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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier D
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1998-01-03, Collections de BAnQ.

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I.E I) K V 0 I It .L E S S A M E l> I A E T D I M A X < Il E I .1 A X V I E II I !» 9 8 ?LE DEVOIR * lettres québécoises Page D 3 Le feuilleton Page D 4 ?Arts visuels Page D 5 Formes Page D 8 7 f n T T T T Cl Ij 1A LITTÉRATURE QUÉBÉCOISE Candide à Laval Une écriture pleine d'émotions pour raconter la quête d'un banlieusard dont le patronyme se réfère aux deux Rousseau: le philosophe et le peintre LA FANTAISIE ORDINAIRE LE JARDIN Robert Daneau Editions Triptyque, Montréal, 1997, 168 pages BLANDINE CAMPION La matière du premier roman que Robert Daneau vient de faire paraître aux éditions Triptyque trouve sa source dans la quête essentielle entamée par l’homme à l’aube des temps: réintégrer le paradis des délices dont il a été chassé par le Tout-Puissant, pour avoir cédé à la tentation et goûté le fruit défendu.Le Jardin, c’est donc, tout d’abord, cet éden qui constitue l’eldorado suprême, le lieu de la félicité par excellence et que le protagoniste, Nicolas Rousseau, voudrait bien parvenir à reconstituer dans la cour arrière de son appartement lavallois.Mais ce Jardin, c’est aussi, comme le suggère le titre du tableau qui illustre la couverture du livre, le jardin des rêves, le jardin secret que tout individu porte en lui et passe son existence à protéger ou à faire croître.Le rêve de Nicolas Rousseau, quant à lui, n’a, a priori, rien d’irréalisable: «C'était tout ce que J’attendais de la vie: avoir un territoire bien à moi, si restreint soit-il, y semer quelques tomates et quelques fleurs, m’y amuser avec Benjamin et Jonas et y v{vre paisiblement».A 30 ans, Nicolas Rousseau, diplômé en microbiologie, vit rue Donk, à Laval, avec un chat nommé Personne et ses deux fils Jonas (quatre ans) et Benjamin (huit ans).Divorcé, il est séparé depuis deux ans de Madeleine, qui lui a confié la garde des garçons pour courir après son propre eldorado en Europe et au Moyen-Orient.Mais Nicolas n’est pas seul pour autant puisqu’il héberge Gabrielle, sa sœur cadette en mal de contrat (elle est comédienne) et de petit ami, et reçoit régulièrement son ami d’enfance, Angel Washkansky, boucher gastronome et grand amateur de bière.Pour compléter ce petit microcosme banlieusard, Robert Daneau a doté son protagoniste d’une charmante voisine, Solie Brunhoff (15 ans), qui, à l’occasion, lit dans les lignes de la main, en grande «férue d’ésotérisme et de cartomancie» qu’elle est, et dotée d’un frère de 20 ans, Alex, adepte de culturisme.Il y a surtout la belle Barbara, voisine et propriétaire de Nicolas, qui vient lire et se faire bronzer sur les dernières parcelles de gazon épargnées par les travaux horticoles de son locataire, tout en développant, pour qui veut bien l’écouter, ses théories d’intellectuelle sur l'inexistence de l’amour.mmm W'm, MARIE-ANDRÉE C H O U I N A R D LE DEVOIR Depuis que ses marmots sont tout petits, Stéphane Poulin a instauré un rituel autour de la lecture d’un livre.Avant de plonger dans le texte et les images, il n’oublie jamais de lire à voix haute le titre, puis le nom de l’auteur, celui de l’illustrateur, terminant son petit laïus en nommant la maison d’édition et l’endroit où la version originale a été produite.Résultat?«À l’âge de cinq ans, les trois enfants avaient chacun leur auteur et leur illustrateur préférés, et ils avaient aussi repéré leur combinaison gagnante, la paire parfaite: l’illustrateur et l'auteur qui arrivaient ensemble au meilleur résultat!» Le papa lit des histoires, mais en confectionne aussi.Il a déjà manié à la fois le verbe et l’image, signant non seulement le dessin mais aussi le texte; désormais cependant, il se consacre à son seul plaisir, l’illustration, délaissant l’écriture qui lui donnait jadis des cheveux blancs.A 36 ans, le jeune Poulin affiche un tableau d’honneur que plusieurs pourraient lui envier: trois fois déjà lauréat du prix littéraire du Gouverneur général (en 1986, en 1989 et cette année, pour l’illustration de Poil de serpent dent d'araignée) mais aussi finaliste canadien