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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 22 avril 1944
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1944-04-22, Collections de BAnQ.

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“Le Canada eat une nation touve-raine et ne peut avec docilité accepter de la Grande-Bretagne, ou dçs Etats-Unis, ou de qu que ce soit d’autre l’attitude qu’ii lu faut prcuûic envers 'e monde.Le premier devoir de loyalisme d’un Canadien n’est pas envers te Commonwealth britannique des nations, mais envers le Canada et son roi, et ceux qui contestent ceci rendant, à mon avis, un mauvais service au Commonwealth.” (13-X-37) Lord TWEEDSMUIR LE DEVOIR FAIS CE QUE DOIS Directeur s George* PELLETIER Rédacteur en chef > Orner HEROUX Montréal, samedi 22 avril 1944 REDACTION ET ADMINISTRATION 430 EST.NOTRE-DAME MONTREAL TOUS LES SERVICES TELEPHONE t BEiair 3361* SOIRS, DIMANCHES ET PETES Administration : BEiair 3361 Rédaction BEiair 29S4 Gérant < BEiair : 3361 Les Russes ont repoussé les contre-attaques allemandes ( Voir en page 3) M.Grant Dexter devrait s’informer Aux origines du “Devoir" — L'oeuvre propre de M.Bourosso et l'admirable générosité de ses collaborateurs fi nanciers — Où les actionnaires s'engagent à ne toucher aucun bénéfice-Les précautions prises pour protéger l'entreprise contre tout coup de main politique ou autre M.Grant Dexter, l’un des principaux collaborateurs de la Winnipeg Free Press, commençait dans ce journal, numéro du 17 avril, la publication d’une série d’articles sur la stratégie conservatrice.Il y disait, entre autres, parlant des événements d’il y a trente ans et plus: Le Devoir, a shoe-string paper, was bought up by the nationalists and has continued ever since as the organ of extreme nationalism (Le Devoir, un journal de minces ressources, fut acheté par les nationalistes et a depuis continué d’être l’organe du nationalisme extrême).Avant de parler du Devoir, M.Grant Dexter aurait bien fait de s’informer à bonne source.Cela lui aurait épargné un grave faux-pas.* * * Le Devoir est la fondation personnelle de M.Henri Bourassa.Il n’a pu naître que grâce à l’extraordinaire prestige de son fondateur et au dévouement de ses amis.M.Bourassa était depuis longtemps convaincu de l’extrême et pressante nécessité d’une presse indépendante, d’inspiration nettement catholique et française.Il avait donné déjà son concours à des publications bebdomadai-nes.Ses expériences propres, au temps de la question scolaire du Nord-Ouest et des luttes antiimpérialistes, n’avait pu que fortifier là-dessus ses idées anciennes.Il s’engagea donc à fond dans l’entreptise nouvelle, où le journal n’était du reste qu’un élément d’une organisation générale de propagande.Il multiplia les d^parches.{ont certaines ne furent pas toujours agréables.Il fut, par îontre, réconforté par de solides amitiés et de loyales collaborations.L’entreprise était hasardeuse, comme l’eût été toute oeuvre de presse nouvelle, alors que le terrain (le marché, si l'on veut employer un terme commercial) paraissait déjà couvert pat des feuilles puissantes.Elle l’était d’autant plus que M.Bourassa n’entendait point monter une oeuvre quelconque, qu’il entendait que celle-ci durât dans 1 esprit même où il la fondait.* * * Et voici pourquoi, à la base de l’organisation du Devoir, il existe un état de choses qui a probablement peu d’analogues dans le monde.La majorité des actions de la compagnie qui édite le Devoir est détenu par des fidéicommissaires dont le chef, qui peut agir pour tous, est le directeur du journal.C’était bier M.Bourassa.c’çst aujourd’hui M.Georges Pelletier.Ces fidéicommissaires sont au nombre de trois.Les deux derniers, dont des textes précis règlent l’ordre de priorité, ne peuvent agir qu’en l’absence et à défaut du directeur.Celui-ci, pour toutes fins pratiques, est le maître absolu du journal.De ces actions, le directeur ne pourrait se départir de son propre chef.Il y faudrait l’assentiment d’autres intéressés.Il va de soi, du reste, que ces actions ne peuvent rapporter aucun bénéfice matériel.Elles sont un instrument de contrôle, sans plus, un moyen d’assurer que le journal échappera à tout coup de main politique ou financier.Et, de ce côté, il semble bien que toutes les précautions, utiles—et même possibles, aient été prises.* * * Mais il y a autre chose, qu’il n’est pas mauvais de rappeler.Sous forme de souscriptions directes, le Devoir a bien absorbé quelque trois cent mille piastres.Bon nombre de ces souscriptions étaient représentées par des actions ordinaires.Or, un beau jour, à la demande du principal actionnaire, M.G.-N.Ducharme, ces porteurs d’actions se sont départis de leur actif, en ont fait un bloc qui est administré par des fidéicommissaires.De sorte que c$s actions ne peuvent passer dans le grand public, ni servir d’instrument de manoeuvre à des gens de l’extérieur.On n’a laissé en dehors de la combinaison que le nombre d'actions nécessaire à qualifier les membres du conseil d’administration.Et les porteurs d'actions ont décrété qu’elles ne devraient jamais rapporter aucun bénéfice à leurs propriétaires originaux, que tout ce que pourrait donner le journal devrait être employé à l’améliorer et à améliorer le sort de son personnel.Pareille générosité n’est pas fréquente, on en conviendra.Elle fait un extrême honneur à ses auteurs.Et nous ne sommes pas fâché que l’article de M.Grant Dexter nous fournisse l’occasion de le rappeler.33-IV.44 O™" HM0UX L’actualité La prière bénédictine Un petit monastère aux lignes irmonieuses s'élève depuis quel* tes années sur une colline donu-mt le lac des Deux-Montagnes, est une humble et pauvre maison, i grandit tranquillement, mais "aiment par miracle, la première indation canadienne de moniales inédictines.Le pays qui entoure le cloître lit-il la source de grâces qui coule iondamment tout près?La cha-tllc est encore bien petite: peu de >ns peuvent assister aux offices et •nir méditer le chant des psau-es.Ceux qui pourtant g assistent la messe avec leur missel peu-*nt,—grâce à l'exiguïté de la cha-zlle, — suivre avec émerveille-eut ta simple et émouvante gran-eur du Saint Sacrifice.Aucun ?s/e n’en demeure sans significa-on et sans splendeur.Le monas-rc est pauvre, mais l'autel est eau, les vases sacrés sont beaux, s vêtements du prêtre sont beaux.Car ce cloître a d’abord pour tissiun de glorifier Dieu avant ait, de lui prodiguer le culte et les manges que le monde même chré-en oublie de lui rendre.Le monde chrétien, même s'il est ieux, est un peu comme l’enfant ité qui demande tout le temps à "s parents les choses qu’il n'a pas ’ qu'il veut avoir.Tandis qu’au loitre, on chante la louanne de ieu, on Le remercie de ses futurs, et l’on s’abandonne ensuite our le reste à sa Providence.Tout e que Dieu veut, tout ce qu’il en-oie, bon ou mauvais, on l'accepte vec un coeur reconnaissant.Cette sainte maison est donc une e celtes dont quelques-uns des nô-•es mêmes ne voient pas l’utilité, arce que le temps des moniales est consacré qu’à Dieu, et ne se assc ni à instruire, ni à soigner.Chanter tes louanges du Créateur eut paraître inutile « certaines ens qui nont pas observé la vertu nique et toute-puissante de ta pric-e, et qui n’ont pas médité sur te ienfait insigne de la Communion es Saints.Il est certes permis d’a-oir une préférence pour les reli-ieuses qui se dévouent à panser ¦s corps, d soulager les misères wrules, etc.mais le Christ, dans on Evangile, a dit bien clairement e qu’il en pense.Certains sont nés our l’action, d'autres pour ta con-tmnlation; il g a Marthe et Marie, f si Jésus reprend celle qui se lais-e obséder par tes tâches maturities, c’est qu'il estime que iessen-el est d'abord l’amour, ta con-implatton.Ordre contemplatif, or-re hospitalier doivent également avoir cet amour, et nous ne com-rendrions pas autrement, com-jent une petite Soeur de la Provi-énee résiste à une tâche au-dessus è ses forces et demeure souriante t rose, s( nous ne savions que ans son âme.en agissnnt, elle ne ratiquait pas aussi tout le temps, i contemplation.Mais le mérite d’une communauté n’enlève pas celui de l’autre et pour notre Monastère de Sainte-Marie des Deux-Montagnes, une chose est certaine; cette louange à Dieu possède là une vertu magique.Devais que tes circonstances nous ont rapprochées de ces moniales, les détresses morales ou physiques que nous avons recommandées à leurs prières ont reçu un soulagement immédiat; chaque fois que nous avons contribué à une offrande dont le monastère avait un pressant besoin, — besoin essentiel, charbon, etc., la réponse du Seigneur a toujours dépassé nos espérances.Dieu entend pour nous les religieuses, sans qu'elles lui parlent autrement qu’avec leur louange habituelle, afin que nous devenions bien dévouées à leur oeuvre, et que, peu à peu, grâce à nos dons, le petit monastère puisse grandir et mieux glorifier notre Créateur.Dieu aime cette fondation, elle a besoin que nous la soutenions, alors, des grâces sensibles pleuvent sur nous, quand nous nous en occupons.A’ous pourrions énumérer bien des faveurs obtenues par l’intercession bénédictine.Des états de choses qui semblaient sans remèdes se sont tout à coup réglés par des événements absolument imprévisibles.Des affaires se sont heureusement dénouées.L'insomnie d'une petite malade affolait toute une maisonnée depuis des mois.Les autres santés en souffraient.On écrit au Monastère.Le soir suivant, l’enfant s'endort très tôt, comme si la Vierge en personne venait poser sur son front ses mains miraculeuses.C’est si frappant qu’on s’arrête et se jette à genoux.L'insomnie ne réparait pas pendant des mois.Ceci est un petit exemple.Mais dans certaines maisons que je connais recommander les intentions importantes aux prières bénédictines est devenu si coutumier qu’un grand garçon l’autre jour disait, comme quelqu’un parlait de leur confier un grave problème.—Oui, écrivons-leur, car elles ont évidemment la lampe d'Aladdin.Dieu leur a donné la lampe d’A-laddin, parce qu’il aime leur louange, et veut que nous aidions le monastère à vivre et à grandir.Et, hélas! comme nous sommes de ces chrétiens, enfants gâtés qui voulons toujours quelque chose que nous n’avons pas, ou qui sentons nos épaules trop faibles pour les épreuves qu'il nous envoie, U nous soulage par leur intercession.Vous qui êtes aussi de cette sorte d’enfq/ds de Dieu, quand, ces iours-ci, on attirera votre attention sur rÙStwre des Ilénédictines et que l’on demandera à votre main de s'ouvrir une.fois de plus, dites tout bas an Maître: "Père, je suis incrédule, mais âge: pitié de mon incrédulité; Père, telle détresse que je voudrais voir alléger, tel souci que je trouve trop lourd, j’offre une aumône plus considérable pour que vous me fassiez voir, en me délivrant, la vertu toute-puissante de _ la louange bénédictine.'' i Accepte: d avance sa réponse, priez et attendez.Votre message atteindra Dieu, car le petit Monastère de Sainte-Marie des Deux-Montagnes est tout près de Lui, d mi- chemin entre Ciel et terre.Michelle Le NORMAND 22-IV-44 - mm > — Bloc-notes Le problème du propriétaire A l’approche du 1er mai, le pro-prio est devenu, comme dans la table des “Animaux malades de la peste’.’, un objet de réprobation chez la gent locative.C’est lui “le pelé, le galeux”, l’auteur de tous les maux.D’aucuns vont même jusqu’à requérir le gouvernement de confisquer les maisons aux prix d’avant-guerre.On pourrait tout de même s’aviser que si le problème du logement n’est pas plus grave, en cette ère d’invasion urbaine par des milliers de ruraux et de réfugiés venus d’un peu partout, c’est grâce aux propriétaires immobiliers qui ont voulu y placer leurs capitaux.Lapalissade, mais dont nombre de gens ne paraissent pas se douter! L'Otlaiva Evening Journal fait là-dessus de judicieuses observations.Il est deux classes de gens qui économisent: les uns placent leurs biens dans une maison qu’ils louent et où ils espèrent passer leur vie; les autres investissent leur argent dans les obligations ou à la banque.“Personne ne suggère que ces derniers sont de mauvais citoyens et doivent être exterminés et leur avoir confisqué par l’Etat; au contraire, on les loue de leur prévoyance.Mais le malheureux qui a une maison disponible, constate à son grand ahurissement qu’il exploite un service public.On lui a maximé son loyer; il ne peut obtenir possession de sa maison, que sur des raisons majeures et après d’interminables “red tape”; il ne peut la vendre et livrer pour occupation (même pour y loger un membre de sa propre famille) qu’en vertu d’une réglementation sévère.Avec tout cela on le tient pour une menace publique, quand on ne va pas jusqu’à laisser entendre qu’il trouve le plus grand bonheur à chasser le locataire.“Il y a de bons et mauvais pro-prios, ct»mme il y a de bons et mauvais locataires.Mais en général c’est un citoyen honorable et économe.Ce n’est certainement pas lui qui est responsable de la carence des logements, et il .souhaiterait d’avoir placé ses économies ailleurs que dans la construction immobilière locative”.En fait, chacun sait que la pénurie de logements provient des restrictions imposées par les autorités fédérales, sur la construction de nouveaux logis par suite des nécessités de guerre.Le lot du propriétaire n’e.sl pas particulièrement brillant à l’heure arluelle, tant par suite d’une fiscalité démesurée que par les inévitables restrictions qui font de sa mai- son, un placement assez peu profitable.Si l’on veut multiplier le nombre des propriétaires, facteur essentiel de paix sociale et de progrès, il convient de leur assurer des avantages appropriés.L’ordre public exige que les locataires soient protégés contre les exactions, mais le bon sens réclame également un régime économique raisonnable pour le propriétaire.Nouveau débat académique La population montréalaise est menacée d’un nouveau débat académique sur la question de savoir si la crise actuelle du logement ressortit à l’autorité fédérale ou au gouvernement municipal ou provincial.On se rappelle que pendant dix ans, soit de 1930 à 1940, nos divers gouvernements se livrèrent à d’agréables et persuasives discussions pour savoir qui était responsable de la crise de chômage, et qui devait en supporter la dépense.Les ministres fédéraux juraient que l’affaire relevait des gouvernements provinciaux, qui, eux, soutenaient en retour, suivant les besoins de l’argumentation» que les secours aux chômeurs devaient être assumés soit par le fédéral, soit par les municipalités.Les gouvernements “supérieurs” démontrèrent victorieusement aux plus faibles que tout le mal venait des municipalités.Elles durent, tel Montréal, assumer la majeure partie du fardeau.Notre bonne ville eut aussi la tâche bienfaisante et altruiste de recueillir une bonne partie des chômeurs de la province, et y dépensa quelque cinquante millions qui la mirent en assez méchante posture sur le marché financier.Sur quoi Québec conclut avec indignation, que la ville avait été fort mal administrée! Puis, le gouvernement fédéral admit, en assumant seul l’assurance-chômage, qu’il s’en tenait responsable.une fois la crise à peu près terminée.En la présente occurrence, on cherche à repasser les ennuis à la ville de Montréal.Or.on ne peut tout de même qu’approuver M.J.-O.Asselin, président du comité exécutif, lorsqu’il déclare: “Je l’ai dit et je le répète: c’est une question nationale, la crise étant causée par le fait que la construction privée a éfê limitée par le contrôle des salaires et de la main-d’oeuvre, par le contrôle du matériel de construction et par le contrôle des lovers.Par ailleurs, la demande a été accentuée par le développement d’industries de guerre, qui paient des salaires très élevés.Il y a ainsi, présentement, dans notre ville, au delà de 12'5,(>00 personnes qui n’y étaient pas avant la guerre”.Le gouvernement fédéral sentait si bien quelle était sa responsabilité qu’il a créé toute une organisation dispendieuse, la Wartime Housing Limited, précisément pour obvier à ces difficultés.Il serait inadmissible qu’il pù* s’en laver les mains avec désinvolture.Mais tout comme les chômeurs, jadis, les locataires obligés de quitter leur logis n‘ont guère le moyen d’attendre que le savant débat soit vidé.Il appartient à ceux qui ont créé le problème de s’y appliquer sans Alexis GAGNON 22-IV-44 ^ ___________ Mgr Lemieux S.Exe.Mgr Lemieux, ancien évêque de Sendai au Japon, administrateur apostolique de Gravelbourg depuis novembre I9i2, vient d être nommé évêque de ce diocèses Mgr Lemieux, qui appartient à l'Ordre des Dominicains, ordonne prêtre en 1928, avait été fait évêque en 1935.Il était d ce moment le plus jeune évêque du monde, H n’est âgé que de quarante et un ans.On sait que le nouvel évêque de Gravelbourg a donné sa démission d’évêque de Sendai au moment où l’Eglise du Japon fut tout entière confiée à des évêques d’origine japonaise.Nous prions Mgr l’Evêque de Gravelbourg d’agréer, avec nos très respectueuses félicitations, nos voeux les plus ardents d’heureux et fécond apostolat.Le Canada approuve le principe du projet de fonds monétaire des Nations-Unies C’est ce que déclare M.King, tout en ajoutant qu’un tel système devra s’intégrer dans un plan général de collaboration économique internationale — Les grandes lignes de la déclaration collective à ce sujet — Pen dant son voyage à Londres, le premier ministre sera remplacé par M.Ralston — Souhaits à Son Altesse royale — Escarmouche entre un créditiste et un cécéeffiste (Par Léopold RICHER) Ottawa, 22.— M.Mackenzie King a annoncé hier après-midi qu’il s’attendait à quitter bientôt la capitale pour se rendre en Grande-Bretagne où il assistera à la conférence des premiers ministres des pays du Commonwealth.(D’Angleterre nous arrive de la propagande à flots continus depuis quelques jours.A Westminster on vient de terminer un débat important sur les relations impériales, alors qu’aux Communes canadiennes on a été trop timoré pour aborder ia question).Pendant l’absence de M.King, M.J.-L.Ralston, ministre de la Défense nationale, agira comme premier ministre suppléant.M.T.-A.Crerar, ministre des Mines et des Ressources naturelles, agira comme leader de la Chambre et président du Conseil des ministres, alors que M.Louis Saint-Laurent, ministre de la Justice, s’occupera du Secrétariat d’Etat aux Affaires extérieures.Qui est donc un gentilhomme ?Au début de la séance de l’après- midi, M.E.-G.Hansell, député crc-ditiste de MacLeod, a été le centre d’un vif échange de remarques.11 a protesté contre un mot de M.Knowles, membre de la C.G.F.et député de Winnipeg-Nord-Centre, qui avait dit la veille que la politique étrangère des créditâtes en était une d’arnarchie internationale.