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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1998-02-06, Collections de BAnQ.

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V 0 i.I.X X X I X N " 2 I M 0 N T It K A I.I.E V E X I) It E I) I (i F É V It I E It I !> !» S ur cela, le bogue de l'an 2(XX) n’aura pas été inutile.Au Lut, avez-vous pensé à ce qui va se produire quand nous passerons le cap de l’an 10 000?M É T É 0 Montréal Québec Ensoleillé.Ensoleillé avec Max: -4 Min: -15 passages nuageux.Max:-5 Min:-19 Détails, page A 2 INDEX Agenda .B 8 Le monde .A7 Annonces.A4 Les sports.B 7 Avis publics.B 6 Montréal .A3 Culture .B 9 Mots croisés .B (5 Économie.A 8 Politique .A4 Éditorial .A 10 Télévision B 10 www.ledevoir.com POLITIQUE Gordon Wilson dénonce le renvoi à la Cour suprême, page A 4 LE MONDE Le volcanologue Haroun Tazieff s'éteint, page A 7 POLITIQUE Fonds du millénaire: Pettigrew tient tête à Marois, page A 4 La crise des urgences dégénère ¦ Un urgentologue confirme que Jeannine Lacombe a été «oubliée» dans les corridors ¦ Rochon refuse d'agir et Johnson somme le premier ministre Bouchard d’intervenir ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Alors que le ministre de la Santé, Jean Rochon, tentait de relativiser l’ampleur de la crise qui sévit dans les urgences, le médecin qui a constaté le décès de Jeannine Lacombe à l’urgence de l’hôpital Maisonneuve-Rosemont a révélé hier que cette dernière avait tout simplement été «oubliée» dans les corridors.L’urgentologue Paul Lévesque, qui était en fonction au moment où Mme Lacombe est décédée à l’urgence, dimanche dernier, a soutenu dans une entrevue à Radio-Ca- nada que cette patiente avait été une victime du système.Dans le brouhaha de dimanche dernier, alors que le I)' Lé-vesque était seul pour voir aux 60 patients qui s’entassaient à l’urgence, Mme Lacombe a littéralement été «oubliée» dans les corridors bondés, a-t-il dit.«J’ai été avisé de sa présence pour constater le décès.Je n’ai jamais vu qu'elle était là avant que je constate qu’il y avait une certaine agitation autour d'une civière, et je suis allé voir ce qui se passait», a dit le médecin, visiblement troublé par toute cette affaire.Ce dernier se refuse toutefois à imputer ce dérapage à une erreur de triage à l’urgence ou à une erreur profes- sionnelle.Il blâme plutôt le manque de financement du «système» pour cet oubli.«C'est un choc pour les médecins, pour tous les gens qui étaient là», a-t-il dit.Pendant ce temps, à Québec, le ministre de la Santé, Jean Rochon, a tenté de mettre en contexte le chaos actuel dans les urgences et soutenu qu’il découle d’une difficulté à gérer les «moments de pointe et de crise».«Ce que l'on ne gère pas bien encore, a souligné le ministre, ce sont les périodes de pointe.On devrait être en mesure de les voir venir un peu mieux et on devrait être capable de les gérer de façon VOIR PAGE A 12: URGENCES Le monde se tourne vers Nagano Loi référendaire BLAKE SELL REUTERS Alors que Nagano se préparait fébrilement à accueillir le monde, le champion de lutte sumo Akebono affichait un calme olympien, hier, en observant une session d’entraînement de patineurs artistiques.Une fête de la paix rattrapée par l’actualité Pierre-F.Côté propose une solution pour accommoder les tiers MARIO CLOUTIER DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Se conformant au jugement de la Cour suprême, l'ancien Directeur général des élections, Pierre-F.Côté, propose au gouvernement du Québec d’amender la Ixu sur les consultations populaires de façon à accommoder les tiers tout en encadrant leurs actions.Pour participer à une campagne référendaire, les tiers, individus ou groupes, devraient répondre à certaines conditions, dont celles d’obtenir l’autorisation d’un juge ou du Conseil de référendum et de ne pas dépenser plus que KXX) $ par personne.«1m difficulté de ce jugement, c’est qu'il entrouvre la porte à l’intervention des tiers, a déclaré M.Côté au sujet de la VOIR PAGE A 12: LOI RÉFÉRENDAIRE Sondage Les Québécois s’opposent à l’adoption d’enfants par les couples gais PIERRE O’NEILL LE DEVOIR Ly idée de consentir aux couples homosexuels le droit à l’adoption d’enfants apparaît devoir demeurer encore longtemps incompatible avec les valeurs traditionnelles de la société québécoise.Ce mouvement de rupture avec la morale sociale ambiante se heurte à une résistance persistante de la volonté populaire.Près des deux tiers des Québécois (60,4 %) sont d’avis qu’en cette matière, le statu quo est souhaitable et qu’il faut décourager toute tentative d’accorder aux homosexuels qui vivent en couple le droit d’adopter des enfants.Il s’agit là de la donnée la plus significative de l’enquête d’opinion publique que la maison Sondagem a réalisée du 23 au 26 janvier dernier, auprès de 1087 personnes, pour le compte de Télé-Québec et du Devoir.Après répartition des indécis, on arrive donc à constater que seulement 39,6 % de la population se rallie à cette cause.AGENCE FRANCE-PRESSE Nagano — Ix's organisateurs de Nagano veulent faire des XVIII' Jeux olympiques d’hiver un grand rassemblement sportif au service de la paix, mais l’actualité est en train de les rattraper.Les incertitudes sur la trêve olympique et la menace terroriste viennent ternir l’allégresse des Japonais.Les Jeux seront déclarés ouverts par l’empereur Akihito demain en fin de matinée (ce soir, heure de Montréal).Quelque 50 000 spectateurs seront rassemblés dans le stade du parc sportif de Minami, à la périphérie de Nagano, au milieu des champs de pommiers avec les sommets enneigés des Alpes japonaises pour toile de fond.L'idéal de paix, associé à la volonté de montrer «la spécificité et la beauté de la culture japonaise» a guidé les organisateurs.Ils avaient obtenu, en coordination avec le Comité international olympique (CIO), que l’Assemblée générale de l’ONU adopte à l’unanimité une résolution pour le respect d’une trêve olympique du 7 au 2?février.La montée de la tension entre les Etats-Unis et l’Irak est venue brusquement perturber les préparatifs de la fête, obligeant le NAOC et le CIO à lancer de nouveaux appels au respect de la trêve.Hier, à deux jours de la cérémonie d’ouverture, le moral remontait au CIO.«Nous avons pu constater au cours des vingt-quatre ou quarante-huit dernières heures un adoucissement dans les propos des Américains, ce qui est encourageant», affirmait M' François Carrard, directeur général du CIO.Si la menace d’une crise internationale majeure pendant les Jeux olympiques paraissait moins pressante, le danger d’une action terroriste, toujours présent depuis le massacre de Munich ou l’explosion d’Atlanta, a pris une nouvelle dimension depuis lundi avec un attentat contre l’aéroport de Tokyo-Narita.Trois roquettes artisanales ont été tirées sur le tarmac, blessant très légèrement un employé.Un communiqué signé «Kakumeigun», Armée révolutionnaire en japonais, transmis à la presse, a affirmé hier que les auteurs de l’attentat «ont réussi à vaincre le système de sécurité antirévolutionnaire des Jeta olympiques».L’aéroport de Tokyo-Narita est le principal point d’accès pour les athlètes olympiques.la sécurité y a été renforcée ainsi qu’à Nagano, mais aussi bien les autorités japonaises que le CIO se voulaient rassurants.«Nous continuons de penser que cet attentat reste circonscrit ata actions contre l'agrandissement de l’aéroport et qu'il n’a rien à voir avec les Jeta, quels que soient les termes de la VOIR PAGE A 12: NAGANO LUS JEUX (II, YM FUJI! LS I) ' Il I VE 11 I 9 II 8 VOIR PAGE A 12: COUPLES Enquête Sondagem 60,4 % ¦ Diriez-vous que les couples homosexuels vivant en couple devraient avoir le droit d’adopter des enfants?¦ Les homosexuels vivant en couple revendiquent de plus en plus les mêmes droits que ceux accordés aux hétérosexuels.Seriez-vous d'accord pour que le Code civil reconnaisse légalement le mariage entre des personnes de même sexe avec tous les droits qui y sont rattachés?en accord 52,4 % en désaccord 47,6 % serviront d'amorce à l'émission Droit de parole animée par Françoise Guénette et diffusée dès 20h ce soir, à Télé-Québec 778313000689 ' k N I) I! EDI I i.!•: i) v.v ii i ii !•: v K i !¦: ii «I II x Le «plan 0» des souverainistes La CAI siège à huis clos «La cachotterie est instaurée en système», dit le député Fournier NORMAN DE LIS LE PRESSE CANADIENNE Québec — «La cachotterie est instaurée en système», a lancé hier le député libéral de Châteauguay, Jean-Marc Fournier, après que la Commission d’accès à l’information a décidé de siéger à huis clos pour entendre sa requête.Iii Commission d’accès à l’information (CAI) est saisie d’une demande du député Fournier qui veut obtenir copie de ce qu'il appelle «le plan O», soit le plan que le gouvernement du Parti québécois a mis en place en oc- tobre 1995 pour faire face aux tentatives de déstabilisation financière des adversaires de la souveraineté.La commissaire Diane Boissinot a acquiescé à la demande de M' Bertrand Roy, l'avocat du ministre des Finances, qui a voulu faire entendre des témoins à huis clos.Ces témoins, dont l’identité est inconnue, devaient venir expliquer devant la CAI pourquoi le contenu du plan devait demeurer secret.La commissaire a accordé que la séance se déroule à huis clos, expulsant de ce fait le requérant lui-même et les journalistes.«Non seulement le gouvernement cache le document, mais il cache même les raisons pour lesquelles le document doit demeurer secret», a ironisé le député Fournier.Le député libéral s’est dit d’autant plus étonné que le premier ministre auteur de ce plan, Jacques Parizeau, est prêt à venir lui-même exposer publiquement les détails de son plan et les raisons qui l’ont incité à le mettre en place.Le plan prévoyait, selon ce qu’on a pu en apprendre ici et là, le déblocage de liquidités de 17 milliards de dollars provenant de la Caisse de dé- pôt et de placement, du ministère des Finances et d’Hydro-Québec, pour faire face aux mouvements de capital et aux obligations du Québec en cas de victoire de l’option souverainiste au référendum du 30 octobre 1995.Dans un premier temps, le député Fournier a réclamé copie de ce plan auprès du ministre des Finances, Bernard Landry.Devant le refus de ce dernier, le député de Châteauguay s’est adressé à la Commission d’accès à l’information, qui entend la cause depuis mercredi.«Je ne veux pas connaître leurs stra- tégies sur la vente des obligations du Québec.Je veux juste savoir pourquoi ils ont caché les impacts négatifs de la souveraineté lors du dernier référendum», a dit le député Fournier.A la Commission d’accès à l’information, la porte-parole, Mariette Dion, a expliqué que les règles de procédure permettent à la commission de siéger à huis clos et en l’absence d’une des parties.Selon Mme Dion, la commissaire Diane Boissinot, qui entend la cause, devrait décréter le retour aux séances publiques lorsqu’elle jugera que le huis clos n’est plus nécessaire.Suicide Intervenir quand la vie ne tient plus qu’à un fil CAROLINE MONTPETIT LE DEVOIR Il y a toujours un fil qui retient une personne suicidaire à la vie.Jusqu’à la dernière seconde.Et c’est dans cette ambivalence qu'il faut tenter de rejoindre le suicidaire, de prévenir le suicide.C’est ce que soutenait hier Louise Lévesque, présidente de l’Association'québécoise de suicidologie, dans le cadre de la semaine québécoise de prévention du suicide, qui se déroule sous le thème «le suicide, jamais de la vie».C’est aussi dans cette optique que l’association lance un appel à la vigilance devant le taux croissant de suicide observé au Québec.«Le suicide, selon le philosophe Henry Millon de Montherlant, c'est l’impossibilité de vivre les cinq dernières minutes», dit volontiers Michel Pres-seault, responsable de la formation des intervenants à Suicide-Action Montréal.Le philosophe Montherlant s’est d’ailleurs donné la mort, selon le dictionnaire Robert, pour «échapper à l’angoisse de devenir aveugle subitement».Si la personne suicidaire arrive à prendre un peu de recul et à parler à quelqu’un durant ces cinq dernières minutes, elle peut reprendre goût à la vie, soutient M.Presseault.«Le suicide, ce n’est pas un choix, c'est une absence de choix.Les personnes suicidaires pensent qu’elles ont tout fait pour s’aider et qu'il n’y a plus rien à faire», dit-il.Selon les experts, les personnes suicidaires donnent des signes de leur intention de passer à l’acte.Ces signes peuvent prendre une forme claire et verbale, comme une déclaration de l’intention de se suicider.D’autres parlent de leur intention de partir en voyage, se mettent à lire sur la mort ou encore changent de comportement, paraissent fatiguées ou déprimées.A l’autre bout du fil, du côté de Suicide-Action ou de toute autre personne qui tente d’aider les suicidaires, il faut aussi savoir faire la différence entre sauver et aider, connaître ses limites.«On commence par voir ce qui s’est passé, ce que les personnes suicidaires peuvent faire.Ces gens-là ont des ressources, et on peut les aider ou les encourager à avoir recours à ces ressources, les soutenir dans ce qu’ils pensent qu’ils peuvent faire.Ensuite, on peut aussi leur proposer des ressources», dit M.Presseault.Vingt-cinq mille personnes appellent Suicide-Action chaque année.«Mais il y a aussi des gens qui appellent d’autres ressources ou qui parlent à un voisin, à la serveuse du Dunkin Donuts», dit-il.11 y a aussi au Québec quelque 1500 personnes qui se donnent la mort, dont trois fois plus d’hommes que de femmes, et un nombre croissant de jeunes de moins de 25 ans.En France, les chercheurs et sociologues tentent d’établir le lien entre le suicide et une certaine détresse sociale, notamment liée à la crise économique et à la pénurie d’emplois.Pour Michel Presseault, le suicide est simplement synonyme de souffrance, et la personne suicidaire a surtout besoin de partager cette souffrance avec quelqu’un.Parallèlement à la politique provinciale qui vient d’être dévoilée en matière de suicide, l’Assemblée des évêques du Québec a décidé de s’impliquer en prévention du suicide et de fournir une trousse d’animation et de formation à l’intention de ses agents.LA MÉTÉO D'ENVIRONNEMENT CANADA Aujourd'hui Ce Soir Samedi Dimanche Lundi O min -K) max -4 Ck IENTEUX BROUILLARD PlL'iE AVERSE 14/-26- Goose Bay Kuujjuarapik 1 -26Z-32 ¦ -20/-28 La Grande IV Sept-iles Chibougamau -12/-22 ¦ Températures : MAX / MIN Blanc Sablon * * ¦ -6/-11 îles de la Madeleine -10/-201 Jr^-12 c~ tb -3/-15 ¦/ j ^ >is*Rivières f !» -4/-10 ¦ -3/-15 ¦ * 10/-17 Val d'Or Lever 7h10 Coucher 17h08 Trois-Rivières f j» k -4/-10 ¦ -3/-15 ^Sherbrooke • Montréal O LU m m D O Aujourd'hui Ce Soir Samedi Dimanche Lundi min -1 ~f w -19/-7 5Z-15/-4 Aujourd'hui .Ce Soir Samedi O Dimanche Lundi HH HH - J - 0 0 0 Météo-Conseil 1*1 Environnement Canada 1 900 565-4455 Frais applicables La météo à la source JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le parc du Mont-Royal sera rouvert en partie ce week-end.Les sentiers en forêt restent fermés au public.i tionnenK** de Montréal 50 000 arbres abîmés Un grand effort pour le mont Royal JEAN CHARTIER LE DEVOIR Le maire Pierre Bourque estime à au moins 15 millions de dollars les frais d’élagage des arbres meurtris sur le mont Royal.Car 80 % des arbres ont été touchés, a-t-il dit, au moment du dévoilement de l’inventaire du Service des parcs de la Ville.Plus précisément, il estime que 50 000 arbres ont été «touchés gravement» sur la montagne.C’est pourquoi les Amis de la montagne lancent une campagne pour obtenir cinq millions auprès du public tandis que le maire sollicite dix millions des gouvernements supérieurs pour remettre le mont Royal en état.Lise Cormier, directrice du Service des parcs, dit que 100 élagueurs et forestiers seront nécessaires pendant deux ans pour nettoyer les 201 hectares du jjarc du Mont-Royal et soigner les blessures des arbres.Cer- iaviet^ TiUey Endurables 1050, ave.Laurier Ouest (514) 272-7791 Obtenez un catalogue gratuit en composant le 1-800-465-4249 Des vêtements Sïï IBP1I tains secteurs du parc ont été sérieusement dégarnis et ils paraissent désormais exposés au grand vent, notamment l’escarpement de l’est et le sommet de la montagne.Héritage Montréal a de plus écrit au premier ministre Lucien Bouchard pour lui demander que la commission d’enquête sur le verglas examine les conséquences sur le patrimoine forestier de cette catastrophe sans équivalent.L’organisme s’inquiète du «patrimoine paysager de la région métropolitaine».Gérard Beau-det, président de l’organisme, écrit qu’il appuie les démarches des Amis de la montagne «pour assister au rétablissement du lieu emblématique que constitue le mont Royal».Quant au maire Bourque, il a précisé que 78,4 millimètres de verglas se sont agglutinés sur les arbres du mont Royal, ce qui n’a pas d’équivalent historique après vérification dans toute la littérature américaine et européenne sur les arbres.