Le devoir, 7 mars 1998, Page(s) complémentaire(s)
— ?LE DEVOIR ?A IT A 1 1 I n — ® L f i i \ Assurances Page C 4 M ¦ ¦¦Il Avis Page C 9 11 1 111 Bourse Page C8 1 I ¦ 1 ¦ ¦ Les sports Page C12 1.K l> V.VOIR, 1.K S S ,\ M K I) y UMlii 1 7 E T 1) 1 M A X ( Il K 8 M A R S 1 il II S ¦ )É 1 |l[t| W É| |^ J ijl 11,1 PERSPECTIVES La râpe à fromage pour McDonald’s Pendant que McDonald’s au Québec se débat comme un diable dans l’eau bénite pour empêcher un syndicat d’entrer sous ses «arches dorées» et que le cabinet de relations publiques National tente de parer aux dommages causés à l’image de la multinationale au pays, le géant McDonald’s, aux États-Unis, se fait passer la râpe à fromage par Business Week.«Peut-il retrouver sa touche dorée?», se demande l’influent magazine économique américain.Robert D u t r i s a c ?cDonald’s a perdu de sa pertinence £ £ HUI vis-à-vis la culture américaine — une ^ ^ H culture qu 'elle a contribué à façonner au même titre que toute grande entreprise moderne», juge Business Week dont la une fait toute la place à un clown Ronald McDonald à la mine triste.Et le magazine d’enfoncer le clou: «La compagnie qui semblait auparavant détenir une demi-longueur d'avance sur la culture pop est incapable aujourd’hui de construire [s/c] ne serait-ce qu’un nouveau sandwich appétissant.» McDonald’s cqnserve tout de même 42 % du marché du hamburger aux Etats-Unis, devançant aisément ses principaux rivaux, Burger King Corp.et Wendy’s International.Mais la piètre performance qu’elle manifeste depuis 1987 trahit de sérieux problèmes.Au cours des dix dernières années, McDonald’s a augmenté de 50 % le nombre de ses restaurants aux Etats-Unis.Pourtant, ses ventes n’ont progressé que de 18 % depuis 1989.Sa part du marché américain de la restauration rapide, toutes catégories confondues, a chuté de 2 % pour s’établir à 16,2 %.Résultats: ses bénéfices ont augmenté à un rythme inférieur à l’inflation depuis huit ans, un misérable 2 % par année.Pire encore: les profits moyens par établissement ont chuté de 40 % si on tient compte de l’inflation, rapporte Business Week.En augmentant de façon effrénée le nombre de ses restaurants au cours des années 90, alors que tout indiquait que la croissance du marché de la restauration rapide ralentissait, McDonald’s a suscité la grogne de certains de ses franchisés dont les marges bénéficiaires en ont pris pour leur rhume.En matière de nouveaux produits, le dernier succès de McDonald’s remonte à 1983 avec l’introduction des Mc-Croquettes.Ce n’est pas que la multinationale n’ait pas essayé de varier son menu depuis.La liste de ses échecs est longue: les bâtonnets de carotte, le poulet frit, les plats de pâtes, les fajitas, la pizza (qui subsiste au Canada seulement), le hamburger santé.Invariablement, McDonald’s revient à son menu de base tandis que les consommateurs, eux, exigent une meilleure nourriture et davantage de variété.«McDonald's doit régler un problème [.] fondamental: la qualité de sa nourriture», écrit Business Week qui cite des experts: «Trop souvent, les nouveaux produits n’ont tout simplement pas bon goût.» McDonald’s est une marque immense, connue mondialement.Mais alors que toutes les grandes marques américaines prospèrent, à l’unique exception de Kodak, les «arches dorées» piétinent.Depuis deux ans, la valeur des actions de Coca-Cola a progressé de 71 %, celles de Walt Disney de 78 %, celles de Gillette de 101 %.In valeur des titres de McDonald’s ne s’est accrue que d’un malingre 3 %.Business Week montre du doigt la composition du conseil d’administration de McDonald’s, dont seulement quatre des 15 membres peuvent être considérés comme indépendants.