Le devoir, 15 janvier 1944, samedi 15 janvier 1944
"Le Canada eat one urn*»» raine et ne peut avec docilité accepter de la Grande-Bretegne, ou det Etata> Unie, ou de qué que ce aoit d'autre l'attitude qu'il lui laui prendre envera le monda.Le premier devoir de oyaliame d’un Canadien n'eet paa envera le Coirnaonwealth britannique dea nationa, mail envera e Canada et aon roi, et ceux qui conteatent ceci rendent, à mon a via, un mauvaia aervice au Ccmmonwealtb.” m-X-m Lord TWEEDSMUIF LE DEVOIR ftfeatrar î CMrgM OILLITIIR FAIS CE QUE DOIS tédOetMi «t aha# i Omat HIROVX Montréal, samedi 15 janvier 1944 rcdaction «t administration’ 410 IST.NOTRI-DAMK MONTREAL TOUS LIS SERVICES TIURHONIi BEIalt 3361* SOIRS, DIMANCHES ET PETES Admiairtratle* i Blftir 3361 RMactlaa i Bllair 2984 CArant i BEIalt 3361 | La Pologne en appelle à Londres et à Washington Les promesses de l’Extrême-Nord canadien "Redécouverte" de nos domaines polaires — Un article de M.Lawrence Burpee "Canada Moves North" de M.Richard Finnic — Moins froid qu'à Chicago — Cultures, mines et fourrures Let Canadiens de l’Ouest sc tournent manifestement vers le Nord; not domaines polaires, jusqu’ici délaissés par suite du défaut de communications et du mauvais renom de leur climat et de leur sol, viennent i la mode: ici et là on redécouvre les grands espaces oubliés et l’on épouK la foi des anciens explorateurs.M.Philippe Brais, viennent-de nous dire les journaux, rentre ébloui d’un voyage li-haut; les provinces du Centre-Ouest envisagent les perspectives du négoce dans les territoires de nos bassins arctiques et avec les peuples de la Russie orientale que les voyages aériens faciles rapprochent de plus en plus.Le détroit de Behring se trouve par ailleurs dans le voisinage de not régions nordiques; la courte distance de 55 milles par voie de terre et d’eau le sépare de notre continent; on peut le traverser sans perdre la terre vue à cause des îlots qui jettent des ponts sur ce fossé; et l’avion le franchit dans un saut.Ce fut le lieu de passage des premiers autochtones indiens venus sur notre sol et auxquels on attribue une origine mongolique.L’Union soviétique oifcrte.elle aussi, son expansion vers ses déserts glacés, correspondant à nos toundras.Des revues spécialisées de chez nous montrent à leurs lectenrs la vision de nouveaux Klondykes et d’Eldorados prometteurs situés aous nos latitudes septentrionales.M.Lawrence Burpee, dans Canadians Alt (numéro de l'automne 1943), s’emploie à rectifier certaines conceptions sur l’aspect réputé inhabitable de notre ciel boréal et sur la réputation d’irrémédiable aridité décernée à nos terres du Grand Nord.Le froid est-il plus rigoureux dans ces domaines éclairés par un soleil plut avare que sous nos latitudes?M.Burpee emprunte sa réponse au livre de M.Richard Finnic: Canada Moves North."En définitive, on rencontre peu d'endroits en Amériqut du Nord où Von sente plus le froid que le long de V venue Michigan i Chicago, lorsque souffle un vent d’hiver; et l’on peut voir plut de nez et d’oreilles "entregelés" par la bise en une journée à Chicago que pendant toute une saison d'hiver dans les Territoires du Nord-Ouest.” Et nous savons, au reste, que les froidures de janvier se font sentir avec une aussi grande intensité à Québec qu’au ptfrt russe de Mourmansk, sur l’océan Glacial.On cultive avec succès le chou-fleur sur les rives du Grand Lac de l’Ours: et l'on peut récolter assez facilement des légumes et des fruits, au delà du Cercle arctique.L’explorateur et scientiste Stefansson avait exposé ces données dès 1921 à la suite d’une expédition de cinq années, et ses constatations reprennent une grande actualité par la réédition de son ouvrage: The Friendly Arctic, dont le titre laisse prévoir la portée.Nos missionnaires ont appuyé cet direa par les expériences de leurs longs séjours et de leurs pérégrinations apostoliques à travers ce royaume des Batten Grounds.Si l’Extrême-Nord est farouche, il sourit quelquefois à ceux qui veulent lui faire confiance.Le défrichement contribue par ailleurs à améliorer graduellement les rigueurs du climat et les difficultés du sol; au reste, la plus longue durée des insolatons fait mûrir lea blés en l’espace de 56 jours.Toutefois, les possibilités les plus riches et les plus immédiates du Nord résident dans les fourrures et le* gisements miniers.Ces espaces recules sont le grand refuge des bêtes aux pelages recherchés que les chasses et le peuplement ont refoulées depuis des siècles.Les pilotes de l’air rendront cette moderne Toison d’or d’un accès commode aux trafiquants.Les Nemrods eux-mêmes y trouveront un terrain nouveau 3 leurs exploits.Le tourisme des week-ends pourrait s’orienter vers le ‘‘Grand Nord”,, plutôt qu’en direction du “petit Nord’’ laurentien."L’avion et la T.S.F.ont placé i noe portes des régions qui n’étaient.jusqu’à maintenant accettiblet qu’au prix de longues journées de trajet et de grandes fatigues.On y développe des mines et d’autres ressources naturelles, écrit M.Burpee.Une ville grandit rapidement pris du Grand Lac des Esclaves et Von extrait du pétrole des puits du Mackenzie, pris de Fort Norman, et que l’on expédie à la mine du Grand Lac de l’Oure qui fournit une grande partit du radium au teste du mondes Le Nord s’anime et, avant longtemps, U se trouvera placé sur le parcours des routes aériennes entre VAmérique du Nord, l’Europe et l’Asie.On a fort heureumment appelé cette région la "penthouse” du monde.” Les promesses de notre Septentrion sont donc alléchantes; elle* prennent l’aspect d’une attraction magnétique.Le Canada suivrait la progression inverse de ses premiers arrivants; il remontrerait vers les iglous.Nous serions témoins d’un Nouveau-Nord, comme nous avons vu l’expansion du Nouvel-Ontario et du Nouveau-Québec.La Russie, qui possède des zones climatiques et naturelles parallèle* aux nôtre*, s’est mise, avec une plus grande ampleur, en marche vers l’exploitation industrielle de son immense domaine boréal.is-T-e* Louis ROB ILLARD Note» outaouaiie» Sur le front des livres Il en parait tant, soit en dépii soit à cause même des circonstances, que l'on ne se hasarde vas sans inquiétude à s'arrêter sur l’un ou l’autre, de peur d’être accusé ‘d’injustice ou de partialité.Et pourtant le crime ne serait pas grand, pas plus en tout cas que celui de saluer, dans une [ouïe, telle personne rencontrée de plus prés on plus intimement connue.Ainsi, dans une fable, deux personnes se demandent quelle puissat ;e a bien pu rhénager leur rencontre, et "le hasard qui passait par IA éclata de rire et s'écria: “C’est moi".Disons donc que c’est lui qui a mis un liseur appliqué en face d’un livre nouveau portant comme titre deux simples mots en rouges majuscules: Mission française, surmontés du nom de l’ancien ministre de France, M.René Rlstelhue-ber, (Editions Variétés).Ce serait bien assez pour éveiller l’attention, et retenir la curiosité.Mais un antre motif s’ajouta vite i la nôtre, car un regard à la table des matières nous arrêta intrigué: "éphémère Lithuanie, disait un chapitre.Et tout de suite nous voulûmes en savoir plus long.Non que le monde de ce lointain pays ne nous rappelât ni souvenir personnel ni précision géographique, mais simplement qu’il nous semblât pouvoir fournir la réponse à une question posée il y a environ cinq ans, La ‘‘vie écrite" est ainsi pleine de lacunes, si l'on peut dire, qui semblent ne devoir jamais se remplir, et qui tout à coup.Mais voici quel souvenir évoquait pour nous le nom de la Lithuanie.Il se réfère d la délégation qui nous vint de France en 1939, d l’occasion du 25e anniversaire du roman Maria ChapdHaine, délégation que dirigeait avec une distinction un peu distante mais tris cordiale M.Jacques de Lacretelle, de l’Acadème française.Mùdeste délégué du comité Fmnce-Améri-1 que d’Ottawa, et accueilli 6 Québec avec la plus grande bienveillance,' il nous fut donné de traverser dans la voiture officielle les paysages historiques et souvent grandioses de Charlevoix et du Saguenay, ceux mêmes que Mme de Dùmpier-re décrivait le lendemain d Péri-bonka en vert précis et descriptifs: La route, boudlasent d» village en village.8e hfcte ver» 1* Word, Plonge dan» un torrent, grimpe vers Pula a’alangult au bord (un nuage D‘un lac.qui ce matin s’éveille à la (lumière.Bn pareille compagnie, le voyage ne potnrait manquer d’offrir ufi charme inoubliable, et quant aux oropos échangés, l'on devint que les Canadiens présents ne pouvaient que les savourer comme en une sorte d’échange avec les paysages de chez nous.Il était question, par exemple, de Jules Lemaître dont l’un des délégués présents, M.Chevallier, se trouvait être le neveu, de François Coppée aux attaches populaires, de Valéry Lar-baud et de son livre Allen décrivant une semblable conversation en automobile dirigée vers Dijon, du romancier Léon de Tinseau qui écrivit, lui aussi, un roman sur la région du lac Saint-Jean, intitulé Sur les deux rives, et qui mourut en 1920, assez chagrin du succès phénoménal de son jeune rival.Et nous ne savons par quel rapprochement, à la suite de quel commentaire sur la beauté un peu fluide du ciel canadien, l’un de nous posa une guestion, d’ordre simplement littéraire, d l’un des distingués voyageurs.— J’ai feuilleté, il y a deux ou trois ans, un récit de voyage en Europe centrale, un livre de qualité, réellement, mais dont le nom d’auteur m’échappe et peut-être, Monsieur, vous est-il connu?Le titre était Sous le ciel pâle de Lithuanie.Je pense souvent à ce livre en contemplant nos ciels d’automne, encore plus “nordiques" que ceux des mois d’été, plus apparentés secrètement d la Scandinavie, et d’ailleurs notre poète Fréchette n’est pas le seul à parler quelque part de “nos froids de Norvège".On ne se souvenait pas du nom d’auteur que nous demandions ainsi, et personne, du reste, n’est obligé d’avoir un catalogue complet dans la mémoire, de sorte que ce ne fut qu’au retour à Ottawa que nous retrouvâmes sur son rayon le récit du voyage lithanien de M.Jean Maudire, lequel a écrit aussi un roman acadien délicat dont le titre est Tiotis aux yeux de mer.Mais ceci nous ramène d M.ftis-telhueber et d sa propre excursion sous ce gu’il appelle, lui aussi, le "ciel pâle" de la Lithuanie, laquelle finira par nous en vouloir de cet adjectif.Mais elle aurait grand tort, car l’éminent mémorialiste en parle avec la plus grande sympathie et une érudition qui ne se dément pas.dans les autres chapitres de ce livre substantiel et “d'une telle densité, comme il dit lui-même de l’oeuvre d’un autre auteur, Charles Nicolle, qu’fl se refuse d l'analyse”.Nous ne citerons que tris peu de lignes pour justifier ce qui précède el Indiquer ce que sont les Lithuaniens: “f/n Iris vieux peuple venu des Indes «’Installa parmi tes forêts et les marécages du nord-est de l’En-rape.It parlait une langue demeurée, aujourd’hui encore, extraordinairement archaïque.La.plut pro- che du sanscrit, c’est la langue-tnère des idiomes européens: cinq s y dit Penké, presque comme en grec: le jour, Dié, presque comme en latin.Aussi fait-elle les délices des philologues, “Coinces entre Us Slaves et Us Germains, Us Lithuaniens durent batailler sans cesse pour conserver leur indépendance .N’en disons pas davantage de crainte d’évoquer des similitudes, et passons plutôt au chapitre de “la blonde et douce Norvège" dont l’auteur fait un portrait admiratif et presque attendri.Ces récits ayant paru tout d abord dans la Revue Dominicaine, lun des chapitres s’intitule: Saint Dominique au pays des Vi-k'ngs, et l’on y goûte un croquis délicat d’une oeuvre française d’apostolat féminin, Us Soeurs de Saint-Joseph de Chambéry “dont les établissements s’étaient adaptés aux exigences des Norvégiens en matière de confort, et jouissaient d’une grande faveur auprès de la population protestante”.Un mime accueil s’offrit aux Soeurs Dominicaines, et plus tard aux Frères Prêcheurs, au nombre de cinq et que notre auteur burine finement en les présentant: “Un Parisien dialecticien au visage tourmenté, un vigoureux Lillois plein de dyfianls-me, un Alsacien rêveur qui priait en musique, el un Breton pâle, mince et mystique." Heureusement il ne s’y trouvait pas un Canadien, gui eût sans doute eu le Golfe et les Prairies dans le regard .A moins que ce ne fût plutôt le mont Royal, car un chapitre sur Ville-Marie résumé en ün raccourci, précis et net comme une eau-forte, la naissance et les dangers courus par l’avant-poste posé par Maisonneuve et sauvé par Dollard au moment décisif.La Mission Française dans le monde fut toujours faite de gestes semblables, héroïques et chrétiens, posés largement sur tous les continents.En Orient surtout, l’influence française et catholique est restée très grande.“Vingt communautés religieuses installées en Orient, une floraison d’oeuvres charitables et scolaires, 40,000 élèves dans les écoles françaises, notre langue répandue sans rivale.l’Influence de la culture française sur les élites orientales, le reconnaissant attachement des populations chrétiennes, etc., etc.” De toutes ces constatations qui sont comme la justification de son livre sérieux et fier.M.Rtstelhueber lire sa conclusion finale: "A l’heure actuelle, après la plus sivire de ses défaites, la France, interrogeant son destin, cherche des raisons de croire et d’espérer.Parmi les trophées qui lut rappellent ses prouesses, deux d’entre eux, témoins de la vitalité de «d race et de la puissance de son rayonnement, doivent lui Inspirer une singulière confiance dans ses forces latentes: la Nouvelle-France et la France du Levant.” Paroles discrètes et dignes comme la personnalité mime de l’ancien ministre de France, “qu’enlou-re le prestige d’une mime et déjà longue existence entièrement passée à l'étranger au service de la France", comme l’écrit M.Ristel-hueber, dans la préface qu’il adresse au R.P.Marcel Desmarais, directeur de ta Revue Dominicaine.Une fois de plus l’auteur de ce livre sobre et fier aura pleinement représenté et symbolisé la grande nation des Gesta Dei per Francos, dont le destin, comme celui de la Ville-Lumière, est de ne jamais sombrer tout à fait sous les orages.Êrnut BILODEAU 18-1-44 - i— I — Bloc - notes Leçon de confiance M.J.-Edouard Simard, l’un des chefs des Sore?Industries, a prononcé l’autre jour des paroles qu’il faut souligner.H a exhorté les contremaîtres canadiens-français à ne point se contenter facilement de leur sort, à entretenir de plus hautes ambitions, à travailler naturellement, — cela est essentiel, — mais à ne pas se laisser dominer tion plus par ce que l’on appelle aujourd’hui un complexe d’infériorité.Le conseil, venant d’un homme qui occupe un haut poste dans l’industrie, mais qui a débuté au pied de l’échelle, mérite d’être retenu.Il nous a rappelé ce mot de l’un des financiers canadiens-français les plus en vue.— Il est tout de même curieux, disait celui-ci, que certains des nôtres qui ont démomré par leurs succès leur indiscutable valeur paraissent subitement perdre confiance en eux-mêmes.Au lieu de voir dans ces succès U preuve qu’ils peuvent monter plus haut, diriger de plus vastes affaires, on dirait qu’ils sont convaincus que leur qualité de Canadiens français pose une borne à leurs succès possibles.Ils s’en vont confier à des Anglo-Canadiens le fruit de leurs premiers succès.Et cet autre mot d’un Anglo-Canadien: Un Tel (il parlait de l’un de ses subordonnés cinadiens-fran-çais) sait tout ce qu* sais, et peut-être plus.Mais j’Hi du front tout le tour de la tête, alors qu’il est d’une excessive réserve.™ Il y a peut-être quelque chose là-dedans aussi.Saint-Louis de Kent » Saint-Louis de Kent est une paroisse du Nouveau-Brunswick célèbre surtout à l’extérieur par le plus illustre de ses enfants, Mgr Marcel-François Richard, l’un dés créateurs de l’Acadie nouvelle.M.Arthur-P.Poirier, étudiant en philosophie à l’Université Saint-Joseph, vient de consacrer à cette paroisse — la sienne — une plaquette fort intéressante, dont nous le félicitons.1.1 annonce en même temps qu’un autre des fils de Saint-Louis, M.Cy-riaque Daigle, prépare une étude d’ensemble, plus détaillée sur le sujet.Ce goût de l’histoire locale, faut-il le répéter une fois de plus?est à encourager à fond.Il faut recueillir les vieux documents, — et ces documents précieux entre tous, les souvenirs des anciens.Un petit piano Nous recevons de Ryland, une paroisse de l’Ontario-Nord, une lettre que nous prenons la liberté de publier.Voici (le signataire est M.Urgel Pilon, professeur à l’Ecole séparée Hanlan no 2, adresse postale: Ry-land, Ontario) : Je suis un petit maître d’école dans une petite école du Nord-Ontario et j’aimerais avoir un petit piano pour ma classe.Je m’adresse à vous afin de savoir si vous ne pourriez pas mettre une annonce dans le Devoir à ce propos.Comme de raison, je ne voudrais pas payer trop cher, car c’ist un cadeau que je fais, à cette école pauvre.Quelqu’un de nos lecteurs voudra peut-être se mettre en relations avec M.Pilon.L’eseamotaga Nous recevons deux photos, presque identiques: l’une a été Publiée dans la Presse du 6 décembre 1943, l’autre dans le 5(or du 10.La photo de la Presse donne trois personnages; elle est accompagnée de la légende suivante: M.W.-E.Dawson, président provincial conjoint de la campagne des cartes de souhaits du Comité national d t finances de guerre, au centr résente à Son Honneur le Maire Adhimar Ray-nault une série de jolies cartes d'épargne de guerre.Il est accompagné de M, Philippe Vati-quette, également président conjoint de cette campagne.Celle du Star porte une légende presque semblable, sauf qu’il n’y est nas question de M.Valiquette, dont le portrait a été simplement amputé de la photographie d’ensemble.On n’a qu’à rapprocher les deux photos pour constater par l’identité des attitudes.dans les deux images, de MM.Haynault et Dawson, qu’il s’agit bien d’une même pose.L’escamotage ne manque pus d’habileté.Grâce A lui, le» lecteurs dr.Pour ménager des entretiens entre la Pologne et la Russie — La réponse de Londres est optimiste — Texte de la déclaration polonaise LONDRES, 15 (A.R.) — Après quatre jours de délibérations, le gouvernement polonais de Londres a annoncé de bonne heure ce matin dans une déclaration conciliante qu'il demande à la Grande-Bretagne et aux Etats-Unis de ménager des entretiens entre ia Pologne et la Russie afin de discuter toutes les difficultés qui peuvent exister entre les deux pays.On sait que la Russie a proposé ia ligne Curxon comme frontière entre les deux pays: la déclaration de ce matin constitue une sorte de réponse à cette proposition.On apprend qu'une copie de la déclaration polonaise a été remise aux Russes avant sa publication.Il semble que le Foreign Office ait suivi de près toutes les délibérations et toutes les négociations qui se sont déroulées depuis que les Russes ont fait connaître leur proposition mardi dernier et que Washington ait été également tenu au courant.Un porte-parole du gouvernement polonais a exprimé le sentiment que les Polonais avaient consenti une grosse concession en s'abstenant de répondre aux attaques de la déclaration soviétique contre le gouvernement polonais à Londres.On considère qu'il y a chance que la question de la frontière polonaise ne soit plus guère maintena.it discutée publiquement, mais qu'elle fera plutôt l'objet de négociations entre les deux gouvernements par les voies diplomatiques ordinaires.Voici le texte de la déclaration du gouvernement polonais: "Le gouvernement polonais a pris connaissance de la déclaration du gouvernement soviétique contenue dans un communiqué de "Tais" en date du 11 janvier 1944 qui a été publiée comme réponse è une déclaration du gouvernement polonais en dote du 5 janvier."Le communiqué soviétique renferme un certain nombre d'affirmations auxquelles la lutte incessante menée contre les Allemands au prix des sacrifices les plus lourds par la nation polonaise sous la direction du gouvernement polonais apporte une réponse com- plète."Dons leur vif désir de sauvegarder la solidarité complète des Nations-Unies, surtout à ce stage décisif de leur lutte contre l'ennemi commun, le gouvernement polonais estime qu'il est préférable de s'abstenir pour le moment de nouvelles déclarations publiques."Même si le gouvernement polono s ne peut reconnoitre des décisions unilatérales ou des faits accomp'is qui se sont produits sur le territoire de lo république polonaise, il a exprimé à maintes reprises son dés r sincère d'un accord polono-soviétiqüe à des conditions qui seraient justes et acceptables pour les deux parties."A cette fin, le gouvernement polonais s'adresse aux gouvernements de la Grande-Bretagne et des Etats-Unis dans le but d'obtenir par leur intermédiaire une discussion entre le gouvernement polonais et le gouvernement soviétique, avec lo participation des gouvernements de Grande-Bretagne et des Etats-Unis, de toutes les questions en litige dont ,1e règlement devrait amener une collaboration amicale et permanente entre lo Pologne et l'Union soviétique.Le gouvernement polonais croit que ce serait désirable dans l'intérêt de la victoire des Nations-Unies et des relations harmonieuses dans l'Europe d'après-guerre".* * * De ion côté, le gouvernement anglais a publié un peu plut tard la déclaration suivante: "Dans les cercles anglais bien informés, on estime qi>9 la déclaration polonaise constitue une réponse encourageante à la déclaration du gouvernement soviétique en date du 11 janvier."Elle démontre qu'aux yeux du gouvernement polonais toutes les questions qui les divisent sent, susceptibles d'être discutées avec la volonté de port et d'autre d'en arriver à un règlement satisfaisant."Dans las cercles officiels anglais, dont le désir i toujours été de voir leurs deux alliés en arriver à un règlement, ce geste est le bienvenu".Star ont pu croire que M.Dawson fut le seul à voir le Maire, à agir au nom du Comité, que le président de langue française ne compta pour rien.Tout autre commentaire serait superflu.Aventura d’aujourd'hui Extrait d’une lettre datée de Genève, Suisse, le 15 septembre 1943: a Ce mot pour vous confirmer.la réception tout à fait inattendue, avant-hier 13 septembre 43, de dix numéros du Devoir de novembre 42.Ils ont pris leur temps, mais ils ont tout de même fini par se rendre! 0.H.>!±!î-—- Le Cercle Saint-Louis Quarantième anniversaire — Fart prise dans rétablissement des retraites fermées' — Développements et fruits de cette oeuvre —.——-— (Par le R.P.Archambault, SJ.) Un contretemps malheureux, et dont nous nous excusons, a retardé de quelques jours la publication de ce texte.Il n’enlève rien à son intérêt.catnet du çtinckeux Lt monde est de plus en plus bouleversé, sens dessus dessous.Voici que jenvier est plus qu'l moitié p*ssé et les insulaires medelinots ne sont pas encore prisonnier* des glaces du golfe.De mémoire d'homme, cele ne s’est jamais vu.i pareille époque de l’année.