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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 17 janvier 1944
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1944-01-17, Collections de BAnQ.

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*Xe Canada est une nation souveraine et ne peut avec docilité accepter de la Grande-Bretagne, ou des Etats-Unis, ou de qui que ce soit d’autre l’attitude qu’il lui faut prendre envers le monde.Le premier devoir de loyalisme d’un Canadien n’est pas envers le Commonwealth britannique des nations, mais envers le Canada et son roi, et ceux qui contestent ceci rendent, à mon avis, un mauvais service au Commonwealth.” na-x-si) Lord TWEEDSMUIR LE DEVOIR Montréal, lundi 17 janvier 1944 MDACTION «T ADMINISTRATION 4S0 «ST.NOTM.OAMI MONTREAL TOUS LES SERVICES TILEPHONI i BEUif 3361« SOIRS.DIMANCHES ET PETES AdmmistratiM | BEIair 3341 RsBmHm i BEUit 2914 CéfMt t BEIair 3341 Les Russes accusent les Anglais de négocier avec les Allemands La confiance naïve et exagérée d’un ministre libéral Où^ H' est encore question des promesses récentes de M.C.-D.Howe — Sa vision d'une prospérité durable — Les méthodes gouvernementales en temps de guerre et en temps de paix — Le problème des marchés d'après-guerre Lorsque les libéraux ont lancé leur offensive préélectorale l’automne dernier, M.C.-D.Howe, ministre des Munitions et de l’Approvisionnement, a connu une heure de célébrité.De retour d’un voyage en Angleterre, il a promis à tous travail et prospérité après la guerre.'‘Tout le problème se réduit, a-t-il alors déclaré, au n itntien du revenu national au niveau actuel ou i un niveau plus élevé.Comment cela peut-11 se faire?Voici ma réponse.En adoptant, pour développer notre production4«n temps de paix, les memes méthodes que nous avons adoptées pour développer notre production en temps de guerre”.M.François-Albert Angers con»«ae, dans l’Actualité Economique de décembre 1943, une remarquable étude aux prétentions à la fois exagérées et simplistes du ministre.Si la thèse de M.Howe avait quelque chance de devenir réalité, les Canadiens n'auraient aucune raison de s’inquiéter de l’avenir.Malheureusement, les choses ne peuvent guère se passer aussi facilement que le ministre le laisse entendre.* * if M.Angers ss demande tout d’abord quelles sont les méthodes employées par le gouvernement pour développer notre production en temps de guerre.Il en énumère les principales: “le contrôle absolu du commerce extérieur du Canada par le gouvernement et le contrôle des changes, la création d’on vaste système d’entreprises socialisées et exploitées pour le compte du gouvernement par des groupements privés, le contrôle absolu de.la production de la plus grande partie des entreprises privées; l’enrégimente-ment d’une grande partie des hommes et des femmes dans un régime dit de service télectif national et qui correspond purement et simplement à la conscription du travail, la fixation des prix et des salaires et une tendance de plus en plus marquée au règlement des conflits par décret gouvernemental, un système de taxation et d’emprunts d’Etat écrasant, rendu nécessaire par l’intensité de l’effort canadien et l’importance des don* consentis à des nations étrangères”.On dirait une charge.Et pourtant il n’y a rien, dans cette énumération, dont le gouvernement ne se loue pas ni ne se vante.Telles sont les méthodes employées pour développer la production depuis quatre ans.Est-ce à dire que les autorités se proposent de prolonger pareil régime et de l’imposer en temps de paix?M.Angers note avec raison que bien des gens le préféreraient à un retour au temps de misère d’avant 1939.En effet, il y en a qui sacrifieraient volontiers leur liberté i une relative sécurité économique.Mais ils finiraient par regretter leur choix.Le gouvernement a pu décréter contrôles et restrictions en invoquant les nécessités de la guerre.La loi des mesures de guerre lui a permis d’instaurer un régime qui, s’il allait se prolonger, constituerait une révolution économique et sociale d’envergure, à peine différente, dans son apparence extérieure, de la révolution préconisée par les partis de gauche.Rien de moins démocratique, en somme, que ce “vaste système d’entreprises socialisées et exploitées pour le gouvernement par des groupements privés”; rien de plus semblable, souf certains rapports, à un vaste système d'entreprises socialisées et exploitées pour le compte du gouvernement par des fonctionnaires, des spécialistes, des techniciens, ija solde de l’Etat.* ¥ ¥ # # Quoi qu’il en soit de cet aspect de la question, sur lequel nous aurons l’occasion de revenir, M.Angers insiste surtout sur le caractère fondamental de notre économie nationale.“Orientée vers l’exportation et frappée depuis 1930 par la ruine de son commerce extérieur du fait de la crise mondiale, dit-il.l’économie canadienne a retrouvé dans les nécessités de la guerre ce qui lui manquait pour prospérer: des marchés nouveaux pour ses matières premières et pour ses industries.(.) Une seule des méthodes gouvernementales a pu contribuer à accroître l’activité économique chez nous, précisément parce qu’elle avait trait à nos débouchés extérieurs: les dons consentis à des nations étrangères.(.) Notons d’ailleurs que le même résultat quant à l'activité économique eût pu être atteint sans donner, mais en prêtant.avec au moins l’espoir d’un remboursement quelconque.” L’essentiel consistait à obtenir des débouchés et i adapter notre production (industrielle et agricole) à la demande extérieure, en l’occurrence, à la demande anglaise.Puisque nous avons édifie notre prospérité de temps de guerre sur les débouchés extérieurs, il s’ensuit que notre prospérité de temps de paix devn s’appuyer également sur les débouchés extérieurs.C’est en suivant le raisonnement d« M.Howe qu’on arrive i cette conclusion, puisqu'il est admis que notre capacité de production dépasse de beaucoup notre capacité de consommation.M.Angers exprime la meme pensée à l’aide d’une formule nette: “Après la guerre, notre organisation étant encore plus que jamais orientée dans le sens de l’exportation, de l’exportation non plus des matières premières, mais des produits ouvrés, ce ne sont plus les méthodes de contrôle intérieur du gouvernement qui assureront le maintien du revenu national à son niveau actuel, mais la question de savoir si nous aurons des débouchés extérieurs”.Le Canada devra affronter la politique commerciale des pays étrangers, même de ceux qu’il aura aidés pendant le conflit.¥ if if M.Howe, on se le rappelle, a invoqué l’argument de la reconnaissance.Cet argument a été tout de suite détruit par une déclaration du conseiller agricole de l’ambassade anglaise à Washington.Celui-ci a laissé entendre que l’Angleterre achèterait du bacon du Danemark après la guerre.La raison de cette politique serait le désir de l’Angleterre de reprendre le marché danois pour ses produits industriels.Ce qui amène M.Angers à émettre le principe suivant, qui s’applique à notre cas comme à celui de tous les pays exportateurs: “Nous aurons des débouchés extérieurs après la guerre non pas dans la mesure où nous aurons donné, mais dans la mesure où nous pourrons acheter des autres ou leur consentir certains crédits”.Et comme notre pouvoir d’achat est relativement limité, comparativement à celui d’autres nations — bien qu’on djse que l’Angleterre sera pauvre après la guerre—, il est à prévoir que nous n’aurons pas le dessus dans la lutte pour l’obtention des marchés internationaux.Il est même à prévoir que nous aurons à soutenir la concurrence des nations que nous avons secourues au cours des quatre dernières années.Inutile de se récrier et de récriminer.Aucune nation, à l’exception du Canada, n’appuie sa politique commerciale sur le sentiment.C’est là question d’intérêt exclusivement.M.Angers entrevoit le jour où l’Angleterre fera une forte concurrence à nos produits.La Grande-Bretagne “aura besoins des marchés du monde entier pour sa prospérité”.Plusieurs considérations intéressantes pourraient se greffer sur cet énoncé général.Disons seulement que les traités de commerce que nous avons passés avec l’Angleterre et les Etats-Unis depuis une douzaine d’années confirment exactement ce point de vue.Il sera bon, voire nécessaire, de reviser les traités existants, largement dépassés d’ailleurs par nos opérations actuelles.N’oublions pas cependant que le traité de commerce anglo-canadien passé en 1932 n’a pas empêché h crise économique de se prolonger jusqu’en 1939.Il n’est pas sage de trop espérer ^ententes de cette nature, surtout si la politique canadienne continue d’obéir aux principes directeurs qui ont présidé aux accords de 1932.C’est pourquoi nous souscrivons à ce jugement de M.Angers: “Tant que le Canada devra être considéré comme un pays qu’il faut maintenir dans l’Empke à tout prix et qui doit, pour cela, orienter sa vie économique afin de resserrer ses liens d’intérêt avec la métropole: tant que le Canada devra rester le grenier de l’Empire en temps de guerre, son réservoir de matières premières et, de plus en plus, son arsenal; tant que le Canada fera de son mieux pour ne p*s empiéter sur les plates-bandes commerciales et industrielles de l’Angleterre en temps de paix: tant que le Canada voudra vivre d’abord de l’exportation; tant qu’il en sera ainsi, les méthodes du gouvernement seront impuissantes à nous donner toute prospérité véritable".¥ ¥ ¥ M.Howe peut avoir raison sur un point, savoir, les besoins immédiats des pays dévastés par la guerre.Avec les Etats-Unis, le Canada est l’un des rares pays à n’avoir pas connu l’horreur des destructions massives.Sa caj-tcité de production est intacte.Elle a même atteint un Fonnant degré d’efficacité.Pendant la première phase de la reconstruction.le Canada “trouvera à disposer d’une production réadaptée à des besoins de paix”, dit encore M.Angers.Et il ajoute: “Etant donné l’énormité des besoins à combler alors, il pourra nous être relativement facile d’obtenir notre part des marchés en dépit de ia concurrence de l’Angleterre et des Etats-Unis, qui ne suffiront vraisemblablement pas seuls à la tâche.Mais tout cela ne sera que du temporaire et il importe au plus tôt que la population canadienne le comprenne.” La population ne mettra pas grand temps i le comprendre, mais il se peut que cela soit quand même trop tard.Les faits parleront plus haut et plus fort que le ministre des Munitions et de l’Approvisionnement.La population n’a pas mi» grand temps à comprendre que le beau parleur qu’était M.Bennett l’avait induit en erreur lorsqu’en 1930, se croyant un nouveau messie, il avait promis de reconstruire le temple économique en trois jours: le pays n’en a pas moins été obligé de subir le régime Bennett durant cinq ans! Cette fois, il importe de prévenir le démenti des événements et de mettre la population en garde contre la répétition de la même illusion et du même désenchantement.17.X-I4 Léopold RICHER Aux omis des Saintes Ecritures Une " association catholique d’études bibliques (pflr P.Léandre.Poirier) te nnquantiimr anniversaire de .-encyclique Providentisslmus Drus de Léon XTH sur l’Ecriture salnle (18 novembre 1898) a provoqué en novembre dernier des réunions intéressantes à Québec et à Ottawa ainsi que de bons articles de revues et de journaux.On pouvait souhaiter quelque chdse de plus durable; la Providence y a pourvu en favorisant Jusqu’ici la fondation d’un nôuveau groupement des spécialistes de la Bible sous le nom d’Association Catholique d’Etudes Bibliques au Canada (ACEBAC), distincte de la Société Catholique de la Bible déjà existante.Elle tiendra ses premières réunions au Grand Séminaire de Montréal, dimanche le 30 Janvier courant.Y sont invités, pour un premier contact, tous les professeurs cana-dlens-françaU d’Ecrlture sainte dans nos séminaires et scolasticats.ainsi que les autres prêtres et religieux spécialement intéressés aux choses bibliques.Cêux qu’une lettre personnelle d’invitation n’au- (suite à U dernière page) L’actualité Une vraie honte (par EVE) “Enfin, les vacances sont finies!” Voilà une expression qui fait mal à entendre, surtout dans la bouihe d’une mère dont les enfants s'en vont au collège ou au couvent.Ce n'est pas particulièrement ce que l'on peut appeler un crt du coeur, car tf me semble qu’avoir du coeur, ce n’est pas avoir hâte de se séparer de ceux oui nous sont chers.It U o des petits qui sont bien mal partagés.Dès tes premiers jours de leur existence, ils demeurent à l'hôpital.Des fois, c’est parce qu'ils sont frites et des fois aussi c’est parce que ta maman est trop faible.Comme les mères modernes sont sujettes aux faiblesses! Vn peu plus tard, le bébé revient à la malton, plutôt parce que cela (suite à la dernléra page) La “dépêche de la “Pravda” est-elle une tentative de chantage ?Bloc - notes (par Alexis Cagnoa et O.H.) Les “Collets blancs” La Montreal Gazette s’indigne avec véhémence contre la suggestion que les fonctionnaires municipaux grévistes puissent être payés pour la période de grève.“No work, no piiy”, s’écrie-t-elle.Autrement dit, le salaire doit correspondre au travail accompli; principe fort juste mais qui, en l’occurrence, exige quelques distinctions.Il vaut par exemple lorsqu’il s’agit d’un travail qui ne se peut restituer de quelque façon.Un ouvrier fabrique tant d’articles par jour; il est clair que s’il s’absente pendant quelque temps, il ne pourra remettre à son patron la valeur d’ouvrage perdue.Mais il en va différemment lorsque l’employé absent doit, et seul peut exécuter à son retour tout le travail resté en souffrance, par un labeur plus ardu ou supplémentaire.Aussi le comité d’arbitrage qui doit examiner ies griefs des grévistes ferait sagement d’étudier cet aspect de la question, en justice comme en équité.-Il serait oiseux eje préconiser ar avam e une solution avant que es personnes compétentes aient considéré le problème.Car, en plus des règles générales à poser, il y aura forcément des cas d’espèce, des difficultés particulières, etc.L’intérêt public, bien entendu, demande toutefois que l’on procède avec prudence.La Commission municipale peut avoir des motifs de ressentiment envers les grévistes, mais le succès final qu’elle a rem- • porté ne doit pas lui cacheit les circonstances qui ont accompagné la grève.Il est à peu près certain que les fonctionnaires municipaux avaient des réclamations aussi justifiées que les pompiers et les policiers, d’autant plus qu’eux ne posaient pas le différend sur l’inacceptable principe de l’affiliation syndicale à des unions ouvrières de l’extérieur.Or, le, gouvernement provincial a cédé d’emblée, contre le gré d’ailleurs de la Commission municipale, aux exigences des policiers et pompiers grévistes, probablement parce qu’il n’osait pas encourir toutes les conséquences d u-ne telle grève.Aussi bien, les "collets blancs” en face d’une telle poli-1 tique, étaient-ils fondés à croire qu’on leur accorderait au moins traitement égal.Le fait qu ils ont été les plus faibles dans cette seconde épreuve de force ne doit pas être une raison dominante pour les traiter de façon plus rigoureuse.C’est une politique malsaine de châtier une classe particulière pour en faire des exem- La question polonaise, pierre de touche des relations entre l’U.R.S.S.et les puissance! anglo-saxonnes — Moscou refuse de traiter avec le gouvernement polonais de Londres — Enquête soviétique sur le massacre de la forêt de Katyn —- Nouvelle offensive soviétique en direction des pays baltes Pc (suite â la dernière page) .(je carnet du grincheux Les astronomes annoncent, pour le 25 janvier, une éclipse totale du soleil, mais éclipse qui ne sera toutefois visible qu en certaines régions de l’Amérique du Sud et de l’Afrique occidentale.Il n’y aura encore rien de changé à l'Empire sur lequel le soleil ne se couche pas.?V 4 Le lecteur aura compris que le soleil qui doit subir une éclipse n’est pas celui qui se publie à Québec.Le soleil de l'éclipse est celui qui est censé luire pour tout le monde.