Le devoir, 20 novembre 1944, lundi 20 novembre 1944
‘1* Otntds Mt un* nation aouMratn* et n» peut avec docilité accepter de la Qrande-Breta-gne.ou des Etats-Uni*, ou de qui que ce soit d'autre.l'attitude qu’il lui taut prendre envers le monde.Le premier devoir de loyalisme d'un Canadien n’est cas envers le Commonwealth britannique des nations, mats envers le Canada et son roi.et ceux qui contestent ceci rendent, à mon avis, un mauvais aervice au Commonwealth." ‘‘She is a sovereign nation and cannot take her attitude to the world docilely from Britain or from the United States or from anybody else.A Canadian's first loyalty is not to the British Commonwealth of Nations but to Canada and to Canada’s king and those who deny this are doing, to my mind, a gréât disservice to the Commonwealth.'* (l-X-37) Lord Tweedimuir LE DEVOIR Rédacteur en chef : Orner HEROUX Montréal, lundi 20 novembre 1944 REDACTION ET ADMINISTRATION 410 EST.NOTRE-DAMI MONTREAL TOUS LES SERVICES TELEPHONE i BEIelr 3361' SOIRS, DIMANCHES ET FETES Adminittrstioa t BEIsir 3361 Rédaction » BEIair 2984 Gèrent i BEIair i 3361 Les Alliés avancent sur tout le front de l’ouest Deux campagnes qui méritent aide et sympathie Leurs suites nécessaires Lrs deux campagnes qui viennent simultanément de s’engager: celle dite des Dix tous pour l’enfance abandonnée et celle de la Ligue antituberculeuse, devraient nous rappeler à l’une des plus dures, des plus cruelles réalités qui soient.La guerre est une terrible chose et jamais on ne l’a pu mieux sentir qu’en ces temps où l’humanité offre l’un des pires spectacles de son histoire.Mais 1er.ravages de la guerre sont voyants, ils frappent tous les yeux.Ceux d’une maladie comme la tuberculose, ou des défaillances morales qui entraînent l’abandon des petits, attirent beaucoup moins l’attention.Ils font tellement partie de la trame de la vie quotidienne qu’on risque de finir par ne les plus trop remarquer.Et, pourtant, si l’on se donne la peine de regarder plus loin que la surface des choses, on s’aperçoit vite que, de tous ces biaux, ce n’est peut-être pas la guerre qui est le pire encore.Les ravages de la guerre, pour effroyables qu’ils soient, sont forcément limités dan* le temps.Ce cauchemar aura une fin.Tandis que la tuberculose, si on ne lui oppose une vigoureuse et systématique résistance, poursuivra indéfiniment sogi oeuvre de ruine.Il en sera de même du douloureux état de choses dont sont victimes des millier* de petits êtres innocents.Et les ravages de la guerre ne peuvent manquer d’avoir leur contrecoup sur ces deux situations.Ceux qui auront trop souffert là-bas seront pour la tuberculose des proies plus faciles.Et, malheureusement, il serait plus qu’audacieux d’affirmer que la guerre aura sur les moeurs un effet de hauire bienfaisance.Il y a donc toutes les raisons du monde d’appuyer à fond la campagne des Dix sous et celle de la Ligue antituberculeuse.* * * Mais, comme l’ont fait les orateurs qui ont lancé ces campagnes, il faut regarder au delà de leur objet immédiat.Fournir à la Ligue antituberculeuse le moyen de poursuivre son oeuvre de dépistage, de répérer ceux qui sont atteints sans le savoir et qui restent guérissables: fournir à la Société d’Adoption le moyen d’améliorer la situation d’un certain nombre de petits, c’est fort bien.Mais il faut aller plus loin.Il faut se rappeler que de pareils états de choses ne sont pas des produits spontanés, qu’ils ont leurs causes plus ou moins lointaines et que c’est à la suppression de ces causes qu’il faut en définitive tendre.Mgr l’Archevêque et le maire de Montréal ont particulièrement signalé l’autre soir à la radio les ravages du logement insalubre et insuffisant.Le Premier Ministre de la Province a eu des accent d’une* aussi directe éloquence.Tout cela est assez familier à nos lecteurs anciens.Notre vieil ami Dupire s’était fait une spécialité de ces questions d’hygiène et de médecine; il s’était, autant que les forces humaines le pouvaient permettre, intéressé à tous les problèmes qui se rattachent à la vie physique et morale des nôtres, et l’on n’a pas oublié les articles presque innombrables qu’il consacra au problème du logement comme aux soins des petits.Dès les premières heures du journal.M.Bourassa, esprit réaliste et que les soucis de la politique générale n’empêchaient pas de voir les détails de l’humble vie quotidienne, avait engagé la bataille pour l’amélioration du logement.Certains se souviennent peut-être encore d’une grande réunion publique où il présenta aux auditeurs du Gesù l’un des spécialistes du mouvement, M.le Dr Emile Nadeau, de Québec.Tout ce qui a pu être fait dans le passé, et par les bonnes volontés les plus diverses, n’empêche point, malheureusement, que la situation ne reste douloureuse.L’accroissement.si rapide, de la population montréalaise n’est pas, on le comprend, de nature à diminuer les difficultés de la situation.