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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 26 juin 1944
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1944-06-26, Collections de BAnQ.

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**Le Canada eat une nation souveraine et ne peut avec docilité accepter de la Grande-Bretagne, ou des Etata-Unia, ou de qu que ce aoit d’autre l’attitude qu’il lu faut prendre envers le monde.Le premier devoir de loyalisme d’un Canadien n’est pas envers le Commonwealth britannique des nations, mais envers le Canada et son roi, et ceux qui contestent ceci rendant, à mon avis, un mauvais service au Commonwealth.’’ Lord TWEEDSMUIR Dirsctear t C*or|M PELLITIIR DEVOIR Montréal, lundi 26 juin 1934 ^ ' ., RIOACTION IT ADMINISTRATION 430 1ST, NOTRC-DAMC MONTREAL TOUS LIS SERVICES TELEPHONE i BEMr 3161 • SOIRS.DIMANCHES ET PETES FAIS CE QUE DOIS Admlnistritioe J Réduction ; Rédactsur an chat i Omar HEROUX Gérant t BEIair 3361 BEIair 2984 BEIair > 3361 L’affaire Bouchard et ses derniers développements L’autonomie provinciale est gravement compromise A propos d'une judicieuse remarque d'un lecteur — La prochaine conférence fédérale-provinciole et les visées des centralisateurs (voir pages deux et trois) L’autonomie provinciale est un bien sans cesse menacé qu’il importe de surveiller avec un soin jaloux et de défendre avec une énergie qui ne connaisse pas de faiblesse.L’autonomie provinciale est nécessaire, non seulement pour assurer l’avenir de notre groupe ethnique, mais encore pour maintenir le régime qui convient le mieux à un paya aussi vaste et varié que le nôtre, c’est-à-dire un régime de décentralisation législative et administrative.Telle est la doctrine que nous avons toujours exposée et soutenue.A te propos nous nous empressons de corriger une phrase qui s’est glissée par inadvertance dans une récente lettre d’Ottawa au sujet du projet de loi d’allocations familiales proposé par le gouvernement King.“Il est bon, avons-nous dit (22 juin 1944), que le principe des allocations familiales soit inscrit dans les statuts, de sorte que si la loi King s’avère insuffisante, on puisse l'améliorer”.Notre seule excuse, c’est d’avoir écrit cette phrase aux petites heures du matin, alors que le discours du sénateur Bouchard avait eu l’effet d’une bombe explosive dans les milieux politiques d’Ottawa, que toute autre question était rejetée violemment dans l’ombre et qu’il fallait faire vite, dans une atmosphère d’excitation générale, tout en couvrant le plus de terrain possible.Aussi un lecteur, qui s’intéresse aussi bien à la question sociale qu’à l’autonomie provinciale, a-t-il parfaitement raison de nous faire les observations suivantes: “Comment pouvez-vous trouver bon qu’on inscrive dans les statuts fédéraux le principe d’une mesure sociale qui, dans l’esprit de h Constitution, relève des provinces et touche intimement à la conception de l’ordre social et de l’organisation générale de la société dans ses aspects culturels?Il me semble que même si nous étions entièrement d’accord sur les modalités aussi bien que sur le principe de la meftire, nous ne devrions pas plus l’approuver que si, un jour.Ottawa se mettait en frais d’inscrire dans les statuts fédéraux une excellente réforme touchant l’éducation ou le code civil.Ne le pensez-vous pas?” Nous sommes particulièrement heureux de rectifier notre phrase défectueuse du 22 juin, car elle pourrait être interprétée comme un appui à un mouvement d’idées que nous sommes loin d’approuver.“Ce mouvement d'idées, écrit encore notre correspondant, tend à faire passer les préoccupations sociales au-dessus des préoccupations nationales — comme s’il pouvait y avoir véritable opposition entre les deux — et à approuver d’emblée toute mesure sociale, d’où qu’elle vienne: c’est-à-dire, en pratique, même si elle vient d'Ottawa.De cette façon, nous sommes en train d'abandonner une à une toutes les positions dans lesquelles s’exprime l’autonomie provinciale.Et Ottawa, qui sien aperçoit, exploite la chose à fond”.J» ¥ * Rien de plus juste.Et nous en avons eu une preuve nouvelle la semaine dernière.Ottawa profite de toutes les occasions et invoque tous les prétextes pour centraliser les pouvoirs législatifs et administratifs.Voici, par exemple, comment M.Mackenzie King s’est exprimé le 20 juin 1944 (version française du Hamard, pp.4262 et 4263), en présentant la mesure établissant le ministère de la Reconstruction: “On entend souvent demander de nos jours tomment il se fait que nous arrivions en temps de guet ?À accomplir et à mener à bien nombre de choses qui nous semblaient impossibles en temps de paix.Permettez que j’en donne deux taisons.Tout d’abord, et heureusement, en temps de guerre toutes les Nations-Unies travaillent à une même fin et sont prêtes à collaborer en tout ce qui peut hâter sa réalisation.(.) La deuxième taiton, qui nous a permis d’accomplir avec plus de succès en période de guerre des oeuvres qu’il nous est impossible de mener à bien en temps de paix, c’est que la loi des mesures de guerre confère au gouvernement l’autorisation constitutionnelle d’assurer la mise à exécution de son programme.En ce qui concerne la poursuite de 1a guerre, il est en état d'agir au nom de tout le Canada.Par contre, en temps de paix, il nous faut, tout en nous efforçant d’accomplir la tâche qui nous est propre, chercher à nous assurer la bonne volonté et la collaboration efficace des provinces chaque fois que nous voulons mettre un programme à exécution.Par suite de ce qui s’est passé au pays depuis cinq ans et de ta collaboration dont les provinces, dans une large mesure.ont fait preuve envers le gouvernement fédéral, je crois et j’espère que, dans les conférences qui auront lieu entre les provinces et nous-mêmes, nous trouverons moyen d’obtenir une plus grande collaboration pour Vavontage général'’.M.Mackenzie King en a pris à son aise avec son administration de temps de guerre.Il est facile d’en tracer un autre tableau.Nous le trouvons dans Y Actualité Economique de décembre 1943.L’article réfutait les avancés optimistes de M.Howe, collègue de M.King.Il répond tout aussi bien aux prétentions du premier ministre.En vertu de la loi des mesures de guerre, le gouvernement d'Ottawa a établi “le contrôle absolu du commerce extérieur du Canada et le conttôle des changes; un vaste système d’entreprises socialisées et exploitées pour le compte du gouvernement par des groupements privés, le contrôle absolu de la production de la plus grande partie des entreprises privées: l’enrégimentation d’une grande partie des hommes et des femmes dans un régime dit de service sélectif national et qui correspond purement et simplement à la conscription du travail, la fixation des prix et des salaires et une tendance de plus en plus marquée au règlement des conflits ouvriers par décret gouvernemental, un système de taxation et d’emprunts d’Etat écrasant, rendu nécessaire par l’intensité de l'effort de guerre canadien et l’importance des dons consentis à des nations étrangères”.Tout cela a coûté des milliards et des milliards de dollars: le chiffre de la dette fédérale en est l’irréfutable preuve.Aussi est-il difficile de croire que le gouvernement fédéral pourra accomplir son programme d’après-guerre sans augmenter l’impôt ni la dette, comme l’affirme M.King (version française du Hansard, p.4269).* * * .11 est absolument faux de prétendre que la prospérité d’après-guerre dépendra de la mesure dans laquelle on aura réussi à centraliser les pouvoirs à Ottawa.Des pays à forme de gouvernement fortement centralisé et unifié ont connu, comme le Canada, de 1929 à 1939, une effroyable crise économique.M.Bennett a employé un argument en tout semblable pour faire accepter sa Banque du Canada Les Russes avancent sur un front de 250 milles L’actualité Retour d'enfonts.prodigues (par Michel!» L» Normand) Marie et moi sommes allées revoir notre pays natal, L’Assomption.Lautocar nous a déposées en plein centre, de ce que nous appelions enfants, la “grand-rue’’, et qui était le bout du monde et qui nous paraissait si large.Eh bien, cette pauvre grand-rue elle n’est plus assez large pour ces énormes voitures qui y arrivent en trombe! Mais la grand-rue n’a pas changé.Les mimes maisons la bordent encore, jusqu’au splendide vieux collège si paisible dans ses arbres.Ce fut sûrement un privilège de naître dans une aussi belle petite ville, mais n’aurait-U pas fallu y de /newer?pour apprendre peu à peu le secret de ses vieux murs?Jamais ailleurs, nous semble-t-il, il n’y eut autant d’anciennes et nobles et pittoresques maisons.On traverse en cinq minutes d’un côté à l’autre de la presqu’île sur laquelle elles sont réunies dans des masses de verdure; aulour de cette maison de brique que l'on appelai! la maison des de Salaberry, quels gracieux mélèzes, et si étonnants en ce coeur de village; le palais de.justice si authentiquement ancien, n’a /.as changé; sa façade a le mê- Nouvel ultimatum h la garnison allemande de Cherbourg — Les soldats du général von Schleiben tiennent encore l’arsenal et le poste du commandement de Cher-bourg — La ville occupée à la suite de l’assaut général d’hier—Encerclement de Vitebsk — L’ampleur de la victoire étatsunienne des îles Marianne — La situa-tion des Chinois est critique devant Hengyang ~~.v.1 " .( 1-9 chute de Cherbourg n'est plus qu'une question d'heures, mois lo gornison allemande a refusé jusqu'ici on ne voit pa, en quoi celle-ci a contribué à résoudre la fLiS!’au’ prVnfeï’ IborTïem-ense de 1935 a 1 939 sous un regime liberal.M.Kmg n en j pfert aussi les mêmes.Quel site pai-tient pas moins à son idée.“Nous espérons, a-t-il dit aux ! sible à côté de la rivière creusée Communes mardi dernier (20 juin), assurer une colla- (fC!ns verdure.___________jusqu de se rendre et continue de défendre obstinément les quejques ouvrages qui lui restent.Les Allemands avaient eux-mêmes annoncé hier la chute de Cherbourg, mais l'agence "Transocéon" a expliqué que cette nouvelle prématurée provenait du fait que le contact avec la garnison avait été rompu.Les dernières dépêches de l'agence "D.NJ.” affirment que les troupes allemandes tiennent encore deux positions principales, l'arsenal de Cherbourg et le poste d'observation du commandement.Les Etatsuniens se sont emparés de la plus grande partie de la ville de Cherbourg, dit le communiqué allemand, mais ils n'ont pas encore réussi à occuper le port et quelques ouvrages sur la côte.Il reste encore des centres de résistance allemands aux abords de la ville.Des chars d'assaut étatsuniens auraient réussi à pénétrer dans l'enceinte de l'arsenal, mais ils auraient été détruits.Au poste d'observation du commandement, le commandant allemand et ses troupes auraient réussi à repousser les attaques étatsuniennes à l'aide de boration plus efficace entre les provinces et le pouvoir fédéral en convoquant sous peu une conférence fédérale-provinciale où nous discuterons certaines questions qu'il faut examiner sans feinte si nous voulons répondre comme il faut aux exigences d’après-guerre”.On sait ce que les fédéralistes entendent par collaboration des provinces.Ils entendent tour simplement, l’abandon, par les provinces, de leurs principaux pouvoirs constitutionnels.D’après le Financial Post de Toronto (10 juin 1944), l’Igenda de la prochaine conférence fédérale-provinciale, agenda qui a été adressé aux gouvernements provinciaux, comprendrait tout ce que les experts de la Commission Dafoe-Sirois souhaiteraient y voir.Et de même que pour induire les provinces à céder au fédéral le pouvoir de taxer les revenus, on a invoqué les nécessités de guerre, ainsi cette fois, pour leur arracher de nouvelles concessions, on leur dira » -i j* -li que l’emploi et la prospérité d'après-guerre exigent la cen- dlSpomblB EUX Dans la même rue, qu’était à l’origine cette énorme maison de pierre fiai quée de larges cheminées, qui s'appelle Les entrepôts Bédard, et dont l'encadrement des fenêtres pourrissant, révèle encore tant de piuefê de ligne?Cela ferait “''monument historique" qjke ï lu -maison des Jarry, celle des Viger, un peu plus loin, et d’autres, encore; la haute maison des Prud’homme, si (Suite à la page 9) Bloc - notes par Louis Robilltrd tralisation des pouvoirs à Ottawa.Ce qui n’est soutenable ni en principe ni en fait.Les fédéralistes devancent même les concessions des provinces, comme c’est le cas pour les allocations familiales et comme ç’a été le cas pour les lois sociales du vicomte Bennett.Sachant que la population — celle du Québec comme des autres provinces — demande des lois sociales, les centralisateurs procèdent avec une audace accrue.Ils comptent que la population acceptera les lois sociales, d’où qu’elles viennent.Il importe de revenir sur une idée que nous avons déjà exposée.Jusqu’ici l’autonomie provinciale u’a été trop souvent qu’un terrain de bataille électorale.Pour sauvegarder l’autonomie de la province on a résisté aux empiétement fédéraux.Ce qui était fort bien.Mais au lieu de s’empresser d’accorder à notre population, qui en avait peut-être plus besoin que la population des autres provinces, des lois sociales appropriées à son caractère propre, on s’est contenté la plupart du temps de combattre la législation fédérale.Une loi tiens familiales conforme à nos besoins propres aurait pu s'inscrire depuis de nombreuses années dans les statuts provinciaux.Une loi d'allocations familiales, non pas destinée à aider surtout la famille restreinte ou moyenne — comme cela semble être le cas du projet de loi de M.King — mais élaborée en vue de servir la famille nombreuse.En l’absence d’une telle loi dans les statuts provinciaux, on s’explique que la population en accepte une, même imparfaite, des autorités fédérales, parce qu'elle correspond à un besoin réel.C’est parce que l’on a jusqu’ici adopté une attitude toute négative au sujet de l’autonomie provinciale que nous sommes en train de vendre notre droit d’aînesse pour un plat de lentilles: de vendre, pour ce qu’on appelle la sécurité sociale, nos meilleures chances d’établir dans la province de Québec un ordre social, intimement lié à l’ordre culturel, conforme à nos caractéristiques propres,' à nos besoins, à notre philosophie de la vie.*.«.44 Léopold RICHIft Communes Le député fédéral de Sherbrooke aux Communes, M.Maurice Gin-gues, cherchera sa voie dans le domaine de la politique provinciale.M.Godbout avait, de cette façon enlevé MM.Wilfrid Girouard et P.-E.Côté à M.Mackenzie King pour les enrégimenter sous le fanion québécois, en 1939.Ce transfert de M.Gingues donnera lieu à une élection complémentaire dans la circonscription de Sherbrooke, où le premier ministre canadien sera appelé à éprouver le jugement de l’électorat.Le siège de Sherbrooke sera le quatrième en disponibilité à la Chambre des Communes; on en compte maintenant dix à l’Assem-d’alloca- législative de Québec.La nouvelle loi électorale provinciale autorise le gouvernement au pouvoir à “geler” indéfiniment les élections partielles jusqu’au scrutin général et le ministère Godbout s’en est largement prévalu.A Ottawa, on doit pourvoir à remplir la vacance d’un siège dans un bref délai.Cette prescription est plus conforme à la règle démocratique; la pratique contraire peut conduire à des abus.Lettre d’Ottawa De l’incident Bouchard à une déclaration de Tim Buck MM.Coldwell et Rose demandent une enquête — La destitution de M.Bouchard comme président de la Commission hydroélectrique calme les inquiétudes de certains libéraux — Que fera l’aile radicale du parti?