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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Références

Le devoir, 1998-03-05, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR V o I.I.X X XIX N "17 ?M O N T II K A I.I.K .1 K lT l> I 5 M A II S I !M) 8 8 7 c + T A X K S = I $ / T (l 11 (I X T (l I $ PERSPECTIVES Querelle au Salon Sitôt passé de vie à trépas, le Salon du livre de Québec (SLQ) voit ses chances de résurrection augmenter d’heure en heure.Alors que certains associent la décision de la Corporation du SLQ à de la résistance opiniâtre — et la fermeté des éditeurs à un caprice commercial —, d’autres persistent à affirmer que l’avenue printanière n’a pas été pleinement étudiée.Après plusieurs semaines de tergiversations, la décision est tombée: convaincue d’avoir tout fait pour assurer la survie de l’événement littéraire, la Corporation du SLQ et son conseil d’administration décidaient mardi de mettre la clé à la porte.Incompris par l’Association nationale des éditeurs de livres (ANEL), le directeur général du SLQ, Denis Le-Brun, aflirmait au moment de la reddition avoir tout tenté pour convaincre le milieu de la nécessité d’un salon à l’automne, doublé d’une foire à caractère international, l’unique formule permettant d’éviter le gouffre du déficit.Rivalités de clocher?Bête entêtement des deux parties, pourtant partenaires à l’origine?Chose certaine, la situation frôle la triste ironie: la ministre de la Culture et des Communications, l/mise Beaudoin, s’apprête à soumettre au débat public sa toute nouvelle politique de la lecture, dans une capitale qui, selon toute apparence, ne célébrera pas le livre en 1998! La ministre a d’ailleurs promptement réagi à la disparition possible du SLQ.En plus de s’en remettre à l’une de ses sentinelles de la culture, la SODEC, pour tenter de rapprocher les antagonistes, elle a vite soutenu qu'il était «impensable et inacceptable» que Québec vogue sans salon du livre, ajoutant hier par la voix de son attaché de presse qu’on ne tarderait sans doute pas à voir surgir une relève.Favorable à la formule explorée l’an dernier — le mariage du Salon à la Foire internationale du livre en sciences humaines et sociales —, le maire de Québec, Jean-Paul L’Allier, a indiqué qu’il ne saurait être question de retourner à «une liquidation de livres neufs à caractère régional».Quelques heures à peine après que Denis LeBrun eut divulgué la décision de stopper la machine, un autre nom circulait dans les coulisses.Mené par Daniel La-chance, de Touristicom, promoteur de projets d’envergure à Québec, un groupuscule composé d’experts de domaines variés a déjà manifesté un intérêt pour la relance de l’activité, l'une des plus importantes avec le Salon du livre de Montréal (novembre) et celui de l’Ou-taouais (mars).Les travaux ne sont qu’embryonnaires mais la case-horaire, elle, est déjà déterminée.«Nous avons choisi le printemps 1999, qui semble convenir aux éditeurs», explique M.Lachance.I^e printemps, pour lequel l’ANEL a toujours avoué sa préférence, a de tout temps constitué la case-horaire attribuée à Québec.Il y a deux ans, de manière exceptionnelle, le SLQ s’était transporté à l’automne pour souligner l’inauguration d’un centre des congrès tout neuf.Les éditeurs s’étaient prêtés de bonne grâce au changement d’horaire.L’année dernière toutefois, l’administration du SLQ surprenait le monde de l’édition en proposant de nouveau l’automne pour faire mousser l’alliance Foire des sciences et Salon.Cette fois, les protestations avaient été vives.Démarrée à partir de besoins véritablement irréconciliables, la querelle a pris une ampleur telle, une fois avalée par la gourmandise médiatique, que les parties semblent s’être enlisées dans l’obstination et l’intransigeance.A quel prix?Sans doute une exploration limitée des solutions possibles.Tous deux intraitables à leurs heures, les adversaires paraissent avoir manqué, à tour de rôle, de souplesse et de bonne volonté pour éviter l'écueil que l’on connaît Porteuse d’une dernière tentative de règlement transmise par le SLQ la semaine dernière, la SODEC a vite essuyé un refus de la part des têtes dirigeantes de l’ANEL.Québec proposait un salon de l’automne pour 1998, suivi d’une analyse de la situation, effectuée par un arbitre indépendant, nommé par la ministre Beaudoin, examen qui aurait mené à un verdict en faveur de l’une ou l’autre saison.«Nous sommes prêts à prendre le risque du retour au printemps si telle est la décision de l’arbitre», disait alors Denis LeBrun.«Nous obligera-t-on à aller à Québec à l'automne si c’est ce que l'arbitre décide?, demandait la directrice de l’ANEI, Lise Oligny.Ça n'a pas de bon sens!» Enracinée dans ses positions, l’équipe de M.LeBrun avait elle aussi son heure obstinée alors qu’elle osait invoquer «l’avalanche» de tempêtes de neige en mars pour expliquer sa préférence automnale.On ajoutait que la communauté universitaire, d’ici et d’ailleurs, connaissait au printemps sa période de l’année la plus occupée et n’aurait pas une minute pour s’embarrasser d’une foire des sciences.Le doublement du salon par la foire a été chaleureusement applaudi: on a dit qu'il s’agissait là d’une heureuse manière de sertir une tribune de la pensée à l’exercice de promotion.Fort bien.Mais pour ceux qui reprendront le flambeau, souhaitons que l’examen sera cette fois complet, que l’on songera à consulter ces mêmes universitaires dont on a maintes fois brandi l’agenda sans les interroger vraiment sur leurs disponibilités printanières.Une exploration limitée des solutions possibles Ma rie-A mirée Chouinaril ?M É T É 0 Montréal Québec Ciel variable Ciel variable, puis dégagement.Max: 0 Min: -5 Max: 2 Min:-2 Détails, page H 6 INDEX Agenda .B 6 Le monde .A 5 Annonces .B 6 I>es sports .B 5 Avis publics.B 5 Montréal .A3 Culture .158 Mots croisés.B 5 Économie .B 2 Politique .A4 Éditorial .A6 Télévision .B 7 www.ledevoir.com POLITIQUE Liza Frulla n’exclut pas une candidature, page A 4 ?RÉGIONS Les Gaspésiens en sont réduits à importer de la morue, page B l ÉDITORIAL Le dilemme de Jean Charest, page A 6 Québec «arrange» les finances de Montréal.à son insu Le ministre Rémy Trudel soumettra au conseil des ministres un plan de redressement dont la Ville ignore le contenu KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR Le gouvernement du Québec a concocté à l’insu de l’administration du maire Pierre Bourque un plan de redressement financier pour combler l’impasse restante de 53 millions dans le budget 1998.«Je présenterai un plan de redressement [au conseil des ministres] dès mercredi pro- chain.Il est important d’agir vite puisque, à chaque semaine qui passe, c’est une semaine de moins en récupération possible», a déclaré au Devoir le ministre des Affaires municipales, Rémy Trudel, qui affirme avoir une «bonne collaboration» de la part de Montréal dans ce dossier.Or ni le cabinet du maire Bourque ni le directeur général de la Ville de Montréal n’ont été mis au courant des intentions du ministre Trudel.la surprise voisinait l’irritation hier à l’hôtel de ville.«Le gouvernement devrait plutôt mettre ses énergies à nous aider à finaliser les ententes avec les syndicats, s’est exclamée la chef de cabinet de M.Bourque, Christiane Théberge.On n’est pas rendus là.La priorité pour nous, c’est la récupération de 72 millions, puis le règlement de la facture du verglas.C’est dans un troisième temps que nous aborderons le problème des 53 millions.» L’intervention de Québec a d’autant plus secoué l’administration montréalaise que le gouvernement avait convenu de rencontrer régulièrement Montréal pour travailler à la résolution du manque à gagner historique de 125 millions.Un groupe de travail s’est mis en place après que l’Assemblée VOIR PAGE A 8: MONTRÉAL mm SWSSpassf WÇV/n wm Leadership du PLQ Gérald Tremblay fait l’objet de pressions Jean Charest se dit flatté par les appels qui lui sont faits Tout en persistant à affirmer, devant des écoliers albertains, qu’il entendait résister aux appels à aller diriger le Parti libéral du Québec, Jean Charest a introduit hier une nuance.En anglais, il s’est dit flatté des appels qui lui sont adressés; aux reporters francophones, il s’est dit «très attentif».Signe d’une évolution?D’une réflexion, certainement.PIERRE O’NEILL LE DEVOIR En persistant dans le refus, Jean Charest ouvre la voie à une course au leadership achalandée.Un groupe d’hommes d’affaires et d’organisateurs libéraux entend convaincre l’ex-ministre libéral Gérald Tremblay de faire acte de candidature.Persuadés que l’ancien député d’Outremont est le plus apte à personnifier le courant nationaliste du parti, ces libéraux ont convenu de l’inviter formellement à faire son entrée dans la mêlée.Ils ont sollicité hier une rencontre et ils attendent aujourd’hui la réponse.S’il relève le défi, Gérald Tremblay en sera à sa deuxième tentative, ayant échoué une première fois en 1993.Après avoir annoncé sa candidature, recueilli des appuis et proposé un programme, il avait abandonné paire que les dés étaient pipés en faveur de Daniel Johnson, qui contrô- VOIR PAGE A 8: TREMBLAY Étude sur 40 hôpitaux Une heure et demie pour traiter un infarctus Les patients tardent