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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1998-02-02, Collections de BAnQ.

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V o L .I.X X XIX N " 2 0 M 0 N T I! K A I.L K L II N I) I 2 F K V II I E I) I «I !) S 8 7 C + T A X K S = I $ / T 0 li 0 X T 0 I $ PERSPECTIVES Qui a raison ?Pendant que le verglas frappait, les réformistes s’interrogeaient sur le sort à réserver à la déclaration de Calgary et le lien possible à faire avec une réforme du Sénat.Il n’en fallait pas plus pour ouvrir un nouveau front au ministre des Affaires intergouvemementales Stéphane Dion.Elire les prochains sénateurs sans une réforme globale du Sénat ne serait pas clans l’intérêt des provinces de l’Ouest, soutenait Stéphane Dion cette semaine.Et soulever cette hypothèse à ce moment-ci, alors que les provinces, sauf le Québec, tentent d’adopter la déclaration de Calgary, ne ferait que brouiller le débat sur l’unité du pays, a-t-il ajouté.Il répliquait ainsi à une hypothèse avancée par le député réformiste lan McClelland selon laquelle le premier ministre Jean Chrétien devrait s’engager, à partir de maintenant, à ne nommer que des sénateurs élus.En échange, l’opposition officielle pourrait considérer constitutionnaliser la reconnaissance du caractère unique du Québec.Son chef Preston Manning a rapidement séparé les deux enjeux, mais tout en rappelant l’importance que son parti attache à la réforme de la Chambre haute et à l’élection de tout nouveau sénateur.Le Parti réformiste a toujours fait la promotion d’un sénat «triple E», c’est-à-dire élu, efficace et où chaque province aurait un nombre égal de sénateurs.Cette idée a toujours été rejetée par l’Ontario et le Québec, qui occupent, chacun, 24 des 104 sièges sénatoriaux.I>es provinces de l’Ouest en détiennent chacune six alors que les quatre provinces de l’Atlantique en occupent 30 au total et les territoires, deux.Dans l’Ouest, une région qui a connu une forte croissance démographique au cours des deux dernières décennies, la possibilité d’avoir plus de poids politique à Ottawa au sein d’une véritable Chambre des régions plaît à la majorité des électeurs.Le Reform ne prévoit pas, Ma n o n dans l’immédiat, une réforme globa-Co me Hier Ie du Sénat, mais il voudrait, d’ici là, que le premier ministre Chrétien fas-* * * se un premier pas en comblant les sièges vacants à partir d’une liste de sénateurs élus.Ils n’ont rien inventé.Le défunt Accord du lac Meech prévoyait la nomination de personnes suggérées par les provinces.En 1989, en Alberta, le Reform avait forcé la province à tenir une élection pour choisir son candidat.Le réformiste Stan Waters l’avait emporté.Son nom avait été soumis à Brian Mulroney qui l’avait accepté.Les troupes de Preston Manning ont fait savoir après les Fêtes qu’elles accentueraient la pression directement sur les provinces pour qu’on répète l’expérience.Leur première cible sera l’Alberta, où on aura même recours à la publicité télévisée.Interrogé sur ce projet, Stéphane Dion a critiqué l’élection des futurs sénateurs car, selon lui, une réforme à la pièce de la Chambre haute entraînerait un déséquilibre régional encore plus grand au Parlement.De plus, un sénat élu favoriserait les impasses entre les deux Chambres car les sénateurs élus se sentiraient investis d’une légitimité nouvelle.«Actuellement, [ce déséquilibre] régional est sans importance car le Sénat [nommé] n’a pas beaucoup d’influence», a confié le ministre au Citizen.Il va même jusqu’à se demander si un sénat égal, élu ou non, est dans l’intérêt des provinces de l’Ouest.«Les réformistes devront expliquer aux Albertains en quoi il serait bon que 8 % des Canadiens [des provinces maritimes] détiennent 40 % des sièges», a-t-il noté.Pour ce qui est de l’influence, l’argument de M.Dion a du bon mais il n’est pas sans faille.Peut-on parler d’un Sénat sans dent quand on songe à la fronde libérale contre la TPS ou au fait que les libéraux aient réussi à forcer une élection sur le libre-échange en 1988?Que dire encore de l’impossibilité des libéraux, face à la résistance des conservateurs, de légiférer pour limiter les recours du consortium devant prendre le contrôle de l’aéroport Pearson à Toronto?En ce qui a trait aux effets de la représentation égale des régions, les réformistes ont déjà soupesé la question.Ils répliquent en cifirnt les exemples des Etats-Unis et de l’Australie où les Etats, peu importe l’importance de leur population, ont un nombre égal de représentants à la Chambre haute.La réforme du Sénat est le volet du dossier constitutionnel qui tient le plus à coeur aux gens de l’Ouest.Stéphane Dion le sait, d’où le danger d’en traiter de façon aussi superficielle.Un'échange epistolaire avec Preston Manning; qui a tant félicité le ministre pour ses premières missives, pourrait peut-être permettre de mieux connaître le fond de la pensée de M.Dion et comprendre pourquoi, dans ce cas, il privilégie une approche du tout ou rien, lui un ardent défenseur de l’étapisme de Jean Chrétien.M.Manning a offert une première réplique cette semaine.