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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 18 mars 1944
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1944-03-18, Collections de BAnQ.

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'Le Canada eat une nation souveraine et ne peut avec docilité accepter de la Grande-Bretagne, ou des Etats-Unis, ou de qui que ce soit d’autre l’attitude qu’il lui faut prendre envers le monde.Le premier devoir de loyalisme d’un Canadien n’est pas envers le Commonwealth britannique des nations, mais envers le Canada et son roi, et ceux qui contestent ceci rendent, à mon avis, un mauvais service au Commonwealth.” Lord TWEEDSMUIR DEVO Montréal, samedi tt mors 1944 MDAéT'ON ET ADMINISTRATION 410 1ST.NOTRI-DAMI MONTREAL TOUS LES SERVICES TELEPHONE : lEliir SSCI* Directeur ; George* PELLETIER FAIS CE QUE DOIS RMicteur «n chat : Omar HEROUX SOIRS, DIMANCHES ET FETES AEminiatraHoR i BEItir 3361 RMacHaa .BEIalr 2914 Gérant t BEIalr : 3361 Le Canada précise ses positions en matière d’aviation civile Petits mémoires Il y a trente ans: trois conférences de M.Bourassa Le courage est la première des eloquences, c’esl Véloquence du caractère.Lamartine C’est le caractère qui fait la puissance morale de l'homme.Lacordaire.Février et man 1944 me reportent à trente ans en arrière, — à la tournée de M.Bourassa dans la province d’Ontario, en 1914.La situation est délicate.Le fameux Règlement XVII a produit chez les nôtres une réaction que les chefs de la minorité s'appliquent à accentuer et, d’autre part, les circonstances aiguisent le sentiment impérialiste de la majorité.Invité par les Canadian Clubs, réclamé par les groupements franco-canadiens, M.Bourassa se prodigue deux ou trois mois durant avec l’ardeur propre à son tempérament et à son âge (environ 46 ans).Du nord de la province il passe au sud.Le 26 février, il est l’hôte du Canadian Club de Welland; le lendemain, l’invité de la Société littéraire de l’Université McMaster.C’est là que je le rejoins.Je m’inquiète un peu de l’accueil qui l’attend.Vaine crainte.Un auditoire de trois à quatre cents convives, parmi lesquels on remarque des professeurs de renom, des professionnels éminents, applaudit très cordialement, même chaleureusement son entrée.M.J.-D.Morrison, chef de la société, préside le dîner, servi dans la grande salle universitaire.M.Fowkes, ancien élève et ancien député, propose le toast à l’Empire.C’est M.Bourassa qui va répondre.M.Bourassa dont les “luttes courageuses préparent le triomphe de sa cause”, dit M.Morrison.Quelques mots de remerciements au président, à M.Fowkes et à l’auditoire, et M.Bourassa aborde résolument le sujet: “On dit fréquemment que l’Empire est une association de nations soeurs, égales entre elles et obéissant à un même souverain.Rien de plus erroné.Qu’est-ce donc que l’Empire bfitannique?Tout à l’heure, M.Fowkes s’est arrêté dans sa définition d’une nation; il s’est aperçu que le Canada n’est pas une nation au sens que le prétendent les impérialistes exaltés.En effet, dans ce composé hétérogène qu’est l’Empire britannique, il n’y a qu’une seule nation au sens complet du mot: c’est le Royaume-Uni d'Angleterre.d’Ecosse et d'Irlande.Lui seul a le pouvoir de traiter d’égal i égal avec les autres peuples; tout le reste de l’Empire est en tutelle, en sujétion absolue dans l'ordre des relations internationales.L’Angleterre a fait avec le Japon un traité qui a assuré à cette puissance la prépondérance dans le Pacifique.Le Japon peut être demain, grâce à l’Angleterre, notre ennemi le plus redoutable.Les autorités impériales ont-elles consulte le Canada à ce sujet?Jamais.Dans quelques mois le dernier balayeur des rues de Londres aura le droit par son vote d’approuver la politique étrangère de lord Grey ou la politique navale de M.Churchill, mais les Canadiens n’auront qu’à regarder faire, à applaudir, si le verdict leur plaît ou à maugréer s’il leur déplaît.Les Canadiens sont citoyens de l’Empire au même titre que les Nègres d’Afrique et les Lascars de l’Inde." Loin de protester, l’auditoire semble plutôt acquiescer.Alors l’orateur lui sert du Rosebery.L autre danger qui nous menace, dit lord Rosebery, c est que nous ayons conquis, acquis ou absorbe beaucoup plus de terres nouvelles et de peuples étrangers que nous n’en pouvons assimiler et unifier.Rien d’étonnant donc si les puissances mises en appétit par l’exemple de l’Angleterre ne lui laissent pas la tranquillité nécessaire à la digestion quand on a mangé avec excès.” Et l’auditoire de rire de bon coeur.Pendant plus d’une heure.M.Bourassa le tient attentif et vivement intéressé.A tel point qu il termine au milieu d’une acclamation générale.Effet de “I éloquence du caractère”.* * * Le 17 man suivant, c’est aux Irlandais de Hamilton qu'il s’adresse.La salle du théâtre Grand est remplie.Il est malheureusement vrai que certains Irlandais catholiques s’abstiennent ou refusent d’appuyer leurs naires d’origine française contre le Reglement XVII.M.Bourassa rappelle à son auditoire ce que les Irlandais doivent aux Canadiens français: “Vous n’étiez pas alo.s au Canada, leur dit-ib les yeux dans les yeüx.Vos ancêtres luttaient encore chez vous pour reconquérir les droits perdus, mais si vous jouissez aujourd’hui au Canada d une liberté complète, si vous avez pu vous y faire une place enviable, si vous occupez dans les affaires, dans les professions et la politique des positions qu.vous font honneur, à qui le devez-vous, si ce n'est a ces pretres français qui vous ont accueillis si généreusement lorsque vous etiez obligé, de fuir votre pays, à ce, mères françaises qui, mal-gré la lourde charge de leur famille nombreuse, trouvaient encore assez de générosité dans leur coeur et de berceaux dans la maison pour aimer, nourrir et elever 1 orphelin irlandais?Et il se trouve cependant aujourd hui des Irlandais qui vous disent que les droits des minorités françaises ne comptent pas.que votre intérêt est de vous allier à la majorité et de laisser lutter seuls ceux qui se battent pour les mêmes principes que vous avez si vaillamment défendus.A ceux-là vous ne pouvez répondre que par un refus énergique, si vous avez la mémoire du coeur, de l’esprit et de l’histoire; en agissant ainsi vous rendrez service à l’Angleterre comme nous lui avons rendu service nous-mêmes, puisque vous nous aiderez à maintenir l’autonomie canadienne, puisque vous résisterez avec nous à l’absorption morale et mentale par les Américains, qui est le plus grand danger auquel le Canada soit exposé.” * * * Le surlendemain, halte à Oshawa, petite ville de huit mille habitants environ à cette date, à trente milles en deçà de Toronto.M.Bourassa est l’hôte du Canadian Club.La réunion a lieu le soir.Un auditoire de cent cinquante à deux cents membres, que M.Bourassa invite à se rapprocher en demi-cercle.“Car je vous avertis tout de suite, dit-il, que je viens vous parler de questions brûlantes, dangereuses, de questions de races et de religions, et, cela, précisément parce que je considère que le danger de ces sujets provient uniquement de l’hypocrisie avec laquelle certains politiciens et hommes publics les traitent.Regardons-les en face, traitons-les courageusement, voyons sur quels points nous pouvons différer sans compromettre l’avqnir du pays, et sur quels points l’avenir du Canada, d’accord avec le bon sens, la raison et la justice, exige que nous nous entendions; et les trois quarts du danger disparaissent du coup.” S’attaquant d’abord aux préjugés d’un grand nombre d’Anglo-Canadiens à l’égard du clergé catholique, l’orateur dit que l’attitude bien différente des catholiques à l’égard du clergé protestant provient de ce que nous connaissons mieux le vôtre que vous ne connaissez le nôtre.“Nous prenons pour acquis chez nous que le, clergés de toute dénomination ne s’inspirent que de l’intérêt des âmes et de la moralité publique.Absolument libre et indépendant en matière civile et matérielle, le Canadien français reste attaché à son clergé par le double sentiment de la foi et de la reconnaissance, puisqu’il lui doit d'avoir survécu à l’épreuve de la Cession, Voudriez-vous que nous répondions à tant de bienfaits par l’ingratitude?Et pourquoi?Parce que, en même temps que nos prêtres apprenaient à nos gens à reprendre confiance en eux-mêmes, ils leur enseignaient à rester fidèles à la Couronne britannique?Pensez-vous quelquefois, quand YOeange Sentinel vous arrive avec ses flamboyantes dénonciations contre les “ténébreux desseins de la hiérarchie de Québec”, pensez-vous quelquefois que, s’il existe encore un territoire britannique en Amérique du Nord, c’est à cette hiérarchie que vous le devez?.Le clergé, en appelant à la raison et à la foi des Canadiens français, les détermina à rester fidèles à leur serment et à prendre les armes pour défendre le drapeau anglais pendant que les marchands anglais établis i Québec allaient se réfugier dans l’Ile d’Orléans”.Suit la question scolaire, que M.Bourassa traita sans ménagements.“Quoi d’étonnant que tous les vieux de chez nous n’aient pu s’instruire autant que les élèves des écoles publiques à l’époque où les gouverneurs anglais volaient les subventions destinées aux écoles catholiques et le, donnaient aux écoles protestantes! En tout état de cause, au lieu de vous apitoyer sur le plus grand nombre d’illettrés du Québec, — situation qui se corrige rapidement, — vous feriez mieux de vous inquiéter davantage du nombre croissant de jeunes criminels q»i chez vous passent de l’école à la prison.Vous dit-on tout cela quand on vous parle de la province de Québec?Non.Et cela vous prouve combien nous avons à faire avant de nous occuper de sauver l’Empire, si nous ne voulons pas qu’on nous dise de mettre l’ordre dans notre maison avant d’aller faire le ménage ailleurs.” On comprend que l'orateur passe ainsi 1 la question de l'impérialisme.II revêt sa thèse d'une forme nouvelle, scion l'inspiration du moment, mais l’argument fondamental reste forcément le même.L’auditoire ne le suit pas moins attentivement.Et M.Bourassa montrant l'action de la France et de l’Angleterre dans le passé: “L’une et l’autre se sont disputé les continents pendant des siècles et sont venus finalement se heurter en Amérique où le sort alternatif des armes donna à leurs enfants le droit de s’estimer, de se respecter mutuellement et de créer ici une nation caractéristique des qualités particulières aux Français et aux Anglais.” L’auditoire applaudit longuement.'7 am a daily reader of Le Devoir and I can assure you that Mr.Bourassa just spoke to you in the same fearless way as he speaks to his own people in his paper", declare M.Owens, gérant de la Standard Bank à Oshawa, qui remercie l’orateur.