Le devoir, 3 novembre 1943, mercredi 3 novembre 1943
"Le Canada ett one cation aouve-raine et ne peut avec docilité » :cepter rie la Grande-Bretagne, ou de; Etati-Unis, ou de qui que ce soit d’autre l’attitude qu’il lui laut prendre envers le monde.Le premier devoir de loyalisme d’un Canadien n’est pas envers le Commonwealth britannique des nations, mais envers e Canada et son roi, et ceux qui contestent ceci rendent, à mon avis, un mauvais service au Ccmmonwealth.” REUir 3361' SOIRS, DIMANCHES BT PETES Administration I lElair 3361 Rédaction > « BEIair 2984 Cirant i r( BEIair 3361 La souscription à l’emprunt atteint près du milliard Z°J: ?Les deux zones d’opérations et les divers fronts Un nouveau docteur Mgr Eugène Lapointe L’Univrrsité de Montréal conférera officiellement demain à Mgr Eugène Lapointe le titre de docteur en sciences sociales, économiques et politiques.Cela fera plaisir à beaucoup de monde, — à tous ceux notamment qui connaissent le vénérable docteur, qui savent quelque chose du mouvement syndical et de l’enseignement secondaire dans notre province.Dans son pays du Saguenay Mgr Lapointe fait figure de patriarche.Ce fut d’abord un éducateur.Il a été je ne sais combien d’années professeur ou supérieur au séminaire de Chicoutimi.Il y habite toujours, et il serait surprenant que sa science, sa longue expérience des hommes et des choses, son prestige d’homme d’étude et d’action n’eussent point encore dans la maison un fécond rayonnement.Toutes ou presque toutes nos institutions d’enseignement secondaire ont eu de ces maîtres dont il est difficile de surestimer l’influence, tant ils ont modelé de cerveaux et tant ils les ont profondément modelés.En constatant, par exemple, qu’au diocèse des Trois-Rivières, la campagne pour la presse acadienne a presque triplé son objectif, il est bien difficile, pour ceux qui savent, de ne pas sc rappeler qu’une dizaine de générations d’écoliets — à commencer par J’évtque d’aujourd’hui et la presque totalité des curés de la région — ont grandi dans le voisinage de Mgr Louis Richard, le vieil Acadien, fils de déporté, qui était devenu la tradition vivante du collège.Aucun de ceux-là n’a pu rester indifférent à l’appel de l’Acadie ressuscitée.Au pays de Chicoutimi, presque tout le clergé pareillement, beaucoup d’hommes de profession, d’hommes d’affaires, de cultivateurs en vue ont subi l’influence de Mgr Lapointe.Il est l’aïeul que tous vénèrent, envers qui tous se sentent une dette de gratitude.Nous n’avons point compétence pour le juger du point de vue professionnel, si l’on ose dire: mais il serait étonnant que cet homme si intelligent, d’esprit si curieux, que l’action ne rebutait point, qui avait beaucoup voyagé, les yeux grands ouverts, n’ait pas été un éducateur de grande classe.?* * Ce n’est pas l’éducateur, toutefois, que l’Université de Montréal entend tout d’abord honorer: ce n’est pas lui que connaît plus particulièrement le grand public.Un professeur, ou meme un supérieur de collège, s’il vît en dehors de nos principales villes, ne fait guère, en dépit de tout son mérite, arler de lui.Et, même à Québec ou à Montréal, combi^ de maîtres de réelle valeur dont, au delà des r’r leur maison, l’on ne sait presque rien?C’est au docteur en sciences sociales et économiques, â l’homme d’action, à l’initiateur du syndicalisme catholique chez nous que l’Université apporte, avant tout, son hommage.L’abbé Lapointe était allé à Rome étudier la philosophie: mais, en Europe, il n’avatt point fréquenté que ses manuels et ses maîtres de pensée.Il avait à ce moment-ià une trentaine d’années, le cerveau déjà richement meublé, ouvert à tous les spectacles nouveaux.Il vit les querelles qui déchiraient les milieux ouvriers de France et d’Italie et, lorsqu’il revint dans son pays, il était prêt à porter sur les choses canadiennes un regard singulièrement aigu, A l'inverse de trop d’autres qui regardent avec intérêt, avec passion parfois, ce qui se passe à l’étranger, qui sont tout prêts à nous parler de la Banlieue touge et des communistes européens de toutes nuances, mais paraissent s’imaginer que rien de cela ne peut exister chez nous, le jeune professeur ne portait point d oeillères.Il savait regarder à ses pieds et devant lui.Aussi, dès que se posa dans son pays du Saguenay la question de la grande industrie, songea-t-il à organiser les travailleurs, — à les organiser dans l’esprit de l’Eglise, en conformité avec leur Foi et leurs traditions.Il fit beaucoup sur place, il donna surtout un grand exemple qui, en dépit de l’éloignement, porta ses fruits dans nos grandes villes.Et les syndicats catholiques de partout le saluent avec raison comme un précurseur et un maître, 11 était bon, il était souverainement convenable que l’Université sanctionnât de son prestige propre ce respect, cette admiration, cette gratitude du peuple de chez nous.* * * Les anciens savent que les journalistes ont de particulières raisons d’aimer Mgr Lapointe.Il fut 1 un de ceux qui virent le plus nettement, et le plus tôt, la nécessité chez nous d’une presse catholique, indépendante des partis politiques, soucieusf des problèmes économiques et sociaux, profondément dévouée aux intérêts de notre groupe ethnique, Voici bien quarante-cinq ans qu’aux Trois-Rivières où, dans le voisinage de Mgr Cloutier, on rêvait déjà, en ces temps lointains, d’un quotidien de doctrine, je 1 entendis développer cette thèse.Du quotidien jadis rêvé, il n’est resté qu’un prospectus, fort éloquent du reste, de Pierre McLeod; mais, dans son pays du Saguenay, notre visiteur devait, sur un plan plus modeste, passer à 1 action.Par lui surgit la Défense, où fit ses premières armes notre ancien camarade Uldéric Tremblay.La Défense tomba physiquement le long de la route, mais l’inspirateur eut la joie de voir l’esprit de son ancienne feuille s’emparer du plus ancien journal de la région, le Progrès du Saguenay, élevé par cet esprit même à un plan supérieur et devenu l’une des feuilles les plus intéressantes du pays.Le Progrès rénové a eu pour collaborateurs réguliers des ecclésiastiques.L’un d’eux — et peut-être faudrait-il user ici du pluriel — n’aura sans doute pas oublié le mot que lui disait au temps de sa jeunesse cléricale son supérieur d’alors: Préparez-vous, l’heure approch,: où il y aura place chez nous pour le prêtre journaliste.,, _ .A l’occasion, encore qu’il ne fasse pas profession d écrire pour le public, Mgr Lapointe n'a pas dédaigné de donner un article à des publications amies.Il s'exprime d’une façon nette, sobre, précise, en homme d’action qu’il est.Le souci de la fanfreluche et lui ne sont pas nés le même jour.Il ne parle, du reste, que lorsqu'il a quelque chose à Grande qualité déjà, et qui n’est pas trop .abondamment répandue.?* * L’homme est de souche terrienne, fils et frère, je crois, de cultivateurs cultivants.Et nul ne fait davantage songer au mot de Léon Daudet sur les paysans de sa Provence, qu’il qualifiait si volontiers, avec amour et fierté, de princes-paysans.C’est vraiment un grand seigneur, 1 la fois très digne et très simple, qui donne l’impression d'être depuis toujours installé dans un climat intellectuel et moral supérieur.Il est, avec Ia haute culture en plu», le fidèle heritier de ces Canadiens dont le gouverneur anglais de jadis disait: C’est un peuple de gentilshommes.Bref, un homme qui fait honneur à l’homme et dont l’Université, en lui conférant un titre nouveau, pourra justement aussi s’honorer elle-même.Orner HEROUX 3-XI-43 Bloc-notes (par Louis Robilltrd) L’uMIisation du vent Nous utilisons asoer mal le vent, chose gratuite, à la portée des pauvres gens, et qui scuffle pour tout le monde, s’il remplit d’appréhension les hivernants à cause du nordet qui fait dépenser tant de bois, de charbon et d’huile combustible.Autrefois, on employait le vent pour la navigation, au temps des voiliers, et pour la mouture des grains.Une armature ailée tournait sur le fleuve et sur nos terres.La mécanique a tout remplacé.Les ailes se sont figées.Les vieux moulins sont réduits au rôle de curiosités historiques et ne sont plus habités que par les oiseaux ou des rêveurs, comme le moulin d’Alphonse Daudet.Toutefois, on sait encore faire servir Eole à des usages imprévus.Une photographie nous montre, par exemple, une sorte de wagon-nette sur rails, mue à la voile, dans le comté de Kent, en Angleterre.Un propriétaire de carrière utilise un petit chemin de fer pour le transport des matériaux de son entreprise, mais il n’emploje pas l’anthracite pour la propulsion de ses wagonnets, il a plutôt recours à une voilure qui actionne ses véhicules.L’image que nous avons sous les les yeux, reproduite par une revue anglaise, illustre un petit wagon qui file sur ses lisses, toutes voiles déployées, à la manière d’une chaloupe à voiles glissant sur des rails., Le carrier de Kent se rit évidemment du combustible dont il peut se passer; il attend la brise, dresse ses toiles aux mâts de son véhicule et file avec sa charge à travers les champs.Ces jours derniers, nous prenions plaisir à regarder partir des goélettes d’un quai de notre port; elles venaient de dkharaer leurs Les deux guerres — L'Allemagne et le Japon tous deux sur la défensive après avoir remporté des victoires foudroyantes et conquis d’énormes territoires—Les divers fronts constituent deux cercles brisés — En Europe et dans le Pacifique A Ottawa Ce que M.King trouve à dire de la déclaration de Moscou Le Canada a été consulté, dit-il, mais dans quelle mesure l’a-t-il été ?— M.King ne le dit pas — Un discours du député de Compton (par Léopold Richer) Ottawa, 3-XI-43 — Les heureux résultats de la conférence de Moscou ont réjoui le gouvernement canadien, d’après la déclaration de M.Mackenzie King.Le premier ministre n’a pas caché sa joie.Il a parlé des résolutions de la conférence en termes enthousiastes.I! a affirmé qu’il est entièrement d’accord avec les quatre grandes puissances.“J’accueille chaleureusement, a-t-il dit, la déclaration de Moscou.Elle clarifie la détermination des gouvernements britsRinicjue, soviétique, américain et chinois de prolonger leur collaboration du temps de guerre, non seulement jusqu’à la victoire, mais indéfiniment après, dans les cadres d’un organisme international où tous les peuples qui favorisent la paix au-lont accès.La déclaration constitue en outre l’assurance que les plus grandes puissances des Nations-Unies se sont engagées dans une entreprise conjointe, de concert avec d’autres pays, pour mettre fin à la plaie de la guerre et pour libérer le inonde de la crainte”.On remarquera la phraséologie de la Charte de l’Atlantique.Le premier ministre a terni à préciser le rôle passif du Canada.Il a dit: “Le gouvernement canadien a été consulté sur les termes de la déclaration des quatre puissances et il est entièrement d’accord avec ses conclusions".C’est déjà quelque chose.Mais a-t-on consulté le gouvernement canadien seulement sur les termes de la déclaration?N a-t-on pas demandé son avis sur d autres questions, sur des questions d’ordre pratique, militaire ou po- litique?On imagine que les entretiens de Moscou ont porté sur autre chose que la déclaration générale, Trop de problèmes urgents exigeaient l’attention immédiate des délégués pour que ceux-ci se soient contentés d'énumérer les grandes lignes de leur politique de guerre et de paix.On aimerait savoir si l’on a consulté le Canada sur des mesures particulières.Tout de même, remercions M.King de nous avoir appris que le Canada a été consulté, comme lors de la conférence de Casablanca.C’est quelque chose! Mais est-ce suffisant?Nous relevons dans une journal quotidien le passage suivant de la dépêche de Moscou annonçant les résultats de la conférence: “On créera un organisme qui permettra de collaborer le plus étroitement possible du point de vue militaire, afin d'exécuter les décisions qui ont déjà été prises.