Le devoir, 4 décembre 1943, samedi 4 décembre 1943
"Le Canada rtt une nation aouve-raire et ne peut avec docilité a :cepter de la Grande-Bretagne, ou de: Etats-Unis, ou de qui que ce soit d’autre l’attitude qu’il lui taut prendre envers le ironde.Le premier devoir de loyalisme d’un Canadien n’est pas envers le Common wealth britannique des nations, mais envers e Canada et son roi, et ceux qui contestent ceci rendent, à mon avis, un mauvais service au Commonwealth.” (13-x-si) Lord TWEEDSMUIR LE Diractsar : Gaarge» PELLITIIR )EV0IR ^Montréal, samedi 4 dacambra 1943 REDACTION CT ADMINISTRATION* 410 EST, NOTRI.DAMI MONTREAL FAIS CE QUE DOIS Rséactoai su chef : Om«r HEROUX TOUS LES SERVICES TELEPHONE > Malr lift» SOIRS.DIMANCHES ET PETES Administrât Isa t BEIsir Ilf I Rédaction i REItir 2914 Gérant i BEIaii Slfl Veille d’élections présidentielles .a querelle politique aux Etats-Unis—Du côté républicain: M.Willkie et ses adversaires—Comment on s'efforcera d’éliminer le vaincu de 1940—L'exceptionnelle situation de M.Roosevelt—Par qui le remplacer?—La crainte de changer d’attelage en traversant le gué—L’homme qui tient tous les fils—S’il allait disparaître.— Combien de souverains disposèrent d’ane aussi haute puissance?—-Comment la facilité des communications, par avion, par téléphone et par radio, a, dans le concret, grandi les pouvoirs du président—Le cas Roosevelt sera-t-il le principe d’une révolution constitutionnelle! La politique intérieure ne chôme point aux Etats Unis.] L’élection présidentielle n’aura lieu qu’en novembre 1944, ! mais déjà, si elle ne la domine point, elle pèse lourdement sur toute la vie de nos voisins.C’est qu’aussi bien le choix des candidats se fera dès le printemps.Et voici longtemps déjà que l’on a commencé dans la coulisse à tirer les ficel'es.Plusieurs partis, comme d'habitude, entreront en scène, mais deux, seuls, ont quelque chance de succès: les démocrates et les républicains.Et c'esi sur ce qui se passe chez eux que se fixe l'attention générale.Des deux côtés de la barricade la situation présente un intérêt considérable, mais pour des raisons bien différentes.Elle offre, même pour les spectateurs du dehors que nous sommes, matière à utiles réflexions.ÿ ¥ 4^ Du côté républicain, deux candidatures sont déjà nette ment posées: celle de M.Willkie, le candidat défait en 1940, et celle d’un gouverneur du Centre-Ouest.D’autres surgiront probablement, et l’on verra tout à l’heure pourquoi.M.Willkie est un personnage pittoresque, très vivant, dont l'ascension a eu quelque chose de météouque.A la veil'e de son choix par le congrès républicain de 1940, il était relativement peu connu de 'a foule.C'était un avocat d'affaires, arrivé à la direction de grandes entreprises plutôt comme spécialiste du droit commercial, comme expert dans les conflits entre les compagnies et les pouvoirs publics.que comme connaisseur en matière industrielle pro prement dite.11 passait pour avo:r été jusqu'aux toutes récentes années de sympathies plutôt démocratiques.Au reste, fils d’immigrant et de sang allemand sans mélange.Que, subitement, le congrès se fût enthousiasmé de ce candidat au point d'en faire son champion, cela sembla assez extraordinaire.Il parut à plusieurs que sa campagne avait été discrètement, mais fort habilement préparée.Il avait certainement des amis puissants et roués.Défait, M.Willkie est resté à l’affiche.Pas un momem il n'a cessé d’être enveloppé des rayons d’une ardente et savante publicité.Il a fait un tout du monde où il parut un moment agir comme représentant officieux de son adversaire Roosevelt, et dont le técit se vendit par millions.Il connaît tous les trucs de la publicité, ou il est servi par des gens qui n’en ignorent rien.M.WHIkir ne fait point mystère de ses ambitions: mais l’on devine bien qu’il ne compte pas dans les rangs républicains que des amis.En fait, dans les deux grands partis existent des courants d’opinion qui se heurtent durement.La logique exigerait peut-être même une reorganisation générale des partis où l’cn verrait d’anciens républicains, d’anciens démocrates s'opposer à une coalition qui grouperait leurs vieux compagnons de lutte.On n’en est pas encore là, mais le choc des opinions est très visible, sûrement aussi, dans une certaine mesure, celui des , « ?mterets.* * Ÿ Les adversaires républicains di M.Willkie, qui n’ont pas encore de candidat qui jouisse d’un pareil renom, paraissent devoir recourir à une tactique fort ancienne et qui a déjà réussi.On lui opposera au premier tour un certain nombre de candidatures locales, celles de favorite son*, comme l’on dit, qui, suscitant des témoignages de sympathie personnelle envers tel ou tel gouverneur d Etat.1 empêcheront d'obtenir la majorité absolue.Puis, 1 on tâchera, pour emporter le morceau de grouper autour d un candidat particulier toutes les oppositions.Si cela ne réussit point, on laissera mutuellement s’user Willkie et cet adversaire X.Quand il apparaîtra que ni l’un ni l'autre n a chance de l’emporter, que les délégués seront fatigués, très désireux d'en finir, on jettera de l'avant une candidature de compromis, soigneusement préparée d avance, qui permettra à chacun des adversaires de battre en retraite sans perdre la face.M.Willkie prévoit si bien cette manoeuvre, il en connaît tellement le danger qu’il en a déjà prévenu le public.Il a même, pour illustrer son inquiétude et fortifier son avis, cité le cas de Harding, l'un des candidats les moins brillants, qui fut choisi dans do.pareilles conditions.Le fait est que l’un de nos amis des Etats-Unis, qui arrivait du congrès où fut élu Harding, nous avait dit explicitement: Le candidat choisi ne sera pas de ceux qui tiennent aujourd'hui l'affiche, autour desquels on se bat-C'est le quasi-inconnu, Harding, que gardent en réserve quelques grands meneurs qui tirent leurs ficelles dans une chambre d’hôtel et qu'ils présenteront à un congrès fatigué, ahuri, hrisé par la chaleur.En désespoir de cause, dans l'impossibilité de faire triompher tel ou tel favorij pour en finir, on l'acceptera.Ainsi, de fait, se passèrent les choses.La question est de savoir si M.Willkie, qui voit très %ien le danger, sera assez fort, assez Jubile aussi, pour en triompher.* * * Du côté démocratique, la situation parait infiniment plus simple.Ce n’est point que M.Roosevelt ne compte dans son parti de vigoureux adversaires de sa politique extérieure — ceux-ci ne peuvent guère s’afficher à 1 heure actuelle -et, surtout, de sa politique intérieure.Le Heu Deal a iVs critiques passionnés et certains visiteurs qui ont fréquenté des milieux puissants ne sc cachent point d y avoir trouvé, contre le président, une animosité dont la violence les a étonnés.Mais M.Roosevelt jouit d'une situation exceptionnelle C’est elle qui a assuré son élection pour un troisième terme.contre la vieille tradition du pays: elle assurera vrai-semblablemenr sa réélection pour un quatrième si la guette se poursuit et qu’il n’abandonne pas de lui-même la partie.C’est que, même des gens qui le détestent ne voient pas bien comment et par qui on le pourrait, en pleine crise, remplacer.Entre Willkie et lui.s'il s'agit de politique extérieure, la différence n’est pas telle qu’elle puisse provoquer un conflit dangereux.Quant à ceux que l'on qualifie d'isolationnistes, ils ne sont probablement pas assez forts pour s’engager contre le président dans une lutte à fond Même ceux qu’inquiète sa politique extérieure hésiteraient à le manifester avec quelque éclat.Auprès di la plupart, le président bénéficiera du vieil axiome qui veut que l’on ne change pas d'attelage en traversant le gué.¥ ¥ * Le cas Roosevelt est singulièrement intéressant.U sc relie de façon directe et frappante, non seulement au caractère particulier de la constitution des Etats-Unis, mais au progrès des sciences physiques, ainsi qu'à la révolution qui s’en est suivie dans les moyens de communication.Chef du pouvoir exécutif, commandant en chef des forces armées du pays, le président, de par la constitution même, dispose de pouvoirs extraordinaires.Ses ministres ne sont point choisis, même indirectement, par la Chambre des Représentants ou le Sénat; ils ne sont responsables ni devant l’une ni devant l’autre.Ils sont le choix personnel du chef de l’Etat et ne relèvent que de lui.Us ne sont point des élus, ils peuvent être pris n'importe où.Le fait est que deux su moins des ministres actuels, M.Stimson, le ministre de la Guerre, et M.Knox, le ministre de la Marine, passent pour républicains.Ces ministres n'ont pas de rapports directs avec les chambres élues.A son retour de Moscou, le principal d’entre eux, M.Cordell Hull, a bien fait un rapport au Congrès, mais c'était, a-t-on précisé, la première fois que, dans l'histoire des Etats-Unis, pareille chose arrivait.Il y a peut être là un prérédent dont les conséquences seront considérables, mais qui, pour le moment, ne change rien à ce qui est.Les pouvoirs du président ont bien quelques contrepoids.M.Wilson et ses amis d’Europe s’en sont aperçus quand ils ont constaté que la sanction du Sénat était essentielle à la ratification du Traité de Versailles.J_a Chambre peut refuser de voter des crédits.Les principales nominations (ambassadeurs, juges de la Cour suprême, etc.) doivent être ratifiées par le Sénat.I! en est de même, théoriquement, par les ministres, mais il est entendu que ceci est de pure forme.Quant au président lui-même, il pourrait bien être mis en accusation: c’est Y impeachment: mais ceci n’a joué qu’une fois, et sans succès.Bref, au temps des Tsars, on disait que, $auf les Tsars, nul chef d’Etat n’avait autant de pouvoirs personnels que le président.¥ ¥ ¥ Les circonstances très graves de ces derniers temps, îc progrès des moyens de communication, joints eu caractère personnel de M.Roosevelt, ont ajouté encore à la puissance effective du président.Jadis, le chef du gouvernement des Etats-Unis ne quittait point le pays.La légende avait même fini par se créer qu’il n’en avait pas le droit.Cela n'était pas, mais tout voyage en pays étranger eût impliqué de telles absences, une si longue interruption de contact effectif et rapide avec la vie générale des Etats-Unis, qu’il n’en était même pas question.Harding est, si nous ne nous trompons, le premier président qui, avant M.Roosevelt, ait mis le pied sur le sol canadien et, encore, ne fût-cc que lors d‘un séjour en Alaska, et pour une simple visite de courtoisie.Cette abstention s’accordait fort bien au reste avec la politique générale du pays, qui se tenait systématiquement le plus possible à l’écart des querelles lointaines.Avec M.Roosevelt, tout a changé.Il était maintenant facile au président, même absent, de se tenir en intime contact avec les choses de son pays.Le télégraphe, le téléphone, la radio étaient à sa disposition.L’avion lui permettait de se déplacer avec une extrême rapidité.Aussi bien.M.Roosveelt, que n’embarrassent point les routines anciennes, a-t-il presque tout de suite voulu visiter, non seulement le Canada, mais l’Amérique latine.C’était l’une des formes de sa politique de bon voisinage, où, d’ailleurs son charme personnel joue au maximum.Avec la guerre, ses voyages se sont multipliés.On a vu le président partout: à Québec, dans l’Atlantique avec M.Churchill, à Casablanca, au Caire.Il doit être présentement en Perse, sinon plus loin.Nul président n’a pris à la politique extérieure des Etats-Unis une part personnelle aussi considé rable, aussi directe.Entre lui et les chefs de gouvernement.-étrangers, les ambassadeurs ne tiennent plus qu’un rôle très atténué.Il n'est pas sûr, du teste, que ce soit une fort bonne chose.Il emplit l’horizon.A certains égards, il fait plus que M.Churchill même figure de dictateur.Il s’est taillé, encore une fois, une situation personnelle telle que l’on ne peut voir comment, du jour au lendemain, il pourrait être remplacé.Personne, aux Etats-Unis, n’a de pareils contacts: personne n’y sait tant de secrets et tant de projets; personne ne tient dans ses mains tant de fils ignorés.¥ ¥ ¥ Mais cet état de choses a son envers.On ne peut qu'admirer la prodigieuse énergie et h cran de l’homme qui, à soixante ans.dans l’état de santé que tout le monde connaît, s’impose et supporte de pareils voyages.Cet homme cependant n’est point immortel.Il n'est point garanti contre les hasards de ces grandes randonnées où d’autres, que l'on gardait aussi bien, ont péri.Il est exposé, comme nous tous, à un accident de santé.Qu’ar riverait-il s'il disparaissait?Son prestige est personnel, incommunicable: mais ses pouvoirs passeraient au vice-président, M.Wallace, que l’on paraît tenir presque complètement en dehors de l’action extérieure do président.En Angleterre, on voit très bien, si M.Churchill succombait, M.Eden prendre les rênes du pouvoir, poursui vrc une politique à laquelle il piend déjà une part apparemment considérable.Mais aux Eta^-Unis, si le président disparaissait, la perturbataion ne laurait manquer d’être profonde.¥ ¥ ¥ Plus tard on écrira de ees choses avec calme et pleine information.Il serait étonnant que le cas Roosevelt ne fil point longuement réfléchir.Peut-être sera-t-il le principe d’une révolution constitutionnelle.Les démocrates (nous prenons let mot au sens plus large) songeront peut-être qu’il y a quelque inconvénient à ce qu’un homme puisse, ne fùt-ce que temporairement, disposer de tels pouvoirs.Car, si l’on essaie de voir sous ta paille des mots, corn me disait l'antien, la réalité des choses, combien de souverains, tout compte fait, ont disposé dans le passé d'une aussi haute puissance?.4-xu-u Omar HEROUX Conférence des chefs alliés à Téhéran L’actualité (voir en page trois?Quel temps fero-t-il en janvier?Quel temps fera-t-il après-demain, ou mieux, en janvier?Grande préoccupation de Vhumaniti tyranniquement soumise aux mauvaises humeurs atmosphériques: pluie, neige, grésil, vents impétueux.Skieurs, ménagères, agriculteurs, excursionnistes, acheteurs, commerçants, veulent savoir s’il fera beau au cours des prochaines douze ou vingt-quatre heures en vue de leurs glissades, de leurs lessives, de leurs récoltes, de leurs emplettes et de la préparation des étalages de magasins.Le temps a aussi un effet bienfaisant ou malchanceux sur la petite vente des journaux dans les rues.Mais, à ce moment-ci, les principaux intéressés à connaître si le soleil inondera prochainement le ciel du Reich, de l’Italie ou du Japon, sont les stratèges de guerre.Les plans guerriers sont subordonnés aux vents, aux nuages, à la sécheresse ou à l'humidité des sols, Les nuées servent de couvertures aux raiders aériens, mais la brume desservira l'atterrissage des bombardiers à leur retour.Les Nalicms-Vnies se réjouissent de tenir la clef des prévisions atmosphériques, puisque les orages se promènent généralement de l’ouest à l’est.Les cumulus qui voyagent aujourd’hui au - dessus de l'Atlantique seront le partage des Allemands dans quelques heures.Par contre, les Japonaij jouissent de cette supériorité par rapport à nos régions; ils savent que le beau ou le mauvais temps se dirige vers nos côtes occidentales.Les aviateurs nippons ont su utiliser cet avantage à Pearl Harbor en se dissimulant sous des formations nuageuses en marche dans la direction de l’Amérique.Aux geux des stratèges et des civils, les prévisions climatériques revêtent un intérêt primordial.Mais cette science des anticipations a-t-elle progressé?Les graves météorologues à lunettes cerclées d’é-cail peuvent-ils prophétiser avec plus de vérité que les almanachs de ! l’ancien temps, si nous subirons un hiver prolongé ou si nous jouirons d’un printemps précoét!, Les conjectures daPyrands bureaux sont-elles plus certaines et à plus longue vision que les augures du vieux Sauvage, de "l'habitant” ou du rhumatisant qui présageaient le temps du lendemain et la clémence des saisons par l’orientation des nuages, l'arrivée des corneilles, ou l’état douloureux de leurs articulations?La science météorologique a évidemment fait un bond appréciable au cours de ces quatre dernières années, poussée par les besoins impérieux de la stratégie militaire.Pourtant, il reste de multiples impondérables à préciser.On n'a pu réussir à pénétrer toutes les surprises du Pôle Nord et les bouderies périodiques du four solaire déjouent les calculs des prédiscnrs les mieux avisés.Le chef du Weather Bureau, d Washington, M.Reichelderler (article du National Geographical Magazine, numéro de décembre 1943, d’où nous empruntons une partie de ces données sur les pronostica-tions atmosphériques) écrit cet aveu: "Deux fois la semaine, nous dressons des pronostics en vue des cinq prochaines journées; ces prévisions s’avèrent exactes dans ia proportion de 85 ou de 90 pour cent pour la première journée, mais elles deviennent de moins en moins sûres pour les quatre jours suivants.On compte que les recherches nous permettront de prédire le temps six mois et peut-être une année à l’avance”.En définitive, les augures de l’atmosphère confessent leur impuissance à conjecturer avec justesse le temps prochain, au delà de la courte période des douze ou des quinze heures qui suivent.Nos grand’mères, qui faisaient "fielte” aux dictons des almanachs et aux prévisions de leurs “vieux” par les signes de la nature, se trouvaient, en somme, aussi bien renseignées que le sont leurs petits-enfants présomptueux.Louis ROBIUARD 4-XII-43 Le problème des dettes dans l’après-guerre L'Association nationale des manufacturiers des Etats-Unis est opposée aux réparations de guerre NEW-YORK, 4.(A.P.P) — L'Association nationale des manufacturiers s'est prononcée hier contre les réparations de guerre, et en faveur de l'oubli conditionnel des dettes de prêt-bail.Par son comité d'après-guerre, cette association s'est prononcée en faveur de la participation des Etats-Unis à une organisation antiguerre d'après-guerre, et a recommandé que des réparations ne soient exigées que pour les dommages non militaires comme le pillage.En retour de l'effacement des dettes de prêt-bail, au cours d'une période de 25 ans, l'Association suggère que les Etats-Unis se fassent concéder: la liberté des routes aériennes mondiales pour les avions commer- [ciaux étatsuniens; un accord de ne pas imposer de mesures discriminatoires contre les Etatsuniens ou leurs propriétés ou leurs affaires; l'accès des étatse-niens aux matières premières à des conditions égale! à celles des autres pays; et un accord de ne pas exiger ni permettre de cartels.Une solution alternative serait le remboursement en argent ou par des produits et des services è des termes mutuellement satisfaisants quant à la quantité, à la qualité, au prix et à la livraison.L'Association préconise aussi la création d'un office mondial du commerce pour élaborer des accords commerciaux internationaux et un tribunal des prêts inter-! nationaux.Personne aux Etats-Unis à aucun moment n’a prêché l'impérialisme: certainement pas M.Roosevelt, non plus que M.Willkie, non plus qu’aucun personnage important dans aucun parti américain.Les seuls impérialistes que nous que ts-Ur Bloc - notes Noa diplomates.L’ancien ministre du Canada auprès du gouvernement des Etats-Unis, M.W.-D.Herridge, qui fut au surplus, le premier titulaire de ce haut poste diplomatique auquel il fut désigné par son beau-frère, alors premier ministre du Canada, R.