«Im forêt est meurtrie», a-t-il dit en concluant; «Avec 5200 abattages, l’impact est le double sur le mont Royal de ce qu’il a été dans les rues.» Le Service des parcs de la Ville de Montréal précise que «le parc du Mont-Royal n ’est pas un boisé comme les autres.L’intervention humaine s'est toujours avérée nécessaire pour limiter les perturbations à la nature découlant d'une fréquentation assez intensive de ce site unique».C’est que le mont Royal est fréquenté par quatre millions de visiteurs et qu’un important programme de renaturalisation de la montagne était en cours depuis 1991, avec des investissements de 12 millions à ce jour, ce qui s’appliquait environ à la moitié de la montagne, surtout le Piedmont et le nord de la côte Placide.Le maire a annoncé la réouverture du parc ce week-end au lac des Castors, au chalet et au Piedmont, ainsi que celle du chemin Olmsted.Toutefois, les sentiers en forêt restent fermés car la sécurité ne saurait y être assurée.Le maire de Westmount écrit au président des Amis de la montagne, Peter Howlett, que 140 arbres ont dû être coupés à ce jour sur son flanc de montagne.avis de demandes relatives à un permis ou à une licence Régie des alcools, des courses et des jeux Toute personne, société ou association au sens du Code civil peut, dans les quinze jours de la publication du présent avis, s’opposer à une demande relative au permis ou à la licence ci-après mentionné, en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit assermenté qui fait état de ses motifs ou intervenir en faveur de la demande, s’il y a eu opposition, dans les trente jours de la publication du présent avis.George Tsarouhas de site RESTAURANT d’appareils de BAR NEW RIVOLI loterie vidéo 7536, rue Saint- (suite à Hubert cession) Montréal (Québec) H2R2N6 Dossier: 522-094 2862-9053 Québec inc.RESTAURANT CHEZ BETTER 2133, boul.le Carrefour Laval (Québec) H7S 2J7 Dossier: 935-221 1 licence d’exploitant de site d'appareils de loterie vidéo Cette opposition ou intervention doit être accompagnée d’une preuve attestant de son envoi au demandeur ou à son procureur, par courrier recommandé ou certifié ou par signification à personne, et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, 1, rue Notre-Dame Est, Bureau 9.01, Montréal (Québec) Le salon de paris de Laval LE SALON DE PARIS DE LAVAL 1545, boul.le Corbusier Lsvat (Québec,' H7S 2K6 Dossier: 1206-549 1 licence d’exploitant do site d’appareils de loterie vidéo H2Y1B6 Nom et Nature de Endroit adresse la demande d’exploitation du requérant 9023-8684 Québec inc.RESTAURANT APELIA 4460, rue Jean-Talon Est Saint-Léonard (Québec) H1S 1K1 Dossier: 260-562 1 Licence d’exploitant de site d’appareils de loterie vidéo Francesco Ranieri CAFE LIÈGE 762, rue Liège Ouest Montréal (Québec) H3N 1B2 Dossier: 337-345 1 Licence d’exploitant de site d’appareils de loterie vidéo 9057-4443 Québec inc LE BISTRO DE L’ÉCOLE 7091, rue Saint-Hubert Montréal (Québec) H2S 2N1 Dossier: 458-109 1 Licence d’exploitant de site d’appareils de loterie vidéo (suite à cession) 4460, rue Jean-Talon Est Saint- Léonard (Québec) H1S 1K1 762.rue Liège Ouest Montréal (Québec) H3N 1B2 7091.rue Saint-Hubert Montréal (Québec) H2S 2N1 Giuseppe Zambito CAFE ROYAL S.P.S P452, boul.Langelier Saint-Léonard (Québec) H1R 1M2 Dossier: 1345-545 1 Licence d’exploitant de site d’appareils de loterie vidéo (suite à cession) Michael Tremis 2 Licences (pour une d’exploitant compagnie à être de site formée) d’appareils de BAR RESTO- loterie vidéo LOUNGE 415, boul.do Maisonneuve Est Montréal (Québec) H2L 4J5 Dossier: 1487-651 2747-5862 Québec inc TAVERNE DU VIEUX ST-EUSTACHE 105, rue Saint-Eustacho Saint-Eustacho (Québec) J7R 2L4 Dossier 1487-974 1 Licence d’exploitant de site d’appareils de loterie vidéo Montréal (Québec) H2R 2N6 2133, boul.le Carrefour Laval (Québec) H7S 2J7 1545, bout, le Corbusier Laval (Québec) H7S 2K6 8452, boul.Langelier Saint- Léonard (Québec) H1R 1M2 415, boul.de Maisonneuve Est Montréal (Québec) H2L4J5 105, rue Saint- Eustache Saint- Eustacho (Québec) J7R 2L4 George Vourantonis et * 1 Liconce d’exploitant 7536, rue Saint-Hubert Le président et directeur général Ghlslain K.-Laflamme, avocat Québec an Cl ci B’nai Brith s’inquiète de l’effet Villeneuve L’organisme note une baisse des incidents visant des juifs au Québec JULES RICHER PRESSE CANADIENNE Ottawa — Malgré une diminution notable des incidents contre les juifs au Québec en 1997, B’nai Brith constate dans son rapport annuel que l’ancien felquiste Raymond Ville-neuve pourrait avoir semé les germes de la discorde avec ses propos antisémites.«Nous ne savons pas quel impact pourraient avoir des individus comme lui si nous devions faire face à un débat émotionnel et déchirant sur l’avenir du Québec.Nous sommes beaucoup plus préoccupés par le potentiel qu'ils pourraient représenter pour l’avenir que le danger qu’ils représentent actuellà-ment», a affirmé hier Rubin Freid-man, porte-parole de B’nai Brith, en rendant public le rapport.M.Freidman se défend bien de donner plus d’importance qu’il ne le mérite à l’ancien felquiste.Il reconnaît volontiers que M.Villeneuve représente un courant très marginal au Québec.«Mais même si les extrémistes ne sont pas nombreux, a-t-il poursuivi, ils peuvent causer des effets sérieux.Et les effets sérieux pour la communauté juive, ce sont les effets psychologiques.» Les actions de M.Villeneuve, croit M.Freidman, ont eu au moins une autre conséquence, celle d’opposer les communautés l’une contre l’autre.«La société québécoise a tendu à minimiser les commentaires de Villeneuve tandis que la communauté juive était fortement choquée par ces commentaires.Cette différence-là cause des problèmes de communication.» Selon B’nai Brith, M.Villeneuve et son groupe d’extrémistes ciblent régulièrement les juifs aussi bien dans leurs déclarations publiques qüe dans l’information qu’ils diffusent siir Internet.B’nai Brith a recensé au Québec l’année dernière 21 actes de vandalisme ou de harcèlement contre les juifs.En 1995, il y en avait eu 30.Pour l’ensemble du Canada, le nombre total de ces actes était aussi en diminution.11 a atteint 212 en 1997, en comparaison de 244 l’année précédente.Par ailleurs, M.Freidman a déploré les propos qu’a tenus l’ancien premier ministre Jacques Parizeau, l’automne dernier, à Edmonton.Ce dernier laissait entendre que les juifs, les Grecs et les Italiens pouvaient être en partie responsables de la défaite souverainiste lors du référendum de 1995.Ces déclarations ont par la suite suscité la diffusion de commentaires haineux contre les juifs.«Pour les antisémites, le message était clair.Pour les autres, il y avait peut-être trop de codes dans l'énoncé.Et peut-être même que M.Parizeau n'avait pas l’intention de parler de cette façon.Mais on ne parle pas ici des intentions, mais des effets», a expliqué M.Friedman.loto-q Tirage du 98-02-04 10 16 28 37 42 47 Numéro complémentaire: 21 GAGNANTS LOTS 6/6 1 2 084 563,20$ 5/6+ 3 208 456,30$ 5/6 262 1 909,50$ 4/6 13 694 70,00$ 3/6 231 585 10,00$ I Ventes totales: 14 411 059$ I Prochain gros lot (approx.): 2 200 000$ PllFlilTI Tirage du 98-02-04 4 8 15 17 26 46 I Numéro complémentaire: 27 GAGNANTS LOTS 6/6 0 1 000 000,00$ 5/6+ 1 50 000,00 $ 5/6 19 500,00$ 4/6 1 283 50,00$ 3/6 21 084 5,00$ | Ventes totales: 525 085,00$ E^tra Tirage du 98-02-04 NUMÉROS LOTS 030252 100 000$ 30252 1 000$ 0252 250$ 252 50$ 52 10$ 2 2$ Les modalités d'encaissement des billots gagnants paraissent au verso des billets.En ca de disparité entre cette liste et la lisle officielle, cette dernière a priorité.« I.E I) E V 0 I I! .I.E V E N I) It K I) I (i K K V It I K It I !l !) 8 MONTRIAL A 3 LIMAK' V.; BUFFET NANKING « 60 pm t *** v*f' Wv- .L:____ CANTON AIM I » tUCWAWl Imnmvs##» $&##*** Nouvelle controverse à l’horizon ?La communauté chinoise demande à être soustraite à la loi sur l’affichage Soutenant que le chinois ne constitue d’aucune façon une menace pour le français, la communauté chinoise demande à ce que la loi sur l’affichage soit révisée.Un prélude à un nouveau débat sur la langue?JUDITH LACHAPELLE LE DEVOIR La communauté chinoise de Montréal en a plus qu’assez des contraintes de la loi sur l’affichage des commerces, qui les oblige à accorder une place prédominante au français.En conférence de presse hier après-midi, les représentants de la Coalition pour le quartier chinois ont demandé au gouvernement québécois de réviser sa loi sur l’affichage, quitte à accorder un statut spécial à leur quartier.Pour l’instant, même si la coalition a reçu l’appui des communautés philippines, vietnamiennes et juives, elle ne représente que les intérêts de ses membres chinois.La communauté chinoise s’est inquiétée de «l’application rigide et soudaine de la loi» pour des commerces qui ont toujours affiché de la même manière, sans aucun problème avec la Commission de protection de la langue française.«Im première réaction porte principalement sur le fardeau excessif pour le commerce», a expliqué Walter Chi-Yan Torn, représentant du Centre uni de la communauté chinoise de Montréal.La coalition réclame quatre choses.D’abord, que cessent les interventions de la Commission de protection de la langue française en tenant compte du «statut du quartier chinois comme zone touristique et son caractère culturel et historique unique».Ensuite, que le gouvernement clarifie sa position sur la question de l’affichage commercial des entreprises ethnoculturelles qui desservent des clientèles issues majoritairement de leur communauté.La coalition demande de plus un statut spécial pour le quartier chinois puisque, «aux yeux de plusieurs, le quartier chinois fait partie intégrante du visage, du tissu et de la réalité multiculturelle et multiraciale de Mont- réal».Finalement, la coalition a reçu un appel favorable à une rencontre avec les représentants gouvernementaux par l’entremise d’un communiqué émis par la ministre responsable de la Charte de la langue française, Louise Beaudoin.Cette dernière a mandaté le Secrétariat à la politique linguistique de rencontrer la coalition.L’initiative de la communauté chinoise est observée de près par les anglophones de Montréal.«Im coalition a ouvert un débat», a expliqué le directeur général d’Alliance Québec, David Birnbaum.Selon lui, les fonction- naires «ont fait leur travail» en enjoignant aux commerçants fautifs de changer leurs enseignes, puisque c’est l’application même de la loi.«C’est ça, le problème!» Le président de la Société Saint-Jean-Baptiste, Guy Bouthillier, pense que cette controverse aurait pu être évitée si on était resté fidèle à la loi 101 de 1977.Cette dernière avait prévu, avec l’article 62, que l’affichage commercial puisse se faire en français et dans la langue d’une nation ou d’un groupe ethnique.L’article a été abrogé par le gouvernement libéral en 1993.«La loi 101 a toujours été perçue pour ce qui nous menaçait, mais pas pour ce qui ne nous menaçait pas.Ce n’est pas le chinois ou l’hébreu qui nous menace, c’est l’anglais.» Guy Bouthillier souligne que ce n’est pas la première fois que des incidents du genre se produisent.«On est obligé de constater un excès de zèle de la part de certains fonctionnaires», constate-t-il.11 rappelle l’affaire du fabricant juif de pierres tombales dont les inscriptions en hébreu avaient attiré les soupçons des protecteurs de la langue.«Il faut s'assurer que les per- sonnes qui appliquent la loi confient le travail à des gens dont le raffinement intellectuel et politique est largement au-dessus de la moyenne», a-t-il ajouté.Malgré tout, cette nouvelle bataille qui s’annonce sur le terrain glissant de la langue française laisse Guy Bouthillier plutôt pessimiste.«Chaque recul de la loi 101 a préparé le prochain recul», a-t-il évoqué.L’issue d’un prochain débat sur la langue ne lui laisse guère de doute.«Chaque fois qu’il y a eu un débat, on l’a perdu.Et tant que nous n 'aurons pas nos instruments politiques, chaque débat sera perdu.» Déglaçage dans le quartier chinois.En arrière plan, l’affiche française du restaurant Nanking annonçant son buffet.JACQUES NADEAU LE DEVOIR Vote décisif le 18 février Vera Danyluk joue son avenir à la tête de la CUM BRIAN MYLES LE DEVOIR Les élus de la Communauté urbaine de Montréal (CUM) tiendront un vote décisif, le 18 février, pour ou contre le renouvellement du mandat de Vera Danyluk à la présidence du comité exécutif de l’organisme.La principale intéressée, qui joue son avenir politique dans une confrontation ouverte avec la Conférence des maires de la banlieue de Montréal (CMBM), recueille depuis quelques jours des appuis un peu partout sur File, y compris à Montréal, dont le poids politique est considérable.Le maire Pierre Bourque a rappelé hier que la durée d’un mandat à l’exécutif de la CUM était de quatre ans.Par contre, la «tradition» veut que ce mandat soit prolongé pour quatre autres années.A preuve, l’ex-président de la CUM, Michel Hame-lin, a occupé ce poste de 1985 à 1993.«Moi, je respecte la tradition», a dit M.Bourque.Ce dernier veut cependant discuter à fond avec les représentants de la CMBM avant de prendre position formelle en faveur ou non du renouvellement du man-, dat de Mme Danyluk.«On n’en a pas contre cette personne-là», a commenté le maire de Montréal.En début de semaine, le Rassemblement des citoyens de Montréal s’est rangé dans le camp de Mme Danyluk.Le chef de l’Action municipale de Montréal, Pierre Gagnier, en a fait autant, hier, assurant Mme Danyluk de son soutien indéfectible en vue du vote du 18 février.M.Gagnier siège au comité exécutif de la CUM.La CMBM, une association regroupant toutes les villes de 1 île à l’exception de Montréal, veut que la présidence de l’exécutif soit confiée à un élu en fonction et que son mandat soit ramené de quatre à deux ans.Si ces modifications sont un jour acceptées, Mme Danyluk devra se trouver un autre emploi.Vera Danyluk a pris la tête de la CUM en 1994.La loi en vigueur l’a obligée à démissionner de ses fonctions de mairesse de Mont-Royal pour se consacrer entièrement à ses nouvelles tâches.La Conférence des maires de la banlieue envisage même de s’adresser au gouvernement du Québec pour que soit révisée la loi.