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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
vendredi 10 mars 1944
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1944-03-10, Collections de BAnQ.

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Le Canada eit une nation souve* raine et ne peut avec docilité accepter de la Gtande-Bretagne, ou des Etats-Unis, ou de qui que ce soit d'autre l’attitude qu’il lui faut prendre envers le monde.Le premier devoir de loyalisme d’un Canadien n’est pas envers le Commonwealth britannique des nations, mais envers le Canada et son roi, et ceu* qu contestent ceci rendent, à mon avis, un mauvais service au Commonwea th.” 112-x-si) Lord fWEED MUIR LE DEVOIR Directeur : Georges PELLETIER Rédacteur an chef : Orner HEROUX Montréol, vendredi 10 mors 1944 ) -—- REDACTION IT ADMINISTRATION 430 EST.NOTRE-DAME MONTREAL TOUS LES SERVICES TELEPHONit BEIeir 3361* SOIRS, DIMANCHES ET FETES Administration I Bilair 3361 Rédaction t Bilair 2984 Gérant l BEIair : 3361 L’armée rouge en train d’achever la libération de l’Ukraine Le procès Pucheu devient une affaire purement politique La criminalité juvénile Elle a pris des proportions alarmantes — L'effet suit logiquement la cause — La sauvegarde de la civilisation chrétienne chez les autres et chez nous H y a plus de deux ans, les autorités judiciaires et municipales signalaient déjà une recrudescence marquée de la criminalité juvénile.D'aucuns y voyaient le résultat de l'instabilité générale des esprits, engendrée par la guerre.du bouleversement des valeurs morales et spirituelles, et aussi d’une mentalité plus agressive que l’on retrouve invariablement aux époques troublées.Mais ce qui n’était d'abord que des avertissements isolés ou intermittents est devenu un cri d’alarme général.Il ne se passe pas de jour où les journaux ne rapportent les déclarations d'hommes publics autorisés qui s’inquiètent du mal croissant.Rapports militaires, statistiques policières, enquêtes de sociologie révèlent le même tableau navrant: fillettes que la police ramasse aux petites heures dans les boîtes de nuit, garçons de 10 à 18 ans qui encombrent les tribunaux de jeunes délinquants; sorte de marée boueuse montante qui salit et menace de gangrener la génération nouvelle.Nous sommes en présence du plus grave problème cana dien et qu'aucune psycbanalise savante, freudienne ou autre, ne suffit à expliquer.Nous récoltons, en fait, les fruits amers d'une politique antisociale à courte vue.Il fallait être véritablement aveugle pour n’en pas prévoir les conséquences, ou cynique pour s’en désintéresser.En effet, comment pouvait-on imaginer un instant qu’on allait sortir la femme du foyer, éloigner la mère de famille de se$ enfants, sans disloquer par là même l’éducation familiale, principe des vertus privées?Si l’on a appelé la mère: “gardienne du foyer et des moeurs’’, ce ne fut pas par un souci d’élégante rhétorique, mais parce que les mots expriment une profonde réalité.On n a pas seulement pressé la femme d’accourir par milliers aux usines et constitué ainsi de toutes pièces le plus insoluble problème de l’après-guerre, mais on a cherché de façon systématique et officielle à attirer aussi la mère de famille.La preuve en est dans les garderies publiques organisées sous l'égide gouvernementale, sans compter les garderies privées qui ont surgi en marge des autres, et aussi dans une propagande habile et persistante.La raison de guerre a pu justifier dans certains pays ob'igés à une lutte de vie ou de mort le recours à des moyens d'exception.Il paraît assez difficile de les justifier au même degré au Canada.Certes il faut s’incliner devant la nécessité de la guerre, mais à condition qu’elle ne serve pas d’excuse-parapluie.Nosseigneurs les évêques du Canada avaient prévenu solennellement les autorités des maux qu’une telle politique pouvait entraîner.Le 31 mai dans une lettre collec- tive, ils lançaient ce grave avertissement: “Faut-il aussi exprimer l’inquiétude que Nous causent les mesures destinées à attirer les femmes, et les mères surtout, hors du foyer, pour les appliquer au travail de l’usine où à d’autres préoccupations peu séantes à leur sexe?Sa Sainteté le Pape Pie XII le rappelait récemment: “c'est dans les liens de la famille que reposent la force et la gloire d’une nation: une nation ne peut subsister avec des familles disloquées ”.Il est grandement à craindre que la dislocation de nos familles ne désaxe aussi toute la vie sociale de notre pays".C’est un vieux cliché de littérature de sociologie qu’af-fitmer que “rien ne remplace la mère auprès des enfants”.Mais cela reste tout de même la simple vérité.C’est notamment le principe qui prévaut dans les allocations aux mères nécessiteuses, une des plus utiles et saines interventions de l'Etat en matière sociale, car précisément elles laissent la mère auprès de ses enfants qui autrement risquent fort de rester des épaves roulantes dans la mer humaine.On a suggéré d'innombrables et vagues remèdes à la situation présente.Si l’on commençait par l’élémentaire sens commun! Puisque l’éloignement de la mère détruit le foyer, la logique commande qu’on cesse de l'en détourner.On admet de façon générale que la hausse de criminalité juvénile est due surtout au manque de surveillance, par suite de l'absence des parents retenus à l’usine.Les enfants laissés à eux-mêmes poussent à la façon des plantes sauvages, si l’on en croit les sociologues.On peut alors difficilement s'étonner que le désordre familial engendre la criminalité.II faut louer ceux qui par divers moyens éducationnels et religieux tentnet d’enrayer le mal.les encourager et les aider dans la mesure du posscible.Mais le plus efficace serait d’abord d'en faire disparaître la principale cause, le travail de la mère hors du foyer.Nous nous battons, proclament nos dirigeants, pour la civilisation chrétienne, la justice politique, économique et sociale.Tout cela est fort beau, édifiant.Et nous aurons certainement la victoire militaire.Mais ce serait chose étrange d'avoir sauvé la civilisation chrétienne en Russie et en Chine et autres pays amis, et de la laisser détruire chez nous quand une prudence élémentaire permettait, sans même diminuer un effort de guerre que d’aucuns estiment démesuré, de ne pas désorganiser au moins notre structure sociale et chrétienne.io-ni-44 Alexis GAGNON Lettre dOttowq La politique du Canada à l'égard de l'Argentine Elle est semblable à celle de la Grande-Bretagne et des Etats-Unis — Les crédits de la Marine s’élèvent à $410,000,000 — M.Angus Macdonald expose les besoins et les projets de son ministère — Discours de M.Pienre Gauthier, député de Portneuf — Nos exportations d’aluminium au Japon en 1939 et 1940 (par Léopold RICHER) Ottawa, 10-HI-44 — Le Canada adopte, vis-à-vis de l'Argentine, la même attitude que la Grande-Breta-ciie et 'es Etats-Unis.On sait que M.W.