• * * Tout ce qui «'est pas défendu est permis proclament l'Idée Démocratique et l'Institut Démocratique.Les révolutionnaires de ’89 n’étaient pas allés si loin.Le cinquième de leurs éternels principes se formule ainsi: La loi n'e le droit do | défendre que les actions nuisibles à la i société.Tout co qui n'est pas défendu i par la loi ne peut être empêché et nul no peut être contraint à faire ca qu'elle n'ordonne pat.* * * L'Idée et l'Institut en viendront peut-être à dire- tout est permit.Ça sera d'une belle simplification, Et pourquoi un Institut Démocratique auralt-il, que diable! à se gêner, quand II dispose d'un gran I gouverneur suprême?Pareille suprématie est faite pour qu’on s’en serve, * * * Quand tout est permis, i! n’est certes pas défendu de vouloir reformer et refaire l’Histoire.# * * le parti libéral était tombé de Tasche-neau en Godbout.L'Institut Démocratique en est rendu à Mafieux.• « * Note d# carnet mondain: Le député fédéral de Sainte-Marie est allé se faire Eotographior à Mexico.Le Grincheux IT.I-M Citation d actualité "Nos pères jugeaient des livres par leur goût, psr leur conscience et leur raison; nous en jugeons par les émotions qu'ils nous causent.Ce livre peut-il nuire ou peut-H servir?Est-il propre à perfectionner les esprits ou è les corrompre?fera-t-il du bien ou du mai?Grand»* question» que se fai-saient no» devanciers! Nou* daman-don» ; fera-t-il plaisir?” JOUSIRT H se sera peut-être trouvé des lecteurs pour estimer que nous accordions dans cette colonne une importance vraiment exagérée à la querelle russe-polonaise.Une petite feuille qui s'est fait une spécialité des accusations gratuites et des dénonciations inconsidérées en a même profité pour nous attribuer les plus noirs sentiments.La réponse est facile: si nous avons tant insisté sur l'affaire polonaise, c'est qu'elle constitue en somme le pierre de touche des relations entre les grandes démocraties anglo-saxonnes et leurs alliés de l'Europe occidentale d'une part et l'Union des Républiques socialistes soviétiques qui n'est nullement démocratique en dépit de sa nouvelle constitution et de toutes les arguties de ses apologistes.Il s'agissait de savoir s'il pouvait se trouver un terrain d'entente entre des alliés que seuls avaient pu rapprocher à un moment donné l'identité des intérêts et un commun péril suscité par la volonté d'expansion et l'agressivité de l'Allemagne.Avec de la bonne volonté, il y avait sans doute moyen d'arrondir des angles, de régler nombre de difficultés par voie de compromis et d'ajourner après la guerre le règlement des plus épineuses.Cela pouvait faire présager des heures difficiles pour l'après-guerre, mais à chaque jour suffit sa peine et il faut bien parer au plus pressé.Les Nations-Unies pouvaient même sacrifier aux appétits soviétiques certaines petites nations de l'Europe orientale, comme les Etats baltes qui ne se sont pas défendus, ou qui sont passés avec plus ou moins d'enthousiasme dans le camp de l'Axe, comme la Finlande ou ia Roumanie.La question polonaise, elle, ne pouvait s'escamoter.La Pologne est une grande nation dont les titres historiques à l'existence ne sont pas contestables et qui n'a jamais manqué de les souligner à chaque génération en caractères ineffaçables tracés dans le sang de ses enfants.L'opinion mondiale n'a pas encore oublié que c'est pour défendre l'intégrité de la Pologne que les puissances occidentales ont déclaré ia guerre à l'Allemagne et provoqué ce formidable conflit.Quand 0»; connaît l'entêtement et la bravoure téméraire qui sont traditionnels chez ias Polonais, quand on avait suivi le cours de la politique soviétique depuis la démembrement de la Pologne où s'affirmait la volonté de Staline de conserver son entière liberté d'action, il était bien difficile de s'illusionner sur la posibilité d'un règlement facile.Comme on l'a répété dans bien des milieux, c'est le sort fait à la Pologne qui fixera les alliés européens de la Grande-Bretagne at des Etats-Unis sur les garanties que peuvent le ir assurer dans la pratique leur adhésion à la Charte de l'Atlantique et leur alliance avec les grandes démocraties anglo-saxonnes.Encore une fois, c'est l'affaire polonaise qui constitue la pierre de touche des relations entre l'U.R.S.S.et les autres Nations-Unies qui gravitent autour de la Grande-Bretagne et des Etats-Unis.LES NEGOCIATIONS EN COURS L'entrée des troupes rouges en territoire polonais au début du mois a posé dans toute son acuité la auestion polonaise que l'on s'efforçait d'éluder jusque là.A la fin de la semaine dernière, les diplomates anglais comptaient avoir réalisé des progrès encourageants.Les Polonais s'étaient laissé persuader de ne pas rejeter absolument l'offre soviétique qui consistait à faire de la ligne Curzon la frontière entre les deux pays même si cela comportait l'abandon des deux tiers de leur territoire.Sur les instances de ses alliés, le gouvernement polonais de Londres consentait à ne pas relever la dénonciation dont il était l'objet et il publiait samedi matin une note conciliante où il se déclarait disposé à négocier avec le gouvernement soviétique en réclamant la médiation de la Grande-Bretagne et des Etats-Unis.On avait évité l'irrémédiable et on pouvait espérer que le compromis s'avérerait possible, que les Polonais ne resteraient pas sourds aux objurgations du 'Times'' de Londres qui leur disait que le sacrifice de vastes territoires n’était pas trop lourd pour préserver l'indépendance de la Pologne et s'assurer l'amitié indispensable de la Russie.La réponse de Moscou ne s'est pas fait attendre et elle a été aussi peu encourageante que possible.Le gouvernement soviétique a rejeté ce matin l'offre de négociation du gouvernement polonais et refusé ne renouer les relations diplomatique* ovec le ministère Mikolajczyk.Dans une déclaration publiée au milieu de la nuit, le gouvernement soviétique accuse le gouvernement polonais de vouloir induire l'opinion publique en erreur en proposant de discuter la question des frontières avec le concours de la Grande-Bretagne et des Etats-Unis et affirme que son attitude équivaut en somme à rejeter l'offre du gouvernement soviétique de faire de la ligne Curzon la frontière entre les deux pays.Quant aux relations diplomatiques, le gouvernement soviétique affirme qu'elles ont été rompues par la faute du gouvernement polonais qui a repris à son compte l'accusation de la propagande allemande au sujet du massacre de fa forêt de Katyn, près de Smolensk, à savoir que plus de 10,000 officiers polonais auraient été exécutés par les pelotons soviétiques.Le gouvernement soviétique ne s'en est pas tenu là.Il a annoncé qu'une commission d'Etat a entrepris une enquête sur "le meurtre d’officiers et de prisonniers de guerre polonais tués par les occupationnistes allemands dans la région de Katyn-Smolensk".La commission est présidée par le lieutenant-général Nicolas Bourdenko, un savant qui est membre honoraire du Royal College of Surgeons de Grande-Bretagne; on remarque parmi les commissaires l'écrivain Alexis Tolstoï et le métropolite Nicolas de l'Eglise russe orthodoxe.On sait que les écrivains polonais continuent de soutenir que la preuve est accablante et irréfutable contre les Soviets dans l'affaire de la forêt de Kotyn.A Londres, on se raccroche à l'espoir que les Russes n'ont pas complètement écarté la possibilité d'une reprise des relations diplomatiques.On croit com- prendre que Moscou ne traitera avec le gouvernement polonais de Londres que s'il est remanié de façon à en exclure un certain nombre de ministres qui se sont attiré l'ire du Kremlin par leurs attitudes.On viserait plus particulièrement le ministre de la Guerre Marjan Kukiel, qui a signé la note du 16 avril 1943 demandant une enquête de la Croix Rouge sur la disparition ^es officiers polonais, le général Casimir Sosnkowski, le commandant en chef de l'armée polonaise, le ministre des Affaires étrangères Tadeusz Romer, qui était ambassadeur à Moscou au moment de la rupture.UNE DEPECHE SENSATIONNELLE Une nouvelle bombe a éclaté aujourd'hui.Les Russes ne se sont pas arrêtés dans leur offensive diplomatique aux Polonais, mais ils s'en sont pris également à la Grande-Bretagne qui les a soutenus dans une certaine mesure.La "Pravda" a publié aujourd'hui en tête de sa page de nouvelles étrangères sous le titre de "Rumeurs du Caire" la nouvelle sensationnelle suivante: "Le Caire, 12 janvier (D'un correspondant parti-"culier de "Pravda7').— Si l'on en croit des rensei-"gnements de sources sérieuses grecques et yougo-"sloves, une réunion secrète s'est tenue récemment "dans une des villes de la côte de la péninsule des "Pyrénées entre deux personnages officiels anglais et "von Ribbentrop."La réunion avait pour but de connaît?les conditions d'une paix séparée avec l'Allemagne.On croit "savoir que la réunion n'est pas demeurée sans "résultats".L'agence officielle soviétique 'Tas*" a reproduit ta dépêche disant que la réunion s'était tenue dans une ville côtière de la péninsule ibérique, c'est-à-dire en Espagne ou au Portugal.Il s'est évidemment publié bien des rumeurs de toutes sortes depuis le début de la guerre, mais elles paraissent dans les colonnes de journaux qui rengagent personne.Il n'en est pas de même de la "Pravda" qui est l'organe officiel du parti communiste russe et qui joilit d'une très grande autorité.La dépéch# sensationnelle au sujet de négociations de paix séparée entre la Grande-Bretagne et l'Allemagne n'a pu paraître sans l'autorisation du gouvernement soviétique et c'est ce qui lui confère toute son importance.Si la nouvelle n'est pas fondée, elle constitue une manoeuvre du gouvernement soviétique.Il n'y a pas d'autre explication.La rumeur n'est peut-être pas aussi invraisemblable qu'alla le parait.Si rU.R.S.S.continue à brimer tous les alliés de îe Grande-Bretagne en Europe orientale, elle finira par rtndre le situation intenable.La Grande-Bretagne ne peut envisager avec sérénité une Europe dominée par la Russie qui favoriserait partout l'installation de gouverneigents communistes.Il pourrait être plus facile d'en venir à un règlement avec une Allemagne désespérément coincée et disposée à toutes les concessions qu'avec une Russie victorieuse, arrogante et insatiable.Tout cela simplement pour montrer que l'hypothèse d'une paix séparée avec l'Allemagne n'est pas à écarter absolument: elle n'en reste pas moins extrêmement improbable.Ce qui parait beaucoup plus probable, c'est que Moscou opère une tentative vigoureuse pour forcer Londres et Washington à lâcher les Polonais.Les chefs de l'U.R.S.S.sont évidemment bien déterminés à conserver le territoire polonais qu'ils se sont annexé au début de la guerre et ils songent probablement à instaurer un gouvernement communiste à Varsovie même.Peut-être la Pologne est-elle même destinée à devenir l'une des républiques socialistes soviétiques constituant l'U.R.S.S.Les Russes auraient lancé une grande offensive diplomatique pour imposer leur propre règlement de la question polonaise.A Londres et à Washington, un se contente d'exprimer de la surprise et de l'incrédulité.LES OPERATIONS MILITAIRES L'armée rouge a lancé une nouvelle offensive dans le nord du front, probablement dans le but de pousser en direction des Etats baltes.Les troupes soviétiques ont coupé la ligne de chemin de fer Novosokolniki-Don au sud du lac llmen.Elles auraient en trois jours enfoncé un coin de 9 milles de profondeur et de 5 milles de largeur dans las lignes allemandes et repris 40 villes et villages dans cette région où elles ne sont plus qu'à 70 milles de la frontière de Lettonie.Au nord des marais du Pripet, les troupes soviétiques ne sont p’.us qu'à 47 milles d« la frontière polonaise qu'elles ont dépassée de 55 milles dans le sud où elles approchent de Rovno.En Ukraine, les Russes ont repoussé de violentes contre-attaques rouges dans le voisinage de Vinnitza et d'Ouman.Les Allemands indiquent que tout le front s'est embrasé en parlant d'attaques dans plusieurs secteurs dont le bulletin soviétique ne fait pas mention.En Italia, les troupes françaises et étatsunienne» du général Clark qui attaquent sur un front de 30 milles ont atteint les rives escarpées de la rivièrt Rapido qui traverse Cassino et commencé de battre en brèche les ouvrages de la ligne Gustave.Les François ont pris le vilktge de Cardito et les Etotsuniens ont consolfBé les positions qu'iis viennent de conquérir sur le mont Trocchio.L'aviation alliéa a bombardé l'usina d'avions Messerschmitt à Klagenfurt en Autriche.En Yougoslavie, le dernier Bulletin du maréchal Broz rapporte que la bataille se poursuit avec acharnement en Bosnie où les Allemands voudraient supprimer ca qu'ils appellent un corridor d'invasion et il réclama divers succès en Slovénie, en Croatie et au Monténégro.Dans ce poys où s'affrontent las communistes soutenus par Moscou et les nationalistes, les Allemands prétendent qu’un corps nationaliste $er*e composé an grande partie d'étudiants est venu relever la garnison allemande qui occupait le nort de Sibenifc.P*«'re VIGEANT.^ 2 LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 17 JANVIER 1944 VOLUME XXXV — No 12 Gazette- ____T RIBUNAUX ptt M SAURIOL p« de temps après lepuel certains Tnifc /iivarc iens, comme par exemple les dé- {_ Un tremblement de terre détruit San Juan, Argentine, et fait 5,000 victimes iv biens, comme par exemple les ue- i pots faits dans les institutions de 1 credit, seront réputés biens vacants.“Los déposants comme les banques dépositaires dans les provinces sont soumis aux lois des provinces en tant aue ces lois n’affec-ten: pas les opérations de banque.“Il ne suffit pas de dire que du moment qu'il s’agit de dépôts de banque toute législation, de la part annqu .Dépôts bancaires non réclamés - La juridiction des • 1 - » i - - i : — lion, pour être interdite, intervien- ne avec les opérations de banque.“Les législatures provinciales ne s'arrogent pas une juridiction provinces sur la propriété et les civils — Limites de la juridiction fédérale quant aux banques Six victimes d'intoxication — Chute mortelle Morts subites — Affaires de Cour Les banques sont sujettes aux droits civils comme toutes autres institutions.Les contrats de dépôts donc sont soumis aux droits civils des provinces, à moins que le Parlement fédéral ait légiféré sur cette matière mais pour des fins bancaires seulement.A ce sujet, le savant avocat de l’intimé cite dans son mémoire des décisions du Conseil privé où il a été définitivement établi qu'une province, lorsqu’elle légifère sur une matière de sa compétence, peut promulguer des lois qui incidemment peuvent affecter des matières tombant sous la compétence du gouvernement fédéral.Dans l'affaire Hank of Toronto v.Lanihe, il a été décidé qu'une taxe provinciale imposée sur tes banques faisant affaires dans la province de Québec, était une législation tombant sous l'art.92, par.2; taxation directe dans la province, et que ce paragraphe n’était pas lestreint par l’art.91, par.15, à savoir: la législation bancaire (.) "On ne peut donc pas dire que la législature provinciale ne peut sous aucun aspect légiférer sur les dépôts de banque et que toute lé- Arrêt de la Cour d’appel, 29 juin 19Ï3.Dossiers nos 2179 et 2183 (C.S.19k,788) Procureur général du Canada, intervenant appelant, v.Procureur qènèral de Québec, demandeur intimé, et Banque de Montréal, défenderesse appelante contre le même demandeur.Appel rejeté.Par une loi de 1939, la Législature provinciale a statué que les dépôts confiés à des institutions de crédit et non réclamés depuis trente ans ou plus sont des biens vacants, et comme tels propriété rie la Couronne aux droits de la province.Conformément à cette loi le procureur général de la province a réclamé à la Banque de Montréal une somme de $15,732.49 représentant ces dépôts non réclamés qu'elle avait en mains.La banque a contesté l’action en plaidant d’abord qu'elle n’était pas visée par cette loi, et que si cette loi l’atteignait, la loi était ultra vires des pouvoirs de la Législature de Québec.Le procureur général du Canada est intervenu pour soutenir re deuxième point de vue, et le débat s’est vite restreint à ce deuxième argument de la banque, le seul qui intéressait l'intervenait, et qui se subdivisait en deux points: 1.la loi légifère en matière bancaire, ce qui n’est pas de la juridiction provinciale; ou 2.si elle légifère en matière de propriété et de droit civil, elle vient en conflit avec la loi fédérale des banques, ce qui la rend ultra vires.M.le juge Philippe Deniers, de la Cour supérieure, a par jugement du (i octobre 1941, accueilli la demande du procureur général de la province.La banque défenderesse et le.procureur général fédéral intervenant ont appelé de ce jugement; la cause a été entendue par 51.le juge Létourneau.juge en chef de la proyince, et MM.les juges Saiivt-tiermain, Walsh, Francoeur ci Marchand.La majorité du tribunal a rejeté l’appel, M, le juge Marchand étant, dissident.Depuis cet arrêté, la banque et le gouvernement fédéral ont appelé de l’arrêt de la Cour d’appel auprès du Con-ml privé.Voici des extraits des notes de M.le juge Saint-Germain, qui a rendu i’arrêt de la Cour d’appel confirmant la validité de la loi provinciale: ’ L’on sait que, suivant les dispositions de l’Acte de T Amérique britannique du Nord, Je Parlement fédéral, d’une part, a té' pouvoir exclusif de légiférer sur les banques (banking) et que la Législature dans chaque province, d’autre part, a le pouvoir exclusif de légiférer sur “la propriété et les droits civils” dans chaque province.