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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1998-02-19, Collections de BAnQ.

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?F 0 N 1) É EN I 9 0 ?I.X X X I X M 0 N T I! K A I.I.E .1 E 11 I) I I !» F K V lî I K H I il il S T 0 I! (I \ T 0 PERSPECTIVES Intolérant, le Maine ?Intéressant recoupement: sur le président Bill Clinton pèsent de sérieux soupçons d’activités ex-traconjugales, mais l’opinion publique américaine semble tout à fait prête à fermer les yeux.Pendant ce temps, les électeurs de l’Etat du Maine désavouent par référendum spécial une loi protégeant les homosexuels contre la discrimination.LE MONDE Kofi Annan entreprend une mission périlleuse à Bagdad, page A 6 ?RÉGIONS La pêche dans le golfe du Saint-Laurent: difficile, page B 1 CULTURE Salon du livre de Québec: Beaudoin s'en remet à ta SODEC, page B 10 Québec entend redéfinir l’université / Un document du ministère de l’Education propose un réexamen en profondeur de l’enseignement universitaire de premier cycle TT O ii v Ta i 11 e fe r os voisins du Maine se sont prononcés la semaine dernière contre une loi qui interdisait la discrimination sur la base de l’orientation sexuelle dans des domaines aussi ordinaires et fondamentaux que l’emploi, le logement, le crédit et l’accès aux lieux publics.Des droits reconnus ici depuis 1977 par la Charte québécoise des droits et libertés de la personne.La loi du Maine n’était, elle, vieille que d’un an.La Christian Civil League of Maine a forcé la tenue du référendum après avoir déposé à la législature une pétition — une procédure appelée au Maine «people’s veto» — qu’avaient signée pas moins de 60 (MK) citoyens (sur une population de 1,2 million d’habitants).Le, désaveu d’une loi de cette nature est une première aux Etats-Unis où, de façon générale, on ne |x?ut pas dire que les législations soient particulièrement progressistes à l’égard des gais et des lesbiennes.Dans dix autres États seulement existent de telles lois: Hawaii, le Minnesota, le Wisconsin, le Vermont, le New Hampshire, le Massachusetts, le Rhode Island, le Connecticut, le New Jersey et la Californie, bien entendu — ce qui ne l’empêche pas, soit dit en passant, d’abriter encore plus de condamnés à mort que le Texas.Cela fait-il automatiquement des électeurs du Maine une bande d’intolérants?Pas vraiment.I^s zélés de la Christian Coalition, avant-garde de la droite religieuse américaine, ont pavoisé, mais ils l’ont peut-être fait un peu vite: ils ont gagné, d'accord, et leur victoire a surpris tout le monde, mais ils ont gagné avec une petite majorité de 52 %, arrachée à un électorat qui n’a par ailleurs participé au référendum que dans une proportion de 30 %.Dans quelle mesure alors le résultat du vote traduit-il véritablement le point de vue des citoyens du Maine?L'organisation Maine Won’t Discriminate tentait la semaine dernière de se convaincre qu’il s’agissait avant tout d’une erreur de parcours attribuable, d’abord, à une certaine nonchalance de ses propres militants, un peu trop convaincus que la victoire était dans la poche, et, deuxièmement, à la fantastique capacité de mobilisation des conservateurs chrétiens.Contre la grosse machine de Maine Won’t Discriminate, dotée d’un budget de 500 000 $ et appuyée par le populaire gouverneur indépendant de l’Etat Angus King, la coalition chrétienne, avec un budget trois fois inférieur, «a fait sortir le vote, du premier jusqu'au dernier», constatait mercredi dernier un défenseur de la loi, qui tombait de haut: «Les sondages nous indiquaient pourtant que nous avions l'appui des deux tiers de l'Etat.» Pour ne pas avoir été plus vigilants, les groupes de défense des droits homosexuels vont se mordre Jes pouces.«Iœ Maine a toujours été perçu ici comme un Etat ouvert, commentait hier le directeur général du Centre des gais et lesbiennes de Montréal, Serge Tremblay.Mais le résultat de ce référendum montre bien qu’il ne faut rien tenir pour acquis.» D’autant moins que l’opinion américaine donne dans son ensemble l’impression d’être divisée par le milieu sur ces questions de lutte contre la discrimination.Un sondage effectué par Newsweek au milieu de l’année dernière établissait que 42 % des Américains estiment que trop d’efforts sont déployés pour défendre les droits des homosexuels.Le référendum du Maine, malgré la faiblesse de son «échantillonnage», confirme cette tendance.la droite religieuse américaine fait la vie dure à l'esprit de tolérance et à l’élargissement des droits civils.Ix-Maine est un beau cas, que le New York Times a jugé suffisamment important pour jouer la nouvelle à la une de son édition de jeudi dernier.Car non seulement les conservateurs chrétiens ont-ils remporté une victoire inattendue, ils l’ont acquise en exprimant, avec une franchise qui a surpris les observateurs, leur dégoût pour l'immoralité de l’homosexualité.Dans les dépliants qu’ils ont distribués par dizaines de milliers pendant la campagne, ils n’y sont pas allés par quatre chemins: «Voulez-vous envoyer vos enfants et vos petits-enfants dans des garderies, des maternelles et des écoles qui sont obligées d’embaucher des homosexuels?» Une attaque frontale dont on s’est réjoui dans les milieux conservateurs: «Je suis heureux que l’on ait gagné sans astuce, sans dénaturer nos convictions», a déclaré Michael Heath, directeur exécutif de la Christian Civil League of Maine.Sans astuce.Voilà qui frappe' M.Tremblay, du Centre des gais et lesbiennes, étonné que les Américains «en soient encore là».Discrimination dans l’emploi, dans le logement?«C'est un débat que nous n'avons même plus au Québec», où la lutte s’est portée depuis un bon moment, comme en France, sur la reconnaissance civile des conjoints de même sexe.Dans le Maine, les défenseurs des droits des gais se demandent comment ils riposteront: unç nouvelle loi pourrait être déposée à la législature de l’Etat, mais pas avant l’année prochaine, suivie d’un autre référendum.Parions qu’ils feront comme Bill Clinton et contre-attaqueront.Parions qu’ils ne commettront pas deux fois l’erreur de se traîner les pieds.M É T É 0 Montréal Québec Nuageux.Averses Neige intermittente, de neige.Max: 0 Min:-1 Max: 1 Min: 0 Détails, page B 8 -Q ru I N Agenda .B 8 Annonces .B 8 Avis publics.A (i Culture B 10 Economie .B 3 Editorial .A 8 www.led ) E X Ix- monde.A (i Les sports.B (i Montréal.A 3 Mots croisés.B 8 Politique.A 5 Télévision.B !) •voir.coin PAULE DES RIVIÈRES LE DEVOIR Trop spécialisé, l’enseignement universitaire de premier cycle doit être réexaminé de fond en comble.La pertinence de ses programmes est à revoir et les professeurs actifs dans le domaine de la recherche doivent revenir auprès des étudiants.Ces recommandations font partie du document de consultation Perspectives pour une politique gouvernementale à l’égard des universités québécoises, que la ministre de l’Éducation, Pauline Marois, rendra public demain matin et dont Le Devoir a obtenu copie.Aucune révolution en vue mais de nombreux ajustements, certains importants.Le document de 62 pages suggère des actions qu’il juge appropriées pour remédier aux problèmes affectant l’université québécoise.Il pose également plusieurs questions, lesquelles serviront de discussion lors d'audiences qui pourraient débuter dès le mois prochain.Le document insiste aussi sur la nécessité pour l’université de rendre des comptes à la société qui devient plus exigeante.Il souhaite que la recherche universitaire s’ouvre à divers partenaires, croit que la formation courte (menant à des certificats) doit demeurer et insiste pour dire qu’il faut parler non plus d’accès à l’université mais d’accès à la réussite des études.Dans ce contexte, l'encadrement des étudiants doit, croit le gouvernement, faire l’objet d’une attention accrue, tout comme l'amélioration de l'enseignement au premier cycle.Cela entraînera nécessairement un nouvel équilibre entre les fonctions d’enseignement et de recherche.VOIR PAGE A 10: UNIVERSITÉ Renvoi à la Cour suprême Les ennemis de la Cour Municipalités Le choc de deux visions MANON CORNEI.I.I E R DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA La Cour suprême du Canada a été confrontée hier, pour sa dernière journée de plaidoiries sur la légalité d’une déclaration unilatérale d'indépendance, au choc de deux visions diamétralement opposées de la démarche souverainiste.Les deux protagonistes étaient nul autres que deux avocats de Québec reconnus pour leurs talents de plaideur e, leurs convictions: M' Guy Bertrand, le fédéraliste de fraîche date dont la croisade devant les tribunaux est à l’origine de ce renvoi, et M' André Joli-Cœur, le souverainiste de toujours choisi par la cour pour pallier le refus du Québec de participer à cette cause.Pour M' Bertrand, faire l'indépendance de façon unilatérale et en faisant fi de l’ordre juridique canadien équivaudrait à faire un geste révolutionnaire, appui populaire ou pas.Pour M'Joli-Cœur, la naissance d’un nouvel État relève du droit international et non pas canadien et repose sur la volonté démocratique du peuple et de l’exercice de son droit à l’autodétermination.Personne n’avait prévu que les travaux de la cour se concluraient si vite.C’est en gardant leurs questions pour la fin que les juges de la Cour suprême ont ixrmis aux audiences sur le renvoi fédéral de se dérouler à ce rythme d’enfer et de se terminer deux jours plus tôt.Ix's avocats devront se présenter devant les juges demain pour ré-pondre à d’éventuelles questions.Une fois cette étape franchie, il ne restera plus qu’à attendre le jugement qu’on prédit être prêt d;uis environ sue mois.M' Joli-Cœur a mis en doute l’utilité VOIR PAGE A 10: RENVOI REUTERS SOURIANTS , l’avocat Guy Bertrand et /’amicus curiæ André Joli-Cœur se sont échangé une solide poignée de main, hier, à la sortie de la salle d’audience de la Cour suprême.Le plus haut tribunal du pays entend cette semaine les arguments sur le droit du Québec de déclarer unilatéralement son indépendance.Bouchard reporte la loi spéciale MARIO CLOUTIER DE NOTRE .BUREAU DE QUEBEC En raison de nombreux règlements de dernière minute, notamment à Montréal et à Québec, le premier ministre Lucien Bouchard a annulé la convocation de l’Assemblée nationale hier matin.Ixi loi spéciale mettant fin aux négociations d;uis le monde municipal est donc reportée au 10 mars et, d’ici là, des médiateurs entreront en jeu pour dénouer les impasses encore existantes dans les pourparlers devant mener à une réduction de 6 % des coûts de main-d’œuvre dans les budgets municipaux.«Nous avons des résultats très encourageants, a annoncé M.Bouchard pour justifier ce nouveau report de la loi spéciale en soulignant l’efficacité de la négociation et la qualité des règlements obtenus au cours des dernières heures.Ce qui est à noter, c’est que, notamment dans la grande région de Montréal, les règlements se font à l'aide d'une mise à contribution importante consentie à même les surplus actuariels par les syndiqués.» Entre la convocation lancée mardi et la décision de l’annuler, hier matin, par le caucus du Parti québécois, des ententes de principe, qui devront être approuvées par les diverses instances syndicales, sont intervenues à plusieurs endroits entre la majorité des employés et les municipalités suivantes: Montréal, la Communauté urbaine de Montréal, Québec, Chambly, Rimouski et Sherbrooke.Au total, VOIR PAGE A 10: BOUCHARD HORS-JE uX Le rempart de Pardubice On nous avait prévenus.«Des surprises, ça s’est déjà vu aux Jeux olympiques», avait dit Jean Pagé.