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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1998-01-08, Collections de BAnQ.

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v o i.i.x xxviii i\ ¦' :i o 3 ) ?r U il 1/ Lj Li II 1 (7 I 1; ?LE DEVOIR PERSPECTIVES La chute Hier encore, il trônait au sommet du monde, de son monde: le hockey professionnel, où l’argent a toujours coulé à flots mais plus souvent qu’autrement à contre-courant de la légitimité et de l’équité.Aujourd’hui, la déchéance d’Alan Eagleson apparaît d’autant plus retentissante qu’il aura été l’homme de grands accomplissements sans lesquels le sport (de moins en moins) national du Canada ne serait pas le même.Pendant près d’un quart de siècle, Alan Eagleson a régné sans partage, ou presque.Fondateur (1967) et président de l’Association des joueurs de la Ligue nationale de hockey, agent de dizaines et de dizaines de joueurs parmi les plus illustres, grand orchestrateur de rencontres internationales restées célèbres, il était l’incontournable, celui par qui tout arrivait Mais il mangeait à tous les râteliers, syndicaux comme patronaux, volontairement coincé dans un rare amas de conflits d’intérêts dont, grisé par le pouvoir et l’appât du gain immodéré, il aura finalement pâti.Il a trahi sans vergogne ceux-là mêmes qu’il représentait et qui avaient mis toute leur confiance en lui.Mais il avait de l’ascendant et du bagout, il maniait l’intimidation avec doigté, ce qui peut expliquer qu’il a pu si longtemps donner le change et convaincre ses commettants que ses combines — détournement du surplus du fonds de pension des joueurs, négociation en leur nom de conventions collectives à rabais, la liste fait des pages — étaient pour leur bien.Ancien député provincial, ancien président de l’Association progressiste-conservatrice de l’Ontario, il avait aussi de solides relations dans des milieux influents.Ce qui peut expliquer qu’il a fallu qu’un journaliste d’un petit quotidien de Lawrence (Massachusetts), Russ Conway du Eagle-Tribune, mette les faits sur la table au terme d’une minutieuse enquête pour que le FBI étende le long bras de la justice.N’oublions pas qu’en cette région de Boston, on vénère toujours comme un dieu Bobby Orr — le graffiti intraduisible trouvé au début des années 1970 fait partie de la petite histoire du hockey: «Jesus saves.Orr scores on the rebound» —, l’un des plus éminents filoutés de l’empire Eagleson.Dès lors, la fraude devenait blasphème.Ce qui peut expliquer aussi, en remontant le fil, que les autorités canadiennes n’ont agi qu’après que la police américaine eut ouvert formellement la boîte de Pandore.Et ce qui pourrait expliquer, si on avait l’esprit tordu, qu’il s’en tire somme toute pas trop mal avec cette peine d’un an et demi de prison sans possibilité de libération conditionnelle avant six mois pour avoir détourné à son profit des revenus publicitaires dus aux joueurs.«Si», parce que l’histoire est loin d’être terminée, les allégations de collusion avec les propriétaires de la LNH restant entre autres petites choses à éclaircir.Les diverses manœuvres frauduleuses pourraient avoir atteint plus de 40 millions.On verra comment il s’en sortira.Mais au delà de ses débordements dans l’illégalité, l’odyssée d’Eagleson aura illustré la très longue route qu’a suivie le hockey professionnel nord-américain pour en arriver là où il est aujourd’hui.L’heure n’est pas à la prise en pitié des joueurs qui font monter les enchères à un rythme ridicule pour le commun des mortels, et voilà précisément pourquoi un examen de cette période est d’intérêt.Pendant des années, les joueurs de la LNH ont été honteusement exploités: il n’était pas inusité de voir des équipes enregistrer des profits annuels déliassant le million alors qu’ils maintenaient leur masse salariale à moins de 200 000 $.Malgré tout, les proprios, confortables dans leur petit empire à six franchises où les emplois étaient rares, brandissaient constamment le spectre d’un démantèlement en cas de hausse des salaires.Et la majorité des joueurs les croyaient.Avec les revenus de la télévision, la fin des années 1960 a marqué un tournant.Mais là où les joueurs de baseball, de football et de basketball se sont donné des leaders syndicaux forts et ont revendiqué leur plein dû, les hockeyeurs ont continué de douter et d’avoir peur.Ils étaient presque tous Canadiens, venaient souvent de régions rurales et avalaient sans protester les mensonges de leurs patrons.Rien n’est jamais complètement blanc ou noir, aussi l’arrivée d’Alan Eagleson aura-t-elle certainement permis à des joueurs de faire de bons coups.En dépit de ses frasques, et ce n’est pas le moins étonnant de toute cette affaire, plusieurs le louent d’ailleurs encore aujourd’hui.Mais la véritable manne, celle qui provient d’une redistribution logique des revenus, est arrivée vingt ans en retard par rapport aux autres sports professionnels comparables.Là-dessus, les joueurs doivent assumer une partie du blâme: ils ont laissé le loup en charge de la bergerie, sans surveillance.L’expérience ne s’achète pas, mais elle se paie.Quant à Eagleson, pour la première fois hier, il avait laissé au vestiaire son assurance et son sourire fendu jusqu’aux oreilles et a exprimé ses regrets.Sincères?Après avoir si longtemps résisté à la justice, il est un peu tard.Il aura cependant tout le temps, derrière les barreaux, pour méditer la phrase de Montaigne: «Au plus élevé trône du monde, [néanmoins] ne sommes assis que sur notre cul.» Jean Dion ?-'j M É T É 0 Montréal Pluie verglaçante mêlée de grésil.Neig de Max: 0 Min: -5 Max: -5 Min: -7 Détails, page B 6 1 N D E X Agenda H 6 Le monde A 5 Annonces B 6 Les sports B 5 Avis publics.B 4 Montréal A 3 Culture B 8 Mots croisés.B 6 Économie B 2 Politique A4 Éditorial AG Télévision B 7 WWW .ledevoir.com M O N T 11 K A L , I.E .1 E UDI S .1 A N V I E 11 I !) il .S T A X K S = I $ / T O It O X T o I $ LES ACTUALITÉS Ottawa dépêche un émissaire en Algérie, page A 2 CULTURE Le Bigot et C,e reprennent l'antenne, page B 8 POLITIQUE Ottawa offre ses excuses aux autochtones, page A 4 • ^ ^ J» MOT J f T* ¦/ mjçi La météo fait craindre le pire Près de 400 000 abonnés d’Hydro-Québec demeurent privés de courant JUDITH LACHAPELLE MARIO CLOUTIER LE DEVOIR Le pire de la tempête de verglas est-il à venir?Malgré une diminution de près de la moitié des pannes, quelque 397 000 abonnés d’Hydro-Québec étaient toujours plongés dans l’obscurité, hier soir.Et leur nombre a assurément augmenté cette nuit puisque les conditions atmosphériques s’annonçaient extrêmement mauvaises.En effet, selon Environnement Canada, la pluie verglaçante, qui a repris de plus belle hier soir, doit se pour- suivre aujourd’hui pour se mêler avec du grésil en après-midi.On attend entre 20 et 30 millimètres de pluie, soit environ la même quantité qui est déjà tombée.«Mais il y a un autre joueur qui vient de s’ajouter, rapporte le météorologue Jacques Rousseau.Des vents du nord-est d’une vingtaine de kilomètres heure risquent d’augmenter les dégâts en brisant les arbres.» Et ce n’est pas fini: demain, on prévoit encore de la pluie mêlée de grésil.En conférence de presse hier, le gouvernement québécois a annoncé qu’il assistera financièrement les municipalités aux prises avec des dépenses additionnelles entraînées par la tempête de verglas et des secours à la popula- tion qui ont suivi, y compris l’ouverture de centres d’hébergement.11 n’y a pas de plafond fixé à cette aide financière de Québec, mais on ignore pour l'instant si elle couvrira les salaires des employés municipaux qui doivent faire des heures supplémentaires en raison de l'urgence de la situation à Montréal.