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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 24 juillet 1944
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1944-07-24, Collections de BAnQ.

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“Le Canada est une nation souveraine et ne peut avec docilité accepter de la Grande-Bretagne, ou des Etats-Unis, ou de qui que ce soit d’autre l’attitude qu’il lui faut prendre envers le monde.Le premier devoir de loyalisme d’un C-.nadien n’est pas envers le Commonwealth britannique des nations, mais envers le Canada et son roi, et ceux qui contestent ceci rendent, à mon avis, un mauvais service au Commonwealth.’’ iu-x-st» Lord TWEEDSMUIR LE DEVOIR Directs» i CsorgM PELLETIIR FAIS CE QUE DOIS tMcctaw m ck.f > hiboux Montréal, lundi 24 juillet 1944 \ ^*tCTïON IT ADMINISTRATION 430 EST.NOTRE-DAME MONTREAK ' KMictew m chef t Ont» HEROUX TOUS LES SERVICES TELEPHONE i BEIilr 3361* SOIRS.DIMANCHES ET FETES AtfminUtrttion t REIatr 3361 Rédaction BEIair 2984 Gérant t BEIair : 3361 Les troupes russes rendues à 50 milles de Varsovie VOIR EN PAGE TROIS) Les partis et la conscription L'attitude des libéraux — Les déclarations de M.Ralston Lundi dernier nous avons démontré, à l’aide de j vertu de la loi de mobilitation, qui te tont enrclêt pour textes officiels et irréfutables, que le parti progressiste- j le service général.Pour juin, les rapports quotidiens que conservateur était beaucoup moins progressiste que con-1 nous recevons indiquent que le nombre des volontaires servateur en ce qui concerne la conscription pour outre- dépassera 6,000, y comprit 2,500 ou 3,000 appelés sous mer.Reprenant la tradition tory dans ce qu’elle a de l’empire de la loi de mobilisation, enrôlés pour le ter-plus détestable, le parti dirigé par M.Bracken, M.Gray- vice général.N’est-ce pas là te meilleur moyen d’utiliser nos recrues comme renforts?Les rapports que nous rece don et M.McTague, n‘a plus qu’un cri, celui de la conscription intégrale.Pour mener cette campagne, les progressistes-conservateurs sont appuyés par la plupart des journaux canadiens de langue anglaise.La campagne, tant dans la presse qu’à la Chambre des Communes, est dirigée, il va sans dire, contre la province de Québec.On assiste à la réédition de ce qui s’est passé en 1916 et 1917.En face des progressistes-conservateurs, que disent les libéraux?Le 10 juillet 1940, M.J.-L.Ralston, ministre de la Défense nationale, a exposé une fois de plus les vues du gouvernement sur l’emploi de nos ressources humaines.M.Ralston a expliqué la politique de son ministère.Tout d’abord il a nié qu’il existât une armée de défense territoriale, que les progressistes-conservateurs appellent l’armée des “zombies".Il n.’y a qu’une seule armée canadienne.“Je dois dire qu’il n’existe pas au Canada d’effectifs qui puissent porter le nom d’armée de la défense territoriale.Les hommes en question (conscrits) sont cêux qui font partie de l’armée canadienne et qui y ont été appelés pour le service au Canada.Ces hommes ne forment aucun groupe spécial.Us se trouvent un peu partout dans l’armée canadienne au Canada et dans presque tous les services”.Les conscrits sont donc versés dans les cadres de l’armée régulière.Ils subissent le même entraînement que les membres de l’armée active et sont destinés, à n’en pas douter, à remplir les mêmes fonctions que les volontaires.Sur les conscrits, les autorités ont les mêmes pouvoirs qde sur les membres de l’armée active, depuis que le gouvernement King a amendé la loi de mobilisation à la suite du plébiscite de 1942.Il ne reste plus qu’à utiliser ces pouvoirs pour envoyer, au besoin, les conscrits outre-mer.Les progressistes-conservateurs ayant demandé qu’on les renvoyât dans la vie civile, M.Ralston a répondu comme suit: “L’honorable député de Dufferin-Simcoe (M.Earl Rowe) a parlé de libérer les soldats appelés en vertu de la loi de mobilisation et de les renvoyer sur les fermes et dans les industries.Je lui ferai remarquer que je n’ai aucunement l’intention de renvoyer ou de libérer des hommes physiquement aptes de l’armée canadienne, qu'il s’agisse de mobilisés (ou conscrits) ou de membres de l’armée active, tant que le gros de nos forces outre-mer sera engagé dans le plus grand conflit de tous les temps.Tant qu’on pourra avoir besoin de ces hommes comme renforts, leur entrainement et leur préparation se continueront”.Ces paroles sont significatives.On garde les conscrits sous les armes, parce qu'on peut décider plus tard de les utiliser comme renfort* à nos troupes outre-mer.Pour le moment, les renforts sont suffisants.Du moins d’ici la fin de l’année on n’aura pas besoin d’y ajouter.Les enrôlements vont bien.D’où viennent-ils?En bonne partie des mobilisés, des conscrits.Notons bien la déclaration de M.Ralston à ce propos: “De janvier à mai, le nombre moyen de volontaires pour les services généraux s’est élevé à environ 3,500 hommes par mois Le coup d’Etat militaire semble avoir échoué en Allemagne vons, nous convainquent que le fait de s’enrôler leur communique une nouvelle conception des choses, une nouvelle fierté, une nouvelle détermination découlant de l’importante décision qu’ils ont prise.Tout cela est de nature à en faire de meilleurs soldats.Certains d’entre eux devront subir un entraînement dam une nouvelle arme mais beaucoup d’autres sont prêts pour le service outremer”.Cette déclaration nous reporte à un incident qui s’est passé il y a exactement quatre ans.M.J.-S.Roy, député de Gaspé, avait inscrit des questions »u feuilleton de la Chambre, dont nous détachons les deux dernières: “Le gouvernement permettra-t-il que l’on fasse chez les mobilisés de la propagande en faveur de l’enrôlement volontaire pour service outre-mer?Dans ce cas quelle mesure prendra-t-on pour protéger les mobilisés contre tout excès de zèle et toute intimidation?” Le 22 juillet 1940, M.C.-G.Power, ministre de l’Aviation et député libéral de Québec-Sud, a répondu ce qui suit au nom du gouvernement King: “Je dois dire que je ne connais pas les plans que l’on a faits pour encourager la propagande, mais il n’y a aucune raison pour qu’il n’y ait pas de propagande.Quant à la troisième (dernière) question, si elle signifie ce que, à mon sens, elle signifie, elle ne devrait pas paraître au feuilleton de la Chambre”.Le Devoir du lendemain, 23 juillet 1940, rapportait ce qui suit: “Au moment où il répondait, sans y répondre, à la troisième et dernière question du député de Gaspé.le ministre de l’Aviation s’est mis à sourire.Et Us députés libéraux avec lui”.0„ voir aujourd'hui ce que 1t, plan, du gouvarna- r&“‘*ujed2 ment ont donne.Le 10 juillet dernier M.Ralston decia- intéressés, au grand jour; il invite “Nous poursuivons le travail d’enrôlement pour ces jours derniers une note où, sans taitssci par i ruicruuuiaire uu muar-*e — yue re ouuseu uu uoianai a xoraiCiicujcm mis eu salue comte uc paremes manoeuvres —- un monsieur ueciare toui simplement, quu aie s appeueru pms, pool tomes mis pratiques, X mais 7-.Est-ce qu’on ne trouvera pas moyen de faire un texte clair et qui rende impossibles de pareilles plaisanteries?' O.H.Dernier jour Dans les villes, dès demain, et jusqu’à jeudi soir inclusivement, un bureau de trois revissurs proposés par le groupe politique de M.God-bout et celui de M.Duplessis tiendront séances dans chjfccun des districts électoraux.Ils réuniront à des endroits désignés dans les avis affichés au coin des rues et recevront les requêtes des électeurs qui désirent ajouter leur nom à la liste ou, dans certains cas, le faire corriger ou même raver.Ces demandes devront parvenir aux présidents d’élection au plus tard cet après-midi; elles doivent être formulées par écrit et sous serment.Les requérants peuvent faire eux-mêmes leur requête en inscription, en se présentant en personne chez les présidents d’élection d’ici 5h., cet après-midi, ou avoir recours à l’intermédiaire de tierces personnes; toutefois ces tierces personnes doivent appartenir à la même section de vote que les requérants et y être inscrits comme électeurs.L’Etat a fait sa part: il a envoyé des recenseurs à domicile pour recueillir les noms de toutes les personnes en âge de voter; il place Beaucoup de rumeurs/ mais peu de faitsétablis — Napoléon et Mussolini, Hitlei et Staline — Les effets des purges — Le rôle de Himmler - La nazification de l'armée rait:: .r outre mer.Vous verrez que les enrôlements peuvent venir de deux sources: des conscrits et des civils.Nous exposons à ces deux groupes nos besoins d’hommes pour le service outre-mer et leur demandons de se joindre a l atmee des volontaires qui se sont distingués dans toutes les opérations auxquelles ils ont pris part.C est à la lumière des déclarations précédentes qu’il faut étudier cette autre de M.Ralston: “Je dois faire mon possible pour que le Canada appuie jusqu’à la limite de ses ressources les hommes qui combattent là-bas.S’il devient nécessaire d envoyer outre-mer pour y maintenir notre armée, les hommes recrutés en vertu de la loi de mobilisation, je serai alors en faveur de ta chose.Mais tant que des hommes s’enrôleront volontairement à cette fin, y a-t-il quelqu’un qui puisse douter.etc., etc.” Voilà toute la politique du gouvernement libéral.Dans certains milieux on l’a trouvée fort habile.Au fond, elle est très simple.Elle ressemble à s’y tromper à celle des progressistes-conservateurs.A cette différence que ce que les progressistes-conservateurs voudraient accomplit en avant du paravent, les libéraux tiennent à l'accomplir en arrière.De ce nombre il faut compter environ 600 appelés en 24-vn-44 Léopold RICHER maintenant