Ür, les appelants sodiennent premièrement que la loi provinciale 3 Geo.0 ch.28, est une loi relative à “banking” et non à “la propriété et aux droits civils”, et secondement, que si c’est une loi relative à la propriété et aux droits civils, elle vient en conflit avec certains textes de la Loi des banques, Statuts de 1934 ch.24, savoir: le par.2 de l’article 92 et l’art, llâ (¦¦¦) Avis de décès BERTRAND, r- A Longueuil An- „ n?;;e, le 16 janvier, à i‘i\ge mi non dans les oncrations de qut le .• simplfment pom oui je ]a rue Bern.Mme Orner Lavoie, .h ou non.cians ils opeiauuns ut | ue protéger les droits de la provin- .i„ (iaps les opérations bancaires.Les banques contestent cette loi pour garder indéfiniment ces dépôts alors qu’aux termes de l’art, 9a de la loi des banques,, elles sont tenues de rembourser en tout temps ces dépôts aux déposants, à moins que, dit la loi, avant ce remboursement, les deniers ainsi déposés à la banque ne soient justement réclamés comme étant la propriété d’une au- non re 1 a t i v e aux o P^^'oJ’a ' | ,nCnt à une loi de la province, laque, que cette législation intervten- - - banque (.) “L’on admet que, si le Parlement fédéral n’avait pas décrété (Loi des banques, art.92) que la prescription ne s’appliquait pas aux dépôts, ce sont les dispositions de notre code civil qui s'appliqueraient et, partant, la prescription de 39 ans.Ici encore, si le .Parlement fédéral n’avait pas légiféré sur le sujet, la législature aurait pu tout aussi bien que le Parlement fédéral déclarer ces dépôts imprescriptibles.“Revenant maintenant à la lot ce relativement à toute espèce de biens réputés abandonnés et.pour cela déclarés “biens vacants” que ce soit des dépôts de banque ou autre sorte de biens.“Le gouvernement fédéral conteste aussi cette loi soutenant qu’aux termes de Part.115 de la Loi des banques, il a, lui aussi, le droit de garder indéfiniment ces dépôts réputés biens vacants et ce, au préjudice de ia Couronne aux droits de la province.Je vois beaucoup d'analogie dans cette prétention de la Couronne fédérale à cel- 40 ans, propriétaire de la maison, et «on fils, Roland, 19 ans, MM.Jules Tessier, 78 ans, et Alphonse Beaulieu, 68 ans, ont été ranimés par la brigade de secours de la Montreal Light, Heat and Power Consolidated; M.J.Pèloquin, 70 ans, ne fut que légèrement affecté; M.Alphonse Brunet, 65 ans, _a été transporté inconscient à l’hôpital Saint-Luc où il a pris du mieux.Chute mortelle Mme Joseph Mann en, 88 ans, qui fait l’objet du présent litige, il le qu’elle avait émise dans deux i 1849, rue Amherst, est morte sa-n’y a aucun doute que les “biens | causes ci-dessous citées.medi soir, a 11 b, la, a i hôpital vacants” appartiennent à la Cou- “En effet, le par.24 de Part.91 Notre-Dame, des blessures reçues eum Les funérailles auront lieu mercredi, le 19 courant.Le convoi funèbre partira de son domicile, no 500, chemin Chambiy, pour se rendre à l’église Saint-Charles-Borvomée, de ronne aux droits des provinces.Notre code civil, art.401 décrète: 'Tous les biens vacants et sans maître, ceux des personnes qui décèdent sans représentants, ou dont ies successions sont abandonnées, appartiennent au domaine public." (.) “S’il n’y a aucun doute que les biens vacants appartiennent à la Couronne aux droits des provinces, il n’y a aucun doute non plus que cette matière des biens vacants est une matière dont la législation appartient exclusivement aux provinces, On ne semble pas d’ailleurs contester ce point.Ce que l’on conteste, c’est que les dépôts réclamés par la présente action soient réellement “des biens vacants” (.) “Mais si la Législature provinciale n’est pas compétente pour déclarer biens vacants, sous certaines conditions, les dépôts de banque, quelle est donc l’autorité législative qui a ce pouvoir?Car, enfin, il faut bien admettre que ce pouvoir rie déclarer biens vacants sous certaines conditions les dépôts de ban-mie appartient nécessairement a l'un ou à l’autre des deux corps législatifs qui se partagent tous les nouvoirs législatifs par l’Acte de Amérique britanfiique du Nord.Or, le Parlement fédéral ne pourrait sûrement pas, à mon humble avis, décréter biens vacants^ sous certaines conditions les dépôts de banque et s’attribuer la propriété de ces dépôts ou en attribuer la propriété aux banques qui en sont saisies.Pour que le Parlement fe-léral puisse légiférer sur la inatiè- de l’Acte de l’Amérique britannique du Nord attribue bien les sujets suivants: “Les sauvages et les terres réservées pour les sauvages”, exclusivement au pouvoir législatif fédéral, n’empêche que dans l’arrêt de St.Catherine Milling & Lumber Co.v.The Queen, et dans l'arrêt A, G.for Canada v.A.G.for Ontario (Indian annuities case), le Conseil privé a décidé que lorsque les terres des sauvages occupées par ces derniers ont été par eux abandon- lors d’une chute qu’elle fit chez elle, le 3 janvier.Le corps a été transporté à la morgue pour l’enquête du coroner.Blessée en montant dans le tramway Mme Aimé Martineau, 54 uns, 5369, rue Garnier, a été blessée, vers 4 b.15, hier après-midi, en tombant sur la chaussée, au mo Longueuil Annexe, où le service se ta célébré à 9 heures 39, et de là ^ ______________ au cimetière paroissial.Parents et r'p‘Y| ’faudrait "que cela fût nèces-amis sont priés d’y assister sans j su’ire pour les opérations bancaires, autre invitation.j or, ainsi que le fait justement re- .i i ir, i marquer le savant avocat de 1 inti-HEBERT.A Montreal, le ; dans son mémoire, non seule- janvier 1944, a 1 age de 81 ans, est j men, )a loi des banques n'a pas de législation spécifique sur ce point, mais elle s’est arrêtée là où elle n’avait plus droit de légiférer, laissant aux provinces le droit de declarer dans quelle condition les dépôts deviennent abandonnes, par conséquent: bona vacantia.(.) nées, ces terres abandonnées, en Inent je montçr dans un tramway, vertu de 1 art.199 de 1 Acte de l A- au Cüjn jg l’avenue d inérique britannique du Nord (rog-alties)* deviennent la propriété des provinces et non du Dominion.“Pourquoi en serait-il autrement des dépôts de banque réputés abandonnés par les déposants et par-tani, réputés biens vacants, alors que ces dépôts n'ont fait l’objet de la part des ayants droit d’aucune opération ou réclamation depuis 30 années ou plus?C'est la conclusion à laquelle en est arrivé l’honorable juge de première instance,_______| §|_____ et même s'il y avait doute sur la ; mont hier après-midi, au no 2001, question, je ne saurais décider au- rae Sanguinet; Mme Grace Menzies, des Pins et du boulevard Sainl-Eaurent.Transportée à l’Hôtei-Dieu, elle y a été pansée pour des coupures avec hématone au cuir chevelu.Elle a pu ensuite retourner chez elle.Morts subites La morgue a enregistré six morts subites survenues à Montréal en tin de semaine.M.Armand Fre-nette, 35 ans, 6773, avenue Alma, est (renient “Pour toutes ces raisons je suis d’avis que le jugement de première instance est bien fondé, je rejetterais donc l’appel de la Banque de Montréal avec dépens, et l’appel du Procureur général du Canada avec la recommandation d’usage au sujet des dépens.lÿ 44 * “Depuis que ces notes ont été transcrites, notre attention a été attirée sur une décision récente de la Cour suprême dans Provincial 65 ans, 6389, avenue Monkland, est morte hier matin, à 4240, Grand Boulevard, Notre-Dame de Grâce; M.Vianney Leduc, 38 ans, 5390, 3e avenue, Rosemont est mort samedi soir chez lui; Mme Magdalena Puceta 74 ans, est morte subite-ment dans sa chambre, 2650, rue Hochelaga; M.Ihlège Johnson, 74 ans, est décédé samedi matin chez lui, 731, avenue De Lorimier, et Mme Alexander Foam, 31 ans, 5825, 1ère avenue, Rosemont, est morte décédée Madame veuve Augustin Hébert, (Ernestine Mercier).Les funérailles auront lieu mardi, le 18 courant.Le convoi funèbre partira de l’Institution des Sourdes-Muet-j c|arei tes, 3725, rue Saint-Denis, a 8 h.15, pour se rendre à l’église Saint-Louis de France, où le service sera célébré à 8 heures 30, et de là au cimetière de la Côte des Neiges, lieu de sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.Imprimés de deuil MEMENTOS — REMERCIEMENTS Imprimé» eu gravé» Prix at spécimens sur demanda L’Imprimaria Populaire, Limitée 430, Notre-Dame est, Montréal TR.Bilair 3361 CALENDRIER 1er moi» jxnvikh 31 tours Demain: MARDI 18 JANVIER 1941 CHAIRE DE 8.PIERRE A ROME.Lever du soleil.7 h.37 Coucher du soleil, 4 h.44, Lever de U lune, malin.Coucher de la lune.11 h.45.Premier Quartier.le Z.t 3 h.4m.du »o!r.Pleine Lune, le 10, à S h.9m.du matin.Dernier Quartier, le 18.à 10 h.32m.du m.Nouvelle Lune, le 2S.à 10 h 24m du mat.JANVIER 1944 OI m.Lun Mar Mer leu.Ven 1 1 © PL.Mi C 001* • 2 3 4 5 6 7 9 10 U 12 13 14 U .à n 18 19 20 21 m 24 2S 26 27 28 31 Sam 8^ 15 22 29 Treasurer o/A/flnf/oôa Minister ! peu après son admission à l’hôpital o/ Finance (or Canada, et les pro- i M.Mary, ou on lavait tiansportee cureurs respectifs des*parties en hp; d urgence, présente cause nous ont transmis des commentaires sur cette décision.Or, après avoir pris connaissance de tes commentaires et avoir lu soigneusement le jugement de la Cour suprême qui a été rendu par M.le juge Hudson, je me sens dar vantage confirmé dans l’opinion que j ai exprimée ci-dessus.Treize personnes sont mortes dans des incendies en 1943 Treize presonnes ont perdu la vie à la suite de brûlures reçues dans des incendies en 1943, trois femmes, deux hommes et huit en- lant de ses visiteurs.Je crois que nous aurions ici un barbecue amusant.Littner est acquitté Fredericton.(C.P.) — Le capitaine Ner Littner a été acquitté samedi de l’accusation de négligence portée contre lui en cour martiale.Un l’accusait de négligence dans l’examen médical d’un soldat, négligence qui aurait entraîné la mort de l’homme.Après la libération de Littner on a commencé immédiatement le procès du lieuîenant-co-lonel H.-E.Baird, de Chipman, N.-B., officier commandant de l’hôpital nu et mort le soldat Smith.C’est le troisième médecin militaire à subir son procès pour négligence.Joueurs à l’amende Les agents de la Sûreté provinciale ont envoyé au tribunal, samedi matin, devant le juge Edouard Tel-lier, 91 prévenus qui ont fait des aveux et se sont hâtés de payer l’amende, après avoir été arrêtés au cours de six descentes dans des tripots, maisons de jeu, une loterie chinoise et deux lupanars.Le notaire Ecrément en appelle Le notaire Arthur Ecrément, 2107, rue Kimberley, condamné à trente jours de prison pour recel d’une obligation de la victoire de $100, en a appelé du jugement des Sessions de la paix.Il a été libéré provisoirement samedi, après avoir déposé au greffe les $950 nécessaires.Vagabond en prison Sam Rinko, 54 ans.vagabond d’al-iure classique avec la barbe longue et les vêtements en guenilles, a été condamné ramedi par le juge Edouard Tellier à huit jours de prison, pour ne pas avoir eu son certificat d’inscription nationale.Aux comparutions Aimer Need Nelson, 1100, rue Sainte-Elisabeth, accusé d’avoir obtenu $5 sous tV fausses représentations, a protesté de son innocence devant le juge Edouard Tellier.Il subira son procès le 21 janvier.Il est libre, moyennant un cautionnement de $950.— Roland-Paul Caron, sans domicile connu, accusé de voies de fait, a protesté de son innocence samedi devant le juge Edouard Tellier.Enqïiête préliminaire le 21 janvier.Le prévenu a été libéré sur parole, parce qu’il s’est livré lui-même à la police.— Wilfrid Lussier, 18 ans, 1440, rue Sanguinet, accusé de cambriolage dans un magasin de la rue Sainte-Catherine, près de la rue Saint-Denis, a protesté de son innocence samedi, devant le juge Ed*’ Tellier.Enquête le 20 janvier et cautionnement de $950.— Gérard Bradley, 17 ans, envoyé en correctionnelle par la Cour des jeunes délinquants, a reconnu sa culpabilité, samedi, à l’accusation de vol avec violence sur la personne de M.Jean Ledoux, encore à l’hôpital, souffrant de fracture du crâne.Le jeune apache a frappé sa victime à la tète avec une garcet-te, le matin du 6 janvier, avant de lui voler une montre-bracelet évaluée à $15.Sentence le 20 janvier.— Gérard Lambert, sans domicile connu, aurait menacé un parent.Traduit samedi devant le juge Tellier, il a protesté de son innocence.TOUTE LÀ FAMILLE DEGUSTE LES DELICIEUSES FRELIGHSBURG CONSERVEZ VOTRE SANTE en mangeant un fruit sain cultivé scientifiquement, récolté mûr, et quand même facile à conserer.CETTE ANNONCE EST UNE GRACIEUSETE DE LA PHARMACIE MONTREA La f ins grande pharmacie de détail au monde OUVERTE JOUR ET NUIT —Tel.HA.7251 1 Les revues ¦ de janvier Franco Relation* .28» Aujourd’hui .28» Revue Dominicaine .35* Voici la France No 43.28s AUTRES REVUES Culture (Décembre) .70* Orientation (Décembre) .28» L’Actualité Economique .,40* Bulletin de* Etude* Française* (16e) .40» Amérique Française .40s La Famille et l’Educateur (Déc.) 20e Siècle (Décembre) .», .12* La Re!ève (Décembre) .L’Oeil (Décembre) .,12s SERVICE DE LIBRAIRIE DU “DEVOIR” •-—- Procès le 21 janvier et dépôt en argent de $25.— Aurélien Favreau, 23 ans, Bel-oeil, accusé de vol d’outils évalués à $130, propriété de la Fairchild Aircraft, a protesté de son innocence.Procès le 21 janvier et dépôt en argeîit de $200.au sous-sol du presbytère A 2011.Dorian.Saint-Francols-Soiano: réunion à 8 h.15 au sous-sot de l'église.Saint-Pierre-Clavcr: séance du' mol* fc 8 h.15 au sous-sol de l'église dans la «allé de la Caisse populaire.r N ot re ¦ Dame-du-T ,-S.-Sacrement : assem-blée bl-mensuelle à 8 h.15 à lajwiie Ey-mard, 4460,' rue Saint-Hubert.w Saint-Jear.-de-Matha: M.le Dr Edouard Laberge prononcera une causerie sur “Lea maladie* vénériennes” à la réunion qui ae tiendra à 8 h.15 A la salle paroissiale.Tous les membres avec leur» amis «ont cordialement invités.Mercredi, 19 janvier Assemblées, conférences, etc.Lundi, 17 janvier Canadian Club, déjeuner-causerie, à 1 h.p.m.hôtel Windsor.Lt-col.George Drew, premier ministre d’Ontario.Sujet: "L’An-gléterre dans la cinquième année de guerre".* * * People's Forum, à 8 h 15 p.m.au Montreal High School Auditorium, rue Université.Capitaine John Dugdale, secrétaire parlementaire de M.Clement Attlee, assistant premier ministre, aux Communes anglaises.Sujet: “Post-war reoonstructon in Britain”.tür Vè Institut Pie XI.A l’Institution des Sourdes-Muettes.3725, rue St-Denis: Cours de dogme à 4 h, 45: cours de morale à 5 h.30: cours sur 1® Corps Mystique à 7 h.45; cours de morale à 8 h.30.4c 4t Société Ht-Jean-Baptlste.au Monument National.1182 St-Laurent.cours d'académie, par M.Joeé Delaquerrlèère, salle 31 A 7 h.45.