«J’aurais préféré commencer la nouvelle année en discutant d’autre chose que cette situation désastreuse, a déclaré le premier ministre Bouchard pour exprimer sa compassion envers la population éprouvée.Je voudrais rassurer VOIR PAGE A 8: MÉTÉO REUTERS ET JACQUES GRENIER I.E DEVOIR Le sud du Québec était paralysé, hier, à cause de l’importante tempête de verglas qui sévit depuis mardi.Les arbres ont lourdement écopé, bloquant les rues et donnant du fil à retordre aux 2000 employés d'Hydro-Québec.Les monteurs^ de lignes ont travaillé sans relâche pour rétablir le courant, pendant que des centaines de citoyens se réfugiaient au chaud dans les centres d’hébergement.En soirée, hier, 397 000 clients étaient toujours sans électricité et les choses risquaient de ne pas s’améliorer à court terme, loin de là.gçïfeff Survie 101 Quelques conseils h pour vivre sans électricité en toute sécurité.LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR Après trois jours de verglas, même les plus résistants vont songer aujourd'hui à abandonner maisons et appartements pour se réfugier, eux aussi, chez des amis, ce qui risque d’occasionner toute une série de nouveaux problèmes auxquels les urbains que nous sommes sont assez peu confrontés dans les forteresses du confort et de l’imprévoyance que sont devenues les grandes villes.Trois types de problèmes se dessinent: des problèmes de sécurité physique, liés aux incendies et aux intoxications, des problèmes d’intégrité physique des bâtiments en cas de gel des canalisations d’eau et, paradoxalement, des problèmes d’intoxication alimentaire, liés à la mauvaise conservation des aliments dans les réfrigérateurs dont le contenu se réchauffe pendant que la maison refroidit.Le danger le plus immédiat et le plus courant est sans contredit l’intoxication aux gaz dégagés par les génératrices que certains ont malencontreusement fait démarrer à l’intérieur ou l’usage de matériel de camping dans les locaux hermétiques des maisons modernes.Ce danger n'a d’égal que le risque d’incendie inhérent à l’usage intensif d’appareils inappropriés dans des résidences, y compris le recours à une banale chandelle! Une seule chandelle a suffi hier à provoquer l’évacuation de 75 personnes dans une résidence de la rue Berri à Montréal! VOIR PAGE A 8: SURVIE MONTRÉAL ¦ Réfugiés du verglas Des centaines de Montréalais trouvent refuge dans des centres d’hébergement improvisés, page A 3 ¦ 16 000 arbres endommagés La Ville de Montréal estime qu’au moins 16 000 arbres ont été affectés par la tempête, page A 3 Le cardinal Turcotte fait son mea-culpa «Mes propos ont manqué de prudence et ne furent pas exprimés avec la modération rpnviçp » PIERRE O’NEILL LE DEVOIR Le cardinal Jean-Claude Turcotte fait son mea-culpa.«Mes propos ont manqué de prudence et ne Jurent pas exprimés avec la modération requise.» En laissant entendre qu’il remettait en question la légitimité de la Cour suprême dans la cause sur la légalité d’une éventuelle déclaration unilatérale d’indépendance du Québec, en créant l’impression qu’il prenait position dans le débat constitutionnel, l'archevêque de Montréal a provoqué une levée de boucliers au sein de son diocèse.Il a reçu des centaines de lettres de fidèles catholiques anglophones.Il regrette de les avoir ainsi indisposés.Il reconnaît avoir glissé sur «une pelure de banane».En conférence de presse, hier, Mgr Turcotte a néanmoins réitéré sa conviction qu’un jugement de la Cour suprême ne réglera pas le problème.«La crainte que je parta- ge avec d'autres demeure simplement que le recours à ce moyen, dont je reconnais la respectabilité et la légitimité, ne serve qu’à durcir des positions déjà exacerbées.» Sur le droit à l’autodétermination, sa position n’a pas non plus changé.Il ne doute pas un seul instant que c’est à «la population du Québec» qu’il revient de décider de son avenir politique.En cela, il ne fait que réitérer sa solidarité avec les déclarations faites par les évêques du Québec au cours des 20 dernières années.«Je suis très solidaire avec la déclaration qu’ont déjà faite les évêques.C’est qu’en finale, ça reste toujours au peuple à décider de son avenir» Dans l’entrevue qu’il a accordée au Devoir et qui a été publiée le 29 décembre, le cardinal s’était exprimé sans retenue.Voici la transcription d’un extrait de cet entretien: «La Cour suprême dira ce qu'elle voudra.Même si elle dit qu’on n’a pas le droit de le faire, si le peuple décide de le VOIR PAGE A 8: CARDINAL JACQUES GRENIER LE DEVOIR Le cardinal Jean-Claude Turcotte a rencontré la presse, hier, à Montréal.778313000672 I.V.I) !•: \' 0 I It .I.K .1 K I' I) | 8 .1 a X V I K It I !M) 8 A 2 L E S A C T U A ?Massacres de civils en Algérie Ottawa dépêche un émissaire à Alger Le gouvernement canadien proposerait une aide humanitaire aux victimes de la violence Alger s’apprête à recevoir ces jours-ci un émissaire spécial chargé de transmettre la «profonde inquiétude» d’Ottawa face aux attaques répétées dont sont victimes des civils innocents en Algérie.CLÉMENT TRU DEL LE DEVOIR Porteur d’une lettre du premier ministre Jean Chrétien aux autorités algériennes, le sous-ministre adjoint aux Affaires étrangères Claude Laverdure se rend à Alger «pour une brève mission dans quelques jours».A Ottawa, on se refuse à dévoiler les détails de la réalisation de cette mission spéciale.Dans son communiqué, le ministre Lloyd Axworthy précise que le sous-ministre adjoint, chargé des questions d’Afrique du Nord, a pour tâche de «signifier aux autorités algériennes ma profonde inquiétude et celle du Canada devant la recrudescence des attaques per- pétrées contre des centaines de civils innocents».Cette annonce suit de quelques jours l’initiative du ministre allemand des Affaires étrangères, Klaus Kinkel, qui aurait voulu que l’Union européenne offre à Alger de l’aider pour venir en aide aux «victimes de la terreur».Il est aussi entendu que la proposition canadienne ne vaut que si Alger acquiesce à cette offre et en définit les paramètres.M.Axworthy tient également à formuler une autre suggestion à Alger, soit «prendre des mesures pour mieux faire comprendre à la communauté internationale la situation».Lundi, pour la première fois, le département d’Etat américain endossait, dans la foulée de l’un des plus importants massacres enregistrés depuis la mise au ban du Front islamique du salut (FIS) en 1992, l’idée d’une enquête internationale sur la situation algérienne, avec une nuance importante: Washington suggère qu’une telle enquête, si elle était agréée par les Algériens, se fera par des organisations non gouvernementales, et non pas par des personnes qu’auraient désignées des gouvernements.Un porte-parole des Affaires étrangères à Ottawa a confirmé hier, sans en préciser la date prévue, que M.Laverdure a un rendez-vous avec son homologue Ahmed Attaf et que, notamment, la lettre du chef du gouvernement canadien qu’il transmettra à M.Attaf «propose une aide humanitaire» qui pourrait aller aux victimes qui ont fui la violence, aux personnes déplacées.MM.Laverdure et Attaf se sont rencontrés deux fois déjà en 1997 et ont échangé une correspondance à la mi-décembre, selon le porte-parole de M.Axworthy, Rodney Moore.Discussions avec les ONG Quant à elles, des ONG canadiennes ont à plusieurs reprises prié Ottawa (Le Devoir du 12 novembre 1997) d’intervenir pour que soit convoquée une session spéciale de la Commission des droits de l’homme des Nations unies «pour étudier la violation des droits fondamentaux en Algérie».M.Axworthy admet avoir discuté avec certaines ONG du dossier algérien, le 11 décembre, sans plus.Hier, au siège de Développement et Paix à Montréal, avaient été conviés plusieurs délégués d'ONG comme la Ligue des droits et libertés, le Centre d’études arabes pour le développement (CEAD) et la section francophone (Canada) (l’Amnistie internationale.11 n’y a pas eu de déclaration au terme de cette rencontre dont le but était de réactiver une campagne dont l’essentiel est «d'aider à sauvegarder des vies humaines» dans ce pays d’Afrique du Nord qui se montre intransigeant vis-à-vis de toute «ingérence» supposée dans ses affaires internes.Quelques ONG canadiennes ont discuté il y a quelques semaines avec l’ambassadeur algérien au Canada, Abdesselam Bedrane, et trois de ses adjoints.Mais ce fut un «dialogue de sourds», si l’on en croit le dernier bulletin de l’Entraide missionnaire (IÆMI en bref n° 5), les vues exposées de part et d’autre s’étant révélées «diamétralement opposées sur l’Etat de droit en Algérie, sur l’implication de l'armée dans les exactions à grande échelle et sur la pertinence d'une commission d'enquête internationale».Comptes publics de 1996-97 Résultat des travaux d’une équipe de chercheurs de Québec Québec a consacré 40 millions à ses bureaux à l’étranger PIERRE APRIL PRESSE CANADIENNE Québec — Les comptes publics révèlent que la participation du Québec au développement des affaires internationales et de la francophonie a coûté près de 13 millions de dollars en 199(3-97.Par ailleurs, sur un budget total de .85,7 millions, une somme de 40,3 millions a été consacrée au maintien d'une représentation québécoise à l’étranger, soit dans six délégations générales et une demi-douzaine de bureaux touristiques ou «d’antennes commerciales» dans le monde.A cela, il faut aussi ajouter un montant de 22,2 millions que le Québec a investi dans le développement des affaires multilatérales et bilatérales.Le programme de promotion et de développement des affaires internationales comporte une aide de 812 (XX) $ , au développement international assuré par le moyen d’une ponction de 1 % dans l’enveloppe des profits des casinos québécois.L’aide à l’implantation d’organisations internationales à Montréal a coûté, en 1996-97, la somme de 417 (XX) $, remise en entier à la Société du centre de conférences de Montréal.Le Consortium de télévision Qué-, bec-Canada (TV5) a pour sa part nécessité un investissement de 898 000 $.Les