«McDonald's est une des compagnies [américaines] les plus insulaires, avec une équipe de direction qui s’apparente davantage à celle d'une compagnie à capital privé qu’à une grande entreprise globale.Le représentant typique de la haute direction a commencé à travailler pour la compagnie quand Richard Nixon était président», relève le magazine.Pour Business Week, l’une des manifestations les plus criantes de l’incapacité de McDonald's de faire face à ses problèmes, c’est sa réaction devant les critiques.Un groupe de franchisés mécontents, appelé The Consortium, qui dit représenter 300 exploitants de restaurants McDonald’s, ne devient, dans la bouche du président du conseil et chef de l’exploitation de McDonald’s USA, Jack Greenberg, qu’un groupuscule insignifiant composé de «huit personnes et d’un gars avec un télécopieur».Or, selon un sondage interne effectué en 1997, seulement 28 % des franchisés de McDonald’s estiment que la multinationale est sur la bonne voie.La décision controversée d’accroître le nombre de restaurants est une récrimination qui refait souvent surface.Les médias sont responsables d’une partie des difficultés de la chaîne, aux yeux de la direction de McDonald’s.Pour le directeur du marketing de McDonald’s USA, Brad A.Bail, le plus grand problème de la marque, c’est la perception que s’en font les médias, rappelle le magazine.Même les analystes de Wall Street se plaignent du fait que la haute direction de McDonald’s refuse de leur parler, une exception notoire parmi les grandes entreprises américaines.Au Québec, McDonald’s doit faire face à un problème de plus, la syndicalisation de certains de ses restaurants.La multinationale s’est engagée dans une lutte à finir.Et c’est finalement sa marque de commerce, ce qu’elle a de plus précieux, qui pourrait pâlir.Les chaussons risquent de sentir mauvais et les Big Macs pourraient devenir difficiles à avaler.Conférence sur l’agriculture et l’agroalimentaire 15 000 emplois à créer d’ici 2005 ARCHIVES LE DEVOIR tasç-ss; Le message le plus clair que le gouvernement a voulu laisser est que l’industrie agricole et agroalimentaire représente une dimension fort importante de l’économie du Québec.CLAUDE TURCOTTE LE DEVOIR Les quelque 50 décideurs qui ont participé à la conférence agricole et agroalimentaire tenue à Saint-Hyacinthe sous les auspices du gouvernement québécois se sont entendus pour mettre des chiffres sur le pari de la croissance.D’ici 2005, soit sur une période de sept ans, ils endossent l’objectif suivant: créer 15 000 emplois, investir 7,5 milliards et doubler le volume des exportations pour qu’elles atteignent quatre milliards.«Nous avons pris le risque de quantifier cet objectif, afin de nous rappeler, mois après mois, du travail à accomplir pour atteindre l’objectif de Saint-Hyacinthe», a déclaré le premier ministre Lucien Bouchard en sortant d’une scéance à huis clos qui avait duré six heures au lieu des trois qui avaient été prévues.Pour appuyer les efforts de croissance, un fonds de développement des exportations sera créé.Le point le plus chaud des trois jours de discussions aura cependant été celui du secteur laitier, où une fois de plus a eu lieu un affrontement entre producteurs et transformateurs, paradoxalement Agropur et le Groupe Lac-tel, deux entreprises coopératives, donc appartenant aux producteurs.Dans la soirée de jeudi à vendredi, le premier ministre a dirigé une séance intensive de négociations pour convaincre les deux groupes de travailler ensemble au développement d’ici la fin du mois de mai d’une stratégie de croissance.Selon lui, c’est un déblocage majeur.Il reste cependant du travail à faire pour reprocher ces frères parfois ennemis, puisque M.Bouchard a accepté de présider «personnellement» le comité de concertation qui devra définir concrètement cette stratégie au cours des quatre prochains mois.Plusieurs personnes qui sont té- moins de cet antagonisme depuis des années demeurent sceptiques, malgré les talents de négociateur du premier ministre.Les distributeurs veulent avoir plus de lait pour celui alloué par les quotas, mais alors au prix mondial qui est inférieur au prix payé au Canada.Les producteurs sont très réticents à suivre cette voie qui permet la croissance de l’industrie.Les distributeurs ont toutefois retrouvé un pouvoir qu’ils avaient déjà eu, soit celui de participer au processus décisionnel dans les ententes nationales de gestion du lait.Les