Le devoir, 6 novembre 1944, lundi 6 novembre 1944
I 1/ i "ht Ouuul* ««t un* nnttoo »ouT*r*lB« *t n* peut avec docilité accepter de U Qrande-Br* ta-gne.ou de* Btat*-UnU.ou de qui que ce aott d'autre, l'attitude qu'il lui taut prendre envers 1* monde.U* premier devoir de loyailame d’un Canadien n eat Pu envers le Commonwealth britannique de* nation*, mais envers 1* Canada et ¦on roi, et ceux qui contestent oecl rendent, i mon avis, un mauvais service au Commonwealth.'* "Bhe 1* a aoverehra nation and cannot take her attitude to the world docilely from Britain or from the United State* or from anybody else.A Canadian's first loyalty U not to the British Commonwealth of Nation* but to Canada and to Canada's king and those who deny this are doing, to my mind, a great disservice to the Commob wealth." (l-X-37) Lord Tweedsmutr DEVOIR Montrée!, luné! 6 novembre 1944 «•ACTION IT ADMINISTRATION 410 1ST.NOTRI-SAMI MONTREAL TOUS LBS SERVICES TELEPHONE > BEIair 3}«1« SOIRS, DIMANCHN IT FITES Directeur i Georges PELLETIER FAIS CE QUE DOIS Rédacteur en ch*# : Orner HEROUX AdminJctrcHM l Rédaction | Gérant t BEIair JJ61 B liait 2984 B Etait i >301 L’estuaire de l’Escaut est presque libéré a La prochaine campagne du général McNaughton Sur discours d'Arnprior Le general McNaughton a fait hier à Arnprior, en Ontario, son premier discours comme ministre de la Défense nationale.On en trouvera ailleurs l’essentiel.Ce discours dissipe tout doute quant au point sur lequel s’opposent l'ancien et le nouveau ministre de la Défense.M* Ralston estimait qu’il faut tout de fuite expédier en Europe, pour combler les vidés que creusent dans les rangs de nos troupes les combats actuels, d’ÿnportants renforts.Ces renforts, il entendait les prendre dans les rangs des conscrits qui sont encore sur la terre canadienne.On sait qu’il suffirait pour cela d’un arrêté ministériel.Les soldats qu’on appelle dédaigneusement les zombies et qui répondent présentement à toutes les exigences de U loi canadienne sont des conscrits.La loi en vertu de laquelle ils ont été conscrits prévoyait d’abord qu’ils ne pourraient être utilisés que pour la défense du territoire national.Cette réserve était la condition de l’entente intervenue entre M.King et M.Lapointe parlant au nom de ses collègues de la province de Québec.M.Lapointe disparu, M.King s'avisa de demander aux électeurs du pays tout entier de le délier des promesses qu’il avait faites à notre province.Et nous eûmes le plébiscite fameux, poursuivi dans les conditions que l’on sait.Tout de suite, M.King, s’appuyant sur les résultats du plébiscite, fit sauter la clause de réserve.M.Cardin, qui avait si vigoureusement demandé qu’on votât oui, jeta son portefeuille aux pieds de son chef.Mais cela n’empêcha point celui-ci d’aller de l’avant.Et nous en sommes aujourd’hui à ce point que la conscription.votée d’abord pour la seule défense du Canada, suivie d’une vigoureuse campagne dont l’objet était de faire enrôler le plus possible de volontaires pour service n’importe où.est aujourd’hui, en principe, étendue au service général, en Europe, en Asie comme en Amérique.Ainsi que nous le rappelions l’autre jour, M.King a posé le bouton qu’il suffirait de presser pour que partent les conscrits.M.Ralston trouvait que l’heure est arrivée d appuyer le doigt sur le fatidique bouton.M.McNaughton est d'avis contraire.* * * Le nouveau ministre de la Défense est, en principe, favorable au volontariat.Il trouve que celui-ci a déjà donne Les Russes ont pénétré dans Budapest des résultats très importants.Il estime qu'il y aurait, i l'abandonner, de graves inconvénients.Et il croit que nous avons encore quelque temps pour nous retourner.Le chiffre, a-t-il dit, des renforts actuellement disponibles indique que nous poupons, avec sécurité, compter encore sut une brève période avant qu’il y ait danger que la situation devienne fligruë".(.We can safely count on some short period yet before there is danger of the situation be coming acute).Je croit, a-t-il dit encore, qu'il y a te temps de dire à notre public, comme je le fais maintenant, le grand besoin qui existe.Je connais son profond intérêt et j’ai confiance que, maintenant que le besoin est connu, hommes et femmes de chez nous s’avanceront pour servir, qu’ils accepteront cette obligation honorable et se rallieront pour appuyer nos braves camarades d’outre-mer.J’espère que le public canadien, connaissant l’urgence qui existe, leur donnera tout appui et tout encouragement.En d’autres termes, le général McNaughton, convaincu que le volontariat vaut mieux que la conscription, qu’il a encore quelque temps devant lui, se propose de faire un nouvel appel aux volontaires.Aux femmes comme aux autres, car il estime que les besoins sont doubles, quant au nombre des soldats et quant au matériel proprement dit.Nous en sommes, a-t-il dit, à la guerre de siège et pour celle-ci il faut, si 1 on veut éviter de trop grandes dépenses de vies humaines, pousser au maximum la production des bombes, etc.11 faut, a-t-il précisé, plus d’hommes et plus d: femmes dans nos usines.Et l’on a surtout besoin des femmes parce que leurs doigts habiles sont capables d’exécuter des besognes qui dépassent la dextérité des hommes.Cette possibilité' d’une solution par le volontariat a dû être la raison maîtresse qui a fait que.seul, M.Ralston s’en est allé.* * ¥ * Que donnera la campagne du général McNaughton?C’est le secret de demain, mais l’on peut être sûr qu’elle n’empêchera point une partie des journaux de langue anglaise de réclamer l'envoi Je plus rapide possible, de l’autre côté des mers, de ceux qu’ils qualifient de zombie».Et le bouton teste toujours là.a ^ Om«r HEROUX 6-XI-44 Bloc - notes (par Emil* Benoist) Rapports bilingues Ça n’est pas tous les jours que des gens de Toronto aient la bonne volonté d’admettre le caractère bilingue du Canada et c’est encore moins souvent que l’on trouve semblable admission dans les colonnes d’un journal de là-bas.Le cas vaut donc d’être remarqué et signalé.Le Financial Post, hebdomadaire financier de Toronto, consacre tout un article de sa page éditoriale pour représenter aux entreprises industrielles et financières du Canada l’avantage qu’elles trouveraient à publier dans les deux langues officielles du pays les rapports qu’elles adressent à leurs actionnaires.“L’on perd parfois de vue, écrit le Post, qu’officiellement le Canada est un pays bilingue et qu’environ un tiers de sa population est d’origine française et de langue française.C'est ainsi que dans le passé, la plupart des entreprises, y compris celles qui opèrent dans la province de Québec et dont les employés sont pour Je plus grand nombre de langue française, ont toujours publié leurs rapports dans la seule langue anglaise, il a pu y avoir des exceptions.Par exemple, les entreprises d’électricité ont généralement fait usage des deux langues dans les publications qu’elles adressaient à leurs employés ou à leurs actionnaires.Mais la grande masse des imprimés de corporations n’ont jamais paru que sous la II Les Alliés occupent o peu près toute la rive sud de lo Meuse en Hollande — Prise de Berg, sur la Moselle — Bombardements des superforteresses B-29 sur Singapour et Sumatra — Les opérations sur l'îîe de Leyte — L'Assemblée consultative de France se réunit demain — Le désarmemenl des Patriotes —— L'affaire Thorez — La convocation d'une Assemblés «la constituante La 1ère armée canadienne et !a 2e armée britannique ont maintenant occupé la rive sud de la Meuse sur un front de 25 milles, de Bois-le-Duc au pont de Moerdike, et se sont déployées en outre sur une étendue de 30 milles à l'ouest le long de la péninsule de Saint-Philipsland et de i'île de Tholen.Les Allemands ne tiennent plus rien au sud de la Meuse, sauf les appro- Des nouvelles venant de Hongrie indiquent que les défenseurs allemands et hongrois de la ville se retirent déjà en grand nombre vers Buda, la partie de la capitale qui est située sur la rive ouest du Danube.Le communiqué de Moscou, sans confirmer que les Russes aient atteint les limites proprement dites de la ville, annonce l'occupation de neuf points de la banlieue, y compris ches immédiats du pont de Moerdike qu'une arrière- i Ullo, ville ferroviaire située à 8 milles de Budapest, Il garde ennemie occupe encore.Les villes-forteresses de Geertruidenberg, Heusden et Dinteloord, où