«On ne veut tourmenter personne, on fait le travail.On veut retoucher aux structures», a expliqué le nouveau président de la CMBM, le maire de Verdun, Georges Bossé.De son côté, le maire Bourque souhaite que cette proposition n’aboutisse pas à Qué- • bec.«On a d’autres chats à fouetter, a-t-il dit./e n’ai pas d’énergie à consacrer là-dedans.» Vera Danyluk a expliqué hier à l’issue d’une séance de travail du comité exécutif que le renouvellement de son mandat sera à l’ordre du jour de la prochaine séance du conseil de la CUM, le mercredi 18 février.«S’il y a des modifications à faire à la CUM, il faudrait se donner un processus démocratique pour que tous les élus donnent leur point de vue, dit-elle.La CUM appartient à tous les élus, pas juste à un groupe.» D’ici cette séance décisive, Vera Danyluk tentera de recueillir le plus d’appuis possibles.Déjà, elle dit avoir reçu «beaucoup d’appels de gens qui m'ont assuré de leur vote».Elle n’en dit guère plus.Mme Danyluk estime qu’il sera toujours temps, après avoir .décidé de son sort personnel, de modifier les règles du jeu à la CUM.Lors du vote du 18 février, les élus devront en quelque sorte choisir entre deux visions bien distinctes de la CUM: un organisme de services, tel que le préconise la Conférence des maires de la banlieue, ou un forum de discussions et de prises de position à l’échelle régionale, tel que le souhaite Mme Danyluk.C l ) I S I N I DISTINCTIVE niour RESTAURANT PAVILLON JARDIN CHEF TRAITEUR 48, rue Sainte-Ursule, Vieux-Québec 418.694,0667 __________(pjjk C’est cette divergence fondamentale d’opinion entre Mme Danyluk et la Conférence des maires de la banlieue, connue depuis quelques mois, qui a conduit à l’impasse actuelle.A l’heure où le gouvernement du Québec refile des factures au monde municipal, encourage les fusions de municipalités et se prépare à réunir trois sociétés de transport en une, Mme Danyluk estime que les maires de l’île de Montréal doivent se donner la main.«Il faut avoir une position commune pour affronter le gouvernement.» A la Conférence des maires de la banlieue, Georges Bossé a expliqué que les modifications demandées à la loi permettraient de concrétiser le rôle «d’entreprise de services» de la CUM.2 SEMAINES SEULEMENT Choisissez parmi notre sélection de complets à simple ou double boutonnage, de coupe classique ou contemporaine 2 pour 595$ pour 695$ '60.Ste-Catherine 0.• La Place Vertu • Galeries d'Anjou • Les Promenades St-Bruno • Centre Rockland • Mail Champlain, Brossard « Carrefour Laval • Fairview Pte-Claire • Place Ste-Foy, Québec «No.11, rue York, Ottawa Fermera ou ne fermera pas?La Rive-Sud veut des certitudes au sujet du pont Victoria BRIAN MYLES LE DEVOIR Des élus et des gens d’affaires de la Rive-Sud ont tapé du pied sur le pont Victoria, hier matin, dénonçant l’attitude du Canadien National (CN) dans les négociations avec Ottawa en vue de réparer cette voie de circulation.Des députés fédéraux et provinciaux, des conseillers municipaux, des maires et des représentants de la Chambre de commerce et d’industrie de la Rive-Sud ont fait part de leur méfiance à l’endroit du CN.Le transporteur ferroviaire a laissé entendre mardi que le pont Victoria fermerait à la circulation le 1" mars même si une entente était conclue rapidement avec Ottawa quant à la répartition des coûts de réfection.Mais le lendemain, le CN se faisait plus rassurant, un porte-parole affirmant qu’une circulation limitée serait permise.sur le pont même après le 1" mars.A partir de cette date, le CN estime que le pont Victoria sera dangereux pour les automobilistes.Ottawa et le CN ne s’entendent pas sur le partage des coûts de réfection, évalués à 46 millions de dollars.C’est pourquoi les travaux n’ont pas encore commencé.Hier, le président de la Chambre de commerce et d’industrie de la Rive-Sud, Claude Lachance, a fait part de sa «surprise» quant aux déclarations contradictoires du CN.«I)’un point de vue sécurité, ça nous apparaît ambigu, a-t-il dit.Depuis le début de ces négociations, le CN nous a habitués à penser que la situation du pont était critique.» M.Lachance a demandé des «assurances» au CN et au gouvernement fédéral.D’abord, il veut savoir si la «chicane de juridiction» entre les deux parties est terminée.Ensuite, il aimerait connaître l’échéancier complet des travaux.Enfin, il veut savoir si une voie de circulation sera bel et bien maintenue après le 1" mars et si cela sera sécuritaire.«On nous a trop habitués à penser que ce pont-là était dangereux.» «On trouve qu’on a joué un petit peu avec nos nerfs depuis quelques mois», a conclu M.Lachance.MATHOPHILIE 514 MANUEL TOMÉ 2 TOUT NOUVEAU Manuel 416, tome 1 Manuel 416, tome 2 Guide pédagogique 416, tome I Guide pédagogique 416, tome 2 Manuel 436, tome 1 Manuel 436, tome 2 Guide pédagogique 436, tome 1 Manuel 514, tome I Manuel 514.tome 2 Guide pédagogique 514, tome 1 2e cycle du secondaire Directrice de collection et auteure : Louise Lafortune Ph.D.Les manuels de cette nouvelle collection sont conçus pour ai’dfcr certains élèves à soutenir leur «mathophilie» et pour en aider d’autres à passer de la «mathopho-bie» à la «mathophilie».Les moyens utilisés visent à ce que les élèves apprivoisent la mathématique et découvrent du plaisir à en faire.L’approche développée dans la nouvelle collection MATHOPHILIE tient compte des dimensions cognitive, métacognitive, affective et sociale de l’apprentissage de la mathématique.La nouvelle collection MATHOPHILIE répond aux exigences et contenus, aux principes directeurs et objectifs des nouveaux programmes de mathématique du ministère de l’Éducation.Siège social : GUÉRIN, éditeur ltée 4501, rue Drolet Montréal (Québec) H2T 2G2 Téléphone: (514) 842-3481 Télécopieur: (514) 842-4923 Adresse Internet: http://www.guerin-editeur.qc.ca I.!•: I) V.vo I H .I.K V K \ I) li K |) | « y k \- ü | K |i I !) !l S A I -?le Devoir ?- POLITIQUE La récupération du Fonds du millénaire Pettigrew tient tête à Marois Un appui inattendu au Québec Le recours fédéral à la Cour suprême est voué à l’échec, estime Gordon Wilson, conseiller constitutionnel de Glen Clark Le mouvement d’opposition à la décision d'Ottawa de demander l’avis de la Cour suprême sur la légalité d’une déclaration unilatérale d’indépendance du Québec continue de faire des petits.Et parfois, les appuis viennent d’endroits inattendus.P A 11 L E DES RIVIÈRES LE DEVOIR Le futur Fonds de dotation de bourses d’études du millénaire n’entraînera aucun dédoublement avec les programmes d’aide aux étudiants déjà en vigueur au Québec, a assuré hier le ministre du Développement des ressources humaines, Pierre Pettigrew, qui a par ailleurs refusé de s’engager à ce que la part du Fonds prévue pour le Québec soit versée au gouvernement québécois.Bien au contraire.Interrogé hier à la sortie des Communes sur une demande en ce sens formulée la veille dans une lettre de ht ministre de l’Education, Pauline Marois, le ministre a rappelé qu’Ottawa avait joué un rôle dans l’aide aux étudiants depuis 40 ans.«La compétence du gouvernement québécois dans le domaine de l'éducation, ça, c’est absolument clair.Le gouvernement fédéral n 'a pas d'affaire dans les programmes de cours, dans les frais de scolarité, dans les élections scolaires.Mais cela fait 40 ans que nous avons des bourses au mérite et des prêts étudiants.Le système de prêts étudiants du Québec est financé largement parla contribution du gouvernement fédéral.Donc, le gouvernement canadien a déjà un rôle dans le prêt étudiant partout au Canada.« La création de ce fonds, qui sera vraisemblablement une des pièces de résistance du prochain budget fédéral, a été annoncée en septembre dernier par le premier ministre Jean Chrétien, dans la foulée du discours du Trône.Son importance pourrait s’élever à 800 millions ou même à deux ou trois milliards, de manière à ce que les intérêts de cette fiducie, qui pourraient s’élever à 300 millions, soient annuellement transformés en bourses.Les critères d’attribution — excellence ou selon les besoin des étudiants — font l’objet de vifs débats au sein du gouvernement fédéral, tout comme le fait d'ailleurs qu’Ottawa s’apprête à passer par-dessus la tête des provinces.M.Pettigrew réagissait hier à une lettre envoyée par Pauline Marois, rapirelant que le Québec, dans ce dossier de compétence provinciale, exercerait son droit de retrait avec compensation financière.Mais dès décembre, le premier ministre du Québec, Lucien Bouchard, avait écrit au premier ministre canadien, Jean Chrétien, lui rappelant que «le Québec refuse de se faire dicter quelque orientation que ce soit en regard de l'aide financière aux étudiants, domaine de sa compétence».Il n’avait reçu aucune réponse.La ministre de l’Education rappelle dans sa lettreque le projet de bourses du millénaire, s’il devait être mis en place sans consultation préalable avec Québec, fera double emploi avec les programmes d’aide financière québécois déjà existants.«Aussi, écrit-elle, il va de soi que mon gouvernement exerce pleinement son droit de retrait en la matière et reçoive, par conséquent, une compensation juste et équitable.» Or il est clair qu’Ottawa, désireux de cueillir les fruits qu’il attend d’une visibilité exclusive, n’a aucune intention de consentir sans bataille aucune au retrait avec compensation, comme il le fit lors de l’établissement du programme canadien de prêts, dans les années soixante.Mais les problèmes sont nombreux.D’abord, le gouvernement provincial du Québec a le meilleur système du pays et est la seule des dix provinces à offrir non seulement des prêts mais des bourses.Dans ce contexte, c’est au Québec que l’adoption de critères fédéraux d’octroi de bourses risque le plus de perturber le système déjà en place.Ces critères pourraient être de deux ordres.Les bourses pourraient être des bourses d’excellence ou être distribuées selon les besoins financiers des étudiants.11 pourrait être plus simple, disent certains, de contourner le Québec et les provinces si les bourses étaient des bourses d’excellence.D’ailleurs, les propos de M.Pettigrew, hier, allaient dans ce sens lorsqu’il répétait que le Fonds du millénaire n’entraînerait aucun dédoublement avec les programmes existants.Il reste que les premiers intervenants concernés, les étudiants, sont catégoriques: tout nouveau fonds pour soutenir la poursuite des études doit aller vers ceux qui en ont besoin.Cette (X)sition est celle de la Fédération étudiante universitaire du Québec tout comme de la Fédération canadienne des étudiants, présente dans les autres provinces.La fédération canadienne a exprimé son point de vue la semaine dernière, lors d'une rencontre de consultation avec le ministre des Finances, Paul Martin, à laquelle participaient également les représentants du ministre du Développement des ressources humaines, Pierre Pettigrew.«Nous, on dit que l’aide devrait être axée uniquement sur les besoins», résumait cette semaine Simone St-Pierre, porte-parole de la Fédération canadienne des étudiants.Tout comme ses collègues québécois, la fédération canadienne est pré-occu[)èe au plus haut point par le degré d’endettement des étudiants.L’étudiant qui termine ses études au Canada anglais a une dette moyenne de 25 000 $, et celui au Québec, 11 000 $.Hier, c’était au tour des associations étudiantes québécoises membres de la FEUQ de faire valoir leur point de vue, lors de conférences de presse tenues dans les différentes régions.Pour la FEUQ, il est impérieux de donner au Québec la part du fonds qui lui reviendrait.Et il est tout aussi ini|)é-rieux que le gouvernement du Québec utilise les sommes [xnir réduire la dette étudiante.«Au lieu de créer un nouveau programme pour l'aide financière aux études, le fédéral ferait mieux d’utiliser les structures déjà existantes qui fonctionnent adéquatement», estime le président de la I-TUt), Nikolas Ducharme.Des exemples?Québec pourrait diminuer le plafond des prêts étudiants de 10 %; il pourrait instaurer un programme de 15 % de remise de dettes, un programme travail-études qui aiderait à la création d’emplois pour les étudiants; il pourrait modifier son programme de remboursement différé ou encore réactiver son critère d’auto nomie pour les étudiants ayant cumulé plus de 90 crédits dans un programme universitaire de premier cycle, un critère récemment aboli.Mais en attendant, il faut d’abord que Québec récupère sa part du fonds.JEAN I)I()N LE DEVOIR Hier, c’était au tour de Gordon Wiison, un politicien en vue de la Colombie-Britannique, de dénoncer l’initiative fédérale.Ancien chef du Parti libéral provincial, leader de l’Al-liance progressiste démocratique, député à la législature de Victoria, conseiller du premier ministre Glen Clark pour les questions constitutionnelles, M.Wilson n’y est pas allé par quatre chemins.«Le recours à la Cour suprême mène tout droit à l’échec.Il ne peut avoir pour effet que d’augmenter les tensions et l'animosité», a-t-il déclaré dans une entrevue au Devoir.Plus tôt en journée, il avait participé à Montréal à une rencontre de presse en compagnie du groupe Pro-Démocratie, une coalition non partisane soutenant que l’ensemble du dossier de la souveraineté doit relever strictement du politique et non du juridique.«Je ne suis pas ici pour appuyer la cause séparatiste, mais pour faire valoir le principe plus général du respect des droits démocratiques fondamentaux au Canada.Or le gouvernement fédéral fait sérieusement fausse route à cet égard.Ce qui me préoccupe, c'est qu'on tente d'assujettir le processus démocratique et, ainsi, d’abolir la possibilité pour la population d'exprimer son droit à l'autodétermination.Mon avis est MANON CORN E L LI E R DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA Après l’embarras causé à Ottawa par Claude Ryan, voilà qu’une déclaration passée du premier ministre Jean Chrétien est venue ajouter aux déboires du ministre des Affaires intergouvemementales, Stéphane Dion, et affaiblir encore plus ses arguments contre la validité juridique d’un geste politique unilatéral.Son malaise était évident quand les bloquistes lui ont demandé, hier, comment il pouvait vanter la primauté du droit et décrier l’unilatéralisme alors que son propre chef a défendu la position contraire dans la foulée de la guerre du flétan en 1994.Le gouvernement fédéral avait alors arraisonné un chalutier espagnol pêchant en eaux internationales et soupçonné de s’adonner à la surpêche.Le geste unilatéral et contraire au droit international avait choqué la Communauté européenne.Lors de son passage à Saint-Malo, peu de que, sur des questions de cette importance, c'est au peuple et non ata tribu-nata de trancher», a dit M.Wilson.S’il tient de tels propos, c’est qu’il est persuadé que la voie judiciaire est sans issue — et qu’une bonne majorité de Canadiens, une fois passé le réflexe de tenter de garder le Québec au sein du Canada à tout prix, le croiront aussi.Sans issue, parce que le verdict sera nécessairement nié par une des parties, et en conséquence pratiquement inapplicable, et parce que l’atmosphère de confrontation qui en résultera bouche la voie à toute autre forme d’entente.