“Je ne demanderai pas à Thon, député de retirer cette remarque, a déclaré M, Hansell à l’adresse de M.Knowles.S’il est un gentilhomme il la retirera de lui-même”.M.Knowles s’est alors levé pour expliquer que l’expression dont il s'éta't servi jeudi soir définissait, à son avis, la politique étrangère du parti créditiste.“L’hon.gentilhomme n’est pas encore un gentilhomme!” de dire M.Hansell.Le président de la Chambre, M.Glenn, lui a alors demandé de retirer cette remarque.“Je serai un gentilhomme et je retirerai ma remarque”, a déclaré M.Hansell.Cette réplique finale a été accueillie par des applaudissements.Souhaits à la princesse Au début de la séance également le premier ministre a révélé qu’il avait adressé un message à la princesse Elisabeth, lui transmettant les voeux du gouvernement et du peuple canadien, à l’occasion de son dix-huitième anniversaire de naissance.Sans doute la Chambre des Communes serait heureuse, elle aussi, a-t-il dit, d’adresser ses meilleurs voeux à la princesse.Alors les chefs de plusieurs groupes politiques (M.Gordon Graydon, chef des progressistes-conservateurs, M.M.-J.Coldwell, chef de ia C.C.F., et M.John Blackmore, chef des crédi-tistes), ont tour à tour félicité la princesse.L'accord de Hyde Park Le ministre des Finances, M, J.-L.Ilsley, a formellement annoncé qu’une entente financière intervenue entre le Canada et les Etats-Unis l’an dernier, avait pris fin.H parait que le Canada a maintenant (suite à la page trois) Choses de Russie et d’Angleterre L'Eglise orthodoxe russe et le Souveroin Pontife — A propos de la déclaration du patriarche Serge — Chez les Anglicans: "High" et “Low Church" (par le R.P.Joseph-H.Ledit, SJ.) jÇe caxnet du ÿiincheux Un journal de province intitule ainsi un fait divers: Un accident original.Ça va faire un changement au lecteur sans doute accoutumé à l’accident banal.* * * Une chaîne de postes radiophoniques aux Etcts-Unis a entrepris d’expliquer à ses auditeurs la théorie de la relativité d’Einstein, et elle entretient l’espoir de la leur faire comprendre.Ces auditeurs-là, ça va les changer du soap opera.Il reste toutefois de savoir s’ils auront compris après les explications qu’on leur destine.* * « Sauf erreur, Einstein lui-même a déjà dit que seulement trou ou quatre personnes dans !< monde, dont peut-être pas une seule en Amérique, étaient capables de comprendre sa théorie.* * * En somme, cette théorie-là est un peu comme celle de ia valeur telle que l’établissent certains théoricieni du Crédit Social, elle n’est pas faite pour être comprise facilement, ¦ » a La vérité peut venir non seulement de la Bouche mais aussi de la plume dat enfants.A preuve ce texte que l’on On a été un peu interloqué, dans les milieux catholiques, en apprenant que Sa Béatitude le Patriarche Serge de Moscou venait de publier un article pour dire que le Pape n’avait pas le droit de s’appeler Vicaire de Jésus-Christ.Depuis un peu plus de sept cents ans, quand les Russes finirent par suivre les Grecs dans leur révolte contre Rome, ils protestent assez fréquemment contre la primauté du Pape.Il y a, à ce sujet, plusieurs centaines, peut-être des milliers de brochures écrites de part et d’autre.D’ordinaire, on laisse cette discussion à des théologiens ou polémistes de profession.Ce qu’il y a de plus curieux, c’est que le patriarche a été obligé, dirait-on, de demander l’hospitalité à un journal communiste pour sa diatribe antipapaie.lequel?Prav-da, Izvestia, Vetchernaia Moskva, Komsomolskaja Pravda, Krasnaia Zvicsda?— Mystère! On nous dit que l’article parut dans le Journal de Moscoul Jadis, il y avait un journal communiste publié en français à Moscou qui portait ce nom.Les camarades rédacteurs eurent du plaisir à imprimer ccs discussions "théologiques ’ dans un quotidien où tel langage, après vingt-sept ans, devait paraître au moins inusité.Nous n’allons pas entrer en polémique avec Sa Réatitude.Il peut, s’il le veut, relire les passages de l’Evangile où Jésus-Christ donna à Pierre les clefs du royaume du ciel; où il fonda une église contre laquelle les portes de l’enfer ne prévaudront point.S’il a encore une bibliothèque — l’antique bibliothèque du Saint-Synode quitta la Russie il y a plus de dix ans, vendue presque au prix du papier — il pourra consulter les anciens Pères de l’Eglise grecque, les décrets des sept premiers conciles oecuméniques où la primauté rowaine est re- cite et qui est tiré d’une copie d’écolier à l’examen d’histoire; “L’armistice s’est signé le 11 novembre et l'on a eu depuis deux minutes de paix chaque année.” * * * Il est question d’établir aux Etats-Unis un port franc en vue de faciliter la réception des réfugiés de guerre.Pourquoi ne pas l'avoir tout de suite au Canada?La Grincheux 22-IV-44 Choses d’hier et d’auiourd’hui “Spectateur éphémère d’un spectacle éternel, l’homme lève un Instant les veux vers le ciel et les referme pour toujours; mais pendant cet instant rapide qui lui est accordé, de tous les points du ciel et depuis les bornes de l’univers, un rayon consolateur part de chaque monde et vient frapper ses regards, pour lui annoncer qu'il existe un rapport entre l'Immensité et lui, et qu'il est associé à l'éter- XAVIER DI MAISTRE connue, définie, vengée contre des attaques semblables.Quant à la Russie elle-même, il devrait savoir que pour les premiers deux siècles de son histoire, elle fut unie à Rome, que les anciennes chroniques russes ont été abondamment faussées, comme cela a été établi par les travaux récents de Nicolas de Baumgarlen.Séparée de Rome, l’Eglise russe a vacillé dans sa foi.Il suffit, pour s’en convaincre, de comparer la “Confession de foi orthodoxe” de Pierre Moghüa, avec les oeuvres théologiques de Phila-rctc Drozdov, de Basile Bolotov, Serge Bulgakov, etc.Si le patriarche Serge veut raviver cette polémique, nous serons heureux de discuter théologie avec lui; il semblerait décent que la controverse ait lieu dans des revues spécialisées (avec quelle joie nous apprendrions qu’une véritable revue théologique a été autorisée par le Gouvernement soviétique!), entre gens de métier, avec la sérénité coutumière aux hommes d’étud*.Lancer une discussion de ce genre dans la presse communiste et, par son truchement, dans la presse mondiale, cela dépasse le grotesque.Nous regrettons infiniment de voir Sa Béatitude accomplir cette besogne.C’est faire du pur antipapisme.L’attitude do Sa Grâce l’archevè-que (anglican) de York, Most Rev.Cyril Foster Garbctt, a causé de la véritable gêne.L'archevêque est un personnage considérable de l’Eglise établie d’Angleterre; il a été mis dans une situation fausse.Qu’on en juge: les deux communiqués de ! la Presse Associée, celui de Moscou 1 qui contenait des déclarations du patriarche de Moscou, celui de New-York où on pouvait lire celle de l’afchcvêque de York portent la même date 7 avril.Elles ont paru simultanément dans le presse, sous un titre commun.Faut-il en conclure à une manoeuvre combinée de la part des deux prélats?ou à une coïncidence créée par des journalistes trop zélés?En tout’ cas, j l’impression est décidément mauvaise.Le prélat anglican affirme, en ! premier lieu, que le patriarche Serge ne reconnaît pas l’autorité de! Hume.Cette “nouvelle” est vieille, ; nous l'avons dit, de plus de sept I cents ans.On lui posa ensuite cette ! autre question: “Pensez-vous que | l’Eglise d’Angleterre se rapproche plus des églises orthodoxes grecque et russe que de l’église catholique romaine?” Il répondit: “Sans aucun doute, l'Eglise d’Angleterre est plus proche de l’église orthodoxe russe que de l'église romaine.Toutes deux rejettent les revendications (claims) du Pape de Rome”.Causons théologie, puisqu’on nous y invite: Un jour, à Rome, nous conduisîmes au Vatican un groupe de clergymen anglicans qui étaient aussi convaincus que n’importe quel catholique de la mission surnaturelle du Saint-Siège.Non seulement ils étaient d’accord avec nous sur l’interprétation scripturaire des textes de saint Matthieu, de saint Luc e» de saint Jean! L'sjn d'entre eux avait publié un gros ouvrage pour démontrer que jusqu’au concile d’Ephèse inclusivement l’Eglise universelle acceptait, sur ce point, la doctrine romaine.Les autres avaient les mêmes croyances.Ils acceptaient les mêmes dogmes, les mêmes cérémonies que nous; ils hésitaient seulement à faire ia pas décisif! Une autre fois, à Oxford, nous rencontrâmqs un autre groupe de clèrggmen de la même Eglise établie, réunis en Congrès “moderniste”; ceux-ci niaient l’existence d’un Dieu personnel, de la Résurrection du Christ, de sa divinité, etc.Le sermon que leur prêcha le Père Francis Woodlock est resté à jamais gravé dans ma mémoire.Les uns et les autres.High Church, Low Church, Broad Church sont pourtant tous dans la même “Eglise”.On ne sait jamais ce que l’on trouvera dans une église anglicane.Les unes ont des con-fessionaux comme chez nous, des statues de saint François d’Assise, de sainte Thérèse de l’Enfant-Jé-sus, des autels complets avec missel, burettçs, cierges et encensoirs.D’autres, par contre, proclament que tout cela est de la superstition.Parfois, vous trouverez dans une même église et un même presbytère des représentants de ces différents points de vue.C’est précisément à cause de l’anarchie religieuse qui existe dans l’Eglise établie que de nombreux anglicans, surtout depuis Newman, ont pris le chemin de Rome.Chesterton vint nous rejoindre parce qu’il sentait le besoin d’une autorité qui lui parlât clairement.Cette anarchie liturgique et doctrinale n’existe pas dans l’Eglise orthodoxe russe.Au contraire, s’il est une chose dont les orthodoxe* se vantent (et à juste titre, jusqu'à un certain point), c’est de leur con-» servatisme religieux.11 y a eu, au cours des siècles, de nombreuses tentatives pour réunir les orthodoxes et les protestants.Après d'aimables paroles de chaque côté, après que de larges aumônes furent accordées aux orthodoxes par les protestants, on en resta là! Sur un point, comme l'a remarqué l’archevêque de York, protestants et orthodoxes sont d’accord; ils rejettent l'autorité du Pape.On pourrait ajouter que les églises protestantes comme les autoccphulies orientales sont des Eglises d’Etat, donc, subordonnées nécessairement aux autorités politiques de leurs pays respectifs.C’est pourquoi, il y a plus qu'une nuance, aujourd’hui, entre l’attitude des orthodoxes vis-à-vis du Pape efc celle des Anglicans.Le patriarch* Serge, comme Staline, n’aime guère le Pape; c’est pourquoi nous rattachons sa polémique à la campagne récemment lancée par les Izvesiia.En Angleterre et aux Etats-Unis, par contre, on fait une distinction entre l’autorité spirituelle du Pape, basée sur l’Ecriture Sainte et ia Tradition, et son autorité murale qui vient du fait qu’il est le chef spirituel de 333 millions de catholiques.Beaucoup de protestants, qui n’acceptent pas l’autorité spirituelle du pape, s’inclinent courtoisement devant son autorité morale, sont prêts a collaborer avec elle.Ainsi, comme l’a récemment remarqué le Père Wilfrid Parsons, S.J., l’archevêque anglican de Canterbury, d’autres prélats anglicans, de nombreuses personnalités religieuses protestantes et juives des Etats-Unis ont accepté le programme do paix tie Pie XII.Est-ce pour troubler cet effort de collaboration que Sa Béatitude le patriarche de Moscou vient de lancer un pavé dans le jardin d i Pape?Et que l’archevêque de York s’est solidarisé avec cette attitude^ L’avenir pous l’apprendra. 2 LE DEVOIR, MONTREAL.SAMEDI 22 AVRIL 1944 VOLUME XXXV - No » Le Bioc popuioire M.Jean Drapeau dénonce de nouveau la politique de délation La campagne de protestation doit se poursuivre — Le recrutement militaire en Australie, en Nouvelle-Zélande et au Canada — L'Hydro-Québec Tel maître, tel disciple : Sur une conférence de M.André Laurendeau, à Québec Dans un récent discours à la radio.sous les auspices du Bloc populaire canadien, M.Jean Drapeau a de nouveau parlé de la désormais fameuse ordonnance du «ouverne-ment fédéral, qui impose à tous les patrons l’obliRation, sous peine de sanctions «raves — l’amende et la prison —, de dénoncer au regis-traire du district, ceux de leurs employés, même s’il s’agit de leurs propres enfants, comme dans le cas des cultivateurs, ou des marchands et industriels qui comptent souvent plusieurs fils à leur emploi, de dénoncer au registraire du district ceux de leurs employés et Ide leurs enfants qui ne semblent pas avoir de preuve établissant clairement qu’ils sont en règle avec le département de la mo bilisation.Dès la publication de cette ordonnance contraire aux principes Jes plus élémentaires du droit naturel et répugnant à la conscience de tout honnête homme, le Bloc populaire a été, dit-il, l’un des premiers groupements, et à coup sûr le premier mouvement politique, à dénoncer cette manoeuvre du gouvernement.Le Bloc entend continuer de combattre par tous les moyens en son pouvoir, le maintien d’une telle règlementation dans notre société canadienne.Le Bloc, et une foule d’associations, dont l’on ne mettra certes pas en doute la loyauté — telles la Chambre de commerce du district de Montréal et l’Alliance des professeurs catholiques de Montréal —, un grand nombre d’organismes, de journaux, quotidiens et hebdomadaires, et tou sles chefs politiques de la province de Québec, sans distinction de partis, ont fait de cette ordonnance une critique qui ne devrait pas manquer d’en faire réfléchir les auteurs.Le Bloc populaire canadien poursuivra donc ses protestations, et il encourage fortement tous les ; Canadiens à manifester leur oppo- ' sition formelle à ce que, non seulement l’on tente d’appliquer les sanctions prévues par l’ordonnance, mais aussi à ce que le gouvernement laisse clans notre organisation politique canadienne, un témoignage aussi éclatant de mépris du bon sens et du patriotisme.Une dépêche de la Presse Canadienne, à Canberra, nous a appris que l’Australie réduisait ses forces armées de 90,000 hommes.La Nouvelle-Zélande a pris la même déci- Naissance KEMPNICH-de MONTIGNY — A Montréal, le 22 avril 1944, Mgr Albert Valois, v.g., baptisait Marie-France-Gaëtane-Danielle, enfant de Vf.et Mme Jean Kempnich, née de Vfontigny (Marguerite).Le parrain et la marraine étaient M.le docteur et Mme Bobert DePlaen, autrefois de Bruxelles, Belgique.Avis âç rtécès PARANT — En Angleterre, le 27 mars 1944, à l’âge de 23 ans, fi mois et 22 jours, est décédé accidentellement l’aviateur-chef Joseph-Jean-Eugcne-Guy Parent, R.C.A.F., fils de Louis Parant, architecte, 11755, blv.Persilliei* (Bordeaux) et de Béatrice Chabot, de Montréal.Le service funèbre.célébré par un aumônier militaire.aura lieu jeudi, le 27 courant, à 9 h.a.m.en l’église paroissiale de St-Joseph de Bordeaux.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.Remerciemants LAl'ZON.— Mme Dorila Lauzon et ses enfants remercient parents et amis ainsi que les Religieuses de Sainte-Croix, qui ont témoigné des marques de sympathie à l'occasion de la mort de M.Dorila Lauzon, survenue à Sainte-Dorothée, le 14 mars dernier.Imprimés de deuil MEMENTOS — REMERCIEMENTS Imprimé» ou gravés Prl» et spécimen» sur demande L’Imprimerie Populaire.Limitée 430.Notre-Dame est.Montréal Tel.BElair 3361 Tél.CReseent 5700 MAGNUS POIRIER Entrepreneur Pompes Funèbres Expert Embaumeur 6603 rue ST-LAURENT sion: réduire ses effectifs militaires, pour répondre aux besoins de main-d’oeuvre.Le gouvernement canadien est loin de nous commu; niquer, dit M.Drapeau, une aussi intéressante nouvelle.Le Canada augmentera sa contribution à l’effort de guerre.M.Ralston disait récemment que “l’amélioration de la situation stratégique gén-rale, au cours de la dernier cannée, a justifié une revision minutieuse des besoins militaires pour la défense territoriale du Canada”, et que, “en conséquence, des réductions substantielles ont été faites dans le nombre des troupes affectées aux défenses côtières”.Mais ces “réductions substantielles” ont-elles servi les intérêts de l’industrie canadienne?Ont-elles entraîné quelque adoucissement dans l'application des règlements de la mobilisation?Loin de là! M.Mitchell, ministre du Travail, disait, le 27 mars: “C’est de moi que relèvent les appels militaires, et j’avoue en toute franchise qu’au rythme accéléré que va prendre la guerre en Europe, le nombre des jeunes d’âge militaire qui seront appelés sous les drapeaux, sera de plus en plus considérable.Que l'on ne s’y trompe pas! Un certain nombre d’ingénieurs industriels et rie fonctionnaires du ministère du Travail ont, ces derniers douze mois, examiné toutes les industries du pays, afin d'en éliminer tout le capital humain requifi par le ministère de la Défense nationale”.Les jeunes Canadiens sont incapables de trouver de l’emploi quand une crise de main-d’oeuvre sévit, particulièrement inquiétante dans l’agriculture, parce que, non seulement ils continuent d’être sujets à la mobilisation, mais aussi parce que les employeurs en général, sont avertis par le ministre du Travail, que “le nombre des jeunes d'âge militaire qui seront appelés sous les drapeaux, sera de plus en plus considérable”.Ces jeunes n’ont pas d’autre moyen de subsistance que l’enrôlement.Et enrôlement pour quoi?pour où?pour la défense du Canada au Canada?pour la surveillance de nos côtes?M.Ralston dit que* pour ces dernières fins, nos effectifs ont été réduits.Mais pour quoi?pour où alors?C’est encore M.Ralston qui va nous le dire: “S’il devient nécessaire de les envoyer outre-mer (les recrues), on pourra le faire en prenant les mesures voulues.Je préfère les volontaires, lorsque nous les avons.Toutefois, si les circonstances nous imposent d’agir autrement, je l’ai déjà dit à la Chambre, je suis prêt, pour ma part à formuler une recommandation en conséquence.En attendant ces hommes reçoivent leur formation et ils peuvent servir au Canada.Ils sont toujours j prêts à constituer une seconde li-1 gne si les circonstances nous for-1 cent à prendre des mesures pour assurer les renforts voulus.” Un mot de la Commission Hydroélectrique de Québec.Vendredi dernier, le projet ministériel d’une Hydro québécoise devenait loi.De ces communiqués, retenons, que le président de l’Hydro sera M.T.