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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mercredi 23 août 1944
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1944-08-23, Collections de BAnQ.

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“Le Canada est une nation souve^ raine et ne peut avec docilité accepter de la Grande-Bretagne, ou des Etats-Unis, ou de qui que ce soit d’autre l’attitude qu’il lui faut prendre envers le monde.Le premier devoir de loyalisme d’un C nadien n’est pas envers le Commonwealth britannique des nations, mais envers le Canada et son roi, et ceux qui contestent ceci rendent, à mon avis, un mauvais service au Commonwealth.” (U-x-nt Lord TWEEBSMUII* LE DEVOIR Montréal, mercredi 23 août 1944 REDACTION ET ADMINISTRATION 430 EST.NOTRE-DAME MONTREAL TOUS LES SERVICES TELEPHONE i BEIsir 3361* SOIRS, DIMANCHES ET FETES Directe» s George* PELLETIER FAIS CE QUE DOIS Rédacteur en chef : Orner HEROUX Administration I Rédaction 3 Gérant i BEIair 3361 BEIair 2984 BEIair i 3361 Le général de Gaulle annonce la libération de Paris M.Drew s’explique.Mflis il n'améliore pas sa situation — Une attitude impolitique et dangereuse — Un bon conseil que devraient tâcher de lui faire entendre les amis du premier ministre ontarien M.Drtw éprouve le besoin de s’expliquer.La Gazette de ce matin nous apporte le texte d’une déclaration qu’il vient de communiquer aux agences de publicité.Nous regrettons d’avoir tout de suite à dire que cette déclaration n’améliore point la situation du chef du gouvernement ontarien.Bien au contraire.* * * M.Drew se plaint qu’on l’ait — de bonne foi, admet-il — mal interprété, que de braves gens aient été victimes d’une habile campagne menée contre lui.Mais sur quoi aurait porté cette campagne?En quoi aurait-elle faussé l’attitude du chef du gouvernement ontarien?M.Drew dit qu’on l'aurait accusé d’être hostile aux allocations familiales, alors qu’il aurait explicitement dé-daré, dans la causerie radiophonique qui a fait tant de tapage: Nom sommes favorables à ce que l’on prenne toute mesure convenable pour favoriser l’établissement de familles nombreuses et en bonne santé.Nous sommes en faveur de saines dispositions pour les allocations familiales et la sécurité sociale (We are in favour of every proper step being taken to encourage large and healthy families.We believe in sound provisions for family allowances and social security).Ceci paraît, en effet, bien clair et nous avions toujours cru, pour notre part, qu’il en était ainsi, que M.Drew fondait d’abord son opposition sur une question de principe, qu’il soutenait que les services dits sociaux doivent être d’ordre provincial, qu’il était d’avis que le gouvernement fédéral n’a pas le droit d’employer à autre chose qu'à des fins de guerre les impôts qui lui ont été abandonnés par les provinces pour ces fins uniquement et pour la durée de la guerre seulement.En d'autres termes, la thèse essentielle de M.Drew paraissait être: Remettez-nous nos impôts et nous nous chargerons des allocations familiales et autres services de ce genre., Là-dessus, et de quelque désagréables discours que la proposition fût accompagnée, il y avait moyen de mener dans son voisinage une campagne parallèle.La question de l’autonomie provinciale, du droit des provinces à régler toutes les affaires qui les concernent directement, aurait dominé, sinon fait oublier le reste.¥ » * Nous verrons tout à l’heure que M.Drew a l'air d'abandonner cette vaste plate-forme où il aurait pu rencontrer d’intéressantes collaborations, pour s’en tenir à un programme beaucoup moins solide, — et beaucoup plus dangereux pour lui.Mais il faut d’abord marquer une couple d’autres points de sa déclaration.M.Drew tient à bien souligner le fait que l’Ontario n’entend point conserver pour elle seule les bénéfices de sa situation financière.Il rappelle que, dans sa causerie radiophonique, il disait: Nous n’avons pas la moindre idée que les ressources financières de cette province ne devraient pas appuyer toute mesure légitime destinée à