— Tim Buck affirme que c’est la doctrine du parti libéral qui approche de plus près le communisme — Un député libéral note les pertes récentes de son parti aux Communes une vive satisfaction chez nos compatriotes et un peu de calme et d’espoir aux libéraux.Ceux-ci étaient si contents qu’ils avaient l’impression que M.Godbout, après avoir satisfait ainsi à l’opinion publique, pourrait annoncer la tenue des élections provinciales à la date prévue.Jeudi soir, il en était autrement.On avait alors des raisons de croire que M.Godbout devait attendre que la tempête se calmât avant de déclencher la campagne électorale.Repris d’espoir, les libéraux songent maintenant qu’ils peuvent procéder selon les plans! arrêtés il y a quelque temps.Il se pourrait qu’ils se fissent illusion, d’autant plus que M.Bouchard n’a pas dit encore son dernier mot.Géographie Le Bulletin des Sociétés de géographie de Quénec et de Montréal est encore bien vivant.A un moment donné, il y a plusieurs mois, ses fondateurs avaient exprimé des craintes pour sa survivance.La re-vuette traversait une crise d’anémie, disaient-ils.Elle est encore trop maigrelette (16 pages) et on lui souhaiterait un peu plus d’embonpoint, sur le modèle de ses soeurs aînées mieux alimentées par un plus grand nombre d’abonnés.Sous sa minceur, le Bulletin offre (Suite à la page 9) grenades et d drmes légères dans des corps à corps.L agence "D.N.B.” ajoute que le dernier message reçu de la garnison indiquait que la luffe faisait rage partout et que l'on tiendrait pour le Führer et l'Allemagne.Les Allemands laissent entendre que leur garnison n aura plus de munitions d'ici quelques heures.Les rapports fournis par les Allemands concordent parfaitement, dans l'ensemble, avec les rapports alliés.Le dernier bulletin officiel affirme que la libération de Cherbourg ne saurait guère tarder.Les troupes alliées combattent dons les rues, dit-H, et dès hier après-midi elles avaient la mer en vue à moins d'un mille du port à l'est.Les Etatsuniens ont pénétré hier dans Cherbourg de trois côtés à la fois à lo suite d'un assaut général et leur artillerie soutenue par celle de la flotte a, réduit les centres de résistante allemands let usn après les autres.Les dernières dépêches annoncent que les troupes étatsuniennes ont coupé en deux la ville de Cherbourg et atteint la mer quelque part au centre de la ville.Cette percée ne se serait pas heurtée à une vigoureuse résistance.On auroit fait 3,340 prisonniers allemands au cours des dernières 24 heures et on continue de ramener constamment des captifs derrière les lignes.Le nettoyage de la ville ne serait cependant pas encore terminé et on rencontrerait encore des nids de résistance et de petites escouades de tirailleurs.Le bout commandement étatsunien vient d'ar^esser un nouvel ultimatum au commandant de la garnison de Cherbourg, le général von Schleiben."Lo forteresse de Cherbourg est mointenont encerclée, dit l'ultimatum.Ses défenses onf été entamées et la ville est isolée.Vous ayez offert, vous et vos troupes, une résistance acharnée et vaillante à notre avance.Vous êtes écrasés sous le poids du nombre et lo prise de la ville n'est plus qu'une question de temps".A l'extrémité nord-est de la presqu'île du Cotentin, les Alliés avaient occupé en fin de semaine Soint-Vaast-la-Hougue, Quittehou et Barfleur, ce qui leur avait permis de resserrer le siège de Cherbourg.A l'extrémité nord-ouest, au cop de la Hague, les Allemands seraient en train de rassembler une partie de leurs troupes désorganisées par la rapidité de l'avance alliée.Sur le front principal de la tête de pont, l'accalmie se prolonge d'une façon générale, notamment dans le secteur tenu par les Canadiens.Les Alliés continuent de déborquer des renforts et des quantités énormes de matériel pour s'assurer la supériorité.Il s'est cependant déroulé des combats assez vifs en fin de semaine.Les Anglais ont avancé de deux milles au sud de Tilly-sur-Seulles tandis qu'ils ont repoussé au nord de Caen de violentes contre-attaques qui visaient à reprendre Sainte-Honorine.Les Allemands prétendent que les Alliés ont effectué de nouveaux débarquements à l'est de l'estuaire de l'Orne et qu'ils se suit fait couler un contre-torpilleur.EN RUSSIE Les Russes ont commencé pour de bon leur grande offensive d'été en attaquant sur un front de 250 milles en Russie-Blanche.L'offensive contre la Finlande ne pouvait être qu'une opération préliminaire.Les Russes auraient déjà isolé le centre stratégique de Vitebsk dons le nord du pays où cinq divisions allemandes se défendraient actuellement dans les rues de la ville.L'armée rouge a avancé en moyenne de 25 milles sur ce vaste front en trois jours et libéré 1,650 villes et villages.Cette avance menace déjà les grandes bases allemandes d'Orcho, de Mogilev et de Bobrouïsk.L'objectif de cette grande offensive serait d'atteindre la Prusse-Orientale et la Baltique.Quatre armées russes participent à la grande offensive.La 'adio allemande signale qu'une cinquième armée russe se serait portée à l'offensive dans lo région d'Ostrov, près de la frontière de Lettonie, à 165 milles au nord de Vitebsk.Si cette offensive se précisait, le front de bataille s'élargirait encore et atteindrait une étendue de 325 milles.En Finlande, les troupes rouges avancent sur deux fronts à la foi*.L'armée du maréchal Govorov, qui a enfoncé la ligne Mannerheim dans l'isthme de Carélie, continue à progresser entre la Baltique et le lac Ladoga.Une armée commandée par le général Meretskov a enfoncé les lignes de défense finlandaises qui s'appuyaient sur la Svir, entre le lac Ladoga et le lac Onéga.L'importante ville de Petrozavodsk, la capitale de la république soviétique de Carélie créée à l'issue de la première guerre russo-finlandaise, serait à la veille de tomber.Les Russes auraient en outre libéré un tronçon de la ligne de chemin de fer Leningrad-Mourmansk au nord du lac Onéga.EN EXTREME-ORIENT Les Etatsuniens réclament une grande victoire dans les îles Marianne où il s'est livré toute une série d'engagements aéronavols depuis une quinzaine de jours.Les derniers rapport* parvenu* au grand quartier général de l'amiral Nimitz ajouteraient encore à l'ampleur de cette victoire.Aux dernière* nouvelles, le bilan des pertes s'établissait comme suit: pour k* Japonais, une trentaine de navires coulés, une cinquantaine d'autres avariés, quelque 750 avions détruits; pour les Etatsuniens, 4 vaisseaux avariés, 151 avions perdus et 98 hommes tués.Les Etatsuniens se réjouissent d'avoir remporté un succès aussi décisif dans la première grande bataille aéronaval risqué par les Japonais depuis deux ans.Ils s# réjouissent surtout de constater que les Japonais ont complètement échoué dans leur tentative de défendre les îles Marianne.On n'a pas oublié que c'est le débarquement d'un corps étatsunien sur l'iie di Sa i pan qui a précipité Pin tervsn tion d'une puissant! escadre japonaise et de furieux engagements aéronavals.La puissante base japonaise de Saïpan se trouve à 1,260 milles seulement de Tokyo et à 1,500 milles des Philippines.On voit tout de suite les avantages énormes que sa possession assurerait aux Etatsuniens.L'un des officiers de la section de presse de la marine japonaise aurait avoué dans une émission captée aux Etats-Unis que lo situation militaire dans la région de Saïpan serait la plus critique qui se soit présentée depuis le début de la guerre Il aurait ajouté qu'il faudrait un puissant effort pour repousser l'escadre étatsunienne qui compterait une vingtaine de porte-avions et une douzaine de cuirassés et empêcher les Etatsuniens d'établir une base d'où ils pourraient bombarder à la fois le Japon et les Philippines.Si la flotte japonaise vient d'essuyer de cuisants revers dans le Pacifique, l'armée japonaise continue de remporter de grands succès en Chine.La grande offensive au sud de Tchangcha dans la province de Hounon continue à marcher rondement et les colonnes japonaises ont commencé à encercler le grand centre ferroviaire de Hengyang.Les cercles militaires chinois semblent fort pessimistes.Hengyang est la plus importante ville chinoise à laquelle les Japonais se soient attaqués depuis lo prise de Canton et de Hankéou en 1938.Cette grande offensive japonaise, la première grande opération militaire en Chine depuis 1938, vise comme on le sait à s'emparer de la grande ligne de chemin de fer qui traverse toute la Chine du nord ou sud sur une distance de 1,000 milles.Depuis le début du printemps, les Japonais se sont emparés de 575 milles de la ligne de chemin de fer Peiping-Canton.Il ne reste plus aux Chinois que 200 milles de cette ligne entre Hengyang et Canton, sauf quelques petits tronçons au nord de Hankéou.Les Japonais veulent apparemment venir à bout de la Chine ovant que les Anglo-Saxons puissent lui porter secours comme les Allemands ont tenté d'écraser la Russie pendant que la Grande-Bretagne et les Etats-Unis étaient à s'armer en 1941 et en 1942 „ Pierre VIGEANT 28-8-44 ^ catnet du pt in dieux (par Léopold RICHER) Ottawa, 26-VI-44.L’affaire! destitution du sénaleur libéral com- Bouchard a dominé toute la situation politique et parlementaire en fin de seuaine.La nouvelle de la me président de la Commission hydroélectrique de Québec, arrivée à Ottawa vendredi soir, a apporté M.Fred Rose Prenant au sérieux les déclara-lions de M.Damien Bouchard, M.Fud Rose, député travailliste-progressiste (parti dirigé par T'm Buck), a inscrit au feuilleton de la Chambre les questions que voici, Lauite à la page neuf) ) Dins le Lendernau libéral, Teddy Bouchard prend figure d’un our* et son pavé.Un vrai Teddy bear.* ?* En Saskatchewan il fallut qu’un grand nombre de Saskatons s’y missent tous en-I semble et ce fut ce qu’un esthéticien ap-[pellerait un effet de masse.Le sénateur maskoutain a travaillé tout seul, n’usant que de la seule puisance de son seul verbe.?* * Son discours avait du cheveu autant que le crâne d’un Samson aveugle; les colonnes du temple libéral sont ébranlées.k * * * Ce^jue c’est que de savoir réussir l'una- nimité contre soi-même.Voilà un fait unique pour le manuel unique de l’histoire uçiique.universelle, intégrale, impériale et impérialiste, totale, loyaliste, globale et invraisemblable, démocratique et suprême.* * * L’un des journaux Du Tremblay a su, par un titre, donner une bel exemple du coup de pied d’Aliborpn: M.BOUCHARD CHASSE DE l’HYDRO.?À ?(i M Philippe Brais n’assistait pas à l’investiture des deux nouvelles recrues ministérielles de M.Godbout; on notait aussi son absence, imprévue, paraît-il, à I* fm de la dernière session; pilote offi-j ciel et habituel du ministère au Conseil I législatif, on a dû le remplacer en der- j nière heure par M.Nicol.* * * Le grand aviseur de M.Godbout bou-de-f-il, comme on le chuchote?S’esf-il définitivement retiré sous sa tente ! d’Achille libéral mécontent ?* « * Autre promesse libérale mise en oubli; les ’’conventionnels” rouges réunis i Québec en 1928 avaient juré l'abolition I du Conseil législetif; ils en comblent les! sièges vides, depuis.Le dernier en date, celui de M.Cyrille Vaillancourt, encore fout chaud, reçoit un remplaçant.* ¥ ¥ Comme à l’extérieur des autobus, on peut afficher à la porte de la Chambre rouge, l’affiche désappointante pour les soupirants à la succession : Complet.L» Grincheux 26-8-44 Choses d’hier et d aujourd'hui ' Il y a maintenant presque quatre ans que nous sommes en guerr» et pendant tout ce temps-là j’ai voulu savoir quels étaient nos buts de guerre.Les coryphées de l'unité ont d’abord dit que nous nous battions pour la Charte de l'Atlantique; ensuite, ce furent les autres libertés; puis la reddition sans condition; et subséquemment l’extinction des Allemands et des japonais.Qu'est-ce que c’est maintenant?^ SOKOLSKI ( Kcv Vork Sun” ü Juin 1M4) Nouveaux prélats manitobains | Les Cloches de Saint-Boniface de juin nous apprennent que Mgr .lu-binville, vicaire général du diocèse, vient d’être fait protonotaire apostolique et que MM.les abbés Hey-nen, curé de Bruxelles, Saint-Amant, curé de Lorette, et Henri Bernard, aujourd’hui retiré à Saint-Boniface, deviennent prélats domestiques.Tous quaire ont tenu une place considérable dans la vie religieuse du Manitoba.Mgr Henri Bernard, qui a vécu assez longtemps dans la province de Québec et qui, à l’occasion, nous a honoré de sa collaboration, est l’auteur d’une brochure fameuse, publiée alors qu’il était encore laïc, sur la Ligue de l’Enseignement.Nfos^ respectueuses aux nouveaux prélata.féUcitatiomi LE DEVOIR, MONTREAL.LUNDI 36 JUIN 1944 VOLUME XXXV — No 145 M.Bodbout a destitué M.T.-D Bouchard nalités un fossé par trop profond” Etonné de l’importance que les Arrêté en conseH sanctionné vendredi soir, enlevant au sénateur la présidence de l'Hydro-Québec — Cette destitution avait été demandée auparavant | Itiscours de bouchard, le séna- por MM.Maurice Duplessis, Maxime Raymond, ^ n’y a pas derrière lui quelque D A rknnuetre Me Roaer Vezma, le Lonseil mouvement analogue à celui qu i' juge r.-A, t-noquerre, me •'«a®' , ^ dénonce pour donner du retentis des Oeuvres catholiques de Montreal — Réponse ae sement à ses paroles.M Cyrille Vaillancourt, au Sénat Les chefs E|oge du c|ergé conac|jen.fron?ais libéraux du comté de Papineau, les anciens collègues de M.Bouchard, de nombreux citoyens en vue et diverses sociétés se joignent aux protestataires Québec, 26.— Le cabinet, provincial, réuni en séance spéciale vendredi après-midi, 23 juin sou* la présidence du premier rmmstre Adélard Godbout, a adopte un ai-rété en conseil destituant M.i-"1 • Bouchard, membre du Sénat canadien et maire de Saint-Hyacinthe, comme président de la Commission hydroélectrique de Quebec, tonc; lions qu’il occupait depuis le H avril dernier seulement.I.arrête en conseil a été immédiatement sanctionné par le lieutenant-gouverneur de la province, sir Eugène hiset.M Godbout a annoncé la decision du cabinet aux courriéristes parlementaires à Québec, dans la déclaration que voici; ‘ Le cabinet vient d’approuver un arrête ministériel destituant le sénateur Bouchard comme président de l’Hydro-Québec”., , .Comme on le sait, cette destitution a été provoquée directement par le discours prononcé à la Chambre haute du Canada, mercredi dernier, par le sénateur T.-Da-mien Bouchard et dans lequel celui-ci dénonçait ce qu’il a appelé un mouvement de sécession dans la province de Québec, mouvement organisé selon lui par l’Ordre de Jacques-Cartier fondé, dit-il, “avec les bénédictions du clergé”.En plus de porter des accusations générales contre la Société Jacques-Cartier et contre le clergé, M.Bouchard dénonçait aussi un ancien secrétaire de la Délégation apostolique au Canada.Commentaires de M.Bouchard On comprend que M.Bouchard a été averti, par appel téléphonique du premier ministre Godbout, de sa destitution comme président de1 l’Hydro-Québec.Selon la Presse, édition du samedi, 24 juin, M.Bouchard a alors déclaré ce qui suit: “Je me doutais de ce qui se préparait, mais cela ne modifie en rien mes convictions.Ma destitution?Cela n’a aucune importance.“Cependant elle est une confirmation de mes déclarations au Sénat.J’ai toujours eu mon franc parler et je n’ai pas l’intention de changer de méthode.De toute façon je suis trop vieux pour modifier aucun de mes principes et ce qui se produit ne sert qu’à illustrer l’inanité de mon discours au Sénat.Je suis satisfait de la tournure des événements.Même forcé de quitter mon poste à l’administration de En conclusion, M.Vaillancourt a fait un éloge du clergé canadien-français, parmi lequel les 60,000 conquis de 1760 trouvèrent leurs seuls éducateurs.Ce sont eux, dit-il, qui ont créé dans le Québec l'esprit qui a fait prendre les armes aux Canadiens français en 1812 pour défendre leur sol contre l'en-bahisseur et conserver ce pays à la Couronne britannique.Aux cas cités par M.Bouchard.M.Vaillancourt oppose l'encouragement d’Honoré Mercier à l’enseignement de l’anglais, l'attitude de Son Em.le cardinal Villeneuve pendant la guerre et la contribution des majors Hugues Lapointe et Paul Sauvé à la bataille de France ainsi que celle du major Paul Tri-quet à la campagne d’Italie.Tous ces actes, dit-il, prouvent mieux que des paroles ce que valent les éducateurs qui ont formé le peuple de Québec, conclut M.Vaillancourt.Avant de reprendre le débat sur l’enseignement de l'histoire du Canada, amorcé par la motion David sur l’uniformisation des manuels scolaires, le Sénat a discuté et adopté plusieurs bills.Il a adopté en troisième lecture le bill des crédits de guerre et celui des crédits nécessaires aux chemins de fer Nationaux pour couvirr les dépenses effectuées et les dettes de capital contractées en 1944._ Après une brève discussion, qui a surtout consisté en explications fournies à la Chambre haute par le leader du gouvernement, le sénateur J.H.King, le Sénat a aussi adopté, en seconde lecture, le projet de loi relatif à l’établissement d’une corporation pour disposer du surplus de l’Hvdro de la province, il reste bien d’autres choses capables d exciter mon intérêt”.L’on demanda alors au sénateur si cette dernière remarque était une allusion à son siège au Sénat.M.Bouchard a répondu dans l’affirmative, puis il a ajouté; “Je vais maintenant trouver le temps nécessaire à la poursuite de la redaction de mes mémoires.Les circonstances montrent de façon claire et définitive à quel point ces gens (l’Ordre de Jacques-Cartier) ont de l’influence”.A 6 h., vendredi soir, vraisemblablement le sénateur Bouchard iguo rant à ce moment tout encore de la décision qu’avait prise le cabinet provincial à son endroit, le president de l’Hydro faisait tenir une déclaration en guise de réponse aux protestations exprimées partout contre son discours de mercredi.De cette déclaration assez longue, nous citons les passages essentiels.Le sénateur Bouchard était sûr que son discours au Sénat provoquerait de violentes réactions.Il le dit comme suit: Je m’attendais que mon discours, que j’ai préparé soigneusement et que j’ai prononcé après mûre ré^ flexion, produirait la commotion qui en est résultée dans ma province et ailleurs au Canada.C’est le seul souci d’être utile à mes com- ^ uiapuaci uu _ patriotes de langue française et cle, niatériej de Ruerre; ce bill sera etu- i ~ i ^ ^ comité sénatorial de la Avis de décès CHARTIER — Au pavillon Le-Royer, le 25 juin 1944, à l’âge de 59 ans.est décédé Joseph-Herménégil-de Chartier, époux de Zéphirine Oublie.Les funérailles auront lieu mercredi, le 28.Le convoi funèbre partira de sa demeure, No 4617, rue de Lanaudière, à 8 hres 45, pour se rendre à l’église Saint-Stanislas de Kostka, où le service sera célébré à 9 hres, et de là au cimetière de la Côte-des-Neiges, lieu de sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.RODIER.