«Il ne faut rien tenir pour acquis», renchérissait hier Ron MacLean.Bien voilà, il ne faut jamais sous-estimer les gens d’expérience.Il y a peut-être une justice immanente après tout.Les Américains n’avaient pas encore fini de beurrer la victoire de leurs filles au hockey que le choc s’est produit, total, indicible.Dominik Hasek, le rempart de Pardubice, 1 m 77 et 68 kilos les jambières imbibées, a fait la nique aux champions du monde en titre, 4-1, de la besogne sans bavures, au revoir les USA et bien le bonsoir à votre dame.Les Tchèques, grande décej>-tion de la Coupe du monde de 1996, sorçt venus pour jouer.A CBS, ça n’a pas-traîné, et ce n’était pas uniquement parce qu’il était trois heures du matin.On a eu Keith Tka-chuk qui n’a pas finassé avec le palet — «Nous méritons de nous faire sortir.Tout ça n ’a été qu ’une perte de temps.C’est dégoûtant» —, et c’est tout, n’oubliez pas que demain soir il y a du patin de fantaisie.Trois heures plus tard, les Suédois se faisaient eux aussi faire le coup: 2-1 Finlande.Notre correspondant à Helsinki travaille actuellement à recueillir les témoignages des autochtones, car on croit savoir que dans la hiérarchie du bonheur des Finlandais, on trouve, juste au-dessus de-la rédemption éternelle, une victoire contre,la Suède.Pas d’États-Unis ni de Suède sur le podium, donc.Porte ouverte pour le Canada?Attention, ils auront Do-minik-la-nique en travers de leur chemin en demi-finale.Quant aux Russes, attention aussi, car on croit savoir que dans la hiérarchie du bonheur des Finlandais, on trouve, juste au-dessus de la rédemption éternelle et juste en dessous d’une victoire contre la Suède, une victoire contre la Russie.Et puis, dans un match sans lendemain, tout peut arriver, à ce qu’on a entendu dire à travers les branches des bonzaïs de Nagano.Parlez-en aux six compteurs de 50 buts et 17 autres* vedettes des USA qui, eux, voudraient bien qu’hier soit un autre jour.Ce fut une bien belle finale de hockey féminin, excitante et tout, le problème étant, évidemment, qu’il n’y ait que deux équipes au monde pour offrir ce genre de spectacle et prétendre au championnat.Aussi, bien des heures plus tard, la discipline conli-nue-t-elle de passer le plus clair de son temps à se justifier d’exister au sens olympique du terme.Comme le soulignait Manon Rhéaume, le Canada est contraint d’affronter constamment VOIR PAGE A 10: REMPART I) i o n Lire aussi en pages B 6 et B 7 ¦ Dàhlie devient l’homme le plus titré des Jeux d’hiver ¦ La neige ensevelit les épreuves alpines ¦ Un duel au sommet entre Roy et Hasek ¦ Douloureux échec des Canadiens en ski acrobatique ¦ Patinage artistique: une confrontation Kwan-Lipinski ¦ Jaromir Jagr dynamite les Etats-Unis Le fondeur norvégien Thomas Alsgaard.REUTERS 778313000672 I.K I) K V 0 I II , I.!¦: .1 K UDI I !» K V.V li I K II I !» !» S A 2 L E S A C T U A LIT E S Remise en question du dépistage du cancer de la prostate Le test de l’APS ne permet pas de réduire la mortalité, constate le Collège des médecins Près de dix ans après l’arrivée d’un test prometteur pour déceler le cancer de la prostate, cette méthode de dépistage est maintenant remise en question, faute de résultats concluants.Suivant la vague américaine, le Collège des médecins retire son appui au test de TAPS.ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Dans la foulée des autorités de santé américaines, le Collège des médecins du Québec vient de déconseiller le dépistage de routine du cancer de la prostate chez les hommes, et cela, parce que rien ne prouve que les traitements actuels font chuter le taux de mortalité.La décision est de taille puisque, depuis quelques années, le dépistage du cancer de la prostate au moyen d’un test sanguin, où l’on mesure le taux d’antigène prostatique spécifique (APS), a connu une augmentation exponentielle au Québec, comme partout en Amérique du Nord.En 1996-1997, pas moins d’un quart de million de tests de dosage de TAPS ont été réalisés au Québec, alors qu’il ne s’en faisait pas plus de 65 000 en 1991.Or, voilà qu’après une controverse qui bat son plein de- puis quelques années dans la communauté médicale, le Collège des médecins, de concert avec l’Association des urologues, vient de choisir sa niche et retire son appui au dépistage systématique du cancer de la prostate à TAPS pour des raisons médicales et éthiques.«Le dépistage systématique n 'est plus recommandé de façon routinière.Mais si un homme a des inquiétudes, il doit en parler à son médecin qui doit l'informer des pour et des contre du traitement actuel», a expliqué le l)r Michel La-brecque, qui a présidé le groupe de travail du Collège qui a émis ces nouvelles lignes directrices.Plus encore, le Collège décourage fortement tout dépistage, voire même tout traitement chez les hommes âgés dont le taux de survie ne dépasse pas 10 ans.Aucune preuve scientifique Si le Collège émet maintenant des réserves, c’est qu’aucune preuve scientifique n'a permis à ce jour d’affirmer que ce dépistage permet de faire chuter le taux de mortalité dû au cancer de la prostate.11 ne permet pas non plus de prolonger la vie des patients dépistés aux tout premiers stades de la maladie.Plus encore, la sensibilité du test AI^, combiné au toucher rectal, fait que de 20 à 50 % des hommes qui présentent des résultats anormaux ne sont pas atteints de cancer.«En fait, on a appris les limites de ce test-là.On arrive à diagnostiquer la maladie plus vite, bien avant qu’elle ne se manifeste.Mais une fois le cancer diagnostiqué, nous n'avons pas de moyens de prédire son agressivité.Nous faisons face à un dilemme», a souligné hier le Dr Fred Saad, de l'Association des urologues.Dès 1996-97, le National Health Institute de Washington, de même que les société canadiennes et américaines du cancer, ont déconseillé le recours au dépistage systématique.Le Conseil d’évaluation des technologies médicales du Québec a aussi émis ses réserves dès 1995.Si l’on tient à être prudent en ce qui concerne ce genre de tests, c’est qu’il est massivement offert à des hommes de 50 ans et plus en pleine santé qui ne sont pas informés des conséquences d’un éventuel diagnostic positif.Or, un résultat anormal conduira en effet à des investigations plus poussées, et éventuellement à des traitements lourds de conséquences.Iœ patient aura le choix entre l’absence de traitements, ou alors l’ablation de la prostate ou la radiothérapie qui, dans 40 à 60 % des cas, mènent à l’impuissance.Car à l’heure actuelle, sauf chez les patients dont le cancer est avancé, on ne peut dire avec assurance lequel de ces traitements sera le plus efficace chez un individu.«On veut éviter que des gens se voient prescrire un test d’APS sans en être informés, parce qu'il y a tout un engrena- ge qui peut suivre un tel test», affirme le D' Michel Trudel, président de l’Association des urologues.On sait maintenant que, chez certains hommes sains, le cancer de la prostate, diagnostiqué a un stade précoce, ne se manifestera jamais au cours de leur vie.Somme toute, «ily a un potentiel de nuire qui est certain, parce qu’un tel diagnostic peut entraîner à tort une grande anxiété chez le patient.Il ne faut pas que les gens ouvrent un panier de crabes», soutient le I)' Marie-Dominique Beaulieu, qui a coordonné les travaux du comité.Toutefois, le Collège met des bémols importants a cette nouvelle position.11 considère toujours approprié d’effectuer le test chez les patients qui présentent des symptômes ou qui le réclament, après avoir été pleinement informés des impacts possibles.Une lourde responsabilité est ainsi placée sur les épaules des médecins de famille qui, souvent, réclamaient un test d'APS de façon routinière, comme un test de cholestérol, sans en informer leurs patients.Le cancer de la prostate est le cancer le plus fréquent et la deuxième cause de mortalité chez les hommes.On estime qu’un homme sur huit sera atteint de cette maladie au cours de sa vie, et qu’un sur vingt-sept en mourra.La plupart des patients atteints de cancers de la prostate sont asymptomatiques et ne seront diagnostiqués qu’après l’apparition des premiers symptômes.Révélation du magazine New Scientist L’OMS a censuré une étude sur le cannabis REUTERS Londres — L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a censuré une partie d’une étude confirmant que la consommation de cannabis était moins dangereuse que celle d’alcool et de tabac, affirmait hier le magazine New Scientist.Le rapport de l’organisation internationale, le premier depuis 15 ans, a été publié en décembre dernier.New Scientist affirme qu'une comparaison optimiste entre la marijuana et les «substances légales» a été abandonnée au dernier moment, l’OMS craignant qu’un tel aveu ne profite aux associations militant pour la légalisation du cannabis.«Il est clair que les experts de l'Institut national américain sur la consommation de drogue ainsi que ceux du Programme international de contrôle des drogues de l'ONU ont mis en garde l’OMS.Selon eux, ce rapport serait utilisé par les partisans de la légalisation», explique le magazine scientifique britannique.Une experte scientifique de l’OMS, le docteur Maristela Mon-teiro, a confirmé que la comparaison avait été censurée mais a démenti que l’organisation ait subi des pressions.«Il y a eu des problèmes sur ce chapitre», a-t-elle avoué à Reuters.«Nous pensions que la comparaison n’était pas équilibrée et qu’elle n'était pas très utile d’un point de vue de santé publique.Nous avons pensé qu'il était partial de montrer que le cannabis était moins dangereux», a-t-elle ajouté.Selon New Scientist, qui consacre entièrement son numéro de mercredi à la marijuana, un document qui aurait dû figurer dans le rapport prouve que le cannabis est une menace moindre pour la santé comparé aux cigarettes et à l’alcool, même consommé en quantité égale.Le document montre également que, si l’existence d’un syndrome fœtal dû à l’alcool était prouvée, celle d’une influence de la consommation de cannabis sur le fœtus est «loin d’être concluante».La marijuana crée un état de dépendance moins important et ne provoque aucune complication pulmonaire, ajoute le document censuré.votes MM eu Q) O sep numérique 20$ par mois ) minutes en tout temps 30$: 1 par mois illimité les fins de semaine +100 minutes en tout temps Il y a des moments où un téléphone sans fil peut faire toute la différence.Et avec des forfaits mensuels incluant 100 minutes de temps d'appel pour aussi peu que 20$, le SCP Clearnet est beaucoup moins cher a utiliser qu'un cellulaire.En plus de vous offrir toutes les fonctions numériques sophistiquées du SCP, une couverture immédiate d’un océan à l'autre et une garantie "argent remis» de 30 jours sur le téléphone, vous n'avez aucuns frais de mise 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fait.Il faut dire que les deux autres enquêteurs internes, soit Hilaire Isabelle et Bernard Arsenault, ont déjà longuement témoigné.Même si l’exercice auquel se livrent les avocats des policiers donne peu de résultats, les commissaires hésitent à intervenir de crainte de bloquer une avenue pouvant se révéler fertile.Il est fort probable que le témoignage de M.Boudreault prenne fin aujourd’hui.Grève de la faim (Le Devoir) — Une vingtaine d’hommes, femmes et enfants d’origine chilienne ont entamé hier matin une grève de la faim pour protester contre leur renvoi dans leur pays d’origine.C’est le comité de réfugiés Non à l’indifférence qui est l’instigateur du moyen de pression pour «dénoncer l’indifférence des autorités face au drame des réfugiés chiliens» et pour réclamer «un redressement de la situation par le moyen d’un programme spécial à caractère humanitaire dicté par le ministère de la Citoyenneté et de l’Immigration».Les réfugiés, qui se disent menacés de mort s’ils retournent au Chili, sont rassemblés à l’église Saint-Jean de la Croix, à Montréal.L’attitude de McDonald’s est dénoncée (PC) — La Ligue des droits et libertés a dénoncé, hier, la décision de la chaîne de restaurants McDonald’s de fermer son restaurant de Saint-Hubert.«En agissant de la sorte, McDonald’s nie aux 62 jeunes employés un droit fondamental reconnu universellement, notamment dans la Déclaration universelle des droits de l’homme, le droit de fonder un syndicat», écrit la Ligue, dans un communiqué diffusé hier.La Ligue signifie aussi son appui à la Fédération des travailleuses et travailleurs du Québec (FTQ) et au Congrès du travail du Canada (CTC), dans leur intention de déposer une plainte au Bureau international du travail (BIT) pour non-respect de la Convention de l’Organisation internationale du Travail (OIT) concernant la liberté syndicale et la protection du droit syndical.Vendredi, McDonald’s a fermé son restaurant de Saint-Hubert pour cause de non-rentabilité, selon Ta version officielle des propriétaires de la concession, les frères Torn et Mike Cappelli.Les employés de ce restaurant étaient alors en voie d’obtenir leur accréditation syndicale avec les Teamsters, af-filiés à la ITQ.Manifestation d’appui (I-e Devoir) — L’Association générale étudiante des secteurs sciences humaines, arts, lettres et communications de l’IJQAM manifestera son indignation face à la chaîne McDonald’s et donnera son appui publiquement aux travailleurs de ces restaurants dans leur démarche de syndicalisation aujourd’hui, entre 13h (4 14h, devant la succusale du 852 Sainte-Catherine Est.«En tant que jeunes et étudiants, nous ne pouvons rester insensible au sort que l’on a réservé à ceux et celles qui ne cherchaient qu’à obtenir des conditions de travail plus décentes», ont fait savoir les responsables de l’événement dans un communiqué.* ¦ » > I.K I) K V Oil!.I.K .1 K UDI I !