liens de coopération à frais partagés avec la France ont coûté 1,9 mil- lion.L’Association Québec-France, entre autres, a reçu près de 189 000 $.L’implication du Québec dans le développement direct de la fnuicophonie a coûté 4,5 millions.L'Agence de coopération culturelle et technique et celle de la francophonie ont obtenu 3,6 millions et le Comité international des jeux de la Francophonie 124 832 $.Quant à l’Office franco-québécois pour la jeunesse et à l’Agence Québec-Wallonie-Bruxelles, ils se sont partagé la somme de 2,5 millions.Parmi les six autres organismes qui ont bénéficié de subventions totalisant plus de 457 000 $, on retrouve l’Office des congrès et du tourisme du Grand Montréal, pour une somme de 50 000 $, et le Mouvement national des Québécoises et Québécois, pour 22 500 $.Ixj Québec maintient six délégations générales, soit celles de Paris, Mexico, Londres, Bruxelles et New York.Il entretient trois services d’immigration (Damas, Hong-Kong et Vienne) et autant de bureaux commerciaux (à Abidjan, Munich et Washington).11 a aussi établi plus récemment ce que le ministère des Relations internationales appelle «des antennes commerciales» dans les villes américaines d'Atlanta, Boston, Chicago et Los Angeles.En Amérique latine, on en retrouve à Santiago, Buenos Aires et Bogota; à Milan et Rome, en Europe, et à Pékin, Kuala Lumpur, Hanoï, Jakarta, Séoul et Taipei en Asie.Ne manquez pas nos upUcitaipe: le vendredi 16 jan\rierJI99£ publffii janvier ___, -j-,Tpmhée ouplicLtaijei leJtendredi_23 jânvier 1998 pubTiele 31 janvier 1998 Une nouvelle méthode de production de vaisseaux sanguins est mise au point JACQUES GRENIER I.E DEVOIR s?mm Le I)' François Auger de l’hôpital Saint-Sacrement de Québec explique la nouvelle méthode de production de vaisseaux sanguins mise au point par son équipe.LE DEVOIR Une équipe de chercheurs du Laboratoire d’angiogénèse expérimentale de l’hôpital Saint-Sacrement de Québec vient de mettre au point une nouvelle méthode de production de vaisseaux sanguins qui ne requiert par de produits synthétiques.Selon le Dr François Auger, qui dirige cette équipe de chercheurs, «les vaisseaux produits par notre méthode sont assez résistants pour remplacer les artères de faible diamètre (moins de cinq millimètres) comme les artères coronaires et les vaisseaux sanguins de la jambe.L’absence d'éléments synthétiques dans leur structure signifie pour le patient moins de risques d’incompatibilité et de thrombose».Les travaux sur la création de vaisseaux sanguins humains de l’équipe de chercheurs québécois ont mérité l’attention de la revue scientifique américaine FASEB Journal, et les travaux se poursuivent en collaboration avec des chercheurs de Sherbrooke, de San Diego et de Strasbourg.«Le principal problème rencontré par les vaisseaux sanguins de culture étant la solidité, ajoute le Dr Auger, nous avons insisté pour donner aux nôtres une bonne résistance à l’éclatement, des caractéristiques physiques permettant leur manipulation chirurgicale ainsi que leur suture afin d’en faire éventuellement le matériau parfait pour les greffes vasculaires.Le produit final que nous avons obtenu possède une résistance comparable à celle des vaisseaux sanguins d’un être humain en bonne santé.» Ixj délai de fabrication des vaisseaux sanguins par cette méthode exclut leur utilisation dans des situations d’urgence, a cependant ajouté le Dr Raymond Labbé, chirurgien vasculaire et membre de l’équipe du I)' Auger.Mais «on peut tout de même croire que beaucoup de patients pourront éventuellement bénéficier des résultats de ces recherches», a-t-il dit.Les travaux de l’équipe de chercheurs ont été notamment financés par la Fondation des maladies du cœur, la Fondation des pompiers du Québec, le Fonds de recherche en santé du Québec, la Fondation de l'hôpital Saint-Sacrement et le Conseil de recherche médicale.1 T Le nouveau chapeau d’hiver Beau et chaud! Ayez-en toujours un à portée de la tête! Grâce à sa coquille extérieure de lainage chaud et à sa doublure de serge de coton légèrement suédé, ce chapeau vous garde la tête au chaud.Son rabat protège les oreilles et le cou meme contre les plus grands froids de l’hiver canadien.Pointure : de7à7-7/8; 75S.Couleurs : (I) Marine; (2) vert; (3) un motif à chevrons gris et noir avec touches de rouge et de bleu.Garniture de cuir noir.Ma charmante Dominique en a prté un il y a deux semaines à Montréal, et elle se sentait tout a fait élégante.Même en mettant les bouchées doubles, notre excellente équipe de production ne suffît pas à la demande.Les chapeaux d’hiver Tilley sont donc disponibles seulement au magasin de Toronto, à celui de Montréal et par commande postale ( 1 -800-465-4249).Satisfaetion garantie ou argent remis.F.mballage-cideau gratuit! Tl Uey Endurables 1050, ave.Laurier Ouest 272-7791 Obtenez un catalogue gratuit 1-800-465-4249 K N H R E F Alan Eagleson derrière les barreaux (FC) — Le Panthéon de la renommée du hockey ne tranchera pas le sort d’Alan Eagleson avant le 31 mars prochain.Mais d’aucuns ont déjà rendu leur verdict dont M.Hockey lui-même, Gordie Howe.Gordie Howe, se faisant l’écho de l’ancien défenseur-étoile Brad Park, affirme qu’Eagleson n’y a plus sa place.«Pete Rose ne peut même pas y entrer (au Panthéon du baseball) et il n’a commis qu 'une seule faute», a déclaré Howe, hier.Mais contrairement à Park, Howe n’est pas prêt à se retirer du Panthéon si Eagleson est autorisé à y demeurer.Alan Eagleson est derrière les barreaux depuis hier.L’ancien magnat du hockey canadien a été escorté à l’extérieur de la salle du tribunal par des gardiens de sécurité, hier, après avoir plaidé coupable à des accusations de fraude de quelques centaines de milliers de dollars à l’endroit de Hockey Canada, de la brasserie I-abatt et de l’Association des joueurs de la LNH.Eagleson s’est tourné brièvement vers quelques joueurs qu’il a floués, dont les anciennes vedettes des Maple Leafs de Toronto Frank Mahovlich et Carl Brewer, pour s’excuser d’une voix cassée.Stress et cancer du sein (AP) — Ixs femmes qui ont été opérées d’un cancer du sein ont tout intérêt à ne pas être stressées.Car si elles sont anxieuses, leur santé risque encore de se détériorer, selon une étude américaine publiée hier.Selon des chercheurs de l’université de l'Ohio, le stress peut faire diminuer le nombre des globules blancs qui combattent les infections et qui sont (les défenses naturelles du corps notamment contre le cancer.«Nous continuons nos recherches pour savoir si cela va avoir des conséquences sur l’issue du cancer», a expliqué Barbara Andersen, principal auteur de cette étude publiée dans le Journal of the National Cancer Institute.Mais, selon cette enseignante en psychologie, il est certain que le stress affaiblit le système immunitaire des malades.Québec ouvre 400 postes en informatique (PC) — Le ministre délégué à l’Administration et à la Fonction publique et président du Conseil du trésor, Jacques Léonard, a annoncé, hier, la création de 400 nou- veaux postes en informatique.Environ deux cents de ces postes seront permanents et autant seront offerts à titre occasionnel.Les appels de candidatures s’adressent aux jeunes diplômés et permettront aussi de créer environ 200 autres postes occasionnels dans le cadre d’un programme d’adaptation des systèmes informatiques à l’an 2000.Les appels de candidatures seront également affichés dans les bureaux du Secrétariat du Conseil du trésor et dans ceux de Communications Québec, et seront diffuses dans des maisons d’enseignement ou des corporations professionnelles.Le poisson au secours des cardiaques (AP) —Manger du poisson, on le sait, est bon pour la santé.Des chercheurs américains vont plus loin: ils affirment que sa consommation, ne serait-ce qu’une fois par semaine, permet de réduire de moitié le risque de mortalité subite d'origine cardiaque.Cette découverte réalisée sous la conduite du 1 )' Christine Albert, de l’hôpital Brigham de Boston, se fende sur les statistiques d’une Etude sur la santé des médecins lancée en 1982.les travaux du I)' Albert ont été publiés dans la revue Journal of the American Medical Association datée d’aujourd’hui.les chercheurs ont analysé les habitudes alimentaires de quelque 20 (KK) médecins âgés de 40 à 84 ans.Ils ont découvert que ceux qui mangeaient du poisson au moins une fois par semaine voyaient leur risque de mort subite d’origine cardiaque réduit de 52 % par rapport à ceux qui en consommaient moins d’une fois par mois.Oklahoma City: Nichols échappe à la peine de mort (Ah P) — Le second coupable dans l'attentat d'Oklahoma City, I erry Nichols, 42 ans, a échappé hier à la peine de mort, les jurés du tribunal fédéral de Denver (Colorado) n étant pas parvenus a une décision unanime sur la peine a lui imposer.Le juge Richard Matsch devra donc décider ultérieurement de cette peine.Un porte-parole du tribunal, Madelyn Henetz, a précisé à l’AFP que «seul un jury» populaire pouvait imposer la peine de mort en vertu de la loi fédérale.Ia* juge pourra donc décider de la prison à vie sans libération possible, ou d'une peine moins longue.Le constat des douze jurés a provoqué la révolte et les larmes de plusieurs familles de victimes.t i I.E I) K V OIK.