trop à se rendre à Vurgence ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Au Québec, il s’écoule beaucoup trop de temps entre l’apparition des premiers symptômes et le traitement à l’hôpital des patients foudroyés par une crise cardiaque.En fait il faut trois fois plus que le temps idéal requis pour que les victimes d’infarctus reçoivent les traitements nécessaires.Voilà du moins ce que démontre une étude sur les délais nécessaires pour obtenir une thrombolyse après un infarctus, réalisée entre janvier 1995 et mai 1996 par des cardiologues du Groupe de travail sur les soins coronariens aigus du Québec.Cette étude comparative réalisée auprès de 1357 patients dans 40 hôpitaux du Québec conclut qu'il faut trois fois plus de temps que le délai de 30 minutes — considéré comme la norme selon les règles de l’art — pour recevoir une thrombolyse.La thrombolyse est un traitement qui consiste à dissoudre les caillots qui causent l’infarctus en bloquant une artère et en empêchant l’irrigation normale du cœur.Administré rapidement, il permet de minimiser les dommages causés aux tissus du cœur et de réduire le taux de mortalité.VOIR PAGE A 8: INFARCTUS Le soleil de VUN1CEF CAROLE DEVILLERS REUTERS LES GAMINS du quartier pauvre de La Saline, à Port-au-Prince, reçoivent de la grande visite.Im rocketi-se belge Axelle Red leur a rendu visite hier dans le cadre d’une campagne de l’UNICEF en faveur des enfants déshérités à travers le monde.Un Cohen à la voix céleste Ron Sexsmith, lep’titgars de Saint Catharines, nous arrive avec ses chansons hors modes En filigrane dans le véhément paysage de la pop mondiale, un p’tit gars de Saint Catharines s’insinue sans tambour ni trompette avec des chansons et une voix hors modes: consécration demain soir au Cabaret.SYLVAIN CORMIER En anglais, on dit: tunesmith.C’est-à-dire chansonnier, mais au sens palpable, quasi manuel du terme.Fabricant (le chansons.Orfèvre de mots et de mélodies.L’auteur-compositeur-in-terprète canadien Ron Sexsmith est le plus important tunesmith des dernières années.Pas mal de gens le savent depuis son premier disque éponyme d’il y a trois ans, voire depuis la cassette maison Grand Opera Lane.Mais ils sont de plus en plus nombreux à le dire tout haut Et pas des moindres.Son deuxième disque, tout simplement intitulé Other Songs, est l’album fétiche d’El-ton John.Chris Collingwood, du groupe Fountain Of Wayne, en parle dans la livraison de janvier du magazine britannique Mojo comme d’un disque «rafraîchissant et neuf», véritable «manuel pratique pour auteurs-compositeurs», avantageusement dénué de «toute tendance à masquer la beauté de l’écriture par des attitudes ou des sons à la mode».Elvis Costello, qui avait déjà proclamé le premier album de Sexsmith «meilleur disque de 1995», place Other Songs tout juste derrière le Time Out Of Mind de Dylan au sommet de son palmarès personnel de 1997, louant à nouveau les chansons du natif de Saint Catharines, Ontario.«parfaitement belles et précises».Rien de moins.«Ça me rend un peu nerveux», soupire Sexsmith au bout du fil, de sa loge au Botanique, salle majeure de Bruxelles, dernière étape de tournée européenne avant le retour au pays (et au Cabaret, demain soir).«Quand Elvis [Costello] est venu me voir en spectacle la première fois, j’étais VOIR PAGE A 8: SEXSMITH INTERSCOPE RECORDS Ron Sexsmith: «J'essaie tout simplement de chanter comme les chanteurs que j'aime.» % I 778313000672 I.K 1) K V 0 1 It .I, E .1 E U I) I à M A li S I !» !( 8 A 8 =-* LE DEVOIR « — ¦ ACTUALITES Contre le tabac Bat patoH® REUTERS LES BARS de Ij)s Angeles resteront «smoke-free», c’est-à-dire sans fumée, car, selon les autorités de la ville, les clients de ces établissements sont favorables à 70 % à l’interdiction du tabac.Un exemple pour le Québec?Les jumelles Dionne hantent Harris PRESSE CANADIENNE Toronto — Le premier ministre ontarien Mike Harris a reconnu hier que le dossier des jumelles Dionne n’aura pas été le coup du siècle pour son gouvernement.Mais M.Harris trouve injuste de rappeler le rôle joué par son propre père dans la création du «parc thématique» consacré aux quintuplées Dionne, en 1958.«[L’affaire Dionne] n'aura pas été notre meilleur coup», a répondu M.Harris lorsqu’on lui a demandé si le dossier n’était pas devenu un cauchemar pour son gouvernement.Les quintuplées Dionne, nées en 1934 dans le nord de l’Ontario, sont vite devenues objets de curiosité publique.Les cinq fillettes ont été littéralement enlevées des bras de leurs parents pour être présentées chaque jour à un public avide et lucratif.Le gouvernement ontarien avait pris le contrôle d’une fiducie qui devait administrer les millions de dollars générés par la «machine Dionne» afin d’assurer des lendemains confortables aux cinq soeurs.Mais le fonds s’est tari il y a plusieurs années et les trois survivantes des quintuplées, aujourd’hui âgées de 63 ans, vivent ensemble à Montréal d’un revenu total de moins de 800 $ par mois.Cécile, Yvonne et Annette souhaitent aujourd’hui recevoir -Hes sommes qui auraient été dilapidées au cours des ans.La semaine dernière, M.Harris a offert à chacune d’entre elles une rente viagère de 2000 $ par mois.Mardi dernier, le fils de Cécile Dionne, Bertrand, a brandi une coupure de journal de 1958 révélant que le père du premier ministre Harris, Deane, avait pressé les politiciens locaux d’acheter la maison familiale des Dionne pour attirer les touristes dans la région de North Bay — il y exploitait lui-même un centre de villégiature.Selon Bertrand Dionne, le rôle joué à l’époque par le père du premier ministre pourrait bien expliquer le refus constant du gouvernement ontarien à instituer une enquête publique sur le traitement réservé aux quintuplées.M.Harris n’a pas apprécié le rapprochement.«Parce qu’il est le père du premier ministre, j'imagine, voilà un homme de 84 ans, malade, se remettant d’une chimiothérapie, qui est l’objet d’allégations injustes, fausses et en fait calomnieuses», a-t-il indiqué.Un avocat du gouvernement a rencontré pendant trois heures, mardi soir, le procureur des Dionne, Me Clayton Ruby, mais aucune entente n’est intervenue.S.V.P.Assurez-vous que ce papier journal soit recyclé.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue de Bleury, 9“ étage, Montréal (Québec), H3A3M9 Place-dés-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir: www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone Par télécopieur Par courrier électronique Pour l’agenda culturel La publicité Au téléphone Par télécopieur Extérieur de Montréal (514) 985-3333 (514) 985-3360 redaction@ledevoir.com (514) 985-3551 (514) 985-3399 (514) 985-3390 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et appels d’offres Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514) 985-3340 Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514) 985-3340 Les abonnements Au téléphone (514)985-3355 du lundi au vendredi de 8h à 16h30 Par télécopieur (514)985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir Inc.dont le sie^e social est situé au 2050, rue de Bleury.9' étage, Montréal, (Québec), H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Québécor LaSalle, 7743.rue de Bourdeau, division de Imprimeries Québécor Inc., 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.L’agence Presse Canadienne est autorisée a employer et a diffuser les informations publiées dans l.e Devoir.Le Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., 900, boulevard Saint-Martin Ouest, I^aval Envoi de publication — Enregistrement n 0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.Les Québécois sont en désaccord avec le renvoi en Cour suprême LE DEVOIR Le renvoi en Cour suprême par le gouvernement du Canada sur la légalité d’une sécession du Québec est vivement critiqué par les Québécois.En fait, 62 % des Québécois se disent en désaccord avec la démarche du gouvernement, contre 36 % qui sont d’accord, tandis que 2 % n’ont pas d’opinion.C’est ce qui ressort d’un sondage de la Société Radio-Canada et du Groupe Angus Reid dont les résultats ont été dévoilés au Téléjoumal de la télévision d’Etat, hier soir.Le sondage révèle que «les Québécois sont divisés et peu intéressés par les enjeux découlant du renvoi à la Cour suprême».L’enquête a été effectuée entre le 24 février et le 1er mars auprès de 1000 foyers québécois.La marge d’erreur est de plus ou moins 3,1 %, 19 fois sur 20.On apprend également que les Québé- cois pensent à 53 % que «les gouvernements du Québec et du Canada devraient décider ensemble de la question référendaire», contre 44 % qui sont d’avis que le gouvernement québécois devrait décider seul.Iœs opinions des citoyens sont les plus divisées en ce qui a trait à l’énoncé suivant: «Je pense que la majorité simple de 50% + 1 est suffisante pour que le Québec se proclame souverain.» Les réponses à ces questions se partagent également à 49 % et 49 %.Au total, 67 % des répondants ont dit avoir «lu ou entendu parler» du renvoi en Cour suprême, alors que 33 % avouaient ne pas être au courant.Un peu plus de la moitié des répondants (55 %) se sont dits très ou assez intéressés, et 45 % n’étaient que peu ou pas intéressés par les audiences.Par contre, 57 % contre 