(On ne dit pas cependant quelles décisions ont été arrêtées).On établira une commission consultative à Londres pour étudier les questions qui surgiront de la guerre et un conseil consultatif sur les affaires d’Italie où la France, la Grèce et la Yougoslavie seront représentées”.Il s'agit donc de deux commissions ou conseils.En premier lieu on établira une commission consultative pour étudier les questions qui surgiront de la guerre.Cette commission siégera à Londres.Le Canada y sera-t-il représenté?Il semble qu'on veuille donner à pette commission un caractère plus général qu’au conseil qui sera chargé particulièrement des questions relatives à ritalie.Raison de plus pour y avoir, à tout le moins, voix consultative.(suite à la dernière page) Note» outaouaises P.-E.Blondin (par Emett Bilodeau) Il n'est pas facile à Ottawa d’oublier que “les morts vont vite’’ comme dit la ballade de l'Allemand Burger, car on a souvent la mémoire rafraîchie par le drapeau officiel flottant à mi-mât sur les édifices parlementaires.Il suffit qu'un ancien député ait rendu l’âme pour qu'on lui fasse cet honneur posthume, quelle que soit la longueur de temps écoulée depuis qu'il a cessé de nous revenir.Mais le sénateur Blondin, de même que son collègue Jules-Edouard Prévost, n’était pas de ceux dont le souvenir commençait déjà à s’effacer “sur le sable du temps’’, bien que l’on sût sa santé ébranlée depuis deux ou trois ans.Cela ne l’empêchait pas d'an-paraitre n la session, heureux de retrouver le cadre familier et les visages habituels, cordial avec tous et continuant comme par la vitesse acquise de tenir le coup et de figurer au poste accoutume.Il devait aller rêver parfois aux alentours du Musée Victoria, théâtre des débats laborieux de l’époque de R.-L.Borden et du retour qu’il p fit à la fin de la guerre en 1918.après deux années de séjour outre-mer.Des chicanes ardentes s’y poursuivirent alors, mettant aux prises dep jouteurs comme Laurier, Meighen, Pugsteg, Carvell, Cannon et Ediva-ds, Lapointe et Fielding, on ne saurait les nommer tous.Puis il i/ eut les visites historiques: Vivian!, précédé d’une réputation de ténor oratoire qu’il n’était pas commode de soutenir avec une simple harangue diplomatique et prudente: puis d’Arthur Balfour, tse contentant de lire une dissertation d'allure philosophique qui justifiait d’avance ce qu’en dit avjdur-d hui la biographe de G.K.Chesterton, rt savoir que Balfour s'intéressait cent fois plus à ses idées en philosophie qu’à ses partisans to-tieS' des Communes ou du pays.C’était peut-être un peu le cas de M.Blondin, plutôt dilettante en politique que violent partisan et qui eût probablement été aussi heureux de Vautre côté que de celui qu’il “habita’’, sans trop savoir pourquoi sans doute, comme disait un jour (suite à U dernière page) cargaisons de pati|d|t et regagnaient l’île aux Couoiw: Mais leurs aux Coudtf mâts étaient privés de l’antique poésie des voilures; des moteurs les pouvaient vers leur pays “d’en bas”.Elles gagnaient en vitesse ce qu’elles perdaient en pittoresque.Cest aujourd'hui une journée creuse: les nouvelles de guerre sont extrêmement maigres.Pour ceux qui voudraient avoir une vue d'ensemble de la situation militaire, il peut être utile de faire le point, de situer et de définir les divers fronts où se déroulent les péripéties de cette guerre mondiale.La situation peut paraître enchevêtrée à celui qui lit au hasard les bulletins militaires qui nous arrivent d'endroits situés à plusieurs milliers de milles les uns des autres, mais elle se simplifie si on l'envisage selon les perspectives voulues, si l'on jette par exemple un coup d'œil sur une mappemonde très sommaire.Il fut un temps où les deux puissantes coalitions qui se disputent la victoire échangeaient des coups dans tous les coins du monde, où les contre-coups de la politique et les intrigues de la diplomatie provoquaient un peu partout de brusques revirements et des interventions militaires inattendues, mais les alliances politiques se sont précisées depuis un an et les fronts se sont stabilisés.Depuis que la campagne de Tunisie a chassé les Allemands de l'Afrique, que les sous-marins ennemis pourchassés sans merci n'infestent plus les eaux de l'Amérique, la guerre a été circonscrite à deux continents, —l'Europe et l'Asie ou plus exactement l'Asie orientale.Le conflit demeure mondial en ce sens que presque tous les Etats du monde sont au nombre des belligérants, — les neutres se comptent sur les doigts, — mais il est de vastes régions du globe où l'on ne s'est pas battu, où l'on ne se bat plus.Les fronts sont immenses et confondent l'imagination, mais ils sont délimités.Il serait d'ailleurs peat-être plus juste de parler de deux guerres que d'une guerre.Les deux principales puissances de l'Axe, en effet, livrent chacune sa propre guerre.L'Allemagne et le Japon n'ont pratiquement pas de communications entre eux et doivent combattre isolément, n'ayant pu opérer leur jonction par l'océan Indien.L'assistance qu'ils peuvent attendre l'un de l'autre ne saurait être qu'indirecte et se résume à diviser les forces dont disposent les Nations-Unies.L'Allemagne et le Japon ont des ennemis communs, mais ils n'ont pas d'objectif commun.L'Allemagne veut dominer l'Europe tandis que le Japon veut dominer l'Asie orientale.LES DEUX ZONES D'OPERATIONS S'ils poursuivent des objectifs similaires tout en étant distincts, l'Allemagne et le Japon se trouvent dans une situation à peu près identique.Les deux .ouïssantes nations qui ont pris, chacune de son côté, coîcms CdutJK>rd™oiu»tM1québécois II «'ini^tive âe ^clencher la guerre pour » tailler un jour gé-leurs ré- servent de moulins à vent pi nérer de l’électricité pour le dios et pour leur éclairage, Le vent reste une force motrice ou de propulsion trop négligée.“A 6 C on French Canada” Sous le titre “A B C on French Canada", M.Léo Cadieux, de Montréal, a publié à plusieurs milliers d’exemplaires une précieuse bro-churette remplie de témoignages et de ohiffres destinés à la mcil- (suite à la dernière page) jÇe catnet du yùnckeux Le beau-frère de lord Richard Bedford Bennett, of luniper Hill, Mr.W.D.Herridge, continue de faire dans le social révolutionnaire.Un livre qu’il vient de publier s’intitule : What kind of revolution?On a dans le temps, et non sans raison, attribué au beau-frère la paternité du programme de réforme sociale qui a provoqué, en 1935, la chute du gouvernement conservateur.Quand des tories se mettent à la pratique des révolutions, ils n’y vont pas avec le dos de la cuiller, * * * Son Excellence lord Halifax, ambassadeur d’Angleterre à Washington, vient d’exprimer une grande et solennelle vérité: Tout peut arriver.Il reste toutefois de savoir ce qui arrivera.as * * Aux Etats-Unis, le dénommé Petrillo, grand directeur de l’American Federation of Musicians, est parvenu à son but et il a maintenant barre sur les fabricants de disques gramophoniques ou radiophoniques.C’est un parfait maître de chant, sinon de la musique sous toutes ses formes.Cancenada dirait que ce musicien qui a barre sur d’autres manque tout de môme de mesure.j» * * M.Arthur Meighen ne parle plus souvent en public mais chacune des rares fois qu’il lui arrive de le faire, il s’ensuit des explications avec les journalistes qu’il accuse d’avoir mal rapporté ses propos.Cela vient de se produire encore à l’occasion d’un discours prononcé par M.Meighen à Vancouver et au cours duquel on lui fait dire que le monde doit faire retour "aux jours de la hart de coudrier, tels que les a connus le siècle dernier".M.Meighen nie avoir parlé ainsi.C’est évidemment une tradition tory que de donner le démenti aux journaux.M.R.B.Bennett ne manquait jamais une occasion do le faire.Le Grincheux 3-Xl-« ^ | m ________________ Citation d actualité "Voulez*vous que vos affaires se fassent?Faites-les vous-même.— Voulez-vous qu’elles ne se fassent pas?Chargez-en les autres.” FRANKLIN empire, ont toutes deux remporté une série de victoires foudroyantes qui ont bouleversé le monde et conduit leurs armées à des milliers de milles de leurs frontières.L'Allemagne et le Japon ont tous deux au cours de ces derniers mois été rejetés sur la défensive, et forcés à abandonner les positions extrêmes qu'ifs avaient occupées.L'Allemagne et le Japon combattent tous deux désespérément pour conserver et consolider au moins une partie de leurs gains; ils sont tous deux menacés de tout perdre et ne poursuivent la lutte que dans l'espoir de tenir assez longtemps pour arracher aux Nations-Unies une paix de compromis.La situation ne diffère que sur des points en somme secondaires.L'Europe-forteresse des Allemands est compacte et la lutte devra se livrer sur terre, la marine ne jouant plus qu'un rôle purement auxiliaire.Le nouvel empire japonais est essentiellement maritime puisqu'il embrasse les régions côtières de I Asie orientale et les plus importants archipels du Pacifique.Les Allemands se trouvent plus serrés que les Japonais parce qu'il y a plus longtemps qu'ils soutiennent la guerre et que le gros de l'effort des Notions-Unies porte de leur côté.Les deux puissances de l'Axe se trouvent en quelque sorte encerclées, puisqu'elles doivent parer les coups des Alliés sur tout le pourtour de leurs empires respectifs, qu'elles doivent repousser sur de nombreux fronts des attaques qui convergent toutes vers Berlin dans un cas, vers Tokyo dons l'outre.Il s'agit sans doute de cercles énormes, de vastes étendues qui permettent encore une grande liberté de mouvements, et de manoeuvres, mais l'Allemagne et le Japon n en son» pas moins encerclés.On peut se représenter les deux grandes *°nes d'opérations, — celle de l'Europe et celle du Pacifique, __ comme deux vastes cercles dont la circonférence, qui serait la ligne du front, n'est brisée que par la présence d'Etats neutres ou des mers qui constituent autant de fronts en puissance.Les divers fronts ne de Pcarl-Harbor et elle se lancera à l'offensive un jour ou l'autre.Dans le Pacifique-sud, les Etats-Unis poursuivent toujours leur offensive dans les îles Salomon.Après toute une série d'engagements navals et aériens victorieux, leurs troupes en sont rendues aujourd'hui à combattre pour la possession de la dernière île importante de l'archipel, celle de Bougainville.On envisage dès maintenant une attaque contre l'importante base japonaise de Rcbaul dans l'archipel voisin de Bismarck.En Nouvelle-Guinée, les opérations se sont quelque peu ralenties ces jours derniers, mais il n'y a que quelques semaines que les troupes australiennes et américaines se sont emparées des places de Laé, de Sala-maua et de Finnschhafen.Elles ont déjà amorcé une offensive contre le ooste de Madang.Le front de Birmanie est inactif depuis que la saison des pluies a mis le frein à une offensive de l'armée anglaise de l'Inde qui n'avait guère donné de résultats.On a prédit une grande offensive alliée de ce côté lors de la nomination de lord Louis Mount-batten comme commandant en chef des forces alliées dans le sud-est de l'Asie, mais il ne s'est encore rien produit de ce côté.Une offensive victorieuse de ce côté n'aurait pas seulement pour effet de libérer la Birmanie, d'écarter toute menace contre^ l'Inde, de rapprocher les armées alliées de la Malaisie perdue, mais surtout de rouvrir les communications avec la Chine.Le front de Chine, — on pourrait plus proprement parler des fronts de Chine tant le pays est immense, — n'aura d'importance que lorsque l'on aura rouvert ia route de Birmanie.Les Chinois ne pourront jouer un grand rôle militaire dons la guerre, en dépit de leur nombre et de leur vaillance, que lorsqu'on leur aura fourni les ormes qui leur manquent.Four le moment, ils doivent se contenter de soutenir contre Us forces occupantes une guérilla à l'échelle même de leur vaste pays.H reste un autre front en puissance, celui de Sibérie au nord-ouest.H y a longtemps que les Etats-Unis désirent établir sur ce territoire des bases aériennes d'où ils pourraient bombarder les villes japonaises