en 1995 pour le prix Hans Christian Anderson, plus haute distinction internationale dans le domaine de la littérature jeunesse.Les prix réjouissent, bien sûr, mais n’égaleront jamais le plaisir d’imaginer d’abord le support visuel qui rendra le plus justice à un texte, puis de crayonner des semaines, des mois durant jusqu’à ce que soient étalées devant l'artiste les toiles, ensuite transformées en pages.Dans les librairies ces jours-ci circulent deux bouquins fort appréciés du jeune public: Poil de serpent dent d’araignée, le récit fantastique de l’aventure d’une fillette et d’un jeune collectionneur de bave de crapaud, et puis aussi, dans un tout autre registre, Petit Zizi, l’histoire savoureuse d’un garçonnet montré du doigt par de vils copains à cause de la longueur de son appendice.VOIR PAGE D 2: POULIN STÉPHANE POULIN + VOIR PAGE I) 2: DANEAU «J'aime que les gens reconnaissent un lieu de tous les jours dans mes dessins, où il peut y avoir de l'extraordinaire.» i Rentrée notre i 'ombée publicitaire: le vendredi 23 janvier 1998 publié le 31 janvier mmm \ f IfcmüsJtfenftsiB ||§lp ¦' >¦ IHcicm^yml roc?! 1 iTicr/J^I .TOujP-nrkTff Wmm&tàBàÜb KR-mmnM (.e» Kdilin"?Logique5 AndJ» DU0® Hubei» Manteau Gilles Vigneault F I D E S BIBLIOTHÈQUE QUÉBÉCOISE COLLECTION DE POCHE Pourquoi acheter en France • 1500 verbes de plus que les autres guides • 130 modèles faciles à utiliser • usage des prépositions • grammaire des verbes • fréquence d’emploi des verbes - • aucune exception Les verbes logiques André Dugas et Hubert Manseau 248 pages Les Éditions LOGIQUES Distribution exclusive : LOGIDISQUE 1225.rue de Condé Montréal (Québec) H3K 2E4 Tél.: 933-2225 Fax : 933-2182 logique@cam.org http://www.logique.com FLEUR DE LYS D’HIER À AUJOURD’HUI Hélène-Andrée Bizier et Claude Paulette Art global, Montréal, 1997,154 pages JEAN CHARTIER LE DEVOIR Le lys visible sur l’oriflamme, l’écu et la couronne, ne meurt jamais.Voilà pourquoi l’histoire de France est liée à la légende des lys, font valoir Hélène-Andrée Bizier et Claude Paulette dès la présentation d’un livre touffu mais sans un texte qui raconte l’histoire en continu.Il s’agit plutôt de capsules, non liées les unes aux autres, à la mode nouvelle d’Internet.Clovis, le chef des Francs, entreprit en 486 la conquête de la Gaule et «il obtint la défaite des Alamans en 496 avec un casque à fleur de lys», racontent-ils, et il devint premier roi des Francs.Il arborait la couronne à trois fleurs de lys quand il procéda à l’unification temporaire de la France.Les princes de lys suivirent, de Pépin le Bref en 751, à Charles Auguste, son fils, qui obtint le titre de roi des Lombards en 774, et devint Charlemagne.C’est lui qui aurait offert la fleur de lys à la ville de Florence à la SUITE DE LA PAGE D 1 Dès les premières pages du roman, Robert Daneau, tantôt par des petites remarques humoristiques ou caustiques sur la vie de banliéue et son ambiance étriquée («[.] à Laval, ce havre de paix et de tranquillité, là où rien ne vient troubler la vie paisible des banlieusards, l’arrivée d’un nouveau voisin qui arrache sa pelouse plutôt que de l’engraisser a de quoi troubler les esprits»), tantôt par des réflexions sur la paternité, l’amitié ou les relations familiales, sait mettre en place une atmosphère empreinte de calme et construit son récit aussi bien autour des petits riens du quotidien que -Livres •* HISTOIRE La légende des lys POULIN Une simplicité désarmante SUITE DE LA PAGE 1) 1 «Ce texte [Petit Zizi| était d'une simplicité désarmante, et le défi pour moi était justement de ne pas envahir le texte avec mes illustrations détaillées et développées, explique Stéphane Poulin.J’ai réfléchi et j’ai finalement décidé de laisser tomber tout ce qui pourrait être superflu en me plaçant exactement au même niveau que le texte.Je me suis concentré sur la psychologie des personnages, sur le petit bonhomme qui est complètement obnubilé parson propre problème.» Petit Martin plutôt introverti aux lunettes opaques, ne lui permettant pas de voir à travers.