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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1998-02-21, Collections de BAnQ.

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I.K I) K V OU!.I.K S S A M K DI 2 1 E T I» I M A N (' Il K 2 2 ¥ E \’ It I E I! I » !» « ?LE La chronique de Lise Bissonnette Page B 3 Entrevue avec Ignat Solzhenitsyn Page B 3 Cinéma Page B 4 Vitrine de la vidéo Page B 6 À Québec Page B 7 Théâtre Page B 8 Agenda culturel Page B 9 Disques classiques Page B 10 Vitrine du disque Page B 10 L’intime et l’universel Tangente organise une série consacrée à la chorégraphie féminine ANDRÉE MARTIN C*est connu.Depuis fort longtemps, et peut-être même depuis sa création, Tangente détient le record annuel du nombre d’artistes-chorégraphes présentés à Montréal.Un nouveau spectacle prend l’affiche à chaque semaine des saisons d’automne, d’hiver et de printemps, tantôt pour le meilleur, tantôt pour le pire.C’est la loi de cet espace rectangulaire, un peu bas de plafond, où on ne juge pas selon le style, et où on donne leur chance à de jeunes chorégraphes en herbe.Tremplin reconnu s’il en est un à Montréal — Ginette Laurin comme José Navas et Hélène Blackburn y ont fait leurs débuts —, ce diffuseur à temps plein a instauré plusieurs séries afin que le public s’y retrouve dans cette suite ininterrompue de représentations.Dans cette ligne de pensée, et pour bien souligner la Journée internationale de la femme, Tangente a mis sur pied «Sa geste», une série mettant en relief la chorégraphie au féminin.Cette année encore, deux fins de semaine sont consacrées à cet événement.Une palette de six artistes se partagera la scène de la rue Cherrier pour nous faire pénétrer dans leur imaginaire de femme.Encore cette année, les solos sont à l’honneur, où Yvonne Ng (Toronto) avec Blue Jade et On Night Only, Gwen Noah (Halifax) dans une nouvelle création et Mariko Tanabe (Montréal) avec Le Cœur flottant assureront les soirées du 26 février au 1er mars, et Susi Hock Lovell (Montréal) dans Skein, Mary-Louise Albert (Vancouver) dans The Well et Anna Smith (Montréal et Melbourne) avec Équilibre, celles du 5 au 8 mars.Qui dit chorégraphie de femme ne veut pas nécessairement dire des œuvres revendicatrices d’un statut ou d’un droit de parole.Si c’était vrai pour l’art féminin des années 70, ce n’est plus tout à fait le cas.Les femmes, en art comme ailleurs, ont acquis beaucoup en plus de vingt ans, même s’il reste encore du chemin à faire.Elles n’en sont plus systématiquement à crier leur droit à la sexualité et à la jouissance, au travail et à la liberté, de vie comme d’expression.Aujourd’hui, elles sont ailleurs, plus loin.Tournées vers des problèmes de création plus globaux, elles ont donné naissance à des créations où l’intime et l’universel deviennent indissociables l’un de l’autre.Les six femmes présentées dans cette onzième édition de «Sa geste», toutes jeunes, et certaines peu ou pas connues du public montréalais, nous parlent de l’individu au sens générique, de liberté et de frustration, du corps comme instrument possible d’abstraction, tout comme d’existence, de la fuite du temps, de mémoire, de voyage et de souvenir.a en anger elles thèque Des Les archives télévis de la Ciném qu regorgent de trucs introuvables ailleurs.Et elles sont de plus en plus précieuses depuis que les canaux spécialisés s’intéressent aux anciennes émissions.PAUL CAUCHON LE DEVOIR n soir de janvier.Le Québec se remet de la tempête de verglas.Sur grand écran, Hubert Aquin est en train d’interviewer ’écrivain Aldous Huxley.Gabrielle Roy raconte ses souvenirs du Manitoba à Gérard Pelletier.Simenon explique comment il a créé ses personnages.Ces entrevues historiques sont tirées de quelques émissions de Premier plan, diffusées à Radio-Canada au début des années 60.Il existe une seule place à Montréal (et vraisemblablement une seule au Canada) où l’on peut visionner de tels moments historiques: la salle Fernand-Seguin de la Cinémathèque québécoise.Ouverte il y a près d’un an, entièrement dédiée à la production télévisuelle, la salle Fernand-Seguin cherche encore son public.Sa fréquentation demeure aléatoire.Certains soirs, on compte à peine une dizaine de personnes.Mais d’autres soirs, il faut refuser du monde, l orsqu'on a présenté des épisodes originaux des années 60 du téléroman Sous le signe du lion de Françoise Lo-ranger, on se bousculait aux portes.Le public n’est pas gagné d’avance et Jean-Pierre Laurendeau, conservateur des archives télévisuelles à la Cinémathèque, aimerait susciter des ententes avec différents organismes, comme l’OSM ou l’Ecole nationale de théâtre, pour offrir des projections thématiques de programmes télévisuels.VOIR PAGE B 2: ARCHIVES Incantations quotidiennes (détail), 1996, de Chen Zhen.+ SOI TIMAGl VAV The Banff Ccntn loi thr Art» VOIR PAGE B 2: TANGENTE GUY L'HEUREUX - COURTOISIE DU CENTRE INTERNATIONAL D'ART CONTEMPORAIN DE MONTREAL PPS Dcinse présente L un spectacle virtuel de Pierre-Paul Savoie Jeff Hall AO + Michel Lemieux Victor Pilon « Un triomphe d'intégration artistique.! [ils] ont fait entrer Ja danse dans le 2T siècle.» — The Globe and Mail.Toronto « Pôles est un rare lieu où la technologie et l’homme ‘ se fondent [.] et créent une forme d'art magistrale.» — The Atlanta Constitution Coproducteurs : MUSIC DART CONÎlMPORAIN RI MONTRIAl msyp DERNIÈRE CHANCE À MONTRÉAL tM2«13*14*15 mars à 20 h usine: 0 l345.’ruo latonde •• v>- .(entre Panel et Variation, uthliùt nu «u-1 il Ornano) Réseau Admission 790.1245 521.4493 .Billetterie Usine C Partenaires à Montréal : r*v~i o.¦M* C, I O K ¦ v • V si Csl/fl ;jjs;siils un liliii DE!(LIIIEi( jfl.-WHlli'î'E cCUFFEY I HüILIjE Fj\I( Aiilli'l DiifLIiliif V jHÜIMant h&Ü A- -vvu ¦cUr ¦ v •„, so» I CV^Cc I 1_§k.l"1* fi?il il W'-! Un in de Alain Berliner Hau MICHELLE LAROQUE» DISTRIBUE PAR MOÎIi & «f r r Hn.^ nomination pour le césar tic la meilleure a première oeuvre DU FRESNE 13 CONSULTEZ LES GUIDES HORAIRES DES CINÉMAS famous PiAtens-1 r famous players ir famous piavfhs-| r famous piayir* PARISIEN^ H CENTRE LAVAL 11 F.P.8 GREEMFIELD PARK CARR.de LESTRIE ] mmmmmÊKmtm avec l’aiguille, l’héro, la coke.L’envie de se flamber, ça demeure toujours tapi quelque part.Est-ce que ces désirs-là disparaissent jamais?Ces dernières années, il a traversé une période sombre qui lui a rappelé ces vieux rêves d’évasion.Et puis il a emménagé dans une ancienne piquerie, remplie de graffitis, avec des seringues qui traînaient par terre.L’envie lui est venue de tourner quelque chose avec des accros à la drogue.Une vidéo, pas un film.Ce support s’imposait puisque l’action est captée à travers l’œil du caméraman de fiction en direct pris au milieu d’une descente qui dégénère en sanglante prise d’otages.«C’est un film sur des médias pris à leur propre piège.» La vidéo (dont Morin possède une longue expérience), c’est bien moins cher que la pellicule.Quiconque meurt, meurt à douleur a coûté 300 ()()() $.Et puis le médium permet de tourner treize heures de matériel pour en conserver, comme ici, une heure et demie.Mais à Téléfilm, on protestait: «Prends des vrais acteurs.» Morin a refusé: «C'est trop dur d’entrer dans la peau d’un junkie.Il faut y habiter déjà.» 11 a recruté ses comédiens parmi les rédacteurs du journal L’Itinéraire, d’autres dans un centre de désintoxi1 cation.Le reste de l’équipe s’est greffé à travers le jeu du bouche à oreille.Tous avaient vécu ou vivaient encore avec la drogue.Morin a proposé à son monde un simple canevas d’action.De février à juin, le scénario a pris forme en groupe, mais les dialogues du film sont improvisés par les acteurs.«Ce sont leurs mots, leurs révoltes, leurs cris, et à SO % leur propre univers.» «Durant sept jours de tournage, je les ai emprisonnés avec moi sur le plateau.On dormait là.Il ne fallait pas que l’un d’entre eux parte sur la go.Is matin, on trouvait des mégots de cigarettes, des seringues.Plusieurs étaient sur la méthadone, mais certains ont récidivé pendant le tournage.» «Dans le film, ils se shootaient du soluté mais parvenaient à avoir Pair complètement stone quelques instants plus tard.Ce n 'est pas que je les ai vraiment dirigés.Pour moi, la direction d'acteurs, ça se résume à mettre du monde en confiance.Cela dit, si tu mets bout à bout les dialogues de mon film, ils ne tiennent pas debout, lœs acteurs ne possèdent pas les mots pour qualifier leurs émotions.Le public comprend tout de même, parce que les corps parlent.Apres tout, la moitié de la population s’exprime avec 400 mots de vocabulaire.» Robert Morin travaille sur des projets de scénario avec deux de ses acteurs: Jean-Marie et Patrick.Un sus-I>ense à la Agatha Christie, un film sur le viol, œuvre en fragments de style Slwrt Cuts.La seule envie du réalisateur se changer les idées après l’épreuve.«J'ai hâte d'éjecter le film de mon système, de m’en désintoxiquer en somme!» JACQUES NADEAU I.K DKVOIH Robert Morin I.K I) !•: V (I I li .I.K S S A M K I) ! 2 1 K T I) I M A N ( Il E 2 2 E Ê V II I I II I !l !l S R .) Morceau de style plutôt glacial L’ANGUILLE Réal.: Shohei Imamura.Scénario: Mortofumi Tomikawa, Daisuke Ten-gan et Shohei Imamura.Avec Koji Yakusho, Misa Shimizu, Fujio Tsu-netam Mitsuke Baisho, Akira Emo-to.Image: Shigeru Komatsubara.Musique: Shinichiro Ikebe.ODILE TREMBLAY LE DEVOIR En duo avec Le Goût de la cerise de Kiarostami, L'Anguille d’Ima-mura a récolté la palme d’or au der- ARCHIVES LE DEVOIR Koji Yakusho dans L'Anguille d’Imamura nier Festival de Cannes.On l’a déjà dit: ce palmarès en fut un avant tout de cinéphiles qui couronna des œuvres résolument non commerciales.En corollaire, lorsque celles-ci atterrissent en salle, le grand public, dérouté, n’y trouve pas nécessairement son compte.Le Japonais Imamura (à qui la Cinémathèque vient de consacrer une rétrospective) n’en est pas à sa première palme d’or puisqu’il en avait déjà reçu une en 1983 pour Im Ballade de Narayama.Mais La Ballade était un film plus accessible et, disons-le, plus fort que L'Anguille.Très maîtrisé, glissant comme le poisson qui lui donne son titre, ce film est un morceau de style davantage que de feu, une œuvre de maturité, sans bavures, mais un peu terne.Et l’humour d’Imamura, sa faculté de brosser des personnages de contradiction paraît absent de cette Anguille (hormis à travers une figure secondaire, un fou d’extraterrestres).L’ouverture est pourtant puissante, qui met en scène Yamashita (Koji Yakusho), homme rangé, pêcheur à ses heures, à qui des lettres anonymes révèlent l’infidélité de sa femme et qui, la prenant sur le fait, l’assassine à coups de couteau en une scène très forte.Le film suivra, après huit années d’incarcération, la réinsertion de cet homme en probation, ayant pour seule compagne une anguille apprivoisée.Transplanté dans un petit village où il ouvre un salon de coiffure, il sauve une inconnue du suicide avant de la prendre comme adjointe et se voit récupéré par la vie.Profil d’un homme blessé, misanthrope, dégoûté des femmes, qui s’attachera sans le vouloir à cette Hattori (Misa Shimizu) tombée du ciel avec tant de secrets dans ses tiroirs, L'Anguille est un film tissé d’ellipses.Le héros est en retrait de lui-même, en rupture de société et ne s’ouvre que malgré lui, au contact de voisins attachants et de cette belle jeune femme si patiente qui entreprend sa conquête.En une mise en scène très aboutie, mais sur un climat austère, le film suit pas à pas la très lente transformation d’un héros si fermé à qui Takuro Yamashita confère avec beaucoup d’intériorité sa dimension tragique.Plus attachante apparaît Misa Shimizu, en femme amoureuse, otage de ses vies entrelacées.Ce sont les figures secondaires qui apportent pourtant ses taches de couleur au film: la mère complètement cinglée de Hattori, le supérieur d’un temple bouddhiste, les petits mafieux qui gravitent autour du passé d’Hattori, l’ancien détenu qui vient hanter celui de Yamashita.Ils sont le mouvement aspirant le héros hors de sa retraite intérieure, le mouvement aussi qui empêche le film de demeurer trop statique (avec le concours de certaines scènes hautement dynamiques, telle la bataille dans le salon de coiffure).Malgré tout, L'Anguille a du mal à intéresser vraiment le spectateur au destin de son personnage principal, figure assez glacée qui fige l’action.Imamura s’est donné un défi de sourdine, et l’a relevé sur ce mode assourdi.Le cinéaste japonais est un vieil homme maintenant.Son détachement paraît perceptible dans le rythme, le ton de ce film subtil qu’on eût souhaité plus flamboyant.Un Schlôndorff qui ne lève pas PALMETTO Réal.: Volker Schlôndorff.Scénario: E.Max Frye d’après le roman de James Hadley Chase.Avec Woody Harrelson, Elisabeth Shue, Gina Gershon, Rolf Hoppe, Michael Rap-paport, Chloe Sevigny.Image:Thomas Kloss.Musique: KlausDoldinger.ODILE TREMBLAY LE DEVOIR cors réussis, des prises de vue parfois audacieuses.On a l’impression toutefois que le cinéaste a subi toutes sortes d’influences et qu’il les a mal canalisées: des frères Coen à Tarentino (la scène du «nettoyeur de crime») en passant par Jonathan Demme et Cronenberg.Mêlant au tout des accents plus proprement hollywoodiens, il n’a finalement guère fait du Schlôndorff.Palmetto a du mal à garder sa pulsion, à articuler l’action, à lui donner une vraie couleur d’auteur.Plusieurs personnages secondaires sont mal développés, celui du milliardaire surtout.Quant à Woody Harrelson, il n’habite pas son personnage de l’intérieur.Tout demeure en surface.Un dénouement assez musclé ne saurait sauver un film qui lève ici et là, aspire à mieux, sans parvenir à imposer un style.IM K R RK DUR Y Tony Nardi dans La Déroute de Paul Tana Haute tension LA DÉROUTE Réalisation: Paul Tana.Scénario: Paul Tana, Bruno Ramirez et Tony Nardi.Avec Tony Nardi, Michèle-Barbara Pelletier, John Dunn-Hill, Hugolin Chevrette-Landesque, Richard Lemire, Pierre Lebeau.Image: Michel Caron.Musique: Pierre Desrochers.ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Je le dis tout de go: il y a belle lurette qu’un film québécois ne m’avait autant plu.Im Déroute laisse dans son sillage l’impression demerger d’une véritable œuvre d’auteur, avec une force, une sensibilité, un regard et une direction d’acteurs remarquables.El qui dit acteur, dit Tony Nardi, extraordinaire de vérité et de profondeur dans le rôle principal qui devrait lui valoir, s’il existait une justice en ce bas monde, de grands prix d’interprétation.Paul Tana, le cinéaste québécois d’origine italienne qui témoigna si bien de cette réalité de l’immigration à travers Caffe Italia et lu Sarrasine, [X)ssè-de déjà son public d’inconditionnels.Des happy few il est vrai.Im Déroute devrait étendre son auditoire.Ce n’est pas que ce film soit si facile.On ne saurait lui prédire un important succès grand public (tout en l’espérant).Im Déroute est une œuvre sous tension, une tragédie qui culmine dans l’horreur, et le portrait inspiré d’un homme coincé entre deux cultures.Face-à-face entre un homme d’affaires, self made man né en Italie, et sa jeune fille de vingt ans, vraie petite Québécoise qui refuse de prendre la relève de l’entreprise paternelle pour vivre sa vie.La partie sera un impitoyable bras de fer.Que Tony Nardi ait pu rendre attachant un homme aussi impossible à vivre, qui rendrait fou une sainte, constitue un des tours de force de ce film.L’acteur habite littéralement son personnage, plus vivant que nature, dans ses contradictions, ses nuances, ses charmes, sa démence.Il est renversant.Film sur le regard aussi, Im Déroute pose un œil double sur le héros.Joe fait réaliser une vidéo sur sa vie, sa carrière, et ces images intercalées réixmdent à l’action, lui renvoient un miroir déformé, idéalisé.L’utilisation de la vidéo dans le film est un procédé désormais éculé, quoique justifié ici, porteur des aspirations naïves d’un homme qui voudrait modeler le réel à sa guise mais qui le sent glisser comme du sable entre ses doigts.I n distribution générale est excellente, et on salue les prestations de Michèle-Barbara Pelletier, qui incarne sa fille Bonnie avec un naturel mêlé de passion, et d’Hugolin Chevrette-Landesque, jouant sans sombrer dans la caricature le personnage difficile du fils handicapé mental.Quelques comédiens secondaires paraissent moins habités, tel Richard Lemire, en Diego, le réfugié sud-américain qui aime et partage la vie de Bonnie.Il demeure néanmoins crédible.Iœ film repose beaucoup sur des personnages très construits.Il repose aussi sur le regard non maquillé et sans complaisance posé sur la réalité québécoise.Les im- migrants ne seront jamais dépeints comme des enfants de chœur mais comme des êtres parfois racistes, pétris de préjugés, qui nous renvoient un miroir pas très flatteur de nous-mêmes.Im Déroute eût pu être un film lourd.Tana a su habilement greffer sur son lace-à-face des dimensions magiques et oniriques qui apportent une étrange poésie à l’histoire en lui permettant d’atteindre les zones intangibles du mystère.I-es rêves de Joe préfigurent la suite des événements, comme des anges annonciateurs.Des rites magiques, des superstitions, qui paraissent délirants à sa fille, participent à l’univers secret de cet homme d’affaires ayant gardé une botte dans la, botte italienne peuplée de traditions et croyances qui survivent on lui en plein Montréal moderne.Parfois, des images de grâce surgissent, tel, dans la forêt, le regard des beaux chevreuils ]X)sé sur un drame sanglant.In réalisation est habile et maîtrisée, portée aussi par l’excellente musique de Pierre Desrochers (qui enterre pourtant ici et là un |)eu l’action).Im Déroute, à mon avis le meilleur film de Tana, va au bout de sa logique, au bout de la passion brûlante et destructrice qui lie un homme déraciné à sa fille.La tension monte avec force, fait un peu de sur-place à mi-parcours mais bascule avec assurance dans la tragédie.La fin demeurera en suspens, comme une porte noire qui ne peut qu’ouvrir sur l’enfer mais qui bah lotte sur un dénouement un peu dô> routant, moins percutant que le reste du film, qui ajoute cependant au trouble qu’il suscite.Voici qu’après son Roi des aulnes, qui décidément lui valut mauvaise presse, Schlôndorff atterrit à Hollywood.Une situation un peu tragique d’ailleurs.Le grand cinéaste allemand du Tambour et du Désarroi de l’élève Torless avait donné cinq ans de sa vie à la réfection et à la direction des studios de Babelsberg à Berlin dans l’espoir de faire refleurir le cinéma national.Il rêvait d’y tourner beaucoup, d’attirer une relève intéressante, de fouetter le moral des troupes.Et voilà: aller simple pour Hollywood.Décevant.D’autant plus décevant que Schlôndorff ne signe pas ici son meilleur film.Cela fait d’ailleurs quelque temps qu’il n’a pas frappé clans le mille, le maître allemand.Lui qui adore tourner des adaptations littéraires s’est inspiré ici d’un polar des années 30 du Britannique James Hadley Chase, dont l’action fut transplantée en Floride, dans la ville imaginaire de Palmetto.Donnant la vedette à Woody Harrelson, lequel du reste joue toujours dans le même registre, le film raconte l’histoire d’un journaliste incarcéré pour crime de trop grande intégrité dans un milieu corrompu.Frais émergé de prison, il se voit entraîné dans une rocambolesque aventure d’enlèvement par une belle blonde à la cuisse légère (Elisabeth Shue) mariée en principe à un malade richissime, qui le charge de kidnapper la fille cie celui-ci contre rançon.Des toiles d’araignées enserrent le héros en pleine crise d’identité, à la fois truand et chargé par le procureur du district de régir les relations de presse dans cette affaire.Démarrant sur un bon rythme, une écriture intéressante qui semble au départ s’apparenter au merveilleux Fargo des frères Coen, Palmetto, à travers une série de péripéties qui ne rebondissent pas toujours avec bonheur, se diluera à mi parcours.Entre l’œuvre indépendante et la production grand studio, Schlôndorff patine un peu, cède ça et là à la facilité (le personnage de la bonne fille, petite amie du héros jouée par Gina Gershon est une figure très faible), glisse d'intéressants clins d’œil à la Cronenberg — ces coquerelles sur la machine à écrire — mais ne parvient pas à trouver son pouls.Elisabeth Shue incarne pourtant la vamp avec cœur.Di production a joué sur force délires de costumes pour la série des allumeuses fatales, il y a des dé- Il était deux fois contes musicaux pour les 6 à 11 ans du 21 février au 8 mars 1998 Salle Calixa-Lavallée 3819, av.Calixa-Lavallée Au coeur du parc Lafontaine samedi et dimanche: 15h semaine de relâche scolaire: lOh et 13h30 Gagnant du [nix Opus Jeune public 1996-97 pour le spectacle «Un violon sur l’épaule» Le Moulin à Musique Arts et culture Gestion d’organismes culturels Le diplôme d’études supérieures spécialisées en gestion d’organismes culturels est offert à l’École des Hautes Études Commerciales depuis 1988.Ce programme de 2° cycle s’adresse aux gestionnaires et aux professionnels des secteurs suivants: arts d’interprétation, arts visuels, musées, métiers d’art, édition, film et vidéo, disque, radio et télévision.Conditions d’admissibilité Être titulaire d’un diplôme de 1er cycle universitaire de préférence dans un domaine artistique ou d’un diplôme de l’École nationale de théâtre, du Conservatoire d’art dramatique ou du Conservatoire de musique, avec une moyenne de 70 % ou plus, et posséder préférablement une expérience de travail pertinente.admission - dates limites Trimestre d’automne: 1er avril Trimestre d’hiver: 1er octobre 30 crédits Temps complet ou partiel Pour plus d'information École des Hautes Études Commerciales 3000, chemin de la Côte-Sainte-Catherine Montréal (Québec) H3T 2A7 (514)340-6151 http://www.hec.ca dess.goc@hcc.ca IN PETIT PRINCE AUX YEUX NOIRS .un film do - TONY GATLIF d'après la nouvelle de 0mm ?s-": : V :¦/ â Palme D’Or | t, Cannes 1997 J “UNAGI” version originale J avec sous-titres français T UN FILM DE Shohei Imamura A L’AFFICHE! *ID Tous les |ours: 1:15-3:50 -6:45- 9:10 CINEPLEX ODEON COMPLEXE DESJARDINS * œ ANS + ‘"Mondo’! C'est 77 minutes de paix, de bonheur.Excellent rapport qualité-prix, comme on dit." Huguette Roberge, LA PRESSE ’Mondo' est une oeuvre leine de saveur et de larme.artin Bilodeau, LE DEVOIR DU REALISATEUR DE LATCHO DROM A L'AFFICHE! CINÉPLEX ODÉON Tous If Dijtriiumm Tous les jours: 11:35- 1:30-4:00-6:15-8:15- 10:10 Couche-lard ven.sam.: 12:10 QUARTIER LATIN ?©j’è. I.K I) K V II I II .I.K S S A M K l> I 2 1 K T D I M A N C II E 2 2 K K V It I E II I il !) M B (i CINÉMA Cousu de fil noir VITRINE I)E LA VIDÉO Destins de femmes FOUR DAYS IN SEPTEMBER De Bruno Barretto.Avec Alan Arkin, Pedro Cardoso, Fernanda Torres, Luiz Fernand Guimaraes.Scénario: Leopoldo Serran, d’après le livre de Fernando Gabeira.Image: Felix Monti.Montage: Isabelle Rathery.Musique: Stewart Copeland.Brésil, 1997,107 minutes.M A R TI N B I L O 1) E A U Réalisateur de renom d;ms son Brésil natal (Duna Flor et ses deux ma-rjs), puis d’anonymes séries B aux États-Unis (Carried Away), Bruno Barretto embrasse ses deux identités dans Four Days in September, un thriller politique, par ailleurs candidat à l’oscar du meilleur film étranger, dans lequel le cinéaste cherche à reconstituer une page importante de l'histoire du Brésil des années 60, alors sous le joug de la dictature militaire, en empruntant la voie tracée par le roman autobiographique de Fernando Gabeira.Nous sommes en septembre 1969.Les droits civils viennent d’être suspendus par le gouvernement militaire qui a pris le pouvoir par la force en 1964.Pour rompre la censure des médias et forcer la libération d'une quinzaine de leurs homologues, une poignée d'idéalistes ayant rejoint la clandestinité d’une faction terroriste ar- mée kidnappent Charles Burke El-brick (Alan Arkin), l’ambassadeur des Etats-Unis au Brésil.Pendant quatre jours, ils vivront de petits miracles et de grandes défaites, dans l’attente d'une réponse à leurs revendications, pendant que les services secrets ratissent la ville et qu’une bande de «braves citoyens» leurs rapportent des incidents suspects.Contrairement aux nombreuses productions du même genre qui nous ont rejoints ces dernières années (on pense à 'Die Crying Game, de Neil Jordan, ou à Octobre, de Pierre Falar-deau), Barretto ne prend pas parti.C’est là le plus grand drame de cette production aux allures de téléfilm prétendument objectif et équilibré, qui se révèle être une sorte de traité démagogique tiré d’un livre d’histoire rédigé sous la menace d’un régime susceptible.Or, la démocratie étant revenue depuis 1985 au Brésil, le régime susceptible dont il est question aujourd’hui semble être celui des États-Unis, présenté ici sous un jour favorable par l’intermédiaire d’un diplomate sympathique et sensible, qui feint d’ignorer l’approbation, voire la complicité de son pays (Nixon était au pouvoir à l’époque) face à ce régime dictatorial, répressif à la face du monde, que sa seule présence souriante en ce pays entérine.Elbrick, seule figure nuancée du ÿSSë» OMNIBUS 20 ANS DE MIME en terr un mimodrame de ij JeanAsselin JLC -bas d'après «tandis que j’agonise» de William Faulkner incarné par FRANCINE ALEPIN, Ivan BaRTOUNI, Jean Boiiard, Philippe Ducros, Isabelle Thivierge, Jacques E.Le Blanc, Charles Préfontaine du 3 au 21 mars MARDI AU SAMEDI, 20H espace libre avec les voix de FRANCINE ALEPIN, JEAN ASSELIN, Roch Aubert, Jean Boilard, Violette Chauveau, Françoise Faucher, Denis Mercier, Danièle Panneton, Charles Préfontaine, Robert Vézina 1945, RUE FULLUM Montréal RÉSERVATIONS 521.4191 scénographie et costumes: CHARLOTTE ROULEAU éclairages ANDRÉ NaUD régie COLETTE DROUIN SOURCE ALLIANCE V1VAKILM Four Days in September est un thriller politique dans lequel le réalisateur, Bruno Barretto, ne prend pas parti.film, magnifiquement habité par Alan Arkin, représente l'axe de base d’un triangle équilatéral, refermé d’un côté par les représentants du régime, parmi lesquels on retrouve un agent des services secrets (Marco Ricca) à la conscience endolorie, chargé de retrouver, puis de faire parler (par la torture, s'entend) les prisonniers politiques, et de l’autre côté par le petit groupe terroriste, au sein duquel l’intellectuel Fernando (Pedro Cardoso), alter ego de l’auteur du roman, incarne la figure la plus emblématique de la cause, ses vis-à-vis servant de réflecteurs à sa propre conscience.Politiquement raté, artistiquement conventionnel et dramatiquement in- égal, ce Four Days in September, cousu de situations invraisemblables et de personnages caricaturaux, est le film d’un cinéaste qui a démissionné devant la complexité de son sujet et cache sa défaite sous une apparente grandiloquence et un pieux devoir de citoyen.En fait, seule la relation établie entre l'otage et quelques-uns de ses ravisseurs apporte une certaine humanité, une certaine vérité, à ce film trop simpliste et pas assez volontariste, dans lequel chacun est le bourreau de lui-même, où la dictature n’est qu’une scène de théâtre dont la cause resterait prostrée en coulisse, en attendant la production d’un vrai film politique.Salle Pierre-Mercure Gentil* Pierre-Pél»deau 300.bout, d* Malsonnvuva Cat CONSEIL 32* SAISON Ad Referendum II 1997 1998 Musique ^ de notre, temps Salle Pierre-Mercure Mercredi, 25 lévrier 1998 à 20 h Sept finalistes au concours international de composition de la SMCQ.Le Grand Prix sera attribué par vote secret du public ! • Infinite • Italie ) En Praximidad del Infinite « Jean Paul • Allemagne Angakok ‘ Moonlight Chine] Samsara Carlo - Mexique* M E.in Memoriam • Lundi > Canada Quintessence Société de musique contemporaine du Québec Waller Boudreau, direc leur urlislique - From Acteal - ‘Mexique Figuralmusik II - 1.2.3.- Équateur', Concertino colorum Lise Daoust, flûte LEnsemble de la SMCQ, direction, Walter Boudreau Radio-Canada Chaîne culturelle FM RENSEIGNEMENTS 843-9305 RÉSERVATIONS 987-6919 MARTIN BILODEAU Quatre films ayant pour sujet des femmes aux destins singuliers, et provenant des quatre coins de la planète, ont rejoint les tablettes au cours des dernières semaines.non o t IT ortie o m p 11 F r v 11 v j l d « film de C 4 n n e s IV prêt* P rfillir M mtr T< rit ISABELLE CARRE que crut Notes ^Çjk&Vôt.THE PILLOW BOOK (NOTES DE CHEVET) ?1/2 l)e l’Anglais Peter Greenaway, cet exercice stylistique baroque, brillant, contrôlé, obsessif et obsédant raconte l’histoire d’une jeune Sino-Japonaise (Vivian Wu), artiste calligraphe qui met en branle une lente machination destinée à venger son père, son mari et son amant, d’un éditeur maître-chanteur.Sur la peau de 13 modèles et amants, pages blanches quelle recouvre de textes calligraphiés, elle rédigera les 13 chapitres d’une œuvre incontournable d’intelligence et de beauté, qu’elle livrera à l’éditeur un à un, jusqu’au dernier, qui marquera l’assouvissement de sa vengeance.La vengeance par la grâce, la beauté, l’esthétisme: tout le cinéma de Greenaway répond à cette obsession, cette urgence.The Pillow Book n’y fait pas exception.L’auteur de The Cook, The Thief, his Wife and her Lover livre ici un film fragmenté, morcelé, troué de fenêtres en abîme dans le cadre, images aux teintes métissées et recouvertes d’un doux tapis de chansons de la Française Guesch Patti, incantations d’un «ange blond» qui traverse ce Pillow Book singulier et séduisant.20 % de rabais sur tous vos achats tout le mois de février./(êt/r£o 5 Ç f- .m IA BOITE NOIRE l 4450, rue ^t-Denis, Montréal 287-1249 380, rue Laurier Ouest, Outremont 277-6979 http://www.boitenoire.com (rabais applicable sur l'achat de vidéocassettes’, DVD et produits dérivés) PA l.'