— A Montréal, lé 25 juin 1944 à l’âge de 58 ans, est décédée Blanche Laçasse, épouse d’E-lie Rodier.Les funérailles auront lieu mardi le 27 courant.Le convoi funèbre partira du No 5124 rue Casgrain, à 8 h.15, pour se rendre à l’église du Saint-Enfant-Jésus, où le service sera célébré à 8 h.30.Et de là au cimetière de la Côte des Neiges, lieu de sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.banque e! du commerce.Le Dr King et le leader mien-maire de l’opposition, M.John Haig.progressiste-conservateur du Manitoba, se sont unis pour offrir leurs voeux à Mme Iva Fallis, progressiste-conservatrice de Peterborough, dont c’était hier le 61e anniversaire de naissancV Une superbe gerbe de fleurs ornait le pupitre de la sénatrice Fallis.En reprenant le débat sur la motion David, le sénateur Vaillan-court eut d’abord quelques mots de courtoisie à l’adresse de Mme Fallis; puis il exprima le souhait que les remarques qu’il aurait à faire ' pussent tomber dans une atmosphère de fête et d harmonie.Projet d'histoire unique Refusant de se reconnaître à lui-même toute compétence dans le domaine pédagogique, M.Vaillancourt constate que si d’aucuns approuvent le projet d’une histoire unique pour tout le Canada, d autres le trouvent irréalisable.Mais il reconnaît que l’esprit qui anime le proposeur de la résblution en est un “de bonne entente, d’harmonie et de coopération”, qui tend à ‘faire connaître aux gens de Quebec langue anglaise, qui sont loyaux à l’idée canadienne, qui m’a convaincu qu’il était de mon devoir de prendre les risques que j’ai assumés pour prévenir, alors qu’il est encore temps, une catastrophe au point de vue national.Après avoir dit qu’“ayant affaire à une société secrète (l’Ordre de Jacques-Cartier que le sénateur a dénoncé) dont les membres sont tenus par serment de ne pas divulguer leur affiliation”, M.Bouchard fait observer qu’“il est impossible à un profane e faire la preuve que M.un Tel ou un Tel soit un commandeur ou un chancelier de l’ordre incriminé”.Du texte même de son discours au Sénat, il déclare: “Je n’ai rien à retirer de ce que j’ai dit à la Chambre.On a répondu à rates arguments et à l’exposé de faits que j’ai soumis au Sénat par de la simple injure et je continue à demander ' r” s contradicteurs de démontrer que ce que j’ai avancé, ou une seule partie de ce que j’ai affirmé, est contraire à la vérité.On ne tentera pas de le faire parce que c’est l’existence de ces faits qui m’a forcé de les dénoncer et non aucun autre motif d’intérêt personnel”.Le président de l’Hydro-Québec ajoute: , “Lorsque j’ai accepté cette charge, je n’ai pas abdiqué ma liberté de citoyen et je ne me suis pas engagé à me taire quand je verrais la paix de mes concitoyens en danger -r- sachant raieux ce que nous Ce n’est pas dans mon intérêt | ™onl*faiti et les uns et les autres que j'ai accepte cette position, mais j.me semble que l’harmonie chez dans celui du peuple de la provin- nous serait pius grande, plus parce de Québec”.| faite( et surtout plus constructive.Au sujet du premier ministre de Malheureusement, je crains que le Cela ne m’a pas empêché de dormir et n’a pas empêché les caisse» populaires de se développer et de prospérer, affirme M.Vaüla!'cour,' proclamant que cette institution, en favorisant le bien-être des Canadiens français, contribuait a >a prospérité du Canada tout entier.Après avoir rappelé que meme parmi les douze apôtres il s en trouvait un mauvais et avoir cite en exemple aux siens l’habitude qu’ont les gens de langue anglaise de “laver leur linge sale en lainil-le”, M.Vaillancourt reproche à M Bouchard d’avoir fait un discours négatif.On bâtit en cimentant les pierres les unes par-dessus les autre*, pas en lançant les pierres autour de soi, dit-il.11 faut s’y prendre de la même façon pour bâtir une grande nation, il faut la cimenter par la bonne entente, par l'esprit de charité.Un jeu d'histoire Puisqu’il s’agit d’histoire, dit M.Vaillancourt, il est opportun de rappeler qu’après 1760, les 60,000 habitants que la France avait cédés à l’Angleterre n’avaient ni professeurs ni hommes de profession.C’est le curé de campagne qui, pendant longtemps, a etc le seul éducateur.Et c’est cette éducation qui a créé l’esprit qui a permis aux Canadiens français "de sauver le pays en 1812 et de le conserver à la Couronne britannique.C’est ainsi que nous serons dignes de nos pères et que nos fils seront dignes de nous, continue M.Vaillancourt en rendant hommage au clergé canadien-français.A la parole souvent citée: Apprenez l’anglais, mais apprenez-le mal, le sénateur oppose celle d’Honorc Mercier: Apprenez l’anglais, apprenez-le tout de .uite et apprenez-le bien.Et il ajoute que l’heure est mal choisie de prêter l’oreille à des discours destructifs au moment où se poursuit la lutte pour faire triompher l’esprit chrétien, l’en-tr’aide, la fraternité, la charité, l’amour, dans un raoade où le paganisme cherche à détruire la chite tienté.C’est pourquoi, dit-il, tous ceux qui disposent de quelque autorité, au lieu d’écouter de tels discours, devraient tout faire pour maintenir l’esprit de coopération, d’entente et de charité.Le fascisme n'est pas à craindre N’ajez crainte du fascisme de la province de Québec, dit-il à ses auditeurs.Depuis trente ans que le sénateur Bouchard a la phobie des sociétés secrètes, elles ne sont pas plus dangereuses aujourd’hui qu’au-trefois.Ce n’est pas de Qnébec, rampart de fidélité, que partiront les mouvement subversifs car, selon le mot d’un homme célèbre: “S’il faut un jour prendre l&s armes pour défendre notre pays sur notre sol, le dernier coup de feu sera tiré par un Canadien français”.M.Vaillancourt rappelle alors les déclarations de Son Eminence le cardinal Villeneuve depuis la guerre, dont pas une seule parole, dit-il, n’a été défavorable à l’entente.La semaine dernière encore, poursuit-il, le cardinal demandait à tous ses curés de faire des prières publiques pour la victoire et pour la paix.Le cardinal Villeneuve, dit-il, c’est là une autorité qui compte, Le Comité des Oeuvres catholiques Pour sa part, le comité des oeuvres catholiques de Montréal, sous la signature de M.J.-Alfred Bernier, avait déjà demandé, dès 5 heures vendredi soir dernier (il n’était pas encore au courant de la décision prise à Québec par le conseil des ministres) la destitution de M.Bouchard à la présidence de THyddro-Québec.La lettre de protestation du Conseil des oeuvres se lisait comme suit: Montréal, le 23 juin 1944 L’hon.Adélard.Godbout, .Hôtel du Gouvernement, Québec.Monsieur le premier ministre, Vous avez lu sans doute comme nous avec stupéfaction et indignation le discours prononcé au Sénat par M.Bouchard contre ses compatriotes.Il ne respecte rien, ni la vérité, ni le patriotisme, ni notre foi religieuse.Ses attaques contre un représentant du Souverain Pontife, le jour même où Son Exc- le Délégué Apostolique visitait la ville dont H est le premier magistrat, sont particulièrement odieuses.El tout cela débité d’un ton violent, en anglais, dans la Chambre Haute, devant les représentants de toutes les provinces et transmis par les agences télégraphiques à travers tout le pays et même à l’étranger.Vous voyez d’ici l’effet d’une telle diatribe contre les Canadiens français, alors surtout que les esprits sont déjà tendus.Les attaques JOUR nui t M %, cnTôuTP saison vos riims , son: DÉmoppÉSdimpRimÉs Ü1 DEUX HEURES ' APPELEZ fl Ul PUQRfïlRŒ mOflTREQL 4A Uu» OK*net »MAft«Atif m au mono* .HH .7251 ^ lanche de dénonciations stupides, s’en est pris à l’Ordre de Jacques-Cartier.J’ignore même si cette société existe et quelle peut en être la puissance.Mais une chose est certaine.Il y a au Canada une société autrement plus malfaisante et puissante.Et cette société c’est la Maçonnerie.Je constate que M.Bouchard n’en a rien dit.Par sa conduite, il m’a convaincu une fois de plus de la nécessité urgente de prêcher ferme les idées du Bloc ., populaire qu’il dénonce, contre- d un pasteur Shields ne sont »ien à, partie de celles du rénégat Bou- la province de Québec le sénateur Bouchard s’exprime en ces termes: “M.Godbout est un homme de bonne foi et s’il s’est formé l’opinion qu’il a exprimée, c’est tout simplement parce qu’il n’a pas les informations que je possède moi-même.Je souhaiterais même que ce soit lui qui ait raison quant à côté de cette sortie.M.Bouchard est un fonctionnaire provincial.S’il ne parle pas au nom du gouvernement celui-ci ne peut se désolidariser complètement de ses actes.De toute façon sou geste le rend indigne de la 'haute position que vous lui avez confiée.Au nom des nombreuses sociétés que nous représentons, nous vous demandons donc, monsieur le Premier Ministre, sa destitution immédiate comme président de l’Hydro-electrique.C’est le seul moyen de réparer quelque peu le mal qu’il nous a fait.Vous indiquerez ainsi publiquement à tous les citoyens du Canada que M.Bouchard ne représente pas l’opinion des chefs de sa province.Veuillez croire, monsieur le Premier Ministre, à nos meilleurs sentiments.Le Comité des Œuvres Catholiques, par J.-Alfred Bernier.M.Maxime Raymond Le discours de M.T.-D.Bouchard continue de soulever maints commentaires.Le chef national du Bloc populaire canadien, M.Maxime Raymond, a fait à Ottawa la déclaration suivante à ce sujet: “Le discours du sénateur Bouchard constitue l’une des plus basses attaques jamais proférées par un homme public.C’est un tissu de faussetés et de calomnies.Il est déplorable qu’un homme qui a occupé et qui occupe encore une position importante dans la vie publique, se retourne ainsi contre ceux à qui il doit sa carrière pour - -, les poignarder d’une aussi lâche comme aussi comptent les actes dès façon Maintenant à l’abri de la comajors Hugues Lapointe, fils de feu ière de Hélectorat, M.Bouchard en Ernest Lapointe, et Paul Sauvé, fus | profite pour déverser sa bile anti-de feu le sénateur Arthur Sauvé, j cléricale et antinationale sur les ___ ____ „___ - tous ^eux ® lei,rs hom- institutions les plus sacrées de sa ce qui se fait en dehors de Québec, I mes en France, du major Paul Tri- province.Personne n’est épargné, et faire connaitre aux gens des au- quel.Croix de Victoria, et de tant Jusqu’à notre clergé et nos édu-tres provinces ce que nous, dans d’autres dont les actes valent beau- j cateurs qui sont l’objet de ses in-Québec, avons fait pour fonder, bâ- j COUp pj„s qUe df s paroles comme | sinuations les plus malicieuses, tir et faire grandir ce pays qui est ! cei]es qUi ont été prononcées Pau- j “C’est le geste méprisable de le nôtre: le Canada.lire jour.Ces actes démontrent ce celui qui renie et foule aux pieds Et, ajoute-t-il, nous connais- qUe va]en{ jes éducateurs qui ont tout Ct qui a permis à ses composant mieux.v nous comprenant form^ leurs auteurs.triotes de survivre et de conserver f j leur langue et leur foi.M.Bouchard ' Un discours qui n est j se classe définitivement parmi les pas un acte de courage" I transfuges que l’histoire stigmatisera.Il n’est pas digne des postes de Un discours comme celui de M.| confiance qu’il occupe présente-Bouchard, ajoute M.Vaillancourt, ment”.n’est pas un acte de courage.Car \ M.T.-D.Bouchard représente le le courage consiste à aller de S district sénatorial des Laurentides.l’ayant en construisant et en déve- ! Ce district comprend les comtés de loppant, non en détruisant.Si nous ; Chicoutimi.Charlevoix-Saguenay et -¦— 'ïQroé” • ; devons avoir une histoire unique, Montmorency, la seigneurie de se par ,rop iarge.;ii___^ ! rm.ii „n terminnnl.il en faut une Beauport.la paroisse de Charles- chard.” N.D.L.R.— MM.Maurice Duplessis, Maxime Raymond, le juge P.-A.Choquette, Me Roger Vésina (de même que le Conseil des Oeuvres catholiques du diocèse de Montréal) avaient déjà demandé auparavant la destitution de M.Bouchard comme président de l’Hydro-Québec.Les ministres québécois Qluébec, 26.— Le discours prononcé mercredi dernier au Sénat par M.T.-D.Bouchard, a été désapprouvé non seulement de façon of suit: “L’Association Saint-Jean-Baptiste d’Ottawa n’appuie aucun parti politique et les discussions de partis sont rigoureusement exclues d* ses délibérations.Elle ignore totalement toutes les associations secrètes qui peuvent exister telles que: loges maçonniques, orangis-tes, Chevaliers de Colomb, et même l’Ordre de Jacques-Cartier, dont a fait mention le sénateur Bouchard.“Les affirmations au sujet des Sociétés Saint-Jean-Baptiste par le sénateur Bouchard, au Sénat, demandent une mise au point, fait remarquer Me Fontaine.“L’Association Saint-Jean-Baptiste d’Ottawa qui existe depuis plus de 85 ans, est un organisme indépendant et est reconnu par les autorités civiles et religieuses.Ses Statuts déclarent qu’elle entend travailler à l’avancement des Canadiens français.Les faits prouvent qu’elle l’a toujours fait dans la justice et la charité.Elle veut avant tout l’union des Canadiens fran-çais."Les attaques que l’on porte con- ficielle par les membres du cabinet Godbout, anciens collègues de M.Bouchard qui démissionna comme ministre du Commerce et des Affaires municipales pour devenir pré-j sident de l’Hydro-Québec, mais individuellement par chacun de ceux d’entre eux qui ont eu l’occasion de parler de lù sortie de M.Bouchard.On sait qu’un membre du cabinet, M.Georges Dansereau, a accepté, samedi, à la convention libérale de Papineauville.de se charger de remettre à M.Godbout une résolution de félicitations des chefs libéraux pour le destitution de M.Bouchard à l’Hydro.Un personnage qui touche de près au ministère a résumé « l’impression générale par ces mots: “Discours qui n’a pas de sens, discours néfaste, discours qu’un homme conscient de ses responsabilités n’aurait jamais dû prononcer.” M.Hector Perrier Le secrétaire de la province, M.Hector Perrici, a dit pour sa part y est habituée.Il est vrai qu’il y en a qui l’attristent, mais il en est par contre d’autres qui l’honorent.