* * * Un double devoir s’impose donc: 1° répondre à l’appel qu’adressent au public les promoteurs des campagnes actuelles, c’est l’affaire de quelques jours: 2° s’employer à supprimer les causes des maux dont l’on constate aujourd’hui les douloureuses conséquences.Et c'est une tâche que l’on pourrait presque qualifier de permanente.Il y a là de la besogne pour de longues années à venir.Il serait odieux, est-il besoin de le répéter?de pre'tendre que rien ne s’est fait dans le passé: il serait absurde de ne pas constater qu’il reste énormément à faire.A ces deux tâches, l’immédiate et la lointaine, attachons-nous avec décision, avec méthode et ténacité., .Le sujet est de "ceux sur lesquels il faudra souvent L’épiscopat catholique des Etats-Unis et la paix revenir.20-XI-44 TiriTiTT Omar HEROUX Choses d'Ottawa Les relations de M.King et du général McNaughton Comment M.King a réhabilité l'homme qu il avait sacrifié il y a un an — Le morcellement de notre armée — Le travail du général McNaughton pendant l'entre-deux-guerres (par Pierre Vigeant) général A.G.L.McNaughton levenu un grand homme pour memier ministre Mackenzie et les libéraux orthodoxes, iis qu’il a succédé au colonel on comme ministre de la De- ¦ nationale, les liberaux de la le observance l’acclament com-in grand soldat, invoquent son ignage comme celui de la pins ?autorité, militaire du pnys-ihut d'hommages des ministe-à l’ancien commandant en de l’armée canadienne est de re à faire oublier qu’avant de oler comme son principal col-•ateur à une heure de crise, üng avait apparemment sacn- ¦ général McNaughton dans des instances qui sont demeurées : mystérieuses.i est assez peu fixé sur la natu-I l’intimité des relations entre lnérnl McNaughton et le pre-ininistre.Il est cependant un lin nombre de faits de notone-nblique qu’il ne sera pas sans ¦êt de repasser pour tacher rie prendre la position de ces deux mes qui dominent actuellement ène politique.gênerai A.G.L.McNaughton un savant en même temps n militaire.A venir jusqu à dernières semaines, il s était à l’écart de toutes les luttes iques, mais il était tenu poui conservateur.C est d ailleurs le régime Bennett que se place rincipale étape de sa carrière, lomination au poste extreme-t important de directeur du icil national des recherches., début de la guerre actuelle, iouvernement de M Mng i a si comme commandant en cnei ’armée canadienne outre-mer.ne sait pas bien si le premier islre a simplement obéi aux de ses conseillers militaires lui auraient désigné le général augbton comme le plus compe-de nos officiers canadiens ou l’a nommé parce qu il 'f c0"; sait bien personndlement et avait en lui une confiance iculière.Pendant les premiè-années, l’actuel ministre de la Snsc nationale a paru jouir très grand prestige Canada l’étranger.On n’a, cu,‘IV rifri es pour la façon dont Ü diri-I l'entrainement de I armée •ditionnaire canadienne.P** l'-JT LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 20 NOVEMBRE 1944 VOLUME XXXV — No 267 La Commission des écoles de Montréal présente son rapport Les grandes lignes pour la période financière du 1er juillet 1943 au 30 juin 1944 A leur assemblée du 17 novembre 1941, les Commissaires ont adopté unanimement, après en avoir pris connaissance, le rapport de M.Roméo Del-court, trésorier* pour la période fi» nancière du 1er juillet 1943 au 30 juin 1944, dûment certifié par MM.Malien, Noël & Benoit, comptables agréés, vérificateurs Les divers états, relevés, tableaux et le bilan consolidé arrêtés au 30 juin 1944 sont commentés dans une lettre du trésorier de laquelle nous citons les extraits suivants: Revenus et dépenses Le budget de l’année scolaire 1943-1944 était adopté à une séance régulière de la Commission, tenue le 12 juillet 1943; le déficit était alors estimé à $1,290,003.49, bien que l’on ait tenu compte dans les prévisions, d’une somme de $550,-738.67, part revenant à notre Com- | mission, du montant total de $700,-! 000 de contribution additionnelle volontaire votée par la Cité de Montréal, à meme son budget de l’année 1943-44, en faveur des commissions scolaires catholique et protestante; tel montant a, de fait, été encaissé.Un octroi au montant de $1,240,-000 versé à notre Commission par le gouvernement de la province, pour venir en aide à l’enseignement d'un degré supérieur au primaire élémentaire, nous a permis de te* miner l’exercice 1943-44 avec un surplus de $5,050.44, comparé à un déficit prévu de $1,290,003.49.Au 30 juin 1944, les surplus accumulés des années 1941-42.1942-43 et 1943-44 s’élevaient à $30.111.18, à reporter au budget de l'année 1944-45.Ci-après l’état comparatif des estimés budgétaires et du résultat des opérations de l'année: Augmentation Diminution L*éducation physique L'O.T.J.s'oppose à l'ingérence fédérale dans ce domaine DEPENSES Frais d’enseignement .Frais d’entretien .Loyers et Indemnités .Intérêts et amortissement» .Autres frais d'administration .Budget $4,606,265.72 853.349.23 103,980.76 3,150,955.24 508,566.13 Rapport financier $4,701,844.63 842,805.61 107,027.64 3,107,668.60 520,834.92 du déficit prévu $ 35,578,91 3 046.88 12,268.79 du déficit prévu 10,543.62 34,386.64 $9,283,117.08 REVENDS: Ordinaires: .$7.442,374.92 Extraordinaires 1 contribution additionnelle volontaire de la cité de Montréal) 550,738.67 $7,993.113.59 $9,280,181.40 $ 50,894.58 $ 53,830.26 $9,285.231.84 Déficit prévu .$1,290,003.49 Diminution nette du déficit prévu .