-F.-A, Turgeon, ministre canadien en Argentine, est au Canada depuis quelque temps déjà.Il y a un chargé d’affaires canadien à Buenos-Aires.Ce chargé d’affaires a reçu instruction de s'abstenir pour le moment de communiquer officiellement avec l’administration du général Farrell.Voici ce que M.Mackenzie King n déclaré à ce propos hier après-midi à la Chambre des communes: “Le gouvernement canadien a été mis au courant de tous les événements d’Argentine par sa légation à Buenos-Aires.Il a aussi obtenu des renseignements de première valeur de la part de M.W.-F.-A.Turgeon.revenu tout récemment nu pays après avoir servi comme ministre plénipotentiaire en Argentine.En attendant que soit clarifiée une situation qui demeure des plus obscures, le gouvernement a donné au chargé d’affaires canadien à Buenos-Aires instruction de s'abstenir pour le moment de communiquer officiellement avec l'administration du général Farrell.Nos sentiments d’amitié envers le peuple argentin demeurent tes mêmes.Nous espérons que l’Argentine adoptera éventuellement une politique conforme à son passé, digne de ses citoyens et propre à servir la cause de la défense de notre hémisphère".Commerce avec l’Espagne Le premier ministre u fait aussi une déclaration sur notre commerce avec l'Espagne.Au début de In semaine, M.Stanley Knowles, dé-pulé de Winnippg-Nord-Cenlre, el membre de la C.C.F., avait dit qu’il était rumeur que le Canada expédiait du matériel de guerre à l’Espagne.M.Mnckemie King • nié la rumeur: le Canada n’exporte pas de matériel de guerre en Espagne.Béremment nos exportations ont été fort légères en ce nav*; on v a exporté un peu d'amiante.Nos exportations doivent, par ailleurs, pisser par le blocus allié.Il faut noter aussi que l’Espagne exporte certains produits aux nations alliées, notamment dujnercure.Congé de Pâques Le premier ministre a annoncé l’intention du gouvernement de proposer un congé de Pâques, du 31 mars au 17 avril.Le Parlement ne siégerait pas pendant deux semaines.M.Mackenzie King a fait cette déclaration en réponse à une interpellation de M.Gordon Gray-don.Le chef de l'opposition a voulu savoir si le budget serait déposé avant le congé de Pâques.M.Mackenzie King a répondu qu’il conviendrait que le ministre des Finances, M.J.-L, llsley, répondit lui-même à la question.M.King a ajouté toutefois: “.le pense que je puis dire que le budget ne sera ' déposé qu'après le congé de Pâques".Immédiatement après, M.\V.-K.Esling, progressiste-conservateur de Kootenay-Ouest, a deman-dé au gouvernement s’il avait pris une décision au sujet des Doukho-bors.Le ministre du Travail a déclaré que la gendarmerie royale faisait enquête cl qu'on rendait plus sévères les règlements du service sélectif.Dans nos écoles M.J.-F.Pouliot, député libéral de Témisronata, a attiré l’attention de la Chambre sur le fait d’armes du major Pant Triquet, qui vient de recevoir la Croix Victoria.Dans le monde entier on ressent un sentiment d’admiration pour le héros, a dit le député, et “nous, des Na-Hons-Unies, éprouvons un orgueil spécial à rappeler que c'est le deuxième Canadien à recevoir pareille décoration des mains de Sa Majesté".Très souvent, dans les écoles, on raconte aux jeunes élèves l'histoire de l.éonidas des Thermo-pyles.On devrait aussi leur enseigner les hauts faits de nos héros.On devrait adresser aux écoles la liste des décorés, au moins des décorés du comté où l’école est située.M.(suite à la dernière page) L’actualité Comédiens de notre temps (par Elei de Grandmont) Les amateurs de théâtre vivant connaissent les Compagnons de saint Laurent.Ils savent que c’est une bande de jeunes qui ont décidé de rebâtir les tréteaux, de replacer le comédien dans sa vraie lumière et de ramener sur les planches la poésie, le jeu et la joie.Le théâtre est une des formes les plus passionnantes de la fiction, des constructions de Vimaqination, de vérité aussi, si l’oti en croit François Mauriac qui dit que “seule, la fiction ne ment pas”.Peu de gens sont demeurés insensibles à ce monde irréÿ, à ce.monde de la poésie à la fois rythmique, plastique et littéraire.Or, de grandes erreurs ont masqué te vrai visage du théâtre.Les farceurs ont remplacé les corné-' diens, La scène, dont la mission était de sortir l’homme de son en-ruineux quotidien, de le livrer pieds et mains liés si possible aux puissances du rêve, la scène s'est donnée pour mission pendant longtemps de ramener l’homme à ses petites tristesses, de lui en révéler qu’il n’avait pas encore soupçonnées, de le diminuer devant lui-même, de raccourcir sa vision.C'est ta pénible époque du théâtre réaliste.La réforme du théâtre fut entreprise en France par Jacques Copeau.Plusieurs compagnies se formèrent autour de metteurs en scène gui étaient plus ou moins scs disciples ou ses continuateurs: Charles Dullin, fîaslon Itatg, Louis Jouvet, les Pitoëff, Cohen, Ghéon, Hocher et surtout Chanccrcl.C'est ce même mouvement que les Compagnons de suint Laurent essayent de transplanter an Canada français, où le théâtre n’est pas des plus vivaces sans doute, mais où il importe quit vive dès le début, vigoureusement.D’ailleurs, nous savons que la seule forme gui parvient à vivre en ce moment n'esl pas la moins inquiétante.Toute réforme est une aventure.Celle des Compagnons a donné ius-uu'à présent des résultats concrets.Le.temps est passé de les appeler des garçons méritoires.Mais s’ils ont atteint an jour une qualité théâtrale qu'ils voudraient jeter â la face de tons, c'est avec Le Barbier de Seville, de Heaumarchuis.Jamais on aurait imaginé que de jeunes comédiens puissent remet-tre dans notre temps, actualiser avec autant d'aisance un texte gui date tout de même de 1775, Je citerai ici quelques ixirotes de Madame H.