Le devoir, 28 octobre 1943, jeudi 28 octobre 1943
"Le Canada rrt une nation souveraine et ne peut avec docilité a:cepter de la Grande-Bretagne, ou de; Etats-Unis, ou de qui que ce soit d'autre l'attitude qu'il lui iaut prendre envers le monde.Le premier devoir de loyalisme d’un Canadien n’est pas envers le Commonwealth britannique des nations, mais envers e Canada et son roi, et ceux qui contestent ceci rendent, à mon avis, un mauvais service au Ccmmonwealth.” (ia-x-37) Lord TWEEDSMUIR LE DEVOIR > Montreal, jeudi 28 octobre 194S V-—- , REDACTION CT ADMINISTRATION 430 CST, NOTRC-DAMI MONTREAL TOUS LES SERVICES TELEPHONE i BEIsir 3361* Cirtclnr ; C«»r«ct PEILETIER FAIS CE QUE DOIS RaSsctiiai an chat ; Omar HEROUX SOIRS.DIMANCHES ET FITES AdminiitraliM : SEIalr 3361 Rédactiofl i Blliir 2914 Gérant i Bllair 3361 Les troupes des Etats-Unis débarquent dans l’île de Mono “L’immédiate invasion de l’Europe” Ce que réclame la ^Fédération des Jeunes Travailleurs du Québec** — Un "voeu** qui soulève de graves réflexions et révèle l’existence d’un curieux courant -7- Le danger t que de nouvelles influences veuillent incliner dans un sens étranger aux intérêts \ canadiens la politique extérieure de notre pays — Réaction nécessaire — La crise allemande sur le front et à Tintérieur i ’Canada d’abord” La Fédération des Jeunes Travailleurs du Québec a tenu, à la fin de la semaine dernière, son congrès annuel.Nous aurons peut-être l’occasion d’y revenir.Pour le moment, nous voulons surtout souligner l’un de ses voeux, qui, pour diverses circonstances que nous allons marquer, nous paraît particulièrement significatif.C’est, du reste, celui que, par instinct professionnel, la Gazette a cru devoir mettre à l’affiche.La Fédération des Jeunes Travailleurs a donc réclamé l’immédiate invasion de l’Europe.Comme la Sicile et la Corse, qui sont censées faite partie de l’Europe, comme l’Italie, qui en fait sûrement partie, ont été déjà ou sont actuellement envahies, la formule peut paraître aux observateurs du dehors quelque peu singulière.Mais il faut la mettre dans son cadre, et dès lors tout s’explique.Et beaucoup d’autres choses avec.* * * Cette demande d’invasion immédiate de l’Europe, c’est la suite ou une forme renouvelée de la campagne pour le deuxième front.On criait au deuxième front alors que, comme le faisait remarquer un journaliste des Etats-Unis, on se battait, non seulement, sur deux fronts, mais sur trois ou quatre: aux Indes, aux Philippines, ailleurs encore.Mais le deuxième front, pour ceux qui l’exigeaient avec ensemble et énergie, c’était une attaque sur l’Europe, en direction de l’Est.Rien ne comptait, à part cela.Comme à l’heure actuelle, rien d’autre encore ne compte, pour ce qui concerne l’invasion de l’Europe.* # ¥ Ce mouvement, qui s’affirme en tant de lieux, offre des caractéristiques remarquables.Il est d’abord, du point de vue de la logique élémentaire, d’une complète absurdité.L’invasion par la France ou les Pays-Bas, ou même plus au nord — et c’est évidemment ce dont il s’agit, puisqu’on tient pour nul l’assaut sur l’Italie — est un problème d’une extrême complexité militaire et politique.Il suffit pour s’en rendre compte de songer à ce qui s’est passé à Dieppe, en Afrique du Nord, à ce qui se passe actuellement en Italie.Nulle part jusqu'ici -— c’est évident— les troupes d’invasion ne se sont heurtées à ce qui les attend en France, en Belgique ou dans les autres pays de l’ouest de l’Europe présentement occupés par les Allemands.Cela ne veut pas dire que, du point de vue militaire, l’assaut ne doit pas être donné: mais, le certain, c'est qu'il n’est personne, en dehors de quelques spécialistes particulièrement renseignés, qui aient qualité pour dire où et quand cet assaut devra être lancé.Qu’en peuvent bien savoir, avec tout le respect que nous avons pour eux, les jeunes gens et les jeunes filles qui le réclamaient samedi?Ils le réclamaient cependant, comme l’ont réclamé, en maintes réunions publiques, des milliers de gens qui n en savaient pas plus qu’eux, qui ignorent, comme eux, si, à l’heure actuelle, une tentative d’invasion en France, par exemple, aboutirait à un triomphe ou à un massacre.* * * Les clameurs, on le voit, se font nombreuses et puissantes, et c’est le deuxième aspect, aussi inquiétant que significatif, de la situation.C’est la preuve qu’à l’insu ou non de ces milliers de gens, de ces tout jeunes gens en particulier, il existe une force capable de les mobiliser intellectuellement et moralement, de leur faire poser des actes collectifs capables de conséquences graves, en une matière dont la plupart, si on pouvait les interroger les yeux dans les yeux et un par un, avoueraient qu’ils ne savent à peu près rien.Et c’est un fait d’une inquiétante et douloureuse importance.# * * \ Le troisième point, c’est que ce mouvement, s’il correspond aux intérêts présumés d’un pays étranger, la Russie soviétique, va contre la politique apparente des autres Nations-Unies, et donc du Canada; c’est que ses auteurs et leurs collaborateurs s'efforcenfde peser sur 1* gouvernement canadien au bénéfice d’une tactique qui parait être d’abord celle de la Russie, mais pas du tout, on le peut croire, celle de ses associés.Du point de vue qui nous intéresse aujourd’hui, nous n’avons rien contre la Russie;, nous comprenons qu’elle souhaite, qu’elle s’efforce de provoquer une intervention dont le premier résultat — quoi qu’il advienne par la suite — serait probablement d’affaiblir la résistance à laquelle elle se heurte encore: mais nous croyons, avec lord Tweeds-muir, que le Canada est une nation souveraine qui doit régler sa politique — même militaire — en fonction de ses intérêts supérieurs.Au temps lointain de la Marine Laurier et de la Réciprocité (c’était en 1911), nous nous souvenons qu’un Anglo-Canadien éminent s'était écrié: Nous ne voulons ni d’une marine faite à Londres, ni d'un tarif fait à Washington.Il pourrait n’être pas plus sage, trente ans plus tard, de se laisser imposer une stratégie de fabrication purement soviétique, ni surtout de la réclamer à cor et à cri sans en connaître le moins du monde la valeur.* * * .Le voisinage des Etats-Unis, nos relations avec la Grande-Bretagne créent des possibilités d'influence extérieure sur la politique canadienne.—possibilités dont la réflexion et l’histoire marquent assez l'importance.Au train dont vont les choses, il y a danger que d’autres influences nées non pas du voisinage ou de la communauté du sang et des intérêts, mais d’une idéologie particulière, viennent s’ajouter à celles-là.Nous risquons que, de façon directe ou indirecte, le communisme pèse sur notre politique étrangère, oriente dans le sens que désirent les Soviets l’esprit d’un certain nombre des nôtres.Il faudrait, pour ne point le voir, ne pas regarder autour de soi.Raison nouvelle, raison pressante, de s’en tenir ou de revenir à la solide doctrine nationaliste: Canada d’abord.Et quelle politique devrait plus directement aller au coeur des jeunes?ïs-x-ss Omw HEROUX A Ottawa M.Mitchell .une autre conférence fédérale-provinciale Il s’agit d’examiner les questions de législation ouvrière La juridiction des provinces sera-t-elle respectée?— M.Vanier à Alger et M.Dupuy à Londres — Des secours aux prisonniers français française au ministère (lu Travail et il ne semble pas y avoir non plus à Québec, dans le gouvernement actuel.d’hommes capables de s’oppo- (por Léopold Richer) Ottawa, 28-X-43 — Le ministre du Travail, M.Humphrey Mitchell, a invité les premiers ministres provinciaux à assister ou à se faire représenter à une conférence fédéra-le-provinciale qui aura lieu le 8 no veml-.I’ ' problèmes afférant à la juridiction fédérale et provinciale en matière de politique ou de législation ouvrière.Il est question d’une telle conférence depuis assez longtemps, Bien qu’en vertu de la loi des mesures de guerre le gouvernement fédéral se soit arrogé entière et pleine juridiction sur toute la vie nationale et qu’il puisse réglementer Us conditions de travail sans se préoccuper des provinces, il considère nécessaire la coopération des gouvernements provinciaux pour assurer le succès de sa propre politique.C'est là le but premier de la prochaine conférence fédérale-piovituiale.Le gouvernement fédéral poursuit, la chose est évidente, d’autres buts.Inutile de revenir sur les tendances lenlK.lisatriccs qui se manifestent un peu dans tous les ministères fédéraux.Elles sont trop manifestes pour qu’il