> F K V I?I K li I II !) K A LE DEVOIR MONTREAL CONTRASTES f: VE SOIF JACQUES NADEAU I.E DEVOIR Une polémique esthétique entoure la restauration du Bain Lévesque, construit en 1908.Laideur d’hier ou de demain ?La restauration du Bain Lévesque fait craindre le pire aux habitants du Plateau Situé en plein cœur du Plateau Mont-Royal, le Bain Lévesque est actuellement le sujet d’une polémique.D’un côté, il y a des résidants qui veulent davantage de consultations concernant le dessin envisagé par les architectes.De l’autre, il y a un architecte qui estime qu’il n’y a pas lieu de réaliser un pastiche du passé.SERGE TRUFFAUT LE DEVOIR Au moins 517 résidants du Plateau Mont-Royal ont exprimé, par le truchement d’une pétition, leur inquiétude à propos du Bain Lévesque.La matière ou plutôt le motif du malaise ressenti par ces pétitionnaires découle du manque de consultations locales.11 est également attribuable au profil architectural que les auteurs de cette restauration, au coût de 2,3 millions, entendent donner à l’édifice.Professeur de français de jour, habitant du Plateau le reste du temps, Marcel Dubé est un membre de longue date du Comité des résidantes et résidants de l’avenue Christophe-Colomb.11 en est un des porte-parole.A son avis, les gens des environs ont été insuffisamment interrogés, questionnés, écoutés.Bref, il y aurait eu un déficit démocratique.Si on se félicite que toute transformation à des fins commerciales ait été écartée, si on affiche une certaine satisfaction à l'effet que l’amorce des travaux de rénovation se fera dans le courant de la présente année après une attente longue et fréquemment entrecoupée de fausses joies, les citoyens mécontents jugent par contre que la présentation du projet lors d’une audience de la Commission de développement urbain fut nettement insuffisante.Selon M.Dubé, «Thérèse Daviau [NDLR: l’élue du quartier] aurait dû y penser.Elle sait que nous, les gens du quartier, nous tenons à ce qu'il y ait davantage de consultations.Nous ne voulons plus que les autorités prennent l’habitude d'intervenir dans ce quartier sans qti ’on sache exaçtement ce qui va se passer».Echaudés par les interventions réalisées à la place Roy, dans la rue du même nom à hauteur de Saint-André, ainsi que par l’allée de béton du parc Lafontaine, qualifiées par M.Dubé de «bêtises» architecturales, les résidants craignent «qu'une laideur s'ajoute à une autre».Si cela continue, «on va finir par faire une ville laide».C’est d’ailleurs pour cet aspect-là des choses, l’esthétique envisagée par la firme d’architectes Lemoyne, Lapointe, Magne, que les résidants réclament une autre ronde de consultations.Une ronde qui se tiendrait dans le quartier et non à l’extérieur «comme ce fut le cas avec les audiences de la Commission Vi-ger».Une ronde qui permettrait aux opposants de critiquer «le dessin trop contemporain» de l’édifice.Le Bain Lévesque fut construit en 1908.Il fait partie de la première génération des bains publics.Pour reprendre l’expression de Dinu Bumbaru, directeur de Héritage Montréal, le Bain Lévesque est un témoin de l’architecture institutionnelle du début du siècle.Il est tout en briques, avec des rajouts en pierres.Ces derniers ont été effectués ultérieurement, sans aucun souci d’harmonisation.C’est un immeuble qui a mal vieilli.Ici, la brique est écaillée; là, il y a du grillage.Architecte choisi pour restaurer cette piscine, Michel Lapointe a estimé qu’en cette histoire il fallait être bien conscient que «le bain avait été mutilé à plusieurs reprises».Tellement mutilé «que sa démolition a été envisagée à plusieurs reprises.La brique est en si mauvais état qu’il y a menace d’effondrement».Bref, «il y a longtemps qu’on a perdu le fil» esthétique ou architectural de l’édifice.Avant de redessiner l’immeuble, l’architecte a décidé de conserver les éléments d’origine suivants: le bain comme tel, les colonnes, la charpente, la coupe.On souhaite également garder la cartouche.Sauf que, dans son cas, la concentration de fissures rend l’opération très délicate.Cela étant, «on a favorisé la filière patrimoniale à la filière performance technique, mais sans faire un pastiche du style victorien.Notre intervention doit être clairement exprimée.Elle doit être une illustration de la Charte de Venise.À savoir: les interventions contemporaines ne doivent pas être une copie de passé mais bien le reflet de leur époque.On ne peut pas faire un nouveau bâtiment en lui donnant l'allure d’un vieux bâtiment.» Selon les descriptions détaillées par M.Di-pointe, tout a été fait pour garder le caractère d’origine.Di seule chose qui changera se résume à ceci: le détail architectural.L’associé du cabinet Lemoyne, Lapointe, Magne promet que «le nouvel ensemble ne détonnera pas».Ne serait-ce qu e par l’utilisation des matériaux et notamment de la brique.L’idée du partage des automobiles fait son chemin Un deuxième projet de «voitures libre-service» est sur le point de se réaliser BRIAN MYLES LE DEVOIR Le partage de véhicules est une idée qui fait peu à peu son chemin à Montréal, où un deuxième service de «voitures libre-service» est sur le point de voir le jour.Di Coopérative montréalaise de partage de véhicules, nise sur pied par Sylvain Auclair, doit en principe lancer ¦les activités à la fin du mois de février dans les quartiers Notre-Dame-de-Grâce et Côte-des-Neiges.M.Auclair espère attirer au départ de 40 à 60 membres.Ce derniers disposeront en tout temps d’une flotte de cinq véhicules neufs, tous des modèles Tercel de Toyota.M.Auclair s'inspire du service déjà instauré par Benoît Robert à Québec (Auto-Com) et à Montréal (CommunAu-to).Il en coûte 400 $, remboursables en cas de départ, pour devenir membre de la nouvelle coopérative.Pour un utilisateur occasionnel (moins de 250 kilomètres par mois), la location d’une voiture coûte 1,8 $ de l’heure (au maximum 18 $ par jour) et 28,5 C additionnels par kilomètre parcouru.Pour ceux qui font plus de 250 kilomètres par mois, la tarification horaire reste la même, mais chaque kilomètre La tolérance est mise à mal dans les HLM «mixtes» Une étude montre que les gens âgés s’accommodent difficilement de la cohabitation avec d’autres générations CLÉMENT T R l!I) EL LE DEVOIR Les personnes âgées de 55 ans et plus qui habitent des HLM réservés à cette catégorie d'âge sont massivement «très satisfaites» de leur sort (71 % d’entre elles).Dans l’un de ces HLM montréalais, ce sont 100 % des occupants qui seraient même prêts à le recommander a un «uni.Di proportion des «très satisfaits» baisse toutefois à 40 %, pour le même groupe de 55 ans et plus, dans les HLM dits «mixtes», accessibles depuis quelque temps à des clientèles plus jeunes.Cette perception d’une baisse de qualité de vie pour des aînés appelés à cohabiter avec d’autres générations est à première vue surprenante, puisqu'il pouvait s’agir au départ, selon l’Office municipal d’habitation (OMH) de Montréal, d’une chance offerte de dynamiser la vie sociale, d’éviter l’écueil de la ghettoïsation dans une société qui entend éviter l’exclusion.11 fallait aussi, disait-on en 1994, compenser la baisse de la demande de telles résidences dans certains quartiers et pallier l’abandon de subventions aux logements sociaux.Les deux auteurs d’une étude de l’INRS-urbanisation (juillet 1997), intitulée Im Transformation de HIM pour personnes âgées en ensembles d’habitation mixtes, Francine Dan-sereau et Jaël Mongeau, ont offert hier, lors d’un déjeuner-séminaire au siège de l'INKS-urbanisation, une réponse partielle au paradoxe constaté: «L'opposition à un mélange accru des groupes d'âge est pratiquement généralisée: les motifs le plus souvent invoqués renvoient aux perturbations engendrées par la présence d’enfants et de personnes souffrant de troubles mentaux.» Il faudra donc, avant de poursuivre de tels projets de mixité, clarifier les enjeux pour les locataires visés et se plier à une négociation souple, suggèrent les auteures.De fait, dans les HLM homogènes, 87 % des aînés désirent demeurer «le plus longtemps possible» dans leur logis actuel (contre 48 % dans les ensembles mixtes).Il est curieux de noter — à même les 121 questionnaires complétés, provenant de citoyens de souches très diversi- fiées — qu’un grand nombre d’occupants de ces HLM, dont certains se plaignent de la présence de «racistes» —, estiment qu’il y a «des gens dans ce HIM qui n’ont pas leur place ici»! Plus de 65 % des occupants des HLM mixtes se disent tout à fait d’accord ou plutôt d’accord avec cet énoncé — 35 % dans les HLM homogènes.D* langage plutôt direct et cru utilisé par certains des interviewés tiendrait, selon Mme Dansereau, à «l’absence de censure» à mesure que ces gens au franc-parler avancent en âge.Il n’en demeure pas moins que la tolérance est mise à mal, surtout lorsque les habitudes acquises sont bousculées par des plus jeunes qui n’ont pas les mêmes intérêts (la plupart des comités de locataires sont, soit en veilleuse, soit disparus dans ces HLM).On insinue aussi parfois que les nouveaux occupants ne sont pas bien sélectionnés, qu’ils n’ont pas un droit strict à un logement de ce type.Ou encore, des aînés ancrés dans leurs habitudes affirment que certains sont d’anciens patients d’hôpitaux psychiatriques «dont la médication n’est pas toujours adéquate» ou des gens ayant des problèmes d’alcool.La recherche a bénéficié d’une subvention de 20 000 $ de la SCHLet de l’Office municipal d’habitation.Elle a été effectuée en 1996 dans trois quartiers montréalais: Rosemont, Centre-Sud et Côte-des-Neiges, et porte sur six HLM, trois homogènes et trois mixtes auxquels on donne des noms fictifs.Leur description permet aux connaisseurs de les repérer.Ces HLM totalisent 475 unités de location occupées par des femmes dans une proportion allant de 61 % à 83 %! Parmi les nombreuses données fournies par cette recherche, on peut retenir que, le soir, près des deux tiers des répondants se disent «très ou plutôt insécures», mais que sous cet aspect «l'âge est un facteur discriminant», l’insécurité étant davantage répandue chez les 70 ans et plus.L’un des facteurs qui ont motivé la tenue de cette recherche est la réticence qu’avait suscitée le projet de l’OMH — révisé depuis à la baisse — de transformer 15 HLM pour aînés en ensembles mixtes.Tout indique que, désormais, on verra à ne pas brûler les étapes.uérin niversitaire Voici un livre qui est passé inaperçu : Im famille en évolution: perspectives canadiennes 444 pages.40,70 S Auteurs : Frederick E.Jarman et Susan Howlett Collaboratrices : Mary Jean Woods et Tilly Crawley Excellente approche de la sociologie, l’anthropologie, la psychologie et la psychiatrie de la famille.Un livre intéressant, vivant, concret et appliqué à la réalité canadienne.Siège social : GUÉRIN, éditeur Itée 4501.rue Drolet Montréal (Québec) H2T 2G2 Téléphone: (514) 842-3481 Télécopieur: (514) 842-4923 Adresse Internet: | http://www.guerin-editeur.qc.ca parcouru coûte 20 C.De plus, une cotisation mensuelle de 22 $ est imposée aux utilisateurs réguliers.Un simple coût de téléphone sera nécessaire pour réserver un véhicule.Une facture sera expédiée aux membres de la coopérative à la fin de chaque mois.«Les gens sont intéressés à ce genre d’idée d’avoir une auto sans avoir à débourser 5000 ou 10 000 $ par année», croit Sylvain Auclair, qui veut faire sa part pour que diminue le nombre de voitures en circulation sur l’ile de Montréal.Selon lui, le partage «rend l'utilisation de la voiture plus complémentaire aux autres moyens de transport.Ça diminue l’usage de l’automobile à moyen terme.Un kilomètre, c’est déjà ça.Ce sont des litres d’essence bridés en moins».L’achat ou la location d’un véhicule à long terme coûtent cher, rappelle M.Auclair.