Le devoir, 30 septembre 1944, samedi 30 septembre 1944
I “Le Canada eft tme nation «Hive* raine et ne peut avec docilité accepter de la Grande-Bretagne, ou des Etats-Unis, ou de qui que ce soit d’autre l’attitude qu’il lui faut prendre envers le monde.Le premier devoir de loyalisme d’un Canadien n'est pas envers le Commonwealth britannique des nations, mais envers le Canada et son roi, et ceux qui contestent ceci rendent, à men avis, un mauvais service au Commonwealth.” Lord TWEEDSMUIR DEVOIR Montréal, samedi 30 septembre 1944 IIDACTION IT ADMINISTRATION 430 1ST.NOTRI-OAMB MONTREAL TOUS LES SERVICES TELEPHONE i BEIair 3361* SOIRS, DIMANCHES ET PETES Directeur : Georges PELLETIER FAIS CE QUE DOIS Rédacteur en chef : Orner HEROUX Administration i Rédaction .Gérant s BEIair 3361 UEInlr 2914 BEIair : 3361 Avance de cinq milles vers la trouée de Belfort Un centenaire illustre Le Bon-Pasteur de Montréal et ses origines — Les merveilles du XIXe siècle L'arrivée au pays,— L'oeuvre des Français — L'expansion canadienne — Les bienfaitrices de la nation — L'une des plus grandes parmi les nôtres-Une oeuvre de gratitude et de charité Le Boa Pasteur de Montréal célébrera dans quelques dans le coeur de leurs filles du Canada.En jugant l'en-jours, le 8 et le 9 octobre, le centenaire de sa fondation- semble de l'oeuvre, il ne faudra jamais 1 oublier.Il semble bien que les fêtes auront un caractère plutôt Parti de rien ou presque, le Bon Pasteur compte au-intime.Ce n’est pas une raison que nous ne les signa -1 jourd’hui six cent vingt-trois religieuses et trente-six novi-lions pas au grand public.ries.Il dirige de puissantes institutions a Montréal ( Mo- Elles nous offrent en effet la double occasion d’appeler l’attention sur l’une des oeuvres les plus intéressantes du pays et de dire notre gratitude à ses auteurs.* V- * Le Bôn Pasteur peut se réclamer d’origines anciennes.11 est de la lignée de saint Jean Eudes.Immédiatement, il procède de j’oeuvre agrandie, remodelée, prodigieuse ¦ ment étendue qui glorifie le nom et le souvenir de sainte Marie-Euphtasie Pelletier.Une assez singulière disposition d’esprit nous porte à rechercher la beauté et la grandeur dans le passé lointain, presque exclusivement.Beacoup de choses admirables et qui se passent smy nos yeux nous échappent à peu près.Phénomène qui s'explique, mais qui risque de fausser singulièrement nos jugements.En fait, Marte-Euphrasie Pelletier, la religieuse française, motte il y a trois quarts de siècle à peine, qu’ont pu connaître quelques-uns de nos contemporains, est l’un des personnages les plus extraordinaires du dix-neuvième siècle, Quand elle quitta ce monde, le 24 avril 1868, à l’âge de soixante-douze ans, elle laissait cent dix monastères et neuf cents religieuses, réparties dans le monde entier et prenant soin de quinze mille âmes.Elle avait planté un arbre qui allait sans cesse croissant; avant la guerre (on comprend qu’il soit difficile d’établir des statistiques plus récentes), le Bon Pasteur d’Angers, son oeuvre propre, dont relève Montréal, comptait trois cent cinquante-trois monastères et dix mille vingt-huit religieuses, prenant charge de quatre-vingt-quinze mille âmes.Et partout les oeuvres se multiplient.Combien de grandi hommes ont laissé derrière eux une pareille trace de bienfaisance?ÿ 4* Ÿ 11 y avait à peine dix ans que Mère Marie-Euphrasie Pelletier avait donné au Bon Pasteur les cadres, l’organisation qui devaient être le principe d’un si prodigieux développement, lorsqu'elle décida de nous faire le royal cadeau de quelques-unes de ses filles.C’était en 1844, au milieu de ce deuxième quart du dix-neuvième siècle qui devait être chez nous, et particulièrement dans la région de Montréal, marqué de tant d’expansions des oeuvres françaises ou de fondations nouvelles.Les quatre pionnières arrivaient en pays inconnu, avec un minimum de ressources.Elles y trouvèrent de puissantes sympathies, celle de leur évêque d’abord, le grand Bourget, celle de religieux et de laïques, hommes et femmes, celle, entre autres, d’un Sulpicien, Messirc Jacques Artaud, qui paraît avoir joué près d’elles ün rôle de père.On ne saura jamais ce qu’ont fait pour nous Certains de ces vieux Sulpiciens, de ces fondateurs et de ces fondatrices de France.Leurs oeuvres aujourd'hui, pour la plupart, sont passées en des mains canadiennes.Il est arrivé souvent, et c’est le cas du Bon Pasteur, que les nôtres ont porté eei oeuvres au delà des mers.C est une raison de plus de glorifier le* pionniers et de leur drp« «nnt nns mm- » 4U«-« te nresanp tmiîpc Ypc T < «roit a nos prières soni nos corn- villes québécoises'eurent leur foi n Patri°tes de tol,tes 1Ies parties du Québec, Sherbrooke, les Trois Ri! .vieres, Saint-Hyacinthe, Chicoutimi, Rimouski, Joliette et Nicolet.On a, à juste titre, surnommé les Semaines sociales, “une université ambulante”.Elle se doit donc, pour se conformer au grand dessein Canada qui sont sur les champs de batailles.Ils ont quitté notre pays où nous vivons dans l’abandance.Washington, 30 (A.P.) — La seconde moitié de la conférence de Dumberton-Oaks s’est ouverte hier, entre les représentants des Etats-Unis, de l’Angleterre et de la Chine.Le délégué chinois.M.Wellington Koo, a dit que la Chine veut un organisme de paix qui puisse s’adapter à l’évolution de la vie internationale.-, i„i„ • «« , ., Le secrétaire d’Etat, M.Cordell re commerciale à Montréal.« -n.aim.tA i- -, Aucun détail à savoir comment S,1”- a s„ou^ ,!a a ,a le lieutenant d’aviation Johnson fut chinoise, et su Alexan- der Cadogan, chef de la delegation britannique, a déclaré qu’il existe déjà une très large mesure d’enten.-te, même dans les détails, entre les trois pays, quant aux projets pour une organisation chargée de maintenir la paix.M.Koo a dit que la Chine a des suggestions à présenter au sujet de l’orf^nisme de sécurité internationale, en plus des propositions déjà acceptées par l’Angleterre, les Etats-Unis et la Russie pendant la première partie de la conférence.Voici les points qu’il a signalés dans son discours devant les trois délégations, les conseillers et les journalistes: lo L’organisation future devrait être universelle par son caractère, et toutes les nations devraient y entrer sur la base d’une égalité souveraine.2o Tous les conflits entre pays devraient être réglés pacifiquement.3o La force ne devrait être permise dans les relations internationales que lorsqu’elle serait autorisée par l’organisme de paix, en vue d’arrêter ou de prévenir une atteinte à la paix, où que ce soit dans tué n’est contenu dans le télégramme des bureaux de la Défense nationale.Le télégramme fait seulement mention qu’il fut “tué au combat”.Né à Montréal le 22 février 1919, Frederick George Johnson s’enrôla dans la R.C.A.F.en 1940, et traversa outre-mer en juin de cette année après avoir servi à Saint-Hubert comme instructeur.Lui survivent outre son père et sa mère, sa femme, autrefois Geraldine (Nancy) Kerrigan, et deux j fillettes, Diana, âgé'fe de 2% ans, et Joan, âgée de 3 mois.11 laisse encore dans le deuil son frère David, étudiant au Bishop College School; deux soeurs, Mme (Dr) F, H.Rede-j will, Los-Angeles, Cal., et Mme C.N.Turner, de Montréal.Washington et le commerce d'après-guerre Washington, 30 (C.P.) — Le président Roosevelt a donné hier un Unis n’entendent pas se laisser surprendre dans la course pour le commerce international d’après-guerre.Il a donné instruction à l’admi- le monde.4o La nouvelle organisation devrait avoir une force suffisante à sa disposition, pour une action rapide.5o Les mesures contre l’agression devraient être préparées d’avance et mises en vigueur avec décision, précision et rapidité, sans perte de temps en débat ou consultation à la dernière minute.6o Des moyens d’effectuer pacifiquement des changements devraient être inclus dans la constitution de l’organisation de la paix, afin qu’il soit en mesure de progresser avec les développements internationaux, plutôt que d’être secondé sur un monde statique.7o Le même principe de revue et de changement devrait être appliqué au droit international sur la nouvelle organisation.8o L’organisme de paix devrait être capable de recommander aux pays membres, des mesures sociales et économiques favorables à la paix, et de jouer un rôle central dans la coordination du bien-êtra international, de l’enseignement, et des groupements économiques.On comprend que ce dernier poM a été inclus dans le texte final de l’accord américain-anglais-russe, bien qu’au début les Russe» estimassent que l’organisation de sécurité devrait s’abstenir des autres activités internationales.M.Hull a réitéré l’espoir qu’une conférence plénière des Nations-Unies pourrait être convoquée bientôt afin de tirer parti des résultats de Dumbarton-Oaks.La première séance de travail de cette deuxième phase de la conférence aura lieu lundi.de travailler de toute la rapidité compatible avec l’effort de guerre total contre le Japon, à la restauration du commerce international privé, sur une base aussi libre que ils ont fait un entraînement d’une sévérité dont le récit est propre à ____ _______ faire frémir ceux qui sont dans la qu’elle s’est tracé, de dispenser son I vie civile, et ils sont allés et vont enseignement auprès de l’élite des 1 chaque jour combattre l’ennemi principaux centres.Neuf villes j avec le plus admirable courage, québécoises ont, jusqu’ici, reçu la | Nous sommes fiers de proclamer mite de 1 université Archam- notre dévotion à notre langue et à lihiriA blen si donner ]a ! notre religion.Nos soldats ont Tnnpllaiinn vu™afn!e* fiecPI}de ,prouvé mieux que tous autres leurs KCW R.-pX'rÂ0râa£U"«'ÿf *f•i'*”* bault, S.J., en est le constant et dy- compattre sur la terre d Italie pour naraique animateur.Ces semaines annuelles portent le nom de “Semaines sociales du Ils ont vécu dans ées camps °u ] p0ssjble, immédiatement après la —.I f „ i 1 ««m mi am4 est n Semaine sociale.Trois excellents j l elevation a la magistrature de M.| leurs employés qui n’ont pu fournir i à 1 II A4 n * 4 n • « r* r* n m a*4 ! T.-' J — I» 1 « I • ! * » J - - * * a » _ * _ i , 1 ’ a « n i , 1 4 bout.qui sont très goûtés à Ottawa et j Travail, dans le gouvernement God-ailleurs; M- Louis Charbonneaj, ’ président de la Fédération des Sociétés Saint-Jean-Baptiste de TOn-tario, M.Félix Desrochers, conservateur de la bibliothèque du Parlement fédéral, et M.Thibaudeau Rinfret, président de la Cour suprême.L’assistance nombreuse ne 'ais M.Ralston bombardé de questions Avec les Canadiens sur le front , - - .< .| .ni de l’Adriatique, 30 (C.PO — Le mi- Plu* de 3/,000 rapports.Cependant, sait aucune place vide dans la spile i nislrc de la Défensc du Canada le i en examinant les dossiers, on a du gymnase de I Université I Ut- coionC| naist0n, est arrivé en Tta-1 constaté que sur ce nombre plus de lie pour visiter les troupes cana-|3J.0QO étaient en règle mais diennes.Il a rencontré le gén.-ral ;n «y.016"1 pu en fournir une preuve sir Henry Maitland Wilson.Il pondu aux règlements de la mobilisation j 9ucs Jours *ur sa ferme, ou qu’ils n’étaient pas obliges de se .M.Bnsebois avait fait une chute rapporter.! du haut d une voilure a foin, se Le ministre a fait remarquer que; froojurant le crâne.Il était à Tholes patrons semblent coopérer cons-: p,,al depuis jeudi matin.Le cada-ciencieusement en vérifiant les do-; vre.a cté transporté à :a morgue cumcnts de leurs employés mascu- ma.,s *e coroner a ordonné que Ten-lins et en signalant les cas douteux.1 qoete soit tenue a T’ermc-Neuve.Il souligne qu’en tout Ton a reçu tawa.Plusieurs prélats et Télite ca-nadienne-française de la capitale s’y trouvaient.M.Charbonneau, avec beaucoup d’à propos, a présenté MM.Desrochers et Rinfret et rappe é l’opportunité de l’enseignement social catholique donné au cours de la présente Semaine.M.Desrochers était le conférencier.Il a tracé le tableau des luttes de l’Eglise pour la jusTct.sociale.M.Desrochcrs joue, acte sa conférence, et s’emploie à dérider de temps à autre son auditoire tout en l’instruisant.D’une mémoire très heureuse, il débite sa causerie sans Consulter son texte.Il a obtenu un grand succès.de sa belle allocnt'on* Toute ten tative d’amélioration des conditions actuelles est d’avance vouée à (’insuccès si elle ne tient p;.s compte du facteur spirituel.Pour l’élabora tlon d’un plan de reconstruction Américain coupable de vol Un Américain, Louis-D.Siems, Henry Maitland Wilson.Il a ré- suffisante à leurs employeurs au mo-1 2265, avenue Mei’rosé, a plaidé cui- idu à un barrage de questions ment du releve.On est encore à etu-; paginé hierj devant ]e ju„e Am£.la part de 600 soldats canari ens dier 2,114 de ces cas, dée Monnctte, à l’accusation d’avoir '¦ tmlni?*è4re d“ Tra- volé des sommes d’argent, des tim- linn’ :,e If yfi r It arî it” î, » rn n « ,)res et «l'tres articles, à différen- tmu, cest-a-dire que les patrons i„ Tillonen, L’on se souvient que Mme Jamieson est morte à l’hôpital de Fort Frances, le 2 juillel, à ia suite de brûlures subies lorsque sa maison fut pillée et qu’elle fut torturée par les quatre condamnés.Ils voulaient lui faire dire où elle avait caché son argent.LaGuordio attendu à Rome Londres, 30 (C.P.) — La radio de Rome annonce aujourd’hui que le maire LaGuardia, de New-York, arrivera sous peu à Rome pour devenir administrateur de Tltalie libérée.On n’a pas révélé la source de celte information.On sait que le président Roosevelt a dit à Washington hier qu’il pourrait avoir à faire une décla,-a-tion prochainement sur la nomination possible de M.LaGuardia en italie.Comme on demandait au maire de New-York s’il était vrai qu’il avait été assigné à une tâche importante, il a répondu: “Oui, j’ai un rendez-vous aujourd'hui avec mon dentiste".Manille évacuée de quelques heures après son arrivée.Pendant qu’il déjeunait aux quar- , , , ».______ tiers généraux d’une brigade jeudi, |‘,a.“’ ^ est‘a-dire que les patrons tes reprjseSj |e |0u{ d'une valeur des obus sont tombés tout près.M.d.