•! E 1' I* I « .1 A X V I E II I !» il S a :i -?LE DEVOIR «—- MONTREAL Les réfugiés du verglas Ils sont des centaines à avoir trouvé chaleur et réconfort dans des centres d’hébergement BRIAN MYLES LE DEVOIR Au moins 300 citadins montréalais se sont transformés en campeurs, hier, grande noirceur et froid intérieur obligent.Trois nouveaux centres d’hébergement ont ouvert leurs portes en fin d’après-midi à Montréal, portant à 1250 places la capacité d’accueil de la ville.Les Montréalais transis peuvent se rendre au Loyola High School, 2465, rue Broadway Ouest (150 places), et au çentre sportif Claude-Robillard, 1000, avenue Emile-Journault (300 places).Mercredi, 150 personnes ont passé la nuit dans les trois premiers dortoirs de fortune ouverts au centre communautaire Côte-des-Neiges, au centre sportif de la Petite-Bourgogne et au centre du Plateau.Au moment de mettre sous presse, quelque 300 Montréalais avait déjà réservé leur place pour la nuit d’hier à aujourd’hui.Le centre communautaire Côte-des-Neiges, sur le chemin du même nom, ressemblait à une vaste commune qui aurait fait pâlir d’,envie quelques vieux beatniks nostalgiques.À l’accueil, Nathalie Hébert, employée à la Ville de Montréal, compte les «réservations».Pas moins de 160 citoyens ont l’intention de passer la nuit dans cet hôtel improvisé.«Et les gens n’arrêtent pas d’entrer», soupire la jeune femme, qui travaille sans relâche depuis 17h mercredi.Malgré deux maigres heures de sommeil, elle arrive sans trop de peine à répondre aux six questions à la seconde que lui posent bénévoles et citoyens.«Il y a des gens qui ont passé 48 heures da>is leur logement sans électricité, dit-elle, toujours sur le qui-vive.Le monde est un petit peu plus agressif aujourd'hui, plus fatigué.» Les portes resteront ouvertes tant et aussi longtemps que la lumière et la chaleur manqueront dans les foyers.Le centre peut accueillir jusqu’à 350 personnes.Le zigue qui traîne ses savates jusqu’au 5347 du chemin de la Côte-des-Neiges dans son plus simple costume (dTii- «Aujourd’hui, le froid s’est accentué.Il faisait huit ou dix.J’avais une migraine et les pieds gelés.Je ne pouvais plus supporter le mal et le froid.Je tremblais.» ver, s’entend) n’a pas à s’en faire.Il sera logé et nourri à raison de trois repas par jour.On lui fournit même une brosse à dents et du savon.Il lui sera possible de prendre une douche et de se glisser par la suite dans des draps propres.Un local a même été aménagé pour garder les animaux domestiques.«On est bien traité ici», lance Suzanne, une Québécoise d’origine libanaise qui n’en pouvait plus d’endurer la morsure du froid.Suzanne et son mari, Fernand, d’origine syrienne, ont passé la nuit de mercredi à hier dans leur logement du quartier Snowdon.«Il faisait 15 degrés, c'était possible, dit la femme dans la soixantaine.Mais aujourd'hui [hier], le froid s'est accentué.Il faisait huit ou dix.J'avais une migraine et les pieds gelés.Je ne pouvais plus supporter le mal et le froid.Je tremblais.» S’armant de patience, Suzanne, Fernand et deux belles-sœurs ont passé l’après-midi à bavarder au centre Côte-des-Neiges.Pleins d’espoir, ils appellent à intervalles réguliers à Hy-dro-Québec pour savoir si le courant est revenu à leur domicile, «parce qu’on est toujours mieux chez nous», dit la dame.La conversation bifurque sur le rôle d’Hydro-Québec qui, au pire moment de cette «calamité», a maintenu 755 000 foyers dans le noir.Pour, Eugénie, l’une des belles-sœurs, la société d’État est fautive.«Il faut prévoir, c'est dans la nature.» «Nous n’avons rien contre Hydro-Québec, renchérit Fernand.C’est un acte de Dieu.Mais nous demandons que l'on prenne des précautions à l'avenir, parce que ce qu’il y a eu, c’est vraiment insupportable.Le corps humain ne peut supporter une telle catastrophe.Nous sommes à l'aube du troisième millénaire, la science a amené les grands États sur les astres, sur la Lune.Ce ne doit pas être une chose impossible que de trouver des solutions à nos problèmes atmosphériques.» Fernand s’interrompt; sa femme lui a vraisemblablement conseillé de se taire dans une langue qui n’était ni l’anglais ni le français.Autre culture, mêmes scènes de ménage.JACQUES GRENIER LE DEVOIR Ils n’ont pas eu à s’en faire, ceux qui, comme Fernand et Suzanne, ont trouvé refuge au centre communautaire Côte-des-Neiges: il ont pu manger à leur faim et dormir bien au chaud.REUTERS Des pompiers enlèvent des branches tombées près des fds électriques.Plus de 16 000 arbres endommagés Le Service des parcs met les bouchées doubles afin de terminer l’élagage avant que d’autres branches ne tombent SERGE TRUFFAUT LE DEVOIR Plus de 16 000 arbres des 140 000 qui bordent les rues montréalaises ont été endommagés, à des degrés divers il va sans dire, par la pluie verglaçan-te tombée au cours des derniers jours.Pour ce qui est de l’inventaire des arbres situés dans les parcs de Montréal, on a indiqué que l’analyse de la situation reste à achever.En ce qui concerne les cas urgents, le Service des parcs, jardins et espaces verts de Montréal a indiqué que leur nombre avait atteint les 3130.En fin d’après-midi hier, les deux tiers d’entre eux avaient été traités.Pour l’heure, «on met les bouchées doubles sur les cas urgents et l’élagage.On fait tout pour élaguer qvant que d’autres branches ne tombent», a indiqué Edith Parizeau, du Service des parcs.Pour ce faire, il a été décidé de rameuter, si l’on peut dire, toutes les troupes disponibles.En clair, on a allongé les quarts de travail, mis à contribution tous les employés des parcs afin d’élaguer et de ramasser les branches, soit de 500 à 600 personnes, et demandé à des entreprises privées spécialisées en émondage de joindre les 50 spécialistes que la Ville emploie sur une base permanente.De tous les quartiers de la ville, c’est l’ensemble que forment Notre-Dame-de-Grâce et Côte-des-Neiges qui a été le plus touché.Selon les chiffres fournis par Mme Parizeau, pas moins de 3000 arbres ont été endommagés, comparativement à 2000 pour l’ensemble Rosemont-Petite-Patrie, 2000 pour le Sud-Ouest, de 800 à 900 pour Rivière-des-Prairies et Pointe-aux-Trembles, et seulement 85 pour Ahuntsic et Cartierville où, pourtant, le stock d’arbres est quasi équivalent à celui de Notre-Dame-de-Grâce et Côte-des-Neiges.Incidemment, une centaine d’arbres situés dans ces derniers devront être abattus dans les prochaines heures.Quoi d’autre?«En raison de l’état changeant de la température, lit-on dans un communiqué, il est impossible de préciser à quel moment les opérations d’élagage et de ramassage des branches se termineront.» Commission d’enquête sur la Sûreté du Québec Un policier aurait été promu pour avoir tronqué une enquête interne ROLLANDE PARENT PRESSE CANADIENNE Le policier Francis Pelletier aurait été promu commandant du district de Montréal, pour la Sûreté du Québec, fonction qu’il occupe toujours, en guise de récompense pour avoir tronqué une enquête interne sur des collègues policiers.C’est ce qu’a laissé entendre le témoin Bernard Arsenault, hier, devant la commission Poitras qui en était à sa 100 journée d’enquête publique sur la SQ.«Il a été promu.Il n’y avait pas de prévisions de promotion pour lui, mais tout à coup, le 4 juin 1996, il est promu commandant du district de Montréal», a lancé M.Arsenault qui, avec les enquêteurs Louis Boudreault et Hilaire Isabelle, avaient été mandatés pour faire la lumière sur les ratés de policiers de la SQ dans le dossier du clan Matticks.Francis Pelletier, qui commandait depuis quelques mois le district d’Abitibi-Témiscamingue et du nord du Québec, a été désigné à compter de janvier 1996 pour prêter main forte au trio d’enquêteurs, débordés par la collecte des preuves en vue du procès des quatre policiers accusés de fabrication de preuves, de parjure et d’entraves à la justice, Lucien Landry, Dany Fafard, Pierre Duclos et Michel Patry.M.Arsenault, qui s’est vu retirer son statut de policier le 15 octobre 1996, en même temps que MM.Boudreault et Isabelle, pour manque de loyauté envers le directeur général Serge Barbeau et la SQ, a expliqué sa perception actuelle du travail d’enquête effectué par M.Pelletier.Il a dit croire que M.Pelletier était de bonne foi quand il a commencé l’enquête sur la fabrication tie preuves dans une perquisition chez un membre du clan Matticks et le vol allégué par Gerry Matticks de 50 000 $.M.Arsenault pense que le superviseur de M.Pelletier, le directeur général adjoint Gilles Falardeau, et le directeur général Serge Barbeau lui ont fait comprendre qu’il n’était peut-être pas nécessaire de fouiller au point de constituer une preuve suffisante pour que des accusations criminelles soient portées.