“L’éloquence du caractère est vraiment la première des éloquences”.Jean DUMONT is-m-M Billet du soir Blarney Stone En Irlande, pris de Cork, se trouve le chrlteau de lUarney.La légende veut qu'une des pierres de cette construction possède le privilège d'accorder le don de la parole A celui qui pose ses lèvres dessus.Comme elle est placée très haut dans les murs, pour l’u atteindre, les gens do/vent monter sur te toil du château cl se pencher ittsqu'A elle, pendant que quelqu'un les retient par les pieds.C’est IA tout une acrobatie et aussi tout une superstition.Mais les savants expliquent qu'il n'y a rien rf étonnant A cela puisque les peuples gui vivent entourés de montagnes sont généralement superstitieux.Ce pay* "ou bout de la terre , comme disent les vieux livres qui parlent de lErin, célébré le it mars la fête de son patron et même ceux qui aux jours de la "Grand Faim" ont dA quitter leur Ile d'émeraude pour s'établir un peu partout dans le monde, ont conservé cette belle tradition de fêter la St-Patrice.Autrefois, les Irlandais de notre bonne ville de Québec organisaient une procession, à cette occasion, on g voyait passer toute la colonie irlandaise avec, en léte du défilé, le drapeau vert qui flottait dans l'air, accordant sa lyre au souffle du grand vent, sa belle Igre, symbole de celle du roi Brian Boni gui combattit les Danois vêts l'an mille, A cause de la guerre el peut-être aussi A cause de la diversité des opinions qui divise l'élément irlandais ici, les manifestations extérieures se font plus rares de nos jours, cependant bien peu ont oublié le God save Ireland el hier, les Irlandais de Québec portaient A la boutonnière un ruban vert ou une touffe de trèfle.1S-UI-44 Bloc-notes H^vades des matamores qui jqUe mieux; jes p|aies se sont cjca - - t — dait en tremblant sur la claie qui Me{ienL de-ci, de-la, leurs lances tricéeSj jes douleurs sont moins1 ces mots: “notre religion, notre sert de couchette, sous les roseaux Hans l’espace pour se donner un j viveS: seul, le genou, dont la rotu-j langue, nos lois”."Tant il est vrai d’un toit fragile, la tète à deux ! coeur- Les chasseurs se mettent en j je esj broyée, le retient encore im- que pour nous, Canadiens français, Une nouvelle édition de Carneau (suite de la première page) Hector Garneau est certainement, à l’heure actuelle, l’un des mieux informés.Ses renseignements sont à date, précis et nets.M.Hector Garneau a écrit une excellente introduction.Il faut en détacher tout d’abord le passage suivant: "Et puis enfin nous avons essayé de faire revivre dans une clarté plus moderne, la figure de i’historien probe, catholique et patriote, dont la pensée dominante se traduisait en maintes pages par le recouvre ! marche, peu rassurés, il faut 1 a- mobile sur sa couchette et souvent Combien y en a-t-il?.fragile doigts de l’herbe qui et que la griffe peut si facilement trouer.Des coeurs effrayés s’échappaient alors des oraisons jaculatoires entremêlées d’actes de contrition.A la station, ces jours-là, le missionnaire voyait arriver des chrétiens par groupes.— Eh bien, grand’mère, voilà un brin de temps qu’on ne t’vait vue! — Oh! Père, comment serais-je venue?ne sais-tu pas que chez nous, les lions ne nous permettent plus de nous aventurer sur les chemins?Et elle n’osait avouer que le lion était précisément le grand impul-seur vers le saint tribunal.Sur ces entrefaites, le Père Martin fit une tournée dans cette partie du district.Par déférence, sans doute, nos prédicateurs s’éloignèrent quelque peu; mais dans le lointain, leur voix semblait encore crier: Allons, amis, c’est le moment favorable, courez vers le bon Dieu! Et, le matin, la chapelle du catéchiste est comble; tous prient avec ferveur et reçoivent la sainte Eucharistie avec foi: la foi de saint Pierre dans la barque: Salva nos, périmas.Or, il arriva qu’à cette mission nouveau genre, deux de, rA,n]„fir,n nos chrétiens, Loukka et Armansr, j ^Excel_résolut, n, vouer.Bientôt on arrive au four- sans SOmnieil.Ses dispositions ré où sans doute se cache 1 enne- j semblent modifiées.La joie que ma-mi.Soudain le en: “Les voici, les njfeste Benedicto depuis sa conver-voici!” glace d effroi tous ,es i sion l’a frappé, et lui-même accep-coeurs et fige sur place les p,us volontiers les pensées consolan-braves._ tes de la souffrance chrétiennement et pouvons-nous oublier nos frères On acadiens, la foi ancestrale demeu re comme aux temps de notre ber ceau, l’animatrice de nos labeurs iet de nos espoirs, la gardienne de no-s traditions, de notre caractère propre, de notre trésor moral, et la .supportée.i garante de l’existence même de pousse en avant quelques éclaireurs j ÿjajs vojci qlie l’oedème du ge- notre nationalité".Voilà, en réa-moins craintifs pour explorer sans n0lJ aUgmente, et bientôt se décla- lité, de bons principes pour un his-bruit le repaire.“Un seul!.mais re un empoisonnement de sang torien qui veut s’adresser direc-c’est le mâle!” Vite on encercle le j met rapidement ses jours en tement à la foule.Et ces paroles fauve.Que se passe-t-il alors.H ; rlanger.On aborde alors directe- ont une portée d’autant plus conçut comme toujours des cris, des j ment ja qUes,tjon religieuse.Sans sidérable que l’auteur les écrit coups de bâton frappés en I air, j hésiter, le blessé reconnaît que | après une longue expérience et de des lanées jetées; il y eut aussi des son baptême, chez les Malachites.; nombreuses années de vie.Elles blessés.Parmi eux voici qu on j n.a é(é qU>une plaisanterie; il dé-I résument les leçons qu’il a appri-m’apporte à la station Loukka, ce j c]are qU>j] croit maintenant à la ses.Elles sont le résidu des senti-pauvre Loukka, la main gauche j v^rj^ $18,041,352 comparativement à $16,333,249 pour 1942, et celles des autobus, de $3,848,312 comparativement à $3,504,109 pour 1942.Après que les dépenses furent payées, dépenses qui se montent è $21,848,812, soit $13,2 74,872 pour frais d’entretien, de scrvirce et de taxes, $4,626,234 pour dépréciation et remplacement.$3,195,453 en intérêt, le profit net de 1913 a été de $2,931 comparé à $61,455 pour 1942.Le rapport dit que les plus grosses dépenses ont été le paiement de; arrérages de salaires à la suite de la décision du comité national de travail de guerre, qui, selon que le stipule la clause 110 du contrat des! employés, oblige la compagnie à payer les arrérages à partir de 1912, soit une dépense additionnelle de| $2,585,722., , Les véhicules onl parcouru plus de 2,385,928 milles de plus en 1943 qu’en 1942.U a été impossible de se procurer d’autre matériel roulant ; durant l’année, à cause des restric-j tions.____ ^ Les Irlandais invités à s'intéresser au Canada Les irlandais ont été invités hier soir par M.I).Leo Dolan, chef du bureau du Transport canadien, dans une allocution prononcée au cours d’un diner marquant le 110e anniversaire de la Société de Saint-Patrice de Montréal, à concentrer leurs pensées moins sur File d’E-rneraude que sur le Canada, U faut songer, dit-il, à se dévouer à la cause du Canada et consacrer tout son temps et son énergie aux problèmes canadiens.^ ^ Evacuation de Tallinn frontière polonaise et à 70 millet seulement au nord-est de la grand# ville historique de Lvov.Le bulletin soviétique d’hier *oir annonçait la prise de 400 villes et villages en Pologne et en Ukraine.Parmi les villes ainsi occupées par les, troupes rouges, on peut mentionner Tomashpol dans la région de Zhtnerinka, Bratslav, à 33 milles au sud-est de Vinnitsa, Novo-Ukrainka, jonction ferroviaire à 38 milles au sud-est de Kiros-grad.Les Allemands résistent vigoureusement à Tarnopol et i Prosku* rov pour appuyer au nord le nouveau front qu’ils veulent établir en Ukraine et la nouvelle offensive dans la région de Dubno a sans doute pour but de couper les armées allemandes d’Ukraine de celles de la Russie blanche.L’Irlande est disposée à souffrir, et elle n’est pas prête à céder De Volera a prononcé ses paroles à l'occasion de la Saint-Patrice — On estime qu'elles équivalent à un nouveau refus à la demande des Alliés — Le premier ministre est inquiet du sort du Pape et de la ville de Rome Londres, 18 (C.P.) — Le premier ministre Eamonn de Valera a déclaré hier soir à la nation irlan-danse dans un discours radiodiffusé de Dublin à l’occasion de la Saint-Patrice que “nous existons aujourd’hui comme nation parce que nous sommes disposés à souffrir et que nous ne sommes pas prêts à céder”.On a interprété cette déclaration comme une réitération de son refus de chasser les diplomates de l’Axe comme le lui enjoignaient les Etats-Unis, Ce passage de son discours se rapportait à la période de l’histoire irlandaise qui remonte à 1.500 ans en arrière, mais il s’appliquait si bien à la situation actuelle que l’on n’a pu s’empêcher de faire des rapprochements.“Notre vieille nation a connu bien des crises, dit M.de Valera.Ces heures difficiles ont permis à notre nation de déployer comme à d’autres époques des qualités sur lesquelles je crois que nous pouvons absolument compter aujourd'hui.