mêmes.La Russie soviétique semble cependant tenir à sa neutralité vis-à-vis du Japon qui a d'ailleurs posté à la frontière du Mandchoukouo et de la Sibérie la plus puissante de ses armées.LES FRONTS D'EUROPE En Europe comme dons le Pacifique, il n'existe guère que deux fronts actifs si l'on met à part les Balkans où les Allemands doivent combattre la guérilla comme les Japonais «n Chine, — le front italien et Je front russe.Il existe cependant nombre de fronts en puissance, tout le long de la côte occidentale de l'Europe.Ce deuxième front dont on réclame depuis si longtemps l'ouverture et qui pourrait devenir une réalité à la suite de la conférence de Moscou, il pourrait s'établir au Danemark, ou plus probablement dans les Pays-Bas ou en France.Il fout écarter la Norvège, trop éloignée de l'Allemagne et qui a perdu une bonne partie de son importance stratégique depuis que la guerre sous-marine s'est ralentie.On peut concevoir également l'établissement d'un front dons le midi de la France maintenant que les Alliés disposent de la Sardaigne et surtout de la Corse comme bases d'opérations.Le front italien sectionne actuellement la péninsule italienne en deux tronçons inégaux.Du nord de l'Italie, les armées alliées pourront déborder en Fronce et dans les Balkans si elles achèvent la conquête de la péninsule par une progression méthodique comme celle qui s'effectue à ce moment ou si elles forcent les Allemands à se replier en hâte en effectuant des débarquements dons le nord du pays.Pour le moment, les troupes anglo-américaines sont en train de gruger les positions allemandes dans les montagnes et se rapprochent de la Gorigliano dans le secteur oriental du frontT Dans les Balkans, les Alliés ont tenté de s'installer dans les îles du Dodécanèse en profitant de la capitulation de l'Italie dont les troupes fournissaient une bonne partie des garnisons de l'Axe et leur aviation a commencé à bombarder les centres stratégiques, mois l'offensive véritable et l'établissement d'un front véritable restent encore à _venir.Pour le moment, ce sont les partisans yougoslaves, grecs, albanais qui font .nri K>u* actifs mais ils peuvent le devenir à un 1 |o lutte aux Allemands quand ils ne se font pas la lutte Iment ou l'outre.' entre eux.C'est la guérilla qui se fait dans les Balkans .rnALi-rc mi BAncirMic ce exp|jque que les positions changent aussi rapidement.A l'Est, s'étend le vaste front russe qui atteint une longueur de près de 2,000 milles si l'on y ajoute son prolongement le long de lo frontière finlandaise dons LES FRONTS DU PACIFIQUE A l'heure actuelle, il n'exisru guère que deux fronts en Asie orientale si l'on met à port lo Chine où (es opérations ne constituent en somme que de ia guérilla — ceux des îles Salomon et de la Nouvelle-Guinée.Ce sont les Alliés qui sont à l'offensive sur as deux fronts., .On o eu pendant quelque temps un front dans le Pacifique-nord, dans les îles Aléoutiennes où les Japonais avaient établi des ovant-postes.Les Américains ont cependant supprimé ce front en reprenant les îles d'Attou et de Kiska.Pour le rétablir, il leur faudrait faire un énorme bond à travers le Pacifique-nord, s'engager au milieu des îles Kouriles et s'attaquer à la grande base japonaise de Paramouchiro.Dons le centre du Pacifique, il n'y a pas de front proprement dit, mais la flotte étatsunienne du Pacifique peut toujours s'élancer de ses bases d'Hawaii à travers les immensités de l'océan pour aller s'en prendre aux avant-postes insulaires du Japon.Depuis qu'elle o brisé l'élan offensif de la flotte japonaise dans la bataille de Midway, elle s'est contentée de coups de main aéronavals confiés à de petites escadres, mois elle o déjà pansé depuis longtemps ses blessures l'extrême-nord.C’est le principal front de la guerre, celui où se sont offrontés des millions de soldats dons des batailles gigantesques.Depuis le début de la belle saison, l'armée rouge s'est montrée fort active sur toute l'étendue de ce front sauf dons le nord, mois elle o concentré depuis quelques semaines ses efforfs en Ukraine, à l'extrémité sud du front, pour exploiter à fond ses plus grandes victoires.Avec un elan qui ne fait que s'accroître, les troupes rouges poursuiven leur avance: elles ont isolé lo Crimée, elles approchent de Kherson à l'embouchure du Dnieper et elles continuent de combattre dons la boucle dufieuvepou.tenter de détruire l'armée allemande qui s y frouve Pour tenir les fronts ouverts par les Anglo-Amencainî au sud de l'Europe, pour être en mesure de ten.r ceu> au'ils pourroient ouvrir à l'Ouest, les Allemands ont di o faiblir leur grand front de l'Est: il leur fout maintenant tenter de le stabiliser après l'avoir raccourci ai prix de riches territoires sacrifiés.— Pierre V1GEANT.3-XI-U LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI 3 NOVEMBRE 1943 VOLUME XXXIV — No 252 Nouvelles de guerre Le Canada rouvre ses portes aux réfugiés d’Espagne et du Portugal Bureau canadien d’immigration à Lisbonne — Nombre indéterminé des immigrants — Régiment des Trois-Rivières à l’honneur en Italie — Quinze Canadiens reçoivent la croix de guerre française — Le carnet de rationnement no 2 expire définitivement le 31 décembre — Le major Jean Marchand — Les grèves restreignent le charbon Ottawa.S C- P.).— Le ministre o# ’‘Intérieur et des Ressources du Canada.M.Crerar, annonce que le c'a-sida o-uvr- de nouveau ses portes a J s.is *ectvv:,res.On ne peut sa-* vv.- ?-core eotwhien de refus és en-1 —veoct au Canada: leur nombre res-| fef iï-àrtetiaaiiié.'.e * - nr Hp Alger 3 (AP.).- Les troupes britanniques de la Ve armée alliée se sont emparées des hauteurs de Mas-sico, à l’ouest de la ligne allemande en Italie, et du mont San-Croce, situé à peu de distance, obtenant ainsi un poste d’observation sur toute la vallée de la rivière Garigliano.Des unités américaines sur le flanc droit ont mis les Nazis en déroute des dernières hauteurs au sud de Venafro et ont gagné un nouveau terrain au nord de la vallée de la Volturno, d’où il -sera possible de lancer un assaut contre Venafro et d’autres endroits fortement défendus., Une avance de trois milles a valu aux Alliés la capture de Pratella, a neuf milles au sud-est de Venafro et de Gallo, à la même distance au sud dTsernia.Les combattants britanniques et [omission métropolitaine ; |èrc a déclaré faire de sa de- canadiens de la Ville armée ont éta-al, a Quelle Montréal !pisjon un orc|re de la Cour.Si les | bli une nouvelle tête de pont sur la sente par M.Honore Pa- s accusés manquent à l’engagement, j rjvière Trigno, du côté de 1 Adriati- con damnés.y aurait décidé d’appuyer la résolu tion .de Lachine, et de demander ; Ea séance de cet avant-midi fut au gouvernement provincial d'ins-1 p]utot brève, car à la demande de tituer une enquête pour toutes les défense la cause fut ajournée au villes de la province, ou au moins pour celles de l’île de Montréal.r/ Le "Martin Mars prêt à servir La Glenn que.De la Méditerranée à l'océan Indien Au (eux Londres.3 (C.P.) — D’après des dépêohevS en provenance de Tokio, un certain nombre d’unités ~ _ .navales alliées auraient éfé trans- a procéder immedia-j férées de 1a Méditerranée à l’océan (Indien.Il s'agirait de quatre ou cinq navires de guerre anglo-amé- 10 novembre.La Couronne, par Mes Gérald Fauteux, es., et Léo Pinsonnault, c.r., a declare qu elle était prête tement.début de ta séance Me Fau-i .- , la Couronneincains' tr01s m T'aR-e porte- ta couronne i t ou huil crojSeurs et emre, .-Hlleurs.Ce irmé.mers.Les Russes attaquent aussi au sud-est et au nord de la capitale ukrainienne de Kiev et dans la région de Velikié Luki au nord, où la neige commence déjà de couvrir les champs de bataille.La capture du port de Skadovsk, sur la mer Noire, à 40 milles au sud-est de Kherson, rétrécit davantage le territoire d’évasion des Allemands en Crimée, en donnant aux Russes le contrôle de la côte nord de la baie de Karbinit.Pères Blancs arrivés en Afrique Un groupe de cinq missionnaires canadiens est arrivé le 1er novembre dans un port de l’Afrique du Sud, après une heureuse traversée.Ces missionnaires, partis de New-York au milieu de septembre, sont membres de la Société “Les Pères Blancs, Missionnaires d’Afrique”.Voici leurs noms: les révérends Pères Orner Beaudoin, Jean-Louis Péioquin, Arsène Girnux, Roger Mas-sicotte.Rosaire Larivière.Les quatre contingents de Pères Blancs Canadiens, qui ont heureusement atteint l’Afrique depuis le 8 septembre dernier, forment un total de 32 missionnaires.Concordat- agricole pour trois provinces Ottawa, 3 (C.P.).— On prévoit que le gouvernement va annoncer un projet de loi destiné à amender et à étendre ta loi du concordai agricole.Les hauts fonctionnaires du ministère des Finances et les procureurs généraux des provinces des Prairies confèrent de ce projet.D’après la nouvelle loi, les cours et non les offices agricoles régleront les affaires des fermiers avec leurs créanciers.Il pourra y avoir appel des décisions rendues.Cette loi, au lieu de se limiter aux provinces de l’Alberta et de la Saskatchewan, s’étendra au Manitoba.a déclaré que Del J111 II U1 t , O i > i avtm lu 11 f i'up «“pt OU Hull v» 1 .Martin Aircraft Company a “"'i f ^un-vinicli^Altiminuni Co et ses ' Plus de dix contre-torp oncé, hier, que le Martin Mars, le ; la Shaum g devoir est : rapport n’a pas été confi 1ns grand navire aérien du,monde employés ^±Li l vorL e\\ - * —, 4 Le Canada n est pas un "48e Etat" Philadelphie~3~( A.P.) —Portant j Baltimore.3 (A.P J L nonce SftS'XTiS.ïïr.a.l’ordre et succès toutes les diverses épreuves'de la paix a Shawinigan ou, dit préliminaires et qu’il a été remis à il, il Y 3, de I aveu des autorités la marine* des Etats-Unis pour être ! civiles et religieuses grève illégale utiüsé éventuellement comme “Fly- et dirigée par des agitateurs.__ „ .ing Liberty Ship” entre les Etats-1 Le juge Lacoursière a proteste ]a paro]e à la 6e convention annu-Unis et les théâtres éloignés de la contre certaines déclarations da-jpH^, dlJ Gongress of Industrial Or-guerre.La Marine a accepté le gros ! gitateurs”, dit-il, à savoir qu'il au-jg nizations (C.Î.O.), hier, M.C.S.avion et vérifiera les épreuves rait refusé la mise en liberté pro-1 de Toronto, vice-président avant de le mettre en service actif.: visoire des accusés sans avoir de'des United Electrical Radio and Le Martin Mars peut porter une raisons sérieuses de le faire.De, Machine Workers, a demandé aux cargaison de plus de 15 tonnes.(telles déclarations constituant un ! congressistes de ne pas considérer Les épreuves ont consisté en une mépris de Cour et il n’entetjd au-j je Canada comme un 49e Etat, (en envolée sans escale de plus de 4.600 cunement les tolérer, milles.L’avion a ainsi gardé l’air j On s’attend à la Cour à ce que pendant 32 heures.17 minutes, sans refaire son plein d’essence, \ les accusés fournissent leur tionnement cet après-midi.eau* relation avec les 48 Etats des Etats-1 Unis) mais comme un Dominion indépendant et l’un des principaux centres industriels du monde.Nouveauté Esquisses parisiennes en des temps heureux 1830- 1848 par Louis Allard La petite histoire de Paris sous le règne de Louis-Philippe.Un feu roulant d'anecdotes spirituelles.Volume de 340 pages.Au comptoir $1.25, par la poste $1.35.SERVICE DE LIBRAIRIE DU "DEVOIR" üi LE DEVOIR, MONTREAL.MPtrBFDl 3 NOVEMBRE 1943 VOLUME XXXIV — No 252 Mercredi, 3 novembre 1943 Programmes spéciaux a radio-canada : RADIO-COLLEGE Voici le programme des émissions de Radio-Collège.d'ici la fin de la semaine: Mercredi, à 4 h.30.Le Journaliste.Conférencier, le R.P.Alcantara Dion.O TM.4 h.43, Les Invités de Radio-Collège, Dr Jean Grégoire, sous-mlnlstre de la Santé publique de la province de Québec.Sujet: La santé, facteur d’économie.Jeudi, à 4 h.30, L'exploitation de la forêt.Utilisation des bols.Conférencier, Raymond Tangue.Construction, pâte à papier.Vendredi, 4 h.30, Les Instruments: l'alto.Conférencier, Claude Champagne.5 h.Le musée d'art, Membllng, peintre de» Bruges, par Annette Leduc.9.00 p.m.SERENADE.DE SCHUBERT — Franz Schubert vit à Vienne sans relations aucune et pauvrement.Il a une très vive admiration pour Beethoven et t-?la tient dans l’ombre.Il rencontre une Jeune danseuse anglaise.Margaret, dont 11 s’éprend bientôt et A qui U dédie sa cé- lébré Sérénade.Cette danseuse est courtisée par le baron Hartmann, chef de la police viennoise mais elle rabroue ce personnage pour suivre Schubert.Néanmoins Hartmann défraye les dépenses du ballet que dansera Margaret mais dans l’espoir d'un Insuccès, ce qui écartera la Jeune danseuse de Schubert.Margaret est en effet slfflée par la bourgeoisie de Vienne, dès la première.Comprenant qu'elle devient une entrave à la carrière du Jeune compositeur, elle quittera Vienne pour n'y plus revenir.Encouragé par Beethoven, Schubert se remet au travail pour connaître le grand succès.C’est le scénario de cette oeuvre de cinéma, que France-Pi m a fait connaître du public canadien ces dernières années et que Radio-Canada a adapté au micro pour l'émission de mercredi._ 10.30 p.m.ORQUE.