«Jusqu’à ce matin, tout allait très bien, écrit l’auteur de l’histoire, Thierry Lenain.Comme tous les garçons, Martin avait un zizi et ce zizi ne lui posait aucun problème.Bien sûr, de temps en temps, Martin s’inquiétait.Il se demandait si un jour son zizi ressemblerait à celui de son papa.Mais c’est normal, tous les garçons se demandent ça.Donc, tout allait très bien.» Ce bout de texte, inscrit sur la toute première page, est marié à une image où l’on voit le petit Martin, quasi insouciant, sac à la main, lacets dénoués, se baladant sur la rue.«Cette première page n ‘était pas facile à faire parce qu'elle raconte ni plus ni moins qu’un petit garçon va bien, explique Stéphane Poulin.Ç’aurait pu être assez ennuyant si je m'étais contenté d’illustrer un petit garçon qui se promène, tout bonnement.» Discrètement, subtilement même, l’illustrateur s’est amusé à dissimuler ici et là dans cette page quelques petits symboles phalliques.Un gros saucisson à l’enseigne d’un boucher, un étal de bananes et un autre de concombres chez l’épicier, et puis un petit chien dessinant son territoire sur un arbre.«Il y a quelque chose d’un peu gênant, d'osé même dans le travail de l'illustrateur.Ce qui n'est pas évident mais très plaisant, c’est de prendre le texte de quelqu'un d’autre, de se l’approprier en quelque sorte, de devenir le tout premier lecteur de ce texte et de rendre mes impressions sous la forme de dessins.» Raconter sans lire Généralement, Stéphane Poulin demande à l’éditeur de lui raconter l’histoire, comme ça, verbalement, sans la lire.«Tout de suite, j’ai des images en tête.» Après avoir lu le texte, il sait si oui on non il pourra en faire l’illustration.«Moi, j’ai une fantaisie plutôt ordinaire, j’ai beaucoup de difficultés à me placer dans des univers éclatés.J'aime plutôt que les gens reconnaissent un lieu de tous les jours dans mes dessins dans lequel il peut y avoir de l’extraordinaire.C’est comme ça que je fonctionne dans la vie, dans mes dessins aussi: le bonheur, l’extraordinaire est dans l'ordinaire.» Sur une table dans le salon, ou encore simplement dans sa cuisine — «Je n’aime pas l’idée d’un bureau, comme si j’allais au bureau et que c'était une corvée.J’aime penser que mon travail c’est comme un hobby auquel je me consacre avec plaisir, chez moi» —, Stéphane Poulin dessine, efface, dessine à nouveau, efface encore, redessine, jusqu’à ce que l’esquisse le satisfasse.Puis, à l'aide d’une petite opération au papier carbone, il transpose l’ébauche sur une toile et y met de la couleur en peignant à l'huile.«Je vois la conception d’un livre fin du VHP siècle.La fleur de lys florentine est évidemment la plus belle des fleurs de lys, avec ses trois pétales épanouies qu’on voit sur les colonnes de la cour intérieure du Palazzo Vecchio et dans l’appartement des Prieurs.Les auteurs notent que le lys des champs a plutôt cinq pétales.L’art florentin est inégalable.Au XII' siècle, Florence lit frapper une monnaie marquée d’une fleur de )ys, le florin.A l'époque des découvreurs, au XVI1 siècle, le roi François 1" portait un vêtement bleu couvert de fleurs de lys dorés.Il combattit en Italie et adopta le drapello qui devint un drapeau bleu à mois fleurs de lys.C’est lui qui mandata Jacques Cartier pour découvrir les nouvelles terres lointaines.Celui-ci le fit en plantant «un écusson à bosse, à trois fleurs de lys» quand il nomma Saint-Sevran la sortie du détroit de Belle-Isle, quand il fit de même à l’île Percée et dans la baie de Gaspé.Maisonneuve avancera avec la bannière fleur de lys pour la fondation de Ville-Marie et Gaspard Chaussegros de I-éry fera sculpter dés lys au-dessus de la porte principale au château Saint-Louis, au Palais et dans les salles d’audience de Montréal et des Trois-Rivières.In plus vieille cloche de la Nouvelle-France, remise par Robert Gif fard à la chapelle de Beauport en 1666, arborait la fleur de lys, et le coffre de bois remis par Louis XV à l’Hôtel-Dieu de Québec.On voyait la fleur de lys sur la plaque de la cheminée des Forges de Saint-Maurice, sur les pichets du Chien d’or sur la Côte de la Montagne, sur les assiettes de Frontenac, sur les clochettes d’.