-D.Bouchard, sénateur à 4,00i) dollars par année, et dont le traitement à titre de président de la Commission sera de $18,000 par année, soit $1,500 par mois, soit $350 par semaine.Les autres commissaires, qui recevront chacun $15,000 par année, soit $1250 par mois, soit $300 par semaine, comptent deux représentants de langue anglaise, MAI.MaCammon et McDonald.Cette proportion de 2 sur 5 est ' loin d’être la même que celle dont | les Canadiens français jouissent j dans les commissions fédérales.Si i nous voulons établir un juste point j rie comparaison, ce ne devrait pas i être celui du fédéral que nous j prendrions, mais les Législatures! provinciales.Si les Anglo-Cana-j (liens du Québec ont droit à une le j présentation proportionnelle à leur ; nombre dans les commissions que-, bécoises, il devrait en être ainsi j dans la formation de commissions provinciales en dehors du Québec.Mais pour rester dans les limites ' de notre province, s’il est vrai que ; nos compatriotes de langue anglai- ! se ont droit à une juste représentation, il conviendrait de ne pas oublier que les Canadiens français ont payé cher, au cours de leur histoire, pour apprendre qu’il y a des générosités qui sont toujours demeurées, et continuent de demeurer sans réciprocité.Le souvenir d’un certain amendement à la Constitution canadienne, en vue d’empêcher que, par le libre jeu de la constitution du pays, les Canadiens français voient leur influence accrue au Parlement fédéral, ce souvenir aurait dû, croyons-nous, ne pas s’effacer si vite au moment de former une commission importante comme la Commission Hydroélectrique de Québec.M.André Laurendeau, chef pro-I vincial du Bloc populaire cana-i dien, était, le conférencier invité, sous les auspices de la section de Saint-Roch de la Saint-Jean-Baptiste, au Palais Montcalm, à Québec, mercredi soir.Le sujet de sa conférence était: Lionel Groulx, chef spirituel et historien national.Il y a des hommes qui portent au front la marque des chefs, ils sont nés pour conduire, pour dicter, pour diriger et M.Laurendeau est un de ceux-là.Jeune encore, il n’a pas attendu le nombre des années peur devenir le grand homme qu’il est; les souffrances de son peuple et Tamour de son pays l’ont grandi et ont fait de lui un disciple parfait du chanoine Groulx, un vrai Canadien français.La grande salle du Palais Montcalm était remplie de patriotes venus là afin d’entendre M.Laurendeau concrétiser pour les gens de chez nous la pensée nationale du chanoine Groulx et.il a été compris, car li fallait être dans l’audience pour sentir l’union des idées et des coeurs qui se traduisait par les applaudissements frénétiques des auditeurs.Les orateurs dont l’éloquence s’élève si haut, ceux dont (a pensée profonde peut se traduire avec tant de clarté et de justesse, sont des exceptions; ils sont appelés à jouer un grand rôle dans l’édification de notre oeuvre nationale, à faire une grande somme de bien chez les nôtres, surtout s'ils prennent leurs directives dans Tamour de leur pays et s’ils se donnent la peine de comprendre les besoins particuliers de leurs gens.M.Laurendeau est un de ces quelques Canadiens français qui comprennent de quel régime intellectuel et économique nous pouvons vivre et à l’instar du chanoine Groulx, il nous prépare à lutter jusqu’à la victoire afin de ne pas être de par le monde un peuple servile et avili destiné à disparaître.Si nous existons encore aujourd’hui, fait remarquer le conférencier, c’est parce qu’aux instants les plus tragiques de notre histoire, la Providence a voulu qu'il se trouve toujours parmi nous des hommes comme La Fontaine, Papineau, Mercier et plus près de nous, M Henri Bourassa et le chanoine Groulx.M.Laurendeau oublie ici de se nommer, mais il y a longtemps que dans notre esprit rangé nous lui avons donné sa place._ Puisque qu’un chef nous y invite, songeons que la destinée de notre peuple se joue à chaque instant et si la Providence nous donne d’aussi grands hommes soyons-en j fiers, soyons-en dignes, soyons des patriotes.Voilà un peu de ce que Ton retient d’un discours de M.Laurendeau, voilà ce qui demeure en nous de toutes les pensées qu’il nous apporte et qui pénètrent jusqu’au plus profond de nos coeurs cana-diens-français.Nous attendons de nouveau M.Laurendeau et nous espérons qu’il se sentira toujours chez lui dans l’enceinte du vieux Québec dont les murs vibrent encore des paroles réconfortantes qu’il est venu nous porter avec tant de courage et d’éloquence.EVE Brillante carrière d'un aviateur canadien Ottawa, 22 _( Service des nou-! velles du C.A.R.C.) — Le chef (d’escadrille Nantel David, de Montréal, qui vient de suivre avec J succès le cours de l’école supérieure de guerre du C.A.R.G., à To-! ronto, a été affecté à un poste à la ! direction de l’entraînement aé-1 rien, au quartier général de Tavia-! lion militaire canadienne, à Otta-1 ma.Fils du sénateur et de Mme Atha-! nase David, le chef d’escadrille David a épousé Claire Janin, fille de M.et Mme Alban Janin, d’Outre-mont.Il a fait ses études classiques au Collège Stanislas, de Paris, en France, et ses études de droit à l’Université de Montréal.En outre, il a suivi des cours de journalisme et a écrit, pendant quelque temps, des articles fort intéressants sur l’aviation commerciale.En 1936, réalisant un rêve qu’il caressait depuis plusieurs années, il s’enrôla dans la 113e escadrille (force auxilaire) du corps d’aviation canadien et obtint son brevet de pilote.Mobilisé dès le début de la guerre, en septembre 1939, il se rendit à l’école de Trenton, en Ontario, pour y suivre un cours de perfectionnement en pilotage, puis à la station aérienne de Rock-liffe où il étudia le fonctionnement des escadrilles de coopération avec l’armée.De Rockliffe, le chef d’escadrille David alla rejoindre son escadrille à Saint-Jean, N.-B.Jusqu’en avril 1940, il participa à la patrouille des côtes et à la surveillance de la baie de Fundy, puis se rendit à Halifax pour y travailler en coopération avec la défense côtière.Il avait déjà quantité d’heures de vol à son actif quand, en juillet 1940, il fut affecté aux services de l’effectif du C.A.R.C., à Ottawa, où il s’occupa tout particulièrement des sujets américains désireux de s’enrôler dans l’aviation canadienne.En mars 1941, après avoir suivi un cours d’administration à l’école de Trenton, il fut affecté au quartier général de la 3e région d’entrainement aérien à Montréal, où il organisa la section juridique et s’occupa des cours d’enquête sur les accidents.Il demeura à ce poste jusqu’en mars 942, alors qu’il fut attaché à la personne de l’officier général, commandant de la 3e région de l’entraînement aérien.En plus de ses fonctions régulières, il contribua également à l’organisation des escadrilles universitaires, à Montréal, Sherbrooke • et Québec.Il ne fait pas de doute que le chef d’escadrille David, grâce à sse connaissances antérieures et à celles qu’il vient d’acquérir à Té-cole supérieure de guerre du C.A.R.C., rendra de précieux services à la direction de l’entraînement aérien et tout particulièrement à l’endroit des aviateurs canadiens-français._ _ Le status de M.Potvin A l'Institut Pie XI Le cercle d’étude de l’Institut Pie XI se réunit cet après-midi à 2 h.45 à l’Institution des Sourdes-Muettes, 3725 rue St-Denis, le sujet à l’étude sera Une élite; les questions seront posées dans Tordre suivant: qu’est-ce qu’une élite?en avons-nous une?que vaut-elle?la véritable élite qu’il nous faut, devra-t-elle être formée uniquement ! par l’action?l’Eglise forme-t-elle j ses ministre uniquement par l’ac-i tion?Les dirigeants et jes militants de l’action catholique sont cordialement invités à se joindre aux élèves anciens et actuels de l’Institut pour étudier ces questions d’actualité.L’entrée est libre.L'Aide aux colons Les Chevaliers de Colomb ne sollicitent aucun argent pour l’oeuvre de l’Aide aux Colons que tous les citoyens ont tant à coeur.Mais si vous avez de vieux vêtements, des meubles usagés, des articles de ménage [ ou de lingerie que vous pouvez donner, téléphonez le jour à FR.8540 ou | le soir à BY.2156, et Y Aide aux Co-\ Ions les enverra chercher pour les faire parvenir aux familles de colons nécessiteuses.Aidez la cause nationale de la colonisation.Qui donne aux colons sert son pays.Chez les peintres C’est lundi soir prochain, le 24 avril, qu’aura lieu l’assemblée régulière des peintres sous la présidence de M.Joseph Boucher.Les aspirants membres sont priés de se rendre au tout début de la soirée pour être initiés.L aconférence de M.Sallette, professeur à l’Ecole des arts et métiers, aura lieu lors de cette réunion.Le cours de M.Sallette portera sur les couleurs en peinture.L’agent d’affaires traitera d’un sujet d’actualité et rendra compte de ses entrevues avec les employeurs.Les délégués sur les différents comités donneront également rapp’ort de leurs démarches et de leurs activités.Comme d’habitude, l’assemblée aura lieu au local des Syndicats, 1231 est, Demon-tigny.Xél i WElUnrton IMS Rlège «octal : 2630 NOTRE-DAME OUEST La Compagnie d'Axsurance Funéraire URGEL BOURGIE, Limitée tneornoré# nar Lettres Patentee d la Province de Québec au capital de 1150,000 ASSURANCE FUNERAIRE CT DIRECiEUKS DE FUNERAILLES Taux en conformité avec la loi des assurances sanctionnée par le Parlement de Québec le 22 décembre 1916 StSRVTC* JOUR ET NUIT Déoôt de 125.000.00 au Gouvernement — Salons mortuaires k ta disposition du public Lord Halifax à l'université Ann Arbor, Mich., 22 (C.P.).— Le vicomte Halifax a dit hier que, queh que soient les arrangements que l’on fasse pour établir un ordre international dans le monde de l’après-guerre, nous ne devons jamais oublier que si nous n’avons pas derrière cet ordre une force suffisante et prête à prévenir les violations, tôt ou tard, un Hitler, un Toio ou un Mussolini se lèvera pour le défier.Il parlait à l’Université de Michigan, où Ton vient de lui remettre un doctorat honoris causa en droit.Les traités sont nécessaires, a dit 1 ambassadeur britannique, mais si nous ne sommes pas prêts en dernier ressort de voir à ce qu’ils signifient ce qu’ils disent, ils deviennent une dangereuse illusion.Lord Halifax dit que dans le! maintien de Tordre international la i plus grande responsabilité reposera! sur les pays qui ont la plus grande puissance, sur les Etats-Unis, sur la ! Russie, sur le Commonwealth des i nations britanniques et sur la Chine, en autant qu’elle pourra développer le potentiel de ses ressources ! naturelles.L’ambassadeur a dit que les jours sombres où la victoire de l’ennemi était possible son! passés, mais que la guerre n’est pas encore terminée.On vous demandera encore des sacrifices, des efforts et du courage.De toute façon, si M.Godbout a la mémoire courte, s’il lui arrive de prendre des décisions importantes dans un moment d’oubli ou d’erreur, les électeurs du Québec auront la mémoire bonne en temps et lieu, et décideront, sans oqbli ni erreur, du sort de ce gouvernement néfaste.Québec, 22 (De notre envoyé spécial).— A des questions posées par M.Duplessis à M .Oscar Drouin, hier, à l’Assemblée législative, le ministre des Affaires municipales a répondu que M.L.-E.Potvin conserve pour quelques semaines son poste de président de la Commission municipale bien qu’il agisse comme commissaire de l’Hydro-provinciale.Toutefois, M.Potvin ne reçoit plus de salaire comme nré-sident de la Commission municipale.On pourvoira bientôt au remplacement de M.Potvin à la Commission municipale et on désignera un nouveau président.Le second commissaire est présentement M.P.-E.Lambert.MENUISERIE JOUR nui t ouït saison vos mms sont otvELOPPÉSiimpwinçs En DEUX HEUBES - APPELEZ À 11 mmm monTim LA PLUS MAnot mma*aci( m oViaii »u mono» Hfl.7251 w*! M.André Laurendeau à la radio Demain soir, à 7 h.30.au poste CKAC, le conférencier du Bloc populaire canadien sera M.André Lanrendeau, chef provincial.On l’entendra également ce soir, à 7 h.15, au poste CHRC de Québec.Assemblées, conférences, etc.Samedi, 22 avril General Accountant’s Association.Dîner annuel.Conférencier d’honneur, M.Alphonse Fournier, ministre fédéral des Travaux publics.' A l'hôtel Windsor.* * * Institut Fie XI.Réunion du cercle d'étude, à 2 h.45.Sujet à l’étude: Une élite.A l’Institution des Sourdes-Muettes, 3725 St-Dents.Verdicts du coroner Des verdicts de mort naturelle ont été rendus hier par le coroner du district de Montréal dans les cas suivants: M.Samuel Brisebois, âgé de 50 ans, domicilié à 1569 avenue Lajoie à Outremont, décédé soudainement hier; M.Eugène Lavallée, 77 ans, 1485 rue AVolfe, mort subitement à sa chambre, et Mme Annie Weaver, âgée de 70 ans, domiciliée à 152, 3e avenue à Verdun, décédée soudainement au no 1922 rue Wellington.Dimanche, 23 avril Fédération des universités catholiques.Conférence de M.Oscar Haleckl, sous la présidence de S.E.Mgr Charbonneau.A l'Ermitage, en soirée.# * * St-Eusèbe: soirée paroissiale 6 8 h.15, & la salle de l’école Meilleur, rue Fullum Il y aura un concours pour le choix d’v.n artiste amateur pour concourir 6 la grande soirée artistique du 20 mal prochain, au Monument national.Le public est Invité.L'entrée est libre.votre UlOMAC, tre FOU, va* REINS, m absorbent i jean m 6RAND VERRE do OtM.nés CROC.Vaea étor désintoxiqué ot on e*oct pour une dure journée.Eou minérale do table et de régime poor toute le famille.AGREABLE, AL-CALINE, DIGESTIVE, ECONOMIQUE (matas de 3 vous le pintrl.LITHINBJL ÜSGRM Lundi, 24 avril ARBRES fl FRUITIERS Assortiment complet de variétés de Pommiers No 1 d’été, d’automne et d hirer, aussi Gadelters (rouges, noirs et blancs).Groseilliers, Vignes ft raisin.Bleuets cultivés (myrtilles), Framboisier* et Fraisiers.Liste de Prix tur demande 28 Téléphona *LAncaster 4191 v WH PERRON xcl E pi CRAINETIERS £, PÉPINIÉRISTES 955 BLV O STlAURENr, MONTRE Al Institut aclentiflque franco-canadien.Cours de M.Oscar Haleckl, A 5 h.p m., à l’Université de Montréal.Sujet traité: la reconstruction de la Pologne.Société St-Jean-Baptiste, réunions: Jacques-Cartier, Bordeaux.M.Oscar Blaln, C.A., prononcera une causerie Intitulée: la rééducation de notre peuple au point de vue social, à l’assemblée de la section A 8 h.15, 5 la salle 12131 rue du Bots-de-Boulogne, Tous les membres et les Echantillon gratuit : F.DUCRCS, 200 rua Vallée, HA.0277 homme* de la paroisse sont cordialement Invités.St-Stantslas: le R.P.Girard, O.M.I., donnera une Intéressante conférence sur l’Ouest canadien à la réunion de la section, à 8 h.15, k la salle paroissiale, 1371 rue Laurier est.Les membres et les autres paroissiens sont priés d’être présents.Ste-Philomène: soirée artistique d'amateurs à 8 h.15, à la salle paroissiale.Il y aura un programme varié de chant et de musique.Les membres, leurs amis et leur famille sont Invités.Paul-Emile Lamarche: assemblée à 8 h.15, é la salle paroissiale.SS.-Anges de Lachlne: séance mensuelle, à 8 h.15, à la salle paroissiale.St-Herménégllde : réunion à 8 h.30 au sous-sol de l’église, rue Cadillac.N.-D.de Lourdes: assemblée t 8 h.15, au sous-sol de l'église."Du moment qu’un déplacement vertébral se produit, de ce moment même, la maladie te développe.” i# PALMER • Faites corriger le mal à sa racine CHIROPRATICIEN 4553 rue St-Denis HÀrbour 7524 La chiropratique n'est ni de la médecine, ni de la chirurgie, ni de l'obstétrique.FERNAND DRAPEAU 933 est, rue Rachel - FR.3607 Spécialité : Meubles sur commande EBENISTERIE Tho*.H.Caniten, Haut Chef-Ranger C.-A.Rousseau, Chef-Ranger Provincial EN VEDETTE The*.R.Heaney, Haut Secrétaire Chas.Lussier Secrétaire Provincial ¦ X.1 676» s*;MSt-‘W.T4l ,6'  '7' CALEND RIER 4e mois AVRIL 50 lours Derniers devoirs .— Laissez-nou» vous assister dans vos derniers devoirs, enver» ceux qui partent.Nos conseils sont basés sur (‘expérience.SALONS MORTUAIRES SERVICE D’AMBULANCE GEO.VANDELAC FONDEE EN 1890 G.Vandale*.|r.— Aies Cour 120 EST, RUE RACHF^ MONTREAL - LIMITES BElair 1717 Demain: DIMANCHE 23 AVRIL 1944 Il PAQUES sot.DE L’ANNONCIATION.Lever du soleil.5 h.02.Coucher du soleil, 6 h.55.Lever de la lune, 5 h 55, Coucher de la lune.7 h.57.Pleine Lune, le 5, » (ih 22m du sole.Dernier Quartier, le 15.A 11h 53m du *oir Nouvelle Lune, le 12.A 3h 43m du soli Premier Quartier, le 30.à !h 6m du matin AVRIL 1944 Dim Lun Mar Met Jeu.VfTl Sam ® C « » 1 l’.lH DQI 5 NI.33 l’OJo M.2 3 4 S 6 7 t 9 10 U 12 13 14 IS 16 17 18 19 20 21 22 23 24 2S 26 27 28 29 |30 ' '"1 fÜ Vous ne vous êtes pas rendu JUSTICE tant que vous || n'avez pas essayé 1 l'appareil Western Electric Peut-être avez-vous antérieurement fait l’essai d’appareils acoustiques.Peut-être ne les avez-vous portés qu'avec un succès partiel.Mais tant que vous n'aurez pas connu ce que l'appareil We&rvm Electric peut faire pour vous, vous ne vous serc* pas rendu Justice.Vous donnet le meilleur de vous-même : ne vous privez donc pas du meilleur appareil acoustique que vous puissiez vous procurer, le Wcsnern Electric .Venez aujourd’hui même ou téléphonez pour fixer une consultation du soir ou i domicile.Aucune obligation.Satisfaction garantie.Servir» courtois à ta clientèle can ad ! 