Üussane, gui donne une idée de l'esprit dans lequel se.donne le Barbier."Il ne faut jamais oublier, dit-elle, que Figaro, c’est Ueanmarchais.Le soi-disant bar- (sulta à la dernlèra nage) Bloc - notes Mile Daveluy Mlle Marie-Claire Daveluy a pris sa retraite comme adjointe au conservateur de la Bibliothèque municipale.Elle faisait partie de la maison depuis les débuts.Elle partie, il manquera quelque chose à la physionomie de l’institution.On était si habitué à l'y voir qu’il semblait qu’elle ne pourrait jamais quitter ce cadre familier.Ce n’est point la fatigue, ce iî’cs! même pas le désir d’un repos qui serait très légitime qui ont déterminé Mlle Daveluy à prendre sa retraite; nous serions plutôt enclin à croire que c’est le simple désir de pouvoir organiser un peu différemment son travail; de donner plus de temps à des oeuvres personnelles qui lui sont particulièrement chères.Mlle Daveluy est, en effet, l’un des piliers de l’Institut de bibliothéconomie et sa passion de I histoire montréalaise ne Ta jamais quittée, pas plus que son goût d’écrire pour les enfants.Il serait étonnant qu’elle n’employât pas ses loisirs officiels à poursuivre de ce côté des entreprises nouvelles.On peut être, en tout cas, assuré qu’elle ne restera pas à rien faire.Mlle Daveluy compte déjà à son actif une oeuvre considérable, que couronnait récemment un doctorat universitaire.Mais elle a été autre chose qu'un écrivain; une femme d’action qui a fait rayonner autour d’elle le goût de l’histoire et l'amour du passé.Par ses causeries, par scs esquisses historiques, elle a atteint le grand public.Jeanne Mance n'a Êas eu de plus fervente admiratrice.Ile ne s’est point contentée de lui consacrer un volume pieux: elle a, d’accord avec ses amies, institué en son honneur une fête qui a toute chance de se perpétuer indéfiniment.Rigoureusement parlant, il ne faudrait point dire que Mlle Daveluy prend sa retraile, mais bien qu'elle aborde une phase rftfSvelle de sa très active carrière, — oit nous lui souhaitons les plus heureux succès.Pour M.Leacock et al.Relations de mars publie, sous la signature du R.P.Alexandre Dugré, S.J., une Lettre à M.Leacock et al., (suite à la page six) •Çe caxne^ du gtincheux Certain tsarevitch, au moment où îl s'apprêtait à passer de la Chambre haute de Québec à celle d’Ottawa, faisait reproche à d’autres de faire de la politique.Sa récente accession au Sénat indique suffisamment le peu de préoccupation qu’il avait et que, sans doute, il a encore lui-même pour les choses de la politique partisanne.* * * A quand le Courteline qui nous décrira des Cwics conduisant des jeeps en même temps que des privates sont en même temps que des privates sont en train de peler les pommes de terre et de laver la vaisselle’ * * * M.King disait l’autre jour, aux Communes, ne pas savoir encore si la prochaine conférence fédérale-provinciale aura lieu aux environs de Pâques.Si ça n'est pas à Pâques, ça sera peut-être à la Trinité.Et si la Trinité se passe.Au fait, étant donné le peu qu’il reste des pouvoirs des provinces, à quoi bon une conférence de le' représentants et des représentants d’Ottawa?* * * C’est tellement plus simple et plus facile de fout centraliser.* * * Il paraît que M.Pamphile Du Tremblay penserait sérieusement à abandonner le Sénat pour le Conseil législatif.* * * Autre potin de la coulisse politique : M.Donald Cordon, tsar des prix et du commerce, deviendrait, sans rémunération, le conseiller particulier et très intime de M.Adélard Godbout.Que M.King prenne garde à l'autonomie fédérale.* 4t • Le New York Times a note et commenté le fait que le commandant d'un régiment des Etats-Unis, en service quelque part, a permis à ses hommes, au lendemain d'une action particulièrement dure, de déjeuner au lit.La guerre intégrale et globale va-t-elle finir par être une guerre en dentelle?* * * Aux Etats-Unis, un juge a décidé que les journalistes ne sont pas des professionnels.mais qu'ils exercent un métier.C’est vrai, mais quel méfier! Le Grincheux 10-ni-44 ^ ^ ¦ Citation d actualité “Le mensonge est humiliant et avilissant.Même s'il ne faisait de tort à personne, ce désaccord entre la pensée et l'expression constitue une diminution pour le menteur lui-mé-me; on s'abaisse, on se salit; c'est un désordre intérieur.La parole doit remplir son but propre de manifester notre pensée Le mensonge n’est donc pas seulement un vice antisoeiêl, c'est tfi vice antiindividuel".HENRI PRADEL 'Pour (eut beau m«Uer dbatama).Nouvelle offensive de l'armée Malinovsky — Les Allemands évacuent Ouman — Les Russes obtiendraient des vaisseaux anglo-saxons et non italiens — Le pro- ^ curcur general Weiss met de côté les accusations communistes contre Pucheu pour s'en prendre à la légalité du gouvernement Pétain Les opérations prennent une gronde ampleur depuis quelques jours dans le sud de la Kussie et l'armée rouge semble bien résolue à libérer sans tarder tout le territoire de l'Ukraine.Le maréchal Staline a annoncé hier soir qu'une nouvelle grande offensive confiée à la 3e armée ukrainienne du général Malinovsky aurait pnfoncé les lignes allemandes sur une largeur de 105 milles au sud-ouest de Krivoï-Rog après quatre jours de combat.Les troupes rouges auraient mis en déroute 9 divisions allemandes, avancé de 19 à 37 milles en franchissant la rivière Ingouletz, pris les villes de Novy- Boug et de Kazanka et menaceraient les grands ports de Kherson et de Nikolaïev sur la mer Noire dont elles ne seraient plus qu'à une cinquantaine de milles ou nord.Du point de vue stratégique, les Allemands ont déjà perdu la boucle du Dnieper et il ne leur resterait plus qu'à sauver les troupes et le matériel qui s'y trouvent encore.A la frontière de l'Ukraine et de la Pologne, le maréchal Zhukov poursuit son offensive à la tête de la 1ère armée ukrainienne.Ses troupes ont pénétré hier dans les rues de l'importante ville polonaise de Tarnopol où la bataille faisait encore rage aux dernières nouvelles.Elles sont maintenant maîtresses d'un tronçon important de la ligne de chemin de fer Lvov-Odessa de Tarnopol à Proskourov.Une aufre colonne soviétique a ottaqué dans le secteur de Berdichev, pris la ville d'Oulianov, à 56 milles ou nord-est de Proskourov, et opéré sa jonction avec la 1ère armée ukrainienne, ce qui assure au maréchal Zhukov un front ininterrompu de quelque 140 milles face à la frontière roumaine.La radio de Berlin annonce aujourd'hui l'évacuation par les troupes allemandes de la ville d'Ouman qui constituait l'une de leurs bases importantes dans l'ouest de l'Ukraine.Ouman est un centre ferroviaire à mi-chemin entre Vinnitza et Kirovograd et à 25 milles seulement à Test du fleuve Boug.On peut se demander si l'abandon d'Ouman marque le commencement d'un mouvement général de retraite des armées allemandes du sud.On estime qun les effectifs de ces armées -jui sont actuellement menacées d'un désastre s'élèvent à près d'un million d'hommes.Le dégel qui aurait dû normalement enrayer ces offensives russes et qui de fait entrave les mouvements des troupes rouges est apparemment survenu trop tard pour servir le haut commandement allemand que sa situation stratégique contraint à une retraite au moment où la boue et les inondations rendent les routes impraticables.Le général Horace Sewell, spécialiste anglais en mission aux Etats-Unis, souligne que les Allemands ne disposent plus des lignes de chemin de fer nécessaires pour ravitailler leurs armées dans le sud de l'Ukraine et que Ton ne discerne cependant aucun indice que le haut commandement allemand ait commencé un mouvement général de retraite pour