“En cette veille de notre fête nationale, cet incident aura peut-être pour effet d’animer davantage nos feux de la Saint-Jean.On a dit de l’absence qu’elle éteignait les petits feux et attisait les grands.La manifestation de demain en sera une preuve tangible et pourra constituer une réponse aux remarques faites au Sénat sur le compte des Saint-Jean-Baptiste du Canada”.M.Athcnase Fréchette Me Athanase Fréchette, notaire, ancien président général de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal et l’un de ses directeurs ac tuek, déclare: “Les propos de M.Bouchard sont entièrement faux.Les années que j’ai été président de la Société St-Jean-Baptiste, jamais cette société n’a reçu d’autres mots d’ordre que ceux de son conseil général.Jamais il ne s’y est exercé d’influence extérieure.Nous avons toujours eu au sein du conseil général des direc- à un journaliste qui l’interviouait teurs venus des milieux les plus di-par telephone, à son bureau dans i vers: des libéraux, des membres de discours du représentant des Lan rentides n’ait pas du tout cet effet, qu’au contraire il ait plutôt le but de creuser entre nous ce que nous ne voulons pas quil existe, un fos- IPe sénateur vaillancourt s’éton- j dit-il en terminant, il en faut une Beauport, ^ c.u np "ensuite de l’importance que tes qui enseignera ce que, tous, nous bourg, les cantons de Staneham et 06 ont donnée au discours du j avons fait pour construire le Cana- de Teu^esbury dans le comte de journaux « qui concerne * Texistence” cm* tel'sénateur Bouchard.Car nous, du da.le rendre plus grand, plus heu ______ •_x____,i_ rtuohor rht-ll.HOU Service non'existence des faits qui m’ont j Québec, dit*“; forcé à prendre les risques de | t^es a ses ^ulhUons pe^ ^ -prononcer mon discours .LEBLANC-POIRIER.vice funèbre sera chanté, le 27 juin, à 9 h.30, dans la chapelle du séminaire des Missions-Etrangères, Le sénateur Bouchard se dit nul-I lement surpris de la charge à fond 1T 'de train du chef de l’opposition, ^.ser* M.Maurice Duplessis “J’ai appris, depuis assez longtemps, à le (M.Duplessis) connaître à fond.Il est le représentant Pont-Viau, pour le repos de l’âme j tvpjqUe de ceux des fauteurs de des abbés Orner LeBlanc et Léo Poirier, prêtres des Missions-Etrangères, missionnaires aux Philippines, martyrisés en août 1942.Parents et amis sont vivement invites à y assister.depuis 25 ou 30 ans que nous connaissons.Et c’est alors qu il se demande si, lorsque M.Bouchard parle des sociétés secretes de la province de Québec, il n y a pas reux, plus prospère, afin que tous ceux qui auront étudié cette histoire puissent dire d’un comme accord: “Vive le Canada!” Le sénateur Arthur Marcotte, pro- Québec.M.P.-A.Choquette A Québec, le juge P.-Auguste Choquette a commenté vertement la dé- gressiste-conservateur de la Saskat- claration du sénateur Bouchard, chewan, ajourna ensuite le débat,! “Ce discours, a dit M.Choquette, derrière lui un mouvement pour qU{ reprendra à la prochaine séan- ; esl celui d’un homme malhonnête donner plus de portée à ses paro- ce du sénat, mardi soir prochain.ou d un f°,u- Vous connaissez le i,,* (proverbe: Celui que Jupiter veut Les protestations continuent Remerciements FRANCOEUR.— Madame Joseph Francoeur et sa famille remercient sincèrement les personnes qui ont bien voulu leur témoigner des marques de sympathie à l’occasion du décès de M.Joseph Francoeur, soit par offrande de messe, de sympathie, soit par bouquet spirituel, visite ou assistance aux funérailles.CALENDRIER discorde nationale et religieuse dont j’ai parlé au Sénat.Il répond à mes arguments en se servant des armes de terroristes et au lieu de prouver que je me suis trompé dans mes avancés, il demande ma destitution comme président de l’Hydro-Qué-bec.” Enfin la dernière partie du document porte sur le sujet d'anticléricalisme.M.Bouchard se défend d’être un anticlérical tel qu’on l’entend habituellement: “Je ne suis pas un anticlérical dans le sens que M.Duplessis et le peuple de la province donnent à ce mot.On pourrait dire que je suis un anticlérical selon la définition que les gens qui voient clair ont donnée à ce mot depuis longtemps.La phrase est restée célèbre; la voici: “Le cléricalisme c’est la corruption de la religion, comme le nationalisme est la pourriture du patriotisme”.“Je souhaite que le peuple de la province de Québec le réalise le plus tôt possible”.Québec n'a pas le monopole des gens exagérés proverbe : “Celui que Jupiter I perdre, il le rend fou.Je suis d’avis que M.Bouchard a rencontré un Ju-Nous avons déjà mentionné, dans piter qui lui a même rédigé son disnos dernières éditions, les premiè- j cours.Le sénateur de Kennébec admet res protestations officielles faites en ! Le gouvernement Godbout n’a qu’il y a dans notre province des marge du discours Bouchard, en- plus qu’une chose à faire: sortir gens exagérés.Mais Québec n en a tre autres celles de M.Louis Saint- immédiatement Damien Bouchard l’immeuble Aldred à Montréal, qu’il “endossait du premier jusqu’au dernier mot la déclaration faite par l’honorable Godbout immédiatement après avoir pris connaissance du discours de l’honorable sénateur Bouchard, mercredi, à Ottawa.” M.J.-A.Francoeur M .J.-A.Francoeur, l’un des nouveaux collègues de M.Godbout, a déclaré, lui aussi, qu’il partage entièrement les vues et déclarations faites au Sénat par M.Bouchard, précisant que lesdites déclarations “ne représentent sûrement en aucune façon l’opinion d’un seul ministre, voire d’un seul député de la présente Législature”.M.Francoeur a ajouté qu’en sa qualité de membre et d’ancien officier de la Société Saint-Jean-Baptiste (section Saint-Stanislas), jamais il n’a constaté que cette société “pouvait être sous le contrôle non seulement de la société secrète dont a parlé le sénateur Bouchard, mais même de toute autre organisation quelconque”.Pour M.Francoeur, la Société Saint-Jean-Baptiste “mérite que les Canadiens français lui continuent leur confiance absolue et l’estime la plus sincère”.Le moire de Montréal pas le monopole.11 ne faut pas prendre des exceptions pour la règle générale.Que diriez-vous, demande-t-il, si je prenais chaque di- jorité des Canadiens de langue anglaise?6e mois JUIN Si) tours Demain:: MARDI 27 JUIN 1944 S.RODOLPHE, évêque et confesseur.Lever du soleil, 4 h.13.Coucher du soleil, * h.S2.Lever de la lune, 10 h.55.Coucher de la lune, MAT.Dernier Quartier, le 13, à 10 h.56 m.du oi.i .Nouvelle Lune, le 20.à 0 h.1 m.du soir.| C vrillP VoillOnffUirt Premier Quartier, le 28.à 0 h.27 m.du soir »UHIUHL.UUri Réponse du sénateur JUIN 1944 Dira.Lun Mar.Mar.Jeu.Ven Sam © c • » 1 2 3 P.L.6 1)013 N Lin POIS 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 [25 26 27 28 29 30 Ottawa, 26 (D.N.C.) — Prenant la parole vendredi â la Chambre haute pour répondre au discours qu’y prononçait mercredi M.T.-D.Bouchard, M.Cyrille Vaillancourt.sénateur libéral de la division Kennebec.a reproché à son collègue de se baser sur des bouts de phrases pour lancer des torches incendiaires, de s’appuyer sur des cas d’exception pour établir des règles générales et de faire oeuvre de démolisseur au lieu de contribuer à l’imité canadienne.Un discours comme celui-là, dit en substance le sénateur lévisien, au lieu d’aider à la bonne entente, risque de “creuser davantage entre les deux natio Laurent, ministre canadien de la de l’Hydro-Québec.Voici un em-Justice, de M.Adélard Godbout, | ployé public à qui Ton fait un ca-premier ministre de la province de deau annuel de 818,000 et qui est mÊ.-HPmm Québec, de M.Maurice Duplessis, au Sénat par surcroît C’est’un em- manche une ou deux phrases des : chef de l’Union nationale et de Top- ployé public payé par la province élucubrations d’un certain pasteur j position provincial, de Mgr Geor-! dont la population de langue fran-de Toronto, qui trouve des jour- ges Cabana, archevêque-coadjuteur çaise est dans la proportion de 90%.naux pour faire écho a ses paroles, de Saint-Boniface.M.de Tabbé Bru- Si ce gouvernement n’agit pas im-et si j’en tirais la conclusion que j no Desrochers, chancelier du dio- j médiatement et d’une manière ra-cela représente 1 esprit de la ma- c^se de Qu^j)eC) de m.Alfred La-j dirale, il en portera la responsabi- rose, président de la Commission lité aux élections, des écoles catholiques de Montréal | “M.Bouchard a fondé un ordre à it démocratique et lui-même gouver-semble s’être nhMsps tri r* là des frac-11*,e i,,> Aiirea v.,iiaipeuuer, pic- i iï-is.„c proteste contre ments de paragraphes, des tas de sident général de la Confédération les saletés de cet homme”, choses disparates, il coud tout cela , des travailleurs catholiques du Ca- j.p W'_ avec du mauvais fil et en fait des nada.etc.»Vi.IvOgCr VeZIHQ Cette vague de protestations a continué d’aller en augmentant, du- | M.Roger Vézina, de Québec, ré-rant le congé de fin de semaine de d acteur en chef du Bloc, organe du la Saint-Jean-Baptiste.Bloc populaire canadien, a fait la Ainsi, les chefs libéraux du corn- déclaration suivante en marge du té de Papineau, réunis samedi à Pa- i discours du sénateur Bouchard: pineauville pour le choix d’un can- i “M- T.-D.Bouchard vient d’es-didat aux prochaines élections pro- j sayer de discréditer avec un cynis-vinciales, ont adopté, sous la prési- s me diabolique tout ce que nous dence de M, Georges Dansereau, mi- avons de plus cher: langue, reli-nistre de la Voirie et des Travaux «ion, maisons d’enseignement, his nubiles dans le cabinet Godbout, une résolution félicitant le premier ministre de la province d’avoir fait voter par ses collègues la destitution de M.T.-D.Bouchard comme président de THydro-Qué-bec.Par ailleurs, Ton sait qu’au nom Je TUnion nationale.Me Antoine Rivard.C.R., répondra au sénateur Bouchard au cours d’une causerie radiophonique oui sera transmise mercredi soir, à 8 heures, du poste torches incendiaires.C’est la méthode de Napoléon 1er, qui se faisait fort de faire pendre un homme avec trois mots extraits de ses oeuvres.Les sociétés secrètes Le maire de Montréal, M.Adhé-mar Raynault.faisait, dès vendredi matin, la déclaration que voici: "Absent de la ville hier, je n’ai pris connaissance que ce matin du discours du sénateur Bouchard.“Je constate que ses paroles nuisent à tous ceux qui Tont élu dans la vie publique, au parti politique qui lui a accordé ses hautes fonctions, à sa race en général, et, pourtant, «ans aider aucun autre mouvement de bienfaisance nationale."Attiser le feu chez tous les fanatiques déjà hostiles à notre groupement: voilà le résultat des propos sans fondement du sénateur.Je suis certain de me faire Tin-terprète de tous les gens bien pensants dans notre métropole, à quelques races qu’ils appartiennent, pour déclarer que nous n’avons d’aucune façon raison de craindre un mouvement révolutionnaire de la part des associations dont il a fait mention.“C’est une bien drôle de manière de remercier un peuple dont M.Bouchard a tant reçu”.TUnion nationale, du Bloc populaire, de Tordre dont parle M.Bouchard.des Chevaliers de Colomb, des Kiwaniens, des Voyageurs de commerce et autres.Parce que notre conseil renferme des Kiwaniens, va-t-on dire que notre société est aux mains des Kiwaniens?C’est absurde.“Nos sociétés nationales, ajoute Me Fréchette, c’est notre underground français de résistance.Je fais personnellement partie de l’Ordre Jacques-Cartier—mon.nom est sorti au cours d’un procès fameux; je fais partie du conseil de la Société Saint-Jean-Baptiste, je suis Tun des directeurs de l’Action nationale, je sais donc de quoi je parle en disant que les sociétés nationales doivent prendre les affaires des Canadiens français en mains.” Le président du Comité exécutif Le conseiller J.-O.Asselin, président du comité exécutif de la ville de Montréal et de la Commission métropolitaine, a déclaré hier après-midi, à une astèmblée de la commission: “Le moment est très mal choisi pour dénigrer la seule province ca-nadienne-française du pays alors que ses fils viennent de débarquer sur le sol français pour libérer la France.Il est extraordinaire que M.Bouchard ait attendu d’être sorti des affaires provinciales pour faire une telle déclaration”.Le maire de Montréal-Est Au cours de la même assemblée, M.Napoléon Courtemanche, maire de Montréal-Est, qui avait soulevé le premier la question a tenu à déclarer: “Ce discours est propre à nuire à l’entente entre les deux races dans toutes les provinces» de la Confédération.Je saisis l’occasion que m’offre cette réunion pour protester, parce que la Commission métropo- (sutte ê la dernière page» Pour démontrer que Québec n’a pas le monopole des sociétés secrètes, M.Vaillancourt raconte une aventure arrivée à un inspecteur des Caisses populaires dont il es'i le président.Ce» inspecteur se retirait dans un hôtel d’une petite ville près de la frontière.Il entendit dire soudain qu’une réunion «c tenait dans la chambre au-dessous de la sienne, qu’un maillet imposait le silence en frappant sur la table et qu’un orateur dénonçait la présence de cet inspecteur dans la ville et réclamait qu’on prit les moyens d’empêcher les caisses po pulaires de contribuer à la renaissance économique des Canadiens français.toire, traditions, etc.“Ce champion de la bonne entente A tout prix, même au prix des capitulations les plus odieuses vient s'avilir une fois de plus dans l'opinion de ses compatriotes.Sa conduite ignoble lui a mérité d’être exclu du Sénat, et j’espère que son entourage politique n’hésitera pas à répudier et à rejeter dans l'ombre ce vieux politicien malfaisant, “T.-D, Bouchard est tout simple- .„ .J .ment indigne du Sénat et de toute CH RC de Québec et à 9 h., du poste autre fonction publique.Le nou-CKAC de Montréal.s 1 veau sénateur, au coura d une ava- Le R.P.Papin Archambault Le Père Papin Archambault, S.J., directeur de TEcole sociale populaire et organisateur des Semaines sociales au Canada français, a fait la déclaration suivante: “Discours indigne d’un Canadien français, contraire aux meilleurs intérêt de notre nationalité, et qui laisse voir clairement quel esprit anime les mouvements lancés récemment par M.Bouchard, Nous savons maintenant où ce chef veut conduire ses troupes”.Le président de la Suint-Jean-Baptiste d'Ottawa Me Paul Fontaine, C.R., président de la Société Saint-Jean-Baptiste d’Ottawa, a déclaré ce qui 4020 eit.St.-CaMitrin» - AM.2111 Coin Jrann* D’Arc, prèi boul.PI* I» Imprimés de deuil * MEMENTOS — REMERCIEMENTS Imprimé» ou gravé* Pri» «t toécimant sur demandé L'Imprimcri* Pepulaira, Limité* 430, Notra-Dtma «at, Mwitréal Téi.BEIair 3361 VOLUME XXXV - No 145 TROIS SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS PAR LA POSH EDITION QUOTIDIENNE CANADA $6 00 (Sauf Montréal et la banlieue) Etats-Unis et Empire britannique 8 00 UNION POSTALE 10.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA 2 00 Etats-Unis et UNION POSTALE 3 00 LE DEVO Le DEVOIR est membre de la "Canadian Press", de r'A.B.C." et de la "C.D.N.A/ LUNDI, 26 JUIN 1944 BEAU ET CHAUD AutourrThul maximum: 14.Même date l'an dernier: Ji.Minimum aujourd'hui: 60.Même date l'an dernier: 68.BAROMETRE: Midi !».».(Chiffres fourni* par la maison M -R.de Mesié.4+4 Sherbrooke est.Montréal I.E.le cardinal Villeneuve dénonce les propos du sénateur Bouchard Elections le 7 août ?Propos aussi injustes et injurieux à l’égard de notre pro- vince de Québec qu’irréfléchis et mal fondés”__________ “L’opinion publique jugera comme il convient ce défi lancé à la conscience nationale” — “Je dois réprouver publiquement cet outrage à tout ce que le peuple ca-nadien-français a de plus cher” — “Interprétation inintelligente, pour ne pas dire perfide, du discours de Mgr le secrétaire de la Délégation apostolique”___“Au nom de toute la hiérarchie catholique du pays, au nom du peuple que nous aimons et que nous guidons, je m inscris en faux contre d’aussi inqualifiables délations La Sème armée à Piombino Une déclaration de M.Bouchard en réponse à M.Ad.Godbout provinciales au 7 aoûl prochain.L'arrêté ministériel:Il demande i c.ux qui ont confiance en lui de continuer i serait adopte a une reunion du cabinet, cet après-midi.—^-*-*—*-' »-«-*¦-¦ On apprend de source bien informée que le gouvernement aurait décidé de fixer la date des élections Les troupes françaises d'Ombrone à l'ouest Saint-Hyacinthe, 26 (D.N.C.) — Du haut de la chaire de la cathédrale de Saint-Hyacinthe, en pré- de la délégation apotolique pro-noncé, en cette ville même, en 193/, a la quinzième session de nos = «'WA s,m primat l’Eglise jeter - i —ou, i a .oyauté et la ré- , , , , canartienne, I serve diplomatique de ce prélat anrL inî;urge, samedi On pourra lire au texte qu’en par- H „ , Tlen Pn°p0u T ^ lant d’EW intégralement catholi- cents du sénateur T.-D.Bouchard, ; nue, le très disnp cAmaînîot* n* au Sénat d’Ottawa, les qualifiant voulu exprimer par là que le voei d injustes et d injurieux, d’irreflé- au'unP Hoctrine chis et de mal fondés.S.E.Mgr Arthur Douville, évêque de Saint-Hyacinthe, venait de porter la parole, souhaitant la bienvenue à Son Eminence et lui disant la joie de la population du diocèse de la voir parmi elle.Son Eminence monta à son tour en chaire, et après avoir remercié S.E.Mgr de Saint-Hyacinthe, lui avoir dit la joie que lui cause la tenue du congrès eucharistique de Saint-Hyacinthe, il dit qu’il y avait cependant une ombre au tableau, et qu’il était de son devoir d’exprimer à son sujet les vues de l’Eglise et de la province de Québec.Il ne nomma pas le sénateur Bouchard, précisant qu’il n’était aucunement nécessaire de le nommer, mais le désigna si clairement que personne ne pouvait avoir de doute sur son identité.