le public à corriger les omissions ou les erreurs qui s’y sont glissées, cela au cours des trois prochaines journées, et devant des reviseurs faisant partie de camps politiques adverses.L’électorat est appelé A accomplir I autre moitié du chemin; ceux qui ont des motifs de plainte devront les faire valoir auprès des présidents d’élection (“officiers-rapporteurs”, lesquels les transmettront aux trois personnes chargées dans chaque district de procéder à I examen final et sans appel des listes qui serviront au scrutin.Que les électeurs fassent diligence, s’ils constatent des oublis; la négligence de leur part pourrait amener la perte de leur droit de voter le 8 août.Louis ROBILLARD Billpt du soir Une fâcheuse aventure Carolus Forenvoye est un type tout d’une pièce, qui n’a jamais craint de dire tout haut ce qu’il pense et, à cette fin, ne mâche pas ses mots.Ses amis jugent même que, à cet égard, il est un peu excessif.C’est bien beau d’être franc, mâts, Opinent-ils, en certains cas particuliers, dans des circonstances difficiles, comme par exemple l’époque où nous vivons, la franchise peut, sans déchoir, se tempérer de prudente discrétion.Carolus, lui, se fiche de ces maximes prétendument sages.U en tient pour le franc-parler et garde, envers et contre tous, le verbe haut.C’est le défaut de sa qualité.Cela lui a valu une mésaventure qui eût dû lui servir de leçon, si le brave garçon n'élail incorrigible! Oyez plutôt.C'était en 1952.M.King avait décidé de demander au bon peuple canadien de vouloir bien, très gentiment, le relever de certains engagements formels qu’il avait pris, de promesses solennelles qu’il avait faites — et certains de ses ministres avec lui — relativement au service militaire obligatoire pour outre-mer, engagements et promesses qui, de toute évidence, l’embêtaient souverainement, à cause des cessions en sens contraire qu’il tti fallait subir.Le mode choisi pour cette con-sultatiàn populaire fut la tenue d’un plébiscite a mari usque ad mûre, à la façon d’une élection par scrutin secret, sauf que, au lieu de placer sa croix en regard du nom d’un bon rouge ou d'un bleu persévérant, on la devait inscrire vis-à-vis le mol OUI ou le mol NON, séton ses convictions personnelles quant à la valeur de la parole donnée.Le grand jour venu, Carolus s'amena au poil avec un ami oui ne le quittait pas d’une semelle.Une conversation s'était enûagie entre les deux inséparables, on ne sait trop sur •’uel sujet — encore qu’on puiise le présumer! —, et elle en était A son suprême degré d’acuité lorsque Carolus franchit l’huis du bureau de votation.Au lien d’appliquer à son verbe enflammé la sourdine qui s’imposait à cet instant solennel, Carolus émit d’une f.voix tonitruante ce qui semblait être la conclusion des pronos qu’il avait préalablement tenus a son copain: ‘‘On va bien voir, nom de nom!.” Il n’en put dire davantage.Derrière la table de vérification des listes électorales, le représentant de “Monsieur OUI” avait bondi de son siège, “Cet homme s'est automatiquement déqualifié, hurla-t-il.Il n’avait pas le droit de dire dans quel sens il comptait voter.Tant pis pour lui, c’est fait à présent.Il ne votera pas”.—"Qu'est-ce que vous me chantez là?" grinça Carolus, les dents et les poings serrés, prêt à faire un mauvais parti à l’audacieux qui avait osé ainsi le braver.Mais à ce moment, la voix de son mentor lui susurra à l’oreille: "Tu fais aussi bien de t’en venir, Carolus: té frettet.” Pour simplement qu’il fut présenté.l’argument parut quand même péremptoire à l’irascible citoyen qui sortit en faisant claquer la porte.Mais sa colère était telle que l’on en put percevoir les échos longtemps encore après qu’il eut quitté le poil.L’incident ne modifia en rien, cela va de soi, le résultat du plébiscite.En dehors du Québec, plus de cinq cent mille personnes volèrent NON.Et dans les limites de notre province, on fit bloc pour affirmer à la face du pays que la parole donnée ne se doit point reprendre! Mais ce qui porta A son paroxysme la fureur patriotique de Carolus, ce fui d’avoir été exclu de l’im-posanl jury qui prononça ce verdict désormais historique.Pauvre Carolus! Edouard BIRON Bloc - notes Il est temps, plus que temps.L’internement prolongé de M.Ca-millien Houdé soulève de nombreuses questions.Il en est une sur laquelle il nous parait particulièrement opportun de revenir, parce qu’il ne semble pas qu’elle paraisse frapper un assez grand nombre de gens, — et qu’elle r-ste d’une péni.l avons mieux que ça’ le actualité.Mme Houde, dans sa récente lettre au ministre de la Justice.M.Saint-Laurent, a nettement affirme qu’on lui avait écrit qu’elle pourrait, en telle circonstance donnée, causer une demi-heure avec son mari, — à la condition que l’un et l’autre se servent alors de I anglais.Nous n’avons vu nulle ^)art qu’on ait démenti cette assertion.L’autre soir, à la réunion tenue pour réclamer la libération de l’ancien maire de Montréal, l’un des orateurs a déclaré qu’il avait pu causer avec M.Houde, — mais en anglais.Cette autre assertion ne parait pas avoir plus que la première suscité de démenti.Il semble donc qu’on se trouve en face d’un système, né probablement du fanatisme ou de l’ignorance de fonctionnaires locaux, et qu’au camp de Fredericton, sous juridiction fédérale, on ait décidé d’interner, non seulement l’ancien maire de Montréal, mais la langue française par-dessus le marche.On voit facilement les conséquences de cette attitude: Du point de vue principe, c’est la mise hors le droit commun de l’une des deux langues officielles du pays; Du point de vue pratique, cela signifie que des Canadiens de langue française,—en l’espèce le mari et la femme, — seraient mis dans l’impossibilité d’échanger directement le moindre mot, si d’aventure ils ignoraient l’anglais ou ne s’en voulaient point servir.Supposez que le français soit langue officielle en Allemagne, et qu’on s’y conduise de cette façon à l’endroit de prisonniers uolitiques de langue française et de leurs plus proches parents, que dirait-on?Que diraient en particulier les services de*propagande d’Ottawa?La situation est ignoble, inutilement provocatrice.Il est temps, plus que temps, que les autorités compétentes y mettent fin.Autrement, comment éviteront-elles d’en être justement tenues responsables?De plut en plut fort Nous connaissons le cas du monsieur qui va simplement faire par-devant notaire une déclaration de ce genre: Je change de nom et, à l avenir je m'appellerai.X.Nous Deux ou trois journaux ont publie *Çe carnet du gxincheux w —.- Un dictateur fait souvent la bombe, mais il arrive que ia bombe le défasse.Revanche des choses !.A ?Les conspirateurs, a-t-on dit, comptaient zigouiller en même temps le Fuehrer et le duce.Autrement dit, ils voulaient faire ., d’une bombe deux coups !.* A A Le premier attentat s’était perpétré dans une brasserie de Munich.Cette fois, s’il n’est pas question de brasserie, on voit bien qu’il se brasse tout de même quelque chose ! A A A Hitler rassure son peuple en affirmant que ses blessures sont légères.Il ne parle pas de la blessure d’amour-propre.A A A De vénérables bonzes déplorent l’extrême jeunesse de certain chef de parti, Parions que parmi ces “sages’’, il se trouve plus d’un “paternel" que le fiston ou la fifille mènent par le bout du nez.A A A On reconnaît les revenus de vacances i leur épiderme bronzé et même cuit de partout, qui est de mode particulière-rement sur ces demoiselles.On serait honteux de rentrer i la ville le visage encore plie, A A A Pour un peu, les scrutateurs du 8 août les prendront pour de* Peaux-Rouges authentiques et leur refuseront un bulletin de vote, car on l’interdit formellement aux “sauvages” et “sauvagesses”.A A A Depuis jeudi, l’usage des haut-parleurs, ou mégaphones ambulants et tonitruants, est interdit dans les rues de Montréal.A A A Que les auteurs du règlement 1 448 en soient loués.Il nous restera assez des parleurs de la politique d’ici une quinzaine.A A A “Il est impossible de rédiger un manuel d’histoire susceptible de plaire à tout lo monde, car l’histoire doit être impartiale, meis non pas impassible et personne ne peut reprocher à l’historien de relever des cas d’injustice”, a dit M, Thomas Chapais au Sénat.Et sa lon- Le coup d'Etat militaire tenté contre le chancelier Hitler et le régime nazi semble avoir complètement échoué.Cinq jours oprès l'attentot contre le Führer, les nazis conservent encore tous les postes de commande comme le démontrent la censure absolue qu'ils réussissent à imposer sur tout ce qui se passe en Allemagne et leur maîtrise de tous ies postes de todio qui ne transmettent au monde que des communiqués officiels.Sur les divers fronts, les armées allemandes continuent de se battre comme si rien n'était.Elles essuient sans doute des revers cuisants et multiples sur le front de l'est, mais cette retraite désastreuse était commencée bien avant la tentative de coup d'Etat et les bulletins n'indiquent pas que les soldats allemands se rendent aux Russes en grand nombre.Les appels à lo loyauté et au patriotisme des troupes comme ceux du général Guderian, le nouveau chef d'état-major de l'armée, sont assez naturels après ce qui vient de se passer et ne constituent pas nécessairement des indices de faiblesse de la part du gouvernement.Toutes les rumeurs imaginables ont circulé au cours de ces derniers jours, mais il est permis de croire que la plupart d'entre elles n'étaient pas fondées.On a dit que les équipages de la flotte de guerre s'étaient mutinées à Kiel et à Stettin, qu'il s'était déroulé des combats de rue dans la plupart des grandes villes allemandes, que nombre d'officiers