aider toute partie du Canada qui a besoin d'aide.Nous voulons prendre notre pleine part dans la construction d’une nation puissante et prospère (We have no thought that the financial resources of this province should not stand behind every legitimate measure for the assistance of any part of Canada which is in need of help.We want to take our full share in building a powerful and prosperous nation).Il tient pareillement à protester contre l’insinuation qu’il ne se rendrait pas compte de l’avantage qui résulte pour sa province du fait qu’elle possède les bureaux chefs de maintes compagnies qui font affaires dans tout le pays.Il répète cet extrait de sa causerie radiophonique: Nous, de l’Ontario, nous rendons compte que la présence dans cette province de grands bureaux-chefs de maintes organisations d'ordre national nous apporte des sources additionnelles de revenu.Nous serions moins que justes si nous n’étions pas disposés à partager tes avantages qui nous viennent par là pour le bien commun de tout le peuple canadien (We in Ontario realize how the location in this province of large head offices of many national organizations does give us added sources of revenue.We would be less than fair if we were unwilling to share the advantages we gain in this way for the common welfare of all the people of Canad»).Et là encore ceux qui auraient contesté ce point étaient évidemment dans l’erreur.¥ ¥ ¥ Ce n’est qu’avec la province de Québec que M.Drew n’entend point partager ces avantages.Il nous le répète de façon explicite et qui.franchement, ne paraît pas laisser place à la moindre équivoque.Je dis alors [ceci suit immédiatement le paragraphe que nous venons de citer] que ceci était subordonné à une exception.Je dis aue le peuple de l’Ontario désire l’amitié du peuple de Québec et que nous croyons au il existe une base réelle pour l’unité nationale.Mais je dis dans les ter- mes les plus explicites que, dam te cas de Québec, le peuple de l’Ontario ne voulait pas que son argent s’en allât dans cette province pour lui donner des avantages spéciaux, pendant que, dans le même temps, cette province, telle qu officiellement représentée, niait l’égalité d’obligation dans le fardeau de la guerre (l then went on to say that this was subject to one exception.I said that the people of Ontario wish the friendship of the people of Quebec and that we believed there was a real basis for national unity.But I did say in the most explicit terms that in the case of Quebec the people of Ontario were unwilling to have their money go to that province to give it special advantages while at the same time that province, as officially represented, was denying equality of obligation in the burdens of war).C’est bien clair —- d’aucuns seraient tentés de dire trop clair.¥ ¥ ¥ Et c’est à la fois impolitique et dangereux.Il serait étonnant que M.Drew ne s’en aperçût point assez tôt.On sait que la question est fort discutable — et très discutée déjà — de savoir si l’Ontario, en vertu du nouveau projet de loi, rendrait tant de services que cela à notre province: que ce projet, dans notre province même, est bien discuté et n’a pas eu de plus vigoureux critique L’armée du général Patch est entrée à Grenoble Bloc - notes (par Emile Benoist) Les Anglais sont étonnés Un récent bulletin du ministère fédéral de l’Agriculture nous informe que le colonel J.-G.Robertson, commissaire agricole du Canada en Grande-Bretagne, est rentré au pays, pour consultation avec son ministre, M.James-G.Gardiner, et aussi avec les fonctionnaires du ministère.Le bulletin relate que M.Robertson a tenu à déclarer, dès son arrivée à Ottawa, que le prestige du Canada en Grande-Bretagne n’a jamais été aussi grand qu’il ne l’est présentement.