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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 27 décembre 1943
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1943-12-27, Collections de BAnQ.

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“Le Canada rat une nation «cuve-raine et ne peut avec docilité a:cepter de la Grande-Eretagne, ou de; Etats-Unis, ou de qui que ce soit d'autre l'attitude qu'il lui laut prendre envers le monde.Le premier devoir de oyalisme d’un Canadien n’est pas envers le Conrmonwealtb britannique des nations, mais envers e Canada et son roi, et ceux qui contestent ceci rendent, à mon avis, un mauvais service au Ccmmon wealth.” Lord TWEEDSMUIR LE DEVOIR Montréal, lundi 27 décembre I94B RtDACTION CT ADMINISTRATION 430 1ST.NOTRI-DAMC MONTREAL TOUS LIS SERVICES TELEPHONE * BEUlr 3S61* SOIRS, DIMANCHES ET AdministraHM t Rédaction i V> Gérant i FETES allait 3361 allait 2914 BEIait 3361 Second débarquement en Nouvelle-Bretagne, au cap Gloucester “Keep Canada British !” Telle est la principale préoccupation de ceux qui veulent maintenir la prédominance i anglaise au pays en attirant des immigrants du Royaume-Uni — Leur racisme < ' s’avive en face des difficultés de l’entreprise Nos Britanniques britannisants veulent de l'immigration après la guerre.Us mènent à ce propos, depuis des mois et; des mois, une campagne aussi acharnée que les soldats des Nations-Unies sur les divers théâtres de combat.Mais ils ne courent pas les mêmes risques.Dans le con fort des salles de rédaction, des studios de radio, après de copieux banquets donnés par des sociétés impérialistes ou internationales, ils insistent sur la nécessité de faire preuve d’esprit chrétien en ouvrant nos portes aux populations de 1 Europe.Ils versent des pleurs sur notre dureté de coeur (tel M: B.-K.Sandwell, directeur de la Saturday Night de Toronto).Si des prisonniers politiques ont trouvé la mort en Allemagne, en Italie, en Espagne et dans les pays occupés par l’ennemi, c’est nous qui les aurions tués! Nous serions responsables de leurs souffrances! * ¥ * Nous avons déjà recueilli plus de quinze mille réfugiés.Cela n’est pas suffisant, d’après nos Britanniques britannisants.Nous avons reçu, hébergé, éduqué des enfants anglais “invités".Mais qu’est-ce que cela, quand on considère nue le Canada pourrait, à leur avis, donner asüe à des centaines et des centaines de milliers d’immigrants?Le Canada est vaste.II peut nourrir une population considérable.N’a-t-il pas nourri les Iles britanniques depuis quatre ans?Charité à courte vue.Nos Britanniques britannisants ne songent qu'aux étrangers, ou plutôt qu’aux gens du Royaume-Uni.Alors que le gouvernement d’Ottawa fait des projets pour donner du travail aux soldats qui reviendront au pays et aux ouvriers des usines de guerte.les propagandistes ne songent pas à autre chose qu’à noyer le marché du travail sous une immigration intense qui désorganiserait notre vie économique et étendrait la plaie du chômage.Charité à courte vue, certes.Charité égoïste, peut-on a jouter, malgré la contradiction qui existe dans les termes.Car de quelle immigration veut-on au pays?De l’immigration britannique.Le Telegram de Toronto le disait nettement dans un article publié le 26 novembre dernier: Oppose Influx of Immigrants if not British.Le Telegram faisait écho aux protestations de la Canadian Corps Association.Un M.J.Duncan, de Toronto également — souhaitons que l'on puisse compter dix justes dans la Ville-Reine qui prétend posséder toutes les vertus-—, a répondu vertement au Telegram dans une lettre adressée à la Saturday Nigtii du 11 décembre.D’après.M.Duncan, l'article du Telegram serait un exemple sans précédent d’étroiresse d’esprit, de chauvinisme, de préjugés raciaux et la négation absolue de tous nos buts de guerre.(Il est clair que pour nos Britanniques britannisants notre seul but de guerre est la survivance de la puissance britannique).-* * ¥ La lettre de M.Duncan a paru dans la Saturday Night du 11 décembre.Or le même jour le journal hebdomadaire torontois publiait un long article de M.E.-L.Chicanot.Le titte de l’article résume toute la pensée, toute la doctrine politique de nos impérialistes: How Can We Keep Our British Racial Balance?En bref, voici ce' à quoi l’auteur veut en venir.Il pose tout d’abord la question suivante: Si nous ouvrons nos portes à l’immigration après la guerre afin de développer notre pays et de diminuer la dette nationale per capita, d’où viendront les immigrants?M.Chicanot craint que les Iles britanniques ne puissent fournir le nombre d’immigrants dont on aurait besoin pour maintenir au pays la prédominance britannique, soit à cause de la diminution des naissances en Grande-Bretagne, soit encore à cause de la législation sociale qui est plus avancée là-bas qu’ici.Ce n’est pas sans une évidente angoisse que M.Chicanot envisage l’avenir.Il rappelle que des publicistes sérieux ont prédit qu’un jour les Canadiens français seraient en majorité au pays, alors que les Canadiens d’origine étrangère renforciraient leurs positions et que les Canadiens de race anglo-saxonne perdraient leur domination numérique.M.Chicanot ne prend pas la peine de citer des statistiques connues.Il affirme que, sans apport de l’extérieur, la population canadienne deviendrait de moins en moins anglo-saxonne.Depuis longtemps — M.Chicanot parle de l’oeuvre des quatre derniers siècles, mais il semble que l'histoire canadienne ne lui soit pas très familière—, on a établi un certain équilibre entre les races composant la population canadienne.Aujourd’hui cet équilibre serait satisfaisant.Si en allait le rompre, la situation deviendrait déplorable.* * * N'empêche que depuis la Confédération, la proportion de la population d’origine britannique n’a cessé de décroître.Et cela, en dépit de l’immigration.Après la guerre, on devra encourager l’établissement en notre pays d’immigrants de Grande-Bretagne où pourtant la dénatalité fait des ravages.Depuis 125 ans, environ 28,000,000 de per* sonnes ont quitté la mère-patrie pour s’établir dans les Dominions et aux Etats-Unis.(M.Chicanot oublie de mentionner le fait qu’une bonne partie de cette émigration anglaise se composait d’Irlandais).L’Irlande ne se laissera plus saigner à blanc.En Grande-Bretagne on s’attend à une diminution de population dans un avenir prochain.Les hommes d’Etat britanniques s’occupent du problème.Pour le moment, du moins.l’Angleterre est incapable de fournir un effort capable d’assurer la repopulation an* glaise non seulement du Canada mais encore des autres Dominions et des colonies de la Couronne.De plus, la législation sociale étant plus avancée en Grande-Bretagne qu’au Canada, il importe de préparer des lois sociales qui attireront les immigrés.Ce qui démontre ce que nous avons toujours soutenu ici: savoir que la législation sociale, préparée par le gouvernement King, était moins destinée à soulager la misère de la population canadienne qu’à assurer une suffisante reprise de l’immigration britannique.* * * Deux choses nous frappent particulièrement dans des articles comme celui de M.Chicanot.La première, c’est de voir nos Britanniques britannisants écarter péremptoirement tout projet canadien sous prétexte qu’en temps de guerre, il faut consacrer toutes nos énergies à la lutte contre l’ennemi de la civilisation, de 1a chrétienté et de la démocratie, alors qu’eux-mêmes se préoccupent beaucoup plus de maintenir la prépondérance britannique au Canada qu’à rétablir un ordre nouveau dans le monde.En temps de guerre, il ne fallait pas soulever la question du drapeau national distinctif, ni celle de l’hymne national, encore moins le problème de la souveraineté canadienne! M.Mackenzie King lui-même a invoqué le prétexte de la guerre pour étouffer aux Communes tout débat sur nos justes réclamations d’ordre national.Pendant ce temps-là, les Britanniques britannisants peuvent, en toute tranquillité.dresser des plans pour submerger la population cana-diennc-françaisc et forger de nouveaux liens impériaux.La deuxième chose qui nous frappe dans les écrits de M.Chicanot, du Telegtam, de la Saturday Night, c’est le nationalisme britannique, le racisme britannique, devrions nous dire, qui les inspire.Nous le demandons à tous nos écrivailleurs gagés qui s’efforcent constamment de diviser les Canadiens français et à tous ceux qui leur icprocbcnt la moindre réclamation, la plus modeste affirmation du sentiment canadien: Où sont les nationalistes outranciers.les racistes impénitents et orgueilleux qui veulent dominer le Canada au mépris de ses intérêts légitimes «t permanents?Léopold RICHER Billet du soir Poixtur la terre ! Où donc est la paix sur la terre ou plutôt où sont les hommes de bonne volonté?Il y en a pourtant, mais peut-être pas plus que des justes dans Sadome.Si nous les trouvions, la paix reviendrait-elle?Qui doue a la paix ici-bas?Nous vivons dans le bruit et l’étourdissement, particulièrement à iènogue des files où monsieur travaille, de plus en plus à la hâte, afin d'apporter davantage à madame, qui se disperse un peu partout et surtout dans les grands magasins, pour l'achat des étrennes.Même l’esprit des enfants est constamment occupé par la convoitise de tel ou tel objet qu’ils attendent avec une anxiété fébrile.Les riches se fatiguent à dépenser et les pauvres à lutter pour la vie.Mais où donc est la paix sur la terre?Toulès les nations sont en conflit, le* peuples comme les individus sont divisés par la haine et surexcités par une instabilité d’esprit qui est devenue incontrôlable.Le problème de ta guerre n'est pas encore résolu que celui de l’après-guerre est déjà venu