«Ce qui existe, c'est moins le désir de posséder une automobile que celui de pouvoir en utiliser une quand besoin est au plus bas coût possible», dit-il.Au cours de la première année d’existence de la coopérative, M.Auclair prévoit une croissance de 150 à 200 personnes.Il devra éventuellement composer avec la concurrence, l’entreprise CommunAuto ayant l’intention de s’implanter d’ici le printemps dans Côte-des-Neiges et Notre-Dame-de-Grâce.Ixm Pour femmes et hommes: «Sans repassage, sans rétrécissement.sans blague!» TîUey Endurables - 1050 ave.Laurier Ouest 272-7791 OBTENEZ UN CATALOGUE GRATUIT EN COMPOSANT LE 1-800-465-4249 Bell Canada Avis de nomination Bell Canada est heureuse d’annoncer la nomination de Sylvie Lalande au poste de première vice-présidente - communications et marché consommateur, Québec et de Pierre Shedleur au poste de premier vice-président marché secteur public, Québec.Ils relèvent de P.André Aubin, vice-président exécutif, Bell Canada et président, Québec.Sylvie Lalande Déjà responsable de l’ensemble des activités de communication de Bell au Québec depuis juillet 1997, Mme Lalande assume en plus, sur le môme territoire, la gestion du marché consommateur et de l’ensemble des produits et services qui lui sont destinés.Mme Lalande s’est jointe à Bell en juillet 1997.Auparavant, elle était présidente-directrice générale d’un regroupement d’entreprises chargé de développer un projet de commercialisation de services interactifs.Diplômée en information culturelle de l’Université du Québec à Montréal, Mme Lalande possède une riche expérience de l’industrie des médias acquise chez Télémédia et Vidéotron.Mme Lalande est membre du conseil d’administration de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, de l’Université de Montréal, du Théâtre du Nouveau Monde, de Carbone 14 et du Fonds de la radiodiffusion et des nouveaux médias Bell.Fondée en 1880, Bell Canada est la plus importante entreprise de télécommunications au Canada.La compagnie, dont le siège social est situé à Montréal, emploie 12 500 personnes au Québec.Bell contribue à l’essor économique du Québec en faisant affaires avec plus de 7 (XX) fournisseurs québécois, ce qui représente une dépense annuelle de 575 millions de dollars en biens de services.Grâce à ses 235 000 kilomètres de fibre optique et à ses équipements de commutation entièrement numériques, Bell permet au Québec de se positionner à l’avant-garde des nouvelles technologies en fournissant une gamme de plus en plus étendue de services évolués de transmission de la voix, de données et d’images à ses clients.Bell Canada est membre de Stentor, l’alliance des principales entreprises de télécommunications du pays.Pierre Shedleur M.Shedleur, à titre de responsable du développement de ce marché, contribue à renforcer la présence de Bell au Québec.De février à décembre 1997, M.Shedleur était vice-président - secteur public et alliances stratégiques, Québec.Auparavant, il avait acquis une solide expérience des services publics au Québec, occupant divers postes en finances au sein du ministère de l’Éducation et du Conseil du trésor.En 1987, il était vice-président - finances à la CSST puis, est devenu par la suite président du conseil d’administration et chef de la direction de 1992 à février 1997.M.Shedleur est diplômé de l’École des Hautes Études Commerciales et Fellow de l’Ordre des comptables agréés du Québec.11 exerce ses fonctions à Québec et à Montréal. I.E I) K V 0 III .I.K .1 E I! I) I I !) K K V li I E It I !> !» S A 4 L E S A C T U A LIT E S L’exposition sur l’Holocauste n’ira pas au Musée de la guerre PRESSE CANADIENNE Ottawa — Le Musée canadien de la guerre donnera suite à son projet d’agrandissement, mais sans la controversée salle consacrée à l'Holocauste, a fait savoir à Ottawa, hier, la présidente du Musée canadien des civilisations, Adrienne Clarkson.Le projet ira de l’avant le plus rapidement possible, l'espace supplémentaire étant consacré à l’histoire militaire du Canada, a indiqué Mme Clark-son par voie de communiqué.Entre-temps, le Musée canadien des civilisations, duquel dépend le Musée canadien de la guerre, se mettra à la recherche de locaux pouvant accueillir l’exposition consacrée à l'Holocauste.«L'histoire de l’Holocauste sera mieux racontée dans un édifice distinct lui étant entièrement consacré», a déclaré Mme Clarkson.Annoncée en novembre dernier, l’inclusion d'une exposition sur l’Holocauste à même le projet d'agrandissement du Musée canadien de la guerre avait suscité la colère des anciens com- battants.Ces derniers affirmaient ne pas avoir été consultés, se disant en outre opposés à l’ouverture d’une salle sur l’Holocauste dans un musée consacré à l’histoire militaire canadienne.Ils souhaitaient donc que cette exposition soit montée ailleurs qu’au Musée canadien de la guerre, à l'instar d’ailleurs d’organisations juives de premier plan.Un sous-comité du Sénat a tenu pendant une semaine des audiences sur la question, au cours desquelles les anciens combattants ont fait part de leur mécontentement quant à la façon dont ce dossier avait été mené.Mme Clarkson a elle-même reconnu que le tout était empreint de maladresse, souhaitant davantage de collaboration entre les parties.Hier, le président du Conseil national des associations d’anciens combattants, Cliff Chadderton, s’est dit satisfait de la décision annoncée le jour même, se réjouissant notamment du fait que le projet d’agrandissement du Musée canadien de la guerre se poursuivrait sans plus tarder.Armes de destruction massive Axworthy réaffirme l’importance du régime d’inspection de l’ONU en Irak JOCELYN COU LON LE DEVOIR Le ministre des Affaires étrangères, Lloyd Axworthy, a réaffirmé mardi soir que le régime d’inspection institué par l’ONU en Iraq était d’une importance cruciale pour lutter contre la prolifération des armes de destruction massive.Dans un discours prononcé devant un comité d’experts, qui rendait public un important rapport de la Fondation Carnegie sur la prévention des conflits meurtriers, le ministre a ni|> pelé que, si la communauté internationale «a construit [depuis 1920] un rempart juridique impressionnant contre les armes chimiques et biologiques», elle manquait «dangereusement d’outils efficaces pour l’application de [ces| instruments juridiques face aux nouvelles menaces».Cette lacune, a dit le ministre, est le résultat de la trop grande concentration des efforts internationaux en faveur du désarmement nucléaire pen- dant toute la guerre froide.«À notre époque où les armes de destruction sont aussi meurtrières que facilement accessibles, nous avons un pressant besoin de nouveaux outils.» Selon M.Axworthy, la Commission spéciale de l’ONU sur le désarmement de l’Irak, l’UNSCOM, est l’un de ces outils nécessaires «pour éliminer d’Iraq les armes de destruction massive et pour faire en sorte que ces armes ne soient jamais plus mises au point».Le ministre a fait remarquer qu’un échec de l’UNSCOM «laisserait le champ libre aux terroristes et aux dictateurs qui font des armes chimiques et biologiques leur arsenal de prédilection.» M.Axworthy a justifié l’appui canadien à la position américaine dans l’affaire irakienne en rappelant que le régime de Bagdad avait employé, dans les années 80, «des armes chimiques contre les Iraniens et contre sa propre population kurde à dix occasions au moins».La crise qui braque l’Irak contre une partie de la communauté internationale a éclaté lorsque le gouvernement irakien a interdit à l’UNS-COM l’inspection de sites présidentiels et a lié cette question à une levée de l’embargo.Selon les résolutions adoptées par les Nations unies au lendemain du conflit avec l’Irak en mars 1991, l’embargo contre ce pays ne peut être levé avant que l’UNSCOM ait certifié qu’il ne possède plus d’armes nucléaires, chimiques et bactériologiques ou de missiles de plus de 150 kilomètres de portée.Le Conseil de sécurité a rejeté le moratoire irakien, alors que les Etats-Unis se sont dits prêts à frapper militairement l’Irak pour détruire son arsenal chimique et biologique.La position américaine a été endossée par l’Australie, le Canada, la Nou- Lloyd Axworthy velle-Zélande, l'Allemagne, la Grande-Bretagne et une dizaine de pays européens.II y a deux semaines, Londres a publié un rapport sur l’arsenal irakien qui affirmait que les inspecteurs de l’ONU n’avaient pas trouvé trace de 600 tonnes d’un composant permettant de fabriquer 200 tonnes de l’agent mortel VX.Selon les observateurs, l’insistance irakienne à empêcher l’inspection des sites présidentiels renforce la théorie de Washington que le président Saddam Hussein doit y cacher (les armements.Répondant aux critiques de plusieurs groupes pacifistes, qui accusent le Canada de s’être aligné sans condition sur la position américaine, le ministre a rappelé une des conclusions du rapport de la Fondation Carnegie sur les conflits meurtriers.«Au cours de la phase aiguë d’une crise, il peut être nécessaire de prendre des mesures fermes pour priver les belligérants d'armes et de munitions.» if L A- 13 façons d’améliorer l’accessibilité à notre réseau de la santé et des services sociaux Nous lançons un défi à fous.Les compressions majeures dans la santé et les services sociaux sont derrière nous, mais un le défi de ratas objectif demeure: comment utiliser le plus judicieusement les 3, / milliards de dollars qui y sont consacrés chaque annéei Nous lançons ces jours-ci à la consultation un nouveau plan d’amélioration des services pour les trois prochaines années sur l’île de Montréal.Au cœur du projet: «le défi de l’accès».U consiste à réduire en priorité l'attente dans des secteurs névralgiques tels la chirurgie cardiaque, la neurochirurgie, les urgences et les services aux personnes ayant une déficience intellectuelle.Pour améliorer les services à la population, la Régie régionale propose d 'injecter HO millions de dollars sur trois ans tout en réalisant des économies dans les services administratifs et de soutien.Partagez-vous ces choix?Êtes-vous d’accord avec les priorités concrètes mises de l’avant par la Régie région ale?Un document intitulé «Le défi de l’accès» vous en dévoile davantage.Appelez-nous pour vous le procurer et pour nous faire part de vos commentaires.Ce défi, nous voulons le partager avec vous.O* E N BR E F Médicament contre les accidents cérébrovasculaires.i (Le Devoir) — Un médicament utilisé pour prévenir les crises cardiaques permet de réduire de 28 % le risque de subir un accident cérébrovasculaire chez les patients atteints d’une maladie coronarienne.Voilà du moins ce que conclut une vaste étude menée à l’échelle internationale sur plus de 4(MK) hommes et femmes, qui ont reçu cette statine normalement prescrite pour prévenir la crise cardiaque.Ce type de médicament est utilisé pour réduire le taux de cholestérol dans le sang, souvent en complément d’une diète.et contre la sclérose en plaques (PC) — U's personnes atteintes de sclérose en plaques qui n'ont pas encore atteint la phase ultime du développement de la maladie peuvent jouir depuis deux semaines d’un médicament anti-inflammatoire qui retarde la progression de leurs incapacités.Le médicament, familièrement appelé le Rebif, retarde les poussées d’inflammation de la moelle épinière et du cervelet, en plus de réduire la durée de ces poussées.Aussi, il prolonge le délai d’apparition de la phase ultime de la maladie, qui apparaît habituellement après une vingtaine d’années de rémission.lx>rs de poussées d’inflammation, la sclérose en plaques provoque des problèmes de vision et de coordination, de même que des faiblesses.Son caractère irréversible et dégénératif confine ultimement à l’impotence.Selon le neurologue Pierre I )uquette, du centre hospitalier de l’Université de Montréal, le Rebif consolide les acquis sur la lutte à la sclérose en plaques et offre des progrès encourageants aux personnes atteintes.Morrison : fin de l’enquête préliminaire 1 lalifax (PC) — L’enquête préliminaire d’une femme médecin accusée du meurtre de l’un de ses patients s’est conclue par la présentation des derniers témoignages, hier à Halifax, en Nouvelle-Ecosse.On saura le 27 février si Nancy Morrison devra se défendre d’une accusation de meurtre prémédité ou d’une autre de moindre gravité.La Couronne souhaite que l’accusation soit réduite à celle d'homicide sans préméditation.Condamné par le cancer, Paul Mills, 65 ans, de Moncton, au Nouveau-Brunswick, est décédé en novembre 1996, alors qu’il se trouvait dans une unité de soins intensifs du Centre des sciences de la santé Reine Elizabeth 11, à Halifax.Liban: des précautions Beyrouth (Reuter) — L’ambassade canadienne au Liban conseille aux citoyens canadiens de prendre certaines précautions en relation avec la crise du Golfe, notamment en maintenant des réserves de nourriture suffisantes pour une semaine et en s’assurant que leurs véhicules sont en bon état de marche en prévision d'un long trajet.Il ne semble y avoir aucune menace directe contre les Canadiens au Liban, mais cette situation pourrait changer rapidement et sans préavis, dit l’ambassadeur Daniel Marchand dans une lettre distribuée par l’ambassade.L’ambassade ne conseille pas aux Canadiens de quitter le Liban, mais elle leur recommande d’être prêts en prévision d’une possible situation d’urgence. I.K I) K V OIK.I.K .1 K C I) I I !l F K V II I K II I !l !) X A 5 -* LE DEVOIR ?-= POLITIQUE Le fisc et le transport maritime Martin essuie un feu nourri K Kl AN MYLES LE DEVOIR Ottawa — L’opposition a torpillé hier le ministre des Finances, Paul Martin, blanchi la veille d’allégations de conflit d’intérêts par le conseiller en éthique du gouvernement fédéral.Tous les partis d’opposition confondus à Ottawa s’inquiétaient de la portée d’un changement à la Loi sur l’impôt avantageant les compagnies de transport maritime international.Or, M.Martin détient des intérêts dans ce domaine.Il a cependant confié la gestion de ses avoirs à une fiducie sans droit de regard lorsqu’il est devenu ministre.Après une enquête de deux semaines, le conseiller en éthique du gouvernement, Howard Wilson, a indiqué mardi, devant un comité parlementaire, que M.Martin n’était pas au courant du potentiel de conflit d’intérêts que comportait le projet de loi.M.Wilson s’est notamment entretenu avec le vice-président de la Canada Steamship Line (CSL), propriété de M.Martin, avant de tirer ses conclusions.II a pu apprendre que la CSL n’avait aucunement l’intention de se prévaloir des avantages fiscaux qui pourraient résulter de i’application de la loi refondue.Ces quelques articles du projet de loi omnibus C-28, modifiant la Loi sur l’impôt, a vu le jour à la suite d’une demande du gouvernement de la Colombie-Britannique, qui voulait encourager les investisseurs étrangers à s’établir dans cette province, a dit Howard Wilson.