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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier D
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1998-01-31, Collections de BAnQ.

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I.K l> K V ((II!.I.K S S A M K I) I Al .1 A N V I K li F T I) I M A X < Il K I F F V I! I F It I !l !l N ?LE DEVOIR ?Lettres québécoises Page Ü 4 Im chronique de Robert iMlonde Page D 4 Im grille télé du week-end Page D 8 ?Formes Page D10 Pierre Dorion Page I) 7 ii I) I T I O N FRANÇAISE Le test Pour les Makine, Delerm, Darieussecq, le temps du deuxième roman est venu.Ils ne seront toutefois point les seuls à surveiller.Les Kundera, Gaarder, Mayle, Beyala, Barrico, Cardinal, Queffélec, Billetdoux, Bellow, Bernheim, Boyd et Pan-col sont aussi au rendez-vous.Rentrée LOUISE LEDUC LE DEVOIR Ils ont reçu les plus hautes distinctions littéraires, goûté au miel des critiques les plus louangeuses.Leur dernier roman, analysé chez Bernard Pivot, fit leur fortune et celle de leur éditeur.Sont-ce là les prémices d’une œuvre véritable?Pour Andreï Makine, Philippe Delerm et Marie Dar-rieussecq, l’heure du roman après le roman est arrivée.Tous les regards ne seront toutefois pas rivés sur leur prose.Dans la course aux échos de la rentrée, une gloire mieux assise, celle de Milan Kundera, pourrait leur porter ombrage.Qu’opposent-ils à si redoutable concurrence?Publié aux éditions Mercure de France, Le Crime d’Olga Arbélina d’Andreï Makine s’annonce tout aussi torturé que Le Testament français, couronné d’un rare doublé Médicis-Goncourt en 1996.Un crime est commis à Villiers-la-Forêt.Tout le village soupçonne Olga Arbélina, qui vit seule avec son fils.La propre voix d’Olga Arbélina, sa conscience intran-sige;uite et lucide, lui fera réaliser que toute sa vie la préparait à son acte criminel.Sa jeunesse dorée à Saint-Pétersbourg, la Révolution, la guerre civile, puis ce soir d’hiver, son fils, et ce lien étrange les unissant.On n’en dit pas plus, vous en savez déjà trop.Un autre poulain plein de promesses au Mercure de France: Philippe Delerm, dont le premier roman, La première gorgée de bière et autres plaisirs minuscules, a fait tout un tabac l’an dernier.Le bonheur est toujours dans le pré et Delerm continue sur sa lancée épicurienne.Il nous présente Monsieur Spitzweg, avide de tous les petits plaisirs de la vie et béat de bonheur.Tout aussi attendu, du côté de POL: Naissance des fantômes, de Marie Darrieussecq.Après le succès instantané de Truismes en 1996, un journal français avait fait courir la rumeur que l;i jeune écrivaine de 28 ans allait redonner vie, dans son prochain roman, à sa jeune vendeuse de produits de beauté métamorphosée.en truie.«Comme si on pouvait écrire une suite à ça!», avait-elle répondu.En effet.La preuve est maintenant faite: Naissance des fantômes raconte l’histoire un peu plus sage d’une femme à la recherche de son mari disparu un soir, comme ça, en allant acheter une baguette de pain.Et Milan Kundera?En une cinquantaine de courts chapitres, l’écrivain d'origine tchèque développe son thème de prédilection dans L'Identité, chez Gallimard.Il raconte le bonheur tranquille de Jean-Marc et de Chantal, un |jetit couple qui ne fait pas de vagues.Du moins, jusqu’à ce que, sur une plage, Jean-Marc confonde de loin sa douce moitié avec une silhouette plus âgée, plus ronde.Une grave erreur, à l’origine d’une crise insoluble, sans issue possible.En fait, Kundera écrit du Kundera, attendu, célébré.Toujours le même livre.On dit la même chose de Jostein Gaarder — vous savez, Le Monde de Sophie — et de Peter Mayle — vous savez, Une année en Provence—, mais sur un ton de reproche pour une formule commerciale suffisamment exploitée et depuis quelque temps essoufflée.Non, Peter Mayle n’est toujours pas revenu de Provence, à en croire Recherche Cézanne désespérément, annoncé chez Nil.Jostein Gaarder, lui, exploite toujours le filon philosophique, au Seuil.Vita Brevis s’inspirerait d’une lettre qu’aurait écrite une certaine Flora à son amant.le philosophe et théologien saint Augustin.Comment l’amour peut-il être péché?Comment Dieu peut-il exiger de lui la chasteté alors que tout dans sa création appelle au désir et aux plaisirs sensuels?VOIR PAGE I) 2: FRANÇAISE J Rentrée littéraire Ouvrir la saison littéraire en donnant la place à des figures familières MARIE-ANDREE C H O U I N A R D LE DEVOIR Alors que l’on a encore le nez enfoui dans les livres de la saison dernière, que la pile, encore bien en vue sur la table de chevet ou trônant au salon, ne diminue pas aussi prestement que souhaité, c’est la rentrée littéraire, prise deux, qui bouscule vos projets de lecture.Car dans les maisons d’édition, où les visées littéraires sont heureusement bien plus grandioses que les simples nôtres, on s’active déjà à concocter la planification livresque des prochains mois.Côté québécois, on ne sera pas en reste.Fort attendus, quelques-uns de nos écrivains les plus influents, de ceux qu’on savoure et desquels on attend la prochaine moisson d’images et de mots avec une impatience mal contenue, ont déroulé leur plus belle plume, pour leur plus grand plaisir et le nôtre.Fidèle à elle-même, c’est d’abord la grande dame, Anne Hébert depuis peu revenue au bercail après de longues années passées dans la douce folie parisienne, qui tend la main à ses adeptes avec Est-ce que je te dérange?, récit dont la sortie québécoise est prévue pour le début de mars par les Editions du Seuil.Cette fois, l’auteure de Kamouraska, des Fous de Bassan et de L'Enfant chargé de songes (pour lequel elle a reçu le prix du Gouverneur général en 1992) relate le passage dans la vie de la jeune Delphine, femme-enfant perdue si on ne la berce pas d’amour et si une main tendre ne lui est pas tendue.Parions que l’au-teure de 81 ans saura à nouveau charmer ses fidèles par la force et l’élégance de son style empreint de poésie.Api'ès une auteure longtemps adepte du paysage parisien mais aujourd’hui de nouveau confrontée à la rudesse de nos hivers, en voici un autre dont l’œuvre résonne là, tout près, mais dont la plume québécoise court à Paris: Jacques Poulin offre en mars son Chat sauvage sous l’égide de Leméac/Actes Sud.L’écrivain québécois, maintes fois récompensé pour ses œuvres, vit à Paris depuis la fin des années 1980.L’auteur a déjà écrit Le Vieux Chagrin, pour lequel il a reçu le 27* prix France-Québec.Il a notamment écrit Le Cœur de la baleine bleue, Les Grandes Marées, Volkswagen Blues et Im Tournée d'automne.Chat sauvage s’orchestre autour de la rédaction d’une lettre d’amour écrite au nom d’un amoureux déconfit par Jack, un écrivain, la missive le plongeant dans une aventure insoupçonnée autour de laquelle se dessine les contours de son destin.Chez Boréal, c’est aussi la nouvelliste et poète Suzanne Jacob qui revient ce mois-ci sur la scène littéraire avec Parlez-moi d’amour, quelques mois à peine après la parution de Bulle d’encre, un essai inédit sur l’acte d’écrire et de lire, récipiendaire en octobre dernier du prix de la revue Études françaises.Mme Jacob, que l’on connaît aussi pour ses récentes chroniques, Ah.!, ses poèmes, Les Écrits de l’eau, ou ses romans, L’Obéissance et Ixiura Laur, rappelle dans ce recueil de nouvelles la capitale nécessité d’entendre parler d’amour.Adepte des grandes interrogations qui donnent du boulot au lecteur tout en enrichissant le plaisir de lire, Mme Jacob lance ici une autre de ses «questions lancinantes: à quelle condition pouvons-nous tromper le vertige de vivre?» Auteur connu mais non pas pour sa prose, dans un tout autre registre mais à côté duquel il est difficile de passer en cette rentrée littéraire, le colonel lybien Mouamar Kadhafi publie cette semaine, sous l’étiquette Stanké, Escapade en enfer et autres récits, présenté et préfacé par le journaliste et écrivain Pierre Salinger.Célèbre pour l’histoire politique rocambolesque qu’on lui attribue, Kadhafi se présente ici sous un autre jour, celui de l’essayiste.Chez Stanké également, fauteur Roch Carrier, jusqu’à l’an dernier à la tête du Conseil des arts du Canada, effectue un retour avec Prières d’un adolescent très, très sage, ce qui constitue une suite à Prières d’un enfant très, très sage.Cette fois, les prières adressées au bon Dieu sont ici les réflexions d’un jeune homme passé d’une peau de «poète» à celle de «premier ministre».Essais québécois Page D 6 Littérature jeunesse Page D 7 Bandes de.Poésie Page D 2 québécois Page D 3 québécois Page D 5 Romans Premiers romans ées Page D 7 v i?.i f;;- îj: y :/t ï .v " «s» Wfwiy .