dégager ses armées de la souricière où elles se trouvent entre le Dniéper et le Dniéster."L'armée allemande, commente le générai Sewell, a déployé une grande habileté à échapper aux pires conséquences des gageures stratégiques qu'elle a tentées".L'ITALIE ET LA FLOTTE RUSSE Le cal,ne règne actuellement sur le front italien où Ton ne signale que des escarmouches de patrouilles et des attaques aériennes derrière les lignes allemandes.La seule nouvelle qui nous vienne du grand quartier allié de Naples annonce que les armées alliées ont fait 15,000 prisonniers allemands depuis les débarquements du mois de septembre dernier.La sensation causée par la déclaration du président Roosevelt au sujet de la flotte italienne dont lo Russie aurait obtenu le tiers des unités commence a s'atténuer et la situation commence à se clarifier.On sait que le maréchal Badoglio avait exprimé de l'inquiétude en prenant connaissance de la déclaration.Aux dernières nouvelles, le haut commandement allié aurait décidé de garder la flotte italienne pratiquement intac te en Méditerranée où elle rendrait des services considérables aux Alliés et de céder plutôt à la Russie des unités anglaises et étatsunicnnes équivalant ou tiers de ses unités.On révèle maintenant que lo Russie a réclamé sa port de la flotte italienne au lendemain de la capitulation de l'Italie que le général Eisenhower a reçue au nom des Etats-Unis, de la Grande-Bretagne et de II Russie.On aurait songé à faire droit à cette demand* aussi longtemps que Ton a espéré que la Turquie sc rangerait du côté des Alliés et que ces unités italiennes pourraient passer en mer Noire où elles auraient rendu de précieux services aux Russes.On a maintenant pratiquement décidé d'offrir en compensation à la Russie un certain nombre de vaisseaux anglais et américains qui lui serviraient vraisemblament à protéger la route de ravitaillement de Mourmansk.LE PROCES PUCHEU Le procès de Pierre Pucheu, ancien ministre de l'Intérieur dans le gouvernement de Vichy qui a été accusé de trahison, tire à sa fin à Alger.Le procureur public, le général Pierre Weiss, ef Tun des avocats de la défense, M.Alfred Gouttebaron, ont prononcé leurs plaidoyers hier et Tautre avocat de la défense, M.Louis Buttin, a commencé le sien ce matin.On prévoit que le tribunal extraordinaire de cinq membres, deux civils et trois militaires, rendra sa décision ce soir.Le procès est devenu une cause purement politique, une couse contre le régime de Vichy.Le procureur public, le général Weiss, a complètement renoncé à la position qu'il avait prise au début du procès et il a entièrement mis de côté les accusations portées lundi par les communistes et les autres chefs de la résistance en France qui n'étaient fondées, — ils onf dû le reconnaître eux-mêmes, — que sur du ouï-dire.Il s'es! dissocié de ses propres témoins et a déclaré que I* procès recommençait et qu'il ne s'agissait pas d* décider si Pucheu avait fait fusiller certains communistes, mais bien de savoir s'il avait servi l'Allemagne.Le général Weiss a soutenu que le gouvernement Pétain n'est pas légal puisqu'il est issu d'un coup d'Etat contre la constitution républicaine, que Taccusé avait violé le code pénal en acceptant la révision de la constitution par le maréchal Pétain et que Pucheu avait trahi en collaborant avec Tennemi et en travaillant à la nazification de la France.Il a requis la peine de mort contre Pucheu en adjurant les juges de foire leur devoir de patriotes et de détruire une fois pour toutes la légende que Vichy aurait gagné du temps dans l'intérêt de la France.Le général Weiss avait plaidé avec passion; M.Gouttebaron lui a répondu par un plaidoyer très froid.Il a rappelé qu'au moment où Pucheu est entré dans le cabinet de Vichy le gouvernement du maréchal Pétain était reconnu comme la seule autorité en France par la grande majorité des Français ainsi que par plusieurs gouvernements alliés comme les Etats-Unis et la Russie.Il a rappelé sans recevoir de démenti un discours prononcé par le général Weiss lui-même en 1941 pour rendre un hommage au maréchal Pétain qui "avait sauvé l'avenir du peuple français" et que les deux juges civils qu'il avait devant lui avaient reconnu les lois promulguées par le maréchal Pétain en 1941.Il a fait allusion à la campagne de presse contre Pucheu en disant que le procès se déroulait dans une atmosphère passionnée.Il a rappelé que l'ancien premier ministre Edouard Daladier avait dénoncé les communistes comme des traîtres à la Chambre en 1939 en soulignant que c'étaient les communistes qui avaient pris l'initiative du procès contre Pucheu.Il a cité à ce propos le témoignage de M.Charles Laurent, membre du comité exécutif des mouvements de résistance, qui avait déclaré que le comité agissant comme tribunal révolutionnaire avait condamné Pucheu o mort à lo demande des communistes.Il a souligné le fait que les accusations de* communistes touchant les exécutions de Châteaubriont , reposaient sur une brochure anonyme.L'autre avocat de la défense, M.Buttin, devait faire allusion ce matin , à la séance orageuse du 12 janvier à l'Assemblée consultative où les délégués de gauche ont pris à parti le commissaire de la justice François de Menthon pour I avoir retardé le procès de Pucheu.M.Gouttebaron o terminé son plaidoyer, tout comme le générai Weiss, par un oppel au patriotisme des juges.Il o cité Edmund Burke disant que la Révolution avait divisé le peuple français pendant toute un* génération en exprimant la crainte que le procès actuel entraîne des conséquences aussi araves.VIGEANT La session de Québec Contre une immigration en masse Les discours de MM.Dumoulin, Gagnon et Francocur sur la motion Duplessis — L’article 95 de la constitution canadienne — Les Juifs — La première place doit revenir aux nôtres Le bill 16 est en vigueur depuis Hier après-midi raccourcie à l’Assemblée legislative (Par Louis ROBILLARDl Séance Québec.10.Le bill 10, pur lequel la Législature ratifie le plan de, réorganisation financière de la métropole au montant «le $220 millions, a force de toi depuis hier après-midi à 5 h.30; à ce moment, sir Eugène Fisct, personnifiant Sa Majesté de Grande-Bretagne et du Ganada.a arrordé son assentiment au projet approuvé hier par la Chambre hante.sur dissentiment de la gauche représentée par MM.Chapais, Baribeau et Bertrand.l.e gouverneur n.par la même occasion.donné son consentement à neuf autres hills: t-oi modifiant la loi pour l'embellissement de (Juc» bec; Loi pour assurer aux colons le crédit nécessaire à la bonne exploitation de leur loi: Loi modifiant la Loi des enquêtes sur les incendies: Loi abrogeant lu I.oi de I entretien des prisonniers: Loi modifiant In Lot de l'inspection des hôtels; Loi modifiant la Loi du