«Si nous n’adoptons pas une approche plus pragmatique afin de trouver une solution durable au problème dans l’arène politique, nous nous retrouverons dans une situation extrêmement périlleuse», ajoute-t-il, alléguant qu’Ottawa n’est attaché qu’au statu quo, une option inacceptable pour les citoyens de la Colombie-Britannique et d’une bonne partie du reste du Canada.Favorable à la déclaration de Calgary, dans laquelle il ne voit toutefois qu’un énoncé de principes qui ne résoudra pas la querelle de l’unité nationale ni ne saurait servir de prétexte à un amendement constitutionnel unilatéral décrété par Ottawa, Gordon Wilson — dont un récent sondage Angus Reid montre qu’il est le politicien le plus populaire de la C.-B.— reste temps après, le premier ministre Chrétien avait expliqué que le Canada avait «décidé d'agir comme policier.unilatéralement».Le maire de l’endroit avait désapprouvé mais s’était fait répondre par M.Chrétien que «tous les progrès faits en droit international l’ont été à la suite de décisions unilatérales».Interrogé sur ces propos par la télévision de Radio-Canada mercredi, M.Dion a reconnu qu’il «arrive parfois que des gouvernements agissent dans les zones troubles du droit ou carrément en dehors du droit.Et à chaque fois, ça produit une crise».Il a fait état des tensions entre villages espagnols et canadiens avant de s’interroger sur l’ampleur que cela pourrait prendre si le litige survenait au cœur d’un même pays.Le Bloc a fait ses choux gras hier des propos du ministre et de son chef.Les citant avec délices, le chef bloquiste Gilles Duceppe voulait savoir, dans les circonstances, pourquoi le gouvernement s’adressait à la Cour suprême du Canada pour fai- JACQUES NADEAU I.E DEVOIE HR®** Ls** Gordon Wilson conscient de ce que toute discussion sur le renouvellement de la fédération sera ardue tant que les souverainistes occuperont le pouvoir à Québec.Mais il n’en démord pas: les gouvernements sont choisis par le peuple, dont il fqut respecter la volonté.A cet égard, il affirme être d’accord avec Claude Ryan qui, dans sa déclaration de cette semaine, considérait comme souhaitable des pourparlers Québec-Ottawa sur le libellé de la prochaine question référendaire et le processus qui s’ensuivrait.«Il est essentiel que le processus soit reconnu pour que le résultat soit respecté.Sinon, l’exercice est futile.» Mais cela signifie-t-il pour autant qu’un accord sur les modalités doit être vu comme une obligation?«Ix libellé de la question doit être décidé pai- re déclarer illégale une déclaration unilatérale d’indépendance alors que le premier ministre a lui-même endossé le principe de l’effectivité défendu par l’avocat André Joli-Cœur, l’ami de la cour chargé de donner la réplique au fédéral.En l’absence de M.Chrétien, le ministre Dion a essuyé les coups en disant que «les gestes posés par le Canada étaient compatibles avec les principes du droit international qui permettent d’adopter des mesures d'urgence pour prévenir la destruction complète de cette ressource essentielle».Il a poursuivi en disant que le Bloc devait être désespéré pour comparer le cas du flétan à celui du Québec, se demandant si l’opposition ne marchait pas sur les traces de Jacques Parizeau et son image des homards.Les quolibets ont immédiatement fusé des banquettes bloquistes.«Burlesque», de dire Gilles Duceppe.Selon lui, Jean Chrétien a démontré qu’il comprenait la primauté de l’état de fait en droit international.Le problème, croit-il, est que lui et son ministre la population du Québec, répond-il.Après tout, c'est une question qui s'adresse aux Québécois.D’évidence, il faudrait qu'elle résulte d'une consultation entre les nationalistes et les fédéralistes.Ça n ’a pas été le cas lors des deux derniers référendums 11980 et 1995), mais il appartient aux Québécois que cela change.» De même, M.Wilson croit qu’une victoire souverainiste à majorité simple des voix, aussi serrée soit-elle, serait décisive: «La plupart d'entre nous, en tant que démocrates, reconnaissons cela.[.] 51 % des citoyens du Québec qui voudraient quitter la fédération, c’est un nombre extrêmement significatif.» Dans cette hypothèse d’un départ du Québec, M.Wilson affirme par ailleurs qu’il ne faudrait pas tenir pour acquis le maintien dans une fédération au lien constitutionnel brisé de la Colombie-Britannique.Encore une fois, il reviendrait à la population de se prononcer.Quant à la stratégie dite du plan B mise en avant par le fédéral, Gordon Wilson y identifie deux failles.Un: «Dirs de trois référendums, Ottawa a accepté de se conformer au verdict des électeurs; maintenant, il eu réfère à la Cour suprême.Mais s'il s'agit réellement d’une question juridique, pourquoi ne l'a-t-il pas fait il y a 20 ans?» Deux: «Jean Chrétien veut avoir son mot à dire dans le libellé et le processus, mais il va devant le tribunal pour se faire dire que s'il n’obtient pas le résultat qu’il veut, rien ne pourra être fait.Et puis, encore hier (mercredi], il affirmait qu’un référendum n’est que consultatif; si c'est le cas, à quoi peut bien servir l’avis de la cour?» refusent de le reconnaître quand il s’agit du Québec.Le ministre Dion a pour sa part admis qu’il «arrive parfois que les gouvernements font des choses qui sont contestées en droit par d'autres gouvernements, et cela se passe généralement difficilement.Cela va mieux évidemment quand les populations concernées sont séparées par un océan».Aller jusqu’à une «sécession dans un cadre démocratique sans cadre légal reconnu pour la faire» ne peut que placer les populations dans une situation difficile, a-t-il ajouté aux Communes.«Je ne pense pas que le droit international dépend des distances», a rétorqué M.Duceppe à sa sortie de la Chambre.«Je suis entièrement d'accord avec M.Chrétien pour une fois, à savoir que le droit international progresse par des décisions unilatérales, et on doit constater si l'état des choses nouveau est fonctionnel», a-t-il poursuivi, avant d’accuser les libéraux fédéraux, en particulier ses membres québécois, d’avoir une approche de deux poids deux mesures face au Québec.Droit international Une ancienne déclaration de Chrétien devient embêtante pour Dion Téléphone: 985-3322 LUS PETITES ANNONCES Télécopieur: 985-3340 I * N • D *E »X REGROUPEMENTS DE RUBRIQUES 100* 199 IMMOBILIER RÉSIDENTIEL 100*150 Achat-vente-échange 160* 199 Location 200 • 299 IMMOBILIER COMMERCIAL 200 • 250 Achat-vente-échange 251 *299 Location 300 • 399 MARCHANDISES 400 • 499 OFFRES D'EMPLOI 500 • 599 PROPOSITIONS D'AFFAIRES El DE SERVICES 600 • 699 VÉHICULES LES PETITES ANNONCES DU LUNDI AU VENDREDI DE 8 H 3 0 À 17 H 0 0 Pour placer, modifier ou annuler votre annonce, téléphonez avant 14 h 30 pour l’édition du lendemain.Téléphone: 985-3322 Télécopieur: 985-3340 Conditions de paiement : cartes de crédit sm 39 s I BDü I I I I CONDOMINIUMS COPROPRIÉTÉS CHATEAU DECELLES (CDN) Condo.1.179 pi ca .2 s/b.7e é(.Vue sur Oratoire St-Joseph.Gar.pisc.mt.Bail ter mai An 2000 à respecter °as d'agents 169.000S (514)229-3283 ILE DES SOEURS.Rez-de-ch.1,350 p.c , tr, éclairé, 6 pieces, 1 1/2 s/bains, beaucoup rangement, 2 balcons, patio garage privé communiquant.144.500S sans agent.761-6706 LOFT authentique, très spacieux.1.250 p.c., très éclairé Bien situé à Outremont Stal.277-7794 OUTREMONT, rue Bloomfield.2 condos X 1,500 p c .rez-de-ch 6 pees, 1er 7 pees dans 4 plex Beaucoup de cachet, boiseries originales, baicons, espaces stat.150,000$ Ch.272-2167 EXTÉRIEUR DE M0N1RÉAL ILES DE U MADELEINE FATIMA.Grande maison ancestrale, 3 étages.4 c c loyer, pl.bois franc, gr remise.110,000$ sans agent (418)696-5084 120 LAURENIIDES STE-ADELE.Chaleureux cottage 3 c.c ?1.garage terrain exceptionnel, ruisseau.Prox services 115.000$ sans agent 270*0403 130 MAISONS DE CAMPAGNE ST-JOSEPH-DE-LA-RIVE (Charlevoix) Très 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ses enfants, la religion, les convictions politiques, la langue.I origine ethnique ou nationale, la condition sociale, le handicap ou l'utilisation d'un moyen pour pallier ce handicap - ESPLANADE, entre Bernard et Van Horne Charmand 6 1/2, 3e 1er mars 650$ 270-4654 160 APPARTEMENTS-LOGEMENTS À LOUER ILE DES SOEURS.3 1/2 récemment décoré.11e étage, chaullé.électros.7955 négo 1er tév.420-0636 (après 17h ou w-end) N.D.G.rue MARCIL Haut duplex, 1440 p.c., 900$/mois non-chaulé 487-5407 OUTREMONT, 50 Willowdale, 2 1/2, 3 1/2, 4 1/2, ascenseurs, chaullé.849-7061 OUTREMONT Willowdale près métro 7 1/2 chaullé + s/s., gar.double, boiseries, cuis, rénovée, éleclros.1,400$.Libre.342-9429 (rép.).QUÉBEC (MONTCALM) Pr.des Plaines, idéal courl/moyen séjour.Tr, beau 6 1/2 de luxe meublé: vaisselle, literie, téléphone, cable, TV.etc 2 chambres, bureau, slat, abrité 418-686-1033 VIEUX-LONGUEUIL, bas duplex, coquet pelil 4 1/2 + s.s., 2 c.c.complètement repeint.Slab, cour clôturée.Libre, 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affaires, les deux autres pour l’impossible.Publiez cet article le 9e jour, vos souhaits se réaliseront même si vous n'y croyez pas.Merci mon Dieu, c'est ^ncroyable mais vrai.P A. I.K I) K V (MH.I.K V K X I) It K |) | i; y f; v li I K li I il il « Le projet de loi C-28 Le raid des sans-emploi à l’hôtel Reine-Elizabeth Manifestation à Paris en faveur des accusés montréalais Le ministère des Finances vole au secours de Martin JULES RICHER PRESSE CANADIENNE Ottawa — La controverse entourant les avoirs personnels du ministre des Finances, Paul Martin, est tombée d’un cran, hier, lorsque son propre ministère est venu à la rescousse.Mercredi, le Bloc québécois avait laissé entendre que M.Martin pourrait s etre placé en situation de conflit d’intérêts en dépos;int, cette semaine, un projet de loi contenant des dispositions qui seraient favorables aux compagnies maritimes qu’il possède.Hier, le ministère des Finances a indiqué que les dispositions contenues dans le projet de loi C-28 visent «à inciter les transporteurs [maritimes] étrangers à faire affaire au Canada».«Elles ne sont pas pertinentes pour les sociétés constituées au Canada ou pour les sociétés étrangères affiliées [à des sociétés canadiennes] dirigées de l'étranger», ajoute le communiqué.Pour le ministre Martin, l’affaire est entendue.Sa compagnie, Canada Steamship Line (CSL), dont le siège social est situé à Montréal, n’est donc pas visée par les dispositions du projet de loi C-28.Aussi, il ne se trouve pas en conflit d’intérêts.«Mes intérêts ne pourront pas profiter de cette législation.Ijes miennes, ce sont des compagnies canadiennes, ou des affiliées qui sont détenues par une compagnie canadienne.Elles ne peuvent pas en bénéficier», a affirmé M.Martin.Avant d’entrer en politique, M.Martin a cessé de s’occuper de ses affaires, fort lucratives.Il a placé sous fiducie les avoirs qu’il détenait dans ses compagnies, notamment ceux de CSL.Mais le Bloc québécois n’est pas satisfait des explications du ministre Martin.1a“ député bloquiste Yvon Loubier a rencontré le fonctionnaire responsable du dossier.Celui-ci, rapporte le député, n’aurait pas été en mesure de lui confirmer que les sociétés de M.Martin ne bénéficieront pas des dispositions du projet de loi C-28.«Il avait un doute.Alors, si le directeur de l’impôt au ministère des Finances a des doutes, imaginez, nous, comment on a des doutes», a-t-il expliqué.EN BR E F Le Canada est trop peu généreux Paris (PC) — Les ressources investies par le Canada dans l’aide au développement ne sont pas à la hauteur des objectifs «pour le moins ambitieux» qu’il affiche, juge l’OCDE dans un rapport qui paraîtra sous peu.Dans ce document, le Comité d’aide au développement de l’organisation, sans mettre en doute la «volonté du Canada de participer à la gestion des affaires mondiales», manifeste de sérieuses inquiétudes devant la chute constante du niveau de l’aide canadienne.L’aide au développement du Canada s’est «grandement amenuisée» ces dernières années.Elle est passée d’environ 0,45 % du produit national brut (PNB) en moyenne au début des années 90 à 0,32 % en 1996, le chiffre le plus bas depuis 30 ans.Elle devrait encore diminuer en 1998-99 pour tomber à moins de 0,3 %.Rochon a maille à partir avec Garon Québec (PC) — Le ministre de la Santé Jean Rochon a eu maille à partir, hier, avec l’ancien ministre et député de Lévis Jean Garon sur l’imputabilité des régies régionales et l'adjudication de contrats sans appel -d’offres par le ministère.En commission parlementaire sur l’administration chargée d’étudier les crédits 1995-1996 et 1997 du ministère de la Santé et des Services sociaux, M.Garon a surpris tout le monde en remettant en cause la façon d’agir des régies régionales qui dépensent sans rendre de compte «pendant que des députés élus sont maintenus dans le noir».«Je vous dis que les gens qui sont élus, a-t-il lancé, actuellement sont ceux qui comptent le moins, alors que ceux qui ne sont jamais élus ils ne rendent pas de comptes.Ils sont là avec leur permanence.» M.Garon a insisté en exigeant du ministre une foule d’informations sur la façon de dépenser de son ministère et sur la répartition régionale et locale des Sommes dépensées.«Ce n est pas une blague, a-t-il dit.On veut voir ce qu’ils ont fait avec l’argent qu on a voté.C’est ça un système démocratique.Moi, je suis de ceux qui pensent qu’il est temps que les députés prennent leur place, alors qu ’on est en train de bureaucratiser la machine.Us députés sont devenus comme des gens qui regardent passer la parade.» PRESSE CANADIENNE Paris — Les principales organisations de défense des chômeurs et des sans-logis françaises ont manifesté hier soir devant l’ambassade du Canada à Paris pour soutenir les sympathisants du Comité des sans-emploi de Montréal-Centre arrêtés en décembre dernier devant l’hôtel Reine-Elizabeth.Action chômage, Droits au logement, Droits devant et le Comité des sans-logis avaient appelé à ce rassemblement, qui a réuni une trentaine de personnes.La manifestation coïncidait avec l’ouverture hier à Montréal du procès de 48 personnes accusées de vols, de méfaits, de complot, d'incitation à commettre un acte criminel et de voies de fait.Les manifestants, qui protestaient contre la faim, avaient pris de la nourriture dans le restaurant de l’hôtel pour la redistribuer symboliquement.«Nous nous sentons très proches de la lutte des chômeurs montréalais, a expliqué le porte-parole du Comité des sans-logis, Jean Cottin, hier après la manifestation.Nous tra- vaillons de la même manière et poursuivons les mêmes buts.Ces arrestations et les accusations qui ont été portées sont totalement injustifiées et ne visent qu’à briser le mouvement de contestation sociale contre la pauvreté et la misère.» En France, les groupes populaires ont l'habitude des actions spectaculaires.Pendant les Fêtes, Action chômage a fortement embarrassé le gouvernement socialiste en multipliant les occupations et en réquisitionnant de la nourriture dans des supermarchés.La police est souvent interve- nue avec vigueur pour évacuer les manifestants.