* A « Le* vacances au Sénat d’Ottawa sont au nombre de treize.M.Mackenzie King devrait se hlter de les remplir, car le chiffre treize, qu’on dit, est malchanceux.• * * A moins que le premier ministre.— sait-on jamais?— ne se prépare, par le procédé de la non-nomination, à supprimer la Chambre Haute.Nul doute qu’au temps du collège, M.Godbout chantait déjà distraitement le cantique: ‘'je m'engage.je m'engage.je m'engage ici librement.* * * La statistique révèle qu’il se parle 2,796 langues dans le monde.L’Inde pour elle seule, en a 225, sans compter les dialectes; l'endroit est tout indiqué pour y faire l'essai du basic English, avec la collaboration de Gandhi et de tant d’autres Indiens avides de la gloire de l'Empire.* h h Le gouvernement Godbout pourvoira les cultivateurs de grains de semences le printemps prochain.Il n’y faut voir aucun motif intéressé.Simple coïncidence avec les élections.* * * En face du rationnement, le consommateur a pu répéter plus véritablement que Pierrette: Adieu, veau, vache, cochon.Le’ Grincheux lg-t-44 a ^ m__________________ Citation d*actualité Il y a autre chose au monde que les nécessités politiques.Il y a les né esaités morales.GLADSTONE neur, ce serait pour notre groupe si nous inaugurions un mouvement qui produirait ici le même bien qu’en France.Ces arguments emportèrent l’adhésion générale.11 fut décidé de faire sans tarder les démarches nécessaires pour que la première retraite eût lieu dès l’été suivant, et de convoquer, aussitôt la date choisie, les représentants de tous :es cercles de Montréal afin de les gagner à l’oeuvre nouvelle.Un ou deux mois plus tard la réunion avait lieu.Voici le compte rendu qu’en donne, dans le Semeur d'avril 1909, le camarade Camille Tessier: “Dimanche, le 21 mars dernier, le Cercle Saint-Louis recevait dans ses salles une soixantaine de camarades venus de tous les poinits de nie de Montréal.“En convoquant cette réunion, le Cercle Saint-Louis poursuivait un double but: [’organisation des retraites fermées et la création d’un lien d’intimité et d’union entre les membres des divers cercles du diatrict de Montréal.“La séance s’ouvre à 2 h.3ft, Le camarade Gcorqes-H.Baril, préii-entre autres, auquel^ dent, souhaite à tous la bienvenue, puis donne la parole au R.P.Archambault.En Italie Londres.15 (A.P.) — Le bureau d'information international allemand a annoncé hier que les Allemands avaient abandonné le village d’Aquafondata.à 7 milles au nord-est de Cassino.On avait rapporté antérieurement que le village avait été piatiquement encerclé par les troupes française*.Le Cercle Saint-Louis célébrait mercredi dernier le quarantième anniversaire de sa fondation.Je n’ai pas eu l’honneur d’assister à scs débuts, en 1903, mais quelques années plus tard, professeur au collège Sainte-Marie où ses membres se réunissaient, j’eus le plaisir d’être admis dans ses rangs.Il groupait alors une belle phalange de jeunes, recrutés dans diverses professions, où les étudiants dominaient, tous épris d’idéal et animés d’un vif esprit apostolique.C’était un des cercles modèles de l’A.C.J.C.Il lui fournit quelques-uns de ses plus brillants chefs.Et notre pays lui doit aujourd'hui plusieurs citoyens marquants qui honorent leur nationalité et leur religion.Le Cercle Saint-Louis fut lié à d’importants mouvements, soit qu’il en prit l’initiative, soit qu’il leur apportât un généreux concours m un, il se donna de toute son âme et dont les rapides progrès et les fruits merveilleux ne peuvent que le combler aujourd’hui d’ûne gran-de joie.On n'ignore pas que lo première retraite fermée au Canada fut organisée, en 1909, sous les auspices de l’A.C.J.C.Ce qu’on «ait moins c’est la part prépondérante qu’y prit le Cercle Saint-Louis.En fait il fut l’instrument dont se servit la Providence pour faire accepter le projet par toute l'Association et le mener à bonne fin.Qu’on me permette quelques souvenirs personnels.Les retraites fermées jouaient alors un rôle vital dans l’Association catholique de la Jeunesse française, inspiratrice et modèle de la nôtre.Elles avaient le moteur puissant qui animait tout le mouvement, qui lui donnait sa foi, sa générosité, son élan.Renseigné de première main sur ce point, j’en causal un jour avec mes amis du Cercl Saint-Louis.Je leur apportai des 'ntisti-ues, des témoignages, des faits.;t je posai la question: Pourquoi ce qui s’accomplit ailleurs et donne de si bons résultats ne pourrait-il pas sc faire ici?On discuta.L’idée plaisait à la plupart, iais élail-elk réalisable?Notre tempérament, notre mentalité, nos moeurs se plieraient-ils à cette expérience?Combien répondront à l'apoel?Combien pourront, même s’il* le désirent, se libérer pour quelques jours?Mais quand il n'y aurait que nous! répliquèrent les plus nihou-tes.L’oeuvre vaut la peine ’on y goûte.Nos frères de France en ont considérablement bénéficié.Elle devrait nous profiter à nous-mêmes.Et d’ailleurs nous ne serons pas les seuls.Remuons-nous.Communiquons notre enthousiasme.D’autres nous suivront.Quel hon- “Le R.Père aborde aussitôt le projet à l'étude: les retraites fermées.Brièvement, il résume ee qu’il a écrit dans le Semeur et dit dans plusieurs cercles sur le sujet.La tâche entreprise par les membres de l'AsiOciaHon est une tâche rude, parfois crucifiante.Sans autre secours que celui qui suffit à un chrétien ordinaire pour être fidèle à son devoir, ils ne pourraient la remplir.Ils ont besoin de lumières et de grâces spéciales.Ils ne peuvenl se promettre de les recevoir et d’y correspondre dans le brouhaha et les distractions du monde.La retraite fermée les sor-lira du bruit et les disposera à l’action féconde sous l’inspiration divine.“Puis le R.Père nous lit une belle page écrite à ce sujet par le comte de Mu» dans son livre Ma vocation sociale.Il nous lit en outre un article des Annales de l'A.CJ.C.et nous suggère ensuite comme endroit favorable à ees retraites la maison Saint-Joseph, du Sault au Récollet.Cette année, la rclraile s'ouvrirait le jeudi soir, 17 juin, pour se terminer le 21, lundi malin, fête de saint Louis de Gonzague.Ce iour-là sera tout probablement la veille de la réunion du Conseil fédéral de l’A.CJ.C., , “Le R.P.Colclough, aumônier général de l’Association, le prési-dent Beaupré et quelques autres camarades se lèvent tour à tour pour appuyer le projet.Les suggestions flu R.P.Archambault sont adoptée» à l'unanimité.Une liste est ouverte en tête de laquelle viennent s’inscrire le* présidents des cercles.“L’oeuvre qui nous sauvera est donc fondée.Le jeudi soir, 17 juin prochain, on verra dix, vingt, trente ou cinquante jeunes homme* (suite à la page deux) LE DEVOIR.MONTREAL SAMEDI 15 JANVIER 1944 VOLUME XXXV — Ko îl La sur les loyers ObMrvatkxti d« Me Hector Lalonde sur les nouveaux règlements — Nouveaux problèmes — Objections de principe M.Hector Lalonde, avocat, conseiller juridique de la Ligue des propriétaires de Montréal et de l’Union des Ligues des propriétaires de la province de Québec, dans une entrevue qu’il a donnée aux journaux hier, a formulé plusieurs critiques contre la nouvelle ordonnance sur les loyers, tel qu’exposée il y a quelques jours par M.Lo-bley, régisseur des loyers à Montréal.M.Lobley a dit que tous les avis donnés par des propriétaires pour reprendre leurs logements au 1er mai sont annulés; que les propriétaires qui n’habitent pas actuellement un logis dans une maison leur appartenant pourront reprendre un logement pour leur usage personnel, et que pour le faire ils devront envoyer un nouvel avis sur une formule spéciale de la Commission des prix et portant le sceau de la Commission; tel avis doit être envoyé d’ici le 31 janvier.Mais le droit qu'avait le propriétaire de reprendre un logement pour son fils, sa fille, son père, sa mère ou sa bru, est aboli.M.Lalonde a formulé d’abord des objections de principe.Il estime que ni le gouvernement fédéral, ni la Commission des prix, encore moins les officiers de la Commission, n’ont juridiction pour agir comme ils le font.De plus tout cela viole un principe fondamental de notre droit constitutionnel; on met de côté la division des pouvoirs.M.Lobley s’arroge le droit de légiférer, puis d’interpréter la loi, puis de la raire observer; il prétend cumuler les pouvoirs législatifs, judiciaire et exécutif.De plus, la nouvelle ordonnance abolit le droit de propriété à toutes fins pratiques.Et, autre argument de principe, on établit une économie totalitaire de la pire espèce.A cela, M.Lalonde a ajouté des objections d’ordre pratique.Sous prétexte de remédier à la situation, on va la compliquer; pour régler certains cas on va en susciter d’au-j très encore plus injustes.Voici quelques exemples; Un propriétaire qui occupait un logement dans sa maison, comptant pouvoir reprendre un autre de ses Avis de décès FICHER.— A Montréal, le 13 janvier 1944, à i’àge de 81 ans et 9 mois, est décédée Célestine Trot-tier, d’Arthabaska, épouse de feu Adélard Ficher.Les funérailles auront lieu lundi, le 17 courant.Le convoi funèbre Êartira du domicile de son gendre, lie Ducharme, 4915, rue Piedmont, à 6 h.30, pour se rendre à l’église Notre-Dame des Neiges, où le service sera célébré à 0 h.45.L’inhumation se fera Jundi après-midi à Ar-thàbaska où un Libera scia chanté après l’arrivée du train de Montréal.logements au mois de mai conformement aux anciens règlements, a loué le logement qu’il occupait.La nouvelle ordonnance l’empêche de reprendre le logement qiril comptait occuper, et il est dans la rue, bien que propriétaire.Un fils de propriétaire occupe un logement qiril a remis en comptant déménger au mois de mai dans un logement appartenant à son père; le logement qu’il occupe a été loué à un autre et il devra le quitter; il ne peut plus obtenir le logement sur lequel il comptait, et se trouve dans la rue; le même cas peut se présenter pour la fille, le père, la mère ou la bru d’un propriétaire.Un fils de propriétaire a décidé de se marier, et comptant avoir un logement dans la maison de son père, il a acheté ses^ meubles.11 ne pourra pas avoir de logement.Est-ce que la Commission des prix va annuler la vente des meubles, ou si ce jeune homme devra payer .des meubles qu’il ne pourra pas utiliser?S’il doit payer les meuble^ et les prendre, il lui faudra les placer en entrepôt; est-ce que la Commission des prix va payer l’entreposage?Un propriétaire occupe actuellement dans sa maison un magasin sommairement transformé en logis; il a adopté cet arrangement provisoirement, il comptait reprendre un de ses logements; à cause de la nouvelle ordonnance, il devra rester dans un magasin peu propice à l’habitation, tandis que des étrangers ont le droit de garder malgré lui le logement qu’il voudrait occuper dans sa propre maison.Nous admettons, a ajouté M.Lalonde, qu’il fallait empêcher l’inflation, qu’il fallait empêcher l’augmentation injustifiable des loyers.Mais la Commission des prix aurait dû s’y prendre autrement, c’est-à-dire traiter les propriétaires fonciers comme elle a traité toutes les autres classes de la société.Pour fixer »?prix des loyers on aurait dû établir d’abord le coût de la propriété, puis permettre aux proprietaires de rajuster leurs loyers en tenant compte du changement de leurs charges.Mais le gouvernement fédéral a refusé d’intervenir sur la question du taux d’intérêt hypothécaire, et on n’a pas tenu compte de l’augmentation considérable du coût de la main-d’oeuvre et des matériaux pour la réparation et l’entretien des maisons.Propos ostronomiques A l’Observatoire Ville-Marie en 1943 La deuxième année fut encore plus fructueuse que la première tant au point de vue de l’observation qu’au point de vue de l’assistance.A la vingt-cinquième assemblée générale qui eut lieu le 16 décembre 1943 nous avons donné lecture du deuxième rapport annuel de l’Observatoire Ville-Marie, rapport qui couvre les activités du groupe de Montréal de la Société Royale (l’Astronomie du Canada pour les douze mois du 24 octobre 1942 au 16 octobre 1943.année fiscale de la société.Il y eut.au cours de ce^te période, 41 séances télescopiques tenues à l’Observatoire Ville-Marie.L’assistance totale a été de 415 en comparaison de 120 l’année précédente.M.Francis P.Morgan a suivi Nova Puppis (nouvelle étoile dans la constellation de la Poupe du Navire) du 15 novembre 1942, lorsqu’il l’estimait de la 2e magnitude, jusqu’au 28 novembre.Elle devint alors invisible même à la jumelle.Ces observations furent transmises à l’Observatoire Harvard, Cambridge, Mass., Etats-Unis.Les astronomes suivants se réunirent le 19 février à l’Observatoire à l’occasion de l’éclipse partielle de lune: MM.Henry F.Hall, J.Duf-fie, P.Downman, J.-Edgar Guimont et moi-même.Le rapport de cette éclipse fut envoyé à l’Observatoire David Dunlap.M.Francis P.Morgan observa la planète Vénus à l’aide du réfracteur de 6 pouces de la Société à l’Observatoire Ville-Marie du 29 mai au 8 août.Ses observations furent tellement appréciées à David Dunlap que le Dr C.A.Chant les fit paraître dans le numéro de novembre du Journal, publication mensuelle de la Société.Le 11 août dernier les membres suivants de la R.A.S.C.se repeon-trérent à l’Observatoire Ville-Marie pour ensuite se rendre sur les pelouses du Lower .Canada College afin d’observer les Perséides, étoiles filantes d’août: Mlle L.Beaulieu, secrétaire-adjointe du groupe de Québec, Mlle I.Williamson, notre fidèle et active secrétaire-adjointe, MM.G.Bentley, J.Duffie, D.l).£.Douglas, I.Ginsburg, C.M.Good, Jacques Labrecque, membre actif du centre de Québec, B.Rice, T.O’Sullivan et moi-même.Nous enregistrâmes 247 météores de llh.10m.le 11 août à 4h.du matin le 12.M.A.V.Madge les observa de chez lui.Côte Saint-Luc, et M.G.-E.Gui-mont, de Saint-Maurice, Co.Terre-bonne.Nous sommes reconnaissant à M.Madge des heures passées à la préparation de ce rapport qui est rendu à l’Observatoire David Dun- Messe anniversaire BONIN.— Le mardi 18 courant, à 8 heures, en l’église du Très Saint-Rédempteur, sera chantée une grand’messe anniversaire pour le repos de l’âme de Gérard Bonin, fils d’Oscar Bonin et d’Alda Brodeur.Parents et amis sont priés d’y assister.Imprimés de deuil MEMENTOS — REMERCIEMENTS Imprimés eu gravés Prix et spécimens sur demande L'Imprimerie Populaire.Limitée 410, Notre-Dame est.Montréal Tét.BEIair 3361 Tél.CRescent 5700 MAGNUS POIRIER Entrepreneur Pompât Funèbres Expert Embaumeur 6603 ru« ST-LAURENT Ml t WEUlncton IMS Absembléet! cohérences, etc.Dimanche, 16 janvier Société St-Jean-EapUst«, su Monument nation al, M.Benoit Broulllette.professeur S l’Ecole des hautes études, reprendra au Monument national, «aile tl.& 8 h.du soir, la série de ses conférences aur la Oéographie du Canada.M.BroutUette a choisi de parler de la Géographie humaine du Canada.Comment étudie-t-on la géographie des hommes qui habitent un pays?Quelle est la répartition de cette population selon les facteurs qui la règlent?Notre Immense pays semhle peu peuplé.Pourquoi?Des projections lumineuses Illustreront cette causerie.Entrée libre.¥ « * Réunion au collège Daval des diplômés de 1932 Jusqu'à date.Programme: 2 h., partie de gouret: Anciens va Laval; 4 h., goûter, causerie, élections des officiers.lap.Nous eûmes eussi une assemblée en plein air le 4 septembre sur le terrain du Lower Canada College, assemblée qui avait pour but de familiariser les membres avec les constellations.Vingt-six personnes étaient présentes.Deux groupes fu rent formés, Tune sous la direction de M.F.Dekintler et i’autre sons celle de M.Madge et de moi-même Au mois de septembre Mlle Williamson se livra à l’observation des aurores boréales.Elle intéressa les sociétaires suivants à ce genre d’investigation céleste: Mlle L.Anni-son, MM.J.Duffie, Eric George, C.M.Good, L Ginsburg, A.V.Madge, F.P.Morgan, J.Vincelli et votre chroniqueur.Des rapports furent envoyés au Dr C.W.Gariein, Rockefeller Hall, Cornell University, Ithaca, N.Y., pour les mois de septembre, octobre et novembre.11 en fui tellement enchanté que dans son accusé de réception il fit part de son intention de communiauer avec les autres filiales de la R.A.S.C.pour leur dire d’en faire autant.Le numéro de novembre de Popular Astronomy renfermait le total des observations d’étoiles variables effectuées par chaque membre de l’A.A.V.S.O.(Association américaine pour l’observation des étoiles variables) pour Tannée se termi-nanl le 30 septembre 1943.M.Jl.Duffie en fournit 230 et moi, 305, faisant un nombre global de 535.En juillet, août, septembre et octobre nous fîmes rapport sur la recherche de Novae dans certaines régions du ciel pour le compte de l’A.A.V.S.O.Nous devrions mentionner les rapports hebdomadaires que nous envoie l’un de nos membres juniors du Lakefield Preparatory School, Granville Wheller, et qui embrassent la Lune, les météores, les aurores boréales, etc.Le secrétaire.M.H.F.Hall, annonça ensuite l’élection des membres du bureau et du conseil peur 1944: * Bureau — Président honoraire, Mgr C.-P.Choquette; président, D.P.Gillmor, c.r.; vice-prés., G.Harper Hall; secrétaire, Henry F.Hall; trésorier, F.J.Dekinder; sec.adj., Mlle Isabel K.Williamson; président du comité du télescope, I)e-Lisle Garneau; libraire, J.W.Duffie.Conseil — Dr A.N.Shaw, Dr W.Bruce Ross, F.P.Morgan, J.-Edgar Guimont, E.R.Paterson, C.M.Good et D.E.Douglas.Mme E.R.Adair, de l’Université McGill, prononça une allocution très intéressante sur les vents, la température et les marées.De LISLE GARNEAU de l’Observatoire Ville-Marie.Décès du général Hertzberg aux Indes IESCR! 19 i CHIMISHS \ VOIR! BISP0SIII8R O Mnmca najttcu SERVICE JOUR et NUIT Les ouvrages de Jacques Bainville HISTOIRE DE FRANCE (2 volumes), 600 pages.Au comptoir $2.50, per I* post* $2.65.L'ALLEMAGNE (2 volumes), 500 pages.Au comptoir $2.50, par la posta $2.65.NAPOLEON (2 volumes).650 pages.Au comptoir $2.50, par la poste $2.65.LA RUSSIE ET LA BARRIERE DE L'EST, 300 pages.Au comptoir $1.25, par la posto $1.35.L’ANGLETERRE ET L’EMPIRE BRITANNIQUE, 250 pagas.Au comptoir $1.25, par la posta $1.35.LES CONSEQUENCES POLITIQUES DE LA PAIX, 250 pages.Au comptoir $1.25, par la posta $1.35.SERVICE DS UBRAIRII DU "DEVOIR’’ siège social > *«0 NOT Stic-DAM* OUKS1 Le Oocupacole é’Àseursnce Funéraire URGEL E30URGIE, Limitée tnooroorée par tantes Patentas de ta Province de Québec su capital de «150.000 ASSURA,NC* PUNERAIBE BT DIRECTEURS DU FUNERAILLES Taux en conformité avec 1a loi des sasuranom sanctionnée par le Parlement de Québec » la 22 décembre 1916 SERVI C* JOUR BT NtTiT Dépôt 4t 129.000.00 au Oonivemetnent — Salon» mortuaire* A te disposition du oublie Prix maximes Filet* de morue fraîche ou congelée, aiglefins, soles, etc.Ottawa, 15.On vient d’ajouter à la liste des prix maximés pour le poisson de l’Atlantique les filets de morue fraîche ou congelée, l’aiglefin, les soles ou filets, les filets de colin frais ou congelé, en vertu d’un nouveau décret émis aujourd’hui par l’administrateur du poisson et des produits du poisson a la Commission des prix et du commerce.Cette ordonnance, qui entre en vigueur immédiatement, établit des prix maximums pour les ventes de steaks de morue fraîche ou congelée, d’aiglefin, de soles ou de flets de filets de colin frais ou congelé par un conditionneur à un grossis te, à un grossiste intermédiaire oi à un détaillant.Elle fixe égale ment les majorations maximums permises pour les ventes faites d’un vendeur a l’autre.Pour tout le poisson ou tous les produits du poisson qui sont atteints par le nouveau décret et qui j se vendent moins de dix cents la i livre, le vendeur a droit à sa majoration de la période de base et celle ci n’est pas limitée par les dispositions de l’ordonnance qui traitent des prix plus élevés du poisson.L’ordonnance décrète également que le poisson ou les produits du poisson qui sont importes ne se vendront pas à des prix plus élevés que ceux en vigueur pour des produits canadiens.Causes de la Commission des prix Une amende de $2,(XX) et les frais ent été imposés, hier matin, par le juge J.-C.Langlois, à M.William Bloomberjj, faisant affaires sous les nom et raison sociale de Peer’s Beverages of Canada, qui s’est reconnu coupable d’avoir, entre le 1er juillet 1943 et le 10 janvier 1944, utilisé 35,000 coupons de sucre avant leur date de validité, enfreignant ainsi les règlements prescrits ' " A là Ifi Le vice-amhral Percy Walker NelJes, C.B., R.C.N., chef de l’état-major naval depuis dix ans, assumera les fonctions d’offlcler fenéral supérieur canadien outre-meé.Né Brantford en 1892, tl entra dans la manne comme cadet en 1908.Au cours de la dernière guerre.11 servit à bord de vaisseaux anglais et canadiens.En 1829, U devint le premier officier de marine canadien à commander un croiseur anglais alors qu’il fut nommé capitaine Intérimaire du H.M.S.“Dragon”.Quand 11 fut promu au rang de contre-amiral en 1938 y était le plus Jeune officier de l’Empire britannique à détenir ce grade.(Photo de la Marine royale canadienne) CALENDRIER REMERSIEMENTS LES MEMBRES Di LA FAMILLE VANDELAC désirent remercier très sincèrement les personnes qui ont bien voulu leur témoigner des marques de sympathie à l'occasion de la mort de M.Georges Vandelac sr, par des offrandes de .messes, fleurs, bouquets spirituels, visites, télégrammes ou assistance aux funérailles.Ier molt! JANVIER Si (our* Demain: DIMANCHE M JANVIER 1944 II EPIPHANIE.8.MAACVL.PWJ mart.Lever du nolell.ï h.33.Cosichet du «oleil.4 h.**.Lever de ta lt;pe, 10 h.SV.Coucher de ift lune.10 h.57.Premier Quartier, le 2.A 3 h.4m.du noir.Pleine Lune, le IG.à S h.9m du matin.Dernier Quartier, le 18.à 10 h.32m.du m.Nouvelle Lune, le 25, à 10 h.24m.du mat.par l’ordonnance 308 de l'administrateur du sucre à la Commission ( es prix et du commerce en temps de guerre.Comme on le sait, tes compagnies de ce genre ont un certain quota alloué pour un semestre et ne doivent par conséquent utiliser les coupons de sucre auxquels ils ont droit qu’à la date de validité.Me D.-L.Desbois .représentait la Cemmission dans cette cause.M.Armand Plouffe, 4332 rue Papineau, a été condamné hier matin, par le juge Armand Cloutier, à payer $50(1 d’amende et les frais «our avoir réalisé un profit illé-il en vendant quatre automobiles ii des prix plus élevés que les prix maxima fixés par la Comimssion des prix et du commerce en temps de guerre.Me Gaston Lacroix représentait la poursuite.On vient d'annoncer la mort du major-général Charles Sumner Lund Hcrtiberg, C.B., M.C.V.D.57 ans.de Toronto, alors qu’il servait dans l’Armée britannique aux Indes.Le général Hertzberg se retira de l’Armée canadienne outre-mer en juin 1943 et s’engagea dans l’Armée britannique des Indes où il occupait un poste spécial dans le génie.Lui survivent : son frère le major-général H.F.H.Hertzberg, commandant du collège militaire royal de Kingston (Ont.), sa femme et deux Hls dont l’un fait partie de l’Armée canadienne outre-mer.