Le devoir, 13 janvier 1998, Cahier B
Agenda Page B 6 Culture Page B 8 Economie Page B 2 Sports Page B 4 LE DEVOIE AVENIRS I.K I) K V I) I It .I.E M A l( I) I I 3 .1 A X V I K H I !t !) S ÉDUCATION Enseigner au collégial Enseigner au collégial, tel est le titre de l’avis de la commission de l’enseignement collégial du Conseil supérieur de l’éducation, transmis à la ministre de l’Éducation en décembre dernier.Cet avis a eu un écho assez fort dans les médias écrits: en témoignent des manchettes et des textes critiques à l’endroit des enseignants du collégial, ces «gras durs» du système.Comme si on était content de leur dire leurs quatre vérités, ou de leur botter vous savez quoi.Il faudrait débattre de la manière dont les médias traitent de l’éducation et de ses acteurs: les journalistes règlent-ils des comptes avec les enseignants de leurs enfants qui n’auraient pas répondu à leurs attentes?Véhiculent-ils des stéréotypes dont on s’étonne de la longévité tant ils semblent usés (longues vacances, petite charge de travail, etc.)?Ne voient-ils que les jxiints noirs et oublient-ils les bons coups (comme l’amélioration des rendements à la CECM)?Il faudrait aussi analyser comment les acteurs scolaires reçoivent la critique: les enseignants et leurs patrons ont-ils l’épiderme trop sensible et de la difficulté à accepter la critique externe?Acceptent-ils que l’éducation soit un bien public, donc objet de débat et d’imputabilité dans une société démocratique, et non pas leur propriété d’experts?Y a-t-il quelque chose de s|X?cifique à l’institution collé-C ! au de giale, plus jeune que les commissions L e s s a r d scolaires et les universités, et dont on ?* ?débat à intervalles réguliers de la mis- sion et de la place dans l’ensemble, sans véritablement faire bouger de leur position les inconditionnels du cégep et ceux qui n’ont toujours pas compris cette originalité québécoise en Amérique du Nord?Difficile à trancher, et je ne crois pas qu’il faille poser la question en ces termes, même si au premier abord, ce sont ceux-là qui viennent s|x>ntanément à l'esprit.Depuis quelques années se répand une impatience à voir le système éducatif bouger, se transformer de sorte que les résultats soient meilleurs, et ce, pour le plus grand nombre.Assez répandue au sein des classes moyennes, cette impatience n’est pas que «culturelle», encore que cette dimension ait une certaine importance: elle est aussi enracinée dans la perception que les règles du jeu ont changé, que la vie adulte est et sera plus dure dans les années à venir et qu’il faut préparer les jeunes en conséquence en leur donnant les outils nécessaires pour qu’ils puissent tirer leur épingle d’un jeu plus compétitif, incertain, changeant et ouvert.La mobilité sociale par l’éducation n’est plus aussi assurée qu’il y a une génération et la qualité démontrée des apprentissages devient plus importante que la simple obtention du diplôme.L’approche par compétences est tout à fait compatible avec cette exigence de qualité et cette nouvelle forme de méritocratie.Cette impatience traduit aussi le sentiment assez répandu à l’externe que le monde qui nous entoure change à un rythme accéléré, qu’il y a une mutation de société en cours et que l’école, le collège et l’université demeurent en décalage, en déphasage et qu’à bien des égards, s’il n’y prennent gare, ils pourraient être frappés d’obsolescence, l’apprentissage socialement important se réalisant alors là où ça compte, c’est-à-dire de plus en plus en-dehors de l’enceinte de l’institution éducative.D;uis ce contexte, il ne faut pas se surprendre que les médias véhiculent une tolérance zéro |x>ur des comportements de prime abord discutables aux yeux de leurs lecteurs (par exemple, le refus des enseignants d’une commission scolaire de remplir certaines de leurs obligations professionnelles parce que leur employeur a décidé d’imposer des frais de stationnement, ou celui d'administrateurs dont la formation continue prend la forme de voyages à l’étranger, ou encore les salaires et les ententes de départ de certains cadres supérieurs universitaires).Constatons par ailleurs une tendance à cataloguer rapidement comme de la résistance au changement tout discours tenu par les acteurs scolaires sur ce qu’ils font ou essaient de faire.Comme si toute parole émanant de l’intérieur du système éducatif se voyait inévitablement soupçonnée de conservatisme et |x.“rd;iit toute crédibilité, le tout confirmant que le système est incapable de se prendre en main et de contribuer à sa propre réforme, celle-ci ne pouvant venir que de l’extérieur.Les leaders syndicaux sont aux prises avec ce problème et ont de la difficulté à le surmonter.Les gestionnaires aussi.Mais il y a néanmoins du bon dans l’impatience de l'opinion publique relayée par les médias, car elle traduit l’énorme espoir que la société québécoise continue d’entretenir à l’endroit de son système éducatif, quelle n’est pas prête à renoncer à cet outil de développement individuel et collectif, ni d’ailleurs à y investir, ipais pas n’importe comment ni pour n’importe quoi.Ix's États généraux et la très large consultation à laquelle ils ont donné lieu expriment cet espoir,, tout comme la réforme que mène l’actuelle ministre de l’Éducation.Cet espoir est aussi une exigence pour les acteurs de l’éducation et ce sont ces deux dimensions que l’on retrouve d;uis l’avis du Conseil supérieur sur l’enseignement collégial.Un esjx>ir de renouvellement fondé puisqu’il y a déjà au sein du réseau collégial tin dynamisme de changement avec lequel il faut compter que l’on songe à l’Association québécoise de pédagogie collégiale, au réseau des intervenants du programme PERFORMA et au travail de formation et de sensibilisation en cours de réalisation d;uis le domaine de la pédagogie interculturelle.Une exigence de changement, car l’avis estime qu’il faut aller plus loin et plus en profondeur, et il est sévère sur une culture et un mode de fonctionnement des collèges, ix-ti compatible avec les paramètres d’une pratique professionnelle renouvelée qu’il propose.Cet avis est un solide coup de pouce aux mesures de renouveau en voie d’implantation dans le réseau depuis l’automne 1993.C’est ce que je discuterai dans la prochaine chronique.Comment fabrique-t-on des francophones au Vietnam ?