école ou sur la boucle des ceinturons militaires.On trouvait même la fleur de lys en fer blanc étamé pour les moules à gâteau à la fin du XVIF' siècle.Et la bannière de Carillon avait la fleur de lys blanche à eha-c u n e de ses quatre extrémités.On vit finalement la fleur de lys du régiment Royal-Rousillon sur les plaines d’Abraham.Lévis préféra briller les bannières à fleurs de lys en 1760 plutôt que de les rendre au général Amherst à Montréal.C’est sous l'Union Jack que la Nouvelle-France cessa d’exister.comme un ensemble, où le rythme, la couleur sont tous essentiels, explique l'illustrateur, qui pourrait prochainement imager un texte du chroniqueur de Im Bresse Pierre Foglia.Ce que je trouve ingrat par-dessus tout dans le travail de l'illustrateur, c’est d'avoir à suivre le texte sans jamais révéler ce qui se passe avant que les mots ne le disent.» Dans Poil de serpent dent d'araignée, l’histoire commence sur une altercation entre Florentine et son père, laquelle chicane se solde par le départ précipité de la fillette sous les cris de son sympathique' père.«Le texte raconte un père en furie contre sa fille, mais je ne pouvais absolument pas dessiner cela, il fallait, donc illustrer la course folle de la petite fille sans que Ton sache tout ce qui venait avant son départ de la maison.» Dans un monde où l’image est omniprésente, Stéphane Poulin déplore le fait qu’on ne soit plus capable de dissocier l’image des mots qu’on y marie.Indissociables, le dessin èt le texte vont de pair.«Il est essentiel d'apprendre à lire et à écrire, à jongler, avec les mots, mais il est dommage qu’on ait sabordé au fil des ans ce ta-lent naturel qu’on avait de regarder et.comprendre les images sans avoir à mettre de mots dessus.» Son plus vieux rejeton, 12 chandelles sur son gâteau, manie avec-adresse le crayon, a la bande dessinée dans le sang, traîne son portfolio dans les salons du livre lorsque son père s’y rend.Ix- plus petit dessine lui aussi et Stéphane Poulin y voit la fibre du dessinateur.«Ils ont vite saisi que l’illustration, ce' n'est pùs de.la décoration ni de l’enluminure.C’est un langage, qui n’est pas plus important que le texte, mais qui Test tout autant.» ILLUSTRATION STÉPHANE POULIN râleur, apparaît bien vite connue un prétexte.La tension créée par l’énigme de sa mort aurait pu être mieux exploitée en étant, maintenue tout au long du récit.Décidément, la jeune fille avait bien raison de dire quelle n’était pas aimée pour elle-même.Il faut cultiver notre jardin La force de vivre qui a manqué à Véronique, le secret qui l’aurait aidée à supporter les aléas de l’existence, Nicolas va la trouver, concrètement, dans la réalisation de son jardin et, au plan figuré, dans la leçon bien connue que nous a léguée le Candide (encore un qui cherchait l’eldorado) de Voltaire: il faut cultiver notre jardin.En digne disciple de Candide, Nicolas Rousseau (dont le nom de famille, calqué sur celui du Douanier Rousseau qui prête une de ses œuvres pour illustrer la couverture du roman, est loin d’être gratuit) affirmera ainsi: «En fouillant la terre meuble encore imbibée de l’eau de la pluie printanière, je me suis dit que, puisqu’on nous avait jetés dehors de l’éden sans espoir aucun d’y retourner un jour, la meilleure solution restait de se bêcher un jardin bien à soi».Mais le destin, sous la forme d’un fou armé cette fois, va se charger de lui rappeler que ne reconstruit pas le paradis qui veut.Finalement, la vérité sortant toujours de la bouche des enfants, le mot de la sagesse appartiendra à Solie, l’adolescente aux croyances ésotériques, persuadée qu’«ow doit mourir des dizaines de fois pour apprendre à vivre».Une leçon qui coûtera cher à Nicolas Rousseau mais qui aura permis à Robert Daneau de nous offrir une bien belle histoire, servie à merveille par une écriture pleine d’émotions.Catalogue complet : www.livres-bq.com LES BONS LIVRES EN FORMAT DE POCHE DANEAU «La mort, quelquefois» des événements dramatiques qui surgissent sur le chemin du narrateur.En effet, le destin frappera une première fois pour briser la sage existence des personnages: Véronique, 15 ans, se tire une balle dans la tête dans le terrain vague derrière la maison des Rousseau, par un beau samedi de mai.La vue du cadavre pâle de l’adolescente fera resurgir dans l’esprit de Nicolas l’image du corps de sa sœur jumelle, Danielle, décédée l’année précédente des suites d'un accident de voiture.Ces deux morts violentes conjuguées rendront au personnage et narrateur sa rage de vivre, qui se