(Photo Armée canadienne) Le Cercle Saint-Louis (suite de la première page) laisser leurs occupations et leurs plaisirs et s’acheminer vers la solitude.Bien des gens, bien d’autres jeunes riront peut-être de les voir partir: mais le patriote éclairé se réjouira de pouvoir fonder sur une base plus solide qu’auparavant de consolantes espérances en l’avenir de son pays.” Les difficultés prévues ne manquèrent pas.Douze seulement répondirent à l’appel.Mais c’était le grain de sénevé.qui allait devenir un grand arbre.C’étaient les douze apôtres dont les convictions allaient conquérir la masse.Voici les statistiques des maisons de retraites pour la province de Québec, compilées il y a quelques mois.Le premier chiffre indique l’année de la fondation; le deuxième, le nombre total des retraitants depuis l’ouverture de la maison jusqu’à l’année 1943; le troisième, le nombre des retraitants en 1942: 1 Villa la Broquerie, Boucherville: 1910, 30,571, 3,054; 2 Villa Manrèse, Québec: 1912, 32 702 1340• 3 Villa Saint-Martin L’Abord-à-Plouffe: 1914, 58,081, 2.449; 4 Marie Reine des Apôtres, Cap de la Madeleine: 1914, 33,377, 3.-202; 5 Villa Saint-Alphonse, Sherbrooke: 1923, 18,019, 2,096; 6 Maison Jésus-Ouvrier, Québec-cuest: 1923, 40,000, 3,720; 7 Maison du Sacré-Coeur, Hull: 1925, 26,635, 2,275; 8 Notre-Dame de Lourdes, Mont-Joli: 1926, 28,777, 2,227; 9 Villa Saint-Vincent, Monument (Québec): 1926, 19.077, 1818; 10 Villa du Rosaire, Nicolet; 1927, 7,238, 1909; 11 Maison Saint-Ignace, Chicoutimi: 1928, 18,325, 2,093; 12 Maison de retraite, Saint-Hyacinthe: 1929, 11,064, 1054; 13 Maison Querbes, Joliette: 1930, 13,449, 1,903; 14 Maison du Christ-Roi, Châ-teauguay-Bassin : 1932, 19,374, 2,- 15 Notre-Dame des Monts, Sainte-Agathe: 1934, 8,868, 1876; 16 Saint Jean de la Lande, Saint-Jean de Québec: 1936, 10,139, 1374; 17 Maison du Sacré-Coeur, Mont-Laurier: 1938, 1150, 284; » .A8 *°yer Saint-Joseph, Amos, Abitibi: 1939, 2,419, 861; 19 Ville-Marie, Villemarie, Té-miscamingue: 1940, 2,047, 994.Une autre maison s’est ouverte en 1943, la maison Reine des An-.ges, à Ville LaSalle, près de Montréal.Il y a, en outre, des retraites durant l’été dans plusieurs collèges ou séminaires.Quant aux maisons de retraites féminines, elles sont encore plus nombreuses.L’oeuvre a aussi atteint nos coreligionnaires de langue anglaise.Ainsi des retraites ont lieu pour eux, à Montréal, au collège Loyola, en attendant l’érection d’une maison spéciale.Les autres provinces du Canada sont entrées dans le mouvement: l’Acadie, l’Ontario, l’Ouest, — des retraites se donnent régulièrement à Toronto, par exemple, et à Saint-Boniface, — et même des centres franco-américains comme Woonsocket où les retraites sont des plus florissantes.Mais ce n’est pas tant au nombre des maisons et aux chiffres des re- piiQRmpciE (îioutreûl ftAHVS OMncc RMAMtACtf CR OC Tail 4VH HA .7351 OUVERT JOOA&fHJIT traites qu’aux fruits opérés que l’oeuvre se juge.Or les témoignages ici sont unanimes: évêques, curés, aumôniers d’associations, dirigeants d’Action catholique, tous reconnaissent dans la retraite fermée l’oeuvre de base qui soutient les autres, qui leur donne ses chefs, qui crée i’élite.Pie XI, le pape des Exercices spirituels, l’avait proclamé dans son encyclique Meus nostra: “Nos propres pays réclament des troupes d’élite de l’un et de l’autre clergé, et des bataillons serrés de pieux laïques qui, étroitement unis à la hiérarchie, l’aideront dans son apostolat et se consacreront, avec une industrieuse activité, aux tâches laborieuses et multiples de l’Action catholique.En bien, vénérables Frères, forts des leçons de l’histoire, Nous saluons les maisons des saints Exercices comme autant de cénacles dus à la divine Bonté, oû les coeurs généreux, fortifiés par la grace, éclairés par le flambeau des vérités éternelles et touchés par les exemples du Christ, voient clairement le prix des âmes, sentent s’allumer en eux îa flamme du zèle, brûlent de servir dans l’état où une sage élection leur montre que leur Créateur les appelle et où ils apprennent, en même temps, l’idéal, les industries, les hauts faits de l’apostolat chrétien”.Aussi est-ce en ces maisons, vraies “forteresses du catholicisme”, que les évêques de la province de Québeç mettent leur meilleur espoir, ainsi qu’ils le déclaraient à»la fin de leur lettre sur la restauration sociale.“Le spectacle qui en ce moment Nous rassérène et Nous réconforte souverainement, c'est celui de l’Action catholique, s’organisant dans chacun de Nos diocèse et donnant déjà d’admirables fruits, c’est la vision splendide de nos nombreuses maisons de retraites fermées d’hommes et de femmes, où “se forment au feu de l’amour du Coeur de Jésus non seulement d’excellents chrétiens, mais de vrais apôtres”.Le Cercle Saint-Louis a bien fait de célébrer son quarantième anniversaire.N’eût-il que l’oeuvre des retraites fermées à son crédit, elle lui donne une place de choix flans l’histoire du mouvement cathoSque au Canada.joseph-Papin Archambault, SJ.voir* ettomae, votm foie, vos rein» en abtor-boni à jeun un grand verre de bithini* Grov formule n® 33.— Vous voilà désintoxiqué et en flace pour une durs journée de labeur.A MM, tout» l» famtfl», petit» st grand., bien portant, ou maladw, m main, tundra an bonn» santé «n buvant pendant m tapa* eatt» «au minéral» d» tabto «r d» régima agréabl», alcalin#, dtgnHv» •t économique pou, fe budget, boit» d* 15 pinte, (moins do 3 cent» la pint»).LE SOMf In Uthiné.Crac ch—mot les EXCÈS D'ACIDE, vou* procurant un* atgaitl»* tacite «t un aomm*il reposant.Lis LitiMiésduDr6rocN*33 (PRODUIT FRANÇAIS) remplacent le» eaux minéral*» naturelles françaises dans I* traitement des affections arthritiques du foie, des reins, de le vessie, de l'estomac, de I intestin, et des rhumatisme*.• Un échantillon est envoyé gratuitement.Ecrivez à F.DU-GROS.Importations françaises.200 rue Vallée, HA.0277, LITHINKJL JANVIER 1944 DUn.Inn Mxr.!W*r Jeu.I Ven Sam 1 ® 0 • 1 \r a J PL,II* DOIS N LIS 2 3 4 5 6 7 81 i-*-r """¦*¦ 9 10 11 12 13 14 1S 17 18 19 20 21 22 Ts 24 25 26 27 28 * 29 J0 1 31 i Littérature du XXème siècle par André ROUSSEAUX Martin du Card —¦ Claudel — Eer.iano.— Bainvilla — Mauriac — Ch.(donne — Bourget — Louis de Brogiie — Maurois — Romains — Montherlant — Cio-no —- Alain-Fournier —- Rosamond Lehman — Virginia Woi-fo —- Pilke .(1er tome ).Colette —- Carco -2- Duhamel — Romains — Malraux — Suarèa — Thibaudet — Du Boa — Julien Green — Valéry Ltrb.ud — Valéry — Francis (ammet — Claudel — Patrice ds la Tour du Pin — Dtnis de Rougemont — lean Giraudoux — Mauriac — iouiiîdeau — Maurraa.2 volume, de 270 pages chacun.Au comptoir $2.50.par ta poste $2.65.SERVI» DI UBRAIRII DU “DIVOIR” REPORTER-NOUVELLISTE demandé, de carrière eu débutant.Emploi permanent.Donner états de services ou aptitudes; références requises.S'adresser en personne ou par lettre No 1780 Service Sélectif National, 275 ouest, rue Notre-Dame, Montréal.Il est tombé au cours d’un seul hiver dans la Californie réputée le pays du soleil 74 pouces de neige.La rose’était la bannière favorite de plusieurs chefs de la Grèce et de Rome et elle figurait comme symbole sur leurs bannières et les boucliers.SOURDS dç SURD?TE exige le nouvel appareil GEM-V-4 Service garanti pour la vie.Approuvé par l'Association Medicale des Ktats-Unis.Démonstration gratuite.Confidentielle.Tel.CAlumet 6665 * Pélx.qualité, réception, incomparable.GEO.L.REMINGTON, consultant s,2wo.RAVOX Esplanade RADIOPHONE Projets d'après-guerre de Vancouver Ottawa, 15 (C.P.) — A l’Instigation du conseil de reconstruction provinciale de la Colombie britannique.la ville dç Vancouver étudie actuellement les plans de certains travaux pratiques qui coûteraient des miilions de dollars.Vancouver, aussi bien que de nombreuses autres municipalités, prépare présentement ces plans et devis pour les exécuter en temps opportun.Il appert, toutefois, que les projets de la ville de Vancouver n’ont pas encore reçu l’approbation du gouvernement fédéral et que ce dernier ne s’est encore engagé à accorder aucun octroi.EXAMEN DE LA VUE OPTOMETRISTE 6761 St-Hubart.CA.7616 A St-Jérôme 330 St-Ceorge*.Tél.171 MONOTYPISTE sur clovier do-mendé.— Homme d'expérience; emploi permonent; références requises.S'adresser en personne ou par lettre No 1770 Service Sélectif National, 275 Notre-Dame ouest, Montréal.Papier d’emballage Serviettes de papier Sacs de papier 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M.l’abbé Maheux et sa conception Les instituteurs ajournent Le Roya^Automobile de l’enseignement de l’Histoire Du particulier au général jusqu'à la Be année Puis dès lors, de l'universel au particulier Beaucoup de gens ont hâte del connaître le programme d’enseignement de l’histoire du Canada qui sortira des travaux du sous-comité auquel on a adjoint M.l’abbé Arthur Maheux, professeur d’Hts-toire à l’Université Laval et archiviste de la maison, à titre de spécialiste.M.l’abbé Maheux ne faisait pas partie du comité que le Conseil de l’instruction publique a chargé de reviser tout le programme de notre enseignement primaire et qui s’est ensuite partage; en divers sous-comités pour travailler sur les diverses matières.C’est le surintendant de l’instruction publique, M.Victor Doré, qui l’aurait invité après coup à faire partie de ce sous-comité.A ce que nous croyons savoir, M.l’abbé Maheux n’a pas attendu d’être consulté par les membres réguliers pour donner son avis: il serait plutôt arrivé dès le début avec un programme tout préparé.L’information que nous avons publiée le 28 décembre comportait le paragraphe suivant: “On nous rapporte qu’il se ma-“nifeste deux tendances au sein du “sous-comité.M.l’abbé Maheux “voudrait que dans l’enseignement “de l’Histoire on parle de l’univer-“sel pour redescendre ensuite, que “l’on envisage d’abord l’humanité “pour s’occuper ensuite du pays, “de la province, de la région.” I il convient de préciser davanta-; ge.Pour les tout petits enfants, ; ceux des trois premières années, quand il ne s’agit que de leçons orales qui constituent une sorte d’initiation, M.l’abbé Maheux est d’avis que l’on doive commencer par ce qui entoure l’enfant.Void d’ailleurs en quels termes H s’explique dans l’introduction à son projet de programme: “L’Histoire apprend à l’enfant quelles sont ses relations- avec le groupe local où il vit, celles de ce groupe avec le groupe provincial dans sa diversité, celles du groupe provincial avec les autres provinces, séparément et dans leur ensem-L.e national, le Canada, celles du Canada avec les autres nations du monde, particulièrement le peuple voisin (États-Unis), les peuples de nos origines: France, Angleterre, Irlande, Ecosse, etc., les autres peuples de l’Amérique, Espagnols et | Portugais, les peuples indigènes qui vivent encore parmi nous, celle | de l’humanité en général depuis les origines de la civilisation.” A partir de la 4e année, quand l’élève a atteint l’âge de 10 ou 11 ans et qu’il commence à apprendre l’Histoire pour de bon en se servant d’un manuel, la méthode change et on procède alors de l’universel au particulier.Citons encore l’introduction au programme de M.l’abbé Maheux: “On expliqera de nouveau les motifs qui ont poussé les Européens vers l’Amérique.“On donnera des notions plus complètes sur les pays colonisateurs; Je citoyen du Canada, même le plus humble, doit être mis en état de comprendre les problèmes, américains et européens, dont la presse est remplie.” Le programme de 4e année, tel que le conçoit M.l’abbé Maheux, comporte toute une série de leçons qui portent sur l’histoire de l’Espagne, du Portugal, de la Hollande, de la France et de l’Angleterre, de leurs luttes, des guerres de religion, pour aboutir aux grandes explorations, à la fondation des colonies françaises! et anglaises.On étudie ensuite la politique européenne du XVIIIe siècle pour comprendre la guerre de Sept Ans qui a fait passer ie Canada sous la domination anglaise.On lira avec profit une dernière citation extraite du programme de M.l’abbé Maheux >'our se faire une idée de sa composition de l’enseignement de l’Histoire à l’école primaire: “L’Histoire enseigne à l’enfant les lois qui régissent le progrès de l’humanité en général et celui de sa nation en particulier.L’Histoire fait aimer la patrie, mais elle ne fonde pas cet amouPsur la détestation des groupes qui ont une autre religion, une autre langue, d’autres coutumes nationales ou politiques.Elle ouvre l’esprit, elle élargit les horizons pour rendre l’enfant citoyen de tout son pays et même du monde entier.En cela elle appuie le civisme et elle s’appuie sur la philosophie en apprenant à l’enfant l’importance des valeurs morales et celle des problèmes de la Société humaine.” Les chemins de fer des Etats-Unis Washington, 15 (A.P.) —La Mai son Blanche a annoncé hier soir un grand pas en avant dans la sole lion, du conflit ferroviaire.Les trois unions d’employés de trains qui n’avaient pas accepté l’arbitrage du président Roosevelt — celles des mécaniciens, des conducteurs et des aiguilleurs, ont consenti aux mêmes conditions que les deux autres unions avaient acceptées, soit une augmentation de 9 cents l’heu-te et une semaine de vacances payée.Ceci a mis fin a la controverse au sujet des salaires concernant 350,001) hommes qui font fonctionner les trains, et a ouvert la voie à la remise prochaine des chemins de fer aux entreprises privées.L’armée américaine a pris contrôle des chemins de fer le 27 décembre à la suite d’une menace de grève.H reste encore à régler les demandes de 1,100,000 employés ferroviaires non affectés aux trains, qui exigent des augmentations de salaire.Les chefs des fraternités n’ont fait aucun commentaire sur la solution de ce conflit, mais on croit : quuls sont d’avis que la convention qu’ils ont conclue avec les compagnies de chemin de fer leur donne l’assurance que les augmentations •¦’ont pas gelé les salaires pour la durée de la guerre.la question de la grève M.Perrier leur a demandé d'attendre à la fin du mois pour un règlement — Acceptation des offres de la Commission Les instituteurs des écoles catholiques de Montréal, réunis hier soir au nombre d'environ 1,300 au Plateau, ont décidé de ne pas faire de grève pour le moment M.Léo Guindon, président de l'Alliance catholique des professeurs, a fait rapport des entretiens que la délégation envoyée à Québec a eus avec le secrétaire de la province, M.Hector Perrier.Le ministre a demandé d'attendre à la fin du mois et que d'ici là on tâchera de trouver une solution acceptable à tous les intéressés.La réunion commencée hier soir s'est terminée vers 2 heures ce matin.On a décidé d'accepter les conditions offertes par la Commission des écoles catholiques de Montréal: les minimums des solaires sont portés à $800 par année pour les institutrices, à $1,200 pour les instituteurs célibataires, et à $1,500 pour les instituteurs mariés; les augmentations annuelles régulières sont augmentées à $100 pour les institutrices et à $120 pour les instituteurs.Ces nouvelles conditions, d'abord refusées, ont été acceptées; mais M.Perrier a dit que les autorités augmenteront probablement encore les minimums.Le gouvernement bulgare ordonne l'évacuation de Sofia LONDRES, 15.(À.P.) — Le gouvernement bulgore a ordonné l'évacuation totale et immédiate des 300,000 citoyens de la ville de Sofia, capitale de la Bulgarie, à la suite des terribles bombardements alliés.La nouvelle a été annoncée par la radio allemande.Les émigrés seront répartis dans les diverses provinces.Le radio allemande ajoute que les autres grondes villes du pays seront aussi évacuées.A Sofia, le ministre de l'Intérieur, M.Docho Christov a publié un ordre du jour menaçant ie personnel des services de santé de la capitale, de poursuites, s'il ne se rapportait pas au service dans la capitale dans un délai de 24 heures.Le couvre-feu a été imposé de 8 h.du soir à 8 h.du matin, et la peine de mort décrétée pour vol et pillage.La radio d'Ankara dit que les ministres du Japon et de la Hongrie ont été tués au cours des bombardements et que la plupart des édifices publics ont été démolis.L'avance de l'armée russe se continue Le Royal Automobile Club a tenu hier après-midi son assemblée annuelle.M.Percy Walters a été réélu à la présidence.M.de Gaspé Beaubien, C.B.PZ., vice-président, M.G.-A.MeNamee, secrétaire-trésorier et gérant, et MM.Percy Adams, Ar Le chef d’escadrille Albert Houle Un outre Canadien français nommé à la tête d'une escadrille canadienne outre-mer Ottawa, l'5 (Service des nouvel-i les du C.À.R.C.) — Un autre Cana-j dien français — ]e sixième — vient colonel F.-M.McRobie, le major gé-j Houle, D.F.C., de Massey, Ont., qui néra! E.de B.Panel, le commodore t est maintenant à la tête de la fa de l’Air Adélard Raymond, et le Dr C.-A.Peters, directeurs.Le nouveau comité exécutif du Royal Automobile Club of Canada comprend M.Théodore G.Morgan, président, J.-J.Meagher, Armand Chaput, Percy R.Walters, M.de Gasûé Beaubien et M.MeNamee, M.Percy-R.Walters a déclaré que le transport aérien ne supplantera meuse escadrille de chasse City of Windsor en Italie.Les cinq autres officiers cana-diens-français qui se sont déjà vu confier le commandement d’escadrilles canadiennes sont: les commandants d’escadre J.-W.Saint-Pierre, D.F.C.(E.-U.), qui commanda les Alouettes en Grande-Bretagne et en Afrique-Nord; Georges pas le transport routier et que Pauto ï V4tc fune rontinuern ri* innor «nn rAu escadrille de bombardement en Ü iron.Afrique-Nord; Logan Savard, D.F.6t 61 ICftC® COltnnC moyen UC tr H US “ nui mal'hoiir'niicarvsant rliov-tn.port, car le transport routier sera toujours un complément irremplaçable au futur transport aérien.C., qui est malheureusement disparu au cours d’un air au-dessus de l'Allemagne; J.-G.Archambault, qui dirige une escadrille de protection ,, „ .côtière en Grande-Bretagne, et Bax- M, Walter» rappelle aussi que nos ter Ritcher, qui a succédé au com-gouyernements, aux prise» avec les mandant d’escadre Saint-Pierre problème» de l’ap'rès-guerre, ne pourront faire mieux que d’entre comme commandant des Alouettes.Le chef d’escadrille Houle, qui prendre de gigantesques travaux de est le premier Canadien français à voirie, en vue de venir en aide à commander une escadrille de com-la main-d’oeuvre alors disponible, j bat, est reconnu comme l’un des Dans une résolution adoptée hier’meilleurs pilotes de chasse cana-après-midi, les membres du Royal! diens.Juqsu’icJ, il a abattu sept Automobile Club of Canada recom-! avions ennemis el en a endommage mandent oue.en élaborant son fu- plusieurs autres.Le mois d octobre lui est particulièrement favorable, semble-t-il, car c’est au cours ’ 1 Prise de Kalikovichi et de Mosyr — L'armée de Vatutine s'empare de Stepan Vol audacieux commis à Joliette La Sûreté provinciale a terminé' hier son enquête au sujet d’un vol commis dans une bijouterie de Jo- • bette.Les bandits avaient transpor-j té, puis fracturé et caché dans une ! grange un coffte-fort contenant desi articles d’une valeur de $2,790.Septl arrestations ont été faites et unej bonne partie des marchandises vo-| lées ont été retrouvées.Le cambriolage s’est effectué dans! la nuit du 9 au 10 janvier, au maga-i sin de M.Rosaire Bourdon.Les in-! dividus arrêtés par la suite, soit j dans une auto près de L’Assomption, ! soit dans une grange à quelques mil-! les de là, sont Henri Samson, Mau-! rice Raymond, Armand Morin, Via-teur Tessier, Arthur Servant, Conrad Brunelle et René Lalonde.Aux Trois-Rivières Londres, 15 (C.P.) — L’armée russe s’est emparée hier du centre régional de Mozÿr et de la jonction ferroviaire de Kalikovichi ainsi que de 40 autres villes et villages au cours de son avance à l’ouest des deux villes.On peut citer la ville de Skrigalov, à 20 milles à l’ouest de Mozyr, et la station de chemin de fer d’Ofklinsk, à 7 milles à l’ouest de Kalinkovichi sur la route de Pinsk.C’est l’armée du général Rokossovsky qui a remporté ces succès en Russie blanche.L’armée du géhéral Vatutine a continué d’avancer dans l’ancienne Pologne en s’emparant de Stepan, à 45 milles au delà de la frontière et à 17 milles au sud de Tutovichi.D’autres colonnes ont pris plu- sieurs villages à l’ouest et au sud-ouest de Novograd-Vdlynski.A l’est de Vinnitsa, ou les contre-attaques allemandes leur barrent l’accès au Roug et à la frontière roumaine, les troupes soviétiques ont tenu bon en infligeant de lourdes pertes à l’ennemi.La prise de Mozyr et de Kalinkovichi nettoie un autre secteur important de la ligne de chemin de fer Zhlobin-Berdichev qui pourra désormais servir aux communications soviétiques.Le maréchal Staline a lancé un ordre du jour extraordinaire pour marquer la prise des deux villes.La radio de Moscou dit que la cavalerie cosaque a déjà poussé fort au delà de Mozyr.mandent que, en élaborant son fu tur programme de construction, le ministère de la voirie songe à compléter d’abord plusieurs travaux déjà commencés.Les membres demandent d’autre part au gouvernement fédéral d’abolir, aussitôt la guerre finie, la taxe de trois sous comprises dans le prix de la gazo-line de par tout le Canada.La disparition de cette taxe inviterait alors les touristes à visiter plus nombreux le pays.Ils soulignent ensuite yue l’abolition des taux de péage sur les ponts Jacques-Cartier et Victoria est nésessaire à l’essor futur de la métropole du Canada et des localités de la rive sud.On agrandit la prison de Québec - Québec, 15 (D.N.C.).