de la vieille caste prussienne avaient réussi à échapper à la Gestapo et s'étaient réfugiés en Autriche, en Bavière et en Rhénanie où ils trouvaient de nombreux appuis, que les officiers en révolte avaient armé les prisonniers de guerre russes.Rien de cela n'a été confirmé et il semble apparamment que l'Allemagne ne connaît pas ac-tuelleemnt lo guerre civile.Les outres rumeurs portent sur le sort des officiers les plus en vue de la Wehrmacht.On o dit que des centaines et même des milliers d'offkiers de carrière parmi lesquels se seraient trouvés des hommes comme le maréchal von Brouchitsch, l'ancien généralissime de l'armée allemande, et le maréchal von Rundstedt, qui commandait toutes les armées allemandes en Europe occidentale au moment de l'invasion, auraient été exécutés ou assassinés.On a annoncé l'arrestation du moréchol Kesselring, commandant de l'armée d'Italie.On a rapporté I arrestation de plusieurs officiers supérieurs sur le front de Normandie et sur le front de Pologne Ces rumeurs sont plus vraisemblables que les précédentes, mais aucune d'ellse n'a encore été confirmée.Il semble bien qu'il s'accomplit une purge dans les rangs du commandement allemand et que le Führer fait appel de préférence aux officiers qui appartien-ment au parti nazi comme le général Guderian, mais c est tout ce que l'on peut affirmer pour le moment.On ne sait pas encore si la tentative de coup d'Etat avait la sympathie de la grande majorité des officiers de la vieille ecole ou si elle n'était le fait que d'une faction de mécontents.On ne sait pas si la purge s'est limitée a I execution de quelques factieux et à de nombreux limogeages pour remplacer par des hommes sûrs des officiers d'un loyalisme douteux ou si elle a privé 'Allemagne de centaines d'officiers brillants appartenant aux grandes familles qui fournissent traditionnellement les cadres de l'armée prussienne et de armee allemande depuis Frédéric le Grand.On jgnore en somme si le grand état-major de la Wehrmacht a tenté une épreuve de force contre le parti nazi et perdu ia partie.LES CONSEQUENCES MILITAIRES DE LA CRISE La tentative de révolte qui vient de se produire et la purge, même limitée, que l'on vient d'effectuer devraient normalement affaiblir la puissance de résistance de l'Allemagne et miner le moral des troupes qui combattent depuis cinq ans.Il n'est cependant pas sur quelles entraînent une débâcle militaire immédiate En 1917, la Russie fut en proie à une révolution en pleine guerre et ,1 s'écoula cependant huit mois entre i abdication du tsar Nicolas et la poix de Brest-Litovsk en dépit de toutes les convulsions qui secouèrent le pays Le chef parlementaire Kerensky réussit meme a galvaniser pour quelque temps les troupes russes au cours d'une visite qu'il fit au front On pourrait même citer des cas où une armée retrouva une vigueur nouvelle oprès une purge dons les rangs du commandement supérieur.Lo Fronce perdit à la Révolution un grand nombre de ses officiers de carrière par Immigration ou les épurations, ce qui n empecha pos l'armée française de tenir brillamment tete a toute l'Europe.Et Napoléon recruta parmi les officiers sortis du peuple et souvent du rang une prestigieuse équipe de maréchaux qui se promenèrent victorieusement à trovers toute l'Europe.A la veille de la guerre actuelle, Staline fit exécuter le maréchal Toukhachevsky, le Napoléon rouge, et toute une fournée d'officiers supérieurs.On en conclut dans ies cercles militaires du monde que l'armée rouge en était affaiblie et qu'elle se trouverait dons une situation d'infériorité vis-à-vis des grandes armées de métier de l'Europe au cas d'une guerre.C'était peut-être là l'un des motifs de la confiance absolue des Allemands lorsqu'ils envahirent le territoire de l'U.R.S.S.en 1941.Les maréchaux russes qui s'étaient dis- _ _______.__ .tingués au cours de la guerre civile de 1917 subirent de gu* praHqu* lui conféra haut* qualité I foi?des défaites au début de la campagne, mais c'cst fanatisme nazi comme il existe un fanatisme communiste en Russie et comme il a régné une ferv£Ur démocratique en France au début de ia libération.Il n'est donc pas impossible que les armées allemandes connaissent un sursaut de vigueur après la purge de :es jours derniers.On observera que le premier ministre Churchill et les autres chefs politiques et militaires alliés n'ont jamais voulu attacher une importance exagérée aux difficultés intérieures de l'Allemagne et que ce n'est pas sur les divisions intestines mais sur la force des armes alliées qu'ils comptent surtout pour remporter la victoire.LA FAIBLESSE DES DICTATURES Les régimes de dictatures qui semblent si puissants lorsque les événements les favorisent se révèlent ordinairement d'une faiblesse étonnante lorsque le vent tourne et que les désastres militaires succèdent aux victoires.C'est que le dictateur se trouve seul et isolé au faîte du pouvoir, qu'il ne compte pas de collaborateurs mois simplement des exécutants serviles, q’iie tous ceux que l'intérêt ou la crainte ont rangés sous ses ordres se détournent et se détachent de lui lorsqu'il perd son emprise.Mussolini avait exercé un pouvoir absolu sur l'Italin pendant vingt ans.Il a cependant suffi de quelques heures pour entraîner la chute de son régime.Le maréchal Badoglio et les officiers supérieurs de l'armée, qui avaient apparemment il est vrai le roi de leur côté, ont pu le déposer et le jeter en prison sans que les fascistes démoralisés et divisés tentent le moindre effort sérieux pour le défendre.Napoléon avait exercé une telle emprise sur la France que les parlementaires révolutionnaires en avaient fait un empereur et il avait fait trembler toute l'Europe.Au cours de le campagne désastreuse do Russie, on eut la démonstration éclatante de la faiblesse des dictatures lorsqu'un fou faillit réussir un coup d'Etat contre l'empereur.Le général Malet, échappé d'une maison de santé, réussit en une nuit à tromper une bonne partie des chefs militaires et civils à Paris et il était à demi maître du pouvoir lorsqu'il fui reconnu par un sous-officier, arrêté et exécuté.A l'issue de la campagne de France, aus$: brillante que désespérée, Napoléon vit la garnison de Paris se rendre sans coup férir contrairement à ses ordres et ses maréchaux découragés et révoltés lui arracher son abdication.pour rendre témoigna^?*n ce domaine ^ L> Grincheux Choses d’hier et d aujourd’hui Peu de gens sont assex sages pour préférer le blâme qui leur est utile à la louange qui las trahit.LA ROCHÜOUCAULD avec succès que Staline fit appel à la fois au fanatisme communisme et au patriotisme russe.Il a depuis rassemblé une brillante équipe de nouveaux officiers qui se sont formés sur les champs de bataille et qui ont remporté depuis Stalingrad une série ininterrompue de victoires.Il ne sera pas facile à Hitler d'en faire autant car DEMAIN; A l'occasion du dixième anniversaire de la situation militaire de I Allemagne est nettement sa mort, un article sur le célèbre chancelier Dollfuu, mauvaise.Il existe cependant en Allemagne comme un par le R.P.Joseph Ledit SJ, L'EQUIPE NAZIE Le régime de Hitler en Allemagne et celui de Staline en Russie paraissent plus résistants et plus solidement assis que les autres dictatures.Cela paraît tenir au fait qu'ils connaissent parfaitement la technique des coups d'Etat et qu'ils ont élaboré toute une contre-technique pour les prévenir.Cela peut tenir aussi dans une certaine mesure au fait qu'ils ne reculent pas devant les purges sanglantes pour liquider leurs ennemis et consolider elur pouvoir.On n'a pas oublié les nombreuses purges opérées par Staline au sein du parti comme au sein de l'armée.Et l'on raconte à ce sujet que Staline n'a vraiment pris Hitler au sérieux qu'après la purge de 1934 qui a noyé dans le sang les velléités de révoltes de Roehm et des autres chefs des Chemises brunes.La résistance du régime hitlérien peut aussi tenir au fait que le parti nazi ne se compose pas uniquement d'un chef entouré de simples comparses, mail d'une véritable équipe où, à côté de Hitler, des hommes comme Goering, Gœbbels, Himmler et autrefois Hess jouissent d'une véritable autorité.Hitler n'est pas seul comme Mussolini et même comme Staline.Ces hommes peuvent avoir chacun leurs ambitions, mois ils sont demeurés jusqu'ici fidèles, probablement parce qu'ils se rendent çompte chacun de leur côté qu'ils n'ont pas tout ce qu il fout pour remplacer le Führer.C est une étrange équipe d'aventuriers de grande envergure qui ont eu les expériences les plus variées avant de se rencontrer pour fonder le parti national-socialiste ensemble lo formation de l'une des plus étonnantes équipes dont l'histoire fasse mention.Ces hommes sont spécialisés chacun dans leur domaine et paraissent fort bien se compléter.Il y a Hitler, l'ancien ouvrier, qui s'est révélé un orateur puissant et dont le patriotisme fanatique et !a vie ascétique ont fait J'idole du peunle allemand.Il y o Goering, l'ancien aviateur, dont l'air débonnaire et fomilier ont plu a la foule, qui o souvent servi de démarcheur avant d'entreprendre la création de la Luftwaffe et de devenir le dictateur économique du pays.Il y a le journaliste Goebbels qui a porté la propagande à ia hauteur d'une véritable science.Il y a enfin Himmler, diplômé en agronomie, qui s'est révélé un policier singulièrement efficace.On ne voit pos très bien comment l'agriculture peut préparer à lo direction de la sûreté, mois il n'en reste pas moins que c'est par là que Himmler a débuté.C est certainement Himmler qui a eu le principal rôle à jouer au cours des événements de ces derniers jours.C'est probablement surtout à lui que Hitler doit d'avoir conservé le pouvoir.Les mesures qu'il avait depuis longtemps prises contre un coup d'Etat se sont apparemment avérées efficaces.Himmler n'avait pas seulement la direction de la police, la Gestapo, mais aussi celle des troupes du parti, les Chemises noires et les Grades d'élite, qui avaient précisément pour mission de mettre le regime nazi a l'abri des entreprises possibles du grand état-major et de l'armée régulière.Himmler est maîntenont le chef de l'armée de l'intérieur et on peut s'attendre à la nazification complète de l'armée allemande.