département des affaires municipales; l oi modifiant la Loi des palais de justice fi prisons; Loi modifiant la Loi des sociétés de cooperatives agricoles; Loi modifiant In Loi de.la chasse.Ces dix lois feront partie du gros livre que ’Ion désignera après la session sous Tappellation imposante de Statuts de Québec, H George VL 19H, et que les savants avocats invoqueront ali prétoire sous cette désignation imposante, ou, plus simplement, lois adoptées par la Législature ù sa session de 1941, huitièm* année du règne de George VI.Une dizaine de conseillers législatifs sur 24 et une roupie de députés.y compris l’orateur, sur 77, assistaient à eette cérémonie solennelle où le remplaçant de Sa Majesté, assis sur le trône, a rendu exécutoires une série de bills, Les membres de la Chambre haute ont ensuite pris congé jusqu’au 14 mars pendant que leurs collègues voisins de la Chambre basse reprendront leurs délibérations mardi prochain à 3 h.de l'après-midi.Les députés tenaient simultanément une séance de Tautre côté du couloir; séance exceptionnellement brève relle-là; un peu plus d’une heure consacrée à Timmigration.Tous les participants au débat amorcé par la motion Duplessis invitant la Chambre n prendre attijude sur Timmigration dans la province de Québec, se sont prononcés contre l'entrée massive de nouveaux venus sur notre territoire: MM.Jacques Dumoulin, Onésinie Gagnon et J.-A.Francocur.M.Romeo Lorrain poursuivra le débat mercredi prochain.M.Hector Perrier, absent hier, aura nussNa parole.?(suite i la page us! LP DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI 10 MARS VULUME XXXV — No CHRONIQUE UNIVERSITAIRE (Par Pierre LAPORTE) Précautions contre la rougeole Il faut trouver une solution au problème du transport à l’Université de Montréal — La Régie des services publics aura peut-être le dernier mot à dire — Cours d’été à la faculté des sciences de l’Université de Mont-Ecole d’infirmières fondée à l’Université Laval Collation des diplô- réal — Le cardiaque.et le bègue mes à l’Institut pédagogique Les jours passent et le problème rfu transport à l’Université de Montréal n'est toujours.pas réglé.Il y aura bientôt deux ans que “la plus grande université française d’Amérique” aura ouvert ses portes et ceux qui la fréquentent, professeurs ou étudiants, doivent encore monter à pieil levs cent soixante-cinq marches qui séparent le nouvel immeuble de la rue Map'e-wood.Est-ce vraiment raisonnable?Les étudiants ont formé, il y a quelques mois, un comité des autobus qui s’était donné comme but de rouvrir le débat autour de la question et de faire une nouvelle pression auprès de la Commission des Tramways de Montréal pour qu’elle accorde enfin aux étudiants et à leurs professeurs un service d’autobus, dont la nécessité, semble-t-il, n’a pas besoin d’une démonstration en trois points.Les universitaires ont obtenu une entrevue avec les membres de la Commission, ils ont discuté pendant plus d’une heure.pour revenir encore avec un refus, basé, comme toujours, “sur les meilleures raisons” du monde.Ca coulerait trop cher pour monter à l’Université de Montréal (on a parlé de 540,000 par année) et puis il y a la guerre.Tous les autobus, a-t-on dit, sont réquisitionnés pour les usines de guerre et malgré toute sa “bonne volonté”, la Cie des Tramways est absolument incapable d’acorder un seul autobus pendant la journée à l’Université de Montréal.Ces réponses de la Commission des tramways ne sonl pas satisfaisantes.Ce qu’il faut à l’Université de Montréal ce ne sont pas des raisons: c’est un service d’autobus.Il est inadmissible que deux mille personnes, des deux sexes et de tous les âges, soient forcées d’escalader le flanc de la montagne par tous les temps, parce que cela “coûterait $40,üc Ü* DES larmes de joîe coulent le long des joues de ce prisonnier de guerre canadien, comme 11 ouvre le colis de vivres de la Croix-Rouge .c’est là une scène qui se répète souvent dans les camps d’interne-ment, en Europe et en Asie.Choque année, des millions de ces colis parviennent à nos soldats et l’on peut dire qu’ils ont sauvé bien des vies.Ce n’est là, cependant, que l’un des nombreux services que rend la Croix-Rouge, grâce à l’argent que vous lui fournissez.Sur les champs de bataille, le sérum sanguin de la Croix-Rouge a ramené à la vie nombre de combattants qu’enveloppaient déjà les ombres de la mort, les gardes-malades servent, à côté de nos gars, sous le feu et dans les hôpitaux, la Croix-Rouge expédie sans Interruption du matériel et des fournitures médicales.Aujourd’hui, les besoins sont plus grands que jamais.Chaque dollar que vous pouvez donner contribuera à l’accomplissement de cette oeuvre indispensable.Souscrivez le plus possible.T TROIS SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS PAR LA POSTI EDITION QUOTIDIENNE CANADA $6.00 (Sauf Montréal et la banlieue) Etats-Unis et Empire britannique S 00 UNION POSTALE 10.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA 2 00 Etats-Unis et UNION POSTALE 3.00 LE DEVOIR Le DEVOIR est membre 4e la "Canadian Press", de l"'A.B.C." et de la "C.D.N.A." ' * .¦ VENDREDI, 10 MA»S 1944 Demain: Nuageux et moins freié.MAXIMUM et MINIMUM : tuiourd’hul maolmum.11.Même date l’an dernier.20.Minimum aujourd’hui.0.Même date l’an dernier.11.BAROMETRE : 10 h.a m., 29.15; Il h.a.m., 29.90: midi 29.95.Chiffres tournis par Mme veuve M.-R de Mesli 444 “’¦erbrooke est, spot 8 Les commissions scolaires de comté Le gouvernement provincial centraliserait les commissions scolaires de campagne — Projet de loi à la fin de la session Nous apprenons que le gouvernement Godbout se propose de soumettre à la fin de la présente session parlementaire un projet de ioi qui aurait pour effet de centraliser les commissions scolaires rurales en créant des commissions de comté.Le "Devoir" a déjà annoncé la nouvelle, dès le 12 janvier dernier.Il faisait prévoir en effet que le gouvernement se proposait de centraliser les commissions scolaires et de centraliser aussi les écoles d'une même paroisse en établissant une grande école au village et en supprimant les écoles de rang.L'information insistait beaucoup plus sur la seconde partie du projet que sur la première et elle résumait les arguments des adversaires et des défenseurs de l'école du rang.Le lendemain, 13 janvier, le secrétaire provincial, M.Hector Perrier, s'empressait de nier le bien-fondé de l'information du "Devoir".Il déclarait qu'il n'était nullement question de centraliser les écoles de campagne dans les villages.La dénégation de M.Perrier portait sur la seconde partie du projet et non pas sur la première; de celle-ci le ministre ne disait pas un mot.Nous apprenons maintenant que le gouvernement a décidé de centraliser les commissions scolaires rurales et de créer des commissions de comté.Il attendrait cependant à la fin de la session pour soumettre son projet de loi à lo Législature.Nouvelles de guerre Les prévisions de M.Dugal sur l’aprèS'guerre Les contrôles et l'inflation — Transformation des industries de guerre en industries de paix — Moins de mille déménagements le 1er mai "Plusieurs se demandent quand Je système des contrôles prendra fin.Sur ce sujet, je ne puis que vous donner mon opinion personnelle.A mon avis, certains contrôles de base devront continuer pour une période assez prolongée, ce qui veut dire, aussi longtemps que le danger de l’inflation existera.