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L SAMEDI, 22 AVRIL 1*44 TEMPS PROBABLB BEAU ET DOUX Le Canada approuve le principe du projet de fonds monétaire des Nations-Unies (suite de la première pa«e) des réserves de fonds américains.Toutefois l’esprit de coopération qui a présidé à l’entente de Hyde Park continuera d’exister entre les deux pays.On se rappelle qu’en vertu de l’accord, passé le 20 avril 1941, les ressources du Canada et des Etats-Unis devaient être coordonnées de 'manière- à hâter la production de guerre et à faciliter l’effort de guerre des deux pays.M.Ilsley a ajouté que le Canada assumerait dorénavant le coût des améliorations permanentes qui seront faites à tous les aéroports construits au pays par le gouvernement des Etats-Unis ou en son nom.Le mois dernier M.Ilsley s’est entendu avec M.Morgenthau, secrétaire du trésor à Washington, au sujet de nos relations financières avec les Etafc-U’nis.Fonds monétaire international Le premier ministre a ensuite annoncé que les Nations-Unies avaient consenti, en principe, à établir un fonds monétaire international.U a fait, à ce propos, la déclaration suivante: “Depuis plusieurs mois, des fonctionnaires d’un certain nombre de Nations-Unies étudient attentivement les mesures monétaires internationales qu’il conviendra d’adopter après la guerre.La Chambre se rappelle que, le 14 avril 1943, j’ai déposé un projet d’Union internationale de compensation, préparé par des experts du Royaume-Uni, et un projet de Fonds international de stabilisation préparé par des experts dfes Etats-Unis.Le 12 juillet 1943, le ministre des Finances a déposé un projet d’union internationale des changes formulé par des experts canadiens, Ces projets tendaient tous au même but: l’adoption de mesures monétaires inter-natioftales compatibles avec l’accroissement équilibré du commerce international et avec les principes d’économie intérieure visant à assurer l’abondance des emplois el le maintien des revenus à un niveau élevé; mais les méthodes suggérées pour atteindre ces objets exprimaient des divergences comidc-rables.Depuis lors, les esprits se sont efforcés de se mettre d’accord sur les principes à suivre au sujet des mesures monétaires d’après-guerre.Exposé de principes Je suis heureux de pouvoir annoncer qu’à la suite des discussions entre experts des Nations-Unies, J'unanimité existe maintenant chez eux quant à la nécessité d’un Fonds monétaire international, et qu’il eu est résulté un exposé des principes qui devraient en régir la constitution et le fonctionnement.Avec la permission de la Chambre, je désire rendre public un document qui établit cette déclaration de principe.En annonçant cet accord sur les principes qui devraient régir la constitution et le fonctionnement d’un Fonds monétaire international, je tiens à insister sur le fait qu'il y a là seulement un accord entre experts.Aucun gouvernement n’est lié, de quelque manière que ce soit, par ce document ni par les opinions de ses experts.Cette déclaration est rendue publique aujourd’hui afin de renseigner le public sur les progrès accomplis, et les discussions continuent.Plan général de collaboration Cette déclaration de principes sur les relations monétaires internationales doit s’intégrer dans un plan général de collaboration économique internationale, qui aura pour objets l’expansion graduelle du commerce international, l’abondance des emplois, l’amélioration des conditions d’existence, une stabilité raisonnable des prix et la création d'un mécanisme pour régulariser les opé-rations de cliange.Le gouvernement canadien reconnaît parfaitement l’importance d'adopter des mesures monétaires internationales susceptibles de favoriser l’expansion du commerce et de l'embauchage et approuve d'emblée les objets vers lesquels tend cette déclaration de principes.Il est également soucieux de voir l’unanimité de vues s’étendre à d’autres parties d’un plan général de collaboration économique internationale, particulièrement en ce qui concerne la réduction des barrières commerciales qui est d’une nécessité vitale pour la prospérité du Canada et pour l’établissement de conditions favorables à la stabilité monétaire.L’attitude que le gouverne; ment canadien finira par prendre a l’égard de ce projet de mesures monétaires sera influencée grandement, peut-être décisivement, pot les progrès qui pourront être réalisés dans le sens d’un accord sur les autres aspects de la politique economique internationale auxquels les iresures monétaires sont inséparablement lices”.Déclaration collective Voici maintenant les principaux passages d’une déclaration collective formulée par les experts au sujet de la création du fonds monétaire international: Les problèmes de la coHpboration monétaire internationale ont été suffisamment discutés sur le plan technique pour justifier une déclaration (ic principes.Les experts des Nations-Unies et associées qui ont pris part à ces discussions conviennent unanimement que le moyen le plus pratique d’assurer la collaboration monétaire internationale est de créer tin fonds monétaire internn-iional.Les principes énoncés ci-dessous ont pour objet d’en établir les bases.Les gouvernemeents n’auront pas à approuver définitivement ces principes tant que rcux-ci n’auront çsm «U rédigés squk forme de pro- positions concrètes par les délégués des Nations-Unies et associées au cours d’une conférence officielle.Le fonds sera guidé dans toutes ses décisions par les objets et principes énoncés ci-après: lo Encourager la collaboration monétaire internationale au moyen d’une institution permanents qui i procure les rouages nécessaires pour les discussions au sujet des problèmes monétaires internationaux; 2o Faciliter l’expansion et l’accroissement dans une mesure bien équilibrée du commerce international, et contribuer ainsi à maintenir l’embauchage et le revenu réel à un niveau élevé, ce qui doit constituer le principal objectif de tout programme économique; 3o Inspirer la confiance aux pays adhérents en mettant à leur disposition les ressources du fonds moyennant garanties suffisantes, et leur accordant ainsi le temps de rétablir l’équilibre dans la balance de leurs paiements sans avoir recours à des mesures nuisibles à la prospérité nationale où internationale; 4o Contribuer à la stabilité des changes, maintenir l’ordre dans les opérations de change entre les pays adhérents, et éviter les rivalités de dépréciation; 5o Faciliter l’adoption de méthodes multilatérales de paiement pour les transactions courantes entre les membres adhérents et l’élimination des restrictions sur les changes étrangers qui gênent les progrès du commerce international; Go Réduire la durée des périodes de déséquilibre dans la balance des paiements internationaux des pays adhérents et en diminuer le degré.Souscription au fonds lo Les pays adhérents souscriront en or et en monnaie nationale des montants (quote-part) convenus, dont le total se chiffrera à environ S8 milliards si toutes les Nations-Unies et associées souscrivent au fonds (ce qui correspondra à environ $10 milliards par le monde entier).2o Les mises de fonds pourront être revisées de temps en temps mais toute modification exigera un voté des quatre cinquièmes des voix et Ja mise d’aucun membre né pourra être modifiée sans le consentement de celui-ci.3.La souscription obligatoire en or d’un pays adhérent sera fixée à 25 pour cent de sa sôuscription totale (quote-part) ou à 10 pour cent de son encaisse-or et change convertible en or, accordant Ta préférence au plus petit des deux montants.Administration 1.Le fonds sera administré par un conseil dans lequel chaque pays adhérent sera représenté, et par un comité exécutif.Le comité exécutif comprendra au moins neuf membres,, y compris les représentants des cinq pays ayant les plus fortes quotes-parts.2.La répartition des votes dans le conseil et dans le comité exécutif sera proportionnée aux quotes-parts.3.Sous certaines réserves, toutes les questions se décideront à la majorité des voix.4.Le Fonds publiera à courts intervalles un état de sa situation indiquant l’importance de son encaisse en monnaie des pays adhérents; de son encaisse-or et ses transactions en or.Démission 1.Un pays adhérent pourra donner sa démission en donnant avis par écrit.2.Les obligations réciproques du Fonds et du pays devront être liquidées dans un délai raisonnable.3.Lorsqu’un pays adhérent a donné avis écrit de sa démission du Fonds, le Fonds ne pourra pas disposer de ses avoirs en monnaie de ce pays.Lorsqu’un pays a donné avis d’une telle démission, l’usage qu’il pourra faire des ressources du Fontft sera sujet à l’approbation de ce dernier.Engagements des pays adhérents 1.Ne pas acheter d’or à un prix dont la majoration au-dessus de la valeur au pair convenue de leur monnaie dépasse l’écart prescrit, ni vendre de l’or à un prix inférieur, par un montant dépassant l’écart prescrit, à la parité convenue.2.Ne pas autoriser, sur leurs marchés, des transactions de change concernant les monnaies des autres adhérents, effectuées à des taux non compris dans une échelle établie d’après les parités convenues.3.Ne pas imposer de restrictions sur les paiements relatifs aux transactions internationales courantes Conclues avec d’autres pays adhérents, ni conclure des arrangements monétaires discriminatoires ou se livrer à des prati-ques de monnaie multipliée, «ans l’approbation du Fonds.Léopold RICHER Les Allemands auraient attaqué un convoi allié Londres.22 (A.P.) — Le haut rommnndement allignand a annoncé que ses aviateurs auraient coulé deux eontre-torpilleurs, quatre i cargos de 29,00(1 et un pétrolier au cours d’une attaque contre un convoi au large d’Alger.Les Allemands prétendent encore que 13 mitres cargos d’une jauge totale de 103,000 tonnes, 2 gras transports de troupes et 3 contre-torpilleurs auraient été fortement avarié».[De Gaulle a confiance en Eisenhower et Wilson Le motif du départ du général Giraud — Impossibilité de maintenir deux commandements i Alger, 22 (A.P.) — Le général j Charles de Gaulle a déclaré hier soir que le Comité français de libé-! ration nationale a une pleine confiance au commandement interallié du général Eisenhower en Grande-Bretagne et en celui du général Wilson en Méditerranée, l e i départ du général Henri Giraud, I dit-il, a été provoqué par l’mrpcs-j sibilité de maintenir à la fois un ! commandement allié et un commandement français.Nous avons ! accepté le commandeme®t inter-: allié sous Eisenhower et \5 ilson et ; c’est pourquoi l’existence d’un j commandant en chef français n’était iplus justifié.Le comité ne croyait j pas devoir déléguer au comman-! dant l’autorité suprême touchant jla disposition des troupes fiançai-;ses et la mesure de leur partieipa-!tion dans les opérations.Le général Giraud possédait toutes les ! qualités du soldat et il a fait hon-jneur à l’armée française, i Le général de Gaulle a encore ] déclaré que l’on doit reconnaî-! tre à la F’rance un rôle essentiel | dans l’organisation internationale qui sera chargée d’assurer la paix, i La collaboration étroite entre les | quatre grandes puissances et les i autres pays tels que la France est ! absolument nécessaire puisqu'il ! existe 500,090,000 d’Européens qui j ne sont ni russes, ni étatsuniens, j ni chinois, ni anglais.Le maréchal Pétain et Pierre Laval protestent ! Contre les bombardements alliés de la France New-York, 22 (A.P.) — Le chef de l’Etat français, le maréchal Pétain, et le chef du gouvernement, Pierre Laval, ont prononcé hier soir, de brèves causeries à la radio pour protester contre les bombardements alliés de la France.Le maréchal Pétain a déclaré que les attaques étaient d'une violence et d’une cruauté inouïes et que les anciens alliés de la France l'avaient attaquée sans merci et lui avaient fait un mai terrible.M.Laval a déclaré que la guerre prenait un aspect des plus odieux.Je crains, dit-il, que nous n’ayons à subir encore de lourdes épreuves en ces jours les plus sombres de notre histoire.Réception civique au major Triquet Les autorités municipales ont offert à environ huit cents invités, hier après-midi, une réception en ! l’honneur du major Paul Triquet, | V.C., de passage en notre ville où |il doit participer demain au grand | défilé militaire organisé par le i comité national des finances de | guerre à l’occasion du Vie em-! prunt de la victoire.| La garde d’honneur du visiteur comprenait une quarantaine de vétérans de l’ancien 22p, régiment.Le maire de Montréal, M.Ray-nault, a salué le héros canadien-français de Casa-Berardi dans les termes suivants: “J’ai l’impression que les hommes d’action de votre trempe ne croient guère en la valeur des longs discours.C’est pourquoi, je me bornerai à saluer en vous l’homme de courage, l'homme qui ne craint pas le sacrifice, l’homme vaillant que la lutte n’effraie pas.“C’est la mise en pratique de ces hautes qualités qui vous a valu la Croix Victoria, récompense la plus élevée à laquelle puisse aspirer un militaire dans l’Empire britannique.“Soyez donc le bienvenu dans cette cité de Maisonneuve où tout un passé d’histoire glorieuse s’harmonise avec les hauts faits qui vous ont conduit à la gloire.“A l’occasion de cette visite officielle, dont vous l’honorez, Montréal vous offre le plus enthousiaste et le plus amical salut.’’ Le major Triquet a répondu: “Je désire remercier le maire pour son allocution.Je suis très heureux de revoir Montréal.J’aurai bientôt l’occasion de vous dire quelques moits, mais aujourd’hui, tout ce que je puis dire, c’est merci.” Cargo japonais coulé Quartier général des Alliés dans le sud-ouest du Pacifique, 22 (A.P.) — Un bombardier lourd a coulé un cargo japonais de 1,0(10 tonnes au large de Hollandia en Nouvelle-Guinée pendant que des formations de bombardiers moyens pilonnaient d’autres postes sur la côte, notamment Vanimo, à 30 milles à l’est de Hollandia, et la baie de Hansa.Les aviateurs alliés ont encore attaqué les aérodromes de Vanimo et de Woleai dans les îles Caroline ainsi que Rabaul en Nouvelle-Bretagne.Le Canada, moyenne puissance Londres, 22 (C.P.) — Le haut-commissaire canadien dans le Royaume-Uni, M.Vincent Massey, a déclaré hier devant la Chambre de Commerce canadienne en Grande-Bretagne que plus de 2,000 aviateurs canadiens ont participé à chacune des récentes attaques de 1,000 appareils contre l’Allemagne.Il a ajouté que les Canadiens représentent plus du quart des effectifs aériens qui opèrent dp la Grnn-de-Hreiagiie et de la Méditerranée.M.Massey dit que le Canada n’est ni une grande puissance ni une petite puissance, mais une moyenne puissance.TV.Un bon citoyen parle couramment la langue française C'est ce que déclare M.W.Bovey à l'hôtel Windsor — Le sénateur David propose une histoire du Canada unique “Nous nous trouvons ici dans une province où 85% de la population parle français.Je ne suis pas capable de comprendre comme un anglophone puisse se croire bon citoyen.s’il ne peut se servir de la langue de ces 85%, de 40% des citoyens du Dominion”.Cette déclaration catégorique a été faite hier soir à l’hôtel Windsor par M.Wilfrid Bovey, conseiller législatif, qui portait la parole à un dîner-forum conjoint de la Chambre de commerce des jeunes et du Young Men’s section du Montreal Board of Trade.M.Bovey, au cours de son allocution, a aussi dit que l’on devrait employer des instituteurs cana-diens-français pour enseigner le français dans les écoles, car ils pourraient en même temps “exposer des idées canadiennes”.Dans le même ordre d’idées M.Bovey dit qu’il a été très édifié de lire certains feuillets qui circulent entre les mains de Canadiens.“Pourquoi existe-t-il deux langues au Canada?” demande-t-on à l’enfant.Et celui-ci de répondre: “Parce que la France a colonisé le pays et parce que le Canada appartient à l’Angleterre”.Ni pour moi, ni pour personne que je connaisse, poursuit M.Bovey, le Canada appartient à l’Angleterre et il importe de faire disparaître cette fausseté de tous nos livres.Le Canada n’appartient qu’aux Canadiens.M.Bovey parlait de l’“éducation dans la province de Québec” et il a exposé le système qui est actuellement en usage pour l’éducation des jeunes Anglais.L’autre conférencier était M.le sénateur Athanase David, qui a parlé lui aussi de l’éducation dans la province de Québec, mais du point de vue canadien-français.M.David a fait l’historique de l’éducation au Canada français.Il dit qu’après la cession du Canada a l’Angleterre la résistance devint une nécessité de tous les jours.Nous nous sommes alors dirigés, dit-il, vers les professions qui nous ouvraient les portes du Parlement, où la bataille faisait rage.Cela n’a pas manqué d’avoir une grande influence sur le présent.M.David dit ensuite qu’il est en faveur d’une éducation générale, parce que cela forme des hommes complets.Mais nous devons aussi songer à donner dans une certaine mesure une orientation nouvelle à notre éducation pour former nos jeunes à la finance, au commerce, à l’industrie, etc.H y a déjà eu beaucoup de travail de fait dans ce sens.M.David parle ensuite de l’anglais.Il y a vingt ans, dit-il, je conseillais à mes compatriotes d’apprendre l’anglais et aujourd’hui il n’en est pas un qui ne trouve cette langue nécessaire.M.David a ensuite comparé les Canadiens français à ce personnage d’un livre de Philipp Gibbs, Ti-lus Harsnett, “timide, gêné, effrayé des responsabilités”.mais qui décide, en dépit des difficultés, de maîtriser la vie et d’entrer en compétition avec ses concitoyens d’autre nationalité, en toute amitié et dans une loyauté splendide.M.David a parlé d’un aulre sujet brûlant: l'histoire.Plusieurs de nos difficultés actuelles, dit-il, pro-\iennent d’une éducation fausse dans le domaine de l’histoire.“Il est temps, je pense, que renseignement de cet élément •essentiel d’un vrai patriotisme soit complètement modifié.La manière dont on l’a fait dans le passé a créé trop de querelles, de frictions, de chauvinisme.11 n’est pas question de falsifier l’hsitoire; i’histoire, c’est riiisloire, c’est la recherche des faits, c’est-à-dire: une narration des faits el des événements reproduits dans leur ordre chronologique avec leurs causes et leurs effets.C’est à la fois la biographie et la reproduction des événements de la vie d’un individu, ou d’un pays ou d’une race.Quand l’histoire entreprend de déduire des lois coordonnant la marche des événements, alors elle devient la philosophie de Fliisloire”.M.David conclut que pour enseigner cette philosophie il faut plus qu’une connaissance ordinaire des faits, mais une compétence remarquable des professeurs d’histoire afin de prévenir tout enseignement chauvin.Comme exemple, M.David a Mté un “historien plein de courage”, M.l’abbé Maheux, qui a parlé de “la grande boulé et de la justice” du gouverneur Murray à l’égard des Canadiens, en dépit de ce que l’on a appris dans nos écoles.Comme conclusion à cette thèse M.David se fait l’avocat “d’une seule histoire du Canada dans les écoles canadiennes”, pour préparer une “mentalité canadienne”.Celle histoire du Canada serait préparée par une réunion de professeurs du Dominion.