“C’est la manière des forts de se comporter vis-à-vis des faibles.Elle remonte aux premiers âges ri existera aussi longtemps que les forts se chercheront des excuses pour user de leur force et obtenif des choses auxquelles ils n'ont pas droit en justice."Vous le savez et vous êtes prêts au cas où la chose se produirait.Les périls qui ont surgi à bien des reprises dans le passe n’ont servi qu'à fortifier la résolution de notre peuple, à l’unir tout entier et à lui donner des forces et des ressources correspondant aux pressions que l’on exerçait sur lui.Lorsque la force extérieure réussissait et que notre peuple était physiquement écrasé, il n’abandonnait pas la lutte, 11 ne cédait pas ses droits, et ne renonçait pas à son vouloir-vivre.Même dans nos échecs, nous étions en quelque sorte victorieux.¦ “$¦ ous ne sommes pas un nouveau venu parmi les nations.Ce n’est pas à un statut de l’extérieur que nous devons l’existence.C’est quelque chose qui est bien à nous et qui remonte bien profondément dans le passé.Nous comptons pour quelque chose dans l’histoire du monde”.M.de Valera a exprimé l’inquiétude que l’Irlande éprouve pour ie Pape et il a exprimé le voeu qu# “Dieu écarte la calamité qui semble vouloir fondre sur Rome et son peuple”.New-York.18 (A.P.).L’évacuation de Tallinn, capitale de l'Estonie, réemement bombardé par les Busses, a été ordonnée par le maire* à la radio.Cet ordre a été capté par les mo-i niteurs étalsuniens.I.es autorités ont déclaré que tous ceux dont la présence n’est pas essentielle dans la capitale doivent partir.1 Nouvelles d'Alger par Maurice Desjardins, P.C.Alger, 28 P.C.L.retardée.— Kan-kans de la Kashah.Voici quelques échos recueillis dans cette ville où les oeufs se vendent à $1.80 la douzaine et où les souliers pour daines commandent le joli prix de $00 la paire.L’annonceur de radio montréalais François Bertrand qui parie au micro des Nations-Unies a conquis bien des coeurs nord-africains depuis que chaque matin il lit des vers d’Emile Nelligan en guise d’intermède aux disques qu’il fait jouer.Bertrand et son camarade René Lc-cavalier se plaisent bien à Alger où ils sont depuis un an mais une petite permission à Montréal ne leur déplairait pas.oui, mesdemoiselles, François a conservé cette belln voix grave qui vous faisait rêver lorsqu’il annonçait un homme ri son péché.Il "eng les officiers Scène de trottoir: — Un hobereau à la barbe inculte, qui se dit ancien légionnaire, demande cinq .sous à deux officiers attablés dans le jardin de l’hôtel Aletti.Essuyant un refus, le voyou recule de dix pas pas et «e met à haranguer les officiers, disant: “Je n’ai jamais eu peur des boches, encore moins de vous!”.II ne va pas plus loin dans son discours: un capitaine français, fort correct, et qui fait penser à FMerre Fresnay, le prend au collet et le pousse vers la sortie en disant: "Alors tu a; fini d’eng.les officiers?”.Continuant son élan, le drôle, qui était déjà légèrement gris, trébuche dans une grille et s'affale dans un lit de géraniums.De l'opéra à Alger T,es Algériens contlnuenl d’acheter les billets de la loterie algérienne, avec 25 millions de francs de lots à chacun des tirages, qui ont lieu deux fois par mois.A quand la loterie canadienne?A l’Opéra, Agnès Capri et Henri Nassict triomphent dans VEcole des femmes, de Moliè re.Ida Doneddu et Gabriel Boi-neau tiendront sous peu les premiers rôles dans l’opéra Manon de Jules Massenet.Dans le foyer de l’Opéra, exposilion de photos documentaires de l’armée russe.Raid sur la France Londres.18 (A.P.) — Des pilotes alliés ont pilonné des installations nazies en France aujourd’hui.Ces attaques suivaient de près les raids de nuit faits par des Mosquitos anglais et des bombardiers moyens américains.Londres, d’autre part, a eu une autre alerte aux avions, mais elle a été de courte durée et les défenses antiavions de la capitale ont opposé un barrage très efficace aux avions ennemis.La nuit dernière la radio d* Francfort s’est tu brusquement, ce qui indique que des avions alliés étaient probablement dans le voisinage.Un grand nombre d’avions américains ont attaqué des voiçs de communication allemandes dans le nord de la France, surtout près de Ceril, à.30 milles au nord de Paris.L'exposition de John Lymon John Lyman, pionnier de l’art indépendant au Canada, expose à commencer d’aujourd’hui les oeuvres apparemment les plus représentatives de sa carrière, de 1913 à 1943.Celte importante exposition se tient à la Galerie Dominion, 1448 ouest, rue Sainte-Catherine.Pour l'Artisonot i M Point de croix En mars 1944, Paysana entre dans sa septième année au service de la famille canadienne.La direction ne croit pas mieux faire, dans la joie de cet anniversaire, que d’offrir à nos ouvrières de l’aiguille, pour leurs travaux de broderie, da crochetage, d’incrustation au tissage ou en point boutonné ce recueil de dessins créés et adaptés par Patricia Ling pour enrichir et mettra en valeur nos tissus domestiques en laine ou en lin de chez nous.Fleurs, papillons, fruits, sapins, abeilles, poules, étoiles et bordures d’une grande variété (plus da 150 modèles en tout, avec indications de couleurs) vivront autour de la maison.Et d’heureux couples.si vous les y faites entrer, iront chez vous danser le quadrille sur votre flanelle ou sur votre toile.Accueillez-les avec amour.Faites-leur belle place autour de vous; ils sont nés pour votre service et pour votre bonheur.“Point de croix” se vend $1.00 au Service de Librairie du Devoir, 430 rue Notre-Dame est, Montréal.Les prix plafond de quelques denrées ne laissent aux marchanda qu’une marge de bénéfices mini-ais la plupart des mar-reconnaissen» que cette: juste et raisona«béat „ qu une t mes, ’JJna chands r ge es?jt BB LCPfVOIR, MONTREAL, SAMEDI 18 MARS 1944_ VOLUME XXXV — No 65 JEAN DANSEREAU EN RECITAL AU PLATEAU "Le Chant du Berceau" reprend l'affiche à l'Ermitage Le Chant du Berceau chez les Compagnons de saint Laurent a connu une extraordinaire carrière à l’Ermitage.A deux reprises on a dû refuser du monde, faute de place.Le dernier soir de la première stfrîe de représentations, le lever de rideau a été retardé par l’affluence des spectateurs qui faisaient queue à la porte.Pour satisfaire les amateurs nom breux, l'Ecole des Parents a demandé aux Compagnons de remettre l’oeuvre à la scène, les 17 et 18 mars prochains, sur la scène de l'Ermitage.On retrouvera donc bientôt le frais petit couvent de moniales où va se jouer une tragédie souriante du coeur.Qu’on se hâte de retenir son billet pour éviter les désappointements d’il y a trois semaines.On signale TA 1418 ou l’on fait une course chez Archambault.Joep Nicolas U éminent planiste canadien .Jean Uansereau donnera à Montréal le U avril Prochain son premier grand récital depuis bientôt deux ans.Ce remarquable artiste • fait de triomphales tournées en Hollande et dans plusieurs pays d'Europe.Plus récemment il allait louer au Brésil devant des auditoires enthousiasmés par son leu brillant et sa technique admirable.Jean Dansereau étudia un certain temps avec Mme MacNamara, Dominique Ducharme et Romain Octave Pelletier.En France, — U fut notre Prix d'Europe 1914, — il parfit ses études avec Edouard Klsler et Isodore Phtlipp puis en Autriche avec Emile von Sauer “puisant ainsi à la source de deux grandes traditions.Sauer avait été l’élève de Liszt et l'ami de Brahms” C’est à titre d'accompagnateur du célèbre ténor polonais Jean des Reské que Jean Dansereau fit ses prmières tournées en F.urope.Il fut plus tard engagé comme pianiste-virtuose conjointement avec des chanteurs aussi réputés que Mary Garden, Rodolphe Plamondon et Oscar Seagle.Cette fois il revient dans la métropole pour offrir a nos mélophiles un programme varié et choisi où entreront quelques pièces de musique brésilienne.M.Raymond Daoust est l’impresarto de cet important récital qui aura lieu i l'Auditorium du Plateau le 11 avril prochain.RECITAL Colombe PELLETIER PIANISTE Mairie LETOURNEAU SOPRANO Salle de l'ERMITAGE BILLET : Sl.OO MARDI, 28 MARS, 8 h, 30 ED.ARCHAMBAULT par téléphone ; TA.3938 LES COMPAGNONS A L’ERMITAGE Le CHANT du BERCEAU CE SOIR Location ($1.05 - 80c - 67c) 3 TA.1418 et ehex Archambault.DEMAIN SOIR Conférence du Père Jacques Cousineau, S.J.Notre Révolution sera-t-elle sociale ou nationale ?Présidence d'honneur de M.Esdros MINVILLE Au Gesù le 19 mars à 8 h.30 du soir.S'adresser au contrôle du Gesù.Prix du billet : $0.25 et $0.35 tel.LA.4453 RAYMOND DAOUST présente JEAN Joep Nicolas, un des jeunes artistes hollandais dont les tableaux font partie de l’exposition Cingsiècles de peinture hollandaise, gui se tient actuellement à la Galerie des arts de Montréal, arriva aux Etats-Unis il y a cinq ans.Dès le début de 1939 l’atmosphère politique de Hollande lui semblait trop lourde pour un artiste créateur.Aussi décida-t-il de fermer son grand atelier de vitraux — où, avec dix apprentis il exécutait de magnifiques travaux pour les églises et les salles publiques — el de se rendre en Amérique.Le dernier tableau qu’il fit avant de quitter la Hollande est Prémonition du Mal, allégorie des maux qui frappent les hommes quand la colombe de la paix est immolée.Cette peinture qui illustre bien l’art de Nicolas est une des oeuvres présentées à l’exposition qui se tient actuellement à la Galerie des arts, au profit des enfants de Grande-Bretagne, de Hollande et .autres pays occupés.