40 % étaient d’avis que «peu importe l'avis de la Cour suprême dans cette affaire, le gouvernement du Québec devrait respecter cet avis».t MONTREAL Quatre voies de solution SUITE DE LA PAGE 1 nationale eut adopté en décembre dernier une loi permettant à Montréal d’escompter des revenus et des dépenses virtuelles de 125 millions pour adopter son budget 1998.La dernière rencontre remonte à deux semaines et la prochaine n’a pas été convoquée.La plus grande partie de ce cul-de-sac financier est sur la voie d’être réglée.Des négociations entourant la récupération de 72 millions avec les syndicats se poursuivent.Mais à certains égards, les discussions sont difficiles, notamment du côté des pompiers, confirme-t-on à la Ville.L’effort de 6 % réclamé aux travailleurs devait s’effectuer sur la masse salariale.Cependant, les ententes de principe font état d’un éventuel règlement à partir de l’utilisation des surplus actuariels qui devaient à l’origine servir à éponger l’autre portion du problème.Il reste donc 53 millions à dénicher pour assurer l’équilibre budgétaire auquel est tenue la Ville de Montréal, comme l’ensemble des municipalités du Québec.Pour y parvenir, le ministre Trudel entend emprunter quatre voies: les sociétés paramunicipales pour dix millions, la fusion des trois sociétés de transport de la région métropolitaine pour une somme équivalente, une réorganisation administrative à la Ville pour environ dix millions et une série de compressions dans les services municipaux pour les 23 millions restants.On cherche à refinancer les sociétés paramunicipales œuvrant dans le secteur immobilier qui ont accumulé une dette importante.La fusion de la STCUM, de la STRSM et de la STL devrait permettre un financement hors du champ foncier fies taxes des propriétaires): l’effet risque d’être partiel puisque le projet est loin d’être adopté.La réorganisation administrative pourrait prendre différentes formes, dont une mise à la retraite massive et des mises en commun de services.Quant aux compressions, le travail resterait à réaliser.Ce plan de match ne correspond absolument pas aux objectifs de l’administration montréalaise.Le directeur général de Montréal, Gérard Divay, soutient que seules des mesures structurelles pourraient briser le carcan financier dans lequel la métropole est coincée.«Le règlement de l’impasse de 53 millions passe par un refinancement des sociétés paramunicipales et le financement des services et des équipements de nature métropolitaine.C’est notre ligne de conduite.Il ne faut plus se contenter d’un pacte fiscal qui se limite à des expédients», a expliqué hier au Devoir M.Divay.Au cours des trois dernières années, le gouvernement du Parti québécois, qui s’était pourtant engagé à aider la Ville de Montréal en concluant avec elle un pacte fiscal permanent, s’est borné à soutenir la métropole par des ac- tions ponctuelles.Par exemple, Montréal a dû céder certains actifs, dont l’édifice ayant servi à l’agrandissement du Casino de Montréal, et Québec a payé ses taxes pour le Village olympique, ce qu’il n’avait fait auparavant.Mais ce paiement s’est effectué à même le Fonds de développement de la métropole devant servir à la relance économique de cette dernière.Dans le cadre du transfert gouvernemental de 375 millions que les municipalités ont subi — pour Montréal, il s’agit d’une facture de 46 millions —, une réforme générale de la fiscalité a été promise, constituant éventuellement ainsi le pacte fiscal pour Montréal.Depuis plus de cinq ans, Montréal réclame un nouvel équilibre fiscal pour la région, notamment au chapitre des équipements et des services dont bénéficie l’ensemble de la région mais uniquement payés par les contribuables montréalais.La liste traditionnelle des iniquités fiscales, d’abord défendue par l’administration de Jean Doré puis par celle de M.Bourque, totalise 200 millions.Il s’agit, par exemple, de l’exploitation d’infrastructures {elles que le Biodôme, le Jardin botanique ou le parc des Iles.Cela concerne également certains dédoublement de factures pour les Montréalais, comme les services spécialisés de la police de la Communauté urbaine de Montréal et ceux de la Sûreté du Québec.INFARCTUS Des délais exceptionnellement longs SUITE DE LA PAGE 1 «Ce qui nous frappe le plus, c’est le temps que prennent les gens avant de se décider à aller à l’hôpital.Est-ce que les gens nient leurs problèmes?Ont-ils peur d’aller à l’urgence?C’est la preuve qu'il reste beaucoup d’information et d’éducation à faire», a fait valoir hier le Dr James Brophy, cardiologue au Centre hospitalier universitaire de Montréal (CHUM).Le temps moyen pour que les victimes d’infarctus se présentent à l’hôpital atteint 98 minutes.En fait, les médecins soutiennent que les patients cardiaques devraient se précipiter à l’hôpital si les symptômes d’infarctus persistent plus de 20 minutes.Selon le Dr Brophy, l’efficacité des agents thrombolytiques diminue avec le temps, de sorte que les délais de traitement ont des conséquences cruciales sur les chances de survie du patient.Si le temps moyen écoulé entre les premiers symptômes et l’arrivée à l’hôpital dépasse une heure trente, il reste que les délais pour être soigné à l’hôpital sont eux aussi non négligeables.Il a fallu en moyenne 59 minutes avant que les patients reçoivent un traitement thrombolytique après avoir été admis à l’urgence.Si on retrace le parcours du patient après son arrivée, on note qu’il faut en général 15 minutes entre l’admission à la salle d’urgence et l’examen à l’électrocardiogramme, puis environ 12 minutes pour l’examen et l’évaluation par le médecin.Il s’écoule ensuite 22 minutes pour la préparation du médicament.«Ces délais nous semblent exceptionnellement longs et des efforts devraient être déployés pour réduire cet intervalle», peut-on lire dans la recherche du groupe de travail au sujet de l’étape de préparation du médicament.De façon générale, l’étude note avec inquiétude que les délais d’arrivée à l’hôpital et de traitement sont légèrement plus longs pour les femmes, les patients âgés et les patients qui ont déjà subi un arrêt cardiaque.Le taux de mortalité dû à des infarctus est aussi plus élevé chez ces clientèles.Les patients victimes de crises cardiaques doivent-ils s’inquiéter de l’efficacité des hôpitaux?«C'est mieux que c'était, mais ce n'est pas l’idéal.Il manque peut-être de personnel pour effectuer certains examens rapidement.Il reste encore du chemin à faire.Les gens devraient recevoir une thrombolyse en 30 minutes, mais il y a parfois des cas plus complexes qui demandent plus de temps», explique le Dr Brophy.Par contre, ce dernier juge qu’on ne peut jeter la pierre à qui que ce soit pour ces délais excessifs.En fait, ce sont quelques minutes, à chacune des étapes du processus entre l’arrivée à l’hôpital et le traitement, qu’il faut éliminer, dit-il.Plus de 22 000 Canadiens meurent d’un infarctus chaque année et le Québec est la troisième province où l’on compte le plus de victimes.Mais selon le Dr Brophy, les délais de traitement au Québec se comparent avantageusement à ceux du reste du Canada et des Etats-Unis et ne sauraient expliquer le taux élevé de décès par crise cardiaque au Québec.TREMBLAY Les pour et les contre SUITE DE LA PAGE 1 lait toutes les instances organisationnelles du parti.De cette pénible expérience a émergé un sentiment d’amertume qui ne l’a jamais quitté.Incapable de s’adapter au style d’opposition que privilégiait Daniel Johnson, il a finalement quitté la politique en mars 1996.Il est depuis président du Centre de perfectionnement de l’Ecole des hautes études commerciales de l’Université de Montréal et il s’est joint la semaine dernière au conseil d’administration de Thera-technologies.C’est donc dire que quelques jours seulement après la démission de Daniel Johnson, la liste des candidats potentiels compte déjà les noms de Jean Charest, I Jza Frulla, Pierre Paradis, Jean-Marc Fournier et Gérald Tremblay.Il reste toujours la possibilité que les fédéraux, soucieux de la loyauté du futur chef du PII), tentent de faire élire leur propre candidat Pierre Pettigrew ayant décliné l’invitation, il se pourrait toujours que l’on commence à croire aux chances de Sté- phane Dion contre Lucien Bouchard.Pour l’instant, la grande inconnue de ce début de course au leadership réside dans les véritables intentions de Jean Charest.Il ne se passe pas une journée sans qu’il proclame sa ferme intention de demeurer à la tête du Parti conservateur.Et pourtant, journalistes, analystes et politologues sont tous en proie au scepticisme.C’est comme si personne ne croyait en la parole de l’ancien ministre de Mulroney.Pourtant, nombreux sont les arguments qui prêchent en faveur de sa présence sur les rangs et qui laissent croire qu’il finira par accepter les sondages prédisent sa victoire électorale; il ne peut se défiler de son devoir de sauver le pays; son avenir à la tête du Parti conservateur n’est pas assuré, et même s’il parvient à y rester, l’accession au pouvoir demeure un horizon bien lointain et incertain; quand Daniel Johnson l’a prévenu de sa démission, il lui a promis de tricoter des délégations favorables à sa candidature; le milieu des