.La qutnella rapporte 101.10.2e COURSE — 5 turlonga.Bourse $300.Temps 1.03 1-5.Miss Cold.Feeney.4.75, 2.90, 2.75.Red Duke, Courtney, 3.75, 3.10.Hill High.Bardales, 4.40.Ont aussi couru: Chief of Staff.Flag _______________________________________„ peur de relève Frank Silvani eut I Inchcape umrtx’ Tommy tant trots points.Brack débuta avec | fait compter deux points par un i an simple et avail(;:i au troisième | simple, décida de la victoire en | CODRSE — a furlongs.Bourse $soo.race au sacrifice et à l’erreur de ' défaits de Temps i.v .manche que les Leafs brisèrent l’égalité en enregistrant deux Î(Oints, pour sceller l’issue de la oute.Les Royaux ont pris les devants dès la première manche en comp- lies dans la série semi-fifiale de la Ligue Internationale.Le troisième simple de la partie de Dick Korte, après que le frap- Les résultats dans le circuit des majeures LIGUE INTERNAT ION 4L* HIER: Toronto 5.Montréal 3 — Toronto mène 3-0 dans la série 4 de 7.Newark 9, Syracuse < — Syracuse mené 2-1 dans la série 4 de 7, AUJOURD'HUI Toronto à Montréal.Syracuse à Newark.LIGUE' NATIONALE HIER t New-York 6, Brooklyn 4 Pittsburgh 1, Cincinnati 0 St-Louls 2.Chicago 1.Philadelphie à Boston, remise classement- COMMERCE ET FINANCE Pénurie de main-d’oeuvre dans les abattoirs O P P C St-Louls .44 677 Brooklyn 61 548 Cincinnati 62 544 Pittsburgh 68 521 73 455 Boston 74 439 Philadelphie 70 438 New-York .85 375 etchas.Letchas commit une seconde erreur sur le ‘fielder’s choice” de Bob Ortiz et les buts furent remplis.Macon frappa ensuite un simple au deuxième but pour faire compter Brack.Lorsque Hooks frappa dans un double-jeu, Barn- même temps que de ia défaite de Lynn Nelson qui avait été appelé pour remplacer Jim Konstanty, lorsque les trois premiers joueurs de Newark dans cette manche eurent frappé des simples.Les Ours s’étaient assuré une avance de trois points dans la pre- Falr Exchange, Feeney.11.80.5 00.3.40.Little Demon.Courtney.4.80, 3.20.Thurst Sweep, Dougherty, 4.70.Ont aussi couru: Dissembler, Brave Miss.Gold Javelin, Casino Guy.Hondo.4e COURSE — 1 mille et 1 furlong.Bourse $400.Temps 1.56 2-5.Mine, Courtney, 7.40, 3.30, 2.50.Balt, Feeney.3.20.2 60.Gunnery, Bardales.2.70.Ont aussi couru: Cove Spring.Real Boy, AUJOURD'HUI: Brooklyn à New-York.Philadelphie A Boston, 2 p.Chicago A St-Louls.DEMAIN: Brooklyn A New-York.2 p.Cincinnati A Pittsburgh.2 p Chicago A St-Louls.Philadelphie A Boston.LIGUE AMERICAIN! HIER' Washington 6, New-York 3.Détroit 3, Cleveland 1.Chicago 2, St-Loula 1.CLASSEMENT: La rareté de la main-d’oeuvre est actuellement un fait général: on l’observe un peu dans toutes les spheres de nos activités et elle sac* j)ons proc^dés scientifiques de fu- ricains est venu dernièrement à Ottawa pour voir comment nous nous y prenons pour faire de la poudre d’oeufs qui a conservé tout le goût des oeufs frais.Ils ont discuté ta question avec d’autres investigateurs du ministère fédéral de l’Agriculture et du Bureau national des ic-cherches, et l’un d’eux a déclaré que ‘‘Le Canada fabrique régulièrement un meilleur produit que nous”.Cet investigateur attribue la haute qualité du produit canadien aux centue de jour en jour à mesure que la guerre se continue.Mais, s’il faut des soldats en nombre suffisant pour faire la guerre, il faut aussi des bras à l'arrière-front pour nourrir, vêtir nos forces armées et leur fournir les munitions nécessaires; c'est l’une des conditions essentielles à la bonne conduite de nos opérations militaires.Or, la main-d’oeuvre se fait de brication niais aussi — et surtout — à la qualité supérieure du produit brut — l’oeuf lui-même.