À New-York, où il vit maintenant, Joep Nicolas s’est déjà acquis une grande réputation comme dessinateur et peintre.Il a dessiné un couvert de Noël pour la revue mensuelle américaine Fortune, et Life a reproduit en couleur les vitraux qu’il fit récemment pour une église à Détroit.Depuis qu’il est installé à New-York, l’artiste a perfectionné une nouvelle technique de peinture avec couleurs plastiques.Au cours de l’exposition, lundi, 20 mars, à 3 h.30, M.Nicolas donnera une causerie à L'Art Association of Montreal.M.Jean Papineau-Couture la Conférence-vedettes DANSEREAU l'éminent pianiste canadien-français M.Jean Papineau-Couture, pianiste et compositeur, assistant-directeur de la Petite Maîtrise de Montréal, apportera son concours à l’Institut de la Nouvelle-France i lors de la Conférence-Vedettes qui j aura lieu mercredi soir, 22 mars, à j la salle Saint-Stanislas, 1371 est, avenue Laurier.Boursier du gouvernement, M.Papineau-Couture fit des études à Boston sous la direction de Nadia Boulanger.Il est actuellement professeur de piano et de théorie au collège Jean-de-Brébeuf.D’autres personnalités de la nouvelle génération participeront également à la Conférence-Vedettes, notamment Mlles Marthe et Madeleine Létfmrneau, Berthe Lagacé, MM.Lucien Desbiens, Roger Baulu, Marcel Raymond, Gérard Pelletier, Robert Prévost, Rex Desmarchais, Roger Brien, Maurice Huot, Eloi de Grandrnont, Félix Leclerc et autres.Billets en vente chez Dupuis Frères et Ed.Archambault.A L'ERMITAGI Récital conjoint Deux jeunes talents de chez nous présenteront prochainement un recital conjoint sous la présidence de Mme Hector Perrier, de M.le maire de Montréal, et de Mgr Olivier Maiirault, recteur de l’Université de Montréal.Mlles Colombe Pelletier, pianiste, et Marie Létourneau, soprano, que les habitués des cercles musicaux de la r%étropole.ont vivement applaudies en maintes occasions.Colombe Pelletier a décroché la médaille d’or du Conservatoire national de musique, dirigé par M.Eugène Lapierre, D.M., au concours baccalauréat en 1910.Elle s’est fait entendre depuis lors en plusieurs récitals à l’hôtel Bitz Carlton, au Cercle littéraire et musical de Montréal, ainsi qu’en plusieurs autres endroits de la ville.Marie Létourneau, obtint la médaille du lieutenant-gouverneur au F'estival de musique en 1940.Nous avons pu l’apprécier grandement l’on dernier dans Mandrin, que les Variétés lyriques avaient mis à l’affiche au Monument National.I ous les critiques opinaient que Marie Létourneau n’apparaissait pas assez souvent sur la scène.M, Frédéric Pelletier, critique musical du Devoir, écrivait: ‘Taime à mentionner l’excellence de Marie Létourneau, qu’on ne voit pas assez souvent à la scène”.Ce récital sera présenté le mardi, 28 mars, en la salle de VErmitage.Au Saint-Denis Le film L’Emigrante, qui prend l’affiche aujourd’hui au Saint-Denis groupe des artistes de premier plan tels qu’Edwige Feuillère, Jean Chevrier, Larquey, sans compter une imposante figuration.Ce film bien construit plaira au public à raison de son caractère mélodramatique et son côté sentimental.L’Emigrante est avant lout un film d’atmosphère.On a réussi remarquablement à nous montrer le drame de l’émigré qui, sans patrie, en cherche une au hasard de l’existence.Voici le scénario en quelques mots: la belle Christiane qui a retrouvé ses bijoux en dénonçant Tino à la police, décide de fuir cet homme redoutable qui cherchera à se venger.Elle se glisse dans un groupe d’émigrants en route pour l’Afrique du Sud.Un officier du bord la cachera dans sa cabine et pour cette infraction à la discipline sera dégradé.Mais Pierre aime Christiane et fera route désormais avec elle.Hélas le débarquement des émigrés est contre-rnandé et le couple doit retourner au point de départ.Tino sera là et sa vengeance sera terrible.Edwige Feuillère tient ici l’un des beaux rôles de sa carrière.Jean Chevrier affirme de belles qualités de jeune premier et Pierre Larquey, comme à l’accoutumée, fait une superbe composition d’un vieil émigrant malade, protecteur de Christiane.Le film est d’une vie intense: les scènes sur le navire sont bien conduites et l’action dramatique ne rate pas un seul de ses effets sur le public.L’Emigrante est une superbe production française qu'il faut avoir vue.Le second film à l’affiche est Sur le plancher des vaches, une fine comédie mettant en vedette Noël-Noël et Raymond Cordy.Conférence-forum de M.Tabbé Irénée Lussier crf la ôcène, au conceit et à lêcian L'horaire des spectacles SAINT-DENIS “Emisrants" 11 h.50.3 h.25, 6 h 30, 10 h, 05, “Sur le plancher de* vaches” I h.30, 5 h.05, 8 h.40.LOEWS "Madame Curie” 10 h.45, 1 h.25.4 h, 05, fl h.50, 9 h.30.PALACE “Northern Pursuit” II h.05.1 h.50.4 h.30.7 h 10: 9 h.55.CAPITOL “Lifetioat” 10 h.25, 1 h 20.4 h 10, 7 h , 9 h.50.“Weekend Pass” 12 h.05, 2 h.55, 5 h.45, 8 h 35 PRINCESS “The Lodger” 10 h.10, 12 h.35, 3 h .5 h 30, 7 h.55.10 h.25.“The Good Fellows” 11 h.10.1 h.35, 4 h.05.6 h.30, 9 h, ORPHEUM “Intermezzo” 10 h.15, 12 h.40.3 h.05.5 h.30, 7 h.55, 10 h.20.“Sailor’s Holiday” 11 h.25.1 h.50, 4 h.15, 3 h.40.9 h.05.Reprise du "Père des Amours" On nous prie d’annoncer que l’O-péra-Comique canadien.Le Père des Amours, de M.Eugène Lapierre, sera repris au Monument National, les mardi 18 et jeudi 20 avril prochain.Le public se rappellera que la pjèce fut créée en 1942, lors des fêtes du tricentenaire de Montréal.On en donna alors quatre représentations marquées du plus entier succès pour une première.L’auteur a remis sa pièce sur le métier et les acteurs et choristes ont continué à se tenir en relation avec lui.De sorte que l’oeuvre est maintenant tout à fait au point pour le lancement définitif.On trouvera des détails supplé-mgntaires dans nos colonnes d’annonce.Billets en vente chez Ed.Archambault dès maintenant.- « H»»- M.Roger Duhamel aux Conférences-concerts Notre-Dame-de-Grâce Le 13 avril prochan, à 8 h.15 du soir, dans la grande salle de l’école Notre-Dame-de-Grâce, M, Roger Duhamel, avocat, journaliste, président général de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, donnera une conférence intitulée: “Ne chantons pas trop tôt victoire”.L’artiste invité sera M.Jean Belland, violoncelliste, professeur au Conservatoire de musique et d’art dramatique de la province de Québec.Mlle Thérèse Blaquière sera au piano d’accompagnement.Pour informations, appeler: W Ain ut 4856.Lundi prochain, le 20 mars, a 8h.15 p.m., à la Salle paroifisiale de l’Immaculée-Coneeption, 1963, rue Rachel est, M.l’abbé Irénée Lussier donnera une conférence-forum intitulée: Mon enfant est-il normal?La Petite Maîtrise de Montréal, sous la direction du Père Alfred Bernier, S.J., présentera comme intermède un programme musical de choix.La gazette des spectacles Cinéma SAINT-DENIS: L’Emigrante, avec Edwige Feuillère, Jean Chevrier.Larquey.L’autre film Sur le plancher des vaches.(Du 18 au 23 mars inclusivement).LOEW’S: Madame Curie, avec Greer Garson, Walter Pidgeon, Paul Osborn et Paul Lawson.(Du 17 au 23 mars inclusivement).CAPITOL: Lifeboat, avec Tallulah Bankhead et William Bendix; aussi Weekend Pass.(Du 17 au 23 mars inclusivement).PALACE: Northern Poursuit, avec Errol Flynn.Julie Bishop et Gene Lockhart.(Du 17 au 23 inclusivement.) PRINCESS: The Lodger, avec Merle Oberon, George Sanders, Laird Gregar; aussi The Good Fet-lours.(Du 17 au 23 mars inclusi-vemcnl).IMPERIAL: Lassie Come Home, film en couleurs, avec Robert McDowell et Donald Crisp; aussi Is ife, EDWIGE FEUILLERE AU SAINT-DENIS LE PLATEAU 11 AVRIL $1.00 - $1.50 (plus taxes) Billets chcx Willis, et Archambault.STUDENT PRINCE Mlle Colombe Pelletier, pianiste, que l'on entendra à l'Ermitage, le mardi soir 28 mars, dans un récital conjoint avec Mlle Marie Létourneau, soprano.A la conférence-vedettes .IONEL DAUNAIS d;ns le rô| “Student 10 mars, INAIS deni le rôÿ it Prince”, qu'il cju s, et 1er avril, j du prince Karl Frans, de la comédie musicale antera aux Variétés Lyriques, les 23, 25, 26, 28, «I Mlle Marthe Létourneau, soprano, qui participera à la conférence-vedettes or ganisée par l’Institut de le Nouvelle France, le mercredi soir, 22 mars, à la salle St-Staniflat.f» Everybody Happy, avec Ted Lewis et Nan Wynn.(Du 17 au 19 inciu-sivement).ORPHEUM: Intermezzo, avec Ingrid Bergman, Leslie Howard, John Hallidav et Edna Best; aussi A Sailor’s Holiday, avec Arthur Lake et Jane Lawrence.(Du 17 au 23 inclusivement).ThéO Ira MONUMENT NATIONAL: Frido-linons 44.(Semaine du 20 mars).ARCADE: Après moi, avec Marcel Chabrier, Antoinette et Germaine Giroux, etc.(Du 17 au 23 inclusivement).Peinture GALERIE DOMINION: 1448 ouest, rue Sainte-Catherine: Exposition des peintres français contemporains.Dessins, huiles, gravures, aquarelles, lithogravures, sculptures.(En cours jusqu’au 18 mars).EXTERNAT CLASSIQUE STE-CROIX, 3820 est, rue Sherbrooke: Promenade chez les grands maîtres, choix de reproductions pour illustrer l’évolution de la peinture.(Du 16 au 20 mars).GALERIE DOMINION.1448 rue Ste-Catherine ouest: Exposition des peintures (1913-1943) de John Lyraan.(Du 18 mars au 1er avril).GALERIE DES ARTS, 1379 ouest, rue Sherbrooke: Cinq siècles de peinture hollandaise.(Du 9 mars au 9 avril).ST-DENIS jfcViur utte bin* *s«ulî l«j DUOllM «mploitof Le couple Edwige Feuillère et |een Chevrier, en vedette dons le film ‘‘L’Emigrante’’, aujourd'hui eu Seint-Denls.î?N 18 AVRIL ^ AVRIL MONUMENT NATIONAL LES IEUNES LAURENTIENS présentent Le Père des Amours opérx-comlque canadien.5 actes et « tableau* par EUGENE I, XPIERRE t’oeuvre qui a surpris Montréal au 1H« centenaire avec Pierre VIDOR.Marthe EETOURNEAl et tout* la troupe qui a créé i oeuvre Choeur mixte de W) voix — Orchestre ' symphonique Direction: Eugène CHARTIER Mis* en aeène: Arthur LAPIERRE Billefs rhe* * i De J» Ed.Archambault J^11 c MA.BZM ’ l'histoire: l 1*1.9*.l.«.135.1*0.De l'art lyrisme: i .90 (taxes comprise») canadien De la fantaisie! De la gaieté! "Cott- mueique mais elle ne dédaigné pas les plantes fourragères, des soins [ c,erlains animaux comme les sou-qu’il consacre à ses plantes dans ! r's> lps rats, le cobayes, les lapins, toutes les étapes de son programme I ^es poules et les serins.Les cafards .