«M.Martin n'a rien à voir avec la question, a déclaré M.Wilson devant le Comité permanent des Finances.Les me- sures prises pour éviter de mettre ce dernier dans une situation de conflits d’intérêt apparent ont fonctionné [.] Une chose est claire: les allégations sont dénuées de fondement.M.Martin ne se trouve pas en situation de conflit d’intérêts.» Le Bloc québécois, dont l’ire avait provoqué l’enquête du conseiller en éthique, le Parti conservateur, le NPI) et le Reform Party s’en sont pris hier au ministre Martin et à M.Wilson.Quelle est l'utilité d’un conseiller éthique s'il approuve des comportements non éthiques?», a demandé le débuté réformiste Monte Solberg.Du côté du Bloc, Michel Gauthier a déploré le fait que le président du Comité des finances ait refusé de créer un comité spécial pour entendre des témoins et clarifier davantage cette affaire.Ix»s quatre partis d’opposition organisent aujourd’hui une conférence de presse conjointe pour faire le point.En Chambre, le premier ministre a défendu une fois de plus son ministre des Finances.Selon Jean Chrétien «tout le monde au Canada» sait que M.Martin et sa famille sont propriétaires d'une entreprises maritime.«Les allégations sont dénuées de fondement, a-t-il dit.“M.Martin ne se trouve pas en conflit d’intérêts", a dit Howard Wilson.|.-I C'est clair et net qu'il n’est pas en conflit d’intérêts et je maintiens ce que j’ai toujours dit, c’est-à-dire que le ministre s'est très bien comporté et qu’il a pris toutes les dispositions nécessaires pour n’avoir aucun conflit d’intérêts ou apparence de conflit d'intérêts.» Selon M.Chrétien, c’est le secrétaire d’Etat aux institutions financières, et non M.Martin, qui s’est occupé des aspects du projet de loi C-28 touchant le transport maritime international.Paul Martin D’abord les impôts, dit Charest BRIAN MYLES LE DEVOIR Ottawa — A la veille de la présentation du budget fédéral, le chef du Parti conservateur (PC), Jean Charest, a exigé une réduction d’impôts pour les Canadiens.la création de bourses du millénaire pour les étudiants, un projet dont le premier ministre Jean Chrétien a fait l’éloge mardi, a par ailleurs suscité à nouveau la controverse, autant au PC qu’au Bloc et au Reform.Le chef du Parti conservateur estime qu’Ottawa devrait plutôt consacrer un éventuel surplus budgétaire à la réduction du fardeau fiscal des contribuables canadiens.«On ne peut pas attendre, il faut commencer à réduire les impôts immédiatement», a dit M.Charest, cpii présentait hier la politique budgétaire de sa formation.Le PC a proposé une série de mesures pour redresser la situation financière du pays.Entre autres: ¦ faire passer de 6456 à 10 O(M) $ l’exemption d’impôts personnelle de base; ¦ supprimer la surtaxe de 2 % imposée pour la réduction du déficit: ¦ accorder un crédit d’impôts couvrant jusqu’à 17 % des coûts d’intérêt des prêts étudiants; ¦ exonérer d’impôts les contributions allant jusqu’à 4000 $ à un Régime enregistré d’épargne-étude; ¦ hausser le plafond des contributions à un REER; ¦ indexer la prestation pour enfants; ¦ indexer les tranches d'imposition; ¦ augmenter la déduction accordée aux petites entreprises.«Nous n’attendrions pas un équilibre budgétaire pour réduire les impôts.Nous les réduirions immédiatement», a affirmé M.Charest, pour qui les promesses du Livre rouge sont insuffisantes.Le premier ministre Jean Chrétien a par ailleurs dû défendre son projet de bourses du millénaire hier.Jean Charest estime que ce programme ne tient pas compte du «problème le plus criant» chez les étudiants, à savoir l'endettement, La dette moyenne des étudiants à travers le pays est de 25 000 $.«Le programme est pour qui?Est-ce que ce sera un souvenir à la mémoire de Jean Chrétien ou est-ce que ce sera pour aider les étudiants?», s’est interrogé M.Charest.«Nous sommes préoccupés [par la situation]», a dit M.Chrétien, sans plus, invitant ses collègues de la Chambre des communes à attendre le dépôt du budget, mardi.Le Bloc québécois s’est également élevé contre les bourses du millénaire, estimant que ce vaste projet, évalué entre 800 millions et trois milliards de dollars, empiétait sur un champ de compétence exclusif aux provinces.Cet argument n’a pas semblé convaincre le ministre des Affaires intergouvemementales, Stéphane Dion.«L’aide financière aux étudiants est depuis toujours une responsabilité partagée et je ne connais pas un seul gouvernement fédéral dans le monde dans les pays développés qui ne se mêle pas d'aider ses citoyens à avoir accès aux institutions d’éducation.Les Canadiens ont le droit de recevoir l'aide de leur gouvernement fédéral.» Parizeau applaudit à la «formidable coalition» du Québec PRESSE CANADIENNE Sherbrooke — Lorsque le Québec sera devenu souverain.l’histoire retiendra que le point tournant de toute cette saga aura été la déclaration du cardinal Jean-Claude Turcotte qui, en affirmant que la décision ultime revenait aux Québécois et non à la Cour suprême, a permis de connaître les positions des fédéralistes et a créé du coup «une formidable coalition» en faveur du respect de la décision du peuple québécois.Plutôt silencieux depuis son retrait de la vie politique, l'ancien premier ministre du Québec, Jacques Parizeau, a profité du renvoi fédéral sur le droit du Québec à faire sécession pour prononcer hier une allocution fort prisée devant quelque 250 personnes réunies à l’Université de Sherbrooke.D’entrée de jeu, M.Parizeau a reconnu qu’il n’existait aucune disposition dans la Constitution canadienne permettant à une province de faire sécession.«On pourrait dire que ce qui n'est pas interdit est, par conséquent, autorisé.C’est un vieux principe de droit.Mais ce n 'est pas comme ça que la question a été posée.On demande plutôt: est-ce qu’une déclaration unilatérale de souveraineté est autorisée?Ix>s juges doivent répondre non.Mais ils sont un peu piégés.» Piégés, les juges, de même que le gouvernement fédéral, parce que, dans sa stratégie, le Québec entend proposer une négociation de partenariat avec le gouvernement fédéral dans l’éventualité d’une réponse positive à un troisième référendum.Pas question, donc, de déclarer unilatéralement la souveraineté.«Et si les négociations ne marchent pas, on y va quand même parce qu’on aura dans notre poche une déclaration de souveraineté, de prévoir Jacques Parizeau.Ixi démarche du fédéral consiste à faire affirmer qu’il n’y a pas de moyen démocratique d’obtenir la souveraineté.Iss juges ont plus qu’une patate chaude entre les mains.» En fin de compte, si la Cour suprême et le gouvernement fédéral en venaient à la conclusion qu’il n’existe effectivement aucun moyen démocratique permettant a une province d'accéder à sa souveraineté, la partie n’en serait que plus facile.«On n’aurait qu’à tenir une élection référendaire.C’est plus facile à gagner», dira M.Parizeau sur un ton ironique.Par ailleurs e député libéral de Châteauguay, Jean-Marc Fournier, qualifie «d'hypocrites» les leaders souverainistes I-ucien Bouchard et Jacques Parizeau, qui invoquent la démocratie dans le dossier dont la Cour suprême est saisie, mais qui cachent le «plan ()•> à la population québécoise.«Il n’y a pas d’autodétermination possible dans la cachette et la tromperie, dans l’astuce et l’arnaque», a lancé le député Fournier devant la presse pour faire suite à l’intervention de M.Parizeau à Sherbrooke.le député libéral laisait allusion au refus du gouvernement de dévoiler ce que les fédéralistes appellent "le plan ()>>, c’est-à-dire la stratégie du gouvernement du Parti québécois à l’automne 1995 pour faire face aux mouvements financiers susceptibles de se produire à la suite d'une victoire référendaire de la souveraineté.E N BR E F 300 000 $ à Pro-Démocratie : Imposition gronde (Le Devoir) — Le Parti libéral et l’Action démocratique critiquent vigoureusement la décision du gouvernement Bouchard d’accorder une aide de 300 000 $ au groupe Pro-Démocratie, un regroupement de citoyens de plusieurs tendances politiques dénonçant le renvoi à la Cour suprême.Par voie de communiqué, le ministre des Affaires intergouvemementales canadiennes, Jacques Brassard, a expliqué la décision de son gouvernement par le fait qu’il appuyait les objectifs de Pro-Démocratie.Québec accepte de soutenir financièrement un organisme qui veut permettre à la population de prendre part au débat sur le droit à l’autodétermination.Toutefois, le critique libéral Christos Sirros se demande oil sont les priorités du gouvernement.II qualifie de «honte» le fait de servir la propagande alors que les urgences débordent.De son côté, le chef de l’ADQ, Mario Dumont, déclare que la subvention à Pro-Démocratie ne servira qu’à stimuler les chicanes constitutionnelles.11 s’étonne de cette dépense d’autant plus que les audiences de la Cour suprême sont presque terminées.Début des audiences de la CAI le 4 mars (Ije Devoir) — Ixi Commission d’accès à l'information tiendra ses audiences publiques sur les allégations de fuite de renseignements confidentiels au ministère du Revenu à partir du 4 mars au Centre des congrès de Québec.Le banc des commissaires sera constitué du président Paul-André Couteau ainsi que de Me Michel Importe et Me Roberto Iuticone.Les audiences, auxquelles participeront le premier ministre Lucien Bouchard et ses ministres Roger Bertrand et Rita Dionne-Marsolais se tiendront à raison de trois jours par semaine.Nouveau président au Conseil des relations du travail Ottawa (PC) — Paul Lordon, un Canadien issu des Maritimes, expert en droit, a été nommé hier à la tête du Conseil canadien des relations du travail.Il succède à Ted Weatherill, congédié pour ses dépenses abusives.le ministre du Travail, Lawrence MacAulay, a annoncé que M.Lordon entrera en fonction le 16 mars.M.Lordon est actuellement président du Conseil (le l’emploi et du travail du Nouveau-Brunswick et président du Conseil de la paye de la Gendarmerie royale du Canada.Son nouveau poste comporte une rémunération pouvant atteindre 155 (XX) $ par an.Son prédécesseur a été licencié le mois dernier après huit années au cours desquelles il avait accumulé des comptes de dépenses extravagants, incluant 7(X) $ pour un dîner pour deux à Paris.M.Weatherill a contesté son congédiement en cour, et a perdu.Le Conseil des relations du travail supervise les relations de travail de 700 (XX) Canadiens.Le sénateur Thompson reste au Mexique PRESSE CANADIENNE Ottawa — lx sénateur Andrew Thompson ne s’est pas présenté comme on le lui avait demandé devant le comité du Sénat, hier, pour justifier ses absences répétées de la Chambre haute.Dans une lettre envoyée au comité par télécopieur, le sénateur affirme que ses médecins lui ont dit que sa santé ne lui permettait pas d’effectuer le voyage de sa résidence de Ixi Paz, au Mexique, jusqu’à Ottawa.«En aucun temps n’ai-je voulu faire outrage au Sénat, écrit-il.Je respecte l’institution.Quand les médecins me jugeront capable de voyager, je me présenterai.» Les sénateurs ne cachent pas la colère que leur inspire l’absentéisme chronique de leur collègue, qui attire beaucoup d’attention depuis quelques semaines.Ils ont d’ailleurs débattu de la possibilité d’expulser M.Thompson ou de lui imposer une amende pour ses absences.Cependant, l’expulsion d'un sénateur n’a aucun précédent, et certains experts soutiennent que la Constitution ne prévoit pas une telle mesure.Invoquant «le discrédit jeté sur le Sénat par la farce d’Andrew lliompson», le sénateur conservateur Ron Ghitter a profité d’un débat sur la réforme de la Chambre haute, iiier, pour réclamer l’adoption d’un Sénat élu ou d’une méthode non partisane de sélection des sénateurs.Il s’est dit en faveur d’une représentation régionale égale — par provinces ou régions — et d’un mandat maximal de 10 ans.Le sénateur Ghitter n’a pas parlé du problème précis à l’origine de l’actuelle controverse, soit les règles floues sur la présence aux séances du Sénat.M.Thompson, qui est à deux ans de l’âge de la retraite obligatoire pour les sénateurs (75 ans), a participé à 47 séances du Sénat au cours des 14 dernières années — et ne s’est présenté que 14 fois depuis le débat sur la TPS, en 1990.Mais techniquement, il n’a enfreint aucun règlement du Sénat, parce qu'il n’a pas manqué deux sessions consécutives complètes.La Cour suprême est comme la lour de Pise.mm elle penche toujours du même côté ! rès souvent, la Cour suprême a penché.contre le Québec.Elle a affaibli la HH s!§ capacité de l'Assemblée nationale à défendre la langue française.Elle a enlevé =’ au Québec son droit de veto sur les changements à la constitution.Elle a réduit les pouvoirs du Québec en matière de culture en l'empêchant de maîtriser les télécommunications.Elle a mis des bâtons dans les roues de la loi québécoise qui réglemente les dépenses électorales et référendaires, et elle a obligé le directeur général des élections du Québec à abandonner ses poursuites contre L démocratie aura le dernier mot : la campagne référendaire.