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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1998-01-24, Collections de BAnQ.

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I I -rè> LES ARTS Prendre le train en marche: la rentrée culturelle, page B 1 LIVRES William Faulkner, de A à Z, page D 1 LE MONDE Clinton promet de s’expliquer avant mardi, page C 8 LE MONDE Cuba: le pape dénonce explicitement Vembargo, page C 8 PERSPECTIVES Un parfum de fin de régime Le conseil municipal de Montréal est secoué depuis des mois par des spasmes d’incohérence.La force centripète y fait son œuvre.Inexorablement.La très grande majorité des élus se replient sur eux-mêmes, risquant l’implosion qui par leur silence, qui par leurs mensonges, qui par leur inélégance parlementaire.Les effluves de fin de régime qui flottent sur Montréal semblent étourdir les conseillers municipaux.C’est d’autant plus vrai que ni l’administration ni l’opposition n’ont joué leur rôle à fond dans la crise du verglas que Montréal vient de traverser.C’est de la redite, c’est vrai, mais l’Hôtel de Ville est devenu un cirque.A ce titre, les débats nocturnes sur l’adoption d’un budget déficitaire en décembre dernier ont été fort révélateurs.Il a fallu alors voir la conseillère municipale Colette Paul, membre loyal de Vision Montréal, poser une question parce qu’il était tard et qu’elle voulait aller se coucher.Mais ce n’est pas la seule contribution substantielle de Mme Paul à la défense des intérêts des Montréalais.Lors de l’assemblée du conseil du début de la semaine, la conseillère du district de La Rousselière a uti-Kathleen Usé de nouveau les règles de procé-Lévesq ue dure pour interrompre les critiques d'un collègue de l’opposition à î’en-* * * droit de l’administration Bourque, se plaignant qu’elle avait mal aux oreilles tant l’élu en question parlait fort.Et dire que Mme Paul, ne doutant pas de son envergure politique, aspirait à devenir députée péquiste lors des élections partielles de Pointe-aux-Trembles en 1996! Et le bêtisier municipal ne s’arrête pas là, équipes au pouvoir et à l’opposition confondues.Quiconque suit les assemblées du conseil municipal montréalais depuis trois ans a pu constater les grognements et les éructations de certains élus aux regards avinés, l'affaissement d’autres conseillers endormis dans leur fauteuil, l’indifférence d’autres élus préoccupés par les résultats sportifs relatés dans le journal et les pertes de contrôle du président du conseil.Au delà de ces éléments somme toute anecdotiques, la situation soulève un problème de fond.Faut-il le rappeler, le conseil municipal gère un budget annuel de deux milliards de dollars.Dans ce contexte de confusion, il est de moins en moins étonnant que le gouvernement s’immisce dans la gestion de la plus importante ville de la province.Au plan politique, Québec s’en mêle par à-coups, discrètement autant que possible.Là aussi, la performance des politiciens de Montréal s’est engagée dans une spirale descendante.L’opposition est depuis six mois majoritaire et semble ne pas savoir quoi faire de ce pouvoir.Plutôt que de talonner l’administration Bourque |X)ur qu’elle rende des comptes, les membres de cette opposition s’entre-déchirent Les volte-face, aussi multiples que soudaines, de certains conseillers municipaux de l'opposition, notamment dans le dossier budgétaire, sont devenues monnaie courante.Le dernier conseil a donné lieu à un autre morceau d’anthologie.La chef de l’opposition officielle, la conseillère du Rassemblement des citoyens de Montréal, Thérèse Daviau — qui aspire à devenir la mairesse de Montréal —, a orchestré, avec le maire Bourque, la destitution de son collègue démissionnaire du RCM, André Lavallée, à la présidence d’une commission du conseil.Les couteaux volent bas! Le niveau politique itou! Si le geste de Mme Daviau, fait en collaboration avec l’administration, peut choquer, le silence de certains élus d’opposition laisse également un goût amer.Le déneigement chaotique en pleine tempête de verglas a suscité fort peu de critiques alors que les renseignements transmis ont connu autant de variations que le temps.' Un jour, l’administration affirmait qu’elle avait déneigé la tempête de neige précédent le verglas; le lendemain, elle soutenait qu’elle n’avait pas effectué le chargement puisqu'une autre précipitation était attendue.Un jour, le maire Bourque assurait que les trois quarts du déneigement étaient effectués; le lendemain, il lançait qu’il s’agissait de 40 %» .Peut-être l’opposition est-elle blasée de la propension de M.Bourque à réorganiser la réalité, voire la vérité?Cela soulève tout de même des questions, surtout en cette année électorale.Ainsi, pourquoi le maire a-t-il tu sa nomination comme expert-conseil auprès du gouvernement chinois pour la tenue, l’an prochain, de Floralies internationales dans la ville de Kunming?Cacher sème le doute, d’autant plus que le conseil municipal a un code d’éthique.Malgré son manque flagrant de transparence, Pierre Bourque trône sans véritable crainte d’une fronde provenant de l’autre côté de la Chambre.Devant ce désolant spectacle, on en vient à espérer que ia solution pour Montréal vienne de l’extérieur de l’hôtel de ville.Montréal Nuageux.Risque de bruine verglaçante.Max: 0 Min: -10 Québec Neige et risque de bruine verglaçante.Max:-2 Min:-8 Détails, page Cil Agenda.D 7 Annonces.C 10 I,es Arts.B 1 Avis publics.C 11 Économie.C 1 Éditorial.A 10 1 N I) K X Livres.D 1 Le monde.C 8 Les sports.C 12 Montréal.A 3 Mots croisés C 10 Politique.A 6 www.ledevoir.com K! I ll HS Le président du conseil et chef de la direction de la Banque de Montréal, Matthew Barrett (à gauche), et son homologue de la Banque Royale, John Cleghorn, ont lancé une véritable bombe, hier à Toronto, en annonçant un projet de fusion de leurs institutions.La banque qui en résultera sera la dixième en importance au monde.Une fusion-surprise La fusion de la Banque Royale et de la Banque de Montréal prend de court Ottawa GÉRARD BÉRUBÉ LE DEVOIR La Banque Royale et la Banque de Montréal ont laissé tomber une véritable bombe hier en annonçant avoir conclu un accord définitif visant leur fusion pour créer la dixième plus grande banque en Amérique du Nord.Il n’y a eu aucun signe précurseur à ce projet.Même au bureau du ministre fédéral des Finances, Paul Martin, où on mène un processus de consultation sur la refonte de la Loi sur les banques, on ne l’a vraiment pas vu venir, dit-on.Et on ne l’a pas apprécié.«M.Martin a également été surpris par cette annonce.Il apprenait ce matin [hier] la fusion proposée de la Banque Royale et de la Banque de Montréal», a soutenu Nathalie Gauthier, attachée de presse du ministre des Finances.A l’entrée de ses bureaux, M.Martin cachait mal sa colère lorsqu’il s’est adressé aux journalistes.«Nous ne sommes pas prêts à envisager un changement si fondamental à la structure financière de ce pays sans savoir si cela est au mieux des intérêts de la population canadienne.» Niant avec vigueur être placé devant un fait accompli, Paul Martin a précisé, furieux, qu’il a été informé de cette fusion à 8h50 hier matin, lorsqu’on lui a remis une dépêche d'agence.Il n’a eu droit à aucun préavis.«On pourrait dire que leurs actions sont prématurées», a-t-il ajouté lorsqu’on lui a demandé si cela le plaçait dans une situation particulière, étant donné l’existence d’un groupe de travail qui se penche sur la refonte du secteur bancaire canadien et ne devant remettre son rapport qu’en septembre.«Tout le monde connaissait et approuvait l’échéancier du groupe de travail», a renchéri M.Martin.VOIR PAGE A 12: FUSION I L’éditorial de Jean-Robert Sansfaçon, page A 10 ¦ Tableau et autres informations, pages A 12 et C 3 Un choc pour les institutions rivales CLAUDE TURCOTTE LE DEVOIR Le projet de fusion de la Banque de Montréal avec la Banque Royale a déclenché une onde de choc parmi toutes les institutions financières rivales, toutes surprises par le moment choisi pour annoncer ce projet et qui s’interrogent maintenant sur les répercussions que ce geste aura dans l’élaboration de la réforme bancaire en cours au Canada.Certaines banques rivales ont d'ailleurs complètement refusé d’émettre quelque commentaire que ce soit à propos de ce projet de fusion, se contentant de référer les journalistes à des prises de position énoncées Ultérieurement lors de l’assemblée annuelle de leurs actionnaires ou devant le groupe de travail sur l’avenir du secteur des services financiers canadien.Ce fut le cas de la Banque Nationale qui, en octobre dernier, se montrait on ne peut plus réservée face à la thèse VOIR PAGE A 12.CHOC Dossier: la crise du dollar Même si le dollar canadien a subi tout au long de la semaine qui s’achève une chute inégalée dans son histoire, l’heure n’est pas pour autant au resserrement de la politique monétaire.Lire page C 1 Gilles Maheu JACQUES NADEAU LE DEVOIR Bien au chaud dans un centre d’hébergement de Saint-Basile-le-Grand, Manon Boulanger et sa petite Claudia devaient réintégrer leur maison en fin de journée, hier.Les dernières-heures d’attente étaient particulièrement longues.Une grande partie de la Montérégie a recouvré le courant.Les leçons de la crise du verglas Eduquer la population, adopter des plans d'urgence, mettre fin au flou juridique : des experts proposent diverses mesures pour éviter un nouveau désastre SERGE TRUFFAUT LE DEVOIR Les énormes difficultés éprouvées et rencontrées à cause du verglas permettent d’ores et déjà de dégager au moins un constat: il va falloir déployer passablement d'efforts en éducation, éducation, éducation.C’est du moins ce qu’ont martelé Thierry Pauchant, directeur adjoint du Groupe d’études et de recherche sur le management et l’écologie, rattaché aux HEC, Jacques L’Heureux, expert en droit municipal de l’Université Laval, et Jean-Bosco Bourcier, maire de Châteauguay.Selon eux, il va falloir éduquer pour convaincre et se convaincre qu’il serait vain à court terme de trouver un bouc émissaire pour le corriger de tous les maux identifiés, qu’il se rait plus qu’opportun de se doter à moyen terme d’un solide plan d’intervention, et enfin qu’il se rait temps de mettre un terme au flou juridique qu’il y a dans la Loi sur la protection des personnes et des biens en cas de sinistre.Tant M.Pauchant que M.L’Heureux et le maire Bourcier ont souligné que la crise tous azimuts provoquée par le verglas avait mis en lumière le manque de ressources humaines et financières du ministère de la Sécurité publique.«Ils ne sont pas équipés et n’ont pas les ressources humaines nécessaires», a confié le maire de Châteauguay.Pour l’expert en la matière qu’est M.Pauchant — il a cosigné un livre intitulé La Gestion des crises et des paradoxes —, le renforcement des moyens dont dispose actuellement le VOIR PAGE A 12:LEÇONS Uabîme du rêve Gilles Maheu, le maître ès création de Carbone 14, présente à Montréal la dernière tranche de sa trilogie onirique amorcée avec La Forêt et Les Âmes mortes.Le sujet?L’hiver, tout simplement.Qui a dit que l’avant-garde n’était plus d’actualité?STÉPHANE BAILLARGEON LE DEVOIR Il y a de ces hasards objectifs capables d’échauffer l’esprit sceptique le plus glacial.Alors qu’une partie du Québec est encore surcongelée dans une grande et triangulaire glacière blanche, Carbone 14 lance mardi, à Montréal, son nouveau spectacle sur le thème de l'hiver.Le hasard, c’est souvent la volonté des autres: cette fois, c’est Gilles Maheu, l’âme bien vivante de la compagnie, qui a un peu forcé la main à dame Providence.