les Allemands étaient retranchés, sont tombées, et les troupes alliées ont atteint la Meuse sur presque tout son parcours dans cette zone, et avec des forces considérables.La résistance ennemie est faible et pour ainsi dire symbolique dans la presqu'île de Saint-Philipsland et dans I'île de Tholen.Plus au sud, dans l'estuaire de l'Escaut, sur l'ile inondée de Walcheren, (es troupes alliées ont atteint un canal près de Veere, dernier pprt un tant soit peu important que les Allemands aient conservé sur I'île.Au nord-est de I'île elles ont pris Mieuwland et gagné du terrain près de Dumbourg; au sud, elles sont à moins de 1,000 verges de Middlebourg.Des avions de combat et des bombardiers appuient nos troupes dans pTsurïreniït qiV'cau^ de'ctla ces opérations.Sauf ^ «'«S; des démagogues et des gens qui ne Le fonctionnarisme provincial L’aspect .du problème m L'actualité Un obus cherchaient que leur intérêt, trouvant profit à soulever des sentiments de race pour favoriser leurs propres affaires, n’aient pas trouvé de difficulté à provoquer du mécontentement chez les citoyens de langue française contre les entreprises qui les empAoii et ccmU'ç les Canadiens d'autres races en général”.L’auteur de l’arlicle en profite pour adresser des compliments à la société Fairchild Aircraft, qui tuaire, la bataille pour les bouches de l'Escaut et l'ou verture du port d'Anvers est virtuellement terminée; il ne reste que deux groupes ennemis isolés sur I'île de Walcheren, et tous les gros canons ennemis de I'île ont été réduits au silence.Les quartiers généraux alliés ont révélé que le récent débarquement à Westkapelle, sur I'île de Walcheren, a été une des attaques les plus coûteuses sur le front de l'ouest, et qu'il y a eu beaucoup de victimes dans le personnel naval et maritime.Comme la mauvaise température a empêché les avions alliés d'effectuer les attaques qui devaient abriter l'assaut, les Destitutions et démissions forcées — De represoilles en représailles — La loi Godbout était inacceptable pour l'Union nationale — La tâche redoutable , du commissaire Laforce * (par Pierre Vigeant) La question du fonctionnarisme provincial a malheureusement ete embrouillée et envenimée par, *es luttes politiques et les destitutions pratiquées dans les services administratifs à chaque changement de régime.S’il ne s’agissait que d amener le gouvernement Duplessis a accepter une réforme du système administratif et à renoncer pour 1 avenir à une large tranche du patronage dans l’intérêt de la province, la partie ne serait peut-etre pas trop difficile.La “côte à remonter , comme disent nos gens, c est (jue les gens de l’Union nationale paraissent n’avoir pas oublie les destitutions de 1939 et s’être pire d en tirer une vengeance éclatante, i.a reforme ne se heurterait donc pas seulement à des intérêts, mais a des passions échauffées.Les deux partis qui se sont sue-i cédé à la direction des affaires de la province se lancent mutue lç-ment des accusations de favontis-me et de persécution.Les liberaux accusent M.Duplessis d avmr pratiqué de larges coupes danses rangs du fonctionnarisme lorsqu a pris le pouvoir en 1936.Les gens de l’Union nationale accusent les fonctionnaires libéraux QU ll!> avaient gardés pendant leur administration de les avoir constamment trahis.Us accusent en outre les libéraux d’avoir limoge presque tous les fonctionnaires nommes pu rÙnion nationale à leur retour au pouvoir en 1939.Les libéraux a leur tour se sont mis a crier à la guillotine aussitôt après l’élection du 8 août dernier.De part et d autre, on accuse l’adversaire d avoir recouru aux démissions forcées que l’on obtenait en accordant un mois de salaire au heu de recourir au congédiement pur et simple.De part et d’autre, on accusel advei-*aire d’avoir brimé ceux des fonctionnaires de l’autre camp qui n’avaient pas été rf“(nvoycs- .11 semble bien qu aucun des deux partis ne soit sans peche et que ces accusations sont en bonne partie fondées.Il n’est pas facile de départager les torts des deux équipé» en présence sans une enquête qui porterait sur toutes les nominations et les destitutions des dix dernières années.Nous ferons cependant observer que les chefs de l’Union nationale paraissent bien avoir observé une certaine modération lorsqu Us ont pris le pouvoir en 1936, puuau ils ont «aréé «ne forte partie des fonc- tionnaires en place en dépit du long jeûne de leurs gens qui avaient passé quarante ans dans “les froides régions de l’opposition”.Nous rappellerons que le Devoir a publie dans les mois qui ont suivi l’élection de 1939 des listes de milliers de noms de fonctionnaires destitués qui n’ont jamais été contestées.Il est vrai que plusieurs des noms qui apparaissaient sur ces listes désignaient des employés temporaires ou surnuméraires dans le service extérieur, mais il n’en reste pas moins qu’un grand nombre de fonctionnaires de carrière ont été mis à pied par le gouvernement Godbout.Ajoutons encore que les libéraux semblent avoir travaillé plus méthodiquement que leurs adversaires à noyauter le fonctionnarisme de partisans à toute épreuve, au point que les fonctionnaires se seraient vus forcés d’obtenir l’autorisation de l’organisateur libéral lorsqu’ils voulaient se faire transférer d’une région à une autre.Les gens de l’Union nationale sont apparem- (par Maxanca) Naguère, le prix d’entrée aux auditions musicales — concerls symphoniques, récitals — comportait toujours la distribution gratuite d’un programme.Sous des prétextes divers.cet usage s’est graduclllement modifié.L’ancien menu imprimé d’un spectacle n’est généralement pins donné, mais vendu.Cela devient un véritable racket.Vous vous présentez muni de vos billets, mais vous êtes accueilli par cette invitation modulée par des voix féminines: Programme! Programme! 25 sous! Par galanterie pour votre, compagne ou par esprit d’imitation, vous répondez à l’appel de l’accorte vendeuse, et vous acquittez le prix convenu sans prendre la peine de bien examiner ce que l’on vous remet en retour de voire monnaie.Vous procédez à l’entrée triomphale ou timide, selon que vous occupez une loge, un siège d’orchestre ou le poulailler, ou, encore, selon que votre compagnie est jolie, affiche une toilette neuve sur un physique qui fait tourner toutes les têtes, ou le contraire.Une fois installé, vous vous empressez de consulter le programme acheté à ïentèée contre quelques deniers comptants,tout en vous rendant compte que le placier n’a pas daigné vous offrir le moindre marteau de papier, gracieuseté de la maison, qui aurait indiqué an moins sommairement les numéros de la soirée.Le programme se vend, ou l’on est réduit à s’en passer.Vous chaussez vos lunettes, vous vient, pour la deuxième année con- troupes de débarquement ont dû avancer sous le Jeu nancier et anglaise.Et il conclut: “U nous paraîtrait à l’avantage de toutes les entreprises, particulièrement celles qui opèrent dans la province de Québec, de donner plus de considération au fait que le Canada est bilingue et que vraisemblablement il continuera d’être bilingue; à cet autre^ fait aussi, très important, que les Canadiens de langue française apprécient beaucoup que l’on s’adresse à eux dans leur langue”.Ce qu’il y a de particulièrement (suite à la dernière page) ment enclins aujourd hui à .; commencez à parcourir la nomen-pentir de leur magnanimité retail- cia(lire e( {’analyse des pièces move comme dune faiblesse_et ion gfcales que les instrumentistes et le soliste s’ apprêtent à exécuter: niais il est déjà trop tard: le concert va comme d’une tentés de suivre l’exemple des nb( raux en faisant du fonctionnarisme une puissante machine politique.Notra opinion en 1943 Le gouvernement Godbout a perdu au lendemain de son arrivée au pouvoir une belle occasion de concilier les intérêts du parti libéral avec ceux de la province.S il avait établi une commission du fonctionnarisme en 1940, dès qu’il a commencé à en parler, au Heu d’attendre la session de 1943.s’il n’avait pas “tiré toute la couverte de son côté’’, il aurait pu imposer sa réforme à l’opinion publique et forcer ses adversaires à la respecter lorsqu’ils ont repris le pouvoir.Une commission établie dès 1940 aurait eu le temps de faire ses preuves et de devenir une sorte d’institution.Le Devoir le lui a fait observer dans le temps."M.Godbout.