* * * Société St-Jean-Baptiste, réunions des sections suivantes: Papineau : assemblée à 8 h.IS au sous-sol de Tégllse Salnte-Brlglde, entrée rue Champlain.Paul-Emile-Lamarche: Me Walter Gull-lery, vice-président, prononcera une causerie A la réunion qui aura Heu A 8 h.15 à la salle paroissiale.Tous le» membres et leurs amis sont Invités.Section Saint-Jean-Baptiste-de -la-Salle : Assemblée mensuelle, è 8 h.15 du soir, au local ordinaire, salle Salnt-Reml, 2615.boulevard Pie IX.A l’occasion de ia nouvelle année, une fête Intime est organisée.Un léger goûter sera servi ainsi que des rafraîchissements gratuits.Pl’-’Cs et tabac fournis.Tous les membres sont cordialement Invités, Société St-Jean-Baptiste, au Monument National, 1182 St Laurent, cours d'académie par M.José Delaquerrlére, salle 31 à 7 h.45, cours de diction française par M.Jules Massé, salle du secrétariat à 7 h.30.* * * Cours d’alimentation rationnelle par lile Rachel Beaudoin.Sujet: Facteurs à oasldérer dans la rédaction de menus repas, au salon de la Société, à 7 h.45 et à 9 h.^ Société St-Jean-Baptiste, réunions suivantes: Comité régional de l'est: assemblée & 8 h.30 à la salle de la section Saint-Clément de Vlauvtlle, au numéro 1611.de la rue Saint-Clément.Solnt invités les présidents, les secrétaires, le» trésoriers et les directeur» des quatre comités spécialisés des sections de l'est.Toute* les sections devront être rep sntéea.De la Nativité d’Hochelaga: réunion à 8 h.15 à la salle des enfants de choeur, entrée 1855, rue Désery.Tous les membres et les autres personnes sont Invités.15 au sous-sol de l'église où un beau Saint-Charles: soirée-récréative à ?h.programme de films sonores en couleurs sera donné.Ces fils sont: La Cité de Notre-Dame sur le troisième centenaire de Montréal: La vocation des mains ou Tar-tlsanat dans la province de Québec et un documentaire.M.Serge Brousseau, directeur des éditions La Revue moderne Prononcera une allocution sur “Les grands Canadiens français.Tous les membres avec leur épous- et leurs amis sont cordialement Invité».Les enfants ne sont pas admis.L'entrée est libre.Le sort de Toronto Toronto, 17 (C.P.).— Le port de Toronto est encore ouvert à la navigation, ce qui est un record dans l’histoire de ce port, qui est orrii-pairement fermé en décembre.Le pétrolier Britamoco a quitté Toroto hir à destination de Clarkson.JÊ OUI! MEUBLEZ ^ VOTRl MAISON i C H E.Z Mardi, 18 janvier ¦"Décider’ nue la Législature pro- “Dc cssion de ces dépôts aux termes de ront la propriété soil des banques! '’prt, 115 ,((.l’Acte des banques ci-soit du gouvernement fédéral.| dessus cité.” "Encore une fois, en quoi la loi j "•***•¦¦ provinciale en litige intervient-elle; , dans les opérations de banque 0UVT3SCS ÛC “banking"?® “Que si l’on veut invoquer ce droit d’imprescriptibilité accordé aux dépôts de banque, droit accordé uniquement en faveur des déposants, pour en faire découler, en faveur des barques ou du Parlement fédéral, le droit de garder indéfiniment ces dépôts qui peuvent n’êtru jamais réclamés par les déposants, je dis ((lie, renversant les rôles, c’est vouloir approprier ces dépôts de banque indéfiniment aux banques ou au Parlement fédéral, dépôts devenus biens vacants it dont la propriété appartient à la Jacques Bainville HISTOIRE DE FRANCE Ktàtsi-Unis.Démonstration gratuite.Confidentielle.Tel.C'Alàmet 66fi5 * Prix, qualité: réception’incomparable CEO.L.REMINGTON, consultant Ær».R A VOX coin Esplanade RADIO PÜONE MONOTYPISTE sur clavier demandé.— Homme d'expérience; emploi permanent; références requises.S'adresser en personne ou par lettre No 1770 Service Sélectif National, 275 Notre-Dame ouest, Montréal.REPORTER-NOUVELLISTE demandé, de carrière ou débutant.Emploi permanent.Donner états de services ou aptitudes; références requises.S'adresser en personne ou par lettre No 1780 Service Sélectif National, 275 ouest, rue Notre-Dame, Montréal.Les entants de (erre-Ncuve parient 4s doute cnco c de la té’e qui tut organisée on leur honneur, psr des officiers et des aviateur* dc l’Aviation miSitairc canadienne.à recession de la Noèl ’43.Au nombre de 450.I* ont été transporté» p*r chemin da fer (“Senta Claus Exprès»”, pour la circonstance) à une station du C.A.R.C.ou ii y avait bonbons et jouets de toute» aortes, en plus d'un mala vitre de I» porle d’avant, afin gnitique arbre de Noël —- avec un “Sant* Claus ", Certains d* ces erfants.«nti# d’ouvrir plus commodément.U* autres les trois qui sont photographiés ci-haut, avec le sergent R.Paré, de Mont- 1 nt quitte la place en emportant < ré»), n'avaient jamaii vu un arbre d* N oc.Tous ensemble, ile ont passé deux StX poulets et 12 livres de viande 1 jours à le station, puis ont été reen^duite she* eux, le» br.» .«t U t£te chargé* dc pore, sans se donner ia peine I de souvenirs.(Photo C.A.R.C.) Molière Sa vie dans ses oeuvre» par Pierre BRISSON Une biographie de l'homme, une étude de ton génie et des chefs-d’oeuvre qu'il * laissés.320 pages, format 5*/* x 8.Au comptoir $1.50, par la poste $L.»0.Pêcheur dislande par Pierre LOTI Un roman d* la mer.Le chef-d’oeuvre de Loti.275 pages.Au comptoir $1.25.par la poète $1.35.SERVICE DI LIBRAIRIE DU "DEVOIR” «*»* f VOLUMi XXXV — No 12 TROIS SOOS LE NUMERO ABONNEMENTS PAR LA POSTE EDITION QUOTIDIENNE CANADA $6 X (Saut Montréal et la banlieueI E.-Unis et Empire britanniaue 8 00 UNION POSTALE IC 00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA 2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE 3.00 LE DEVOIR Le DEVOIR est membre de la "Canadian Press", de l"'A.B.C." et de la "C.D.N.Â." LUNDI, 17 JANVIER 1944 Demain: Mod .’rément froid.MAXIMUM tt MINIMUM: Aujourd’hui maximum.0.Même date l’en dernier.20.Minimum aujourd’hui.— 4.Même date l’an dernier, 14.BAROMETRE : midi.20.1S.Chiffres fournis par aime veuve M -R Mes)* 4M "‘-erbrooko est aPDt S Les troupes françaises participeront à l’invasion européenne Entrevue de Churchill et de de Gaulle à Marrakech — Les Alliés préfèrent approvisionner les soldats plutôt que les patriotes sur le territoire métropolitain — La question dyun gouvernement provisoire et des procès des personnages de la Nie République Alger, 17 (A.P.) — On a annoncé en fin de semaine qu’au cours d’une conférence très amicale tenue à Marrakech, au Maroc, le premier ministre Churchill et !e général Charles de Gaulle se sont entendus sur la participation française aux nouveaux assauts qui seront effectués contre l’Europe.Le premier ministre britannique, entièrement remis de sa pneumonie, a tombé d’accord avec le chef du Comité .français de libération national sur la nécessité d’une collaboration étroite entre la France et la Grande-Bretagne, mais il a réservé au commandement militaire allié toute décision pour l’approvisionnement en armes des antinazis à l’intérieur de la France.Le haut commandement allié a suivi l’opinion du général Henri Giraud, commandnat en chef des forces françaises, d’envoyer des armes aux soldats français entraînés plutôt qu’aux membres des mouvements clandestins de résistance.Dans un récent discours devant l’Assemblée française, de Gaulle a déclaré que les Alliés n’avaient pas donné suffisamment d’aide aux patriotes français malgré des négociations longues et pénibles.L’n communiqué officiel français à l’issue de la réunion a dit que les deux chefs avaient passé en revue les principales questions concernant les relations franco-britanniques aussi bien que les différents aspects de la collaboration en vue de la victoire commune.Parmi les autres questions que les chefs ont eu l’occasion de discuter, il y a l’établissement d’un gouvernement français provisoire après l’invasion et les procès de trahison en cours contre quelques anciens chefs français de premier plan au sujet desquels les chefs anglais et américains sont censés avoir fait une enquête officieuse.De Gaulle était accompagné de M.Gaston Palowski, son principal conseiller politique.Lord Beaver-brook, lord du Sceau privé, et M.Alfred Duff-Cooper, représentant britannique auprès du Comité national français, ont aussi assisté à la conférence.Churchill a été invité à passer en revue les troupes françaises et s’est tenu à côté de de Gaulle pendant que les avions français survolaient la cérémonie et que Ja population indigène et européenne applaudissait.Pas un espoir: une certitude La France se relèvera rapidement de ses malheurs — Le Canada français appelé à jouer parmi les nations latines d'Amérique le rôle de la France en Europe — De la zone occupée en zone interdite, puis en zone libre — Per l'Espagne et le Portugal — Un ouvrage terminé, un autre sur le métier Entretien avec Mme Lignot-Roux Madame Jacqueline Lignot-Roux n’a pas seulement bon espoir que la France se relèvera de ses malheurs, mais elle en a la certitude.Aux journalistes qu’elle a bien voulu recevoir, ce matin, chez son hôtesse, Madame Roy-Vilandré, cette distinguée Française, écrivain et conférencière, a déclaré: — La France, qui a connu tant d’invasions an cours de son histoire, restera la France et resplendira de nouveau parmi les nations du monde.Dût la présente occupation durer cinquante ans, la Fran-ice ne cessera pas d’exister.Au contraire, elle puisera dans ses années d’obscurcissement l’énergie de survivre plus forte et plus belle que jamais.Rôle du Canada L’invasion prochaine Les préparatifs en sont très avancés en Grande-Bretagne, déclare le commandant en chef — Le général Bradley jouerait pour les Américains le même rôle que Montgomery pour les Britanniques L’Union des Ligues de propriétaires Protestations contre l'ordonnance Lobley — Tribunal de conciliation avec pouvoirs appropriés Les Trois-Rivières, 17 (D.N.C.) — Le bureau de direction de i l’Union des Ligues divs propriétai- TjTÎM i .(.• h ‘res .'a Prov>nce» siégeant dans , ' ¦ La .i notre ville, en fin de semaine, sous 1Ilj‘1SD)n eS* *res i la présidence de M.le notaire Londres, 17 avam ée^'en &Grande-BretacTie “'af u l)reSi«*'lce ac !c n‘>t" r.r», f F» .Les biens de la M.L.H &P.La démission de M.G.-O.Gagnon Reprise de l'enquête devant la Régie des services publics — Les transformateurs et leur installation — Les services de distribution La Régie des services publics de Québec a repris ce matin l’audition de la preuve que la M.L.H.& P.Gons.a commencée en novembre dernier.Ce matin la compagnie a présenté son évaluation de deux autres comptes.En décembre elle avait soumis sou évaluation des compteurs et de l’installation des compteurs.Aujourd’hui, l’expert qui dirige cette évaluation pour la compagnie, M.Francis Haberley, a présenté ses conclusions sur deux autres postes: les transformateurs et leur instillation.Cet après-midi, un autre expert soumettra le compte qui se rapporte à la valeur des édifices de bureau de la compagnie, édifice Power, rue Craig, et l’édifice qu’elle possède rue Sainte-Catherine.Me John Ahcrn, avocat de la Régie, contre-jnterrogera cet après-midi M.Haberley sur son témoigm-ge de ce matin; et après la déposition et le contre-interrogatoire sur les deux édifices, Me Forsyth demandera un nouvel ajournement; in annonçant ce matin son inten-I tion de demander cette nouvelle re-:mise de l’audition, il a dit qjie la prochaine fois on aura plusieurs comptes Je prêts; il ne sait pas exactement quel nombre, mais plus tpi’on n’en a soumis jusqu’ici.Il y a en tout, selon M.Haberley, 45 à 50 comptes dans l’inventaire de la compagnie.Les comptes que M.Haberley a produits cet avant-midi portent les désignations 2-E-5 et 2-E-10.Le premier se rapporte aux transformateurs et accessoires, et l’autre aux services de distribution.I Le premier compte ne comprend fas les transformateurs qui servent l’éclairage des rues ni aux lignes !dc transmission, mais seulement à la distribution aux clients.C’est l’inventaire conjoint effectué par la Régie et la Compagnie en 1939 qui a fixé cette division des biens matériels de la compagnie en comptes distincts et qui a délimité chaque compte.1 M.Haberley a donné quelques exemples de la façon dont on a procédé pour cette évaluation.Ainsi un type de transformaleur qui es» couramment employé est évalué, comme coût d'achat, à $107.70; e est la plus bhsse soumission reçue par la compagnie, celle de la General Electric.Cela comprend la taxe téderaie.Pour l’évaluation complète de ces transformateurs on a ajouté frais additionnels suivants: transport 21 3-10 cents, taxe provinciale 27c, $3.41 4-lü; taxes municipales: $3.22 6-10 (comme la taxe de vente montréalaise de 2% n’existe pas dans toutes les municipalités nù sont installés ces transformateurs, le taux moyen se trouve de 1.09%); dépenses d’achat, 08 3-10 eentts: dépenses de magasin, $3.41 4-10; frais d’essai, 94 cents; etc.De plus, on a calculé le coût de l’installation de ces transformateurs: on a calculé que l’équipe nécessaire pour ce travail coûtait $53.35 par jour, et qu’elle installe 8V4 transformateurs par Jour; avec (suite k la page huit) Me Jacques Casgrain, organisateur en chef du Commonwealth Coopératif fédéré, nous fait tenir la communication suivante: (Commonwealth Coopératif Fédéré Montréal, le 15 janvier 1944.j Le Devoir, 430 est, I Notre-Dame, Montréal.Cher monsieur, Les journaux de samedi rapportaient que G.-O.Gagnon a démissionné comme secrétaire provincial du C.C.F.(section de Québec), parce que la polilique du C.C.F, ne lui convient pas et que la conduite des activités C.C.F.lui déplaît.Or, c’est la première fois que Gagnon formule semblables prétentions.La vérité est que l’exécutif provincial (C.(LF.) a décidé dès avant Noël, de demander à Gagnon sa résignation et l’a avisé à crtle fin, jeudi dernier.M.Gagnon connaît très ,lien les raisons qui ont amené le conseil à lui demander sa démission et ce n’est pas du tout pour les raisons qu’il allègue, qu’il quitte le C.C.F., mais bien plutôt à la demande du C.C.F.Cordialement à vous, l’organisateur en chef, Jacques CASGRAIN Texte de la note russe Londres, 17 (A.P.) — Le gouvernement soviétique a rejeté ce matin l’offre de négociations du gouvernement polonais au sujet des frontières polono-russes.Il refuse aussi de renouer les relations diplomatiques avec le gouvernement polonais Mikolajczyk.Voici le texte de la déclaration de Moscou: “En réponse à la déclaration faite Ear le gouvernement polonais à .ondres, le 15 janvier, Tasa est autorisée à déclarer: "Premièrement dans la déclaration polonaise la question de la reconnaissance de la ligne Curzon comme frontière polonc-soviétiquc est entièrement laissée de côté et ignorée, ce qu’on ne peut interpréter que comme un rejet de la ligne Curzon.“En second lieu, quant à la proposition du gouvernement polonais pour l’ouverture de négociations officielles entre lui et le gouvernement soviétique, ce dernier est d’opinion que cette proposition tend à tromper l’opinion publique, car il est facile de comprendre que le gouvernement soviétique n’est pas en mesure d’entrer en négociations officielles avec un gouvernement avec lequel les relations diplomatiques ont été interrompues.“Le gouvernement soviétique rappelle que les relations diplomatiques avec le gouvernement polonais ont été rompues par la faute de son ; gouvernement par suite de sa parti-i cipation à la campagne hostile et j libelleuse antisoviétique au sujet des prétendus meurtres h Katyn.“Troisièmement, dans l’opinion des milieux soviétiques, les susdites circonstances ont de nouveau prou-‘ vé que le gouvernement polonais! actuel ne désire pas établir des relations de bon voisinage avec l’Union soviétique”.Un fasciste condamné à mort Alger, 17 (A.P.) — Un tribunal militaire a imposé la peine de mort i un Italien qui avait essayé de faire revivre le fascisme en Italie et a ordonné une peine d’emprisonnement d’un an à une collaboratrice.Onto antres ont été coodatunéa à la prison.Sept antifascistes exécutés à Savone Berne, 17 (A.P.) — 1* journal catholique de Milan, Italia, a rapporté aujourd’hui que sept antifascistes ont été exécutés è Savone.Parmi eux, R y a nn remarquable i avocat, Renato Wtullermin, un chef 1 du parti populaire catholique avant ; la dictature, et un organisateur «e- j cret du parti antifasciste démocrate chrétien.Le iourmil fasciste, La Répnbll-1 que, de Florence, a annoncé que 1 Aldo et Mario Crespi, propriétaires du journal Corriere della Sera de Milan, ont été arrêtés sous l’accusation d’avoir aidé lias partisans italien!», Mme Lignot-Roux entrevoit aussi pour le Canada français un avenir réconfortant: — Votre pays, dit-elle, est appelé à jouer en Amérique le rôle que la France joue en Europe, un rôle d’avant-garde dans le domaine de la culture parmi les nations latines.L’éminente visiteuse est arrivée de New-York hier soir.Elle est en séjour dans la métropole américaine depuis environ deux ans et demi.Sa sortie de France a été assez mouvementée.