°IV®Pt non seulement contrôler la îota]é de $3,967.19 alors qu’il était Ralston est venu de New-York en i ' 'ons les homrnes «leià a à 1Vmploi des Dffence ?ndns™'t gYriQji [ leur emploi, fiisis de tous les uiitrcs j au moment de leur engagement.Ils ^ [doivent signaler tous ceux qui ne "unniriii C„"oY/la aUX j peuvent prouver qu’ils sont en rè- a 9 rue I ” ; Saint-Laurent La sentence sera Vernissage De nombreux invités ont assis-; Chute de 15 pieds té hier soir, au vernissage des T„n„ _____ [ nouvelles oeuvres, que la peintre , anJs (!onP, parcnts demeuinf au 1 prononcée le 6 octobre prochain.Quatre hommes envoyés à l'échafaud New-York, 30 (A.P.) — La radio de Tokin a annoncé aujourd’hui, que plusieurs résidents de Manille commencent à évacuer la ville à la suile de raids américains de la semaine dernière La radio ajoute qu’un comité d’évacuation apporte tout Taide possible.sociale, il faut toujours en définitive en revenir aux préceptes de l’Evangile: l’Evangile à qui le monde doit la civilisation chrétienne”.France.30 — Quatre îndi-açcusés du meurtre de Mme P ._______ _____ amieson, ont été trouvés tant fut transporté à Sainte-Justi- coupables hier, et ont été condamne, où i} est actuellement tenu en nés à être pendus le 6 décembre, observation, .i Le jury a rendu son verdict La jeune victime souffre d’une après plus de deux heures de déli-fracture probable de la colonn» , hération et il demandait une dé-vertébrale.jmence pour l’un des hommes, Lino Nouveouté Paru en Franc* Positions françaises Chronique de l'année 1939 par Georges DUHAMEL Volume de 210 pages.Au comptoir $1.25.Par la poste $1.35.SERVICE DE LIBRAIRIE DU "DEVOIR" 4 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 30 SEPTEMBRE 1944 VOLUME XXXV — No 226 y>m Sà T*' Samedi, 30 septembre 1944 Programmot spéciaux i A RADIO-CANADA : 11.00 t.m.CONCERT A QUATRE PIANOS.— ün concert particulièrement Intéressant du lait quTl est à quatre pianos, sera relayé samedi de la NBO.lies étudiants en muslaue ne manqueront certes pas d'être aux écoutes en raison du genre.Programme: Danse nègre.Lecuono; Marche militaire, Schubert: Sonate à la lune.Beethoven; La Fontaine, Schumann; Danse d’Anltra, Grleg; Etude eh la mineur.Chopin; Tambourin, Rameau; La Cam- panella, Paganlnl-Llsrt.8.00 p.m.LA SURVIVANCE FRANÇAISE — A la prochaine émission, le conférencier sera M.l'abbé André Jobln, professeur de littérature au séminaire de Québec.Sujet: Salut fraternel aux Canadiens français du Manitoba.8.30 p.m.LE CARDINAL A L'EMISSION SUR LE QUI-VIVE.— S.E.le cardinal Villeneuve, archevêque ds Québec, parlera au cours de l’émission qui, sous la rubrique Sur le qul-vlve, sera transmise samedi aux postes du secteurs français de Radio-Canada.Sommaire des postes locaux , ÇBF-880 kilocycles Midi Musique.U.30 Nouvelles.», 12.35 Réveil rural.;, 12.89 Signal-horaire.I-.po Les alouettes.1.15 Radio-Journal.1 30 La revue des hebdos.1.45 Musique.2 00 Musique.2 30 Orchestre.‘ Musique.t fran- 4.00 Intermède, 4.30 Musique.* 5.00 Intermède, 5.02 Orchestre 5.15 Concert du samedi.5.45 Musique.8.00 La Survivance çalse.8.15 Radio-Journal.8.30 Chansonnettes.8.45 Sport dans l'armés.6.50 Intermède.7.00 Sérénade estivale.7.30 Causerie.7.45 Chronique sportive.8.00 Ici l'on chante.8.30 Sur le qul-vlve 9.00 Variétés françaises.9 30 Groupe Instrumental.10.00 Radio-Journal.10.10 Vieux airs, 10.30 Frestg.11.00 Musique.11.15 M'ülque de dans*.11.28 Nouvelles.11.30 Musique.12.00 Nouvelles.CBM-940 kilocycles Nouvelles de BBC.Sports.programme pour la jeunesse.SI ial-Uoratre.Radio-Journai.Album de musique.Relais des E.-U La conférence de Québec.Muslcana.A choisir.Mélodies.Musique.Programme musical.Le turf aux E.-U.Orchestre.Muslaue.Quintette.Aesurance-chAmage.Sports dans l'armée.Radlo-Jouraai.Concert de Toronto.Nouvelles de BBC.Sérénade.Midi iü& 12.59 1.00 1.15 m 2.00 2.30 3.00 3.30 4.00 4.45 5.00 5 30 5.45 6.00 6.15 6.30 6.45 7.00 Relais de Halifax.Causerie.Ici l’on chante.ThéAtre.Question* internationales.Orchestre.Radio-Journal.Vieux airs.Orchestre.Orchestre.Nouvelles de BBC.Relais de BBC.Danse.Nouvellee.7.30 7.45 8.00 8.30 9.00 9.30 10.00 10.LO 10.30 10.45 11.00 11.15 11.30 12.00 CEAC-1K Midi BoüfeiH*.12.15 Musique en dînant.12.45 vedettes 1.90 Bulletin des fenniem, 1.10 Radio-Journal.1.00 Nouvelles.1.20 Les amis de M colonisation.1.30 Radlo-conoert, 2.25 Nouvellee.2.30 Opéra.3.00 Pan-Americana.3.30 Musique américaine.4.00 Evénements sociaux.4.15 Nouvelles.4.30 Musique Tzigane 5.00 Orch.symphonique.5.30 Mélodies.0 00 Mélodies.6.15 Orgue.6.30 Forum de; sports.6.40 La plêcs du jour.6.45 Nouvelles 7.00 Mémoires de P.-A.de D'asp*.7.30 Sur la scène fédérale.7.45 Orchestre 8.00 Radio-concert.8.30 Mélodies hawaïenne».8.45 Pl&nologue.8.55 Nouvelles.9.00 secret du doeteur.9.30 Simone FUbotte.,9.45 Récital 10.00 Swing, 10.30 Sérénades.19 45 Journal parlé.11.00 Bonsoir les sportifs.11.15 Orcheotre.U.30 Orchestre.12.00 Nouvelles.12.05 Orchestre.12.30 Danse.1.00 Nouvelles.CFCF-550 kilocycle* Midi Mélodies.12.15 Musique.12.30 Studio.12.45 Dîner.1.05 Studio.1.15 Trans-Atantlo quiz».1.30 Les vagabonds.1.45 Ensemble Instrumental.2.30 Opéra.5.30 Heure du th*.5.45 Studio.i j 6.00 Sérénade.6.15 Nouvelles.6.25 Ce soir.6.30 Mélodies chano.-uses.7.00 Good old day».7.30 Musique.8.00 Double or nothing.8.30 Orch.de Boston.9.30 Sweet and swing, 6.45 Causerie.10.00 Café cosmopolite.10.30 Nouvelles.10.45 Causerie politique.11.00 lie raconteur.11.15 Musique de danse.11.30 Danse.11.55 Nouvelles.CHLP-1490 kilocycles Midi Heure.Midi Heure féminine.1.00 Radio-journal.1.05 Heure féminine.2.00 Heure.2.01 Concert Master.2.30 Orch.Hall.2.45 Marine canadienne.3.00 Fanfare.4.00 Chansons françaises.4.15 Sérénades.OHLP ce soir.5.00 Heure.5.00 Thé dansant.5.25 Informations.5.30 Radio-spécial 6.00 Radio-Journal.6.15 Méli-Mélo.6.25 Radio-sports.6.30 Heure.6 30 Vagues musicales.6.45 Chansons françaises.7.00 Heure.7.00 Ur peu de tout.7.15 Causerie.7.30 Narcisse (sketch).7.45 Causerie.7.55 Nouvelles.8.00 Heure.8.00 fHLP présente.8.15 Harmonies.8.30 Round-up musle.9.00 Rythmic age.9.30 Tin Pan Alley» 10.00 Heure.10.00 Orchestra.10.15 Nouvelles.i, 10.30 Danse.11.00 Heure.Dimanche, 1er octobre 1944 Sommaire des postes locaux CBr-690 kilocycles 9.00 Variétés 9.30 Quatuor k cordes.10.00 Concerto 11.00 Heure dominicale.11.30 Mélodie*.Midi France combat’ nte.12.) Radio-Journal.12.30 Andrinl et musiciens.12.45 Josephine Houston, soprano.12.59 Signal-horaire.1.00 Musique.1.15 Congres du Tl ers-Ordre.1.30 Musique.2.00 Récital de piano.2.30 Théâtre classique.I 2.45 Assurance-chômage.3.00 Music-hall 3.30 Chefs-d’œuvre de la musique.4.30 Causerie.4.45 Au clavecin.5.00 Heure dominicale.5.30 Causerie.5.45 Beaux disques.6.00 Causerie.6.15 Radio-,'ournal.6.30 La Symphonie de Vancouver.7.00 Sérénade.7.30 Les gars de la marine.8.00 Actualités canadiennes 8.30 Le Trio lyrique.9.00 Les Trois Mousquetaires.9.30 L'album ds musique familière.1000 Radlo-iournal 10.15 Alexander Brott, violoniste.10.30 Concert de Bach.11.00 Programme musical.11.15 Orch de danse.I’,:t8 ‘’ou veil es.11.30 Orchestre.12.00 Nouvelles.CBM-940 Kilocycles §.00 Radlo-journa».9.05 Intermède.9.15 Musique.9.30 Quatuor à cordes.10.00 Nouvelles.10 05 Les hebdos anglais.10.30 Le Jardinier ontarien.10.45 Vieilles chansons.11.00 üervlce religieux.Midi Nouvelles de BBC.12.15 Causerie.12.30 Opérettes.1.00 Signal-horaire.1.00 Congrès du Tler-Or-dre.1.15 Just.Mary 1.30 Musique de chambre 2 DU Nouvelles 1.04 Commentaires de Washington.3.U Le courrier néo-zélandais et australien.2 30 Service religieux.3.00 Chefs-d oeuvre de la musique.4.00 Musique.4.30 Church o< th* air.5.00 Nouvelles k.03 Musique.5.30 Programme musical.6.00 Chcfs-d oeuvre de la musique.6.30 Causerie.6.45 Nouvelles de BBC.7.00 Jack Benny.7.30 "I" for Lanky.8.00 McCarthy et Bergen.8.30 Revue des éven*-menta de U semaine.8.45 Causerie.9.09 Le théâtre anglais.9(30 Album de musique.10.00 Radio-Journal.10.15 Alexander Brott.10.45 Concert de Bach.11.00 Nouvelles de BBC.11.15 Causerie.11.30 Concert dominical.12.00 Nouvelles.CKAC-730 kilocycles 8.00 Nouvelles.8.05 Orgue 8.30 Récital de piano.8.45 Oratorio.9.00 Art vocal.9.15 Blggs, organisa 9.45 Chansons.10 00 Gospel servlet 10.30 Dimanche musical.10.45 Clavecin.11.00 Nouvelles.11.05 The blue Jacket choir.11.10 Nouvelles 11.30 Invitation.11.35 Musique.11.43 Société du bon parler français.Midi Mélodie 12.13 Mode et nuslque.12.30 Nouvelles.12.35 Orchestre.1.00 Me ndies l.15 Le Bon parler fran- çais.1.30 Nouvelles.1.35 Variétés musicales.2.00 Heure catholique.2.15 Bon parler français.2.30 Comédie musicale.2.43 Vient de paraître.2.53 Nouvelles.3.00 Orch Philharmonique de N -T 4.30 The pause that freshes.8.00 The family hour.5 45 Musique.6.00 Chronique parlementaire.8.30 Musique.6.45 Nouvelles ds chei nous 6.55 Comité des finances de guerre.7.00 La musique la plue aimée du monde.7.30 Chansons de Bédard.7.45 Valse.8.00 Harmonies et poèmes 8 15 Mélodies.8.30 Voici l’armée.8.45 Causerie.8.55 Nouvelles.9.00 Les charmes de 1* solitude.9.30 Théâtre Texaco.10.00 Brewster Boy.10.30 Orgue.10.35 Orchestre.10.45 Journal parié.11.00 Sport.11.13 Orch.de concert Columbia.11.30 Pepper show, 12.00 NouvsllM.12.05 Relais de CBS.11.30 Orchestre.1.00 Nouvelles.CFCF-550 kilocycles 8.00 Nouvellee.8.30 The Woodshedder».9.00 Nouvelles.9.15 Coast to coast.10.00 Message.10.30 Southernalres.11.00 Nouvelles.11.05 Travail ds guerre.11.30 Causerie sur l'armée.12.00 Journal hebdomadaire.12.30 Théâtre.12.45 Soeurs Moylan.1.00 Nouvelles.I.05 Donald Novis, chant.1.30 Sammy Kay.2.00 Chaplain Jim.2.30 Vêpres.3.00 Fredericks, chant.3.15 Studio.3.30 Hot copy.4.00 Fun valley.4.30 Musique.5.00 Bonnes nouvellee.5.30 Rev Sprlngett.5.45 NouveUee.6.00 Radio Hall.7.00 Studio.7.15 Dorothy Thompson.7.30 Bandwagon.C.00 Intermède.8.15 Soliste.8 30 Weird Circle.9.00 Musique.9.30 Nouvelles de la marine.9.43 Cancans.10.00 La femme.10.30 Nouvelles.10.45 Musique de dense.II.15 Les Américains en Orient.11.30 Causerie.12.00 Danse.12.55 Nouvelles.CHLP-1490 kilocycles 4.55 O Canada.5.00 Heure.5 00 Orchestre.5.15 Variétés.5 30 Musique.5.45 Intermède musical.6.00 Chansons françaises, 6.13 Pour votre foyer.6.30 Echos.7.00 7.30 7.55 NouveUee.8 00 Heure.A la Société Casavant La Société Casavant présente en exclusivité pour sa 8e saison une série de six concerts dont le premier comportera trois concertos pour orgue et orchestre avec E.Power Biggs, célèbre organiste international de l’Université Harvard, Cambridge, et la Petite symphonie sous la direction de Bernard Naylor, le mardi, !0 octobre.Puis suivront cinq récitals d’orgue par ces musiciens de renom: 8 novembre, Cari Weinrich, célèbre interprète de Bach; 4 décembre, Charles Peaker, du Conservatoire de Toronto; 29 janvier, Claude Lavoie.Prix d’Europe 1942; 19 février, Arthur Poister, de l’Université d’Oberlin; 12 mars, Walter Baker, de Philadelphie.Le prix de l’abonnement oour ces six concerts est de $3.50.Pour toute information, s’adresser à la Société Casavant, 761 ouest, rue Ste-Catherine, téi.HA.3283, le soir, HA.9752.— Comm.De parfait-s choristes aux Variétés Lyriques Ce bon Barbe-Bleue ne sait décidément pas ce qu*ll veut.Il lui tarde toujours de devenir veuf et pourtant, il ne peut rester sans femme durant plusieurs jours.Cette instabilité va certainement lui causer de graves ennuis et les amis des Variétés Lyriques s’en donneront à coeur joie en assistant aux déboires et aux surprises qui attendent le terrible seigneur, en l’occurrence M.Lionel Daunais.Celui-ci étudie son personnage à fond et grâce à son talent de comédien, deviendra sanguinaire, autant que le réclame le sieur de Barbe-Bleue, quoique M.Daunais n’ait jamais songé à user de cruauté envers une femme., au contraire! Il ravira son auditoire avec sa belle voix et tout le monde lui pardonne à l’avance ses “petites” cruautés.La musique d’Offenbach est de celle qui repose et enchante; la partition de Barbe-Bleue fourmille de mélodies charmantes, de duos, d’ensembles et les choeurs de cette oeuvre se rangent parmi les plus beaux du répertoire d’opérette.On n’ignore pas l’exceptionnelle qualité des choristes des Variétés Lyriques; ils possèdent une expérience acquise depuis plusieurs années.Une parfaite homogénité vocal, avec de plus, une animation et un entrain inlassables, sous l’habile direction du chef d’orchestre, M.Jean Goulet.(Comifi.) "Eblouissement" à l'Arcade Un oeuvre d’une exceptionnelle qualité et une nouvelle vedette féminine; Eblouissement et Mlle Andrée Ridoux .voilà ce qu’on peut applaudir depuis hier soir au théâtre Arcade.Pour la troisième pièce de sa sixième saison consécutive, le théâtre Arcade (direction France-Film), a fait les choses magnifiquement.Mlle Andrée Riboux, des théâtres de Paris, vedette d’une grande tournée à Varsovie en 1938 et applaudie dans les plus grandes villes de France, a fait une excellente impression et nul doute qu’elle deviendra extrêmement populaire auprès des amateurs de théâtre montréalais.L’engagement actuel n’est que pour une semaine; aussi, les habitués de l’Arcade sont-ils priés de ne pas manquer l’aubaine de cette semaine.Eblouissement sous son titre original Shining Hour, a été jouée deux ans à Londres, deux ans à New-York et deux ans à Paris dans son adaptation française, par Mlle Constance Coline.C’est donc pour l’Arcade une création sensationnelle.Le drame d'Eblouissement se déroule dans une famille rurale anglaise, famille qui sera bouleversée par l’arrivée d’un des fils mariée à une étrangère.Cette femme fatale, sans le vouloir va précipiter un drame horrible.Elle suscitera l’amour chez l’un de ses beaux-frères dont l’épouse se jettera dans le brasier de la famille familiale incendiée.Des lors le malheur planera sur tous.L’éblouissement de l’amour n’aura été qu’un tragique feu de paille.La pièce est défendue par M\L Noël de Tilly, Roger Garceau, Roger Florent, Gisèle Schmidt et Elisa Gareau en plus de la vedette parisienne, Mlle Andrée Riboux.(Comm.) La gazette artistique „ Cinéma aAINT-DENIS: Dernière Jeunesse avec Raima, Jacqueline Delubac et Pierre Rrasseur.Le Dois Sacré avec Gaby Morlay et'Elvire Popes-co.(Du 1er au 5 octobre inclusivement).ORPHEUM: Prisonnier du Passé, avec Ronald Colman et Greer Gar-son.Un film de Hollywood parlé en français.(Du 22 au 28 septembre inclusivement).LOEW’S; Going mg Way, avec Bing Crosby.(Du 22 au 28 inclusivement).PALACE: Christmas Holiday, avec Deanna Durbin et Gene Kelly.(Du 22 au 28 inclusivement).CAPITOL: Ghost Catchers, avec Olsen et Johnson.(Du 29 septembre au 5 octobre inclusivement).PRINCESS: Secret Command, avec Pat O’Brien et Carole Landis.(Du 29 septembre au 5 octobre inclusivement).Musique SAINT-DENIS: Ballet Theatre, avec David Lichine, Tamara Tou-manova, Anton Dolin et Tatiana Riabouchinska.Un répertoire de douze ballets, dont deux nouveautés.(Du 25 au 30 septembre).MONUMENT NATIONAL: Les Variétés Lyriques, direction Dau-nais-Goulet, présentent Barbe-Bleue, opéra-bouffe en trois actes de Jacques Offenbach.(Les 5, 6, 7, 8.10, 12 octobre).AU THEATRE DE SA MAJESTE: Yehudi Menuhin, violoniste, en récital le 30 octobre.AU THEATRE DE SA MAJESTE: Marina Svetlova, première ballerine du Metropolitan Opera, en récital le 6 novembre.Théfltro ARCADE: Eblouissement, avec Andrée Ridoux, Noël de Tilly, Roger Garceau, Roger Florent, Elisa Gareau et Gisèle Schmidt.(Du 29 septembre au 5 octobre).Peinture GALERIE DOMINION, 1448 ouest, rue Sainte-Catherine: Exposition d’un portrait de S.E.Mgr Charbon-neau par Bruno Béréan, artiste tchécoslovaque.En plus, ailtrt;s oeuvres de l’artiste.