— M J.A.Bernier, organiste de Québec, louera mercredi: Allegro quazl presto (finale du 10e concerto) en ré mineur, de Haendel; Marche funèbre et chant séraphique, de Qullmant; Esquisse (en ré bémol), de Schumann, et Pièce héroïque, de Franck.Sommaire des postes locaux CBr-4M kflocgelM 4.30 Radlo-Collége.4 45 Radlo-Collége.3.00 Radlo-Collége.3.30 Les plus beaux disques 1.00 Programmes dé la éu» 8.10 Les Service» auxiliaires féminins.• 13 Nouvelle» 6.30 Entre le» ligne».8.43 Mélodie du soir J.00 Un nomme st son né ché 7.15 Métropole de Robert Choquette.7.3U Nouvelle» de BBC.7.45 La narcé» du commando 7.35 Le eorp» d'aviation.8.05 Sérénades pour cordes.8.30 Ici l’on chante.9.00 Radlo-théAtre: Sérénade.10.00 Radio-tournai.10.13 Les hebdo* et le temps 10.30 Recîtà^ d'orgue.11.00 Musique.11.15 Orch de danae.11.28 Musique.CBM-S44 UtOCTCle* 4 02 Eniesf-o Vinci: barl ton 4.13 Nouvelle» 4.30 Orch a corde».5 00 Front Line Famll?.5.15 Musique.5.30 Programme écossais.8 00 Programme musical 6.10 Emprunt de la victoire.• 13 Nouvelle» 7.00 Récital de chant.7.15 Causerie.7.30 Orchestre.7.45 Commentaire».8.00 Hier, aujourd'hui et demain.8 30 L'industrie de guerre.8 43 Causerie.9 00 Heure de la victoire.9.1t Eyes front.10.00 Nouvelle».10.15 Causerie sur la Chine 10 30 Relais de Vancouver.11.00 Nouvelles de la B B C CKAC-7M anocTo»» 4.00 Evénement» sociaux 4.13 CKAC ce soir.4 as Nouvelle».4 30 Pour vous mesdames 4.45 Le vieux loup d« mer.3.00 Tant» mot».3.18 Plerr» e» rierrett».3 30 Ru» Principal*.3 43 Madeleine et fuit».8.00 VU de farntU*.6.15 Quelle» nouvelleat 8.30 Le programme fami liai 8.40 La pièce du tour.8 43 Nouvelle».7.00 L» forum de» sports.7.05 Originalité*.7.15 Mol J'ai dit ça?7 30 Nazalre et Baruab».7 45 Lionel Parent.8.00 Ceux qu'on aime.8.30 La Course au trésor 8.55 Nouvelles.9.00 Théâtre de chez nous 9.30 Tl-Pit et Rosine., 9.45 Service auxiliaire féminin.9,50 Mélodies a l'orgue.10.00 Passport for Adams.10.00 Great moments ln m j- iO.ït Paul-Emile Oorbétl, 10.45 Radlo-iournai 10,53 Images de guerre.ü.00 Sport.11.13 Chanson» 11.30 Romane*.12.00 Nouv*ll*» * * # crcr-830 Wioer»*»» 3 00 Heur# du tué.5.13 Hop Harrlgan.3 30 Dan»#.3 43 Today» sdventura.« Ou aéreuad».« 13 Nuuveues-éolalr.8 33 Wh»t s happening.3.30 Lucky mélodie*.8 43 Mustqu*.•MW üan*e.7.13 Dan»*.i 40 Uncle Troy.7.43 Intermède.730 Better B usine»» Bureau 8 00 Lest we forge*.8 05 Intermède.8.10 Analyse de t» guerre.8.30 Treasure frail.9 00 Th» Oreen hornet.9.3’j The modem!»*.io J studio.10.30 Nouvelle».10 43 Musiqu» d* dan*».Q.OO Danae.U 03 Orch de dans*.11.35 Nouvelle» CHU*-1490 kilocyelM 4.00 Nouvenee.4 10 orch de dena*.4.30 Variété».4 35 CHU' œ soir.3 00 Th* danean*.3 .30 Radio-spécial, t oo Nouvollaa 8.13 Méli-mélo 8 25 Radio-baseball.8.30 Musique sur demand» 8 45 Chanso : françal**» too H»ur».7 00 Heur» familial*.T 30 Chanson du »oli.7 43 Oncle Troy 8 00 Métairie Rancour*.8.15 Edna Paterson, piano 8 30 Rhythmic ag».9 00 Heur».9.Ou Musique.9 30 Orch de danM.10.00 Orchestre.19 13 Nouvelle».Jeudi, 4 novembre 1943 Sommaire des postes locaux CBF-S90 kilocycle» 7.20 Nouvelles.« 00 Nouvel!»».*.13 Elévation».(.10 Pot-pourri musical.*33 Nouvelles 9.00 Programm» musical.«.30 Chansons 9.45 Belles mélodie*.9.57 Nouvelles 10.00 Chez Ro*e.10.13 Courrier du Jour.10.30 Vie de famille.10 45 Détente 1100 urande Soeur 11 »3 L« métairie Rancourt 11.30 Les Joyeux troubadours.Midi Jeunes»» derét.12.13 Quelles nouvslle»?12.30 Nouvelles 13.45 Réveil rural t2 59 Signal-horaire.1.00 Rue principale.1.15 Radio-Journal.1.30 Vers le soleil.1.45 Le moulin de la chanson.2.00 Jean Collins, chanteur.2.30 Music-hall.3.00 Musique de chambre 3.30 Nouvelles.3.33 Chefs-d'oeuvre de la musique.4.30 Radio-collège 3.0 Heur» du thé.8.15 Nouvelles.3.30 Beaux disques 6.00 un radio c» soir.8.10 Les Service» auxiliaires féminins.6.1' Nouvelles 6.30 Causerie de M.J.-L.Gagnon 6.45 Intermède i ou Un nomme et ion oe-cne 7.15 Métropole 7.30 Nouvelles d« BBC.7 45 Mélodies.8 00 Frs Rozet, diseur.8 30 Mexican».8 00 Tambour battant.8.30 Sur le qul-vlve.10 00 Nouvelles et sport.10.15 La Fiancée vendue, de Smetana.11 00 Musique de dans».11.15 Orch de danse 11.28 Nouvelle» 11.30 Musique du Nouveau-Monde.CU3i-94v vnocyciei 7.30 Nou’'»lle».*.00 Nouvelles 8.10 Causerie de Stursberg, relais d’Alger.815 Prières 8.30 Marches «i musique 9 00 Nouvelle».9.05 Everything goes.1.30 Des classiques de la musique.9 45 De la musique en travaillant 10.00 Emission éducative 10.30 causerie eu augiai» 1035 U.terméd».10.45 Curry, chanteur.U.U Musique 11.15 Vie and Sade 1130 The soldier’s wU».11 45 Stories from tlf».Midi Nouvelle» de BBC.12.13 Road of life.12.30 La ferme et se» produits.12 39 Signal-horaire.1 00 Radlo-lournal 1 15 The happy gang.1 45 Waliac# et road.2.00 Big sister.2.15 Musique.2 30 Intermède.2 31 Relais de MBS.3.00 Femme d'Amérique.3.15 Mb Perklna 3 30 Voung's family 3 45 Right to happiness 4 00 Recital 4 i5 Nouvelle» 4.18 "Good Morning Ladles.4.30 Récital Longtln-Doyon.s ot) Sketch.5 15 Musique.5.30 Heure du thé.8.00 Programme» du soir 6 10 Emprunt de la vic- toire.613 Radlo-lournal Chronique sportive d» »„4* R Grant _ , 6.30 Allocution d'un ministre tchèque.8 35 Musique.^ 8.43 Nouvelles de ta BBC 7.00 Causrele 7.13 Trafalgar, causerie.7.30 Rythme musical.7.45 Causerie 8.00 Concert Victor.8.30 Réunion annuelle ,9.00 Music-Hall '9.30 La Marine canadienne 10.UU Kamu-journal 10.15 Les Concerta Promenade < Toronto 1__________ 1100 Nouvelles de BBC.11.13 Causerie.11.30 Nouvelle» CKAC-130 knocvclM 7.13 Nouvelles I.23 L Oratoire.7.40 Poi-pourrl.7.33 Information*.8.00 Déjeuner musical.8.30 Déjeuner musical.8.45 Au Rythme du Tango 8.50 Orch.de concert.9.00 L'Information nouvelle.9.10 la femme et l'actualité 9.13 Le chanteur masqué 9.30 Sans cérémonie.9 45 Radin-entrevues.10.00 Radio-Entrevues, il) 13 Heure recreative.10.30 Radio-entrevues.10,35 La bonne fourchette, tu 43 Metouies 11.00 Courrier du Jour.11.15 Sans tambour ni trompette.II.30 Mélod.Mf chanceuse» 11.45 Heure ensoleillée.Midi Nouvelles.12.10 Actualités d'Hollywood 12 15 Basile le journaliste.12.30 Grande Soeur, ii 45 Histoires d'amour.1 (W Bulletin «es fermier» 1.10 Radlo-lournal.1.13 Clnê-potlns.1.30 Entre vous et mol.1 45 Métairie Rancourt.2 00 Un peu de tout.2 15 Radio-concert CKAC.2.50 Nouvelles.3 00 Chansonnette.3.30 Now and torever.3.45 Green Valley.¦Du Variété» 4 ou Evénement» sociaux 4.15 CKAC ce eolr.4 *5 Nouvelle» 4 31 Pour vous mesdames 4.45 Questionnaire.5.00 Tante Lucie.5 16 Pie- et Pierrette.3 30 L» Ru# principal» 5.45 Madeleine et Pierre.t.OO Vie de famille.(.13 Quelles nouvelle» •i 30 Variété» musicale*.8 46 La pièce uu lour.6 43 Nouvelle» 7.00 le forum des sports.7.05 Originalité».7.13 Mot, J'ai dit ça?7 30 Nazalre et Barnabe 7.45 Lionel Parent chante.8.00 Mé moires du docteur Lambert.*30 Que ferlez-vou»?8.55 Nouvelle*.9.00 Le Radio-Théâtre Lux Français 10 00 Correspondant de guerre.1015 causerie.10.30 Service auxiliaire féminin.10 33 Mélodies A l’orgue.10 41 Le recrutement 10 45 Nouvelles.10.55 Images de guerre.1100 Sport - 11 15 Chanson».11.30 Concert Columbia 12 00 Nouvelle» CFCF-338 anocyrlee 1.00 Reveille roundup MS Aunt Jemima.7.43 Nouvelle#.(.00 Nouvelle* -10 Muslau» 8.30 Jim Robertson.8.43 Here comes the band 81,3 Nouvelle» »D0 Breakfast Club 9.3t Musiqu*.0 00 Nouvelle».10.25 Musique, 10.3U Babv Institut*.10.45 Carnation Bouquet.11 00 Tow fortune.11.13 Novelty group.11.25 For ladles.U 44 Men ot Note.11.50 Nouvelle».Midi Mélodie».12.13 Musique.12.30 8oIdler’s wife.12 43 Highlights.1 00 Nouvelles 1.05 Friendly Hout.1.10 Vaises.1.17 Ear' Wrlghteon.1.3, The riddle of Ule.1.45 Avec Lopez, 2.13 The mystery chief.2 30 They tell m».2.45 Hollywood new» tin».2 00 Stars of week.3 30 Voice of memory.3 43 Musete muslo bos.4.5 Musique.3 00 Heure du th*.5.15 Hop Harrlgan.5 30 Secret Servie» Boout» j.4- Today's adventure.8.00 serenade.6 13 Nouvelles-éclair».(23 What'» happening.8 30 Luckv melodies.o 43 Dr Mac.7 00 Musique.7 18 Lum et Abne».7 30 Unele Troy 7.43 Metropolitan Opera.8 00 Lest we fort**.8.03 Intermède.810 Analyse de la guerre.t.ls Sweet and «wing.8.30 Talk of C.P.O.8 43 Studlr.9 00 Récital de piano.9 30 Badge of honor.9 43 Programme de studio 10.00 Orgue et violon.lO .’i Nouvelle» 11.00 Danse 11.55 Non veil*» CHLP-1438 kilocycle» 8.15 Bonjour voisins.8 25 Nouvelles.8 30 U» train du rlr*.9.00 Heure.9 00 Les gallés du matin 9 30 Radlo-Jnurnal 9.43 Thorbum au piano.10 00 Variétés 1013 En guettant le» ondes.10.30 Mascarade musicale.11 00 Variétés.11 15 Orchestre.11.30 Chansonnettes.11.45 L’agriculture.Midi Heure.Midi Heure féminin».12.15 L'art dans les fleurs.12.30 Heure féminine.1.00 Radio-Journal.1 03 Heure féminin».2.00 Heure.201 Mélodies.2 13 Variétés.2 30 Five of s kind.3.43 Edna Peterson, piano 3.00 Poèmes symphoniques.» 00 uyona Gayl».4 IS Orchestre.4.30 Plano reflections.4.45 Chansonnettes».4.55 CHLP ce tolr.5 00 Heure.3.00 Thé dansant.3.25 Nouvelles.y 5 30 Radio spécial.6 0.Radio-Journal.8.13 Méli-mélo.8 30 Heure.6.30 Musique sur demande 8.43 Domaine d» la lut»* 7.00 Heurs S Î2 HhRn"ons françaises 7 00 Heure familiale, 7.30 Orch Crosby 7 43 Oncle Troy.8.00 Métairie Rancourt.