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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
vendredi 16 juin 1944
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1944-06-16, Collections de BAnQ.

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4 it Ctnadi eat use ration aouvC raine el ne peut avec docilité accepter de la Grande-Bretagne, ou dea Etatr* Uni», ou de qui que ce «oit d’autre 1 attitude qu’il lu faut prendre cuvera le monde.Le premier devoir de loyalisme d’un Canadien n’est pas envers le Commonwealth britannique des nations, mais envers le Canada et son roi, et ceux qui contestent ceci rendant, è mon avis, un mauvais service au Commonwealth.” (U-x-sn Lord TWEEDSMUIR LE DEVOIR Oirsctsar > Csorgs.KLIKTIKR FAIS CI QUE DOIS tgWB UUI» «égsctsw chaf i Om«r HEROUX MortrréJ, vendredi 16 juin 1544 tCDACTION ET AOMINISTRATIOV 416 1ST, NOTRE-DAME MONTREAL TELEPHONE i :OUS LES SERVICES BEUir SSCI* SOIRS, DIMANCHES ST FETES AEmiiiialratios i RMsctfoa j Gérant t BEltif 3361 BEIair 29B4 BEIaif i 3361 Les vieux partis balayés en Saskatchewan L’élection d’hier Premières et hâtives observations Les Allemands lancent des arions-fantümes contre l’Angleterre I On verra ailleurs le détail du scrutin en Saskatchewan.! C’est, pour le parti libéral, qui y détenait le pouvoir de-' puis des années, qui était, en fait, dirigé par un orgaaisa-teur de premier ordre, M.Gardiner, ministre fédéral de l’Agriculture, ancien premier ministre provincial, un désastre.Le terme est gros, il n’excède sûrement point la réalité.Nous re dirons pas que ce balayage surprend tout le monde.Il y a trois ou quatre jours, l'ûn de nos amis de 1 Alberta qui venait de traverser la Saskatchewan, qui y avait assez longuement causé avec des gens du pays, nous avait prédit ce qui vient d'arriver, — exactement.Nous hésitions, tant elle paraissait haute en couleur, à prendre cette prédiction au pied de la lettre.L’événement démontre que notre ami et ses informateurs voyaient juste.Plus juste même apparemment que le chef fédéral du parti, M.Coldwell, 'd’après ce que celui-ci confiait à M.Richer.Sans doute, on pourrait discuter sur le détail du scrutin.Dans certains comtés, les lunes à trois ont dû assurer le succès de la C.C.F., mais en d’autres le candidat de ce parti a pris à lui seul plus de voix que ses adversaires réunis.Le caractère, la portée du résultat d’ensemble ne se peuvent discuter.Il aura d''datantes, de lointaines répercussions.# # ¥ En Saskatchewan tout d’abord, cela va de soi.Les libéraux y détenaient le pouvoir depuis une quarantaine d’années, presque sans interruption.4.e déplorable régime Anderson avait seul dans cette longue trame opéré une coupure.Du point de vue général d’abord, on peut se demander ce que fera, au pouvoir, la C.C.F.Mener une campagne d’opposition, formuler un programme de réforme et administrer un pays sont des choses qui ne se ressemblent pas toujours.Outre que les C .C.F.doivent se recruter dans des milieux fort différents, il reste qu’étant au pouvoir, ils devront compter avec ce qui existe, avec des facteurs extérieurs, avec le régime de centralisation qui a si largement multiplié les moyens d’action du pouvoir central.Déjà, au cours de la campagne, les adversaires les ont accusés de mettre de l’eau dans leur vin, d’atténuer, en ce qui concerne l’agriculture, leur politique socialisante.Pour nous.Canadiens français du dehors, ce qui nous intéresse particulièrement, on le comprendra, c’est l’effet que pourrait avoir sur la situation des nôtres le succès du nouveau groupe, Anderson et ses »mis avaient édifié un régime odieux.Leurs adversaires ont dénoncé le régime, mais ils ne l’ont pas rayé des statuts de la province.Et, bien que les gouvernants ne parussent point mal disposés, qu’ils voulussent même franchement, imaginons-nous, améliorer la situation et supprimer les heurts, les choses ne paraissent pas avoir toujours marché au plein gré de nos amis.Tant il est vrai qu’il est toujours plus facile de gâter les choses que de les réparer.Certains des nôtres redoutent que les C.C.F., entraînés par le goût de la centralisation, ne soient tentés d’établir un régime de grandes unités scolaires dans des conditions qui pourraient nuire à la minorité.Espérons que les nouveaux maîtres ne céderont, dans le domaine qui nous est particulièrement cher, à aucune poussée dangereuse! Ils n’ont d’ailleurs aucun intérêt, semble-t-il, ni dans la province même,où ils viennent d’obtenir un vote canadien-ftançais considérable, ni sûrement à l’extérieur, à risquer d’irriter contre eux les éléments ca- tholiques ou simplement amis de la liberté scolaire.