-B.Bennett, a tenu, à l’occasion d’une réunion d’anciens du Lisgar College, des propos osés, qui ont scandalisé en tout cas l’Ottawa Jhurnal.Celui-ci est même allé jusqu'à faire une assez vive réprimande à M.Herridge.Notre ancien ministre à Washington avait dit: “Si les Etats-Unis poursuivent leur politique impérialiste et si le Canada maintient son attitude passive, je crois que l’absorption de notre pays par notre bon et amical voisin ne sera plus alors qu’une question de temps’’.C’est là-dessus que commente l'Ottawa Journal, Nous - le citons: "De quoi M.Herridge parle-t-il?connaissions aux Etats-Unis se trouvent dans ce qui reste de l’ancien groupe discrédité des isolationnistes; les gens qui se rallient autour du col.McCormick de la Chicago Tribune et M.Medill Patterson du New York Daily News.Ils sont aussi représentatifs aux Etats-Unis que les gens du Bloc Populaire le sont au Canada, M.Herridge, un ancien ministre canadien à Washington, devrait s'efforcér d'être moins calamiteux — ou moins responsable — dans ses propos”.Nous ne nous arrêterons pas à défendre le Bloc Populaire et à démontrer qu’il n’est pas discrédité au Canada au point que le désirerait le très torv et impérialiste Ottawa Journal.Rappelons toutefois à celui-ci l'aphorisme anglais: Wish is father to thought”, et en lui recommandant de s’en inspirer avec Je grain de méfiance qu’il faut en l’occurrence.Quant aux propos mêmes de M Herridge, abstraction faite de la question de leur opportunité, il ne nous apparaît pas clairement que le fait d'avoir été du corps diplomatique doive priver un homme et un citoyen du droit qu’il a à la liberté de paroles, M.Herridge a été dans la diplomatie, c’est vrai.Mais il n'en est plus.A ce qu'il semble, ses chances de rentrer jamais dans la Carrière maintenant que son beau-frère est définitivement sorti de la vie politique canadienne pour devenir le haut et puissant vicomte Bennett, semblent assez minces.Et si jamais pareii'c rentrée se produisait, ça serait sûrement par la porte politique et de la politique de parti.| Ce qui serait un mal à notre avis, comme ce fut un mal en plusieurs! cas, depuis la naissance de notre! jeune diplomatie.Les représentants de celle-ci devraient être sensément des gens de carrière dans la Carrière.Nos diplomates devraient être des diplomates de formation, des diplomates formés comme tels, non pas issus comme par hasard de milieux divers et notamment d:: milieu parlementaire ou des officines des partis.Des diplomates véritablement formés en vue de la Carrière sauraient, en toutes circonstances, observer la discrétion qui convient.L’éducafion en U.R.S.S.Les continu niâtes de Russie paraissent, sur un point, celui de l'éducation, en venir au bon sens.Une dépêche de Londres porte que le gouvernement de Moscou a abandonné le régime de la coéducation, c'est-à-dire celui de la scolarité mixte pour un régime d'écoles séparées: des écoles pour les garçons, des écoles pour les filles.Un pédagogue de Moscou.M.Tsuzmer, déclare à ce propos que le régime soviétique a maintenant dépassé le stage où il lui fallait démontrer par des innovations l'égalité des sexes.Après cette entrée en matière, le bon pédagogue soviétique expose qu’il est maintenant devenu nécessaire de rétablir l’unité sociale primaire, la famille socialiste, et de la renforcer par le complet développement des caractéristiques de la masculinité et de la féminité chez les oères e‘ chez les mères, en tant que chefs de famille et avec des droits égaux.C’est employer beaucoup de mots pour exprimer une vérité assez simple: la nécessité de la famille normale avec des pères et des mères à l’état normal, pour le maintien de la société.“Ce qu'il nous faut maintenant, dit encore M.Tsuzmer, c’est un système par lequel l’école nous donnera des garçons qui deviendront de bons pères et de coura-geux lutteurs pour la patrie socia-fisie et aussi des mères intelligentes et compétentes à élever une nouvelle génération.Pour en arriver à cela, il est nécessaire d’introduire l’éducation séparée des garçons et des filles pendant l'enfance et l'adolescence.Il n’y a pas de doute que c’cst au cours de la Ajournement de l’enquête sur la M.L.H.£?P.Cons.Au 15 décembre — La compagnie déclare qu'il lui faudra de 4 à 7 mois pour compléter l'évaluation de ses biens La Régie des services publies a hier après-midi ajourné au 15 décembre son enquête sur les biens de la M.L.H.& p.Cons., après qu'un témoin de la compagnie eut déclaré que la compagnie ne sera pas en mesure de terminer son évaluation avant 4 à 7 mois.La séance procédait lentement et d'une façon plutôt monotone lorsque cette déclaration de la part de la compagnie a amené l'ajournement.Après avoir fait entendre de nouveau le président de la M.L.H.& P., M.Morris, Me Forsyth, l'un des avocats de la compagnie, a demandé à M.Francis Haberley, un ingénieur des Etats-Unis, engagé pour faire l'évaluation pour le compte de ta compagnie, d'exposer ce que comporte sa tâche et de quels délais il a besoin.M.Haberley a commencé par donner ses qualifications; il a énuméré toutes les expertises et estimations auxquelles il a pris part.Puis il a i parlé de sa tâche actuelle.U a pris part è l'inventaire de la M.L.H.& P., effectué conformément à l'ordonnance no 10 de la Régie.Depuis le mois d'octobre dernier il a entrepris de faire l'évaluation de cet inventaire.Il expose ce que comporte ce travail, rappelle que l'inventaire a duré de janvier 1939 à décembre 1940; qu'il a alors passé le tiers de son temps à Montréal à ce sujet, cependant que trois ingénieurs spécialisés dans ces travaux ont passé tout leur temps ici, et qu'ils avaient un personnel de 10 à 15 ingénieurs pour les assister.Le travail d'évaluation consiste à reprendre chacun des articles de cet inventaire et à l'évaluer.C'est, dit le témoin, une besogne qui demande beaucoup de soin, qui exige des recherches minutieuses, parce que l'évaluateur doit avoir toutes les données pour appuyer ses conclusions, et doit être en état de les défendre.Une partie du travail est déjà en bonne voie, d'ici deux semaines on aura terminé une partie de l'évaluation.M.Larivîère, membre de la Régie, demande si la compagnie a commencé à faire son évaluation après l'inventaire.M.Forsyth répond que non; on a commencé seulement sur réception de l'avis, en octobre dernier.M.Dugas, président de la Régie, déclare que la Régie a commencé à faire cette évaluation, à établir des prix immédiatement après l'inventaire.Il appert que l'inventaire a été fait conjointement par la Régie et par la compagnie, en 1939 et 1940.Me Forsyth dit que la compagnie n'a pas su que la Régie procédait à une évaluation.M.Lorivièr* demande si la compagnie croyait que la Régie avait fait l'inventaire seulement par fantaisie.Me Forsyth répond qu'une fois l'inventaire fait conjointement et terminé, la compagnie pouvait s'attendre à ce que l'évaluation fût faite aussi conjointement, ou au moins qu'elle fût invitée à procéder à son évaluation et à être avertie que lo Régie procédait à ce travail.M.Habetiy continuant son témoignage, déclare qu’il pousse son travail activement, le plus rapidement possible, mais qu’il ne connaît pas de raccourci pour faire un tel travail, et qu’il y faudra de 4 à 7 mois.Me Forsyth lui demande s’il pourra placer devant la Régie, d’ici là, les diverses parties de cette évaluation à mesure qu’eiles seront terminées.Le témoin répond que plus il passera de temps à témoigner et en contre-interrogatoire, plus cela retardera la fin de son travail, mais qu’il a tenu compte de cette éventualité dans le delai approximatif mentionné.Me Forsyth déclare qu’il a juge préférable de faire entendre ce témoin pour que lu Régie soit à même de voir quelle est la tâche à faire et qu’on ne peut pas la terminer en un mois; que la Régie elle-même a dû y consacrer beaucoup de temps, et que la compagnie doit avoir un délai raisonnable.Me Ahern proteste contre lé long (Suite à la page trots/ période d’éducation que se dessinent les traits distinctifs qui sont susceptibles de donner à l'homme et à la femme leur 'valeur sociale distincte”.Un pédagogue animé des plus purs sentiments bourgeois pourrait tenir de semblables propos avec de très légtre,; variantes de forme.Maintenant que les Russes sont devenus nos eobelligérants, l'exemple qu’il* nou» donnent ainsi en matière d'éducation aura peut-être des répercussions en terre américaine.Aux Etats-Unis et au Canada, il ne semble pas que la coéducation, partout où elle se pratique, ait donné de si brillants résultats.Emile BENOIST 4-X1I-43 ^ •Çe caxnet du gxincheux e - Le tervice de publicité de l'un des ministères tédéraux fait tenir périodiquement aux journaux des bulletins qui contiennent parfois, sous forme de comori-més.des grains ou des brins de haute sagesse; par exemple, ce conseil: Aye* soin de peinturer en blanc les dernière* matches de l’escalier qui descend h la cave.Cette précaution empêche bien des accidents quand on descend à la cave la nuit, Dommaga qu'il na se trouve pas de marche à peinturer en blanc dans l’escalier comme qui dirait métaphoriqu* qui peut conduire aux catastrophes nationales, * 44 * Le Canada ne contribuera que 90 millions au fonds international de deux milliards de dollars qu'une assemblée d'experts réunis à Atlantic City a décidé de constituer pour la reconstruction du monde.Cette limitation est vraiment modeste pour un pays habitué aux versements de milliards tout ronds.* • Dans un pays qui n'est pas géographiquement très éloigné du nôtre, on a désigné un maître de ballet à une fonction d'ordre économique.Beaumarchais avait prévu, anticipé même le cas.Il fallait un danseur, écrivait-il, (• hit an danseur qui l'obtint.* * as S’il s’agissait de changer le nom du spectacle des let Capadas, le Grincheux aurait le sien à proposer: les lee Screams.* 4t • Les Allemands préféreraient sans doute emprunter des livres sterling que de se voir donner, comme c’est le cas présentement, des tonnes de bombes.Le Grincheux 4-X1M3 Citation d actualité “Le maître de la plus petit* maison v est ce qu’est le Khan en Tar-tarie." PROVIRBi RUttft LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 4 DECEMBRE 1943 VOLUME XXXIV — No 279 A propos d'un livre (1) Le problème catéchistique C’est Démosthène, je crois, qui a dit: “Ce qu’on trouve à la fin, c’est son commencement’’.11 semble que le problème de l’enseignement du catéchisme se soit posé à M.l’abbé Roy dès le début de son ministère sacerdotal.Esprit réfléchi et de tournure philosophique, celui qui était alors curé de Gaspé comprit que le défaut de méthode rationnelle dans cet enseignement était la cause principale de l’ignorance religieuse qu’il constatait, avec tant d’autres, chez les enfants et même chez les adultes.Courant au plus pressé, il se mit en frais de composer un Petit catéchisme qui serait une illustration de la manière pédagogique à suivre dans l’enseignement de la religion aux enfants.Ce manuel parut en 1933.Malgré les éloges qu'on lui décerna, il ne reçut pas, en pratique, l’accueil qu’il raériie.On n'était probabiei ent pas préparé à le comprendre et à l’utiliser avec profit.Il fallait donc démontrer aux éducateurs que la méthode mise en oeuvre dans le manuel était fon-dee en pédagogie et en histoire.De cette pensée naquit la thèse de doctorat en philosophie qui s’intitule: moyens de bien accomplir leur sublime mission.Et l’auteur, pour dore son travail, ajoute, sur la méthode d’enseigner le catéchisme, des indica lions très pratiques d'ordre intel lectuel, moral et disciplinaire qui complètent et dépassent les conclusions de sa thèse précédente.Et l’on saisit mieux, en fermant le li- puisse trouver (cf., surtout, p.317, où certains mots sont encore trop imprécis ou trop difficiles pour des enfants; mais les questions sur la messe, p.3111, sont d'une clarté et d’une progression pédagogique irréprochables)! L’auteur n'a pas la prétention — et il le reconnaît simplement pour les chatouilleux^ ou les malveillants qui en douteraient — de tout dire ni de le dire parfaitement.11 lui suffit d’avoir fait oeuvre originale et nécessaire.Et personne ne pourra lui contester ce mérite.Pour ma part, j’aurais souhaite encore que la valeur doctrinale de l'ouvrage s’alliât à un plus grand Avec les Prêtres des Missions-E (range res L'hiver en Mandchourie (Par le P.Eugène Bérichon, P.M.E.) vre, le sens précis du titre,(Urga- j souci de correction et d’élégance nisation catéchistique, qui s’apph- | littéraires.Faut-il donner des ex que parfaitement au dernier tiers de l’ouvrage, mais que les premières parties doivent aider à comprendre, et, surtout, à réaliser.C’est donc, à mon avis, par l’Organisation catéchistique qu’il faut commencer l’étude des trois ouvrages de M.l’abbé Roy.Car il s'agit bien d’étude: les deux principaux livres de l’auteur sont des thèses érudites et solides; et cette étude s’impose comme un devoir à quiconque porte la responsabilité d'enseigner le catéchisme: parents, instituteurs laïques et religieux (hommes et femmes), prêtres et curés., Car à qui fera-t-on croire qu un “problème catéchistique” n’existe emples'.’ Ce début de paragraphe (p.147): “Outre que, en effet, le Code, de façon générale, ne fait que rapporter l'ancienne discipline de l’Eglise et que, par conséquent, dans le doute, il ne faut pas s'éloigner de F ancienne,.” On peut concevoir pour ce passage, et pour d’autres trop nombreux du même genre, une tournure moins entortillée.Les traductions de textes sont faites avec lourdeur, parfois même de façon incorrecte (pp, 149-150; 39ti.; et il serait plus juste et plus souple de traduire l’expression latine ad normam canonis, si fré-quente dans le Code, par les simples mots “conformément aux prescriptions du canon”, ou bien, selon notre pays?Ca* Texpé-| ]e cas, “d’après l’espril (iu canon”, pas dans — 4.» .- i- —» .~^m_iu f rienee et la raison qui parlèrent oll niéme plus brièvement encore par la bouche de S.Em.le çar- Sor qui Mu hade pedagogique de l'enseigne-1 (jinal Villeneuve lorsque, le 13 jan-ren! du catéchisme.Publié chez ; vjer 1934, les membres du Cercle Cj>:errr.an.Paris, en 1935, ce tra- Universitaire de Montréal se fai-vaïl était precede d'une lettre très eiosieuse de Son Esc.Mgr Yelïe, P.S.S.honoré d’une préface due a la plume experte de Son Exc.Mgr____________ —, R:?s.«vêque de Gaspé, et recoin-j comment ne pas accorder a ce mande par ce mot énergique de problème une importance de pre-Era.le card.Villeneuve: “Ceux mier plan, quand on sait que Pic composeront le catéchisme de j \1 considérait comme une nos enfants devront s’en pénétrer’.l'ouvrage est donc solide; on ne pouvait l'ignorer, encore moins 'e réfuter.Mais de la conviction à la pratique, il y a loin, trop souvent.Devant les Senteurs a opérer la réforme désirée, l'auteur chercha et trouva un stimulant à Faction immédiate.Et c'est le formidable réquisitoire contenu dans son dernier ouvrage: Organisation catéchistique.présenté comme une thèse de met sons 1 — la chistkjue; 2 — l’obligation stricte, formu lée par les Papes et codifiée dans la législation canonique, de s’oc rl 11 r-« Vs î e m a f H11 saient dire: '“Chers messieurs, ce n’est point d’ignorer une théologie élémentaire que je vous reproche, c’est d’ignorer le catéchisme .Et honte “la grande honte îles nations catholiques” (decret Provido sane consilio, janvier 1935, cité par Fauteur), l'ignorance religieuse contemporaine, et que lui-même, a la suite de ses prédécesseurs, recommandait l’enseignement du catéchisme comme “une tâche plus sainte et plus nécessaire que toute autre” (même décret), “une oeuvre dont l’importance est incon-nors de oair.le comme le fait Cance, “conformément au canon”, plutôt que par la périphrase souvent inexacte; “selon le procédé indiqué au canon”; cf.pp.445-446).Les nglicismes abondent (v.g.“.le peuple.préjuge et aigri,.”, p.15), les confusions aussi (de prépositions, pp.71, 150.; de pronoms possessifs, p.12U, 2eme paragr.c; de même les raccourcis d’expression qui non seulement “sentent” l’anglais mais encore obscurcissent la pensée (pp.95, 121, 147.).Enfin, trop de mots (spécialement les verbes “intégrer”, incorporer” et “compénétrer”, pp.-1, 78, 359) sont employés dans un sens qui ne leur appartient pas, ou a un mode qui ne leur convient pas, ou dans un contexte qui ne les appelle pas.H .Je m’en voudrais, toutefois, d’insister: ces légers défauts, faciles à cuper du catéchisme et du succès de son enseignement; 3 — l’obligation de s’en occuper d’une manière rationnelle; 4 — enfin, les effets déplorables causés par le défaut de méthode (ce qui signifie, en bien des cas.le défaut d’obéissance empressée et intelligente aux directives de l'Eglise), et le succès promis aux catéchistes qui prendront les testablement hors rie pair .'»¦ corriger, n’arrêteront nas’ le lecteur ministère le plus sacre et le nias | aui che’che a ^^ar ils nécessaire” OJotu P™prio, Orbem j n’enlevent rien à cet ouvrage de son cessité fers0veuxade0rtouUs: ^ ^ ^tholicum.29 juin 1923, cité par mérite doctrinal et dTsa^néc gravité du problème cate- 1 est donc grave.L’auteur Et qûeTôuf prêtre" tout curé su (1) Abbé Charles-Eugens Roy, curé tic Percé, docteur en théologie et en philosophie et licencié en droit canonique: Organisation catéchistique, Montréal.Mitions Beauchemln, 1943, 418 pages.Réédition.canadienne.1* première édition belge n'a pu se répandre, à la fin de 1939, A cause de la guerre.En vente au Service de Librairie du "Devoir”, 430.Notre-Dame festh Pria: 12.50 au comptoir, 12.65 par la poste.l’a traité avec la conscience que cette gravité exigeait.11 est difficile, semble-t-il, de lire un ouvrage plus solidement, plus abondamment documenté.Toutes les .smir-ces paraissent avoir été fouillées.Et l’importance de la thèse a prouver, les résistances à vaincre, peut-être, chez les lecteurs auxquels i! s’adresse justifient Fauteur d’étaler sans parcimonie les richesses de son érudition.Car il sait en tirer tous les arguments nécessaires ou utiles à sa démonstration.Celle-ci, d’ailleurs, est menée avec une rigueur logique qui ne se dément pas du commencement jus-la fin.Nul flottement dans la unique.-surtout, et tout catéchiste désireux de mieux connaître la grandeur et de perfectionner la technique de son beau ministère se doivent de lire et de Méditer.Arriveront-ils à penser, alors, comme S.Exc.Mgr Yelle, “que le manuel que nous avons entre les mains est le principal obstacle à une rénovation de l’enseignement du catéchisme, quelque scandalisante que puisse paraître cette affirmation pour certains esprits”?(Lettre à Fauteur, p.8).Quel en serait l’inconvénient?L’inconvénient serait que les responsables de Fenseigpe-ment catéchistique n’aient pas le courage de regarder le problème (leur problème) bien en face et, par Avis de décès COTE A Montréal, le 3 décembre 1943, à l'âge de 34 fins, est décédé M.Emile Côté, chimiste au Laboratoire provincial de Québec, fils de François-Xavier Côté et de Rose de Lima Côté.La dépouille mortelle est exposée chez la mère du défunt, 6643 ave de Saint-Vat-lier.Les funérailles auront lieu mardi.L’inhumation aura lieu au cimetière de la Côte des Neiges.Remerciements H DGF H.— M.et Mme Ivanhoë Hogue, M.et Mme Ernest Brochu, M.et Mme Adélard Gaudry remercient sincèrement les personnes qui ont bien voulu leur témoigner des marques de sympathie à l'occasion de la mort d'Adélard Hogue, soit par offrandes de messes, de fleurs, de sympathies, bouquets spirituels, visites ou assistance aux funérailles.qn a la un.mu mnu-uu m u.,.