«On gèle partout, le verglas nous complique la vie, mais j'espère que le public va tout de même venir voir ce spectacle qui présente plutôt un hiver romantique, l’hiver du côté de la fenêtre gelée, un soir de première neige», dit le metteur en scène, rencontré quelques jours avant son départ pour Paris, il y a quelques jours.Il devait y faire passer des auditions pour Notre-Dame de Paris, le prochain opéra rock de Luc Plamondon, dont il dirigera l’adaptation à la scène.Donc, voici L’Hiver/Winterland de notre.bon plaisir.Cette pièce en production depuis deux ans, présentée en version d’étape à Toronto l’an dernier, marque la fin d’un nouveau cycle pour Maheu, après La Forêt et Les Âmes mortes.Maheu, pourtant un des créateurs de théâtre québécois les plus introspectifs, a déjà avoué ne pas tellement aimer se retourner sur lui-même, faire des bilans, tracer des lignes.«J’ai tenté dès le début d’établir un théâtre du corps, un théâtre du silence, un théâtre chorégraphié, je ne sais plus trop comment le nommer, précise-t-il tout de même quand on le force à la synthèse.Puis, avec le cycle Muller [Rivage à l’abandon, VOIR PAGE A 12: MAHEU Gilles Maheu i 778313000696 I.E I) K V 0 I It , LES S A M E I) I 2 I E T I) I M A N C II E 2 5 .1 A N V I E lî I !) !) 8 LES ACTUALITÉS f.REUTERS Une équipe de sauvetage embarque une victime de l’avalanche dans un hélicoptère.Un groupe d’adolescents et leurs guides faisaient du trekking près de la station de ski des Orres, dans les Alpes françaises, lorsque s’est produit le glissement.Une avalanche fait douze morts dans les Alpes françaises Grenoble (Reuters) — Une avalanche a fait au moins 12 morts au sein d’un groupe de randonneurs composé en majorité d’adolescents, hier, près de la station de ski des Orres, dans la région de Gap, dans les Hautes-Alpes, ont déclaré les CRS chargés des secours.Les secouristes ont dégagé 23 blessés mais plus de six heures et demie après l’accident, à 20h, cinq personnes étaient supposées encore ensevelies sous la coulée de neige et les espoirs de les retrouver vivantes s’amenuisaient.Parmi les blessés, six ont été gravement atteints et quinze soignés sur place, a déclaré la préfecture des Hautes-Alpes.L’avalanche a emporté 26 adolescents séjournant dans un centre de vacances de l’UCPA (Union nationale des centres sportifs de plein air), six accompagnateurs et huit autres personnes qui ne faisaient pas partie du groupe.Les adolescents étaient tous élèves de la même classe de quatrième du collège Saint-François d’Assise de Montigny-le-Bretonneux, dans les Yvelines.Toujours selon la préfecture, ils faisaient une randonnée en raquettes sur un itinéraire balisés et étaient enca- drés par un moniteur de ski, un guide de haute montagne et deux autres personnes qualifiées.L’accident s’est produit à 2000 mètres d’altitude.Il semble que l’avalanche ait été déclenchée par d’autres randonneurs qui ne faisaient pas partie du groupe.L’alerte a été donnée par des skieurs qui se trouvaient en aval, et les services de secours sont intervenus rapidement.Le plan rouge a mobilisé huit puis douze hélicoptères, neuf chiens d’avalanche et une centaine de secouristes.La plaque de neige a emporté les victimes jusque dans une forêt de mélèzes.L’avalanche était longue d’environ 300 mètres sur 150 mètres de large, selon les pompiers maîtres-chiens.Les recherches sont rendues difficiles par la nature du terrain escarpé.Des arbres ont été déracinés et emportés par l’avalanche.«On ne peut pas critiquer les gens qui sont en dessous maintenant, mais personnellement je ne serais pas parti en randonnée aujourd’hui», a déclaré Gérard Bouchet, pompier maître-chien.Au delà de 30 minutes sous une avalanche, les chances de survie sont nulles, selon les spécialistes.Une équipe de l’Hôpital général Le cancer de la prostate est traqué par des Montréalais Des chercheurs découvrent une hormone susceptible d’expliquer l’éclosion du cancer ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Une équipe de chercheurs montréalais a découvert une hormone qui augmente de quatre fois le risque de développer un cancer de la prostate chez les hommes.L’étude, dont les résultats étaient publiés hier dans la prestigieuse revue scientifique Science, a été réalisée par des chercheurs de l’Hôpital général juif, en collaboration avec des chercheurs du Harvard School of Public Health.Le lien découvert par les médecins montréalais entre un taux élevé d’une hormone appelée somatomédine, ou IGF-1, et la présence d’un cancer est à ce jour le plus grand facteur de risque connu pour prédire l’éclosion du cancer de la prostate.«Les études antérieures sur les liens entre l'hormone IGF-1 et le cancer étaient floues.Avec notre étude, on peut faire un lien direct entre cette hormone et le cancer chez les hommes.Ce qui était un sujet d’études très abstrait et obscur est devenu très concret», a commenté hier le D' Michael Pollack, coauteur de l’étude et professeur de médecine et d’oncologie à l’université McGill.En fait, la présence d’un taux élevé d’IGF-1 dans le sang multiplierait par quatre les risques de développer un cancer de la prostate, l’un des cancers les plus répandus en Occident.Le lien entre la présence de l’hormone et le cancer serait aussi clair que ceux établis entre les maladies cardiaques et le taux de cholestérol.A ce stade-ci, cette découverte n’a pas d’impact sur les traitements offerts aux patients.Mais on lance l’hypothèse que la réduction du taux d’IGF-1 pourrait minimiser le risque de développer un cancer de la prostate ou aider à stopper l’expansion d’un cancer chez les patients déjà atteints.«Jusqu’à maintenant, les chercheurs qui s’intéressent aux facteurs de risque associés au cancer de la prostate ont centré leurs efforts sur les hormones mâles, par exemple la testostérone.Nos dernières conclusions ouvrent de nouveaux hori- Endeavour atteindra Mir ce soir Cap Canaveral (Reuters) — La navette spatiale américaine Endeavour a décollé jeudi soir de Cap Canaveral à destination de la station orbitale russe Mir.Endeavour, qui transporte six Américains et un Russe, doit réaliser sa jonc- « Grâce à mes placements AGF, je suis à la retraite et je vis bien.Je réalise même mon rêve de poser pour des annonces comme celle-ci.» tion avec Mir samedi à 20hl2 GMT.Elle recueillera alors l’astronaute David Wolf, qui se trouve à bord de Mir depuis septembre, et y déposera son remplaçant, l’Américain d’origine australienne Andrew Thomas, naturalisé en 1986.David Wolf se trouve à bord de la station russe depuis septembre dernier.Son remplaçant sera le septième et dernier astronaute américain affecté sur Mir.Sa mission prendra fin en juin.La coopération de la NASA et du programme Mir, qui dure depuis trois ans, a pour but de faciliter la construction de la future station internationale Alpha, dont les travaux doivent commencer,cet été.Les Etats-Unis, la Russie, le Japon, l’ESA (Agence spatiale euroiréenne) et le Canada sont partenaires dans la construction de la station Alpha, d’un coût évalué à 60 milliards de dollars.Le lancement A'Endeavour, première mission d’une navette américaine cette année, s’est déroulé en présence de l’ancien astronaute John Glenn, 76 ans, qui a effectué le premier vol orbital américain en 1962 et doit, en dépit de — ou grâce à—son grand âge, revenir dans l’espace en octobre à bord d’une navette, où il permettra d’étudier les effets de l’espace sur la sénescence.«Je ne pouvais pas me sentir mieux que là», a déclaré le sénateur démocrate.«J'aurais aimé être à bord de ce vol.J'attends avec impatience ma propre mission et attends de voir ce que nous pouvons accomplir.» Mir tournait en orbite au-dessus de l’Atlantique au kirge de la côte ouest de l’Irlande lorsque Endeavour a pris son envol.'*•**”'¦ :*•' ¦ S'”; « Comment en suis-je arrivé là ?Simple, 35 ans comme comptable et 32 ans avec AGF.Chez AGF, on m’a proposé des fonds diversifiés, avec des taux de risque peu élevé, moyennement élevé et très élevé.Grâce à ces fonds, mon argent a fructifié pendant que je travaillais.Mais j’ai pris une décision importante : acquérir des fonds d’une seule famille.La famille AGF ! je dois avouer que cela a fonctionné.Aujourd’hui, je fais ce que je veux, quand je veux et où je veux.Y compris être payé pour paraître dans cette annonce ! Théoriquement, c’est du travail.Je dois dire que je ne suis pas tout à fait d’accord.Mais ça ne m’empêche pas d’encaisser le chèque avec joie.» Pour plus de renseignements, appeler votre conseiller financier ou AGF au 1 800 267-7630.(Jhampigny POURSUIT SON BAL DES AUBAINES JUSQU'AU S FÉVRIER 199S TOUT À 20* DANS IES SECTIONS SUMES: LIVRES* DISQUES* I COMMENT RÉDUIRE VOS IMPÔTS ANIMAUX/NATURE DICTIONNAIRES ARTS ARTS APPLIQUÉS VOYAGE POÉSIE THÉÂTRE CUISINE CLASSIQUE NOUVEL ÂGE PIERRE PÉLADEAU AU 4380 ST-DENIS SEULEMENT * D'APRES NOS CODES DE SECTION 50°/.SUR UNE FOULE D'ARTICLES SÉLECTIONNÉS RÉDUISEZ VOS IMPÔTS CROUPE DE FONDS lei immemn nwnm a «et h (me feMtttliM tween lent \ ntttcki mMit »!»#u ran a ntm « tmptai wli (« «c «let e» ileteien » h 6iMe le l»fc (t( e' le Ine «leauewl nul ITsmw li nier (ei mm.le temleiesi et le nie» kwül* tel tait Dkm Que faites-vous après le travail ?DE 9H A 22H DE9HÀ21H IES FONDS VEDETTES 1990 HORAIRE DES CENTRES COMMERCIAUX RROSSARD VILLE LASALLE LAVAL lail Champlain Carrelour Angrignon Contre Laval Brossard ' Ville LaSalle • j Laval 923-2587 365-2587 .682-2587 zons pour la recherche», soutient le Dr Pollack.Ironiquement, c’est en menant des études sur le cancer du sein que les chercheurs ont acquis cette certitude.Ces recherches ont dévoilé que l’hormone IGF-1 avait une importance aussi grande que l’oestrogène dans la prolifération de cellules cancéreuses dans le sein.Histoire de vérifier si un lien similaire existait entre l’IGF-1 et l’hormone masculine, l’équipe a comparé les taux de somatomédine d’un groupe de 152 hommes atteints du cancer de la prostate et d’un groupe contrôle de 152 autres hommes.Tout cela, grâce à des échantillons sanguins de sujets masculins suivis pendant dix ans, fournis par une banque de la Harvard School of Public Health.«Sans la collaboration avec la Harvard School of Public Health, nous n ’aurions pas été capables de tester notre hypothèse.Cela nous a permis d'avoir accès à une banque inespérée de sujets et à l’expertise de statisticiens pour en arriver à des résultats en dix mois», relance l’auteur.Des expériences en laboratoire amorcées sur des animaux permettront bientôt de savoir si cette percée sur la réduction du taux d’IGF-1 peut constituer un traitement préventif ou même curatif du cancer de la prostate.Chose certaine, cette percée pourrait éventuellement avoir des conséquences sur le traitement du cancer du sein.Dans quelques mois, les chercheurs disposeront de résultats similaires chez les femmes, comparant les taux d’IGF-1 avec les risques de développer des cellules cancéreuses dans le sein.«Si on se rend compte que cette hormone augmente aussi le risque de cancer du sein, là, nous aurons mis la main sur quelque chose de très important», espère le Dr Pollack.Le cancer de la prostate est le cancer le plus courant chez les hommes, puisqu’un homme sur huit en sera atteint au cours de sa vie.Quelque 18 900 cas de cancer de la prostate ont été diagnostiqués en 1997 et 41(M) hommes en sont morts.Désormais, un fort taux d’IGF-1 semble être plus prédisposant que tous les autres facteurs connus à ce jour, soit l’âge, la race ou les antécédents familiaux.4 de rire «Stéphanie amorce pleine de responsabilités, Un campus accueillant^ des profs disponibles, 4 des amis des quatre coi] dans un décor enchantei de défis et de découvertes Les Projets I Hiquc à OUTREMONT L Architecture i a distim'ijni] , c'est le héros de son tout dernier film Deconstructing Harry.Un régal pour les disciples du Grand Verbomoteur.En passant, Woody Allen parle aussi français.Mais moins vite.BOUILLON DE CULTURE Dimanche H 30 REDIFFUSION : LUNDI À 13 H 30 !