¦Er 'SüsM mm w » : mm + i i a&ii i V\l l’l ! ini \\m K.* -T r,.\si>i- MATT li.M PA RENDEZ VOUS AVEC JACQUES F E R R O N Venez 23,955 ord.29,95 Grand Prix Suspens et Aventure 1998 RENCONTRER Manuel M Martin auteur de GENIA éd.du Rocher dimanche 1er février de 14h à 16h Prix en vigueur jusqu'au 15 fév.98 Oaiiipigny 4380 St-Denis, Montréal, Qc (514) 844-2587 Ouvert 7 jrs de 9h à 22h - Stationnement gratuit, entrée rue Drolet Ferron dans la «petite collection lanctot» LE SALUT DE L'IRLANDE GASPÉ-MATTEMPA Une œuvre exemplaire.Un romancier plein de verve.La passion des mots et de notre univers.Jacques Ferron » Pierre L’Hérault Par.la portr < 1 l irOMUiA / UINKTTI MICHAUD* l'ATHK K foiKIH» Papiers intimes lt\Hftn11 PONTS BRÛLÉS APPARTENANCES Michel Dallairc x+ Sicfan Pscnak rhoscb ,j-z.T” * '' mf y : f*v \ »c (ijnthicr B«w»cber nclqoc* brm d'hf ihc sut uiw tnmlw Unda Cardinal L'cngnjîcnicm de la pensif Nicole Dumoulin La plupart du temps Récit Andrée Christensen Sacra privata.Poésie Cirant! Prix du Salon du Livre de Toronto Margaret Cook La lenteur du sourire Poésie Michel Dallairc Ponts brûlés et Appartenances oesie Stefan Psenak Du chaos et de Tordre des choses Récit Luc Gauthier Quelques brins d'herbe sur une tombe Nouvelles Linda Cardinal /.engagement de la pensée t'.ssai I J I.!•: I) H V (III!.I.K S S A M K DI :i I .1 \ \ V I K I! I- I I) I M A X ( Il K I K \ I I K I !l S ESSAIS QUÉBÉCOIS Mots d’ordre LA PAROLE MANIPULÉE Philippe Breton Boréal, Montréal, 1997,228 pages Les démocraties sont-elles des espaces de liberté ou de manipulation subtile?[/‘s deux, selon Philippe Breton, un chercheur et professeur français spécialiste des questions de communication.Le problème.c’est que la tendance manipulatrice a pris le dessus, du moins sur le plan du discours.Ixi Parole manipulée constitue une brève mais très instructive exploration clés procédés de manipulation qui organisent l’espace contemporain de la parole publique dominé par les spécialistes du marketing et de la publicité.On n’en est plus, depuis longtemps, à la publicité traditionnelle pour convaincre les gens d’acheter.S’est développé depuis la fin de la Deuxième Guerre tout un secteur «manipu-latoire» auquel participent spécialistes des sciences sociales et de la communication, psychologues et experts en relations publiques.Ce qui se passe maintenant en Occident serait d’ailleurs largement comparable, au chapitre des méthodes et des moyens mobilisés, à la propagande mise en œuvre sous les régimes totalitaires dans la première moitié de ce siècle.Les objectifs ne seraient pas identiques, bien sûr, mais les techniques de manipulation seraient souvent les mêmes.Une revue américaine sérieuse n’a-t-elle pas dû avouer avoir retouché une photo parue à la une qui noircissait ().J.Simp son, comme on sait maintenant que les autorités soviétiques ont déjà retouché des photos de lénine pour cacher la cigarette qu’il fumait?Analysant quelques exemples de discours publicitaires et d’entrevues d’hommes politiques, Philippe Breton montre que nous vivons sous le règne de la publicité trompeuse et de l’amalgame.Nous sommes continuellement poussés à associer des produits à des sentiments ou à des valeurs sans rapport les uns avec les autres.L’homme moderne est «extro-déterminé», selon M.Breton.Ne disposant plus du gyroscope intérieur que constituait jusqu’à récemment sa famille ou son groupe social, l’individu se guide désormais à l'aide d’un radar qui lui permet de traiter l’information extérieure reçue, de s’y adapter en moins de temps qu’il ne le faut pour tourner sept fois la langue dans sa bouche et, généralement, de s’y conformer.Philippe Breton a déjà dit dans L'Utopie de la communication (La Découverte, 1992) que l’homme moderne était un être sans intérieur qui se coulait dans le moule d’un «être informationnel->.Pour lui, tout est traitement de l’information, c'est-à-dire classement et transfert de données qui lui sont antérieures.L’homme moderne ne change pas d’opinion, c’est l’opinion qui change en lui, imperceptiblement et à son insu.Résistances Mais les tentatives de manipulation ne rencontrent-elles jamais de résistance, pourrait-on objecter.Sans doute, répond M.Breton.Mais ces stratégies de résistance confinent le plus souvent à un repli sur soi individualiste.Nous touchons alors l’aporie fondamentale de l'Homo cummuni-cans, cet être qui se méfie des médias mais qui continue à s’en nourrir, qui est indifférent à la publicité mais qui continue à consommer, qui rejette la politique mais qui se passionne pour ce qui s’y déroule (surtout en privé).Entre les plus faibles qui se laissent influencer et les plus forts qui savent décoder les situations auxquelles ils sont soumis, toute une «classe moyenne» doit se protéger d’une influence qu’elle perçoit dans son intention mais qu’elle ne comprend pas dans ses procédés.Chacun de nous est à la fois ce faible et ce fort, mais aussi cet être moyen, lassé de se défendre tout le temps, honteux de lâcher prise parfois, et qui se referme à l’influence d’autrui.Nous sommes devenus, indique Philippe Breton, des êtres extrêmement socialisés du point de vue des informations reçues et échangées mais extrêmement individualistes quand il s’agit de convaincre et de se laisser convaincre.La société moderne ne ferait de la sorte qu’exacerber le «principe de séparation généralisé» né avec l’Antiquité grecque,(chez les Stoïciens et chez Epictète en particulier) et qui tranchait avec le principe holiste des sociétés de caste d’avant la démocratie.l/i Parole manipulée tente de montrer qu’à la séparation des hommes et de la nature, des hommes et de leur propre corps et des hommes entre eux, s’est maintenant ajoutée la séparation de l’homme et de sa propre parole.Un des effets de cette désynchronisation sociale serait d’ailleurs le renouveau nostalgique des sentiments identitaires ou communautaires — dont la montée de l’extrême droite est l’exemple le plus perturbant — basé sur la recherche et la réification d’un lien fusionnel.Cet effet est lui aussi paradoxal.La manipulation de la parole provoque un repli sur soi individualiste qui, à son tour, génère par nostalgie le désir d’une fusion identitaire.Désir d’autant plus problématique qu’il s’exprime trop souvent pour lui-même, sans autre objectif que de faire partie de quelque chose, n’importe quoi, dans un monde où plus personne ne fait partie de rien.Mais existe-t-il une voie entre le conformisme et l’individualisme auxquels nous pousse la société moderne?Les élément de solution proposés par M.Breton sont de renouer avec la rhétorique classique (d’inspiration aristotélicienne), qui est une culture du raisonnement argumentatif et pas seulement de la forme du discours, une «science» du langage malheureusement supplantée dans les hautes sphères de l’enseignement par la linguistique et la communication; de ne pas craindre non plus les positions normatives.La démocratie n’aurait pas à rougir de l’établissement de certaines normes de propagation des idées.Par exemple, dans le cas du tabac, l'interdiction de la plupart des messages publicitaires en faveur du tabac se justifierait non pas par la nocivité du tabac (ce