(coquerelles) ne mangent pas les punaises, mais les souris les mangent, probablement pour se proté-ger.Ordinairement les punaises sortent pendant la nuit; elles se ca- d’amélioration, constitueront répon se à la question-titre: Pourquoi employer des variétés améliorées de plantes fourragères?Connaissant bien les besoins de la région agricole qu’il dessert, il élaborera son programme, définira client pendant le jour dans les fen-le but de son travail, minutieuse-'tes et les crevasses des chambres ment.Il étudiera soigneusement la infestées ou des meubles, ou sous valeur agronomique des variétés, Ji- certains objets, ou derrière le pa-gnées, déjà employées tant chez lui pier-tenture.C’est juste avant l’au-qu’à l’étranger; les plantes d origine be qu’elles sont le plus actives et indigène seront l’objet de soins par- la plupart d’entre elles reviennent ticuliers, car elles fournissent sou-là leurs cachettes après le lever du 1 vent des lignées très prometteuses, j soleil.Lorsqu’elles sont très affa-Déjà commencera son travail de sé-; niées, elles se nourrissent dans une lection: il éliminera impitoyable- demi-obscurité pendant le jour, ment tout individu, toute lignée, qui spécialement dans les théâtres et les ne possède pas les caractères désirés.1 es méthodes qu'il emploiera en suile pour concentrer, dans ses plantes, les qualités héréditaires qu’il leur veut, dépendront presque entièrement de leur mode de reproduction.La fécondation, qui n'est que l’association des véhicules de l’hérédité, se fait par le jeu de certains organes floraux do sexe différent; l’un de ceux-ci, le pollen, peut être transporté par le vent, par les insectes; chez certaines espèces jamais il ne sort des fleurs, bien closes, à l’abri de toute contamination.L’isolation de ces espèces ne crée pas de problème Mais il n’en est pas ainsi lorsque les fleurs sont exposées aux myriades dtt grains de pollen transportés paF le vent et les insectes La distribution des organes floraux sur la plante influence aussi le choix des méthodes d’amélioration.Mais quelle que soit l’espèce améliorée, il est des détails généraux qu’on peut ici décrire.Les individus, les lignées sélectionnées, sont cultivés parfois en serre, parfois dans les champs.Les caractères importantes de chacun d’eux ou de chacune d’elles sont soumis à une élude attentive.Chaque onuvellc sélection amène l’élimination de tout ce qui n’est pas lourd de promesses.Le; quelques individus ou lignées qui émergent de ces nombreuses sélections sont multipliés ou groupés pour être soumis à des essais comparatifs, dans lesquels ils doivent prouver leur supériorité sur les meilleures variétés existai! les.pour être conservés.Sortent- hÿpothecÜres vous interesscnt-i Nous en faisons une |i»|- viHrmTi ïïmsmm notre e ma SOLON EN PARLAIT, soit en mm soit en EBsasisa Il vous sera envoyé * titreB3H351 SOCIÉTÉ NATIONAL'» FIDUCIE HArbour 3291.nitres endroits publies où les siè ges et les décors sont infestés.Les meilleurs moyens de destruction sont la fumigation ou l’application d’un insecticide liquide qui pénètre aisément.La fumigation au gaz ne devrait être faite que par des opérateurs expérimentés.Dans certaines villes, la loi exige que ces opérateurs aient une licence.Les pulvérisations contenant de l’extrait de pyrèthre dans une huile raffinée de pétrole ont été satisfaisantes.Cependant, en raison de l’emploi croissant de pyrèthre pour la protection des forces armées ou-Ire-mer, on ne peut plus se procurer cette substance pour l’emploi général, mais il existe maintenant des insecticides qui peuvent la remplacer et qui sont très employés; on peut se procurer des détails sur leur emploi en écrivant à l’Entomologiste du Dominion, Ministère fédéral de l’Agriculture, Ottawa.Etes-vous-prêts à loger vos poussins?Il y a au Canada plus de 735.000 cultivateurs et 0 sur 10 de ces cultivateurs élèvent des volailles.Leurs basses-cours et celles des établisse-menls a vieilles commerciaux ont produit entre 335 et 340 millions de douzaines d’oeufs l'année dernière.L’objectif fixé pour 1944 est de 3(i7 millions de douzaines.La Cran- s$atüje$arbf MONTREAL* NARCISSE DUCHARME, PRESIDENT COMPTABLE Bureau : HA.6205 Résidence : TA.3137 |.-B.Bélanger, L.C.M.I.Comptable Licencié en Prix d» Revient Comptable Public 266 ouest, rue St-Jacques, Montréal REPARATIONS MECANIQUES LEFEBVRE FRERES Limitée REPARATIONS MECANIQUES • ET SOUDURE • , Téléphona: PL.9011 968-988 do Bullion - Montréal Cartes d’A flaires 4 DACTYLOGRAPHES 1 MEUBLES 44 DU NOUVEAU 44 Assortiment complet Onderwood Remington Rovai Portatif et Stand VTIÜ&aB.ard Machine* a Addition ner Calculateur» Protec- leurs de Chèque» Punttre» *td su Canada Dactylographe Enr.Nouvelle adresse : 44 St-I*equcs O n*r- tir 696* H -T Irmsnil oron Achetez chez Marcotte, C’est être dans la note Du meuble en général C’est l’endroit Idéal.A.-E.MARCOTTE 3906, ONTARIO EST 'prés Orléans) CH.9628 REMBOURREURS MATELASSIERS DACTYLOGRAPHES REMBOURREURS MATELASSIERS BOYER LIMITEE spécialités: meuble* et matelas eur commande ainsi oue réparation* Bstlmée era tu) v sur demande 3886 Hanrl-lulien - RL.1112 Rovsl - nemlnelon .- Underwood - I.1 ypggWrBPgU C.Kmlth - Corons ftl iancleus rt ortattl P r r> * 'er i/ur» u.r.iurs REPARATIONS ELECTRIQUES w a additionner Ven te aenlce échang* locution N MARTINEAU 6 FILS 1919 rue ni euky nr.nu Entre le* me viire •* •,»a»u, hrlléu LAITERIE REPARATIONS ELECTRIQUES Tél.: PL.5565 973 St-Georget MONTREAL LAURENTIDE AUTO ELECTRIC REG’O Réparotions électriques et mécaniques PAUL BROSSEAU, prop.CH (0M-23U Hoir, LAITlNil MOUEMOMl Réparations électriques sur automobiles dei vloe vent* «t re natations rt» mote tira vénérât* tira transformateur» radio* «Ml IMPINEAU AM 7141 Ceo DAICNIAULT, Ltce L*lt»n* c*n«di*nn*-fr*n«*lio n I’aten aiuie tirornléislr* ENCADREUR!) 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changement qui peut survenir en fin de semaine est pour ce qui concerne les troisième et quatrième positions de ce’ circuit professionnel.Le Canadien aura deux parties à jouer en fin de semaine car ce soir les Habitants de Dick Irvin reçoivent la visite des Rangers de Lester Patrick et demain le Tricolore sera de nouveau aux prises avec les New-Yorkais mais cette fois au Madison Square Garden de la métropole américaine et tous les connaisseurs s’accordent à concéder un double triomphe aux champions de la Ligue Nationale.Si l’on tient compte de la tenue des deux clubs au cours de la présente saison le résultat des deux dernières parties entre le Canadien et les Rangers ne fait pas l’ombre d’un doute mais ce qui est à craindre c’est que les équipiers de Dick Irvin* et notre pilote lui-même pèchent par excès de confiance et qu’urre surprise peut être réservée aux partisans des Habitants qui comptent sur une victoire ce soir pour conserver le record intact pour les parties disputées au Forum et que le Tricolore perde l’occasion d’établir de aouveaux records.S’ils parviennent à remporter la victoire sur les Rangers ce soir, les Canadiens deviendront le premier club de la Ligue Nationale à jouer une série entière sans avoir connu la défaite sur sa patinoire.Les fa meux Bruins de 1929-30, jouant une cédule de 44 parties, remportèrent 38 victoires, subirent 5 défaites et jouèrent une partie nulle.Une de leurs cinq défaites fut subie sur leur propre patinoire.Les Canadiens jouent naturellement une cédule de 50 parties, ce oui rend les records des deux clubs difficiles à comparer, mais les Canadiens ont joué 24 parties sur leur patinoire à date et en ont gagné 21 et annulé 3.S’ils gagnent ce soir, ib-établiront un record qui durera pour tics années à venir.Il y a aussi l’égalité entre Elmer Lach el Clint Smith pour le nouveau record d’assistances de la ligue.L’ancien record de 45 fut établi par Bill Cowley durant la saison de 1G40-41.Lach et Smith l’ont tous deux amélioré cette saison et tous les coéquipiers de Lach souhaitent qu’Elmer obtieunne assez d’assistances ce soir et demain pour finir en première place.R y a aussi la question du total de points comptés au cours d’une saison.Les Maple Leafs de Toronto avaient établi le dernier record en comptant 198 points l’an dernier.Ce record a déjà été surpassé et les Bruins ont actuellement 220 points contre 217 pour les Canadiens.Les Bruins n’ont toutefois plus qu'une partie à jouer pendant que les Canadiens en ont deux.Les Canadiens auront donc de belles chances de les devancer pour établir un autre record.En battant les Eperviers de Chicago jeudi soir, ils ont établi un nouveau record pour le total de points obtenus par un club en une saison.L’ancien record avait été établi par les mêmes Bruins rie 1929-30, qui avaient fini la saison avec 77 points.Les Canadiens en ont actuellement 79, mais en remportant deux victoires en fin tie semaine, ils pourraient porter ce total à 83 points, ce qui signifierait qu’il devrait exister pour plusieurs années à venir.Emile Bouchard ne sera pas sur l’alignement pour les deux joutes de fin de semaine.Le fameux joueur de défense qui a fourni un magnifique travail depuis quelque temps n’a pratiquement pas eu de repos pendant que Léo Lamoureux at Glen Harmon étaient malades et que McMahon se reposa jeudi soir.Dick Irvin n'a toutefois pas voulu dévoiler son alignement pour les joutes de fin de semaine, mais il n’y aura probablement pas beaucoup de changements.Dans les autres joutes de la ligue Nationale, en fin de semaine, les Bruins rencontreront ce soir les Leafs à Toronto, pendant que les Eperviers iront rencontrer les Ailes Rouges à Détroit.Demain soir, les Canadiens et les Rangers se rencontreront de nouveau à New-York, pendant que les Eperviers et les Ailes Rouges compléteront la cédule à Chicago.L’intérêt se concentrera sur les joutes disputées à Toronto et Détroit, ce soir, et Chicago demain soir, car elles décideront de la 3e position.Le club Verdun est champion Après avoir triomphé des Wing Wheelers par 5 à 0 dans la première partie de la série disputée mercredi soir dernier le club Verdun a mis une autre victoire à son crédit hier contre le même adversaire en l’emportant par le compte de 5 à 4 pour s’assurer le championnat de la Ligue Mont-Royal Junior, devant une assistance considérable à l’Arena de Lachine.La rencontre fut très contestée et les hommes du gérant Thérrien durent se rallier à la troisième période pour s’assurer la victoire car lorsque les deux équipes firent leur apparition sur la glace pour le dernier engagement, les Wing Wheelers de Mickey Hen-nessy menaient par 3 à ! et c'est grâce au courage et à l'endurance des gars de Verdun si ces derniers ont pu reprendre le terrain perdu pour finalement s’assurer la palme.Composition des équipes: VERDUN.— Ruts: Beaudryâ défenses: Moore et Roche; centre: Lefebvre; avants: Poirier et Gui-mond.Subs.: Trottier, Gagné, Four-nel, Beauchamps, Paquette, Proulx et Beaulieu.WING WHEELERS.