— Nous avon» obtenu hier des détails additionnels sur les travaux qui se poursuivent présentement à la prison de Québec.R s’agit de la transformation de la partie supérieure de l’édifice que l’on élèvera à la hauteur d’un étage complet, pour fournir de l’espace supplémentaire.Lors de sa construction, ïa prison était certainement un bel édifice, qui répondait aux besoins de l’époque, mais elie a cessé d’être moderne.M.Léon Casgrain, procureur général, nous a déclaré qu’il est im- « iëvîce-amnM Nelle, deviennent améltoniti’ons s^imnosent’Defceîlu-i commandants en chef de leur» fur- fes doivent re a ara tfd i e * Dp no u ! cs respectives outre-mer, en previ-les douent cire agrandies.De nou s.on ^ Rran(js événements qui se de ce mois, en 1942 et en 1943, qu’il s’est le plus distingué.C’est à la suite d’un exploit au-dessus de l’Egypte qu’il a mérité la Distinguished Flying Cross, avec la citation suivante: “Un soir d’octobre 1942, le sous-lieutenant d’aviation Houle, avec son escadrille, était en patrouille au-dessus d’El Alamein, quand un groupe de bombardiers-plongeurs (des “JU-37 ) ennemis fut aperçu.Les avions ennemis se délestèrent de leurs bombes et %e dirigèrent vers l’ouest, voulant éviter le combat.Avec une ténacité et un courage remarquables, le sous-lieutenant d’aviation Houle le* poursuivit jusqu’au-des-su* du territoire ennemi et, malgré l’obscurité grandissante, engagea le combat.H détruisit au moins deux bombardiers ennemis.Cet officier est un pilote habile.qui a toujours fait preuve d’un sang-froid exceptionnel au combat.Son exemple est une inspiration pour tous les membres de son unité.” Mais le fi octobre, le chef d’escadrille Houle a fait tout aussi bien, sinon mieux, peu après son arrivée en Italie.Il s’est lancé à la poursuite de dix “F’.W.190”, qui venaient de bombarder la ville de Ter-moli.Les avions ennemis sont allés se réfugier dans les nuages, niais Houle a ouvert le feu sur eux jusqu’à l’épuisement de ses munitions.Il a réussi ainsi à abattre l'un des avions ennemis et en a endommagé deux autres.Deux autres avions ennemis Toutefois, le chef d’escedrilïa Houle devait accomplir un exploit plus remarquable encore, peu de temps après avoir été nommé commandant de l’escadrille “City of Windsor”, Ces jours-là, comme il effectuait une envolée de patrouille aux environs de la rivière Sangro, il aperçut sept “Me.109” qui allaient bombarder des troupes britanniques.Houle, sans se soucier de leur supériorité numérique, alla les attaquer et, à sa grande surprise, les vit rebrousser chemin.Il ouvrit le feu sur le plus proche.Celui-ci s’écrasa sur le sol et fit explosion.Sans perdre de temps, Houle fit feu sur un second avion; il visa si bien que les projectiles coupèrent l’arrière-train de l’appareil, qui piqua du nez.Le pilote canadien-françnis s’en prit alors à un troisième avion, mais celui-ci réussit à s'échapper.Plus tard, on découvrit que la commandant de la “City of Windsor” n’avait eu recours qu’à 40 obus pour mener cette attaque.Né le 24 mars 1914, à Massey, Ont., le chef d’escadrille Houle est le füs de M.et de Mme Albert Houle.Il a fait ses études à l’école de Massey et au collège Oakwood, à Toronto.R est membre du corps d'aviation royal canadien depuis le 15 septembre 1940 et a fait son cours de pilote à Regina et à Moose-Jaw, en Saskatchewan.La marine canadienne Ottawa, 15-—Le vice-amiral Percy Nelles, chef de l'état-major naval au quartier général d’Ottawa, vient d’être nommé officier supérieur d’un grand quartier général canadien qui sera établi outre-mer.Ainsi, les chefs des trois armes, le lieutenant-général Kenneth Stuart, le maréchal de l’air L.-S.Breadner Décès de Mme G.Noël Mme Georges Noël, mère du lui gadier Marcel Noël, adjudant général aux quartiers généraux de la Défense nationale, est décédée ce matin, à son domicile, 754 ouest, rue Sherbrooke, après une longue maladie.Mme Noël, née Kremer, (Clémentine), était la femme de M.G.Noël, de la Cie Woodhouse.Elle était née à Anvers, Belgique, en 1874, et elle habitait Montréal depuis 1919.La regrettée défunte laisse deux fils.Marcel et Lucien Noël, ce dernier gérant de la Fonderie Bélanger; ses belles-filles.Mme Marcel Noël, née Laberge (Madeleine), et Mme Lucien Noël, née Lagüe (Sté' phanette).et des petits-enfants, dont Yves Noël, de l’Ecole des Hautes Etudes connuerclaies, Louise, Robert et Claire Noël.Les funérailles auront lieu lundi matin, 17 janvier.Le cortège partira des salons funéraires Wray, rue Université, arrivant à la cathédrale Saint-Jacques à 9 heures.La sé-pulturc se fera au cimetière de la Côte des Neiges.Le Devoir offre ses condoléances à la famille en deuil.Trois-Rivières, 15 (D.N.C.).— M.le juge Boulanger vient d’accueillir, pour les frais seulement, une requête de M.Robert Ryan, député des Trois-Riyières-St-Mauflce, contre la ville des Trois-Rivières.M.Ryan avait été congédié par le Conseil municipal de ses fonctions de contrôleur des finances de la ville et dans sa requête il attaquait la resolution corafne irrégulière.Le juge lui a donné raison, mais ‘ce n’est plus qu’une question de frais, car depuis l’institution de cette procédure la Législature a supprimé ce poste de contrôleur des finances en remplaçant cet officier par un gérant ou administrateur municipal.Deux "imitateurs' des agents de police 3,000 tués M.Lactance Roberge , M.Lactance Roberge, directeur du service municipal des finances, vient d'être réélu, pour la quatrième année consécutive, président de la Mnntcipat Finance Officers’ Association des Etats-Unis et du Canada.M.Roberge est aussi membre de Slusieurs cornues de ceUa importau-i aaaoeiatioQi Quartier général des Alliés en Nouvelle-Guinée, 15 (A.P.) — Les défenseurs japonais du cap Gloucester en Nouvelle-Bretagne ont eu à date près de 3,000 hommes tués depuis le débarquement des fusiliers marins des Etats-Unis il y a trois semaines.Cela veut dire qu’ils ont encore perdu (100 hômmes au cours de ces derniers jours.* L’aviation des Etats-Unis a poursuivi ses attaques quotidiennes contre Madang, en Nouvelle-Guinée, ainsi que contre les aérodromes i’Alexishaftn et de Rogadjim.D’autres escadrilles ont franchi une distance de 2,ÜÜÛ milles pour attaquer Balikpapan et Macassar dans les Indes orientales néerlandaises.Sur la côte de la Nouvelle-Guinée, les troupes australiennes ont pris le village de Nambariwa et sont rendues à portée d’artilleriè de Sio.Rosaire Fourn»! «t Gérard Le-heau ont comparu hier sous une triple accusation: avoir tenté d’enlever une jeune fille, avoir personnifié des agents de la paix et avoir volé une automobile.Comme Mlle Géraldine Bisson nette rentrait chez elle, deux “agents” arrêtèrent leur voiture le long du trottoir et lui demandèrent son certificat d’inscription nationale.Comme elle ne l’avait pas, ils lui offrirent d’aller chez elle pour le chercher mais iis continuèrent à vive allure.Par ses cris, elle parvint à alerter la police véritable qui retrouva la jeune fille dans une auto abandonnée dans une ruelle.Les deux fuyards ont été appréhendés peu après.Le logement* Effondrement d'un édifice à Madrid Madrid, 15 (A.P.) — Douze personnes ont été tuées et au moins 75 ont été blessées hier soir, lors de l’écroulement d’un édifice de huit I étages en construction dans l’ouest ! de Madrid.Les équipes de secours ! s’efforçaient encore ce matin de re- ! joindre 1(5 travailleurs enfermés dans la cave et la plupart d’entre eux apparemment indemnes.Les constructeurs ont dit que les fondations de béton pour la structure; n’ont pas été solidement posées.Une délégation montréalaise doit rencontrer ce matin à Ottawa le ministre des Finances, M.Ilsley.L’exécutif a récemment chargé MM.J.-O.Assehn, président du comité, Aimé Parent, président du comité consultatif d’urbanisme, et Aimé Cousineau, directeur- du service d’urbanisme, de trouver une solution au problème du logement à Montréal; c’est à ce sujet que les trois délégués vont rencontrer le ministre fédéral.L’administration municipale est depuis longtemps convaincue qu’il vaudrait construire au moins 5,000 nouveaux logements à Montréal.11 y a environ un an que l’on tente, avec l’aide de la “Wartime Housing”, d’atténuer la crise du logement ici.Au cours des derniers douze mois, on a fait très peu de chose d’utile dans ce domaine, et il est encore un millier de familles 3ui doivent se contenter d’habiter es locaux de fortune et même des caves.Dans certains cas, où des gens devaient vivre dans des con ditions particulièrement dégoûtantes, le service municipal du bien-être social, agissant sur les instructions du comité exécutif «lui lui a voté $5,000 à celte fin, a déménagé quelques familles dans des édifices ! appartenant à la ville.Ce ne fut là, toutefois, qu’une mesure à peu près nulle, comparée à c» mi’il con- j viendrait de foire.Le budget de M.Roosevelt veaux aménagements doivent être faits.Les travaux que l’on exécute actuellement amélioreront la situa- préparent et auxquels le Canada a l’intention de participer pleinement.Le contre-amiral George-G.Jo ÎT’ des circons,ances Nelles Washington, 15 (A.P.) — Le représentant John Taber (rép.N.-Y.) membre du comité des appropriations de la Chambre, a prétendu hier que le second budget de guerre du président Roosevelt est soufflé.Des membres du comité appartenant aux deux partis ont demandé une vérification plus serrée des dépenses du gouvernement, mais des deux côtés aussi on a dit que tous les fonds nécessaires à la guerre seront votés.M.Tuber, qui est aspirant à la présidence du comité des appro- ! priations si les républicains ga- j gnent l’élection de 1944.a dit que ! les articles du budget qui se rap-! portent aux services établis du ! gouvernement pourraient être diminués d’au moins 15%, et ceux qui concernent les agences de guerre, de 25 pour cent.Le président du comité, M.Clarence Cannon (aém.Mo.), a riposté: On ne peut guère souffler des chiffres comme ceux dés intérêts sur la dette nationale, ou des fonds pour les vétérans.plus favorables M.Casgrain a ajouté qu’il n’était nullement question de transformer la prison actuelle pour prolonger ses jours un autre demi-siècle.Le gouvernement est d’opinion, comme tous les citoyens de Québec, que cette vieille geôle n’est pas un ornement pour le parc de Bataille.Quand il s’agira de reconstruire, on reconstruira ailleurs.Interrogé au sujet de la ségrégation des prisonniers, M.Casgrain a admis qu’un travail se poursuit dans ce sens, mats n’a pas donné de précisions.Réclamation d'une pension ; - uy alimentaire Le capitaine Menzie accusé Mme C.S.Edwards poursuit son mari pour pension alimentaire.Mariée en 1920, elle a obtenu de la Cour supérieure en 1932 une séparation de corps et le paiement d’une pension qui a au reste été régulièrement versée pendant un certain temps.En cette année 1932, Mme Edwards décide de vivre en France et aujourd’hui son procureur institue une action pour pension alimentaire.La défense soutient que cette femme, vivant dans comme chef de l’état-major naval.Et le ministre a signalé que les nominations outre-mer des trois commandants de nos forces armées en Grande-Bretagne signifie cpie bien des clioses se préparent là-bas.M.Macdonald, ministre de ia Marine, qui a annoncé la nouvelle, a aussi communiqué les faits suivants aux journalistes: 1.—Deux porte-avions d’escorte seront montés par des officiers navals et des marins canadiens, tandis que les avions seront pilotés par des aviateurs anglais.Un journal de Vancouver mandait hier soir à ce propos que le capitaine Horatio-Nel-^^^BPBIÉÉBBll(fe^HRonald-L.Agnew commanderont les deux orte-avions.Tous deux sont de p° Victoria.2— Les officiers et les marins canadiens sont actuellement à l’entraînement pour servir d’équipage aux deux croiseurs du dernier modèle que la Grande-Bretagne vient de donner au Canada.3— On améliore actuellement les aménagements d’Esquirnalt et de Prince-Rupert en prévision de l’impulsion que prend notre marine.4— La menace sous-marine a considérablement diminué, mois il faut quand même tenir compte de la présence des sous-marins ennemis en mer.M.Macdonald a déclaré qu’un Edmonton, 15 (C.P.) — Le capitaine A.R.Menzie, 50 ans, ancien adjudant du Corps of Commissionnaires, a comparu hier en cour de police pour répondre à cinq accusa-1 lions, trois de détournement de fonds, une de fausses représentations, et une de faux.Il a été renvoyé pour subir son procès le 14 du mois, et la Cour a fixé son cautionnement à $3,000.La police a opéré l’arrestation de Menzie après avoir fait l’examen des livres des Commissionaires, à la suite de plaintes portées ! iç>r quelques membres actifs de ce corps.un pays ennemi, doit être considérée comme une ennemie et ne peut ^ ^ ^ ________ utiliser nos tribunaux civils Ppur ; _ran(j nonikre navires canaitieils exercer quelque recours.De plus, j partjcjperont à l’invasion de l’Eu-si son droit d action existait vrai-1 ,-0pe et qu'il est naturel que l’on ment, 1 action devrait etre prise par nomme un officier supérieur pour le gardien des biens ennemis au iPS diricer Canada.Enfin, les lettres qu’elle a adressées à son avocat viennent de Paris et remontent assez loin et rien ne permet, donc de faire la preuve que la demanderesse est encore vivante.Raid mr la Franct Londre», 15 (A.P.) 0 h Partir de «OAQ-OO à partir de * * « O** 5 « rure.unique RAT MUSQUE SEAL FRANÇAIS ment de ta R (Dos) *î>Otl-00 à partir d* 34 «QA.OO à partir de CO» 1 £9 four- nir© £ MOUTON DI PERSB FALETOTS CHAT S & partir de (hommes) P.A.ASSELIN Vds DESSINATEURS DE GRANDE CLASSE 1439 AMHERST Té!.: CH.9644 tacte, ce qui ne sera pas le cas ce à ceux des autres peuples, que 1» soir et demain, ailleurs.Devant i Suisse mérite encore de survivre cette vision, douce pour nous, tra- dans le monde”.y*» a « y» yl * r» », 4 y» f \ y ¦ / » f y-, *»«-»¦»«« I y» y» t r y» y» gique pour d’autres, je formule avec vous une promesse: celle de devenir un peu meilleurs, toujours plus humains, plus généreux et justes.Nous aurons alors célébré dignement l’anniversaire de la patrie; nous aurons justifié, à nos yeux et AHTIKOR'LAUREIÏCE Enrico CELIO mm comsrem/s ero#r*M* La célébration de la fête nationale du 1er août Un message du président de la Confédération Chers confédérés au pays et à l’étranger.Le drapeau helvétique et ceux des cantons flottent déjà dans le crépuscule; duos quelques instants les feux du 1er août s’allumeront sur les montagnes et les coteaux.Les cloches de ^ios temples et de nos églises entonneront pour nous un hymne de joie; la foule des citoyens assistera à cc rite de la reconnaissance envers les hommes sa- prématuré, pour ne pas dire plus.Plus la guerre se prolonge, plus il nous incombe de perfectionner l’instrument de notre résistance militaire, politique et économique.“Nous avons la chance de disposer d’un bon instrument de défense.Je voudrais le qualifier d’excellent, s’il était permis d’user de superlatifs dans ce domaine.Militairement, nous sommes préparés à tout événement.J’adresse donc un mot d’éloge, d’encouragement et do Où Von $9 habille bien SNR Coupe spéciale à chacun Aussi Façon soignée ¦Valet Servies" à votre disposition ERNEST MEUNIER MARCH AN D-T AILLEUB 904.Rachel est .Fa 0343-0850 FaHie* Tulipe Moire 30 — .60 «r plut flocona et étuis.CANADA OAUG CO, MONTREAL Poudre fine, dfiuca «t parfumée, qui redonne à la peau eon velouté naturel.•O eenf» ia boite, •vp*' échantillon de porfum Tulipe Noire.LA TERRE DE CHEZ NCUS est un hebdomadaire agricole qui appartient aux cultivateurs et qui défend leurs , intérêts professionnels et coopératifs.• 9 • L'abonnement coûte un dollar par année et est payable à La Terre de Chez Nous 515, avenue Viger, Montréal .h ns arque de l’homme fciJti vite , , .Encourageons de préférence ceux qui «fficW cette carte.: I 1 parce quits font leur part.t: ges et courageux oui ont fondé no- ( reconnaissance au itli.Résultat demain matin 25c la boîte Cte Chimique franco' Amértralnr I té* 1S*( rr • sum-Dente.Montréal Rom (Dt Veuille* m'envoyer un échantillon de ROBOL H Voyage sans incident, ou nous partons avec une heure et demie de retard, parce qu’au moment du départ on s’était aperçu que nous n’avions pas de chef de train.Nous suivons la côte, sur la ligue de Gênes, jusqu’à Fisc, où nous remontons sur Florence pour reprendre l'itinéraire normal, par Bologne, Milan et Doraodossola.Nous étions dans la gare de Grosseto quand retentit P alarme: notre train se lance dans la nuit avec une vélocité incroyable, et nous ne voyons plus rien.Le train marche à 1 elcc-iricitè, mais parfois, dans la nuit, il s'arrête et reprend pour quelque temps avec le gros “touf-touf de la locomotive à vapeur, (.e n est pas ccia qui nous hâte, et nous arrivons à Milan mardi à quatre heures du soir, au moment où selon l’horaire nous devions être à Lausanne.En passant à Bologne, nous avons pu contempler la gare de triage, terriblement bombardée, avec de vusles hangars à locomotives incendiés.La gare, à Milan, est intacte, au moins aux yeux d’un profane.Tout paraît calme.Nous dînons d'une manière passable.Sur la place, d'o-bord, même impression.Quelques soldats; les trams circulent normalement, chacun s’occupe de ses affaires, Pourtant les manifestation* provoquées par \a chute du fascisme y ont été plus violentes qu’à Rome: il y a eu des cortèges avec le drapeau rouge, les conmiunisles s’agitent.C’est ce que nous dit le garçon qui nous sert et qui parait regretter quelque peu le regime dé» chu: c'est bien le premier Italien que j'aie rencontre jusque-là qui soit de cet avis.Je le lui dis en ajoutant qu’à Rome.— Il m’interrompt: “Rome n’importe pas.ce qui compte, en Italie, c’est Milan!” » de.Lord Woolton a très bien com- tre patrie au Grutl Hors de nos frontières, j , »:v.ui,iia,aaa,M.u «u chef, HUX Offl- voici 652 ans.! ciers et aux soldats de notre chère d’autres 1 Armée.pris ce que peut faire une propagande habile pour amener les gens à modifier leurs habitudes culinaires.Quand on lit aujourd’hui dans la presse que la nation commence à apprécier les légumes et qu’on en mange beaucoup, même crus, on se rend bien compte du mérite qui revient, à ce “bienveillant” dicti-teur de la cuisine et de la salle à manger.Car c’est surtout dans l’alimentation que le peuple anglais se montra conservateur et persista dans des habitudes que déploraient les diététiciens et le corps médical.Voici le menu typique d’avant guerre d'une famille ouvrière aisée: petit déjeuner: pain blanc, beurre (ou margarine), thé très fort avec beaucoup de sucre; à inidi: poisson et pommes frites (le fameux “fish and rhips”); le soir: pain, saucisses, gâteau, thé II est difficile de concevoir un régime plus fâcheux pour la santé, car il est complètement dépourvu de tous les éléments "protecteur*”.Ce n’est pas seulement par la propagande dans la presse et à la radio que lord Woolton dirige la politique alimentaire de la nation.Il n recherché la collaboration des ménagères, et le ministère de l'alimentation possède d'énorme* cuisines, vrais laboratoires de reeber- bannières sont hissées, mats sous des rafales impitoyables; d’autres bûchers s’allument, mais d’une façon tragique; d’autres cloches tintent, mais lugubrement; ailleurs la foule se réunit, mais terrifiée.Pourrais-je exprimer l’émotion qui nous étreint mieux que par ces mots simples et clairs: ,!Grâce te soit rendue.Providence bienveillante; merci, ancêtres généreux, de nous avoir fait don d’une patrie aussi privilégiée.Plus que dans le passé, qu’elle vive dorénavant par nous, convaincus que nous sommes que toute la discipline du soldai suisse, tous nos renoncements ne sauraient compenser le bbnheur dont nous jouissons, au regard des sacrifices de la discipline et du malheur d’autrui.” Nous le reconnaissons aujourd'hui et nous en faisons notre serment.“Sept mois à peine se sont écoulés, chers confédérés, depuis ma première allocution de président de la Confédération.Vous vous rappelez peut-être que je vous ai PAYETTE R-A-D-l-0 m “Il nous est permis d’affirmer que nous jouissons du respect de toutes les nations.C’est la Récompense d’une conception saine et orthodoxe, d’une pratique vigilante et loyale et de la neutralité.Je n’y insiste pas; mais j’aimerais que ma conception reste gravée dans votre esprit sous la forme d'un aphorisme: les peuple* en guerre défendent leur patrie en combattant pour elle avec héroïsfne; les peuples neutres.en restant neutres honnêie-ment.“Les méthodes de combat modernes.multiples et perfectionnées, s’efforcent d’étendre la guerre au domaine économique également.* Aussi, chaque jour qui nasse fait une brèche à nos réserves.Comme nous répugnons à penser que le* puissances qui ont reconnu la neutralité helvétique peu avant la guerre encore, veulent aujourd’hui la méconnaître en fait dans ce domaine de l'économie — nous ne Cependant, le voyage continue; nous passons au crépuscule le long «tes rives de cet admirable lac Majeur, nous saluons les Iles Borro-mées, nous arrivons à Domoiîosso-la.La douane se fait sans histoire, nous continuons et nous arrivons en Suisse, A Lausanne nous pu:venons le lendemain matin, avec 16 heures de retard.CR ^•OEUFIPROWW Ffôass BEURRE de Crémerie LIMITÉE Première M Qualité 3 / j, Deuxième Æ* Qualité 30J rrolaiènie B* A Qualité 3dC «312 rue ST-RUBERT 1127 rue MONT-ROYAL K.230S me ONTARIO E.347S rue ONTARIO «.3193 rue ST-LAURKNT «920 rue ST-HUBEKT 2034 rue MONT-ROYAL R. « gaiene aes gtantis voyers ùe la Nouvel’e-France et de leurs sucesseurs, tandis que M.E.-Z.Massicotte s’attache à faire connaître les juges de Montréal sous le régime français, de Maisonneuve lui-même à Jacques-Joseph Guiton de Monrepos.M.Aristide Beaugrand-Champagr.c poursuit ses travaux d’archéologie par une étude très fouillée sur la poterie iroquoise.Enfin.M.Maréchal Nantel fait l’histoire des conseils du roi au Canada: ce titre est aujourd’hui assez dénué de signification précise, mais il a donné lieu jadis à des conflits de juridiction entre les pouvoirs fédéral, et provinciaux.Depuis lors, les avocats qui comptent un certain nombre d’années de pratique et qui n’ont commis aucun acte dérogatoire à l’éthique de la profession peuvent s’attendre à recevoir le titre qui leur permet d’ajouter c.r.à leur patronyme.* ¥ # Le dernier Cahier des Dix s’ajoute à la série et se maintient au niveau de ses prédécesseurs.Il est toutefois dommage qu’un ouvrage de cet intérêt ne soit tiré qu’à cinq cents exemplaires.Faudrait-il en conclure qu’il n y a que cinq cents personnes à s’intéresser à notre histpire?Roger DUHAMEL Echos Economiste, historien, essayiste, conteur et par-dessus tout humoriste, Stephen Leacock jouit d’une grande popularité chez les lecteurs de langue anglaise qui ne tarissent pas d’éloges sur la qualité de son esprit.Happu Stories Just to Laugh At les comblera d’aise.Ce qui domine chez Leacoek, c'est une excessive facilité et la faculté de ne pas se prendre au sérieux.Cette seconde caractéristique est aussi une sauvegarde pour l’écrivain lui-même .¥ ¥ ¥ Connue ouvrage de référence, on vient tie publier le Webster’s Biographical Dictionary, qui contient 40,000 notices brèves des hommes et des femmes de tous les temps.On y trouve toutes les informations nécessaires à la moyenne des gens.Une question se pose: la postérité n'a-t-elle retenu que 40,00(1 noms?Tl y a des chances pour que nous arrivions trop tard dans un monde où la mémoire est ainsi limitée .¥ ¥ ¥ Les éditions de Shakespeare ne se comptent «lus.En voici une, à prix populaires, qui obtiendra sans doute un grand succès.La Modem Librarg publie en trois volumes, qui se vendent $1.25 chacun et imprimés sur un papier solide, The Histories and Poems oi Shakespeare, The Comedies, The Tragedies.¥ ¥ ¥ Le grand violoniste américain Albert Spalding publie son autobiographie (Rise to Follow: An Autobiography), Ses compatriotes remarquent surtout qu’il est l’un des premiers à avoir acquis tme renommée internationale et une réputation de virtuose, tout en étant Américain.Son autobiographie renferme une foule de détails intéressants, car la vie menée par un artiste de grande classe [’oblige ft frayer avec leu célébrité* de la politique.de: arts et des milieux mondains.Spalding raconte aussi divers incidents de lu premiere grande guerre alors qu'il était l’ad- judant du capitaine Fiorello H.La Guardia, devenu aujourd’hui maire de New-York et l’une des personnalités les plus hautes en couleurs de la vie publique américaine, ¥ ¥ ¥ Il vient de paraître sous le litre de A Treasury of Russian Literature un gros bouquin qui est une anthologie de la littérature russe, s’étendant des contes folkloriques du Xle siècle aux écrits des poètes et romanciers soviétiques.A côté de textes devenus classiques de Tolstoi, de Tchékov, de Tourguénieff.de Dostoievsky, de Bounine, on découvre des pages tout à fait inconnues des lecteurs occidentaux et qui permettent de saisir un peu 1 âme complexe et fuyante des Busses.Leur apport littéraire n tou- jours été considérable et l’on «ait par exemple ce que leur doivent nombre de romanciers contemporains qui ont largement puisé dans leurs trouvailles psychologiques.