écrivions-nous le 18 mars 1943, aurait été bien inspiré de se montrer géné-mnx lors de son retour au pouvoir; il serait bien placé aujourd’hui pour faire accepter à tout le mon-sa réforme du fonctionnarisme.S’il s’était contenté de mettre à pied les fonctionnaires qui avaient fait de la politique active, les quel- («uit* à la dernière page) commencer; l'obscuration de la salle devient complète; vous vous trouvez plongé dans la grande noirceur d’une nuit sans lune; adieu la lecture du programme abordée! Vous en êtes quitte pour exercer votre imagination et deviner la pièce en cours d’exécution, si vous ne possédez pas votre licence en musique.Il vous sera toujours loisible de faire semblant de savoir, mais, dans ce eus, vous devrez vous garder de battre des mains après le premier mouvement d’une symphonie, sous peine de passer pour un sautage auprès de votre entourage de connaisseurs.Si vous voulez étancher votre soif de curiosité et vous épargner l'humiliation de consulter votre voisine sur le titre du morceau exécuté, vous entreprenez de chercher à lire le programme que vous tenez en mains; mais bernique! vous n’y voyez goutte, ni ligne; l’obscurité du lieu vous empêche de distinguer une seule syllabe, pas même les lettres capitales.Et toul le long du concert, ce programme payé assez cher ne vous sera d’aulre iililité que de vous servir d’èvanlail ou de quoi occuper la nervosité de vos doigts.Mais voici l’intermission; la lu- (suite à la dernière page) jÇe carnet du grincheux Du discours de M.Godbout, hier, à Québec : “Nous tombons parfois, nous, les libéraux, mais nous tombons debout! .Sans le vouloir, le chef de l’opposition provinciale a fourni là le thème d’un refrain qui pourrait bien faire son tour de pays et se chanterait ainsi : “Ça prend Godbout Pour tomber d'bout + * + Chez l’épicier, une ménagère paie $1.51 pour une douzaine d’oeufs (63 cents), une livre de beurre (39 cents) et une livre de fromage type canadien (49 cents).Le coût de la vie n'a pas augmenté ! ?* Un critique musical torontois vient de créer un mot : pianism, pour désigner l’art ou l’habileté pianistique.Selon la même sémantique, pianissism serait, en cet ordre, le très grand art.Mais n’allons pas trop vite, ehi va piano, voire pianissimo, va sano.* ¥ ¥ Il parait que les arrêtés, décrets et autres décisions du gouvernement fédérai et de ses nombreux adjuncts de temps de guerre, depuis cinq ans, dépassent en volumes ce répertoire de nos lois fédérales qui s’appellent les Statuts Refondus du Canada.Comme dit l’autre, à pareille allure, le législateur canadien d’aujourd'hui aura bientôt regagné en volume ce que ses prédéécesseurs ont pu ne pas accomplir.?Comme dit encore l'autre, un Torontois, les mesures de temps de guerre sont des mesures d'urgence, faites pour gagner du temps.Les arrêtés, décrets, ukases, etc., ont-ils fait gagner ou perdre du temps au contribuable ?La question se p*s«.L( Grincheux 8-XT-M ___ ^ _______ Choses d hier et d auiourd hui “Nous oublions aisément nos fautes lorsqu'elles ne sont sues que de nous.” IA ROC’fIFOUCAULD La radio de Berlin a annoncé hier soir une nouvelle attaque alliée près d'Arnhem et que la plupart des parachutistes envoyés pour couper les commursicctions ennemies dans la région ont été tués ou capturés.Cette attaque n'a pas été confirmée par les Alliés.De récents rapports indiquent que les Allemands ont à Arnhem cinq divisions, plus quelques unités blindées; cette ville, située sur la rive nord du Rhin inférieur, garde l'entrée du territoire allemand à l'extrémité nard du front de l'ouest.La 1ère armée étatsunienne a lancé hier au sud d'Aix-k-Chapelle une attaque d'infanterie appuyée par des chars, afin de regagner le village de Schmidt qu'elle avait perdu au cours d'une contre-attaque de l'ennemi, samedi.Les troupes alliées ont avancé de 500 verges, presque à la lisière du village, et ont repris les deux tiers du terrain perdu.L'aviation appuyait les troupes et a assailli l'ennemi toute la journéo.Les pilotes disent avoir détruit à l'ennemi dix voitures blindées et avoir endommagé une quinzaine de chars.Schmidt, qui n'est plus qu'un monceau de décombres, est situé à deux milles et demi de la rivière Roer, dernier obstacle naturel avant le Rhin qui est à 28 milles au delà de cette rivière.Dans le même secteur les Etatsuniens ont effectué de faibles gains dans la forêt de Hurtgen, malgré une vigoureuse résistance de l'ennemi.Des champs de mine étendus, dominés par l'artillerie et par le feu de petites armes, ont gêné considérablement leurs progrès ou sud-ouest de la ville de Hurtgen.Ils ont aussi eu à contenir une forte pression de la part des chars, de l'infanterie et de l'artillerie ennemis près de Konner-scheidt, à trois quarts de mille au nord-ouest de Schmidt.Dans le secteur de la 3e armée étatsunienne, une reprise de l'offensive a valu aux Alliés la prise de Berg, petite ville située sur la Moselle, à 8 milles au nord-est de Thionville et près de l'endroit où se rejoignent les frontières de la France, de l'Allemagne et du Luxembourg.Plus au sud, la 7e armée étatsunienne poursuit son avance dons la région de Baccarat; elle a pris notamment le village de Sainte-Barbe.Berlin rapporte que dans ce même secteur la pression alliée augmente à l'ouest de Saint-Dié, à 45 milles au sud-est de Nancy, et que des engagements violents s'y déroulent.FRONT DE L'EST Un combat acharné se poursuit aujourd'hui dans la banlieue de Budapest.Des troupes d'infanterie considérables y ont rejoint les avant-gardes blindées qui avaient réussi hier à traverser les défenses extérieures de la ville, au nord et au sud de la partie de la capitale hongroise sur la rive orientale du Danube.La radio allemande a annoncé ce matin que les chars soviétiques avaient atteint au sud les limites mêmes de la ville, ce qui veut dire qu'ils sont à deux milles du coeur de la capitale.Une émission de Bucarest rapporte que d'autres unités rouges ont contourné I extrémité est et pénétre dans les quartiers excentriques du nard.Les troupes soviétiques menacent d'établir une tête de pont au delà du bras est du Danube, juste ou sud de Budapest, sur l'ile étroite de Csepel qui divise le fleuve en deux bras sur une distence de 30 milles vers U sud.fixe à 10,518 le nombre de prisonniers pris au cours de l'offensive de la semaine dernière.Berlin affirme que les Russes ont au moins 600 chars et 65,000 hommes concentrés contre Budapest.La prise de la capitale hongroise donnerait aux Russes un tremplin pour l'invasion de l'Autriche, Mois le Danube représente une ligne de défense très difficile à briser; la tentative des Russes d'établir une tête de pont au sud de la ville paraît essentielle à l'exploitation décisive des succès remportés par les troupes soviétiques depuis une semaine entre Tisza et le Danube.EN FRANCE C'est demain que se réunira l'Assemblée consultative de France; ce sera à la fois son premier anniversaire et sa première séance depuis la libération du pays; la dernière réunion a eu lieu à Alger.La Chambre des députés a été endommagée au cours des combats de rue du mois d'août, et l'Assemblée siégera au palais du Luxembourg où le Sénat tenait ses réunions avant la guerre.Le Conseil national de la Résistance et les autres chefs des forces clandestines dominent la nouvelle assemblée de 248 délégués.Les groupes dits de la Résistance métropolitaine ont une forte majorité avec leurs 148 sièges; les cent autres sièges sont répartis entre les membres de l'ancien parlement et des délégués des groupes de la Résistance de l'extérieur.L'assemblée aura entre autres tâches celle de pré parer les ordonnances par lesquelles le gouvernement provisoire convoquera une assemblée constituante afin d'établir la constitution fondamentale de la Francs future.L'on s'attend que les membres communistes de l'assemblée critiqueront énergiquement la récente décision du gouvernement de Gaulle de désarmer les groupes de patriotes.On prévoit* aussi de vigoureuses protestations des communistes si le chef communiste Maurice Thorez, désigné comme l'un des représentants du parti, n'obtient pas la permission de revenir de Moscou.Jusqu'ici les autorités ont refusé d'annuler la condamnation portée contre lui pour désertion; Thorez, qui était officier dans l'armée française en 1939, apprenant que le gouvernement Daladier avait ordonné l'arrestation des chefs communistes, quitta le pays pour échapper à