— Buis: Crowdis; défenses: Reade et Mc-Eachran; centre: Toohey; avants: Maloney et Meagher.Subs.: Lord, Bussière, English, Hayden, Beidel Reid, Denny.Arbitres: Malison et Carter.Première période 1— Verdun, Poirier (Guimond, Roche) .L35 2— Wing Wheelers, Denny (Lord) .4.05 3— Wing Wheelers, Maloney (Meagher, E.Langan) .5.45 Punitions: Paquette, Proulx, Beauchamp, Bussière, Zeidel.Deuxième période 4— Wing Wheelers, Lord (Denny) .17.57 Punitions: Beauchamp, Proulx, Beaulieu.Troisième période 5— Verdun, Guimond.12 6— Verdun, Gagné (Guimond) .LOO 7 Verdun, Roche (Guimond) .2.00 R Wing Wheelers, Hayden (Zeidel) .3.15 9 Verdun, Poirier (Guimond) .5.50 Punitions: Meagher, Poirier, Aird, Zeidel el Toohey.Belle partie en perspective La ligue Sénior présentera peut-être son dernier programme à Montréal demain après-midi.Les As arriveront aujourd’hui dans la métropole canadienne avec une avance de deux victoires et bien déterminés à éliminer le Royal en 3 parties consécutives.Le Royal était considérablement affaibli pour les joutes à Québec étant privé des services de Stewart et Paulsen, qui ne purent obtenir de permission de la Marine pour aller à Québec.Smart est malade de la grippe et Gignac souffre d’une blessure à l’épaule.On s’attend à ce que Stewart et Paulsen soient sur l’alignement demain après-midi.Si le Royal défait les As, nécessitant une quatrième partie, celle-ci sera disputée mercredi soir.La première à Valleyfield Sherbrooke, 18 — Dans la pr micre partie d’une série de dei joutes, les Braves de Valleyfie ont eu raison du club Windsi Mills, champion des Cantons ( 1 Est, par le compte de 3 à 2 hi soir, a 1 arena de cette ville.Cor me la deuxième joute doit avo heu à Valleyfield demain aprè midi, les protégés du géranf Led( sont gros favoris.Composition des équipes: WINDSOR MILLS.Buts: Lon pré; défenses: Vitkuske et Lacroi centre: Guilbeault; ailes: Morey McLenahan.Subs.: P.Leblanc, Leblanc, Duncan, Emond, Dionn Douce!.VALLEYFIELD.Buts: Lascelles; défenses: Anderson et Lessard; centre: Joanneüe; ailes: Boyer et Vinci.Subs.: Piché, Terry, Ca-dieux, Macintosh, Bastien, Lemieux.Arbitres: B.Barrette.L.Pergau.Première période 1 Windsor: Duncan .12.53 (E.Leblanc) 2 Braves: Bastien.16.11 (Macintosh, Piché) Pun,: Joanneüe, Vilkuske.Deuxième période 3 Braves: Cadieux-Lessard .0.20 4 Braves: Bastien.7.21 Pu.: E.Leblanc, Doucet, Emond, Lessard, Macintosh, Anderson.Troisième période 5 Windsor: Morey-Guilbeault 5.14 Pun.: Lacroix, McLenahan, Lessard, Macintosh.Une deuxième victoire pour les Québe'cois Québec, 18.— Les As de Québec, qui n’ont perdu qu’une seule joute dans les séries régulières de la Ligue Senior de Québec, ont fait un pas de plus hier soir vers le championnat du circuit George Slater lorsque les hommes de Billy Reay ont enregistré leur deuxième victoire consecutive sur le Royal de Frank Carlin dans la série finale pour les honneurs de cette ligue et c’est par le compte de 4 à 2 que les Québécois ont eu raison de leurs rivaux dans la Vieille Capitale.La prochaine partie aura lieu au Forum de Montréal dimanche après-midi et si les As triomphent de nouveau, ils seront alors couronnés champions et participeront aux séries de la Coupe Allan.L’instructeur Billy Reay fut le héros de la victoire en participant aux quatre buts des As.Il cqmpta une fois et participa aux trois autres.Bill Robinson et Armand Gmt-dreauit et Stan Baldwin lurent les autres compteurs des vainqueurs taindis que Meronek et Marc comptèrent pour les Royaux.Le Royal parut durant quelque temps devoir remporter la victoire.Il prit tout d’abord une avance de deux points dès le début de la joute.Smiley Meronek compta le premier point en un peu plus de deux minutes sur une passe de Marcel Despel-teau et cinq minutes plus tard Mara déjouait une deuxième fois Lionel Bouvrette pour porter le pointage à 2 à 0.Environ deux minutes après ce pdint, Armand Gaudreault compta sur des passes de Billy Reay et Roland Rossignol, mais ce ne fut qu’au milieu de la deuxième période que les As purent égaler alors que Billy Reay compta sur un bel effort individuel.Au milieu de la troisième période, les As prirent les devants lorsque Doug Baldwin déjoua Jerry McNeill sur une passe de Billy Reay et Bill Bill Robinson assurait la victoire de son club deux minutes plus tard aussi sur une passe de Reay.Marcel Lajoie et Rfoger Bédard de l’Université de Montréal jouaient pour le Royal hier soir et Bédard ne vint au xcoupps avec Butch Stahan, les deux joueurs recevant des punitions majeurse.Alignement des équipes: ROYAUX.—; Buts, McNeil; défenses, Laforce et’Despelteau; centre, Menoulk; ailes, Irvine et Lajoie.Subs: Larochelle, Desroches, Earthy, Millar, Campeau, Maro, Martin.QUEBEC.— Buts, Bouvrette; defenses, Stahan et Baldwin; centre, Reay; centre, Gaudreault et Rossignol.Subs: Bergeron, Check, Tremblay, Rozzini, Bruneteau et Dertwell.Sommaire: Première période 1 Royaux: Meronek-Despel- teau .• • 2.04 2 Royaux: Maro .7.06 3 Québec: Gaudreault-Rossi- gnol-Reay .9-13 Punitions: Stahan, Despelteau.Deuxième période 4 Québec: Reay .¦ 9.25 Punitions: Gaudreault, Desroches, Troisième période 5 Québec: Baldwin-Reay .4.25 6 Québec: Robinson-Reay .9.45 Punitions: Despelteau, Stahan.La finale du tournoi de billard au LaFontaine La grande finale de billard pour le championnat du Canada est commencée et tel qu’annoncé la semaine dernière, le champion du tournoi de Montréal, M.Delvica Allard, rencontrait en fin de semaine à Québec le gagnant du tournoi de la vieille capitale, M.Albert Nadeau.Notre Montréalais revenait tout heureux d’une excellente visite, ayant pris une certaine avance, puisque le résultat est actuellement de 400 points contre 263.Il va sans dire que la grande finale de 800 points est à demi jouée et plusieurs séries furent exécutées à Québec dont une de 41 points.Nous avons le plaisir d’annoncer que M.Albert Nadeau, champion de Québec, sera à Montréal samedi soir et dimanche après-midi afin de reprendre les points perdus et terminer la grande finale de 800 points, à moins que le champion de l’an dernier, M.Delvica Allard, ne termine ses 800 points avant son adversaire, donc il y aura une partie de 200 points samedi soir, a 8h.30, et une autre de 200 autres points dimanche après-midi, à 2h, 30, chez les Chevaliers de Colomb, 3827 rue Saint-Hubert.Le Conseil Lafontaine a pris les mesures nécessaires pour placer la table de billard à nouveau dans les salons, et assure les spectateurs que tout sera au point pour collaborer en tout à la cause du billard.La Compagnie Brunswick-Balke Collender a offert à nouveau ses services gratuitement pour préparer la table de billard pour ces parties.Les billardistes de la vieille capitale sont de bons sportifs et nous espérons que certains d’entre eux accompagneront M.Albert Nadeau pour ces dernières parties.Le gagnant recevra le trophée emblématique du championnat du Canada immédiatement après la partie et les joueurs méritants recevront de magnifiques prix.Cuayex El Pietto Londres GRANDEUR NATURE Mifiufacturl, alntl qua la dqara poputaira DODCC.par |.-I.PIETTI * FRERE.4353 Droit», Montréal - HA.6711 DOUX A rUM*" Les Royaux sont champions des juniors La décision est accordée à Beau Jack Le Royal de Lorne White, qui a terminé la saison régulière de la ligue Junior de la Q.A.H.A.en première place, s’est de nouveau révélé supérieur au Concordia dans la série finale pour le championnat de ce circuit, car hier soir, alors que se disputait la deuxième partie les hommes de Sylvio Mantha furent défaits par le compte de 4 à 3 et le Royal a été proclamé champion et s’est qualifié pour les séries de la coupe Memorial, emblème du championnat junior canadien, chez les amateurs.La partie fut chaudement contestée du commencement à la fin et le club Concordia menait par 2 à 0 au milieu de la 2e période mais ne put résister à un ralliement de trois points des Royaux dans les vingt dernières minutes de jeu.Harvey fut l’étoile des vainqueurs, car en plus de compter le point décisif, il fit brillante figure sur la défense.Préfontaine fut le meilleur du Concordia avec deux points, tandis que Denis se signala aussi de même que le gardien de buts Nadon dans sa cage.La deuxième période fut marquée par une bataille entre Donnelly et Larose et les deux joueurs reçurent une punition de partie pour mauvaise conduite.Denis et Préfontaine avaient donné au Concordia une avance de 2 à 0 lorsque Filkkinen compta le premier point des Royaux sur une passe de Harvey cinq minutes environ avant la fin de la période.Au commencement de la dernière période, les Royaux se portèrent à l’attaque lorsque Bélanger égalisa les chances.puis quatre minutes plus tard, O’Connor donna aux Royaux leur première avance.Environ quatre minutes avant la fin Préfontaine égalisa de nouveau le résultat en comptant son deuxième point de la partie mais quelques secondes plus tard, Harvey compta le point décisif à la suite d’un effort individuel.Composition des équipes: CONCORDIA — Buts: Nadon; défenses: St-Michei, Robidas; centr: Locas; ailes, Gladu, Larose.Subs: Coupai, Dupuis, Denis, Laplante, Préfontaine, Doiron, Loiselle et Beauchamp.ROYAL — Buts: Jackson; défenses: Harvey, Tamminne; centre: Rowe; ailes: O’Connor, Demchuck.Subs: Cutts, Planche, Donnolly, Todd, Munn, Bélangre, Tilkkinen, Wiseman et Howard.Arbiltres: Léo Murray et Léo Hef-fernan.Newr-York, 18.