—— • Les revues de janvier Franco Relationi .28; Aujourd'hui .28* Revue Dominicaine .35* Voici 1* France No 43 .28s AUTRES REVUES Culture (Décembre! .70* Orientation ( Décembre 1 .28s L’Actualité feonomique .40* 1 Bulletin del Elude» FrancaUet (16e! .40* Amérique Française .40.La Famille et l'Educateur (Déc.) .12* 20e Siècle (Décembre) .28* La Rcièvo ( Décembre 1 .28* L’Oeil (Décembre) .12* SERVICE DE LIBRAIRIE DU “DEVOIR” • — W A few.TIDES! présente UN NOUVEAU LIVRE de Félix-Antoine SAVARD auteur dî “Mar.sud.Maitre-Dreveur" L’ABATIS Dessins d’André Morency St it k ".un» oeuvre qui marche *ur 1» ligne trj41tloni.«Ue, qvl .u*u-re 1» durée d’un peuplé ®t 1* l'excite aux Plus grandes vertu*: l’exls» aux Plu» grandis vertu*: »u doc de eol-méme, à l'exercice rigoureux dé eea énergie», à l'exploitation de tout son «ol.une oeuvre au*»i vivante et fructueu»?que 1» colonisation est de celle qu'on te devrait ceseer de propager & la jeunesse".?A * nFI.I.t: EDITION de luxe sur papier Vergé Hyronic, format Sh x S, tranche effilochée.Mi comptoir : «M® par la poate ; IÏ.1S.» EDITION ORPINAIKE.Au comptoir i $1.09, par la poste il l® Ecrivez, téléphonez, venez A J«5.nie St-Denl» Montréal.Téléphone s HArbour TÏSS FIDES '\' Vente et Echange de Livres Non* avons toujours en magasin un bon stock de volume» usagée; Homans, Livres d’étude, Dictionnaire Larounte.Encyclopédii' de U Jeunesse, etc.Convertisses vos vieux livres et revues en argent; nous vous l*s achetons A bon prix.Allons chercher toute quantité A domicile.FRANCE-LIVRE 1325 EST, RUE ONTARIO AM.4264 Mala en toi une grande lumière Et ma petite Imo&e qu’elle éclaire.Raïssa Maritain demeure sensible à tous les signes de la beauté et de l’art, mais c’est à ce qui ne passe pas qu’elle accorde sa méditation fervente.Plusieurs de ses ques, qui s’élèvent, droits et inws comme une flamme, vers le Créateur et le Père.Dans cette veine où la pudeur de l’expression s’ajoute à la justesse du sentiment, lisez par exemple, Transfiguration, qui se termine par ces vers magnifiques: Comme un navire fortuné Qui *'»n revient au port sa cargaison I intacte J’aborderai le ciel 1» coeur transfiguré Portant de» offrande* humaine» et san» (tache.Ce mince rqgueil n’est pas de ces oeuvres bruyantes qui déterminent des remous dan$ la pensée ou dan» les lettre».Il trouvera néanmoins des lecteurs séduits par le ton d’humilité sereine et d’amour ardent dont l’auteur use san» cesse comme de sa voix naturelle.Ces vers évitent le tintamarre des musiques profanes pour mieux pénétrer jusqu’à l’âme.(Raïssa Maritain, Lettre de nuit — La vie donnée.$1.25 franco).Borduas ou le combat contre les ombres Comme deuxième cahier de la collection Art Vivant, Robert Elle, essayiste subtil el pénétrant, consacre une vingtaine de pages à l’oeuvre du peintre Paul-Emile Borduas.Autant et plus qu’une analyse, il s’agit ici d’un plaidoyer et d’un manifeste vigoureux et assez injuste, pour ce qu’on est convenu d’appeler l’art moderne ou plus précisément cette formule d’art qui professe un souverain mépris pour l’apport de la raison au travail de l'artiste.Le sujet logique et cohérent est honni comme un signe de désuétude; ne comptent plus que les toiles où s’exaspè-1 rent les formes les plus disparates dans un brassemenl confus de couleurs.C’est évidemment une opinion, qui a droit au respect comme toute opinion; là où les U‘-nants de cette révolution picturale dépassent la mesure, c’est quand iis se portent violemment à l’attaque de ceux qui ne sont nas assez évolués pour reconnaître la beauté transcendante de ces oeuvres conçues par des artiste* dont les uns sont snobs et dissimulent leur vacuité personnelle sou» le couvert commode de la peinture d’avant-garde, dont les autres «ont sincères, brillamment doués, mais héla* abusés par des amis qui faussent l'orientation de leur carrière.Jusqu'au Jour où dans un sursaut heureux d’énergie, ils retrouvent leur voie véritable.Ceux qui ne donnent pas d'emblée dans les vogues courantes n’ont qu’à se le tenir pour dit: ils sont des croque-morts et ont bien tort d'oser élever leur voix dlscor- ' dante dan» le concert d’éloge* dont J s’enivre la petite confrérie.“Le public averti a mille prévention*, | écrit Robert Elie.Il n'accepte la- : mais tant de suite ce que l’artis- i te lui présente de si bonne ftrftce.i fl lui faut dix ans pour se decider et, encore, il 11’acccptera pas «an» reprocher au peintre de fgirc du nouveau, d’être dix ans eu avant de 's;!’’- On ne lui reproche pas de fane du nouveau, mais que ce nouveau soit- saugrenu et baroque et ».targue d'ôtre une plongée dans Vl-raSionne!.Certes, en pein-! ture online en musique el en lit-i térat re, il est de grandes oeuvre* qui ont étonné les contemporains et qui ont par la suite acquis leur droit de cité.La postérité jugera, Je veux bien.Encore faut-il ne pas la défier pur des oeuvres d'un subjectivisme outraiaier, qui demeurent inintelligibles en dehors d’un cénacle d’initiés (ou qui «c croient tels) et qui exigent de savantes gloses explicatives.L’art qui a besoin d’un lexique et d'un glossaire est un art bien mal en point Dans l’oeuvre de Borduas, Eli« apprécie surtout ‘‘les fougueuse: toiles de l’été 1943” qui ont for! chagriné ceux qui placent très haul le taieni de ce peintre.Us y ont vu des motifs décoratifs d’une originalité saisissante, mais ils n'ont pas confondu ces excentricités avec des toiles achevées, dignes (tes dons de Borduas.lis ont aussi regretté les oeuvres de la première et de la deuxième manières, qui continuent de les enchanter.Celte petite plaquette est l’oeuvre d'un amateur d'art convaincu, qui se double d’un esprit singulièrement attentif et sérieux.Le jour où Robert Elle aura réussi à se dégager d’une certaine densité verbale et d’une conception inutilement compliquée du monde et de l’ant, je ne doute pa* qu’il .soit l’un de nos meilleurs écrivains, (Robert Elie, Borduas.$0.80 franco).Aux Louisianais Mgr Olivier Maurault a ramassé en un petit volume de lecture attrayante les quatre cours prononcés il y u quelques mois a l’Université de l'Etat de la Louisiane, à Bâton-Rouge, une conférence devant l’Athénée louisianais à la Nouvelle-Orléans, un article confié à un journal de la même ville et un chapitre du Cahier des Dix dont il est question ailleurs dan?cette page.Ces textes s’adressent i des auditeurs et à des lecteurs étrangers et ont en.vue de nous faire davantage connaître par Un public dont l’ignorance sympathique à notre égard est bien connue.L’auteur groupe un certain nombre de considérations historiques relatives à la part prise par les Canadiens à l’établissement de la Louisiane, il fait des remarque?judicieuses sur la langue françai «e telle que nous la narlonf.il dé ?!age les rapports de la vie et de la ittérature française au Canada dans leurs relations avec la France et l’Angleterre, il traite aussi de l’effort de guerre du Canada.On retiendra davantage le cours sympathique qu’il a fait sur “deux contemporains, deux intellectuels, qui même temps des hommes a acuon, «en- ••' ’ ‘ re” que la jeunesse écoute et suit: M.Edouard Montpetit et l'abbé Lionel Groulx”, Voilà en effet deux personnalités qu’il valait de faire mieux connaître aux milieux de langue française de la Louisiane.Quelque» notes d’histoire sur l’art canadien complètent ce volume qui s’ajoute à ceux que Mgr Maurault consacre à assurer le rayonnement de notre culture au Canada comme en dehors de nos frontières géographiques.(Mgr Olivier Maurault.An.r Louisianais.Editions des Dix, Montréal, 1943.Prix: $1.00 ou comptoir; $1.10, par la poste).R.D.Les Editions Beauchemin présentent ORIGINAUX DETRAQUES p*r Louis Fréchette PRIX : $1.35 franco Paru pour I* première foi* — en 1892 — CALENDRIER SAINTE-THERESE DE L’ENFANT-JESUS J Le» PulMoimeîs ie Montréal vous offrent un ma»nlflque etk-ndrier IM4) Salnte-Thérèj» de l'Enfant-Jisu*.Douze pote» en eonlenr».,‘lliiitrées d# maïnlftquei tableaux repréeentant le» prinilpalsji tcéne» de la vie de sainte Thérèse de Mûtes*.Cri* ; 36 tou» pay la potve “LU BUISIONNilTS" 111 guest.Ste-t’atherliîe.Montréal ( * LE Pë'vOiR, MONTREAL, SAMEDI 15 JANVIER 1944 VOLUME XXXY - No 11 La médecine socialisée Lo Musique Aux Concerts Sarah Fischer U Dr Hermila Trudel condamne le projet fédéral d'assurance-maladie _____ Le Dr Hermile Trudel, médecin de l’hôpital Sainte-Justine, prononçait, jeudi soir, en la salle paroissiale de l’Immaculéc-Conception, *ous les auspices de la section locale de la Société Saint-Jean-Bap-tiste de Montréal, un vigoureux réquisitoire contre le projet d'assurance-maladie qu’il qualifia de prelude à l’étatisation de la médecine.Accroc à la constitution "L’assurance-maladie, a fait remarqué le Dr Trudel, n’est qu’une partie d’un vaste plan de sécurité sociale élaboré par Beveridge et dont Marsh a tiré une édition canadienne.Le plan Marsh diffère de celui de Beveridge en ce sens quil est centralisateur et que son application requiert la modification de la constitution fédérale de l'Acte de l’Amérique britannique du nord.En effet, en vertu de cette charte, le gouvernement fédéral n'a pas le droit de légiférer en matière sociale et civile.Pourtant il tente de le prendre et l’a même pris en plusieurs occasions, empiétant sur les droits des provinces”.La province coopérait Le Dr Trudel établit ia différence entre la médecine sociale et la médecine d’Etat.La première respecte le libre choix du médecin et du patient, la seule modification du régime actuel résidant dans le paiement des honoraires médicaux par une commission d’administration, alors que la seconde implique l’idée d’un médecin fonctionnaire à salaire payé par l’Etat et assigné à un territoire et à un groupe d’individus comme la chose se pratique en Russie.“L’assurance-rnaladie, ajoute le conférencier, coûterait au pays environ $258,000,000 par année en comprenant les frais d’administration évalués à 10% par le gouvernement, bien que plusieurs économistes et experts en assurance soient d’avis qu’ils atteindraient 35%.De ces $258,000,000 une part sera payée à même les primes, le reste par les provinces.La prime s’établirait à 3% du revenu.On comprend dès lors que la province de Québec, avec ses familles nombreuses devra combler un lourd déficit et qu’elle devra pour y parvenir, imposer de nouvelles èexes réparties sur toutes les tètes.De plus, qui nous garantit qu’avec ce programme socialisant nos hôpitaux continueront à fonctionner comme aujourd'hui, que le gouvernement central n’érigera pas à côté des nôtres des hôpitaux qu’il contrôlera lui-même?Une solution possible Puisqu’il doit y avoir un plan de securité sociale, vaut mieux qu’il soit de conception provinciale suivant nos besoins.Comme moyen terme, je suggérerais le plan coopératif fonctionnant sur une base régionale et, partant, régi par une loi provinciale.N'a-t-il pas réussi dans d’autres domaines?Il est encore préférable de laisser à chacun l’initiative privée que de tout faire régenter par l’Etat.Le conférencier fut présenté par M.Adélard Richer, ancien président de la section de l’Immaculee-Conccption, et remercié par Me Hector Lalonde.i Le premier en 1944, le concert j Sarah Fischer qui a eu lieu mercre-; di soir, Galerie des Arts, pouvait décevoir à cause du groupe trop mince d’auditeurs qui s’y étaient ren-! dus.Il n’y a là cependant rien i d’alarmant.L’esprit des fêtes flotte encore et les sports d’hiver viennent tout juste d’enrégimenter les skis neufs et les patins brillants issus de l’arbre de Noël.Quant à ceux et à celles qui attendent l’été pour aller à la montagne, nous leur conseillons d’aller aux concerts Sarah Fischer.Ils ont leur importance et leur intérêt.Comme le disait elle-même Mme Fischer, mercredi dernier, il ne faut pas manquer l’occasion d’encourager les jeunes artistes débutants qu’elle présenté.Ce sont des élèves dans la plupart des cas, mais d’excellents élèves au talent prometteur.Nous en avons entendu trois au dernier concert.Tl reste difficile d’apprécier, non pas les intentions souverainement bonnes ni le travail, mais le simple résultat artistique de ces jeunes musiciens et musiciennes.Le programme indiquait que Mlle Ada Warren est élève de Mme Do-nalda.Cela suffit pour que je m’abstienne de toute appréciation.Je me joins cependant à tous ceux qui voudront encourager cette jeune fille a continuer ses études.M.Denis Harbour n’apparaissait pas au programme comme élève.Ce tout jeune homme est doué d’une bonne voix de basse, mais qu’il faut laisser mûrir.Il a de l’aisance en scène.Et je songeais justement au bienfait apporté par Mme Fischer à nos jeunes musiciens, le bienfait d’une école de tenue et de présentation.Cela nous manquait, jusqu’à la fondation du Conservatoire.L initiative de Mme Fischer ne lui mérité pas moins la reconnaissance des jeunes musiciens.Je reviens à M.Harbour pour souligner l’excellente composition de son programme et le choix judicieux des pièces.Il semble avoir une préférence pour les compositeurs russes, pour Gretcha-ninoff en particulier.Et il chante ces oeuvres avec l’animation, 1 nu-mour et l’ironie qu’elles exigent.M.Lionel Renaud, violoniste, a joué une Sonatine de Schubert, l’Opus 137, no 1- et une Sonatine de Handel.Tout comme les deux autres jeunes musiciens, M.Renaud, i’en suis sûr, tirera parti de l’excellente expérience assurée par Mme Sarah Fischer.Le prochain concert aura lieu le mercredi, 2 février, Galerie des Arts.Ferrier CHARTIER L’horaite des spectacles ST-DENIS “Je t'attendrai” 12 b.30.3 b.44.< h.28.« b.42."Son Oncle de Normandie” I h.37.S b.11.a b.25.LOEWS “Flesh and Fiatasy" II h 20.2 b.4 b.39.7 b.13 9 h.55.PALACE "Lassie Come Home” 11 b 05.1 b.50.4 h.30.7 b.15.10 h.CAPITOL “Spitfire” 10 h 20.1 h .10, 4 b.10.7 h 05.10 b.“Adventure of a Rocker' 12 b.2 b.55, S b.45.B h 40 PRINCESS “Naughty Marietta” 11 b 35.3 h .e h.20 I b.43.“Unfinished Stohï” 10 h., 1 h.20.4 h.40.> h.05.La gazette des spectacles Venue à Montréal de Mme J.Lignot-Roux Retenez le ‘Devoir" d'avance chez votre dépositaire — c est le SEUL MOYEN de ne jamais le manquer — 3 sous le numéro.TéléptiMiu »“ servie* J» •'««• : etUir JJ61'’ H *ou* donn»ra l’adresse l'un dépositaire de votre voisinage.Avez-vous besoin de bons livres ?Adressez-vous ou Service de Librairie du "DEVOIR", 430 rue Notre Dame (est), Montréal.Au théâtre Arcade M.Marcel journet.qui fait ta rentrée cette semaine à l'Arcade avec “Le Bel Amour”, d'Edmond Séo.1 JANVIER td-ZV-ÎS-29 LA VIE DE MOZART L'ORCHESTRE PHILHARMONIQUE DE LONDRES iltrtgé par SIR THOMAS BEECHAM Parmi les oeuvres du maitrt.symphonies, concertos et opères on entend dans le film : • JUPITER • PRAGUE •REQUIEM • NOCES DK FIG ARO • DON JU AN • LA FLUTE ENCHANTEE • ET AUTRES SYMPHONIES L'éclat d'un spectacle luxueux, mois A prix pupulalree.Un film unique.AUDITORIUM ST-ALPHONSE 8550.rue St-Cérard — près du Boni.Crématle Trois rues a l’est de St-Dcnts — Tramways Nos 24 ou 88.BILLETS : HA.5048 MADELEINE ET PIERRE 44 “La Brigade Blanche” 2 représentations supplémentaires ! au Monument National samedi et dimanche, 22 et 23 janvier à 2 heures 15 p.m.ENFANTS ET ADULTES SONT ADMIS.Billots réservés : .85 - .75 - .50 - .40 (toutes taxes comprises) En vente au Monument National de 10 h.30 a.m.à 8 b.30 p.m.PL.6404.A L'ECRAN DU PALACE Cinéma SAINT-DENIS: Je t’attendrai, avec Jean-Pierre Aumont, Corinne Luchaire, Aimos, etc., et Son oncle de Normandie, avec Jules Berry, Josseline Gael et Betty Stockfeld.(Du 15 au 21 janvier inclusivement).LOEW’S: Flesh and Fantasu, film de Julien Duvivier et Charles Boyer, avec Barbara Stanwyck, Charles Boyer, Edward G.Robinson, Robert Cummings et Robert Benchley.(Du 14 au 20 janvier inclusivement).PALACE: Lassie Corne Home, avec Roddy McDowell, Donald Crisp, Nigel Bruce et Mgy Whitty.(Du 14 au 20 janvier inclusivement).CAPITOL: Spitfire, avec Leslie Howard, et The Adventure of a Hookey.(Du 14 au 20 janvier inclusivement).PRINCESS: Naughttu Marietta, comédie musicale de Victor Herbert, avec Nelson Eddy et Jeannette Macdonald, et Unfinished Story.(Du 14 au 20 janvier inclusive-ment)., IMPERIAL: The Sky’s the Limit et First Cornes Courage.(Du 14 au 16 janvier inclusivement).Musiqua EGLISE NOTRE-DAME: Le Messie, de Frédéric Haendel, par |®.s Festivals de Montréal, sous la direction de sir Thomas Beecham.avec une société chorale de 550 membres dirigée par B.E.Chad-wick.(Le 20 janvier).HIS MAJESTY’S: Le violoniste Yehudi Menuhin.(Le lundi soir 24 jan-vier)* ECOLE DE MUSIQUE D’OUTRE-MONT; Récital de Paule-Aimee Bailly, pianiste, dans des oeuvres de Bach, Schumann, Chopin, Medt-ner, Ravel, Debussy et Stevens.(Le 22 janvier, à 3h.).SAINT-DENIS: Les Cosaques du Don du général Platoff, chansons et danses.(Les 20 et 21 janvier, en soirée).MONUMENT NATIONAL: Valses de Vienne, de Johann Strauss, par les Variétés lyriques et les Disciples de Massenet, avec Charles Goulot, Lionel Daunais, Olivette Thibault etc.(Dix représentations à partir du 20 janvier).Théâtre ARCADE: Le Bel Amour, d’Edmond Sée, avec Marcel Journet, Antoinette Giroux, Huguette Oligny.Jeanne Demons, Henri Letondal et Elisa Gareau.(Une semaine, à partir du 14 janvier).MONUMENT NATIONAL: L'homme qui se donnait la comédie, pièce d’Emlyn Williams, adaptation française de Pierre Rocher.L’Equipe, sous la direction de Pierre Da-genais, avec Roland Chenail, Pierre Dagenais, Lilianne Dorsenn.Roger Garceau, Micheline Loranger, J.-Pierre Masson, Gisèle Schmidt, Denyse Saint-Pierre et Janine Suite.(Les 15-16-17-18 janvier en soirée et 15-18 janvier en matinée).ERMITAGE: Le chant du berceau, comédie dramatique de Gregorio et Maria Martinez Sierra, montée par les Compagnons de saint Laurent.(Les 24-26-28-29 janvier, en soirée).MONUMENT NATIONAL: Madeleine et Pierre, spectacle pour enfants, par André Audet.(22 et 23 janvier, en matjnée).E.-Power Biggs à la Société Casavant M.E.Power Biggs, de Cambridge, Mass., organiste de renommée internationale, est anglais de naissance.Depuis 10 ans, il est établi aux Etats-Unis, naturalisé américain.M.Biggs s’est fait apprécier par son exécution, à deux reprises, des oeuvres entières pour orgue de J.S.Bach à Boston et à New-York.De plus, il s’est rendu très populaire pur ses nombreuses tournees de concerts aux Etats-Unis et au Canada, et par ses brillants succès comme concertiste avec les orchestres symphoniques de Boston, Cin-cinnaii et de Chicago.Depuis près de deux ans déjà, les radiophiles ont le privilège de l’entendre le dimanche matin directement de Boston, par l’entremise du poste CKAC.M.Biggs donnera un récital d’or-pue de Bach-Haendel le 31 janvier grochain, sous les auspices de ia ociété Casavant, à l’église St.Andrew & St.Paul^ ^___ au Gesù Les Jeunes Laurentiens Mme JACQUELINE LICNOT-ROUX Mme Jacqueline Lignot-Roux, que l’on voit ci-dessus, arrivera à Montréal lundi et prononcera quelques conférences pendant son séjour au Canada français.Mme Lignot-Roux, de New-York, où elle fréquente les milieux d’écrivains et d’artistes, collabore à plusieurs publications françaises d’Amérique, notamment le Travailleur, de Worcester, le Canada français, de Québec, et l’Oeil, de Mont-i cal.Mardi après-midi, elle portera la parole devant la Société d’études et de conférences, que préside Mme Hudon.Jeudi soir, elle parlera sous le patronage de l’Acfas et de l’Union culturelle des Latins d’Amérique.Au premier endroit elle parlera de la Lorraine: au second, du Portugal.Il est‘probable que Mme Lignot-Roux ira prononcer des conférences dans d’autres villes de la province de Québec.A Montréal, elle sera l’invitée de Mme Roy-Vilandré, qui a eu l’occasion de chanter devant elle à New-York.t - Lotte Lehmann Lotte Lehmann, soprano, est l’artiste invitée au concert du Ladle's Morning Musical Club, le 20 janvier, à 3 heures de l’après-midi, à l’hôtel Ritz-Carlton.Point n’est besoin de périphrases pour présenter aux membres du 1 Club Ixrtte Lehmann, artiste aimée et admirée de tous.Sincère s’il en est une.Lotte Lehmann ne s’est spécialisée dans aucun genre.Lieder ou opéra lui sont également familiers.Elle est parfaite en tout.la âcènef au context et à l’êcxan Récital de Menuhin r-xtv/X;:;: Théâtre His Majesty’s Lundi soir, 24 janvier Yehudi Menuhin, violoniste de grende réputation, qui donnera un récital le 24 janvier prochain, au théitro “His Majesty’s”.Née en Allemagne, madame Lehmann est devenue Autrichienne par son mariage et est définitivement Américaine.C’est avec une grande joie que le comité du L.M.M.C.prépare pour le 20 janvier le concert de madame Lotte Lehmann.Vcici le programme qu’elle interprétera alors: Der Lindcnbaum, Der Wanderer, Die Foretle, Der Neugierige, Franz Schubert; Frau- Schu YEHUDI MENUHIN Violoniste de réputation universelle Billets en vente lundi chez Willis et Archambault.ORCHESTRE $2.65 et $2.20 .87 taxes .72 1er BALCON $2.45 et SI.95 .81 taxes .64 (ucun billet de faveur) 2e BALCON $1.55 et $1.15 .51 taxes .38 "Les Amis de l'Art" Nos membres peuvent se procurer des billets à prix réduit pour les spectacles suivants: Jeudi, 20 janvier, à l’église Notre-Dame, Le Messie de Haendel, présenté par Les Festivals de Mont-réfll* Jeudi 20 janvier, à la salle du Gesù, débat oratoirr des Jeunes Laurentiens: Dix on deux; Les 24, 26, 28 et 29 janvier, en sentée par ia Société d’étude et de conférences, le 18 janvier, à i’hôtel VV’indsor, et aussi pour le concert Casavant qui aura lieu le 31 janvier — artiste invité M.E.-Power Briggs, organiste de l’Université Harvard.Nos membres sont invités à suivre les cours d’espagnol donnés tous les dimanches de 7h.à 7 h.15, au poste CHLP.(Communiqué) enliebe und Leben, Robert acnu-i rv i.p :tafle |es Comna mann; Au ci’niefiére.Gabriel Fauré; j ’j j t Laurent présente- 5 tMT* l™„t U Chant „u tUrcean.Des laissez-passer sont, à la dis ge, Reynaldo Hahn; L’invitation au voyage, Henri Duparc; Unbe-wegte blaae Luft, Johannes Brahms; Auch kleine Dinge, Hugo Wolf; Wiegenlied, Standchen, Richard Strauss.position des membres pour la con férence de Mlle Lignot-Roux pré- ST-DENIS ftsv.vNonQNT-il.S ~ ceux qui sont partis9 AUMOHT LES COMPAGNONS DE SAINT LAURENT A L'ERMITAGE “LE CHANT DU BERCEAU L’oeuvre qui e triomphé à Madrid avant de faire un tour d’Europe retentissant.ï.ueatior.chez les Compagnoni (TA.1418) et chez Archambault.($1.05, 80c.67c taxes comprises).24-28-28-29 Janvier en soirée.A l’affiche COME HOME! S msot McDOWALL’ nuu CRISP [ * Inn Mit WBITTf * nam* 6WIXII Le brillant violoniste canadien-français ! Noël BRUNET “Prix d’Europe 1936”'.