l'arrestation.FRONT DU PACIFIQUE Les Etatsuniens ont concentré aujourd'hui leur artillerie à longue portée contre des unités japonaises retranchées dans une étroite vallée au nord-ouest de Leyte.Ils se préparent à donner un assaut décisif contre la garnison assiégée d'Ormoc.Les troupes alliées ont pris hier Pinamopoan, centre stratégique de communication sur la côte nord-ouest de I'île, puis elles ont continué vers Ormoc.Au sud d'Ormoc, une autre division d'infanterie est à 12 milles, après une avance de 14 milles effectuée à la suite de la prise de Bayboy.Ormoc, le dernier port d'évasion de l'ennemi sur I'île, est situé à 20 milles de Pinamopoan.Les Japonais ont réussi à amener depuis trois jours des renforts de troupes mécanisées.Ces renforts ont été amenés du nord par la route Ormoc-Pinamopoan, malgré les bombardements alliés; ils sont même entrés en contact avec des avant-g'irc"' s étatsuniennes.Des superforteresses B-29 ont attaqué hier la bas* navale de Singapour.Ces appareils géants ont depuis le début de l'été dernier porté leurs coups contre des objectifs fort disséminés, notamment la Mandchourie au nord, Sumatra au sud et le Japon métropolitain.L'attaque d'hier était le plus long raid de jour encore effectué par des avions militaires et le communiqué dit que les résultats ont varié entre "bons” et "excellents".L'assaut d'hier portait contre la pointe do la Malaisie que le Japon a occupée au début de 1942.Cet assaut sur Singapour a été effectué par un bon nombre de ces gros appareils.Comme le temps était clair, les observateurs ont pu constater des coups directs sur un poste de contrôle dans le plus grand bassin de radoub de cette base navale, et deux coups directs sur un navire japonais qui était dans le bassin.D'autres B-29, partis ceux-là de l'Inde, ont bombardé les raffineries de pétrole Pangkalon-Brandon, sur la côte nord de Sumatra.Une bombe au moins est tombée directement sur cette raffinerie^ qui serait la deuxième en importance pour l'essence d'aviation dans tout l'Extrême-Orient.La plus importante est celle de Pladjoe, à Palembong, aussi sur I'île de Sumatra, et qu'on a bombardée le mois dernier.Les communiqués alliés ne mentionnent aucune perte au cours de ces deux opérations, mai* la radio de Tokvo affirme qu'une superforteresse a été abattue et une autre endommagée, au cours du raid contre Sumatra.P«*l SAU R KM.51 I La LE DEVOIR, MONTREAL LUNDI 6 NOVEMBRE 1944 VOLUME XXXV — No 255 CHRONIQUE UNIVERSITAIRE par Pierre Laporte Assemblée générale annuelle de l'Association des diplômés de l'Université de Montréal — M.Jules Labarre devient président de l'Association — Cours de législation commerciale demain et jeudi soir — Inauguration des cours de M.Oscar Halecki, le 24 novembre .^________________ r _____________ Samedi après-midi, l’A.G.D.U.M.tenait à l’Université son assemblée annuelle.Près de deux cents diplômés ont assisté à cette réunion.Le rapport du secrétaire indique que l’Association a connu une année très active et qu’elle a rempli mieux que jamais sa mission: grouper les diplômés et servir la cause universitaire.Il est impossible de donner une description qui soit en même temps convenable et complète d’une activité débordante, aussi diversement orientée autour d’un même but.Le nombre total de diplômés inscrits au catalogue de l’Association est de 8.053.Cet accroissement promet de se continuer, tant en raison de l’accueil enthousiaste que font chaque année les nouveaux gradués de Faculté à l’invitation de l’Association de joindre ses rangs, qu’à cause du prestige grandissant do rUniversité qui rallie des sympathies de plus en^ plus générales au sein de ses diplômés.L’Action universitaire est distribuée à plus de 3,000 diplômés et elle continue de servir les intérêts des universitaires et le prestige de l’Université.Le nouveau rédacteur en chef en est M.Jean-Pierre Houle, qui a succédé à M.Raymond Taché, devenu bibliothécaire de l’Université.Trois manifestations extérieures principales ont ponctué cette année l’activité de l’association et de ses comités: le concert annuel du 6 juin; le diner offert par l’Associa- tion aux finissants au cours duquel le prix Arthur Vallée a été attribué à M.Pierre-Edouard Duranceau; le dîner organisé par le comité des recherches en hommage aux universités françaises et en l’honneur des quatre Canadiens récemment créés docteurs par l’Université d’Alger.Il faudrait ajouter à ces fêtes principales, un certain nombre de réceptions au cours desquelles l’Association s’est faite l’hôtesse de visiteurs de marque à l’Université.U est important de donner un aperçu exact du travail immense ac-eompli par les différents comités.Signalons toutefois l’attribution de bourses à de jeunes chercheurs, par ie comité des recherches.Ces bourses fort intéressantes, ont pu être données grâce à la collaboration du comité du fonds des anciens et à la générosité de plusieurs industriels canadiens, désireux d’encourager un travail nécessaire.Voici le nouveau conseil de l’A.G.D.U.M.: Exécutif: M.Jules Labarre, prési-leni; M.Gérard Parizeau, 1er vice-président; Me Roger Brossard, 2e vice-président; M.Lucien Piché, secrétaire; M.Henri Gaudefroy, trésorier; M.René Guénette, président du comité de publication de l’Ac-tion universitaire-, Dr Stéphen Lan-gevin.ancien président; Dr Louis-Charles Simard, président sortant de charge.Représentants: agronomie, M.Henri-C.Bois et M.Gustave Toupin; chirurgie-dentaire: Dr A.Plessis-Belair et D- A.L’Archevêque; droit.Me André Montpetit et Me Emi e Massicotte; H.E.C., M.Jean Nolin et M.Roland Philie; lettres, M.Jean Vallerand et M.Jean Houpert; médecine: Dr Oscar Mercier et Dr J.-! A.Vidal; médecine vétérinaire, Dr Paul Villeneuve et Dr G.-T.Labelle; optométrie: M.Léopold Gervais et M.Charlemagne Bourcier; pharmacie, M.Rodolphe Dagenais et M.Léopold Bergeron; philosophie: M.Damien Jasmin et M.l’abbé J.-Bernard C.ingras; polytechnique, M.I^on Duchastel et M.Roland Bureau; sciences: M.Gustave Prévost et M.Roger Lamontagne; sciences: soc.: Mlle Rolande Provencher et M.Paul Gault Michaud; théologie: M.l’abbé Maurice Gagnon et M.l’abbé Irénée Lussier; M.Sylvain Cousineau, président de l’A.G.E.U.M.Législation commerciale Cours public de législation commerciale, donné sous les auspices de la Faculté de droit de l’Université de Montréal.Me Alexandre Gérin-Lajoie donnera cette semaine, mardi et jeudi, 7 et 9 novembre, à huit heures et demie, ses septième et huitième cours de législation commerciale, dans la salle H-502 de l’édifice de l’Université de Montréal, 2900 boni du mont Royal.Il traitera les sujets suivants: Mardi soir: Le mandat.Procureurs, agents, courtiers et facteurs.Jeudi soir: La vente et l’échange.Cours de M.Oscar Halecki M.Oscar Halecki inaugurera le 24 novembre à 7 h.30 du soir son cours régulier d’histoire des peuples slaves à la Faculté des sciences sociales, économiques et politiques.M.Halecki a choisi comme sujet de son cours pour l’année 1944-45: “La place des Slaves dans l’histoire de l’Europe”.Bien que l’enseignement de M.Halecki fasse partie désormais du programme régulier de la Faculté (première année), le public sera admis à le suivre.M.Halecki donnera deux leçons le 24 novembre et deux autres leçons le lendemain, samedi, 25 novembre, à 7 h.30 du soir.ICS MEDECINS RECOMMANDENT NOS ¦Anois MIRIIIAIRM.tfa VfLuitti Jlto, PHARMACIE MONTREAL Charles Duquette, propriétaire tm rhu çraniU ohm m^U rf» dmmU mm monéo.Portes la bande qui conrleol à votre aalelie.Nous avons un assortiment complet de bandes herniaires, bandes médicales, bas élastiques, supporte, vestes en chamois ole passe à Radio-Canada tous les dimanches, à midi et demi.— On nous demande de tirer au c lair ia question du fameux réaliser.Pourriez-vous d'abord rappeler les acceptions incontestables de ce mot, les sens reçus depuis longtemps dans la langue?— Volontiers.1o Rendre réel et effectif, donner une forme concrète :i; ex.: réaliser des promesses, réa- Qu’en pensez-vous vous-même?Je pense que cet emploi tend à s'imposer malgré les puristes, et qu’on en fait un véritable abus.-Alors, trouvez-vous abusif l’emploi de réaliser dans cette phrase de Leon Bloy: “L’homme est si surnature! que ce qu’il réalise le moins, ce sont les notions de temps et d’espace’’?