Le devoir, 11 août 1944, vendredi 11 août 1944
"Le Canada eat une nation soyve-raine et n< peut avec docilité accepter de la Grarde-Bretagne, ou des Etats-Unia, ou de qui que ce «oit d’autre l’attitude qu’il lui faut prendre envers le monde.Le premier devoir de loyalisme d’un Canadien n’est pas envers le Commonwealth britannique des nations, .mais envers le Canada et son roi, et ceux qui contestent ceci rendent, à mon avis, un mauvais service au Commonwealth.” (U-x-ST) Lord TWEEDSMUIR LE DEVOIR r^Montr4al, vendredi 11 août 1944 RfDACTION IT ADMINISTRATION l : \ 4S0 1ST.NOTRI DAMI MONTREAL TOUS LES SERVICES TELEPHONE t BEUir 3361* SOIRS.DIMANCHES ET FETES Administritioii r RUtetiam Directs» s Georges PELLETIER FAIS CE QUE DOIS Rédacteur en chet : Orner HIROLIX Gérant i / vElair 3361 lElair 2984 Jilair ; 3361 On demande le règlement rapide de la rêve ££ ™ Le discours de M.Drew Derrière les violences impérialistes et bellicistes, derrière Rappel contre le Québec ^ — La question des droits provinciaux — Serait-ce un si grand mal si le problème des allocations familiales retombait, avec certains impôts, dans le domaine provincial ?— Le jugement implicite de M.Godbout sur la loi fédérale — "On ne joue pas aux échecs avec son coeur — Froides réflexions sur une harangue passionnée Les Etatsuniens ont pris Nantes et Angers Notes d’un naturaliste 1 Nou* eaptrions avoir sous la main, avant d’tcrire ces lignes, le texte même du discours prononcé à Radio-Canada mercredi par le premier ministre de l’Ontario, M.Drew.Nous sommes contraint, pour le moment, de ne fonder nos commentaires que sur les brefs résumés fournis par les agences télégraphiques.La pièce, de toute évidence, est d importance considérable.Elle aura un grand retentissement; elle peut avoir d’importantes conséquences politiques.* * De prime abord, le discours de M.Drew n’est sûrement pas de nature à faire plaisir dans notre province.Il se présente comme une sorte d’appel aux autres provinces contre le Québec, qui, en vertu de la nouvelle loi des Allocations familiales, recevrait des avantages indus, aux dépens de ses voisines, alors qu’elle ne voudrait pas, dans le domaine de la guerre, assumer les mêmes obligations que les autres.Et l’on s’est publiquement demandé si M.Drew, qui m dispose point d'une majorité parlementaire, qui ne gouverne que grâce à la division de ses adversaires et à la tolérance des libéraux, n’entendait point, sur notre dos, se préparer un champ de bataille électoral propice.Il y a peut-être de cela; il y a peut-être aussi, dans son attitude, une explosion d’impérialisme aigu et de bellicisme (des gens qui connaissent personnellement M.Drew prétendent qu’il n’est un fanatique ni quant aux questions religieuses, ni quant aux questions de race; mais il ne faudrait point que les côtes les plus immédiatement désagréables de son attitude, les plus aptes à susciter chez nous de vigoureuses réactions, fissent oublier une autre chose.« ¥ ¥ Cette outre choie, le Canada 1 a, tout au moins, entrevue.M.Drew, disait-il ce matin, ne {ait pas mystère du moyen qu’il entend prendre pour faire avorter les allocations familiales, Le gouvernement d’Ottawa, dit M.Drew, ne pourra pas faite face aux exigences financières inhérentes Kl projet d’allocations familiales ($200,000,000 par année) si les provinces lui retirent certaines sources d’impôt quelles lui ont consenties pour la durée de la guerre, “et uniquement pour dépenses de guerre”, insiste M.Drew.________ On ne sera point surpris que le Canada, faisant allusion, sef|t ^ exercer l’influence qui convenait, aux discours de M.Duplessis sur l’autonomie provinciale, conclue de là: Attendons-nous que l’alliance hypocrite et souterraine des conservateurs du Québec et de, l’Ontario s’effectue ostensiblement sur le terrain de V "autonomie provinciale"."Autonomie" dont le peuple des deux provinces fera les frais.si, par hasard, il lui arrivait de dire la vérité, faudrait-il, parce qu’elle tomberait de ses lèvres, tourner le dos à celîe- Partiorlièrement si Béelzébuth-Drew se trouvait^ à formuler cette vérité en même temps que d’autres qui, sûrement, n’ont avec l’enfer tory aucun rapport direct, M.Godbout, par exemple?* * # Le mercredi 2 août, trois grandes lignes sur huit colonnes, en caractères gras, —qui couvraient toute la tête de la première page du Canada.— proclamaient _ que le gouvernement provincial complétera les allocations familiales d’Ottawa en versant un supplément aux familles plus nombreuses".Un sous-titre de deux colonnes, meme page, précisait: "M.Godbout promet de combler la difference des allocations dans le cas de nos grandes familles .Si M.Godbout jugeait qu’il était de la sorte nécessaire de compléter, aux dépens du gouvernement provincial, une loi fédérale dont les Québécois, en tant que contribuables fédéraux, porteraient déjà le poids, c’est apparemment qu’il estimait que cette loi fédérale était a la fois insuffisante et injuste.Et pourquoi était-elle insuffisante et injuste smon parce qu’elle avait été faite à Ottawa par des gens,qui n’ont pas notre tournure d’esprit, — ou ne connaissent point les conditions de notre vie?• Serait-il si mal que, même par l’intervention de Beel-zébuth-Drew (un vieux proverbe français dit que le diable porte pierre) la confection de cette loi, — avec les impôts qui permettraient de la mettre en oe“vr* rt* tombât dans le domaine provincial, québécois comme ontarien?Sans compter que, sous le régime fédéral, nous avons toute chance d’assister à l’institution d’une nouvelle bureaucratie où les nôtres n’en mèneraient pas large.On nous annonce que la loi fédérale ne commencera a fonctionner que l’été prochain, mais que l’on s’emploiera assez prochainement à en bâtir le mécanisme.Rappelons-nous que, lors de l’édification de l’assurance-chômage, on s’est arrangé de façon à ce que tout le mécanisme de cette loi fût établi sans que les Canadiens français pus- C’est une leçon que nous n’avons pas le droit d’oublier.Ÿ Ÿ Ÿ M.Drew peut être un impérialiste et un belliciste passionné: il peut se chercher un champ de bataille électoral, mais c’est aussi un avocat qui connaît quelque chose.Or, Hôtes magnifiques (Par Paul Dnprés) Le paysage laurentien se pare de gracieux, d’élégants oiseaux.Ces hôtes charmants que la Providence nous confie constituent, avec le monde végétal, les charmes naturels de la patrie.Malheureusement an grand nombre de ces êtres attrayants, trop souvent victimes des collectionneurs ou des caprices de la mode, fuient le voisinage de l’homme, habitent les champs déserts, les forêts solitaires.Ce trésor ailé, sachons l’apprécier et le sauvegarder! Ne fermons pas les yeux au spectacle des splendeurs de la Création! N’abusons jamais des dons du Créateur.De tous nos oiseaux, quels sont les plus beaux, les plus élégants?Le cardinal, un superbe gros-bec huppé au plumage rutilant, au bec roux, agrémenté d'une gorgereüc noire, occupe à mon sens le premier rang.Cet hôte exceptionnel, qui brille d’un vif éclat aux rayonà du soleil, conslilue en toute saison le plus bel ornement de nos jardins.Le tangara, vêtu d'une livrée rouge écarlate qu’enjolivent des ailes noires, est un charmant oiseau plus délicat que le cardinal.Hôte fugitif de nos bosquets à la fin de mai, ce timide migrateur fréquente _ les grands arbres des forêts solitaires, des paisibles bocages.La passerine bleue, un mignon oiselet d’un bleu à teintes