— Pierre VIGEANT M-Vn-44 2 LE DEVOIR, MONTREAL UJNBI 24 JUILLET 1944 VOLUME XXXV — Ne 16é Le Bloc populoire conodien “Un vote pour Godbout est un vote pour la conscription" trusion dans le domaine fédéral en excusant sa façon à lui de ne pas approuver le vote négatif du Québec; en d’autres termes, M.Godbout dit qu’il ne faut pas s’avachir devant le peuple et montre qu’une fois élu, il se fiche de l’opinion publique.Que doit-on penser de la sincérité des convictions de M.Godbout.Il se prononce contre la conscription et vote en sa faveur.A la Rivière-du-Loup, M.Godbout a C'est ce que déclare le chef national du Bloc populaire, M.Maxime Raymond, à un grand ralliement à tdit encore; “JHaut quenous soyons Laproirie —— M.Godbout, par ses déclarations et c’est faire preuve de lâcheté”, n ses agissements, n'a cessé d'approuver la politique impérialiste et conscriptionniste de son chef à Ottawa, M.King Lanralrie 24 (De notre envoyé)MM.Godbout et Duplessis ne sont ¦ • H V n.inlessis : eu réalité que les deux visages de spécial).Je p ace .p la même poliiique inspirée par Lop- sur un pied d’égalité avec M.Goa-j (jre5> Tous deux ont violé les mêmes promesses, tous deux ont refusé de lutter contre la guerre et la traitait de lâche ceux qui ne voulaient pas se battre à Hong-Kong, en Asie, en Sicile et sur tous les champs de bataille du globe.'Conscription hypocrite et déguisée" M.Godbout donne sa version de l’affaire Guenette Le conscrit abattu par la police était recherché pour un crime de droit commun, selon le premier ministre — M.Godbout affirme qu'il a rempli toutes ses promesses — Ce qu'il pense de l'Union nationale et du Bloc populaire — Les assemblées de Ste-Rose et de Valleyfield » bout.L'un et l’autre ont les mêmes tactiques conscriptionnistes.lorsqu’ils sont au pouvoir; l'un et l'autre font les mêmes promesses en temps de période électorale et je vous répète qu'un vote pour M.Gpdbout.le 8 août prochain, est un vote en faveur de la conscription”.C’est ce qu’a déclaré, hier après-midi.M.Maxime Raymond, chef national du Bloc populaire canadien, au cours d’une grande assemblée tenue au carré Lamennais, en faveur du candidat du Bloc dans La-prairie.-Napierville.M.Jean Ga-doua, maire de Napierville.LTne foule nombreuse a suivi avec attention le discours de M.Raymond et, à maintes reprises, a souligné d’applaudissements ses déclarations contre les chefs et la politique des deux vieux partis provinciaux.• Le chef national du Bloc a développé la thèse suivante: M.Godbout.par ses déclarations et ses agissements, n’a cessé d’approuver la politique impérialiste et conscription-niste de son chef à Ottawa, M.King, et.d'autre part, M.Duplessis a conservé tous ses liens avec le parti conservateur tant par la résolution ju’il a proposée à la convention de conscription et tous deux sont asservis aux mêmes trusts et aux mêmes intérêts économiques.’En 1939, quand M.Duplessis était au pouvoir”, a déclaré M.Raymond, “les étudiants sont venus en dé'.fgation le supplier a^ nom de lo population québécoise de prendre nettement attitude contre la conscription.M.Duplessis a sèchement répondu qu'il ne s’occupait par des affaires fédérales et au lieu de les congédier poliment, il esi allé jusqu’à les menacer de les faire chasser du parlement par sa police provinciale.M.Duplessis dit aujourd’hui que s’il avait été là.il aurait pu empêcher la conscription.Et moi, M.Duplessis, je vous réponds, vous aviez encore deux années à diriger la province.Votre devoir était de rester au parlement et d’empêcher la conscription.Les hommages de M.Duplessis à M.Godbout “D’ailleurs, M.Duplessis oublie-t-il qu’en 1933 lorsqu’il a été choisi chef du parti conservateur, l’un de ses premiers gestes fut de faire vo Sainte-Rose et Valleyfield, 24 (De notre envoyé spécial).— Accompa- “J'aurais de, chose, * 1 la province, a adressé la parole dire et surtout sur cette conscription hypocrite et déguisée appliquée par le gouvernement King.Le 4 février 1944, aux Communes, M.Ralston, le ministre de la Défense nationale, admettait que les recrues devaient servir de renforts et qu’elles étaient en réalité à l’entrainement pour le service outre-mer.Je dénonce cette façon d’appeler les conscrits des recrues.C’est un ca- aux électeurs et électriees des comtés de Laval et de Beauharnois en faveur des deux candidats respectifs de son parti dans ces comtés: MM.François-J.Leduc et Paul Chatel.“Je puis vous assurer, a dit au début M.Godbout, à Sainte-Rose, après avoir visité une bonne partie de la province, que le parti libé- mouflage constant, c'est une cons-jral remportera, le 8 août prochain, qu’il a proposée a la convention de f” uc jc.ic vu- Sherbrooke en 1933, en faveur de ter une resolution secondee par M.M.Bennett et qu’il n’a jamais re- Antonio Ehe, députe de 'iamaska, qu reniée, que par les liaisons étroites qu’il entretient actuellement avec les principaux lieutenants de M.Bracken dans Québec dont plusieurs se présentent devant l’électeur sous la bannière de l’Union naitonale.Avis de décès FONTAINE.— A Joliette, le 22 juillet 1944 à l’âge de 73 ans, 10 mois.16 jours, est décédé Me Zé-non Fontaine, C.R., fils de Me Adolphe Fontaine, décédé.Les fuûérail-les auront lieu le 26 juillen944.Le convoi funèbre partira de 367 rue St-Louis, Joliette, à 10 h.15.pour se rendre à la cathédrale de Joliette, où le service sera célébré à 10 h.30.Et de là au cimetière de Jo-iiette, lieu de sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister, sans autre invitation.GAUVREAU.— Au Pavillon Ross Memorial, le 22 juillet 1944, le major Lucien Gauvreau, époux de Julienne Saint-Mars, du Régiment de Maisonneuve, en service actif, commandant du Corps, de réserve national féminin (C.R.M.F.) Lés fm néfailles auront lieu mardi, le 25 courait».Le convoi funèbre partira des Salons mortuaires de la Société coopérative de frais funéraires, 302 est, rue Sainte-Catherine, à 8 h.* 45, pour se rendre à l’église Notre-Dame où le service sera célébré à 9 I.T' * ¦ j 1 _ m • « à m a #4 In C* t\ \ ri dans laquelle il présentait ses hommages à M.Bennett, le plus grand impérialiste que le Canada ait jamais connu et l’assurait de son entière volonté de collaboration et de coopération.M.Duplessis tente aujourd’hui de dire le contraire.Mais tout le monde sait que ses principaux lieutneants d’aujourd’hui étaient à Winnipeg en décembre 1942 et ont approuvé la conscription, et que ces mêmes lieutenants ont été revus par la suite en compagnie de M.Bracken à Québec et que plusieurs d’entre eux se présentent aujourd’hui devant le peuple sous la bannière de l’Union Nationale.Or, M.Duplessis n’a jamais renié son serment d’allégeance à M.Bennett et n’a jamais désavoué ceux qui dans son propre parti, appr cuvent et favorisent la conscription.Mais alors quelle différence peut-il y avoir entre M.Godbout et M.Duplessis.Ce sont les mêmes principes, les mêmes tactiques.Puis, M.Raymond établit ensuite que M.Godbout a conservé toutes ses attaches avec M.King et qu’il n’a cessé d’approuver la politique de guerre de ce dernier.Le chef du Bloc en profite pour montrer les nombreuses contradictions entre les déclarations de M.Godbout en temps de période électorale et celles qu’il fait lorsque les élections sont encore éloignées.Il rappelle la fameuse déclaration parue dans les journaux du 6 octobre 1939 et portant une photographie de sa si- cription déguisée et j’en vois la preuve dans la dénégation que reçut la déclaration de M.Godbout à ITslet.Le chef du parti provincial libéral avait déclaré que tous les fils des cultivateurs n’avaient qu’à le demander pour être exemptés.Il a essuyé un violent démenti le jour même aux Communes de la part de MM.Ralston et Mitchell.“Vers le début de février, MM.Ralston et Power déclarèrent que le Canada n’etait plus en danger et j’ai alors demandé combien on avait appelé de Canadiens sous les armes depuis 3 mois.M.Ralston a déclaré qu’il y en avait 35,000, ajoutant qu’ils s’entraînaient pour service outre-mer et qu’il n’hésjterait pas un seul moment à recommander la conscription totale si la chose devenait nécessaire”.Comment on applique la conscription Le chef national du Bloc a parlé de la façon brutale dont on applique la conscription et il a lu la lettre signée de 140 noms qu’il a reçue d’un camp de conscrits de la Colombie canadienne et il conclut en disant: “On appelle cela du volontariat”.De fait, les jeunes gens la plus’brillante de ses victoires contre ses adversaires.Ce sera, a-t-il ajouté, la réprobation du peuple contre les politiques néfastes tant de l’Union nationale, qui a acculé la province à la banqueroute après trois ans de mauvaise administration, tant du Bloc populaire, qui sème la discorde, la mésentente et la haine dans la province.L’Union nationale perdra, le 8 août prochain, la nroitié de ses sièges, n’en conservant ainsi que huit, et le Bloc populaire ne gagnera que la moitié au nombre de ces sièges, a prédit M.Godbout.L'adminKlration libérale Le premier ministre a déclaré qu’il ne craint pas de parler de son administration.