—Non, Ingénie.Cet emploi est très légitime.Il remonte au moyen âge.C’est le sens philosophique du verbe réniisrr.Réaliser ies notions de temps et d'espace, c’est concevoir comme réels le temps et l’cs- .j ! pace.Prcust, en parlant de la ja- /„er un proiel un desse.n, un réve.hmie< a (jjj (jans ]e même sens: un idéal.2o Convertir en especes, ( »^olre pCns£e m, pcm réaliser que en argent sonnant; ex.: réaliser su | ce Se rt!pi.^enU.ef laisse le fortune, réaliser des actions, des ; resje t|ans un vague dont on ne obligations.Dans le meme ordre t relativement souffrir d idées, on dit aussi: réaliser un pain, un profil, un bénéfice.— Très bien.Ces emplois du mot réaliser sont absolument légitimes.C'est au sens de comprendre, con cevoir, imaginer, se rendre compte, que réaliser est un anglicisme.Kx.: Ce grand malade ne réalise pas son état; réalisez-vous combien cette si- —El que pensez-vous de cette phrase-ei : “Mme X ne réalise pas encore la mort de son toutou; a chaque instant, elle croit le voir paraître.” —Le sens de réaliser y est très voisin du sens précédent.Je l’accepterais volontiers, en dépit des tuation est pénible?11 ne réalise pas puristes, mais il faut se garder de encore la perte qu’il a faite.pousser trop loin l’extension.Ain- si, je ne dirais pas: Il réalise l’éten- perte qu Mais l’anglicisme n'est pas ton- due de son malheur, mais plutôt: jours condamnable.Vous m’n' ct \ u mesure l’étendue de son malheur.déjà affirme que 1 emprunt est lé-j __Tout cela est bien compliqué, gitime, que la langue vit en partie bien subtil, bien nuancé.< emprunts.(Comme tout le mon-] —Oui, et le sens des nuances n’est < e, d ailleurs.) Or.si je ne me | pas ]a chose du monde la mieux trompe, 1 anglicisme est une forme ; partagée.de l’emprunt.— C’est exact.Le français comprend une foule de vocables empruntés à d’autres langues: halte vient de l’allemand, algèbre de l'arabe, is/ore de l’italien, jubilé de l’hébreu .etc.Chaque époque, selon les circonstances politiques, sociales, économiques, etc., favorise les échanges linguistiques de tel à tel pays.Au XVIe siècle, le français accueille nombre d’italianismes; au XIXe siècle, le courant romantique mtraine en France quantité de ger Planismes.Quant à l’anglais (qui doit au français une grande partie de son vocabulaire), il lui a fourni ou rendu depuis le XVITc siècle un nombre croissant de mots; citons seulement: moire, carpelle, entraîner, conforté.Mais pour que l’emprunt soit légitime, il faut qu’il soit nécessaire.11 est bon aussi de veiller à lui donner une forme française qui lui permette de s’incorporer à !a langue sans en altérer lu beauté.— Pour réaliser, la question de '.’esthétique ne se pose pas.— Won, puisque le mot vient du latin et s'est incorporé au français dès le XIHe siècle.Seulement, l’anglais a donné à réaliser le sens de comprendre, mesurer l’importance, se rendre compte, et c’est cet emploi Alors, quel est votre conseil?—Qu’avez-vous besoin de conseil.ipgcnie?Vous connaissez les trois sens légitimes de réaliserl - Oui.—Vous savez que certains puristes condamnent réaliser au sens de concevoir, comprendre, imaginer, se rendre compte2 —Oui.—Alors, formez vous-même votre conscience.En tout cas, gardez-vous de mettre réaliser à toutes les sauces et d’en faire un verbe omnibus, par la paresse de chercher le mot juste.Tenez, pour vous mettre dans la bonne voie, faisons un petit exercice.Remplacez donc réaliser par un mot plus précis dans ces phrases tirées des journaux: —Réaliser un exploit.—Accomplir un exploit.—Réaliser un travail.—Exécuter un travail.—Réaliser un but.—Atteindre un but.—Réaliser une automobile d’un type nouveau.—Fabriquer une automobile.—Réaliser un monument à la sottise.Elever, ériger un monument à la sottise.—Ces exemples, pris sur le vif.montrent l’insolence du verbe réaliser, Il n’v en a plus que pour lui dans le français de 1ÎML A moins d’une vigoureuse réaction, vous entendrez bientôt quelque jargonnem-se vanter d’avoir réalisé un rhume, un coléra nostras, voire un choléra mprbus.—L’ne vraie peste alors que ce réaliser.—Une peste et une mode.Lhu-que époque, comme chaque individu, a son mot préféré, il y a quelques années, le mot climat, au sens figuré, a fait fureur.Tout conférencier à la page devait l’introduire au moins trois fois dans son texte pour faire pâmer ies mijaurées.Effectuer a connu aussi son heure de gloire.11 a tenu l’affiche pour un certain temps, comme dirait l’autre, —Ah! oui, cet emploi de pour me donne sur les nerfs.Quel anglicisme détestable encore! Quand j’entends dire: "J’ai travaillé pour deux ans au compte de M.X.”, au lieu de: "J’ai travaillé pendant deux ans”, je voudrais me voir à l’époque des Précieuses.—Je comprends votre souffrance, chère Madelon, et je vous approuve d’être furieusement contre ce pour.Les grammaires canadiennes devraient enseigner que pour, quand il exprime une idée de temps, ne s’emploie qu’avec le sens futur.On dit bien: Il part pour un mois, et aussi: Il partit pour un mois, c’est-à-dire: il partit, et son absence devait durer un mois (sens futur); mais il faut dire: Il étudia pendant trois ans (et non pas: pour trois ans) le rôle des prépositions en français.— Bon.Mais à propos des prépositions, voici un cas qui me tourmente.— Quand donc finiront vos tourments.Non, non, vous ne me ferez pas dire couin couin aujourd’hui.— Vous l’avez dit: vous ne le direz pas.Vous disiez donc?— J’allais dire que j’ai lu dans un journal cette phrase troublante: “Le succès persistant de cet écrivain atteste de son talent”.Il me semble qu’on n’emploie pas attester de.Ai-je raison?—• Vous avez raison, Ingénie.(C’est d’ailleurs chez vous une bonne habitude).Attester est un verbe transitif direct.Il fallait dire: “Le succès persistant de cet écrivain atteste son talent”.Mais, dans le même sens, on peut dire: témoigne de son talent.A mon tour, maintenant.Un journal affiche le titre que voici: Rationnement moins pire qu'en France.¦— Ah! bien ça, c’est plus pire que tout.— Authentiqué, pourtant.Regardez.Je tiens ce document d’un auditeur de Sherbrooke.— Remercions ce correspondant de sa bénévole collaboration à This-tofre du français de 1944.—Remercions-le de tout coeur, et rappelons aux écoliers comme à notre journaliste coupable que pire étant un comparatif qui signifie plus mauvais, plus grave, plus nuisible.on ne peut dire sans absurdité plus pire, ni moins pire.— C’est l’enfance de l’art.Même si le rationnement est moins sévère ici qu’en France (comme voulait dire notre journaliste), ce n’est pas une raison pour qu’on nous serve des solécismes de luxe.—- Ah! non, car autrement, nous ferons Ja grève de la faim.Et dire qu’au moment où Je scandaleux moins pire s’affiche dans les journaux, une âme délicate tremble d’écrire: “Jç me suis surprise à rêver à lui”.-— Mais quel mal y a-l-il à rêver à lui?N’est-ce pas à quoi rêvent toutes les jeunes filles?— Aussi bien, ce n’est pas lui qui effraie notre auditrice, c’est la construction pronominale du verbe surprendre.“Quelqu’un m’assure, écrit notre consultante, que le verbe surprendre, pris en ce sens, répugne à la forme pronominale”.— Ulmitation a bien raison de dire qu’il ne faut pas croire tout le monde.—- En effet.A peu près tous les verbes transitifs directs peuvent prendre la forme pronominale.Dites sans remords, chère auditrice: Je me suis surprise à rêver à lui, comme vous diriez: Je me suis vue dans l’embarras, je me suis regardée dans la glace, et même: je me ’ suis regardée marcher dans une glace, comme Descartes s’écoutait penser dans son poêle.Oui, chère auditrice, chassez le mauvais ange qui vous pousse au scrupule.Mais le temps passe.Répondons brièvement à la consultante qui veut savoir quel est le plus fort: haïr ou détester.— C’est haïr, n’est-ce pas?Oui.Mais j’espère que notre auditrice s'abstiendra de l’un et de l’autre.— En effet, c’est peine perdue que de haïr ou détester qui que ce soit.La vie est si courte et si changeante.— Rien de plus vrai.Pascal, qui a tout dit, a dit cela aussi.Ecou-tez-le: “Le temps guérit les douleurs et les querelles, parce qu’on change, on n’est plus la même personne.Ni l’offensant, ni l’offensé, ne sont plus eux-mêmes.C’est comme un peuple qu’on a irrité, et qu’on reverrait après deux générations.Ce sont encore les Français, niais non ies mêmes”.LES CANADIENS MAINTENANT EN AUSTRALIE Les troupes canadiennes sont arrivées en Australien Sur cette photo prise par un photographe du journal Sydney Morning Herald, le juge T.C.Davis, haut-commissaire canadien en Australie s'entretient avec les premiers Canadiens à arriver au camp de Ingfcburn, Nouvelle-Galles du Sud.A l’extrême droite de la photo on voit le major-general I.C.?.Plant, commandant général des lignes de communication en Nouvelle.Galles du Sud.