affaires lui a offert un pont d’or pour s’exiler d’Ottawa.L’argumentation de ceux qui combat- tent son passage au PLQ ne manque pas non plus de logique: les sondages sont effectués auprès de la population en général et ne reflètent pas nécessairement le sentiment précis des militants libéraux; sa candidature pourrait donc être mal accueillie par une faction importante du parti; même s’il parvient à remporter le congrès au leadership, il héritera d’un parti à jamais divisé; par-delà les sondages d’aujourd’hui, il n’est pas acquis qu’il parviendra à battre Lucien Bouchard; les libéraux de Chrétien ressentent déjà l’usure du pouvoir et pourraient être relativement faciles à vaincre au terme de ce second mandat; sa femme et ses enfants ne veulent rien savoir du Québec, et s’il s’obstine à venir s’y installer, ce sera au péril de sa vie familiale, peut-être même au prix d’un divorce.Chose certaine, Jean Charest devra bientôt choisir, et «à ce moment-ci», la croyance générale le propulse sur la scène politique provinciale.Mais en ces situations délicates, où les enjeux professionnels se heurtent à des préoccupations personnelles, il est mieux avisé de se laisser guider par les avis de l’entourage immédiat et des amis de longue date.Au cours des dernières heures, il y a eu plusieurs de ces témoignages éloquents et indicatifs.Ainsi, Maijory IœBreton a vécu de près les meilleures comme les pires années du règne de Brian Mulroney, qui l’a nommée sénatrice en fin de régime.Elle connaît bien Jean Charest et elle est convaincue qu’il veut rester à la direction du PC.Il y a au moins deux autres de ces opinions qui méritent detre analysées avec rigueur.Peter Mackay est le leader du PC à la Chambre des communes et il est persuadé que son chef restera.«Il me l’a dit personnellement.» Hugh Segal est l’ancien chef de cabinet de Brian Mulroney et il compte encore aujourd’hui parmi lep plus influentes personnalités du parti.A son avis, Jean Charest commettrait une «grosse erreur» s’il prenait la direction du PLQ en ce qu’il se retrouverait inévitablement et rapidement en conflit avec Jean Chrétien.«Je ne suis pas de ceux qui croient qu'il partira.» SEXSMITH La passion des chanteurs SUITE DE LA PAGE I presque terrifié.» Et Sexsmith de lâcher un petit rire effrayé.«C’est une curieuse chose, le succès, même le succès d'estime.Tu fais un disque et ça y est, tu as un pied dans la porte, tu rencontres tes les vidéoclips ne l’ont imposé: les chansons se sont acheminées toutes seules, par le truchement discret mais tentaculaire des gens, d’oreille en oreille et de main en main.Tout doucement.Sans le crier sur les toits.On pourrait presque dire: à la manière fine de Sexsmith.Avec le même sens du temps à rallonge qui enlace While You’re Waiting, peut-être sa plus belle chanson d’amour: «Time goes slowly, time goes silently / Drags its feet, no it never flies / While you’re waiting for the love / To return / To her eyes.» Entendez ces mots à travers une voix d’ange.Imaginez Leonard Cohen avec le timbre céleste de Brian Wilson.Ron Sexsmith, il est essentiel de le dire, chante magnifiquement, mais sans jamais hausser le ton.«J'essaie tout simplement de chanter comme les chanteurs que j'aime», offre candidement l’ancien courrier à bicyclette qui sillonnait downtown, T.O.«J’ai toujours eu la passion des chanteurs, avant même celle d'écrire des chansons.Enfant, j'aimais le son de la voix de Buddy Holly.Ou la façon si délicate qu'avait Dionne Warwick de rendre les airs de Burt Bacharach.Plus tard, je me suis mis à écouter Bing Crosby, les crooners.Ce que j'aimais surtout, c’est qu'ils faisaient tout ressentir à travers la mélodie, sans jamais en dévier.Ils respectaient la chanson, se mettaient à son service.Tout le contraire des chanteuses de maintenant qui chantent tout le temps comme si elles auditionnaient à Star Search.Céline Dion, Whitney Houston, elles ont toutes tendance à viser la plus haute note, comme s’il agissait de la plus haute marche du podium.Évidemment, c’est mieux pour retenir l'attention.Mais il y aune autre façon de faire.» Il y a la façon Sexsmith.Qui est aussi la façon d’un Cohen, d’un Tim Hardin, d’un Randy Newman, d’un Ray Davies, d’un Harry Nilsson, tous mentionnés ou longuement évoqués à un moment ou l’autre de l’entretien.«J’aime bien afficher mes influences.Je les chante en spectacle.Ces temps-ci, on joue Love Minus Zero de Dylan ou You Still Believe Me de Brian Wilson [avec les Beach Boysj: je veux qu’on sache d’où je viens.» Nommément: d’une lignée de faiseurs de chansons sans âge.D’où Other Songs, titre presque trop humble d’un album de grandes petites chansons de rien du tout.«Je ne pense pas en fonction d'albums mais d'un ensemble de chansons.C'est un peu comme George Jones.Personne ne lui a jamais demandé d'évoluer: il a une voix formidable et des tas de chansons tout aussi formidables, c'est tout.On n’a jamais souhaité que, pour faire changement, il utilise des percussions brésiliennes.C’est la même chose pour Van Morrison.D'une certaine façon, il refait toujours le même album, poursuivant sa vision d'une intégration parfaite du jazz et du blues.Il creuse son univers.» L’univers de Ron Sexsmith est un riche creuset de réminiscences sans nostalgie (Strawberry Blonde, Galbraith Street), de cartes postales aux contours dentelés {Lebanon, Tennessee), de portraits sensibles aux traits pas trop appuyés (un clown faisant la pub d’un lave-auto dans Clown In Broad Daylight, le destin des enfants-vedettes dans Child Star) et surtout d’émotions à la fois complexes et transparentes fie regard d’enfant sur la mort dans Pretty Little Cemetery est particulièrement juste).L’écriture est économe, à la limite du dénuement, dégraissée jusqu’à atteindre le vif du sujet.«Dès le high school, j'écrivais des chansons très mauvaises avec des tas de couplets qui se voulaient poétiques.J'ai 34 ans, et ce n’est qu'à partir de 1985 environ, alors que j’habitais au Québec, que j’ai commencé à écrire des chansons à peu près dignes d'être encore jouées.Simplement.C’est le mot qu’emploiera encore Sexsmith pour décrire le spectacle de demain soir.«Sur scène, je ne m'en fais pas trop: il s'agit simplement de bien chanter et de bien jouer.D reste suit.» Le reste?La vie, tout simplement. I.K l> K V (MR.I.K .1 K l' I) I .') M A R S lit !» 8 LES SPORTS B 5 Saison 1998 de Formule 1 Villeneuve et Renault sont en danger Canadien 3, Stars 1 Moog a retrouvé son brio Une première victoire depuis le 1er février ASSOCIATED PRESS Paris — Marquée par des changements de réglementation importants, la saison 1998 de Formule 1, qui va débuter dimanche par le Grand Prix d’Australie à Melbourne, s’annonce la plus indécise depuis belle lurette.Ix‘ moteur Renault, sacré sans interruption depuis 1992, survivra-t-il à la montée en puissance de Ferrari et des McLaren-Mercedes?Jacques Villeneuve, honoré de l’attribution de la voiture numéro 1 revenant au champion du monde en titre, gagnera-t-il à nouveau son duel face à Michael Schumacher?Qu’attendre de l’écurie Prost désormais motorisée par Peugeot?Voilà quelques-unes des énigmes soumises à la sagacité des experts d’un microcosme rendu perplexe par la mutiplication de changements des données.La réduction de 200 à 180 centimètres de la largeur hors-tout des voitures, qui va induire «une perte d’appui aérodynamique d'environ 25 à 30 %» selon Alan Jenkins, le directeur technique de l’écurie Stewart, l'obligation de rouler en pneus sculptés même par temps sec, et une réduction de la puissance de freinage des bolides vont bouleverser le paysage de la F 1.Avant d’être sacré sur la Williams-Renault le 26 octobre dernier, Jacques Villeneuve avait dénoncé en vain cette atteinte aux performances des voitures, qu'il avait jugée dangereuse et négative en termes de spectacle.Villeneuve et Schumacher Le Québécois repart malgré tout pour un tour, avec un important avantage psychologique sur son adversaire direct, Michael Schumacher.L’Al-lemand, qui avait percuté avec sa Ferrari la voiture de son adversaire lors de ce fameux dernier Grand Prix à Jerez, pour tenter de le mettre hors course et devenir champion du monde, a été exclu du classement final de la saison où il aurait dû pointer en deuxième position.Le Conseil mondial du sport automobile a jugé sa manœuvre «fautive».