‘‘Les fabricants canadiens de poudre d’oeufs”, a-t-il dit, “ont un produit de qualité uniforme pour commencer”.Le moment est venu de planter des pivoines La pivoine est une des fleurs les plus appréciées du jardin, dans toutes les parties du Canada.Elle s'accommode de toutes sortes de conditions de climat, pourvu que le terreau du jardin soit de bonne qualité.Elle ne redoute que les sols pauvres, sablonneux ou ceux qui qui sont exposés à être recouverts d’eau pendant quelque lemps au printemps.La division et la transplantation des pivoines se font de préférence ,T , , , , ,, en septembre; c’est le meilleur mois, I n oeuf de la meilleure Qualité j ruais on ne devrait pas les changer est classé dans la categorie A a Syd-1 de p]ace p]us d’une fois tous les ney, Nouvelle-Ecosse, aussi bien | cinq ans à moins ^-j] n>y ait des qu’à Victoria.Colombie canadienne, i f., •„ .ubiii-u uvu-ic .->c i «il ut,.________, , .raisons spéciales de le faire, dit plus en plus rare dans tous les do-] î^t i! !'» A'i ' e< OI| Isabella Preston, de la division maines.Tout d’abord, sur la ferme, ! produits au Canada lls font mié r,e l’horticulture à la ferme expé- nos cultivateurs doivent aujourd hm i mpillè ire noudre et' ils r innôrlènt rimentale centrale d’Ottawa.Choi-redoubler d’efforts et allonger les | ™eüleure poudre etüs rapportent I.NAS-LAJV J I .llUJlI "jdllclj Hldlo ICO VJlIVSJ la Kimball plaça un double dans le | renj disparaître en comptant un des Royaux., Les Leafs ont ouvert leur pointage à la troisième manche lorsque Gamble cogna un double et avança au troisième sur le roulant de Handley pour ensuite croiser le marbre après que Brack eut at- nier point ayant ete compte par un double de Damon Phillips.Phillips, un frappeur avec une moyenne de .134 pour la saison, donna l'avance aux Chefs par 4-3 dans la 7c, grâce à un coup de circuit frappé contre Joe Page avec un homme sur le sentier et deux au- Lock Nut.Watercure.Lightsome.O P PC La qulnella rapporte 10.10.New-York .50 838 Wcshlgton .62 557 5e COURSE — 1 mille et 70 verges.Cleveland .64 533 Bourse $400.Temps 1.45 3-5.Détroit 65 526 Brutus Folly, Bauer.22,60, 9.80, 4,65.Chicago 69 443 Hunting Home, Dougherty, 4.35.3.70.St-Louls.65 72 474 Kitchener Kid, Pantone, 3.00.Boston .76 449 Ont aussi couru: Maehero.Pop's Advice, Philadelphie .44 91 326 trapé le coup en Pair de Tyack.Ce très retirés, fut dans la manche suivante, soit j .«a nnatrième one les 1 eafs égalé- i I-es ^urs réussirent a frapper le la quatrien e.q ie les i.eus egaie j point égalisant !e score contre Kon- rent le compte alors que deux ^ d j 7 manche, apres joueurs croisèrent le marbre.Davis rempli les buts avec un bom- fut gratifie d un but sur balles et )ne de retjrg Holand Van Har- Letchas et Compton suivirent avec des simples.Ce dernier simple permit à Davis de compter et après que Macon eut attrapé le coup en Pair de Jarlett, Letchas en a profité pour croiser le marbre pour égaliser les chances.i re Cette é-galité dura jusqu’à la ' neuvième manche.Dans cette manche.les Leafs s’assurèrent cepen- J ^.'e tjg rmgton donna de nouveau l’avance aux visiteurs avec un coup de circuit contre Walt Dubiel, dans la 8e manche.Deux hommes étaient retirés dans la 9e manche lorsque les ÜUrs égalisèrent de nouveau le sco-Russ Derby frappa un simple et il compta lorsque Ed Levy, jou-i ant sa dernière partie pour la du- guerre avant de se join- ; Sturdy Willow, Speedy Booger, Phillas B 9e COURSE — 6 furlongs.Bourse $400.Temps 1.15 1-5 High Renown, Courtney.8,00.4.30, 3.70.Centigrade, Pantone, 3.95.3.00.My Mommy, Feeney, 3.65.• Ont aussi couru: Vicereine, Résulter, Chiefs Boy, Soigne.Allons.7e COURSE — 8 furlongs.Bourse $400.1.15 2-5.Mountain Air, Barker.11.10, 5.55 , 2.90.Bright Bobble, Courtney, 4.90.2.75.British Aria, Monroy, 2.75.Ont aussi couru: Beggs, Step Apace, Compton, Bluebell, Miss Verrhères, Kay-deekay.La qulnella rapporte 32.15 Toronto aura un nouveau gardien Les Leafs de Toronto, tout AUJOURD'HUI: Détroit A Cleveland 2 p.St-Louls A Chicago Boston A Philadelphie.DEMAIN: St-Louls A Chicago, 2 p Boston A Philadelphie, 2 p.Détroit A Cleveland.New-York A Washington A Saint-Jérôme Un grand concours hippique aura lieu à Saint-Jérôme cet après-midi, osus les auspices de l’Ecole d’instruction militaiare de cet endroit.L’importance de cette fête sportive est au delà de ce que les organisateurs avaient espéré.Deux juges de concours hippiques