«Mais même en France, on n’a jamais assisté à une répression aussi massive que celle déployée contre nos camarades québécois, signale Jean-Yves Cottin.Plus de 100 personnes ont été arrêtées alors qu 'elles manifestaient dans le calme sans bloquer les rues ou les portes de l’hôtel.C'est une violation du droit d’association.Im police et la justice canadiennes prennent goût à la répression et font la guerre aux pauvres.» Cinq représentants des manifes- tants, dont l’évêque de gauche Jacques Caillot, ont été reçus par un porte-parole de l’ambassade, Denis Boulet.Ils ont officiellement demandé l’abandon des procédures contre les manifestants arrêtés et une enquête indépendante sur l’intervention policière du 3 décembre.M.Boulet a répondu que le gouvernement n’avait pas le pouvoir d’intervenir dans le cours de Injustice (contrairement à ce qui se passe en France).Il a promis de transmettre les autres revendications des manifestants aux autorités canadiennes.Et si demain on vous disait: ^ V « VOUS N’AVEZ PLUS LE DROIT DE CHOISIR VOS AMIS.» À la démocratie, comme à la liberté, - nous tenons tous.Et nous savons combien cela est précieux.Voilà pourquoi Pro-Démocratie existe.Pro-Démocratie est un rassemblement de personnes provenant de différentes familles politiques qui partagent, entre autres choses, une même inquiétude à l’effet que l’initiative du gouvernement fédéral devant sa Cour suprême menace le rôle et l’intégrité des institutions politiques démocratiques elles-mêmes.Par-delà ce qui peut nous diviser sur le choix d’un avenir pour le Québec, nous croyons que toute tentative d’emprisonner le débat politique dans une cage juridique ne pourrait que nous éloigner d’une solution mutuellement acceptable.Pour contribuer ou exprimer votre soutien à Pro-Démocratie, contactez-nous au (514) 524-3561, poste 450, ou au 1212, rue Panet, Montréal, Qc H2L 2Y7.Et demain, invitez les amis de votre choix pour souper.Vous en avez le droit ! PRO^ DEMOCRATIE A (> I.K I) K V IM II , I.!•: V K N I) |; k d | (i y f; y |j | |.; \\ I DDK CARRIERES ET PROFESSIONS Université d’Ottawa • Faculté des arts • Philosophie Statut: Le département comblera jusqu’à 4 postes de professeurs l remplaçants au rang d’adjoint ou d’agrégé.Entrée en fonction: le 1er juillet 1998.Titres et qualités: Doctorat, publications, expérience de l’enseignement au niveau universitaire, capacité d’enseigner en français et en anglais dans les domaines suivants: Philosophie ancienne, Philosophie allemande (18e et 19e siècles), Anthropologie philosophique, Philosophie politique.Responsabilités: Enseignement aux 1er et 2e cycles, participation aux activités départementales.Conformément aux exigences prescrites en matière d’immigration au Canada, cette annonce s’adresse aux citoyens canadiens et aux résidents permanents.L’Université a une politique d’équité en matière d’emploi et encourage fortement les femmes à présenter leur candidature.Candidature: Prière d’adresser votre lettre de candidature, votre curriculum vitae, un exemplaire de vos principales publications et trois lettres de recommandation à: M.Guy Lafrance, directeur, Département de philosophie, Université d’Ottawa, 70, Avenue Laurier, C.P.450, Suce.A, Ottawa, Ontario Kl N 6N5 avant le 6 mars 1998.PROFESSEURS PROFESSEUR TEMPS COMPLET en développement de carrière et counseling de carrière Description du poste : - Dispenser aux trois cycles des enseignements portant sur les modèles conceptuels relatifs au choix et au développement de carrière, de même qu’au counseling de carrière - Mener des recherches sur des problématiques liées au choix et au développement de carrière, de même qu’au counseling de carrière - Contribuer à la formation pratique et à la supervision de stages - Diriger des essais, mémoires et thèses reliés à ses enseignements et à ses recherches - Participer aux activités administratives et aux activités de rayonnement inhérentes à ses fonctions.Critères de sélection : Doctorat ou thèse en fin de rédaction en sciences de l’orientation ou dans un autre champ pertinent.Expérience souhaitée en enseignement, en recherche et en intervention.Maîtrise de la langue française.Date d’entrée en fonction: 1er juin 1998 Les personnes intéressées à poser leur candidature doivent faire parvenir leur curriculum vitae, une description de leur expérience, de leur recherche en cours, de leurs intérêts de recherche future ainsi que deux lettres de recommandation, d’ici le 31 mars 1998, à : Yves Marcoux, directeur Département d’orientation, d’administration et d’évaluation en éducation Faculté des sciences de l’éducation Cité universitaire (Québec) G1K 7P4 UNIVERSITÉ LAVAL Facilité (les sciences île F éducation Département d’orientation, d’administration et d’évaluation en éducation LE SAVOIR OU MONDE PASSE PAR ICI En vertu de son Programme d'accès à l’égalité, l'Université Laval entend consacrer la moitié de ses postes vacants à l’engagement de femmes.En accord avec les exigences du miistère de l'Immigration du Canada, cette offre est destinée en priorité aux citoyennes et citoyens canadiens et aux résidentes cl résidents permanents du Canada.OFFRE D'EMPLOI ASSISTANT(E) REPRÉSENTANT(E) PUBLICITAIRE Le journal Le Devoir est à la recherche d'un(e) assistant(e) aux représentantes publicitaires.Profil général de la personne recherchée L'assistant(e) représentant(e) publicitaire appuie son équipe de ventes dans la mise en marché publicitaire, dans la gestion des comptes-clients ainsi que dans la gestion quotidienne du fonctionnement et des obligations de son équipe.Il est assigné principalement auprès des représentantes publicitaires des secteurs des arts visuels, des arts vivants et du détail.Formation académique Posséder une formation de niveau universitaire ou collégial le cas échéant, jumelée à une expérience de travail jugée pertinente dans le domaine de la publicité, de la vente ou de la sollicitation directe.Exigences spécifiques • Sens efficace de l'organisation et de la communication.• Posséder un excellent français écrit.• Aptitudes pour la présentation visuelle publicitaire.Toute personne intéressée doit faire parvenir son curriculum vitae au service des ressources humaines, le ou avant le 13 février 1998 au 2050, rue de Bleury, 9' étage, H3A 3M9.Télécopieur: 985-3330.Université de Regina - Faculté d’éducation Le Baccalauréat en éducation POSTE Le programme de Baccalauréat en éducation cherche un(e) professeur(e)-adjoint(e) en éducation pour remplir un poste pouvant mener à la permanence.Ce programme offre une formation en pédagogie pour ceux et celles qui se dirigent vers l’enseignement de la maternelle à la 12e année dans les écoles francophones, d’immersion et le français de base.Ce programme fait partie intégrante des programmes offerts par la Faculté d’éducation de l’Université de Regina, une université anglophone qui offre un enseignement et certains services en français.RESPONSABILITÉS • Les responsabilités du poste comprennent: ( I ) l’enseignement en français, (2) la participation au développement du programme, (3) la recherche, et (4) la supervision de stagiaires.SALAIRE • Fourchette de salaire: 40,019 - 62,027 $, négociable selon les qualifications et l’expérience.EXIGENCES Doctorat de préférence en Éducation.Bilingue avec une forte compétence en français.CHARGE ET TÂCHES D’ENSEIGNEMENT Selon sa spécialisation et son expérience, la personne choisie aura à enseigner principalement dans les domaines suivants de la psychopédagogie: • jeune enfance, l’adolescence, élèves aux besoins spéciaux, mesure et évaluation.ENTRÉE EN FONCTION:-Le 1er juillet 1998 Les nominations seront sujettes à l’approbation finale du budget.Les demandes devront être accompagnées d’un curriculum vitae et de trois références.Elles doivent être adressées avant le 20 mars 1998 à: Monsieur Michael Tymchak, doyen, Faculté d’éducation, Université de Regina, Regina, Saskatchewan, S4S 0A2.Télécopieur: (306) 585-4880.Selon les exigences du Ministère canadien de l’immigration, cette annonce vise les citoyennes et citoyens canadiens et les résidentes et résidents permanentes.L’Université de Regina respecte les principes de l’équité en matière d’emploi.Société du crédit agricole Farm Credit Corporation La Société du crédit agricole est une société d'Etat dynamique qui fournit des services financiers aux agriculteurs canadiens.Notre engagement envers notre personnel nous assure un milieu de travail à la fois stimulant et innovateur.Agent ou agente de bilingue Poste permanent à temps plein Ce poste est conçu pour un ou une spécialiste en communications de premier ordre.Vous devrez faire preuve de dynamisme, de motivation et de créativité pour informer le publc et les médias des programmes et objectifs de la SCA, veiller au développement d’une gamme variée d’outils de communication, tant interne qu’externe, et véhiculer une image de marque positive de la Société.Vous devez posséder la vision stratégique nécessaire pour planifier et mettre en oeuvre des programmes de communication externes et internes.Vos aptitudes professionnelles en communication verbale et écrite faciliteront l’élaboration de discours, l’exécution de projets de recherche, la production d’outils audiovisuels et la promotion des publications internes.Établir des relations productives avec les médias, le public et le personnel de la Société est une dimension importante de votre rôle.Vous possédez une connaissance approfondie des médias canadiens et vous excellez dans un environnement dynamique qui vous laisse beaucoup d’autonomie.En plus d’un diplôme universitaire en journalisme ou en lettres, ou d’un dilpôme postsecondaire en relations publiques ou en communications, vous possédez au moins six années d’expérience pertinents.Le bilinguisme (français/anglais) est essentiel.Les personnes intéressées doivent soumettre leur candidature, en toute confidentialité, d’ici 20 février 1998 au plus tard.Veuillez faire parvenir votre curriculum vitae, en indiquant vos attentes salaries, votre niveau de maîtrise de la langue française et le n° de référence 129-97/98; a : Ressources humaines, Société du crédit agricole, 1800, rue Hamilton, C.P.4320, Regina (Saskatchewan) S4P 4L3.La SCA croit qu’un millieu de travail hétérogène reflétant les origines et les cultures variées du Canada renforce l’organisation.Les agences sont priées de s'abstenir Canada QS%club2/3 Fondé en 1970, le Club 2/3 est un organisme non gouvernemental voué à l’éducation et à la coopération internationale.Son budget annuel est de trois millions de dollars, et son personnel régulier compte quinze personnes.- Directrice générale ou directeur général- Dans la perspective d’une gestion stratégique de la mission et des objectifs, vous serez responsable des ressources humaines, matérielles et financières ainsi que de la réalisation de l’ensemble des activités et des programmes.Vous aurez à établir des relations harmonieuses avec les établissements d’enseignement et les groupes de coopération internationale, en plus de représenter officiellement le Club 2/3.Enfin, il vous faudra obtenir de nouvelles sources de financement pour les programmes et les activités.Vous possédez un diplôme universitaire de premier cycle, ou l’équivalent, en administration ou dans une discipline connexe.De plus, vous avez une expérience pertinente de gestion et de travail au sein d’un ONG ou dans un secteur de la coopération internationale et connaissez le milieu de l’éducation ainsi que les rouages de l’ACDI.Toute combinaison acceptable de scolarité et d’expérience sera considérée.Vous faites preuve de leadership, d’entrepreneurship et de souplesse dans l’exercice de l’autorité.Vous avez également de solides aptitudes pour la communication, montrez de la créativité et avez la capacité de travailler en équipe.La maîtrise du français et de l’anglais est essentielle, tandis que la connaissance de l’espagnol est un atout.Enfin, vous connaissez les nouvelles technologies de l’information et de la communication.Outre une rémunération concurrentielle reflétant votre expérience et vos compétences, le Club 2/3 vous offre des conditions de travail intéressantes.Veuillez faire parvenir votre curriculum vitæ (maximum trois pages) au plus tard le 13 février 1998, 16 h, au Comité de sélection Club 2/3, 1671, boul.Henri-Bourassa Est, bureau 1, Montréal (Québec) H2C1J4.Télécopieur : (514) 382-3474 Visitez notre site Web à www.mlink.net/~2tiers Nous remercions de leur intérêt toutes les personnes qui auront posé leur candidature, mais ne contacterons que celles qui seront retenues pour une entrevue.Prière de ne pas téléphoner.Une nouvelle solution pour une meilleure approche CONSEILLER EN SOUTIEN LOCAL (FINANCES) CONSEILLER EN SOUTIEN LOCAL (RESSOURCES HUMAINES) Les éléments qui ont permis à SAP de devenir un chef de file ont été réunis et reconfigurés pour former TeamSAPMrte-parole.Oviedo écarté de la course à la présidence au Paraguay Asuncion (AFP) — Le général à la retraite Lino Oviedo, jusqu’aujourd’hui candidat officiel du parti gouvernemental pour les élections présidentielles du 10 mai prochain au Paraguay, a sans doute perdu toutes ses chances: un tribunal militaire extraordinaire l’accuse «d’insubordination».Détenu depuis 55 jours sur ordre d’une juridiction militaire spéciale mise en place par son grand rival, le président de la république Juan Carlos Wasmosy, Oviedo risque désormais une peine allant de cinq à 25 ans de prison qui met provisoirement un frein à ses aspirations présidentielles.I.arrêt rendu hier par le tribunal militaire extraordinaire intervient moins d’une semaine après des bruits de bottes dans certains secteurs militaires farouchement opposés à la candidature du général Oviedo, qui a sans doute eu le tort d annoncer qu’il procéderait à une purge dans les forces armées en cas de victoire.le président du tribunal militaire n’est autre que le général Fvaristo Gonzalez, ancien subalterne de ( )viedo — à qui il a succédé a la tête de 1 armée de I erre — , directement visé par les accusations du candidat Oviedo dénonçant «la corruption de militaires».Blair et Clinton réitèrent leur fermeté La France fait état de «progrès» FA R O II K CHOUKRI AGENCE FRANCE-PRESSE Bagdad — Ira Russie, la France, la Ligue arabe et la Turquie ont poursuivi hier leurs efforts intenses pour éviter une frappe américaine contre l’Irak, tandis que Washington et Londres discutaient de logistique militaire.Le président russe Boris Eltsine a affirmé à Moscou qu’une attaque américaine contre l’Irak ne serait «en aucun cas» admise par la Russie.Le président américain Bill Clinton et le premier ministre britannique Tony Blair, l’allié le plus proche de Washington, ont en revanche réaffirmé leur détermination à utiliser la force face à l’Irak si cela s’avère nécessaire.Ils ont toutefois souligné qu’une telle issue n’était pas encore inévitable.Les deux dirigeants étaient réunis à Washington pour discuter des détails logistiques d’une action militaire, c’est-à-dire le moment et les cibles visées, selon le porte-parole de Blair.Entre-temps, le ballet diplomatique se poursuivait à Bagdad et dans la région du Moyen-Orient dans l’espoir d’éviter un recours à la force et d’obtenir l’accord de l’Irak à l’inspection de tous ses sites suspects, y compris ceux dits présidentiels, dont l’interdiction aux experts de l’ONU a provoqué la crise actuelle.L’ONU soupçonne l’Irak d’y dissimuler des armes de destruction massive.Washington a affirmé que les dernières propositions irakiennes sur un accès aux sites présidentiels étaient toujours insuffisantes, malgré un assouplissement apparent de la position de Bagdad, selon le porte-parole du département d’Etat, James Rubin.L’émissaire russe Viktor Possouvaliouk, qui est à Bagdad depuis une dizaine de jours, a pour mission de rester en Irak jusqu'à un règlement diplomatique.De son côté, l’émissaire français Bertrand Dufourcq a fait état de «progrès» vers une solution diplomatique de la crise, au terme de deux jours d’entretiens à Bagdad.