variables, nous revient en mai.Ce gracieux pinson évite habituetlemnel nos jardins, recherche les arbustes, les broussailles an flanc des collines.Le merle bleu ou rouge-gorge, un gentil oiseau revêtu d’un manteau azuré, plastronné de roux, réparait au pays au commencement d’avril.Hôte des chamvs et des jardins^ ce gracieux lurdidè niche à l’intérieur d’un tronc d'arbre, d’un poteau, d’une maisonnette.Le colibri à gorge rubis, un minuscule oiselet au plumage vert à reflets bronzés, orné d’une gorge étincelante, recherche les parterres et les vergers.Mû par des ailes vibrantes, bourdonnantes, notre oiseau-mouche se maintient à volonté immobile au milieu des airs.Cette gemme ailée introduit un bec ténu (suite à la dernière Datte) La bataille de la Vistule est engagée — Les deux brèches dans les lignes allemandes — Les Canadiens arrêtés devant Falaise — On se battrait à 10 milles à Test du Mans De la part du Canada, ce désir de lier intimement ^ quancj jj indique comme l’une des grosses questions qui -’avance M.Duplessis à M.Drew n’a rien d étonnant: j s’jmp0ser0nt à l’atiention des politiques canadiens, celle mais il ne change rien à la constatation que fait le Canada j ^ reiations entre le fédéral et le provincial, dont le pro t * * _ I.am au * x il H11 d pLâf.oar uCia _________J _ _ ^ 11 ^ ^ «a-!».* M* il i ** ! *«*¦ un il «40 fii lui-même, à la constatation qu’au fond du débat, par delà les pétarades impérialistes et bellicistes, il y a la très grave question de l’autonomie provinciale.D’une part, M.Drew ne veut point que les concessions faites au gouvernement fédéral, en matière d impôt, pour la durée de la guerre, subsistent après la guerre et servent à autre chose qu’à des fins de guerre.Le Canada pense-t-il autrement?D’autre part, le premier ministre de l’Ontario déclare que son gouvernement "entend prendre la position que nous [les Ontariens] devrions organiser, diriger nos propres services sociaux”.Reprise des impôts temporairement et, à l’occasion de la guerre, concédés au gouvernement fédéral, organisation par les gouvernements provinciaux des-services sociaux, serait-ce si mal?Est-ce un régime dont la province de Québec aurait, en définitive, à se plaindre?Est-il essentiel à notre bonheur et à l’ordre public que les Allocations familiales soient organisées à Ottawa, et dirigées d’Ortawa?Mettons, pour prendre le point de vue de ses pires adversaires, que M.Drew ne soit qu’une incarnation moderne et ontarienne de Béelzébuth.Il faudrait évidemment blême des allocations familiales est un aspect, il ne fait que pointer du doigt une évidence.Chez nous, théoriquement et verbalement du moins, tout le monde, ou à peu près, paraît favorable à la thèse provincialiste.Pour que celle-ci l’emporte, il faudra qu’elle trouve, en dehors de notre province, le plus d'appuis possible.Ne l’oublions point.A la dernière conférence fédérale-provineiale, ce sont MM.Hepburn, Pattulo et Aberhart qui ont d’abord fait rater les plans fédéraux.Une situation analogue pourrait se reproduire.Sur ce terrain de l’autonomi», de la liberté, de l’interprétation libérale des pouvoirs des provinces, des collaborateurs peuvent se présenter dont certaines attitudes, pat ailleurs, pourraient nous être fort déplaisantes.Serait-ce — en gardant, bien entendu, notre propre point de vue — serait-ce un motif suffisant pour les écarter, pour affaiblir de la sorte nos propres effectifs et nos chances de succès?.C'est un grand politique, l’un des maîtres de l’action publique, qui a dit jadis: On ne joue pas aux échecs avec son coeur., n’écouter qu’avec précaution ce qu’il dit et propose; mais n.vin-M Omar HEROUX Lettre d'Ottawa Gratifications de $750,000,000 aux.militaires pour services de guerre Texte de la résolution King — Les progressistes-conservateurs approuvent de tout coeur Les soldats v bénéficieront en outre de crédits de rétablissement — Les volontaires et les conscrits Par Léopold RICHER Ottawa.U-VIlï-44 — Le parti libéral, dirigé par M.Mackeniie King, continue de présenter ses projets d'après-guerre.Il se hâte.Il se précipite.Il ne reste plus qu’une couple de jours de session, selon toute vraisemblance.Alors il accumule les projets de lots qui impliquent des dépenses de centaines et de centaines de millions de dollars.Il oblige la Chambre à étudier ces projets en toute bate, a la dernière minute.Les élections ne sont pas loin (à moins que les récents événements n’inspirent au gouvernement une sainte prudence).En tout cas, tout cela est ce qu’on peut appeler de la semence électorale.Pourvu qu’elle ne tombe pas comme les allocations familiales, dans un terrain rempli de ronces et d’épinçs! Cette (ois, il s agit «on pas d’un baby bonus, mpi* de bénéfices aux combattants, aux soldats qui font ou ont fait du service actif; et ces allocations ou bénéfices impliquent la somme négligeable de $750,000,000! Les tories Chose étrange, les progressistea-conservateurs, les bons tories, approuvent de tout coeur, d’emblée, à pieds joiTHs.lia avaient pourtant dit des allocations familiales qu’elles étaient une tentative éhontée de corruption électorale, une espèce de pot-de-vin national, destiné à prendre des votes dans la province de Québec.Politique d’apaisement, disaient les progressistes-conservateurs, thème repris avant-hier soir à la radio par le premier ministre progres-sisteiconservateur de la province d’Ontario, M.George Drew.Les allocations familiales, accordées de façon à ne protéger pleinement que la famille restreinte, la famille anglo-saxonne ou ontarienne, n’impliquaient qu’une dépense de $200,000,000! Où allons-nous prendre l’argent?demandaient les progressistes-conservateurs.Voici maintenant un projet de loi qui fera une trouée de $750,000,000 dans les finances publiques et les progressistes-conservateurs ne se contiennent pas de joie et d’enthousiasme! Logique! Sincérité! Dévouement à l’union canadienne! Texte de la résolution Le texte de la résolution du premier ministre est long et il contient les principaux détails du projet de loi: Résolu: Que, afin de reconnaître le service des membres des forces de Sa Majesté qui ont fait du service actif au cours de la présente guerre et de les aider dans leur réadaptation en tenant compte de la durée, du lieu et des conditions de service, il y a lieu de présenter un projet de loi dans le but de stipuler: 1.Qu’à chaque membre des forces navales, militaires ou aériennes du Canada qui, au cours de la guerre commencée le troisième jour de septembre mil neuf cent trente-neuf, s’est enrôlé pour service général dans lesdites forces ou, qui, conformément à la Loi de 1940 sur la mobilisation des ressources nationales, a pu être tenu à un moment (suite à 1a dernière page) Bloc-notes (Par Louis Robillard) La carte d'identité En vue d’entourer le scrutin de plus grandes garanties contre les suppositions de personnes, — “télégraphes” — on a proposé, à diverses reprises, l’identification du votant au moyen de la carte d’identité obligatoire.La loi Duplessis de 1936 l’avait imposée.Un article décrétait: “Dans les municipalités où la carte d’identité est de rigueur, le votant doit en outre (après avoir décliné ses nom et prénom et sa profession) exhiber sa carte aux officiers d’élection et aux agents ou représentants des candidats afin d’établir son identité.