des Etats-Unis viendront à Saint-Jérô-! me à cette occasion.Ce sont Jay a v_Fi uiiiuij iL/Lii | ^ j Ynrk l T) "HR dant do la victoire en comptant dre à ^"garde-côte demain, frappa ! comme les autres dubs de la ligue j Lp^dpHartford Conn un* triple^sur la clôture du champ ' Nationale df hockey ont perdu j ^^niré aS sioUs M.C deux points.Compton reçut un but sur balles et le gérant Burleigh Grimes envoya Williams courir à sa place.11 avança au deuxième sur un sacrifice.Zak fut retiré mais Gamble plaça un simple dans le champ centre pour faire compter ce qui devait être le point décisif et Handley cogna ensuite un double d il fut retiré vertir en un r cependant croisé le niabrre avant Les Chefs s assurèrent apparem-1 menter plusieurs combinaisons pour redonner aux Leafs tout le talent que ce club a toujours affiché depuis plusieurs saisons.Une grosse perte pour le Toronto sera certes le départ du gardien qu’il fut retire TORONTO- Zak.a.c.•’ Gamide, or.-4 Handley, ob.a Tyack, c.d.4 Dugas, c.g.4 Davis, 11).3 ab.pts es.r.Letchas, 2b.Crompton, rec.xWilliarns, rec.Jarlett, lane.Totaux 1 2 1 1 0 0 10 1 4 1 4 0 0 1 1 centre._____ ____________________________ re Garden.Au même titre, M.Roberts, qui appartient à l’artillerie américaine, a fait une tournée durant 1 aquelle il s’est arrêté plus particulièrement aux pistes d’Atlanta, de Syracuse, du Michigan et des montagnes Rocheuses.ats de marque se honneurs de cha- uaïui^iioi».___ _______ __ .__ .champion du ski dans laTérieTie quatre de sept.Les Broda a été depuis longtemps un j Len Lehan, pour sa part, présente- ic et âe parties seront jouées ici ' vrai pilier de solidité pour les gars ra deux jeunes chevaux, sir Mi- aujourd’hui et dimanche et la sé- I de la Ville-Reine.Day devra choi- rie se continuera à Syracuse si I sir entre deux jeunes gars de l’On- d’autres parties sont nécessaires.tario pour trouver un successeur ment la victoire dans la 10e avec un ralliement de cinq coups surs contre Phil Page, mais les Ours ne perdirent pas confiance.Les Chefs, vainqueurs des deux ans le champ cirait mais g“ières parties de la série à Sy- ! de buts, Turk Broda, qui doit s’en- i)es concurrents i en tentant de le c01!-j ratmse par 6 à 2 et 4 à 3, détiennent ! rôler dans l’armée canadienne la : disputeront les ho m triple.Gamble avait niajntenant une avance de 3 à 1 semaine prochaine.On sait que ; que épreuve.L’ex-e Le Club Canadien heures de travail pour arriver a | maintenir leurs exploitations.Dans le commerce et l’industrie, la main-d’oeuvre se fait également rare.Or, dans l’unç des industries qui touche de près à l’agriculture et qui, de ce fait, intéresse grandement nos producteurs, le problème de la main-d’oeuvre est devenu sérieux et inquiétant; nous voulons parler de celle qui a pour objet l’abatage des animaux, ainsi que la préparation et la salaison des viandes.En effet, depuis quelque temps, les maisons de salaison de Montréal semblent éprouver de la difficulté à abattre tous les animaux que l’on a à leur offrir, et l’on se demande comment elles feront pour manipuler tous les bestiaux offerts en vente au cours de l’automne.Elles ont l’outillage voulu, mais elles sont à court de main-d’oeuvre expérimentée.Il est déjà arrivé, bien que les arrivages soient encore plutôt restreints, que des animaux, notamment les porcs, aient été retenus dans les enclos plusieurs jours avant d’être abattus.Les difficultés rencontrées récemment dans ce domaine en laissent entrevoir de plus grandes et de plus sérieuses pour l’automne prochain, alors que les arrivages seront beaucoup plus nombreux.Cette situation est nuisible aux producteurs.Les transactions sur le marché sont retardées ou limitées, parce que les acheteurs hésitent à acheter ou, même dans certains cas, s’abstiennent tout simplement de transiger et cela, à cause des retards apportés à abattre leurs animaux.Cet état de choses ralentit l’activité de notre marché et a pour effet de diminuer la concurrence qui, normalement, s’exerce plus d’argent aux aviculteurs.sissez une belle journée pour arra C’est en somme le cultivateur qui en bénéficie.Lorsque ses poules pondent de bons oeufs, le fabricant de poudre peut faire un meilleur produit.Le cultivateur qui nourrit bien ses poules et les soigne bien a droit à une grande part d’éloges pour l’énorme quantité de poudre d’oeufs que nous fournissons à la Grande-Bretagne, quantité qui équivalait à quelque 60 millions de douzaines d’oeufs frais au cours des derniers 18 mois.Etat des récoltes Ottawa.