“Médaille d’Or du Conservatoire Royal de Bruxelles” En RECITAL au PLATEAU, 4 février, 8 hres 30 RAYMOND DAOUST, IMPRESARIO BILLETS: $1.75 - $1.35 - $0.85 (toxes incluses) Edmond Archambault, 500 Ste-Catherine est.Willis & Cie, Librairies Variétés 1200 Ste-Catherine ouest 800 Mt-Royal est Aujourd’hui, demain Fred Astaire - Joan Leslie "The Sky's the Limit" Autre spectacle s Merle Oberon - Brian Aheme "First Comes Courage" I AUJOURD’HUI BILLETS EN VENTE POUR 2 SEMAINES Au Monument National Contrôle ouvert de 10 A.M.à 9 P.M.12 Téléphonistes à MA.3251 A PARTIR DE LUNDI : Bette Davis - Paul Lukas "Watch on the Rhine" Autre spectacle : "Gildersleeve on Broadwoy" MPIRIALxsliiff r&fiiche ARCAD MABCEL JOUmHET : ANTOiNETTE GIROUX j JEANNE DEMONS il bel nmoup Glim A l’affiche JEANETTE MACDONALD 1 NELSON EDDY ti 9 40*9* *90*6*0 Sit HENRI LETONDAL i EtiSA GAREAU HUGUETTE OLiCNY | I’affichc if If if VALSES DE VIENNE (Greot Woltz) Uixabeth Taylor et Nigel B^ie*.dans qui est cette semaine A l’affiche une scène du film du ‘'Palace '.Lassie Corns Home'' te lieu: In salle du Gesù, 12(H), rue Bleury.Le jour: le 20 janvier, à 8 h.15 p.m.très précises.Le sujet: “Dix ou deux” ou le* “famille* nombreuses et la limitation des naissances".Les débattants: Fernand Martel et André Legendre en faveur du "birth-control ’; Marcel t.anouette et Rosaire Morin en faveur des families nombreuses.Le président du jury sera M.le docteur J.-B.Prince, président de la Ligue pour la Défense du Canada; les autres membres du jury seront MM.Alphonse Bourdon, trésorier général de la C.T.C.C., d Auguste Gosselin, directeitr de l’Union économique d’habilations.Les billets pour celte joute oratoire sont déposés au Gesù.chez Rd.Archambault et à 1455, rue Dufresne, CH.4215.Réservez vos billets dès ce jour.r: ¦ “L'homme qui se donnait la comédie” Adaptation française de Pierre Rocher sera présenté au Monument National par L’EQUIPE Les 15, 16, 17, 18 JANVIER 1944 en soirée Les 15 et 16 JANVIER 1944 en matinée ROLAND CHENAIL — PIERRE bACENAIS — LILIANE DORSEN — ROCER CARCEAU — MICHELINE LORANCER — JEAN-PIERRE MASSON — CISELE SCHMIDT — DENYSE ST-PIERRE — JANINE SUTTO.Billeti maintenant en vente au Monument National, PL.6404.Soirée: SI.00-.90-.73-.60; Matinée; .90-.75-.67-.60-.52 (plus taxes) .La -T—ttisi Osa «aron.hafa, (Marcall* Sir); johann Strau» junior.(Chark.* cSuîiti* IU*i.(Marthe Utournaau .troi» 4a* principaux interprète» da Co"'0'' R** ’ .nieront te.Variété» lyrique» i partir du 20 9 repréaentationa.Va:»*» d* Vienne, que Janvier, peur un* aèri* r« 5 JEU.-VEND.20-21 JAN.ST-DENIS FRANCE-FILM présente .JL^ CHANTEURS ¦tri DANSEURS RUSSE DEUX CONCERTS SEULEMENT PRIX ; $1.00.1.50.2.00 plua taxe».EN VENTE au St-Deni», chex Archambault et chet C.W.Lindaay.De» chanuon» et de* danm qui louléveront votre enthouiiaam*.IMPRESARIO : Canadien Concerts & Artists. VOLUME XXXV - No 11 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 15 JANVIER !*w y Samedi, 15 janvier 1944 Programmes spéciaux A RADIO-CANADA : LE BAL ' lASQUE A METROPOLITAN 2.00 p.m.Le Metropolitan Opera a mis A r&fflche pour l’émlsalon de samedi dont Radio-Canada fera le relais.Le Bal Masqué, opéra en 3 actes de Verdi.Les principal!* rôles seront tenus par Jan Peeroe (Richard), Leonard Warren iRenato), ZinKa Mllanov (Amelia), Kerstln Thor-burg (UlricaJ.France! Oreer (Oscar), John Baker (Sylvan), Norman Cordon (Samuel), Nlcola Moscona (Thomas), John Dudley île Juge), et Ludovico Ollvlera Jservaiitc d1 Amelia).Bruno Walter dirigera.Au* entr'actes.Jean Vallc.and, critique musical et compositeur, expliquera l’oeuvre.Cet opéra, qui a été créé à Rome en 1659, se resume ainsi: Richard, comte de Warwick et gouverneur de Boeton, s’est épris d'Amélie, épouse de son secrétaire et ami, Reinhart.Le gouverneur ignore que 'es Noirs mécontents menacent de se révolte.-.Amélie que ce secret amour met dans l'angoisse, consulte la sorcière Ulrica.En réalité, cet amour n’a rien de coupable.Ulrica conseilla il Amélie de cueillir une certaine rieur A minuit, une Heur qu’elle trouvera au cimetière.Grâce A cette rieur, elle obtiendra l'*rret désiré.Dans une autre scène, Richard apprend de la sorcière que le premier individu qui viendra lui tendre la main sera son meurtrier.Reinhart apparaît A ce moment et sert la main du gouverneur Richard éclate de rire en pensant à l’avertissement d’Ulrl-ca.Vers minuit, le gouverneur re.olnt Amélie qui s'est mise A la recherche de Therbe magique, Reinhart survient et avertit le gouverneur qu’U court un grand danger A la suite des menées de la population noire.Il Ignore que la personne qui accompagne le gouverneur est sa propre femme.Richard prie Reinhart de conduire cette femme dans un endroit sùr et lui fait promettre de ne pas connaître son Identité.Tout A coup, l’homme et la femme sont entourés par les conspirateurs et dans la mêlée qui suit, Amelia perd son voile.Il reconnaît sa femme.Il Jure vengeance contre celui qui Ta trahi et se Joint aux conspirateurs.Reluhart assassinera le gouverneur au cours d’un oal Avant de mourir, celul-cl proclamera l'Innocence d’Amélie.!.*•• p.m.LE R.P.FRANCIS GOYER.— A CBF.samedi, le R.P.Goyer, S.S.S., continuera la série de ses causeries Intitulées: un Sauveur au xxe siècle.Samedi dernier le conférencier de l’Heure dominicale remarquait: Très fréquemment, or ne veut pas comprendre parce qu'on a peur des vertus auxquelles la fol oblige.Il en est beaucoup dont Tattltude est stigmatisée par ces traits du grand prophète: Il l’a pas voulu savoir ce qu’U devait faire pour mleu se dispenser de le faire.Il y en a beaucoup qui ressemblent A ce matelot, vaillant capitaine mais lâche croyant.Un ami lui remet un ouvrage en lui faisant promettre de le lire.Le marin tient parole.Sa lecture lui déroule une démonstration Irrésistible de notre fol.Peu A peu la lumière se fait dans son esprit et les preuves deviennent si convaincantes que ÎTmple Interrompt subitement son étude par ces mots: Le misérable, il finirait par i me conduire droit au confessionnal.J'ai t pour ce soir un rendez-vous plus Intéressant que celui-là.Eh! oui, c'est aux sacrements de rénitence et d'Eucharistie qu’il faut aller pour dissiper ses derniers doutes, ses dernières Inquiétudes.Et le P.Goyer ajoutait: Il faudrait développer davantage cette pensée, lors de notre prochaine causerie.Ne manquez pas d’être aux écoutes samedi pour entendre ces Intéressants dAveloppements.k musicale [.'"Internationale" est morte le 15 décembre et sera enterrée le 15 mars; ne priez pqs pour elle — Une correction en attendant mieux — Sur un mot — Suzette Forgues à New-York — Deux ans, c'est trop peu Sommaire des postes locaux CBF-6M kilocycles 12.30 Nouvelles.12.35 Réveil rural.12.59 Signal-horaire.1.00 En chantant.1.15 Radio-journal.1.30 Musique.2.00 Le Bal masqué, de Verdi, au Metropolitan Opera.5.00 Heure du the.5.45 Beaux disques.6.00 Musique.6.15 Nouvelles.6.30 Hygiène dentaire.7.00 Questionnaire de la Jeunesse.7.3p Programme Alouette.8.00 Heure dominicale.8.15 A choisir.9.00 Radio-journal.9.05 A choisir.10.30 Récital d’orgue.11.00 Musique.11.15 Musique de danse.11.28 Nouvelles, CBM-940 kilocycles Midi Nouvelles de BBC.12.15 Mélodies.12.30 Scrapbook.12.59 SI ial-horalre, 1 00 Radio-Journal.1.15 Musique.1.3' Relais de Toronto.1.45 Troubadour».2.00 Orcn Shield.2.30 Sport.3.00 Quatre piano*.3.30 Musique.4.00 Rupert Hughes.t 4.15 Musique.5.00 Musique.6.00 Sérénade.6.15 Radio-journal, 6.30 Musique.6.45 Nouvelles de BBC.7.00 Musique.7.15 Balley, chanteur.7.30 Chants religieux.7.45 Causerie.8.00 Millar Time.8.30 Share the wealth.9.00 Radio-journal.9.05-Hocltey: Détroit vs Toronto.10.30 Orgue.11.00 Nouvelle».11.15 Causerie.11.30 Nouvelles.ckac-«.tmocyclM Midi Nouvelles 12.15 En dînant, is.ii Jeaettes 1.00 Bulletin des fermiers 1.10 Radio journal.1.15 La «IoIol hongrois.1.20 Comité des oeuvres catholiques.1.30 Conservatoire de musique.3.00 Nouvellee 3.05 Extragànza.Mélodies et chansons 3.45 Salut militaire.4.00 Evénements sociaux 4.15 Au clavier des orgues 4.39 K uvelles 4.35 Radio-Petit-Monde.5.00 Corliss Archer.5.30 CKAC ce soir.5.45 En Jardinant pour la victoire.6.00 Madeleine et Pierre.6.15 Bloc populaire.6.30 Intermède 6.35 A l’Opérette.8.40 La piece du jour, a Wouv elles 7.00 Radlo-devlnettes musicales.7.30 Orchestre.7.45 La voix de la Capitale s.l» Capitaine Brava.8.30 Radio-folles.855 Nouvelles 9 00 Hscret du docteur.9.30 La boite é musique.10.00 Correspondant de guerre 10.15 Rendez-vous romanesque.10.45 Journal parlé.11.00 Bonsoir les sports.11 15 Orchestres 11.30 Flash Gun Casey.12.00 Nouvelle» > .v.»¦ -560 «[lucide* Midi Mélodies 12 15 Musique Black 12.30 Riding the range.2 45 Highlights 1 00 Nouvelles 1.05 b.r.c.A Children’s Quizz.i.jv Washington Diue.¦f * ‘ 1.45 Words and music.2.00 Opéra.â.oo Cocktail musical.3.30 rcas 6.00 Musique de concert 0.15 Nouvelles-éclair.6.25 Whaf> happening* 6.30 Lucky melodies 9.45 City Unprovment.6 .50 Danse 7.00 Over here.7.30 Studio « 8.00 intermède.8.U) Analyse de la guerre 8.15 Yeomen ¦’n the guard 8.30 Over there.9.15 Studio.9.55 Peter Hayward.iO.OO Thomas show.10 30 Nouvelle*.10 45 Recherches sur la nu- trition.U .00 Danse.11 55 Nourebes.CHLP-1490 kilocycles Midi Heure lèminlns.1.00 Radio-journal.1.05 Heure féminine.2.C Heure 2.01 Concert Master.2.30 Orchestre.2.45 Musique.3.00 Fanfare.4.00 Radlo-joumai.4 10 Sérénadeurs.4.30 Chansons françaises 4.55 CHLP ce soir.5.00 Heure.5.00 Thé dansant.3.25 Nouvelles.5.30 Radlo-spéclal.6 00 Radlo-Journai.6.15 Méli-mélo.6.25 Baseball 6.30 Heure.6.30 Musique sur demande.6.45 Chansons françaises 7.00 Heure.7.00 Un peu de tout.7.30 La place du marché.8.00 Morton et Haye.8.15 Musique 8.30 Tin Pan Alley.9 00 Heure 9.00 Rhythmic-Age.9.31 Musique.10.00 Ver» la victoire.10.15 Nouvelles.Dimanche, 16 janvier 1944 Sommaire des postes locaux ¦ CBK-69U Kilocycle* 8 55 Nouvelles 9.00 Variétés 9.30 Concert dominical.10.00 Concerto 11.00 Rhapsody of the Rockies.11.30 Re.ue musicale.Midi -usique 12.1 Radio-journal.12 59 Signai-mn-aire.12.30 Orch.Kave.1.0 Impulson.1.30 Theatre de Radio-Collège: Andromaque 2.30 Musique.3 00 Chefs-d'oeuvre de la musique.4 00 >.!us!c hall 4.30 Airs d'opéra.4.45 La bhnne chanson 5.00 Heure dominicale 5.30 Musique.5.45 Programme musical 5 55 Nouvelles.6.30 L’orch.symphonique de Vancouver.7.00 Nos collèges au micro.7.30 Actualités canadien-rféS 8.00 Rêve de valse, de Strauss.9.00 Opinion» 9 .36 L'ai hum de musique familière 10,00 Radio-lournai , 10.15 Chants de l'Empire.10.45 Greta Kraurw.claveciniste.1100 Programme musical 11.15 Orch de dans* 11.28 uvelles v’BM-94# Rlloevcles 8.00 9.05 9.15 9.30 10 OU 10 05 10.30 u.w Midi 12 15 12.30 1.00 1 15 1.30 9 00 2.04 2 13 9 30 300 4.30 5 0'» 5 03 S 30 600 Radlo-Journai Intermède Le ardlnler ontarien The way of spirit.Nouve’les Les haedej anglais.Vieilles chansons, service religieux.Nouvelles de f)BO.Causerie Musique.tie) io children.Pour les enfant* Quatuor du Conservatoire de Toronto, lonlstc.Léo Barkln.planiste.Nouwiiie» L’aviation royale.Le courrier néo-zélandais et australien.Hervicv religieux Chefs-d'œuvre de la musique Church of the air ¦louve ne* Les chanteur» d» demain pav-ad* la arm» -•i t er?Llpton 6.30 L'Orch.symphonique de Vancouver.mer.6.45 Nouvelles de BEC 7.00 Orch.Bonny.7.30 Sketch de l'aviation 8.00 McCarthy et Bergen.8.30 Revue de» événements de la semaine 8.40 Nouvelles.8.45 Causerie en anglais.9.00 Le théâtre anglais.9.30 Album de musique.10.00 Nouvelles 10.15 Chants de l'Empire.10.45 Réctal de clavecin, n.ot Nouvelles de BBC 11.15 Jonférercler du Jour il.?* Nouvelle* CKAC-730 kilocycles S.Cj Nouvelles 8.05 Orgue.8 30 columbia ensemble 8.45 ue qu»rt d’heur» ne l'Oratoire 9.00 News of the world.9.45 Musique militaire.10 00 Gospel service 10.30 Dimanche musical.10.45 Clavecin.11.00 Nouvelle».11.05 The blue jacket choir 11 10 Nouvelles 11.30 Musique militaire, un, èlnrtie 12.15 Mode et musique.12 30 Eta lordlnant pour la victoire.12.45 Le parti çonaervateur.1 00 Mélodies 1.15 Le» concerts Wlllis.L'htaçal» 1.30 Nouvelles 1.35 EtoL do musique.2.00 .tertre catholique 2.30 'Vorld music 2.45 Revue littéraire.3.00 Orch Philharmonique de N -Y ‘ The pause that re- parlemen- 4.30 The freshes 4.35 Musique 4 13 Soldiers of the pres* 3.00 The family hour 5.45 Musique.6.00 Chronique taire 6.30 Le* aventure» de Don Bosco 6.43 nouvelle» de che» nous 7.06 Causerie politique o*r la Jeunesse de l’Union nationale , 7.30 Orgue.7.43 Mémoires du Dr J.-O Lambert 800 f.« vedrtte de la semaine.8.15 Roland Bèdard 8.30 Le restaurant Tl-PIt Nouvelle» 8.55 0.00 Le vagabond chante.QUI 9.15 Chant du soir.t.3ü star iheatre.10.00 Dateline.10.15 Concert du dimanche.10 45 Journal parié.11 00 Sport 11.15 Orch.de concert Columbia.11.30 Viva America.12 00 Nouvelle» CFCF-630 kilocycles 8.00 Nouvelle».8.30 Programme musical.j uo Nouvelle» 9 03 Musique 9.15 Coast to coast.10 00 Fantaisie.10 15 Mélodie».10 30 Southernalres.11 00 Nouvelles U.03 Soldier* ci production 11.36 African Trek.12.00 Novatime.12 15 Studio.12.30 Stars from the blue.1.00 Nouvelles 1.15 Sunday review 1.30 Seitz, planiste 1 55 Orgue 2 00 ohanlaln Jim.2.30 National Vespers.3 on Fireside Singer* 3 15 Debout Amêrlquél 4 00 Sunday vespers 4.30 Auditions du Metro- politan Opera, 5.00 Heure de la valse.5.36 Studio 5.40 Sunday at nom*.6.00 Radio-Hall of fame.6.Causerie.4 30 Nouvelles 6.40 Musique T 00 Concert HaU.7.15 Dorothy Thompson.7 3 Drame 8 00 tnterrnede.8 10 Analyse de la guerre i.U Studio 8 30 Girt guide» present.9.00 Alys Roby.9.15 Salon group.9 30 Salon group.9.45 Studio 10.00 Academy award.' Won veil»».10.45 Concert rte cordé».11 OO tntermédy.11 S' Nouvelle».' CHLP-1490 kilocycles 4 55 O Canada.4 54 Sommaire 5.00 Orch Towner.5.25 Nouvelles 5 30 Droheetre 5 45 ?ç-,»rmê(jfi 6 00 Varlê'O» 6 15 "ou voue foyer.6.30 “arc :» musicale.7 00 Coff ret musical.7 30 Mélodie» Programmes spéciaux a radio-canada t 5.00 p.m, HEURE DOMINICALE.— Dimanche soir TH-ure dominicale aura comme conférenciers A son forum ees invité» habituel», soit le» RR PP.Cesla» Forest, OP.Adrien Male, O.F.M., Emile Legault, C S C., et M.Clément Morin.P.8.S.Voici quelques-une» des questions auxquelles répondront, le» invités: l’Antéchrist est-ll déjà arrivé?De» époux peuvent-11» entrer en religion, du vivant de Itur conjoint?Est-ce une faute que d» mal parler d'une personne défunte?A quoi servent le* contemplative»?Convlent-ll qu’un prêtre •’Occupe de théâtre?7.00 p.m.REVOLUTION FRANÇAISE.-Le sujet qui sera soumis A Tétude de nos collèges su micro, dimanche, porte *ur le révolution f nçaise de 1782 A Tempi.’» de 1804 eu triple point d» vu* littéraire, scientifique et historique.Le collège d* Ste Thérèse et le collège de Nlcolet qui seront en présence ont délégué le premier.MM Maurice Meette.Paul-Emile Charbonneau et André Naud; le sncond, MM Simon Jutra*.Paul Nlquet et Jean-Herre Tremblay.8.00 pm.REVE DE VALSE.— Ont» oeuvra d’Oscar Straua», qua Radio-Cana- da fera entendre dimanche, est Tune de» Êtècee le» plu* originales du répertoire.Ile rural: suffi k consacrer le talent de ce compositeur, A le fa!¦ e :onaltrc-.»iêve de valse a été chanté sur roule* les scènes lyrique» avec le même tuoné».Les Vf.u-té* lyriques l’ont inscrit ;• leur programme sous la direction de Charles Goulet et de Lionel Daunals.C'est celui-ci qui en a fait l'adaptation pour Radlo-Canadr Distribution: Franzy, Caro Lamoureux; Hélène.Marthe Létournoau; De Fonsêgur, Daunals; Lothar, Goulet; Joachim XVII, Carmel; chef d'orchestre, J.-J.Gagnler; directeur de» chœur», Jean Goulet; direction artistique.Geo.Dufresne.9.00 p.m.OPINIONS.- La stabilisation de* monnaies après la guerre, t*l sera 1» sujet de Tétude A la tribune de Radio-Cenada, Opinions, dimanche.M.François Vèelris, professeur A l'Ecole des haute» éiude» commerciales de Montréal, sera interrogé par M.Raymnod Tangh*, directeur d* cette émission.Retenez le ''Devoir'* d'avance chas votre dépositain — c'est le SEUL MOYEN de ne jamais le mon quer — 3 sous le numéro.Dans un journal de la semaine dernière, la chroniqueuse répondit à une question telle est excusable, n'étant pas obligée d’être un Pic de la Mirandole) que l’hymne national russe est VInternationale.Or il y avait plus qu’une semaine qu’il avait été annoncé que l’U.R.S.S.abandonnait la chanson de Pottier-Depeyter pour quelque chose de moins offensant.L’annonce en a été faite dans ia dernière semaine de décembre et l’Internationale est morte et sera remplacée le 15 mars par un nouvel Hymne.Le décret qui l’abolit donne cette raison; "VInternationale ne reflète pas les changements fondamentaux qui ont eu lieu dans le pays à la suite du succès de la construction soviétique, ni les réalités présentes des Etats soviétiques.” L’Hymne de l’Union soviétique est du pour les paroles à Sergei Mikha-loft et El-Registan, jiour la musique, à S.-V.Alexandroff.’Les paroles sont patriotiques et nationalistes et exaltent non plus le régime, mais la Grande Russie.J’en ai la traduction anglaise du refrain, mais j’attendrai la française avant de le citer.Il y a un an que ce changement fut décidé et l’on institua un concours dont le résultat vient d’être annoncé.L’Internationale était, à l’origine, française, et les paroles en furent écrites par Eugène Pottier pour les ralliements de la Commune en 1871, ralliements auxquels la France dut, au lendemain de l’humiliante victoire de la Prusse, l’incendie des Tuileries et de la Cour des Comptes le massacre des otages dont étaient Mgr Darboy, le Président Bonjean et le général Clément Thomas.La Russie, devenue bolcheviste, l’adopta dans sa traduction.Rares chez nous sont ceux qui connaissent les paroles-mirliton de haine et de violence de Pottier et la musique de fond de cour de l)e-peyter.Quand, il y a quelques mois, on donna, au Forum, une soirée pour l’Aide à la Russie et la récep tion de S.Exc.M.Gouseff, ministre de l’U.R.S.S.au Canada, maintenant à Londres, l’orchestre joua l'Internationale, puisque, à cette époque, c’était encore THymne offt-ciel de son pays.Le God save the king et O -Canada furent reçus à la manière habituelle,laquelle est pro-tocolaire, mais V Inter nationale fut applaudie avec enthousiasme par une partie de l’auditoire.Qr les Russes, émigre» par refus de se courber devant le Comintern, n’étaient pour rien dans cette manifestation; donc les autres étaient communistes puisqu’au lespect silencieux qui est de règle ici, us ajoutaient leurs acclamations ferventes.Pour tous ceux qui ne partagent pas leur opinion, ce fut simplement disgracieux.Avec le nouvel Hymne, si ce qu on en a dit est vrai, nous n'aurons plus le regret d’avoir à écouter avec respect une chanson de la pire révolution qui ait été.Sft Sf* Le nommé Cappeau qui écrivait que “si Dieu a inventé le peche originel, il n’est pas digne d’exister , manquait certes de sens et de connaissances théologiques, et les timides qui ont ose l’écrire ne sont guère allés plus loin que de qualifier son orthodoxie de douteuse.Dans une paroisse de Montreal ou 1?maître de chapelle n’osait pas mettre le Mènuitl Chrétiens là ou il appartient, on a fait tout de même une correction aux premiers uers de Cappeau—n’est-il pas effarant d’être obligé de dire que Racine et Verlai-I ne ont aussi écrit des vers’l — voici ces corrections; Le deuxième vers est devenu Où le Fils de Dieu (au lieu de Où l’Homme-Dieu) descendit jusqu'à nous: Et le troisième Pour réparer (au lieu d’effacer) la tache originelle.Le premier, au lieu de se césurer en quatre et six, le fait en cinq et six, ce qui va scandaliser les puristes esclaves des règles de Qtiichernl; mais qu’imporle! Ces vers ne sent pas fails pour être dits — personne n’en aurait le toupet — mais pour être chantes et Où le Fils de Dieu s’adapte parfaitement à la musique, en divisant une croche en deux doubles; le mouvement étant lent le rend facile.C’est Beaumarchais qui a écrit: “Ce qu’on n’ose pas dire on le chante”.Son ironie gante la poésie (!) du pharmacien Cappeau.# * * Dans le récil de son voyage.Eve Curie raconte qu’à Beyrout, elle fut reçue par la musique d’un régiment de Sénégalais aux sons de la Marche Lorraine.Cette musique était entièrement composée de nègres (nu nombre d’une vingtaine) sous la direction d’un chef français.“Iis jouaient fort, dit-elle, avec appui sur les basses, mais ils louaient avec une perfection qui m’etonna.” , Après cette sérénade, k- chef de musique lui confia que ;.as un seul de scs instrumentistes ne .nivait lire.Ils étaient obligés de îou! apprendre par coeur, parties ehantanfes ce*!' me.parties d’accompagnenient.et io mais Ils ne faisait"!'.In moindre erreur.Mais, ajouta le chef, ü ne faudrait pas les interrompre une fois qu’ils ont commencé, car ils ne sau- raient où se reprendre.Une fois le morceau commencé, il faut les laisser aller jusqu’au bout.Quelle patience il faut à un chef pour obtenir pareil résulta!! Mais il faut plus que cela au chef de musique: il doit connaître ces âmes frustes, les rencontrer plus qu’à mi-chemin, leur imposer non sa science musicale acquise à l’école, ce qui ne servirait de rien, mais le respect et l’amour, mettre en oeuvre le génie instinctif que ces êtres à moitié rudimentaires où seul le sens du rythme intensément développé chez eux peut servir, possèdent à un degré si remarquable.Un chef qui arrive au résultat impliqué par Mlle Curie ressembe aux missionnaires, les nô-très par exemple, qui arrivent dans un pays inconnu, à la langue qui ne ressemble à rien qu’ils aient auparavant connu et qui parviennent en quelques mois à apprendre ce parler et à enseigner le leur.Les éléments tout prêts à cultiver et à perfectionner qu’a pétris ce chef de musique devraient bien se rencontrer plus souvent chez nous, et aussi dans d’autres pays dits civilisés.On entend trop souvent, dans les grandes manifestations populaires.des musiques d’amateurs dont le jeu ferait se boucher les oreilles à Eve Curie et à ses musiciens noirs, s’ils les entendaient.