“La personne qui demande à voter a Tlroit de voter si son nom se trouve sur la copie ou l’extrait de la liste électorale qui doit servir au scrutin dans le bureau et si, là où la carte d’identité est de rigueur, le président du scrutin est d’avis que cette carte établit l’identité du votant”.Par la suite, on a abrogé cette disposition relative à la carte d’identification, parce qu’aucune municipalité n’avait jugé à propos de rendre cette carte impérative.La ville de Montréal, seule, avait pris cette initiative, mais le projet n’a pas eu de suite.Sous la loi actuelle, le votant s’identifie lui-même; on le croit sur parole.Dans le cas de doute, les préposées au scrutin peuvent obliger l’électeur suspect à se prononcer solennellement sur son identité par serment prêté devant le scrutateur.Mais le serment n’embarrasse pas les “télégraphes” professionnels.Et l'homme qui baisait son pouce au lieu du livre des Saints Evangiles, pour se parjurer sans remords, a recueilli de nombreux imitateurs.La carte d’identité, pour ^carter le plus possible les faux votants, est une mesure qui s’impose dans les milieux urbains où les voisins eux-mêmes se connaissent à peine.Quelle administration attachera le grelot?Li grande bataille de la campagne sur le front de l'est se livrera vraisemblablementi sur la ligne de la Vistule comme on l'avait prévu, mais on ne sait pas encore sur quelles positions les Allemands entendent risquer la grande bataille sur le front de l'ouest.Le grand état-major allemand n'a pas encore révélé ses intentions en France; les troupes allemandes continuent à défendre avec acharnement leurs positions du secteur de Caen au nord du nouveau front, mais elles ne paraissent pas encore offrir de résistance dans le sud où les Etatsuniens ont poussé très loin vers l'est en direction de Paris et elles s'obstinent à tenir au centre le saillant de Mortain.On peut se demander si le grand état-major allemand suit un plan stratégique bien établi ou si les mouvements en cours sont improvisés selon les nécessités du moment.Sur le front de Lest, la bataille est engagée sur la ligne générale de la Vistule.On a pu croire un moment que les Allemands retraiteraient en Pologne et qu'ils seraient obligés de se retirer sur leur propre territoire, ce qui eût constitué un formidable aveu de faiblesse.De fait, les troupes rouges qui avaient traversé toute io Russie-Blanche et toute la Pologne orientale sans rien perdre de leur élan ont pratiqué des brèches dangereuses dans la ligne de la Vistule.Les Allemands se sont enfin ressaisis et ils ont ralenti l'élan des armées soviétiques.Il semble maintenant acquis qu'ils vont défendre cette ligne qui part des Carpathes, traverse la Pologne jusqu'à Varsovie, suit l'un des principaux affluents de la Vistule, la Narew, et s'appuie ensuite jusqu'à la Baltique sur les lacs et les cours d'eau que l'on trouve à la frontière de la Prusse-Orientale.La situation demeure cependant critique pour les Allemands.Au nord de Varsovie, plus exactement au nord-est, les troupes soviétiques ont forcé le passage de la Narew.Elles ne sont plus qu'à 30 milles de la place forte de Lomza qui relie le système défensif de Varsovie à celui de la Prusse-Orientale.Cette offensive ainsi que l'avance russe à travers la Lituanie constitue un vaste mouvement de pince à la fois de l'est et du sud contre la Prusse-Orientale., C'est ainsi qu'une colonne soviétique a pris Raseinia, à 53 milles ou nord-est da Tilsit, grande ville-frontière de la Prusse-Orientale, et qu'une autre est entrée à Raudone sur le Niément, à 20 milles de la frontière.Au sud de Varsovie, la tête de pont établie par les Russes au delà de la Vistule constitue une menace encore plus grave pour les Allemands.C'est l'établissement rapide de cette tête de pont qui o donné un moment l'impression que la ligne de la Vistule ne serait pas défendue.Les Allemands ont cependant amené des renforts considérables pour contenir les Russes dons cette tête de pont qui avait aux dernières nouvelles 42 milles de largeur et une trentaine de milles de profondeur.Les Russes ne cessent cependant de multiplier leurs attaques pour l'étendre et leur dernier bulletin annonce la prise de Lagov, à 20 milles seulement de la grande ligne de chemin de fer Cra-covie-Varsovie.A l'extrémité sud du front, les Russes ont encore avancé dans les contreforts des Carpathes et pris Podbuz, à 11 milles au sud-est du centre pétrolifère de Drohobycz et à 27 milles seulement de l'ancienne frontière de la Tchécoslovaquie.EN NORMANDIE ET EN BRETAGNE La résistance acharnée de troupes d'élite nazies o arrêté la poussée canadienne vers Falaise.On ne signale plus que des escarmouches de patrouilles et des duels d'artillerie dans ce secteur.Les Allemands ont pu reformer leurs lignes qui passent maintenant par Potigny, au nord de Quesnoy, par Vimont et par Troarn.On vient de révéler que la 2e division canadienne qui comprend les unités qui ont participé a I attaque contre Dieppe combat en France depuis plusieurs semaines.On a révélé en meme temps qu une division blindée polonaise fait partie de larmee du general Crerar et qu'elle combat actuellement aux cotes des troupes canadiennes dans le secteur de Les troupes anglaises ont pénétré aujourd Hui dans la ville fortifiée de Thury-Horcourt sur la rive orientale de l'Orne.La prise de Thury-Harcourt constituerait un succès considérable et menacerait tout le saillant de Vire où les Allemands continueraient a amener des renforts au lieu de battre en retraite comme la chose semblerait s'imposer.En Bretagne, les troupes étatsuniennes poursuivent le siège du port militaire de Brest.Les éléments dé trois divisions allemandes qui se sont repliées sur Brest peuvent utiliser sept forts et une vingtaine de batteries d'artillerie lourde pour défendre la place sons parler de plusieurs centaines de canons antiavions.On croit que la réduction de Brest pourrait exiger autant de temps que celle de Cherbourg.On n'a pas de nouvelles de ce qui se passe à Saint-Nazaire, mais on sait que le siège de Lorient se poursuit activement.Les formations de résistance française ont libéré Quimper, à 35 milles au sud de Brest, et anéanti une garnison de 1,500 à 2,000 hommes après sept jours de combat.Les Etatsuniens ont apparemment atteint la côte sud de la Bretagne entre Lorient et Saint-Nazaire car le dernier bulletin officiel parle d'opérations de nettoyage dans la région de Quiberon et d'Auray.Les Allemands tiennent encore la citadelle de Saint-Malo et il reste un outre foyer de résistance à Dinard de l'autre côté de la baie.La forteresse de Saint-Malo est protégée par des murs d'une épaisseur telle qu'elle résiste fort bien aux obus.On croit que ce sont les bombardiers plongeurs qui pourront le plus facilement la battre en brèche.Dans une conversation téléphonique avec des officiers étatsuniens, le commandant allemand a admis qu'il était inutile de poursuivre la résistance, mais H a proclamé son intention de tenir quand même.On rapporte cependant des mutineries parmi les soldats allemands de la garnison qui auraient abattu quelques-uns de leurs officiers.L'agence allemande Transocéan prétend que c'est la 3e armée étatsunienne qui opère en Bretagne.Elle ajoute que cette armée compterait IG divisions entièrement motorisées et qu'elle serait commandée par le lieutenant George-S.Patton, qui s'est distingué en Afrique-Nord et en Sicile.Que les affirmations allemandes soient exactes ou non, il est évident que les Etatsuniens devaient disposer de forces énormes pour exploiter