“Cependant, un grand nombre de restrictions disparaîtront aussitôt qu'elles auront fini leur utilité [ comme mesures de guerre.De plus, i je crois que nous sommes rendus i à la période la plus difficile du 5 programme de stabilisation.La ! Commisiioni aura sans doute à j prendre de très importantes déci-j sions pour résoudre le programme t de l’avenir." j Telles sont les prévisions que M.| Armand*.!.Dugal, administrateur-| adjoint du Commerce de détail auprès de la Commission des Prix et t du Commerce, a communiquées, hier, aux membres de l’Association ries Marchands détaillants, réunis à rhôtet Saint-Louis à l’occasion de leur assemblée annuelle.M.Dugal a déclaré qu’il faudra veiller à !a 1 transformation de l’industrie de guerre à l’industrie de paix, la-, quelle fera surgir des difficultés que peu de gens entrevoient dans le moment.Afin de faciliter cette période de transition, plusieurs des restrictions de contrôle qui ont été instituées pour parer à la rareté des denrées ou pour d'autres considérations, devront être abolies aussitôt que possible et ceci plutôt vite que trop tard.Dans le domaine du commeree, de la fabrication et de la distribution, l’initiative sera sans doute rendue à l'entreprise privée le plus tôt possible.Il y en a, peut-être, qui pensent que certaines restrictions ou con trôles sont profitables et qu’ils seront maintenus, même au delà du programme de guerre.Sur ce sujet, M.Donald Gordon a déjà expliqué que tous les contrôles adoptés comme mesures de guerre devront disparaître aussitôt qu’ils auront cessé de servir les buts pour lesquels ils ont été institués.S’il y a des méthodes ou mesures de guerre qu’il serait désirable de conserver, la chose devra être soumise au Parlement pour être discutée ou sanctionnée s’il y a lieu, par des lois parlementaires.Il réalise que l'abolition de certaines restrictions aura peut-être! une certaine répercussion sur riu-j dust rie, mais il conclut qu’il sera | difficile d’attendre que les condi-j lions soient idéales avant d’agir.Il est entendu, cependant, que j les administrateurs exerceront un jugement bien balancé chaque fois; qu’il s’agira d’abolir certains contrôles ou certaines restrictions.L'administrateur du détail a donné lecture d’un message du président de la Commission des Prix et du Commerce, M.Donald Gordon, qui s’excuse de ne pouvoir répondre à l’invitation des Marchands détaillants.Déménagements Moins de 1,000 familles montréalaises qui occupent présentement des plaln-pieds, duplex ou appartements ont reçu un avis de déménager le 1er mai, a déclaré aujourd'hui M.Owen Lobley, administrateur des loyers à la Commission des prix et du commerce en temps de guerre.•Le nombre de déménagements cette année sera en réalité très minime comparé aux années normales où les déménagements se chiffraient à plus de 35,000 chaque 1er mai.a-t-il ajouté.Dans la municipalité de Montréal, 986 locataires de plain-pieds, duplex ou appartements ont reçu un avis en bonne et due forme leur ordonnant de quitter les lieux le 1er mai.Ces avis ont été envoyés par des propriétaires qui désiraient un de leurs logements pour en faire leur propre demeure.Voici la liste du nombre d’avis envoyés dans chaque quartier de Montréal: Ahuntsic 20, Bourget 7, Crémazie 4, Délorimier 39, Hoehelaga 35, Lafontaine 13, Laurier 10, Maisonneuve 22, Mercier 25, Montcalm 47, Mont-Royal 47, Notre-Dame de Grâce 94, Papineau 7, Préfontaine 20, Rosemont 122, Saint-André 8, Sainte-Anne 3, Sainte-Cunégonde 5, St-Denis 22, Saint-Edouard 67, Saint-Eusèbe 5, Saint-Georges 4, Saint-Henri 16.Saint-Jean-Baptiste 24, St-Jacques 8, Saint-Jean 9, Saint-Laurent 12, Saint-Louis 23, Sainte-Marie 7, Saint-Michel 47, Saint-Paul 33, Ville-Marie 4, Villeray 151.Imprimé* Ottawa, 9.— La Commission des prir et du commerce vient d'annoncer qu'un amendement apporté à l’ordonnance 332, restreignant l’usage du papier dans la fabrication des imprimés, permet l’emploi d’une quantité limitée de papier-journal standard de 32 livres pour l’impression d’annonces publicitaires.La nouvelle ordonnance décrète que toute personne peut se procurer des imprimés jusqu’à concurrence d'une tonne durant un trimestre civil quelconque, pourvu qu’ils «oient faits sur du papier à journal standard de 32 livres.L’allocation du beau papier pour ce genre d’imprimés a été portée de 25 livres pour n’importe quel mois à 75 livres durant un trimestre civil quelconque afin de permettre une certaine élasticité dans l’emploi du papier.Il n’y a cependant aucun espoir d'augmentation immédiate des approvisionnements de beaux papiers.L’ordonnance revisée maintient le.; restrictions sur les buvards imprimés à fins publicitaires, mais permet l’emploi du stock des buvards couchés et l’impression de cartes et d’enveloppes préadressées est maintenant autorisée.Buvards et enveloppés restent restreints à la limite de la quotité permise.On a aussi révisé les règlements simplifiant les calendriers.Etant donné que l’on peut publier facilement les panneaux-réclames et les affiches à même l'allocation trimestrielle d’une tonne de papier-journal, on a abrogé l’article concernant les endroits où Ton pouvait les exposer.Mort de M.le chanoine j Joseph-Romuald Pelletier ; Québec, 10 (C.P.) — M.le cha-j noine Joseph-Romuald Pelletier*estj décédé aujourd'hui à l’âge de 71 ans.Il était le doyen de l’Ecole del musique grégorienne de l’université! Laval de Québec, docteur en musi-' que et Lauréat de l’Ecole pontificale I de musique sacrée de Rome.Débarquement allié sur Hie de Lissa iSous le commandement du fils de Churchill i ______ Londres, 10 (C.P.) — Les commandos anglais et américains, sous la direction du capitaine Randolph Churchill, ont débarqué sur l’île de Lissa au large de la côte daimate de Yougoslavie, annonce la radio de Berlin.La nouvelle dit que Churchill, fils du premier ministre d’Angleterre, a pris le commandement des trou-pts alliées sur Tile.Lissa est une île d’environ dix milles de longueur et de 5 milles de largeur située dans l’Adriatique, à 35 milles au sud du port de Split.Les quartiers généraux de Tito disent aujourd’hui que ses force; livrent une grande offensive en Slovénie, dans le nord de la Yougoslavie, infligeant de lourdes pertes à l’ennemi.On ne sait si les 2,000 partisans de Tito (Josip Brozovitch) se joindront aux troupes alliées sur l’ile de Lissa, Succès universitaire de deux des nôtres; Deux Canadiens français remportent les prix de l'Insfitufe of Radio En- j gineers M.Lionel Boulet, B.A., élève fi-l nissant de la première promotion j de Génie électrique de l’Université Laval et M.E.