participants s’entendent aussi pour «réinventer» les programmes de soutient gouvernementaux.Ils se donnent sept mois pour arriver à un financement stable pendant sept ans, précisément pour planifier la croissance visée.Le régime de sécurité du revenu serait établi sur la base du revenu d’une entreprise et non d’une production, comme c’est le cas maintenant.Pour plusieurs vieux routiers du milieu agroalimentaire, l’élément le plus marquant de toute cette conférence aura été la participation très active, voire intense, du premier ministre lui- même, aussi bien dans les séances publiques que privées.Qui plus est, sept de ses ministres ont participé à la conférence.Outre le ministre de l'Agriculture, il y avait le ministre des Finances, le président du Conseil du trésor, ainsi que les ministres des Affaires municipales, de l’Environnement et de la Main-d’œuvre.Le message le plus clair que le gouvernement a voulu laisser est que l’industrie agricole et agroalimentaire représente une dimension fort importante de l’économie du Québec.Le premier ministre a clairement signifié qu'il situait cette conférence dans le même sillon que la grande conférence sur l’économie et l’emploi.11 fut d’ailleurs le premier hier à parler de la création d’un comité du suivi au chapitre de la formation de la main-d’œuvre qui enverrait des délégués au comité de pilotage sur la formation établi à la suite de la conférence sur l’économie.Hier matin les travaux ont porté sur l’environnement, sujet qui finalement n’a pas donné lieu aux affrontements qu’on aurait pu soupçonner.Tout le monde reconnaît qu’il faut préserver l’environnement, mais il y a des divergences sur les moyens, la souplesse et les coûts.Des objectifs agroenvironnementaux vérifiables seront fixés dans un échéancier précis, dit M.Bouchard.Jacinthe Simard, de l'Union des municipalités régionales de comté, a rappelé que 80 % de la pollution en milieu rural provient de l’agriculture.L’Union des municipalités du Québec a confirmé quelle voulait dorénavant participer aux comités prévus en vertu de la loi 23 et que la cohabitation entre résidants en milieu rural et producteurs pouvait devenir plus pacifique.L'idée de la responsabilisation des producteurs a fait du chemin et peut être viable, à la condition que ce soit rigoureux, encadré et transparent, a précisé le premier ministre.M.Bouchard a lui-même proposé la création d’un institut de recherche et de développement agroenvironnemental avec la participation des universités et possiblement du gouvernement fédéral.Enfin, la formation académique ou continue, les stages d’apprentissage apparaissent comme essentiels pour l’avenir de toute cette industrie.Québec versera cinq dollars par porc MARIE TISON PRESSE CANADIENNE Saint-Hyacinthe — Le gouvernement du Québec a annoncé de nouvelles mesures pour venir en aide aux producteurs de porcs, affectés par la crise financière en Asie.Par l’entremise de la Régie des assurances agricoles, Québec leur versera une somme de cinq dollars par porc.L’annonce du gouvernement du Québec a coïncidé avec la tenue d’une manifestation organisée par la Fédération des producteurs de porcs du Québec à Saint-Hyacinthe, à l'extérieur du centre des congrès qui accueillait la conférence sur l’agriculture et l’agroalimentaire québécois.La réaction des éleveurs porcins n’a pas tardé.«Ce n’est pas assez», ont crié plusieurs manifestants après que le président de la fédération, Clément Pouliot, leur eut communiqué le contenu de l’offre gouvernementale.M.Pouliot a déclaré que le premier ministre Lucien Bouchard avait fait preuve d’ouverture mais qu’il avait encore de la marchandise à livrer.«Nous allons essayer d'utiliser au maximum l’ouverture du premier ministre», a-t-il déclaré.Il a toutefois rappelé que les éleveurs avaient immédiatement besoin d’une aide financière et qu’il n’était donc pas question de refuser les sommes offertes par le gouvernement, quitte à essayer d’en obtenir davantage plus tard.M.Pouliot a fait valoir que les pro- ducteurs de porcs bénéficiaient de deux atouts de taille dans leurs discussions avec le gouvernement: la tenue prochaine d’élections, mais également une perception positive au sein de la population.Il a soutenu que selon un sondage effectué récemment, les éleveurs de porcs pouvaient compter sur l’appui de 90 % de la population.