que chacun devrait être libre d’apprécier) mais par le fait que ceux-ci soumettent le citoyen à des mécanismes manipulatoires, voire à de la désinformation; et finalement d’arrêter de croire que les médias et les nouvelles technologies sont neutres et transparentes.Terminons par une demi-boutade la recension de cet essai suggestif et provocateur.Pour un chroniqueur d’essais québécois, faire la recension d’un livre écrit par un Français et co-édité par une maison québécoise et une maison française non mentionnée sur la couverture (La Découverte), est-ce un cas de manipulation des lecteurs du Devoir?rasal(a videotron.eu l\ o b e r I S ale11i Le règne de la publicité trompeuse et de l’amalgame TRIPTYQUE (514) 597-1666 Photo: Hugette Leduc LISE LAÇASSE L’ÉCHAPPÉE {^Triptyque Lise Laçasse L’Échappée roman, 21?p., 20 $ Cinq prénoms: Dolores, Feng, Lou, Xiao-Ling, Jeff.Cinq prénoms, un point de convergence: lu fuite.L'échappée est le journal à trois voix de ceux et celles qui manquent de courage.Devant des promesses non tenues, devant l'impossible rencontre avec l’autre sexe, devant l’enfant à naître; devant la vie, quoi.L'échappée met à nu, sans complaisance, les tourments de l’amour.I) 7 u S »- L I I T É K A T l! R E J E II N E S S E Les vedettes sont de retour Les auteurs jeunesse les mieux connus seront de la rentrée et, tant pour le bébé que pour l’adolescent, les parutions abondent.GISÈLE DE S RO Cil ES Rentrée Dans le cadre de son 25' anniversaire, Communication-Jeunesse dévoilait en 1997 le résultat d’un vaste sondage «Coup de cœur» en littérature québécoise pour la jeunesse.Des 10 000 votes compilés provenant de partout au Québec (94 % des répondants ont moins de 18 ans), il en est ressorti une liste des 20 auteurs les plus souvent mentionnés: Ginette An-fousse, Lucie Bergeron, Yvon Brochu, Chrystine Brouillet.Denis Côté, Marie-Danielle Croteau, Dominique Demers, Sylvie Desrosiers, Jasmine Dubé, Christiane Duchesne, Bertrand Gauthier, Gilles Gauthier, François Gravel, Marie-Francine Hébert, Dominique Jolin, Suzanne Julien, Michel Livoie, Lmise Leblanc, Michèle Marineau, Robert Munseh, Raymond Plante, Anique Poitras, Sonia Sarfati, Gilles Tibo, Sylvain Trudel.Lecteurs et lectrices seront heureux d’apprendre que dix nouveautés de ce printemps porteront la signature de huit d’entre eux.11 y a longtemps qu’on n’avait plus de nouvelles de la Rosalie de Ginette Anfousse.Elle réapparaît cet hiver dans Rosalie a la belle étojle («Roman jeunesse», lui Courte Echelle) où elle est, nous dit-on, amoureuse d’un chanteur-vedette.Le plus beau gars de la planète, bien sûr! Chrystine Brouillet signe uq premier mini-roman à La Courte Échelle: Mon amie Clémentine.C’est l’histoire d’un petit gars qui trouve une lutine.Pas du tout un policier! Une double première! Denis Côté a situé l’action des Chemins de Mirlande (Roman-t-, La Courte Échelle) à Montréal en l’an 2022.1 )eux ados évadés de prison y rencontrent une magicienne à la recherche d’un pays imaginaire.Une quête de beauté et d’absolu.Christiane Duchesne enrichit la collection «Plus» (Hurtubise HMH) d’un nouveau titre, Le Bonnet bleu, dans lequel Jacob explorant un mystérieux trou apparu dans le mur fait une nuit la rencontre d’une famille dont tous les membres portent un bonnet bleu.Deux titres de Raymon-eje Plante, tous deux à La Courte Échelle, viendront rejoindre deux publics très différents: Le Long Nez de Marilou Polaire s’adresse aux amateurs de «Premiers romans», tandis que Elisa de noir et de feu est destiné aux 13 ans et plus.L’arrivée de La Chambre d'Eden, dans la collection «Titan», réjouira les fans d’Anique Poitras (Québec/ Amérique), alors que chez le même éditeur, Un jardin zoologique vient s’ajouter à la série «Noémie», lancée par Gilles Tibo.Eh oui! On croyait l’histoire bouclée avec Les Sept Vérités, qui portait bien la mention «fin».Il s’agit sans doute d’une autre piste.Top secret pour l’instant.Tibo publie en outre chez Dominique et Cie un petit Carrousel, Choupette et sa maman l.ili.en même temps que Lucie Bergeron, qui nous offre dans la même collection Le Secret de Sylvio, ou il est question d’une fameuse petite boîte à retrouver absolument.Pourquoi?Mystère! Grands noms et livres Outre une pleine cargaison de nouveaux auteurs et illustrateurs, nous attendons des titres de Papineau, Simard (Rémy tout aussi bien que Danielle), Soulières, Villeneuve, Bou-eher-Mativat, Jorish, Mérola, Delau-nois, Yayo et même un autre Cécile Gagnon chez Milan (ce n’est pas un éditeur d’ici, mais bon.).Par ailleurs, Michel Noël, qui a reçu le prix du Gouverneur général cet automne pour Pien (Michel Quindn), récidive ce printemps avec l/i Ligne de frappe, un récit de survie qui se déroule à Kuujjuaq et qui sera publié chez HMH.Robert Soulières et Anne Villeneuve nous ont concocté un album que l’on nous promet désopilant dans ia collection «Grimace»; Une gardienne pour Etienne.Dominique Giroux, qui avait surtout publié pour les plus jeunes, tâte maintenant de l’adolescent en se joignant à l’équipe de Faubourg Saint-Rock avec son roman Une place éi prendre.Quant à Laurent Chabin, il attaque la saison en lion avec trois romans: deux policiers chez HMH.l’autre chez Boréal junior.Nous attendons également deux publications signées Francine Allard, toutes deux chez Pierre Tis-seyre.Le troisième tome des aventures des Montcorbier de l’incontournable Suzanne Martel, l/i Musique di la lune, sera enfin disponible.Saluons enfin l’arrivée de deux nouvelles collections.La première, «Les 400 tout petits coups» (aux 400 Coups), des bébés-livres, réédite deux albums publiés antérieurement chez Ovale, l’ipi dans le pot et Dors petit ouïs.Un troisième titre inédit.Pipi tout croche, est également prévu pour cet hiver.La seconde collection est lancée par Le Loup de Gouttière, une maison de Québec qui.fidèle à sa vocation, laisse une grande place à l’univers émotif et poétique.«I-es Petits Loups» compte déjà trois titres, deux de Sylvie Nicolas et un de Raymond Pollender.En ce qui concerne les surprises, soulignons le changement de rythme de certains éditeurs.Pierre Tisseyre augmente la vapeur avec 14 romans prévus pour ce trimestre, neuf albums sont annoncés aux 400 Coups, dix chez HMH, deux seulement pour Dominique et Cie, ce qui constitue une baisse inhabituelle.De son côté, Michel Quintin prend une petite pause pour mieux rebondir à i,’automne.Les autres, La Courte Échelle, Québec/Amérique, Mé-diaspaul.Raton laveur, Soulières éd.Boréal, etc., se portent bien et poursuivent leur lancée.BAND E S DESSIN É E S Le petit bullaire DENIS LORD Rentrée Février Yves Frémion, Une biographie (titre provisoire).La vie et l’œuvre de Daniel Goossens, président d’honneur du Festival d’Angoulême 1998, pilier de Fluide glacial et chercheur en intelligence artificielle (Bethy).Edmond Baudoin, LJiero.Récit intimiste évoquant l’adolescence des frères Baudoin dans un quartier pauvre de Nice (Seuil).Tomine, Optic Nerve.Dans l’esprit de la nouvelle, un recueil de courts récits à tendance psychologique initialement publiés par l’éditeur anglo-québécois Drawn & Quaterly (Delcourt).Enrich Dorgathen, Space Dog.68 pages de bédé muette où un chien de i’espace explore l’esthétique et l’art contemporains.Dorgathen est inconnu au bataillon mais son CV — designer, illustrateur, peintre — et son projet intriguent (Seuil).Mars André-Philippe Côté, Victor et Rivière.Délaissant l’humour de Baptiste le clochard.Côté propose une histoire dans le quartier Saint-Jean-Baptiste de Québec où planent les ombres de Rimbaud et Verlaine (Soulières éditeur).Jean-Claude Denis, Bande d'individus.Le hasard, le whisky et Oscar Wilde entraînent le savoureux Luc Leroi en province (Casterman).Trondheim, Amour & Intérim (Ixipi-not, tome 5).Syllogismes, humour et grandes oreilles.Que saint Goscinny nous vienne en aide! (Dargaud).Sfar, Paris-Londres.Aucune information n’est disponible sur ce titre; cependant, nous vous avons déjà dit tout le DISQUES COMPACTS, LIVRES, CASSETTES, DISQUES, BD 3694 St-Denis, Montréal CHOIX ET Qualité Métro Sherbrooke 849-1913 1 713 Mont-Royal Est, Mtl Métro Mont-Royal 523-6389 EHrap p itgOT'&res&Kft» ds,*!!MSk mm OUVERT 7 JOURS lOh teS*»'.HHI 1 NOVUls JEAN MONBOURQUETTE publie chez NOVAL1S exemplaires vendus «L’ombre, c’est tout ce que nous avons refoulé dans l’inconscient par crainte d'être rejeté par les personnes qui ont joué un rôle déterminant dans notre éducation.» 