-W.Legris, de l’Uni-1 versité McGill, se partagent les bon-! neurs du concours annuel institué; par Tlnstitute of Radio Engineers,; section de Montréal, ouvert à tous! les élèves des Universités de la > Province.La présentation de leurs travaux j ! eut lieu hier soir devant les mem- j j bres de l’Institut.i M.Lionel Boulet s’est vu décer- i | ner le premier prix avec son tra-! vail “Use of lattice networks to ob- ! j tain a 90 degree phase shift over ! : the audio band of frequencies.” j M.E.-W.Legris a gagné le second ! i prix avec un travail intitulé: “1m-i pedance determination through j standing wave measurement”.“DemandeM veut-il dire “defense”?! Larticle 522 du Code de procédure! civile fait l'objet d'un débat en j Cour supérieure Une intéressante bataille légale ’ autour de l’article 522 du Code de procédure civile a eu lieu ce matin | en Cour de pratique devant M.le j juge Louis Cousineau, de la Cour supérieure, qui entend actuelle- ! ment la cause du théâtre Kent con- j Ire la United Amusement et ia Vi-tigraph Ltd, distributeurs de films à Montréal.Les intimés, United Amusement et Vitigraph, avaient voulu confesser jugement dans une injonction interlocutoire demandée par le théâtre Kent, pour empêcher le théâtre Snowdon de mettre à Taffi-rhe avant lui le film Watch on the Rhine, et autres films de “production régulière".Le théâtre Kent, comme c’est son droit, a refusé d’accepter la confession de jugement et les procédures ont continué, d’abord pour obtenir une injonction permanente et ensuite des dommages pour une somme de $5,000.Les avocats des intimés ont voulu amender leur défense et concéder le droit de la demanderesse à une injonction permanente.S’appuyant sur l’article 522 du code de procédure qui dit que “nul amendement ne peut être fail ni permis s’il change la nature de lu demande.”, les avocats de la demanderesse ont demandé au tribunal de refuser aux intimés le droit de faire l’amendement proposé.Le mot “demande” contenu dans l’article 522, dirent-ils, comprend aussi le mot “défense’’.Les avocats de la partie adverse répliquèrent que c’était tirer tv sens par les cheveux que d'identifier “demande” et “défense”.Une jurisprudence constante, aux dires des procureurs du théâtre Kent, les autorise à inclure dans le même sens les deux mots.Le juge Cousineau a pris le tout en délibéré et il fera connaître sa décision lundi judin.iHO h.30.Les usines d'Erkener seraient détruites Lo Croix-Rouge Le Québec a souscrit plus de 50 p.c.de son objectif Les directeurs de la campagne annuelle de souscription de la Croix-Rouge étaient heureux de constater une légère amélioration, ce malin, sur le total des sommes recueillies à date.On annonçait, en effet, que le total des souscriptions était de $1,209,044, sur un objectif de $2,250,000.Une analyse plus complète des divers rapports parvenus aux quartiers généraux de ia société indique que partout dans la province les citoyens ont compris qu’“à mesure uue l’heure de la victoire approche, les besoins de la Croix-Rouge vont grandissant”.Pour la première fois depuis le début de la campagne, on publiait ce matin, des résultats des centres de la région métropolitaine.En voici la liste, le chiffre entre parenthèses indique l’objectif de chaque division.Ahuntsic, $716 ($1000); Employés de banque, $5,588 ($11,000); division belge, $1791 ($1700); Bon-secours, $900 ($6,500); division centrale, $26,980 ($45,000); Côte des Neiges, $2,154 ($3,500); Delori-mier, $4,400 ($11,000) ; division de l’Est, $4,500 ($8,500); division grecque, $1700 ($5,800); Hamps- tead, $4,771 ($5,500); Lachine, $2,-845 ($6.500); Beaurepaire et Bea-consfield, $357 ($650); Dorval, $359 ($750); Pointe-Claire, $700 ($1200); Strathmore, $153 ($300); Valois, $139 ($700); Longueuil.$400 ($1100); Montréal-Est, $375 ($1200); Montréal-Nord, $100 ($600); Montréal-Sud, $48 ($500); Montréal-Ouest, $5,500 ($7,000).Mont-Royal, $2,700 ($7,000); division nord, $1400 ($9,000); N.D.G.est, $5,026 ($8,500); N.D.G.nord, $4.337 ($8,500); N.D.G.ouest, $4,300 ($8,000); Outremont, $6,467 ($17,500); Parc Extension, $1354 ($2,000); employés du Pacifique Canadien, $4,500; employés du Canadien National, $4,500; St-André, $5,500 ($22,000); Sainte- Anne de Bellevue et Senneville, $2,000 ($4,000); Saint-Georges, $6,-089 ($13,000); Saint-Henri, $1800 ($10,000) ; Saint-Jacques-Harbour, $26,000 ($41,000); Saint-Joseph, $8,500 ($20,000); Saint-Lambert, $4,184 ($6,000); Ville Saint-Eau rent, $450 ($1200); division Saint-Laurent, $21,605 ($53,000); Sara- guay et Cartierville, $610 ($1200); Verdun.$5.800 ($15,500); West- mount, $45,176 ($56,000), En publiant res rapports, les organisateurs de la campagne font remarquer que ces chiffres ne se rapportent pas aux sommes recueil lies par les auxiliaires de la divi sion industrielle.On rapportait que les auxiliaires de la région métropolitaine avaient recueilli plus de 50 p.c.de leur objectif.Demain après-midi, à 3 h.45, M.Paul Vaillancourt, président conjoint de la campagne de la Croix-Rouge, division du Québer, portera la parole à la radio, au cours d’un intermède pendant le programme de l’opéra Métropolitain rie New-York.Le sergent André Michaud, héros de Dieppe, qui passa plusieurs mois prisonnier de guerre dans un camp d'internement allemand, sera l’invité d’honneur.On sait que ce jeune sous-officier des Fusiliers Mont-Royal a perdu un bras au cours du raid de Dieppe.Stockholm, 10 (A.P.) — Les Allemands sont convaincus que les bombardiers alliés possèdent une nouvelle arme rendant possible le tir précis qu’ils dirigent sur les usines à roulements à billes et de chars d’assaut à Erkener.dans la banlieue sud de Berlin, a dit un réfugié suédois de la capitale allemande arrivé aujourd’hui.Le réfugié a dit que les alliés ont dû lancer au moins 500 bombes incendiaires sur ces usines.Six pâ-' tés de maisons ont été détruits par le feu, a-t-il dit.Les dépêches allemandes disent que les bombardiers alliés ont pénétré nu coeur de la ville d'Erkener hier, à la faveur d'épais nuages.Le Suédois a aussi révélé qu’il avait compté 120 gros incendies et que toute la région était en ruines.Démission de Ramirez La Cour suprême convoqué* d'urgence Buenos-Aires, 10 (A.P.) — Le journal La Sacion de Buenos-Aires dit aujourd’hui que Pedro Ramirez a résigné ses fonctions de president de l’Argentine.Le président a remis sa démission à la Cour suprême et celle-ci a convoqué une session spéciale de ses membres afin d’étudier la nouvelle situation.Des nouvelles de Montevideo, Uruguay, disent que la démission de Raniirez place le gouvernement Farrell dans une position difficile, car celui-ci a reçu les pouvoirs du régime Ramirez à cause de l’état de santé du président, donc temporairement.Le Chili et la Bolivie ont reconnu le gouvernement argentin tandis que les Etats-Unis et l’Angleterre ne se sont pas prononcés.Ee i Canada a suivi la politique de Londres et de Washington.