«Je pense qu’un certain nombre d’idées ont progressé, bien sûr.Mais il nous faut continuer à travailler très sérieusement», a-t-il dit.Dufourcq, qui a rencontré hier soir au Caire le chef de la diplomatie égyptienne Amr Moussa, doit se rendre ensuite à Damas, Riyad et Koweit.A Bagdad, le président irakien Saddam Hussein a présidé une réunion conjointe du Conseil de commandement de la Révolution (CCR) et de la direction du parti Baas au pouvoir en Irak, axée sur la crise avec l’ONU.Dans la journée, le secrétaire général de la Ligue arabe Esmat Abdel Méguid l’a assuré que «les pays arabes s'opposent à une frappe militaire envisagée parles Etats-Unis».Le chef de la diplomatie turque Ismail Cem, qui a achevé une mission à Bagdad où il a été reçu par Saddam Hussein, a annoncé que de nouvelles idées pour résoudre la crise seraient bientôt soumises au Conseil de sécurité de l’ONU par la Russie ou la France.De source diplomatique arabe, on a indiqué qu'il s’agissait d’une initiative russe, dont l’émissaire français a pris connaissance à Bagdad et dont il informera son gouvernement à son retour à Paris.Ira secrétaire au Foreign Office, Robin Cook, en tournée dans le Golfe, a affirmé à Ryad que l’Irak avait proposé d'autoriser les inspecteurs de l’ONU à effectuer une unique visite dans 45 sites présidentiels.«Mais ce n’est pas suffisant.Nous souhaitons un accès sans conditions» pour les inspecteurs de la Commission spéciale de l’ONU chargée de désarmer l’Irak (UNS-CQM), a déclaré Cook à la BBC.A Koweit, où il a été reçu dans la soirée par l’émir cheikh Jaber al-Ahmed al-Sabah, M.Cook a obtenu un appui à «la position ferme adoptée par la Grande-Bretagne».Il tente de rallier les alliés de Washington dans le Golfe à une frappe militaire en cas d’échec (les efforts diplomatiques, notamment pour l’utilisation de leurs bases militaires.Ryad, chef de file des monarchies du Golfe, préconise une solution pacifique et affirme que «l’échec des démarches diplomatiques entraînerait des conséquences graves doqt le régime irakien assumerait les responsabilités».A Paris, le chef de la diplomatie française Hubert Védrine a affirmé qu’on pouvait «encore faire bouger les positions irakiennes», sans frappe, insistant sur la nécessité que les inspecteurs de l’ONU poursuivent leur travail «jusqu'au bout».Bagdad a fait «un pas en avant» vers une solution de la crise, «mais ce n’est pas suffisant», a déclaré M.Védrine, qui a exclu toute participation française à une action militaire contre l’Irak.«Le recours à la force résoudrait certains problèmes et en créerait beaucoup d'autres encore plus nombreux», a-t-il averti.REUTERS Ira président Boris Eltsine a reçu hier au Kremlin l’un de ses jeunes réformateurs, le premier vice-premier ministre Boris Nemtsov.Eltsine remet en selle ses jeunes réformateurs BORIS BAC H O R Z AGENCE FRANCE-PRESSE Moscou (AFP) — Ira président russe Boris Eltsine a remis en selle hier les jeunes réformateurs de son gouvernement, dont il a besoin pour faire face à la tempête financière en Russie, en assurant qu’il comptait les garder au pouvoir jusqu’en l’an 2000.Eltsine a affirmé que les premiers vice-premiers ministres Anatoli Tchoubaïs, 42 ans, et Boris Nemtsov, 38 ans, «resteront travailler jusqu’en l’an 2000», soit jusqu’à l’échéance du mandat présidentiel en cours.«Si Tchoubaïs et Nemtsov se maintiennent, je repousserai tous ceux qui font pression sur eux, et je ne permettrai pas qu’on les touche», a ajouté le président russe devant quelques journalistes au Kremlin.C’est la première fois qu’Eltsine réaffirme aussi fermement son soutien aux deux chefs de file du courant ré- formateur, depuis les scandales, accusations et rivalités politiques qui ont affaibli leur position ces derniers mois.Eltsine avait lui-même réduit les attributions de Tchoubaïs et Nemtsov en novembre dernier, en leur retirant respectivement les portefeuilles de ministre des Finances et de l’Energie.Ces sanctions avaient suivi un scandale impliquant Tchoubaïs, qui avait reçu des honoraires exorbitants pour la participation à un livre sur les privatisations russes, s’apparentant à un possible pot-de-vin.Le mois dernier, le premier ministre Viktor Tchernomyrdine, nettement plus conservateur que ses jeunes lieutenants, avait élargi sensiblement ses attributions à leurs dépens.Boris Eltsine a visiblement voulu mettre un coup d’arrêt à cette marginalisation des deux- responsables, dont l’arrivée au gouvernement en février 1997 avait donné un coup de fouet aux réformes libérales et à la lutte contre les grands monopoles.«Le président Eltsine s’est exprimé comme le protecteur des réformateurs», analysait hier la télévision privée NTV.Ira remise en selle de Tchoubaïs et Nemtsov survient à un moment où le Kremlin a besoin de leur énergie pour affronter la crise financière qui souffle depuis plusieurs mois sur la Russie.La Banque centrale de Russie a annoncé vendredi dernier qu’elle relevait son principal taux de refinancement de 28 % à 42 % pour défendre le rouble, attaqué depuis plusieurs semaines dans la vague de la crise asiatique.Toute indispensable qu’elle ait été, cette hausse du loyer de l'argent va augmenter la rémunération des bons du Trésor, et donc le service de la dette intérieure russe, qui sera alourdie de trois milliards de dollars, selon le réformateur d’opposition Grigori Iavlinski.Après l’accident du téléphérique Le ton monte entre Rome et Washington XAVIER BARON AGENCE FRANCE-PRESSE Rome — Deux jours après la catastrophe des Dolomites, le ton est monté hier entre Washington et Rome qui sont en désaccord aussi bien sur les circonstances du drame qui a coûté la vie à 20 personnes que sur la juridiction compétente pour enquêter sur l’accident.Devant les commissions de la Défense du Parlement, le ministre italien de la Défense, Beniamino Andreatta, a accusé, en fin de matinée, l’équipage du Grumman Prowler («rôdeur») de n’avoir respecté ni le plan de vol, ni les altitudes prévues et agréées par les autorités italiennes.Reconstruisant le déroulement du vol qui a provoqué la catastrophe du téléphérique de Cavalese, le ministre a indiqué que l’avion se trouvait à dix kilomètres de sa route prévue au moment de l’accident et n’aurait pas dû descendre au-dessous de 2000 pieds (650 mètres) dans cette zone.Il n’aurait donc pas dû survoler le secteur de Cavalese.Le câble du téléphérique qui a été sectionné par le biréacteur, entraînant la chute d’une cabine, était à environ 80 mètres du sol à l’endroit de l’accident.Peu après, sur la base américaine d'Aviano où est stationné le Grumman, le général américain Guy Vanderlinden a contredit le ministre en affirmant que l’avion avait bien suivi la route prévue sur son plan de vol.«Je n’ai pas les informations du ministre Andreatta.Zra pilote de l’avion était sur la route autorisée parle commandement d'Aviano», a affirmé, au cours d’une conférence de presse, le général.Beniamino Andreatta a alors réaffirmé qu’il «y a eu une évidente violation du plan de vol».«L'avion n’a pas respecté l’altitude prévue et il était à huit à neuf kilomètres de sa route», a-t-il répété.«Zra pilote a agi par goût du risque», a ajouté le ministre.Le choix de la juridiction compétente pour s’occuper de cette affaire s’annonce également délicat.Le procureur italien de Trente, Francantonio Granero, en charge de l’affaire, a déclaré hier matin que la commission d’enquête américaine sur la catastrophe des Dolomites «ne fera rien seule».«Les autorités judiciaires américaines ont présenté une requête pour se charger de l’enquête, mais ils ne feront rien seuls», a-t-il dit après une première réunion avec la commission d’enquête américaine du Corps des Marines, arrivée hier matin en Italie.«Personne n’agira séparément», a-t-il dit.Manifestant son intention de jouer un rôle moteur dans l'enquête, la justice italienne a mis sous séquestre l’avion sur la base d’Aviano, ainsi que le plan de vol, les enregistrements des conversations de l’équipage et la bande d’enregistrement radar.«Nous avons tout mis sous séquestre, mais nous sommes disposés à les mettre à la disposition des autorités américaines, selon nos procédures judiciaires», a indiqué Francantonio Granero, qui s’est déclaré convaincu qu’une bonne coopération s’établira avec les Etats-Unis.À Washington au contraire, un porte-parole du Pentagone, le lieutenant-colonel Stephçn Campbell, a estimé hier qu’il est peu probable que les Etats-Unis laissent une juridiction italienne poursuivre les quatre Marines.«Notre po- litique est depuis longtemps de ne pas renoncer à notre-compétence dans toute affaire criminelle résultant de l'accomplissement par les militaires de leurs fonctions», a-t-il dit.Le volcanologue Haroun Tazieff meurt La France lui rend un vibrant hommage REUTERS Paris — Décédé lundi, Haroun Tazieff a été inhumé hier en région parisienne.Jacques Chirac et Lionel Jospin ont salué la mémoire du volcanologue qui fut aussi un infatigable défenseur de l’environnement et un secrétaire d’Etat atypique de 1984 à 1986.L’annonce de la mort d’Haroun Tazieff, âgé de 83 ans, n’a été publiée qu'hier, dans Le Dauphiné libéré.Ira volcanologue a été inhumé hier en fin de matinée, dans la plus stricte intimé, au cimetière de Passy, près de Paiis.Le chef de l’État a rendu hommage au «scientifique reconnu de tous» mais aussi au «vrai personnage, profondément original et volontiers iconoclaste».«Autant qu’un savant, il était l’un des grands aventuriers de ce siècle, l’un de ceux qui servent une passion autant qu'ils illustrent une discipline.Haroun Tazieff avait presque inventé la sienne, la volcanologie, devenue familière à tous les Français grâce à ses talents de conteur», a écrit Jacques Chirac.Lionel Jospin a rendu hommage à «l’homme de volcans, homme un peu volcanique parfois», et a déclaré qu'il avait été triste, «comme beaucoup de Français», d’apprendre sa disparition.«Haroun Tazieff est un homme que je connaissais, que j'avais rencontré à plusieurs reprises.C'était surtout un homme que beaucoup de Français aimaient en raison de sa personnalité physique, en raison du fait qu ïl s’était engagé passionnément sur le terrain», a déclaré le premier ministre.Haroun Tazieff, qui se désignait lui-même comme un vieux coureur de volcans, est né le 11 mai 1914 à Varsovie.Il a passé sa jeunesse en Belgique avant de devenir ingénieur agronome en 1938 puis géologue en 1944.Sa passion pour la volcanologie nait lors d’une première mission sur l’éruption du Kitouro, au Congo, en 1948.Dès lore, il court sur tous les cratères du monde, le Stromboli, la Soufrière, l'Erebus et l’Etahalé, notamment, y réalise des films et tente de sensibiliser l’opinion grâce à ses ouvrages.Il devient expert en volcanologie auprès de l’UNESCO, s’installe en I960 en France, où il entre au Centre national de recherches scientifiques.Haroun Tazieff décide de jouer les Cas-sandre dans le domaine de la sismologie, cette fois, lorsqu’il découvre l’ampleur des ravages du cataclysme sismique au Chili.Pour lui, une secousse va finir par ébranler la France.«Plus nous nous avançons dans le temps, plus nous nous rapprochons de l’échéance», dit-il en lançant sa bataille pour la prévention.Ce raisonnement apocalyptique charme en son temps le président François Mitterrand qui, une fois à l'Elysée, le nomme «commissaire à l’étude et à la prévention des risques naturels majeurs».En moins de trois ans, il se hisse au sommet ministériel, via upe délégation, puis devient secrétaire d’Etat au sein du gouvernement du socialiste Iraurent Fabius.En 1990, Haroun Tazieff, devenu conseiller général, fonde avec Brice Lalon-de le mouvement Génération écologie.Il était auparavant maire de Mirmande, dans la Drome, et avait rejoint en 1988 l’équipe de l'ancien maire RPR de Grenoble, Alain Carignon. A 8 i, e d e v o i it , t e \) 1 1» K É V It 1 H It 1 !) il 8 * n ?ECO)MIE Discours bien reçu sur le marché De 600 à 800 employés seront touchés Gordon Thiessen promet des taux d’intérêt raisonnables CHRIS MORRIS PRESSE CANADIENNE Saint-Jean, N.-B.— Le patron de la Banque du Canada promet que les taux d’intérêt ne remonteront jamais à des niveaux aussi élevés qu’ils l’étaient dans les ;uinées 70 et 80, bien qu'ils puissent augmenter légèrement pour empêcher l’emballement de l’économie.Gordon Thiessen n’a pas voulu en dire plus au sujet des taux d’intérêt à court terme à l’occasion du discours qu'il a prononcé hier devant des gens d'affaires du Nouveau-Brunswick sur les perspectives économiques canadiennes.Mais son discours a été bien reçu sur le marché.En reconfirmant qu’il n’allait pas sacrifier la croissance économique sur l’autel de la défense du dollar — que le contrôle de l’inflation demeurait sa priorité —, le dollar a bondi de 37 centièmes hier pour clôturer à 69,48 C US.Le gouverneur de la Banque du Canada a plutôt mis l'accent sur les effets bénéfiques de la baisse des taux à long terme.Mais quand un homme d’affaires inquiet lui a demandé si la Banque du Canada tenait compte des différences régionales dans son évaluation de la performance économique, M.Thiessen a tenu à assurer son auditoire que le temps des taux d’intérêt astronomiques est révolu.«[Les taux] pourraient grimper un peu parce que l’économie nationale commence à surchauffer, mais ils n'atteindront jamais les niveaux que nous connaissions dans les années 70 et 80, lorsque nous avions une dette publique accumulée et un taux élevé d'inflation.» À cinq reprises La Banque du Canada a relevé son taux directeur à cinq reprises depuis l’été dernier, pour une hausse totale de 1,75 point, dans un effort pour lutter contre l'inflation et soutenir le dollar canadien.Le contrôle de l’inflation demeure une priorité pour la Banque du Canada en dépit de la baisse du dollar et des contrecoups engendrés par la chute des marchés asiatiques, a déclaré le gouverneur.A son avis, les gens s’inquiètent trop du récent plongeon du dollar canadien.Le dollar a perdu environ 5 % de sa valeur par rapport au dollar américain pour tomber sous les 69 C US.La banque centrale a dû relever les taux d’intérêt d’un demi-point la semaine dernière pour soutenir la devise canadienne.