Le devoir, 11 février 1998, Page(s) complémentaire(s)
19 10 FONDE LE DEVOIR V (i L .L X X XIX N • j» K ?PERSPECTIVES Omerta L’assassinat du préfet Claude Érignac met à nu l’état de décomposition de la société politique corse et l'ambiguïté des relations qu’elle entretient depuis toujours avec Paris.Bien sûr, notre préfet est mort.Mais depuis quelques années, une centaine de Corses sont morts assassinés.Et ceux-là, on n'en a jamais parlé.» C’est une simple femme qui s’exprime.Une femme comme les autres, avec ses joies et ses peines.Une de celles qui manifesteront aujourd’hui même en Corse contre la violence érigée en système.En janvier 1995, elles avaient déjà signé le Manifeste pour la vie.Que disent-elles?Que depuis cinq ans, presque aucun des 500 attentats commis chaque année n’a été élucidé.Presque aucun coupable n’a été traîné devant les tribunaux.Pour le reste, les enquêtes n’ont à peu près rien donné.En sera-t-il de même pour le préfet Claude Erignac, assassiné sauvagement vendredi en pleine rue?Alors que le président Jacques Chirac et le premier ministre I jpnel Jospin venaient réaffirmer dans l’île «l'autorité de l’État», c’est la question bien terre à terre que se posaient en silence les 250 (XX) Corses.Du côté de la police, on hésite entre un règlement de comptes d’origine mafieuse ou un assassinat politique.L’arme du crime, issue d’un attentat contre une gendarmerie, semble désigner un groupe nationaliste nommé Sapieru, composé de dissidents du FLNC canal historique.Cette difficulté à trancher entre les réseaux nationalistes et criminels illustre parfaitement la frontière floue qui sépare aujourd’hui les deux nébuleuses.La tragédie qui frappe Pile depuis quelques jours aura peut-être au moins le mérite de mettre à nu l’état de décomposition qui gangrène la société politique corse et l’ambiguïté des relations qu’elle entretient depuis toujours avec P;uns.Christian Rien de plus exotique pour un K ion x Québécois habitué au nationalisme pacifique et démocratique (sauf le * * * bref épisode de 1970) que de découvrir le mouvement autonomiste corse.Pour des raisons liées à la culture locale, à l’histoire, mais aussi à la politique de la métropole, celui-ci baigne dans la violence depuis sa naissance.Les grou|>es qui le composent ont eu beau recueillir le soutien de 20 % de la population, leur évolution Jes a progressivement rapprochés des groupes mafieux.A 45 jours des élections régionales, les nationalistes ne prévoient pas dépasser la dizaine d’élus (sur soixante) qu’ils comptent actuellement à l’assemblée régionale.«A Cuncolta» (vitrine légale du FLNC canal historique) envisageait même l’éventualité qu’aucun des candidats de la coalition Corsica Nazione ne soit reconduit dans ses fonctions.Il faut dire que depuis 20 ans, le mouvement national corse va de scissions en scissions.Et c’est paradoxalement la mafia locale qui aurait le plus profité de cet émiettement.L’adoption d'un premier statut d’autonomie (dit «statut particulier»'), puis d’un second, avait provoqué les premières divisions au sein du FLNC.Celui-ci se sépara en deux branches: le FLNC canal habituel et le FLNC canal historique.Depuis, les groupes n’ont cessé de se morceler, sinon de s’entretuer.En réalité, le mouvement a littéralement implosé.Certains groupes naissent et meurent la même année.D’autres ne font qu’utiliser la bannière politique pour des objectifs criminels.La nuance toujours un i>eu floue entre «l'impôt révolutionnaire» et le racket pur et simple est aujourd’hui disparue.Car, en Corse, le terrorisme paie.Régulièrement, les gouvernements achètent la paix en arrosant l’île de subventions et en négociant directement avec les groupes armés.Malgré la création, en 1982, d’une assemblée régionale, aux pouvoirs certes limités Oc préfet décide jusqu’au nombre de machines à sous dans l’île) mais réels, L’Etat a régulièrement continué de négocier avec des hors-la-loi.Socialistes ou RPR, les ministres de l’Intérieur ont tour à tour privilégié le dialogue avec une fraction ou l’autre des terroristes.Contribuant ainsi à vider de tout contenu les institutions démocratiques de l’île.En 1990, le socialiste Pierre Joxe négocie avec le Mouvement pour l’autodétermination (vitrine du FLNC canal habituel).lx* RPR Charles Pasqua préfère discuter avec l’aile opposée, A Cuncolta (vitrine du FLNC canal historique).Son successeur, Jean-Louis Debré, poursuit le dialogue avec le canal historique.Pire, des magistrats ont expliqué en privé que leurs enquêtes étaient stoppées par Paris pour ménager certaines fractions des mouvements clandestins.Selon la presse française, Jean-Umis Debré aurait personnellement donné le feu vert à la fameuse conférence de presse «clandestine» qui eut lieu en janvier 1996, à -Tralonca?Aux petites lteures d« matin,.(XX) hommes annonçaient publiquement une trêve avec le pouvoir devant les caméras de télévision.L’affaire aurait été banale s’ils n’avaient été encagoulés et aimés jusqu’aux dents.Que valent un statut d’autonomie et une assemblée régionale élue si, chaque fois qu’une question importante se pose, Paris prend un malin plaisir à l’enjamber pour discuter directement avec les terroristes?Comme si cette attitude faisait l’affaire à la fois des terroristes, qui ne jouissent pratiquement d’aucun soutien populaire, et de la France, qui préfère peut-être affronter des groupes marginaux quelle arrose de subventions à une assemblée représentative et forte qui parlerait au nom des Corses.-.-iw.M É T É 0 Montréal Ennuagement le matin.Max: 5 Min: -1 Québec Ciel variable.Max: 0 Min: -5 Détails, page B 5 I N I) K X Annonces.B 2 Le monde .A 5 Avis publics.B 5 Ia>s sports .B d Culture .B 8 Montréal .A3 Économie.B 1 Mots croisés.B 5 Éditorial .A 6 Politique .A4 Idées .A 7 Télévision .B 7 www.ledevoir.com M O N T 11 Y A I.I.K M K II C II K D 1 II F K V 11 I E 11 I !) !) 8 M 7 C + T A X ES : I $ T O It (I X T (I I $ POLITIQUE Le NPD et les conservateurs appuient le Bloc, page A 4 MONTRÉAL Autoroute 30: feu vert à un projet de 500 millions, page A 3 LES ACTUALITÉS Ottawa dépêche une frégate dans le Golfe, page A 8 Les Américains exigeaient depuis des années la ligne Hertel-Des Cantons LOUIS-GILLES FRANC (EUR LE DEVOIR La future ligne à haute tension qu’Hydro-Québec construira d’urgence pour relier éventuellement le poste Hertel à celui Des Cantons, près de Sherbrooke, était planifiée «depuis des années» et devait être construite «d’ici cinq ans» pour sécuriser le principal contrat d’exportation de la société d’Etat vers les Etats-Unis.C’est ce qu’a confirmé hier au Devoir le porte-parole d’Hydro-Québec, Steve Flanagan, en soutenant que la future ligne à haute tension, exigée à titre de route alternative par les autorités américaines, avait aussi été planifiée jxnir renforcer l’alimentation de la métropole.C’est l’effondrement des grandes lignes à haute tension autour de la métropole lors de la tempête sans précédent de verglas qui a incité le gouvernement à autoriser la construction d’une nouvelle ligne à haute tension entre Montréal et le poste Des Cantons, près de Sherbrooke.Ce projet est jugé si urgent maintenant qu’il a été exempté du processus habituel de l’évaluation publique de ses impacts environnementaux au profit d’une procédure d’exception, prévue par la Loi québécoise de l’environnement.Il aurait dû, en somme, figurer dans le futur plan de ressources d’Hydro-Québec, qui doit traduire en projets concrets les orientations du plan stratégique de la société d’Etat, actuellement débattu en commission parlementaire.C’est sur cette nouvelle ligne à haute tension de 735 kV qu’Hydro construira le futur poste Montérégie, qui alimentera par en arrière, si l’on peut dire, le fameux «tri- VOIR PAGE A 8: HYDRO ¦ Autres informations en page A 2 t De Vargent et du bronze pour le Canada BLAKE SELL REUTERS QUATRE Canadiens ont terminé dans l’ordre derrière le médaillé d'or à la finale du 500 mètres en patinage de vitesse.Kevin Overland (ci-dessus) a remporté la médaille d’argent, Jeremy Wotherspoon la médaille de bronze, tandis que les Québécois Sylvain et Patrick Bouchard ont terminé aux quatrième et cinquième rangs.Nos informations en page B 5.HORS-JEUX Débrayage-surprise des employés municipaux \ A cinq jours de la date butoir pour que les municipalités et les employés s’entendent sur la fameuse réduction de 6 % de la masse salariale, la tension a monté d’un cran avec la menace d’un débrayage ce matin à Montréal et dans d'autres régions de la province.Hier soir, des rumeurs de plus en plus persistantes voulaient que les cols bleus, les cols blancs et peut-être les pompiers et les employés du transport en commun n’entrent pas au travail ce matin pour aller manifester devant les bureaux du premier ministre Lucien Bouchard et du vice-premier ministre Bernard Landry, au centre-ville.Le Conseil des services essentiels a entendu les requêtes de la Ville de Montréal et du SPCUM, et au moment de mettre sous presse, les policiers et les cols bleus et blancs de Montréal avaient reçu l’ordre par le Conseil de se présenter au travail.