— Le Bureau fédéral de la Statistique publie le dix-septième de la série des 18 rapports télégraphiques sur l’état des cultures dans les Provinces des Prairies.| .Cinquante-huit correspondants, < Il' cher les plantes et prenez des précautions pour ne pas endommager les racines; celles-ci s’enfoncent à plus d’un pied chez les grosses plantes.On coupe les feuilles de la plante avant de commencer à piocher, puis on enlève la terre meuble qui recouvre les racines pour laisser ces dernières exposées à l’air pendant quelques heures.On les lave avec de l’eau pour mieux enlever toute la terre puis on les examine attentivement pour trouver les endroits où on peut les diviser sans les endommager sérieusement.Si la touffe est grosse, on peut la diviser en enfonçant de force une fourche au centre; si elle est petite, on peut la séparer à la main.Chaque éclai ou division doit se composer d'un tubercule avec deux ou trois yeux, mais les éclats composé de plusieurs tubercules portant six ou sept yeux sont préférables pour le jardinier or- acheteurs lorsqu'ils sont anxieux de s’approvisionner.Ainsi depuis trois 35 5 8 27 15 x—Courut pour Crompton à la 9e.MONTREAL a.b.pts c.s.r.a.Brack, c.g.5 1 3 Barnhart.2b.Ortiz, c.d.Macon, c.c.Hooks, 1b.Kimball, 3b.Campanis, a.c.Dews, rec.zBadke .Sherer, la ne.zzBar.kley Totaux.3 3 1 6 10 2 0 1 0 1 0 32 3 8 27 13 La ligue Starr _ ., , .______ c„.- Les clubs Beauharnois et Lachi- Carr-Davidson, bien que Schrin , ne se feront face demain après-mi- t „ nick Irvin arrivera à f,1.*,.enc?Me an?once au cours ” di, au stade municipal de Lachi- Le gerant D ck lrvin armera a l>ete qu>lll ne jouerait pas cet hi-1 nCi dans la premise partie de la Montreal au de .¦ ("est! ver' tna*nat.^ranJf Selke espere ; s^rje fj^ip p0ur championnat chai fi, soit vers Te ^ f ctobre.C est | toujours |U1 faire changer d idee.; de ]a jjg^ starr senior.Cette série une dizaine de jours avant que les, n y aU)ra enC0re plus de Jacks , )rut comme ]es précédentes sera de 0] joueurs du club local commen-j que par ie passé cette saison avec ! trois de cinq en trois dimanches.cent à se rapporter pour 1 entraîne- )e Toronto et de fait, on croit que ; Une seule joute sera au program- I ! ment.Plusieurs membres du^clUD Jack McLean, Jack Hamilton, Jack j me de demain, tandis que des pro- Igoldsky et Jack Forsey seront en-i grammes doubles seront joués les core à l’avant avec les Leafs.Ce i deux autres dimanches, si les deux .u i sont t°us des recrues de l’an der- | clubs sont sur un pied d’égalité très Jack Portland, Marcel Dheere, njer et j] ne faudrait pas oublier j après les 2e et 3e parties.Charlie Phillips, Gordie Drillon etl Ted Kennedy, qui viendra se join-j -—- Glen Harmon, puisque ce dernier i dre à eux.; Disnaritian des “Chantiers s’enrôlera dans la C.A.R.C.la se-1 x la défense, les Leafs ont per- ï " j i i maine prochaine.Drillon et Har-1 du de très bons pivots mais -on , de la JCUnnCSSe mon, principalement, seront une ; compte pouvoir aligner le gros | -— _ lourde perte.Drillon n’a pas tou- Bucko McDonald qui a semblé en I Le journal genevois La Suisse jours répondu à ce qu’on attendait excellente forme l’an dernier.Ey-, annonce que les Chantiers de jeu- 0 ! de l’an dernier ont quitté le Cana- 1 I dien pour se joindre à l’armée ca-0 ! nadienne.Mentionnons enjire au-o i) 0 3 t) ÆSK C ï,”.;.d»™» Toronto .