— J’ai vécu à Paris, dit-elle, pendant cinq mois sous l’occupation allemande.J’ai vu Hitler passer en auto rue Jean-Jaurès, ancienne rue de l’Allemagne.J’allais à la recherche de renseignements sur les miens à la Croix Rouge, quand soudain deux voitures allemandes croisèrent mon chemin.Je reconnus très bien Hitler.Il était assis à l’arrière de la voiture avec un officier, à qui il ne parlait pas.Son séjour à Paris est demeuré quinze jours secret.A travers la France —Et comment avez-vous pu sortir de France occupée?— A Paris, j’étais en zone occupée, mais mes parents étaient en zone interdite.Je partis les voir et j’allai jusqu’au bout du chemin de fer, à Châlons-sur-Marne.Les ponts avaient été détruits et les trains n’allaient pas plus loin.Je continuai ma route à bicyclette.Il pleuvait à boire debout cette journée-là.J’ai passé la nuit dans une famille de paysans.Je suis passée de la zone occupée en la zone interdite sans difficulté, par une sorte de hasard, car je n’avais pas de papier.De là, j’ai pu obtenir un sauf-conduit pour passer en zone libre.J’avais donné comme raison que j’allais chercher des enfants dans un préventorium.Une fois en France libre, on me dit qu’il y avait suffisamment de convoyeuses et que l’on n’avait pas besoin de mes services.A la suite de démarches auprès des autorités, je réussis à passer en Espagne, puis au Portugal et de là en Amérique.Sympathies en Espagne et au Portugal — Sons trop de difficulté?— Sans trop de difficulté.Les autorités américaines ne font aucun cas de l’argument sentimental, mais se montrent compréhensives.En Espagne, les traces de la guerre m’ont paru en grande partie effacées.Les Espagnols, contrairement à ce qu’on m’avait dit, se sont montrés très gentils.Ils continuent d’aimer les Français et d’etre obligeants envers eux.Au Portugal, il existe «un fort mouvement de sympathie envers les Français.Des Français m’ont raconté qu’il était très émouvant à l’été de 1940 de voir des Portugais se présenter en larmes et de l’argent a la main à l’ambassade de France pour exprimer leur chagrin de la défaite de la France et pour envoyer des secours aux pauvres Français."Un drame mexicain" Depuis qu’elle est à New-York, Mme Lignot-Roux, tout en étant interprète et secrétaire du peintre surréaliste Fernand Léger, trouve It moyen de collaborer à plusieurs publications de langue française en Amérique — elle a même suffisamment maîtrisé l’anglais pour envoyer dés articles écrits en cette langue à des revues des Etats-Unis et de Toronto.En outre, elle vient de terminer un ouvrage intitulé Un drame mexicain préfacé par nul autre qu’André Maurois.—11 s’agit, cx|>Uque-t-eHe, de la vie d’un aventurier français au Mexique il y a une centaine d’années.Je pfends ici le mot aventurier au sens le plus noble du mot.Gaston de Rousset-Boulbon, du pays de Tarasçon, a voulu agrandir le domaine de la Fram e au Mexique.Il y a perdu deux fortunes et y fut fusillé à l’âge de 36 ans à Sonora.Roman canadien sur le métier Mme Lignai Roux prépare aussi un roman canadien.Elle voulait venir passer quelques semaines au Canada l’été dernier, mais les difficultés insurmontables, à ce moment-là, de son entree au Canada l'ont forcée de rester à la frontière.A Rouse’s Point, où l’on parle aussi français, où elle s’est fait raconter des légendes, elle a décidé de mettre la main à un réril canadien qu’elle poursuit à temps perdu.* * * Paildaut la huilaiu* de jours ] Les trois résolutions adoptées l’Alaska ont été avantageux pour les deux pays.Les intérêts nationaux des deux pavs n’empiètent pas les uns sur les autres ni n’entrent en conflit.- Avec un tel passé, m’exprimant à titre d’Américain, je suis convaincu que la collaboration militaire actuelle sera le signe avant-coureur de relations en temps de paix grandement accrues et réciproquement avantageuses qui rendront plus facile la tâche d’organiser et de maintenir la paix mondiale qui nous intéresse tous.” Les conversations des Nations-Unies n Moscou et plus tard à Téhéran ont démontré clairement ce fait qu’il n’y a jamais eu dans le passé de causes de frictions entre la Russie et les Etats-Unis.M.Atherton est convaincu que les Canadiens partagent l’admiration des Américains pour (es résultats de l'armée russe et pour la fierté nationale de la Russie.pour le travail qu’elles ont déjà: ,, , ., ., ¦ T.t accompli depuis sa nomination et j Par incentif de ] Lnion des Li-( ^ ligues des nronriélaimc , ., il i Inné l’infanterie du Royaume- 8ues 0|R ete ratifiées a 1 unanimité l'r , i,*ues «‘S proprietaires avait! chef de ; * a ,0l.’c I intanierie ou ko jaunie anrès-midi nar la t iaue des réc,amello» - crcie* y _ .uvenes g .U,> mirnai g > Mères 8 30 Marches en musique t luveiles 9 iervihlng eues 8.30 Chanteur Taylor.045 De ta muslaue *b rav Hunt 10 .j prehestre 10 15 Relais du MBS 10 i 'nrrmentairee 10 35 Récitai de piano 10*5 Curry chanteur 11X0 Les maîtres de la musique.11 ta , ind dad* 11 30 l’hi mldier s wife ‘ 1 45 nucy Untnn*.Mid' N-vu el lev ¦ HHC 12 15 The Roart ol life 12 30 La terme et ses produits.12 5b igual-noralte 1 00 Rtidlo-ibumal 1 15 The happy gang 1 45 Claire Wallace 3.00 Big sister 2 1* Vie and Sade 2 31 Mutual Goes Calling 3 00 Femme d'Amériaue 3 If Ms Perkin.3 3' 'oung's I-» '» 3 4f High* t» happiness 4.00 Récital Hoban-Hoban « r lo’ velles 4 18 Causerie.4.30 Récital BroulUette-Préfontalne.8 00 F.•m' rto- aaniy 5.15 Récital de chant.5 30 Heure du thé.5.45 Choix de l'auditeur.6.00 I rogranimes du soir 8.10 Causerie 3 13 Kauio-iournaJ 6.25 Intermède.6.30 Musique.8 45 Nouvelles de BBC 7.00 Simone, chanteuse.7.30 Vieux air» 7.45 Causerie en anglais 8.00 Beaux disques.8.30 Les problèmes d'après-guerre.8.00 Junn et Judy 9.30 McGee et Molly.,0 00 Nouvelle» 10 13 Nouvells d Europe occupée 10.30 Récital d'orgue.n.DU Nouvelle» Ce BBO.11.15 Causerie.11.30 Nouvelle». v 4 15 'tauvtllat 7 00 L, forum des sports 7.10 Originalité» 7 lîi Mol fai dit ça» 7 30 La famine Jollcoeur.7 45 Paren* chante 8 oo Bla town 8.30 Canova show .x fouvuie» 9 OO En chantant dan» le vlvolr 9 30 If ralliement du tir» 10 00 L’homme en noir 10.30 Orchestr-.«I» uan» 10 55 Images de guerre ; Ot ’ >c n U 10 Orchestre II 15 Chanson» U.30 Orchestr» 13 00 Nouvel:»* CHIP-MSO Uloeytlee 6 13 8 25 8.30 >00 9 30 »4t iO.uO 10 13 .OUI 11.00 U.15 11 30 11.45 Midi Midi 1 00 1 05 3 00 2 0.3.15 3 30 2 45 3 ro J 30 v 00 4.10 4.30 SM 4 30 800 : ’ 4 6 30 645 7 00 7 00 7 30 7 45 800 8 15 8.3 9 00 i 1.5 9 30 tOOn 10 1.' Bonjour, voisin*.Nouvelle» U train du rire, uairtée du matin Nouvelle» Fl v i of • kind.Variété».Pmn vou Question Discours de M.Godbout Le gouvernemenf ha itéra avec justice les actionnaires de la M.L.H.& P.cfi f-mo kilocycle* 8.10 Musique 8.13 Mélodie* tt.3t Jim Robertson.8 55 Nourelle* 9.00 Breakfast club.50 Musique.9 45 Breaktast Club.iQ.OO Nouvelles 10.10 Musical headlines.10.25 Musique.10.30 Baby Institute.10.43 Carnation Bouquet.11.00 ïout fourtune.11.13 Novelty group.11.25 For ladies.11.45 Novelty group.11.50 Nouvelles.2 00 Mélodies.12.15 Musique.U 30 Soldier's wife.12.43 Highlights 1.00 Nouvelle» 1.05 Friendly hour.1 15 SolUte, 1.30 Canadian Club.1.43 Fanfare de l'armée 2.13 The mystery chlel.2.30 They tell me.2.» Hollywood new*.3.00 BmUlng Jack.3.18 Voice ol memory.3.30 Wenueii Hail.*.».»• Souvenir».Variété* mé dansant.FUdln-spéclal Radio-Journal.Méli-mélo Musique »ut demand' Chanson* françalaae Heure Heure familiale.Clinique sportive Oroh rroy Orch Florlto Orchestre classics v* swing.\ la gloire dee mill 'dre» O-eh rower J-P Déllale planiste Métalrt» Rancour*.Nouvelle*.Invité à porter la parole à Montréal en lin de semaine, M.Adélard j Godbout, premier ministre de la j province, a passé en revue les oeu-; vres de son gouvernement et a luis- ! sé entendre quelques-unes des lois) qu’il présentera au cours de la session qui s'ouvre à Québec demain.Voici notamment ce qu’il a dit auj sujet de la ville de Montréal et de l’expropriation projetée de la Montreal Light, Heat & Power: “Je crois que, parmi les services signalés que nous rendons à la vjlle de Montréal, il faut tout particulièrement mentionner le rétablissement graduel de ses finances et l’acquisition projetée de la compagnie Montreal Light.Heat & Power, qui sera bientôt réalisée, conformément à la loi que nous soumettons à la législature au cours de la prochaine session.“En effet, grâce à la Commission municipale, la ville de Montréal sort rapidement de ses embarras financiers.Par ailleurs, nous avons enlevé aux compagnies nîaeées sous la juridiction de la Régie des Services! publics le droit qu’elles avaient ob-! tenu de l’administration antérieure à la nôtre de surévaluer leur actif réel; en d’autres termes, nous avons mis fin à un “mouillage de capital’’ dont les résultats étaient tout à fait antisociaux.“Messieurs, nous n’avons pas l’intention de voler ou de spolier personne.Les actionnaires de la Montreal Light, Heat &.Power seront traités avec justice et équité.Nous avons décidé d’intervenir parce que c’est le devoir du gouvernement de se rendre compte que la province de Québec qui a de grandes richesses hydroélectriques doit être au moins sur un pied d’égalité avec les autres provinces”.Au sujet de l’enseignement donné à la jeunesse, M.Godbout s’est exprimé ainsi: “La jeunesse d’aujourd’hui est inquiète et tourmentée.Elle voit ses aînés à la guerre et elle se demande ce qu’il adviendra d’elle lorsque la victoire remportée, nous devrons effectuer de substantiels rajustements.“Nous avons donc perfectionné l’enseignement technique et polytechnique et favorisé, outre les institutions de culture générale, les écoles professionnelles.Et.dans cet ordre, nous avons été plus loin, en créant l’Ecole des arts graphiques, à Montréal, l’Ecole d’électricité, à l’Université Laval, à Québec, et l’Ecole des arts et métiers, à Ri- ' mouski.Il faut ouvrir à nos jeunes gens de nouvelles carrières, et les protéger contre l’exploitation possible.Les associations professionnelles et ouvrières se sont, en effet, plaintes qu’ici et là dans la province il était surgi quelques écoles où l'on se vantait, moyennant finances, d’infuser en un laps de temps ridiculement court toute la gamme des connaissances humaines à nos jeunes gens, en promettant de leur assurer le plus brillant avenir.Nous avons mis fin à cette exploitation, en forçant tous les directeurs d’écoles professionnelles à obtenir un permis du secrétariat de la province, qui est chargé de se rendre compte de leur compétence et de leur bonne foi.“Nous avons conclu avec Ottawa des ententes grâce auxquelles le Service de l'aide à la jeunesse a pu ouvrir aux jeunes gens et jeunes filles de notre province de nouvelles carrières, après les y avoir dûment préparés.Rappellerai-je que nous avons al-longé la liste des collèges qui reçoi-1 vent un octroi annuel du gouverne-! ment; établi l’Ecole technique de ¦ Saint-Hyacinthe et celle des arts et métiers, de Rouyn; contribué, par une sage politique, à la construction du magnifique collège de Victoria-ville; subventionné l’Institut canadien de Québec, dont la bibliothè-cpie rend des services signalés; aidé à l’Université Laval et à l’Université ! Bishop?Je n’aurai qu’effleuré le sujet, car l’éducation des nôtres! nous importe au premier chef.“La vie doit être de plus en plus montante dans notre province.L’éducation nous donne la clé qui ouvre tontes les portes et la lumière qui éclaire la route.“Nous voulons des lendemains brillants pour notre province.Et c’est sur !a jeunesse que repose l’avenir.Voilà une vérité que nous ne pouvons pas cess1"' de répéter.“Cette jeunesse, que nous voulons studieuse, a aussi droit à des loisirs.Voilà pourquoi nous préparons, en ce moment, une enquête très étendue, afin d’en arriver à une solution raisonnée et raisonnable du problème de l’organisation des loisirs dans la province.C’est là une initiative qui aura la plus profonde répercussion.” M.P erricr nomme de nouveaux professeurs à l’Ecole des Beaux-Arts MM.Alfred Pellan, Stanley Cosgrove, Maurice Raymond, Jelan Mé-rox et Mlle Suzanne Duquette M.Charles Maillard, directeur de l’Ecole des Beaux-Arts de Montreal, nous fait tenir un communiqué où il annonce que M.Hector Perrier, secrétaire de la province, a fait les nominations qu’on trouvera ci-après.Voici le texte de la déclaration île M.Maillard; “Le cadre des professeurs de l’Ecole des Beaux-Arts a été récemment complété par la nomination de plusieurs de nos artistes dont la réputation est déjà faite.“M.Alfred Pellan.le plus ancien en date des boursiers des Beaux-Arts pour l’étude de la peinture, nous est revenu de Paris après un séjour de plusieurs années et une caiiiere très fructueuse.11 est chargé du cours de peinture.“M.Stanley Cosgrove, doté d’une bourse pour l’étude de la peinture auprès de- l’artiste de réputation internationale, le peintre mexicain Orozco, a passé plusieurs années à Mexico où il étudia la fresque.Il est chargé d’un cours de décoration.“L’an dernier, l’Ecole avait déjà retenu les services, pour un cours de décoration, du peinture Maurice Raymond, qui fit un voyage d'éducation artistique aux Etats-Unis en se consacrant particulièrement à l’étude des primitifs, "M.Jean Merox, boursier pour l’étude de la sculpture auprès du maître-sculpteur Pina, à Paris, a été chargé d’un atelier de modelage aux cours du soir.“L'Ecole des Beaux-Arts, reprenant une initiative qui date des premières années de sa fondation, initiative qui avait dû être abandonnée pour des raisons majeures, a ouvert un cours du samedi après-midi destiné à l’initiation artistique des enfants.Ce cours a été confié à une artiste de talent.Mlle Suzanne Duquette qui est également chargée d’un cours de dessin le soir.“Ces nominations ont été faites par le département de Thon.Hector Perrier, secrétaire de la province”.____________________ Discours de M.Coidwell à New-York BMSi ’ New-York, 17 (C.P.) — M.AL-J.Coidwell, chef de la C.C.F., a exposé hier, à la section new-yorkaise de la Ligue pour la démocratie industrielle (groupement dont le but est de promouvoir l’éducatidm en faveur des principes démocratiques dans la vie économique, politique et culturelle) l’histoire et les aspirations de son parti et il a insisté sur la nécessite de la coopération entre les groupes socialistes canadiens et américains.Il s’est dit convaincu qu’il est très possible que ce soit la C.C.F.qui forme le prochain gouvernement canadien après les élections qui auront lieu d’ici quinze mois.Il s’est aussi montré confiant de remporter la victoire en Saskatche-wan et en Colombie canadienne.Dans le domaine des relations extérieures, M.Coidwell s’est mon-1 tré favorable à une plus étroite collaboration entre les Nations-Unies.Dans l’après-guerre, il faudra avoir un système dans lequel la propriété, d«nt dépendent la vie et le bien-être de la société, sera placée sous un contrôle socialiste dans le but d’obtenir plus d’efficacité et une plus grande satisfaction des besoins humains.Il a déclaré: “Nous n’avons pas l’intention de nationaliser pour le seul but de nationaliser, et il a ajouté: “Si une entreprise privée n’exploite pas le public et si elle n’est pas de nature à devenir une arme au service d’intérêts menaçants, et si elle est administrée efficacement, dans de bonnes conditions de travail et joue sa part dans le plan économique national, il n’y a aucune raison pour qu’une telle entreprise cesse d’être entre les mains des individus." A LA S'ENE, AU CO N TRT ET A L’ECRAN IOHANN STRAUSS junior, (Chbrles Coulcfi, le héros de “Valsas de Vien- j ne”, opérette que présenteront les ; Variétet Lyriques au Monument Na- | tional, à partir du 20 janvier, pour une série de 10 representations.A lo scène Reprise de ^Madeîeine et Pierre '44#/ Le procès des sursis militaires Toronto, 17 (C.P.).