«Beaucoup de gens se plaignent de la régionalisation des Communes.Nous soutenons que cela est du en partie au fait que, contrairement aux autres grandes fédérations, il n’y a pas de représentation régionale efficace à la Chambre haute.Nous croyons qu’une réfonne du Sénat bien menée peut aider à la fois l’unité nationale et le fonctionnement du Parlement.» Qu’en pense M.Dion?Un échange epistolaire avec Manning permettrait de connaître le fond de la pensée de Stéphane Dion tmss&â M É T É 0 Montréal Nuageux avec éclaircies.Max: 3 Min: -6 Québec Ciel variable.Max:-1 Min:-8 Détails, page B 2 I N I) K X Agenda .B 7 Le monde A 0 Annonces .B 3 Les sports B 5 Avis publics.B 5 Mots croisés.B 5 Culture .B 8 Planète B 4 Économie .B 2 Religions B6 Éditorial .A 8 Télévision B 7 www.ledevoir.com LE MONDE % LES ACTUALITES T Clinton plus populaire .Des étudiants de que jamais aux Polytechnique se plaignent ¦ fcÈ États-Unis, page A 7 é- èê d'agression, page A 3 Y f SL.L’ENTREVUE Claude Turmel: à la défense du patrimoine religieux, page B 1 Albright change son fusil d’épaule ¦ Washington donne «quelques semaines» à Saddam Hussein ¦ La France et la Russie lancent des médiations auprès de Bagdad CAROLE LANDRY AGENCE FRANCE-PRESSE Koweït — Les Etats-Unis ont relancé hier l’option diplomatique pour tenter de faire plier l’Irak, tandis que les efforts de médiation se multipliaient dans l’espoir de désamorcer la crise.«[Nous] préférons une solution diplomatique [.] et nous travaillons avec toutes les parties pour y parvenir», a déclaré le secrétaire d’Etat américain Madeleine Albright à la chaîne CNN, avant son arrivée au Koweït, première étape d’une tournée des monarchies du Golfe destinée à s’assurer de leur soutien à une action militaire contre l’Irak en cas d’échec des efforts diplomatiques.Peu auparavant, elle avait affirmé à Jérusalem qu’une solution diplomatique était «la meilleure voie».Mme Albright employait jusque-là un ton plus belliqueux à l’encontre de l’Irak, qui continue de refuser l’accès de certains sites aux inspecteurs de l’ONU chargés de le désarmer.Mais «si cette voie ne conduit nulle part, nous nous réservons le droit d’employer la force», a poursuivi Mme Albright à l’issue d’entretiens, ce week-end, avec les dirigeants is- raéliens et palestiniens.Les États-Unis se donnent «quelques semaines» pour un dénouement de la crise et ils n’ont pas besoin d’une nouvelle résolution de l’ONU pour lancer une attaque militaire contre l’Irak, a-t-elle affirmé.Plusieurs élus américains de premier plan ont apporté leur soutien hier à un éventuel recours à la force.Les alliés devraient donner «deux semaines» à la diplomatie et, si le président Saddam Hussein «ne cède pas, [ils devraient] s'engager en faveur de toute action que nous sommes prêts à VOIR PAGE A 8: BAGDAD LES ACTUALITÉS Les bourreaux américains font-ils de la discrimation?¦ À lire, page A 5 Ne coupez surtout pas vos arbres Le verglas provoque un processus naturel qui permettra à de nouvelles générations d’arbres de prendre leur place LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR Le verglas est un phénomène naturel qui menace surtout les aménagements humains, souvent peu respectueux des règles de la nature.C’est pourquoi il ne faut pas abattre maintenant les arbres affectés récemment par le verglas, du moins pas avant deux ans, la nature ayant bien des tours dans son sac pour les tirer d’affaire d’ici là.Tels sont les deux messages qu’ont voulu livrer au public québécois — et en particulier aux acériculteurs —, samedi, au Centre de la nature du mont Saint-Hilaire, toute une brochette d’universitaires regroupés dans un organisme peu connu du public, le Groupe de recherche en écologie forestière (GREF) interuniversitaire.Allant résolument à contre-courant de la «catastrophe environnementale» dont tout le monde parle, les scientifiques du GREF ont plutôt accusé les services gouvernementaux, comme ceux du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, d’avoir encouragé dans le passé un nettoyage trop intensif des érablières, ce qui, disent-ils, a aggravé la vulnérabilité des érables au verglas.Sans compter que plus les érables dominent un terrain, plus ils l’acidifient par la décomposition de leurs feuilles.Les espèces concurrentes, comme le tilleul, ont l’intéressante propriété de neutraliser cet acide qu’on a souvent imputé à la pluie.VOIR PAGE A 10: ARBRES Encore une semaine ! JACQUES NADEAU LE DEVOIR >•’ ¦«*> a ?p, « M - j* ME APRES avoir donné une conférence de presse hier après-midi en compagnie du président d’Hydro-Québec, André Caillé, à l’hôtel de ville de Saint-Luc, le premier ministre Lucien Bouchard a rendu une brève visite de courtoisie aux travailleurs du centre de coupe de bois de Saint-Luc.M.Bouchard en a profité pour serrer la pince à quelques bûcherons, qui travaillent avec acharnement pour fournir du bois aux sinistrés toujours privés d’électricité, qui ont décidé de «garder le fort».Nos informations en page A 3.Le verglas, tout comme les incendies de forêt, est un facteur de régénération Une voiture pour seize bipèdes « 695 AUTOMOBILES OFFRE INCROYABLE.