“Le jeune homme du Québec, dit M.David, apprendrait à respecter le jeune garçon de l’Ontario, de la Nouvelle-Ecosse, du Nouveau-Brunswick, de l’Ouest’’, parce qu’il connaîtrait les actes héroïques de ses ancêtres.Le contraire sérail également vrai pour les jeunes des autres provinces à notre endroit.M.David a terminé en faisant appel “à la bonne entente”, à la “bonne volonté”.M.Bovey a parlé en français et M.David en anglais.Les orateurs furent présentés respectivement pa'-le président de la Chambre de Commerce de?; jennes, 't Fernand R1-card, et le président du Young MeVs Section.M.Bill Atridge.ils furWit remerciés par MM.Paul Viens et Phil Pugsley, Washington et la stabilisation financière Le grand argentier des Etats-Unis, M.Morgenthau, estime que le plan suggéré par les experts de 34 pays est "la clé pour tout projet économique d'après-guerre" Washington, 22 (A.P.) — Les experts de la question monétaire (U* 34 pays ont déposé aujourd’hui un programme de stabilisation financière internationale, projet que ie secrétaire du Trésor américain, M.Henry Morgenthau, a qualifié de “clé pour tout projet économique d’apres-guerre”._ L’accord des spécialistes, fruit d’une année d’études, demande un fonds de $8 milliards dans lequel les Etats-Unis déposeraient de $2,-500,000,000 à $2,750,000,000 de leu-réserve d’or.L’Angleterre y mettrait environ $1,250,000,000 et lu Russie environ $1 milliard.Les experts suggèrent nue le fonds soit étendu à $10 milliards afin de permettre aux neutres et aux axistes d’y participer.La monnaie de chaque pays serait évaluée au prix de l’or.Le président Roosevelt invitera, maintenant que le rapport est terminé et présenté, les autres pays à une conférence officielle.La Russie a donné son approba-j tion au projet hier.Dans le cas des Etats-Unis, il faudrait l’approbation du Congrès.M.Morgenthau a dit que les négociations sur le principe posé de ; $10 milliards qui créeraient une j banque internationale afin de fi-[ nancer la, reconstruction et la ré-j habilitation sont terminées.Les experts ont abandonné l’idée d’une monnaie internationale: l’unitas proposé par les Etats-Unis ou le bancor proposé par l’Angleterre.Les Allemands repoussés au sud-est de Ils tenl-aienf- de désorganiser une offensive , que préparent les Russes Londres, 22 (A.P.) Le haut commandement soviétique a annPn-icé hier soir que la 1ère armée | ukrainienne du maréchal Zhukov ja tué 1,500 soldats ennemis et dè-.truit G8 chars dans une bataille jqui s’étend à travers les contre-j forts des Carpathrs au sud-est de I Stanislavov.Les Allemands ati-j raient apparemment contre-attaqué 'dans ce secteur dans le but de i désorganiser une grande offensi-jve que les Russes seraient à prépa-irer pour atteindre la frontière tiê-ime de l’Allemagne à travers la Pologne.La radio de Berlin a rapporté en effet que les Russes amenaient des réserves énormes à travers l’Ukraine dans le secteur de 250 milles qui s’étend entre le haut Dniester et les marais du Pripet.Il est possible que ces réserve» proviennent de la Crimée où le* Russes n’ont plus qu’à enlever U place de Sébastopol pour termine* la conquête de la péninsule.L# bulletin soviétique de la nuit dernière ne dit pas un mot des opérations autour de Sébastopol.Le« dépêches de Moscou affirment cependant que la bataille de Sébastopol en est rendue à «a phase fi nale.l/es Russes admettent que les attaques allemandes sont vigoureuse* et opiniâtres au sud-est de Stanislavov.mais ils affirment qu’elles ont été repoussées.Le haut commandement réclame de nouveaux gains au sud-est de Stanislavov, notamment la prise du village d’Otty-sua-est, ma, au hongroises.par des troupes Le maire de Montréal préconise un métro Première réunion annuelle du Conseil économique métropolitain de Montréal La première réunion annuelle du conseil économique métropolitain de Montréal s’est tenue hier soir en la salle au Chêne, de l’hôtel Windsor.A Tissue d’un dîner servi aux menlbres présents du comité consultatif, le maire de Montréal.M.Adhé-mar Raynault, président honoraire du conseil économique, a déclaré au cours d’une brève allocution, que les compagnies de transport telles le C.P.R., le C.N.R.et la compagnie des tramways, devraient s’entendre et collaborer avec les autorités municipales relativement à la construction d’un métro pour la métropole.Après avoir souligné le rôle important joué par le conseil économique en vue du bien-être social de la population de Montréal, le maire a formulé le souhait que Ton insère dans le vaste programme des travaux d’après-guerre, le projet de construction de ce métro.La circulation, après la guerre, sera Tun des problèmes les plus complexes.a-t-il ajouté.Il circulera dans les rues de la ville 70% plus d’autos qu’en 1939.Le problème du transport urbain posera donc de très sérieuses difficultés, et c’est maintenant qu’il faut étudier et trouver la solution à ce problème.A la table d’honneur, on remarquait.outre M.Raynault, MM.Paul-A.Béique et T.-R.Weatherbee, présidents conjoints du conseil économique, J.-O.Asselin, président du comité exécutif et de la Commission métropolitaine de Montréal, L.-S.Courtois, Geo.-S.Marier, membre du comité exécutif de Montréal, D.-A.Wittaker, le major G.-F.Davies, de Toronto, et Floyd-G.Chalmers, aussi de Toronto.M.L.-W.Taylor, consul américain à Montréal, était aussi du nombre des Invités avec Mme Junkin, de Toronto, Choix intérimaires Au cours de l’année dernière, la Ligue civique et la Builder’s Exchange Inc., ont offert leur coopération au conseil économique, et celui-ci a invité les deux organismes à se faire représenter au sein du comité consultatif.Recommandation a été faite aussi que le maire de Montréal-Est, M.Napoléon Courtemanche, devienne membre de ce comité.La commission métropolitaine de Montréal a désigné MM.Georges Guèvremont, membre du comité exécutif de Montréal, pour la représenter au comité consultatif, tandis que MM.Paul Leblanc, C, Hugh Hanson et A.-E.Goyelte représenteront la ville de Montréal.MM.H.W.Morgan et Phillip S.Fisher, ont clé remplacés par MM.M.H, Greville Smith et R.P.Jel-lett, au comité exécutif; MM.Morgan et Fisher demeureront cependant membres du comité consultatif.Le président du Board of Trade et de la Chambre de commerce ont été nommés, ex-officio, membres du comité exécutif.MM.Béique et Weatherbee MM.Béique et Weatherbee ont présenté à l’assemblée les rapports du comité exécutif au comité consultatif; on en trouvera des résumés ailleurs dans le journal d’aujourd'hui.Les comités suivants ont été formés au cours de Tannée dernière et un président a été nommé pour chaque comité: Transport, M.Jules Archambault; Tramways et auto bus, M.D.F.Blair; Métro, M.Arthur Duperron; Chemins de fer, présidents conjoints: MM.1).Hillman et S.D.l’aiiweather; Circulation, Dr Olivier Lefebvre, récemment décédé; Edifices publics, M.J,-J.Perrault, remplacé par M.R.ii.Hosliom, président de l’Aspocta- A Québec, un service d’urbanisme pour les municipalités Il comprendra un directeur, un architecte, un ingénieur et des commis, annonce M.Oscar Drouin — La révision du code municipal — M.Langlois pour l'abolition des vieilles rentes dans les lles-de-la-Madéleine Québec.22 (D.N.C.) — L’étude des crédits de M.Oscar Drouin $’est poursuivie hier matin, à l'Assemblée législative.Un montant de $68,500 sur un total de $161.600 a été voté, Les principaux débats ont porté sur la nomination du successeur de M.L.-K.Potvin, à la rom-mission municipale, Tassociation des secrétaires de municipalités rurales, la création d’un service d'urbanisme, la codification des lois municipales et l’abolition des rentes seigneuriales, aux Iles de la Madeleine.Répondant aux questions du chef de l'opposition, le ministre des affaires municipales déclare que M.Potvin occupe toujours son poste à la commission municipale, mais qu'il ne retirera pas de salaire.11 ne peut démissionner présentement, parce que cela désorganiserait trdp ta commission, formée de deux membre sseulement, lui et M.P.-E.Lambert.Le ministre assure cependant- le chef de l’opposition que la réorganisation de la Commission ne tardera pas.Les chan-gernenls, dit-il, se feront dans le plus bref délai possible.Parlant de l’association des secrétaires de municipalités rurales, M.Drouin déclare que des subventions sont accordées à cette association parce qu’elle rendait de très grands services.Des cours sont donnés aux secrétaire» dans chaque région.Quand les secrétaires sont bien au courant des devoirs qui leur incombent, qu'ils remplissent toutes les formalités exigées par la loi, bien des procès sont évités.Un service d'urbanisme A une question de M.Onésime Gagnon, le ministre dit que le ministère des affaires municipales a décidé de créer un service d’urbanisme qui correspond à l’esprit du temps.Ge service sera à la disposition des municipalités.D’après les plans qui ont été faits, il comprendra un directeur, un architecte, un ingénieur et des commis sténographes.M.Gagnon insiste sur l'importance d'un tel organisme el soutient que le montant de $20.000 affecté à ce service sera peut-être insuffisant si Ton veut s’entourer de gens véritablement compétents.M.Hormisdas I,anglais formule le voeu qu’on porte une attention spéciale à l’aspect architectural et qu'on préconise des projets qui cadreront avec notre paysage.Il a suggéré la nomination de l’architecte Houle qui a travaillé avec M.Nooîan Cauchon et qui a déjà fait des travaux très intéressants.Revision du code municipal Où en est rendue la revision du code municipal?demande ensuite M.Gagnon.Le ministre répond que la codification des lois municipales se poursuit le plus rapidement possible.Le député de Ma-tane fait remarquer que le code est présentement un gâchis inextricable.Dans le domaine du drainage, par exemple, une centaine d’articles sont inopérants.En matière de contestation d’élection, il y mirait un grand travail de simplification à faire.Comme avant-propos, poursuit M.Gagnon, le ministre pourrait dire que le parti libéral a étranglé les municipalités.Comme le démontre le rapport Rowell-Sirois, la finance s’est raite sur leur dos.Ensuite, on e formé la Commission des affaires municipales et décrète qu’aucune munici-cipalité ne pourrait emprunter plus de $100 sans avoir obtenu l’autorisation de cette Commission.AI.Drouin répond que la Commission a été formée pendant la crise économique, qu’elle répondait à un besoin et qu’elle a rendu de précieux services.Comme question de fait, les municipalités et la Commission s’entendent très bien.Les rentes seigneuriales aux Mes M, Hormisdas Langlais soulève à son tour la question des baux eni-phythéoliques ou rentes seigneuriales aux Iles de la Madeleine.Il demande au gouvernement de prendre des mesures pour abolir complètement res renies dans son comté.Il ne reste que $60,000 à l’heure actuelle.M.Drouin répond que les Iles de lo Madeleine sont, encore sous la loi de 1893 qui est plus généreuse pour ce comté que partout ailleurs.Quand le censitaire paie les deux tiers, te gouvernement paie l'autre Hers.A fout événement le ministre déclare que son gouvernement cherche une solution pour faire disparaître les rentes seigneuriales aux Iles de la Madeleine.La Chambre s’ajourne ensuite à mardi après-midi, à 3 heures.tion des architectes de Ja province de Québec.Les comités suivants sont envoie de formation: Ecoles et hôpitaux, Auditorium municipal et Centre civique d’opéra, Marché central, Finances publiques.Officiers réélu» Les membres du comité exécutif ont été réélus à l’unanimité pour un nouveau terme, ce sont MM.Paul-A.Béique et T.B.Weatherbee, présidents conjoints, J.-O.Asselin, R.i'.Jellelt, A.-H.Paradis, Arthur Sm vcyer, François Faure, R.-B.Perrault, Chas F.Sise, Jacques Fi-chet, Geo, C.* Marier, H.Greville.MM.Valmore Graüon et Geo.S.Mooney ont été réélus secrétaires honoraires adjoints.A J'issue de l’assemblée, MM.G.Fay Davies, J.-O.Asselin et Floyd S.Ghalmers ont été invités à dire quelques mots.Sumotro bombardé Sur un porte-avions allié près de Sabang, Sumatra, 19 (retardé) (A, P.).- Des avions de la marine postés sur des porte-avions ont attaqué Tile Sabang et l’aéroport De Lhonga sur Sumatra ce matin durant 15 minutes, s’en prenant aux avions japonais, aux vaisseaux, quais, réservoirs de pétrole el aux autres installations ennemies.Toutes les installations militaires ont été atteintes à deux aéroports, l’un sur la petite Ile Sabang et l’autre à Lhonga, sur Sumatra.19 avions ennemis ont été détruits au sol à Sabang et trois à Lhonga.Les Japonais menacent Chenghsien Tchoungking, 22 (C.P.) — Les Japonais, qui ont mis en campagne une armée d’élite de 50,000 à 00,000 hommes prélevés en partie sur les garnisons de Mandchourie «ont en train d'cnccrclrr rapidement Timportant centre ferroviaire de Chenghsien dans le nord de la province de Honan.On a révélé que les ambassade* de Grande-Bretagne et des Etats-Unis ont avisé leurs nationaux d'évacuer lu région du chemin de fer Peïping-Ilankéou menacée par cette oSfl ve japouuiagb .< r»nsi- * 4 Attaque étatsunienne contre l'ile de Wake Washingon, 22 (A.P.) — Le* bombardiers des Etats-Unis ont attaqué Tile de Wake, dans le Pacifique central, pour la deuxième ( Ma en deux jours.Ils y ont jeté 30 tonne-s d’explosifs dans la nuit d* mercredi à jeudi et n’ont rencontré qu’une faible résistance de la part des batteries antiavions.D’autres formations ont attaqué Ponap* dans les îles Caroline et d’autres positions japonaises dans les île» Marshall._ _____ Liberté de presse Washington, 22 (A.P) -— E*C chefs de la société américaine des éditeurs ont appuyé aujourd hul de» demandes pour la liberté mondiale def.la presse et des ommunl-caliouj^. ê LE DEVOIR, MONTREAL SAMEDI 22 AVRIL IW VOLUME XXXV — no >5 ik U Uk musicale Réponse à une lettre — Miettes musicales — Deux nouvelles harmonisations d "O Canada" — Nous avons perdu leur appétit — Pour les épouilleurs La lettre suivante intéresse ou devrait intéresser tous ceux qui demeurent perplexes devant certaines attaques dirigées contre des oeuvres qu'il est convenu d’admirer sans se demander pourquoi on le fait.Elle soulève d’abord une question générale: En musique, - je ne m’occupe que de cela en la V’/e Musicale, — qui a raison: la foule contre quelques-uns?autrement lit: Vox populi.vox Dei?Ottawa, le /?avril l'JH Monsieur Frédéric Pelletier, Monsieur, Vos considérations sur la Passion selon saint Matthieu m’ont vivement intéressé.Les mots de la fin m'ont laissé perplexe.“Ça vaudra bien les bonbons de Théodore Dubois.Vous voulez parler, sans doute, de ses Sept Paroles du Christ.Cette composition m'a toujours semblé très vantée îles grands publies qui Pont entendue.Est-ce que la masse aurait un goût faussé à ce point?C'est encore un exemple du désarroi dans lequel nous jettent les critiques des maîtres.Est-ce qu'une oeuvre qui remue tes foules et fait du bien comme, celle de Dubois, n’est pas par le fait meme admirable?Fanifra-lril encore ici, comme ce fut le cas pour "Minuit, chrétien", brûler ce que nous avons adoré?Une réponse me plairait beaucoup et à plusieurs autres.Bien à vous, Lucien Villeneuve, 5&’, avenue Guignes, Ottawa.J’ai maintes fois affirmé (pie je ne crois pas à la Vox populi.en musique; mais je ne cherche pas à imposer mon opinion puisque je m’appuie, par des exemples, sur des autorités respectables et aussi sur les faits que je rappelle souvent,.Au Canada, comme en France, le Molli Proprio de Pie X n’a jamais été accepté par la Vox populi; si OFf PHEUM 'il ù ficHMÇOMf.J, KNin tint MOBGAN’MANNING À A l'affiche semaine AUMONT HARDWICKE \ 1 affiche a®?affiche Aujourd'hui, demain MICKEY ROONEY .HTDY OARI.ANO GIRL CRAZY Autre spectacle "HOSTAGES \ partir de lundi CRAZY HOUSE Autre spectacle IN OLD OKLAHOMA" c- ceüe-ci s’est tue, ce n'est pas par conviction, c’est parce que l’obéissance lui en a été imposée, et je ne suis pas certain que l’on n’essaie pas encore de s’y soustraire sournoisement.Ne nous occupons pas du Minuit! chrétiens: à chaque heure suffit sa peine.Tout le monde admet que le personnage du Christ est presque impossible à traduire pour la vue cl pour l'oreille.Seul un génie peut v parvenir et le seul qui l’ait fait e esi Jean-Sébastien Bach avec ses Passions — saint Matthieu el saint Jean, les deux, seules qui nous soient parvenues intégralement.— En dehors de lui.les seuls auteurs qui valent ont traité le Christ impersonnellement, comme Soriano, ou ont rnis ses paroles dans la bouche d’un Récitant; les autres n’ont fait que du théâtre (je ne parle que de la musique}.Théodore Dubois, qui était un catholique croyant, n’a vu dans ses Sept Paroles que le côté purement humain.Fasse pour les textes de la foule quoique son Crucifige eum soit d’une vulgarité déconcertante, mais son Christ n’est qu’un pleurnichard d’opéra comique.Je défie qui que ce soit de découvrir l’Hom-ine-Dicu dans la Cavaline en duo qu'est Hodie tnecuni eris in Paru-diso.Après tout si cela titille agréablement la sensiblerie dévotieusa qu'on porte dans son coeur à côje du quelque chose qu’y a voulu voir Victor Ilugo, c’est l’affaire de tout le monde; mais je ne me sens aucunement obligé d'y souscrire.Si les compositeurs au coeur tendi ¦ voulaient bien une bonne fois laisser le Christ tranquille, la musique religieuse ce qui n'a rien à faire avec la musique sacrée mais n’en est qu’un ersatz — ne s’en porterait pas plus mal.Autre chose pour finir.Les Sept Paroles de Théodore Dubois ont été introduites à Montréal par son élf ve, Guillaume Couture, à la Cathédrale, en 1894, (il y était maitre de chapelle depuis Pâques de 1893).Donc il y a 50 ans.Depuis lors ou n’a jamais, sauf deux ou trois exceptions, chanté autre chose.Multipliez par 100 églises, et c’çst un chiffre plus que modéré, cela'fait 5000 fois qu’on n’a pas entendu autre chose à Montréal.Malgré le proverbe, abondance de biens finit par être rasante.* * * Miettes musicales.Quelqu'un attribue l'histoire suivante au chef d’orchestre Dimitri Mitropoulos.Ravel lui aurait dit que le titre de la Pavane pour une infante Défunte n'a pas de signifi-j cation spéciale.C’est une Pavane, mais l’infante Défunte n'y serait intervenue que parce (pie Ravel aimait l’image des mots.Le pendant est la réponse de Debussy: Cette valse a pris tellement de temps à aboutir (pie je l’ai appelée ta Plus que lente.Pour les amateurs de patrony-mie: le chef d’orchestre Bruno Walter s’appelle Bruno Walthcr Schlesinger, ce qui était le nom de son père.Ÿ J’ai signalé il n’y a pas très longtemps la nouvelle harmonisation d’O Canada que M.Albert Chamberlain! a écrite pour les Concerts Symphoniques.Je n’ai qu’une réserve à faire: il n'aurait pas dû remonter à l’octave supérieure les deux dernières notes de la mélodie avec les deux accords qui les soutiennent.C’est d’ailleurs chose facile à corriger puisque chaque partie.restant écrite comme elle l’est, peut être surmontée â cet endroit de 1 indication 8i>u bassa qui rétablit tes notes où elles devraient être.Notons aussi qu’à ht place du Ion de Sol dans lequel l'Hymne National est originairement écrit, M.Cliarberland a fail O Canada en Mi bémol, soit deux tons plus bas, ce qui l’établit dans une tessiture où les chanteurs ne sont pas forcés de s'égosiller.(suite â la page sept) Andzio Kpzak dans !e "Coq d'Or" Les nombreux auditeurs qui ont entendu, l’an dernier, la représentation de “Cosi Fan Tutte” de Mo zart présenté par Opera Guild Inc.furent conquis et charmés par la voix d’Andzia Kuzak, le jeune soprano polonais-américain.Favorisée d’ufie grande beauté, elle a aussi une voix riche de so prano léger.Mlle Kuzak, qui sera choisie par Opera Guild pour chanter un rôle important dans les prochaines représentations du Coq d’Or est Américaine mais de descendance polonaise.Sa mère était elle-même une chanteuse professionnelle et c'est elle qui, au tout début, guida les etudes musicales et vocales de sa fille.Malgré sa jeunesse, Mlle Kuzak est actuellement une doyenne de la scène.Elle a chanté et dansé devant des centaines d'auditoires, alors qu’elle avait six ans et fut une étoile juvénile à Chicago durant son enfance.Opera Guild Inc.présente deux représentations du Coq d’Or du grand compositeur Rimsky-Korsa-kow au théâtre H is Majesty's les 8 et 9 mai prochains.Mme Pauline Donalda, présidente de Opera Guild Inc., a retenu plusieurs artistes célébrés, dirigés par le chef d’orchestre russe bien connu Emil Cooper, du Metropolitan de New-York, qui conduisit la première-mondiale du Coq d’Or en Russie en 1909.Les autres artistes sont Carlton Gould, Sidor Bélarsky, Richard Manning, Joseph Ladéroute, Jeanne Desjardins, Viéta Andréof, et Albert Viau.Victor Andoga est metteur en scène et Boris Romanoff, maître du ballet.l'floraire des spectacles SAINT-DENIS “Mayerlins” “La Chanson de l'Adieu'' I h 17.4 h.14.7 b.41.9 h.38."Pasteur’' 12 h.10, 3 h.07.5 h.34.8 h.31.ORPHELM “Le Ciel et Toi” 10 h.05.12 h 45.3 h 25.B h.10.8 h.50 LOEWS “Desert Song" II h.15, 1 h 55 4 h 35, 7 h 15.9 h 50, PALACE “Jane Eyre” 11 h.05, 1 h 45.4 h 30.7 h 10.9 h.50.CAPITOL “Cross of Lorraine” 11 b 10.1 h.55.4 h 35, 7 h.20, 10 h “Moonlight in Vermont'’ 10 h , 12 h.40, 3 h.25.6 h.05, 8 h.50.PRINCESS “Return of the Vampire” 10 h, 15.12 h.35.3 h.5 h 25.7 h 50, 10 h.15.