® guerre et nous.8 30 Théâtre.9 00 Heure.S™ 5* mother ‘O'1 4»d.8.30 Merry-go-round.ln?2 Super music.'0 13 Nouvelle» 10.30 Dans».1100 Heure Manifestation t d'amitié latine aux Trois-Rivières Délégation montréalaise de deux sociétés culturelles et économiques — Invités de Québec et d'ailleurs — Sous les auspices de la Société du Flambeau — Visite des quatre villes de la région — Dîner et fiesta — Discours par MM.Oscar Drouin, Escobar, Vas-concellos, Cantave, O'Leary, Hé bert, Landry Les Trois-Rivières, 3 (D.N.C.) — La population des Trois-Rivières et de la Mauricie a connu pour la première fois dans son histoire une manifestation de solidarité inter-américaine dont elle gardera un durable souvenir: la “Journée d’A-mérique latine’’.Organisée sous les auspices de la Société des Arts et Lettres "Le Flambeau", qui réunissait dans la région les représentants de sept pays d’Amérfque latine et les délégués des deux grandes associations canadiennes de relations culturelles, sociales et économiques: V Union culturelle des Latins d’Amérique, et l’Assoria-tion Canada-Inter-Amérique, la fête a remporté samedi un éclatant succès.Les quatre villes de notre région, Trois-Rivières, Cap de la Madeleine, Shawinigan et Grand’Mère, ont fait une réception chaleureuse aux distingués visiteurs.Douze corps publics et associations avaient apporté leur généreuse collaboration au président de la société Le Flambeau.Les invités Parmi les personnages de marque qui assistaient à cette manifestation, on remarquait particulièrement M.Oscar Drouin, ministre du Commerce et de l’Industrie à Québec; M.Carlos A.Calderon, consul général du Mexique et Mme Calderon; M.H.Pinheiro de Vasconcel-los, consul général du Brésil et délégué pour représenter l’Argentine et le Venezuela, accompagné de Mme et de Mile Vasconcelios; M.Juan Ricardo, consul général de la République Dominicaine; M.Philippe Cantave, vice-consul d’Haïti; M.André Turcot, consul honoraire du Mexique et Mme Turcot; Mme Manolita Gallagher, de Colombie; le général J.G.Escobar, président général de l’Association Canada^ Inter Amérique; M.D.O’Leary, pré-i sident générai de l’Union culturelle des Latins d'Amérique, et Madame O’Leary; M.Maurice Hébert, de la Société royale du Canada, directeur-gérant de l’Office du tourisme de la province; M.Paul-Emile Poirier, président général de la Fédération des Chambres de commerce de la province de Québec; M.Jos.Gingras, avocat conseil de l’Association Canada-InterAmérique, M.J.Robert Haine, président du Cercle Cervantès de fUniversité Laval, et autres.Rudolf Serkin dans les environs de quo Nazis l’ont proclamé auathèn l’ont déboulonné à Leipsig; sons qu’il n’y avait là qu’une ci Programmes spéciaux A RADIO-CANADA : 11.30 p.m.Le concert que dirigera Jean Beaudet A Radlo-Canadn.sous les auspices de l'tntèr-Amerlcefi University of the Air, Jeudi, sera consacré aux compositeur» canadiens.Il s’agit d’un programme d'échange avec ceux de la National Broadcasting Company.C“e*t de la aalle de l'Ermitage A Montréal que sera relayée cette émission artistique.Jean Beaudet a'eet assuré le concours pour le programme vocal d'un choeur de voix d'hommes •nép&rê par Victor Brault, fondateur et directeur de la Cantorla, et aussi de celui ¦•e Jeanne DesJardins, soprano.Ainsi l’or- chestre exécutera Danse villaucoia» a.Claude Champagne; Blanche comme la neige avec choeur, de «Ir Enest MarMtl-lan; Rigaudon des pastiche» anciens, de J.-J.Oagni«r; Lê Roi amoureux, avec choeur, d’Hector Oratton, et Pantomime, de Maurice Blackburn.LTnter-Amerlcan University se propose de faire connaître le répertoire musical de» différents pays, répertoire d’inspiration folklorique ou répertoire d'oeuvres de compoelteura qui sans r.néter l'esprit national se aont fait un nom dana la musique.Ce concert aura pour très heureux résultat de mettre en valeur à l'étranger le# noms de compositeurs qui figurent au premier plan de la vie artistique au Canada.Quatre villes visitées Les délégués et représentants étrangers ont au cours de la journée de samedi visité Trois-Rivières, le Cap de la Madeleine, Grand’Mère et Shawinigan.Après un vin d’honneur à Grand'Mère et un lunch à Shawinigan.la délégation revint aux Trois-Rivières où se sont déroulées les principales'ma-nifestations.Un dîner a réuni au Château de Blois tous les représentants de l’Amérique latine ainsi que les autorités municipales et les représentants d'un grand nombre d’associations.Le maire Arthur Rousseau a présenté les hommages de la ville aux invités d’honneur au cours du banquet présidé par M.Oscar Drouin, ministre du Commerce et de l’In-clustrie.Une foule d’environ un milli r de personnes a envahi l’auditorium de l’académie de la Salle afin d’assister à la fiesta qui clôtura cette journée.Une impressionnante cérémoiûe de salutation aux drapeaux des 2U républiques latines de l’hémisphère occidental et du Canada marqua l’ouverture de la soirée.Les diverses allocutions qui furent prononcées tant au cours du dîner que de la fiesta de clôture furent irradiées par le poste CHLN, de sorte que le public de toute la Mauricie fut à même de participer h celte fête culturelle qui liera dorénavant la Mauricie aux éléments latins de tout l'hémisphère occidental.Nos amis interaméricains furent ensuite les invités de la Corporation (chapitre des Trois-Rivières), qui avait organisé une réception à laquelle prirent part un grand nombre de personnalités de notre région.L’orchestre de musiciens ibéro-américains «le Julio Reyes entendu régulièrement à l’heure “America Latina”, sur le réseau national, recréa, pour les invités, une atmosphère exotique qui fit connaître le folklore des différents pays de l’Amérique du sud.Discours Le général Escobar prit la parole en espagnol, et M.Armour Landry donna la traduction de son discours.Il montra que l’avion est en train d’aider au rapprochement des peuples de l'Amérique du Nord et de I Amérique du Sud.M.de Vasconcelios parla en portugais et en français.Il dit toute l’amitié du Brésil pour les Canadiens, cita l’abbé Groulx, mentionna le rôle fécond de M.Jean Désy à Rio et exprima sa conviction de la nécessité de relations plus étroites entre les deux pays.M.Philippe Cantave a rappelé avec à-propos une déclaration du ministre MacKinnon, dans laquelle il dit que ses compatriotes de langue française du Canada sont les interprètes naturels du Canada auprès de l’Amérique latine.R y avait bien longtemps qu un pianiste n’avait inscrit à son programme une oeuvre de Mendelssohn; pas depuis l!)35 au moins dans les environs de les athèrne et pen- ¦ - avait là qti’une Ç0'^* dence, et remercions le punis e Rudolf Serkiti de s’être souvenu «te ce grand seigneur de la musique, de la musique de piano comme des autres.M.Serkin a joué le Hondo Capriccioso et malgré tous nos esthètes qui n’ont pas dû manquer de s’L'xclanier: Musique facile! l’auditoire l’a vivement applaudi, ce «nu a bien pu l’inciter à donner La FUeuse, comme l’un des rappels si obligeamment offerts.Au reste, M.Serkin n’a pas cherché à donner des oeuvres qui prennent par la modt* qu’on y attache.Avec des variations assez peu intéressantes de Mozart sur un thème de distinction absente de Gluck — voilez-vous la face, Mozartiens irréductibles! — il a joué la Sonate en Ut dièse mineur de Beethoven, les Variations Symphoniques de Schumann, ]e Hondo de Mendelssohn, Une barque sur l’Océan et l’Alborada del (Iracioso de Ravel, deux Etudes de Chopin et la Polonaise Héroïque.Qu'on ne dise pas que c’est un programme d’oeuvres usées, car joué de cette façon, ce serait un programme bien plus beau que les offrandes de tant d’autres pianistes.N’est-il pas plus difficile de faire neuf la Sonate du Clair de Lune ou les Variations Symphoniques qu’une machine dont le setrl mérite serait d’être écrite à la manière dont Victor Hugo illustrait ses épreuves: la tache d’encre écrasée entre deux feuilles blanches?Puisqu’il faut que la Sonate de Beethoven soit étiquetée ad vitam aeternam d’un clair de lime, rendons grâces à Rudolf Serkin d’avoir fait voir les rayons que suggère son titre, là où la plupart des pianistes font de l’Adagio une sanglotante élégie, il s’est contenté d’une simple rêverie à laquelle H a su rattacher l’Allegretto et le Presto, en un équilibre admirable.Il était de mode autrefois, et le grand Paderewski lui-même n’y échappait pas, de terminer un récital par la fusée d'une Rhapsodie de Liszt.Mais la mode est changeante, d’autres feux d’artifice ne manquent pas et parmi eux la Polonaise Héroïque de Chopin commence à prendre la place qui lui est due.Rudolf Serkin n’est pas l’un de ces pianistes qui écrasent le clavier d’une main puissante et lourde; c'est un délicat, aussi iip-rait-ce presque une gageure pour lui de donner en bouquet final la Polonaise en La bémol, s’il n’était un artiste parfait.Pour lui l’ampleur et la vérité ne consistent pas dans ia puissance que d’autres déploieraient: eîie se trouve dans l’équilibre «Jes valeurs relatives, et c’est pour cela que la Polonaise a fait son très grand effet.Depuis trois ou quatre ans, M.Serkin a joué ici au moins une fois par année »*ec Vorehestre, et il était peut-être à craindre qu’en le présentant en simple récital les auditoires qui l’avaient entendu aux Concerts Symphoniques s’abstiennent pour courir à d’autres dieux.M.Pierre Bcique ne l’a pas cru.et i'I a eu raison, puisque le Majesty’s était plein, et ceci en une saison qui a commencé et se continuera abondante comme les autres ne l’ont jamais été.Frédéric PELLETIER Les approches du pont sur ia rivière des Hurons Scene, conceit et ectan Dans Faust Clifton Webb, Peggy Wood.Mil died Natwick cl lluiln Hlmtiliird.(A comptci du 15 novembre), VHCADK: Fabienne, de Mme Claude Socori'i, «ver Juntne Sutto, Antoinette Giroux, Jeanne Demons, Jean Paul Kingsley et Henri l.etoa-dnl.tt De M'iiiniur, partir «lu 2!) octobre, en sdlrée).pet.Félicitons aussi ceux qui four-itissent a Mlle Claire Gagnier les moyens de poursuivre ses études à New-York.Enfin, et de nouveau, mes meilleurs voeux de fructueuse carrière à notre jeune chanteuse, future cantatrice.Ferrier CHARTIER Mme ROSE INGHRAM, qui chantera le rôle de Siebel dans l'opéra de Gounod, présenté au théâtre St-Denis vendredi, te 5 novembre.L’horairesjdes pectacies SAINT-DENIS La dame de coeur 12 h.45, 4 h., 6 h.35, 9 h.50.Mon coeur balance 2 if.10, 5 h.25, 8 h.40.LOEWS “Phantom ot the Opera" 11 h.25.2 h.4 h.40.7 h.29.ft h.55.CAPITOL “Stormy Weather” 11 h.25, 2 h.05, 4 h.45, 7 h.30.10 h.15."Passeport To Suez” 10 h.12 h.40.3 h.20.8 h.05, 8 h.45.PALACE “Corvette K 225” 11 h.10.1 h.50.4 h.35.7 h.15.9 h.55.PRINCESS “They Came To Blow Up America” 11 h.35.2 h.15, 4 h.50.7 h.30.10 h.10."larceny With Music” 10 h.15.12 h, 55.3 h.33.8 h.15.8 h.55.La gazette des spectacles Cinema Le ministre des Travaux publics, M.Georges Danscreau, a reçu hier matin deux délégations à son bureau du palais de justice.La première, celle de Saint-Jean-Baptiste de Rouville, demande l’aide de son ministère pour la construction d’approches plus commodes au petit pont de l’Eglise, sur la rivière des Hurons.La seconde, celle de Saint-Cèsai-re de Rouville, demande un octroi au ministère pour défrayer une partie des dépenses de l’organisation et de l’équipement d’une brigade contre les incendies.M.Dansereau examinera les deux requêtes.Ouverture des cours militaires le 10 novembre I L’ouverture officielle des cours I militaires de la Faculté des sciences (CUAC) aura lieu à l’Université de Montréal, 2900 boulevard du Mont-Royal, le 10 novembre 1943, à deux heures et demie de l’après-midi.Le programme est le suivant; 1.Inspection des candidats par !e recteur de l’Université et l’officier commandant le district militaire no 4 dans la cour d’honneur.2.Allocutions dans la salle H’4 par: a) Monseigneur le recteur de l’Université; b) l’officier commandant le district militaire no 4; c) te dircctiicr de l’éducation militai- I re.du • Réception dans les quartiers Cours universitaire de l’armée canadienne (active) ermuc M.Dostaler O’Leary a insisté sur la nécessité de la culture, gage de notre survivance, et de son enrichissement aux sources latines.M.Maurice Hébert voit des points d’appui extérieurs de notre culture française dans la culture espagnole, portugaise, antillaise.Il ajouta un mot sur le rôle que peut jouer le tourisme dans le rapprochement culturel et économique du Canada et des pays du sud.M.Oscar Drouin a clos la série des discours en regrettant l’absence d’un drapeau canadien dans la cérmonie d’hommages aux drapeaux des pays d’Amérique, puis il indiqua que pour la première fois le budget de la province contient des crédits pour rétablissement d’une agence commerciale à Haïti et dans d’autres pays de l’Amérique laline.Le comité trifluvien des manifestations de la journée d Amérique latine en Mauricie était compose des présidents conjoints du Flambeau, Mlle Françoise Lacoursièrc, et M.Armour Landry, M.Pierre de Lean, Mlle Juliette Pothier, M.Luc Desilets, Mlle Magdalène Godin, M.Paul Bertrand.Mlle Suzanne Bertrand et M.Marcel Beaumier.SAINT-DENIS: La Dame de coeur, avec Michèle Morgan, Gilbert Gil, Henri Guisol, etc., et Mon coeur balance.avec Noël-Noël, Marie Glory, etc.(Du 30 octobre au 5 novembre inclusivement) ; LOEWS: The Phantom of the Opera, d’après l’oeuvre de Gaston Leroux, film en couleurs, avec Nei-scin Eddy, Suzanne Foster, Léo Ca-rillo, etc.(Du 29 octobre au 4 novembre inclusivement).PALACE; Corvette K-225, film sur la marine royale canadienqe, avec Randolph Scott.(Du 29 octobre au 4 novembre inclusivement), CAPITOL: Stormy Weather, comédie musicale, avec Lena Horne, Bill Robinson, Cab Calloway, etc.et Passport to Suez, avec Warren William et Ann Savage.