À Montréal et à Québec; voiture disponible à n’importe quelle heure du jour; ni frais d’entretien, ni primes d’assurances; durée et kilométrage illimités; essence fournie; prix modique.BRIAN MYLES LE DEVOIR Cette annonce fictive s’inspire d’un concept européen bien réel: le partage de véhicules.Quelque 600 personnes s’y sont converties à Québec et à Montréal en l’espace de trois ans.Le partage de voitures a vu le jour en Europe à la fin des années 80 et, plus récemment, au Canada.C’est dans la vieille ville de Québec que Benoît Robert fondait Auto-Com en 1994.Il devenait pour ainsi dire un pionnier.D’autres villes du continent nord-américain, dont Victoria et Vancouver, se sont inspirées de son exemple pour mettre sur pied un service de partage.Dans la métropole et dans la Vieille Capitale, pour une fois en avance sur les autres grandes cités du continent nord-américain, l’heure est déjà à l’expansion.Le principe de la voiture «libre-service», en- core méconnu du public, est relativement simple.Auto-Com et son penchant montréalais, CommunAuto, deux entreprises constituées en sociétés, disposent d’une flotte de véhicules à l’usage exclusif de leurs membres.A Montréal, les quelque 300 clients de CommunAuto se partagent 18 automobiles garées dans huit stationnements.Le ratio est d’une voiture pour seize bipèdes.«C’est avantageux pour quelqu’un n’utilisant pas de voiture pour aller travailler soir et matin mais qui en a besoin occasionnellement.Nos clients se servent en moyenne d'un véhicule deux à trois fois par mois», explique Benoît Robert, directeur général et président d’Auto-Com et de CommunAuto.Le but avoué de M.Robert?«Réduire l’usage de l’automobile en ville et favoriser l’usage du transport en commun de manière détournée.» Le projet est né en 1989 dans la tête de Benoît VOIR PAGE A 10: AUTOS Celui qui rit, celui qui pleure Les Deux Mondes remporte quatre Masques STÉPHANE BAILLARGEON LE DEVOIR La compagnie Les Deux Mondes, productrice de L’Histoire de l’oie et de leitmotiv, a remporté quatre prix au quatrième gala de La Soirée des Masques, organisée hier, au Monument-National, à Montréal, par l’Académie québécoise du théâtre (AQT).Les productions des Deux Mondes étaient en nomination dans dix des vingt-deux catégories en lice.Finalement, L’Histoire de l’oie, de Michel Marc Bouchard, a remporté les Masques de la production de l’année jeunes publics, du décor (de Daniel Castonguay) et de la conception sonore (de Michel Robi-doux).Le musicien a également reçu le Masque de la contribution spéciale pour «l’originalité de sa création», dans le cadre de Leitmotiv.Les Estivants, coproduite par le Trident et le TNM, est une autre grande pièce gagnante de cette soirée, puisqu’elle a été désignée production de l’année dans la région de Québec tout en permettant à Serge Denoncourt de remporter le Masque de la mise en scène.Dans cette catégo- VOIR PAGE A 10: MASQUES 778313000641 I.K I) E V OIK.I.E L U N D I 2 F É V K 1ER I !) !) 8 A 2 •LES ACTUALIT OTTAWA Les travaux parlementaires reprennent sur fond de surplus Les délibérations de la Cour suprême et la tempête de verglas seront aussi au menu de la Chambre des communes HUGUETTE YOUNG PRESSE CANADIENNE Ottawa — Les libéraux auront trois problèmes principaux sur les bras à la reprise des travaux parlementaires, aujourd’hui: l’utilisation du surplus budgétaire de l’Etat, les délibérations de la Cour suprême sur la légalité d’une déclaration unilatérale d’indépendance et la tempête de verglas.Selon le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, le Bloc sera plus actif que jamais pour dénoncer le renvoi fédéral devant la Cour suprême du Canada.Les délibérations doivent avoir lieu vers la mi-février et «ce moment fort» ne passera pas inaperçu, promet M.Duceppe.Histoire d’être plus visible en prévision d’une élection au Québec, le Bloc prépare un gros spectacle en collaboration avec le Parti québécois et les partenaires pour la souveraineté.«Il y aura une stratégie bien arrimée, bien établie, où on sera présent à la fois à Ottawa, à Québec et fort possiblement dans le reste du Canada.«Il y a eu trois référendums au Québec déjà et les partis fédéra ta y ont participé, reconnaissant de facto le droit du Québec à disposer de son avenir.Or, voilà qu'on veut faire d'une question politique une question juridique sur la base d’une Constitution qu’on n’a jamais signée.Ce sont eux qui sont montés aux barricades.» Ce même genre «d’opération» médiatique sera à l’honneur pour dénoncer le budget de février.Le surplus budgétaire Maîtres d’œuvre de l’équilibre budgétaire, les libéraux ne pourront baigner dans la gloire longtemps, s’il n’en tient qu’aux partis d’opposition.Réformistes, bloquistes, conservateurs et néo-démocrates ont tous l’intention de réclamer des comptes au gouvernement.Le déficit étant en voie d’être éliminé, le débat portera maintenant sur l’utilisation du surplus budgétaire: où faut-il le réinvestir?Chacun voudra avoir sa part du gâteau.