bouleverser le monde qui pense.On dirait que la paix, c est pour tes morts.Pourtant, si nous voulons l’avoir un jour, dans toute sa plénitude, il faut commencer par la chercher tout de suite, car c’est un grand bien que trop peu cherchent à acquérir.Chers lecteurs, à l’occasion de Noit, je vous souhaite la paix! Non pas celle qui se mesure à la farce de l'homme ou à la valeur de l’or, mats celle que le monde ne peut vous enlever, celle que vous trouverez dans te fond de votre coeur chrétien, ta seule vraie, ta seule durable, la paix des enfants de Dieu! EVE ST-XI1-4I Bloc - notes Un exemple Les Jocistes, qui sont des réalistes, en perpétuefl contact avec la vie courante, donnaient l’autre soir un fort bon exemple — qu’il serait re-greltable de ne pas souligner.On sari qu’il n’est pas de groupe qui s’efforce plus constamment de développer la camaraderie et les relations confraternelles.Cela, cependant.ne fait pas oublier à ces Jeunes gms que le groupe essentiel c'est la famille; que, régie générale, l'atmosphère par excellence c’est celle de la famille et que tout doit tendre à "csserrer les liens de la fa-mrle.E' voici le mot d’ordre que, sous le titre Réveillons, portait le Bulletin mensuel de la J.O.C.: Il faut que lotîtes nos jocistes et no; amies aient un endroit con-venatile cf intéressant pour réveillonner.dans la nuit de Noël.A oetii* fin, il faut: to Exiger que toutes les jocis-les qui ont un réveillon de famille resten chez elles; 2o Que toutes celles qui pourraient se faire inviter dans les familles le fassent.Ho Que les dirigeantes et chefs d’équipe s’occupent d’inviter et de fo>re inviter les jeunes filles qui sont en dehors de leur famille; io S’il U en a encore qui n’ont pas d’endroit convenable pour le réveillon, la section devra en organiser un.seulement en cas de nécessité, parce qu'tl faut faire attention de ne pas sortir tes filles de leur famille pour les amener réveillonner au local, ce serait absolument anormal.Ne détruisons pas l’esprit familial.Sachons juger ta situation et avec beaucoup d’esprit de conquête, faisons le travail que nous avons à réaliser oour que la nutt de Noël soit la plus belle jamais connue dans la classe ouvrière.Ceci est extrait du Bulletin féminin, le Bulletin masculin contient une note substantiellement identique.Et n’est-ce point que cette attitude fait un heureux contraste avec celle de tant d’autres qui — par irréflexion et inconscience la plupart du temps, supposons-nous — semblent s’acharner à profiter de ’’époque des Fêtes pour briser no« vieillies habitudes familiales?0.H.Veille de Noël Le soir du 24 décembre, veille de Noël, un journal anglais de Montréal, le Star, se faisait le véhicule, sans qu’on voie pour quelle bonne raison, des propos épistolai-res d'une sorte d énergumène, un certain Dr W.B.Howell, autrefois attaché, paralt-il, à un hôpital montréalais à titre d’anasthésiste et maintenant domicilié en Angleterre.Le Star a reproduit, avec manchette et sous-titre, dans ses colonnes d’information — et non pas sous sa rubrique des Letters to the Editor, qui «n subit parfois de raides — des extraits d'une lettre que le Dr Howell adresse d’Angleterre à ses anciens confrères de la Canadian Medical Association.Cet anathésiste parle de rien moins ue de réduire de moitié, au moyen le l’affamement, la population de l’Allemagne.Il considère que ça serait le moyen le plus humain, qu'il dit, de résoudre ce qu’il appelle le ffnn Problem, “Je suis en faveur, écrit-il, d’a-prés ce que le Star reproduit de sa lettre, de les traiter (les Allemands) comme ils nous auraient traités s’ils avaient conquis la Grande-Bretagne.Hitler se proposait de réduire notre population par la famine à 15,000,000.l’affamerais la population de l’Allemagne pour la réduire au même point que la France ou la Pologne.Je confierais aux nations dont Tes pays ont été enva- 3 Eisenhower généralissime des armées alliées his l’accomplissement de cela dans le détail.Cela semble un peu cruel mais en réalité ça serait humain.Si nous ne le faisons pas au Boche, le Hoche nous le fera et il le fera à d'autres pays pareillement.Il va démolir la civilisation.” Et ainsi de suite, car les extraits reproduits par le Star sont copieux.En la veille de Noël cela tombait • fort bien: Paix sur la terre aux hommes de bonne volonté.Le même journal, en sa page éditoriale, rubrique des Lettres to the Editor, publiait deux lettres qui rendaient un autre sou de cloche, les deux à propos des enfants qui, chez nous, dans notre ville, ne reçoivent pas les soins auxquels ils ont droit, qui parfois crèvent de faim, parce que les mères sont à l'usine au beu de s’occuper de leurs foyers.Avant de penser à affamer les autres — pensons à notre blé qui ne s’est pas vendu pendant les années de l’avant-guerre —, si nous nous préoccupions un peu des besoins essentiels qui se font sentir chez nous.On commence à le dire même dans le inonde anglo-canadien, on commence de l’écrire aux journaux canadiens de langue anglaise.Comment expliquer qu'à côté de cela, le Star, si grande et si forte que soit sa conviction impérialiste, accepte de se faire le véhicule, et encore en faisant un exprès ' pour leur donner de la valeur, des propos épistolaires d’un Dr Howell?Au vrai, le Star les publiait peut-être enr laissant au lecteur le soin de les apprécier.La solution qu’offre le Dr Howell à ce qu’il appelle le Him Problem parait en effet assez difficile d’accomplissement., Réduire de moitié, et par la faim, j une population que l’on peut évaluer à quelque 65 ou 75 millions, c’est plus vite dit que fait.Emile BENOIST 27-XII-M Les Etats-Unis poussent vigoureusement la campagne de Nouvelle-Bretagne — Lee Russes reprennent l’initiative à l’ouest de Kiev — Dans les rues et les caves d’Ortona — L’invasion de l’Europe est-elle imminente?Jje cat net du gtintkeux Les pays qui en ont revisent leur chant national.Le Canada, Etat souverain, parait-il, n’est pas rendu- aussi loin; il discute encore sur te status officie! du sien.* * * Il y a vacances et vacances.Les écoliers et les militaires en prennent, mais !e Sénat canadien exagère les siennes: 15 sièges sont maintenant vacants, et quelques-uns depuis longtemps.* * * S’il faut en croire les augures d'Ottawa, “la Grande-Bretagne a besoin d'une telle quantité de bacon, etc., qu'il est nécessaire pour les Canadiens de continuer à maintenir la consommation intérieure dans des limites raisonnables.” Il semble qu’on ait pourtant assez joué de la participation raisonnable et modérée.M.Adélard Godbout doit en savoir quelque chose.Pourquoi ne pas faire les choses dans les grandes mesures?* * * Jamais l’air international n'a été saturé de plus d'appels pacifiques radio-phonés, que depuis 48 heures, modulés par des gorges de toute puissance : Paix sur la terre aux hommes de benne volonté! Paix sur la torro aux hommes de bonne volonté! Et jamais l'air n’a répercuté autant de dénégations par les millions de bouches des mitrailles vomies de tous les coins de l'univers.* * • Les estomacs se reposent et s’imposent un peu de diététique; les ratlonneurs se chargeront par la suite de les rappeler à la vertu de tempérance.* A * Nouvelle perspective lointaine d’un double congé de Noel: le 25 décembre 1944 tombera un lundi.* A * Vu le rationnement, il y aura cette année, au cours des Fêtes, plus de dindes sur les chaises que sur les tables.| U Grincheux 37-XII-S3 - I^i I — —- Citation d actualité "Parmi ceux qui pensent ou croient penser, il en est qui pensent i eux-mémes sans pour cela rentrer beaucoup en eux-mêmes.” ^ ^ X X X Pour la liberté des candidatures Toronto, 27 (C.P.) - M.E.-B.j Jolliffe, chef ontarien de la C.C.! F., a publié aujourd’hui une déclaration affirmant qu'il portera à l'attention de l’Assemblée législative, hu cours de la prochaine session, la question des employeurs qui interdisent à leurs employés de se porter candidats.La Commission des Transports de Toronto a empêche ses employés de poser leur candidature aux élections municipales et c’est pour cette raison que M.Albert Cordery «’est retiré du quartier no 1.Le tabac est dispendieux au Japon Londres, 27 (CP.) —- Badio-Ber* lin annonce aujourd'hui que le Japon a augmenté les prix du tabac de cinquante pour cent comme mesure en vue 4* bauascr le revenu.Le gros événement de la fin de semaine, c'est le nouveau débarquement des fusiliers marins des Etats-Unis au cap Gloucester en Nouvelle-Bretagne dont la nouvelle nous parvient ce matin.Les Alliés ont évidemment décidé de mener activement la campagne de Nouvelle-Bretagne, la plus considérable qu'ils aient encore entreprise dans le Pacifique.Du moment que l'on était résolu à conquérir cette grande île et la place forte de Rabaul qui en est la capitale, il était évident que le débarquement dans la péninsule d'Arawe n'était qu'un début.Et les bombardements aériens répétés contre la base du cap Gloucester avaient préparé depuis plusieurs jours le nouveau débarquement qu'ils avaient en quelque sorte annoncé.Le grand quartier général allié en Nouvelle-Guinée rapporte qu'en moins de deux heures les fusiliers marins des Etats-Unis ont établi hier matin deux têtes de pont, l'une à six milles à l'est du cap Gloucester, l'autre à quelques milles au sud-ouest.Les forces alliées ont également occupé l'île de Song dans le détroit de Vitiaz.Les débarquements eux-mêmes n'on* pas coûté un seul homme aux forces étatsuniennes qui se composaient en grande partie de vétérans de la campagne de Guadalcanal.Au cours des opérations navales et aériennes qui ont précédé le débarquement, la flotte étatsunienne a eu un vaisseau coulé, — un simple vaisseau d'escorte, — et trois autres