«L'aspect crucial est l'état de votre économie, a dit M.Thiesse [.] Est-elle en bon état ou pas?Nous avons une économie avec un très bas taux d'inflation et la banque est déterminée à maintenir ce taux bas.» «Notre situation financière est meilleure qu’elle ne l’a jamais été en 25 ans, a-t-il poursuivi.Nous avons aussi des milieux d'affaires beaucoup plus orientés vers le commerce international.Je considère cela comme des bases extrêmement solides pour l’économie canadienne et je pense que cela se reflétera, avec le temps, sur notre devise.» Restriction sur la couleur de la margarine Unilever dépose une requête en cour CLAUDE TURCOTTE LE DEVOIR Unilever a finalement déposé hier en Cour supérieure une requête pour faire déclarer constitutionnellement invalide la restriction sur la couleur de la margarine et faire anniiler la saisie de margarine jaune demandée par le gouvernement du Québec-dans une épicerie d’Alma en novembre dernier.M' Gérald R.Tremblay, du bureau d’avocats McCarthy, Tétrault, qui représente Unilever dans ce dossier, souligne que la présentation aura lieu mardi matin au Palais de justice de Montréal et qu’il s’agira essentiellement d’une séance au cours de laquelle on devrait s’entendre sur les dates de comparution.Il dit espérer que la cause sera entendue le plus tôt possible.On avait prévu que la requête allait être déposée au début de janvier, mais la crise du verglas a eu pour effet de repousser ce dépôt Dans le communiqué émis hier, Unilever fait valoir que pendant un an et demi, des efforts ont été déployés par Unilever en vue d’encourager le gouvernement du Québec à respecter ses engagements en vertu de l’Accord sur le commerce intérieur (ACI) et à abroger le règlement sur la couleur de la margarine.Unilever soutient que le gouvernement devait le faire avant le 1" septembre 1997.Unilever, dont la division Lipton fabrique les margarines Becel, Monarch et Fleishmann’s, avance qu’il lui en coûte 100 000 $ par mois pour le maintien de deux cycles de production séparés et de deux inventaires, l’un pour le Québec et l’autre pour le reste du Canada.la requête, prétend Unilever, contrevient à 11 lois, règlements, décrets et ententes fédérales-provinciales, dont l'ACI, l’Accord de libre-échange nord-américain et l’entente de l’Organisation mondiale du commerce.Unilever affirme même que la restriction sur la couleur contrevient aux principes du fédéralisme canadien et à la Charte canadienne des droits et libertés.En novembre dernier, Unilever avait voulu amorcer une cause type en important de la margarine jaune des États-Unis, laquelle fut mise en vente à l’épicerie Consomat d’Alma.S’étant engagé à faire respecter son règlement, le gouvernement du Québec a fait saisir cette margarine.EN BR E E L’emploi stable (Le Devoir) — L’indice mesurant le nombre d’annonces d’offres d’emploi dans les journaux est demeuré stable à 133 entre décembre et janvier.Il s’agit de la première fois en 17 mois que l’indice n’enregistre pas d’augmentation mensuelle, a précisé Statistique Canada.Depuis le dernier creux (mars 1996), l’indice a augmenté de 35,7 %.«Malgré l'absence de mouvement de l’indice en janvier, il est demeuré à son plus haut niveau depuis sept ans», a ajouté l’agence fédérale.In croissance de l’indice enregistrée en Alberta (+1,9 %), à Terre-Neuve (+2,3 %) et au Nouveau-Brunswick (+2,8%) a été contrebalancée par la baisse en Colombie-Britannique (4 %).Toutes les autres provinces ont enregistré très peu de changements par rapport a décembre 1997.Optimum Assurance Agricole Inc.Assemblée générale annuelle des actionnaires Avis de convocation PRENEZ avis que l’assemblée générale annuelle des actionnaires D’OPTIMUM ASSURANCE AGRICOLE INC.se ra tenue le lundi 23 février 1998 à 11 h 30 de l’avant-rnidi aux bureaux de GROUPE OP TIMUM INC, 425, boulevard de Maisonneuve Ouest, bureau 1700, Montréal, Québec.Montréal, Québec Le 4 février 1998 Le Secrétaire Me Gilles Deniers SOCIÉTÉ NATIONALE D'ASSURANCE Assemblée générale annuelle des actionnaires Avis de convocation PRENEZ avis que l’assemblée générale annuelle des actionnaires de SOCIÉTÉ NATIONALE D’ASSURANCE INC.sera tenue le mardi 24 février 1998 à 11 h 30 de l'avant-midi aux bureaux de GROUPE OPTIMUM INC., 425, boulevard de Maisonneuve Ouest, bureau 1700, Montréal, Québec.Montréal, Québec Ix 4 février 1998 Le Secrétaire Me Gilles Deniers gers Cantel réduira jusiu quart de ses effectif ROBERT D U T RI ponts dont la durée utile a été rédui-L E D E V OIR 35 millions.En outre, Rogers Cantel indonne sa pratique comptable Rogers Cantel sabrera emiortir les frais liés aux nouveaux qu’au quart de ses effinnés sur la durée des contrats, ce qui touchera de 600 à 800 plui coûte 148,7 millions.L’entreprise de téléphonie s .suie une perte exceptionne'onnées peu réjouissantes millions liée à ces licenciem’our l’ensemble de l'année, Rogers qu'à la radiation d’éléments atel a recueilli des revenus de 1,24 Rogers Cantel, qui compliard, soit une hausse de 12,6 % par re actuelle 3200 employés iport à 1996, et une perte de 378 siège social est situé à Tordions, dont 12,9 millions pour la voilé, hier, les résultats det courante.Dans son communiqué trième trimestre clos le 31 iis hier, la compagnie, dont la dette 1997.Au regard de reveniève à 2,09 milliards, en hausse de triels de 345,7 millions, le té) millions par rapport à 1996, fait nicateur affiche une saignét de données peu réjouissantes.363 millions dont une pertesi, son bénéfice d’exploitation a di-de 27,7 millions, hormis laïué, le revenu par abonné a chuté pour sa restructuration et 164 $ à 58 $, le «coût d'acquisition» tion de son actif.n nouveau client, ce qui comprend De cette perte excepüonntabais consenti pour l’achat de l’ap-millions, les licenciements efeil et les frais de marketing, a Hires de bureaux coûteronnpé de 52 % depuis 1996, passant à lions, et la dévaluation de cerl $.Les rentrées nettes liées à l'ex- ploitation, un poste qui comprend les dépenses en immobilisations et les autres investissements, sont encore négatives en 1997, creusant un trou de 182,7 millions, en baisse, toutefois, par rapport à 1996, où l’insuffisance avait été de 202 millions.Ia?vice-président principal et directeur financier de Rogers Cantel, John Maduri, n’a pas rappelé Le Devoir hier.Il y a un mois, Rogers Cantel avait indiqué quelle essuierait une charge spéciale, sans la préciser cependant, au quatrième trimestre.Elle avait annoncé également la nomination d’un nouveau président, l’Américain Charles Hoffman.Dans son communiqué, Rogers Cantel signale des «risques» et des «incertitudes», des «facteurs sur lesquels elle n’a aucune prise», dont «les changements technologiques, les nouvelles réglementations et la concurrence».Aussi, «les événements et les résultats futurs pourraient s’écarter considérablement des prévisions de la société», signale la compagnie.Rogers Cantel ei fournisseur canad\ communications a plus faibles», écrit 1 dent du conseil de 1 Ion lui, les résultats mestre montrent qi d’apporter des chai au sein de l’entrepr la concurrence féru croissance relative marché en général, veaux abonnés es faible», ajoute-t-il., mestre, Rogers C< que 63 000 nouveai son service de tél contre 119 000 duri respondante en 19! s’explique par une nombre brui de m et une hausse de 11 branchements, fi 1997, Rogers; Cant million d’abonnés à léphonie sans fil.Léaurville s’oppose aux fusions GÉRARD B É R U>t Pas bon de parler de Montréal ces LE DEVOIR [IPs¦ miet, Danielle Cantara Richard Des Cormiers, Marte-Josée Mudon, Christian Vieil, Olivier Zuida.SERVICE À LA CLIENTÈLE Johanne Brien Il >N Jocelyn Ai m nault (directeur des appwv.ui , ! Mallon Blanchette-Turcotte Monique L'Heureux, Use Lachapelle, Rachelle LecleroVenne.L’ADMINISTRATION Nicole Carmel (responsable des services comptables), Carole Dallaire (responsable des ressources humaines), Jeanned Arc Hou- (responsable), NalhX Perrier, Danielle Ponton, Danielle Ross.LA FONDATION DU DEVOIR Marcel Couture (president).Roger Boisvert (vice-president exécutif e, directeur général).____________________________ de (secrétaire à la direction) : A 12 I, H I) I'l V 0 I li .I.lî V V.N I) It K l> I (i K É V It I K It I !) !) « -?LE DEVOIR ?- ACTUALITES Implants mammaires Les 3000 victimes se partageront 22 millions PRESSE CANADIENNE Environ 3000 femmes du Québec et de l’Ontario pour-.ront se partager jusqu’à 22 millions de dollars à la suite d’un recours collectif concernant des prothèses mammaires au gel de silicone.L’entente hors cour est intervenue avec la compagnie Baxter Healthcare qui, à la suite d’une fusion dans les années 1980, avait acquis les obligations du fabricant Heyer-Schulte.Celui-ci était à l’époque l’un dçs principaux manufacturiers d’implants mammaires aux Etats-Unis.L’accord devra cependant être approuvé par les tribunaux des deux provinces.Les auditions sont prévues pour le 27 mars au Québec et pour le 30 du même mois en Ontario.Un avis résumant les termes de ce règlement sera publié dans les quotidiens aujourd’hui.Ixi procédure pour s’enregistrer et obtenir une indemnisation sera précisée lors d’un autre avis qui paraîtra dans la presse écrite à la suite de l’approbation de l’accord par les tribunaux.Ce règlement concerne les femmes qui ont reçu un implant Heyer-Schulte au Québec ou en Ontario entre le 1er septembre 1971 et le 30 mars 1984, ou qui résidaient au Québec ou en Ontario au 23 juin 1994 et qui ont reçu leur implant ailleurs (sauf aux Etats-Unis).L’indemnité que recevront les femmes en vertu de cette entente variera en fonction du nombre total de femmes qui s’enregistreront dans le cadre de celle-ci.D’autres facteurs devront aussi être considérés, comme leur état de santé, le niveau de leur incapacité ainsi que leur âge au moment de l’apparition des symptômes décrits dans l’entente.«Chaque cas va faire l'objet d’une évaluation individuelle», a indiqué hier en conférence de presse M" Yves Lau-zon, associé à la firme d’avocats Lauzon Bélanger.Pour Bonnie O’Hearn, présidente du groupe Accès Information Silicone, cette entente est une bonne nouvelle pour les femmes concernées.NAGANO SUITE DE LA PAGE 1 revendication», a estimé M' Carrard.Du côté de la police, on soulignait que les Jeux olympiques n’étaient pas présentés comme une cible dans la presse d’extrême gauche, qui continue à s’en prendre à l’aéroport de Tokyo et au système impérial.Un porte-parole de la police a affirmé au téléphone que, ^fcen dépit de la mention des Jeux de Nagano dans le communiqué, l’organisation d’extrême gauche a visé l’aéroport, auquel elle est traditionnellement opposée depuis son ouverture en 1978.«Ils ont mentionné les Jeta olympiques en passant, mais je ne crois pas que les Jeta soient leur cible principale», a souligné un porte-parole de la police de la préfecture de Chiba où se trouve l’aéroport.L’aéroport de Tokyo-Narita a été la cible de nombreuses attaques d’activistes d’extrême gauche depuis son ouverture, qui a nécessité l’expropriation d’agriculteurs opposés à sa construction.Six mille policiers ont été mobilisés pour la sécurité des Jeux.Les autorités restent discrètes sur les détails du dispositif, mais on notait hier leur présence à tous les carrefours, le long des routes conduisant aux logements ou au site olympique.Au village des athlètes, un policier accompagné d’un chien entraîné pour renifler les explosifs patrouillait le long de l’enceinte.Voir autres informations, page B 7 S.V.P.Assurez-vous que ce papier journal soit recyclé.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue de Bleury, 9" étage, Montréal (Québec), H3A3M9 Œ Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir, www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone Par télécopieur Par courrier'électronique Pour l’agenda culturel La publicité Au téléphone Par télécopieur Extérieur de Montréal (514) 985-3333 (514) 985-3360 redaction@ledevoir.com (514) 985-3551 (514) 985-3399 (514) 985-3390 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et les appels d’offres Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514) 985-3340 Les petites annonces et la publicité par regroupements Au téléphone (514)985-3322 Par télécopieur (514)985-3340 Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 8h à 16h30 Par télécopieur (514) 985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) 1je Devoir est publié- du lundi au samedi par \r Devoir Inc.dont le siège social est situé au 2050, rue de Bleury, 9" étage, Montréal, (Québec), H3A 3M9.II est imprimé par Imprimerie Québécor LaSalle, 7743, rue de Bourdeau, division de Imprimeries Québécor Inc., 012, rue Saint Jacques Ouest, Montréal.L'agence Presse Canadienne est autorisée à employer et a diffuser les informations publiées dans Le Devoir Jje Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., 900.boulevard Saint-Martin Ouest, laval.Knvoi de publication — Enregistrement n*0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec Hydro accommodera les victimes du verglas «Il ne faut pas croire que la facture sera dramatiquement plus basse», prévient la société d’Etat LIA LÉVESQUE PRESSE CANADIENNE Hydro-Québec prendra diverses mesures, au cours des prochains mois, pour adapter la facturation de ses clients affectés par le verglas.Certains bénéficieront d’un délai prolongé pour payer leur compte, d’autres pourront répartir 75-25% leur compte, d’autres recevront une estimation, d’autres recevront un compte couvrant une plus longue période.Des dirigeants de la société d’Etat ont rencontré la presse hier à Montréal pour expliquer ces modifications, qui toucheront près de 700 000 clients résidentiels.La responsable des relations avec les médias.Renée Arsenault, avertissait toutefois les clients dont les attentes sont élevées, qui sont sûrs de recevoir un compte beaucoup moins élevé que d’habitude.Erreur.«Il ne faut pas croire que la facture va être dramatiquement plus basse», prévient-elle, parce qu’il a fallu réchauffer une maison refroidie pendant plusieurs jours, réchauffer le chauffe-eau et redémarrer les gros électroménagers.Tous les clients qui ont subi des pannes dues au verglas pourront ne verser que 75 % du montant à la date d’échéance et payer le 25 % restant au prochain compte, sans frais d’administration.Parce que le service de la facturation a été perturbé par le verglas, certaines factures arriveront chez le client moins de 15 jours avant la date d’échéance ou pourraient même avoir une date d’échéance déjà échue.Dans ces cas précis, un délai supplémentaire de 21 jours sera accordé à partir de la date d’échéance indiquée sur le compte.Plusieurs clients recevront une estimation de leur consommation.Hydro-Québec assure que dès qu’il sera possible qu’un releveur fasse la lecture du compteur ou dès que le client aura rempli la carte d’autorelève, il recevra une facture indiquant sa consommation réelle.Aussi, plusieurs clients recevront une facture couvrant une période de consommation assez longue, soit de 90 à 120 jours, au lieu des 60 jours habituels.Le directeur des relations commerciales Michel Ménard assure que si des clients ont de la difficulté à payer leur compte, Hydro-Québec saura se montrer ouvert d’esprit.«Ily aura des dispositions pour s'accomoder avec le client.» Quant aux clients qui ont choisi le mode de versements égaux, ils sont encouragés à poursuivre leurs paiements comme si rien n’était.Lors de la prochaine révision du compte, la facture sera ajustée à la consommation réelle.Pour les clients d’affaires affectés par les pannes, la facture sera ajustée en conséquence.Contrairement à ce que certains pourraient croire, il n’y a pas de risque accru d’erreur dans la facturation à cause du verglas et des pannes, assurait M.Ménard.Il s’attend néanmoins à ce que bon nombre de clients téléphonent à Hydro-Québec, déçus, croyant déceler une erreur dans leur compte parce que celui-ci ne sera pas beaucoup moins élevé que les hivers passés.M.Ménard n’était toujours pas en mesure, hier, d’estimer le manque à gagner qu’Hydro-Québec a subi à cause de ces pannes.URGENCES Des médecins du CHUM ruent dans les brancards.Ils soutiennent que la situation actuelle est incompatible avec les normes de qualité de la pratique médicale.SUITE DE LA PAGE 1 plus préventive.» Le ministre Rochon dit suivre la situation de très près mais n’entend pas annoncer de mesures avant «quelques jours» pour résoudre l’engorgement exceptionnel des urgences dans tout le Québec.Il refuse par ailleurs de faire porter ces difficultés sur la réforme et la réorganisation des services et montre plutôt du doigt la crise du verglas et la gestion déficiente des lits dans les hôpitaux.Il n’en fallait pas plus pour que le chef de l’opposition, Daniel Johnson, sorte de ses gonds et blâme l’inaction du premier ministre Lucien Bouchard, demeuré silencieux depuis le début de la crise qui sévit dans les urgences, et la réaction «technocratique et comptable» du ministre Rochon.Critiqué pour s’être fait discret pendant la crise du verglas, Daniel Johnson estime que Lucien Bouchard est beaucoup moins prompt à se préoccuper des urgences qu’à se lancer dans la distribution de chèques aux sinistrés.