(Du 20 au 30 septembre).MARTHE LAPOINTE IMua» wil A LA SCENE, AU CONCERT ET A L’ECRAN ST-DENIS COMMENÇANT DEMAIN RAIMU don, «\ VEDETTE à l'ARCADE ¦M* Marthe Lapointe qui fera u rentrée aux Variété* Lyrique* dan* le râle de Boulette de Barbe-Bleue, opéra-bouffe, qui sera présenté du 5 au 14 octobre prochains au Monument National.YEHUDI MENUHIN Jemteue Mlle Andrée Ridoux, des théâtres de Paris, nouvelle artiste qui fait ses début* montréalais â l’Arcade dans “Eblouissement”, de Keith Winter, présentement à l’affiche."Dernière Jeunesse" au Saint-Denis La jalousie, ce virus qui ronge l’âme humaine, a souvent cté le sujet de belles études cinématographiques.Mais il n’est pas exagéré de (lire que dans “Dernière Jeunesse”, film qui prendra l’affiche demain, pour une semaine au Saint-Denis, a atteint un nouveau sommet dans l’art réaliste de scruter les sentiments les plus cachés de la nature humaine.Un homme vieux et qui n’a jamais été heureux accepte son destin.Il ira vers la mort sans regret et sans espoir lorsqu’un jour passe sur sa route l’être féminin dont il a vainement rêvé toute sa vie.Il est vieux; elle est jeune mais dans l’âme de la fillette-enfant naît un sentiment d’amour très beau et très noble!.C’est le bonheur et c’est toute la vie qui semble devoir recommencer lorsque la jalousie fait son apparition dans le coeur de l’homme.Cette dernière jeunesse dont il espérait tant, voilà qu’elle est à jamais gâchée par la jalousie qui dénature tous les beaux gestes, enlaidit toutes les attitudes et noircit les plus beaux sentiments.C’est le drame éternel.Comment se terminera le roman.le film vous le dira.ün aura idée de la puissance du film “Dernière Jeunesse” lorsqu’on saura qu’il est défendu par Raimu, Jacqueline Delubac, Pierre Brasseur, Tramel et Alice Tissot et une forte figuration.Raimu est ici au faîte de son art puissant et, avec Delubac, il constitue un couple inoubliable qui assure sans erreur le succès de cette belle production.Le second film est “Le Bois sacré”, un vaudeville de Robert de Fiers et Caillavet avec Gaby Morlay, Elvire Popesco, André Lefaur, Armand Bernard, Dalio et le grand artiste Victor Boucher.Avec une telle distribution le public s’amusera ferme.(Comm.) Yehudi Menuhin, violoniste virtuose, que M.Louis-H.Bourdon, présentera en récital au théâtre His Majesty’s lundi soir le 30 octobre prochain.Nouveau maître de chapelle M.Alfred Migneault, ancien organiste de la paroisse Saint-Enfant-Jésus du Mile-End, vient d’être promu maître de chapelle de cette paroisse, en remplacement du Dr Louis Verschelden, qui a dû abandonner ce poste, pour raisons de santé, après plus de quarante ans de loyaux services.___ Les "Amis de l'Art" Les membres sont cordialement invités à visiter deux expositions; l’une à l’Art français, 370 ouest, rue Laurier, du 30 septembre au 14 octobre, les oeuvres de l’artiste canadien: Henri Masson; l’autre, à la galerie Dominion, 1448 ouest, Sainte-Catherine, jusqu’au 30 septembre, les oeuvres de l’artiste tchécoslovaque, Bruno Berean.Les concerts-causeries de Jean Dansereau commenceront le 8 octobre, à 3 heures.Les abonnements sont actuellement en vente.A l’auditorium du Plateau, le 2 novembre, se fera entendre le pianiste canadien, Georges - Savaria, dans le premier de six concerts.Le premier concert d’orgue organisé par la Société Sasavant aura lieu le 6 novembre.Les membres sont priés de noter que les enregistrements prendront fin avec les derniers ours d’octobre.Pour toute autre information, signaler BE 3357.(Comm.) (suite à la page six) RAYMOND D AO OS T préKnte Claire GAGNIER L'horaire lies spectacles ST-DENIS Dernière Jeunes*» 12 h.48, 4 h.03, 6 h.40, 9 h 55.Le Bois Sacré 2 h.01, 5 h, 16, 8 h.31.ORPHEUM “Prisonnier du passé” 10 h.50, 1 h.25.4 h.05.6 h.40.9 h.20.LOIWS “Going my way” 10 h.30.1 h.05.6 h.30, 9 h.15.PAI ACK “Christmas Holiday” 11 h.30.2 h.05.4 h.45.7 h.20.9 h.55.CAPITOL “Ghost Catchers" 10 h.25, 12 h.50.3 h.10, 5 h.10, 7 h.55, 10 h.20.PRTNCÜSS “Secret Command" 11 h.20, 2 h.05, 4 h.45, 7 h.25, 10 h.05.OVM i i JACQUELINE DELUBAC ! PIERRE BRASSEUR .\w- AtsetMA RONALD COLMAN GREER GARSON â’PRISONNIERSjg DU PASSÉE oiaioouts ermÉKmcnr français ARCADE A L’AFFICHE Une Création ^ L fllHMEE RiDOUH DES T MB AT RES DE PARIS m ROGER GRRCERU ROGER flOREDT EliSR GRRERU GISELE StniRIDT 3^ FRANCE-FILM présenta *u ST-DENIS ?Cécile Préfontaine, pianiste Apprenons l’espagnol.Coffret musical.Programmes spéciaux A RADIO-CANADA : 11.00 a.m.L’HEURE DOMINICALE.— Elle reprendra dimanche matin par une grand-messe chantée en l'église Salnt-Jean-Baptlste d'Ottawa et le soir, à à L„ par la boite aux lettres.Le sermon, le matin.sera donné par le R.P.Marcel-Marte Desmarale.O.P., Jusqu'Ici directeur de l’Heure dominicale.Comme on le sait, le P.Desmarais est nommé directeur d’une Importante mission au Bréell.On retrouvera à la tribune du soir, à 5 h.Ire RR.PP Emile Legault.C.S.C.des Compatnoîis de Saint-Laurent, Adrien Malo, O.F.M.Ces;as Forest, O.P., de l'Université ds Montréal, et M.Clément Morin P.S.S du Grand Séminaire de Montréal.C'est >e R P.Legault qui remplacera momentanément le P.Dewmarats.La conférence passera.comme l'an dernier, le samedi soir à 7 h.45.â partir du 7 octobre.Elle acre donnée au cours de ce mois par le R.P.Desmarals.Le conférencier en novembie sera l'abbé Mlvllle-Deschênée, du diocèse de Québec.La formule, qui est du P.Desmarals, est la même que l'an dernier 1.15 p.m.TIERS-ORDRE FRANCISCAIN.— Une conquête Imprévue dans le M.BRUNO LAFLEUR répondra à MM.ALBERT DUQUESNE et EDMOND CHASSE Dimanche soir, à 8 heures, au poste C.K.A.C.train, par Mlle Marcelle Dearoslera, M.Unirent Rivet.Artiste Invitée: Mlle Marie-Paule Fauteux.Au piano: Mlle Marie-Paule Lewis.fl.30 p.m.SYMPHONIE D* VANCOUVER.— L'Orchestre symphonique de Vancouver donnera une série de conceits à Radio-Canada â partir de dimanche Fabien 8e-vltsky, chef de l'Orchestre symphonique d'Indlanapolts, dirigera le concert.Il a inscrit a son programme deux Poemes de McDonald; trois pièces de la Damnation de Faust, de Berllox: Danse dee esprits.Danse des Sylphes et Marche de Rakoczy.D'autree musiciens célèbres Tiendront diriger ces concerts parmi lesquels WUUam Steinberg, Eugène Ooosens.Gregorl Gai-bovltsky.sir Ernest MacMlHaa et Leonard Bernstein.9 00 p.m.LES TROIS MOUSQUETAIRES — Au cours du vingtième épisode des Trois Mousquetaires que transmettra Radio-Canada dimanche nous assisterons au Jugement de Mllady par les mousquetaires qui la condamnent a mort.Elle eet exécutée «ur place par le même hour ¦eau qui lui avait Imprimé précédemment la marque d'infamie sur l'épaule 10.30 p.m.LES CONCERTS DE BACH.-Radio-Canada reprendra dimanche une courte saison de concerts consacrée â des oeuvres de Jean-Sébastien Bach.Le pro- Îranime comporte alx concerts consacrés ses concertos, concerts oui seront dlri- LE PLATEAU BILLETS i $0.90 - $1.12 - $1.50 (plus taxes) DIM.15 OCT.Ed.Archambault.WilUs & Cie.Librairie Variétés, Fabien Ltée (Verdun) Fleuristes Miami, 3976 Ontario ett.FRANCE-FILM présenta VEND.« OCT.— ST-DENIS Le premier de la série de huit concerts symphoniques PIERRE MONTEUX dirigeant L’ORCHESTRE PHILHARMONIQUE DE MONTREAL Soliste FRANCESCATTI violoniste BILLETS : 12.00 plus taxes EN VENTE au St-Denis, cher Ed.Archambault et C.W.Lindsay.IMPRESARIO : Canadian Concerts & Artists.PAR LE AUJOURD'HUI (mat.2.30) Lac des Cygnes, Fancy Free, Barbe Bleue.CE SOIR 8.30 Princesse Aurore, Jardin des Lilas, Bal des Cadets.BILLETS au St-Denis, PL.3171, Ed.Archambault, MA.6201; C.W.Lindsay.MA.7701.Direction exclusive S.HUROK ATTRACT.INC.Impresario Canadian Concerts ft Artists ZINO FRANCESCATTI te» pour oette série d’auditions ont été recrutés parmi ceux que l’on consider* comme les interprètes les plus autorisée des oeuvres de Bach.A CKAC* 2.00 p.m.HEURE CATHOLIQUE.— Pour la treizième année.l'Heure catholique reprendra le 1er octobre ses émissions dominicales sous la direction du R.P.Archambault.S.J., et le patronage de S.E Mgr Charbonneau, archevêque de Montréal.Elles auront Ueu au poste CKAC.Il y aura d’abord une brève chronique d'ao-, tuaUté, puis -Irradiée de la cathédrale de i Montréal, chant, causerie doctrinale et bé- VARSJÉm lYRIÇttS 5.6.7.8.10.12.OCTOBRE t».SOIR&E- RapréMntition supplémentaire samedi 14 octobre 4 BARBE BLEUE /?lino FrsncMcstti.violoniste d* renom, qui jouera le «oncerto de Paganini eu théâtre St-Deni* le 6 octobre prochain, dote dsi premier de* I concerts symphonique* présenté* par Franco-Film.Xc LIONtL DAUNAIS du ÛLu.%««tlAP0IHTt- «üv^TtUBAULT-ÆwRty-DUZiL CUts GOULGFi&U/CREPGAU-i^M/roUPm ÇsWPARÀDIÎUISMEfi., • J-EAN SOULtT C+tEF lfOR.C4l€STfL€.•• SAù( .1* 1* 1* lOo TAXÉ inclus* MAwusrr.4287 PEAT.Au916t.6ii.NM s t if ^KELLY [ âmtmÊ 2êmc Deuxieme ^yjlUGHT MAIRIE A l’affiche MOW MRI# A l’affiche AUJOURD’HUI, DEMAIN IRENE DUNN ALAN MARSHAL "The White Cliffs of Dover" Autre spectacle : "She's A Soldier Too" A PARTIR DE LUNDI : 'The Mask of Dimitries" Autre spectacle : "Nine Girls" MRNIN625( 30 EVE 3040; Société Casavant 8e Saison Mardi, 10 Octobre E.Power Biggs célèbre organiste international de l’Université Harvard dans 3 Concertos pour ORGUE et ORCHESTRE avec LA PETITE SYMPHONIE DE MONTREAL sous la direction BERNARD NAYLOR Eglise St.Andrew and St.Paul RéclUls d’orgue : CARL WEINRICH, CHARLES PEAKER, CLAUDE LAVOIE.(Eglise Notre-Dame) ARTHUR POISTER, WALTER BAKER, fi novembre 4 décembre 29 janvier 19 février 12 mai s S'adresser à CEORCES-ARMAND ROBERT administrateur SOCIETE CASAVANT 761 uest, rue Ste-Catherine _ Té! : HArbour 3283 - Le soir : HA.9792 ED.ARCHAMBAULT, MA WILLIS * CO- MA.*713 YOUTWt XXXV - Mo 226 LE DEVOIR, MONTREAL', SAMEDI 50 SEPTEMBRE 1944.A lo Semoine sociale La déclaration d’ouverture du R.P.Joseph-Papin Archambault La collaboration entre le capital et le travail — La situation de la classe agricole — Les corps professionnels Voici ta fin du texte de ratio-cution présidentielle du R.P.Papin Archambault, S.J., à la séance inaugurale de la “Semaine sociale d’Ottawa’’, jeudi soir: ; k Le cas des cultivateurs 1 * Hélas! telle n’est pas la situation présente.Le cultivateur moyen, si on veut calculer son salaire sur une base horaire, ne gagne actuellement que vingt-cinq à trente sous de l’heure (Déclaration de M.H.-C.Bois, vice-président de VU.G.C.) Comment peut-il vivre, lui et sa famille, avec ce modeste gain.Aussi son existence est-elle trop souvent misérable.Il manque des commodités ordinaires de la vie.Il doit se refuser le moindre délassement.I' est à la merci de la première épreuve: maladie, accident, mauvaise température.Conséquence: il ouitte la terre.Le nombre des cultivateurs de la province était, en 1891, de 513 sur 1,000 salariés; il est tombé, en 1941, à 256.Maître de sa propre destinée, le cultivateur trouvera d’abord en lui-même le remède, au moins partiel, à ses maux.Il ne dépend pas d’un patron comme l’ouvrier.I: peut, par sa propre initiative, parvenir à augmenter le rendement de ses terres et améliorer son sort.Sans doute telles réformes importantes échappent à son pouvoir.Elles dépendent des gouvernants, mais de qui ceux-ci relèvent-ils en définitive?Qui, en bien des cas les a élus?Le cultivateur iui-même.Qu’il agisse donc sur eux.Aura-t-ii l’autorité voulue?Un cultivateur seul, non.Deux, dix, cinquante, mille, toute une classe, mais 6:ga-nisée, disciplinée, bien dirigée, oui, certes.L’organisation professionnelle, voilà donc le grand levier de la restauration agricole.C’est la mise en pratique du mot d’ordre, si souvent répété depuis que l’évêque de R'-mouski lançait à la Semaine sociale de 1933: “Cultivateurs, occupez-vous de vos affaires, mais occu-pez-vous-en!’’ Une éducation appropriée, commencée dès la petite école et poursuivie à travers les divers stages de l’enseignement, nous donnera cette classe agricole organisée, progressive, agissante.Le cas des ouvriers La restauration de la classe ouvrière se présente sous un angle différent: l’ouvrier n’est pas comme "agriculteur son propre naître.ï! travaille pour un autre, dont il exécute les ordres et reçoit un salaire.En cela rien d’injuste, pourvu que les ordres soient humains et le salaire convenable.Ordres humains, cela signifie des conditions de travail qui tiennent compte de la dignité de l’homme, qui ne le traitent ni en esclave, ni en machine, mais en être composé d’un corps et d’une âme, c’est-à-dire, qui respectent non seulement ses besoins matériels, mais encore ses exigences spirituelles, ses droits d’homme libre et intelligent.Salaire convenable.Tous les moralistes sont d’accord sur ce point, depuis les encycliques Casti Connu-bii et Quadragesima Anno: cela implique un salaire familial, suffisant pour faire vivre la famille du travailleur, au moins tous les membres qui dépendent encore de lui.En fait, malheureusement, dans un grand nombre d’industries modernes, ni les ordres ne sont humains, ni le salaire convenable.Des enquêtes conduites ici même au Canada, des faits révélés à la Chambre des Communes, des staUsti-ques publiées par le gouvernement lui-même établissent hors de tout doute cette situation lamentable.Elle nous a valu ce qui devait nécessairement en résulter: un prolétariat mécontent de son sort et prêt aux pires excès pour l’améliorer.Les nombreuses grèves dont notre pays a souffert récemment atteslent cet état d’âme.