— Au procès de Naiffe Stephen, R.-A, Allen, R.-A.Irwin et Robert Douglas, accusés de conspiration relativement à l'obtention de sursis nour le service mililnire, H.Kirshenbnum a déclaré qu’au cours du mois de mai dernier il a verse à Naiffe Stephen une somme de $1,050 pour obtenir des sursis pour trois de ses amis qui avaient reçu leur appel militaire.Plus tôt, un autre témoin do la Gouronen, N.Boiter, a témoigné qu’il avait versé $400 à Stephen pour obtenir un sursis après avoir reçu son appel, kirshenbnum déclara qu'il *c rendit voir Stephen nu nom d’un ami et lui donna $050.“Je lu* donnai l’argent et il me dit de dire a mon ami d'aller au travail et d’oublier tout à ce sujet.Pur ii suite, je le vis au sujet de.deux autres amis et lui remis $350 pour chacun".John Robinette, conseiller pour la Couronne, demanda: “Avez-vous essayé de ravoir votre ar gent?” "—Non, .épondit Kir-shonbaum, j’ni pensé que ce serait inutile".Le procès continue.Projeté sur la chaussée M.Raoul Charland, 64 ans.1661 est, rue Marie-Anne, a été blessé vendredi dans un accident survenu à l'angle des rues Sninte-C.nthcrinc et Valois.Il conduisait une voiture de livraison de pain qui entra en collision avec un taxi conduit par M.Jean Dtibord, 29 ans, 8236, rue Saint-Dominique.La voiture fut renversée et M, Chnr-land fut projeté sur lu chaussée.Transporte à l'hôpital, il souffre de traumatisme crânien.La campagne de la Palestre a été couronnée de succès Retenez le "Devoir" d'avance chez votre dépositaire — c'est le SEUL MOYEN de ne jamais le mon quer — 3 sous le numéro.Téléphones dm servie* du firjg* i BEItir 3361* l tl veut donner* (‘«dratt* d'un ddpotitair* d* votr* voisinai*.Une nouveauté Mission française par René RISTELHUEBER ancien ministre de France Livre vivant et beau qui devrait se trouver dons toute bibliothèque.Volume de 225 pages.Au comptoir $1.25, par lo $1.35.ooste Service de Librairie du "Devoir” 430, rue Notre-Dame est, Montréal.¦ ., -» Les résultats de la campagne entreprise en faveur de la Palestre Nationale ont é’ê révélés samedi midi au cours d’une réception donnée dans cet immeuble à M.Hector Perrier, secréta Te provincial.Le président ce la campagne, M.Wilfrid Gagnon, exposa en quelques mois l’objectif financier et les résultats obtenus.“L’objectif, dit M.Gagnon, était de $150,000, A.venir jusqu’à ce jour, nous avons recueilli des souscriptions individuelles ou collectives la somme de $122,685.Si nous ajoutons à ce montant la contribution de la province, soit $25,000, nous arrivons à un total actuel de *147.685.Nous pouvons toutefois considérer l'objectif atteint, car je puis vous assurer que non seulement il sera atteint mais dépassé de quelques milliers de dollars, car nous avons actuellement en mains pour au delà de $5,000 de *ou!C[ipti''n« à venir.L’objectif est donc dépassé”.Remaniements à la ''Winnipeg Free Press" Winnipeg, 17 (C.P.) — La Winnipeg Free Prêts a annoncé aujourd’hui les nomination suivantes dans son personnel, à la suite de la mort de M.Jofcn-W, Dafoe, président et rédacteur en chef.M.Victor Sifton, gérant général, devient directeur, tandis que M.G.-V, Ferguson devient directeur de la rédaction.M.Grant Dexter, correspondant à Ottawa» et M.Bruce Hutchison, ancien rédacteur au Vancoiwcr Sun.sont nommés rédacteurs.M B.-T.Richardson de-viert correspondant en chef pour In Free l'rett à Ottawa.Retenez le 'Dtvoir* d'ovanc* chez votre dépositoir ~ c •** cEUl MOYEN Je ne jamais le mon quer — 3 sou» le numéro.La jeune troupe radiophonique d’André Audet, du programme Madeleine et Pierre, présentait, récemment, au Monument National, son spectacle annuel qui s’intitulait, cette fois: La Brigade blanche.Nous connaissons des papas, des mamans accourus au Monument National dans le seul but de procurer une distraction saine à leurs petits et qui se sont laissé eux-mêmes prendre tout entier à cette féerie en neuf tableaux où la musique, l’esprit et la morale s’unissent pour former un tout harmonieux, aussi agréable à l’oeil qu’à l’oreille.Dans cette Brigade blanche défilent tour à tour avec leur personnalité propre les jeunes acteurs et actrices que la scène invisible de la radio nous a déjà rendus familiers.Tous, à l’exception de Jacques Bé-lair, l’interprète du personnage de Pierre, actuellement uans l’aviation, et que l’auteur a quand même su évoquer ingénieusement à l’aide d’un enregistrement sur disque.L’action, qui se déroule tantôt dans le village de Mont-Tranquille, tantôt dans le chalet de ski de la Brigade blanche, c’est-à-dire les skieurs et skieuses du Club Madeleine et Pierre, est peut-être un peu lente au début, mais le rythme s’accélère bientôt pour atteindre un entrain endiablé — c’est le cas de le dire — au huitième tableau où se glisse une opérette savoureuse intitulée Ti-Houge et les Trois Diables.Ce tableau musical et parlé vaut à lui seul qu’on se dérange pour voir le spectacle.11 rappelle les grandes féeries que M.Audet nous a déjà présentées avec Je concours de sa mère, Mme Jean-Louis Audet, au théâtre de Radio-Petit-Monde.Avec la collaboration de Fernand Gratton, jeune musicien qui a déjà fait ses preuves, André Audet a écrit un texte amusant dont il a habillé les plus populaires de nos chansons du terroir, ce qui fait de son opérette à la fois un conte de fée et une crétion bien canadienne-française.Mais cette opérette ne forme qu’un épisode de La Brige blanche dont la trame principale tourne autour d’une épreuve de ski dont le “noeud” lui-même est un accident survenu à l’un des concurrents de par la faute de l’un de ses copains poussé par la jalousie.On devine facilement la suite: le concurrent blessé grièvement est ramené au chalet, au milieu de ses camarades consternés.Il faut le conduire d’urgence à i’hôpital où il devra passer plusieurs semaines immobilisé.Pendant ce temps, le remords travaille le copain responsable de l’accident.Enfin, il n’en peut plus, et révèle de lui-même à son ami blessé sa mauvaise action.Ce dernier, après avoir lutté avec lui-même, non seulement pardonne au malheureux adolescent, mais décide de ne souffler mot à aucun membre du club, de l’acte déloyal dont il a eu à souffrir.# * ¥ Cornme d’habitude, Audet s’était assuré d’habiles collaborateurs pour le montage de son spectacle, entre autres de son frère Jean-Marc Audet, qui a le don de remplir à lui seul trois ou quatre rôles des plus •divers, de Jean Fontaine et Roland d’Amr r, les régisseurs, de Guy Leroux, pour l’administration, du ’ maestro” Zéphirin Marcoux et d’Arturo Pippalo qui, avec Jean-Marc Audet, se signalent au premier plan dans l'orchestre des “cazous”.Pour le côté purement spectaculaire, ii faut rendre un nouvel hommage au goût exquis de Jacques Pelletier et de Léo Stranbourg pour les décors (en particulier le décor du chalet), ainsi qu’à Marie-Laure Cabane pour les costumes si bien appropriés à nos beaux hivers canadiens.* * * Bon nombre de petits nudilftuT" — et même de plus âgés — n’ont pu obtenir de billets pour le tacle de Madeleine et Pierre qui a fait des salles combles, au Monument National.C’est là pour André Audet, le jeune animateur et directeur de cette troupe d’adolescents populaires à la radio depuis déjà ept ans, un succès très appréciar ble mais qui impose à l’auteur l’o-bligation de donner des représentations additionnelles?s'il ne veut décevoir personne.Aussi a-t-il décidé de reprendre, samedi et dimanche prochains, les 22 et 23 jan vier, en matinée sa Brigade blanche.Les jeunes artistes joueront sam doute encore devant de belles salles.Lucien DESEIENS L'horaire des spectacles ST-DENIS “Je fatten Cral” 12 h.30, 3 11, 44.6 h.28.9 H.42.“Son Oncle de Normandie’’ I h.57.5 h, 11.8 h.25.LOEWS “Flesh and Fantasy’’ U h 20, 2 h,.4 h.35.7 b.15 9 h.55, PALACE “Lassie Come Home” II h 05, 1 b.50, 4 h.30, 7 h.15, 10 b.CAPITOL “Spitfire” ICI h 20.1 h ,10, 4 h.10.7 b 05, 10 h.“Adventure of a Hockey 12 h.2 b.55, 5 h, 45, 8 h 40 PRINCESS “Nauehty Marietta” 11 h 35.3 b., 6 h, 20 “Unfinished Stohy” 10 h„ 1 h.20.4 h.40, 8 h.9 h.45.05.La gazette des spectadi t Cinéma SAINT-DENIS: Je t’attendrai, avec Jean-Pierre Aumont, Corinne Luchaire, Aimes, etc., et Son oncle de Normandie, avec Jules Berry, Josseline Gael et Betty Stoekfeld.(Du 15 au 21 janvier inclusivement).LOEW'S: Flesh and Famasg, film de Julien Duvivier et Charles Boyer, avec Barbara Stanwyck, Charles Boyer, Edward G.Robinson, Robert Cummings et Robert Benchley.(Du 14 au 20 janvier inclusivement).PALACE: Lassie Corne Home, avec Roddy McDowell, Donald Crisp.Nigei Bruce et May Whitty.(Du 14 qu 20 janvier inclusivement).CAPITOL: Spitfire, avec Leslie Howard, et The Adventure of a Boakeij.(Du 14 au 20 janvier inclusivement).PRINCESS: Naughltu Marietta.comédie musicale de Victor Herbert, avec Nelson Eddy et Jeannette Macdonald, et Unfinished Siorg.(Du 14 au 20 janvier inclusivement).IMPERIAL: Watch on the Rhine el Gildersleeve on Broadway.(Du 17 au 20 janvier inclusivement).Nouveautés —• ' ' v \ r LE MONDE EST UN, pir Wendell ^ Wilkie, 245 pages.Au comp-loir $2.00; par ia poste $2.10.DES MINARETS AUX GRATTE- ^ CIEL, par Léon Guerdan, 300 ’’ page*.Au comptoir $2.00, par la poite $2.10.L'AVENIR DE L’ESPRIT, par La-comte du Nouy, 300 pages.Au comptoir $2.25, p; r la poste ’ $2.35, Ir SERVICE DE LIBRAIRIE ^ DU ’ DEVOIR ’ ARCADE ANTOiNlTtlXiROIIX JEANNE DEMONS liSEinmOlM' HENRi LETON ÉLiSA CA RE AU HyCUETTE 0L irSTl u iCNYJ ST-DENIS a qui som .-ns?V JBAN-PIERRE AUMONT, CORINNE IXHCHASREl m A l’afflchr Musique EGLISE NOTRE-DAME: Le Messie, de Frédéric Haendel, par les Festivals de Montréal, sous la direction de sir Thomas Beecham.avec une société chorale de 550 membres dirigée par B.E.Chadwick.(Le 20 janvier).HIS MAJESTY’S: Le violoniste Yehudi Menuhin.(Le lundi soir 24 jan-y 1er) ECOLE DE MUSIQUE D’OUTREMONT: Récital de Paule-Aimée Bailly, pianiste, dans des oeuvres de Bach, Schumann, Chopin, Me it-ner, Ravel, Debussy et Stevens, (Le| 22 janvier, à 3h.).SAINT-DENTS: Les Cosaques du Don du général Platoff, chansons et danses.(Les 20 et 21 janvier, en soirée).MONUMENT NATIONAL: Valses de Vienne, de Johann Strauss, par les Variétés lyriques et les Disciples de Massenet, avec Charles Goulet, Lionel Daunais, Olivette Thibault etc.(Dix représentations à partir du 20 janvier).Théâtre ARCADE: Le Bel Amour, d’Edmond Sée, avec Marcel Journet, Antoinette Giroux, Huguette Oligny, Jeanne Demons, Henri Letondal et Elisa Gareau.(Une semaine, à partir du 14 janvier).MONUMENT NATIONAL: L homme qui se donnait la comédie, pièce d’Emlyn Williams, adaptation française de Pierre Rocher.L’Equipe, sous la direction de Pierre Da-gênais, avec Roland Chenaii, Pierre Dagenais, Lilianne Dorsenn, Roger Garceau, Micheline Loranger.J.-Pierre Masson, Gisèle Schmidt, Denyse Saint-Pierre et Janine Sut-to.(Les 15-16-17-18 janvier en soirée et 15-18 janviçr en matinée).ERMITAGE: Le chant du berceau, comédie dramatique de Gre gorio et Maria Martinez Sierra, montée par les Compagnons de saint Laurent.(Les 24-26-28-29 janvier, en soirée).MONUMENT NATIONAL: Made leine et Pierre, spectacle pour enfants, par André Audet.(22 et 23 janvier, en matinée).jrusàt*M CQMEHQMB! i ^McDowall-crisp j 1 9mm May W1ITTÏ ‘ ttam* GWEMll mgM BBUCE T LASSIE A l’affleh tSSlti CAPITÔL.A laffïch- | JEANETTE MACO0NALD NELSON EDDY ^ ! vu| Jeu.-Ven.20-21 Jan.St-Denis FRANCE-FILM présente a CHANTIURS ^ IT OanXUR» tutsis* De» chômons et de» danses qui soulèveront votre enthousiasme.BILLETS : 1.00, 1.50.2.00, plus taxes EN VENTE an St-Oenis.chez Archambault et chez Lindsay.IMPRESARIO : Can.Concerts Si Artists.Aujourd'hui et Jusqu'à Jeudi lette DAVIS - Paul LUKAS "Watch on the Rhine" Autre spectacle : Gildersleeve on Broadway" En Ethiopie le beurre s’emploie comme cosmétique.’ Les Grand» Lacs s'étcildcnt sui une longueur «I* 1,»(I0 milles, entre l’est et l’ouest.L'acide siilphuriqtie lijlùle le papier tout comme le ferail le feu.Actuellement on utilse l’ortie pour en faire un papief du dualité spéciale.AUJOURD’HUI ET DEMAIN EN SOIREE AU MONUMENT NAT50NAL “L’homme qui se donnait 'a comédie” Adaptation française de Pierra Rocher présentée par L’EQUIPE ROLAND CHINAIL — PIIRRI DACENAI$ — LILIANE DOR5EN — ROGER GARCEAU - MICHELIN! LORANGER — IEAN-PIERRE MASSON — CISELE SCHMIDT — DENTS! ST-PIERRE — lANlNl SUTTO- Billets malntiaant ai* vanta au Monum«nt National, PL.6404.Soiréa i $t.00-.»0 .73-.60; Maflndat .90-.75-.67-.60-.52 (plu* Uml I .- 1. VOLUME XXXV — No 12 LE DEVOIR, MONTREAL, LUN^i 17 JANVIER 1944 LÀ Directrice : Germaine BERNIER Souvenirs d'un Haïtien SOURIANTES Le vent souffle du Canada.Depuis cette heureuse et illustre croisière que vient d'y faire notre Chef d’Etat, tout le monde en Haïti rêve d’un voyage au Canada.Voilà de quoi remplir d’espérance le consul d’Haïti, monsieur Philippe Cantave, et par voie de réci-jjrocité M.l’ahbé Gingras et M.Philippe Langlois, organisateurs des voyages Canada-Haiti.Puisque le vent souffle, pourquoi ne pas se laisser emporter?Si le voyage ne peut être fait d’une autre façon, il y a au moins cette manière.Et si jamais, pour la majeure partie des Haïtiens, il ne doit être fait autrement que par la pensée, en suivant le récit d’uu “Canadien” d’adoption qui a vécu douze années de suite sur les bords du Saint-Laurent, ce sera, pur ces jours de transports difficiles, autant d’assuré et de gagné sur les rudes temps de guerre que nous connaissons.Ÿ * • ’ Soyez donc déjà à Québec, voulez-vous?cher ami lecteur.Quand vous sortez de l’Univer-sité Laval, prenez par la place de la Cathédrale et remontez la rue Saint-Louis en passant sous la porte du même nom.Vous voici sur les Plaines d'Abraham.C’est la que se livra, dans la journée du 13 septembre 1759, la célèbre bataille des Français avec Montcalm contre Wolfe et les Anglais, sortis vainqueurs.Laissez le champ de bataille à votre gauche.Gagnez, par le Monument des Héros de Sainte-Foy, la rive droite de la rivière Saint-Charles, qui se jette à cet endroit dans le Sain-Laurent: vous voyez se dresser devant vous un couvent de pierres grises, style colonial.Là habitent les Soeurs Augustines Hospitalières.Un couvent célèbre.Il date de 1693; fut fondé par le second évêque de Québec, Mgr de Saint-Vallier; est l'un des rares immeubles de Québec qui n’aieut pas connu le fèu—en Canada, chose rare: on chauffe tellement l’hiver! 11 garde de précieux souvenirs que j’ai visités en 1933 le 4 août, en compagnie d’un ami bien cher qui me rappelle -sou vent cette heureuse journée.Voulez-vous?Nous allons aujourd’hui renouveler cette visite.Je ne sais s’il convient, mais j’aurais facilement oublié de donner à ces chères Soeurs le nom d’Augustines, Hospitalières, oui.Mieux serait “Soeurs souriantes”.C’est le nom qui leur convient.En la compagnie de la bonne Mère Supérieur — elle a une histoire que je vous conterai tout à l’heure — nous avons vu la grande salle de l’Hôpital où furent soignés par des Soeurs de cet Ordre 1,100 blessés, Français et Anglais, de la journée du 13 septembre 1759.F.n effet, les murs sont encore marqués de taches de sang — que l’on se garde bien d’effacer.Ces bornes Mères sont heureuses que sous leur toit on ait hospitalisé, de leurs mains charitables, on ait pass', dans une heureuse confusion, les soldats qui venaient, sur le champ de bataille des Plaines d'Abraham, à quelque cent mètres, de se battre jusqu’aux blessures sanglantes qu’ils s’étaient faites les uns aux autres et qu’ils étaient venus apporter à soigner sans plus songer à autre chose.Des épées étaient pendues en pa noolies aux murs.On resptrqH dans celle vaste salle, je ne sais miel parfum vétuste de charité qui demeure jeune, et les taches de sang, et ics souvenirs de guerre et massacres s’estompaient dans un nanorama imaginé de soldats qui cèdent sous les coups et deviennent frères dans la douler- et Je sacrifice.Où sont-ils aujourd’hui ces tableaux, ces réalités?Us s’évanouissent devant le carnage sauvage que mène le Monstre Cruel de la Haine sans pitié.