îll A R ÉS ?DIS C,> UES ChampigiiY Classique 1.ROM AS/A, ANDREA BOCELLI, PHILIPS________________________ 17,'"' 2.VIAGGIO ITALIAN O, ANDREA BOCELLI, PHILIPS_______________16;'" 3.MOST RELAXING CLASSICAL ALBUM, DIVERS, EMI ______________17, " > 4.THE VOICE OF THE CENTURY, MARIA CALLAS, EMI _____________16/'" 5.LA DIVA II, NATALIE CHOQUETTE, ISBA _____________________ 17/'" Jazz Blues ( Interna tional 1 BUENA VISTA SOCIAL CLUB, RY COODER, NONESUCH __17/"' 2.IA LLORONA, LHASA DE SELA, AUDIOGRAM _________ 17,'"’ 3.INTRODUCING, RUBEN GONZALEZ, NONESUCH_________ 17/'" 4.JAZZ A SAINT-GERMAIN, DIVERS, VIRGIN _ _______ 16/"' 5.BEST OF, CARLOS GARDEL, EMI __________________ 13/"* Pop Francophone 1.NOTRE-DAME-DE-PARIS, PLAMONDON/COCCIANTE, CHANDELLE __18/»' 2.LYNDA I.EMAY, LYNDA LEMAY, WARNER_____________________16/"' 3.MASTER SERIES, IlAlhlARA, PHILIPS • 15,** 4.DÉMONS ET MERVEILLES, LAMBERT WILSON, VIRGIN CLASSICS_16,"" 5.DIANE DUFRESNE, DIANE DUFRESNE, AMÉRILYS _____________17/'" Pop Anglophone 1.TITANIC, TRAME SONORE, SONY CLASSICAL_____________17/'" 2.THE BOOK OF SECRETS, I.< JREENA McKENNIlT, WARNER _ 16,95 * 3.LETS TALK ABOUT LOVE, CÉLINE DION, COLUMBIA___ ____ 16,*'» 4.YIELD, PEARL JAM, EPIC ____________________________17/’" 5.ERA, ERA, MERCURY _________________________________17/"' SUGGESTIONS LSWÎÏSWS:: ANTHOLOGIE DE LA MUSIOUE FOLKLORIQUE CANADIENNE FONOVOX 24 PRELUDES/CHOPIN Louis I.ortlv CHANDOS EROS RAMAZZOTTI Eros Ramazzotti inti, duo avec T.Turner I v LA FEMME DÉFENDUE ?1/2 Le Français Philippe Hare) nous invite à participer, de l’intérieur, a une liaison entre un homme d’affaires (Hard lui-même) au crépuscule de la trentaine et d’une femme à l’aube de la vingtaine (Isabelle Carré), liaison qui ne sera montrée que du point de vue de l’homme, la caméra épousant son regard pendant toute la durée du film.Seule à l’écran, Isabelle Carré ouvre ainsi la fenêtre sur son propre monde et, par jeu de miroir, celle de son amant avec lequel elle discute de désirs et d’amertume, de jalousie et de possession, de chantage et de dépendance, l’essentiel du film consistant en un passionnant dialogue sur la vie à deux et la peur de l’engagement.Harel relève avec brio ce pari de caméra subjective, sans tomber dans le piège de ses prédécesseurs (dont le pionnier était Robert Montgomery, avec The Ixidy in the Ixtke, réalisé en 1947): ainsi, sa mise en scène sobre et cohérente va droit à l’essentiel, contournant les embûches physiques inhérentes au projet et apportant support et latitude à une comédienne d’une intelligence instinctive qui, en solo, projette admirablement l’impression du duo.KAMOURASKA ?1/2 Nouvellement édité en vidéocassette dans la collection «Cinéma d’ici», Kamouraska, réalisé en 1973 par Claude Jutra, d’après le roman d’Anne Hébert, nous ramène au Bas-Canada, du temps du Régime français.Mariée au seigneur de Kamouraska (Philippe Léotard), un homme violent et déséquilibré, Elisabeth Rolland (Geneviève Bujold dans son meilleur rôle) jette son dévolu sur le docteur Nelson (Richard Jordan), qu’elle convainc de tuer son mari.Sur ce canevas classique, qui laboure sur les terres imaginaires de Flaubert (Madame Bovary), Mauriac (Thérèse Desqueyroux) et Cain (Le Facteur sonne toujours deux fois), Claude Jutra livre un film sensuel, aux images (signées Michel Brault) belles à couper le souffle et qui, entre autres motifs, oppose remarquablement la force du matriarcat à un régime foncièrement répressif à l’égard des femmes.De forme classique, mis en scène avec une élégance princière, Kamouraska représente aujourd’hui (avec Mon oncle Antoine, J.A.Martin, photographe et Les Bons Débarras) la quintessence d’un cinéma québécois universel et sans âge auquel nous avons tourné le dos.Par ailleurs, «Cinéma d’ici» propose la version revue en 1983 par l’auteur, c’est-à-dire augmentée d’une cinquantaine de minutes.OtNÉVISVt BUJOLO KAMOURASKA tmkMDrcivwxx Jutiià ÿRÇMÀnÙ JÛMIXvi * H-H wi.lfOfA»; ; XMif* wrtô MAw*.*M V4l V*Guu(t tsn (MONO * mm Le petit gitan de Monda lors d’une rencontre fortuite château de neige.Réalisée par André Melançon, cette comédie pleine d’esprit formule une intelligente réflexion sur la guerre, l’orgueil, l’honneur, l’amour et la mort.Des thèmes habilement insérés entre les lignes d’une histoire légère, libre, humoristique, qui, à nouveau, virevolte au vent d’hiver, prête à se poser dans l’imaginaire d’une nouvelle génération de spectateurs.Quartier Latin, Centre-ville et Boucherville.M.B.GREAT EXPECTATIONS (LES GRANDES ESPÉRANCES) ?Le cinéaste mexicain Alfonso Cuaron a fait une lecture très libre de ce classique de Dickens, transposant l’action dans un autre temps (aujourd’hui) et un autre monde (la Floride rurale et New York) et modifiant la trame sans toutefois renier les thèmes.Or, du destin et de ses revers, de la fatalité et de ses pièges, toujours au cœur de cette histoire d’amour entre un pauvre orphelin et une jeune f ille du monde, ne reste ici qu’une intrigue bien fignolée mais sans âme, défendue par des acteurs talentueux (Ethan Hawke, Chris Cooper), parfois mal choisis (Gwyneth Paltrow).Faubourg (v.o.), Quartier Latin et Boucherville (v.f.).M.B.DESPERATE MEASURES (DERNIER RECOURS) ?1/2 Barbet Schroeder, le cinéaste de Barfly et de Rcverseal of Fortune, apparaît bien en deçà de lui même dans cette œuvre de commande où l’on a du mal à retrouver sa griffe.A travers un face-à-face invraisemblable entre un policier (Andy Garcia) qui trouve chez un dangereux criminel (Michael Keaton) le seul homme susceptible de fournir la greffe qui sauvera son fils malade, dans la multiplication des poursuites et des effets spéciaux en quête de l’effet pour l’effet, seule l’interprétation d'Andy Garcia, néanmoins sensible, sauve un peu la mise du film.Loews (v.o.) et Quartier Latin (v.f.).O.T.SPHERE ?Voilà un cinéaste talentueux de plus à s’enliser dans un film de commande qui ne vaut pas trois sous.Barry Le-vinson avait mis en scène Dustin Hoffman à travers Pain Man.Ils se retrouvent dans Sphere, mais les circonstances ont bien changé.Aucune prestation d’acteurs ici.Hoffman, Sharon Stone, Samuel L.Jackson et Peter Coyote sont des marionnettes dans cette histoire de sous-marin parti à la découverte d’un vaisseau spatial échoué au fond des mers.Victimes dotées de pouvoirs parapsycho-logiques qui matérialisent les images mentales, les héros voyageront entre bulles magnétiques, méduses en folie, serpents menaçants et manipulations informatiques.I-e film n’est que prétexte à effets spéciaux, sous-produits des productions intergalactiques du passé.Centre Eaton et Quartier Latin.O.T.ASSASSIN(S) ?Mathieu Kassovitz s’est cassé les dents sur ce film mal abouti, prétentieux et antipathique.Assassin (s) donne la vedette à Michel Serrault, Kassovitz lui-même et au jeune Mehdi Benoufa dans une histoire de tueur a gages d’expérience qui forme ses apprentis.Truffé d’images télévisuelles (histoire de démontrer jusqu a plus-soif l’influence nocive du petit écran sur les mœurs), avec un montage et un rythme boiteux et des scènes parfois insoutenables de violence, le film ne tient pas la route.A rayer de la filmographie du cinéaste de La Haine.Quartier Latin et Boucherville.O.T.THE WEDDING SINGER (LE CHANTEUR DE NOCES) Ce premier film de Frank Coraci, dont l’action se situe en 1985, baigne dans ce climat républicain d'idées reçues et de moralité standardisée, où un paumé jovialiste (Adam Sandler) et une serveuse en mal d’un mariage blanc (Drew Barrymore) deviennent amis, puis amants, sur fond de chansons inscrites au palmarès de l'époque.Une satire débile, sorte de téléroman nostalgique fait par de jeunes cons qui se croient vieux sages.Faubourg et Côte-des-Neiges (v.o.), Quartier I^atin et Boucherville (v.f.).M.B.¦„> .une technique impeccable .(.) une aura d’une , .ÿ David Gaudreau EN RÉCITAL Jeudi 26 février à 20 h au Centre Pierre-Péladeau 20 S adultes — 15 S étudiants Billets : 987-6919 Centre Pierre-Péladeau S a I l,e Pierre- Mercure 300, boul.de Maisonneuve Est [Pj rue Sanguin et / fU* Bcrri-UQAM À Q U É H K C Le fond (gris) des choses Le Centre Vu réunit les travaux de dix jeunes photographes explorant des paysages de désolation.MARI K LAC II AN CK /rT' rois fois trois paysages, événement JL mis sur pied par le centre Vu à l'automne (qui prendra par ailleurs fin en mai), a littéralement pris d’assaut la Vieille Capitale au cours des derniers mois.Si la photo était jusqu'alors confinée aux usuelles salles d'exposition, elle a, pour l’occasion, élargi son champ d’action, allant jusqu’à trôner sur des sites aussi inaccoutumés que le traversier Québec-iœvis, la gare du Palais ou le cimetière St.Matthew.Mais il n’y a pas qu'à l'extérieur que l’événement s’est permis de sortir des sentiers battus puisque, à couvert aussi, il fait preuve d’une activité toute tentaculaire.De fait, à la suite d’un petit mois de répit, voilà qu’il entame son deuxième volet en s'infiltrant dans différents lieux et hauts lieux de la culture de Québec: galeries, centres d’artistes, musée et tutti quanti.Ainsi, le Palais Montcalm donne actuellement a voir une exposition inscrite au programme de Trois fois trois paysages et intitulée Mines de rien.Celle-ci réunit les travaux de dix jeunes photographes qui, au terme d’une mission photographique où il était question d’investiguer, caméra en main, les milieux miniers de l'Abitibi et du Hainaut en Communauté française de Belgique, présentent des paysages durs et désolés des deux côtés de l’Atlantique.C’est l’Agence Québec-Wallonie-Bruxelles pour la jeunesse qui a permis à ces 18-30 ans, tous des professionnels de la photo, de vivre cette aventure aux résultats parfois surprenants, mais parfois aussi plutôt mornes.Souillés et rouilles Des cinq Belges et cinq Québécois qui ont participé au projet, on retient les productions de Marie-France Rousseau qui, avec sa série Ephémère, nous dévoile le caractère précaire des mines.Sous son regard, ces hauts échafaudages aux mécanismes ayant jadis servi à extraire la matière première et qui se voient aujourd’hui totalement laissés à l’abandon deviennent de grands géants métalliques agonisants.Elle traduit par ailleurs parfaitement l’idée de mort en éliminant toute nuance de gris au profit de ces formes noires qui se dressent, contrastantes, dans un ciel sombre.Plus loin, Nathalie Gosselin fait preuve d’une incontestable maîtrise technique.11 faut voir ces gros plans d’outillages souillés et rouilles, rendus avec intelligence et poésie, dans de tout aussi belles qu'impressionnantes qualités de gris.Dans un tout autre ordre d'idées, .loris Buluk nous livre ses variations sur un même thème (au compte de cinq, et en couleur s'il vous plaît), soit celui du temps qui passe et des lieux qui restent.Bungalow, maison en rénovation, gloriette, cabane, maisonnette d’enlant en plastique moulé jaune sont autant d’espaces témoins des cycles temporels.Si la plupart des exposants ont été davantage inspirés par les objets et endroits inanimés, ce qui n’est pas sans conférer à l’ensemble une certaine austérité, Mathieu Caron, lui, nous entraîne dans des sites désaffectés par l’entremise d'un personnage, sorte de guide spirituel, qu’il a mis en scène en lui faisant prendre des poses évocatrices, incitant sans conteste à la méditation.Cette dimension humaine qu’il apporte ainsi à son travail nous rend l’œuvre, assurément, des plus sympathique et chaleureuse.Tous ces petits et moyens formats (mis a part les grands formats, réussis, d’Emmanuelle Léonard) présentent, en dehors de l’aspect inévitablement hybride qu’offre leur reunion, quelques inégalités.On passe du traitement léché au rendu ordinaire, de l’œuvre encadrée à celle collée aléatoirement sur le mur, d’une recherche esthétique et intellectuelle notoire à une certaine facilité.Ces remarques mises à part, Mines de rien brille avant tout par l’originalité du propos, l’audace de l’entreprise, et fournit par là même une belle occasion de découvrir, à bien des égards, une prometteuse relève.Le «25» à Charleroi, de Marie-France Rousseau StHabcrt VTHÉÂTRE DU RIDEAU VERT présente en collaboration avec Q£Yoïïébec et en coproduction avec le Théâtre français du K Du 3 au 28 mars ' Réservations : 844-1793 www.rideauvert.qc.ca U Mmm k Fmn^ u Fille Jiwnée Bmrttmreknls Mise en scène.: Guillermo de Andrea - Marc-Béland Anne Dorval ¦ r Sophie Lorain René Gagnon El/ .Élisabeth Chouvalidzé 1 Maxim Gaudette Roger Larue Marc Legault Jean-Guy Roy Jean-Marie Moncelef et huit comédiens Luc Aubry Serge Arcuri Jean-Marie Guay I BANQUE NATIONALE i f i .% «y ¦ ¦'***am JOSi;i: U\MHKRT i.mi .TP 'smwàs*-* uThéâtre Sortie de Secours présente GAT?CI A-LORCA Fe d e r DALI n d o r BUNUEL l5 fUTURS GENItb [ENCONTRtUt.(ijgdHIflf"'1 M.On sort le Ow®'1 rtles except"»"’'*" Satut Boniou» d^'rrévére^ MMi-CuUuie Tonique.COMPLET 2C févrierjU'm en codiffusion avec1 LaMânufacture de Simone Chartrand et Philippe Soldevila * 'Mise en scène PHILIPPE SOLOEVILA du 17 FEVRIER au 7 MARS 1998 MARDI au SAMEDI à 20H LA LICORNE V RÉSERVATIONS: 523 2246 nuïTxi -¦ Une création du IllCdlie UDU en coproduction avec: Théâtre national Dijon Bourgogne IACARTE.fundaçào Calouste Gulbenkian {Lisbonne] I Festival de théâtre des Amériques [Montréal) I Théâtre de La Ville (Paris).Le point culminant du Festival Festwochen - Berlin, SFB 3 Tout contrihue à créer un climat fantastique tellement réussi - Lisbonne, Publico Tous interprétés par un extraordinaire Paul Savoie - Rome, L Urnanita Portrait d'artiste d’une grande justesse - Montréal, Le Devoir Chaque segment est saisissant.une œuvre d'art signée Denis Marteau - Montréal, La Presse 12 au 28 février au Théâtre d'Aujourd'hui GUICHET: 282-3900 3900.rue St-Denis.Montréal les Arts J3 du Maurier Le public est invité à rencontrer .us artistes apres la représentation du vendredi 27 lévrier.Adaptation et mise en scène: Denis Marteau Avec Paul Savoie, Daniel Parent, Daphné Thompson et les concepteurs: Zaven Paré, John Rea, Guy Simard, Robert Thuot.Carole Fréchette, en quatre temps Après des années d’attente, Les Quatre Morts de Marie, de Carole Fréchette, est montée â Montréal.Comme un bonheur n’arrive jamais seul, sa pièce est reprise en même temps à Paris, publiée en France chez Actes Sud, et La Peau d’Élisa, un autre de ses textes, sera bientôt créé au Théâtre d’Aujourd’hui.Bref, cet hiver est marqué par quatre fois Carole Fréchette, et ça commence cette semaine à La Veillée.ROBERT LALIBERTÉ Carole Fréchette espère que ses deux pièces en chantier n’attendront pas des années avant d’être montées.STÉPHANE BAILLARGEON LE DEVOIR Les Quatre Morts de Marie arrive en ville avec un dossier gros comme ça.Chose rare, avant même d’être créé ici, le texte publié a reçu un prix du Gouverneur général, en 1995.La pièce a ensuite été créée en version anglaise à l’excellent Tarragon Theatre de Toronto.Cette production a valu à Fréchette et à la troupe une llopée de nominations pour des Dora Awards, l’équivalent des Masques québécois.Une version roumaine a également été vue au printemps dernier et une autre, belge, il y a trois ans.Les Quatre Morts renaîtra d’ailleurs en Europe, au Théâtre Gérard-Phili-pe, à Paris, où la pièce prend l’affiche quatre jours après la première montréalaise.