“MM.Duplessis et Laurendeau s’écartent sans cesse de la politique provinciale parce qu’ils n’en peuvent rien critiquer.Je les défie de trouver une de nos législations qu’ils puissent dénigrer.Nos législations sont bonnes parce que ce sont les vôtres.Nous sommes allés à vous afin de savoir ce que vous désiriez, nous avons consulté les cultivateurs, nous avons consulté les ouvriers et nous leur avons accordé ce qu’ils vou- h.Ri de là au cimetière de la Côte “Comme chef du parti li- des Neiges, lieu de sepulture.Ph- ¦ • - - - rents et amis sont priés d'y assister sans autre invitation.héral de Québec, je vous affirme avec force qu’Oüawa ne décrétera jamais la conscription.Sinon, je .c a t t c 4 9V I m’en8a8e sur 111011 honneur à dé- ¦ -VA TT* ^ ^J°nA9ea ’ 6 ~i ' missionner et même à combattre juillet 1944, a l age de 67 ans, est mon partj sj ^ ja fjn j10S_ décédé Osias La Salle, pensionnaire du C.P.R.époux de Regina Foi-sy.Les funérailles auront lieu le 25 courant.Le convoi funèbre partira de sa demeure, no 2402 rue Ful-lum à 7 h.45, pour se rendre à l’église Saint-Eusèbe où le service sera célébré à 8 h.Et de la au cimetière de l’Est, lieu de sepulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.Imprimés de deuil MEMENTOS — REMERCIEMENTS Imprinr.ét ou gravés par suite des machinations du ser- laient avoir.Depuis cinq ans nous avons donné à la province la meilleure administration qu’elle ait jamais eue, parce qu’elle est vraiment démocratique.C’est l’administration du peuple par le peuple.L'importance de la campagne actuelle M.Godbout a souligné l’importance de la campagne.“L’enjeu de cette campagne, dit-il, déterminera si la province de Québec continuera de jouir des libertés démocratiques ou si elle se laissera conduire par.les petits jeones qui n’ont aucun sens de responsabilité personnelle et qui tentent, par leur fanatisme, de détacher la province du teste du Canada en enflammant les vice national sélectif, n’ont plus le choix que de s’enrôler ou de crever de faim.“Il faut cesser de leurrer le public”, s’est exclamé M.Raymond.“Le public veut et doit être éclairé.Cessez de nous tromper, MM.King, Godbout et Duplessis”.Les cadeaux à l'Angleterre Puis M.Raymond aborde ensuite le sujet des cadeaux à l’Angleterre.Le Canada est le seul pays à faire de tels cadeaux.Tandis que nos ouvriers vivent dans des taudis, dans ides magasins non chauffés, dans des remises où l’on n’enfermerait époque aussi troublée, se font des agents de révolution sont des lâ- pas d’argent pour soulager fa mb clloyens aT des ar8ume!lts hal' sère et aux applaudissements de ne“x’avf de?Paroles d?^lscorde' M.Godbout, le gouvernement King Je ,e declare* les «ens d™.dans une vote des milliards à l’Angleterre.Et M.Raymond dit qu’il faut que cela cesse et pour cela il faut se débarrasser de ceux qui nous ont trompés en 1936 et 1939.Le verdict du 8 août prochain est l’un des plus importants que le Québec ait jamais été appelé à rendre.Si vous votez pour M.Godbout, cela signifiera que vous approuverez toute sa politique et celle de M.King sur A?Urrre' Vous avez ^ choisir entre MM.Laurendeau, Godbout et Duplessis et votre choix sera le gage de l’avenir.e Prl* et epécimenj sur demande l'Imprimetie Populaire.Limitée 430.Notre-Dame est.Montréal Tel.BEIair 3361 CALENDRIER 7e mots JUILLET 31 Jours eDmaln: MARDI 25 JUILLET 1944 S.JACQUES le Maletir.apôtre.Lever du soleil, 4 h.35.Coucher du soleil.7 h, 36.Lever de la lune.9 h.45.Coucher de la lune.10 h.36 Dernier quartier, le 12.à 3 h 39 m, du soir.Nouvelle lune, le 2(1.à 0 h.42 m du matin.Premier quartier, le 2*.k 4 h 23 m du m JUILLET 1944 Dim Lun Mit Mer Jeu.Ven Sam © j;\l.5 G UQI2 • NL20 > l’QJ* 1 2 3 4 5 6 7 8 1» 10 11 12 13 14 15 if< 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 IM 31 Qui choisir ?Ledu®l de ces trois chefs devez-vous choisir?Laurendeau, God-bout ou Duplessis.Le cas de M.Godbout est clair, c’est la guerre et la conscription.Duplessis, c’est aussi la guerre et la conscription, mais il nous arrive encore une fois comme en 1936 et en 1939 avec des promesses.Il avait promis l’abolition de la taxe de vente et il ne l’a pas abolie de 1936 à 1939 et au-jourd hui de nouveau, il promet de la faire disparaître.Il avait promis de faire disparaître les taudis.Durant son régime, il s’est contenté de construire des écuries luxueuses aux Trois-Rivières.Les trusts qu'il menaçait avant son arrivée au étai?nt aussi puissants en 1939 qu’en 1936.Il avait promis de faire agrandir les prisons oour y loger les criminels, mais il n’a mis personne en prison.Ce n'étaient là que de vaines promesses et il a démontré nettement qu’il ne mérite pas la confiance du peuple.” Si le Bloc se présente à la fois dans le domaine provincial et dans le domaine fédéral, c’est que nous avons besoin d'être appuyé par Québec, quand nous irons à Ottawa.Je demande donc à la population de voter pour M.Laurendeau et son candidat, M.Jean Gadoua, dans le comté de Laprairie-Napier-ville.M.Gadouos Le candidat du Bloc pour La-prairie-Napierville a rappelé qu'il n’avait accepté la nomination que parce qu’il avait conscience que le peuple avait complètement perdu confiance dans les vieux partis.C’est une chose qu’il a constaté au cours de ses relations d’affaires avec le public.Il est du devoir de tout citoyen consciencieux de faire tout en son possible pour sauver le pays du désastre.Nous sommes vince et comme principe de dire toujours et quoi qu’il en coûte, la vérité.Les fautes de l'Union Nationale En 1936, M.Duplessis a fait une campagne d’injures, dit-il.Il voulait mettre tous les libéraux en prison, abattre tous les trusts, donner à la classe ouvrière une politique ouvrière progressive.Qu’a-t-il fait?Les ouvriers ont été lésés dans leurs droits.Il a livré les ouvriers pieds et poings liés à certains employeurs trustards eux-mêmes, il s’est laissé asservir par les trusts.Aujourd’hui c’est le même Maurice Duplessis, avec ses mêmes discours ronflants qui a Taudace de se présenter à vous pour vous demander votre appui.Qu’a-t-i! fait aussi pour la classe agricole, qu’a-t-il fait pour vous, cultivateurs, lui qui a tant gémi sur votre sort en 1936?Il vous a divisés pour mieux vous dominer, il a désorganisé vos cercles agricoles, vos associations.Il a fait disparaître les agences commerciales qui vous assuraient un marché pour l’écoulement de vos produits à l’extérieur.Naturellement, cinq années c’est une période bien courte pour redresser toute une administration.Toutefois, nous avons rétabli pour les cultivateurs les agences commerciales à l’étranger.Nous avons réorganisé les cercles agricoles, nous avons encouragé les coopératives en augmentant le nombre de membres de 122,000.Nous mettrons à votre disposition toutes les ressources de la mécanique moderne aujourd’hui mobilisée pour la guerre.Mon gouvernement a déjà décidé de dépenser $3,000,000 pour transformer en une industrie d’instruments aratoires une importante industrie de guerre du Québec.Après avoir traité assez longuement des dettes encourues par le régime de M.Duplessis au cours de ses trois années d’administration, M.Godbout a répété ce qu’il a dit en maintes circonstances, que les libéraux avaient réussi à réduire de $35,000,000 la dette de la province.M.Godbout a ensuite déclaré que la politique libérale s’applique en premier lieu à favoriser l’instruction des jeunes.Considérant le fait qu’une population, instruite est un gage de prospérité nationale, le gouvernement Godbout a mis une somme de $18,000,000 pour faire progresser l’iftstruction de toutes les classes de la société.L'affaire Guénette M.Godbout a fait une déclaration au sujet de la malheureuse affaire Guénette, comme il l’appelle.Il ap- JOUR nui t Jig W j ifJTç En jouif saison vos rums • ‘îSdimPMitiÉs' ÎUX HEURES - APPELEZ fl U himnmnrir t, au monoi % % r/'4 HR.7251 rendent à des assemblées de mes adversaires de respecter la paix, de garder le silence.Ecoutez-les attentivement vous parler de discorde, de désunion.Considérez sérieusement leur politique erronée et malsaine et comparez-la à la nôtre.Voyez que nous bâtissons sur l’harmonie et la concorde.“La population est écoeurée de la politique du Bloc, continue M.Godbout.Je vous invite vous-mêmes, si vous ne l’avez déjà fait, à ouvrir votre radio pour écouter le Bloc et si vous pouvez écouter dix minutes sans éprouver des haut-de-coeur, eh bien, votez pour eux,."Le Canada est destiné à devenir une des plus grandes nations au monde, pourvu que l’entente en-tre les deux grandes races y règne.Nouveaux gains alliés en Birmanie Kandy, Ceylan, 24 (C.P.) Lei troupes alliées ont enregistré de nouveaux gains dans les secteurs nnd™ei °UeSK deJMyTitkyina' tuant un grand nombre de Japonais dans la ville assiégée de Birmanie du alhé ’ annonce le quartier général Un gain de cent verges a été fait au sud-est, malgré une vive résià-tance ennemie et des gains locaux ont ete faits dans l’ouest.,f?ans *RS coRines de Manipur, les Allies rencontrent de la résistance organisée mais les troupes ont tout , IC1SI1C.de me»?avancé le long de la route Les qualités des Canadiens anglais • 1 oôm ?î, sont maintenant à enjointes aux qualités des Canadiens i virT?n 32 mi,Jes dTmphal.français formeront un peuple fort i1.l.ün S^upe a traversé la rivière lin - ’ 1 Ivhuga.un peuple heureux.progressif, un peuple Ouvriers et cultivateurs Godbout a rendu hommage à -r Ruerre des ouvriers et des cultivateurs.Il a dit M.j -—**• .».