¦ Nos informations en page A 3.Pénurie de 900 lits pour personnes âgées: les urgences écopent Un homme libre Si on nous avait dit qu’un jour nous regarderions nuitamment de la luge olympique et saurions en apprécier toute la finesse, nous aurions cru notre interlocuteur mis à mal par une surdose de pseudoé-phédrine, voire d’authentique éphédrine qui n’a pas peur de se montrer sous son vrai jour.Toujours est-il que grâce à des prises de vue à couper le souffle et au concours de Paul Houde et Jean-Paul Baert, deux messieurs qui savent de quoi ils causent et font preuve d’un enthousiasme contagieux, nous fûmes à même de vibrer presque autant que ces drôles de zigs qui s’étendent à 130 kilomètres à l’heure comme d’autres pour une petite sieste.Mais ce n’est qu’illusion; la luge, c’est «de la haute couture», comme le notait Baert dans son langage toujours aussi vert.Vous ratez un point et c’est bonsoir les millièmes de seconde,' autant dire une éternité.Comme le bobsleigh, la luge a été menacée de disparition du programme olympique, il y a quelques années.Ces disciplines restent en effet peu pratiquées mondialement, et les installations quelles requièrent sont onéreuses et ne servent pas à grand-chose une fois les Jeux terminés.Mais c’était avant que les Jeux d’hiver soient décalés de deux ans et qu’on les remplume en ajoutant toutes sortes d’affaires, comme du ski à un ski.La luge semble donc sauvée, et cela est juste et bon ne serait-ce que parce que sans elle on aurait manqué Georg Hackl, cet Allemand médaillé d’or à Albertville et à Lillehammer et de nouveau à Nagano, un être d’exception un peu buveur de bière sur les bords qui ne s’enfarge pas dans les fleurs du tapis.Ses médailles?«Je ne sais pas, je vais peut-être les accrocher au-dessus de mon lit», disait-il après son triomphe avec autant de fébrilité que s’il avait été question d’une collection de figurines McDonald’s.Hackl s’entraîne seul: «Vous ne pouvez gagner que si vous êtes suffisamment libre.» Vous dire, s’ils étaient tous comme lui, le sport ne s’en porterait pas nécessairement plus mal.Il y a encore de l’espoir.?Oh qu’elle est jolie.Oh qu’elle a un visage angélique.Ils parlaient d’Elena Berezhnova, montée sur le podium pour y recevoir la médaille d’argent qu’elle a gagnée avec Anton Sikharulidze.Et avec ces deux toutes petites phrases, ils ont résumé le patinage artistique mieux qu’un traité philosophique épais cômme Ça.’ ' Bien sûr qu’elle est belle, Elena.Mais qu’est-ce que cela a à voir?My-riam Bédard aussi est belle.Pourtant, pendant qu'elle peinait sur ses 15 kilomètres de biathlon, on n’avait pas idée de disserter sur la fraîcheur de son teint, et ce n’était pas seulement parce que la télé n'avait aucune image d’elle.Ç’a à voir que mademoiselle Berezhnova soit belle parce que le maquillage, parce que les paillettes et les brillants, parce que les costumes dignes d’un piano-bar ringard de province, parce que les fleurs à toutes les cinq minutes, parce que les sourires Pepsodent en plastique, parce que la putasserie, parce que les juges.Les juges, dont le Chinois fut le plus sévère à l’égard des Allemands qui disputaient chaudement la mé- VOIR PAGE A 8: HOMME J e a n D i o ii ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Malgré les sommes réinvesties depuis trois ans, il manque encore l’équivalent de 900 lits en centres d’hébergement sur Pile de Montréal pour répondre aux besoins des personnes âgées en perte d’autonomie.Une lacune qui pèse lourd dans l’engorgement chronique que vivent plusieurs urgences de la métropole cés jours-ci.Tel est l’un des constats posés par la Régie régionale de la santé et des services sociaux de Montréal-Centre alors qu’on tente toujours de juguler la crise qui ralentit les urgences de plusieurs hôpitaux de la province.En entrevue au Devoir, le président du conseil d’administration de la Régie, Conrad Sauvé, a soutenu, en ce qui a trait au nombre adéquat de places en centres d’hébergement à Montréal: «C’était un problème en 1995, ce l’est encore.On ne peut ouvrir de places assez rapidement à l’heure actuelle.Il faut encore 900places de plus.» Or on sait que dans les hôpitaux, la présence de patients âgés en attente de place en centre d’hébergement est l’un des facteurs qui expliquent la difficulté de vider les corridors surpeuplés des urgences.Car faute de lits dispo- encore» nibles sur les étages, les malades de l'urgence doivent attendre sur des civières en attendant d’être hospitalisés.La semaine dernière, alors que plus de 60 patients s’entassaient à l’urgence du pavillon Notre-Dame du CHUM, au moins une trentaine de patients âgés en attente d’hébergement occupaient des lits dans divers départements de l’hôpital.Selon la Régie régionale, il est clair qu’il faut plus d’argent pour créer les places nécessaires pour loger les personnes âgées en perte d’autonomie.Le 5 novembre 1997, la liste d’attente pour obtenir une place en centre d’hébergement sur lïle de Montréal comptait toujours 1838 personnes âgées.Malgré les millions investis, on a observé une baisse minime de 11 % de cette liste d’attente depuis 1995.Depuis la fermeture de sept hôpitaux à Montréal, le dé- VOIR PAGE A 8: URGENCES «C’était un problème en 1995, ce l’est LIRE AUSSI EN PAGES B 4 ET B 5 ¦ Le Japon et la France conquièrent l’or ¦ Jean-Luc Brassard est écarté du podium ¦ Patrick Roy, partant du premier match ¦ Marco Reiter, conquérant de l’inutile ¦ Rebagliati perd sa médaille d’or pour usage de mari CULTURE Atom Egoyan en nomination pour deux oscars À lire, page B 8 * « 778313000665 I, K I) K 0 I I! , I.K M K K 6 H K DI II K É V l( IKK I II 0 8 A 3 LE DEVOIR MONTREAL Débrayage-surprise des employés municipaux Cols bleus, cols blancs et pompiers doivent manifester devant le bureau de Lucien Bouchard JUDITH LACHAPELLE LE DEVOIR Les Montréalais pourraient avoir une petite surprise ce matin.Hier soir, des rumeurs de plus en plus persistantes voulaient que les cols bleus, les cols blancs et peut-être les pompiers et les employés des services de transport en commun n'entrent pas au travail en matinée.Des manifestations seraient prévues devant les bureaux du premier ministre Lucien Bouchard et du vice-premier ministre Bernard Landry, au centre-ville.Et ces manifestants pourraient bien être imités par les employés d’autres municipalités du Québec.Les parties ont été entendues toute la journée, hier, devant le Conseil des services essentiels.Ce débrayage-surprise surviendrait cinq jours avant la date fatidique du 16 février, où les municipalités doivent s’entendre avec leurs employés municipaux avant de recourir à une loi spéciale.La réduction de 6 % de la masse salariale ne plaît pas du tout aux employés et ceux-ci comptent bien le faire savoir au gouvernement.Les policiers du SPCUM ont cependant vu leur demande de débrayage refusée par le Conseil des services essentiels.Ils avaient prévu suspendre leurs périodes d’auto-patrouille en matinée, mais la direction du Service de police a objecté que ceux-ci devaient être présents pour encadrer une manifestation étudiante en fin d’avant-midi en plus de celle anticipée des cols bleus et blancs.