*Qu’il se développe, attisé par des éléments subversifs, et nous allons tout droit à la révolution, à la ruine, prédites par Pic XL Mais comment remédier à ce grave malaise?Comment donner à la classe ouvrière des conditions de vie qui respectent la dignité de ses membres et en fassent des citoyens heureux et paisibles?Deux forces sont ici en présence: l’employeur et l’employé.L’un ne peut rien sans l’autre.De leur accord dépend la solution du problème.S’ils s’opposent, mus par un égoïsme cupide ou un esprit de haine, c’est la guerre des classes et ses conséquences ruineuses; s’ils s’entendent dans un respect commun de l’ordre et de la justice, c’est la paix et le retour à la prospérité.Collaboration nécessaire Collaboration entre le capital et le travail: voilà donc le pivot de la restauration ouvrière.Mais ici se pose une question importante.Le capital s’est rendu coupable en ces dernières années de multiples méfaits.Il est responsable des crises économiques que nous avons connues.Le régime capitaliste qui l’incarne va-t-il subsister après la guerre?L’entreprise privée pourra-t-elle continuer, aux mains de quelques magnats, à exploiter le peuple, à dominer la politique, à régenter les nations?Question certes d’envergure et aux conséquences profondes.Nous n’hésitons pas cependant à répondre.Nos positions sont prises.Elles ont fait l’objet d’études sérieuses, de réflexions et de discussions prolongées.L’entreprise privée, telle qu’elle s’est révélée trop souvent dans le passé, cupide, égoïste, inhumaine, nous n’en voulons pas.Ce n’est pas pour retomber sous le joug de la dictature économique que le Cana* da s’est battu contre la dictature politique.Mais nous ne voulons pas davantage du socialisme.Nous ne voulons pas que l’Etat se substitue à l’employeur, qu’il devienne le patron universel, le régulateur suprême du cortimerce et de l’industrie, le propriétaire et le dispensateur de tous les biens.La dignité et la liberté humaines s’opposent à ce totalitarisme, non moins que l’esprit d’ordre et de progrès.Il nous faut donc retourner au capital mais à un capital assagi, purifié, contrôlé.Le profit en soit n’est pas condamnable.S’il est exclusif ou excessif, s’il donne lieu à des méthodes injustes, à une concurrence effrénée, il vicie l’entreprise qui le recherche; mais qu’il sache se tenir dans de justes bornes, et cclle-ci peut jouer dans la vie économique de la nation un rôle bienfaisant.On nous dira peut-être: la tentation cependant subsistera toujours de faire donner à une entreprise le plus grand rendement possible.L’homme est faible.L’argent le fascine.S’il succombe, s'il se laisse aller à des abus, TEtat exercera-t-il le contrôle que voiis attendez de lui?Aura-t-il le courage et la liberté nécessaires?Ne le verra-t-on pas plutôt, comme autrefois, dominé lui-même, tenu en laisse par les puissances d’argent?Et nous retomberons dans l’odieux régime capitaliste d’avant-guerre.Les corps professionnels — Aussi n’est-ce pas sur l’Etat que nous comptons pour exercer ce contrôle.— Sur qui donc?— Sur les corps professionnels, sur ce merveilleux organisme que des ignorants ou des sectaires s’acharnent à bafouer, mais qui rallie de plus en plus, dans les grands pays industriels comme l’Angleterre et les Etats-Unis, le suffrage des meilleurs esprits, de tous ceux qui veulent vraiment restaurer la société.En février dernier avait lieu aux Etats-Unis un événement d’une importance exceptionnelle.Les dirigeants les plus représentatifs de la finance, de l’industrie, du travail et de l’agridutlure se réunissaient en des assises qu’on a appelées la première conférence économique nationale tenue au pays.L’Association nationale des manufacturiers, la Chambre de commerce américaine, l’Association nationale des banquiers, les grandes associations d’ouvriers et d agriculteurs participaient officiellement à cette réunion.Quel était son but?Organiser l’économie sur de nouvelles bases.Thumaniser, la démocratiser, “economic democracy’’, comme on dit là-bas.Tous les délégués déclarèrent qu’il fallait un changement, que l’intérêt personnel ne devait plus être le seul moteur du système économique, que le bien commun aurait désormais à jouer le rôle principal.Mais par quels moyens opérer cette transformation?La socialisation générale?L’économie dirigée par le gouvernement?A l’unanimité les congressistes rejetèrent ces solutions.Ce serait passer d’un mal à un autre, dirent-ils, tomber de Charybde en Scylla.Mais ils furent tous d’accord pqur recommander une coopération étroite, sur une base technique, régie dans chaque industrie par un organisme spécial, entre le patron et les employés; en d’autres termes: les “Industrial Councils”, ou “Vocational Groups”, ou encore la “Corporate Democracy”, suivant les noms divers donnés aux Etats-Uni* à ce système.Pour plusieurs de ces associations cette attitude n’était pas nouvelle.Il y a longtemps, par exemple, que le président du “Congress of Industrial Organization”, le C.I.O , s’il vous plaît, préconise cette réforme.Et il ne cache pas où il en a puisé les grandes lignes.Ce n’est pas autre chose, en effet, que l’organisation proposée par Pie XI dans l’encyclique Quadragesima Anno: “On ne saurait arriver à une guérison parfaite (du désordre social) que si à ces classes opposées on substitue des organes bien constitués, des “ordres” ou des “professions” qui groupent les hommes non pas d’après la position qu’ils occupent sur le marché du travail, mais d’après les différentes branches de l’activité sociale auxquelles ils se rattachent.De même, en effet, que ceux que rapprochent des relations de voisinage en viennneni à constituer des cités, ainsi la nature incline les membbes d'un même métier ou d’une même profession, quelle qu’elle soit, à créer des groupements corporatifs, si bien que beaucoup considèrent de tels groupements comme des organes essentiels, du moins naturels dans la société”.Et dans Divini Redemptoris: “Si Ton considère l’ensemble de la vie économique, — Nous l’avons dit déjà dans Notre Encyclique Quadragesima Anno, — ce n’est que par un corps d’institutions professionnelles ou interprofessionnelles, fondées sur des bases solidement chrétiennes, reliées entre elles et formant sous des formes diverses, adaptées aux régions et aux circonstances, ce qu’on appelait la Corporation, ce n’est que par ces institutions que l’on pourra faire régner dans les relations économiques et sociales Tentr'aide mutuelle de la justice et de la charité”.L’expérience d’ailleurs de cette institution s’est déjà faite en plus d’un pays.Us n'ont pas encore établi l’organisation nationale qui groupe toutes les professions en des organismes reconnus par REtat, mais plusieurs d’entre elles sont érigées en de vraies corporations, dont elles possèdent tous les pouvoirs.Première réalisations À la Semaine sociale d’Angers, en 1935, on a cité avec force exemples — les pays totalitaires exclus — la France, la Hollande, l’Angleterre, les Etats-Unis, la Belgique et la Suisse.L’exemple de la république helvétique est particulièrement intéressant pour nous parce qu’elle comprend, comme le Canada, une fédération de petits IJtats.Il est des cantons complètement organisés sur une base corporative.Aux Etats-Unis l’idée se réalise dans plusieurs secteurs.Outre les professions libérales, des industries comme celles des fruits citriques et.du charbon sont en plein courant corporatif.On peut dire la même chose de notre pays.Il y a longtemps que les avocats, les médecins, les notaires, pour ne nommer que ceux-là, constituent de vraies corporations.Une loi récente met sur le même pied les agronomes.Dans le monde industriel où deux groupes sont en présence, l’évolution est plus lente.Mais des jalons se posent, des noyaux se forment, des groupements naissent, indices sûrs d'une prochaine réalisation Telle à Montréal l’industrie de l’horlogerie, ou celle de la construction au Saguenay.N’a-t-on pas même entendu en plein Toronto, à un récent congrès d’action sociale, un fabricant de chaussures de London exposer l’organisation précorporative qu’il avait établie dans «on usine et souhaiter qu’on l’imitât?Le spectre menaçant d’un état corporatif n’a pas fait frémir les auditeurs torontois! J’ai fait rapidement avec vous, mesdames et messieurs, en m'attardant peut-être un peu sur le dernier, la revue des cours.Ils constituent l’ossature de la Semaine.Chaque soir, comme pour couronner une étape, vient s’ajouter une conférence.Elles s’intégrent dans le plan général.Elles traitent, sous une forme moins didactique, quelque nouvel aspect du sujet, parmi les plus importants.La programme de la Semaine Ainsi le premier soir, on nous exposera les luttes de l’Eglise pour la justice sociale, fresque historique qui montrera comment les catholiques, papes et évêques en tête, se sont toujours intéressés au bien commun de la société.Le lendemain, la famille retiendra notre attention.En fait, aucune restauration sociale solide ne peut être entreprise si le foyer n'y a pas la première part.C’est sur lui que s'appuie la Cité, de sa stabilité que dépend son progrès.Et quel relief prend cette vérité au Canada français! Enfin, le dernier soir, pour connaître toute la pensée pontificale sur la restauration sociale, nous verrons le rôle important et précis ue doit y jouer cette grande force es temps modernes, l’Action catholique.Le matin même de ce jour, au cours du sacrifice eucharistique, comme prélude à cette dernière conférence, le prédicateur rappellera la nécessité d'une rénovation spirituelle, animant et soutenant les réformes institutionnelles.“Tout ce que Nous avons enseigné sur la restauration et l’achèvement de Tordre social, déclare Pie XI après avoir montré les avantages d’un ordre corporatif, ne s’obtiendra jamais sans une réforme des moeurs”, êê êê # Telle est, brièvement esquissée, la matière de cette Semaine, Ce simple coup d'oeil donne une idée de son ampleur.Elle déborde même ses cadres.La plupart des cours auraient pu être divisés et subdivisés en plusieurs leçons.Mais il nous a paru important de présenter dans une vue d'ensemble le problème complet de la restauration sociale dans notre pays, quitte à revenir, une autre année, sur des aspects particuliers.La tâche des conférenciers ne s’en trouve pas facilitée.Nous n’avions qu’un recours: les choisir avec le plus grand soin.L'équipe de cette année, je crois pouvoir l’affirmer, est une des plus brillantes, des mieux équilibrées, que nous ayons encore vues.Elle se compose à la fois de théoriciens et de praticiens, d’hommes d’étude et d’hommes d’action.Montréal, Québec, Ottawa, Trois-Rivières se sont unis pour former ce groupe d’élite.Nos trois universités ont fait leur part royalement: un recteur, un vice-recteur, un vice-doyen.Le grand séminaire d’Ottawa et l’Ecole des Hautes Etudes commerciales de Montréal n’ont pas été moins généreux.Un ancien président, les deux secrétaires généraux actuels: telle est l’importante contribution des associations professionnelles de cultivateurs et d’ouvriers: TU.C.E.et la C.T.C.C.Le haut fonctionna- risme et b magistrature sont venus leur prêter main-forte.Enfin, clergé séculier et clergé régulier ont montré une louable émulation.N’allez pas, mesdames et messieurs, scruter le programme et rechercher qupl sera le cours ou la conférence qui vous plairait davantage, dont vous pourriez tirer le plus de profit.J’aime mieux vous en avertir aussitôt: ce serait peine perdue.Il n’y a pas de choix à faire, car il n’y a pas de points faibles.Tous les travaux seront intéressants et instructifs.Vous voudrez n’en manquer aucun.Et ainsi vous subirez tous, non seulement l’argumentation convaincante de chaque cours, mais encore l’enchaînement qui les lie les uns aux autres et qui vous entraînera logiquement aux actes salutaires qu’ils imposent.Il ne suffit pas en effet que l’esprit soit éclairé, il faut encore que le coeur s’émeuve, que la volonté s’ébranle.La science pour l’action: ce fut ma première parole à la deuxième Semaine sociale d’Ottawa, en 1931; ce sera ma dernière -ce soir.La grande faiblesse des hommes d'ordre La grande faiblesse des hommes d’ordre n’est-ce pas leur inaction?Ils ont le cerveau pétri de principes, de belles paroles plein la bouche, mais leur bras restent trop souvent inertes, alors que leurs adversaires, moins loquaces, agissent.Ainsi se perdent les luttes décisives.Il nous faut gagner celle qui se livre actuellement autour de Tordre nouveau.Le sort de notre pays est en jeu, le sort même de la civilisation chrétienne, disait récemment Pie XII.La voie qui conduit à la victoire vous sera tracée durant cette semaine.Elle suit la ligne droite d’une saine politique sociale, inspirée par les enseignements de TEgH-se.adaptée aux moeurs et aux besoins de notre milieu.Ne vous contentez pas d’en admirer la belle ordonnance, mais met-tez-y résolument vos pas, décidés à vous rendre jusqu’au sommet où elle mène.Réforme des institutions, réforme des moeurs.Notre programme comprend Tune et l’autre.Ce ne sont pas deux voies opposées mais les deux bras d’une même route qui se croisent et s’entremêlent pour boutir finalement au même but.Un grand éducateur catholique des Etats-Unis, tombé récemment sur la brèche, Mgr Johnson, exprimait la même idée en d’autres termes, lorsqu’il jetait ce mot d’ordre à «es élèves: “Better men for better times.De meilleurs hommes pour des temps meilleurs”.Nous pourrions faire nôtre cette entraînante consigne et commencer sans tarder à nous l’appliquer en redressant nos propres vies, en les calquant sur l’Evangile, en les imprégnant de modération, de jus- MAISONS D'ENSEIGNEMENT ART ASSOCIATION OF MONTREAL Musée des Beaux-Arts ECOLE DES ARTS Cours du jour et du soir pour enfants, professeurs, dessinateurs, artistes et étudiants.Ouverture: MARDI le 10 octobre DESSIN ET PEINTURE — DESSIN BASIQUE — ART COMMERCIAL — MODELAGE — HISTOIRE DE L'ART FORMATION DE PROFESSEURS Court pour ENFANTS, 4-14 tnt.Court pour ADOLESCENTS, 14-17 tnt.Court pour HOMMES ot FEMMES d’affaire* non profettionnelt — COURS BILINGUE.Principal: ARTHUR U S MER, AR.CA., IX.D.Inicrivex-vout à l’avance — faitei venir le prospectus illustré.SECTION DES ETUDES — ART ASSOCIATION OF MONTREAL 1379 OUEST, RUE SHERBROOKE — MONTREAL 25.Hon.Orner C61* Province te-Catherin*.LA.MST ÜT 3* CONVERSATION ANGLAISE pour étudisntt do longue française, enseignée dana un collège anglais.Deux heure* par semaine, le* MARDIS et JEUDIS.Huit moi* : d’octobre I mal.j L'anreglstrement est en cours — Renseignements * a $o tout la* tour* except* lee cendredlt M LUNDI SOIR 2 OCTOBRE — JOUR DE CUEILLETTE DU PAPIER DE REBUT VOLUME XXXV - No 226 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 30 SEPTEMBRE 1944 7 1° m *• 3 5 c O- 3 J 2 $ â o rr g u g -;l X g 3 2 «2 O i .u* •s! J ^ -c ^ -D u ï Q *13 •• w < = t > i» O oi Z JS a oj 4 g ' -S « !i II x j lî .SH® 5 -3 « ^ si -'Su 42 § ^ 0) ».ir > QJ — 'û- .O m d en.o D O O a ce Ü I N Ü % o 0> ce 4-* o> 3 O' CO Cl ce o» ¦M *â U.LA VIE SPORTIVE Les Browns sont égaux avec Détroit Saint-Louis, 30 (A.P.) — Les Bronws de Saint-Louis qui entendent à tout prix remporter le championnat de la Ligue Américaine pour s’attaquer à leurs “concitoyens”, les Cardinaux, dans lu prochaine série mondiale, ont de nouveau rejoint les Tigers de Détroit, leurs grands rivaux, en première position du circuit Harrid-ge, quand ils ont infligé deux défaites aux Yankees de New-York hier, pendant que les -Tigers de raient diviser, chez eux, contre les Sénateurs de Washington.Les Yankees, en perdant deux joutes, ont été éliminés, tandis que les Browns, par leur double victoire.se sont assuré de terminer la saison en deuxième place .et peut-être en première! Les Browns l’ont emporté par 4 à 1 dans la première partie, contre Ernie Bonham, et par 1 à 0 dans la seconde, cette fois contre Hank Borowy.Il faut dire toutefois que Borowy a été bien malchanceux.car il n’a alloué que deux seuls coups sûrs aux Browns.Première partie: New-York .100000000— 1 8 1 St-Louis .00200002x— 4 9 0 Bonham et Garbark; Kramer et Hayworth.Deuxième partie: „ , .New-York .000000000— 0 6 1 Les Cardinaux vaincus par les New-Yorkais New-York, 30.