• K l> K VOIR.I.K S S A M K DI 21 K T I) I M A N (' Il E 2 f> .1 A X V I K II I !) !l S -?LE DEVOIR ?- POLITIQUE Selon Stéphane Dion L’an 1 de l’assurance-emploi Une réforme douloureuse pour,les chômeurs mais payante pour l’Etat Il est difficile d’évaluer les conséquences de la réforme, mais un rapport préliminaire doit être dévoilé en février La réforme de l’assurance-chômage fête son premier anniversaire.Le premier bilan officiel aura lieu bientôt mais, d’ici là, on peut déjà constater que ce chambardement a été douloureux pour bien des chômeurs, électoralement coûteux pour les libéraux mais payant pour les coffres de l’État.Des problèmes communs La construction du fédéralisme au Canada et celle en Europe se ressemblent Vienne (PC) — Le ministre canadien des Affaires intergouvemementales, Stéphane Dion, affirme que sa tournée européenne confirme que la consolidation d’une fédération de régions n’est pas l’apanage du Canada.M.Dion a conclu en Autriche son périple d’une semaine, après avoir visité la Belgique, l’Allemagne et la Suisse.Au cours de sa tournée, il a suggéré création d’un forum international des États fédérés.«Il est bon de constater que nous ne sommes pas les seuls à avoir des problèmes», a-t-il dit en faisant allusion à l’Allemagne et à l’Autriche, qui tentent cj’accorder plus de pouvoirs à leurs États et provinces.Au Canada, a dit M.Dion, le gouvernement fédéral donne déjà plus de pouvoirs aux provinces que ses contreparties européennes.Même en Suisse, où les cantons jouissent de pouvoirs considérables, les soins de santé relèvent principalement des lois fédérales.«Je suis sûr que la Suisse est plus centralisée que ne l’est le Canada», a dit le ministre.Les lois fédérales allemandes ont aussi préséance sur la législation des Laender, selon M.Dion.«Nous avons beaucoup appris et nous retournerons au Canada avec de nou-vea\ix renseignements», a-t-il ajouté.Évoquant la situation au Canada, le ministre Dion a laissé entendre que, selon les sondages, 55 % des Québécois étaient favorables au maintien de la fédération et 45 % s’y opposaient «Des millions d’humains rêvent de venir au Canada.Nous avons réussi cela ensemble.Notre pays n 'est pas parfait, mais c’est un grand pays.» Le choix, estime-t-il, n’est pas entre le Québec et le Canada.Il s’agit plutôt de savoir si on veut être Québécois et Canadiens, ou Québécois sans le Canada.«C’est une autre perspective.Nous ne pouvons perdre le droit d’être Canadien.Ce serait la première fois que des citoyens perdent leur citoyenneté.» Il a ajouté que le problème canadien ne pouvait se résoudre en ne portant attention qu’aux seules demandes du Québec.«Il faut une fédération juste pour tout le monde.» MANON CORNELIA ER DE NOTRE BUREAU D'OTTAWA La réforme de l’assurance-chôma-ge, qu’on a rebaptisée assurance-emploi, devait encourager le retour au travail et combattre la dépendance.Depuis sa pleine entrée en vigueur, il y a un an, on est incapable de vérifier ces affirmations.On sait par contre que le nombre de prestataires et le coût du programme ont baissé et que le surplus de la caisse a continué de s’accroître.Un rapport préliminaire sur la première année de la réforme doit être dévoilé en février, la même semaine peut-être que le budget.On en ignore ie contenu, mais des rapports régionaux sur l’évolution récente de la clientèle ont été réalisés, dont un sur la région du Bas-Saint-Laurent.On y lit que les quatre lois adoptées depuis 1990 «ont modifié considérablement les conditions d'accès au régime ainsi que les taux maximums payés et la durée maximale des prestations, contribuant à la baisse du nombre de bénéficiaires et des montants de prestations versées».Le rapport avance l’hypothèse qu’un certain nombre de chômeurs sont retournés plus rapidement au travail, mais l’auteur précise qu’il ne peut l’évaluer.Il note toutefois que les jeunes sont durement touchés et que beaucoup n’arrivent plus à se qualifier.Selon la dernière édition de la Revue financière du ministère des Finances, Ottawa a, d’avril à novembre 1997, dépensé 8,4 % de moins en prestations que pour la même période l’année précédente.Le chômage a diminué mais pas à ce point.En fait, c’est plutôt la proportion de sans-emploi ayant droit à des prestations qui a chuté.Il serait passé d’un peu moins de 60 % en 1993 à moins de 40 % en 1997.Le rapport du Centre de ressources humaines du Bas-Saint-Lau-rent constate d’ailleurs que «la diminution du nombre de bénéficiaires de l’assurance-emploi est généralisée dans l'ensemble du Québec.Pour le Bas-Saint-lMurent, les raisons de cette baisse seraient davantage liées aux différentes modifications au régime de l’assurance-emploi qu’à une amélioration du marché du travail».Entre-temps, le surplus dans le compte de i’assurance-emploi a presque atteint 13 milliards de dollars, une somme dont le gouvernement se sert pour réduire son déficit.La réforme mise de l’avant par les libéraux s’est faite en deux temps et a entraîné des changements profonds (voir autre texte).La liste est longue: La première partie de la réforme libérale, entrée en vigueur le 1" juillet 1996, a diminué la durée des prestations auxquelles une personne avait droit.Cette première mesure a eu un impact important sur beaucoup de travailleurs saisonniers qui ont vu leurs prestations s’épuiser avant la reprise du boulot dans leur secteur d’activités.Propriétaires d’une maison, détenteurs de maigres REER, nombreux sont ceux qui n’ont pu se tourner vers l’aide sociale et qui ont dû piger dans leurs économies pour faire face à leurs dernières semaines sans travail.C’est ce que les Gaspésiens et les gens des Maritimes ont surnommé le «trou noir du printemps».On a aussi diminué le taux de prestation et modifié la façon de le calculer.Par le passé, on tenait compte des 15 meilleures semaines assurables.Maintenant, on détermine le niveau des prestations en fonction des semaines ou des heures nécessaires pour se qualifier dans sa région.Si un chômeur a, au cours de cette période, connu des semaines de quelques heures de travail seulement, elles entreront dans le calcul, ce qui aura pour effet de diminuer le montant de ses prestations et de décourager le travail occasionnel.réduction de la durée et du montant des prestations, resserrement des règles d’accès, abandon du critère des semaines travaillées au profit d’un système basé sur les heures, élargissement du programme à tous les salariés, peu importe le nombre d’heures travaillées, exigences accrues pour les nouveaux arrivants sur le marché du travail, etc.On a aussi utilisé une partie des fonds pour la formation et les mesures actives de création d’emplois.Les travailleurs qui cumulaient des emplois à temps partiel sont les grands gagnants de cette réforme, mais ceux vivant dans des régions dépendantes d’industries saisonnières, comme le tourisme, la fçres-terie ou la pêche, ont écopé.A un point tel que les libéraux ont presque tout perdu leurs sièges dans les Maritimes lors des élec- Un prestataire qui a des enfants a droit à un supplément financier intéressant, mais il faut que le revenu de sa famille, et non seulement le sien, soit inférieur à 26 000 $.C’est aussi depuis le 1er juillet 1996 qu’on exige de la personne qui occupe un premier emploi ou qui revient sur le marché du travail après deux ans d’absence d’accumuler 910 heures de travail assurables pour avoir droit à l’assurance-emploi, au lieu des 420 à 700 heures exigées aux autres salariés.Pour éviter cette contrainte, une personne doit faire état de ses activités au cours des 24 mois précédant sa demande.Elle doit d’abord avoir travaillé, au cours des 12 derniers mois, le nombre d’heures minimal requis dans sa région et, au cours des 12 mois précédents, avoir occupé un emploi assurable pendant au moins 490 heures ou reçu certaines prestations.Être travailleur autonome, diriger un commerce ou occuper un emploi non assurable au cours de cette période ne peut pas servir à prouver sa participation au marché du travail.On a aussi resserré les règles d’accès aux prestations spéciales pour congé de maladie, de maternité ou pour congé parental.Peu importe le tions du 2 juin dernier au profit du N PD et du Parti conservateur.Au Nouveau-Brunswick, le NPD a d’ailleurs fait élire deux des leaders du mouvement d’opposition à la réforme, dont Yvon Godin qui a défait le père de la loi, l’ancien ministre Doug Young.Le Bloc québécois, inspiré par le député Paul Crête, a déposé six projets de loi pour corriger les lacunes les plus importantes du système.M.Crête représente la région de Rivière-du-Loup et est témoin des effets de la réforme sur les travailleurs saisonniers.L’actuel ministre du Développement des ressources humaines, Pierre Pettigrew, n’est pas, dit-on dans son entourage, fermé à des améliorations, mais il veut prendre connaissance du rapport préliminaire avant de se prononcer.U‘s espoirs sont mi- taux de chômage régional, une personne doit accumuler l’équivalent de 20 semaines de travail ou 700 heures pour y avoir droit.Et il y a la fameuse règle de «l'intensité» qui vise, dit-on, à décourager les chômeurs à répétition mais qui est surtout pénalisante pour les travailleurs saisonniers et les employés à contrat, car les gens qui quittent volontairement leur emploi ou qui sont congédiés n’ont pas droit à l’assuran-ce-emploi.L’effet de cette mesure compliquée ne s’est pas encore vraiment fait sentir — car elle s’étale sur cinq ans —, mais elle mérite d’être comprise.Comme tout le monde, ces chômeurs fréquents recevront à leur première demande l’équivalent de 55 % de leur salaire.Cependant, pour chaque nouvelle demande faite dans les cinq années qui suivent, ils subiront une réduction de 1 % de leurs prestations pour chaque tranche su|> plémentaire de 20 semaines de prestations, jusqu’à une réduction maximale de 5 %.Prenons Pierre, un employé à contrat, qui a fait une demande en juillet 1996.Il a reçu des prestations pendant 20 semaines avant d'être rai> pelé au travail.L’été dernier, son employeur l'a de nouveau mis à pied.figés, car il défend toujours la réforme avec conviction, y compris certains de ses effets.Le fameux «trou noir du printemps», cette période au cours de iaquelle le chômeur issu d’une industrie saisonnière est privé de prestations en attendant la reprise du travail, en est un.