«C'est un moment que j'attends depuis très longtemps, depuis sept ans en fait, puisque la pièce a été écrite au début de la décennie», dit l’auteu-re, diplômée de l’École nationale de théâtre, qui a fait partie du Théâtre des cuisines jusqu’à la fin des années 80.«Il lui est arrivé plein de belles choses à cette pièce, mais c’est vrai que tout ce temps-là, j’ai cherché à la faire jouer ici, je l’ai soumise à plusieurs théâtres, parce qu’il n’y a rien comme d’être monté chez soi.» Il y a quelques années, la NCT a développé un projet de coproduction avec un théâtre de Nanterre, qui a finalement échoué.Ce qu’on va maintenant découvrir à La Veillée est en fait une production de la petite maison Branle-Bas, la compagnie de Martin Faucher, qui assumera la mise en scène.«Mais je ne suis pas la seule pour qui c’est difficile», remarque celle qui, depuis 1994, dirige le Centre des auteurs dramatiques, un organisme précisément voué à la promotion de la dramaturgie québécoise.«Pensez à tous les auteurs qui ont émergé depuis dix ans, les Yvan Bienvenue, Wajdi Mouawad ou Michel Monty, et comptez ceux qui se sont produits eux-mêmes: c’est devenu le mode privilégié pour accéder à la scène.» Elle s’appelle Marie Mais que va-t-on découvrir dans ces Quatre Morts.annoncées?D’abord un texte «plutôt poétique», qui commence ainsi: «Je m'appelle Marie, je vais mourir devant vous.Je vous en prie, regardez-moi.» Cette fois, c’est Suzanne Lemoine qui mourra quatre fois, en compagnie de Sylvie Drapeau, dans un rôle secondaire, pour changer, et de trois autres comédiens, Eric Bernier, Patrick Goyette et Denis Roy.«Il y a une dimension poétique, oui, mais disons que le texte et le propos sont un tout petit peu décalés par rapport à la réalité», propose l’au-teure.Marie est «une fille bien de son temps», comme le veut l’appellation contrôlée.Au fil du drame, à quatre périodes charnières de sa vie, elle dévoile des facettes d’elle-même.Ce quadruple portrait commence alors que Marie, toute jeune, plonge dans «un conte plus horrible que celui du Petit Chaperon rouge».On la découvre ensuite à vingt ans, l’âge de la révolte paraît-il, puis en pleine déroute, alors qu’elle vit ses premières désillusions.Le dernier tableau la montre sans âge précis, alors qu’elle «quitte le monde, momentanément».Cette histoire a germé pour ainsi dire toute seule, à partir du titre.«Un jour, j’ai pensé à cette phrase: “les quatre morts de Marie”, raconte la dramaturge.Je me la répétais, et franchement, je trouvais que c'étais un beau titre.Je me suis mise à creuser, à me demander ce que ça pouvait devenir.J'ai alors pensé à mettre en scène quelqu'un qui mourrait quatre fois, à raconter l’histoire de ce personnage qui mourrait à quelque chose, dans une grande douleur, mais qui serait aussi capable de déjouer la mort et de continuer à vivre.» On pense aussi immanquablement à Albertine en cinq temps.Mais Carole Fréchette marque bien les différences entre sa pièce et celle de Michel Tremblay: Albertine dialogue avec plusieurs elles-mêmes, avec les cinq Albertine qu’elle a été, alors que Marie est seule, quatre fois, à autant de moments clés de son existence.L’humaine condition La coupure par rapport aux racines esthético-politiques de l’auteu-re est plus évidente.Après ses classes, Carole Fréchette a fait école au Théâtre des cuisines, féministe et didactique à sophait.«Je suis sortie de l’Ecole nationale au milieu des années soixante-dix, au moment triomphant des créations collectives.Je pense maintenant, avec le recul, que j’étais attirée par l’écriture et le sens du théâtre: pourquoi on monte telle pièce, ce qu’on veut dire au public.Le Théâtre des cuisines, militant et enga: gé, a satisfait ce besoin.À la fin des années quatre-vingt, j'ai éprouvé le sentiment d'être allée au bout de cette démarche, idéologiquement et artistiquement.» Pour se ressourcer, personnellement et esthétiquement, Carole Fréchette a plongé dans une maîtrise, relu Aristote et ses classiques.«Je ne renie rien de ces années militantes, mais je n'avais plus envie d’expliquer le monde entier à travers les lunettes féministes.Je voulais aussi passer à une écriture plus personnelle, plus approfondie.Parce qu’il y a une bonne part d’inconscient dans l’écriture et qu'on ne peut pas laisser remonter cette part essentielle dans un contexte de création collective.» Elle a ensuite écrit Baby Blues, Les Sept Jours de Simon Ixibrosse, un roman pour ados et ces Quatre Morts.«Il reste dans ce texte mon expérience de vie antérieure.Beaucoup de gens me demandent si c’est une pièce sur les femmes, sur la condition féminine.Je ne crois pas.C’est une pièce sur la condition humaine, sur l’angoisse ou le bonheur de vivre, à travers mes yeux de femme.Il y a sans doute quelque chose de profondément féminin dans ce regard qu’elle pose sur te monde, son entourage, elle-même, sur sa façon de douter aussi.Mais contrairement à ce que je faisais avant, je ne parle pas de la condition des femmes.» Un autre de ses textes dans cette nouvelle veine, Im Peau d’Elisa, sera créé à la fin mars, au Théâtre d’Aujourd’hui.s«J'ai deux autres pièces en chantier, dit l’auteure.J’espère que celles-là n 'attendront pas des années avant d’être montées.» «C’est une pièce sur la condition humaine, sur l’angoisse ou le bonheur de vivre, à travers mes yeux de femme» L’HIVER Bien qu’attendue, la plus récente création de Carbone 14 p’a pas la densité de La Forêt ou des Âmes mortes.Gilles Maheu y est plutôt allé d’un spectacle plus près des variétés que des atmosphères poétiques auxquelles il nous a habitués.Est-ce en préparation de la mise en scène de la prochaine comédie musicale de Pla-mondon?Toujours est-il qu’esthéti-quement, il s’agit d’un show très léché.Justement, toute cette beauté manque d’épines.Autrement, c’est le règne du discontinu et de l’arbitraire.En un même tout, Maheu essaie de fondre Nelligan, Emmanuel Carrère, une musique tonique et quelques bacchanales endiablées.Il en résulte une sorte de concert rock qui en jette mais oit l’on privilégie nçtteinent l’intensité à la profondeur.A l’Usine C jusqu’au 21 février.Hervé Guay LES TROIS DERNIERS JOURS DE FERNANDO PESSOA Ix?spectacle le plus émouvant et le plus sobre de Denis Marleau, étayé par une technique vidéo intégrée au point de se faire oublier.L’ultime rendez-vous de l’écrivain portuguais Fernando Pessoa avec cinq personnages de son invention, cinq «autres lui-même» avec lesquels il discute et échange quelques confidences avant de passer de vie à trépas.Paul Savoie incarne les hétéronyineÿ et l’écrivain avec une rare maîtrise.Éclairage, décor, musique, découpage et sous-titrage des scènes, tout concourt à faire de cette pièce un bonheur.A l’affiche du Théâtre d’Aujourd’hui jusqu'au 28 février.Solange Lévesque LE MIEL EST PLUS DOUX QUE LE SANG Cette petite production sans prétention mais pétante de santé nous vient de Québec.Elle nous plonge dans l’Espagne en ébullition pendant les années 20 alors qu’étudient ensemble à Madrid Garda Lorca, Bunuel et Dali.Pour tout dire, ce trio de génies en herbe nous en fait voir de toutes les couleurs.Il s’avère en outre fort bien défendu par une joyeuse bande de jeunes comédiens.11 y a aussi à leurs côtés un pianiste dégourdi (Pierre Potvin) et une certaine Lolita (Simone Chartrand), chanteuse de cabaret de son ét^t, qui ne manque pas de panache.A mi-chemin du théâtre et du cabaret.Le Miel est plus doux que le sang, titre d’un tableau de Dali, nous fait oublier un instant que l’hiver n’en finit pas.À La Licorne, jusqu’au 7 mars.H.G.ATELIER FANTASTIQUE Dans la lignée de son travail avec le Groupement forestier du théâtre, Alexis Martin présente pour le compte du Nouveau Théâtre expérimental un atelier sur le fantastique au théâtre.Et encore une fois, lui et ses camarades occupent principalement, pour ce faire, le terrain de la parodie.On s’en doute: il s’agit d’ailleurs d’une parodie qui s’exerce tous azimuts et, aussi, bien carrément que plus subtilement.Résultat: l’expérience s’avère sympathique mais plutôt inoffensive si l’on excepte le début et la fin du spectacle où l’on se moque royalement de la publicité qui envahit de plus en plus les théâtres.Or, comme tout cela est fait avec peu de moyens, beaucoup d’imagination et la complicité communicative d'une équipe d'amuseurs invétérés, voilà une petite heure pas déplaisante du tout.Dernières représentations les 22 et 23 février à l’Espace libre.H.G.GONE WITH THE WIND TWELFTH NIGHT Ije nouveau directeur du Centaur met lui-même en scène cette Nuit des rois en la transposant hardiment dans le pays de Scarlett O’Hara à l’époque de la guerre de Sécession.On ne pourrait blâmer son intention de vouloir relire Shakespeare et rafraîchir la manière de le présenter.Le lieu, l’époque, le décor, l’accent et la musique choisis par McCall confèrent au spectacle un style si lourdement connoté qu’il devient bien difficile pour le spectateur d’y saisir la comédie de Shakesoeare.Mais cela donne, comme s’ ¦ plusieurs spe e «very entertaining» soirée.A l’affiche du 'théâtre Centaur jusqu’au 22 février.S.L.TRAINSPOTTING Si vous avez jugé l’adaptation cinématographique du roman d’Irvine Welsh édulcorée, la version théâtrale de Trainspotting risque de vous transporter davantage.Il s’agit en effet d’un spectacle brut, d’une mise en scène d’une immédiateté pétaradante, mais qui dépeint sans fard une réalité très drue, celle des junkies.D’ailleurs, la traduction de ce texte est d’une verdeur inégalée, tout a fait en adéquation avec le milieu dont il est question.Trainspotting bénéficie par surcroît d’une distribution très forte, constituée de jeunes comédiens intenses: David Boutin et Hugues Fre-nette, en particulier, y sont saisissants.Un spectacle qui, de plus, fait réfléchir sur ce que notre société a vraiment à offrir à une jeunesse trop souvent, hélas!, parfaitement désabusée.En supplémentaire au Qiiat’Sous jusqu’au 7 mars.//.G.Paul Savoie dans Les trois dentiers jours de Fernando Pessoa ,um r©c Orteils à8ans de Louis-Dominique Lavigne Lauréat du prix littéraire du Gouverneur général en 1992 Mise en scène : Lise Gionet Avec : Sylvain Hétu et Dominic La Vallée Les concepteurs : Joël da Silva, Martin Boisjoly et Pascal Moutet Production : Théâtre de Quartier Du 11 février au 1er mars, prolongation du 20 au 24 mai 1998 V" Billets en vente : (514) 288-7211 245, rue Ontario Est Montréal (Québec) H2X 3Y6 514 790-1245 1 800 361 4595 BANOUE NATIONALE 4626 ^ I.K I) K V II I II , I.K S S A M K I) I I K T l> I M A X ( Il K ') ') y r: \ it i k ii i il it m ?B î) AGENDA CULTUREL ! s CINEMA ANGRIGNON: 70/7.boul.Newman, Lasalle (366-2463) — Fairy Taie sam dim.13h30 — Sphere 13h.16h10, 19h.2ih45 - Krippendorf's Tribe sam.19h30 — Deep Rising 131)15, 15h50, 18h50.21h25 — L A.interdite 12hl0.15h30.18h45, 21h40 — L.A.Confidential 12h25,15h40.181)40.211)30 — Replacement Killers 12h15, 14h20.161)25,191)15.21 h20 — Titanic 12h30, 16h30, 201)30 — Flubber 12h.14h10 — Plaxmol 12h20, 141)30 — Titanic v.t.I2ll05,161), 161)45, 201).201)45 ATWATER: Place Alexis-Nihon (935-4246) — Palmetto I )h15, 161)15.191).21h30 — Blues Brothers 2000 131)45 Replacement Killers 17h15, 19h30.21 h45 — The Wrong Goy 13h30,16h, 181)45 21h10 BERRI: 1280, rue St-Denis (288-2115) — Le grand jeu 13515.15h25, 17h35.19M45, 21h55 — Anastasia v.t.131105, 15h 15 — Jackie Brown y.l.18h15, 21 h15 — L idéaliste I3h25,16h, 191), 21 h40 — Maman, je m’occupe des méchants 13h35, !5h50 — Et tombent les filles 18545.21h20 — Frissons 2 13h45.!6h20,19515, 21h45 BOUCHERVILLE: 20, boul de Mortagne (449-6404) — Sphère y.l.ven.sam.dim.mar.mer.13510, 16h05.195, 21li45.Ion.jeu.195, 21545 — Le petit monde des emprunteurs ven.sam.dim.mar.mer.12h30.14540.16h45, 18550, 215.lun.jeu, 18550.215 — Les boys ven.dim.mar.mer.13h30, 16h25, 19520, 21h55, sam.13530, 16525.21510.lun.|eu.19520, 21555 — Didier sam.195 les Irères blues 2000 18h55.21 b30 — Spice World y.l, ven.sam.dim.mar.mer.12540,14550, 171)05 — Le chanteur de Noces ven.sam.dim.mar.mer.12510.14530, 16555.19h10, 211)20, lun.jeu.19510, 21520 — Pour le pire et pour le meilleur ven.sam.dim.mar.mer.12550, 15540.18b35.211)35.lun.jeu.18535, 21535 - Fili Brin D'Acier 18520, ven.sam.dim.mar.mer.12520, 14520.16520.181)20 — Dernier recours 20550 — Les grandes espérances 19505.221) — La guerre des tuques ven.sam.dim.mar.mer.12b, 14h10,16h30 — La déroute ven.sam.dim.mar.mer.13h20.165.19h40, 21550, lun, jeu.19h40, 21550 — Le destin de Will Hunting ven.sam.dim.mar.mer.135.15550.181)45,21h40, lun.jeu.18545,21540 BR0SSARD: 2150, Lapinière, Mail Champlain (465-5906) — Good Will Hunting 18h40, 21520 — Spice World sam.dim.mar.13b — Blues Brothers 2000 sam.dim.mar.15515 - The Borrowers sam.dim.mar.12550, 155.17505, 19h20.21 b20.ven.lun.mer jeu.19h20, 21510 — Fill Brin D'Acier sam.dim.mar.12540, 14h30, 17h15, 19h10, ven.lun.mer.jeu.19h10 — Les grandes espérances 215 — Pour le pire et pour le meilleur sam.dim mar.12h30.15h30.18h30, 21530.ven.lun.mer.jeu.18530, 21530 — Desperate Measures sam.dim.mar.16520.21h35, ven.lun.mer.jeu.21535 — Great Expectations sam.dim.mar.13h10,19b, ven.lun.mar.jeu.19h — Wedding Singer sam.dim.mar.13li30,15h40, 17h45, 19550.21h50, ven.lun.mer.jeu.19550, 21 b50 — Palmetto sam.dim.mar.13h20, 16510, 18h50, 21540.ven.lun.mer.jeu.18550, 21540 CARREFOUR LAVAL: 2330.Le Carrefour (688-3684) — Fili Brin D'Acier sam.dim.mar.mer.13b, 15b, 17b.19520, ven lun.jeu.19h20 — Assassins 21520 — Good Will Hunting 195, 21h40 — Spice World v.t.sam.dim.mar.mer.12540.14h50,16555 — Les boys sam.12h30,15h.215, dim.mar.mer.12h30, 155.17520, 19h40, 22h, ven.lun.