«Paul Martin a peut-être atteint ses résultats mais la pauvreté n’a jamais été aussi élevée au Canada», a déploré le critique du Bloc en matière de finances, Yvan Loubier.Selon lui, avec un surplus de trois milliards de dol- lars au 31 mars et une réserve de sept milliards dans la caisse de l’assuran-ce-emploi, Ottawa peut dormir sur ses deux oreilles.M.Duceppe estime qu’Ottawa peut sans crainte piger dans ses coffres pour bonifier les transferts aux provinces en matière d’éducation, de santé et d’aide sociale, diminuer les cotisations à l’assurance-emploi, améliorer les prestations des chômeurs et réduire les impôts.Dans le cadre d’un projet de loi antidéficit, le Bloc exigera également que le fédéral gèle tout nouveau programme de dépenses — mais surtout pas dans les domaines de compétence provinciale.Sous la direction de Preston Manning, les réformistes poursuivront dans la même veine.Le surplus budgétaire doit aller prioritairement au remboursement de la dette et à l’allégement des impôts, rappelait vendredi la députée Val Meredith.Pour elle, les libéraux ne méritent pas de fleurs pour avoir juguler le déficit, car l’ampleur de la dette est astronomique.L’assurance-emploi et les sinistrés Encore sous le choc de la tempête, députés conservateurs et bloquistes feront front commun aux Communes aujourd’hui pour réclamer avec force l’assouplissement des règlements touchant l’assurance-emploi.Selon M.Loubier, le ministre du Développement des ressources humaines, Pierre Pettigrew, a tenu «un double langage» sur l’accessibilité aux prestations.Il avait indiqué que le délai de carence de deux semaines serait ignoré pendant la tempête de verglas, mais les fonctionnaires du ministère sont moins généreux, maintient le député.Enfin, d’autres dossiers donneront du fil à retordre au gouvernement pendant cette séance parlementaire: les hélicoptères, le projet de fusion controversé des banques Royale et de Montréal, les assouplissements au projet de loi antitabac, la politique d’immigration et la position canadienne à Kyoto sur les gaz à effet de serre.Le congrès biennal libéral, en mars prochain, devrait également mobiliser les énergies des libéraux.Le leadership du premier ministre sera passé en revue, mais on s’attend à ce que M.Chrétien reste bien en selle.Le Bloc québécois et le PQ promettent un gros spectacle pour la mi-février Que sont devenus les saunions de P Atlantique-Nord ?Des scientifiques se réunissent pour faire la lumière sur leur disparition PRESSE CANADIENNE Fredericton — Le ministère fédéral des Pêches et Océans a convoqué les scientifiques à une conférence extraordinaire qui se tiendra à compter de demain à Sydney, en Nouvelle-Écosse, afin de faire la lumière sur un inquiétant mystère: la disparition des saumons dans l’Atlantique-Nord.Pour une raison inconnue, un pourcentage élevé de jeunes saumons qui avaient migré des rivières de la côte Est vers l’Atlantique-Nord en 1996 ne sont pas revenus l’année suivante pour frayer dans leur rivière natale, comme ils le font pourtant depuis toujours.Dans certaines rivières, telles que la Petitcodiac au Nouveau-Brunswick, les scientifiques craignent qu’il n’y ait plus le moindre saumon adulte.D’autres rivières du Nouveau-Brunswick, telles que la Miramichi et la Restigouche, seraient menacées.Le taux de survivance des poissons de ces rivières qui ont migré vers l'océan serait de moins de 2 %.Dans la province de Terre-Neuve, où les quantités importantes de saumons qui avaient migré vers les eaux salées en 1996 laissaient planer l’espoir d’un retour en abondance en 1997, moins de 40 % des jeunes sau- mons sont revenus frayer dans leur rivière d’origine.«Ils sont partis au mois de mai 1996 et nous nous attendions à cè qu’ils reviennent en nombre record en 1997, mais ils sont tout simplement disparus, affirme Fred Whoriskey, dé la Fédération du saumon de l’Atlantique, à St.Andrews, au Nouveau-Brunswick.À peine 35 ou 40 % des saumons sont revenus.» M.Whoriskey estime que la réponse à ce mystère se trouve quelque part dims l’Atlantique-Nord.«Il s’est produit quelque chose, mais nous n’avons personne là-bas pour surveiller ce qui se passe.Nous utilisons maintenant des satellites pour tenter de recueillir des informations.Im température de l’océan, surtout en hiver, pourrait être un facteur.» Des spécialistes canadiens des côtes atlantique et pacifique, des États de la Nouvelle-Angleterre ainsi que de l’Europe tenteront cette semaine de déterminer ce qu’il est advenu de ces saumons et quelles mesures doivent être prises pour assurer la survie du saumon de l’Atlantique.Les spécialistes de la côte Ouest se sentent également concernés, puisque les stocks de saumons du Pacifique sont aussi à la baisse.par mois/ location 48 mois* comptant transport et préparation inclus Attachez-moi Incluant 687$ en valeur ajoutée: • 4 portes • Radiocassette AM-FM stéréo • Enjoliveurs complets • Banquette arrière rabattable (60/40) • Montre numérique • Réservoir, coffre et rétroviseurs télécommandés • Essuie-glaces intermittents • Tapis et garniture du coffre • Moulures latérales •v-y&Hil ¦-A&MWÊTt Financement à l'achat O jusqu'à 60 mois quelqu’un! 