* a un cjue ces deux classes ont travaillé pour la In?H01»re aU#si efficacement que les soldat^ au front.Le rôle qu’fis ont joue en était un d’importance Us ont agi en vrais patriotes, et leur travail, pour être obscur n’en est pas moins un qui a eu des réper- deSba0taill2eUreUSe5 SUr les chatT1DS Le premier ministre a annoncé aux citoyens du comté de Valley-neld une excellente nouvelle, 'll leur a dit que, dès cet automne, ils pourraient circuler à leur guise sur le sommet du barrage qui relie déjà Valleyfield à Coteau.Inutile de préciser que ce droit de passage que le§ gens du comté de Beauharnois reclament depuis longtemps contribuera beaucoup au progrès de cette région agricole et industrielle.ches, des antipatriotes.Si vous avez P?1"* ‘I?PrR4s_„ass®^1 ^^AÎA le malheur de suivre les directives * “ Les Alliés dans la banlieue de Rise tilités en Europe un seul Canadien irançais est mobilisé contre son gré.Les conscrits contre leur gré A cetle déclaration de M.Godbout, M.Raymond demande combien il y en a au Canada qui sont conscrits contre leur gré.Et pourtant M.Godbout n’a jamais blâmé M.King d’avoir imposé la conscription.“Nous avons le droit de scruter les promesses de M.Godbout et de lui dire: vous ne méritez pas notre confianc»-, si vous nous avez trompé”.En opposition avec la conduite de M.Godbout.M.Raymond signale l’attitude prise par le chef provincial du Bloc, M.André Laurendeau.“Un autre chef a défendu vos intérêts, quand MM.King et Godbout violaient leurs promesses.C’est M.André Laurendeau, secrétaire général de la Liane pour la Défense du Canada en 1942, qui a travaillé jour et nuit à organiser la campagne du NON lors du plébiscite.Laurendeau a été l’âme du mouvement de 1942 pour combattre la conscription qui affecte tant de gens aujourd’hui.Ce fut l’époque où la Ligue pour la Défense du Canada a pris vos intérêts les plus chers.Lorsque les directeurs de cette ligue se sont aperçus qu’ils ne pouvaient plus se fier aux vieux partis, elle s’est transformée en ! parti politique que vous connaissez j tous maintenant sous le nom de | Bloc populaire canadien.i “M.Godbout nous reproche de ! placer la discussion sur le terrain j federal”, déclare ensuite M.Ray-l mond.“Pourtant il a été le premier à le faire en 1939 et en 1942.On ! connaît sa promesse de 1939 et le 6 juillet 1942, les journaux rapportaient les paroles qu’avait prononcées la veille M.Godbout à la Rivière-du-Loup: “Le premier devoir d’un homme public est de guider le peuple et c’est une honte pour un homme public de s’avachir devant qui que ce soit”.Voilà de quelle façon M.Godbout faisait in- nommée mobilisation.Il demande I trade.qu’ils répandent, vous courrez à un désastre certain.” “En 1939 vous m’avez confié l'administration de votre province.Je me prévaux d’avoir respecté depuis toutes les promesses que je vous ai faites.Nous avons conscience de n’avoir pas commis d’injustices, mais si vous croyez que nous en avons commises, nous continuerons d’en commettre après le 8 août.J'ai tenté de donner à la province une administration honnête, saine; que les adversaires ne peuvent considérer sans cligner des yeux.J’ai donné, au cours de ces cinq dernières années le meilleur de moi-même et tout ce que je peux vous promettre pour l’avenir, c’est de continuer comme auparavant, mais pas de faire plus.J’ai comme but primordial l'avancement de ma pre- mier ministre que, Guénette n était pas poursuivi parce qu’il n’avait pas respecté les lois de la mobilisation, mais parce qu’il était recherche comme l’un des six jeunes gens soupçonnés de culpabilité pour avoir battu grièvement un policier.Guénette était recherché pour un crime de droit commun, a affirme M.Godbout.“Ce dernier a reproché à ses adversaires de se servir d’un argument faux contre son regime.D’ailleurs les policiers qui ont tiré sur la victime subissent actuellement un procès.Notre gouvernement, malgré les protestations d Ottawa n’a pas hésité un instant a ins- tituer un procès aux agents de la m ^ t police fédérale.Je demande donc a ^ xnilles au nord-ouest la population de Pasjuger^ cette | d.Ancône La 5e armée a repoussé une ten- Rome, 24 (A.P.) — La 5e armée est entrée hier dans la région fortifiée de l’historique ville de Dise et i’est rendue jusqu’à l’Arno, sur un front de sept milles, en préparation lu grand assaut de la ligne gothique ennemie qui est à quinze miles de là.Un correspondant précise que la 8e armée avance lentement à traders les montagnes, douze milles au £ud de Florence et qu'il semble que ’ennemi retraitant ne peut retarder a chute de la ville de plus de deux ou trois jours.Le communiqué d’hier rapporte des combats à Monte San Michele, à quinze milles de Florence.Dans le secteur de l’Adriatique, l?s Polonais ont attaqué l’ennemi à îioins de trois milles de Senigallia, du port Nouveau gouverneur de Corée ripNTnJ0rk’ 2r^A> ~ La radio ae jokio a annonce aujourd’hui que le général Nobuyuki Âbe a été nomme gouverneur général de Co-1?e’, .a |a succession du général Ku-maki Koiso, qui a quitté ce poste, ia semaine dernière, pour devenir premier ministre du Japon.La même émission, dit que Ryusaki Endo, ancien secretaire au trésor, a été nomme chef de l’administration civile de Corée.Le général Abe avait résigné auparavant le poste de président de la société politique d’assistance impériale.Shansuke Kishi a aussi résigne le poste de sous-ministre des munitions, poste qu’il détenait sous le gouvernement Tojo.Berlin ne communiquera plus avec Londres Londres, 24.(C.P.) — La radio allemande a annoncé samedi que le gouvernement du Reich refuse de communiquer plus longtemps avec l’Angleterre à propos de la mort des 50 aviateurs alliés et britanniques, dont 6 Canadiens.Une émission de D.N.B.a dit qui le gouvernement allemand répudii fortement les accusations britanni ques disant que ces hommes ont ét( assassinés.Les Allemands disent que vu qui le secrétaire Eden porte de telle! accusations au parlement britannique avant de recevoir le rapport d« Berlin, le gouvernement allemand refuse de communiquer plus longtemps avec le gouvernemnt britannique à ce propos.aux électeurs et aux électriees de voter pour le Bloc.M.Marcel Poulin Au cours de son discours, M.Poq-lin a fait le procès de l’administration de M.King.Il a rappelé le sort des conscrits, de ces jeunes gens tirés soudainement de leurs occupations et envoyés dans des camps où la langue française est ignorée et où les commandants sont parfois de purs étrangers.Le Canada, dit-il, a participer à trois guerres en 39 ans et tout ce que cela lui a rapporté, ce sont des dettes, des dépenses d’entretien de monuments en Europe, des blessés et des morts.Absolument aucun avantage.Si nous voyons les innombrables croix de bois au monument de Vimy, nous voyons que le sang des nôtres a coulé à profusion sans que nous en retirions aucun profit.- Parlant ensuite de la situation dans le Québec au point de vue provincial.il a déploré l’émigration vers les villes et le contrôle de nos richesses naturelles durant les 40 ans de régime libéral.Nos ressources ont été données pour rien à des gens qui n’appartenaient pas à notre sol.Nos forêts, nos pouvoirs d’eau ont été vendus pour un plat de lentilles.Notre population est pauvre, c’est à peine si 8 pour cent de nos citadins sont propriétaires.Les autres orateurs ont été MM.Arthur Lanctôt, de Laprairie, et contre la conscription, cette cons- Laurier Lorraint de Sherrington.La cription dont MM.King et Godbout ' plupart des maires des différentes ont tellement honte qu’ils Tont dé-1 paroisses du comté étaient sur l’es- affaire dont les tribunaux sont déjà saisis.* * * A Ste-Rose on remarquait, comme comme présidents de l’assemblée.MM.Joseph Ouimet, maire de la ville de Ste-Rose; Rosario Goineau, maire de Pont-Viau; Alphonse Crevier, maire de Ste-Dorothée; J.-A.Bisson, maire de St-Vincent-de-Paul; Wilfrid Laurin, ancien maire de 1A-bord-à-Plouffe; Georges Robichaud, maire de St-François-de-Sales; le Dr Joseph Gervais, maire de Laval-des-Rapides; Albert Beaudoin, maire de Plage-Laval; et Albert Lacroix, maire de Ste-Rose-Ouest.Ont adresse la parole: MM.Jos.-A.Francoeur, ministre d’Etat et, candidat libéral dans Mercier; Françots-J.Leduc, ancien ministre de la Voirie et candidat dans Laval; Jean Rochon, candidat dans Deux-Montagnes; le Dr Jos Gervais, président de l’Association libérale Laval-Mercier.Les briseurs d'assemblées Parmi ceux qui accompagnaient le premier ministre à Valleyfield on remarquait: MM.Honoré Mercier, candidat libéral dans Châteauguay.Maurice Rinfret, commerçant, Marcel Lafontaine.Paul Chatel, candidat dans Beauharnois et plusieurs autres.MM.Robert Cauchon, maire de Valleyfield, et Donat Lalonde, maire de S.-Timothée, présidaient conjointement.Le premier ministre, après avoir dit que ses adversaires ont, en maints endroits, tenté de briser ses assemblées, a réprouvé cette méthode qui consiste à empêcher un adversaire d’exprimer librement ses vues.C’est antidémocratique, a déclaré M.Godbout,.et j’enjoins à tous mes partisans, quand ils se l tative ennemie de reprendre Castel-Fiorentino, dans la vallée de la rivière Eisa.Les Alliés ont maintenant le contrôle de la rive sud de l’Arno, de Pise à la mer, rapporte une dépêche officielle.4020 est.Ste-Catherina - AM.2111 Coin Jeanne D'Arc, près bout.Pis IX André LAURENDEAU chef provincial du BLOC POPULAIRE CANADIEN CE SOIR à 8 h.ECOLE SOUART angle Papineau et Lafcntalne DEMAIN SOIR à 8 h.ECOLE LAMENNAIS 6510 rue Saint-Denis ?VOTONS EN BLOC POUR LE BLOC ?AIDEZ VOTRE CAUSE EN AIDANT Louis'Philihpe HURTUBISE Candidat du Bloc Populaire Canadien dans le comté de Montréal-Verdun.Ouverture de la campagne à la salle municipale de Verdun, mercredi, le 26 juillet à 8 h.p.m.Le candidat sera accompagné d'orateurs distingués.Comité : 4004, rue Wellington — Fl.5504 ?VOTONS EN BLOC POUR LE BLOC * CE SOIR DEMAIN SOIR — 9 h.30 André LAURENDEAU / votons EÎToinr le bloc CHEF PROVINCIAL DU BLOC POPULAIRE CANADIEN CH LP-8 h.30 RESEAU FRANÇAIS DE RADIO-CANADA CBF CBV - CHCB - CKCH - CKVD - CB) - CJBR • CHNC • CHAD VOLUME XXXV — No 168 TROIS SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS PAR LA POSTE EDITION QUOTIDIENNE CANADA $6 00 (Sauf Montréal et la banlieue! Etats-Unis et Empire britannique 8 00 UNION POSTALE 10.