«Si on a introduit un écart en enlevant huit semaines, où vous dites que les gens tomberont parfois sur le bien-être social, c’est précisément pour que les gens dans la structure même de l'économie soient poussés à l’innovation et au développement.C’est la réalité même qui fait que, quand cet écart n’existe pas, les gens s'appuient sur le système.Ils se disent qu’ils sont corrects, alors que nous, nous voulons qu ’ils créent des entreprises pour remplir ce temps-là», répétait-il cet automne en comité.Pierre a réactivé son dossier.Il a alors vu ses prestations baisser pour équivaloir 54 % de son salaire.Ce taux s’appliquera pour les 20 semaines suivantes mais, au fil des demandes de prestations, diminuera jusqu’à 50 % de son salaire.Ix> dernier volet de la réforme est entré en vigueur le 1" janvier 1997.C’est à ce moment qu’on a cessé de tenir compte des semaines travaillées pour privilégier un calcul basé sur les heures.On a par la même occasion obligé tous les employés salariés à cotiser au régime, c’est-à-dire tous ceux qui n’avaient jamais contribué parce qu’ils travaillaient moins de 15 heures par semaine.Ces personnes ont maintenant droit à l’assurance-emploi.Pour ceux qui cumulent plusieurs emplois à temps partiel, c’est un gain important.Mais pour certains, cela signifie qu’ils contribuent sans jamais pouvoir espérer recevoir de prestations.Le gouvernement rembourse les prestations aux personnes qui gagnent moins de 2()(X) $ par année.Mais une personne qui travaille 10 heures par semaine au salaire minimum gagne trop pour être remboursée et ne fait pas assez d’heures pour se qualifier, même à Montréal où on n’exige que 525 heures.Dédale et détails v'J'J fi J uïêk ulté des lettres aines Gouvernement du Québec Ministère de l’Emploi et de la Solidarité Exceptionnellement, plusieurs centres Travail-Québec et points de service temporaires des régions touchées seront ouverts de : Régions de Montréal et Laval Ouvert les 24 et 25 janvier de 9 h à 15 h 50 Du 26 au 29 janvier inclus de 8 h à 20 h Tous les centres Travail-Québec situés sur l'ile-de-Montréal et à Laval (consultez les pages bleues de l'annuaire téléphonique sous ta rubrique «sécurité du revenu»).Centre de distribution temporaire d'Ahuntsic / Cartierville Église Saint-André Apôtre (Petite chapelle) 10503, avenue l'Esplanade, Montréal Centre de distribution temporaire Côte-des- Neiges / Notre-Dame-de-Grâce Paroisse Saint-Antonin 5361, rue Snowdon, Montréal Centres de distribution temporaires de Mercier / Hochelaga / Maisonneuve • Église Notre-Dame-des-Victoires 5753, avenue Pierre-de-Coubertin, Montréal • Église Saint-Barnabé 4560, rue Adam Centre de distribution temporaire de Mont-Royal / Centre-Sud Centre Lucie Bruno 2222, rue Laurier Est, salle 107, Montréal Centre de distribution temporaire Rivière-des-Prairies / Pointe aux-Trembles Centre Roussin Tempête de verglas PROGRAMME D’INDEMNISATION POUR LES PERSONNES À FAIBLE REVENU Le gouvernement du Québec ajoute un nouveau volet à son programme d'indemnisation pour les personnes victimes des pannes d'électricité résultant de la tempête de verglas.Ce pro- et vise à compenser la perte de biens de première nécessité, principalement la nourriture et l'épicerie.Pour être admissible : • Avoir un revenu familial annuel inférieur à : • 15 OOO S pour une personne seule • 19 000 S pour deux personnes • 24 000 î pour trois personnes • 29 000 S pour quatre personnes et plus • Ne pas avoir d'assurance couvrant la perte de nourriture et d’épicerie.Dans les 50 jours suivant le rétablissement du service de l'électricité : • Se présenter au centre Travail-Québec ou au point de service temporaire le plus près de chez soi pour remplir une déclaration, muni d'une pièce d'identité et des renseignements suivants : • son numéro d'assurance sociale et celui de son conjoint ; • les numéros d'assurance-maladie de tous les membres de la famille.Compensation : remboursement des pertes estimées, jusqu'à un maximum de 25 % du revenu mensuel d’un ménage prestataire de la sécurité du revenu.Ce montant varie en fonction du nombre de personnes qui composent le ménage.12125, rue Notre-Dame Est, bureau 109, Montréal Centre de distribution temporaire de Rosemont / Petite Patrie Paroisse Saint-Arsène 1025, rue Bélanger Est, Montréal Centre de distribution temporaire Sud-Ouest Ville de Montréal 525, rue Dominion, 2’ étage, Montréal Centre de distribution temporaire de Ville-Marie Centre Saint-Pierre Apôtre 1212, rue Panet, Montréal Centre de distribution temporaire de Villeray / Saint-Michel Ville de Montréal 7501, rue François-Perreault, 2' étage, Grande salle, Montréal Laurentides-Lanaudière Ouvert les 24 et 25 janvier de 9 h à 15 h 50 Du 26 au 29 janvier inclus de 8 h à 20 h Centre Travail-Québec de Lachute 505, rue Béthanie, bureau 303, Lachute Centre Travail-Québec de Sainte-Agathe 48, rue Préfontaine Est, Sainte-Agathe-des Monts Centre Travail-Québec de Saint-Eustache 367, boul.Arthur-Sauvé, bureau 247, Saint-Eustache Centre Travail-Québec de Saint-Jérôme 10, rue Saint-Joseph, bureau 300, Saint-Jérôme Centre Travail-Québec de Sainte-Julienne 2495, rue Cartier, Sainte-Julienne Centre Travail-Québec de Sainte-Thérèse 206, boul.Labelle, rez-de-chaussée, Sainte- Thérèse Centre Travail-Québec de Terrebonne 1275, boul.des Seigneurs, Terrebonne Montérégie* Ouvert les 24 et 25 janvier de 9 h 15 h 50 Centre Travail-Québec de Brossard 7005, boulevard Taschereau, bureau 180, Brossard Centre Travail-Québec de Châteauguay 102, boulevard Saint-Jean Baptiste, bureau 63, Châteauguay Centre de distribution temporaire Cowansville Centre culturel et aquatique de Cowansville 431, Gaston Bachand, Cowansville Centre Travail-Québec de Granby 77, rue Principale, Granby Centre Travail-Québec de Huntingdon 2-D, rue Henderson, Huntingdon Centre de distribution temporaire de Longueuil Église Saint-Pierre-Apôtre Salle Arthur Aubry 915, Saint-Thomas, coin de Gentilly Ouest, Longueuil Centre de distribution temporaire de Saint-Hubert 5245, boul.Cousineau, rez-de-chaussée, bureau 179, Saint-Hubert Centre de distribution temporaire de Saint-Hyacinthe 2050, rue Girouard, Saint-Hyacinthe Centre de distribution temporaire d'Acton Vale 1145, rue du Marché, Acton Vale Centre de distribution temporaire de Saint-Jean Les Halles Saint-Jean 145, rue Saint-Joseph, Saint-Jean-sur-Richelieu Centre de distribution temporaire de Valleyfield Centre nautique 410, rue Victoria, Valleyfield Centre Travail-Québec de Vaudreuil 490, boulevard Harwood, bureau 14, Vaudreuil * Noter que les heures d'ouverture des centres Travail-Québec de la Montérégie pour la semaine prochaine vous seront communiquées ultérieurement.Région de l'Estrie Ouvert les 24 e< 25 janvier de 9 h à 15 h 50 Du 26 au 29 janvier inclus de B h à 20 h Centre Travail-Québec d'Asbestos 240, rue Brown, Asbestos Centre de distribution temporaire Salle du Conseil de l'Hôtel de ville de Richmond 745, rue Gouin, Richmond Centre Travail-Québec de Windsor 43, rue Saint-Georges, Windsor Centre-du-Québec Ouvert les 24 et 25 janvier de 9 h à 15 h 50 Du 26 au 29 janvier inclus de 8 h à 20 h Centre Travail-Québec de Drummondville 270, rue Lindsay, 1“ étage, Drummondville Centre de distribution temporaire Sous-sol de l'église Saint-Frédéric 219, rue Brock, Drummondville Centre Travail-Québec de Victoriaville 62, rue Saint-Jean-Baptiste, 1" étage, Victoriaville Outaouais Ouvert les 24 et 25 janvier de 9 h à 15 h 50 Du 26 au 29 janvier inclus de 8 h à 20 h Centre Travail-Québec d'Aylmer 115, rue Principale, bureau 301, Aylmer Centre Travail-Québec de Buckingham 154, rue MacLaren Est, Buckingham Centre Travail-Québec de Gatineau 394, boulevard Maloney Ouest, Gatineau Centre Travail-Québec de Hull 920, boulevard Saint-Joseph, rez-de-chaussée, Hull Chaudièrc-Appalaches Ouvert les 24 et 25 janvier de 9 h à 15 h 50 Du 26 au 29 janvier inclus de 8 h à 20 h Centre Travail-Québec de Saint-Georges 11505, r Avenue Est, bureau 210, Saint-Georges-Est Centre Travail-Québec de Saint-Joseph 1115, avenue du Palais, Saint-Joseph Centre Travail Québec de Thetford Mines 693, rue Saint Alphonse Ouest, Thetford Mines Pour toute information : Bureau des renseignements et plaintes du ministère de l'Emploi et de la Solidarité Pour la région de Montréal : (514) 873-4721 Ailleurs au Québec, sans frais : 1 888 643-4721 Québec U U Kl Kl ’s» pep-olr ativs.Dans un milieu de formation a taille humaine, des programmes variés et passionnants offerts à des petits groupes d'étudiants par un corps professoral disponible N) «A- Faculté des lettres et sciences humaines uni vers rn-: di SHERBROOKE 1-800-267-1 iiiS http://wvMV.usherb.ca Programmes offerts par la Faculté des lettres et sciences humaines Baccalauréats Économique* Éludes anglaises • rédaction professionnelle anglaise* Éludes françaises - études littéraires • linguistique - rédaction française - rédaction communication* Géographie* Géographie physique* Histoire Multidisciplinaire Musique Psychologie Service viciai Certificats Aptitude a I enseignement de I anglais langue seconde Arts visuels OimmunicaUon Culture musicale Éthique appliquée Études politiques Études sur les femmes Gérontologie Intervention de lr'- ligne langues modernes Multidisciplinaire Psychologie des relations humaines Rédaction française* Rédaction professionnelle anglaiv* Relations internationales Traduction Maîtrises Économique* Environnement Études françaises - études littéraires • linguistique - rédaction communication Géographie Gérontologie Histoire I jttérature canadienne comparée Psychologie des relations numainrs Service viciai Doctorats Éludes françaises études littéraires linguistique littérature canadienne comparée Télédétection Microprogrammes Création littéraire Édition littéraire Histoire des arts visuels Histoire littéraire Intervention de I,r ligne Rédaction spécialisée Révision de textes •Régime coopératif I r rial » i [irogrammn vint lujrh il I approbation Jet autorité* tir II nlimllé dr \hrrhrookr a Au cœur de la réorganisation La Sécurité civile vous informe NOUS SERONS AVEC VOUS JUSQU'À LA FIN ! À mesure qu'augmente le nombre de personnes qui retrouvent le courant électrique, les efforts que nous déployons pour un retour à la vie normale se concentrent sur le plan géographique.Mais sur la carte, il y a des villages, des quartiers, des morceaux de pays que nous ne pouvons pas oublier, parce que l'électricité n'est pas revenue.Ce que nous voulons, c'est que tous les résidants et résidantes des zones touchées retrouvent une vie normale.Je sais que dans le cas de nombreuses personnes, plusieurs jours pourraient se passer avant de retrouver une situation semblable à celle qui prévalait avant le 6 janvier dernier.Je veux dire à ces Québécois et Québécoises que pour eux, il y aura des mesures d'urgence jusqu'au retour de l'électricité.S’ils ont besoin d'un toit ou de bois pour chauffer leur maison, de soutien matériel ou humain, il y aura des ressources.Ce que nous disent les statistiques de rebranchement des abonnés d'Hydro-Québec, c'est que la crise se résorbe.Mais pour nous, le seul chiffre qui sera satisfaisant sera celui de «zéro abonné privé de courant».Jusqu'à la fin, nous serons avec vous.VOTRE SANTÉ D'ABORD Pierre Bélanger, ministre de la Sécurité publique Tous nous vivons des réactions et des émotions étroitement liées au sinistre du verglas.Une situation stressante engendre des réactions physiques et émotives normales, telles que l'inquiétude, la colère, l'isolement, les troubles du sommeil, etc.Accepter et vivre ses émotions permet de récupérer graduellement.Comme chacun de nous a son histoire, son passé, il est impossible de comparer l'ampleur de nos émotions et de nos réactions à celles d'une autre personne.Certaines personnes auront passé à travers ces émotions et ces réactions en quelques semaines, d'autres commencent à réagir un, deux ou trois mois plus tard.Votre enfant a besoin.3 D'être rassuré: expliquez-lui l'événement en des mots simples, passez plus de temps avec lui et reprenez votre routine quotidienne.) De s'exprimer par le jeu (bricolage, blocs de construction, pâte à modeler, marionnettes, dessins-gribouillis).O De diminuer son agressivité et son anxiété (en courant, sautant, grimpant).) D'être réconforté avant l'heure du coucher (bain, histoire, chanson).T D'être sécurisé après un cauchemar.QUELQUES MOYENS POUR S'AIDER 7 Exprimez vos émotions.) Prenez soins de vous, accordez-vous des petits plaisirs.) Faites des activités physiques (marcher, nager.) pour éliminer les tensions.) Commencez à reprendre vos activités régulières même si le cœur n'y est pas.) Encouragez les enfants à retourner à l'école.POUR VOTRE VIE DE COUPLE Prenez-en soin en: ) Exprimant à l'autre vos préoccupations, opinions et émotions sur la situation.T Écoutant, sans juger, votre conjoint raconter son expérience.POUR LES ENFANTS Après un événement important, il est normal que les enfants aient certaines réactions.Habituellement, elles sont de courte durée.Les jeunes enfants ne s'expriment pas beaucoup verbalement.Cependant, leurs comportements peuvent changer.Votre enfant peut: ) Pleurer, sucer son pouce, se cramponner à vous.) Se plaindre de douleurs au ventre, à la tête.) Être parfois agressif avec les autres ou avec ses jouets.