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JACQUES NADEAU LE DEVOIR Des étudiants de l’École Polytechnique se sont heurtés hier à des portes closes en raison du conflit de travail.Des étudiants de Polytechnique se plaignent d’agression Ce sera terminé le 8 février, promet Hydro-Québec FRANÇOIS NORMAND LE DEVOIR Hydro-Québec prévoit rebrancher la totalité des quelque 19 500 abonnés toujours privés d’électricité d’ici le dimanche 8 février, a déclaré hier André Caillé, lors d’une conférence de presse à l’hôtel de ville de Saint-laïc.Accompagné du premier ministre Lucien Bouchard, le président d’Hy-dro-Québec a souligné que les 1000 employés de la société d'Etat sur le terrain seraient mobilisés «au maximum» afin de respecter ce nouvel échéancier.Ces 19 500 abonnés représentent environ 50 000 personnes demeurant en Montérégie.Pour sa part, Lucien Bouchard a rappelé qu’il n’était pas question de relâcher la cadence, même si la crise touchait à sa fin.«On comprend que c’est dur [d’attendre encore une semaine)», a-t-il dit, en priant les sinistrés de faire encore preuve de patience.Signe que les choses reviennent tranquillement à la normale, André Caillé a annoncé hier la levée des restrictions liées à la consommation d’électricité pour les entreprises de la Montérégie et celles d’ailleurs dans le sud du Québec.Reste aux sinistrés toujours privés de courant à prendre leur mal en pa- tience.Pour les informer plus adéquatement, plusieurs hôtels de ville de la région seront d'ailleurs dotés de grandes cartes expliquant combien d’équipes d’Hydro-Québec sont affectées dans leur municipalité (rues et quartiers) et aussi la journée estimée de leur rebranchement.Bien que l’objectif d’Hydro-Québec soit le rebranchement de 100 % des abonnés encore privés d’électricité d’ici le 8 février, André Caillé a admis qu’il y aurait quelques exceptions, comme pour les campings, les équipements de drainage agricole et certaines cabanes à sucre isolées.Pour l'heure, a-t-il mentionné, «c’est la mission génératrice».Près de 225 personnes, de concert avec l'Union des producteurs agricoles (UFA), veilleront à l’entretien, à la réparation ainsi qu’à la distribution de génératrices aux sinistrés qui sont le plus dans le besoin.Par ailleurs, André Caillé a dû se faire rassurant quant à la capacité du réseau d’Hydro-Québec à faire face à une nouvelle tempête de verglas.Une question qui inquiète les citoyens de la Montérégie.«On pense que cela va aller, a-t-il déclaré.Ije réseau peut résister à une nouvelle tempête de verglas.» André Caillé a rappelé que les normes canadiennes, relativement à la pluie verglaçante, prévoient que les fils de haute tension doivent être capables de résister à 12 millimétrés de verglas.«Chez Hydro-Québec, c'est 20 millimètres.C'est presque deux fois plus», a-t-il tenu à préciser.Le président d’Hydro-Québec a également dû s’expliquer à propos du tunnel — déjà creusé et utilisé pour le gaz naturel — qui passe sous la rivière des Prairies et qui pourrait accommoder la ligne Anjou-Duvernay.Un député libéral provincial avait suggéré à Hydro-Québec de faire passer la ligne Anjou-Duvernay dans ce tunnel.Connaissant l’existence du tunnel, André Caillé a expliqué que cette c>|> tion a été écartée en raison des coûts.«Ce n'est pas le creusage d'un tunnel qui coûte cher, c'est l'isolation des pis et la construction des structures qu 'il faudrait bâtir aux deux extrémités du tunnel», a expliqué en substance le président d’Hydro-Québec.Quant aux coûts se rapportant à la tempête de verglas, Lucien Bouchard et André Caillé n'ont pas voulu se prononcer sur la question, estimant qu’il était trop tôt pour se lancer dans ce genre d’exercice.«Néanmoins, on peut dire que cela coûte très cher, s'est hasardé à dire le premier ministre.Cela aura un impact sur la gestion du gouvernement.» De son côté, André Caillé a indiqué qu’il avait «une idée» des coûts pour la société d’État, mais qu’il refusait d’avancer pour l’instant quelque chiffre que ce soit.«Nous ferons le grand total lorsque tous les abonnés seront rebranchés», a-t-il mentionné.Proposition de Richard Le Hir Par ailleurs, le député indépendant d’Iberville, Richard Le Hir, a proposé hier la création d’un fonds de rétablissement de la Montérégie pour empêcher que ne s’effrite le tissu économique et social de la Montérégie.Selon M.Le Hir, le rebranchement de l’électricité «est loin de sufpre» à la relance de l’activité économique.