«Ils étaient de bonne foi quand ils ont ouvert ces dossiers d'enquête.Quand quelqu ’un a regardé ça par en arrière, il a pu dire: “Vous n’êtes pas en train d’en déterrer cinq ou six autres [crimes], on n'a même pas fini le premier procès.” Ce qui était important, c’était de faire des changements dans l'organisation de la SQ.J’ai eu l’impression que c'était trop gros.Ça existait, mais était-il nécessaire d’arriver à procès avec tout ça ?», a dit M.Arsenault.Ce dernier pense qu’il a été convenu de reconnaître dans des documents que des crimes avaient été commis mais que la preuve n’était pas suffisante pour tenir un procès et que cela suffisait pour que des mesures soient prises pour que cela n’arrive plus.A la suite de la lecture des rapports d’enquête rédigés par M.Pelletier, M.Arsenault en est arrivé à la conclusion quç son collègue n’avait pas voulu aller au fond des choses.A titre d’exemple, il cite le rapport que M.Pelletier a présenté au procureur de la Couronne sur le policier Laurent Laflamme.«Il a envoyé au procureur un dossier non complet.Il n'a pas fourni la documentation pertinente.» Aucune accusation criminelle n’a été portée.M.Arsenault croit qu’en parallèle le superviseur de Francis Pelletier, Gilles Falardeau, s’est prêté à des tractations avec les représentants de l’Association des policiers provinciaux du Québec pour que ne soient pas inquiétés des policiers ayant eu une conduite répréhensible.Le témoignage de M.Arsenault se poursuit aujourd’hui.In memoriam Une rose ne dure que quelques jours.Le cœur doit durer toute la vie.Le don In memoriam est un hommage à la vie.'•2/ FONDATION DES MALADIES DU COEUR DU QUÉBEC Tel.: (514) 871-1551 1-800-567-8563 la boutique 251' avenue cl 640 Ouest, St-Eustachc • Ici: 473-8492 • Internet: www.dlTor25.com Las ÉdWÇSH Logiques André DW®* Hnbed Moreau Pourquoi acheter en France ce qu’on fait si bien au Québec! 1500 verbes de plus que les autres guides 130 modèles faciles à utiliser usage des prépositions grammaire des verbes fréquence d’emploi des verbes aucune exception Les verbes logiques André Dugas et Hubert Manseau 248 pages Les Éditions LOGIQUES Distribution, exclusive : LOGIDISQUE 1225, rue de Condé Montréal (Québec) H3K 2E4 Tél.: 933-2225 Fax : 933-2182 logique@cam.org http://www.logique.com Comment faire beaucoup pour mon enfant de 0 à 5 ans Lucille Bouffard avec la collaboration de Marie Poirier 128 pages, 8,95 $ Vous êtes parent et vous désirez donner à votre enfant tout ce dont il a besoin pour qu'il se développe harmonieusement.Cependant, votre réalité se résume à une course folle contre la montre.Vous avez tant à faire et vous disposez de si peu de temps.Comment conjuguer votre rôle de parent et les besoins de votre enfant sans vous essouffler ni vous surcharger de travail?Une solution consiste à exploiter, au profit de votre enfant, les gestes de tous les jours et à intégrer votre petit, lorsque possible, à vos activités quotidiennes.Que ce soit en faisant la lessive ou le marché, vous découvrirez les trésors que recèlent ces activités journalières et vous apprendrez à les exploiter pour le bien-être de votre enfant.Elles deviendront une source de plaisir et de créativité pour vous deux.IES EDITONS ¦N PENSEE Inc.4243, rue Beaubien Est, bureau 1 Montréal (Québec) H1T 1S5 Téléphone: (514) 593-1144 Sans frais: 1 800 667-5442 s Télécopieur: (514) 593-6380 1 Adresse Internet: http://www.lidec.qc.ca I.E I) K V I) I It .1 !•: I! I) I « .1 X V I K It I !>!> S POLITIQUE La réponse au rapport Erasmus-Dussault Ottawa offre ses regrets aux peuples autochtones Le manque d’engagements concrets a déçu les leaders autochtones Le gouvernement fédéral a répondu au rapport de la Commission royale sur les peuples autochtones en exprimant ses regrets hier pour ses actions passées à l’endroit des autochtones et en promettant une nouvelle relation basée sur le partenariat.Son annonce a toutefois provoqué une réaction mitigée parmi les leaders autochtones canadiens.REUTERS 1 kl.Le chef de l’Assemblée des Premières Nations, Phil Fontaine, et le président du Congrès des peuples aborigènes, Harry Daniels, écoutent une leader autochtone dénoncer la déclaration fédérale d’hier.MANON CORN ELU EH DE NOTRE BUREAU D'OTTAWA Partenariat, réconciliation, regrets.C’est par ces mots que le gouvernement fédéral a répondu hier au rapport de la Commission royale sur les peuples autochtones, une réponse qui n’a satisfait que le chef de l’Assemblée des Premières Nations et provoqué une réaction négative des autres leaders aborigènes.Il aura fallu plus d’un an au gouvernement pour offrir une réplique qui se révèle pauvre en engagements concrets et chiffrés mais riche en changements d’orientation dans sa relation avec les autochtones.Comme le lui recommandait la commission, Ottawa dit vouloir baser ses rapports futurs avec les autochtones sur la notion de partenariat.Et pour prouver sa volonté de rompre avec le passé, il a présenté une déclaration solennelle dans laquelle il adresse officiellement ses regrets à tous les peuples autochtones pour les gestes passés du gouvernement fédéral.Il reconnaît aussi son rôle dans la création et la gestion des écoles résidentielles où des enfants autochtones étaient envoyés de force et où certains ont subi des agressions physiques et sexuelles.«À tous ceux d’entre vous qui ont subi cette tragédie dans les pensionnats, nous exprimons nos regrets les plus sin- cères», a lu la ministre des Affaires indiennes Jane Stewart.Elle a aussi déploré les événements ayant entraîné la pendaison de Lmis Kiel mais elle n’est pas allée jusqu’à promettre sa réhabilitation.Elle a simplement promis de chercher les moyens de reconnaître la contribution des Métis et de mieux refléter la place qu’occupe Riel dans l’histoire du pays.Pour le reste, le gouvernement décrit sa vision générale du partenariat qu’il veut établir avec les autochtones et plusieurs initiatives qu’il veut poursuivre.entreprendre ou aborder pour y parvenir, dont la création d’un organisme de revendications indépendant.11 est toutefois bien loin de répondre aux quelque 440 recommandations du rapport de la commission Erasmus-Dussault.En matière d’autonomie gouvernementale, Ottawa continue plutôt sur sa lancée des dernières années tout en réaffirmant sa volonté d’établir une relation fondée sur les traités.La ministre a rappelé que la réponse offerte hier n’était que le point de départ d’un long processus.«Nous ne pouvons pas tout changer du jour au lendemain.La commission royale elle-même préconise un processus de renouveau échelonné sur 20 ans», a-t-elle ajouté.Selon le chef de l’Assemblée des Premières Nations, Phil Fontaine, l’événement d’hier a marqué le début d’une nouvelle ère dans les relations entre Ottawa et les peuples autoch- tones.«Il aura fallu un certain courage au ministre et au gouvernement pour franchir ce pas historique», a-t-il ajouté au cours d’une longue cérémonie.Une partie importante de l’annonce d’hier portait sur les écoles résidentielles.Ce dossier avilit fait l’objet d’un pan entier du rapport de la commission royale, tout comme la relocalisation forcée de communautés inuits.Les victimes de ces actions demandent depuis longtemps des excuses, des compensations financières et un fonds d’aide.En plus d’exprimer ses regrets aux anciens élèves des pensionnats, le gouvernement a offert 350 millions de dollars sur quatre ans pour «la guérison communautaire».Son initiative n’a pas eu l’effet attendu.M.Fontaine, qui fut lui-même interné pendant dix ans dans les écoles résidentielles, a dit, avec émotion et les larmes aux yeux, qu’il acceptait ce qu’il a appelé des excuses.Amertume Les autres leaders nationaux ne l’entendaient pas ainsi, jetant un froid sur l’assemblée.Ils n’ont pas manqué de faire observer que le mot «excuses», qui a plus de force en an- glais que le mot «regrets», avait été écarté.Le président du Congrès des peuples autochtones, Harry Daniels, a répété sa déception face à l’ensemble de la réponse du gouvernement et rappelé qu’on n’avait pas hésité à faire des excuses aux Japonais internés durant la Deuxième Guerre mondiale.