À l'heure du coucher.Vous pouvez observer que votre enfant ) Refuse d'aller seul dans sa chambre pour dormir.O Vous réclame et pleure dans son lit.O A peur de l'obscurité, fait des cauchemars.Jeunes d'âge scolaire Il est important qu'ils se donnent de bons moyens pour mieux vivre cette expérience O S'informer sur l'événement.O Parler à quelqu'un en qui ils ont confiance (parents, ami(e), professeur.).O Se permettre d'exprimer leurs émotions.O Se donner des moments de détente et des moments de plaisir (lecture, sorties, écouter de la musique, danse).O Faire des activités sportives afin d'évacuer le «trop plein » de tensions émotives et physiques.O Bien s'alimenter à des heures régulières.O Offrir leur aide à leurs parents, voisins, amis.O Participer à des activités de groupe (à l'école, dans leur quartier, leur village, leur villes).Habituellement, les personnes arrivent à surmonter leurs difficultés.Cependant, il se peut que les émotions et les réactions que vous vivez soient difficilement tolérables.À ce moment, il serait important de demander de l'aide.QUELQUES INDICATEURS POUR SAVOIR SI ÇA VA MIEUX O Je me sens un peu mieux d'une semaine à l'autre.O Je passe de meilleures nuits.(J J'ai repris mes activités quotidiennes.O Je peux à nouveau rire et m'amuser.N'hésitez pas à contacter les intervenants de votre CLSC.REDONNER VIE À VOTRE MAISON RÉTABLIR LE COURANT EN TOUTE SÉCURITÉ Si vous n’êtes pas à l'aise avec les installations électriques, n'hésitez pas à consulter un électricien.) Assurez-vous que les disjoncteurs des appareils suivants soient en position d'arrêt (OFF) : chauffe-eau, fournaise (eau ou air), plinthes électriques, pompe à eau.O Si vous utilisez une génératrice, débranchez-la avant de rétablir le courant.J Remettez le disjoncteur ou le sectionneur principal en position de marche (ON).) Si vous chauffez au moyen de plinthes, commencez par les pièces les plus importantes et procédez graduellement (5 degrés à la fois).) Attendez que le chauffe-eau soit complètement rempli d'eau avant de remettre le disjoncteur en marche (ON).) Amorcez la pompe à eau, s'il y a lieu, avant de remettre le disjoncteur en marche (ON).J Si des disjoncteurs ne restent pas enclenchés ou si des fusibles brûlent, communiquez avec votre entrepreneur électricien ou avec la Corporation des maîtres électriciens du Québec au 1 514 738-2184 ou au 1 800 361-9061.REMISE EN MARCHE DU CHAUFFAGE À L'EAU CHAUDE O Si vous disposez d'un système de chauffage à l'eau chaude, nous vous conseillons de communiquer avec votre entrepreneur en chauffage ou la Corporation des maîtres mécaniciens en tuyauterie du Québec au 1 888 729-3289.(24hres/jour).REMISE EN MARCHE DU CHAUFFAGE À AIR CHAUD (électricité, huile ou gaz naturel) O Pour le gaz naturel, ouvrez le robinet d'alimentation en gaz et allumez le pilote, s'il ne s'agit pas d'un allumage électronique.J Remettez le circuit d'alimentation électrique de la fournaise en position de marche (ON) et vérifiez si tout fonctionne normalement.Procédez graduellement (5 degrés à la fois).O Si l’appareil ne démarre pas, actionnez le bouton « RESET ».) S'il ne fonctionne toujours pas, communiquez avec un entrepreneur spécialisé, selon la source d'énergie du système de chauffage.DE L'EAU SANS MAUVAISE SURPRISE Si vous n'avez pas systématiquement drainé le système d'alimentation en eau au moment de votre départ et qu'il y a eu gel, communiquez avec votre entrepreneur en plomberie ou avec la Corporation des maîtres mécaniciens en tuyauterie du Québec au 1 888 729-3289 (24hres/7 jours).Si vous avez procédé systématiquement au drainage du système d'alimentation en eau avant de quitter la maison, attendez qu'elle soit réchauffée et suivez les étapes suivantes: O Fermez tous les robinets, incluant celui de la vidange du chauffe-eau, en laissant ouvert un robinet d'eau chaude et un autre d'eau froide à l'étage le plus élevé; O Ouvrez l'entrée d'eau lentement afin de vérifier s'il n'y a pas eu de dommages et faites une inspection visuelle afin de détecter toute fuite provenant de la tuyauterie; O Allez aux robinets laissés ouverts à l'étage le plus élevé pour vérifier si l'eau coule; lorsque l'eau sort de façon continue du robinet d'eau froide, fermez-le ; O Laissez celui d'eau chaude ouvert: attendez que l'eau coule de façon continue du robinet d'eau chaude afin de s'assurer que le chauffe-eau soit rempli d'eau (ce qui peut prendre environ 30 minutes); remettez le disjoncteur du chauffe-eau en position de marche (ON); O Assurez-vous que l'eau s'évacue normalement dans les drains; O Démarrez un cycle complet de rinçage de la laveuse et du lave- vaisselle pour vous assurer du bon fonctionnement des pompes et des drains et éliminer la présence d'antigel, s'il y a lieu.RÉTABLISSEMENT DU COURANT DANS UN BÂTIMENT MULTIFAMILIAL: O Pour les bâtiments multifamiliaux (6 logements et plus), avant de procéder au rétablissement du courant, nous vous conseillons de communiquer avec votre entrepreneur électricien ou avec la Corporation des maîtres électriciens du Québec au 1 515 738-2184 ou au 1 800 361-9061.CONSEILS RELATIFS À LA GLACE SUR LES TOITURES ) Les toits dans la région de Montréal et de la Montérégie sont conçus, en principe, pour supporter au moins 40 livres de charge par pied carré, ce qui correspond à huit (8) pouces de glace vive (20 cm).) Si la glace atteint plus de six (6) pouces d'épaisseur (15 cm), nous conseillons qu'elle soit enlevée.O Si des fissures anormales apparaissent sur le haut des murs intérieurs ou au plafond, ou si des portes n'ouvrent plus, nous conseillons de faire appel à un expert pour étudier la situation et procéder, s'il y a lieu, à des travaux de consolidation.3 Afin d'éviter des infiltrations d'eau, nous conseillons aussi d'enlever la glace ou de vous assurer que l'eau pourra s'écouler librement lors de la fonte.3 Le déglaçage est une tâche ardue et délicate, c'est pourquoi nous conseillons de faire appel à un entrepreneur qualifié.O Si vous exécutez les travaux vous-même : • Repérez les équipements de ventilation tels les cols de cygne, évents, ventilateurs ou autres et les joints d'expansion.Dégagez-les délicatement.• Enlevez la glace sur la toiture jusqu'à une épaisseur d'environ 2 pouces (5 cm) de façon à ne pas l'endommager.Brisez la glace délicatement avec un maillet de caoutchouc ou de bois et enlevez-la avec une pelle légère en aluminium ou en plastique.Évitez les outils pointus qui pourraient endommager la couverture.• S'il s'agit d’un toit plat, dégagez les drains d'écoulement pour qu'ils ne soient pas obstrués.Mettre un peu de gros sel autour des drains au besoin.• S'il s'agit d'un toit en pente, en débord de toits, faire des petites rigoles à tous les 4 pieds (1,2 m) pour favoriser l'écoulement jusqu'à la gouttière.Mettre un peu de gros sel dans les rigoles afin d'assurer l'écoulement de l'eau.Nous conseillons la plus grande prudence lors de l'exécution des travaux.AUTRES INFORMATIONS UTILES PRÉSENCE DE LA SÛRETÉ DU QUÉBEC ET DES FORCES ARMÉES L'Organisation de la Sécurité civile a pris les dispositions pour assurer la présence continue de la Sûreté du Québec et des Forces armées canadiennes dans les municipalités toujours privées d'électricité, au moins jusqu'à 24 heures après le rétablissement de l'alimentation électrique.Le retrait des forces de sécurité se fera donc graduellement en tenant compte de la situation de chaque communauté.DÉBORDEMENT DE DRAINS ET INONDATION Lors d'inondations ou d'un débordement de drains dans les sous-sols, des moisissures peuvent se développer et causer ou aggraver divers problèmes respiratoires et cutanés.Il est important de corriger rapidement la situation, surtout si votre maison présente des signes de moisissures (odeurs de moisi, de terre ou d'alcool ou des taches vertes ou noires sur la surface des matériaux).Avant de mettre en fonction le système de chauffage, enlever complètement l'eau, la boue, jeter tous matériaux humides et absorbants (placoplâtre, laine isolante, bois, tapis, etc.).Désinfecter avec de l'eau et de l'eau de Javel et ventiler à fond la pièce.RAPPEL DE LA MESURE D'ASSISTANCE FINANCIÈRE Il est opportun de rappeler que le lundi 26 janvier 1998, tous les sinistrés qui auront été privés d'électricité depuis le 12 janvier 1998 et qui ne l'auront pas encore recouvré, auront droit à une aide financière de 70 $ pour la troisième période débutant ce lundi.Les chèques gouvernementaux permettant de verser cette aide financière seront transmis aux municipalités le mardi 27 janvier 1998.FLASH CONSEIL DE L'OFFICE DE LA PROTECTION DU CONSOMMATEUR Les garanties Il existe une garantie légale prévue dans la Loi sur la protection du consommateur pour les contrats conclus entre un consommateur et un commerçant.Si on a respecté les conditions d'utilisation normale, on peut exiger que ce bien ait une qualité et une durabilité proportionnelles au prix payé.Prix abusif Sachez que si vous considérez avoir payé un produit, une génératrice par exemple, trois fois le prix de détail suggéré, un tribunal peut, en vertu de la Loi sur la protection du consommateur, annuler ou réduire vos obligations compte tenu du prix payé et des circonstances dans lesquelles le contrat a été conclu.Vente itinérante Rappelez-vous que signer c'est s'engager.Assurez-vous qu'un vendeur itinérant possède un permis de l'Office de la protection du consommateur, qu'il a toutes les compétences requises.Ne versez surtout pas d'acomptes, prenez le temps de réfléchir, de comparer la qualité, les prix et le service après vente.Si vous décidez d'acheter le bien ou le service, vous avez dix jours pour annuler ce contrat.Pour toutes questions relatives à des pratiques commerciales douteuses, communiquez à l'un ou l'autre des numéros suivants : Office de la protection du consommateur (514) 873-3701/ 1 888 672-2556 Association des consommateurs du Québec (514) 376-8517 Option consommateurs (514) 598-7288 RAPPEL DES PRINCIPAUX NUMÉROS DE TÉLÉPHONE Info-santé Voir CLSC dans le bottin téléphonique (24h/7 jours semaine) Centre Anti-poison 1 800 463-5060 (24h/7 jours semaine) Sûreté du Québec 1 800 461-2131 (24h/7 jours semaine) Hydro INFO-PANNE 1 800 790-2424 (24h/7 jours semaine) Corporation des maîtres électriciens du Québec (514) 738-2184/ 1 800 361-9061 Corporation des maîtres mécaniciens en tuyauterie du Québec 1 888 729-3289 (24h/7 jours semaine) Régie du bâtiment Montérégie: (514) 928-7603 Montréal: (514) 873-6600 Laval: (514) 978-0508 OPÉRATION SOLIDARITÉ - 1 800 636-AIDE (2433) Société d’habitation du Québec 1 800 463-4315 samedi le 24 et dimanche le 25 - 8 h 30 à 16 h 30 en semaine de 8 h 30 à 16 h 30 Bureau d'assurance du Canada (514) 288-6015 / 1 800 361-5131 Commission des normes du travail 873-7061 /1 800 265-1414 Ministère de la Famille et de l'Enfance (services de garde) (514) 864-3030 /1 800 267-3923 O Organisation de la Sécurité civile du Québec Québec ss Pour réunir tous nos assurés, nous aurions besoin de 25 stades comme celui-ci.Jgf._ mmW*-, îM&M tif.