«Tout a été perturbé.Tes salariés ont perdu des revenus, les travailleurs autonomes aussi», a fait valoir M.Le Hir par voie de communiqué hier.Les locataires d'espaces résidentiels ou commerciaux, par exemple, auront également de la difficulté à s’acquitter de leur paiement pour les mois à venir, a-t-il ajouté.«Dans ces conditions, la mise sur pied d'un fonds de secours, comme il s'en constitue régulièrement dans d'autres pays qui connaissent des catastrophes naturelles [.], apparaît comme le seul moyen d'empêcher l'effritement du tissu économique et social de la Montérégie», affirme M.Le Hir.Le gouvernement de Diefenbaker n’aurait jamais ordonné de détruire les avions Arrow FRANÇOIS NORMAND LE DEVOIR En raison du conflit de travail opposant depuis le fi janvier la direction de l’École Polytechnique à certains de ses employés, les étudiants des cycles supérieurs se voient refuser l’accès à l’école le soir et la fin de semaine, dénonce l’Association de$ étudiants des cycles supérieurs de l’École Polytechnique de Montréal (AECSP).«Depuis le début de la grève des employés [de bureau, des métiers et des ressources humaines], les étudiants des cycles supérieurs subissent de fâcheuses conséquences: accès à l’école restreint, mauvaise hygiène des locaux, approvisionnement en matériel déficient, aides pnancières et bourses non disponibles, services non assurés», a déploré la présidente de l’AECSP, Valérie Pa-treau, par voie de communiqué hier.En tentant d’entrer «pacifiquement» à l’école, samedi vers llh, les étudiants auraient même été «agressés, filmés, injuriés et fichés sur les "listes noirs”de la Polytechnique», affirme Mme Patreau.«Nous nous sommes vu refuser l'accès, n'étant pas pourvus d’autorisations spéciales devant être signées par les directeurs de l’école», précise l’AECSP dans son communiqué.A l’heure de mettre sous presse, hier, il n’avait pas été possible de joindre Mme Patreau ou la direction de la Polytechnique pour obtenir de plus amples précisions.L’association étudiante affirme avoir demandé la semaine dernière à la direction de revenir aux heures d’ouvertures normales.«Im seule réponse donnée est une note de service restreignant davantage l’accès à l’école pour les étudiants», affirme Mme Prateau.Ces mesures, soutient l’association étudiante, hypothèque grandement les travaux des étudiants.«Aux cycles supérieurs, les étudiants doivent obligatoirement pouvoir accéder en tout temps à leur bureau et à leur matériel scientifique, explique Mme Patreau.lxs projets de recherche et autres nécessitent une quantité importante d'heures dans l’école puisque c’est là que se trouvent les ressources et services nécessaires (bibliothèque, matériel informatique, laboratoires, etc.).» En raison des «préjudices» subis et du «manque de services» causé par ce conflit, les étudiants demandent rien de moins que le remboursement de leurs frais de scolarité.L’association étudiante envisage également la possibilité d’intenter un recours collectif pour compenser, notamment, «les frais d'intérêt supplémentaires dus aux retards d'arrivée des bourses et des aides financières».Les anciens combattants ne veulent toujours pas d’une salle de l’Holocauste PRESSE CANADIENNE Ottawa — Les anciens combattants repartent en guerre, cette fois contre la création d’une salle de .l’Holocauste dans «leur» musée de la guerre.C’est aujourd’hui que débutent les .auditions d’un sous-comité du Sénat • sur les affaires des anciens combattants concernant le projet controversé d'expansion du Musée canadien de la guerre, au coût de 12 millions de dollars.L’expansion doublera la superficie des salles d’exposition, mais le tiers des nouveaux espaces sera consacré à une exposition permanente sur l’Holocauste, au cours de laquelle les nazis ont exécuté six millions de juifs.L’Holocauste était «social et politique [.] pas militaire», écrit le major à la retraite D.H.Donnelly dans un mémoire remis au sous-comité.Les anciens combattants font valoir ciue les Canadiens ne savaient rien de l’Holocauste lorsqu’ils se sont engagés dans la Deuxième Guerre mondiale, qu’ils ont combattu loin des lieux où se déroulait l’essentiel du génocide et qu'ils n’ont libéré aucun des camps de concentration.Irving Abella, un historien qui témoignera devant les sénateurs au nom du Congrès juif canadien, ne voit aucune contradiction dans l'installation d’une salle de l’Holocauste aux côtés de salles consacrées aux soldats canadiens.