«Ix Conseil a statué que la patrouille était un service essentiel auquel la population a droit», a expliqué le commandant Michel Gagnon, du SPCUM.Les dirigeants du SPCUM ignoraient comment la Fraternité allait réagir à la décision du Conseil, mais ils avaient d’ores et déjà décidé que les cadres seraient «plus présents et plus nombreux pour voir au bon déroulement des opérations essentielles».En fin de soirée hier, la Fraternité annonçait qu’elle allait se conformer à l’ordonnance du Copseil.A la Ville de Montréal, on indique n’avoir reçu aucune confirmation d’un débrayage des syndicats.L’administration municipale a cependant demandé d’être entendue hier soir par le Conseil des services essentiels.«Cette démarche vise évidemment à garantir les services auxquels la population a droit compte tenu que l’ensemble des services municipaux peuvent être largement perturbés lors de ce débrayage», a expliqué la Ville dans un communiqué.L’administration municipale soutient que ce débrayage est illégal puisque ni la Ville ni le Conseil des services essentiels n’ont reçu les avis de grève requis par le Code du travail.«Compte tenu du caractère illégal de ce débrayage, la Ville a pris les mesures pour aviser, aujourd’hui même, l'ensemble de scs employés à l’effet que ceux qui ne se présenteront pas au travail demain ne pourront être rémunérés, et ce, pour la durée de leur absence.» L’audience des représentants de la Ville de Montréal s’est déroulée sans les représentants des cols bleus et des cols blancs.Le Conseil, comme dans le cas des policiers, a ordonné aux employés municipaux de se présenter au travail.«Nous sommes satisfaits de l’ordonnance du Conseil, a déclaré le négociateur de la Ville, Michel Goyer.Mais nous espérons que les syndicats seront suffisamment responsables pour respecter l’ordonnance.» Au moment de mettre sous presse, les responsables des syndicats n’avaient pas fait connaître leurs intentions.Au bureau du ministre des Affaires municipales Rémy Trudel, on avait eu vent des rumeurs mais aucune intervention du ministre n’était prévue.Si l’approche de l’échéance du 16 février risque de mettre de la pression tant sur les municipalités que leurs employés, l’attachée de presse du ministre, Renée-Claude Boivin, rappelle que les deux parties «gagnent à négocier» et que «tout règlement négocié vaut mieux qu’un règlement imposé».Une journée sur le mont chauve : .; JACQUES NADEAU LE DEVOIR mm.fri v ^ WÊiï mm « ss : 'if , « W a Û ®Srfl B LE VERGLAS et ses pannes d’électricité sont — pour l’instant! — choses du passé.Mais le passage de la terrible tempête est encore bien visible sur la montagne.Au sommet du mont Royal, les arbres ont visiblement souffert de la lourde couche de glace qui s’était accumulée sur leurs branches.D’ailleurs, le mont Royal n ’a rouvert ses sentiers aux citadins que la fin de semaine dernière, soit un mois après le passage du grand givre.Commission d’enquête Poitras Un seizième policier demande un avocat ROLLANDE PARENT PRESSE CANADIENNE Avec le début du témoignage de l’enquêteur Louis Boudreault sur les irrégularités de membres de la Sûreté du Québec dans le dossier Mat-ticks, un autre policier a jugé bon de demander à la commission Poitras, hier, d’accepter qu’un avocat soit autorisé à le représenter.Si cette demande est agréée, l’exsergent Louis de Francisco, depuis peu à la retraite, deviendra le seizième policier à retenir les services d’un avocat, bien que les policiers (regroupés dans l’Association des policiers provin- ciaux du Québec) ainsi que les officiers (regroupés dans la Corporation des relations professionnelles des officiers de la Sûreté du Québec) soient déjà représentés devant la commission.Les frais de tous ces avocats sont assumés par le ministère québécois de la Justice.M.De Francisco sait depuis le 18 décembre 1997 qu’il devra témoigner devant la commission Poitras qui enquête sur la SQ.Il a été question de lui à quelques reprises au cours des 115 jours des travaux publics en raison du rôle qu'il a joué dans le dossier d’enquête sur les Matticks.Il est abondamment question du sergent De Francisco dans un compte rendu de rencontre préparé par l’enquêteur interne Louis Boudreault à la suite d’un dîner pris en sa compagnie le 20 octobre 1995, soit une semaine après le dépôt d’accusations — entre autres de fabrication de preuves et faux témoignages — contre quatre policiers ayant agi dans le dossier Matticks.Selon le rapport fait par M.Boudreault, M.De Francisco lui aurait expliqué qu’un policier ne doit pas porter d’accusations quand il prévoit qu’il y aura un impact négatif sur l’organisation et la police en général.M.De Francisco lui aurait aussi dit comment faire pour se placer dans l’impossibilité de porter des accusa- tions.Toujours selon M.Boudreault, M.De Francisco aurait également parlé des nombreux changements dans les lois et la jurisprudence qui feraient en sorte que les policiers auraient de la difficulté à suivre et refuseraient parfois de communiquer des preuves à la Défense alors qu’ils en ont l’obligation formelle.M.De Francisco aurait dit à M.Boudreault qu'il éprouvait aussi des difficultés à suivre en dépit du fait qu’il soit marié à une juge.M.De Francisco aurait également indiqué que les policiers avaient fait ça pour la «shop» et non pour leur bénéfice personnel et qu’en conséquence ils ne devraient pas être accusés.Prolongement de l’autoroute 30 Feu vert à un projet de 500 millions Québec avait deux choix pour lier plus efficacement la région de Beauharnois-Châteauguay à la métropole: ou il prolongeait la 30 en milieu agricole pour relier Beauharnois-Châteauguay à la 15 (La Prai-rie-Lacolle) ou à la 10 (Cantons-de-l’Est), ou il construisait six ponts, neuf échangeurs et trois viaducs au coût de 500 millions pour pousser cette circulation vers la 20 ou la 40, c’est-à-dire par l’ouest de la métropole.Le ministère des Transports a choisi la seconde solution.LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR Une commission du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) vient de recommander à Québec de prolonger l’autoroute 30 en direction du réseau routier Vaudreuil-Dorion sur une distance de 35 kilomètres au coût de quelque 500 millions.La commission, formée des commissaires Alain Cloutier et Marie-Louise Roy, accepte telle quelle la triple justification de ce projet, soit d’aider au développement économique de cette région, de réduire le nombre d’accidents et de réduire le transport des matières dangereuses à l’intérieur des municipalités.La commission soutient qu’un tel projet ne risque pas d’ajouter à l’étalement urbain dans la région de Montréal même s’il désengorgera les ponts Mercier et Champlain.Son rapport ne fait aucune recommandation pour améliorer le transport en commun entre la métropole et cette banlieue.Avec le projet du ministère des Transports, cette circulation sera dirigée vers la métropole par la 20, qui s’étrangle déjà dans Dorion, ou elle s’ajoutera au trafic de la 40 en direction est, vers l’échangeur Décarie.La commission consacre trois lignes de ses conclusions aux dommages éventuellement causés aux rivières et aux milieux humides du fait que ce projet nécessitera la construction de six ponts, dont une traversées du fleuve Saint-Laurent à la hauteur de Saint-Timothée et du canal de Beauharnois.Elle reconnaît néanmoins que ce nouveau monument à la gloire du béton «implique des risques pour les habitats aquatiques et riverains» mais ne propose rien de précis dans sa conclu- ' sion pour les circonscrire.La commission donne un coup de mouchoir diplomatique au ministère des Transports et au ministère de l’Environnement et de la Faune qui ont produit et accepté