“Le peuple des Iles britanniques, dit M.Robertson, est étonné de la part déployée par le Canada, avec une population de moins de douze millions d’habitants, dans l’effort de guerre.Les Anglais se demandent comment le Canada a pu fournir des quantités considérables de produits alimentaires essentiels, de qualités supérieure, tout en fournissant des armes et des munitions et en maintenant des centaines de mille hommes et femmes dans la marine, l’armée et l’aviation.” Le colonel Robertson — le bulle- q„, M.Godbout q»i .ptodamé qu’il le faudeai; to„p,é- !SÆtlo“Sf“»Ti“e ter, tant il lui paraissait insuffisant, par des allocations; pas bien ce que cela ait à faire dans provinciales.On sait aussi, et cela va de soi, que si l'on | le cas d’un commissaire agricole — accepte, comme base d’un pareil projet, la Confédération | énumère avec pas mal de détails ce elle-même, les ressources générales de la Confédération a la Gra?doivent être à son service, comme servira à la Confédération entière le surplus de valeurs, humaines et financières, qui résultera de la croissance, dans des conditions meilleures, de familles plus nombreuses.Mais là n’est pas le point qu’il nous paraît urgent de souligner aujourd’hui.Ce qui est proprement absurde, c’est qu’une province prétende subordonner son attitude, en pareille matière, à celle qu’est censée entretenir sur une question complètement étrangère au débat une province voisine.Et c’est aussi dangereux qu’absutde.¥ ¥ ¥ Les différences de sentiment et d’attitude qui peuvent exister, non point entre les deux provinces, mais entre certains éléments des deux provinces, quant aux choses de la guerre, résultent de facteurs divers et anciens, — et qu’on ne supprimera point par une menace de châtiment financier.Tous les hommes de bon sens, quelles que soient leurs opinions personnelles, souhaitent qu’avec la fin de la guerre s’atténuent, si elles ne peuvent totalement disparaître, les difficultés actuelles.M.Drew, qui ne passe ni pour ce que l’on appelle couramment un fanatique ni pour un imbécile, ne se rend-il^ pas compte qu’il prend le plus sûr moyen de les maintenir et de les exaspérer?Ne comprend-il pas qu’il va empoisonner tous les débats futurs, autour d’un problème purement social, par cette évocation des querelles nées de la guerre?Ne comprend-il pas qu’en donnant à son opposition au projet fédéral des Allocations, qui pourrait parfaitement se défendre et trouver chez nous même des approbations, l’allure d’une menace, d'un châtiment contre notre province, il risque de dresser, non seulement contre lui, mais contre tous ceux de ses copartisans qui ne le désavoueront point une violente colère?¥ ¥ ¥ * Mais il y a autre chose, qu’il faut bien indiquer de la façon la plus discrète possible, sans élever la voix et comme l’on marque l’inéluctable conséquence d’une opération mathématique.Cette richesse, que M.Drew n’entend point, à cause des mauvais sentiments [qu’il eftime] de leurs représentants, partager avec ses voisins de Québec, elle n’est point — il le répète — le fait exclusif des Ontariens.Elle résulte pour une part du fait que de grandes industries ou de grandes maisons de commerce, qui font leurs affaires dans tout le pays, ont en Ontario leur principal siège social.Or rien n’oblige les gens des autres provinces à continuer d’enrichir ces gros fournisseurs de la caisse provinciale ontarienne.M.Drew tient-il à provoquer une campagne de boycottage?Il doit savoir que c’est une chose qui se lance beaucoup plus facilement qu'elle ne s’arrête et que pourraient, à l’occasion, encourager certains de ses congénères de notre province, lesquels ne s’inquiéteraient pas trop de la provenance de leurs nouvelles commandes ou de leurs clients nouveaux.¥ ¥ ¥ M.Drew ferait bien de regarder plus loin que son voisinage immédiat, de tâcher d’apercevoir les tournants plus ou moins lointains de la route où il paraît prêt à s’eugager.Ses amis lui rendraient, croyons-nous, grand service en lui répétant ce bon conseil.1 Il devrait être homme à l’écouter.23-VIir-44 Orner HEROUX de-Bretagne et ce qu’il propose de faire encore, en fait de fourniture deA vivres.