160 pages - 17,95 $ bien que nous pensons de ce prolifique dessinateur et scénariste (Dargaud).Montellier, Paris sur sang.Si elle se fait rare depuis quelques années, la Montellier, auteur remarquable, n’a rien perdu de son goût marqué pour le vitriol (Dargaud).Chomet & Chevillard, Malocchio (Le Pont dans la vase, tome 3).Le scénariste de Léon la came s’aventure dans la science-fiction kitsch et rétro (Glénat).Avril Wolinski, Monsieur Paul à Cuba.Prépubliée dans Charlie Hebdo, l’histoire d’un fonctionnaire français dont la vie est chamboulée par un voyage aux Antilles (Albin Michel).De Moor et Desberg, Le Mauvais Goût de la vengeance.Mettant en vedette Pi, la super-vache, suite et fin des Tigres de papier, variation échevelée sur le thème des «musiciens de la ville de Brême» (Casterman).Foerster, 20 000 Vieux sous la terre.Avec des titres comme Ixi Soupe aux cadavres, La Raison du plus mort ou encore Hantons sous la pluie, Foerster.tordu et morbide, est le maître de l'inquiétante étrangeté.(Fluide glacial).Mai Bruno et Gilles Laporte, La Vengeance.Le retour en force de Rupert K, dont on peut lire les strips dans le journal Le Couac.11 est antipathique, tourmenté et nihiliste, c’est comme ça qu’on l'aime (Mille-Iles).BARjgCO an* ««-4 ALESSANDRO BARICCO OCEÂNMER ROMAN ALBIN MICHEL OCÉAN MER LE NOUVEAU ROMAN DE L’AUTEUR DE SOIE Albin Michel Ü ALA TELEVISION SAMEDI NOS CHOIX Paul Cauchon QUÉBEC PLEIN ÉCRAN Gérard Bouchard est le frère de Lucien.Mais comme le dit le titre de l’émission, il est «bien plus que le frère de l’autre».Directeur de l’Institut universitaire de recherches sur les populations, lauréat de nombreux prix pour ses recherches, c’est un homme fort intéressant Télé-Québec, 18H30 PASSION CALLAS Une soirée exclusive consacrée à Maria Callas: d’abord un portrait du personnage, fascinant, suivi des meilleurs extraits de concerts entre 1958 et 1965.Télé-Québec, Wh30 LA FINALE DES DICOS D’OR Reprise de la finale de la dictée de Pivot, pour ceux qui l’auraient manquée.TV5, 191/30 LES WINDSOR, VIE PRIVÉE À LA COUR D’ANGLETERRE Pierre Nadeau présente ce documentaire de plus de deux heures sur la vie privée de la dynastie Windsor.Pour amateurs d’histoire et de [x>-tins royaux, Canal I), 20b JOHN LEE HOOKER AND FRIENDS 75 ans de blues dans le corps, et plein d’énergie encore: Hooker entouré d’une foule d’invités prestigieux.MusiMax, 20b ïr* fit 6) eu O S 9 OB 12 ¦ta Branché La Course destination monde Le Téléjournal O Ce soir Les Couche-tôt Juste pour rire.cette semaine Hockey / Sénateurs - Canadiens Le Téléjournal Les Nouvelles du sport (22:27) Cinéma/.MORT A L'ARRIVEE (5) avec Dennis Quaid, Meg Ryan (22:50) la 5 ; 6 |OOGO gjKDiïDSH ¦S® Magie sur glace - Banque Royale / La Guerre des glaces (16 00) Le TVA Cinéma/VIF COMME LE VENT (5) avec Jason Wiles, Margot Kidder Magie sur glace - Banque Royale Le TVA TVA Sports (22:55) / Loteries (23:14) Cinéma / LA QUATRIEME DIMENSION (4) Film à sketches (23:25) JHqsgess H 30~ 46 Cinéma/LES FABLES D'ESOPE (5) Dessins animés (16:00) Il était une fois.Les Aventures de la courte échelle Québec plein écran Arts et Spectacles / Passion Callas Cinéma / LA VIE FANTÔME (4) avec Ron Lea, Pascale Bussières (21:50) Droit de parole (23:37) H(?) C4) 3E IJCTil fâs) f55) Pub Habitaction Grand Journal UIHebdo Sports (17:40) Le Chaînon manquant Cinéma/PAPA EST UN ROBOT (6) avec Joshua Miller, Edan Gross Cinéma / DARKMAN (4) avec Liam Neeson, Frances McDormand Le Grand Journal Box Office Cinéma / ELKE: L'AMIE DE LA FAMILLE (6) fldm) Le Journal FR2 Aujourd'hui Bull, jeunes Vers Nagano Jrnl du siècle Monde ce soir |CdnàTokyo |Grands Reportages Le Journal RDI Ent.des artistes Le Téléjournal La Facture Griffe Mtl spectacle ¦m Vins.Journal suisse Olympica Thalassa Journal FR2 I Les Dicosd'or Télé.(21:40) Coup de coeur Journal belge Bon Week-end ¦® Ciné.Des Crimes/Crimes au féminin Arpents verts .juste pour rire Les Grands Hôtels / Palm Beach Les Windsor, vie privée à la cour d'Angleterre Ciné.Les Cordier, juge et flic |œT La Vie en vrac / Gosses de riches Combat.chefs Croque la vie Solo Diagnostic/Vie et Mort à I urgence Tango Jeux de société Éros et Compagnie Déclic pj(5B [1X5 SPAM Cimetière Fax | Box-Office Perfecto En ligne avec Éric Lapointe Trouvez le rapport Bouge de là Groove Ql’ MusiMax Collection (14:00) Top 30 MusiMax John Lee Hooker and Friends Cinéma / THE LAST OF THE BLUE DEVILS (4) MusiMax Collection ¦wr Soeur volante Radio Enfer Chair de poule Les Jules Sport Académie Joy.Naufragés Premières Fois Hsu Scooby Doo La Légende du Maure Torn et Jerry Yogi l'ours Fifi Brindacier Road Runner Splat! Le Zinzin.Les Simpson Capitaine Star Patrouille.Highlander Les Simpson Y'en a marre ¦figs: Monde sport Cyclisme / Open des Nations Sports 30 Mag Ligue .quest.Boxe Les Superstars WWF Tennis / Internationaux d'Australie | 4 Curling / Canadian Junior Curling -Women's Final (14:30) Saturday Report Fashion File Hockey / Canadiens - Sénateurs Hockey / Oilers - Canucks MOOCDO European Skating (1500) Entertainment Now Newsline Regional.Dbl Exposure | Style.Nothing Sacred Cracker John Woo's Once a Thief CTV News Nightline ¦CB World Championship Wrestling Puise Habs this Week Star Trek: Voyager The Pretender Puise/Sports Sgbl Xena.(16:00) The Simpsons Global News Jake and the Kid The Adventures of Sinbad PSI Factor Cinéma / HIROSHIMA avec Kenneth Welsh, Richard D.Masur | Inside Country Sat.Night Live ¦es Wishbone Runaway Bay Round the.Escape.Two Fat Ladies Nat.Geographic /Flight.Africa Cinéma / THE LITTLE FOXES (3) avec Bette Davis, Herbert Marshall Conv.(22:05) I Cinéma / JULIA (3) avec Jane Fonda (22:20) ¦® Figure Skating Spectacular (i6 00) News ABC World News Wheel of.Jeopardy Nothing Sacred Cracker [ABC Newsmagazine News Psi Factor Pub Roseanne ¦122) Pub Star Trek: Deep Space Nine Cinéma/WAYNE'S WORLD 2 ( 5) avec M.Myers, D.Carvey Roseanne Baywatch H® Pebble Beach Pro-Am Golf (15 00) CBS Evening News Entertainment this Week The Magnificent Seven Early Edition Walker.Texas Ranger News Hercules £9(8) Wheel of.Jeopardy X-Files (23:35) H® All-Star Softball NBC News Jeopardy N.Y.Wired TV Censored Bloopers The Pretender Profiler Saturday Night Live N.Y.Wired Siskel & Ebert ESES Points North Antiques Roadshow The Lawrence Welk Show Thin Blue Line .Being Served Keeping Up.No Place Like.Austin City Limits Cinéma / A TAXING WOMAN (4) avec N.Miyamoto, T.Yamazaki &57 Cinéma / INDISCREET (4) avec I.Bergman (15 35) | Cinéma / CASABLANCA (3) avec H.Bogart, I.Bergman (17:50) Cinéma / THE JERK (6) avec Steve Martin, Bernadette Peters (20:10) Cinéma / ERIK THE VIKING (4) (22:20) ¦ Mm.VideoF.