une étude d’impacts incomplète: elle conclut, en effet, que «l’actuel état d’avancement du projet n ’autorise toutefois pas leur évaluation pleine et entière».Le futur tronçon de la 30 enjambera la rivière Châteauguay, longera le centre écologique Fernand-Seguin, les marais et le canal de Beauharnois, le bassin de la Pointe-du-Buisson et le marais du côté de Soulanges, et le ruisseau Chamberry.produits Acrylica bai ns en démonstratif la boutique de plomberie DÉCORATION 25 2?.i .niiK' cl h41) Ouest St LiisLiiIk1 • tri : 473-8492 • Internet: www.decor25.com m : .La Commission des ormes du Travail -k.4 ¦Si, hje& La Loi sur les normes du travail confère des avantages aux salariés et aux salariées des secteurs de l’hôtellerie, de la restauration et des bars en regard de l’obligation qu’ils ont de déclarer leurs pourboires.La Loi sur les normes du travail oblige aussi l’employeur à accepter la déclaration écrite de pourboire faite par ces salariés et elle les protège contre les sanctions que pourrait exercer un employeur à leur égard parce qu'ils produisent cette déclaration.En effet, les indemnités prévues à la Loi sur les normes du travail sont calculées sur le salaire augmenté des pourboires qu’ils ont déclarés.C’est le cas, notamment, de : •l’indemnité de vacances; • l’indemnité pour un jour férié; • l’indemnité lors d’un congé avec salaire pour événements familiaux; •l’indemnité lors d’un congé pour la naissance ou l’adoption d’un enfant; •l’indemnité lors de la cessation d’emploi; • l’indemnité de congé prévue à la Loi sur la fête nationale.Pour toute information relative à la Loi sur les normes du travail et à la Loi sur la fête nationale, téléphonez à la Commission des normes du travail ou visitez notre site internet.Région de Montréal : 873-7061 Ailleurs, sans frais: 1 800 265-1414 Internet : http://www.cnt.gouv.qc.ca Gouvernement du Québec Commission des normes du travail I.E l> E VMM», I.K M E l( ( It E I) I II F E V II I E II I !» it 8 15 I Etat de la réserve collective (le sang + Groupe sanguin O- 36% La Société canadienne de la Croix-Rouge Info-collecte : 527-1501 iiagano Japon et France conquièrent l’or CHRISTIAN COLLIN AGENCE FRANCE-PRESSE Le Japon et la France ont conquis l’or olympique hier grâce au sprinter de la glace, Hiroyasu Shimizu, vainqueur du 500 m, et à la surfeuse des neiges, Karine Ruby, victorieuse du slalom géant de snowboard.Recordman du monde, Shimizu, véritable «bombe» de 1 m 62 pour 70 kg, a transporté de joie tout le Japon et le public de l’anneau de vitesse du M-Wave.Comme lundi, il s’est montré le plus rapide (35 sec 59) pour devancer quatre Canadiens, Jeremy Wothers-poon, qui avait perdu le titre la veille en commettant une faute dans un virage, Kevin Overland, Sylvain et Patrick Bouchard.En l’emportant, Shimizu (23 ans) est devenu aussitôt un véritable héros national.Il a non seulement offert à son pays sa première médaille d’or à Nagano mais il est aussi le premier Japonais à inscrire son nom dans l’histoire olympique sur glace.Toutes disciplines confondues, il est également le premier Japonais à gagner un titre individuel aux Jeux d’hiver depuis Yukio Kasaya, lauréat du saut à skis en 1972 à Sapporo.Karine Ruby a pour sa part ouvert le palmarès olympique du snowboard, discipline qui effectue à Nagano ses grands débuts.A 20 ans, cette Française de Chamonix a confirmé son titre de championne du monde et ses nombreux succès obtenus cette saison en Coupe du monde.La France, qui n’avait pas gagné un titre olympique hivernal en 1994 à Lillehammer, a manqué d’un rien le doublé dans cette épreuve.Isabelle Blanc a perdu, en effet, la médaille d’argent en ratant la toute dernière porte de la seconde manche.Deux titres pour la Russie En ski de fond, la Russie a enlevé un deuxième titre féminin.Après Olga Danilova dimanche dans le 15 km classique, Larissa Lazutina, triple championne du monde en 1995, a enfin obtenu à 32 ans sa première médaille olympique individuelle en enlevant, sous de fortes chutes de neige, le 5 km classique.Quant au titre, celui des couples, il est revenu également à la Russie.Oksana Kazakova et Artur Dmitriev ont ainsi gagné devant leur compatriotes Elena Berezhnaya et Anton Sikharulidze.Déjà vainqueur à Albertville en 1992 avec Natalia Michkoutienok, Dmitriev est le premier patineur masculin à l’emporter avec une autre partenaire.Il rejoint la Soviétique Irina Rodnina qui en avait fait autant dans les années 70 dans cette discipline avec Alexei Oulanov et Alexandre Zaitseev.Les compétitions de ski alpin, retardées de deux jours à cause d’une neige trop abondante (le super-géant féminin prévu hier a été reporté), ont pu commencer à Hakuba par la petite porte du slalom du combiné messieurs, remporté par l’Autrichien Mario Reiter.Mais c’est le Norvégien Lasse Kjus qui a pris une option sur le titre en occupant la deuxième place avant la descente.Un titre qu’a sans doute laissé échapper le favori, l’Autrichien Hermann Maier, en se bloquant à mi-parcours de la première manche.Enfin, la grande descente masculine, le rendez-vous tant attendu depuis dimanche, a été reprogrammée.Elle devait avoir lieu demain matin, les prévisions météorologiques annonçant une amélioration du temps à partir d’aujourd’hui.Une information qui a été accueillie avec soulagement.Les médailles Voici le classement des pays selon le nombre de médailles récoltées au terme de la quatrième journée des Jeux de Nagano.Or Argent Bronze Total Russie 3 Allemagne 1 Canada 1 Pays-Bas 1 Bulgarie 1 Finlande 1 France 1 Japon 1 Italie 0 Norvège 0 Rép.tchèque 0 Ukraine 0 Autriche 0 Belgique 0 Suisse 0 Total 10 1 3 5 1 1 3 1 0 2 0 0 1 0 0 1 0 0 1 0 0 1 2 1 3 1 2 3 1 0 1 1 0 1 0 1 1 0 1 1 0 1 1 10 10 30 Rebagliati a fait usage de mari Le CIO retire l’or au Canadien, premier lauréat en surf des neiges PRESSE CANADIENNE Le médaillé d’or canadien Ross Rebagliati, de Whistler en Colombie-Britannique, a été testé positif pour usage de marijuana, a fait savoir hier soir le Comité international olympique (CIO).Richard Pound, le vice-president du CIO, a précisé que le surfer des neiges a échoué aux deux parties du test antidopage auxquels les médaillés sont soumis durant les Jeux olympiques.L’Association olympique canadienne entend déposer un appel devant une cour d’arbitrage indépendante qui aura ensuite à rendre une décision dans les 24 heures.Rebagliati pourrait être dépouillé de sa médaille.;t^ ' ri REUTERS L’Autrichien Marco Reiter, premier à la conclusion du slalom, à la veille de la descente du combiné.Marco Reiter, conquérant de l’inutile Vainqueur du slalom du combiné, l’Autrichien prétend au titre dans une spécialité désuète GILLES C HA P PAZ ENVOYÉ SPÉCIAL DU MONDE À NAGANO Les météorologues nippons ne se sont pas trompés: il neige encore dru sur Hakuba hier matin.Comme on dit dans certains coins des Alpes, «ça bacagne!».Le programme du ski alpin est désormais en recomposition permanente.On devait commencer dimanche par l'épreuve reine, la descente hommes, avec, dans la foulée, la descente du combiné et le super-géant féminin.On a finalement eu droit, hier, en guise de première épreuve alpine, au slalom du combiné.Le combiné est une épreuve baroque.Il marie les deux disciplines antagonistes du ski alpin, le slalom et la descente.A son origine, il était sensé saluer le talent du skieur le plus complet, capable de s’exprimer aussi bien dans les virages courts que dans les trajectoires à grande vitesse.Aujourd'hui, les vertus de ce panaché bâtard paraissent bien désuètes.Depuis un bon quart de siècle, la spécialisation à outrance a favorisé la «fabrication» rationnelle de trois catégories de skieurs alpins: les slalomeurs, les géantistes et les descendeurs.Ix>s champions tout-terrain forment désormais un petit groupe insolite de dinosaures en voie de disparition.Les vrais survivants de l’ère de la polyvalence, dépositaires de l’esprit des pionniers, ne sont en réalité que trois, les Norvégiens Lasse Kjus et Kjeül-Andre