«OJgOüOüJ—5 I compté ° bon nombre de Montreal 300000000—3 ! ”oints el ^-j, fut bien a la hauteur Sommaire — Erreurs: Letchas 2.i de ]a i^p dans les joutes élimina- toires contre le Boston.Barnhart 2.Campanis.Points produits par Macon, Kimball.Tyack, Crompton 2, Jarlett, Handley.2-buts: Kimball, Gamble, Brack et Handley.Sacrifices: Gamble, Barnhart, hooks, Jarlett.Doubles-jeux: Letchas à Zak à Davis; Jarlett à Zak à Davis.l aissés sur les buts: Toronto 7, Montréal 7.Buts sur balles de Jarlett 3; Sherer 2.Reti-1 .rés au bâton, par Jarlett 4; Sherer | ta, de New-York, a remporté une 1.Arbitres: Solodare, Henline et décision de dix rondes hier soir sur chael et Romance qui, lors du ré cent concours hippique d’Alpine Inc., se sont signalés dans la clas- à Turk et le choix sera fait entrej.se des chasseurs poids-lourds et semaines n esi arrive a le jeune Sutherland d’Owen | dans les epreuves.du saut combine, j ouwnv* ™ a n.ayons Sound, et Andy Mario, des St.Mi* j pas pu obtenir la classification de kes de Toronto.* j» La liQUS StOTT certains lots de porcs qui avaient _ A 1 avant, les Leafs tenteront d a- s_____ été vendus le lundi, avant le jeudi | ligner^ le fsmeux trio Scanner- j r]ubs Beauharnois et Lachi- matin de la même semaine.Ces re- tards étaient dus au fait que les porcs n’avaient pas été abattus à temps.En face de pareilles constatations, l’on peut facilement s’imaginer quelle sera la situation dans un mois ou deux, quand il y aura deux fois plus de porcs à manipuler.A moins d'une amélioration, on peut s’attendre à une crise sans précédent si les animaux, surtout les , porcs, ne peuvent pas être abattus ! peu de temps après avoir été livrés sur le marené.Dans de pareilles conditions, il ne faudra pas s’étonner ni trop nous blâmer si nous n’effectuons pas nos recours aussi tôt que nous le voudrions, car nous ne pouvons guère commencer nos remises et la répartition avant d’avoir reçu la classification officielle sur laquel- - , , le est basée le paiement.De plus, poste aux cotes de McDonald et en i présentèrent au gouvernement de ces retards desorganisent notre tout et partout il ne faut pas déses-ivichv que les chantiers risquaient travail de bureau, parce qu’il de pour la plupart des agronomes des ministèrevs fédéral et provinciaux de T Agriculture, en plus d’observateurs particuliers et de céréaiistes spécialement désignés fournissent les renseignements sur lesquels reposent ces rapports.Les données officielles sur les conditions climatiques sont fournies par le Service météorologique du Canada à Toronto.Le temps variable a retardé la moisson au Manitoba et dans certaines régions de la Saskatchewan la semaine dernière, mais les travaux des champs battent leur plein dans les trois Provinces des Prai-ries.La majeures partie du grain a été coupée au Manitoba mais il reste une forte proportion de bat- wynn Morris et le nouveau venu : nesse ont pratiquement cessé d’exis Shewchuck, qui vient des Grands | ter à la suite d'une démarche des Lacs tenteront de se mériter un i autorités allemandes.Celles-ci re- Jake LaMotta gagne aux points Detroit, 19 (P.A.) - Jake LaMot-! j pérer du club qu’alignera le To- de devenir de dangereux centres vienl mai distribué au cours de la j ronton la saison prochaine car il d’agitation.Le chantier no 7,’ semaine; il y a trop à faire à cer- j est à parier qu’il saura bien se Rumilly, en Haute-Savoie, est dé- tains jours et pas assez à d’autres.I _ 1 „ rJ wx r» r» rvi i Inc tvionr»iir.c à la 1 « .__' r.1-.1 Al A \ f.i _ .„ V r- » .1 W 4nii t • C i O fX H P classed parmi les meneurs fin de la saison 1943-44.poids moyen porto- Matinée des Munitions à Mont-Royal Le samedi étant l’unique journée dans les milliers d’employés des sert.Les baraquements ont été j transportés ailleurs.Plus de cinq I cents jeunes gens, habitant le chan-j fier, partirent en congé avant de re-' cevoir l’ordre de se rendre en Allemagne.Les Chantiers de la jeunesse avaient leur origine dans la loi du 30 juillet 1940 qui, tout en démobilisant les jeunes gens incorporés _ , „ .i décision- Tobin.Temps: Ih.55 min.Assis-1 jose Rasora.________ p .____ __ .