traduira par un pressant besoin d’activités horticoles, mais aussi par un rapport de plus en plus étroit avec Im Terre, titre de la deuxième partie du roman: «Ce qui au départ ne devait être qu’un passe-temps, pour me reposer d'un travail souvent trop routinier et assurément très peu physique, est devenu une vraie obsession».La vie continuera néanmoins son cours et le narrateur se dévoilera peu à peu aux lecteurs, toujours avec pudeur et retenue, tout en parlant du quartier, des voisins, de ses amis, de ses enfants, etc., révélant ainsi un homme simple mais profond, tout comme l’est son discours, grâce auquel, par touches successives, par courts retours en arrière ou commentaires discrets, nous apprenons à découvrir et à mieux connaître les personnages secondaires, certains dessinés avec précision, d’autres à peine esquissés, tous parfaitement convaincants.Etonnament, on apprécie particulièrement ce qui constitue un paradoxe de ce roman: alors que le narrateur ne cesse de répéter que sa vie toute entière est construite sur «l’incertitude et la confusion», son discours n’a rien de nébuleux ou de désordonné, bien au contraire.Le récit respire le calme et la sérénité, la force tranquille.11 s’en dégage une douceur particulière, comme si Nicolas était parvenu à créer, au cœur même de son discours, l’espace d’accalmie qu’il rêve de reconstruire dans son jardin.En ce sens, le roman de Robert Daneau est une réussite.Dommage que Véronique Tanguay, abandonnée au seuil de la deuxième partie, ne réintègre le récit qu’au mitant de la troisième partie, et encore pour quelques ligues seulement.Le suicide de la jeune fille, s’il explique en grande partie le nouvel appétit de vivre du nar- Jean-Marc Piotte De Platon à Arendt, cet ouvrage magistral présente une trentaine des plus grands philosophes du monde dont les textes sur l'éthique et la politique continuent de nourrir nos sociétés.LES GRANDS PENSEURS DU MONDE OCCIDENTAL L'éthique et la politique de Platon à nos jours 608 pages 34.95S Achetons Vendons l/os livres, Bande dessinées petite ou Livres d’art cJecL.«1^0 000 autres n titres a moitié Payons , , prix ou mieux, le bon prix.r Argent comptant.Qualité et choix BOUQUINERIE SUINT-DENIS 4075, rue St-Denis (angle Duluth) Montréal (514) 288-5567 ce qu’on fait si bien au Québec! 1 4 è I.K l> E VOIR.L E S S A M E I) I 3 K T 1) I M A N ( Il E I .1 A N V I E l< I !) !) S -*- L i v POÉSIE Apprentissages du monde LA PART DE FEU , _ _ Suzanne Jacob Les Editions du Boréal, Montréal, 1997,98 pages ENTRE LE SILENCE ET L’ARBRE Judith Chavanne Gallimard, Paris, 1997,106 pages DAVID CANTIN s Aune période où bien des poètes se laissent séduire par l’art romanesque, il est presque curieux qu’une romancière établie, comme Suzanne Jacob, revienne désormais à son œuvre poétique.De Gémellaires (Le Biocreux, 1980) jusqu’aux Ecrits de l'eau O’Hexagone, 1996), elle poursuit ce cycle des éléments avec un troisième volet intitulé La Part de feu.Parfois surprenante, la poésie de Suzanne Jacob tente de réunir la part lyrique et orale dans une structure versifiée des plus denses.De manière personnelle, cette demande d’écriture contemporaine rejoint ainsi la grande tradition des poètes de l’Hexagone (de Roland Giguère à Gaston Miron).Comme dans Les Ecrits de l’eau, ce dernier recueil est divisé en deux parties complémentaires où l’on tente de revivre cette «origine toujours recommencée».Par contre, c’est à travers l’aspect paradoxal du feu (symbole de régénérescence et de mort) que l’univers poétique de Jacob se manifeste une fois de plus.Déjà, dans «Le Deuil de la rancune», on perçoit comment les souvenirs de l’enfance se heurtent à la violence des oppositions intérieures.En quelque sorte, le poème cherche à retrouver l’ordre inaudible de la parole et des choses, pour mieux comprendre son lien intime au réel.Plus que jamais, il faut reprendre le chemin du passé afin de saisir la mémoire du présent: «Nous avom négligé de vivre, nous nous/ sommes laissé distraire,/ nous avons négligé de perdre, nous nous/ sommes laissé égarer/ à demain, à bientôt,/ mais déjà dispersés bien au-delà/ du sel,/ et tant de sel dispersé!,/ qui reconnaîtra/ que c’est l’obéissance qui nous venge/ l’obéissance et ce gaspillage/ de