soit nécessaire de les exposer de nouveau et dans tous les détails.Il y a, au mi-nislért du Travail, des fonctionnaires qui entrevoient le jour où la lé- ser aux visées centralisatrices et de se frayer une voie claire dans le maquis des mesures de guerre.Les gens de Québec devraient tout au rovinciate qui aura neu leo no-, ^s faire en sorte que les légis- lat'ons passées à la faveur de In guerre prennent fin avec le conflit.Code, allocations familiales, inflation On dit que la conférence fédérale-provinciale du 8 novembre s'occupera tout partiruiièrement du code ouvrier qui doit gouverner les relations des patrons et /les ouvriers d’ici la fin des hostilifés.Ce code serait appelé, dans l'esprit des fonctionnaires et des ministres fédéraux, à remplacer le projet d’allocations familiales mis de l’avant il y a quelques mois.On vise principalement à combattre l’inflation.On craint qu'en accédant aux demandes d’augmentations de salaires, on n’ouvre les portes à une situation qui n’aurait pas de fin.De même, en accordant des allocations familiales, on ferait un peu d’inflation, mais des fonctionnaires seraient d’avis que c'est encore la meilleure façon de résoudre le problème.Le gouvernement n’en aurait pas moins abandonné l’idée des allocations, pour se replier sur un code ouvrier LfBctuaHté gislation ouvrie r^ relèvera ^exclusi- i (|onj 0T) n(, si)pas grand'chose à .l’heure actuelle.Il y a là des con veinent de l'autorité fédérale.Ils y travaillent.Ils profilent de l’état de guerre pour a 'croître les pouvoirs du gouvernement central.Il serait imprudent de ne pas ouvrir les yeux.Le danger est purtirulière-ment grave, car il n’y a pas de fonctionnaires supérieurs de langue sidérations politiques qui se greffent sur des questions sociales.La conférence du 8 sera Importante, comme le sont toutes les rencontres officielles des autorités< fé- (suite à la dernière page) Madeleine (p*r Michelle Le Normand) — "J’ai eu une belle visite: le docteur Lesage.Mais il a trouvé ma pression bien haute: j’avaie 200.Je lui ai dit: Vous savez bien que c’est la surprise, et que c'est parce que je sms trop contente de vous voir!’’ Elle m’écrivait cela il g a quatre semaines, parce que j’étais moi même malade, et incapable d'aller la voir.Je lui répondis, lui racontant mes misères, pour lui faire oublier les siennes.D’habitude, elle me prodiguait ses lettres.Je n’en reçus pas dautre, et je me dis: elle doit être plus mal.Lundi dernier, la religieuse m’appela.Comme j'élais une des rares amies qui la visitaient encore, on voulait me prévenir.Elle venait-d’être administrée.Elle baissait.Il ne restait plus qu’à prier pour elle.Jeudi, j’allai vers deux heures et demie faire pour elle un chemin de croix.Elle est morte à trois heures.Je l'appris le lendemain.Elle est morte sans que l'on pleurât autour d'elle, seule, sans parents.Ils sont lous partis avant elle, ou les circonstance! les ont éloignés.Elle ne pouvait plus, depuis des années, donner grand chose à personne.Elle n’était plus riche.Elle était paralysée.Mais sa mémoire et son esprit restaient remarquables.Au moment où, lui faisant ma visite hebdomadaire, je me résignais à un peu m'ennuyer, soudain, elle se mettait avec pittoresque à me raconter des aventures amusantes, ou ces reunions chaleureuses des gens du "bas du fleuve" organisées par le cher docteur Gauvreau, et qui n’étaient pas de petites affaires .Elle nie.faisait rire aux larmes.Certains jours, elle était souffrante et un peu triste, et elle disait: "Mais qu est-ce que te bon Dieu pense de ne pas venir me chercher?" A d’autres, cependant, elle me répétait: "C’est incroyable, mais j’aime encore la vie, je l’aime même si j'ai tout perdu, et ai survécu à ceux que j’aimais.” Elle ne sortait plus d’une chambre.Elle ne possédait plus rien.Elle ne vouait qu'un peu de ciel, et te vol rapide des oiseaux entre les (suite à la dernière page) Bloc - notes (par Loiiit Rebillard) Métier de reine La princesse Elisabeth d’Angle-terre se prépare à son métier de reine.Le mineur héritier d'un trône ne peut disposer de ses loisirs comme ses petits compatriotes de son âge.Il est déjà astreint à des devoirs d’Etat et ses jeux sont dérangés par un lent apprentissage du gouvernement de son peuple.Moins que toute autre, celle qui sera éventuellement appelée à ceindre la couronne britannique ne peut échapper à ces hautes obligations; ne doi*»on pas la préparer à recueillir le sceptre du plus grand empire du monde, composé de plusieurs royaumes dont celui du Canada.La fille aînée de notre Roi atteindra ses dix-huit ans en avril prochain; ce sera la date de sa majorité en qualité d'héritière présomptive.Les souverains sont majeurs à 18 ans; la reine Victoria fut couronnée à cet âge.Toutefois, il se présente une anomalie dans la loi anglaise dite de la Régence, que George VI a voulu corriger par un amendement adopté ces semaines dernières an Parlement de Westminster et dont le courrier de Londres nous apporte l’écho.La princesse Elisabeth qui pourrait succéder automatiquement à son père, à l’âge de dix-huit ans, au cas de vacance du trône, et cela avec les pleins pouvoirs de la royauté, ne peut remplir les fonctions de conseillère d’Etat du Roi avant ses vingt et un ans.Ce Conseil est composé de cinq personnes qu’une loi de 1937 désigne pour exercer une partie des fonctions royales pendant la maladie du Roi ou son absence dü royaume.Le cas s’est présenté récemment lors du voyage de Sa Majesté en Afrique-Nord.Dans ce Conseil, la Reine consort occupe la première place; viennent ensuite les membres de da famille royale selon leur ordre de succession à la couronne à condition* aient atteint leur vingt et unième année.Il s’ensuit donc que la princesse Elisabeth successible à la couronne de son père dès l’année prochaine, et sans régence, ne pouvait remplir l’office de conseillère d’Etat avant le mois d’avril 1948.C’est cette singularité que le Roi a tenu à rectifier en demandant l'autorisation de faire admettre la princesse héritière dans le Conseil royal dès le mois d’avril prochain, lorsque le Roi sera appelé à s’absenter du Royaume-Uni.Leurs Majestés veulent — et Elles ont formulé ce désir exprès dans un message au Parlement -— que leur fille aînée acquière la plus grande expérience possible dans 1 les affaires du royaume en prévision de la souveraineté qui lui sera dévolue.On anticipe que les nécessités de l’heure et les besoins de l’Empire appelleront George VI en dehors de l’Angleterre plus souvent que ses prédécesseurs, de sorte que la (suite A la dernière page) Offensive dans le nord des îles Salomon — Les tactiques en usage au milieu des fies du Pacifique — Comment les Russes remplaceraient les chars d'assaut par l'artillerie—Front de 150 milles dans le sud de l’Ukraine—Le moral des civils allemands j(je carnet du grincheux Un columnist des Etats-Unis, John Kieran, prétend avoir entendu Einstein dire qu’il ne comprend rien au baseball "parce que le jeu est trop compliqué".Nouvelle preuve de sa théorie; tout est relatif.?Il faut pourtant reconnaître que si Einstein ne comprend pas le baseball, beaucoup de gens des ^Etats-Unis par contre n'entendent pas grand'chose à la théorie de la relativité.C’est, comme qui dirait, donnant donnant, ou encore equipollent.?John Kieran se demande, sans rire, si Einstein est de force à préparer tout seul sa feuille d’impôt sur le revenu.* * * Le Cancanada est très heureux de ce qu'un Canadien français aussi ^ authentique que Pierre tazareff soit l'interprète radiophonique du Canada français aux oreilles du reste du monde.Un nationalisme de pareille inspiration n'est certes pas outrancier.• * « Le Cancanada se réjouit de ce que les émission lazareffiennes "commencent par quelques BARRIS d’O Canada.” C’est ce qui peut s'appeler avoir barre sur l’hymne national.Un peu de mesures ne ferait tout de même pas de mal en l'occurrence.* ?* Ce pauvre Cancanada est par ailleurs touché dans les manuels scoliires.Désir de s’instruire?Il finira par apprendre quelque chose.?