«Il y a deux ans, les producteurs de porcs étaient vus comme les Hell’s Angels de la production agricole», a-t-il déclaré.La crise financière des pays d’Asie a fait chuter le prix de la viande de porc dont le Québec est un important prodcuteur.Fermeture d’un restaurant de la chaîne McDonald’s à Saint-Hubert Une association de cadres dénonce le geste «Hypocrite, rétrograde et hautement coercitif» FRANÇOIS NORMAND LE DEVOIR Trois semaines après la fermeture du restaurant McDonald’s de Saint-Hubert, la Confédération nationale des cadres du Québec (CNCQ) condamne sévèrement ce geste qu’elle qualifie «d’hypocrite, de rétrograde et de hautement coercitif>.«C’est aberrant.Les jeunes ont toutes les misères du monde à se trouver du travail et les employeurs le savent.Et voilà qu’on va invoquer une pseudo-absence de rentabilité pour refuser à ces jeunes travailleurs des conditions de travail que seul un syndicat peut défendre efficacement?Allons donc, c’est une manipulation scandaleuse des jeunes», a dénoncé hier le président de la CNCQ, Jean Perron.Le 13 février dernier, à quelques semaines de l'accréditation syndicale des employés, les propriétaires du restaurant, Torn et Mike Cappelli, avaient fermé l’établissement parce qu’il n’était pas rentable.Mais le 2 mars, la soixantaine d’employés qui voulaient se syndiquer avaient eu gain de cause.Le commissaire du travail a accordé l’accréditation syndicale à la section locale des Teamsters (FTQ) pour les représenter.La CNCQ, qui regroupe 26 associations représentant 13 000 des 300 000 cadres du Québec, estime que McDonald’s a fermé le restaurant pour éviter de créer un précédent en Amérique du Nord.«On ne peut que blâmer l’attitude du géant McDo qui, redoutant sans doute un précédent, préfère affamer ses troupes plutôt que de leur concéder des conditions de travail décidées collectivement», fait valoir M.Perron.Conflit d’horaire Par ailleurs, il a justifié la sortie pour le moins tardive de la CNCQ — trois semaines après la fermeture du McDonald’s — en raison de conflits d’horaire.«On aurait pu réagir plutôt, mais on était très occupé et on voulait aussi avoir tous les éléments avant de se prononcer.» La CNCQ a rappelé que les cadres du Québec menaient eux aussi, à leur manière, une lutte pour se doter d’une représentation syndicale.«A l’heure actuelle, les cadres n’ont pas droit aux avantages du Code du travail du Québec, a déploré M.Perron.Il y a certes des associations de cadres, mais elles ne sont pas toujours reconnues par les employeurs.» La CNCQ déplore que les cadres doivent endurer «stoïquement les mesures préjudiciables dont ils font toujours les frais» sans qu'aucune instance ne puisse se porter à la défense de leurs conditions de travail.«1m CNCQ souhaite en fait que les cadres soient à l’abri du bon vouloir et de la bonne humeur des patrons.» Bien quelle représente des cadres du secteur privé, la CNCQ représente essentiellement des cadres qui sont à l’ernploi du parapublic (santé, éducation, etc.), de sociétés d’État (Hydro-Québec, la Société des alcools, etc.) ainsi que de municipalités.POUR TOUS VOS PLACEMENTS DEPUIS 30 ANS Dans certaines régions du Québec, la date limite de contribution au REER 1997 est repoussée du Appelez-nous pour plus de détails.(514) 879-2100 ou de l'extérieur de Montréal 1 800 55 TASSE 8 2 7 7 3 Pour des REER performants et sécuritaires Tassé est membre des Bourses de Montréal et de Toronto, de l'Association canadienne des courtiers en valeurs mobilières, ainsi que du Fonds canadien de protection des épargnants.Montréal (Siège social) (514) 879-2100 Chandler (418) 689-5482 • Drummondville (819) 472-5635 ¦ Granby (514) 375-3711 • Kamouraska (418) 492-2740 • Laval (514) 682-8800 • Longueuil (514) 679-4229 • Magog (819) 868-2716 • Québec (418) 647-1050 • Rimouski (418) 722-6050 • Saint-Jean (514) 347-7511 • Sherbrooke (819) 562-3045 / (819) 823-1722 • Sorel (514) 742-0419 • Valleyfield (514) 371-0368 C 12 1.K I) E V OIK.I.E S S A M E I) I E T I) I M A N (' Il E 8 M A lî S I !l !» K -?LE DEVOIR ?