comme ils l'ont fait la rupture des lignes allemandes dans la région d'Avranches.L'agence allemande Transocéan affirme en outre que 1,500,000 hommes sont actuellement aux prises en France.SUR LA ROUTE DE PARIS Les Etatsuniens annoncent officiellement aujourd'hui la prise des grandes villes de Nantes et d'Angers.On annonçait déjà hier que les deux villes étaient investies.La résistance allemande a été très faible en ces deux endroits et ce sont les champs de Tnines qui ont causé le plus de soucis aux troupes alliées.Il a circulé de nombreuses rumeurs en ces dernières heures au sujet de l'avance étatsunienne en direction de Paris.On a parlé d'avances rapides en I direction de Chartres et de Tours.La radio de Brazzaville a même annoncé la prise de Chartres, à 45 milles seulement de Paris.Un correspondant de la National Broadcasting Company a rapporté que les troupes étatsuniennes n'étaient plus qu'à 30 milles d'Orléans et qu'elles attaquaient Châteaudun, à 70 milles de Paris.Les dernières dépêches donnent plutôt à entendre que les Etatsuniens combattent actuellement un peu au delà du Mans, à une centaine de milles de Paris environ.Le bulletin officiel parle de chars d'assaui allemands détruits par l'aviation dans le voisinage du Mans.Le correspondant étatsunien Edward Bail et l'agence allemande Transocéan s'acordent à dire que l'on se bat actuellement à une dizaine de milles à l'est du Mans.M.Bail affirme cependant qu'il n'y a pratiquement pas de résistance tandis que l'agence allemande prétend que les troupes allemandes ont arrêté les Etatsuniens à Montfort, à 10 milles du Mans, et à Beaufay, à 12 milles.La situation est encore assez confuse dans tout le vaste secteur du front qui s'étend de Mortain à la Loire où les Etatsuniens ont avancé avec une extrême rapidité jusqu'ici.Il devrait se livrer une grande bataille entre la Seine et la Loire pour la possession de Pans, mais on ne connaît encore rien des dispositions prises par les Allemands pour reconstituer un front quelque part.— Pierre VIGEANT.U-VUX-44 Une “antiquité" La blague d’un sketch radiophonique entendue hier soir est plaisante.Elle prête à amplification.Un carabin trouve un billet de tramway et s’empresse de porter le “ticket” au musée des antiquités où on le place avec les anciennes piastres espagnole* et les “pitons , ou monnaie de carte du feu roi Louis XV; un autre découvre une “correspondance” et se hâte d’aller mettre le “transfert" aux Archives, entre les mains de M.E.-Zi Massicotte, pour servir de curiosité, à côté des vieux contrais de .mariage de nos aïeux; un troisième - et l’on pourrait indéfiniment broder sur cette scie — aurait pu se rendre chez un conducteur déjà tout moisi par les ans et l’interviewer sur le temps ou n conduisait son “p’lji cI]®r., de< * “Catherine”, en juillet 1944.La satire n’est pas morte, heureusement.II se trouve encore des marcheurs forcés pour se_ moquer eux-mêmes de leur sort dans les mortients où ils n’en ragent pas de leur histoire, depuis 1774, au cours de la chaire en accrochent sur leur poli-maintes guerres, dont la première Grande 1 Guerre et la présente, d'assez nombreux généraux.Le moindre d'entre eux n’aura pas été le General Motors.* » * Les employés de tramways font entendre leurs doléances, Le public a aussi le droit de faire connaître les siennes à l.u, 4,.rd, .( , L'annonce des prochains arrêts, d’a trine.* ¥ ¥ Pour le moins, parlez un peu plus haut et plus distinctement, messieurs les conducteurs ! ' Le Grincheux n-VIII-44 bord, et d’une voix suffisamment audible pour être entendue des occupants des voitures électriques les plus éloignés du ,1.- mar- voitures eiecrriques ies pius Mais le mécontent .i conducteur et les plus durs d’oreille, cheurs forcés et des voitures, nos- ^ - « » pitilisés par les automobilistes, * * * (suite à la dernière page) 4je cat net du g^t inch eux L’élection du Québec semble avoir tourné la tête à M.Bracken : il annonce qu’il commence une tournée.* * * Les Etats-Unis ont eu, tout au lone plification, comme Ouvrir un peu la bouche et ne pas se contenter d'escamoter dans sa moustache le prochain nom de rue ne serait pas de trop.Tous les voyageurs ne connaissent pas par coeur et à l'oeil le plan de l'ile.* ¥ * On conseillerait des exercices élémentaires d’articulation de la part des “annonceurs’’, qui portent les uniformes de M.Watt.+ * * On apprécierait l'installation dans les tramways et les autobus de petits microphones reliés à un mécanisme d’am* prédicateurs de Choses d'hier et d auiourd hui "Les institutions représentatives ont peu de valeur; elles peuvent devenir un simple instrument de tyrannie ou d’intrigue, lorsque la masse des électeurs ne s’intéressent pas assez à la question de leur gouvernement pour aller voter; ou.s’ils votent, ne mettent pas leur voix au service de l’intérêt public, mais la vendent pour ds l’argent, ou votent selon que cela plait à des gens qui les commandent ou que, pour des raisons privées, ils désirent se concilier.Les élections populaires pratiquées de cette sorte ne sont pas un obstacle à un mauvais gouvernement, elles deviennent plutôt uri rouage additionnel dms l appareil du mauvais gouvernement.T JOHN STUART MILL ' » LE DEVOIR, MONTREAL.VENDREDI 11 AOUT VOLUME XXXV 4.No 184 M.G.Drew est aussi arrogant que les Bruce et les " “ " C'est ce que déclare un sénateur à la suite du discours du premier ministre ontarien contre notre province — Vif débat sur le bill des allocations familiales, qui est adopté en troisième lecture Ottawa, 11 fD.N.C.) — Le discours dans lequel M.George Drew, premier ministre d’Ontario, a si violemment pris à partie la province de Québec, mercredi soir, a servi de thème dès hier après-midi à l’un des plus vifs débais qu’on ait vus depuis longtemps au Sénat.Le leader de l’opposition.M.C.-C.Ballantyne, sénaieur montréalais, s’est basé sur ce discours pour chercher a empêcher l'adoption définitive du bill sur les allocations familiales et les sénateurs progressistes-conservateurs ont déclenché une dernière offensive contre ce projet de loi.Le bill a quand même subi sa troisième lecture et n’a plus qu’à attendre la sanction royale.Ce débat a été pour plusieurs sénateurs libéraux l’occasion de se fie la loi de l’impôt de guerre sur le revenu et celui qui amende la loi concernant l’impôt sur les excédents de bénéfices.Elle a consacré la soirée à l'étude du bill de banques en comité.C’est le sénateur Ballantyne, leader de l’opposition, qui a déclenché ce débat et se levant pour s'opposer à !a troisième lecture du bill des allocations familiales.Il a déclaré qu’il fallait abscolu-ment soumettre cette mesure législative à une conférence federale-provinciale afin d'en faire une étude approfondie et cela, dit-il avec insistance, avant que le Parlement lui donne force de loi.Il ajouta que le parti progressiste-conservateur avait démontré très clairement dans les deux Chambres qu il ne porter à la défense de la provinee » désapprouvait -pas le principe du ’ ~ * ‘ ‘ “ J bill, mais il se refusait à en appro ver l'adoption avant une conférence du gouvernement et des provinces.Comme la loi ne doit entrer en.vigueur que le 1er juillet 1945, on a tout le temps voulu pour consulter les provinces, poursuit le leader de l’opposition.Et comme les .