— (Photo Armée canadienne outre-mer .ments du même genre.Un verre de lai! ou breuvage chaud fait au lait.“Le midi — On peut donner un peu de soupe, une portion de vian-i de ou de poisson, pommes de terre ‘et un légume, pain et beurre, un dessert simple ou un fruit, un verre de lait.“Dans le cours de l’après-rnidi, vers les 4h., on peut donner une légère collation, constituée d’un verre de lait, un jus de fruit ou même un fruit pourvu que cette collation n’empêche pas l’enfant de prendre un souper normal.“Au souper —On peut donner uni a ^ier s°‘r au PrHI‘.P Shottscaster 7 45 Oncle Troy.7.55 Nouvelles 8.00 Heure 8 uO Métairie Rancourt.8.15 Le Père Jovial.8.30 Radlo-comedi*.9 00 C-cheatre 9.30 South American Way 9 45 Orchestre.10.00 Heure 10.00 Orchestre.10 13 Nouvelle*.Paris, 6 (A.P.) —- Le Dr Alexis Carrel, 71 ans, chirurgien et biologiste de réputation internationale est décédé hier.Il était l’auteur du livre célèbre traduit en plusieurs langues, “L’homme cet inconnu”; il avait été le gagnant d’un prix Nobel.Il s’était aussi acquis une grande réputation dans ses recherches et son invention du “coeur mécanique”, et cela en collaboration avec Charles Lindbergh.Son personnel de Paris précise qu’il souffrait d’une maladie de coeur depuis quelques mois.U y a deux mois, Mine Carrel niait les rapports, attribués aux agences du gouvernement français, voulant que le savant ait été suspendu de son poste de directeur de la For-dation Carrel pour l’étude des problèmes humains; elle dit qu’il était chez lui, gravement malade.De 1906 à 1939, le Dr Carrel avait été membre du personnel de l’Institut Rockefeller pour les recherches médicales à New-York.En 1935, le Dr Carrel et Lindbergh annonçaient le développement d’un coeur mécanique: le coeur, les reins ou les glandes d'un animal pouvaient être conservés à la vie dans des chambres de verre, et alimentés par ia circulation d’un «eng artificiel.*En collaboration avec Lindbergh, le Dr Carrel écrivit eu 1938 “La culture des organes”., Pin 1912, il gagnait le prix Nobel en médecine pour avoir découvert la technique de faire ia suture des vaisseaux sanguins, une méthode qui rendait communes les transfusions de sang.Il s était encore signalé par ses succès dans la ¦¦ par transplantation des organes.Durant la même année, il disséquait un fragment du coeur d'un poulet et le conservait en vie pendant longtemps.Trois fois pendant eette guerre, son hôpital en France fut la cible de bombes allemandes.Né à Sainte-Foy-les-Lyon, en France, le 28 juin 1873, le Dr Carrel était venu aux Etats-Unis en 1905 et il poursuivit ses recherches à l’Université de Chicago pendant un an avant de fairs partie de l’Institut Rockefeller.Les grèves de Détroit et de Toledo Toledo.Ohio, 6 (A.P.) - Les délégués officiels de la “Mechanics Educational Society of America” a donné ordre à tous le^ membres sans travail de l’union indépendante de retourner à leur travail aux Histoire de trois générations avec un épilogue pour lo quatrième par Jacques BAINVILLE Volumo do 255 pages.Au comptoir $1.25.Por la poste $1.35.• SERVICE DE LIBRAIRIE DU "DEVOIR" / Mort de M.l’abbé Joseph Cloutier Curé de Terrebonne, depuis 1936 I Terrebonne, 6 (Spécial au De-! voir) — Au presbylère de Terre-bonne est décédé le 4 novembre, IM.le curé Joseph Cloutier, à l’âgé j de 62 ans »t 6 mois.Né à Saint-Jac-j Ques de l’Achigan, du mariage de i Zacharie Cloutier et de Valérie La-noue, il fit ses études classiques au collège de l’Assomption et sa théologie au Grand Séminaire de Mont-«al.Le 25 juillet 1907.S.E.Mgr A* Archambault lui conférait le sa-_______________cerdocr dans la chapelle du séminaire de Joliette.Successivement usines de guerre de Détroit et de vic.air CONSULTEZ LE VENDEUR D’OBLI-CATIONS AU SUJET DE LA LETTRE DE PAIEMENT DIFFÉRÉ Cela vous permettra d’acheter des Obligations par l’entremise de votre banque, et de les payer par versements ladles.FAITES BON ACCUEIL AU VENDEUR D’OBLIGATIONS faM* la *l/ictotne ACHETEZ PLUS D’OBLIGATIONS Cette page est publiée grâce au généreux concours des commanditaires suivants : Compare J.-A.Gosselin Limitée Drummondville, P.Q.St.Lawrence Alloys & Metals Limited Beouharnois, P.Q.Crédit Foncier Franco-Canadien Société d*Administration et de Fiducie Dominion Textile Company Limited Sun Life Assurance Company of Canada k * I ^ ;F wmMm&m ¦ m m i t 10 LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 6 NOVEMBRE 1944 VOLUME XXXV - No 255 Le Vile emprunt de la Victoire Les aviateurs de la région se fixent un nouvel objectif en vue d'atteindre les $3 millions — Les progrès de la souscription dans les municipalités, usines et maisons d'affaires de la province — Les manifestations d'aujourd'hui Les aviateurs de la region d’en-tratnement aérien no 3 souscrivent avec enthousiasme au Vile emprunt de la victoire en vue d'atteindre le nouvel objectif de $3,000,000 qu'ils se sont fixé après avoir largement dépassé le minimum initial de $2,-0.35,000 annoncé par le vice-maréchal de l'air, M.Adélard Raymond, Des 25 centres de caUe région 15 ont déjà dépassé de beaucoup leur objectif et les autres sont près de l’atteindre.La palme revient au dépôt d’équipement no 12 de Montréal-Est qui a souscrit son objectif de $55,000 dans une proportion de 196 pour cent.Ayant recueilli une somme égale au coût d’un bombardier Mitchell au cours d'une campagne des plus réussies, l’Ecole de bombardement et d’artillerie no 9 de Mont-Joli célébrera ce succès par un programme spécial le 11 novembre, jour de O’armistice de le première grande guerre, programme qui comprend entre autres numéros l’atterrissage d’un bombardier Mitchell sur les terrains de l’Ecole.Avec un objectif de $50,000 l’Ecole d’entraînement aérien élémentaire no 10, de Pendleton, Ont., a souscrit 184 pour cent, cependant eue l’Ecole d'entrainement aérien élémentaire no 13, de Saint-Eugène, Ont., a obtenu 182 pour cent de son objectif de $25,000.Mentionnons d'autres établissements à l’honneur: le dépôt de réparations, de Saint-Jean, Que., objectif, $120,000: souscrits, 175 p.c,; le dépôt d’équipement no 17, d’Ottawa, le centre de l’aviation canadienne, de Saint-Hubert.l'Ecole de bombardement et d’artillerie no 10 de Mount Pleasant, I.P.E., et l’Ecole d’entrainement gradué des équipages des Trois-Rivières, A travers la province Upton, fi — Les derniers résultats connus de la campagne rie l’Emprunt de la Victoire dans le comté de Bagot indiquaient que les ventes d’obligations se chiffraient à $270,000, avec un objectif de $375,-000, soit 72%.La ville d’Upton a dépassé son objectif de $35,000 avec des ventes .au montant de $44.000.soit 125%; ! S.-Théodore, objectif $10,000, sous-jeriptions $11,750.117%; Ste-Chris-itine, objectif $6,000, souscriptions $6,500.* * * S.-Jacques l’Aehigan, 6 — La paroisse S.-Liguori du comté de Montcalm a atteint son objectif qui était de $15,000, en enregistrant des ventes au total de $15.700.C’est la troisième municipalité du comté à obtenir ce résultat et les ventes se continuent.* * * Joliette, 6 — Le pourcentage îles ventes d'obligations de la Victoire dans les industries de cette ville a rapporté des résultats intéressants et il est à noter qu’elles s’effçetuè-rent dès la première sollicitation.A date, les industries suivantes ont atteint leurs objectifs: Joliette Steel Co., 114%: Howard Smith Paper Mills Co.Ltd, 100%; S.Vessot & (lie, 123%; Acme Glove Co.117%: Papeterie Canadienne Liée, 119%; Yeün & Goldman, 100%; Barrett & Co.150%; Standard Lime Co.110 p.c.Dans la ville, les derniers résultats compilés à date accusent des ventes pour $475,000, alors que.l’objectif est de $550,000, soit 81%).Dans le comté, sur un objectif de $850,000, les ventes d'obligations sc chiffrent à $750,000, ou 907c.