* * * L’inévitable, et profond, retentissement de l’élection dans le domaine fédéral saute aux yeux de tous.D’abord, d après ce que nous pouvons voir par les journaux de 1 Ouest, les vainqueurs ont en partie mené leur campagne sur le dos des libéraux d'Ottawa.La présence au premier rang de leurs adversaires du ministre fédéral de l’Agriculture n’était pas de nature à leur faire atténuer cette note; puis, ils viennent de triompher d’une machine qui passait pour presque invincible.Leur triomphe absolu de la Saskatchewan suivant d’assez près leurs succès de l’Ontario et de la Colombie leur permet d’espérer qu’ils feront assez grande figure aux élections fédérales prochaines.Le trait dominant de la situation, c’est, plus encore, nous semble-t-il, que l’apparente poussée vers la gauche, la révolte contre les cadres anciens, contre les vieux partis.On les a assez vus! Parmi les gens qui ont voté contre la C.C.F., il doit s’en trouver beaucoup dont le Suffrage exprime simplement un mécontentement et une rancoeur, — ou l’aspiration vers quelque chose de mieux.Nous n’avons jamais oublié le mot de l’un de nos amis de l’Alberta, que nous taquinions un peu au lendemain du premier succès d’Aber-hardt: Vous imaginez-vous que c’est l’histoire du dividende (on parlait d’un dividende que le Crédit social pourrait distribuer aux contribuables) qui nous a fait voter pour lui! Si te dividende vient, tant mieux!, mais ce n’est pas cela qui nous a décidés.Nous avons voté pour A ber-bar dt parce que c’était du neuf, que nous avions tout essayé à part cela.* * ¥ 4F On comprend que ces revirements d’opinion soient plus faciles dans une province comme la Saskatchewan où les électeurs viennent de tous les pays et ne sont point encadrés dans des formations anciennes, que dans une vieille province, assez homogène, telle que la nôtre.Mais les chefs des partis anciens, s’ils sont quelque peu attentifs à ce qui se passe, ne doivent pas se tenir comme à l’abri de ces coups de vent.Ce qui s’est passé dans notre province depuis huit ou neuf ans, ce qui s’y passe en particulier de ces temps-ci, est sûrement de nature à les faire réfléchir.Il est fort possible que chez nous aussi une révolte soit à la veille d'éclater.On raconte qu’hier soir, clans une réunion d’ardents zélateurs du Bloc, la nouvelle du résultat de la Saskatchewan fut vivement acclamée.Ce n’est point qu’on fût enthousiaste de la C.C.F.; c’est qu’on voyait dans ce résultat une preuve nouvelle de la faiblesse croissante des vieilles murailles.¥ ¥ ¥ Même chez nous, il est évident que la C C.F.cherche ra à tirer pour elle-même du succès d’hier un profit direct.On est assez porté à croire qu’elle ne pourra entamer les circonscriptions françaises.Ce n’est peut-être pas sur que celai Voici quelques minutes à peine un ami nous disait Chez nous, milieu ouvrier et traditionnellement libéral, si la lutte se fait entre un libéral et un C.C.F., je ne suis pas sût que ce ne soit pas te C.C.F.qui l’emporte.On veut d’abord protester.Il y aura lieu de revenir sur tout cela.Mais il faut tout de suite marquer que l’élection d’hier marque une date dans notre histoire politique.is-vi-44 Omsr HEROUX cambrante autant qu’insignifiante personne, couvrant sans vergogne les trois quarts du siège.Agénor se posa quand même sur le peu d’espace laissé libre.U n’y resta pas longtemps.(Et ici s’insère la deuxième séance d’étude).A l’avant du solotram venait d'apparaitre une silhouette menue qui, sur l’invitation pressante du watlman, s’efforçait d’"avancer en arrière".Agénor, poli et bien élevé, bondit de son siège comme le pantin qui jaillit de la botte à surprise dès qu’on en a, subito, fait jouer le couvercle.Son geste avait été d’autant plus spontané que la pauvre petite lui avait, de prime abord, inspiré la plus vive compassion.Elle ne portait pas de bas et ses souliers, lamentablement èchancrès du bout, laissaient voir des ongles rougis par.mais, par quoi, à propos?Sûrement pas par le froid, en cette journée torride! Quoi qu'il en fût, Agénor ne se livra à aucune espèce d’enquête.'Son acte galant accompli, il en fut remercié par le sourire de deux lèvres du rouge le plus vif, elles aussi.Il ne parut pas que le rouge — eh, ouil encore lui! — montât aux joues de la jouvencelle: peut-être y était-il depuis le matin! A quelques encoignures plus loin, Agénor, bousculé, presque culbuté par la foule grossissante des voyageurs, décida de remplacer le roulage nar la marche et descendit de voiture.A peine eut-il fait quelques pas qu’il faillit se heurter non plus à une, mais à dix, à vingt petites personnes chaussér- fn Lo bataille de la tête de pont s'est un peu ralentie —Avances des Etatsuniem (Vers la cote occidentale —— Déclaration de M.Morrison aux Cominunes anglaises —- L'avion sans pilote et la mine magnétique SI Lettre d’Ottawa Ottawa est impressionné par les événements de Saskatchewan L’actualité ¦ * impressions d'un paysan venu se balader en ville La Chambre des Communes a tenu deux séances peu intéressantes —» La victoire de la C.C.F.en Saskatchewan affecte visiblement les deux vieux partis — Le bill établissent un ministère des Affaires des anciens soldats (Par Léopold RICHER) Ottawa, lfi-\T-44.— Au moment où nous écrivons cette lettre, l’ampleur de la victoire de la C.C.F> en Saskatchewan dépasse les prévisions les plus optimistes des membres de ce parti.Nous pouvons bien le dire maintenant: il y a deux mois environ, rencontrant par hasard M.M.J.Coldwell, nous lui avons posé la ijiiestion: “Comment les choses vont-elles se passer en Saskatche-ivan?— Confidentiellement, a-t-il répondu, je crois que nous prendrons le pouvoir”.Sur le moment, une si belle assurance nous a parti exagérée.Les événements n’en donnent pas moins raison à M.Coldwell.Les résultats de l’élection doivent même aller au delà de ses espérances.Son ancien collègue.M.T.C.