$1,295,053.93 $1,295,053.93 $1,292,118.25 Devant les membres de la Chambre de commerce des jeunes, de Laprairie, et à l’occasion de la Semaine provinciale de ladite Chambre, et devant des représentants des associations jocistes, jécistes, jacistes, les membres du Conseil municipal et de tous ceux qui s’occupent de la chose publique à Imprairie, le R.i’ère Gariépy, S.J., et Me Yves Pelletier ont résumé les principes à la base du mouvement dont ils sont les protagonistes à Montréal.Le premier conférencier fut Me Pelletier, qui exposa l’organisation matérielle d’une O.T.J.et expliqua, en ce domaine, ce qui se fait à Montréal, et dans les villes des Trois-Rivières.Québec, St-Jean, Valleyfield, (îranby, Saint-Hyacinthe, Drummondville et autres.Au sujet de l’ingérence fédérale dans le domaine des loisirs, Me Pelletier déclara: "Des sommes considérables doivent être votées à Ottawa pour la culture physique dans le pays, à la suite d’une enquête officielle, qui a révélé une situation alarmante dans l’état de santé physique de notre jeunesse canadienne.Ces argents, nous voulons qu’ils soient distribués par les provinces, par la seule autorité compétente en matière d’éducation, suivant notre pacte fédératif de 1867.Nous ne voulons pa» d’ingérence fédérale dans ce domaine, car les risques sont trop grands, les divergences trop profondes dans les questions d’emploi des fonds, de leur destination et de leur rendement.Le sujet n’appartient plus aux partis | politiques: en ces matières, l’avenir de nos jeunes ne saurait faire l'enjeu de chicane politicienne.L’Oeuvre des Terrains de jeux est du domaine sacré de l’éducalion, dans lequel l’Elat est le serviteur et l’auxiliaire des parents.Nous combattons actuellement dans une guerre gigantesque pour faire reconnaître et asseoir solidement ces véri-1és: il serait insensé d’en saper les bases chez nous.” Le Père Gariépy abonde dans les remarques de l’orateur précédent et déclare que l’O.T.J.est l’affaire des parents.“Il faut, dit-il, y mettre du dévouement, du temps et de l’argenf.Il ne faut pas lésiner sur ces questions: l’avenir de nos enfants en dépend.Me Conrad Pelletier, maire de Laprairie, et M.William Houde, présentèrent les conférenciers, et Mgr Chevalier les remercia.Faits divers Surplus de l’année 1943-1944 5,050.44 $ 5,050.44 $1,345,948.51 $1,345.948.51 Gratification Le supplément “gratification de vie chère” ’versé par la Commission à son personnel, au cours de l’année 1943-1944, suivant la résolution adoptée le 28 juin 1943, s’est élevé à la somme de $242,647.50 comparativement au montant de $244,191.13 versé l’année précédente, formant un total pour les deux exercices de $486,838.63.Conformément aux résolutions TV et V adoptées aux séances des 29 mars et 12 mai 1944, la Commission a également versé à son per- Avis de décès Rév.Mère Sainte-Marie du Rosaire._— A la maison-mère de la Congrégalion de Notre-Dame, rue Sherbrooke ouest, est décédée, le 18 novembre 1944, la Rév.Mère Sainte-Marie du Rosaire, née Go-din (Octavie).Les funérailles auront üeu mardi le 21 courant, à 7 h.30, à la chapelle de la niaison-raère, rue Sherbrooke ouest.Pa-> -”s et amis sont priés d’y assis-ttr sans autre Invitation.HEBERT.— Au numéro 1321 v»est.Sherbrooke 'if iéphirin Hébert, époux de : 'he Robidoux.Le service sera - à la cathédrale, le mercre- novembre, à 9 h.15.Le dé-' cortège de la rue Sher-t - 9 heures.Inhumation au " de la Côte des Neiges.LAFLAMME.— A Montréal, le - rbre 1944, à l’âge de 71 V‘‘, :*~aux ouvrages sont “Through the land of (he Serbs", “The burden of the Balkans", 'High Albania"."The Sarajevo crime", a A Englewood Cliffs.Soeur Mary Martha, ml durant plus de cinquante ans, a con-lacré sa vie aux aveugles et.aux orphe-1ns.Lever du soleil.T h.0*.Coucher du soleil.4 h.24.Lever de la lune, S.21.Coucher de la lune.9 h.40 Dernier Quartier, le 7.à 1 h.28m.du soir Nouvelle Lune, te 15.à 5 h.29m.du soir Premier Quartier.1e 23.» 2 h.53m.du mat Pleine Lune, te 29.à 7 h.52m.du soir Imprimés de deuil MEMENTOS — REMERCIEMENTS Imprimés ou (ykvé* Prix ut spécimens ttu demand* L’Imprimerie Populaire.Limité* 430, Nutru-Damu est.Mgptiéal Tél.BEU» 3361 Mopt r NOVEMBRE 1944 Dim T H2-Z S Lun • NL15 Mar Y PQM Met 1 Jeu.2 Ven 3 Sam 4 é 7 t 9 19 11 12 U 14 11 14 17 18 If 29 21 22 23 24 25 j 2é 27 29 29 39 PLJ9< ¦é est de mon devoir d’exprimer, au nom de mes collègues et en mon nom personnel, la satisfaction de voir, pour la troisième année consécutive, nos opérations se terminer sans déficit; il y va de soi que ce résultat n’a pu être obtenu qu’avec l’aide financière du gouvernement de la province et de la cité de Montréal.Je résume: Votre Commission a reçu du gouvernement de la province, au cours des années 1941-1942 à 1943-1944, une somme de $2,800,000.Au cours de Tannée 1941-1942.le revenu provenant de la contribution versée par la Cité de Montréal.pour le soutien des écoles, était considérablement augmenté du fait que la Législature fixait, pour cette année-là seulement, l’évaluation des biens imposables, au chiffre dfcin milliard (81,000,-000,000 >.En 1942-1943, la cité de Montréal payait à notre Commission, en plus de sa contribution régulière, pour le soutien des écoles, une somme de $550,738.68 représentant notre part des $700,000 de sa contribution totale additionnelle, tel ^«décrété par la loi 6 Georges VI, Québec, chapitre 72, article 23, à cjre partagée entre les commissions scolaires catholique et pro-y* in\e»> de Montréal, et au -cours * 1943-1944, la cité de Montréal 1 .t’.üf faisait également remise iIb a somme.de $550,738.67.à ti-! vnlnniv con*r'kuti(:>n additionnelle 'tion r.im- en plus ,1e sa contribu-| écoles*8 e’ P°Ur le soutien des budoptail'p "et les prévisions j jQi|étü r.es .P°ur Tannée 1944-194o Paient adoptées Un excédent de dépenses sur les revenus ordinaires probables est ! anticipe pour Tannée en cours- ce pendant ,e compte sur Teniière cooperation des autorités con n?I fentes pour nous venir en dB' I afin de clore notre exerri.