Æim m de personnes assurées, ça compte! Desjardins offre le plus important régime d'assurance crédit collective au pays.De tous âges et de toutes professions, les membres du réseau Desjardins adhèrent à l'Assurance prêt Desjardins pour se protéger contre les pertes financières consécutives à un décès ou à une invalidité.Assurance Desjardins La différence D e s j a r d i n s.¦ Une assurance collective ¦ Une répartition du risque entre un plus grand nombre d'assurés et, par conséquent, le meilleur coût possible ¦ Les meilleures garanties offertes sur le marché pour ce type d'assurance ¦ Une prime intégrée à la remise mensuelle ¦ Une prime décroissante en fonction du solde du prêt I Un processus d'adhésion simple ¦ Un contrat très souple ¦ Un seul contrat et une seule et unique tarification pour tous les types de prêts, partout au pays ¦ Conservation des droits acquis lors d'un transfert de prêt entre deux caisses ou entre une autre institution financière et une caisse ¦ Une formation complète et soutenue pour les conseillers du réseau ¦ 99 % des demandes d'assurance sont acceptées et, de ce pourcentage, 92 % le sont dès la signature de la demande par le membre ¦ Des conditions d'assurabilité moins strictes .chiffres à l'appui ¦ 44 ans d'expertise ¦ 40 000 demandes de prestations traitées chaque année ¦ 140 millions de dollars versés annuellement en prestations .¦ 28 milliards de dollars d'actif iJ IJ 'i 3 II J D J Lj IJ 11 £J B p B ï B iJ '£ sJ IJ '£ «.l'Assurance prêt Desjardins est définitivement le meilleur produit d'assurance crédit au pays.» Recommandé par : Association pour la protection des automobilistes (APA) Assurance vie Desjardins-Laurentienne Votre caisse Desjardins offre des services d'assurance de personnes complets, au meilleur coût possible et sous un même toit.Desjardins pour s'aider soi-même I.K I) K V 0 I H .I.K S S A M K I) I 2 I K T I) I M A X < Il K 2 f» .1 A X V IKK I II !» S A î) p o l m o u ?L’opposition exige la destitution de Francine Dubé PIERRE APRIL PRESSE CANADIENNE Québec — Le porte-parole de l’opposition en matière de tourisme, Jean-Claude Gobé, a exigé hier, du ministre David Cliche, qu'il destitue la directrice générale du Centre des congrès de Québec, Francine Dubé, et a demandé au gouvernement de faire toute la lumière sur des pratiques administratives jugées non conformes selon le Vérificateur général.Mme Dubé a été relevée de ses fonctions le 21 octobre dernier à la suite des allégations pesant contre elle.Le député libéral souhaite que l’on détermine, entre autres, qui a bien pu bénéficier des 800 (XX) $ de contrats octroyés sans suivre les règles d’attribution édictées par le Conseil du trésor.«Il faut aller plus loin, a-t-il dit, il faut voir pourquoi il y a 800 000 $ de contrats sans appels d'offres et pourquoi, dans les 2,9 millions de dollars d'achats de biens et services, on n ’a pas suivi les critères normalement établis par le Conseil du trésor.«Il faut aller voir qui ont été les bénéficiaires, vérifier s’il y avait urgence, a poursuivi M.Gobé.On ne le sait pas.Ce n ’est pas dit.Ce n 'est pas démontré dans le rapport du Vérificateur.Il faut aussi savoir qui a profité de cette situation, si ce sont des gens qui ont des liens avec les gouvernements.» Le critique libéral estime que les citoyens ont le droit de savoir pourquoi une fonctionnaire n’a pas suivi les régies.«U ministre Cliché, a ajouté M.Gobé, doit restaurer la crédibilité et le lien de confiance qui passe parla connaissance de ce qui s’est passé dans l’octroi de ces contrats.» Hier, le ministre du Tourisme David Cliche, en voyage de promotion touristique aux Etats-Unis, n’était pas disponible pour commenter le rapport du Vérificateur général et les suites à donner aux suggestions de son critique libéral Jean-Claude Gobé.A son cabinet, on a expliqué que le ministre au-tant que le gouvernement allaient se pencher sur ce dossier d;ms un avenir rapproché et décider de la marche à suivre.Le Vérificateur général Guy Breton a affirmé que la directrice générale du Centre des congrès de Québec n’a pas nécessairement respecté certaines règles connues dans l’administration publique et «qu’elle s’est octroyé des avantages pour compenser ses conditions de travail qu’elle considérait, à certains égards, comme insatisfaisantes».Il a aussi noté que, à titre de responsable de la gestion, «elle aurait dû s’assurer que la réglementation relative aux contrats était respectée».Ces conclusions n’ont pas empêché le procureur de Mme Dubé, M' Suzanne Côté, d’entreprendre des démarches, à la demande de sa cliente, pour quelle soit réintégrée dans ses fonctions de directrice générale dès le 2 février.Dans un communiqué, M' Côté a expliqué que Mme Dubé est «particulièrement satisfaite de ce que le Vérificateur général n’ait retenu aucune des allégations ou accusations de fraude, vol, malversation ou malhonnêteté dont certains médias l’ont accusée en octobre dernier».REVUE DE PRESSE Voyage fructueux en Amérique latine Des symboles qui deviennent des armes ¦ Trudeau vole la vedette à Toronto Gilles De notre b u rea u e s a g e de Québec Il a été beaucoup question de la mission économique canadienne en Amérique latine dans les médias canadiens cette semaine.On discute encore énormément de la tempête de verglas qui a frappé le Québec et l’Ontario.Et, sans dire un seul mot, Pierre Elliott Trudeau vole encore la vedette à Toronto.Il est dans notre intérêt de construire en Amérique latine, écrit David Crane, columnist pour The Toronto Star.«La mission d'Équipe Canada est importante en ce qu’elle permet aux entreprises canadiennes de se faire mieux connaître.Et parce que les exportations créent des emplois, c’est important pour nous tous.» Après avoir évoqué les atouts de cette «région».Crane conclut, lyrique: «Il y a 100 ans, nos ancêtres ont pris possession de ce pays, construisant et exploitant des usines hydroélectriques et des chemins de fer, ouvrant des mines et dispensant des services bancaires et autres.Il n’y a pas de raison pour que nous ne puissions pas faire la même chose aujourd'hui, aidant l’Amérique latine à édifier ses sociétés du prochain siècle.» «Libre-échange à l’extérieur, des barrières à la maison», se lamente Terence Corcoran dans The Globe and Mail.Tandis que le premier ministre Chrétien charge à fond de train, tel un Marco Polo moderne, pour promouvoir les entreprises canadiennes au Mexique et en Amérique du Sud, il ne fait rien pour abolir les barrières qui gênent les «mercantiles», ici même, dans trois secteurs notamment: l’automobile, les vêtements, les produits laitiers.«Libre-échange pour le Brésil, prix élevés au pays», conclut Corcoran.C’est Michael Harris qui, dans The Toronto Sun, a fait état en long et en large d’une entrevue exclusive — au terrain de golf?— avec son homonyme le premier ministre, justifiant sa présence hâtive avec Equipe Canada et expliquant qu’il s’occupe des «orphelins» québécois, en l’absence de M.Bouchard.Harris dit à Harris que son départ du Canada a permis à ses homologues fédéral et québécois de faire face, eux, à la tempête de verglas.Mais les critiques envers M.Harris continuent.Ainsi, Andrew Coyne, columnist de Southam News, prétend que l’Ontario est entré dans le rang, se comportant en province comme les autres.«Us premiers ministres se tournaient les pouces.Et les gens d’affaires qu’ils chaperonnent étaient ennuyés et maussades.» Il n’est pas d’accord avec Torn Courchene,,pour qui l’Ontario est en train de devenir «une région-État nord-américaine».«C’est loin d’être le cas, conclut Coyne.L’Ontario est plutôt en voie de devenir davantage “une province comme les autres”, aussi égoïste, aussi introvertie.Et aussi insignifiante sur la scène mondiale.» La presse te*- D’un bout à l’autre du ROC, par ailleurs, on continue de disséquer l’épouvantable tempête de verglas et d’accu-mqler conseils et recommandations quant à l’avenir.A St.John’s, Terre-Neuve, The Evening Telegram se réjouit de l’aide que l’ensemble du Canada, y compris son armée, a pu apporter aux provinces sinistrées, surtout au Québec.«Malheureusement, ajoute l’éditorial, deux des régions les plus durement frappées — Montréal et le sud-ouest du Québec — sont parmi les plus fédéralistes du Québec.Us gens qui y avaient besoin d'aide n 'avaient pas besoin de leçon fédéraliste.» «Mais ce n’est pas le cas sur la rive sud de l'île de Montréal.1m, la population à prédominance francophone a été secourue par l’ensemble du Canada.Lors du prochain référendum, peut-être qu'un reste de bonne volonté peut faire la différence entre une victoire et une défaite pour la cause fédéraliste.» Dans The Daily Gleaner, de Fredericton du Canada (Nouveau-Brunswick), Catherine Metcalfe clame aussi sa fierté d’être canadienne, en ces temps d’épreuves, chacun aidant son voisin du mieux qu’il peut.«Je pense que les événements des dernières semaines n’ont rien à voir avec le débat sur l'unité nationale, mais tout à voir avec l’aide à un voisin, qui qu’il soit.» Sous le titre «Quand les symboles sont des armes», l’éditeur du Maclean’s Magazine opine.«Im nature largement non partisane de l’aide apportée au Québec aura peut-être peu de répercussions sur l’avenir du Québec, qui demeure l’enjeu le plus significatif auquel le pays fait face.Ce qui risque d'avoir un impact majeur, c'est la cause que la Cour suprême entendra à compter de la mi-février.Cette cause [sur la sécession] sera riche en symbolisme, explique Robert I-ewis, avec des conséquences que l'on ne peut prévoir.» «La tempête de verglas a suscité plusieurs actes de générosité et de courage, en plus d'un comportement admirable de quelques chefs politiques», écrit Anthony Wilson-Smith, chroniqueur du Maclean’s à Ottawa, dont MM.Chrétien, Bouchard et Harris, ce dernier jusqu’à son départ pour le Mexique.Dans The Globe and Mail.L.Ian MacDonald écrit: «M.Bouchard s'est imposé, du moins pour te moment, comme “Premier" de tous les Québécois, guidant sa province dans la plus grave urgence du XX siècle.» En édito, The Globe and Mail affirme qu’une enquête en profondeur s’impose, aussi bien en Ontario qu’au Québec, sur l’alimentation en courant électrique et sur les mesures de redressement.Les débats sont inévitables et nécessaires, conclut le quotidien torontois.«L’erreur serait de les mener trop rapidement ou sommairement.Les meilleures décisions seront prises à la suite d’un éclairage qui n'est pas tenu pour acquis.» Pour Mike Jenkins, par contre, le premier ministre fédéral a montré ses vraies couleurs en bouleversant son agenda pour rester en Ontario et au Québec.«Un simple calcul électoral explique les gestes de Chrétien, écrit-il dans The Edmonton Sun.Que le ciel nous vienne en aide si l’Alberta est un jour ravagée par un terrible désastre naturel.Im ciel devra nous secourir.Avec seulement 26 sièges au Parlement [comparés à la centaine et plus dans les régions sinistrées), c’est sûr que les libéraux ne viendront pas à notre secours.» Plus près de nous, The Gazette a consacré nombre d’éditoriaux et de chroniques au désastre.Le quotidien montréalais presse notamment M.Bouchard de ne pas répéter les erreurs d’Hydro-Québec et de bien examiner les solutions de rechange, au lieu d’eqdosser aveuglément le plan stratégique de la société d’Etat lx-s chroniqueurs chevronnés Allan Fotheringham et Richard Gwyn tombent encore en pâmoison devant l'ancien premier ministre Trudeau.Le premier dans The Financial Post et le second dans The Toronto Star s’émerveillent de l’attraction que le vieux lion constitue toujours pour les Canadiens.Il n’avait rien à dire, au lancement de la version anglaise de Cité libre à Toronto, mais il en fut quand même le centre d’attraction.Pourquoi?