(Du 29 octobre au 4 novembre inclusivement).PRINCESS: They Carne To Blow Lp America, film d’espionnage, avec George Sanders et Anna Sten, et Larceny with Music, avec Alan Jones, Leo Carillo, etc.(Du 29 octobre au 4 novembre inclusivement).IMPERIAL: Mr.Lucky et Hitler’s Madman.(Du 1er au 4 novembre inclusivement).Musique HIS MAJESTY’S: Boston Comic Opera Company dans des oeuvres de Gilbert et Sullivan: Trial by Jury, Pinafore, The Pirates of Penzance, Patience.(Semaine du 8 novembre).MONUMENT NATIONAL: Mignon, opera-comique d’Ambroise Thomas, par les Variétés Lyriques, avec Marthe Lapointe, Lionel Dau-nais, Caro Lamoureux, les Ballets Mortnoff, etc.(Les 25-27-28-30 novembre et 2 décembre).SAINT-DENIS: Faust, opéra de Charjes Gounod, avec Raoul Johin.(Le 5 novembre, en soirée).GESU: Les Eludes musicales: Jean vallerand: Gabriel Fauré et la musique française.(Le 7 novembre).RI l’Z-CARLTON : Mary Hentier-son.soprano, au Ladies' Morning Musical Club.(Le 4 novembre, à 11 heures).ERMITAGE: Simone Flibotte, mezzo-soprano, à la Ligue des Jeunes vedettes, avec Séverin Moisse, au piano, José Delaquerrière et François Rozet.(Le 25 novembre).HIS MAJESTY’S: Concert symphonique.sous ia direction de Désiré Defauw, avec Roland Leduc, violoniste.(Le 7 novembre, en matinée).SAINT-DENIS: Festival de musique polonaise: Gregor Fittelberg, chef d’orchestre; Witold Malèu-zynski, pianiste, et Bronislaw Hu-berrnan, violoniste.(Le 12 novembre ).S».JAMES UNITED CHURCH: Les fectivals de Montréal, sous la diirection de sir Thomas Beecham.(Le 18 novembre).Théâtre GESU: L’Otage, de Paul Claudel, avec Lmtiiiilla Pitoëff et sa compagnie.(Les 3-4-7*11 décembre).HIS MAJESTY’S: Blithe Spirit.comédie de Noel Coward, avec La musique i Une expérience concluante On l’a tentée mille fois, dans le passé, aux jours sombres de notre préhistoire musicale.Les résultats ne variaient pas.N’importe.On recommençait, avec sans doute le loi espoir «tue les choses finiraient par s arranger d'elles mêmes, grâce à l'apparition, par génération i spontanée, d'un génie capable d enlever la situation pour tou-1 jours, «le racheter en un concert les tâtonnements stériles de plus d’un demi-siècle.Aveuglés par la 1 témérité autant que par la naïveté, nos organisateurs de concerts ne songeaient pas à corriger les causes, à préparer des conséquences acceptables et même honorables.Ils lançaient des artistes sans préparation, sans formation, sans dispositions autres que ceties «pie la nature leur avaient octroyées.En a-t-on assez brûlé dans le passé de ces jeunes gens, asphyxiés par l’encens des admirations ignorantes! Les pauvres innocents croyaient que c’étâit arrivé et se muraient définitivement dans la médiocrité.L’addition des médiocrités ne produit pas la perfection.Le niveau général de notre vie musicale ne pouvait ainsi manquer de refléter comme en un miroir nos conceptions avachies de l'art et notre niaise indifférence aux conditions de son épanouissement.Le même phénomène avait marqué notre vie littéraire, jusqu’au jour où des critiques courageux jugèrent bon de manier l’émondoir, le sécateur et même la hache.Il faut reconnaître que, sauf quelques rares exceptions, la criticiue musicale est restée beaucoup plus timide.Les bons critiques d’art chez nous se comptent sur les doigts de la main.Leur activité s’exerce forcément et uniquement chez les interprètes plus que chez les compositeurs.Il parait en librairie, à Montréal, plus de volumes que de symphonies.La peinture offre au critique un aliment plus substantiel que la musique.Autant de raisons qui mettent te critique musical à l'abri de l’anathème.On ne peut lui imputer la culture du navet, si florissante chez nous, jusqu’à une époque assez récente.11 Fa déploré darts le désert pendant quelques années.11 savait si bien que des artisans authentiques de notre peuple avaient dû chercher à l’étranger la gloire et le pain, pendant que le critique de Montréal se voyait forcé d’ccou-ter “un jeune talent prometteur”.Mais à ce sujet, il y a quelque chose de changé au pays de Québec.La voix des prophètes est parvenue à se faire entendre.Des écoles musicales mieux outillées et des professeurs plus avisés ont donné le coup de barre nécessaire.La compétence est à l’honneur et l’amateurisme rejoint les vieilles lunes.Ces considérations me hantaient, dimanche soir, au concert d’adieu de Mlle Claire Gagnier.Qu’on se rassure.Je ne pensais pas à son cas uniquement.Mes lecteurs me comprendront.A deux reprises, j’ai dû ne pas montrer d’enthousiasme pour Mlle Claire Gagnier, chanteuse.J’estimais à leur juste valeur ses aptitudes pour la musique vocale.Mais je croyais qu'on en faisait un mauvais usage et je l’ai dit.Dédaignant les communiqués trop louangeurs qui, seuls, ont escorté le passage de Mlle Gagnier à la radio et sur les scènes montréalaises, je ne voyais qu’un aboutissement à son régime de vie musicale: le cabotinage.Je n’ai pas à chercher ici les responsabilités, ni à en faire le procès.L’affaire est classée.Mlle Ga-gnier se livrera pendant trois ans à des études musicales sérieuses, sous la direction d’artistes expérimentés et ennemis de la fantaisie.L’école Juilliard ne prépare pas ses élèves,à l’aventure artistique, à la recherche de la gloire populacière.Souhaitons que Mlle Claire Gagnier ait été chez nous la dernière victime de l’incurie ou de l'ambition.Fille et nièce de musiciens qui occupent ici une place de premier plan, notre jeune compatriote a été élevée dans une atmosphère musicale.Les dons reçus à sa naissance ne pouvaient donc que s’y épanouir normalement, avant de recevoir un développement plus complet par des études supérieures.Appartenant à cette jeunesse qui se lève si bellement pour remplir son rôle dans la province de Québec, Mlle Gagnier groupait autour d’elle, dimanche soir, une partie de notre future élite artistique.Musiciens et comédiens, ils voulaient sans doute lui rendre témoignage.Ils symbolisaient en même temps ce qui s’en vient, les jours futurs du règne de notre prestige artistique.Ils auront à le maintenir.Autant commencer tout de suite.Même en ne tenant pas compte des comédiens qui ne sont pas de mon ressort, il est impossible _ de nommer ici tous les artistes inscrits au programme.Je ne relève «lue les noms de Léopold Simnneau et de Georges Savaria qui s’imposeront bientôt à notre attention.Il faut féliciter le jeune impresario, Raymond Daoust, devenu spécialiste des concerts réussis.Il a sans doute l'étoffe d’un chef; la jeunesse répond toujours à son ap- Les Amis de TArt ÏMARGUERITE MORENO HÉLÈNE PERDRIERE ARCADE A L’AFFICHE ____ ! ANTOINETTE Ci ROUX I JANINE SUTTO Lmmmmmm eus m—mammmmi FnBiEMIE s ceres À€ Af*i claudê soconm wmmmmBtm «w mtmmmmm JEANNE DEMONS JEAN PAUL KiNCSLEY DEHiS DROUiN'LUCiLLE LAPORTE EliSAGAREAU HENRi LETONDAL CAPITOL A l'affiche ,?» “Stormy Weather — Aussi — “Passport To Suez mnjE A l’afllch» ‘They Came To Blow Up America” — Aussi — ' “LARCENY WITH MUSIC” 1 T'TTiC^ 4P semalnociation deviendrait alors un com-Je désir d améliorer le sort de Pl°L Mais il est universellement releurs semblables, seule la coopération n a pas changé.Le deuxième, c est que l’on a dû parcourir long çhemin et passer par mille tâtonnements avant d’arriver à cette dorctrine coopérative qui unit actuellement 155,000,1)00 de personnes à travers le monde.Le fait qiril a pu s’établir dans tous les pays, s’adaptant à toutes es formes de gouvernements sans bouger, est une preuve absolument indiscutable de la solidité du coopératisme.Ce soir, nous ferons l’inventaire de nos forces.Evidemment notre doctrine vise à creer un monde meilleur.Si la coopération n’avait rien à améliorer, pourquoi nous donnerions-nous la peine de fonder des coopératives, je vous demande donc: en (/uai l’ordre actuel a-t-il besoin d’etre amélioré?.Le premier mal c est que le libéralisme économique a permis la centralisation de la richesse.Il n'est pas nécessaire d’être un grand économiste pour s’apercevoir qu’aujourd’hui la richesse est accaparée par quelques privilégiés, qu’un pareil enrichissement ne peut se faire qu’au détriment des autres et du’il* doit s’ensuivre un abaissement notable du niveau de vie.Par ailleurs, si lu démocratie se pratique plus ou moins dans le domaine politique, elle n’existe vas du tout dans le domaine économique, où seul l'argent compte pour quelque chose.Voyons par exemple comment se fait l’élection du président de la Montreal Light.Heat S: Power: ce président est choisi parce que c'est lui qui contrôle le plus grand nombre d’actions.Eh! bien, si la Montreal Light, Heal & Power était une coopérative, le président serait élu par le vote de chaque sociétaire présent à l’assemblee; on le choisirait non pas à cause de l'argent qu’il possède, mais parce que l’on estime qu’il jouit de qualités requises pour remplir cette charge.Ceci n’est pas une utopie, puisque dans certaines villes d’Europe, à Helsinki par exemple, ces utilités publiques sont devenues des coopératives après la guerre de 1914.Par conséquent, les profits en sont distribués non pas à ceux qui ont apporté des capitaux, (ceux-ci reçoivent un intérêt limité sur l’argent investi) mais entre tous ceux qui ont rendu les profits possibles par leur consommation journalière.Nous sommes convaincus que les nouvelles doctrines sont incapables de corriger les abus du système actuel, même si le gouvernement s’en mêle.L’idéal coopératif, lui, est basé sur des faits, sur des réalisations, sur l’expérience de 100 ans dans tous les pays du monde.Lo première force de la coopération, c'est l'association connu que la coopération recherche le bien de l’humanité.Un ouvrier seul qui revendiquerait ses droits serait un ouvrier condamné, mais si dix mille ouvriers s’unissent en syndicat pour revendiquer ces mêmes droits, ils deviennent une puissance que les gouvernements sont forcés de respecter.Si les ouvriers, les médecins, les notaires ont trouvé bon de fonder des associations pour protéger leurs intérêts, il est une classe d’individus pour qui l’association est devenue un besoin pressant: c’est le consommateur.Il suffit, pour s’en convaincre, de jeter un regard sur les tactiques de la vente et de l’annonce pour attirer le client sans faire aucun cas de ses besoins ou de ses moyens.Et pourtant, Mesdames et messieurs, le consom-mateur est la base, le pilier de tout l’édifice économique; il y a des fabricants parce qu’il y a des consommateurs.Si l’on fabrique du savon et de la soie, s’il y a des pouvoirs électriques et des tramways, des hôtels et des théâtres, c’est parce qu’il y a des consommateurs.Malheureusement, dans le monde économique, le consommateur joue le rôle de l’agneau dans la fable: “Le loup et l’agneau”.Le consommateur est le roi de l’économie, mais il en est le roi détrôné.Ce monarque pour qui toutes les cheminées fument deviendra-t-il un roi agissant?Pour faire cesser les abus dont les consommateurs sont les victimes, il faut qu'ils s’associent et qu’ils fondent des coopératives.