* * Il lui faudrait offrir un manuel sur l’art du vol plané en "petit hydravion.” le Grincheux 38-X-43 La seule nouvelle de quelque importance aujourd'hui est l'annonce d'un débarquement des troupes étatsuniennes sur l'île de Mono dans l'archipel de Salomon.C'est la radio de Tokyo qui nous transmet la nouvelle en précisant que le débarquement s'est effectué mercredi matin.Les Japonais prétendent que ieur aviation navale a attaqué le convoi allié et qu'elle a réussi à couler un vaisseau de guerre et à en avarier un autre.Les bulletins alliés confirmeront vraisemblablement la nouvelle dès que les troupes étatsuniennes auront solidement pris pied sur l'île.Cette opération dans le nord de l'archipel de Salomon était à prévoir depuis que les Etatsuniens avaient terminé l'occupation du groupe d'iles de la Nouvelle-Georgie, depuis surtout que l'aviation alliée avait entrepris la destruction systématique des aérodromes du nord de l'archipel.L'île inconnue de Mono est voisine de celle de Shortkmd qui se trouve elle-même à l'extrémité sud de la grande île de Bougainville.Rappelons que pour se reconnaître à travers les myriades d'îles de la Mélanésie on a subdivisé les archipels en groupes d'îles et qu'il ne reste plus aux Japonais dans l'archipel de Salomon que le groupe du nord: les Etatsuniens leur ont enlevé celui du sud où se trouve Guadalcanal il y a déjà assez longtemps et ceux du centre, — Nouvelle-Géorgie et Sainte-Isabelle, — au cours de ces derniers mois.En débarquant sur l'ile de Mono, les Etatsuniens ont suivi la même tactique qui leur a déjà servi dans les îles Salomon dans les Aléoutiennes.Elle consiste à s'installer dans une île qui n'est pas défendue pour déborder la position principale, couper ses communication et forcer l'évacuation de la garnison japonaise qui se voit en quelque sorte assiégée par mer et par air.C'est ainsi que l'on a réussi à reprendre l'île de ' Kiska dans le Pacifique-nord et celle de Kolombdngoro j da ns le Pacifique-sud sans avoir à donner l'assaut aux positions ennemies.Il y a longtemps que les chefs militaires des Etats-Unis se défendent de vouloir reconquérir le vaste empire ravi par les Japonais au cours des premiers mois de leur agression île par île.Ils ont prétendu qu'il y avait des moyens moins coûteux et plus expéditifs de reprendre le terrain perdu et laissé entendre que des attaques contre des points stratégiques choisis avec soin pourraient entraîner la dislocation rapide de cet empire encore mal établi.Ces grandes expéditions comme celle que l'on prévoit contre Rabaul au nord des îles Salomon ne sont pas encore venues, mais orr a trouvé le moyen d'abréger les préliminaires en dépassant et en isolant ainsi successivement les divers avant-postes établis par les Japonais pour couvrir Rabaul.L'aviation alliée avait préparé ce dernier coup en détruisant quelque 400 avions japonais dans la région de Bougainville et quelque 525 autres avions dans la région même de Rabaul en ces dernières semaines.Après avoir essuyé ces durs coups dont elle ne pourra se remettre d'ici quelque temps, l'aviation japonaise ne sera guère en mesure de soutenir la garnison de Bougainville dont on a évalué les effectifs à 40,000 hommes.On prévoit d'ailleurs à Washington d'autres offensives contre les Japonais dons le Pacifique central d'ici quelques mois.La flotte du Pacifique et les autres forces étatsuniennes établies à Hawaii auront à attaquer les avant-postes établis dans les îlots de la Micronésie pour se rapprocher de l'archipel japonais.On admet que la lutte sera longue et difficile et on envisage de violents engagements aériens entre les escadrilles japonaises opérant de bases terrestres et les formations lancées par les porte-avions etatsuniens.On ne croit pas que la flotte japonaise s'aventure à livrer bataille dans cette région.Le commandant de la flotte du Pacifique, l'amiral Chester-W.Nimitz, a évoqué hier à l'occasion de la fête de la marine le jour où l'on pourra pilonner les villes japonaises comme on pilonne les villes allemandes en Europe.EN ITALIE ET DANS LES BALKANS de la reprise de Cas par les Allemands.Les dépêches turques ajoutent par contre que quatre contre-torpilleurs anglais ont bombardé Cos dans la nuit du 17 au 18 octobre et que l'aviation alliée ne cesse de pilonner l'île.Les partisans communistes réclament toujours des succès dans diverses régions de la Yougoslavie, mais il semble bien qu'il s'agit plutôt de hardis coups de main que de batailles rangées.Le gouvernement yougoslave en exil au Caire vient d'accuser les Allemands d'avoir massacré des milliers de civils, hommes, femmes et enfants, et saccagé des villages pour semer la terreur et briser la résistance du général Mihaïlovitch et de ses partisans.EN RUSSIE Citation d actualité "Les roi* m« prédécesseur* te-I naient à déshonneur de savoir eom-I bien veleit un écu et moi je voudrais savoir ce que vaut un Hard." HENRI IV, roi 4e Franee Le bulletin officiel d'aujourd'hui annonce de nouveaux gains sur le front italien, mais les troupes anglo-américaines n'ont pas encore atteint les positions principales de la nouvelle ligne de défense allemande.La 8e armée s'est emparée de Torella del Sonnio, de Cas-telmauro et de Mafaldo, mais elle n'a franchi la rivière Trigno que près de son embouchure: Mafalda, à 9 milles à l'intérieur, se trouve à 2 milles au sud de la rivière.La 5e armée a enfoncé un saillant profond dans les lignes allemandes au nord-ouest de Ravit-canina dans la vallée de la Volturno et pris Riardo.En somme, on se bat pour la possession des avant-postes de la ligne de défense allemande.L'aviation alliée a commencé à faire la chasse des navires allemands dans l'Adriatique.Les Allemands utilisent en effet des navires italiens et des équipages italiens surveillés par des gardes allemands pour transporter les troupes et le matériel dans le sud'de l'Italie et sur la côte de Dalmatie.L'aviation alliée a encore attaqué des aérodromes dans le Dodécanèse et dans d'autres îles grecques.La situation dans le Dodécanèse est plus obscure que jamais.La radio de Paris a prétendu qua les Allemands avaient repris les îles de Leros et de Samos aux Anglais, mais le haut commandement allemand rapporte une attaque de l'aviation allemande contre Leros.Si l'on en croit les Turcs, les Anglais et les Grecs auraient perdu de 1,500 à 2,200 hommes lors Les Allemands continuent à combattre désespérément pour éviter des encerclements désastreux dans la boucle du Dniéper et aux abords de la Crimée.Le bulletin du haut commandement allemand se contente de parler d'une lutte offensive acharnée dans le sud de l'Ukraine.Le bulletin de Moscou dit que les Allemands bottent lentement en retraite sur toute l'étendue d'un front de 150 milles et qu'ils jettent dans la mêlée des unités amenées en hâte d'Italie, de France et d'Allemagne.Les avant-gardes soviétiques ont atteint Novo-Alexondrovka à 48 milles à l'ouest de Mélitopol dans le sud et Krintchki à 27 milles à l'ouest de Dniépropétravsk à l'extrémité nord du front actif.On attend toujours la chute du centre minier de Krivoï-Rog qui permettrait à l'armée du nord de se rabattre vers le sud pour parachever l'encerclement des divisions allemandes qui se trouveraient encore dans la boucle du Dniéper.Une colonne a dépassé Akimovka, à 14 milles au sud de Mélitopol, et se rapproche de la ligne de chemin de fer Pérékop-Khersan, la dernière ligne qui reste aux Allemands pour communiquer avec la Crimée.Deux autres colonnes convergent vers Nikopol et ses gisements de manganèse.Un correspondant espagnol attribue les succès des Russes en bonne partie à leur utilisation massive de l'artillerie.Il y a longtemps que l'on sait que les Russes attachent une importance toute particulière à l'artillerie, mais ce correspondant affirme que les Russes ont trouvé le moyen de se servir de l'artillerie au lieu des chars d'assaut comme arme offensive et qu'ils jettent dans la bataille des divisions entières d'artillerie.Il dément les dépêches venues d'Allemagne disant que l'on ne trouve guère de matériel anglais et américain sur le front russe.Il conclut sa dépêche en affirmant sur la foi d'informafions autorisées que les Allemands ne négligeront rien pour rétablir leur position sur le Dniéper et qu'ils possèdent les réserves nécessaires pour redresser la situation.LE FRONT INTERIEUR ALLEMAND La situation serait tout aussi critique sur le front intérieur allemand que sur le front du sud de l'Ukraine, si l'on en croit diverses informations qui nous parviennent ce matin.La "Gazette" de Lausanne publie une dépêche où l'on affirme que le moral de la population allemande est très bas à la suite des revers continus depuis El-Alameïn et Stalingrad, que les bulletins officiels n'intéressent plus personne, que les bombardements aériens des villes allemandes ont semé le découragement.Des prisonniers de guerre anglais et canadiens qui viennent de sortir