«Je ne peux accepter cette déclaration de réconciliation», a renchéri avec un brin d’amertume la présidente de l’Association des femmes autochtones, Marilyn Buffalo.Les deux leaders ont souligné que le premier ministre Mul-roney s’était lui-même excusé auprès des Japonais internés et qu’il l’avait fait aux Communes.L’attribution des 350 millions de dollars n’a pas calmé leur colère.On reconnaissait l’importance de la somme mais on la jugeait encore insuffisante.M.Daniels et Mme Buffalo ont souligné que le gouvernement avait dépensé 150 millions de plus uniquement pour annuler un contrat d’achat d’hélicoptères.La présidente d’Inuit Tapirisat, Okalik Eegeesiak, a déploré l’absence d’excuses adressées aux Inuits relocalisés.Le président du Conseil national des Métis, Gérald Morin, était modérément heureux qu’on admette avoir ignoré la contribution de son peuple et le besoin de revoir le rôle de Louis Riel mais se disait déçu de la timidité du gouvernement et du peu de réponses offertes aux attentes des Métis et des Indiens sans statut en matière de revendications territoriales et d’autonomie gouvernementale.À part M.Fontaine, dont les ami- tiés libérales sont connues, tous les leaders se sont plaints d’avoir été insuffisamment consultés.Malgré cela, ils veulent bien donner la chance au coureur et ils ont tous dit qu’ils étaient prêts à travailler avec les ministres responsables.Les coprésidents de la commission, George Erasmus et le juge René Dussault, mesuraient leurs paroles, parlant tous les deux du début d’un long processus qui exigera des actions d'importance en matière de revendications territoriales et d’autonomie gouvernementale.«Ce n 'est qu a ce moment qu’on pourra juger de la sincérité du gouvernement», a dit M.Erasmus.M.Dussault constatait pour sa part qu’Ottawa avait endossé les grandes orientations de la commission.«Ce qui est important, c’est qu 'ily ait un point de départ dans la bonne direction.Je dois dire que ce que j'ai entendu n’est pas parfait mais intéressant.» La ministre Stewart a pour sa part expliqué que le fédéral injecterait l’an prochain 12(5 millions de plus et réallouerait fit) millions pour soutenir des programmes annoncés dans le Livre rouge et le discours du Trône, destinés aux enfants, aux jeunes et à l’acquisition des langues autochtones, et pour améliorer les logements et les systèmes d’aqueducs et d’égouts.I-a commission recommandait aux différents paliers de gouvernement d’investir, à partir de 2001, entre 1,5 et deux milliards par année pour corriger la situation économique et sociale des autochtones et pour régler la question des revendications territoriales.Les coprésidents de la commission, George Erasmus et le juge René Dussault, mesuraient leurs paroles, parlant tous les deux du début d’un long processus \X rand concours de JOURNALISME LE DEVOIR VOUS QUE LE JOURNALISME INTÉRESSE ET QUI ÊTES INSCRIT À TEMPS COMPLET DANS UN CÉGEP OU UN COLLÈGE DU QUÉBEC, VOILÀ UNE OCCASION D'AGIR.Pour saisir cette chance de mesurer vos aptitudes et - qui sait?- de faire vos débuts dans un grand journal, il s'agit de rédiger un article critique d'au moins 800 mots, sur une manifestation sociale ou culturelle d'ici: rassemblement populaire, événement sportif, film, livre, pièce de théâtre, ou autres.% A retenir: • /otre participation à ce concours peut s'insérer dans le cadre de vos cours.• La date limite des envois de textes au journal Le Devoir est le 20 mars 1998.• La remise des prix aura lieu en mai 1998.% A gagner: L'un ou l'autre de plusieurs prix: • La publication de votre article dans Le Devoir • Une bourse d'étude • Un ordinateur • Un dictionnaire Votre professeur de français vous en dira davantage sur les modalités de participation.La roxbATiox Dr ZBguerin AQPF AtMMÙliim er au projet unitaire qui l'a engendrée et à la dérive centralisatrice qui en est résultée, si elle venait à mesurer les conséquences de sa logique passée.Demain: Deux légitimités s’affrontent L’ÉQUIPE I) IJ DEVOIR IA RÉDACTION Journalistes A l’information générale et métropolitaine : Louis Lapierre (adjoint au directeur de l’information), Sylvain Blanchard, Jean Chartier (régions), Paule des Rivières (éducation).Jean Dion.Lmis-Gilles Fran-cœur (environnement), Kathleen Lévesque (actualités politiques municipales), Caroline Montpetit, Brian Myles (politique municipale).Isabelle Paré (santé), Jean Pichette (justice), Clément Trudel (relations de travail).Serge Truffaut (questions urbaines) ; Michel Gar-neau (caricaturiste) ; Diane Précourt (pages éditoriales, responsable des pages thématiques) ; Martin Duclos et Christine Dumazet (relecteurs) ; Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) ; à l’information culturelle : Michel Bétair (responsable).Stéphane Baillargeon (arts visuels et théâtre), Paul Cauchon (médias), Marie-Andrée Chouinard (livres et politiques culturelles), Louise Leduc (musique), Jean-Pierre Legault, Odile Tremblay (cinéma) ; A l'information économique : Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l’information), Robert Du-trisac.Benoit Munger, François Normand.Claude Turcotte ; à l’information internationale : Jocelyn Coulon (adjoint au directeur de l'information), Guy Taille-fer (éditorialiste), Claude Lévesque ; à l’information politique : Pierre O’Neill, Manon Cornellier (correspondante parlementaire à Ottawa), Mario Cloutier et Gilles Lesage (correspondants parlementaires à Québec), Michel Venne (correspondant parlementaire et éditorialiste à Québec) : h l'information sportive : Yves d'Avignon ; Marie-Hélene Alarie (secrétaire à la rédaction) ; Judith Lachapelle, Marie-Claude Petit (commis).La documentation : Gilles Paré (directeur) ; Brigitte Arsenault, Manon Derome, Serge I-aplante (Québec), Rachel Rochefort (Ottawa).LA PUBLICITÉ ET LE MARKETING Martine Dubé (directrice), Daniel Barbeau (directeur adjoint), Carole Dallai-re (avis publics et appels d’offres), Jacqueline Avril.Jean de Billy, Brigitte Cloutier, Gyslaine Côté, Marlène Côté, Christiane Legault.Jacques A.Nadeau, Guylaine Ouellet, Micheline Rueltand (publicitaires) ; Sylvie Laporte, Claire Paquet, Pierrette Rousseau.Micheline Turgeon ; Francine Ouellet (secrétaire).LA PRODUCTION Jocelyn Arsenault (directeur des approvisionnements, distribution et production), Marie-France Turgeon (responsable de la production), Claudine Bé-dard, Johanne Brunet.Danielle Cantara, Richard Des Cormiers, Marie-Josée Hu-don, Christian Vien, Olivier Zuida.SERVICE À LA CLIENTÈLE Johanne Brien (responsable), Evelyne Labonté (responsable à la promotion des abonnements), Manon Blanchette-Turcotte.Monique L'Heureux, Lise Lachapelle, Rachelle Le-clerc-Venne.L’ADMINISTRATION Yves Bouthiette (contrôleur), Nicole Carmel (responsable des services comptables), Jeanne-d'Arc Houde (secrétaire à la direction) ; Céline Furoy, Ghislaine Lafleur, Nathalie Perrier, Danielle Ponton, Danielle Ross.LA FONDATION I)U DEVOIR Marcel Couture (président).Roger Boisvert (vice-président exécutif et directeur général).Qui eût imaginé que la cour serait un jour confrontée à la question de la sécession du Québec ?- I.K I) K V (III!.•> n I» I .s .1 A X V I !•: lî I I) (, K A (S MÎIA Llf! CARDINAL SUITE DE LA PAGE 1 faire, c’est le peuple qui est souverain.Je suis un démocrate.S'ils veulent s'amuser à se brancher là-dessus en Cour suprême, ils peuvent bien le faire, mais si la majorité le décide, je ne vois pas comment un ordre de la Cour suprême pourrait empêcher le peuple de le faire.C’est au peuple de décider et non pas à la Cour suprême de nous dire si on a, ou pas, le droit de décider.» A l’invitation d’un journaliste, Mgr Turcotte a confirmé l’exactitude des propos qui lui ont été attribués.«Je ne reproche pas à M.O’Neill ce qu'il a fait, il a bien fait son métier, il a rapporté des choses.Je ne dis pas qu 'il a rapporté des choses fausses, ce n’est pas vrai.C’est vrai que j’ai dit cela, mais les gens l'ont repris et sorti du contexte.Ce n’est pas de sa faute, ce n’est pas de la mienne.C’est vrai que je n'aurais pas dû le dire.C'est difficile à un moment donné de préciser ou tu peux ou ne peux pas aller, surtout dans des débats “touchy”.Je me suis embarqué dans un sujet dont je n ’aurais pas dû parier.» Etonné par l’impact médiatique de l’entrevue, accusé par des fédéralistes de s’être converti à la cause souverainiste, le cardinal a compris qu’il avait plongé l’Eglise dans l’embarras.Fustigé dans tous les médias anglophones, il n’a pas davantage apprécié que des ténors souverainistes s'empressent de récupérer ses propos pour enrichir leur arsenal.«C’est comme un viol de pensée.» Récupération d’une part et pressions insoutenables d’autre part, Jean-Claude Turcotte a sifflé la fin de la récréation et convoqué la presse pour couper court aux interprétations.Il a voulu qu’il soit bien clair qu’il n’est ni un tenant du NON, ni un militant du OUI.