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA 2 00 Etats Unit et UNION POSTALE 3 00 LE DEVOIR Le DEVOIR est membre ée la ''Canadian Press", de r'A.B.C." et de la "C.D.N.A." LUNDI, 24 JUILLET 1944 > Demain : Beau et modérément chaud., MAXIMUM et MINIMUM : Aujourd’hui maximum.7«.Même date l’an dernier.80.Minimum aujourd’hui.SO Même date l’an dernier, 78.BAROMETRE : 18 h.a.»., 20.4S.midi.28.401 (Chiffrée fournie par la maison M.-R de Meslê.444 Sherbrooke est.Montréal 1 LA CAMPAGNE POLITIQUE M.André Laurendeau du Bloc populaire à l'Ecole Souart, ce soir — Nouvelles candidatures „ - - - M.Godbout dénonce M.T.-D.Bouchard comme "un traître et un fanatique"-Assemblées, causeries à la radio, etc.— M.Bracken n'est pas satisfait de T'Opinion Publique" Ce soir, M.André Laurendeau, | p.m., en faveur de M.RolandvRoy.chef provincial du Bloc populaire I Montréal-Laurier: En la salle de canadien, qui a terminé hier soir à 1 Notre-Dame-du-Rosaire, en faveur SKJean, sa tournée des Cantons de ! de M.André Laurendeau.I Est, assistera à un grand rallie- Assemblées de l'Union Nationale ment eq faveur de M.Raphaël Beau-dette, candidat du Bloc de Montréal-Ste-Marie en l’école Souart, rue Papineau angle Lafontaine.Ce soir également, M.Laurendeau prononcera à 8 h.30 au poste CHLP, une causerie à l’adresse des électeurs et électrices de Montréal-Laurier.Demain soir, M.Laurendeau pariera de nouveau à toute la population du Québec, sur le réseau français de Radio-Canada.Il parlera à 9 h.30 et en profitera pour lancer un appel spécial aux femmes du Québec.Demain soir également, il assistera à une grande assemblée en l’école La Mennais, 6510 rue St-Denis, où il rencontrera les électeurs et électrices de son comté.Mercredi soir, il sera à Québec, où il parlera à la grande réunion du Stade Municipal.Jeudi soir, il sera à Lévis, où il appuiera la candidature de Me Pierre Letarie et vendredi soir, aux Trois-Rivières où il parlera en faveur de M.Lucien Richer, candidat du Bloc de Trois-Rivières.Le Bloc à la radio Ce soir, aux postes CKAC, CHRC et CHLP, le conférencier du Bloc sera M.J.-Armand Choquette, député de Stanstead aux Communes.Demain matin, M.Marcel Poulin parlera au poste CHLP à 9 h.45 et 11 h.Demain midi, il parlera de 12 h.15 à 12 h.30 aux postes suivants: CKAC, CHRC, CKRN, CJBR, CKCH et CHLT.Demain soir, le conférencier du Bloc sera Me Jean Drapeau, candidat du Bloc de Jeanne-Mance, qui parlera à 10 h.30 aux postes suivants: CKAC, CHRC, CBJ, CJBR et CKCH.Nouveaux candidats M.Firmin Létourneau, professeur au collège d’agriculture de Oka, a été choisi hier après-midi, candidat du Bloc populaire pour le comté de Vaudreuil-Soulanges, au cours d’un congrès tenu à Coteau-du-Lac, en présence de plus de 400 délégués.Le congrès était souS la Le congrès était sous la présidence de M.C.Besner, maire de Vaudreuil paroisse, Eugène Cyr, maire de Ste-Marthe, Georges Paiement, -prési den t de l’association du Bloc populaire canadien dans le camté de Vaudreuil-Soulanges.Orner Robil-lard, vice-président de la même association.Pierre Larocque d’Hudson et Ovide Boileau, de Vaudreuil.Hier après-midi également à Ver-chères, le Dr J.-A.Coaîier, maire de Contrecoeur a été choisi candidat du Bloc populaire pour le comté de Verchères.Au cours d’un congres tenu a East-Angus hier après-midi, M.Au-rélien Quentin, cultivateur d’East-Angus a été choisi candidat du Bloc populaire canadien pour le comté de Compton.Le congrès était présidé par le Dr Valmore Olivier, de Sherbrooke.Toutes les paroisses du comté étaient représentées.75 candidats Le Bloc populaire a maintenant 75 candidats officiels, et l’on nous informe que de nouvelles Candida-j turcs seront annoncées ces jours prochains.Nous avons donné samedi une liste partielle de ces candidats: voici une liste complémentaire: ' ~ ., District de Montreal: Argenteuil: Gaston Laurier, professeur, Huberdeau; Berthier: Roger Poirier, cultivateur, S.-Gabriel cle Brandon; Jacques-Cartier: J.-A.Larocque, hommes d'affaires, Ile Bizard; Joliette: Yvon Ricard, opérateur-machiniste, Joliette; s Montréal-N.Ü.G.: Jos.Lamoureux, bourgeois, 5263, ave.Grenier; Montréal-S.-Louis: l)r.l.-A.L’Heureux, dentiste, Montréal; Vaudreuil-Soulanges: Firmin Létourneau, professeur à ITuslitut agricole d’Oka; Verchères: Dr J.-A.Coailier, médecin, Contrecoeur; Yamaska: Elie Lambert, cultivateur.S.-Guillaume d’L'pton.District de Québec: Bellechasse: .1 .-Albert Bonenfant, télégraphiste, S.-Damien; Compton: Aurçlien Quentin, cultivateur, East-Angus; Gaspe-sud: Jos.Duguay, avocat, Chandler; Lutbinière: Marcel Pouliot, avo-ca., Sainte-Croix; Québec-Centre: L.-P.Robitaille, professeur, 402, S.-Jean, Québec; Hoberval: Hubert Villeneuve, cul-tivaleur, Roberval; Saint-Sauveur J.-A.Guay, comptable, 27, ave.Père-Garnier, Québec; Trois-Rivières: Lucien Richard, assureur, 1441, rue Dénoué, Trois-Rivières; Wolfe: Henri-Louis Roberge, marchand de Disraeli.Assemblées du Bloc Montréal-Saiii l-Ren ri : Ou vert u re de la campagne de Me Jean Mercier, à 8 h.30, au collège Saint-Henri.Maisonneuve: hn l'école Laflè-che, rue Louis-Veuillot, en faveur de M.Jacques Sauriol.Montréal-Jeanne-Mance: A l’école Brébeuf, 28110 rue Dandurand, en faveur de Me Jean Drapeau, Shefford: A Bonsecours, à 8 h.30, en faveur de M.Sarto Fournier.Labelle: A Bcllerive, à 8 h.p.m., en faveur de M.Médéric Legault.Papineau: A Buckingham, à 8 h.Voici la liste des assemblées de l’Union nationale pour ce soir: A l’école Saint-Pierre-Claver, dans le comté de Mercier, en faveur de Me Edouard Asselin, candidat de l’Union nationale.A Barrante, comté Abitibi-Est, en faveur du Dr Jean Matton, candidat de l’Union nationale., A Masson et à Sainte-Rose-de-Lima, dans le comté de Papineax faveur Les Britanniques Les Alliés à Troarn La ville est prise puis perdue — Les Alliés capturent Maltot Sur le front de l'Orne, 24 (A.P.) — Les troupes britanniques out saisi la section ouest de Troarn, à 7 milles à l’est de Caen, mais ont été»repoussées; elles sont toutefois en possession de la gare de cette ville.Les Alliés ont exécuté un raid réussi au nord-ouest d’Esquay et y ont capturé 15 prisonniers.* * * .Quartier général allié, 24 (C.P.) — Les positions alliées sont à peu près les mêmes en Normandie.M.Adélard Godbout, premier ministre de la province, a déclaré dans un discours prononcé ici en fin de semaine que le sénateur T.-D.Bouchard, qui a dénoncé au Sénat les activités de l’ordre Jacques-Cartier ne cherche qu’à semer la discorde au Canada et qu’il n’est qu’un fana- i K1/’ V?antique et est traître à ses oronges • .secteur britannique, des concitoyens.“Jamais plus! a-t-il i fj^US^e Maïo^etl’onT^nm dit, il ne détiendra un poste dans ré ^e réïon boisee à 500 vlrces le gouvernement de Québec».j ™ °"aJ°lsee à f00 verifpn 1 î,»mC I a a’i!?,n ?n dualité! et des forces armées.' ne lieutenant au cours de la riermè- paulc gauche et d’un choc, j Ces personnes étaient venues à I Québec pour assister à une cérémo-| nie reiigfieuse au couvent de Sainte-Marie des Anges, de Charles-! bourg, à laquelle une de leurs pa- _______ ! rentes prononçait des voeux.Londres, 24 (C.P.-Reuters) — Après la cérémonie, ces gens Adolf Hitler a aujourd’hui remer- YaI£nt5 descendus au bas de !a Côte cié le grand nombre de personnes !du Roi Pour aUendre l’autobus, qui ont pensé à lui le jour de la ten- ' * • « tative d’assassinat et les a remer- Aucune commission ciees des félicitations et des dé- Ce comité polonais de la libération re guerre.Il a servi en France, avec le 22e.Il a été blessé à Vimy en 1917 et a été promu en ce temps-là capitaine puis major.j II s’est enrôlé de nouveau au dé-i but de cette guerre et a été nommé a un poste dans le district no 4.Londres, 24 (C.P.) — sement d'un comité de libération nationale qui prendra l’administration civile dans les régions libérées de Pologne sous le Conseil national polonais a été annoncé en L’établis-, Onze blessés dans une collision d'autos Onze personnes ont été blessées uuiiHi uuiunais a eie annonce en Samedi aPrès-midi, dans une colli- «•* s—» ¦.•r.ræwî sK.ïïzrfitS.Mortellement blessée Mme Donald Rankin, 90 ans, 759 rue Gilford, est décédée en fin de semaine des suites de blessures re-.,.çucs lorsqu’elle fut frappée par un ! ,*1 de $6,000.tramway, en face du no 1854 est: - - Jl,8e Alfred Décary vient en ne lui était due Un journaliste perd une action de $600 en Cour supérieure Un journaliste de Verdun a failli en Cour supérieure dans une réclamation de $600 qu’un tavernier lui durait du à la suite d’une transac- vait recevoir une commission de 10 Eour cent, pour avoir fait connaître aura Drouin à Brossard.Mes Théberge et Richer ont allégué que jamais le défendeur n’avait promis de commission à Richards et si la transaction s’est effectuée à l’avantage de Brossard, le demandeur n’y était pour rien.Dans ses conclusions, la Cour déclare: “Considérant qu’aucune convention de mandat salarié n’a été établie par le demandeur Richards.La preuve à ce sujet ne consiste que dans l’assertion de Richards qui est niée par Brossard; “Considérant que le mandat est gratuit, s’il n’a a pas une conven-fion ou un usage reconnu au contraire, (article 1702, du Code civil); “Considérant que lorsqu’il s’agit de courtier en immeuble, il existe un usage reconnu que ces derniers pour les services qu’ils peuvent rendre doivent être rémunérés par une commission que l’usage fixe en pareille matière à 10 pour cent; “Considérant que le* demandeur Richards, journaliste, ne peut bénéficier de cet usage et que sans convention écrite ou verbale la règle générale de la gratuité du mandat s’applique à lui ainsi que l’a déjà décidé le juge Louis Boyer dans la cause de Shenvln Limited vs Trudeau, raportée au volume 37 de la Revue de Jurisprudence, page 355; “Considérant que le demanedur n’a pas prouvé les allégations essentielles de sa déclaration et que le défendeur a prouvé celles de sa défense, la Cour maintient cette défense et renvoie l’action avec dépens”.