- LES SPORTS HORS-JEU De tout et de rien Casey Martin est atteint du syndrome de Klip-pel-Trenaunay-Weber, un problème douloureux — et incurable — de circulation sanguine qui le fait boiter.Le mois dernier, Martin a remporté une victoire en cour fédérale des Etats-Unis contre le circuit de golf de la PGA et sa filiale, le Tour Nike.Il a obtenu l’autorisation de se déplacer en voiturette sur les parcours, un procédé ordinairement interdit, La PGA, avec son ouverture d’esprit proche de l’infini, en a appelé du verdict.Pour sa part, Tiger Woods, le champion des minorités, s’est dit opposé à la requête de Martin.En l’espace de quelques semaines, Casey Martin est devenu un phénomène médiatique.Les demandes d’accréditation de journalistes pour les tournois du Tour Nike se sont multipliées par cinq.Partout, il n’y en a que pour lui.Il n’y a rien d’autre à dire là-des-sus.Sinon que nous tenons simplement à souligner que les Jeux para-lympiques se sont ouverts jeudi à Nagano.Mille deux cents athlètes de 32 pays participant à 34 épreuves dans cinq disciplines: ski alpin, ski de fond, biathlon, patinage de vitesse et hockey sur luge.Douze niveaux de handicaps ont été élaborés, assortis de facteurs de pénalisation conçus pour équilibrer les chances.Et quatre ou cinq journalistes pour rapporter des nouvelles qui paraissent sous forme de brèves en page B 37.Paralympiques, paradoxe?Jean Dion ?C’est reparti.Au cours des six prochains mois, on va s’en faire mettre plein la vue et l’ouïe avec des histoires de réglages, de tabac, de «guerre des pneus» (!) et de concurrence virile-inimitié contenue mettant en interrelation Jacques Villeneuve et Michael Schumacher.Le tabac est, évidemment, l’élément le plus intéressant de l’affaire, juste avant le torride débat sur le prochain ton de Nice ‘N Easy auquel aura recours Villeneuve, le blond dieu qui pourrait bien se retrouver en vert pomme.Pour des raisons générales de réglementation, la tenue en France du Grand Prix de France reste incertaine, et le grand patron de la Fédération internationale de l’automobile, Max Mosley, a même indiqué que la commandite du tabac pourrait être interdite à compter de 2002 si on peut lui prouver qu’elle incite à fumer.Saviez-vous, soit dit en passant, que Schumacher porte six logos ,de Marlboro sur son uniforme contre trois de Ferrari?Eprouvez-vous pour autant l’irrépressible envie d’en griller une?L’idée avancée par Mosley devrait d’ailleurs donner lieu à un furieux débat.Les écuries et les pilotes qui font leur beurre de l’invention du père Nicot ne seraient pas vraiment intéressés à laisser filer la manne.C’est drôle, mais quand il s’agit de commandite sportive, il en est de plus égaux que d’autres.Est-ce bien aux Jeux de Nagano qu’on a vu un million de logos de Nike?La propreté des poumons de l’Occident vaut-elle plus que la saleté des mains de ceux qui prennent l’Asie du Sud-Est pour leur champ de coton?Diantre, qu’oyons-nous?Seraient-ce des experts qui hurlent que l’inflation salariale dans le merveilleux monde du sport professionnel n’a plus de maudit bon sens, et que le monde a perdu ses valeurs, et où s’en va-t-on, on vous le demande?Pittoresque, il n’est pas d’autres mots pour décrire le florilège de commentaires ayant accueilli la nouvelle du nouveau contrat de Sergei Fedorov, ce joueur des Red Wings de Detroit qui a failli ne plus l’être.Résumons: Fedorov faisait du piquetage à Moscou depuis le début de la saison, insatisfait de l’offre insultante de quelques millions (pas des roubles) que lui avaient faite les Wings.Or il n’y a pas de collusion dans la Ligue nationale de hockey, Gary Bettman l’a dit et il faut toujours croire Gary Bettman quand il dit quelque chose, mais toujours est-il que personne ne s’était pointé pour tenter de débaucher