— L’ancien champion poids-léger de l’univers, Beau Jack, a donné hier soir à Al “Bunimy” Davis, de Brooklyn, une *fameuse leçon de boxe pour remporter la victoire par décision unanime devant une salle comble de 20,000 personnes au Madison Square Garden.Beau Jack encaissa les plus solides coups de poing de Davis durant les premières rondes qui furent furieusement disputées puis attaqua sans répit pour malmener son adversaire du commencement à la fin jusqu’à ce que Davis aille au plancher comme la cloche sonnait pour annoncer la fin du match.Davis se releva sans prendre le sompte comme la cloche annonçais la fin du match.Il avait été envoyé au plancher avec un soli de crochet de gauche.Ce fut la seule fois qu’un des deux adversaires alla au plancher dans celte rencontre à laquelle assistèrent 19,936 personnes.Beau Jack qui perdit le championnat du monde à Bob Montgomery il y a deux semaines au même endroit, a fait un retour sensationnel hier soir.Cette victoire élail doublement douce par le fait qu’il y a un mois.A! Davis mît Montgomery hors de combat en 68 secondes à la 1ère ronde.Ce fut cette mise hors de combat rapide et la possibilité qu’elle se répète qui attira la foule record d’hier soir.On laissa entrer autant de personnes que le permettent les nouveaux règlements au sujet des incendies après quoi la police à cheval monta sur les trottoirs à l’extérieur du Madison Square Garden, et fit reculer plus de 10,000 personnes qui tentaient d’entrer.Ce fut un combat furieux dès le début alors que Davis était frais et tenta désespérément de remporter la victoire pa rmise hors de combat, mais après la 4e ronde, Davis affaibli par les attaques constantes de Beau Jack, au corps et à la tête, perdit beaucoup de force dans ses coups.Les trois officiers, l’arbitre Billy Cavanagh et les juges Joe Angelo et Frank Forbes se prononcèrent en faveur de Beau Jack, lui accordant au moins 9 rondes.Angello lui a même donné les 10 rondes.Durant tout le combat, la vitesse de Beau Jack et son jeu de pieds lui donnèrent un fameux avantage sur Davis, qui était plus gros, dont les réactions était plus lente et qui devait se placer solidement à chaque fois qu’il voulait porter un coup._________ SOMMAIRE Première période 1— Concordia: Denis .1.38 Punitions: Munn, Larose, Tammi- nen.Deuxième période 2— Concordia: Préfontaine (Gladu-Doiron).12.55 3— Royal: Tilkkinen (Harvey).15.15 Punitions: Donnolly (2), Todd, Denis, Larose, Tilkkinen, Donneily (match mise.), Larose (match mise.).Troisième période 4— Royal: Bélanger (Tilkkinen-Wiseman).6.35 5— Royal: O’Connor (Demchuck).10.32 6— Concordia: Préfonlaine (Gladu).16.08 7— Royal: Harvey.17.09 Punitions: Denis, Harvey, Coupai.LE HOCKEY HUSK T DETAILS COUPE ALLAN Québec 4, Royaux 2 — Le* As mènent 2-0 dans la série 3 de 5.DETAILS COUPE MEMORIAL Royaux 4.Concordia 3 — Les Royaux gagnent le championnat par 2-0.CE SOIR LIGUE NATIONALE Rangers i\ Canadien*.Boston à Toronto.Chicago & Détroit.LIGUE AMERICAINE Indianapolis & Cleveland.Buffalo A Hershey.DEMAIN : LIGUE NATIONALE Canadiens à Ranger».Détroit à Chicago.LIGUE AMERICAINE Hershey à Buffalo.Cleveland 4 Indlanapolia, DETAILS COUPE ALLAN As de Québec vs Royaux S Montréal — 3e partie d'une série de 3 de 5.Québec mène 2-0.Les universitaires au lac Beauport Les skieurs de l’Université de Montréal se rendent à Québec en fin de semaine pour aller rencon-Irer les représentants de l’Université Laval dans la seconde ronde du tournoi interuniversitaire et décider du détenteur du trophée Fa-vreau pour l’année 1941.On sait que ce trophée Favreau est l’enjeu des concours annuels entre Québec et Montréal.L’Université Laval détient actuellement l’emblème du championnat, mais les Carabins de l’Université de Montréal sont confiants de rapporter la coupe avec eux dimanche.On se souvient qu’il y a deux semaines les Montréalais ont remporté les honneurs de la première manche du tournoi à Saint-Sauveur des Monts.Les Lavallois n’ont pas encore digéré l’échec cuisant qui leur a valu toutes sortes de sarcasmes dans les journaux de la métropole, et ils se promettent bian de prendre leur revanche en fin de semaine.Philippe Ewart, toutefois, met beaucoup de confiance dans son équipe qui comprend: Bernard Si-colte et Edmond Pontbriand, de Polytechnique; Yves Prévost, de Médecine, vainqueur des épreuves de Saint-Sauveur; Claude Faribault, de la Faculté des sciences; Raymond Cyr, de,Pharmacie, et Jacques Bélanger, des H.E.C.L’équipe sera accompagnée dans la vieille capitale du Dr Albert Royer et de Robert Baillargeon, qui agiront comme officiels dans les courses.Les Lavallois seront encore représentés par le célèbre Paul Auger, Elie Turgeon, Maurice Bastien, Raymond Houle, Maurice Faquin et Claude Leblanc.Tous ces coureurs d’expérience sont fort confiants ei ils se promettent bien de déclasser nos coureurs.Nous rappelons les résultats des épreuves de Saint-Sauveur: Montréal a fini avec 100 pour cent et Laval n décroché 96 pour cent.Les Carabins sont à Québec et reviendront demain soir avec le trophée, nous promet Philipn» Ewart.Victoire facile pour La Mofta Boston, 18 (A.P.) ~ Jake LaMot-ta.163 livres, dr New-York, a donné à Coley Welch, 163ti, de Portland, un véritable martelage de In gauche à la lête et au corps hier soir, pour remnorler une décision unanime sur le champion poids-rfteyen (le la Nouvelle-Angleterre, devant une foule de 9,601 au Boston Garden.J.-Emile Dion nommé éclaireur des Cubs Les Cubs de Chicago viennent de nous apprendre par lettre que J.-Emile Dion vient d’être nommé éclaireur de l’est du Canada pour les Cubs et leurs clubs-fermes des mineures.M.Dion est l’ancien gérant d’affaires du club Québec de la ligue Canadienne-Américaine, qui a suspendu ses opérations pour la durée de la guerre.H croit que les ligues majeures ont négligé une riche source de matériel en ne recrutant pas de joueurs dans la province de Québec qui a produit de si grands athlètes dans toutes les branches de sport.Ballon au panier à la Palestre Après le succès retentissant obtenu mardi dernier alors que le collé ge Mont-Saint-Louis remportait le championnat intermédiaire de Tln-lercollégiale, il est évident que le sport du ballon au panier devient de plus en plus populaire chez nos compatriotes.Mardi prochain, à 7 hres 30, le gymnase de la Palestre sera encore une fois le cenlre vers lequel convergeront les adeptes de ce sport qui ne manqueront pas d'assister à Ja deuxième de trois parties pour le championnat senior de ITnlercollé-giale.La première partie s’est jouée mardi dernier et, après une période supplémentaire, le Mont-Saint-Louis triomphait de son adversaire le Plateau par le pointage 39-29.L’équipe du collège de la rue Sherbrooke est la favorite des parieurs, niais elle doit quand même mener une lutte serrée, car son adversaire est de taille.Mais d’une telle opposition, le Mont-Saint-Louis se réjouit, car cela permet aux McKinney, aux Trottier, aux Ozop de donner la mesure de leur adresse sous le panier.Le championnat de la National Breweries Le club des Ateliers et Garages a gagné le championnat de la ligue de hockey National Breweries en triomphant du Black Horse par 3-0 dans une partie jouée hier soir, au Coliseum.Les vainqueurs avaient gagné la première partie par 6-5, pour s’assurer les honneurs de la série (total des points) par 9 à 5.C.Larivière, A.Senior et L.Nor-moyle furenl les compteurs des vainqueurs.Les joueurs de l'équi-pt championne sont les suivants; M.O'Brien, M.Raymond, ,L, Nor-moyle, G.Larivière, A.Senior, A.Little, J.-P.Lcgault, A.I,étourneau.L.Auger, J.O’Connor et C.Cool.Le président Pal O'Brien félicita les joueurs dans une courte allocu Ron et se déclara fier de leur bel esprit sportif.Gala de volant à la Palestre Un régal pour les amateurs de badminton: “grande soirée de gala”, ce soir, organisée par le comité des sports de la Palestre Nationale, en collaboration avec la section de badminton.La Palestre nationale qui est réputée pour ses joueurs incomparables, dans quelque domaine que ce soit, présentera ce soir ses plus fameux joueurs de badminton.C’est donc inutile de dire que la lutte pour la victoire sera acharnée et que l’entrain sera sans pareil.L’assistance qui est toujours en très grand nombre aux joutes du National, sera, à n’en pas douter, débordante ce soir pour voir les magnifiques coups d’adresse exécutés par les joueurs de badminton de la Palestre nationale.M.Paul Gariépy, directeur du badminton à la Palestre, nous annonce que toutes les rencontres seront des 2 dans 3, ce qui donnera encore plus d’ambition aux joueurs.Voici les noms de ceux qui prendront part au jeu: Lucien Soucy vs Allan Fitzpatrick; Germaine Bonnier et Annette Labrecque vs Mme Lucien et Claire Dubois; Marcel La-gueur et Lucien Soucy vs André Pelletier et Allan Fitzpatrick.Tous les amateurs de badminton sont cordialement invités à se rendre à la Palestre nationale, ce soir, le 18, à 8 h.30.L’entrée est libre.Invitation spéciale aux militaires.Sanctuaire pour les poissons La région de Montréal compte maintenant un nouveau sanctuaire pour les poissons.Depuis le 14 mars à minuit, il es! interdit de prendre du poisson de n’importe quelle manière dans une région comprenant approximativement une longueur d'un mille et demi sur la rivière Châteauguay, qui se déverse dans le lac Saint-Louis.Ce sanctuaire a été créé par la récente publication dans Gazette du Canada d'un arrêté ministériel amendant les règlements spéciaux de la pêche pour la province de Québec.Cet arrêté ministériel interdit la capture de n’importe quel poisson dans les eaux qui y sont indiquées entre le 15 mars et le 15 juin inclusivement, pour chaque année à venir jusqu'à indication contraire.Toute la région sera clairement indiquée par des affiches avertissant les pêcheurs.Des patrouilles spéciales de garde-pêche verront à ce que les règlements soient observés.Ce sancluaire a été créé dans une des nombreuses frayères de la région du lac Saint-Louis, examinées attentivement lors des expériences de la station de biologie à Dorion, sur le Saint-Laurent, à l’ouest de Sainte-Anne de Bellevue.L’établissement de sanctuaires, pour procurer des frayères naturelles dans les rivières et les lacs de la province, a toujours été préconisé par l’Association des Pêcheurs sportifs du Québec et par les autres associations, représentées dans le comité conjoint de la pêche et de la chasse, qui collabore avec les représentants du ministère de la Pêche et de la Chasse.Joueurs cubains pour Washington La Havane, Cuba, 18 — Joe Cambria, éclaireur de baseball pour les Sénateurs de Washington, a déclaré hier qu’il avait fait signer des contrats à 15 autres joueurs cubains qui partiront d’ici la semaine prochaine pour se rapporter au camp d’entrainement des Sénateurs.Cambria avait auparavant signé 20 Cubains, dont quelques-uns sont déjà rendus au camp d’entrai- | ne répondant pas aux besoins delà | vie de famille^ Il ne serait pas exagéré de dire, ! croyons-nous, que 15,000 logements [de Montréal ' subissent des conséquences contre nature d’un logis contre nature", ainsi que l'écrivait le P.M.