«À part la F 1, nous n’avons rien en commun, dit Villeneuve de son adversaire, ex-double champion du monde.Je n’ai véritablement jamais eu confiance en lui, mais maintenant je n’aurai jamais plus confiance en lui.C’est un pilote rapide en piste et je l’admire pour cela, mais c’est à peu près tout.» Cette «guerre» entre les deux pilotes les plus adroits de la F 1 — 12 victoires en 17 courses à eux deux l'an dernier — mettra du piment à un plat déjà épicé.Williams, la voiture de Villeneuve passée du bleu au rouge, devra faire avec le moteur Mecachro-me, le RS9 Renault testé en qualification l’an dernier avant le retrait officiel du motoriste français.La F300 de Ferrari est annoncée très compétitive, malgré une surchauffe du train arrière qui a entraîné des problèmes d’amortisseurs lors des essais en janvier.McLaren-Mercedes, qui a signé un doublé à Jerez en fin de saison dernière grâce à un V-10 désormais présenté comme le plus puissant du lot, bénéficie de l’arrivée d’Adrian Newey, l’ingénieur qui a fait les succès de l’écurie Williams.Comme «personne n’est du calibre de Michael Schumacher, notre tâche consiste à fournir à nos pilotes un avantage sur le plan technologique», a déclaré Ron Dennis, le manager de l’écurie McLaren.David Couîthard, vainqueur à Melbourne l’an dernier, et Mika Hakkinen devraient donc disposer de la meilleure voiture du lot en Australie.Outre Villeneuve, Williams a conservé comme deuxième pilote l’Allemand Heinz-Harald Frentzen, alors que l'Irlandais Eddie Irvine épaulera Schumacher chez Ferrari.Les «outsiders» Parmi les «outsiders», Benetton «Mecachrome» a perdu Jean Alesi, désormais pilote Sauber-Petronas (moteur Ferrari), alors que Jordan, qui a troqué le Peugeot contre le moteur Honda-Mugen, bénéficie de l’arrivée de l’ex-champion du monde Damon Hill, aux côtés de Ralf Schumacher.L’écurie Prost fait partie des «grosses cotes», avec son châssis AP01 associé au moteur Peugeot A16.Selon son concepteur Jean-Pierre Boudy, ce moteur a perdu deux kilos d’une saison à l’autre et gagné une dizaine de chevaux.Un «plus» pour les deux pilotes de l’écurie, le Français Olivier Panis et l’Italien Jar-no Trulli.Comme l’est aussi l’arrivée chez Prost de Bernard Dudot, l’exgrand manitou de Renault Sport, expert des équilibres châssis-moteur.Il l’avait prouvé en faisant triompher alternativement Renault avec Benetton et Williams.PRESSE CANADIENNE DALLAS — Il aura fallu qu’Andy Moog se retrouve à domicile, que Vincent Daniphousse soit victime d’une commotion cérébrale et que le Canadien affronte la meilleure équipe de la ligue nationale pour mettre fin à une série de quatre défaites.Mené par Moog, inspiré devant son ancien public et brillant comme on ne l’avait vu depuis longtemps, et Daniphousse, auteur d’un premier but en 12 matches et d’une performance solide dans l’ensemble, le Canadien a défait les Stars de Dallas 3-1 pour remporter une troisième victoire seulement à ses 10 derniers matches, sa première depuis le l"1 février.Alain Vigneault avait modifié ses trios et Daniphousse s’est retrouvé entre Martin Rucinsky et Mark Recchi, tandis que Brian Savage retournait à la gauche de Saku Koivu, avec l’inefficace Jonas Hoglund à droite.Le Canadien a marqué deux buts en un peu plus d’une minute à la première période et a disputé un bon match même si les Stars ont généralement dominé le reste de la rencontre en gagnant presque toutes les mises au jeu.Saku Koivu était notamment tien^ après deux périodes, opposé surtout à Guy Carbonneau, 8-en-8.Joe Nieuwendyk a d’ailleurs réussi le seul but des Stars après avoir gagné sa mise au jeu et pris le retour d’un lancer frappé de Shawn Chambers qui avait frappé le poteau, au début de la troisième période.Rucinsky a marqué un gros but moins de trois minutes plus tard, après avoir capté une passe de Koivu, qui avait soutiré la rondelle à Cham- bers au centre de la patinoire.Marc Bureau a marqué l'autre but du Canadien.Ce match opposait les deux meilleurs jeux de puissance de la Ligue nationale et le Canadien a même le meilleur sur la route, mais aucun but n’a été marqué en avantage numérique, le Canadien étant parvenu à écouler une punition de quatre minutes vers la fin de la première période, un fait saillant dans cette rencontre.Les Stars étaient privés de deux excellents défenseurs, Derian Hatcher et Sergei Zubov, mais le Canadien était sans Vladimir Malakhov et Shay-ne Corson, également deux de ses meilleurs éléments.Le match a été présenté devant une salle comble de 16928 spectateurs.Les trois étoiles ont été Moog, Nieuwendyk et Daniphousse.HOCKEY- CONFÉRENCE DE L'EST Section Nord-Est Mj G P N Bp Bc Pts Pittsburgh 61 31 17 13 171 141 75 Boston 60 26 22 12 155 145 64 Montréal 58 28 23 7 170 151 63 Buffalo 59 24 21 14 150 141 62 Ottawa 61 23 28 10 137 153 56 Caroline 59 22 30 7 145 166 49 Section Atlantique New Jersey 60 38 16 6 173 119 82 Philadelphie 58 30 19 9 167 131 69 Washington 60 26 23 11 161 158 63 N.Y.Rangers 60 18 26 16 146 160 52 N.Y.Islanders 60 21 31 8 156 168 50 Floride 59 18 29 12 141 166 48 Tampa Bay 60 12 39 9 115 196 33 CONFERENCE DE L'OUEST Section Centrale Dallas 60 38 13 9 184 118 85 Detroit 61 33 15 13 184 139 79 St.Louis 63 33 22 8 190 155 74 Phoenix 61 24 26 11 165 173 59 Chicago 60 23 27 10 147 147 56 Toronto 59 20 31 8 138 172 48 Section Pacifique Colorado 62 31 15 16 183 149 78 Los Angeles 59 27 21 11 173 158 65 Edmonton 61 22 29 10 155 175 54 San José 59 22 30 7 144 160 51 Anaheim 59 20 30 9 145 181 49 Calgary 60 18 30 12 157 185 48 Vancouver 61 18 33 10 170 215 46 Lundi Pittsburgh 3 Toronto 1 Buffalo 1 N.Y.Rangers 0 New Jersey 4 Philadelphie 3 Edmonton 5 Colorado 4 (P) Detroit 3 Phoenix 1 Caroline 3 San José 1 Vancouver 2 Los Angeles 2 Mardi Boston 3 Washington 0 Philadelphie 1 N.Y.Islanders 3 Chicago 3 St.Louis 5 Tampa Bay 1 Calgary 2 Hier Colorado à Toronto, 19h30.Tampa Bay à Edmonton, 20h.Montréal à Dallas.20h30.NY Rangers en Floride, 19h30.Detroit à Anaheim, 22h30.Aujourd'hui Montréal à St.Louis, 20h30.Chicago à Pittsburgh, 19h.Colorado à Ottawa, 19h30 Boston au New Jersey, 19h30 Carolina à Los Angeles, 19h30.Washington à Philadelphie, 19h30.Calgary à Vancouver, 22h.Detroit à San José, 22h30.LES MENEURS B P Pts JJagr, Pgh 27 44 71 Forsberg, Col 21 48 69 Selanne, Ana 41 27 68 LeClair, Phi 38 27 65 Bure, Ver 36 29 65 Lindros, Phi 26 38 64 Francis, Pgh 17 47 64 Stumpel, LA 19 43 62 Gretzky, NYR 13 46 59 Tkachuk, Pho 36 22 58 Palffy, NYI 32 26 58 Oates, Was 13 45 58 Sakic, Col 24 33 57 Allison, Bos 22 35 57 LaFontaine, NYR 22 35 57 Bondra, Was 36 20 56 Recchi, Mtl 25 31 56 Nouvelle défaite des Expos au camp d’entraînement Carlos Perez était furieux RICHARD MI LO PRESSE CANADIENNE Jupiter — Ce n’était pas beau à voir.Carlos Perez, l’as de la rotation, avait l’air d’un lanceur d’exercice lors du match B contre les Cards de St.Louis, hier.En trois manches, il a accusé sept coups sûrs et cinq points dans une défaite de 8-1.Il n’avait pas sa précision habituelle et c’est en lançant son gant qu’il a laissé sortir sa frustration à son retour dans l’abri.Carlos fulminait.Il s’en voulait.«Il faut réagir ainsi quand on donne des coups sûrs après deux prises», a-t-il expliqué dans le vestiaire des Expos après avoir retrouvé son calme.«Mon bras était fort.1m précision n’y était pas.» Perez a affronté 18 frappeurs.Il a aussi effectué un mauvais lancer qui lui a coûté un point avec un coureur au troisième but.Il effectuait son deuxième départ du camp après avoir donné un point en deux manches samedi lors du match d’ouverture des Expos dans la Ligue des pamplemousses.Reconnu comme l’as de la rotation, Perez a effectué cinq départs dans les ligues d’hiver.Il est déjà prêt à entreprendre la saison.Il n’y a pas lieu de s’inquiéter.Ce n’était qu’un mauvais jour.Il a affiché un dossier de 12-13 et une moyenne de points mérités de 3.88 la saison dernière.Perez, 27 ans, ne fait pas partie des joueurs à qui les Expos ont offert un contrat à long terme.Il gagnera 1,5 millions cette saison alors qu’il était admissible à l’arbitrage pour la première fois.«Si on m’offrait dix millions pour trois ans, j’accepterais.J’aime lancer à Montréal.» Juden, un fauteur de troubles Jeff Juden est un fauteur de troubles.Un vrai de vrai.C’est ce qu’a révélé Perez en parlant du grand droitier de six pieds sept pouces que les Expos ont échangé en juillet dernier.Juden, a expliqué Carlos, tombait sur les nerfs de bien du monde.«L’an passé, on formait un bon groupe.On était ensemble mais il y avait Juden dans le vestiaire.Il était arrogant et déplaisant.Il jouait au dur avec les jeunes de l'équipe.Il était toujours sur le dos de Salomon Torres.Il ne pouvait pas s’en prendre à Pedro [Martinez].C’était notre meilleur lanceur.» Juden a remporté 11 victoires avec les Expos, toutes dans la première moitié de la saison.Il est passé aux Indians de Cleveland en retour de Steve Kline le 31 juillet.«J’ai failli me battre contre Juden.Il disait à Torres de changer de place dans l’avion ou dans l’autobus.J’avais dit à Torres de me le dire la prochaine fois.J'aurais réglé son cas.» Torres, un droitier de la République dominicaine, n’a pas terminé la saison.Il a pris sa retraite après avoir été cédé aux Lynx d’Ottawa.Il avait été réclamé au ballottage des Mariners de Seattle.Téléphone: 985-3344 Télécopieur: 985-3340 AVIS PUBLICS Sur Internet: www.offres.ledevoir.com CANADA, PROVINCE DE QUÉBEC, DISTRICT DE JOLIETTE, COUR MUNICIPALE, NO, 94033458 - ET 94032817 - BREF D'EXÉCUTION, VILLE DE REPENTIGNY, Partie demanderesse -vs- PIERRE-PAUL MELANSON, Padie défenderesse.Le 17ième jour de mars 1998 à 12h00.au 6470, BOUL, ROV-RENÉ, ANJOU, QC, district de MONTRÉAL, seront vendus par autorité de Justice les biens et effets de PIERRE-PAUL MELANSON, saisis en cette cause, consistant en: f ordinateur Intel Inside Pentium avec écran Orchestra et 2 haut-parleurs et accs.1 imprimante Canon BJC 4000.1 bureau noir et bourgogne.1 télévision Sanyo.1 téléviseur Magnasomc et 1 four micro-ondes Beaumatk.Conditions: ARGENT COMPTANT et/ou CHEQUE VISÉ.Information: MARTIN BOISSE huissier du district de Montréal, Gaétan Roy & Associés.HUISSIERS - (514) 471-8078.955 boul.Des Seigneurs.S-21.Terrebonne.Oc J6W 3W5 CANADA, PROVINCE DE QUÉBEC, DISTRICT: LONGUEUIL, COUR DU QUEBEC.DIVISION, NO.505-32-005570-974.Odile Cauchy.Partie demanderesse -vs- 2426-38)6 Quebec inc., Partie défenderesse.Le 17ième urde Mars 1998 à lOhOO.au 1065.de ogenl.Boucherville.Oc, district de Longueuil seront vendus par autorité de Justice les biens et effets de.2426-3816 Québec me., saisis en cette cause, consistant en: I Plymouth Voyager Rallye, # plaque 721BFH, ved et acc., 1 motocyclette Suzuki DR200.