Fedorov.Personne, jusqu’à ce que Peter Karmanos, un génie des affaires qui a déménagé les Whalers de Hartford en Caroline, joue le grand jeu au beau milieu des XVIII' Jeux olympiques d’hiver de Nagano, au Japon.Trente-huit millions sur cinq ans pour Fedorov: deux millions par année, 16 millions en boni de signature et 12 millions supplémentaires dès cette année si les Hurricanes accédaient à ,1a finale d’association.Cette dernière clause n’avait pas beaucoup d’importance puisque la Caroline n’a à peu près aucune chance de se rendre jusque-là.Mais Fedorov ayant le statut de joueur autonome «avec restrictions», les Wings avaient la prérogative d’égaler l'offre et de le retenir.Sauf que Detroit a d’excellentes chances d’atteindre la finale d’association, auquel cas, ainsi que nous en informe notre calculette au laser, le pétillant Sergei récolterait la bagatelle de 28 millions pour quatre gros mois de belle ouvrage.Les Wings ont contesté devant un arbitre la validité de l’offre des Hurricanes, mais en vain.Puis ils l’ont égalée.Ceci pour dire cela: on se répète, mais la seule vraie philosophie, comme le professait Nietzsche, est celle qui se fait à coups de marteau.Or si les Ouragans de la Caro-Jne, qui attirent environ 7000 spectateurs par match, peuvent se permettre d’allonger autant de fric, si les Red “Wings peuvent se permettre d’en allonger encore plus, il y a des profits qui se font quelque part.Et peut-on arrêter de nous les casser avec les joueurs trop gourmands qui corrompent les beaux idéaux de notre belle société?Lu dans la dernière livraison du Magazine littéraire: «I^es joueurs de l’équipe américaine de hockey qui ont saccagé des chambres du village olympique de Nagano pourraient être exclus des jeux de 2002 à Sait teike City, tes sanctions imposées à l'équipe pourraient aller jusqu a l’exclusion des 22 joueurs qui en faisaient partie puisque personne n’a encore reconnu sa culpabilité dans cette affaire.» Voilà qui nous incite a parier ce qu’il nous reste d’argent et de réputation.Si les coupables ne se dévoilent pas, le Comité international olympique n’aura jamais le culot d’interdire la présence des professionnels américains à des Jeux qui ont lieu aux Etats-Unis.Et si jamais le CIO se tient debout, Gary Bettman trouvera un prétexte vaseux pour empêcher la présence des joueurs de la LNH à Salt lake City.?Au championnat européen de hockey des moins de 18 ans, cette semaine, le Kazakhstan a vaincu l’Islande 63 à 0.Selon nos sources, Gary Bettman songerait à offrir une franchise d’expansion a Reykjavik afin d’augmenter le nombre de buts marqués dans la LNH.Mais on raconte que les Islandais feraient bien meilleure figure dans la Ligue nationale car ils auraient le droit d’accrocher.jdionfajedevoir.coin Essais libres du Grand Prix de Melbourne Hakkinen en pole, Villeneuve en quatrième position Melbourne (Australie) (AFPet PC) — Le Finlandais Mika Hakkinen (McLaren-Mercedes) occupera la première place sur la grille de départ du Grand Prix d’Australie, première épreuve comptant pour le Championnat du monde de Formule 1, demain à Melbourne.Hakkinen aura son coéquipier, le Britannique David Coulthard à son côté en première ligne.Hakkinen a obtenu la seconde «pôle position» de sa carrière, en se montrant le plus rapide de la séance d’essais qualifica- PRESSE CANADIENNE Nagano — Shaune Rauhanen, de Cold Lake, en Alberta, jadis l’une des principales rivales de Myriam Bédard avant de subir une fracture du dos, a fait ses débuts aux Jeux paralympiques, hier, en se classant 8"de l’épreuve de biathlon (assis).La Norvégienne Ragnhild Myklebust a remporté le 7,5 kilomètres en 32 min 9 s, ratant seulement une des 10 cibles.L’Ukrainienne Tamara Kulynych s’est classée deuxième en 41 min 45,7 s devant sa com- gen Honda) 1:32.399 ¦ 6,m' ligne: Alexander Wurz (Aut/Benet-ton-Mecachrome) 1:32.726 -Jean Alesi (Fra/Sauber-Petronas) 1:33.240 ¦ 7""' ligne: Toranosuke Tagaki (Jap/Tyr-rell-Ford) 1:33.291 - Rubens Barrichello (Bré/Stewart-Ford) 1:33.383 ¦ 8“ ligne: Jarno Trulli (Ita/Prost-Peu-geot) 1:33.739 - Olivier Panis (Fra/Prost-Peugeot) 1:33.851 patriote Olena Akopyan (42 min 33,2 s).Rauhanen, âgée de 30 ans, la seule compéti-trice à avoir atteint les 10 cibles, a couvert la distance en 54 min 12,2 s.