«Il a 78 ans, il est raide et lent, explique Gwyn, mais Trudeau rallume la mémoire collective de ce que nous pensions naguère de nous-mêmes en tant que Canadiens.» Quant à Bill Johnson et à Don MacPherson, ils se fendent en quatre dans The Gazette pour dire que le fleurdelisé, dont on souligne le 50' anniversaire comme drapeau du Québec, n’est pas le leur et ne constitue pas un symbole de ralliement.NOUVELLE PARUTION rÇP) MONTREAL c'est toi fïlü villel IMPORT PORTOFINO Pieds disponibles en hêtre ou en acier satiné Complètement déhoussable TEL: (514) 335-0705 AVIS IMPORTANT Étude publique PROJET DE RÈGLEMENT CONCERNANT L'ENSEMBLE BENNY FARM PRENEZ AVIS QUE L'ASSEMBLÉE DE LA COMMISSION RELATIVE À L'ÉTUDE DU PROJET DE RÈGLEMENT AUTORISANT LE REDÉVELOPPEMENT DE L'ENSEMBLE BENNY FARM, SITUÉ DANS LE QUARTIER NOTRE-DAME-DE-GRÂCE, EST REPORTÉE AU LUNDI 9 FÉVRIER ET SE POURSUIVRA, SI NÉCESSAIRE, LE MARDI 10 FÉVRIER 1998.En raison de la situation d'urgence qui a affecté récemment les Montréalais et notamment les résidants du quartier Notre-Dame-de-Grâce, l'étude publique du projet, prévue au départ le 27 janvier, est reportée afin de permettre aux citoyens et organismes intéressés de participer à l’assemblée de la commission.Rappelons que le projet de règlement prévoit notamment : • la construction de bâtiments résidentiels comportant environ 1100 unités de logement, d’une hauteur variant de 2 à 6 étages ; ¦ la démolition des constructions existantes, à l'exception de deux bâtiments de 6 étages récemment construits.Ce projet déroge à la réglementation municipale d'urbanisme, principalement en ce qui a trait à l'implantation, la configuration, la volumétrie et la hauteur maximale des bâtiments autorisés, ainsi qu'à l’obligation de conserver certains bâtiments existants.L’assemblée débutera à 19 h et se tiendra à la salle du conseil de l'hôtel de ville, au 275, rue Notre-Dame Est (station de métro Champ-de-Mars).Les citoyens peuvent consulter la documentation relative au projet aux bureaux Accès Montréal Notre-Dame-de-Grâce (872-6731) ou Ville-Marie (872-6395).Renseignements sur le dossier et sur les prochaines assemblées : Service des relations avec les citoyens 1301, rue Sherbrooke Est Édifice Lafontaine 872-8265 Le greffier, M® Léon Laberge DE SAINT-BENOÎT-DU-LAC et ses bâtisseurs Claude BERGERON et Geoffrey VIM,Ml W avec la collaboration de Dom Jean ROCHON, o.s.b.wwm Cette monographie est consacrée à l’histoire et au développement de l'architecture de l'Abbave de Saint-Benoît- J du-Lac à travers l'histoire de ceux qui ont bâti la communauté, puis qui ont élevé les murs destinés à abriter la vie et le chant de cette communauté : Dom Paul Bellot, Dom Claude-Marie Côté, Félix Racicot et Dan S.I langanu.L’Abbaye de Saint-Benoît-du-Lac et ses bâtisseurs.une expérience spirituelle, historique et artistique.PUL © 340 pages ?54,95 $ EN VENTE CHEZ VOTRE LIBRAIRE au aux Presses de l'Université Laval Tél.(418) 656-7381 Téléc.(418) 656-3305 (loin 60% jusqu’à uu /u de rabais sur toute notre marchandise automne-hiver.Procurez-vous des vêtements de qualité à des prix plus qu'abordables! 277, av.Laurier O.270-6154 Centre de Commerce Mondial 844-9125 • 281-7999 5107, av.du Parc 277-7558 PORTES OUVERTES AUX HEC /3e dimanche 25j < de midi à 16 h ancien Dans le cadre du Dimanche des études de l’Université de Montréal, l’École des Hautes Études Commerciales ouvre ses portes aux personnes intéressées par des études en gestion.’Les EXTRAS DU B.A.A.LA TOUCHE HEC! Tout spécialement pour les collégiens : de l’information sur le baccalauréat en administration des affaires (B.A.A.) et tous ses extras, dont Virtuose (technologie appliquée à l’enseignement) et le programme d’échanges internationaux Passeport pour le monde.Conférence à 14 h.Modules en gestion et certificats Droit au but Nouveaux, les modules en gestion sont des blocs de quelques cours seulement - généralement 3 ou 4 - offerts dans le cadre des programmes de certificat.Répondant à des besoins très précis de formation, les modules sont couronnés d’une attestation d’études et peuvent mener à un certificat.Séance d’information à 14 h 30.Au programme • Stand sur les programmes d’études • Visites guidées 14 h : Conférence SUR UE PROGRAMME D’ÉCHANGES INTERNATIONAUX Passeport POUR LE MONDE À l’amphithéâtre IBM 14 H 30 : SÉANCE D’INFORMATION SUR LES MODULES ET LES CERTIFICATS À la salle Banque de développement du Canada • Unique : la salle des marchés Bloomberg, Dow Jones, Reuter.Visitez la seule salle des marchés alimentée en données financières en temps réel dans une université canadienne.École des Hautes Études Commerciales 3000.chemin de la Côte-Sainte-Catherine.Montréal STATIONNEMENT GRATUIT Université de Montréal Navette entre l’École des HEC et le pavillon principal de l'Université de Montréal. A 10 i.!•: i) !•; v oil!.i v.s s ,\ m !•: ni 21 k t d i m a n c 11 K 2 r> .1 a n v i f: 11 1 9 N ri/trodadioH).Marie-France Turgeon (responsable de la production), Claudine Bédard, Johanne Brunet, Dan (rntuinsaMO^V^vnf^lwnU'^rLponsaM^àlapivmotion des abonnements).Manon Blanchette Turcotte.Monique L'Heureux, Lise bichapellc.Rochelle Iecle.v-Venue.L'ADMINIS œTvuZPatrick Inbel (contrôleur), Ghislaine L.fleur, Danielle Nantel (secrétaire administrative).Nathalie Perrier, Danielle Ponton.Danielle Ross.Danielle Cantara, Richard Des Cormiers.Marie-Josée Hudon, Christian Vieil, Olivier Zuitla.SERVICE A IA CLIENTÈLE Johanne Brien 'ADMINISTRATION Nicole Carmel (responsable des services comptables), Carole Dallaire (responsable des ressources humaines),]eantie-d’Arc Hou-LA FONDATION DU DEVOIR Marcel Couture (président), Roger Boisvert (vice-président exécutif et directeur général).i A 12 I K I) I.V 0 I It .IKS S A M K |) I 21 K I D I M A X ( Il K .1 A \ \ I I It I !l il N LE DEVOIR .ti nus m MAHEU UNE NOUVELLE BANQUE FUSION SUITE DE LA PAGE 1 Hamkt-machinc.\, je suis passe à la parole et même au théâtre musical arec l e Café des aveugles.Cette récente trilogie est axée autour d'une autre recherche formelle, cette fois sur le regard.» Un parcours du corps, à la parole, aux images.Ix/ Forêt explorait audacieusement et à vrai dire magistralement le recours aux noirs pour faire réapparaître sur scène des «visions•>, des images chargées de sens et de références souvent mythiques aux relents psychanalytiques.L’idée a été explorée à nouveau dans Iss Ames mortes.Avec L’Hiver Winterland, Malien souhaite pour ainsi dire passer de l’ombre a la lumière.11 tente maintenant de superposer les couches de l'espace scénique en utilisant surtout des rideaux de tulle et quelques diapos, comme dans les années soixante.«Je voulais arriver à créer une sorte d'image de synthèse, additionner les images, mais sans technologie lourde, avec les moyens du théâtre, qui sont assez archaïques.» I Aii-mème avoue ne pas avoir vraiment réussi ce qu’il voulait avec la version torontoise, qui avait enchanté plusieurs critiques et en avait laisse d’autres un peu plus.froids.«Ou avait des problèmes techniques.¦¦ Mais là, il se dit «très content du résultat« produit par son multimédia.à bras, qu'il décrit lui-même en rigolant un bon coup comme de «Photographique macrobiotique, non technologique et organique, bref du théâtre».«Ce spectacle m'a donné beaucoup, beaucoup de trouble.Ixz première version a été horrifique, j'avais un sentiment d’échec.Mais j'ai finalement l’impression d'avoir réalisé mon spectacle le plus satisfaisant sur le plan formel, et comme je suis formaliste, cela m'excite beaucoup.» Le fond mis en rapport a cette tonne a également été modifié.Ix/ Forêt, produite après une année sabbatique passée à la campagne, traitait,évidemment d’un rapport fantasmatique à la nature.Ix>s Ames mortes, créée après l'installation de Carbone 14 a l'Usine C, dans le quartier centre-sud de Montréal, rentrait en ville, sans masquer ses excès (solitude, drogue, violence, etc.).L'Hiver fait le pont entre ces deux topographies de l'imaginaire et de la réalité.«L'aboutissement logique, c’était maintenant de traiter du pays, de notre pays qui est l’hiver, comme le veut le cliché, dit Gilles Maheu./e voulais proposer une table visuelle sur le pays, le pays géographique, le pays climatique, le pays poétique, le pays politique bien sûr, puisque notre schizophrénie est incontournable.» II voulait aussi jouer avec les archétypes de ce pays, comme il a déjà exposé ceux des bois et du chez-soi.«Us loteries, les bingos, les Amérindiens, les Inuits, l’éducation religieuse, le OUI, le NON, le pays métissé d’aujourd’hui: j'ai placé des références qui me venaient, comme ça.Je suis très intuitif, et tout ça s’organise après coup.Mais finalement, pour moi, c'est un spectacle de danse, très musical, très miré, même s’il y a du texte.» Du Nelligan, surtout.Un poete du début du siècle pour celui qui crée plus que jamais de la poésie qui se voit et se ressent.Mais pourquoi lui plutôt qu’un autre.Miron par exemple?Parce qu’Lmile Nelligan est lui-mème un archétype national: «Ma vitre est un jardin dégivré.», «Qu’est devenu mon cœur, navire désert?Hélas! Il a sombré dans l’abime du rêve».tous les cégépiens peuvent le citer.Malien HH à aussi choisi pour son écriture lyrique et symbolique.«Je fais de l’avant-garde, de la recherche actuelle, j’aime inventer et à vrai dire recréer, et donc j’aime les classiques.J’aime bien parler d'aujourd'hui, mais en dialoguant avec les morts.Pour moi, le théâtre, c’est aussi ça: un dialogue avec les morts, les revenants, les survivants, les spectres dont parlait Arthaud.Nelligan, c'est le poète de mon adolescence.Il fait partie de ma façon de voir le monde, d’être Québécois.» Etant donné le contexte de création, formaliste, pictural, chorégraphique, voire scopique, les références politiques ne seront évidemment pas soulignées en rouge ou en bleu.«Je suis écœuré de notre schizophrénie collective.Je ne milite ni pour un camp ni pour l’autre.J’ai toujours eu une certaine difficulté avec le jouai, avec une certaine québécitude nationaliste, fermée, folklorique.Ça m’a toujours embêté et ça m’embête toujours.» Horaire de télévision modifié Lai télé de Radio-Canada présentera le dimanche 25 janvier.de 18h a 20h, une émission intitulée Ft at de choc, traitant de la panne.Cette émission modifie l’horaire présenté dans notre grille-horaire en page I) 6: de 18h a 18h30: Ix Téléjournal est annulé; de 18h30 a 19h30: l’émission Découverte est annulée; de 19h30 a 20h: l’émission Ixi Vie d’artiste est reportée a 22h30; de 20h a 22h: Us Beaux Dimanches — Tartuffe est présenté comme prévu; de 22h à 22h30: U Téléjournal et La Météo sont présentés comme prevu; de 22h30 a 23h: Au delà des apparences est annulée.Voici le profil de la Banque de Montréal et de la Banque Royale qui ont annoncé aujourd'hui leur intention de fusionner.Banque de Montréal Banque Royale Nombre d’actions ordinaires en circulation 261 606 000 308 608 000 Ratio de l'échange 0,97 1,00 Nombre d'actions de la nouvelle banque 253 758 000 308 608 000 Cours de l’action (moyenne sur 30 jours) 62,27 S 76,27 S période terminée le 22 janvier 1998 Selon le nombre actuel d'actions en circulation, les actionnaires de la Banque de Montreal posséderont 45,1 % des actions en circulation de la nouvelle banque et ceux de la Banque Royale, 54,9 %, Faits et chiffres pour l'exercice terminé le 31 octobre 1997 Actif total (au 31 octobre) Revenu total Bénéfice net Capitalisation boursière Bénéfice net réalisé à l'étranger Bénéfice par action (de base) Rendement des capitaux propres Rendement des investissements Productivité Biens administrés Biens sous gestion Provisions pour pertes sur prêts/prêts moyens Prêts douteux nets Salaires et avantages sociaux Acquisitions de biens et services Taxes et charges versées au gouvernement Investissements dans la technologie Dividendes versés Nombre d'employés (équivalent temps plein) Nombre de succursales au Canada Nombre de succursales à l’étranger Nombre de guichets automatiques Nombre de clients SUITE DE LA PAGE 1 voulant qu’il faille former de grands ensembles pour faire face a la mondialisation: «Il est très peu probable que les entreprises canadiennes soient pénalisées par l’absence de banques globales.Us institutions globales sont suffisamment nombreuses pour maintenir un niveau élevé de concurrence, ce qui se reflète par une rentabilité et une évaluation boursière très souvent en deçà de celles des autres grandes institutions du pays d’origine.