— Le jeune lanceur-recrue des Cardinaux de St-Louis, l’habile Ted Wilks, a subi sa quatrième défaite de la saison, ici, hier après-midi, quand les Giants ont cogné deux deux-buts pour compter un point "et s’assurer une victoire de 3 à 2 sur des Cardinaux, dans la 10e manche d’une joute fort intéressante.Un deux-buts de Buddy Kerr suivi un coup identique de Hugh Luby, valurent ce point victorieux.Rube Fischer, troisième lanceur des Giants dans cette partie, fut le vainqueur contre Wilks.St-Louis .1001000000— 2 8 1 New-York .0000010011— 3 11 0 Wilks et W.Cooper; Melton, Feldman (8), Fischer (10) et Ber-res, Mancuso.AURES JOUTES Chicago .000001000— 1 7 1 Boston .0113000t)x— 5 11 1 Gassaway, Fleming (4), Lynn (7) et Williafhs; Andrews et Hof-ferth.St-Louis Borowy et Garbark; Potter et Mancuso.Autres parties Washington • .000001010—-2 10 0 Détroit.• 10000031X—5 7 0 Niggeling, Curtis et Ferrell; Gentry, Corsica et Richards.Deuxième partie:— Washington .• 013221000—9 13 0 Détroit .000100100—2 12 2 Haefner et Guerra; Trout, Mooty, Beck, Eaton et Swift.Philadelphie • .002002000—4 6 0 Cleveland.010001000—2 9 0 Black, Berry et Hayes, Prutty; Bonness, Calvert, Poat et Rusz-kowski, Schlueter.Deuxième partie: Philadelphie .000010000—1 8 0 Cleveland .000001000—1 6 1 Flores, Berry et Hayes; Gromek ot Bosar.Discontinuée à cause de l’obscurité.Boston .0000111000—3 4 1 Chicago.0000003001—4 5 4 Dreisewerd et Partee; Lee et Jor-dan._ Le tournoi du club Concordia Les joueurs éligibles ont été annoncés Chicago, 30 (P.A.) — Le com- missaire du basebail majeur, le juge Kenesaw Mountain Landis, a annoncé quels seraient les arbitres pour la série mondiale qui s’ouvrira à Saint-Louis mercredi pro* el*Gn et il a aussi rendu publique la liste des joueurs éligibles pour les Cadlinaux et pour les Tigers de Détroit, et les Browns de Saint-Louis, ces deux derniers clubs ayant encore des chances de s’assurer le championnat de TAniéricaine et de participer à la série.Les arbitres nommés sont John Sears et Tom Dunn de la ligne Nationale, et Bill McGowan et George Pipgras de la ligue Américaine.Louis Jorda sera l’arbitre substitut pour la Nationale, et Ernest Stewart servira de remplaçant pour l’Américaine.Quant aux joueurs éligibles, voici Ta liste que le juge Landis a soumise; St-Louis, ligue Nationale: William H.Southworth, gerant, Mike Gonzales, instructeur, Clyde Wares, instructeur, August S.Bergamo, Harry D.Brecheen, Eldred W.Byerly, Morton C, Cooper, Walker Cooper, Sylvester Donneiiy, George Fallon, Debs Garms, John L.Hopp, Alvin J.Jurisch, Robert W.Kcely, George J.Kurowski, H.Max Lanier, Dan W.Litwhiler, Martin W.Marion, John L.Martin, Stanley F.Musial, James K.O'Dea, Raymond F.Sanders, Frederick Schmidt, Emil E.Wilks, Theodore Verban.Détroit, ligue Américaine: Stephen F.O’Neill, gérant, Albert L.Vincent et Arthur Mills, instructeurs, Waiter W.Beck, Roger Cramer, Zebelton V.Eaton, Rufus J.Gentry, Roy Henshaw, John Corsica, Michael F.Higgins, Joseph Hoover, Charles C.«Hostetler, Edward Mayo, John McHale.James E.Miller, Jake T.Mooty, Harold Newhoi.-i ser, Joseph Orengo.James Outlaw, Frank Overmire, Paul Richards.Donald Ross, Robert Swift, Paid trout, Richard C.Wakefield, Rudolph P.York.! St-T.onis, ligue Américaine: Luke qui compte 1 un sur des joueurs | Sewell, gérant.Fred Nofmann et d experience et 1 autre sur des jeu- Zach Tavlor, instructeurs, F'ovd nés, qui évoluent tous brillamment.! j^p,.Müton ,-Bvrnes.G:orge Cas-Ce sera donc un programme don- i tpj-, Mike Chartak.Mark Christman, ble entre le St-Jean et le (.berner, i jrj)js C]arv Dennis Gatehouse, Don La premiere partie commencera a i Gu,tpridge, Myron Havworth, A' 1 h’«3n’nLe CheLn7’ ™ f:rre ! Hollingsworth/Willis Hudlin, Sip-par Bill Turner, tentera de rempor-, d BTakucki Jack Krame/Mikr SÆŒSlÆT.Srfî.d ! nhcs"'r »•**«• e™* John Pomorski, qui a déjà i"ut i sur ce terrain pour les Royaux il y i McQuinn.Eugene Moore, Nelson ès de dix ans, lancera pour le T,0 r’ ^,p' © © Ce n’est pas encore cet automne, malgré quelques élans assez marqués que l’élégance va changer radicalement ses décrets et ses caprices, la guerre et le rationnement sont tout de même trop près.Toutefois, le grand chic d’automne et d’hiver tel que présenté récemment aux Etats-Unis, c’est-à-dire à New-York et à Hollywood, semble vouloir se dégager du système des restrictions et s’en va vers la fantaisie de haut style.Des robes du soir ont retrouvé leur longueur royale d’autrefois (qu’on ne s’y trompe pas, il s’agit des Etats-Unis, non du Canada) et vont jusqu’aux couleurs vives comme rose staccato, pourpre nocturne, vert rondo et jaune trompette.Il n’y a pas à dire, avec des couleurs aussi sonores, c’est dangereux que le metteur en page distrait porte le compte rendu mondain où seraient ainsi décrites et désignées les toilettes de ces dames, tout simplement à la rubrique des concerts symphoniques! Ces contretemps-là arrivent aussi en composition typographique.Vous vous doutez alors par quel tempo rubato passerait la rédactrice du carnet social et quelle bourrée on lui ferait danser cou fuoco au bout de la ligne téléphonique! Mais «venons aux choses sérieuses.© © © La ligne droite, comme toutes les lignes attaquées de ce temps-ci, subit, elle aussi, quelques modifications, du moins à hauteur des hanches, par l’adaptation de péplums, tuniques, bouffants, etc.Quant à la variété, elle sera sans doute assez prononcée puisque l’inspiration des couturiers voyage de l’influence orientale: manteaux mandarins, turbans, à la russe; tuniques des Cosaques, draperies et broderie persanes, garnitures de perles mandarines, tunique d’Ali-Baba, à l’influence anglaise avec Edouard Molyneux et Peter F.ussel qui veulent faire de Londres un centre universel d’élégances sportives.Anthony Blotta, de New-York, s’est inspiré, pour sa collection d’automne, des pourpoints aux tendres couleurs du roi Henry VII et de la fameuse redingote de l’Empereur.Si vous ajoutez à ces hautes directives l’influence des goûts personnels, vous êtes sûrs d’avoir toute la gamme; l’ensemble d’un équilibre distingué, raffiné, spirituel au mélange hétéroclite composé par le manque de goût et une fausse interprétation de l’évangile de l’Elégance.De toute façon, la mode d’automne est moins sévère que ses devancières des dernières années; elle se permet plus de fantaisie dans les modèles et dans les détails.11 y a quantité de boutons qui sont de vraies oeuvres d’art, des gants qui sont des poèmes.Les courts ne suffisent pas.les longs gants, romanesques et coquets, tout comme en portait la Dame aux Camélias, les longs gants qui font le poignet si mince et l'avant-btas si délicat, sont revenus et, pas d’une seule teinte, mais raitin, vert moutte, rouge Liberté, mengenta, pourpre et noir.Et les chapeaux! Nous en reparlerons.© © © Oui, on dirait que la mode est sur le chemin des élégances passées, elle y sera tout à fait, avant longtemps.La saison des modes avant la guerre offrait tant de merveilles que le moindre regard attentif qu’on y jetait nous laissait entrevoir des perspectives vraiment captivantes.On avait parfois l’impression, à certaines expositions, de faire une randonnée au pays des Mille et Une Nuits.Les chroniques de modes parisiennes qui nous venaient de spécialistes qui connaissaient et les secrets de la mode et les secrets de la langue française étaient très souvent de vrais bijoux où chatoyaient les reflets d’une réelle culture et d’un style qui savait dire ce qu’il voulait dire.Espérons qu’avant longtemps, nous pourrons encore lire de ces jolies pièces.Quand on les lisait, on n’avait pas l’impression, comme cela arrive souvent depuis, de déchiffrer un poème surréaliste parlant de modes au royaume des anges.D’un autre côté, trop de précision nuit parfois.Ainsi ce reporter politique américain qui s’avisa un jour de décrire la toilette d’une secrétaire de comité dans un grand congrès, emporté sans doute par son admiration de l’élégance de cette dame, a dû quelque peu regretter son beau geste.Il avait parlé de “la perfection de sa robe lavande, rehaussée d’un jabot, couleur fauve’’.Mais ce choix de couleurs ne plut sans doute pas à l’intéressée qui rectifia: “Pas lavande mais prune, pas une robe mais un ensemble, pas un jabot fauve mais un jabot rose, et ce n’était même pas un jabot, c’est une blouse.” Il faut dire que pour certains yeux les distances affectent énormément les couleurs.Tout de même ce pauvre reporter a peut-être trouvé que tout cela était presque aussi compliqué que la politique.© © © La guerre s’achève, ou paraît s’achever et l’unanimité n’est pas complètement faite au sujet de la capitale qui pourrait prendre la succession de Paris comme centre mondial de la mode.Paris n’a d’ailleurs aucune intention de céder sa place puisque même l’occupation étrangère n’a pu lui enlever le sceptre de l’élégance.En effet, les dépêches ne finissent plus de signaler que les femmes sont toujours aussi chic à Paris et que les salons de haute couture, malgré la dureté des temps, ont continué de travailler.Avec d’autres tissus, d’autres matériels sans doute, mais toujours avec le même génie.Des ateliers ont continué leur travail en dépit de l’absence de leurs propriétaires, passés en Amérique.“Paris est parvenu à maintenir son prestige”, a déclaré récemment Lucien Lelong, qui affirme aussi qu’avant deux mois, “Paris sera prêt à donner au monde un nouveau témoignage de son génie créateur”.Les parfumeurs sont en meilleure situation que les couturiers.D’après une dépêche de Paris même, il y a encore une quantité suffisante d’alcool, ce qui permet de produire d’excellents parfums et même de nouvelles compositions qui pourront être exportées avant longtemps.Saviez-vous que Montréal est sur les rangs pour devenir un grand centre de la mode?Des hommes d’affaires, des industriels, des politiques sont à s’occuper de ce projet qui ressemble un peu au prologue d’un conte de fée.Mais il y a tant de choses qui arrivent.Et pensez comme ce sera gentil quand, par exemple, en faisant la revue des couleurs à la mode qui, par leurs noms, évoquent habituellement tous les pavs.le Canada y sera aussi! Alors à la suite du bleu Convy, vers Ascot, vert Leicester.vert sierra, on pourra choisir bleu Acadie, vert Mont-Royal, vert Laurentides, vert Rocheuses.Germains BERNIER oÿhj ?4: ITAIU DEPUIS 1870 recieux TOUJOURS AU MCMI ENDROIT UN SEUL MAGASIN 1215, rue Ste-Certierine E.près Montcalm AM.: 2121 uvemrs qu'elle gardera non moins pré- O Grand choix de nouveaux modèles de b«cwes de fiançailles $15.à $1,000.00 cieusement.Faites que son rêve se ^ réalise en choisissant ce qu'elle dé- ^ sire si ardemment.?SUGGESTIONS : • Bagues à diamants.• Alliances.• Bracelets ou boucles de Haute nouveauté.ou tout autre bijou qui lui plaira.C’est être pratique ^ .que d’acheter de I4 qualité, cet automne.De même qu'il est à la mode celui qui s'adresse pour la confection dun complet ou d'un paletot à des spécialistes réputés — qui tiennent compte de 'élégance des lignes, du soigné, de la façon et de la coupe parfaite: trois facteurs que vous obtenez incontestablement aux STUDIOS LEBLANC & GARIEPV Créateurs de modes — Dessinateurs et tailleurs pour Dames et Messieurs 1430, RUE BLEURY Au-dessns do théâtre Impérial lÉsJ ,;.j U n j PAPILLON5 ETABLI EN IMI MANTEAUX de FOURRURE A PRIX D’AUBAINE DIPUIS 29 ANS A LA MIMI ADRCSSI VALEURS EXCEPTIONNELLES Chat sauvage .$275 CLa meilleur* qualité) Rot musqué.$282 IDos.No 11 Pattes de mouton de Perse.$159.50 (Spécial) Mouton de Perse $249 «t plus Seal français .SHOetpius (Lapin teint) Broadtail.$95 Opossum.$135 Seal brun.$1*5 (Lapin teint) Seal d'Hudson .$339 et plus Voue fériés acte de aagesse en profitant da cas avantages MAINTINANT ! Ca sont das mantaae* qui vene dureront des année».G.-J.PAPILLON 257 ouest, av.LAURIER ,f«c CR.3223 ru LE DEVOIR, MONTREAL.SAMEDI 30 SEPTEMBRE 1944 VOLUME XXXV - No 226 Lys r> l' t-M - m ¦¦¦> \ *r r \ % "A riî mm \ 'm Le mouton travaillé et teint castor fait un manteau idéal pour la collégienne.Le charme sobre des modes d’automne dont la haute qualité réunit à la fois confort et distinction.451 est, me Rachel 6575 St-Hubert 1151 e*t, Ste-Catherine 1651 est, Ave Mt-Royal Salon Vert: 562 est, Ste-Catherine FOURRURES EXQUISES Collections incomparables de beauté et d’originalité exclusives.© © Automne 1944 Sien chauââée, la femme peut voit la vie en toâe Les pieds qui ne souffrent pas aident à garder le sourire et retardent les rides Comment' choisir vos chaussures de ville Vous sortez en ville sur des talons à peine tenus par quelques lanières.Ces petits souliers en vogue ne ressemblent en rien à une vraie chaussure et n’offrent aucun soutien au pied.Non, non, chère lectrice, n’allez pas croire que je vais vous interdire les hauts lalons! A quoi bon! Pourtant il serait si simple de prévenir le mal! D’abord, en regardant davantage le dessous que le dessus de la chaussure que vous commandez.Il faut que la semelle soit droite.Partagez par un trait de craie la semelle en deux parties égales; si la ligne ne s’arrête pas exactement à la pointe de l’empeigne, la construction du soulier est défectueuse.C’est le cas pour tous les souliers de forme iitc américaine où la courbe est fortement accentuée vers le dedans.Les souliers à très hauts talons et décolletés de partout occasionnent le talon flexible qui tourne la cheville vers le dedans.Une période délicate Une des périodes les plus délicates pour la santé des pieds de la femme est celle où elle attend un enfant.Tout comme elle soutient son corps par une ceinture, la future maman doit apporter un soin particulier au choix des chaussures qui doivent soutenir le pied et l’aider à résister à la pression supplémentaire que subit l’avaut-pied.Si votre pied est déformé ., .