«Je ne suis pas terriblement enchantée par le résultat, a mentionné Rauhanen, dont le mari, Eric, est un quadruple champion canadien de biathlon.J’envisageais de faire beaucoup mieux.» Rauhanen avait été couronnée championne canadienne junior de biathlon en 1986.Elle avait terminé deuxième derrière Bédard aux championnats nationaux l’année suivante.En 1991, six mois avant les es- ¦ 9""' ligne: Mika Salo (Fin/Arrows) 1:33.927 - Esteban Tuero (Arg/Minardi-Ford) 1:34.646 ¦ 10‘"‘ ligne: Jan Magnussen (Dan/Ste- wart-Ford) 1:34.906 - Ricardo Rosset (Bré/Tyrrell-Ford) 1:35.119 ¦ 11"“ ligne: Pedro Paolo Diniz (Bré/Arrows) 1:35.140 - Shinji Nakano (Jap/Minardi-Ford) 1:35.301 sais olympiques pour les Jeux d’Albertville, elle avait subi une fracture au dos lors d’une randonnée à cheval.File est depuis devenue l’une des meilleures compétitrices canadiennes en fauteuil roulant, terpiinant 10 au marathon de Boston en 1996.A la demande répétée de ses amis et coéquipières, elle a entrepris la compétition en biathlon il y a seulement un an.Rauhanen envisage de participer aux épreuves de ski de fond aux Paralympiquea «Je suis de nouveau en amour avec le sport et c’est tout simplement magique.» HOCKEY CONFÉRENCE DE L’EST Section Nord-Est Mj G P N Bp Bc Pts Pittsburgh 62 31 17 14 173 143 76 Montréal 60 29 24 7 173 156 65 Boston 61 26 22 13 156 146 65 Buffalo 59 24 21 14 150 141 62 Ottawa 62 24 28 10 141 155 58 Caroline 60 23 30 7 147 167 53 Section Atlantique New Jersey 61 38 16 7 174 120 83 Philadelphie 59 31 19 9 170 133 71 Washington 61 26 24 11 163 161 63 N.Y.Rangers 61 19 26 16 150 163 54 N.Y.Islanders 60 21 31 8 156 168 50 Floride 60 18 30 12 144 170 48 Tampa Bay 61 12 40 9 117 200 33 CONFERENCE DE L'OUEST Section Centrale Dallas 61 38 14 9 185 121 85 Detroit 63 34 16 13 190 144 81 St.Louis 64 34 22 8 194 155 76 Phoenix 61 24 26 11 165 173 59 Chicago 61 23 27 11 149 149 57 Toronto 60 20 32 8 141 177 48 Section Pacifique Colorado 64 32 16 16 190 156 80 Los Angeles 60 27 22 11 174 160 65 Edmonton 62 23 29 10 159 177 56 San José 60 23 30 7 149 164 53 Calgary 61 19 30 12 163 187 50 Anaheim 60 20 31 9 145 183 49 Vancouver 62 18 34 10 172 221 46 Hier NY Islanders à Buffalo Carolina à Phoenix San José à Anaheim Aujourd'hui Buffalo à Montréal, 19h30.Chicago à Boston, 15h.Philadelphie à Pittsburgh, 15h.NY Rangers au New Jersey, 15h.Floride à Washington, i5h.Dallas à St.Louis, 15h.Detroit à Los Angeles, 15h.Colorado à NY Islanders, 19h.Calgary à Ottawa, 19h30.Edmonton à Toronto, 19h30.Tampa Bay à Vancouver, 22h30.Demain Pittsburgh à Philadelphie, 20h.Phoenix à Dallas, 20h.Caroline à Anaheim, 20h.Lundi Floride à Montréal, 19h30.Calgary à Washington, 19h.New Jersey à NY Rangers, 19h30.Edmonton à Chicago, 19h30.Tampa Bay au Colorado, 21 h.St.Louis à Vancouver, 22h.Toronto à San José, 22h30.Anaheim à Los Angeles, 22h30.Mardi Buffalo à NY Islanders, 19h30.New Jersey à Philadelphie, 19h30.Boston à Detroit, 19h30.Los Angeles à Phoenix, 21 h.LES MENEURS B P Pts Forsberg, Col 21 54 75 Jagr, Pgh 27 47 74 Selanne, Ana 41 27 68 Bure, Ver 37 30 67 Lindros, Phi 27 39 66 LeClair, Phi 38 27 65 Francis, Pgh 19 47 66 Allison, Bos 25 38 63 Stumpel, LA 19 44 63 Gretzky, NYR 15 47 62 Palffy, NYI 33 27 60 Fleury, Cal 20 40 60 Tkachuk, Pho 36 22 58 Amonte, Chi 23 35 58 LaFontaine, NYR 22 36 58 Oates, Was 13 45 58 Bondra, Was 36 21 57 Recchi, Mtl 25 32 57 Sakic, Col 24 33 57 Modano, Dal 20 36 56 tifs, samedi après-midi, devant Coulthard, Michael Schumacher (Ferrari) et Jacques Villeneuve (Williams-Mecachrome).La grille de départ du Grand Prix d’Australie de Formule 1 est la suivante: ¦ 1" ligne: Mika Hakkinen (Fin/McLaren-Merced es) 1:30.010 - David Coulthard (G-B/McLa-ren-Mercedes) 1:30.053 ¦ 2"“' ligne: Michael Schumacher (All/Ferrari) 1:30.767 -Jacques VilleneuveCan/Williams-Mecachrome) 1:30.919 ¦ 3'"'' ligne: Johnny