« H n'y 3 qu'un tribunal pour decider ^ ., .de l'avenir politique du Québec, Cette semaine, c est maintenant r “ ,, ' au tour de la démocratie québécoise C*GSt 16 pGUplG QU QUGDGC.» d'être au banc des accusés._ Lucien Bouchard Il n'est donc pas étonnant que le recours devant la Cour suprême soit l'un des principaux éléments du Plan B du gouvernement fédéral pour intimider les Québécoises et les Québécois.Ottawa veut que sa Cour affirme que l'avenir du Québec n'est pas entre les mains du peuple québécois, mais entre celles des juges et des politiciens du Canada.Rassemblement pour le respect de la démocratie.Le vendredi 20 février 1998 à 18 h 30.Palais des Congrès de Montréal Parti 201, rue Viger Ouest Québécois i.i: i) K \ (mû.i !¦: ,i !•: r p i i o f e v it i e h i o n k A (> Le LE MONDE Mission périlleuse pour le calme et courtois Annan Le numéro un de l’ONU connaît bien les champs de mines diplomatiques Le secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, entame avec le «soutien total» du Conseil de sécurité une mission de la dernière chance qui le conduira à Bagdad aujourd’hui pour d’ultimes discussions destinées à éviter des frappes américaines contre l’Irak.La Maison-Blanche s’est montrée pessimiste sur l’issue de cette mission, tout comme le secrétaire d’Etat Madeleine Albright, dont le discours à l'université de l’Ohio a été interrompu à plusieurs reprises par des dizaines de jeunes manifestants hostiles à la politique américaine.Les Etats-Unis, qui ne voulaient plus de Boutros Boutros-Ghali, ont été son plus ardent parrain à la tête de l’ONU.Aussi devra-t-il démontrer aujourd’hui au monde islamo-arabe qu’il n'est pas une marionnette de Washington.EVELYN LEOPOLD REUTERS Nations unies — Le courtois mais opiniâtre Kofi Annan conduit ce week-end à Bagdad la mission la plus périlleuse de sa carrière de diplomate, pourtant chevronné, au sein des organisations internationales.L’enjeu pour le diplomate ghanéen, qui dirige l’ONU depuis 13 mois, est d’éviter un conflit aux effets potentiellement dévastateurs pour le Moyen-Orient entre l’Irak et l’armada alliée, principalement américaine, massée dans la région.Calme et patient, Annan subissait depuis quinze jours les pressions de presque tous les pays du monde pour «aller au charbon » — se présenter à Saddam Hussein pour le convaincre de se plier à la loi de la majorité internationale.Convaincu qu’il y serait acculé in fine, il a passé des heures à son téléphone avec les acteurs de la crise, dont le président Bill Clinton et le vice-pre- mier ministre irakien Tarek Aziz, afin de mettre le maximum de chances de son côté.«Mais sans aucune garantie de succès», souligne son porte-parole Fred Eckhard.Annan, qui aura 60 ans en avril, ne souffrirait sans doute pas personnellement d’un éventuel échec tant sa mission paraît impossible.Sans compter qu’il a survécu à d’autres traversées de champs de mines diplomatiques.Il a occupé des dizaines de postes au sein des Nations unies partout dans le monde dont l’avant-dernier, extrêmement sensible, de responsable des opérations de maintien de la paix de l’Organisation.L’échec des casques bleus en Bosnie ou leur fiasco en Somalie ne lui ont pourtant pas collé à la peau.Ils ont été imputés à son prédécesseur Boutros Boutros-Ghali.Selon le représentant de la Bosnie à l’ONU, Mohamed Sacir-bey, qui a beaucoup à redire sur l’action des Nations unies, «les gens font confiance à Annan parce qu'il est honnête» et qu 'fil ne cherche jamais à se réfugier derrière un argument spécieux».Annan n’est un novice ni en missions délicates ni au Moyen-Orient.Au lendemain de l’invasion du Koweït, en 1990, il avait ainsi été dépêche sur place pour rapatrier les 9(X) membres du personnel de l’ONU, négocier la libération des Occidentaux pris en otages et résoudre le problème du demi-million d’Asiatiques bloqués sur place.Malgré sa çarrière d’apparatchik onusien, les Etats-Unis, qui ne voulaient plus de Boutros Boutros-Ghali, ont été son plus ardent parrain à la tête de l’ONU.Aussi devra-t-il démontrer aujourd’hui au monde islamo-arabe qu’il n’est pas une marionnette de Washington.Membre d'une famille de négo-ciants de l’ethnie Faute, il est d’une famille de cinq enfants, dont un frère jumeau.D’abord marié à une Nigériane dont il a eu un fils et une fille, il est remarié à une avocate et artiste suédoise, nièce du diplomate Raoul Wallenberg qui s’est illustré en sauvant des milliers de Juifs en Hongrie durant la Seconde Guerre mondiale.Kofi Annan Annan est diplômé d’économie du Macalester Collège de St.Paul du Missouri et a suivi les cours de l’Institut des hautes études internationales de Genève, où il a rejoint l’Organisation mondiale de la santé.Il décrochera ultérieurement une maîtrise de gestion au Massachusetts Institute of Technology.Calme, voire imperturbable, il est aussi capable d’humour vache.Durant la course à la succession de Boutros, où la France s’opposait à sa candidature au motif qu'elle voulait un vrai francophone, il s’était défendu en exhibant son «anglais avec accent français».Téléphone: 985-3344 Télécopieur: 985-3340 AVIS PUBLICS Sur Internet: www.offres.ledevoir.com AVIS PUBLICS HEURES DE TOMBEE Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi: Réservations avant 12 h 00 le vendredi Publications du mardi: Réservations avant 16 h 00 le vendredi Tél.: 985-3344 Fax: 985-3340 VILLE MONT-ROYAL a TOWN OF MOUNT ROYAL V mim i i ¦¦1111 ADOPTION ET TENUE DE DEUX REGISTRES LE 26 FEVRIER 1998 RÈGLEMENTS D'EMPRUNT N" E-9801 ET E-9802 AVIS PUBLIC est donné aux personnes habiles à voter ayant le droit d'être inscrites sur la liste référendaire de Ville Mont-Royal de ce qui suit : 1.À sa séance ordinaire tenue le 16 février 1998, le conseil municipal de Ville Mont-Royal a adopté les règlements d'emprunt suivants RÈGLEMENT N" E-9801 autorisant la réfection de rues et de trottoirs, le remplacement de conduites d'égout, la réparation de la maçonnerie de briques et le réaménagement des entrées à l'hôtel de ville, l'acquisition et l'installation d'équipement de terrain de jeu.la modification d'aires de jeu et un emprunt de 4 000 000 $ à ces fins RÈGLEMENT N' E-9802 autorisant une réfection importante de l'aréna municipal et un emprunt de 2 580 000 S â cette fin 2.Les personnes habiles à voter ayant le droit d'être inscrites sur la liste référendaire de Ville Mont-Royal peuvent se prévaloir de leur droit de demander que les règlements n" E-9801 e» E-9802 fassent l'objet d'un scrutin référendaire en inscrivant leurs nom.adresse et qualité, appuyés de leur signature dans les registres ouverts a cette fin 3 Le nombre de demandes requis pour chacun des règlements afin qu'un scrutin référendaire soit tenu est de 500 4 Si le nombre de demandes pour chacun des règlements est inférieur à 500.les règlements n- E-9801 et E-9802 seront alors réputés approuvés par les personnes habiles à voter auxquelles cet avis s'adresse 5 Les règlements n- E-9801 et E-9802 peuvent être consultés au bureau de la greffière durant les heures normales de bureau, soit du lundi au vendredi de 8 h 30 à 15 h 30.6.À l'intention des personnes auxquelles cet avis s'adresse et qui désirent se présenter et signer leur demande à l'hôtel de ville, 90.avenue Roosevelt, deux (2) registres seront ouverts le jeudi 26 février 1998.de 9 h a 19 h.sans interruption 7.Les résultats des registres seront annoncés à l'hôtel de ville, le jeudi 26 février 1998 peu après 19 h RENSEIGNEMENTS GÉNÉRAUX La Loi sur les élections et les référendums dans les municipalitésIL.R.Q.chapitre E-2 2I définit les personnes habiles à voter comme suit une personne est habile à voter si, au 16 février 1998.elle est domiciliée a Ville Mont-Royal ou propriétaire d'un immeuble situé sur ce territoire ou qu'elle occupe une place d'affaires située sur ce territoire Une personne physique doit également être majeure et de citoyenneté canadienne Dans ie cas d'un immeuble appartenant à des copropriétaires ou d'une place d'affaires occupée par des cooccupants, un (1) seul des copropriétaires ou cooccupants a le droit d'être inscrit sur la liste référendaire à titre de propriétaire ou d'occupant _e copropriétaire ou cooccupant doit avoir une procuration s gnée par la majorité des copropriétaires ou cooccupants pour avoir le droit de signer le registre Une corporation ou une association habile à voter exerce son droit par l’intermédiaire d'un de ses membres, directeurs ou employés désigné à cette fin par une résolution ce son conseil d’administration.Cet avis est donné par la greffière de Ville Mont-Royal conformément à l'article 539 de la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités (L R 0 chapitre E-2 21 ?DEMANDE DE DÉROGATION MINEURE AU RÈGLEMENT DE ZONAGE N11310 260.CH.STRATHCONA AVIS PUBLIC est donné aux RÉSIDENTS DE VILLE MONT-ROYAL et a QUI DE DROIT QUE conformément aux dispositions de la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme (L R Q chapitre A-191) et du Règlement n* 1312 sur les dérogations mineures, le conseil municipal de Ville Mont-Royal étudiera, â sa séance ordinaire du lundi 16 mars 1998 à 20 h, qui aura lieu â l’hôtel de ville, 90.avenue Roosevelt, Ville Mont-Royal, et pour laquelle est donné par les présentes un préavis de quinze (15) jours francs, une (1 ) demande de dérogation mineure au Règlement de zonage n* 1310 relativement â la marge de recul avant d'un bâtiment situé au 260, ch Strathcona entérinant la construction d'une extension réduisant la marge de recul avant à 5 2 m (17'2“) QUE r octroi de cette dérogation aurait pouf conséquence d'établir la marge de I recul avant des lots 618-Ptie 547.618-548.618-549, 618 550 et 618-Pne 551 â 5.2 m |17'2"| ce qui déroge è la marge minimum prescrite de 10.5 m (34'4‘|; QUE toute personne intéressée peut se faire entendre du conseil a ladite séance relativement è cette demande.?Donnés è Ville Vfont-Soyal le 19 lévrier 1998 l.e gretliéro, Marie Turenne, o au.CANADA, PROVINCE DE QUÉBEC.DISTRICT DE MONTRÉAL, COUR du Québec, Chambre civile.NO: 500-02-041768-966.BANQUE NATIONALE DU CANADA, Partie demanderesse -vs-SERVICE DE LIVRAISON MANU MAX INC., Partie défenderesse.Le 3ième jour de mars 1998 à 16h00.au 2414.PLACE MERINEAU, STE-ROSE.LAVAL.OC, district de LAVAL, seront vendus par autorité de Justice les biens et effets de: SERVICE DE LIVRAISON MANU MAX INC.saisis en celte cause, consistant en: 1 système informatique avec écran Fellowes, coul.beige & acc.1 fax de marque Fujitsu DEX 80, coul.beige & acc.1 imprimante de marque Epson LX-810 B, coul.beige & acc., 1 photocopieuse de marque Panasonic FP-1270, coul.beige & acc.et autres.Conditions: ARGENT COMPTANT et/ou CHEQUE VISÉ.Information: MICHEL LANDRY huissier du district de MONTRÉAL, Albertson & Associés.HUISSIERS - 514-278-2414 - Fax 278-9667.7012.bout.St-Laurent, Suite 205.Montréal, P.Q.H2S 3E2 CANADA, PROVINCE DE QUEBEC.DISTRICT DE TERREBONNE.COUR.NO: 700-02-002842-921 - Bref d'exécution, COMMISSION DE LA CONSTRUCTION DU QUÉBEC, Partie demanderesse -vs- SALCO CONSTRUCTION INC.Partie défenderesse.Le 28ième jour de février 1998 a lOhOO.au 3420 BOUL.STE-ROSE, Laval, Oc, distort de Laval, seront vendus par autonté de Justice les biens et effets de SALCO CONSTRUCTION INC., saisis en cette cause, consistant en: Camion de marque Nissan 4X4, pelle hydraulique marque TWIV.Conditions: ARGENT COMPTANT et/ou CHEQUE VISÉ, Information: DANIEL AVELINE huissier du distriqt de Terrebonne, Aveline, Aveline, HUISSIERS • (514) 229-4329, 646.rue Valiquetle, C.P 204, Ste-Adèle.PO, J0R1L0 CANADA.PROVINCE DE QUEBEC.DISTRICT DE MONTREAL, COUR MUNICIPALE DE SAINT-LÉONARD, NO: 0016-43202 • BREF D'EXÉCUTION, LA VILLE DE ST-LÉONARD, Partie demanderesse -vs-QUENNEVILLE SYLVAIN, Partie défenderesse.Le 4ième jour de mars 1998 à 10h00.au 12745.28e Avenue.Montréal, district de Montréal, seront vendus par autonté de Justice les biens et effets de QUENNEVILLE SYLVAIN, saisis en cette cause, consistant en: 1 véhicule automobile de marque Chevrolet.Conditions: ARGENT COMPTANT et/ou CHEQUE VISÉ.Information: MICHEL DI FIOPE huissier du district de Montréal, Macéra & Associes, HUISSIERS - 514-848-0979 -Fax.848-7016, 31, rue St-Jacques Ouest.Rez-de-chaussée, Montréal Québec H2Y1K9 CANADA, PROVINCE DE QUÉBEC, DISTRICT DE MONTREAL.COUR MUNICIPALE DE SAINT-LEONARD.NO: 3501-13982 • BREF D'EXÉCUTION.LA VILLE DE ST-LEONARD, Partie demanderesse -vs-GREVE THIERRY, Partie défenderesse, le 3ième jour de mars 1998 â 10h00, au 5522, 9e Avenue, Montréal, district de Montréal, seront vendus par autorité de Justice les biens et effets de GREVE THIERRY, saisis en cette cause, consistant en: 1 distributrice d'eau noire, 1 four micro-ondes, 1 sofa 3 places