Aamodt, et l'Au- trichien Gunther Mader.Quelques-uns, comme Christian Mayer, Hermann Maier, Mario Reiter, Paul Accola ou Kristian Ghedina se souviennent sporadiquement que, tout jeunes, i]s ont bénéficié d’une formation à toutes les disciplines.A l’occasion des Jeux olympiques, ils se disent qu’une médaille, fût-elle obtenue avec opportunisme dans une compétition dévaluée par une participation de qualité réduite, est toujours bonne à prendre.Se pose la question de savoir si, dans l’évolution actuelle de la haute compétition, le combiné sert la cause du ski alpin et s’il a encore sa place aux Jeux olympiques.La réponse est négative.Le laborieux spectacle offert, hier, à Nagano, sous un ciel chargé de flocons et dans une ambiance de course régionale, n’avait rien de bien exaltant.Pour autant les gl ands ordonnateurs du mouvement olympique, qui militent pour un programme encore plus dense, ne trouvent rien à y redire.On se contentera donc de noter que Reiter (1") et Kjus (2‘), vainqueur de l’épreuve à Lille-hamer, ont pris une sérieuse option pour les médailles et qu'Aamodt, Mader, Maier et Mayer peuvent encore espérer.Pour la petite histoire, on retiendra qu’Andreï Bachle-da (3'), le Polonais de Saint-Gervais (Haute-Savoie), a fait un beau slalom, skiant en la circonstance sur les traces de son père, deux fois médaillé d’un combiné, en 1970 et 1974.Pour connaître le verdict final, il faudra attendre le résultat de la descente de ce combiné qui doit avoir lieu jeudi si le ciel le veut bien.Un Kenyan fond sur la neige de Nagano Les nouvelles technologies au service du sport olympique P IEKRE-AN T O I N E DONNET A G E N C E F RANCE- P R ESSE Dans le plus grand secret, les fabricants d’articles de sport se livrent une concurrence acharnée pour inventer les technologies qui font gagner quelques fractions de seconde et, comme les Jeux d’hiver de Nagano le montrent, quand cela marche, la gloire est assurée.Bandelettes de latex sur les combinaisons |X)ur le patinage de vitesse et le saut à skis, fermetures éclair latérales aérodynamiques pour les chaussures des lugeurs, casques profilés et nouveaux matériaux anti-frottement: la liste est longue des inventions qui font parler d’elles au rythme des compétitions.Plusieurs de ces découvertes ont frappé les esprits à Nagano, suscitant comme à chaque fois des protestations indignées dans les rangs des équipes concurrentes qui n’en bénéficient pas.Pour le patinage de vitesse, ce sont les Néerlandais qui ont créé l’événement à Nagano avec de mystérieuses bandelettes de caoutchouc dentelées de cinq millimètres d’épaisseur et trois centimètres de longueur apposées sur les combinaisons des athlètes.Il n’existe aucune preuve scientifique établie de leur efficacité.Mais le fait est que l'équipe néerlandaise a écrasé le 5000 mètres lundi, réussissant le doublé avec Gianni Romme, médaille d’or et Rintje Ristma, médaille d’argent.En quatrième position, se trouvait un autre Batave, Bob Dejong.Pour faire bonne mesure, les Néerlandais ont battu le record du monde que Romme a porté finalement à 6 min 22 sec 20 centièmes, un gain de 8 sec 43 sur le record qu'il détenait en arrivant au Japon.Furieux, Allemands, Japonais et Norvégiens ont dénoncé un manquement aux règles qui stipulent qu’il ne faut rien ajouter sur les combinaisons.En vain, puisque la Fédération internationale de patinage a finalement rendu ses conclusions: les bandelettes miracle sont légales.Ten Kortenaar, un expert allemand de l’Université de Delft, est formel: «Nos mesures ont révélé que l’on peut gagner ainsi jusqu 'à cinq secondes sur le 5000 mètres.» Le fabricant japonais Mizuno a dépensé des millions de dollars pour la mise au point de bandelettes révolutionnaires d’une épaisseur de 0,2 mm apposées sur les combinaisons des sauteurs à skis.«Ces bandelettes devraient permettre aux athlètes de gagner quelques mètres de plus», affirme Noriko I lato, un porte-parole de Mizuno.Les protestations ont été tout aussi véhémentes à Nagano lorsque les équipes de lugeurs allemande et autrichienne sont apparues équipées de nouvelles chaussures avec fermetures latérales recouvertes qui offrent un avantage aérodynamique évident.Ix-s fédérations américaine et canadienne ont crié au scandale, affirmant qu’il y avait eu désavantage du fait que ces nouvelles chaussures n'ont pas été accessibles à tous.La commission technique a rejeté leur recours, acceptant les explications du fabricant Adidas, selon qui les Américains et les Canadiens avaient passé commande trop tardivement.Jusqu’où ira la course aux inventions?«Elle est sans limite.Il y aura toujours de nouvelles technologies qui permettront de faire encore mieux», souligne Sato, un expert dans la branche recherche et développement de Mizuno, parraineur des Jeux de Nagano.TIM WITCHER A G E N CE FRANC E - P R ES SE Le Kenyan Philip Boit a vu la neige pour la première fois de sa vie il y a deux ans.Aujourd’hui, il s’élancera sur l’épreuve de ski de fond de 10 km des Jeux d’hiver de Nagano, un baptême du feu qui préfigure la participation d’autres compatriotes aux Jeux de Salt Lake City en 2(X)2.Pour Charles Mukora, un membre kenyan du Comité international olympique (CIO), c’est tout sauf une plaisanterie.Selon lui, il y aura une équipe de dix athlètes kenyans à .Sait I ake City.«Ce ne sont pas des paroles en l’air.Je peux vous assurer que vous allez entendre beaucoup parler du Kenya et du ski.Il y en aura de plus en plus aux prochains Jeux.C’est une promesse», dit-il.Des coureurs kenyans de premier plan pourraient ainsi se reconvertir en skieurs, dit-il.Quant au jeune Boit, 26 ans, un cousin de l’ancien champion du monde de 800 mètres Mike Boit, il a été envoyé il y a deux ans en Finlande, à Pajulahti, à 150 km au nord d’Helsinki, pour s’entraîner au ski en compagnie d’un autre Kenyan, Henry Bitok.Les deux compatriotes l’avouent volontiers: ils ont connu bien des difficultés pour se faire à la neige.Ils avaient horreur du froid et tombaient sans arrêt.Tenir sur les skis n’était pas une partie de plaisir.«C’est très dur» Boit a d’ailleurs connu une sacrée frayeur lorsqu’il a été envoyé en Italie pendant sa période d’entraînement.«J'ai bien cru que j’allais mourir», dit-il de sa première expérience sur un téléski.«Trouver l’équilibre sur les skis a été la partie la plus difficile de leur entrainement», explique leur entraîneur finlandais Jussi Lehtinen.«Ça c’est sûr, c’était très difficile pour nous.Nous n ’avions pas la moindre idée de ce que skier voulait dire.Nous pensions qu'il s'agissait de courir», explique Bitok qui n’a pas obtenu les points requis par la Fédération internationale de ski pour se qualifier pour Nagano mais qui est en réserve de Boit aux Jeux.«Skier c’est très dur comparé à la course.Il vous faut des muscles dans les jambes et les bras.Notts n’en avions pas assez», dit-il.Les chances de remporter une médaille pour Boit sont très minces.Mais cela ne lui enlève pas sa motivation.«J’entends montrer à tout le monde que nous prenons cela au sérieux.Nous ne sommes pas là pour que Ton se moque de nous, ajoute-t-il.J'espère bien être un jour en mesure de gagner une médaille.» «J’ai bien cru que j’allais mourir.» EN H K E F Larissa, premier doublé Larissa Lazutina est devenue la première athlète à gagner deux médailles aux Jeux de Nagano en enlevant les honneurs de la course féminine de cinq kilomètres en ski de fond.La Russe âgée de 32 ans, qui a admis au début des JO avoir envisagé d’abandonner l'an dernier en raison de mauvaises performances, avait raflé la médaille d’argent de l’épreuve de 15 kilomètres samedi dernier.Katerina Neumannova de la République tchèque a fini deuxième.Bente Martinsen de la Norvège a enlevé le bronze.Météo encourageante.Cela s’arrange sur le front de la météo.Le ciel s’est nettement dégagé et il ne tombait plus que de rares petits flocons sur Nagano hier après-midi.La météo japonaise prévoit une poursuite de l’embellie pour les jours à venir, qui devrait permettre la tenue des épreuves reprogrammées en raison des fortes chutes de neige depuis dimanche.Aveugles au M-Wave Vingt-deux étudiants japonais aveugles ont été invités dans les tribunes du M-Wave où s’est déroulée hier la seconde manche du 500 mètres de patinage de vitesse.