- Contre le projet de voies élevées ^ Une delegation de citoyens (lui nord de Montréal se rendra à l’hôtel i de ville lundi matin, à 11 heures,' pour protester contre le projet des Chemins de fer Nationaux de construire une voie élevée dans celte partie de la ville.Le maire recevra la délégation dans la salle du Conseil et tous les conseillers ont été invités à assister à la réunion.On sait que le Comité exécutif s’est déjà prononcé en faveur du projet.Demain Le "Devoir" publiera, avec ses rubriques ordinaires du samedi; chronique de Mlle Germaine Bernier, "Vie musicale" de M.Frédéric Pelletier, "A travers les livres", avec une étude de M.Alexis Gagnon sur "Lo Méditerranée" de Ludwig, la "Querelle des manuels" de MM.Desrosiers eti Bertrand, etc., la chronique des Jeunes naturalistes, une abondante revue! de la presse extérieure, les chroniques des missions, des articles spéciaux : de collaborateurs extérieurs, les dernières nouvelles du pays et de l'étran- j ger, etc., etc.PRIX ; 3 SOUS — RETENEZ D'AVANCE VOTRE NUMERO.Occupation des Magine Bougainville, Iles Solomon, 101 (A.P.) — L’on annonce aujourd’hui! l'occupation des petites îles Magine! par les Alliés, depuis le 27 février.! L’opération s'est effectuée, sans ré listance de la part de l'ennemi qui a abandonné toutes ses positions.Ces ilôts se trouvent au large de la tête de ponl alliée de la baie de l’Impératrice-Augusia soc je Bougainville.Avionnerie attaquée près de Marseille Londres.10 (C.P.) — Les bombardiers lourds de la “Royal Air! Forre” ont poussé.la nuit dernière,; jusque dans le midi de la France, et attaqué une importante avionnerie à Marignane, tout près de Marseille.Les aviateurs anglais ont profité d’un beau clair de lune cl ils un-j raient obtenu d’excellents résultats.Des bombardiers légers ont attaqué en môme temps des objectifs dans l’oqest de TAilemagne.Le minis-; tère de l’aviation a annoncé que tous.ses appareils étaient heureuse-menî rentrés de ecs expéditions.Les legations de Taxe en Irlande Washington demande à TEire de les fermer pour supprimer l'espionnage Belfast, Irlande du Nord, 10 (A.R.) — Les Etats-Unis ont demandé à TEire neutre de fermer les légations allemande et japonaise comme mesure contre l’espionnage pour protéger les troupes alliées qui opèrent au nord de l’Irlande.Une rumeur veut que les Etats-Unis aient demandé à Tlrlande, dans une note présentée par le ministre étatsunien à Dublin, la permission de se servir de bases situées en Irlande du Sud, mais l'on a nié la chose.Le gouvernement anglais a approuvé la demande du gouverne-metn des Etats-Unis.Ces nouvelles sont connues à Belfast depuis le commencement de la semaine, mais la censure ne les a laissées passer qu'aujourd’hui.Le president des Etats-Unis a dit par l’entremise de son ambassadeur, David Gray, que ce n’était pas une question de force mais simplement une demande comme étant une chose urgente, car quelque chose doit être fait contre les activités axistes dans TEire.Une nouvelle de Londres, de samedi dernier, disait que Tannée irlandaise est sur le qui-vive.On a miné les ponts, et les soldats sont tous à leurs postes.On a appelé des volontaires.La raison de ces mesures est qu’un soldat allié intoxiqué a traversé la frontière de l'Irlande du Nord et a tiré quelques coups de feu sur k territoire de TEire.Le premier ministre de Valera a nié que les alliés aient présenté un ultimatum à son pays, il a ajoute: “La guerre peut venir chez nous et nous serons alors obligés de défendre nos droits et notre liberté .Les alliés ont déjà exercé des pressions sur l’Espagne et sur le Portugal afin que ceux-ci cessent d’envoyer du matériel de guerre a TAilemagne.Ee département d’Etat espère que la Turquie changera sa situation; Ton sait que TAngleter: re et les Etats-Unis lui ont coupe les vivres le mois dernier.L’Irlande dépend dans une grande mesure des Etats-Unis et de l'Angleterre quant à sa vie econo-mique., La marine de TEirr consiste en 12 navires.Deux ont été coulés Tannée dernière par un sous-marin non identifié._____ Cigale ou fourmi Jocqueline Hoyne et Eloi de Grond-mont gagnent le débat du Gesû Mlle Jacqueline Heyne et M.Eloi de Grandmont, journaliste au Devoir.onl gagné le débat “(.igale ou Fourmi” qui a eu lieu, hier soir, au Gesù.Les gagnants étaient les défenseurs de la cigale et la cause de la fourmi était entre les mains de Mlle Eveline Prévost et de M.Roger Regimbât.L’argumentation des vainqueurs était une sortie contre la bourgeoisie et proposait une vie de risque, d’audace et de liberté.Le jury, qui leur a donné raison, était oemposé de M.le chanoine Lionel Groulx, de MM.Léo-Paul Desrosiers, André Laurendeau, Gerard Pelletier et Pierre DesMarais.Une foule jeune s’était rendue au débat et a semblé s’amuser ferme.C’était une organisation de l’Alliance des Montréalaises.Bataille à Novo-Mesto Londres, 10 (A.P.) -— Les forces yougoslaves ont déclenché une offensive en Slovénie et ont infligé quelques défaites à l'ennemi.Le maréchal Tito annonce que scs troupes avancent.Le bulletin annonce également les gains des partisans à Ljubljana ! et à Novo Mesto.L’on se bat égale-! ment en Macédoine.Emission de conversion La Société Générale de Finance, ; Inc., et d’autres maisons de finan-! ce, ont publié ce matin un prospee-! tus pour la série “A” des obligations i de conversion de la dette munici-ipale; il s’agit d’un bloc de riében-! turcs au tolal de $48,433,500, partie j du total de $59, .1 _ m.It a ¦ • I V*- 3ou\xuxe) pxintaniexeâ Grâce à nos achats considérables et à notre prévoyance afin d'éviter l'augmentation qui affecte les fourrures ce printemps, nous pouvons offrir encore du choix — cela à des prix plus bas que le niveau actuel.Parures - Capes • Boléros DESJARDINS Les Grands Spécialistes en Fourrures de Qualité.Maison dont la direction est essentiellement can.-française.ERS DESJARDINS, Président.iJ Manteaux de Drap Group* intéressant de manteaux de printemps et de de-ml-sal»on à de» prix étonnemm>»nt ba*./O.rue SAINT DENIS Ouverts tous les jours jusqu'à 6 h.p.m.
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