d'Allemagne à la suite d'un échange corroborent ce témoignage.D'autres dépêches parlent de mesures prises par les autorités militaires pour empêcher les soldats en congé de partager ce pessimisme et de le répandre autour d'eux à leur retour.Une information particulière à l'agence "Reuters" va jusqu'à dire que l'on peut s'attendre à de grands changements en Allemagne d'ici quinze jours à la suite d'entretiens qui se poursuivraient actuellement à Munich.Est-ce que la résistance allemande s'effondrerait au bout de quatre ans et quelques mois comme en 1918?Est-ce que ce serait encore l'arrière qui donnerait le signal de la débâcle?Il ne faudrait évidemment pas accorder trop d'importance aux impressions personnelles et subjectives de quelques correspondants et prisonniers libérés.L'Allemagne traverse actuellement une crise, c'est certain.Il faut cependant attendre pour voir si elle ne réussira pas à la surmonter et à soutenir ensuite contre les armées alliées une lutte obstinée.Tous les observateurs militaires s'accordent à dire que le moral des troupes allemandes demeure excellent, que la retraite de l'été dernier jusqu'au Dniéper constitue un chef-d'œuvre militaire, qu'il n'est pas impossible que les armées allemandes du sud réussissent encore à se tirer de la situation dangereuse où elles se trouvent.Le régime fasciste en Italie s'est écroulé tout d'un coup, mais la désaffection se manifestait depuis longtemps dans les rangs de l'armée qui combattait visiblement sans enthousiasme.Est-ce que le régime noziste en Allemagne aurait perdu toute emprise sur la population sans que l'armée en ressentît le contre-coup?— Pierre VIGEANT.28-X-43 Contrat australien assumé par le Canada OTTAWA, 28.(C P.) — D'après un arrêté ministériel, le gouvernement canadien se donne l'autorisation d'as*u«"er des contrats de guerre de $10 million», placés au Canada par le gouvernement de I'Australlfc par l'intermédiaire du ministère des Munitions.Cett* substitution a pour but de faciliter le travail d'enti*» aide entre les pays britannigjies et* alliée C$2B LE DEVOIR, MONTREAL.JEUDI Z8 OCTOBRE 1943 VOLUME XXXIV — No 24§ Angleterre des femmes anglaises.Le nombre en est de plusieurs milliers.— On mande d'Ottawa que le Nouvelles de guerre Divertissement des soldats cana> | juge C.-F.McTague, ancien prési- — , r r —, dent du comité de dépréciation sur diens en zone mediterraneenne I un sous-comité de la Chambre des communes que la compagnie A/u-ntinum, qui met en valeur les aménagements électriques de Shipshaw, gardera une certaine valeur après la guerre, et qu’il n'est pas à recommander que les dépenses au montant de $(52,5üÛ,UtW), ' bénéficient d’une dépréciation anticipée pour fins de taxation.— Le Service sélectif national et la police fédérale viennent de conclure une entente en vertu de laquelle la loi de la conscription sera appliquée avec plus de rigueur.Il s’agit des hommes qui ne Séances de cinéma tous les soirs, sauf le dimanche — Salles de lecture et d'auditions radiophoniques — La priorité des industries et des emplois — La main-d'oeuvre des catégories A et B gelée à son poste — Retour de bûcherons canadiens d'Ecosse — Subsides ou lieu de bonis Ottawa, 28.— D’après des rapports reçus de la zone méditerranéenne de guerre par le directeur des Services auxiliaires de l’Armée canadienne, on fait tout ce qu’on peut pour fournir aux troupes de cette région le plus de divertissements possible.Des séances de cinéma qui ont lieu tous les soirs excepté le dimanch, ont réunion jusqu’à 5,000 hommes à une seule représentation.Des parties de balle organisées avec les forces américaines constituaient aussi des attractions très appréciées.Des salles de lecture et des bibliothèques ont été organisées sous la direction des Services auxiliaires.Les livres de lecture sont en grande demande d’après ces rapports, partculièrement les magazines.L’officier des Relations extérieures en Sicile a aidé à l’organisation d’un journal intitulé “Red Flash” d’après les couleurs de la dvision.Il va sans dire que les hommes ont soif de nouvelles du monde extérieur et on a satisfait à leurs désirs en leur procurant des appareils de radio.Pour combattre la chaleur intense, on acheta de grandes quantités de citrons et d’oranges locales afin de fournir des breuvages rafraîchissants aux soldats.La gomme à mâcher et les bonbons sont en grande démanché chez les blesses parce qu’ils leur rafraîchissent la bouche et leur apportent quelque réconfort.A cause de la chaleur, le chocolat n’est pas aussi populaire.Durant les période d’action, les l»mmes aiment à boire du thé avec du lait et du sucre.Des orchestres italiens jouent fréquemment pour les soldats.Un officier des Services auxiliaires rapporte qu’il peut retenir les services d’un orchestre italien chaque soir moyennant quelques dollars.huit boîtes de boeuf, une boite de biscuits et des cig&rettes.Il regrette de ne pouvoir disposer de chassures à échanger car elles constituent un moyen, d échangé des plus recherchés par les Italiens.Priorité des industries et emplois M.Paul Provost loue le régime Duplessis Major d'aviation sements consacrés aux fonctions suivantes: communication, tr*ans- [ » -—.T z&iïnsz 2S 5ÏÏSS.1S» «“j ! n™, yofe— lhIaSlp?o'ÆuoTdé «fd«ete “ '°“rs d'“* ra' contenue (lans i’art.n re- nement federal qui pourrait passer fativcment aux ]ois scoiaires, il y a une loi remédiatrice — qui ne remédierait à rien.Quant au français, le seul article 133 qui dit que dans la Législature de Québec et le parlement fédéral, l’usage des deux langues serait fa-eultalif, et que pour l’impression des documents les deux langues sont de droit.Pour les autres provinces, rien.La loi du Manitoba f.e conférencier parte des premières législations scolaires sous la Confédération, dans le Québec cl au Nouveau-Brunswick, de la cession des territoires de l’ouest au Canada.Le parlement canadien vota l’Acte du Manitoba, avant même la cession du territoire.Quant à l’instruction publique, on copia Christ pour éclaifer tous les êtres , a.vec ,!ne petite modification Par-humains et tous les peuples, a la pre- 93 qui devint l’article 22.On mière responsabilité et l’autorité su-l ajouta les mots: or practice — prème en matière d’éducation.11 va I “droit ou privilège conféré, lors de de soi que l’explosion du protestantisme au XVle siècle a apporté une perturbation singulière dans celte question comme du reste dans les questions d’ordre dogmatique et moral et d’ordre social.Mais le plus perturbant des facteurs en matière d’éducation, c’est précisément cet état d’esprit qui s'est développé surtout au XlXe siècle chez un grand nombre de catholiques, que le rôle de l’Eglise ne consiste qu'à enseigner les matières de foi et de morale.Rigoureusement, c’est vrai.Mais pour pouvoir enseigner la foi et la inorale avec autorité et efficacité, l’Eglise a le droit et le devoir de l’union, par la loi ou par la coutume.” Pour le français on inséra l’article 23 qui est la copie de l'article 133.Avant même l'adoption de ces lois le gouvernement d’Ottawa envoya un arpenteur, un nommé Dennis, qui commença à tirer des lignes.LPs Métis murmuraient, et Mgr Taché avertit le gouvernement d’Ottawa de prendre garde, mais dans notre constitution l’article 90 qui donne au gouvernement fédéral le droit de désavouer toute loi provinciale si cette loi constitue un empiétement sur la juridiction fédérale.On a demandé au gouvernement d’Ottawa de désavouer la loi des ecoles du Nouveau-Brunswick, il a refusé — je ne dis pas qu’il a eu tort, je constate le fait.Dès que la loi abolissant les écoles séparées du Manitoba fut votée par la législature, le chef du parti libéral fédéral, Edward Blake, proposa une résolution dans ce sens.M.Bourassa dit que le gouvernement fédéral ne devait pas désavouer la loi parce que cela aurait soulevé les passions religieuses; il cite là-dessus l’avis de M.Prendergast qui lui disait en 1896, que le gouvernement fédéral avait, de 1870 à 1890, désavoué 25 lois du Manitoba, notamment pour protéger le monopole du Pacifique Canadien contre les tentatives de la province de s’affranchir; si on avait désavoué la loi des écoles cela aurait décuplé la haine contre les Canadiens français catholiques et on n’aurait rien réglé.Mais à ce moment-là M.Bourassa désapprouvait te gouvernement de ne pas désapprouver la loi.Devant les tribunaux surveiller tout renseignement.Les peur et câbla à Mgr Taché à Rome Cartier lui dit d’être bien tranquille.Mgr Taché partit pour Borne, pour restait un autre remède: en ap le concile du Vatican, et la révolte Rc,er aiIX tribunaux.La Cour su-éelala au Manitoba; on forma un fTeme 'lècida que la loi était ultra gouvernement provisoire avec R ici.