chants mousseux qui tracent/ des franges brillantes aux abîmes/à la nuit?».D’abord inattendu, La Part de feu s’éloigne après coup de l’essence même de ses interrogations ontologiques.Il faut attendre jusqu’à la suite finale (donnant son titre au livre) pour renouer avec la tension prodigieuse du début.Entre ces pages, on tombe plutôt dans l’enchaînement anaphorique des anecdotes convenues et prévisibles,, Curieusement, c’est pour ces mêmes raisons que Les Ecrits de l’eau m’avait laissé sur un mauvais souvenir.Il y a, sans doute, beaucoup d’éléments que je n’arrive pas à concilier dans ma lecture de la poésie de Suzanne Jacob! Il me faudra attendre la suite.Une voix prometteuse Récipiendaire du prix Louise-Labé, Entre le silence et l’arbre de Judith Chavanne me fait découvrir une des voix les plus prometteuses de la poésie française contemporaine.Grâce à l’alternance du vers libre et de la prose poétique, le regard de Chavanne traverse les obstacles du jour HUBERT GROOTKCLAKS Suzanne Jacob afin de surprendre cette vérité invisible que le temps éparpille.Autour de quelques mots unificateurs (lumière, arbre, beauté, oiseau et joie), un espace naturel, que découvrent les sens, redonne à l’être ainsi qu’au monde toute son amplitude cosmique.En sept courtes parties, un ton unique se manifeste pour mieux saisir les contrastes spirituels de «ce qui demeure» dans l’expérience immédiate du lieu habité.«Je demande, sous les nuages, un peu de clarté au vent/ au ciel, seulement qu’il se glisse/ dans la faille que lui ménagera le temps./Je n'espère pas obtenir de raisons: ce que c’est qu’être sur la/ terre/ ni que me soit découvert aucun horizon vaste; séjour tranquille:/ ni l’azur ni le firmament ne me disent rien de la lumière;/ j’ai besoin du nuage, et d’éprouver le tetnps peu à peu/ qui le fend, qui le crée par interstice: lentement un rai bleu/ j’attends le moment où sans avoir plus de fondements/ le cœur et le monde s’éclairent/j’attends une lumière qui ne soit pas une éternité lointaine/ mais un passage qui coïncide avec celui du temps.» L’errance de Judith Chavanne suit «l’apprentissage du désapprendre» d’Alberto Caeiro, lhétéronyme bucolique et païen de Fernando Pessoa.Dans ces poèmes, le questionnement métaphysique redonne un sens aux choses pour mieux se retrouver «au bord de l’écoute, au bord du monde et de soi-même».De Rutebeuf à Ferré LA POÉSIE FRANÇAISE À TRAVERS SES SUCCÈS, DU MOYEN ÂGE À NOS JOURS Choix de textes et introduction par Emmanuel de Waresquiel et Benoît Laudier Paiis, Editions Larousse, 1997,233 pages ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Voici cinq siècles de poésie française, de Rutebeuf à Léo Ferré.Cinq siècles au cours desquels les poètes ont parlé d’amour comme il se doit, mais aussi du mal de vivre, de la mort qui vient, de la beauté fugitive des visages et des choses, de la douleur et de l’espérance.«Toute anthologie est affaire d’humeur, nous dit l’éditeur.Et de conviction.Seul le plaisir retiré de la lecture des textes participe de son élaboration.» Les auteurs de cet ouvrage se sont donné le défi de «choisir la fleur» de la poésie, justifiant ainsi le qualificatif de florilège, mêlant les genres, mariant l’art lyrique, dramatique, épique, satirique, en ajoutant quelques chansons.Ce beau volume illustré de photographies et de peintures ne prétend pas jeter les poèmes en vrac à la tête du lecteur.Toutes les époques, de même que plusieurs poètes, ont droit à leur petit couplet commentateur.Ce qui apporte une dimension didactique à l’ensemble mais une intéressante mise en perspective.Au fil des pages, on gémira avec Rutebeuf sur «les amis que vent emporte», sur les pendus de Villon aux os devenant cendre et poudre.Ronsard invitera mignonne à aller «voir si la rose».et il pleuvra sans arrêt sur le cœur de Verlaine comme il pleuvra sur Brest pour la Barbara de Prévert, alors qu’Aragon martèlera qu’«i7 n’y a pas d'amour heureux».De Rimbaud à Baudelaire, d’Eluard à Breton, de Vigny à Musset, de Paul Fort à Apollinaire, les classiques répondent présents.C’est évidemment chez les contemporains W LE BOUQUINISTE ™ PIERRE CH API IS f.ivres anciens et d'occasion Gravures Philo • Littérature' Histoire Aris ( àutadiaita Les choix d'un libraire