avariés.Les Alliés ont en outre perdu 7 avions tandis que les japonais ont vainement sacrifié 36 bombardiers et 25 chasseurs pour arrêter la flotte d'invasion.Aux dernières nouvelles, le major-général William-S.Rupertus qui commande le corps* de débarquement annonçait que ses troupes avançaient à travers la jungle en direction du cap Gloucester.Le bulletin extraordinaire que le général Douglas MacArthur a publié pour annoncer l'opération souligne le fait que cette avance va permettre à l'aviation alliée de bombarder efficacement Kavieng en Nouvelle-Irlande ainsi que les îles de l'Amirauté.La surprise de l'ennemi aurait été telle que l'aviation japonaise aurait bombardé Arawe 40 minutes après le débarquement des fusiliers marins dans le voisinage du cap Gloucester.L'expédition avait pris la mer sous le commandement du vice-amiral Thomas-C.Kincaid le jour de Noël.Au cours des heures qui ont précédé l'attaque contre le cap Gloucester, l'aviation alliée avait déjà détruit quelque 90 avions ennemis à Rabaul en Nouvelle-Bretagne et coulé un contre-tor-pileur et deux cargos dans une attaque contre un convoi japonais au large de Kavieng en Nouvelle-Irlande.Elle avait encore détruit des barges au cap Hoskins en Nouvelle-Bretagne, attaqué des bases de ravitaillement au nord de Bougainville, borbardé les atolls de Kouajeleïn, de Wotje et de Mili dans les îles Marshall.Sur terre en Nouvelle-Guinée, les troupes australiennes se sont emparées de la base de ravitaillement de Wandokaï, à 20 milles au nord-ouest de Finnschhafen.Au Japon même, l'empereur Hirohito a averti son peuple dans le rescrit qui a été lu à l'ouverture de la session de la Diète que la situation militaire est grave et qu'il faut un effort total de la population pour déjouer "les ambitions désordonnées de l'ennemi".Le premier ministre Hideki Tojo a déclaré de son côté, que la contre-offensive alliée est devenue quelque chose de réel et de sérieux et que de furieuses batailles se déroulent sur plusieurs fronts, notamment dans les îles Salomon, l'archipel de Bismarck et l'est de la Nouvelle-Guinée.Il a cependant déclaré que l'armée et la marine japonaises repoussent partout les contre-attaques alliées.EN RUSSIE Les Russes ont lancé pour de bon, semble-t-il, leur grande offensive d'hiver.En plus de poursuivre leur poussée contre Vitebsk dons le nord, ils ont repris l'initiative dans le saillant de Kiev, coupé la route Kiev-Jitomir et poussé jusqu'à 20 milles de Jitomir, la ville la plus importante que les Allemands aient reprise au cours de leur contre-offensive qui vient d'être enrayée.La poussée des armées rouges s'intensifierait sur les deux fronts d'attaque.En Ukraine, les Russes ont complètement renversé la situation.La 1ère armee ukrainienne du général Vatutine a repris l'offensive après un formidable barrage d'artillerie et mis fin ainsi à la contre-offensive que les Allemands avaient lancée en utilisant 8 divisions cuirassées pour tenter de liquider la tête de pont soviétique à l'ouest du Dniéper.Les Russes ont réalisé une avance de quelque 25 milles sur ün front de 50 milles.Ils auraient repris Radomysl, à 55 milles à l'ouest de Kiev, ainsi que Brousilov et Kornin.Le haut commandement allemand admet que les Russes ont vigoureusement attaqué dans la région de Jitoomir et que des batailles dont les résultats sont assez variables sont en cours.Dans la région de Vitebsk en Russie-Blanche, les Allemands disent qu'ils ont comblé les brèches ouvertes par les troupes rouges.Les Russes disent que la 1ère armée balte du général Bagramian s'est emparée vendredi de la ville fortifiée de Gorodok, à 20 milles de Vitebsk, qu'elle a coupé samedi la route de Polotsk, qu'elle a occupé hier une soixantaine de villes et de villages.La grande base de Vitebsk serait maintenant attaquée et pilonnée par l'artillerie de trois côtés à la fois et sa chute serait imminente.EN ITALIE La bataille se poursuit dans les rues du petit port italien d'Ortona où les Allemands disputent chaque maison aux troupes de la 1ère division canadienne er recourant aux tactiques utilisées par les Russes lors de la bataille de Stalingrad.Les Canadiens ont pris deux outres pAtés de maisons dans le quartier nord- ouest de la ville et repoussé des tentatives d'infiltration allemandes dans le quartier sud-ouest.La bataille d'Ortona en est maintenant à sa huitième journée.Les dépêches nous rapportent que les Allemands combattent jusque dans les caves et dans les égouts et qu'ils ont utilisé des lance-flamme contre les Cana-aiens.Plus à l'intérieur, d'autres unités de la 8e armée ont pris le village de Crecchio à 6 milles de l’Adriatique, la ville d'Ariella, à 2 milles au sud-ouest d'Or-tona, et Villa-Grande.A l'extrémité occidentale du front, des troupes étatsuniennes de la 5e armée ont enlevé deux hauteurs du massif de Samucro le long de la route qui conduit à Cassino et à Rome.Des contre-torpileurs de la flotte anglaise qui croisent au large de la côte yougoslave pour assurer le ravitaillement des partisans ont bombardé jeudi soir la ville de Drvenik au nord-ouest de Split et coulé un petit navire.Les partisans yougoslaves rapportent plusieurs coups de main heureux, notamment la destruction de l'aérodrome de Velika-Goritza, à moins de 10 milles de Zagreb, la capitale de la Croatie.LA GUERRE SUR MER ET DANS L'AIR L'Amirauté a annoncé hier soir un grand succès naval.Des unités de la Home Fleet ont coulé le cuirassé allemand "Scharnhorst" de 26,000 tonnes au large de la côte septentrionale de la Norvège.Le cuirassé allemand dont on a si souvent annoncé la destruction et qui avait jusqu'ici toujours repris la mer apràs avoir subi des réparations s'était risqué dans la mer de Barents pour attaquer un convoi chargé de ravitailler la Russie par Mourmansk.Le bulletin de l'Amirauté ne donne guère de détails sur cet engagement victorieux, mais la radio de Berlin a annoncé que le "Scharnhorst" a coulé après avoir épuisé toutes ses munitions dans un combat héroïque et inégal.Elle prétend que le combat a duré longtemps et que le "Scharnhorst" a réussi à infliger des dommages considérables au convoi et aux vaisseaux d'escorte anglais.C'est l'amiral sir Bruce Fraser qui commandait l'escadre anglaise et qui a eu l'occasion de tirer ainsi une éclatante revanche de la perte du porte-avion "Glorious" qu'il commandait lorsqu'il a été coulé au large de la Norvège par le "Scharnhorst" et le "Gneisenau" le 9 juin 1940.Comme le bulletin de l'Amirauté ne parie pas de survivants, on se demande si tout l'équipage allemand qui devait compter quelque 1,400 hommes aurait péri avec le "Scharnhorst".La destruction du "Scharnhorst" est un rude coup pour la marine allemande qui a déjà perdu deux autres grandes unités, le fameux cuirassés "Bismarck" en mai 1941 et le cuirassé de poche "Graf Spee" sabordé par son équipage après un combat au large des côtes sud-américaines en 1940.Il ne resterait plus aux Allemands que le cuirassé "Tirpitz" d'au moins 40,-000 tannes, le cuirassé "Gneisenau" de 26,000 tonnes, les cuirassés de poche "Luetzow" et "Amiral-Scheer" de 10,000 tonnes et les croiseurs lourds "Hipper" et "Prinz Eugen" de 10,000 tonnes.La plupart de ces vaisseaux de guerre auraient été avariés par l'aviation ou les sous-marins anglais.Pour l'Allemagne, le coup n'est peut-être pas aussi dur qu'il peut le paraître.La flotte allemande qui n'a jamais été de taille à se mesurer à la flotte anglaise n'a plus aucune utilité, sauf pour des coups de surprise/depuis que la disparition de la flotte italienne a assuré aux Alliés la maîtrise absolue de toutes les mers sauf celles qui entourent le Japon.La flotte sous-marine constituait la seule arme vraiment efficace de l'Allemagne sur mer et elle semble bien avoir définitivement perdu la bataille contre les convois alliés.Le dernier bulletin du haut-commandement allemand réclame modestement la destruction de 5 navires alliés d'une jauge totale de 34,500 tonnes à comparer aux bulletins des années précédentes qui annonçaient la destruction de centaines de milliers de tonnes de cales.LES PREPARATIFS DE L'INVASION Certains commentateurs allemands ont exprimé l'avis que l'invasion alliée du continent pourrait se produire dès cette semaine, avant le 1er de l'An, que les bombardements répétés de la côte française de la Manche en constituaient la préparation immédiate.A Londres, on semble plutôt d'avis qu'elle n'est pas imminente puisque l'on vient seulement de choisir l'officier qui doit commander la grande offensive.Londres et Washington ont en effet annoncé simultanément hier la nomination du général Dwight-D.Eisenhower comme commandant en chef des armées alliées en Grande-Bretaane, celle du général anglais sir Henry-Moitland Wilson comme commandant en chef en Méditerranée, celle du général Alexander comme commandant des armées alliées en Italie, celle du général sir Bernard Montgomery comme commandant des armées anglaises qui serviront sous le général Eisenhower, celle du général Cari Spatz comme commandant de l'aviation de bombardement des Etats-Unis.En même temps que ces importantes nominations dans le haut commandement allié, il se produit urt remaniement du commandement de l'armée canadienne.Le général A.-G.-L.McNaughton qui la commandait vient de donner sa démission.Le ministre de la Défense nationale, M.Ralston, vient de déclarer que la 1ère armée canadienne sous la direction de son nouveau commandant servirait comme armée autonome sous le général dsenhower.Il a insisté sur le fait que les raisons de santé étaient les seules qui eussènt motivé la démission du général McNaughton.Le nouveau généralissime des armées alliées qui doivent faire l'invasion du continent a donné aujourd'hui une intervioue à Alger qu'il doit quitter bientôt et déclaré sans ambaqes que "nous gagnerons I* guerre européenne en 1944".