* Deuxième force: Association légale.Dans tous les pays et quelle qu’en soit la forme de gouvernement, les coopératives jouissent d’une législation spéciale; ici même au Canada chaque province possède ses lois des coopératives.Mais si tous les coopérateurs ont des besoins identiques, tous n’ont pas des volontés identiques; un grand nombre sont insouciants et préfèrent fermer les yeux et accepter les lacunes et les abus.D’autres refusent de se laisser manger la laine sur le dos, ils ont la foi et sont prêts à travailler pour que l’association devienne plus puissante.Une coopérative ne donne que ce qu’elle reçoit, si elle se compose de gens qui veulent vraiment un ordre meilleur, elle ne tarde pas à prendre de l’importance.On juge facilement du degré de foi des coopérateurs par la rapidité du succès de leur coopérative; un groupe d’hommes et de femmes convaincus et résolus, voilà la plus sûre garantie de succès.Cette foi est indispensable.Croyez-vous que les Russes auraient pu offrir une aussi longue résistance devant l’invasion s’ils n’avaient été conduits que par la force?Il a fallu que ces gens croient à leur idéal social, ce pli en prêchant la haine de ceux qui possèdent, la coopération l’accomplit en prêchant l’amour, la justice, l’entr’aide.La troisième force Ile la coopération, c’est qu’elle va amasser des capitaux qui permettront aux consommateurs d’entrer dans le domaine de la production.Ces mêmes consommateurs, dont les besoins avaient été jusque là exploités pour l’enrichissement de quelques privilégiés deviendront leurs propres marchands et leurs propres producteurs.Les immenses foyers de production de la coopérative anglaise sont tous nés de la cellule mère de Rochedale.En même temps que le coopératisme recherche l’intérêt de toute la société, il assure l’intérêt de l’individu et s’il a si bien réussi dans d’autres pays, c’est que les consommateurs ont compris et gu’ils ont accepté ce moyen de se délivrer du joug des monopoles.Nous pouvons réussir nous aussi, si nous le voulons: “Unis, nous pouvons tout.” Voici deux questions prises entre plusieurs demandes intéressantes venues de l’assistance: 1.—La “Montreal Light, Heat & Power’’ pourrait-elle devenir une coopérative?R.—C’est la chose la plus réalisable du monde; puisque les Finlandais l’ont fait et ont réussi, pur-quoi ne réussirions-nous pas aussi?Il suffit que les consommateurs s’associent, etudient la question et réclament leurs droits.2.—-Actuellement tous les abattoirs de notre ville appartiennent à des capitaux etrangers ce qui cause des ennuis à nos bouchers; ne devraient-ils pas fonder un abattoir coopératif?R.—Ils le peuvent sans aucun doute et cela protégera les intérêts des bouchers.Mais croyez-vous que le premier but des bouchers soit d’améliorer l'ordre social?ou ne serait-ce pas plutôt d’améliorer la situation d'un groupe?Tout foyer de production né au sein de la coopérative de consommation sera d’un intérêt supérieur puisque son objectif embrasse le bien de la société tout entière.La prochaine réunion du Cercle d’etude se tiendra mercredi, le 10 novembre, à 8 h.30 du soir, au no 803 rue Boucher, coin Saint-Hubert.Le public est invité.Causerie et audition musicale à la Société d'Etude EATON Heures d'affaires : 10 h.à 6 h.Samedi compris.Les pommes font des desserts sains et savoureux j sont des hommes de foi.L’association n’est pas un privi- • Ce que le communisme a accom- GRILLÉE la truite de lac est excellente .SAUMON -BLANC — D’AIGLEFIN - FLETAN — PETONCLES — — GOLD EYES.DORE — POISSON MORUE — FILETS l Livraison au détail VENDREDI 8 A.M.2.30 PM.PL.8121 Homards vivants ou bouillis Huîtres sur écailles — le panier $1.50 Offres pour U fin de semaine : Frais tués : Poulets à rôtir, poulets à griller, pigeonneaux et canetons du lac Brome.Il est reconnu depuis longtemps que les fruits sont-l’aliment par excellence du petit déjeuner.Que de personnes se contentent d’une pomme chaque matin et se portent comme un rayon de soleil! Naturellement, la plupart d’entre nous ont besoin de plus de nourriture, mais un fruit pour commencer la journée est hautement conseille par les experts en aliments.Les pommes, abondantes cette année et surtout en cette saison, se prêtent aussi à mille arrangements pour le dessert.Creusée au centie et farcie de raisins, la pomme constitue un riche dessert, suffisamment sucré.Si on fait cuire les pommes complètes, sans les peler, il est bon de percer la pelure au moyen d’une aiguille ou d’une épingle ou de la fendre légèrement sitr un côté pour laisser passer l’air et l’empêcher de se recroqueviller.Voici quelques recettes, préparées par la Section des Consommateurs, du ministère fédéral de l’Agriculture, où l’on fait largement usage de ce fruit, qui non seulement fit les délices d’Eve, mais que la plupart trouvent savoureux.I GATEAU RENVERSE AUX POMMES t 2 c.à soupe de beurre fondu — 2 c.à soupe de cassonade — 3 tasses de pommes tranchées (3 pommes moyennes) — tasse de raisins secs (facultatif) — 1 tasse 1/3 de farine à pain — 1/3 lasse de sucre — 3 c.à thé de poudre à pâte-— % c.à thé de sel — 1 oeuf — Vi tasse de lait — 3 c.à soupe de corps gras fondu (végétaline).Etendre le beurre fondu dans le fond d’un moule à gâteau de 8 x 8 pouces.Saupoudrer de cassonade et couvrir des pommes tranchées et des raisins si vous les employer.Mêler et tamiser les autres ingrédients secs.Battre l’oeuf, le lait et le gras fondu.Incorporer aux ingrédients secs, pour que le mélange soit juste humide, sans battre Etendre sur les fruits.Cuire à four chaud (400°F) pendant 25 minutes.Retourner et servir chaud avec le dessus du lait.Six services.NOTE:—Saupoudrer les pommes de cannelle, de muscade ou de fromage râpé avant d’étendre le beurre, pour varier, GRIFFES AUX FRUITS GARNITURE AUX FRUITS 2 c.à soupe de sucre — 1 c.à soupe de farine—Vac.à thé de cannelle—2 tasses’ de pommes finement hachées.Mêler sucre, farine, cannelle et ajouter aux fruits.Déposer une partie de cette garniture au centre de chaque rondelle, abaisser la pâle et coller les bords.Badigeonner avec le blanc d’oeuf.Découper en ^ ou 8 sections jusqu’à la moitié, les nords scellés, de manière à former des griffes.Dépeser sur une tôle graissée.Etendre les sections.Cuire à four chaud (425°F) 12 à 15 minutes.Six services.SAVETIER AUX POMMES ET AU FROMAGE 6 pommes — b* tasse de cassona de — le.à soupe de beurre —- 1 tasse Vit de farine à pain — 2 c.à thé de poudre à pâte—3*c.à thé de sel — % tasse de fromage râpé 2 c.à soupe de gras doux -— (5 c .à table de lait — hi M.Paul Rainville et le centenaire de Grieg Les membres de la Société d’F.tu-de et de Conférences ont entendu hiet après-midi, à leur réunion hebdomadaire, une vivante et intéres-1 santé causerie sur Grieg, compositeur norvégien, par M.Paul Rainvil- ¦ le, conservateur du musée provin- ! cial.La causerie a été très agréablement illustrée par une audition de quelques oeuvres de Grieg enregistrées sur disques.Le conférencier remarque tout d’abord que le chantre mélodieux des landes norvégiennes n’est pas mort, bien que son corps repose dans un petit cimetière de Norvège; il est passé de la vie mortelle à l’immortalité parce qu’il a su lancer dans l’espace des forces vives contre lesquelles viennent se briser les forces matérielles.Le père de Grieg, Ecossais de naissance, ne prisait pas particuliérement la musique, mais sa mère chantait joliment et tenait fort bien sa place au clavier.A six ans, il reçoit ses premières leçons de sa maman qui fut un professeur inexorable envers le petit Edward, enfant sensible, espiègle et rêveur.En classe, médiocre élève, à dix ans il préfère encore le piano à l’école où il paresse à son goût.Son séjour d’étude à Leipzig lui laissera de mauvais souvenirs à cause du pédantisme qui régnait dans cette ville allemande et d’une grave maladie mal soignée qui laissera sa santé compronuse.Sensible à l’amitié.Grieg est très rffligé par la mort d’un ami très ] -! cher, Richard Nordraak, et à cette] occasion il composera une marche, I funèbre d’une belle venue.En 1867, Grieg épouse sa cousine Nina qui sera une fidèle interprète de son mari, principalement de ses lieds.De retour en Norvège, Gneg essaye de faire revivre un art national, mais les Norvégiens, plus occupés de pêcheries que d’art, ne Tecou-tent guère.Mais il aura des succès a l’étranger et c’est ainsi que Liszt lui adresse ses hommages et ses félicitations pour sa sonate numéro huit.D’ailleurs, dans de nombreuses tournées, Grieg parcourra l’Europe el donnera une foule de concerts tout en continuant à composer.En loo*., la maison Peters acquiert l’oeuvre présente et à venir de Grieg; on joue Grieg dans le monde entier même de -son vivant, ce que n’ont pas connu tous les compositeurs.La phtisie le mine de plus en plus mais ne peut lui faire quitter son piano; son jeu n’est pas toujours parfait au point de vue technique, mais encore plein de la séduction de son talent.Malgré !e repos qui lui est commandé, le virtuose triomphe encore du malade; son tempérament de pianiste exige des succès comme son unique poumon reclame l air pur et le calme.Les tournées continuent pendant que le compositeur écrit sa dernière oeuvre qui porte je Montres pour militaires ou civils REG.20.00 — Modèle pratique, durable, cadran clair, aiguille de secondes.Bon mouvement de 15 pierres, boîtier de plaqué chrome inoxydable Bon bracelet de veau gns ou 1 C QS naturel.».Garantie de service EATON pour un on.Taxe fédérale 25%.(•i«mpt«> d* taxas ti aile* sont expédiées aux forces armées outre-mer) Montres, au ret-de-chaussée *T.EATON C?, LIMITED OP MONIRPSI, on appelle la grande musique.Grieg n’a pourtant pas écouté que les sources mais aussi la mer du nord qui se brise avec fracas sur les fjords norvégiens.Il a fait connaî-1 tre son pays dont il fut un grand ambassadeur en faisant entrer la musique du nord dans la musique européenne.L’audition de la troisième Sonate pour piano et violon et d’un concerto pour piano et orchestre a magnifiquement et harmonieusement complété la conférence de M.Rainville, G.B.Les rations de novembre jusqu avis con- tasse de ! numéro 74 au catalogue.Né au mois — h c .a tame ae tau — m lasse ue .: ! ., siu ;i mpurt 1p 4 seniembre sucre - 2 c.à soupe d’eau bouillan- de >uln 1843 ü meurt le ^septemp c te — % c.à the d’essence d amande, j ha ixoïv ge i petit de Peler et coupe* les pommes en) deuil.r.,.t tranches assez épaisses.Disposer Un dit que G r 8 , ¦ ^ dans un plat à gradin.Saupoudrer ta^ ta]ons haus_ avec la cassonade et parsemer de portait aes enau , imie neU- n noix de beurre.Mêler et tamiser la | ses Pour ^ejrand^ mHWjieu.farine, la poudre à pâte et le sel, ajouter le fromage râpé.Incorporer le gras à l’aide de deux couteaux, battre l’oeuf et le lait ensemble et ajouter rapidement aux ingrédients secs.Avec les mains, étendre la pâte et façonner une rondelle pour cou vrir les pommes.Cuire à four chaud (42J>°F) pendant 15 minutes.Mêler le sucre, l’eau et l’essence d’amande et verser sur la pâte à moitié cuite.Retourner au four et continuer la cuisson pendant 15 minutes.Six servCices.1 tasse farine à pain ou 1 tasse et 2 c.à soupe farine à pâtisserie •— 2 c.à Ihé de poudre à pâte — % c.à thé de sel — 2 c.à thé de sua» e — 2 c.à table de corps gras (végétaline) — 1 oeuf —- % tasse de lait.Mêler et tamiser les ingrédients secs.Incorporer le corps gras à l’aide de deux couteaux.Garder la moitié du blanc d’oeuf pour l’abaisse du dessus, battre le reste de l’oeuf et ajouter au lait.Ajouter ces mélange à celui des ingrédients secs.Pétrir sur une planche enfarinée pendant 30 secondes.Etendre avec le rouleau à pâte une abaisse rectangulaire de Vt de pouce d’épaisseur ^ et découper en rondelles de 4 Pou-| d’eau bouillante ces % de diamètre.1 sel - 2 oeufs POUDING “FARINA” EPICE Y* tasse farina — Vi tasse de sucre — hi c.à thé de sel — 2 c.à thé de candie — 1 c.à soupe fécule de maïs — 4 tasses de lait — 1 tasse de pommes tranchées de hi de pouce d’épaisseur, ou — h4 tasse de raisins secs.Mêler farine, sucre, sel, cannelle et fécule de maïs.Ajouter le lait et fai re cuire en brassant continuellement jusqu’à ce que le mélange épaississe — 5 minutes environ.Metlre au dessus de l’eau chaude Battre avec le moussoir mécanique.Ajouter les pommes et continuer la cuisson pendant 30 minutes, à découvert.Brasser légèrement 2 ou trois fois pendant la cuisson.Servir chaud ou froid avec le dessus du lait ou de la crème.Le pouding est très ferme lorsque refroidi.Six ou sept services.NOTE: Au lieu de cuire au-dessus de l’eau chaude, le pouding peut être cuit au bain-marie au four, chaleur (350°F) pendant 50 minutes.avait de beaux yeux d’un bleu clair et une abondante chevelure.De caractère indépendant, il était fin causeur et accueillant Fidèle dans ses amitiés, il fut aussi très attache a sa mère.Optimiste par nature, su philosophie de la vie se ht assez dans sa musique, plus 5,Ponta^f!1Iî,rù:ter- fléchie.plus mosaïque qu arch.tec turale Républicain et démocrate par nature au fond l’aristocrate domine chez Grieg.Sensible aux hommages, il Un * ritique^a5 d'assé Grieg parmi les poètes mineurs de la musique, (fautres ont dit que ce romantique élégiaque manque de temperament, d’autres encore, qu’il avait plus d’inspiration que de metier, etc.Si ses compositions ne nous emportent nas comme celles de certains grands compositeurs, sa musique, qui chan-e et vil re.nous apporte un charme et une sérénité de belle quaht* et l’on vient sq demander si eet.e nui sinue venant du coeur, n’arnve pas mieux au coeur souvent que ce que POUDING A L’ORGE 1/3 tasse d’orge perlée — 4 fasses P/3 c.