(14:30) I Pop-Up Video MuchMegaHits R.S.V.P.Fax Pop-Up Video I Mother Earth @ SnowJob '97 I Pop-Up Video mm World's Strongest Man Golf / Royal Caribbean Classic Sportsdesk Strongest Man Gymnastics Tennis Classification des films: (1) Chef-d'œuvre — (2) Excellent — (3) Très bon — (4) Bon — (5) Passable — (6) Médiocre — (7) Minable CINEMA ÉCRAN P E T I T tion aux parents et amis de la victime.Canal I) 24b30 DIMANCHE EMILIE DE LA NOUVELLE LUNE NOS CHOIX Paul Cauchon Peu de détails sur cette nouvelle émission, une adaptation de l’œuvre de Lucy Maud Montgomery en 13 épisodes, dont c’est le début cet après-midi.Radio-Canada, 17b LA VIE D’ARTISTE Souvent surprenant et original, le magazine culturel qui donne la parole aux créateurs.Radio-Canada, 19b30 LA SOIREE BOUILLON HORS-CIRCUIT Le dimanche soir, Télé-Québec présente des films plus ou moins expérimentaux.Ce soir, un petit film de Marilu Mallet sur la rencontre d’un homme et une femme, et qui porte un beau titre: 2, rue de la Mémoire.Télé-Québec, 19b30 DES MASQUES En direct de Montréal, le 4e gala annuel du milieu du théâtre, qui récompense les artisans, créateurs, producteurs et comédiens de la scène.Radio-Canada, 201i DE CULTURE La semaine dernière, Pivot recevait Woody Allen.Cette semaine, son émission porte un titre «woodyallenien»: «le sexe et la morale».Entre autres invités, le réalisateur du film Lolita d’après le roman sulfureux de Nabokov.TV5, 20li30 ¦0 2 " 1(6) eu O |9 coin) ¦CD L Arche de Noé Zap / Dernière Le Téléjournal Découverte La Vie d artiste 0 Expresso Les Beaux Dimanches / La Soirée des Masques Le Téléjournal Au delà des apparences (22:27) Sport (23:27)/ Cinéma / HALFAOUINE, L'ENFANT DES TERRASSES (3) (23:50) Ko s e |OOGO aiDOBiSJ ¦SD Magie sur glace - Banque Royale / La Guerre des glaces (16 00) Le TVA Cinéma / RICHARD ET LE SECRET DES LIVRES MAGIQUES (4) avec Macaulay Culkin, Christopher Lloyd Cinéma / LE GARDE DU CORPS (5) avec Kevin Costner, Whitney Houston Le TVA TVA Sports (23:25) / Loteries (23:44) / Vins.(23:51) HGQD CDD d4) ¦1301146) SOS Croco! Mais où se cache Carmen Sandiego?Science- friction Pignon sur rue En pleine nature Hors-circuit / 2, rue de la mémoire L Afrique de toutes façons Cinéma / QUELLE HEURE EST-IL?(3) avec Marcello Mastroianni, Massimo Troisi Québec plein écran (22:45) / Lectures de fin de soirée (23:45) 9(2) (4) Œ® QED1® S® Passion plein air Pas si bête que ça! Le Grand Journal Hercule Hockey / Canadiens - Hurricanes Robocop Le Grand Journal Pub ¦'RDI Le Journal FR2 Aujourd'hui Bull, jeunes Vers Nagano Ent.des artistes Monde ce soir La Facture Grands Reportages I Le Journal RDI |Scully RDI Point de presse Second Regard Enjeux plus mm SOUS.(15:30) Journal suisse Cap Aventure École des fans/Tourisme (18:45) Journal FR2 Bons Baisers d'Amérique I Bouillon de culture Temps présent (21:35) Journal belge Viva / Alice (23:45) I®" Biogr.(16:00) | FrancoFolies/Robert Charlebois Arpents verts Ciné.Cousteau / Requins.île au trésor Biographies / Edgar Bergen I Filière D / CINÉMA CINÉMA (4) Documentaire Jazz / Roy Hargrove Quintet ¦®~ | La Vie en vrac / Labyrinthes.Combat.chefs Croque la vie Méd.d enquête Santé.vedette Canal Vie / Hôpital Chicago Hope Nous, les vrais hommes (1/2) Des Histoires/Les Mariages.,.Victoire Guérir.pjlEE) | Musique vidéo (13:00) Cimetière Fax Backstreet Boys & Aaron Carter Musique vidéo Backstreet Boys & Aaron Carter S(MX) | MusiMax Collection (14 00) Maximax / John Lee Hooker and Friends, Joe Zawinul .- MusiMax Collection IcF Soeur volante Ma sorcière.Les Aventures de Sinbad Chahut Bahut Joy.Naufragés Premières Fois Scooby Doo Ivanhoë [ Robin des bois Barbe rouge Yogi l'ours Fifi Brindacier Road Runner Capitaine Star Le Zinzin.Les Simpson Image par image Highlander Les Simpson Cadillacs.Biol |Soccer/L'Impact - L Attack (1600) Football / Pro Bowl Le Circuit de surf aérien / Suisse Coupe du Monde de ski alpin Sports 30 Mag Génération.Bq es]® Curling / Cdn Junior (13:30) Cinéma/MAN OF THE HOUSE (5) avec Jonathan Taylor Thomas, Chevy Chase Emily of New Moon East Coast Music Awards Sunday Report Undercurrents Sunday Report Nation's / Sports Late Night 9® üü Basketball / Lakers - Bulls (15 30) Newsline Littlest Hobo Due South Jenny Basketball / Raptors - Trailblazers CTV News Nightline |CB Puise Travel, Travel Home.Pulse/Sports ¦GBL.Ready or Not The Simpsons Global News Sportsline Talking Heads 60 Minutes Simpsons King of the Hill The X-Files The Practice Sportsline Newsweek Bb3 Imprint.(16:00) Work Torn Jones Dialogue Cinéma / WHISKY GALORE (3) avec Basil Radford Heartbeat Vacillations of Poppy Carew (1/2) This Life 2 / Cowboys (22 45) Allan Gregg The View B®- College Basketball / Florida - Kentucky AFC/NFC Pro Bowl Cinéma / THE TAKING OF PELHAM ONE, TWO, THREE avec Edward James Olmos, Donnie Wahlberg News Pub Ë](13) E.T.This Week mm Prey H® Pebble Beach National Pro-Am Golf (15 00)1 Sunday News Seinfeld 60 Minutes Touched by an Angel Cinéma/THE LOVE LETTER avec Jennifer Jason Leigh, Campbell Scott Mad About You Cinéma jam News Sunday News News Xena Ü® Basketball / Lakers - Bulls (15:30) NBC News 'Cinéma / MAN OF THE HOUSE (5) avec Jonathan Taylor Thomas, Chevy Chase Cinéma/THE LAKE «winr» lipmlnn Dlnnth Viper gio aveu uadi i une UIGGII1 News Extra.(23:35) I Heb Financial.The World of National Geographic Eyewitness Natural World Birdwatch Naturescene Nature/Gremlins Masterpiece Theatre / Reckless (3/3) Mystery! / Cadfael: The Rose Rent yj|57j Cinéma/THE STING (3) avec Paul Newman ns45) Cinéma / DANCES WITH WOLVES (3) avec Kevin Costner, Graham Greene (18 40) The Editors 1 Inside Albany B MM.Fax R.S.V.P.MuchMegaHits Combat des clips Monkees Reunion Special Fax MuchMusic Countdown MuchEast Mm World's Strongest Man Countdown Football/Pro Bowl Golf / Royal Caribbean Classic .to Nagano TSN Sportsdesk Classification des films: fl) Chef-d'œuvre — (2) Excellent — (3) Très bon — (4) Bon — (5) Passable — (6) Médiocre — (7) Minable CINEMA É CRAN LA GUERRE DES ROSE (4) (The War of the Roses) É.-U.1989.Comédie de mœurs réalisée et interprétée par Danny DeVito avec Michael Douglas et Kathleen Turner.Espérant conserver la maison familiale après son divorce, une épouse avide d’indépendance se bute au refus de son mari de quitter les lieux.TVA 13b 30 QUELLE HEURE EST-IL ?(3) It.1989.Comédie dramatique d’E.Scola avec Marcello Mastroianni, Massimo Troisi et Anne Parillaud.Un riche avocat au tempérament expansif et généreux organise un avenir confortable à son fils qui préférerait pourtant une vie plus simple.TQ 21b CINÉMA CINÉMA (4) Can.1985.Documentaire de G.Carie et W.Nold.Évocation de 25 ans de cinéma de l’Office national du film.Canal l) 21b HALFAOUINE - L’ENFANT DES TERRASSES (3) Fr.1990.Comédie dramatique de F.Boughedir avec Selim Boughedir, Mohamed Drisset Hélène Catzaras.Dans un quartier populaire de Tunis, un garçonnet observe avec curiosité son entourage d’adultes et vit ses premiers désirs sexuels.SRC 231/50 A10A I- I- » K VOIR.LE S S A M E I) I A I .1 A X V I E R E T I) I M A X (' Il E I K K V R 1ER I !» !» 8 Symphonie ludique SKELETONS Ed Osborn Dare-Dare 460, rue Sainte-Catherine Ouest Local 505 Jusqu’au 15 février BERNARD LAMARCHE ' 3 our entamer la nouvelle saison, .Dare-Dare a eu l’excellente idée t e réunir toutes les conditions afin c e permettre à l’artiste californien Ed Osborn de venir exposer dans ses locaux.Outre que le curriculum de l’artiste bruitiste soit passablement bien rempli — directeur du festival SoundCulture 1996 dans la région d’Oakland, participation à 1SEA 1995 à Montréal, expositions régulières un peu partout depuis le début des années 90, etc.