«Que nous l'ayons su ou non, en combattant contre les nazis et en contribuant à leur défaite, nous nous assurions aussi que l’Holocauste prenne fin, dit-il.Les Canadiens étaient impliqués.» Mais l’opposition des anciens combattants cache davantage qu'un litige sur la répartition des aires d’exposition.Ils s’inquiètent avant tout du fait que, «depuis des années, le musée voit ses moyens diminuer, qu'il est de moins en moins en mesure de décrire l'histoire de la guerre du point de vue canadien», explique Bob Butt, de la Légion royale canadienne.La vocation du musée relative à l’implication militaire canadienne a continuellement été dévalorisée, puis détournée par d’autres organismes, au point où il n’y a même plus d’argent pour faire des acquisitions importantes, comme les collections privées de médailles de héros de guerre canadiens, déplore M.Butt.M.Abella souligne que l’exposition la plus populaire organisée au Musée de la guerre, au cours de cette décennie, a été un événement d’une durée d’un mois consacré à Anne Frank, célèbre victime de l’Holocauste.Une salle consacrée à l'Holocauste ne pourrait-elle pas pareillement attirer de nouveaux visiteurs, permettant au musée de renflouer ses coffres?Mais les puristes s’opposent à l’idée, par principe.«Les anciens combattants, estime le spécialiste des questions de la défense Brian MacDonald, colonel à la retraite, en ont contre le changement apparent de vocation du Musée de la guerre.Ils disent que celui-ci sera de moins en moins préoccupé par la préservation de l'histoire militaire canadienne et le rappel des sacrifices des anciens combattants.» JUSTIN KINGSLEY PRESSE CANADIENNE Un membre du cabinet de John Diefenbaker met en doute des faits qu’on croyait solidement établis depuis des décennies au sujet de l’avion Arrow, en déclarant que les conservateurs n’ont jamais donné l’ordre de les détruire et que les Etats-Unis ont même offert leur aide pour sauver le projet.Pierre Sévigny, ministre associé de la Défense nationale du gouvernement Diefenbaker de 1959 à 1963, déclare en entrevue que c’est Crawford Gordon, le directeur d’A.V.Roe — manufacturier de l’Arrow — qui ordonna la destruction de 37 avions de même que de leurs plans.En fait, soutient M.Sévigny, les Américains souhaitaient poursuivre la production du CF-105 (l’«Arrow») et offraient de financer sa construction pour équiper la Royal Canadian Air Force (RCAF — l’armée de l’air canadienne).Depuis ce temps, les Etats-Unis sont accusés d’avoir provoqué la mort de l’Arrow.Selon M.Sévigny, aujourd’hui âgé de 80 ans et professeur à l’université Concordia de Montréal, l’offre des Américains fut catégoriquement rejetée par le cabinet conservateur.«Les Etats-Unis, peut-être pour ne pas trop déranger l’économie canadienne, ont offert que la construction de T Arrow se fasse à leurs frais», explique M.Sévigny.«Ils finançaient tous les pays de l’OTAN, c’était le seul pays riche au monde.Ça a causé une friction abominable et le Canada a dit: “On n’a pas besoin de la charité de personne".» Près de 40 ans se sont écoulés depuis la destruction de l’Arrow, et M.Sévigny constitue une des dernières sources directes de l’époque.D’autres ministres clés du cabinet Diefenbaker sont décédés depuis, tout comme Crawford Gordon.«Ce que dit M.Sévigny est important parce que le mythe veut que ce soient les Américains qui soient à blâmer», explique Russell Isinger, historien militaire et chercheur à l’Université de Saskatchewan, qui écrit un livre sur l’Arrow.«Iws Américains ont tout fait pour appuyer le programme.Je ne suis pas certain que l’histoire soit aussi intéressante aux yeux des mythologues quand il n’y a pas de controverse.C'est plus intéressant quand les Américains sont impliqués.» Mais selon Ron Page, un ingénieur en aéronautique, qui fut pilote à la fin de la guerre et qui a effectué des travaux sur l’Arrow, Diefenbaker est à blâmer malgré les déclarations de MM.Sévigny et Isinger.«L'annulation et la destruction, c'est la même chose.Vous ne pouvez séparer l’une de l’autre», soutient M.Page, un des auteurs d’un manuel technique connu sur l'Arrow.M.Sévigny nie catégoriquement que les conservateurs soient responsables de la destruction de l’Arrow.«Ce n'est pas venu du cabinet.Le cabinet voulait les entreposer, puis garder au moins un modèle.Il n'y avait aucune raison de détruire les plans.Les ordres étaient de suspendre la production, de mettre ce qui a été fait sur la glace et de garder les plans de l'Arrow pour fins ultérieures, au cas où.» Les Canadiens étaient très fiers de l’Arrow, un avion supersonique à deux moteurs, ailes en delta, qui avait été développé pendant la guerre froide à des fins de défense contre les bombardiers russes.Il était prévu que le moteur, la structure aéronautique, l’armement des missiles et les systèmes de radar électroniques soient le fruit d’efforts canadiens.Des documents de la Défense nationale, rendus publics à la fin des années 80, révèlent que le général Georges Pearkes, ministre de la Défense jusqu’en 1960, et Hugh Campbell, le général de l’armée de l’air de l'époque, ont ordonné la destruction de cinq des avions et de certains des plans.M.Sévigny n’aurait pas nécessairement été au courant de l’existence de ces documents.«Il est indéniable que Gordon était un homme peu aimable, qui croyait que le monde lui était redevable, mais je ne vois pas la destruction venir de lui», soutient M.Isinger, «S’il y a un document qui le confirme, je ne l’ai jamais vu.» M.Sévigny prétend n’avoir jamais vu de tels documents et insiste pour dire que le responsable de la destruction de l’avion, c’est Gordon, réputé pour sou penchant pour l’alcool.