“The Ghost That Walks Alone” 11 h.20.1 h.45.4 h.10.6 h 35, 9 b.Au gala des auxiliaires sociaux Deux ensembles de musique martiale à Montréal Deux remarquables ensembles de musique martiale du Canada, le groupe de cornemuses et la fanfare militaire du corps auxiliaire féminin de l’armée, arriveront à Montréal au début de la semaine prochaine, â l’occasion de l’ouverture du Vie emprunt de la victoire, a-t-on annoncé, hier, aux quartiers généraux du comtié national des finances de guerre.La fanfare militaire, sous la direction du directeur Nadia Svarich, de Vegervitle, Alla., est attendue à la gare du Canadien National lundi matin, â 8 h.05, tandis que l’en-seinble des cornemuses arrivera â la même heure, le lendemain.Le chef en est le major Lillian Grant, de Victoria, C.C.Les deux groupes, qui effectuent leur deuxième tournée de pays, paraîtront aux manifestations en marge de l’emprunt jusqu’au 1er mai, sous les auspices du comité des finances de guerre.Ils arrivent de Charlottetown, I.P.-E., et leur voyage, commencé en mars à Saint-Jean, N.-B.comprenait des arrêts à Halifax, Québec, Toronto, Winnipeg, Kingston, Ottawa, Regina et Calgary.ARCAD n pciu .it .in, .(¦ZXéiUtX****** rtAtMu, Tjï.'qt t/l itir / y.MAIMS OAD/SU «b iMARCEL JOURNET CERMAiNE CiROUX J,*,P**' KiHGSltV ROGER GAKiMI * 0,"r’l$AiHTPitBRE-lliS* U BEAU WiUiE FRECNtm JANiNE SUTTO NlNRi LETONDAL m SS Théâtre des Petits Pour la première fois depuis son établissement Je Théâtre des Petits jouera en soirée.Inutile d’insister sur le fait qu’à 8h.exactement le rideau lèvera, si l’on veut que la représentation ne se prolonge pas plus tard que lOh.30.Selon la formule connue au Théâ litre des Petits le programme sera soigné.Les longueurs seront exclues et il n’y aura pas de débutants.Cette soirée, qui ne comprendra que des numéros consistants, aura lieu samedi le 13 mai, à 8h., au Gesù, rue Bleury.Eugène Crmondy Le vendredi soir, 28 avril, au théâtre St-Denis, France-Film mettra fin â sa saison musicale en présentant l’Orchestre philharmonique de Montréal sous la direction de l’éminent chef d’orchesire Eugène Onnnady.I.e chef de l’Orchestre symphonique de Philadelphie nous fera entendre le programme suivant: Céphale et Procris, Grétry-Motll; Bon Juan, poème symphonique, Richard Strauss; L’Apprenti-sorcier, scherzo, Paul Dukas; 2e Symphonie en mi mineur (Allegro moderato, Allegro molto, Adagio, Allegro vivace), Sergei Rachmaninoff (en commémoration du premier anniversaire de la mort de Rachma ninoff).M.Ormandy a des idées définies au sujet de la direction d’orchestre Il en lient pour un style individuel, “La Iradilion, dit-iJ, est affaire personenlle.Si vous avez la formation et les connaissances nécessaires, vous devez interpréter la pensée du compositeur.Même celui qci ne juge que par la tradition ne dirige jamais deux fois de la même façon.Cela est impossible.Nous sommes des êtres humains.Le temps qu’il faut, la juste interpré talion proviennent des dispositions du moment chez le chef d’orchestre".ST-DENIS vJÉ; AN (•'N.» .aft Jcn (/c YSid/f/i -/.G ot BOLVAOV '*JEANIN€ CPISPIN _ MABCet A N DW: -PAMIR UCOUflW.CATHfWNt ZONTtNAZ.LUCIENNE U MAfiCMANOt.MAflCEl VALLEE - Rose Rey-Duzil dons "Le Petit Duc" Mme Jeanne Muuhoui g s’étant sérieusement blessée en faisant une chute sur le trottoir, ne pourra pas jouer le rôle de la directrice dans l’opéra-comimie Le Petit Duc, que donneront les Variétés Lyriques, à compter du 27 avril prochain.Rome Boy Duzil, que les habitués des Variétés connaissent déjà, pour l’avoir applaudie â plusieurs reprises, notamment Joséphine vendue par ses soeurs, remplacera donc Mme Maiibourg.Nul doule que Mme Rey-Duzil saura rendre justice nu rôle si amusant de la directrice.(Cotntn.) Jean Dansereau, le 8 mai Le récital du planiste canadien Jean Dansereau est annoncé définitivement pour le lundi 8 mai prochain.Ceux qui ont présentement leurs billets voudront bien les conserver jusqu’à celle date.La gazette artistique Cinéma SAINT-DENTS: Pasteur, avec Sacha Guitry; aussi La Chanson de l’Adieu, (Du 22 au 28 inclusivement).ORPHEUM.— Le ciel et toi, avec Charles Boyer et Bette Davis.(Du 21 au 27 avril inclusivement).Un programme entièrement parlé en français.LOEWS: The Desert Song, avec Dennis Morgan et Irene Manning.(Du 21 au 27 inclusivement).PALACE: Jane Eure, avec Orson Welles et Joan Fontaine.(Du 21 au 27 avril inclusivement).CAPITOL: The Cross of Lorraine, avec Jean-Pierre Aumont et Gene Kelly, Aussi Moonlight in Vermont, avec Gloria Jean.(Du 21 au 27 avril inclusivement).PRINCESS: The Return of the Vampire, avec Bela Lugosi.De plus The Ghost that Walks Atone.(Du 21 au 27 avril inclusivement).IMPERIAL: Girt Crazy, avec Mickey Rooney et Judy Garland.’ De plus, Hostages.(Les 21-22-23 avril).Musique Lp PLATEAU: Récital du pianiste canadicn-français, Jean Dansereau.Des oeuvres brésiliennes sont au programme.(Le lundi 8 mai).MONUMENT NATIONAL: Ballet-Music-HalJ par la compagnie More-noff.Caro Lamoureux et Robert Lussier, solistes.(Les 21 et 22 avril).L’ERMITAGE: Récital du trio vocal Pro-Arte.(Le mardi, 25 avril).SAINT-DENIS: France-Film présente Eugène Ormandy et l’Orchestre Philharmonique de Montréal.(.Le vendredi, 28 avril).MONUMENT NATIONAL: Les Variétés Lyriques présentent Le Petit Duc, de Charles Lecoq.(Les 27.29, 30 avril et les 2.4.et o mai).THEATRE DE SA MAJESTE: Le Coq d’or, de Rimsky-Korsakow, dirigé par Emil Cooper.(Les 8 et 9 mai).LE PLATEAU: La Société des Concerts Symphoniques présenté trois concerts de gala, dirigés par Désiré Defauw.(Les 16, 19 et 23 mai).AMPHITHEATRE DE L’UNIVERSITE DE MONTREAL: Concert-gala avec Déirê Defauw et l’orchestre des Concerts Symphoniques de Montréal.(Le mardi, 6 juin).ThéUtra ARCADE: Le Refuge, de Dario Niscoderni, avec Marcel Journet, Germaine Giroux et Janine Sutto.(Du 21 au 27 avril inclusivement).MONUMENT NATIONAL: L’Equipe, de Pierre Dagenais, présente Marius, de Marcel Pagnol.Les 11 et 13 mai en soirée et le 13 en matinée).Peinture GALERIE DOMINION, 1448 ouest, rue Sainte-Catherine: exposition conjointe de Jacques de Ton-nancour, Allan Marrison, Jory Smith et Sybil Kennedy.(Du 22 avril au 6 mai).EXTERNAT CLASSIQUE SAINTE-CROIX, 3820 est.rue Sherbrooke: exposition de peintures canadiennes d'aujourd’hui.Au moins 50 toiles.(Du 23 au 30 avril).Concert à Saint-Germain d'Outremont Ua chorale de Saint-Germain d’Outremont donnera son deuxième cqncert annuel sous la direction de M.Gêrald Desmarais, dans le soubassement île l’église, mercredi soir, le 26 avril 1944, à 8 h.30.I.e programme comprend des choeurs, exécutés par la chorale, et des solis par MM.Georges Lindsay, pianiste, Jules Jacob, ténor, et Gérai d Desmarais, basse.De plus, le célèbre Quatuor Alouette donnera deux groupes de chansons de son répertoire.Les amateurs de belle musique qui assisteront à cette soirée seront donc servie à souhait.M.Maurice Onderet, l’un des artistes, qui participera au concert-gala de (’Association professionnelle des auxiliaires sociaux, le mardi soir 25 avril prochain, à l’Auditorium du Plateau.Au Saint-Denis C’est aujourd’hui que le film tant attendu et tant réclamé des cinéphiles de cette ville, c’est-à-dire “La Chanson de l’Adieu”, prend l’affiche au Saint-Denis.L’insistance du public cinéphile en ce cas-ci est appuyée sur la valeur artistique de l’oeuvre, sûrement Tune des plus belles jamais produites par le cinéma français.La vie et les amours de Chopin ont inspiré bien des films mais il faut croire que “La Chanson de l’Adieu" est vraiment le succès le plus définitif de la formule.11 y a le roman de Chopin avec Georges Sand, il y a l’atmosphère de l’époque, il y a les autres grands musiciens de ce temps et surtout il y a la musique même du maitre.Tout cela se conjugue pour faire de “La Chanson de l’Adieu” un film qu’on voit et qu’on revoit avec un plaisir toujours renouvelé.En outre il y a les artistes du film qui ne sont pas des moindres puisqu’ils sont Jean Servais, Jeannine Crispin.Daniel LeCourtois, Marcel Vallée, Marcel André, Catherine Fontenay et Lucienne LeMar-chand.Il serait difficile de demander et d’obtenir distribution plus brillante.La Chanson de l’Adieu est appelée à un succès aussi retentissant que lors de sa première en exclusivité, tellement il est vrai que certains films, comme certaines musiques, sont inoubliables.Le second film est “Pasteur”, avec Sacha Guitry dans le rôle titre.Le rapprochement entre le héros du film et son interprète est de qualité et l'on peut dire que ce film est le document définitif syr les faits principaux de la carrière du génial savant.Le R, F.Marcel-Marie Desmarais, O.P.Aux conférences-concerts N.-D.de Grâce •— L’amour.est-il enfant de Bohème ?Jeudi, le 25 mai, les Conférences-concerts Notre-Dame de Grâce pré-senferon» le R.P.Marcel-Marie Desmarais, O.P.docteur en théologie,_ docteur on philosophie, diplôme de l’Université de Paris, et directeur de l’Heure dominicale à Radio-Canada, dans une conférence intitulée L’Amour.est-il enfant de Bohême?L’artiste invitée sera Mme Mar-tn-e Lapointe, des Variétés Lyri-ques, et Mlle Francesca Rochette sera au piano d’accompagnement.C’est à la grande salle de l’Ecole .Notre-Dame de Grâce, 5455 av.N.-I).de G.(coin Girouard), que sera présentée cette soirée.Pour informations, appeler WA.4856.L’Equipe au J.présente avec PIERRE DAGENAIS dans le rôle-titre Billets : MA.3253 LA VIE DE CHOPIN AU SAINT-DENIS AU SAINT-DENIS H ' -r* ’M ¦ 1 1 .mm ^ .+ .• F’ : j » r- mÊL • ' ^ cm wmM ill B EUGENE ORMANDY, le chef d’orchestre de l’Orchestre Symphonique de MiiU« delphie, qui viendra diriger l’Orchestre Philharmonique de Montréal, vendredi, le 28 avril, au théâtre St-Denis.du TRIO VOCAL L'ERMITAGE—— Récital conjoint PRO-ARTE (JULIETTE BEAUDOIN, JEANNE BAULNE, PHILIPPE CREPEAU) GERTRUDE BAULNE : accompagnatrice et de CECILE ^ PREFONTAINE pianiste réputée (accompagnatrice de Claire Gagnier) à l’cRMITAGE, mardi soir 25 AVRIL Billets : $0.75 et $1.12 (plus taxe) chex Archambault fr Willls.Raymond Daoust : imprésario.Variétés Lyriques opéra comique en 3 actes de CHARLES LECOCQ Prix des places: $1.65, $1.35, $1.20 et 90c (taxe incluse).En vente au Monument National de 10 heures à 6 heure*.MArquette 4287 (6 lignes) PETIT DUC 27-29-30 AVRIL, 2, 4 et 6 MAI LE Monument National Une b i onne nouvelle elle Le récital JEAN DANSEREAU aura lieu le 8 MAI au PLATEAU Billets : $1.00, $1.50 (f>lus t“es) Archambattlt Hâtez-vous de réserver vos billets ! Impresario : Raymond DAOUST.CONCERT-GALA DE L'ASSOCIATION PROFESSIONNELLE DES AUXILIAIRES SOCIAUX AU PROGRAMME : LE QUATUOR ALOUETTE FRANCOIS ROZET et YVETTE THUOT MAURICE ONDERET COLOMBE PELLETIER A L'AUDITORIUM DU PLATEAU LE MARDI, 25 AVRIL A 8 H.30 BILLETS EN VENTE chex Ed.Archambault — MA.6201 POUR INFORMATIONS : BE.3541 FRANCE-FILM présente ST-DENIS VEND.28 AVRIL Ull.LKTS 11.00, 1.S0, Z.Ofl plus taxes au St-l>enls.KO.Archambault et C.W.Mndsay.directeur du Philadelphia Symphony Orchestra avec L’ORCHISTRI PHILHARMONIQUE __________de MONTREAL_____________ PROGRAMME Suite de Céphai» et Procris ¦— Gretry—-Mottl Poème Symphonique Don Juan — R.Strauss I,’Apprenti Sorrier Dukas Deuxième symphonie.Rachmaninoff —-m, Daniel Lccouriois (Lisxt).lei's ari*nA ait.i:l_a m Chantait ervais (Chopin), et Marcel Vallée, dans une aujourd'hui au Saint-Denis.IMPRESARIO : Canadian Concerts O’ Artists. VOLUME XXXV No 93 Lt UtVUIK, MUNIKtAL, SAMtm U AV ML l»tt 1 PAGE EEHINin lA Vf ëii*aimant Directrice : Germains BERNIER Une solution lente à venir i •• C'est celle qui devait être apportée depuis longtemps au pitoyable problème des enfants sous-alimentés des pays occupés.Il y a deux catégories de gens sympathiques qui s'occupent de cette question tant au Canada qu'auj Etats-Unis: ceux qui rainassent vivres et fonds pour le jour de la libération ou.le lendemain et ceux qui, plus réalistes, veulent le ravitaillement immédiat.Nos lecteurs sont au courant des plans du Dr Kersh-ner dont nous les avons entretenus plus d’une fois, plans qui nécessiteraient le relâchement du blocus allié autour de ces pays.Jusqu’ici, l’opposition du bloc gouvernemental a été invincible tant à Londres qu’à Washington et la santé des enfants de France et de Belgique, comme des autres pays occupés, continue à baisser de façon effroyable.Un réducteur de Voici la France de ce mois, revue publiée à Neiv-York, comme on le sait, revient une fois de plus sur cette question et nous apprend qu’un récent Gallup Poll y ayant été consacré, une très grande majorité de citoyens américains consultés se sont déclarés en favéur du ravitaillement des enfants; seuls vingt-deux pour cent d’entre eux s’y sont opposés.Lu question très précise qu'on leur a posée est celle-ci: "Les Etats-Unis devraient-ils envoyer, par bateaux neutres suédois, des secours alimentaires destinés aux enfants de France, de Belgique, de Hollande et d’autres pays occupés par l’Allemagne?” Nous ne pensons pas qu’il soit nécessaire de rappeler à nos lecteurs, dit le rédacteur de “Voici”, les tragiques effets du blocus sur la jeunesse européenne; leur horreur a été officiellement reconnue et déplorée.Lorsque, il y a quelques mois, la famipe a failli exterminer la Grèce, les Alliés ont approuvé*et appliqué immédiatement un plan de secours dont les gouvernements américain, britannique et grec se déclarent satisfaits.Il s’agit aujourd’hui de savoir m l’application de ce plan doit être étendue aux autres pays occupés d’Europe, en particulier à la France; sous son angle humanitaire, la question semble échapper à la stricte compétence des gouvernements de Washington et de Londres qui, de toute évidence et malgré leur désir manifeste d’améiiorer les rela tions franco-anglo-saxonnes, attendent pour agir que l'opinion publique se manifeste ouvertement et peut-être bruyamment en faveur du secours aux enfants.Plus loin, l’auteur ajoute: Aucun soin, aucun dévouement, aucune générosité de millionnaire, aucun «plan de reconstruction ^oeiale ne feront, de corps d’adolescents débilités par la famine, des hommes sains et robustes; les enfants morts, avec leurs pauvres petits ventres gonflés par la faim, ne ressusciteront pas; l’envie, la haine, le recours à la force, à la ruse, au mensonge, au vol que suscite chez les enfants d’aujourd’hui la cruelle nécessité de se procurer par quelque moyen que ce soit des aliments pour apaiser leur faim, les vices moraux et les vices physiques ne seront effacés demain ni par de bonnes paroles, ni par l’énoncé de sages principes ni même par une abondance de biens dont l’apparition après la crise semblerait une cruelle ironie.VARIETES Quand le Dr Houuard-E.Kershner, directeur du ravitaillement des enfants en pays militairement occupés, est venu au Canada l’hiver dernier, il comptait également sur la compréhension et l’appui d’Ottawa afin que notre gouvernement consente à faire des représentations au gouvernement de Londres au sujet de ce ravitaillement urgent et qu'empêche le blocus.A propos des difficultés d’exportation des vivres, M.Kershner a dit que les vivres doivent s’expédier à bord de navires neutres; que, conséquemment, ils ne prennent pas la place de matériel de guerre.Les Suédois ont 350,000 tonnes de cales dont ils ne savent que faire.Il a ajouté que la France, la Belgique, la Norvège et la Hollande ont suffisamment d’argent a New-York pour défrayer le coût de ces envois.Que ne pourrait-on ajouter à ces fonds d’ailleurs, s’ils venaient à être insuffisants?On peut être sûr ici du succès de n’importe quelle campagne de souscrip lions en faveur des enfants de France et de Belgique et les Canadiens seraient tous très heureux de le faire.C’est intolérable de s’arrêter à la pensée que l’on attend la libération pour secourir ces enfants quand le secours pourrait être immédiat.La chose a été possible en Grèce, à la satisfaction de tous, pourquoi ne pas la tenter en France et en Belgique?Comme l’ont \ expliqué à maintes reprises ceux qui s'occupent de ce mouvement, le rédacteur de Voici écrit: La distribution, comme en Grèce encore, serait assurée par la Croix-Rouge suédoise, sous les auspices de la Croix-Rouge internationale de Genève qui, l’une et l’autre, ont généreusement offert leurs services.Le département d’Etat américain a approuvé cette méthode de distribution qui n’est d’aucun secours aux Allemands.Si donc, comme il a élé prouvé, cette méthode de distribution n’est d’aucun secours aux Allemands, ce qui était évidemment le grand danger à craindre, il est à souhaiter que les autres objections tombent au plus tôt et qu’avant longtemps les petits de France et de Belgique aient au moins de quoi ne pas dépérir et mourir de faim.L’expédition de secours alimentaires se justifie aujourd’hui, dit encore le rédacteur de "Voici", car aujourd’hui elle représente le seul espoir qu’aient des milliers d’enfants de survivre au conflit, le seul espoir qu’aient des millions de parents terrifiés de constater chez leurs enfants, hier encore sains et normaux, le développement de troubles physiques, mentaux, moraux et sociaux; la guerre finie, comprenons que les Etats-Unis ne feront plus figure de Bon-Dieu: d’autres pays pourront venlt au secours des populations européennes.En effet, même du seul point de vue sentimental, le secours après la libération, quand il sera trop tard pour une multitude de parents et de petits, ne pourra jamais avoir la même signification, la même force et la même douceur à la fois que le salut apporté au cours de l’effroyable épreuve quand c’esl le temps et que c’est difficile.Germaine BERNIER 22-IV-44 * ‘ Lo Semaine Familiole L'importance sociale de la famille La soirée de clôture aura lieu dimanche soir, à 8 h.sous la présidence de M.le chanoine Laurent florin, à la salle paroissiale de Saint-Stanislas, 1371 est, rue Lan- 15,000 MANTEAUX de fourrure peuvent être entreposés Nouvelles voûtes modernes climatisées à l'épreuve du feu du vol des mites 2% ou 2Vi% de votre évaluation Faites faire de bonne heure, lea répara, lions et les remodelâtes de vo* fourrure: € % Limité) 787 EST, MT-ROYAL ICMtRC Hr; Téléphone FA.3626 rier.La conférence sera donnée par Me Yves Leduc, président de l’Institut Familial, qui parlera de L’importance sociale de la Famille.En trée libre.Activités Féminines, Conférences, Réunions, etc.A l'Hôtel-Dieu L'assemblée