— (C.S.218225).rue Sainte-Catherine.Premiers civils rapatriés Lisbonne, 24 (C.P.) — Les premiers trains transportant des civils effet de renvoyer avec dépens une action instituée par M.Joseph Alexander Richards, contre M.Jean Brassard, tavernier de Verdun.Au procès, Richards prétendit qu’il avait présenté à Brassard Mme Laura Drouin et que, depuis pour continuer à opérer le restaurant qu’elle possède rue St-Denis, «ous le nom de Estaminet Stella.Le demandeur a plaidé qu’il dc- • * , , , i Les deux autos se sont heurtées de i i>.r,*ann,cliies libérés des camps de L 21 septembre 1942 Brossard a l,n porte-parole du gouvernement ! front.Les victimes, hospitalisées àiI'rance el d’Allemagne sont entrés jnWsti $0 OflO avec cette femme polonais à Londres a décrit le co-^ l'Hôtel-Dieu, à Montréal, sont MM.Lisbonne hier, ramenant au delà mite de liberation comme “un or-; Lucien Gervais, 5967 rue Des Era- 'de trois cents personnes, ganisme d intellectuels radicaux de I blés, Mme Lucien Gervais, Louise! Cet échange constitue la phase gauche et déclaré qu il ne rece-1 Gervais, 2 ans et demi, Mme Edou- initiale d’un échange de nationaux vra pas 1 appui du peuple polo-, ard Forest, 5957 Des Erables, Lise ; avec l’Allemagne e» l’on attend deux ! , i,, j ^0Ï1es,’ o8?* demi.Mme Hector ! autres trains d’ici peu de temps.Il Moscou a dit que le comité sera Lafleur, Rita Lafleur, 14 ans, et M.v avait un crouoe de soeurs parmi dirigé par Osuska-Morawski, qui ! et Mme Ernest Lessard.6370 rue'LVx oui w èrHvé^ i en sera le directeur pour les affai-; Bordeaux, qui avaient pris place! jjes ranitrizs ont vované durant res étrangères.Le vice-président; dans la vxoiture de M.Gervais.! “Pw.S * 0>agé dUrant sera Wands Wasilewska, président! Les occupants de l’autre auto;^ ‘_____ ______ de l’union des patriotes polonais à : sont M, Oscar Baril, 4374 rue St-Moscou.qui dispute l’autorité au ! Hubert, le Dr G.Piché, 5083 rue St-gouvernement polonais en exil à 1 Denis, et M.J.-C.Pednault, 5125 Nouvaaiitl L art du théâtre d'Henri Chéon Conditions do l'art dramatiguo.Par origines h l'igo claaaiqua.O'Harnani au thcltra libra.Ou vioux colomkiar aux taux pour lo paupla fidèlo.Volumo da 220 pagot.Au comptoir $1.25, I Par la poata $1.35.SEJtVICI DK UIRAIRII DU "DIVOIR” Londres.rue Bordeaux.L'explosion a fait cinq morts L’explosion survenue vendredi dernier à la Canadian Tube & Steel Products Ltd., 6765 rue Hamilton, a fait cinq morts à date.La première victime, fut Paul-Emile Guy.25 ans, 5188 rue Ste-Ma-rie.En fin de semaine quarte antres victimes sont venues allonger la liste des morts, ce sont: Dorilus Roy, 33 ans, 954 rue St-Denis; Maurice Bé-lisle, 25 ans.5051 rue Notre-Dame; Dumas Natali Orsini.63 ans.2736 rue Jolicoeur et E.Lefrnnçois, 24 j ans, 5031 ouest, rue Notre-Dame.j < Staline et Pie XI par P.-E BOLT!.p.S.S.Commentaire d# l’Encyclique “Divini Redemptoric” at expoté dai aipecti philosophique, social et antireligieux du communisme, tols quo présentés par Stalina dans son dtrniar ouvrago.publié en français à Moscou en 1939, Au comptoir $1.00; p;r la posto $1.10.AU SERVICE DE LIBRAIRIE DU “DIVOIR” Débarquements sur l'île Tinian Abonnez-vous au DEVOIR Pour être renseignés de façon impartiale et complète, sur le* élections provinciales '88* Au Canada, par la poste (Montréal exclu) 12 mois $6.00 — 6 mois $3.15 LE DEVOIR, B.P.500 Place d'Armes, Montréol Pearl-Harbour, 24 (A.P.) communiqué d’hier soir de l’amiral.Nimitz dit que les débarquements à ' l’ile Tinian ont commencé diman-j che et qu’ils sont continués maigre! une légère opposition, à trois milles j ri in-In* U mnntnnt j.au sud de Saipan.L’invasion a élé! .C,:inJu* le (.J.do1 or,* ,n Pa'e™nt d8 .Iam0,, effectuée sous le couvert des avions “ abonh*ment ou Devoir (quotidien) a compter de.19.et des vaisseaux., .(Nom) .(Adresse postale) Retenez le '‘Devoir'* d'avance SEUL MOYEN de ne jamais le mon* quer — 3 sous le numéro.Téléphonai au larvict du tir ago : : »«¦» s oa» mm*.O» mm ^ a.M, mm, «v _ _ JB» oa» «A BEIair 3361 * ! Il voua donnota l’adraata ».chez votre dépositaire — e'«*t le No* •bor,né* tont wfé8 d« taira remise par mandat-poste, bon poste! eu par a-n J*po>ltaira de votra* voisinage.I,|^« ^ P«'r é Montré.!.Slny ajouter 15c t pour rencaissement.^ 4 LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 24 JUILLET 1944 'V* - Lundi, 24 juillet 1944 ' Sommaire des postes locaux CBF-690 kliocydet « 00 La radio ce soir.6 10 Intermède.C 15 Radio-journal.6.30 Nouvelles françaises de la B B C.fi 45 Mélodies du soir.7 00 Le Père Jovial.7.15 Métropole.7 30 Colette et Roland.7.45 La fiancée du commando 8.00 Le défilé de la vie-tolre.8.30 Le nartl llbéraJ.9 00 L'Heure de l'Opérette 10.00 Radlo-jouruai.10.15 Causerie.10 30 Don Turner, 11.00 Musique de danse.IMS Musique.1: 28 Nouvelles 11.30 Saludos Amlgoa.11.45 Vie de famille.11 55 Intermède.12.00 Nouvelles.C Bol-94e klloeTele* fi 00 Programmée du eotr 8.15 Cotes de bouree.s 1» fladlo-imirnal.6.25 Intermède.6.30 Relais de Toronto, è 45 Nouvelles de BBC 7.00 Axa Warren.7.30 Carolyn Gilbert, chanteuse.7.45 C'immentaire».8 00 Défilé de la victoire.8.30 Causerie.8.45 Rythme et romance.9.00 L'Heure de l’Opérette.10.00 Radio-journal.10 15 Rsvue des Svénernente de la eemaine 10.30 Le parti libéral.11.00 Nouvelle» de BBG.11.15 Relais de BBC.1130 Concert estival.12.00 Nouvelles.CKAC-7M anocrclM fl oo Vie de famille.0.15 Quelles nouvelles! 8 30 Le forum des sports.6 40 La pièce du lour.«as Nouvelles 8 55 Comité des flnanoea de guerre.7.00 Le Père Jovial.US Mot.J'ai dit ça.7.30 Le docteur.7.45 Parent chante.6 00 Amours de Tl-Jos.8.30 Le café-concert Kraft ?.sa Nouvelle*.9.00 Causerie politique, loot Screen Ouua Playen 10.30 Wayne King.10.35 Piano populaire.10.45 Nouvelle*.10 55 Commentâmes 11.15 Joan trooka.chanteuse.10.15 Le guerre et nous.11.30 Danse.12 oo Nouvelle*.12.05 Danse 12.30 Orchestre.1.00 Nouvelle*.CTCF-550 kilocycle* 6.00 Aventure.?.15 Nouvelle*.6.25 Ce soir.^ y 6.30 Mélodies.t 6.45 Aventures de Jimmy Dale.7.00 Danse.7.15 Lum et Abner.7.30 Oncle Troy.7.45 Rex Battle, planiste.8.00 Devinettes.8.30 Au son du rythme.9.00 Heure Heldt.9.30 Information, please 10.00 Rendez-vous avec la vie.10.30 Nouvedee.10.45 Orch de dans*.11.00 Le raconteur.11.15 Musique de dans*.11.30 Saludo amlgos.12.00 Nouvelles.CHLP-1490 kilocycles 6.00 Radio-Journal.6.15 Méli-mélo.6.25 Radio-sports.6 30 Heure.6.30 Vagues musicales.6.45 La lutte.6.50 Chansons françaises.7.00 Heure.7.00 Heure familiale.7.30 Semaine de la France.7.45 Oncle Troy.8.00 Heure.8.K Métairie Rancourt.8.15 Studio.8.30 Rhythmic Age.8.35 This Rhytmic Age.9.00 Concert master.9.30 Le drame du manoir.10.00 Heure.0.00 Ensemble à cordes.10.15 Nouvelles.10.30 Heure de la danse.11.00 Heure.'*1 Mardi, 25 ^ * rrogremm** ipécwux A RADIO-CANADA : 4.45 p.m.ARTISTES DE DEMAIN.— Mlle Andréa Girard, au récital quelle uillet 1944 donnera k Radio-Canada mardi tous la rubrique artletea de demain Jouera la Sonate no 1 opus 35 de Beethoven et Fatry Tale opus 2 no 2 de Medtner.Cette Jeune musicienne est une élève de Jean Danse-reau.Décorés pour courage et bravoure à Taction Ottawa, 24 (Service des nouvelles du C.A.R.C.) — Un acte de courage et de dévouement vraiment admirable, et qui est tout à l’honneur de l’aviation militaire canadienne, vient d’être récompensé, a-t-on annoncé au quartier général du Corps d’aviation royal canadien.En effet.Sa Majesté le roi a décerné la Distinguished Flying Medal aux sergents G.T.M.Ritchie, 4348 avenue Melrose, Montréal, et J.Mangione, 53 rue Louisa, Ottawa, qui, au risque de leur vie, ont tout fait pour réchapper leur pilote mortellement blessé.“Ces aviateurs, dit la citation qui accompagne ces décorations, étaient mitrailleurs centre (Mangione) et arriére (Ritchie) à bord d’un bombardier qui devait se rendre un soir, en juin dernier, au delà de la côte ennemie.L’avion fut touché par le feu de la D.C.A.et le pilote fut mortellement blessé.Celui-ci donna ordre à son équipage de sauter en parachute, mais Mangione et Ritchie restèrent dans l’avion pour porter secours au pilote blessé.Ceci fait, ils firent de leur mieux pour aider le sergent E.J, Steere, un ingénieur de la R.A.F.qui avait remplacé le pilote au contrôle de l’appareil, en vue de retourner en Angleterre.Au-dessus de l’aérodrome, Steere décrivit un cercle, tandis que Mangione et Ritchie procuraient d’autres soins au pilote blessé.Enfin, les deux mitrailleurs poussèrent le pilote dans le vide, après s’être assurés que son parachute s’ouvrirait au moyen d’une ligne de déclenchement.Le sergent Steere permit ensuite à ses deux camarades de sauter à leur tour en parachute, avant d’en faire autant lui-même.En face d’une rude épreuve, ces aviateurs ont montré un grand courage et un dévouement du plus haut mérite”.Sommaire des postes locaux ‘ CBF-690 kilocycles | 7.30 Nouvelle* et musique.8 00 Radio-Journal.8.15 Elévation*.
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