•Douglas, qui a démissionné comme député fédéral de Wcyburn pour ac-"epter la direction du groupe pro-.indîd de la C.C.F.en Saskatchewan, se trouve à la tête d’un gouver-iieniept fort, commandant une ma-lorité impressionnante, écrasante.La C.C.F.réalise l’une de ses plus rhères ambitions: s’emparer du pouvoir dans une province.F.Ue a failli y arriver en Ontario l’ait dernier.Réactions fédérales H ya sans dire que l’atmosphère néMnt D«s à la gaîté dans les cercles libérvux et conservateurs fédéraux.Chez les conuer va leurs — balayés de la scène provinciale — on se réconfortait à la pensée de la défaite définitive des libéraux, leurs ennemis héréditaires.Mais ils qe pouvaient s’empêcher d’admet- tre que leur parti était à son déclin et que bientôt viendrait l’heure où leur influence serait pratiquement négligeable, au fédéral tout comme dans les provinces.Nous tenons de conservateurs que la population de la Saskatchewan était très montée, qu’orateurs libéraux comme progressistes-conservateurs avaient peine à parler, que leurs assemblées étaient presque toujours tumultueuses.D’après nos informateurs, on assisterait à un mouvement social de la population, à un réveil, pour ne pas dire à une révolution, puisque ce mot a toujours un sens péjoratif.Les vieux partis ne peuvent absolument rien trouver d’encourageant dans ce qui vient de se passer dans la province de l’Ouest.Chez les libéraux Les libéraux étaient abattus et inquiets.Qu’on songe, par exemple, a M.Gardiner, ministre de l’Agriculture, et à la dizaine de députés libéraux fédéraux de la Saskatchewan! Dans quelle position se trouvent-ils aujourd’hui?Ils ne représentent plus rien.Jusqu’ici, M.Gardiner jouait un rôle important dans le cabinet, il y commandait de l’influence, il y représentait une force.Pourquoi?Parce qu’il contrôlait la province de la Saskatchewan.Maintenant que les libéraux n’y comptent pour presque rien, à quoi tiendra le prestige de M.Gardiner?On se demande aussi quelles conséquences les résultats de (cuite à la page six) (par Edouard Biron) Très _ bon diable, cet Agénor Tranquille, cultivateur de Saint-Expédit-les-Fardoches, au rang de la Côte-à-Ti-Toine.Il ne vient pas souvent à Montréal, parce que, d’abord, les travaux acs champs le retiennent dans son patelin et que.d autre part, pénétré d’esprit civique, U tient à se conformer mtr recommandations de notre paterne gouvernement qui prie les gens de voyager le moins possible.Mais une fois*n’cst pas coutume; et, quand on trime dur à coeur d’année, ce n’est toujours pas un crime de se payer un petit divertissement, â l’occasiUn.C’est ce qn’Agénor s’est dit.D’autant plus que, ayant supputé les chiffres de sa feuille d’impôt, en fin d’avril, il a constaté, à sa vive satisfaction, que M.llsley lui laisntt assez de saint-frusquin pour contenter le désir qui lui était soudainement venu d’une fugue rapide vers la métropole.Et c’est pourquoi, ces jours derniers, Agénor p mis le pied sur le quai de la nouvelle gare Bona-venture — je tiens au mol et j’y mords, — pour déboucher l’instant d’après dans ta rue.Ebloui lout d’abord et quasi étourdi par U tintamarre assourdissant des cornes u automobiles, du gong des Uam-ivays, du grincement des roues d acier sur les rails.Agénor a hésité un moment sur le r.dre.Mais comme il venait chez nous "pour voir”, il a opté finalement pour une promenade en "p’tits chars”.A moins que l’on ne soit millionnaire ou chevalier d’ndustrie, on ne vient pas à Montrée1 tans "monter dans les p’tits chars”.Agénor, un brin psychologue, a cru d’ailleurs trouver là l’occasion de se livrer à une intéressante étude des moeurs urbaines, Ça n’a pas manqué.Sa première expérience lui a permis l’observation instantanée d’un cas concret d’égocentrisme.Sur l’unique banquette qui ne fût pas totalement occupée, un goujat étalait son en- ou plutôt déchaussées — à la façon de celle du tramway."Foin de la commisération, se dit Agénor, qui n’est pas dépourvu du sens de la déduction.Je suis tout simplement dans les patates, quoique en pleine ville.Ce que j’ai pris pour de la détresse, c’est tout simplement la mode.Grosse bête! j’aurais bien dû le pressentir.Plus souvent, maintenant, que je m'apitoierai!.Quant à cette prodigalité de rouge, c’est peut-être, qui sait?un effet du double régime politique qui nous gouverne!.,.” Apparemment fix-é sur ce point, Agénor allait poursuivre sa marche de bohème quand il fut bloqué par un attroupement.Daâs un tohu-bohu indescriptible, des policiers tentaient de pacifier à coups de bâtons des militaires et des ma- (suite à la page six) La bataille s'est quelque peu ralentie hier en Normandie et on ne signale guère de changements sur le front mouvant et irrégulier de l'invasion.Dans le secteur oriental, les Anglais et les Canadiens ont tenu ferme tandis que les Etatsuniens, dans le secteur occidental, ont réalisé quelques progrès dans leur poussée pour isoler le port de Cherbourg.Les bulletins des deux camps s'accordent assez bien sur I ensemble de I Vr°r F ) 1 536- Last Mountain.— (*).J* B®I'S“I1% 19^.^ 1’536, Lumsden.— W.-S.Thair.C.C.F.), 1,044, Maple Creek.— Mme B- ^rew, (C.C.F.), 551, Moose-Jaw (vilfe) * (dJux doutés).^ J-W.Corman, (C.C.F.), 3,248; D.-H.-R.Heming, (C.C.F), 2,8/4, Moosomin.- (x) A.-T.Procter (L.), 496, Morse.-— S.-M.Spidell, (C.C.r.), 5 » /r* p u \ i cwo.• Notukeu-Willowbunch._ N-L.Buchanan, (C.C.F.), 1,032, Pejlv, — D.-Z.Danieis, (O.C.F.), 670, 0 aoj, Qu’Appelle-Wolseley^7r^-ko1'1 T' 940’ '1,0151 Refi^arfville)D(^juxa¦— C.