du mots d'avril peur le* membres de l’Association Jeanne-Mance aura lieu mercredi.23 avril, è 8 h.1S du soir à l’HUtel-Dleu.Le conférencier Invité est le docteur Armand Frappler, de l’ünl-verslté de Montréal.Sujet traité: Fénlcl-llne et Sermus.Société d'archéologie et de numismatique, section féminine L’asaemblée annuelle aura lieu mercredi.26 avril, à 3 h.30, au château de Rame-zay.Les rapports seront suivis par un Srogramme musical.Le conseil se réunira 2 h 45, Il est Important que toutes les contributions annuelles en arrière soient payées avant la fin de la saison.Un goûter sera servi.Prière d'apporter un petit sac de thé et 2 morceaux de sucre.A l'Orphelinat Saint-Joseph Les dames patronnesses de l'Orphelinat Saint-Joseph, situé à 1207 rue Saint-André.organisent une partie de cartes au bénéfice des.petits orphelins de l'Institution.qui aura Heu les 26 et Tl avril prochains dans la grande salle de réception de l'Institut â 8 h.du soir.Tous les amis et bienfaiteurs de l'oeuvre sont cordialement Invités.Pensionnot Sainte-Emélie, Viauville Jeudi, le 11 mai, à 2 h 30.aura Heu au pensionnat Sainte-Emélie, 4837 rue Adam, une partie de cartes au profit des mls- .sionnaires et des enfants pauvres, sous la présidence de Mme Adhémar Raynault.I Cordiale invitation est faite à toutes les anciennes élèves et à leurs amies.Chez les employées de magasin L’Association des employées de magasin tiendra son assemblée générale dans les salons de Mme Albert Dupuis, 275 est, rue Sherbrooke, lundi, 24 avril, â 8 h.30.La conférence sera donnée par Mme Rose Létourneau-Lasalle.Le programme musical est organisé par Mlle Pauline Pha-neuf.Bienvenue à tous les membres.Prochaines retraites fermées Des retraites fermées auront lieu à la maison Notre-Dame du Saint-Esprit: du 24 au 27 avril, par le R.P.Geo.A.Métnot, O.P., pour dames; et du 4 au 7 mal, par le R.P.Racine, O.P., pour Jeunes tilles Retraite spécllae d» préparation au mariage: du 18 au 21 mal, par le R.P.A.danschagrln.O.MJ.Prière de s'inscrire â l’avance chez les Soeurs missionnaires de l'Immaculée-Con-ceptlon, 314 chemin Sainte-Catherine, CA.3592.Récollection des dames La récollection des dama® cnelennèi retraitantes aura lieu mardi, 25 avril, de 2 h.30 à 4 h.30, chez les Soeurs missionnaire de ITmmaculée-Conceptlon, 314 chemin Sainte-Catherine.,, , Toutes les dames sont cordialement Invitées.Le R.P.H.Schelpe, S.J., donnera la conférence habituelle.Partie de cartes Lundi, le 24, à 2 h.aura lieu une partie de cartes au profit de l'Oeuvre de la Réparation â la T.S.Face Inc.Cordiale Invitation aux amies.Pour tuf., FR.9411- 3828.Partie de cartes à Saint-Laurent Au bénéfice de l’hôpital Notre-Dame de l'Espérance aura lieu mercredi, le 26 avril à 2 h.30, à la salle du pensionnat Notre-Dame des Anges à Saint-Laurent, une partie de cartes sous la présidence conjointe de Mmes Phllémon Couslreau et Joseph Gougeon.Grand-père Une figure extraordinaire que mon aïeul paternel.A sa mort, j’étais enfant, mais je me le rappelle à plus de trente ans de date, comme s’il m’eut quitté hier.Je revois sa face papale, je revois ses longs cheveux coiffés du feutre à poils ras et ses souliers aux larges boucles d’acier, feutre et souliers tels qu’en portent les ecclésiastiques.Grand-père était auguste; la sagesse émanait de sa personne, le respect s’imposait.Le créateur l’avait dû construire d’après un gabarit spécial.J’ai vu bien des grands-pères, je n’en connais point qu’on puisse égaler.Il fui le Grand-père dans toute la blanche et sereine magnificence du terme.Imprégné des idées naïves du bon vieux temps, assister à la messe représentait pour lui le plus acte de la vie.Nul ne savait avec autant d’onction porter le cierge pascal au banc-d’oeuvre, rompre la “pompe” de Noel, jeter de l’eau bénite aux morts.Depuis ses trente-cinq ans de veuvage, ipl se faisait, pour dompter la chair, saigner à l’ancienne mode.Encore qu’il sût à peine lire, à peine écrire, Grand-père s’exprimait par images comme les prophètes des Saintes-Ecritures et les héros chenus des Epopées.Gel homme simple marchait si bellement qu’on cherchait des yeux le cortège, absnet, qui lui paraissait dévolu.D’allure biblique, il évoquait l’époque vierge où il y avait des tentes et des brebis, temps primitifs où chacun obéissait au front solennel du patriarche.Il était le maître redoutable et juste et son moindre geste avait une envergure divine.Industriel en produits chimiques, Grand-père répugnait à signer et à exiger un reçu.Alors la confiance régnait entre les hommes, on se frappait dans la main et l’affaire était conclue.Bel âge de la conscience à jamais disparu! ^ ’ En Marseille et sa banlieue™ le père Joseph était l’objet d’une véritable vénération.Les gens venaient de loin, des Cadeneaux, du Rove, des Pierrettes, des Pennes, de Gar-danne, d’Aubagne, solliciter un conseil.Le vieux marquis de Foresta, dont la dame avait allaité Henri V, descendait parfois de ses massives tours, heureux de s’asseoir sous la merveilleuse treille de Péragante et de prendre langue avec mon aïeul qui, tout en égrenant le chapelet, l’écoutait, mais, plus finaud qu’un diplomate, ne lâchait son avis que les dizaines finies, c'est-à-dire après que Je Saint-Esprit le lui eut dicté.A mes quatre frères et à moi, Grand-père apparaissait comme un être surnaturel.Quand il refermait ses bras puissants sur ses cinq petits-fils, nous nous imaginions dans une cathédrale; il avait des sourires, des rires, des chansons, des histoires, comme la cathédrale a des cloches, des orgues, des sonnettes, des vitraux.Le soir, avant la prière en com-! mun devant la madone de l’entrée, ' le bon vieillard daignait descendre j de ses méditations pour nous égayer en l’absence de papa, voyageant alors parmi l’Amérique du Sud.O mes frères, remémorez-vous Grand-père quand, pour nous faire rire de peur, il imitait le coup, de canon en heurtant l’une contre l’autre ses deux larges paumes creusées en coquillages! De lui tout, jusqu’à ses éternuements dignes d’Homère, nous semblait grandiose.— San Jan! clamions-nous en choeur.Et l’ancêtre répondait: “Merci!” en essuyant son nez de son ample mouchoir à carreaux.La mort de Grand-père tut un deuil général.Dès sa belle âme partie — “J'ai vu monter une colombe au ciel", j nous avait dit papa — on nous mit en garde chez Maître Cadet, le palefrenier.Malgré notre immense chagrin, là encore, nous nous montrâmes gamins — comme s’il vivait toujours.Dans la remise, nous primes d'assaut le carrosse de Grand-père, voiture hors d'usage à laquelle il défendait qu’on touchât, et nous nous y installâmes, les cinq frères, ainsi que pour un long voyage.Or, le voyage menaçant, de s’éterniser, vu le manque d’attelage, nous résolûmes d’explorer l’antique guimbarde.et notre joie fut intense de Ceux qui firent notre pays Le Père Albert Lacombe (1827-1916) Pour ceux qui souffrent dç l’infériorité économique des Canadiens français, il y aura plaisir à se rappeler qu’un des leurs occuna te poste de président du Pacifique Canadien.Même si ce titre un peu fictif ne dura qu’une journée, le Père Lacombe l’arbora fièrement.Il l’avait bien mérité puisqu’il avait réussi à pacifier les Indiens, qui ne voulaient pas permettre à la compagnie de poser ses raifs sur un territoire dont ils prétendaient posséder, à eux seuls, la propriété.Albert Lacombe naquit à Saint-Sulpice, le 2S février IS‘27, d’Albert et d'Agathe Dumouchel.Il étudia au collège de L'Assomption et fut ordonné par Mgr Bourget à Saint-Hyacinthe, le 13 juin 1SÔ9.Il se dévoua d'abord à la mission de Pembina, dans le Dakota, puis revint à Berlhiervitle, où il fut vicaire de 1351 à 1852.Il retourna de nouveau dans l’Ouest et s’occupa des missions d’Edmonton et de Saint-Albert (Lac Sainte-Anne > jusqu'en 1861.Quelques années plus lot.il s’était agrégé aux Oblats de Marie i Immaculée.Il se consacra à ta conversion de nombreuses tribus indiennes et visita plusieurs fois les plus lointaines missions du Nord-Ouest.Lors de la construction des chemins de fer, les Indiens voulurent s’opposer à ce projet, il servit d’intermédiaire et en arriva à une solution équitable.La compagnie du Pacifique Canadien lui offrit un wagon spécial sur ses voies et, à plusieurs reprises, il fit conduire dans l’Ouest des sommités religieuses, notamment les évêques de la province de Québec.En 1896, il fonda une colonie métisse sur un territoire qu’il avait obtenu du gouvernement.En 1900, il se.rendit en Hongrie et 4 ans plus tard en Autriche dans l’intérêt des Buthènes de l’Ouest.Il écrivit plusieurs ouvrages, dont des traités sur tes langues indiennes et des tableaux catéchistiques à la portée des Sauvages.H mourut le 12 décembre 1916 et son inhumation eut lieu d Saint-Albert, où on lui éleva un monument au cours de l année 19-9, U fut très populaire auprès des Anglais qui avaient pour lui beaucoup de respect et de bienveillance.Pour l’Oeuvre de la Soupe Les dames patronnesses de cette oeuvre centenaire nous invitent à leur grande partie de cartes annuelle, qui aura lieu lundi après-midi, à 2 h.30 à l'hôtel Ritz-Carlton.Aidez cette oeuvre séculaire à soutenir des milliers de pauvres gens, de veuves et d'orphelins qui sont sans ressources suffisantes.Donnez à manger à ceux qui ont faim et vos familles seront comblées de bénédictions.découvrir dans les caissons des nichées de souris.O cette trouvaille multiple! Un jour durant, nous nous amusâmes avec ces joujoux animés.Mais le glas vint à sonner.Lâchant aussitôt nos souris, pales et tremblants, nous nous rangeâmes à la fenêtre,pour voir passer te cercueil de Grand-père.Tout l’heureux jadis nous envahit le coeur et nous pleurâmes, et si longtemps nous pleurâmes, que nous n’osions plus rentrer à la maison paternelle, tandis que la cam-pane offerte à la chapelle de la Vierge par Grand-père sanglotait encore dans le soir.Aïeul bien-aimé, sans doute te promènes-tu dans l’Eternité, avec les belles larmes de tes cinq tout-petits, en manière de diadème, au front! Depuis la mort de Grand-père, il manque quelqu'un au village,.SAINT-FOL ROUX PETIT CARNET I FIANÇAILLES Le R.P.Emile Legault, C.S.C., directeur des Compagnons de saint Laurent, a béni dernièrement dans la plus stricts intimité, en raison d’un deuil récent, les fiançailles de Mlle Françoise Farunt, fille de M.Louis Parant, architecte, et de .Mme Parant, avec M.Murent Forget, fils de M.et de Mme Rosario Forget.___________ Courrier de l'Association les "Amis de l'Art" — Mardi, le 25 avril, & 8 h.30, â l’Ermitage, récital conjoint du Trio Pro-Arte.et Mlle Cécile Prélontalne.billets 50c.— Jeudi, le 27 avril, par lee Variétés lyriques: le Petit duc Billets COc — Vendredi, 28 avril, â l’Ermitage, la Société des débats féminins vous Invite a sssister au débat: Mademoiselle ou Seno-rlta.Billets 30c.— Mardi.2 mal, A l'école Bt-Jean-Bap-tlste de la Balle, boni.Pie IX, une charmante pièce de Molière: les Fourberies de Scapln.Billets 25c.Au poste CKAC, aujou-d'hul, de 12 h.15 à 12 h.30, causerie de M Jean-Manc Gauvrenu, directeur de l’Ecole du meuble.Instttulée: Notes sur l'artisanat, Commentatrice.Mlle Jacqueline Bavard.— Tous les mardis, de 5 h 30 A 5 h.45, hommages de Radio-Canada aux Amis de l’art.Artiste Invitée mardi, Mlle Estelle Mauffette, - Cent magnifiques volumes seront distribués à la fin de la présente année scolaire pour les meilleurs eomrr.eutaire» «ur nos différentes émissions radiophoniques Veuillez adresser vos lettres comme suit: Concours des émissions, Association des Amis de l'art, 1007 rue Bcrrl.— La revue Amérique française est offerte aux Amis de l'art â 25c l'unité.$2 l'abonnement.— La Jeune peinture canadienne, exposition à l'Externat classique Ste-Crolx, du 23 avril au 1er mal.Heures de visite: de 10 h a 10 h.— Le Club littéraire et musical, l'Alliance française, l'Ecole supérieure de musique d’Outremont, 22 avril, la Ligue Amérique française, 3 mal, mettent un certain nombre de billets A ja disposition de nos membres.Les Amis de l'art peuvent également se procurer des laissez-passer pour le musée historique canadien, le Musée de l’église Notre-Dame, et le château de Ramez,ay, au secrétariat de l'Association, 1097 rue Berrl, PL.5063, local 6.Archiconfrérie N.-D.-des-Malades ’Donner au Christ Toutes nos souffrances" C.H.L.T, Sherbrooke.Vendredi, 2 h.15: causerie aux malades.Chers malades, Ktndier Marie n'est pas facile.Elle est un monde que nous ne pouvons embrasser d’un seul coup d’oeil.Nous devons donc nous attacher à certaines vérités plutôt qu’à certaines autres.Nous devons les , examiner, les étudier à fond, les comprendre, avant de passer à d'autres.Richesses mariales: D’abord l'incarnation qui fut une loi de souf-1 france_ et c’est par ses souffrances j unies à celles de son Fils Jésus que] Marie a aidé à la rédemption du gnere humain.Cette même loi de souffrance, qui appartient à Jésus, touche tous ceux qui l’approchent.Elle les enveloppe en proportion de leur sainteté, t Témoins du Christ: Les premiers à être témoins véritables de Jésus furent des tout petits enfants que l’histoire à appelés les Innocents, massacrés dans les bras de leurs mères désespérées.Puis vinrent les douze choisis du Maître, les apôtres.Pierre et Paul auront, l’un une croix, l'autre une épée, tandis que Jacques aura des pierres et Barthélemy un couteau.Porter sa croix: Je dois, moi aussi, porter ma croix comme la Sainte Vierge au Calvaire.Elle a tellement souffert au plus profond de son ame.Pourquoi le bon Dieu a-t-il exi- gé tant de souffrances de la part d« celle qui était toute sainte, qui était pourtant sans péché?car elle était la Mère de Dieu.Moyens pratiques: lo Moi, tnala* de, je dois augmenter, coûte qua coûte, ma vie intérieure; 2o Je dois souvent répéter des actes de foi; 3o Je dois en outre m’abundonner.Mot d’ordre: Je commence dès cet instant.Zoël FRECHETTE, pire.Hôpital Saint-Vincent, Sherbrooke, P.Q, P.S.—Position obtenue par Notre-Dame-des-Malades.Merci.Parfumerie, bijoux.'Le accessoire* de toilette ^ Venez nous voir 256 ste-Catherine e-, LA.6933 Produits de la ferme : BEURRE, OEUFS.FROMAGE H.DUBOIS & CIE PROVISIONS EN GROS HA.4274-5 - Bureau: HA.4280 273-277 EST, RUE SAINT-PAUL O & Fl.6906 W H.PAGEAU 1793 AVENUE DE L’EGUSI COTE SAINT-PAUL BISCUITS • GÂTEAUX • TARTES ¦ISCUITt • I « C U I T CO, itiuixufeC * ]—^ 235 ouest, avenue Laurier - CR.2167 Montréal çoennone Un 'L^ral C.a de an ! 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ils sont tous là.Amencz-les."Pauvres enfants, se imirmura-t-il.Je les ai bien oubliés pendant I un temps, mais aujourd'hui, je suis heureux; ils profiteront de ma joie.” Yves arrivait en bondissant comme un chevreau; les deux soeurs, plus posées, venaient à pas tranquilles; Corentine intimidée restait ey arrière, G^hilippc eut son meilleur sourire e ni) les apercevant H Av —A la bonne heure, on se retrouve, cria Yves.Vous ii’êles plus malade, monsieur?—Je suis trè,s bien.Et nous reprendrons notre bonne petite vie, si vous voulez.—Ghislaine va probablement gronder, dit Armelle, craintive.—En effet, ajouta Yves, il y a Ghislaine qui avait défendu qu'on vienne sans être demandés.Elle ne sera pas contente, la grande.Nous arrangerons cela avec Mlle Ghislaine, promit Philippe, ("est moi qu'elle grondera, si elle tient absolument à gronder, Mlle Ghislaine.11 prononçait ce nom avec un bonheur infini; il le répétait pour j qu’il fil à scs oreilles une musique caressante.—* La voilà, dit le gaiçontiel, en ] passant lestement derrière son grand ami qui ne put s’empêcher de rire.Lu jeune fille qui descendait, accompagnée de Mme Pawcll, s’arrêta figée de surprise sur la première marche du perron.O’Brian.gai.amusé, au milieu des enfants, c'était de la fantasma- gorie.Et Corentine était là aussi! — Nous sommes primés, cria de loin Philippe, redisant la phrase du lauréat.Nous avons gagné la bicyclette.— Hourra, hourra, jeta Yves de foute sa voix en lançant son béret en Pair et exécutant une magistrale pirouette.Le chien de garde sortit de la niche où il somnolait et, tirant sur sa corde, poussa des abois formidables.Un vacarme à rendre sourd.Riant de tout leur coeur, Mme Pawcll et Ghislaine se bouchèrent les oreilles.Enfin tout s'explique.Le journal de Paris était arrivé; il contenait la liste des gagnants du concours.Yves de Kerhir tenait la tête et obtenait le prix tant envié.Le cher garçon n’avait pu attendre le retour de sa soeur.On était venu jusqu'au pont et, comme elle ne sortait pas.dame.— Nous avons fait une invasion, ronclut Yves, l’invasion des Huns.Armelle, qui n’étuit pas fâchée de montrer su science historique, rétorqua vivement: — Les Huns ne sont pas venus dans ce pays-ci.Le pclit se redressa avec fierté.- En Bretagne non plus; on en aurait joliment fait de la chair à pâté.