ÿ M ¥ 11 paraîtrait que nos cousins de France ont trouvé un nom pour le producer d’un programme radiophonique.Ils ont inventé le mot program-rnisle, ce qu’un musicien qui le rapporte trouve bien venu.Comme programme s’entend plus souvent de musique que d’épisodes de romans, me serait-il permis de différer d’opinion avec mon confrère?D’abord, pourquoi ne traduirait-on pas tout simplement producer par producteur1! S’il faut en croire Larousse, même le Petit, un producteur est celui qui crée quelque chose ou met en oeuvre “une chose existant déjà”.Un producer ne serait pas tout à fait ce que l'on entend par le mot français?c’est possible, mais il vaut mieux donner au mot français une signification secondaire, même si le dictionnaire, né avant le besoin, ne l’autorise pas, que de forger un mot nouveau qui ressemble trop, pour nous du moins, au fameux tabaconiste des 1890.Il y a assez pour le moment du verbe programmer que Joseph de Valdor cherche à mettre à la mode (en compagnie d’un autre en iste; le bàtonniste).S’il faut absolument programmiste et que programmer acquière droit de cité, on aurait le droit d*en faire un adverbe comme programment ou pro-grammistement, celui-ci préférable à celui-là puisque tiré du substantif-adjectif programmiste.Yoyez-vous une phrase comme celle-ci: Le bàtonniste avait présenté au programmiste une liste d’oeuvres programmistement composée de.: le programmiste a autorisé le bâ-tonniste à programmer les oeuvres suivantes.O Jean-Marie Laurence, o mânes du Puriste et de Lancelot! * Ÿ Ÿ Dans le numéro de dimanche dernier du Herald-Tribune, section VT (Théâtres, Musique et Arts plastiques) il se trouvait une photographie de l’orchestre que dirige Lgon Barzin.Cet orchestre est une école de jeunes qui les prépare à prendre des positions dans les grands orchestres.Au milieu de la photo, où se trouvent les violoncelles, on peut voir Mlle Suzette Forgues au pupitre du solo.La légende le fait remarquer et l’article qui accompagne la photo fait de grands éloges de la jeune musicienne, sans our blier de dire qu’elle est Canadienne française.Comme c’est un article de reportage, l’auteur n’a aucune raison d’écrire ce qu'il dit, sauf que Mlle Suzette Forgues mérite ce qu’il dit d’elle.On peut donc espérer qu’un de ces jours elle montera de l’école de Léon Barzin à un pupitre d’un grand orchestre étatsunicn.Bonne chance! * * * Je reçois quelques fois des lettres de jeunes chanteurs qui me demandent de les écouter à la radio, et de ieur dire franchement leurs défauts, promettant de les corriger par une plus ample étude.Quatre-vingt-dix fois sur cent, on avoue qu’on a travaillé le chant pendant deux ans.Deux ans, ce n’est pas plus assez que Dour un pianiste, un organist», un violoniste, lu voix étant un instrument tout aussi difficile à développer et infiniment plus délicat à mettre au point.Les grands maîtres de l’art de chanter: les Italiens du XIXe siècle, mettaient quatre, cinq, six et même sept ans à cultiver les voix les plus prometteuses.Aujourd’hui on trouve que deux années d’étude sont nlus que suffisantes et l’on veut tout de suite décrocher un grand rôle à l’opéra.Deux ans de culture vocale, voyons un peu à quoi cela se résume.Les vacances en coupent tout de suite deux mois quand ce n’est nas trois mois par an, que ce soient les vacances de l’élève ou les vacances du professeur.Cela fait mois, moins 4, ou 20 mois de tru-viiii qui sont encore réduits par la maladie — et Dieu sait qu’avec nos glorious Canadian winters, laryngites et bronchites, sans parler du vulgaire coryza, l’élève a d’excellentes raisons de ménager son instrument; — puis il y a les vacances de Noël et du Jour de l’An, ce qui, au total ajoute bien un mois aux vacances d’été.Avec ce qui reste, on s’imagine être devenu un nouveau Caruso ou une seconde Lily Pons1 Les petits succès de salon ou de salle paroissiale, quand on a vingt ans, ne vont pas sans gonfler, ne fùt-ce qu’un peu, l’ego qui sommeille au fond de tout coeur et la critique que l’on demande avec une feinte humilité est rarement agréable à entendre si elle est honnête.J’évite le plus possible de donner une opinion quant aux chanteurs et chanteuses qu’on m’invite à écouter; et c’est pourquoi je ne vais plus aux concerts d’élèves depuis bien des années — avec cette autre raison que le plus souvent, c’est le professeur et non l’élève qu’on devrait attraper.A la radio, il y a une excellente ¦ raison de s’abstenir toujours d’é-, coûter un chanteur: ce n’est pas sa voix qu’on entend mais bien la manipulation qu’en fait l’ingénieur préposé au transmetteur, même avec les appareils perfectionnés d’aujourd’hui.Et encore celle-ci: la voix n’est pas tout, il y a la présentation physique, l’expression faciale, choses qu’on ne voit pas.Il est vrai que si l’on voyait las grimaces, les mauvaises postures, les J lestes esquissés avec gaucherie, le ugement pourrait être désastreux.Toutes les voix certes ne demandent pas un même travail de développement et de pose, mais le principe général demeure le même pour toutes: plus les études sont longues, plus le chanteur a des chances d’arriver à la vraie beauté sonore.Une voix neuve insulfisam-ment cultivée reste toujours, quelle que soit sa beauté, moins intéressante qu’une voix ordinaire mise à point.Combien de voix fort belles n ont pu résister, au concert ou au théâtre, que de courtes années, avant de tomber dans l’oubli le plus profond, simplement parce qu’elles n'avaient pas subi i entraînement qu’il fallait?_____ Frédéric PELLETIER 15-1-44 Conférences au personnel des écoles d'arts Le succès de l'initiative de l'an dernier décide M.Gabriel Rousseau à .les pounuivre cette année M.Gabriel Rousseau, directeur-général des Ecoles d’Arts et Métiers Je la province, nous informe que îa popularité des conférences du soir inaugurées l’an dernier à 1 intention du personnel administratif de la direction générale des Ecoles d’Arts et Métiers, du Service de l’Aide à la Jeunesse et du Plan d’I-niation aux travaux de guerre, ainsi qu’aux professeurs des écoles d’arls et métiers, en détermine la poursuite, cette année.Les douze causeries données l’an dernier ont éveillé l’intérêt des * auditeurs qui sont, à l’exception des professeurs, des profanes dans Içs questions techniques, et leur ont ouvert de nouveaux horizons sur un champ d’action connexe à leur travail quotidien d’administraiton des organismes chargés de la formation des techniciens de toute catégorie.Ces conférences, qui portaient, l’an dernier, sur la mécanique d’ajustage, traiteront, cette année, des matériaux de construction.Elles auront lieu à 8h.30 du soir à l’école des Aris et Métiers Octave-Cassegrain, 7345, rue Garnier, chaque mercredi à compter du 19 janvier.I FAIRE RIRE EST UNE AFFAIRE SERIEUSE ! Une "Conférence du Rire”, ça ne te fait pas à le légère, essore Frsdelin.Aussi, c’est dent !* sérieua et l’austérité que se prépare Fridoiinons 44, comme on pourra en juger pir ce "croquage sur le vif” du cavalier d’Aielme discutant gravement avec ses deux principaux lieutenarts.Fred Berry et luüette Béliveau, des movene h prendre pour fournir i I* population toute ta rigolade et le détente dont aile e besoin par ces temps difficiles.Tout le monde sait que les billets pour cotte septième revue annuelle de Fridolin sont en vente aujourd'hui mémo au Monti» mont National.LE CHANT DU BERCEAU Mire Vicaire dans LE CHANT OU BERCEAU, qui est à Taffich^Jt t.’ERMITACI, che* Us Compagnons de saint Laurent pour Ua 24, 26, 28 et 29 janvier.La pièce io déroule dans un couvent mais comme U notait un critique parisien, il ne faut pas croire i une oeuvre niaise ou mièvre: non, humaine fout simplement, mais d’une humanité qui “par haiard no fait pas rougir du théJtre.*' Location chai le* Compagnons (TAIon 1418) et chas Archambault.taires sur les différents métiers enseignés dans ses institutions, compte sur sa présence et sa collaboration pour faire de cette deuxième série de conférences un succès semblable et même supérieur à celui de l’an dernier.Elle espère également faire bénéficier de ces causeries le personnel du Service de l’Aide à la Jeunesse et du Plan d’I-niation aux travaux de guerre qui collaborent si etroitemenl avec les écoles d’arts et métiers dans l'impulsion que lo secrétariat de la province et le ministère fédéral du Travail donnent présentement à la formation des techniciens compétents et Instruits.Ces conférences s’adressent également aux professeurs des écoles d’arts et métiers qui possèdent déjà la préparation requise pour en assimiler la matière et qui trouveront là l’occasion de rafraîchir leurs connaissances et de les améliorer.Les services des conférenciers suivants ont déjà été retenus: MM.R.Bélisle, directeur de l’école des arts et métiers de Maisonneuve, A.Rousseau, professeur dans la même institution, J.-A.-P.Descaries, A.Martin et Henri Demers, professeurs à l’école Octavc-Cassegrain.M.Gaston Tanguay, assistant-d!rec-teur de l’école Octave-Cassegrain et organisateur de ces conférences, nous apprend que d’autres techniciens distingués s’ajouteront à cette liste.Ces séances visent à inculquer des connaissances générales et élémentaires aux auditeurs.Elles se divisent en trois parties: le conférencier expose le sujet qu'il développe au moyen de projections lumineuses et de travaux pratiques à l’atelier.Chaque séance porte sur un aspect de la question étudiée au cours de la session.Le conférencier fait l’historique de la question,, définit les termes usuels, décrit les différents instruments et les diverses machines utilisés, explique leurs opérations et leurs fonctions et en énumère les applications dan» le monde industriel., La direction générale des Ecoles d’Arls et Métiers, qui s'est rendue, I an dernier, au désir de son personnel administratf d’acquérir des connaissances au moins rudimen- Le Fonds de Secours des Nations-Unies Ottawa, 15, — On annonce qu’un fonds de secours des Nations-Unies a été formé sous l’égide du ministère des Services nationaux de guerre, le major-général Laflèchc, dans le but de lancer un appel au peuple canadien pour venir en aide aux populations opprimées et mourant de faim des Nations-Unies.Le comité des relations Canada-France est membre de ce fonds de secours et le but de sa formation est de grouper sous une seule direction les nombreuses organisations au Canada qui ont à coeur d’apporter un adoucissement aux souffrances de nos frères de France.Le comité a l’approbation du ministre.Company à Montréal, 2,300 wagons à marchandises et 200 wagons-plateformes.A la National Steel Gar Co., 2,050 wagons à marchandises et à la National Steel Car Co., 700 wagons à marchandises et 500 wagons à bascule de 70 tonnes.Une commande pour 20 locomotives du type diî de “montagne” a été placée à la Montreal Locomotive Works.Ces locomotives auront certaines caractéristiques spéciale* développées par les ingénieurs mécaniciens de la compagnie.De plus, 200 wagons frigorifiques, dernier modèle, seront construits aux ateliers du réseau National à Winnipeg.Ces wagons sont munis d’un excellent système de réfrigération mis au point par les spécialistes du Canadien National.MESSE SOLENNELLE i 3 Voix Epies par l’abbé Paul-Emile McCaugltan, L Th.; L Mus.En vanté : che* Archambault, Vannât, Boucher, Turcot et Ton ainsi qu* ch«e l'auteur.1000 bout.Crémeiie eit.DUpomt 2238 ECOUTEZ ckiqae semiîne tur un réseau de postes RADIOPHONIQUES Les commentaires de M Lwii-B.DUUâNI 6.1.des Trois-Rivières, sur le programme de rénovation économique «t sociale préconisé par 20 locomotives pour le Canadien National En vue de faire face aux exigences du trafic de guerre, le Canadien National vient de placer les commandes suivantes ne matériel roulant.A la Canadian Car and Foundry JEAN-PIERRE AUMONT AU ST-DENIS Corinne Luchaire et |e»n-Pierre Auimmt, vedette* du film "|* t'attendrii”, i l'écran du Saint-Déni* autourd'hui mémo.THON.JOHN BRACKEN LE CHEF MTIONM.du nouveau parti Progressiste Conservateur Dimanche, midi e* 45 CKAC — Montréal LUNDI.CHNC N*w-Carti*l* 7 h.30 p.m.MARDI CHRC.Québec 7 h.15 p.m.MERCREDI CHLN Troi»-Rlvl*roe 8 h.p.m.|EUDI CHLT Sherbrooke 7 h.15 p.m.VENDREDI CB|, Chicoutimi 9 h.45 p m.SAMEDI CÏÜ «Uroeuebé 8 h.15 p m.L'Organiaation du parti Progre»-Î9te Con*arvâ*eur MONTH l AL QUEBEC 266.St-leeque* 85, St-F»*rro LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 15 JANVIER 1944 VOLUME XXXV - No 11 lU I l COMMERCE ET FINANCE j] Administrateur Une coopérative prospère r - Le 7 janvier, nous avons eu l’avantage d'assister à l’assemblée annuelle de la Société coopérative agricole de Mont-Joli, comté de Matane.Un grand nombre de cultivateurs, la plupart membres de la Société, étaient présents à Ja réunion, dans le but de connaître les résultats obtenus au cours du dernier exercice financier, ce qui indique qu’ils s’intéressent aux affaires de leur coopérative et veulent se renseigner sur l'état de ses finances.Après la lecture du bilan, quelques sociétaires demandèrent a l’inspecteur des coopératives du ministère provincial de l'Agriculture plusieurs questions pour avoir des éclaircissements sur certains item.Ensuite, la discussion s’engagea sur les affaires de la Société en général et sur quelques-unes de ses activités en particulier, mais tout cela n’avait, d’autre objet que l’intérêt de la Société, car tout se passa dnas le calme et l’ordre, et chacun a dû retourne- chez lui, satisfait des renseignements fournis au cours de la journée sur l’état financier de son association coopc- rative- .• j », La Société cooperative de Mont-Joli est une cooj érative d’achat et de vente.Elle fut incorporée en 1929 et réorganisée en 1932.Ses débuts furent modestes et assez pénibles, mais après avoir traversé les difficultés des premières années, elle s’achemina vite sur le chemin du succès et ne cesse de progresser depuis.Après avoir essuyé des pertes pendant les premiers exercices, elle commença à enregistre- des profits à son troisième ou à son qua-tiième bilan, et ses surplus devinrent plus importants d’une année à l’autre.Ainsi, apres avoir réalisé un profit de $284,23 à la fin de janvier 1934 (premier surplus), elle en enregistrait un de $10,050.95, le 4 octobre 1943.Comme nous l’avons dit plus haut, la Société de Mont-Joli s’oc-' cupe de la vente et de l'achat des produits agricoles ainsi que de ceux dont les cultivateurs ont besoin pour l’exploitation de la ferme.C’est ainsi qu’elle fournit à ses membres des moulées, de la farine, des grains de semence, des insecticides, des engrais chimiques, de la ficelle d’engerboge et des tuyaux de drainage.Parmi les principaux produits de la ferme qu’elle manipule pour le compte des cultivateurs, mentionnons tes animaux vivants, les pommes ch terre, les légumes et les oeufs.A part les transactions ordinaires faites avec ses membres et les producteurs de la région, elle a aussi transigé des affaires importantes, au cours du dernier exercice, avec plusieurs coopératives avoisinantes, ce qui Indique aue les coopératives de cette région s’entendent avec celle de Mont-Joli, non seulement dans l'expédition de leurs animaux vivants, mais aussi dans l’achat des marchandises qu’elles distribuent aux cultivateurs, en groupant leurs commandes pour pouvoir acheter à meilleur compte.Là ne se* bornent pas les activités de la Société coopérative agricole de Mont-Joli, car depuis environ un an, elle a ajouté un nouveau service à ceux qu’elle avait déjà, en établissant une moulange dans ses entrepôts.Elle fait donc, depuis ce temps, la mouture des grains et fabrique des moulées pour les cultivateurs de l'endroit et des environs.Ce département de la meunerie s’est rapidement développé au jours des douze derniers mois et promet de prendre encore de l’expansion avec les années à venir.Au fur et à mesure que cette So-•icté a progressé, le nombre de ses nembres s’est accru et elle compte maintenait 172 actionnaires, ce qui veut dire que la plupart des cultivateurs de la paroisse en font partie et sont des coopérateurs convaincus de la nécessité de s’occuper de leurs propres affaires.Les succès réalisés en ces dernières aimées par oette coopérative ont sans doute contribué à faire augmenter le nombre de ses membres en leur inspirant confiance dans l'entreprise.i.es opérations du dernier exercice auront sans doute ie même effet, puisqu’elles sont des plus encourageantes.En effet, le chiffre d’affaires et les profits nets se sont sensiblement améliorés comparativement à ceux de l’année précédente, ainsi que la situation tinancière de la Société.Des ristournes sont payées aux sociétaires depuis la fin de 1939 et leurs moulants augmentent d’une année à l’autre avec tes progrès de la Société.Nous souhaitons que l’on continue dans une aussi bonne voie, mais aussi en travaillant à l’avancement de la coopération bien comprise, par l’application pratique de ses principes.Il nous fait plaisir d’cîfrir nos félicitations les plus sincères à tous les coopérateurs pour l’encouragement donné à leur coopération en faisant affaires avec elle et en lui permettant par le fait même de réaliser d’aussi beaux résultats.J.-E.BISSON, agronome.Situation économique améliorée Ottawa, (C.P.) — Un rapport de l’Office fédéral de la statistique révèle que la situation économique s’est améliorée au cours des onze premiers mois de l’an dernier.Le revenu national, que l’on peut considérer comme ie meilleur indice de la’prospérité économique, a atteint $751,526,000 durant le mois de novembre 1943, soit au delà de quatorze millions de plus qu’en novembre 1942.Le revend global de ces onze mois s'élève à $8,072,000,000, soit deux milliards de plus que durant la même période de l’année orécédente.C’est la production et le transport des munitions et des approvisionnements de guerre, dit le rapport, qui ont fourni la majeure partie de ce revenu.D’autre part, les dépenses toujours croissantes occasionnées par la guerre ont aussi contribué à celte augmentation du revenu national, vu que ces dépenses ont grandement accéléré la consommation et les achats du public, et rempli par ricochet les coffres du trésor.Cette activité économique a enrichi les coffres du revenu national.L’indice de la production manufacturière a monté de 21.5 p.c.durant les 11 mêmes mois de 1943.La production minérale a augmentté également, bien que les mines d’or et de charbon accusent une certaine baisse.Les industries de la farine, de la viande et du tabac ont fait des progrès remarquables, tandis que le rendement en papier à journal, en fer et en acier ait été moindre.Toujours pour la même période, ie chiffre des exportations s’est élevé à $2,7(M),000.000, six cents millions de plus que l’année d’avant.L’embauchage dans les usines va sans cesse augmentant, durant le même laps de temps.Les chèques encaissés par les banques à charte révèlent un montant de §48.946.000,000, près de quarante-neuf milliards, soit une augmentation de 18.4 p.c.par rapport aux onze mois précédents.Les revenus du gouvernement, d’avril à novembre 1943, ont augmenté de 20.4 p.c.; ils ont atteint $3,752,000,000.Les opinions de la population sur la viande Le rapport d’une enquête conduite par Charlotte I.Johnston et le Dr W.-C.Hopper, de la division de l’économie au ministère de l’Agriculture révèle un grand nombre de faits intéressants sur la consommation de viande par les familles des villes.Cette enquête a été effectuée dans trois villes, savoir, Saint-Jean, N.-B., Montréal et Vancouver, C.-C.On a interrogé 2,050 familles, sur l’achat et l’emploi des viandes suivantes: boeuf, pore, agneau, veau, bacon, jambon, volaille, foie, saucisses et viandes en conserve.Il a été constaté que les dépenses en achats représentent 26% du compte total mensuel des vivres à Saint-Jean, 37% à Montréal et 18% à Vancouver.En moyenne, le nombre de familles qui consommait de la viande deux fois par jour était de 37 à 47% dans les trois villes.On en consommait trois fois par jour dans 7% des familles à Saint-Jean, 1% à Montréal et 13% à Vancouver.A Saint-Jean, quelque 17% des ménagères étaient d’avis qu’il n’y a pas d’inconvénient à consommer de la viande trois fois par jour.A Montréal, seulement 2% des ménagères interrogées étaient de cet avis.Parmi les familles interrogées, un adulte seulement à Saint-Jean, un à Montréal et quatre à Vancouver ont déclaré qu’ils n’aiment pas la viande.A Saint-Jean, quelque 18% des ménagères étaient d’avis que le porc est mauvais pour la santé, et 39 à Montréal partageaient cet avis.A Saint-Jean, quelque 17% des ménagères jugeaient que le veau est mauvais pour la santé, mais 3% seulement étaient du même avis à Montréal, A Vancouver, quelque 92% des ménagères étaient d’avis que la viande est aussi bonne que les autres aliments.LA BANQUE PROVINCIALE DU CANADA 43e ASSEMBLEE ANNUELLE DES ACTIONNAIRES Analyse du bilan et du compte d'opération par le gérant général, M.j.-U.Boyer Allocution du président, M.Chs-A.Roy CECIL L.PARSLEY, président, Canada Vinegar Co.Limited, Toronto, et The Lion Vinegar Co.Limited, Montréal, élu membre du Conseil d’administration de la Baii-que Provinciale du Canada.Vice-président Emploi du surplus du lait Ottawa.*¦— Pour assurer le bon emploi du surplus de lait qui s’accumule de temps à autre dans certaines circonstances, l’Office agricole des vivres a décidé d’autoriser les fabriques de lait concentré, tes fromageries et les beurreries à.acheter ou recevoir du lait du marché au lait frais, quand il y en a d'offert.Les fabricants de lait concentré qui désirent profiter de cette autorisation pour acheter du lait directement des producteurs, devront avant de présenter leur demande de prime, solliciter de l’Office agricole des vivres la permission d’acheter ou de recevoir du lait de ces producteurs et cette permission leur sera accordée si tout est en règle.Lorsque ce lait de surplus est acheté chez de^ laitiers (distributeurs de lait frais) il faudra se conformer à l'instruction 3 (b), de ia formule M2 (revisée) dont voici le texte: "Lorsque le lait provient d’autres fournisseurs que des premiers producteurs et qu’il a droit à la pri- L'honorable sénateur ANTOINE-J.LEGER, M.A., LL.D., C.R., avocat.Moncton, N.-B., membre du Comité exécutif de la SocU^é Nationale de l’Assomption et de la Société Mutuelle de l’Assomption, éln vice-presl La 43e assemblée annuelle des actionnaires de la Banque Provin-çilae du Canada a été ternie jeudi le 13 janvier 1944 au Siège Social de la Banque à Montréal.Le Président, M.Chs.-A.Roy, présidait l'assemblée.L’avis de convocation de l’assemblée est lu.Le procès-verbal de la dernière assemblée annuelle est approuvé.La lecture est donnée du rapport du Conseil d’Administration et du bilan financier pour l’exercice finissant le 30 novembre 1943.Anolyse du bilan et compte de profits et pertes par le Gérant général Le bilan de la Banque pour l'année qui s'est terminée le 30 novembre 1943, dont copie vous a été remise, indique une augmentation appréciable dans l’aotif et des progrès satisfaisants.L’actif total de $92,399,690 est environ $20,000,000 plus élevé qu’à la même date l’an dernier.Comme l’indiquent les chiffres ci-après mentionnés, la position liquide s’est encore améliorée.Les disponibilités de caisse et les autres valeurs facilement réalisables se chiffrent à $74,754,916 et correspondent à 85% des obligations envers le public, comparativement à 79% l’an dernier.L’encaisse, y compris les billets et les chèques sur autres banques; les billets et les dépôts à la Banque du Canada et les dépôts chez des correspondants étrangers s’élèvent à $13,917,184.Ces item de l’acüT sont environ $3,500,000 supérieurs à ceux de l’année précédente.Les valeurs de placements ont fortement augmenté.Les obliga- dent du Bureau ae Commissaires-Censeurs |jons £ court terme du Dominion Le* IÆ8Ï hypothécaires vous intéressent-ils?Nous en faisons une KTTftnrff» Demandez notre trois-volet^ SOLON EN PARLAIT, soit en I soit en écrivant, mm IM Il vous sera envoyé à titre fJJQfflï SOCIÉTÉ NATIONALE DE FIDUCIE 41 ouest.Saint-Jacques, Mon t r é e I # HArbour 3291.L'industrie laitière, branche la plus importante de l'agriculture de la Banque Provinciale du Canada, Renseignements Les experts en nutrition disent que l’habitude de conserver les legumes chauds est mauvaise et devrait être rigoureusement évitée, ÿ ÿ ÿ Aucune nourriture ne possède toutes les quatre vitamines essentielles, A, B, C, et D, mais les oeufs en contiennen ttrois, A, et D, les vitamines de la croissance, en abondance, et B, la vitamine de la.levure, en quantité modérée.