— Pierre VIGEANT.Z7-XH-4S LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 27 DECEMBRE 1943 VOLUME XXXIV — No 296 Nouvelles de guerrt Le gén.McNaughton abandonne l’armée et reviendra au Canada Il fait scs adieux aux troupes canadiennes outre-mer — Regrets de quitter le commandement avant la grande invasion — Ordre des médecins — Le major-général K.Stuart sucesseur temporaire — La rumeur désignerait le lieut.-gén.Crerar — Ce dernier est présentement en Italie — Retour de M.Ralston au Cana da — Message de M.King aux Canadiens en Italie Ottawa.27 (C.P.) —- Le ministre de la Défense nationale du Canada.M Ralston, de retour depuis trois jours d'un séjour de plusieurs semaines outre-mer.annonce la retraite du lieutenant-général A.G.!.McNaughton, commandant en chef ces troupes canadiennes outre-mer.La santé déclinante du lieute-nsnt-general est la raison de sa retraite.Il passera encore quelque temps en Angleterre, puis reviendra an Canada refaire sa santé.Il est icè de 5t> ans.Le major-général Kenneth Stuart, chef de l’etat-major.succède tem-pt raîrement au général McNaugh-?on.La rumeur désigne comme suc-oesseur permanent le général Crerar.présentement en Italie à la tête du corps canadien.'L'annonce de la retraite du lieu-tenant-gcnéral McNaughton a fait monter vers lui un concert d’hommages.Homme de science doublé d'un militaire, le général McNaugh-ton est considéré par nombre de Canadiens comme le fondateur réel de l’armée canadienne.President du Conseil national des recherches ! scientifiques, il a contribué à la mécanisation rapide de l’armée et à ! la production industrielle des mu-1 nitions d'une façon efficace.Cependant, sa santé a souffert du surmenage qu’il s’est imposé depuis le début de la guerre el ses médecins viennent de lui commander un repos complet.On imagine que le ministre Ralston a longuement étudié la question de la retraite et de la succession du général McNaughton pendant son séjour outre-mer.Le ministre a d'ailleurs rendu hommage au général dans sa déclaration et exprimé l’espoir que, sa santé rétablie, il pourra de nouveau rendre au pays de précieux services.Le lieutenant-général McNaughton a de son côté dit adieu à ses soldats.Il leur a annoncé lui-même son départ, a montré que le commandement de l'armée est bien assuré à tous les échelons et grades el il a exprimé à la fois son regret de la quitter en même temps que sa confiance dans ses succès.IJ a *lrn?*n^ son message par ces mots: * Puisse la divine Providence vous bénir tous et chacun.” ,(On rapporte que le lieutenant-general McNaughton, dont la femme est catholique et dont une fille est eleve des Dames du Sacre-Coeur, se serait lui-même fait catholique il y a quelques mois).Hommage de M.King aux .troupes du gén.McNaughton ~ Lé premier ’minîs-ji c, .M, Mackenzie King, a envoyé I*\v.souhaits de Noël qui suivent, au général McNaughton: Je ne puis vous dire trop rha-Uiurpusement à vous, aux officiers et aux autres rangs de la première firmee canadienne combien mes collègues et moi-même vous avons presents à l’esprit en ce temps de Noel.Et je ne puis vous dire combien sincères sont les voeux que nous vous adressons pour 1944.Les accomplissements des forces armées du Canada au cours de la présenté guerre ont fait l’admira- 1 lion des Nations-Unies.Ici, au (la- j nada, ils nous ont remplis de re-ronrtaissance et de fierté.Nous nous unissons tous pour vous exprimer d’une seule voix nos bons souhaits.Notre pays vous reserve toute son affection.'V.L.Mackenzie KING, I premier ministre.| t De semblables messages à l'a-urqs.'.e des membres des trois services armés outre-mer, ont été envoyés au major général Price Montague, officier senior aux quartiers généraux canadiens à Lon- ‘ dies, Angleterre: à l'officier coin Avis de décès DAVIAULT — A Montréal, le 24 décembre 1943, a l'âge de 77 ans, est décédé Joseph-Alfred Daviault, Epoux de feu Eugénie Bilodeau et pere de Mme J.-Arthur Bacon, de Ste-Agathe des Monts.Les funérailles auront lieu mardi, le 28 courant.Le convoi funèbre partira des Salons de la Société Coopérative, No 302, rue Ste-Catherine est, à 8 lires, pour se rendre à l’église paroissiale de Berthierville.où le service sera célébré à 10 heures, et de là au cimetière local.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.Prière de ne pas envoyer de fleurs.LEBRUN — A Ste-Adèle, le 25 décembre 1943, à Page de 29 ans.est décédé accidentellement Raymond Lebrun, comptable, époux d'Alice Bleau.Les funérailles auront lieu mardi le 28 courant.Le convoi funèbre partira de la demeure de son père, M.Wilfrid Lebrun, No 3785, av.Kent, à 8 lires 30, pour se rendre à l’église Notre-Danie-des-Nei-»es, où le service sera célébré à 9 nettres, et de là au cimetière de la Côte-des-Neiges, lieu de sépulture.Parents et amis sont priés d y assister sans autre invitation.TIMMINS — A son domicile.4, Surrey Garden, le 25 décembre 1943, est décédé, à l’âge do 51 ans.Louis-Henri Timmins, fils rie feu M.et Mme L.-H.Timmins.Les funérailles auront lieu à l'église Saint-Léon, le mardi 28 décembre, à 9 h.30 du matin.Inhumation au cimetière de la Côte-des-Neiges.Imprmés de deuil MEMENTOS — REMERCIEMENTS | Imprimés ou gravés i ¦ Prix et spécimens sur demande L’Imprimerie Populaire, Limitée 430, Notre-Dame est, Montréal Téi.BEIair 3361 mandant en chef de l’air.C.A.R.C., outre-mer, Angleterre; et au capitaine F.L.Houghton, R.C.N., officier senior de la marine de guerre canadienne, Londres, Angleterre.En réponse, le général A.G.L.McNaughton a envoyé le message suivant au premier ministre: “Au nom de la première armée canadienne je vous exprime ma profonde appréciation pour votre aimable message que l'on communique en ce moment à toutes les troupes tant ici que sur le théâtre méditerranéen.Nous vous adressons ainsi qu'à vos collègues et à tout le peuple canadien nos meilleurs voeux de Noël et de nouvelle année.Messahi.s durs avant d’obtenir ce ré-tultat “désiré par la majorité des Sommes dans le monde”.La plupart des peuples, conti-iue-t-il, se battent afin de réaliser ia paix — non seulement une trê-re, un armistice mais une paix soutenue par la force s’il le faut, une jiaix aussi durable que la puissent itabür des mortels.Si nous com-kattons volontiers, aujourd’hui, en me d’obtenir la paix, ti’esi-il pas logique, dit le président, d’être prêts à recourir désormais à la force au besoin afin de maintenir ane paix si durement gagnée, M.Roosevelt ajoute qu’il pense pouvoir affirmer que les trois autres grandes nations alliées qui continuent à se battre si magnifi-îuement pour établir la paix sont d’avis, tout comme la nation ctasunienne, que les Nations-Unies devront se tenir prêtes à user de la force pour préserver la paix.Durant trop d’années, dit-il encore, nous avons nourri ce pieux espoirs que les nations belliqueuse cl agressives apprendraient à connaître, à comprendre et à appliquer la doctrine d’une paix purement volontaire.Les xepériences bien intention-rues du passé ont été une faillite.J’espère, continue le président, que nous ne tenterons pas de nou- - ., veau de telles expériences.Non, je.experience pratique et couronnée feront preuve du même courage, de | Ottawa, 27 (C.P.) — Le minisla même endurance, que ces der- j tre de la Défense nationale, M.Rais- — 1 ton, a déclaré aujourd’hui aux jour- nalistes, convoqués à une conférence de presse, que la présente intention du gouvernement canadien est que la première armée canadienne, ayant à sa tête un nouveau dant des opérations d’invasion en ; commandant, joue le rôle d’une ar-Afrique et en Italie, comme corn- , mée dans les opérations que diri-mandant en chef de l’invasion al- j géra le général Dwight Eisenhower liée en Europe, de points situés au ; COmme commifndant suprême allié, nord et à I ouest.Le president a Le mjriistre Ralston a tenu ces mis fin ainsi aux rumeurs disant , propos devant une vingtaine de capitale seraient dirigées Pa£ ‘I-.parié des troupes canadiennes en f’ïat-ma?or rffatsiinilnShal ’ ^ d I Italie- 11 les a trouvées animées eml major et t en.\ d,un exceIjenl moral, tout en com- général (sir) commandera les armées alliées en ! fier d’elles”.Italie.Par ailleurs, le général j Lorsqu’il a survolé l’Italie, le mi-(sir) Bernard L.Montgomery sera j nistre a été impressionné de la commandant en chef du groupe des | succession des grands pics et, le aimées britanniques sous la direc lion générale d’Eisenhower.Enfin, le général Cari Spaatz dirigera la ne me contenterai pas de cet espoir, mais c’est mon intention de faire long de la côte orientale, du con-gestionnement de la route._ , ., „ - j , .Je dis bien de la route, dit-il, car strategie des forces de bombar- j, n-y en a qu’une.Le corps de pré-diers des Etats-Unis contre l Aile- ; fajt tout en son pouvoir pour magne.canaliser la circulation.En faisant M.Roosevelt a fait un grand élo- 1 passer ies chars d’assaut en dehors ge du général Eisenhower en rap- ! de ]a route, mais parallèlement à pelant, notamment, que les ex- i ej]e j[ a résolu en bonne partie le ploits de celui-ci en Afrique, en Si- j proj,]ème de la circulation, die et en Italie ont ete des plus I | e ministre a révélé que des brillants.Il connaît, dü-il, par une ] noms canadiens sont' donnés aux rues et aux immeubles occupés par les Canadiens en Italie.Ainsi un immeuble où se trouvent un theatre et des salles de lecture porte le nom Maple Leaf Garden, M.Ralston et ses compagnons de succès, ta façon de coordonner les puissances de l’air, de mer et de terre.Toutes