À l’ouverture du Sommet de la Francophonie, qui réunissait à Hanoï, en novembre dernier, les représentants d’une cinquantaine de pays, les autorités vietnamiennes avaient mobilisé une chorale de jeunes élèves du primaire venus réciter des textes et entonner une chanson.D’aucuns ont été séduits par cette présence innocente; d’autres ennuyés par l’utilisation faite de ces enfants qui laissait croire à l’essor du français dans un pays où cette langue n’est parlée que par 350 000 personnes sur 75 millions d’habitants.MICHEL VENNE LE DEVOIR Hanoï — la performance de ces enfants constituait pourtant un témoignage honnête des efforts encore très récents de la Francophonie pour faire renaître la langue française en ex-Indochine.Ces écoliers sont des produits de l’une des 505 classes bilingues (français-vietnamien) ouvertes dans ce pays depuis 1992 dans près de 80 écoles, lycées et collèges et fréquentées par 15 500 enfants du primaire et du secondaire à raison de dix heures par semaine.Plus de 400 professeurs vietnamiens sont spécialement affectés à ces classes et travaillent en collaboration avec des conseillers québécois, belges et français.Lina Gagnon, jeune retraitée de l’enseignement au Québec, nous entraîne dans l'une des classes dont elle a la charge à l’école Nam Thang Cong.Quatre ex-enseignantes québécoises, relayées ici par la CEQ, se prêtent volontiers à cette tâche, maigrement rémunérée, mais gratifiante.Dans une classe étroite aérée par des ventilateurs au plafond, 33 petits sont alignés, sages et attentifs autant qu’on puisse l’être à sept ans.L’enseignante manipule des images qui racontent l’histoire de Nicolas et de sa famille.«Que voyez-vous?» demande le professeur.«La fa-mil-le de Ni-co-las prend le pe-tit dé-jeu-ner», scande le chœur docilement.Mme Gagnon confirme l’impression laissée par la classe: les enfants sont obéissants et disciplinés.L’inscription est volontaire.L’apprentissage est réel.Cette initiative est financée par l’Agence francophone pour l’enseignement supérieur et la recherche (AU-PELF-UREF) qui espère voir 5 % des élèves vietnamiens inscrits à ces classes en 2003.Le gouvernement vietnamien est demandeur.Et l’attrait des classes bilingues est rehaussé par l'apport de matériel neuf et gratuit pour les enfants, l’encadrement des enseignants et le nombre plus restreint d’élèves par groupe.Le soir, souvent, un grand-parent prend la relève de l’école et fait la conversation à son petit-fils ou sa petite-fille, se remémorant la période coloniale.La bataille pour le français n’est pas facile au Vietnam.L'anglais est la langue du commerce en Asie.Tous les jeunes veulent l’apprendre.Le Canada, pour donner une mesure, offre des cours de langue étrangère par l’entremise de l’Entraide universitaire mondiale du Canada.Pour quatre professeurs de français, on compte 25 professeurs d’anglais.Tu Anh enseigne le français à des élèves du primaire.Elle a aussi fait l’apprentissage de l’anglais.Pourquoi?«Quelqu’un m'a dit qu’on laisserait tomber le français au Vietnam après le Sommet de la Francophoniedit-elle.Un vieux fond de nostalgie et l’attrait de la culture française continuent cependant de susciter l’intérêt d’un certain nombre de jeunes.Iœs étudiants inscrits aux cours donnés par Savio Jaramillo à l’Ecole de commerce extérieur de Hanoï |x>ur l’Entraide universitaire mondiale du Canada, ont soif de culture, dit le professeur.Ils veulent non seulement apprendre la langue mais aussi que la langue leur permette de connaître d’autres civilisations.«J’ai lu les romans de Victor Hugo quand j’étais plus jeune», raconte Doang Hoang Minh, qui, à 20 ans, vient de recevoir son diplôme de l’École des technologies informatiques de Hanoï (ESTIH).Mais Minh souhaite avant tout se trouver du travail.Ses parents connaissent des entreprises françaises qui pourraient lui offrir un emploi.Le vrai motif, c’est celui-ci: faire du français un atout supplémentaire.«Ceux qui parlent le français se trouvent toujours du travail, dit Dinh Bich Hoa, enseignante à l’ESTIH.Ceux qui ne connaissent que l'an- Pour quatre professeurs de français, on compte 25 profs d’anglais.Mais un vieux fond de nostalgie et l’attrait de la culture française continuent de susciter l’intérêt d’un certain nombre de jeunes.bp** MICHEL VENNK LE DEVOIR Ces enfants ont dix heures de classe de français par semaine à l’école Nam lining Cong, à Hanoï.g!a is ont de la diffiadté à en trouver.» L’ESTIH a été créée en 1994 à la demande du Comité populaire de Hanoï (le gouvernement municipal) en coopération avec la Chambre de commerce et d’industrie de Versailles.L’école offre deux particularités: l’alternance travail-études et l’apprentissage obligatoire du français et de l’anglais.Iœ modèle est une réussite: 80 % des jeunes s’intégrent dans des entreprises à leur sortie de l’école, selon le conseiller Jean-Pierre Le Provost.«Si on avait écouté tout ce qui se disait, on ne serait jamais venu au Vietnam», tranche le directeur général de l’AlJPELF-UREF, Michel Guillou.