* « paressc ou par peur de dédire ' composdmn; malgré la longueur , , de collaborer ‘ la ^JWqui Szépingkai se trouve à la meme distance du pôle nord que Montréal.L’hiver arrive à la même époque de l’année, dure aussi longtemps, est aussi froid.Mais ne cherchez pas les grelots canadiens, car cet hiver est sans neige.Pas de neige ou si peu que rien.A la place du grand manteau blanc, le manteau jaune de la terre nue, desséchee et lézardée d’immenses crevasses, qui courent en serpentant, d’une largeur d’un ou deux pouces.La Mandchourie n’est pas influencée par le “gulf stream” ni par aucun “stream”.L’hiver a un froid régulier sans changements brusques de température; la terre gèle à six pieds de profondeur et ne dégèle à fond que tard dans l’été.La maison chinoise est aussi froide que la campagne où elle est bâtie.Elle est sans cave, sans plancher, sans vitres.Le parquet est en terre, les murs en terre, le plafond en natte, les vitres sont en papier huilé.Il n’y a pas de poêle ni de fournaise.L'âtre se trouve en dehors de la chambre habitée.Meme là, il ne suffit pas à empêcher 1 eau oui est dans le tonneau de geler.I! faut encore couvrir ce tonneau d’une couche protectrice de planu-res ou d’écorce de riz.Et tout le plafond, comme les murs, est couvert de frimas et de glaçons provenant de la vapeur de la marmite qui bout sur l'âtre.La cheminée extérieure de cet àtre se trouve à l’extrémité opposée dans la chambre habitée.Pour y arriver, la fumée passe dans des tuyaux de poêle faits de morceaux de terre séchée au soleil, appelés pisés et distribués par rangées, reliés au haut par une couche de boue mêlée à de la paille.Les tuyaux fument souvent et enfument la maison.Les yeux pleurent.On y étouffé.Ce système de tuyaux sert de siege pour s'asseoir, car il repose sur la terre et il a deux pieds de hauteur.Il sert aussi de lit pour toute la famille, car il mesure six pieds de largeur, il sert de table à manger et de cabinet de travail.L’hiver, il rechauffe la maison.De plus, la cendre du foyer qui a servi à preparer le repas, recueillie avec un rateau en bois sous la marmite et deposee dans un plat, servira de réchaud et conservera le feu pour le repas suivant.Ce système de tuyaux, dur comme la terre de la rue, est recouvert d’une natte de paille à laquelle le feu parfois se communique lorsque les tuyaux deviennent surchauffes.Il brûle à mort parfois des vieillards ou des enfants, comme j’en ai eU témoin.Ces tuyaux de cheminée, qui l’hiver empêchent de geler, renouvellent l’été, pour chaque missionnaire qui doit y reposer, le supplice de pas de se geler les mains, les oreilles et de pleurer de froid.Il portera le ciboire avec une mitaine pour donner la communion de l’autre main.Les occupations de l’indigène durant l’hiver sont très réduites.Il ne construit pas, il ne cultive plus, il se lève et se couche avec le soleil.'’ La journée est courte.Le soir, pas d’électricité pour prolonger le jour.Une lampe haute comme une boite à sardines l’empêchera non sans peine, avec son huile de fèves qui nourrit généreusement une mèche en papier tordu, de se briser la tête contre le cadre de la porte.Les routes sans neige sont gelées dur.Il transporte alors son grain aux villes.Il ramasse sur la route le fumier des chevaux qu’il répandra sur sa terre après le jour de l'an.C’est le temps de la préparation des catéchumènes au baptême.Hommes et femmes sont libres.Les brigands, n’ayant plus le couvert des moissons sur pied, n’osent sé montrer.Les gens peuvent sortir.Ce sera, bien entendu, en voiture, jamais en traîneau.Et le missionnaire?La Société des Missions étrangè-resi lui donne avec les aumônes quelle reçoit des catholiques ce qu’il faut pour se nourrir et se chauffer.Pas de système de chauffage central dans les presbytères.H y a des fournaises et du charbon mou à vendre.Ce charbon vaut 4 ou 5 dollars la tonne et donne une bonne chaleur.Les églises ne ont pas chauffées.Nous sommes trop gueux.Là se trouve une des plus grandes souffrances du missionnaire.Plusieurs y ont trouvé la mort.Il a alors pour se chauffer le soleil du bon Dieu toujours fort, toujours brillant; ce soleil est pour lui Je gage du Soleil éternel qui brillera sur ie missionnaire au ciel 11 sourira alors en pensant aux hi vert ue Mandchourie qu’il ne regrettera pciS* i chimishs \ vomi uismiiiui O.Mmiite.wÇj ROftlCU SERVICE JOUR et IMUIT PMflRmfiCIE (HOflTREPL IA PIW4 •ftAPDC 0* D?Taii «o wonot un .7251 OUVERT JOUiunuiT DOULEUR S VD^:f/Pe“ i Economique MIGRAINES, NEVRALGIES, ' MAUX de DENTS, MAUX de TETE,' LUMBAGO, RHUMATISME^ INSOMNIE ^San» ennui pour le coeur ni l’estomac KALMINE EN VENTE DANS TOUTES LES PHARMACIES'! Agent ginérel au Canada ?L-ALFRED OUIMET, 84 E., ru« St-Paul, Montréal'' Imprimés de deuil MEMENTOS — REMERCIEMENTS Impriméi ou gravés Prix et spécimens sur demande L’Imprimerie Populaire, Limitée 430, Notre-Dame est, Montréal Tét.BEIair 336! Tél.CRescent 5700 MAGNUS POIRIER Entrepreneur Pompes Funèbres Expert Embsumeur 6603 rue ST-LAURENT e et même, ici et là, la lourdeur (du motus pour les non-spécialistes) des développements, une grande lucidité didactique dirige les chapitres et les paragraphes de ce volume de près de 500 longues pages.“Très sérieux et très savant’’ (note du censeur), cet ouvrage est encore un acte de courage.Il trace, en effet, à la lumière directe du code de droit canonique et des prescriptions pontificales, les devoirs de tous ceux qui ont quelque chose à faire ou à dire dans l’enseignement du catéchisme.Parents, éducateurs, religieux, prêtres, évêques même — et les hommes d Etat ne sont pas oubliés y trouveront l’exposé détaillé de leurs obligations.la discussion des problèmes qu’elles soulèvent et les réponses aux difficultés qu’ils pourraient apporter.11 faut mentionner le chapitre deuxième de la 1ère partie, sur la Législation ecclésiastiaw actuelle en matière catéchistique, comme un modèle de dissertation canonique.Un autre mérite de cet ouvrage: il est pratique.Comme les deux précédents du même auteur.Ni conservateur à outrance de pseudotraditions ou d’expériences qui ne sont, souvent, que de “longues habitudes de sc tromper”; ni révolutionnaire à tout prix.Fauteur avance d’un pas prudent mais décidé.11 n’affirme rien qu’il ne le prouve, et solidement.Et de nombreux exemples illustrent les solutions proposées.Qu’il s’agiss; de discussion canonique ou philosophique, ou de charges contre le caractère antipédagogique de nos manuels, toujours une citation, ou un fait historique, ou bien un modèle, une approximation de ce qu’il faut faire viennent appuyer la pensée et orienter le lecteur.Qu’importe, après cela, que l’ardeur à multiplier les preuves de raison ou d’autorité et l’insistance à viser directement le lecteur par des procédés d’argumentation ad hominem (comparaisons et exemples familiers plus propres à la prédication qu’à une thèse de doctorat: cf., par ex., pp.259-261) alourdissent parfois le texte et ralentissent le mouvement de la pensée; qu’importe même que les corrections suggérées pour la rédaction du manuel I de catéchisme ne paraissent pas 1 toujours être les meilleures qu’on -.qui s impose et que réclament avec instances les Souverains Pontifes.D’intelligents efforts ont été entrepris, ici comme ailleurs.L’auteur les signale avec plaisir.Peut-être resterait-il, chez nous, à coordonner et à diriger méthodiquement les tâ-tuimements épars.Celui qui aura lu d’un bout à l’autre cette somme d’érudition historique et de réflexion pédagogique que constituent les deux principaux livres de M.Fabbé Roy (Méthode pédagogique de renseignement du catéchisme et Organisation catéchistique) ne pensera-t-il pas spontanément que l’auteur d’aussi lucides ouvrages serait tout désigné pour mener à bonne fin cette oeuvre de coordination?Marie-Joseph d'ANJOU, SJ.Chicoutimi, en la fête de saint Charles Borromée, grand catéchiste, le 4 novembre 1943.Volume de 480 pages, grand format.Au comptoir *2.50, par la poste S2.85.Service de LlbrMrte jju “Devoir”.Le Bloc Populaire Canadien à la radio Le prochain conférencier à l’émission régulière du Bloc sera M.Paul-Emile Robert, qui a pris une part active aux différents mouvements de jeunesse nationaliste.M.Robert parlera au poste CKAC dimanche soir à 7 h.30.La même causerie sera entendue au poste CHRC de Québec, samedi soir, à 7 h.15.— (Communiqué par le secrétariat du Bloc Populaire Canadien).que le gril, ils laissent échapper une odeur désagrèïéfe et sont remplis de vermine.Cest un excellent échantillon de l’enfer.Et le matin au lever dans la pièce qui n est pas chauffée en hiver, on frissonne tout Assemblées, conférences, etc.Dimanche, 5 décembre Conventum des anciens élèves de l’Amicale Meilleur.Programme de la journée: 10 heures a.m.ralliement à l'école Meilleur; 10 h 45, départ pour l’église; 11 h.a.m., grand’mesee Sermon par un ancien, le R.P.J.-P.Tremblay, C.S.C.l h.p.m., banquet suivi de divertissements des corps de cadets, 8 h.30 p.m., soirée récréative gratuite.Les anciens qui n'ont pas reçu de lettre sont priés de se considérer comme invités.* * Ÿ Société Salnt-Jean-Baptlste, Monument national, 1182 St-Laurent.Dr Charles-N.Valin, professeur à l'Université de Montréal, sa neuvième conférence sur l’hygiène.Sujet: Après l’alcool, le tabac est un autre poison ennemi de la santé.Entrée libre, salle 11, à 3 h.A 8 h, du soir, salle 11, M.Benoit Broull-lette, conférences sur la Géographie du Canada.Sujet: La végétation du Canada.Le relief et le climat se reflètent dans la végétation et la faune naturelles d’un pays.Les zones végétables à travers le Canada sont disposées selon un ordre que la géographie nous apprend à connaître.Elles conditionnent toute la vie agricole et forestière du pays.Il y aura projections lumineuses.Entrée libre.Ce sera la dernière des conférences de M.Broulllette avant le .tour de l’an.Il reprendra ces causeries le 16 janvier 1944.Lundi, 6 décembre i SU!a cApuse apres ia messe! SOleonene de 11 heures jusqu’à la i People’s Forum, au Montreal High School messe de clôture marrli’ 1» 7 a q Auditorium, rue Université, à 8 h 15 p.m., h ->n .% ui 9 M.Angus De Mille Cameron.Sujet: "Le -v o Heures, neure d adora- status do la religion dans la aociété mo-A 4 h.30, office pour deme”, Les Quorante-Heures à l'Oratoire Saint-Joseph Mgr Edgar La Rochelle chante la messe pontifîtale — La prédication confiée au R.P.A.Bouchard, O.M.I.— Communion à minuit Un grand événement à l’Oratoire! événement qui intéresse toute la papulation de Montréal.Les Qua- rante-Hcurer s’-v ouvriront dimanche, le a décembre à 11 heures.Mgr Logar LaRocheHe, P.M.E., chantera, a cette occasion, une messe pontificale à 11 heures.Dimanche, le 5.— Le Saint-Sa- 15 à la salle paroissiale du Sacré-Cœur, 2030, rue Maisonneuve.Cette réunion est sous le patronage des marchands de la paroisse, membres de la section.Il y aura des prix de présence.Notre-Dame-du-Sacré-Coeur — Ville La-Salle: réunion à 8 h.15 A l’école des garçons à l’angle de la rue Edouard et de la 5e avenue.Saint-Paul: séance du mois à 8 h.15 à la salle du foyer à l’ancien hôtel de ville, rue de l’Eglise.Polnte-aux-Trembles: assemblées ordinaire à 8 h.15 au sous-col de l’église.Très Saint-Sacrement — Lachine: réunion mensuelle à 8 h.15 à la salle paroissiale.Préfontalne: séance à 8 h.15 à la salle de la sacristie de l’église Sainte-Jeanne-d 4rc.Notre-Dame-AuxlUatrlce — Verdun: Partie d huîtres à 8 h.30 à la salle paroissiale pour les membres et leurs amis.Mardi, 7 décembre Cercle d'étude populaire, conférence au no 355 est, Craig, coin des rues St-Denis et Craig.Sujet: Statut de Westminster.Entrée libre.* * * Société St-Jean-Baptiste au Monumen* National, salle 11, à 9 h.45 et à 9 h.Cours relatif à l’impôt sur le revenu par M Alfred Doucet, Société St-Jean-Baptiste, réunion de la section.Notre-Dame-du-Très-Salnt-Rosalre: : assemblée bimensuelle à 8 h.15 à la salle Eymard, 4440, rue Saint-Hubert.h.30.Mon prêchée, les fidèles de langue anglaise?A 8 u ° P'tn” ^eure d'adoration prê-che€.A 1,1 h.p.m., heure d’adora- cormne si on s’habillait dehors.Il | tipn prêchée.A minuit, commu- Tél.I WElllnrton UM Siège «ocU! j 2630 NOTRE-DAM1 OUEST La Compagnie d’Asaurance Funéraire URGEL BOURGIE, Limitée Incorporé» par Lettre» Patente» d» la Province de Québec au capital de «150.000 ASSURANCE FUNERAIRE Et DIRECTEURS DE FUNERAILLES Tau* en conformité arec U loi de» assurance» sanctionnée Par le Parlement de Qu*bef le 22 décembre 1916 SERVICE JOUR CT NUIT Dépôt de 125,000.00 au Gouvernement — Salon* mortuaire» a la dUpoeltlon du public SOURDS SURDITE exige le nouvel appareil GEM-V-4 Service saranti pour la via.Approuve par l'Assoriatian Medical* des ICI ata” U ni*.Demonstration gratuite.Confidentielle.Tél.CAlumet 6665.» Pria, qualité, réception incomparable.GEO.U REMINGTON, consultant swLïo.R A VOX coin Esplanade RADIOPHONE CALENDRIER Derniers devoirs ._ Laissez-nous voti* assister dans vos derniers devoirs, envers ceux qui partent.Nos conseils sont basés sur l’expérience.SALONS MORTUAIRES SERVICE D’AMBULANCE GEO.VANDELAC FONDEE EN I8B0 G Vandelae.|r.— Alex 120 EST, RUE RACHEL, MONTREAL LIMITEE Cour BEIair 1717 12e mol* DECEMBRE Demain: DIMANCHE.5 DECEMBRE 1943 Il AVENT.S.BABAS, abbé.Lever du »olell, 7 h.25.Coucher du soleil, 4 h.16.Lever de la lune.1 h.33.Courber de la lune.0 h.lî.Premier Quartier, le 4.,i 6 h.3m.du mat.Pleine Lune, le 11.à 11 h.24m.du mat.Dernier Quartier, le 19, A 3 h.3 m.du soir.Nouvelle Lune, le 26.A 16 h.50m.du soir.DECEMBRE 1943 ntm.Lun.Mar Mrr Jeu.Vrn Sam 1 c .’Ç.PL.11 1)01 !l 1 2 3 4 Is 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 I19 20 21 22 23 24 i l *4 [26 27 28 29 30 31 ® i M it> faut endosser son paletot de fourrure pour se laver la figure.La population indigène du Mand-choukouo se chiffre à trente-deux millions d’habitants.Le pays est grand comme Québec.Dans cette immense contrée, il n’y a pas de bois.Le Chinois cuit sa nourriture avec des racines, des tiges de sorgho, des feuilles, du fumier fermenté, pressé et séché.Le charbon importé de trois cents milles est un luxe auquel il ne songe même pas.A la fin de l’été, le cultivateur coupe toutes les branches des saules qu’il a plantés le long de la route, ne laissant qu’un moignon informe et peu esthétique.La femme était déjà allée avec un petit balai et un panier en osier ramasser les feuilles que le vent avait amenées dans le tournant du chemin.Les vieux papiers, les vieux souliers, l’écorce de m, la sciure de bois, tout sert pour le chauffage.La femme se servira parfois d’une boîte en bois comme d’un soufflet de forge.A genoux devant le feu paresseux et sans force, elle l’activera, et cela avec une patience admirable.A l’automne et en hiver, les jeunes garçons vont dans les champs dépouillés, portant un râteau sur les épaules, pour revenir le soir avec dix livres d’herbe folle.Dans ces circonstances, que deviennent les indigènes?Comment font-ils?Us gèlent.Les troupeaux de moutons sont peu nombreux, iis ont peu de laine et cette laine, les indigènes ne savent pas la préparer.Leurs bas sont de coton, leurs habits doubles d’ouate.Les peaux de chèvres travaillées leur servent de pelisses, les peaux de chiens de bonnets de fourrures et de mitaines; les peaux de lapins leur piotègent les oreilles.Les pantalons sont liés aux chevilles par des molletières.La femme ne porte pas de chapeau.Elle va nu-tête, même en hiver.Le caluron des marchands est en drap.Celui de l’habitant, en gros feutre blanc, genre aviateur ou mi-coco, ce qui les a fajt surnommer si jour* cocos blancs: pai mao tze.La chaussure ordinaire est en coton, en drap pour le riche et le marchand, parfois en gros feutre blanc avec semelle de deux pouces de hauteur, ce qui leur donne déjà un point de vue sur les autres.Devenue feutre noir, elle sera botte a jambes; en cuir de boeuf fourrée de paille, elle ressemblera à notre soulier de boeuf et sera imperméable au froid.Le missionnaire portera le plus souvent des souliers de cuir feutre ou des chaussures de feutre, une j robe chinoise doublée de drap ou j de fourrure, un pantalon ouaté, une | veste de laine, des chaussons longs comme des bas, ou des bas, si vous j voulez, des pardessus, une ceinture I de laine ou de flanelle.Il doit s ha- | biller pour vivre dehors.,j L’hiver, il porte pour dire la messe un paletot de fourrure sous 1 au- | be, et pour confesser, des serre-poi-gnels en laine, ce qui ne iempechc mon.Lundi, le 6.— Messe des Qua-rante-Heures à 8 h.A3 h., heure d adoration prêchée.A 8 h.15 p, m., heure d’adoration prêchée.A 11 h.pmi., heure d’adoration prê-chee.A minuit, communion., M.îft — Messe de clôture a y h.30.Le prédicateur.— La prédication des Quarante-Heures est confiée au R.p.Alfred Bouchard, O.M.L.collaborateur du R, p.Victor Lelièvre, O.M.I., le grand apôtre des ouvriers.Adorateurs jour et nuit.— Ca-ihcwiques de Montréal, le Roi des rois vous donnera audience pendant ces jours à l’Oratoire Saint-Joseph.Venez lui tenir compagnie, lui rendre vos hommages, lui exposer vos besoins, H lui faut une garde jour et nuit.H vous invite.Trouvera-t-il dans la Ville de Marie des.serviteurs assez généreux pour venir veiller une heure avec lui?Les ouvriers.— Ouvriers catholiques, Jesus-Ouvrier, votre modèle, est reçu officiellement au sanctuaire de votre patron et protecteur, saint Joseph, C'est un devoir pour vous de venir le visiter.Venez, en groupe si possible ou isolément.Notre habit de travail est tout à fait convenable pour la circonstance, si vous n’avez pas le temps de revêtir un autre habit.Ne manquez pas de parler autour de vous des Quarante-Heures à l’Oratoire, afin que ceux qui n’auraient pas lu les annonces apprennent quand même cette nouvelle importante.Venez nombreux et emmenez vos amis.Richard VINCELETTE, C.S.C., directeur des pèlerinages.* * * M.Bernard Baldensperger, professeur de littérature comparée, i l’Ecole du meuble, 1997, Berrl, à 8 h.30 p.m.Conférence sur la civilisation et la littérature française depuis lï 18e siècle.Sujet: Etrange division des lettres françaises: Hugo et son groupe en exil, Lamartine muet et rivé A d'obscurs travaux alimentaires, O, Sand, "bonne dame de Nohant”, Vigny symboliste, etc.¥ * ¥ Institut Pie XI, A l’Inattlut des Sourdes-Muettes, 3725, rue Saint-Denis.Cours de dogme à 4 h.45: cours de morale à 5 h.30; cours sur le corps mystique, à 7 h.45; cours de morale à 8 U.30.* * * Société St-Jean-Baptlste, au Monument ’ National, cours d'académie par M.José Delaquerrlèrc, salle 31.A 7 h.45 p.m.Société St-Jean-Baptlste.réunions des sections suivantes: Louis-Hébert: assemblée mensuelle à 8 h.Retenez le "Devoir" d'avance chez votre dépositaire — c'est le SEUL MOYEN de ne jamais le manquer — 3 sous le numéro.Téléphones au servie» du Virage : BEIair 3361* : il vous donnera i’adresis d’un dépositaire do votre voisinage.EXAMEN DE LA VUE Bochsiis* OPTOMETRISTE 6761 St-Hubert.CA.7616 A St-Jér6me 330 St-Ceorges.Tél.171 "Du moment qu’un déplacement vertébral sc produit, de ce moment même la maladie se développe" PALMER FAITES CORRIGER LE MAL A SA RACINE LAURENT HURTUBISE CHIROPRATICIEN 4553 ST-DENIS — HA.7524 L’actualilé économique Sommaire — Août-Septembre 1943 Le Service forestier de la province de Québec, par Fernand Boutin.Le conflit des doctrines économique» , en France à la veille de la guerre, par Roger Picard.L’exploration forestière, par Edgar Porter.Bibliographie: les livres (commentaires bibliographiques).Pour les chercheurs (bibliographie classifiée).Au comptoir ,35s; par la poste .40s.SERVICE DE LIBRAIRIE DU “DEVJ.R” DOMINION GALLERY EXPOSITION DE PEINTURE POUR LA NOËL Aux prix de $5.00 à $100.00 ARTISTES ANCIENS ET MODERNES 1448 OUEST, RUE SAINTE-CATHERINE Du 4 au 24 décembre 10 heures à 6 heures.Câiayez El Pîetto Londres grandeur nature FRAIS F.T OOV\ A FUMER Manufacturé, ainsi que le cigare populeire DODCI, gît PIITTI & FRIRE.4355 Drolet.Montrée! .HA.671» » VOLUME XXXIV — No 279 TROIS SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS PAR LA POSTE EDITION QUOTIDIENNE CANADA $6 00 (Sauf Montréal et la banlieue) E.-Unis et Empire britannique 8 00 UNION POSTALE 1C 00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA 2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE 3.00 LE DEVOIR U DEVOIR est membre de la "Canadian Press" de r"A.B.C." et de la "C.D.N.A." SAMEDI, 4 DECEMBRE 194S A TEMPS PROBABLE BEAU ET MODEREMENT FROID La conversion de la dette municipale Les grandes lignes du projet adopté par le comité exécutif de la cité de Montréal Le comité exécutif a publié hier le projet de conversion de la dette municipale, approuvé il y a quinze jours.On sait que le commissaire Guèvremont est dissident.Voici les grandes lignes du projet: On laisse au directeur du service des finances et au conseil l’autorité à peu près entière de déterminer les grandes lignes de la future politique budgétaire de la ville.Voici ce que sera cette politique: Estimation du revenu Le directeur des finances aura la responsabilité exclusive d’estimer le revenu selon l’article 335 de la charte sauf que: a) le surplus de revenu provenant de l’excédent des prévisions sur les dépenses ne sera pas inclus; b) le produit de vente d’immeubles disponible sera compris.Estimation des dépenses Le directeur des finances aura la responsabilité exclusive d’estimer les dépenses suivantes: a) le service de la dette, intérêts sur emprunts temporaires; b) la taxe scolaire; c) le montant de tout déficit non couvert par le surplus de l’exercice en cours; d) les dépense.; obligatoires non attribuées à un chef de service; e) escompte sur taxes; f) provision pour emprunts qui pourraien.