* Il rappelle que c’est grâce au Canada si le ministère anglais des Vivres a pu augmenter de 50%, soit de quatre onces à six onces par semaine, la ration hebdomadaire de bacon auquelle a maintenant droit le consommateur anglais.En 1941, le Canada a expédié là-bas plus de 425 millions de livres de bacon.600 millions de livres en 1942, et 675 millions de livres en 1943.La quantité prévue pour les exportations de cette année sont encore beaucoup plus considérables.Pour le beurre, le fromage, les oeufs, le boeuf congelé, c’est à peu près la même chose.Le Canada fait de son mieux pour ravitailler la Grande-Bretagne en guerre.Dans l'après-guerre Cela nous vaudra-t-il, pour ces mêmes produits alimentaires, dans les années de l’après-guerre, un marché assuré dans les Iles britanniques, sinon un marché assuré fermement, du moins un marché où nous pourrions compter, à cause des services pendus, sur une sorte de régime, de préférence, quelque chose dans le genre de la préférence britannique que le Canada, sur scs propres marchés, accorde depuis fort longtemps aux produits (suite à la dernière page) eÇe carnet du grincheux Billet du soir Un "ordre de rédemption" Un de nos amis qaspésiens avail adressé une réclamation à une compagnie de transport.Le chef régional fait droit à sa demande et lui fait parvenir un chèque de remboursement avec l’exvression de ses regrets.Comme le réclamant est Canadien français, l’officier en question — un anglovhone — veut se montrer courtois; il charge un — on une — subalterne de rédiger une lettre dans la langue du destinataire, et la signe de confiance.Notre ami reçoit ce galimatias anglo-français que nous transcri- vons scrupuleusement, toutefois les noms: Abbé L.B.en taisanl Reverend Père: "Votre lettre datée du 18 juillet.19H, adressée à moi.est entre mes mains."Je regrette bien d’apprendre Vinconvènience et l’ennui que vous avez reçu en conséquence de l’information que vous avez déclaré, que vous avez faite réserver à L.et cette portion de votre plainte est examinée."Vous trouverez ci-inclus, le billet de Vissue de cet office l’ordre de rédemption pour $2.35 payable dans votre faveur le montant étant ce que vous avez ayé pour raccommodement du décrit ci-dessus, que vous m n’avez pas plus jouir dans les circonstances cités dans votre lettre."Nous espérons que ce remboursement servira a améliorer vos souffrances".Bien à vous, “L’ordre de rédemption'’ éremboursement) a évidemment fait plaisir au remboursé mais les tortures infligées à sa langue lui ont causé de profondes souffrances.It | a, sans aucun doute, tenu grand j compte de la bonne volonté de l'envoyeur mais il a vivement regretté l'incompétence inqualifiable du traducteur qui a si mal servi son maître.' MAXENCE 33-VIU-44 - ~ * Un épigrammatiste de la presse des Etats-Unis se demande si le président Roosevelt, dans le cas où il serait défait par M.Dewey, ne pourra pas invoquer un règlement de temps de guerre pour garder son logement à la Maison Blanche.Il ne parait pas que la charte de l’Atiantique ait prévu le cas., ?* ?Le même épigrammatiste prétend avoir rencontré une citoyenne de Californie, qui s’informait de ('Atlantic Chowder.Pareille désignation serait un bon pendant au Boston Tea Party.* * * Un avocat du Massachusseft est mort en léguant une somme de $40,000 à son chat favori.Un tribunal a reconnu la validité du legs.On finira par reconnaître aux animaux le droit non seulement d'hériter mais aussi de tester.* * * II n’y a pas qu’en France où se déroule la guerre des “partisans”; le Québec électoral en est le témoin depuis un temps fort lointain.* * * Guérillas le plus souvent puériles et qui nous conduisent au “maquis” de la division dangereuse dont nos ennemis se réiouissent et qu’ils entretiennent pour mieux nous dominer.* ?La glace commence à bloquer les entrées de la baie d'Hudson, parait-il.Pendant ce temps, nous en manquons à Montréal.