«Mais nous, nous croyions que le français avait encore un avenir ici.» L’organisation, qui regroupe les universités de langue française dans le monde, a monté un programme qui déborde largement la petite école.47 filières d’enseignement universitaire en langue française, dans des domaines aussi divers que la science économique et la médecine vétérinaire, accueillent déjà plus de 5000 étudiants.Ce sont, en général, les meilleurs de leur promotion.L’AUPELF-UREF a également créé l’Institut francophone d’informatique (IFT) qui offre depuis deux ans à une cinquantaine d’étudiants un diplôme de niveau maîtrise.Les jeunes bénéficient de bourses et ils doivent consacrer entre quatre et six heures par semaine à l’apprentissage de la langue.L’Agence de la Francophonie (ACCT) soutient de son côté la formation de professeurs, la production d’émissions de télévision, des programmes radiophoniques, unç quarantaine de cercles francophones dans les quartiers.L’Alliance française donne des cours à 4000 étudiants.Le français est certes sous perfusion.Il sera toujous l’affaire d'une élite.Mais il reste présent.?Michel Venue s’est rendu au Vietnam du 10 au 17 novembre 1997 à l’invitation de l’Agence de la Francophonie (ACCT).La Francophonie par la culture plutôt que par la langue La Francophonie se perpétuera au Vietnam par la culture plus que par la langue, croit Huu Ngoc, écrivain, traducteur, chercheur et vieux sage.Et pour y parvenir, deux moyens: la traduction en vietnamien d’œuvres de langue française et le commerce.Huu Ngoc est connu dans son pays pour ses ouvrages sur la culture vietnamienne et sur les cultures étrangères.Son dernier best-seller: A File on American Culture, publié en vietnamien, en 1996, après le rétablissement,des relations diplomatiques entre le Vietnam et les États-Unis et la levée de l’embargo américain qui durait depuis la guerre.Les Vietnamiens ne sont-ils pas, aujourd’hui, tournés davantage vers l’Amérique que vers la Francophonie?M.Ngoc ne le croit pas.«Si l’anglais est entré dans les écoles, c’est parce que c’est une langue commerciale», dit-il au cours d’un entretien dans son minuscule bureau à Hanoï.«On apprend l'anglais pour avoir un job.Très peu de jeunes vietnamiens comprennent les ouvrages de Shakespeare.Tandis que ceux de Victor Hugo, Balzac, ont été largement traduits.Et pendant plusieurs générations ont imprégné la matière spirituelle du Vietnam.» Le vieux sage, né rue du Chanvre dans le vieux quartier d’Hanoï vers la fin de la Première Guerre mondiale, soulient que «nous sommes placés dans une position favorable pour le français.Car la culture française est notre chair et notre sang, notre passé, nos sentiments.» Pendant 80 ans de domination coloniale française en Indochine, jusqu’en 1954, les enfants fréquentant l'école y apprenaient le français et suivaient la plupart des enseignements dans cette langue.L'héritage français est visible dans la littérature comme dans l’architecture vietnamiennes, dans la cuisine comme dans les beaux-arts.M.Ngoc fait le parallèle entre la situation du français au Vietnam et l’influence des cultures gréco-romaines en France.«Est-ce que les Français parlent maintenant l’ancien grec et le latin?Presque pas.Mais l’architecture française, la poésie, le théâtre, le droit français ont dérivé de la Grèce antique et de Rome.» M.V.MARYSE CRETE Huu Ngoc (à gauche) est connu dans son pays pour ses ouvrages sur la culture vietnamienne et les cultures étrangères.Rentrée ombée publicitaire: le vendredi 16 janvier 192B.puloTié Je 24 Janvier EE3gaa L K l> E V 0 I It , L E M A RDI I 3 .1 A N V 1ER I !» !» 8 B 2 -—-* LE DEVOIR ?- ECONOMIE Agropur est dûrement touchée CLAUDE TURCOTTE LE DEVOIR Agropur, la plus importante coopérative laitière du Québec, est sévèrement touchée par la tempête de verglas, laquelle a forcé la fermeture à Granby du siège social et de deux usines, ce qui a momentanément mis en chômage 400 personnes.Il faut ajouter à cela 200 autres emplois à l’usine de Bon-Conseil dont la production de fromage a été mise en veilleuse à cause du verglas.Robert Poirier, directeur général de la division industrielle d’Agropur, confirme que la coopérative de Granby vit une situation assez difficile.Toutefois, la remise en marche de toutes ses installations est amorcée.Ainsi, hier, grâce à une génératrice obtenue de la firme de construction Sintra à Rivière-du-Loup, le siège social d’Agropur a commencé à reprendre vie avec le retour de quelques employés.Le mouvement va bien sûr s’accentuer.L’usine de yogourt devrait se remettre à produire demain grâce à une génératrice venant de Calgary et l’usine de fromage de Granby devrait fonctionner en partie aujourd’hui avec deux génératrices trouvées en Nouvelle-Ecosse.L’usine de Bon-Conseil doit redémarrer demain.Les deux plus grosses usines d’Agropur reçoivent normalement deux millions de litres de lait par jour.Agropur a par ailleurs un important réseau pour le lait de consommation avec des installations à Montréal et à Québec qui produisent et deux autres à Saint-Bruno et à Brossard qui ne fonctionnent pas.A cause de ses inventaires.Agropur assure que les consommateurs ne sont, ni ne seront incommodés par la cessation forcée de certaines activités, parce qu'il y a des inventaires suffisants en beurre et en fromages pour répondre à la demande.Au demeurant, l’usine de beurre de Plessisville n’a pas été affectée, tout comme celle de fromage à Oka.Dans le cas du lait de consommation, les usines qui fonctionnent peuvent compenser pour celles qui sont inactives.Quoi qu’il en soit, avec l’arrivée de génératrices additionnelles, Agropur devrait avoir repris son fonctionnement presque normalement à la fin de cette semaine.Depuis hier matin, les producteurs laitiers n’ont plus à jeter de lait puisque des acquéreurs d’appoipt ont été trouvés au Canada et aux États-Unis.Ainsi, 13 camions-citernes de lait du Québec, sont arrivés à Truro en Nouvelle-Écosse samedi et 10 autres camions les ont suivis le lendemain.Comme l’explique M.Poirier, le plan d'Agropur a d’abord accordé la priorité à l’aspect de la sécurité, puis à la remise au travail de son personnel qui a besoin de revenus et à la fourniture de produits à la clientèle régulière.Ultérieurement, viendra l’étape du bilan des dommages causés par le