ces forces seront désormais sous son contrôle.tière permanent pour’ .es Cana- jourd’hm.qu’il avait reçu des télé- ,«,ri^ement «‘'-vantage et ne s es prepare pour diens a été aménagé en Sicile sur grammes de M.Elmer Davis, chef in.nous 8scabs”, les grévistes ont quand 553 pieds cubes — ou un total de ! même fait du piquetage autour de (,84,917 pieds cubes de correspoji- l’édifice.Par le temps doux qu’il dances de Noël pour les troupes — ! fajt aujourd’hui, c’était un vrai sont parvenues saines et sauves en J p]ajsir> comparativement au froid Angleterre.; (j,le ies pauvres piqueteurs ont dû Le ministre des Postes est saüs- sui,ir ]a semaine dernière, et même fîiit de lot cooperation du public, comparativement à l’atmosphère qui a expédié de bonne heure ses , enflinlée des quartier généraux de ( orrespondances de Noël pour ou- la Rrève,Place Jacques-Cartier.Ire-mer, comme le montre bien ce; (’ar méme en ce jour de congé volume sans précédent de corres- I civique, les fonctionnaires étaient pondanees.Db son côté, M.Mulock ; assez nombreux à la salle de l'As-nous assure que les autorités posta- ! sociation.les n'ont rien négligé pour que la j Après ie refus des grévistes d’ac-manipulalion et le transport se fas- , cepter i’arbitrage offert par le misent rapidement._ ! nistre du Travail, M.Rochette s’est Le fait que cet enorme volume de j rendu vendredi après-midi, à la correspondances de Noej ait fran- ; dt.mande du comité des neuf, formulée jeudi soir, de remettre tou- Dans une autre déclaration qu’il a faite de Québec, le secrétaire général de la C.T.C.C., M.Gérard Pc-card, a dit “que la grande majorité des fonctionnaires municipaux de Montréal gagnent moins de ?2,500 par année.Le salaire minimum.les Américains devront rester fermes, tant à l’arrière que sur les fronts militaires, dans leur volonté de vaincre.Aucun ne doit faiblir ou se montrer trop confiant, dit-il.Le cas des employés d'Outremont plusieurs aciéries.La grève a commencé au congé de Noël.râbles et les plus complexes aux EMs-Unis.pour les hommes, est fixé officielle- M.le juge Boulanger a présidé ment à $1,020 par année.Il y en a vendredi la première réunion du • .______â ! - _ ! .k » i , n ÎY» 1 f 4» ri’rsf'lt a I «-rk .1 /.A Deux unions d’employés de trains — cell-s des mécaniciens de locomotives et des préposés aux trains Pour enrayer cette nouvelle gré- i — ont déj^ accepté l’arbitrage du ve, le président Roosevelt a envoyé ! président et ont contremândé leur de Hyde Park, des télégrammes ordre de grève qui devait prendre identiques, à M.Philip Murrav, pré-Uffet le 30 iécembre.Les trois au-sident du C.I.O., et à trois grandes'tre» groupes d’employés de trains compagnies productrices d’acier, pour levu demander de continuer sans interruption la produrlion de I l’acier aux conditions des contrats n’ont m» accepté encore l’arbitrage et maintienrent leur ordre de grève.Les qu’tize unions d'employés de; compagnies de chemins de fer de travail oui viennent d’expirer, et1 nui ne sont pas des employés de encore qui gagnent moins que le mi-¦ comité d arbitrage désigné pour llV/UO VMiictm - - - « 'r —- - » | ’ .r- - l êx c» p, ' Si-MU.-» avm il’.'* .HJW, j s’agit pas ici d’augmentations an-, réclament la reconnaissance du ;000 ouvr’ers employés dans 214 usi-; i d„l1{ linion« nui ont acceoté nuelles, mais d’augmentation cou-!Longres canadien du travail corn-, nes et d ,r,t |es - - 1 Cs < ,,nIons d'n ont accepte aucune; demande.contrats collectifs i |>arj)jjr,)t!fc renrésenfent plus de la ,000 employés de ions qui ont représident sont leurs, aiguilleurs augmmitatîon^de'salaires!' Aj'outonsj T,a "prochaine séance du comité ^ P1“^Jorl.du monde la décision prise, ont de- mandé qu’on les traite sur le même ; Au conseil de Verdun I.e président a aussi averti les in - téressés que tout rajustement de i .,, • • i i it , ;lai e do't "dre conforme à la loi de ., point J k* conseil municipal de V ci dun , stai)i|is?Hon économique et aux cr-ii .la subsistance de l’employé et de sa r» , • milieux on semble a,u*!?, I:inc s^fl"ce rcgultt-re ce soir , donnani.rs subséquenles qu'il a Dans to.de l'Amérique latine ils en (“mm* « i» 4.r««» I fflSwSTSi iSrS5Æ,SüR?i fyS.rJsÀHn» * «?*• w-b» «•(mj«m»4i 'la'" « - - - - • tiipunai u arnnrage désigné pou» Roos'p('ell a dit aux employeurs j croupe Cuba que si ,'es augmentations de salai- prise et de ceux qui 1 assument.I .nx de Montréal sont irré- n'«uuniu « .«i.u.«nv »»v«.“Or la ville, dit-il, a garanti, par , "’“Xemmit opposés à l’arbitrafe pl'idier les revendications de» ern-la Commission municipale, a ; ("pJ.f.UiX Le Svndicat des four- bloyes municipaux membres du catégorie de ses employés «,ncn.aU«- tionnaires'municipaux et son romi- l'ongrè» canadien du travail L ar-njentation de salaires variant de , ., .f a/.jst,lirs reDrA.pn*an» i.,s luire des employes a deia été ehoi-: $395 à $800 par année.En si ri c I e | ’1 '„ J'T, jiVilVinn ' si: ce sera Me Fernand Guertin, c.r.*To"‘a‘l,i*nftle ! té de neuf afiseurs représentant les1;11" p".'t»'-’munnT • Pif ARE MASSEUR» MADELEINE S0L0CHE.’'jfSsa.ssHLH LE PERE LEBOHMARD Aujourd’hui et Juiqu’i jeudi DOROTHY McGUIRE ROBERT YOUNG "CLAUDIA" Autre spectacle : "Adventure in Iraq" Billets pour la veille du Jour de l'An maintenant en vento.HPERIAL^vf^i ARCADE Six jouis commençant la 1er janvier en matinée.Billets déjà en vente.HENRY DFYGILN # irtfe, fêKi ' MARCEL CHABRiER MARC FORMEZ JEAH DUCEPPE PtliliPPE ROBERT MURiELCUiLBAULT 01^ RAUCSir Faites vos réservations maintenant Ven.7 jan.St-Denis.FRANCE-FILM présente -rtL JOMWAIL M Art ris tenaces, voilà que, petit n pel il, >a vallée taurentienue se couvre de manoirs et de fermes.L'économie du pays sc transforme.D’abord fondée presque uniquement sur la fer.i'e des fourrures, elle passe par des crises d’où elle sort moins nrnu live, plus complexe, appuyée surtout sur le sol nourricier de la nartic.mais aussi sur une industrie nr.’ssante: entreprise de si- çy peuple de gentilshommes qu’un gouverneur anglais allait plus lard trouver ici, et ce caractère, non moins peut-être que ses hautes vertus de force, de patience et d’héroïsme, devait faire sa bonne fortune autant que son originalité.En 1763, brusquement, elle devait perdre son existence .juridique.Pourtant, elle vivrait dans l’histoi-, re et se survivrait dans ses fils.On Du reste, ce peuple de censitaires i a beaucoup épilogué, naguère, sur et d’artisans demeure un peuple soldat.Plus d’un siècle avant tes Européens, il connaît le régime de la mobilisation générale.N’est-ce pas depuis 1669, au moins, que la milice canadienne existe avec scs cadres réguliers?Et tout Canadien est tenu d’en faire partie.Il s’agit évidemment d’une armée territoriale, destinée uniquement à la défense des foyers, et des intérêts canadiens, dont l’unité de recrutement est en même temps l'unité sociale du pays, la paroisse; car cc peuple armé n’est pas un peuple caporalisc.Sous ,es armes, il sait rester digne et fier.Il faut voir comment l’intendant Du-nuy fait l'éloge des milices de la Nouvelle-France: “C’est un corps”, écrit-il, “sur lequel le Roi peut compter.Elles ont de la valeur et de l’adresse à manier leurs armes et la fierté canadienne qui ne les quitte point leur sied bien en cette occasion".Ces hommes fiers sont aussi des braves qui ont un singulier mépris de la mort; c’est une vertu militaire qui a passé dans leurs le mot de Murray: “Vous savez, Cramahé, j'aime les Canadiens.” Mais, au lieu d’en faire la sourcé d'un paradoxe, il eût mieux valu s’attacher à en saisir la portée.Mettez James Murray, ùn aristocrate, nous le savons, en présence d’un peuple d’aristocrates; placez-le en même temps devant le groupe de “fanatiques déréglés” et d’intri- gants qu’il ne connaissait que trop ien.Alors, vous le «verrez, il n’y avait rien que de très naturel dans sa fameuse déclaration.Celle-ci demeure simplement un hommage inconscient aux vertus qui s’incarnaient dans la Nouvelle-France, vaincue mais toujours vivante, produit magnifique d’une magnifique civilisation.Guy FREGAULT ~N EUE NE PASSE PAS INAPERÇUE oCè programme canadien de l'Alimentation trouve dans la marche son plus heureux, complément.Marchons bien, portons-nous bien.Les chaussures SLATER épousent la forme et les mouvements du pied.A sa démarche gracieuse et aisée on reconnaît la femme qui porte des SLATER.Sans I'ardotse nulle chaussure n est Slater FOUR HOMMES ET FEMMES Le décès de Mme Z.Corbeil Elle était la mère du conseiller municipal, M.Rodolphe Corbeil * Nous avons le regret d’annoncer la mort de Mme Zéphérina Corbeil, veuve d'Honorius Corbeil et mère de M.Rodolphe Corbeil, conseiller municipal, décédée subitement chez son fils hier matin à Tâge de 73 ans.Née à Embrun, Ontario, la défunte laisse dans le deuil: un fils, Rodolphe, et una fille, Mme Jeanne* Archambault; des petits-enfants, Pierrette, Gabrielle, Jean-Charles, Marie et Marthe Corbeil, ainsi que Marcel Laurin; un arrière-petit-fils, Pierre Laurin.La dépouille de feu Mme Corbeil est exposée en chapelle ardente à la demeure de son fils, M.Rodolphe Corbeil, 50?' rue Garnier.Les funérailles auront lieu mercredi matin, le convoi funèbre quittant la demeure de M.Corbeil à 8 h.