| Vlr?s> mais le Conseil privé cassa f.e gouvernement fédéral prit ! ce^e eiî 1892 et conclut pires ennemis de l’Eglise, de l’ordre catholique et de la famille chrétienne n’ont pas été les sectaires qui se sont attaqués furieusement à la foi catholique, niais ces hommes, dont plusieurs de bonne foi, qui se sont appliqués à partager le domaine «le renseignement en compartiments étanches, laissant à l’Eglise le soin d’enseigner le catéchisme, mais réclamant qui pour l'Etat, qui pour le pour Ini demander de s'en venir.Mgr Taché aimait bien à consulter Mgr Bourget, Notez bien cela, ça peut servir pour bien.d’autres périodes de notre histoire.Mgr Taché va trouver Mgr Bourget, qui lui dit: “Ecoutez, Monseigneur, vous êtes ici pour exercer votre devoir d’état, vous avez prévenu les ministres de ce qui les attendait.Pourquoi prendriez-vous la responsabilité maintenant de vous faire corps enseignant, qui pour la société civile généralement, le droit exclu- , .sif d’enseigner toutes les autres ma-|1 insl™ment du pouvoir politique Gères.jrt civil?’ Si ou n’avait jamais ou- Pour peu qu’on y pense, avec un klié cela! peu d’expérience, un peu de connaissance de l’histoire, un peu de connaissance du coeur humain et de l’intelligence, ne voit-on pas le danger qui résulte du fait que l’on élimine de toutes les matières enseignées la notion de Dieu, les notions de foi, de morale, enfin tout l’ordre surnaturel?Qu’il s’agisse d’histoire naturelle, de géographie ou d’histoire, rien n’est plus dangereux que de laire abstraction de l’idée de Dieu, de l’action divine, du surnaturel dans l’enseignement ordinaire.A plus forte raison chez les protestants.Et pour ne pas reste dans le domaine vague, dans notre pa>s .où.dès après la conquête a commencé l’affluence de protestants de différentes sectes.M.Bourassa parle de (’Institution Royale, la première tentative pour rendre les Canadiens français anglais et protestants.Il signale que, tandis que l’enseignement dans le Bas-Canada a été organisé en somme sur le modèle britannique, dans le Haut-Canada l’enseignemeni a été organisé sur le modèle de la Prusse.L école dons notre constitution que la loi était intra vires.On a tdors adressé au gouvernement d’Ottawa l’appel prévu à l’article 22 de la loi du Manitoba, qui est copié sur l’art.93 de la constitution canadienne.Le gouvernement soumit la question à la Cour suprême qui décida que puisque la loi était valide, d’après le Conseil privé, il n’y avait pas de droit d’appel au gouvernement.(.elle fois encore l’affaire fut soumise au Conseil privé.Lord Hers-chell rendit l’arrêt du tribunal en 1895 et décida au contraire de la Cour suprême que l’appel était bien fondé, niais que le tribunal n’avait lias a dire ce qu’il fallait faire; qu’il ne s’agissait pas de rétablir les lois Mgr Taché aimait bien ses gens et es) revenu.En passant par Lon- pa5 ut.reiaDlir Ie dus et p.u Ottawa, on lui a fait abrogées, puisque les lois de 1890 beaucoup de promesses,, et en arrivant au Manitoba il dit à ses Métis: “Soumettez-vous, vous allez tout avoir”.Plus tard, les vieux Métis frisaient à Mgr Taché: “Père, tu nous as trompés’’.Mgr Taché s’était porté caution des politiciens qui .c'’ cl e uu lc cnagnn l,e sa déroulés pendant ces débats judi- sont conformes aux besoins de la majorité des habitants de la province; mais qu’on pourrait complète! ce système par des dispositions propres a faire cesser les griffs sur lesquels l’appel est fondé.Après avoir fait une revue des vie.La Législature du Manitoba or- , .débats judi- I c iaires, M.Bourassa arrive à la .,.* i phase suivante de la question- gamsa un système d instruction pu- -—-, 1 .blique.La population était à peu près également divisée entre catholiques et protestants.La Législature organisa un système analogue à celui du Québec.L'idée était belle, il y avait deux comités comme ici, un comité catholique et un comité protestant, surveillance de l’enseignement religieux, etc.Seulement, il aurait fallu penser que même en terre britannique le droit a besoin de force de temps en temps, et que dans un pays qu’on appelle démocratique — ça veut .dire tant de choses — dans un pays Le conférencier expose ensuite la, soumis au régime électoral, la force juridiction en matière scolaire dans ! des lois tient à l'influence des gens la Lonfederation canadienne.Il dit: qui votent.qu en vertu de l'article 43, paragraphe 6, des résolutions de Québec les provinces ont l’autorité exclusive sur les questions scolaires, avec les seules réserves que les droits acquis a ce moment-là à la minorité catholique du Haut-Canada el à la minorité protestante du Bas-Canada devaient être conservés.C'est tout.Des minorités des autres provinces, pas un mot.De renseignement du français, pas un mot.Pas d'immigration française Par conséquent pour maintenir à la province du Manitoba son caractère bilingue, il aurait fallu favoriser unç immigration française au Manitoba.C’est ici que la vérité a ses droits.Cette immigration, Cartier la voulait; ou a-t-il rencontré présentation au parlement d’un pro-kt de loi remediatrice.Dans le dé-h;:l parlementaire sur ce projet, le discours qui avait le plus impressionné le conférencier, c’était celui du député Weldon: Vous voulez nous faire adopter une loi contraire au pacte de Quebec, contraire à ¦ esprit de la constitution, contraire au sentiment de la majorité de la population à qui vous voulez imposer celle loi; de plus la loi sera inopérante parce que le pouvoir fédéral ne peut rien faire pour le soutien des écoles que vous voulez créer; vous voulez imposer l’application de cette loi au gouvernement contre lequel vous la passez.M.Bourassa avait conclu à la suite de ce discours que la loi était te phis mauvais service qu’on pouvait rendre à la minorité.La lutte s’engagea sur ce sujet.Le conférencier demande à ses auditeurs, pour cette dernière partie de son sujet, de faire un acte de foi; il cite une phrase de Joseph de Maistre reprise ensuite par Léon XIII quand il a dit ! rsn rv__â___ i »• Qu’ils aient eu tort ou raison, nos ecclésiastiques du Québec fo reo résentant s.que nous avons sla- rappelle raceent déçu avec lequel ufiés.Taché (sir Etienne-Pascall, vieux missionnaire de l'ouest Mrtier.cl les autres, ont signé le lacté de Québec sans rien exiger *n faveur des minorités catholiques Je toutes les provinces de ce temps-à et des provinces à venir, ni en àveur du français.N’oubliez pas •c point capital.Et ce paragraphe fi de l’article 43 >st gouverné par l'article précédent, irt.42.qui déclare que toutes les irovinces seront absolument mairesses de modifier leur constitii-1 dis pas perdre la foi, mais se person comme bon leur semblera.j dre nu point de vue du Canada — M.Bourassa dit qu’au parlement | cela nous aiderait à nous maintenir de l’année suivante son onole, Cran- au Manitoba son opposition?Dans In province ' 811 ,)r Pas,or: Publiez tout ce que do Québec, et de la part des chefs J t'* ks papes me un le l’ouest racontait, trente ans plus tard, qu’il allait dans un diocèse et l’évêque lui disait: “Je ne veux pas que mes gens s’en aillent dans l’ouest".“Monseigneur, je ne viens pas pour chercher à détourner vos gens, mais pour prendre une partie de ceux qui s’en vont aux Etats-Unis.Si nous avions le quart de vos gens qui s’en vont aux Etats-Unis alimenter l’industrie — je ne ____________, .itoba.çols Bourassa, voulut faire amen-! vous voir vos (1er le projet pour y mettre que la 1 KtiUs-Upis?” Pourquoi prêférez-gens s’en aller nux u'cnl besoin que de la vérité.M.Bourassa ajoute: Peut-être qu’un mirn nous admettrons cela au Un-PiX •; pour le moment ce n’ést pas 011 coi c à la mode.Le conférencier dit que dans ces lehats fort animés, le ton de nos tl i;rsfa,l,un con*r®ste consolant , ks palinodies de nos politi-£ l?cs 11èvrcs 011 (lps Plumes mot nn’oCS ' n'est Pa* tombé en nnin.qàon puiMl> blâmer soit au ’ensri2noVUC ^ ln e»•**(«• VANcouvca, tnaii, caioary.