-C.Williams, (C.C.F.), 3,739; C.-M.Fines, .C.C.F.), 2,781, Rosetown.— J.-T.Douglas, (C.C.F.), > » R os them.— P.-J.7^5r> F x rO0 Saltcoats.- (x) J-L.Phelps (C.C.F.), 520 Sa,skatoon (ville) (deux deputes) A.-T.Stone, (C.C.F.), 2,155, Shelbrook.- MS; rapoorteurs se sont accordés, dès 'es premières heures, pour déclarer que l’on voterait ferme jusau’a l’heure de la fermeture, c’est-à-dire jusqu’à 5 heures, ((7 heures, heure avancée de l’est).Il est probable, cependant, que le vote sera moins élevé qu’il ne le fut en 1938, aux dernières élections, alors que 440,-273 citoyens se présentèrent aux poils.Il y a plus de 100,000 électeurs de la Saskatchewan qui sont dans les forces armées du pays ou qui travaillent dans des usines de guerre situées dans d’autres provinces.Résultats non finals Dans les comtés où !a lutte a été serrée, les résultats du vote ne sont pas définitifs.Il y a plusieurs milliers d’hommes et de femmes de la Saskatchewan qui sont dans l’armée canadienne et qui sont aussi encore dans la province.Les votes qu’ils ont donnés hier ne seront comptés que le 29 juin et on les distribuera aux divers candidats qui les auront obtenus.On reconnaît, dans certains milieux, que ce vote des soldats peut être suffisant pour apporter quelques changements aux résultats d’hier soir.Dans Cumberland On n’a voté aujourd’hui que dans 51 des 52 comtés de la Saskatchewan.Dans le comté septentrional de Cumberland, qui est assez éloigné, l’élection a été retardée au 24 juin.Le parti ouvrier'progressif te! qu’il s’affiche Texte d'une déclaration faite par le comité exécutif et les chefs du parti Nous croyons utile de reprodut- ] cialisme”.Ils évitent !a lutte réaüs- re, à titre documentaire, !e texte des déclarations adoptées a une réunion du Comité executif national du parti ouvrier-progressif et de tous les chefs provinciaux de ce parti les 26, 27 et 28 mai 1944.Ce texte nous est communiqué par le parti même.On sait que le parti ouvrier-progressif, ainsi qu’il se désigne lui-même, est l’ancien parti communiste que dirige M.Tim Buck.Voici le texte en question: Les prochaines élections fédérales présenteront une suprême opportunité pour le Canada.Le gouvernement élu alors, décidera des des résultats de cette opportunité.Et_ le genre de gouvernement lui-même dépendra du degré d’unité que les Canadiens pourront atteindre et maintenir.Les questions qui domineront les prochaines élections seront entièrement différentes de celles du passé.Car, elles sont les questions créées par la guerre, rehaussées par le sang versé par nos fils; et elles sont celles qui domineront également la paix qui suivra la victoire.Elles sont les résultats du conflit militaire, et partant, elles sont constamment présentes à l’esprit de chaque Canadien, de quelque classe où croyance qu’il puisse être, — la paix, la continuation d’un haut niveau de production permettant du travail pour tous, des salaires raisonnables, des profits justes, une rétribution adéquate pour les fermiers, la santé publique, les logements à bon marché.- j.-H.Sturdy, (C.C.F.), 752; I w îf tS Cur rent!' - 01^.^ ) 1,345; The Battlefords.- A.Connan, (C.C.FQ.211, ïfsdar- U)-j7H/Brock.ebànk (C.C FL 2,289; Au Sanctuaire du Sacré-Coeur Ce soir, les paroisses de St-Edou-ard, Notre-Dame du Rosaire, St-Al-phonse, Ste-Cécile, St-Jean de la Croix, St-Vincent-Ferrier, Ste-Thé-rèse de l’Enfant-Jésus, Christ-Roi, et toutes les paroisses du vicariat forain de Ste-Seolastique viendront en pèlerinage au Gesù; zélatrices, associés de l’Apostolat de la prière, ligueurs du Sacré-Coeur, tous répètent avec piété et foi le geste de Mgr Bourget qui, aux heures sombres venait s’agenouiller au Gesù y confier ses angoisses au Sacré Coeur et conviait ses diocésains à y vçnir en pèlerinage.Le sermon sera donné par le P.Lorenzo Richer, S.J.Touchwood.— (*) .t» tVadena.— (x) Maj.G.-n.Williams, (C.C.F.), 2,441; te et, de ce fait, ils dannent aux tories l’opportunité de présenter toutes les réformes comme des “confiscations” ou de la “regimentation”.Ils trompent le peuple en prétendant accaparer le vote ouvrier, alors que la vérité est que la grande majorité des unions (qui ont doublé leurs forces depuis la guerre) ne sont pas affiliées à la C.C.F.Les chefs de la C.C.F.sont les premiers à attaquer et à critiquer la solidarité des Nations-Unies, et s’emparent avidement de toutes les difficultés inhérentes au temps de guerre pour se gagner des votes.Si bien qu’en déformant les questions primordiales, en déformant le socialisme, ils desservent sérieusement les intérêts réels du Canada et ceux de leurs partisans.La guerre et les nouvelles relations qu’elle a amenées établissent les possibilités d’une prospérité soutenue et de progrès social dans l’après-guerre.Ce progrès ne sera .toutefois possible que si l’unité nationale démocratique est maintenue au sein du système de profit.A cause de ces faits, le parti ouvrier progressif, qui considère la réalisation de socialisme comme son but ultime, demande à tous ceux qui désirent l’avènement éventuel du socialisme de supporter la ligne que nous venons d’avancer.La seule voie possible La grande majorité des Canadiens veulent le progrès et peuvent Yorkton.Déclaration du chef C.C.F.M.T.