|eu.19540, 221) — Didier sam.19h — Dernier recours sam.dim, mar.mer.12h50, 15505,17515, 19h30, 21 h55, ven.lun jeu.19530, 21555 — Great Expectations sam.dim.mar.mer.13h50, 161)25.19h10, 21h50, ven.lun.jeu.19510, 21 h50 — Pour le pire et pour le meilleur sam dim.mar.mer, 12h45,15h45.181)50, 21h45, ven.lun.jeu.18550,21545 CAVENDISH: 5800.boul.Cavendish (485-7111) — The Full Monty ven.sam.dim.mar.13535, 15b55,18h30, 20545, lun.mer.jeu.18h30, 201)45 — Good Will Hunting ven.sam.dim.mar.12h50,15540.18h40, 21525, lun.mer.jeu.18540, 21h25 — Titanic ven.sam.dim.mar.13h, 171), 215, lun.mer.jeu.215 — L.A.Contidential ven.sam.dim mar, 12h55,15550.18555, 21540, lun.mer.jeu.18h55, 21540 — Blues Brothers 2000 211)30 — Spice World ven.sam.dim.mar.12h40,155.17515, 191)20, lun.mer.jeu.19520 - Wedding Singer ven.sam.dim.mar.13515, 15520, 17h30,19540, 211)50, lun.mer.jeu.19540.21550 As Good As It Gets ven.sam.dim.mar.12535, 15h40, 18545,211)45, lun.mer.jeu.18545, 21545 — Great Expectations 21 h35 — The Borrowers ven.sam.dim.mar.|3h25.151)30,17535.19h30.lun.mer, jeu.19530 CENTRE EATON: 705, rue Ste-Catherine Ouest (985-5730) f Sphere 121)40,15540, 18h40, 21h30.ven.sam.241)15 *- Titanic 12b, 16b.20h, ven.sam.23545 — Space Jam sam dim 13530 — L.A.Contidential 12530, 15h30, 18530, 21 h20.sam.dim.15530, 18530, 21520, ven.sam.?4h05, mer.12530.151)30, 21520 — Hanging Garden 12510,141)30,16h40,19b, 21b, ven.sam.23535, lun.jeu, |2510,14530.16540.215 — Live Flesh (sous-titres an-lais) 13b, 151)50.18550.21h10, sam.dim.15h50.18550, 1510 ven.sam.23h30 — Basket Spacial sam.dim.J3530 - Four Days in September 13510, 161)30,19h10, 21540, ven.sam.245 CENTRE LAVAL: 1600, boul.Le Corbusier (688-7776) — Titanic 121)15, 16h15.20b 15 — Titanic v.t.125.12530, 12545.165.16530.16545, 201), 20530.20h45 — L.A, Contidential 12h50, 15545, 18550.21h40 — Ma vie en (ose 12h55.14555.17h.19h20, 211)25 — Replacement Killers 12550.14h50, 16555.19h25.21535.sam.dim.I4h50,16555.19525.21535 — Space Jam sam.dim.(31)30 — Basket Spacial sam.dim.13h30 — Sphere 13h, j5550.195.211)45 — Krippendorf's Tribe sam.191)30 — L.A.interdite 13h15.161)05,181)45.211)30 — L’imposteur >4545,16h50.191)15 - Alerte météo 12U45,21h20 CINÉPLEX CENTRE-VILLE: 2001.rue Université (849-3456) i— Wings ol the Dove sam.dim.mar.mer.131)40,18h50, (en lun jeu.18550 — Boogie Nights 16505, 21h10 — Fred sam.dim.mar.mer.121)50.21 hi5, ven.lun.jeu.21IU5- Blues Brothers 2000 15h, 18h45 — Happy Together sam.dim.mar.mer.121)40,141)50.171), 19h, 211), ven.lun.jeu.14550,171), 195, 21h— Ma vie en rose sam.dim.(nar.mer.12h40, 14h50.171), 191).211), ven.lun.jeu.[141)50,17h, 19h.21 h — Arlette sam.dim.mar.mer.131), 191120, ven.lun.jeu.19h20 — L'Imposteur 16h25, 211)35 Héroïnes sam.dim.mar.mer.13510.18IH0, ven.lun.jeu 18h10 — Les ailes do la colombe 15530, 20h40 — Wedding Singer sam.dim.mar.mer.13h30,15540, 19h15, 21525, ven.lun.jeu.15h40.19h15.21h25 — As Good As It Gets sam.dim.mar.mer.121)30,151)25, 18h20, 21 h20, veil.lun.jeu.151)25, 18h20, 21b20 — les boys sam.dim.mar.mer.13h20, 151)45, 19h10, 21545.ven.lun.jeu.15545, 19h15, 211)45 COMPLEXE DESJARDINS: 1.Place Desjardins (288-3141) L anguille 13h15, 15h50.18h45.21IU0 — Marius et Jeanette 12h30,14545, 17h.19h15, 21h30 — Post Co'i- lum, animal triste 13h, 15h10.17h20,19h30,21 h40 — Le destin de Will Hunting 12h45,15li35.18h30.21 b20 .CÔTE DES NEIGES: 6700.Côte-des-Neiges (849-3456) — Sphere sam.dim mar.mer.13h, 16h, 18h5*0.21h35, ven.lun.|eu.18h50,21h35 — Wag the Dog sam.dim.mar.mer.121)40.15b, 171)10, 191)20, 211)30.ven.lun.jeu 19520.2lh30— Wedding Singer sam.dim.mar.mer.13h10.15520, 17h25, 19530.21h40, ven.lun.jeu.19h30.21h40 Replacement Killers 21515 — Plppi Longstocking sam.dim.mar.mer.121)50.14h50,171).191).ven, lun.|eu.19h Palmetto sam.dim.mar.mer.13h30, 161)25, 19h10, 211)45, ven.lun.jeu.19510, 21h45 — Titanic sam.dim.mar mer.12h30,16h15, 201), ven.lun.jeu.20h — The Wrong Guy sam.dim.mar.mer.13520,15h45, 19h15, 211)50, ven.lun.jeu.191)15,211)50 DAUPHIN: 2396, rue Beaubien Est (721-6060) — Titanic y.l.20h, sam.dim.121)30.16b30,201)30 — Pour le pire et pour le meilleur 181)45, 21h30, sam.dim.13b.16h, 181)45,21530 D0RVAL: 260, Dorval (631-8586) — Titanic 205, sam.dim.I2h, 16h, 20b - Good Will Hunting 191)10.21h40, sam.dim.161) 15,19h10, 211)40 — Space Jam sam dim.13h30 Palmetto 191), 21 b30.sam.dim 13h.15530, 19h, 711)30- Wedding Singer 191)20.21h20, sam.dim.16530, 191)20, 211)20 - Pippl Longstocking sam.dim.121)30, 14530 ÉGYPTIEN: 1455, rue Peel (843-3112) — Good Will Hunting 131)30.161)10, 181)50, 21h30— Deconstructing Harry 13h50,195, mor.13h50 — Oscar and Lucinda 1611,211)20.mer IGh, 21h30 — Tho Borrowers 131)10, 15510.17b10.191)10,211)10 FAMOUS PLAYERS GREENFIELD PARK: 993, boul Tasclio-reau (672-2375) L A.inlerdile 12H35.15h50.I8h45, 211)40 - Titanic 125, 16h.20b — Space Jam sam.dim.13530 Krippendort’s Tribe sam 19530 — Sphere 13510.16h10.19h 10.22h05 — Titanic v.l.12h30.13h, 16h30, 175.201)30, 211) - Replacement Killers I2h40.15510, 171)10, 19h20, 211)50, sam.dim.151)10.171)10, I9h20, 21550 — Basket Spacial sam.dim.13h30 — Ma elo en rose 15540.191)15 — Alerte météo 13530,211)30 FAMOUS PLAYERS POINTE-CLAIRE: 185.Hymus (697-8095) - Wag tho Dog 121)40.15h, 171).19h40.211)50.19h30 — Borrowers 12510, 141)05.16h40, 19IH0.21h20 — Mousehunl 12h15, 14h25 — Tomorrow Never Dies 161)20,19h20,225 - Titanic 12h, 165.161)30,205, 20h30 — Mr.Magoo 12h30.14Ü30 — L.A.Contidential 135,16515, 195.21545 - Sphere 12h50, 15h45, 18h50, 211)35 — Replacement Killers 141)40,17515,191)30, sam.dim.17h15, 19h30 — Oecelver 12h20, 21h30.sam.dim.21530 — Space Jam sam.dim 13530 FAUBOURG STE-CATHERINE: 1616, rue Ste-Catherine Ouest (932-2230) - Wedding Singer 12545.155,171)10.19520.21540, lun.12545, 155, 17510, 211)40 — Wag the Dog 12h20, 14530,16545, 191), 21515 - As Good As It Gets 12530,15h30,18h30,21h25 — Great Expectations 13IU5.165.18545, 21 b05, mer.13IU5,165, 21h05 GALERIES LAVAL: 1545, boul.Le Corbusier (849-3456) -Les grandes espérances 21530 — Pippi Longstocking sam.dim.mar.mer.13h30.15h30,17h30,19h30.ven.lun.jeu.19530 — Palmetto sam.dim.mar.mer.13h40,16h10, 19h05.21h35, ven.lun.jeu.19505, 21h35 — Sphère v.l.sam.dim.mar.mer.131)10, 165, 18550, 21545, ven.lun.jeu 18550, 21545 — Le petit monde des emprunteurs sam.dim mar.mer.12h40, 14550, 17h20,19520.21h25, ven.lun.jeu.19520, 21 h25 — Wedding Singer sam.dim.mar.mer.15525, 17h35, 19h40, 21 h55, ven.lun.|eu.19540,21h55 — La guerre des tuques sam.dim.mar.mer.13520 — Le chanteur de Noces 19h10, 21510 — Les Irères blues 2000 sam.dim.mar mer 131) — Blues Brothers 2000 sam dim mar.mer.15550 — Le destin de Will Hunting 19h, 21 h40 — Spice World sam.dim.mar.mer.12h50, 15h.17h — The Borrowers sam.dim.mar.mer.12h30, 14h40.17505, 18h55, 21h15, ven.lun.jeu.18h55.21IU5 LANGELIER: 7305, rue Langelier (255-5482) — Les Irères blues 2000 ven.sam.dim.135, 19h, lun.mar.mer.jeu, 19h, sam.dim.235 — Les grandes espérances ven.sam.dim.151)25, 21h25, lun.mar.mer.jeu.21h25, sam.dim.23545 — Les boys ven.dim.17510, 19h20, 21h35, sam.17510, 21535, lun.mar.mer, jeu.19h20, 21h35, sam.dim.23540 — Didier sam.195 — Spice World v.t.ven.sam dim.13h15, 15h15 — Fili Brin D'Acier ven.sam, dim.13h05, 15505, 17h05, 19h05, lun.mar.mer.jeu.195 — Dernier recours ven.sam.dim.19h10, 21510, lun.mar, mer.jeu.21510, sam.dim.23510 — Le petit monde des emprunteurs ven.sam.dim.13h, 155.175,195, 21h, lun.mar.mer.jeu.195.21h — Le chanteur de Noces ven.sam.dim.17510, 19510.21510, lun.mar.mer.jeu.19510, 21h10, ven.sam 23510 —Ne réveillez pas une souris qui dort ven.sam.dim.13505,15h05 — Sphère v.t.ven.sam.dim.135, 15h45, 19h, 21535, lun.mar.mer.jeu.195, 21h35,ven.sam.23555 LASALLE: 7852, boul.Champlain (365-5659) — Le chanteur de Noces 19510, 21520 — Spice World sam.dim.mar.mer.12h40,14550.17h — Sphère v.l.sam.dim.mar.mer.12h45, 15545,18545, 21535.ven.lun.jeu, 18545, 21535 — Le petit monde des emprunteurs sam.dim mar.mer.12h30.14540.16h50,195, 21510, ven.lun.jeu.19h.21510— Good Will Hunting sam.dim.mat.mer.13505, 15550,18550, 21h30, ven.lun.jeu.18550.21530 — Wedding Singer sam.dim.mar.mer.12530, 14h30, 16540, 19h, 21515, ven.lun.jeu.195.21515 — Les boys sam.dim.mar.mer.13515.16h, 19510, 21540, ven.lun.jeu.19h10.21540 — Fili Brin D'Acier sam.dim.mar.mer.12535, )4h45,16555, 19505, ven, lun.jeu.19505 — Les grandes espérances 21515 — Pour le pire et pour le meilleur sam.dim.mar.mer.12h50, 16510, 205.ven.lun.jeu.205 — Les frètes blues 2000 sam.dim.mar.mer.12h30.15b15 — Dernier recours 19h15 — Desperate Measures 21 h40 — The Borrowers sam.dim.mar.mer.12h20, 14530, 16540, 18h50, 21b, ven.lun.jeu.18h50, 21 h — Palmetto sam.dim.mar.mer.13h, 15540.18555.21530, ven.lun.jeu.18555,21530 —The Wrong Guy sam.dim.mar.mer.165, 19505, 21 h35, ven.lun.jeu.19505, 21535 — Blues Brothers 2000 sam.dim.mar.met.121)45 LOEW'S: 954.rue Ste-Catherine Ouest (861-7437) — Titanic 12530,16530, 20530, 21 h — Kundun 12h20.15h40, 19h10.21550 — Desperate Measures 12h15.15h, 17b, 19h— Deceiver 12h10,14530, 16550.19520, 21550 — Sweet Hereafter 12505,14520,16h40.19h30, 22h LONGUEUIL: 825.rue St-laurent Ouest, Centre Commercial (679-7451) — Les boys 195.sam.dim.13h30,165,195, 21520 — Le petil monde des emprunleurs 19505, 21h10, sam.dim.12545,14h50, 16h55, 19505, 21510 —Sphère v.l.18h45, 21 h30, sam.dim.135,15545.18h45, 21530 — Dernier recours 19515.21540, sam.dim.125, 14540.16530,19h15.21540 — Le destin de Will Hunting 18555, 21 h50 — Spice World v.l.sam.dim.12510,14h30,16h40 PALACE: 698, rue Ste-Catherine Ouest (866-6991) — Jackie Brown 13h15,16530, 205, ven.sam.23h10 — Rainmaker 12510,155,18520,21h20, ven.sam.24515 —Kiss the Girls 12530,15540,19510,21550, ven.sam.24h10 — Alien Resurrection 12h40,155,17520,19h40, 22h10, ven.sam.24530 — The Jackal 135, 15550, 19530, 225, ven.sam.24h20 — Scream 2 12520,15520, 18530, 21h10.ven.sam.23540 PARISIEN: 480, rue Ste-Catherine Ouest (866-3856) — Le jardin suspendu 12515,14520,16525, 19h15, 21520 — L.A.interdite 13510,15h50,195.21540— De beaux lendemains 12550, 15530, 18h50, 21515 — Tilanic v.l.12530,135,16530,17h, 20h30, 215 — Ma vie en rose 12545, 14550,175, 19h20, 21535 — Live Flesh (sous-titres français) 12520.14h30,16545.19525,21h45 POINTE-CLAIRE: 6341, Route Transcanadienne (630-7286) — Blues Brothers 2000 21550 — Spice World ven.sam.dim.mar.13h50,16h25,19510, lun.mer.jeu.19510 — As Good As It Gels ven.sam.dim.mar.135,15h55.195,225, lun.mer.jeu 195, 22h — Good Will Hunting ven.sam.dim.mar.13520,16h15.18550, 21530, lun, mer.jeu.18550, 21530 — Palmello ven.sam.dim.mar.13h40, 16505,18540.21510, lun.mer.jeu.18540, 21h10 — Wedding Singer ven.sam.dim.mar.13510.)5h20, 17525, 19h30,21 h40, lun.mer.jeu.19h30,21540 —Great Expectations 21520 — Pippi Longstocking ven.sam, dim.mar.13530.15530,17h35.19h20, lun.mer.jeu.19520 QUARTIER LATIN: 340, Emery (849-4422) — Les boys 1 th25, 145, 16525, 18h55, 21540, sam.11525, 145, 16525, 21505, ven.sam.245 — Didier sam.195 — Les Irères blues 2000 11h15, 13555,16545,19530, 22h10.lun 11515.13h55, 22510 — Le destin de Will Hunting 12h05, 15h, 18530, 21h25 — La déroute 11h45.14515, 16550,19h20, 22h05 — Nettoyage à sec 12h20, 14540, 175, 19525, 21550, ven.sam.24505, lun.12520, 14h40.21 h50, mer.jeu 12520, 14540, 175, 21h50 — Des hommes d'inlluence 13520,15555,18525.215, ven.sam.23h15 — Dernier recours 19h40,22h, ven.sam.24515 — La guerre des tuques 10555.13505,15520.17525 — Le petit monde des emprunteurs 11520.13h35, 15550, 18540,20h50, ven, sam.23h — Sphère v.l.12530,15h35, 18545, 21545 — Pour le pire et pour le meilleur 12510, 15510, 18535, 21535 - Mondo 1 1535, 13530, 165.18515, 20515, 22b, ven.sam.24h10 — Assassins 12545.15h45.195, 225 — Les grandes espérances 11 h30, 14h05,16535,19515, 21555 — Le chanteur de Noces 10550,135,15525, 17h40, 20h, 22h10, ven.sam.24520 — Fill Brin D'Acier 115, 13515, 15540, 18550, sam.13h15, 15540.18550 — Relus de tuer 21520, ven.sam.23520 — Harry dans tous ces états 10545.12h55,15h05, 17h15,19530.21550, ven.sam.24h05 — Sphère v.l.125, 155,18510.21515, ven.sam.231)55 ST-BRUN0:1495.boul St-Bruno (653-4848) — Sphère v.l.ven.sam.dim.mar.mer.12h40.15530.18530, 21 h25, lun.jeu.18h30, 21 h25 — Titanic ven.sam.dim.mar.mer.12530.16h30, 20530, lun.jeu.20h30 — Le petit monde des emprunteurs ven.sam.dim.mar.mer.13h10,15510, 17510', 19510, 21-510, lui), jeu -19510.