-» ^f’ 30 juin 1945, sans avoir a faire face a un déficit”.1 ire Théodore Provencher, âgée de 55 ans, habitant Sherbrooke, accusée d’avoir conspiré dans le but de faire licencier des hommes de l’armée, a libéré le jury.Le juge Landry, qui a libéré les 12 pairs, a dit qu’ils ne pouvaient en arriver à une décision, après des libérations qui ont duré 10 heures.Mme Provencher a encore à faire face à neuf autres accusations du même genre.Fugitifs repris Moins de 36 heures après leur évasion au cours de laquelle ils ont battu deux gardes de ta prison d’Amos, cinq jeunes gens âgés de 18 à 20 ans, ont été capturés et ils devront comparaître devant le magistrat de l’endroit aujourd’hui, sous l’accusation de s’ètre évadés Ce sont Albert England, Fernand Dallaire, René Dallaire, Roland Lavergne et Roland Marier.Les fugitifs ont été repris samedi après-midi, à environ 25 milles d’Amos, sur la route de Cadillac.Sentence le 21 « Frank Currie.âgé de 47 ans.3442 rue Sainte-Famille, accusé d’avoir brisé une glace à la Commission des liqueurs, a plaidé culpabilité, samedi, devant le juge Tétreau, et le prévenu recevra sa sentence le 21 novembre.— Julien Douville, 22 ans, 1828 rue Simard, accusé d’avoir volé un chauffeur de taxi ainsi que d’avoir volé une automobile, a protesté de son innocence, samedi, et devra, subir son procès le 24 novembre.Douville aurait enlevé ,1a somme de $20 au chauffeur de taxi et l’automobile est évaluée à SI,500.Vol comme serviteur* Rita Prince, bonne de 22 ans, passait devant le juge Tétreau, samedi, pous dix accusations de vol chez ses employeurs.L’accusée avait précédemment avoué quatre autres forfaits devant le juge Fontaine et elle recevra ses sentences le 29 pour les derniers vols pour lesquels elle a plaidé culpabilité devant le juge Tétreau.Brûlés à mort Moncton, N.-B.— M.et Mme Thomas Harrison Wars, couple âge de 65 ans.et demeurant à Grange-ville, comté de Kent, ont été brûlés à mort dans leur maison, samedi.Cinq antres occupants de la maison ont pu s’en tirer indemnes.Le feu a pris naissance dans une cheminée de la maison qui fut totalement détruite.Ration augmentée Vancouver, 20 (C.P.Ï — La ration alcoolique de la Colombie canadienne sera de 26 onces ou trois douzaines de bouteilles de biere ou encore un gallon de vin domestique, pour le mois de décembre.Ceci est une augmentation de Li onces de la ration des deux mois précédents.Les instituteurs et l’arbitrage M.François Albert Angers termine son expertise Les séances du comité d’arbitrage, chargé «Je régler le différend entre la C.E.C.M., et TA.P C.M., sc sont continuées samedi.Le matin.Me Victor Pager, C.R., procureur de TA.PC.M., continuant d’établir la preuve, appela d abord comme témoin M» Romeo Delcourt.trésorier à la C-E.C.M.M.le trésorier fit connaître Que, du 1er janvier au 30 juin 1944, 189 instituteurs et institutrices (sur 188U) ont bénéficié de l’augmentation des minima pour une somme totale de $13,117.92; 1358 ont bénéficié de la gratification de long service, $48.500; enfin, du 1er septembre 1943 au 30 juin 1944, les instituteurs e tinstitutrices ont reçu $136.756 49 de gratification de vie ,h\I.e'Léo Guindon.président actif (te TA.P C M-, présente un tableau comparatif des salaires dans lequel il indique le rajustement qui devrait êlre fait au salaire present de l’instituteur.Ce rajustement, d'après les conipÜaUons de .Guindon, représente un déboursé global d’environ $800,000 en re-gani des demandes faites par TA.P.Ç.M., à la C.E.C.M.La gratification de vie chère et celle de long service n’apparaissent pas dans ce tableau.Me Bernard Bourdon, président du tribunal, fit observer que ce rapport permet de voir plus clair et de comprendre mieux la situation des instituteurs et le pourquoi de leurs demandes.Ces demandes avantageront sans doute les jeunes, mais surtout les femmes de 10 ans et plus de service et les hommes de 9 à 16 ans de service.L’on comprendra qu’il s’agit ici de la moyenne.L’après-midi, M.François-Albert Angers, professeur à l’Ecole des Hautes Etudes commerciales, termine son rapport à titre d’expert.Il fait d’abord deux mises au point.La première se rapportant aux heures de travail des employés de bureau, soit 32 et demie à ' 35 heures par semaine, vacances déduites, 35 et demie à 39 heures, avant vacances déduites.Ici s’établit la comparaison avec les 40 heures de travail régulier de l’instituteur, et avantageusement pour ce dernier.La seconde, qui est plutôt im éclaircissement supplémentaire.Le tableau de l’élude représente surtout des types représentatifs dans l’échelle des salaires, afin de permettre la comparaison avec les instituteurs.L’instituteur, ouvrier qualifié, dont la responsabilité morale est bien déterminée par ses fonctions, n’est placé qu’au niveau d’un ouvrier de première classe.Ses demandes sont donc justifiées et devraient êjre même plus élevées.M.Angers cite des chiffres de salaires se rapportant à certaines catégories de fonctionnaires municipaux manuels dont le salaire moyen est sensiblement supérieur à celui des instituteurs.Le salaire moyen de l’instituteur (h.) qui a 25 années de service est d’environ $2,200.Cette moyenne diminue pour ceux qui ont plus d’années de service et qui ont commencé à un minimum plus bas.Il rapelle ici que l’instituteur qui ambitionne des promotions doit préparer et subir un nouvel examen dans chaque cas, d’où qualifications supplémentaires impliquant supplément de salaire.Pour les institutrices, M.Angers établit des facteurs particuliers différentiels.La femme institutrice est une professionnelle.Dans le cas particulier de l’enseignement, son