être émis durant l’exercice suivant.I.e chef de chaque service préparera les prévisions de dépenses de son service.Il dressera la liste des dépenses capitales qu’il recom-mande de faire prévoir pour l’exercice suivant.Le comité exécutif équilibre le midget; ]cs dépenses ne devant pas d-passer le revenu estimé par le directeur des finances, y compris la partie du surplus déclaré par le directeur des finances dans son dernier rapport annuel qui peut y être utilisé légalement.Le budget déposé au conseil com-perie un certificat du directeur des finances à savoir que le bud-; ei est équilibré conformément à la loi et aux engagements de la vi ’e.Le conseil avant d’adopter le bu ! get peut le modifier en: a) ne diminuant pas les dépenses dont il e^t la responsabilité ex-clusiye du directeur des finances de determiner; b) en maintenant l’équilibre entre les revenus et les dépenses.I.e surplus de revenu déclaré dans le dernier rapport du directeur des finances peut être utilisé: a) au moins jusqu’à concurrence de 25% à racheter des obligations émises par la ville en pius de ce qu’elle est légalement tenue de racheter annuellement; b) à exécuter des dépenses capitales; c) pour autres dépenses; maxima $1,000,000 annuellement.Le surplus de l'année courante finances pourra être affecté par le comité exécutif au rachat d’obligations.Les comptes seront classifiés par service ou par activité.Gestion de budget Les crédits cotés pourront être virés d’une division d’un service à une autre division de ce service sur recomi.ndation du chef intéressé par le comité exécutif ou approbation du conseil après rapport du chef de service intéressé.Les crédits votés sous un cha- _ i Pour que le Canada soit une nation véritable Il faut qu'anglophones et francophones fassent bon ménage — Que les premiers apprennent le français comme les seconds apprennent l'anglais — Ceux qui prétendent que le français du Québec n'est pas le français de France ne savent pas de quoi ils parlent Discours de Me St-Laurent au Lower Canada College , A moins que les Canadiens an-¦ glais et les Canadiens français ne fassent bon ménage, le Canada ne sera jamais une véritable nation, a déclaré hier soir Me Louis St-Laurent, ministre de la Justice.M.St-Laurent était l’hôte du Lower Canada College.Voici un aperçu de son allocution: Notre Canada a déjà accompli des progrès dans la voie de la souveraineté nationale, dit M.Saint-Laurent.C’est la population canadienne telle qu’elle existe en rèa-iité qui constitue l’unique fonde-i ment des progrès réalisés et de pitre du budget à un autre chapitre pourront être virés par le conseil.Cependant, le comité exécutif pourra virer les crédits pour dépenses imprévues à divers chapitres du budget.Les crédits votés pour dépenses capitales ou reinboursement d’obligations ne pourront pas êjre virés, sauf: a) les crédits votés pour dépen ses capitales pourront, sur approbation du conseil, servir au rachat d’obligations émises par la ville en plus du montant que la ville s’est engagée à rembourser; b) si le directeur des finances certifie que les revenus seront insuffisants pour faire face aux dépenses d’administration de l’exercice, le conseil pourra virer un montant égal à l’insuffisance à même les crédits votés pour: 1°—dépenses capitales; ____—— 2°—pour rachat d’obligation en iceux que nous avons encore à ac-excedent des engagements.! complir.Certains d’entre vous Aucune dépense ne peut être | pourraient croire que notre route contractée à moins que le direc- Iserait plus facile, si tous les Cana-teur des finances ne donne un cer- 'diens étaient des anglophones d’ori-tificat qui] y a des fonds disponi-jgine anglo-saxonne; certains de oies pour cette dépense.jmes compatriotes pourraient s’ima- Les fonds votes et non dépenses .giner qu’il en serait ainsi, si tous pendant 1 annee civique resteront | les Canadiens étaiènt des descen-ut! P61^3111 an”ée smvan- j dants francophones des premiers !?V?.r,!.execu‘lon.des travaux de- (colons blancs de notre pays.:rp îiïstr d™ i et v.p, s* “ dé!S;Le ,;o,,”il oeu, ïï: se p’êrés “seront1 SS’poSr teTcdi' i *»•« ÆS uléS'mSt vitës qui représcnlenl des services |j.gfleuts£.riw'IeS),a.lts b'c!1 diîférents, rendus au public et qui paient , St-Laurent.La popu- leurs frais d’exploitation en tout ' latl.on du C?.nadJa sa compose en majeure partie de deux éléments ces oe m vine.;¦» Toute dépense imputée sur un iserveront, selon toute probabilité, exercice subséquent doit être auto-1 Icuc prépondérance relative dans risée par le conseil et approuvée M* composition de la population, par la Commission municipale.i Chaque élément est fermement et Aucun emprunt ne sera autorisé j fièrement attaché à son passé à moins que des rapports du di-jCtilturel et à la langue des aïeux, recteur des finances et du direc-!et non seulement ils devront tous leur des services n’ait été requis au ! les deux continuer à cohabiter et préalable.jà faire bon ménage, mais ils de- Une autorisation d’emprunter de- ;'Tront aussi se partager l’entreprise meurera en vigueur durant le res- ! commune de faire de notre pays te de l’exercice en cours et durant ;une véritable nation, sans quoi il l’exercice suivant.jn’en deviendra jamais une.Tous les emprunts continueront j„ „ .d être approuvés par la Commis-ros de race conr (ic’ la Fédération des partis de droite, qui vit maintenant au Portugal.Dans ces lettres, Robles dit que le gouvernement espagnol a donné ( s approvisionnements aux sous-f lins allemands dans les eaux es- aes prgmys.qu’il a placé des bombes | Son,,«*Cs dans des navires britanniques dans, solidarité » des ports espagnols, et installé des! régimes totinmain», m a pi si.s de radio près de Gibraltar | organisé des manifestations contre pour o révenir les sous-marins al- pAn0tetrup grand d’avoir inspiré des articles de jour-! ein»!e-ClIX no.nlpa1s con* r.„nv fnvnrnhlpv aux Allemands •' f6.*8 connalssancc de lan8ll® ttiiKtSS'i0.^"| p?çïn.dtr ' P,'é- mages officiels ont proclamé la '¦ranÇe; „ Le mercredi, 8 décembre (Ini-maculée-(!onception), au^a .lt!u l'assemblée annuelle l*e l’Amieaie de l’Externat, sous le patronage du H.P.Roméo Boileau.C.a.C., supérieur actuel de la maison.Le conseH des anciens invite tous les membres à «e rendre au Collège à 4 heures p ni.Il V au,.a réunion de chaque cours, suivie d’un “souper du bon vieux temps et d’une soirée artistique.Société d'une messe M.l’abbé Onésime PicR*> de Saint-Georges, décède al Hôtel-Dieu le ter décembre 1943, était membre de la Société d une Messe.G.-Robert Mitchell* chanoine, chancelier.Graphologie au “Devoir” émission du programme impérialisme.français sur le ^ lLcs deux langues ; d’une “personne qui, par reserve, ’ par orgueil ou par morgue, tient les i .°* -„*> on peut dire est distante.! autres à distance’ texte ou les circuHsoiii'-c-’ j l euucauon, mis le moi eaucuut | également ___________________ nent te sens voulu par cciut qu a rcnipjacé éducateur en conservant j i*anjt|ais qui nous a pris le mot ‘ ' —- «zx.ic n#* Ir s,_ _ .M.,:, e i r nu ficnirp; parle.En pratique, nous | les mêmes sens.Mais l’anglais a for-1 .)0ur ie'faire passer au sens figuré! sons ni ne parlons avec ««* .mé educational, que nous avons tra- ; (”est un prêté-rendu.Je vous assure isolés mais avec des mo s u g.i duit par éducationnel.i—*i» rontaet des deux langues a dans un texte.^AtixXc ml i - Educationnel m reçoivent souvent d diction- | d'éducation?raires ne'peuvcnt fixer.Ainsi, dans , Non pas.Ingénie.1 naires nti “Non, mon cher vient d educational.Mais, imour le ne vous aime pas”.le mot ) c>s, nn dérivé d'éducab îïnumr nreml une tout autre cou- ) me constitutionnel dérive de cons-u*nrUaue dans le texte de Daudet., fitution.11 aurait pu naître chez “La chèvre de M.Séguin était un , nous Question amour de petite chevre., t \ Le langage obéi ¦__Voilât monsieur.Broaüccai memre aux ciri ne vient pas En fait, il en droit, 'éducation, com- ‘•La chèvrede M.Séguin était un nous> Question de circonstances, “"— ’ i - • obéit dans une certaine __Voilà! monsieur.1 mesure aux circonstances.conmorte une nuance altecuve, — Et si nous l’avions forgé nous- je ne sais quoi qui manque au mêmes le mot éducationnel?ma 11 est probable qu’il n’y aurait pas eu de querelle.Le nez de Cléopâtre, s’il eût été plus court.— Comme c’est drôle! — C'est très amusant.Mais mon .la même.! histoire n’est pas finie.Une fois -La sonorité n(s p * .1 /a/unn/innne) introduit dans l’usa- oncurrence que le contact des deux langues ses avantages, pourvu qu’on surveille attentivement les échanges.— La linguistique connaît donc, elle aussi, la contrebande et le marché noir?— Chut! On va nous prendre pour des délateurs.émission.—J’ai beau y mettre toiin bonne volonté, je ne pcrçois pas plus de nuance affective inlre émission et broadcast qu entre door et porte -La sonorité n e« pas j éducationnel introduit dans -C’est vrai.Chaque a ^ ^ n est entré en concu phonétique propre, et c est ce qu * i( puis les deux mots h, caractérise ^ ^ ^ différenciés.selon la loi de peuUêtre.Vous contez la pnr ^ dont nous avons déjà anicuf h.,^"n&n^ud ,e vu- Parlé.Educationnel signifie qui l‘ f *'1, i ' imre'TouU I concerne l'éducation: éducatif se ,iri« .m .i»,,,,, v^on.st vie caractérise l’individu, comme ce qui instruit.L i « n (*,, a Aarariérise un oeunle.¦ •— Ainsi, un conférencier qui Le Jeu retrouvé par MARCEL RAYMOND la langue caraclértîie un peuple»; Ainsi, un comme le langage caractérise | parle de leducalion traite de ques- l’homme.Emprunter des mots a lions éducationnelles.une langue étrangère pour la sono- ¦ — 1 aria i terne nt.ri té.c'est abâtardir sa propre lan-' — Et un film qui a pour objet gue sans profit reel pour la pensée- d instruire est un film éducatif • —Faut-il condamner tout em- —C’est bien cela.Les deux mots pj.unl-» i sont parfaitement formes et illus- —Mais non.Ingénie.Nous soin-jtrent clairement la valeur respec-mes même convenus que toute tan-1 live des suffixes if et el.gue vit d'emprunts, extérieurs ou ; — Oui, je vois.Le suffixe if mar- intérieurs.Nous avons aussi noté.Jacques Copeau — Les Qui«*e - Cm-ton Baty — Ccorgei et Ludmtlla Pitou t __ Charles Dullin — Louis Jouvet — Henri Chéon et les Compagnons de Notre-Dame — Léon Chancerel et tes Comédiens Routiers — Gustave Cohen et les Théophiliens — Neuf hors-texte —— Avant-propos de Gustave Cohen.Aujourd’hui que le Vieux-Colombier appartient à l'histoire littéraire, il semble de plus en plus evident que tout le théâtre contemporain jusqu’à nos jours a été influencé par la forte personnalité de Jacques Copeau.C’est ce que Marcel Raymond a voulu mettre en lumière danr Le Jeu Retrouvé.C’est la première fois que la vie et l'influence de Jacques Copeau faut la surveiller, elle tend aux exagérations sentimentales et romanesques et elle peut nuire sérieusement au jugement.Le coeur est ardent et tendre et le besoin d’affection est grand: en attendant la réalité, il se remplit de rêves et de beaux projets d avenir.Elle a de l'orgueil et de la confiance en elle et elle est très sure d'elle, mais elle ne se connaît pas plus qu’elle ne connaît la vie.Pas pratique, elle manque de méthode et d’ordre, mais ces qualités peuvent se cultiver avec succès.Ses antipathies et ses sympathies sont subites et fortes, pas toujours justifiées, d’ailleurs.La volonté est ardente, plus vive que forte, plus impulsive que résolue, plus entêtée que tenace.C est une volonté à former et à diriger.Elle a de la souplesse qui favorise une habileté bien féminine.Elle se modifiera d’ici trois ou quatre ans.Petite solitaire—}Jne très grande délicatesse, un esprit fin, sensé, une imagination gracieuse et active et un jugement sûr.Modeste et même humble, bonne et dévouée, active et ardente au travail, elle doit beaucoup souffrir, d'être ainsi immobilisée.La volonté pl précise, égale, ferme, naturelkaent autoritaire mais entraînée à l'obéissance.Qualités pratiques: ordre, soin des détails, propreté, elle est même très minutieuse.Le coeur est affectueux, plus fait V™?*^*^* P^Llr0.l'L désenchantés, 'ëll!: croR Calme, réfléchie et sérieuse, très idéaliste, elle doit être très pieuse.Vivacités retenues malgré les ennuis elle parait toujours patiente et douce.Rose du paqs — Très jeune fille candide, raisonnable, sensée et d’esprit pratique.Assez d’imagination, tendance à la piété et à l’idéalisme.Elle est bonne, active et naturellement dévouée, mais en luttant contre un petit égoïsme qui la ra L’humeur est inégale, elle a d# petits accès de tristesse et de moi-lesse, mais les réactions sont rapides; il suffit qu’on ait besoin d’elle pour qu’elle reprenne son entrain.Pas très pratique.Peu de méthode el beaucoup d’impulsivité.Elle est crédule: très franche elle-même et elle ne soupçonne ni la ruse ni le mensonge.La volonté est vive, autoritaire, inégale parce que très influençable.Elle est aimable et elle a de l’influence dans son milieu.Vous n’avez que votre nom au bas de la lettre, il faut un pseudonyme.Casimir — C’est encore un enfant naïf, franc, timide et très sensible.11 est souvent d’humeur sombre, soit triste, soit un peu découragé par les difficultés.Humeur très inégale.Il a, cependant, une volonté assez énergique qui s’affermira s’il est bien dirige.Aucune vanité, jolie simplicité en tout.Un peu fier et très réservé.Il est en pleine formation intellectuelle et morale et quelques années lui donneront une personnalité plus marquée.Vivacités et impatiences fréquentes.Enfantin Rivard — Très jeune encore.Impressionnable, nerveux, sensible et de caractère pas plus formé que l’écriture.Bon, généreux et actif, il est complaisant, et, plus tard, il sera capable de dévouement.Il est timide mais il ne manque pas de confiance en lui.La volonté est assez ferme mais pas très constante.Impatiences frequentes.L’humeur est très capricieuse et influence l’activité: la qualité du travail s’en ressent.Pas encore pratique, mais u le deviendra probablement.Il est toujours pressé et un peu distrait.La graphologie reproduit exactement te caractère, chez les adultes, quand l’écriture est définitivement formée.Dans le cas des très jeunes, on voit plus de possibilités que de réalités.Rêveur —Imaginatif, impressionnable et sensible, c’est en effet un rêveur à ses heures, mais il y a chez lui un côté positif et pratique qui se développera.Le sentiment joue un grand rôle dans sa vie, le coeur est aimant et il a besoin de sympathie et d’affection.Capable de dévouement car l’égoïsme est à peine indiqué.L’activité est aussi capricieuse et variable que l’humeur: il ne manque ni d’ambition, ni de courage.Avec plus de persévérance il peut réussir.Fier et timide, il est réservé avec, cependant, un grand besoin de confiance et d’expansion qui n’est pas satisfaisant actuellement.Vivacité, petits emportements.Sa bonté et sa sensibilité sont accentuées.Quand il est de mauvaise humeur il est tout à fait maussade.Eloïse — Sensée, réfléchie, active et ambitieuse, elle doit faire son travail régulièrement et consciencieusement.Encore bien jeune, elle a des illusions et une belle ignorance des dures réalités.Elle est sincère et franche mais pas expansive et c’est difficile, même pour ses amis, de connaître toute sa pensée ou ses sentiments.Assez d’assurance pour lui être utile.Elle ne manque pas de confiance en elle et dans la vie, et elle dédaigne les prophètes tristes et ’¦ savoir profonde qui le portent a s'inquiéter et à s’attrister facilement.Bon et tendre avec un grand besoin d’affection et de confiance.II est droit, sincère, franc, il juge les gens avec bienveillance el peut-être un peu d’illusions; il est exposé à être trompé.Il est fier, timide et d’une extrême réserve qui l’empêche de pouvoir se confier comme il le voudrait.La volonté est vive, variable et pas forte parce qü’il est si influençable.Il a, tout (le même, certaines fermetés et de la pérsévérance.C’est un homme qui inspire de l’estime et de la sympathie et de toutes façons, il les mérite.Je suis fidèle.— Avec si peu d’écriture, l’étude est moins exacte et plus difficile.Personne positive qui a certaines qualités pratiques mais elle n’est pas économe, et cependant, elle est peu généreuse.Bon coeur et affections un peu jalouses.Un peu d’égoïsme et un orgueil susceptible.Beaucoup de bon sens et du jugement.L’activité est égale.La volonté est variable et pas très forte.Elle manque de résolution forte et d’initiative.Discrétion et réserve.Ronto.— L’esprit est réfléchi, sensé et àttentjf.Elle a du bon sens et de l’esprit pratique.L’activité est égale et courageuse.Bonne, affectueuse et capable de beaucoup de dévouement.Modeste et timide, elle est incapable de faire des confidences malgré son désir de s’épancher.La volonté est précise et ferme, elle se manifeste doucement mais sans faiblesse.Elle est jeune et quelques années d’expérience personnelle la modifieront et lui donneront plus de personnalité.Aucune trace d’égoïsme ou de vanité.Industrieuse.— Esprit clair, sensé et pratique.L’activité est grande et c’est une personne qui doit être adroite et capable comme ménagère.Gaie, animée, courageuse et optimiste, elle a une humeur agréable et sa bonté, sincère et raison-née, la porte à se dévouer avec bon sens et générosité, mais sans excès.Aucune vanité et aucune prétention.Honnête, droite, d’une crédulité naïve, elle ne se défie pas assez de ceux qu’elle connaît peu.La volonté est précise, ferme, égale et constante.Impatiences fréquentes et un léger despotisme avec les petits et les inférieurs.Encore une qui ne donne pas assez d’écriture.Deux ou trois pages sont nécessaires à un bon travail, satisfaisant pour le patient et plus facile pour le graphologue.Petite Pie.— Sept lignes d’écriture! — Elle a du bon sens et l’esprit pratique, mais elle est étourdie et inconstante.Elle est un peu susceptible et un peu égoïste.L’humeur est très vaYiable.Elle est souvent triste ou maussade sans savoir pourquoi.Jolie simplicité et naturel parfait qui éloignent absolument toutes les formes de vanité.Bonté et esprit de protection.De l’obstination et une volonté plus passive qu’active.— Mauvais spécimen, trop court.— Plusieurs correspondants, au lieu 'd’un pseudonyme, signent leur nom et leur adresse.Les études du 25 sous paraissent dans le journal.Que ceux qui sont en faute se hâtent de m’envoyer un pseudonyme.Les études personnelles sont d’un dollar et faites dans les huit jours.Jean DESHAYES Coupon graphologique ESQUISSE GRAPHOLOGIQUE de JEAN DESHAYES — au — “DEVOIR” Samedi, 4 décembre 1943.Bon poui 2 semaine» Un coupon valable et 25 sous en timbres-poste doivent accompagner chaque envol.Tout manuscrit doit être à l’encre sur papier non rayé.Ne pas envoyer de copie.Adresser : Jean Deshayes, le “Devoir”, Montréal.S A R R A Z I N L'homme d'acticn qui souffre de l'hernie peut C quand même accomplir son travail quotidien en H toute sécurité grâce à une bande herniaire ju- dicieusement choisie et scientifiquement ajustée.O Venez consulter notre expert dès aujourd'hui à ce sujet.Q u E Pharmaciens chimistes T T 921, rue Ste-Cotherine est - e FL.9622 E font le sujet d’un livre.Appuyé sur j mène vers elle-même et lui fait vendredi dernier, ce phénomène remarquable que la linguistique n'offre aucun exemple de mot créé de toutes pieces.On forge des mots à l'aide t’élémcnts déjà existants dans U langue où on lance le mot, AREX COMPOUND ne coûte que quelques sous et soulage des douleurs rhumatismales, de la goutte, des névralgies.une documentation solide et aidé des confidences de plusieurs personnes, dont Henri Ghéon, Lud; milia Pitoëf, et Gustave Gohen, qui avaient suivi de près l'effort de Copeau, Marcel Raymond retrace toute la vie de ce rénovateur du théâtre, depuis ses divertissements d’enfant jusqu’à sa nomination à la Comédie-Française.