* plaque MLJ413 et acc., 1 souffleuse Mastercraft 1026 et acc., 1 dactylo Olivetti et 2500 et acc.1 ordinateur Macintosh comprenant boîtier.1 clavier.1 souris, 1 imprimante Image Rider II et acc .1 télécopieur Sharp F0-700 et acc,, 1 photocopieur Ricoh FT2050 et acc.1 meuble antique à 2 portes et acc.1 bureau antique brun en chêne et acc., et plusieurs autres items.Conditions: ARGENT COMPTANT et/ou CHEQUE VISÉ.Information: John Lettakis huissier du district de Longueuil, GAUCHER HUISSIERS.558.Notre-Dame, bureau 102.Saint-Lambert, Québec J4P 2K7, Tél: (514) 465-4650 CANADA, PROVINCE DE QUÉBEC, DISTRICT: LONGUEUIL, COUR DU QUÉBEC, DIVISION, NO.505-32-005571-972, Odile Cauchy, Partie demanderesse -vs- Pierre Douville, Padie défenderesse Le 17ième jour de Mars 1998 è 1OhOO.au 1065.de Nogent, Boucherville, Qc, district de Ldngueuil seront vendus par autorité de Justice les biens et effets de: Pierre DOuville.saisis en cette cause, consistant en 1 Plymouth Voyager Rallye, » plaque 721BFH, ved et acc., 1 motocyclette Suzuki DR200.# plaque MLJ413 et acc.1 souffleuse Mastercraft 1026 et acc.1 dactylo Olivetti et 2500 et acc.1 ordinateur Macintosh comprenant boîtier, t clavier, 1 souris.1 imprimante Image Rider II et acc., t télécopieur Sharp F0-700 et acc., t photocopieur Ricoh FT2050 et acc., 1 meuble antique à 2 portes et acc., 1 bureau antique brun en chêne et acc., et plusieurs autres items Conditions: ARGENT COMPTANT et/ou CHEQUE VISE Information John Lettakis huissier du district de Longueuil, GAUCHER HUISSIERS, 558.Notre-Dame, bureau 102.Saint-Lambert, Québec J4P 2K7, Tél: (514) 465-4650 CANADA, PROVINCE DE QUÉBEC, DISTRICT DE COUR FÉDÉRALE CANADA, COUR DIVISION PREMIERE INSTANCE, NO.GST-3859-97, La Reine, Partie demanderesse -vs-Arsenal Marketing Inc.Partie défenderesse Le 17ieme jour de Mars 1998 à 10hOO.au 1000.Boul.Montarville, bureau 201, Boucherville.Oc, district de Longueuil seront vendus par autorité de Justice les biens et effets de: Arsenal Marketing Inc., saisis en cette cause, consistant en: 1 ordinateur comprenant 1 clavier, 1 souris, 1 PC Macintosh.1 écran et acc., 1 radio portatif Sears et acc., 1 photocopieur Canon et acc., 1 mini rélrigérateur General blanc et acc.1 micro-ondes Emerson beige et acc.1 télécopieur Brothers et acc., 1 système téléphonique comprenant 1 base centrale Norstar, 6 appareils Méridian noir et acc., 1 imprimante Hewclett Packard Laser Jet et acc., 1 bureau de travail en mélamine gris.2 sections et acc.et plusieurs autres items.Conditions: ARGENT COMPTANT et/ou CHEQUE VISÉ.Information: John Lettakis huissier du district de Longueuil, GAUCHER HUISSIERS, 558, Notre-Dame.bureau 102.Saint-Lambert.Québec J4P 2K7, Tél: (514) 465-4650 CANADA.PROVINCE 0E QUÉBEC, DISTRICT: LONGUEUIL.COUR DU QUÉBEC, NO.505-02-009078-977, Sous-ministre du revenu du Québec.Partie demanderesse -vs- Arsenal Marketing Inc., Partie défenderesse Le 17ieme jour de Mars 1998 à 10h00.au 1000.Boul.Montarville.bureau 201.Boucherville, Qc, district de Longueuil seront vendus par autorité de Justice les biens et effets de: Arsenal Marketing Inc .saisis en cette cause, consistant en: 1 ordinateur comprenant 1 clavier.1 souris.1 PC Macintosh.1 écran et acc.1 radio portatif Sears et acc., 1 photocopieur Canon et acc., 1 mini réfrigérateur General blanc et acc.1 micro-ondes Emerson beige et acc., 1 télécopieur Brothers et acc.1 système téléphonique comprenant 1 base centrale Norstar.6 appareils Méridian noir et acc., 1 imprimante Hewclett Packard Laser Jet et acc.1 bureau de travail en mélamine gris, 2 sections et acc., et plusieurs autres items Conditions: ARGENT COMPTANT et/ou CHEQUE VISE Information: John Lettakis huissier du district de Longueuil.GAUCHER HUISSIERS.558.Notre-Dame.bureau 102.Saint-Lambert, Québec J4P 2K7.Tél: (514) 465-4650 CANADA, PROVINCE DE QUÉBEC, DISTRICT DE TERREBONNE.COUR DU QUÉBEC, NO 700-02-004890-969 -AVIS PUBLIC.COMMISSION DES NORMES DU TRAVAIL.Partie demanderesse -vs- 9020-1948 OUÉBEC INC., Partie défenderesse Le 16ième jour de mars 1998 à 13h00.au 2425 ROUTE 117 NORD, MONT-ROLLAND, PQ.district de TERREBONNE, seront vendus par aulonté de Justice les biens et effets de 9020-1948 QUÉBEC INC saisis en cette cause, consistant en Equipement de restaurant tel que: Tables, chaises, réfrigérateurs, poêles, vaisselle, etc .Conditions ARGENT COMPTANT et/ou CHEQUE VISÉ.Information.PHILIPPE BORDUA huissier du district de Terrebonne, Guindon, Pilon & Associés.HUISSIERS - 819-326-7707.Fax.326-0081, 22 rue Ste-Agathe, Ste-Agathe-des-Monts, Qc J8C 2J4 PANAnA PROVINCE DE QUÉBEC Numéro 500-12-240410-989 COUR SUPÉRIEURE MONTREAL Greffier adjoint PRÉSENT Guillande Pauléus (née Paul) Partie demanderesse c.Mario-De Sanon Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à Mario-De Sanon de comparaître au greffe de cette cour situé au 10, St-Antoine Est, Montréal, salle 1.100, dans les 30 jours de la date de la publication du présent avis dans le journal Le Devoir.Une copie de la déclaration en divorce l'avis de communication de pièces de la demanderesse a été remise au greffe à l'intention de Mario-De Sanon.Lieu: Montréal Date: 26 février 1998 FRANCOIS LEBLANC, g.a.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-12-235994-971 COUR SUPÉRIEURE (Chambre de la famille) PRÉSENT: GREFFIER ADJOINT MEHERUN NESSA Partie requérante C.MOSLEH UDDIN MAZUMDER Partie intimée ASSIGNATION ORDRE est également donné à MOSLEH UDDIN MAZUMDER de comparaître au Palais de Justice de Montréal situé au 1 est, rue Notre-Dame, en salle 2.17, pour le 2 avril 1998, à 9:00 heures a.m.suite à la publication du présent avis dans LE DEVOIR.Une copie de la Requête en modification des mesures provisoires a été remise au greffe à l'intention de MOSLEH UDDIN MAZUMDER.LIEU: Montréal (Québec) DATE: 27 lévrier 1998 L.DUCHESNE, g.a.PANAnA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE LONGUEUIL NO: 505-05-003130-975 COUR SUPÉRIEURE JACQUES LAVOIE -et- LAURE LACHAPELLE.-et- GHYSLAINE LAVOIE, Requérants c.CENTRE DE RÉNOVATIONS LACHENAIE INC., appelée autrefois la Maison Ostiguy Inc.Intimée -et- CARON BÉLANGER ERNST & YOUNG syndics et DENISE FOUQUETTE Mise en cause et OFFICIER DE LA PUBLICITÉ DE LA CIRCONSCRIPTION FONCIERE DE CHAMBLY, Mis-en-cause PAR ORDRE DE LA COUR Madame Denise Fouquette est, par les présentes, requise de comparaître personnellement la Cour ou par l'entremise de ses procureurs le 9 avril 1998 en salle RC.31 au Palais de justice de Longueuil au 1111 boul.Jacques Cartier.Longueuil.Une copie de cette requête en délaissement forcé et prise en paiement d'un immeuble est laissée au Greffe de cette Cour Supérieure, du district de Longueuil à son intention.VEUILLEZ AGIR EN CONSÉQUENCE.Longueuil.le 3 mars 1998 GREFFIER ADJOINT DE LA COUR SUPÉRIEURE PANAtTA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-12-240411-987 COUR SUPÉRIEURE (Chambre de la famille) PRÉSENT: GREFFIER ADJOINT Djenabou Barry Partie demanderesse c.Lancine Keita Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à Lancine Keita.de comparaître au greffe de cette Cour situé 10, rue St-Antoine, ville et district de Montréal, salle 1.110, dans les 30 jours de la date de publication du présent avis dans Le Devoir.Une copie de la déclaration en divorce a été remise au greffe à l'intention de Lancine Keita.Lieu: Montréal (Québec) Date: 27 février 1998 L.DUCHESNE, g.a.PANAnA PROVINCE DE QUÉBEC District de Montréal NO 500-22-008792-973 COUR DU QUÉBEC PRÉSENT GREFFIER ADJOINT CONNECTION (NAB) INC.Partie demanderesse c.MICHELLE DANIELLE Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à la partie défenderesse de comparaître au greffe de cette cour situé au 1, Notre-Dame Est, salle 1.100 dans les 30 jours de la date de la publication du présent avis dans le journal Le Devoir.Une copie de la Déclaration a été remise au greffe à l’intention de MICHELLE DANIELLE.Lieu: Montréal Date.27 lévrier 1998 FRANCOIS LEBLANC, g.a.