¦ _______ ______________PB_______ tance 6,000._ ricain de New-York, devant 7,000 j usjnes de guerre peuvent profiter! en juin, les avait astreints à personnes qui avaient payé $18,000 ] p0ur rendre visite à la piste Mont- service de six mois dans des groti-Le hockey ! au stadium Olympia.LaMotta pe-j Royal, la direction a décidé de dé-1 pements de jeunesse.Le stage dans _____ 7 sait 162 livres, 5% de plus que Ba-j dier l’avant-dernier samedi de la ; |es Chantiers de la jeunesse avait saison de courses à ces producteurs i remplacé le service militaire obliga-de munitions.Plusieurs milliers : j0ire.La loi du 18 janvier 1941 Ottawa, 18 (D.N.C.).— M.Hum- ' sora.phrey Mitchell, ministre du Travail,, B j avait battu LaMotta u Wvf,.qUc!ip,aHf naetr,nan^SnLm^nS ! 'a dernière fois qu’ils s’étaient fait posera 'n as ï l^ in i ^ en ïis oefn fbî ü -1 face' est allé au Planch®r '{« »"! «MSirSt'T rrs ne uepen'i n«> ^»np (|n.nipr,.ei a affecte surtout 1 teneur en protéine, en niBtiere «ras i ^ résultera égaleme se en substances "’•^"•'question «1«* pl«* faibles rendements des r 5 'Jii'U.Vrrnl'NÏ mÆ «Sr* plaisir, quelque essentiel qu il soit dans la nourriture.Les gens de la Grande-Bretagne trouvent une nour riture à ta foi* agréable au goût et salubre dans In poudre d’oeufs que leur envoie le Canada.Un groupe d’investigateurs ame- le 10 septembre.Les cultures de maïs et de tournesol aux environ* de Morden progressent bien et ne semblent pas avoir souffert de ta gelée.Lea pâturages sont bons et les labours d'automne sont commencés dans certains districts.Votre succession devra payer des droits.Votre Intérêt, c’est de les réduire le plus possi-blei Nous pouvons vous aviser à cette fin.Apportez-nous votre testament.Nous le reviserons.A titre gracieux.6 SOCIÉTÉ* NATIONALE DE FIDUCIE «I.O.S.-Jsmiu»».MmUrtsI.HA.$2*1 \ Montréal, samedi JLË HEVOI R 18 septembre 1943 r.es Cercles des Jeunes Naturalistes Affiliés à la Société canadienne d'Histoire naturelle et reconnui d'utilité publique par le gouvernement de la province de Québec Adresse : Secrétariat de la S.C.H N., Jardin botanique, 4101 est, rue Sherbrooke, Montréal 643 Samedi, 18 septembre 1943 La vie du Cercle Mont-Sacre'-Coeur (Granby) en 1942-1943 Le Cercle Mont-Sacré-Coeur, C.J.X., est constitué par les scolastiques d'une même classe.La veille de Noël, ses dix-sept membres furent invités à exposer leurs herbiers pour le temps des vacances.Et je vous assure que ce ne fut pas pour nuire le moins du monde à l'atmosphère religieuse des fêtes! Neuf herbiers et une collection d’insectes décoraient d'un bout à l’autre le corridor des classes.Cinq autres herbiers tapissaient complètement les murs et les tableaux de notre classe.L’on y voyait en plus une seconde collection d’insectes.Enfin, les trois derniers herbiers, encadrés comme les autres de décorations de Noël, égayaient avec leurs centaines de plantes d’automne, deux grands pans de murs du réfectoire.Notre professeur avait, en outre, exposé une partie de son herbier dans la salle de récréation.Ces différents herbiers étaient fort bien décorés de drapeaux Ca-t'illon-Sacré-Coeur, de fleurs de lys, dt motifs de Noël et de couleurs attrayantes.De plus, afin d’assurer une note pédagogique à i’etaiage de nos plantes, des inscriptions nd hoc j ressortaient va et là à travers nos feuillages séchés.Telles étaient: “Vocations littéraires, scientifiques, artistiques”, au beau milieu de toute une série de magnifiques dessins au “Slabilo”, d’un confrère du Cercle.Ou encore ce vers d’Albert Lozcau :“Le bon Dieu ferait bien de créer un paradis pour les bons arbres sages”.- Entourée de plantes témoins d’une très active curiosité intellectuelle, et fières du service déjà rendu à l'observation de leur jeune moissonneur, cette expression au “crachis”: “Un enfant apprend en agissant”.Et que d’autres encore: “Pour que le savoir devienne moins livresque”.“Sache que les choses plantées seront aussi moissonnées”.‘M’aime les fleurs de mon pays”, etc.Ee nom de notre Cercle était écrit en lettres gothiques sur un fond en “carchis” esquissant le Mont-Sacré-Coeur, et les lettres C.J.N.