* * * Je passais vite devant une peinture de VBcce Home appliquée au mur.— Il faut la voir de plus près, me dit la Mère Supérieure.Essayez de déchiffrer le nom de l’auteur.Je ne distinguais qu’im parfaitement.Le temps avait foncé les couleurs.Trop brunie à l'endroit de la signature, je ne pouvais y lire.j —Mais oui, souriait la bonne Mè- I rc, c’est un Ilubeus.Une beauté, j On m'a parlé de prix.On m’a proposé $5ü,tiU0.Nenni: nous sommes pauvres, il est vrai, mais pas au ' point de souffrît- de notre pauvreté.Je ne vendrai pus mon Jésus dans la douleur.Je le garde.Mais sachez quand même que les Hos-pifalières Augustines hospitalisent un Rubens chez elles.J’y pense aujourd’hui: et -si maintenant que je l’ai dit, on allait leur voler!.t Celle bonne Mère était d’une gaieté, d’une simplicité qui donnaient à notre visite un charme inexprimable.— Voyez-vous notre cimetière, me dit-elle, à brûle-pourpoint quand nous passions devant une cour large sablée, sans une pierre, sans une herbe, e- plane comme un land de tennis.* — Votre cimetière?.Je ne vois pas.— Mais ce beau sable blond.— Je ne comprends pas.— il y a les corps de 3U1 Soeurs Hospitalières Augustines ici, dans ce cimetière que vous auriez pris, peut-être, pour notre cour de récréation.Vous distinguez ces petits pieux de bois qui affleurent au sol.fie sont les meplacements : de nos tombes.Vous pensez bien i qu’il ne faut pas que le fossoyeur se trompe à la nouvelle défunte qui lui arrive.Nous marquons d’un bout de bois ainsi la dernière tombe occupée.Et depuis 1093, c’est là que nous allons à tour de rôle, dit la chère Mère Souriante.— Ah! çà, dis-je à la Soeur assistante qui nous accompagnait, et quand la supérieure fut devant nous à ne pas nous entendre, vous avez là une supérieure qui ne doit pas vous ennuyer.— Pas du tout.Si vous saviez son histoire, ce '.serait plus amusant encore.— Raccntez-la-moi.A ce moment la bonne Mère supérieure revenait vers nous.— Je veux bien, dit l'assistante.Et mieux, je me ferai aider parla Mère elle-même.En attendant, voici: "Cette sainte Mère ne se croyait pas la vocation religieuse étant jeune fille.Son directeur de conscience lui en avait pourtant reconnu les marques certaines.Non, la bonne fille avait les yeux sur un jeune homme qu’elle aimait.Elle l’épousa.Le mariage dura trois ans.Puis la mort vint lui ravir son époux.II n’y avait pas d’enfants.‘!Cette mort es! peut-être l’indication de la Providence, lui avait fait remarquer son directeur de conscience, j Ma fille, réfléchissez: sans doute , la vocation religieuse est libre.Mais il faut s’aider des circonstances pour connaître les sollicitations ' du Bon Dieu à nos âmes., "Non, la bonne fille n’en fit rien, j Elle jette les yeux sur un autre gar-! çon, l’aime et un jour qu’ils se promènent fiancés tous les deux aans les rues de Québec, son jeune homme tombe frappé d’un mal inconnu, et est emporté mort à l'hôpital.* Ÿ * — Oui, dit la bonne Mère qui, à ce moment arrivait à notre groupe, à ce coup, j’ai compris que le Bon Dieu en avait assez de mes amours de la terre.Il m’a donné le sien.Et me voici”.Cette fois, c’était plus que le sourire dans notre groupe.Vous dire le ton, la simplicité, et la jovialité avec lesquelles toutes ces choses m’ont été contées, et par l’assistante et par la supérieure à qui elles son arrivées, non, j'y renonce.Mais “je me souviens”, comme ou dit au Canada de Québec.H.GÔRE, S.SP.fLa Phalange).Ceux qui firent notre pays Marie Le Neuf 1612-1688 En 1636, la colonie s'enrichit d un beau groupe de recrues fort de 45 personnes et comptant les Le Gardeur el les Le Neuf.Parmi ces derniers, appartenant à une noblesse authentique et originaires de Normandie, les frères Michel Le Neuf ju Hérisson et Jacques Le Seuf de la Poterie, devaient jouer un rôle important dans l’histoire de la Nouveile-Frajnce, et notamment des Trois-Rivières, où ils occupèrent le poste tic gouverneur el exploitèrent un fructueux commerce de traite.Leur soeur, Marie Le Neuf, s’illustra différemment.Htle lut la première mère trifluvicnne.Née en 1612 en Normandie, elle avait donc 24 ans à son arrivée au Canada.Le 15 décembre 1636, elle tpousa aux Trois-Rivières Jean Godefroy.Le 21 octobre de l'année suivante elle donna naissance à un fils qui prit le nom de Michel.Cinq autres fils et plusieurs filles vinrent par la suite compléter cette admirable couronne familiale.En 1672.Frontenac signalait la famille Godefroy comme une des plus considérables et des plus méritantes des Trois-Rivières.La famille Godefroy contribua durant un grand nombre d’années au bon renom de cette ville.Elle s’illustra sur les champs de bataille ou dans le développement des seigneuries.En 1688, Marie Le Neuf mourut, "laissant, ainsi que dit Suite, quatre chefs de familles, deux filles, sept petits-fils et quatorze petites-filles' .elle lignée se continue aujourd’hui encore avec la famille de Tannancourt dont les ancêtres éta-I blirent et dirigèrent longtemps la I seigneurie de la Pointe-du-Lac.L'exemple de Marie Le Neuf, qui ne craignit pas de se fixer en un endroit particulièrement exposé aux incursions iroquoises, montre bien de quelle trempe étaient ces pionniers qui ne pouvaient pas faillir à leur tâche parce qu’ils s’y engageaient en entier, sans réserves, e! sans s'inquiéter des lendemains.Cà et là PRUDENCE EST MERE DE SURETE — Pourquoi donc as-tu peur du chien, mon enfant?Ne sais-tu pas que “chien qui aboie ne mord pas”?— Oui, papa, je le sais, mais je ne sais pas si le chien le sait.ENTRE POCHARDS — Le docteur me l’a bien dit que ma santé était altérée.— Allons prendre un dernier verre: ‘elle” a encore soif! Nouvelles de la Commission des prix Le saumon rationné Après le 17 janvier, le saumon en conserve s’achètera avec les Coupons de viande, l’n coupon donnera droit à une boîte de saumon de % de livre.Cette année 200,000 caisses onj été réservées pour le marché domestique.Le saumon sera mis en conserve dans des boites de V*, Vi et 1 livre.Acheteurs, étudiez les tableaux Les prix de détail pour l’agneau sont maintenant affichés dans toutes les boucheries.Une liste officielle du prix maximum sera préparée ''cir toute l’année et les changements dans les prix selon les saisons seront enregistrés au fur et à mesure sur les tableaux.La ména-i gère économe les consultera avant i d acheter du boeuf, du porc, du veau ou de l’agneau.Les cuisinières font leur part Les femmes canadiennes dans leurs cuisines aident le Canada dans ses exportations en pratiquant l'économie dans la préparation de leur repas.Cette année, parmi les denrées envoyées outre-mer, il y avait cent cinquante millions de livres de fromage et neuf mille tonnes d’oeufs en poudre équivalant à soixante-trois millions de douzaines d’oeufs.Plafonnement des indéfrisables Les prix sont fixés pour les ondulations permanentes.Même si une nouvelle méthode est employée, l’opérqjeur n’a pas le droit de demander un prix plus élevé que le prix maximum d’une ondulation permanente d’une catégorie semblable.La situation du logement reste encore un problème (Du service d'information) On ne connaît aucun moment de répit au bureau d’enregistrement du logement de l’avenue du Parc.Ain si, au cours du mois de décembre, rapporte Mme Maurice Cormier, directrice de ce bureau, on a accordé un total de 2,201 entrevues a des personnes qui.cherchaient un logement, quelques jhèces ou une chambre.Un a réussi à placer 102 personnes dans 20 logements, 141 personnes dans des accommodations fractionnelles et 08 personnes dans des chambres.Cependant, il reste encore 1971 personnes qui désirent se loger dans des maisons convenables, 1000 personnes, dans des accommoda lions fractionnelles et 409 personnes, dans des chambres.Même si les derniers amendements à l'ordonnance des loyers améliorent bi situation de nombre de gens, la situation du logement à Montréal demeure encore un problème.Il n’est pas inutile de rappeler que l'on compte sur la bonne volonté des propriétaires et aussi des locataires qui disposent d’espace dans leurs maisons.Si une pièce est fermée par suite de l’enrôlement ou du départ d’un membre de la famille, pourquoi ne pas en faire profiter une personne qui est à la recherche d’une chambre?Reste le problème des familles avec un ou plusieurs enfants.Certains propriétaires refusent catégoriquement de louer un logement à ces familles.Une fois de plus, on demande à tous et à chacun de faire preuve de bonne volonté et d’hospitalité chrétienne.Vous disposez d’une ou de plusieurs pièces et même d'un loge-1 ment complet?N’hésitez pas à le si- ! gnaler au bureau d’enregistrement du logement de Montréal, dirigé par le Service des Consommateurs de la Commission des Prix et du Commerce, 34(5?av.du Parc, angle Sherbrooke, H Arbour 3247-8-9.D’après VAmerican Institute of Food Distribution Incorporated, l'Axe contrôle approximativement 10.000.000 de tonnes de sucre de l’approvisionnement mondial de 25.000.000 de tonnes, soit 2/5 du total.Activités Féminines, Conférences, Héiinions, etc.La cheftaine au devoir Une Pièce Guide sera présentée par tea Guides eashoaques de la paroisse Ss-EU-sabeth, sous !e patronage de M.le curé Etienne Pépin, mercredi.26 janvier, à 8 il.30 du soir à la salle paroissiale Se-Eitsa-beth, angle de Courcelles et £.-Jacques.Représentation pour les entants, samedi, le 22 tanvler à 2 h.30.Ecole Ménagère Provinciale Mardi soir, à 7 h.30, à l’Ecole Ménagère Provinciale, 461 est.rue Sherbrooke, démonstration ordinaire : Hors-d’œuvre et canapée chauds ou froids pour cocktails.La confection des bases et des garnitures ainsi que la présematon seront démontrées dune façon simple et claire.La maîtresse de maison à la page ne devrait pas manquer ce cours qui lui apportera d’heureuses suggestions pour ses réceptions Intimes ou de cérémonie.Une nouvelle série de cours de secourisme s’ouvrira bientôt sous les auspices de Société Ambulancière de S.-Jean."Le soin des malades à domicile” sera le sujet traité dans cette 2e série.Prlève de s’inscrire d’avance, Le cour» se donne le vendredi soir a 7 h.30.La date sera annoncée sous peu dans ce Journal.Au profit des hommes de la marine marchande Mme Norman Bohn a accepté l'Invitation de la Galerie des Arts à Toronto, à t'tre de Conseillère et Secrétaire Hono-relre du Comité en charge de "organisation de l’exposition des chefs-d’œuvre de la peinture au profit des hommes de la Marine marchande.Norman Bohn sera a Toronto pour l’ouverture de cette exposition le 4 février.A l'Association des Femmes d'affaires L’Association des Femmes d’Affaires tiendra son assemblée mensuelle mercredi.le 19 la: vier, à 8 h 30 du soir a la Fédération Nn ' lonale Salnt-Jcan-Baptt'-t \ 853 est.rue Sherbrooke.Il y aura discussion sur ces questions d actualité: le thé sera servi.Invitation spéciale à tous les membres, à leurs amies et à toutes celles qui aimeraient A prendre contact avec l'Association.Le gruau d'avoine au autre céréale complète excellents au déjeuner Autrefois les petits fermiers d’Ecosse se nourrissaient surtout d’avoine.Le déjeuner et le souper consistaient en gruau d’avoine et la seule forme de pain connue était des galettes d’avoine.Aussi attribuait-on leur vigueur à cette diète.L’avoine leur fournissait de l’énergie, des sels minéraux importants et une quantité généreuse de thiamine ou vitamine Bl, ce dont nous manquons bien souvent dans notre diète moderne.“Nous serions un peuple mieux nourri si nous commencions la journée avec un bol de gruau d’avoine ou d’une autre céréaîp à grain entier”, déclare le Dr L.-B.i’ett, directeur des Services d’Hygiène Alimentaire à Ottawa.“Trop de Canadiens ménagent sur le déjeuner.Quand ce repas important ne contient pas sa part d’aliments protecteurs de la santé, il est difficile de se procurer dans les autres repas tout ce dont nous avons besoin”.Nouvel insigne pour les C.W.A.C.Ottawa, 17 — Les membres de la Section féminine de l’année canadienne pourront désormais porter l’insigne “Mars”, emblème du soldai complet.On avait jusqu’ici restreint le port de cet insigne au personnel masculin de l’armée canadienne.D’après le nouveau règlement, toutes les volontaires de la Section féminine de l'armée canadienne qui ont remiu (i mois de bons services pourront Je! porter.1 L’insigne est rouge sur fond kaki et représente une flèche et un cercle, le signe astronomique de Mars Hôpital de 25 lits à Sainte-Agathe Sainte-Agathe-des-Monts, 17.L’hôpital de la Providence ouvrira ses portes le 25 janvier prochain.Le sera le seul hôpital du genre entre Montréal et Mont-Laurier.Son ouverture a été rendue possible grâce à la municipalité de Sainte-Agathe el aux octrois du gouvernement provincial.Cet hôpital est installé dans l’ancienne demeure du Vieux Doc, le docteur F3.Grignon.11 renferme 25 lits ej est pourvu d’une salle d’opération, de salles de radiographie, etc.On a ajouté une aile de six chambres à l’épreuve du feu.On a dépensé de $45,000 à $50,000 j pour mettre l’immeuble en l’état d’hôpital.Mère Thérèse du Saint-Sacrement sera la directrice de la maison.Sept, médecins de Sainte-Agathe seront attachés au nouvel hôpital.Mgr Philippe Perrier à l'Institut familial Sous les auspices de l’Institut Familial, une série d’émissions ¦ adiophoniques sera donnée à Radio-Canada, dans le but de promouvoir un mouvement d’ooinion en faveur d'associations de parents et de maîtres.La première de ces causeries sera donnée demain soir, mardi, à iO h.15.au poste CBF, par Mgr Philippe Per-, rier, vicaire général du diocèse de Montréal et président d'honneur de l’Institut Familial.Les parents et les professeurs seront donc tout particulièrement intéressés à écouter ce programme.L'alimetitation New-York, 17 (C.P.).—- M.L.-B.Pearson, ministre-conseiller de l’ambassade canadienne de Washington, a dit samedi dans une allocution à la radio, au programme du Metropolitan Opéra, que même en temps normal près des deux tiers de la population mondiale n’a pas assez de vivres convenables pour assurer la santé et une vie normale et que près de la moitié de es gens sont au bord de la famine.Cela existe en dépit du fait que sur les 2,100,000,000 d’hommes que compte la population du globe, les deux tiers passen Heur vie à produire des vivres, a dit M.Pearson, qui est président de la commission intérimaire des vivres et de l’agriculture établie par les Nations-Unies à la conférence de Hot Springs.En cetie qualité il a annoncé que l’on soumettra prochainement aux Nations-Unies un projet d’organisation permanente pour l’alimentation et la production agricole.La bonne alimentation, a-t-il dit, ne suffira pas à elle seule à abolir la guerre, mais sans aliments il ne peu: certainement pas y avoir’de paix.s-—.-s LES CAHIERS DES DIX NUMERO HUIT Préface de Mgr Olivier Maursulf Montsrvilb Boucher da la Bruè-re, par Mg* Olivier Mzurgtrt; L'odyssce d’uie jaciété hisioriqus, par Victor Morin: Un Canadien en Louisiane en 1943.par Mgr Olivier Mcurauit; Montré-1 soulève la Province, par Léo-Pau! Desretiers: Pierre-Edoua;d Leclère, par Francis-J.Audet: Ah! mon grand-père”, comme il buvait!, par Gérard Malchetosse : La vie urbaine vers 1800, par l'abbé Albert Tessier; Les grands voyers de la Nouveîle-Franee et leurs Successeurs, par Pierre-Georges Roy: Les juges de Montrés! sous le régime français par E.-Z.Masdcotfc; La poterie iroquoise, par Aristide Beaugrand-Champagne; Les conseils du roi, par Maréchal Nantel; Index général, par Gérard Malchetosse.Volume de 325 pages.Au comptoir $1.75; par la poste $1.90.SERVICE DE LIBRAIRIE DU “DEVOIR” EATON Heures d'offoires : 10 h.