-21510 — Les grandes espérances 21520 — Fili Brin D'Acier ven.sam.dim.mar.mer.13540, 151)40.17h30, 19525, lun.jeu.19h25 — Pour le pire et pour le meilleur veil.sam.dim mar.mer.12h50.15h45.18545.21545.lun.jeu.18h45, 21545 — Dernier recours 19h30, 21 b55 — Spice World v.t.ven.sam.dim.mar.mer.135, 15505.17h20 — Le chanteur de Noces ven.sam.dim.mar.mer.12h10.14520, 16540.18h50, 215, lun.jeu.18550, 215 — Les Irères blues 2000 ven.sam.dim.mar.mer.13h20 — Sphere ven.sam.dim.mar.mer.16510, 195, 21550, lun.jeu.195.21h50 — Les boys ven.sam.dim.mar.mer.12h20,14545, 17505.19535.225, lun.jeu.19h35,225 — Tilanic v.l.ven.sam.dim.mar.mer.125,16b, 205, lun.jeu.205 — Titanic v.t.ven.sam.dim.mar.mer.125.16h.205, lun.jeu.205 ST-JÉRÔME (CARREFOUR OU NORD): 900, boul Grignon (436-4525) — Les boys 19h, 21h30.sam.13b.15h30, 21530, dim.135,15530,195,21530 — Didier sam.195 — Titanic v.l.215, sam.dim.155, 215 — Spice World v.l.sam.dim.13h — Dernier recours 195, 21530 — FUI Brin D'Acier 195, sam.dim.13h, 14555,16550,195 — Sphère v.l.195, 21 h45.sam.dim.135, 165.195.21545 — Les Irères blues 2000 19b - Les grandes espérances 21530 — Maman, je m'occupe des méchants sam.dim.135.14555, 16550 — Le petil monde des emprunteurs 19h.215, sam, dim.135, 14555,16550, 195, 215 — Le destin do Will Hunting 195, 21530, sam.dim.13h, 15530.195, 21 h30 — Le chanteur de Noces 195,215 — Plaxmol sam dim.135.14555,16h50 — Titanic v.l.195, sam.dim.135, 16535, 20510 STE-THÉRÈSE: 300.rue Sicatd (979-3866) — Le chanteur de Noces 19510, 21h10.sam.dim.I3h10,17510, 19510, 21510, ven.sam 23510 — Ne réveillez pas une souris qui dort sam.dim.135,15h15 — Titanic v.l.19h15.sam.dim.15530, 19515, ven.sam.23h — Sphère v.t.195, 21535.sam.dim.135,151)45, 195.21535, ven.sam.23h55 — Oernier recours 19510, 21510, ven.sam.23510 — FUI Brin D’Acier 195, sam.dim.13h05, 15505,17505, 19505 — Les boys 19520, 21 h35.sam dim 17h10.19520, 13515.15h15 — Le petit monde des emprunteurs 19h, 21 h.sam.dim.13h, 155,175,195,215 — Les Irères blues 2000 19b, sam.dim.13h, 19b, ven.sam.23b — Les grandes espérances 21 h25.sam.dim.15h25, 21h25, ven.sam.23545 — Titanic v.l.215, sam.dim.13h.175.21 h TERREBONNE: 1971, Chemin du Coteau (849-3456) — Les boys 19h20, 21535, sam.dim.17510.19520, 21535, ven.sam.23h40 — Spice World v.l.sam.dim.13515.15515 — Le chanteur de Noces 19h10, 21510.sam.dim.13510, 17h10.19510,21510, ven.sam.23h10 — Ne réveillez pas une souris qui dort sam.dim.135, 15515 — Titanic v.t.19h15.sam.dim.15530, 19h15 — Les Irères blues 2000 19h, sam.dim.13h.195, ven.sam.23b — Les grands espérances 21525, sam.dim.15525.21525.ven.sam 23545 — Fili Brin D'Acier 195.sam.dim.13505,15505, 17505.19505 — Dernier recours 19510, 21510.sam.dim.19h10, 21510, ven.sam.23510 — Sphère v.l.195, 21h35, sam.dim.13h, 15545,195,21535, ven.sam.23555 — Titanic v.t.215, sam.dim.135, 175.21 h — Le petit monde des emprunteurs 195, 215, sam.dim.135.155.175,195.215 VERSAILLES: 7275, rue Sherbrooke Est (353-7880) — Titanic v.t.12h, 13h, 16h, 175,205, 215, sam, 23555 —Plaxmol 12510, 14515 — Demain ne meurt jamais 16520, 195, 21530, sam.245 — Sphere 12540, 15530, 18550, 21545, sam.24530 — Titanic 12530,16530, 10530, sam.24520 — Alerte météo 12515, 14545, 16555, 19520, 21530, sam.23545 À Q LJ É B E C ?CINÉMA STE-F0Y: 2500, boul.Laurier (418-656-0592) — Titanic v.l.20h30.sam.dim.12h30,16530, 20530 — Les boys 19h15, 21530, sam.dim.125, 14520, 16530.19515, 21h30 — Basket Spacial sam.dim.13530 — Sphere 19h.21545, sam.dim.165,195,21545 GALERIES CAPITALE: 5401, boul des Galeries (418-628-2455) — Ma vie en rose 13b, 155,175, 19h15, 21h20, sam.23h20 — Alerte météo 11530,14h50,175, 19520, 21 h30, sam.dim.175,19h20, 21530, sam.23535 — Basket Spacial sam.dim.13h30 — Titanic 12h20, 16h20, 20515 — Pour le pire et pour le meilleur 135, 165,19h, 21 h50 — Tilanic v.l.11h30, 12h, 12h45, 13510.15520.165,16545,17h10.19515,205,20h45,21510, sam.23510 — L'imposteur 175,19h20,21535, sam.23545 — Demain ne meurt jamais 125, 14h30 — Sphère v.l.135, 15555, 195.21555 — Ne réveillez pas une souris qui dort 111)45.14510 — L.A.Interdite 16510,19h, 21550 PUCE CHAREST: 500.rue Du Pont (418-529-9745) - Titanic v.t.135,16545, 20530 — Les grandes espérances 13510,15540.19h20.21550, lun.mer.13510.15540 — Le chanteur de Noces 145,16535,19h30.225 — Les boys 14510.19h10 — Dernier recours 16h55, 21540 — Fill Brin D'Acier 13h40, 15h30.17515.19h - Les frères blues 2000 215 — Le deslin de Will Hunting 13530, 16h15,18550, 21h30 — Sphère v.l.13520.15550.18h40.21520 — Le petit monde des emprunteurs 13550,16h25, 18h30,20h45 — CINÉMAS RÉPERTOIRES ?CINÉMA DU PARC: 3575.ave du Parc (287-7272) CINÉMA ONF: 1564, rue St-Denis (496-6895) CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE: 335, boul.de Maisonneuve Est (842-9768) CONSERVATOIRE: 1400.boul.de Maisonneuve Ouest (848-3878) GOETHE INSTITUT: 418, rue Sherbrooke Est (499-0159) IMPÉRIAL: 1430.rue de Bleury (848-0300) PARALLÈLE: 3682, boul.St-Laurent (843-6001) THÉÂTRE NATIONAL: 1220, rue Sainte-Catherine Est (521-0025) UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL: Ciné-Campus (343-7682) ATELIERS GALERIES ?A ROOM UNDER THE STAIRS: 4542.rue St-Urbain (849-7189) — Du 9 au 28 lévrier: -Retain» de Carolyn Meili AMPHITHÉÂTRE BELL: 1000, rue de La Gauchetière (276-5065) — Du 27 janvier au 31 mars: «Quatuart», oeuvres de Pierre Archambault, Louise Brunelle.Michelle Lefort et Hu-gliette Marcoux ATELIER CIRCULAIRE: 40.Molière Est.Espace 401 (272-8874) — Du 11 lévrier au 8 mars: -Duo 98/Bénic et Tisari» ATELIER DE ZÉRO Z00: 3615, rue St-Denis (843-7712) — Tableaux de Zéro Zoo AU CANIF: 255, rue Ontario Est, Local A10.22 (982-3437.poste 2164) — Du 10 au 26 lévrier: «Ecce Homo», oeuvres de Catherine Kammer-Mayer AXE NÉO-7:205.rue Montcalm, Hull (819-771-2122) — Du 22 février au 22 mars: «Vortex» de Marc Fournel et -Liminaire» de Stéphanie Lagueux BIBLIOTHÈQUE DE BEACONSFIELD: 303.bout Beaconsfield (428-4460) — Du 31 janvier au 1er mars: Oeuvres de Nicole Ouellette Boisclalr BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DU QUÉBEC: 1700, rue St-Denis (873-1100, poste 151) — Du 7 février au 7 mars: -Les 200 ans de la lithographie» BIBLIOTHÈQUE PUBLIQUE CÔTE SAINT-LUC: 5851, boul.Cavendish (485-6900) — Du 5 lévrier au 22 mars: -La couleur du désert», photographies de Jo-Anne Solowey Shapiro B0RDUAS, ÉDITEUR ET MARCHAND D'ART: 207, rue Laurier Ouest (271-6886) — Série de nouvelles gravures de Norman Laliberté CAFÉ SECOND CUP: 3695, boul St-Laurent (279-8385) — Du 1er lévrier au 28 mars: Oeuvres récentes d'Alain Médam CENTRE ATLANTIC: 400.rue Atlantic, #800 (285-2452 ou 278-4336) — Du 31 janvier au 22 lévrier: -Les tables de la loi», installation in situ de Louise Mercilie CENTRE D’ARTISTES DE L'UNIVERSITÉ BISHOP'S: Lennox-ville (819-822-9600) — Du 22 lanvler au 21 février: -Éclosion.», oeuvres de Monique Beaulieu.Huguette Croteau et Gladys Hann-O'Neill CENTRE D'ARTISTES VASTE ET VAGUE: 756, boul.Perron, Carleton (418-364-3123) — Du 6 lévrier au 1er mats: -La La Psychopaphe», oeuvres de Daniel Erban CENTRE D'EXPOSITION DE MONT-LAURIER: 385.Du Pont (819-623-2441) — Du 14 lévrier au 26 mars: -Témoins muets» de Lise Létourneau CENTRE D'EXPOSITION DE R0UYN-N0RAN0A: 125 bout du Collège (819-762-6600) — Jusqu'au 29 mars: -Floris Umbra» de Ginette Bouchard et -La ligne du temps» de Gaéta-ne Godbout CENTRE D'EXPOSITION DES GOUVERNEURS: 90 chemin des Patriotes, Sorel (780-5720) — Du 1er lévrier au 1er mars: -La peau, les eaux et autres choses», oeuvres de Monique Régimbalt-Zeiber CENTRE D'EXPOSITION L’IMAGIER: 9.rue Front.Aylmer (819-684-1445) — Du 15 lévrier au 22 mars: -Continuum» de Shari Neudorl et -À tleur de peau» de Nicole Pigeon CENTRE D'EXPOSITION LANAUDIÈRE: 84 Sacré-Coeur.Charlemagne (276-9650) — Du 15 lévrier au 11 avril: -Petites choses à emporter.».d'Hélène Bonin et Jérôme Fortin CENTRE DE CRÉATIVITÉ DES SALLES DU GESÙ: 1200, rue de Bleury (861-4378) — Du 17 janvier au 28 lévrier -Espaces nouveaux, espaces en mouvement» et oeuvres de Jocelyne Jacques CENTRE 0E DESIGN DE L'UQAM: 1440.Sanguine! (987-3395) — Du 12 février au 15 mars: «Montréal 5, portrait de cinq designers montréalais» CENTRE DE DIFFUSION OE LA MAÎTRISE EN ARTS PLASTIQUES: UQAM, 405, rue Sainte-Catherine Est, Pavillon Judith-Jasmin, Local J-R930 (987-3000, poste 7003) — Du 15 au 28 lévrier: Expérimentation et exposition de Yann Sé-randour et -dérapages» exposition du Plasticien de Surface CENTRE DES ARTS ACTUELS SKOL: 460, rue Sainte-Catherine Ouest, Espace 511 (398-9322) — Du 14 lévrier au 15 mars: -Table n! 2» de David Altmejd el -Guide de survie» de Julien Babin CENTRE INTERNATIONAL D'ART CONTEMPORAIN DE MONTRÉAL: 314, rue Sherbrooke Est (288-0811) — Du 15 |an-vier au 15 mars: -George Steeves: 1979-1993» CENTRE J.0LIND0 GRATTON: 34.Blainville Ouest.Ste-Thé-rèse (434-7648) — Du 28 janvier au 21 février: -Projet pour un vêtement habité», oeuvres de Catherine Bodmer CENTRE SOCIOCULTUREL DE BR0SSARD: 7905.San Francisco (923-7011, poste 3703) — Du 15 février au 12 avril: -Flore de passions» CIRCA CENTRE D'EXPOSITION: 372.rue Sainte-Catherine Ouest.Suite 444 (393-8248) — Du 21 lévrier au 21 mars: -Apories» de Patrick Viallet et -L'Assise» de François Mo-relli COMMENSAL DU MUSÉE: 5122.Côte-des-Neiges (733-9755) — Jusqu'au 30 mars: Oeuvres de Gabriel Rivard, Pierre Lampron, André Saulnier et Jean-Pierre Charce DARE-DARE: 460.rue Sainte-Catherine Ouest.Espace 505 (878-1088) — Ou 21 lévrier au 29 mars: -Balénoptère: Simulacre technique» de Daniel Corbeil DAZIBA0, CENTRE DE PHOTOGRAPHIES ACTUELLES: 4001.rue Berri, Espace 202 (845-0063) — Du 19 février au 22 mars: «La Face - Pour une quête de l'emblématique», oeuvres de M.Creates, L.Fourneaux, J.-F.lecourt, L.Noguchi, A.One &et A.Onyme ESPACE 403: Édifice Belgo, 372.rue Ste-Catherine Ouest (522-1990) —Du 18 au 1er mars: «Réalités», exposition de lithographies organisée par un groupe d’étudiants en arts plastiques de l'UQAM ESPACE 502: 372.rue Ste-Catherine Ouest, Chambre 502 (393-9969) — Du 21 février au 21 mars: Oeuvres de Roger Bellemare ESPACE VIRTUEL: 534.rue Jacques-Cartier Est, Chicoutimi (698-3873) — Du 12 février au 1er mars: -Le triptyque de la petite bête noire» de Pascale Landry et Michel Sylvestre — Du 12 février au 15 mars: «Gardez les beaux» de Sonia Robertson GALERIE ARTS SUTTON: 7.Academy (538-2563) — Du 7 février au 1er mars: -Totems et Trames» par Lili Richard GALERIE B-312: 372.rue Ste-Catherine Ouest, Espace 312 (874-9423) — Du 14 février au 14 mars: -Jours et nuits, Images et musique du temps», oeuvres de Natalie Font GALERIE CHARLES & MARTIN GAUTHIER: 650.Marguerite Bourgeois, Québec (418-682-0995) — Du 31 janvier au 22 février: Oeuvres de Michel Saulnier GALERIE 500: 500, Rivière-aux-Pins, Boucherville (449-8256) — Jusqu'au 31 août: Oeuvres de 23 artistes de différentes disciplines en arts visuels et métiers d'art GALERIE CLARK: 1591, rue Clark.2e étage (288-4972) — Du 12 févrjer au 15 mars: Oeuvres de Catherine Bolduc.Patrice Duhamel et Bill Burns GALERIE D'ART D'OTTAWA: 2.avenue Daly (613-233-8699) — Du 19 février au 19 avril: -Edmund Alleyn: Les horizons d'attente, 1955-1995» — Du 19 février au 28 juin: «Sonder l'abstraction: Une sélection de la Collection Firestone» GALERIE D’ART D'OUTREMONT: 41.avenue Saint-Just (495-7419) — Jusqu'au 1er mars: -Outremont 2D-3D», collectif GALERIE D'ART DU TRAIT-CARRÉ: 7985.rue Trait-Carré Est (418-623-1877) — Du 15 février au 1er mars: Oeuvres de Denise Morisset GALERIE D'ART JEAN-CLAUDE BERGERON: 150, rue St-Pa-trick, Ottawa (613-562-7836) — Du 6 au 22 lévrier: 16 graveurs de Open Studio, Toronto GALERIE D'ART LEONARD & BINA ELLEN: Université Concordia, 1400.boul de Maisonneuve Ouest (848-4750) — Du 10 février au 14 mars: -Vie urbaine: L'aliénation dans la cité moderne» et -Memento Mori - Les dessins de guerre de Jack Nichols- GALERIE D'ART STEWART HALL ART GALLERY: 176, Lake-shore Road.Pointe-Claire (630-1254) — Du 17 janvier au 22 février: -Passage(s) - Le Fonds d'oeuvres du CIAC» GALERIE D'ARTS CONTEMPORAINS: 2165.rue Crescent, 2e étage (844-6711) — Du 14 février au 7 mars: -Mystère et Amour» de Markus Billard GALERIE 0E BELLEFEUILLE: 1367, avenue Greene (933-4406) — Oeuvres récentes de R.-P.Allain, J.Garfin, T.Hopkins.s.Jodoin, N.Laliberté.O.Nerdrum.J.Payette, D.Rochon et S.G.Scott GALERIE DE L'UQAM: 1400.rue Berri.Salle J-R120.Pavillon Judith-Jasmin (987-8421) — Du 22 janvier au 21 février: -L'art inquiet.Motifs d'engagement», oeuvres de Doyon/Demers.Chantal duPont.Jacky G.Lafargue, Francine Larivée.Dévora Neumark et Françoise Sullivan et -Acculturation», photographies de Miki Gingras — Du 23 janvier au 28 lévrier: -Acculturation», projet de fin d'études de Miki Gingras GALERIE DES MÉTIERS D'ART DU QUÉBEC: 350, rue Saint-Paul Est (878-2787) — Du 30 janvier au 19 avril: -Oeuvres: Artisans de la galerie» GALERIE DOMINION: 1438.rue Sherbrooke Ouest (845-7471) — Du 25 février au 14 mars: Sandro Chia (oeuvres sur papier inspirées des poésies de Gwendolyn Mac Ewen) GALERIE DUGAZ0N-C0UTURE: 1460, rue Sherbrooke Ouest (286-4224) — Ou 19 février au 29 mars: -Foule de Monde, Pas un Chat» de Claude Guertin GALERIE F0UF: 87, rue Ste-Catherine Est (844-5539) — Du 30 janvier au 28 février: Oeuvres de Marija Seekic et Geneviève Savard GALERIE FRANÇOIS-PIERRE BLEAU: 3615, rue St-Denis.4e étage (843-7712) — -Encres el estampes», oeuvres de Matisse.Zéro Zoo et Chagall GALERIE HORACE: 74 Albert.Sherbrooke (819-821-2326) — Du 13 février au 15 mars: -La mémoire de l'espèce» de Gisèle Normandin el les oeuvres de Caroline George GALERIE HORIZON: 3015, Place du Centre Civique.Tracy (743-2785) — Du 8 février au 1er mats: -Entrevoir, le jeu des signes» GALERIE JEAN-PIERRE VALENTIN: 1490 Sherbrooke Ouest (939-0500) — Oeuvres de Cosgrove, P Caron.Dallaire, Fortin.W Hmd et A Harrisson GALERIE LIEU OUEST: 372, rue Sainte-Catherine Ouest, # 523 (393-7255) — Du 21 février au 21 mars: «Incitare».oeuvres de R.Béard.M Leduc, J.Hunting, M.Garabedian.J.-S.Denis et T, Remx GALERIE MICHEL-ANGE: 430.rue Bonsecours (875-8281) — Nouvelles acquisitions de J.P Dallaire, M A.Fortin, Clarence Gagnon, Ozias Leduc, J.P.Lemieux, A.Pellan et René Richard GALERIE MONTCALM: 25.rue Laurier.Hull (819-595-7488) — Du 15 janvier au 1er mars: -Je suis venue de moi-même» de Chantai Dahan GALERIE PINK: 1456, rue Nolre-Oame Ouest (935-9851) — Du 4 décembre au 22 février: «Lots-o-Arl Québec», 90 oeuvres d'art de 31 artistes GALERIE PORT-MAURICE: 8420, boul Lacordaire (328-8585) — Du 11 février au 8 mars: -Aux rythmes des rochers», oeuvres de Céline Goudreau GALERIE RELAIS DES ÉPOQUES: 234 rue St-Paul Ouest (844-2133) — Jusqu'au 28 février: Oeuvres de M.Bédard, A Van Mierlo, A.Soly.L.Granatstein, E Klein.M.Delorme.L.Tiengo, N.Boisvert el A.Béas GALERIE TROMPE-L'OEIL: Cégep de Sainte-Foy (418-659-6600) — Du 3 au 24 février: -Chimères» de Martine Giroux GALERIE VERMEILLE: 4464, rue Ste-Catherine Ouest (939-3639) — Oeuvres des artistes de la galerie GALERIE VERTICALE ART CONTEMPORAIN: 1871.boul Industriel, Laval (975-1188) — Du 8 janvier au 22 février: «The forest of enchantment» d'Holly King et -Analogia» d'Henri Venne GALERIE VOX: 4060, boul.St-Laurent, # 110 (844-6993) — Du 12 février au 15 mars: «Entrer dans les terres», photographies de Normand Rajotte GARE DE L'ANNONCIATION: 55.rue Principale Nord (434-7648) — Du 6 février au 8 mars: «Lumières enracinées», installation photographie de Sophie Turcot GRAND SÉMINAIRE DE MONTRÉAL: 2065.rue Sherbrooke Ouest (257-8711) — Du 24 février au 3 mars: -Paysans sans terre du Brésil» de Sebastiâo Salgado HALL DES ARTS DE L'HÔTEL DE VILLE: 2001.boul Rome.Brossard (923-7011.poste 3703) — Du 6 au 27 février: Oeuvres de Gabrielle Gagnon HAN ART CONTEMPORAIN: 460.rue Ste-Catherine Ouest.