-C.Douglas, chef du nouveau gouvernement C.C.F., a ne daté à la suite de la victoire de son parti que c’est “une victoire (jour tout le peuple de la Saskatchewan”.Après avoir ajouté que la victoire était le fruit de la coopération de milliers de personnes, il a cm."La même coopération sera nece ssaire pour attaquer les problèmes économiques et sociaux que notre gouvernement devra résoudre.“Le résultat de l’élection indique également les sentiments des gens de l’Ouest au sujet de la politique du gouvernement fèdérqd; c est une 'ilicitew condamnation implicitejie la poli-tique agricole de rhon.pJ.G.Gar* dîner, de la politique du pays en ce qui concerne la main-doeuvic tt la reconstruction d’après-guerre".Le nouveau cabinet Regina, 16 (C.P.) — H est probable que plusieurs vétérans des campagnes de la C.C.F'.dans ies provinces de l’Ouest feront partie du cabinet provincial que constituera, en Saskatchewan, le re\c-rend T.-C.Douglas, leader de la C.C.F.en cette province, qui a remporté hier la victoire.On dit que le maire de Moose- Jaw M.J.-W.Corman, un avocat, a de grandes chances de décrocher les fonctions de procureur 8enera • Le maire de Regina, M.C.-C.Williams, obtiendrait pour *û .Part ministère des Travaux publics.Le maior George Williams, ancien lea-d,r S.ta &.F.en Start.tçhwj.b actuellement en service aclflf.,d®n.l’armée canadienne, serait nistre sans portefeuiüe.M.Dou glas lui-même, en plus d etre P‘ mier ministre, prendrait le portc-rèùille de la Santé.M.kelbank, un fermier du comte de TUdale et un chef de la C.C.F.ne Sienne Assemblée législative prendrait les Ressources.L éohe'in C.-M.Fines, de Regina, se contenterait du portefeuille des Affaires municipales.Imprimés de deuil MEMENTOS — REMERCIEMENTS Imprimé» ou gravé* Prix «t ipéclmem sur demanda L'Imprimerie Papillaire, Limitée 430, Notre-Dame est, Montréal Tél.BEIalr 3361 Ottawa reste silencieux Ottawa, 16 (C.P.) - La victoire de la C.C.F.en Saskatchewan na pas causé de surprise dans les milieux politiqeus de la capitale.On s’attendait à un changement de gouvernement.Quelques députe» fédéraux de cette province qui étaien.allés participer à la campagne et qui étaient revenus hier a Ottawa avaient fait des prédictions assez exactes.On n’a fait aucun commentaire dans les milieux libéraux ou conservateurs.M.M.-J.Coldwell CALENDRIER Se mois JXIÎN 30 louri Demain: SAMEDI 17 JUIN 1944 S.4V1T.abbé.Lever du soleil, 4 h.11.Coucher du soleil, 7 h.SO.Lever de ta lune.î h.2*.Coucher de la lune.4 h.îl.?Ie!ne Lune, le 6, à 1 h.48 m.du soir Dernier Quartier, le 13.fc 10 h.58 m.du m.Nouvelle Lune, le 20, à 0 h, 1 m.du soir.Premier Quartier, le 2S, à 0 h.27 m.du soir JUIN 1944 Dim.Lun Mar.Mer.Jets.Vm Sam ® C • » 1 3 DOIS NLJO PO 28 S 6 7 i 9 10 iî 12 n U 1S 16 17 ! —— _ i- 19 20 21 22 23 24 b 26 27 26 29 30 Regina, 16 (C.P.) —• M.M-L Coldwell, chef national de la C.C.F., a déclaré que le résultat des élections provinciales en Saskatchewan dépasse toutes ses espérances.Voici le texte de sa déclaration: “Le résultat des élections de la Saskatchewan dépasse toutes mes es" rances.C’est une victoire popul re dans le sens le plus vrai de 1 expression.Nos ouvriers dans tous les comtés étaient des volontaires.Cela nous a permis de faire du bon travail, même quand nous manquions d’argent.Nous croyons que tout cela est le prélude dune victoire dans le domaine fédéral, là seulement où l’on peut apporter des solutions aux grands problèmes nationaux.Notre succès d aujourd’hui est fondé sur une éducation politique et économique saine.Nous envisageons l’avenir avec confiance”.M.E.-B.Joliffe Rcgina, 16 (C.P.) — M.E.-B.Joliffe.leader de la C.C.F.de 1 9nt?' rio a déclaré que la victoire de la C.C.F.en Sankntehewan est le triomphe d’un mouvement populaire qui s’est dressé contre la puissance de la machine politique et de l’argent”.Voté considérable Sitôt que les poils ont ouvert leurs portes à 9 heures hier matin, (11 heures heure avancée de l’est), le vote a été considérable et, en dépit On prie pour la paix et la pro tection de nos soldats, on demande pardon pour les péchés des hommes, on remercie le Sacré Coeur des faveurs accordées au monde par l’Apostolat de 1® pnere et du beau travail apostolique ac compl' par les ligues du Sacré Coeur dans le diocèse depuis leur fondation.Le P.Albert Brossard a prononcé le sermon de mercredi soir, devant une très forte assistance.Il montra d’abord que notre amour du Sacré Coeur doit nous pousser à faire pour lui quelque chose.Et le moins que nous puissions faire, c’e-st de mettre à son service la grande force de supplication et de réparation que représente notre prière.Puis, avec beaucoup de chaleur et de flamme apostolique, 11 fit connaître l’histoire, le but et les pratiques de l’apostolat de la Drière (dont on célèbre cette année le centenaire de fondation), association approuvée, encouragée, et fortement recommandée par ies ’“a" I cinq derniers papes, tout £é- ment par Sa Sainteté Pie Xll dans at' sa dernière enrvrlioue su Une ère nouvelle L’invasion prochaine, en exterminant le fascisme ouvrira l’aube d’une ère nouvelle pour le Canada, dans laquelle les grandes réformes sociales seront garanties.Ainsi donc, !a lutte pour la liberté nationale et la lutte pour l’avancement social ne font plus qu’un.La tâche décisive des prochaines élections sera d’élire un gouvernement fédéral qui exprimera