tempérament, naturellement adapté à l’éducation des enfants, en fait un sujet de valeur.C’est un besoin urgent de bien rémunérer les institutrices pour conserver les femmes dans l’enseignement.M.Angers compare les salaires minima et maxima des dactylos, des sténodactylos et des sténo-secrétaires avec ceux des institutrices, et en déduit que l’institutrice, d’après l’échelle actuelle, est placée au niveau d’une dactylo.La responsabi- LSS MEDECINS RECOMMANDENT NOS BAI1DIS MBIVniAIRIS tfa Apovudilt Je Ar PHARMACIE MONTREAL Charte! Duquette, propriétaire tk plu* ttmdm nharmmri» Pierlot.Des gendarmes, casqués ! d’acier et le fusil en bandoulière, j avaient patrouillé la veille les rues: de la capitale belge.La moitié de ces ! marcheurs étaient des femmes; il , s’agit de membres de la Résistance qui protestent contre l’ordre du gouvernement de rendre toutes les armes à feu.Des troupes et des chars alliés sont tenus en réserve avec l’équipement nécessaire pour les, combats de barricades.Les marcheurs se plaignaient sur-1 tout du retard du gouvernement à emprisonner et juger les chefs de la politique ou de la finance qui au-i aient sympathisé ou collaboré avec les Allemands pendant l’occupation du pays, La disette grave de vivres complique encore cette situation.i Révolt-e susceptible de s'étendre j Londres, 20 (A.P.).— Les dirigeants alliés qui, depuis de longs mois, craignaient des conflits internes à main armée dans les régions d’Europe nouvellementlibérées, considèrent la crise belge actuelle avec une certaine alarme.Si la situation devient incontrô-lable en ce pays, à la suite d’une révolte de l’armée de la Résistance contre le ministère Pierlot, ces dirigeants redoutent qu’elle ne gagne aussi les autres Etats libérés qui traversent également une période cri-.tique._ j Les funérailles du I sénateur Tnrgeon S.E.Mgr Leblanc chante le service, ; à Bathurst Bathurst, X.-B., 20 (spécial au ! “Devoir”) — Les funérailles du sé-1 nateur Onésiphore Turgeon, doyen | de la Chambre haute du Canada, i qui a succombé vendredi dernier, à l’âge de 98 ans, à une attaque de pneumonie, ont eu lieu aujourd’hui : dans la cathédrale de Bathurst.Il y! avait une importante délégation de i Chevaliers de Colomb dans le cor-i tège.j La levée du corps a été faite par ' Mgr D.Robichaud, P.D., curé de la cathédrale.Le service funèbre a i été chanté pontificalement par S.E.Mgr C.A.Leblanc, évêque du if c diocèse, qui avait comme prêtre-as sistant Mgr D.Robichaud.Avant l’absoute, Mgr Leblanc a fait l’éloge funèbre du disparu.Un nombreux clergé, des représentants de la magistrature, du gouvernement et des autres classes; de la société étaient présents à iai cérémonie.Le “Devoir” prie la famille du disparu d’accepter ses respectueuses condoléances.La sentence de Savard et Lizotte, le 4 décembre Québec, 20 (D.N.C.) — A la demande de la défense, la sentence de Fernand Lizotte et Roger Savard, accusés de manslaughter à la suite de la mort de Geôrges Guenette.sera rendue le 4 décembre.On sait que le iury a rendu un verdict de culpabilité contre les deux inculpés et les a recommandés à la plus grande clémence de la Cour.LA SESSION D’OTTAWA La Chambre des Communes est convoquée pour le 22 novembre.Il sensuivra vraisemblablement une session courte mais de très vif intérêt.Notre camarade Pierre Vigeant la suivra pour le compte du "Devoir" et de ses lecteurs.Qu'on s'abonne ou qu'on retienne sen numéro chez le dépositaire.Prétentions japonaises i San-Francisco, 20 (A.P.).— La radio de Tokio a dit aujourd’hui que les avions japonais ont coulé deux croiseurs alliés, quatre sous-T marins et trois transports, alors qu’ils ont laissé plusieurs autres unités maritimes en flammes.J Raoul Jobin La manière conventionnelle d’écrire une critique musicale est de dire un mot des oeuvres au programme et de leur interprétation et de terminer par une appréciation du talent de l’artiste.Pour faire changement, contentons-nous aujourd’hui d’aligner quelques impressions produites par le récital de Raoul Jobin.Comme si notre saison musicale n’était pas assez chargée, voici que des associations qui ne sonT pas par nature des entrepreneurs en spectacles se mêlent de devenir des imprésarios, Quand elles réussissent cr mme samedi soir, il n’y a qu’à s’en réjouir et à les inviter à recommencer; car le récital de Jobin sous les auspices de la chorale Saint-Jean-Baptiste comptera sûrement parmi les plus satisfaisants de l’année.Selon l’usage, il a débuté avec un groupe classique: un air de Bach dont l’équilibre et la pureté linéaire n'appartiennent (jirà lui et à Mozart; puis les Violettes de Scarlatti, mélodie d’une grâce et d’une gaité qui m’ont semblé bien factices, et un air de Judas Macchabée de Haendel, qui est probablement l’une des choses les plus difficiles à chanter qui soient.Les grands airs d’opéras italiens, comme d’ailleurs l’Air de la Fleur de Carmen, font toujours un grand effet, mais cet effet est soigneusement préparé et tout ténor de premier ordre peut en faire ce qu’il veut.Mais Haendel ne se préoceu-jiait guère de l'interprète, il ne se gênait pas pour composer un air bien sage et d’une aisance décevan-ie et s’arrêter tout à coup pour crier Sound an alarm! La difficulté naturellement n’est pas de crier à tue-tête mais de crier musicalement, et c’est là que Jobin a prouvé sa valeur.