«Comme pasteur de l’Eglise de Montréal et comme homme public, je tiens à affirmer clairement que mon intention n 'a jamais été et ne sera jamais de soutenir l'une ou l'autre position politique concernant l’avenir de la Confédération canadienne en général ou du Québec en particulier.» Dans sa mise au point d'hier, le cardinal s’est limité à parler de la «population du Québec», ne faisant plus référence du tout à la notion de peuple, un terme qu’il estime «piégé», considérant la portée et la signification qu'y donnent les anglophones.Mais la démesure de la réaction de la communauté anglophone à son intervention l’amène à se demander s’il n'est pas «marqué» parce qu’il est un Québécois francophone.Des regrets qu'il a exprimés, il ne faudrait pas conclure que l’archevêque de Montréal a pris la résolution de ne plus intervenir dans les débats de société, «Je reconnais qu'il ne revient pas aux responsables de l’Eglise de dicter leurs choix aux citoyens.Mais, dans notre contexte, j’estime que l’ensemble du débat peut bénéficier de l’éclairage des valeurs évangéliques.» E N BREF Lunar Prospector en orbite Un jardin de givre JACQUES GRENIER 1.E DEVOIR UN COURAGEUX cycliste s’est aventuré hier au parc Lafontaine, au milieu d’un enchevêtrement inextricable de branches.Le jardin des Montréalais a été particulièrement éprouvé par la tempête de verglas des derniers jours.Des centaines d'arbres ont croulé sous le poids des glaces.Des spécialistes estiment que les arbres ont subi de graves préjudices.Non seulement ont-ils été décimés, mais plusieurs d'entre eux deviendront très vulnérables et sujets à des infections diverses.La Ville a confirmé hier qu’au moins 16 000 arbres ont été affectés.Un chercheur américain entend cloner Fêtre humain Washington (AP) — En dépit de la réprobation d’une grande partie de la communauté scientifique, un chercheur de Chicago a annoncé qu’il envisageait de se lancer dans des expériences de clonage de l’être humain.«Cloner et reprogrammer l’ADN est le premier vrai pas qui permettra à l'homme de ne faire qu'un avec Dieu», explique ce chercheur, le Dr Richard Seed.Dans une série d’interviews publiées hier dans le Washington Post, le Boston Globe, le Chicago Sun-Times et USA Today, mais aussi la veille au soir sur les ondes de la radio publique américaine PBS, le Dr Seed précise qu’il utilisera les mêmes moyens que ceux employés en 1996 par les chercheurs écossais de l’Institut Roslin pour créer la brebis Dolly, le premier mammifère à être cloné.«Mon objectif est de créer une clinique de clonage humain dans la région de Chicago, d’en faire une clinique fie fertilité qui soit rentable», a-t-il notamment dit sur PBS.À l’aide de micro-manipulateurs, il entend extraire l’ADN d’un ovule et le remplacer par l’ADN de la personne à cloner.Une fois fertilisé, l’œuf produirait de 50 à 100 cellules et l’embryon serait alors implanté dans une femme.Si cela marche, un bébé cloné pourrait naître neuf mois plus tard.Le Dr Seed avait exposé ses idées la première fois lors d’un symposium le 5 décembre à Chicago sur les techniques de procréation médicalement assistée (PMA), une intervention qui avait alors reçu peu d’écho.Cette fois, le projet du chercheur, qui travaille depuis 25 ans dans le domaine de la PMA, a toutes les chances de soulever une vive émotion d’un point de vue éthique et scientifique.Après l’affaire Dolly, un comité de sages aux Etats-Unis avait recommandé au Congrès de voter une loi interdisant le clonage humain.Le Dr Seed a balayé les problèmes éthiques et scientifiques, par exemple celui du risque de mutation incontrôlable des gènes.Si le Congrès interdit cette pratique, dont on sait que des laboratoires s’y livrent en secret, il a précisé qu’il mènerait ses expériences au Mexique.Le chercheur de Chicago a même déclaré au Washington Post qu’il avait déjà réuni une équipe autour de lui, ainsi que quatre couples prêts à se livrer aux expériences.Il n’a toutefois donné aucun nom, tout en ajoutant qu’il avait réuni «quelques centaines de milliers de dollars» pour mener à bien son projet, même s’il a besoin de deux millions de dollars pour démarrer.Washington (AFP) - Les instruments de la sonde Lunar -^Prospector, lancée mardi soir du centre spatial Kennedy à Cap Canaveral (Floride), fonctionnent normalement, a-t-on appris hier auprès de la NASA Le tir de la fusée Athena II s’était déroulé à la seconde prévue pour mettre Lunar Prospector en orbite autour de notre satellite naturel afin de le cartographier et déterminer, entre autres, la présence d’eau sous forme de glace.RECTIFICATIF Six raffineries plutôt que trois Contrairement à ce qui a été publié hier dans notre article concernant la fusion entre Pétro-Canada et Ultramar Diamond Shamrock (UDS), il y a bel et bien six raffineries en service dans l'est du Canada, dont trois au Quebec: Pétro-Canada et Shell, à Montréal, puis Ultramar, à Saint-Ro-muald.Nous avions écrit qu’il y en avait trois en service dans l’est du Canada, dont deux au Québec (Pétro-Canada et Ultramar).Nos excuses.* S.V.P.Assurez-vous que ce papier journal soit recyclé.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue de Bleury, 9 étage, Montréal (Québec), H3A3M9 Œ Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir: www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone Par télécopieur Par courrier électronique Pour l’agenda culturel (514) 985-3333 (514) 985-3360 redaction ©ledevoir.cor (514) 985-3551 La publicité Au téléphone Par télécopieur Extérieur de Montréal (514) 985-3399 (514) 985-3390 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et les appels d’offres Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514) 985-3340 Les petites annonces et la publicité par regroupements Au téléphone (514)985-3322 Par télécopieur (514)985-3340 Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 8h a 16h30 Par télécopieur (514) 985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) Le Devoir est publie du lundi au samedi par \r Devoir Inc.dont le sic^e social est situé au 2050.rue de Bleury, '.r éta«e.Montréal.(Québec).H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Québécor LaSalle, 7743.rue de Bourdeau, division d«- Imprimeries Québécor Inc.012.rue Saint-Jacques Ouest.Montréal I agence Press*- C anadienne est autorisée a employer et a diffuser les Informations publiées dans Le Devoir U Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., 900, boulevard Saint-Martin Ouest, lüval.Envoi de publication Enregistrement n"0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.SURVIE Gare SUITE I)E LA PAGE 1 De façon générale, la plupart des systèmes de combustion dégagent des gaz plus ou moins nocifs.Le pire de tous est sans contredit la génératrice, qui présente des dangers même si elle fonctionne à l’extérieur car le monoxyde de carbone qu’elle dégage — elle dégage plus de monoxyde qu’une voiture munie d’un convertisseur catalytique! — peut s’infiltrer par des fenêtres mal calfeutrées si on n’a pas pris soin de l’éloigner suffisamment.D’autre part, l’utiliser à l’intérieur équivaut à créer une véritable chambre à gaz! Mais c’est en même temps le moyen le plus polyvalent de garder une maison en vie, si l’on peut dire, de sorte que son utilisation sécuritaire demeure fort intéressante, comme nous le verrons plus loin, surtout pour maintenir actives les fournaises au gaz ou au pétrole.Cependant, expliquait Sylvie Berthiaume, de la Ville de Montréal, les hibachis, barbecues, poêles de camping et même les brûleurs et fourneaux des cuisinières à gaz ne peuvent d’aucune façon être utilisés comme chauffage d'appoint sans dégager a l’intérieur de fortes quantités de monoxyde de carbone, un gaz aussi inodore que toxique, surnommé le «tueur silencieux».On peut à la limite utiliser un poêle de camping pour cuire un repas ou préparer un café si l’on prend toutes les précautions pour ne pas mettre le feu à la surface de support, précise de son côté Raymond Medza, du Bureau des assurances du Canada.Mais le risque est grand, ajoute-t-il, que quelqu'un voudra utiliser ces appareils pour chauffer a pièce, au risque d’intoxiquer les habitants.Dans tous les cas, disent les spécialistes, mieux vaut miser sur la rétention de la chaleur résiduelle de la maison, quitte à dormir au frais, bien couvert, ce qui n’est pas désagréable, comme le diront tous les campeurs.Mais, insistait de son côté Deborah Bonney, de la Direction de la santé de Montréal-Centre, il est recommandé aux nouveaux-nés, aux personnes âgées et aux personnes souffrant de problèmes respiratoires chroniques de quitter les maisons non chauffées et de se réfugier plutôt chez des amis ou dans les centres d'hébergement mis sur pied par les municipalités.Vidange d’eau Selon Roger Chayer, de la firme du même nom, qui se spécialise dans le chauffage des maisons depuis maintenant trois générations, si on décide de quitter la maison et de l’abandonner au froid, il faut alors et en toute priorité vider le système d’alimentation en eau ainsi que les drains des lavabos et des toilettes.Si la maison est chauffée avec des calorifères à eau chaude, ce système qui fonctionne indépendamment du premier devra aussi être totalement vidangé.11 faut commencer, explique M.Chayer, par fermer l’entrée d’eau de la maison, puis ouvrir