à 6 ht 30.U: Samedi : 10 à 1 heur*.Pratiques et belies ! Précisément ce qu'il faut oour les maisons pas trop chauffées.Robes de chambre en rayon de bonne qualité, chaud, col châle, coupe ample.Rayures blanches sur bleu ou rouge foncé.Tailles 36 à 44, 12 .95 Articles pour hommes.»u m-de-chaussée, affirrner, nous ne parlons de ça?R.n avait plus d argent.Les j P ur rien amis avaient tout pris.r 1 , Il faudrait être plus imprevoy- j Mes amis, vous le voyez, nous ant que le défunt M.Lapointe, plus avons vraiment la partie belle.Met-timoré que M.Godbout devant un j tons-nous donc résolument à l’ou- cireur de bottes de tangue anglaise, vrage.Que chaque soirée nous ____________ r.pour avoir peur de M.Duplessis, j trouve actifs; que chaque paroisse jusqu’ici refusée.Un farceur ne réussit pas deux fois son meilleur tour.Mesures d'organisation Pour nous organiser, deux choses sont essentielles: des comités de comtés et de paroisses, qui se réunissent au moins toutes les quinzaines, qui étudient le programme, qui distribuent les imprimés gratuitement tournis par le secrétariat du Bloc, et qui commencent immédiatement à faire de la propagande pour notre prochain journal.L’autre chose est de dresser, épurer et compléter constamment la liste des militants à qui sera confiée la tâche essentielle de représenter nos candidats dans les po^ls, à l’élection prochaine.Voilà qui assurera le succès.Et cela dépend de vous.' Comment former des comités?Nos comités de comtés existent partout.Dans les paroisses où il n’y en a pas encore: réunissez-vous entre citoyens, entre voisins.Choisissez vos officiers, envoyez-nous leurs noms, et tout sera dit.Ensuite, marchez tout droit.Vous êtes des hommes libres.C’est comme ça dans le Bloc: Chacun pour tous et Dieu pour nous! En deux mots: organisons-nous dans nos paroisses, et ensuite prenons contact immédiat avec l’organisation du comté qui, elle, se tient en relations constantes avec le secrétariat général.Car il faut de la discipline, de la cohésion, de l’union pour gagner." Le fédéral, lui, nous mâche assez obligeamment la besogne.Vous avez constaté le renvoi de milliers d’ouvriers, devenus chômeurs dans la région de Montréal?L’assurance-chômage n’a même pas encore dédommagé ces malheureuses victimes.Mais voici ce qu'on a fait, en Ontario.L’usine de Nobel a été close.Deux mille employés qui y travaillaient ont été répartis dans d’autres usines: Sudbury, d’autres centres industriels leur ont donné de nouveaux emplois.Et ce n’est pas tout: ces chanceux furent transportés sans frais en vagons spéciaux, leur temps a été payé* (ils gagnent déjà plus éher que nos gens).La politique du service sélectif est simple à résumer: dans 1 Ontario, des wagons avec places assises, pour aller vers de nouveaux emplois.Dans le Québec, on tarmeTsTIa porte.Voilà ce que fait M.Mackenzie King! Le service sélectif s’intéresse beaucoup aussi aux derniers malheureux qui ont échappé aux poursuites des agences policières étrangères, odieusement chargées de rechercher les délinquants dans no-] ire province.Voici que les patrons devront assumer une nouvelle tâche officielle: celle de dépister les employés qui ne sont pas en règle avec les cent mille et autres règlements du gouvernement fédéral.Le patron devra dénoncer scs propres employés; le père se trouvera aussi dans le cas de dénoncer un fils à son emploi.Vraiment, M.Mackenzie King oublie un peu que nous nous battons pour défendre l’intégrité de la famille chrétienne! La Commission des prix se donne aussi le luxe de rire des vétérans.Voici qu’elle annonce qu’elle fera sa part pour aider nos vétérans de retour du front à se réinstaller dans la vie.Et savez-vous comment?En leur donnant la préférence dans l’octroi des licences commerciales.Remarquez d’abord que cela signifie que le régime des licences passerait au fédéral.On n'aurait donc pins le droit de faire commerce sans eii demander la faveur à Ottawa.Heureusement que le Bloc y sera, et même un peu là, dans le temps, pour y voir.Maintenant, je vous demande un peu, quel commerce un vétéran pourra songer à ouvrir lorsqu’il reviendra du front?Ce n’est toujours l’accident survenu près de Àlaskl- lias Picard, Eugène Joubert et Hen-nongé, le 29 septembre 1911, et qui ri Forest élus, en rem'jlaeement de a coûté la vie à M.Maurice Dupré, MM.Paul Lanoix, Adélard Lapierre ancien ministre fédéral.Sa veuve ' et Esdras Larocque.Uptown, village: M.Leon Benoit, réélu; MM.Emile Messier et Emile dommages pour une somme de $175,561, alléguant notamment vitesse excessive du convoi et défectuosité dans le rail.La demanderesse veuf faire reconstituer le rail, censé avoir été fractionné en 20 pièces et le photographier, permission qui lui u été Côté élus, en remplacement de MM.Rodolphea Guthier et J.-L.Phénix.Upton, paroisse: MM.Ernest Le-doux, Wilfrid Girard el Moïse Le-doifx, réélus.Saint-Nazaire d’Aclon: M.Roland Fafard, réélu; MM.Philippe Houle et Wellie Hébert élus, en remplace- ment de MM.Donat Houle et Ephrein Brunelle.Saint-Théodore d’Aclon: MM.Pierre Gauthier.Delphi» Pelletier et Ovila Petit, réélus.Sainte-Christine: MM.Victor Lamarche el Emile Chagnon, réélus; M.Léon Dupuis élu, en.remplacement de M.-William Desmarais.Saint-André d’Acton: M.Prudent Lajoie, réélu; MM.Wilfrid Bisaillon el Albert Cournoyer Rus, en raem-plucement de MM.Victor Lavallée et Ulrie Chagnon, ^ La Société médicale de Montréal La première séance de l’année 1914 de la Société Médicale de Montréal aura lieu demain soir, le 1H janvier, à 9 h., à l’hôpital Notre-Dame, sous la présidence du Dr J.-U.Gariépy, nouvellement élu, et qui donnera dans son allocution d'ouverture les grandes lignes du programme de l'année.Le Dr Paul Letondal présentera son rapport financier pour l’année 1943.La partie scientifique consistera en l’étude d'une question à l'ordre du jour, intéressant les praticiens “Les artérites chroniques des membres”.Elle sera répartie comme suit : a) L’artérite juvénile — diagnostic et traitement: Dis René Dandu-rand et Roland Dussault.En discussion: Dr G.-E.Cartier.b) Les artérites dans le diabète.Dr L.-Henri Gariépy.En discussion: Dr J.-U.Gariépy.Il a été décidé à la dernière assemblée du Comité de régie de la Société Médicale que les journées nidicales auraient lieu, cette année, les 29, 30,_31 niai et 1er juin.La moutarde roulante La moutarde roulante s’est in-troduüe dans les Provinces des Prairies en 1887; elle provenait de ’.’Europe centrale.Chaque gousse renferme environ 120 graines, et l’on a constaté qu’une seule plante peut contenir jusqu'à 1,500,000 graines.Quand des graines sont mûres, la sommité entière de lu piaule se casse et le vent l’emporte à travers la prairie où elle éparpille ses graines au loin.Comme les graines ne se détachent pas facilement des capsules ou gousses, une i.omnnté peut rouler sur la prairie pendant tout un hiver, ne répandant que quelques graines ci et là sur un grand nombre de mil-ies.¥ Les graines de la vesee sauvage ou du pois sauvage sont très nuisibles dans l'avoine destinée à la moulure.C’est une impureté assez lépandue dans le grain cultivé dans les provinces maritimes, le Québec et certaines parties de l'Ontario.Cette plante se rencontre également sur les talus des chemins dans l’est du Canada.C’est une mauvaise herbe annuelle et de provenance européenne.L'arbitrage municipal Les représentants des parties au bureau d’arbitrage qui étudiera les griefs des fonctionnaires municipaux, M.Gérard Picard, représentant des fomtionnaires, et M.C.-A.Sylvestre, représentant de la Commission municipale de Québec, se sont rencontrés vendredi en vué de choisir le président de ce bureau.Ils ont suggéré plusieurs noms, notamment le sénateur Léon-Mercier Gouin et Me Bernard Bourdon, mais on ne connaîtra probablement pas avant lundi le choix du président.Exploit d'un gangster Chicago, 17 (A.P.) — Ben Zuo kerman, que la police décrit comme proprio de maisons de jeu et contrebandier au temps de la prohibition américaine, a été tué vendredi par un gangster.Deux heures plus tard.Ben Glaser, 60 ans, l’as-sucie de Zuckerman, est mort d’une syncope en apprenant le sort de ce dernier.Le meurtrier est sorti d’une auto, a tiré trois balles sur la victime, puis a filé dans sa voiture où deux autres hommes (’accompagnaient.- Le phis bas laux de mortalité pour aucun pays a été celui de la Nouvelle-Zélande en 1932 et 1933, avec 8 morts par mille de population.-i.—mm UN NOUVEAU LIVRE DE Félix-Antoine SAVARD, auteur de "Menaud, Maître-Draveur" L’ABATIS Dessins d'André Morency Belle édition de luxe sur papier Vergé Byronic, format 6 x & '/a, tranche effilochée.Au comptoir $2.00, par la poste $2.1$.Edition ordinaire, au comptoir $1.00, par la poste $1.10.SERVICE DE LIBRAIRIE DU "DEVOIR" L'OPINION PUBLIQUE il msmsmoosBmi rf;.'V* » h '/! vt Une enquête indépendante révélé une attitude marquée rentre l’expropriation Sauef-vM* qo.!.«rit. *i, 7^4 734 Penmans .a .50 5% 51.4 fi 14 Price Bros.21 4] 41 41 Rolland .9 9 9 25% 38% 11 35 25 13 St.Law.Corp., .3% St.Law.Corp.prlv., , .15 .Il .25 .13 38% 11 35 23 13 St.Law.Paper prlv.49% ShawlnlKan .15% Steel of Canada .Twin City (nouv.) .Wtnn.Electric .• .8 Wlnn.aiïe.prlv.• .65 • 8% .72 8% 8% Banques: Commerce .135 8 8 Montréal .152% 7 7 Nova Scotla .12% .14% 12% 14 12% 14% Obligations : Mont.Power Note» .* .50% Bas Ferm.108 108 29% 29% 14% 14% 30% 30% 22% 22% 23 23 111 111% 9 9 19% 19% 15% 15% 18 16 30 50% 50 30 20% 21 9 9 3% 3% 15 15 15% 15% Les hommes d'offoires LE CURB DE MONTREAL Abitibi 6% prlv.Bathurst B.B.A.on .C, & D.Sugar .Canada Malt .C.N.Power prlv.Can.Indust.B .Canadian Vickers ., Can.Vickers prlv.Copi.Alcohol .Consolidated Paper .Dom.Oilcloth .Donnacona .Fleet Aircraft .Ford A.For.Pow.Secs (cU) Ouv.Haut Ferm.Valeur* Ouv Haut Ferm 3% 32 3% 31% 3% 32 Fraser V.T Lake st.John .20% 1764 20% 20% 3% 3Vi 3% Massey-Harrl» prlv, .20% 20% 20,i 22 22 22 Moore 48 48 48 20 20 20 Noorduyn Av 4% 414 4% 44 95 152 6% 44 152 6':, 44 152 6% Royauté .Walker prlv Mines (cote en cenls) 20% 21 20% 21 20% 21 54% ,53 54% Arno 2 2 2 2% 2^8 2% Cent.Cadillac 3 3 3 6 6% 6% Century Mining 9 8 8% 28% 23 lïj 28% Francoeur 41% 41 41 8% 7% 8% Jollet-Quebec .6 6 6 3% 3% 3% Pandora Cadillac 8 8 8 24% 24% 24% Plcckle Crow .202 200 202 25 Siscoe 57 BOURSE DES MINES TORONTO D fi Haut 1 1735 Abitibi p 32 500 Acme .600 Aldermac 2000 ArJon .9100 Armistice 3100 A-storla 9% 1000 Baganmc .4000 Ban kl te kl 15 13000 Bear Ex .44 6800 Beattie , .195 7400 BtdKood .43% 500 Bobto 700 Boneta] .3200 Br Dom.12900 Broulan 90 2500 Buff Can.91 1000 Cal Ed .205 2150 Can.Mai.78 1395 C.P R.11 1000 Cas Tr .no 3000 Cent.Pat.» .184 1000 C.Porcup.12 3400 Ch.Res.33 1500 Chester.us 6150 Cochenor.190 700 Conlarum.158 2500 Coin lj.16 U 1000 Davies.161* 500 Denison.4500 Duquesne ., , ,c 2500 Eastcrest .* • L 4230 Eas' Malartlc , .i ! 198 5500 Fed, Kirk.6 8100 Franco .2500 Gods Lake 1003 Gold ale * 10000 Gold Gate 8000 Goodf.2\'a 500 Gunnar.18 7000 Halero 3000 Halllwell 3200 Hard Rock 625 Bollinger .320 Home 1500 Homestake 4SOO Howey .1600 Jason .aooo Jellieoj 2000 J M Con .775 Kerr A .12125 Kirk L.1500 L.Dufault .740 Lake Shore 4450 Lana Cad.Haut Ferm.3600 Leltch.126 124 8100 LU LL.124 117 1100 Macaasa.360 360 450 Mcleod.250 248 6500 Madsen .70 169 4350 Malartlc .365 355 4000 Man.Ea.2Vi 21i M.Ceorge-H.Macdonald, associé de l’agence de publicité Richardson-Macdonald, maintenant dissoute, et par la suite attaché é la Walsh Advertising Company, qui fait maintenant partie de l’agence Stevenson & Scott à Toronto.Elu administrateur 16 16% .3% 3% 13% .10% 10% 198 5% .4t 41 .19% 19% .17 17 12% 2% 18 .e% 6% .3% 3% .117 117 .’2% 12% .340 325 .4 4 .33 83 .29% 28%' 3% 2% 940 .95 Pfi .01 81 .17 17 .7% 7% 2000 Ma .-al go.8 25500 McLeltan.5 2650 Mtn.C.73400 Mid.Con 1000 Negus .;; 60 500 Nlpîsslng.215 835 Nor&uda .50 8500 N or gold 1000 Normetal 1000 Nor Can 6100 O Brlea.155 12000 Pac&lta 1100 Pac.OU.71 2400 Parnour .13700 Partena .5500 Paymaster .750 Perron 700 Pickle Crow .700 Pioneer .240 4000 Prêt,ton .265 78528 QQueenston .106 21600 ©Que Min.24 2000 Roche .10 6000 St.Ant.5 4037 San Ant.375 2200 Senator .47 3200 Sherrttt .74 12200 Slacœ 600 Sladen.„ ’ 72 500 Prlnger .67 2000 SE Pete.414 8210 Steep R .6000 S Con .2550 Sullivan .455 Teck Hughes 2000 Tr Res., .10O Un C "B" , 1250 Up.Can.6900 Vermllata.is 3500 Wlltsey 1875 Wright Harg .\ i 345 CURB 5932 c.Paper.615 1000 Dalhousie.5214 8 414 190 190 40 38 60 60 215 215 50 50 10% 10% 81 80 60 M) 155 154 3% 3% 71 71 140 140 7% 7% 33 33 m 109 203 202 240 240 265 106 105 24 22% 10 10 5 5 375 370 47 47 74 73% 58 58 72 72 67 67 4% 4% 210 208 4% 4% 173 167 350 345 48% 48% .14% 14% 214 214 18 15% • .13 11% 345 340 500 OU Sel 700 P Ore .Total des ventes: 617.000.314 185 644 3114 3*\ 185 BOURSE DE NEW-YORK Valeur AU Reduct 2.00 AUl.d Chem.7 00 .Alils-Chalm 1.00 .Am.Can.3.00 Am.Car & F.4 00 Am.Loco .Am.Pow.& Lt ., Do 8 prlv.75 .Do 5 prlv.6215 .Am Radiator .45 .Am.Roi M.90 Am.S.eel Fd 2.00 Am.Sugar 1.50 Am.Tobacco 3.25 .Do • B” 3.25 .Am.Water W.Am.Wool pr 8.00 Anaconda 2.50 Armour 111 Atchison SF 7 00 .Baldwin CT 1.75 .Ouv.Haut Clôt.41 40% 40% 147% 14715 147% SBli 38% 38% 84% 84% 84% 3.5% 35% 35% 16% 16 16-g 2*5 2% 2% 47% 4 T 47 42% 42% 42% 9% 9% 9% 13% 13% 13% 26% 26% 26% 30 30 30 6! 61 61 62% 62% 62% 7 6% 7 68% 68 68% 25% 25% 5% 5% 58% 57% 20% 19% Valeur Ben dix Av.3.00 .Beth! Steel 6.00 Boeing Air I 00 Bohn Alum 3.00 , Borden's 1.40 Borg Warn 2.00 Out.Haut Clôt.34% 34% 34% ¦' 58% 14 47 29% 35% 27% «Tb 24% 9% 36% 59% 14% 47 29% 35% 59% 14% 47 29% 35% 2735 7% 2fc 37% Briggs Mfg 2.00 .27ti, Budd Mfg , , 7% Canada Dry .60 .2415 Cnn.Pacific .9% Case JI 10.00 .37% Ches & Ohio 3.50 .45*4 Chrysler 3.00.81% Colg Palm 1.25 .24% Col Gas & El.4Sg Com & South .a, n-ia ll-lë Long Nairn 1 25 .22.% 22a; 22% 25% Con Ed NY 1.60.21% 21% 2U 5% Cont OU 1.00 .57% Crane 1.00 .20% Crucible Steel 2.00 .45*5 45% 81% 81% 24% 24% 4% 41) M.W.Biake Dennis, de Montréal, qui vient d’être élu membre du conseil d'administration de Vickers and Benson Ltd, apiece de publicité de Montréal et de Toronto.Les nouvelles en raccourci La production de îa mousse de tourbe, qui a pris un essor notable au Canada depuis le début de la guerre par suite de la suppression des approvisionnements venant d’Europe, va continuer et s’établir sur une base ferme pourvu que se créent au pays même des débouchés abondants pour le produit, ("est l’opinion émise dans un pamphlet intitulé: Mousse de tourbe ou mousse de sphuignes; ses applications à l’agriculture, à l'industrie et aux usages domestiques, préparé par H.A.Leverin et publié par la Division des Mines et de la néologie, Ottawa.On y rapporte que la consommation dû produit est en-tore relativement faible ici, et que l’essor est principalement dû à la demande aux Etats-Unis.I! est possible que la demande de ce côté diminue après la guerre, et dans ce cas on pourrait y compenser par une plus grande consommation du produit au Canada, qui possède de grandes étendues de mousse de tourbe de bonne qualité.Le pamphlet donne une liste des producteurs canadiens.Depuis bon nombre d’années en Europe, la mousse de tourbe trouve de nombreuses applications et don- ne de bons résultats.Son utilité provient de son grand pouvoir absorbant pour les liquides et les gaz, sa résistance à la decomposition, sa faible conductivité thermique, son , élasticité et ses propriétés déodo- , risantes.Au Canada et aux Etats- i Unis on l’utilise maintenant sur- j tout dans l’horticulture et le jardinage: elle sert à amender les 1er- j res; elle entre sous forme de fari- j ne dans la composition des engrais \ mis sur le marché; elle s’emploie pour l’empaquetage des bulbes, lu-bercules, racines, en vqe de leur emmagasinage pour l’hiver.L’emploi de la mousse comme litière | dans les poulaillers est très répandu aux Etats-Unis.Dans l’industrie.! on l’emploie surtout pour les en- j grais artificiels; pour la prépara- i lion de divers aliments pour le bé- ! tail; comme isolant dans le bâti- ! ment; comme matière d’emballage.; A la maison, c'est un excellent ma- j tériel pour l’emballage et la conSer- ' vation des aliments.On peut se procurer gratuitement j des exemplaires du pamphlet en ' s’adressant au secrétaire, Service [ des Mines, Division des Mines et de la Géologie, Ministère des Mines et des Ressources, Ottawa.Cartes Professionnelles ASSURANCES HORACE LABRECQUE COURT 1ER EN ASSURANCE Non» invitons le» Communauté» Religieuses à se prévaloir de no» service* Dartlcuiler» 441, St-Françoii-Xavier - Montréal Tél MArquette Î383-2384 COMPTABLES CARON & CARON Comntanies Agréé» - Chartered Accountant» Edmond Caron B.A L.6C.OA Henri Caron B A L L L L.S C.C.A 59.rue St-.!a
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