# 409 (876-9278) — Du 29 janvier au 28 février: Oeuvres de Sandro Chia L'ESPACE F: 299.avenue Saint-Jérôme, Matane (418-562-8661) — Du 28 janvier au 21 février: -Side effects» d'Yves Arcand L’OEIL DE POISSON: (418-648-2975) — Du 13 lévrier au 15 mars: «Chroniques de l'express - Natures Mortes», oeuvres d'André Martin L'OREILLE RECOUSUE GALERIE - ART ACTUEL: 4635.rue Sainte-Catherine Est (253-2762) — Du 5 février au 1er mars: -Transparence et flou, la vérité et le mensonge visuels» de Serge Marcbetta LA CENTRALE: 460, rue Sainte-Catherine Ouest, Espace 506 (871-0268) — Du 24 janvier au 1er mars: «Jardins» d'Annie Martin et «L'étreinte atroce» de Diane Landry LA CHAMBRE BLANCHE: 185, rue Christophe-Colomb Est.Québec (418-529-2715) — Du 20 lévrier au 15 mars: «Métronome» projet collectif en simultanéité LANGAGE PLUS: 414, rue Collard.Suite 102, Alma (418-668-6635) — Du 13 février au 15 mars: «D’inquiétante inquiétude», de Marie-Josée Perreault LE BALCON D'ARTS: 650.rue Notre-Dame.Saint-Lambert (466-8920) — Exposition collective des artistes de la galerie LE GRAVE: 17.rue des Forges, Victoriaville (819-758-9510) — Du 20 février au 27 mars: «Coloration du quotidien» de Nancy St-Pierre et -L'insoutenable légèreté de la femme» de Gisèle Houle LE LIEU: 345, rue du Pont, Québec (418-529-9680) — Du 26 février au 22 mars: -Agencer la délicatesse à sa plastique», oeuvres de Martin Dufrasne MAISON DES ARTS DE LAVAL: 1395.boul Concorde Ouest (662-4442) — Du 30 janvier au 1er mars: -Christian Tisari 1977-1977, désordre et des astres» MAISON DES ARTS DE PIEDMONT: 136.Chemin de la Gare (227-4322) — Exposition des oeuvres de Riopelle et Beau-lieu MAISON MAGELLA-PARADIS: 7970, rue Trait-Carré Est (418-623-1877) — Du 15 février au 1er mars: Oeuvres de Monique Vallières MAISON TRESTLER: 85.Chemin de la Commune, Vaudreuil-Dorion (455-6290) — Du 29 janvier au 29 mars: Oeuvres de Marc-Aurèle Fortin et Nature en oeuvres 10 ans d'excellence de la Fondation de la faune du Québec MARCHÉ BONSECOURS: 350, rue St-Paul Est (872-7730) — Du 11 février au 1er mars: «Champ de fouilles», installation de Jean-Pierre Vivian OBORO: 4001, rue Berri, Local 301 (844-3250) — Du 25 février au 22 mars: «Merveilles mise à nu» de Yoko Takashima OCCURRENCE: 460.rue Ste-Catherine Ouest.Local 307 (397-0236) — Jusqu'au 25 février: «La mariée», oeuvres de Claire Beaulieu — Jusqu'au 22 mars: «Cultures», oeuvres récentes de Sylvie Fraser OPTICA: 372.rue Ste-Catherine Ouest, Espace 508 (874-1666) — Du 15 janvier au 21 février: «Trompe le monde» de Michael A.Robinson et -Le magasin de disques / The Record Shop» de Kevin de Forest PLEIN SUD.CENTRE D'EXPOSITION ET D’ANIMATION EN ART ACTUEL: 100, rue de Gentilly Est.Local D-0620, Lon-gueuil (679-2966) — Du 17 février au 13 mars: -Antidote (La légèreté à l'oeuvre», oeuvres de Jérôme Fortin, Jean-Pierre Gauthier.Yan Giguère et Sylvie Laliberté SÉQUENCE: 132.Racine Est.Chicoutimi (418-543-2744) — Du 19 février au 20 mars: -Under The Threshold» de Kevin Kelly et -360C d'attractions éclats de foire» de Martin Dufrasne USINE C: 1345, avenue Lalonde (521-4198) — Du 26 janvier au 6 mars: Oeuvres récentes de François Vincent ASSOCIATION DES GALERIES D’ART CONTEMPORAIN (MONTRÉAL) GALERIE CHRISTIANE CHASSAY: 372, rue Ste-Catherine Ouest.Local 418 (875-0071) GALERIE ELENA LEE: 1428.rue Sherbrooke Ouest (844-6009) — Du 16 décembre au 3 mars: Exposition d'hiver: Artistes de la galerie GALERIE ÉRIC DEVLIN: 460.rue Ste-Catherine Ouest, Espace 403 (866-6272) GALERIE ESTAMPE PLUS: 49.rue St-Pierre.Québec (418-694-.1303) .GALERIE GRAFF: 963.rue Rachel Est (526-2616) — Du 28 janvier au 21 février: «ISO 9000», oeuvres de Thomas Cor-riveau.Alain Laframboise.Marie-Cbrysline Landry, Raymond Lavoie, Serge Tousignant et Robert Wolfe GALERIE L'AUTRE ÉQUIVOQUE: 333.Cumberland.Ottawa (613-789-7145) — Du 21 février au 12 mars: Oeuvres de France Cboinière GALERIE LA GUILDE GRAPHIQUE: 9.rue St-Paul Ouest (844-3438) — Du 1er au 28 février: Oeuvres de Kitlie Bruneau.Richard Lacroix et Anait GALERIE LILIAN RODRIGUEZ: 372.rue Ste-Catherine Ouest.Local 405 (395-2245) — Du 31 janvier au 28 février: «Pictogrammes» d'Yves Paré GALERIE MADELEINE LACERTE: 1.Côte Dinan, Québec (418-692-1566) — Du 7 février au 3 mars: Collectif graveurs: Louis-Pierre Bougie et compagnie GALERIE RENÉ BLOUIN: 372, rue Ste-Catherine Ouest, # 501 (393-9969) — Du 21 février au 4 avril: Oeuvres de Sarah Stevenson GALERIE RtVERIN-ARLOGOS: 197, Chemin du Lac d'Argent, Eastman(297-4646) GALERIE SIMON BLAIS: 4521, Clark, suite 100.Montréal (849-1165) GALERIE TROIS POINTS: 372.rue Ste-Catherine Ouest.Porte 520 (866-8008) — Du 14 février au 14 mars: Oeuvres de Marc Séguin GALERIE WADDINGTON S GORCE INC.: 1446.rue Sherbrooke Ouest (847-1112) GALERIE YVES LE ROUX: 372, rue Sainte-Catherine Ouest, Local 413 (868-1717) — Du 10 janvier au 21 février: «Sacs Postaux» de Pierre Bruneau MAISONS I)E LA CULTURE ?CHAPELLE HISTORIQUE DU BON-PASTEUR: 100, rue Sherbrooke Est (872-5338) — Ou 4 au 28 février: -Phosphores- cence», oeuvres de Pierre Bruneau MAISON DE U CULTURE AHUNTSIC-CARTIERVIILE: Maison du pressoir du parc-nature de l'ile-de-la-Visitation, 10865, rue du Pressoir (872-8749) — Jusqu'au 29 mars: -Et arrive Antoine Desilets» MAISON OE LA CULTURE CÔTE-DES-NEIGES: 5290.Chemin de la Côte-des-Neiges (872-6889) - Jusqu'au 1er mars: -Karim Rholem-Kimo, Uvagut: photographie» — Jusqu'au 15 mars: -Marilou, Mémoire d'Asie, photographie de l'Inde et du Népal» et -Geneviève Dubois / installation et Sylvie Pomerleau / peinture» MAISON DE U CULTURE FRONTENAC: 2550.rue Ontario Est (872-7882) — Du 20 lévrier au 22 mars Mythes et réalités des cultures gaies et lesbiennes» — Jusqu'au 28 février: -Recto verso» MAISON DE LA CULTURE MARIE-UGUAY: 6052.boul Monk (872-2044) — Jusqu’au 22 février: -Montréal, noire francophone» — Jusqu au 1er mars: ¦ Primates: gravures anciennes de la collection Jean Baulu» MAISON DE LA CULTURE MERCIER: 8105.rue Hochelaga (872-8755) — Jusqu'au 22 février: -Les masques de la souffrance de Henriette Le Tellier » — Jusqu'au 1er mars: -Les Heures de Pierre Blancbelte ¦ MAISON DE LA CULTURE NOTRE-OAME-OE-GRÂCE: 3755, rue Botrel (872-2157) — Du 26 février au 23 mars: -Michael Clague— Jusqu'au 22 février -Thèmes & Variations: collection Montréal-Boissano» — Jusqu'au 29 mars: -La Mode sous toutes ses coutures» MAISON OE LA CULTURE PLATEAU-MONT-ROYAL: 465.avenue du Mont-Royal Est (872-2266) — Du 19 février au 22 mars: -Chauds aux yeux» et -Mutation mutuelle» MAISON DE LA CULTURE POINTE AUX-TREMBLES: 14678.rue Notre-Dame Est (872-2240) — Jusqu'au 22 lévrier: «Rêveries urbaines», oeuvres de Tama Morand MAISON DE U CULTURE ROSEMONT-PETITE-PATRIE: 6707.avenue de Lorimier (872-1730) — Jusqu’au 22 février: -Recyc-Art» M II S K E S ?BIODÔME OE MONTRÉAL: (868-3053) — Du 19 lévrier au.14 juin: -Bêtes et bêtises», oeuvres de Violaine Poirier CENTRE CANADIEN D'ARCHITECTURE: 1920 rue Baile (939-7000) — Jusqu'au 22 mars: -Transfert une installation de l'Atelier in situ — Jusqu'au 31 mai: -La ville en jeux» CENTRE D'EXPOSITION DU VIEUX-PALAIS: 185, rue du Palais, Saint-Jérôme (432-7171) — Jusqu'au 18 mars: «Fuites, dérives et autres motifs» de Josée Pelierin et -5 fols 2 temps» de Gilbert Poissant CENTRE D'HISTOIRE DE MONTRÉAL: 335 place d'Youville.(872-3207) — Du 12 février au 13 avril: -Un patrimoine oublié, le Complexe militaire de l'ile Sainte-Hélène» — Jusqu'au 6 décembre: -Toute une histoire en un clin d’oeil» De 1642 â nos jours CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE: 335.boul De Maisonneuve Est (842-9763) — Jusqu'au 3 mai: -Frédéric Back - Les dessins d'une vie» ÉCOMUSÉE DU FIER MONDE: 2050.rue Amherst (528-8444) — Expositions sur l'histoire industrielle et ouvrière de Montréal — Jusqu'au mois de lévrier: «Paysages Industriels en mutation» JARDIN BOTANIQUE: 4101.rue Sherbrooke Est (872-1453); — Du 14 février au 20 avril: «Le temps des sucres» MAISON SIR WILFRID LAURIER: 16 rue Laurier Ouesl Victoriaville (819-357-8655) — Jusqu'au 24 mai: Maurice: Duplessis, Premier ministre du Québec» MUSÉE ACADIEN OU QUÉBEC  BONAVENTURE: 95.avenue Port-Royal (418-534-4000) — Jusqu'au 23 février:’ «Cueillette temporelle, images photonumériques» de Fer-' nande Forest MUSÉE CANADIEN DES CIVILISATIONS: 100.rue Laurier.Hull (819-776-7000) — Jusqu'au 26 février: -Un cadeau magnifique - Le service de table historique de 1897» — Jusqu'au 1er mars: -Aux frontières de deux mondes» — Jusqu'au 15 mars: «Wathahine - Photographies de femmes autochtones de Nancy Ackerman» —Les meubles peints du Canada trançais 1700-1840» et -Puissance d'expression — L'art du savoir» — Jusqu'au 22 avril: -Les sites canadiens du patrimoine mondial de l'UNESCO» — Jusqu'au 24 mai: «La 3e dimension - Une nouvelle façon de voir le cyberespace» — Jusqu'au 30 août: «Fils, sans fils et fin doigté -Une nouvelle collection de marionnettes au musée» et -Les doukbobors, lutteurs de l'esprit»— Jusqu'au 6 septembre: -Souvenirs du Canada» — Jusqu'au 18 octobre: «Une tradition canadienne» — Jusqu'au 25 octobre.-Les atours du Canada - Les bals costumés de la fin de l'époque victorienne» MUSÉE D'ARCHÉOLOGIE ET D'HISTOIRE DE MONTRÉAL: 350, Place Royale (872-9114) — Jusqu'au 12 avril: -Ban- nique, baguette, bagel: les pains de Montréal MUSÉE D'ART CONTEMPORAIN DE MONTRÉAL: 185 rue Ste-Catherine Ouest (847-6212) — Jusqu'au 12 avril: «L'Abécédaire du Musée» et «Acquisitions récentes» — Jusqu'au 22 mars: «Ligne droite»— Jusqu'au 29 mars: -Trevor Gould: Poser pour le public - Série projet #23» — Jusqu'au 26 avril: «Gary Hill» MUSÉE D'ART DE JOLIETTE: 145.rue Wilfrid-Corbeil (756-0311) — Jusqu'au 12 avril: «Croix de bois, croix de fer» et «Louise Prescott.L'Arbitrarium» MUSÉE D’ART DE SAINT-LAURENT: 615.avenue Sainte-Croix (747-7367) — Les 27, 28 février et 1er mars: «Expo Meuble 98» — Jusqu'au 31 mai: «Au féminin.Choix d'oeuvres de la collection du Musée du Québec, 1920-' 1950» MUSÉE DE L’ORATOIRE: 3800, Chemin Oueen Mary (733-8211 ) — Jusqu'au 25 février: Exposition des 300 crèches MUSÉE DE LA CIVILISATION: 85.rue Dalhousie.Québec (418-643-2158) — Jusqu'au 22 mars: «La différence.Trois musées, trois regards» — Jusqu'au 12 avril: «Zoom sur les miniatures» — Jusqu'au 10 mai: -Fjord du Saguenay» — Jusqu'au 23 août: «Joliment suédois, vitalité d'une tradition» et «Art populaire suédois» — Jusqu’au mois de novembre: «Espace découverte Ces chats parmi nous» MUSÉE DES ARTS DÉCORATIFS DE MONTRÉAL: 2200.rue Crescent (284-1252) — Du 19 février au 3 mai: «Jacqueline I.Lillie: Bijoux en perles de verre» et -Diadèmes: Sculptures récentes de Sonya Clark» — Jusqu'au 3 mai: «Révélations» — Jusqu'au 10 mai: -Les Messagers du Modernisme: Bijoux artistiques aux États-Unis de 1940 à 1960» MUSÉE DES ARTS ET TRADITIONS POPULAIRES DU QUÉBEC: 200, rue Laviolette, Trois-Rivières (819-372-0406 ou 1-800-461-0406) — Jusqu'au 22 mars: -Aux grands maux, les grands remèdes - la médecine populaire au Québec», «Séguin - Histoire d’une passion» et -Les outils anciens du Québec, collections Héroux et Westley» — Jusqu'au printemps: «Vues de la prison» — Jusqu'au 21 juin: «Chez nous», «À chacun son toit - 12 000 générations», «Vestiges ou le passé recomposé» et «Derrière les murs» MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL: 1390.rue Sherbrooke Ouesl (285-1611 ) — Jusqu'au 29 mars: «Femmes peintres è l'aube de la modernité montréalaise» — Jusqu'au 19 avril: «Mari et femme: l'oeuvre gravé de John JA.Murphy et de Cecil Buller» — Jusqu'au 31 mai: «Complicité» MUSÉE DES DEAUX-ARTS DE SHERBROOKE: 241.rue Duffe-rin (819-821-2115) — Jusqu'au 15 mars: «Trois directeurs • une exposition», oeuvres de Jeannine Blais, Cécile B.Royer et Michel Forest MUSÉE DES BEAUX-ARTS DU CANADA: 380, Promenade Sussex Drive, Ottawa (613-990-1985) — Jusqu'au mois de mai: «Une vision à l'honneur.Les trente ans de la collection de photographies du MBAC» MUSÉE DES HOSPITALIÈRES OE L'HÔTEL-DIEU OE MON-' TRÉAL: 201.avenue des Pins Ouest (849-2919) — Jusqu'au mois de mai: «En présence des anges: Art religieux et dévotions populaires» MUSÉE DU QUÉBEC: 1, ave Wolfe-Montcalm, Québec (418-643-2150) — Jusqu'au 10 mai: «Univers urbains» et -Les frontières de nos rêves ne sont plus les mêmes» — Jusqu'au 19 avril: «René Derouin: Échographie du printemps» — Jusqu'au 24 mai: «Le Bestiaire.Les animaux imaginaires de Pellan» — Jusqu'au 26 avril: «Les aventures de la bande dessinée québécoise» — Jusqu'au 5 juillet: -Légaré/ Pla-mondon/ Hamel/ Bourassa: regards croisés» — Jusqu'au 6 septembre: «Passions pour l'art du Québec» MUSÉE McCORD: 690.rue Sherbrooke Ouest (398-7100) — Jusqu'au 1er mars: «'Les paradis du monde": L'art populaire du Ouébec» et «Marguerite Volant: passions, histoires el liction» MUSÉE MARC-AURÈLE FORTIN: 118, rue Saint-Pierre (845-6108) — Jusqu'à la fin février: «Collection permanente des oeuvres de Marc-Aurèle Fortin» MUSÉE MARSH: 349.Riverside.Saint-Lambert (671-3098) — Jusqu'au 15 mars: «Lin magnifique! Art textile contemporain», oeuvres d'arl miniatures réalisées par 72 artistes MUSÉE PIERRE-BOUCHER: 858, Laviolette, Trois-Rivières (819-376-4459) — Du 22 février au 22 mars: «Ciné-Campus affiche ses 30 ans» et «30ième anniversaire du décès de Raymond Lasnier» — Jusqu'au 22 mars: «Histoire du 50ième anniversaire du drapeau fleurdelisé» MUSÉE RÉGIONAL DE RIMOUSKI: 35.rue Saint-Germain Ouest (418-724-2272) — Jusqu'au 12 avril: «Structures du quotidien», oeuvres de Doug Buis et Diane Landry — Jusqu'au 10 mai: «Bâtir urè ville: Rimouski» MUSÉE STEWART: Fort de l'ile Sainte-Hélène (861-6701) — Jusqu'au 14 avril: -Vers un nouveau monde: Caboto & Les navigateurs italiens sur la route des Amériques» PLANÉTARIUM DE MONTRÉAL: 1000, rue Saint-Jacques (872-4530) — Jusqu'au 22 juin: «Trous noirs - $ur la piste des monstres cosmiques» 12h40.15h, 17h.21h50 — Krlppendorl’s Tribe sam 21 h35, ven.sam.23h40 — Spice World v.l.sam dim Faites-nous parvenir vos communiqués par la poste ou par télécopieur nu plus tard dix jours avant la date de parution souhaitée (le mercredi matin avant le samedi de parution pour les rubriques Galeries et Musées).Agenda culturel, U Devoir.2050.rue de Bleury.Montréal (Québec) H3A 3M9.Télécopieur: (514) 985-3390.Renseignements: (514) 985-3351.CARBONE 14 ÆPIPil» Supplémentaires 26, 27, 28 février En vente dès maintenant -;-;-TT-»- ’ * ic •• y-' V, ;umMI Pü 1345 avenue Lalonde, Mtl A JCSi Ææ (Métro Beaudry) Réservations : (514) 521-4493 Admission : ^i*.80(?-36i-4595 D1^A B 10 I.K I) K V 0 I 11 , I.K S S A M K DI 2 1 K T I) I M A X (' Il K •) ') V !•: V It I !