Ÿ Ÿ * A la Montreal Electrotypers and Engravers (1940) Ltd l’objectif des employés était, au cours du Vile emprunt, de $8,000 et ils ont souscrit $17,000, soit 212% du montant fixé.La compagnie a 120 employés et 115 de ceux-ci bnt acheté des obligations.De plus, ils ont souscrit rapidement et ont contribué à faciliter énormément le travail des solliciteurs., * * ¥ La Cie Jarry Automobile Liée a atteint 230% de son objectif au cours de ce Vile Emprunt de la Victoire.Tous les employés sans exception, au nombre de 150.ont acheté pour $25,000 d’obligations alors que l’objectif fixé était de $10,800, * * * Parmi les petites industries qui ont fait au cours du présent Emprunt un effort méritoire pour dépasser l’objectif fixé, la compagnie Cimon, Ltée, dont 93%) des employés ont souscrit 125%> de l’objectif mérite une mention spéciale.Les ateliers de cette compagnie sont situés à 1833 rue Visitation.* V- * Des 120 employés de la Montreal Electrotypers & Engravers, Ltd., 115 ont souscrit au Vile Eippruni de la Victoire.Le total de leurs souscriptions s’est élevé à $17,000, soit 212% de leur objectif de $8,000.¥ * * D’après les derniers rapports au sujet de la Dominion Textile, Ltd, qui emploie environ 9,000 personnes dans la province, l’objectif du Vile Emprunt de la Victoire a été atteint ou dépassé dans 11 des 12 usines de cette compagnie.C’est l'usine de Sainte-Anne, à Montréal, qui vient en tête avec un pourcentage de 115%, cependant que la division mécanique et la division de l’imprimerie, à Magog, ainsi que la Colonial Bleachery à Montréal, ont respectivement atteint plus de 1107e de leur objectif.Les usines Mount Royal et Merchants, à Montréal, ont souscrit 109%j; la Magog Cotton, 1077e; Ho-chelaga, 1067e, et Montmorency, à Montmorency, P.Q., 105%>.Les employés de l’usine de Drummond-ville ont obtenu un total de 104% et la campagne se poursuit à un rythme encourageant.Les souscriptions globales s’élèvent à $787,900 sur un objectif de $764,850.* * * lin jeune Chinois, le buandier Hum Chee, 176 ouest, rue Laurier, a probablement établi le record parmi ses compatriotes en souscrivant une somme totale de $2,100 au cours de deux emprunts.Il avait acheté pour $1,000 d’obligations du Vie emprunt et il a souscrit $1,100 au Vite emprunt.Hum Chee n’est qu’un simple petit buandier, mais il s’est rendu compte qu'il pouvait ! faire quelque chose pour venir en aide aux troupes chinoises qui combattent actuellement le Japon aux côtés des Alliés.* * * Les 22 employés de l’hotel de ville de Pointe-Claire ont tous souscrit à l’emprunt de la victoire et ils ont dépassé leur objectif.Le maire, M.D.Demers, a accordé sa collaboration, à cette occasion, aux deux organisateurs.MM.H.-R.Roode et J.Pagnuelo.Tous les employés, sauf un, sont canadiens-français.* * * Le comté de Lotbinière a dépassé son objectif de $370,000, lequel comprend les ventes générales et les noms spéciaux.Ce comté est essentiellement agricole, de sorte qu’il n’y avait presque pas de retenues sur les salaires.Le pourcentage atteint est de 105.9%.* * * Berthierville.— Deux municipalités du comté de Berthier ont aujourd’hui dépassé leurs objectifs, à savoir, Saint-Zénon, dont l’objectif était de $6,000, et Saint-Gabriel de Brandon, objectif $42,000, Pour ce qui est de Berthierville proprement dit, les organisateurs ont atteint leur objectif de ventes générales et d’épargnes sur le salaire.¥ ¥ ¥ Cherrier, 6.— Avec quelque 7,600 souscripteurs à l’emprunt de la victoire, les usines Cherrier de D.I.L.ont réussi à atteindre la somme de $900,000, alors que l’objectif était de $864,000.Les organisateurs comptent maintenant qu’ils pourront souscrire le million d’ici quelques jours.* * -k MM.Dupféssis et Goeftout L’appel des dirigeants du 7e em- Prunt de la victoire demandant au public d’epargner du temps pré cieux aux vendeurs d’obligations de la victoire, en achetant dès leur première visite, ne pouvait s’adresser ni au premier ministre de la province, M.Maurice Duplessis, ni à M.Adélard Godbout.En effet, les deux chefs de parti?s’attendaient à la visite des vendeurs locaux d’obligations de la victoire.M.Duplessis a acheté des obligations aux Trois-Rivières, centre de la circonscription dont il est le dé- puté, ainsi qu’à Québec, tandis que M, Godbout a répondu avec empressement au solliciteur, à Fre-hghburg, bien qu’il eût déjà acheté des obligations dans la Vieille-Capitale.Compagnie à l'honneur Une autre maison de commerce métropolitaine est venue s'ajouter à la liste déjà longue des établissements récipiendaires des honneurs du 7e emprunt de la victoire.Il s’agit cette fois de la Handbags Ltd, 7 avenue Bernard, Westmount, dont on a annoncé hier que les 70 employés avaient souscrit jusqu’à 20%.de leur salaire.Le résultat tb ual, $5,600, représente les 135 p.c.de l’objectif.Ÿ ¥ ¥ Rawdon, 6 — Notre municipalité a dépassé son objectif à l’emprunt de la victoire en souscrivant plus de $47,900, alors que le montant qui lui avait été fixé était de $45,-000.La sollicitation s’est effectuée de telle manière que les ventes ont été faites sans que les vendeurs aient à revenir solliciter.Aux Nbms spéciaux Le comité des “Noms spéciaux” du comité national des finances de guerre rapporte les souscriptions suivantes de compagnies et de particuliers de Montréal: Johnson and Johnson Ltd, $500,000; The Laprai-rie Co.Inc., $157,000; Fashion-Craft Mfgs Ltd, £75,000; Just Equipment and Supply Co.Ltd, $65,000; A.Prud’homme et Fils Ltée, $30,00; Royal Typewriter Co.Ltd, $25,000; Kruger Paper Co.Ltd, $25,000; A.Hollander and Son Ltd, $25,000; Freedman Co., $25,-000; F.-L.Richard C.Webster, $20,000.¥ ¥ ¥ Le comité des “Noms spéciaux” rapporte aussi les souscriptions suivantes de compagnies et de particuliers d’en dehors de la ville: M.et Mme Hubret Biermans, Abord-à-Plouffe, $80,000; Protective Association of Canada, Granby, $10,-000; La Solidarité, assurance-vie, Québec, 110,000."Place de la Victoire", aujourd'hui Voici le programme présenté ce soir, “Place de la Victoire” (carré Phillips) : De 7 h.30 à 8 h.15, vues animées en plein air.Programme anglais “Attacck”.Film documentaire sur la préparation à l’inva-j sion des îles du Pacifique occupées par les Japonais.Les maîtres militaires du lapon par H illis LORY Traduit de l'anglais par Roger Duhamel Volume de 270 pages.Au comptoir, $2.00.Par la poste, $2.10.SERVICE DE LIBRAIRIE DU "DEVOIR" Faits divers Un homme est trouvé pendu à Montréal-Est Victime d'asphyxie — Vol de 13 automobiles — Coffre-fort enfoncé Un inconnu, âgé d’environ 45 ans et pesant près de 175 livres, a été trouvé pendu à une branche d’arbre, rue Broadway, à Montréal-Est, hier après-midi, vers 5h.Un médecin tenta vainement de ranimer le malheureux en pratiquant la respiration artificielle.Le cadavre repose à la morgue pour fins d’identification et d’enquête.L’inconnu avait dans ses goussets la somme de .17 et une montre en or gravée aux initiale* L.R.Veillée du Jour de l’An d’un prêtre patriote Dans un foyer canadien-français Neuf generations présentes Un prêtre du diocèse de Montréal assistait, il y a quelques années, à la réunion du jour de l'An de sa famille.Au milieu de la veillée, il demande le silence, fait asseoir tous les invites en cercle, et sort de son sac de voyage un livre mystérieux.C était la généalogie de la famille; il convoquait les ancêtres et allait les faire participer à la réunion avec les vivants.Le lecteur présenta d abord son premier oncêtre, un héros, mort mortyrisé par les Iroqois, puis un autre de ses ancêtres, compagnon de Maisonneuve, et un autre, marguillier et pionnier de la Côte de Beaupré, etc.La lecture dura une heure et demie dans une atmosphère d'émotion profonde Et le pratique abbé couronna son beau geste en remettant à chaque chef de famille là présent un exemplaire de ce livre d'or des ancêtres.« Nous pouvons faire pour vous, comme nous l'avons fait pour ce prêtre patriote que nous venons de citer, ce livre mystérieux dévoilant les faits et gestes des héros, vos ancêtres.Avec documents authentiques à l'appui.INSTITUT GÉNÉALOGIQUE DROUIN Une oeuvre nationale digne de voire encouragement.4184, rue Saint-Denis — Montréal ImmMM foctimanUriMi mcth»diqu*m«i»t accumulé*.31 an* d* racharcha* paHanfat.Généalogie da tout Cm*»-dion franfait, Franco-Américain ou Acadian, (crivai-nout gour rantaignanionti *1 honorairat, Séance des internes à la Société médicale Les internes de nos hôpitaux feront les frais de la prochaine séance régulière de la Société médicale de Montréal, mardi soir, 7 nov., à 9 h., à l’Hôtel-Dieu (entrée 3830 rue St-Urbain).Cette assemblée, qui sera sous la présidence du Dr J.