^ H* L’Institut des recherches de ITn-de a trouvé une nouvelle source de pectine dans les graines de tama-rinde, qu’on avait laissé perdre jusqu’ici; cette - pectine, mélangée avec une proportion convenable de sucre et d’acide citrique, forme rapidement une gelée ferme.* * * Il ne faut jamais mettre les oeufs près de poisson, de fromage, ou d’oignons, parce qu’ils absorbent rapidement les odeurs.Les oeufs sont une denrée très périssable et doivent être conservés à une tem- me, la demande doit être accompa- i p^rature égale, dans l’endroit le gnée des factures du vendeur, cou- j ,l)us frais je plus propre et le plus _____%, ~ A ^ 1 î i foitc »¦> ¦'i r* i r» 1 .• vrant les achats de lait faits par le solliciteur, et ces factures doivent porter une déclaration attestant que le volume n’a pas demandé le remboursement d’une prime sur le lait mentionné dans cette demande et que la prime a été payée, ou sera payée, au producteur dans les 30 jours qui suivront sa réception.” Un demi-million de personnes ont quitté la ferme sec de la maison.* * * La Commission d’économie de guerre des Etats-Unis a développé un procédé pour déshydrater la mélasse et la conserver sous une forme sèche.On obtient ainsi des blocs solides de mélasse que l’on peut conserver pendant un temps illimité dans les magasins et les entrepôts ordinaires.La conservation et la manutention sont les mêmes que pour les marchandises sèches en général.et des gouvernements provinciaux au montant de $24,306,231 sont en progression de $7,415,348.Les autres valeurs de placement des gouvernements fédéral et provinciaux à plus longue échéance s’élèvent à $22,774,120 et représentent une augmentation de 92% au cours de 1943.Les valeurs municipales canadiennes et autres obligations, debentures et actions formant un total de $11,275,054 le 30 novembre 1942 sont passées à $9,533,443 en novembre 1943.Vers la fin de l’année fiscale une plus grande activité s’ést manifestée dans le domaine des prêts contre valeurs ayant un marché couraut.Les prêts à demande et à court terme sur nantissement d’obligations, debentures et actions ont augmenté de $1,161,864 et s’établissent au 30 novembre 1943 à $4,137.568.En raison de.la position financière plus liquidé de la part des entreprises industrielles et commerciales, les demandes pour prêts ordinaires ne se sont pas accrues.Les prêts courants à la fin de Fan-année fiscale se chiffrant à $13,779,-274 indiquent une diminution de $300,009.Si les restrictions imposées par l’Etat atteignant les affaires et le crédit sont diminuées ou abolies et que s’effectue la transition de la production des fournitures de guerre à celle des articles à l’usage des civils, le volume de prêts courants aura sans doute une tendance à la hausse.Gomme votre Banque jouit d’une forte position liquide, elle sera prèle et disposée à aider ses clients en leur prêtant à notre succursale de la rue Charlotte, dans la même ville.Notre Miccursale de Rogersville, N.-B., a été convertie en agence et nos agences de Brébeuf et de Pointeaux-Chênes, province de Québec, ont été ferrnees.L’inspection de toutes nos succursales a été faite au cours de l’année.Les services rendus par la Banque au gouvernement, relativement aux souscriptions aux Emprunts de la Victoire, la livraison de ces obligations au public, la garde des valeurs, la manipulation des coupons de rationnement et une multitude d’autres services, ont ajouté grandement aux devoirs du personnel de la Banque.Ces devoirs supplémentaires, joints à un volume grandissant de transactions quotidiennes ainsi que la perte de certains employés connaissant les méthodes de travail ont eu pour résultat d’ajouter au fardeau déjà lourd des membres expérimentés du personnel.La proportion des employés du sexe féminin s’est accrue davantage au cours de l’année; le nombre de nos employés de toutes catégories excède de beaucoup celui d’avant-guerre.C’est pour moi un devoir agréable d’adresser mes sincères remerciements aux officiers et aux employés de la Banque pour leurs efforts loyaux durant l’année écoulée, laquelle n’a pas été une année facile.Je désire aussi exprimer mon appréciation aux membres du Conseil d’administration pour leur bienveillante coopération, Allocution du Président M.Chs-A.Roy Mes premières paroles seront pour rappeler à votre souvenir notre regretté collègue, l’honorable sénateur Louis Côté, avocat, décédé en février 1943.Monsieur Côté, homme de grand coeur, doué d’un jugement solide, s’étail vivement intéressé au progrès des affaires de votre banque.Je désire rendre à sa mémoire un témoignage de reconnaissance ptour les services qu’il a rendus à votre institution.Le gérant général vous a donné connaissance du bilan et du compte d’opérations, accompagnés d’explications concernant les principaux item, et j’espère que ces états seront considérés satisfaisants par vous, comme ils Font été par vos administrateurs.Durant l’année écoulée, l’actif total de votre banque a enregistré une nouvelle augmentation appréciable.Ses nouvelles ressources ont été utilisées à l’achat de valeurs de gouvernements et autres actifs de réalisation rapide.Les revenus encaissés des différents services et des placements ont été plus élevés que ceux de l’année précédente.Le principal facteur qui a contribué à l’augmentation des revenus est celui de l’accroissement des valeurs à rendement fixe.L’augmentation dâns les frais d’opérations a absorbé la très grande partie de l’augmentation dans les revenus.Les taxes additionnelles imposées Au dernier banquet annuel du cercle des beurriers du sud-ouest de l’Ontario, à Chatham, Ont., M.R.-R.H owe, de la division des produits laitiers du ministère fédéral ! de l’Agriculture, a déclaré que 1 in-1 dustrie laitière est la branche la plus importante de l’agriculture canadienne et que l’agriculture est l’industrie la plus importante du Canada.Couvrant dans son allocution tous les aspects de l’industrie laitière, M.Howc a insisté sur le fait que l’agriculture, en temps normal, est plus importante que l’industrie minière et même que celle de l’automobile.L’agriculture au Canada donne de IT-mploi à près de 30% de la population totale salariée et environ 34%, soit plus de 1-3 des hommes, occupant nés emplois salariés.Elle fournit de plus la matière première pour un grand nombre d’industries canadiennes et scs produits, sous forme brute ou fabriquée, constituent une très forte proportion des exportations canadiennes.En ces dernières années, la valeur brute annuelle des produits laitiers a été estimée à plus de 301 millions de dollars, soit près de 100 millions de plus que la valeur annuelle estimée de la production d’or au Canada.Il se produit du lait dans toutes les provinces du Canada, et le montant de la vente de ce lait est distribué régulièrement par chèques à 420,000 cultivateurs.Il convient d’ajouter à c*'! nombre, 35 à 40 mil liers d’employés dans les établisse ments de distribution et les fabriques.Tout compté, les producteurs, les employés et leur famille, représentent quelque 17% de la population totale du pays.Quelques autorités estiment qu’au moins de la population canadienne dépend de l’industrie laitière pour sa subsistance.La production et la vente des produits laitiers peuvent à juste litre être considérées comme l’une des plus grandes industries nationales.On estime que 400,000 et au moins 100,000 femmes ont quitte la ferme depuis 1939, a déclaré M.Arthur McNamara, sous-ministre du Travail et Directeur du Service sélectif national à la Conférence agricole fédérale-provinciale tenue a Ottawa dernièrement.Des milliers rie jeunes cultivateurs servent dans l’armée.Des milliers d'autres ont travaillé dans des fabriques de munitions pendant les deux premières années de la guerre alors qu’il était si important de fournir des armes en volume toujours croissant.M.McNamara a rendu hommage aux personnes plus âgées qui sont restées sur la ferme et qui, avec leurs jeunes enfants, ont redoublé d’efforts pour augmenter la production.Des milliers d’Jiommes et de femmes, dit-il, sont sortis d’une retraite bien * méritée pour aider à l’effort de guerre canadien sur le front agricole.Les hommes et les femmes plus âgés savent que ce surcroît de travail affectera probablement leur santé et raccourcira leur vie, mais ils sont d’avis que dans une guerre totale les pertes sont inévitables à tout âge et sur tous les fronts.M.McNamara dit que les réglements du Service sélectif ont aide à stabiliser l’emploi sur les fermes et il a passé en revue ce que le Gouvernement a fait pour résoudre quelques-unes des difficultés en ce qui concerne la pénurie de main-d’ocuvre agricole.taux de 5%.Les chiffres du bilan qui vous ont été soumis démontrent un nouvel accroissement marqué dans les prêtant dépôts.Malgré les retraits faits les fonds dont ils auront besoin, I pour souscriptions aux Emprunts nieree de détail en général est demeuré très actif.Quelques distribu-ieurs ont jugé à propos cependant de fermer leurs établissements, parce qu’ils ne pouvaient obtenir un volume salisfaisant de marchandises à cause des mesures de rationnement.Les règlements nombreux et complexes de la Commission des prix et-du commerce, l’application plus rigoureuse des mesures de guerre, principalement celle du contrôle de la main-d’oeuvre, ont continué d’embarrasser sérieusement certains commerces et industries opérant exclusiverpent pour ies besoins civils.Le manque de matières premières dans certains cas et, dans d’autres, l’insuffisance de la main-d’oeuvre ou l’impossibilité de se procurer des employés expérimentés, pour remplacer ceu$ qui se sont enrôlés ou qui ont été dirigés dans les industries de guerre ou dans les services du gouvernement, ont fait surgir dans plusieurs milieux des appréhensions au sujet de l’avenir.Le maintien des taxes à un niveau élevé durant une période de quelques années fait naître l’idée qu’elles seront permanentes.Le« taxes élevées sur les profits, telles qu’établies, ont empêché les compagnies ou particuliers en affaires, qui avaient des obligations onéreuses au début de la guerre, de les réduire; leur crédit s’en- trouve affaibli, parce que la possibilité d’emprunter ou d’obtenir de délai, est basée sur la possibilité de rembourser.Certaines considérations devraient être accordées dans ces cas, où les obligations sont élevées et le capital de roulement insuffb sant.Depuis quelque temps, divers groupes préconisent des programmes politiques bien différents, se discutent le pouvoir législatif au fédéral.Si l’on réfléchit sur la portée de certains énoncés, il semble que le résultat de la lutte est susceptible d’avoir des conséquences très étendue sur notre vie économique.L’on se demande si le pays est pour continuer d’être dominé par des contrôles centralisés dirigeant nos activités ou s’il reviendra à un régime, sinon entièrement libre, du moins jouissant d’une liberté suffisante pour que le capital et l’initiative privée puissent continuer de contribuer au progrès et au développement du pays.La question de l’après-guerre fait depuis quelques mois l’objet d’études, en vue de l’élaboration de programmes basés sur la présomption que l’entreprise privée continuera d’exercer ses activités.Les mesures préventives de chômage et celles visant au développement économique devraient avoir pour objet de procurer autant que possible du travail aux personnes exerçant leurs activités dans l’industrie, le commerce et l’agriculture ainsi qu’à celles appartenant aux professions techniques, en les occupant le plus longtemps possible à leur place de travail habituel.La coilabo: ration, à cette fin, de toutes les forces économiques de.l’entreprise privée préviendrait de faire de la création de possibilités de travail un nouvel organisme d’Etat.Déve-sur les profits l’an dernier n’ayant | lopper ces possibilités de travail pas été modifiées, le dividende ver-1 par l’exécution de travaux public* sé aux actionnaires est demeuré au i aurait pour conséquences inévita La fabrication de fromage de toute grosseur ou couleur est permise Un décret de l’Office des produits laitiers publié le 22 décembre permet aux fromageries de l'Ontario et du Québec de se remettre à fabriquer du fromage chcddar de lait entier de toute .rosseur ou couleur et de le vendre sur le marché local.Depuis le début ie l’été de 1943 l'Office avait exigé que tout le fromage fabriqué dans l’Ontario et te Québec fût gros, blanc, et non cire, et qu’il fût vendu pour l'exportation en Grande-Bretagne.Ces restrictions sont maintenant supprimées afin que le marché local puisse se procurer du fromage.S’il y a un surplus au printemps de 1944, on pourra en exporter une quantité plu» forte sur la Grandc-Bretugnc, Congrès national d'aviculture Toute une série de sujets se rattachant à l’élevage et au commerce des volailles s été discutée au Congrès national d’aviculture tenu au Château Laurier, Ottawa, du 12 au 14 janvier.Ce congrès était convoqué par le ministère fédéral de l'Agriculture et toutes les branches de l’industrie avicole des neuf provinces y étaient représentées par quelque 120 délégués.Le président du congrès était M.W.-A.Brown, chef du Service de la production et du commerce ries volailles au ministère fédéral de l’agriculture.La bienvenue a été souhaitée aux délégués à la séance d’ouverture par le Dr Ü.-S.-H.Barlon, sous-ministre fédéral de l’agriculture, qui souligna l’importance de l’industrie de la basse-cMir dans l’agriculture canadienne et particulièrement pendant la période de guerre.Après la séance d’ouverture, huit comités spéciaux se sont réunis pour discuter les sujets suivants: 1 Le programme national d'aviculture; 2.L’alimentation des volailles; 3.Soihs, logement, hygiène; 4.Commerce des produits avicoles; 5.instruction en aviculture; 6.Instruction après la guerre; 7.Rétablissement de l’industrie avicole en Europe après la guerre; 8.Production du dindon et besoins du marché.Le Congrès s’est réuni en séance générale pour étudier les rapports de ces comités.Au banquet dé mardi, M.James G.Gardiner, ministre fédéral de l’agriculture porita la parole.Toutes les branches de l’aviculture étaient représentées au Congrès, producteurs, couvoiriers, éleveurs-contrôleurs, spécialistes eu alimentation, professeurs île collèges d’agriculture, colnraercc des produits et administrateurs des ministères provinciaux et fédéral de l’agriculture .j C’était l’assemblée nationale la puis representative d’une branche de l'agriculture qui 4 intéresse un plutt grand nombre de cultivateurs que toute autre.La production des volailles a fait de grands progrès au Canada en ces dernières minées, principale* ment à cause des demandes de la guerre.En 1938 le nombre de pou-" s et de poulets an Canada se chiffrait par' 53,775,900 et celui de» dindes par 2,040,000.Au 1er juin 1943.le nombre de poules et Je poulets était de 74,960,500 et celui de dindes de 2,861,920.^ en autant que les entreprises dans lesquelles ils seront engagés of-, friront des perspectives raisonnables de succès et que le remboursement des avances consenties sera assuré.Les dépôts démontrent une augmentation notable et s’établissent à $85,688,324, comparativement à $65,420,580 l’an dernier.Les dépôts ne portant pas intérêt qui étaient de $16,820,418 au 30 novembre 1942 sont passés à $20,781,599 au 30 novembre 1943.L’augmentation s’explique par le fait que les clients rie la Banque disposent de capitaux inactifs, conséquence de la réduction des inventaires et du volume des crédits.Les dépôts portant intérêt se sont accrus d’une façon exceptionnelle au cours de l’année; de $44,186,457 qu’ils étaienl en 1942, ils se sont élevé à $55,316,870 au 30 novembre 1943, soit une augmentation de $11,130,412.Un plus grand nombre de personnes ont maintenant des comptes épargnes et le public pratique plus l'économie, Les dépôts en banque sont généralement plus élevés qu’en 1941 et 1942.Les dépôts des gouvernements fédéral et provinciaux s’élèvent à $8,542,072 comparativement à $4,380,078 l’an dernier.Les billets de la Banque en circulation au montant de $1,348,900 ont diminué de $424,770.Cette réduction est en conformité avec les dispositions de la lot des Banques.Les billets des banques à charte sont remplacés graduellement par les billets de la Banque du Canada.Nonobstant le rendement moins é!evé des placements, les profits réalisés s'élèvent à $455,760 et sont légèrement inférieurs à ceux de l’an dernier.A même ces profita il a été pourvu $175,691 pour les taxes fédérales, un amortissement de $70,009 sur les immeubles et $200,900 ont été versés en dividendes aux actionnaires; la balance a tlé portée au compte de “ProfUs et Pertes” qui se.chiffre maintenant à $221,845 comparativement à $211,776 l’an dernier.Les taxes sur le revenu et sur {’excédent de profits que les banques et les maisons d’affaires en général doivent payer sont extrê-mernent onéreuses et absorbent une liés grande partie des profits réalisés.Ces taxes cependant ne sont pas les seules qu’elles ont à payer; il y en a beaucoup d'autres moins apparentes qui sont imposées et dont l’ensemble forme une somme totale assez élevée, laquelle augmente sensiblement les frais d'opérations.Au cours de l’année.nolre_ succursale située au numéro 387 rue Main, St-John, N.-B., » été fermée et les affaires ont été transférées de la Victoire, le public conserve en banque des réserves apprécia blés de fonds, afin d’être prêt à soutenir l’effort de guerre et pour les besoins de l’après-guerre.Prévoyant qu’une partie de l’augmentation dans les .dépôts sera sans doute retirée après la fin des hostilités, dans le but d’augmenter les inventaires et pour la conversion d’industries pour les besoins civils ou pour de nouvelles activités qui ont été retardées à cause de la guerre, nous nous proposons de conserver une forte position liqui- Le gouvernement fédéral a continué de tenir la première place sur le marché des obligations l’an dernier.Les Jeux émissions d'obligations offertes au public par le gouvernement fédéral ont été d’un montant beaucoup plus élevé que celui des émissions faites l’année précédente.I^s émissions de 1943 ont été bien accueillies et les souscriptions reçues ont heureusement excédé le chiffre de l’objectif.Le marché a été actif et le prix de'* obligations des gouvernements et des municipalités a été ferme, avec tendance à la hausse.La politique de l’argent à bon marché n’a pis été modifiée.Les taux sont demeurés très bas, contrairement à ce qui s’est produit dans la plupart des autres sphères d’activités, où les rémunérations de services ont considérablement augmenté depuis le début de la guerre.L’expansion qui xVst produite en 1943 dans les activités industrielles et commerciales, à laquelle est venue s’ajouter u.plus grande circulation de papier monnaie, a augmenté les ressources do certaines classes de la société mais a aggravé les problèmes de ceux qui possèdent des capitaux, et aussi de ceux qui sont chargés de responsabilités administratives dans les différents secteurs de l’économie.Le volume de production des armements, des munitions et des fournitures de guerre a atteint un nouveau maximum.La déclaration récente de (’Honorable Ministre du Commerce que la production des munitions s’élève à $55,000,000 par semaine, indique t’étendue de ces activités.Les industries engagées en partie à la production pour les besoins de la guerre, et pour ceux de ’a population civile, ont, elles aussi, travaillé à grande capacité.La classe ouvrière, favorisée par ces conditions, a constamment trouvé de Femploi, avec salaires de plus en plus rémunérateurs.Les recettes de l’agriculture et de l’éle-v ige ont dépassé de beaucoup celles des dernières années.Le com- bles une augmentation de la dette publique, déjà très élevée, et aussi l’extension du contrôle de l’Etat aux dépens de l’économie privée.D’ici à la fin de la guerre, le devoir d’un chacun demeure le même qu’il a été depuis le début des hostilités; utiliser nos ressources à la tâche de gagner la guerre, sans disloquer ie système économique; continuer de travailler ferme, en faisant des économies dans tous les domaines.Les souscriptions aux derniers Emprunts de ia Victoire indiquent bien de nouveau la volonté de la population de soutenir l’effort de guerre, malgré les sacrifices à faire.Sur proposition de M.Chs.-A.Roy, appuyée par M.J.-E.Laforce, le rapport du Conseil d’administration et les étais soumis furent adoptés à l’unanimité.Le rapport.annuel du Bureau de commissaires-censeurs fut présenté par son président, l’Hon.E.-L.Patenaude, C.P., C.R., et approuvé.Après l’adoption du rapport du Bureau de commissaires-censeurs lurent élus membres du Conseil d’administration: MM.L.-J.Codère, Oeil !.Carsley, C.G.de Tonnan-eour, Hon.R.-O.Grothé, M.L.C., MM.Alfred Lambert, Alfred Marois, Jean Rolland, Chs.-A.Roy, Geor-ges-A.Savoy.Les membres du Bureau de com-rnissaires-censeurs élus sont: MM.Narcisse Duchnrme, L.E.Langis fialipeault, LL.L., B.S., Hon.Sénateur Antoine-J.Léger, C.R., M.Victor Morin, N.P., non, E,-L, Paie-naude, C.P., C.R., M.Clément Tremblay.A une séance spéciale du Conseil d'administration tenue immédiatement après l’assemblée des actionnaires, M, Chs.-A.Roy a été réélu président de la Banque, et MM.Jean Rolland et Geo.-A.Savoy, vice-présidents.A une réunion du Bureau de commissaires-censeurs, l’Hon.E.-L.Patenaude, C.P., C.R., a été réélu président et i’Hon.Sénateur Antoine-J, Léger, C.R.vice-président.Au sujet des aliments U ne se produit pas assez d’aliments protéiques de tous genres au Canada pour fournir la moitié de ta quantité exigée dans les rations contenant un niveau même modéré de protéine pour les bestiaux et les volailles du pays, et les importations qui peuvent être faites dans les conditions actuelles sont entièrement insuffisantes pour combler le déficit, dit l’administrateur des fourrages concentrés.Par conséquent, si l’on fournissait à certains individus ou districts toute 1a quantité qu’ils désirent, les individus d’autres districts n’auraient» pas leur Inde part.En général les cultivateurs ignorent ces faits et lis pourraient vraisemblablement se.plaindre d’injustice lorsqu’il* na peuvent pas se procurer les approvisionnement* nécessaire*. VOLUMI XXXV — No n k.c t/tTviiv, j/wicfcfi 13 .mnticn irrt 11 RTIVE Phil Watson, réinstallé par Dutton, pourra jouer demain avec le Canadien \e directeur-gérant de la Ligue Nationale lève la suspension sur le joueur du Tricolore après avoir reçu un rapport détaillé de la Ville Reine
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