„ La plupart des personnes qui L élasticité du pied existe lorsque i souffrent des pieds croient trouver ses deux voûtes essentielles sont U11 soulagement en portant, chez bien conformées: " .1° La voûte longitudinale, dont l’affaiblissement provoque le pied plat.2° La voûte transversale dont dont les deux semelles ne se distinguent pas entre elles, pied droit et pied gauche se confondant, comme pour les chaussures de bébés.Après un certain temps, les mamans peuvent remarquer que les enfants marchent principalement sur les bords extérieurs.Si l’on n’y prend garde, il arrive généralement que ceux-ci deviennent des imitateurs inconscients de la démarche canard” de Charlie Chaplin.Parfois, à l’époque de la croissance, les enfants font une crise de “gigantisme”.Les os manquent de phosphate, la déminéralisation de l’enfant qui se développe très vite entraîne parfois un affaissement plantaire.De toute façon, il vaut mieux demander un médecin qqe de gronder l’enfant quand celui-ci pose les pieds trop en dedans.Ne vous récriez pas non plus, madame, si votre enfant use trop vite ses talons.Il est souvent innocent en plaçant mal ses pieds.Par contre, vos reproches sont justifiés quand il n’ouvre pas suffisamment les lacets en se déchaussant, car cela provoque dans la chaussure un élargissement du talon, où par conséquent, cette partie du pied commence à “nager”.Mais surtout, madame, évitez de commettre la faute, souvetit pour des raisons d’économie, d’acheter des chaussures trop larges; celles-ci, qui soutiennent mal les pieds, peuvent provoquer plus tard des pieds plats ou de l’arthritisme.Chez vous, portez des pantoufles cambrées c4igtetteâ deâ payâ exotique* On appelle aigrettes certains oiseaux de l’ancien et du nouveau inonde qui appartiennent à l’ordre des échassiers.Il y a de grandes et de petites aigrettes: tontes ont un plumage d’un blanc immaculé.Les aigrettes sont très abondantes au Venezuela, en Colombie; jadis, elles étaient aussi nombreuses au Mexique, en Argentine, en Uruguay, dans le Soudan, en Chine,^ en Roumanie.Ce qui fait le prix de ces oiseaux, ce sont les magnifiques plumes qui sont disposées en deux faisceaux sur leur dos.Chez les petites aigrettes, elles sont d’une extrême délicatesse.Leurs poin-en | tes sont arquées vers le haut et l’avant, ce qui leur a valu le nom de crosses dans le commerce.Pour l’hiver, ces belles plumes tombent, de même que les fines plumes constituant la huppe et le faisceau du cou C’est au voisinage des héronnières que les aigrettes et les crosses sont disséminées çà et là en grand nombre sur les buissons et au pied des arbres.Au Venezuela, les indigènes les recueillent par kilogrammes en octobre et novembre.Quand elles sont ramassées à temps, elles sont aussi belles que celles qui proviennent de l’animal tué.Dans aucun cas on ne les arrache à l’animal vivant.Les plumes d’aigrettes valent très cher.J(jeâ plume* du dindon Le dindon sauvage, souche du dindon domestique, existe en grande quantité aux Etats-Unis et au Mexique; dans le Honduras, il est remplacé par le dindon oullé, dp le plumage est une merveille, c: il présente une richesse et ni harmonie de couleurs uniques.Le dindon sauvage parait fou nir des plumes plus résistantes qi le dindon domestique d’Europ L élevage de ce dernier se fait e France depuis 15Ô0.Les diversi races: dindon bronzé, dinde noir, dindon blanc, gris, gris brui etc., fournissent des plumes poi des usages variés.On arrache h plumes deux fois l’an, sur le coi sur la poitrine et sur les ailes.Li grosses servent à la fabrication c plumeaux, les petites à la confei lion de palatine en Amérique, et d boas noirs ou blancs.Les-blanchi sont d’un prix beaucoup plus éh vé que les noires, aussi a-t-on e sayé de décolorer ces dernière qui deviennent alors trop cassai tes.Les plumes du corps, sous 1 nom de grand et petit marabou servent à imiter le marabout vra i elles, espadrilles ou pantoufles.Cela ne fait qu’aggraver le mal: elles s’en rendent compte chaque fois qu’elles remettent leurs chaussures.Lorsque le pied n’est pas soutenu, „ 7.— ., .puisque ic pieu a esi pas somenuj 1 affaissement se mamteste par la |0ut je corpS p£se sur juj jes mus_ ormation des durillons sur 1 avant- u______ clés se contractent, les ligaments s’étirent.Votre pied a perdu sa sou-1 plesse.Portez donc des chaussures ! d’appartement qui aient des semel les suffisamment cambrées.battre* et âetviteut* formation pied et des cors sur les différents doigts du pied.L’affaissement ou la déviation du pied soit dans les articulations des malléoles, soit dans celle de l’avant-pied, provoquent l’usure des jointures, ainsi que des défauts calcaires qui font souffrir.C’est une souffrance qui fait croire faussement à tant de femnies qu’elles ont des rhumatismes des pieds.Cette douleur, très intense, rayonne parfois jusque dans les hanches et la colonne vertébrale.En réalité, elle n’est due., % , qu’à la position anormale des pieds, ] *-e service domestique reviendra causée par l’usage de chaussures peut-être à la mode si on finit par défectueuses.j lui donner assez d’avantages et ! Si vous souffrez de ces brûlures, | d’intérêt.En attendant il n’est pas ou si votre pied est déjà déformé, :1 j mauvais de méditer quelques vé- imr,ï\rlt» mi’on rïlnc ilp .H-liiscnrps Tltés SUT le Sujet» importe qu’en plus de chaussures bien comprises, vous souteniez votre pied par un support spécial et fait pour vous.Mais vous ne devez jamais oublier que personne n’a deux pieds égaux, de même que personne n’a les deux parties du visage égales.Il est im Le savoir-vivre nous dicte, corn- : me en toutes choses, la conduite ' que nous devons tenir à Tégard de nos domestiques.Nous ne sommes jamais autorisés à leur parler rudement ou impoliment.S’ils reçoivent notre argent, ils nous donnent leur possible d’acheter des appareils en temps en retour et se fatiguent à confection pour corriger une dé- j notre service.Nous ne pouvons marche défectueuse.Un “support donc exiger leur respect que si doit être construit d apres un mou- n0lIS ies traitons avec bienveillance age en plâtre individuel, fait pour et considération.Agir autrement le/** *?fé,cia1,.V-hacfn, 3 u" petl! c’est violer les lois de la récipro defaut different.Une talonnette qui cjté.flotte dans la chaussure n’est pas un remède, pas plus qu’un support sans bord.Les pieds accentueront davantage leur fausse position, si les cambrures n’ont pas de bord intérieur, et surtout extérieur.Et puis, il faut faire l’essayage de la cambrure, il faut l’ajuster pour éliminer la pression de ce corps dur.Seule une cambrure frappée à la main et non fabriquée en série par des machines peut maintenir la voûte concave.Enfin il faut surveiller l’amélioration du pied en rehaussant ou en diminuant continuellement les appareils.On obtiendra ainsi le soulagement et la guérison du pied malade.Attention aux chaussures de vos enfants dix-huitième siècle avait coutume Lorsque vous achetez des souliers j d’envoyer ses laquais en place de à vos enfants, évitez les chaussures Conâéquence dyune mode *»»»**.* LBERT GOUPIL est très heureux d'offrir à ses nombreux amis et connaissances un local très au point dans le domaine de la bijouterie et tient à les inviter cordialement à faire la visite de ce local moderne.Il possède une longue expérience dans le diamant qu'il connaît par des études particulières et par son travail de conseiller diamantaire qu'il a professé auprès de clients nombreux et satisfaits.Consultez-le pour l'achat de tous vos diamants.MONTRES.BIJOUX ET CADEAUX Nous possédons un choix complet de montres Bulova, aruen, Tavannes, Cyma; diamants Bluebird, Blue River, et Tru-Blu ainsi que bracelets, colliers, pendentifs, bagues, épingles, etc.Nous pourrons aussi vous fournir une heureuse suggestion pour cadeaux d'anniversaire, de AI RFUT rmrisir noces, des Rites, et bibelots ALHr.Kl uOUPIL décoratifs pour votre maison.Réparation de montres et bijoux dans un atelier très au point ALBERT GOUPIL BIJOUTIER-DIAMANTAIRE 2011 est, Mont-Royal - CH.3337 .T ‘."(Af h ^ Un modèle REID”, c’est fout dire ! >|\S S Ports» fourrure summum de l’élégance.Tel.CH, 31 SI* 1473 rue AMHERST h c 12 LE DEVOIR, MONTREAL.SAMEDI 30 SEPTEMBRE 1944 VOLUME XXXV — No 226 SUPERBES SOULIERS pour votre CONFORT et votre ELEGANCE ! \ r- ' L-^r^1 I T- g E ^ TROIS MAGASINS 6914 rue St-Hubert 1500 avenue Menf-Royal E.4029 rue Ontario E.CA.5021 AM.3164 AM.9414 yilazamet, capitale de la laine •- pg,.Romojn Roussel ALFRED MAISONNEUVE Argenterie — Verre taillé — Pont-laine — Horloges.Montres-bracelets, 15 et 17 pierres garanties, c:yma, Bulova, Tavannes, Montrose $24.75 ^ $,*7.50 et Gnren .Réparations de bijoux et de montres Ouvrage garanti.BAGUES A BLIIF BIRD DIAMANTS 0,-uc 921 est, rue RACHEL $25.50 * $250 Tel.FRontenac 8232 ¦¦IM L’HOMME CHIC S’HABILLE SUR MESURE et profite des bas prix de T.Beauregard & Cie pour se procurer un nouveau complet ou paletot pour la nouvelle saison."Les Grands Tailleurs du Nord" T.BEAUREGARD & CIE 7905 Sf-Denis, angle Gounod Tel.: DUpont 5200 ïWmw® m ¦m mm i m y -LA MARQUE CHOISIE PAR LES CONNAISSEURS / Ji tm Si vous vous fiancez bientôt, 3 Noël, par exemple, c'est le dia-mtnt Blue Bird qui scellera te mieux votre attachement et votre amour, car "ELLE” sera fière de porter ce diamant aux feux étincelants "GARANTI PARFAIT"./ U /.GRATUITEMENT V J CO* T*16 UN VfRTt LES PLUS GRANDS DISTRIBUTEURS DE BAGUES et JONCS ELUE BIRD, '-véc .W DIAMANTAIRES BIJOUTIERS MAISON FONDEE EN 191* 3699 Ste-Catherine E.FR.3M9 348-A Ste-Catherine E.LA.0642 Au mois de septembre 1851, deux ! balles, pesant chacune près de cinq cents kilos, étaient débarquées de-I vant la vieille poste aux chevaux de Mazamet, petite ville du Tarn.| Venant du port de Sète, elles por-| taient, en gros, caractères déteints i par les embruns, cette inscrintion manuscrite: Buenos-Aires, Socia-\ ded Houles Frères, Mazamet, Fran-j cia.— Elles viennent de loin, celles-là, dit un gamin.Il soûle- a avec curiosité le coin d'une des toiles d’emballage, que le voyage avait déchirée.— Des peaux! C’est des peaux de mouton! s’exclama le garçon.La nouvelle galopa aussitôt dans tous les coins de Mazamet, sur les places comme dans les auberges, dans tes maisons des faubourgs, dans les bureaux tristes des négociants.C’était sans doute Pierre-Elie, le plus entreprenant des frè- ! hommes tes Houlès, qui avait acheté ces 1 peaux en Amérique du $ud.Et chacun de se demander pourquoi le puissant fabricant avait acheté si loin une marchandise aussi inhabituelle, Pierre-Elie ne se bornait pas à pratiquer son métier.Il essayait de le comprendre.Jusqu’alors, les fabricants de ce drap qui tenait debout tout seul, le "mazamet”.utilisaient la laine mère, c'est-à-dire la laine prélevée sur le mouton vivant, à l’aide de ces ciseaux de sept lieues qu'on appelait des "forces”.Or, cette laine provenant des moutons des Causses, du Cantal ou des Cévennes, et aussi celle qu’on commençait à acheter en Algérie devenaient chères, tandis que dans les pays lointains un mouton tout entier se vendait au prix d’une poule de chez nous.D’ailleurs, une rumeur cheminait depuis quelque temps chez les concurrents de Nîmes ou de Béda-rieux.On prétendait que la laine des moutons morts était d’aussi bonne qualité que l’autre.— Après tout, pourquoi pas?s’était dit Pierre-Elie Houlès.Et, pour tenter l’essai, il avait commandé prudemment deux balles de peaux en Argentine.Tout Mazamet sourit aux prétentions de M.Moulés, que l'on considérait pourtant comme un industriel sérieux.Il persista.Dans l’eau des trois rivières qui baignent la ville, il allait faire laver les peaux.Et l’on verrait bien.Mais il fut le seul à ne rien voir, car, avant que tontes les châtaignes de la Montagne-Noire eussent été ramassées au fond des ravins, on l'avait enterré avec toute la pompe que méritait un personnage de son importance.L’expérience fut décisive.Une fois lavée, la peau fut placée dans un grenier et, peu de temps après, lorsque la fermentation commença à se produire, l’épiderme se détacha doucement, séparant sans incident la laine de la peau.Ce fut à Mazamet une révolution.Mieux encore: la découverte de l’Amérique.Vers 1856, un autre industriel, Augustin Périé, renonçant aux commandes par lettres, qui demandaient des mois de navigation pour parvenir à leurs destinataires, envoyait son commis Hippolyte Mas comme acheteur à Buenos-Aires.Hippolyte Mas supporta le mal de mer pendant soixante-trois jours sur un voilier pour accomplir sa tâche.Mais l’exemple était donné.Tout industriel mazamétain qui se respectait eut un acheteur en Amérique du Sud.Peu à peu, de même que jadis les après avoir essayé de pratiquer eux-mêmes le délainage, les Américains, les Australiens, les Anglais sont restés les fidèles clients de Mazamet.La prospérité de cette ville a, au surplus, d’heureuses conséquences sociales.— U faut savoir, m’a dit M.Charles Cazenave, maire de la ville, que le patronat mazamétain, après deux longues grèves, a accordé dès 1909 au personnel les contrats collectifs, les congés payés, les délégués ouvriers.Ici la trop fameuse loi des quarante heures a passé comme la fumée, car tout le monde, "sabreurs”, "peleurs” et “maragos” (manutentionnaires) est payé aux piétés et bien payé.Le travailleur de chez nous, qu’il soit catholique ou protestant, honore Dieu et respecte la famille.Aux messes de 5 heures, réservées aux hommes pour Pâques, près de trois mille prolétaires mazamétains communient .* * * L’ouvrier mazamétain, issu d’une longue lignée artisanale et rurale, aime d’ailleurs à posséder.Il est le plus souvent propriétaire de la maison qu’il habite.Il a conservé son jardin et son étable.Petite étable, en vérité, mais, dans le pays, on “tue le cochon" chaque année.C’est toujours un mardi d’hiver que se fait la cérémonie, jamais un autre jour.Pour cette raison, c’est en hiver aussi que l’ouvrier prend son congé payé.Et les mardis de cochon, les Mazamétains entendent avec une volupté de gourmets les cris des animaux qu’on égorge parmi l’odeur riche de la laine.Au lendemain des événements qui ont sapé tant de vieilles habitudes, que devient Mazamet?La guerre a fermé certains débouches, comme elle a tari beaucoup de sources.Mais les Mazamétains ne perdent pas courage.L’exemple de leurs ancêtres leur a montre depuis longtemps ce que peuvent le courage et la ténacité.Et les descendants des paysans chez qui le rouet et le métier de tisserand faisaient partie du mobilier ne manquent ni de courage ni de persévérance.Comme sur le métier de leur père, le fil rompu se renouera.(Voici la France) djeâ applique* La mode est aux applications.C’est un travail délicat qui, pour être joli, demande à être execute avec beaucoup de soin et d’attention.Tout d’abord, 11 faut reproduire le motif choisi sur le tissu à appii-quer.Comment faire?C’est bien simple: dessinez le motif sur unf feuille de papier.Ensuite, piquez ce papier à la machine, aiguille non enfilée, en suivant le dessin: celui-ci se trouvera perforé.Achetez de la poudre à poncer.Faites, avec un tissu de laine quelconque, une sorte de grosse estompe roulée.Appliquez le papier perforé sur le tissu; passez sur les perforations l’estompe trempée dans de la poudre à poncer.Quand vous retirerez le papier, le dessiç sera parfaitement tracé sur le tissu.S’il s’agit d’un tissu «erré, donnant une coupure nette, coupez en t____ ________ „____________| suivant le tracé et faites un rentré dandys se faisaient blanchir à Lon- de trois lignes bâti à pelits points _ 1 - - 1 ' « I : 1 , , 1 ~ ~ .J ,1 a a a-a s 1 T 9 sv a a.A e- Uv .