• * « * Quel inventeur du Génie parviendra à installer un frigiduc (?) sur le modèle des oléoducs?Une “pipe-llne” conduirait les glaçons de l’Arctique jusqu’à nos entrepôts.Le Grincheux H-VIXI-44 ^ ^ ____________ Choses d’hier et d aujourd’hui “N’attendez point des circonstances extraordinaires pour faire de bonnes actions; sachez user des situations ordinaires.” « J.P.RICHTER Le rôle des forces françaises de l’intérieur — On parle d’un nouveau débarquement dans le voisinage de Bordeaux — La basilique de sainte Thérèse aurait été épargnée dans un Lisieux en ruines — Prise de Sens au sud-est de Paris — Le maréchal Pétain ne se tiendrait plus pour chef de l’Etat français — Les Allemands tenteront-ils de tenir la ligne de la Seine?Le grand quartier du généra! de Gaulle à Londres ! d'Auch, de Pau, d'AIbi et du Puy.Les garnisons aile-annonce aujourd'hui la libération de Paris.C'est sûre- ^ mandes des Pyrénées orientales se seraient repliées vers ment une grosse nouvelle, mais une nouvelle qui n'était Narbonne.Celles de la côte de l'Atlantique auraient réquisitionné toutes les autos et les bicyclettes de la région pour fuir en direction de Lyon.Des dépêches sérieuses annoncent maintenant de nouveaux débarquements alliés dans le sud-ouest de pas imprévue.Il y a déjà plusieurs jours que les colon nés étatsuniennes du général Patton avaient à demi investi la capitale française dont on pouvait attendre la chute d'un moment à l'autre.La prise de Paris n'of W iwwtiv.fc-U piJDC UC IUII3 nui- HVUTCVIUA UCIS\J I Vf jM will vil I i UIHCb UU115 16 SUU-UUCSl ÜC frait cependant pas un intérêt immédiat du point de ia France, au sud de Bordeaux.Les débarquements se vue militaire quand l'occasion s'offrait de détruire seraient effectués à Arcachon.Le grand quartier général allié a cependant refusé de confirmer ou de nier la nouvelle qui aurait été communiquée par les autorités militaires françaises en disant que "ce n'était toute une armée allemande sur la rive gauche de la Seine et c'est pourquoi l'attaque principale des armées du général Eisenhower n'a pas porté de ce côté.Un assaut direct contre Paris présentait par ailleurs le risque d'entraîner la destruction d'une partie de la ville si les Allemands avaient tenté de la défendre: il valait mieux l'envelopper pour amener les troupes allemandes à l'évacuer.En outre, les Français tenaient apparemment à libérer eux-mêmes leur capitale.Il est facile de comprendre que l'importance politique de Paris est beaucoup plus grande que son importance miiltoire, il est facile de comprendre que le général de Gaulle ait tenu à réserver aux formations clandestines l'honneur de libérer la capitale afin de relever le prestige et le moral français.Le bulletin officiel provenant du grand quartier du général Koenig, commandant des forces françaises de l'inférieur, se lit comme suit: Le matin du samedi 18 août, le Conseil national de la résistance et le Comité de libérafion de Paris de concert avec un délégué national, un membre et représentant du gouvernement provisoire de la république française, ont ordonné l'insu: rection générale à Paris et dans la région parisienne."Les forces françaises de l'inférieur, forfes de 50,000 hommes et soutenues par des centaines de milleipatriâtes sans armes, sont immédiatement passées à l'action."Hier, 22 août, après quatre jours de combat, l'ennemi avait éfik battu partout.Les patriotes occupaient tous les édifices publics.Les représenfanfs de Vichy ont éfé arrêtés ou se sont enfuis.C'esf ainsi que le peuple de Paris a joué le rôle principal dans la libération de la capitale.La police de Paris, qui était déjà en grève, a pris possession de la préfecture de police et transformé I Ile de ia Cifé en une forteresse contre laquelle est venue re briser l'ottaque des Allemands".Il y avait plus de quatre ans que les troupes allemandes étaient entrées à Paris le 14 juin 1940.Les dépêches n'inaiquent pas que les troupes alliées soient encore entrées dans Paris.Les Allemands n'ont pas encore admis la perte de Paris.La dernière émission radiophonique de l'agence "D.N.B." captée un peu après six heures ce matin disait tout simplement que la situation^s'étoit calmée à Paris à la suite de mesures sévères , mais il ajoutait que "l'on ne sait pas si des terroristes et des éléments irresponsables ne provoqueront pas de nouveaux désordres sous peu".On croit qu'il se trouve encore des arrière-gardes allemandes aux prises avec les troupes étatsuniennes aux environs de