* Le groupe suivant était consacré au lied français.Si l’interprétation d’un air d’opéra est assez simple et consiste surtout à produire plus ou moins d’émotion, il n’en est pas de même de la mélodie qu’écrivaient les Allemands du XIXe siècle et les Français du XXe, Chacune de leurs oeuvres est un petit drame complet où tout est exprimé en une infinité de nuances, et c’est pourquoi chaque note de la mélodie chantée et de son commentaire pianistique doit être détaillée avec soin.Jean-Marie Beaudet, qui s’est montré un accompagnateur sûr et souple tout au long du programme, a justifié ici la réputation qu’il s’est taillée de connaisseur de la musique de Debussy et de Fauré: la partie de piano de Beau Soir, du Noël et de Mandolines, comme celle du Clair de lune et de Toujours a été remise en honneur, prenant quand il le fallait le premier rang aux dépens du chant.A propos du Noël des Enfants qui n’ont plut de maison, Jobin en donne une interprétation différente: il le chante sans raffinement inutile du point de vue des enfants si l’on peut dire.U y a deux sortes de mélodies: les chefs-d’œuvre français, allemands, anglais ou autres, et les chansons populaires américaines, oui sont aussi des chefs-d’oeuvre dans leur genre.Malheureusement il y a une autre sorte de chanson: cette chose sucrée à la glucose — mil h color added — que produisent à la douzaine les Manna-Zucca, les Ernest Charles, les Albert Hay Ma-lotte, et autres de même acabit.Les artistes en vue en ont toujours des quantités qu’ils semblent se faire un devoir de faire connaître.Pourquoi?Jobin avait ajouté à son programme une oeuvre intitulée La Croix douloureuse, par Raoul Paquet, l’organiste canadien bien connu.M.Paquet étant organiste à Saint-Jean-Baptiste, c’était une raison pour chanter sa mélodie.Mais il y en a une autre, c’est qu’elle vaut certainement la peine d’être connue: elle est d’une grande sincérité d’expression et d’une écriture spacieuse qui ne s’assujettit pas à la contrainte des formes conventionnelles.Raoul Jobin est actuellement en pleine possession de ses movens: dans le médium sa voix est unie et d’un timbre expressif tandis qu’elle est ample et sonore dans l’aigu.Il est sans contredit l’un des beaux ténors de l’heure présente.Huberman Le célèbre violoniste polonais Bronislaw Huberman a donné un récita], hier soir, au profit de la “Semaine du dix sous .Quand je dis célèbre, je ne veux pas dire populaire dans le genre d’un Heifetz ou d’un Elman: car Huberman se soucie fort peu des goûts du public.Ce dernier, comme partout aillerrs, se délecte de virtuosité et Huberman lui joue du Haen-dcl et du Brahms; il aime la musique brillante et sentimentale et Huberman lui offre une fugue de Bach.Il n'y a rien d’étounant à ce que cet artiste ne soulève pas beaucoup d'enthousiasme, ce qui ne l’empêche probablement pas d’être heureux et le fait admirer par tous les musiciens.Son programme d’hier eompre-nc’t la Sonate en ré de Haendel, qu’on est en train d’user jusqu’à la corde, VAdagio et fugue rie la Partita en ut de Bach, véritable tour de force d’écriture que seul un grand artiste peut jouer sans sécheresse, et la Sonate en sol majeur de Brahms, l'une des oeuvres les plus exquises du répertoire du violon*.et dont Huberman et son accompagnateur Boris Roubukine ont «ionné une exécution magistrale.Les seules concessions qu’on ait faites au goût du public étaient le Rondeau Brillant de Schubert et une transcription par Joachim d’une Danse Hongroise de Brahms.De son compatriote Szymanowski.Huberman a joué le Nocturne et la Tarentelle, qui sont à peu près les seules pièces que l’on joue de ce compositeur, qui a pourtant écrit ce chef-d’oeuvre du violon qui Proclamation de Télection municipale Campagne électorale de vingt jours — Le referendum — Mises en candidature le 29 — M.Raynault fera connaître sa décision d'ici une couple de jours Demain, le greffier de la ville de Montréal publiera une proclamation dans laquelle il fera connaitre au public qu’une éleclion générale aura lieu le 11 décembre pour le choix de tifi conseillers à l’iiôtel de ville et d’un maire.Il annoncera également la tenue d’un referendum sur la question du mandat de trois années sur laquelle l’électorat sera invité à se prononcer.La date des déclarations officielles de candidatures est fixée au 29 novembre.A cette même date du 29 novembre, les 13 corps publics énumérés dans la loi provinciale de 1940 devront signifier au greffier de la ville les nrfms des 33 représentants qu’ils auront choisis pour être leurs porte-paroles au conseil municipal.“Vingt jours avant la date de l’élection, le greffier nomme, par commission sous son seing, suivant la formule no 4, une personne compétente comme secrétaire d’élection pour l’aider dans l’exécution de ses devoirs.11 donne en outre, dans le même délai, un avis public de l’heure et de l’endroit où se fera la nomination des candidats”, dit l’article 81 de la Charte.On le voit, la campagne municipale est courte: 20 jours.“Jusqu’ici, plusieurs aspirants candidats se sont procuré les listes électorales de leur quartier, signe avant-coureur de leur candidature.A la mairie, seul M.Adhemar Raynault a manifesté son intention probable de solliciter les suffrages des commettants montréalais; toutefois, il ne fera pas connaitre sa décision avant une couple de jours.Quant à la candidature de M.Çamillien Houde au poste de premier magistrat de la cité, on continue à la considérer comme très probable dans certains milieux.Prochaine campagne d’hiver des Russes Poussée vers l'Autriche et la Tchécoslovaquie — Attaque sur Sworbe, en Estonie — Capture de Pristina Vandalisme des nazis i LONDRES, 20.