* 4 I L- r9 CI % V* I .» \7 ¦ O TV4 F* TT 1 (1res, l’élite des moutons du monde entier, qu’ils fussent d’Argentine, de Patagonie, de Tasmanie, du Cap, des Indes ou de Russie, vinrent se faire délainer •— titre posthume — clans ce petit chef-lien de canton français, carré dans sa triple vallée au milieu de l’innocent rapetassage des prairies tarnaises.Née avec le Second Empire, l’industrie nouvelle dut beaucoup au libre-échange prôné et encouragé par Napoléon III.Elle peut aussi saluer d’un coup de chapeau la Bourse, car la laine a toujours été matière à spéculer.Au début du XXème siècle, elle n’avait pas eu besoin de faire appel à une technique compliquée.Comme au temps des Houlès et des Périé, les peaux, après un bain de vingt-quatre heures dans les eaux des trois rivières mazamétaines, étaient tendues sur une vieille barrique, puis sabrées à grands coups d’un yatagan de bois, qui les obligeait à cracher leurs impuretés.On les mettait ensuite dans une étuve non chauffée où, sous l’oeil attentif d’un contremaître, elles attendaient la putréfaction.Au premier signe de fermentation, elles étaient pelées sur un chevalet, à l’aide d’une sorte de plane arrondie et dentelée.La laine était ensuite triée et de nouveau lavée, et elle pouvait dès lors partir, en belles balles odorantes et cubiques, vers les usines textiles de Mazamet et de Castres, et surtout vers les vastes manufactures de Flandre et d’Angleterre, pour devenir enfin ces draps cossus chers aux élégants des deux mondes.* * * Ces procédés -n’ont guère varié.On a remplacé la sabreusc par une machine d’ailleurs simple.Les acheteurs de Buenos-Aires ont fait place à des courtiers spécialisés.Les résullals sont étonnants.Mazamet travaillait naguère cent mille peaux par jour, et il absorbait 78% de l’exportation australienne.86% de l’exportation sud-américaine.-— Mais les peaux?deinandera-t-on.Les pe’aux sont livrées à la nié- 1 (dsserie, ce qui a permis à cette | industrie de prendre des propor- j bons considérables dans la région: i quarante-deux usines à Mazamet.Quatre-vingt onze usines à Graul- ! het.Toute cette activité provient j du fait que les moutons du monde ! i entier, dociles comme on ne l’est j j que dans cette espèce, défilent à j î Mazamet depuis quinze ou seize , ! lustres pour y consolider de façon ! I durable la plus originale et la I moins connue des industries.A quoi est dû le succès de Maza-' met, et pourquoi cette ville perdue i au pied des monts de Lacaune a-t- | j elle élé élue pour celle singulière fortune?On vous répondra dans les parages du cours René-Reille, que c’est | grâce à la vertu des eaux de l’Ar-I nette, qui ne contiennent pas de I sels calcaires ou magnésiens.Ce détail, certes, joue son rôle.Mais, sans rechercher les causes lointai-j ries, et pour s'en tenir aux effets, I on est bien obligé de constater que, • Repassez, bâtissez sur le vêtement à orner, puis appliquez par des points glissés invisibles.Repassez av»nt de débâtir, puis à nouveau après avoir débâti.Iæ travail sera parfait.Toutefois, quand il s’agit d'une application de velours ou de tout autre tissu s’effilant, il faut procéder autrement: avant de découper l’application, il est nécessaire de faire, en suivant le tracé (à l’envers s’il s’agit de velours) deux rangs de piqûres très serrées, presque l’une sur l’autre.On coupe ensuite au ras de la piqûre extérieure et Ton procède comme expliqué précédemment.Pour le velours, ne repassez qu’une fois le travail terminé, en dessous et en tendant le tissu sur le fer retourné.*4 FOURRURES Venez vous assurer par vous-mêmes de la beauté et de la qualité de nos fourrures ainsi que de la coupe parfaite que nous pouvons adapter à votre élégance.Spécialité : | REPARATIONS Mlle LOUISE MO NTAMBAULT 1558 rue St-Deni* HA.4890 Aioinà tlaouteuâe pout L age mut L’àge mûr a rejeté les détails caractéristiques que la mode lui réservait.La femme qui a des enfants de 20 ans ne se croit plus obligée de porter des robes au corsage drapé, et des encolures en V discrètement bordées de blanc.Si sa silhouette n’est pas trop épaisse, la femme de 40 ans peut porter "encolure ronde et les couleurs gaie?qui lui étaient presque défendues il y a dix ans.Un charmant ensemble pour la quarantaine est un deux-pièces en fin lainage noir au corsage brodé de paillettès roses, chapeau orné d’une touffe de plumes roses.Il est extrêmement élégant pour un thé de charité ou un bridge.Senâ dei thâuà Si vous employez des rayures ou des écossais, raccordez-les très bien, votre robe perdrait tout sou chic si le travail n’était pas parfait.Les lainages étant tous en grande largeur, l’endroit *e • trouve dans l’intérieur du creux du pli marchand.Les tissus à diagonale ont leur endroit quand Ig diagonale monte à droite le tissu posé devant vous.Les velours de laine ou de colon, les tissus poilus ont un poil couché.Regardez dans qu*;i sens ils font le mieux et mettez tous vos morceaux dans le même sens.Toute votre vie, vous chérirez cette bague et cette alliance qu'il vous avait aidée à choisir avec tant d'affectueuse sollicitude.W.RIUPEL “BIJOUTIER DE CONFIANCE" REPARATIONS DE TOUT GENRE 902 EST, RUE BELANGER Soin de à vêtement à de tagonne Les femmes se rendent compte que leurs blouses, bas, gants, robes, etc., sont maintenant faits exclusivement de rayonne ou de tissus qui en contiennent, 11 es» donc important qu'elles sachent comment les entretenir.Le lavage vient en premier lieu.Evitez l’emploi de savons forts ou le frottage au savon en pain.Plongez tout'simplement le vêtement dans une mousse de savon doux à tissus délicats.Vient ensuite le repassage.Tout tissu contenant de la rayonne doit être repassé sur Tenvers, presque sec.Les laches de fruits ou de matières non graisseuses disparaissent quand on M les éponge avec de l’eau froide ou tiède et un peu de savon quand elles sont plus difficiles à enlever.; grosses taches de graisse de-; J dent du tétrachlorure de car- 1 Les man bone, de la gazoline ou de la benzine.Pour une simple marque d’eau, frottez tout simplement le vêtement d'Hcemenî entre 'es mains, ou frottez tout autour avec un objet de métal arrondi.ConttaHeS Plusieurs nouveaux modèles de f chapeau descendent jusqu’à la nu- f que.Voilà qui fait différent avec les f soupçons de chapeaux qui ne cou- § vraient qu’un point sur le dessus I de la tête.Ecole technique professionnelle de COUPE et de COUTURE Licenciée par la province de Québec.• Costumes de théâtre,'accessoires, etc.C0TN0IR.CAPP0NI 1231 ouest, rue Ste-Catherine - Montréal m» TJcujoutâ le A detniêtei CRÉATIONS • Quand vous achetez un manteau de fourrure chez J.A.Bélanger, vous êtes assurées d’avoir un manteau chic, exclusif, et de la dernière mode, confectionné à votre taille pour rehausser votre personnalité.Toutes nos fourrures sont garanties de première qualité.PRIX A LA PORTEE DE TOUS SPÉCIALISTE EN FOURRURES 6935 rue ST-HUBERT Tél.DO.9013 «niimfflEbj La FOURRURE en VOGUE ! M Magnifique loup canadien, feinte fauve ! Chaud, durable, souple, brillant, notre superbe manteau en loup canadien est de toute prémière qualité et se vend à prix modique.Ce modèle fait partie d’un lot considérable.H.PAGEAU SPECIALISTE EN FOURRURE 1793 ov.de l'Eglise - Fl.6906 Côte Saint-Paul 1 944 H MODES D’AUTOMNE POUR HOMMES C.Bernard Ste-Tdarie, bien connu dans le domaine de T* mercerie, vient de recevoir un grand choix de tissus anglais pour COMPLETS et PALETOTS d’automne .et spécialement un très bel assortiment de gabardine anglaise pour paletots sur mesures.Aussi grand choix de ces paletots (gabardine anglaise) tout faits.Gouge attrayante, à la mode, irréprochable.• CHAPEAUX BROCK et BILTMORE • CRAVATES • CHEMISES • ROBES DE CHAMBRE • PYJAMAS C.Bernard Ste-Marie 169, rue Ste-Catherine (est) (près ar.Hôtel-de-Ville) « FOURRURES Madame, voici U temps d’acheter votre manteau de fourrure.Venet nous consulter avant de choisir la vôtre.Vous trouverez ici un choix très considérable à des prix très raisonnables.• SEAL FRANÇAIS (lapin teint) .*150.• LAPIN BRUN, 2 tons.*150.• LAPIN TEINT RAT MUSQUE-*100.• MOUTON DE PERSE .*225.à *550.• HUDSON SEAL.*350.à *425.(Rat musqué teint) • RAT MUSQUE .*225.à *350.MAGNIFIQUE ASSORTIMENT DE COLLETS ; Lièvre, Loup, Renard pâle.Renard Argenté, Renard croisé, Lynx, etc.J.A.TURCOTTE 1590 Ste-Cafherine est FR.7751 Soulier d’après-midi Noir ou brun $12.00 AAAA à C.Grandeurs 3 « 9.Autres modèles deou's «9.00 STEWART- | DUSSAULT j 1428 RUE PHL Heures d'affaires : » * « hrx P M.le samedi : fermé à 1 hre.vis-à-vis l'hôtel Mont-Royal .¦ .-—.0 JOS.FUOCO “MON TAILLEUR” 211, Ste-Catherine ls AUTOMNE 1944 dans l est.Chlropodlste sur les lieux.A l’Enseigne de la Mise Elégante JOS FUOCO, "Mon Tailleur", offre à so distinguée clientèle le CHIC la coupe parfaite, la qualité, en somme I?vêtement que vous aurez plaisir à porter cette saison-ci et toutes circonstances.Tous nos tissus proviennent d'Irlande, d'Angleterre et d'Ecosse.POUR VOUS, madame, Jos.FUOCO fait une spécialité du costume-tailleur qui donne une allure plus dégagée et plus élégante •-AITES DE JOS bUOÇO VOTRE TAILLEUR PERMANENT VOLUME XXXV — No 226 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 30 SEPTEMBRE 1944 tfc Tracas et splendeurs du marché vestimentaire e Bien des denrées sont rares, quelques-unes même sont introuvables et pas toujours de celles qui représentent un luxe, mais cette rareté n’est pas à craindre dans les tissus si l’on fait exception, bien entendu, de la soie naturelle et de tous ses dérivés.Sans doute y art-il un problème dans la confection pour enfants."On dirait que les enfants de cinq à sept ans, ça n’existe pas’’, me disait une maman découragée rencontrée au magasin l’autre jour.D'autres se plaignent aussi qu’elles doivent multiplier les recherches pour trouver le moindre article d’habillement pour des enfants d’âges divers.Certainement que la situation demande à être corrigée dans ce domaine de la confection pour enfants.On n’aurait peut-être qu’à diminuer ou à limiter davantage la production d’articles ou d’habits inutilement luxueux par le temps qui court et penser un peu plus aux besoins de la gent écolière et aux problèmes difficiles qu'ont de la misère à résoudre tant de mères de famille.Il ne s’agit pas de répondre que la mire n’à qu’à apprendre à coudre et que tout sera dit.Toutes les femmes doivent savoir coudre plus ou moins, encore que le grand talent de la couture ne soit pas donné à'toutes.Mais il y a toute une catégorie de vêtements, surtout pour garçonnets, qui ne peuvent sérieusement être faits à la maison avec de réels avantages, surtout quand les besoins sont nombreux.Donc, la mère de famille compte sur la confection pour l’habillement des jeunes et elle a raison.Cette pénurie de vêtements d’enfants mérite autant d’attention de la part des directeurs de la Commission des prix et du commerce en temps de guerre que le fameux problème des bas pour dames.Il paraît y avoir deux genres de produits sur le marché: le bas qui, sans être aussi durable que celui d’avant-guerre, donne un service satisfaisant selon les bons soins qu’on lui prodigue et le bas qui ne sert qu’une fois, que vous n’avcz même pas le temps de soigner.Ce n’est pas toujours une question de prix; les plus chers sont souvent les plus éphémères.Et U y a toujours des bas de chiffon.Pour quelles nécessités?Certains manufacturiers ne profitent-ils pas un peu irop de la situation en fabriquant de la si mauvaise marchandise?* * * Tissus et fourrures sont en abondance, du moins à l’étalage; jusqu’à quel point ces stocks peuvent-ils être renouvelés?Ça, c’est un secret que je n’ai pas essayé de connaître.On dira que le choix est limité?Pour une cinquième année de guerre il est au contraire surprenant, ce choix, et tout le monde devrait en être satisfait.Les tissus anglais, crêpe tout laine, tweed Harris, gabardine tout laine, la flanelle et le plaid anglais, les importations américaines et les étoffes canadiennes: les chevronnés, les lainages suèdes, les crêpes importés Hammerhead, Bouclene, Trigger, les taffetas importés aussi et les jerseys unis ou imprimés permettent heureusement de choisir un tissu pour robe ou manteau et non l'obligation d'accepter des étoffes d’épaisseurs et de textures uniformes.Les couleurs?Toutes les femmes ne seront certainement pas vêtues 'de noir quand elles peuvent fair leur choix entre les tons suivants: caramel, beige, flamme, bleu, coco, poudre, vert olivette, vert feuille, vert Prado, aviateur, vin, vert plumage, olive Sierra, rouge cormier, vret pin, mordoré, vert sauge, brun noisette, melon d’eau et lilas chinois.Le simple velours de colon côtelé se présente en viné, sapin, Copenhague, turquoise, bleu pâle et bleu perruche.Des lainages importés offerts par un de nos grands magasins n’ont pas moins de vingt nouvelles couleurs! Quelle palette tout de même pour une époque de restrictions.Il n’y a pas de quoi se plaindre.Au royaume de la fourrure un génie semble en train de créer une faune nouvelle, histoire d’augmenter et de varier l’ancienne.C’est ainsi que les descendants du rat musqué, préparés et teints, se dénommeront: vison forestier, renard bleu, martre de roche, zibeline, c’est-à-dire qu’ils auront la physionomie de ces cousins.Le castor canadien, naturel ou rasé, fait une rentrée presque sensationnelle de même que la loutre canadienne rasée.