___________ , Le côté extraordinaire de la car- à la constitution; flexionnel, qui a rière de Copeau c’est que son in- ____________| fluence ne commence à se faire sentir qu’après la fermeture du Vieux-Colombier, mais, à partir de ce moment, elle est à la source des plus audacictlles démarches du théâtre des vingt-cinq dernières an- que généralement aptiptude 11: constitutif, qui peut constituer; constructif, propre à construire; instructif, qui peut instruire.Le suffixe et signifie qui se rapporte à: constitutionnel, qui se rapporte choisir le travail qui lui plaît Modeste et simple, sans aucune vanité, elle fst sincère et très naïve.Le coeur est délicat et affectueux, mais elle est timide et peu expansive.Elle est un peu susceptible et elle trouve difficile d’endurer les critiques et les reproches.Encore très jeune; l’expérience et la vie la modifieront d’ici trois ou quatre années et sa personnalité s'accentuera.L’activité est égale et routinière, J.O.C.(Saint-Jean) — Les étu des envoyées directement sont d’un dollar.Je suis bien en retard avec vous, COMPOUND CONTRE LES h DOULEURS RHUMATISMALES nées, v compris le formidable essor votre lettre n’était pas bien classée.’ '' ' Délicate, très active, généreuse et dévouée, elle doit rendre beaucoup de services à ses compagnes: elle est, avec elles, cordiale et complaisante.Elle est assez satisfaite d’elle-même, cela lui donne de l’assurance mais elle n’a pas de vanité, et elle parle et agit avec tant de gaieté et de simplicité qu’elle est très populaire.mieux et tout lui sourit.Cet optimisme développe la bienveillance et la bonne humeur.Celle-ci, cependant, (l’humeur) est variable.La volonté ne manque, ni de résolution, ni de fermeté, et en vieillissant, elle deviendra plus forte et surtout, plus égale.Aucune vanité.Le don de s’adapter facilement.Lucette O.— Elle est intelligente mais son imagination est trop active, exagère les choses et nuit à la sûreté du jugement.Une réelle bonté, et la facilité de se dévouer car elle n’a d’égoïsme que le strict minimum.Je la crois crédule et sa naïveté durera toujours.Appliquée et soigneuse dans son travail.Elle est ambitieuse et courageuse.La volonté est variable: elle est parfois résolue mais souvent indécise, elle est ferme ou faible.Viva cités, impatiences mais pas d’emportements.Jolie simplicité et modestie qui ne se démentent pas.Humeur très inégale et la moindre chose l'influence du théâtre religieux Comme l’a écrit Gustave Cohen, dans son Avant-Propos, le lecteur trouvera dans Le Jeu Retrouvé “un tableau presque complet de notre vie littéraire dramatique en ce qu’elle eut de plus vivant et de plus nouveau”.Prix: 81.50; par la poste: $1.60.SERVICE DE LIBRAIRIE DU DEVOIR.Michelle — Oui, je sais, ce n’est pas ma faute.Les jours ont été changés.Mousse — Je pourrai peut-être vous renseigner plus tard, je fais des recherches.Jean Doute — Une grande déli eatesse d’esprit et de coeur, il a une imagination vive et une sensibilité Cattei de bon goût.• « M • «» I Imil u: «i Tout en étant du meilleur goût, les cartes de visite gravées à notre atelier ne coûtent pas plus cher que les autres.Prix courant et spécimens sur demande.Planche sur cuivre depuis $1-25 Impression gravée sur Bristol depuis $^•50 Plus taxe 4 ou 2% selon le cas.La main-d'oeuvre étant réduite, prière de commander sans retard.djemcvruJe' EUGÈNE PERRON L.F.GAB O U RW B.A.SC.1.C.OïlaJemoisette Clair* SCuJeau.crdeeHOitselle ^^^uniouclte/ Armand A.Renaud MARCEL ÜALBERT palier LEO M.DIONNE Adélard Beauchenm» Aiithud Labrecquk IçUéitr CtttttpttÇtm jÇe Jbevoit - - - Jmptimelie 430, Notre-Dame est, Montréal Téf.BEIair 3361 Feuilleton du Devoir Idle eJol fc» ROBERT-LOUIS STEVEN SON 63, (Suite) i Les autres étaient trop épouvantés pour rien dire.Tous se seraient enfuis chacun de son côté s’ils avaient osé; mais la peur les tenait rassemblée et serrés tout contre John, dont l’audace les soutenait.Quant à lui, il avait presque entièrement surmonté sa faiblesse.— Un esprit?Enfin, soit, dit-il.Mais il y a là dedans quelque chose de pas clair pour moi.11 y avait un écho.Or, personne n’a jamais vu un esprit avec une ombre! Eh bien donc, quel besoin aurait-elle d’un écho?Je voudrais bien le «avoir.Ce n’est celles pas natu-rd, Je trouvai l’argument assez fai-; ble.Mais on ne peut jamais savoir d’avance ce qui touchera les gens superstitieux, et, à ma grande -surprise.George Merry en fut beaucoup soulagé.—Au fail, c'est juste, approuva-t-il.Tu as une tête -sur tes épaules, John, il n’y a pas d’erreur.Adieu, vat.1rs gars! Ce matelot-là se trompe de bordée, que je crois.Et en y réfléchissant.Ut voix ressemblait un peu à celle de Flint, je vous l'accorde, mais elle avait moins de largue, tout compte fait.On dirait plutôt la voix de quelqu'un d’autre.on dirait celle.De Ben Gunn! par tous les diables! rugit Silver.— Oui, c’est bien ça, s’écria Morgan, en se relevant sur les genoux.(Vêtait Ben Gunn! — Ca ne fait pas grande diffé-dence, trouvez-vous pas?interrogea Dick.Ben Gunn, pas plus que Flint, n’est ici présent dans son corps.Mais les aînés des matelots accueillirent cette remarque avec dédain.-— Eh! personne ne craint Ben Gunn, cria Merry.Mort ou vivant, personne ne l’a jamais craint.Je n’en revenais pas de voir à quel point ils avaient repris courage, et combien leurs visages avaient retrouvé leurs couleurs naturelles.Bientôt ils se remirent à bavarder entre eux, tout en écoutant par intervalles; et un peu plus tard, n’entendant plus rien, ils rechargèrent les outils sur leurs épaules et se mirent en marche, sous la conduite de Merry, qui portait le compas de Silver pour les maintenir dans l’alignement de l’ilot du Squelette.Merry avait dit vrai: mort ou vivant, personne ne craignait Ben Gunn.Dick seul tenait toujours sa bible.et tout en marchant lançait autour de lui des regards apeurés, mais tl ii'èveillait aucune sympathie, et Silver le plaisanta même sur ses précautions.— Je te l'avais dit, railla-l-il, je Le 11 décembre La Jeune Sibérienne Le samedi 11 décembre prochain, le "Devoir" commencera la publication de La Jeune Sibérienne le fameux récit de Xavier de Maistre, auquel les circonstances donnent un regain d’intérêt, et une sorte d’actualité.QU’ON SE LE DISE ! te l'avais bien dit, que tu avais gâché ta bible.Si e®!® ne vau' P , rien pour jurer dessus, crois-tu qu’un esprit va en tenir compte.Pas ça!,,.Et s'arrêtant une seconde sur sa béquille, il fit claquer, scs gros doigts.Mais les encouragements n a-vaient point prise sur pick; bien plus, je ne tardai pas à voir que ec garçon tenait à peine debout, sous l’influence de ta chaleur, de la lassitude et de la crainte, la fièvre prédite pnr le docteur Liye«e> montait en lui avec une indéniable rapidité.* Le terrain dégage rendait la ¦ marche facile, sur ce sommet, que notre chemin longeait un peu de flanc, car le plateau s'inclinait vers l’ouest, comme je l'ai déjà dit.Les pins, grands et petits, s’es-pa» jçaient largement; et même entre I les bouquets de muscadiers et d’a-i talées, de vastes clairières demi* : dées se torréfiaient à l’ardeur du i conseil.Comme nous coupions Plie en diagonale vers le quasi nord-ouest, nous nous rapprochions toujours plus des conlreforts de la Longue-Vue, d'une part, et de l’autre, nous découvrions toujours ! plus largement cette baie occiden-| taie où le coracle m’avait naguère ballotté durant •‘«a heures d'an- goisse., .On atteignit le premier des grands arbres; mais la boussole montra que ce n'était pas le bon.i De même pour le second.Le troisième s’élevait en l'air à près de deux cents pieds au-dessus d un bois taillis; ce géant végétai avait un fût rouge aussi épais qu une maisonnette, et il projetait une ombre assez spacieuse pour y tairi manoeuvrer une compagnie.im l’apercevait du large, aussi bien a l’est qu’à l’ouest, et il aurait pu figurer comme amer sur la carte.Mais ce qui impressionnait mes compagnons, ce n'était pas «a taille, mais bien de savoir que sept !ccnt mille livres en or se trou-j valent enterrées quelque part dans ! l’étendue de son ombre.La pensée i de l'argent, à mesure qu’ils approchaient, résorbait les terreurs de naguère.Leurs yeux flamboyaient, , leur pas devenait plus vif et plus .léger, leur Ame entière était cap-j tivér par cette richesse qui les al-! tendait là, et représentait pour ¦ chacun d’eux toute une vie de plaisir et de débauche.Silver sautillait sur sa béquille avec dos grognements; ses narines dilatées fréjjlissi^jeniî R -sa- crait comme un fou quand les mouches se posaient sur son visage luisant de sueur; il secouait rageusement la longe qui me reliait à lui, et de temps à autre tournait vers moi des yeux où luisait un regard assassin.Il ne prenait certes plus la peine de me cacher ses pensées, et je le lisais à livre ouvert.La I proximité immédiate de l’or lui faisait oublier tout el reste: sa promesse au docteur comme l'avertissement de celui-ci étaient déjà loin, pour lui, et sans nul doute il comptait bien s’emparer du trésor, retrouver VHispaniola et 1 a-border à la faveur de la nuit, massacrer tout ce qu'elle renfermait d'honnêtes gens, et remettre à la voile suivant ses intentions primitives, chargé de forfaits et de richesses.(à suivre) (Traduit de l’anflai* par Déodat Serval) C» journa! eat Imprime au no 430 ru* Notre-Dame eat a Montreal par i lmprl-mrrle Populaire (à reeponaaUlllte limite*), Mit rlca-proprie taira.— Georgia PeUetUr, directeur-gerant./ LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 4 DECEMBRE 1943 VOLUME XXXIV — No 279 PAGE F [UNI Ne • tn* aimant Diroctrico : Germain* BERNIER Le placement des enfants et leur sécurité Selon la logique, les lois naturelles et l'ordre établi par la Providence, le foyer paternel est le milieu ideal ou l’enfant doit vivre, s'épanouir, s'éduquer et s'armer pour la vie.Dès son arrivée dans la vie, l’enfant a droit à ce foyer-là.Malheureusement, ce nid pour le petit de l’homme qui semble bien la chose la plus naturelle au monde n'est pas toujours ce qu’il devrait être; en fait, dans bien des cas, il n’existe pas du tout.De là toute une série de problèmes sociaux dépassant le secours de la simple charité, qui a nécessité la fondation et l’organisation de services d’entr'aidc à la famille et à la cause de l’enfance.C’est ainsi que nous avons à Montreal, entre autres oeuvres, le Bureau (l’Assistance Sociale aux Familles qui est membre de la Fédéra tion et du Fichier des Oeuvres.Ce Bureau a été amené par la force des circonstances a s’occuper de placement familial, c’est-à-dire à trouver un foyer pour l’enfant qui n’en a pas.Il ne s agit pas d'adoption légale ou non, il s’agit de trouver un asile à l’enfant, élevé en dehors du milieu familial, mais un asile gui a toutes les caractéristiques du vrai foyer.La méthode n’est pas nouvelle.Elle est employée avec succès depuis de nombreuses années aux Etats-Unis et chez nos concitoyens de langue anglaise.Il valait certainement la peine de l’essayer chez nous.Confier des enfants à des étrangers est une entreprise d’une extrême gravité.Seul, un organisme comme le Bureau (l’Assistance Sociale aux Familles, avec un personnel spécialisé, travaillant selon les meilleurs systèmes d enquêtes, de renseignements et de surveillance, peut mener à bien une telle tâche.Agir seul, d’après les conseils des voisins ou les petites annonces des journaux, c’est s'exposer aux surprises tragiques qui ont frappé lout dernièrement les patents des bébés morts dans de soi-disant pensions d'enfants.S’adresser au Bureau d’Assistance Sociale t’ux I umilles, c est tout de suite avoir affaire à un personnel responsable qui ne placera pas évidemment un enfant dans les vingt-quatre heures mais le pla cera sûrement et avec toutes les garanties possibles si on lui en donne le temps.Quelles sont donc ces garanties?D'abord les assistantes sociales apportent dans le choix des pensions familiales une technique spéciale et un soin tout particulier qui laissent bien peu de chance à l imprévu et à l incompétence.C’est ainsi qu’il arrive que des gens qui ont offert de prendre un enfant en pension n’en voient jamais parce que leur foyer ou leur mode de vie ne s’accordent pas avec les exigences du Bureau.On exige des parents un certificat médical récent, un salaire suffisant pour assurer une subsistance, moyenne à la famille et au moiijs trois références qui ne sont pas des membres de la parenté.L’assistante sociale prend connaissance du nouveau milieu, se rend compte des conditions d’hygiène, de propreté et d’espace disponible, du caractère des futurs parents, de leur expérience dans l’éducation des enfants, des motifs qui les poussent à accueillir un petit à leur table, etc.Parce qu’il n’y a pas d'argent a faire dans ce contrat et les dix-huit piastres qui sont versées à la fin de chaque mois sont pour les frais d'entretien de l’enfant: nourriture, huile de foie de morue, draps, couvertures, toiles, etc.La gardienne doit faire la demande des vêtements, des livres de classe et autres dépenses extraordinaires au Bureau.Antre mesure de protection qui découle d’une restriction imposée aux parents: la défense de garder à leur foyer des pensionnaires, des chambreuses on d’autres enfants non recommandés par le Bureau.D’ailleurs la surveillance de l’assistante sociale se poursuivra tant, que l’enfant demeurera en pension.\ul danger n'existe donc de le trouver mourant sans avoir douté qu'il manquait de tout.Le premier objectif du Bureau d’Assistance Sociale aux Familles est, comme nous l’avons vu souvent, ici même dans cette chronique, de tenir la famille éprouvée aussi unie que possible et d’éviter, tant que la those se peut, de placer, selon l’expression consacrée, les enfants de côté et d’autre.A ce point de vue, le Bureau a réussi des sauvetages — véritable renflouage social — vraiment miraculeux, et cela non seulement du côté budgétaire mais aussi du côté psychologique: réconciliation, tolérance, bonne entente, meilleur esprit de famille, etc.Seulement, il est souvent impossible de garder les enfants dans un foyer désorganisé, surtout quand il est sans ressources suffisantes.Que peut faire un homme à petit salaire quand sa femme doit séjourner à l’hôpital ou qu’elle meurt, quand il n’a ni parents ni amis pour l’aider et que sa maison est pleine d’enfants?Ou bien c’est une travailleuse qui n’a que son salaire pour toute la famille et qui n’ose laisser de jeunes enfants à la garde d’autres enfants à peine plus âgés.Il y a aussi la fille-mère qui a le courage de garder son enfant mais ne peut trouver de travail avec ce fardeau sur les bras.Ailleurs ce sont des enfants qui ont été scandalisés, brutalisés ou négligés par leurs parents et dont la Cour a dû se charger pour les mettre en tutelle.B y a encore les orphelins qui doivent être élevés aux frais de l’Etat, etc.Les cas sont multiples et divers et augmentent sensiblement depuis que les pères de famille s’en vont à l’armée ou à l’usine souvent hors de la ville et que les mères de famille elles-mêmes se préoccupent de sauver la démocratie en tournant des obus.On a pu voir, en effet, dans le rapport annuel, que cinquante-huit pour cent des 3,899 familles qui ont eu besoin de l’aide du Bureau étaient des familles de militaires.Un bon nombre de ces familles auraient besoin d’un supplément d’allocations.Donc, pour mille et une raison des enfants manquent du nécessaire et vivent dans des conditions anormales.Ce qui importe, c’est de leur trouver, pour un temps plus ou moins long, un foyer où ils puissent connaifre la vie de famille en ayant le nécessaire.(.est à leur intention que s’ouvrira très prochainement la semaine du placement familial au cours de Archiconfrérie N.-D.-des-Molodes “DONNER AU CHRIST TOUTES NOS SOUFFRANCES” C.H.L.T.Sherbrooke, vendredi, 2 h.15, causerie aux malades.Chers malades, Consacrons ce jour à la mémoire des douleurs de Marie.Eve avait été condamnée à n’enfanter ses fils que dans la dou-eur.Marie, prenant la place de notre mère Eve, pour expirier son crime, a donc dû partager la même peine.Cependant, Marie a enfanté son fils, Jésus, sans douleur.Comment donc pouvons-nous dire que Marie a enfanté dans la souffrance?Au Calvaire, en enfantant les hommes coupables.Saint Thomas témoigne: Selon la pensée de saint Thomas d’Aquin, Marie a ressenti au Calvaire les douleurs les plus atroces qui puissent être endurées ici-bas.Elle, plus que toute autre personne avait eu Je privilège de se rapprocher du Dieu fait homme par la grandeur de ses privilèges; ainsi aucune créature ne s’est plus rapprochée de Jésus par la grandeur de ses douleurs.Marie souffre dans son coeur: Comment ne souffrirait-elle pas aussi en voyant son fils entouré de bourreaux et de soldats?Ils le poussent, Tentrainent et le foulent aux pieds.Ils le couronnent d’épines.Il est défiguré par le sang qui ruisselle sur sa figure et gravit ainsi la montagne sainte.Moyens pratiques: 1° Marie s’immolant est notre modèle; 2° Je vais m’immoler moi aussi en étant plus énergique dans toutes mes souffrances; 3° Je serai comme elle immensément résigné.Mot d’ordre: Je l’imiterai avec amour.Zoël FRECHETTE, ptre, hôpital Saint-Vincent de Paul, Sherbrooke, P.Q.P.S.—Mme J.C* ] ne se laisse jamais dépassé par les ! événements.Il dira un jour: “J a» I grande confiance en mes collègues; ; j'ai plus grande confiance en moi- ',“l',l‘v ’ .nia;,7» nrmnnre même".Cet orgueil l’oblige à assu- recteur de La Pléiade, mer toutes les responsabilités et, a j Couverture d Une maison ci edition l’occasion, à porter l’odieux de ; ^ \ew-York.Le premier ouvrage toutes les erreurs.Son courage mo- ] (1{.cette nouVelle entreprise sera ral et sa tenante lui vaudront 1 d’être appelé par Canning, dans son poème, “le pilote qui a dominé : la tempête”.De leur côté, les re- ¦ voîutionnaires français voyaient en .lui, selon leur phraséologie grandi- j loquente, "l’ennemi du genre hu- j main”.Question de points de vue.| le la Manche, er- j un inédit d’André Gide, Interviews imaginaires, suivies de La délivrance de Tunis (Pages de Journal, mai 1943).Les Interviews sont une série de dialogues où un interlocuteur, né de la fantaisie de Gide, lui fournit Après l’interrègne d’Addington, | Pitt revient au pouvoir pour peu j de temps.Il est déjà malade et ses ! jours sont comptés, “Il meurt a quarante-six ans et huit mois, vingt-cinq années, jour pour jour, après son entrée au Parlement, victime d’une hérédité arthritique, d un labeur forcené, de l’a bus du porto et de la bataille d’Austerlitz”.¥ ¥ ¥ l’occasion de nous transmettre le meilleur de son expérience de moraliste, d’essayiste et de grand écrivain.Parlant de Goethe ou du Dante, de Mallarmé ou de Hugo, Gide affirme toujours son ardente espérance, ja foi inflexible en l’homme et dans la France, comme dans la pérennité de l’esprit que nulle violence ne saurait réduire.On sait qu’avant la guerre, Jacques Schiffrir a publié, dans la collection de La Pléiade, le Journal de Gide, s’étendant sur une durée d’un demi-siècle, de 1889 à 1939.Cet ouvrage, devenu très rare e.i Amérique, fait prime sur le marché des livres, ¥ ¥ ¥ La Berne ecclésiastique de Rio de Janeiro vient de publier un article éljgicux sur l’ouvrage du R.Jacques Chastenet entre dans tous les détails de cotte carrière j remarquable.On les lira avec intérêt, car ils révèlent une période intéressante de la vie politique anglaise.Le jugement général de l'auteur sur l’itt semble juste, s'il manque un peu de couleur, tout comme le personnage.