«J’étais très excité au moment où j’entendais les patineurs passer à notre hauteur», a dit Aya Masuda, un aveugle de 12 ans.Peu apres, le Japonais Hiroyasu Shimizu arrachait la médaille d’or sous les hourras de la foule en délire.Médaille d’argent pout la paix «Je la garde pour moi car elle me fait très plaisir, mais s’il * fallait l’offrir, ce serait pour la paix dans le monde et pour la fin des guerres», a indiqué Heidi Renoth sur sa médaille d’argent en slalom géant dames de snowboard.Trop pauvre.«Je loge au Village olympique.Notre délégation n’avait pas assez d'argent pour nous payer l’hôtel sur le site de Hakuba»,, où ont lieu les épreuves du combiné, dit le polono-français Andrzej Bachleda, qui a terminé troisième du slalom du combiné pour l’équipe polonaise.Injuste combiné Depuis que le combiné alpin ne se joue plus à l'addition des ; points obtenus en descente et en slalom mais à l’addition des temps réalisés dans les deux disciplines, les «combinards» souhaitent que les difficultés proposées aux slalomeurs sur le terrain des descendeurs et réciproquement, soient de même nature ou du moins d’un niveau comparable.«U tracé et la pente du slalom du combiné de ces Jeta ont largement favorisé les spécialistes du slalom», regrette le Canadien Ed Podivinsky, l’un des rares «purs» descendeurs (avec l’Italien Kristian Ghedina) à tenter sa chance dans cette épreuve.«C'est injuste qu’ils aient un tel avantage.» La luge prend du galon Le Japon envisage de proposer aux autres pays asiatiques ! l'organisation d’une coupe d'Asie de luge et de bobsleigh : pour lancer ces sports sur le continent.Ils vont approcher les autres participants asiatiques aux Jeux de Nagano: la Chine, l’Inde, la Corée du Sud et Taïwan.Embouteillages à la hausse Il y a encore trop de voitures particulières sur les routes menant aux pistes du site de Hakuba.Elles créent des embouteillages à proximité des pistes.«Nous n ’allons plus les laisser aller là-haut.Nous leur dirons où aller et où se garer», dit Ko Yamaguchi, un responsable du NAOC.De fait, les engorgements sont en hausse aussi dans les rues de Nagano même.Un Japonais sur deux Près d’un téléspectateur japonais sur deux était doué samedi devant la retransmission de la cérémonie d’ouverture des Jeux.Le score a atteint 43 % lorsque Kenji Ogiwara, l’ancien champion nippon de combiné nordique, a lu le serment des athlètes, selon l’agence Video Research.Des pierres au rein Le joueur de curling américain Mike Peplinski devra subir une opération grave après les Jeux.L’athlète de 23 ans recevra un rein de sa mère après son retour du Japon.«Les Jeux sont un défi pour moi, mais j’en aurai un autre à relever lorsque je rentrerai chez moi», dit-il.Chute de Kwan Michelle Kwan a raté ses débuts hier.La jeune Américaine de 17 ans est tombée sur un triple lutz à l’occasion de sa première séance d’entraînement à Nagano.La championne du monde 1996, dont la saison a été perturbée par une fracture de fatigue au deuxième doigt du pied gauche, a exécuté le reste de son programme sans autre problème.Michelle Kwan a choisi de ne pas séjourner au Village olympique pour pouvoir se reposer dans les meilleures conditions.! I, K I) K V OIK.I.K M K H I II K l> I II h’ K V II I K It I il il H |{ r» nagano Brassard écarté du podium Anne-Marie Pelchat termine 5e chez les femmes PRESSE CANADIENNE Jean-Luc Brassard, le «boss des bosses, a perdu son titre de champion olympique, hier.Plus tard, le Québécoise Anne-Marie Pelchat a perdu quelque peu l’équilibre tout près de la fin, et a terminé à la cinquième position.Brassard, champion des Jeux de Lillehammer il y a quatre ans, a même été écarté du podium de l’épreuve des bosses ayant dû se contenter de la quatrième place.L’Américain Johnny Moseley a remporté la médaille d’or, et les Finlandais Janne Lahtela et Sami Musto-nen ont pris les deuxième et troisième positions, respectivement.Les autres Canadiens Ryan Johnson et Stéphane Rochon, de Saint-Sauveur, ont fini septième et huitième, respectivement.Moseley a procuré aux États-Unis sa première médaillé aux Jeux de Na- gano, l’emportant grâce à un score de 26,93 points.Lahtela a obtenu 26,00 points et Mustonen 25,76.Jean-Luc Brassard de Grand-Ile, près de Montréal, qui avait remporté le championnat du monde sur le même parcours l’an dernier, a suivi avec un pointage de 25,52 points.Il a éprouvé quelques problèmes à l’atterrissage de son deuxième saut.«J'ai eu ce que je méritais, a affirmé le champion déchu visiblement déçu, à l’issue de la compétition.Je suis le seul responsable de mon échec.» «J'ai tellement pleuré hier [hier au Japon] que je n'étais plus là.» Invité à préciser sa pensée, Brassard a expliqué qu’il avait «beaucoup été chahuté par la piste» ces derniers jours.«Je ne faisais rien de bon pour bien faire aux Jeux.» Brassard n’a pas fait allusion à la controverse qui a éclaté ci la suite de sa nomination comme porte-drapeau du Canada aux cérémonies d'ouverture ainsi qu’aux critiques qu’il a adressées à l’Association olympique canadienne après les demi-finales de samedi.En fin d’entrevue, Brassard a simplement ajouté: «Je ne sais pas depuis combien d'Olympiques, mais les porte-drapeau du Canada n'ont rien gagné depuis mine bonne période.» Soininen a le dernier mot Le nouveau crack de l’école finlandaise de saut à skis, Jani Soininen, a remporté l’épreuve olympique au tremplin normal où le héros national, Masa-hiko Harada, a une nouvelle fois échoué, hier, à Nagano.Soininen, qui est originaire de la même ville que son illustre prédécesseur Matti Nykanen, Jyvaaskylaa dans le centre du pays, était deuxième derrière le Japonais après un premier saut à 90 mètres.Patrick, partant au 1er match REUTERS Patrick Roy, malgré une saison inférieure â celle de Martin Brodeur, entreprendra le premier match olympique du Canada.BILL BEACON PRESSE CANADIENNE Dans une annonce surprise, l'entraîneur Marc Crawford a fait savoir hier que Patrick Roy sera son gardien partant pour le premier match du Canada contre la Biélorussie, vendredi.Roy, 32 ans et généralement considéré le meilleur gardien de la dernière décennie, va entreprendre tous les matchs à moins qu’il ne soit blessé ou pas à la hauteur.Crawford a désigné Martin Brodeur comme réserviste tandis que Curtis Joseph est le numéro trois (huis sa hiérarchie.«Dans un tournoi comme celui-ci, il faut établir un gardien numéro un», a déclaré Crawford devant une meute de journalistes au centre de presse des Jeux.«Il n'y a pas de doute que tous trois sont qualifiés pour être numéro un et ça prouve la profondeur que nous avons au Canada.«Mais c’est ma décision d'en choisir un de sorte qu'il n’y ait pas de confusion sur les râles au sein de l’équipe.» Crawford dit avoir informé ses gar- diens pendant le vol de Vancouver à Tokyo, mais Roy affirme avoir appris la nouvelle à Vancouver même.«Je suis heureux», a reconnu le gagnant de trois coupes Stanley, deux à Montréal et une au Colorado.sous les ordres de Crawford, qui est toujours son entraîneur dans la LNH.«Je réalise qu’ils ont trois très bons gardiens, alors je m’estime chanceux.«Ça n'a pas été ma décision.Je sais seulement que je suis le partant et que c’est mon travail de bien faire.Notre objectif est de gagner la médaille d'or.» Heureusement pour Crawford, Brodeur n’est pas du genre contestataire, lui qui a été nettement supérieur à Roy cette saison.«J’avais prévu quelques entraînements avec de la compétition, et que j’aurais une chance, a-t-il dit.Mais ils ont pris leur décision et nous devons nous y soumettre et supporter le gars devant le filet.