Elran et autres.Conditions.ARGENT COMPTANT et/OU CHEQUE VISE Information.CHRISTIAN BOUCHARD huissier du district de Montréal, Macéra & Associés HUISSIERS - 514-848-0979 - Fax.848-7016, 31, rue St-Jacques Ouest, Rez-de-chaussée, Montréal.Québec H2Y1K9 CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE LONGUEUIL NO, 505-12-018689-907 COUR SUPÉRIEURE (Chambre de la famille) NOELIA CORTES Requérante C.ANTONIO CLAUDIO PALMA-CASANGA Intimé ASSIGNATION ORDRE est donné à ANTONIO CLAUDIO PALMA-CASANGA de comparaître au greffe de cette cour situé au 1111, boul.Jacques-Cartier Est, à Longueuil, salle RC.31.dans les 30 jours de la date de la publication du présent avis dans le journal Le Devoir.Une copie de l’action en divorce a été remise au greffe à l’intention de Antonio Claudio Palma-Casanga.Longueuil.ce 11 février 1998 LORRAINE ROCHELEAU GREFFIER-ADJOINT CAMADA PROVINCE OF QUEBEC DISTRICT OF MONTREAL NO: 500-12-240096-986 CUUR SUPÉRIEURE KHEMNAUTH KHUBLALL; Partie Demanderesse -C- HAEMWATTIE DEONANAN (NÉE PERSAUD) Partie défenderesse ASSIGNATIUN ORDRE est donné à HAEMWATTIE DEONANAN.de comparaître au greffe de cette cour située au: 1 est.Notre-Dame, Montréal.Québec, salle 1.100 dans les trente (30) jours de la date de la publication du présent avis dans le JOURNAL LE DEVOIR.Une copie DE LA DÉCLARATION EN DIVORCE a été remise au greffe a l'intention de HAEMWATTIE DEONANAN (NÉE PERSAUD); Lieu: Montréal Date: Le 13 février 1998 MICHEL MARTIN GREFFE ADJOINT CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-12-240245-989 CUUR SUPÉRIEURE PRÉSENT GREFFIER ADJOINT PARBATIE GOBERDHAN, Partie demanderesse c.HENRICK LUTCHMEPERSAD, Partie défenderesse ASSIGNATIUN ORDRE est donné à HENRICK LUTCHMEPERSAD de comparaître au greffe de cette Cour situé au Palais de justice de Montréal, salle 1.100, dans les 30 jours de la date de la publication du présent avis dans LE DEVOIR Une copie de la déclaration de CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL COUR SUPÉRIEURE (chambre de la famille) N0:500-04-013387-981 PRÉSENT GREFFIER ADJOINT MICHEL MARTIN SANDRA JEAN LOUIS Partie domanderesse ¦c- DJIME HISSEINE GUIAGOUSSOU Partie défenderesse ASSIGNATION PAR ORDRE DE LA COUR ORDRE est donné a DJIME HIS SEINE GUIAGOUSSOU de comparaître au greffe do cetlo cour situé au 1, Notre Darno Est.Montréal dit district.salle 1.100 dans les trente (30) jours de In publication du present avis dans le present journal Une copie do la présente déclaration en séparation do corps a été remise au grotte du tribunal à l'intention do DJIME HISSEINE GUIAGOUSSOU lieu Montréal Date O février 1998 MICHEL MARTIN GREFFIER ADJOINT a* Hydro K Québec APPELS D'OFFRES ET SOUMISSIONS Les entrepreneurs et les fournisseurs peuvent obtenir de l'information sur les appels d'offres ouverts et le résultat d'ouverture des plis d'Hydro-Québec en composant un des numéros de téléphone suivants : Montréal et les environs : 840-4903 Extérieur: 1-800-324-1759 VILLE DE MONTRÉAL-NORD APPEL D’OFFRES PROTECTION CATHODIQUE DE CONDUITES D’EAU Des soumissions dans des enveloppes scellées portant inscription: «SOUMISSION - PROTECTION CATHODIQUE -CONTRAT NO 612» adressées à la soussignée à l'Hôtel de Ville de Montréal-Nord seront reçues jusqu’à seize heures trente (16 h 30).le mardi 10 mars 1998 pour les travaux suivants: CONTRAT N° 612: Fourniture et installation d’anodes sacrificielles pour la protection cathodique de conduites d'eau dans diverses rues de la Ville.Ne seront considérées que les soumissions préparées sur les formules fournies par le Directeur du Génie et de l'Urbanisme de la Ville.Ces formules de même que les plans et cahiers des charges seront obtenus au bureau du Chef de la Division de l'Approvisionnement, monsieur Yvon Ménard, à l'Hôtel de Ville de Montréal-Nord, 4243, rue de Charleroi.Veuillez noter que les heures de bureau sont les suivantes: 8 h 30 à midi et 13 h 30 à 16 h 30 du lundi au vendredi.Chaque soumission devra être accompagnée d'un cautionnement de soumission au montant de 10 % de la valeur totale de la soumission et de lettres garantissant rémission d'un cautionnement d'exécution et d'un cautionnement pour gages, matériaux et services.La Ville ne s'engage à accepter ni la plus basse, ni aucune des soumissions reçues, et ce, sans obligation d'aucune sorte envers le ou les soumissionnaires.Lesdites soumissions seront ouvertos a une assemblée du conseil le 10 mars 1998 à vingt heures (20 h) a la Salle des Délibérations.11155, avenue Hébert, Montréal-Nord DONNÉ À MONTRÉAL-NORD, CE 19 FÉVRIER 1998.Le greffier, Me Hélène Simoneau VENTES EN JUSTICE Conditions et renseignements 1.Les ventes judiciaires ont lieu aux adresses ci-dessous mentionnées.2.L'enchérisseur doit en payer le montant immédiatement et en argent comptant ou chèque visé.3.Il est préférable de téléphoner au bureau de l'officier instrumentant le matin de la vente en cas d'annulation.La Chambre des huissiers du Québec divorce a été remise au greffe à l'intention de HENRICK LUTCHMEPERSAD.Lieu: Montréal Date: 16 février 1998 MICHEL MARTIN GREFFIER ADJOINT ASSIGNATION ORDRE est donné à CÉCILE LECHASSEUR de comparaître au greffe de cette cour situé au 10 St-Antoine Est, salle 1.100 dans les 30 jours de la date de la publication du présent avis dans le journal Le Devoir, Une copie de la Déclaration de divorce a été remise au greffe à l'intention de Cécile Lechasseur.Lieu: Montréal Date: 19 novembre 1997 MICHEL MARTIN 9046-2813 QUÉBEC INC.AVIS est, par les présentes, donné que 9046-2813 Québec Inc., compagnie constituée en vertu de la partie IA de la Loi sur les compagnies, ayant son siège social à Montréal, province de Québec, demandera â l'Inspecteur général des Institutions financières la permission d'obtenir sa dissolution.Montréal, le 16 février 1998.Les procureurs de la compagnie, DESJARDINS.DUCHARME STEIN MONAST.société en nom collectif CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL N0 500-05.0394 73-988 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT GREFFIER ADJOINT BANOUE NATIONALE DU CANADA Partie demanderesse c.PHAN, THI THIET ET AL Partie défenderesse AVIS Prenez avis quo les procureurs de la BANQUE NATIONALE DU CANADA ont déposé au greffe de la Cour supérieure du district judiciaire de Montréal, au 10.rue St-Antoine Est.Montréal, un préavis d’exercice dun droit hypothécaire en vertu des articlos 2757 et ss du Code civil du Québec A moins que vous n ayez comédie a votre défaut conformément A cos articles dans les trente (30) jours de la présente publication, il sera procédé contre vous suivant la loi Une copie du préavis d'exercice d un droit hypothécaire selon les articles 2757 et ss C C Q a ôté laisse au greffe do la Cour a I intention do la partie défenderesse THI THIET PHAN Lieu Montréal Date 17 février 109B PRÉSENT GREFFIER ADJOINT MICHEL MARTIN BOSNIE-HERZÉGOVINE L’OTAN maintiendra sa présence militaire REUTERS Bruxelles — L’OTAN a officiellement décidé hier de maintenir en Bosnie une présence militaire équivalente, au moins au début, à la force actuelle, après l’expiration du mandat de la Sfor, en juin prochain.«Les 16 ambassadeurs sont parvenus aujourd'hui à un accord sur une force de suivi», a déclaré un res|X)nsable allié.Les quelques 30 000 hommes de la SFOR (pour Force de stabilisation) actuellement stationnés en Bosnie resteront donc sur place au moins jusqu’aux élections de septembre, échéance à partir de laquelle l’Alliance atlantique espère pouvoir réduire graduellement sa présence sur le terrain.«Il y aura une présence substantielle en Bosnie après l’expiration du mandat actuel, avec une révision en septembre qui pourrait entraîner une réduction significative si les conditions de sécurité le permettent», a dit le responsable.Les experts militaires de l’OTAN estiment qu'une force de 20 000 à 25 (XX) hommes devrait être suffisante après les élections législatives à haut risque de septembre.Cela permettrait de soulager les pays qui disposent des contingents les plus importants dans la force qctuelle de 34 000 hommes — les États-Unis (8500 hommes), le Royaume-Uni (5000 hommes) et la France (4500 hommes).La décision prise par les ambassadeurs est préliminaire, dans la mesure où elle doit encore etre présentée vendredi aux pays qui, comme la Russie, font partie de l’opération.Elle permet aux militaires de l’OTAN d’entamer leur planification |X)ur le maintien des troupes et la mo- dification éventuelle de leur mission, en attendant le feu vert de l’ONU.; Contrairement à ce qui était attendu, la force ne changera pas de nom, alors que les diplomates alliés estimaient que la dénomination «D-FOR», pour force de dissuasion, conviendrait mieux que SFOR à la mission que l’OTAN veut lui voir jouer.Mais le coyt inhérent à l’opération, notammçijt pour repeindre les véhicules alliés),,a dissuadé l’OTAN., En outre, et contrairement à ce qui s’était passé depuis 1995 pour 1TFOR (Force d’intervention) et la SFOR, le mandat de la nouvelle force ne sçra pas limité dans le temps mais l’opiior-tunité de la maintenir sera périodiquement revue.Le maintien d’une force pratiquement inchangée en Bosnie ne faisait plus cje doute depuis qu’en décembre derniçr les États-Unis avaient annoncé leur intention de continuer à participer au maintien de la paix dans ce jeune jiays.Les alliés européens des États-Unis avaient fait savoir qu’ils étaient fayo-rables à la prolongation d’une préspp-ce militaire tant que la situation ne serait pas stabilisée, mais uniquement aux cotés des soldats américains.Selon des diplomates européens, le président Bill CJinton s’est rendu compte que les États-Unis jouaient leur crédibilité de grande puissance sur ce dossier, malgré les réticences du Congrès devant le maintien des «boys» sur le sol bosniaque., Il reste maintenant à préciser le rôle exact que devra jouer la «nouvelle» SFOR dans une Bosnie où la nouvelle direction serbe, plus modérée, jx-rmet à la communauté internationale d’envisager l’avenir avec plus d’optimisme.Commerce des armes L’UE étudie un code de moralisation Les associations à but humanitaire jugent le document trop timide JACQUES ISNARI) LE MONDE L’Union européenne (UE) a commencé d’examiner, mardi dernier à Bruxelles, au niveau de ses experts, le projet franco-britannique de code de moralisation du commerce des armes.C’est, en principe, en mai que le conseil des ministres des quinze pays membres de l’UE devrait avoir adopté ce code de bonne conduite dont la rédaction est, en son état actuel, jugée timide par les associations à but humanitaire, radicalement hostiles aux ventes de piatériels de guerre et de police.A l’origine, le code européen voulait être un ensemble de directives fondées sur l’idée principale que, dès lors qu’un État européen approché par des clients se refuserait à une tractation, tous les membres de l’UE s’engageraient à ne pas se substituer à lui pour honorer le contrat.Depuis, sous la pression des industriels européens de l’armement, qui estiment que leurs concurrents, notamment américains et russes, ne sont entravés par aucune considération éthique, Britanniques et Français ont remis en chantier le projet de code et ont récusé la perspective d’une convention internationale qui apparaîtrait comme tpop rigide en liant juridiquement les États.Ainsi, pour des raisons de souveraineté, chaque gouvernement devrait pouvoir conserver, tout en se concertant avec ses alliés, pleine et entière décision sur le sort final d’un marché.Si un pays refusait une vente, il devrait informer ses partenaires de ses motivations, et l’Etat européen qui accepterait, en fin de compte, de livrer à sa place les fournitures demandées devrait le faire savoir au pays du premier refus.De même, le nouveau code prévoit que l’exportation est interdite si elle aggrave un conflit en cours, mais elle est possible si la livraison en question répond à un droit légitime à l’autodéfense de tout pays acheteur.C’est ce qui explique que le projet de texte ne comporte, dans ces conditions, aucune «liste noire» de clients à éviter, et qu’il ne propo- se pas de formulation restrictive à propos des matériels pouvant servir à des opérations de «répression interne».«Lacunes» dénoncées Le projet instaure, enfin, une série eje critères généraux auxquels les États producteurs d’armements pourront se référer avant toute décision, positive ou négative, mais au respect desquels ils ne sont pas tenus.Cependant, le nouveau code reprend à son compte la nécessité d’obéir aux embargos décrétés par la communauté internationale dans ses instances régulières (l’ONU, par exemple) ou à l’occasjon de traités signés en bonne et due forme, tels les accords qui interdisent ou restreignent le commerce des missiles, des mines et des armes de destruction massive.En 1996, est-il noté dans Je jirojet de déclaration de l’UE, les Etats européens ont représenté 40 % du commerce international des armements.Au-delà du besoin de «contribuera la stabilité internationale» par leurs exportations, ils ont donc une responsabilité particulière en la matière, notamment pour ce qui est de «la transparence» des échanges.C’est précisément ce à quoi s’en prennent les organisations à caractère humanitaire, telles que Amnesty International, la Ligue des droits de l’homme, Agir ici ou Fax Christi, en France.Ces associations relèvent qu’il existe «de graves lacunes» dans le projet franco-britannique et «des moyens de détourner facilement son application».