“Figure pathétique que colle de ce pilote, jeune d'années sans avoir jamais été jeune de coeur, dépourvu d'attachements féminins, mal pourvu d'amitiés masculines, sans tendres se, sans imagination, occupé uniquement à tenir la barre et à guider le vaisseau de l’Etat, par des moyens surtout empiriques, à travers d’effrayants récifs”.S’il a été un admirable ministre des Finances, il n’a apporté aucune conception diplomatique vraiment neuve, sauf peut-être qu’li eut.plus que ses contemporains, l'intuition de ne!” Le propos manque de coruia- (janct, tq j,vec lesquels il conclut lité, mais il n’en reste pas moins ; un jrajj£ (|e commerce.11 avait l’expression d’un patriotisme sin-|senli j,, nécessité d’éviter ce grand cère.Au reste, les Français d’alors , s(.j,jsme anglo-saxon dont l'on a ne s’y trompaient pas.Après le ] i)efl„c,nip parlé de nos Jours, traité de Paris, le ministre Choiseul ¥ ¥ ¥ écrivait à Louis XV: “I.’Angleterre | est l'ennemie héréditain* de voire I Jacques i-havlenel, n imam 1 ni.puissance, de votre EtatKlle le se- A paraître sous peu.NOUVEAUTES Ouvrages PARUS en FRANCE DEPUIS L'ARMISTICE réédités au Canada par Pony Ltée.Ajouter Idc au prix Pour recevoir par la poste Henry Bordeaux : , “L'Ombre sur la Maison $1.25 Guy MaeeMne : • Pied d'Alouette” $125 A.J.Crontn : “La Dame aux Oeillets" $1.25 Henry Bldou : «La Bataille de France" $1.25 Francis Cnxco : "Nostalgie de Paris” $1.25 Henri OhCon : "La Jambe Noire” .*1.25 Henrv Bordeaux : "La Sonate au Clair de Lune” Albert Giuliani : •¦Les Berceaux Trafilques" $1.25 Daniel-Rops : “L'Ombre de la Douleur" $1.25 Leon Daudet : “Ouand vivait mon PCre” $1.25 Jean Ray ••Le Japon Puissance moderns" $1.25 René Beniamin : "Le Printemps Tragique" $1.25 Francois Mauriac : “La Pharisien ne” .$1.25 H.Rauschnlns : "Hitler m a dit" .$1.25 Dr J, Carnot : "Au Service de l'Amour $1.00 P.Stanislas A.Larochelle, O.M.I., Fides et du Dr C.-T.Finck, Précis de morale médicale, paru en 1940 aux Editions Beauchemin.Après avoir été traduit en anglais; ce livre canadien a été traduit en portugais au Brésil, sous la surveillance de M.Bolivar Lacerda, traducteur officiel de l’Etat.¥ ¥ ¥ Un conte de Noël intitulé Imagerie, publié avec dessins de l’auteur, Cécile Chabot, est actuellement sous presse, imagerie a obtenu le premier prix ex aequo au concours organisé par le département de l’Instruction publique en décembre 1942, Le texte est savoureux et les illustrations, remarquables d’originalité et de bon goût.Imagerie sera le premier à paraître parmi les éditions prochaines de $1.25 Librairie J.-A.PONY Limitée 554 e«t, rue STE-CATHERtNE Tél.: HA.2577 Montreal IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIFiceI IIIIIIIIIHIIIIIIIIlillllll 0 présente une nouvelle collection pour la jeunesse LES BELLES HISTOIRES "charmer pour former" POUR LES ENFANTS PaR DES AUTEURS QUI LES AIMENT ET QUI LES CONNAISSENT Les PLUS BELLES BIOGRAPHIES de SAINTS Présentées et conçues d’une manière nouvelle, qui les rend plus passionnantes qu'un roman, en vue d'intéresser et de former à la fois la jeunesse.Déjà parus : No 1.Sainte Thérèse de TEnfant-Jésus (20e mille) — 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plus qu’on ne le voit souvent.” C’est marquer à la fois l’ambition, l’idéal et la limite de la critique honnête et désintéressée.Ces pages d’introduction de Rousseaux précisent heureusement certaines notions qu’il n’est d’aucun intérêt de confondre.Sur les livres parus au cours des quelques années précédant immédiatement la guerre, on trouvera dans ces deux volumes des jugements pondérés, en général bienveillants et toujours nourris d’une vaste culture générale.Rousseaux ne pratique pas la critique révolu-tionhaire, encore moins la critique spiritualiste si prisée de nos jours.Il envisage les oeuvres littéraires selon les canons du goût et dans leur véritable perspective.Ce qui lui fait peut-être défaut, c’est un certain frémissement, une certaine flamme que rien, non pas même l’érudition, ne saurait remplacer.(André Rousseaux, LITTERATURE DU VINGTIEME SIECLE.Deux volumes.Au comptoir, $2.50, par la poste, $2.65).L’utile et le futile Le notaire Victor Morin donne à tous un bel exemple de ténacité et de jeunesse intellectuelle.Septuagénaire avancé, il continue son activité multiple, il participe à un grand nombre de sociétés et associations diverses, i! exerce sa profession de notaire, et au milieu de ces occupations, il trouve le tenips nécessaire pour s’intéresser aux questions intellectuelles.I>e dernier ouvrage de M.Morin tire son titre d’un axiome allemand: "Si tu es pauvre, prends tout ce qui peut t’être utile: si tu es riche, contentf-toi du futile Quant a saïque de ces pages, ne te hâte pas de fermer te livre en maugréant Songe plutôt que d’autres y prendront peut-être plaisir et ne les accable pas de ton mépris.Rappel-le-toi le testament du financier Garcias et dis-toi que peut-être, en y réfléchissant, tu arriveras à faire la distinction entre: L’Utile et le fu-tile”.Dans !a mosaïque de ces pages.Le mot est très juste, car M.Morin n’a pas visé à donner à son livre une ordonnance rigoureuse.Il s’y trouve de lout, et ce qui n’est nullement déplaisant,l’utile se mêle agréablement au futile.Au lieu d’un ouvrage morose et pédant, l’auteur nous offre quelques miettes de sagesse humaine avec un sourire amusé et jamais sceptique.Je ne ferai pas l’énumération de tous les sujets envisagés.Il y a d’abord des grains d’eUébore “pour les éiphèbes de 15 à 75 ans”, où l’on trouve des conseils de direction personnelle vieux -comme le monde, mais enrichis d’une expérience déjà longue et féconde: Mon bréviaire est un récit humoristique de la vie quotidienne de l’auteur.Avec Sa Majesté de livre, on reconnaît le bibliophile averti, amoureux des livres, et l’on ne s’étonne guère qu’il ait placé au début de son étude celte phrase de Charles Nodier:; “Après le plaisir de posséder des livres et d’en jouir à la fois comme simple amateur et comme studieux, je ne connais guère de plaisir plus vif que celui d’en parler.” I^e notaire Morin ne croit pas à la science ésotérique; iil est tout disposé à mettre la sienne au service de ses concitoyens.Ecrivez, notaire! est un scénario juridique qui vulgarise des notions élémentaires de droit, utiles à tout profane.L’auteur, qui k toujours été un passionné de la petite histoire, consacre plusieurs pages aux légendes et croyances populaires ainsi qu’è quelques faits divers historiques qui ne manquent pas défaveur.Au ter me d’une carrière remplie d’oeui vres, L’utile et le futile se présente comme une pièce de testament bai gné d’humanité et de joie sereine, (Victor Morin, L'utile et le futile.Au comptoir, $1.25, par la poste, $1.35).L’Ecrin L’Agence Duvernay accomtdi une oeuvre excelâente de rayonne ment français en Amérique.Pat ses publications muiltiples et sur tout par ses timbres historiques eftle rappelle à tous les groupes d-notre continent la permanence d» fait français.La plus récente d ses initiatives est la pubiieatioi d’un superbe album de timbres, qu s’enrichira chaque année d’un nouvelle série.Cette publication s’aocompagn de nombreux articles sur les diffê ‘ rents événements historiques qu ces timbres commémorent.On trouve des textes de nos historien et publicistes les mieux connus C’est un enseignement extrêmernen opportun, surtout pour la jeunessi dont les goûts philatélistes sont tou jours très vifs, fis ont ainsi Toccu sion de posséder une collection d timbres d’un dessin très artistiqu et qui rappellent les hauts faits d notre histoire.1 L’Ecrin, c’est le titre de cet as bum, paraît à son heure, fl form un magnifique cadeau pour les ft, tes.Souhaitons que nombreu soient ceux qui se prévalent de ci avantage._ „ R.D.fides 3425, ru* Siint-Dcnii (près Shcrbrook.) Tél.: HArb.722S On nous apprend que Fides larl cera sous peu un maître ouvrag du Père Malo, O.F.M., titulaire d la chaire d’Action catholique à l’U niversité de Montréal, ouvrage iil titulé La Charte du royaume chrt tien.,, , Ce volume applique le Sermo de la Montagne aux problèmes ac luels de la vie chrétienne.Il term ne par un chapitre consacré à l’ai lion, qui montre que la formule ac luelle de la vie chrétienne et christianisme, c’est tout simple ment l’Action catholique.Dans un( lettre à l’auteur.S, Em.le card nal Villeneuve écrit: “Livre qu doit, pour un prêtre surtout, const; tuer comme une retraite spirituel le, un arsenal où retrouver des li| mières, des forces des armes”.¥ ¥ ¥ La collection des “Romans mil sionnaires”, particulièrement dejj tinéc à la jeunesse, est faite de rç cits vivants, souvent dramatiquej mais jamais invraisemblables, y .toujours d’un vif intérêt.Voici ld moi, le tout me suffira.” L’auteur 1 quatre titres que Fides vient d ne se fait pas illusion sur le goût ; mettre sur le marché pour la sa.que pourra prendre le lecteur à son son des cadeaux: Sous les griffr livre; H l’avertit toutefois de façon du leopard, L Ile du mystère.On très philosophique: “Si rien ne te maika — la vierge de la foret, Lk plaît, de prime abord, dans la mo- fils de la prai e.LA NOUVELLE RELEVE publiera à partir de décembre le texte des conférences de Jacques Maritain sur L'Immortalité de lame et La fin du machiavélisme Avant le 15 décembre les nouveaux abonnes ont droit à une PRIME T" 5 ."TT par Wallace Fowlie ($090) ou L’Ixtrâme-Outnt *t nou* par Auguste V‘1te ° L’abonnement à 10 numéros: $2.00 , Spécimen gratuit sur demande L’ARBRE • 60 St-faeques, Montréal VOLUME XXXIV — No 279 LE DEVOIR, MONTREAL.SAMEDI 4 DECEMBRE 1943 9 U Uie musicale L'imagination est qualité indispensable — Enseignement illogique — La mort d'une légende — La vérité est tout ou rien — Un avis qu'on devrait observer — Le parc aux malpèques Pour la première fois peut-être depuis Olivar Asselin, la Société Saint-Jean-Baptiste a élu un intellectuel comme président général.Hommes d’affaires, spécialistes des questions sociales, tous- étaient des intelligences, mais toute autre chose est l’intellectuel.11 faut en plus de la science exacte ou de la science spéculative, l’imagination, «ans quoi tout le reste est sec et risque de tomber dans le terre à terre des préoccupations sans lendemain.L’imagination, et ce n’est pas seulement la faculté d’écrire des romans ou des vers, c’est celle bien supérieure qui prévoit les conséquences bonnes ou mauvaises, l’expression d’un projet traité, la vision de ce qu’il pourrait produire si on le dirigeait vers son entier développement; l’imagination est le produit d’une culture généralisée et non celle d’une culture spécialisée.C’est cette imagination qui permet à un chef de «’entourer de lieutenants à qui il déléguera tout le travail en toute confiance que, dans* le domaine qu’il leur aura assigné, ils donneront à l’oeuvre tout l’essor qu’il doit avoir; celui qui ne la possède pas fera ce qu’on a si bien nommé du travail de cuisine et embarrassera ou diminuera les effets d’une direction qui devrait juste faire sentir mais non imposer ses vues.Un tel chef devrait-il posséder une science encyclopédique?Non, pour la bonne raison que cela ne tse rencontre pas une fois dans un (siècle.Mais ce qu’il ne sait pas, iles autres, chacun dans sa spécia-Oité, devront le savoir et c’est encore l’imagination qui lui fera voir que ceci est bon et que' cela est mal.Je ne connais le nouveau président général de la Société iSaint-Jean-Baptiste que par ce que j’ai lu sous sa signature; j’ai pu ïe voir, mais sans savoir qui il était, mais ce que je sais de sa culture me suffit.Ce n’est pas avec lui qu’on aura à craindre les excès d’amateurisme puéril qui ont caractérisé certains de ses prédécesseurs; les exemples de mimétisme qui les ont fait marcher sur des pas déjà tracés, quand ils auraient dû prendre les devants et avec une bonne avance; essais timides entrepris avec la suffisance des ignorants.Depuis quelques années, la Société avait pris l’habitude de se vanter dans ses communiqués ou ses rapports de ce qu’elle a fait pour réveiller dans le peuple la conscience de la musique.Ceci se résumait à deux choses; la publication de pnze chansons (dont trois refrains) à 200,000 exemplaires pour distribution dans les écoles, et en second lieu, l’institution nie chant en commun au Parc La Fontaine, après que les Kiwanis en eurent fait depuis deux ou trois ans au Parc Jeanne-Mance et que le Devoir, par la plume de feu Louis Dupire, en eut maintes fois donné le conseil à la Société.C’est onenu de rationnement de guerre, et mieux vaudrait'ne pas s’occuper de faire chanter le peuple que de le Un offrir, le mal qu’on cause par omission étant tout de même plus pardonnable que celui de commission.Olivar Asseiin eut de la vision; ses suevesseurs, pour la plupart, n’eurent que des vues II plongea sa pensée dans l’avenir, les autres regardèrent trop souvent dans le passé.C’est toujours le manque d’imagination oui est la cause des déficien- Hémorroïdes Essayez cette combinaison efficace de traitements interne et externe.Où que vous habitiez, quelle que soit votre occupation, si vous souffrez d'hémorroïdes, nous voulons que vous essayiez le traitement Interne combiné aux Tablettes de Paee.Non seulement cette méthode fait-elle cesser promptement la douleur, mais des lettres de reconnaissance de personnes qui l'ont employée attestent qu eue leur a Procuré un soulagement raplds.' “Je ne saurais dire trop de bien de votre Z.traitement.Il Y a plus de quatre ans que Je le suis et le mal n’est jamais revenu, de ne crois pas que personne ait pu souffrir Plus que moi avant qne Je prisse ce remède.” Frank Barge, 1302 avenue Columbia._____^_________ Trail, C.B.Nous tenons spécialement ft envoyer le ;raltement aux malades découragés qui molent leur cas sans espoir.Il arrive sou -,-ent que même les cas qui se sont le Plus iérleusement aggravés ou qui daten,, de Jlus loin cèdent é ee traitement.En usa-te avec succès depuis 50 ans.Ne retardez pas d’un s"Ul Jour.Ecrivez ;out de suite.N'envoyez pas d’argent, ttettez simplement à la poste, aujourd'hui néme.le coupon cl-de&sous et l'on vous mverra promptement, sous enveloppe, un .raltement d'essai gratuit.Li.Frank barge n A T IA COUPON D’ESSAI I ® S# U I IV Pi - ivor ce II n U I lu c-cheur en eau trouble, parce qu’il tenait à mettre le public en garde contre une immigration en masse de réfugiés juifs.En tout cas, il est inadmissible qu'un chef politique d'une province, donl 81 % de la population est de langue française, ne puisse exprimer sa volonté de protéger les siens contre les aléas d’après-guerre sans courir le risque de se faire insulter.On oublie trop facilement que les populations réunies des provinces du Québec, de l’Ontario, du Nouveau-Brunswick, de la Nouvelle-Ecosse et de THe du Prince-Edouard sont catholiques dans la proportion de 51%.Que penser des Juifs, qui habitent une province où 87% de la popu-, iation est catholique, et qui choisissent d’envoyer à Ottawa, pour les Plutôt qu’à M.Duplessis, ne serait-ce pas par hasard aux Juifs eux- : représenter, un communiste?N’csl-ce pas là une provocation ouverte aux mêmes qu’il faudrait reprocher de faire du capital politique avèc cette affaire d’immigration?L’avant-veille de l’élection de Cartier, alors que je descendais de Tautobùs du boulevard Saint-Joseph, à l’angle de l’avenue du Parc, je fus , ce que ce a laisait relenu par Hn discours que prononçait à quelque; pas de là un partisan affaire des Encyclopédistes et des ^ ^ Phillips.Voici ce que nous apportait la transmission par les haut- parleurs; Jansénistes, ne persiste-t-on pas à attribuer la Guerre de Sept Ans et i la Cession du Canada à la Marquise de Pompadour qui donna ses millions pour que notre pays fût gardé à la Couronne de France?Pourquoi la calomnie ou la médisance à tour de bras sur tout ce qui est artiste ou simplement ne jieur de ceux qui se faisaient craiiv dre de leur *'ivant?La vérité entière, toute nue, c’est bien beau, mais alors on devrait la dire de tout le monde et sans la moindre exception.La vérité est au-dessus de tous les êtres quelle que soit leur importance dans l’histoire; mais si on la voile pour ies uns, alors qu’on le fasse pour ions.Ce n’est pas des mémoires qu’il faut protéger, c’est Tâme de ceux qui les conservent.C’est tout ou rien; la vérité n’a pas de juste milieu.4ê 4ê On est prié de noter la différence entre ces points-ci: Je Devoir n’annonce pas les théâtres et les concerts; ce sont les théâtres et les concerts qui s’annoncent dans le Devoir.Ce n’est pas la même chose.Il est donc inutile de s’adresser au journal ou à moi-même pour savoir quoi que ce soit en dehors de ce que disent les annonces et Jrs communiqués.Nous n’en savons pas plus que les demandeurs d'informations, et nous ne sommes pas tenus de courir aux renseignements qui ne nous ont pas été donnés.Puis-je ajouter pour moi-même que l’on devrait bien conserver en mémoire la note que j’ai fait insérer, à la suite de la Vie musicale trois fois cette saison-ci et de nom-tireuses fois les années dernières?Je n’ai rien à faire avec les communiqués et je n’ai aucune connaissance de ce qu’on y dit, quand je ne les ai pas encore lus ou qu’ils | libéraux, ne m’intéressent pas.* * * Le parc aux malpèques.Alter ibidem: "Je ne vois pas Kreisler dans les "grandes machines”.M.King est notre ami et protecteur, nous avons la promesse que “des milliers de réfugiés juifs recevront asile ici, — tout ce que nous “demandons, c’est qu'aucune publicité ne soit faite autour de cette “affaire—”, et l’orateur d’ajouter: “pour pouvoir réaliser ce projet, il “faut envoyer à Ottawa un ami de la cause, un partisan de M.King, “M.Phillips.” N’a-t-on pas suffisamment reproché à M.Duplessis d’avoir endetté la même si ce fut au moment où, dans certains quartiers de .- - .” ‘ —"était ette les finances du pays ne permettaient pas de faire davantage Ceux qui assistaient à la réunion conservatrice tenue à Port Hope doivent se rappeler qu’un certain économiste donna une causerie le sentiments de la masse de tout un peuple?Si nous voulons avoir le droit d’exprimer noire opinion, il faut aussi respecter celle des autres.Or M.Meighen, — le plus grand parlementairu canadien de tons les temps—, qui réussit jadis à faire élire dans sa province natale, aux élections générales de 1921.1925 et 1926.37, 68 et 53 représentants conservateurs contre 21, 12 et 23 pour M.King, s’est vu battre lui-même par le vote des communistes, après avoir servi et honoré son pays pendant neuf années au Sénat canadien.M.Lewis ne croit-il pas qu’il y ait une autre provocation dans le fait que dans la province voisine on empêcha, contre toute tradition, ee chef d’un parti d’entrer au Parlement, alors que tout Parlement serait honoré par sa présence?Cela ne peut que justifier la sortie de M.Drew.Qu’il nous soit permis de signaler ici, à Dusage de ceux qui ont quelque influence sur l’opinion publique, le lumineux exposé de la question du Socialisme que M.Meighen a fait à Vancouver le 21 octobre dernier et qui vient d’être publié.Il y a près de cent ans, sir Etienne-Pascal Taché disait; “Nous sommes, dans nos habitudes, par nos lois, par notre religion.“ROYALISTES ET CONSERVATEURS”.Aujourd’hui, le Canada comple près de cinq millions de catholiques délégué attache.proportionnellement à notre population, plus rie milles de chemins de fer qu’aucun autre pays au monde.Le même raisonnement s’applique aux Quant a la communication de M.bitch, elle était, pour le moins, de ,ie l’industrie de la pulpe, à celle de l’énergie électrique, vais goût.Ce monsieur nous laissait entendre que 1 etablissement de mauvais gout.- .i 100,000 Juifs ici aurait pour effet d’apporter de 1 esprit d initiative et de tolérance dans notre province! Depuis bientôt trente ans on nous accuse d’être des pro-Allemands, ' Cependant, de toutes les provinces du Canada, c’est la notre oui compte le moins ri’AllemaMs.Par ailleurs, toute proportion gardee,si I on considère qne l’Ontario compte 455,773 habitants de plus que Quebec, c est chez nous malgré tout qu’il y a le plus de Juifs.En voici la preuve: 2°'o ,nc5 pou.V0S C'”' 11£ -uciflUM 11 « vous -«*« " p,e««s des ce„c pJS.,, us nouvete* dans cï,c, le au,0utd "T- bonne .«»*’«• ez Jamatte eteâ vous trouverez tous les jouets qui peuvent faire le bonheur des enfants.LAMARRE FRERES j*?i i-A I MEUBLES 3723 ouest, rue Notre-Dame Fl.4681 LH u* ifi wt» s WM • ¦ W, ' '< A vt4 A] JOUETS J.'N.ARSENAULT DISTRIBUTEUR EN GROS 447-45B est, rue Ontario, Montréal (HOPITAL DE JOUETS) nsgi m _ y Æi&M -, c?f.