«Le personnel d’entraîneur devait choisir entre trois bons gardiens.Qu’on ait choisi Patrick ne nous enlève rien à Curtis et moi.Il a été le meilleur pendant longtemps.» Argent et bronze au 500 m Quatre Canadiens terminent dans l’ordre derrière le médaillé d’or MICHEL LAJEUNESSE PRESSE CANADIENNE Patrick Bouchard, de Cap-Rouge, sait qu’il sera de retour et qu’il aura sa chance en 2002 à Salt Lake City.Il aura alors 28 ans et sera au sommet de sa carrière.Il aurait pu être abattu après être passé si près d'une médaille olympique, lui qui a terminé cinquième hier lors de la finale du 500 mètres en patinage de vitesse.Mais au contraire, il se disait encouragé par ses performances.«Je n 'ai pas terminé très loin de la deuxième place.25 centièmes de seconde, c’est peu.Je dois dire que je suis pas mal fier de ma performance.Je dois même dire que je suis particulièrement fier de mon départ.Il était excellent.» «C'est peut-être un peu frustrant, mais j'avais d'excellentes chances de médailles.Pour ce qui est de voir quatre Canadiens parmi les cinq premiers, c'est un exploit exceptionnel.Nous ne reverrons peid-étre plus jamais cela.saufpeid-étre en 2002.» Parce Bouchard n’a pas l’intention de manquer le prochain rendez-vous olympique, loin de là.«J'ai commencé à me retrouver parmi les meilleurs patineurs canadiens l’année passée seulement.J'ai fait des progrès gigantesques.J’avais vraiment des chances de remporter une médaille ici.» «J’ai moins de chances au 1000 mètres, mais je sais que je patine bien présentement et j’ai de bonnes chances de faire mieux que ma 12 place aux championnats du monde l’an der- nier.Je me dois d’être fier si je considère que j’ai égalé ici aux JO mes meilleures performances des championnats du monde.» Bouchard a eu de bons mots pour ses deux coéquipiers canadiens qui sont montés sur le podium, Jeremy Wothers-poon et Kevin Overland.«Jeremy avait commis des erreurs hier, mais il a fait une super course aujourd’hui.Je pense qu'il est certes très satisfait de sa performance.Quant à Kevin, nous savons qu ’il est capable de bien faire.» Wotherspoon a montré de quel bois il se chauffait quand il a bouclé la deuxième manche en 35 sec 80.«Je suis certes heureux d’avoir racheté mon erreur dhier, a-t-il dit.De passer de la septième à la deuxième place me satisfait et me donne confiance pour le 1000 mètres.De toute façon, toute l’équipe sera redoutable dans le 1000 mètres.On s'encourage les uns les autres et on se donne de la force.» Quant au médaillé d’or, il a mentionné qu’il voulait réussir une course parfaite devant ses partisans.«Oui, j’ai pensé faire une course sans bavure.Je veux toujours gagner.C'est la raison pour laquelle je suis dans le sport.» Et il a ajouté en faisant bien rire l’assistance: «De plus, je suis le plus petit patineur du monde.Je voulais prouver que même les petits peuvent gagner.» Quant à Overland, il ne s’étonne pas des prouesses du Japonais.«Si Shimizu est si bon, c’est que c’est lui qui possède la meilleure technique.Il retire le plus de résultats de chaque poussée.» Loin du podium artistique Le Canada entretenait des médailles en patinage artistique en couples.Blessure et virus ont anéanti tout espoir.NEIL STEVENS PRESSE CANADIENNE Les couples canadiens ont souffert le martyre sur la patinoire du White Ring et c’était tout aussi pénible pour l’assistance de les regarder.Kristy Sargeant, presque incapable de monter les escaliers en raison d’une sérieuse contusion à la jambe, et son partenaire Kris Wirtz ont terminé 12', hier Marie-Claude Savard-Gagnon et Iajc Bradet, incommodés tous les deux par la grippe et la fièvre, se sont contentés de la 16' position sur 20 couples.Sargeant a réalisé un axel double au lieu d’un triple en début de programme et elle a chuté sur la lancée d’un axel double à 3 min 20 de leur programme libre de quatre minutes.«Elle était raide et je ne pouvais la bouger, a confié Sargeant au sujet de sa jambe blessée.Mais ce n’est toutefois pas une excuse.J’étais pourrie.» Wirtz s’est refusé à blâmer sa partenaire.«Je ne pense pas que c’est l’affaire d’une personne, a-t-il dit.Nous formons une équipe.» 11 cachait difficilement sa déception.Le duo avait terminé sixième aux championnats du monde de l’an dernier.«Pour Kristy et moi, c’est probablement la performance la plus décevante en carrière jusqu’ici.Nous avons été envoyés ici comme ambassadeurs pour le Canada.«Nous visions une place parmi les cinq premiers.Nous sommes déçus de nous et je crois que nous avons laissé tomber notre pays.» Savard-Gagnon et Bradet, vraiment ennuyés par la grippe qui a frappé plusieurs athlètes et journalistes aux jeux, ont tous les deujc chuté sur une triple boucle piquée.A 2 min 15, Bradet a tenté de soulever sa partenaire mais il a été incapable de la lever au-dessus de ses épaules.Ils ont alors arrêté brièvement, tournant en rond sans trop savoir quoi faire, puis ils ont repris leur programme.On ne sait trop comment, ils ont même réussi une figure difficile avant la fin.On leur a lancé de nombreux bouquets de fleurs pour saluer leur courage.«Je n’étais pas assez forte car je n’ai pas été incapable de manger, a expliqué Savard-Gagnon.Après trois éléments, je n’avais plus d'énergie.«J'espère seulement qu’il n’y aura pas trop de membres de notre équipe qui contracteront le virus.» Bradet a dit: «Il y a d’autres athlètes, dans d'autres disciplines, et provenant d’autres pays qui sont également malades.» Il a précisé qu’il aurait peut-être été préférable de déclarer forfait.«J’étais perdu.Quand nous nous sommes arrêtés, nous savions que nous avions déjà commis tellement d'erreurs que nous étions aussi bien de poursuivre.» Sargeant et Wirtz avaient devancé Savard-Gagnon et Bradet pour rafler le titre national à Hamilton le mois dernier.«Im dernière fois, c’était la pression et, aujourd’hui, c'est la maladie», a observé Bradet.Savard-Gagnon et Bradet avaient obtenu le 14' rang aux championnats du monde en 1997.En 1992 et 1994, Isabelle Brasseur et Lloyd Eisler avaient remporté à deux reprises la médaille de bronze olympique.Téléphone: 985-3344 Télécopieur: 985-3340 I VVIS Sur Internet: www.offres.ledevoir.com LA METEO D’ENVIRONNEMENT CANADA Aujourd'hui Ce Soir V.r' T max 4 m'n -4 w ^ T — Vendredi * * „ Samedi -14/-5 = # y/ f VENTEUX BROUILLARD PLUIE AVERSE PEAGE Températures : MAX / MIN -9/* 17 ^ Blanc Sablon rKuujjuarapik ^ -17/-27 ** * * ¦ -10/-21 La Grande IV Sept-iles ¦ 3/-8 îles de la Madeleine ** * * Chibougamau -2/-14 ¦ ^Rivière-du-Loup -3/-10 ¦ f* -2''9 ^^hicoutimi Ë j Québec ¦ -2/-13 Lever 7h03 Coucher 17h 15 ***** 2/-5 ¦ Trois-Rivières f ' 4M ¦-••¦¦Montréal ^ Val d'Or ¦ 1/-3 .Sherbrooke Aujourd'hui Ce Soir Jeudi Vendredi Samedi max 0 -16/-7 min .5 -10/-6 max 0 Aujourd'hui Ce Soir Jeudi /'T/* : max 2 SS min 2 25 max Q t /'Ti,TJ Vendredi Samedi -11/-5 SS-15/-6 Météo-Conseil l+l Environnement Canada 1 900 565-4455 Frais applicables La météo à la source Donnez à quelqu’un UNE DEUXIÈME CHANCE! Discutez du don d’organes avec votre famille.La Fondation canadienne du rein CANADA.PROVINCE DE QUÉBEC, DISTRICT DE MONTRÉAL, COUR DU QUÉBEC, • CHAMBRE CIVILE, NO: 500-02-060705-974.EVA MARAJ ET JOSE PEREZ, Partie demanderesse, -s-SEAN HARDING, Partie défenderesse.Le 23ie jour de février 1998 à 12h00, au 226.SOMMERSET.DOLLARD-DESORMEAUX.OC., district de MONTRÉAL, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets de: SEAN HARDING, saisis en cette cause, consistant en: t véhicule automobile de marque Valiant Plymouth, 4 portes, coul.verte # série VL41C3R206230.2 hauts parleurs de marque York HFS coul.noir & brun & acc.1 téléviseur de marque Sears coul.beige 6 noir et autres.Conditions: ARGENT COMPTANT el/ou CHEQUE VISÉ.Information: MICHEL LANDRY huissier du district de MONTRÉAL, 514-278-2414, Fax: 278-9667 ALBERTSON & ASSOCIÉS, HUISSIERS, 7012, boul.St-Laurent, suite 205, Montréal, P.Q., H2S 3E2.rAMAnA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL N0:500-04-013448-981 COUR SUPÉRIEURE Chambre de la famille PRÉSENT: GREFFIER ADJOINT MME EVREN DUMAN Partie demanderesse -c- HASAN DUSUNMEZ Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à HASAN DUSUNMEZ, de comparaître au greffe de cette Cour situé au 10 est rue Saint-Antoine, Montréal, salle 2.17, le 19 mars 1998, suite à la publication du présent avis dans le journal Le Devoir.Une copie de la requête pour garde d'enfant a été remise au greffe à l'intention de HASAN DUSUNMEZ.Lieu: Montréal Date: Ce 02 février 1998 MICHEL MARTIN, G.A.Greffier adjoint CANAITA PROVINCE DE QUÉBEC- .DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-12-240079-982 COUR SUPÉRIEURE (Chambre de la famille) PRÉSENT: GREFFIER ADJOINT GAYLINE DORLUS Partie demanderesse -c- HUMEL ROLLAND PAUL Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à HUMEL ROLLAND PAUL, de comparaître au greffe de cette Cour situé au 1 est, rue Notre-Dame, Montréal, salle 1.100, dans les trente (30) jours de la date de la publication du présent avis dans le journal Le Devoir.Une copie de la déclaration en divorce, a été remise au greffe à l'intention de HUMEL ROLLAND PAUL Lieu: Montréal Date: 06 février 1998 MICHEL MARTIN, G.A.