—, Osborn fraye dans une zone qu’on a tendance à négliger dans les parages de l’art contemporain, à savoir la sculpture sonore.Ce n’est pas tous les jours que des bonzes tels que les Takis, John Cage, Len Lye (disparu en 1980) et autres Larry Partch (1901-1976) franchissent les murs des institutions.Pour ce qui est de la sculpture sonore, on regarde la production d’un Robert Saucier et ses capteurs radio, par exemple.Ou, plus récemment, celle, encore très jeune, de Léon Perreault, l’an dernier à la galerie B-312.On a bien sûr en vue un Jean-Pierre Gauthier, travaillant les sonorités en soi, ou encore Claire Savoie, exploitant la musicalité des mots prononcés.Sinon, il faut regarder vers d’autres sphères de production pour y dénicher des artistes pour lesquels le son devient un objet de production qui dépasse la trame sonore ou l’utilisation du son pour ses propriétés tex-turales et physiques.Certains, comme Rober Racine, créent à l’occasion des environnements sonores.Autrement, on regarde du côté de la performance, avec des gens comme Pierre-André Areand, des arts médiatiques, avec des gens comme Avatar et leurs expérimentations sur ondes radio, ou carrément du côté de la musique actuelle, où l’on s’éloigne de notre question (évidemment, on en oublie).En outre, très peu de connivence entre ces différentes approches permet de définir clairement le paysage de ces pratiques.En tout et pour tout, les arts du visuel et du sonore se côtoient le plus souvent à distance.En conclusion, disons que l’horizon de nos arts visuels est très peu sonore.La formule semble risible mais ne va pas nécessairement de soi.Evidemment, ce n’est pas un problème en soi, mais cela témoigne de l’hégémonie du visuel dans ce domaine et, pire, de la domination du visuel sur la plupart des autres sens, ce qui devient une vieille question déjà.Or la plasticité du son n’est pas moins réelle que pour les arts dits plastiques.L’architecture du son Plusieurs dans l’histoire ont fait du son leur objet de recherches.Christina Kubisch, pour une, traduisait en sons les déplacements des spectateurs dans l’espace de la galerie.Si la production d’Osborn se rapproche en esprit de celle de l’artiste allemande, elle pourra sembler familière à ceux qui ont fréquenté (ils avaient toutes les raisons de le faire) les petits automates de Maria Hlady, en décembre, à la galerie Christiane Chassay.L’exposition convoquait de petits automates criards, produits de manipulations mécaniques sur des jouets.Les pièces d’Osborn sont de la même eau.Cinq automates miniatures habitent la galerie Dare-Dare, qui jouent à transformer leurs mouvements en ondes sonores, parfois par le moyen de capteurs à ultrasons, autrement par des mécanismes de boîtes à musique.Une des pièces visuellement des plus captivantes, Night-Sea Music — un réseau de fils de caoutchouc peinant à s’enrouler autour d’eux-mêmes —, croise aléatoirement les délicates impulsions sonores de plusieurs de ces petits instruments qui s’activent de façon compulsive.Ailleurs, d’autres moteurs arythmiques jouent des versions altérées de jingles connus.D’autres pièces, un duo dont les propriétés sonores l’emportent sur la douce cacophonie des précédentes, fonctionnent comme de petites machines autonomes, autosuffisantes, voire célibataires, pour employer un des thèmes courants de ce siècle.En vase clos, l’animation de minuscules mécanismes, trois mini-ventilateurs suspendus au plafond d’une part, une toupie magnétique de l’autre, pour en transformer le mouvement en ondes sonores amplifiées, comme si la subtile onde de choc devenait palpable.L’aspect fascinant du travail d’Osborn tient à sa manière de rendre audibles les mécanismes mêmes des machines qu’il crée, uniquement par traduction analogique.Tout se passe à des niveaux sensoriels très fins chez Osborn, en même temps que cet orchestre étriqué risque d’en dérider plus d’un.En laissant ouverts les mécanismes de ses machinations, Osborn rend transparents et limpides les conduits traçant la circulation des sons et repousse le mystère des atmosphères indéterminées.En quelque sorte, Osborn, hormis l’intérêt des sonorités qu’il scénarise habilement, substitue une fascination presque scientifique à l’alchimie de certaines installations sonores efficaces parce que jouant sur de$ registres davantage déroutants.A la fois pour les connaisseurs d’électroacoustique et de musique concrète, à la fois pour ceux qui recherchent de nouvelles options dans les galeries.r#### HAUTE-TENSION WWl Petites brisas d'hiver Barnier, Farlsh, Farron, Gaucher Gaudreau, Goodwin, Howard, Lafranca, Letendre McEwen, Morin, Pritchard, Rlopelle, Yamada I GALERIE SIMON BLAIS I 4521, rue Clark Montréal H2T 2T3 5M.849.1I65 Ouvert du mardi au samedi de 10 h 00 à 17 h 30 Imaginez votre printemps dans est à tort que l’influence de la succession accélérée des manières et sujets de prédilections en art amène à croire que les zones précédentes de recherches doivent être frappées d’interdit.De consommation désormais rapide, les épisodes de l’histoire du goût ne se vident pas aussi prestement qu’ils ne se succèdent.C’est évidemment un cliché, il est plus facile de rabattre à du connu l’objet considéré que de dénicher ce en quoi il se distingue.La redite est débusquée et condamnée sans appel, malgré que la redite elle-même cache souvent bien davantage qu’il ne semble.Dire à nouveau n’est jamais tout à fait dire de la même façon.On a souvent rattaché la production des dix dernières années de Pierre Dorion à des courants proches de l’hyperréalisme.Or, les réalismes de tout acabit, bien qu’ils traquent le détail et la facture photographiques, ne sont pas tous semblables.Dorion a toujours eu le don de poser dans sa peinture figurative des défis aux questionnements que plusieurs de sont acharnés à poursuivre en abstraction, à savoir de dénicher des façons d’insuffler du sens à la matière picturale.Par les références à l’histoire de l’art qu’il a su adapter à son vocabulaire formel, Dorion s’est forgé une place appréciable dans le panthéon des artistes actuellement en vue.Chez René Blouin, l’actuelle exposition de ses nouvelles œuvres petit format propose suffisamment de renouvellements par rapport à sa production précédente pour qu’il soit impossible de parler de stagnation dans son cas.Au contraire, bt manière est pourtant reconnaissable, qu’il signe depuis maintenant presque une décennie.Images photographiques, références à l’histoire de la peinture, rendus sobres, palette limitée, tons rompus, facture extrêmement léchée, le grain rugueux des supports qu’il emploie: personne ne sera désarçonné à la vue de ces représentations.Par contre, d’autres nouveautés permettent de penser que la réflexion sur les raisons de peindre figurativement aujourd’hui motive encore une partie de son travail.Du même, mais pas du pareil Les sombres halos circulaires autrefois visibles à la surface de la toile ont disparu.Les formats ont rétréci avec le temps, mais la densité affective des larges surfaces n’a pas été évincée, ce qui n’est pas une mince affaire en peinture.Chez Dorion, les occasions de peindre n’aspirent pas à donner en spectacle l’habileté du peintre.D’autres sont plus virtuoses que lui.Ce n’est donc pas l’illusionnisme qu’il recherche.Il n’espère pas «faire vrai»; seul un regard superficiel le croira.Le peintre aspire surtout à rendre moins familières des vues maintes fois reprises.Ce n’est pas en fonction de la virtuosité de sa peinture que le travail de Dorion doit être évalué.C’est plutôt en fonction d’une indicible capacité à se méfier des pouvoirs de séduction de la peinture qu’il frappe juste le plus souvent.Dorion possède une conscience poussée des enjeux actuels et passés de la peinture, une connaissance non négligeable.Ses sujets n’ont jamais eu le clinquant des toiles hyperréalistes à la mode dans les années soixante-dix, quoique les sujets qu’il préconise aujourd’hui s’éloignent du caractère introspectif qu’on lui connaît habituellement.En effet, cette fois-ci le peintre trouve ses prétextes (sauf exception peut-être dans le cas de Vanitas et de ses crânes classicisants) dans des scènes traînant du côté des lieux communs, dans des images ancrées dans le réel.Et même dans des sujets passablement médiatisés, comme dans Black Box, une toile magnifique affichant une constellation rouge au semblant abstrait mais à la réalité tragiquement figurative (en hommage à l’écrasement du vol de la TWA peu avant les jeux d’Atlanta).Cafétéria d’aéroport, tente dressée sur une place publique, vol d’oiseau et glacier à la dérive deviennent respectivement Departure Lounge, Pantin, Messagers jouant avec de la semence et Tempérance, qui à la manière de l’allégorie donne son titre à l’ensemble.On remarquera la dextérité de l’artiste à choisir ses points de vue, comme dans Balcony (Naples III), de 1996, dont la banalité — qui n’a pas tiré le portrait oblique de la rue, la tète dans le vide, de la fenêtre ou du balcon de sa chambre d’hôtel?