“Il fallait, dit Son Eminence, une ombre à ce tableau qu’offre votre ville en ces jours où se trahit, à côté des traditions d’une religion admirable, un vieux courant d’anticléricalisme, tantôt ouvert, tantôt latent.Et, en m’associant ce soir à la piété et à la fierté du diocèse de Saint-Hyacinthe, je sens qu’il est de mon devoir, comme l’un des chefs spirituels du Canada français, d’élever ici une solennelle protestation.Les événements le commandent et vous-mêmes le réclamez.“Un homme public que je n’ai pas besoin de nommer a tenu récemment devant la plus haute assemblée du pays des propos aussi injustes et injurieux à l’égard de notre province de Québec qu’irréfléchis et mal fondés.On ne peut Rome; 26 (A.P.) — La 5e armée a capturé Piombino, sur la côte ouest de l’Italie, et elle a remporté des gains substantiels ailleurs en Italie, annonce le quartier général.Les Alliés sont maintenant à mi-chemin de Grossetto à Sienne tandis que les Français ont avancé à l’ouest d’Ombrone.Les bombardiers alliés d’Italie ont attaqué Budapest la nuit dernière après leurs bombardements du sud de la France.Pressant l’ennemi qui évacue Les échevins de Saint-Hyacinthe et le maire Bouchard Il est possible qu'un groupe de conseillers demandent, ce soir, au premier magistrat, de démissionner comme tel, — ‘'Il y a de la poudre dans l'air et aussi de la mauvaise humeur" La pression de la “R.A.F.” continue sur la Normandie prêter main-forte à M.Godbout dans la lutte qui va «’engager Il avait compris que la présidence de I Hydro-Québec ne l’empêchait pas d’exprimer son opinion sur notre vie nationale et intellectuelle Le sénateur Bouchard a fait dimanche, 25, la déclaration suivante: ., , ., t ."Lorsque j’ai appris à 6 h.15 Lourd bombardement contre Buda- ; vendredi après-midi par un jour- pest Londres, 26 (A.P.).— Les Mos- nalisle, qui me l’a communiquée, .¦elle de ma destitution com- la nouvel me président de la Commission Saint-Hyacinthe, 26 (D.N.C.) — 11 est possible qu’un groupe d’éche-vins de Saint-Hyacinthe deman- Piombino afin d’éditer^rèncercîe- ment, l’infanterie et les chars d’assaut alliés sont à 5 milles de Suve-reto et à 38 milles de l’importSnt port de Livourne.Piombino est presque en face de l’ile d’Elbe.Un groupe de la 5e armée est pris dans une bataille de chars à Mon-tieri avec les défenseurs allemands désespérés, à 8 milles au nord de Massa.Un porte-parole officiel a dit qu’il est évident que les Allemands tentent d’amener des renforts au front afin de relever leurs unités grandement disséminées.L’on a annoncé que les troupes du lieutenant-général Clark ont pris un autre groupe de 1,000 prisonniers, ce qui donne un total de 21,-000 pour la présente offensive.Les incidents de Valleyfield M.Rowley, de l'A.F.L., fait une déclaration relative au discours de M.Bouchard On note, en marge du désaveu a , .voeu qu une doctrine sociale intégralement inspirée des enseignements pontificaux s’établisse parmi nous.Et qui pourra s’en offusquer de ceux qui croient à la sincérité et a la profondeur de nos convictions religieuses?'Et alors de quel crime ne faudra-t-il pas accuser le Souverain Pontife et la hiérarchie catholique qui souhaitent de tout coeur que l’univer entier devienne catholique et de par le mandat de Jésus-Christ y travaillent aperte-ment?, .v ¦' “Non, à la vérité, on s’étonne de .tant de confusion dans les idées, de tant d’ignorance dans les faits affirmés, et hélas! de tant de fiel dans le style et la parole, sous couleur d’indépendance et de haute politique.• “Au nom de mes vénérés collègues, ici présents, au nom j’en suis sûr de toute la hiérarchie ca- pie'*que s *•**>.**.»»>«»• * rfnirlnrie Îa _ e____ du conseil municipal, la démission du sénateur»T.-I).Bouchard, corn me maire de la ville, mais on n’a pu obtenir à ce sujet aucune précision.M.Victor Sylvestre, doven des echevins qui constituait l’opposition a M.Bouchard, a déclaré qu'à sa connaissance aucun mouvement concerté n’avait été préparé dans ce sens.Naturellement, ajouta-t-il, je ut connais pas l’avenir, et je ne saurais dire ce qui arrivera ou n’ar-rivera pas.Toutes sortes de rumeurs courent la rue.mais je ne puis dire à ce moment si un éehe vin, ou un groupe d’échevins, demandera au maire de démissionner.L’échevin Adrien Auger, l’un des libéraux dissidents, élus l’éte dernier contre les candidats de M.bouchard, rencontré peu après M.Sylvestre, a parlé dans le même sens.Il y a cependant de la poudre dans l’air, à Saint-Hyacinthe, e> i aussi de la mauvaise humeur, de-! puis le discours au Sénat de M T-D.Bouchard, et l’on se demande quelle attitude prendra cejui-ci, comme premier magistrat de la ville.guidons, je m’inscris en faux contre d’aussi inqualifiables déliions, et j’affirme hautement que nul de ceux qui suivent l’enseignement de l’Eglise et sont fidèles aux vraies traditions canadiennes-françaises, n’est un péril pour le Canada, non plus que, comme d’autres qui s’ignorent, hélas! un principe de division nationale.“Demain, nous rendrons hommage au Christ-Roi.Ce sera la plus sublime et la plus efficace manière d’assurer la prospérité de notre pays, sa puissance et son unité”.Son Eminence le cardinal arriva vers cinq heures.A cause de la température^ massaude, le program- Les terrains de jeux M.Philippe Morel est nommé moniteur en chef — Il remplacera M.Lauréat Saint-Pierre et Mlle Cécile Grenier les déclarations de deux personnes qui s’affichent du même avis que ce dernier.Au sujet des récents incidents qui se sont déroulés à Valleyfield, M.R.-Kent Rowley, représentant canadien des ouvriers unis des Textiles , _______ «ïïé.ri,que’ s’est ainsi exprimé: | Le comité exécutif a, ces jours J ai lu avec beaucoup d’intérêt (lerniers, aiioli le poste de surin-les remarques du sénateur Rou- tendant des terrains de jeu qifoc-chand, dans lesquelles il expose le ! eupait le major Lauréat Saint-danger imminent d’émeutes et de Pierre- Le poste de monitrice en desordres dans m re province à j des terrains de jeu a aussi moins que l’influence de certains * e^e supprimé; Mlle Cécile Grenier, elements subversifs dans notre vie 1 tIui l’occupait Tan dernier, n’a politique ne soit éliminée.Il a par- Pas rePfis son poste cette année le du contrôle de certaines sociétés P°ur raison de santé.On a dési-religieuses et particulièrement des 8né un moniteur en chef, M.Phi-syndicats catholiques par l’Ordre “PP® Morel, qui remplira les fonc-de Jacques-Cartier, société secrète î.io.ns confiées Tan dernier à M.quitos de la/?.A.F.ont maintenu la i Hydro-Québec, j’ai refusé delà pression alliée sur l’ennemi en Nor-i commenter.J’avais entendu parler mandie toute la nuit tandis que les i de mon renvoi pour la première bombardiers moyens et lourds ont! fois un peu avant six heures par bombardé Budapest, capitale de la un message téléphonique du pre-Hongrie.j mier ministre, M.Godbout.qui Les avions alliés s’en sont pris1 m’avait informé que le cabinet était aux concentrations de troupes, aux à considérer ma destitution.J’ai voies ferroviaires et aux objectifs j dit à M.Godbout que c’était la pre-industriels de la cité allemande de; mière nouvelle que j’avais de cette Homberg, au nord-ouest de Duis-j affaire et qu’on aurait peut-être pu berg.j au moins me téléphoner pour me Les opérations d’aujourd’hui ont i demander des explications et con-été limitées par une température dé-; naître mon opinion.J'ai rappelé à favorable.Les Mosquitos ont toute-j M.Godbout que j’avais accepté la fois bombardé les troupes ennemies; présidence à condition qu’il n’y dans le village d’Evrecy, au sud-'aurai! pas d’ingérence gouverne-ouest de Caen.Les voies ferroviaires mentale et que l’administration de au nord de Laigle et d’Argentan ; l'Hydro-Quépec n’aurait rien à étaient également parmi les objec-j faire avec mes idées à propos de tifs visés.j notre vie nationale et intellectuelle.| H me répondit qu’il soumettait mes vues à ses collègues.Quelques mi-i nutes plus tard, vers 6 h.15, j’ap-j prenais mon renvoi.Il m’était nn- .Tchoungking, 26 (A.P.) _ Plu- Par Un corresP°"da"‘ sieurs batailles sont en cours de dé- «iu,, e > veloppement dans le nord-est de Le Hencvank on les îanonais sont « I ”e ?>mPa,‘,1cpour mon ancien chef SSTh vîS “riiriSÏÏ Hand ÎL “'l?-* »•.Gaz utilisés par les Japonais ?Canton au cours de leur plus sé rieuse attaque en Chine depuis 1938.Yuhsien, 45 milles au nord-est de Hengyang et Hengshan, 25 milles au nord-est, sont tombées aux mains des Japonais.D’autre part, une colonne avançant sur Siang-siang, 60 milles au nord de Hengyang.a été repoussée, dit le communiqué.Les Chinois ont dit hier soir que l’ennemi emploie des gaz empoisonnés à Test de Hengyang, infligeant de lourdes pertes aux Alliés.beaucoup plus affecté que moi par la situation dans laquelle les événements de la vie politique venaient de Je précipiter si brutalement.Quarante-huit heures après ce dénouement dramatique, je suis encore sous la même impression et dans le même état d’âme.Mon ancien chef, au succès duquel j’ai consacré.loyalement toujours, mon peu de talent, toute l’énergie de mes facultés intellectuelles et une bonne partie de ma santé a été acculé à une extrémité dans laquelle se sont trouvés peu de nos hommes vraiment pas se es" expliquer chez I 016 ^ la récePtion ^ légèrement tc?uiou’rs eslavé ^e^comm-end^e e 'air’ c.omme 11 avait d’abord ét^ an-l Hier aoir à Valleyfield, nous! Le comité consultatif des ter-:”fnternréter yavPc ho3 volonté !!°nce’ Des Trois-Rivières, Son Iavons vu la preuve de la justesse des !rain« d?Jeux avait, par une recom- Je 1 ai SSCI d'an h-os p f n tersl,’ Lm,nence se rendit à Sorel, à bord remarques du sénateur Bouchard.; mandation majoritaire, suggéré le je laisse a a autres rte retuter ses du yacht ivé de MM Simard.Il ‘ ' .- .accusations d’ordre politique et racial.Mais je dénonce hautement ses insinuations contre l’Eglise et le clergé.Les propos tenus rendent exactement le meme son et recèlent le même fanatisme corrosif que ceux d’un autre semeur d’ivraie que la très grande majorité de nos frères séparés désavouent avec humiliation.Naguère, à la Chambre V eut réception civique à Sorel, puis le cardinal arrêta en route à deux reprises, à Saint-Ours-sur-Richelieu et à Saint-Denis, où il parla brièvement à la population.Il fut reçu à Saint-Ours par M.le chanoine Donat Cournoyer, curé de la paroisse, et à Saint-Denis par M.le chanoine F.-A.Laroche.Il était accom- iiiiiidiiuii.u>dKucie, d la uiiaïuuic nQ-„A vr __• des Communes le très honorable Pa8n,e de Cornveau, son aes communes, le très nonorame | cameneri et du commandeur El- siens.L’opinion publique ju-comme il convient ce défi premier ministre du Canada n’a point cru devoir dissimuler son mépris pour dé pareils fauteurs de division nationale que n’excuse qu’une ignorance la plus grossière ou une rage congénitale.Mais ce qui dans le cas actuel indigne encore davantage et humilie particulièrement le peuple de notre province, et avec lui tous ceux qui à travers le Canada partagent le même sang, la même foi et les mêmes traditions de probité et de fidélité canadiennes, c’est que la diatribe malheufeuse aura été le fait de l’un des géra lancé à la conscience nationale “Quant à moi, je me garderai certes de solidariser l’épiscopat de cette province avec des mouvements que notre insulteur a si peu honnêtement confondus pour mieux jeter son venin.Mais, je dois réprouver publiquement ce! outrage à tout ce que le peuple canadien-français a de plus cher: ses légitimes aspirations religieuses, sociales et politiques; l’autorité de la mission de ses évêques, directement responsables eux aussi de l’instruction publique; et enfin.renseignement du Souverain Pontife et de ses très nobles représentants parmi nous.Car c’est par une interprétation inintelligente, pour ne pas dire perfide, du discours de Monseigneur le secrétaire Correspondance commerciale espagnole recueillie, corrigée et ordonnée pirmi lei lettre* et documents tiré* de* meiions de cAmmerca, rapports consulaire* et journaux d'affaires et de finance, et avec l’opinion et le conseil de divers hommes d'affaires par leur a été imprimée en 1862.WM La cloche de Saint-Pierr* d* Ro- Vendredi, les avions américains m| pèse 18,600 livres. LE DEVOIR, MONTREAL.LUNDI 26 JUIN 1944 VOLUME XXXV — No 145 Lundi, 26 juin 1944 Programmes spéciaux A CKAC: 8 30 p.m.CATE-CONCBBT KRAFT.Les Fusiliers de 1» gaieté ont invité Mme Mme Sylva Alarie, à leur émission ce soir.__ Le cüanteur Invité est François Brunet.Sommaire des postes locaux CBF-690 kilocycles 6 00 Le radio ce soir.6.10 Intermède.C.15 Radio-journaL 6 30 Nouvelles françaises de la B3.C.6 43 Mélodies du soir.7 00 Le Père Jovial.7.13 Métropole.7.30 Colette et Roland.7.45 La fiancée du commando.3 00 Le défilé de la victoire.8 30 Le détective.9 00 Denis Harbour et or- chestre Agostini.9.30 Entr'acte.10.00 Radio-journal.17.15 Causerie.10.30 Orch.Turner.11.00 Musique de danse.IMS Musique.11.28 Nouvelles 11.30 Saludos Amlgos.11.55 Intermède.12.00 Nouvelles.CBM-iMA Mloevcle# 6.00 Programmée du soir.0.15 Cotes de bourse, sla tiadto-loumal 6.25 Intermède.6.30 Relais de Toronto.6 43 Nouvelles d» BBC 7.00 Virginia Warren.7.30 Carolyn Gilbert, chanteuse.7.49 Commentaires.8.00 Défilé de la vlc’olre.8.30 Causerie agricole.8.43 Chant et orchestre.9.00 Dents Harbour et orchestre.9.30 Entr'acte.10.00 Radio-journal.1015 Revue de» Eiênements de U semaine 10.30 Orch.de danse.11.00 N’ouveiies de BBC.11.15 Causerie.CKAC-7M encercles 6.00 Vie de famille.6.13 Quelle* nouvelles» 6.30 Le forum des sports, b.tu La piece du leur.a si Nouvellèe 6.55 Comité des finance» de guerre.7 00 Le Père Jovial.1.13 Mol.l'ai dit ça.7.30 Le docteur.7 45 Parent cnante.8.00 Amours de Tl-Jo*.8.30 Le café-concert Kraft.» Sa Nouvenee.9.00 Théâtre Lus de Hollywood.10.00 Screen Guild Players 10.30 Wayne King.10.35 Plsno populaire.iu.u Nouvelles.10 55 Commentslre* 11.15 Joan troons, chanteuse.lo is La guerre et noua.11.30 Danse.12 00 Nouvelles.12.05 Danse.12.30 Orchestre.1.00 Nouvelles.CFCF-550 kilocycles 6.00 Aventure.6.15 Nouvelles.6.25 Ce soir.6.30 Mélodies.6.45 Aventures de Jimmy Dale.7.00 Danse.7.15 Lum et Abner.7.30 Oncle Troy.7.45 Res Battle, planiste.8.00 Devinettes.8.30 Au son du rythme.9.00 Heure Heldt.9.30 Informatlou, please.10.00 Rendez-vous avec la vie.10.30 Nouvelles.10.45 Orch de danse.11.00 Le raconteur.11.15 Musique de danse.11.30 Saludo amlgoe.12.00 Nouvelles.CHLP-1190 kilocycle* 6.00 Radio-Journal.6.15 Méli-mélo.8 25 Radlo-sporU.6.30 Heure.6.30 Vagues musicale».6.45 La lutte.6.50 Chansons française».7.00 Heure.7.00 Heure familiale.7.30 Prêts immobilier».7.45 Oncle Troy.8.00 Heure.8 00 Métairie Rancourt.8.15 La guerre et nous.8.30 Rhythmic Age.9.00 Heure.9.00 Concert master.9 30 Le drame du manoir 10 00 Heure.0.00 Ensemble à corde».10.15 Nouvelles.10.30 Heure de la danse.11.00 Heure.___Mardi, 27 juin 1944 Sommaire des postes locaux CBF-690 kilocycle» 7.30 Nouvelles et musique 8.00 Radio-journal.8.15 Elévations 8 30 Pot-pourri musical.8 55 Nouvelles.9.00 Musique.9.30 Les chansons que vous aimez.9.45 Les plu» belles mélodies.9.57 Nouvelles.10.00 Chez Rose.10.15 Courrier-confidence».10.30 Vie de famille.10.45 Le quart d’heure de détente.11.00 Grande Soeur.11.15 La métairie Rancourt 11.30 Troubadours.Midi Jeunesse dorée.12.15 Quelles nouvelle».12 30 Nouvelles 12.35 Réveil rural.12 59 Signal-horaire.1.00 Rue Principale.1.15 Radio-Journal.130 Vers le soleil.1.45 Orch.de danse.2.00 La femme aujourd’hui.2.15 Chansonnettes.2.30 Chefs-d'œuvre de la musique.3.30 Nouvelles.3.33 Music-hall.4 00 Stanley Hobaa.bar y.ton.4.15 Musique.4.45 Artistes de demain.5 00 Heu-e du thé.5.30 Les Amis de l'art.5.45 Cotes de la Bourse.6 00 La radio ce soir.6.15 Radio-Journal, 6 30 Nouvelles françaises de la B B C.645 Mustoue.7.00 Le Père Jovial, i Métropole.7 30 Le moulin qui Jazz 8 00 Les secrets du docte ut 3.30 La Mine d’or 9.03 Marine canadienne.9 30 Orch.du Nouveau- Monde.OOO Radio-Journal.1015 L'Amérique et la guerre.10 30 Recital d'orgue.11 00 Musique de danse U.15 Musique.11,28 Nouvelles.11.30 Concert.11.55 intermède.12.00 Nouvelles.LbM-91» «illsetrt»* 7 30 Nouvelle» 8 00 Radio-lournak 8 15 Prières 8 30 Marches en musique 9 ou Nouvelles 9.05 Relais de NBC.9 30 Les classique» de musique.9 45 Musique en travail- lant 10 00 Musique militaire.10.15 Musique classique, lu .e Commentaires 10 35 R?citai de piano.10 iS curry enanteur.,1.00 Musique.11.15 Les maîtres de la musique.11 30 The soldier's wlf».145 Lucy Linton's.Midi Nouvelles « BBC.12 15 The Road oi life.12.30 La ferme et ses produits.12 59 signai-horaire.1 00 Radin-tournai 1.15 The happy gang.145 Claire Wallace.2.00 Big sister 2 15 Vie and Sade.2.31 Relais du MBS 3 00 Femme d'Amértaut 3 15 Ma Perkins 3 30 Young's am IV 3 45 Right tr happiness 4.00 Récital Hoban-Hob»n 4 15 InuveUae 4 18 Causerie.?30 Ensemble instrumental 4.45 Artistes de demain.5.00 Front Une family.5.15 Récital de chant 5.30 Relais de Londres.5.45 A choisir.8.00 lYogrammes du soir 6.10 Cotes de la Bourse.6.15 Radio-tourna».6.25 InteTnède.6.35 Sketch.8.43 Nouvelles de BPC.7.00 Concert.7.30 Le trio de Toronto.7.45 Commentaires 8.00 Beaux disques 8 30 Relais de Toronto.9.00 La marine marchande.9.30 Théâtre de guerre.1U 00 Nouvelle» 10.15 Causerie.10.3U Récital d'orgue.11.00 Nouvelles de BBC.11.15 Relais de BBC.U 30 Nouvelle» 11.15 Relais de BBC.11.30 Théâtre de Vancouver.12 00 Nouvelles.CKAC-IJ» «nocvcle» T 00 Béveu.7.15 Déjeuner musical.7.30 pot-pourri, 7.45 Oratoire.8.00 Nouvelles.8.10 Originalités.8.30 Coffee Club, i 8.45 Tango.! 