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE LAVAL NO: 540-12-005435-987 COUR SUPÉRIEURE LINE GINGRAS Partie demanderesse -c- MICHAEL-EDWARD PERKS Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné è la partie défenderesse, de comparaître au greffe de cette Cour situé au 2800 St-Martin ouest, Ville de Laval, district de Laval, salle RC-05 dans un délai de trente (30) jours de la date de la publication du présent avis dans le journal Le Devoir.Une copie de l'action en divorce a été remise au Greffe de la Cour supérieure de Laval, à l'intention de MICHAEL-EDWARD PERKS.Fait à Laval Date: Ce 21 janvier 1998 CAROLE LEFORT Greffier-adjoint AVIS DE CLOTURE D'INVENTAIRE AVIS est par les présentes donné que.à la suite du décès de M.MARIO BOLDUC, de son vivant agent de recherches retraité et domicilié au 1060, Raymond Casgrain, appartement 108, Québec, G1S 2E3, le susdit décès survenu le 15 novembre 1997, un inventaire de la succession a été dressé par Me Jean-Roch Bolduc, liquidateur, et peut être consulté par tout intéressé à l’adresse du liquidateur, savoir: 2680, 25ième Avenue, St-Prosper, Beauce-Sud, G0M1Y0.Signé le 7 février 1998 Jean-Roch Bolduc, liquidateur.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE LONGUEUIL NO: 505-04-004553-988 COUR SUPÉRIEURE (Chambre de la famille) NIKI AVGERINOS Partie requérante -c- I0ANNIS MARINOS Partie intimée ASSIGNATION ORDRE est donné à IOANNIS MARINOS, de comparaître au greffe de cette cour situé au 1111 Jacques-Cartier est, salle RC.31, à Longueuil, district de Longueuil, dans les quarante (40) jours de la publication du présent avis dans Le Devoir.Ûne copie de' la' reqCiéte pour garde d'entant a été remise au greffe à l'intention de IOANNIS MARINOS.Longueuil, ce 5 février 1998 YVAN ALLY, Greffier.LOI SUR LA FAILLITE ET L'INSOLVABILITÉ AVIS DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE Article 102(4) DANS L'AFFAIRE DE LA FAILLITE DE PIERRE BONNEAU, sans emploi, résidant et domicilié au 1520, rue Fernand-Séguin, en la ville de Laval, district de Laval, Province de Québec.Avis est par les présentes donné qu'une cession de biens a été déposée par le débiteur précité le 3* jour de lévrier 1998 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 23* jour de février 1998 à 10 h, au bureau du syndic à l'adresse indiquée ci-dessous.GROUPE PIGEON & ASSOCIÉS SYNDIC INC.France Pigeon, c.g a„ CIP 6455, RUE JEAN-TALON EST BUREAU 900 MONTRÉAL, P Q.H1S3Ê8 TÉL.: (514)899-7733 TÉLÉC.: (514) 899-7727 Changement de nom d'un entant mineur Prenez avis que Isabelle Brassard, en sa qualité de mère, domiciliée à 5170 Parthenais, présentera au directeur de l'état civil une demande pour changer le nom de Juliette (Josephe Jade) Bérubé en celui de Juliette (Josephe Jade) Bérubé Brassard.Isabelle Brassard AVIS DE DEMANDE DE DISSOLUTION PRENEZ AVIS que la compagnie "2626-8086 QUÉBEC INC,", demandera à l'Inspecteur général des institutions financières la permission de se dissoudre.Montréal, le 5 février 1998 SPIEGEL SOHMER Procureurs de la compagnie AVIS est, par la présente, donné que PAGMA CORPORATION constituée en vertu de la Partie IA de la Loi sur les compagnies (Québec), demandera à l’Inspecteur général des institutions financières la permission d’obtenir sa dissolution.Ce 31 octobre 1997 MARTINO PAVENTI, Président AVIS DE DEMANDE DE DISSOLUTION PRENEZ AVIS que la compagnie LES ENTREPRISES VINCENT INC.demandera à l'Inspecteur général des institutions financières la permission de se dissoudre.SIGNÉ à Montréal, ce 6lème jour de février 1998 LUC MARTEL, avocat, m.fisc.Procureur de la compagnie Avis de changement de nom d'un enfant mineur PRENEZ AVIS que KOLANDA VADIVEL JOSEPH ARUNACHALAM, en sa qualité de père, domicilié au 2670, boul.Pie IX, appartement 5, Montréal, Oc, district de Montréal, présentera au Directeur de l’état civil une demande pour changer le nom de JENNE TONIA JOSEPH ARUNACHALAM en celui de JENNE TONIA JOSEPH.Montréal, le 6 lévrier 1998 MICHAEL GOLDSTEIN Procureur du requérant.Ville tie Saint-Eustache Comté de Heux-Mwntagnes APPEL D’OFFRES PUBLIC soumission # «98-J-01-08» Pour: «Publication d'avis publics pour les années 1998, 1999, 2000, 2001 et 2002» Des soumissions scellées seront reçues par le greffier de la Ville de Saint-Eustache, ou son représentant autorisé, au bureau de celui-ci situé au 145, rue Saint-Louis à Saint-Eustache, jusqu’à 11 hOO, le 3 mars 1998 pour «la publication d’avis publics pour les années 1998, 199Ô, 2000', 200Ï et 2(302»*.' * ’ Les soumissions seront ouvertes et lues publiquement à l’édifice de la Mairie, situé au 145, rue Saint-Louis à Saint-Eustache, mardi le 3 mars 1998 à 11 hOO en présence des personnes intéressées.Copies des devis et formules de soumission seront disponibles à compter du 12 lévrier 1998, au bureau du service des approvisionnements, situé au 33, boulevard Industriel à Saint-Eustache.Seules les soumissions présentées sur les documents préparés par le service des approvisionnements seront acceptées.Les soumissions devront être présentées dans les enveloppes fournies à cet effet.Le soumissionnaire devra joindre à sa soumission une garantie de soumission, comme l'exige la formule de soumission, La Ville de Saint-Eustache ne s'engage à accepter ni la plus basse, ni aucune des soumissions reçues.De plus, elle se réserve le droit d'accepter une soumission en tout ou en partie.Le responsable du Service des approvisionnements.Marc Tassé m ASSOCIATION »5.2; DIABÈTE H|M,M ÉÉquIIIK .rnu«~ Pour l'amour de la vie ! Soigner « 'ctl bien, provenir < 'l'il mien* ! Mvn«eignemenl« el «Ion (S 14) 2RWI422 ou 1 •It()t)*:i(i1 ¦ T.r,04 AVIS PUBLICS HEURES DE TOMBEE Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi: Réservations avant 12 h 00 le vendredi Publications du mardi: Réservations avant 16 h 00 le vendredi Tel.: 985-3344 Fax: 985-3340 MOTS CROISES 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 10 11 -L I HORIZONTALEMENT 1- Prunelle.— Partie du son.2- Lieu.— Plante voisine du navet.3- Pouffé.— Agace.4- Ville nigériane.— Profit.5- Se dit d'une jument qui s'appuie sur la pince du sabot en marchant, — Pied de vigne.6- Collection de plantes.— Moment.7- Époque.— Bouclier.— Tantale.8- Héros du Déluge.— Bâton de chasse.9- En outre.— Alliage de cuivre.10- Analyseur.11- Excite.— Issu.12- De Pise.— Énoncé considéré indépendamment de la vérité de son contenu sémantique (Log ).VERTICALEMENT 1- Contour d'une (Igure curviligne.2- Uniformiser.— Terre-Neuve.3- Palladium.— Mettras les rênes.4- Colère.— Colombium.— Lettre grecque.5- Relatif aux lombes.— Alcool.6- Délivre.— Teigne.7- Déplier.— Hardi.8- Utile au golfeur.— Sou noir.9- Succinct.— Tromperie.10- Radium — Ville du Pérou.— Atoll.11- Oiseau échassier.— Plat.12- Néon.— Blés.Solution d’hier pyppeoN p «e«F A,O U|7ji S/4 Y O DUO P.fl 7-“h .ÏÙL lAcc U.N wtk 3e îm EA/Ffi vm rmm E'RiSl
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.