«Un homme dynamique, extraordinaire, qui manquait de sérieux comme c’est pas possible», explique M.Sévigny.«Gordon, l'âme dirigeante, était saoul plus souvent qu’à son tour.» M.Sévigny soutient que Gordon, en proie à la rage et désirant se venger du gouvernement Diefenbaker, ordonna qu’on détruise tous les plans et les avions.«Gordon a pris sur lui de détruire toute l’affaire parce que c'était un gars impulsif, en maudit contre le gouvernement conservateur, qu’il blâmait pour la décision.Ii considérait que le gouvernement conservateur aurait dû l'écouter et continuer l'affaire», déclare M.Sévigny.«Il haïssait Diefenbaker à s'en confesser, et il était incapable, comme beaucoup d’autres, de raisonner avec lui.» Autre preuve qu’il était capable d’une telle action intempestive, soutient M.Sévigny: Gordon a immédiatement mis à pied près de 15 000 employés à l’usine de Malton, près de Toronto, le 20 février 1959, à la suite de l’annonce de Diefenbaker, aux Communes, mettant fin à l’Arrow.«Les ordres n ’ont pas été donnés de catégoriquement détruire tout le projet au complet, tel que cela a été fait sous les ordres de Crawford Gordon», ajoute M.Sévigny.Depuis plus de 30 ans, des historiens amateurs et ceux qui sont profondément attachés au projet, qu’on surnomme les «Arrowheads», soutiennent que Diefenbaker fut l’instigateur de la mort de l’Arrow.Les historiens militaires, eux, maintiennent que Diefenbaker a été injustement accusé et qu'il est devenu le bouc émissaire dans cette affaire.Plusieurs historiens croient que le coût du programme — plus de un milliard de dollars — causa sa |>erte.832 pages • 39 COLLABORATEURS PANORAMA DE U LITTÉRATURE QUÉBÉCOISE CONTEMPORAINE 1967-1997 Sous la direction de REGINALD HAMEL Andrés, Bernard, Université du Québec à Montréal Bellcmare, Madeleine.CÉGEP de Saint-Laurent Bérard.Sylvie, Université de Toronto Blonin, I,nuise.Collège de Rosemont Itoivin, Aurélten, Université Laval Dion, Robert, Université du Québec à Rimouski Dorion, Gilles, Université Laval Fortin, Nicole, Collèges de Limoilou et François-Xavier Carneau Fournier, Marcel, Université de Montréal Gagnon, Serge.Université du Québec à Trois-Rivières Godin, Jean Cléo, Université de Montréal Haine!, Reginald, Coordonnateur de cet ouvrage, Université de Montréal Laroche, Maximilien, Université Laval Le Blanc.Benoît, Radio CIBL-FM Lcgris, Renée, Université du Québec à Montréal Lemire, Maurice, Université Laval GUERIN tü' 4501, rue Drolei Montréal (Québec) H2T 2G2 Canada Téléphone: (514) 842-3481 Télécopieur: (514) 842-4923 Adresse Internet: http://wwsv.guerin-editcur.qc.ca Courrier électronique: francel@guerin-editeur.qc.ca GUERIN Leroux, Georges.Université du Québec à Montréal Lever, Yves, CÉGEP Ahuntsic Lord.Michel, Université de Toronto Moisan, Clément.Université Laval Nadeau, Vincent, Université Laval raillé, Michel, Démographe au Conseil de la langue française réan, Stanley, Université Laval Rlendeau, rascal, Université de Montréal Robert, Lucie, Université du Québec à Montréal Sainl-Gclais.Richard.Université Laval Samson, Jacques, CÉGEP Maisonneuve Têtu, Michel, Université Laval \ L K I) E V 0 I It .I.E I.U N I) I 2 F Ê V R 1 F R ! stantifs s’est fait comme si la forme «eur» n’était pas féminine alors qu’on la retrouve dans des centaines de mots féminins tels la douceur, la laideur, la grandeur, la maigreur, etc., et que la forme «eure» pour un substantif est des plus rares.D’autre part, il existe depuis fort longtemps des titres, des fonctions ou des états qui ont été partagés heureusement entre les hommes et les femmes, tels le mot «enfant» qui a deux genres, ceux de «pianiste, d’organiste, de clarinettiste».et les académiciens doivent reconnaître qu’on peut dire la ministre comme on dit la pianiste.Par ailleurs, il restera toujours des fonctions et des métiers qui échapperont aux règles de féminisation, tel celui des femmes médecins qu’on ne peut vraiment pas qualifier de «médecines» et qu’on pourrait difficilement désigner sous «une médecin» sans écorcher l’euphorie.Finalement, question de mise en garde contre le dogmatisme dans la nécessité de la féminisation des termes, je pose cette question: laquelle d’entre nous, féministe ou pas, tient mordicus à ce qu’on féminise certains mots tels «assassin, bandit, motard»?Moralité: je crois que la solution à la question de féminisation des titres et des fonctions doit se trouver non pas dans un affrontement avec l’Académie mais dans un travail conjoint; les académiciens doivent comprendre les raisons politiques qui entraînent la féminisation des titres et des fonctions, mais par ailleurs la féminisation doit se faire dans le respect du génie de la langue.Josette Michaud Architecte Outremont, 26 janvier 1998 tvtej\o*< Au PR'VTeMP* ?' 4?NÊ ' «AiNS £}U'UnC CHoî-T-'
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