(P.A.) — Les chars d'assaut russes accentuent leur mouvement tournant autour de Budapest en (érection de l'Autriche et de la Tch .coslovaquie et s'avançaient aux dernières nouvelles vers Lucenec, centre de communication nazi sur la frontière hungaro-slovaque, sur une route dure moderne, a partir de Gy-ongyros, jonction de sept routes à 40 milles au nord-est de Budapest et à 23 milles de la frontière, qu'ils ont capturé samedi.A cet endroit, les Russes ont détruit deux bataillons ennemis de 1,600 hommes, au cours ;d'un violent combat de rues, i D'autres forces d'artillerie et de chars russes ont soumis à un feu terrible le secteur de 26 milles qui va de Budapest à l'important noeud ferroviaire de Hatvan et capturé le village de Galgaheviz, à 19 milles au nord-est de la capitale hongroise, annonce un communiqué nocturne de Moscou.Tous ces mouvements font partie de l'offensive entreprise contre l'embranchement ferroviaire Buda-pest-Miskolc, dont le rôle est vital dans la campagne russe du Danube.Les Allemands ont reconnu que de ; violents combats se livraient à Gy-omro, dix milles à l'est-sud-est de la capitale.Les Russes auraient massé |35 divisions d'infanterie et sept corps .motorisés, soit au total, plus de 400,-i000 hommes contre cette dernière.Ils auraient aussi, toujours d'après Berlin, jeté trois divisions et d'autres |chars d'assaut sur la péninsule de Sworbe, à la pointe sud-ouest de l'île de Saare, qui domine l'entrée du Gol- fe de Riga, sur la côte de l'Estonie.Les canons des navires de guerre soviétiques ont appuyé l'attaque.Sworbe est le seul point de l'ile de Snare qui reste à conquérir à l'armée de Léningrad du maréchal Léonide A.Govoroff; sa chute permettra des assauts à la fois par ferre et par mer contre le flanc allemand de la Baltique.L'aile nord de la seconde armée d'Ukraine du maréchal Radian Y.Malinoffcky a pénétré, en Hongrie, dans la vallée de la rivière Harnad, qui mène en Slovaquie, tandis que deux autres divisions russes faisaient une brèche au front allemand, dans la région de la passe de Dukla, près de la frontière sud de la Pologne.Les Alliés, poursuivant les Allemands dans le sud des Balkans, ont traversé Pristina, en Yougoslavie, à 50 milles au nord de Skouplié, annonce un communiqué bulgare.On ne rapporte que des opérations de patrouille en Prusse Orientale et en Pologne; mois les chefs de l'Armée Rouge ont déclaré nettement que l'inactivité du secteur central du front est, sera bientôt interrompue par une autre grande campagne d'hiver, peut-être la dernière que devront entreprendre les Soviets.Le froid en effet s'abat depuis la Baltique jusqu'en Hongrie et, en durcissant le sol, le rend praticable aux opérations militaires d'envergure.Berlin signale depuis plusieurs jours des concentrations russes en Pologne pour une offensive qui ferait pendant à celle des Alliés sur le front ouest.en Norvège Londres, 20 (C.P.) — Le prinee-héritier Olav de Norvège a révélé aujourd’hui que la province norvégienne de Fiiinmark, incendiée et dévastée par les Allemands en retraite devant les Russes, ne pourra être rétablie avant des années.Des milliers d’hommes, de femmes et d’enfants furent envoyés sur les routes enneigées sous une température au-dessous de zéro.Le prince Olav a ajouté que des invalides et de jeunes enfants sont morts le long des routes.Il a dit à une conférence de presse que les Allemands, en évacuant le nord de la Norvège, ont forcé la population norvégienne à accompagner leurs troupes dans le but de s’assurer la protection contre les attaques aériennes alliées et le bombardement de la mer.“Les Allemands, dit-il, ont l’air de préparer des lignes de défense ou nord de Narvik, où il n’y a que trente milles de la mer à la frontière suédoise”.Les habitants de toutes les villes de Finnmark, qui est plus grande que la Hollande, ont dû évacuer la région.Des populations s’élevant à environ 61,000 personnes ont eu à faire face à la famine et à la mort par le froid.Le prince héritier, commandant en chef des armées norvégiennes, a aiouté que des approvisionnements sont expédiés jusqu’à un certain degré au nord de la Norvège.Remanier.ent ministérie! en Chine Le général Chen Cheng succède au général Ho Ying-Chin comme ministre de la Guerre — Le nouveau ministre des Finances est O.K.Yui — Ces remaniements viennent à la suite du rappel du général Stilweli Mort accidentelle du commodore Delahaye Le commodore de l’air Roger A.Delahaye, D.F.C., commandant en second du centre d’entraînemeni no 3 du C.A.R.C.et officier en chef du personnel, a été tué samedi après-midi, lorsque l’avion d’entraînement Harvard dans lequel il avait pris place, alla s’écraser «à quelques milles de l’aéroport de Saint-Hubert.Une enquête aura lieu incessamment.Héros de la dernière guerre, le iléfunt s’était vu décerner la Croix de guerre belge et une décoration du gouvernement britannique pour avoir descendu un nombre de 18 avions ennemis.Après la guerre 1914-18.il s’occupa activement de l’aviation civile.11 fut secrétaire gérant du elub d’aviation de Regina et gérant du bureau de l’air de cette même ville.Lancement du 10e cargo Un autre cargo de 10.000 tonnes, de type canadien, a été lancé samedi midi aux chantiers des United Shipyards.La traditionnelle bouteille de champagne a été brisée sur la coque par Mme William Muir et le vaisseau tut baptisé du nom de Fort Rosalie.Ce cargo, le dixième du genre à être lancé à ces chantiers, a été béni par le révérend George