verglas et le manque d’énergie.D’autres entreprises agro-alimentaires comme Nutribec et Nutri-Œuf, qui sont très présentes en Montérégie, ont survécu fort bien.Nutribec a perdu 15 000 poulets, ce qui équivaut à 2 ou 3 % de son stock; elle a perdu aussi 700 porcelets sur un total de 70 000.Cela donne une perte d’environ 70 000 $.Son usine de Bon-Conseil a été fermée pendant trois jours et celle de Montréal, pendant sept heures.Les usines fonctionnent maintenant à plein régime.La situation demeure néanmoins critique puisque les génératrices qui font marcher ces usines consomment beaucoup de carburant, dont les réserves (consenties par les fournisseurs) sont au maximum de deux jours, ce qui rend Robert Désilets, président de Nutribec, plutôt nerveux.Par ailleurs, la Coopérative fédérée de Québec en arrive à la conclusion quelle se tire relativement bien d’affaire grâce à des génératrices.11 y a un pépin toutefois à l’abattoir de Saint-Damase, qui compte 221 employés; la municipalité ne parvient pas à maintenir le service d’aqueduc, ce qui paralyse le fonctionnement de l’abattoir.Trop tôt pour évaluer les dommages en milieu agricole Julien promet de l’aide PIERRE APRIL PRESSE CANADIENNE A uébec — Le ministre québécois W de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, Guy Julien, a indiqué hier qu’il était encore trop tôt pour évaluer avec exactitude les dommages subis par les entreprises agricoles de la grande région de Montréal et de la Montérégie, mais il a quand même promis de fournir l’aide gouvernementale appropriée.Le ministre Julien a rencontré hier les dirigeants de la Fédération régionale de Saint-Hyacinthe (UPA), des fédérations des producteurs de lait, de porcs, de volailles et les représentants des acériculteurs (sirop d’érable) et des pomiculteurs.Le ministre a indiqué que le but de l’exercice était de vérifier ce qui devra être fait à court terme pour aider les agriculteurs sinistrés.«Dans un premier temps, a-t-il dit, puisque la majorité des agriculteurs touchés en ont encore pour au moins une semaine avant de recouvrer l'électricité, nous devons trouver des génératrices, fournir du pétrole, des pièces mécaniques de rechange, des techniciens, de la moulée pour nourrir les animaux, etc.» Le ministre a aussi expliqué que, en plus de devoir nourrir leurs animaux et de faire fonctionner leurs exploitations, les agriculteurs sont devenus, dans bien des cas, de petits centres d’hébergement de rangs.«Les agriculteurs hébergent beaucoup de sinistrés du monde rural, a expliqué M.Julien, justement parce que plusieurs d’entre eux possèdent des génératrices.Dans les circonstances, en plus de devoir produire, ils exercent un rôle social.» Le ministre a clairement indiqué qu’il ne faut surtout pas semer la panique et parler de pénurie dans les secteurs touchés.Selon lui, l’urgence consiste à faire en sorte de favoriser la réouverture des usines de transformation régionales touchées par la panne d’électricité.«Il faut voir comment on peut accélérer le processus et faire en sorte que nos usines transforment le plus vite possible.Il y a des usines qui rouvrent, il y en a d’autres qui fonctionnent au ralenti et il y en a de fermées.Cependant, il ne faut surtout pas parler de pénurie, a souligné le ministre.Il ne s’agit pas de cela du tout.Ce qu’on essaie de voir, c’est comment on peut améliorer le plus rapidement possible la situation et offrir des sécurités ata producteurs.» La question du transport du lait, par exemple, qui se posait au début de la tempête de pluie verglaçante, ne se pose évidement plus puisque les routes et les chemins ont presque tous été rouverts à la circulation.Le problème est plus évident, dans le cas du lait, à l’usine de transformation de Notre-Dame-du-Bon-Conseil, «une coopérative qui traite environ un million de litres de lait par jour.Mais dam les secteurs du lait et des fromages, a précisé M.Julien, à cause des réserves, il n’y a pas de problème.On a ce qu'il faut.On est très loin d’une pénurie.» Pour la partie non assurée, les gouvernements d’Ottawa et de Québec vont tous les deux être appelés à dédommager les agriculteurs une fois que les dégâts auront été évalués.«À plus long terme, il va falloir attendre au printemps avec, entre autres, les pomiculteurs de la région de Rougemont et de la Montérégie pour être en mesure d'évaluer les dégâts causés aux arbres.» EN BREF Construction: permis en masse Ottawa (PC) — Les municipalités ont émis en novembre pour 2,9 milliards de dollars de permis de construction, soit le plus haut niveau mensuel depuis plus de sept ans, rapporte Statistique Canada.Il s’agit d'un gain de 8,4 % sur octobre, principalement imputable a la construction industrielle.La valeur des permis non résidentiels a grimpé de 16,7 % à 1,4 milliard de dollars, surtout grâce à un important projet minier.Les projets de construction industrielle ont à eux seuls augmenté de 69,2 % à 506 millions de dollars en novembre, le plus haut niveau mensuel atteint depuis février 1989.Dans le secteur de la construction ré- sidentielle, les municipalités ont, à la faveur de faibles taux hypothécaires, délivré pour plus de 1,5 milliard de dollars de permis, une hausse de 2 % sur octobre.Contrat pour Rolls-Royce (Le Devoir) — Rolls-Royce Canada a reçu de Canadian Regional, filiale de Canadien International, un contrat de 54 millions réparti sur plusieurs années pour l’entretien des appareils F-28 du transporteur.U- contrat, qui sera exécuté a l’usine de Rolls-Royce à Dichine, couvre l’actuelle flotte de 18 appareils, qui devrait passer à 24 aéronefs au cours de l'année.Les parquets nord-américains résistent tant bien que mal Crise asiatique REUTERS SSsSsP®** ifegii ?