— est dépassée par le travail de la peinture.De cette vue ordinaire, qui n’a souvent de sens qu’inscrite dans un cheminement biographique, Dorion tire une perspective absolument vertigineuse.Forme et déformation Toujours pressée d’enfumer ses représentations d’un flou généralisé, la peinture de Dorion n’est nullement descriptive.Patine, vernis salis des tableaux anciens, un film en grisaille s’impose aux rendus clairs, venant suffisamment brouiller la surface pour en ralentir la lecture.Ce vieillissement feint pourrait provenir d’un vieux truc de peintre mis au point autrefois par Claude dit Le Lorrain, le verre de Claude, sorte de lentille permettant de réduire les écarts de ton pour uniformiser la surface de la toile.Une référence à l’histoire de la peinture évince partiellement celle faite à la photographie.Elle exhibe de plus le fait que la peinture ne fait pas que re- couvrir l’image photographique pour y mesurer ses charmes.Cette peinture ne renonce pas à ses plus précieux atours, affiche sa manière de gruger les contours et d’assombrir les couleurs au point de dissoudre les formes.Bref, la couche picturale efface la photographie, signalant par là sa présence.En renonçant à la béquille que peut constituer le recours aux grands formats, relais aptes à faire passer l’ennui que la [Teinture précieuse et petite de format peut générer, et en conservant avec retenue une panoplie d’effets picturaux, Dorion résiste une fois de plus au spectaculaire et au flamboyant.Ménageant l’exubérance dont la peinture a pu faire preuve dans l’histoire, Dorion présente une sorte d’ascétisme (le titre piste là-dessus) étranger à notre époque.A elles seules, Glide, Black Box et Balcony, réunies dans la petite salle de la galerie — la galerie Blouin n’a jamais eu peur des murs blancs —, condensent de larges pans de l’histoire et valent le détour.Comme si l’on assistait à un Grand Tour de la peinture.\ *.LES.PARADIS .DU.MONDE/ L’ART POPULAIRE DU QUÉBEC Participez à la création d’un totem cinétique avec le recycleur inventif Florent Veilleux.Atelier de creation pour patenteux en herbe de 8 à 12 ans.Les dimanches 8, 15, 22 février et 1er mars de 13 h à 15 h Apportez vos objets de récupération favoris.Les places sont limitées.Réservations nécessaires.Musée McCord 690, rue Sherbrooke Ouest.Métro McGill, autobus 24 (514) 398.7100, poste 234 CAH*nAKMJKIM i civil lUTioai 1IT.14;W»1;VI ani:w»i«;i It devoid Cette exposition a été réalisée par le Musée canadien des civilisations avec l'appui de la Compagnie Ford du Canada Limitée.L’activité Patenteux en herbe est réalisée grâce à l'appui de l'Association des concessionnaires Ford et Mercury de la région de Montréal.MUSÉE D’ART CONTEMPORAIN DE MONTRÉAL GARYH JUSQU’AU 26 AVRIL 1998 185, rue Sainte-Catherine Ouest, Montréal - Renseignements : (51-t) 847-6226 El Ptace-des-Ans Q?v3u°bec LE DEVOIR Fentacom stratège céatM» ^3 force I) 10 I.V.I) K V OIK.I.E S S A M E I) I A I .1 A N V I E It E T l> I M A N < Il E I !•' K \' It I E It I !l !) 8 LE DEVOIR Fiche technique Le concours d’architecture portant sur la transformation du 535 de l’avenue Viger afin d’y aménager le volet diffusion du Centre d’archives de Montréal était organisé par la Société immobilière du Québec (maître d’œuvre et propriétaire des immeubles) et par le ministère de la Culture dont dépendent les ANQ.(Notons qu’une partie des archives est déjà stockée dans un édifice neuf de la rue Holt que partagent les ANQ avec la Bibliothèque nationale).Le budget global est de 15,7 millions, dont 11,8 millions pour la construction.Le conseiller professionnel était Pierre Gauthier, architecte à la SIQ.Les membres du jury étaient Mario Brodeur, architecte au ministère, Ljupko M.Tomic, architecte à la SIQ, Marius Bouchard et Jean-Marie Roy, architectes indépendants et Robert Garon, des ANQ.SOPHIE GIRONNAY Aimez-vous les jeux de construction?En voici un, que je vous propose.Imaginez que les Archives nationales du Québec (ANQ) vous demandent de concevoir leur nouvelle bâtisse.Les Archives, vous le savez, sont exilées depuis 1987 dans un abri provisoire, une école de Pointe-Saint-Charles.Malgré la haute vocation de cette institution — garante, dit le cliché, de notre «mémoire collective et doue de notre identité» —, il a fallu attendre dix ans pour que soient votés, en décembre 1996, les 16 millions de dollars nécessaires à sa relocalisation.Cette fois, c'est définitif: la construction d’un Centre d’archives donnera un toit neuf aux ANQ, à ses tonnes de photos, lettres et autres témoins de notre histoire grande et petite, pour les siècles et les siècles à venir.Ou en tout cas, pour aussi longtemps que lui suffiront les 7400 mètres carrés de surface nette, les 19 magasins ou 22 km linéaires de capacité de stockage, les 200 places de consultation, et les autres espaces que le nouveau local contiendra.Vous le voyez déjà dans votre tête?Attendez que je vous explique sur quel terrain vous devrez bâtir.La Société immobilière du Québec (SIQ), qui possède et gère les immeubles du gouvernement, vous fait cadeau d'un pâté de maison situé à la frange nord du Vieux-Montréal, dans le quadrilatère compris entre Saint-Hubert, La Gauchetière, Libelle et Viger.Des bâtiments y trônent déjà que vous aurez le choix de recycler ou de détruire.Le plus imposant est l’ancienne école des HEC, noble édifice de style beaux-arts datant de 1910, actuellement inutilisé mais bien conservé, avec son auditorium, sa salle de lecture et son entrée monumentale au 535 de l’avenue Viger.Il y a aussi une chic demeure de 1870, la maison Jodoin, un ajout moderne de 1964 et, enfin, l’ancienne chaufferie avec sa cheminée de briques.Tels sont les blocs avec lesquels vous devez jongler.Que ferez-vous des vieux morceaux?Quelles pièces neuves y ajouter pour caser les espaces requis?Sachant que le Centre d’archives se veut d’abord un lieu de diffusion, plus près qu’autrefois de ses usagers, et connaissant sa valeur de symbole aux yeux de votre client — les ANQ et à travers elles le ministère dont elles dépendent, celui de la Culture —, quelle forme globale faut-il lui donner?Quel caractère lui conférer?Et comment s’y prendre?C’est à ce «petit» jeu que se sont livrées quatre équipes invitées à un concours d’architecture par le ministère de la Culture et la SIQ.Bien sûr, l’heureux consortium gagnant, Dan Hanganu avec Provencher Roy, remporte l’honneur de bâtir la chose, et les travaux commencent en mars, au 535 de l’avenue Viger.En attendant, voyons à quels résultats ont abouti les cogitations des architectes en concurrence.Même à l’intérieur d’un cadre si restreint, en partant des mêmes éléments sur un site à ce point encombré, leurs propositions, par leurs divergences, prouvent l’infinité des possibles.Et c’est tout le plaisir de l’architecte que de les choisir, de les permuter, de les combiner, de trouver une forme rassembleuse.Plaisir fondamental de l’enfant aux Lego.«Irrésistible!, assure Gilles Saucier, concurrent pourtant malheureux.J'ai trouvé ce défi formidablement stimulant.Je referais l’exercice sans hésiter.Même si les organisateurs de concours nous demandent trop de documents par rapport ata compensations.Tas qti a piquer un architecte et aussitôt il va réagir.Son plus grand malheur est de ne rien avoir à créer, à imaginer.» ifljr Saucier+Perrotte avec Birtz, Bastien, _ architectes EWIPE 2 Cette proposition est la plus réussie au chapitre de l'enveloppe et de l’unification du concept, organisé autour d'un jardin intérieur.