• /,+• * tiroirs en r ¦ b, ^ ^nso,rCOrn^ me r, r en fer.e rosefte LarnPes de n Qbat-im,.potene sonte.'jour, p ",c °V'ec , H°terie i , lvoire m Ul~ eu' vort foi a rrOn bois n,./ b anc- Bas ls °u de métal 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cette intention qu’a été créé cette semaine un comité de publi cité de la Chambre cadette et il se propose de tout mettre en oeuvre pour couronner de succès cette nouvelle initiative.Il faut dire que cette tâche repose avant tout sur la bonne volonté des journaux et la Chambre de commerce cadette est heureuse de louer la généreuse collaboration de nos quotidiens, particulièrement du Devoir.vinciale.Vu que le nombre des billets est limité à 200, les personnes qui désirent assister à cette soirée sont priées de faire vite pour retenir leurs places.Plus de 500 personnes ont participé, mardi soir, à la visite organisée par le comité des visites industrielles de la Chambre, sous la présidence de M.Jean Morin, aux valons de la Société coopérative de Frais funéraires, rue Sainte-Catherine est.F.n dépit du caractère funèbre de cet établissement, les nom- breux visiteurs ont vivement apprécié leur soirée.Les visites organisées par ce comité sont assez fréquentes et chaque fois un grand nombre de membres de la Chambre et leurs amis s’empressent d’y participer.Comme on peut le voir, la Chambre de commerce des jeunes de Montréal, qui est une des plus importantes du genre au monde, ne manque pas d’initiatives.Actuellement sous la présidence de M.Fernand Picard, elle compte plus de 1,200 membres actifs et chacun n’a qu'à se féliciter d’en faire partie.M.II.Lundi, 6 décembre 1943 Sommaire des postes locaux Industries d'après-guerre au Canada Proaiommt* jpeuaux » radio-canada • 2 00 p.m.BORIS GÔDOUNOV.- Du Metropolitan Opera, Ratlio-Canada transmettra samedi l’opéra Boris Godouadv.L’oeuvre sera chantée en entier.M.Jean Vallerand, critique musical et secrétaire du Conservatoire de musioue.expliquera 1 oeuvre.Ezlo Plnza, basse.Interprétera 0 r^ie ?e Borl3- Des autres rôles ont été confiés à Theodora Altman.Marita Far vil, Anna Kaskas.Alesslo de Paollx et autres.Geoorge Szell sera au pupitre de chef d'orchestre Boris Oodounov est un drame musical populaire de Moussorgsky, en qua- Samedi, 4 décembre 1943 tre actes, 6.00 p.m.SURVIVANCE FRANÇAISE, é Le conférencier samedi sera M Cyrille Delftge, ancien surintendant de l'Instruction publique du Québec.M.Delàge est le président d’honneur du comité de la Survivance.Sa causerie est Intitulée: Labeur patriotique au Canada français, 7.00 p.m.QUESTIONNAIRE.— Ce sont les élèves des sixième et saptlême classes qui prendront part au Jeu du questionnaire de la Jeunesse samedi.L'Oncle Paul dlrlaera.Radlo-Canacfh Invite le public à l'Ermitage ou se déroule cette Intéressante séance.Sommaire des postes locaux Composé tie journalistes pour la plupart et présidé par M.berth-uaml Biondi.directeur des services des programmes à CKAC.ce nouveau comité entend faire rayonner Je nom de la Chambre dans le public montréalais en faisant eoiiuai t;t lev heureuse' initiatives qui nu tient de l avant cet important organisme dans tous ies domaines de la vie sociale, polit.que et economique.Lors de rassemblée, tenue celte semaine sous la présidence de M.Biondi.qui a été élu président, \i Lucien Hov a été nommé vice-president.alors que M.Kaymond \vse.in a été élu secrétaire et M.Maurice Uoulianne, trésorier.M.pierre Laporte agira comme concilier technique du comité, hn ou-re.un groupe de “reporters" ont >îe nommes pour couvrir les e>re-îeinents internes de la Chambre.Jette équipé de reporters devra être ans cesse à l’affût des faits divers o.s îles manifestations de la Chani->re pour écrire la "petite histoire ;u mouvement.Le concours d'éloquence Après le succès retentissant du Ot-pourri" île charité, 1 événement ui tient actuellement le haut du ave à la Chambre des jeunes est : fameux concours d éloquence ont l epreuve finale se tiendra a hôtel Windsor le 14 décembre pru-hain lors d une grande manifesta ion.Four ce concours, tenu sous .•s auspices du comité de pratique rutoire, on sait que 24 candidats étaient présentés a la p rem ici e liminatoire et que huit seulement nt été choisis pour la finale.Les oms des lauréats a paru dans les yurnaux, la semaine derniere.ors de cette grande soirée, des ar-istes invités exécuteront un pro-rmorne de choix et plusieurs pei-onnalités du monde politique, eco-omique et social rehausseront eet-e manifestation de leur présence.Ce concours d'éloquence promet le remporter un immense succès.\l.Jacques Saucier, president du ;uuvité de pratique oratoire, et M Lucien Hov, vice-président et publiciste.nous assurent qu'au moins 50;i personnes envahiront la vaste aile de i il de l'hôtel Windsor a j elle occasion.Les huit candidats j icureux sont actuellement en train le préparer de.nouveaux discours ont le thème général portera sui .Vos forces ' .On vient de faire connaître les oins des membres du jury pour ce encours annuel.Les trois jurés eront MM.Victor Barbeau, prèsi-ent de la Société des Ecrivains anadiens, Huger Duhamel, joitrna-iste et nouveau président général j ie la Société Saint-Jean-Baptiste, j t le Dr Jean Saucier, conférencier., Dîner-Forum Le prochain dîner-forum organi-,é par le comité des diners-forum Je la Chambre de commerce des eunes, sous la présidence de M.Maurice Hinfret, aura lieu jeudi, le i décembre prochain à l’hôtel iVindsor.Le conférencier invité iera M.Louis Jargailles, directeur idjoint suppléant de la police pro- Prtiidtnt VICTOR MORIN, notaire 1 «r vice-présidtn 1 GUY VAN1ER, C.R 2«nie vice-préddent J.-V.DESAULNIERS, B.A j Pendant que nos principales in-j dustries s’efforceront après la guerre, de retrouver leurs anciens marchés et même de s’en créer de nou-'eaux, l'industrie de la pulpe et du i papier sera l’un des plus importants facteurs de succès pour le commerce canadien, nous assurant : des fonds à l'étranger el créant ( ici nu pays un pouvoir d’achat considérable.("est ce qu'a déclaré, devant les membres du Canadian Club.M.Paul Kellogg, président suppléant de la Newsprint Association of Canada."Le Canada, a dit M.Kellogg, doit se préparer à développer et à diversifier ses ressources et ses industries après la guerre.Mais pendant que nous verrons à ces choses, le temps passera, nous connaîtrons forcément de nombreux échecs et le pays devra quand même se procurer de l’argent.Où le trouvera-t-il?Il pourra emprun-ler, continuer le régime ruineux des impôts élevés ou développer immédiatement le commerce d’exportations des jours d’avant-guer-re".M.Kellogg démontra que la pulpe et le papier figuraient au premier plan dans les exportations d'avant-guerre.En 1939, les exportations d’or monétaire se totalisèrent à environ ?184,000,000, celles de pulpe et papier à $150,000,000 et celles de blé à environ $109,000,000.D’autre part, l’Office fédéral de la statistique nous révèle que durant la période de la crise, de 1930 à 1935, le papier à journal rapportait au Canada, en monnaie étrangère, une .somme s’élevant à $503,-000,000, comparativement à $475,-000,000 pour l’or et $130,000,000 pour le nickel.Le conférencier donna ensuite quatre raisons pour expliquer l’importance et la valeur de l’industrie de la pulpe et du papier pour le Canada.lo l.es produits de l’industrie sont absolument essentiels et très] diversifiés."Durant les premières années de la crise, alors que des industries majeures,* comme celle de l’acier, tonctionnaient à moins de 20'K de leur capacité, celle de la ! pulpe et du papier sut maintenir sa j production r, 40ÇE et au-dessus”.2o Suivant foutes les probabilités.la permanence de l'industrie est assurée.“La pulpe et le papier actuellement fabriqués proviennent presque exclusivement du bois.C’est le moyen le moins coûteux d'obtenir la cellulose, et l’on ne connaît pas encore de matière première qui naisse être préparée aussi simplement et à moins de frais que le cellulose de bois.D’autre part, comme celles de l'Union soviétique sont plus considerables que celles du Canada, nous avons une excellente chance de maintenir notre suprématie dans cette industrie pour- vu que nous comprenions 1 ien la nécessité qu’il y a pour nous de le fair”.” 3o C’est encore une industrie jeune.La pulpe et le papier peuvent constituer une base peu coûteuse dans la préparation chimique d’autres produits.C’est ainsi que des pâtes dissolvantes entrent dans la fabrication du fulmicoton ou coton-poudre, de la rayonne et de la cellophane.La pulpe et le papier peuvent aussi être préparés mécaniquement et combinés avec d’autres nroduits comme dans la fabrication des papiers à toiture, des planches murales, des similicuirs, des cotons hydrophiles pour hôpitaux, etc.4o Dans ses opérations, l’industrie de la pulpe et du papier affecte un grand nombre d’autres industries canadiennes, et emploie une foule d’ouvriers dispersés dans de nombreuses localités.Ainsi, à l’item transport seulement, elle fait dépenser $60,000,0(H) par année.Les pul-peries et moulins à papier du Canada emploient 40% de tout l’énergie électrique dépensée par les in-* dustries manufacturières de notre pays.C’est surtout une industrie rurale, et des régions agricoles entières du (.Htébec et de l’Ontario trouvent dans la vente de leur bois de pudioe une source considérable de re : nus.Les puiperies et moulins à papier emploient plus d’ouvriers que ioute autre industrie, exception faite pour les scieries.En comptant les travailleurs de la forêt, on estime qu'à certaines périodes de grande activité quelque 160,000 hommes travaillent à la production de la pulpe et du papier.Enfin, 500.000 personnes dépendent directement de l’industrie de la pulpe et du papier pour leur subsistance.Toutefois!, fit remarquer M.Kellogg, les principales difficultés que rencontre l'industrie de la pulpe et du papier proviennent du fait qu’elle exporte une grande partie de sa production.Son existence dépend de tarifs et de mesures gouvernementales sur lesquels elle ne peut 1 exercr aucun contrôle.Elile doit faire concurrence, sur les marchés mondiaux, à des produits provenant de pays où les salaires sont peu élevés et bénéficiant en plus de subsides.La pulpe et le papier du Canada maintiennent leur rang sur les marchés d'exportation à cause de leur excellente réputation au point de vue qualité et service.Et c'est là l’une des raisons pour lesquelles l’industrie s’efforce en ce moment d’obtenir la main-d’oeuvre nécessaire pour couper, cet hiver, le bois de pulpe qui lui permettra d’assurer sa production.kilocycle» 12.00 Musique.'A 30 Nouvelle».12.35 Réveil rural.-.iqn- » dorai r».1.00 En chantant 1.15 Rad’.o-journal.1.30 Musique.2.00 Le Metropolitan Opera.5.30 Disques.6 00 Survivance française, M.Cyrille Delâge.6.15 Radio-Journal.6.30 liygiêne dentaire.7 00 Le questionnaire de 1» teunesse 7.30 Ensemble Alouette.8 00 L'Heure dominicale 8.15 Gilbert et Sullivan.9.00 Nouvelles.9 05 Hockey; Canadien vs Detroit.10.30 Orchestre Harris.11.00 Programme musical 11.15 Orchestre de danse 11.28 Nouvelles CBM-SS0 kilocycles Midi Nouvelles de BBC 12 la Mélodie 12.30 Children's scrap book i2.ô9 elgnal-tioralre ! 00 ft ilo.tournai 1.15 Récital de piano 1.30 Musique .1.45 Musique.2.00 Roy Shields et son orchestre.2.15 Football.2-« J°ut?de football.5 30 Musique.5.45 Variétés.6 00 Sérénades.n iv Radio-lou.nal.8 45 Nouveuee.7.00 Musique.7.15 M.James Thomson.T30 Relais de Halifax 7 45 Semaine du livre.8,00.Relais de Halifax 8.30 Share the wealth.9 05 fISc‘ce'v Canadien vs Détroit, 10.30 Norman Harris et «on orchestre 1100 Nouvelles nt BBO.11.15 Causerie II 30 Nouvel!®* CKAC-731 iOIocYclM 7.15 Nouvelles, 7.35 L’Oratoire.T 40 Nouveautés.Midi Nouvelles 12.15 Contre la tuberculose.13 4o v’eueues 1.00 Bulletin des fermiers i 10 Radio-Journal 1 15 Le "loloi, hongrois.1.20 Comité des oeuvres catiiollques.1.30 Ecole supérieure de musique 2.00 Causerie libérale.2.30 Les * Plus beaux disques 2.45 Basketball 3.00 Nrjveilea 3 05 Swing symphonique.3.30 Mélodies et chansons 4 00 Evénements sociaux 4 15 Ai.clavier des orgues 4.30 K ui elles 4.35 Disques pour tous.4 45 Les amis du soldat.5.00 Orch.Cheskin.Association.5 30 Radio-petn-monde 5 45 En Jardinant pour la victoire.6 00 CKAC et soir.6.15 Causerie 6.30 Intermède.635 A l’Opérette, 6 40 La piece du Jour.6 4-) Nouvelle» 7.00 Radio-devinette» musicales.7.30 Canadian Bankers 7.45 La voix de la Capitale.6.oe Capitaine Bravo.8 30 Radio-folle».8 55 Nouvelle» 9 00 Secret du docteur.9 30 Les diable» rouge».10.00 Correspondant de guerre.10.15 L’Union démocratique.10.20 Orchestre.10.30 Orgue.10 40 Recrutement.1045 Journal pari*.11 00 Bonsoir les «porta.11 15 Orchestre» 11.30 Flash Gun Casey.12.00 Nouvelle».CFCF-iSD Mlocrcles Midi Mélodie*.12.15 Musique Black.12.30 Riding the ran**.12 43 Highlight».1 00 Nouvelle».1.05 to.F.C.A.Children'» Qulzz.?» » 1.M Washington oui*.1 45 Words and music 2.00 Opéra 5.00 Cocktail musical.5 30 teas 6 00 Musique de concert 6 15 Nouvelles-éclair 8 25 What> happening» 8 30 Lucky melodies 6 43 City tmprovment.6 50 Danse 7 00 Over here.7 30 Studio 8 00 Intermède 810 analyse de la eueire 8 13 Yeomen ”n the guard 8 30 Over there 9 13 Studio 9 53 Petei Hayward.10.00 Thoma* show.10 30 Nouvelle» 10 43 Recherche» sur la nu- trition 11 00 Danse 11 S3 Nouvelles.CHLP-1190 kilocycle* Midi heure 1100 Fanfare.Midi Heure têmlnlne.100 Radlo-iournal.1.05 Heure féminine.2.r' Heure 2 01 Concert Master.2.30 Orchestre.2 45 Musique.3.00 Fanfare.4.00 Radlo-JoumaL 4 10 Sérénadeur».4.30 Chanson» française» 4.53 CHLP ce eolr.3 00 Heure.5.00 Thé dansant.3.23 Nouvelles 5.30 Radlo-spéclal.8 00 Radio-Journal.3.13 Méli-mélo.6.25 Baseball 6 30 Heure.6.30 Musique eur demande.6.45 Chansons française» 7 00 Heure.7.00 Un peu de tout.7.30 La place du marché.8 CD Morton et Kaye.8 15 Musique.8.30 Tin Pan Alley.9 00 Heure 9.00 Rhythmic Age.9 3i Musique.10.00 Vers la victoire.10.15 Nouvelle».Dimanche, 5 décembre 1943 Sommaire des postes locaux Dîner-forum Administrateurs Charles Laurendeau, C.R.V.-E.Beaupré, A.A.S, Hector Cypihot, M.D.Anatole Lachapelle, C.R.J.-Ernest Laforce L.-A.Fréchette, notaire Directeur général J.-V.DESAULNIERS Directeur général edjoint HENRI OUIMET «SOCIETE# NATIONALE DE FIDUCIE 41.0.S.-Jeequ**, Montré»), HA.3291 C’est jeudi le 9 décembre, à 6 h.30 p.m.nu salon Prince de Galles de l’hôtel Windsor, qu’aura lieu notre prochain dîner-forum mixte.Le conférencier sera M.Louis Jargailles, directeur adjoint suppléant de la police provinciale.Après la conférence, il y aura séance de cinéma par le Comité du film de la Chambre.Proc tirez-vous vos billets à l’un des dépôts suivants: secrétariat, 25 est, rue St-Jacques, PL.8138; F.Beaudoin, tabaconiste, 1289 rue ' Si-Denis; H.Poupart, tabaconiste, I 1331 ouest, rue Ste-Cntherine; rcs-I taurant Côté, 4461 rue Wellington; ' M.Letourneau, 3828 boul.Décarie; restaurant G.H.Savignac, 2107 est, lue Hachel; Paul Dozois, tabaconiste.12 est, rue St-Jacques; restaurant Glaby, 381 ouest, rue Laurier.Le nombre des billets est limité i à 200.Aucun billet ne sera vendu i à l’hôtel le soir du dîner.Aucun 1 billet ne sera vendu à la Chambre ou à l’un des dépôts mentionnés à partir du mardi 7 décembre, à 5 licures p.ni.Le soya étouffe le chiendent Quand vous considérez les nombreux avantages de la plante que l’on appelle soja, n’oubliez pas les services qu’elle peut prendre en combattant le chiendent.Cette mauvaise herbe a en effet été complètement extirpée par la culture répétée du soja sur une terre infestée.Il y a d'autres récoltes qui allient à combattre le chiendent, mais le soja donne de beaucoup les meilleurs résultats.Ces faits ont été révélés par un j essai qui vient d’être terminé à la i Ferme expérimentale centrale d'Ottawa.On a cultivé sans interruption, pendant quatre années de suite, quatre plantes différentes: le soja, le blé d’Inde, le sarrazin et le millet.La terre a été labourée en automne en préparation pour toutes ces récoltes.La récolte de soja et celle de maïs ont été binées cinq fois et sarclées deux fois, pendant chaque saison de végétation.Avant de semer le sarrazin et le millet, on hersait la terre pour ralentir la pousse du chiendent afin de permettre à ces récoltes de prendre le dessus sur cette plante.A la fin de la première année, sur la parcelle qui avait été ensemencée en soja, il ne restait plus que 5% de chiendent, tandis qu’il y en avait encore 20% dans celle qui avait été plantée en blé d'Inde et 50% dans celle qui portait du sarrazin et du millet.A la fin de la deuxième année le chiendent avait complètement disparu du champ de soja, tandis qu’il y en avait encore 10% dans le champ de sarrazin et 5% dans les parcelles ensemencées en blé d’Inde et en millet.A la fin de la troisième année de culture ininterrompue, il restait encore 1% de chiendent dans le champ de millet et plus du tout à la fin de la quatrième année.Disons pour résumer que le blé d’Inde et le sarrazin ont complètement détruit le chiendent en trois années, tandis que le soja l’a étouffé en 2 ans seulement.Mouvement des Caisses populaires Saint,Hyacinthe, 4 (D.N.C) — Une Caisse populaire vient d’être fondée à Saint-Thomas d’Aquin, à l’instigation de M.l’abbé Desmarchais, aumônier général de la Fédération des Caisses populaires de Montréal.Le nombre des actionnaires est de 47.M.Orner Bouîay a été élu président du conseil d’administration.Les autres membres sont: MM.Maurice Michon, vice-président; Alfred Nichol, Albany Frc-dette.Orner Pion et Grégoire Guil-hert, directeurs.La commission de crédit se compose de M.Lucien Mi-chon, président, Jean Guertin et Cyrille Pion, et la commission” de surveillance de MM.Arthur Bor-duas, président, Oliva Pelletier et Ulric Côté.Le secrétaire-gérant de la caisse est M.Léopold Desmarais.* * * Saint-Hyacinthe, 4 (D.N.C.) — M.Joseph-E.Michon a été élu président de la Caisse populaire de La Présentation, à l'assemblée amulel-lc tenue à la salle paroissiale.M.William Bousquet a été élu président honoraire.Les autres membres du conseil de direction sont: MM.Armand Lebrun, secrétaire, et Ernest Phaneuf, trésorier.M.l'abbé Elie Renaud, curé de la paroisse, fut nommé aumônier, et M.l'abbé Philémon Desmarchais, aumônier-p rop a ga mi iste.Réélu président Saint-Hyacinthe, 4 (D.X.C.y — M.Lucien Michon a été réélu président du cercle de Saint-Thomas d’Aquin de l'Union catholique des cultivateurs de la province de Québec, au cours de rassemblée an-annuelle, Les autres membres du conseil de direction sont: MM.Grégoire Guilbcrt, vice-président; Léo- CBF-690 kilocycle! 8,33 Nouvelles 9.00 Variétés 9.30 Heure dominical*.10.00 Concerto 11.00 Messe chez les Pères Eudletes.11.30 Cérémonie religieuse.Midi France combataflte.12.1 Radio-Journal.12.30 Orch.Kaye.12.59 Slgnai-noratrs.12.30 Orch.Kayo.1.00 Musique 1.30 Théâtre d» Radio-Collège.2.30 Récital de piano.3.00 Cheîs-d’oeuvra de la musique.4 00 Music hall.4.30 Airs d'opér».4.45 La bonne chanson.5.00 Heure dominicale.5.30 Campagne contre la tuberculose.5.45 Programme musical.6.00 C'*rcert Liptou.6.30 Radio-journal 6.45 Intermède 7 00 Nos collèges au micro.7.30 Actualités canadiennes.8.00 La chanson de Fortu-nlo.9.00 Opinion».9.30 L album de musique familière 10 00 Radio-lournal 10.15 Oratorio de Haendal.11.00 Programme musical (1.15 Orch de danse.11.28 Nouvelles.O RM *91(1 kilocycle* 9 00 R.idlo-Journii, 9 05 Intermède 9.15 Le Jardinier ontarien 9.30 The way of spirit.10.00 Nouvelles 10.05 Les hebdoe anglais.10.30 Causerie.10.45 Récitai de chant.11.00 (Service religieux.Midi Nouvelles d* BBO.12.15 Causerie 12.30 Musique.1.00 Hello, children.1.15 Pour les enfant» 1.30 Kathleen Piiiow, violoniste.Léo Barkln, planiste.¦ 00 Noiiv"lies 2 04 Commentaires de Washington.2.15 Le courrier de» armées néo-»iandat*e« 2 30 Service religieux 3.00 Chefs-d'œuvre de la musique.4.30 Church of the air.3 00 Nouvelles 5.03 Les chanteurs de demain.5.30 Com racla in arm».8 00 Heure d” la victoire 6 00 Concert Llpton.6.30 Commentaires d» Londres.7.00 Nouvelle*, de BBC.7.30 Sketch de l'aviation.8.00 McCarthy et Bergen.8 30 Revue des événements de la semaine 9.00 Le théâtre anglais, lu ou Nouvelles 10.15 Oratorio de Haendel.ll.ov Nouvelles de BBC 11.15 Conférencier du Jour 11.3” Nouvelle».CKAC-730 kilocycle* 8.01 Nouvelles.8.05 Orgue.8 30 Columbia ensemble 8.45 ce quart d'heure rte l’Oratoire 9.00 News ol the world.9.45 Musique militaire.10 00 Gospel service 10.30 Dimanche musical." 