•: Il I DDK DISQUES CLASSIQUES VITRINE DU DISQUE Grande version d’une grande symphonie La bonne nouvelle à nouveau propagée FRANÇOIS TOUSIGNANT LISZT - FAUST Franz Liszt: Eine Faut-Symphonie.Hans Peter Blochwitz, ténor; Chœur de la radio hongroise: Budapest Festival Orchestra.Dir.: Ivân Fischer.Durée: 73 min 45.Philips 454 4(30-2.L’œuvre orchestral de Liszt est, encore aujourd’hui, souvent négligé, voire uniquement relégué au rang des quelques «morceaux favoris» tirés du corpus des poèmes symphoniques, Les Préludes et Mazeppa en tête.C’est passer trop vite par-dessus ses deux compositions pour orchestre les plus importantes, la Dante-Symphonie’ et cette Faust-Sympo-nie qui se hissent au niveau de la Sonate en si mineur dans leur perfection artistique.Leur relatif oubli vient en grande partie de leur décrochage de la tradition germanique d’écriture symphonique proprement dite, et aussi de leur orchestration qui s’éloigne volontairement des canons wagné-riens pour s’approcher plus radicalement des conceptions tranchées d’un Berlioz.Encore aujourd’hui, la définition que Liszt donnait lui-même de sa condition «trifurquée» a la couenne dure: pour les Français, il est un Hongrois pianiste, pour les Allemands, un Français qui ne saisit pas les arcanes de leur art, et pour les Hongrois, un étranger.Le mélange aujourd’hui ne choque plus.Il reste cependant que sa musique fut fort longtemps mal jouée, surtout celle pour orchestre.Devant un monstre de substance et de trouvailles comme cette Faust-Symphonie en trois caractères (pas des personnages!, des caractères: Faust, Marguerite et Méphistophe-lès), bien des chefs ont baissé les bras.Du catalogue restreint disponible, la version de Kurt Masur (avec l’orchestre du Gewandhaus de Leipzig) reste une solide référence.Alors quelle surprise n’a-t-on pas à entendre ce qu’Ivân Fisher offre ici.Ces précédents enregistrements, -fnotamment de la musique de Bartok, avaient convaincu de la formidable dimension de ce musicien et aussi, à souligner, de la qualité exceptionnelle du Budapest Festival Orchestra.La réputation ne se dément pas.S’il est à recommander une porte d’entrée royale pour découvrir cette Faust-Symphonie, c’est celle-ci.L’orchestre y est parfait, la prise de son extraordinaire, et le chef est plus qu’inspiré par son sujet, sachant en rendre les moindres intentions.Dans le premier mouvement, Faust, les divers types d’harmonies et de couleurs instrumentales ne se contentent pas du simple rôle de «taches de couleur».Au contraire, couleurs harmoniques — diatonie, chromatisme, quintes augmentées et septièmes diminuées, tout l’arsenal «moderne» de l’époque — et couleurs orchestrales — solos marqués, portandos, mélanges de timbres, caractérisation des idées par les instruments — sont intimement liées pour structurer la pâte de la musique.Cette subtile et efficace charpente intellectuelle ne serait rien si le sens — l’émotion si vous préférez — et la beauté — celle de l’art, pas du kitsch — n’en étaient l’ultime et magnifié but De la quête de l’absolu à l’angoisse de l’ignorance en passant par l’aspiration noble du personnage, les plurielles facettes de Faust sont exprimées puis chimiquement moulues par les interprètes en une vision et une compréhension qui éclairent une nouvelle fois l’œuvre.La musique se hisse au même plan que le mythe et le chef-d’œuvre qui l’a, inspiré, se laissant entraîner par l’«Éter-nel féminin» qui va clore la partition comme les pièces de Goethe ou le poème de Lenau.Le mouvement consacré à Marguerite est pris avec un constant souci de concilier modernité et ro- MÉLODIES Y' I L'unique magasin de disques exclusivement JAZZ au Québec LE SPÉCIALISTE DE L'IMPORTATION JAZZ 4375, rue Saint-Denis Montréal: (Québec) H2J 2L2 Tél.: (514) 845-1736 Fax : (514) 845-7233 mantisme.Il y a bien un peu de sirop et de fadeur, il faut tout de même apprivoiser le public, mais la conception d’ensemble reste d’une pureté quasi wébernienne dans la mise en place des solos.Les instrumentistes du Budapest Festival Orchestra sont de fichus solistes pour tenir cela de manière si experte, rendant pleine justice à cette musique de chambre pour grand orchestre, leçon que Mahler saura répandre mieux que l’humble abbé qui a composé ce morceau.Quant au finale, Méphisto, il s’agite comme presque le parangon de la force de vivre et de la joie sauvage.Méphisto détruit tous les thèmes de Faust, force agissante que l’orchestre s’amuse à vivifier avec une énergie — et une précision — inouïes.Tous s’y donnent à cœur joie.Couleurs harmoniques et orchestrales encore une fois s’unissent pour ouvrir la porte à des horizons qui sonnent étonnamment actuels.On prend même un certain plaisir à augmenter le volume tant l’énergie dégagée est puissante.Grand intérêt de ce disque: on propose les deux versions de la fin que Liszt a conçues, celle avec chœur et soliste, et celle purement instrumentale.11 n’y a qu’à programmer son appareil pour obtenir l’une ou l’autre manière de finir, et s’amuser à comparer.Je tais ma préférée mais ne peux m’empêcher de vous avertir qu’en dépit de son magnifique timbre, le ténor peine un peu.C’est que la tessiture est assez haute dans le Chorus mysticus que Liszt a choisi pour la version chorale.Pourtant, quelle belle mélodie! Le livret est fort bien présenté, avec des reproductions de quelques illustrations des gravures que Delacroix a faites pour une édition du premier Faust de Goethe.Après une écoute aveugle, le lire vous donnera envie de récouter la symphonie et de vous hisser, vous aussi, vers le monde meilleur que la promesse de fart romantique voulait offrir.BRAHMS - SONGS WITHOUT WORDS Johannes Brahms: Transcription en ré majeur et pour violoncelle (de Paul Klegend) de la Sonate pour violon et piano en sol majeur, op.78; Transcriptions pour violoncelle et piano de 11 lieder extraits de divers opus.Mischa Maisky, violoncelle; Pavel Giliov, piano.Durée: 68 min 45.DGG 453 424-2 Après un premier jet réalisé avec des transcriptions de mélodies de Schubert, pas toujours très heureux d’ailleurs, revoici Mischa Maisky qui reprend son instrument pour nous faire chanter Brahms, écho d’une année anniversaire qui n’en finit pas de s’éteindre dans le monde du disque.Curieusement, autant la musique de Schubert perdait au change, autant celle de Brahms gagne à ce nouvel éclairage sombre.Le programme est bien choisi et l’emphase de pathos juste assez réprimée pour qu’on se sente ravi de ce romantisme un peu lourd et profondément nostalgique.Ce qui vaut pour les arrangements de lieder ne tient malheureusement pas pour la version violoncelle et piano de la première sonate pour violon.Est-ce l’instrumentiste LISZT symphony |Hans Potur Bloch witz Budapest Festival Orchostra I VAN FISCHER Brahms Songs without Mischa'Maisky Pavel Gililov |ii«no , ' ou encore la prise de son, il semble que le violoncelle s’empâte dans sa sonorité et n’arrive pas à transmettre la douce clarté qui émane de cette œuvre.Devant tant de «beau» son, la musique cherche à se frayer un chemin.Comme Brahms est un compositeur qui souvent demande de la patience en ce domaine, l’écoute devient longue, sinon parfois vaine.Un disque pour les mordus du violoncelle seulement, ou les inconditionnels de Maisky, que les autres auront avantage à laisser passer.MERULO - BONIZZONI Claudio Merulo: Toccates, ricercare, canzoni de tablature d’orgue divers.Fabio Bonizzonssi, clavecin et orgue.Durée: 69 min 15.Arcana A 30 11 est rare encore d’entendre de la musique baroque italienne pour clavier jouée sur les instruments idoines.Ce nouvel enregistrement apporte donc non seulement une nouveauté mais davantage une autre perspective de la manière italienne, un peu dans la foulée de ce que Catherine Todorowski tente ici de nous faire découvrir.Le jeune Fabio Bonizzoni nous apporte tout le «pep» de la musique de Claudio Merulo, assez oublié aujourd’hui mais fort apprécié et influent en son temps.Les cycles pour orgue et clavecin présentés ici montrent une manière de concevoir le clavier — et surtout la sonorité des instruments! — bien loin de ce que l’amateur moyen peut s’imaginer de l’orgue ou du clavecin.Le digitalisme de l’écriture est rendu à la perfection, le soleil illumine tout (je sais: c’est un cliché, mais parfois, comme ici, il a droit de cité), comme si une foi irrépressible en la vie était à la base de cette musique, la joie de faire sonner les instruments, plaisir physique de la musique, s’emparait de l’interprète et se communiquait avec bonheur.Comme, en plus, les cycles pour orgue et clavecin alternent, on n’a guère le temps de se lasser, sinon que par une plume qui reste parfois un peu mécanique.Encore une fois cependant, la beauté du son sauve tout et fait apprécier la découverte.BLUES BROTHERS 2000 ORIGINAL MOTION PICTURE SOUNDTRACK Artistes divers.Universal C’est le samedi 18 novembre 1978, à 23h30 pile, qu’El-wood et Jake Blues débarquèrent.Ce n’était rien d’autre que le sketch d’intro du Saturday Night Live de cette se-maine-la, avec les comédiens Dan Aykroyd et John Belu-shi derrière des lunettes noires.Et puis, en 1980, il y eut The Blues Brothers, le film, et, tels Jake et Elwood dans l’église du révérend James Brown, je vis la lumière.C’est-à-dire que je signai aveç les musiques soul et rhythm’n’blues un pacte à vie.À dix-neuf ans me furent révélés en vrac: les véritables musiciens de l’écurie soul Stax (Steve Cropper, Duck Dunn) au sein du Blues Brothers Band, puis Aretha Franklin en plein Soul Food Café, vociférant Think à son homme, puis Ray Charles intimant Shake Your Tailfea-ther aux clients du Ray’s Music Exchange And Pawn Shop, etc.Un monde.Ce fut la plus irrésistible des cautions: tous les petits Blancs pouvaient être des Blues Brothers.Suffisait d’arborer les lunettes appropriées.J’étais Jake, mon copain Alain était Elwood, et on roulait à tombeau ouvert dans la Bluesmobile (une Duster.) en écoutant Booker T.& The MG’s.La vie, désormais, serait filtrée en bleu.C’est précisément la grâce que je souhaite aux jeunes gens qui verront Blues Brothers 2000: craquer pour la meilleure musique jamais créée en Amérique.Puis se procurer la formidable bande sonore et, mis en appétit, remonter aux enregistrements originaux.Et propager à leur tour la bonne nouvelle.Allelououououia.Pas surprenant, en cela, que l’album du nouveau film ressemble comme un frère à l’album de 1980: les rites sont immuables.Aretha est encore là et enfonce R-E-S-P-E-C-T où ça fait du bien.Taj Mahal, Sam Moore et compagnie reprennent le gospel là où James Brown l’avait laissé.Eddie Floyd et Wilson Pickett (avec le jeunot Jonny Lang) composent le numéro sacré de chez Stax: 634-5789.Dr.John prend la succession de Cab Calloway et plonge le Season Of The Witch de Donovan dans sa marmite vaudou.Il y a évidemment une finale à tout casser, encore plus dévastatrice qu’en 1980: une ultime bataille de groupes entre le Blues Brothers Band et l'équipe toute étoile des Louisiana Gator Boys, comprenant B.B.King, Eric Clapton, Steve Winwood, Bo Diddley, Isaac Hayes, Lou Rawls, ainsi qu'un tas de jazzmans légendaires.Je ne vous dis pas qui gagne.Ou alors si: la musique.Sylvain Cormier HEAVEN Jai.RCA (BMG) Nino Ferrer l’a dit pour tous les autres: «Je voudrais être noir!» C’est fou la quantité de blancs-becs qui ont voulu étrç Stevie Wonder, Marvin Gaye ou Smokey Robinson.Evidemment, ils n’y arrivent jamais, puisqu’il n’y a de Miracles que chez Motown (calembour gratuit).Un constat d’échec qui n’empêche pas le soul-aux-yeux-bleus de donner régulièrement naissance à de nouveaux avatars.Voici donc l’angélique Jai, Jason Rowe au civil, freluquet cravaté de 23 ans qui fait roucouler depuis quelques mois l’Angleterre avec une ballade jamesbondienne du meilleur effet intitulée I Believe.laquelle renvoie plus immédiatement à Boy George et The Crying Game qu’à Marvin Gaye, mais bon, je chipote.C’est noir, mais noir pâle, noir et blanc comme le très beau clip néo-mod diffusé ces jours-ci en rotation massive à MusiquePlus.Dans le genre, c’est extrêmement agréable à l’œil comme à l’oreille, de quoi permettre au suave Jai de durer le temps de faire fondre la glace: sa version cocktail lounge deluxe du Cry Me A River de Julie London pénètre mieux les pores qu’une poche de gros sel les toitures.Sylvain Cormier JAZZ UNDERGROUND, LIVE AT SMALLS Etiquette Impulse Voilà un album bien nommé: Jazz Underground.Ce jazz d’en dessous qui nous est proposé est celui de jeunes musiciens habitant New York mais qui n’avaient pas l’occasion de s’exprimer jusqu’à ce qu'un certain Mitch Borden ouvre un club bien baptisé, soit Smalls.Situé en plein cœur de Greenwich Village, à quelques pas à peine de la T avenue, Smalls est devenu le point de chute favori des moins de U'ente ans qui en veulent.Au début de juillet dernier, l’étiquette Impulse a décidé d’enregistrer quelques-uns de ces musiciens qui, soir après soir, attirent une foule plus intéressée par la découverte, l’aventure, que par le confort du Blue Note.S’il y a une politique, chez Smalls s’entend, c’est bien celle de ne pas en avoir.Autrement dit, chez Smalls, on favorise le jam.Et rien que cela.Ceci explique cela: l’album Jazz Underground rassemble des musiciens passionnés.C’est bebop, très bebop.C’est un album très beat comme dans «beat generation» et non «world beat».Serge Truffaut le QbAm* Jeudi le 5 mars 98 20H00 Admission: 25$ Étudiant(e)s: 15$ tion lèrc Edition âge l?.'litsa •c;ÿ v?= Centre Pierre-Péladeau Salle Pierre-Mercure 300,bout.deMaisonneuvs Est,Montréal SrueSanguinet/SâBerri-UQAM Billots: 987-6919/Admission: 790-1245 t A LA CHAÎNE CULTURELLE FM DE RADIO-CANADA LE CHEMIN DES PASSES DANGEREUSES, pièce très attendue, fera l’objet d’une table ronde animée par Winston McQuade avec l’auteur MICHEL MARC BOUCHARD, le metteur en scène SERGE DEN0NC0URT et la professeure DOMINIQUE LAFON.Réal.Lise Létourneau Lundi à 22 h AD REFERENDUM II, finale de ce concours international organisé par la SMCQ en direct de la salle Pierre-Mercure à Montréal.Le public en salle choisira, par vote secret, le gagnant parmi les oeuvres sélectionnées.Avec l’Ensemble de la SMCQ dirigé par WALTER BOUDREAU.Anim.Mario Paquet Réal.Laurent Major Mercredi à 20 h ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE LA MONTÉRÉGIE, direction : MARC DAVID, avec PIERRE VINCENT PLANTE, cor anglais, dans un concert enregistré le 21 février dernier au Théâtre Palace de Granby.Anim.Francine Moreau Réal.-coord.Michèle Vaudry Jeudi à 20 h LES COULISSES DE L’ÉCRAN, 2I! ÉDITION - dix nouvelles émissions où FRANCINE LAURENDEAU nous fait découvrir les multiples métiers du cinéma.Du lundi au vendredi à 11 h Ne manquez pas DÉBOUSSOLÉ, une oeuvre créée en direct au studio 12 de la Maison de Radio-Canada.Le public est invité à assister à cette prestation.Réservations : (514) 597-7787 Une émission d’Hélène Prévost LE NAVIRE " NIGHT " Dimanche à 21 h 30 MARTIN BEAVER et MARTIN FOSTER, violon, NEAL GRIPP et DOUGLAS McNABNEY, alto, ELIZABETH DOLIN et GUY F0UQUET, violoncelle, dans le cadre des RADIO-CONCERTS DU CENTRE PIERRE-PÉLADEAU en direct de la salle Pierre-Mercure.Anim.Françoise Davoine Réal.-coord.Christiane LeBlanc Lundi à 20 h www.radio-canada.com 100)9 CHICOUTIMI • 98,3 MONCTON «.100,7 MONTRÉAL • 102,5 0TTAWA-HULL • 95,3 QUÉBEC • 101,5 RIM0USKI • 90,7 SHERBROOKE • 90,3 TORONTO • 104,3 TROIS-RIVIÈRES
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