$200,000.000 que coûteront annuel-" lement les allocations familiales seront le fruit d'impôts provenant de toutes les provinces, il est important de consulter celles-ci, dit-il.C’est alors qp’il cita des passages du discours de M.Drew pour conclure qu’il lui paraissait futile de passe' un tel bill en fin de session alors que le premier ministre d’Ontario s’y opposait si énergiquement et en contestait la constitutionnalité.M.Arthur Marcotte, progressiste-conservateur de la Saskatchewan, entreprit ensuite une étude constitutionnelle du projet de loi.J’en approuve le principe, dit-il, et je crois qu’il est temps de venir en aide aux familles nombreuses.Mais il s’emploie à démontrer que les règlements prévus pour l’application de la loi sont autant d’empiète- de Québec contre les attaques de M.Drew et de condamner celui-ci le plus sévèrement.M.A.-K.Hugessen, libéral de Montréal, l’un de ceux qui s’en sont pris le plus directement au col.Drew, a proclamé que si celui-ci “veut un règlement de comptes, la grande majorité des anglophones de la province de Québec se tiendra coude à ronde avec leurs compatriotes de langue française de cette province contre les présomptions arrogantes d’hommes de l’espèce des Bruce, des McCullagh et des Drew”.M.J.-J.Duffus, libéral ontarien, a mis les oppositionnistes en opposition avec eux-mêmes parce qu’ils ont voté en faveur du principe du bill dans les deux Chambres et qu’aujourd’hui ils appuient leur opposition sur les allégations d’un homme, M.Drew, qui déclare vouloir lutter jusqu’à la limite contre le principe même de cette mesure.M.James Murdock, libéral d’Ontario également, a déclaré de son côté crue même si les allocations familiales profitent davantage à la province de Québec, ce n’est pasjmen}s sur i'autorité des provinces r puisqu'ils créent des obligations de droit civil.Il soutient que le gouvernement fédéral n’a pas le droit de distribuer des sommes d’argent en violation des dreits des provinces.Même s’il est vrai que les allocations familiales sont un pur don, poursuit M.Marcotte, il' n'est pas moins vrai que cela ne donne aucunement au donateur le droit d’empiéter sur les droits des récipiendaires.I-e principe du bill est ac* ceptable, dit-il, mais les clauses ne le sont pas.C'est pourquoi il insiste pour que le projet de loi ne subisse pas sa troisième lecture avant d’avoir été soumis à l’approbation des provinces et d’en avoir fait étudier l’aspect constitutionnel par la Cour suprême du Canada.En réponse aux objections du sénateur Marcotte, le sénateur Hugessen explique que les règlements qui régiront la distribution des allocations familiales ne créent aucune obligation de droit civil et ne sont par conséquent pas inconstitution-Ce à quoi on s’est opposé le la première loi qui favorise une province et que les millionnaires d’Ontario se sont enrichis grâce à la protection douanière que leur ont accordée des gouvernements antérieurs.Plusieurs sénateurs des deux côtés de la Chambre ont pris part à ce débat, qu’avait précédé une brève discussion sur le bill renouvelant pour dix ans les chartes des banques canadiennes.Adopté en seconde lecture, ce bill a été renvoyé au comité sénatorial de la banque et du commerce.La Chambre haute a aussi fait subir sa deuxième lecture au bill •dn crédit agricole et a adopté défi-iiiüvement les deux derniers bills aasés sur le budget: celui qui modi- Avis de décès ARCHAMBAULT.— A Montréal, te 9 août 1944 à l’âge de 32 ans, est décédée Marie-Ange Cadieux, épouse du Dr Viateur Archambault.Les funérailles auront lieu samedi le 12.Le convoi funèbre partira de sa de- ! nels- , , meure no 3fi79 rue Adam, à 1(1 h.Plus, c’est d exiger que les enfants 15, pour se rendre à l'église du j d’âge scolaire aillent à l’école pour Très Saint-Rédempteur, où le servi- | recevoir les allocations.Cela n'a ce sera célébré à 10 h, 30.Et de là | rien à voir avec la scolarité obliga-au cimetière de la Côte des Neiges, I toire, dit-il, et cela ne crée aucune lieu de sépulture.Parents et amis j obligation d’ordre juridique.C’est | sont nnés d'y assister sans autre I tout simplement une condition à un invitation.j don et tout dbnateur a droit d’im- poser des conditions; ce que le gouvernement fédéral n’a pas le droit de faire en l’occurrence, c’est d’imposer une pénalité et il n’en impose pas: il se contente de supprimer l’allocation aux gens qui n’en rempliront pas les conditions prévues.C’est alors que le sénateur Hugessen en vient au discours de M.Montréal, se prononça de nouveau en faveur du projet de loi sur les allocations familiales.Il est vrai que ce bill pourrait être amélioré sur certains points, dit-il, en particulier les clauses qui prévoient des réductions d’allocations après la 5e enfant.Mais il croit que ce projet de loi s’impose et qu’il importe de l’adopter au plus tôt possible afin de venir en aide sans tarder à ceux qui ont si grandement besoin de ces allocations.Il sera toujours temps d’améliorer la loi sur ses points faibles à d’autres sessions, dit-il.Sur la question de soumettre le bill à une conférence inter-provin-ciale, le sénateur Du Tremblay fait observer qu’on ne sait pas encore à quelle date aura lieu cette conférence, ni même si elle sera convo, quée.Du reste, dit-il, s’il est bon de consulter les provinces, les questions sur lesquelles le gouvernement fédéra! a besoin de leur coopération n’ont trait qu’à l’administration et les provinces n’ont rien à voir sur les montants que le gouvernement fédéral s’apprête à distribuer sous la forme d’allocations familiales.Le sénateur montréalais espère que, par son attitude, l'opposition n’a pas l’intention de détruire un bill dont elle a approuvé le principe et dont elle ne devrait pas maintenant retarder l’adoption.Il faut songer, dit-il, aux 350,(100 familles qui ne s'occupent pas de savoir quel est le premier ministre de telle ou telle province, mais qui n’ont qu'un intérêt: recevoir ces allocations familiales le plus tôt possible.La proposition de l’opposition ne pourrait avoir qu’un résultat, celui de tuer le bill.Et M.DuTremblay de terminer par un éloge du premier ministre, M.King, qui, pour avoir proposé au Parlement un projet de loi aussi bienfaisant, passera à l’histoire comme un grand bienfaiteur de la famille.M.W.-J.Hushion, libéral de Montréal, s’oppose à l’idée de soumettre cette loi avant son adoption à une conférence fédérale-provinciale parce que, selon lui, il n’y a aucune coopération à attendre de M.Drew et probablement, ajoute-t-il, de M.Duplessis.Mais cela n’est pas pour lui une raison suffisante pour retarder l’adoption du bill.M.J.