l’unité de la nation sur ces questions d’importance primordiale et qui s’engagera à une politique de réformes sociales et de coopération internationale.Que feront les Canadiens?Quelle sera la politique ouvrière?Voilà la question majeure qui occupe chaque esprit conscient.L’opinion longuement mûrie du parti ouvrier-progressif est que seule une coalition des forces libérales, ouvrières et fermières saura réaliser la formule d’un gouvernement d'unité nationale au Canada.Un gouvernement de coalition libérale-ouvriere est la seule voie politique pratique qui puisse assurer et maintenir l’unité nationale pour gagner la guerre et gagner la paix.C’est la seule voie qui puisse mener le Canada vers la pleine coopération avec les Nations-Unies, dans les perspectives tracées dans la déclaration conjointe de Churchill, Roosevelt et Staline à Téhéran, en décembre dernier.Quelle jefüit l'alternative ?Ce serait un gouvernement de coalition torie, composé de tous ceux qui,_ pour leurs intérêts de classe égoïstes et à cause de leurs préjugés et de leur peur de la démocratie, se tournent de plus en plus contre les intérêts véritables de la Nation.Us se rencontrent principalement parmi les chefs du parti progressif-conservateur qui se fait le porte-parole politique des antiréformistes et des réactionnaires à outrance.Derrière la fausse excuse de “défense de l’entreprise privée”, ces archi-tories, comme Drew.McTague et leur père spirituel, Meighen, s’opposent à toutes réformes et aux nouvelles politiques économiques qui seront à la base de la prospérité canadienne.Ils tentent d’effrayer le peuple par des cris de “régimentation” et de “confiscation”.On peut s’attendre à ce qu’ils se debarrassent, dès que cela servira leurs intérêts, du voile de démocratie que leur procure la direction Bracken.L’excuse de la “pénitence des conservateurs pour leurs péchés passés” est une chose inepte.Ces éléments construisent maintenant un nouvel axe au Canada avec le Duplessis profasciste et antiguèr-re, afin d’empêcher le progrès de tous les Canadiens, tant anglais que français.De tels éléments réactionnaires au pouvoir seraient un désastre pour le Canada, et surtout pour le jeune et grand mouvement ouvrier et pour la nouvelle solidarité populaire forgée dans cette guerre du peuple.être organisés et conduits vers^ le progrès, mais seulement si 1 on peut assurer et maintenir l’unité nationale et rejeter les faux prophètes et les chefs trompeurs.Le parti ouvrier progressif fait appel à tous les démocrates de considérer ces choses sérieusement.Ils devraient s’unir autour des questions réalistes et tirer parti des espoirs nouveaux créés par la victoire approchante.Les ouvriers, les fermiers, les classes moyennes, les employeurs qui veulent la démocratie et les réformes sociales, quel que soit leur parti, doivent s’unir, une majorité de députés libéraux, ouvriers et fermiers peut être elue aux prochaines élections provinciales, pour former un gouvernement libéral-ouvrier, qui, en accordant une représentation directe aux portes-parole ouvriers, représenterait véritablement les interets i tmMism \ vomi Disposmoii f) AwmR rÇj ruipMe SERVICE JOUR et NUIT PMPCIE mOïlTPIOL 4* ftju* û&Anae *«aaaaciI Si OCTah.au mor^ HR.725F fOUVCBT JOUR A HUIT sioiim r M.Charies-A.DURANCEAU, ingénieur civil, de Montréal, récemment élu vice-président de la Fédération des Jeunes libéraux du Canada, lors de la convention qui s’est tenue i Winnipeg.(Photo Blank & Stollerl Pour le maintien de la paix Grandes lignes du plan Roosevelt Washington, 16.(A.P.) — Un projet pour maintenir la paix dans .w.- .- .le mondé d’après-guerre par l’eu- nationaux du Canada, maintenant, |remjse d’un organisme internatio-et pour les années à venir.C est la nal g ét£ pubiié hier par le prési-.seule voie passible pour aller de .l’avant vers la victoire et le monde meilleur qu’elle doit amener.Pour contribuer à ces grandes politiques nationales, pour aider leur développement, et pour permettre que la véritable voix responsable du travail soit entendue dans cette crise, le parti ouvrier progressif mettra en nomination 65 candidats ou plus.Il s’affirmera comme un parti national, avec des politiques nationales, et avec l’unité nationale comme devise.Il fera tout en son pouvoir pour unir les forces du travail et de la démocratie canadienne en coopération avec tous ceux mü veulent continuer l’unité antifasciste, et il s’efforcera d aider à élire un gouvernement de coalition libérale-ouvrière dans les prochaines élections.dent Roosevelt après des pourparlers qui ont duré un an et demi entre les différents alliés.La déclaration du président préconise un organisme formé de toutes les nations qui veulent la liberté afin de maintenir la stabilité mondiale.Un comité mondial élu tous ies ans afin de régler le.s querelles internationales.Ce comité comprendrait des représentants des quaire grandes puissances, soient les Etats-Unis, la Russie, la Chine et l’Angleterre, et un nombre raisonnable d’autres nations.A la suite de ceci, la déclaration préconise un tribunal international pour régler les questions de justice; ie maintien d’une puissance armée suffisante, par chaque nation, pour abattre en bloc toute agression future.Actualités, politique Regards sur le monde actuel.Paul Valéry, 210 pages.Comptoir $1.25; poste $1.35.La fin d'un monde et le monde nouveau, L.de Launay, 190 pages.Comptoir $1.50; poste $1.60.Arous autres Français.Georges Bernanos, 290 pages.Comptoir $1.25; poste $1.35.Les feux de l’Occident.Origines et développements de l’Europe, Paul Cardinaux.195 pages.Comptoir $1.25; poste $1.35.I.a possession du monde, Georges Duhamel, 230 pages.Comptoir $1.25; poste $1.35, Demain il faudra faire grand, Comte Sforza.Comptoir $0.35, poste $0.35.Entreprise privée et socialisme, Jean-Marie Nadeau, 115 pages.Comptoir $0.75; poste $0.75.Staline et Pie XI, P.