Rambouillet et d'Etampes.Il y a déjà plu-sieurs jours que I on rapporte un fort mouvement de véhicules de toutes sortes sur les routes qui conduisent hors de Paris, ce qui paraissait indiquer que l'évacuation de la capitale française était commencée.La British Broadcasting Corporation a annoncé que le général Charles de Gaulle était arrivé à Rennes en Bretagne après avoir visité Coutances, Avranches et plusieurs autres villes libérées.On soit que le chef du gouvernement provisoire fronçais a conféré il y o deux jours avec le généralissime Eisenhower.Il n'y a pas eu de communiqué de publié à la suite de cet entretien, mais on croit comprendre que les Français pourront administrer eux-mêmes leur capitale qu'ils viennent de libérer.Il semble confirmé que la Gestapo o arrêté Je ma- pas de son domaine".Les Allemands ont annoncé qu'un petit corps étatsunien serait débarqué avec l'appui des partisans français et sous la protection des canons de la flotte à Saint-Jean-de-Luz, à 6 mÜles de la frontière espagnole hier mais que les troupes allemandes auraient déjoué les tentatives de renforcer es corps plus fard par de nouveaux débarquements.La situation n'est pas très claire de ce côté, mais les opérations qui peuvent se dérouler dans le sud-ouest de la France n'ont qu'une importance secondaire.Il semble acquis que des troupes étatsuniennes et des troupes françaises ont opéré leur jonction dans le voisinage de Bordeaux.Il s'agissait apparemment de ia colonne blindée étatsunienne qui avait franchi il y a quelques jours la Loire au sud de Nantes et qui curait franchi foufe la distance de 170 milles qui sépare Nantes de Bordeaux et d'une division de volontaires français parfaitement organisée qui serait partie de Hendaye.DANS LE SUD DE LA FRANCE « —._________________- Les troupes de la 7e armée étatsunienne du général Patch sont maintenant rendues à 140 milles de ia côte de la Méditerranée.Elles viennent d'entrer à Grenoble, une ville de 95,000 âmes qui fut la capitale du Dauphiné.C'est une colonne blindée qui a réalisé cette avance rapide à travers les montagnes avec le concours des formations clandestines qui étaient fort actives dons la région de Grenoble.Cette avant-garde étatsunienne n'est plus qu'à 58 milles de Lyon et à 240 milles des colonnes du général Patton qui opèrent au sud de Paris.Pour se rendre à Grenoble, les blindés étatsuniens sont passés par Digne, Aspres, Gap, Saînt-Bonnet-l'Argentière, il lew a fallu livrer de conceit avec des formations du maquis une bataille de 1: heures contre les Allemands dans les rues de Digne.L'occupation de Grenoble permettra aux Alliés de couper les communications entre l'armee allemande du midi de la France et le nord-ouest de l'Italie et peut-être aussi de couper la ligne de retraite de la voilée du Rhône.i • * Sur ia côte même de la Méditerranée, une violente bataille fait rage autour du port militaire de Toulon qui a été encerclé par des troupes françaises.Les Allemands se sont retirés sur des positions fortifiées à un demi-mille seulement de l'arsenal et à quelques centaines de verges des quais.A l'est de Toulon, les troupes françaises ont occupé la ville d'Hyères, atteint le Pradet à quatre milles du port.Le gros de l'armée étatsunienne n'a plus que 12 milles à parcourir pour encercler Marseille.D'autres colonnes qui suivent la vallée de la Durance ne sont plus qu'à 28 milles d'Avignon sur le Rhône.SUR LE FRONT PRINCIPAL En Normandie, la 1ère armée canadienne avance rapidement vers la Seine.Sur la côte, les Belges se sont empares de la fameuse station balnéaire de Deauville ainsi que de Villers-sur-Mer pendant que les Hollandais procédaient au nettoyage de Houlgate.L'aile gauche de l'armée canadienne ne se trouve plus qu'à 5 milles de l'embouchure de la Seine.Les troupes anglaises du général Crerar avancent au delà de Pont-FEvêque et de Lisieux.Le correspondant canadien Lisieux , - -i— ¦- w-^rapo a orrere le ma- 7 .v>jhuui«i rechol Retain parce qu'il refusait de suivre le prèmicM,'""01’es Lynch r
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