(5 pour se rendre à Téglise St-Stanis-las o(i le service sera chanté.On partira de là pour le cimetière de la Côte-des-Nciges où se fera Tin-humation.Accusé de réception Le secrétaire-trésorier de la Montreal Tramways Co.accuse réception d’une somme de ?3 à titre de restitution.Distribution de 200 poniers de Noël par le Club Kiwanis-Saint-Laurent Les membres du Club Ktwanis Saint-Laurent ont distribué deux cents paniers de Noël à des familles nécessiteuses de Montréal.Cette distribution a eu lieu vendredi.I.es paniers distribués contenaient des victuailles et des bonbons.C’est M.Paul-F.Gullbeault, président du comité des paniers de Noël du club, qui a organisé cette distribution.mins, d'usines nouvelles, etc.9— Réglementer l’établissement de toutes les scieries, spécialement les scieries portatives dont le nombre devrait être réduit conformément aux prescriptions de l’aménagement.10— Eviter l’épuisement de la forêt accessible, publique ou privée, située à proximité des établissements préexistants, 11— Que la distribution des bois des réserves dont la coupe est autorisée, soit autant que possible laissée à la discrétion de corporations publiques dûment constitués, (conseils municipaux, syndicats, etc.), reste sur la surveillance des techniciens du ministère des terres et forêts quant à la possibilité.12— Pour TAbitibi et Temisca-mingue que les membres relatives à l’approvisionnement des bois necessaires à l’industrie minime soient prises de manière à ne pas compromettre l'équilibre qui doit exister 13.—Que l’embellissement des grandes voies d’accès à nos parcs nationaux soit assuré par les mesure^ conformes à la sylviculture et à la conservation des sites.14._Que les conditions particu- lières de l'exploitation dans la Gas-pésie, la construction d’un chemin amélioré à travers le centre de la Péninsule.Il en va de meme d autres territoires tel que Matagami, Témiscamingue.15.—Le prolongement dl la route actuelle sur la côte nord jusqu à Sept-Ues., .16.—Photographie des territoires vacants de la couronne en prévision des nécessités d’après-guerre, tant dans les régions accessibles que non accessibles y compris le territoire d’Ungava.17.—Inventaire général des possibilités forestières, minières et biologiques de tous les territoires de la province et en particulier les territoires du Nouveau-Québec.18.—Application plus vigoureuse de l’exploitation à la chaîne dans nos peuplements mélangés.19.—Poursuite d’expérience relative à l’exploitation à la chaîne dans les autres types de peuplement et par rapport aux sites.20.—Enfin cette assemblée déplore que, en dépit de Turgence de la chose et malgré qu’une loi existe dans les statuts, à cet effet, il n’ait pas encore été créé d’organisme de recherches forestières.G'cst pourquoi, l’Assemblée recommande instamment au gouvernement la création immédiate d’un Comité de recherches forestières.21.—La mise d’un fonds à la disposition du public pour reboiser et restaurer les terrains jeunes, dont l'étendue est d’environ 5,800,000 acres.Les dépenses de guerre à leur plafond Ottawa, 27 (C.P.) — Le m’iniàtre : des Finances, M.Hsâey, a déclaré , i dans un message de fin d’année | Springfield.Décès du R.P.Gaspard Ducharme, C.S.V.^ Le Père Gaspard Ducharme, C.S.V., est décédé à i’Hôtel-Dieu, samedi, le 25 décembre, à Tâge de 71 ans.Après son cours classique au séminaire de Joliette, il était entré au noviciat des Clercs de Saint-Via-teur en 1892 et avait reçu le sacerdoce le 29 août 1897.Le Père Ducharme est surtout bien connu des anciens du collège Bourget, à Rigaud, où il a passé la majeure partie de sa vie d’éducateur.De 1893 à 1910, il y fuf successivement surveillant, professeur de rhétorique, préfet des études et préfet de discipline.Il y revint comme supérieur en 1917 pour ne quitter qu’en 1923 alors qu’il fut nômmé assistant-provincial de la communauté.Une santé fortement ébranlée le força à quitter ce poste en 1925.Après cette date il fut directeur de la Maison Saint-Joseph d'Otterburne qu’il avait fondée en 1912, du Juvénat de Berthierville, de l’orphelinat de Sully, de la maison Saint-Viateur, à Montebello, et de la maison Charlebois, à Rigaud.Le 24 mai 1921, Mgr Emard, évêque de Valleyfield, l’avait fait chanoine honoraire de sa cathédrale.Le Père Ducharme s’est fait remarquer par sa grande âme d’éducateur et par son dévouement sans borne pour les jeunes.Il fut de plus un admirateur de la nature, consacrant ses loisirs à Tétude de la botanique et de l’entomologie, et n’aimant rien tant que d’initier les jeunes à ces sciences si captivantes.Trois frères lui survivent: le Père Viateur, de l’Ordre des Franciscains, M.le notaire Romulus Du-charme, de la Tuque, et M.Isidore Ducharme, de Montreal.La dépouille mortelle est exposée au Noviciat de Rigaud, jusqu’à 4 heures cet après-midi, alors que se fera la translation des restes dans la chapelle du collège Bourget, où auront lieu les funérailles demain matin, â U^heures.Décès de M.S.Bertrand Ancien député du Manitoba Avec le décès de M.S.-A.-D.Bertrand, ancien membre de la législature du Manitoba, disparait nu ami de sir Wilfrid Laurier et un de ceux qui contribuèrent le plus à l’arrangement Laurier-Green-way, au sujet des écoles du Manitoba, à une époque o.ù cette question était l’objet de tant de controverses.Natif de la province de Québec, il accepta vers 1878 d’aller représenter la maison Thibaudeau à Winnipeg.11 y demeura jusqu’en 1901, époque où il fut nommé surintendant des travaux publics au Youkon.De retour nu Manitoba vers 1910, il fut nommé premier commissaire du commerce au Brésil où il demeura quelques années.Vers 1914, il fut chargé par le gouvernement provincial de Québec de s’occuper de Tndministrn-tiono des routes rurales, poste qu’il occupa jusqu’au moment où il prit charge du bureau du tourisme à Montréal.Il laisse un fils, pharmacien à et quatre petits-en- Le message de Noël de Georges VI Londres, 27 (A.P.) — Le roi, assis seul1 dans une pièce de sa paisible demeure à la campagne pour son sixième message radiophonique de Noë! à '.’Empire, a conseillé samedi à son peuple de prendre réconfort dans sa foi parce que l’espoir naUra de la désolation et qu’une nouvelle fraternité proviendra des conflits.' Il a déclaré que pendant que nous avons des vues brillantes sur Taivenir, nous ne nous faisons atcune illusion avantageuse des jours oui viennent immédiatement et i'.a ajouté qu’il faudra travailler et combattre davantage avant d'atteinrt**K à la victoire finale.Le souverain a aussi offert ses voeux aux Nations-Unies."La puissance généreuse des Etats-Unis d’Amérique; les actions étonnantes de la Russie; l’endurance de la Chine à travers son épreuve prolongée; l’esprit combatif de la France renaissante; et la fleur_ de l’humanité de plusieurs contrées qui partage les fardeaux de notre marche en avant, tous ont participé à améliorer notre situation sur mer, sur terre et dons les airs." Collision a perdu son mari, officier instructeur de l’aviation canadienne à TUniversité de Montréal, il y • quelques mois.M.E.Corbollo décédé Saint-Hyacinthe, 27 (D.N.C.) — M.E.Carballo, président et gérant général de la Hump Hairpin Manufacturing of Canada, sise à Saint-Hyacinthe, est décédé mercredi de Ja semaine dernière à l’hôpital Sainte-Jeanne-d’Arc de Montréal, après quelques semaines de maladie.11 était âgé de 57 ans.On ne fui connaît pas ici de parents.Originaire d’Espagne, le défunt était venu jeune au Mexique, puis il était passé aux Etats-Unis, où il «’était fait une place enviable dans le monde industriel de Chicago.En 1930, il avait été chargé de mettre sur pied et d’organiser la compagnie ci-dessus nommée, filiale de la Hump Hairpin Company, de Chicago.Les reste» mortels ont été transportés à Chicago, où les funérailles ont lieu aujourd’hui, 27 décembre.M.le juge Bertrand, de la Cour supérieure, a, vendredi, condamne la Compagnie des Tramways de Montréal à payer ,$137 à M.Onesi-me Brossoit, propriétaire de taxi, pour dommages subis dans un accident survenu le 4 juillet 1942 au coin des rues Saint-Jacques et Desnoyers.Le juge a conclu de la preuve que le chauffeur de Tautobus de la compagnie a agi avec imprudence lorsqu'il a .tourné à gauche alors qu’il voyait venir le taxi du demandeur en sens inverse.Société St-Jean-Boptiste Assemblée rie la section Sainl-Stanislas — Aujourd’hui 27 décembre, la section S.-Stanislas aura son assemblée régulière à la salle paroissiale, 1371, rue Laurier es».Tous les membres sont priés d’être présents.Le bill de Québec Québec, 27 (D.N.C.) — Dan* *on prochain bill concernant les amendements à sa charte, la ville de Québec demandera la disparition de la taxe de capitalisation et le pouvoir d’emprunter une somme d’au moins un million de dollar* pour construire un filtre afin de fournir une meilleure eau aux citoyens.Ce ne sont là que deux articles d’un bill qui comportera une foule d’autres demandes de grande envergure.C’est ainsi que le maire Lucien Borne a aussi demandé à ses collè-gures du comité des amendements à la charte leur approbation à un projet d’une portée considérable.11 s’agit d’un mémoire qui sera annexé au bill et dans lequel le maire demandera pour la cité le droit d’accorder aux citoyens de Québec des allocations familiales de $75 par année pour chaque enfant à charge, âgé de moins de 18 ans.La prochaine réunion du Club Kiwanis-Saint-Laurent La prochaine réunion hebdomadaire du Club Kiwanis Saint-Laurent aura lieu à 6 h.30, mercredi soir, à la salle de bal de l’hôtel Ritz-Carlton.