étaient à celles-ci: lo, faire une synthèse de toutes nos herborisations; jusqu’ici, en herborisant, nous avions étudié chaque plante en particulier; mais, pour les exposer, nous devions les classer par familles et ainsi en remarquer les caractères généraux; 2o, faire une application de la matière de botanique éiudiée en classe; 3o, nous encourager, par une vue d’ensemble, à poursuivre l’oeuvre commencée.Nous n’aurons jamais trop d’observation.et ne connaîtrons jamais assez notre chère patrie! 4o, nous faire voir les avantages qu’un professeur peut retirer d’un herbier; si un professeur expose son herbier dans sa classe, les élèves ne manqueront certainement pas de s’y intéresse".Alors l’éducateur pourra en profiter pour donner de fort utiles leçons de choses, pour inspirer à ses élèves le goût de la nature, et même pour former un nouveau cercle de Jeunes naturalistes.Il est certain qu’il procurera ainsi à ses élèves de grands profits tant moraux et intellectuels que physiques.Plusieurs appréciations écrites de notre exposition nous sont parvenues de la part de nombreux v‘-siteurs.Tous ont bien aimé notre travail et nous ont félicités.Ils nous ont dit comme ils aimaient la disposition des plantes, leur propreté et le souci de remplir consciencieusement les étiquettes.Tous nous ont aussi encouragés à continuer l’oeuvre entreprise avec tant d’ardeur pour notre formation eî, à notre gré, déjà couronnée de résultats personnels dont nous sommes fiers.Frère ERMfN, S.C., secrétaire.A l'Ecole de l'Eveil La distribution des prix de l'Ecole de l'Eveil, pour l’année 19i2-19i3, aura lieu le samedi, 2,i septembre, à 10 heures précises, dans l’audilo-rium du Jardin Botanique.Lite sera sous la présidence de la révérende .revert formées des gentils fruits rouges 1 Mère Sainte-Sophronie, C.X.D., bi du houx verticillé.I.e tout encadré bliothécaire de l’Institut Pedagogics flamboyantes feuilles d’érable à sucre.De nombreuses poésies ou pages choisies sur la nature, dont les auteurs étaient le R.F.Marie-Victo-rin, Albert Lozcau, Pamphile Le-may, etc., invitaient à un régal intellectuel après le régal des veux.Citons encore une magnifique aquarelle représentant les quatre phase:, de la croissance d’un bourgeon floral (le ponimier.L entouraient les noms des trente et une que.Ce sera en même temps la réunion générale pour l’année qui commence.Il g aura une courte démonstration par les élèves.L'entrée est libre.racines charnues entrelacées, habitées par les mycorhizes.Le Monotrope noircit complètement à la dessiccation.Ce noircissement est dû à une oxydale et à un principe tanni-que jouant le rôle de chomogène.L’oxydase peut être détruite par une courte ébullition ou par divers antiseptiques (acide salicylique, etc.).Dans quelques matières médicales le Monotrope est recommandé contre les maladies nerveuses et les ophthalmias (application externe du jus frais ou conservé).Le Monotrope n’est pas une plante exclusivement américaine; on le retrouve au Japon, en Corée et dans l’Himalaya.C’est une relique tertiaire, mais qui, à l’encontre du plus grand nombre de ces reliques, n’a pas disparu de la côte du Pacifique.Frère MARIE-VICTORIN Ÿ Ÿ Ÿ Q.— Pour clore une discussion, auriez-vous l'extrême obligeance de me renseigner sur ce qu’on appelle vulgairement la “vepse-de-loup”?Est-ce que celle-ci n'est pas tout simplement une vieille pomme de terre transformée par des agents physiques divers?Je parle de la vesse-de-loup que nous trouvons habituellement dans les champs à distance variable des habitations.üu bien est-ce un cham- • pignon véritable, plus précisément un type de la famille des Lycoper-dacées, tel que nous le dit le gros Larousse français?Je vous saurais infiniment gré de me donner les renseignements demandés.(C.B., Cabano, Témiscouata).R.— Vous pouvez être assuré que les lycoperdons sont bien des champignons et non de vieilles pommes de terre pourries.La ressemblance qu'on peut trouver entre ces deux productions végétales est tout à fait superficielle.Il est vrai que certains lycoperdons bruns et bien frais (i.e.