11.05 The blue Jacket choir 11.10 Nouvelles 11.30 Clichés musicaux Midi Mélodie.12.15 Disques pour tou».12.30 En jardinant pour la victoire.12.45 En dînant.1.00 Mélodies.1.15 Société du bon parler Lançais 1.30 Nouvelle».1 35 Ecol' de musique.2 00 Heure catholique.2 30 World music.3.00 Orch Philharmonique de N.-Y 4.30 The pause that refreshes, 4.35 Musique.4.45 Soldiers of the press.3 00 The family hour.5.45 Musique.6.00 Chronique parlementaire.6 30 Les aventure» de Don Bosco.8.45 Nouvelles de che* nous 7.0(> Causerie politique osr la Jeunesse de l'Unlnn nationale 7.15 Au rythme de la val- 7.30 Causerie du Bloc populaire canadien.7.45 Mémoires du Dr J.-O Tambert.8.00 Show.8.15 Roland Bédard.8.30 Le restaurant Tl-Plt.8.55 Nouvelle».9.00 Le vagabond qui chante.9.15 Les chanson» d'Alys Robl.9.30 Star Theatre.Programmes spéciaux a R.vnto-c*NAnA; 1100 a.m, LA MESSE CHESS LES EU-DISTES — Dimanche, la messe solennelle sera radiodiffusée du séminaire des Pères Eudlstes de Gros-pin.comté de Québec.Cette messe mensuelle, organisée par les soins du Comité diocésain de l'Heure dominicale, est spécialement destinée aux malades et aux autres personnes que leur état de santé ou quelque autre motif légitime empêche d'entendre la sainte messe â l'église.— Chaque samedi soir, â 8 h.l'H ure dominicale présente une causerie doctrinale et chaque dimanche soir, â 5 h., un forum boite aux questions.5.00 p.m.L'HEURE DOMINICALE.— Le dimanche à Radio-Canada des théologiens répondent à des questions qui leur sont posées par le public.Ils abordent volontiers les problème» les plus brûlants' les lois de la douane l'impôt sur le revenu, la lecture de la Bible, le salut des Inll- pohi Desmarais, secrétaire; Oliva Pelletier, Donat ' Darsigny, Élphègc Gauvin, Rosaire Riencleau, Origène Pion, direcleur^.| t Les chemins d'hiver Saint-HyacinThëTÏ (I>- N.C.) - Le comité des chemins d’hiver de Saint-Hyacinthe, nous informe que la route Sainl-Hyacinthe-Montréal, via Saint-Hilaire-sur-Hichclieu, restera ouverte à la circulation durant l’hiver prochain.Le comité remercie les personnes des municipalités longeant cette voie d’avoir recueilli des souscriptions pourvov; mit au coût d’entretien.Le comité espère que les industriels, marchands, camionneurs cl automobilistes de Saint-Hvaeinthe contribueront généreusement à l'entretien.Le développement du commerce et le bien-être de chacun entrent en jeu, £ CUé-b*ll KUucycles- ?S0 Nouvelle».8 00 Nouvelle».8 15 Elévation».8 50 Pot-pourri.8 55 Nouvelles 9 00 Musique 9 30 Chansonnette».9.45 Le» plus belles mélodie».9 57 nouvelle» 10.00 Chez Roee.1015 Courrlei du Jour.10.30 71e de lamllle.10 Pierre Ouèrln 1100 Orande soeur D 15 Métairie Rancourt.11.30 Les Joyeux trouba-cours.11.45 Vie Je famille.Midi Jeunesse dorée.12.15 Quelles , unuvelies?12.30 Nouvelles 12 33 Rêvel.rural.12.59 Signal horaire.1.00 Rue principale.I 13 Nouvelles 1.30 Vers lo soleil 1.45 Fantaisie musicale.2.15 Chansonnettes 2.30 Music-hall.3.00 Musique de chambre 3 30 Nouvelles S.S’ chei-d'oeuvre ds la musique 4.30 Radlo-Collég*.4.45 Radio-Collège.* 5.0(i Radlo-Collége 515 Heure du thé 5.30 II était une fol».5.45 Les plus beaux disques.8 00 Programme» oe #olr 6.15 Radlo-tournal.6.30 Entre les lignes.6 45 Mélodies du soir avec Taymona Cardin 7.00 Un homme et son péché.7.15 Métropole, de Robert Choquette 7.30 BBC, en français.7.45 r* flsncèe du som-> manda.8 or Défilé * k " v ^ > .> % ^ , V \ ' ¦ * >v :A lÆ .i \ V \ V m Q.- Vous m’obligeriez en me donnanl des explications sur les particularités de la “faille Logan” oui passe à Saint-Dominique près de Saint-Hvacinthe.(Fr D.St-Hyacinthe, Que.) H — Celle faillie pari de la haie des bois tordus, bossus, crochus, supportant un toit de paille vite habité par les chauves-souris.La statue sous le chaume De baptisés, il n’y avait alors Missistuioi, près de Philippsbiirg et! que.les Pères.Mais si l’éper-se dirige par Farnham, Saint-Paul vicr, du haut des airs, sait décou-el Saint Pie, vers Saint-Dominique, i vrir le mulot qui se cache «tans les De là.elle gagne Drwmmondville et herbes, la petite sainte Thérèse, rejoint 'e fleuve près de Saint-Nico- j qui n’est ni aveugle ni sourde, ne las.Bile se trouve à délimiter très manqua pas d'apercevoir, perdue nettement la plaine du Saint-I.au rent des régions plissées des Cantons de l'Est.Cette faiSle s'est produite sous t’influence d'une poussée orogénique, venant du S.E.et qui a refoulé les terrains ordoviciens en vagues parallèles qui don nent aux Cantons de TEst et la Gas-pésie leur structure caractéristique.Les terrains à l’ouest de la faillie ont été moins affectés et sont demeurés sensiblement horizontaux.L.-G.MORIN, C.S.C.* * Q.- Pourriez-vous m’indiquer meilleur manuel avec clef pour dans l'immense plaine des hautes herbes, la pauvre hutte-chapelle et les missionnaires, agenouillés devant sa petite statue blottie sous le chaume, la suppliant de laisser tomber de ce côté quelques pétales de la pluie de roses qu’elle a promise à la terre.C’est une averse de roses que la petite sainte fit descendre sur ces Dagaris, ear en dix ans, je zéro du début est devenu 10,000 (exactement: 10.296 chrétiens) en 1943; et nous aurions été en droit de dire presque 11,000 chrétiens, sans cette terrible épidémie de Motif reconnaissance .toile d'Irlande PUR FIL damassée double Riche élégance, goût sobre dans ce motif , .aussi dessins de volutes (scroll) roses et chrysanthèmes tissés à même ces nappes de TOILE PUR FIL, dura-m blés et si faciles à laver .Ayez-en une pout parer la table du repas que vous comptez donner à Noël .ou au |our de l’An .Ol’PUIS — deuxième (Ste-Catherine) ïmim mm / 70” X 88” nappe 8.95 70” X 106” nappe 10.95 70” X 123” nappe 13.95 70” X 140” nappe 15.95 22” X 22” la serviéttes domaine : 8.95 ]« , ._ .étude des insectes?(Livre eu fran-1 m^.njngjte cérébro-spinale qui, à çais de préférence).i Pâques dernier, fit remettre à plus R.— Pour l’étude des insectes tar(| la préparation au baptême de de l’Amérique du Nord, il n’y a pas j plusieurs centaines de catéchumè-de manuels en français.Je vous j nes_ Ajoutons 3,640 baptêmes con- ““.«“ItJSi" vs-'r .y*- ISTSSKâi .V EntomS," T-h: 1 *,lra Q”11“ Comstock, .4/1 Introduction lo Entomologie Le dernier de ces manuels contient des clefs de determination allan* jusqu’aux familles, et parfois jusqu’aux genres.Lorsque vos insectes seront classés par familles, il sera bon de faire appel aux ouvrages spéciaux.Le service d’entomologie de l’Université de Montréal fait volontiers l’ident'ficatktfi des insectes qu’on lui soumet L’abbé Qvila FOURNIER (fri LUS ALBERT DUPUIS, président.A.-!.DUCAL, v.-p et dir.-gér.ARMAND DUPUIS, tee.-trés e*- très de ces animaux indiquent ce pendant qu’elles devaient avoir leur coquillage tout comme nos escargots d'aujourd'hui.Quelques espèces de limaces possèdent une assise coquillifère qui renferme des cristaux de carbonate de calcium.Quelques-unes ont encore un soupçon de coquille qui offre des traces sphéroïdes de croissance.Gcs humbles animaux présentent donc comme on peut s’en remire compte, un intérêt palpitant: sachons prendre à leur école des le- i ventail sur flotteur.'eau à la manière d’un Les limaces font un usage fréquent de ces cordes: tout le monde sait que ces animaux sont hermaphrodites, c est-à-dire que le nn-me individu est à la fois mâle et femelle, connue le verre de terre.Malgré cette constitution, on en voit fréquemment 'faire lu cour à leurs semblables et se conter fleurette à l’extrémité de leur balançoire.Ils utilisent pour ce faire deux fils de substance muqueuse, s'embrassent éperdument puis «e laissent aller pour recommencer bientôt le même jeu.Ce mouvement oscillatoire se fait la tête tournée vers la terre, ce qui constitue une espèce de scène d’amour dans laquelle les acteurs évoluent la tète en bas.Les escargots transportent leur habitation sur leur dos.Ces coquillages croissent avec le mollusque lui-même; on peut voir d’ailleurs les étapes de cette croissance par des lignes bien caractéristiques de l'enveloppe.Outre ces lignes régulières de croissance, il existe d’autres marques très prononcées qui séparent des étendues d ent colorées.Ces ban- des muiquent les années de croissance.Juste au dessous du coquil- (1) Adaptation d’un article de la revue américaine Nature Magazine de février 1943.Humble Backyard Neighbors par Ellsworth Yaeéer.Les Missions des Pères Blancs en Afrique Beaux rêves d'enfants! — Les défricheurs héroïques! Autour ciu poêle par les longues veillées d'hiver, alors que j'étais petit, je buvais les récits que faisait grand-père des temps héroïques de l’ouverture de la paroisse de -hez nous: la grande forêt “en bois debout”.que mon imagination d’enfant peuplait de sauvages emplumés: les pionniers qui s'ouvrent à la haie che un chemin de “portage “camp en bois rond”; la première.“clairière” qui s’ouvre, s'élargit pe-j aux gens de Nandom quinze cents bottes d'herbe à notre jeune mission de Jirapa, pour la lit â netit., etc., etc Durant que l’aïeul bourrait sa ACHE'IEZ VOS rt.EL’RS ICI La Patrie Fleuriste 168 «il.S.-CATHERINE Mvralfon partout directement d# notre «erre-rhau- PL.1786-1787 Ecoute* le tend* C H I.P 12 h *1 12 b M pipe avec une lenteur voulue, comme pour non-, laisser le temps de méditer son refrain: “Autrefois ce n’était lias comme maintenant”, j’effaçais du tableau familier de mon village d'abord les maisons, puis l’église, les champs, les routes.Je replantais partout des epinettes et des bouleaux; puis, brandissant ma hache, ie recommençais l’exploit de mes ancêtres: je taillais à moi seul toute une paroisse.rien que çat Rêve d’enfant! Depuis, j’ai vu d’autres défricheurs réaliser un rêve (dus beau; des pionniers de l'Evangile, ceux-là, qui ont défriché le champ embroussaillé des âmes abandonnées dans un paganisme millénaire, et fait surgir, dans les profondeurs de la brousse d’Afrique, une chrétienté florissante dent la foi et les vertus croissent comme les belles moissons des terre de chez nous, conquises sur la forêt.La Volta Noire ! En 1931.je travaillais en Afrique.belles glanurf*! Quelles magnifiques gerbes «érement engrangées, celles-là, dans les célestes greniers! La brousse qui bouge Jadis la forêt, la solitude sauvage; puis, ie défricheur avec sa hache.Aujourd'hui de belles paroisses: fermes coquettes, riches moissons que dore ie soleü d’août, villages prospères.Telle est l'histoire de la colonisation chez nous.L’Eglise, la grande colonisatrice de l’âme des peuples, écrit la même histoire, au spirituel, dans les profondeurs de la brousse africaine.Sainte-Thérèse de Nandom est une page de cette histoire.Il y a dix ans, Nandom était une solitude: pas une âme où Dieu habitât par sa grâce; pas un signe de vie: pas un genou qui fléchît devant «on Créateur; silence de mort; pas une voix qui montât pour dire merci à l’Auteur de tout bien qui prodigue la vie, qui fait luire son soleil et qui nourrit ces êtres obstinément courbés vers la terre.Aujourd’hui ce coin de brousse a fleuri et déjà il donne les plus beaux fruits.La vie chrétienne y rayonne intense, alimentée à sa vraie source: l’Eucharistie.Il y a une moyenne de 204) confessions par jour; un Père est assiégé à l’an-Un jour, c’était en 1932, M.TAd-lnée dans le confessionnal.La ministrateur du district demanda ! moyenne journalière des commu- d’apporter nions est de 630; chaque chrétien communie en moyenne 32 fois par àn, bien que la majorité des cmn- De la mission Ste-Thérèse de Nandom.il n’étr.it pas question.Nandom?Mais c’était la pointe extrême du Navrongo, du côté de la Yoltu Noire; coin de ténèbres où grouillait toute une peuplade nègre, une vingtaine de mille, pour qui n’avait pas jailli encore une seule étincelle de la lumière de la foi.toiture de l’école.Ces solides gail- muniants soient dispersés dans des lards vinrent, leur botte de pnille i villages éloignés de la Mission.Le sur la tète.Leur étonnement fut dimanche, on vide le grand ciboi-grand d apercevoir des bâtiments .vastes comme eux ne sauraient ia-niais en bâtir, et de voir des foules massées, attentives, aux pieds d’un homme au visage blanc qui leur parlait dans leur langue de “Na Win-né” (le Grand chef) et du sentier qui mène à la terre des délices.Ils revinrent avec d’autres bottes d'herbe; ils virent et ils écoutèrent.Leur transport terminé, ils contl- re de 3,00(1 hosties.Avec leur foi éclairée, ces chrétiens ne conçoivent pas qu’on néglige de participer au Sacrifice par la communion qui nous unit si intimement à la Victime offerte.Cette foi a fait réaliser a ces simples et pauvres des merveilles comparables à celles qu’enfanta ’âge d’or de la foi, au moyen âge.pierre , .• .emm- [,no vast u t0„le en n lièrent de venir, uniquement une vrale (',”thédra|c, dessine sur le bleu profond d’un beau ciel tropical ses deux solides tours romanes et son vaisseau imposant qui loge trois mille personnes.Tous ont voulu contribuer de leurs mains à loger le Bon Dieu au milieu d eux.Même des septuagénaires apportaient leur pierre sur la te te, a des milles de distance.La nuit qui chante Ces longues nefs, R* R’s remplissent de leurs chants et du mur- al ors pour écouter la parole de Dieu.La saison sèche se prolongea cette année-là; les greniers s'épuisèrent et ce fut la famine.Ces braves enfants de Nandom vinrent s’agenouiller avec les priants de Jirapa pour implorer la pluie; ils avaient apport ¦ leurs graines de semence, eux aussi, pour les faire bénir.Le Bon Dieu récompensa 'eur fidélité à cette première lueur de la fol.la pluie vint et la semence donna abondamment.Dans les coeurs germait aussi une nuire de leurs prières; toute l'assistance récite les prières de la messe dans leur langue, et ils chantent en choeur: Kyrie, Gloria, Credo, etc.; on sent passer leur âme dans leur chant.La prière privée continue l’action liturgique.Combien de fois ne rencontre-t-on pas des voyageurs qui défilent à la queue leu leu sur le sentier, en égrenant le chapelet qu’ils portent suspendu au cou.Et quand la nuit rapide tend son voile sur les huttes, rien de plus touchant que d’entendre monter de tous côtés, dans le grand silence de la nature, le beau chant du Salve Regina, qui termine la prière du soir en famille.Le diable fondu Nandom, vision de rêve! Portion du champ du Père de famille plus qu’à moitié défriché déjà en dix ans! Plus de dix mille chrétiens; deux mille cinq cents caté-chumène déjà chrétiens de coeur.Le paganisme fond dans cette chaude atmosphère de Christian is-me intense, comme les restes de neige au printemps.Atmosphère propice aussi à l'éclosion des vocations.Déjà un élève de la première heure à l'école porte la soutane, et une vingtaine d’autres sont au petit séminaire.Trois jeunes filles sont religieuses; quatre autres font leur noviciat; d’autres atten-j dent l'âge d’admission.Déjà s’amorcent les constructions du couvent où elles viendront travailler en secondant les Pères.Le désert qui fleurit Le désert a fleuri: dix mille habitations du Saint-Esprit ont surgi comme par enchantement au milieu de cette solitude du paganisme; de riches moissons de vertu féconde ont grandi là où régnait l’aridité de la superstition! S’ils savaient, nos jeunes qui rêvent de Jean Rivard, la belle colonisation qu'il y a à faire en Afrique.Si le peuple savait que c’est aujourd’hui, tandis que la grâce passe, qu’il faut contribuer à l’effort missionnaire.“De même que le soleil éclaire successivement les cinq parties du monde.ainsi fait la grâce de Dieu”, disait Sa Sainteté Pie XI à Mgr Lemaître, archevêque de Tunis et pionnier de nos missions souda-naivses; et il continuait: “et moi je vous déclare que c’est aujourd’hui l'heure de l'Afrique”.Camille LAFRANCE, des Pères Blancs.N.R.- La maison des Pères Rlancs à Montréal est à 16U), rue Saint-Hubert.Offices de l'Eglise LE DIMANCHE 5 DECEMBRE He dim.de l’Àvent, Semi-double (violet).— Messe: Populus, sans GL avec Cr.; 2e or.de saint Sabbas abbé, 3e Deus, qui seulement; (cependant M.; or.commandée pro re gravi): préface de la Trinité.— Aux Vêpres de ce dim.(ant.propr.Ecce), mém.de saint Nicolas E.C.(I Vp.) LE MERCREDI 8 DECEMBRE Immaculée Conception de la S.Vierge.— Double 1 cl.avec Octave (Ornements d’or ou blancs), Messe: Gaudens, avec GL et Cr.; 2e or.de la Férié (au dim.Il) seulement; préface de la Ste Vierge.— Aux II Vêpres, mém.de la Férié.Au prône, on annonce: Mercredi, Immaculée-Conception de Marie: fête d’obligation.Mercredi, on fera la collecte, dans le dioc.de Saint-Hyacinthe, pour l’hôpital Saint-Charles; dans le dioc.de Jo-liette, pour le Denier de Saint-Pierre.— Dim.prochain, dans toutes les églises du diocèse de Montréal, on fera une quête pour l’oeuvre des vocations: hormis que cette quête n’ait été faite lors du passage du prêtre qui a prêché sur cette oeuvre.Une rupture sérieuse dans le nouvel oléoduc Hamilton, O^TTï (A.P.) — On a constaté une rupture hier, une rupture dans le nouvel oléoduc (ou pipeline) transcontinental complété récemment.Les premiers rapports de ('elle “fuite” parlent d’une perte d’huile sur une longueur de quarante milles et ajoutent que des équipes d’inge-nieurs et de manoeuvres ont aussitôt été organisées pour réparer la rupture et empêcher que Thune ne prenne feu._ _____ Aide aux colons Faites 1h part des collons dans vos oeuvres et téléphonez, le jour, à FR.8540 et, le soir, à BY.2156: Qui donne aux colons donne au pajs tout entier puisque ce sont les défricheurs qui agrandissent le domaine uationail.L’Aide aux colons enverra chercher vos dons et les fera parvenir aux colons.Faites des heureux avec des chose» qui ne vous sont plus utiles.La "Central Aircraft" a gain de cause Ottawa, 4 (CJP.) — L’Office national du travail en temps de guerre a autorisé hier un appel de la Central Aircraft Ltd., de London, Ont., contre une décision de la Commission ontarienne du travail en temps de guerre qui avait refusé à la compagnie la permission d’augmenter les salaires des contremaîtres les plus anciens, de $70 à $75 par semaine et deux des contremaîtres, de $60 à $70 par semaine.L’Office national approuve les nouveaux taux à condition que la semaine soit réduite à 60 heures."Voici la France de ce mois" Au début de décembre, au moment où les familles fortunées se préparent à célébrer la Noël et le Nouvel An avec pbis de joie que l’an dernier, à causé des bonnes nouvelles de la guerre, c’est le temps de frapper à leurs portes au nom des oeuvres de charité.L’une des plus belles,_ parmi res oeuvres, est celle de l’Aide aux colons oui sollicite des vêtements usagés, des vieux meubles dont on ne se sert plus, des ustensiles de ménage et le reste, pour les faire parvenir aux familles de colons nécessiteux dans la province.NO 41 — SOMMAIRE France, par J.-P.F.En France occupée: I.—Les examens du baccalauréat à Paris; IL—La Provence au seuil de Tété.Chez les prisonniers: Discours à mes camarades de captivité, par François Michel.Chez les jeunes: A ceux qui s’en vont, par le général de la Porte du Theil; Aperçus sur les Centres de jeunesse, par le pasteur Jean Jousselin; Un exemple du travail de reconstruction à accomplir dans la France de demain.In memoriam: Jean Assolant, par le général Pierre Weiss.Une conquête française: La contrebasse de Pierre Delescluse, par Emile Vuillermoz.Honneur et Patrie: Le martyre de la flotte française, reportage photographique du Journal de Genève.Rencontre de deux philosophes: M.Pouget chez M.Bergson, par Jean Guitton.Propos de vendanges: Les vin» de Champagne, par Ali Bahaü.Histoire de l’Empire français: Brazza chez le roi Makoko, par René Maran.Lettre à l’éditeur: La clarté chei Descartes.Chronique, Revue des livres.Au comptoir, .25s.; par la poste, .28s.Service de Librairie du Devoir, NOEL est avant tout une fête religieuse.Conservons-lui ce caractère en offrant des articles de piété CHAPELETS — MISSELS — CRUCIFIX — BIJOUX RELIGIEUX — MEDAILLES DESMARAIS à?ROBITAILLE, Limitée 70 .ouest rue Notre'Dame, Montréal ^
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