***v-'*N MRIg •¦'H V3C;K- La Bourse de Hong-Kong a été minée hier par les inquiétudes suscitées par la situation de la banque Peregrine Investment Holdings.Les Bourses de Hong-Kong et de Singapour plongent GÉRARD BÉRUBÉ LE DEVOIR Après le fort recul de vendredi dernier, les parquets boursiers nord-américains ont résisté tant bien que mal hier à ce nouvel épisode d’une crise asiatique qui n’en finit plus de se heurter à l’incrédulité des investisseurs.Un scepticisme quant à la capacité de cette région à redresser la tête, quant à la portée des mesures d’urgence appliquées et quant à son soi-disant effet marginal sur les économies des pays industriels.Dans la foulée, le dollar canadien a poursuivi sa glissade, fermant en baisse de 14 centièmes à 69,78 C US hier.Seule consolation: le recul des taux de rendement à long terme sur le marché obligataire, le rendement de l’obligation américaine de 30 ans tombant à un nouveau bas historique.C’est ce même recul qui avait contribué à accélérer l’applatissement de la courbe de rendement la semaine dernière et conduit les banques canadiennes à réduire de 25 à 30 points les taux hypothécaires pour les échéances de un an et plus.Le Dow Jones a progressé de 66,76 points hier (+0,9 %) à 7647,18 points malgré la chute de la quasi-totalité des bourses asiatiques et européennes.Cet indice largement occulté avait pourtant entamé la séance avec une chute de 130 points dans les quinze premières minutes puis a subi une évolution en dents de scie avant de clôturer en hausse.Les inquiétudes suscitées par la crise financière en Asie et la faillite de la banque d’investissement Peregrine de Hong-Kong ont été tempérées par les commentaires relativement optimistes de plusieurs des principaux analystes boursiers de Wall Street sur les perspectives de résultats des sociétés américaines.Sur le marché obligataire, le rendement de l’obligation à 30 ans, principale référence, s’affichait à 5,71 %.A l’ouverture du marché, ce rendement était tombé à 5,68 %, soit son plus bas niveau historique.Au Canada, l’indice TSE s’est également redressé après une ouverture de séance sous pression.L’indice représentatif de la Bourse de Toronto a tout de même reculé de 32,47 points hier (0,5 %), à 6239,96.Pas moins de 10 des 14 sous-indices ont plié l’échine, la plus forte contraction ayant été enregistrée par les titres du secteur des services financiers (-1,9%).«L’Asie est une sérieuse affaire et je n’essaie pas de la minimiser Mais les résultats des sociétés pourraient bien être à la hausse cette année, et même s’ils ne le sont pas autant que je le pensais initialement, je pense qu’ils le seront suffisamment pour que les modèles d’évaluation basés sur les résultats et les taux d’intérêt vont être plus favorables», a affirmé Byron Wien, responsable de la gestion de portefeuilles pour le marché américain chez Morgan Stanley Dean Witter.Cet optimisme mesuré a été relayé par plusieurs autres analystes dont Abby Joseph Cohen de Goldman Sachs, qui a maintenu sa prévision d’une hausse moyenne de 8 % des résultats des sociétés américaines en 1998.La tourmente sur les marchés financiers asiatiques a accru la nervosité des investisseurs américains, mais nombre d’entre eux comptent sur la résistance de l’économie domestique et le faible niveau des rendements obligataires pour aider Wall Street DIDI KIRSTEN TATI.OW ASSOCIATED PRESS Hong-Kong — La crise n’en finit pas en Asie du Sud-Est.La mise en liquidation annoncée de l’une des plus puissantes banques d’investissements asiatiques, la Peregrine Investment Holding de Hong-Kong, a fait plonger hier les Bourses de Hong-Kong et de Singapour.Alors que le Fonds monétaire international lance de nouveaux efforts pour rétablir le calme, les turbulences financières secouent de plus belle la région et se répercutent sur les places européennes.Cette matinée agitée en Asie a une nouvelle fois produit un effet de domino sur les places financières d’Europe.Après le déclin de Wall Street en fin de semaine dernière, la Bourse de Hong-Kong, minée par les inquiétudes suscitées par la situation de la banque Peregrine Investment Holdings, a atteint hier son plus bas niveau depuis près de trois ans.L’indice Hang Seng a terminé sa chute à 8121,06 points à la clôture, en forte baisse de 773,58 points soit 8,7 %.La semaine dernière, l’indice avait déjà perdu 17%.Singapour a été entraînée dans cette chute vertigineuse enregistrant une baisse de 8,8 % pour atteindre son plus bas niveau depuis plus de sept ans.Les marchés financiers de Hong-Kong avaient passé la journée à s’inquiéter du sort de la société Peregrine.Après la clôture de la Bourse, la banque d’investissements a finalement annoncé dans un bref communiqué quelle avait entamé une procédure légale de mise en liquidation et que les liquidateurs seraient à pied dès aujourd'hui.Une nouvelle victime Le chef de l’exécutif de Hong-Kong, Tung Chee-hwa, a estimé que la Per-igrine était une nouvelle victime de la crise asiatique, mais s’est persuadé que le système bancaire du territoire ne serait pas «durement touché».Fondée en 1988 à Hong-Kong par Philip Tose et Francis Leung, cette banque était connue pour prendre des investissements à risques que les autres banques ne voulaient pas Bourses EUROPÉENNES Paris (AFP) — Les Bourses européennes ont clôturé à la baisse hier dans le sillage des places asiatiques.Voici les pourcentages de baisse enregistrés à la clôture: Francfort -3,5 % Zurich -3,1 % Amsterdam -2,4 % Paris -1,9% Londres -1,4% Madrid -0,9 % Milan -0,3 % Stockholm -4,0 % Helsinki -3,8 % Oslo -4,9 % prendre.