“Il n’y aura pas de conférencier, nous dil-on.Ce sera la fête de farnHle annuelle pour les membres du club et leurs enfants”.UVftST BUDGÉTAIRE POCHE > rr V/ que ia robRisation économique du i Canada ?st en grande partie corn-pletée e4 que la tâche consiste ] maintenu!:* à ajuster lu production aux exigences changeantes de la stratégie et de l’expérience acquise dans les combats Les dépenses de.guerre nnt probablement atteint leur maximum et il n’y a pas lieu fants: Honorine, épouse de M.Hilaire Ste-Marle, de St-Lambcrt; Madeleine, Aline et Joseph Bertrand, issus du mariage de son fils, Alexandre, tué à Cambrai, en septembre 1918.La dépouille est exposée à sa résidence, 1182 rue St-Matthieu et les funérailles auront lien demain à 8 Ce livret roua tera trè» précieux.Il indiqua comment établir un budget.donna de» exemples de budgets pour personnes mariées ou célibataires.suggéré des économies.et a des psges pour mémorandums, notea personnelles, etc.Pratique pour la Ppvpc.le bui îau ou le sac & main.Il est GRATUIT.Envoyez te coupon aujourd’hui, sans aucune obligation de votre part.aa',ll*ai,***,*ai'»"a*a»«»a»waaaB»aaai*ai«»arft North American Life Assnraaea Compaar:1 112 King Street West, Toronto 1, Ont.de s «Rendre à une aiifmmtation : li.30 à*In-cathédrale St-Jacques, de considérable du budget.f J Montréal.2 succursale* i Montreal .sinéc aurait mis le feu au i l.Un garçon d’hôtel se porta au secours du blessé Sl-Laurent, prés de la rue Lagau-chctiêre.Transporté à l’hôpital Sl-I.uc, il souffre de blessures frontales, de*contusions et d’érosions.On prendra des radiographies afin de déterminer la nature exacte des blessures.Série d’incendies New-York.(A.P.) Un inccn-| die qui a éclaté vendredi dans un ) hôtel de New-York situé sur la 12e rue, entre les ‘Je et 10e avenues, a causé 10 pertes de vie et occasionné des blessures à t6 pensionnui-! res de rétablissement.Il s’agit de I hôtel Standard, entièrement construit de briques.Les pompiers maîtrisèrent l’incendie en deux heu-• res.Le froid rendait leur travail difficile en congelant l’eau immédiatement.Les recherches commencèrent bientôt et on découvrit les corps assez rapidement.— Halifax.(C.P.) — Le feu a détruit aujourd’hui un magasin de bois et un magasin de meubles, à Halifax.On évalue les dommages * $100,000.Les pompiers ont eu Iques heu-ifOJ.| /, fajrc avant de maîtriser l’in-¦ charçibre ceiu|ie et de l'empêcher de se eom-Lne ciga- njuniauer aux édifices environ- muntquer liants.’ — Les Trois-Rivières.(C.P.) — Le marché public, rue Des Forges, a été endommagé par un début d’incendie, tard hier soir.Le feu Mile Louise Caughlan, 35 ans, a ^té rapidement maîtrisé.Les dom-1532.rut Mackay.a été trouvée mages par l’eau et la fumée seraient considérables.Le corps a été transporté à la morgue pour l'enquête du coroner.Hull, Que.(C.P.) — R man- Les pu- qmût encore 15 personnes à l’appel, ;*‘e “c ’ aurs de hieri ù ia suite de l’incendie qui a iire JU1' 11 -Power ravagé, jeudi, l'hôtel Central, à ! le morte par asphyxie, vendredi soir, n $0' 'omicile.Les robinets du polie à gaz étaient ouverts ’ic’ers et m brigade de secour !a Montreal.Light, Heat and Cous., t nièrent la respiration artificielle.Le corps a été transporté à Va morgue pour enquête.Mme Joreph Mailhot, 53 ans, 6099, rue Hamilton, a été trouvée asphyxiée cirez elle par le gaz d’éclai-raee.C’est le mari de la victime i oui fit e découverte en revenant j de son travail.Le corps est à la j morgue potn- enquête.—- M.Arthur Boivin, 65 ans, 5331.îe avenue.Rcsemont, est mort sa-| •netli après-midi, à l’hôpital Noire-j .'tame c r m l’avait transporté, le 18 ; située à 2913, rue Masson, Rosemont, dér e nbre.n la suite d’un accident J On ignore la cause de cette échauf- mainc, dans l’est du Canada.On compte 6 accidents mortels de la circulation, trois morts par brûlures, trois par asphyxie et une par l’oxyde de carbone.Un homme a été étouffé par la fumée au cours d’un incendie.Celte liste ne comprend pas les morts violentes survenues à Montréal.New-York, 27.(A.P.) — Les accidents de la circulation ont fait monter le nombre des morts survenues en fin de semaine de Noël aux Etats-Unis, de G heures, vendredi soir à minuit ce matin.Le total se chiffre par 339, neuf de moins que le nombre des accidents mortels survenus l’an dernier ù pareille date.Les accidents de la circulation ont causé 216 pertes de vie, la moitié de 1940.Un mort et trois blessés dans une collision Saint-Boniface.(C.P.) —è M.James Bruiksbank, 40 ans, chauffeur à l’emploi du Pacifique Canadien, a été tué et deux autres personnes ont été blessées, lors d’une collision de deux trains de marchandises survenue dans la brume.Asphyxiés par l’oxyde de carbone Ottawa, 27 (C.P.) — Quatre personnes ont succombé à l’asphyxie par l’oxyde de carbone, à Ottawa, en fin de semaine.L’accident s’est produit dans un logement portant le no 99 de la rue Norman.On l’al-tribue à un souffleur défectueux.Les morts sont M.et Mme Paul Mc-Goey, respectivement âgés de 19 et 20 ans, Michel Androswski, travailleur à sa retraite, et Mme Mary Mnnnolly, 66 ans.Dix autres personnes se remettent des effets de ce gaz.Un train en enfonce un autre Winnipeg, (C.P.) — La circulation a été retardée durant deux heures à la veille de Noël sur la ligne principale du Canadien Pacifique, alors qu’un train de troupes en route vers l’Ouest et venant lie Toronto, a enfoncé l’arrière d'un train de marchandises près d’Ignace, en Ontario, à quelque 200 milles à l’est de Winnipeg.I.es autorités du chemin de fer ont déclaré que personne ne fut sérieusement blessé.Le train de troupes transportait des soldats pour le congé de Noël.Un soldat, le signaleur H.H.Raine, de Winnipeg, a subi une légère blessure à la tête au cours de eet accident.Deux wagons du train à marchandises ont sauté des voies.Cependant, l’équipe du train est saine et sauve.Girard acquitté à Sorel I.es Trcis-Rivières, (D.N.C.) 26.— Lucien Girard, de Sainte-Perpé-tue, comté de Nicodet, a été acquitté à Sorel de l’accusation du meurtre de se- cinq enfants portée con-a plus de dix ans.// Hull.On a commencé les rocher chcs dans les ruines, mais on n’a retrouvé aucun corps.Les recherches se continueront jusqu’à nettoiement complet des débris.Quatre hommes blessés dans une bataille Quatre hommes dont deux riers ont été blessés, tard après-midi au cours dune bataille survenue dans une salle de billard I fourée.tés.Trois hommes ont été arrê- te t rave ! survenu à la compagnie Canada Strip Mill, rue Durocher, MontiT.i:-Eft M.Boivin souffrait1.L’agent Léo Constantin a été blessé à la main gauche et l’agent Odessa Malo a reçu des blessures à la ré- d’uno b «ssure apoareminent peu | grave, il y aura autopsie à la inor- ! que et *»'i tële en Cour du coroner — La morgue de Montréal rapporte huit cas de morts subites survenues en fin de semaine dans la région.M.Alexander Niven, 58 ans, 758 ouest, rue Sherbrooke, est mort dans un tramway, au coin des rues Rachel et Saint-Denis; le Dr Philo William Fuller, 65 ans, 1454 rue Mountain, est mort subitement chez lui; M.Phidime Dubuc.62 ans, est mort dans un refuge situé à 459 rue St-Paul; M.Aldéric Mar-leau, 58 ans, est mort dans sa chambre, à 981 rue De Bullion; Mme Napoléon Lalonde, 68 ans.est morte ( liez elle, 1785 me Mountain; M.Henri Drolet, 53 ans, 5085 rue Sl-! inbroise, est mort au cours de son travail, à 2151 av.Oxford.Notre-Dame de Grâce; Mme Siméon Tré-panier.47 ans.1346 rue Berthicr, et Mme James Merson, 70 ans, 20 est, rue Beaubien, sont morts peu après leur admission à l’hôpital Saint-Luc.Infirmière blessée Une collision d’autos survenue vers 4 heures, hier après-midi, au coin des rues Ste-Kmrlie et Ste-Marguerite, a causé des blessures à la garde Ranger, infirmière à rhô-pilai St-Luc, où elle a été transportée souffrant d’une fracture probable des deux clavicules; à M.Hector Marier, 43 ans, 4165 rue St-Denis, qui souffre de contusions à l’épaule gauche, et à M.Bruno Label-le, 42 ans, 3461 rue St-Denis, blessé A la région thoracique.Mon dorsale.Tous deux de radio-police sont bien connus à Montréal.Ils ont pu retourner chez eux après les premiers soins.On se souvient que l’agent Odesja Malo tut blessé d’un coup de poignard, l’an dernier, au cours d’une bagarre survenue dans le voisinage des rues Craig et Berri.M.Jean-Paul Thibeault, 21 ans,1 5285, 5e av., Rosemont, gérant de la salle de pool, souffre de traumatis- ju-y r.délibéré quelques minutes, après avoir entendu une courte preuve, pour rendre un verdict de ion culpabilité.Girard pourra maintenant reprendre sa li-I berté su * la recommandation des j médecins.La preuve des médecins, le Dr j Plouiffe, surintendant de l’hôpital .1 des aliénés, à la prison de Bor-b®'1’ ! deaux, où Girard fut détenu depuis hier ; fjn (|e jôvrier 1933, et le Dr Legrand, spécialiste en maladie men-tale, a établi qu’au moment de l’affaire di: 23 janvier 1933, Girard souffrait de mélancolie et pouvait à certains moments subir des crises d’une exirême violence.11 ne savait plus du tout ce qu’il faisait.La couronne avait auparavant fait entendre trois témoins, le frè-de Girard, un M.Lambert qui se rendit sur les lieux du drame le matin du 23 janvier 1933, et le Dr Rosario Fontaine, médecin légiste.Les deux premiers déclarèrent ce qu’ils virent dans la maison de Girard et le dernier dit que les enfants avaient succombé aux blessures reçues lorsqu’ils avaient été frappés par un instrument contondant i.c procès d’hier a été me crânien, à l’hôpital Notre-Dame ! entendu par le juge R.Rhéaume, qui i .i __ i A t • ¦ i .i _ ___ J a a.«• • Adoptes Les CAFES, THES et CONFITURES de J.A.DÉSY, ( Limitée i Qualité supérieure Montréal «m on le garde sous observation.M.René Martineau, 33 ans, 8380, boni.St-Miehel.a reçu une coupure au-dessus d’un oeil.Ce dernier a été arrêté ainsi que Roger et Eugène La-caillle, 31 et 30 ans, 5214, 9e av., Rosemont.Us seront accusés de voies de fait sur des agents de police et de dommages causas à la propriété.Trois morts accidentelles Québec, 27 (ll.N.C.) —¦ Trois morls tragiques ont été enregistrées en fin de semaine.Paul-Henri Gingrus, 22 ans, 3 mois, a été trouvé sans vie dans son lit, à la -uite d’un incendie qui a détruit le logement qu’itl habitait rue Kirmiae.dans la nuit de Noël.On enquête sur les causes du drame.Pauil-ErnWe Bédard, âgé d’une vingtaine d’années, s’est fait happer par la courroie d’une machine, vendredi soir, vers 9 heures, à l’An-#lo Pulp, où il était employé.M.Georges Guy, environ 28 ans, a succombé à ses blessures après avoir été frappé par un taxi, en K.hdcÆafrn^l,1du •" “»«•»—“* *' «* réveillon de Noël.Mentionnons encore que M.Johnny Turcotte.48 ans, a dû être transporté à IHôlel-Dieu, après avoir été renversé par un camion, rue Saint-Pau;, vendredi soir, vers 7 heures.Enfin, un incendie s’est déclaré à l’établissement Rustic Art Shop, rue Buadc samedi matin, et un autre, rue Garneau.Quelques dégâts ont été causés, rue Buade.Les morts en fin de semaine, au Canada et aux E.