«M.Bouchard était plus pressé d’utiliser l’hélicoptère, lors de sa distribution de chèques durant la crise du verglas, qu'il ne l’est à régler un problème éprouvant qui augmente l’anxiété de tous les Québécois», a-t-il dit.Selon le chef libéral, le dérapage vécu dims les urgences a atteint une ampleur jamais vue depuis 1983-84 au Québec, et il ne saurait se résoudre sans une intervention urgente du gouvernement.Seul un ajout immédiat de ressources humaines et matérielles et la réouverture de lits fermés dans les hôpitaux aux urgences congestionnées peuvent dénouer la crise actuelle, croit le chef libéral.«On a fermé des lits, des salles d’urgence.C'est avec les conséquences d’un geste purement comptable et technocratique qu’on vit maintenant», a tranché Daniel Johnson, qui a affirmé que le gouvernement Bouchard a sabré quatre fois plus dans les dépenses de santé (2,6 %) que dans les dépenses de programmes (0,6 %) dans son dernier budget.Menace de poursuite Par ailleurs, le frère de Jeannine Lacombe, décédée sans avoir été vue par un médecin après quatre heures d’attente à l’urgence de l’hôpital Maisonneuve-Rosemont, a fait savoir hier qu’il songeait fortement à poursuivre l’hôpital devant les tribunaux.Déjà montré du doigt lors d’une enquête du coroner SUITE DE LA PAGE I décision prise en octobre dernier par la Cour suprême.[.] Il entrouvre la porte, il faut donner suite au jugement pour les catégories de personnes déterminées, mais il faut, je dirais, presque aussi vite refermer la porte.» Quant à la disposition dérogatoire de la Charte des droits et libertés, M.Côté refuse de se prononcer sur son utilisation, un geste qu’il considère être de nature politique.Il a précisé que le gouvernement pouvait y recourir dans le cas d’un référendum, mais pas dans le cadre des lois électorales en raison du droit de vote inaliénable des électeurs.«La disposition dérogatoire, sur le plan juridique, est une disposition qui est tout à fait acceptable et défendable juridiquement, c’est une façon de procéder qui se défend bien.C'est une disposition qui, si elle est utilisée, entraine des difficultés politiques, c’est aux politiciens de décider s’ils l’utiliseront ou pas.» Dans son rapport de 86 pages, l’ancien Directeur général des élections rappelle que le jugement de la Cour suprême indique que certaines personnes ne peuvent pas s'exprimer aussi librement que d’autres lors de la tenue de référendums au Québec.Pour remédier à cette situation, il suggère donc d’amender la Loi sur les consultations populaires, ainsi que les autres lois électorales affectées, tant au provincial qu’au municipal, pour définir des catégories d’individus et de groupes indépendants en proposant des exigences incontournables pour pouvoir bénéficier d’une autorisation à dépenser lors d’une campagne.Ainsi, M, Côté suggère de reconnaître trois types d’intervenants particuliers: un individu isolé, indépendant et un groupe indépendant.L’individu isolé doit être en désaccord avec la stratégie d’un comité parapluie afin de faire une demande d'autorisation.Un individu et un groupe indépendant doivent, de leur côté, être abstentionnistes, prôner l’annulation du vo(e ou être en désaccord avec la formulation de la question.A ce sujet, le ministre responsable de ce dossier en l’absence de Guy Chevrette, Jacques Brassard, pense qu’il pourrait y avoir une nouvelle faille.Son gouvernement a d’ailleurs décidé de référer l’ensemble du dossier à uni* commission parlementaire dont les travaux débuteront au mois de mars.«lorsque le gouvernement prendra des décisions sur des amendements à apporter, il va falloir qu’on ait une assurance assez forte qu'il n'y ait pas une brèche par laquelle on pourrait s'engouffrer pour vraiment en arriver à mettre en péril l'un des fondements de la loi qui, comme le reconnaît M.Coté, est l’équité.H principe de base, c'est un citoyen, un vote.Il faut faire tout en sorte que ça ne devienne pas un dollar, un vote.» L’ancien DGE fixe le montant maximal de dépenses référendaires à HXX) $, tel que recommandé par la Cour suprême selon la formule fédérale.Malgré les amendements sur le décès d’une dame âgée, Rachel Ouellette-Markon, survenu à l’urgence en 1991, l’hôpital Maisonneuve-Rosemont a fait valoir hier qu’il n’y avait aucun lien entre les circonstances de ce décès et celui de Mme Lacombe.La direction de l’hôpital soutient que les failles ciblées à l’époque par le coroner, notamment l’absence de continuité des soins entre les différents quarts de travail, ont été résolues par l’instauration des mesures proposées dans le rapport d’enquête.Les médecins exigent un redressement D’autre part, les médecins du CHUM, le centre hospitalier de l’Université de Montréal, ont commencé à ruer dans les brancards et exigé de la direction de l’hôpital quelle prenne des mesures immédiates pour que les patients de l’urgence soient «examinés et traités dans des conditions décentes».«La situation actuelle de l’urgence, avec la présence de patients dans les corridors, est incompatible avec les normes de qualité de la pratique médicale que doit fournir le CHUM», fait valoir la lettre envoyée à la direction par le Dr Denis Gravel, président du Conseil des médecins, pharmaciens et dentistes du CHUM.Le Dr Gravel estime d’ailleurs que le gouvernement ne peut se limiter à analyser la situation et attribuer tout le blâme à la mauvaise gestion des urgences.«Il faut que les dirigeants portent leur attention sur les patients qui vivent cette crise.Quand le réseau électrique est tombé en panne, on a analysé et cherché des moyens de sécuriser le réseau d’Hydro-Québec, mais on a aussi envoyé tous les corps de métier pour aider lesgem qui étaient sinistrés», insiste le Dr Gravel.Ix médecin croit que le personnel est essoufflé et qu’il était illusoire de croire que la fermeture de lits et de plusieurs salles d’urgence dans la métropole aurait un «impact nul» sur les hôpitaux restants.«Il n’y a plus ces lits et ces salles qui servaient de tampon lors des périodes intenses», plaide-t-il.Entre-temps, la situation s’était quelque peu améliorée dans les urgences de l’île de Montréal, hier après-midi, mais elle demeurait difficile avec 44 patients en attente depuis plus de 48 heures dans le réseau.La veille, 64 malades attendaient depuis plus de 48 heures.On comptait 59 patients sur des civières à l’hôpital Sacré-Cœur, 59 à Notre-Dame, 58 à l’hôpital Maisonneuve-Rosemont, 46 à Santa Cabrini et 45 à l’hôpital du Lakeshore.proposés, un parti fédéral pourrait toutefois décider de prendre part à la prochaine campagne référendaire en formant un groupe indépendant de 10 000 personnes, pouvant ainsi dépenser jusqu’à dix millions.Mais, rétorque M.Côté, cela n’a plus rien à voir avec la loi.C’est encore une question de volonté politique et de liberté que s’accordent des gens de l’extérieur du Québec.«C’est un comportement qui relève de la bonne foi, du respect des règles du jeu établies, le jeu démocratique.(.] Quelle est la protection à cet égard?C'est la vigilance des électeurs.Jusqu’où peut-on aller en ne respectant pas les règles du jeu du Québec?C'est une question d’évaluation politique de ce qu’il leur faut.Jusqu’où on peut aller puis quelles sont les conséquences?» Dans l’éventualité d’un nouveau coup de force appréhendé de la part du gouvernement fédéral, le ministre Brassard tient à garder la porte ouverte à la possibilité de recourir à la disposition dérogatoire.Mais il s’agit selon lui d’une mesure tout à fait exceptionnelle.«Il ne faut pas se servir de cette clause-là à toutes les sauces, à propos de tout et de rien.Dans ce cas-là comme dans d'autres, il faut être très prudent quant au recours à la clause dérogatoire.Si on peut s’en dispenser, je dirais que c’est ce qu 'il y a de plus souhaitable.» la critique libéral Christos Sirros s’est d’ailleurs réjoui des propositions du rapport Côté dans son ensemble.Il prétend toujours qu’il faut modifier la loi sans utiliser la disposition dérogatoire.M.Sirros a également annoncé que son parti compte défendre la liberté d’expression et l'égalité des citoyens devant la commission parlementaire du mois de mars.Les parlementaires traiteront également des autres recommandations faites par Pierre-F.Côté dans son rapport rendu public hier.L’ancien DGE propose l’institution d’un Conseil électoral, sur le modèle du Conseil du référendum pour, notamment, juger de l’autorisation des groups particuliers lors de campagnes électorales.M.Côté aborde également les questions de l’identification des électeurs (exigence de présenter une carte d’identité d’usage courant le jour du scrutin), de l’inscription automatique des personnes atteignant l’âge de 18 ans et des néo-Canadiens, du resserrement des règlements autour des influences indues (définies comme des interventions susceptibles de rompre l’égalité des chances entre les protagonistes) et des dépenses non autorisées, ainsi que de la simultanéité des élections municipales et scolaires.Un projet de loi devrait suivre les travaux dans le but d’être adopté avant la fin de la prochaine session.Il n’y aura pas de tournée de consultation, mais 10 (XX) copies du sommaire du rapport Côté seront distribuées par Communications Québec et un site Internet sera accessible dès lundi prochain.SONDAGE Le mariage entre homosexuels ne fait pas consensus SUITE DE LA PAGE 1 Non seulement les Québécois sont-ils résolument opposés au principe de l’adoption par des couples de même sexe, mais ils sont même hésitants à reconnaître légalement le mariage entre homosexuels.Dfin de faire consensus, c’est une hypothèse qui divise la société en deux clans égaux.Soucieux de mesurer avec précision le sentiment populaire à l’égard de ce sujet controversé, les sondeurs y sont allés d’une seconde question: «Us homosexuels vivant en couple revendiquent de plus en plus les mêmes droits que ceux accordés aux hétérosexuels.Seriez-vous d’accord pour que le Code civil reconnaisse légalement le mariage entre des personnes de même sexe avec tous les droits qui y sont rattachés?» Cette suggestion a recueilli l’adhésion de 52,4 % des personnes interrogées, alors que 47,6 % ont exprimé leur désaccord.La faible majorité qui s’en dégage est l’équivalent approximatif de la marge d'erreur maximale acceptable dans un sondage.Le degré d’intolérance qui commande de faire échec à ce genre d’ouverture varie selon le sexe, l’âge, la scolarité, les conditions de vie et la langue.Qu’il s’agisse de permettre aux couples homosexuels d’adopter des enfants ou de faire reconnaître leur mariage par le Code civil, les foyers de résistance sont les mêmes.Dans les deux cas, les plus farouches opposants sont les personnes de 55 ans et plus, celles qui n’ont fait que des études primaires, les hommes, les francophones, les plus bas salariés et les Québécois des régions rurales.Il y a maintenant des décennies que les communautés gaie et lesbienne revendiquent la reconnaissance juridique du statut de conjoint.Mais c’est un débat qui met en lumière des enjeux économiques, culturels et sociaux.Au Québec comme ailleurs, c’est per-0mivprnpinpnf çu comme une hérésie difficilement conciliable avec les croyances religieuses les plus répandues.Par ailleurs, l’idée de permettre aux couples d’homosexuels d’adopter des enfants se bute à l’opposition de ceux qui y voient une nouvelle menace à l’intégrité des valeurs familiales.Pour le lobby rose, il est maintenant temps de passer de la garde-robe au garde des sceaux.Ix sens de cette revendication est d’étendre la reconnaissance des droits à la différence, du domaine privé au domaine public, de faire en sorte que les homosexuels puissent s’affirmer non seulement dans leurs relations sexuelles mais aussi en regard de tous les autres liens qu’ils peuvent tisser.Au Québec comme ailleurs dans le monde, la reconnaissance du couple gai est la principale conséquence qui découle de cette logique.Ix Danemark, la Norvège et la Suède reconnaissent déjà, à divers degrés, la légalité des couples gais.Au Canada, le dossier évolue lentement mais sûrement.En 1996, le gouvernement Chrétien a fait adopter la loi C-33 qui consistait à ajouter l’orientation sexuelle parmi les discriminations interdites par la Loi canadienne sur les droits de la personne.Essentiellement, il s’agissait d’affirmer qu’aucun service ou emploi ne sera refusé à un individu, par des organismes relevant du gouvernement fédéral, en raison de son orientation sexuelle.A son tour, quelques mois plus tard, le gouvernement Bouchard faisait adopter la loi 133, interdisant aux employeurs et aux assureurs de pratiquer la discrimination envers les couples homosexuels dans les conventions collectives, les régimes de retraite et les contrats d’assurance.En Ontario, un jugement de la Cour provinciale a récemment accordé à quatre lesbiennes le droit d’adopter les enfants de leurs conjointes.Le juge David Nevins a déclaré invalide la définition de conjoint contenue dans la loi ontarienne sur les services à l’enfance et à la famille.Il en est venu à la conclusion que cette loi est contraire à la Charte canadienne des droits et libertés, qui interdit la discrimination sur la base de l’orientation sexuelle.C’est toutefois le gouvernement de la Colombie-Britannique qui a pris cette semaine le leadership du courant progressiste en cette matière.Les néo-démocrates ont mis en vigueur une loi conférant aux gais et aux lesbiennes les mêmes droits et obligations que les parents hétérosexuels, notamment en ce qui a trait aux pensions alimentaires.Ix nouveau texte de la loi révisée stipule que les couples de même sexe sont tenus, lorsqu’il y a rupture de l’union, de fournir une pension alimentaire au conjoint, tout comme les couples mariés et de droit commun qui rompent.Les enfants auront droit au soutien financier de leurs parents s’ils font des études supérieures ou sont handicapés, et les couples homosexuels jouiront aussi des mêmes droits de garde et d’accès aux enfants.Les participants à l’émission Droit de parole tenteront ce soir de répondre à la question suivante: «Le Code civil devrait-il reconnaître le mariage entre des personnes du même sexe?» Pour en débattre, l'animatrice Françoise Guénette recevra en studio des hommes et des femmes, les uns favorables, les autres opposés à l’idée d’étendre la notion de conjoint aux couples constitués de personnes du même sexe.LOI RÉFÉRENDAIRE de la Colombie-Britannique a pris cette semaine le leadership du courant progressiste
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