Herbert (G-B/Sauber-Petronas) 1:31.384 - Heinz-Harald Frentzen (All/Williams-Mecachro-me) 1:31.397 ¦ 4“ ligne: Giancarlo Fisichella (Ia/Benetton-Mecachro-me) 1:31.733 -Eddie Irvine(Irl/Ferrari) 1:31.767 ¦ 5""' ligne: Ralf Schumacher (All/Jordan-Mugen Honda) 1:32.392 - Damon Hill (G-B/Jordan-Mu- fis :< v DAVID GRAY REUTERS Grand L’Allemand Michael Schumacher bondit hors du puit lors des essais libres du Prix de Melbourne, en Australie.11 partira en deuxième ligne.Assise, mais toujours biathlète Jadis l’une des principales rivales de Myriam Bédard, Shaune Rauhanen fait ses débuts aux Jeux paralympiques Football de la Coupe du monde Le «tacle» par derrière sera formellement interdit LA MÉTÉO D'ENVIRONNEMENT CANADA w, ; WWl1 w-.w * * HH HH HH HH ASSOCIATED PRESS Paris — La Fédération internationale de football (FIFA) a confirmé hier l’interdiction du «tacle» par derrière, dès la prochaine Coupe du monde cet été en France.La FIFA s’est aussi prononcée en faveur de l’utilisation de la vidéo pour les buts litigieux.A l’issue de sa réunion annuelle, le Bureau directeur de la FIFA — l’instance qui détermine les règles des compétitions internationales — a imposé aux arbitres de sanctionner d’un carton rouge tout joueur se rendant coupable d’un «tacle» par derrière, un geste qui peut «mettre en danger la sécurité d’un adversaire».Ce geste consiste à faucher un joueur avec les pieds.Cette mesure pourrait susciter une controverse parmi les arbitres, les joueurs et les entraîneurs.Elle pourrait entraîner un grand nombre d’expulsions.Mais la FIFA a insisté sur sa volonté de rendre les rencontres moins violentes et sanctionnera les ar- bitres qui n'appliqueront pas cette nouvelle règle.«Le football reste un sport, quelque soit l’importance du match, et nous devons éliminer toute brutalité dans le jeu», a estimé Joseph Blatter, secrétaire général de la FIFA.Recours au vidéo I.a Fédération internationale a décidé d’encourager le recours à la vidéo pour juger les buts litigieux mais en aucun cas pour d’autres incidents tels que des «tacles» ou des fautes de main.la FIFA n’a toutefois donné aucune indication officielle sur la date de l’introduction de cette règle.«Si nous utilisons cette technique, ce sera pour maintenir et augmenter l’autorité de l’arbitre», a affirmé Joseph Blatter, en rappelant que «les arbitres sont humains et ont le droit de commettre une erreur».Enfin, la FIFA a aussi chargé la Fédération anglaise d’expérimenter le droit pour les arbitres d’avancer les coups-francs d’une dizaine de mètres au cas où le mur ne respecterait pas la distance réglementaire.Mike Tyson réclame 100 millions de son gérant AGENCE FRANCE-PRESSE New York — L’ancien champion du monde des lourds, l’Américain Mike Tyson, a porté plainte devant un tribunal de Manhattan contre son ancien gérant, Don King, auquel il réclame plus de 100 millions de dollars que le promoteur aurait détournés depuis le début de sa carrière, en 1986.Don King et ses sociétés (Don King Productions, DKP Corporations et Kingvision Pay Per View Limited) sont accusés par Mike Tyson «d’abus de confiance et d’actes frauduleux».«Alors que Don King et DKP géraient toutes les ressources de Mike Tyson, ils ont détourné de l’argent à leur profit (.| par des baisses de cachets, des manipulations de chiffres et des déductions anormales», déclarent les avocats de Tyson.Les sociétés de Don King auraient «abusé de la confiance que Tyson plaçait en elles».L'ancien champion du monde a signé un contrat d’exclusivité avec Don King sans aucun conseil juridique, alors qu’il purgeait une peine de deux ans de prison pour viol.Suspendu jusqu’au mois de juillet pour avoir mordu les oreilles d’Evan-der Holyfield lors de leur championnat du monde, Tyson serait sous le coup d’un redressement fiscal de près de sept millions de dollars.Aujourd'hui Ce Soir Dimanche HH HH HH HH Aujourd'hui Ce Soir Dimanche Lundi Mardi min -6 Météo-Conseil l+l Environnsment Canada 1 900 565-4455 Frais applicables La météo à la source I
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