9.0' Nouveile».910 Musique militaire.9 15 Guy de Courcy.| a 30 The Cora Cobblers.9.45 Le coeur dispose.! 10.00 Coffret musical.¦ .> Heure recreative.10.30 Recueil musical.10.45 Nouvelles.1345 Capsule» meiodiquê» 11.00 Dlsqu i'a nour tous.11.15 Sans tambour ni trompette 11.30 Mélodies chanceuse» 11 43 Heure ensoleillée.Vikf Nouvelles et musique 12.10 La femme et l’actualité.12.15 Carnet de la ména gère.12 JO Grande Soeur.12.45 Histoire d'amour.1.0' Bulletin des fermier» TIC Radio-Journal 1.15 Au rythme du tango l 30 Mélodie» à l orgue.1.13 Mètatrl» Rancour», 2.00 Les mélodies que vous aimez.2.15 Chef mystérieux.2.30 Neuvaln* S eatnt Antoine ^ 2.43 Actualité# d'Hollywood.la 2.50 Nouvelles 3.00 B Brise hawaïenne.3.15 Chansonnettes 3 30 Now and forever.3.45 Les jubilaires.»,U0 Evénements SOCIAUX.4 15 CKAC C» soit.4 25 Nouvelle» 4 30 Pour vou», meeds m*e 4.45 Scott show.j .00 Tante nuoie.5.15 Pierre et Pierrett».5 30 L» rue Principale.5 45 Madeleine et plerf».» oo vu a» ramin» 6.15 Quelle» nouvelle»?6.30 Forum ne» sports.8,40 Ta niée» du lour.4 13 Nouvelle» 6.55 Comité de» finance» de guerre 7.00 Le Père Jovial.7 13 Mol.l'ai dit ça?7 30 Le docteur.7 45 Parent chante.8 00 Bla town 8.30 Canova *how.t 4.4 Nouvelle» 9.00 L’homme en noir.9.30 Causerie.9.45 Aux feux de 1» rAm- 1000 Relais du CBS 10.30 Editorial, par Roger Duhamel.10 43 i.Himai oarlê 10.55 Images de «uerr» « 1 00 Htiort 11.15 Rapporta sur nnva-slon.11.30 Orchestre 12 ne Nouvel;*» 12 05 Relais du CBS.12.30 Orch de danse.100 Nouvelles CFCF-550 kilocycle» 8 00 Nouvelle*.8.15 Heure du café.8.30 A choisir.8.45 Fanfare.9.00 Déjeuner.i , 9.30 Revue.; ; 9.45 Studio.i 10.00 Nouvelle».10.15 Musique.10.30 Enfance.10.45 La femme nouvelle.11.00 Votre horoscope.11.15 Romances moderne*.11.30 Pour les dames.11.45 Intermède.11.50 Nouvelles.12.00 Mélodies.12.15 Musique.12.30 Soldier’s wife.12.45 Diner.1.00 Nouvelles.1.30 Club Rotary.2.00 Studio.2.15 Le chef mystérieux.2.30 On me dit.2.45 Musique.3.15 Harcourt, chanteur.3.30 Sweethearts of the air.4.00 Ozark Rambler».4.30 Nouvelles.4.45 Sérénade.5.00 Percy et les pirate», 5.15 Dick Tracy 5.30 Emission scout*.5.45 Heure du thé.6 00 Aventure.6.15 Nouvelle».6.45 Studio.6.25 Ce »olr.6 30 Mélodies chanceuse».7.00 Musique de .anse.7.15 Lum et Abner.7.30 Ronald Colman.8.00 Ville et campagne.8.30 Caravane de la gaîté 9 00 Studio.9.30 Rendez-vous avec la vie.10.00 Bob Hop*.10.30 Nouvelles.10.45 Musique de dansa.11.00 U! raconteur.11.15 Danse.11.30 Danse.12.00 Nouvelles.CHLF-1490 kilocycles 8.15 Bonjour voisins.8.25 Bulletin».8.30 Réveille-matin.8.55 Monde féminin.9.00 Heure.9.00 Oalté» du matin.9.30 Radio-Journal.9.45 Fanfare.10.00 Heure.10.00 Variétés.10.15 Fantaisies musicales.10.30 Mascarade musicale.11.00 Variétés.11.15 Chansons françaises.11.30 Le roi du clavier.11.45 Mélodies populaire».Midi Heure.Midi Heure féminine.1 00 Radio-Journal.105 Heure féminine.1.30 Heure.2 00 Mélodies.2.15 Variétés.2.30 Orchestre.2.45 Piano.3.00 Poèmes symphoniques.3.45 Pour les malades 4.00 Chansons françaises.4.15 Orchestre.4.30 Extraite d'opéras.4.55 CHLP ce soir.5 00 Heure.5.00 Variété».545 Thé dan»*nt.5 25 Bulletins.5 30 R dlo-spêcl»l.6.00 Radio-Journal.6 15 Mélt-mélo.6.25 Radio-sports.6.30 Heure.6.30 Vagues musicale*.6.45 Chanson» françaises 7 00 Heure.La convention libérale du comté de Papineau Résolution de félicitations à M.God-bout pour avoir destitué la sénateur T.-Domien Bouchard comme président de THydro-Québec — Me Arthur Labbé, avocat de Buckingham, est choisi comme candidat officiel du parti aux prochaines élections provinciales Papineauville, 26 (D.X.C.) — Les libéraux du comté de Papineau, a Papineauville, samedi après-midi, se sont choisi un candidat en vue des prochaines élections générales provinciales, pour faire la lutte à M.Roméo Lorrain, l’actuel député du comté, comme représentant de rÛnion nationale.Les délégués étaient au nombre de 134.Leur choix s’est arrêté sur Me Arthur Labbé, avocat, de Buckingham, qui est originaire de la Beauce.Il pratique sa profession, à Buckingham, depuis sept ans.La convention se prolongea durant deux heures et demie.Commencée à 2 h.30, elle ne prit fin qu’à 5 heures de l’après-midi.Elle était sous la présidence de M.Georges Dansereau, ministre de la Voirie et des Travaux publics.Ce n’est qu’après deux tours de scrutin que M.Labbé l’emporta en définitive sur son plus proche adversaire, Me Paul Raymond, avocat, également de Buckingham, par une majorité de quatorze voix.11 y eut en nomination cinq aspirants candidats: M.Arthur Labbé, M.Paul Raymond, M.Horace La-pierre, un militaire, adversaire de M.Lorrain, en 1939, M.Anatole Gauthier, marchand de Buckingham, et M.Ernest Whisell, cultivateur, de Saint-André Avellin.M.Lapierre déclara se retirer de la convention, sous le prétexte qu’il fait du service militaire.Le premier tour de scrutin donna le résultat suivant: M.Labbé, 57; M.Raymond 41; M.Gauthier, 18 et M.Whisell, 17.Et le deuxième scrutin, M.Labbé 74.et M.Raymond 60.La mise à pied de M.Bouchard Une résolution fut adoptée par les délégués félicitant le premier ministre Godbout du geste par lui posé en destituant M.T.-D.Bouchard comme président de l’Hydro-Québec.M.Dansereau se chargera de remettre cette résolution à M.Godbout.Après la convention, il y eut une assemblée publique dans la salle municipale de Paaineauville.M.Georges Dansereau M.Georges Dansereau, dans son discours, déclara ce qui suit; “Les difficultés sont énormes par les temps que nous traversons, surtout lorsqu’il est question de nationalité et de religion.Comme nous vivons en harmonie avec des citoyens qui ne parlent pas notre langue, ce n’est pas le temps de chercher à nous chicaner, mais plutôt le temps de tenter de nous mieux comprendre.Il y a des choses qui frisent le fanatisme.C’est fort regrettable.Et c’est ce qui vient justement de se produire.Pour ce qui est du Bloc, il cherche à capter l’opinion publique surtout par le dénigrement et l’insulte’’.M.Dansereau, dans son discours après le congrès, dans une assem- fé .surtout ceux de* 60, qui ont voté j 1 51 peur moi.Pour ce qui est des au-1 9 très, vous m’avez rendu le P‘“s grand des services de ma vie.personne, ma femme, artistique connais une __________ ___ oui va être heureuse du résultat J’ai toujours été un bon perdant.Clnima Et je demeure toujours un franc ü- SAINT DENIS: La Tragédie fm-beral Je fais le voeu que M.r^ériale, avec Harry Baur.Pierre- reste toujours un bon liberal et lui : kichard \Vilm, Marcelle Chantal.souhaite la victoire.*’M.Godbout vient de s’affirmer grand chef, en congédiant un homme qui n’a pas su suivre les traditions du parti libéral.M.Bouchard ne mérite pas la confiance populaire”.i Jany Holt et Jean Worms.En plus.l'oiit vc très bien, madame la marquise, avec Marguerite Moreno.Colette Darfeuil et Noël-Noël.(Du 24 au 30 juin juin inclusivement).ORPHEUM: Quand i amour reprend, avec William Powell et Myr-no Loy.Dialogues en français, (Du 23 au 29 juin inclusivement).A LA SCENE, AU CONCERT ET A L’ECRAN ^ LOEWS: Gaslight, avec Charles M.Maurice Laionde Me Maurice Laionde, député libéral fédéral de Labelie.affirma: “Messieurs les électeurs de Papi- ~ r lngrjd Bergman, Joseph Cot-neau, c est le temps de sous faii>- ^ - (Du an 29 juin inclusivc-repîaeer sur la carte des députés, a au ’uin ‘“«usive l’Assemblée législative.Au cours ; Iuenl;• de !a présente élection, ratmosphè-i p^LACE: Passage du Marseille.re n’est pas la même qu’en 193ü avec Hymphrey Bogart, Claude Tout ce que l'on entend dire bar ;Rajns Michèle Morgan, Philip Dorn tout, c’est que M.Godbout sera ; etc.çDu 23 au 29 juin inclusive- maintenu au pouvoir”.Me Genest Trudel Et Me Genest Trudel, président de l'Association de la Jeunesse libérale de Montréal: "La meilleure des causes politiques dans Québec est encore celle de M.Godbout.Et si vous n’élisez pas M.GoJbout, qui allez-vous donc élire?Serait-ce le Bloc, qui représente la vieille doctrine nationaliste, qui n’a jaxnais réussi à triompher?M.Laurendeau, en 1935, voulait la séparation du Quebec du reste du Canada.Il disait alors: “Ma patrie, c’est la Lau-rentie”.M.Laurendeau est déprimant par nature.Il ne possède aucune connaissance administrative.“Allez-vous élire M.Duplessis et sa troupe?Ceux-là, on les connaît Rappeiez-vous leurs abus de langage en Chambre.Il faut du décorum à l’Assemblée législative.Nous avons actuellement de bons atouts pour Ijùre élire nos candidats, à la prochaine élection”.M.Ernest Whisell, l’un des aspirants candidats, dit aussi quelques mois.Entre autres choses, il déclara: “J’avais laissé les libéraux pour un terme.Mais je suis revenu à mes anciens amis, les libéraux”.L’assemblée publique était sous la présidence conjointe du maire de Montebello et du maire de Buckingham.! ment).CAPITOL: Andu Hardy’s Blonde Trouble, avec Mickey Rooney el Bonita Granville.(Du 23 au 29 juin inclusivement).PRINCESS: Siv>ng Fever, avec Kyser et son orchestre.(Du 23 au 29 juin inclusivement).MUSIQUE ROND-POINT DU MONT ROYAL: Concert conjoint donné par Claire Gagnier, Jean Dansereau et Suzette Forgues.(Le mardi, 27 juin).STADE MOLSON: Concert de musique viennoise, dirigé par Oscar Strauss, avec Jacques Gérard et Biruta Ramoska, solistes, et J’Orchestre Philharmonique de Montréal.(Le vendredi.7 juillet).ROND-POINT DU MONT ROYAL: Les Concerts Symphoniques de Montréal présentent leur premier concert d’été.Chef d’orchestre, Vladimir Golschmann.(Le mercredi, 28 juin).ROND-POINT DU MONT ROYAL: Carabin présente Arthur Le Blanc, le Quatuor Alouette, Denis Harbour et Madeleine Pagé.(Le jeudi, 29 juin).L’horaire des spectacles AU SAINT-DENTS: La Tragédie Impériale 2 ta.47, 6.07.9.47.Tout va très bien, madame la marquise 12 h 55.4 55, 1.15.ORPHEUM Quand l'amour reprend Vta.%.J s °6’ ’h'a LOEWS “GasUght" il b.:o.i h so.?b.25.T h os.9 b.45.FALACE “Passage t* Marseille” 10 h.05.12 h.55.3 h.50, 6 h.40.9 b.55.CAPITOL Andy Hardy’s Blonde Trouble 44’3h- *'#h «• PRINCEaS Swing Time "o^bs7 *• 0S’ 4 h' w’ 7 h «' Air de* bijoux, Faust .Gounod • * * * M.Denis Harbour, basse, chantera, accompagnée au piano par Mils Marguerite Prud’homme: Récit et Air de Xerxes .Haendef Sérénade, Don Juan .Tschaikowrski Je t’aime.Grm Aide aux colons Création du prêt d’honneur Au gala de la montagne jeudi soir prochain Lors du grand gala artistique qui aura lieu jeudi soir prochain, sous les auspices de Carabin, au chalet de a montagne, M.Arthur LeBlanc, violoniste canadien-français, de grande réputation, interprétera: kar8?.Veracini Corti Rondo.Moz^t-Friedberg Introduction et Rondo Capriccioso.Saint-Saëns Granadina.Nin Kochanski Pièce forme de Habanera .Ravel Hopak.Moussorgsky Caprice d’enfant .Arthur LeBlanc .Novacik Mouvement perpétuel Mlle Marie-Thérèse compagnera au piano.¥ * # Faquin ac- Initiotivc heureuse de la Société Saint-Jean-Baptiste pour venir en aide aux étudiants pauvres — Demande de souscriptions L'Aide aux colons expédie régulièrement aux familles de colons nécessiteuses les dons reçus des citoyens de Pile de Montréal.Mais les demandes d’assistance sont très nombreuses et les Chevaliers de Colomb, qui dirigent cette campa- M.Roger Duhamel, président de gne avec tant d’activité, sollicitent la Société Saint-Jean-Baptiste de la coopération de toutes les person- Montréal, nous communique: nos généreuses.Vous avez sans dou- | A une récente réunion, le conte, et en quantité, des vêtements seil général de la Société Saint-usagés, des vieux meubles, des arti- Jean-Baptiste de Montréal a adopté clés de ménage ou de lingerie dont un règlement en vue de créer un 7 00 Heure familial*.7.36 Sport.7.45 Oncle Troy.8.00 Heure.8.00 Métairie Rancourt.8.15 Orchestre.8.30 Radio-comédie.9.00 Orchestre.9.30 South American Way.9.45 Orchestre.10.00 Heure.10 00 Orchestre, 10.15 Nouvelle», 10 30 Heure de la danse.11.00 Heure.19 avions à son crédit D’un aéroport canadien en France, 26 (C.P.) — Le chef d’escadrille Wally McLeod, de Régina, le pi i lote-chasseur canadien qui possède j à son crédit le plus grand nombre ! d’avions descendus, en est mainte-I nant rendu à 19 appareils ennemis i descendus, Il a descendu deux i FW-190 au cours d’une bataille au-dessus d’Alençon, vendredi.(fatuH&tce ce S (tin, ! Ne manquez pas d’écouter ce soir un nouveau programme d’un intérêt dramatique exceptionnel: LE PÈRE JOVIAL à 7 heures p.m.postes CBF-CKAC-CHLP blée publique tenue ’en la salle municipale de Papineauville, ajouta à ce que dit plus haut: “Votre convention en fut une des plus exemplaires.Vous avez démontré de la loyauté.A l’Assemblée législative, nous avons besoin d’hommes compétents, et ce surtout à cause de la période troublée que nous traversons.M.Labbé est l’un de ces hommes.Il est un homme sérieux.M.Godbout tient à ce que vous choisissiez, comme candidats, des hommes, sur lesquels les électeurs peuvent le plus compter, “Il n’existe qu’un seul parti qui offre le plus de garantie pour mener à bien notre province par les temps qui courent.Et c’est le parti libéral.Nous avons voté l’instruction obligatoire et ceci parce que le premier ministre a pensé à vos enfants.Il faut leur donner une instruction meilleure et leur enseigner le meilleur chemin à suivre dans la vie.Nous ne ferons jamais trop de sacrifices pour relever le niveau de l’instruction en cette province.“C’est le parti libéral qui est allé rencontrer l’organisation la plus puissante en cette province, la Montreal Light Heat and Power, Cette compagnie avait abusé du public.Dans le domaine de Téléc tricité, nos adversaires avaient fait du camouflage, en 1936.Et ils viennent encore de voter contre notre loi d’étatisation de la Jfonf real Light and Power.“M.Godbout a reconnu vos mé rites, en donnant à cette région un ministre, en mon humble person ne.Je veux bien donner tout ce qu’il sera possible d’accorder au comté de Papineau, mais pour cela il vous faudrait élire un homme qui est Tun des nôtres, dans les rangs du parti libéral”.M.Arthur Labbé Le nouveau candidat libéral, M.Labbé, de dire: “Vous venez de placer sur mes épaules une charge lourde de responsabilité.Avant d’accepter de me laisser porter candioat à cette convention, j’ai consulté ma famille.Et si j’ai accepté, c’est à cause de l’oeuvre magnifique qu’accomplit Thon.God-bout en cette province.“Je tends aujourd’hui une main fraternelle à ceux qui avaient des ambitions à la candidature.Je remercie M Lapierre de «’être retiré.Nous lui sommes reconnaissants pour le travail qu’il a accompli dans le comté, depuis 1939, comme distributeur du patronage.“Et j’espère bien que mes trois autres adversaires resteront de bons soldats de la cause libérale.“Au cours de Télection qui vient nous aurons le plus beau programme politique à défendre.L’ordre est rétabli dans les finances de la province.M.Godbout a eu le courage de mater le trust de Télectri-elte.J’espère que, dans un avenir prochain, l’électricité apparaîtra dans chacun des foyers de notre comté.L’administration de M.Godbout est tellement sans reproche que nos adversaires doivent s’attaquer a l’administration fédérale.’’ M.Paul Raymond M.Paul Raymond, Tun des ad versairc* de M.Labbé, dit: "Je vous remercie, messieurs tes délégués, vous ne vous servez pas.Donnez tout ce qui ne vous est pas absolument nécessaire et vous ferez des heureux.Téléphonez le plus tôt possible ie jour à FR 8540 ou le soir à FR 8240.L’Aide aux colons enverra chercher vos dons à ses frais.N’oubliez pas, car la cause est digne de votre meilleure attention.Merci d’avance au nom des colons que vous aidejrez! Service funèbre pour les missionnaires canadiens tués aux Philippines Le Séminaire des Missions Etrangères de Pont-Viau nous informe qu’un service funèbre sera chante Jemuin matin, 27 juin, dans la chapelle du séminaire, pour le repos de Pâme rie MM.les abbés Orner LeBlcnc et Léo Poirier, prêtres des Missions-Etrangères, missionnaires aux Philippines, martyrisés en août 1942.Vies illustres Le duc et la duchesse d'Alençon — Marguerite Bourcet.365 np.Au comptoir $1.50, franco $1.60; Molière—Pierre Brisson.315 pp.Au comptoir $1.50, franco $1.60; Rayonnement de Lyautey — Patrick Heidsieck.236 pp.Au comptoir $1.25, franco $1.35; Turenne — Général Weygand.250 pp.Au comptoir $1.25, franco $1.35; Alfred de Vigny — Bertrand De La Salle.280 pp.Au comptoir $1.50, franco $1.60' Le prophète Péguy — André Rousseaux.Au comptoir .75, franco .75; Iberville le Conquérant — Guy Frégault.415 pp.Au comptoir $3, franco $3.15; Sa Sainteté Pie XII — M.S.Gillet, O.P.60 pp.Au comptoir .40, franco .40; , Vie de Jeanne D Arc par Elle-même.74 pp.Au comptoir .40, franco .46.Service de Librairie du Devoir.Prêt d’honneur qui permettra de décerner des bourses d’études à des étudiants pauvres et de talent reconnu ou des bourses de secours pécuniaires à des étudiants déjà pourvus de bourses d’études, mais incapable^ de défrayer le coût de leurs voyages, de leur pension ou de leur entretien.C’est une oeuvre de bienfaisance appelée à rendre de grands services à notre jeunesse.Le Prêt d’honneur de la Saint-Jean-Baptiste dispose, pour veiller à son administration, d’un comité consultatif formé de trois représentants du conseil général et de six délégués de nos grandes maisons d’enseignement.Voici les noms des membres actuels de ce comité: M.Roger Duhamel, président, M.Arthur Tremblay, trésorier, et M.Lucien Rémillard, tous trois direc-leurs de la Société Saint-Jean-Bap-j liste, M.Guy Vanier, professeur à l’Université de Montréal, M.René Guénette, de la Commission des écoles catholiques de Montréal, M.Es-dras Minville, directeur de TEole des hautes études commerciales, M.Jean-Marie Gauvreau, directeur de TEcole du meuble; M.Hector-F.Beaupré, directeur de TEcole technique, et M.Henri Gaudefroy, secrétaire à la direction de TEcole polytechnique.Pour cette entreprise nécessaire, la Société Saint-Jean-Baptiste sollicite donc la générosité des donateurs.Plus les fonds seront abondants, plus il sera facile de favoriser un grand nombre d’étudiants nécessiteux.Les compagnies financières et commerciales ainsi que les particuliers devraient se faire un devoir de contribuer à cette oeuvre de charité intellectuelle.Les aspirants boursiers seront recrutés dans nos écoles primaircs-supérieures, dans nos collèges, nos grandes écoles d’enseignement spécialisé ou dans nos facultés universitaires autres sue celles qui préparent directement à l’exercice des professions dites libérales.Les jeunes filles pourront être boursières au même titre que les jeunes hommes.Le Quatuor Alouette exécutera les pièces suivantes: A la Claire fontaine .Filiatrault Le couvre-feu .,.Gautier Le fils du Roi s’en va chantant .Tremblay Tenaouich Tenaga.Gautier Les “Rofsmen”.O’Brien Vive la Canadienne .Tremblay Nanette.O’Hara et Gautier Au bois du Rossignolet .Larivière et Gautier Marianne s’en va-t-au moulin •.Tremblay et Gautier Le nez de Martin.Turcotte Boum badi-boum .O’Brien et Gautier A Saint-Malo beau port de mer .Tremblay ¥ * * Mlle Madeleine Paré, soprano, accompagnée au piano par Mlle Jeannine Payment, exécutera: Vissi d’arte, La Tosca .Puccini Comme la nuit.Bohm DEMAIN au CHALET 8 hres 30 p.m.Les condition* atmosphériques seront idéales Clairt GAGNIER DANSEREAU Suzette FORGUES AU GALA DE JEUDI SOIR / Maître de cérémonies Roland CHENAIL Billets: $t.35, $1.10, $0.90 Chez Archambault at Willis Excellents billets en vente au CONTROLE demain SOIR ST-DENIS COMMENÇANT DEMAIN ’tout yA 14- MMKUERITE MORENO NOEL NOEL WILLIAM MYRNA FRANK McHUGH EDMUND LOWE ORPHEUM The fascinating melodrama I f of a stranga level 2 outers utet/o tout* « iBOÏÏfîfMMU h DAME MAT WHITTY A NOUA tANitU»» •ASSASA SVIUH , *mi «:cmt ROONEY r HOLDEN • sais HADCM MWTA HERBERT CWAHVltU « MARSHALL P Mlft rVOHfÿË maintenant 1 X/ Maintenant 3^ Aujourd’hui et Jusqu’à Jeudi PAULETTE GODDARD FRED MacMURRAY "Standing Room Only" Autre spectacle: "The Whistler" 30 '«6iho50'40' FRANCE ¦ FILM priitnt* Siqu« VEND.7 JUIL.ou STADE MOLSON Un théâtre à riel ouvert, aux flancs du Mont-Royal •vtc Ofcn PERSONNE Alouette qui prendront Nos brillnnl* artiste* canadien* du Quf/wor part Jeudi «olr prochain, au Chalet du mont Royal, au grand Entre lulre^arHstes!' le ''public ah r» le plaisir d’entendre Arthur Le Blanr ce virtuose du violon si hier •a«u»u.Madeleine Pagé, soprano, et Deni* Harbour* basse.dirigeant l’Orchestre Phllarmonlque de Montréal SOLISTES: BIRUTA RAMOSKA, soprano qui obtint un «normé auccéa en février dernier au 8t-Denla JACQUES GERARD, ténor canadien du Metropolitan Opera.Une soirée entièrement consarrée à la musique viennoise Place* pour loua: 8600 siège» PRIX POPULAIRES: 0.50, 0.75, *1.00, plus taxe.Loges *1.50.BILLETS EN VENTE: che* Ed.Archambault.500 Ste-Cstherlne Est che* C.W.Lindsav, lit* Ste-Cstherlne ouest .Su c# d* pluie, le concert sera remis au lendemain, IMPRESARIO Canadien Concerte At Artiste .VOLUME XXXV — No 145 LE DEVOIR, MONTREAL LUNDI 26 JUIN 1944 LÀ en aimant PAGE EEEIINin Directrice : Germaine BERNIER Celles d'aujourd'hui et celles d'hier La rareté des domestiques, bonnes, servantes, aides-ménagères — qu on les appelle comme on voudra - fait encore le sujet de bien des conversations et de bien des chroniques.En somme, tout le monde en parle,chacun donne son opinion et son plan pour tout de suite ou après la guerre, etc., etc.Plusieurs choses sensées sont dites ici et là, parfois aussi on règle les problèmes le plus simplement du monde, si simplement que ce n est plus que l'ombre d’une solution.En fait, ce problème de l’aide familiale, déjà compliqué avant la guerre, le sera sans doute doublement après.Les servantes qui n’ont pas ete bien traitées et les mattresses de maison qui ont été mal servies ont, les unes et les autres, bien des raisons pour s’en souvenir.La situation se dénouerait d’elle-même sans doute si la servante parfaite rencontrait ta maîtresse sans défauts pius souvent.Hélas!.La vie ne serait plus la vie si la perfection courait les rues Un chroniqueur du New York Sun, George E.Sokolsky, a fait récemment le procès des bonnes dans sa chronique.T) après ce qu'on peut voir, il n'en a rencontré que de détestables, sans conscience et sans morale, qui prenaient très mal soin des enfants pendant que leurs mères, suppose-t-il, sont à jouer au bridge ou aux courses.Les servantes n’aiment pas les bébés, dit-il.En réalité, si elles avaient le champ libre, il n’y aurait plus de bébés dans ce pays.“Pourquoi nos femmes, continue-t-il, n’abandonnent-elles pas cette course aux servantes et ne se mettent-elles pas à l’inévitable tâche d’etre épouses et mères en acceptant la rsponsabilité du soin des enfants qu’elles ont mis dans le monde?’’ Qu’est-ce qu’ont fait nos mères?demande-t-il aux jeunes filles.“Elles ont cuisiné, boulangé et servi, et cousu et nettoyé et vos grand-mères avaient de grandes familles et c’étaient des gens heureux.Moins ou pas de bridge; rarement ou jamais aux pistes de courses.Mais le dimanche elles allaient à l église et toute la famille les accompagnait.Ces femmes n avaient pas de servantes pour faire ce qu’elles-mêmes savaient comment faire et avaient le temps pour le faire”.El il termine en demandant: “Pourquoi ne pas essayer leur manière de faire, au moins pour le temps de la guerre?” Certes, il faut bien admettre qu'il y a dans la société d’aujourd’hui un goût souvent excessif, non seulement pour le bridge et les courses mais pour tous les amusements en général, et, pour commencer, il n’y a pas que les femmes à donner dans ces excès; les hommes y goûtent également.Et les femmes doivent suivre leurs maris quand ils le permettent.Alors, à qui confier la garde des enfants?Aujourd’hui, tout le monde est occupé: soeurs, belles-soeurs, tantes, cousines, voisines, amies, jusqu’aux mères-grands qui travaillent ou qui ont passé l’âge d'aller garder ici et là pour permettre aux parents de s'absenter ensemble.Et peut-on dire, dans tous les cas, que celles qui cherchent des servantes le font uniquement pour pouvoir s'amuser davantage, sortir à tout propos et hors de propos?Je n’en crois rien.Ceux qui voient de près les jeunes femmes d’aujourd’hui, chargées de marmots et de l’entretien total d’une maison sans jamais aucune aide ou aucune gardiennee, comprennent facilement pourquoi elles deviennent impatientes, déprimées et Collation des diplômes à l'Ecole Normale Présidence de M.Victor Doré — Diplômes d'enseignement, médailles d'honneur et prix spéciaux Le surintendant de l’Instruction publique, M.Victor Doré, a présidé la quarante-cinquième collation solennelle des diplômes aux élèves-.institutrices de l’Ecole normale Jacques-Cartier, dirigée par les religieuses de la Congrégation de Notre-Dame.M.le principal Lemay a souhaité la bienvenue au distingué président, aux visiteurs de marque et à la délégation d'anciennes élèves qui composaient un auditoire choisi.Un programme de musique et de chant a été exécuté par les élèves qui ont aussi ajouté des récitations, monologues et dialogues.C’est à cette même réunion que fuf remise à la révérende Soeur Sainte-Yolande, la médaille d’or du Mérite scolaire au troisième degré.La révérende Mère Saint-Ignace, supérieure générale de la Congrégation de Notre-Dame, épingla elle-même la précieuse médaille, récompense d’années de travail et d’abnégation.Brevets Diplômes d’enseignement du cours supérieur.Avec grande distinction: Mlles Louise Foisy, Madeleine Dubois, Madeleine Cardinal, Lucienne Laporte.Avec distinction: Mlles Denise Bergeron, Mariette Lapierre, M.-Claire Desjardins, Hélène Carmichael, Claire La- Médailles d'honneur Prix offert par la révérende Mère supérieure de la Congrégation de Notre-Dame à l’élève qui s’est le plus dévouée à la cause de l’action catholique: Madeleine Dubois, cours supérieur.L’Association Notre-Dame-des-Ecoles, association des anciennes élèves, offre trois bourses de $25.pour succès remportés en enseignement pratique: ces prix sont décernés à Mlles Mariette Cantin.Thérèse Champigny, Fabienne Thibert.Prix d’honneur offerts par M.1 abbé Roger Marien, aumônier, I pour l’instruction religieuse, méri- : ités par Mlles Lucienne Laporte et I Claire Papin.I M.le docteur Grégoire, secrétai-: re de l’exécutif, offre un volume à , Mlle Claire Lanoie, qui a obtenu une j mention spéciale au concours géné-jral organisé par le comité de dé-i fense contre la tuberculose.Prix offerts par M.Tourillon pour la pédagogie théorique, méri-: tés par Mlles Anita Caron et Thére-! se Bergeron et Louise Sauvé.Médaille offerte par M.le surin- j tendant de l’Instruction publique ¦ pour succès obtenu en pédagogie j pratique, méritée par Mlle Madelei- ' | ne Dnbois.Médaille de S.E.le lieutenant- j gouverneur de la province de Qué- j bec pour succès général, méritées par Mlles Madeleine Cardinal et Simone Gignac.Prix de S.A.R.le Prince de Galles, décerné à l’élève qui a mérité la note “Excellence” pour la conduite et l’application a l’étude et a obtenu le plus grand succès aux 1 examens: Mlle Louise Foisy.O N Fin d'année scolaire à Sainte-Justine La distribution des récompenses aux enfants malades de l’Ecole de Sainte-Justine avait lieu dans la salle des gardes-malades de l'institution ees jours derniers.En l’absence de M.Tréflé Boulanger, directeur des études à la Commission des écoles catholiques de Montréal, M.A.Girardin, directeur des études du district nord, présidait.Plus de vingt-cinq enfants des salles d’orthopédie, qui avaient bencti-cié de la classe faite à l’hôpital grâce à la générosité de la Commission scolaire, qui met â leur disposition deux institutrices qualifiées, recevaient des récompenses pour leur travail et leur application à l’étude.Cette distribution était suivie d’une exposition des travaux ma- Lorraine Forest, Marie Marchand, Jeannette Brodeur, Thé-s’en tiennent au strict nécessaire en laissant plus ou moins de côté l’édu- rèse Germaine Destroismai- noie, Alice Cournoyer, Colette Dou-i J)»eIs exécutés par les enfants de ville, Renée Pageau, Ruth Ménard, J r'~ Jacqueline Lippens, Yvette Renaud, Jeannine Michaud.Diplômes d’enseignement du cours complémentaire.Avec grande distinction: Mlles Simone Gignac, Claire Papin, Louise Sauvé.Avec distinction: Mlles Marie Planté, Denise Pigeon, Hélène Desjardins, Thérèse Généreux, Henriette Desjardins, cation des bonnes manières, du langage, etc.Les enfants peuvent rapporter n'importe quel point de vue ou des expressions triviales ou des idées biscornues, la mère surchargée a bien peu de goût pour la discussion, le raisonnement et la correction du langage.Faut-il en conclure que ces mères d’aujourd'hui sont moins adroites que celles d’autrefois en ne pouvant pas se passer de servantes?Ou plutôt, si les conditions de vie étant tellement changées, il n’y a presque plus moyen pour une mère de famille d’élever seule une nombreuse nichée?La seconde hypothèse me parait être plus près de la vérité.Et puis il s'agirait aussi de savoir si nas grand-mères, nos grand-tantes, nos vieilles cousines, avec les facilités de se faire servir qu’on rencontrait à leur époque, en ont profité si peu que cela.Pour ma part, j’en ai toute une liste qui montre bien qu'il y avait moyen en ce temps-là d’élever une grosse famille sans être écrasée par la tâche et cela sans être millionnaire.Dans combien de foyers aussi, te travail féminin au dehors’ étant très peu connu, ne trouvait-on pas une soeur, une belle-soeur, une tante, une cousine qui s’attachait à la maison et apportait une aide précieuse à ta mère de famille?C'est plus facile de se passer de servantes avec une pareille auxiliaire.Et l’on avait les moyens aussi, souvent, de mettre tes enfants pensionnaires de très bonne heure et d’ailleurs les pensions étaient d'un bon marché! C'est ce qui explique que nos grand-mères avaient tant de loisirs et de goût pour confectionner ces douzaines de couvre-pieds à carreaux d’une grandeur inusité aujourd’hui et ces tapis crochetés qui reviennent de mode de nos jours.Non, il ne faut pas croire que c’est le caprice seulement qui pousse les femmes d'aujourd'hui à rechercher l’aide domestique et ce n'est jamais très juste de les comparer légèrement à celles d’hier; les conditions de vie, économique et sociale, et même les conditions de santé sont trop différentes.Germoinc BERNIER Le paiement de primes aux producteurs de petits fruits Le ministère fédéral de l’Agriculture a annoncé que l’on a renouvelé pour 1944 le paiement de primes sur les petits fruits convertis en confitures.La prime est de 3c par livres de framboises, de mûres Logan, de mûres Boysen, de groseilles et de gadclles.Pour les fraises, elle est de 3e par livre dans l'est du Canada et de Oc par livre duclion a-grandement diminué depuis l’enlèvement des cultivateurs japonais du littoral en 1942.Ces primes sont ajoutées au prix payé par les fabricants de confitures qui achètent les fruits, et elles sont remboursables pour tous les fruits convertis en confitures et, en ce qui concerna les framboises, pour les fruits mis en conserves.Le paiement de primes a été introduit par le ministère fédéral de l'Agriculture en 1943.La prime n’étai* payable au début que sur la quantité de fruits entrant dans la • fabrication, de confitures et de ge- en Colombie canadienne où la pro- lécs à pectine et composées l’école sous la direction de M.Roger Fortin, professeur à la Commission scolaire; on y remarquait d’intéressantes pièces de bois travaillées avec goût.Les petites filles présentaient des ouvrages de fantaisie tout aussi bien exécutés.Pour la première fois depuis sa fondation, en 1939, l’Ecole d'orthophonie inaugurée dans le but de compléter le traitement postopératoire des enfants opérés pour des lésions de fissure palatine donnait une démonstration de sa méthode dont les succès sont vraiment remarquables.Sept de ses élèves sous la direction de Mlle Aline Delorme qui s’est spécialisée dans cet enseignement, ont vivement intéressé l’assistance par la netteté de leur articulation.Mme I).Favrcau est chargée de la classe des garçons et, Mlle Y.Laperrière, de celle des filles.En l’absence du docteur Edmond Dubé, directeur médical de Sainte-Justine, le docteur C.Bisson, chirurgien, au cours de son allocution a exprimé la satisfaction du personnel médical qu’apprécie hautement renseignement fait au lit du malade par les membres de la Commission des écoles catholiques de Montréal, enseignement qui se donne aux en Mme Beaubien La présidente du bureau d'administration de l’hôpital, Mme L.de G.Beaubien, portant ensuite la parole, a rendu un hommage de reconnaissance au secrétaire rie la province, M.Hector Perrier, et à Mme Perrier qui avaient accepté le patronage de cette distribution de récompenses scolaires.Nous avons à Sainte-Justine, a déclaré Mme Beaubien, la tâche de chercher à rendre aux enfants malades, aux infirmes, ce dont ils ont été privés soit par nature, soit par accident.Le premier droit de tout individu A recevoir l’éducation nécessaire à son développemeent, l’instruction et la fonnation dont il a absolument besoin pour garantir sa subsistance doivent lui être assurés dans une maison comme la nôtre, lorsque les circonstances le forcent à y passer quelque temps.La Commission scolaire a si bien compris cette situation qu’elle nous donne généreusement sa précieuse collaboration.Acceptez donc tous nos remerciements.Monsieur le Directeur des études, pour les professeurs pue vous nous accordez.Mme Beaubien a terminé en félicitant et en remerciant les professeurs: M.Fortin, Mlles Bacicot et Delorme.M.Girardin a également offert des félicitations â la direction de l’hôpi-tal, aux enfants et à leurs maîtres.Heure» d'été : 9 h.JO 1 S It.SO, du lundi eu vendredi.Le aeaedi, le migjtin terme toute U i».rné«.Piquets de clôture en acier PROTEGEZ VOTRE GAZON ET VOTRE JARDIN! 