à centre blanc) peuvent ressembler un peu à une pomme de terre saine, et que certaines pommes de terres pourries, à l’intérieur pulvérulent, peuvent ressembler à certains lycoperdons mûrs entièrement remplis de la poussière brune des spores.Par ailleurs,^ plusieurs espèces de lycoperdons ne ressemblent nullement à des pommes de terre, par exemple le lycoperdon géant, assez frequent à l’automne, et qui atteint les dimentions d’une citrouille.Jules BRUNEL * * * I * I \i « Q.— S’il vous plaît me dire | peu exercé.vouée quand il le faudra.Rouf le moment, elle reçoit plus qu elle ne donne sous ce rapport.Travailleuse et persévérante.La volonté, sans être très forte.* est suffisante: elle a assez de dé- y, cision et de fermeté.' C’est une nature droite, délicate, sensible et affectueuse.Très jeune encore, la personnalité s’accentuera avec deux ou trois années où elle volera de ses propres j.ailés.» L’humeur est douce, égale: elle ^ est aimable et sympathique.Jacq.— Très délicate d'âme et de corps.L’esprit est ouvert, vif, peu sérieux, mais sensé et juste.Le coeur est sensible et affectueux, elle est très expansive et gentiment bavarde.Elle n'a aucun sens pratique et elle est remarquablement désordre.Un pen égoïste et légèrement susceptible, elle a une humeur très inégale et ses variations doivent souvent dépendre de l’état de sa santé.Facilement lasse et mènie un peu déprimée.Elle a, cependant, de l’optimisme et un courage qui amènent des réactions rapi-des.Un peu nerveuse et irritable: petites vivacités impatientes, jamais d’emportements.Aimablement simple et naturelle, elle n’a aucune vanité.Elle est droite et sincère et elle a un grand besoin d’affection, d’attentions et de confiance.On doit la choyer dans son entourage et elle y compte: les oublis et les négligences lui sont très sensibles, mais elle est gentille pnur tout le monde, elle-même, et s^ j’ai signalé un peu d’égoïsme, c'est plutôt une préoccupation d’elle- ‘ même qui ne l'empêche pas de | s’occuper des autres.Très gentille.' Cigale (lettre bleue).— Un peu i négligente, toujours impulsive, | elle parle et elle agit avec pré- , cipitation, ce qui cause des oublis • et des erreurs.Elle a, cependant, du bon sens et si elle s’applique à acquérir un peu de sens pratique, elle peut s’améliorer.Bon coeur délicat, humeur et activité très variables agissant Tune sur l’autre.Elle a une nature sincère, mais elle est capable de dissimulation et ses secrets, elle les protège même par des mensonges.La volonté est vive, impulsive, autoritaire et indépendante.Beaucoup de loyauté en amitié.Satisfaction de soi et assurance, souvent du sans-gène.Aucune vanité et une simplicité et un naturel qui plaisent peaueoup.Akila.— Pourquoi cette copie?On devrait observer toutes les conditions.L’esprit est clair, simplicateur et juste.La bonté est délicate, on peut se dévouer mais on y est i t 'I 1 « ! I J i I 9 ¦ I i I t a i t » $ i K BOITE AUX QUESTIONS quels sont les deux oiseaux sui vants: lo Grosseur d’une grive, vue d’un peu loin, dans les montagnes; robe noire, bordure supérieure des ailes couleur feu; bec un peu long.2o Derrière ma maison de ville ce matin: comme un gros moineau, , tout noir, bec long, queue de deux i ciicut ica uuma uvo ~.____ x, villégiaturé au lac i plumes longues rapprochées, ne esnèees de nommes cultivées dans] Aoir, nous avons trouve dans les sautille pas mais marche en alter- * r .1 ».JI I hrwc si 'ilontfiitt* l Prèa fle 1 atelier de sculpture des frère» Bourgault et de '/Industrie familiale de* bâtesui-.miniature* Usclere.Chalet» chauffé», pré» de la pla*e — Chambre» avee bain — TennU - Canotas» - Bocax».Rappelei-vou» ceci i Pour un lueculenl repas, une taré» bl« fla d» eematna ou un gnon Jour oroionsé, nous offrons l’Idéal Moyen* de transport faciles : Chemin de fer national canadien Patte» vos rtoenatlona
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.