(dmonton,,rksina, saskatoon, wiNNiera FBRT WILLIAM, TO KO N TO.SWASTIKA, LONDON, MONTREAL, OTTAWA, QUrfltC, H ALI f Ag VOLUME XXXIV — No 248 LE DEVOIR, MONTREAL.JEUDI 28 OCTOBRE 1943 Un remède au matérialisme Causerie radiophonique du R.P.Ferdinand, O.F.M., à l'occasion du congrès du Tiers-Ordra franciscain Voici le texte d’une causerie donnée à l’Heure catholique, le dimanche 10 octobre dernier, lors du deuxième congrès national du Tiers» Ordre franciscain, par le R.P.Ferdinand, O.F.M.: Le christianisme s’oppose au matérialisme sous toutes ses formes.Au matérialisme du treizième siècle fait de lutte entre seigneurs féodaux et d’oppression des vassaux, François d’Assise opposa un christianisme intégral à base de pauvreté et d’indéfectible charité qui a trouvé sa forme concrète pour séculiers dans spn Tiers-Ordre et^a valu a moyen âge l’abolition de la féodalité déchue.L’Eglise par ses Pontifes, surtout les quatre derniers, voit dans cette forme de vie un remède au matérialisme .moderne fait également de luttes, mais plus généralisées puisque entre peuples, et aussi d’oppression des subordonnés pour satisfaire l’immense cupidité des grands et des puissants de ce siècle.C’est à étudier la nature de ce remède et à mesurer l’étendue des bienfaits à en attendre, que s’applique le congrès actuel du Tiers-Or-dre franciscain au Canada.Merci au directeur de l’Heure catholique, ie R.P.Papin Archambault, SJ., qui a bien voulu offrir à un des organisateurs du congrès, le secrétaire du commissariat provincial du Tiers-Ordre, une partie de l’émission du jour.Je voudrais montrer aux auditeurs de l’Heure catholique la valeur du Tiêrs-Ordre pour la guérison des maux actuefls.Le motériolitme moderne ou Canada Les maux actuels sont connus.Ce sont: lo les régimes totalitaires et démocratiques aux prises dans une güerre mondiale à mort et à l’intérieur du régime à l’honneur les luttes pour le parti; 2o les sacrifices demandés par les chefs en argent, génie, force, vie; 3o l’oppression inconsciente ou calculée de ceux qui sont aux postes de commande contré subalternes, manoeuvres, petits de toute nuance.Du Haut en bas dé l’échelle sociale, c’est une vie économique, professionnelle, politique, apparemment en rupture avec le surnaturel.Le paganisme régne en maître dans les manifestations de la vie publique et veut régler les relations entre les hommes.En un mot, c’est le matérialisme moderne, en tout semblable à celui du treizième siècle au temps de saint François, ainsi qu’à celui du premier jiècle de l’ère chrétienne.Les apparences.sont différentes, ¦nais le fond de la pensée est le même: on renverse le sens des valeurs.Au lieu de faire de Dieu le centre vers lequel tout converge et de traiter son oeuvre selon ses vues adorables, on place le centfe ailleurs qu’en Dieu et voilà pourquoi tout se trouve désaxé dans l’uni-vens.Malheureusement, ce ne sont pas la justice et la charité qui mènent le monde.Mais le mot du fabuliste ne se réalise que trop pleinement: “La raison du plus fort est tou-[jours la meilleure; Nous l'allons montrer tout à [l'heure".Comme entre le loup et l’agneau, c’est trop souvent la force qui prime le droit entre Etats, dans l’Etat, entre individus.Seul le christianisme pleinement vécu peut guérir le mal et assurer une paix que rien ne trouble.Le christianisme remédie à ces maux Le remède à tous ces maux, les mêmes au pàys que partout aMleurs, c’est celui qu’indique le Verbe fait chair, la Sagesse Incarnée, l’Hom-me-Dieu.Il est “la lumière de» hommes”, montrant à tous la voie à suivre, la vérité à croire, la vie à vivre.Ce remède consiste dans le secret de remettre Dieu h sa place dans l’âraè, et avec le bon Dieu l’âme saura bien harmoniser ses activités aux exigences du milieu où elle vit: famille, paroisse, société civile.Mais quel changement à opérer dans une âme libre de ses mouvements, pour l’amener à réaliser sa complète dépendance de Dieu dans l’acquisition de ses connaissances, dans les sentiments de son coeur, dans l’ordonnlnce de ses activités! C’est alors que s'impose un approfondissement de la pensée du Christ destinée à régler la vie des croyants.Je n'en connais pas de plus concluant que le Commentaire du Pater de saint François.Il présente un parallèle frappant entre la sainteté îles Anges et des élus, faite de lumière, d’amour, de bonheur puisés en Dieu, et celle des humains sur terré aspirant à la même lumière par la foi et ia contemplation, au même amour p r l’espérance, au même zèle par l’apostolat laïc ou ecclésiastique.Mais pour arriver à cette sainteté, François demande à l’Esprit-Saint de former Jésus en son âme com-nie II l’a formé en Maiie, et si Jésus éclaire, enflamme, et réjouit l’âme, tout devient facile, même ia crucifixion au devoir d’état sinon à la croix.Avec une pensée si himineu-;t, on comprend que François puisse dire: Mon Dieu, mon tout, à l'ex-ï ni pic du Fils unique de Dieu sous la forme humaine, et que toutes les créatures de Dieu soient à ses yeux comme des symboles lui rappelant mus cesse la présence de Dieu.Celte mentalité claire et droite a fait de François un séraphin qui dîne Dieu réellement par-dessus tout et n'aime le créé que pour se rapprocher toujours davantage de Dieu.Le renoncement L’exemple entraîne.Un tel exemple donné au XUIe siècle a été entrai liant.A la suite de son dé* pûiiilleineot devant l'évêque .d’Assise, des disciples oin voulu le suivre dans la voie du dépouillement absolu de ce qui n'est pas Dieu.Rome a approuvé cette absolue pauvreté pour les Mineurs, en commun et en particulier.Mais quand les gens mariés ou retenus dans le siècle par des obligations sociales, voulurent l'imiter en fuyant le mon- de, François les en empêcha.C’est alors qu’il imagina son Tiers-Ordre enseignant le même renoncement aux biens de la fortune, du corps et de l’âme, mais en suivant l’esprit plutét que la lettre des conseils évangéliques.C’est là le point génial de sort Tiers-Ordre, qui veut faire de l’amour humain un stimu* lant à l’amour divin et du foyer une thébaïde où Jes membres de la famille s’entraînent à l’amour dé Dieu.Transporté sur lé plan économique, social, politique, i’gsprit qué le Tiers-Ordre infuse, devrait régler sur les vues de Dièu toutes ces activités naturelles et constituer l’ordre nouveau, que rêvent tous les sociologues modernes.Le Tjérs-Ordre de saint François ne serait donc que le secret de sur- naturaiiser le naturel.C’est la ferme de christianisme qui répond aux besoins de l’heure comme elle a répondu aux besoins du XUIe siècle; ou encore selon le titre d’un volume récent traduit de l’anglais, le Tiers-Ordre c’est “L’Evangile en actes”.Un reprocha de Léon XIII Dans une audience à l’archevêque de Marseille qui communiquait ses appréhensions sur le sort de la France, Léon XIII disait: “Ah! la chère France ne connaîtrait pas ses malheurs actuels et ceux qui la menacent, si vous aviez voulu organiser le Tiers-Ordre, comme Nous l’avions demandé! N’avez-vous pas peur de l’influence de saint François et de ses tertiaires?” Quel amer reproche, rappelé également par Pie X ! Et comme la mère-patrie a payé cher «es lenteurs, ses apathies, ses oppositions sourdes à l’action bienfaisante de François et de son Tiers-Ordre, en qui le Vicaire du Christ mettait toute sa confiance! L’esprit de François n’est pas moins vivant actuellement et son Tiers-Ordre acquiert en ce moment une vitalité croissante.Mais tant s’en faut encore que cette forme authentique de christianisme soit appréciée à sa juste valeur et que les appels reitérés des Souverains Pontifes soient entendus de tous ceux qui exercent de l’influence; et partant des croyants qui en dépendent! 11 est à souhaiter que devant l'imminence du péril, les préjugés tombent et que prêtres et fidèles se mettent volontiers à l’école du Patron de l’Action Catholique eto devenant des Tertiaires militants, pour mieux assurer le triomphe sur le matérialisme à l’honneur.Je termine par une citation d’un savant bénédictin, Don Besse, dans un rapport sur l’expulsion des religieux de France en 1904.Je le trouve dans le Messager de Saint François de Belgique, 1922-23, p.343: “Beaucoup d'amateurs de ré-forfue sociale demandent des rc-dèdes à tout et à tous.Us oublient d’en demander à Jésus-Christ.Ils préconisent tous les remèdes d’in vention humaine.Mais ils font peu de cas des remèdes divins du Saint Evangiles et des Papes qui dirigent l’Eglise.Pour de tels hommes, enseigner le Saint Evangile devant un nombreux auditoire, le faire goûter des âmes, lui faire produire des fruits de conversion, ce n’est pas là s’intéresser à la question sociale.Pour s'intéresser, il faut, d’après les apôtres du nouvel Evangile, parler de syndicats professionnels, des sociétés coopératives de production, de consommation, des sociétés de crédit, des bureaux de placement, du æcréta-rial du peuple,, de l'économat, etc.Jusqu’à preuve du contraire, nous prétendons qué les prédicateurs du simple Evangile feront plus pour la rédorme sociale que les bruyants propagateurs des oeuvres humaines dont nous venons de parler.Nous avons pour nous le jugement de Léon XIII pour Acheté** Obligate I iïicfoj** es ff SALADAi qui toute la réforme sociale con-» La Sicile appartint successive-Pistait à ramener les individus et j ment aux Grecs, aux Romains, aux les sociélés à Jésus-Christ par les Byzantins, aux Sarrazins, aux Nor- chemins tracés dans la règle du Tiers-Ordre de saint François d’Assise”.mands, aux Espagnol», aux Fram çais, aux Autrichiens et aux An glais.Pouï la temme fame y.