-P.Molloy, libéral du Manitoba rappelle que l’opposition a retardé de semblable façon l’adoption des lois sur les pensions de vieillesse et de l’assurance-chôma-ge.Si M.Drew et ses collaborateurs ont l’esprit assez étroit pour chercher à se faire du capital politique avec le bill des allocations familiales, il n’y a qu’à les laisser se pendre eux-mêmes.M.Gustave Laçasse, dernier sénateur à prendre la parole à ce sujet, pose cette alternative: le bill est bon ou mauvais; en approuvant le principe du bill à l’exception d’un seul oppositionniste, les progressistes-conservateurs ont jugé que ce bill était bon.Ils n’ont pas de raison d’en vouloir maintenant retarder l’adopttion.M.Laçasse se demande ce qui se serait passé si M.Drew avait fait son discours deux semaines plus tôt, alors que le bill se trouvait encore devant les Communes?Il rappelle que lors du bill sur les pensions de vieillesse, c’est la province de Québec, non l’Ontario, qui était le point d’interrogation.Mais Québec n’a pas alors cherché à empêcher l’adoption de la loi ni lancé de défi aux autres provinces.Le sénateur ontarien reproche ensuite à M.Drew d’avoir commis pour le moins une grossière exagération en disant que la question qu’il avait soulevée était presque aussi importante pour l’avenir que la guerre elle-même.faits divers w-w nm 1 Militaire poignardé au parc Jarry Esskjmbre en liberté provisoire — L'affaire de l'élection Un jeune militaire, Marcel Cabana, 22 ans, 4829 rue Rivard, a été noignardé hier soir ah parc Jarry.Il est présentement à l'hôpital Saint-Luc, où les autorités médicales déclarent que son état n’est pas grave.Selon les renseignements obtenus, il appert que le jeune soldat était accompagné d’une amie lorsque soudain il sentit une douleur au dos.Il crut qu’un inconnu venait de lui donner un coup de poing dans le dos.Il alerta la police et un peu plus tard, il était transporté à Saint-Luc, souffrant de blessures dans le dos.La police fait enquête.Cautionnement pour Essiambre Le juge Armand Cloutier a accordé hier un cautionnement de $950 à Donat Essiambre, accusé de tentative de meurtre sur la personne de M.Gérard Auger, 28 ans, 4724, boulevard Saint-Laurent.Essiambre aurait blessé d’un coup de feu M.Auger, alors que tous deux étaient à prendre des libations au café New Belmont.Le principal témoin hier après-midi à l’enquête préliminaire a été M.Auger lui-même.Il a révélé qu’il s’agissait d’un pur accident.L’avocat de la défense a suggéré au tribunal de renvoyer la plainte purement et simplement.Le tribunal a ajourné le jugement dans cette affaire au 17 août prochain.Suspect détenu La police croit détenir celui qui a fait feu sur Caramel Rossi, le chef .de bande, actuellement à l’hôpital Saint-Luc.On n’a pas révélé l’identité du suspect, et les perquisitions se continuent dans cette affaire.Rossi a été blessé mardi dernier, au cours de bagarres qui se sont produites rue Sainte-Catherine est.Soixante et onze personnes sont présentement détenues dans cette affaire.Rossi, l’un des trois hommes détenus à la suite du saccage d’un salon de barbier, a reçu une transfusion de sang hier.Les deux autres sont Bob Birno et Johnny Young, qui ont comparu devant le juge Monet.L'affaire de l'élection Les bagarres électorales qui se sont déroulées mardi dernier ont eu des répercussions hier en Cour alors que les 71 prévenus comparaissaient de nouveau devant le juge Amédée Monet.Après avoir passé une journée aux bureaux de la gendarmerie royale pour fins d’identification, ils revenaient hier pour apprendre la décision du tribunal au sujet du cautionnement.Ceux qui demeurent en ville pourront jouir de leur liberté provisoire moyennant un cautionnement de $950, tandis que les étrangers devront attendre en prison jusqu’à leur enquête préliminaire fixée au 17 prochain.Une légère discussion s’est élevée sur le cas de 4 particuliers dont Tan est un pompier au service de la ville de Montréal.Ces quatre hommes auraient été appréhendés bien qu’ils n’aient pas été mêlés à cette affaire.L’avocal de la défense demanda de leur accorder ta liberté sur parole, mais le juge oécida de ne pas créer de précédent et fixa les cautionnements.Blessés dans un accident Deux autos sont entrées en collision hier, a la Pointe-aux-Trem-bles, causant des blessures aux occupants de l’une des voitures.Les victimes .sont M.Paul Gauthier, 12,164 çst, rue Notre-Dame et Mme Gauthier, qui ont reçu de légères coupures aux mains.L’autre véhicule était conduit par M.Félix Mac-Murray, de Saint-Alexis-des-Monts.Blessée par une motocyclette Mme Edmond Lefebvre, 59 ans, 7155B rue Saint-Denis, a été grièvement blessée hier lorsqu’elle a été trappée par une motocyclette, rue Jean-Talon, près De Qaspé.Elle a été transportée à l’hôpital Saint-Luc souffrant de lacérations et de blessures internes.Son état est assez grave.Mort accidentelle Le coroner du district de Montréal a rendu hier un verdict de mort accidentelle dans le cas de M William Pitt, 46 ans, .16,900 Lajeu-nesse, heurté par une auto comme il traversait la chaussée prés de son domicile.Victime repêchée Le corps de M.Victor Lampron, 20 ans, 2053 de Milliers, a été repêché hier, dans les eaux du fleuve Saint-Laurent, dans le voisinage de Verdun.M.Lampron se serait noyé dimanche soir, alors qu’il voguait dans un canot en compagnie de M.Aimé Poupart, 21 ans, 1600 Cham-pigny.Ce dernier s’est aussi noyé et son corps a été repêché mardi dernier.Le cyclone de la Saskatchewan JOUR nui t tn toute sflisqn vos riiflis i son: DÉvELOPPÉStimPRimÉs , en DEUX HEURES - APPELEZ R U) PUflRfïinCIE ITIOflTREAL U fun «ftwuc touuuum M au mono* un .7251 « M.Raphaël Bélanger serait gérant aux Trois-Rivières .Suite de l'imbroglio Asselin I Kamsack, Sask., 11 (C.P.) — Le cyclone qui a traversé Kamsack, en Saskatchewan, a causé des dommages évalués à $1,000,000.On a j rapporté aussi que 37 personnes ont été blessées et que 400 maisons ent été détruites.Une disette d’eau > sévit présentement dans cette ville ! qui est aussi privée d’électricité.La population ne manque pas de vivres cependant.Kamsack est un centre agricole d’importance, desservi par le Canadien National, à 225 milles environ au nord-est de Saskatoon, Deux édifices détruits Arrtigonish, N.-E., 11 (C.P.) —Un incendie a détruit de bonne héure ce matin deux édifices dans le quartier des affaires de cette ville.Les dommages sont évalués à $25,-(100.Les flammes activées par un vent violent, ont menacé les immeubles avoisinants.Personne n’a été blessé au cours des manoeuvres.Retenez le "Devoir" d'avance chez votre dépositaire — c'est le SEUL MOYEN de ne jamais le manquer — 3 sous le numéro.Téléphones au service du Tirage : BEIair 3361 4 : il vous donnera l’adresse Dtiair * il vuio ounners i dureras • '-iv/suisixo^a^sa d’un dépositaire de votre voisinage.I rant des Trois-Rivieres.Les Trois-Rivières, 11 (D.N.C.) - Le prochain gérant de la cité des Trois-Rivières sera M.Raphaël Bélanger, actuellement gérant de la ville de Valleyfield.Des milieux fiables ont confirmé cette nouvelle.Nous croyons savoir, de plus, que M.Roland Paille n’en appellerait pas, devant la Cour d’appel, du jugement rendu ne faveur de la cité des Trois-Rivières par M.le juge Fabre-Surveyer, de la Cour supérieure.M.Jean Asselin, dont le contrat d’engagement pour deux ans n’a pas été renouvelé, le 9 juin dernier, abandonnerait tous droits qu’il croirait avoir dans le litige, à la faveur duquel la cité des Trois-Rivières n’a pas été administrée par un gérant, depuis deux mois.La majorité du conseil, sinon la totalité, aurait convenu de la nomination de M.Bélanger, dans quelques jours, et le nouveau titulaire entrerait en fonctions immédiatement, Seul le fait que M.Paille n’a pas fait savoir encore qu’il en appellerait ou non du jugement de la Cour supérieure a empêché nos édiles de faire la nomination plus tôt.On se rappelle que la majorité du conseil avait décidé de nommer M.Bélanger gérant des Trois-Rivières, le 9 juin 1942.M.Téchevin Frédéric Poliquin, Ta révélé lors d’une séance récente du conseil.Par la suite, le conseil de Valleyfield a demandé au conseil des Trois-Rivières et à M.Bélanger de renoncer aux engagements qu’ils avaient contractés, et M.Jean Asselin, alors gérant de La Tuque, devint gérant des Trois-Rivières.Il avait aussi été question, tout d’abord, que le conseil arrêterait son choix sur M.Laurent, de la Commission municipale, comme gé-èr 4020 e»t, Ste-Citherint - AM.2111 Coin Jeanne D’Arc, prêt bool.Pie JX Garçon pour faire les courses; moins de 16 ans; promotion éventuelle; emploi permanent.S'adresser "Le Devoir", 430 Notre-Dame est, Montréal.Afflux de curieux à Londres Londres, 11 (A.P.) — Au moment où tous ceux qui peuvent le faire sont priés de quitter Londres, on constate un afflux de persojyies désireuses de pénétrer dans la région de Londres pour constater les dommages faits par les bombes-fusées.On dit qu’il y a plus de personnes qui entrent dans Londres qu’il y en a qui en sortent.C’est là le nouveau problème auquel doivent faire face les autorités.On note que les bombes-fusées contiennent maintenant des bombes incendiaires.Elles seront combattues avec les mêmes moyens employés contre les bombes incendiaires ordinaires.16 navires coulés Washington, 11 (A.P.) — Des submersibles américains opérant dans des eaux japonaises ont détruit seize autres navires de transports ennemis, selon une nouvelle publiée hier par la marine.o DUPLIS.