— C’est bien ce qui leur est arrivé ailleurs, ajouta Armelle, d’un petit air important.Pendant ce dialogue des enfants, Philippe s'élait rapproché de Ghislaine et do sa soeur, puis faisant signe à Raymonde de rejoindre ces dames, il dil; Voulez-vous, mesdemoiselles, et vous, ma chère Jessie, cueillir un bouquet de ces roses?J’ai pris exprès un sécateur.Il tendit l’outil.Oh! oh! observa Mme Pa-well, vous voici en veine de générosité tout à fait extraordinaire, mon cher ami.fA suivre) c* journsi imprim» »u no *30 ni* Ni'tra-Pam* wt * Modi'**! P*r l'Lnprl-merle Pnpulâlr* là reàponMbtUM LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 22 AVRIL 1944 VOLUME XXXV - No 93 nij n m lUtfJ nx Ne ait df La Patrie, iourna! rribattants français, publié en er jansier 1926, un grand descendait «ie cheval devant te Rab F.ssafa de :a Mecque, ait dans la musquée voisine es ses prières, se faisait lire es passages du Coran.Ses ms terminées, il fit venir à s les notables de la ville, l'n îs défilèrent dans la mosquée > un mot, touchèrent la main ir était tendue.En Arabie, gnifîe: soumission au chef, st ainsi, sans cérémonial, Séoud devint Maître des saints de l'Islam, souverain t;ed et du Hedjaz, chef incontesté d’un continent qui va de la mer Rouge a l’océan Indien et au go fe Persique.li voulut être le prince selon la loi du Coran, c'est-à-dire le calife, g rd en de la foi.Ce sera un des grands paradoxes de l’histoire con-1; «pornine que ce Wahabite, qui n'entendait être que l’iman de son peuple, devint, dix-huit ans plus tard, le roi des pétroles.Cette étonnante évolution vient des difficultés que rencontra Ibn Séoud à l’intérieur de .’Arabie et de la crise qui menace, depuis dix anst la production pétrolière américaine.La guerre mondiale a aggravé la situation de l’Arabie séou-dite en même temps qu’elle rendait plus sensibles les perspectives d’épuisement rapide des sources d’huile du Nouveau-Monde.L’Arabie est un désert.Cela signifie qu’elle ne connaît pi pluies régulières, ni rivières permanentes.On peut toutefois forer des puits profonds et avoir la chance d’y trouver un filet d’eau; on peut aussi capter les torrents qui coulent quelques semaines chaque année et remplir de grandes citernes creusées dans le roc.Il y a trois millions d’habitants en Arabie.Leurs jardins, les pâturages de leurs chameaux, leurs maigres récoltes d’orge, le lait de leurs chèvres ne dépendant que de ce hasard de l’eau.Quand l’année s’est passée sans pluies, et surtout quand plusieurs années de sécheresse ont rendu au désert tous les ouadi où l’on pouvait trouver une faible végétation, l’Arabie séoudite souffre d’une inexprimable misère.Des tribus entières émigrent lentement à travers les sables.Là, le communisme des Wahabi-tes, rétabli dans toute sa pureté par Ibn Séoud.joue entièrement.Tous les Wahabites sont frères.Ils s’appellent eux-mêmes “la Société des frères, — les Ikhouan”.Celui qui a partage avec ceux qui n’ont rien, celui qui u’a rien vient sans hontt planter sa tente à côté de celui qu’Allah a béni.Depuis 1938, une série de mauvaises saisons a fait refluer vers Ryad, la capitale du centre de l’Arabie, vers Djeddah, le grand port de la mer Rouge, vers la Mecque et Médine, les villes saintes de l’Islam, une foule énorme de nomades.Chaque jour Ihn Séoud leur fait distribuer du grain, de la farine, du sucre, du café, du thé, des étoffes.Ils sont des dizaines de milliers.Ils vivent dans l’ombre de ses p,t lais.Ils y attendent des jours meilleurs.F-lt c’est ainsi que s’est posé pour le gouvernement de l’Arabie séoudile un difficile problème financier.Choses peu connues [ rhumanité sont presque insigni- | fiantes.L’activité de nos exploita- Ibn Séoud, roi des pétroles j Et le Dr Lees expliquait à ses au-diteurs que le continent américain ayant déjà donné plus que son maximum, nous abordions l’ère du moteur de l’aviation, de l’automobile avec des ressources si limitées qu’il convenait de chercher en Asie s’il n’existait pas un grand réservoir de pétrole encore inconnu.Les sociétés américaines conserveront pendant longtemps encore dans leurs archives le secret des prospections auxquelles elles se livrèrent dans certaines parties du monde.On connaît pour l’instant un ou deux noms seulement.Combien d’autres ingénieurs, combien d’autres géologues ont parcouru en silence, ces dernières années, les montagnes et les déserts du Moyen-Orient! Ils reprirent les traditions des anciens explorateurs, voyageant sous des costumes d’emprunt, dissimulant dans leurs bagages leurs instruments d’observation.Certains se présentèrent comme des agronomes ou des spécialistes des irrigations.Ils cherchaient les nappes d’eau souterraines, les endroits les plus favorables pour creuser des puits artésiens.Ils trouvèrent de l’eau mais ils repérèrent aussi les gise- La guerre a eu sa répercussion immédiate sur le nombre des pèlerins.En 1939 déjà, beaucoup s’abstinrent par prudence parce que la situation internationale était menaçante.En 1940 les musulmans d’Afrique du Nord furent coupés du rpste de l’Islam: ceux du Moyen-Orient manquaient de moyens de transport.Lin 1941, les pèlerins les plus riches, ceux de Java, ceux de Malaisie, ne purent venir.Depuis, dans le port de Djeddah on n’a pas débarqué chaque année plus d'un dixième des pieux musulmans que l'on voyait venir autrefois.Une crise financière extrêmement grave s’est ainsi abattue sur le Hedjaz.* * * C’est alors que pour nourrir son peuple et continuer à observer la pure règle des “Ikhouan”, Ibn Séoud accepta les avances des grandes sociétés pétrolières américaines.Vingt-cinq millions de dollars lui furent ainsi versés avec l’approbation du gouvernement américain.Pour les Etats-Unis, c’était une occasion inespérée.Depuis longtemps, les grandes j ments inexploités des pétroles compagnies américaines s’inquié- j d’Arabie.(aient de l’épuisement progressif f —, , , .de leurs puits.Le pétrole, qui au, 1 " seu! h°mme Pouvait donner commencement du siècle parut de-1 au*-travaux des Prospecteurs amé-voir être le carburant éternel, s’use à une vitesse vertigineuse.Un des plus grands découvreurs ! nersonne de pétrole de notre époque le Dr | ^ a h;i disputer< ,)e tolIS les C.-M.Lees, chef géologue dc-; .souverains du monde, il était, lui, le l’ Wo Iranian Oil Company, de-j ^ef des grandes tentes, cértaine-clarait en janvier 1 >4(1 da s une , ment ,e pl “s pauvre.ü se dépouillait conference a la Royal xjra^hical^ pour nourrjr son peuple affamé.Le ricains la suite qu’ils comportaient.Le roi Ibn Séoud avait établi soli-i dement son autorité sur les déserts il y a dix ans, n’au- Society à Londres: "La vie de nos gisements ne sera pas longue.Les réserves américaines dureront trente ou quarante ans.Peut-être un peu plus et peut-être beaucoup moins.Même si les réserve de pétrole devaient durer une cinquantaine ou une centaine d’années, ce serait un temps extrêmement limité.Nous allons vers la disparition rapide du pétrole.Comparées à nos ressources en charbon, qui restent énormes, les réserves de pétrole de voici, d’un seul coup, devenu le gardien d’un trésor infiniment plus précieux pour l’humanité que les mines de diamants.On ne peut obtenir que de lui l’accès aux plus riches bassins pétroliers qui aient encore été découverts.Et c’est ainsi que Abdel-Aziz-Ibn-Abdel-Rahman-Ibn-Feyçal - Ibn-Séoud est devenu le Roi des Pétroles.américains.Pierre SOLAN Bombes incendiaires La bombe américaine de 500 livres (Par Camille ROUGEMON) La bombe incendiaire américaine de 500 livres employée depuis quelques semaines nous est connue à la fois par les déclarations du général Arnold et les communiqués américains et allemands.C’est ainsi que dans l'attaque de jour, le 5 janvier, des chantiers navals de Kiel et de la gare de triage de Munster, le communiqué allemand reconnaît l’attaque à la bombe au phosphore de ces objectifs; le .communiqué américain affirme: que d’importants incendies les ont ravagés.Le produit incendiaire est donc très probablement un mélange hydrocarbures-phosphore voisin du échec des bombes incendiaires britanniques et américaines contre les gares de triage et les usines.La première est qu’il n’y a pas de moyen de faire brûler un objectif qui ne contient que des matériaux incombustibles; comment une fabrique de ciment ou un atelier de mécanique pourraient-ils prendre feu, si on prend soin de n’y laisser aucun produit combustible, de gratter les vieilles peintures.?Mais ce n’est le cas ni des gares de triage, garnies de wagons en bois, ni de beaucoup d’industries où l’on fabrique des produits combustibles, et l’avion est un de ceux-là.Il faut alors incriminer la bombe incendiaire employée, et le retard de la fusée, convenable pour la traversée d’un immeuble à plusieurs nise une nolice motorisée du dé sert, améliore l’équipement sani-laire du pays, entretient avec munificence les mosquées, les hôpitaux, les puits, tout ce qui touche, de >rès ou de loin, aux Lieux saints de ’Islam.La grande ressource du trésor objectifs du bombarde-1 carbures lorsqu’elle rencontre le produit britannique.Mais son emploi dans des bombes de 5041 livres, ( qui rompt avec toutes les traditions j étages, mais qui enfouit dans le de la bombe incendiaire, ne s’ex- j sol, au lieu d'en asperger les wall s’aggravait encore des charges | plique que par la nature partie»-, gons, la pâte phosphorée d’hydro-que le roi Ibn Séoud s’impose pour lière des objectifs moderniser petit à petit son pays, ment de jour américain.Il forme une armée moderne, orga- L’objectif des bombes incendiaires britanniques est presque toujours l'arrosage généralisé d’une grande ville, ou d’un de scs secteurs, y compris les établissements industriels qui s’y trouvent.près ou de loin, aux Lieux saints de L’effet sur les immeubles d’ha-® Riom.bitation est certainement efficace.Sur les immeubles industriels, l’ef- ctu ._ .fie nidite fut toujours le Pèlerinage ! fet est moindre.Les photographies a la Mecque.De chaque pèlerin.I de destructions publiées par la R.le gouvernement d’ibn Séoud reçoit une somme relativement importante.Aucune monnaie de papier ou d’argent n'a cours en Arabie.On n'y accepte que l'or, quelle que soit sol d’une gare.Le résultat est évidemment le même pour les bombes tombant sur les terre-pleins d’une usine à bâtiments dispersés qui représentent souvent dix fois plus que la surface couverte: il n’est peut-être pas très différent dans les ateliers de faible hauteur, où la bombe peut s'enfouir dans le sol avant explosion.Dans des cas de ce genre, le rôle du retard de la fusée est essentiel.Nous avons vu même, à la fin de eu de quartiers entiers délai ts , .té m- er d 'mMrv ,e f ar incendie, reconnaissables aux j sans auc’m Jccbs< k un bois de mrs qui subsistent sans toitures, • • „ n„, sa frappe.Séoud percevait ainsi plusieurs millions de livres d’or chaque année pour les droits de débarquement, de résidence, poulies frais de transport de Djeddah à la Mecque, de la Mecque à Médine, pour les aumônes rituelles aux mosquées “saintes", etc.Cet or as-1 ¦surait la vie d'une année de tous les peuples d’Arabie.- ,4.F.montrent fréquemment au milieu P murs qui suus.swui »».» j pins, flvec des projectiles incendi- des immeubles industriels dont une .ajr(,s dont la fl/séeJ k retard aiirait fraction assez faible a brûle Ce re- , donné ^excellents résultats contre sultat se comprend aisément.U des maisons mais enfouissait dans plupart des immeubles industrie s ,e fiol au ied des arb la char.sont en métal ou béton; les machi- , incemüaire des projectiles, nés qu ils renferment «ont inmflam- ® p .niables et il est certain qu'une dis- Dans le cas des gares de triage, ! cipline sévère doit éliminer tous les succès ne la bombe incendiaire, produits dangereux, chiffons gras reconnu à la fois par les commum-d’essuyage, établis en bois, casiers ; dues américains et allemands, tient à vêtements qu’on trouvait encore rvi,]f,mment à 1 emploi dune fusee CONSTIPATION CE SOIR AU COUCHER Une à deux tablettes R0B0L Résultat demain matin 25c la boîte Cl» Chimique FKANCO /Vmértrutne Mét 1S66 r,-' Suint-Dr nlt.Hnntréal Veuillez m’envoyer un échantillon de ROBOL roi en 1939 dans les ateliers les mieux tenus.Le bombardement de jour par les bombardiers américains vise le plus souvent des objectifs assez différents.11 ne s’agit pas de l’arrosage généralisé d'un quartier de ville, mais d’une attaque concentrée sur une gare de triage, une usine.jP01’ Les nombreuses photographies de ce* objectifs publiées par l'aviation américaine ne laissaient aucun doute jusqu’ici sur la nature des bombes employées reconnnisables à leurs grands entonnoirs.C’étaient des bombes explosives, de poids moyens, à fusée retardée.Tels ont été parmi les plus importants de ces bombardements, relui de la gare de triage de Naples, en juin, et celui de l’usine Fuclke-Wulf de Marien-btirg, le 8 octobre instantanée qui répartit sur les wagons le produit incendiaire des bombes de 500 livres avant que la bombe ait pénétré dans le sol.Le problème est certainement plus difficile dans les usines à ateliers dispersés, où il faut, de toutes façons, compter sur un déchet im-ortant pour les bombes frappant! s terre-pleins.Mais la combinai-j son des bombes soufflantes et des | bombes incendiaires lourdes doit tout de même en venir à bout.11 est assez curieux qu'une dizaine de siècles de progrès dans l’emploi des engins incendiaires nous ramène simplement au feu grégeois et à scs méthode d’emploi.Quoi que prétende une tradi-l ployait voici plus de mille uns.Les dvscriptions qu’on nous a laissées de l’incendie des villes côtières par Jtombanlement naval montrent lys ™jts" chargés de feu grégeois tombant à l'intérieur des maisons, y éclatant avec pulvérisation de leur charge incendiaire dans une énorme flamme, c’est exactement la bombe britannique.Mais les combattants de l’époque se seraient bien gardés de gaspiller leurs engins en lançant les mêmes contre des immeubles et du matériel à l’air libre; ils usaient d’une ingéniosité que nous n’apportons pas toujours au choix de nos bombes.Joinville raconte comment une tour en bois, garnie de chevaliers, qu’on poussait contre une muraille de ville pour la prendre d’assaut fut incendiée par les défenseurs.| Ceux-ci lançaient leurs pots de ; feu grégeois sur la tour, où ils l’é-! crasaient sur la charpente sans 'prendre feu, et les assiégeants se moquaient des vains efforts de la défense.Quand la tour fut bien aspergée de produit, arriva un autre projectile qui, lui était enflammé et brûla en un instant la tour et ses occupants.Camille ROUGERON (Dernières Nouvelles, Alger).Prix du mouton Ottawa, 22.— Une ordonnance de la Commission des prix et du commerce qui entre en vigueur le 24 avril fixe les prix maxima de gros et de détail pour le mouton dans toutes les régions.Cette ordonnance fait disparaître les différences qui existent dans les plafonds actuels des vendeurs en particulier et fait la distinction entre Je mouton et l’agneau.Les prix de gros des carcasses de mouton accusent les différences ordinaires et varient de 19 cents In livre dans les régions rurales des Provinces Maritimes, dans Gaspé et le nord de Québec, 16 cents la livre en Alberta et 18 cents la livre en Ontario.______ Ville enlevée aux Russes Londres, 22 (C.P.) — Le haut commandement allemand a prétendu hier que les forces hongroises, contre-attaquant dans la partie su#est de la Pologne d’avant-guerre, ont enlevé aux Russes la ville ferroviaire d’Ottynia.Ottynia, située sur la voie ferrée Snalislawow-Kotoyja, est à mi-chemin entre ces deux villes et à 34 milles de la passe nord-est des Tar-tares.L'Argentine s'empare du commerce du grain Buenos-Aires, 22 (A.P.) — Le gouvernement a pris hier le contrôle de tous les élévateurs à grain et des autres installations employées pour l’emmagasinage et le transport du grain dans les j ports argentins.Cette mesure a été prise en vertu d’un décret qui place ces installations comme utilités publiques.: Le décret ordonnait la possession immédiate et les négociations pour l’achat ou le remboursement seront j faites plus tard.Cette action du gouvernement a ] été prise à cause de la nécessité de ! faire face aux problèmes posés par le commerce du grain.Le gouvernement a dit qu’il était obligé de prendre cette mesure pour protéger les fermiers.Officiers et aviateurs canadiens décorés Ottawa, 22 (Service des nouvelles du C.A.R.C.) — 16 officiers et aviateurs canadiens qui se sont particulièrement distingués par leurs services dans le C.A.R.C., au cours de cette guerre seront décorés aujourd’hui par S.E.le gouverneur général du Canada.Des décorations seront aussi remises aux plus proches parents de 19 membres du C.A.R.C.qui ont perdu la vie en service actif depuis qu’ils ont mérité ces décorations et aux plus proches parents de trois autres aviateurs canadiens décédés et qui faisaient partie de la Royal Air Force.Ces décorations se répartissent comme suit: Compagnons de l’Ordre du Bain, 2; Compagnons de l’Ordre de l’Empire britannique, 2; Oficiers de l’Ordre de l’Empire britannique, 3; membres de l’Ordre de l’Empire britannique, 6; médailles de l’Ordre de l’Empire britannique.3; agrafe «à la Distinguished Flying Cross, 1; Distinguished Flying Cross.13; Distinguished Flying Me-del, 8.Les vice-maréchaux de l’air J.A.Sully, A.F.C., directeur du personnel du C.A.R.C., au conseil de l’air et F.V.Heakes.commandant d’un groupe d’escadrilles en opération au Canada, seront créés Compagnons de l’Ordre du Bain, alors que le commodore de l’air K.M.Guthrie, directeur adjoint des Services de l’état-major au conseil de l’air, et le capitaine de groupe D.E.Mac-Kell, directeur adjoint du personnel du C.A.R.C.au conseil de l’air, seront rréés Compagnons de l’Ordre de l’Empire britannique.Aviateurs canadiens-français décorés pour bravoure Ottawa, 22 (Service des nouvelles du C.A.R.C.).— Trente-sept membres du corps d’aviation canadien, dont trois pour la seconde fois, viennent de mériter des décorations.Celles-éi se répartissent comme suit: agrafe à la "Distinguished Flying Cross", 2; “Distinguished Flying Cross”, 32; “Distinguished Flying Medal”, 3.- Parmi les nouveaux décorés, on remarque le chef d’escadrille Claude Hébert, pilote, fils de Mme N.Hébert, pilote, (ils de Mme N.Hébert, de Magog (Que.), qui a mérité la Distinguished Flying Cross.Le chef d’escadrille Hébert, après avoir servi avec succès pendant de longs mois comme moniteur de vol, au Canada, a gagné ses épaulettes, outre mer, comme commandant de section de l’escadrille des “Alouettes”, il a servi d’abord en Grande-Bretagne, puis en Afrique: du Nord.Il y a quelques semaines, ayant terminé une première série d’opé rations aériennes, le chef d’escadrille Hébert a été affecté à une unité d’entrainement aux opérations aériennes, à titre d’adjoint au commandant d’escadre Georges Roy; D.F.C., de Westinount, Que., qui est chef-instructeur à cette imité.Le chef d’escadrille Hébert s’est toujours distingué non seulement par son habileté et son courage, mais également par ses qualités de chef.Dans sa citation on souligne qu’il “a toujours fait preuve d’une habileté, d’un courage et d’un dévouement remarquables.” Le chef d’escadrille Albert Lambert, D.F.C., de Saint-Jean (N.-B.), un navigateur qui a survolé presque tous les principaux objectifs de l’Allemagne, s’est vu décerner une agrafe à la D.F.C.Le sergent Joseph Petsche, mitrailleur-centre de l’escadrille Bltie-nose, fils de M.R.Petsche, 56, 6e a.ve- Ville La Salle, Qué., s’est dis-; tingué dès sa première opération | aérienne, au point qu’il a mérité la Distinguished Flying Medal.Il se trouvait à bord d’un bombardier qui, au cours d’un raid, a été attaqué et sérieusement endommagé par un chasseur ennemi.Pin outre, Petsche a été gravement blessé, mais, en dépit de ses souffrances et du sang qu’il perdait, il s’est abstenu d’en parler à son pilote avant d’avoir réussi à maîtriser un incendie qui s’était déclaré à l’arrière de l’avion.Un autre Canadien français La “Distinguished Flying Medal” a été également décernée au sergent de section Jean Pilon, de ÎSSSSSSSSSSftt * Plu* tiré, il sen peut-être trap tiré.Achètes miin-tenint et paves let pris é’été.Qui ne veuén en tirer tou* le* ivmtigei f MOUTON de PERSE RAT musqué (>•.> ' ¦ : ' vv-a- :S.-F üiig i ' > V F | ' ' - .wM ¦¦¦ 9 M t ::P ¦ ^9 ms F- li '¦¦ 'F- ¦ S ¦¦¦.•'•;¦•¦• v • " §gn ¦^»y;;: '%, .m - "Fj® m ' ^Rs4;|'.y 1 mpf^%A • rP.' 1 B'X-,.:¦ pü%., ?" , ___ .,.w -?n < i il - m : z; ; : •SxtFïFfSiîF w ?^ ^ ,0 ' ' ¦ 'î-' .^ ' .i U'Fvf : s ¦‘> ¦:: : Æ ••• •; ' m * >.M ¦ ' -•' ' .x '’•¦•< mKÊm ¦."¦¦¦mÆmSBM "V'*' ' -' ' ¦ v.•V - '' -ï-.- •'•A' • ., ¦ ?• mwJévfz-'-» '¦ " ' '¦ 4% , XVS 'i ' ^^> m Xi ^4 - s ^ -H *> ¦^ ’.< .•, .‘, ¦.ppë&paw 5i*fty.- """ 4'i&«?$8't5r.'*F * •y^t >• • '-v ! 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