-E.Boité, P.S.S.Comptoir $1; poste $1.10.Groupe 303 (illustré), Arkady Fiedler.215 pages.Comptoir $1.25; poste $1.35.Hitler et te christianisme, Edmond Vermeil.Comptoir $0.60; poste $0.50.Service de Librairie du Devoir On demande de sévir contre les Japonais A bord du S.S.St-Laurent, à Ba-gotville 16(C.P.) - Les délégués au congrès annuel de 1 Association canadienne des "iair®s.et-nicipalités ont adresse trois résolutions au gouvernement fédéral.Elles ont trait à l’éducation, aux pensions de vieillesse et au ProWe-me japonais en Colombie canadien- " ces résolutions ont été adoptées avant que les délégués, ne commencent leur croisière qui les conduira au Saguenay et au Lac aaint-Jean.Ce voyage qui dure depuis cinq jours, se terminera a Montreal demain soir.__, En demandant au gouvernement d’accorder une attention immédiate au problème des Japonais en Colombie canadienne, .la résolution suggère “la déportation de tous les Japonais résidents au Canada a a cessation des hostilités et que cette race soit en permanence exclue du sol canadien”., , Cette résolution fut présentée par les maires de la Colombie canadienne.Les élections chez les courtiers en assurances M.Arthur McBean, de Montréal, a été élu président de l’Association des courtiers en assurances de la province de Québec lors du conven-tum tenu hier à l’hôtel Mont-Royal.Les autres officiers élus sont MM.Charles-E.Geoffrion, de Montréal, président du comité des directeurs, j T.-V.Dépatie et Stuart Rolland, de ; quer Montréal, H.-R.Bouffard, de Québec et Aimé Guertin, de Hull, vice-présidents; G.-S.Parke, de Montréal, trésorier honoraire; C.D’Au-teuil, de Montréal, secrétaire-trésorier.Les directeurs sont MM.Gérard Parizeau, Charles Dupuis, P.-1 E.Tremblay.W.-R.Bulloch, T.-W.j Lyman, William-N.Clelland, tous j de Montréal, et P.-A.Boutin, de Que- j bec; F.-G.Conway, de Sherbrooke, | P.-E.Neveu, des Trois-Rivières, J.-l B.-E.Durocher, de Saint-Hyacinthe, I Pour l'unité Garçon demandé Garçon de moins de 16 ans pour faire les courses.S'adresser au "Devoir", 430 Notre-Dame est, Montréal._______ encyclique sur le Corps mystique du Christ.Ce soir, à 9 h., immédiatement après l’office, les presidents des districts des comités de lutte contre le blasphème sont convoqués au salon des anciens du collège Ste-Marie.On sait que lofhce de la neuvaine commence a 7 h.4o, les personnes qui viennent en automo-6ile peuvent laisser leur, voiture dans la cour du collège ou on accède par la.rue St-Alexandre, au numéro 1175.La lecture manque à nos militaires Il manque encore beaucoup de livres el revues pour envoi outre-mer à nos soldats, et encore une fois, le Dépôt de Livres et Revues, chambre 70, édifice Sun Life, fait appel au public.Tous ceux qui peuvent disposer de lecture pour nos soldats outre-mer devraient s'emprcs>er de faire parvenir ces livres au Dépôt.Si vous ne pouvez vous y rendre en personne, appelez PLateau 5594 et on s'occupera d’envoyer chercher de routes boueuses et d’averses I votre paquet de revues pour nos dans certaine* régions, les officiers I militaires outre-mer.Les libéraux, d’un autre côté, ont travaillé pour maintenir l’unité du Canada.Ils représentent ces capitalistes qui comprennent qu’ils peuvent et doivent coopérer avec les forces ouvrières et fermières pour la victoire et le progrès dans l’après-guerre.Us sont en accord avec les principes des Nations-Unies dont les chefs ont ouvert .une nouvelle période d’espoir pour les peuples du monde.Le discours de Londres de M.King montre qu’il comprend non seulement les possibilités domestiques au Canada, mais qu’il reconnaît également la place que le Canada peut tenir dans le monde, dans un système de coopération internationale, comme membre souverain du Commonwealth britannique et des Nations-Unies.Le Canada peut être reconnaissant à M.King d’avoir répudié la ligne ultra-impérialiste des tories réactionnaires qui nient que la coopération mondiale entre la Grande-Bretagne, les Etats-Unis et 1U.R.S.S.soit la clef de voûte de la paix mondiale et de la prospérité commerciale après la guerre.L'attitude de la C.C.F.Tandis que les partisans de la C.C.F., avec l’immense majorité du mouvement ouvrier* aspirent à la rapide réalisation des grandes re-formes, les chefs C.C.demgrent avec cynisme la politique d unité nationale qui seule peut assurer ces réformes.Au lieu de supporter une politique de progrèa social immédiat (romme le font les Mri** J™' vnillistes d'Angleterre, ;J Australie et de Nouvelle-Zélande) ils se réfugient derrière des phrases d un ra-licalisme grandiioqiîént sur le^so- Canadiens "prêtés" à l'armée britannique Ottawa, 16.