À Hong-Kong, elle était admirée comme un cas rare: une compagnie née dans l’ancienne colonie britannique et qui défiait les géants basés aux États-Unis.Mais la crise asiatique a provoqué sa perte.Peregrine a été frappée de plein fouet par la chute de la devise indonésienne, la roupie, alors que la banque avait prêté une somme estimée à quelque 260 millions de dollars à une compagnie de taxis indonésienne dont la solvabilité est à présent mise en doute.La semaine dernière, son dernier espoir avait disparu après qu’une compagnie suisse, le Zurich Centre Investments, eut renoncé à reprendre 24 % des parts de la compagnie en difficulté.Les autres places financières asiatiques ont été aussi malmenées: à Tokyo, l’indice Nikkei a perdu 2,2 %.Les places financières de Taïwan (-4,7 %), de Thaïlande (-3 %) et de Malaysia (-2,9 %) ont également terminé en baisse.Seuls les deux pays les plus durement touchés par la crise asiatique, l'Indonésie et la Corée du Sud, ont terminé en hausse, ainsi que les Philippines.Cette nouvelle secousse financière intervient au moment où le Fonds rponétaire international (FMI) et les États-Unis multiplient les initiatives pour permettre notamment à l’Indonésie de se remettre de la crise.Le directeur général du FMI, Michel Camdessus, et le secrétaire américain à la Défense, William Cohen, sont attendus cette semaine en Indonésie pour tenter d’organiser la relance de son économie.Mauvaises dettes Tokyo révèle la véritable ampleur du désastre: 590 milliards $ US FRÉDÉRIC GARLAN AGENCE FRANCE-PRESSE Tokyo — Soucieux de convaincre les marchés financiers de la sincérité de sa récente conversion à la transparence, le ministère japonais des Finances a publié hier une nouvelle estimation du montant des créances à problèmes des banques de l’archipel, qu’il évalue désormais à 76 708 milliards de yens (590 milliards $ US) à la fin septembre.Ce montant colossal est pratiquement triple de celui jusqu’ici admis par le ministère, qui était de 28 100 milliards de yens à cette même échéance.Il représente ainsi plus de 12 % de l’encours de crédit des banques japonaises.Le nouveau montant des mauvaises dettes accumulées représente quelque 16 % de la richesse produite en un an par le Japon, ou environ 40 % du produit intérieur brut d’un pays comme la France.Cette nouvelle estimation a été publiée quelques heures seulement après que le premier ministre Ryuta- ro Hashimoto se fut engagé devant la Diète (Parlement) à mener à bien la stabilisation du système financier nip-I>on, quitte à mobiliser pour cela la bagatelle de 30 (XK) milliards de yens.L’ancienne méthode d’évaluation ne prenait en compte que les crédits accordés aux entreprises faillies, ceux en retard de remboursement et ceux restructurés par les banques.la nouvelle méthodologie tient aussi compte des crédits sur lesquels pèsent des risques de non-remboursement Dirs d’une conférence de presse, le directeur adjoint du bureau des affaires bancaires du ministère des Finances, Sei Nakai, a toutefois souligné qu’une très petite part seulement de cet encours (environ 12 %) était véritablement perdu (2695 milliards de yens) ou sur le point de l’être (8724 milliards de yens).Ix reste, soit 65 289 milliards de yens (500 milliards $ US), ne nécessite, selon M.Nakai, qu’une gestion prudente.Selon une enquête de la Banque du Japon réalisée en 1995 et en 1997, environ 17 % des crédits tombant dans cette catégorie pourraient devenir véritablement irrécupérables à échéance de trois ans.M.Nagai a jugé cette estimation un peu pessimiste: «Tout dépendra de l'évolution de l’économie, et en particulier de l’immobilier», a-t-il dit.Calmer les marchés En dépit de l’ampleur des sommes mentionnées, M.Nakai a estimé que ces nouveaux chiffres devraient calmer les marchés financiers en leur montrant que le montant réel des créances douteuses «est inférieur à ce qu'ils pensent».Ces nouvelles statistiques ont été compilées à partir des propres déclarations des banques nipponnes dans la perspective de l’application de ratios de solvabilité plus sévères à compter du 1er avril 1998.Les banques coopératives et les associations de crédit, qui représentent une Iiartie importante de l’offre de crédit au Japon, ne sont pas prises en compte dans ces statistiques dans la mesure où elles ne présentent iras de comptes semestriels, a précisé M.Nakai.Ces chiffres s’entendent après provisions, mais leur montant est arrêté à la fin mars 1997.Les colossales réserves annoncées par les banques nipponnes au titre de l’exercice en cours ne sont,ainsi pas prises en considération.À la fin de leur exercice 1997-98, les banques devront avoir totalement apuré leurs créances irrécupérables, selon les nouvelles normes prudentielles.M.Nakai a indiqué que l’administration des Finances espérait convaincre la profession bancaire d’adopter dès mars la définition de la SEC (Securities and Exchange Commission) américaine en matière de mauvaises dettes.Cette norme est plus sévère que celle actuellement en vigueur au Japon — qui conduit à chiffrer l’encours douteux à 28 100 milliards de yens — mais son utilisation aboutirait à des montants à risque bien inférieurs à ceux mentionnés par le ministère.Il n’est lias question de demander aux banques de présenter des comptes individuels selon cette méthodologie, réservée aux autorités de tutelle pour leurs contrôles, a souligné M.Nakai. I) K V 0 Les devises Voici la valeur des devises étrangères exprimée en dollars canadiens Afrique du Sud (rand) 0,3009 Allemagne (mark) 0,7861 Arabie Saoudite (riyal) 0^3970 Australie (dollar) 0,9525 Autriche (schilling) oj 154 Barbade (dollar) 0,7476 Belgique (franc) û!o3919 Bermudes (dollar) 1 4508 Brésil (real) 1^3182 Chili (peso) 0,00317 Chine (renminbi) 0,1792 Egypte (livre) 04324 Espagne (peseta) 0,00966 Etats-Unis (dollar) 1,4330 Europe (ECU) 1,6034 France (franc) 0,2348 Grèce (drachme) 0,005272 Hong-Kong (dollar) 0,1908 Inde (roupie) 0,0381 Italie (lire) 0,000831 Jamaïque (dollar) 0,0446 Japon (yen) 0,01079 Mexique (peso) 0,1831 Pakistan (roupie) 0,0347 Pays-Bas (florin) 0,7222 Philippines (peso) oio338 Pologne (zloty) 0,4168 Portugal (escudo) 0,008042 Rép.dominicaine (peso) 0,1000 Royaume-Uni (livre) 2,3243 Russie (rouble) 0,000246 Singapour (dollar) 0,8155 Slovaquie (couronne) 0,0421 Slovénie (tolar) 0,008627 Suède (couronne) 