ÜÉ! K t r.Ûjf ?r K y.Ir / rA /S r.it \i» eflf rP LA FEMME QUE J'AIME .; Combien de fois le combattant, * après une journée difficile, ne retrouve-t-il pas sa quiétude et sa ferveur en revoyant en rêve le visage de la femme aimee?N'est-ce pas pour elle qu'il a couru sous les drapeaux?Ne sait-il pas que son sacrifice quotidien raffermit le bonheur qu ils goûteront ensemble dans un monde pacifié?Mais la femme qu'il aime collabore aussi à leur avenir.Elle assure déjà à leur vie commune des bases matérielles bien solides, l'indispensable appui de l'argent.Il lui envoie régulièrement quelques économies qu'elle joint à son épargne personnelle et place dans les Obligations de la Victoire.• Ils savent, l'un et l'autre, que leur avenir est lié au sort de nos armes.Ils savent aussi que la guerre ne durera pas toujours et que les sages préparent aujourd'hui leur sécurité future.Ils savent enfin que les Obligations de la Victoire sont garanties par l'une des nations les plus riches de la terre, une nation qui • grandit et qui los fera participer, lui et elle, à son progrès.QUARTIERS GENERAUX POUR L'ILE DE MONTREAL : 235 OUEST, RUE SAINT-JACQUES - Tél.BE.3741 QUARTIERS GENERAUX POUR LA PROVINCE : ACHETONS DES 231 OUEST, RUE NOTRE-DAME, MONTREAL - Tél.BE.3711 Oblications de la «3IMJ* Victoire lk comit* national des FINANCES DE OUEWMt ID LC DEVUIK, MON I REAL, JEUDI 28 OCTOBRE 1943 VOLUME XXXIV — No 248 COMMERCE ET FINANCE J BOURSE DE MONTREAL I,e total des ventes a été mercredi de 23.621 actions et de 8.540 actions minière*, en comparaison de 25,921 actions et de 30.915 action' minières mardi dernier.27 OCTOBRE Valeur» Ouv.Haut Clflt Valeurs Ouv.Haut Clôt.Algoma Steel .10% 10 10 Howard Smith .14% 14% 14% Aluminium .no 109 110 Howard Smith prlv.106% Alco prlv .102 1014', 101», Hudson Bav Min.37% Asbestos .24% 24% 24% Imp.OH .15% 15% is’a Bell Telephone .157 ty* 157% 157% Imp.Tobacco prlv.7 7 7 Brazilian .25% 24T* 24% Int, Bronze .13% 1344 13% Bldg Products 16% 16% Int.Bronze prlv.21 Can Cement .8 8 8 Inter Nickel .33 33 33 Can.Cement prlv ., .106 100 106 Int Pete .22% 22% 223» Can Forging "A" .20 20 20 int Power .H 14 14 C Nor.Power .9 s 9 Lake of the Wood» .23% 237» 237* Canada Steamship .11% 11 H Igmg .H 14 14 Can.Steamship prlv.34% 34% 34%.Mas-ey-Harrls .81*.8*4 8*2 Can.Breweries 6% 6% 6% McCo;l-Frontenac .8 ‘a 8*'g 8*8 Can.Car 8% 8 i 8% V.itchell.R .18% 18% 18% Can.Car prlv.(nouv ) .26% 26% 261 t Mont.Cottons .75 Can.Celanese .37% 37% 27% Mont Power .19% is»; 18*4 Can.Celan prlv.150 150 150 Nat.Breweries .35 34% 34*4 Can.Converters .29% 29% 29% N Steel Car lnouv.> .14% Can.Ind Ale .6 5% 5% Noranda .50% 50% 50% C.Ind.Ale.B .5% 5% 5% Ogtlvie .23% 23% 237* Can.Pac.Rv .10% 10% 10% Power Corp .7% Con.Smelting .41% 41% Price Bros .17% 17^4 nVa Cons.Glass .28% 28i , 28% St.Law.Corp.3 2% 2 */« Dist,-Seagrams .40% 40% 40% St.Law.Corp.prlv, .14% 1452 14% ' Dom, Bridge .25% St.Law.Paper prlv.43% 43 Va 43% D Steel & Coal B .9 8% 9 Shawinigan .15% 14 1434 bw„ caisse, $6.25.RAISINS: Calif, Emperor, lug, $3.75-84.25; Almerie $3.90-84.10; Tokay, Malagas rouges et blancs, $3.oO-$4.10, PAMPLEMOUSSES: Mexique, bois, 50 liv, .$4-85; Cuba, M» caisse, $4-84.50; Floride, caisse Bruce $5.50-85.62; Texas, $6.30; Foster Pink, $6.65.CITRONS: Cal, caisse, $6.45-87.10.ORANGES: Cal, Valencia, caisse, $6.25-86.30; Mexique, bous, 50 liv, $4.40; Floride, caisse Bruce, $5.70; Texas, $l).25.HONEYDEWS: Calif, cageot, 15, $3./»-$4.l TOMATES.— Ont, des champs panier 11 pintes no 1, meilleures: .75-81.00; de serre, carton 15 livres, no 1 $2.50-83.25; no 2 $2-82.25; Calif, lug $4-85.FEVES.— La, BountiM, bois, 85; Valentine 85.50; jaunes $6-86.50.BETTERAVES.— Qué, sac de 50 livres 81.25-81.50.CHOUX-Qué, verts, gros, douz.81-81.25; moyens, 75 cts; rouges, 81.50-81.75.CHOUX-FLEURS.— Qué, douz, gros 81.25-81.50; moyens .90-81.CAROTTES.— Qué, sac de 50 livres, 90-81.00.il proteste énergiquement contre le rôle joué dans cette affaire par l’armée canadienne.M.Jodoin affirme que les détachements militaires dépêchés à Shawinigan par les autorités fédérales, “pratiquent le chantage et l’intimidation”, qu’ils "violent à toute heure du jour et de la nuit, le domicile des travailleurs de l’aluminium pour les forcer à retourner à l’ouvrage.” Ce qui ressort clairement de tout cela c’est que la grève dure toujours et que pour le moment le grand sujet de querelle entre la compagnie et les grévistes est de savoir combien d’ouvriers sont retournés au travail.Dans les milieux ouvriers, à Shawinigan, aujourd’hui, on exprime la crainte que le conflit local s’étende à l’aluminerie d’Arvida.Danx ses derniers communiqués officiels, TAluminum Company of Canada accuse M.Jean Jodoin d’inciter les ouvriers à ne pas retourner au travail.Le dernier communiqué de la compagnie, daté d’hier soir, à 9 h, donne les détails suivants quant au nombre des ouvriers qui travaillent actuellement aux usines de Shawinigan: “Les chiffres suivant démontrent le mouvement de retour au travail qui se produit actuellement à l’usine No 1 de VAluminum Company of Canada à Shawinigan, à la suite de la grève de samedi dernier: dimanche, 314; lundi, 966; mardi, 1,915; mercredi, 1,124.“Sur le chiffre normal de travailleurs à l’usine No 1 il ne man- CELERI.— Ont, cageot, $4.25 85.LAITUE.— Qué, Iceberg, cagect (Il,e qu’une vingtaine d’hommes.27 pommes, 81-81.75; Cadif, cageot : Le personnel des bureaux a été à 86.50- 87; Idaho, $7.50.OIGNONS.— Qué, rouges, sac de 50 livres, no 1 $2.35-82.50.; no 2 $2.10-82.25; jaunes, no 1 $2.25; espagnols 82.50; Ont, jaunes, 82.25-82.50; espagnols 82.75-83.11; rouges 82.25-82.50; Manitoba, espagnols 82.50- 83.POMMES DE TERRE.— I.P.-E.Blanches, saie de 75 livres, no 1 81.70-81.75; N.-B, $1.60-81.75; Qué.$1.50-81.65._______ Cote des huiles fournie par Clifton C Cross and Co.Québec, Limited Alberta Pacific Amalgamated .Anaconda .Anglo Canadian British Dom.Brown .Calmont .Calgary & Edmonton .220 Command .23 Common Commonweath .27 D&lhousle .35 Davies .Foothills .Grease Creek Highwood Sarcee _____________ Home Oil .360 Lethbridge .Madison .Mar-Jon .McDougall Segur .Mercury OH .6% Mill City Model OH .23 National Pacalta .?.4 PhUllpe .3% Richfield Royal Can.3 Offte Dcm .12% 9% 15 12 5 5% , 68 65 68 8 9% 24 220 , 23 .23 .27 30 35 45 15 18 .145 2% 3% 18 360 T% 17i 2% 3 1 1% 7% 8 6% 7% 7 23 10 12 4 3% 3% 5 son poste au complet depuis lundi et n’est pas inclus dans les chiffres ci-dessus.“Le Syndicat national a fait preuve de loyauté envers la loi et l’ordre établi et a collaboré avec la compagnie d’une façon remarquable pour remettre Tusine No 1 en pleine production.entre patrons et ouvriers, organisme qui travaillerait de concert avec les conseils fédéral et régionaux du travail.Précisant son projet, M.Jellett a déclaré que le gouvernement fédéral nommerait les représentants des employés et des employeurs à ce nouveau conseil, alors que le choix des délégués, en tant que consommateurs, serait laissé aux provinces.Dons les chantiers maritimes Ottawa, 28 (C.P.).— M.Mitchell, ministre fédéral du Travail, vient d’annoncer qu’un comité d arbitrage a recommandé la tenue H un vote de représentation syndicale aux United Shipyards Limited, de Montréal, afin de rléter-miner si l’Union internationale ou I Lnion canadienne doit être choisie comme agence officielle rie négociation ries employés.M.le juge Oscar-L.Boulanger etalt le président du comité, M.D.