-U.Gariépy, sera la lie de l’année.L’on procédera d’abord à l’élection, comme membre correspon-danl, du Dr Marc Papineau, de La-chute.Le programme des travaux scientifiques sera réparti comme suit: a) le diagnostic et le traitement I précoce de la sténose hypertrophique du pylore chez le nourrisson.Dr J.-Robert Poirier, hôp.Sainte-Justine.En discussion: Dr Christophe Bisson.b) Complications de la thyroïdectomie.Dr Jean Grignon, hôp.Notre-Dame.En discussion: Dr Charles-Emile Grignon.c) Diagnostic et traitement des leucorrhées.Dr Jean-Paul Cholette, Hôtel-Dieu.En discussion: Dr Pierre Meunier.d) Diagnostic et séméiologie des ihumatismes.Dr Jacques Genest, Hôtel-Dieu.En discussion: Dr René Dandurand.Tous les membres de la Société médicale de Montréal et tous les médecins de la ville et des environs sont invités à cette intéressante réunion.De la neige ! Une température minimum de 34 degrés a semblé être zéro aux Montréalais hier alors qu’un “nordet” glacial soufflait sur notre métropole.La ville de Montréal a subi sa première neige de l’année et ceux qui se sont levés de bonne heure ce matin ont pu voir quelques lignes de neige sur les couvertures de maisons et les toits d‘’automobiles.L’on attend encore de la neige aujourd’hui, après la chute que nous avons eue la nuit dernière.Innovation à St-Lambert Alors que l’on inaugurait un nouveau système de police-radio à Sl-Lambert, le chef de la force constabulaire de cet endroit a annomé que son corps possédera bientôt une seconde voiture moderne pouvant être convertie en ambulance.Saint-Lambert est la troisième ville canadienne à faire l’inauguration de ce nouveau système de radio par lequel les policiers qui sont dans la voiture peuvent parler à ceux qui sont au poste et vice versa.Vol d« 13 auto* J Bernard Pilon, accusé du vol de 13 automobiles, avec trois complices, dont l’un vient d’être envoyé pour deux ans au bagne, a protesté de son innocence en Correctionnelle et devra subir son procès le 10 novembre.Tout cautionnement a été refusé à l’inculpé.H m«urtr sur io rua Jean Dupuis, âgé de 61 ans, 4611, rue Franchère, s’est évanoui de bonne heure hier soir, à l’angle des rues Mont-Royal et Iberville et il est mort peu après à l’hôpital Notre-Dame, Le cadavre a été transporté à la ! morgue où une enquête sera tenue.Morte d'asphyxie Mme Gilbert Miron, Agée de 88 ans, 912 rue Gilford, admise à l’hôpital Saint-Luc, vendredi dernier, souffrant d’asphyxie, est morte de bonne heure samedi matin.Lorsqu’elle fut trouvée par la police, vendredi soir, Mme Miron a reçu les premiers soins de la brigade d’urgence de l’Hydro-Québec avant d’être transportée à l’hôpital.Le cadavre a été transporté à la morgue pour fins d’enquête.Coffre-fort enfoncé La Sûreté montréalaise enquêtait, hier soir, au sujet d’un vol de $1*,800 commis à la maison J.-A.Desjardins, 6924 rue Saint-Hubert.Le vol a été rapporté au sergent Marquis, du poste 21, par M.Pilon, gérant de l’établissement.La police dit que les voleurs sont apparemment entrés par un puits de lu mière, pour ensuite enfoncer le coffre-fort.Vol à main armée L’escouade des vols à main armée de la Sûreté montréalaise cherche actuellement deux jeunes hommes qui ont fait irruption dans la pharmacie Martineau, à 4348, rue Saint-Denis, vers 11 h.30 hier soir, forçant le commis à leur remettre la somme de $100 contenue dans le tiroir de la caisse.Le commis, Emile Trudel, a dit aux détectives que les deux voleurs sont âgés d’environ 27 ans et qu’ils étaient armés chacun d’un revolver.j vol d’un moteur à YAldermac Cop-1 lier Corporation, Le premier, Ar-! mand Poirier, a plaidé culpabilité | à l’accusation et il attend sa senten-I ce.Le deuxième, Ovila Champa* gny, a été acquitté par les juré* au dJmt de la semaine dernière.Basset! devait subir son procès sait '-G et le procureur de la Couron* r déclaré au tribunal que la Vicuve étant encore plus faible dans cette cause que dans celle de Champigny.qui avait été acquitté, il ne voyait pas à propos de procéder et demanda le retrait de la plainte.* Me Maurice Delorme, qui défendait l’accusé, demanda alors sa libération immédiate.Incendie à Truro Truro, N.-E., 6.— Un incendie qui a fait rage durant cinq heures a causé des dommages estimés à environ $100,000, à un magasin de l’endroit, C.-E.Bentley & Co,, samedi.L’on ne connaît pas encore l’origine du sinistre et apparemment personne n’a été blessé.Causes de conspiration Sherbrooke, 6 (D.N.C.) — E.-L.Bassett, de cette ville, a été libéré aux Assises de l’accusation de conspiration pour vol.Trois individus furent accusés de conspiration pour Histoire du Canada par F.-X.GARNEAU Tome i :— Les Grandes Découvertes La Nouvelle-France Les Nations Indigènes / ’ 286 pages I , Tome II :— Les origines de Montréal Seigneurs et censitaires L'oeuvre de Mgr de Laval 300 pages Tome III ;— Les éclaireurs de l'Ouest Québec repousse l'envahisseur D'Iberville et les Anglais 300 pages Chaque volume, au comptoir $1 50, par la poste $1.60.SERVICE DE LIBRAIRIE DU "DEVOIR" Syndicat des charpentiers-menuisiers La prochaine assemblée du Syndicat des charpentiers-menuisiers aura lieu ce soir, à 8 h.30, à la salle des Syndicats catholiques sous la présidence du confrère Osias Fi-lion.Il y aura rapport du comité d’organisation du 25e anniversaire de fondation du Syndicat des charpentiers-menuisiers ainsi que les rapports habituels des corps supérieurs.Avez-vou* besoin de bons livres ?Adressez-vous ou Service de Librairie du "Devoir", 430 est, rue Notre-Dame, Montréal.Une Somme catéchistique canadienne Un ouvrage r>rovldtntiel, véritable mina pour la clergé paroissial, les prédicateurs, les éducateurs et les parents.Six gros volumes sbondamment Illustrés; uns méthode estéchlstlque solide, vivante, simple et claire comme l’Evangile.• Tous les commentaires s’appliquent directement au texte du petit catéchiste de Québec.Un ouvrage appelé è rénover complètement notre enseignement catéchistique.^ L’oeuvre d’une religieuse des SS, d^ l’Assomption de Nlcolet.On peut commander Immédiatement les volumes suivants l — Les secrets éu Ban Dieu (Dogme) — tom* I — 200 pages.t••»*•*•*a*esesaaaaaaaaaeaaee» tome II -— 216 pages.A.».- — Les sources da la via (Sacrements) — tome III — 228 pages .•••ussssssssssssssasssssesssessssasssassssss tome IV — 232 nages sas*esesssesressesa#seessssessssss#••••#• tom# V — 224 osges .toma VI —• 239 pages .$1-00 $1.00 $1.00 $1.00 $1.00 $1.00 S.v.1 — Cahiers à l’usaga des élèvae t “Mon iihiar d’enfent da Dieu” 6 cahiers d’exercices pour les six premières années du cours.10 sous le cahier.“Mon cahier d’enfant d* l’IfUse” 4 cahiers destinés aux classes de 7*.8e.9e et 10t.(L# premier seulement est paru.) 15 sous le cahier.> ajouter 10% pour frais de port et 2 ou 4% pour le taxe de vente selon Ig cas.SERVICE DE LIBRAIRIE DU 'DEVOIR" TOUT CA.» la Qtialtiê du Confott et du Chic,», C'est ce dont êtes assurés en é a n t l'achat < fourrure signée w n pi da wouson ^*265-**595.-uaT Ç.P * de chot süitio?® , u-, rtwmteous Superb** v ‘"**335.#175/ COLS de renard avQenté «t croise.Achetéz des Bons da la VICTOIRE J.-N.t ABERC.r, ROLAND LABF.RGR RT T.BRAl’IlROARI* MA.5217 — 351 ouest, rue ST-PAUL, près McGILL $ VOLUME XXXV — No zn LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 6 NOVEMBRE 1944 U M.Saint-Laurent et la récente crise ministérielle Sans révéler les secrets du cabinet, le ministre de la Justice a parlé des causes qui ont provoqué le départ du colonel Ralston, à la Défense nationale, et son remplacement par le général McNaughton — Pas de conscription des volontaires déjà entraînés — "Si le gouvernement avait adopté des mesures coercitives, une partie de la population serait restée sous l'impression qu'elle avait été trahie" — M.Godbout rend, lui aussi, hommage à M.King Ceux qui croyaient que M.compte plus que l’intérêt d'un parti i Prnipt fpHprni «ur Ip levrait être relevé de ses en-' et que les liberaux ont d’abord en 1 '''J''* 'vucsui su iç L'nts avaient à voter: OUI, vue l’intérêt de la pairie.A cent; "vocational troi Québec, 6 (D.N.C.) — Me Louis Saint-Laurent, ministre de la Justin ce à Ottawa, et M.Adélard Godbout, chef du parti libéral à Québec, ont » Au cours de la campagne de 1942, été les principaux orateurs samedi soir à une réunion politique dans la Pour que la France vivo ! Volume de 235 pages.Au comptoir $1.25, par la poste $1.35.SERVICE DE LIBRAIRIE DU "DEVOIR"
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