0,1846 Suisse (franc) 1,0014 Taïwan (dollar) 0,0429 Tanzanie (shilling) 0,00247 Thaïlande (baht) 0,0265 Trinité-Tobago (dollar) 0,2407 Venezuela (bolivar) 0,00292 Procédure anti-monopole Microsoft défend sa cause en cour Les 8000 employés au travail Washington (AFF) — Le géant des logiciels Microsoft doit venir démontrer en cour aujourd’hui la validité de l’argument technologique au cœur de sa défense face aux accusations des autorités américaines anti-monopole.Le juge fédéral de Washington DC, Thomas Jackson, a sommé Microsoft de prouver que son logiciel de navigation sur Internet, Explorer, ne peut, comme l'affirme le groupe, être dissocié du système d'exploitation Windows 95 sans endommager celui-ci au point de le rendre inopérant.L’audience d’aujourd’hui vise à déterminer si Microsoft désobéit à une injonction préliminaire du juge Jackson, qui lui avait interdit le 11 décembre dernier de continuer à lier ces fonctions Internet à Windows 95 en attendant un jugement sur le fond.Le groupe affirme s’y plier en proposant aux constructeurs de microordinateurs d’installer sur les PC une version de Windows sans Explorer, mais vieille de deux ans.Les enjeux de la démonstration technologique d’aujourd’hui vont toutefois au delà de ce point de procédure temporaire.Les services antitrusts du département de la Justice accusent Microsoft de violer la loi anti-monopole en utilisant sa domination sur la micro-informatique pour tenter de s’emparer du marché d’Internet.Ils lui reprochent de contraindre les constructeurs informatiques à installer sur les PC son logiciel de navigation sur Internet en même temps que Windows 95, les menaçant d;uis le cas contraire de leur retirer toute licence sur le système d’exploitation.Le système d’exploitation Windows 95 constitue le système nerveux central de neuf micro-ordinateurs sur dix.En incluant les capacités de navigation sur Internet aux fonctions de base de l’ordinateur, Microsoft sape le marché potentiel pour des logiciels de navigation indépendants.Son principal concurrent dans ce domaine, Netscape Communications, a prévenu récemment qu’il accuserait une forte perte fin 1997, en raison notamment de «pressions concurrentielles».Pour Microsoft, l’intégration d’Internet au système d’exploitation est un progrès technologique, dans l’intérêt du consommateur.Ix‘ groupe refuse de voir le gouvernement, ou la Justice, définir ses produits.Canadair poursuit ses activités malgré tout RO B K HT DUTRISAC LE DEVOIR Le fabricant d’avions Canadair a poursuivi ses activités énergivores, hier, dans ses usines de la région de Montréal avec la bénédiction d’Hydro-Québec.«Nos activités battent leur plein», a confirmé hier le por-te-parole de Canadair, Ahmed Galipeau.Comme Canadair bénéficie d’une alimentation électrique indépendante, ¦ Dossier 76379200 Déménagement au 195, boul.Perron Est, Caplan (Québec).Clôture : 98-01-22 à 15 h à Rimouski.Outaouais (i> Dossier 76040700 Entretien des systèmes de protection des personnes et des biens au 170, rue Hôtel-de-Ville, Hull (Québec).Clôture: 98-01-30 à 15 h à Hull.Dossier 76011400 Remplacement de panneaux électriques au 645, rue de la Madonne, Mont-Laurier (Québec).Clôture : 98-01-29 à 15 h à Hull.Saguenay - Lac-St-Jean-Côte-Nord151 Dossier 77485200 Entretien ménager au 1600, rue Bersimis, Chicoutimi (Québec).Clôture : 98-03-11 à 15 h à Jonquière.AVIS PUBLICS HEURES DE TOMBÉE Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi: Réservations avant 12 h 00 le vendredi Publications du mardi: Réservations avant 16 h 00 le vendredi Té!.: 985-3344 Fax: 985-3340 Merci de votre p’tit coup de cœur.fONDAflON DCA MALADIES l)U« C If DK DU QUtHK.Au vccur Je lu silurien ! CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-04-013223-988 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT: GREFFIER ADJOINT ARMANDE CYR Partie requérante -c- MARTINE CYR Partie intimée •et- DIRECTEUR DE LA PROTECTION DE LA JEUNESSE Partie mise-err-cause ASSIGNATION ORDRE est donné à MARTINE CVR.de comparaître au greffe de cette Cour situé au 1 est, rue Notre-Dame.Montréal, salle 2.17 le 18 lévrier 1998 à 9h00 ou aussitôt que conseil pourra être entendu, suite à la publication du présent avis dans le journal Le Devoir.Une copie de la requête pour garde d'enfant, déclaration solennelle, avis de présentation, avis de dénonciation des pièces a été remise au greffe à l'intention de MARTINE CYR.Lieu: Montréal Date: 09 janvier 1998 FRANÇOIS LEBLANC.G.A Greffier adjoint « Attendez-vous que l’on fasse une crise avant de nous aider ?» ÉPILEPSIE CANADA ou a I association de l'épilepsie de votre région (514) 845-7855 • 1 800 860-5499 Raymond Chabot inc.LOI SLR LA FAILLITE ET L'INSOLVABILITÉ Dans l'affaire de la faillite de 9022-8297 QUÉBEC INC., personne morale ayant fait affaires sous le nom et la raison sociale de « Multi-Spec » au 208I5-B.Côte Nord.Bois-briand(Qc) J7E4H7.AVIS est par la présente donné que 9022-8297 Québec Inc a déposé une cession de scs biens entre les rnains de RAYMOND.CHABOT INC le 5 janvier I998 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 29 janvier 1998 à 9 h 30, au bureau du syndic, au 1200.boul St-Martin Ouest, suite 200, Laval.Québec LAVAL.ce 13 janvier 1998 RAYMOND, CHABOT INC.ès qualrtés de syndc de l'actif de 9022-8297 Québec Inc.JEAN GAGNON, C.A.CIP Responsable de l’actif 1200, boul Saint-Martin Oucsi Bureau 200 Laval (Québec) H7S 21:4 Téléphone (514) 382-9234 Télécopieur (514) 663 9850 Une vie plus vivante pour tous.Une vie plus facile pour les démunis.Y M C A vie à la vie MONTREAL Une vie plus dynamique pour les jeunes.Une vie plus merveilleuse pour les petits.Par leur action communautaire.leurs activités physiques, leurs services éducatifs et leurs programmes pour enfants, les douze centres du YMCA de Montréal veulent donner A chacun plus de vie â ta vie.Un Super Bowl Denver-Green Bay Toute une tâche -pour les Broncos ASSOCIATED PRESS Aucun équipe n’a perdu cinq Super Bowl, une infamie qui guette les Broncos de Denver.Les Broncos ont subi la défaite lors de leurs quatre participations, chaque fois de façon décisive.Mais pour mettre fin à leur disette et à celle de 13 ans de la Conférence américaine, ils devront vaincre les puissants Packers de Green Bay, les champions de l’an dernier.Les Raiders d'Oakland, alors installés à Dis Angeles, ont été la dernière équipe de l'Américaine à conquérir un titre du Super Bowl.