Robins, recteur de l’église anglicane, à Danville.Immédiatement après la cérémonie, le major James H.Brace, vice-président de la compagnie, tiffrit à la marraine du cargo, Mme Muir, une magnifique peinture a l’huile.s’appelle La Fontaine d’Arèthuse.Un nombreux auditoire, attiré sans doute par la réputation du violoniste, mais venu surtout pour encourager une oeuvre qui le mérite, a applaudi, mais sans débordement d’enthousiasme, l'exécution remarquable des diverses oeuvres.Romain-Octave PELLETIER Tchoungking.20 (A.P.) — Le général Ho Ying Chin, ministre de la i Guerre dans le gouvernement chinois depuis 1930, vient d’être rcm-* nlacé aujourd’hui par le général ! jChen Cheng dans un remaniement I ministériel du cabinet chinois.O.K.Yui, fut élevé au poste de ministre des Finances, de sous-ministre qu’il était aunaravant.Il ! succède au Dr H.H.Kung, présen- j iement aux Etats-Unis, j Le général Chen était iusqu’ici \ | commandant des forces expéditioni-; naires chinoises sur le front de Salween.On le considère comme l’un ; des commandants les plus compé-! tents.i Chow Chung Yao nasse du poste \ de ministre de l’Intérieur à celui de ! vice-président du bureau des examinateurs de service civil.Chang ; Licheng, du poste de secrétaire du conseil exécutif à celui de ministre de l’Intérieur; Chu Chia-Hua, du poste de vice-président du conseil des examinateurs à celui de minis-!tre de l’Education; Chien Li-Fu, du poste de ministre de l’Education à i celui de ministre de l’Organisation j du Kuomingtang; Wang Shihchien, ' du noste de président du conseil politique du peuple à celui de mi-! nistre de l’Information; e| Liang , Han-Chao, du poste de ministre de , l’Information à celui de ministre des Affaires d’outre-mer.; La plupart des cercles de Tchoung-ling ont accueilli avec satisfaction le remaniement ministériel, bien ! que la chose parût à plusieurs ne i ),as avoir été suffisamment poussée.I Quelques observateurs ont signalé que si M.Kung perdait le portefcuil-e des Finances, il retenait encore le poste très important de vice-pré-i sident du conseil exécutif (sous-j premier ministre) et était encore i chef de quatre banques du gouver-j nement.i Oans certains milieux, l’on signa-, j l'?/*.(,uo M.Kung et le général Ying- ' ! (.bin ont été critiqués lors d’une ré- • , rente session du Conseil politique i du Peuple, où l’on demanda leur dé-I mission ouvertement.Mais le problème important que i se posent nombre de gens des cer-des étrangers, c’est celui de savoir si ces remaniements sont des signes .avantfcoureurs d’autres et si les j changements ne favoriseront pas un compromis entre le gouvernement et les communistes chinois.Chien Li-Fu, comme nouveau mi-' nistre^ du bureau du Kuomingtang.: contrôla tous tes partis en Chine.1 Le nombre des membres en est ' considérable.1 Chang Li-Sheng, comme minis-.tre de l’intérieur a l'oeil sur divers départements adminislartifs et a la direction générale de la i police chinoise.Le général Chen Cheng est considéré comme le meilleur généra, , de la Chine.i O.K.Yui a déjà été maire de j Shanghai et y a déjà agi comme porte-parole durant la bataille de Shanghaï.Il devint sous-ministre des finances en 1941.Le nouveau ministre de l’information, Wang Shih-Shieh, assume la direction de la censure.Lest un conseiller du généralissime Tchiang Kai-chek.Il était en tete de la délégation chinoise en Grande-Bretagne, et durant les derniers six mois, il fut le négociateur en chef dans les discussions avec les communistes chinois.Le nouveau ministre de l'éducation, Chu Chia-Hua, a reçu son éducation à Berlin.Le remaniement de Tchoungking vient à la suite du rappel du généra IStilwell du poste de commandant américain sur le théâtre militaire Chine-Birmanie-Indes (> remaniement impliquant la destitution du ministre rie la guerre, le général Ho Ying-Chin indique que le généralissime Tchiang Kai-chek a finalement répondu à la pression alliée pour un nettoyage militaire et financier de la Chine libre.Le remaniement, bien qu’il ne soit pas aussi étendu qu’on ne s’y attendai' en certains milieux, a été considéré comme une réponse à une demande populaire pour la réorganisation du gouvernement en face de la situation militaire de plus en plus critique.Les observateurs le considèrent comme un bon augure et ont prédit d’autres changements ¦ 26 soldats tués dans un accident d'avion Londres, 20 (C.P.) — 26 soldats américains ont perdu la vie et quatre ont été blessés, hier soir, lors-uiie le transport de troupes aérien, dans lequel ils prenaient place, se-crasa.Us sc dirigeaient de Grande-Bretagne vers la France.Cet avion n était pas un trans-port-ambulance et, contrairement a ce qui fut annoncé ultérieurement, il ne se trouvait à bord aucun blessé ni de gardes-malades.Deux voleurs s'évadent Rracebridge, Ont., 20 (C.P.) Deux Montréalais attendant leur procès pour vol de pneus d’autos, se sont sauvés de prison la nuit dernière en jetant un plat de nourriture dans la figure du gardien et en l’enfermant dans le corridor de la prison._________________________ Nouveauté Péguy et la vraie France (édition originale) par Doniel-Rops, Paul Doncoeur, Louis Doucy, Claude Franchet, Guy Frégault et Jean-Marie Parent, Stanislas Fumet, Henri Ghéon, Philippe Guiberteau, Alexandre Marc, Emmanuel Meunier, Marcel Péguy, Pierre Péguy (les deux fils du "grand" PEGUY.Volume de 285 pages.Au comptoir $1.50, franco $1.60.K SERVICE DE LIBRAIRIE DU "DEVOIR"
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.