-U.Le rapport hebdomadaire de la Canadian Press enregistre 14 morts violentes survenues en fin de se- préside le terme des assises criminelles dans la ville de Sorri.Me François Nobert.de notre ville, roprjsentait Girard, et Me Pontl briand, de Sorel, agissait comme procureur de la Couronne.Le crime en question remonte au 23 janvier 1933.Les cinq enfants de Girard furent tués à coups de marteau.Arrêté après avoir été trouvé criminellement responsable de la mort de ses enfants par le jur>; du coroner.Girard avait été accusé de meurtre et avait subi son procès aux Assises criminelles.Sur la preuve des experts, il avait été déclaré incapable de subir son procès à cause de son état mental.Il Téchappt b«IU Alphonse Langlois, 923, 14e av., Pointe-aux-Trembles, accusé du vol de sept tonnes de charbon d’une valeur de $135, a reconnu sa culpabilité, vendredi, devant le juge Armand Cloutier.Parce qu’il est le père d’une nombreuse famille et qu’il n’a pas de casier judiciaire, Langlois n’a été condamné qu’au temps déjà passé en prison.Le tribunal a exigé pour garder la paix pendant un an.Un dét«ctiv« charitable Irénée Desrochers, 36 ans, sans domicile connu avait devant lui.vendredi, la perspective d’un Noël "Un premier ministre qui capitule devant le chantage M.Bruno Lofleur dénonce l'attitude de M.Godbout quant aux grèves ; municipales de Montréal — H °P‘ ! pose la politique de l'Union Nationale à celle des libéraux Le conférencier invité pur lu Jeunesse de l’Union Nationale, hier soir, à CKAC, était M.Bruno La-fleur, journaliste, qui a fait une synthèse de la situation politique dans la province de Québec à l’heure actuelle.M.Lafleur demande d’abord, si lu situation générale est si brillante que le laissent croire le premier ministre et les libéraux québécois, pourquoi rnoruieur Godbout n’a pas tenu d’élections cet automne comme c’est l’habitude dans notre province quand un gouvernement a administré pendant 4 ans.Dans le cas du gouvernement Godbout, le fait de se cramponner ainsi au pouvoir, continue M.Lafleur, n’est-il pas une manifestation de lâcheté, un signe de désespoir?Quoi qu’il en soit, les événements se chargent de démontrer que la situation, loin de s’améliorer, ne fait qu’empirer, comme le prouvent les grèves sans précédent qui se déroulent à Montréal.Et ces grèves, particulièrement celles qui ont paralysé les divers services municipaux de Montréal, auraient certainement pu être empêchées par une administration municipale honnête et intelligente, mais une administration libre et non en tutelle comme celle-ci.Qu’est-il arrivé lors de ces grèves municipales?M.Godbout a donne le triste spectacle d’un premier ministre qui capitule devant le chantage.Le conférencier met les auditeurs en garde contre le chômage qui pourrait bien de nouveau nous éprouver par suite de la fermeture de nombreuses usines de guerre.M.Godbout promet du travail pour tout le inonde après la guerre.Comment pouvons-nous le croire, croire ses amis et lieutenants alors qu’avant 1939, alors que le pays n’était pas endetté comme aujourd’hui, le chômage exerçait ses ravages partout et que les gouvernants n’ont | pas réussi à résoudre le problème?I M.Lafleur oppose ensuite à la politique libérale celle de l’Union Nationale qui elle, dit-il, est indépendante de façon absolue, totale, à Tégard des partis du domaine fédéral, qui s’est faite et reste le champion de l’autonomie provinciale.Il énumère les principales mesures adoptées par le gouvernement Duplessis en vue de venir en aide aux ouvriers, aux cultivateurs, aux vieillards, aux aveugles, aux mères nécessiteuses, aux étudiants et à la jeunesse en général, etc.Le conférencier parle ensuite de la tournée de M.Maurice Duplessis, à travers la province, tournée commencée l’été dernier.Partout, dit-il, le chef de l’Union Nationale a été accueilli avec uu enthousiasme indescriptible.Dans les grands centres, il a eu des auditoires jusqu’à 25,000 personnes alors que dans de simples paroisses rurales on a vu jusqu’à 4 ou 5,000 citoyens l’applaudir.Au cours de cette tournée, M.Duplessis a créé la plus forte impression, surtout en dénonçant les menées centraJisatrices du gouvernement d’Ottawa et la complicité du régime de Québec à ces menées.M.Lafleur termine en disant que le g'iuvernement Godbout, qui : “a rencontré son premier Waterloo” ; à son assemblée de Rimouski, il y ; a quelque temps, donne actuellement le srectade d’un être qui va se noyer et qui tente des efforts désespéri’s pour se sauver.Ainsi, pour faire oublier la guerre et la conscription, pour faire oublier les rationnements et les ennuis de toutes sortes, pour faire oublier ses serments par oubli ou par distraction, ses promesses sacrées et ses engagements sodeiTnels, M.Godbout parle nruntenani d’étatiser l’électricité à Montréal, parce qu’il ne lui suffit oas d’avoir déjà la métropole elJe-t.’.ême sous sa tutelle.Mais h population de cette province ne doit pas se laisser leurrér une fois de plus par les promesses du parti libéral.EJle n’attend que l’occasion, c’est-à-dire les élections, dit M.Lafleur, de juger une fois pour toutes ce parti qui l’a trompé durant vingt-cinq ans et pour réparer l’erreur bien involontaire qu’eliie a commise le 25 octobre 1939 en ne renouvelant pas sa confiance en l’Union nationale.Dans le monde ouvrier La grande victoire remportée par le travail organisé, ou cours de 1943, ! a été le contrat collectif oblige- j toire — Développement du téléphone prévu pour l'après-guerre , L'armée ouvrière Ottawa, 27 (C.P.) -— Les douze mois écoulés ont apporté olusieurs améliorations notables à la situation générale du travail organisé an Canada, dont la plus impor-| tante — et qui était réclamée de-i puis longtemps — a certes été le contrat collectif obligatoire, garanti récemment dans le nouveau code du travail, code établi à la suite d’une enquête élaborée de l’Office national du travail en temps de guerre.Au cours de 1943, les grèves ont été plus nombreuses et sérieuses que jamais et un peu dans tout le pays, les ouvriers ont exercé de fortes pressions pour obtenir des salaires plus élevés et de meilleures conditions générales de salaires.Comme on le sait, c’est au début de l’année que fut établi l’Office national du travail en temps de guerre.Des trois commissaires du début, seul le président M.le juge McTague, fait encore partie de ce haut tribunal.Le sénateur J.-J.Bench, de St.Catharines, Ontario, qui représentait les patrons dans l’Office, a résigné ses fondons, pour raisons de santé, et il a été remplacé par Me Léon Lalande, de Montréal, actuellement en fonctions; Me J.-L.Cohen, de Toronto, fut remercié de ses services par le gouvernement après des divergen- j ces de vue avec ses collègues de l’Office et avec le ministère fédéral du travail.11 a été remplacé par M.J.-A.Bell, de Toronto.Enfin, durant 1943, le gouvernement a publié de nombreux décrets pour parer à la disette de la main-d’oeuvre dans diverses industries ainsi que sur les fermes.Le Téléphone Bell et l'après-guerre Portant la parole au 25e concert “de famille” annuel de Noël 1 de la Bell Telephone Co., dans la grande salle de l’immeuble central de cefte compagnie, le pré- j sident et gérant général M.C.-F.Size, a déclaré que la direction du réseau reconnaît les obligations qu’elle a de contribuer après la guerre au bien-être général, en I maintenant et en développant ses services et aussi en donnant du travail au plus grand nombre de personnes possible.Le président a précisé que la compagnie projette de faire porter ses principaux efforts d’après- j guerre dans l’expansion de son service interurbain et de ses services ruraux.________ Foule dans les églises ^ aux messes de minuit OUVERTS DE 10 à 6:30 ?UPUI5 Fermés de 6:30 vendredi jusqu’à 10 heures du matin mardi 4 janvier.r/jm 0% .Confortables fauteuils , .voilà ce qui manque dansée salon, le boudoir, le studio.Semblables fauteuils de fabrication solide, de merque KROEHLER, sont à placer près du radio, près d’une lampe de lecture, dans le bureau d’un professionnel.Couverture luxueuse et prix popul.-ires : 39.00, 47.50, 51.50 DUPUIS — quatrième (De Montigny) 4 ALBER1 DUPUIS, président.A.-|.DUCAL, v.-p et dir.-gér.ARMAND DUPUIS, sec.-trés.sur Richelieu, a perdu un cheval la semaine dernière, quand l’animal passa au travers de la glace de la rivière Richelieu, en face du Saint-Roch.La glace céda sous le poids du cheval, quand celui-ci s’écarta quelque peu de la traverse régulière.Malgré les efforts tentés pour le tirer de l’eau, l’animal finit par disparaître et se nover.* ¥ * Sainte-Hélène, 27 —- Un cheval appartenant à M.Germain Petit, de Sainte-Hélène de Bagot, a succombé aux blessures reçues au cours d’un accident de la route.H était süelé à une voiture de charge avec un autre cheval, appartenant à M.Joseph Proulx, quand l’attelage vint en collision %vec un camion de Victoriaville.Chevaux et verni* verrurwn,
de

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