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC District Montréal Numéro 500-12-240499-982 COUR SUPÉRIEURE Chambre de la famille Divorces PRÉSENT: GREFFIER-ADJOINT ALBINA NAZARCHUK-GOROKH Partie demanderesse c.SERGEI GOROKH Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à SERGEI GOROKH de comparaître au greffe de cette cour situé au 10.rue Notre-Dame Est, à Montréal, salle 1.100.dans les TRENTE (30) jours de la date de la publication du présent avis dans le journal Le Devoir.Une copie de la déclaration en divorce a été remise au greffe à l'intention de SERGEI GOROKH.Lieu: Montréal Date: 03 mars 1998 MICHEL MARTIN Dans l'affaire des faillites de: LES ENTREPRISES DE BÉTON LASALLE INC.2718.Laplerrc.LaSalle (QC) H8N 2W9 AVIS est par les présentes donné que Les Entreprîtes de Béton LaSalle Inc.a fait cession le 19 février 1998 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 11 mart 1998 à 10 h 30.au 7100.rue Jean-Talon Est.bureau 600.Anjou (Québec) HIM 3S3.GROUPE GC LASALLE INC.2718.Laplerre.LaSalle (QC) H8N 2W9.AVIS est par les présentes donné que Groupe GC LaSalle Inc.a fait cession le 19 février 1998 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 11 mart 1998 A 10 h OO.au 7100.rue Jean-Talon Est.bureau 600, Anjou (Québec) HIM 3S3.Daté de Montréal, ce 23 février 1998.Le Groupe Serpone, Syndic de Faillite Inc.JOHANNE SERPONE.CIP 8000, boul Langeller.bureau 810 Saint-Léonard (Québec) HIP 3K2 Tél.: 355 6554 • Téléc.: 355 8423 APPELS D'OFFRES ET SOUMISSIONS Les entrepreneurs et les fournisseurs peuvent obtenir de l'information sur les appels d'offres ouverts et le résultat d'ouverture des plis d'Hydro-Québec en composant un des numéros de téléphone suivants : Montréal et les environs : 840-4903 Extérieur: 1-800-324-1759 Québec Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi: Réservations avant 12 h 00 le vendredi Publications du mardi: Réservations avant 16 h 00 le vendredi Tél.: 985-3344 Fax 985-3340 AVIS PUBLICS HEURES DE TOMBÉE VILLE MONT-ROYAL 1 TOWN OF MOUNT ROYAL K AVIS PUBLIC ENSEMBLE RÉSIDENTIEL SQUARE MONT-ROYAL CERTIFICAT K CONFORMITÉ RÉGLEMENT N’ 1304-8 AVIS PUBLIC est donné aux RÉSIDENTS de Ville Mont-Royal et A QUI DE DROIT QUE confoimément A la Loi sut l'aménagement et l'urbanisme (L.R.O chapitre A-19.1), le comité exécutif de la Communauté urbaine de Montréal (CUM).à son assemblée du 19 lévrier 1998, a approuvé le Règlement n° 1304-8 modifiant le Règlement n-1304 adoptant le plan d'urbanisme de Ville Monl-Royal en ce qui a trait aux affectations et aux densités d’occupation du sol du territoire borné pat l'avenue Trenton, le chemin Aberdare.l'avenue Brookfield, le chemin Clyde et l'avenue Dresden En plus de ce qui est indiqué dans le titre du Règlement n° 1304-8.il vise à: )• la diminution du secteur 814-2 créé par le Règlement n” 1304-4: ?l'agrandissement du secteur d'affectation 901-1 à même une partie du secteur d'affectation 812 et une partie du secteur d'affectation 901: QUE ce règlement est conforme aux objectifs du schéma d'aménagement et aux dispositions du document complémentaire de la CUM et qu'il est entré en vigueur lors de la délivrance du certificat de conformité par la CUM le 25 lévrier 1998: QUE le règlement n° 1304-8 peut être consulté au bureau de la gretfière de la Ville, à l'hôtel de ville.90.avenue Roosevelt.Ville Mont-Royal, durant les heures normales de bureau.?Donné à Ville Mont-Royal le 5 mars 199B La gratliàre, Marie Turenne.iu MOTS CROISÉS 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 HORIZONTALEMENT 1- Joie.— Habitation de bois.2- Abréger.— Cuvette.3- Momentané.4- Aluminium.— Lettre grecque.— Refléter.5- Thallium.— Oflicier nazi exécuté en 1962 par Israël.6- Unité de radioactivité.— Peti' colombier.— Bouclier.7- Argent.— Interjection.— Argon.8- Rouge pâle avec une nuance orangée.— Manière d'agir.9- Rigole d'irrigation, au Sahara.— Manière d'aller.10- Communauté russe.— Erin.11- Triester de la glycérine.— Rat palmiste.12- Monotone.— Administrera.VERTICALEMENT 1- Accélérateur de particules.— Vocable.2- Tache sur le plumage.— Abri.3- Substantif.— Bai- gner.4- Toutte de plumes.— Blague.— À la mode.5- Qui produit l'érosion.— Dégradation.6- Plante aquatique.7- Poulie.— Relatif à un hiatus.8- Fard pour les cils.— Direction.9- Vallée envahie par la mer.— Occasionner.10- Hirondelle de mer.— Organisation.11- Avalé.— Il pose des bordures aux tableaux.12- Vallée envahie par la mer.— Engrais.— À lui.Solution d'hier 1 2 3 4 3 6 7 > 9 10 11 12 So uvEft Af NT : Al SOT * 1 L K I) K V (til!.I.E .1 K I' l> I 5 M A 11 S I it it S B 7 •CULTURE* Réédition de chansons «immortelles» pour célébrer Motown a 40 ans P H 1 LI P P E Z E L L E R PRESSE CANADIENNE Motown, la maison de disques qui fit danser l’Amérique tout au long des années (50, célèbre son 40 anniversaire.Au programme des festivités: concerts, émissions télévisées et, surtout, réédition de chansons inunortelles qui n’ont pas pris une ride, capables aujourd’hui comme hier d’enflammer n’importe quelle piste de danse.«Hitsville, U.S.A.» Berry Gordyjr., fondateur de Motown, avait vu juste en apposant, en 1960, cette inscription sur la façade du modeste bungalow qui, au cœur d’un paisible quartier résidentiel de Detroit, allait abriter les activités de la plus formidable usine à succès de l’histoire de la musique pop.D’ici peu, en effet, on ne parlerait plus que du «son Motown», on n’écouterait plus que le «son Motown», on ne se trémousserait plus qu’au rythme du «son Motown».Peu importe sa condition sociale, la couleur de sa peau, ses origines.«Berry souhaitait faire des disques qui n 'auraient ni race ni frontières, rappelait Smokey Robinson dans le magazine Rolling Stone, en 1988, au moment où Gordy était intronisé au sein du Temple de la renommée du rock’n’roll.Nous avons commencé à faire de la musique qui serait acceptable à toutes les races de gens et toutes les nationalités, et non pas de la musique noire où quoi que ce soit du genre.» C’est d’ailleurs Robinson — lui-même membre du Temple de la renommée du rock’n’roll depuis 1987 — qui allait inciter Gordy, alors auteur-compositeur prospère, à lancer sa propre étiquette.C’est également lui qui, au sein des Miracles, allait lui donner son premier hit avec Shop Around, un titre signé Gordy-Robinson et lancé en novembre 1960, qui allait rapidement atteindre les première et seconde places des classements r’n’b et pop, respectivement.Le premier numéro un pop, Please Mr.Postman, des Mar-velettes, n’allait pas tarder à venir, suivi par d’autres, puis d’autres et d’autres encore.D’abord chantées par Mary Wells, Martha & The Vandellas, Marvin Gaye, The Four Tops, The Suprêmes, The Temptations et Stevie Wonder, ensuite par The Jackson 5, Edwin Starr, Gladys Knight & The Pips et The Commodores, aujourd’hui par Boyz II Men, ces chansons, nées de la plume de Robinson, mais aussi de celle de Barrett Strong, Norman Whitfield ou encore de la légendaire équipe Holland-Dozier-Holland, ont toutes ceci en commun: une finesse sans pareil, une mélodie et un rythme en parfait équilibre.Bref, le fameux «son Motown».la125 janvier, Motown commençait à célébrer son 40 anniversaire à l’occasion du spectacle de mi-temps du Super Bowl.Le mois dernier, la télévision présentait Motown 40 -The Music Is Forever, une émission spéciale d’une durée de quatre heures retraçant l’histoire de l’étiquette et de ses vedettes.Le but de cette vaste offensive télévisée: préparer le terrain à plus d’une douzaine de compilations des plus grands succès sortis de «Hitsville, U.SA».Motown Forty Forever comporte 40 chansons ayant marqué l’histoire du label, dont l’une, I Want You Back des Jackson 5, fait l’objet d’une relecture réalisée par Sean «Puffy» Combs, 32 pages de notes biographiques complétant le tout Néanmoins, bien que cet ensemble de deux disques soit le seul à réunir les plus grandes stars de Motown, de Marvin Gaye aux Boyz II Men, certains lui préféreront Hitsville U.S.A.- Motown 1959-1971, fantastique survol en 104 titres des années de gloire de la compagnie.Sous le titre The Ultimate Collection, par ailleurs, Motown a réuni les pièces les plus connues de 12 de ses plus grands noms: Martha & The Vandellas, Mary Wells, The Marve-lettes, Smokey Robinson, d’abord avec les Miracles puis en solo, The Temptations, 'Die Jackson 5, Diana Ross, Rick James, DeBarge, 'Die Commodores, The Four Tops.Chacun de ces disques est accompagné d’un livret détaillé.Motown n’a pas l’intention d’en demeurer là.Les célébrations dureront toute l’année, même si leur programmation demeure à être précisée.La maison de disques invite d’ailleurs ceux souhaitant en savoir davantage à consulter de façon régulière le site établi à cet effet sur Internet.THÉÂTRE Uenseigneur ou une ombre au tableau SOLANGE LÉVESQUE ACCENTS AIGUS Texte de Jean-Pierre Dopagne.Mise en scène: Pierre Fox.Décor (à la création): Philippe Doutrelepont.Lumières: Marcel Derwael et Gérard Verhulpen.Avec Alexandre Von Si-vers.Une production du Festival de Spa, Belgique, présentée à la grande salle du Théâtre d’AujourdTiui jusqu’au 8 mars, puis en tournée à travers la province.Il nous vient de Belgique, ce spectacle qui tourne en Europe et connaît un vif succès depuis 1994.Aigu et sans complaisance, il tombe à point nommé au moment où, partout, l’on interroge et blâme tour à tour les professeurs, les étudiants et les systèmes d’enseignement.Pendant une heure et demie, un personnage seul devant des gens assis qui écoutent en silence (la métaphore s’impose) raconte son histoire.Une histoire d’une rare violence, où les grandes et petites cruautés des rapports humains nous sont servies sur le même plat, savamment assaisonnées d’humour.Du même œil clinique et vétérinaire avec lequel il toisait ses élèves, il étudie ses specta- teurs, placide avec des accès de fureur comique, grave avec des traits de sarcasme, et décoche comme des flèches empoisonnées les péripéties de son