(.) De façon évidente, les banques canadiennes ont les ressources pour occuper des niches significatives à l’étranger.» Claude Béland, président du Mouvement Desjardins, n'hésitait pas pour sa part à aller très tôt devant les caméras, hier midi, pour affirmer qu'il est plus important d'être le meilleur que d'ètre le plus grand.Il reconnaît cependant que l’avènement du marché global incite certains a fusionner.Desjardins, par sa nature coopérative, ne peut pas fusionner avec une banque, mais le Mouvement a plutôt choisi de devenir une institution régionale très forte.Le président de Desjardins n’écarte néanmoins pas l'hypothèse d’un rapprochement qui, un jour, pourrait se faire avec les credit unions du Canada anglais ou des Etats-Unis.Quoi qu’il en soit, la fusion de la Banque Royale et de la Banque de Montréal n’effraie pas le 208 milliards S 245 milliards $ 7,2 milliards $ 9.3 milliards S 1.31 milliard $ 1,68 milliard S 15,9 milliards S 23,2 milliards $ 58% 28% 4.69 S 5,01 $ 17! % 19,3% 55% 74% 64.4 % 65% 299! milliards S 782,3 milliards $ 52,9 milliards S 66! milliards S 0,23 % 0,25 % -358 millions S 103 millions $ 2,5 milliards S 3,4 milliards $ 1,7 milliard S 1.8 milliard $ 1,2 milliard $ 1,5 milliard S 674 millions S 750 millions S 427 millions S 600 millions $ 34 286 50 719 1099 1453 147 105 2035 4248 7 millions 10 millions CHOC Mouvement Desjardins, qui faisait déjà face à un géant avec la Banque Royale seule, qui a des actifs de 245 milliards, en comparaison de 80 milliards chez Desjardins.L’inquiétude du réseau des caisses populaires se manifeste en revanche sur ce que M.Béland appelle les lenteurs du gouvernement québécois à procéder avec la loi 188.Desjardins demande un décloisonnement lui permettant de vendre de l’assurance-vie dans ses caisses, ce qui lui donnerait les moyens de rivaliser avec les géants qui s’amènent déjà sur le marché.Iai porte-parole de la Banque Scotia à Toronto, Shelly Jourar, a exprimé la surprise de cette institution de voir que ce projet de fusion devienne subitement un grand sujet de débat politique.Iai Banque Scotia, en principe tout à fait favorable a des fusions de banques, se dit tout de même en accord avec le ministre Paul Martin pour prendre le temps de bien réfléchir sur la question et de peser les avantages et les inconvénients de cette orientation.La rumeur a souvent prêté à la Banque Scotia l’intention de fusionner avec une autre grande banque, canadienne ou étrangère, lorsque la réglementation canadienne le permettra.Iai fusion de la Banque Royale et de la Banque de Montréal lui ferait-elle peur?Pas du tout.«Nous sommes présents dans 50 pays et nous sommes en concurrence avec plusieurs grandes Voici le classement des plus grandes banques du monde selon leur capitalisation boursière au 16 janvier 1998.en milliards de $ US 1.Lloyds TSB Group 70,3 2.Bank of Tokyo-Mitsubishi 67.3 3.HSBC Holdings 60,8 4.NationsBank 57,7 5.United Bank of Switzerland" 56,6 6.Citicorp 54,8 7.BankAmerica Corp.47,3 8.Chase Manhattan Corp.44,5 9.First Union ‘ 43,7 10 Barclays 43,5 11 Banque Sumitomo 41,3 12 ING 37,9 13 Banque Sanwa 34,3 14.Deutsche Bank 32.8 15 Banc One Corp.31,6 22 Nouvelle Banque 26,6 Voici le classement des 10 plus grandes banques nord-américaines selon leur capitalisation boursière au 16 janvier 1998.en milliards de $ US 1.NationsBank 57,7 2.Citicorp 54.8 3.BankAmerica Corp.47,3 4.Chase Manhattan Corp.44,5 5.First Union‘ 43,7 6.Bank One Corp.31.6 7.Norwest Corp.28,0 8.Wells Fargo & Co.27,9 9.U.S.Bancorp 27,0 10 Nouvelle banque 26,6 • Chiffres proforma tenant compte des projets de fusion annoncés récemment.Source: Banque de Montréal et Banque Royale banques», répond Mme Jourar.Iai Banque CIBC s’est limitée hier à citer les déclarations que son président, Al Flood, faisait à cette occasion.Il affirmait alors que le Canada a besoin d’un secteur des services financiers d’envergure mondiale pour alimenter sa croissance économique, étendre ses investissements et son commerce a l’échelle mondiale.A la Banque Laurentienne, un bien petit joueur en comparaison des six plus importantes banques, on a préféré ne pas faire de commentaires sur la fusion annoncée.La direction de cette institution a déjà déclaré à une réunion de ses employés quelle était contre les fusions, en ce qui la concerne sans doute.Le cas des banques Royale et de Montréal lui semble pour l’instant un peu difficile à analyser.Tout dépendra de la façon dont la fusion se fera.Y aura-t-il des licenciements?Des fermetures de succursales?Quoi qu’il en soit, cela va rester une fusion très importante dans le monde des institutions financières.Pour ce qui est des consommateurs, on peut penser qu’il y aura de fortes ré ticences.Hier, la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante faisait connaître son opposition a cette fusion.Iai Maritime, compagnie d'assurance-vie, y voit également une mauvaise nouvelle pour les consommateurs.En somme, l’onde de choc d’hier va se propager pendant longtemps dans les milieux financiers et socioéconomiques.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue de Bleury, 9 étage, Montréal (Quebec), L13A3M9 S3 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 a 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Ix site Internet du Devoir: www.ledevoir.com Comment nous joindre?Iti rédaction Au téléphone Par télécopieur Par courrier électronique Pour l'agenda culturel \ja publicité Au téléphone Par télécopieur Extérieur de Montréal Les avis publics et Au téléphone Par télécopieur (514) 985-3333 (514) 985-3360 redaction DSledevoir.com (514) 985-3551 (514) 985-3399 (514) 985-3390 1-800-363-0305 (sans frais) les appels d’offres (514) 985-3344 (514) 985-3340 Ix*s petites annonces et la publicité par regroupements Au téléphone (514)985-3322 Par télécopieur (514)985-3340 Ixis abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 8h a 16h30 Par télécopieur (514) 985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) Is Ilevair «-si publia du lundi situé au 20Vl rue d< Bl«ury.* par Imprimerie Qm-Wor LV-Ouebi-ror Int .012 ru.- Saint-.eM autorisée a employer ei ; le hétaïre distribue par M< lut .000.boulevard Saint-Mari n OH',H DépOt Ié>:al Hibliolher u samedi par !>• Devoir Int dont le sk-R»* social est etAVf Montreal.(Qtkb«* j HiA LM'» Il est imprimé Ile., 7t ', rue rlays ne demeurera pas lettre morte.On imagine déjà des scénarios impliquant la CIBC, la Scotia et la 11 ), avec des interrogations à l’endroit de la Banque Nationale, qui a tout de mémç vu son action bondir de 7 $ (+33 %), hier avant midi, a 28 $.A Toronto, le compartiment des services financiers était en hausse de 6,7 % en mi-séance.Ixs actions de la Banque de Montréal ont immédiatement bondi de 15,75 $ (+27,5 %) (Luis les premières minutes suivant l’annonce, pour atteindre l’heure du dîner avec un gain de 8,50 $ (+14,8 %) à 65,75 $.Iai Royale a vu ses actions jirogresser immédiatement de 8,05 $ (+11,2 %) pour ensuite revenir sur l’heure du diner à un gain de 2,50 $ (+3,5 %), à 74,35 $.U-s actions de la CIBC gagnaient 3,10 $ (+8,6 %) à la mi-séance, à 39 $, et celles de la Toronto! tominion, 5,20$ (+10,5%) a 54,75$.En procédant à l’annonce hier à lOh — soit quatre heures après la signature de l’accord définitif —, les jirésidents du conseil et chef de la direction des banques respectives, John E.Cleghorn et Matthew Barrett, ont largement joué la carte de la fierté- canadienne.«Il s'agit d’une réponse "made in Canada" à la mondialisation de notre industrie.Nous créons une banque canadienne capable de concurrencer, face à face, avec n 'importe quelle banque partout dans le monde.Ix/ signature d'un accord définitif visant une fusion entre égaux de nos deux sociétés fera sans doute de cette journée l’une des plus mémorables de l’histoire du système bancaire canadien.Nous pensons que c’est une bonne nouvelle pour le Canada et pour l'ensemble des Canadiens.» M.Cleghorn a renchéri en invitant les Canadiens a accueillir cette fusion avec bienveillance.Ixs chiffres sont particulièrement étourdissants.En fusionnant, la capitalisation boursière de la nouvelle banque s’élèvera a 38 milliards, ce qui la placera au dixième rang a ce chapitre a l’échelle nord-américaine et au vingt-deuxième rang au monde.L’entité ressortant de cette mise en commun d’intérêts aurait eu un actif combiné de 453 milliards au 31 octobre dernier, des revenus totaux de 16,5 milliards et un bénéfice net d( .* trois milliards, dont 40 % étant réalisés hoi's Canada.Et elle chapeautera les deux |)lus grandes firmes de courtage au pays, soit Nesbitt Burns et RBC Dominion Securities.Toujours en date du 31 octobre dernier et en procédant à une addition pure et sini|>le des chiffres des deux institutions, la nouvelle entité aurait coiffé des biens administrés légèrement supérieurs à HKK) milliards et des biens sous gestion de 119 milliards.Ixs deux banques réunies emploient 85 (XX) personnes et exploitent un réseau de 2552 succursales au Canada, de 252 succursales aux Etats! Inis et de (>283 guichets automatiques.Si cette fusion venait a se faire, une rationalisation devrait inévitablement s’ensuivre.Ixs deux dirigeants n’ont toutefois pu en donner les détails.Ils ont toutefois insisté sur le fait que la nouvelle banque «ne prévoit pas un nombre important de réaffectations de personnel après la fusion.Ixi rotation normale.les départs à la retraite et les départs volontaires |.| nous conféreront la souplesse nécessaire pour assurer notre expansion et créer de nouveaux emplois dans l’avenir».( )n a toutefois parlé de transformation des enijilois et on a fait référence à l’expérience américaine en matière de fusions, qui fait ressortir qu’après cinq ans, la force de travail est généralement supérieure de 5 %.Ce scénario de fusion s’articule autour d’un échange d’actions.les actionnaires de la Banque de Montréal recevraient 45,1 % des actions ordinaires de la nouvelle banque, et ceux de la Royale, 54,9 %.Par contre, la représentation au nouveau conseil d’administration serait distribuée en parts égales.M.Cleghorn serait appelé à exercer les fonctions de coprésident du conseil et de chef de la direction de la nouvelle banque alors que M.Barrett assurerait les fonctions de co-président du conseil et de président du comité de direction du conseil d’administration.Ix conseil supérieur de direction de la nouvelle banque* comptera 18 membres, les deux banques constituantes y étant représentées à jiarilé.
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