«Si l'Europe et la France veulent, comme elles l’affirment, contribuer à l'avancée du droit international, du développement et de la sécurité, estiment ces associations dans un appel commun, des changements doivent intervenir pour se doter d'institutions et de mécanimes réellement efficaces.» À commencer par «un autre mode de contrôle gouvernemental» sur les transferts de technologies, qui prenne en compte «le critère du respect des droits humains», et par l’instauration d'un contrôle parlementaire, «pour plus de transparence» dans les transactions commerciales.Condamnations contre un présumé réseau du GIA REUTERS Paris — Le tribunal correctionnel de Paris a condamné hier 36 des 40 membres présumés d’un réseau de soutien logistique au Groupe islamique armé algérien, démantelé en 1995 dans la région de Lyon.Ali Touchent, un Algérien de 30 ans coordinateur présumé de la campagne d’attentats de 1995 en France, a été condamné par défaut à la peine maximale de dix ans de prison ferme avec mandat d'arrêt, en dépit de l’annonce de sa mort par Alger.Après avoir affirmé que le suspect était mort en mai dernier en Algérie, les autorités algériennes ont transmis ses empreintes digitales a Paris le week-end dernier, sans toutefois convaincre la justice française.D1C Il y a un an mourait Deng Xiaoping La crise sociale s’est aggravée en Chine El Nino vide les assiettes Plusieurs pays sont menacés de pénuries alimentaires en raison de sécheresses ou d’inondations attribuables au phénomène climatique > if; ' A, -v$î P3&1 iÉUttiuLi, ¦ ' tyjümS ANDRES RENDON REUTERS Luis Cedeno, un fermier équatorien des environs de San Borondon, à une vingtaine de kilomètres de Guayaquil, est parmi les centaines d’agriculteurs qui ont perdu leur récolte de riz en raison des pluies diluviennes qui se sont abattues sur la région.CHARLES HUTZLER ASSOCIATED PRESS Peking — Un an après la mort de Deng Xiaoping, la situation sociale s’aggrave en Chine.Le pays compte désormais plus d’une centaine de millions de sans-emploi, victimes des réformes économiques lancées il y a vingt ans par le «petit timonier».La Chine célèbre aujourd’hui solennellement le premier anniversaire de la mort de Deng Xiaoping, le 19 février 1997, au travers notamment de symposiums et d’une exposition de portraits brodés à l’effigie de l’ancien dirigeant.Des timbres, des compacts disques vidéo et des livres commémoratifs sont également commercialisés pour l’occasion.Le Quotidien du peuple, organe officiel du Parti communiste, a rendu hommage hier à Deng Xiaoping, affirmant en une que «les épaules du grand homme portent les espoirs d’un peuple».Le journal s’est également félicité du bilan des autorités depuis la mort du petit timonier, soulignant notamment le retour en douceur à la Chine de Hong-Kong et le voyage du président Jiang Zemin aux Etats-Unis.Pourtant depuis un an, le contexte social s’est dégradé avec l’approfondissement des réformes économiques lancées il y a 20 ans par l’ancien n"l un chinois.Des réformes qui se traduisent par des restructurations dans les entreprises du secteur public, vestiges d’une économie planifiée qui emploie encore les deux tiers de la main d’oeuvre urbaine.Alors qu’autrefois de nombreux emplois étaient garantis à vie, le chômage touche désormais 15 millions de personnes dans les villes et pourrait dou- bler dans les deux prochaines années.Parallèlement, 130 millions de paysans privés de travail depuis que Deng Xiaoping a mis fin au système collectiviste sont à la recherche d’un emploi, notamment dans les zones urbaines.En outre, l’écart entre les nouveaux riches et les pauvres s’accroît, la prostitution et la drogue gagnent du terrain, alors que la corruption publique reste rarppante.A l’époque de Deng, «tous les niveaux de la société bénéficiaient des réformes», rappelle l’auteur et commentateur politique Wang Shan.«Après Deng, résoudre les problèmes sociaux est devenu un casse-tête».Les autorités tentent de répondre à la situation en améliorant le système d’aide social et en organisant des campagnes pour promouvoir l’épargne.Dans le même temps, la répression ix> licière contre les migrants économiques sans emploi s’accentue.Principales victimes des réformes, les paysans sans emploi se rendent en masse dans les grandes villes dans l’espoir d’y trouver un travail.La plupart viennent de petites exploitations de moins de 0,3 hectare qui ne leur permettent pas d’assurer leur subsistance.À Pékin, des migrants économiques se rassemblent régulièrement sur le pont autoroutier de Yongding, transformé en véritable marché du travail au noir.Mais les employeurs se font rares.Les plus chanceux arrivent à travailler un ou deux jours par semaine, souvent comme charpentier, et gagnent jusqu’à 100 yuans par mois (près de 75FF).«Même les diplômés de l’université ne parviennent pas à trouver du travail aujourd'hui», affirme Cui, un habitué du Yongding.J U DE WEBBER REUTERS Rome — Une quarantaine de pays risquent de connaître de graves pénuries alimentaires cette année, en raison principalement des effets du phénomène climatique El Nino, a fait savoir mercredi l’Organisation mondiale pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).«Même si, d’après les estimations, la production céréalière des pays en développement n’a que légèrement baissé en 1997par rapport au bon niveau de l’année précédente, le nombre des pays menacés de situations d’urgence en matière alimentaire s’élève à 37 contre 31 à la fin de l’an dernier, pour l’essentiel à cause des effets d’El Nino», souligne la FAO.Dans un rapport sur la situation alimentaire et ses perspectives, l’institution sise à Rome fait état d’une propagation des difficultés en Afrique, en Asie, en Amérique latine, dans la Communauté des Etats indépendants (CEI) ainsi qu’en Irak et en Corée du Nord.Elle énumère une série de situations de crise provoquées tantôt par des sécheresses, tantôt par des pluies accompagnées d’inondations et résultant du phénomène météorologique El Nino.Après El Nino, La Nina ?L’Afrique, note l’organisation, demeure le continent exposé aux plus fortes pénuries alimentaires sous les effets conjugués de conditions météorologiques défavorables et de troubles civils qui ont frappé des pays comme le liberia et la Sierra Leone, où la production vivrière commençait à se rétablir.El Nino, que l’on s’attend à voir culminer avant le milieu de l’année pour se dissiper ensuite, résulte d’un cou- nuit chaud à l’œuvre dans le Pacifique au large de l’Amérique du Sud.Les problèmes qu’il fait naître risquent de persister après sa disparition avec l’arrivée annoncée d’un phénomène climatique froid baptisé La Nina.En Somalie, des pluies torrentielles liées à El Nino ont causé fin octobre des inondations aux effets d’autant plus graves quelles faisaient suite à une série de mauvaises récoltes et aggravaient l’insécurité qui règne dans le pays sur le plan alimentaire.Le Kenya a connu des inondations et une épidémie de fièvre de la vallée du Rift qui s’est propagée du bétail aux populations humaines en provoquant des décès en nombre important Les effets d’El Nino ont entraîné des pertes de récoltes en Ouganda, en Tanzanie et en Ethiopie.Du fait d’un retard de la saison des pluies auquel ont fait suite des inondations, la situation alimentaire s’est pré-earisée au Burundi et des difficultés ont surgi au Rwanda.«Ixs perspectives sont incertaines pour les premières moissons de 1988», note la FAO.En Afrique australe, on redoute une sécheresse liée elle aussi à El Nino, relève encore l’organisation.La malnutrition continue par ailleurs de faire des ravages en Irak malgré une amélioration enregistrée sur le plan alimentaire après l’assouplissement de l’accord «pétrole contre vivres» entre l’ONU et Bagdad, poursuit la FAO.En Asie, une sécheresse combinée aux effets dévastateurs d’un typhon survenu après deux ans d’inondations a créé une situation alimentaire «désespérée» en Corée du Nord.Selon des organismes humanitaires, des millions d’habitants risquent d’y mourir de faim à bref délai.Des sécheresses provoquées par El Niiio ont aussi affecté la production céréalière en Chine, aux Philippines, en Thaïlande, en Papouasie-Nouvelle-Guinée et dans le Pacifique.En Indonésie, où plus de 400 000 hectares de rizières ont souffert de la chaleur et de la sécheresse, on a du réduire les prévisions de production pour 1997 de 1,3 million de tonnes.Une vague de chaleur liée à El Nino a lourdement affecté les premières récoltes de céréales au Salvador, au Guatemala, au Honduras, au Nicaragua et au Panama, où de mauvaises prévi- sions météorologiques ne laissent pas prévoir d’amélioration pour les suivantes.Selon la FAO, la situation alimentaire reste préoccupante en Haiti, où la production de céréales a beaucoup baissé après une sécheresse prolongée, et des pluies torrentielles se sont abattues sur la République dominicaine., Dans les anciens Etats soviétiques, une aide alimentaire reste indispensable pour les réfugiés et les personnes âgées au Tadjikistan, en Arménie, en Azerbaïdjan et en Géorgie, ajoute le rapport.liberté de culte L’Édit de Nantes, «leçon de pluralisme» REUTERS Paris — Le président Jacques Chirac a affirmé hier qui; le «pluralisme» exprimé par l’Édit de Nantes, qui accorda il y a 400 ans la liberté de culte et de conscience aux protestants, était Y «héritage le plus précieux» des Français.«Entre l'uniformité qui étouffe et le communautarisme qui sépare, le pluralisme est notre héritage le plus précieux», a-t-il déclaré lors d’un colloque sur le texte signé le 30 avril 1598, au terme de deux années de négociations, par le roi Henri IV qui était lui-meme un protestant converti au catholicisme.En dépit de restrictions, puisque «la règle, la loi commune, c’était la religion catholique», le protestantisme demeurant «l’exception», a dit Jacques Chirac, l’Édit de Nantes marque «un moment fort de l’éveil de notre conscience natiçnale».Ije chef de l’État a tiré «les grands enseignements» de ce texte qui sont, selon lui, «les principes fondateurs de notre République».«Depuis des siècles [.] ces valeurs essentielles qui sont au coeur du pacte républicain sont notre meilleur rempart», a-t-il jugé.Il s’agit d’abord d’«une leçon d’unité» car «la terrible période qui a précédé l’Edit de Nantes est exemplaire des malheurs qu 'apportent dans un pays les querelles et les déchirements».La deuxième leçon est celle de «l’autorité de l'État», car «seul un État fort, juste, rassembleur, pouvait ramener la concorde, garantir à chacun la sécurité, inspirer la confiance».«Avec l’Édit de Nantes, l’État joue son rôle, un État centralisé qui décide pour les provinces et assume ses missions essentielles de souveraineté [.] Ijcs règles ne sont pas les mêmes pour toutes les régions de France, mais c’est l’Etat qui les fixe et engage sa responsabilité.C’est un principe qui conserve toute son actualité», a-t-il souligné.EN B R E F L’ONU critique le régime Kabila Genève (Reuters) — D- rapporteur de l’ONU sur les droits de l’homme en République démocratique du Congo a publié hier un rapport très critique sur la situation dans le pays depuis l’accession au pouvoir du président Laurent-Désiré Kabila.Le juriste chilien Roberto Garreton estime que la situation continue de se dégrader et il demande aux autorités de Kinshasa de prendre toutes les mesures nécessaires pour y remédier.Outre l’arrestation et la relégation dans sa province natale dp principal dirigeant de l’opposition Étienne Tshisekedi, il fait état de l’interpellation de plusieurs autres membres de premier plan de l’Union pour la démocratie et le Progrès social (UDPS).Roberto Garreton déplore également des exécutions sommaires consécutives à des procès devant des tribunaux militaires.Votre R FER- VOUS offre-t-il des rendements garantis?Imaginez qu’une partie de vos REER soit à l’abri de tout risque et vous permette d’amasser des revenus d’intérêts garantis.Trop beau pour être vrai ?C’est que vous ne connaissez pas les Obligations REER du Canada.Contrairement à d’autres placements, vous savez exactement la valeur de votre investissement hier, ce qu’elle sera demain, l’année prochaine et même l’année suivante.Quel placement peut en faire autant ?Le capital et les intérêts mentionnés ci-dessous sont garantis à 100 % par le gouvernement du Canada et jamais ils ne diminueront.Gardez vos 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