-A.Paterson représentait les patrons et Me Guy Merrill Désaul-niers,_ les employés.Le rapport majoritaire était signé par le juge Boulanger et Me Desaulniers, M.Paterson recommandait un vote “par métier”.Convocations Ce soir, à 8 h.15, au no 1231 est, de Montigny, séance régulière du Conseil central des Syndicats catholiques.Ce soir, à 8 h, au no 1231 est, de Montigny, cours de chauffage par M.A.Durand, président du Syndicat national des plombiers et poseurs d’appareils de chauffage.Samedi soir, à l’édifice syndical, grand ralliement des ouvriers et ouvrières de l’industrie de la boulangerie et de la pâtisserie.Samedi soir, à l’édifice syndical, séances des officiers du Bureau confédéral de la C.T.C.C, sous la présidence de M.Alfred Charpentier.Spooner .7U Sunset .7% United .7 Vulcan .‘.20 L'aide du gouvernement aux vétérans Washington, > 28 (A.P.) — Le Congrès a approuvé aujourd’hui Tidée du président Roosevelt pour que le gouvernement aide les hommes et femmes démobilisés à terminer leurs études ou à apprendre un métier, mais les représentants se demandent où les Etats-Unis vont trouver l’argent nécessaire à cette fin.Elbert Thomas doit préparer à ce sujet un projet de loi qui permettrait à tout vétéran d’obtenir pendant un an les frais nécessaires à son instruction ou à Tapprentis-sage d’un métier.du service postal en direction de la Cité du Vatican.On n’a donné aucun motif pour cette action qu’on dit “temporaire”, mais on pense qu’il peut s’agii; là d’une mesure de prudence du Vatican pour empêcher son courrier de tomber aux mains des Allemands.3% Royallte .2300 2400 Southwest 25 Attentat contre Mussolini ?23% 24 % 129% 131% 46% 46% 34% 34% 49 >« 49% 78-% 80% 15 15% 11% 11% 35% 35% 5% 5% 11 Nu.POW.«St Lt .6% «% 6% 35% \ National Steel .5944 59% 59»» 81 | N.Y.Central .18% 17% 18% 18% Norf.* West .184 1 83% 183% 46% Nor.Am.AvI».10% 10 10 33% i Northern Pacific .15% 15 15% 27 Ohio OU .18 Omnibus .6% Owens 111 G .60 Paramount .25% Pennsyl RR.27% 26% 27% P*!*>t Cola .53% 32% 52% Phelps Dodge .24% 23% 24% WAGON-ECOLE POUR ASPIRANTS MECANICIENS Phillips Pctc 47% 47% Pressed Steel Car .11% Proctor & Gamble .56% Pullman Inc.A .39% 38% 39% Pure OU .I6t» 19'% 20% Radio Corp.10% sot., ni .1 1 ' 32% 33 18% 18% 14% 15% 34 34 61% 62 146 146 101% 101% 101% 37 37 37 10% 10% 4% 4% 20% 21 40% 41% 51% 52% i9 19% 42% 424, 38 38% 2744 28% 7% 7% 34% 35 26% 27 12% 12% 16% 10% 31% 31% 15% 15% 18% 28% 18% 29% 384, ANNONCE MUNICIPALE Cité de Montréal AVIS Obligations de la ville de Montréal Echéance : 15 décembre 1941 LTnMrét «eml-annuel sur c«« obligations sera payé le 15 décembre 1943, Le» livre» de tranMert seront fermé» du 15 novembre au 15 décembre inclusivement.L.RORERGE.Directeur de» Finance» Bureau du Directeur de» Finances Hôtel de vlll*.Montréal, la M octobre 1943.11% 11% 13% 13% 33% 344, 58 584 Rnyonler P.31*4 Remington Rand .15% Republic Steel .184# Reynold» Tob.B .29% Sclwnley D.391, 38% Sears Roebuck .85% 85% 85*i Servel Co.17% nu | Shell Union OU .23% 23 23 * I Simmons .254i zi vast.Sinclair OU .12 ! Hocony Vacuum .13% j 8.C.Edison .234, 23», 33^ South.Railway .231* 22% 23% l»- Prf.43% 43 43% Standard Brands .29 ?8% 29 Stnn OU of Cal.37% jgt, Stan.OU of Ind.34% Stan.OU of N.j.58% Studebaker .12% 12% .Texas Corp-,.49 48% 49 .Imken Roll.47% 47% 47% Twentieth CFF .22 21% 21% Union B Si P.iosa 10% i0% Union Carbide .81 80% 80».United Aircraft .30\ 30% 30% Dd Pt.27% 254» 27% United Corp.1% iu 11?Do Prf .34% 34% «iaT United Fruit .74 ~ United Oae.tmp.2% U.B.Pipe * F.33% 33% V, 8.Rubber .43V'» U.S.Steel .55% Vanadium Steel .21% 21 Warner Pictures .13% 12% Western Union .49% 47% Westinghouse .95% 95% 95% Wool worth .38% 37% 38 Worth Pump .24», 23% 24% Youngs.8.& T.39% 38% 39% 73% 73% 2% 2%, 334» 334» 434» 43’4 55% 53% jacque* O., LA.7209 Soir 1 4875 Wellington, Verdun WÉ.2214 AuatJln vanter C R Out Vanter C.R VANIER & VANIER AVOCAÏB *7 ouest- rue Satnt-Jaeqoee Tél HArhour «41 P.-A.GAGNON ù CIE P-A Gagnon CA • René Gagnon.CA Com t table» agréée Ohartftrftd Accountant* IMMEUDIE DES THAMWAV» 159 OUEST RUE CRAIG 14».HArl> 5990 BREVETS D'INVENTIONS ’ALBERT FOURNIER ^34 Sli CATHERINE î£ MONTRÉAL INVENTIONS Protégées en toua pay» Demandez le manuel traitant des Brevet*, marques de commerce, etc MARION & MARION Fondée en 1892 TM, Ste-Cathcrlne ouest, Montréal Hurtubise & Hurtubise Léon-A Hurtubise.CPA.Gérard Hurtubise.O.PA.Comptables publics licenciés • 60.St-facques O.- Montréal Téléphone s HArhour 155Î Marcel-B.MORENCY, C.G.A.CPA-Lucien V1AU.C.G A.C.P.A.MORENCY & VIAU Comptable* Publics Licenciés Spécialité t impôt sur le Revenu 57 St-|acques O.MA.1339 LUCIEN-D.VIAU, C.A.COMPTABLE AGREE 4643 avenue Verdun, VERDUN YOrk 0642 COMPTABLES Chartré, Samson, Beauvais, Gauthier & Cie Comptables agréés - Chartered Accountants Maurice Chartré CA Maurice Ramson .O A Pr bi Pat Egan retournera au Détroit • ¦¦ ¦•¦¦«¦» Détroit, 28.— La somme de $15,500 payée l’an dernier par le club Détroit pour Pat Egan a rapporté ses fruits enfn car le gérant Jack Adams a annoncé hier qu’on l’avait informé que Egan venait de recevoir son rongé honorable de l’armée canadienne et qu’il était en roule pour Détroit, re Montréal.Quand les Américains de Brooklyn cessèrent leur opérations dans la Nationale, en 1941-42, les Aile* Rouges Obtinrent Egan et Harry Watson pour qui ils payèrent respectivement $15,500 et $14,500.Watson joua pour le Détroit l’an dernier mais Egan, qui travaillait dans un chantier naval de l’Ouest du pays, quitta son emploi pour s’enrôler dans l’armée canadienne.Il porta les couleurs du club de l’année de Montréal dans la ligue Senior du Québec l’an dernier.On a dit que Egan avait reçu son congé honorable de l’armée par suite d’une blessure à la tète.Jack Adams, qui fut informé de cette décharge de l’armée pour Egan par le président de la ligue Nationale Marvyn Dutton, a ajouté qu’il s’attendait à entrer en négociations avec Egan, au sujet d’un contrat, dès l’arrivée de ce dernier à Détroit, aujourd’hui.Si Egan accepte de jouer, et on ne voit pas pourquoi U refuserait, Adams enverra Bill Quackenbush Jouer au centre, formant une ligne avec Joe Carveth et Adam Brown, afin de faire place au gros joueur Professeurs aux cours militaires de sciences Le sous-secrétaire de la Faculté des sciences, l’abbé Qvila Fournier, annonce la nomination des nouveaux professeurs suivants aux cours militaires de cette Faculté: le capitaine Paul-A.Beauchamp, B.A.; M.Thomas A.Birch, M.A., Honours School of English (Leeds, Angleterre), docteur en pédagogie (Montréal); Roland Brossard (cert, math, gén.) ; Joachim Delorme, B.A., D.Sc.(Montréal) ; Abel Gauthier, B.A., L.Sc.(phys.et math.), M.A.(Columbia), professeur agrégé de mathématiques.CULTURE REVUE TRIMESTRIELLE I Science» religieuse» et «cienee» profane» au Canada SOMMAIRE — SEPTEMBRE 1943 ARTICLES Gonsalva Poulin: Un plan de dix an* peur le Québec d’après-guerre.Gerald B.Phelan: Relation Between Civil and Moral Law.Edmond Gaudron: Nation et Etat: en observant quelque* conception* moderne*.Léonard-M.Puech: Le râle du caractère sacramentel.MELANGES Henri Fontaine: En marge de l’oeuvre critique de Mgr Roy.Gabriel Nadeau: Chronique franco-américaine.Dr W.|.Dunlop: University Extension.Louis Godefroy: Simon de Montfort, 1208-1265.Jean-Pierre Després: La conférence des vivres.Paul-A.Ciguëre: Le congrès des chimistes à Montréal.CHRONIQUE Canada en général, 418 — Afberta, 419 — Manitoba, 420 — Nouveau-Brunswick.422 — Nouvelle-Ecosse, 425- Ontario, 425 — Québec, 426 — Saskatchewan, 429.COMPTES RENDUS Les livres canadien» (voir la liste p.2 de la couverture»; Les livres étranger* (voir la liste p.3 de la couverture).Répertoire bibliographique (Numéro» 7423-7699).Au comptoir .60», par la po»tc .65».SERVICE DE LIBRAIRIE DU “DEVOIR” A-E.Beauvais.CA E Hajrv Knttrht C A Gérard Marceau CA Lucien-P Béialr CA Jacciue* AûKers.CA Dollard Huot, CA Raymond Fortier CA Gur Bernard CA H Bouruoutn.O A Marc Aneera.CA J.-P Oautnler CA Léon Côté.CA Paul-E Trudel CA Lionel Roussln CA G.-F Latterly c.a Albert Carneau C.A Jean Lacroix.CA Perc Aimer.C A J.-Paul Ta,bot.CA Roper Roy.CA MEDECIN Electricité médicale Rayon» X Dr Maxime Brisebots L G M C F R C S c.De la Faculté de Médecine de Part».Maladie* rénllales.endocriniennes, urinaire»; dinestlyes, circulatoire*, respiratoire*.FRontenac .1252 816 Sherbrooke e«t OPTOMETRISTES OPTICIENS H Arbour* 5544 Montréal Québec Rouyn /EXAMENDE LA VUE.AJUSTUMEXr DE VERRES A.PHANEUF-A.MESSIER OPTOMETRISTES-OipT'CIENS 1767 St-Denis ,1 Montreal Anderson & Vafiquette Comptables-Vérificateur* ¦ J.-Charle» Anderton.L.l.C.Jean VallrueUe.CA.L.IO.Roméo Carle L.B.O.CA A Daeen&ta L.S.C.OA D Clalroux CA 84 Notre-Dame ouest - PL.Y7Q9 Examen «les yeux Réparation
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