«Je voulais, explique Gilles Saucier, faire un écrin à la nature dont notre histoire et notre identité ont été tellement tributaires.» Ce jardin à ciel ouvert qui prolongeait le hall d’entrée, visible de partout, aurait témoigné du passage des saisons.Le jury a beaucoup aimé la circulation que ce plan autorise, d’une clarté radicale (public d;uis l’aile droite, privé dans l’aile gauche) et l'idée d’ouvrir un café dans la maison Jodoin, lieu d’un ancien café littéraire.L’aile neuve, qui loge les magasins, est tellement envahissante quelle oblige à détruire une partie de l’ex-école et quelle dépasse la façade de la maison Jodoin.Ce parti architectural affirmé, qui affiche sa présence contemporaine sans ratiociner, était «une approche téméraire qui a gêné le jury», reconnaît Mario Brodeur, tout en admirant sans réserves la «m.belle composition» à laquelle Saucier était arrivé, en particulier sur la façade Libelle.I : ¦ ’ • " L V * K Architectes Lemay & associés avec Dorval & Fortin ËOUEPE 3 RUE DE LA GAUCHETIÈRE L » •«»- V y !i£iü3 mm .H-rtï 0 jôlôl AVENUE VIGER ISIS MB «a lissa mmsm EQUIPE 1 GAGNANTE Dan S.Hanganu avec Provencher Roy et associés Dan Hanganu a été le seul à conserver l’ensemble des bâtiments présents sur le site, sans distinction d’âge ni de style, alors que les autres ont |B éliminé la chaufferie et la tranche datant des années 60.Comme le précise Mario Brodeur qui, en tant qu’architecte au ministère de la Culture, était l’un des membres du jury: «Hanganu est peut-être celui qui a le mieux saisi la nature de son client.Il a tout gardé, sans porter de jugement, ce qui est une attitude au fond très archivistique, et le jury lui en a su gré.» Il en résulte un plan complexe qui fait circuler le visiteur dans un espace animé, à la Hanganu.On entre par l’entrée de l’ex-école, on gravit une volée de marches et on se retrouve dans un atrium, que continue une cour extérieure.A main droite sont les espaces publics (un auditorum de 120 places, la salle de lecture) qui utilisent à plein la bâtisse ancienne.On la retape sans trop rien changer.A gauche, l’aile ajoutée contient le stockage, les bureaux, etc.Au fond de la cour extérieure s’élève la maison Jodoin, bien dégagée à la vue et remise ainsi en valeur.Dans cette déambulation, rendue compliquée par les morceaux qu’on réintègre, Dan Hanganu offre des es-» paces résiduels qu’il met à profit pour surprendre, exposer un objet, pla-" cer un arbre.«Il faut dire, raconte M.Brodeur, que Dan Hanganu a le don | d’exposer ses plans de manière claire et vivante.On le suit, on y est.Et le di-| recteur des archives, Robert Garon [également du jury] tenait à ce que son g futur édifice établisse un certain rapport entre l’architecte et l'usager.Qu’il y 5 ait communication.Ce sera le cas dans ce projet-là.» L’enveloppe extérieure a moins convaincu.Li façade neuve du bloc des magasins, rue Labelle, est unifiée par une résille métallique, où devra grimper une vigne.Et si la vigne gèle?«Im vigne, on l’a prise avec un grain de sel», dit M.Brodeur.Mais comme le bloc était, de toutes façons, assez neutre et discret pour ne pas faire peur au jury, et comme le débarcadère, au coin de la Gauchetière et Labelle, était le plus fonctionnel des quatre, on a jugé que, dans l’ensemble, cette proposition méritait la palme.Erratum Dans les articles parus le 4 janvier (page D 6) sous le titre «Saucier+Perrotte», et le 10 janvier (page Formes) sous le titre «Dupuis, UToumeux, le grand décollage», les personnes et firmes impliquées dans le projet de ledifice-pont de la rue Notre-Dame n’étaient pas citées au complet En voici la liste, telle qu’elle nous a été aimablement communiquée par Aurèle Cardinal, architecte et urbaniste, Michel Hardy, architecte, Michèle Gauthier, architecte paysagiste, dans une lettre adressée à Use Bissonnette, datée du 19 janvier.Design architectural, architecture de paysage, mise en lumière: Cardinal Hardy et associés (Aurèle Cardinal, Michèle Gauthier, Joanne Godin, Bernard Iewy-Bertaud, Gilles Arpin), Dupuis Ix* Tourneux (Jean-Pierre Le Tourneux, Jean Beaudoin, Jean Pelland, Donald Potvin); Ingénierie préliminaire: Groupe Cartier; Constructeur: Entreprise Bon Conseil, dans une formule clés en main, avec les services des architectes Saïa Barbarese pour l’exécution architecturale et Sala Deslauriers comme ingénieurs en structure.Ici comme chez Hanganu surgit l’idée de l’atrium, qui occupe cette fois tout le noyau de Pilot.Li circulation intérieure, simple et sympa, a beaucoup plu aux membres du jury.Elle conduisait le visiteur sans détours depuis l’entrée jusqu’à l’accueil situé au cœur de l’édifice.Ce qui a perdu cette proposition, ce n’est pas, comme on pourrait le croire, l’inélégance de son enveloppe, mais plutôt le fait qu’elle prévoyait de creuser le sous-sol pour y loger des étages de magasins.«Trop délicat, s’est dit le jury, étant donné la présence au sol d'édifices anciens.» Et puis, l’auditorium des ex-HEC, encore très potable, était transformé en salle de lecture tandis qu’un autre, flambant neuf, habitait la maison Jodoin.Compliqué pour rien.Les architectes Blouin, Faucher, Aubertin, Brodeur, Gauthier ëQUEPE 4 Cette proposition remporte la palme de l’économie fonctionnelle.Ixs magasins sont ramassés en un bloc compact au centre du groupe d’immeubles, qui du coup s’épanouissent à la vue des piétons dans toute leur intégrité patrimoniale.Mais le jury préférait que l’ilôt urbain soit reconstitué par les bâtisses neuves.En fait, il s’est montré injustement sévère pour cette solution techno-mécaniste, qui leur rappelait trop les Archives nationales du Canada (et à moi, l’école technique de Nova Scotia de Brian McKay-Lyons).Ils ont craint que le toit en arc n’aille dépasser laidement de la façade Viger, de facture classique.C’est oublier que, dans la version d’Hanganu, les boîtes mécaniques déliasseront aussi, certainement, et cette fois sans être intégrées., Institut de Design Montréal 390, rue Saint-Paul Est Marché Bonsecours (niveau 3) Montréal (Québecl Canada H2Y1H2 Téléphone (514)866-2436 Télécopieur (514) 866-0881 E-mail : idm@idm.qc.ca Site web : http://www.idrn qc.ca Séminaires de formation pour diplômé-es en design - Horaire complet, Hiver et printemps 1998 L'Institut de Design Montréal reçoit présentement des inscriptions pour son programme de séminaires en gestion.Ce programme s'adresse aux diplômé-es universitaires de 1995,1996,1997 et 1998 des différentes disciplines du design (design industriel, design graphique y compris infographie et multimédia, mode, architecture, architecture de paysage, design d'intérieur, urbanisme, etc.) sans égard à leur statut d'emploi.Grâce a la participation de Développement des Ressources Humaines Canada et à la collaboration de l'Institut de Design Montréal, seuls des frais d'inscription de 15 $ par séminaire sont exigés pour permettre aux participants de réserver leur place.Le but du programme est de renforcer l'expertise des jeunes designers, de soutenir la formation universitaire en design et de permettre aux diplômé-es d'intégrer le marché du travail en disposant d'outils complémentaires en gestion.Les places disponibles étant limitées, elles sont attribuées selon la formule premier arrivé, premier servi.Les inscriptions pour tous les séminaires se font par téléphone.Horaire - Hiver et printemps 1998 Rudiments du lancement d’une entreprise (2 jours, 9 h à 17 h) Samedi et dimanche, 28 février et 1er mars 1998 Samedi et dimanche.21 et 22 mars 1998 Samedi et dimanche, 25 et 26 avril 1998 Marketing (1 journée, 9 h à 17 h) Samedi 7 mars 1998 Samedi 28 mars 1998 Samedi 9 mai 1998 Portfolio I et II (2 soirs) Mercredi 11 février el mercredi 18 février 1998 Mercredi 13 mai ai mercredi 20 mai 1998 Propriété intellectuelle (1 soir, 18 h à 21 h) Mercredi 18 mars 1998 Mercredi 6 mai 1998 Pour renseignements et inscriptions Institut de Design Montréal (514) 866-2436, poste 28 OBJETS DESIGN.POUR VOUS! Du lundi au samedi : 11 h à 18 h Dimanche 11h à 17h En janvier, 25% d'escompte sur los articles à prix régulier pour nos membres \
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