les robinets situés au point le plus haut et vider la tuyauterie par le point le plus bas.Il serait plus prudent, même si c’est plus cher, de confier ce travail a un plombier qui garantira le travail car il insufflera de l'air sous pression dans les canalisations afin de faire en sorte que les coudes et les dépressions n’emprisonnent pas d’eau, ce qui risque de les faire fendre lorsque la tuyauterie passera sous la barre fatidique du zéro degré Celsius.Mais, ajoute M.Chayer, il est assez rare que la plomberie située au sous-sol et même celle du rez-de-chaussée n’éclate.Environ 80 % des bris en hiver qu’il répare se produisent dans le plancher du premier étage, que le froid rejoint en pénétrant dans la maison par les mauvais joints des solives des balcons.I-es autres tuyaux gelés se retrouvent principalement au rez-de-chaussée parce que des prises de ventilation d’été ont été laissées ouvertes! la cave, précise le spécialiste en chauffage, est véritablement chauffée par la géothermie du sol même si ce n’est pas une température confortable pour les humains.l’ar contre, on enregistre souvent des bris de systèmes de chauffage à eau, situés au bas de fenêtres mal isolées ou, pire, mal fermées.aux génératrices ! L’idéal, dit-il, c’est de faire fonctionner, au moins pendant quelques heures, le système de chauffage avec une petite génératrice ou un branchement temporaire — et limité à cette stricte fin pour éviter les surcharges — chez un voisin épargné par les pannes de courant.Mais l’idéal, précise le spécialiste en chauffage, c’est d’avoir prévu depuis longtemps de ne pas se retrouver dans la catégorie du «tout à l’électricité», sous peine de flancher chaque fois avec le réseau d’Hydro-Québec.Les gens qui chauffent au gaz ou à l’électricité, précise M.Chayer, n’ont besoin que d’une faible source d’appoint en électricité pour faire démarrer leur système de chauffage et alimenter ses contrôles.L’appoint d’une petite génératrice pendant quelques heures permettra d’engranger de la chaleur pour une bonne journée supplémentaire, sinon davantage, sans incommoder tous les voisins en permanence.Quelques très vieux et merveilleux systèmes au gaz, qui s’alimentent en électricité statique dans le sol avec des électrodes, fonctionnent en tout temps, panne d’électricité ou pas.Mais il faut que le système de distribution d’eau vers les radiateurs fonctionne par gravité et que la fournaise ait une capacité d’emmagasinage suffisante, à «haute inertie d’eau», pour refouler l’eau chaude vers les étages supérieurs.Ixs nouvelles fournaises au gaz à haute efficacité, miniaturisées et souvent accouplées aux vieux systèmes à gravité, ne peuvent être utilisées sans un apport d’électricité car elles ne contiennent pas assez d’eau pour amorcer une circulation par gravité.S’alimenter en électricité Il demeure périlleux de s’alimenter en électricité chez un voisin, même si c’est plus silencieux et moins polluant qu’une génératrice, précise Raymond Medza, du BAC.Mais, ajoute de son côté M.Chayer, l’iitilisation d’un fil de calibre suffisant (minimum 14) et le fait de n’y greffer que la seule fournaise et la pompe circulatoire ne devraient pas surcharger un réseau de distribution aussi chétif.Par précaution, on devrait ajouter une barre avec pro tection de surcharge chez le fournisseur d’électricité pour éviter toute surchauffe, en plus de raccorder les fils à l’extérieur solidement et de les couvrir pour éviter toute infiltration d’eau.Le foyer demeure une solution très intéressante même s'il concentre souvent la chaleur à une extrémité de la maison ou de l’appartement.Cependant, note Raymond Medza, il y a danger de feu si on le surchauffe.Les foyers, dit-il, sont en général conçus comme éléments décoratifs ou d’ambiance.Il faut donc éviter d’y brûler plus de deux ou trois bûches à la fois, d’autant plus qu’ils risquent de chauffer sur de longues périodes par les temps qui courent.Il faudra, ajoute-t-il, éviter d’utiliser un foyer aux joints douteux ou ceux dont la cheminée n'a pas été ramonée récemment.la panne prolongée d’électricité suscite une autre menace, silencieuse mais bien réelle, dans le réfrigérateur et le congélateur, oû la nourriture peut avoir cessé d’être comestible.Un congélateur plein peut résister quelques jours si on ne l’ouvre pas ou peu.Ix* contenu du réfrigérateur est plus vulnérable.Si on constate en retirant prestement un sac congelé que la nourriture est sur le point de passer au-dessus du point de congélation, on peut la placer à l’extérieur tant que la température y demeure sous la barre du zéro.Elle peut s’y maintenir entre-gelée, ce qui permet de la recongeler en profondeur au retour du courant béni.Par contre, précisait hier Cathia I.avoie, conseillère en inspection des aliments au ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, «détruisez tous les produits périssables si leur température a excédé 4 °C pendant plus de deux heures: ils peuvent constituer un risque pour la santé s’ils sont consommés», surtout s’il s’agit de volailles, de viande, de lait ou de poisson.Moisissures et mauvaises odeurs sont des signes qui ne mentent pas.On peut par contre utiliser des aliments qui auraient gelé accidentellement (sur un balcon, par exemple), à condition de les consommer rapidement, dit-elle.MÉTÉO Le gouvernement du Québec promet de dédommager les municipalités affectées par la tempête de verglas SUITE DE LA PAGE 1 tout le monde en ce qui concerne l’engagement profond, déterminé et attentif des pouvoirs publics pour redresser la situa f ion.» A sa sortie de la réunion du conseil des ministres, M.Bouchard a annoncé, qu’il retardait son voyage en Amérique du Sud avec Equipe Canada pour continuer de suivre d’heure en heure la situation, d’autant plus que la météo annonçait hier après-midi de nouvelles averses de verglas d’ici demain.La journée d’hier a été difficile pour les 2000 employés d’Uydro-Québec affectés à l’opération de rebranchement.Les travaux effectués pendant la nuit avaient permis de ramener le bilan des pannes, soit les demeures privées de courant, de 755 000 à 554 000, et l’arrivée de nouvelles équipes de travail avait encore amélioré la situation.En soirée, c’étaient toujours les régions-de la Montérégie et de la Rive-Sud qui étaient les plus touchées avec 215 000 pannes, suivies de File de Montréal avec 118 000 pannes et les régions des Iaurentides et de l’Outaouais avec 64 (XX) pannes.Selon la Sécurité civile, plus de 2000 personnes ont profité des nombreux centres d’hébergement dans la région de Montréal et de la Montérégie.La situation est telle que pour la première fois depuis 1965, Hydro-Québec a fait appel à des ressources de l’extérieur de la province pour l’aider à remettre sur pied son réseau de distribution.120 équipes d’élagueurs américains ont été dépêchées pour aider leurs collègues québécois.Des retraités expérimentés de la société d’Etat ont aussi été sollicités, de même que des monteurs des réseaux autonomes d’IIydro.La société a révélé que près de 82 % de ses effectifs de maintenance sont mis à contribution dans les trois régions affectées par le verglas.«Les autres équipes sont gardées dans leur région en cas de besoin, compte tenu des risques de pannes causées par les intempéries», a expliqué Hydro-Québec.Il n’y a pas qu’Hydro qui soit sur le pied de guerre.Ix* Service de police de la CUM a annoncé par communiqué qu’il déployait des efforts spéciaux compte tenu de la situation.«De plus, les postes de police seront tous ouverts 24 heures sur 24 et les policiers patrouilleurs pourront renseigner la population en tout temps», a indiqué le SPCUM.Du côté du réseau routier, Transport Québec a été forcée d’entreprendre la nuit dernière une oixTation massive de déglaçage de ses structures de super-signalisation dans la grande région métropolitaine.Son réseau a été partiellement fermé pour permettre à ses équipes de travail d’enlever les lourdes couches de glace sur 1100 structures et pour prévenir des chutes qui causeraient des accidents aux automobilistes.Pendant la journée, des sections des autoroutes 10 et 40 ont dû être momentanément fermées à la circulation à cause de la présence de fils électriques sur la voie.la route 143 dans les Cantons-de-l’Est a quant à elle été fermée à cause d’inondations.A Montréal, un homme est mort, heurté par une souffleuse à neige, en traversant la rue dans l’est de la ville.A l’aéroport de Dorval, la porte-parole Jacqueline Richard a indiqué qu’il y avait eu une «nette amélioration» par rapport à mardi.Une douzaine d’arrivées et 26 départs ont quand même été annulés.Chez le transporteur ferroviaire Via Rail, tous les trains du corridor Québec-Windsor étaient en circulation, accusant toutefois un retard qui pouvait aller de 20 minutes à une heure.D10A
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