Achat ci Vknii.2065, SAINT-DENIS * ^ mon iüi,u.842-9204 M que se trouvent les plus grandes surprises, et souvent les œuvres moins connues, néanmoins très belles, signées Jacques Reda, Jean Orizet, Jean-Louis Murat.Mais Léo Ferré y chantera avec la vont rauque et familière qui renaît des lignes: «La mdrée je l’ai dans le cœur / Qui me remonte comme un signe», et Brel implorera une fois de plus «Ne me quitte pas».Cette biographie ties années tie jeunesse de l erron retrace son itinéraire intellectuel et permet tie comprendre son œuvre Le destin tout en ruptures de lerron nous permet de .jeter un regard neul sur de nombreux aspects mal connus de l'histoire intellectuelle et littéraire du Québec tics années 1920 «à 1950.Le fils du notaire JACQUES FERRON 1921 - 1949 430 pnejos P9 95S F I DE S S % i) :i E S ¦*»- LITTÉRATURE FRANÇAISE La beauté du diable G U Y LAI N E MASSOUTRE Un nom, un titre, un roman: voici un monde nouveau, sorti du néant par un tour de prestidigitation.Devant le nombre des nouveaux romanciers qui fleurissent chaque année (plus d’une soixantaine en 1997), on est surpris par la source inépuisable de l’imaginaire.Il y en a pour tous les goûts.Des sérieux et des audacieux, des légers et des provocants.Des récits très minces et quelques-uns qu’on n’est pas près d’oublier.L’ENTRE DEUX MÈRES Catherine Allégret Stock, Paris, 1997,190 pages C’est au sortir d’une conversation avec elle-même que le hasard frappe à la porte de Beth.Il a le visage d’un visiteur inattendu mais, à ses manières, elle sait qu’il ne lui est pas inconnu.À vrai dire, ils partagent un air de famille.Impossible de tricher plus longtemps: ils ont eu autrefois le même père.On a beau couper les ponts derrière soi, le passé finit toujours par refaire surface.Il n’est pas de séparation qui efface les liens du sang.C’est ce que raconte cette histoire toute simple, qui met en présence deux êtres qu’une différence d’âge, des accidents de la vie et le destin ont jadis séparés.Une immense tendresse les réunit dans une gerbe d’émotions.Cet amour répare tous les accrocs.On se laisse prendre à notre tour par l’écriture chaleureuse, dans ce premier roman, de la fille de Simone Signoret et d’Yves Allégret.LA SCIE PATRIOTIQUE Nicole Caligaris Mercure de France, Paris, 1997,103 pages C’est un soir de Noël, mais l’histoire n’a rien d’un conte de circonstance.Des hommes de patrouille font une reconnaissance avant de fêter la trêve.La compagnie campe en terre ennemie.Mais le bivouac n’est pas une partie de scouts: c’est la guerre, la traque, le ramdam de l’artillerie lourde.Les hommes ont le gosier sec, le souffle court, les lèvres exsangues.Ils taillent de la chair humaine à volonté.Ils sont là pour ça.On ne saura ni où ni quand se passe l’action.C’est l’histoire sauvage de tout carnage entre les hommes, vue à ras du sol, sous les pas de la troupe.Ce récit a du nerf, de la poigne, du cran.On y voit clair dans le noir des actes barbares, on y sent l’ankylose du guetteur et l'angoisse du troupier.On y vit la peur et l’horreur de tout ce qui touche aux limites de l’humanité, infectée par ce qui ne peut plus la nommer dignement.C’est un premier ouvrage court et frappant.L’INFAMILLE Çhristophe Honoré Éditions de l’Olivier, Paris, 1997,167 pages Ce récit, au ton jeune, aux dialogues bien rythmés et au style très parisien, raconte la rage d’un jeune homme chargé de reconnaître le corps de son frère aîné à la morgue.Ce moment crucial catalyse ses souvenirs, sa hargne et sa tendresse, car le deuil est l’épreuve d’une libération.L’imagination du narrateur déborde alors largement les souvenirs.On sent la vie prendre son essor et casser les données terre à terre de toute vérité prosaïque.Ce premier roman, que signe un auteur de vingt-sept ans, explore la mythologie familiale à coups de règlements de comptes littéraires.Une identité forte se dégage peu à peu des attachements puissants que génère la famille, quels que soient les pièges des sentiments.Accessoirement, signalons qu’un épisode se passe à Sept-Iles, face au Saint-Laurent.LES AMANTS DE BORINGE Pascale Gautier Albin Michel, Paris, 1997,251 pages J’aurais parié qu’il s’agissait aussi d’un premier roman, tant cet univers ne ressemble à rien de ce que j’ai