— A Montréal, le 9 aoû1 1944 à Tâge de 56 ans, est décédé Armand Dupuis, ingénieur civil et vice-président de Dupuis Frères Liée, époux d’Aline Dupuis Les funérailles auront lieu samedi le 12 courant.Le convoi funèbre partira de sa demeure no 3430 rue Berri.à 9 h.15, pour se rendre à Teglise Saint-Louis de France, où le servi- ce sera célébré à 9 h.30.Et de là Drew et^prend laj défense des Ca au cimetière de la Côte des Neiges.‘ 1 lieu de sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.nadiens français du Québec.L’opposition approuve un principe que M.Drew désapprouve, dit-il.Elle n’approuve ce principe i .t-utto .-, i v .c,u en aPParence, car elle prend le LAI HIER.— A I hopital Notre- mej]ieur moyen de détruire le bill Dame de Montréal, le 11 août 1.44 , en exigeant de le soumettre à une a 1 age de -8 ans, est de ce (le Guy conférence où elle sait fort bien Laurier, optométriste chez Dupuis Frères, fils bien-aimé du docteur R.-C.Laurier et de Marie-Louise Laurier.Les funérailles auront lieu lundi le 14 courant.Le convoi funèbre partira des salons mortuaires de la Société Coopérative, no 302 est,.Ste-Catherine.à 8 h.45, pour se rendre à 1 église Saint-Pierre-Apôtre, où le service sera célébré à 9 heures.Et de là au cimetière de la Côte des Neiges, lieu de sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.Imprimés de deuil MEMENTOS — REMERCIEMENTS Imprimé» ou cravés | ¦¦ —¦¦¦¦' Pri* et spécimens sut demande L’Imprimerie Populaire.Limitée 430.Natta-Dame est.Montréal Tel.BEIair 3361 {CALENDRIER Se MOIS AOUT 31 JOURS Ot-mJiin: SAMEDI 13 AOUT 1941 STE CLAIRE, veuve.r eïe- fl,, so)eil.4 h.56 Ccaclier du soleil, ^ h.13.T ever de la lune, matin.O itcl'i’r de > ' lime, 3 h.32.Pl'ii! Lune, le 4.à 7 h 3jm Lun Mar Mer Jeu Ven /T ¦ Ql 1 2 3 4 6 7 8 9 19 “l U 14 15 16 18| 3S 2?221 23 24; 25 27 2$ 23 39 31 ® ! at.n Sam naires du prêt-bail.Le C.A.R.C.a prouvé qu’il avait toute Vhabileté et l'audace que le monde entier attendait de lui.l/Evening Standard continue : “Mais c’est aux fils du Canada dans Caen que nous pensons actuellement, au jour de l’anniversaire de l’offensive décisive lancée par leurs pères à Amiens contre les armées du Kaiser.” ____ Florence et ses trésors artistiques Rome, Il (A.P.) — Florence, un des plus grands centres artistiques du monde, est sur la ligne de feu depuis six jours, mais la plupart de ses trésors artistiques, comprenant des peintures de Michel-Ange, Boti-celli, Donatello, Giotto et de plusieurs autres, sont intacts.Il n’y a pas de batailles dans Florence même et la 8e armée n’a pas l'intention de combattre pour sa possession; la huitième armée occupe les faubourgs de la ville.UN CLASSIQUE~FRANÇAIS Le “Devoir” commence aujourd'hui la publication de l’un des classiques de la langue française: “L’OISEAU BLEU” de Madame d’Aulnoy, — le conte qui, après deux siècles et demi, continue d’être lu et relu.Décrivant une route sur le front d’invasion de la Normandie, Gerald Clark, correspondant de guerre du Montreal Standard, a écrit: .puis de petites évocations du foyer, com* me un carton vide de cigarettes Sweet Caporal .; Parce que, de même que les Sweet Caps s’en sont allées dans les havresacs des troupes d’invasion, ainsi elles s’en vont avec les Canadiens:—marins, aviateurs, soldats — de par le monde entier.Car les Sweet Caps sont les ciga« rettes les plus populaires au Canada, là-bas, partout! CIGARETTES SWEET CAPORAL "La forme la plus pure sous laquelle le tabac peut être fumé" l300 — —— ^ VOLUME XXXV No 184 j TROIS SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS PAR LA POSTI EDITION QUOTIDIENNE CANADA $6.00 (Sauf Montréal at U banlieue) Etats-Unis et Empire britannique 8 00 UNION POSTALE 10.00 EDITION HEBDOMADAIRI CANADA 2 00 Etats-Unis et UNION POSTALE 3.00 LE DEVOIR Le DEVOIR est membre de la "Canadian Press" de l"'À.B.C." et de la "C.D.N.A." VINDREDÎ, lî AOUT 1944 T 4 Demain: Tria chaud, averse* ee eetr # et demain.MAXIMUM et MINIMUM | Aujourd'hui maximum, ta.Même date l’an dernier, M.Minimum aujourd'hui, 70.Même date l’an dernier, M.BAROMETRE : 10 h.a.m., ».»; H h.a.m* 2v,45.'K (Chiffre* fournie per le maleon M.-B.do Meeli, 444 Sherbrooke eet, UontrêelV Pour mettre fin à la grève du Tramway Réunion d'urgence, cet après-midi, du Comité des transports des citoyens de Montréal t.e Comité des Transports ties ci-\\ignac que l’ordonnance CP 1003 î?Jfen?de Montréal, composé de la passé à Ottawa, a suspendu toutes Chambre de commerce, du Board of Trade, et de plusieurs autres associations, se réunit cet après-midi pour aviser aux moyens à prendre pour faire cesser immédiatement la grève du tramway.Nos gouvernants ont le devoir de protéger les intérêts des citoyens de la métropole et il est suprê-wiement injuste de faire souffrir 1,500,000 personnes pendant plus longtemps, selon le Comité des Transports des citoyens de Montréal, qui a fait faire des relevés un peu partout dans la ville et a pu constater que la vie commerciale, industrielle et même la vie ordinaire de tous les gens est entièrement désorganisée.La situation en est rendue à un point, fait-on observer, que c’est du veritable désordre, et le Comité des transports des citoyens de Montréal estime que c’est le premier devoir de nos gouvernants de mettre fin sans délai à cet état de choses.La métropole du Canada, selon le Comité des transports, ne peut plus endurer la situation intolérable qui existé de puis neuf jours.Il faut aujourd’hui même que les gouvernants agissent et prennent les moyens necessaires pour rétablir le service du tramway.Il y va de la sécurité générale de la population.En effet, les hôpitaux, les maternités, les malades, les infirmes, les pauvres, les ouvriers, le commerce, l’industrie et même les oeuvres de charité sont immobilisés ou presque.Le Comité des transports de§ citoyens de Montréal en appelle de nouveau à tout le monde.Il faut que chacun écrive ou télégraphie aujourd’hui même au premier minisire du Canada, M.Mackenzie King, pour lui demander de résoudre le problème.Tout délai nouveau serait desas-Ireux.La population entière de Montréal attend maintenant que les gouvernants agissent vigoureusement et sans plus tarder, d’après i’opinion unanimè de tous les membres du Comité des transports des citoyens de Montréal, ¥ * * (Par Pierre LAPORTE) Les élections passées, il semble que la grève du tramway doive enfin se régler dans un bref délai.Après dix jours d’inaction les au-tori>és fédérales, provinciales et municipales se sont mises de la partie presque d’un commun accord et l’on peut espérer que leurs efforts réunis amèneront bientôt la fin de cette grève, la troisième en dix-sept mois, que lès Montréalais ont endurée avec une patience qui devrait faire l’admiration des étrangers.Maft la patience humaine a des bornes.et les bornes ne seront peut-être pas bien loin s’il faut que noüs ayons une journée ou deux de plùie.Urie rumeur veut aujourd'hui que les autorités fédérales servent samedi matin un ultimatum de vingt-quatre heures aux grévistes, à l’expiration duquel “le gouvernement prendrait, des mesures énergiques" ces lois provinciales et ces règlements municipaux et que maintenant seul Ottawa a l’autorité en la matière.