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sert.D’autre part les Russes en- Depuis sa fondation en 1939, voyèrent des aviateurs qui l’école d’orthophonie,qui est la seule rèront 1» destruction.On sait en école canadicnne-française du gen- Qu'au moyen d’avions on peut re dans tout le Dominion, a enrtgis-tré 104 patients.Bien que la plupart des cas sous traitement présente des malformations buccales, l’école d’orthophonie reçoit aussi des malades du service de neurologie pour dyar-thrie, bégaiement et anarthrie.Le Dr Bisson a terminé en féliri- ne Desjardins, Charlotte D’Anjou, Jeannine Villeneuve.Avec succès: Mlles Diane Messier, Pierrette Gen-dron, Brigitte Moufette, Rolande Marceau, Françoise Legault, Cécile Lemay.répondre à la demande du public et en raison de la rareté du sucrA il a été décidé der raccorder également pour les confitures pures cette année.Avant la guerre, la quantité de framboises mises en conserves était de 65,000 caisses, mais elle n'a été en 1943.Il y a certaines variétés de framboises qui conviennent mieux que d’autres pour la mise en conserves et la prime payée aux producteurs encouragera la fabrication d’une plus grande quantité de conserves malgré le prix maximum fixé *ur les conserves de fruits.lises notamment en Algérie, donnèrent une particulière autorité., Ce furent les professeurs Kunckel d’Herculais et D'Herelle.Ces souvenirs nous reviennent au moment où une énorme invasion s’est produite dernièrement en Perse et l’attaque fut confiée aux armées.L’acridien, ayant fait son apparition près des deltas, les Ce titre semble aussi fictif nue celui de marquis du Sablé, aux Trois-Rivières.Celle qui le portait n’entretenait aucun doute sur sa •validité car, pour elle, il suffisait d’avoir acquis le comté de Saint-Laurent pour avoir le privilège de s'affubler de ce nom.Elle se nommait en réalité Charlotte-Françoise Juchereau de Saint-Denis.La cour avait créé, en faveur de la famille Rerthelot, le comté de Saint-Laurent.Il s'agissait, ni plus ni moins de Tlle d’Orléans.Le premier el unique lilulaire de ce beau nom fut François llerlhelol.Il naquit en 1626 et mourut en 1712.Jamais il ne mit les pieds au Canada et il ne connut même pas scs terres qui font aujourd'hui les délices des touristes américains.Eu 1680, M.Vianney-Pachot épousa à Beaupprl Charlolle-Fran-çoise.fille de Nicolas Juchereau de Saint-Denis, seigneur de l’endroit, et de Marie-Thérèse Giffard.Après dix-huit ans de mariage, elle devint veuve et convola avec' François de La Forest.Durant plusieurs années, dit-on, elle fut en procès avec I rnnçois Berthelet, le vrai et unique comte de Saint-Laurent.Aussitôt quelle en eut l’occasion, elle fit l’achat du fameux comte et se mit aussitôt d se décorer du titre de comtesse, jusqu’au moment de sa mort, qui survint le 28 décembre 1782.Cinq ans avant la mort du comte, l'intendant Baudot affirmait qu’elle était “hautaine, impérieuse, de femme de marchand devenue comtesse, ne se faisant pas appeler Mme de La Forest, mais partagcanl sa qualité avec les seize enfants qu'elle a donnés au sieur Pachot".Cet incident peint assez bien la mentalité des populations de l’ancien régime et le prix qu’elles attachaient aux litres de noblesse, même s'ils ne résidaient pas ailleurs que dans les domaines qu'on pouvait facilement acquérir.lias ! ~~ Oui mais le docteur nous a pat le à 1 école el il a dit comme ça que tous les bébés devaient être vaccines contre la diphtérie à aix mois, .lai sept ans.Je suis bien en retard ! — Eic c,ue ,ll.es fatigantel — Oui, peut-être, mais je vais te fatiguer tant que tu n’auras pas signé ma feuille.- Cette enfant-là est épouvanta- ¦ ! ïëst;C€‘ qiie ,u veiIX faire la leçon ?Je sais ce que j’ai à faire.— Oui, mais moi je veux être vaccinée afin de ne pas avoir la diphtérie! —* Oui, eh! bien, lu rapporteras ta formule et tu diras à iWirmiè-re que je m’occuperai de ça moi-même! Tiens, voilà ta feuille! ~~ Bien, maman 1 Quelques semaines plus tard, la hlletto apporta triomphalement à sa maman un certificat attestant que Marie-Jeanne avait reçu les trois injections réglementaires d’anatoxine! Mme Mathurine Sanregret apprit alors que Marie-Jeanne avait tout simplement signé son nom M.San-regret au bas de la formule, et l’ia-finnlère avait pensé qu’il s’agissait de la signature de la maman.Les hygiénistes ne peuvent pas approuver pareil geste, mais au fond la fillette rusée n’avait signé que son propre nom.et, grâce à ce tour, elle se trouvait immunisée contre la diphtérie.Cela aurait été beaucoup plus simple, si la maman, moins insouciante, avait signé le feuillet jâune.C’est ce qu’elle a fait pour ses autres enfants.Maintenant, ils sont tous vaccinés contre la diphtérie.Réjouissons-nous 1 Adrien PLOUFFE A l'Association des femmes d'affaires Le but de ces primes est de stimuler la production de ces petits fruits et d’aider les fabricants de confitures à soutenir la concurrence de la vive demande sur le marché aux fruits frais, pour quelques petits fruits.la normale, mais elle ger les vices de prononciation inhérents à ces malformations de la bou- attaquer les essaims avec des gaz.Les essaims de sauterelles passent fréquemment de la Perse et du sud de la Russie au nord-ouest de l’Inde.La situation alimentaire dé l’Inde occidentale put échapper à un désastre.Et c’est ainsi qu’un autre rôle.tant la directrice de celte école, Mlle 1 non moins précieux, fut confié Aline Delorme, pour les heureux {aux armées qui évitèrent une ca-suceès obtetnus dans son difficile et i tastrophe dont l’Axe aurait bèné-Irès spécial enseignement.'ficié.Un tour (Collaboration spéciale au Devoir) par le Dr Adrien Plouffe La petite Marie-Jeanne revint de l’école avec un feuillet jaune et elle demanda à sa mère de le signer.La maman jeta un coup d’oeil sur la formule et elle la mil dans un tiroir.Cependant, l’enfant avait déjà son caractère et elle ne se tint oas pour battue.Après avoir dîné, elle pria gentiment sa mère de lui remettre son feuillet jaune.— Je yeux le remettre à l’infirmière afin quelle mette mon nom sur la liste des enfants à immuniser.— On verra ça! — Oui, mais je dois le rapporter avec ta signature.Tu comprends, moi je ne veux pas avoir la diphtérie! •— Laisse-moi tranquille aver ses histoires-là.Il n’y a plus de cas de diphtérie! Et puis, tu ne l’auras L’excursion annuelle de l’Asso-ciâlion des femmes d’affaires aura lieu uetnain, mardi 27 juin, à la Pointe-Claire.Invitation chaleureuse à tous les membres e! à leurs amies.Pour renseignements: PU.3979, Orientation de la jeunesse féminine au travail Le manque d’espace nous obliga à remettre à demain la publication de lu lettre et des résolutions adressées au premier ministre de la Province par la Fédération Nationale Sain! Jean-Baptiste, sur les problèmes féminins de Eaprès-guerre.Grains de sagesse On trouve fou jours tendres ceux oui déversent à pleines colonnes l'injure contre les nôtres; on accuse de violence ceux qui osent défendre nos plus saintes causes.(Philippe Perrier) Retenez le "Devoir" d'avance SEUL MOYEN de ne jamais le manquer — 3 sous le numéro.Télèphon»» BEtiir 3361* : au l•rvic• «ht tirât» > il voua éonn»i» l’aàroaaa chez votre dépositaire — c'est la d’un dcpoiitur» d» voir* voisinât».Feuilleton du "Devoir" Corbin et d'Aubécourt par Louis Veuillot 2.(Suite) 11 S mai.:* est vrai, chère Elise, quelques mots de nia dernière lettre étaient inspirés par des pensées que J’ai hésité A vous livrer entièrement, n'osnnt pas me les avouer à moi-même.Ces pensées-là m’attireront de grands chagrins.J'avais eu fort à fgire de les reléguer dans ma tète, A titre de chimères, sans pouvoir les oublier ni leur imposer silence.Un événement inattendu les ramène dans mon coeur et elles y reste-ron.1) faut que je vous les révèle, afin que ce coeur ne renferme rien qui vous reste caché.Je pouvti* vous taire des songes, des imaginations h demi-folles; mais des sentiments, cela vous appartient.Kcou-tez-moi.donc: voici un grand secret.Préparez toute votre sagesse pour me répondre: et surtout ne consultez, quant à présent, personne nue Dieu.Je vous demande, mon amie, si vous croyez qu’à vingt ans, tells que vous me connaissez, je sois maltresse de ma personne; s'il m’est permis de songer à mon avenir, à mon bonheur; s'il est légitime enfin, e’ü est sage que Je fasse quelques efforts pour me marier selon mes goûts, ou, pour parler mieux, selon mes sympathies?A cent pas du palaia que j'habite, demeure un homme, parfaitement inconnu de ma tante et de tous mes amis, que je rencontre souvent, à qui :e ne parle jamais, qui passe près de moi et qui me regarde par hasard, sans me reconnaître; mais moi, je le reconnais! Il y a douze ans, toute petite, j’ai vécu de son pain.J’ai lieu de croire qu’il est tel que je me souviens de l’avoir vu: doux, pieux, plein d’âme; assez pauvre, très fier.Je lui dois certainement la vie, plus peut-être que la vie.M’est-il permis de chercher à lui faire du hier, de rêver que je pourrais ne pas lui déplaire, de souhaiter qu’un jour ma reconnaissance et mon attachement le rendent heureux?Vcilà mon but; comment y arriver?Je ne sais.Cela me parait simplement impossible.Cependant, après avoir formé beaucoup de plans impraticables, je ne suis pas du tout découragée.Dans la plupait ie ces plans, l’ai compté sur vous.Vous pourrez m’être utile de mille façons que vous ne prévoyez pas et que je vous expliquerai par la sul-te.Vous en aurez le détail au plus long, si, vous étant bien consultée, yous ne voyez dans le gros de mon ressein, rien que votre raison et voire vertu désapprouvent.M.de Sauveterre finira par m'alarmer.Son assiduité redouble; décidément il soupire.Ma tante l’encourage.Elle ne réfléchit pas qu'tlle possède la faveur de Mme la Dauphine et qu'un de nos pa-lents, sur qui elle a beaucoup d'influence, obtient lui-mème ce qu’il veut du ministre favori.M.de San-vcteirc est un étourdi charmant, j’en conviens; et j’accorde qu’il ne songe qu’aux grâces et qualités qui] me distinguent.Mon Dieu! il n’au i rail pas moins d’empressement quand je serais simple bergère, I)' me l'a fait entendre; le moyen d’en douter?Néanmoins, j’ai peine à le croire innocent de quelque petit calcul sur toute cette faveur: et madame sa mère, qui ne serait nullement fâchée d'être pairesse en attendant que je le devienne, est capable en tout cas de calculer pour lui.C'est la plus haute comtesse que l’on puisse voir.Elle est Caniaj, s'il stiua plaît! Canine de Périgord, et non de Limousin, ce qui ne laisse pas d'éblouir ma tante.Car les d.e Limousin, ne sont que fils d’A bel, mais les Canine de Périgord descendent d’Adam en primogéni-lure.Et qui sait même s’ils ne pro viennent pas de quelque essai du premier homme antérieur à Adam, que Moïse aura passé sous silence?Cei extrême orgueil de la race accompagne Mme de Sauveterre bisque dans le salon de la marquise d Àuhécourt.Là pourtant, je h voyais hier s’efforcer, presque obséquieusement, de réparer une maladresse de son fils, dont la fatuité paraissait choquer votre très hum ! hle servante, Stéphanie Corbin, fille d’un pauvre capitaine, petite-fil-; le d'un pauvre avocat, arrière-petite-fille de personne, et pupille, H v i.Quelques années, de la charité d’un pauvre Jeune garçon inconnu Mais la tante de Stéphanie Corbin est riche et bien en cour.N'est-il pas permis de caresser une vilaine dnnt l'alliance peut jeter l'hermine de la pairie sur l’écu des Sau-velcrrc?Ah! j’ai mon orgueil aussi, oui se révolte dans cas occasions-là, et plus on veut m’être agréable.plus on me devient odieux.Mes in surrections intérieures ne sont pas médiocrement encouragées par les remarques caustiques de M.d': Tommagne.Il voit In jeu de Mme de Sauveterre, et ne ménage pa.s les épigratnmes à l’agréable vicomte.Pi:>que j’ai prononcé le nom de M de Tourmagne, et qu’il n’csl pus moins votre ami que le mien, U faut (pie je voua apprenne son bonheur.Il vient d’être reçu, à l'unanimité (remarquez bien ceci), membre de l’Académie des inscriptions.C’est une société très considérée de savants hommes, qui s’occupent entre eux de lire cc qui fut écrit, en carat tèrex effacés, dans une langue Inconnue, sur les monuments détruits des peuples qui ont cessé d’être.Tout ce qui n'a pas trois mille ans, M, de Tourmagne le tient si nouveau, qu'il ne daigne pas le compter comme ayant vie.C'est pourquoi sans doute il songe si peu à sa noblesse, égale cependant, par raitiquité, à celle des Caniac de Périgord.III 14 mai.Puisque votre »mttié m’en croit «m parole et ne veut rien blâmer dans ces grands projet* dont elle s’effraye un peu, Je vais, chère Elise, vous conter mon aventure.Mais il faut que je vous fasse d’abord l'histoire de ma vie.Jusqu'au jour où nous devînmes compagnes rt soeurs chez nos bicn-aiméea Vi-sitandines.cette vie fut mêlée d’événements, de misères et de tragédies plus étranges encor# que vous na l'imagines.\uu* me permettez de remonter un peu haut, car le noeud d# ma destinée fut formé dans le sang et dans les larmes, bien avant qua j eusse vu le jour.(à suivre) Avaz-vou» besoin da bons livrai f Adressas-vous au Sarvka da LU brairia du "Devoir", 430 est, rua Na-tra-Dama, Montréal.O» louroai m« UBfMlm» •« m «0# rus ntr»-LMm« ms.» Moot-mu par raugH-mm# Populalr# (t rwponMblüM HmlXl).MiLMo#-ar«>prl«t»U* — ai • * LE DEVOIR.MONTREAi LUNDI lt> JUIN 1944 \ Faits divers Sept adolescents appréhendés au sujet d’un vol d’auto Affaires de Cour — Vols — Attentats — En quelques lignes A la Société St-Jean-Baptiste de New-York Les nouveaux officiers Sept adolescents âgés de 14, 15 et 16 ans ont été appréhendés hier après-midi, par les agents de( la Sûreté provinciale, au sujet d un vol d’auto.Cinq des inculpés ont été pris à Lavaltrie et les deux autres.quelque temps après, au Bout-de-PIle.Les jeunes individus voyageaient dans une voiture de luxe, ce qui éveilla les soupçons de?limiers de la circulation provinciale qui voulurent les interrogers.Entretemps, une crevaison est survenue qui força les adolescents à arrêter.Deux des sept occupants de l'auto se rendirent dans la métropole, dans la voiture d’un autre automobiliste qui passait à ce moment afin de faire réparer le pneu brisé.Les cinq autres restèrent sur le bord de la route et c'est là que la police les a rejoints.Après un court interrogatoire, ils furent appréhendés.Au moment où les deux autres passaient au pont du Bout de l'He, ils étainent aussi arrêtés.Les inculpés comparaîtront en correctionnelle sous une accusation de vol d’auto.Cadavre repêché La société Saint-Jean-Baptiste.de New-York a son assemblée générale derniers à la 94e de son bureau l’exercice 1944, (comme suit: Le R.P.V.Giasson, S.S.S.cha- ¦- ® j * Pelai».MM.Paul-F.Vallée, prési- cifique Canadien à M.I.BodnoJ, ! (jent> Edga^-l^.Rochon, vice-prési-avoii fumé à l’inteneur de 1 immeu (tent, O.-îl.Jemers, vice-président nie, anelque temps avant 1 incenuic paui_E.Vanasse, secrétaire, Lucien qui causé dornmag^s pour trésorier Ranhaël Tnr S»
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