lu.Mais j’aurais eu tort: c’est le troisième roman de Pascale Gautier.Si vous aimez les contes radieux, la fraîcheur des images surréalistes et les histoires à dormir debout, si vous croyez à la force des talismans et à l’existence des anges, vous lirez d’un trait cette fiction fantaisiste, qui vous souffle à l’oreille «chipoti chipota arachschmouldu vire ta cutie et casse-toi d’là!».Les personnages de ce livre se sont attardés dans l’enfance.Ils peuplent un monde de comptines, retrouvant des accents du merveilleux qui hante les romans médiévaux.On ne les imagine nulle part ailleurs qu’entourés de forêts.En plein vingtième siècle, ces pages inspirées par Boringe, un lieu imaginaire, quelque part en Belgique, semblent enluminées par ces vives couleurs de la peinture flamande, qui nous rappellent aussi les tapisseries naïves du temps où les femmes apprivoisaient encore les licornes.CATHERINE ALLÉGRET L’entre deux mères roman Stock L’infamille Christophe Honoré Oampigny de 10°IO sur livres sélectionnés en ART - HISTOIRE - BIOGRAPHIES CINÉMA - PHILOSOPHIE - PHOTOGRAPHIE MUSIQUE - PSYCHOLOGIE - RELIGION sur disques sélectionnés en MUSIQUES TRADITIONNELLES DU MONDE MUSIQUE DE FILMS et JAZZ $0°lo 2,Q°lo sur un grand A L'ANNEE nombre de sur toutes CD-ROMS les partitions du 2 au 16 janvier 98 _ OUVERTS DE 9H À 22H _ HORAIRE DES CENTRES COMMERCIAUX _ ST-DENIS 1 CÔTE DES NEIGES 1 LAURIER BROSSARD 1 VILLE LASALLE UVAL 4380 St-Denis l 5219 C.-des-Neiges l 371 Laurier o.Mail Champlain i Carrefour Angrignon Centre Laval Montréal i Montréal l Montréal Brassard i Ville LaSalle Laval 844-2587 , 344-2587 , 276-2587 923-2587 , 365-2587 682-2587 I I.K I) K V t) I U .I.K s S A M K |> I 3 K T l> I M A \ (' Il K I .1 A X V I !• I! I I S V js A*.a ^ | 5>î IL I (MS revende refwtmfrer la nvwMun (jiAÎ a faut déferler la de 1st jpftssLtfhs fiftwwwe a travers le Qkéfeo 1 L’Union des écrivaines et écrivains québécois, en collaboration avec la Maison de la culture Frontenac, vous invite à rencontrer : •"Arleirce le MARDI 6 janvier 1998, à 19h30 à la Maison de la culture Frontenac ( métro Frontenac ) - Entrée libre Les mardis Fugère sont animés par Jean Fugère UNEQ irmoa dM écrtTM Ville (le Montréal Ihr Canada Council ( unwtl dtt Am du ( «ruda Un regard sur le présent D’autres aspects de la vie médiévale comme les corporations ouvrières, l’hygiène et les universités viennent éclairer un millénaire (1000 ans!) crucial pour l’histoire de l’Occident.Iœs aspects traités par Martin Blais, s’ils ne couvrent aucunement la totalité du monde médiéval, sont là pour montrer que nous avons peut-être des leçons à tirer du Moyen Âge.L’auteur de Sacré Moyen Age! rappelle par exemple que l’incarcération était à l’époque l’exception plutôt que la règle et qu’elle ne remplaçait jamais le paiement d’une amende ou le remboursement d’un vol comme c’est malheureusement parfois le cas aujourd’hui.D's universités du Moyen Âge étaient d’abord des corporations de maîtres et d’étudiants avant d’être des bâtiments gérés par des administrateurs.Sacré Moyen Âge! est un ouvrage de vulgarisation très instructif qui vise à rendre accessible et vivante une époque lointaine et démesurément étendue dans le temps.Sa lecture en est facilitée par le ton alerte et l’esprit de synthèse de l’auteur, ainsi que par son constant souci de faire des rapprochements avec la réalité, y compris linguistique, du lecteur contemporain.Les références sont limitées au minimum et le lecteur consciencieux, s’il veut avoir un point de vue plus complet ou plus nuancé, devra aller voir ailleurs, à commencer par la bibliographie donnée en fin de volume.Mais comme porte d’entrée au Moyen Âge, on peut difficilement demander mieux.En terminant, nous nous en voudrions de ne pas signaler l’existence d’un autre ouvrage sur le Moyen Âge, paru en 1996 sous la plume de Michel Hébert, historien à l’UQAM, dans la collection «Boréal express», l’équivalent québécois des fameux «Que sais-je?».le Moyen Âge est un ouvrage à la narration plus traditionnelle mais néanmoins très bien fait, et qui dit au fond la même chose que le.livre de Martin Blais: que le Moyen Âge correspond a la naissance du monde moderne.i I.K I) K V
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