* * * Ottawa, 11.— Dans des milieux biçn informés de la capitale fédérale, on nous informe que le premier ministre du Canada, M.Mackenzie King, aurait déclaré qu’il interviendra ce soir ou demain dans la grève de la Montreal Tramways, à moins que les employés Vie soient retournés au travail.Le gouvernement fédéral Le gouvernement fédéral, apprend-on dans les milieux ministériels, prendrait sous peu des mesures énergiques pour mettre fin à cette cessation de travail qui affecte la presque totalité des citoyens de Montréal.Les autorités étudieraient présentement les meilleurs moyens à prendre dans ce but.Il est de plus en plus question d’un “ultimatum’’ que l’on servirait aux grévistes samedi matin et qui expirerait vingt-quatre heures plus tard.Faute de répondre à cet ultimatum, les grévistes se verraient exposés “aux mesures énergiques” que prendrait Ottawa.Les autorités ont déclaré qu’il est temps de mettre fin à cette grève, d’autant plus qu’il semble impossible d’en sortir sans coercition.Les grévistes tiennent mordicus à la clause d’atelier d'union et la Montreal Tramways tient, avec non moins de décision, à laisser ses employés libres d’appartenir à l’union ouvrière de leur choix.Le gouvernement commencerait par inviter les ouvriers à reprendre volontairement leur travail, quittes à soumettre leur différend à refusent ce compromis, Ottawa interviendra d’une autre façon, La Cie des Tramways Les directeurs de la Cie des Tramways vont tenter, demain matin, à 9 heures 30, de mettre des autobus et des trams en service, à condition qu’ils puissent avoir la protection de la police pour leurs employés.Après s’êtrë adressé à M.Fernand Dufresne, directeur de la police municipale, qui a déclaré qu’il ne pouvait mettre à la disposition de la compagnie tous les constables qu’elle reclame, M.Blair, président du Tramway, a fait la déclaration suivante: “La réponse que nous1 avons reçue de Me Fernand Dufresne ne constitue pas, de l’avis de la Compagnie des tramways, un assurance satisfaisante de protection suffisante pour ses employés et pour sa propriété.La compagnie a donc ccmmuniuqé, par télégramme, avec le procureur général de la province pour le prier de prendre les mesures qu’il faudra afin de lui fournir la protection dont elle a besoin.Elle a demandé en outre qu’on l’informe le plus tôt possible de ce que l’on fera”.M.Blair ajoutait: ^ .* ¦ h “Il est de notre intention de pu- De son coté, le procureur général b]i d ]es journaux une annonce la province, M.Léon Casgrain, a demandant à tous les employés declare que la province de Quebec ™ ]a compagnie qui consentiraient à reprendre leur travail de se( rapporter pour travailler à 9 h.le la Cour suprême du Canada.S’ils Joyens de Montréal a fait pronon- n’est pas en faveur des grèves et particulièrement de la grève des tramways à Montréal.Elle prendra, dit-il, toutes les mesures nécessaires pour y meltre fin”.Enfin, le conseil muncipal s’est réuni en caucus général à midi pour étudier la question et entrer en action lui aussi.Les parties en cause ont réagi fortement devant l’attitude des trois autorités.La Compagnie des Tramways a entrepris une grande campagne de publicité à la radio et dans les journaux et elle a annoncé qu’elle tenterait de remettre une partie de ses voitures en service à 9 h.30 samedi matin, à condition qu’elle J misse protéger ses employés contre es grévistes.La Fraternité des employés de chemins de fer a rapidement réuni Et tout cela sans compter les pertes incalculables d’argent forcément subies par la population entière.En face de ce tort immense causé à tous les citoyens de Montréal.qui osera prétendre que la présente grève est justifiée?qui osera prétendre que le bien recherché par la Fraternité des employés de tramways, l’atelier d’union, est proportionné à pareil tort?qui osera prétendre qu’une organisation syndicale puisse, à bon droit, faire la grève contre un service d’utilité publique aussi facilement qu’en présence d’une entreprise privée pour obtenir l’atelier d’union?Tout homme de bon sens admettra la différence.L’expérience ne confirme-t-elle pas, du reste, qu’en règle générale l’atelier fermé résulte du libre consentement des parties intéressées.Les employés de tramways, dans le passé toujours si soucieux du bien-être du public vovageur, ne méritaient-ils pas d’être mieux guidés?A grands cris la population de Montréal réclame le rétablissement du transport urbain mais sans dictature ouvrière.” Alfred CHARPENTIER, président général de la C.T.C.C.Les citoyens et la grève Les citoyens canadiens-français et canadiens-anglais ont formé un comité conjoint pour réclamer la cessation de la grève.Présidé conjointement par M.L.-Eugène Courtois, président de la Chambre de commerce de Montréal, et par M.J.H.Brace, président du Montreal Board of Trade, le Comité des ei- M.King en faveur d’un drapeau canadien Ottawa, 11 (C.P.) — Le premier ministre King a déclaré aujourd’hui aux Communes qu’il est en faveur d’un drapeau canadien et de la reconnaissance du chant O Canada comme hymne national canadien.Ce chant s’ajouterait au God saxe the king, l’hymne de l’Empire.¦.- ^ a r a - Cinq blessés dans un accident Un camion transportant 45 personnes a frappé un poteau de lfHy-dro-Québec, vers sept heures ce matin.Cinq voyageurs ont été blessés et transportés à l’hôpital.Les La situation politique M.Maurice Duplessis assumera la direction de l'administration de la province, le mercredi, 30 août prochain-Entrevue amicale entre le premier ministre sortant de charge et son successeur — Le Dr J.-F.-A.Catien, de l'Union nationale, l'emporte, aux urnes, sur son concurrent libéral, M.Edmond Hamelin — M.God bout désignera un député libéral pour pairer avec le major Sauvé, député élu de l'Union nationale, actuellement en France-Le succès du Crédit social en Alberta Québec, 11 (D.N.C.Ü — “Je prendrai la direction de l’administration mercredi, le 30 août -, „ ___ provictimes sont MM.Kenneth Fox, 35 ' chain.” Voilà ce qu’a déclaré hier ans, 5619 Wellington; Edgar Ma-! M.Maurice Duplessis, premier mi-thieu.45 ans, 3785 Gertrude, Ver-i nistre élu de la province, à sa sor-dun, John McKay, 39 ans, 4803 Wel- ! Be du bureau de M.Adélard God-lington, Fred Cape, 44 ans, 1071 I bout, où il avait eu une entrevue Allard, à Verdun, qui ont été trans- | avec le chef actuel du gouverne-portés à l’hôpital Général de Ver- i ment- Le chef de l’Union nationale dun, et M, Michael Nicholas, 65 ans, i n apas voulu amplifier cette décla-117, 3e avenue, Ville LaSalle, trans-ir.a*'on,e‘ ?élud.e.des ««‘«’s
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