-H.Beaulieu, S.J., dans un article de l'Ordre Xouveau (5 mars 1940).Soulignons enfin qu’un million de personnes doivent se concentrer en 70,000 locaux considéréi comme logements.* * * Qui ne verra le problème économique qui se dégage de tout ceci?IJ est généralement proclamé — les chefs des mouvements ouvrieri , et les industriels l’admettent sam peine — que l'ouvrier, pour bipn travailler, doit vivre dans un climat approprié.La philosophie du moral de guerre illustre fort bien cette affirmation; nous avons vu des usines autour de Montréal qui réunissent pour le travail tous les éléments de salubrité nécessaires, et même les conditions psychologiques qui influent sur le rendement.Pourquoi, se demande alors le lecteur, ne fait-on pus quelque chose de définitif pour tenir l’ouvrier dans l’atmosphère qui permettra le rendement normal?Le crime perpétré dimanche dernier par deux adolescents sur la personne d’un détective montréalais, les longues listes d’absences dans les usines de guerre, les dit boursés de toutes sortes qu'encouit le maintien de services sociaux — devraient porter nos gouvernants, nos industriels, tous ceux qui ont quelque poids dans le mouvement national, à faire quelque chose de plus.Nous soulignons avec intérêt et félicitons le Conseil municipal du vote de la résolution relative à une diminution de taxes sur la petite propriété familiale; elle doit être étudiée à la lumière des expériences du passé et il faut aller beaucoup plus loin qu'assainir le milieu familial et ses environs.Que l’on transforme le milieu populaire par Vassainissement de la maison! C’est là que se trouve le noeud de tout le problème social — dont nous venons d’effleurer les conséquences économiques.Jean de LAPLANTE (Communiqué de l’Union économique d’habitation) Bombardement des usines Michelin Les Canadiens participent au raid —- Autres attaques contre Amiens et l'ouest de l'Allemagne Londres, 18 (A.P.) — Les bombardiers de la R.A.F.ont attaqué les usines de pneus Michelin de Cler* mond-Ferrand, trente milles au sud-ouest de Vichy, au cours d’un raid auquel ont participé les aviateurs-de la R.C.A.F.L’on a également attaqué des cours de chemins de fer à Amiens et les Mosquitos ont attaqué l’ouest de l’Allemagne la nuit dernière, annonce le ministère de l’Air.Les bombardiers canadiens ont participé à l’attaque dans un pourcentage de 40.Ce raid est le second fait par la R.A.F.et plus de mille appareils y ont participé, tandis que 3,000 tonnes de bombes furent déchargées sur la ville de Stuttgart, Quant à l’attaque d’avant-hier, elle fut effectuée également par la R.C.A.F.et la R.A.F.sur les usines Michelin, en France.La ville d’Amiens, jonction ferroviaire près de Paris, a également été bombardée.C’était la troisième fois en quarante-huit heures.Les taudis Un problème économique “Le taudis en gaspillant le capital humain, sape la résistance et la richesse de la nation, et impose a la société imprévoyante le fardeau des secourus et des assistés, qui va sans cesse s’alourdissant”! Voilà ce que déclare le R.P.Jean d’Auteuil Richard, S.J., dans un cours de coopération qu’il donnait récemment au Monument national."L’incidence physique intellectuelle et morale du problème du logement sur la vie familiale cana-dienne-française et, par elle, sur la vie nationale elle-même est grave, ajoute ailleurs le R.Père.* * * Il est incontestable que le logement insalubre a ses conséquences sur tous les plans de l’activité humaine, — et l’activité économique de la nation en souffre.C’est ce point que nous voudrions souligner.il n’existe pas de statistiques précises sur les taudis.Une enquête menée en 1935 estimait à 18,000 le nombre de personnes vivant en des conditions déplorables de logement, __ ce qui permet d’établir un nombre approximatif de 4,000 à 5,000 logis insalubres.Aujourd’hui, le temps de guerre a porté la population de ces zones à quelque 25,000 personnes; selon diverses sources, 1,100 familles gilent en des locaux de fortune.Notons aussi un fait que révèlent les statistiques: 7,255 familles vivent en des conditions qui répondent aux lois de l'urbanisme et du bien-être, social, et la population réduite à une vie contraire à toute dignité f'25,000 personnes avons-nous dit) représente environ les cinq septièmes du nombre d’individus (35,000) jouissant du régime de la propriété et de la maison familiale! Nous n’hésitons pas à qualifier cette situation de stupéfiante — et même de honteuse! Surtout quand nous savons que Toronto compte 58.764 maisons familiales et Montréal à peine 14,0110! Si à cela nous ajoutons tes maisons de troisième ordre — dont parle M.Pierre l)a-genais dans une étude sur le milieu physique de Montréal, (Montréal économique) — nous serons sidérés par l’énorme proportion de la population montréalaise qui se trouve mal lotie! Une carte publiée en page 90 de Montréal économique nous permet d'estimer qu'rnviron le quart de la superficie construite de la veille est occupé par des maisons TARIF des annonces classifiées dM "DEVOIR" Téléphona : BEIalr !3#l i cent 1* mot.Uo minimum oomp- ttnt Annonces facturée* 114* 1* mot 40c minimum NAISSANCES SERVICES SERVICES ANNIVERSAIRES GRAND'-MESSES REMERCIEMENTS POUR SYMPATHIES ET AUTRES.2c par mot minimum de 50o FIANÇAILLES.PROCHAINS MARIAGES 4100 oar Insertion CONVERSATION ANGLAISE Conversation anglaise Cercle d'étude et cours particuliers Méthode pratlQue «4 rapide Institutrice possédant diplôme pédagogique bilingue d’Ontario MA 1884.14-2-44 EDUCATION CULTURE PHYSIQUE, BAIN TURC.MASSAGE.Ce» traitement» vou» feront sentir cette surabondance de bien-être que procure l'entretien des force* physique*.Frofsseur J.-E Hlçiard.3M2 Heml-Jullen, LAncaster 1563.Harmoniums à vendra Harmoniums à vendre dont l'un avec clavier transpositeur.S'adresser à A Dumas, 194 ave de l'Epée, Outremont, CRescent 9188.jn.o.Livres demandés Attention! achetons livres français de tous genres, romans, littérature, histoire, biographies, dictionnaires, encyclopédies, etc.Allons à domicile.TRANQUILLE et BOUCHER, libraires, Î669 St-Denis, HA.1770.TERRE à VENDRE Ferme moderne é vendre.200 acre* bon* bâtiments, lumlér électrique, eau courante.1500 Arable», équipement, série complète d'instrument., aratoires, bon site au pied dune montagne.Prix raisonnable.S'adresser à Boite postale 212.Granby.P.Q.23-3-44 TRADUCTION_______________ Traduction, stencils, polycopie, etc.Travail taux raisonnable*.TbèrAsa Deloriie.DO.3273.Jm.o, Montréal, samedi LK l> K V O I H 18 mars 1944 Les Cercles des Jeunes Naturalistes Affiliés à la Société canadienne d'Histoire naturelle et reconnus d'utilité publique par le gouvernement de lu province de Québec Adresse : Secrétariat de la S C.H.N., Jardin botanique, 4101 est, rue Sherbrooke, Montréal 59 18 mars 1944 Les séants du monde vécétall'» sx Mrs ™ ^ 9 I nauséabonde qui attire les mouches Par Jules Brunei Quand vous aviez huit ou dix ans, — peut-être y en a-t-il parmi vous qui n’ont pas encore dépassé cet âge, — et que, le soir sous la lampe, ou bien, pendant les vacances, au cours d'une promenade vous causiez, avec votre papa, des choses de la nature: des montagnes, des poissons, des étoiles, des fleurs, n'avez-vous pas posé déjà des questions comme celles-ci; “Comment s'appelle la plus grosse étoile?'' ou bien: "Quel est le fleuve le plus long de la terre?'' ou encore: "Quel est le plus gros poisson des mers?" Plus souvent qu’à son tour ce pauvre papa fut peut-être pris au dépourvu.Mais il ne faut pas lui eu vouloir, car, voyez-vous, la phalange des Jeunes naturalistes n’existait pas dans son temps, ni Radio-Collège.Oh! ce sera bien différent, quand, à votre tour, vous aurez grandi, et que la génération nouvelle voils harcèlera des mille flèches de sâ curiosité inassouvie.Si nos efforts à nous n'ont pas été vains, vous saurez répondre.La causerie reproduite ici a pour objet d’élucider quelques questions, du genfe de celles que je citais il v a un instant, concernant le monde végétal.Nous nous demanderons par exemple: Quelle est la plu." grande fleur du monde?Quel est le plus gros champignon?La plus grande herbe?La plus grande feuille?etc.Et nous tâcherons de dérouler la crosse de tous ces points d’interrogation, courbés et obscurs, et de les redresser en autant de points d’exclamation, droits et fiers comme le flambeau de la Vérité! Vous connaissez tous les Lis d’eau et les Nénuphars de nos lac> Ce sont de belles et fortes plantes, mais le géant de cette famille aquatique habite certains fleuves de l’Amérique du Sud, particulièrement les affluents de l’Amazone.C'est le Victoria regia, ou Victoria royale, ainsi nommé parce qu’il reçut le baptême scientifique en 1837, l’année du couronnement de la reine Victoria.Sa fleui superb", blanche tournant au rose et au rouge, est large d’un pied, ce qui est déjà remarquable pour un lis d’eau.Mais ce sont les feuilles surtout qui ont des dimensions fantastiques: de larges disques flottants, mesurant jusqu'à six ou sept pieds de diamètre, et à pourtour relevé perpendiculairement de 5 ou fi pouces.Ces feuilles énormes, épaisses, creusées de cavités remplies d’air, peuvent supporter sans couler le poids d’un homme: ce sont de véritables radeaux naturels! A litre d’expérience, on a déjà charge une de ces feuilles de toutes espèces d'objets, préalablemon' pesés: 5* ^TWYVWv VICTORIA ROVCILE.DE L’ATTI-ViNTIOUE DU PACIFIQUE LVCOPETVt.CÉl-WT BAMBOUS PIED DE VEAU .QÉrtNT A V-1 r-n-f|| or, on atteignit un total de 500 livres, et la feuille sc refusait encore à sombrer! Il n'est pas nécessaire, de nos jours, d’aller jusqu’en Amérique du Sud pour admirer ce Lis d’eau royal.Car tous les grands jardins botaniques du monde cultivent !
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