— Des officiers du corps des magasins militaires de l’armée canadienne sont prêtes comme tels à l’armée britannique.Un groupe d’experts du corps qui ont offert leurs services à cette fin viennent de terminer un cours de revision, à un centré d’instruction de l’est canadien et passeront bientôt outre-mer.Plus tard, un autre groupe sera envoyé au Royaume-Uni.Ces officiers détiennent le grade de capitaine ou de lieutenant du corps des magasins militaires canadien.Ils iront grossir le nombre déjà considérable de jeunes officiers de l’infanterie canadienne qui ont été prêtés à l’armée impériale au début de cette année et ont été reçus avec tant de cordialité par les formations auxquelles ils avaient été affectés.ARTHUR LEPAGE “NORMANDIE ET BRETAGNE” Récit d'un voyoge au Royaume de l'Herbage "Le récit de voyage est un genre littéraire trée ancien et pourtant M Lepage a réussi & présenter son volume de façon originale.,p toux au long de ses randonnées en Normandie et en Bretagne.U a visité et décrit de nombreuses fermes.Le volume de M.Lepage est cent dans une langue impeccable et claire." Q.H daonbao.dans "Culture” (.’invasion se poursuit.Documentez-vous en lisant cet ouvrage qui vous donne Is description du littoral de !a Basse-Normandie et de nombreuses illustrations des endroits où débarquent nos troupes.Récit captivant du dernier voyage de l’auteur après l’accord de Munich, ouvrage qui a eu le meilleur accueil de la critique littéraire.BAYEUX, CAEN, LISIEUX, CHERBOURG.LE COTENTIN, ete.EN VENTE CHEZ TOUS, LES LIBRAIRES Magnifique présentation — PRIX $1.50 ?020 est.Ste-CatHerine'.AM.2111 Cota Jeaaae D’Are, pr*s bout, rie IX et P.-H.Plourde, de Victoriaville.Les chefs de district élus soni MM.Jacques Bouchard, Amos; P.Gauthier, Chicoutimi, Georges Landry, Granby; Jean Tellier, C.R., Jo-liette; H.-R.Blouffard, Québec; E d’Anjou, Rimouski-Mont-Joli, R Lavoie, Rivière du Loup; J.-H.Gagnon, Roberval; W.-J.Beaulpc, Shawinigan les Chutes, F.-G.Conway, Sherbrooke, J.-B.-È.Durocher, F,-A.Laurin, Saint-Jérôme-Lachute, E.Larose, Thetford les Mines, F-rE.Neveu, les Trois-Rivières, et P.-H, Plourde, Victoriaville.Le rapport démontre que le nombre d’agents licenciés pour l’assurance durant l’année se chiffre s 3,310 comparé à 425 en 1942.M.Antonio Barrette opéré Québec, 16.— M.Antonio Barrette, député de Joliette à l’Assemblée législative, a subi une ^avB Retenez le "Devoir" d'avance chez votre dépositaire — c'est U SEUL MOYEN de ne jamais le man-3 sous le numéro.Téléphone* eu service du tirage j BEIair 3361* : il vous donner* l’adres* d’un dépo»itaire de votre voisin age.opération chirurgicale à l’Hôtel-Dieu.Les médecins déclarent cependant que l’état du malade est très satisfaisant.Congrès annuel de la Fédération des Amicales canadiennes des Frères du Sacré-Coeur Lt 18 juin prochain, la Fédération dea Amicalea canadiennoa dea Frirta du Sacré-CoaLr (provinca de St-Hyaeinthe) tiendra apn 13# Con-grèa annuel août la préaidene* de M.G.-Basile Alepin, préaident d* l’Amicale Netro-Dame de Leurdea, Verdun.Le programme do ta réu-.ion comporta la réception des Congressistes à l’hêtal de ville et remise des clefs par la maire Wilson, défilé par lea principales rues, messe célébrée à 11 h.30 A .i église N.-D.do Lourdes, dinar intime à I h.Dana l'après-midi.Il y aura visita du Natatorium d* Verdun et divertissements au pare Woodland.Le Frère Marcellin, i.c., directeur, invite tous lea anciens à ao rendre nombreux à cette réunion.' De nombreux Frères bion connut âê no» ancien* seront présents. VOLUME XXXV - No 138 TROIS SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS PAR LA POST! EDITION QUOTIDIENNE CANADA (Sauf Montréal et la banlieue) Etats-Unis et Empire britannioue UNION POSTALE EDITION HEBDOMADAIRE CANADA Etats-Unis et UNION POSTALE S6 00 800 10.00 200 3 00 DEVOIR VENDREDI, 16 JUIN 1944 Le DEVOIR esfr membre 4e la "Canadian Press", de T'A.B.C" et de la "C.D.NA" On travaille le dimanche aux voies élevées du Nord % — ¦ — ¦ ¦ — M.le curé Presseoult a dénoncé, en chaire, cette violation de la loi du repos dominical On sait qu'en dépit des protestations de nombreux corps publics et associations diverses, les Chemins de fer nationaux ont fait commencer j Jn vaux%, m cponstruction d'"ne voie ferrée de ceinture entre le Bout-de-l Ile et Ville-Soint-Laurent, en passant par le nord-est de Montréal.Le contrat de construction de ces voies élevées aurait été accordé à une société ontarienne, Pitts Company", de Toronto, si nos renseignements sont exacts.' Les gens des quartiers avoisinant les chantiers se plaignent d'entendre sans arret un bruit assourdissant et d'être envahis par la poussière le jour et la nuit A cause des nécessités de la guerre qu'on a invoquées pour ces travaux, ils acceptent ces inconvénients.Mais ce qu'ils ne peuvent tolérer c est qu on travaille le dimanche aux chantiers des nouvelles voies élevées du Canadien National .Car, paraît-il, le travail se poursuit dimanche caine a comme semaine^ On nous rapporte que M.l'abbé Bruno Presseoult, cuié Imines et e paroisse des Saints-Martyrs-Canadiens, a dénoncé en chaire cette Ition routî violation par une compagnie étrangère de la loi du repos dominical.femjin : PLUS FRAIS AVEC ORAGES MAXIMUM et MINIMUM : Aujourd'hui maximum.78.Même date l’an dernier.88.Minimum aujourd’hui.84.Même date l’an dernier, s».BAROMETRE : 18 h.a.m.*9.40; 11 h.» ».29.ÎS; midi, 29.30.a^!?r
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