à thé de i tasse de sucre 1 t isse Yt de lait chaud — h- c.a thé de vanille - 2 tusses de pommes tranchées — 2 c.à soupe de cas- S°Faire cuire l’orge dans l’eau bouillante salée jusqu’à ce b11 tendre et qu’elle ait absorbé l ean, 40 minutes ou plus.Meier les jaunes d’oeufs battus, le sucre et le .t comme pour une cossetarde t} ujou ter à l’orge égouttée.Refroidir légèrement, ajouter la vanille et incorporer les blancs d’oeufs battus en neige Etendre les pommes dans le fond graissé d’un plat à gratin, saupou-drerde cassonade.Couvrir du melange d’orge et cuire au bain-marie à four modéré (3,>0 b) pendant 30 minutes ou jusqu’à ce que les pommes soient tendres.Restent valides traire: — Conserves, D-l à D-5 inclusivement.— Sucre, 1 à 18 inclusivement.— Thé-café, 1 à 19 inclusivement.Deviennent valides dès jeudi; 4 nov.Thé-café, 20 et 21.— Viande, 24.11 nov.Sucre, 19 et 20.— Conserves, D6 et D7.— Beurre, 36 et 37, — Viandes, 25.18 nov.Viande, 26.25 nov.Thé-café, 22 et 23.— Beurre, 38 et 39.— Viande, 27.Ne sont plus valides après le 31 octobre: Beurre, nos 34 à 37 inclusivement.Viande, nos 22 à 25 inclusivement.Et tous les numéros antérieurs.* # * Les coupons de viande, deux d’un même numéro, deviennent valides tous les jeudis.Les coupons de Beurre, deux à la fois, portant des numéros consécutifs, deviennent valides tous les 15 jours.Les coupons viande et beurre qui sont valides le ou avant le 15 du mois sont bons jusqu’au dernier Jour du même mois.S’ils sont valides le ou après le 15, ils sont bons jus qu’au dernier jour du mois suivant.Les coupons de sucre, thé-café et conserves restent valides tant qu’ils ne sont pas déclarés nuis.VALEUR DES COUPONS Coupon de sucre (rouge): 1 livre.” ” thé (vert): 2 onces.” ” cnfé (vert): Yi livre." ” beurre (mauve): Vi livre.” " viande (brun): Groupe A: Yt livre; Grcupe B: % livre; Groupe G: 1 livre; Groupe D: Ihi livre.Conserves sucrées: coupons Di du nouveau carnet no 3, valeurs diverses.Activités Féminines, Conférences, Réunions, etc.Retroites fermées Au couvent de Marie-Réparatrice, 1025 Mont-Royal ouest, Outremont.11 y aura dea retraites fermées aux claies suivantes: pour Jeunes filles, du 11 au H et du 28 au 29 novembre: pour fiancées, du 18 au 21 novembre, et pour dames du 22 au 25 novembre.Démonstration culinaire Jeudi, le 1 novembre, k 2 h.30, U y aura démonstration culinaire à l'Ecole ménagère municipale de Verdun, 1000, 5e ave-nue, prés Bannantyne.Le menu en plus detre pratique sera attrayant.Entrée libre.Partie de cartes Jeudi, le 4 novembre, A 2 h„ sous a présidence de Mme Prime Prénovost, au no 4312 rue Papineau, aura lieu une par-tic de cartes, au profit de l'Oeuvre de U Reparation à la T.8.Face Inc.Cordiale Invitation aux amies de l'oeuvre Pour Inf., FR.9411-3828.CAFE LONDON HOUSE Sr»nd.Horiron International.Correspondances — L’O.T.j.de Saint-Hve;inrh« — Témoignage autorisé sur l'e'eetrif.carion rurale — On cegarde vers Québec.Livres récents — Le droit raciste a l'assaut d» la civilisation — Le Combat social — Au théâtre de la vie — Histoire de !a province de Québec — Les Fossoveurs —- De pétam à Laval Bataille d’Amiens — Normandie et ôrf.sgne —- Visages, littéraires du Canada :ran;ais — Le désert des lacs — ioie» »t tristesse* de la maison — L» Cité nouvelle — Lettres aux Américains — Service de France au Canada — Le Canada et les Nations Unies.En trois mots.Au comptoir ,25s, par la poste .28s.SERVICE DE LIBRAIRIE DU “DEVOIR1* 15e corps d'aviation Quartier général des Alliés, Alger, 3 (A.P.) — Le commandant en chef de toutes les forces alliées en Méditerranée, le général Dwight D.Eisenhower, a annoncé hier la création du 15e corps d’aviation de l’armée des Etats-Unis qui vient prêter main-forte au 12e corps et ta nomination du lieutenant-général Carl-A.Spaatz comme commandant de toute l’aviation des Etats-Unis en Méditerranée.On croit que les Alliés préparent une grande offensive aérienne contre l’Allemagne par le sud qui s’ajoutera à celle qui se poursuit depuis plusieurs mois par l’ouest.Cela forcerait les Allemands à diviser leurs effectifs de chasseurs pour parer tes coups des deux côtés à la fois.Les bombardiers lourds américains ont d’ailleurs débuté en bombardant l’usine d’assemblage Mes-serschmitt à Wiener Neustadt, à 27 milles au sud de Vienne, qui fournit à elle seule le quart de toute la production d’avions de chasse de l’Allemagne.IL FAUT TOUT FAIRE POUR GAGNER LA GUERRE- mro/vs m i//crv/#£ b • a b a B B A-JL AAA \\\$ A JA * JA ¦ Raids aériens Londres, 3 (C.P.) —- Des formations de la Royal Air Force et de l’aviation canadienne ont exécuté nlusieurs sorties hier au-dessus de la France et île la Hollande, détruisant trois avions enneqiis et endommageant un certain nombre de locomotives.D’autres formations britanniques ont mitraillé des troupes allemandes sur un champ de manoeuvres près de Paris et atteint doux navires marchands au large de ta péninsule de Brest.Tous les avions canadiens sont heureusement rentrés.Quelques avions allemands ont survolé la nuit «dernière la banlieue de Londres et l’estuaire de ta Tamise et fait ouelques victimes.Un avion ennemi n été descendu.Villa Saint-Martin Une retraite fermée pour hommes et jeunes gens des paroisses Sninf-Marc et Saint-Barthélemy aura lieu du 4 au 7 novembre Pour renseignements, s’adresser à M.P.Auclnir, tel.: DO.1355 ou nu R.P.sitnérlenr d représentait la rdiaiseur de ™!ianrl?*i?a*j I réunit en oulre des chiffres abon- j d« Prix du commerce iïù'X&ASirTJXl »» % 225 mis?ionr'a.ire* répondit: Mais non.n u avez-vous émmgnages anglais pénétrants internes O FlisHim vas pensé?Ce que j’écoute a ce mo- justes à notre endroit.^ - - - - * ' - Ce compendium est une oeuvre opportune et Jntelligeiite qui ne saurait manquer de tomber en terre utile.Louis ROBILLARD 3-XI-43 _________ _ _ / ec< ment, c’est la conclusion d'un argument d'Arthur Meighen, toujours si juste et souvent si profond.' L'Arthur Meighen d’antan.‘oui young hair-splitting friend", notre fendeur de cheveux en quatre, comme l'appelait le vieux docteur Bugsley, debater subtil et barbu .Mânes des anciens parlements et des disputes envolées; 'mais ou sont les neiges d’antan?'' ernest BILODEAU 3-XI-43 En Yougoslavie (A.P.) — L’an a fai Waashington, 3 dernier, le cancer a fait 163.400 victimes aux Etats-Unis, 3,474 de plus qu’en 1941, se classant immédiatement après les maladies de coeur comme cause principale de mortalité.L’office de la statistique a souligné toutefois que le taux général de mortalité est tombé à 10.4 par 1000 personnes, le plus bas jamais alteint, en raison d’une diminution dans la pneumonie, l’influen za et les accidents d’automobile.Politesse municipale Londres.3 (C P-) — Les partisans communistes yougoslaves du i général Josip (Tito) Rroz annnn-,jcent qu'ils ont délivré 800 soldats ui italiens d’un camp d’internement j à la suite de furieux combats dans j le Monténégro, Leur bulletin rap-j pftrte en outre de nouvelles ren-I contres contre les formations légi-•Le Comité exécutif a hier donné timistes du général Drain Mihailo-instruclions au bureau des réels-Iviteh en Serbie.Les partisans coni-mations d’accuser réception de tou-1 munistes auraient repoussé des allés les réclamations à mesure qu'ci- laques allemandes contre Tiizla, en les sont reçues.M.Quinn a.la se-i Bosnie orientale, et contre Brez-mnine dernière, déclaré au Comité j nica, en Croatie.Ils disent que l’a-que la routine au contentieux c’é-'viation alliée leur a prêté main-tait de classer les réclamations sans forte en bombardant les ports de plus, et que les poursuites étaient Pince et de Metkovitch occupés par intentées contre la ville plus tard les Allemands ainsi que la pénin-sans meme que lo'n ait accusé ré-j suie (le Pelyesac, entre Split et Du-ccption de la première lettre.Ibrovnik, Port-Elisabeth, 3.(A.P.) — Selon res en route vers l’Amérique à bord du Gripsholm, il y a environ 225 religieux et prêtres canadiens et belges Internés à la maison-mère de la mission ’catholique de Fu-shun, à environ 31) milles de Mukden, capitale de la Manchourie sous occupation japonaise.Les rapatriés ont ajouté que les conditions de vie à ce camp sont en général meilleures qn’ailteurs.LISEZ.FAITES LIRE, tes livres de Michelle Le Normand : Autour de la maison 10e mille La maison aux phlox 4« mille La plus belle chose du monde 9e mille 1.10 franco.J notre service de librairie, I' SOMMAIRE — OCTOBRE 1943 A, Papillon.O.P.: Rosaire — “ .un simple rappel de cette théologie de l'esprit et du coeur qu'est le Très syunt Rosalrv Pierre Rlcour: Les promesses de la s’aer-re mondiale — "L'étape tragique à laquelle nous sommes parvenus n'est-elle pas un acheminement nécessaire vers la paix universelle?Ne Xallalt-Jl pas la guerre mondiale pour ouvrir les volet à la paix mondiale?” Marcel Raymond : Le style de Georges Duhamel — “Duhamel est Vaml de tous; 11 écrit pour tous avec des mots de tout le monde et des images empruntées A la réalité la plus -impie et la plus familière.Qui le Ut entend une voix très douce lui parler à l'oreille: Mon ami, mon frère.Félix Leclerc: L'orage — “J'ai hâte su premier matin de la paix avec les cloches, les Te Deum.les soldats qui défileront dans le grand soleil.S'habiller comme pour une noce.Faire un tour, voir sourire le monde.Après, se rechanger, déblayer, puis bâtir, bâtir.En attendant, c’est l'orage”.Le sens des faits : Léo-Paul Desrosiers Expérience* à la Bibliothèque de Montréal: Criticus: Bertrand Lamarre chez Colas Cantin.— Théologie pour gardes-malades._ , L'esprit des livres: R.P.P Dohet, S.J.: “L’Irréprochable Providence” (Serge Houle); Mgr H.Jeannotte.P.S.S.: “Comment vivre sa.vie" (A.Papillon, O.P.r.Abbé F.Charavoy: "La lumière sur la route” (Serge Houle); Pierre d'oü: 'Nuits et tours'1 (André Dlotte); R P.Joseph-H Ledit.S.J.: "La vie .cachée de Notre-Dame" (A.Papillon.O.P.l; R.P.Frédéric Jansoone, O.F.M.: “Saint Francois d'Assise" (Albert Lacroix): R.P Justin.O.F M.Cap.: "Le P Alexis de Barbe-zlcux.Capucin" (A.Papillon.O.P.l: R.P Joseph Ledit.S.J.— "L’humble vie du frère tésulte cols Garate" (A.Papillon, O.P.l : Jacques Balnvllle: "La Russie et la Barrière de l'Est” (Maurlce-C.Cvsson): .Joseph Davies: “Mission to Moscow" (Regis McNeely); Jacques Balnvllle: “L Allé- | magne” (Serge Houle); Jacques Rivière: "L'Allemand” (Serge Houle): Gonzague de i Reynold: “D’où vient l'Allemagne'' (Sergej Houle); Dorothy Thompson ; "Listen, Hans’ (Serge Houle); William L.Shrier: "Mon tournât à Berlin" (Albert Lacroix); Léon Blum: "L'histoire lugera" (Serge Hou.ei; Général Eon: "La batall’s des Flandres Sedan” (Albert Lacroix): Henrv Bidou: "La bataille de France" (Albert Lacroix); Francis Carco: “Nostalgie d* Paris" (Serge Houle): Elliot H.Paul; "Last time I saw Paris" (Serge Houle): Howard Clegg: "CanuoK in England: tournai of a Cana-, ) dlan soldier" (Albert Lacroix): Pearl S.Afrique Cul Sud, I Buck: “What America means to me” (Re-les rnissionnai- j gl* McNeely); Esdraa Min vine' "Invitation â ! étude" (A Paolllon.OP): R.P.Richard Arès.S.J.: "Notre question nationale" (Serge Houle); Abbé Wilfrid Morin: "Nos droits minoritaires" (André Dlotte)' ( Mgr Camille Roy) "Semences de vie',
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