«Nous allons bien représenter la Conférence américaine, a promis le propriétaire des Broncos, Fat Bow-len.Je crois que nous allons gagner le prochain Super Bowl.» Pour y parvenir, les Broncos (154) devront se débarasser d’un redoutable obstacle, la défensive des Packers (15-3), dominante dimanche lors du triomphe de 23-10 de Green Bay contre les 49"' de San Francisco.Dès la fin du match, les preneurs aux livres avaient établi les Packers comme favoris par 13 1/2 points.Les Packers n’ont alloué que 61 points au cours de leurs six dernières rencontres importantes.Ils en ont accordé 17 en deux matches de série dont sept à la suite d’un retour de boité d’envoi.«Notre style est de foncer sur l’adversaire», a expliqué un demi de sûreté des Packers, Eugene Robinson.D's Packers et les Broncos ont dû affronter quatre adversaires communs cette saison: Caroline, Nouvelle-Angleterre, Buffalo et St.Louis.Ils ont gagné tous ces matches.Ix-s deux clubs ont gagné leur finale de conférence à l’étranger, la troisième fois que cela se produit dans l’histoire du Super Bowl.Ils comptent sur deux demis qui ont gagné plus de 100 verges lors des deux matches de finale.Et les deux entraîneurs-chefs, Mike Holmgren (Green Bay) et Mike Shanahan (Denver), ont tous deux participé à des conquêtes du Sujier Bowl par les 49" à titre d’adjoints.La «tournée de la vengeance» La victoire de 24-21 des Broncos contre les Steelers leur a permis de continuer leur «tournée de la vengeance».Dans un premier temps, ils avaient vaincu Jacksonville qui les avaient éliminés l’an dernier, ils ont ensuite défait les Chiefs de Kansas City qui les ont privés du titre de la Section ouest de l’Américaine.Et, dimanche, ils ont triomphé d'une autre équipé qui les avaient battus cette saison, les Steleers.«Nous avons vaincu d’excellentes équipes au cours des séries.Nous nous sommes tenus ensemble pour l’emporter, et sans nul doute, nous méritions ces victoires, a déclaré l’ailier défensif Neil Smith.Nous voulions donner une autre chance au «° 7 (John Elway) d’inscrire une victoire au Super Bowl.Avec lui pour nous mener, nous sommes en bonnes mains.» Mais, la prochaine proie est un re-doubable prédateur.D‘s Packers ont écrasé 41-6 les Broncos lors du dernier affrontement entre les deux équipes, en décembre 1996.Mais les Broncos étaient privés d’un membre important: un certain John Elway.Ronaldo élu joueur de l’année de la FIFA ASSOCIATED PRESS Marne-la-Vallée, France — Ronaldo, la vedette de l’équiix* du Brésil et de l’Inter de Milan, a été désigné, hier, pour la deuxième année consécutive «joueur de l’année» par la Fédération internationale de football (FIFA).Avec 480 points obtenus — 80 premières places sur 121 possibles—, Ronaldo devance son compatriote Roberto Carlos, l'arrière du Real Madrid (65 points), alors que la troisième place est partagée — 62 points chacun — par Zinedine Zidane (Juventus de Turin) et le Néerlandais d’Arsenal, Dennis Bergkamp.Ix-s entraîneurs nationaux de 121 pays ont pris part à ce vote.Ronaldo est le premier joueur à remporter deux fois cette récompense créée par la RFA en 1991.L'an dernier, Ronaldo l’avait emjxirté avec 329 points contre 140 au Franco-libérien George Weah.1rs précédents «joueurs de l’année» ont été l’Allemand Lothar Matthaus, le Néerlandais Marco Van Bas-ten, l’Italie Roberto Baggio, le Brésilien Romario et George Weah.Ronaldo a marqué trois buts récemment lors de la finale de la Coupe des confédérations face a l’Australie en Arabie Saoudite, et trois autres lors du match de gala à l’occasion du tirage au sort E *X REGROUPEMENTS DE RUBRIQUES 100* 199 IMMOBILIER RÉSIDENTIEL 100* 150 Achat-vente-échange 160* 199 Location 200 • 299 IMMOBILIER COMMERCIAL 200 • 250 Achat-vente-échange 251 • 299 Location 300 • 399 MARCHANDISES 400 • 499 OFFRES D’EMPLOI 500 • 599 PROPOSITIONS D’AFFAIRES ET DE SERVICES 600 • 699 VÉHICULES LES PETITES ANNONCES DU LUNDI AU VENDREDI DE 8 H 3 0 À 17H00 Pour placer, modifier ou annuler votre annonce, téléphonez avant 14 h 30 pour l'édition du lendemain.Téléphone: Télécopieur: 985-3322 985-3340 Conditions de paiement : cartes de crédit AMERICANI ¦EXPRESS r \ AVIS DE DECES FONDATION CLAUDE ST-IEAN Campagne de souscription du 16 au 31 janvier HEURES DE TOMBEE DU LUNDI AU VENDREDI: avant 15h pour publication le lendemain.Télécopieur: 985-3340 POUR INFORMATION : 985-3322 LE DIMANCHE : avant 15h pour publication le lundi.Télécopieur: 985-3360 POUR INFORMATION : 985-3333 N/ Claude Sl-Jean s'esl juré de vaincre l'\la\ie de Friedreich.Voire aide financière est toutefois indispensable pour poursuivre les recherches médicales et permettre à Claude de gagner son pari.Knvoyez vos dons à : iOMMIIONUAI UIEI-U1N Fondai ion Claude Sl-Jean C.P.3725, succursale B Montréal (Québec) I13K 31/7 Reçu pour déduction d'impôt sur demande Vhsiiciiilimi C.iiiiadU-Miu- ) (514) 523-2246 ÊSS3 smiths 1 L ¦jpl \ mm A, 1 ne faites rien ne demandez rien é c o n o m i s e z AUTOMATIQUEMENT Dès janvier, les clients d'affaires de Bell profitent du nouveau programme d'économie Avantage OptimumMC.Que votre entreprise soit grande ou petite, vous obtiendrez automatiquement une réduction supplémentaire de 25 % en moyenne sur vos interurbains et sur votre service d'appels sans frais.De plus, ce programme simplifié s'ajustera 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