expérience de prof de littérature dans une classe «terminale».A travers cette histoire noire comme le tableau et excessive comme les graffitis qui barbouillent le mur, il interpelle les spectateurs, pose des questions fondamentales sur la société actuelle, sur l’échec des institutions d’enseignement qu’elle s’est donné tant de mal à édifier et surtout, surtout, il nomme les démissions et compromissions qui se retrouvent à la source de cet échec.Alexandre Von Sivers, qui incarne l’ex-professeur désormais condamné au théâtre, a son texte dans la peau.Pince sans rire et presque tragique à force d’une apparence de banalité (crâne chauve, verres épais, cartable râpé, costume sans signes distinctifs), son personnage dessine à la craie par terre les tombes de ses victimes, joue à la marelle avec une pelure de banane et affirme sans désemparer que «la monstruosité des hommes dépasse l’hor- reur de la fiction».Nourrie de l’absurdité du réel et du concret, sa maïeu-tique finit par imposer sa logique.Quand il nous dit qu’il exerce «le plus beau métier du monde» (plus beau, plus vieux, cela se confond dans ce cas-cil), on le croit.A la toute fin, il ouvre son jeu (aux deux sens du terme) et l’on s’aperçoit qu’on s’est laissé mener en bateau par un comédien superbe qui circule avec une souplesse de chat entre le récit et le délire, entre la vérité et le mensonge, parfaitement conscient de ce qu’il fait tout en donnant l’illusion c)e la plus pure innocence.Ecrit par un auteur qui a enseigné quinze ans avant de se consacrer au théâtre, le spectacle bénificie d’une mise en scène qui nous informe tout de suite que ce qui va se passer de plus important va se passer entre l’acteur et le spectateur.Le spectacle, dont l’un des mérites est de n’être pas trop sympathique, porte d’ailleurs autant sur le théâtre que sur l’apprentissage, autant dire sur la vie.Je n’aime pas beaucoup dire: «Allez le voir», mais comment le dire autrement?Une histoire d’une rare violence savamment assaisonnée d’humour EPOPEE EN AMERIQUE chanGEZ SOIR Monde REDIFFUSION VENDREDI A 14 H www.tv5.org Filles du Roy mais pas princesses Filles du Roy, trappeurs, découvreurs, défricheurs, nos ancêtres sont partis de loin et de rien pour bâtir.Leurs histoires, c'est notre Histoire.Épopée en Amérique nous la raconte dans une grande fresque de 13 épisodes qui nous entraînent du XVIe siècle aux années 60.Un chef-d'oeuvre acclamé par le public et la critique.Réalisé par Gilles Carie et présenté par l'historien Jacques Lacoursière.?A LA TELEVISION* CE SOIR Paul Cauchon UN GARS, UNE FILLE Deux comédiens, un couple ordinaire, plein de petites histoires ironiques, et une émission de plus en plus suivie.Radio- Canada, 19U30 ÉPOPÉE EN AMÉRIQUE D’abord diffùsée à Télé-Québec, reprise à TVA cet hiver, la célèbre série documentaire de Gilles Carie et Jacques Lacoursière reprend du service pour la dernière fois à TV5.TV5, 20h CHER OLIVIER Deuxième épisode de cette série sur la vie d’Olivier Guimond, avec un Benoît Brière étonnant de vérité.TVA, 21h POINT DE VUE Pierre Bourgault présente un film de Sylvie Van Brabant, Seul dans mon putain d’univers, sur la réinsertion sociale de jeunes délinquants.Télé-Québec, 21 h BIOGRAPHIES: DR RUTH Portrait d’une femme surprenante, Ruth Westhei-rper, célèbre pour ses émissions sur le sexe aux États-Unis mais qui a eu un destin très particulier (orpheline à cause du régime nazj, soldate dans l’armée israélienne, thérapeute aux États-Unis, etc.).Canal D, 21 II |o 2 " Ile) 7 a Sur la piste / 0340(16:55) Watatatow La Tête de l'emploi Montréal ce soir O Impact (18:30) Virginie Un Gars, une fille La Part des anges L'Ecuyer / Alexandre Jardin, Paul Houde, Marie-Lise Pilote Le Téléjournal Le Point (22:27) Nouvelles du sport Urgence (23:20) QgCCDlïE fl £0 ¦a 5 6 |aa 9 3 CD 3D Claire Lamarche / Benoît Brière (1600) Les Mordus / Francois Léveillée, Vincent Graton Le TVA Piment fort / Anthony Kavanagh, Jean-Michel Dufaux, Alain Choquette La Fricassée sportive Drôle de vidéo Diva Cher Olivier (2/4) Le TVA Le Poing J / Alexandre Jardin, Manon Rhéaume, Chantal Lévesque, Josée Deschênes Le TVA Sports / Loteries (23:52) HqSStDIM) M3® (4® Mais où se cache Carmen Sandieqo?Passe- Parlout Allô prof La Maison de Ouimzie Québec plein écran Christiane Charette en direct En pleine nature Point de vue avec Pierre Bourgault / Le Royaume des avocats Exploration Québec plein écran Les Prix du Québec Sl2j CD [16 g ED 35 49 Les Simpson Le Grand Journal Presse- citron Flash / Francis Reddy La fin du monde esté 7 heures Métier Policier Cinéma / POLICE ACADEMY 4: AUX ARMES CITOYENS (6) avec Steve Guttenberg, G.W.Bailey Salle d'urgence Le Grand Journal Sports Plus I(r5D Le Journal FR2 Aujourd'hui Euronews Capital Actions Le Monde ce soir Grands Reportages Le Journal RDI Maisonneuve à l'écoute Atlant./ Ontario Éd.québécoise Éd.de l'Ouest fl'TV5 Des Chiffres.Journal suisse Pyramide Paris Lumières C'est l'heure Journal FR2 I Tendances Épopée en Amérique Cinéma / IM0GENE DÉGAINE (6) avec D.Lavanant Journal belge Gros plan sur.Télécinéma ¦cdj Force.(16 00) Star Trek Animalier/Les Seigneurs.Horizon / .les montagnes Rivalités / L.H.Oswald, J.Ruby Biographies /Dr.Ruth Star Trek Cinéma/GUERRE ET AMOUR (3) |(JD La Vie en vrac / Ménopause Combat.chefs Croque la vie Fête des bébés Cinéma / LIEU DE NAISSANCE: HARLEM (4) avec Curtis McClarin Table ronde Hôpital Chicago Hope Allô docteur jpjfMPi M.v.(12:00) La Courbe Les Bombes Le Mix Vidéoplus Musique vidéo Box-Office Musique vidéo / Se poursuit jusqu'à 1 hOO.SIS MusiMax Collection (14:00) Monkees Midnight Sp.Variété musicale [Country Max Monkees Midnight Sp.¦sir Schtroumpfs Tom et Jerry Les Razmoket Chair de poule Radio Enfer BîTF Ned.triton Scooby Doo Capitaine Star Le Zinzin.Bêtes à craquer Fifi Brindacier Sacrés Dragons Donkey Kong Ren et Stimpy Les Simpson Y'ena marre Arsène Lupin | Highlander Les Simpson Ren et Stimpy Bios; Golf / Omnium Dorai Ryder -1 re ronde (16 00) Ski Mag Sports 30 Maç 1 | Boxe / W.Guthrie - R.Johnson Hockey/Canadiens - Blues Sports 30 Mag Bo Family Matters The Simpsons Fresh Prince Newswatch Traders Witness Nature of Things with rigwiri Qii7iiL-i The National / CBC News The National Update News (23:25) Qd) Newsday | uuviu uui.uni BoDéSI Oprah (16 00) .Videos Home Improv.Newsline Wheel of.Jeopardy I Promised Land Diagnosis Murder ER CTV News Nightline S to Mad About You Seinfeld Puise E.T.Veronica's.Puise / Sports But The Young and the Restless Global News Global Tonight First Nat.News The Simpsons Sabrina.Witch Friends Dharma & Greg Seinfeld Frasier Traders Sportsline News Bed Country Mouse Pingu / Arthur Bus / Planet Kratt’s.Stuff Fragile Nature | Studio 2 | Heart Surgeon (1/3) The Parent Connection Studio 2 1® Rosie.(16.00) News ABC News Wheel of.Jeopardy Prey Cinéma/BILLY MADISON (6) avec Adam Sandler, Bridgette Wilson News Nightline (23:35) Êj(l3| Montel.(16 00) E.T.Mad About You jj(22) 101 Dalmatians M'A’S'H The Simpsons News Frasier Grace Under.News / MASH Hm Rosie.(16 00) Mad About You Seinfeld News CBS News E.T.Promised Land Diagnosis Murder 48 Hours News Late Show (23:35) gis) Oprah (16 00) News Coach News CBS News Wheel of.Jeopardy Bm Home.(16:00) Oprah NBC Nightly News Jeopardy Wheel of.Friends Just Shoot Me Seinfeld Veronica's Closet ER The Tonight Show (23:35) Ë3(ï®l ROSie.(16:00) Live at Five Extra! Frasier Inside Edition Bed Kraft's.Bill Nye C.Sandiego iNewshour Nightly Bus.Talk of Vermont This Old House Hometime I Mystery! / The Ice House (2/2) Cinéma / THE MAN IN THE GREY.(4) (22:40) Wishbone C.Sandiego Bill Nye ITN News Nightly Bus.| Newshour l/r.A~.n — i i | Colours of Infinity (2120) | Planetary Traveler (22:35) C.Rose (23:35) |r\UUU.1 11C Ul UllllllClb Ul JdQdll B MM .Guns (16:00) RapCity Daily R.S.V.P.MuchMegaHits Classic.Spotlight VideoFlow From Guns to Glamours 1997 World Music Awards / Rap Goes Mainstream Beavis.Spotlight B@HJ J Golf / PGA Tour Doral-Ryder Open (16 00) Sportsdesk That's Hockey 1 Hockey / Avalanche - Sénateurs i /m 'r> i / n / r \ n li.//•> A4LJ1.?n \ A4: 1.1- I Hockey / Flames - Canucks Classification des films: ( 1) Chef-d'œuvre — (2) Excellent — (3) Très bon — (4) Bon — (5) Passable — (6) Médiocre — (7) Minable CINÉMA A U P E T I T É CRAN ÉCLAIR AU CHOCOLAT (4) Can.1978.Drame psychologique de J.-C.Lord avec Use Thouin, Jean Belzil-Gascon et Colin Fox.Un jeune garçon accepte mal l’intrusion d'un homme dans la vie de sa mère célibataire.Canal 1) lOh MÉLO (3) Fr.1986.Drame sentimental d’A.Resnais avec Sabine Azéma, André Dussollier et Pierre Arditi.In femme d’un violoniste devient la maîtresse d'un ami de son mari et songe à tuer ce dernier.Canal 1) 14h THE WATERDANCE (4) É.-U.1992.Drame psychologique de N.Jimenez et M.Steinberg avec Eric Stoltz, Wesley Snipes et William Forsythe.Un jeune écrivain hospitalisé à la suite d’un accident trouve réconfort auprès de deux compagons de convalescence.C7V minuit GUERRE ET AMOUR (3) (Love and Death) É.-U.1975.Comédie réalisée et interprétée par Woody Allen avec Diane Keaton et Harold Gould.Les tribulations militaires et sentimentales d’un paysan russe pendant les campagnes de Napoléon.Canal D 23h i J
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