¦, U y a ensuite, avec le renard argenté, le mouton de Perse gris ou noir, l’opossum américain naturel, l’hermine démouchetée et teinte, le vison canadien naturel si admirable, le seal d Alaska teint brun, si soyeux, aux beaux reflets d'or sombre, la taupe si aimée pour le manteau de demi-saison.Le castor a toute une parenté: l’agneau traité, teint castor, le kangourou traité, teint castor, le wallaby teint castor.N’oublions pas parmi les pelages teints l’écureuil teint brun et l'écureuil teint martre.Il y a encore le chat-lynx, le sconse, l’ocelot, le raton laveur, etc.Les tuxédos, les swaggers, les modèles cintrés avec manches élargies et poignets relevés servent de base à une variété intéressante de mo dèles, mais le manteau princesse à ceinture et jupe à larges godets a vrai ment un chic irrésistible pour celles qui pourront le porter.Le royaume des fourrures offre réellement de merveilleuses choses.Germaine BERNIER Sport» d'automne Jja chaââe, pxétexte à la ntatcke La chasse en elle-même n’est peut-être pas un sport dont on pourrait dire qu’il est idéalement féminin.D’ailleurs, peu de femmes le pratiquent.Chasser, c’est l’action de tuer des animaux et la femme, qui est connue comme un être sensible, s’y refuse parfois.Mais maintenant que nous avons fait cette restriction, nous pouvons ajouter ceci: chasser, madame, ce n’est pas exclusivement tuer du gibier, c’est aussi le meilleur prétexte pour marcher du matin au soir sans s’apercevoir ni de l’heure ni du chemin parcouru.Vous allez ainsi, à travers champs, à la poursuite d’un quelconque animal, vous enivrant de grand air et de liberté.Jamais vous ne ressentirez mieux cette magnifique impression qu’en automne ou en hiver lorsque la bise vous donne de belles couleurs.naturelles celles-ci! Dans cet article, madame, nous voudrions vous convaincre que la chasse est vraiment un sport “excitant”, si l’on peut dire, car il ne vous laissera d’aucune façon indifférente, soit que vous aimiez chasser, soit que vous aimiez faire de la marche ou bien flâner dans la campagne.Mais si, grâce aux exercices de plein air que vous aurez exécutés (sauts, courses, marches rapides, etc.), vous retrouvez votre appétit, abstenez-vous de prendre une part trop abondante aux festins.Conservez la vigueur animale que vous aurez acquise pendant les courses en plein air, ne la détruisez pas par l’absorption de mets inutiles qui fatigueraient votre estomac et vous empêcheraient de goûter au réconfort d’une merveilleuse nuit de sommeil.Comment s'équiper pour aller à la chasse Pour aller à la chasse, 11 importe d’être toujours chaudement vêtue, jÇe* yxhette* de /Path en 1830 La grisette n’est pas même vêtue de gris.Sa robe est rose l’été, bleue l’hiver.L’été, c’est de la percaline; l’hiver, du mérinos.La grisette n’est plus exclusivement une femme dite du peuple.Il y a des grisettes qui sortent de bon lieu.Elles l’assurent du moins.Je ne sais à quoi cela tient, peut-être à la lecture des romans, mais d’habitude, si la grisette est née en province, elle a failli épouser le fils du sôus-préfet de sa petite ville, le fils du maire de son village, quelquefois le maire lui-même.Si Paris fut son berceau, elle eut pour père un vieux capitaine en retraite; ses bans ont été publiés à la mairie du onzième arrondissement; son futur était sous-lieutenant ou auteur de mélodrames, malheureusement le mariage a manqué.On reconnaît une grisette à sa démarche, au travail qui l’occupe, h son âge, et enfin à sa mise.J’entends parler surtout de sa coiffure.La grisette marche de l’orteil, se dandine sur les hanches, rentre l’estomac, baisse les yeux, vacille légèrement de la tête, et applique tous ses soins à ne pas tacher de boue ses fins bas blancs.Elle travaille chez elle, loge en boutique ou va en ville.Elle est brunisseuse, brocheuse, plieuse de journaux, chamoiseuse, chamareuse, blanchisseuse, gantière, passementière, teinturière, tapissière, marcière, bimbelotière, eulottiè-re, giletière, lingère, fleuriste; elle confectionne des casquettes, coud les coiffes de chapeau, colorie les pains à cacheter et les étiquettes du marchand d’eau de Cologne; brode en or, en argent, en soie; elle manie l’aiguille, les ciseaux, le poinçon, la lime, le battoir, le gravoir, le pinceau, la pierre sanguine, et dans une foule de travaux obscurs que les gens du monde ne connaissent pas même de nom, la pauvre grisette use péniblement sa jeunesse à gagner trente sous par jour, 547 fr.50 centimes par an.Avec quelle somme de cinq cent quarante-sept francs dix sous, il lui faut payer, si par fortune, elle est dans ses meubles: son loyer, sa nourriture, son entretien, y compris chandelles, charbon, fa-lourdes, eau, pommade, intérêts du mont-de-piété, cirage, et, les jours de promenade, pour régaler les petites amies, la bière ou le coco.Ernest DESPREZ Beauté Originalité Comme la boussole vous guide dans l'incertitude, seul le bijoutier compétent peut vous orienter dans le choix et l'achat d'un diamapt.BIJOUTIER DIAMANTAIRE 1658 est, Mpnt-Royal, AM.2618 ^.car, vous ne l’ignorez pas, les départa sont très matinaux.Vous choisirei donc un tailleur en drap anglais ou en tweed dans la gamme du marron au beige ou bien dans les tons verts.Vous mettrez une jupe-culotte ou bien une juge ni trop large, ni trop étroite, entièrement boutonnée sur le devant, ce qui est extrêmement pratique car vous pouvez la laisser ouverte jusqu’aux genoux, sur vos bas de sport, ce qui facilite beaucoup la marche Là veste sera garnie de poches avec ou sans sifflets, boutonnées et serrées à la taille par une ceinture cartouchière.Sous la veste, vous porterez une blouse chemisier en toile légère sur laquelle vous mettrez un fin chandail de laine ou encore, un chemisier de fin jersey de laine, de teint jaune ou rouille, avec un ensemble marron, vert pâle avec un tailleur gros vert.Naturellement, le petit feutre chasseur de ton assorti s’impose.Quant à vos chaussures, il n’est pas utile de choisir de coûteuses bottes de chosse.De simples bottes en cuir noir ou marron feront tout aussi bien l’affaire.En cas de pluie, vous pourrez porter, roulée dans une de vos poches, une cape à capuchon en taffetas huilé, ce qui est extrêmement pratique et léger.(Soucie* et bouton* d’oxeille* Les pendants longs, toujours un peu prétentieux, ne sont de mise que pour accompagner les toilettes de grand gala, ou pour parer les personnes âgées.Leur balancement ne convient pas à la jeunesse dont les gestes sont souvent brusques.Les jeunes femmes portent volontiers des boutons au ras du lobe de l’oreille, fixés par une pince, une vis ou un écrou d’or.Actuellement on aime les motifs fleuris, les étoiles, les chatons compliqués.Les pierreries ou les perles solitaires sont rares, même chez les grands bijoutiers; en revanche, la spirale de diamants a beaucoup de succès.Notons en passant le retour de la topaze dorée, charmante pierre fine que l’on oubliait depuis une soixantaine d’années.J^leu d oxtgine de* piexxe* pxécieu*e* Le diamant se trouve principalement à Golconde, dans les Indes orientales, au Brésil, à Rio, au Cap.L’émeraude en Colombie, en Sibérie, et un peu à Ceylan.Le saphir à Ceylan, à Cachemire, en Birmanie et en Amérique, quelque peu dans le Montana.Le rubis en Orient, aux Indes et dans le Siam.La turquoise en Perse, en Egypte.La perle en mer Rouge, en Arabie, mers des Indes, au Japon, à Panama.La tourmajine à Madagascar.La topaze au Brésil et en Espagne.L’améthyste en Sibérie, dans l’Uruguay et en Auvergne.L’aigue-marine en Sibérie.Le grent en Bohème.Le jade en Chine.L’oeil de chat à Ceylan.Nous n’avons noté ici que les lieux où se fait en grande quantité l’extraction de ces pierres précieuses sans tenir compte des coins locaux où, ici et là, il a pu en être découvert, mais sans qu’il y ait exploitation rationnelle J L’EXPÉRIENCE SEULE COMPTE Pour vous ajuster un vêtement fondation q u i convienne parfaitement à votre physique en accentuant votre élégance.C’est pourquoi.VOUS AVEZ TOUT INTERET A CONSULTER MmelABOURÉ experte eonetlère diplômée Toujours en magasin les marque* les plus réputées.7153 rue ST-DENIS TA.2717 Coin Jean-Talon LES industries modernes ou service de la to>tte féminine et masculine et de la maison ne se comptent plus, mais parmi les plus appréciables re peut-on pas placer le NET -TOYAGE spécialisé?.Fourrures, Costumes, Robes.Manteaux, Draperies, Tapis, Etc -— retrouvent leur apparence de neuf et leur grande riaî-cheur en passant par les ateliers de Léveillé Limitée, spécialistes en Nettoyage et Teinture Tout travail de NETTOYAGE et de TEINTURE "à la maison Léveillé" en est un de qualité: Faites-en l'expérience Adressez-vous aux TEINTURIERS ET NETTOYEURS CONNUS C’e*t une autxe paixe de manche* Voici d’où vient ccttc expression.On portait, sous Charles V, une espèce de tunique serrée à la taille et qu’on nommait cott;- hardie.Ce vêtement avait des manches très étroites et on y avait adapté une autre paire de manches, les-ques étaient ouvertes et flottaient jusqu’à terre.Ces secondes manches coûtaient naturellement beaucoup plus cher que les véritables et elles étaient inutiles.C’est à cette mode qu’on doit ce proverbe.cAdapté aux circon*tancêà Le chapeau, c’est la fantaisie permise et même parfois l’extravagaa-ce tolérable.Combien de femmes, qui s'habillent avec discrétion, ne craignent pas d'arborer une toque un peu comique ou un béret audacieux.Comme une robe, le chapeau doit s’adapter aux circonstances.Ne manquez jamais une occasion d’être différente de vous-même; car 11 suffit souvent d'un chapeau original pour créer cet effet de surprise qui est l’une des raisons psychologiques de la continuité de la mode.ran—.mi lumim MArquctte 3041 jÇpuiô Philippe Jbe Sève COUTURIER 334, Carré Saint-Louis (Autrefois da la rue Bishop) Cléat ionâ Cxcluâiveâ i Riche assortiment de tissus importés pour robes, costumes et manteaux.IMS—i .— Signalez CH.2152 Bureau: 4368, PÀRTHENAIS Atelier: 4371, LAFRANCE -s e- GRAND SPECIAL CHEZ PAUL AUBUGHOiN STUDIOS RESSORTS Formant lit double confortable.Hâtez-voua.Quantité limitée! 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Il n’est que juste qu’en retour d’un pareil dévouement les petits aiment les vieux parents.Aussi quand l’âge est venu, quand les vieilles cigognes criblées de rhumatismes ne peuvent plus voler au loin à la recherche des provisions, les jeunes leur apportent à manger.Soins pieux qui ont Inspiré le législateur d’Athènes quand il édicta la loi qui oblige les enfan’s à servir des pensions alimentaire-» aux parents vieux et infirmes M.ENGELHARD — Souvenirs d’Alsace.,.y Activités Féminines, Conférences, Réunions, etc.À la Société d'Etude et de Conférences Le» réunion» de cette société recommenceront le 17 octobre à l’hctel Wln«t»or, sou» la présidence de Mme Pierre Dupuis La réunion aura lieu 4 3 h.15.Le programme de la Société pour la nouvelle saison sera publié sous peu.Chex les Sourdes-Muettes Mardi.3 octobre prochain, à 2 h.30.l’Association des dames bienfaitrices de l’Institution des sourdes-muettes tiendra sa Première assemblée enérale de l’année 944-45, dont le but principal est de procéder à l’organisation des soupers aux huîtres des 3, 8 et 10 novembre.Les associées, les membres du comité exécutif et du comité des Jeunes.Iss dames et demoiselles qui s'intéressent à l’oeuvre des Sourdes-Muette» et qui voudraient y apporter leur bienveillante collaboration sont Instamment Invité» à cette importante réunion et seront accueillie avec empressement et reconnaissance Oeuvre de la Soupe La première partie de carte» de ta «tison.en faveur de l'Oeuvre de la soupe aura lieu lundi, 2 octobre, au Rltz-Carlton.I sou» la présidence d honneur de Mme Orner C6té.,lemme de M Omet Côté, se-I erétaire de la province.Pour reneelgne-I meme, HA.«096.Poinfe-oux-Trembles A la Polnte-aux-Trembls» aura lieu dimanche, le 8 octobre, 6 2 h., la réunion de l'amicale des anciennes éleves du couvent des religieuses de la Congrégation de Notre-Dame.Les dames et Jeune» lilies, anciennes élèves, sont cordialement Invi-téee.A Lochufe Les religieuses du pensionnat Salnte-Anastasle de Lacbute et le conseil de l'amicale Invitent cordialement les anciennes élèves à la réunion annuelle do l'amicale samedi.7 octobre, à 2 h.30 précises au pensionnat.On est prié de considérer eette Invitation comme personnelle.Retraites à N.-D.du Saint-Esprit Des retraites fermées auront lieu: du 9 au 12 octobre pour les zélatrices de l'Apoe-tolat de la prière par le R.P.E Laçasse, S.; du 13 au 16 octobre retraite de perfection pour dames et demoiselles par le R P.O.A.Méthot, O.P.; du 20 au 22 octobre pour le eercle de» Jeunes Lauren-tlennea par le R P.Ledit.S.J.; du 2 au 5 novembre pour les Noélit»tes auxquelle» peuvent se Joindre d'autres Jeune» fille», par le R.P.H.Schelpe, 8.J.Prière de s’inscrire à Tavanoe ch»* les Soeurs missionnaires de ITmmaculée-Con-ceptlon, 314 ch.Sainte-Catherine, Autrement.CA.3592.H.PAGEAU 1793 AVENUE DE L'EGLISI COTE SAINT-PAUL Récollection La récollectlon mensuelle pour le» anciennes retraitantes aura lieu pour les demoiselles dimanche le 8 octobre; pour les dames mardi le 10 octobre.Toutes le» dames et Ise demoiselles «ont également Invitées.Parties de cartes Lundi, le 20 octobre, 4 2 h., «ous la présidence de Mme Prime Prénovost, au no 4312 rue Papineau, partie de cartes au profit de l'oeuvre de ia Réoaration 4 la T.S.Face.Cordiale Invitation 4 toutes les dames.Pour Inf.FR 0411-3828.Le papier de rebut Rappelant qu’en temp» de guerre, le papier de rebut est une matière première essentielle puisqu’il sert à la fabrication du matériel k xlp Parfumerie, bijoux.accessoire» 4» tollett» — * ^ Ve ne* a ou» voir 25» gte-Catherine e„ LA «933 Produit* «te la terme : BEURRE.OEUFS.FROMAGE H.DUBOIS & CIE PROVISIONS EN GROS )HA.4274-5 - Bureau! HA.4280 273-277 EST.RUE SAINT-PAUL iwiiwwiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiritiiiiiiiiiniiiiiiiiiBiiiiiwiwiiiiiiiriiwiiiiiMiwiiwiiiwiiiiiiiiiiiiiiiiRiiiiiMiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinw' BISCUITS • RÂTEAUX • TARTES %jvuoûi%.Montréal CR.2167 255 ouest avenu» Laurier d’emballage pour les fournitures militaires, M.Herbert G.Holland, du Conseil de coordination des services de guerre de Montréal, lance un appel spécial aux commerçants de notre ville.“Si chaque propriélaire de magasin, dit M.Holland, se donnait la peine de déposer un ballot de vieux papier de 10 livres sur le trottoir en face de son établissement, avant sept heures, lundi soir prochain.dans les rues à l’est de Saint-Deflfe ou mercredi soir dans la partii ouest de la ville, nous réussiriom à ramasser 850 tonnes de plus que lors de la cueillette de juin dermer qui avait rapporté 650 tonnes.” Le Conseil de coordination des services de guerre de Montréal compte donc sur la coopréation des marchands pour atteindre l’objectif de 800 tonnes fixé dans la présente campagne.DUJPFi DARpDU* Economisez EN APPRENANT À REFAIRE VOS VIEUX VÊTEMENTS Confectionnez des ensembles attrayants pour vous et vos enfants .gj Leçons gratuites 8 centres de couture canadiens - français à votre disposition.Pour tous renseignements adressez-vous au quartier-général des contres de couture dirigés par le SERVICE DES CONSOMMATEURS 680 ouest, S te-Catherine HA.6451 t# COMMISSION DES PRIX ET 0Ü COMMERCE EN TEMPS DC 0ÜEH' «I Montréal, samedi 4JEDE VOIR 30 septembre 1944 Les Cercles des Jeunes Naturalistes Affiliés à la Société canadienne d’Histoire naturelle et reconnus d'utilité publique por le gouvernement de la province de Québec Adresse: Secrétariat de la S.C.H.N., Jardin botanique, 4101 est, rue Sherbrooke, Montréol S93 Le grand voyage de Petit Pierre ou Le journal d’un botaniste en herbe Petit Piêrre a douze ans.Il fait, agréables puisque son pollen don-partie d'un Cercle de Jeunes Natu-Jne la fièvre des foins.Heureuse-ra list es fondé au Jardin de l'En-] ment, je n'en souffre pas! fance.Nous sommes en été.Main-| papa voudrait maintenir le ga-ténant qu’il a fermé ses livres de|ZOn beau comme un tapis de reclasse, Pierre ouvre lout grands ses | |ours.^.,is p ., beaucoup de diffi-yeux sur le jardin enchante de la cuIté.LP snir, quand le temps est nature.Il est déjà entraîne a obser- fr;)iSi j, se aistrait à enlever avec ver, car, depuis deux années déjà,, lin instrument spécial, toutes les il écoute attentivement les cause- j feuijies tfissenlit, qui s’étalent en ries de La Lite de» ulnniçs, ei P,end I rosettes.Je n'ai jamais vu de ra-part au concours de botanique an- Lin(1 aussi lenace.
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